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Hier — 13 novembre 2019MiniMachines.net

OVNI : 8Bitdo N30 ou la manette de la NES en souris sans fil

Par Pierre Lecourt

Si vous recherchez une quelconque ergonomie, un semblant de confort ou autre, cette nouvelle souris 8BitDo N30 n’est pas faire pour vous. Proposée pour 25$, elle propose surtout un look rétro à destination des joueurs et collectionneurs. Une solution qui accompagnera sans doute bien les machines d’arcade mais qui devrait être pénible à l’usage toute une journée.

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La souris 8Bitdo N30 ressemble de loin à la manette de la NES, elle en a l’esprit avec ce design particulier de boutons rouges et ronds entourés d’un carré beige et enfermés dans un rectangle noir. Sur le côté on retrouve l’iconique croix directionnelle pour piloter les jeux sur la manette d’origine. Son usage ici pourra poser question mais les boutons seront évidemment utiles. Pas forcément précis mais pouvant lancer des fonctions classiques : Haut et bas de page, avant et arrière…

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La souris cache également une fonction de scroll au travers d’une bande sensible invisible placée là où on retrouve habituellement les molettes. La souris propose un capteur optique de 1000 DPI très classique. A l’intérieur, on retrouvera une simple batterie AA qui devrait offrir entre 100 et 120 heures d’usage. Un bouton pour mettre en veille la souris est également visible. A noter qu’une prise USB permet également d’utiliser la souris en mode filaire.

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Les premiers retours concernant la 8Bitdo N30 montrent que l’engin propose des boutons très semblables à ceux que proposaient les manettes NES. Même ressenti physique au toucher… mais que l’ensemble de l’ergonomie proposée est loin d’être au niveau du confort proposé par les dernières souris en date. La marque s’est appuyée sur le travail d’un designer Suédois qui avait sorti un concept du même type il y a plus de 10 ans.

Daniel Jansson est, semble t-il, ravi de s’être associé à la marque pour que son concept sorte finalement en magasin. 

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Bref, un Objet en Vente Non Identifié de plus. Un produit qui accompagnera sans doute parfaitement bien une machine cachée derrière une borne d’arcade pour lancer divers programmes entre deux usages d’un paddle. Mais probablement jamais autre chose qu’un produit anti-ergonomique au long cours.

Source : 8BitDo et Engadget

OVNI : 8Bitdo N30 ou la manette de la NES en souris sans fil © MiniMachines.net. 2019

BMAX X14 : Un 14.1″ Gemini Lake Celeron N4100 à surveiller ?

Par Pierre Lecourt

Le BMAX X14 est un ultraportable en aluminium bien équipé et proposé à un prix intéressant. Pour moins de 320€ pièce, on retrouve un engin qui affiche correctement, ne prend pas trop de place, propose une belle dalle pour un encombrement réduit et embarque des composants suffisants pour tous les usages classiques d’un micro ordinateur : Bureautique, web et multimédia.

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Le coeur de cette machine est un processeur Intel Celeron N4100, une puce que l’on connait bien puisqu’elle a été intégrée dans des dizaines de minimachines par le passé. Avec 4 cœurs, elle propose des fréquences allant de 1.1 à 2.4 GHz, 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel UHD 600 performant. Le tout pour 6 watts de TDP ce qui permet une intégration facile dans des solutions de tout type. Ici le BMAX X14 ne mesure que 15 mm à son point le plus épais pour des dimensions compactes pour un 14.1″ : 32.3 cm de large et 21.7 cm de profondeur. Il pèse 1.4 Kg.

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Associé à ce processeur, 8 Go de mémoire vive DDR4L non accessibles et 256 Go de stockage SSD montés sur un slot M.2. On pourra modifier ce stockage via une trappe visible sous l’engin. Cet ensemble N4100, 8Go, 256 Go est excellent pour une solution mobile de ce type. On pourra effectuer toutes les tâches classiques que permet cette combinaison : bureautique confortable, surf, multimédia avec streaming et vidéo locale jusqu’en UltraHD. Mais la solution est également assez musclée pour des travaux plus complexes.

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Il sera possible de retoucher des images, de faire de la création 3D avec des outils comme Fusion360 ou de développer des photos numériques. Pas dans une optique professionnelle mais avec suffisamment de performances pour un outil de particulier en mobilité. Pour le jeu, cela restera évidemment limité à des jeux anciens ou indépendants. Il sera possible de lancer des titres récents très grand public mais en abaissant les détails et la définition du jeu. Bref, un engin adapté à un usage classique de particulier.

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L’écran est un 14.1″ IPS en 1920 x 1080 classique, le BMAX X14 pourra donc afficher confortablement des films et séries en FullHD. Il est muni d’une paire d’enceintes stéréo situées sous l’écran. La dalle occupe 83% de la surface disponible, ce qui indique des bordures d’écran minimalistes. La marque indique qu’elles ne mesurent que 5 mm d’épaisseur en haut et sur les côtés.

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La partie réseau comprend un module Wifi5 associée à un Bluetooth 5.0 et aucun port Ethernet part défaut. L’engin ne propose pas de prise de ce type. La connectique est limitée comme toujours sur ces machines extra fines. On retrouve donc un port USB 3.0 Type-A, un port USB type-C qui devrait permettre de sortir un signal, se connecter à un réseau filaire et de recharger l’engin, un port jack qui servira également à recharger sa batterie, une prise jack audio 3.5 mm stéréo et un lecteur de cartes MicroSDXC.

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Le BMAX X14 propose également une webcam 2 mégapixels sous l’écran et un couple de micros pour de la visio conférence. Pas un placement idéal pour l’angle de la webcam mais il n’y avait pas la place au dessus de l’écran.

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Son clavier est un QWERTY classique de type chiclet, il est rétro éclairé et occupe toute la surface disponible. Décliné sur 65 rangs de touches il propose des raccourcis de fonctions et des touches F. Le pavé tactile semble immense, il s’agit d’un 14.1″ de diagonale, et très profond. La touche de démarrage située en haut à droite ne propose pas de reconnaissance d’empreintes.

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Petit bémol esthétique à mon goût, ce symbole de la marque, une sorte de masque de robot, est placé à l’arrière du BMAX X14 et semble profiter du rétro-éclairage de la dalle pour s’illuminer. Ce n’est pas franchement utile à mon goût. Je lui préfère de loin la sobriété d’une solution uniforme.

A moins de 320€ pièce, il me semble que ce BMAX X14 est assez intéressant. Il est livré avec un Windows 10 classique qu’on pourra passer en Français au démarrage. Reste que le clavier QWERTY devrait en détourner plusieurs malgré les qualités de cet engin. Il sera toujours possible de recourir à un système de stickers pour modifier les touches et éventuellement envisageable d’en déplacer physiquement pour retrouver un pseudo AZERTY1.

Je vais voir si je peux obtenir l’appareil pour un test. Car il y a une impasse sur la fiche technique du vendeur, celle de l’autonomie de l’engin. Une batterie Lithium Ion Polymer de 1000 mAh en 3.8 volts est intégrée mais aucune indication précise d’autonomie n’est mentionnée.  Difficile de voir si cela ne cache pas un piège quelconque sur l’usage de l’engin.

Découvrir le meilleur prix pour ce produit

 

 

 

BMAX X14 : Un 14.1″ Gemini Lake Celeron N4100 à surveiller ? © MiniMachines.net. 2019

Teclast M16 : une tablette 4G 11.6″ sous Helio x27 bien équipée

Par Pierre Lecourt

La Teclast M16 est une 11.6″ classique d’un point de vue affichage. La dalle IPS affiche en 1920 x 1080 pixels de manière classique mais ses dimensions sont assez réduites : 27.7 cm de large pour 17.4 cm de haut et 8 mm d’épaisseur. Le fait que l’écran soit intégré dans un châssis aux bordures très fines explique pourquoi la tablette est si compacte.


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A l’intérieur de la Teclast M16, on retrouve un Helio X27, une puce 10 coeurs que fabrique Mediatek. 2 coeurs Cortex-A72 cadencés à 2.76 GHz, 4 coeurs Cortex-A53 à 2 GHz et 4 autres toujours en Cortex-A53 à 1.6 GHz. Cette solution est associée à un circuit ARM Mali T880 MP4 pour la partie graphique. L’ensemble fait tourner un Android 8.0 Oreo.

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Associé à cette puce, on découvre 4 Go de mémoire vive DDR3L et 128 Go de stockage eMMC non détaillé. Un lecteur de cartes MicroSDXC permettra d’ajouter plus de stockage si le besoin s’en fait sentir.

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Parmi les points clés de cette offre, il y a les fonctions liées à la puce de Mediatek. Elle propose un circuit GPS mais également un modem 4G en plus d’un Wifi5 classique et d’un Buetooth 4.0. De telle sorte qu’il sera possible de se connecter partout et d’utiliser sa tablette aussi bien pour surfer, suivre son GPS et même passer des appels1. Teclast M16 propose un lecteur de SIM pour gérer deux lignes. Elle est compatible avec de nombreuses bandes2 et offrira donc de larges choix de connexion.

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Sur la tranche de la tablette, on retrouve une connectique classique : Un port jack audio 3.5 mm mixte, un USB type-C, une alimentation jack 2.5 mm, une sortie MicroHDMI et le lecteur de cartes MicroSDXC et de SIM. Deux webcams sont également présentes avec une 2 mégapixels en façade et une 8 Mégapixels au dos. Un Pogoplug 4 broches est également présent pour se connecter au dock clavier servant également de couverture de protection à la tablette. Livré avec la Teclast M16, il est en QWERTY mais permettra une saisie plus facile de textes sur l’appareil.

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Une paire d’enceintes est intégrée sur le haut de l’écran et une batterie 7500mAh devrait proposer une autonomie confortable. L’ensemble du châssis est en métal.

La Teclast M16 est lancée à 181.60€ par la marque.

Teclast M16 : une tablette 4G 11.6″ sous Helio x27 bien équipée © MiniMachines.net. 2019

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Premières images du NUC Frost Canyon sous Comet Lake U

Par Pierre Lecourt

Les NUC Frost Canyon, on en a parlé à la fin de l’année 2018 quand on a découvert la feuille de route d’Intel jusqu’en 2020. A l’époque, la marque prévoyait une sortie pour la fin du troisième trimestre 2019.

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On découvrait donc le un modèle de NUC Frost Canyon sous Core i5 baptisé NUC9i5FNH/K qui devait embarquer une puce pour le moment toujours inconnue et baptisée i5-9xxxU avec 4 cœurs et 8 threads développant un TDP de 25 watts.

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Aujourd’hui, on apprend qu’un modèle de ces NUC Frost Canyon devrait être lancé en Chine le 12 Décembre avec une puce Intel de dixième génération Comet Lake U proposant 6 cœurs et 12 threads pour un TDP de 15 watts. Le design serait identique en terme de dimensions et de fonctionnalités avec, encore une fois, une déclinaison peu épaisse n’embarquant qu’un SSD au format carte M.2 et une version plus imposante avec un emplacement 2.5″ intégré supplémentaire. La mémoire vive devrait être composée de deux canaux de DDR4 pour un maximum de 64 Go embarqués. 

On devrait retrouver la même façade si ce n’est la disparition d’un port USB Type-A pour un USB Type-C. Un port jack mixte 3.5 mm est également présent et, comme d’habitude, un capteur infrarouge devrait également être intégré.

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La sortie vidéo profitera du Thunderbolt 3 mais une prise HDMI 2.0a sera également de la partie sur la face arrière. La machine est censée proposer un Thunderbolt Type 3 qu’on retrouvera donc ici à côté de deux ports USB 3.0 et d’un Ethernet Gigabit. L’ensemble sera ventilé activement.

