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Hier — 8 avril 2020Les Crises

Coronavirus : la controverse autour de l’hydroxychloroquine

Par Les-crises.fr DT

Source : AFIS, 27-03-2020

Le recours à l’hydroxychloroquine dans le cadre de la lutte contre le coronavirus Covid-19 (en association ou non avec un antibiotique) a embrasé l’espace médiatique et scientifique de la planète en quelques jours. Et nombreux sont ceux, hors du monde scientifique, qui semblent avoir un avis tranché sur une question pourtant bien complexe.

Afin d’essayer de s’y retrouver, il s’avère utile de distinguer plusieurs questions.

L’étude de l’équipe de Didier Raoult

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Quand l’ex-responsable du plan épidémie se plaignait des atermoiements face au coronavirus

Par Les-crises.fr DT

Source : Le Nouvel Obs, Vincent Jauvert, 17-03-2020

« Je ne comprends pas : pourquoi n’ont-ils pas encore déclenché le plan pandémie ? On perd un temps précieux ! » C’était le 29 janvier – onze jours après le premier cas de coronavirus déclaré en France et une semaine après le confinement des onze millions d’habitants de Wuhan, en Chine. L’homme qui parlait ainsi à quelques journalistes il y a un mois et demi s’appelle Louis Gautier.

Ce haut fonctionnaire était, de 2014 à mars 2018, le patron du Secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN), organisme dépendant de Matignon, chargé d’élaborer les réponses étatiques en cas des crises graves de sécurité, qu’elles soient liées au terrorisme, ou environnementales, ou sanitaires.

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Source : Le Nouvel Obs, Vincent Jauvert, 17-03-2020

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Pande-mondialisation : Jean qui rit, Jean qui pleure … Par Guillaume Berlat

Par Les-crises.fr DT

Source : Proche & Moyen-Orient, Guillaume Berlat, 16-03-2020

La pandémie du coronavirus constitue le meilleur révélateur d’une classe dirigeante française et de sa horde de cabinards arrogants, dont le moins que l’on puisse dire, est qu’ils ne sont pas à la hauteur des multiples défis que soulève cet épisode sanitaire. Chaque jour que Dieu fait nous en administre la preuve et nous conduit à penser que le maître es-bobards (« fake news ») qui sévit à la Maison Blanche – sans parler de celui qui demeure au Kremlin – a un émule domicilié au 55 rue du Faubourg Saint-Honoré. Le jeune freluquet, qui est le plus jeune président de la Vème République, sait tout sur tout et n’admet guère la contradiction, y compris celles de médecins qu’il visite dans un hôpital parisien pour leur faire la leçon et mieux les encenser le 13 mars 2020 lors de son intervention télévisée. Mais, jouer les Jean qui rit, glissant la poussière sous le tapis n’a qu’un temps. On est souvent rattrapé par la réalité, et cela plus vite qu’on ne le croit. Et, alors, dans la plus grande précipitation, Jean qui rit est contraint de se muer en Jean qui pleure, au fur et à mesure qu’il ramasse la poussière en soulevant le tapis1.

JEAN QUI RIT : ON MET LA POUSSIÈRE SOUS LE TAPIS

Que n’a-t-on pas entendu de la part de la bien-pensance de la « Grande Nation » au moment de l’annonce de l’épidémie en Chine ! Les Français feraient mieux que les Chinois pour prévenir, traiter ce mal soudain. Il s’agissait d’un rhume au mieux, d’une mauvaise grippe au pire qui serait contenue, au plus tard lorsque le printemps serait venu. Pas d’affolement ! Au lieu de les laisser confinés à Wuhan, nos bons samaritains ont été récupérés nos ressortissants pour leur offrir une quinzaine de vacances sur la Riviera aux frais du contribuable. Avec l’arrogance qui caractérise La Caste, nous décrétons que le système médical français, que tout le monde nous envie, pourrait parer à toute éventualité. Les citoyens français pouvaient dormir sur leurs deux oreilles. Pas de panique, la vie devait continuer comme à l’accoutumée puisque c’est une OMS sous influence qui l’affirme2 et qui essuie les critiques ouvertes3. Ne surestimons pas le risque !4 Comme dirait l’autre, que la fête continue dans la « mondialisation heureuse »5. Si quelques Cassandre avaient l’outrecuidance de penser que l’affaire était moins simple qu’on voulait bien nous le dire, on leur clouait aussitôt le bec et ils étaient immédiatement cloués au pilori médiatique. Tout ceci au nom de la sainte liberté d’expression, version nouveau monde chère au président de la République. Le mot d’ordre était clair : circulez, il n’y a rien à voir surtout sous le tapis qu’il était interdit de soulever pour y trouver quelques poussières désagréables. Mais, les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures. Heureusement, pour l’économie française, nous apprenons que la France occupe le rang envié de troisième exportateur d’armes dans le monde pour l’année 20196.

Force est de constater, qu’aujourd’hui, le tableau est nettement moins rose qu’on nous le peignait, il y a peu encore. Horresco referens ! Jupiter déclare désormais que l’épidémie n’en est qu’à ses débuts7. Que va-t-il nous annoncer par la suite ? La suite au prochain numéro alors même que le vernis s’écaille.

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Pénurie de masques face au Covid-19 : la faillite des gouvernements successifs dans la gestion des stocks

Par Les-crises.fr DT

Source : Bastamag, Sophie Chapelle, 19-03-2020

Face à la pénurie, le gouvernement a commandé en urgence 200 millions de masques dits FFP2, indispensables pour protéger les personnels soignants des hôpitaux ou des cabinets médicaux. Pourquoi avoir attendu plus d’un mois après le début de l’épidémie ? Pourquoi la France ne dispose-t-elle que de stocks stratégiques restreints ? Explications.

Coronavirus: ce qui attend les Français avec la récession économique historique qui vient

Par Les-crises.fr DT

Source : Huffington Post, Jean-Luc Ginder

Cela pourrait signifier à moyen terme un taux de chômage à 30%. Nous venons de passer dans un nouveau monde et il est urgent que nos dirigeants disent la vérité.

La crise financière et économique était annoncée. La crise sanitaire causée par le coronavirus n’en est pas la cause mais l’accélérateur.

Depuis 2008, une course à l’endettement jusqu’à l’excès a été permise. Cette course folle a créé la bulle mondiale de dette publique de 254.000 milliards d’euros. Pour conséquence, une hausse des prix des actifs en lien avec la hausse du taux d’endettement privé et l’octroi de crédits à des personnes et agents de moins en moins solvables.

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L’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) : comment investir dans la sécurité sanitaire de nos concitoyens ?

Par Les-crises.fr DT

Source : Sénat, 19-03-2020

II. DES STOCKS STRATÉGIQUES MOINS IMPORTANTS MAIS GÉRÉS DE FAÇON PLUS FIABLE

A. LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE DE DIMINUTION DES STOCKS STRATÉGIQUES

1. Des besoins évalués au niveau interministériel mais une décision demeurant une prérogative du ministre chargé de la santé

Les stocks nationaux de produits de santé nécessaires pour répondre aux situations sanitaires exceptionnelles – dits « stratégiques » – sont évalués, en premier lieu, dans le cadre des plans gouvernementaux de défense et de sécurité, élaborés sous l’égide du secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), placé auprès du Premier ministre. Ces plans sont ensuite déclinés en scénarios de réponse, en fonction des différents types de risques :

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Rapport du Sénat (2015) – La Politique gouvernementale de diminution des stocks stratégiques

Par Les-Crises.fr Gr

Source : Sénat, 2015.

L’Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) : comment investir dans la sécurité sanitaire de nos concitoyens ?

II. DES STOCKS STRATÉGIQUES MOINS IMPORTANTS MAIS GÉRÉS DE FAÇON PLUS FIABLE

 

A. LA POLITIQUE GOUVERNEMENTALE DE DIMINUTION DES STOCKS STRATÉGIQUES

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Coronavirus : qui fait partie du «conseil scientifique», la nouvelle boussole de l’Etat ?

Par Les-crises.fr DT

Source : Le Parisien, Cyril Simon, 16-03-2020

Onze chercheurs (infectiologues, virologues, réanimateur, anthropologue…) orientent depuis mercredi les décisions de l’exécutif.

Leur mission : « Éclairer la décision publique ». Depuis mercredi, onze chercheurs guident chaque décision prise par Emmanuel Macron et le gouvernement d’Edouard Philippe sur la gestion du coronavirus.

