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Aujourd’hui — 18 avril 2024Les Crises

Tsahal protège les exactions des colons israéliens en Cisjordanie

Shane Bauer explique comment les colons qui ont été récemment condamnés par les États-Unis sont soutenus directement par l’État d’Israël.

Source : Truthout, Amy Goodman
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

S’appuyant sur une vague de violence inédite déclenchée par des colons en 2023, les attaques israéliennes contre les Palestiniens de Cisjordanie occupée se sont intensifiées depuis le 7 octobre, avec plus de 400 Palestiniens tués par les forces israéliennes et les colons au cours des cinq derniers mois. La semaine dernière, l’administration Biden a imposé des sanctions à l’encontre de trois colons israéliens et de deux avant-postes israéliens en Cisjordanie occupée pour avoir agressé, harcelé et menacé des Palestiniens et avoir violemment expulsé un grand nombre d’entre eux de leurs terres. Le journaliste d’investigation Shane Bauer s’est rendu sur place pour dresser la carte de la violence contre les Palestiniens, laquelle a connu une recrudescence depuis le 7 octobre, et s’est en particulier intéressés aux avant-postes illégaux de « deux hommes très dangereux » visés par les sanctions : Neria Ben-Pazi et Moshe Sharvit. « La réalité est que (Moshe Sharvit), tout comme Neria Ben-Pazi, sont soutenus directement par l’État d’Israël, déclare Bauer. Selon le libellé des sanctions, cela voudrait dire que tant l’État d’Israël lui-même que toutes les organisations qui le soutiennent devraient être sanctionnés, ce qui, bien sûr, n’a pas été le cas. » Bauer décrit comment « la ligne de séparation entre les colons et l’armée a pratiquement disparu après le 7 octobre », alors que les membres du cabinet israélien d’extrême droite font pression pour « une officialisation de l’apartheid » en Cisjordanie.

Amy Goodman : Ici Democracy Now. Je suis Amy Goodman. L’administration Biden a imposé la semaine dernière des sanctions à l’encontre de trois colons israéliens et de deux avant-postes israéliens en Cisjordanie occupée pour leur implication dans l’agression, le harcèlement et les menaces envers des Palestiniens, et l’expulsion par la violence de nombre d’entre eux de leurs terres. Les sanctions du département d’État américain visent Moshe Sharvit, propriétaire des avant-postes de Moshe’s Farm, Zvi Bar Yosef, fondateur de Zvi’s Farm, et Neria Ben-Pazi.

Au cours des cinq derniers mois, la violence des colons israéliens s’est intensifiée en Cisjordanie, les groupes de défense des droits humains accusant le gouvernement israélien d’encourager les attaques contre les Palestiniens. Selon les autorités de santé, plus de quatre cents Palestiniens ont été tués en Cisjordanie par Tsahal et les colons depuis le 7 octobre.

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À partir d’avant-hierLes Crises

Affaire Assange : Washington a 5 bonnes raisons de négocier un accord de libération

Dans un jugement de soixante-six pages, un collège de deux juges a refusé d’accorder à Julian Assange la possibilité d’interjeter appel de l’extradition.

Source : La Progressive, Bill Blum
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La Haute Cour de justice britannique de Londres a accordé au fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, un sursis non négligeable dans sa lutte contre son extradition vers les États-Unis pour espionnage. Dans un arrêt de soixante-six pages rendu le 26 mars, un collège de deux juges a refusé d’accorder à Julian Assange le droit inconditionnel de faire appel de l’arrêté d’extradition signé en 2022 par le ministre britannique de l’Intérieur. Toutefois, les juges ont statué que cette autorisation sera accordée, à la condition que les États-Unis puissent garantir que si Assange est envoyé aux États-Unis, il sera « autorisé à invoquer le Premier amendement, qu’il ne sera pas lésé lors du procès (y compris en ce qui concerne la peine infligée) en raison de sa nationalité, qu’il bénéficiera de la même protection qu’un citoyen américain au titre du Premier amendement et que la peine de mort ne lui sera pas infligée. »

Dans le système juridique britannique, de tels appels sont discrétionnaires et nécessitent l’approbation de la Haute Cour pour aboutir. Les juges ont donné aux États-Unis jusqu’au 16 avril pour présenter leurs garanties.

Compte tenu de la jurisprudence de la Cour suprême des États-Unis relative au Premier amendement, il est peu probable que le ministère de la Justice de l’administration Biden soit en mesure de satisfaire ces demandes des juges. Même si le ministère de la Justice ne requiert pas la peine de mort (bien que celle-ci soit techniquement possible en vertu de la loi sur l’espionnage de 1917) et affirme volontiers qu’Assange bénéficiera de toutes les garanties d’un procès en bonne et due forme tel que celui dont bénéficient les citoyens américains, le ministère ne pourra pas satisfaire les exigences des juges relatives au Premier Amendement. Selon la jurisprudence de la Cour suprême, ce dernier n’est pas applicable aux citoyens étrangers hors des États-Unis et de ses territoires. Le ministère de la Justice est tributaire de cette jurisprudence.

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Revue de presse du 14/04/2024

Par : adminrdp

Une revue de presse très orientée « France », où l’écologie n’est décidément pas en vogue au sommet de l’État, mais le reste ne va pas trop non plus à part le deux poids deux mesures. Bonne lecture.

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Comment les Puissants peuvent avoir notre peau – Lex Imperii

Par : Admin EV

Le droit est une abstraction issue d’un rapport de force politique, mais qui peut aussi être piétinée par un autre rapport de force. En simple, ce n’est pas parce que vous êtes théoriquement protégé par le droit que vous le serez dans les faits, si vous allez emmerder les mauvaises personnes. Julian Assange et beaucoup d’autres en ont déjà fait les frais…

Un immense merci à Meriem Laribi, Laurent Dauré et Viktor Dedaj pour leur relecture de mon script !

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L’assassinat de la principale figure d’opposition au Tchad remet en question la démocratisation du pays

L’assassinat du principal chef de l’opposition tchadienne, Yaya Dillo, pèse lourdement sur les élections présidentielles prévues début mai. Yaya Dillo a été tué le 28 février lorsque le siège du parti d’opposition Socialiste sans frontières, à N’Djamena, la capitale tchadienne, a été assiégé par la Force de réaction rapide nouvellement formée.

Source : The Conversation, Helga Dickow

Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Yaya Dillo lors d’une conférence de presse le 30 avril 2021 à N’djamena. Issouf Sanogo/AFP via Getty Images

Ce n’est pas la première fois que l’opposition est victime de violences. En octobre 2022, les forces de sécurité tchadiennes ont tué des centaines de manifestants. Ils protestaient contre la prolongation de la transition démocratique de 18 à 36 mois et la décision du président de transition Mahamat Idriss Déby de se porter candidat aux élections présidentielles.

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Avec le soutien de Washington, Israël bafoue la Convention internationale sur le génocide

Voilà pratiquement deux mois que la Cour internationale de justice a donné l’ordre à Israël de cesser de tuer les Gazaouis et de détruire leurs moyens de subsistance. Revenons donc en arrière et demandons-nous (1) comment Israël a réagi à ces « ordres » et (2) avec quelle intensité l’administration Biden a fait pression sur Israël pour que ces ordres soient suivis d’effet. Attention spoiler : les réponses brèves sont (1) pas terrible et (2) pas vraiment.

Source : Priti Gulati, Stan Cox
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le gouvernement américain a fourni la plupart des armements et des technologies de ciblage utilisés pour tuer des milliers de Gazaouis tout en réduisant un grand nombre d’entre eux à l’état de réfugiés en détruisant leurs maisons, leurs bureaux, leurs écoles et leurs hôpitaux. De plus, l’administration Biden n’a pas menacé de retirer son soutien alors qu’Israël bloquait les livraisons de nourriture et de carburant indispensables à la bande de Gaza, qui s’étend sur 40 km. Elle continue également d’opposer son veto aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui obligeraient Israël à rendre des comptes. Et le président Biden, en dépit d’un discours de plus en plus changeant, continue de soutenir le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les Forces de défense israéliennes (FDI), bien que celles-ci aient ignoré les ordres de la Cour internationale et qu’elles continuent de commettre des atrocités.