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Edit : Les puces embarquées par les Frost Canyon sont désormais connues pour les trois machines prévues :

  • NUC10i7FN : Core i7-10710U 6 coeurs / 12 threads – 12 Mo de cache – 1.1 à 4.7 GHz – UHD 1.1 GHz – TDP 25W 
  • NUC10i5FN : Core i4-10210U 4 coeurs / 8 threads – 8 Mo de cache – 1.6 à 4.2 GHz – UHD 1.1 GHz – TDP 25W 
  • NUC10i3FN : Core i3-10110U 2 coeurs / 4 threads – 4 Mo de cache – 2.1 à 4.1 GHz – UHD 1.0 GHz – TDP 25W 

Source : Weixin.qq.com via Momomo_us et FanlessTech

Premières images du NUC Frost Canyon sous Comet Lake U © MiniMachines.net. 2019

Les bons Plans du 11.11

Par Pierre Lecourt

La Machine d’illustration est un HP-85

Les bons Plans du 11.11 © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du Week-End : 09-10/11/2019

Par Pierre Lecourt

La machine en illustration est un Toshiba T5200

Les Bons Plans du Week-End : 09-10/11/2019 © MiniMachines.net. 2019

Shuttle DS10U : Des miniPC fanless sous Intel Whiskey Lake

Par Pierre Lecourt

Je ne compte plus les années de bons et loyaux services de mon Shuttle XS35V, j’ai du l’acheter à la fin 2014. Depuis, il tourne comme une horloge, sans un bruit et sans broncher, comme un mini serveur fanless. La marque a quelque peu changé le design de ces machines et a fait évoluer son matériel mais les services rendus par ces engins sont à peu près les mêmes.

Shuttle DS10U

Le nouveau Shuttle DS10U reprend donc la recette de ces engins dépourvus de ventilation que l’on va glisser quelque part avant de pouvoir totalement les y oublier. Pas de bruit, pas d’encombrement, une belle connectique et des performances plus que correctes. Le boitier mesure 20 cm de profondeur pour 16.5 cm de hauteur et  3.95 cm de largeur. 1.3 litre en tout. Une vraie recette de minimachine qui se conjugue en plus avec une belle dose d’évolutivité et d’accessibilité.

Quatre puces distinctes seront proposées par la marque pour cette série Shuttle DS10U :

Le DS10U sous Celeron 4205U : 2 coeurs, 2 threads 1.8 GHz, 2 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 610
Le DS10U3 sous Core i3-8145U : 2 coeurs, 4 threads 3.9 GHz, 4 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620
Le DS10U5 sous Core i5-8265U : 4 coeurs, 8 threads 3.9 GHz, 6 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620
Le DS10U7 sous Core i7-8565U : 4 coeurs, 8 threads 4.6 GHz, 8 Mo de cache et circuit Intel UHD Graphics 620

On retrouvera pour le Celeron 4205U un USB 3.1 Gen 1 à 5 Gbit/s et le Core des USB 3.1 Gen 2 à 10 Gbit/s. Toutes ces puces Whiskey Lake ont évidemment beaucoup de points communs dont un en particulier, celui de fonctionner dans un TDP de 15 watts. Prévues à la base pour équiper des machines portables, ces processeurs offrent une vraie gamme de performances aux différents modèles tout en proposant à la marque un unique système de dissipation passive.

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Les possibilités d’usage de ces Shuttle DS10U sont très larges. Leur connectique est très complète avec sur la face avant deux ports USB 3.1, quatre ports USB 2.0, un lecteur de cartes SDXC, des pots jack audio 3.5 mm pour casque et micro ainsi que des LEDs témoin d’activité et un imposant bouton de démarrage. Ce bouton s’explique par la possibilité de fixer l’engin en VESA derrière un écran. Il faut pouvoir le manipuler facilement même sans le voir et  cette taille améliore donc le confort de l’utilisateur. 

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Sur la face arrière, on retrouve une très large connectique également avec deux ports antenne pour piloter le Wifi5 et le Bluetooth 4.0 embarqués sur un support M.02 2230 en interne. Une paire de ports Ethernet Gigabit est également présente pour piloter deux réseaux distincts. On retrouve deux ports USB 3.1 supplémentaires, une sortie HDMI 2.0a,un DisplayPort 1.2 et un port VGA. Les puces pouvant prendre en charge 3 écrans, le Shuttle DS10U pourra gérer des affichages complexes. La marque a également ajouté un port COM pour des usages plus professionnels. On retrouve également une prise 4 broches pour allumer la machine à distance, faire un Reset ou alimenter un autre périphériques depuis le MiniPC en 5 volts. Il est possible de  choisir une configuration dépourvue de port VGA pour une solution à double port série. Le brochage nécessaire à un second COM est intégré à la carte mère.

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A l’intérieur des Shuttle DS10U, on retrouve deux slots de mémoire vive DDR4 en double canal pour monter jusqu’à 32 Go. Le stockage se décomposera en plusieurs unités avec un support 2.5″ de 12.5 mm d’épaisseur  en SATA 3.0 ainsi qu’un emplacement M.2 prenant en charge à la fois les formats SATA et PCIe NVMe en 2242, 2260 et 2280. 

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L’accès à ces composants se fera simplement en ôtant les deux panneaux maintenus par une simple vis. L’engin pourra être positionné à plat mais un maintien vertical semble le plus adapté à son fonctionnement fanless. Debout sur un support ou fixé en VESA il profitera d’une convection naturelle plus efficace.

Shuttle DS10U

Pas mal de points font de ces Shuttle DS10U des engins aux possibilités d’usages très large. La marque assure par exemple que ces engins peuvent tourner 24H/24 et 7J/7 mais également qu’il peuvent, en déplaçant un simple cavalier sur la carte mère, se mettre en marche dès qu’ils sont alimentés. De telle sorte qu’en cas de coupure de courant, les machines se remettent en route immédiatement à la reprise du service. On peut donc tout à fait imaginer en faire un serveur personnel compact et inaudible. L’engin peut également piloter diverses solutions externes professionnelles grâce à sa connectique variée. Les engins pourront également faire tourner des caisses ou se comporter en clients légers

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Mais il est également possible de s’en servir comme d’un MiniPC classique pour des usages bureautique, multimédia et de loisir ou comme un PC de salon au vu de son côté inaudible et de ses possibilités en UltraHD.

Vendus en barebones, ces engins se négocient à des prix publics corrects au vu des configurations proposées. Le Shuttle DS10U sous Celeron est annoncé à 239€ HT, Le DS10U3 sous Core i3 à 448€ HT. Le DS10U5 sous Core i5 à 556€ HT et enfin le DS10U7 en Core i7 à 712€ HT. Pas les machines les moins chères du marché mais une construction robuste avec un vrai châssis en acier, un fonctionnement dépourvu de ventilation de qualité et des fonctions avancées bien pensées. Les machines sont compatibles avec Windows et Linux.

Source : Shuttle, Shuttle

Shuttle DS10U : Des miniPC fanless sous Intel Whiskey Lake © MiniMachines.net. 2019

L’étrange politique de suivi de Google ChromeOS

Par Pierre Lecourt

Prévues pour être mis à jour pendant 5 ans à l’origine, les machines sous ChromeOS sont passées à 6.5 années de manière globale dans un premier temps. Au bout de cette période, elles ne reçoivent plus de mise à jour… ce qui signifie leur arrêt de mort technique. Sans mises à jour, elles sont sujettes au risque d’une navigation dangereuse. 

Chromebook S345-14

Et ce sont des cibles particulièrement précieuses pour les pirates car des engins comme les Chromebooks sortent par lots de dizaines de milliers de pièces des usines des fabricants. De telle sorte que lorsque leur suivi de mise à jour s’arrête, ce sont autant de cibles potentielles, dans le même état logiciel, qui peuvent être attaquées. L’idée de sortir un outil d’attaque dédié devient donc rentable pour les machines les plus populaires. 

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Depuis quelques temps les machines sous ChromeOS reçoivent des extensions de durée de mise à jour. Plus ou moins longues et concernant uniquement certains modèles uniquement, comme par exemple les 8 Années d’une série de machines sous SoC ARM Mediateck MT8173C par exemple. On sent qu’il s’agit là d’un problème économique pour Google. Gérer le suivi et la mise à jour pour autant de machines différentes semble problématique. On imagine l’armée de programmeurs nécessaire au développement et au suivi de ce type de solution. Chaque machine proposant une configuration particulière et recevant une extension de mise à jour transpirera sur les autres modèles employant le même “moteur” technique.

Et on sent que cette solution au “coup par coup” est en train de faire tâche d’huile. Comme si il suffisait qu’un constructeur demande à Google d’étendre la durée des mises à jour de ses machines pour que toutes celles utilisant le même coeur en profitent. On imagine donc que Google peut démarcher les constructeurs pour mutualiser cet effort et pousse ainsi les différentes marques à étendre le suivi de leurs engins. Ce qui permet notamment aux marques de garantir plus longtemps les services de leurs Chromebooks et Chromebox. Ou de respecter un cahier des charges imposé par un client institutionnel par exemple.

On vient d’apprendre que Google allait étendre le suivi de pas moins de 135 machines différentes. De manière assez aléatoire. Certaines machines auront droit à 6 mois d’extension de suivi supplémentaire, passant de 6.5 à 7 ans. D’autres auront une année ou deux de plus. Une liste détaillée est publiée par Google où les utilisateurs pourront découvrir la date retardée des mises à jour. Le site AndroidPolice tient également un listing des machines qu’il est bon de vérifier avant d’acheter un engin.

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Reste que le couperet tombera un jour ou l’autre. Non pas que les machines cesseront de fonctionner le jour J mais qu’elles deviendront problématiques. Et cela n’a aucune espèce de rapport avec le prix ou la qualité du produit. Si votre engin pourra toujours fonctionner, il sera vulnérable qu’il ait coûté 250 ou 700€ pièce. Au vu de l’évolution des tarifs de ces engins ces dernières années, surtout sur le marché du Chromebook qui a largement débordé sur des modèles plus haut de gamme ces dernières années. Il n’est plus rare de croiser des machines à plus de 600 ou 700€ par exemple sur ce marché. Cette volonté de Google de dissocier le suivi des machines du système d’exploitation est donc assez problématique. Même si Google semble vouloir améliorer les choses en poussant ces extensions au fur et à mesure.

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La solution de Google pour faire face à cette problématique a été assez simple même si elle n’est pas forcément rétroactive. Le moteur de recherche a annoncé en Mai dernier que toutes les machines mises en vente dès cette année seront forcément compatibles Linux. Proposer un suivi de ChromeOS aussi complet que possible et, après cette période, offrir aux utilisateurs d’utiliser par exemple une solution comme Debian, Ubuntu ou Fedora. L’autre solution proposée par Google est de lancer des outils Linux depuis une machine virtuelle. Cela demande un peu de connaissances techniques, et notamment savoir se servir du terminal, mais il est possible d’installer des programmes Linux sans problème depuis ChromeOS. On peut doc utiliser Thunderbird, Firefox ou LibreOffice sans problèmes.

Google pourrait se rapprocher de certaines distributions pour permettre aux utilisateurs de basculer d’un univers à l’autre tout en continuant d’exploiter ses services. Cela permettrait d’éviter une obsolescence logicielle d’appareils toujours fonctionnels à défaut de laisser ChromeOS en place et de risquer les données des clients qui ont fait confiance à la marque.

 

L’étrange politique de suivi de Google ChromeOS © MiniMachines.net. 2019

Microsoft Surface Pro X : L’irrésistible village mais sans la potion magique

Par Pierre Lecourt

Imaginez Asterix et Obelix dans une dimension parallèle, un village d’irréductibles Gaulois coincés dans une Gaule totalement occupée. Mais dans cette dimension alternative, il n’y aurait pas de potion magique. Le druide serait tout juste capable de proposer un breuvage permettant aux guerriers locaux de venir chatouiller les légions Romaines implantées à côté. 

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C’est exactement ce qui arrive à la proposition Microsoft Surface Pro X. La tablette est très intéressante, magnifiquement réalisée et pourvue de nombreux éléments positifs. Mais quand il s’agit de regarder ce dont elle est capable, on se rend très vite compte que la promesse d’un niveau de performance équivalent aux propositions classiques x86 n’est pas tenue.

Microsoft s’acharne pourtant sur cette idée depuis 2013 quand la première Surface RT et sortie avec un SoC ARM à son bord. De nouveaux essais ont été menés par la marque et ses partenaires depuis mais la dernière promesse en date de Microsoft était assez alléchante. Grâce à un partenariat poussé entre la marque et Qualcomm, un nouveau SoC baptisé Snapdragon 8cx cadencé à 3 GHz  devait permettre de proposer une solution au niveau des puces Intel sur ce segment de l’ultra mobilité.

Parmi les points mis en avant, d’excellentes capacités de lecture vidéo, une autonomie exceptionnelle avec des scénarios de 20 heures d’usage avancé, un modem 4G intégré et des performances de calcul identiques malgré le recours à une émulation du x86 pour la majorité des programmes. Sur ces engagements, un seul semble tenu, celui d’un modem 4G LTE Snapdragon X24 intégré.