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Coronavirus : Sars-Cov-2 a une affinité au moins 10 fois supérieure au récepteur viral que le SRAS

Par Les-crises.fr DT

Source : Egora.fr, François Mallordy, 20-03-2020

L’analyse de la protéine S (protéine permettant l’entrée du virus dans la cellule) de Sars-Cov-2 révèle de subtiles mais notables différences avec celle de Sras-Cov-1, agent de l’épidémie de SRAS. Sars-Cov-2 se lie avec 10 à 20 fois plus d’affinité à ACE2, récepteur du virus chez l’homme, que Sars-Cov-1. Et les anticorps monoclonaux contre la protéine S du SRAS sont inopérants contre Sars-Cov-2.

Malgré 79% de similarité génétique, les virus responsables du SRAS (Sars-Cov-1) et du Covid-19 (Sars-Cov-2) semblent très différents, que ce soit en terme de taux de létalité – 10% pour le SRAS contre 3.4% pour Covid-19, chiffre évolutif et sujet à caution – ou d’impact sur le monde : plus de 145 pays touchés par Covid-19, contre 26 par le SRAS.

Une équipe de scientifiques américains vient de publier le 13 mars un article dans Science permettant d’élucider une partie du mystère : la dynamique de liaison à nos cellules par la protéine S (protéine par laquelle le virus pénètre dans la cellule) diffère entre les deux pathogènes, en raison de structures moléculaires légèrement différentes.

Pour le démontrer, les chercheurs ont étudié l’ectodomaine de la protéine S de Sars-Cov-2, autrement dit son domaine extracellulaire. Grâce à diverses techniques, les chercheurs ont déterminé la structure de la protéine à une résolution de 3.5 Angstrom (soit une résolution suffisante pour déduire les structures secondaires, c’est-à-dire le « squelette » de la protéine, mais incertaine pour déterminer les positions des chaînes latérales). Leurs premières conclusions ? Malgré une importante ressemblance dans la structure, la protéine S de Sars-Cov-2 diffère de celle de Sars-Cov-1 en deux points-clés : un site sensible à des protéases cellulaires qui pourrait rendre Sars-Cov-2 plus contagieux que son prédécesseur, ainsi que plusieurs acides aminés divergents au site de liaison avec ACE2, le récepteur humain du virus.

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Hôpital public : ô surprise, la Caisse des dépôts recommande de poursuivre la privatisation

Par Les-crises.fr DT

Source : Marianne, Louis Nadau

Le site Mediapart a révèlé, mercredi 1er avril, une note commandée par l’Elysée de la Caisse des dépôts et consignations qui préconise de continuer de faire de plus en plus de place au secteur privé dans l’hôpital public.

L’hôpital public va dans le mur ? La Caisse des dépôts et consignations propose d’appuyer sur le champignon… et même de klaxonner. Pendant que l’aggravation quotidienne de l’épidémie de Covid-19 en France souligne cruellement le manque de moyens dont souffrent soignants et patients, le site Mediapart révèle, ce mercredi 1er avril, l’ébauche d’un plan de bataille pour l’hôpital. Ô surprise : cette note, émanant du bras armé de l’Etat en matière de finance et sollicité par l’Elysée, recommande… de continuer la privatisation à bas bruit de l’hôpital public.

On pensait pourtant l’exécutif vacciné. Comme le soulignent nos confrères, Emmanuel Macron déclarait en effet, dans son allocution du 12 mars dernier : “Ce que révèle d’ores et déjà cette pandémie, c’est que la santé gratuite sans condition de revenu, de parcours ou de profession, [pour] notre État-providence, ne sont pas des coûts ou des charges mais des biens précieux, des atouts indispensables quand le destin frappe […]. Il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché.

LE COME-BACK DES PPP

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Coronavirus : Michel Cymes préconise d’« arrêter avec les chiffres de mortalité »

Par Les-crises.fr DT

Source : Le Point, Marc Fourny, 23-03-2020

Affole-t-on trop les Français en les bombardant tous les jours de chiffres sur le nombre de décès liés au coronavirus ? C’est en tout cas l’avis de Michel Cymes, médecin ORL à l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris, animateur sur France 2 et chroniqueur sur RTL, qui est sur tous les ponts depuis le début de la crise sanitaire. « Je crois qu’il faudrait arrêter avec les taux et les chiffres de mortalité, a-t-il estimé ce week-end dans les colonnes du JDD. C’est inutilement anxiogène. Car, à la télé, quand c’est balancé, c’est balancé. Conséquence : une multiplication par quatre d’appels au Samu depuis le début de la crise… »

Il est vrai que tous les médias tiennent un décompte morbide chaque jour, aussi bien sur le nombre de décès en France que sur ceux en Italie ou dans le reste du monde, un compteur virant à l’hécatombe qui peut, à juste titre, entretenir une sacrée anxiété chez les populations. Mais il s’agit également d’informations publiques, un décompte contrôlé par le directeur général de la Santé. Ne pas les diffuser pourrait aussi entraîner une suspicion des Français vis-à-vis du gouvernement, qui a choisi la transparence. « Trouver le juste milieu reste un exercice difficile et un dilemme quotidien, poursuit Michel Cymes. Il nous faut rassurer d’un côté, sensibiliser de l’autre. Et débugger les fake news. Avec une règle simple : se garder de toute intuition et rester dans la preuve. »

Funeste décompte

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Municipales : Une semaine après le scrutin, des assesseurs et présidents de bureaux de vote positifs au covid-19

Par Les-crises.fr DT

Source : C News, Martin Fort, 22-03-2020

Une semaine après le déroulement controversé du scrutin du premier tour des élections municipales, plusieurs personnes mobilisées pour tenir les bureaux de vote ont annoncé être positives au coronavirus.

C’est le cas notamment dans les villes de Billom (Puy-de-Dôme), Montmagny et Franconville (Val d’Oise). Ces trois personnes ont choisi d’alerter leurs habitants par des messages publiés sur Facebook. Elles recommandent aux personnes qui ont fréquenté les bureaux de vote concernés de surveiller leur état de santé.

Paul Hatte, président d’un lieu de vote dans le XVIIe arrondissement de Paris, indique également avoir tous les symptômes du coronavirus depuis jeudi. «Je n’ai pas été testé mais j’ai perdu l’odorat et le goût (les premiers symptômes du coronavirus généralement, ndlr). Les symptômes ne laissent pas de doute», témoigne-t-il.

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Coronavirus : deux molécules solides candidates pour empêcher le virus d’infecter les cellules

Par Les-crises.fr DT

Source : Sciences et Avenir, Héloïse Chapuis

Alors qu’aucun traitement n’a encore été mis au point contre le virus Sars-CoV-2, responsable du Covid-19, de nombreuses pistes cliniques ont été explorées, dont celle des récepteurs exprimés par les cellules cibles.

A l’heure où aucun vaccin ni remède ne sont pour le moment disponibles pour faire face à la pandémie de Covid-19, les projets de recherche se multiplient dans un effort de mise au point d’un traitement contre la maladie qui accompagne l’infection au SARS-CoV-2. Le virus a déjà fait l’objet de nombreuses études qui sont parvenues à révéler sa structure, sa taille et sa composition protéique, mais également son « comportement » lors d’interactions avec les cellules qu’il prend pour cibles. Sur la base de ces constantes découvertes, plusieurs études récentes ont exploré des pistes similaires pour développer des candidats de taille contre le virus : les récepteurs cellulaires auxquels le virus s’accroche pour rentrer dans la cellule.

La couronne du virus assure sa liaison avec ses cellules cibles

Rappelons avant toute chose le mode opératoire employé par le virus pour infecter les cellules. SARS-CoV-2 appartient à la famille des Coronaviridae, des virus à ARN qui tiennent leur nom de la couronne de spicules qui enveloppe leur surface. Ces structures semblables a des épines sont pointées vers l’extérieur sur une longueur de 20 nanomètres (nm) et expriment la protéine S, une glycoprotéine qui facilite l’entrée du virus dans les cellules cibles. Les coronavirus, tel que celui qui circule actuellement ou celui qui a été à l’origine de l’épidémie de SRAS en 2002-2003, s’infiltrent dans leur hôte par un processus qu’ont entrepris de décrire des chercheurs allemands dans une étude publiée dans la revue Cell en mars. Les scientifiques qui ont mené ce projet de recherche sont parvenus à identifier les liaisons entre différentes protéines virales et cellulaires par lesquelles le virus s’infiltre dans les cellules hôtes. Le mécanisme débute par le clivage de la protéine S, portée par les spicules, en 2 sous-unités : S1 et S2, qui se partagent différentes régions de la protéine initiale. S1 devient garante du domaine de liaison au récepteur de la cellule hôte, un long nom qui fait simplement référence à la partie de la protéine S qui permet au virus de former un contact avec la cellule visée. La cellule cible, elle, présente à sa surface la protéine à laquelle S1 va pouvoir s’accrocher : l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2). Lorsque S1 est attachée au récepteur ACE2 de la cellule hôte, c’est à S2 de jouer. Cette deuxième sous-unité va à son tour initier une forme de contact avec la cellule, mais pas avec ACE2. Plutôt, les chercheurs ont déterminé que S2 interagissait avec une autre protéine cellulaire importante pour l’entrée du SRAS-CoV-2 dans les cellules pulmonaires : « Nos résultats montrent que le SRAS-CoV-2 a besoin de la protéase TMPRSS2, qui est présente dans le corps humain, pour entrer dans les cellules« , explique Stefan Pöhlmann, chef de l’unité de biologie des infections au Centre allemand des primates. TMPRSS2, qui se trouve nichée dans la membrane de la cellule visée, va cliver S2 entamant ainsi le processus de fusion du virus dans la membrane cellulaire de sa cible.

