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Hier — 27 octobre 2020MiniMachines.net

Facebook Gaming offre “gratuitement” des jeux en Streaming

Par Pierre Lecourt

Facebook Gaming annonce une offre de jeux en streaming directement intégré à son service. Gros point fort de l’offre, elle est gratuite. Pas d’abonnement, pas de service compliqué, le seul élément indispensable pour profiter de cette solution ? Un accès à Facebook.

Introducing our take on cloud gaming where we hope to make it easier to play games instantly on Facebook Gaming.

Check out the things we’re doing (and not doing) with our new cloud gaming platform via @Jason_Rubin 👉 https://t.co/bbh00OPK8h pic.twitter.com/QEo86sX9Vl

— Facebook Gaming (@FacebookGaming) October 26, 2020

Cet accès devra être effectué via une plateforme compatible. Soit depuis votre compte Facebook sur un PC, soit depuis l’application Android de la marque. Les iPhone sont exclus du dispositif pour le moment. Il faut probablement que Facebook Gaming et Apple se mettent d’accord sur des principes de rémunérations. On se doute que Apple ne se contentera pas de 30% de rien du tout pour permettre de jouer au travers de Facebook.

Le nouveau service se targue de ne pas demander de manette pour jouer, une manière de viser Google et son service Stadia qui a misé sur sa manette comme emblème de son offre. C’est une façon de voir les choses il est vrai, on peut jouer sans manette aux jeux proposés par Facebook Gaming. Reste que cela n’est vrai que parce que ce sont des jeux minimalistes aux interactions limitées.

Facebook Gaming

L’autre argument majeur du nouveau dispositif de Cloud Gaming est sa gratuité. Il faut dire que l’offre ne concerne aucun jeu haut de gamme ni aucun titre véritablement novateur. Toute l’offre proposée par le réseau social consiste en une série de petits jeux type mobile. Les mêmes que vous pouvez déjà trouver gratuitement sur le PlayStore… Asphalt 9 : Legends, Mobile Legends : Adventure, PGA TOUR Golf Shootout, Solitaire : Arthur’s Tale et WWE SuperCard… Tout cela sans abonnement évidemment mais qui paierait encore pour jouer à Asphalt ?

Facebook Gaming

Quel intérêt alors ? Tout simplement de pouvoir jouer en ligne directement dans Facebook. Outre le fait que le réseau social est un des rares à être utilisé en entreprise… c’est également un bon moyen de recréer des interactions entre les différents utilisateurs. On imagine facilement les leviers mis en marche ici pour inciter certains à revenir sur la plateforme. Entre les messages automatisés vous prévenant qu’un de vos contacts joue à tel jeu et ceux annonçant qu’il vient de battre votre propre record, l’impact d’un tel dispositif peut être très fort pour la plateforme. A terme, on imagine qu’il serait possible de jouer contre vos contacts enregistrés sur Facebook. Vous allez croiser une connaissance, un ami ou un membre de votre famille et au lieu de démarrer une conversation, pouvoir lancer une petite course de voitures ou un match quelconque avec eux. 

Pour le moment accessible uniquement dans quelques états aux US, l’offre est très certainement liée à l’hémorragie actuelle de comptes “jeunes” de la plateforme. Facebook, c’est un cimetière à la pyramide des âges inversé. Le nombre de comptes inutilisés, laissés en jachère par les plus jeunes, est plus important que celui des comptes plus âgés. Cet ajout d’une logithèque gratuite est probablement faite pour séduire un public qui a largement commencé à déserter le service.

Pour Facebook c’est également le moyen de gagner un public attentif, un public que l’on pourra bombarder de publicités et faire revenir, encore et encore, avec des leviers très fort d’accoutumance et de défi. C’est évidemment une façon de jeter un large filet capable de ramener des nouveaux abonnés à son offre de streaming en concurrence d’Amazon et de Youtube.

Rien n’est gratuit sur Facebook. Chaque décision prise par le réseau social est réfléchie, analysée et modifiée dans l’unique objectif de presser votre vie numérique pour en extraire jusqu’à la dernière goutte de valeur économique.

Facebook Gaming offre “gratuitement” des jeux en Streaming © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi annonce le LarkBox Pro sous Celeron J4125

Par Pierre Lecourt

Une Minimachine pure et dure annoncée au mois d’Avril et qui mesurait 6.1 cm de large comme de profondeur pour 4.3 cm de hauteur. Le genre de minibidule que l’on peut poser de manière totalement invisible sur un bureau pour ne plus profiter que de son usage et oublier sa présence. Le Larkbox Pro reprend exactement la même coque et donc les mêmes usages.

Chuwi Larkbox

Le Chuwi Larkbox ou Larkbox Pro

Mais si le premier modèle a été finalement été lancé sous Celeron J4115, le Larkbox Pro est annoncé sous Celeron J4125. La différence entre ces deux processeurs Intel gemini Lake Refresh n’est pas spécialement significative. Les deux puces sont des quadruple coeurs et quadruple threads mais le J4115 est cadencé de 1.8 à 2.5 GHz quand le J4125 tourne de 2 GHz de fréquence de base à 2.7 GHz en mode turbo. Le reste est totalement identique avec le même circuit Intel UHD 600 aux mêmes fréquences allant de 250 à 750 MHz.

La mémoire vive reste de 6 Go et le stockage est toujours confié à un eMMC de 128 Go accompagné par un port  M.2 2242 SATA libre. La connectique ne bouge pas d’un port avec deux ports USB 3.0 Type-A et un port USB Type-C. Un lecteur de cartes MicroSDXC et  une sortie vidéo HDMI accompagnée d’un port jack 3.5 mm combiné casque et micro.

GMK NucBox

Le GMK NucBox

On se doute donc ici que l’appellation Pro aura un effet placebo plus important que le changement de puce mais on ne va pas bouder cette petite évolution d’autant qu’elle semble se solder par un remplacement indolore au niveau du tarif. Le Larkbox pro est en ce moment vendu même moins cher que le précédent modèle. 185.09€ pour la version Celeron J4125 sur le Chuwi Store au lieu de 201.99€ pour la version en J4115.

En réalité, j’imagine que le fournisseur qui propose le LarkBox Pro à Chuwi ne facture pas de différence de prix entre le J4115 et le J4125. C’est probablement lui qui propose également le GMK NucBox déjà sous J4125 et c’est donc au gré des arrivages de puces que Chuwi décidera si il s’agit de versions classiques ou de Larkbox Pro.

Chuwi Larkbox Pro

L’engin reste toujours aussi intéressant de par son format. Pour une installation invisible, un poste d’accueil, une bibliothèque, un PC multimédia de salon, un usage simple et souvent dédié à des pilotages logiciels assez évidents. Le Larkbox Pro sera parfait pour lancer des session de surf, lire vos contenus en ultraHD, servir à la composition de texte ou autres. Il pourra également mener à bien des tâches plus lourdes mais sans n’avoir jamais de vocation pro justement. 

LarkBox HD ?

A vrai dire, j’aurais adoré voir ce petit bidule évoluer d’une autre façon. Comme je l’ai déjà écrit, dans un format “Carte mère”. Mais pour cette nouvelle série sous Celeron J4125, j’aurais bien vu une solution Larkbox HD en lieu et place de cette version “Pro”. Un modèle identique mais proposant en plus un capteur infrarouge en façade et une petite télécommande le tout dans un format identique. Si Chuwi parvenait à nous construire un modèle de ce genre, ce serait peut être un digne successeur de son Herobox, actuellement toujours vendu à 170€ sur Amazon avec un processeur moins rapide, le Celeron N4100, mais accompagné de 8 Go de mémoire vive et 180 Go de stockage. Un modèle plus encombrant mais qui présente le gros avantage d’être dépourvu de ventilation et de pouvoir accueillir un stockage 2.5″ et un M.2 2280 SATA.

Chuwi annonce le LarkBox Pro sous Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

Porsche Design Acer Book RS, du tiger Lake sous le capot

Par Pierre Lecourt

Le Acer Book RS est un ultraportable Intel EVO fin et léger. L’engin a bénéficié des bons soins de Porsche Design pour concevoir sa coque en fibre de carbone et en métal. L’idée étant de rappeler les véhicules de la marque…

Acer Book RS

D’un point de vue plus technique, ce partenariat cache une plateforme Intel EVO développée en partenariat avec Intel. Une solution qui embarquera des solutions Tiger Lake Core i5-1135G7 ou Core i7-1165G7. Deux puces proposant des circuits graphiques Intel Xe que Acer a décidé de compléter avec des circuits graphiques Nvidia GeForce MX350 en 2Go…

Acer Book RS

Une décision difficile à cerner d’ailleurs puisque les deux circuit sont censés se placer dans un même segment de performances. Possible que Acer veuille profiter de l’image de Nvidia comme un sticker Castrol à poser sur la lunette arrière de sa Porsche ? Ou que les performances proposées par le circuit GeForce soient meilleures avec une mémoire DDR5 dédiée ?

Acer Book RS

Le Acer Book RS propose un écran 14 pouces FullHD tactile avec un traitement colorimétrique proposant un 100% sRGB et une luminosité de 340 nits. Le ratio écran / châssis est de 90% en faveur de l’affichage. 

Acer Book RS

A l’intérieur, on retrouvera de 8 à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et de 512 Go à 1 To de stockage SSD PCIe NVMe. L’ensemble propose du Wifi6 et du Bluetooth 5.11 et la connectique correspondant à la plateforme EVO. On retrouve donc un port Thunderbolt 4, du HDMI, de l’USB 3.2 Gen2 Type-A.

Acer Book RS

Le Acer Book RS mesure 31.8 cm de large pour 20.9 cm de profondeur et 1.59 cm d’épaisseur. Il pèse 1.2 Kg et coutera… 1799€ dans sa version la plus basique. Une version “Pack Premium” sera également disponible avec une souris design Porsche, un sac de voyage et la version Core i7 de l’engin sera également proposé à 2399€.

Porsche Design Acer Book RS, du tiger Lake sous le capot © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo Legion Slim 7 : un 15.6″ compact sous Ryzen 9 4900H

Par Pierre Lecourt

Design sobre, machine de 1.89 Kg malgré sa diagonale de 15.6″, le Lenovo Legion Slim 7 cache assez bien son jeu. Sous ses 1.79 cm d’épaisseur, le portable cache un moteur assez impressionnant dans sa version la plus musclée.

Lenovo Legion Slim 7

L’engin promènera sans complexes un processeur AMD Ryzen 9 4900H, un 8 coeurs et 16 threads avec 8 Mo de mémoire cache L3 et des fréquences oscillant de 3.3 à 4.4 GHz. Sa mémoire vive pourra atteindre 32 Go de DDR4-3200 et son stockage 2 To de SSD PCIe NVMe. La partie graphique sera confiée à un circuit Nvidia GeForce RTX 2060.

Lenovo Legion Slim 7

Autrement dit, un véritable concentré de performances dans un châssis assez neutre pour satisfaire aussi bien un joueur qu’un utilisateur professionnel. Le Lenovo Legion Slim 7 vise probablement les deux, tout du moins ceux qui auront un budget suffisant pour le prendre en charge avec des tarifs assez élevés. Disponible dès ce mois d’Octobre aux US, il sera commercialisé à partir de 1370$ et s’envolera probablement beaucoup plus haut dans les versions les plus abouties de la machine.

Lenovo Legion Slim 7

Pour parvenir à cette intégration, Lenovo triche un peu en agrandissant l’espace disponible derrière la charnière de l’écran, ce qui donne un aspect un peu bizarre à la machine. Le Lenovo Legion Slim 7 sera enfermé dans un châssis entièrement en aluminium texturé mesurant 35.50 cm de large pour 24.89 cm de profondeur. Un rapport moins en largeur que d’habitude qui permet à la marque cette intégration très poussée dans un volume aussi fin.

Lenovo Legion Slim 7

L’affichage profite des 15.6″ de l’engin pour proposer une dalle IPS HDR400 en 3840 x 2160 pixels avec une luminosité de 500 nits et un rafraichissement de 60 Hz. La colorimétrie est travaillée avec un Adobe RGB de  100% et une prise en charge Dolby vision. La partie sonore n’est pas en reste avec la gestion d’un Dolby Atmos pour une expérience multimédia plus immersive. 

Lenovo Legion Slim 7

Le clavier du Lenovo Legion Slim 7 est assez bien construit avec une distribution intéressante qui mérite un peu de lumière. La marque a choisi de proposer une solution complète avec un pavé numérique complet, allant même jusqu’à conserver la double touche entrée. On retrouve le toucher de lenovo avec des touches chiclets légèrement arrondies sur le bas et un rétro éclairage blanc sur la totalité du dispositif. La marque exploite son système TrueStrike pour mimer le retour d’un clavier mécanique le mieux possible avec un bon retour sur chaque pression. Mais la partie la plus intéressante est ce choix de décaler les touches fléchées légèrement vers le bas pour les démarquer du reste du clavier et éviter surtout de proposer des demies touches haut et bas en les alignant. Cela casse un peu le design classique d’un clavier mais permet de proposer un jeu de flèches exploitables en pratique.

Le bouton central de l’engin, entouré d’un cercle lumineux, propose un capteur d’empreintes. Sous l’écran, le Lenovo Legion Slim 7 embarque les enceintes Stéréo pour une restitution immédiate du son. Le pavé tactile est assez large débordant légèrement de la taille globale de la barre espace. 

Lenovo Legion Slim 7

La connectique est plutôt complète avec deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C et deux autres en USB Type-A, un port jack audio 3.5 mm, un lecteur de cartes SDXC et un jack pour l’adaptateur secteur fourni. Celui-ci variera suivant les configurations, passant de 170 à 230 Watts si votre Lenovo Legion Slim 7 embarque une carte graphique haut de gamme type GeForce RTX. A noter que l’engin pourra également être rechargé en USB Type-C grâce à un chargeur 95 Watts mais sans l’assurance que ce format de charge lui assure un fonctionnement pendant qu’on l’utilise. Enfin ce joli bébé proposera un Wifi6 Killer AX1600 et du Bluetooth 5.1 ainsi qu’une webcam HD proposant un œilleton de sécurité. 

 

Lenovo Legion Slim 7 : un 15.6″ compact sous Ryzen 9 4900H © MiniMachines.net. 2020.

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Chuwi Hi10X, une tablette-netbook 10.1″ sous Celeron N4100 5/128 Go

Par Pierre Lecourt

La solution Chuwi Hi10X est classique dans son approche donc, une tablette tactile 10.1″ en 1920 x 1200 pixels qui se pose sur un support clavier dans un format netbook traditionnel. L’équipement proposé est assez complet et les usages sous Windows 10 sont très larges. Le tout tient dans un format compact et pratique.

Chuwi Hi10X

Le Chuwi Hi10X est un netbook-like, il mesure 26.1 cm de large pour 16.73 cm de profondeur pour un poids de 600 grammes. La partie tablette mesure 8.8 mm d’épaisseur, celle du clavier n’est pas mentionnée. Dans ce format, on retrouve donc un écran IPS tactile capacitif permettant tous les usages d’une tablette de 10.1″. Il est piloté par un Celeron N4100, puce que l’on connait très bien pour ses performances très correctes pour des usages bureautiques, web et multimédia. 

La puce d’Intel est secondée par 6 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage en eMMC. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également présent pour étendre les capacités de stockage de l’engin. Cette solution est toujours problématique puisque le stockage eMMC n’est ni évolutif ni, généralement, très rapide. Cela veut dire que votre machine part dès le départ avec une durée de vie limitée par cet élément particulier.

Chuwi Hi10X

D’un point de vue fonctionnement pur, le trio devrait bien fonctionner. Le Celeron associé à 6 Go de mémoire vive DDR4L donnera de bons résultats en terme d’usages. On ne sera pas sur un engin capable de piloter des applications lourdes mais il devrait proposer suffisamment de nervosité pour des travaux classiques. Pour le jeu, en revanche, il faudra se limiter à un panel de titres anciens ou 2D. Le Windows 10 livré sera capable de s’adapter aux changements d’orientation de la tablette qui embarque un capteur pour cet usage.

Chuwi Hi10X

La dalle IPS propose un aspect 16:10 avec une prise en charge multipoints du tactile et du stylet actif HiPen H3 4096 niveaux de pression livré par la marque. Son usage en mode tablette sera donc complet avec les fonctions Ink de Windows 10. La Chuwi Hi10X est annoncée comme proposant 8 heures d’autonomie en vidéo et 6 heures en usage plus classique. C’est assez peu comparativement aux systèmes plus modernes qui dépassent désormais les 15 heures d’utilisation mais l’espace alloué à la batterie limite forcément ses capacités. Il s’agit d’une 3250 mAh en 24.05 Wh.

Chuwi Hi10X

La connectique est assez complète avec, en plus du lecteur de cartes MicroSDXC, deux ports USB Type-C. Mais attention, le premier sera en USB 2.0 et proposera la recharge de la machine tandis que le second sera en USB 3.0 sans support vidéo. Un port MicroHDMI est également présent ainsi qu’un jack audio 3.5 mm. Toute cette connectique est directement intégrée à la tablette. Le dock-clavier proposant, quant à lui, un port USB 2.0 Type-A. A noter que le clavier est un QWERTY et que le châssis propose un pavé tactile 

Un module Wifi5 et Bluetooth est intégré à l’engin ainsi qu’une paire d’enceintes stéréo et deux webcams. Un modèle 2 mégapixels en façade et un 5 MP au dos. Le tout est enfermé dans un châssis en métal.

Bref, le Chuwi Hi10X est une nouveauté sur le catalogue de la marque mais qui ne propose pas grand chose de neuf sur le segment. Les composants sont vus et revus. Les compétences seront probablement bien présentes pour une utilisation basique du PC… Mais il y aurait tant à faire à nouveau sur ce format pour des composants plus modernes. A sa décharge, l’engin est abordable, à 231.41€ depuis le stock Espagnol de Banggood, cela fait une solution premier prix qui peut être intéressante pour certains usages.

 

Chuwi Hi10X, une tablette-netbook 10.1″ sous Celeron N4100 5/128 Go © MiniMachines.net. 2020.

Ubuntu 20.10 propose un support complet des Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Canonical annonce donc Ubuntu 20.10, une version toujours plus aboutie de ce système Linux parmi les plus célèbres. toujours gratuit, toujours plus performant, cette nouvelle version apporte entre autres un support complet des Raspberry Pi.

Ubuntu 20.10
Canonical avait déjà proposé des images de la version serveur du système pour les cartes de développement mais Ubuntu 20.10 inaugure une première distribution officielle qui propose à la fois des versions serveur et bureau pour les Raspberry Pi. Enfin, pas pour toutes les Raspberry Pi puisque le minimum de mémoire vive de ces cartes doit être de 4 Go. Une gourmandise du système  qui obligera l’emploi des versions 4 de ces cartes.

Ubuntu 20.10 annonce une meilleure prise en charge des solutions biométriques comme les lecteurs d’empreintes qui existent désormais même sur l’entrée de gamme de certains portables. Le développeur a également décidé d’investir du temps pour mieux gérer les appareils hybrides proposant des écrans tactiles comme certains Dell XPS et autres Lenovo Yoga.

Hotspot

Le Noyau Linux bascule vers la version 5.8 qui prend désormais en charge l’USB 4.0 ainsi qu’un meilleur support des puces graphiques proposée par les circuits Intel Ice Lake et Tiger Lake. Canonical annonce également un passage à Gnome 3.38 comme gestionnaire de bureau. Cette version propose encore et toujours plus de solutions pour s’adapter à vos besoins et vos envies. D’autres fonctions pratiques sont également accessibles comme le partage de réseaux Wifi privés avec gestion de QR Code pour créer facilement un petit hotspot entre amis ou pour le boulot.

Des détails pratiques sont également apparus comme la gestion plus fine de l’autonomie des portables. On retrouve, par exemple, un indicateur en pourcentage de l’autonomie restante dans la barre de tâches. Barre qui affiche également l’état de votre micro pour savoir si il est actif ou si il est coupé. Le menu qui gère l’extinction de la machine laisse apparaitre une fonction redémarrer en plus de la mise en veille et de l’extinction. Le gestionnaire de capture d’écrans évolue également avec Gnome et propose plus d’options avec un accès toujours plus facile.

Bien d’autres choses encore sont disponibles, Ubuntu 20.10 est une étape importante avant la sortie prochaine d’une version LTS avec un plus long support logiciel. Evidemment, vous pourrez basculer de cette nouvelle version à la future version LTS. Comme d’habitude, Canonical vise une certaine stabilité pour son environnement.

Pour télécharger Ubuntu 20.10, cela passe par ce lien. Pour plus d’infos, vous pouvez aller lire le billet de TheFoss en Anglais ou le bon papier de Vincent Hermann sur Next Impact sur la distribution en Français.

L’illustration du billet est signée Sylvia Ritter.

Ubuntu 20.10 propose un support complet des Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

One Netbook A1 : les tarifs du nouveau netbook 7″

Par Pierre Lecourt

On a découvert le One Netbook A1 il y a peu, un pseudo netbook 7 pouces sous stéroïdes avec un processeur Intel Core M3-8100Y et une connectique vraiment particulière. L’engin est désormais disponible à l’achat dans deux versions. L’occasion de mieux cerner ce modèle.

One Netbook A1

Le One Netbook A1 est lancé en précommande à 515.03€, prix obtenu grâce à un code promo détaillé en fin de billet. Le prix peut paraitre élevé mais l’engin n’est pas vraiment une solution de masse. La production doit être assez confidentielle et ce tarif ne me semble pas délirant.

Pour ce prix, l’engin propose un équipement assez convaincant. Outre le Core M3-8100Y Amber Lake, 1 on profite de 8 Go de mémoire vive DDR3L et de 256 Go de stockage intégré. Le tout pilote un Windows 10 classique préinstallé et l’engin permet une connexion Wifi5 et Bluetooth 4.2.

One Netbook A1

L’écran est un IPS de 7 pouces tactile en 2560 x 1200 pixels avec prise en charge d’un stylet actif. Il est monté sur une charnière pivotante pour être utilisé comme une tablette. La partie clavier est complète, il s’agit d’un QWERTY rétro éclairé avec une course de touche de 1.5 mm. L’ensemble qui surplombe un capteur optique infrarouge entouré de boutons pour remplacer le pavé tactile.

One Netbook A1

Le démarrage se fait via un bouton qui embarque un lecteur d’empreintes digitales.

Mais le plus important est sans doute lié aux compétences connectiques de l’objet. Il propose un équipement particulier déjà détaillé dans le précédent billet : Port série RS-232, USB 3.0, Micro HDMI 1.4,  Ethernet gigabit, port jack audio 3.5 m combo, lecteur de cartes MicroSDXC et un port USB Type-C proposant les fonctions complètes de charge et de transport de données USB, Ethernet et vidéo Display Port.

One Netbook A1

One Netbook A1 One Netbook A1 One Netbook A1

Un port qui permettra de recharger la solution en balade avec une batterie externe. Le port RS-232 série est natif, il dispose de sa propre puce et profite donc d’une entière compatibilité avec le format. Il ne s’agit pas d’un port “émulé” par un USB… Outre le fait d’une meilleure portée, ce type de port permet vraiment de profiter du format en se connectant aussi bien avec des automates que des caisses, des machines outils et autres PDA industriels. La partie matérielle est refroidie grâce à un système de caloducs et un petit ventilateur qui aspire de l’air frais en dessous de l’engin pour le recracher derrière. A noter la présence d’un support VESA pour pouvoir accrocher facilement l’engin à un support.

One Netbook A1

L’ensemble ne pèse que 550 grammes et mesure 17.3 cm sur 13.6 cm pour 1.9 cm de hauteur. Un engin assez compact qui propose jusqu’à 12 heures d’usage d’après le fabricant. Probablement moins, en réalité, mais avec la compatibilité de la machine aux batteries externes, l’autonomie globale doit pouvoir tenir de longues distances. 

Bref, un engin particulier et assez complet sur un marché de niche. Une solution parfaite pour certaines professions techniques.

Vous pourrez trouver la version One Netbook A1 en 8 / 256 Go à 515.03€ en précommande sur Geekbuying grâce au code GKBA1256GB. Le modèle One Netbook A1 8/ 512 Go est à 549.43€ avec le code GKBA1512GB. Un prix plus intéressant à mon goût au vu de l’augmentation de mémoire et de stockage proposé. Le stock de l’engin est annoncé pour une livraison dans 20 jours environ. 

One Netbook A1 : les tarifs du nouveau netbook 7″ © MiniMachines.net. 2020.

Acer Aspire 5 : du Tiger Lake boosté au GeForce MX450

Par Pierre Lecourt

Les derniers portables Acer Aspire 5 seront comme d’habitude déclinés dans une vaste gamme allant du 14 au 17 pouces avec des composants assez semblables. On retrouvera des dalles IPS en FullHD sur toute la gamme, associées à des puces Intel Tiger Lake débutant avec le Core i3-1115G4 et pouvant aller jusqu’au Core i7-1165G7.

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Mais Acer semble distinguer la gamme avec une option, en plus de l’offre graphique Intel intégrée aux processeurs et évoluant en gamme suivant les puces. Une offre qui propose des solutions Intel Xe très évoluées et censées pousser les performances graphiques à un nouveau niveau, Acer a intégré un chipset graphique Nvidia GeForce MX350 et GeForce MX450 en option.