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La performance de la puce Snapdragon est bien là, comme toujours, pour ce qui concerne les programmes adaptés à ARM et fournis par le Store de Microsoft. Ce qui pose trois soucis importants aux utilisateurs. D’abord il n’existe qu’une poignée de ces programmes, une liste minimaliste dans l’océan de possibilités offertes par l’écosystème de Windows en x86. Le recours à des programmes tiers sera donc un vrai besoin pour les utilisateurs. C’est le second souci de cette offre : Les propriétaires de licences logicielles classiques ne pourront pas les exploiter avec cette Surface Pro X. Il sera possible de lancer les programmes mais en acceptant de retrouver des performances d’ordinateur entrée de gamme. Le passage à l’émulation ne fait encore une fois aucun cadeau à la puce ARM. Troisième point, la solution ne fonctionne qu’au prix d’un enfermement encore plus fort dans l’univers de Microsoft. Pour fonctionner correctement, il faut passer par les choix imposés par le Windows Store. On ne choisit son éditeur de texte, son outil de lecture vidéo ou son navigateur qu’au travers du filtre Microsoft.

Le recours à des applications x86 qui tourneront via une émulation est donc obligatoire. Ce qui amène la très belle machine de Microsoft à un niveau de performances équivalent à un engin entrée de gamme sous processeur Intel. Les différentes vidéos déployées sur la toile sont impitoyables. Photoshop est, par exemple, catastrophique sur le test de The Verge ci dessus à 5’45. On voit non seulement un traitement lent, très lent face à une puce Intel Core classique mais surtout une navigation dans l’image en dessous du niveau d’un processeur Atom sorti en… 2015.

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Le souci étant que le recours à des applications x86 32 bits est obligatoire pour bien des usages. Le navigateur Edge de Microsoft, Excel et Word de sa suite office, un outil comme Chrome ou l’application Spotify seront autant d’éléments qui emploieront cette émulation. Et cela ne concerne que les applications 32 bits, les outils logiciels 64 bits ne sont pas pris  en charge par l’émulateur. Adieu toute idée de jouabilité locale1 sur ces engins, à moins de développer une passion ultra conservatrice pour le démineur, la machine ne sera pas spécialement orientée pour le multimédia. Le Store de Microsoft a également l’assez mauvais goût de présenter des applications incompatibles avec la Microsoft Surface Pro X… ce qui n’est pas forcément la meilleure publicité pour l’engin dans un pays où on dispose de 14 jours pour renvoyer un appareil qui ne nous satisfait pas.

Mais ce n’est pas tout. La promesse d’une autonomie record n’est pas tenue. Quand Microsoft annonçait 20 d’heures d’usage et jusqu’à 13 heures en continu… il ne reste en réalité que 6 heures de travail avec l’engin. Il ne s’agit pas d’un benchmark, les outils de tests sont souvent très généreux avec les batteries en ne drainant que le minimum de leurs réserves dans un état second qui ne correspond pas à un usage réel. En réalité, les 10 heures ne peuvent s’obtenir qu’avec des mises en veille, et un rétro éclairage amoindri.

On se retrouve donc face à un engin qui fait moins bien, beaucoup moins bien, qu’une machine sous processeur x86. Ces dernières atteignent désormais les 10 à 12 heures de travail réel. Quand on multiplie ce défaut avec le temps pris par les calculs proposés, l’addition est très salée contre la Microsoft Surface Pro X. Avoir 6 heures de travail effectif sous un logiciel qui mettra deux à trois fois plus de temps à effectuer une tâche qu’un PC classique qui proposera le double d’autonomie. Ce n’est clairement pas un avantage.

Surtout au regard du prix demandé. L’engin de base, sous Snapdragon 8cx avec 8 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage coûte tout de même la bagatelle de 1169€. Un tarif qui lui fait de l’ombre face aux propositions ultrabooks offrant plus de souplesse et de performances pour le même prix. Un tarif qui éclaire même la proposition iPad Pro d’Apple sous un nouveau jour. L’avenir d’Intel s’articule également de plus en plus dans une offre 4G avec des puces qui préparent largement le terrain et facilitent cette implantation. Un argument de moins pour Microsoft.

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Le pire dans la réalité alternative de notre village Gaulois, c’est que c’est la notre. Ce qu’il s’est passé en Gaule pendant l’occupation Romaine et en l’absence de potion magique, c’est que les soldats Romains ont laissé les populations vivre tant bien que mal leur vie. Ils étaient bien incapables de devenir une police locale et d’imposer leur mode de vie. Et les Asterix et Obelix se sont fondus dans la masse des paysans Gaulois. C’est probablement le pire qu’il puisse arriver à la Microsoft Surface Pro X mais c’est son futur destin. La tablette est très belle, elle intéressera peut être un petit marché d’acheteurs mais il y a fort à parier qu’on la laisse tranquille et qu’elle disparaisse à court terme. Dans l’oubli et derrière la Surface Pro tout court… sous x86.

Est-ce que Microsoft finira par jeter l’éponge ? Est-ce que Windows évoluera avec assez de puissance pour pousser les éditeurs à proposer des applications sur mesure pour un marché de niche ? Est-ce que la marque va annoncer encore une fois l’arrivée d’une nouvelle nouvelle puce ARM Qualcomm capable de proposer enfin les performances qu’un utilisateur lambda attend d’une solution hybride ultraportable à plus de 1000€ ? Difficile à dire. On a l’impression que Microsoft ne compte pas s’arrêter là, même si au final on le sent de plus en plus seul sur son petit segment.

Images : Engadget et TheVerge

Microsoft Surface Pro X : L’irrésistible village mais sans la potion magique © MiniMachines.net. 2019

Intel stoppe la commercialisation des NUC Crimson Canyon

Par Pierre Lecourt

Le Core i3-8121U n’est pas une merveille en terme de performances. C’est un peu le soucis de la course aux nanomètres engagée par Intel ces dernières années. La puce produite est certes en 10 nanomètres mais les performances proposées ne sont pas spécialement exceptionnelles et le prix de revient doit être très élevé pour Intel. Intégrer ce processeur dans un nouveau NUC Crimson Canyon n’équilibrait donc pas la balance en sa faveur dès la commercialisation de l’engin.

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Autre soucis pour Intel, la faiblesse de production de cette puce ne lui a pas permis été retenue dans beaucoup de machines. Ce qui a empêche d’avoir un repère de tests et d’avis sur ses performances pour envisager un achat. On apprend aujourd’hui qu’Intel abandonne ce NUC Crimson Canyon. La plate forme ne semble pas avoir rencontré le succès escompté.

Il s’agit d’un engin assez étrange avec ce Core i3 exotique à son lancement qui proposait un TDP de 15 watts et était associé à un circuit AMD Radeon 540x. Il proposait deux solutions de stockage avec un emplacement SATA 2.5″ et un M.2 PCie NVMe capable de gérer un SSD ou un circuit Intel Optane. 

La machine sera toujours livrable jusqu’en Février prochain mais je doute que les équipes d’Intel fasse de gros efforts pour pousser ce modèles auprès de leurs clients. Mieux encore, il sera possible d’annuler les commandes passées précédemment pour ce modèle jusqu’au 27 Décembre afin de ne pas stocker des engins difficiles à vendre. 

C’est tout le problème d’un début de technologie comme ce que propose ce Core i3-8121U. Son fonctionnement en 10 nanomètres n’apporte finalement pas grand chose de plus qu’un classique Core en 14 nanomètres. Surtout dans un format MiniPC. Pas de véritable gain à une économie d’énergie qui aurait pu améliorer l’autonomie d’un engin portable par exemple. Pas de vraie révolution non plus en terme de performances. Le recours à un circuit tiers signé AMD pour la partie graphique. Ce NUC ne partait clairement pas sous les meilleures auspices.

Source : Intel et Liliputing

Intel stoppe la commercialisation des NUC Crimson Canyon © MiniMachines.net. 2019

LattePanda Delta 432 : une version Celeron N4100 de la carte

Par Pierre Lecourt

Compatible avec Linux, les LattePanda Delta sont livrées avec une version de Windows 10 Pro et sont pensées pour piloter différentes interfaces. Leur conception globale est orientée vers la programmation et le pilotage d’autres éléments avec une intégration d’un module Arduino Leonardo directement sur leur surface.

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Ces cartes ont du sens si, et uniquement si, vous comptez programmer avec. Si vous voulez utiliser leurs fonctions particulières. Sinon, au vu de leur tarif, on parle ici d’un modèle vendu 199€, autant acheter un MiniPC classique qui sera mieux équipé pour moins cher. 

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La LattePanda Delta a de nombreux avantages qui lui sont propres : Outre l’intégration d’Arduino et l’offre assez riche en connecteurs avec 2 jeux de 50 GPIOs (prise en charge I2C, I2S, USB, TTL, UART, RTC), elle propose une connectique complète avec notamment la gestion native des écrans tactiles. On retrouve un eDP et un connecteur pour les solutions capacitives. La carte embarque également deux ports M.2 pour piloter diverses interfaces dont du SATA 3.0 ou des stockages PCIe NVMe. De quoi épauler les 32 maigres Go de stockage de base de l’engin en eMMC V5.0. 

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La carte propose également un module Wifi5, du Bluetooth 5.0 et un Ethernet Gigabit. En plus de sa sortie eDP, elle gérera une sortie HDMI et un affichage USB Type-C DP. Enfin, elle propose trois ports USB 3.0, une prise jack audio 3.5 mm et un lecteur de cartes MicroSDXC. A noter que cette solution consommera très peu avec son processeur N4100, on pourra d’ailleurs l’alimenter via une batterie externe.

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Livrée avec un système de ventilation sur mesures et son alimentation 45 Watts Power Delivery via USB Type-C, elle est également fournie avec une licence de Windows 10 Pro. La LattePanda Delta est clairement une carte atypique, à réserver à des projets spécifiques au vu de son tarif. Mais pour une intégration complète ou des projets pouvant profiter des fonctions Arduino, elle a beaucoup de sens.

Découvrez le meilleur prix de la Carte LattePanda Delta 432

LattePanda Delta 432 : une version Celeron N4100 de la carte © MiniMachines.net. 2019

Xiaomi Mi Watch : un prix a tomber pour le clone de l’Apple Watch

Par Pierre Lecourt

Dire que la Mi Watch s’inspire de la montre d’Apple est une évidence. On retrouve le même type d’écran tactile rectangulaire aux bords arrondis, une petite molette crantée et un bouton unique, dans un format allongé pour un appui plus facile. Tout cela définit le design même de la montre d’Apple. Le cadran mesure 44 mm de côté et pèse 44 grammes.

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Mais les engins ont tout de même de grosses différences techniques, à commencer par le logiciel embarqué puisque Xiaomi a choisi d’intégrer le système d’exploitation Google Wear dans sa Mi Watch. Il s’agit d’une version classique adaptée à la montre grâce à un habillage sur mesures. On retrouvera donc toutes les fonctionnalités du système de Google et en particulier ses interactions complètes avec les smartphones.

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L’écran de la Mi Watch mesure 1.78″ en 368 x 448 pixels et utilise une technologie d’affichage AMOLED pour un rendu très lisible. Un capteur de lumière ambiante permettra de régler la puissance de l’affichage pour économiser la batterie. Le ratio de densité de pixels monte à 326 par pouce ce qui donnera un affichage très fin. La batterie embarquée est une 570 mAh qui devrait offrir, selon Xiaomi, jusqu’à 36 heures d’utilisation entre deux recharges. Sous l’écran, sans surprises, on retrouve un SoC Qualcomm Snapdragon Wear 3100. Une puce qui équipe la plupart des solutions sous Google Wear et qui couvre l’ensemble des besoins du système de Google.

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Il s’agit d’un quadruple coeur Cortex-A7 cadencé à 1.2 GHz associé à un co-processeur très peu gourmand baptisé QCC1110 qui prend en charge les éléments au long cours : Gestion de l’heure, du réveil de l’affichage, des alarmes et autres. C’est lui qui a permis aux montres de dernières génération de dépasser les 24 heures d’utilisation. Utilisant très peu d’énergie, il ne réveillera que les Cortex-A7 pour un véritable usage de la montre et non pas son quotidien.

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Google Wear compte également sur le gigaoctet de mémoire vive que la montre embarque pour pouvoir gérer plusieurs actions en parallèle et l’ensemble propose 8 Go de mémoire de stockage pour glisser tout type d’applications mais également de la musique et autres données. La Mi Watch proposera enfin un modem Wifi4, du Bluetooth 4.2 BLE et du NFC. De quoi piloter un casque audio facilement mais également – peut être1 effectuer des paiements avec la montre. Evidemment, un module GPS est présent, il est fourni par le SoC de Qualcomm.