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Symptômes du Covid-19 : une étude montre trois types d’évolution de la maladie

Par Les-crises.fr DT

Source : Le Parisien, Marc Payet

Une étude publiée dans The Lancet, réalisée sur les cinq premiers patients atteints par le coronavirus hospitalisés en France, constate qu’il existe trois tableaux cliniques différents d’évolution de la pathologie.

Une nouvelle étude, publiée dans la prestigieuse revue The Lancet Infectious Diseases, apporte des précisions sur trois différentes possibilités d’évolution des tableaux cliniques du nouveau coronavirus. Elle porte sur les cinq premiers cas de Covid-19 identifiés en France, et en Europe, entre le 24 et le 29 janvier, admis à l’hôpital Bichat à Paris et au CHU de Bordeaux (Gironde).

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Coronavirus : y a-t-il eu retard à l’allumage au sommet de l’Etat ?

Par Les-Crises.fr Gr

Source : Olivier Beaumont et Nathalie Schuck, pour Le Parisien

La crise est d’une ampleur et d’une gravité inédites, mais certains, dans les arcanes du pouvoir, reprochent à l’exécutif de ne pas avoir réagi assez vite, assez fort face à l’épidémie de coronavirus.

En semant le doute sur l’état de préparation de l’exécutif, la ministre démissionnaire Agnès Buzyn a ouvert la boîte de Pandore. Sous couvert de « off », même s’il est toujours aisé de juger après coup, des langues se délient dans les arcanes du pouvoir pour regretter un manque d’anticipation, en dépit du principe de précaution. Retour factuel en quatre questions.

En retard d’une guerre ?

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En Californie, le confinement avive les inégalités sociales

Par Les-crises.fr

Source : Le Monde, 20-03-2020

L’Etat, siège de la riche et puissante Silicon Valley, a été l’un des premiers aux Etats-Unis à adopter des mesures restrictives sur le modèle européen.

Pour lutter contre le coronavirus et la pandémie de Covid-19, la Californie, l’un des plus riches Etats américains, s’est réveillée confinée, vendredi 20 mars, après la mise en place d’une interdiction générale de sortir sur le modèle de ce qui a été fait en Italie ou en France. Ecoles, magasins non essentiels, restaurants et cafés sont désormais fermés dans tout l’Etat, alors que certains comtés avaient déjà pris des mesures similaires en ordre dispersé ces derniers jours.

Au cœur de la Silicon Valley, à Palo Alto (où siège Facebook) ou Mountain View (où siège Google), la plupart des grandes sociétés d’Internet avaient déjà mis en place un télétravail quasi général depuis une semaine. Certaines ont même pris des mesures exceptionnelles d’aide à leurs salariés et même à leurs sous-traitants, habituellement beaucoup bien moins lotis que les employés des grands groupes. Facebook a ainsi annoncé que ses modérateurs sous-traitants, mis au chômage technique par le confinement, continueraient de percevoir leur salaire.

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À partir d’avant-hierLes Crises

Masques, stocks et comportements : Remettons les choses à leur place

Par Les-crises.fr

Source : Linkedin, Christian Sommade, 20-03-2020

Nous sommes en pleine crise sanitaire et le temps de la polémique n’est pas « maintenant », mais j’ai quand même du mal à accepter de voir mettre au banc des accusés, les entreprises, organisations et personnes physiques qui ont été prévoyantes en faisant des stocks (souvent faibles) de masques de toutes natures. Il est « normal » que les personnes qui se sont préparées puissent utiliser LEURS masques. Nombreuses sont les familles qui ont des personnes vulnérables et les culpabiliser n’est pas digne d’un Etat responsable, qui a été irresponsable depuis 2011dans la préparation des grands risques sanitaires et dans la gestion de ses stocks stratégiques de masques et autres éléments. Je pense que la porte-parole du Gouvernement devrait revoir sa copie, surtout après avoir promu l’idée de la protection offerte par le masque au tout début de l’épidémie. C’est indigne, et toutes les personnes responsables que je connais partagent avec les soignants de proximité leurs faibles stocks, conscients de leur importance aujourd’hui. Il ne faut pas avoir honte de porter un masque dans les lieux publics.

Car, oui, les masque FFP2 et FFP3 protègent des particules et aérosols jusqu’à la taille du micron (0,35 pour les FFP3), et donc du COVID-19 qui fait la taille de quelques petits microns (200/500 nanomètres) et qui peut être aérosolisé sur quelques mètres et actif pendant quelques petites heures (1 à 3) suivant les conditions aérauliques de l’espace dans lequel il se disperse. Le masque est donc utile dans les espaces clos, dans l’incertitude des lieux et de leurs fréquentations par des porteurs asymptomatiques ou symptomatiques, un mètre de distance n’étant pas scientifiquement une garantie, mais il est vrai qu’on ne peut pas faire beaucoup mieux dans un lieu recevant du public. Donc, arrêtons avec « le masque ne sert à rien si vous n’êtes pas malade », bien sûr il peut éviter de tomber malade, encore faut-il savoir le mettre (masque et barbe : NON), l’enlever, en disposer avec soin, et mettre en œuvre les autres mesures barrières avec discernement. Mais bien sûr, les soignants en ont encore plus besoin que quiconque et c’est à l’État de fournir les hôpitaux, et non aux particuliers qui, eux, peuvent aider la médecine de ville. Les opérateurs de services essentiels ont eux aussi besoin de masques pour leurs personnels essentiels afin d’éviter que ceux-ci tombent malades.

Revenons à la question centrale très débattue ces jours-ci sur l’historique des commandes de masques pour les stocks stratégiques, car les explications sont assez ahurissantes. L’ayant vécu d’assez près avec d’autres que j’ai consulté ces derniers jours, je peux vous en donner une chronologie précise qui permettra de compléter les articles de presse qui ont relaté des éléments parfois vrais, parfois inexacts sur ce point.

En 2003, avec un industriel, les services des hauts fonctionnaires de défense du ministère de l’Economie et des Finances, puis de la Santé réfléchissent à doter la France d’une capacité de production de masques FFP2 et chirurgicaux en cas de pandémie, suite à l’épisode du SRAS. En 2005, les discussions démarrent avec cinq industriels pour arriver à un protocole d’accord qui sera signé en décembre 2005. Juste avant sa signature, une commission d’information de l’Assemblée Nationale, présidée par Jean-Marie Le Guen, en octobre 2005, a entendu les différents responsables publics et privés. Vous trouverez ci-dessous le lien pour relire ce rapport fort intéressant.[1]

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Coronavirus : reportage au cœur d’un hôpital en Italie, « Je n’ai jamais vu ça », « C’est terrible », « Il y a aussi des jeunes »

Par Les-crises.fr

Source : RTBF, Aurélie Didier et Caroline Hick, 20-03-2020

Reportage au cœur de l’hôpital de Crémone en Italie. © Gian Micalessin

Note de la rédaction : la rédaction de la RTBF a fait le choix de diffuser ce reportage, car il montre la réalité que traverse les hôpitaux italiens durant l’épidémie de coronavirus. Attention, ces images peuvent dès lors, dans leur globalité ou à travers certains passages, heurter votre sensibilité.

voir la vidéo ici

Nous ne reviendrons pas à la normale – Par Gideon Lichfield

Par Les-crises.fr

Source : MIT Technology Review, Gideon Lichfield, 17-03-2020

GETTY IMAGES

La distanciation sociale est appelée à persister bien au-delà de quelques semaines. Elle va bouleverser notre mode de vie, par certains côtés pour toujours.

Pour arrêter le coronavirus, nous devrons radicalement changer presque tout ce que nous faisons : notre façon de travailler, de faire de l’exercice, de fréquenter des gens, de faire les courses, de prendre soin de notre santé, d’éduquer nos enfants, de prendre soin des membres de notre famille.