L’ordre d’arrêter les massacres est bafoué

Le 26 janvier dernier, la Cour internationale de justice a rendu un arrêt dans une affaire portée par la République d’Afrique du Sud accusant Israël de génocide. Elle a donné l’ordre à Israël de « veiller avec effet immédiat à ce que son armée ne commette plus aucun des actes décrits » dans la Convention des Nations unies pour la prévention et la répression du crime de génocide.

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« La Russie doit être détruite » : les déclarations du président letton relancent l’escalade

Les déclarations de l’Union européenne sur la nécessité de s’attaquer à Moscou ont seulement pour effet de relancer l’escalade.

Source : Responsible Statecraft, Eldar Mamedov
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Lorsque le candidat républicain présumé à la présidence des États-Unis, Donald Trump, a menacé de retirer la protection de l’OTAN aux alliés négligents (c’est-à-dire ceux qui n’investissent pas suffisamment dans leur propre défense), ses propos ont suscité une condamnation générale. Pourtant, certains alliés européens de l’Amérique ne rendent pas service à leur cause.

Le 15 mars, le président letton Edgars Rinkēvičs a exprimé son « soutien total » à la position faucon du président français Emmanuel Macron à l’égard de Moscou, déclarant : « Nous ne devrions pas tracer des lignes rouges pour nous-mêmes, nous devons tracer des lignes rouges pour la Russie et nous ne devrions pas avoir peur de les faire respecter. » Rinkēvičs n’a pas précisé quelles étaient ces lignes rouges, mais on peut supposer qu’il faisait référence aux allusions de Macron à une possibilité d’envoyer des troupes de l’OTAN pour combattre la Russie en Ukraine.

Ce type de rhétorique est habituel dans les discours des hommes politiques européens, en particulier ceux des pays d’Europe centrale et orientale. Elle a l’avantage de projeter une certaine détermination tout en restant suffisamment vague sur ce qui serait exactement qualifié de victoire de l’Ukraine et de défaite de la Russie. Mais Edgars Rinkēvičs a fait monter les enchères en ajoutant cette phrase en latin : « Russia delenda est. »

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APPEL AUX DONS AVRIL – LES-CRISES A BESOIN DE VOUS !

Par : Admin EV

Nous rappelons à tous nos lecteurs et lectrices que notre site fonctionne à l’aide de dons servant à compenser ses coûts et grâce au travail quotidien de plusieurs bénévoles (que nous remercions encore très chaleureusement : sans eux, tout ceci n’existerait pas).

Nous relançons donc ce jour un appel à votre générosité pour le financement 2024 du site Les-Crises. Nous réalisons les appels à terme échu pour veiller à ce que les dons soient bien en phase avec les dépenses réelles (nous ne cherchons pas à réaliser des bénéfices).

Vous pouvez donner très simplement et de manière sécurisée avec une carte bleue : cliquez ici ! Pas besoin d’avoir un compte Paypal, une Carte Bleue suffit pour réaliser le don. (s’il y a marqué « 0,00 » tapez juste le montant…). C’est le moyen le plus simple pour nous. (NB : ne revenez pas en arrière durant le don, cela risque de bloquer la procédure pour 24 heures par sécurité).

Nous vous remercions toutes et tous par avance pour votre générosité !

Merci encore pour votre fidélité et votre soutien ! On a vraiment besoin de vous !

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Justice fiscale : les milliardaires détestent qu’on les taxe

Le mouvement mondial visant à taxer les milliardaires, au grand dam des 1 %, prend de l’ampleur. Certes, l’impôt sur la fortune n’est pas la panacée aux problèmes ruineux causés par le capitalisme, mais le fait que les riches le détestent est une bonne raison de le poursuivre.

Source : Jacobin, David Moscrop
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Elon Musk s’exprime lors de la convention politique de l’Atreju, le 15 décembre 2023 à Rome, en Italie. (Antonio Masiello / Getty Images)

En 2023, les milliardaires du monde entier valaient collectivement 12 700 milliards de dollars. Pour avoir une idée de l’échelle, cela représente environ la moitié du PIB des États-Unis en 2023, qui s’élevait à 23 400 milliards de dollars. Comme l’indique Oxfam, entre 2020 et 2022, les 1 % les plus riches de la planète ont accumulé près de deux fois plus de richesses que le reste du monde réuni. L’organisation a également constaté que le milliardaire moyen parvient à payer un taux d’imposition inférieur à celui des travailleurs dont il tire sa richesse.

La richesse des ultrariches contraste fortement avec les personnes qui, dans le monde entier, luttent pour joindre les deux bouts. Les gens sont confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat et à un appauvrissement général, ce qui les pousse au bord du gouffre. Cette situation est évidente aux États-Unis et au Canada, où les crises immobilières et les prix élevés des denrées de base ont fait de la survie au quotidien un combat difficile. Les taux d’intérêt restent élevés et la menace d’une récession plane sur la tête des travailleurs.

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Revue de presse du 07/04/2024

Par : adminrdp

Merci à nos contributeurs pour cette revue de presse.

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En Europe, le Centre Droit accompagne le virage autoritaire

À l’approche des élections européennes de juin, une fois de plus nous entendons un discours alarmiste dénonçant les partisans de l’extrême droite. Mais le tournant autoritaire est déjà en cours, sous l’impulsion des forces conservatrices au cœur des institutions européennes.

Source : Jacobin, Georgios Samaras
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La première ministre italienne Giorgia Meloni (R), la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen (G), et le président français Emmanuel Macron (C) lors du sommet UE-MED9 de Malte concernant les migrations, le 29 septembre 2023. (Ludovic Marin / AFP via Getty Images)

Au cours des deux dernières décennies, un récit récurrent mettant en garde contre l’influence grandissante de l’extrême droite a fait surface dans la politique européenne. De la fin des années 2000 jusqu’aux élections européennes de 2019, ce récit a été alimenté par des prédictions catastrophiques et une rhétorique alarmiste, brossant un tableau des dangers potentiels posés par les voix extrêmes qui gagnent du terrain au Parlement européen.

Dernièrement, on a même vu certains dirigeants européens s’adresser à des icônes de la pop comme Taylor Swift pour les aider à mobiliser les jeunes électeurs en vue des élections européennes de juin. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a également fait les gros titres le 21 février en déclarant qu’elle ne collaborerait pas avec les partis d’extrême droite au sein du prochain Parlement européen.

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Les capacités de l’Ukraine sont limitées, même avec une aide occidentale accrue

Ce n’est un secret pour personne, les partisans d’une victoire totale en Ukraine se sont focalisés sur l’adoption par le Congrès d’un programme d’aide militaire à l’Ukraine de 60 milliards de dollars, présenté par l’administration Biden à la fin de l’année dernière. Ses partisans affirment que cette aide est d’une importance vitale, voire existentielle, mais quels effets ce paquet pourrait-il réellement avoir sur la ligne de front en Ukraine et de manière plus générale, quel est l’enjeu réel du débat sur l’aide à l’Ukraine ?

Source : Responsible Statecraft, Mark Episkopos
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Ce financement, qui fait partie d’une enveloppe plus large de 95 milliards de dollars supplémentaires destinée à l’Ukraine, mais aussi à Israël et Taïwan, prévoit une somme de 20 milliards de dollars pour reconstituer les stocks du ministère de la Défense suite aux précédents volets d’aide à l’Ukraine ; environ 14 milliards de dollars pour permettre à l’Ukraine d’acheter des armes auprès d’entités américaines ; 15 milliards de dollars pour fournir un soutien, notamment en matière de renseignement et de formation militaire, et 8 milliards de dollars pour un soutien budgétaire direct au gouvernement ukrainien. Cette somme, bien que phénoménale dans l’absolu, fait pâle figure à côté des 113 milliards de dollars d’aide à l’Ukraine approuvés par le Congrès en 2022, à un moment de la guerre où l’équilibre des forces était beaucoup plus favorable aux Forces armées ukrainiennes (FAU) qu’il ne l’est aujourd’hui.