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Enfin, la montre proposera une fonction eSIM pour pouvoir se connecter en 4G. Une bonne idée ? Difficile de le savoir pour le moment, cette technologie sera adaptée à chaque pays, aura donc besoin de bandes précises2 et surtout de partenariats. Son impact sur l’autonomie de l’ensemble pourrait être également assez fort. J’ai bien peur que les 36 heures annoncées soient liées à un usage très sobre de l’engin, l’autonomie sera forcément impactée par un usage 4G. Cela dit, pour certains usages, cela peut être utile. La montre offrira par exemple la possibilité de passer ou de recevoir des appels en faisant du sport sans avoir à transporter un smartphone. On pourra piocher dans un répertoire de contacts partagés et utiliser une oreillette Bluetooth pour communiquer.

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D’un point de vue capteurs, on retrouvera outre le GPS+Glonass, un baromètre, un capteur cardiaque pour suivre son activité. Les fonctions habituelles de suivi du sommeil ou de podomètre seront proposées. Ainsi que la ribambelle d’autres fonctions plus ou moins sérieuses de cet écosystème : Pression sanguine, oxymétrie, stress, énergie du corps et autres. Des indicateurs à prendre avec les pincettes de rigueur car le suivi de ce type de fonction laisse souvent à désirer. Une indication comme la mesure de l’énergie du corps semble mélanger de la pseudo-science à l’ensemble ce qui n’est pas des plus rassurants pour la rigueur du tout.

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La gestion des exercices devrait être bien gérée avec plus d’expérience autant du côté de Xiaomi que de Qualcomm et des périphériques Google Wear. La Mi Watch devrait prendre en charge de multiples activités : Marche, course, randonnée, triathlon, salle, vélo sur route et en salle, nage… La montre est certifiée IP68.

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La Mi Watch utilisera Google Wear dans une version adaptée par Xiaomi. Un redesign de l’interface complet pour l’adapter au cadran avec en prime une version adaptée de MIUI. Cela offrira à Xiaomi la possibilité d’adresser deux magasins d’applications. Google Wear d’un côté et MIUI OS pour montre de l’autre. On peut donc s’attendre à des développements d’applications sur mesures également. Par défaut, la marque annonce des versions spécifiques des applications de base. Conçues pour leur légèreté en consommation et en espace de stockage : Un gestionnaire de tâches, un enregistreur audio et un système de prises de notes par exemple. La Mi Watch annonce également plus de 100 cadrans différents.

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Annoncée à 1299 yuans pour la version locale de base, soit environ 170€, elle devrait d’abord être vendue en Chine pour le 11.11. Cette version premier prix se contentera d’un bracelet en silicone. Une version plus chère, avec un châssis en acier et un bracelet en métal sera disponible plus tard dans l’année à 1999 Yuans soit environ 260€. Ces modèles seront probablement proposés à l’international dans les mois qui viennent.

Xiaomi Mi Watch : un prix a tomber pour le clone de l’Apple Watch © MiniMachines.net. 2019

Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box : un boitier Thunderbolt 3 musclé

Par Pierre Lecourt

Le Thunderbolt 3 faisait cette promesse d’une possibilité de piloter un boitier externe embarquant une carte PCI performante. Une promesse récurrente de la part de tous les acteurs permettant d’imaginer un monde où l’on utiliserait un portable endurant en mobilité et où on retrouverait des performances graphiques haut de gamme en mode sédentaire.

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Le Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box reprend donc ce concept mais, encore une fois, dans une vision très très haut de gamme. Le boitier noir propose donc une carte graphique de la marque avec à son bord un circuit Nvidia GeForce RTX 2080 Ti. Un circuit musclé aussi à l’aise en terme de 3D pour le jeu que pour la création graphique ou le montage vidéo. 

Avec 11 Go de mémoire vive GDDR6 dédiée; la carte tournant à 1545 MHz offrira cinq sorties vidéo avec une prise HDMI, trois DisplayPort et un USB Type-C permettant un affichage. Un port Thunderbolt 3 permettra de relier le boitier à son PC facilement et le boitier offrira en relais une série de ports supplémentaires : Un Ethernet Gigabit ainsi que trois ports USB 3.0.

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L’idée est, comme d’habitude, de n’avoir qu’un seul port USB type-C Thunderbolt 3 à connecter à votre machine pour bénéficier d’une configuration complète. On se retrouvera ici avec un accès au réseau filaire, ses périphériques USB connectés et quatre écrans au maximum accélérés par la solution.

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Le Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box propose une solution refroidie par eau, un watercooling en circuit fermé est fourni avec la machine. Probablement pour éviter de transformer le boitier en soufflerie en usage intensif. Le boitier reste relativement compact au regard de l’encombrement classique d’une carte graphique de ce type. 30 cm de profondeur, 14 cm de large et 17.3 cm d’ haut. Il embarque sa propre alimentation 450 watts dédiée. Gigabyte le livre avec un boitier de transport.

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Le boitier est sobre avec une coque noire mate assez classique. Un logo Aorus est dessiné dessus et la marque a jugé utile de proposer un jeu de LEDs RVB programmables en prime. Ces éléments pourront être masqués ou désactivés pour un usage plus sérieux. La marque s’adresse d’ailleurs en réalité autant aux joueurs qu’aux créateurs. Ce genre de petit joujou étant évidemment plus facilement acceptable comme un investissement de travail que comme un caprice de jeu. Le choix d’une carte graphique Nvidia permet à la marque de proposer un pilote “studio” pour améliorer la chaîne de productivité de l’ensemble.

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Des grilles d’aération sur les côté du boitier peuvent s’extraire facilement pour les dépoussiérer.

Pas d’information sur la date de sortie ni sur le prix de cet engin, on imagine au vu des détails de fabrication et la qualité de la carte proposée, que cette solution Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box ne sera pas donnée. Ce qui semble très logique et conforme à l’image que Gigabyte veut donner à sa gamme Aorus. Mais j’aimerais bien tout de même que les constructeurs s’intéressent un peu à des modèles plus accessibles en terme de tarif. 

Sources : Gigabyte, Tom’s Hardware, Videocardz et Liliputing

Gigabyte Aorus RTX 2080 Ti Gaming Box : un boitier Thunderbolt 3 musclé © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du jour : 04/11/2019

Par Pierre Lecourt

La machine d’illustration st un IBM 5155 qui fait tourner l’excellent Lonely Mountains: Downhill.

Les Bons Plans du jour : 04/11/2019 © MiniMachines.net. 2019

6 nouveaux processeurs Gemini Lake Refresh chez Intel

Par Pierre Lecourt

Le Celeron N4120 est parmi les plus intéressants de ces six nouveaux processeurs Intel développés sous architecture Gemini Lake Refresh. Rien de formidablement nouveau puisqu’on découvre des évolutions de puces déjà existantes, mais le fondeur a poussé son architecture un peu plus loin dans ses retranchements.

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On commence par les Celeron N destinés, au départ, aux portables entrée de gamme mais que l’on retrouve également dans de nombreux MiniPC.

Le Celeron N4020 est un double coeur avec 4 Mo de mémoire cache et un Circuit Intel UHD 600 capable de pointer à 650 MHz. Il prendra en charge la DDR4 et sa fréquence pourra grimper à 2.8 GHz. La puce viendra se positionner sur le segment de l’actuel Gemini N4000 et visera des solutions entrée de gamme. 

Vient ensuite mon chouchou, le Celeron N4120 qui vient se positionner à la place de l’actuel N4100. Si le processeur actuel est déjà une solution très performante pour les usages du quotidien, on peut espérer que ce Gemini Lake Refresh lui redonne encore un peu de piment. Il s’agit d’un 4 coeurs et 4 threads fontionnant de 1.1 à 2.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et la prise en charge de la DDR4-2400 sur deux canaux. Son circuit graphique Intel UHD 600 atteindra 700 MHz. La formule ne change pas énormément face au N4100 avec une augmentation de sa fréquence de 200 MHz seulement. 

Le Pentium Silver N5030 reste dans la même lignée avec une fréquence maximale de 3.1 GHz et toujours 4 coeurs et 4 threads. Sa fréquence graphique passe à 750 MHz avec un Intel UHD 605 comme circuit d’affichage. Il vient à la suite de l’actuel N5000.

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Puis  viennent les séries J destinées aux machines de bureau plus classiques. 

Le Celeron J4025 est un double coeur et double thread qui grimpera à 2.9 GHz avec là encore 4 Mo de cache. Son circuit graphique est toujours un UHD 600 à 700 MHz et il prendra en charge la DDR4. 

Le Celeron J4125 passe à 4 coeurs et 4 Threads avec toujours 4 coeurs et 4 Mo de cache. Sa fréquence est de 2.7 Ghz au maximum et son circuit UHD 600 grimpe à 750 MHz.

Le Pentium Silver J5040 passe à 3.2 GHz max toujours sur 4 coeurs et 4 threads avec 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique UHD 605 à 800 MHz.

Il s’agit bien d’une optimisation des designs existants. Gemini Lake Refresh n’est pas une révolution technique. Cela reste tout de même une bonne nouvelle car avec ces puces, Intel confirme son intention de continuer à produire des solutions destinées à des machines abordables. Cette catégorie promet le même TDP que les solutions qu’elle remplace. Un Celeron N4120 tournera également à 6 Watts  de TDP. La consommation sera donc identique aux machines sous Celeron N4100. Cela suppose que les machines dissipées passivement en N4100 pourront accueillir sans problème un N4120. Les ajouts comme la prise en charge native d’un Wifi5, la décompression HEVC 10 bits ou VP9 sont bien évidemment toujours présents.

6 nouveaux processeurs Gemini Lake Refresh chez Intel © MiniMachines.net. 2019

Kodlix GK45 : un MiniPC Gemini Lake évolutif

Par Pierre Lecourt

Le Kodlix GK45 est un MiniPC classique avec un encombrement minimal : 13.6 cm de large pour 12 de côté et 4.6 cm d’épaisseur. Dans cet espace, la marque a réussi à intégrer pas moins de trois éléments de stockage amovibles mais également une très bonne connectique.

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Le Kodlix GK45 propose un processeur Intel Celeron  Gemini Lake J4105. Une puce quadruple coeurs cadencée de 1.5 à 2.5 GHz avec 4 Mo de mémoire cache qui tourne sur un TDP stable de 10 watts. Un circuit qui embarque également un Intel UHD 600 cadencé de 250 à 750 MHz pour sa partie graphique. Avec 12 Unités d’exécution, cette solution sait piloter jusqu’à 3 écrans en UltraHD, ce qui la positionne pour de nombreux usages. Il n’est malheureusement pas fanless contrairement au précédent modèle de la marque. Mais avec 10 watts à dissiper on peut espérer un engin relativement silencieux.

Kodlix en a pris conscience en intégrant trois sorties d’affichage sur sa machine. Le Kodlix GK45 propose ainsi un port HDMI 2.0, un Mini DisplayPort et un port USB Type-C prenant en charge l’affichage. Les trois sorties pourront piloter un écran en UltraHD à 60 images par seconde pour un usage très complet en tri écran si désiré. Bien évidemment, l’engin peut également se contenter d’afficher sur un téléviseur ou de piloter deux moniteurs dans une station bureautique plus classique. Mais pour de la programmation ou du travail sur de l’image, piloter trois affichages distincts peut être intéressant.

La mémoire vive n’est pas énorme, 4 Go de DDR4 seulement et elle est soudée à la carte mère. C’est dommage de ne pas avoir intégré plus de mémoire ou essayé de glisser un slot So-Dimm dans l’engin. Passer à 8 Go aurait offert beaucoup plus de confort pour certains usages même si les 4 Go sont suffisants pour la plupart des tâches que l’on attribuera au Celeron embarqué.

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Le Kodlix GK45 propose également un double port Ethernet Gigabit pour piloter deux réseaux indépendamment. De quoi par exemple se connecter à internet d’un côté et piloter un réseau local indépendamment de l’autre. La face arrière montre également la présence d’un Antivol type Kensington Lock pour éviter que le petit boitier disparaisse ainsi que l’arrivée de l’alimentation jack en 12 volts et 3 ampères.