Nous voulons tous que les choses reviennent rapidement à la normale. Mais ce que la plupart d’entre nous n’avons pas encore envisagé – mais ne tarderons pas à réaliser – c’est que les choses ne reviendront pas à la normale au bout de quelques semaines, voire de quelques mois. Certaines choses ne redeviendront jamais ce qu’elles étaient.

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Les énormes failles éthiques et méthodologiques dans l’essai Raoult : analyse, par Olivier Berruyer

Par Les-crises

Aujourd’hui nous vous proposons une analyse scientifique de l’essai conduit par Raoult, Gautret & al. sur la chloroquine, qui a été largement repris par la presse il y a 2 semaines, et qui a déclenché la polémique actuelle.

Consternés comme beaucoup par la lecture de cet essai clinique, nous avions décidé d’enquêter. Notre enquête nous a ainsi amené à rédiger trois premiers billets sur Didier Raoult :

  1. Didier Raoult : Rebelle Anti-Système ou Mégalomane sans éthique ?
  2. Ne vous laissez pas avoir par le compteur trompeur de Didier Raoult
  3. Lire la suite

Utilisation rationnelle des masques faciaux dans la pandémie COVID-19

Par Les-crises.fr

Source : The Lancet, 20-03-2020

Depuis l’apparition du coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS-CoV-2), le virus qui a causé la maladie du coronavirus 2019 (COVID-19), l’utilisation de masques faciaux est devenue omniprésente en Chine et dans d’autres pays asiatiques tels que la Corée du Sud et le Japon. Certaines provinces et municipalités chinoises ont mis en place des politiques de port obligatoire de masques faciaux dans les lieux publics. Toutefois, la directive nationale chinoise a adopté une approche fondée sur le risque en proposant des recommandations pour l’utilisation des masques faciaux par les travailleurs de la santé et le grand public. Nous avons comparé les recommandations relatives à l’utilisation des masques faciaux par différentes autorités sanitaires (panel). Malgré la cohérence de la recommandation selon laquelle les personnes présentant des symptômes et celles qui travaillent dans le secteur de la santé devraient porter un masque facial, des divergences ont été observées dans le grand public et dans les milieux communautaires1-8 .

Par exemple, le Directeur du Service de santé publique des États-Unis a déconseillé l’achat de masques pour l’usage par des personnes saines. Une raison importante pour éviter l’utilisation généralisée des masques faciaux est de préserver des stocks limités pour un usage professionnel dans les établissements de soins de santé. L’utilisation universelle des masques faciaux par le grand public a également été découragée au motif que les masques faciaux n’offrent aucune protection efficace contre l’infection par les coronavirus. Cependant, il existe une distinction essentielle entre l’absence de preuve et la preuve de l’absence. Les preuves que les masques faciaux peuvent offrir une protection efficace contre les infections respiratoires dans la communauté sont peu nombreuses, comme le reconnaissent les recommandations du Royaume-Uni et de l’Allemagne. 7, 8 Toutefois, les masques faciaux sont largement utilisés par les travailleurs médicaux dans le cadre des précautions contre les gouttelettes lorsqu’ils soignent des patients souffrant d’infections respiratoires. Il serait raisonnable de suggérer aux personnes vulnérables d’éviter les endroits bondés et d’utiliser rationnellement l*des masques chirurgicaux lorsqu’elles sont exposées à des zones à haut risque. Comme les preuves suggèrent que la COVID-19 pourrait être transmise avant l’apparition des symptômes, la transmission communautaire pourrait être réduite si tout le monde, y compris les personnes qui ont été infectées mais qui sont asymptomatiques et contagieuses, porte des masques faciaux.

Les recommandations sur les masques faciaux varient d’un pays à l’autre et nous avons constaté que l’utilisation des masques augmente considérablement une fois que les épidémies locales débutent, y compris l’utilisation de respirateurs N95 (sans aucun autre équipement de protection) au sein du grand public. Cette augmentation de l’utilisation des masques faciaux par le grand public aggrave la pénurie mondiale de masques faciaux, avec une flambée des prix 9, et risque de limiter leur approvisionnement aux professionnels de santé de première ligne. En réaction, quelques pays (par exemple, l’Allemagne et la Corée du Sud) ont interdit l’exportation de masques faciaux afin de donner la priorité à la demande locale 10. L’OMS a appelé à une augmentation de 40 % de la production d’équipements de protection, y compris les masques faciaux 9 . Entre-temps, les autorités sanitaires devraient optimiser la distribution des masques faciaux afin de donner la priorité aux besoins des travailleurs de la santé de première ligne et des populations les plus vulnérables des collectivités qui sont plus susceptibles de contracter une infection et de mourir si elles sont infectées, notamment les personnes âgées (en particulier celles de plus de 65 ans) et les personnes présentant des problèmes de santé sous-jacents.

Dans certaines régions (Thaïlande, Chine et Japon, par exemple), les gens ont opté pour des solutions de fortune ou pour la réutilisation de masques chirurgicaux jetables. Notamment, une utilisation incorrecte des masques, comme le fait de ne pas changer de masque jetable, pourrait compromettre l’effet protecteur et même augmenter le risque d’infection.

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Coronavirus, le site de soins intensifs construit grâce aux fonds collectés par Fedez et Ferragni

Par Les-crises.fr

Source : Rai News, 15-03-2020

Des dons de 194 000 personnes pour plus de 4 millions d’euros

Les installations sportives de l’Université Vita-Salute San Raffele accueilleront une nouvelle unité de soins intensifs dédiée à la crise du Covid-19. Les travaux d’extension comprendront la mise à disposition de lits à l’intérieur de structures préexistantes, précédemment dédiées aux activités sportives de l’université. Le démarrage fulgurant des travaux, qui seront achevés en un temps record, a été rendu possible grâce à la collecte de fonds lancée par Chiara Ferragni et Fedez. L’initiative a déjà impliqué plus de 194 000 personnes et les dons ont dépassé les 4 millions d’euros.

Après la crise, l’installation sera remise à niveau pour retrouver sa fonction initiale et pourra à nouveau accueillir des compétitions universitaires et des activités sportives ordinaires. « Nous avons immédiatement accédé à la demande de l’université de mettre à disposition pour la grave crise du Covid19 le centre sportif San Raffaele que, comme le CUS de Milan (NdT : Centre Sportif Universitaire), nous gérons depuis deux ans – a commenté le président du CUS de Milan Alessandro Castelli – Nous sommes absolument conscients du moment difficile et délicat que nous vivons dans tout le pays, en particulier en Lombardie et à Milan. Nos établissements de pointe en matière de soins de santé, dont l’hôpital San Raffaele, pourront mettre en place tout ce qui est nécessaire. Certains de nos dirigeants sont personnellement impliqués en tant que volontaires de la Croix-Rouge et l’ensemble de notre monde sportif fait sa part dans le strict respect des règles dictées par les Autorités. Je suis sûr que tous ensemble nous en sortirons et que nous pourrons repartir avec une énergie renouvelée ».

La construction de la nouvelle unité de soins intensifs de campagne de San Raffaele à Milan, construite en 200 heures, est réalisée par une entreprise de la province de Brescia qui travaille dans le domaine hospitalier depuis dix ans. « Nous faisons l’impossible – a déclaré Massimiliano Rossini, directeur de l’entreprise basée à Flero – Merci aux 150 opérateurs qui se sont engagés à atteindre cet objectif. »

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Qui es-tu Nicole Belloubet, pour t’asseoir à ce point sur les libertés publiques ? – H. Cayre, avocate pénaliste

Par Les-crises.fr

Source : Libération, Hannelore Cayre

Pour cause de Covid-19, une ordonnance du ministère de la Justice prolonge les délais maximums de détention provisoire de trois à six mois selon la gravité des infractions, au mépris des libertés fondamentales.

Tribune. Aujourd’hui nous sommes partis à deux avocats, mari et femme, avec en poche nos attestations et nos convocations pour assister deux de nos détenus convoqués devant le juge des libertés et de la détention. Tout allait bien, il faisait beau, les familles nous avaient donné des promesses d’embauche et des attestations d’hébergement qui les faisaient espérer la liberté de leur mari, leur fils. Nous, de notre côté, chemin faisant, nous ferraillions dans la voiture pour affûter nos arguments respectifs. Nous sommes entrés dans un tribunal vide… Puis dans une salle d’audience vide… Et dressés comme nous le sommes à être au garde-à-vous selon le bon vouloir des magistrats, nous avons attendu… Et à un moment un de nos portables a sonné et un greffier nous a dit : «Euh, Maître, euh, on descend pas, y’a pas de débat, vous pouvez rentrer chez vous, z’avez vu la circulaire, toutes les détentions sont prolongées AU-TO-MA-TI-QUE-MENT.»