Ces dernières font face à une kyrielle de défis majeurs, au premier rang desquels figurent le manque croissant de troupes et le déficit alarmant de munitions dont elles souffrent dans une guerre qualifiée de « guerre d’artillerie » par les responsables ukrainiens. Ce nouveau programme d’aide vise à soulager la soif toujours croissante des Ukrainiens en matière d’obus, mais l’argent ne se convertit pas directement en munitions facilement disponibles. On ne sait pas exactement combien d’obus les États-Unis peuvent envoyer à l’Ukraine et dans quel délai ils pourront le faire, même si la demande d’aide supplémentaire était approuvée aujourd’hui. Selon les estimations du RUSI [Royal United Services Institute, NdT] datant du début de l’année, la Russie effectue 10 000 tirs d’obus d’artillerie par jour. Pour avoir une idée de ce que cela représente, il suffit de rappeler que la production annuelle européenne en février 2023 ne s’élevait qu’à 300 000 obus, soit à peu près ce que la Russie a dépensé chaque mois en Ukraine. La Russie, qui aurait produit environ 2 millions d’obus d’artillerie en 2023, a distancé ses homologues occidentaux au rythme de sept pour un, selon une évaluation des services de renseignement estoniens datant de l’année dernière.

Josep Borrell, le plus haut diplomate européen, a fait remarquer que l’Europe ne peut pas supporter seule le poids du soutien à l’Ukraine, mais certains signes indiquent que Washington pourrait avoir du mal à répondre à certains des besoins essentiels de l’Ukraine, même si d’un côté de l’échiquier comme de l’autre la volonté politique était au rendez-vous. Il n’existe en effet aucune réponse immédiate pour réorganiser la filière industrielle de la défense américaine et pouvoir ainsi soutenir les dépenses ukrainiennes en munitions, qui atteignent des niveaux vertigineux. Les responsables américains ont annoncé leur intention d’augmenter progressivement la production jusqu’à 100 000 obus par mois, mais cet objectif restera hors d’atteinte au moins jusqu’en octobre 2025. Le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba, a affirmé que l’Ukraine avait besoin de 2,5 millions d’obus cette année – soit environ 208 000 par mois – pour soutenir son effort de guerre, ce qui laisse supposer un taux d’utilisation que l’Occident ne peut tout simplement pas garantir à court ou à moyen terme, même dans le cadre du projet de loi prévoyant un financement supplémentaire.

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TikTok : le projet de loi ne règlera pas les problèmes de la société américaine

Mais il exacerbera inutilement les tensions entre les États-Unis et la Chine, qui sont déjà bien proches d’un conflit.

Source : Responsible Statecraft, Jake Werner
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les tous récents efforts de Washington pour interdire TikTok illustrent le profond décalage qui existe quant à la façon de penser la Chine.

Le Protecting Americans from Foreign Adversary Controlled Applications Act (loi sur la protection des Américains contre les applications contrôlées par des adversaires étrangers), projet de loi qui progresse rapidement au Congrès et qui vise à exclure TikTok, ne répond pas aux préoccupations fondamentales que de nombreux Américains partagent concernant les applications de médias sociaux comme TikTok, telles que le respect de l’anonymat et la protection des données personnelles, le ciblage des enfants, ou la nature addictive des médias sociaux.

Tout effort visant à relever ces défis réels – qui exitent pour tous les réseaux, et pas seulement pour ceux qui sont détenus par des étrangers – nécessiterait une législation globale en matière de protection de la vie privée sur l’internet qui s’appliquerait à toutes les plateformes de médias sociaux. Une telle approche permettrait non seulement de s’attaquer aux vrais problèmes, mais aussi de résoudre les problèmes de sécurité liés à TikTok sans pointer du doigt la Chine d’une manière qui exacerbe les niveaux déjà alarmants d’hostilité et de xénophobie qui caractérisent les relations entre les deux pays les plus puissants du monde.

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Existe-t-il un journalisme qui n’adore pas la guerre ?

La guerre, à quoi ça sert ? Eh bien, déjà aux médias pour commencer. Peu après que l’administration Biden a réagi à l’assassinat de trois soldats américains lors d’une attaque de drone sur une base en Jordanie en bombardant 85 cibles liées à l’Iran en Irak et en Syrie, la Columbia Journalism Review (CJR) s’est interrogée dans un titre : « La presse entraîne-t-elle à nouveau l’Amérique dans la guerre ? ». Encore une fois ? me suis-je dit. Ne devrait-on pas dire « comme d’habitude » ?

Source : TomDispatch, Nan Levinson
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Ce titre figurait dans une récente lettre d’information de Media Today, rédigée par Jon Allsop, qui traite régulièrement de ce que l’on pourrait considérer comme le sujet favori des journalistes : eux-mêmes. Il réfléchissait à la critique des médias sur la façon dont le gouvernement avait (ou n’avait pas) divulgué d’informations sur les frappes qui venaient d’être lancées, ainsi que sur ses objectifs, tout en considérant l’accusation selon laquelle certaines plates-formes d’information encourageaient une guerre régionale plus large. CJR (connu comme) étant une publication impartiale, Allsop a mis en garde contre toute généralisation (comme je m’apprête à le faire), soulignant : « Poser des questions sur les frappes prévues n’équivaut pas à les préconiser. » En effet, ai-je pensé, mais lorsque vous concentrez vos questions sur ce sujet, comme l’ont fait tant de médias après la mort d’Américains et avant que l’administration Biden ne lance ses attaques, il n’est pas surprenant que cela puisse avoir cet effet.

Alors que le bilan des morts à Gaza dépassait le nombre de 30 000, les reportages sur le terrain concernant les conditions de vie de plus en plus insupportables dans cette région rendaient la stratégie de riposte armée d’Israël de moins en moins défendable. Il n’est donc pas étonnant que les médias américains se soient concentrés de plus en plus sur la perspective d’un cessez-le-feu. Et semblant aller de pair avec cette option, les reportages faisant état de l’anxiété concernant le déroulement de la guerre en Ukraine ont retrouvé leur place en Une sur l’équivalent numérique, ce qui m’amène à me demander dans quelle mesure les médias auraient besoin, à tout moment, d’au moins une guerre à applaudir ou à redouter.

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Revue de presse du 31/03/2024

Par : adminrdp

Merci à nos contributeurs pour cette nouvelle revue de presse : Agriculture et JO PO-PU-LAIRES, nos incontournables ; Gaza et l’Ukraine, 2 poids 2 mesures ; la non transition aura-t-elle lieu ? ; et surtout, soutien à Julian Assange. Bonne lecture.

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Sondage : la démocratie et l’extrémisme (et non l’immigration) sont en tête des préoccupations américaines

Il est quasi certain que la campagne de Biden insistera sur les menaces que Trump fait peser sur la démocratie dans le cadre de la campagne 2024.

Source : Truthout, Chris Walker
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

L’ancien président Donald Trump s’adresse à ses partisans lors d’une soirée électorale au State Fairgrounds, le 24 février 2024, à Columbia, en Caroline du Sud. WIN MCNAMEE / GETTY IMAGES

Un récent sondage montre que les électeurs américains considèrent l’extrémisme politique et les menaces pesant sur la démocratie comme le problème le plus important auquel le pays est confronté à l’approche des élections de 2024.

Ce sondage, réalisé par Reuters/Ispos, était l’un des seuls à inclure l’« extrémisme politique » comme option. Plusieurs sites d’information ont rapidement publié les résultats d’un autre sondage, selon lequel l’immigration est le principal sujet de préoccupation des Américains à l’heure actuelle.

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L’acharnement d’Israël contre l’UNRWA est aussi terrible qu’absurde

Les États-Unis et plus d’une douzaine d’autres pays ont interrompu leur aide à l’Office de secours et de travaux des Nations unies, aggravant ainsi la crise humanitaire à Gaza sur la base d’accusations auxquelles les services de renseignement américains n’accordent qu’une « faible confiance ». C’est aussi cruel et absurde que toute cette guerre.

Source : Jacobin, Branko Marcetic
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Une vue de la destruction résultant des attaques israéliennes au siège de l’UNRWA dans la ville de Gaza, Gaza, le 21 février 2024. (Dawoud Abo Alkas / Anadolu via Getty Images)

Une fois de plus, on constate que les allégations du gouvernement israélien utilisées pour justifier la pression exercée par les États-Unis en vue d’intensifier le massacre à Gaza se révèlent aussi peu convaincantes que beaucoup l’avaient prédit au départ.