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Sur la face avant, on retrouve trois ports USB 3.0 type-A, celui en jaune semble fournir une fonction de charge qui permettra d’alimenter un appareil même lorsque le PC sera éteint. Un détail pratique pour recharger un smartphone ou autre appareil via l’USB de la machine. On retrouve également un microphone en face avant, un bouton reset et le bouton de démarrage de l’engin. Pas de port jack sur ce Kodlix GK45 ? Si, le port jack audio 3.5 mm est présent sur le côté droit de l’appareil à côté d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

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Mais un des points forts de ce MiniPC vient de la possibilité qu’il offre d’accéder à ses multiples solutions de stockage. Livré avec un SSD M.2 2242 de 64 Go, il permet également l’ajout d’une unité M.2 2280 et d’un stockage 2.5″ SATA classique. Les deux emplacements étant accessibles via une trappe située sous l’engin. On pourra donc largement étendre le stockage de la solution pour des usages variés. On imagine aisément l’intérêt d’un engin de ce type sous un téléviseur avec la possibilité de se connecter à deux réseaux différents : Un NAS d’un côté et Internet de l’autre. Un stockage conséquent pour des contenus locaux, une sortie HDMI UltraHD HDCP pour l’écran. Un Wifi5 est également présent ainsi qu’un Bluetooth 5.0 pour piloter des enceintes Bluetooth ou divers appareils type télécommande ou clavier.

Rien de révolutionnaire donc dans ce Kodlix GK45 mais une machine bien construite pour des usages variés qui iront du multimédia au travail bureautique complet. Le Celeron J4105 est un bon processeur qui ne vous offrira pas de grandes possibilités de jeu mais qui propose de belles performances pour des usages classiques : Traitement de teste, retouche photo non pro, streaming, vidéo, surf et autres devraient être confortables.

A 216€ en importation, le Kodlix GK45 représente également un investissement de base minimal pour des usages de présentation. Un poste de ce type conviendra sans doute parfaitement pour piloter 3 affichages dans une vitrine ou un scénario utilisateur, usager et présentation par exemple.

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Si le triple écran ne vous intéresse pas, pas plus que le double port Ethernet Gigabit. Le Beelink Gemini X45 peut être également une bonne alternative. il embarque le même processeur Celeron mais avec 8 Go de DDR4 et 128 Go de stockage sur SSD 2242 mSATA avec toujours la possibilité d’ajouter un second stockage 2.5″ SATA. On le trouve en général à moins de 180€.

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Kodlix GK45 : un MiniPC Gemini Lake évolutif © MiniMachines.net. 2019

Huawei MatePad Pro : une nouvelle tablette et un nouveau design

Par Pierre Lecourt

La Huawei MediaPad M7 présentée en image changerait en réalité de nom pour une nouvelle appellation “Huawei MatePad Pro” selon Evan Blass. Il s’agirait donc d’une nouvelle gamme de tablettes chez le fabricant, sans que l’on sache pour le moment si cette nouvelle venue remplace totalement la gamme de MediaPad ou si il s’agit d’une nouvelle offre. Au vu des dénominations des produits, il est possible que Huawei conserve une branche grand public et une branche professionnelle.

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Source : 91Mobiles

On découvre une tablette assez classique dans l’aspect au premier abord, la Huawei MatePad Pro cache en réalité des nouveautés assez subtiles avec notamment une camera qui perce la surface de l’écran d ‘un petit rond noir. Une technologie employée par les fabricants de smartphones qui a transpiré ici dans le monde des tablettes. Cette évolution n’est pas anodine car elle permet, comme pour les smartphones ces dernières années, de proposer une occupation de la surface plus grande pour l’écran. en clair, sortir la camera des bordures de l’appareil propose un plus grand affichage.

Et on découvre en effet des bordures moins larges sur cette Huawei MatePad Pro. Elles existent toujours, puisque la prise en main de l’objet nécessite de poser un doigt au minimum pour pincer efficacement l’objet et éviter qu’il ne tombe, mais elles semblent limitées au minimum.

On ne sait pas encore beaucoup de choses sur les entrailles de la machine, la Huawei MatePad Pro est censée embarquer un SoC Kirin 990 de la marque. La puce la plus haut de gamme de son catalogue avec un ensemble de composants très performants : deux coeurs Cortex-A76 hauts en fréquences, deux autres Cortex-A76 situés un peu plus bas en fréquence et quatre coeurs Cortex-A55. Les trois groupes s’activant suivant les besoins de calculs pour ménager la batterie au maximum. La partie graphique emploie un Mali-G76 d’ARM mais constituée de 16 blocs de calcul. Particularité de la Kirin 990, elle embarque en son sein un modem 5G ce qu ferait de la tablette Huawei MatePad Pro une solution 5G si la marque le décide. Elle pourrait évidemment également fonctionner en 4G.

Associée à cette puce maison, Huawei embarquera jusqu’à 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. La tablette semble également accepter les stylets actifs puisque les images de la tablette montrent un accessoire de ce type. La tablette proposera enfin un dock clavier magnétique servant également, comme d’habitude, d’étui de protection à l’engin.

Pas de date de sortie pour le moment, il est probable que l’objet soit proposé l’année prochaine après une présentation au CES. Pas de prix non plus évidemment, je doute qu’on soit dans une gamme de produit low-cost.

Huawei MatePad Pro : une nouvelle tablette et un nouveau design © MiniMachines.net. 2019

Intel lance les Celeron 5205U et Pentium 6405U Comet Lake

Par Pierre Lecourt

La dixième génération de processeur Intel Core “Comet Lake” à basse consommation pour portable et MiniPC est sortie voilà déjà deux mois. Il est temps pour Intel de compléter sa gamme avec des solutions classiques pour des machines plus abordables. Les Celeron 5205U et Pentium Gold 6405U débarquent donc avec des spécifications revues à la baisse mais construits sur la même architecture de base.

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10710U 6/12 12Mo 15/25W 1.1/4.7GHz 3.9GHz 1.15GHz
i7-10510U 4/8 8Mo 15/25W 1.8/4.9GHz 4.3GHz 1.15GHz
i5-10210U 4/8 6Mo 15/25W 1.6/4.2GHz 3.9GHz 1.1GHz
i3-10110U 2/4 4Mo 15/25W 2.1/4.1GHz 3.7GHz 1.05GHz
Pentium 6405U 2/4 2Mo 15W 2.4GHz 2.4GHz 950MHz
Celeron 5205U 2/2 2Mo 15W 1.9GHz 1.9GHz 900MHz

Le Celeron 5205U est une solution entrée de gamme fonctionnant sur 15 watts de TDP. Une architecture que l’o pourra donc retrouver dans des machines portables mais également dans différentes solutions de MiniPC variées. La puce propose 2 coeurs sans hyperthreading cadencés à 1.9 GHz et 2 Mo de mémoire cache. Elle est associée à un circuit Intel UHD. Bref une solution entrée de gamme pour des machines basiques classiques avec un prix indicatif de 107$ donné par Intel.

Le Pentium Gold 6405U propose un peu plus de muscles dans la même enveloppe thermique de 15 watts puisque, s’il s’agit encore une fois d’un double coeur, il est également capable d’hyperthreading. Sa mémoire cache reste à 2 Mo mais sa fréquence grimpe à 2.4 GHz. Il est annoncé à 161$ par la marque. 

A noter que les deux puces n’ont plus de limitations de mémoire comme les autres Celeron et Pentium auparavant, toutes deux peuvent contrôler jusqu’à 64 Go de DDR4 ou de DDR3. On retrouve les avancées liées au circuit graphique UHD avec des prises en charge 4096 x 2304 sur trois ports, un prise en charge de DirectX 12, de l’OpenGL 4.5, des instructions de décodage Clear Vdeo et du QuickSync. Les puces ne pourront par contre pas gérer les supports Optane par exemple.

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Les ECS Liva Z3 promettent des puces Intel Comet Lake en 2020

Ces nouveaux Celeron 5205U et Pentium Gold 6405U visent des marchés entrée de gamme : Machines de salon dédiées à la bureautique ou au multimédia, portables entrée de gamme… Evidemment, le prix indicatif d’Intel n’aura probablement rien à voir avec le prix de commercialisation réel de la machine finale.

Intel lance les Celeron 5205U et Pentium 6405U Comet Lake © MiniMachines.net. 2019

Razer Hammerhead, un casque Audio True Wireless sans latence

Par Pierre Lecourt

Tout pour jouer sur smartphone ? Razer est en train de dévoiler toute la panoplie du jouer sur mobile. En plus de sa manette Junglecat, la marque lance une paire d’oreillettes Bluetooth. Les Razer Hammerhead vous promettent non pas de vous écraser le crane mais une connexion audio facile et surtout très vive pour suivre vos jeux sans latence.

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Créer des avancées techniques c’est également le meilleur moyen de créer – et vendre – des solutions pour régler les problèmes qu’elles génèrent. Les nouvelles générations de smartphones ont décidé de se passer de prises jack audio 3.5 mm pour des raisons plus ou moins valables. Si les premiers smartphones proposant ce type de design promettaient en échange une bonne résistance à l’eau, les dernières ont juste conservé le design sans fil mais ont oublié de proposer toute contrepartie. 

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Le résultat est en tout cas assez identique pour l’utilisateur final. Les nouvelles générations de smartphones n’ont plus ce fameux port jack. Port qui permettait de brancher n’importe quel type de casque sans aucun soucis. Des appareils peu chers, faciles a utiliser, peu gourmands en énergie et sans aucune latence entre l’émission et la restitution du son.

Au contraire, les solutions Bluetooth ont apporté pas mal de soucis techniques. Le premier est dans l’utilisation du Bluetooth qui a un impact direct sur l’autonomie de votre smartphone. Le second, toujours lié au Bluetooth, est dans la latence proposée par le traitement du signal. Ainsi, un bon nombre de casques Bluetooth proposent un décalage important entre l’émission du son et la réception de celui-ci. Si cela peut se compenser en terme de vidéo avec un décalage du son depuis votre lecteur, ce n’est pas le cas pour le jeu vidéo. 

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Razer promet donc une solution avec ses oreillettes Hammerhead. Des modèles dont la marque assure une latence audio invisible quand vous jouez ou regardez une vidéo en Bluetooth. La marque assure utiliser un Bluetooth 5.0 spécialement optimisé pour baisser la latence au minimum. Cette promesse a un prix, 119.99€

Les Razer Hammerhead promettent également une résistance à l’eau et à la sueur IPX4, 3 heures d’autonomie par recharge et permettent d’être rechargées 4 fois via leur boitier de stockage. Boitier qui se rechargera lui même grâce à une connexion USB Type-C. Le reste des options est très classique avec un microphone intégré pour passer des appels ou réveiller un assistant vocal ainsi que des zones tactiles pour piloter la musique ou décrocher un appel.

Razer Hammerhead, un casque Audio True Wireless sans latence © MiniMachines.net. 2019

SiFive U8, des processeurs RISC-V au niveau des ARM Cortex-A72

Par Pierre Lecourt

Anandtech détaille une nouvelle gamme de SoC RISC-V de la société SiFive. Des solutions qui se positionnent sur un marché compliqué où règnent en maîtres deux architectures différentes avec d’un côté le x86 d’Intel et AMD et de l’autre ARM.

RISC-V est une technologie assez ancienne désormais mais qui n’a jamais eu les bonnes grâces des constructeurs pour les machines grand public. Il faut dire que si la solution est très souple et capable de choses impressionnante, elle bénéficie des efforts de moins d’acteurs et de moins de moyens que les propositions x86 et ARM. Ce qui s’explique par la plus faible performance de ses puces. 

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Aujourd’hui, SiFive annonce une nouvelle gamme de SoC RISC-V avec les U8 qui devraient se positionner au niveau des puces ARM Cortex-A72 pour les plus performantes d’entre elles. Pour parvenir à ce résultat, SiFive utilise une technologie superscalaire et une architecture prédictive OoO (Out of Order). La marque annonce en particulier deux solutions avec le SiFive U84 qui se positionne sur ce segment de performances avec un excellent rendement énergétique et un second modèle de SoC baptisé SiFive U87 qui semble construit pour calcul vectoriel.

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Le SiFive U84 est un SoC gravé en 7 nanomètres qui offre plus de trois fois la performance du précédent SiFive U74 gravé en 16 nanomètres. Il est plus rapide en fréquence et consomme également moins d’énergie. La marque annonce qu’il lui est possible de créer des puces combinant jusqu’à 9 coeurs fonctionnant ensemble ou indépendamment tout en mélangeant ses puces de séries U7 et U9 dans une combinaison très semblable à ce que propose ARM avec ses diverses technologies big.LITTLE. Même si on ne voit pas trop l’intérêt – mis à part un éventuel gain financier – a utiliser des coeurs U7 si ceux-ci sont plus gourmands en courant et moins performants.