En matière pénale, la loi et rien que la loi (pas une circulaire d’interprétation d’une ministre, une bafouille de la directrice des grâces à l’adresse des magistrats ou une décision de ma concierge) fixe les peines encourues pour les crimes et les délits. De même, la loi et rien que la loi, fixe les délais maximums de détention provisoire. En outre, tous les quatre mois en matière correctionnelle, tous les ans en matière criminelle, un détenu a le droit de voir son juge qui décidera si, oui ou non, les conditions sont réunies pour que soit mis fin à sa détention provisoire.

Evidemment, avec le Covid, du fait du ralentissement de la chaîne pénale et des délais qui pètent, faudrait tout de même pas que les taulards s’égaillent dans la nature. Ainsi, l’ordonnance du 26 mars 2020 dans son article 16, est venue prolonger les délais maximums de détention provisoire de trois à six mois selon la gravité des infractions. Bon, nous avocats, on ne trouve pas ça cool : n’oublions pas que nous sommes champions d’Europe avec la Roumanie du taux de détention provisoire; un tiers des détenus de nos prisons quand même. Tout ça ne va pas nous aider à faire baisser ces chiffres, mais bon, on comprend, y’a l’Covid.

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Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie

Par Les-crises.fr

Source : Brice Pedroletti, pour Le Monde, le 21/03/2020.

Le port préventif du masque a contribué à juguler les contaminations dans les pays développés d’Extrême-Orient, où l’appel à ne pas en porter en France si l’on n’est pas malade est vu comme une grave erreur

Le confinement généralisé de la population en France, après l’Italie et l’Espagne, rend perplexes les pays développés d’Asie. Ceux-ci voient tout à coup des sociétés aux économies sophistiquées n’avoir comme seule solution pour contrer l’explosion des contaminations que de recourir à une méthode primitive, au coût économique immense, que seule la Chine autoritaire, la première touchée par l’épidémie, a dû mettre en œuvre.

En serions-nous arrivés là si nous n’avions pas regardé de haut les mesures prophylactiques mises en place par les tigres asiatiques ? Celles-là même qui ont permis à Taïwan, Hongkong, la Corée du Sud et Singapour, et aussi, jusqu’à aujourd’hui le Japon, de se protéger d’une propagation exponentielle du virus. Voire, comme pour la Corée du Sud, de la juguler. Une telle riposte, aux allures de ratage, laisse aujourd’hui un goût amer à ces pays qui doivent désormais se barricader contre l’arrivée de personnes infectées, venues non plus de Chine directement, mais de pays contaminés dans un deuxième temps.

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Bérézina, par Michel Onfray

Par Les-crises.fr

Source :Russia Today France, Michel Onfray, 18-03-2020

La réponse de la France face à la propagation galopante du coronavirus en Europe est-elle suffisante ? Et qu’apprenons-nous sur nous-mêmes dans le contexte actuel ? Analyse par Michel Onfray, philosophe et écrivain.

PHASE 1

Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que, la Chine ne passant pas pour très économe de la vie de ses citoyens, le confinement de l’une de ses villes de plusieurs millions d’habitants par les autorités communistes témoignait de facto en faveur de la gravité de cette crise du coronavirus. Je l’ai pour ma part fait savoir sur un plateau de télévision fin janvier. Ce pays, dont il est dit qu’il prélève dans les prisons les condamnés à mort qu’il exécute afin de vendre leurs organes frais au marché noir des transplantations partout sur la planète, n’est pas connu pour son humanisme, son humanité et son souci des hommes concrets. C’est le moins qu’on puisse dire… En prenant ces mesures, il disait à qui réfléchissait un peu qu’il y avait péril en sa demeure, donc en la nôtre. Qui l’a vu? Qui l’a dit? Qui a compris cette leçon? La plupart ont vu et dit ce que les agents de l’État profond disaient qu’il fallait voir et dire.

Mais, comme pour illustrer la vérité de la sentence qui dit que le sage montre la lune et que l’imbécile regarde le doigt, il y eut quantité de prétendus sachants pour gloser sur le doigt et oublier la lune: c’était une gripette, elle ferait moins de morts qu’une vraie grippe, la véritable épidémie, c’était la peur des gens -et les intellectuels et les journalistes du régime libéral en profitaient pour rejouer la scie musicale du peuple débile et de la sagacité des élites…

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Covid-19 : Pénicaud demande de « challenger » les entreprises qui baissent le rideau

Par Les-crises.fr

Source : Mediapart, Yann Philippin, 19-03-2020

Selon nos informations, la ministre du travail a demandé mercredi aux administrations locales de « challenger » les entreprises qui veulent fermer pour cause de coronavirus, afin qu’elles tentent de maintenir l’activité en dépit des craintes des salariés.

Muriel Pénicaud a sorti l’artillerie lourde. « Quand un syndicat patronal dit aux entreprises “arrêtez d’aller bosser, arrêtez de faire vos chantiers”, ça c’est du défaitisme », a lancé la ministre du travail ce jeudi matin sur LCI, à la suite du communiqué publié la veille par les trois fédérations patronales du bâtiment appelant leurs adhérents à un arrêt temporaire des chantiers, afin de trouver des solutions pour protéger les ouvriers contre le coronavirus.

Les propos de la ministre ont été jugés « scandaleux » par Patrick Liébus, président de la Capeb, l’une des trois fédérations. « Cela témoigne d’un mépris profond, et je pèse mes mots, pour ces artisans et ces salariés qui travaillent dans le bâtiment et n’ont jamais rien demandé », a-t-il déclaré à Batiactu. En réalité, ce bras de fer entre Muriel Pénicaud et le secteur du BTP n’est que la partie émergée de la politique du gouvernement, qui souhaite maintenir au maximum l’activité économique malgré la crise du coronavirus. À tel point que la ministre a demandé mercredi à ses services en région de « challenger » les entreprises qui souhaitent fermer leurs portes sous la pression de salariés inquiets pour leur santé, selon des documents obtenus par Mediapart.

Selon nos informations, Muriel Pénicaud a donné ces consignes en personne, mercredi, lors d’une conférence téléphonique avec les directeurs régionaux de Pôle emploi et les patrons des Direccte (directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi), les administrations régionales qui rassemblent les services de Bercy et du ministère du travail. Cette réunion à distance était consacrée au projet de loi examiné le jour même en conseil des ministres, afin d’appliquer au mieux les nouvelles dispositions destinées aux entreprises pour affronter la crise du coronavirus (lire notre analyse ici). Mais selon un document que Mediapart s’est procuré, la ministre a aussi donné, lors de cette conférence, des instructions très strictes à ses agents pour faire respecter la « continuité économique » chère au gouvernement.

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Le bouleversant SOS d’une infirmière face à la crise sanitaire du coronavirus

Par Les-crises.fr

Source : BFM TV, 19-03-2020

Geneviève, infirmière libérale dans les Deux-Sèvres était l’invitée de BFMTV ce jeudi soir.

Suivez l’actualité société et police-justice en continu sur BFMTV : emploi, justice, famille, religion, transport, sécurité, pouvoir d’achat, insolite, santé, faits divers.

BFMTV, 1ère chaine d’information en continu de France, vous propose toute l’info en temps réel avec 18h d’antenne live par jour et plus de 1000 duplex par mois. Retrouvez BFMTV sur le canal 15 de la TNT et sur BFMTV.com.

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Coronavirus : “Je suis effondré et fatigué”, les témoignages poignants des personnels soignants à Toulouse

Par Les-crises.fr

Source : France 3 Occitanie, Sylvain Duchampt, 19-03-2020

Depuis le début de l’épidémie, les personnels soignants sont en première ligne contre le coronavirus. A Toulouse, les témoignages de leur quotidien se multiplient sur les réseaux sociaux : la fatigue, la détresse, le manque de moyens.

Avec le confinement et la surcharge de travail, ils sont devenus les lieux où l’on raconte son quotidien de médecin ou d’infirmier. Le manque de moyens, la fatigue, la colère, la peur, la peine, et parfois l’ingratitude des malades et de leurs proches.
Les réseaux sociaux sont les réceptacles des témoignages de nombreux personnels soignants de Toulouse faisant face à l’épidémie de coronavirus.

Celui de Marie (nom d’emprunt), infirmière, est particulièrement relayé en ce jeudi 19 mars. Un échange par texto que son amie a finalement décidé, d’elle même, de partager sur twitter.

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Masques : les preuves d’un mensonge d’État

Par Les-crises.fr

Source : Yvan Philippin, Antton Rouget et Marine Turchi, pour Mediapart

Mediapart a publié les résultats d’une enquête de plusieurs semaines qui retrace les nombreux dysfonctionnements au sommet de l’État, depuis le mois de janvier jusqu’à ce jour. Un mensonge d’État qui a conduit la France à l’impensable : la pénurie de masques de protection pour ses soignants face au Covid-19 et pour sa population en général.