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Difficile de voir pour le moment l’écart qu’il y aura entre les deux solutions, entre l’Intel Xe le plus haut de gamme d’Intel et une puce Nvidia. Si les solutions intégrées aux Tiger Lake ne sont pas clairement identifiées comme étant des processeurs adaptés aux jeux vidéo, elles sont censées faire tourner très correctement de nombreux titres en 720P et 1080P.

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Le bonus du MX450 devra être quantifié pour voir son intérêt dans ces solutions. Bien entendu, il est déjà possible d’imaginer les avantages liés à la mécanique de Nvidia avec en particulier deux éléments principaux : Les cœurs CUDA qui pourront être employés à d’autres desseins que la seule accélération 3D de jeu. Pour la création 2D et 3D comme pour l’encodage de vidéo. Mais également la gestion d’une mémoire dédiée à la puce graphique et non pas l’emploi de la mémoire système pour piloter le circuit.

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La version de base de tous ces Acer aspire 5 débutera dans une configuration très légère pour une sortie en Décembre 2020 : 4 petits gigaoctets de mémoire vive DDR4L et 128 Go de stockage non détaillé et, évidemment, uniquement le circuit graphique Intel embarqué. cette version entrée de gamme, en 14 ou  15.6″, sera commercialisée à 599€ dès Novembre. Une belle version de supermarché, avec 4 Go de mémoire vive seulement, Windows 10 ne saura pas donner tout ce qu’il a en réserve, surtout si le circuit graphique Intel pioche dans cette mémoire centrale pour travailler. Cela ne veut pas dire que la machine n’aura pas de belles capacités, juste que la légèreté de cet équipement mémoire va en gâcher une bonne partie. Il faudra plutôt surveiller les version en 8 Go minimum. En espérant que la montée en gamme ne signifie pas une évolution parallèle de l’ensemble des composants et donc une montée en flèche des prix.

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Le maximum de mémoire vive que ces Acer Aspire 5 pourront atteindre sera de 24 Go, la partie stockage pourra grimper à 1 To en PCIe NVMe ou 2 To en disque mécanique…

Pour le reste, c’est plutôt un bon équipement classique avec une webcam HD, un lecteur d’empreintes, un écran qui occupe 80% du terrain, deux USB 3.0, un USB 2.0, un jack combo, un port antivol, un HDMI et même un port Ethernet Gigabit. L’engin proposera bien entendu un Wifi6 et du Bluetooth 5.0. 

Le Acer Aspire 5 peut être un bon produit, en 14″ avec de 8 à 16 Go de mémoire vive, au gré d’une promo, c’est un engin passe-partout qui devrait faire l’affaire pour un usage classique.

Acer Aspire 5 : du Tiger Lake boosté au GeForce MX450 © MiniMachines.net. 2020.

Acer Spin 3 et Acer Spin 5, de nouvelles versions pour Décembre 2020

Par Pierre Lecourt

Le nouvel Acer Spin 5 proposera un écran de 13.5″ de diagonale. Un positionnement entre le 13.3 et le 14 pouces qui s’explique par le choix de la marque de proposer un affichage en 3:2 tactile. Une bonne idée pour se démarquer sur une solution à charnière rotative. Disponible en Février prochain, ce modèle sera commercialisé à partir de 1099€.

Acer Spin 5

L’Acer Spin 3 sera également proposé en Décembre. Plus classique avec une dalle de 13.3″ en 16:10, il sera commercialisé à un prix plus accessible de 899€. Les deux solutions apporteront une charnière sur 360° et une dalle tactile. Toutes deux seront équipées de puces Tiger Lake allant du Core i3-1115G4 au Core i7-1165G7 d’Intel. Des solutions associées à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et un stockage pouvant atteindre 1 To en PCIe NVMe Gen3. La partie réseau sera confiée à un circuit Intel Killer AX1650 pour proposer du WiFi 6 et du Bluetooth 5.1. 

Acer Spin 5

Le Acer Spin 5 se positionne sur un segment d’hyper portabilité  avec une épaisseur de 1.49 cm et un poids plume de 1.2 Kilo. La dalle 3:2 proposera une définition de 2256 x 1504 pixels et sera entourée de bordures de 7.78 mm pour proposer un ratio écran / châssis de 80%. L’usage en mode tablette sera donc complet avec un affichage très lisible et une compatibilité de la dalle avec les stylets Acer Active Stylus empruntant la technologie AES de Wacom. Acer assure que la machine proposera jusqu’à 15 heures d’autonomie et profitera d’une connectique Thunderbolt 4 pour assurer une charge rapide. 

Acer Spin 3

Acer Spin 3Acer Spin 3

Le Acer spin 3 proposera, de son côté, deux options pour son écran IPS . Un classique FullHD mais également du 2560 x 1600 pixels. Equipé des mêmes processeurs Intel Tiger Lake, il proposera lui aussi un stylet Acer Stylus avec 4096 niveaux de pression. 

Acer Spin 3 et Acer Spin 5, de nouvelles versions pour Décembre 2020 © MiniMachines.net. 2020.

Acer Swift 3X : un 14 pouces sous Tiger Lake et Intel Iris Xe MAX

Par Pierre Lecourt

L’idée d’Acer avec ce Swift 3X est de proposer une solution légère, performante et fine. La recette semble classique mais les ingrédients sont un peu nouveaux. La marque s’appuie sur des puces Intel Core de onzième génération mais également sur la solution graphique secondaire Intel Iris Xe MAX. Une nouveauté qui va obliger cet Acer à devoir faire ses preuves. La sortie annoncée pour ce mois de Novembre du Swift 3X programmé à 999€ passera sans doute par une batterie de tests pour valider cette nouvelle solution.

Acer Swift 3x

C’est un tarif psychologiquement difficile à tenir face aux machines classiques qui embarquent des solutions signées Nvidia et AMD. le Acer Swift 3x doit montrer qu’il se positionne correctement sur l’échiquier de la concurrence pour intéresser le public. Il dispose évidemment de certains atouts pour y parvenir.

On retrouve ainsi un ultraportable qui pourra embarquer des solutions Intel Core i7-1165G7, le quadruple coeurs et octuple threads qui équipera également le Asus Vivobook Flip 14 TP470EZ vu hier. Cette puce sera secondée par un maximum de 16 Go de LPDDR4X en mémoire vive et jusqu’à 1 To de SSD PCIe NVMe en stockage. Une option secondaire permettra de piloter un duo de 512 Go de stockage non détaillé avec une solution Intel Optane. Là encore, on retrouve les mêmes composants techniques que la solution d’Asus.

Acer Swift 3xAcer Swift 3x

Le Swift 3X proposera du Thunderbolt 4, de l’USB 3.2 Gen2 et des ports jack audio 3.5mm et HDMI. Il se connectera grâce à une solution Intel AX201 qui lui offrira un Wifi6 et du Bluetooth 5.1. La partie audio n’est pas en reste avec une paire d’enceintes spatialisées capable de gérer du DTS Audio. Un équipement complet avec, en prime, une Webcam HD et un lecteur d’empreintes digitales. Rien d’extravagant mais une solution complète.

Acer Swift 3x

Le clavier proposera un rétro éclairage et semble plutôt correctement intégré. On remarque une aération en haut à droite sous l’écran, de quoi encaisser la présence du chipset Intel Iris Xe MAX ? 

L’écran 14″ affichera un FullHD grâce à une dalle IPS garantie comme couvrant 72% de la gamme de couleurs NTSC. Avec un rapport écran/châssis annoncé de 84% grâce à des bordures fines, l’ultraportable a beaucoup d’atouts mais il faudra que l’offre d’Intel suive pour que le public s’y intéresse. La marque positionne son engin pour le grand public, une façon de dire qu’il ne propose pas les performances d’un ordinateur de jeu ni les qualités d’un portable orienté création. Pour Intel, il s’agit probablement d’une troisième voie, un portable pour tout le monde qui ne sera pas spécialisé mais répondra aux besoins de chacun de manière correcte.

Acer Swift 3x

Si le compte y est, si le Intel Iris Xe MAX tient ses promesses avec de bonnes performances en 3D FullHD, une excellente gestion multimédia et une belle réactivité pour tout le reste, le Swift 3 a un coup à jouer. Ne serait-ce que parce qu’il n’a pas vraiment de défauts et qu’il possède quelques excellentes qualités. A commencer par une autonomie excellente avec 17H30 annoncées. Et une recharge rapide qui permet de retrouver 4 heures d’usage réel après 30 minute de connexion au secteur.

Acer Swift 3x

Si la promesse est tenue, cet engin pourrait se faire une jolie place sur le marché.

Acer Swift 3X : un 14 pouces sous Tiger Lake et Intel Iris Xe MAX © MiniMachines.net. 2020.

Acer Chromebook Spin : deux machines sous Snapdragon 7c

Par Pierre Lecourt

Il a fallu un an pour que les SoC Snapdragon 7c de Qualcomm fassent leur chemin jusqu’aux Chromebooks mais c’est désormais chose faite. Le mariage du système de Google et de la plateforme ARM est désormais acté, Acer assurant la cérémonie sous sa gamme Chromebook Spin 513.

Chromebook Spin

Ces nouveaux Chromebook Spin 513 à destination des particuliers et Chromebook Enterprise Spin 513 qui visent les… entreprises, sont deux nouvelles solutions tout juste annoncées par la marque. Leur crédo ? Proposer un prix attractif, une grosse autonomie et un accès facilité au réseau grâce à la présence d’un modem 4G LTE  en option. 

Chromebook Spin

Le Qualcomm Snapdragon 7c est une solution gravée en 8 nanomètres composée de 8 coeurs Kryo 468 et qui propose un circuit graphique Adreno 618 performant. une solution capable de décoder des flux UltraHD HDR10 et qui propose par défaut un modem Snapdragon X15 LTE. Une solution qui reste surtout très abordable, idéale pour construire des engins de ce type. Le Chromebook Spin 513 est annoncé en France pour Janvier prochain à partir de 429€. La version Enterprise sera un peu plus chère, disponible en Février, avec un ticket d’entrée à 699€.

Chromebook Spin

Pourquoi cette différence de prix ? Parce que la version pro de la machine sera livrée avec la version adéquate de ChromeOS. La version Chrome Enterprise proposant des fonctions de sécurité avancées et surtout une gestion de flotte distante et d’autres avantages utiles pour un déploiement de masse.

Chromebook Spin

Pour le reste, ces engins seront rigoureusement identiques en terme d’options. On retrouvera donc des 13.3″ FullHD IPS tactile avec des charnières sur 360°. Un dispositif qui proposera de piloter l’engin comme une tablette et donc de profiter des applications Android désormais ajoutées au catalogue des applications de ChromeOS.

Les deux Chromebook Spin 513 proposeront le même SoC Qualcomm Snapdragon 7c associé à un maximum de 8 Go de DDR4 en double canal. Les versions entrée de gamme seront livrées avec moins de mémoire, ce n’et pas détaillé mais on peut s’attendre à des engins en 4 Go de DDR4. Le stockage sera, quant à lui, un eMMC de 128 Go dans tous les cas.

Chromebook Spin

Les machines partageront la même connectique avec un Wifi5 et du Bluetooth 5.0 mais la version 4G sera optionnelle. Un choix étonnant quand on sait que la partie 4G est intégrée au SoC de Qualcomm mais une solution qui peu s’expliquer par une volonté de proposer une gamme plus large par Acer. La marque n’intégrera pas la partie réseau, les antennes, le lecteur de cartes SIM et le reste, dans les versions sans 4G. Il est également possible que Qualcomm lui livre des puces Snapdragon 7c dépourvues de modem moins chères, ce qui sous entend qu’il ne faudra probablement pas compter sur l’achat d’une version “non 4G” en espérant pouvoir ajouter les antennes nécessaires pour en profiter. Les ports disponibles sur les engins seront assez sobres : à gauche, un USB Type-C, un USB 3.0 Type-A et un port jack audio combo. A droite, un unique port USB Type-C.

Chromebook Spin

Les Chromebook Spin proposeront 14 heures d’autonomie d’après la marque, un joli score qu’il faudra confronter à la réalité des usages de l’engin. En particulier avec un rétro éclairage puissant. Un score qu’il faut toutefois mettre en perspective des machines du même constructeur qui annoncent des autonomies supérieures avec des puces Intel Tiger Lake et circuit Intel Iris Xe. Des écarts peuvent s’expliquer par l’implantation de batteries différentes dans les deux solutions, le prix des versions Windows étant salement plus élevées que les 429€ de base demandés par ce Chromebook Spin 513. 

L’encombrement de la machine est très correct, les Chromebook Spin 513 sont annoncés à 1.2 Kg pour une largeur de 31 cm et  20.9 cm de profondeur. Ils mesurent 1.56 cm d’épaisseur à son point le plus haut.

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Le design de référence présenté en 2019 par Qualcomm pour son Snapdragon 7c

ARM + Linux : La vraie recette

Je suis toujours étonné de voir l’intérêt porté par Microsoft pour les puces ARM. On voit bien dans cet exemple que les solutions x86 sont plus pertinentes en puissance et en autonomie que les puces d’AMD pour l’écosystème de Windows. Que ce  soit avec de l’Intel Core ou de l’AMD Ryzen, l’usage d’un engin sous Windows sera toujours plus efficace sous x86 que sous ARM. Parce que cela ne pose pas de problème de compatibilité et parce que les progrès faits par les concepteurs de processeurs x86 classiques ne sont évidemment pas à l’arrêt. Il parait à chaque fois totalement insurmontable pour Microsoft de mettre le monde ARM à niveau sous Windows.

Mais ce n’est pas du tout le cas pour ARM et Linux. ChromeOS, basé sur Linux, est l’exemple parfait d’une synergie efficace. Avec un système indépendant des routines de Microsoft, l’usage de puces comme ce Snapdragon 7c est totalement pertinent. On retrouve tout l’usage des Chromebooks, une belle autonomie, un prix abordable et des options très sympathiques comme ce modem 5G. Parfait pour concevoir une machine tout terrain sobre et efficace.

Acer Chromebook Spin : deux machines sous Snapdragon 7c © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi GemiBook, un ultraportable 13 pouces en “2K”

Par Pierre Lecourt

Le Chuwi GemiBook est un 13.3″ d’apparence assez classique, bordures fines, châssis léger en aluminium et disposition des plus standard avec un clavier QWERTY occupant la majeure partie du châssis bas et gigantesque pavé tactile. La petite nuance proposée par ce nouvel ultraportable est liée aux qualités de cet affichage. L’écran propose une définition de 2160 x 1440 pixels, un affichage de type 3:2 parfait pour une utilisation bureautique. La dalle propose une colorimétrie 95% sRGB et 70% NTSC pour une colorimétrie correcte de l’appareil.

Gemibook

Ce qui est moins standard dans cette machine se trouve dans son équipement embarqué. Point de puce Intel Core ici mais un processeur Celeron J4115. Un quadruple coeurs et autant de Threads, cadencé de 1.8 à 2.5 GHz et épaulé par 4 Mo de mémoire cache. Cette puce Gemini Lake Refresh, légèrement plus performante qu’un classique N4100 propose un circuit graphique Intel UHD 600 aux excellentes performances multimédia. Dans ce GemiBook, elle est associée à 12 Go de mémoire vive, 4 de plus que les limitations officielles d’Intel concernant cette puce. Pas d’inquiétude, cette “limitation” des Celeron n’existe que sur le papier, elle sert à dresser une barrière “diplomatique” entre ces puces et les solutions Core.

Gemibook

Le stockage est confié à un SSD M.2 2280 SATA de 256 Go au format M.2 et un second emplacement libre, au format M.2 2280 PCIe NVMe est également disponible pour faire évoluer l’engin. 

Gemibook

Une webcam 1 mégapixel est présente sur le cadre haut et l’engin propose un module Wifi5 associé à un rare Bluetooth 5.1. Le clavier est rétro éclairé et la charnière permet une ouverture à 180° pour positionner l’engin à plat.

Gemibook

Autre bon point, la connectique est bonne. Elle propose un port USB 3.0, un jack audio 3.5 mm casque et microphone combinés, un port USB Type-C avec transport de vidéo DisplayPort et données mais également compatible Power Delivery 2.0. Il permettra de recharger rapidement la batterie 38 Wh qui promet une autonomie pouvant atteindre 7 heures. Ce type de connecteur est encore trop rare sur le secteur, beaucoup de constructeurs lui préfèrent toujours un bon vieux bloc secteur à port jack pour l’entrée de gamme. Le Gemibook mesure 28.9 cm de large pour 21.9 cm de profondeur  et 1.77 cm d’épaisseur. 

Lancé à 318.60€ sur le marché, c’est une solution assez originale pour qui cherche un ultraportable Windows 101 dédié à des usages bureautiques, surf et programmation. Si le clavier QWERTY ne vous pose pas  de soucis, c’est peut être une solution à explorer.

Le Chuwi Gemibook se retrouve à 318.60€ chez Banggood.

Chuwi GemiBook, un ultraportable 13 pouces en “2K” © MiniMachines.net. 2020.

Xiaomi veut lancer son enceinte connectée en Europe

Par Pierre Lecourt

Bon courage Xiaomi ! Bon courage pour ta Mi smart Speaker ! Pour venir t’implanter dans nos contrées avec ton enceinte connectée. Je n’ai rien contre ton produit mais j’ai un peu plus de mal avec tes traductions. Je ne sais pas si la marque veut se lancer en France ou si sa vision de l’Europe ne concerne en réalité que les pays anglophones.

Mi smart Speaker

MAJ : Plusieurs d’entre vous m’ont signalé que la Mi smart Speaker fonctionne en réalité sous Google Home, ce qui change évidemment la teneur du billet ci-dessous. Je vous le laisse cependant pour la postérité.

 

L’enceinte vendue en Chine et en Inde pour un tarif qui équivaut à cinquante de nos euros débarquerait ici pour une soixantaine d’euros si l’on en croit Winfuture. Elle serait dans tous les cas proposée sur un marché particulièrement difficile. Non seulement Google, Apple et surtout Amazon verrouillent le secteur avec des produits clairement identifiés et bien implantés par de nombreux services, mais les gens ont une étonnante façon de traiter les Gafam de manière différente. 

Vous aurez peut être remarqué que je ne relaie jamais les promos pour les Amazon Echo ou autres Google Home. Les enceintes connectées ne sont pas affichées sur Minimachines ni sur Mistermatos. Cela pour une raison simple, je ne veux pas les promouvoir. Chacun est libre de les installer chez soi, je ne juge personne, mais leur achat doit être fait à tête reposée sans être poussé par une promotion. C’est à mon sens la bonne manière de s’intéresser à ces produits qui, si ils peuvent être très séduisants, ont tout de même un fort impact potentiel sur votre vie privée. Mais je remarque tout de même que les gens ont une approche étrange de ces engins. Ce qui vient des US, les solutions d’Amazon, d’Apple et de Google, ne soulèvent que peu de commentaires concernant la vie privée. Par contre, ce qui vient d’Asie et surtout de Chine, ne manque jamais d’un ou de plusieurs remarques acerbes sur l’écoute qui sera faite par le “gouvernement Chinois”. De là à prédire que le lancement de l’enceinte de Xiaomi se soldera par les mêmes remarques, il n’y a qu’un tout petit pas prédictif que je franchis allégrement.

Mi smart Speaker

Sur le papier, la solution de Xiaomi est séduisante, pour 60€ environ on retrouve une enceinte pourvue d’un haut-parleur de 2,5″ affichant 12W de puissance et une connexion Wifi5 assez classique. La solution Mi smart Speaker pourra également être utilisée comme une enceinte Bluetooth avec un module interne en 5.0 pour diffuser en direct du son depuis une source compatible. Le tout est piloté par un SoC Amlogic A113X proposant quatre cœurs ARM Cortex-A53 et un demi Go de mémoire vive. L’engin propose deux microphones longue portée pour capter les ordres des utilisateurs. Le Mi smart Speaker mesure 15 cm de haut et pèse 850 grammes.

Mi smart Speaker

Quelle rentabilité pour Xiaomi dans une distribution locale de ce produit ? Elle est difficile à concevoir. Qui dit enceinte connectée dit Intelligence Artificielle et développement d’une reconnaissance de langage poussée associée à des serveurs. Si possible locaux pour éviter un temps de traitement trop long. Cela a du sens pour des acteurs comme Amazon ou Google qui vendent d’autres, beaucoup d’autres, services autour de ce dispositif de base. Beaucoup moins pour Xiaomi qui ne pousse aucun contenu externe ni ne vend des produits accessoires autres que ceux qui se vendent déjà très bien sur le territoire. Comment financer l’infrastructure nécessaire au déploiement de ces solutions avec des produits low-cost comme le Mi smart Speaker ? Développer une reconnaissance vocale en Allemand ? En Français ? En Italien ? En Polonais et en Portugais ? La rentabilité serait difficile voir impossible et cela même sans parler de la concurrence que ne manquerait pas d’exacerber cette tentative chez Amazon et consorts.

J’ai du mal à voir comment, à moins de limiter les interactions au minimum ou de livrer un produit clairement en dessous de la concurrence, la marque pourrait venir jouer sur le territoire Européen ? A moins d’une implantation du service massive, c’est à dire en ajoutant une couche supplémentaire de services à ses smartphones et en développant des synergies économiques secondaires, cela n’a absolument aucun sens.

Xiaomi veut lancer son enceinte connectée en Europe © MiniMachines.net. 2020.

Intel revend sa division SSD à SK Hynix pour 9 milliards de dollars

Par Pierre Lecourt

SK Hynix ont le connait surtout au travers de ses composants mémoire DDR que le Coréen fabrique et distribue à l’international. Avec le rachat de la division SSD d’Intel, le fabricant se positionne désormais également fortement sur le segment NAND qu’il occupe et développe depuis longtemps. Le rachat, pour 9 milliards de dollars en deux temps puisqu’une partie importante sera échangée l’année prochaine, le positionne en bonne place sur ce secteur.

SK Hynix

C’est toute la division en charge de la  conception, de l’optimisation et de la fabrication des modules NAND qui change de drapeau. Intel revend tout son circuit à SK Hynix et donc toute la partie SSD d’Intel. La fabricant de processeur ne cède évidemment pas son logo ni sa marque et conserve en son sein une entité particulière, la partie Optane. ces solutions SSD hyper rapides qui ne servent pas à stocker des données mais comme cache pour améliorer les performances de SSD ou de disques mécaniques. Difficile de savoir si cette partie est trop particulière et fait l’objet de brevets importants pour le futur d’Intel comme le suggère Bob Swan son PDG. Ou si, plus simplement, elle est trop spécialisée pour intéresser un acteur comme SK Hynix. La division Optane restera donc la propriété d’Intel.

Intel 540s

Tout le reste va basculer, et avec ce transfert SK Hynix va récupérer les succursales qui développent les SSD d’Intel. Un joli coup pour le Coréen qui va pouvoir hériter des brevets et optimisations d’Intel. Les éléments qui concernent la fabrication des puces NAND doivent être particulièrement intéressants, ils ont probablement eu droit à beaucoup d’attentions et d’optimisations de la part d’Intel. Des armes indispensables pour lutter contre le Japonais Kioxia – ex Toshiba – et  surtout son comparse Coréen Samsung. Corée qui devient le premier producteur mondiale de NAND, les trois sociétés détenant à elles seules 70% du marché de la NAND mondiale.

Intel met en avant sa volonté actuelle de concentration stratégique autour de son métier de base : la fabrication de processeurs pour PC et serveurs. Difficile de savoir si cette décision importante est liée à une volonté réelle de repli sur son métier d’origine ou si la volonté derrière ce mouvement est de satisfaire un appétit boursier. 9 milliards supplémentaires, 2 cette année et 7 pour 2021, voilà qui devrait gonfler les chiffres du géant américain. En espérant que cela ne soit pas une vente à la découpe, une fuite en avant du concepteur de processeurs. Ces milliards de dollars peuvent évidemment servir au développement de nouvelles stratégies, au recrutement de personnels et à la mise en place de nouvelles structures de gravure pour suivre le rythme imposé par ses concurrents.

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La concentration du marché autour d’acteurs toujours plus réduits n’est pas forcément une bonne chose pour le consommateur. Moins de concurrence, une évolution du marché autour d’une même zone géographique, peuvent amener à des mouvements tarifaires à la hausse. Des épisodes inhabituels peuvent également avoir des conséquences fâcheuses sur ce secteur. Incendie d’usine, problèmes électriques, évènement climatiques… le passé nous a montré que la moindre péripétie technique avait comme conséquence un soubresaut des tarifs sur ce secteur particulier.

Intel revend sa division SSD à SK Hynix pour 9 milliards de dollars © MiniMachines.net. 2020.

One Netbook A1 : un minuscule netbook 7″ sous Core M3-8100Y

Par Pierre Lecourt

Le One Netbook A1 est compact, c’est le moins que l’on puisse dire. L’engin mesure 17.3 cm de large pour 13.6 cm de profondeur sur 1.9 cm d’épaisseur. Son poids de 550 grammes comme son volume ne devraient donc pas trop vous encombrer au quotidien. 

One Netbook A1

Le One Netbook A1 ressemble un peu au MicroPC de GPD avec des différences assez importantes néanmoins. La où GPD a choisi de construire un clavier original dont la partie supérieure droite a été affublée d’un pavé tactile, le nouveau venu reprend un système plus classique de clavier complet surmontant un dispositif de deux boutons et d’un petit capteur optique en remplacement du pavé tactile. Une manière adroite de proposer une gestion du pointeur de souris sans sacrifier la partie clavier.