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La marque met en avant la très grande efficacité de son cheptel face à des solutions ARM. Face au Cortex-A72, le SiFive U84 offrirait 1.5 fois plus de performance par watt tout en mettant en avant la miniaturisation de sa puce qui serait deux fois plus petite que celle d’ARM. Reste a savoir qui pourrait vraiment tirer parti de cette offre ? Des particuliers ne seront probablement pas très intéressé par un objet qui rivalise avec un Cortex-A72 qui commence déjà à tirer la langue sur certains usages grand public. SiFive proposera sans doute cette technologie à des professionnels pour des intégrations à très basse consommation mais également dans des solutions de calcul très spécialisées.

La grande force de l’offre SiFive est sans doute liée à sa plateforme RISC-V qui lui permet de construire pour ses clients des solutions véritablement sur mesures pour correspondre à diverses attentes de tailles, de performances et de consommation. Le tout dans une logique de licence que la société propose et qu’elle sait également intégrer depuis d’autres sources. SiFive propose par exemple diverses intégrations externe qu’elle peut intégrer à ses propres constructions. Solutions de sécurité, de programmation, d’IA, ou d’interfaces signées par Nvidia, Mobivell ou Rambus pour n’en citer que quelques unes.

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La marque propose diverses cartes de développement destinées a prendre en main ses puces et a maîtriser la technologie RISC-V.

Source : Anandtech

SiFive U8, des processeurs RISC-V au niveau des ARM Cortex-A72 © MiniMachines.net. 2019

Razer Junglecat : des Joy-con pour smartphones Android

Par Pierre Lecourt

119.99€, pas moins, c’est le prix annoncé pour les Junglecat de Razer. Pas donné pour un contrôleur Bluetooth dédié au bizarre monde du jeu sur mobile même si l’objet a finalement plus d’usages que  cette simple destination.

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L’idée est toujours la même, on coince l’écran de son smartphone entre les deux moitiés des manettes Junglecat pour retrouver une disposition équivalente à celle d’une Switch. L’utilisateur visualise son jeu au centre et tient l’engin de part et d’autre de l’écran à l’horizontale avec une interface boutons, mini-joysticks, gâchettes et croix directionnelle.

Razer annonce une très belle autonomie pour l’objet avec 100 heures d’usage après une seule recharge, la connexion effectuée en Bluetooth LE permettant de ne pas trop tirer sur la batterie. La recharge se fera via une interface USB Type-C standard, ce qui permettra de recharger les Junglecat en mobilité avec une simple batterie. 

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A noter que l’objet est livré avec des châssis pour adapter les Junglecat parfaitement à votre smartphone. Aux US trois châssis en plastique seront livrés par défaut : Celui du smartphone Razerphone 2, un pour le Samsung Galaxy Note 9 et un dernier adapté au Galaxy S10+. Les autres pays auront un châssis adapté au Huawei P30 Pro à la place du Note 9. Une allergie à Huawei aux US explique peut être cette approche. Dans tous les cas, il devrait être possible assez rapidement de trouver des supports à imprimer en 3D pour adapter les joysticks à d’autres appareils.

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A noter que les deux moitiés peuvent également se connecter l’une à l’autre pour être utilisées ensemble comme un joystick distant de la machine à manipuler. Dans cette configuration, il sera possible de connecter Junglecat à un MiniPC, une TV-Box ou un smartphone connecté à un plus grand écran.
A noter enfin que le dispositif n’est pas compatible avec iOS et donc ne pourra pas piloter un iPhone, ou un iPad.

De nombreux appareils de ce type semblent en préparation chez d’autres constructeurs, toujours en Bluetooth mais pas forcément avec la même finition ni la même autonomie.

Razer Junglecat : des Joy-con pour smartphones Android © MiniMachines.net. 2019

Shadow propose de nouvelles offres et valide le concept de minimachine

Par Pierre Lecourt

Shadow évolue, l’offre d’ordinateur déporté en streaming de Blade a été retravaillée avec une large évolution de gamme et en services. Ce nouvel équilibre va porter l’offre à de nouveaux usages et pourrait surtout intéresser de plus en plus de monde.

Le cofondateur de Blade Emmanuel Freund, a hier matin dévoilé de nouvelles offres pour Shadow. Dans un contexte assez compliqué avec la mise sur orbite des offres de streaming de Sony, Microsoft et Google, la marque se pose en challenger avec une approche différente. Là où les concurrents visent un système de micropaiement et de services pur, Blade envisage la location d’une machine dédiée dont vous serez le seul maître à bord.

Shadow ce n’est pas juste un tour de robinet pour ouvrir un tuyau vous délivrant du contenu comme Stadia par exemple. C’est la prise en charge d’un stockage distant unique et d’un matériel spécifique vous permettant de profiter de toute la puissance d’une machine dédiée. Le calcul pour Blade est assez simple, en facturant un peu tous les mois ses clients, il peut acheter en volume des produits et une infrastructure qu’il se remboursera sur la durée. Pour le client final, payer un peu chaque mois reste rentable puisqu’il évite une dépense massive pour profiter d’un PC orienté jeu et n’a pas à subir l’obsolescence du matériel loué.

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L’exemple le plus parlant est sans doute l’offre Shadow Boost à 12.99€ par mois. Un montant suffisant pour retrouver un PC permettant de jouer en FullHD. Blade promet un PC quadruple coeur cadencé à 3.4 GHz, 12 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Le tout associé à une puce graphique Nvidia GeForce GTX 1080. Pas un foudre de guerre face aux standards actuels du haut de gamme mais pour 12.99€ par mois de quoi lancer très correctement des jeux en 1920 x 1080 pixels.
Si on fait les calculs de base de cette offre, les 12.99€ par mois avec engagement annuel se transforment en 155.88 € par an. Un montant qui correspond approximent à l’achat d’une carte Nvidia GeForce GTX 1650 de base seule.

Pour un joueur occasionnel, qui ne va pas faire du jeu vidéo sa passion principale, cette proposition est parfaitement viable. En se connectant grâce à une application Android ou un PC de petit gabarit relié à une télévision ou un écran classique,  il retrouvera des performances tout à fait honorables pour jouer sans pour autant avoir à investir dans une configuration très onéreuse.

Le grand changement de cette offre vient de ce tarif de base, les précédents contrats de Shadow demandaient 30€ mensuels pour accéder au service. Malgré ce prix élevé plus de 70 000 personnes avaient signé chez Blade. Preuve de l’intérêt de l’offre.

En sabrant son prix de départ, même si cela se traduit par une évolution à la baisse de la qualité de celle-ci en terme de rendu, la marque semble avoir écouté les besoins du marché. Blade passe ici d’une phase de tests et de lancement à un programme plus ambitieux de commercialisation. L’offre à 12.99€ va sûrement trouver une clientèle même si elle limite le rendu à du 1080P. Parce que cela correspond à un public qui peut être intéressé par du cloud gaming et que ce type de format colle bien avec l’offre globale des FAI Français. L’offre peut également se conjuguer avec une mensualisation qui augmente son tarif de 2€. 

D’autres offres sont prévues avec un contrat mensuel Shadow Ultra à 24.99€. Cette solution toujours basée sur un engagement d’une année proposera plus de muscles avec une GeForce RTX 2080 et un processeur équivalent à un 4 cœurs cadencés à 4 GHz associés à 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage. On passera ici à l’UltraHD si la connexion Internet suit niveau débit. Le tarif grimpe à 29,99 € par mois si l’on veut rester sans engagement. 300€ tout de même tous les ans, c’est beaucoup mais c’est là encore loin du prix des composants à l’achat.

Enfin, un abonnement Shadow Infinite qui pousse la solution dans ses retranchement avec du matériel très haut de gamme pour du jeu UltraHD sans compromis. On découvre alors une Nvidia Titan RTX, l’équivalent d’un processeur six coeurs à  4 GHz, 32 Go de mémoire vive et 1 To de stockage. On passe alors à 39.99€ par mois sur une année d’engagement ou 44,99 € mensuels. On grimpe à 480€ par an donc.

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Si les prix semblent élevés c’est parce que la facture ne concerne ici qu’une location et non pas l’achat d’un produit. Il faut bien être conscient de la problématique à laquelle fait face un joueur PC. Les offres ici présentées, les cartes graphiques mentionnées, n’ont de sens que dans la  création de machines homogènes permettant de délivrer tout leur potentiel. On peut toujours acheter une GeForce RTX et la poser sur son bureau sans que l’on puisse en profiter. Pour qu’elle ait du sens, il faut un ensemble complet qui coûte encore et toujours assez cher : Processeur, carte mère, mémoire vive, stockage, boitier, alimentation… Sans même parler de la facture d’électricité.

L’intérêt de l’offre Blade pour un particulier se situe sur la frange qui existe entre la rentabilité d’un achat dans la durée et l’évolution proposée par un service de location. Si dans deux ans l’offre à 12.99€ est toujours basée sur le même matériel, il est possible que les clients se désintéressent de l’offre Mais si Shadow poursuit son offre en apportant de nouveaux services et en suivant l’évolution du marché, la pertinence du service restera intacte. L’acheteur d’une carte graphique voulant évoluer se confrontera à l’obsolescence de son matériel et au prix toujours renouvelé d’un modèle de remplacement. Pire, il pourra se retrouver coincé par une évolution réclamant des changements plus profonds dans son matériel.

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Attention, je ne dis pas que ces offres sont parfaites et correspondent à tous types de joueurs. Certains seront sans doute réticents face à une offre qu’ils ne peuvent tout simplement pas contrôler physiquement. D’autres rebutés par les aléas liés à leur fournisseur d’accès. Mais pour toute une catégorie de joueurs, cette solution a beaucoup de sens. Certains qui ne jouent que rarement, pour des périodes données comme les vacances ou qui veulent tout simplement pas acheter un PC pour un jeu en particulier, trouveront tout à fait pertinent ce type d’offre. 

Blade promet 50 000 nouveaux comptes en suivant ces offres, la marque ne livrera pourtant rien avant Février 2020. Les utilisateurs actuels pourront par contre bénéficier d’offre établies sur ces nouvelles plateformes en avance même si la communication sur ce point n’a pas été très claire.

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Blade fait également évoluer ses interfaces Android et iOS

Blade n’a pas chômé d’un point de vue développement, la marque propose un nouvel écosystème pour les appareils Android et Apple. La marque a choisi de repenser son offre sur ces dispositifs pour se débarrasser de l’interface Windows inutile. L’inspiration des “launchers” de jeux comme Steam Big Picture est évidente avec la présentation des applications à lancer sous forme de tuiles facilement manipulables. 

Une manette suffira à lancer son titre sur ce type d’interface, ce qui permettra d’exploiter une TV-Box Android pour jouer mais également une tablette ou un smartphone reliés sur un grand écran. Il est également parfaitement possible de profiter de l’offre sur un PC classique. On pourra donc profiter d’une minimachine dénuée de carte  graphique dédiée pour travailler et basculer sur sa machine dans le cloud chez Blade pour jouer.

Le meilleur des deux mondes pour qui bénéficie d’une connexion suffisante. Pas de bruit, pas d’encombrement, pas  de grosse facture électrique et un PC puissant à la demande dans son salon.

Shadow se présente comme une boite à outil VR

Blade annonce une compatibilité VR totale, quelle que soit votre solution de diffusion. Tous les casques et toutes les technologies seront exploitables avec sa solution. L’idée est de prendre un titre ne tournant que sur une plateforme précise et de le diffuser via Shadow sur celle que vous possédez. Cette approche universelle est très pertinente puisque les éditeurs se jouent une guerre sans merci sur les titres VR de leur catalogue. Réservant leurs offres pour des périodes plus ou moins longue à l’exclusivité d’un catalogue. Avec le couteau Suisse Shadow, un titre dédié à une plateforme pourrait fonctionner sur le casque d’une autre. Ce type de service justifiant à lui seul l’investissent dans un abonnement chez Blade tant les prix des différents équipements VR restent élevés.

Avec ces évolutions, la marque sort quelques jockers intéressants pour jouer la délicate partie du Streaming qui s’annonce. Avec des concurrents comme Sony, Microsoft, Apple et Google, la bataille ne fait que commencer et l’acteur Français n’a que sa matière grise à mettre dans la balance face ces autres acteurs qui peuvent faire marcher la planche à billets de manière quasi illimitée. L’approche de Shadow est différente, la marque se focalise sur une location de matériel et non pas l’ouverture ou la fermeture d’un tuyau. Le client reste maître à bord de ses contenus et de l’usage qu’il fera de son PC. Cette différence permet à la marque de proposer des fantaisies utiles comme la gestion des casques VR tout en laissant un large choix d’usages de ses machines.