Basée sur de nombreux témoignages et documents confidentiels, auxquels nous avons pu avoir accès, l’enquête démontre que :

« 1 000 balles pour sortir » : L’indécence de Bruno Lemaire

Par Les-crises.fr

Source : Aurélie Lebelle, pour Le Parisien, le 20/03/2020.

Certains ont voulu y voir une récompense pour tous les travailleurs qui « ont eu le courage de se rendre sur leur lieu de travail » malgré l’ épidémie de Covid-19 due au coronavirus. Il faut dire que ce vendredi matin, sur LCI, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a appelé les entreprises des secteurs essentiels à verser une prime défiscalisée de 1000 euros à leurs salariés.

S’agit-il d’un cadeau pour les salariés ? D’un coup de pouce pour remercier les plus exposés, ceux qui font leur travail « parfois avec la peur au ventre », a précisé le ministre de l’Économie et « qui sont inquiets, à qui nous devons apporter un certain nombre de réponses sur leur sécurité sanitaire » ? Pas vraiment.

En réalité, la prime de 1000 euros mentionnée par Bruno Le Maire n’est ni plus ni moins que la prime Macron, déployée largement dans les entreprises en 2019 en réponse au mouvement des Gilets Jaunes. En 2020, face au succès du déploiement de cette prime en 2019, le gouvernement a de nouveau proposé aux entreprises de booster le pouvoir d’achat de leurs salariés avec une prime défiscalisée pouvant grimper jusqu’à 1000 euros. Sauf qu’elle est désormais réservée aux entreprises qui mettent en place un plan d’intéressement. Pour que dans cette situation exceptionnelle, les salariés en profitent, il faut donc que leur employeur ait mis en place ce dispositif.

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Coronavirus, La Valle d’Aosta interdit l’entrée aux non-résidents

Par Les-crises.fr

Source : Rai News, 15-03-2020

L’ordonnance du président de la Région invite par ailleurs ceux qui seraient présents à rentrer chez eux.

Le président de la région Valle d’Aosta, Renzo Testolin, a promulgué une ordonnance qui interdit l’entrée dans le Val d’Aoste aux non-résidents et invite ceux qui y sont à rentrer chez eux.

Quatre patients en réanimation, 36 hospitalisés

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Yvelines : Les policiers reçoivent l’ordre de retirer les masques et les gants : et ça coince

Par Les-crises.fr

Source : Actu, François Desserre, 19-03-2020

Les policiers des Yvelines sont à deux doigts de la crise… de nerfs. Ils auraient reçu l’ordre direct de retirer masques et gantspour contrôler les attestations de déplacement dans le cadre du confinement lié au coronavirus.

Pour les Yvelines, tout serait parti de Versailles, selon une de nos sources. Car le département n’est pas le seul concerné.

Des renforts CRS, sans équipement, auraient constaté que leurs homologues portaient le nécessaire pour se protéger. Ils auraient demandé le même traitement à leur hiérarchie. Et c’est depuis Paris que la réponse serait revenue, négative.

Des policiers masqués, ça ferait peur

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Hervé Seitz, ce scientifique montpelliérain qui accuse Didier Raoult d’être un « charlatan »

Par Les-crises.fr DT

Source : Midi Libre, Sophie Guiraud

Hervé Seitz est un biologiste moléculaire du CNRS, à l’institut de génétique humaine de Montpellier. Il monte au créneau contre l’absence de rigueur scientifique des études du très médiatique professeur Didier Raoult, à Marseille, qui défend l’intérêt de l’hydroxychloroquine contre le Covid-19.

Biologiste moléculaire du CNRS à l’institut de génétique humaine de Montpellier, spécialiste des ARN, cet acide ribonucléique présent chez quasiment tous les êtres vivants et chez certains virus, Hervé Seitz s’inscrit en faux contre les études de Didier Raoult, le patron de l’institut hospitalo-universitaire Méditerranée infection, sur l’hydroxychloroquine.

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Coronavirus: l’agent pathogène aurait pu se propager parmi les humains pendant des années, révèle une étude

Par Les-crises.fr DT

Source : SCMP, Stephen Chen

Le virus a pu sauter d’un animal aux hommes bien avant que le premier cas ne soit détecté à Wuhan, selon les recherches d’une équipe internationale de scientifiques

Une équipe internationale de scientifiques révèle que le coronavirus a pu sauter d’un animal aux hommes bien avant que le premier cas ne soit détecté en Chine. Photo: AP

Ls résultats réduisent considérablement la possiblité que le virus ait été créé en laboratoire, indique le directeur de l’Institut national de la santé américain.

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Chloroquine et Covid-19 : que faut-il en penser ?

Par Les-crises.fr DT

Source : Futura Science, Julien Hernandez

La chloroquine, ce traitement antipaludique, suscite moult débats sur les réseaux sociaux même parmi les scientifiques. Que faut-il penser de cette substance dans la lutte contre le Covid-19 ?

L’article qui suit ne juge pas la pratique médicale sur le terrain en temps de crise sanitaire. Il faut être conscient de la difficulté et de la nécessité de faire preuve de pragmatisme contre cette épidémie. De même, lorsqu’on navigue dans l’inconnu au sein d’une situation inédite, les mesures prises sont forcément inédites. MAIS. Parce que oui, il y a un « mais ».

Pour introduire l’objectif de cet article, citons Gandhi : « L’erreur ne devient pas vérité parce qu’elle se propage et se multiplie ; la vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit. » Si cette célèbre et élégante allocution peut être utilisée pour justifier tout et son contraire, nous allons tenter de lui faire honneur ici.

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Interdit d’interdire – Nicolas Baverez et Juliette Duquesne sur les conséquences du coronavirus

Par Les-crises.fr

Source : Russia Today France, Interdit d’interdire, 31-03-2020

Frédéric Taddeï reçoit :

– Nicolas Baverez, avocat

– Juliette Duquesne, journaliste

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Coronavirus : deux membres du conseil scientifique expliquent leur mission face à des “enjeux écrasants”

Par Les-crises.fr

Source : Télérama, Youness Bousenna, 22-03-2020

Daniel Benamouzig et Laëtitia Atlani-Duault sont sur le pont depuis le 11 mars. Ce sociologue et cette anthropologue font partie des dix experts du conseil scientifique chargé d’éclairer les décisions du gouvernement pendant l’épidémie de coronavirus. En exclusivité, ils nous racontent cette expérience hors normes et comment il font entendre la voix des sciences sociales dans la gestion de la crise.

Karine Lacombe : « Les médecins italiens, chinois ne sont pas assez stupides pour avoir laissé de côté une molécule miraculeuse »

Par Les-crises.fr

Source : France Inter, Karine Lacombe, 24-03-2020

Karine Lacombe, la cheffe de service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine est l’invitée du grand entretien avec Philippe Klein, médecin français basé à Wuhan.

Pour les deux médecins, la France a bien fait de renforcer les mesures de confinement, même si pour Karine Lacombe, « ça ne suffit pas ». « Il faut qu’on passe à une échelle supérieure en matière de confinement. Il y a encore beaucoup de personnes qui ne croient pas que ce soit utile d’être confiné. Tant qu’on n’aura pas des mesures plus coercitives, on va avoir du mal à faire intégrer à la population que le confinement est essentiel. »

Philippe Klein estime lui aussi « qu’il faut appliquer les mesures efficaces que les Chinois ont appliquées dès la mi-février, et durcir absolument les mesures de confinement. Le brassage de population continue aujourd’hui en France ! Une personne avec des symptômes qui sort de son appartement, appuie sur le bouton de l’ascenseur, touche la poignée de porte de l’immeuble, peut contaminer d’autres personnes. » Il rappelle que dans le pays, on a appliqué le confinement total, avec une meilleure détection des malades pour identifier et isoler les cas graves et les formes mineures.

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Chloroquine : l’infectiologue Didier Raoult en roue libre ?

Par Les-crises.fr

Source : Check News, Cédric Mathiot, Pauline Moullot, Fabien Leboucq, 23-03-2020

Convaincu de détenir le remède miracle, le médecin marseillais a annoncé lundi qu’il traiterait tous ses patients atteints du Covid-19 avec l’hydroxychloroquine. Un empressement qui tranche avec la prudence des autorités sanitaires françaises.