Adroite car le One Netbook A1 s’adresse à mon avis plus aux utilisateurs de claviers qu’aux autres. Avec une large connectique, il se positionne comme un outil parfait pour les administrateurs réseau, les utilisateurs d’Ethernet en vadrouille et autres pilotes de machines exploitant encore ce bon vieux port série.

One Netbook A1

Au dos de la machine, on découvre en effet quatre connecteurs : Un Ethernet Gigabit, un RS-232 et deux USB 3.0 pleine taille. Rien d’extravagant et des connecteurs pas forcément des plus utiles pour tout le monde au quotidien. Mais également des ports qui sont indispensables pour d’autres et cela conforte l’existence même de ce produit. Le One Netbook A1 sera un couteau suisse parfait pour certains utilisateurs qui sont souvent obligés de passer par des portables grand format pour avoir une vraie prise RS-232. D’autres, qui sont obligés de rester sous de vieilles versions de leur système encore compatibles avec le pilote antédiluvien de leur adaptateur USB vers Série. Des scénarios pas si alambiqués puisque ces derniers m’envoient régulièrement des demandes pour trouver une solution de remplacement à leur vieux 17.3″, dernier portable à proposer encore un port de ce type, et qui les accompagne sur le terrain.

One Netbook A1

Le One Netbook A1 propose également des ports plus classiques, dans le sens moderne, avec un Micro HDMI, un USB Type-C, un port jack 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. Il embarquera 8 Go de mémoire vive et de 256 à 512 Go de SSD PCIe NVMe. Pas de caméra, une maigre enceinte mono mais une batterie 6400 mAh compatible Power Delivery sera également de la partie.

One Netbook A1

Grosse différence par rapport au MicroPC de GPD qui tourne sous Celeron N4100, le nouveau venu embarque un Core M3-8100Y Amber Lake plus performant. De quoi alimenter un écran 7″ de diagonale qui affiche sur une dalle en 1920 x 1200 pixels. Dalle IPS, tactile puisque la partie écran pivote sur un axe avant de se rabattre contre le clavier ce qui permettra de l’utiliser comme tablette. Ou comme bloc note puisque la dalle sera également capable de capter les signaux des 2048 niveaux de pression d’un stylet actif. La partie sans fil fonctionne autour d’un Wifi5 classique et d’un module Bluetooth 4.2.

One Netbook A1

Pas d’informations détaillées sur le tarif, sachant que le GPD Micro PC a été lancé à 299$ en Celeron N4100 avec 4 Go de mémoire vive et 128 Go de SSD SATA. La date de sortie est prévue pour cette fin de mois… Il faut probablement s’attendre à un prix plus proche des 500$ que des 300$.

One Netbook A1 : un minuscule netbook 7″ sous Core M3-8100Y © MiniMachines.net. 2020.

Asus VivoBook Flip 14 TP470EZ : Intel GPU DG1 Inside

Par Pierre Lecourt

Le VivoBook Flip 14 TP470EZ d’Asus se réclame être le premier portable au monde embarquant un circuit graphique Intel DG1. Une solution externe donc qui positionne le portable comme une machine de création. Un circuit plus évolué qui proposera plus de ressources de traitement pour les applications multimédia et les jeux.

TP470EZ

Le circuit Intel DG1 n’est pas encore officialisé par le fondeur, mais Asus n’a pas attendu pour intégrer le produit dans son VivoBook Flip 14 TP470EZ et en faire la promotion sous la forme d’une annonce peu équivoque : le portable embarquerait le “First Intel Discrete Graphics.”

DG1

Bien sûr, il est possible que cela soit du à une mauvaise traduction ou que la nuance entre “discrete” qui désigne les circuits secondaires à ceux intégrés dans les processeurs , et l’Intel Xe présent dans les puces de onzième génération n’ait pas été correctement ressentie. Mais je doute que cela soit le cas. La marque est non seulement assez grande pour éviter ce genre de soucis de traduction avec des équipes aux quatre coins de la planète. Et c’est surtout un excellent candidat potentiel pour ce type d’intégration, Asus est et reste une boîte d’ingénieurs capable de prendre en charge ce genre de défis sans trop de problèmes.

TP470EZ

Autre indice qui penche pour le scénario d’une puce externe Intel DG1, le descriptif de l’engin qui sépare bien deux éléments de mémoire embarqués. Le VivoBook Flip 14 TP470EZ proposera de 8 à 16 Go de DDR4 mais également 4 Go de mémoire vidéo dédiée. Un point qui indique bien la présence d’un circuit externe.

souple

On retrouve, pour le reste, un 14 pouces FullHD tactile créé autour d’une charnière s’ouvrant à 360° pour l’utiliser comme une tablette. La dalle sera également compatible avec un stylet actif ASUS Pen SA200H optionnel. La dalle IPS de 14″ occupera 82% de l’espace disponible et affichera une colorimétrie travaillée avec un profil 100% sRGB pour des angles de 178°.

TP470EZ

L’engin propose semble t-il deux choix de puces embarquées : un Core i5-11135G7, quadruple coeurs et octuple threads cadencé de 2.4 à 4.2 GHz avec 8 Mo de cache. Et le Core i7-1165G7 également en 4 coeurs et 8 threads avec 12 Mo de cache et une fréquence allant de 2.8 à 4.7 GHz. Deux solutions qui proposent déjà un circuit graphique Intel Xe qui sera donc épaulé par un Intel DG1. Le stockage démarrera à 128 Go et pourra grimper jusqu’à 1 To de SSD PCIe NVMe et s’associer à une solution de cache mémoire de type Optane pour une combinaison 32 Go de cache et 512 Go de SSD.

TP470EZ

On retrouvera sur la machine un port Thunderbolt 4, une sortie HDMI, un port USB 3.2 Gen 2 ainsi qu’un port USB 2.0 Type-A. Un Jack audio combo sera présent en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC et d’un port Antivol type Kensington lock.

TP470EZ

Le clavier proposera une option de rétro éclairage et son système chiclet offrira une course de touche de 1.4 mm. Le pavé tactile proposera le système NumberPad 2.0 en option pour se transformer en pavé numérique. Il proposera en outre un lecteur d’empreintes pour de la reconnaissance biométrique. Une webcam HD sera embarquée et la partie audio sera restituée par une paire d’enceintes stéréo signée Harman Kardon. 

Le VivoBook Flip 14 TP470EZ proposera un Wifi5 ou un Wifi6 suivant les versions ainsi qu’un Bluetooth 5.0. Asus semble avoir profité des fonctions de charge rapide avec une batterie 42 Wh 3 cellules capable de passer de 0 à 60% de capacité en 49 minutes. Le 14 pouces mesurera 32.4 cm de large pour 22 cm de profondeur et 1.87 cm d’épaisseur. il pèsera 1.5 Kilo.

TP470EZ

Il n’est pas nécessaire d’être devin pour apprécier la suite des évènements. Ce Vivobook est le premier à annoncer la présence d’un processeur Intel secondaire mais c’est l’arbre qui cache la forêt. Une foule de machines du même acabit se prépare. Si on ne sait pas encore ce que cette puce graphique nous réserve en terme de performances, on est à peu près sûr qu’elle proposera suffisamment de ressources pour transformer un portable classique en une solution un peu plus musclée. Pas au niveau d’un circuit externe GeForce ou Radeon haut de gamme évidemment, mais avec suffisamment de ressources pour convenir à un usage multimédia efficace en FullHD. Au vu du positionnement de ce TP470EZ qui n’est pas un engin spécialement haut de gamme, cette solution pourrait être déployée massivement sur un segment milieu de gamme chez la plupart des constructeurs.

Source : Asus via Hexus

Asus VivoBook Flip 14 TP470EZ : Intel GPU DG1 Inside © MiniMachines.net. 2020.

Un MiniPC noname sous Core i7 Coffee Lake et GTX 1650

Par Pierre Lecourt

Il s’agit ni plus ni moins que d’un montage assemblé en usine d’un MiniPC classique. Cet engin proposé sur AliExpress propose une carte mère noname avec un socket LGA1151 qui peut embarquer trois puces Coffee Lake d’Intel.

Un Intel Core i3-9100F pour commencer, avec quatre cœurs et autant de threads, une fréquence allant de 3.6 à 4.2 Ghz et proposant 6 Mo de cache pour un TDP de 65 Watts. Puis le Core i5-9400F en six cœurs et six threads oscillant de 2.9 à 4.10 Ghz toujours à 65 watts de TDP mais poussant à 9  Mo le cache embarqué. Enfin, le Core i7-9700F qui passe à huit cœurs et huit threads, poussant ses fréquences de 3 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache toujours pour 65 watts de TDP.

MiniPC noname

Particularité de ces trois puces, elles ne proposent pas de circuits graphiques internes et devront donc être secondées par une solution secondaire. Ici, le constructeur fait appel à une traditionnelle carte PCIe. Une Nvidia GeForce GTX 1650 montée sur un Riser pour être déportée sur le côté. L’ensemble tient alors dans un boitier en métal de 28 cm de large pour 20 cm de profondeur et 6.5 cm d’épaisseur. L’ensemble est monté “au plus facile”, c’est à dire que la carte mère est fixée à la paroi supérieure de l’engin qui doit laisser apparaitre des entretoises. Les différents ventilateurs se retrouvent donc “tête en bas”, face à des ouvertures pratiquées sous la machine. Des petits patins de caoutchouc permettent de décoller le boitier de son support.

MiniPC noname

La machine propose deux slots de mémoire vive type So-Dimm DDR4L 1.35V qui travailleront uniquement pour le système, la partie graphique Nvidia bénéficiant de 4 Go de GDDR6 dédiés. Le stockage pourra profiter d’un emplacement M.2 2280 PCIe et NVMe et également compatible SATA mais aussi d’un emplacement 2.5″ SATA 3.0 supplémentaire.

MiniPC noname

Ce MiniPC est, bien entendu, ventilé activement avec le dispositif de la carte graphique et celui du processeur. Il propose une connectique assez complète avec 5 ports USB 2.0, 3 ports USB 3.0, une sortie DVI, une autre en HDMI et une DisplayPort. Deux jacks audio 3.5 mm pour casque et micro sont visibles ainsi qu’un port Ethernet Gigabit et deux ports d’antenne Wifi dont le module n’est pas détaillé. Vendu en barebone, sans mémoire ni stockage, l’engin débute à 415€ en version Core i3-9100F. Il grimpe à 592€ en version Core i7-9700F. En ajoutant mémoire vive et stockage les prix grimpent encore un peu plus haut. La version 64 Go de DDR4 associée à 1 To de SSD dépassant les 1000€… 

Je ne suis pas très chaud pour ce genre d’investissement. Sur le papier, les performances doivent être intéressantes mais je me demande si on ne peut pas arriver à une machine aussi performante pour le même tarif en France ?

Source : AndroidPC.es

Un MiniPC noname sous Core i7 Coffee Lake et GTX 1650 © MiniMachines.net. 2020.

Un nouveau format de Raspberry Pi Compute Module 4

Par Pierre Lecourt

Le format de la solution change du tout au tout, le Raspberry Pi Compute Module 4 abandonne le format So-Dimm classique pour une nouvelle intégration. Mais les plus gros changements sont internes avec beaucoup de nouveautés embarquées.

Raspberry Pi Compute Module 4

A mon sens, l’évolution la plus marquante est dans l’implantation possible de PCIe et de NVMe en direct, ce qui ouvre la porte à l’emploi de solutions de stockage ultra rapides pour aller chercher des données à traiter ou pour les emmagasiner. Sans même parler de l’endurance proposée par ce type de stockage par rapport aux solutions habituelles des cartes de la fondation, c’est une porte grande ouverte vers d’autres traitements. La nouvelle solution profite également de fonctionnalités Wifi et Bluetooth ainsi que d’une connectique Ethernet Gigabit. Une ouverture complète, donc, vers les réseaux qui ouvre là encore de belles perspectives de réalisations : je pense bien évidemment à des fonctions NAS ainsi que de traitement et d’analyse réseau plus poussées qui iront de la gestion d’un chiffrement de données au nettoyage en profondeur de toute publicité en ligne.

Raspberry Pi Compute Module 4

Le format Compute Module est particulier dans la lignée des solutions de la fondation. Il ne  s’agit pas vraiment à la base d’une solution grand public mais plutôt d’un format à destination des industriels. Depuis trois générations, il est monté sur une solution de type So-Dimm, comme les barrettes mémoire. La grande nouveauté de ce format est le recours à un système de brochage différent. Le Raspberry Pi Compute Module 4 emploie deux modules de 100 broches de haute densité pour se connecter à sa Module IO Board. Cette carte secondaire embarquera la connectique et les éléments “classiques” du format : sorties vidéo, USB, RJ45 etc.

Ce nouveau connecteur marque une rupture avec les anciens formats. Jusqu’ici il était possible de faire évoluer son projet en gardant la même carte mère et en changeant de module, toujours dans un format So-Dimm de type DDR2. Les utilisateurs des précédents formats se retrouveront donc dans l’impossibilité de faire évoluer leurs précédents projets vers la version 4. A moins qu’ils ne changent également de carte mère. 

Raspberry Pi Compute Module 4

Mais le jeu en vaut la chandelle avec un nouveau SoC plus performant et surtout apte à gérer plus de choses. Le Broadcom BCM2711 apporte par exemple une deuxième sortie HDMI, de l’USB et une gestion réseau Ethernet Gigabit. Il saura également prendre en charge du PCIe ce qui apporte son lot d’évolutions intéressantes. Problème, le format So-Dimm ne permet pas de prendre en charge de tels transferts, il a donc fallu décider d’un changement. Soit en proposant un SoC plus puissant mais castré par sa connectique, soit en faisant évoluer sa connectique de concert. Ce nouveau format, poétiquement baptisé Hirose DF40C-100DS-0.4V, permettra donc beaucoup plus de choses.

Raspberry Pi Compute Module 4

Le double connecteur est également pertinent car il sépare les différents éléments : d’un côté, on retrouvera les connexions traditionnelles comme les GPIO de la carte, la gestion des données sur MicroSDXC, l’Ethernet et l’alimentation du SoC. De l’autre, on retrouvera l’ensemble des nouvelles fonctionnalités à haut débit. Le PCIe, l’USB 3.0, le HDMI et les doubles connecteurs MIPI CSI et DSI. Autre point intéressant, ce format est plus compact et au final moins onéreux que celui d’un So-DIMM ! Cette évolution apporte également son lot de possibilités supplémentaires.  

Raspberry Pi Compute Module 4

La fondation Raspberry Pi veut rendre la partie qui accueillera le Compute Module 4 plus accessible aux utilisateurs. Elle propose donc un format totalement ouvert pour que tout le monde puisse concevoir la carte d’accueil la plus adaptée possible. Certains voudront une carte minimaliste la plus compacte qui soit, d’autres auront plus avantage à étendre ses connecteurs. Pour faciliter ce type de développement, les plans complets de la Module IO Board sont proposés au format KiCAD. Vous pourrez donc éditer les plans et modifier ce que bon vous semble et, je n’en doute pas, pourrez également profiter du design des autres.

Raspberry Pi Compute Module 4

De nombreux sites commerciaux proposent aujourd’hui de construire des circuits imprimés sur mesures. Vous pourrez donc leur commander la solution qui vous convient le mieux. Il va sans dire que d’ici quelques mois quelques projets phare auront émergés autour de ce format : des systèmes type portés par des communautés. On imagine un format de NAS ou un super gestionnaire de solution PiHole, par exemple. Mais aussi des versions Domotiques ou des éléments hyper spécialisés comme un gestionnaire d’aquariophilie, d’alarme ou un outil de pilotage de CNC… Ces évolutions spécialisées auront tôt fait d’apparaitre au catalogue des fabricants de cartes comme des pièces détachées et tout un chacun pourra s’appuyer sur un travail communautaire pour réaliser le projet qui lui tient à coeur. Si un NAS n’a que faire d’une sortie vidéo ou d’une webcam, les sorties seront abandonnées dans le design. Au contraire, un aquariophile pourrait suivre sur un écran l’état de ses divers capteurs et récupérer un flux vidéo de ses poissons préférés. La solution de la fondation propose un fonctionnement sur mesures autour de ses intérêts propres, un fonctionnement qui fait tout l’intérêt de cette évolution.

Un des points clés de ces modifications techniques est dans l’abandon du schéma PCIe vers USB 3.0 de la carte Raspberry Pi classique. Si on se doute que c’est la meilleure solution pour la formule standard de la carte, elle n’est plus forcément aussi pertinente pour cette version. Le PCIe pourra donc être exploité très simplement en ajoutant le socket de votre choix ainsi que les alimentations nécessaires. De quoi piloter aussi bien des circuits externes que des SSD au format NVMe, par exemple. La solution propose également de doubler les lignes MIPI de la version de base, ce qui permettra de piloter deux cameras pour de la vue stéréoscopique. Vous pourrez également piloter des écrans UltraHD ou bénéficier d’un rafraichissement ultra rapide. 

Raspberry Pi Compute Module 4

A noter également la présence d’un connecteur UFL directement sur la carte pour ne plus dépendre de l’antenne interne en Wifi mais pouvoir déporter la solution de son choix. Mieux encore, les deux antennes pourront être activées ou désactivées au besoin via un ordre logiciel. Parfait pour intégrer la solution dans un automate et dériver son antenne vers l’extérieur en cas de besoin tout en ayant la possibilité d’éteindre cette antenne pour éviter toute intrusion.

Raspberry Pi Compute Module 4

Le nouveau Compute Module 4 ne mesure plus que 55 mm sur 40 mm et pourra donc se placer sur un support sur mesures ou sur la carte de base proposée par la fondation. Celle-ci couvrira l’ensemble des possibilités offertes par le SoC embarqué. La fondation a voulu étoffer son offre avec 32 variations de la carte pour correspondre exactement aux besoins de ses partenaires.

Imaginez vous construire un projet industriel, qui sera vendu à des milliers d’exemplaires, avec une solution qui embarquerait trop de mémoire ou de stockage pour vos besoins. Vous proposez une solution pour piloter une machine outil qui ne peut pas encaisser énormément d’ordres à la fois. A quoi vous sert d’avoir 4 Go de mémoire vive ? A rien si ce n’est à surfacturer des milliers de machines pour rien.

CM4

Petite erreur dans le tableau, la partie droite est bien “avec wifi”

La fondation proposera donc au total 32 variantes de son Raspberry Pi Compute Module 4. On retrouvera 4 versions de mémoire vive, 4 versions de stockage eMMC et une option pour la partie sans fil. La version de base, sans Wifi ni Bluetooth, avec 1 Go de mémoire vive et sans eMMC sera facturée 25$. Pour 30$, vous aurez la version Wifi de la même solution. On retrouve cette évolution à coup de 5$ pour beaucoup d’options. Par exemple passer de la carte de base sans eMMC à une version 8Go vous coutera 5$ de plus. Encore 5$ supplémentaire pour passer à 16 Go de eMMC etc. Ainsi la version 8Go de mémoire vive et 32 Go d’eMMC avec Wifi sera proposée à 95$.

Cette segmentation très poussée permettra de proposer des Compute Module 4 parfaitement adaptés aux usages industriels. Sans avoir à facturer des éléments non exploités par ses clients finaux. Cela ne veut pas dire que toutes les versions seront commercialisées pour le grand public. Il est probable qu’une partie de ces options ne soit disponible que sur commande. 

Le Compute Module 4 est un outil avant tout industriel qui, par son ouverture et sa philosophie ouverte, pourrait venir s’implanter dans des développements originaux et intéressants dans le grand public. Si le scénario vous parait improbable, il faut vous souvenir que beaucoup de personnes faisaient les mêmes reproches à la première Raspberry Pi. Avec une communauté qui se construit autour d’un projet et le support de passionnés au compétences électroniques et pratiques suffisantes de nombreux projets pourraient voir le jour dans des centaines de domaines. Combien de temps avant de voir un de ces modules piloter un télescope astronomique, capturer des images, suivre des astres, corriger des défauts chromatiques ? Quelle taille pourrait faire une communauté bien décidée à créer un NAS sur mesures autour d’un module de ce type ? Avec cette solution qu’on peut modeler suivant ses besoins et une vraie volonté de laisser des tiers s’en emparer pour développer dessus, le Raspberry Pi Compute Module 4 se positionne comme une solution à mi chemin de l’offre prête à consommer et de la solution industrielle. Une voie nouvelle qui semble parfaitement coller aux possibilités offertes par les compétences rassemblées par Internet aujourd’hui.

Un nouveau format de Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2020.

Présentation : Carte mère Mini-ITX Asus ROG Strix B550-I Gaming

Par Pierre Lecourt

C’est mon problème face à cette Asus ROG Strix B550-I Gaming, d’autant que la dernière fois que j’ai testé une carte mère date d’il y a bien longtemps. Manque de repères, manque de retours ces dernières années. Manque tout simplement d’autres cartes équipées du même chipset pour les comparer entre elles. Par quel bout prendre l’objet pour ne pas passer à côté ? Je fouille et je refouille le web à la recherche de tests. J’écume les benchmarks et, rapidement, je m’ennuie à mourir. 


ASUS ROG B550-I ITX
Qui a encore envie de savoir de combien de pouillèmes de performance telle carte obtient en plus par rapport à telle autre ? Je ne nie pas la pertinence de ce type de tests mais il faut voir dans quelles conditions ils sont établis. Lorsqu’on lit des dizaines de tableaux qui comparent des cartes intégrant pèle mêle des puces Intel et AMD, sur trois générations de chipsets. Des cartes graphiques et des configurations aussi diverses que hors de prix, quels résultats obtient t-on alors ? Un gloubiboulga d’expériences rendues encore plus illisibles par des overclockings plus ou moins poussés. Il faudrait que pour chaque sortie d’une nouvelle génération de cartes, les tests soient édités par modèles de chipsets et avec les mêmes composants, pour que tout cela ait un peu de sens.

Bien entendu, c’est un traitement impossible à gérer. Trop lourd, trop coûteux, impossible à mettre en place. Si le résultat aurait sans doute plus de pertinence, cela serait affreusement long et indigeste à lire. La gestion serait de toutes façons totalement ingérable face à l’avalanche de nouveautés que tout cela combine. On se retrouve donc au final face à une batterie de benchmarks qui comparent en réalité plus des “machines complètes” que des cartes mères. La configuration avec le gros processeur hors de prix, une excellente carte graphique, plein de mémoire vive hyper rapide et le tout combiné à un SSD haut de gamme. Des composants loin des machines de monsieur et madame tout le monde. C’est très beau mais cela n’éclaire pas beaucoup sur la réalité de ce que proposent les cartes actuelles.

Comment s’en sortir alors ? Comment juger qu’une carte mère, parce qu’elle donne 10 points de plus qu’une autre sur tel test mais 10 points de moins sous tel autre est meilleure ou moins bonne. Est-ce qu’il faut choisir un modèle parce qu’il propose trois secondes de bonus pour exécuter une routine sans regarder le reste ? J’ai l’impression que l’on passe à côté de l’essentiel pour la plupart des utilisateurs. Qu’est ce qui fait une bonne carte mère aujourd’hui ? Ses performances ? Sa pérennité ? Ses fonctions annexes ? Sa robustesse ? Un peu tout cela à la fois à mon avis.

Une carte mère de transition

La Asus ROG Strix B550-I Gaming est, comme son nom l’indique, une solution conçue pour construire une machine de jeu. Il s’agit d’une solution Mini-ITX, capable de se glisser dans de petits comme de grands boitiers. Elle est assemblée autour d’un Socket AM4 et d’un chipset AMD B550 qui acceptera aussi bien les puces AMD Ryzen 3000 actuelles que les nouvelles solutions AMD Ryzen Zen 3 que la marque vient d’annoncer. Une valeur sûre pour construire une solution robuste et pérenne donc.

ASUS ROG B550-I ITX

C’est, il me semble, la première qualité que l’on peu demander à une bonne carte mère. Regarder vers le futur et non pas les sorties passées du marché. Avec ce chipset B550, la solution d’Asus est raisonnablement penchée vers l’avenir des gammes de processeurs Ryzen pour être confiant. On peut acheter une solution aujourd’hui et se dire qu’on pourra faire évoluer son processeur au gré des sorties futures.

C’est un des atouts d’AMD ces dernières années. Permettre à ses clients de compter sur des chipsets efficaces et suffisamment mis à jour par les fabricants pour les faire durer longtemps. Et Asus est un bon partenaire pour ce type de mise à jour. La marque propose en général des updates importants et de manière assez fréquente. On peut donc compter sur la solution actuelle pour être déjà compatible avec les Zen 3 mais également pour optimiser leur usage suivant les propositions qu’AMD prépare pour le futur.

ASUS ROG B550-I ITX

La carte propose une série de  fonctionnalités qui assureront de bons services dans la durée. A commencer par la gestion du PCIe X4. Avec deux slots M.2, la ROG Strix B550-I Gaming offrira de très bons débits de données au système. Le premier port M.2 2280 est compatible PCIe 4.0 pour profiter des capacités maximales des SSD les plus exigeants. Le second port M.2 2280 est en PCIe 3.0 plus classique. Cet ensemble, combiné aux autres fonctions SATA de la carte permet d’élaborer des stratégies de stockage complètes qui correspondent aux profils visé par la solution : Le gaming mais aussi la création multimédia. On imagine un système monté sur un SSD NVMe sur le slot PCIe x4, un second SSD M.2 NVMe comme cache pour les applications les plus exigeantes ou pour des jeux.