La semaine dernière, le Wall Street Journal a rapporté que le Conseil national du renseignement américain (un groupe de dix-huit experts et analystes politiques qui évaluent les problèmes urgents de sécurité nationale pour les agences de renseignement américaines) n’avait qu’une « faible confiance » dans les affirmations israéliennes selon lesquelles une douzaine d’employés de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) auraient pris part aux attentats du 7 octobre. Cela signifie, selon le document, qu’ils estiment que ces affirmations sont « plausibles », mais qu’ils ne peuvent rien dire de plus, car ils ne les ont pas vérifiées de manière indépendante et leurs homologues israéliens ne leur ont pas montré les preuves sous-jacentes. Néanmoins, Washington a jugé ces allégations « crédibles », a assuré un fonctionnaire américain sous couvert d’anonymat au journal.

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Israël a menti et présenté de fausses « preuves » devant la Cour Internationale de Justice

Par exemple, Israël a prétendu qu’une image montrait des camions d’aide entrant dans la bande de Gaza alors qu’ils étaient en fait en train de la quitter.

Source : Truthout, Sharon Zhang
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Camp de réfugiés palestiniens de Maghazi : Enfants au milieu des décombres d’un immeuble gravement endommagé par les bombardements israéliens, dans le centre de la bande de Gaza, le 27 février 2024. AFP VIA GETTY IMAGES

Une analyse approfondie des arguments présentés par les avocats d’Israël dans le cadre de sa défense lors du procès pour génocide intenté par l’Afrique du Sud montre que l’équipe juridique d’Israël a formulé des affirmations fallacieuses ou induisant en erreur concernant les preuves présentées à la Cour, ce qui affaiblit sa thèse quant au bien-fondé du massacre perpétré dans la bande de Gaza..

Ainsi, selon les avocats, Israël avait de bonnes raisons de lancer des raids sur les hôpitaux de Gaza, comme Al-Shifa dans la ville de Gaza, et qu’il avait autorisé une quantité suffisante d’aide humanitaire dans la région, alors qu’une analyse plus minutieuse effectuée par Forensic Architecture, un groupe de recherche de Goldsmiths, l’université de Londres, conclut dans son rapport publié cette semaine que les avocats d’Israël ont dénaturé les éléments de preuve qu’ils ont soumis à la Cour internationale de justice (CIJ).

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La justice américaine refuse de garantir que Julian Assange ne sera pas exécuté s’il est extradé

La loi britannique interdit l’extradition vers un pays susceptible d’appliquer la peine capitale.

Source : Truthout, Marjorie Cohn
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Stella Assange (centre-gauche) participe au rassemblement en faveur de Julian Assange le 21 février 2024 à Londres, Angleterre. Dave Benett / Dave Benett / Getty Images

Les 20 et 21 février, alors que près de 1 000 partisans de Julian Assange étaient rassemblés devant le palais de justice de Londres, un panel de deux juges de la Haute Cour de justice a présidé une « audience d’autorisation ». Les avocats de Julian Assange ont demandé aux juges de les autoriser à faire appel de l’arrêté d’extradition du ministre de l’Intérieur et à soulever les questions que le juge du tribunal de district avait rejetées sans examen approfondi.

Le panel de la Haute Cour, composé de Dame Victoria Sharp et du juge Jeremy Johnson, redoutait que Assange ne soit exécuté s’il était extradé vers les États-Unis, une peine proscrite au Royaume-Uni. Même si Assange risque une peine de 175 ans de prison pour les charges retenues dans l’acte d’accusation, rien n’empêche les États-Unis d’ajouter des infractions supplémentaires qui entraîneraient la peine de mort.

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Revue de presse du 24/03/2024

Par : adminrdp

Cette semaine dans la revue, un florilège des nuisances olympiques, et si vous n’en vouliez pas en 2024, courage, vous en aurez encore en 2030… A part ça, à Gaza, ça ne va pas, en Afrique sahélienne, ça ne va pas, en Alabama, ça ne va pas, en France, ça ne va pas, l’agriculture, ça ne va pas, dans l’océan, ça ne va pas, quant au climat, ça ne va pas non plus. Et ce n’est pas tout pour cette fois. Merci quand même à nos fidèles contributeurs..!

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Israël commet un génocide à Gaza, selon le rapporteur spécial de l’ONU sur le droit à l’alimentation

« Il s’agit désormais d’une situation de génocide », a déclaré le principal expert des Nations unies en matière de droits humains.

Source : Truthout, Sharon Zhang
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Camp de réfugiés de Jabalia à Gaza : des enfants avec des récipients attendent de quoi manger, alors que les Palestiniens survivent dans des conditions difficiles, 26 février 2024. DAWOUD ABO ALKAS / ANADOLU VIA GETTY IMAGES

Dans une déclaration particulièrement franche de la part d’une personnalité affiliée aux Nations unies, le principal expert des Nations unies en matière de droits alimentaires a déclaré que le massacre des Palestiniens par Israël constituait un génocide, les autorités israéliennes ayant délibérément affamé l’ensemble de la population de Gaza.

Dans une interview accordée au Guardian et publiée mardi, Michael Fakhri, rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation et professeur de droit à l’université de l’Oregon, a déclaré que la campagne de famine menée par Israël est « clairement un crime de guerre » dont l’État d’Israël dans son intégralité est complice.

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Guerre des espions : comment la CIA aide secrètement l’Ukraine à combattre Poutine

Depuis plus d’une décennie, les Etats-Unis ont entretenu un partenariat secret de renseignement avec l’Ukraine qui est désormais essentiel pour les deux pays dans la lutte contre la Russie.

Source : The New York Times, Adam Entous, Michael Schwirtz
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Un soldat de l’armée ukrainienne dans une forêt près des lignes russes ce mois-ci. Un réseau de bases d’espionnage soutenu par la CIA a été construit au cours des huit dernières années et comprend 12 sites secrets le long de la frontière russe.Crédit…Tyler Hicks/The New York Times

Adam Entous et Michael Schwirtz ont conduit plus de 200 entretiens en Ukraine, plusieurs autres pays européens et aux Etats-Unis pour conter cette histoire.

Niché dans une dense forêt, la base militaire ukrainienne apparaît abandonnée et détruite, son centre de commandement n’est plus qu’une coque calcinée, victime d’un barrage de missiles russes au début de la guerre. Mais cela, c’est en surface.

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La CIA en Ukraine : pourquoi n’est-ce pas considéré comme une provocation ?

Un nouveau rapport explosif du New York Times montre comment Washington a inutilement alimenté les pires craintes de la Russie et précipité l’invasion, justifiée ou non.

Source : Responsible Statecraft, Mark Episkopos
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Le message de la Maison Blanche sur la guerre en Ukraine s’articule autour de deux adjectifs simples mais puissants. Il y a près de deux ans, le président Joe Biden et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont déclaré : « Nous sommes unis dans notre condamnation de la guerre d’agression injustifiée et non provoquée menée par la Russie contre l’Ukraine. »

La formule « injustifiée et non provoquée » a été utilisée à de nombreuses reprises par un chœur de hauts fonctionnaires américains et d’alliés, devenant rapidement un pilier rhétorique de la campagne de pression maximale de Joe Biden contre le Kremlin.

Ce message confond deux questions importantes, mais fondamentalement différentes. Il ne fait aucun doute que l’invasion de la Russie a fait payer un lourd tribut humain à l’Ukraine et qu’elle a bouleversé la sécurité européenne d’une manière que peu de gens avaient anticipée avant février 2022. Mais elle n’est pas sans contexte, qui comprend une litanie de griefs qui – même s’ils sont injustifiés du point de vue de l’Occident – constituent ce que le Kremlin a considéré comme une provocation suffisante pour déclencher la guerre la plus destructrice en Europe depuis 1945.

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Un soldat américain s’immole devant l’ambassade d’Israël en hurlant « Palestine libre »

« C’est ce que notre classe dirigeante a décidé de considérer comme normal », a déclaré Aaron Bushnell, qui avait 25 ans.

Source : Truthout, Sharon Zhang
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Illustration numérique de feu Aaron Bushnell, sur fond de soleil levant et de ciel étoilé
AYO WALKER / TRUTHOUT ; adapté : HUMANISER PAR L’HISTOIRE, VIA FACEBOOK

Un membre du service actif de l’armée de l’air américaine s’est immolé en criant « Palestine libre » lors d’une protestation tragique contre le génocide israélien à Gaza, devant l’ambassade d’Israël à Washington, dimanche après-midi. Aaron Bushnell, originaire de San Antonio, au Texas, avait 25 ans, il est décédé plus tard dans la journée.