Reste à savoir si l’obligation financière qui en découle, celle de fournir une infrastructure finalement assez lourde à ses clients, pourra résister au raz de marée marketing de ses concurrents.

Shadow propose de nouvelles offres et valide le concept de minimachine © MiniMachines.net. 2019

Le prochain Galaxy Book S embarquera un processeur Lakefield

Par Pierre Lecourt

Intel rapporte que Samsung a confirmé que Galaxy Book S serait un des premiers appareils du marché à embarquer un des nouveaux processeurs Lakefield de la marque. Un premier pas qui devrait être suivi par le reste de l’industrie et en particulier par la Microsoft Surface Neo. Un produit qui dessine les contours d’une toute nouvelle gamme de machines inspirée par Intel lui même.

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La gamme de puces Lakefield devrait mélanger les performances des Core d’Intel avec la faible consommation des solutions Atom Tremont. Ce mélange devrait permettre de rester dans un TDP très bas et donc offrir une excellente autonomie pour des objets légers et fins. La solution étant capable d’empiler différentes technologies et finesses de gravure au travers du système Foveros, il sera évidemment possible pour Intel d’intégrer un modem 4G-LTE dans ses propositions.

On comprend ici parfaitement le travail entrepris par le fondeur qui a commencé à présenter ses prototypes de machines Copper Harbor à la fin de 2018 afin de préparer le marché à la sortie prochaine de ses puces Lakefield. Une stratégie qui se solde par le rattachement d’autres formats de machines autour de ces processeurs avec ce rattachement des Galaxy Book-S autour du projet.

2019-10-30 15_31_44-minimachines.netLes spécifications du Galaxy Book S sous SoC Qualcomm

C’est un excellent signe marketing pour Intel qui va pouvoir positionner ses puces sur des segments identiques à ceux de Qualcomm. Avec, pour eux, l’avantage d’une parfaite compatibilité logicielle sans avoir à passer par de l’émulation ou des limitations. 

Galaxy S

Difficile pour le moment de voir une date certaine pour la sortie de cette machine, le Galaxy Book S devait, selon les annonces de Samsung, sortir pour le mois de Septembre en version Snapdragon. Pour le moment, il n’a pas encore été commercialisé. Les deux machines pourraient donc être lancées en même temps pour bénéficier d’un marketing conjoint. D’ici la fin de l’année ?

Source : Intel

Le prochain Galaxy Book S embarquera un processeur Lakefield © MiniMachines.net. 2019

Apple lance les Airpods Pro, une bonne nouvelle pour le marché

Par Pierre Lecourt

Les Airpods actuels, malgré leur prix élevé et leurs limitations, sont devenus des marqueurs de société. Reconnaissables à 1000 lieues à la ronde, ils servent autant d’écouteur que de marqueur social. Montrent une certaine appartenance à un groupe et proposant en prime un très bon rendu sonore. 
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Les Airpods d’Apple

Leur apparition a beaucoup bouleversé le marché, non pas que Apple ait été premier sur ce segment mais parce que l’attrait pour des systèmes d’écoute sans fil a depuis largement explosé. Énormément de constructeurs se sont penchés sur l’idée. De grandes marques comme des petites, toutes ont voulu suivre Apple dans le sillage de cette réussite marketing qu’ont été les AirPods. La production de solutions en tout genre a débuté il y a deux ans et on assiste aujourd’hui à une explosion de l’offre.

Apple Airpods Pro

Pour se démarquer et probablement pour répondre à une demande d’utilisateurs demandeurs d’une meilleure qualité d’écoute que ce que proposent les AirPods de base, Apple lance donc des Airpods Pro. Grosse différence technique entre les deux modèles, la présence d’une réduction de bruit active sur les pro. Grosse différence de tarif entre les deux modèles, alors que les Airpods classiques se négocient à 159€, les nouveaux venus sont annoncés à 279€. Un tarif dans la logique d’Apple puisque la concurrence se situe dans les mêmes eaux pour des modèles à réduction de bruit active. 249€ chez Sony avec le WF-1000XM3 par exemple, le Bose QuietControl 30 est proposé à 249€ également.

Apple Airpods Pro

D’un point de vue design, la nuance est plus subtile, la tête des AirPod Pro est plus massive que celle des AirPods de base mais la tige également présente est plus courte.  On retrouve deux microphones intégrés de part et d’autre de la tête et qui vont permettre à l’ensemble d’analyser le bruit ambiant afin de l’effacer du mieux possible de votre environnement d’écoute. Cette spatialisation est intéressante car elle peut vraiment être salvatrice dans ce genre de procédé. Le design global en intra-auriculaire permet en outre une réduction de bruit passive en bouchant le canal auriculaire de manière à éviter la propagation du bruit ambiant. Les oreillettes en elle même sont interchangeables pour trouver un bouchon correspondant à ses besoins. Apple signale au passage avoir travaillé à une gestion sensible de la pression auditive pour éviter toute gène à l’usage.

A noter qu’un mode spécifique permet de laisser filtrer le son de votre environnement à la demande. Cette fonction est évidemment intéressante pour un usage sécurisé en transport par exemple où il est toujours plus sécurisant d’entendre le trafic. Mais également pour le sport où l’écoute de son souffle peut être importante. A ce propos, les écouteurs sont certifiés IPX4 pour leur résistance à l’eau et à la transpiration. 

Apple Airpods Pro

Apple a travaillé sa solution  pour la rendre la plus performante possible même sans s’appuyer sur un travail d’égalisation du son. Ainsi un mode adaptatif permet de réguler automatiquement les mediums et les basses. L’ensemble de ces services est piloté par un SoC maison baptisé Apple H1 et combinant 10 coeurs audio pour prendre en charge à la fois l’annulation du bruit ainsi que les fonctions Siri.

Apple Airpods Pro

Autre point fort, l’autonomie annoncée par les écouteurs. Les AirPods Pro proposeront 4.5 heures de musique avec la fonction d’annulation de bruit et jusqu’à 3 heures de dialogue en mode oreillette. Le boitier qui accompagnera les deux écouteurs proposera des recharges pour un temps global de 24 heures. Ce boitier pourra lui même se recharger avec un câble Lightning ou sur une base de charge sans fil au format Qi.

Bref, un produit qui colle au marché avec un positionnement tarifaire logique et probablement une excellente restitution sonore. Mais un produit destiné aux plus fortunés, ceux qui n’ont pas non plus peur de perdre un système frôlant les 300€ qui se glisse simplement dans l’oreille. De mon côté, je ne serai pas client de ces produits que je juge trop chers pour mon usage. 

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Mais je suis ravi de leur apparition au catalogue d’Apple. Parce qu’ils vont continuer à aiguillonner les fabricants de solutions annexes qui vont faire tous les efforts possibles pour proposer des solutions à la hauteur d’Apple. La plupart ne le seront pas mais de nombreux acteurs vont probablement proposer des produits de qualité dans les mois qui viennent.

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Je me suis pris d’un certain intérêt pour les oreillettes Bluetooth ces derniers mois. Plus d’une vingtaine de modèles sont arrivés au labo et j’ai pu tester des solutions à des tarifs très variés. De 3 à 99€. Aucun ne propose pour le moment de réduction de bruit active même si certains modèles commencent à arriver sur le marché. Je compte vous faire une sorte de panel de l’offre actuelle dans les semaines qui viennent. Une sorte de baromètre de l’offre actuelle avec des modèles à tous les prix. Si celle-ci évolue dans le futur avec des modèles inspirés dans les capacités des AirPods Pro… J’en serais ravi.

Apple lance les Airpods Pro, une bonne nouvelle pour le marché © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du jour : 29/10/2019

Par Pierre Lecourt

L’image d’illustration est un LINC de 1962.

Les Bons Plans du jour : 29/10/2019 © MiniMachines.net. 2019

Nvidia Shield TV 2019 : Présentation

Par Pierre Lecourt

Les premières Shield TV sont sorties en Mai 2015 et depuis cette date, la marque peut se vanter d’avoir proposé et fait évoluer un produit d’exception. Rapides, efficaces, performantes et surtout miraculeusement1 mises à jour, elles restent à ce jour les meilleures TV-Box Android du marché.

Nvidia Shield TV 2019

Si il y a eu un reboot en 2017 avec un nouveau modèle, il employait le même SoC Tegra X1. Cette version proposait quelques évolutions techniques et matérielles, quelques arrangements cosmétiques, mais dans l’ensemble il reprenait la totalité des éléments de la première mouture. Les fonctions logicielles ajoutées par Nvidia alors transpiraient d’ailleurs vers la version de 2015. 

Nvidia Shield TV 2019

Les nouvelles Shield TV 2019 bouleversent donc l’habitude de la marque avec de gros changements techniques. Une rupture qui peut s’expliquer assez simplement. Il s’agit des réponses aux écoutes des usagers et à la mise en place de nouvelles fonctionnalités liées à des apports technologiques des nouvelles puces employées par la marque.

Pluriel ? Oui. Les Nvida Shield TV 2019 sont désormais deux et elles sont radicalement différentes. Le modèle Pro ressemble, comme deux gouttes d’eau au modèle de 2017 avec un design identique. Il est néanmoins désormais vendu uniquement sans manette mais avec la nouvelle télécommande de la marque.

Nvidia Shield TV 2019

Nvidia Shield TV 2019  Nvidia Shield TV 2019  Nvidia Shield TV 2019  Nvidia Shield TV 2019

Le modèle Shield TV 2019 basique change, par contre, radicalement de design. L’objet abandonne le format de boitier classique des TV-Box pour proposer un aspect totalement différent. Il s’agit désormais d’un cylindre tout en longueur que l’on branche d’un côté au secteur et de l’autre à son téléviseur. Le format correspond assez bien à la destination de l’engin, il s’agit d’un tuyau d’information qui va des sources réseau et secteur à une destination, votre téléviseur.

Nvidia Shield TV 2019

Shield TV 2019 : petit tour du propriétaire

Le cylindre mesure 16.4 cm de long pour 4 cm de diamètre. Il est sobre, très sobre. Noir mat, très légèrement granuleux, à peine marqué par un minuscule logo Nvidia brillant. Pas une LED verte à l’horizon. Cette discrétion est étonnante par rapport au précédents modèles qui jouaient sur un design à facettes décoré de lumières vertes. Ce design est surtout le témoignage d’un changement de destination pour cette nouvelle version.

Nvidia Shield TV 2019

La nouvelle Shield TV 2019 est faite pour disparaitre. Etre totalement oubliée, loin de vos yeux, comme une solution Chromecast ou FireTV. On la branche au secteur, on la connecte en HDMI à un téléviseur de l’autre côté et on l’efface de l’équation. Elle devient le cerveau de votre téléviseur sans avoir besoin de s’y référer.
Ce changement d’usage explique pour beaucoup les choix opérés sur le format.

Nvidia Shield TV 2019

Adieu port USB, tu disparaîs dans cette version de base de la Shield TV 2019. Qui dit objet caché, dit objet qu’on ne peut pas manipuler. Les ports demandant un accès permanent n’ont donc plus lieu d’être. Il subsiste dont uniquement les ports de connexion et le lecteur de cartes MicroSDXC.

Nvidia Shield TV 2019

D’un côté donc, on retrouve le port d’alimentation direct, une prise bipolaire classique qui se connectera au câble fourni. Un câble classique quoi que bien travaillé avec une prise solide et un support moulé pour plus de résistance. Un détail qui a son importance lorsque l’on se bat avec une installation multiprise derrière un meuble télé.

Nvidia Shield TV 2019

Le câble mesure 1.5 mètre et pourra évidemment être remplacé par le câble de votre choix. Cette décision de Nvidia est étonnante au premier abord. Il est bien plus simple de séparer l’alimentation du boitier en proposant un bloc secteur qui transportera le courant nécessaire jusqu’à la TV-Box. Mais il a le gros avantage de localiser très facilement chaque modèle pour sa région de distribution. Un modèle Européen recevra une prise spécifique dans son package, un modèle US sera emballé avec une prise US. Bien plus simple et économique que de fabriquer et proposer un chargeur avec plusieurs adaptateurs secteur comme sur le précédent modèle.