Les quatre ports SATA également disponibles pouvant accueillir des solutions de stockage supplémentaires : SSD ou disques durs 2.5″ et 3.5″ suivant votre équipement. Ils supportent des montages en RAID 0,1 et 10. Dans le même esprit “futur-proof” le module sans fil embarqué est un 802.11ax, une solution Wifi6 rétro compatible avec les normes inférieures pour, là encore, assurer un service sans fil rapide et moderne. La carte propose enfin un port Ethernet 2.5Gb et du Bluetooth 5.1.

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Le PCIe 4.0 se retrouve également dans le slot PCIe X16 destiné à accueillir une carte graphique afin de ne pas être un goulet d’étranglement et proposer le meilleur de ses performances. Avec 16 GT/s de bande passante, elle pourra gérer les dernières générations de cartes sans soucis. Le gain face au PCIe 3.0 ne sera toutefois pas énorme, le passage au 4.0 étant plus un gage de compatibilité future que de performances supplémentaires.

La ROG Strix B550-I Gaming remplit donc son premier rôle, celui de proposer une solution pérenne. Une base arrière pour une machine efficace et rapide mais qui pourra également accepter des solutions encore plus abouties dans le futur. A noter qu’avec 4 ports SATA 3.0 embarqués, la carte permet de combiner d’anciens stockages issus d’une configuration un peu datée de manière à les utiliser au sein d’une nouvelle machine. Une carte graphique précédente trouvera également sa place sur la carte ainsi que des barrettes de mémoire DDR4 DIMM classiques. Ce pont entre le passé et le futur est intéressant pour qui veut mettre à jour en deux temps une configuration. Acheter aujourd’hui un Ryzen 3000 abordable et profiter demain d’une solution Ryzen 5000 quand les tarifs du côté nouveauté se seront tassés.

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Une carte robuste et intelligemment construite

Un des points forts de la solution, une fois qu’on l’a entre les mains, c’est l’évidente qualité de fabrication de l’ensemble. On découvre une carte au circuit imprimé épais, très travaillé et bien pensé. Le poids de l’ensemble est impressionnant et confirme la densité des éléments. Le design général est classique puisqu’on est dans le cadre d’un cahier des charges complexe à élaborer et un espace des plus restreint. Avec 17 cm de côté, le carré Mini-ITX de cette ROG Strix B550-I Gaming s’impose comme une solution haut de gamme dans sa conception.

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Le tour du propriétaire commence par le connecteur d’alimentation de la solution, un modèle très solidement arrimé au circuit. Placé en haut à gauche du PCB, il permettra de positionner le câble d’alimentation le long du châssis pour qu’il ne gène pas le reste de la ventilation. Il est épaulé par son second connecteur situé à droite de la carte pour les mêmes raisons. Cela évite également de positionner ces éléments au milieu des autres composants et ainsi d’éviter tout problème d’impédance ou de montée en température.

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Au centre, en haut suivent 3 prises permettant de brancher les éléments de refroidissement de la machine : Prise pour le ventilateur, alimentation d’une pompe de watercooling et ventilation de châssis. Là encore, le placement est étudié pour qu’aucun câble ne traverse la carte inutilement. Ces alimentations ventilées sont évidemment gérées par le système tandis que la pompe est toujours alimentée au maximum de ses capacités. Plus loin, on remarque deux connecteurs blancs en trois et quatre broches destinés à piloter d’optionnelles fonctions RGB.

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Tout à droite, quatre LEDs témoins d’activité sont visibles. Elles permettront de vérifier l’état de la machine en temps réel : Du démarrage effectif de la machine, son alimentation électrique en passant par la carte graphique, le processeur et la mémoire vive. Un outil de diagnostic pratique et efficace qui permet de cerner d’éventuels problèmes de montage d’un seul coup d’oeil.

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En redescendant sur la tranche à droite, on découvre le brochage du panneau avant et le branchement du haut parleur, des connecteurs très classiques. Ils sont suivis par un connecteur pour une connectique USB 3.2 Type-C en façade. Ce dernier est blindé, solidement arrimé au PCB et permettra de profiter d’excellents débits si votre boitier propose un connecteur de ce type. Juste en dessous un connecteur USB 3.2 Gen 1 de façade est également visible. Cela complètera les ports situés à l’arrière de l’engin.

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Plus bas, on reconnait les quatre ports SATA 3.0 de l’engin. 

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A gauche de ces SATA , les deux slots de mémoire vive DIMM DDR4 pouvant embarquer un total de 64 Go de DDR4-5100. L’ensemble est évidemment en double canal et emploie la technologie d’optimisation de performances OptiMem II de la marque. 

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Tout en bas de la ROG Strix B550-I Gaming, un port PCIE X16 propose là encore un blindage et une accroche parfaite sur la carte. Au dessus, une protection abrite l’emplacement phare du stockage de la machine.

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Son slot M.2 NVMe. Il est “caché” sous une protection qui va jouer un double rôle. D’abord, elle va permettre de mieux dissiper la chaleur du SSD employé. Les PCIe NVMe les plus performants, ceux qui ont le plus de raison d’être intégrés à ce type de carte, sont en général ceux qui dégagent le plus de chaleur. Asus leur réserve donc un emplacement sur mesure qui les protégera également de toute “couverture” involontaire du SSD par un autre élément.

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On arrive ensuite au dessus à un large dispositif qui vient couvrir la connectique arrière. Cette solution n’est pas anodine, elle est déployée de manière très calculée par Asus qui veut que sa carte puisse encaisser une demande lourde en performance pendant longtemps. Dans le nom de ce modèle, on retrouve “Gaming” ce qui sous entend des sessions de jeu longues demandant beaucoup de performances au système. Pour assurer un fonctionnement optimal, la marque a donc intégré un système de dissipation et de ventilation sur les composants en charge de l’alimentation de la carte.

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Le petit ventilateur se mettra en marche en fonction des besoins et de la chaleur dégagée par les 8 phases d’alimentation Vishay 50A SiC639 pour le processeur et les 2 Vishay 50A SiC639 dédiés au SoC. Le tout est contrôlé par un PWM Digi+ ASP1106. Un ensemble dont la grande majorité des utilisateurs se fiche éperdument mais qui assure la bonne stabilité de l’ensemble.

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La partie arrière propose une connectique assez complète.

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On retrouve deux sorties vidéo avec un DisplayPort 1.4 et une sortie HDMI 2.0. Blindées et solidement accrochées à la carte, elles sont également protégées dans une cartouche métallique.

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On découvre ensuite 3 ports USB 3.1 Gen 2 Type-A et un USB de même catégorie de type-C. En combinaison des ports USB 3.2 Gen 2 Type-C x 1, USB 3.2 Gen 1 Type-A x2 et USB 2.0 x 2 en façade brochés sur la carte mère, cela donne un total assez complet à ce niveau. Le module Ethernet est un 2.5 Gb/s piloté par un chipset Intel I225-V.

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Deux prises d’antenne sont également visibles pour piloter la solution fournie dans la boîte. Au passage, juste un mot sur les performances de celles-ci. La solution a le gros avantage de pouvoir être placée où bon vous semble, au dessus du PC, sur son bureau ou de manière discrète à un endroit qui optimisera son débit. Le résultat est excellent et avec un modem en Wifi6, le débit du chipset AX200 d’Intel est franchement excellent. Le signal reçu comme le Bluetooth 5.1 proposé, est également excellent en portée.

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Trois ports jack 3.5 mm d’apparence classique sont également présents.

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Reste deux ports non listés : un USB Type-A à droite du port HDMI pour commencer. Ce dernier est lié à une fonction Flashback d’Asus qui permettra de flasher le BIOS de la carte mère sans avoir besoin de processeur ni de mémoire. En alimentant juste la carte mère on pourra procéder à l’opération. Cette fonction très utile permettra de mettre à jour le BIOS pour le rendre compatible avec le processeur que vous avez choisi. C’est devenu un atout précieux suite aux évolutions proposées par AMD sur son socket AM4. Les cartes mères sont très robustes et des chipsets comme le B550 ou le B450 ont su traverser de générations de puces Ryzen. Pour pouvoir exploiter une carte mère avec un processeur pas encore commercialisé lors de son achat, cette simple procédure change véritablement la donne. Après avoir téléchargé le BIOS à jour sur une clé USB et inséré celle-ci dans le port USB dédié, vous pourrez donc rendre votre carte compatible avec votre nouveau processeur sans prendre de risque ni être forcé de demander une mise à jour à votre revendeur.

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Autre port visible mais non listé, un USB Type-C visible à droite de la carte sous les prises jack. Celui-ci est dédié à l’emploi d’un DAC audio S210 intégré par Asus et servira à alimenter un casque-micro USB Type-C ou un casque classique au travers d’un câble USB type-C vers jack 3.5 mm TRSS livré. Accessoirement, il s’agit aussi d’un port USB 2.0 qui pourra piloter, par exemple, un hub à ce format ou un périphérique comme une souris ou un clavier avec un adaptateur. 

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L’adaptateur USB Type-C vers jack 3.5 mm livré par Asus dans la boite

A noter également que le circuit audio est séparé du reste de la carte mère, ce qui rend un service intéressant pour sa gestion. Cela évite le parasitage électrique des autres pistes.

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De quoi laisser la place à un amplificateur Texas Instrument OPA 1688 accompagné d’un circuit RC45801 et éviter qu’ils ne bourdonnent ou ne délivrent de masse. Les condensateurs employés par Asus sont également des Nihicon dédiés à un usage audio. Les prises jack, enfin, sont blindées pour éviter que la sortie analogique ne soit parasitée après tout le travail fait sur la carte.

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Les connecteurs audio pour brancher les jacks de boitier sont à aller chercher dans un espace assez exigu et peu pratique. Il faudra enlever le capot de protection du SSD NVMe pour y accéder sans risquer de plier les broches. Ce placement s’explique par la proximité du circuit audio et la volonté de ne pas faire courir les pistes le long de la carte pour les positionner à côté des autres broches. Un choix qui aurait ruiné les efforts de qualité d’implantation audio effectués en amont.

ASUS ROG B550-I ITX

Des LEDs illuminent les prises jacks à l’allumage de la carte pour retrouver les codes couleurs classiques…

Des détails qui se sentent à l’écoute. Asus propose une solution très satisfaisante et bien implantée, la ROG Strix B550-I Gaming est une carte à la partie audio tout à fait efficace. Pour le jeu avec une gestion du 7.1 assez intéressante, pour le multimédia avec du 5.1 immersif en vidéo et pour la simple écoute audio avec une amplification suffisante pour piloter un casque Hifi au travers du connecteur jack 3.5 mm.

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Au dos de la carte, on peut découvrir le second port M.2 à la norme PCIe NVMe X3 et compatible  SATA. Celui-ci permettra de glisser un SSD M.2 2280 ou 2260 directement sur la carte et même un 2242 au travers d’un petit accessoire d’accroche fourni par la marque. Les vis et entretoises nécessaires sont évidemment toutes présentes dans la boite de votre carte mère.

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Le Digi+ qui pilote le VRM et la tension de la mémoire vive est installé au dos de la carte

On note au passage qu’Asus a déployé des composants des deux côtés du PCB pour améliorer l’intégration de l’ensemble. Une pratique couteuse mais qui évite de monter les éléments les uns à côté des autres et donc d’éviter d’éventuels problème de chauffe. 

L’ensemble de ces choix et cette intégration est clairement bien maitrisée. Ces détails n’apparaissent pas forcément de manière évidente à la lecture d’une fiche technique. Au delà des fonctions basiques d’une carte mère, c’est à dire d’être le support des autres éléments constituant un PC, cette ROG Strix B550-I Gaming propose bien des choses en plus et une gestion toujours maitrisée et solide des composants.

ASUS ROG B550-I ITX

La ROG Strix B550-I Gaming propose un système stable et efficace

J’ai testé la machine dans une configuration montée avec les pièces que j’avais sous la main. Un processeur AMD Ryzen 5 3600 accompagné par 16 Go de mémoire vive et une Nvidia GeForce 2080 qui calait une porte dans mon bureau. Le résultat est très convaincant. Tous les usages, avec cet ensemble, sont parfaitement accessibles, stables et agréables. Si on se limite à un usage FullHD en jeu, tous détails à fond et sans compromis de qualité visuelle, l’engin ainsi créé est redoutable.

Evidemment, cela est lié à la qualité des composants annexes et je n’ai malheureusement pas assez d’expérience pour tester réellement la carte par rapport à d’autres points de comparaison. Comment se comporte t-elle face à une carte concurrente avec le même chipset ? Je n’en sais rien. D’expérience, je me doute que cela ne doit pas jouer à grand chose par défaut. Mais je n’ai aucune assurance réelle sur ce point. Je n’ai pas été voir ce qui se passait du côté d’un Overclocking poussé non plus, parce que sans point de comparaison cela n’a aucun sens en pratique.

Ce qui m’a intéressé, par contre, c’est encore une fois le côté clair et efficace des propositions annexes de la ROG Strix B550-I Gaming. Son BIOS bien construit qui vous propose une interface lisible et efficace pour régler l’appareil. Mais également une proposition de basculer vers des options d’Overclocking assez facile à gérer de l’autre. La carte propose en réalité deux options : soit un overclocking automatique de votre machine basé sur des profils. Soit une option pour régler finement l’ensemble des éléments de votre carte. Un véritable couteau Suisse de propositions variées s’ouvre alors. Il faudra disposer d’un materiel compatible, en particulier de la mémoire vive adaptée et un système de ventilation processeur plus poussé que celui fourni par défaut, pour s’aventurer dans ces options.

Je ne vais pas vous faire un retour complet sur les performances de l’ensemble, ce serait un peu inutile. Des dizaines de sites vous proposent en Anglais comme en Français des retours sur la ROG Strix B550-I Gaming et son chipset B550. Ils ont le recul suffisant pour comparer l’intérêt de la carte face à la concurrence. Vous trouverez ainsi un test de la carte chez Guru3D en Anglais et sur le Comptoir du Hardware en Français. Leurs conclusions sont assez simples et identiques. La carte se comporte extrêmement bien à l’usage, 

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Fonctions accessoires, le nouvel eldorado des grandes marques

Pour justifier leur positionnement et se démarquer des concurrents, les grandes marques construisent désormais une véritable mythologie autour de leurs produits. Cela passe par l’intégration de fonctions annexes et la mise en place d’un savant marketing destiné à mettre en avant toutes leurs innovations.

Le souci actuel des grandes marques qui embauchent des ingénieurs capables de faire autre chose qu’un simple copié collé des plans et spécifications donnés par les fabricants de processeurs, c’est que leurs efforts sont invisibles dans les comparateurs de prix. Quand on cherche une configuration et qu’on additionne des éléments en fonction des spécifications données par les composants, qu’on colle une carte mère avant tout compatible avec son processeur, on ne se rend pas forcément compte de l’avantage d’un modèle X plutôt que Y.

Pour lutter contre cet effet secondaire provoqué par les configurateurs et les moteurs de prix qui anonymisent les composants pour ne mettre en avant que les disponibilités et les tarifs, il faut donc mettre en avant d’autres fonctionnalités. Et Asus est passé maitre en la matière.

On a déjà parlé de ProCool II plus haut, l’emploi de ports d’alimentation solidement arrimés à la carte mère. Cette appellation est une propriété de la marque même si ce type de solution existe sous un standard classique dans le monde de l’électronique. Ce n’est pas Asus qui a inventé ces connecteurs solides, ils sont présents dans beaucoup d’autres appareils. Le constructeur Taiwanais a, par contre, eu la bonne idée de lui donner un nom et d’en faire un point fort de sa communication. La ROG Strix B550-I Gaming embarque également un circuit OptiMem II pour améliorer les performances de la mémoire vive en travaillant sur son PCB. C’est là encore une appellation maison et un nouveau héros chez le constructeur. Autre appellation du grand bestiaire d’Asus, la norme StackCool 3+ qui consiste à intégrer une couche de cuivre plus épaisse au sein de sa carte afin de proposer une meilleure dissipation de la chaleur pour les composants les plus critiques. 

Toutes ces appellations, toutes ces “normes”, tous ces ajouts techniques ont un prix et justifient en partie le tarif demandé par Asus. Mais c’est également un bon moyen pour la marque de créer l’écart avec les autres constructeurs. En créant une gamme “au dessus” qui s’auto justifie par ce type d’implantations, Asus cherche à séduire les plus spécialistes. Ceux qui sont les plus susceptibles de s’intéresser à une gamme de produits justement plus techniques.

Chez le constructeur, c’est travaillé de manière matérielle mais également logicielle avec une suite d’applications innovantes qui offrent des possibilités qui débordent du simple cadre de la performance processeur. La marque propose ainsi des fonctions de gestion de la bande passante de votre réseau. L’idée est d’analyser en temps réel quels types de données transitent sur votre machine vers Internet et de les trier de manière efficace. L’application va, par exemple, détecter quand vous êtes en train de jouer en ligne et traiter en priorité les éléments qui concerneront votre jeu plutôt que d’autres éléments tournant en tâche de fond sur votre machine. Le résultat théorique est une plus grande fluidité pour vos jeux en ligne, moins de ralentissements et autres problèmes liés à une application secondaire. Cela ne veut pas dire que vos autres programmes ne seront plus actifs, mais simplement que votre PC ne cherchera pas à les traiter si cela devait ralentir votre usage. Tout cela peut se régler finement, programme par programme. L’application permet également de se rendre compte de ce qui occupe votre bande passante. Si votre système ralentit subitement sa connexion, un petit clic vous donnera un aperçu de ce qu’il se passe sur votre réseau. De quoi décider si c’est le moment oui ou non, de faire cette mise à jour de 1.8 Go en pleine vidéoconférence.

J’écris théorique plus haut car je n’ai pas senti d’effet réel à cette fonctionnalité en test sur la carte. Probablement parce que sur une machine neuve, avec très peu d’applications installées, mon Windows n’a pas commencé à laisser fuir trop de données, de vérifications de nouvelles mises à jour et autres éléments qui constituent le joyeux bazar habituel d’un PC Microsoft au bout de quelques mois d’utilisation.

ASUS ROG B550-I ITX

Autre élément intéressant fourni par Asus, un système de réduction de bruit ambiant. Cette fonctionnalité, compatible avec tout type de casque et de micro, rajoute des capacités supplémentaires par rapport à ce que l’on attend d’une carte mère lambda. L’idée est la même que celle que l’on retrouve dans les smartphones qui sont capables de diminuer logiciellement les bruits ambiants pour ne laisser passer que votre voix. Un système d’intelligence artificielle est là encore mis en place pour capturer le son ambiant depuis un micro et gommer les sons qui diffèrent de ceux d’une voix humaine dans la restitution de votre micro. Pratique pour jouer en ligne mais également pour la vidéo conférence, c’est un ajout qui peut rendre service.

En pratique, le résultat est assez mitigé. Vous l’apprécierez au cas par cas suivant votre environnement. La solution d’Asus fonctionne plutôt correctement et les bruits parasites sont bien gommés pour la plupart. On peut passer l’aspirateur à côté de votre micro, un moteur de voiture peut vrombir dans votre rue sans que cela ne soit entendu par vos interlocuteurs. Les bruits de clavier, si vous tapez pendant une vidéo conférence, sont totalement gommés. Idem pour des sons longs ou répétitifs pas trop forts. Une fois identifiés comme un “bruit de fond” l’application les supprime. Par contre, les sons courts ou en dehors du spectre de l’identification classiques de l’IA, restent assez audibles. Faites tomber un objet au tintement aigu et tout le monde l’entendra. Collez un ventilateur en face de vous, personne ne sera au courant. Cet apport sera franchement agréable à utiliser si vous faites de nombreuses vidéo conférences et que vous ne disposez pas de pièce “à part” pour cela. Il est inclus comme un service dans le prix de la carte.

Je redoutais une baisse notable des performances de la machine en activant ce dispositif, en pratique il n’en est rien, la solution ne semble pas perturber le système outre mesure. A noter qu’il y a une contrepartie à cette solution, par moment votre voix a des accents métalliques désagréables pour ceux qui vous écoutent. Même si vous disposez d’un excellent microphone. Il vaut mieux désactiver l’option logiciellement si vous avez un peu de calme pour vous enregistrer et ne l’activer qu’en cas de besoin. Là, elle sera très utile.

ASUS ROG B550-I ITX

Autre point très positif de l’offre, la qualité de sa gestion de ventilation. La machine dépend évidemment des composants que vous allez choisir mais le système de gestion d’Asus, baptisé FAN Xpert 4, permet de gérer au mieux toutes les capacités de votre montage. Cela va de la mise en veille complète de certains ventilateurs de boitier en cas de non nécessité à la mise en route du petit ventilateur aperçu dans le backpanel qui va protéger l’électronique de votre carte mère en cas de besoin.

ASUS ROG B550-I ITX

Le petit ventilateur du backpanel sous sa grille de protection antipoussière

Le tout est géré de manière automatisée pour réguler au mieux l’aération de votre PC. Combiné à des ventilateurs de qualité, cela permet de créer une configuration à la fois souple dans ses performances mais également de profiter d’un PC silencieux. La solution est capable de passer de inaudible pour un usage de surf ou de bureautique à un refroidissement plus conséquent en jeu intensif. Le BIOS permet de lancer un outil baptisé Q-Fan qui s’occupe de vos réglages techniques avec un seul bouton d’optimisation. Une fonction assez ancienne mais très efficace qui mesure les capacités de l’ensemble des ventilateurs que la carte peut contrôler et crée un profil de votre machine. En quelques minutes, en mesurant la vitesse de ventilation maximale et minimale de vos périphériques, la carte crée un profil adapté à votre matériel. Du “sur mesures” caché dans un outil “prêt à porter”.

Ces éléments annexes sont importants pour Asus même si la marque ne pourra pas les faire apparaitre dans le listing des composants de votre prochaine configuration. Le reflexe de beaucoup étant de choisir un processeur, une carte graphique et des minimums en mémoire vive et en stockage avant d’ajuster le reste des composants pour rentrer dans une enveloppe. Parfois, il semble bien étrange de rogner sur un modèle de carte mère 10, 20 ou même 30€ plus cher qu’un autre au vu des prestations quelle apportera à votre machine. Mais comme rien de cela n’apparait dans un listing de prix…

ASUS

Jusqu’à son écran de sortie, ce BIOS est bien pensé. La carte propose en effet les éléments habituels : Retour aux valeurs optimisées, sortie du BIOS en sauvegardant vos réglages ou en les passant à la trappe. Mais un autre choix est également présent, celui qui forcera le système à activer les ports USB pour pouvoir booter sur une clé USB facilement.

Petit bémol, l’Armoury Crate, le logiciel maison d’Asus pour piloter de nombreux éléments proposés par la carte, est devenu un peu surchargé. On sent la volonté des développeurs de réunir dans un seul programme toute la gestion des fonctionnalités avancées de la solution. Une volonté qui est quelque peu intimidante pour un néophyte qui n’osera pas vraiment en tirer partie. Trop de menus, de scénarios, un gros mélange entre le tuning de LEDs RGB et des fonctions plus utiles… Une boutique a même été ajoutée par la marque en plus d’un gestionnaire de thèmes pour Windows. C’est bien joli mais un gros travail de simplification, ou un mode “light” qui prendrait plus l’utilisateur par la main, serait un vrai plus. On sent parfois encore beaucoup que Asus est avant tout une boite d’ingénieurs et que leur vision de certains produits est loin des attentes et de la logique d’un utilisateur de base.

ASUS ROG B550-I ITX

Que conclure sur une carte pareille ? Je ne sais pas si c’est la meilleure carte du marché en terme de performances, ni pour l’overclocking. A ce que j’en ai lu, c’est un excellent modèle toutefois. Ce que je sais par contre, c’est que Asus a mis les petits plats dans les grands pour proposer une solution MiniITX solide et durable, de quoi construire une machine de petit format ayant les mêmes capacités qu’une grande tour. La carte est à la fois un gage de durée pour une nouvelle configuration et elle est également capable de supporter une transition entre deux générations de machines.

Finalement, je n’ai aucun grief particulier à déplorer sur cette solution, son prix reste correct, ses fonctionnalités annexes sont excellentes et elle fait parfaitement le travail que l’on demande à une carte mère aujourd’hui. Une base stable et solide pour construire un PC MiniITX et de quoi voir venir le futur plutôt sereinement.
Le dernier défaut de ce type de solution face à une carte ATX standard vient de sa connectique plus limitée. Le choix d’un boitier permettant de connecter les différents brochages USB internes s’avèrera indispensable et malheureusement, c’est un choix parfois assez coûteux. Pour le reste, c’est une très bonne solution qui gagnerait juste à faire un peu le ménage dans ses fonctions logicielles. Elles sont peut être encore trop pilotées par des applications un peu trop pensées pour des experts pour que le grand public puisse en tirer pleinement parti.

Vous trouverez la Asus ROG Strix B550-I Gaming au moins cher chez :

Présentation : Carte mère Mini-ITX Asus ROG Strix B550-I Gaming © MiniMachines.net. 2020.

Project Quantum : AMD pourrait relancer son concept de MiniPC

Par Pierre Lecourt

C’est le genre de nouvelle qui me rappelle encore une fois combien il est difficile de prévoir quoi que ce soit en informatique. Project Quantum, c’était il y a seulement 5 ans et le scénario d’alors parait hautement improbable aujourd’hui.