Dimanche soir, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a confirmé qu’un vaste essai clinique permettrait d’étudier ces prochaines semaines plusieurs traitements du Covid-19, dont l’hydroxychloroquine. Dans la journée, Didier Raoult, directeur de l’IHU-Méditerrannée et fervent défenseur du traitement depuis des semaines, a annoncé qu’il n’attendrait pas les résultats pour l’administrer massivement à ses patients atteints du Covid-19. «Je m’en fiche», a-t-il déclaré au Parisien. S’appuyant sur les résultats d’une étude menée par ses services auprès d’un petit nombre de patients, il a déclaré : «Comme n’importe quel docteur, à partir du moment où l’on a montré qu’un traitement était efficace, je trouve immoral de ne pas l’administrer. C’est aussi simple que ça.»

Alors que la France a atteint lundi soir les 674 morts du Covid-19, l’IHU-Méditerrannée a ainsi annoncé par communiqué que serait proposé «un traitement par l’association hydroxychloroquine + azithromycine pour tous les patients infectés au plus tôt de la maladie, dès le diagnostic». Au passage, Raoult aussi prend le contrepied de la doctrine nationale en matière de tests, en assurant dans son communiqué sa volonté de tester chaque «malade fébrile»venant toquer à la porte de son établissement. Depuis le début de la crise, le professeur marseillais critique vertement la stratégie française en matière de dépistage : «On a pris une stratégie qui n’est pas la stratégie du reste du monde technologique. Qui est très basse. Qui est de très peu tester», déplorait-il le 16 mars. Lui se targue, fort de la capacité de tests inégalée en France de l’IHU Méditerranée (qui fait 1 500 dépistages par jour, là où le total national atteint environ 4 000 tests), de dépister plus de monde, et pas seulement les cas graves. Son modèle ? Séoul plus que Paris, expliquait-il : «Les Coréens ont réussi à maîtriser l’épidémie, en faisant ça : dépistage, traitement.» Ce qu’il promet à partir d’aujourd’hui. Dès ce matin, une foule se pressait devant l’hôpital marseillais.

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Chloroquine : « Nous n’avons pas le temps d’attendre! »

Par Les-crises.fr

Source : Le Figaro, Olivier Badelon, 23-03-2020

FIGAROVOX/TRIBUNE – Le Dr Olivier Badelon décrypte les principaux arguments s’opposant à l’usage de la chloroquine contre le Coronavirus. Pour lui, l’efficacité de ce traitement est fort probable et il faut au plus vite généraliser son usage. S’y refuser serait courir le risque d’un scandale supplémentaire.

Le Dr Olivier Badelon est chirurgien, professeur au Collège de Médecine et de Chirurgie des Hôpitaux de Paris et membre associé de l’Académie Nationale de Chirurgie. Cette tribune a été initialement publiée sur son blog.

Tous ceux qui ont voyagé dans les pays endémiques du paludisme ont pris de la chloroquine sans avoir de complications et sans connaître vraiment les inconvénients de ce médicament pris de façon préventive.

L’annonce précoce, le 25 février 2020, du Professeur Didier Raoult qui est à la tête de l’Institut Hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille a suscité un espoir immense devant la gravité de la pandémie du COVID-19 et la résistance des autres experts et du Ministre de la Santé à sa généralisation a de quoi surprendre en raison de l’urgence de la situation.

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Coronavirus : la chloroquine, de l’espoir et des doutes

Par Les-crises.fr

Source : Le Figaro, Cécile Thibert, 22-03-2020

Son nom s’est répandu comme une traînée de poudre à travers le monde, jusqu’à arriver aux oreilles de Donald Trump, qui en a publiquement vanté les mérites jeudi dernier. La chloroquine, un médicament antipaludique ancien, est présentée comme un remède miracle contre la pneumonie provoquée par le Sras-CoV-2. En France, l’emballement est tel que des personnalités politiques et des pétitions en ligne réclament l’accès immédiat à ce traitement pour tous les malades. Hier, le maire de Nice, Christian Estrosi, testé positif au coronavirus, s’est même félicité sur Twitter que le traitement soit dorénavant mis à disposition des patients du CHU de Nice.

Compte tenu de la situation, la tentation de se jeter sur n’importe quel traitement est grande. Mais en médecine, il ne faut pas crier victoire trop vite. «Pour le moment, il n’y a aucune preuve de l’efficacité de cette molécule sur la maladie, ni en prévention, ni comme traitement», rappelle le Dr Thierry Vial, responsable du centre de pharmacovigilance de Lyon. «Nous ne disposons que de données très préliminaires qui, certes, encouragent à poursuivre des essais cliniques, mais ne suffisent pas pour traiter systématiquement les malades graves.» Une position unanimement partagée par les scientifiques, français comme étrangers. «Face à l’urgence, il y a toujours l’envie de sauter des étapes. Mais on ne peut pas donner un traitement sans aucune base solide, surtout la chloroquine, qui n’est pas un médicament anodin», confirme le Pr Bernard Bégaud, pharmacologue à l’université de Bordeaux.

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« Contre le Covid-19, il faut massifier les tests! » : l’appel de trois spécialistes

Par Les-crises.fr

Source : Le Figaro, Carlos Moreno, Philippe Klein, Patrick Pelloux, 23-03-2020

FIGAROVOX/TRIBUNE – Face à la pandémie, la France doit rendre plus sévères les mesures de confinement et augmenter drastiquement les tests, plaident deux médecins et un scientifique de renom.

Carlos Moreno est Directeur scientifique de la Chaire ETI – IAE de Paris à l’université Panthéon Sorbonne.

Le Dr Philippe Klein est Médecin chef à la Clinique Internationale de Wuhan.

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Le confinement s’installe dans la durée, Macron s’entoure d’experts

Par Les-crises.fr

Source : Le Figaro, François-Xavier Bourmaud, Vincent Bordenave, 24-03-2020

Le chef de l’État s’entoure d’un nouveau comité de spécialistes pour renforcer la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

Le confinement se prolonge, le président de la République s’entoure d’un nouveau comité d’experts. Attendu depuis samedi dernier et les annonces du ministre de la Santé, Olivier Véran, le Conseil scientifique vient d’ailleurs de rendre un quatrième avis daté du 23 mars, mais publié le 24 à 18h (en catimini) sur le site internet du ministère de la Santé. Pour la première fois le conseil se positionne clairement sur l’allongement du confinement d’au moins 4 semaines, portant la durée minimale totale à 6 semaines. Ce qui nous amènerait au 28 avril prochain. Tout en rappelant qu’il est encore impossible de juger l’impact de la mesure après seulement une semaine d’application.

«Les effets épidémiologiques du confinement ne peuvent être observés qu’à partir d’une durée de deux à trois semaines à partir de sa mise en œuvre. Trois semaines après le démarrage du confinement sont donc nécessaires pour obtenir une première estimation de son impact», est-il écrit dans le rapport. Attendu également sur les conditions du confinement, le conseil préconise les mesures annoncées par le premier ministre, Édouard Philippe hier soir sur TF1. Cependant, les scientifiques ne ferment pas la porte au durcissement des conditions (fin des transports en ville, du travail en entreprise, etc.) si l’application stricte des modalités confinement telles qu’elles sont définies n’étaient pas respectées.

Emmanuel Macron sera désormais entouré du « comité analyse recherche et expertise » pour conseiller le gouvernement sur les traitements et les tests contre le coronavirus

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La France en pénurie de masques : aux origines des décisions d’État

Par Les-crises.fr

Source : La Tribune, Arnaud Mercier, 24-03-2020

À l’heure de la polémique sanitaire interne à la pandémie – l’absence de masques de protection efficaces pour les soignants et pour le personnel indispensable afin de faire fonctionner l’économie du pays même en temps de crise -, il est essentiel de rétablir la chronologie des faits qui a conduit notre pays à se désarmer face au risque de pandémie.

Sans doute qu’après le retour à une ère de sécurité sanitaire, des commissions d’enquête vont se créer pour faire toute la lumière sur les faits. Avec des moyens d’investigation autres que les nôtres aujourd’hui. Mais déjà, la lecture complète de nombreux documents officiels publiés permet de rétablir une archéologie des choix de politique publique.

Pour faire ce travail, il faut se garder d’une approche simpliste, personnalisée, excessive et expiatoire. Pas simpliste et personnalisée, car on ne trouvera pas un texte signé un jour dans un bureau obscur par un ministre ou un haut fonctionnaire et qui aurait dit « maintenant plus de stocks de masques ». Pas excessive et expiatoire non plus, car il ne s’agit pas ici de chercher un bouc émissaire commode pour expier ce qui est plus vraisemblablement le fruit de fautes collectives.

La plupart des décisions ont été prises dans le cadre d’une chaîne de responsabilités partagées et nous conduisent à la situation actuelle, quand beaucoup parlent désormais de chaîne d’irresponsabilités.

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Pourquoi les autorités ne comptent pas les décès survenus en Ehpad dans le bilan des victimes du Covid-19 ?