Durant ses derniers actes, Bushnell, revêtu de son treillis militaire, a enregistré et diffusé en direct sa protestation. Dans les images de son auto-immolation publiées par la journaliste Talia Jane sur les réseaux sociaux, il explique qu’il « ne sera plus complice d’un génocide ».

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Guerre en Ukraine : les mensonges économiques du gouvernement, par Jacques Sapir

Par : Sapir

Le 12 et le 13 mars, à l’Assemblée Nationale et au Sénat, a eu lieu un débat avec vote « consultatif » au sujet du soutien apporté par le gouvernement français au gouvernement ukrainien dans le cadre de « l’accord de sécurité » qui avait été signé le 16 février précédente entre le Président Emmanuel Macron et son Homologue ukrainien Volodymir Zelenski. Cette procédure, assez hypocrite car le vote était dépourvu d’enjeu, se tenait néanmoins après des déclarations inquiétantes d’Emmanuel Macron, évoquant une éventuelle présence de troupes françaises en Ukraine.

Au-delà de l’enjeu de vote, un vote cependant purement symbolique, il faut revenir sur les discours qui furent tenus à cette occasion par le Premier ministre, M. Gabriel Attal (pour l’Assemblée nationale) et par le Ministre des Affaires étrangères, M. Stéphane Séjourné (au Sénat), avec des propos remplis de mensonges et contre-vérités.

Les mensonges économiques de Gabriel Attal et de Stéphane Séjourné

MM Attal et Séjourné ont menti, l’un devant l’Assemblée National et l’autre devant le Sénat, c’est sur les conséquences économiques de la guerre. Dans son discours, Gabriel Attal dit les choses suivantes : « Une victoire de la Russie, c’est un danger direct pour notre sécurité alimentaire. La Russie et l’Ukraine sont les deux plus grands producteurs de céréales au monde. Si la Russie prenait le contrôle des céréales ukrainiennes, elle serait libre de faire monter les prix comme bon lui semble en réponse à nos sanctions, menaçant directement nos agriculteurs et le pouvoir d’achat des Français »[1].

La France est autosuffisante pour les céréales alimentaires et elle est-même exportatrice. Donc, si la Russie avait réellement le pouvoir de faire monter les prix, cela bénéficierait aux agriculteurs français et le gouvernement pourrait parfaitement capturer par des mesures fiscales cette partie de la rente accumulée par les exportateurs français pour faire baisser les prix dépendants de ces céréales en France. Soit M. Attal ne connait rien aux mécanismes économiques, soit il ment.

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La guerre n’apporte aucun bienfait aux citoyens ou à l’économie réelle

Biden vante les prétendus bienfaits de « l’Arsenal de la démocratie ».

Source : TomDispatch, William D. Hartung
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Joe Biden veut vous faire croire que dépenser de l’argent pour des armes est bon pour l’économie. Ce vieux mythe, régulièrement répété par les dirigeants politiques des deux partis, pourrait contribuer à créer une économie encore plus militarisée, susceptible de menacer notre paix et notre prospérité pour les décennies à venir. Tout gain à court terme lié à l’augmentation des dépenses d’armement sera plus que compensé par les dommages à long terme causés par l’éviction de nouvelles industries et innovations, tout en aspirant des fonds nécessaires pour répondre à d’autres priorités nationales urgentes.

L’argumentaire de l’administration Biden sur les prétendus avantages des dépenses militaires a commencé concrètement en octobre dernier, lorsque le président a prononcé un rare discours dans le bureau ovale pour promouvoir une allocation d’urgence de 106 milliards de dollars qui comprenait des dizaines de milliards de dollars d’armement pour l’Ukraine, Israël et Taïwan. Les républicains MAGA du Congrès avaient bloqué le financement et la Maison Blanche cherchait un nouvel argument pour les convaincre. Le président et ses conseillers ont opté pour une réponse qui aurait tout aussi bien pu sortir de la bouche de Donald Trump : l’emploi, l’emploi, l’emploi. Comme l’a dit Joe Biden :

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« Gaza est devenue une zone de mort », avertit le directeur de l’Organisation Mondiale de la Santé

Alors que le bilan officiel du génocide israélien à Gaza approche les 30 000 morts et que des centaines de milliers de gens sont à la veille de mourir de faim, le directeur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévient que Gaza n’est plus un lieu ou on peut vivre, mais est devenu une « zone de mort ».

Source : Truthout, Sharon Zhang
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des femmes et des enfants palestiniens sur les marches d’un bâtiment pratiquement détruit le 22 février 2024, suite à des frappes aériennes israéliennes dans le camp de réfugiés de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. MOHAMMED ABED / AFP VIA GETTY IMAGES

Lors d’une conférence de presse tenue à Genève mercredi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a déclaré aux journalistes que la situation ne ferait qu’empirer, car Israël continue d’empêcher l’aide humanitaire d’entrer dans la région et poursuit ses attaques contre Rafah, là où la majorité de la population a été déplacée de force après des mois de raids israéliens qui ont commencé dans le nord de la région.

« Gaza est devenue une zone de mort », a déclaré Tedros. « Une grande partie du territoire a été détruite. Plus de 29 000 personnes sont mortes, beaucoup d’autres sont portées disparues, présumées mortes, et beaucoup, beaucoup d’autres sont blessées. »

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Revue de presse du 17/03/2024

Par : adminrdp

Une revue de presse axée notamment sur les tenants, aboutissants et l’état réel de la guerre en Ukraine d’une part (dont l’émission de QG du 15 janvier enfin en accès libre), le démantèlement de la surveillance du nucléaire civil en France d’autre part, et avec aussi le fil rouge actuel concernant l’agriculture. Le tout avec quelques formats vidéo plus longs que d’habitude, dont un documentaire indispensable de 2020 sur la bataille des barrages hydroélectriques en France. Bonnes lectures et écoutes.

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La France est la première nation à graver la liberté de recourir à l’IVG dans le marbre de sa Constitution

La France est devenue le premier pays au monde à garantir explicitement le droit à l’avortement dans sa constitution.

Source : Truthout, Chris Walker
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des manifestants, tenant des banderoles, demandent l’inscription du droit à l’avortement dans la constitution sont rassemblés pour une manifestation en faveur des droits des femmes devant un écran géant pour suivre le débat sur le projet de loi à article unique près de la Tour Eiffel au Trocadéro, Paris, France, le 4 mars 2024. MOHAMAD SALAHELDIN ABDELG ALSAYED / ANADOLU VIA GETTY IMAGES

Les législateurs ont été convoqués par le président Emmanuel Macron au château de Versailles, l’ancien palais royal qui est souvent utilisé pour l’adoption de lois historiques au lieu du Palais Bourbon à Paris, où l’Assemblée nationale tient habituellement ses séances.

Pour qu’une modification devienne partie intégrante de la Constitution française, les trois cinquièmes des parlementaires doivent l’approuver, ce qui signifie que la mesure devait recueillir au moins 512 voix pour devenir un article de la constitution. Aucun des principaux partis représentés au Parlement ne s’y étant opposé, la mesure a recueilli 780 voix en sa faveur et seulement 72 voix contre.

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Les grands investisseurs américains soutiennent l’industrie de l’armement nucléaire

Un nouveau rapport révèle que les investissements ont augmenté au cours de l’année écoulée, certains profitant également de l’augmentation des dépenses gouvernementales.

Source : Responsible Statecraft, Eli Clifton
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les armes nucléaires ne constituent pas seulement une menace pour la survie de l’humanité, mais aussi un commerce de plusieurs milliards de dollars soutenu par certains des plus grands investisseurs institutionnels des États-Unis, selon de nouvelles données publiées aujourd’hui par la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires (ICAN) et la PAX, la plus grande organisation pacifiste des Pays-Bas.

Pour la troisième année consécutive, le nombre d’investisseurs dans les fabricants d’armes nucléaires a diminué au niveau mondial, mais le montant total investi dans ces entreprises a augmenté, en grande partie grâce à certaines des plus grandes banques d’investissement et à certains des plus grands fonds aux États-Unis.