Imaginez un AMD qui, en 2015, annonce un nouveau format de machine ITX construit autour d’une carte mère Intel Core supportant un système graphique Radeon. En 2015 effectivement, AMD n’a pas encore sorti de processeur Zen. La première présentation de l’architecture de cette nouvelle génération de puces n’aura lieu qu’en 2016. Difficile d’imaginer un AMD assez faible alors pour annoncer un produit comme Project Quantum. Se basant sur les puces de son concurrent Intel pour exister.

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La carte mère de Project Quantum avec son processeur Intel Core

C’est pourtant ce qui a été fait alors… Pour brouiller les pistes ? Peut être. On ne fabrique pas une architecture de processeur en 12 mois et l’annonce de ce nouveau format qui ressemblait à un aveu d’échec d’AMD au profit d’Intel. Mais cela pouvait également être un écran de fumée pour proposer ensuite un nouveau processeur Ryzen triomphant. Il est évident que pendant qu’AMD Marketing annonçait d’un côté ce nouveau format de MiniPC “pour le futur” d’un côté, les ingénieurs de la marque travaillaient déjà d’arrache pied à concevoir la première génération de puces Ryzen pour ce même futur. Et du reste le Project Quantum n’a été suivi d’aucun effet, cette annonce est juste apparue comme une envie de la marque sans qu’aucun produit ne sorte chez AMD ou ses partenaires.

Project Quantum

Aujourd’hui, on apprend que le concepteur de processeur aurait déployé un nouveau brevet autour de ce concept en Septembre 2020… Ce qui ne veut absolument pas dire que le projet est à nouveau sur les rails. AMD pouvant simplement tenter de sauvegarder ses intérêts en protégeant un peu mieux une idée passée. Une idée assez intéressante d’ailleurs, proposer une carte mère capable de piloter deux circuits graphiques employant une mémoire unifiée pour afficher, dès 2015 donc, des jeux en UltraHD à 60 images par seconde. A l’époque, la marque embarquait donc un Core  d’Intel et deux solutions Radeon R9 Fury X.

Mais il est également possible qu’AMD relance la machine en intégrant non plus une puce Intel mais bel et bien un Ryzen, épaulé par des circuits graphiques plus récents. Le  tout dans un boitier de petite taille avec un refroidissement de type Watercooling. Cela peut être une démo technologique, un format original à proposer à ses partenaires ou une demande de ces derniers de proposer un nouveau format type console1 employant les solutions de la marque.

Ryzen

Difficile de savoir exactement de quoi il retourne… Une chose est sûre, regarder cette info avec un recul de 5 ans est assez intéressant. Il y a 5 ans seulement, AMD se débattait avec des puces bien en retrait face aux solutions d’Intel. Aujourd’hui, la marque se targue de proposer de meilleures solutions. 5 ans en informatique, c’est très très long. Et on voit bien ici, les bouleversements que ce temps peut produire sont très éloigné d’autres technologies. Pensez y la prochaine fois que quelqu’un vous annoncera l’avenir de l’informatique à un horizon de 5, 10 ou 15 ans.

Dans la vidéo de 2015 proposée par AMD, David McAfee annonce réfléchir à l’avenir du PC. A quoi il ressemblera dans le futur. A se demander si Project Quantum n’est pas plutôt le code d’une Time Capsule plus que d’un PC.

Sources : Extremetech

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Chuwi Aerobox : une première minimachine sous AMD A9-9820

Par Pierre Lecourt

Le Chuwi Aerobox se présente comme une sorte de MiniPC / console de jeu. Un engin qui devrait proposer des performances graphiques intéressantes grâce à l’emploi de la solution AMD A9-9820. 

Cette puce particulière dans la gamme d’AMD est composée de huit coeurs cadencés de 2.3 à 2.395 GHz. Le tout est associé à un circuit graphique Radeon R7 350. Il ne s’agit pas d’un Ryzen et sa finesse de gravure semble beaucoup moins élevée que les puces actuelles de la marque. Résultat, le TDP de la puce semble assez élevé, il devrait être de 55 watts. Ce qui n’est pas spécialement bon pour un engin de petit gabarit ni pour le ratio performances/consommation global de la solution… Mais cela permet de proposer une machine plus véloce pour moins cher. L’AMD A9-9820 est une solution qui semble avoir été créée sur-mesure pour proposer des engins abordables aux performances graphiques décentes.

Chuwi Aerobox

Annoncé en mars dernier par Chuwi, ce MiniPC particulier est en réalité une création d’une société OEM baptisée South Holdings. Nous avions croisé l’engin en Janvier dernier suite à sa présentation au salon Global Sources 2019. Un salon réservé aux professionnels, qui permet de faire ses emplettes en nouveautés pour les proposer ensuite sous sa propre marque. South Holdings y présentait donc son MiniPC et la marque Chuwi a signé un contrat avec eux pour pouvoir vendre cet engin sous la dénomination “Chuwi Aerobox”.

Chuwi Aerobox

L’engin semble prêt désormais puisqu’un exemplaire a été envoyé à un site Japonais qui en a profité pour le prendre en main et l’examiner sous toutes les coutures. On découvre donc un engin au format vraiment orienté console, tout en hauteur et très largement “ouvert”.

Chuwi AeroboxDessus coté dessous

Une large aération est percée sur chaque côté de la machine mais également sur le dessus et le dessous de celle-ci. Seules les faces avant et arrière ne sont pas percées. On peut voir que Chuwi a soigné son image en demandant à son fournisseur d’intégrer sa marque dans le plastique du châssis blanc avec un logo en relief.

Chuwi Aerobox

L’arrière ne laisse plus de doute sur le fait qu’il s’agisse ni d’une console ni d’une box ADSL… On retrouve une connectique assez étrange ! Exactement la même que celle de la South Holdings évidemment.

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La machine de South Holdings

Ces deux ports PS/2 font presque tâche en 2020 mais ils peuvent encore avoir un certain intérêt. Le plus étrange semble être au niveau des sorties vidéo puisque la machine ne propose que du DVI et pas de HDMI. Un élément assez étrange qui peut s’expliquer par une volonté d’éviter de payer les royalties liées à l’usage de ce format et ainsi baisser le tarif global de l’engin. Un adaptateur DVI vers HDMI sera peut être livré par défaut dans la boite pour se connecter facilement à un écran moderne. 

On retrouve également six ports USB dont deux en rouge en USB 3.0. Un port Ethernet Gigabit et trois prises jack 3.5 mm classiques. Une connectique d’il y a quelques années en somme. Sans lecteur de cartes, sans sortie vidéo moderne comme du HDMI ou du DisplayPort et encore moins d’USB Type-C. L’appareil commence fort à sentir le Low-Cost.

Chuwi Aerobox

C’est dommage car il restait beaucoup de place sur cet engin qui mesure tout de même 28.9 cm de large pour 23.8 cm de profondeur et 5.6 cm d’épaisseur. Le fait de ne proposer aucune connectique à l’avant est également étrange. Pas possible de connecter facilement des manettes filaires ou une bête clé USB. Il faudra farfouiller derrière la console pour tenter de trouver un port libre. L’ensemble se pose sur 4 patins anti-dérapants et avec son poids de 1.75 Kg, il ne devrait pas bouger beaucoup.

Chuwi Aerobox

Le système de ventilation est assez impressionnant avec un large dissipateur à ailettes et un ventilateur également assez imposant. En haut, on peut voir une baie 2.5″ non peuplée pour ajouter un disque ou un SSD au format SATA 3.0. Le processeur AMD est visible au centre, entouré par 4 barrettes de mémoire vive DDR3 au format DIMM. Là encore, on retrouve un choix pensé pour proposer un prix le plus abordable possible. Le Chuwi Aerobox est censé être livré en 8 Go de mémoire vive mais il est possible qu’on puisse le faire évoluer.

Ce gros ventilateur semble assez costaud pour maintenir la machine dans un état de refroidissement satisfaisant au premier abord. En pratique, dès que la machine lance plusieurs applications en parallèle, la chaleur monte. Sans même lancer un jeu ou une application lourde, le simple multitâche sous Windows pousse le processeur à 70°C. Une température qui fait monter le ventilateur dans les tours et qui rend le tout assez audible. Autre problème, cette température ne baisse pas ensuite et la ventilation reste audible pendant toute sa session.

Chuwi Aerobox

La partie stockage est confiée à un SSD M.2 2280 Netac de 256 Go au format SATA. Là encore, il s’agit d’une solution abordable mais suffisante pour proposer un engin efficace mais peu cher. 

Chuwi Aerobox

Les vitesses de lecture et d’écriture relevées sont classiques pour un SSD de ce type. De quoi proposer une certaine réactivité à l’ensemble qui tournera sous Windows 10.
Les différents éléments qui constituent cette machine me mettent tout de même la puce à l’oreille. Ce type de mémoire vive et surtout ce SSD font partie du décor des catalogues des revendeurs de matériel d’occasion depuis un bon moment. Des revendeurs professionnels qui rachètent en gros des stocks d’entreprises et qui revendent ensuite le  tout en pièces détachées : serveurs, PC de caisse, de bureau, portables etc. On me propose souvent des lots de ce type à des prix défiant toute concurrence. Quelques dollars le SSD de 128 Go de ce type, pas beaucoup plus pour du 256 Go. Avec des grades inquiétants… Le Grade A étant un composant en bon état et les grades pour ces solutions particulières peuvent atteindre le C.

Le problème étant que ce type de SSD à une durée de vie limitée et que les acheter d’occasion, c’est prendre le risque de connaitre cette limite… Je ne sais pas si Chuwi emploie ce type de stockage, je sais juste que certains assembleurs le font et que la tentation doit être grande de pouvoir fournir un SSD M.2 de 256 Go pour pas grand chose dans ce type de machine.

Chuwi Aerobox

Le Chuwi Aerobox propose évidemment une solution Wifi avec une carte Intel AC 3165 très classique en Wifi5 et Bluetooth 4.2. Là, pas d’inquiétudes, ces cartes ne coûtent pratiquement rien.

Chuwi Aerobox

Plusieurs benchmarks sont disponibles sur la page du test, le plus parlant à mon sens est celui-ci. Un Cinebench R20 qui montre que le AMD A9-9820 propose dans cette configuration 107 points en simple coeur et 756 points en multi. Ce n’est clairement pas formidable en terme de calculs. 

Un PCMark 10 donne un résultat tournant autour de 2100 points, là encore c’est assez bas. On est sur une solution proche d’un Core i3-7100U d’il ya quelques années. Un simple Ryzen 3 2200U donnera de meilleurs résultats. En terme de jouabilité, un test de Fortnite finit par enfoncer le clou. Si il est possible d’avoir des performances correctes quand il n’y a personne d’autre d’affiché à l’écran, le framerate tombe dès que vous devrez affronter d’autres joueurs. Là où justement la fluidité du jeu est primordiale.

Le Chuwi Aerobox est assez paradoxal finalement, l’engin devrait sortir aux alentours des 350$ très rapidement. Un prix qui sur le papier semble assez intéressant. Mais, en pratique, les composants et les capacités de calcul de l’ensemble sont assez médiocres. Je trouve surtout que l’on va dans le mauvais sens avec cet engin et son processeur au TDP très élevé.

C’est certes probablement moins cher à l’achat qu’un Ryzen mais pour quel résultat au final ? Un PC qui consomme beaucoup, qui chauffe et qui fait du bruit ? Si on compare les 350$ attendus pour  cet engin par rapport à ce que propose une marque comme Minisforum en ce moment, le compte n’y est clairement pas. Avec un UM300 à moins de 310€ aujourd’hui en Ryzen 3 3300U épaulé par 16 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD, la Chuwi Aerobox ne tient vraiment pas la route.

Chuwi Aerobox : une première minimachine sous AMD A9-9820 © MiniMachines.net. 2020.

Une nouvelle BBC micro:bit à 15$ pour la mi Novembre

Par Pierre Lecourt

Lancé en 2016 avec une première vague de ces cartes à destination des élèves anglais, les cartes BBC micro:bit ont depuis parcouru le monde entiers pour la joie des petits et des grands. Ces solutions abordables, bien construites, très documentées et étonnamment amusantes à utiliser sont désormais mises à jour avec un nouveau modèle. Une seconde génération qui conserve tout le sel de la première mais ajoute un ensemble de compétences supplémentaires.

BBC micro:bit

photo Micro:mag

Si le succès des BBC micro:bit est moindre que celui des cartes Raspberry Pi. C’est probablement dû au fait que leur vocation et uniquement liée à la programmation. On ne pourra pas fabriquer une console de jeu ou un lecteur multimédia avec se carte, l’idée est plus de s’initier au code. Sans sortie vidéo, la carte propose des interactions différentes d’une carte de développement traditionnelle. Cela n’a pas empêché la solution de se faire une place au soleil : avec plus de 5 millions de cartes distribuées sur toute la planète, ce produit atypique est tout de même un énorme succès.

Cette seconde génération sera disponible à la mi Novembre et devrait couter 15$ seulement. Elle respectera une entière compatibilité avec la précédente tout en ajoutant une série de nouvelles fonctionnalités en plus des précédentes. On retrouvera donc les 25 LEDs intégrées sur la carte, une série de connecteurs variés, des capteurs et surtout un code très lisible et simple à prendre en main grâce à une solution très graphique pouvant être ensuite retravaillée vers des solutions plus classiques (Python et C/C++).

BBC micro:bit

Cette seconde version de BBC micro:bit apporte deux principales nouveautés. D’abord, il proposer un SoC plus performant. Passant d’une solution Nordic nRF51822 ARM Cortex-M0 à 16 MHz à un nRF52833 Arm Cortex-M4 64 MHz. Un détail qui ne sera visible qu’au niveau des vitesses des calculs proposés par la carte. Pas vraiment un élément différenciant pour les programmeurs en herbe, donc.

Créer un interrupteur qui réagira à un clap ?

Ce qui risque d’être beaucoup plus apprécié par les utilisateurs, c’est l’arrivée d’une solution audio complète avec la carte. Avec un mini buzzer et un microphone MEMs greffés sur la solution, cette seconde génération apportera une nouvelle forme d’interaction très intéressante à développer. Il sera ainsi possible de créer des programmes qui interagiront avec l’extérieur grâce à un ordre vocal. Cela ouvre la voie à des tonnes d’usages très ludiques pour commencer et peut porter les usages jusqu’à la création de systèmes de reconnaissance vocale bien plus poussés.

photo Micromag

Le logo micro:bit devient également un bouton tactile programmable. Il sera possible de l’intégrer au code comme les autres boutons de la carte avec des codes simples : “on logo pressed” et “on logo released”. Dernier gros point positif de la carte, deux modes d’économie d’énergie. Le premier s’activera en appuyant quelques instant sur le bouton reset. Cela engagera le “sleep mode” qui arrêtera l’exécution d’un programme sur la carte. Parfait pour les usages engageant du son, la manipulation stoppera toute nuisance sonore sans avoir  à couper l’alimentation de la carte. Les personnes enseignant le code à des enfants apprécieront cette subtile possibilité. Une pression sur le bouton Reset relancera l’exécution du programme. Il sera également possible de faire entrer la carte en mode basse consommation. Une solution utile pour collecter des données au long cours, par exemple.

Une fonction “perroquet” qui reprend votre voix via le buzzer de la carte

La BBC micro:bit V2 continuera de proposer une foule d’autres fonctionnalités exploitables qui pourront rentrer en jeu avec ces solutions audio. On retrouvera donc un Bluetooth 5.1 BLE qui pourra piloter un élément externe grâce à la voix. Mais aussi des boutons, une boussole, un accéléromètre et magnétomètre LSM303AGR pour détecter les mouvements sur 3 axes et un capteur de température de -40 à 105°C. La carte proposera toujours des ports GPIO et un port MicroUSB 2.0 ainsi qu’une possibilité d’alimenter la carte par une batterie. La solution reste équipée de 512 Ko de ROM flash et d’une ram de 128 Ko. Tout le détail technique est présenté ici avec les références des différents composants.

photo Micromag

La nouvelle carte à des crans sous les trous de connexion, les utilisateurs apprécieront

Le plus intéressant est à mon avis l’évolution du SoC embarqué et la compatibilité avec des solutions de programmation évoluées comme le Javascript. Il sera possible d’employer une solution comme TensorFlow Lite et de coupler le détecteur de mouvements de la carte à une AI. Possible donc de remonter des informations à analyser comme des mouvements, des secousses mais aussi des sons ou des bruits. Et de réagir en conséquences soit avec les GPIO, soit en collectant des mesures et en les soumettant à un entrainement d’IA.

Faire réagir la carte à un mot clé ou à une séquence de mouvements particuliers pour qu’il pilote derrière un mécanisme d’ouverture de porte ? Possible et didactique. Créer un robot réagissant à la voix et aux chocs ? Egalement faisable. Les possibilités ouvertes par ces nouveautés sont donc énormes.

micro:bit

Les accessoires et autres outils développés pour la première génération de carte devraient accepter sans problème la nouvelle génération. La Micro:bit Educational Foundation n’a aucune volonté commerciale avec ses produits. Elle n’a donc aucun intérêt à inciter les utilisateurs à renouveler leur parc existant.

Je vous conseille de parcourir l’excellent point fait par Micro:mag au sujet de la carte.

La solution devrait être disponible sur MCHobby.be et semble déjà en précommande sur Kubii

Une nouvelle BBC micro:bit à 15$ pour la mi Novembre © MiniMachines.net. 2020.

ASRock NUC 1100 Box : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

C’est désormais sans complexes que la marque ASRock reprend l’appellation NUC pour désigner ses propres MiniPC. Ses nouveaux modèles de NUC Box proposent des puces Tiger Lake dans un châssis ultracompact avec une évolutivité parfaite.

Pourquoi presque seulement ? C’est parce que ces NUC Box proposent bien d’accéder à leur mémoire vive et à leur stockage mais que, comme d’habitude et fort logiquement, leur processeur ne pourra pas être modifié. Les puces Tiger Lake de onzième génération embarquées sont soudées sur la carte mère. Au contraire du reste des composants.

NUC Box

 

On retrouvera donc deux slots de mémoire vive DDR4-3200 au format SoDIMM pour un total maximal de 64 Go de RAM. Le stockage de base sera confié à un slot M.2 2280 compatible à la fois PCIe NVMe x4 et SATA III. enfin un emplacement 2.5″ permettra d’ajouter un SSD ou un disque dur de 2.5 pouces pour compléter le stockage de base. Le tout tiendra dans un boitier ventilé de 11 cm de large pour 11.7 cm de profondeur et 4.78 cm d’épaisseur.

Un module Wifi6 Intel AX200 proposera également du Bluetooth 5.1 en complément d’une excellente connectique réseau puisque le ASRock NUC Box proposera pas moins de deux ports Ethernet. Le premier en 2.5 Gb/s et le second en gigabit. 

NUC Box

Le reste de la connectique sera composé d’une sortie HDMI 2.0a et d’un DisplayPort 1.4, tous deux capables de proposer un signal UltraHD. En complément de ces éléments de base deux ports USB 3.2 Gen2 type-C avec fonction DisplayPort pour piloter jusqu’à 4 moniteurs en même temps ! Deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A permettront de connecter divers éléments classiques avec d’excellents débits. Une prise jack 3.5 mm combinant casque et micro termine le listing de connecteurs. Pas de lecteur de cartes embarqué ni de Thunderbolt… dommage.

NUC BOX CPU

Trois modèles de NUC BOX sont annoncés :

Le NUC BOX-1115G4 qui embarquera un Core i3-1115G4, le NUC Box-1135G7 sous Intel Core i5-1135G7 et enfin le plus puissant des trois avec le NUC BOX-1165G7 et son Core i7-1165G7 qui proposera un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU pour un TDP de 28 Watts. Trois puces aux performances plus qu’honorables et proposant en prime des circuits graphiques de nouvelle génération apportant plus de possibilités à ce type de machines.

Vous aurez sans doute reconnu ce design si vous lisez régulièrement le blog puisqu’il s’agit du même châssis que les 4×4 BOX sous Ryzen 4xxx de la marque et un dérivé d’anciennes machines comme les Beebox S sortis sous processeurs Skylake en 2016.

Pas d’infos de disponibilité ni de tarif pour le moment, mais je vais surveiller cet engin de près. Il semble coller à énormément de besoins autant chez les particuliers que chez les pros.

 

ASRock NUC 1100 Box : un nouveau MiniPC sous Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

Joy-It présente un boitier RPI4 orienté multimédia

Par Pierre Lecourt

Le boitier Joy-It pour carte de développement Raspberry Pi 4 se présente comme la solution parfaite pour créer un média center à placer à côté de votre téléviseur. L’objet est original avec de très bonnes idées… cependant je ne suis pas sur qu’il soit adapté à l’usage voulu.

Le boitier Joy-It est assez original, composé d’acrylique translucide avec des aimants intégrés, il s’assemble sans vis, juste en posant les différents éléments les un au dessus des autres. C’est une assez bonne idée sur le papier, notamment pour des usages intensifs de ce type de carte où on a souvent besoin d’acceder aux différents composants, broches et autres connecteurs par exemple. C’est beaucoup moins pertinent à mon sens pour un boitier de salon qui se placera à côté d’un téléviseur. A portée de mains d’enfants et qu’on ne manipulera pas tous les jours.

Joy-It

Autre problème, si le recours à de l’acrylique translucide est sympathique puisqu’il permet d’éclairer l’objet avec des LEDs RGB… ce n’est pas le meilleur matériau en terme de dissipation thermique ! Ce ne serait pas trop grave pour un Rasberry Pi 4 classique mais cela oblige le boitier Joy-It a employer un petit ventilateur de 30 mm programmable pour refroidir la carte. Un comble pour un usage multimédia au final.

Joy-It

L’intégration d’un capteur infrarouge pour le piloter avec une télécommande sauve un peu la mise mais ce n’est qu’un gadget, d’autres solutions compatibles existent désormais et sont même parfois plus adaptées au pilotage d’une carte de ce type. Les Air mouse ou les claviers avec pavé tactile intégré par exemple.

Joy-It

Non seulement les LEDs auront un impact visuel lors de vos séances cinéma1 mais la ventilation est la pire idée qui soit près d’un téléviseur. Le recours à un boitier plus classique en métal avec une dissipation passive aurait été plus adapté pour cet usage…

Joy-It

Est-ce que cela fait du boitier Joy-It une mauvaise solution ? Pas forcément. Mais je ne pense pas que ce soit un bon boitier de salon. Pour un usage plus classique, l’idée de la construction magnétique est excellente, le boitier propose, en outre, un accès complet aux GPIO et gère à la fois la ventilation et les boutons de façade grâce à une carte dédiée. Le châssis mesure 11.3 cm de large pour 10 cm de profondeur et 3.8 cm d’épaisseur, il permet un accès complet et direct à la connectique de la carte.

Comptez 29€ pour le boitier et 5€ de frais de port pour financer ce projet sur Kickstarter.

Joy-It présente un boitier RPI4 orienté multimédia © MiniMachines.net. 2020.

Razer Seiren Mini : un petit micro pour le streaming

Par Pierre Lecourt

Ultracompact, le Razer Seiren Mini est clairement dédié à des usages de Streaming mais pourra également satisfaire des besoins de vidéo conférence. Disponible en trois coloris, il emploie un micro super cardioïde pour diriger l’enregistrement sur l’avant et éviter la prise en compte des bruits environnants.

Pour éviter les bruits intempestifs, Razer mise également sur son design avec un microphone très stable dans un boitier suffisamment lourd pour éviter qu’il ne bouge pendant vos enregistrements. Si jamais le Seiren venait à chuter, la capsule enfermée dans l’engin resterait protégée des chocs pour éviter les bruits intempestifs.

Seiren

La capsule intégrée mesure 14 mm et proposera une plage de fréquences la plus neutre possible. Connecté en USB, c’est une solution de bureau entrée de gamme suffisante pou un usage classique de ce genre de produit. Cela peut être intéressant si vous avez déjà un très bon casque sans microphone intégré.

Seiren

Le positionnement actuel de Razer m’interpelle. De marque de joueurs haut de gamme et sans trop de concessions, la signature s’étend de plus en plus comme une sorte de touche à tout vers des secteurs où on ne l’attend pas vraiment. Je ne remet pas en cause la qualité du produit qui pourra être intéressant à suivre mais ce n’est clairement plus le public hyper pointu du Razer d’il y a quelques années.

Razer Seiren Mini : un petit micro pour le streaming © MiniMachines.net. 2020.

Le Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise n’est pas le portable que vous croyez

Par Pierre Lecourt

Le Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise est un Chromebook. Non seulement il ne tourne ni sous Windows ni sous une distribution Linux mais il propose également un materiel embarqué original puisque cet engin tourne sous un processeur signé AMD. Une offre pas si courante sous ChromeOS version Entreprise.

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

Ce n’est pas une surprise à vrai dire, Google avait indiqué et AMD avait repris leurs intentions de proposer plus de Chromebooks équipés de Ryzen. Le ThinkPad Yoga 13 Entreprise suit donc cette voie en s’intégrant dans un 13.3 pouces tactile à charnière sur 360°. Compatible avec les stylets tactiles actifs, il embarquera en option un outil de ce type dans un emplacement intégré au châssis. De quoi prendre des notes et gribouiller facilement en mode tablette.