Par Les-crises.fr

Source : Check News, Cédric Mathiot, 24-03-2020

Le bilan du nombre de morts communiqué chaque jour est limité aux décès survenus dans le milieu hospitalier. Le directeur général de la santé, Jérôme Salomon, a promis mardi que le chiffre serait donné prochainement.

Bonjour,

Les habitués du point quotidien de Jérôme Salomon sur l’évolution du Covid-19 auront remarqué un changement de présentation du bilan de l’épidémie en France depuis vendredi. Il est désormais précisé que le nombre de décès concerne uniquement les morts du Covid-19 survenues dans les hôpitaux. Il y a trois jours, le directeur général de la Santé déclarait ainsi : «Nous déplorons 450 décès en milieu hospitalier.» Même chose lors du point presse de dimanche :«On déplore 674 décès en milieu hospitalier.» Et si Olivier Véran faisait état lundi de «860 personnes décédées», sans plus de précisions, la page de Santé publique France dressant le bilan du Covid-19 à la date du 23 mars, mentionnait bien que cette statistique est produite «à partir des données remontées quotidiennement des hôpitaux SI-VIC (suivi des victimes, NDLR)» Une mention qui, là encore, ne figure que depuis quelques jours sur le site de cette agence nationale dépendant du ministre de la Santé.

De fait, contrairement à ce que le bilan quotidien pouvait suggérer jusqu’alors, le décompte funèbre livré chaque soir par le directeur général de la Santé ou son ministre de tutelle n’est pas exhaustif, les décès survenus à domicile ou dans les Ehpad n’étant pas comptabilisés. Mardi soir, on comptait ainsi 1100 décès du Covid-19, uniquement dans les hôpitaux.

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Covid-19 : comment expliquer le faible taux de mortalité en Allemagne ?

Par Les-crises.fr DT

Source: Sciences et Avenir, Sara de Lacerda

Fin mars 2020, alors que le coronavirus sévit depuis deux mois en Europe, l’Allemagne ne compte que 455 cas mortels pour 57.298 personnes infectées (en date du 30 mars). Comment expliquer ce « faible » taux de mortalité ? Retour sur la stratégie décidée par le gouvernement fédéral pour endiguer l’épidémie.

Le taux de mortalité due au Covid-19 est actuellement de 0,69 % en Allemagne. Mais comme l’explique la Süddeutsche Zeitung, ce chiffre ne signifie pas que le virus est moins mortel en Allemagne qu’ailleurs. Il s’agit en réalité d’une « déformation statistique », car il faut tenir compte de différents critères comme le nombre de cas non recensés, qui serait plutôt faible, mais aussi la gravité des symptômes. Sont ainsi prises en compte dans les statistiques allemandes de nombreuses personnes ne présentant que des formes légères de la maladie, tandis qu’en Italie c’est le contraire qui se produit, induisant un fort taux de mortalité, qui indiquerait plutôt qu’un grand nombre de personnes jeunes infectées sont passées à travers les mailles du filet.

L’hebdomadaire Die Zeit en déduit que ce faible taux de mortalité est en fait le signe que l’Allemagne a une meilleure vision de la situation. Si l’on admet que la létalité réelle du virus devrait être à peu près la même partout, un taux de mortalité élevé (Case Fatality Rate) indique avant tout que de nombreux cas non mortels n’ont pas été recensés.

La Süddeutsche Zeitung dénombre cinq critères pouvant influencer le taux de mortalité : l’âge des personnes infectées (en Allemagne 80% ont moins de 60 ans, en Italie 56% ont plus de 60 ans), la santé pulmonaire, la pollution atmosphérique, la résistance aux antibiotiques, et enfin la qualité et les capacités du système de santé.

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Coronavirus, hier 11 000 personnes de plus ont été prises en infraction

Par Les-crises.fr DT

Source : La Repubblica, Carlo Verdelli, 22-03-2020

La Calabre est fermée. La Présidente Santelli : « Personne ne pourra ni entrer ni sortir jusqu’au 3 avril ». Un médecin de famille meurt à Lodi. À Bergame, un avion militaire apporte de nouveaux lits pour les soins intensifs. Une aide de la Chine est en route pour Milan

22 mars 2020

La Calabre ferme ses portes : jusqu’au 3 avril, personne ne pourra ni entrer ni sortir de la Région. La présidente de la Calabre, Jole Santelli, a signé un décret « qui prévoit, avec effet immédiat et jusqu’au 3 avril 2020, l’interdiction de tout mouvement de personnes physiques à l’entrée et à la sortie de la région ». Seuls les « mouvements découlant d’exigences professionnelles prouvées et liées à la fourniture de services essentiels, ou pour de graves raisons de santé » seront autorisés.

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Coronavirus : le professeur Raoult, l’homme qui embarrasse le gouvernement

Par Les-crises.fr DT

Source : Le Parisien, Nathalie Schuck et Pauline Théveniaud, 23-03-2020

La scène a laissé plus d’un responsable de la majorité pantois. En ce lundi matin, quelque 300 personnes se pressent devant l’IHU Méditerranée Infection du professeur Didier Raoult, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Une foule hétéroclite venue chercher ici ce que le gouvernement ne lui offre pas. « C’est comme les faux prophètes… » rouspète un familier de l’exécutif. Bravant les consignes des autorités, le remuant médecin-biologiste a ouvert ses portes, proposant des tests, pour l’heure réservés aux soignants et personnes fragiles, ainsi que son traitement, la chloroquine, toujours soumis à des essais cliniques. « Et le respect des règles du confinement? » rit (jaune) un conseiller ministériel.

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Coronavirus : la vérité sur le nombre de morts

Par Les-crises.fr DT

Source : Le Point, François Malye, 25-03-2020

VIDÉO. Où l’on apprend que les chiffres quotidiens de la direction générale de la Santé ne comprennent ni les décès à domicile ni ceux dans les Ehpad…

Alors que la barre symbolique des mille morts du Covid-19 est franchie avec 1 100 décès depuis le début de l’épidémie, selon le professeur Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, celui-ci a pris soin de souligner que « les décès à l’hôpital ne représentent qu’une faible part de la mortalité ». Ceux survenus dans les 7 000 Ehpad et maisons de retraite qui abritent 800 000 personnes âgées ne sont en effet pas comptabilisés dans ce bilan, pas plus que les victimes du Covid-19 mortes à leur domicile. Autant dire que la mortalité liée à l’épidémie est déjà bien plus lourde alors que s’égrènent les découvertes terribles faites ces derniers séjours dans ces établissements de soins pour personnes âgées. 21 patients morts à la résidence d’accueil et de soins Le Couarôge à Cornimont dans les Vosges, 12 à l’Ehpad de Thise (Doubs), 7 décès dans celui à Sillingy, en Haute-Savoie, 13 à la fondation Rothschild à Paris. « Nous avons entre vingt et trente établissements qui sont dans des situations critiques », explique Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa (Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées), qui représente, avec ses 1 900 établissements, 25 % du parc. « Ils se trouvent dans le Grand Est, autour de Mulhouse, Colmar et Strasbourg, mais aussi dans d’autres foyers de l’épidémie, l’Oise, la Bourgogne, l’Hérault. Au début, on s’est dit, c’est comme la canicule. Mais là il faut tenir de six à huit semaines. Dans le Grand Est, on ne peut plus muter les patients vers les hôpitaux. Pour le 15, nous ne sommes pas prioritaires. »

« On sait qu’en Île-de-France, sur les 700 Ehpad il y en a à peu près entre 100 et 150 qui pourraient être déjà touchés par le Covid-19, a déclaré sur France Info Frédéric Valletoux (…) On ne sait pas aujourd’hui mesurer l’étendue des dégâts dans les maisons de retraite, il faut avoir la lucidité de le dire », a insisté auprès de l’Agence France-Presse Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF), évoquant « une zone d’ombre ». Néanmoins, « on a des témoignages de situation très tendue », a-t-il ajouté.

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L’Iran a mis en place une application prétendant diagnostiquer le coronavirus. Au lieu de cela, elle a récolté des données de géolocalisation de millions de personnes.

Par Les-crises.fr DT

Source : Vice News, David Gilbert, 14-03-2020

« Ils sont en fait capables de vous suivre. Si vous déplacez votre appareil d’un point A vers un point B, ils peuvent dans les faits le voir en temps réel. »

Le mardi 2 mars, les téléphones portables de dizaines de millions d’iraniens ont bipé tous en même temps.

« Mes chers compatriotes, avant de vous rendre à l’hôpital ou dans un centre de santé, installez et utilisez ce logiciel pour déterminer si vous ou vos proches avez été infectés par le coronavirus », disait le message, qui prétendait provenir du ministère de la santé.

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