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Victoire ! Le Décodex et le journal le Monde (enfin) condamnés par la Justice

Par : Admin EV

Vous vous en souvenez sans doute, le Décodex du journal Le Monde avait gravement dénigré le blog Les-Crises en 2017. Plainte avait été déposée.

En raison du délabrement de nos services publics, il a fallu 7 ans pour que la Cour d’appel de Paris se prononce et condamne le journal Le Monde par sa décision du 28 février 2024 :

Justice a donc été rendue par le seul vrai Décodex – comme nous l’avions illustré en 2017 :

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L’Afrique de l’Ouest poursuit sa descente vers l’instabilité

Washington a trop facilement adhéré à un statu quo de façade dans la région.

Source : Responsible Statecraft, Alex Thurston
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Les perspectives d’avancées démocratiques en Afrique de l’Ouest ont subi deux coups durs jusqu’à présent en 2024.

Tout d’abord, le 28 janvier, le Mali, le Burkina Faso et le Niger, pays sahéliens sous domination militaire, ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), un bloc économique et diplomatique régional. Deuxièmement, le 3 février, le président sénégalais Macky Sall, en fin de mandat, a unilatéralement reporté les élections présidentielles prévues pour le 25 février ; un corps législatif complaisant a voté deux jours plus tard pour fixer la nouvelle date des élections au 15 décembre.

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La population animale des fermes industrielles américaines a doublé en 20 ans

« Ce système alimentaire non pérenne […] doit être réformé avant qu’il ne soit trop tard », a déclaré un avocat.

Source : Truthout, Zane McNeill
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des vaches dans un corral au Jordan Dairy Farms Heifer Facility à Spencer, Massachussetts, le 5 juin 2020.
ADAM GLANZMAN / POUR LE WASHINGTON POST VIA GETTY IMAGES

De nouvelles données issues du recensement agricole 2022 du ministère américain de l’agriculture (USDA) montrent que 1,7 milliard d’animaux sont actuellement élevés chaque année dans des fermes industrielles aux États-Unis, soit une augmentation de 6 % par rapport à 2016 et de près de 50 % par rapport à il y a 20 ans.

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Contrôle des grandes banques : de plus en plus d’économistes se joignent à la lutte

Les grandes banques se sont emparées du système de régulation financière et sont à l’origine des inégalités. Nous devons casser leur emprise.

Source : Truthout, C.J. Polychroniou
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des manifestants arborent des pancartes lors d’une manifestation à New York, le 19 décembre 2018.
MICHAEL NIGRO / SOPA IMAGES/LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES

La fortune des cinq hommes les plus riches du monde a « grimpé de 114 % depuis 2020 », selon un rapport d’Oxfam de janvier 2024 sur les inégalités dans le monde, tandis que « près de cinq milliards de personnes se sont appauvries ».

Cette augmentation récente et massive des inégalités de richesse et de revenus s’inscrit dans le prolongement des tendances mondiales qui se sont affirmées au début des années 1980 ; l’augmentation des inégalités au cours des décennies a été particulièrement importante aux États-Unis par rapport aux autres pays développés. L’inégalité des richesses est généralement plus importante que l’inégalité des revenus, qui à son tour alimente une plus grande inégalité des revenus à l’avenir. En effet, l’inégalité des revenus aux États-Unis continue d’augmenter, selon le dernier rapport du Congressional Budget Office, qui utilise des données jusqu’en 2020.

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Julian Assange : les médias complices d’une persécution ! – Lex Imperii

Par : Admin EV

« Julian Assange ? Ah oui, c’est le gars qui a fait élire Trump avec des révélations dangereuses et qui a vi*lé des meufs non ? »
Si une connaissance vous a déjà sorti ce genre de phrase et que vous avez la flemme d’expliquer, vous pouvez maintenant lui envoyer le lien de cette vidéo.
Et si vous avez vous-même prononcé ces mots, ou si le nom d’Assange n’a suscité en vous qu’un rictus d’interrogation, ça peut être intéressant de la regarder, je pose ça là.

Un immense merci à Meriem Laribi, Laurent Dauré et Viktor Dedaj pour leur relecture de mon script !

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Le terrorisme en Afrique a augmenté de 100 000 % pendant la « guerre contre le terrorisme »

Un nouveau rapport du ministère de la défense indique que la violence sur le continent est aujourd’hui bien pire qu’à l’époque où l’armée américaine est intervenue pour « aider ».

Source : Responsible Statecraft, Nick Turse
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des soldats des Forces armées nigériennes s’entraînent au combat rapproché avec des conseillers des forces spéciales américaines lors de Flintlock 2018, le 13 avril 2018 à Agadez, au Niger. Flintlock est un exercice militaire et d’application de la loi intégré, annuel et dirigé par l’Afrique, qui a renforcé les forces clés des pays partenaires dans toute l’Afrique du Nord et de l’Ouest, ainsi que les forces d’opérations spéciales occidentales depuis 2005. Photo par le sergent-chef Daniel Love

Selon une nouvelle étude de l’Africa Center for Strategic Studies, une institution de recherche du Pentagone, les décès dus au terrorisme en Afrique ont augmenté de plus de 100 000 % [100 000 % équivaut à 1000 fois plus, NdT] au cours de la guerre contre le terrorisme menée par les États-Unis. Ces résultats contredisent les affirmations du Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM) selon lesquelles il fait échec aux menaces terroristes sur le continent et promeut la sécurité et la stabilité.

Pour l’ensemble de l’Afrique, le département d’État a recensé neuf attaques terroristes en 2002 et 2003, qui ont fait 23 victimes au total. À l’époque, les États-Unis commençaient tout juste à déployer un effort de plusieurs décennies pour fournir des milliards de dollars d’aide à la sécurité, former des milliers de militaires africains, établir des dizaines d’avant-postes, envoyer leurs propres commandos dans un large éventail de missions, créer des forces supplétives, lancer des frappes de drones et même s’engager dans des combats au sol avec des militants en Afrique.

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Revue de presse du 10/03/2024

Par : adminrdp

Dans la revue de presse cette semaine, Polony s’oppose aux graves et inconséquents propos va-t-en-guerre de Macron (en (sou)mission américaine ?) sur l’Ukraine, mais se montre encore belliciste, et Schneidermann relève la propagande guerrière mainstream pour nous inviter à nous en écarter : en effet, où sont le pacifisme et la défense de la mise en place de négociations ? Merci à nos contributeurs.

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L’activité humaine menace d’extinction plus d’une espèce migratrice sur cinq, selon l’ONU

Son nouveau rapport montre que près de la moitié des espèces migratrices sont en déclin.

Source : Truthout, Julia Conley
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Un chameau marche dans le Sahara le 7 janvier 2019, au Sahara occidental.
STEFANO MONTESI – CORBIS / CORBIS VIA GETTY IMAGES

Alors que les gouvernements du monde entier se réunissaient lundi en Ouzbékistan pour la conférence des Nations unies sur les espèces migratrices, ils ont privilégié le thème « La nature ne connaît pas de frontières » – une idée qui, selon un nouveau rapport historique, doit s’imposer dans le monde entier pour inciter les décideurs politiques de tous les pays et de toutes les régions à protéger les milliards d’animaux qui se déplacent chaque année pour se reproduire et trouver de la nourriture.

La Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS) a marqué l’ouverture de la 14e conférence des parties (CMS COP14) au traité des Nations unies sur la biodiversité en publiant le tout premier rapport sur l’état des espèces migratrices dans le monde, qui montre que près de la moitié des espèces migratrices voient leur population décliner.

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Yémen : la guerre non déclarée des États-Unis se soldera par un échec

Le gouvernement américain a poursuivi ses frappes aériennes contre les Houthis du Yémen tout en prétendant ne pas être en guerre. Mais il est peu probable que les Houthis soient intimidés : même les Yéménites qui avaient pris les armes contre eux soutiennent aujourd’hui les attaques contre les navires israéliens en mer Rouge.