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

L’engin pourra accueillir plusieurs types de processeurs AMD jusqu’au Ryzen 7 3700C, il proposera jusqu’à 16 Go de mémoire vive DDR4 et un eMMC interne pouvant atteindre 256 Go. Ce stockage soudé sera complété par un emplacement M.2 PCIe NVMe permettant d’ajouter un stockage SSD secondaire en cas de besoin. La dalle 13.3″ sera tactile puisque l’engin peut se transformer en tablette. Deux types d’affichages seront disponibles avec un modèle FullHD IPS avec des bordures de 3mm et une luminosité de 300 nits. Une option pour un écran UltraHD en OLED sera également proposée, les bordures d’écran seront alors de 2.4 mm et l’affichage passera à 400 nits avec une colorimétrie 100% DCI-P3.

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

On retrouve toute une panoplie de services avec, pour commencer, des options de “sécurité”. Un petit œilleton peut, par exemple, venir obturer la webcam HD intégrée au dessus de l’écran et une seconde webcam de 5MP pourra être intégrée au dessus du clavier. Difficile de voir exactement l’usage de cette seconde webcam ? Pour se filmer en mode tente, je  suppose, mais alors on n’aura pas de retour de l’image puisque l’écran sera au dos de l’engin. A moins qu’elle ne serve à piloter des sessions plus complètes de vidéo conférence avec plusieurs utilisateurs. La connectique est assez complète avec deux ports USB 3.2 Gen2  Type-C compatibles DisplayPort 1.4, deux ports USB 3.2 Gen1 Type-A, un HDMI 2.0, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack audio combo 3.5 mm. 

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

Le ThinkPad Yoga 13 Entreprise embarque un lecteur d’empreintes digitales ainsi que le petit glidepoint rouge classique des Thinkpad au milieu de son clavier chiclet Accufeel. Ces fameux claviers avec des touches légèrement arrondies sur le bas pour une frappe plus facile. Ce clavier rétro éclairé sera également résistant aux éclaboussures et mêmes aux accidents liquides jusqu’à 330 ml. La machine proposera également un duo Wifi6 et Bluetooth 5.0. 

Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise

Avec 1.5 Kg, cet engin de 30.75 cm de large pour 21.21 cm de profondeur et 15.5 mm d’épaisseur offrira jusqu’à 10heures d’autonomie avec un mode de recharge rapide. L’engin sera uniquement disponible en bleu nuit, pas de noir pour ce Thinkpad.

Les ThinkPad Yoga 13 Entreprise ne viseront évidemment pas les particuliers, leur prix de base sera assez élevé avec un départ à 769€. Mais en accumulant les diverss possibilités de processeur, de mémoire, de stockage, d’affichage et les options annexes comme la webcam ou le stylet, la machine devrait atteindre des paliers largement plus élevés.

Le Lenovo ThinkPad Yoga 13 Entreprise n’est pas le portable que vous croyez © MiniMachines.net. 2020.

Razer Blade Stealth 13 : OLED et Tiger Lake au menu

Par Pierre Lecourt

Le Razer Blade Stealth 13 est un ultrabook 13.3″ qui propose par défaut une dalle FullHD IPS en 120 Hz. La marque prévoit également une option avec un écran OLED de même définition mais en 60 Hz seulement. Cette seconde option serait également tactile, pas sur que ce soit une bonne idée de poser ses doigts sur un écran de ce calibre mais il doit exister un public.

A bord de l’engin, on retrouvera un Core i7-1165G7 en duo avec une solution Nvidia GeForce GTX 1650 Ti. Un duo qui devrait offrir des performances suffisantes pour un engin en FullHD mais qui commence déjà moins à ressembler à LA solution d’Ultrabook Gaming mise en avant par la marque. On aurait pu espérer une autre appellation pour un engin qui commence à accuser le coup niveau performances de part sa partie graphique désormais un peu datée. Pour Razer, son Blade Stealth 13 est adapté au jeu et au travail. Il n’est pas certain au final que la marque ne vise qu’un profil de joueur “pur” mais cherche plutôt un public plus large.

Razer Blade Stealth 13

La mémoire vive DDR4 grimpera à 16 Go en double canal non évolutif et le stockage sera confié à un SSD de 512 Go. De quoi faire tourner correctement le Windows 10 préinstallé. Etrange qu’à la fin 2020, un constructeur comme Razer continue de parler de SSD comme un élément suffisant pour décrire son stockage. Une précision de norme serait désormais la bienvenue au vu des offres actuellement disponibles sous cette simple appellation…

Razer Blade Stealth 13

La connectique est intéressante puisque Razer propose deux prises Thunderbolt 4.0 ainsi que deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A. On pourra donc éventuellement profiter d’un dock embarquant une carte graphique plus costaud en mode sédentaire et se “contenter” de la GeForce de base en mobilité.  Un port jack 3.5 mm combo sera également proposé pour brancher un casque-micro. La partie audio est assez travaillée sur le Blade Stealth 13 puisque 4 enceintes sont intégrées et associées à une amplification avancée. La machine est certifiée THX et propose 4 microphones intégrés au châssis.

Le clavier est un chiclet avec rétroéclairage RGB une seule zone, il coiffe un pavé tactile assez large et profond. Au dessus de l’écran, un emplacement permet à la marque de glisser une webcam 720p associée à un capteur infrarouge pour de la reconnaissance faciale.

Razer Blade Stealth 13

L’engin pèse 1.41 Kg et mesure 30.46 cm de large pour 21 cm de profondeur et 1.53 cm d’épaisseur. Il embarque une batterie 53.1 Wh qui se rechargera via un adaptateur secteur USB Type-C de 100 watts. Aucune précision d’autonomie n’a fuité suite à l’annonce de la marque. Par contre, on connait les tarifs des engins et… ça picote un peu.

Comptez 1999€ pour le Blade Stealth 13 IPS FullHD 120 Hz. Et 2249€ pour la version OLED FullHD 60 Hz tactile. Un joli joujou donc mais positionné assez haut en terme de tarif et sans aucune garantie d’évolutivité.

Razer Blade Stealth 13 : OLED et Tiger Lake au menu © MiniMachines.net. 2020.

Intel Core i3-10100F : un nouveau CPU 65 watts plus abordable

Par Pierre Lecourt

Le Core i3-10100F est d’ailleurs assez proche du Pentium en terme de tarif. Son prix affiché est situé entre 79 et 97$. Un tarif qui devrait intéresser de nombreux constructeurs pour proposer une solution relativement sobre et efficace.

i3-10100F

La puce est une Comet Lake quadruple coeur et octuple threads, cadencée de 3.6 à 4.3 GHz. Elle développe 65 Watts de TDP et propose 6 Mo de mémoire cache. Elle supportera jusqu’à 128 Go de mémoire vive en DDR4-2666. Elle n’embarquera, par contre, pas de circuit graphique Intel UHD.

Ce positionnement tarifaire est assez intéressant, il va permettre de proposer des machines abordables avec une puce ayant pas mal de réserves de performances. Evidemment, il faudra compenser l’absence de traitement vidéo par une solution supplémentaire mais la combinaison Intel + Radeon ou Intel + GeForce peut s’avérer intéressante si les constructeurs en profitent pour proposer une solution homogène. 

Avec son TDP acceptable, c’est le genre de puce qui pourrait intéresser certains constructeurs de MiniPC. Associé à un chipset GeForce même assez entrée de gamme, ou dévalorisé par les dernières annonces de Nvidia, cet ensemble peut proposer une alternative intéressante aux solutions Ryzen actuelles. Une petite combinaison Core i3-10100F et GeForce MX450 avec 8Go de mémoire et  un SSD NVMe pourrait être très sympathique. A suivre.

Intel Core i3-10100F : un nouveau CPU 65 watts plus abordable © MiniMachines.net. 2020.

Une horloge Arduino magnétique de toute beauté

Par Pierre Lecourt

Quand on est designer, on est quasiment obligé de passer par la création d’une chaise ou d’une lampe. Ce sont les objets parfaits pour faire “ses armes” dans le métier et trouver une approche originale. Quand on construit des objets sous Arduino, il semble que ce soit l’horloge qui serve d’exutoire à son imagination et ses compétences.

Une horloge Arduino originale, ce n’est plus si facile à faire aujourd’hui, il en existe des centaines différentes sur le web. Mais j’avoue que cette solution magnétique dépasse beaucoup d’entre elles. L’idée est simple sur le papier, afficher les chiffres de l’heure non pas avec des LEDs mais avec des billes métalliques. Eric Nguyen, derrière cette création, propose un objet parfaitement fini, inventif et assez intéressant d’un point de vue fonctionnement.

Horloge Arduino

Pour parvenir à afficher l’heure, un système complexe de 28 Servo moteurs se met en marche pour ajuster le positionnement d’autant de petits aimants et déplacer l’ensemble. Les aimants dessinerons les 4 chiffres de l’heure et viendront se coller aux billes déposées sur un plateau. Les billes, magnétisées, seront alors comme en lévitation sur le panneau en bois qui cache le système. Résultat, le métal des billes se distingue sur l’essence de bois plus sombre en dessinant l’heure physiquement.

Chaque minute qui passe et l’horloge Arduino se met en branle, le système bascule, les billes retournent dans leurs cases le temps que les servos moteurs ajustent un nouvel agencement. Puis les billes sont à nouveau magnétisées par le dispositif qui reprend sa position d’affichage. C’est simple, c’est assez beau et c’est sans doute un immense casse tête à concevoir et à assembler. Je tire mon chapeau.

Une horloge Arduino magnétique de toute beauté © MiniMachines.net. 2020.

AcePC AK3 : le MiniPC passe au Celeron J4125

Par Pierre Lecourt

Précédemment équipé d’un Celeron N3350 peu performant, le nouvel AcePC AK3 est passé au Celeron J4125. Un quadruple coeurs et quadruple threads cadencé de 2 à 2.7 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Une puce Gemini Lake Refresh lancée à la fin de 2019 de manière assez confidentielle et parfaitement adaptée à un usage web, multimédia et bureautique.

La présence d’un circuit graphique Intel HD 600 cadencé de 250 à 750 MHz assurant à ce nouveau AcePC AK3 la possibilité de décompresser sans soucis les formats H.265 et H.264 en UltraHD. Ce processeur est ici accompagné de 8 Go de mémoire vive DDR4 et d’un stockage de base de 120 Go au format m-SATA sur lequel sera installé un Windows 10 sous licence en version Pro.

AcePC AK3

Ce stockage de base pourra facilement être complété grâce au port SATA présent sur la carte mère et une baie d’extension 2.5″ intégrée dans le châssis. Possible donc de monter un SSD ou un disque dur supplémentaire et ainsi d’étendre les possibilités de la machine.

AcePC AK3

Le reste de l’engine est classique avec un module Wifi5 qui livre également du Bluetooth 4.2. Et  une connectique complète proposant deux ports USB 2.0 et deux ports USB 3.0 type-A, un port Ethernet au format Gigabit, un lecteur de  cartes MicroSDXC et trois sorties vidéos : deux au format HDMI et une troisième en VGA. La puce graphique étant capable de piloter trois écrans simultanément. L’engin propose également un port jack 3.5 mm combinant sortie casque et entrée micro ainsi qu’un port Antivol Kensington Lock.

AcePC AK3

Le AcePC AK3 mesure 13 cm de côté pour 4.5 cm de haut et il est ventilé activement. Une solution entrée de gamme donc, proposée directement par la marque sur Amazon France. Le genre de minimachines capable de faire tous les travaux de bureautique classique mais aussi du surf, de la retouche d’images simple, du multimédia et même un peu de jeu. La combinaison Celeron J4125 et 8 Go s’avérant légèrement plus rapide que le classique Celeron N4100 avec autant de mémoire vive. Seul bémol, l’augmentation du TDP de la machine qui passe de 6 à 10 watts et qui devrait déclencher une plus forte ventilation.

AcePC AK3

Le AcePC AK3 est en vente sur Amazon à 219.90€ avec 20€ de réduction au moment où j’écris ces lignes grâce à une promotion à cocher lors de votre achat. Un prix total de 199.90€ pour un engin parfait pour des usages simples.

 

AcePC AK3 : le MiniPC passe au Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

ARM : bientôt des SOC 100% 64 bits pour le haut de gamme

Par Pierre Lecourt

Cela ne veut pas dire que les puces de 2022 ne seront toutes plus compatibles avec les instructions 32 bits, mais les tablettes et autres smartphones embarquant des SoC uniquement constitués de coeurs haut de gamme ne seront plus en mesure de les  exécuter.

ARM

Les solutions mixtes, proposant des coeurs compatibles 64 bits et d’autres également capable d’exécuter du 32 bits en big.LITTLE pourraient prendre en charge ces applications mais cela veut dire qu’elles seraient alors exécutées beaucoup moins rapidement. Si seuls les coeurs LITTLE peuvent les prendre en charge, elles devraient être largement ralenties. Cela laisse tout de même deux ans et plus pour que les éditeurs se mettent à jour en basculant leur code en 64 bits. Je ne me fait pas trop de soucis pour les gros éditeurs et les applications récentes. Par contre, si vous êtes fan d’un jeu assez ancien ou si l’éditeur de votre application phare a disparu ou ne met plus à jour son travail, cela risque de poser problème. 

Le but du jeu pour ARM étant de se focaliser sur le 64 bits, étape nécessaire pour améliorer les performances de ses solutions. Un gain en vitesse indispensable pour continuer à évoluer et faire face à des demandes de plus en plus lourdes et complexes. En particulier avec l’arrivée de plus en plus gourmande de l’Intelligence Artificielle et de la Réalité Virtuelle. L’abandon du 32 bits semble également être une demande des développeurs pour éviter d’avoir à travailler sur les deux formats. La démarche semble difficile mais elle semble nécessaire pour se débarrasser de branches mortes ou d’éléments ralentissant la croissance du système. D’autres concepteurs de processeurs n’ont pas eu ce courage ou cette volonté au fil des années et se retrouvent aujourd’hui dans des positions compliquées. 

En 2021, la nouvelle génération baptisée Mattehorn marquera le début de cette transition. En 2022, l’arrivée de Makalu devrait se solder par une hausse de 30% de performances en plus par rapport aux Cortex-A78 actuels.

MTE

ARM en profite également pour rappeler l’arrivée du MTE désormais adopté par Google sur Android. Le Memory Tagging Extension est une solution de sécurité visant à empêcher les intrusions en mémoire. Une manière pour les développeurs de vérifier si les éléments appelés par les programmes correspondent bien à celles qui y ont été stockées. Sans altération par une application tierce…

 

ARM : bientôt des SOC 100% 64 bits pour le haut de gamme © MiniMachines.net. 2020.

Les HP Envy 13 passent au Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

Les derniers HP Envy 13 2020 passent à leur tour aux puces Tiger Lake. Les deux modèles d’ultraportables 13.3 pouces profiteront de toute la gamme des nouveautés d’Intel, de leurs circuits graphiques Xe et d’une certification de la plateforme EVO.

HP Envy 13

HP Envy 13HP Envy 13

Le design est un poil différent, les deux 13.3″ ne proposent pas tout à fait les même services. Le HP Envy 13 2020 classique est un ultraportable à charnière normale tandis que la version x360 propose une ouverture sur 360° pour s’utiliser comme une tablette. Tout le reste de la configuration, mis à part des différences d’affichage, est identique.

HP Envy 13

Les deux engins proposeront des processeurs allant jusqu’au Core i7-1165G7 accompagnés de 8 à 16 Go de DDR4 non évolutif et d’un stockage PCIe NVMe allant de 256 Go à 1 To sur port M.2. La connectique embarquée sera composée d’un Thunderbolt 4.0, de deux ports USB 3.1 Gen2 Type-A et un port jack 3.5 mm pour casque et micro. Les modules Wifi et Bluetooth seront aux normes Wifi6 2×2 MU-MIMO et 5.0. La batterie affichera 51 Wh sans qu’une autonomie ne soit annoncée et l’ensemble pèsera 1.3 Kg.

HP Envy 13

Une webcam 720p sera intégrée dans les  deux modèles, c’est d’ailleurs étonnant qu’un constructeur comme HP n’ait pas encore réagi sur ce poste. Avec la pandémie et les confinements, on aurait pu espérer l’emploi de systèmes de webcam un peu plus haut de gamme dans leurs engins. De quoi restituer dans de meilleurs conditions des réunions de télétravail par exemple.

La partie audio est toujours confiée à Bang&Olufsen avec une petite paire d’enceintes stéréo. Pour la sécurité, un lecteur d’empreintes digitales est présent et un bouton présent sur le clavier viendra déconnecter la webcam à votre gré.

HP Envy 13 x360

Les différences maintenant : Le HP Envy 13 2020 “classique” proposera deux dalles de 13.3″. La première en 1920 x 1080 pixels et la seconde en 3840 x 2160 tactile. Les deux proposeront une luminosité de 400 nits et occuperont 88% de l’espace disponible. La version x360 sera uniquement disponible en 1920 x 1080 tactile avec support d’un stylet actif. L’espace occupé par la dalle sera de 87%…

Autre petite nuance, le tarif. Le modèle HP Envy x360 13 2020 débutera sa gamme à 949$ tandis que la version classique sera proposée à partir de 899$.

Les HP Envy 13 passent au Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

Un Hotas DIY pour Flight Sim avec une manette de console

Par Pierre Lecourt

Avec un mélange d’impression 3D et beaucoup d’ingéniosité, cette solution transforme une manette de PS5 ou de XBox 360 en véritable Hotas DIY. Un système de pilotage souple et complet. Mieux encore, sa solution peut s’adapter aux besoins de différents jeux ou à différentes manettes en changeant quelque peu la formule.

Le projet est très travaillé et la réalisation franchement impressionnante. Mieux encore, Kuumeri propose de tester vous même cette solution en téléchargeant gratuitement les fichiers à imprimer pour manette PS5 sur Thingiverse. Plusieurs modèles sont disponibles suivant vos besoins et il est possible d’utiliser une manette de Xbox 360 ou de Nintendo Switch Pro. D’autres évolutions de ce projet de Hotas DIY peuvent voir le jour au gré des demandes et des envies de l’auteur. Bien entendu, il est possible pour tout le monde de modifier ou d’améliorer ce concept de base. 

Du projet initial pour Flight Sim, ce Hotas DIY a été amélioré pour accepter des gâchettes et correspondre aux jeux de tir. Il est possible d’imaginer toutes sortes de modifications adaptées sur la base de son idée. On peut même imaginer des joysticks plus précis et maniables pour personnes en situation de handicap.

Evidemment, le recours à une solution de ce type ne sera pas aussi efficace et solide qu’un vrai “manche à balai” commercial. Mais ce sera également beaucoup moins cher tout en étant très formateur.

DualShock dual stick HOTAS with triggers from r/3Dprinting

Kuumeri est actif sur Reddit où il publie régulièrement les avancées de son projet ainsi que de nombreuses vidéos explicatives. 

Un Hotas DIY pour Flight Sim avec une manette de console © MiniMachines.net. 2020.

65 watts mini, la nouvelle gamme Zen 3 ne fait pas dans la dentelle

Par Pierre Lecourt

Prévus pour le début du mois de Novembre, les quatre nouvelles puces Zen 3 tout juste annoncées par AMD sont des petits monstres en terme de nombre de coeurs et de fréquences. Visant clairement un marché PC haut de gamme à vocation créative et gaming, ils sont également intéressants d’un point de vue tarif. 

Quatre puces ont été annoncées pour le moment dans cette gamme Zen 3 : 

  Coeurs/Threads Fréquences Cache TDP Prix
Ryzen 9 5950X 16/32 3.4/4.9 GHz 72 Mo 105W 799$
Ryzen 9 5900X 12/24 3.7/4.8 GHz 70 Mo 105W 549$
Ryzen 7 5800X 8/16 3.8/4.7 GHz 35 Mo 105W 449$
Ryzen 5 5600X 6/12 3.8/4.7 GHz 35 Mo 65W 299$

Zen 3

AMD positionne le Ryzen 9 5900X en face du processeur Intel Core 10900K en indiquant que la puce le coiffe avec plus ou moins de gain suivant les jeux. Les résultats annonçant une différence en faveur d’AMD Zen 3 de 1 à 21%. Seule petite exception, un jeu particulier avec BattleField V qui reste aux mains d’Intel. Il est probable que cela puisse bouger au fur et à mesure des développements et mises à jour de ces divers titres quand les plateformes seront disponibles sur le marché.

Zen 3

Face à un Ryzen 9 3900XT actuel, la différence est de 26% en faveur du nouveau modèle.

Zen 3

Il va sans dire qu’avec 105 watts de TDP, ces puces ne sont pas forcément les plus faciles à intégrer au sein de nos minimachines les plus compactes. Mais ce n’est pas forcément non plus une raison de désespérer. Si un constructeur compétent se penche sur le problème, il est possible que l’on découvre des engins véritablement compacts avec ce type de puce.

Zen 3 5900X

Les NUC Hades Canyon d’Intel par exemple, ceux qui embarquent des puces Kaby Lake-G comme le i7-8809G, offraient un excellent système de dissipation efficace et silencieux pour une puce de 100 watts de TDP. Certains MiniPC plus classiques pourraient accepter un Zen 3 comme le Ryzen 5 5600X assez facilement.

Zen 3

D’un point de vue plus terre à terre, l’arrivée de Zen 3 ressemble plus à un Toc qu’à un Tic, pour reprendre la célèbre appellation de développement d’Intel. Les Tic représentant les évolutions d’architecture complète et les Toc leurs simples évolutions. On reste sur le procédé de gravure 7 nanomètres de TSMC déjà proposé avec le Zen 2. 

Les performances vont tout de même évoluer avec une augmentation notable des performances et des fréquences de boost. On parle de 19% d’augmentation par cycle d’horloge, ce qui est significatif. Autre grosse nouveauté, la jonction du cache L3 des puces. Au lieu d’avoir deux blocs identiques de mémoire à partager entre deux groupes de coeurs, il y a désormais un unique bloc de cache pouvant atteindre 72Mo pour le Ryzen 9 5950X. Ce bloc unique peut être exploité par tous les cœurs. Un élément important pour profiter de  la totalité du cache sur des applications n’utilisant pas toutes les possibilités de multi-coeurs.

Zen 3

Le résultat de ces évolutions se traduit aussi par un meilleur rendement global de la puce. Avec un bonus de 24% de performance par watt, cette optimisation du Zen 3 d’AMD montre bien les effets de ces raffinements.

Zen

La prochaine étape pour la marque devrait arriver en 2021. Lisa Zhu présentera alors le Zen 4, un vrai Tic, avec une gravure encore revue à la baisse en 5 nanomètres et une nouvelle architecture.

Faut t-il craquer pour le Zen 3 ? Si vous avez un Zen de première génération ou une puce Intel un peu veillotte, pourquoi pas si votre machine donne des signes de faiblesse dans vos activités. Le gain sera alors probablement très sensible. Mais si vous avez déjà un Zen 2 ou si votre processeur Intel est de neuvième ou dixième génération, je ne suis pas sûr que le jeu en vaille la chandelle. Vous aurez surement plus de bénéfice à changer de carte graphique qu’à faire évoluer votre processeur.

65 watts mini, la nouvelle gamme Zen 3 ne fait pas dans la dentelle © MiniMachines.net. 2020.

Intel Rocket Lake : la 11e gen pour PC de bureau prévue pour début 2021

Par Pierre Lecourt

La marque n’a pas beaucoup détaillé la chose et c’est au travers d’un post sur le blog Intel que les Rocket Lake sont annoncées pour le premier trimestre 2021. 

Rocket Lake

Ces processeurs de onzième génération devraient apporter, entre autres choses, le PCIe 4.0 aux solutions d’Intel. On peut également s’attendre à une évolution générale des performances de la gamme. Intel devrait, à la même époque, lancer une nouvelle génération de cartes mères même si on n’a que des rumeurs à ce sujet pour le moment.

Nuc Hades Canyon

La carte mère du NUC Hades Canyon avec un Kaby Lake-G : la puce désormais arrêtée qui mêle un coeur Intel à un circuit Vega d’AMD

Rocket Lake ne devrait toutefois pas bousculer la gamme de la marque avec une puce toujours gravée en 14 nanomètres. Même si il semble que des éléments communs aux processeurs Tiger Lake en 10 nanomètres aient été intégrés à cette nouvelle génération. La principale nuance sera l’intégration dans ces processeurs de circuits graphiques Intel Xe de douzième génération qui devraient apporter d’excellentes performances graphiques de base aux solutions. L’occasion de voir des évolutions intéressantes dans de futurs NUC dédiés au gaming ? Des puces Rocket Lake devraient probablement remplacer les puces Kaby Lake-G des Hades canyon.

Intel Rocket Lake : la 11e gen pour PC de bureau prévue pour début 2021 © MiniMachines.net. 2020.

Clavier Logitech K845 : du méca sobre et rétroéclairé

Par Pierre Lecourt

Le Logitech K845 est avant tout un vrai clavier mécanique1, comprenez un modèle qui propose des switchs variés et adaptables à ses besoins Ces mécanismes qui gèrent le retour des touches avec des options différentes. La marque en proposera cinq au total, trois issus de son propre cheptel de solution, deux du côté des célèbres Cherry MX.

Logitech K485

C’est aussi et surtout un clavier qui ne verse pas du côté bling bling mais plutôt dans la sobriété, une solution rétro éclairée uniquement en blanc et non pas un sapin de Noël de fonctions RGB. Le type de clavier que l’on peut avoir au bureau ou qui ne transformera pas un poste de travail en discothèque bas de gamme. Le dispositif est construit autour d’une plaque d’aluminium brossé sobre d’où émergent des touches qui proposent deux niveaux de rétro éclairage blanc. On retrouve une disposition classique qui sera déployée évidemment en Azerty en France associée à un pavé numérique complet et des touches fléchées séparées. Le clavier est filaire, USB, et mesure 43.5 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 6,5 mm d’épaisseur.

On ne connait pas son tarif en Europe mais l’engin est annoncé en deux versions aux US. Un modèle 100% Logitech à 60 dollars et une version “Cherry MX” pour 30 dollars de plus. Un tarif assez sobre pour un vrai clavier mécanique avec rétro éclairage, le fait de se passer de RGB semble le changer de gamme et permet de ne pas avoir a débourser plus de 100 dollars pour un clavier de ce type.

Logitech K485

Le Logitech K845 embarquera au choix des switchs différents qui correspondront à des profils différents. Les trois modèles de marque Logitech proposeront des touchers différents. Les Red offriront une belle sensibilité de frappe avec une réactivité importante mais peu de retour. A réserver aux sténographes les plus experts. Les Blue qui proposeront un retour à la fois très tactile de chaque frappe mais également clic assez sonore. Ce type de switch est assez bruyant mais propose un retour très marqué, ce qui évite les fautes de frappe. Enfin les modèles Brown qui signalent la frappe par un retour physique mais qui ne font pas de clic sonore lors de la pression. Plus silencieux, ils sont plus adaptés à un usage dans les espaces communs.

Les switchs Cherry MX retenus sont au nombre de deux avec les MX Red et les MX Blue.  Ces modèles correspondent aux retours des versions Logitech. On retrouvera une frappe très fluide avec le premier et un retour très marqué avec le second. La différence entre les versions Logitech et Cherry venant du fait que les modèles de Switchs MX sont appréciés et reconnus pour leur bonne qualité.

Logitech K485

Le rétro éclairage est complet et programmable. Logitech semble avoir enfin compris que ce n’est pas parce que l’on ne veut pas de retour de couleur qu’on ne peut pas avoir envie d’un clavier rétroéclairé de manière intelligente. Chaque touche pourra donc être programmée en fonction de ses besoins et afficher un rétro-éclairage sur deux niveaux. Cela pourra être pratique pour illuminer les éléments nécessaires à un jeu mais également pour différencier des raccourcis sur une solution de montage vidéo ou de programmation par exemple. 

Logitech K485

Cela fait longtemps que j’attends un clavier de ce type, avec le choix de ne pas avoir à payer pour une fonction RGB que je trouve inutile mais la possibilité de profiter des avancées des claviers réservés aux gamer. Le Logitech K485 semble avoir repris ce que l’on constate sur le marché du portable. Aujourd’hui, des créateurs 2D et 3D, des programmeurs, des monteurs vidéo achètent des machines de jeu pour leurs performances tout en pestant sur certains aspects esthétiques des engins qu’ils choisissent. Les constructeurs de portables l’ont bien compris et se sont mis à décliner leurs machines “gaming” dans des versions “creator”. Le Logitech K485 semble avoir repris la même idée.

Si c’est la voie suivie par la marque, si elle se met à décliner ses produits dans ce sens, elle retrouvera alors un public qui se sent assez délaissé ces dernières années où l’industrie s’est quasiment tournée que vers le marché du gaming en terme d’innovation sur les accessoires. Je n’ai rien contre le jeu sur PC, je ne suis simplement pas client du côté “coloré” que les constructeurs se sentent obligés d’ajouter sur ce type de solution. Un bon clavier sobre à 60 ou 90 dollars, conçu pour durer des années. Je suis beaucoup plus preneur. 

Clavier Logitech K845 : du méca sobre et rétroéclairé © MiniMachines.net. 2020.

Dell XPS 13 9310 : Tiger Lake Inside

Par Pierre Lecourt

Très logiquement, la gamme de Dell XPS 13 9310 suit  la démarche d’Intel autour de sa plateforme EVO. Le constructeur sort donc une nouvelle gamme équipée de processeur Tiger Lake de onzième génération et suit le cahier des charges imposé par le fondeur. 

Dell XPS 13 9310

Le Dell XPS 13 9310 reste un des plus beaux et plus aboutis ultraportables du marché. Fin, élégant et bien construit, il propose une dalle de 13.4 pouces de diagonale dans un encombrement minimaliste. L’écran occupe 91.5% de l’espace disponible, les bordures fines lancées par la marque il y a quelques années sont devenues sa marque de fabrique. L’affichage proposé sera décliné en 1920 x 1200 pixels avec ou sans dalle tactile capacitive ou en 3840 x 2400 pixels uniquement disponible en dalle tactile.

Dell XPS 13 9310

Trois coloris sont annoncés avec des modèles au châssis noir, blanc ou argent. Tous sont construits en alliage d’aluminium associé à des reposes poignets en fibre de carbone ou en fibre de verre tissée pour la version blanche.

Référence Cores/Threads TDP Fréquences Unités GFX Fréq GFX Cache RAM
i7-1185G7 4/8 12-28W 3/4.8/4.3 GHz 96 1.35 GHz 12 Mo DDR4-3200
LPDDR4x-4266
i7-1165G7 4/8 12-28W 2.8/4.7/4.1 GHz 96 1.3 GHz 12 Mo DDR4-3200
LPDDR4x-4266
i5-1135G7 4/8 12-28W 2.4/4.2/3.8 GHz 80 1.3 GHz 8 Mo DDR4-3200
LPDDR4x-4266
i3-1125G4 4/8 12-28W 2/3.7/3.3 GHz 48 1.25 GHz 8 Mo DDR4-3200
LPDDR4x-3733
i3-1115G4 2/4 12-28W 3/4.1/4.1 GHz 48 1.2 GHz 6 Mo DDR4-3200
LPDDR4x-3733
i7-1160G7 4/8 7-15W 1.2/4.4/3.6 GHz 96 1.1 GHz 12 Mo LPDDR4x-4266
i5-1130G7 4/8 7-15W 1.1/4/3.4 GHz 80 1.1 GHz 8 Mo LPDDR4x-4266
i3-1120G4 4/8 7-15W 1.1/3.5/3 GHz 48 1.1 GHz 8 Mo LPDDR4x-4266
i3-1110G4 2/4 7-15W 1.8/6.9/3.9 GHz 48 1.1 GHz 6 Mo LPDDR4x-4266

A l’intérieur de ce Dell XPS 13 9310, on découvrira des puces s’étalant sur un très large segment de solutions Tiger Lake. L’entrée de gamme emploiera un Core i3-1115G4 mais il sera possible de choisir des puces allant jusqu’au très haut de gamme Core i7-1185G7 équipées d’un chipset graphique Intel Xe avec 95 EU.

Dell XPS 13 9310

Exit les versions 4Go de mémoire vive, Dell ne proposera que des modèles en 8, 16 et 32 Go de LPDDR4x-4267 MHz en double canal. L’entrée de gamme sera donc plus costaud que les modèles précédents. Un détail très important puisque ces machines ne proposent pas de possibilités d’évolution sur ce poste. La mémoire est soudée à la carte mère et votre choix de départ vous suivra toute la vie de votre portable.

Dell XPS 13 9310

Le stockage, uniquement en SSD PCIe NVMe x4, sera décliné en 256 Go pour l’entrée de gamme mais pourra atteindre 2 To avec des paliers de 512 Go et 1 To suivant les besoins (et les budgets). On retrouvera une connectique très (trop ?) minimaliste. Deux ports Thunderbolt 4, un lecteur de cartes MicroSDXC et un port jack 3.5 mm pour casque et micro. Si Dell livrera un adaptateur pour retrouver un port USB Type-A afin de pouvoir brancher une simple clé USB… Le manque de sortie HDMI demandera probablement un recours à un hub USB Type-C afin de retrouver les options classiques d’un PC portable traditionnel.

Dell XPS 13 9310

Dell réussi à proposer une webcam dans le maigre châssis autour de l’écran, un modèle avec fonction infrarouge permettant la reconnaissance faciale avec Windows Hello. Un lecteur d’empreintes digitales sera également présent. Evidemment, plateforme EVO oblige, les machines proposeront un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 et une batterie 52 Wh qui devrait proposer une excellente – et réelle – autonomie. Le clavier reste évidemment rétro éclairé et le pavé tactile couvert d’une surface en verre pour une glisse plus agréable.

Dell XPS 13 9310

La version développeur sous Ubuntu de la machine est également mise à jour suivant les mêmes conditions.

Dell XPS 13 9310

La version “souple” de l’engin, le modèle 2-en-1 reprend également les mêmes composants avec deux petites limitations techniques cependant : le maximum de stockage sera limité à 1 To et la batterie passe à 51 Wh. Probablement pour des raisons d’espace libre laissé par les charnières à 360° de ce modèle. Uniquement disponible en version tactile, la machine pourra s’utiliser en mode tablette avec la prise en charge d’un stylet actif.

Dell XPS 13 9310

Déjà disponibles aux US, ces modèles ne sont pas encore annoncés en France… Il faut dire que les stocks des modèles sous processeurs de dixième génération semblent être encore bien garnis chez divers revendeurs. La Fnac par exemple propose une remise de 1699.99€ à 1444.99€ sur le Dell XPS 13 9300, une version Core i5-1035G1 8/512 Go de la machine…

Dell XPS 13 9310 : Tiger Lake Inside © MiniMachines.net. 2020.

Recalbox 7.0 : l’âge de raison pour la distribution Rétrogaming

Par Pierre Lecourt

Recalbox 7.0 comme les 7 années qui définissent ce fameux âge de raison. Ce chiffre qui confirme surtout désormais comme une évidence le choix de cette distribution si vous vous intéressez au Rétrogaming.

L'équipe de RecalBox
Recalbox 7.0 reste un projet libre, OpenSource et gratuit, maintenu par des bénévoles qui ne comptent pas leurs heures de travail pour améliorer le système. Cette nouvelle mouture apporte un fameux lot de nouveautés, à commencer par une plus grande compatibilité. La prise en charge des Raspberry Pi 4 dans toutes ses versions de mémoire est de celles-ci. La petite carte de la fondation est désormais pleinement exploitable par la distribution.

Intel NUC Hades Canyon

Autre nouveauté bienvenue, le support des NUC d’Intel qui pourront tirer partie de la formule pour se transformer en moteurs de borne d’arcade très simplement. Cela concerne les NUC classiques mais également les modèles les plus avancés comme les Hades Canyon, parfaits pour ce type de support.

Recalbox 7.0

Pour faciliter le fonctionnement global de cette distribution, un changement majeur a été opéré dans le système. Il ne se comporte plus comme une distribution système d’exploitation classique qui met à jour des fichiers à chaque évolution. Les éléments Open source qui le composent sont les mêmes mais la philosophie de gestion de l’ensemble évolue. Désormais, Recalbox 7.0 se comportera plus comme un système de TVBox Android ou de smartphone. Une sorte de firmware qui mettra à jour tout seul les composantes de son fonctionnement comme le fait une box sous Android comme la Nvidia Shield ou la Xiaomi Mi Box. En téléchargeant tout seul le système puis en l’installant dans la foulée, la distribution restera toujours à jour.

Après cette dernière mise à jour, vous n’aurez plus besoin de créer de petite cartes MicroSDXC en suivant le tuto vidéo ci dessus. Plus besoins d’effectuer ces manipulations pénibles régulièrement à chaque mise à jour. Qui a eu le courage de passer de Recalbox 6 à la version 6.1 par le passé ? Le passage vers cette nouvelle version sera la dernière à faire “à la main”. L’équipe a même pensé à une formule de sécurité. En cas de plantage du système et au bout de trois échecs consécutifs au démarrage, le moteur de la distribution saura se réparer lui même et revenir à son état d’origine. Si une mise à jour ne vous satisfaisait pas, vous pourrez également passer votre tour en revenant à la précédente très simplement avant de tenter l’aventure avec la prochaine mouture. Toutes ces opérations seront automatisées pour que l’utilisateur passe moins de temps dans le cambouis et plus aux manettes de ses jeux préférés.

Recalbox 7.0

En parlant de manettes, Recalbox 7.0 fait la part belle aux paddles Bluetooth avec une prise en charge annoncée de 80% des manettes du marché sur ce protocole. Le système avance une parfaite prise en charge des modèles de la marque 8Bitdo mais également les solutions les plus classiques du genre. Dernier point sur le matériel, le système prend totalement en charge nativement certains formats de boitiers dédiés à l’émulation comme le Retroflag NESPi4Case pour Raspberry Pi ou le N64 OGST pour cartes Odroid XU4. Il sera d’ailleurs désormais possible d’émuler un clavier avec un pad. La fonction Pad-To-Keyboard permet d’émuler un clavier avec une manette pour certains titres récalcitrants à l’usage de ce type de solutions.

L’utilisateur se retrouve donc avec une vraie possibilité de poser à côté de sa télévision un format proche d’une console rétro et de le piloter avec des manettes Bluetooth. Ou de glisser un format PC ou carte de développement au sein d’une borne d’arcade avec le gros avantage de ne pas avoir à aller chercher une carte MicroSD au fin fond de ces solutions à la prochaine mise à jour.

Recalbox 7.0

Et ce n’est que la pointe de l’Iceberg. Je ne sais pas si les équipes en charge du système ont profité du confinement pour travailler d’arrache pied sur le projet mais le résultat est impressionnant. Au menu des nouveautés, on retrouve par exemple un tout nouveau système audio qui prendra en charge plus de périphériques et de formats. Dix nouvelles machines émulées, une meilleure émulation de certaines solutions, le passage à Kodi en version 18.7.1 pour la gestion multimédia, la prise en charge du format exFAT du dossier “Share” pour gérer ses bibliothèques de jeux stockées depuis Windows. Une mise à jour vers les tous derniers émulateurs, plus de 150 en tout, au sein du système et plein d’autres choses encore.

On note au passage l’apparition de systèmes permettant de voir les jeux sous de nouveaux angles : On pourra lister l’entièreté de son catalogue, bien sûr, mais également afficher rapidement les derniers jeux joués. Le catalogue de Rétrogaming pouvant vite devenir assez touffu, cette option permettra de revenir rapidement à ses chouchous du moment. Enfin, la possibilité de ne voir  que les jeux multijoueurs est désormais présente, autre bonne idée de l’équipe qui permettra de rejoindre rapidement un jeu en cours.

Des jeux qui seront plus chouchoutés que jamais. Les BIOS de chaque titre seront vérifiés avant chaque lancement de jeu pour éviter de perdre du temps avec un titre corrompu. Le menu affichera d’ailleurs le listing des jeux fonctionnels et signalera les BIOS ayant un problème ou manquant. De quoi réparer rapidement et facilement ses erreurs de transferts.

Recalbox 7.0

Des jeux inclus dans Recalbox 7.0

Mais la grande nouveauté logicielle de cette version est dans l’apparition de 150 jeux désormais liés à la distribution. Recalbox 7.0 embarque des jeux dont elle a acquis les droits de distribution. 122 titres gratuits, pas toujours très originaux, sont livrés avec le système. Parfait pour tester les performances d’une machine et suffisant pour quelques dizaines d’heures de jeu. On note au passage des versions Shareware de grands titres, des Démos de chez I.D Software comme Wolfenstein 3D, Doom et Quake. Certains de ces titres permettront vraiment de voir si l’installation est correcte, d’autres mériteront sans doute un peu plus le détour. 

Quoi qu’il en soit la démarche reste intéressante, en contactant les divers ayant droit de ces jeux, l’équipe a pu réunir un catalogue impressionnant pour un projet libre et toujours gratuit. Peut être que ce nouveau format de distribution intéressera les passionnés qui développent ce type de jeux Rétro et qu’ils contacteront dans le futur les équipes de Recalbox pour rejoindre ce nouveau catalogue.

Street of Rage 2X sous OpenBOR

On note, enfin, l’arrivée des moteurs OpenBOR et Solarus, des solutions hyper spécialisées qui permettent la création de jeux spécifiques par des communautés de fans. OpenBOR permet de retrouver les briques nécessaires à la création de titres à la “Street of …”. Solarus, quant à lui, ouvrira la porte à la création de jeux de rôles / action à la manière des premiers Zelda.

Kubii

Enfin, Recalbox signe un partenariat avec Kubii, distributeur de solutions de développement type Raspberry Pi mais également distributeurs de kits et de produits signés par la distribution. Des T-Shirt, des Mugs, des stickers… et même un tapis de souris.  L’argent récolté par ce partenariat permettra à l’équipe de bénévoles de RecalBox des investissements nécessaires à la poursuite de ce projet qui reste libre et gratuit.

Vous  pouvez télécharger Recalbox 7.0 sur la page dédiée de leur site.

Recalbox 7.0 : l’âge de raison pour la distribution Rétrogaming © MiniMachines.net. 2020.

GMK NucBox : un autre Minuscule PC sous Celeron J4125

Par Pierre Lecourt

Le GMK NucBox ressemble beaucoup au Chuwi LarkBox : Même format minuscule, même connectique et mêmes composants internes. Ce qui change ? La coque et surtout la manière de commercialiser l’objet.

GMK NucBox

Le GMK NucBox est donc un MiniPC de 6.2 cm de large comme de profondeur pour 4.2 cm d’épaisseur. Un tout petit objet donc qui rappelle le Larkbox dans ses dimensions. La machine de Chuwi affiche 6.1 cm de côté sur 4.3 cm de haut, on est dans des caractéristiques très proches.

GMK NucBox

Le SATA M.2 2242 est situé sous la machine

Mais ce qui met le plus la puce à l’oreille, ce sont les caractéristiques matérielles de la machine : Toutes deux embarquent un Celeron J4125 d’Intel. Un processeur quadruple coeurs et quadruple threads cadencé de 1.8 à 2.5 GHz associé à un circuit graphique Intel UHD 600.

Mémoire vive soudée

Sur le GMK NucBox, il sera associé à 8 Go de mémoire vive DDR4 en double canal. Une mémoire soudée et donc non évolutive. Le stockage sera, de son côté, assuré par un SSD M.2 SATA 2242 de 128 Go. La puce Wifi est une Intel 7265AC qui proposera un réseau Wifi5 et du Bluetooth 4.2… Sur la machine de Chuwi, on retrouve des composants similaires à une petite différence près, le LarkBox est livré avec 6 Go de ram seulement.

GMK NucBox

Le GMK NucBox

L’examen de la connectique finit de nous convaincre : Le GMK NucBox propose à l’arrière deux ports USB 3.0 Type-A, un port USB Type-C servant à l’alimentation de la machine uniquement et une sortie HDMI 2.0. Sur le côté droit de l’engin, on retrouve un port jack combinant casque et micro et un lecteur de cartes MicroSDXC.

Chuwi LarkboxLe Chuwi Larkbox

Soit exactement le même équipement que le Chuwi LarkBox. Et quand je dis exactement, c’est que la connectique est placée au même endroit sur les deux machines, ce qui signifie qu’il s’agit de la même carte mère, du même constructeur, simplement implantée dans des boitiers différents.

GMK NucBox

L’examen de la façade nous révèle d’ailleurs un positionnement du bouton de démarrage identique sur les deux châssis. Le GMK NucBox est également ventilé activement. Les 10 Watts de TDP du processeur sont coiffés par un bloc de métal – probablement de l’aluminium – qui est refroidi par un ventilateur.

Cet engin proposera un ensemble de compétences classiques assez varié : Bureautique et web bien sûr mais également multimédia avec une prise en charge parfaite de l’UltraHD via sa prise HDMI 2.0 et son chipset vidéo. Elle sera également capable d’effectuer des retouches d’images et seules les applications en temps réel lui feront un peu peur : pas de rendu 3D pro ou de jeu vidéo 3D pour ce MiniPC. un défaut qui sera compensé par des jeux anciens ou en 2D. Ce type de machine est parfaitement capable de piloter un Windows 10 ou un Linux tous les jours et de remplacer un PC plus ancien pour du web ou de la bureautique. Avec le gros avantage d’un châssis ridiculement compact de 0.16 litres et d’une consommation électrique très faible par rapport à une alimentation de PC classique.

L’engin est en vente à 155.99€ chez Banggood avec un code promo en suivant ce lien. Un très bon prix pour cette solution surtout  quand on la compare au tarif demandé par le modèle concurrent.

chuwi

A ce propos, je voudrais revenir sur les opérations promotionnelles à la mode en ce moment qui consistent à organiser des précommandes ou des financements participatifs pour ce type de MiniPC. Pour ce modèle, Chuwi a dégainé le premier et annoncé la commercialisation d’un engin en Mai dernier, son LarkBox. Chuwi est une marque OEM assez connue, cela fait des années qu’elle propose des tablettes, des portables et des MiniPC sur le marché Chinois et à l’exportation. Le GMK NucBox est, de son côté, beaucoup moins visible. Chuwi a sans doute repéré le format de cette Minimachine sur catalogue avant même qu’il ne soit fabriqué. En Mai, elle annonçait la machine sous Celeron N4100. Rien n’avait été construit alors, seules des images d’un châssis et un listing de composants était disponible.

La marque a alors annoncé une liste d’attente pour obtenir le LarkBox à moindre prix. Engrangeant ainsi des emails de gens intéressés qu’elle a pu relancer. Il faut bien comprendre que Chuwi ne fabrique rien ici, elle ne fait que passer l’ordre d’une commande à une usine OEM qui lui vend des LarkBox à sa marque. Quand, enfin, les produits ont été disponibles à la commande, passant alors d’un Celeron N4100 en fin de vie à un Celeron J4125 qui débute sa commercialisation, Chuwi a pu relancer ses clients potentiels avec leurs mails et obtenir une belle précommande. De quoi dimensionner ses achats auprès du fabricant pour débuter la commercialisation. Une toute petite partie des premiers acheteurs ont ainsi pu obtenir l’engin à 149$… Les suivant devant se contenter d’un rabais de 239$ à 199$…

Pendant ce temps, le GMK NucBox suivait un chemin commercial plus classique : à la disponibilité réelle du produit, la machine a été commandée – sans logo – par la marque GMK pour une distribution avec une marge classique via un revendeur. Comme le prix de la mémoire baissé, l’engin profite de 8 Go de DDR4 au lieu des 6 Go de Chuwi. Banggood, son distributeur, a décidé de lancer la commercialisation de cette machine en proposant un code promo qui ramène le MiniPC sous les 160€…

Au final, sur tous ceux qui ont précommandé la machine, une petite dizaine de personnes aura payé 149$ pour un engin en 6 Go de DDR4 non évolutif. La majorité aura du débourser 199$ (168€) grâce à un code promo Chuwi pour un engin moins performant que le GMK NucBox. 

Je vous le dis et je vous le répète, cela s’est vérifié à chaque fois, les précommandes et autres financement participatifs pour ce genre de matériels, portables ou MiniPC, n’ont au final aucun intérêt pour les utilisateurs. Ils ne font que “bloquer” votre argent à l’avance et vous empêchent ensuite de profiter de la mise en concurrence des produits sur le marché.

 

GMK NucBox : un autre Minuscule PC sous Celeron J4125 © MiniMachines.net. 2020.

Jetson Nano 2Go, un kit pour s’initier à l’IA pour 59$

Par Pierre Lecourt

C’est en 2014 que Nvidia a lancé sa gamme de cartes de développement Jetson. Avec des solutions assez abordables dès le départ compte tenu de l’époque. On pouvait alors trouver un premier modèle à 199$ et des solutions qui grimpaient jusqu’à 1099$. Pas donné mais cela correspondait au marché et aux coûts de développement de l’époque.

Jetson Nano 2Go

En 2019, Nvidia annonçait le Jetson Nano, une solution plus grand public qui proposait pour 99$ une carte de base parfaite pour s’initier au développements autour de l’IA. Beaucoup plus abordable pour un particulier, un fablab ou un groupe de travail, elle a été la base de nombreux développements et projets tout au long de l’année.

Cette année, Nvidia annonce la Jetson Nano 2Go, une nouvelle carte de développement proposée à 59$. Un investissement qui va pousser les particuliers à s’intéresser aux développements de solutions exploitant l’Intelligence Artificielle. Avec un investissement aussi faible – même si il faut prendre en compte certains à-côtés comme pour les Raspberry Pi – la carte devient totalement accessible.

Jetson Nano 2Go

Quelle différence de moteur entre la Jetson Nano 2Go et le précédent modèle ? Un passage de 4 à 2 Go de mémoire vive. Le reste de la carte est absolument identique d’un point de vue performances. La solution embarque un SoC quadruple coeur ARM Cortex-A57 cadencé  à 1.43 GHz associé à une solution graphique Nvidia Maxwell 128 coeurs qui pilotera les applications d’Intelligence Artificielle. Le pack de développement est le même, construit autour d’un SDK Nvidia Jetpack sous Linux.

Jetson Nano 2Go

La solution utilise un lecteur de cartes MicroSDXC comme stockage et propose à la fois un module Wifi5 et un port Ethernet Gigabit. La Jetson Nano 2Go est capable d’encoder en H.264 et H.265 en UltraHD à 30 images par seconde. La solution pourra également prendre en charge 4 flux FullHD à 30 images par seconde ou 9 flux en 720P toujours avec le même débit. L’idée étant de pouvoir suivre ce type de flux à des fins d’analyse.

En décodage, la puce Maxwell se montre encore plus performante avec la possibilité de décoder, en temps réel, un flux UltraHD à 60 images par seconde, deux flux UltraHD à 30 images par seconde, 8 flux fullHD à 30 images par seconde et pas moins de 18 flux en 720P30…

Jetson Nano 2Go

Un connecteur MIPI-CSI-2 permettra de brancher directement une camera sur la machine et une sortie HDMI de diffuser les signaux sur un écran. On retrouvera également un port USB 3.0, deux USB 2.0, un USB Type-C et un MicroUSB pour l’alimentation. Enfin, les 40 broches classiques sont disponibles sur la cartes avec GPIO, I2C, I2S, SPI et UART.