Source : Jacobin, Jonas Ecke
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Des milliers de partisans des Houthis, brandissant des drapeaux du Yémen et de la Palestine, se rassemblent sur la place Sebin pour organiser une manifestation de solidarité avec les Palestiniens et protester contre les attaques israéliennes à Gaza, le 9 février 2024 à Sanaa, au Yémen. (Mohammed Hamoud / Anadolu via Getty Images)

En réponse à l’attaque israélienne contre Gaza, le mouvement Ansar Allah du Yémen, connu sous le nom de Houthis, a lancé des drones chargés d’explosifs et tiré des missiles balistiques sur des navires en mer Rouge. L’objectif déclaré de ces attaques est de perturber le commerce des navires à destination d’Israël ou affiliés à Israël, afin d’imposer un coût économique pour les atrocités commises à Gaza sur une voie maritime essentielle pour le commerce mondial.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont riposté par des frappes aériennes de grande envergure contre les positions des Houthis et ont promis de continuer jusqu’à ce que les Houthis mettent fin à leur campagne en mer Rouge. Que pense la population du Yémen, dans un pays déjà ravagé par des années de guerre civile et d’intervention étrangère, de l’action des Houthis et de la réponse des États-Unis ?

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Guerres à distance et populations jetables : la réalité des guerres éternelles de Washington

Faire la guerre pour toujours, c’est ne jamais avoir à demander pardon.

Source : TomDispatch, Nick TURSE
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

En temps de guerre, les gens meurent pour des raisons absurdes ou souvent sans aucune raison. Ils meurent d’un accident de naissance, de la malchance d’être nés au mauvais endroit – Cambodge ou Gaza, Afghanistan ou Ukraine – au mauvais moment. Ils meurent par hasard, parce qu’ils ont choisi de se réfugier en intérieur, alors qu’ils auraient dû le faire à l’extérieur ou parce qu’ils se sont aventurés dans une tornade infernale de destruction alors qu’ils auraient dû rester sur place. Ils meurent de la manière la plus atroce qui soit : abattus dans la rue, anéantis par l’artillerie, éventrés lors de frappes aériennes. Leurs corps sont déchiquetés, brûlés ou pulvérisés par des armes conçues pour les détruire. Leur mort est mise sur le compte de la malchance, de l’erreur ou de contraintes militaires.

Depuis septembre 2001, les États-Unis mènent leur « guerre contre le terrorisme » – ce que l’on appelle aujourd’hui « guerres éternelles ». Ils sont intervenus en Somalie presque tout au long de cette période. Des forces d’opérations spéciales américaines y ont été envoyées pour la première fois en 2002, suivies au fil des ans par davantage d’ « assistance à la sécurité », de troupes, de sous-traitants, d’hélicoptères et de drones. Les frappes aériennes américaines en Somalie, qui ont commencé au temps du président George W. Bush en 2007, se sont poursuivies avec les présidents Barack Obama, Donald Trump et Joe Biden dans le cadre d’un conflit qui s’éternise et s’enflamme depuis plus de vingt ans. Au cours de cette période, les États-Unis ont lancé 282 attaques, dont 31 frappes déclarées sous la présidence de Joe Biden. Les États-Unis reconnaissent avoir tué cinq civils au cours de leurs attaques. Le groupe de surveillance des frappes aériennes Airwars, basé au Royaume-Uni, estime que ce chiffre pourrait être multiplié par 3 100.

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APPEL AUX DONS MARS – LES-CRISES A BESOIN DE VOUS !

Par : Admin EV

Nous rappelons à tous nos lecteurs et lectrices que notre site fonctionne à l’aide de dons servant à compenser ses coûts et grâce au travail quotidien de plusieurs bénévoles (que nous remercions encore très chaleureusement : sans eux, tout ceci n’existerait pas).

Nous relançons donc ce jour un appel à votre générosité pour le financement 2024 du site Les-Crises. Nous réalisons les appels à terme échu pour veiller à ce que les dons soient bien en phase avec les dépenses réelles (nous ne cherchons pas à réaliser des bénéfices).

Vous pouvez donner très simplement et de manière sécurisée avec une carte bleue : cliquez ici ! Pas besoin d’avoir un compte Paypal, une Carte Bleue suffit pour réaliser le don. (s’il y a marqué « 0,00 » tapez juste le montant…). C’est le moyen le plus simple pour nous. (NB : ne revenez pas en arrière durant le don, cela risque de bloquer la procédure pour 24 heures par sécurité).

Nous vous remercions toutes et tous par avance pour votre générosité !

Merci encore pour votre fidélité et votre soutien ! On a vraiment besoin de vous !

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Enquête : le travail forcé dans les prisons alimente McDonald’s, Kroger et Coca-Cola

« L’esclavage n’est pas aboli », a déclaré une ancienne détenue qui milite aujourd’hui contre le travail forcé dans les prisons.

Source : Truthout, Sharon Zhang
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Une équipe de travail de détenues sous surveillance dans une prison remplit des sacs de sable en prévision de l’arrivée de l’ouragan Dorian en Floride, le 29 août 2019. PAUL HENNESSY / SOPA IMAGES / LIGHTROCKET VIA GETTY IMAGES

Une nouvelle enquête de grande envergure a révélé que le travail forcé dans les prisons alimente les chaînes d’approvisionnement d’un large éventail d’entreprises agroalimentaires, allant des petites marques locales et des restaurants aux principaux conglomérats tels que Tyson, Coca-Cola et Kroger.

L’enquête de l’Associated Press qui a duré deux ans et a été publiée le 29 janvier dernier, révèle que le recours généralisé à la maltraitance des travailleurs carcéraux est devenu une industrie pesant plusieurs milliards de dollars, grâce à des partenariats entre les prisons, les entreprises et les législateurs. Alors que les prisonniers, souvent contraints de travailler, ne gagnent que quelques centimes, voire rien du tout, tout en subissant des violences physiques et psychologiques, les États, les prisons et les entreprises engrangent des dizaines de millions de dollars de bénéfices.

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Revue de presse du 03/03/2024

Par : adminrdp

La revue de presse avec toujours notre fil rouge agricole, mais aussi CNews, Ikea, L214, la logique guerrière macroniste, la préférence nationale, le capitalisme contre la planète, Gaza et le « wokisme ». Merci à nos contributeurs.

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En Europe, le Centrisme libéral est en voie de disparition

Les centristes européens prétendent souvent défendre les valeurs libérales contre les menaces populistes. Pourtant, à l’approche des élections européennes de juin, les libéraux adoptent les discours de l’extrême droite sur tous les sujets, depuis le climat jusqu’à l’immigration, et cela ne leur permet pas d’améliorer leurs faibles scores dans les sondages.

Source : Jacobin, Francesca De Benedetti
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen (G), serre la main du président français Emmanuel Macron après des entretiens au palais présidentiel à Paris, le 21 juin 2022. (Ludovic Marin / POOL / AFP via Getty Images)

Avant même les élections européennes de juin prochain, l’Union européenne a perdu son centre. Il semble que le bloc ne puisse plus compter sur le groupe politique libéral de l’UE, connu sous le nom de Renew, comme étant le fléau de la balance.

L’exemple le plus récent est incarné par le président français Emmanuel Macron. Il avait promis de battre l’extrême droite, et on le retrouve faisant passer une loi sur l’immigration en s’appuyant sur les voix du Rassemblement national. Que ce soit en raison de ses politiques néolibérales, de sa rhétorique qui est désormais mâtinée de propagande d’extrême droite, ou d’une complicité pure et simple, Macron a ouvert la voie à Marine Le Pen pour lui succéder en tant que présidente. On pourrait dire exactement la même chose du principal membre néerlandais de Renew (Parti populaire pour la liberté et la démocratie, VVD) en ce qui concerne l’éternel candidat anti-immigration de ce pays, Geert Wilders.

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Guerre en Ukraine : les chiffres deux ans après

Des millions de munitions, des milliards de dollars, des centaines de milliers de victimes et de réfugiés, et aucune fin en vue.

Source : Responsible Statecraft
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Il y a deux ans, le monde a assisté à l’arrivée des chars russes dans les faubourgs de Kiev et à la frappe de missiles sur la capitale.

Contrairement aux prévisions initiales, Kiev n’est jamais tombée, mais le pays reste aujourd’hui en proie à un conflit. La ligne de front se maintient dans la région sud-est du pays, les zones contestées se concentrant principalement sur le Donbass russophone et les villes portuaires autour de la mer Noire.