Jetson Nano 2Go

Un pack de 12 broches supplémentaires permettra de piloter l’alimentation et divers autres signaux. Enfin, si la carte est fournie avec un dissipateur passif sur son SoC, Nvidia propose un système de broches pour ajouter au besoin un petit ventilateur supplémentaire… En cas de besoin. Comprendre si vous effectuez des calculs d’IA intensifs sur de très longues périodes.

La carte change également quelques points techniques pour arriver à ce prix : Les quatre ports USB 3.0 du modèle à 99$ ont disparu au profit d’une combinaison mêlant 1 port USB 3.0 et 2 ports USB 2.0. Le DisplayPort disparait et le chargeur de l’engin n’est plus fourni par défaut. Des différences qui justifient la commercialisation des deux cartes en  parrallèle par Nvidia.

Les usages sont vastes, très vastes. L’Intelligence Artificielle est encore en train de naitre et il y a tout à inventer à ce sujet. Pour tous les usages, tous les métiers, c’est un pan entier de l’informatique qui est en plein boom. La Jetson Nano 2Go est une base de travail et d’initiation d’autant plus intéressante que tout ce qui sera développé sur ces solutions abordables pourra être réutilisé dans des échelles plus vastes dans le futur. Si vous trouvez l’algorithme de demain, il sera possible de l’optimiser pour qu’il fonctionne sur les serveurs les plus puissants de Nvidia en adaptant juste votre code pour en prendre la charge.

C’est d’ailleurs là toute l’idée de Nvidia, lancer une carte accessible pour que les développeurs se fassent la main dessus et utilisent son Jetpack pour s’initier au développement de ce type d’outil. Espérer qu’ensuite ils transforment un essai en véritable fondation de développement de projets plus complexes en terme d’IA. La bonne vieille stratégie de l’utilisateur prix “au berceau” et orienté vers l’usage de ses produits. Nvidia proposera d’ailleurs des certifications et des formations en ligne via son site. Une stratégie payante à moyen et long terme quand on lance, comme Nvidia aujourd’hui, un Jetson Nano 2Go au prix aussi abordable. A 59$ pièce, il va être difficile de tourner le dos à la solution qui devrait rapidement entrer dans de nombreux nouveaux projets.

J’ai reçu un exemplaire aujourd’hui, je vais essayer de faire un petit quelque chose avec…

Jetson Nano 2Go, un kit pour s’initier à l’IA pour 59$ © MiniMachines.net. 2020.

Le Microsoft Wireless Display Adapter passe à l’UltraHD

Par Pierre Lecourt

Le Microsoft Wireless Display Adapter est une bonne solution. Si elle n’a pas trop investi le grand public pour d’assez évidentes raisons, elle a bien fonctionné dans le monde de l’entreprise. Là où l’on cherche avant tout des moyens simples et efficaces qui ne demandent pas trop de ressources. 

wireless

Le gros point fort du Microsoft Wireless Display Adapter , c’est qu’il peut être utilisé depuis n’importe quel PC sous Windows 8.1 ou supérieur nativement. Sans avoir à rajouter le moindre bout de pilote ou à installer de programme. L’outil est naturellement pris  en charge par votre système Microsoft et personne n’a besoin d’appeler quelqu’un du service informatique pour venir vous dépanner pendant la première demie heure de votre réunion. Quelqu’un qui débarque dans votre salle avec une présentation à vous diffuser sur grand écran ? Si son PC est sous Windows, cela se fera sans aucun problème, naturellement.

Sous Windows 10, la détection de l’appareil ouvre une bulle d’informations qui signale la présence de l’adaptateur et vous demande qu’en faire : vous pouvez alors choisir de l’ignorer ou de diffuser dessus comme si vous aviez un écran branché à votre PC. En mode clone ou en bureau étendu. Aussi simplement que cela. Ce gros point positif a fait de ce petit adaptateur une solution appréciée du monde des entreprises. Utilisant le protocole Miracast, n’importe quel smartphone ou tablette peut également profiter du dispositif, un autre argument pour cette solution souvent jugée plus “sérieuse” que les Chromecast de Google. Plus transparente surtout.

Microsoft Wireless Display Adaptater

Reste qu’elle était limitée, si en 2016 Microsoft sortait une nouvelle version de l’appareil, il demeurait en 1080P et ne permettait pas de profiter de très hautes définitions. De l’Ultra HD qui est beaucoup plus courant quatre ans plus tard et qui est même devenu un standard sur pas mal d’appareils professionnels. En 2020, c’est donc une troisième version de l’adaptateur qui est présenté par Microsoft, une version UltraHD annoncée au même prix que la précédente aux US, soit 69$.

La version V2

Les connecteurs du Microsoft Wireless Display Adapter V2 en 2016, trop gros pour certains appareils

Le principe est toujours le même avec un port HDMI à connecter sur votre écran, votre vidéoprojecteur ou un téléviseur et un port USB pour l’alimenter. L’engin est désormais un poil plus imposant avec 10.5 cm de long pour 2.5 cm de large et 11 mm d’épaisseur. Mais ses connecteurs sont par contre moins épais que la précédente version pour pouvoir se positionner plus facilement dans les prises des téléviseurs ou de se glisser entre d’autres connecteurs. 

Il est surtout compatible UltraHD avec la gestion des protocoles HDCP 1.4 et HDCP 2.2 qui sont désormais pris en charge. Petit détail, le format Miracast pouvant être sujet à des ralentissements ainsi qu’une certaine latence, l’objet n’est évidemment pas destiné aux usages demandant un affichage instantané comme le jeu. Les films ne sont pas affectés par le problème car si le contenu peut être décalé entre l’émission et la réception, l’image et le son restent parfaitement calés. Cette nouvelle version UltraHD affiche donc une limitation dans la vitesse de l’affichage qui ne dépassera jamais les 30 images par seconde.

Le Microsoft Wireless Display Adapter passe à l’UltraHD © MiniMachines.net. 2020.

HP Spectre x360 13 2020 : un passage à Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

La gamme HP Spectre x360 13 2020 se tourne donc vers la nouvelle gamme de puces Intel, ce qui fait évoluer les composants de la machine mais pas vraiment son aspect extérieur. L’engin évolue cependant de manière assez positive avec l’arrivée de nouvelle fonctionnalités en plus des avancées proposées par la plateforme EVO d’Intel.

HP Spectre x360 13 2020

Les HP Spectre x360 13 2020 s’annoncent donc sous la bannière de la plateforme EVO d’Intel, une manière assez simple d’annoncer la couleur sur leurs performances et les services qu’ils peuvent rendre en autonomie comme en réactivité et en fonctionnalités annexes. Si le design global ne change pas donc, on découvre tout de même de nouvelles fonctionnalités.

HP Spectre x360 13 2020

A commencer par l’apparition de port Thunderbolt 4.0 qui remplace le Thunderbolt 3.0 du modèle précédent. On retrouve également des puces Intel Tiger Lake de onzième génération et bien entendu les circuits graphiques Intel Xe. Une évolution qui devrait apporter plus de confort à l’utilisateur notamment en 3D.

L’ultraportable reste un 13.3 pouces tactile avec une dalle OLED en 3840 x 2160 pixels avec une fonction tactile et une charnière rotative sur 360° pour une utilisation en format tablette. La dalle occupe 90% de l’espace disponible sur le châssis et elle s’annonce compatible avec un stylet actif pour de la prise de notes. Le format reste tout aussi séduisant après le gros travail de la marque sur le modèle de 2019 : Les HP Spectre x360 13 2020 mesurent 19.45 cm de profondeur seulement. La largeur reste de 30,68 cm ce qui est très proche du format A4 en 29.7 cm. L’épaisseur de la machine culmine à 1.7 cm au point le plus haut. Le poids global de la machine grimpe à 1.27 Kg, ce qui reste là aussi très raisonnable.

On retrouve des options intéressantes comme le mélange possible de SSD PCIe NVMe et de solutions de cache Intel Optane pour des performances de transfert très rapides. La mémoire vive sera de la LPDDR4x-3733 pouvant atteindre 16 Go mais qui ne sera pas évolutive. La marque ayant choisi un design ultrafin et compact, des concessions de ce type semblent être obligatoires. Le stockage sera la seule pièce évolutive dans la machine. 

HP Spectre x360 13 2019

On profitera évidemment de toutes les fonctionnalités du modèle précédent avec un très joli design, un clavier très complet et prenant le maximum de l’espace disponible.

HP Spectre x360 13 2020HP Spectre x360 13

La connectique proposera en plus des deux ports Thunderbolt 4.0, un port USB 3.1 Gen1 Type-A et un port jack stéréo combinant casque et micro. Un lecteur de cartes MicroSDXC est présent également. L’alimentation de la machine se fera en 65 watts via un adaptateur USB Type-C. La batterie embarquée est une 60 Wh sans qu’aucune autonomie ne soit indiquée. 

HP Spectre x360 13 2020

Les fonctions de sécurité habituelles restent présentes avec un interrupteur pour désactiver la webcam, un bouton pour couper le microphone et des options permettant d’ajouter un filtre écran afin de limiter ses angles de vues. Du Wifi6 et un module Bluetooth 5.1 complètent cet équipement.

Pas encore de prix ni de disponibilités pour le moment mais HP annonce déjà une version de cet engin en 5G pour l’année prochaine.

HP Spectre x360 13 2020 : un passage à Tiger Lake © MiniMachines.net. 2020.

HP Spectre x360 14 : Un 13.5 pouces performant et tactile

Par Pierre Lecourt

Prévu en Octobre aux US et pour la fin de l’année chez nous. Lancé à 1199.99 dollars pour l’entrée de gamme, le HP Spectre x360 14 est un ultraportable de 13.5 pouces  de 1.36 Kg qui mesure 30 cm de large pour 22 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur. C’est le format d’une revue un peu peu épaisse à la couverture semi cartonnée… C’est un format compact et agréable qui cache un véritable bijou technologique de la part du constructeur.

HP Spectre X360 14

Premier point fort de cet HP Spectre x360 14, son affichage. L’écran 13.5 pouces sera piloté par une dalle OLED dans les versions haut de gamme. Un affichage en 3000 x 2000 pixels pour un ratio facile à calculer de 2:3. Un ratio trop rare qui permet aussi bien de profiter de contenus multimédia dans de bonnes conditions que de travailler textes ou programmation. Un affichage parfait pour le web, pour le jeu, pour la vidéo et pour gérer de multiples fenêtres. Un écran que HP a voulu haut de gamme en garantissant un espace de couleur à 100 % du spectre DCI-P3.

HP Spectre X360 14

La marque annonce également une calibration usine pour assurer un deltaE inférieur à 2 au sortir de la boite. Un traitement de luxe qui fera mouche auprès des graphistes et photographes. HP annonce également des traitements colorimétriques à la volée grâce à des logiciels étudiés pour cet usage. On pourra adapter la colorimétrie de l’écran en fonction de l’environnement. Non pas pour compenser la luminosité de celui-ci ou la dureté de ses couleurs mais pour s’assurer de ne pas avoir l’oeil trompé par une ambiance lumineuse globale trop prononcée. Je suis assez dubitatif face à ce genre d’option mais la marque nous réserve peut être de bonnes surprises. Dernier point fort de cet affichage, une belle luminosité de 400 cd/m² qui devrait proposer à la dalle LED un rétro éclairage suffisant pour de nombreuses situations.

Evidemment, cet écran est encadré par une bordure minimaliste, histoire de proposer à l’utilisateur un bon ratio encombrement/usage. L’écran profitant d’une charnière souple pour le replier à 360°, il sera possible de l’utiliser comme une tablette avec les doigts mais également avec un stylet actif. Une fonction sympathique sur un format de ce type avec une bonne gestion colorimétrique.

HP Spectre X360 14

A l’intérieur du HP Spectre X360 14, on retrouve un processeur Intel Tiger Lake pouvant grimper jusqu’au Core i7-1165G7. Une puce 4 coeurs et 8 threads tournant de 2.8 à 4.7 GHz avec 12 Mo de cache et un circuit Intel Xe de 96 unités. Une solution au TDP variable de 12 à 28 watts qui devrait proposer un excellent niveau de performances pour un engin de ce gabarit. Il sera assuré par 16 Go de mémoire vive LPDDR4X 3200 MHz dans sa version la plus aboutie et proposera un stockage pouvant atteindre 1 To de SSD NVMe PCIe. Un trio qui assurera le bon fonctionnement du système Microsoft Windows 10 embarqué et de nombreux usages. L’engin hérite au passage d’une certification EVO d’Intel, ce qui signifie des atouts supplémentaires comme une sortie de veille instantanée par exemple.

HP Spectre X360 14

La connectique est assez maigre mais reste performante puisqu’on retrouve un USB 3.1 Type-A et deux ports Thunderbolt 4. Ces derniers étant capables aussi bien de transmettre des données, du réseau et un signal DisplayPort tout en rechargeant l’engin. On retrouver une connexion WiFi6 et un module Bluetooth 5.0 si on veut se passer d’un adaptateur Ethernet. Enfin, un bon vieux port jack audio 3.5 mm est présent pour brancher un casque micro classique.

HP Spectre X360 14

Le port Thunderbolt 4 intégré sur le bord biseauté du châssis

A noter que HP intègre sa camera True Vision 720p pour la vidéo conférence qu’il sera possible de bloquer physiquement avec un œilleton. Ce modèle proposera un capteur infrarouge qui permettra de profiter des fonctions d’authentification par reconnaissance faciale de Windows Hello. 

HP Spectre X360 14

L’autonomie de l’ensemble atteindra 10 heures selon HP pour un usage réel de la machine. La marque ne fait pas mention de charge rapide mais le chargeur USB Type-C de 65 watts devrait apporter un plus grand rayon d’action à l’engin. La certification EVO obligeant les constructeurs à assurer une recharge assurant 4 heures de fonctionnement pour une demie heure de recharge pour un PC en FullHD, on peut espérer un effort sur ce point de la part du constructeur.

HP Spectre X360 14

Bref une belle machine et comme d’habitude un dialogue de sourds dans le communiqué de presse qui annonce d’un côté un prix pour le modèle entrée de gamme et, de l’autre, les composants les plus haut de gamme que le HP Spectre X360 14 pourra embarquer. Le prix indiqué ne concerne pas la version de l’engin avec un écran OLED par exemple. Ce tour de passe passe classique, assaisonné par un passage du dollar à l’euro, risque de faire bizarre au client français potentiellement intéressé. j’ai bien peur que cette solution finisse par coûter très cher. Pas un problème à priori pour HP, l’engin vise avant tout un secteur professionnel et l’investissement sera assuré plus par des entreprises que par des particuliers.

HP Spectre x360 14 : Un 13.5 pouces performant et tactile © MiniMachines.net. 2020.

Surface Laptop Go : le futur bon plan de Microsoft ?

Par Pierre Lecourt

Le panneau est grand, le panneau est gros mais beaucoup tombent dedans pour le plus grand bonheur de Microsoft. Le Surface Laptop Go est mis en avant comme un engin “abordable” à 629€. Certes, c’est vrai que ce prix associé à l’excellence du design des machines Surface a de quoi laisser songeur. Malheureusement, il cache un tout petit détail pas vraiment reluisant pour le fabricant : à 629€ c’est une machine anémique en 2020.

Le Surface Laptop Go à 629€ ne brille pas vraiment par ses caractéristiques techniques, si il reprend un design global quasiment identique aux deux autres machines, son bilan n’est pas des plus flatteurs. Un Core i5-1035G1 de dixième génération associé à 4 maigres Gigaoctet de mémoire vive LPDDR4x et 64 Go de stockage eMMC non évolutifs… C’est vraiment maigre et pas forcément très future proof.

Surface Laptop Go

Evidemment, on garde l’essentiel avec un écran de 12.5 pouces tactile “PixelSense”. Un joli mot pour dire 1536 x 1024 pixels seulement et un bon point avec un écran en 3:2. La surface tactile gérera jusqu’à 10 points de contact et les bords ultrafins proposeront un excellent ratio d’affichage par rapport à l’encombrement de la machine. La fine bordure arrive tout de même à abriter une webcam HD 720p f2.0 et un système de deux microphones embarqués. Une paire d’enceintes stéréo “Omnisonic” est présente avec une prise en charge du Dolby Audio.

Surface Laptop Go

La connectique est limitée avec un port USB type-A, un USB type-C, un port Surface Connect et un jack 3.5 mm combinant casque et micro. L’engin proposera du Bluetooth 5.0 et du Wifi 6 et annonce jusqu’à 13 heures d’autonomie avec une batterie 39 Whr. Un système de charge rapide impressionnant est mis en avant par Microsoft, le Surface Laptop Go serait capable de retrouver 80% de sa batterie en une heure de recharge seulement. Le tout pour un poids plume de 1.11 Kg. 

C’est très bien mais je ne vois pas vraiment où est la bonne affaire en 2020 ? Un Core i5-1035G1 c’est efficace, mais 4 Go de mémoire vive et 64 Go de eMMC non évolutifs pour 629€ ? Pour une machine incapable de lire nativement un contenu FullHD ?

Surface Laptop Go

Pour bien faire, il faut donc aller chercher les autres configurations de la marque et elles font payer le différentiel de prix très cher : 799€ pour une solution 8 Go de ram avec un SSD de 128 Go. 999€ pour la version 256 Go de SSD toujours en 8 Go de mémoire vive. Alors, certes, ces deux modèles de Surface Laptop Go embarqueront en plus un lecteur d’empreintes sur le bouton de démarrage pour se connecter de manière sécurisée grâce à Windows Hello, détail qui disparait de la version entrée de gamme de la machine. Mais cela fait tout de même une augmentation de 170€ pour 4 Go de ram et un passage de 64 Go eMMC à 128 Go de SSD. Et de 370€1 pour ce même supplément de 4 Go de mémoire vive et un passage à 256 Go de SSD. C’est simplement hors de prix.

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La qualité globale des machines semble excellente, le clavier doit être efficace comme sur le reste de la gamme, l’ergonomie semble au rendez-vous et le poids contenu de 1.1 Kg en font un 12.5″ du quotidien probablement très agréable. Avec des dimensions contenues inférieures à une feuille A4, la machine mesure 27.81 cm de large pour 20.56 cm de profondeur et 15,69 mm d’épaisseur, c’est un véritable ultraportable. Mais ce n’est clairement pas une machine au niveau des besoins d’un utilisateur lambda en 2020 dans sa version la moins chère. Microsoft joue sur un segment qui se rapproche ici de ce que proposent les Chromebooks entrée de gamme des concurrents. Peu de stockage et un recours à OneDrive pour stocker ses fichiers. Il sera facile de trouver des alternatives plus convaincantes en stockage comme en mémoire vive dans des diagonales différentes sur le marché.

Surface Laptop Go

Car c’est là le seul réel avantage de la solution de Microsoft. Le Surface Laptop Go propose une diagonale qui est en train de disparaitre du marché : Le 12.5 pouces. Alors qu’avec les systèmes de bordures fines maitrisés aujourd’hui par l’ensemble des constructeurs, il y a là un véritable segment d’engins efficaces et maniables comme ce que l’on a connu avec un Xiaomi Notebook Air de 12.5 pouces justement. Tout le monde essaye de viser la taille au dessus : Le 13.3″.

C’est son format qui est l’atout majeur de cet engin, pas son hardware. Le PC est petit, compact, mignon et suffisant pour écrire partout de manière agréable avec un écran en 3:2. C’est ça la recette magique d’un bon ultraportable. Vous pouvez très bien coller un Core i5 de dixième génération mais pitié, pas 4 Go de ram ni 64 Go de SSD. On est en 2020, ne dites pas que cela en fait une machine abordable. Pas plus que les versions supérieures qui vendent les options de mise à jour de mémoire vive et de SSD comme si on était encore en 2010 !

Il me semble que le marché s’est vidé de cette gamme de produits qui correspond pourtant à beaucoup de besoins. Un PC format A4, léger et endurant mais pas en version 4/64 Go à 630€. Ni en 8/256Go à 1000€, s’il vous plait…

 

 

 

 

Surface Laptop Go : le futur bon plan de Microsoft ? © MiniMachines.net. 2020.

3 nouveaux MiniPC Gigabyte Brix 2020 sous processeur Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

La gamme Gigabyte Brix est une des plus vieilles séries de minimachines du marché. Il s’agit de modèles compacts destinés au grand public comme aux professionnels même si ces dernières années le constructeur a surtout orienté sa production vers un univers industriel et pro. La marque lance aujourd’hui une nouvelle gamme en s’appuyant sur des puces Intel de onzième génération Tiger Lake. Et elle semble s’intéresser un peu plus aux particuliers.

Brix 2020

Trois modèles sont annoncés, tous pilotés par des puces Intel Tiger Lake de 28 watts de TDP et capables d’embarquer jusqu’à 64 Go de mémoire vive et diverses options de stockage. Les Gigabyte Brix 2020 BSi3-1115G4, Brix BSi5-1135G7 et Brix BSi7-1165G7 ne sont pas encore entièrement détaillés et la marque n’a pas donné leurs tarifs ni leur disponibilité. Suivant les modèles, on découvre trois puces Tiger Lake différentes : 

  • Un Intel Core i3-1115G4 2 coeurs et 4 threads épaulé par un circuit graphique Intel UHD avec 48 EU
  • Un Intel Core i5-1135G7 4 coeurs et 8 threads sous Intel Iris Xe avec 80 EU
  • Un Intel Core i7-1165G7 4 coeurs et 8 threads avec Intel Iris Xe avec 96 EU

Brix 2020

Vendus en barebones, ces modèles proposeront deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4-3200 et un ensemble de stockage composé d’un port M.2 2280 PCIe NVMe X4, d’un second M.2 2280 PCIe NVMe X4 également compatible SATA 3.0. Enfin, un emplacement 2.5″ permettra de piloter un disque ou un SSD SATA classique. 

Brix 2020

On retrouvera un module Wifi6 Intel AX201 qui proposera du Bluetooth 5.1 ainsi qu’un double port Ethernet, le premier en Gigabit et le second en 2.5G. Le reste de la connectique permettra au Brix de piloter jusqu’à quatre écrans en UltraHD grâce à 4 ports HDMI 2.0a. A noter que  deux ports Thunderbolt 4 permettront également de prendre en charge des affichages avec une compatibilité DisplayPort.

Brix 2020

Les circuits d’Intel étant “limités” à 4 sorties simultanées, il faudra donc choisir entre les solutions HDMI et d’éventuels affichages USB Type-C. Il sera évidemment possible d’afficher au travers d’une solution graphique externe plus performante grâce au Thunderbolt. Deux ports USB 3.2 Type-A sont également disponibles à l’arrière en plus de prises d’antennes Wifi et d’une prise “4G”. Une solution d’antivol type Kensington Lock est également visible.

Brix 2020

Les Gigabyte Brix 2020 proposeront également en façade deux ports jacks 3.5 mm séparés pour casque et microphone ainsi que quatre ports USB 3.2 Type-A supplémentaires. Les différents modèles seront livrés avec deux supports différents pour les placer debout ou en VESA derrière un écran. Il sera évidemment possible de les laisser à plat sur des patins anti-dérapants.

A noter que ces engins conservent quelques options issues du monde pro comme le redémarrage possible après une coupure de courant et le Wake On Lan. Les nouveaux Gigabit Brix 2020 mesurent 1‎9.62 cm de large pour 14 cm de profondeur et 4.44 cm d’épaisseur. Un encombrement de 1.16 litre vraiment discret pour un niveau de compétences et de services assez exceptionnel.

A suivre

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La Mi Box 3 passe à Android TV 9.0

Par Pierre Lecourt

La Xiaomi Mi Box 3 a en effet été remplacée par la Mi Box S et si on en trouve encore sur le marché, la marque ne la met clairement plus du tout en avant. Préférant concentrer ses efforts  sur la version S plus récente.

Mi Box 3

Cette mise à jour  vers Android TV 9.0 est donc à la fois une bonne surprise et une bonne nouvelle même si il faut espérer qu’elle ne soit pas source de problèmes autour de services accessoires comme c’est déjà arrivé par le passé. Les mises à jour de sécurité sont datées de Juillet 2020, ce qui est une bonne nouvelle pour l’utilisation de l’objet.

La mise à jour pèse 650 Mo et ne concerne que le modèle MDZ-16AB de la Mi Box 3, elle apporte comme d’habitude son lot de nouveautés. Outre le passage à Android TV 9.0, elle intégré des services supplémentaires. On peut ainsi remarquer l’apparition d’une icone vers l’application Amazon Prime Video qui devient un standard de l’offre en plus des services de Netflix, HBO, Youtube et de la prise en charge des fonctions Chromecast.

Mi Box 3

On découvre également un réglage automatique et à la volée des fréquences d’affichage qui s’adapteront suivant les applications, les contenus et évidemment les possibilités de votre téléviseur. Si la mise à jour n’apparait pas dans votre menu et que votre box est pourtant compatible, vous pourrez télécharger l’image sur le lien suivant. La Mi Box 3 offre donc désormais le même niveau de service que la Mi Box S et pourra lire des fichiers UltraHD à 60 images par  seconde avec une prise en charge du Dolby Audio Plus.

Source : XDA Dev

La Mi Box 3 passe à Android TV 9.0 © MiniMachines.net. 2020.

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