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Imran Khan condamné à 10 ans de prison pour avoir divulgué des secrets d’État

L’ancien Premier ministre pakistanais a qualifié son procès de « plaisanterie » dans un contexte de répression contre son parti politique à l’approche des élections.

Source : The Guardian, Hannah Ellis-Petersen
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Imran Khan purge une peine de trois ans de prison dans une affaire de corruption. Photographie : KM Chaudary/AP

L’ancien Premier ministre pakistanais Imran Khan a été condamné à dix ans de prison pour avoir divulgué des secrets officiels, dans le cadre d’une campagne de répression contre son parti politique avant les élections générales prévues la semaine prochaine.

Il s’agit de la peine la plus lourde prononcée à ce jour à l’encontre de Khan, qui est incarcéré depuis août, après avoir commencé à critiquer ouvertement l’armée pakistanaise.

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Sous la pression des défenseurs du climat, Joe Biden met sur « pause » les nouvelles exportations de gaz

Cette décision est une victoire pour le climat et les communautés de la Côte du Golfe (Texas, Louisiane, Mississippi, Alabama et Floride), mais les militants préviennent toutefois qu’on peut facilement revenir sur une « pause ».

Source : Truthout, Mike Ludwig
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

Un navire de transport de gaz naturel liquéfié est amarré à la rivière Calcasieu le 7 juin 2023, près de Cameron, en Louisiane.
Jon Shapley / Houston Chronicle via Getty Images

Après avoir subi la pression croissante des défenseurs du climat et des communautés locales de la côte du Golfe du Mexique, l’administration Biden a annoncé vendredi une pause dans les nouvelles autorisations de projets de terminaux d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL), que les environnementalistes qualifient de « bombes climatiques » susceptibles de perpétuer la pollution mondiale due aux combustibles fossiles pour plusieurs dizaines d’années..

« L’annonce de Biden montre deux choses : D’une part, les marches, les pétitions et l’organisation militante des communautés locales, des jeunes et de leurs alliés fonctionnent », a déclaré Collin Rees, directeur du programme américain d’Oil Change International, dans un communiqué. « Et deuxièmement, Biden craint que son hypocrisie climatique ne lui coûte son élection s’il ne fait pas de réels progrès en ce qui concerne les combustibles fossiles ».

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Les dirigeants de l’Union européenne sont accros à l’austérité budgétaire

La pandémie a révélé la fragilité des services publics européens après des années d’austérité. Le Conseil européen soutient un nouvel ensemble de règles fiscales austéritaires, imposant des coupes budgétaires estimées à 100 milliards d’euros, qui frapperont le plus durement les classes populaires.

Source : Jacobin, Marc Botenga
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, lors d’une conférence de presse après le sommet du Conseil européen à Bruxelles, Belgique, le 15 décembre 2023. (Jonathan Raa / NurPhoto via Getty Images)

Après une pause de quatre ans, les gouvernements et les institutions européennes – y compris les sociaux-démocrates – ont décidé de relancer l’austérité en imposant pour l’année prochaine des coupes budgétaires pouvant atteindre 100 milliards d’euros. Il s’agit d’une nouvelle attaque contre la classe ouvrière, qui devra faire face à des suppressions d’emplois, à des baisses de salaires, à une détérioration des conditions de travail, et à un nouveau sous-financement des services publics. Et nous sommes déjà passés par là.

Les conséquences de la crise économique de 2008 ont donné le coup d’envoi à une vague de mesures d’austérité en Europe, alors que les États membres subissaient le poids de la crise financière et des interventions visant à sauver les banques. En 2010, la Grèce a été contrainte de mettre en œuvre de sévères mesures d’austérité. Cela a déclenché un mouvement de résistance qui a débouché en 2015 sur un bras de fer entre le gouvernement dirigé par Syriza et les institutions européennes.

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La seule solution à la « suprématie de la richesse » est une économie démocratique

Selon Marjorie Kelly, théoricienne sociale et autrice, notre économie doit être fondée sur le bien-être humain plutôt que sur l’augmentation du cours des actions.

Source : Truthout, C.J Polychroniou
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

AYO WALKER / TRUTHOUT

La captation de la richesse est une pathologie inhérente au capitalisme contemporain et se définit par les processus culturels et politiques par lesquels les riches s’établissent comme classe dominante. La théoricienne sociale Marjorie Kelly qualifie ce phénomène de Wealth supremacy (supématie de la richesse) qui est aussi le titre de son dernier livre. Mais comme elle le souligne dans cette interview exclusive pour Truthout, cette suprématie, qui a institutionnalisé la cupidité, définit un système qui est non seulement biaisé mais ausi truqué au détriment de la grande majorité de la population et qui est donc préjudiciable à l’économie, aux citoyens et à la planète. Elle soutient qu’un mouvement visant à bâtir une économie démocratique est notre seule issue. Marjorie Kelly est membre émérite du Democracy Collaborative. En plus de Wealth Supremacy: How the Extractive Howard Economy and the Biased Rules of Capitalism Drive Today’s Crises (2023) (La suprématie de la richesse: comment une économie de capatation des richesses et les règles biaisées du capitalisme conduisent aux crises actuelles), elle est l’autrice de The Making of a Democratic Economy: Building Prosperity for the Many, Not Just the Few (La création d’une économie démocratique : construire la prospérité pour le plus grand nombre et non pour quelques-uns) (co-écrit avec Ted ; 2019). L’interview qui suit a été légèrement modifiée pour plus de clarté.

C. J. Polychroniou: Au cours des 40 dernières années, l’une des évolutions les plus marquantes de l’économie mondiale, en particulier dans les pays développés, est la financiarisation – cela veut dire que la finance en est venue à dominer notre économie, notre culture, le monde naturel, voire nos choix politiques en apparence démocratiques. Certains affirment que la financiarisation représente une nouvelle phase du capitalisme, tandis que d’autres y voient une conséquence du néolibéralisme. Votre récent ouvrage, Wealth supremacy, analyse la structure actuelle du capitalisme et met en lumière ce que vous considérez comme son principal problème, tout en ouvrant la voie à un système alternatif, une économie démocratique, ainsi que des pistes pour y parvenir. Commençons par ce que vous entendez par suprématie de la richesse, et comment, selon vous, la financiarisation en est venue à dominer toutes les autres formes d’activité économique.

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Le complexe militaro-industriel est le grand gagnant : les dépenses du Pentagone nous privent de notre avenir

2023 a été une année marquée par des conflits dévastateurs, de l’invasion de l’Ukraine par la Russie aux terribles attaques terroristes du Hamas contre Israël, du massacre aveugle d’Israël à Gaza à la guerre civile dévastatrice au Soudan. Et il est fort probable que la situation soit encore pire cette année. Pourtant, il y a un grand gagnant dans cette avalanche de violence, de souffrance et de guerre : le complexe militaro-industriel américain.

Source : Tom Dispatch, William D. Hartung
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises

En décembre, le président Biden a signé une autorisation record de 886 milliards de dollars de dépenses de « défense nationale » pour 2024, y compris des fonds pour le Pentagone proprement dit et des travaux sur les armes nucléaires au ministère de l’Energie. Si l’on ajoute à cela des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour une probable aide militaire d’urgence à l’Ukraine et à Israël, ces dépenses pourraient bien dépasser les 900 milliards de dollars pour la première fois cette année.

Entre temps, le programme d’aide militaire d’urgence de plus de 100 milliards de dollars de l’administration, qui n’a pas été adopté par le Congrès le mois dernier, est susceptible de passer sous une forme ou une autre cette année, tandis que la Chambre et le Sénat sont presque assurés d’ajouter des dizaines de milliards de dollars supplémentaires pour des projets de « défense nationale » dans des États et des districts spécifiques, comme cela s’est produit au cours de deux des trois dernières années.

Bien entendu, avant que l’argent ne commence à être versé, le Congrès doit adopter une loi de finances pour l’année fiscale 2024, afin de permettre à cet argent d’être dépensé. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la Chambre des représentants et le Sénat se sont en effet mis d’accord sur un accord provisoire pour signer les 886 milliards de dollars autorisés en décembre. Une version de ce financement à hauteur de mille milliards de dollars pourrait donc bientôt voir le jour. (Si l’on se fie aux pratiques passées, plus de la moitié de cette somme pourrait aller directement aux entreprises, grandes et petites).

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