Nvidia Shield TV

On se souvient du système de ventilation relativement complexe du modèle de 2015 : Un caloduc en cuivre venait disperser la chaleur du SoC Tegra X1 vers des ailettes qui étaient elle-même ventilée activement. Le tout alors que l’opération destinée à transformer le courant 220V était séparée du corps du châssis dans un bloc externe. La nouvelle solution embarque le transformateur en son sein mais son système de ventilation a été largement revu à la baisse.

C’est une des faces cachées positives du nouveau Tegra X1+ de cette plateforme, si le bond en performance que va proposer le nouveau SoC ne sera pas forcément palpable en terme de 3D par exemple, il a déjà fait un bon énorme en terme d’efficacité. Si un ventilateur est présent dans la solution, il est parfaitement inaudible à l’usage. Des ouïes d’aération sont percées de part et d’autre de l’objet pour laisser circuler l’air dans le tube. Cette ventilation est également réglable en puissance via l’interface logicielle.

Du côté de l’arrivée du courant, on retrouve également un port Ethernet Gigabit qui va servir lui aussi à alimenter la solution. Mais cette fois-ci en données. Le tube est également capable de capter un signal Wifi5 classique de telle sorte que vous pouvez choisir entre l’une ou l’autre source pour votre TV-Box. Ceux préférant une connexion Wifi 802.11ac auront probablement intérêt à ne pas cacher trop profondément leur tube dans les entrailles de leur installation. Les autres, ceux qui préféreront la stabilité d’un câble réseau pourront totalement cacher leur Shield TV 2019 derrière leur installation.

Nvidia Shield TV 2019

De l’autre côté, on découvre un port HDMI compatible UltraHD avec un support complet du CEC. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également présent ainsi qu’un petit bouton nécessaire uniquement pour de rares opérations de maintenance. Hormis son allumage, la TV-Box restera en permanence en veille et ne nécessitera donc plus de manipulations supplémentaires.

La plus parfaite des minimachines est celle que l’on ne voit pas.

L’idée fondatrice de cette nouvelle version est donc assez simple. Si Nvidia a conçu l’objet pour de multiples usages, de nombreux utilisateurs sont au final uniquement interessés par son côté multimédia. Ils achètent une Shield pour lire des vidéos, regarder des photos et écouter de la musique. Faire du streaming local ou distant. Mais pas pour jouer ou pour lancer des applications. Conscient de ce phénomène, la marque a donc décidé d’ôter les composants non nécessaires à cet usage et de concentrer l’objet pour le rendre le plus compact possible. Avec, à la clé de cette économie d’espace, une proposition plus abordable. La nouvelle venue est désormais proposée à 159€ avec sa télécommande contre 199€ pour l’actuelle. 

Le nouveau modèle embarque désormais un SoC plus puissant. Toujours basé sur le même circuit, il s’agit d’une optimisation baptisée Tegra X1+. La marque le définit comme 25% plus rapide que l’ancien modèle en terme de traitement vidéo. Un boost de performances n’étant a priori pas vraiment utile au vu des catalogues disponibles sur la plateforme Android, la marque a préféré mettre l’accent sur la vidéo plutôt que sur le jeu 3D.  A priori, le Tegra X1 sait déjà parfaitement gérer l’offre de jeux actuelle sous Android, il n’y a donc pas de risque de voir ce modèle ne pas y arriver.

Nvidia Shield TV 2019

La mémoire vive est de 2 Go – 3 Go pour le modèle Shield TV Pro 2019 – mais la mémoire de stockage baisse de moitié passant de 16 à 8 Go de base. Un changement douloureux puisqu’il faudra forcément passer par l’ajout d’une carte MicroSD pour obtenir un tant soit peu de stockage à bord. Certes les modèles de cartes actuelles ont beaucoup baissé. On trouve des solutions 32 Go à 6€ et des cartes 128 Go à 15€, mais cela a un impact sur le prix global de l’engin. A vrai dire, le problème était identique sur la version précédente puisque le stockage de base de 16 Go arrivait rapidement à saturation. La différence est plus liée à l’absence de port USB permettant de connecter une solution externe. Pour ne pas avoir à jongler avec vos propres médias et que vous puissiez installer des jeux et des applications, l’ajout d’un stockage interne est donc recommandé. A moins que vous ne décidiez de n’utiliser que des fonctions de streaming. Soit en local sur votre propre réseau, soit distant avec des offres en ligne.

Une nouvelle télécommande

Nvidia Shield TV 2019

Comme la TV-Box  est destinée à l’oubli loin derrière votre installation Hifi, l’accent a été porté sur la véritable star de cet équipement, à savoir la nouvelle télécommande. Plus imposante, plus lourde, plus épaisse, c’est en réalité elle qui devient le vrai visage de cette offre. Reliée à la Shield TV 2019 par Bluetooth, elle est au centre de tous les usages de la nouvelle solution avec pas mal de nouveautés embarquées.

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A commencer par un rétro éclairage complet des touches qui sera bien pratique à l’usage en mode cinéma. Cette apparition des touches lumineuses se met en marche lorsque la télécommande est manipulée. Le mouvement de celle-ci suffit à lancer le rétro éclairage pour bien voir ou appuyer sur la télécommande. L’appui sur un bouton poursuivra la durée de l’illumination qui est assez courte. C’est déjà testé et largement approuvé à l’usage.

Nvidia Shield TV 2019

Plus massive, elle mesure 15.4 cm de long pour 2.5 cm de côté. Sa forme en triangle la rend vraiment plus visible que le précédent modèle. Elle embarque désormais une paire de piles classiques AAA fournies que l’on peut changer facilement en faisant glisser la partie arrière de son capot dans le sens indiqué par une petite flèche. 

Nvidia Shield TV 2019

Sur le haut de l’objet, un petit émetteur infrarouge permettra de piloter des appareils non CEC. Si votre téléviseur n’est pas à cette norme, on pourra donc utiliser la télécommande pour le réveiller sans avoir à jongler avec deux télécommandes. C’est cohérent avec l’usage de la Box qui permet de transformer un téléviseur classique en solution connectée performante.

Nvidia Shield TV 2019

Le reste de la télécommande est un mélange entre les fonctions de l’ancien modèle avec les fonctionnalités classiques d’une solution moderne. On retrouve, par exemple, le petit microphone situé en haut de l’objet qui va permettre de piloter à la voix vos programmes au travers de la TV-Box. Cette opération ne se fera qu’après l’appui sur la touche microphone de la télécommande. Il n’y a pas d’écoute permanente qui se déclenche avec un mot clé. Cela empêche un usage distant mais évite également une écoute permanente de vos paroles pendant que vous utilisez l’engin. La partie voix permet de piloter la TV-Box, de programmer des “Custom Routines” grâce à Android TV. Vous pourrez, par exemple, demander à votre système de lancer un scénario précis avec une simple phrase. 

En dessous de ce petit micro, un bouton de mise en marche apparaît. Si vous êtes déjà un utilisateur de Shield TV parmi les modèles précédents, ce bouton devrait vous faire envie. Actuellement, pour éteindre les TV-Box de Nvidia, il faut aller dans les paramètres et cliquer sur “mettre en veille”. Dire que c’est pénible et fastidieux serait oublier que la torture dure depuis 2015… Je hais littéralement cette logique logicielle pour piloter une extinction matérielle. Cette nouvelle télécommande résout donc facilement le problème avec un bouton qui allume et éteint, très logiquement, la TV-Box. A droite de celui-ci, les trois petites lignes superposées signalent un bouton programmable qui permettra de lancer l’application ou la fonctionnalité de son choix. Un élément pratique également.

Nvidia Shield TV 2019

On retrouve ensuite l’habituelle roue des systèmes de la marque. Au centre, un bouton de validation, sur les côtés comme en haut et en bas, des boutons qui permettent de voyager d’une tuile à l’autre sous Android TV. C’est simple et efficace, cette partie là n’a pas évolué puisqu’elle fonctionnait bien sur les modèles précédents.

Nvidia Shield TV 2019

Viennent ensuite les boutons classiques de la télécommande avec plusieurs changements importants. On retrouve en haut les éléments propres à Android avec le bouton back et le bouton Home symbolisé par un rond. On retrouve les éléments de navigation avec play/pause mais aussi avant et arrière. Vous remarquerez la présence d’un petit ergot tactile sur les boutons Play/Pause et Microphone. Cela permettra aux malvoyants de mieux piloter leur TV-Box en utilisant la voix pour lancer leurs contenus multimédia. 

Enfin, deux boutons de volume sont également présents. La précédente télécommande utilisait une fonction tactile qui permettait modifier le volume en faisant glisser son doigt vers le haut ou vers le bas. Une fonction pratique et efficace mais apparemment pas compatible avec tous les profils d’utilisateurs. Le retour à une solution plus classique devrait permettre de satisfaire tout le monde. 

Dernier point important, cette télécommande est rétro compatible avec les précédentes Shield TV, vous pourrez l’acheter à part pour 29.99€ et en profiter sur vos anciens appareils.

Nvidia Shield TV 2019

Enfin, difficile de le manquer, un gros bouton Netflix servira à lancer l’application idoine et ne servira qu’à cela. Nvidia a du céder aux sirènes du marketing de la chaîne. Les ventes des appareils estampillés de ce logo étant meilleures que les ceux des appareils dépourvus du N rouge, la marque a tout intérêt à proposer une touche dédiée sur sa télécommande. Le travail mené par les équipes de Nvidia pour proposer un service Netflix parfaitement pris en charge a également du tisser des liens entre les deux entreprises, ce qui se traduit par ce genre d’intégration.

Dans la prochaine partie, nous verrons comment se comporte la nouvelle Shield TV 2019 à l’usage : ses nouveautés et ses services.

Nvidia Shield TV 2019 : Présentation © MiniMachines.net. 2019

Intel Tremont : l’architecture du prochain Atom se dévoile

Par Pierre Lecourt

Si les processeurs Atom ont quasiment disparu de la circulation aujourd’hui bien qu’on trouve encore quelques puces sur certaines machines et notamment dans l’industrie, la marque Atom existe toujours dans le catalogue d’Intel. Notamment parce que l’architecture Atom est utilisée par de nombreuses autres catégories de processeurs.

Atom, c’est aujourd’hui le “moteur” de nombreuses solutions chez Intel, en gros, tout  ce qui n’est pas Core ou Xeon, utilisent une architecture Goldmont d’Atom. Les processeurs Gemini Lake par exemple, les puces Celeron ou Pentium Silver, emploient cette excellente architecture.

Pour la prochaine version de cette branche Atom, Intel va largement bouleverser son architecture avec d’importantes évolutions techniques sous le nouveau nom de Tremont qui sera l’architecture de la gamme de puces Lakefield d’Intel. Comme d’habitude, la dénomination de ces éléments est assez complexe à comprendre. Il faut prendre les ingrédients de ces puces comme un gros sandwich ou chaque nom de code est un élément à part entière.

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Ainsi, un processeur est basé sur une plateforme (Lakefield dans le cas présent.) qui comporte différents éléments. L’un deux sera Tremont pour la partie calcul. Cette idée de sandwich d’éléments est à retenir car sur cette plateforme, Intel va se comporter de plus en plus à la manière d’un SoC ARM en juxtaposant plusieurs éléments épars au sein de ses puces grâce à sa technologie Foveros.

Foveros, encore un nom, on en a déjà parlé. C’est une technologie permettant à Intel d’empiler au sens propre plusieurs types de composants les uns sur les  autres. Gros point fort de cette technologie, la possibilité de mixer différentes finesses de gravures. Le fondeur pourra donc associer un coeur de technologie Core gravé en 15 nanomètres avec des coeurs gravés de leur côté en 10 nanomètres. 

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Avec Tremont donc, Intel tiens une formule assez étonnante. Elle permettra de créer des puces hybrides peu gourmandes et performantes. Les premières sont attendues pour la fin de l’année a annoncé Intel lors de sa conférence Linley Fall Processor. Les premières puces seront basées sur le nouveau design 10+ nm de la marque et devraient offrir un gain de performances de l’ordre de 30% en calcul par rapport à la génération actuelle… Un gain pas si énorme si on se réfère à la date de sortie de ladite plateforme. L’architecture Goldmont+ employée dans les Atom est sortie en 2017. Au vu de la date de sortie de Tremont on peut considérer un gain de performances de 10% par an au vu du calendrier.

A y regarder de plus près, les améliorations de la puce seront plus significatives, notamment pour les applications mono thread. Intel parle d’un bon de 80% sur ces tâches avec des performances liée à l’assemblage d’un coeur “Sunny Cove” comme ceux que l’on trouve dans les puces Ice Lake de dixième génération à la plateforme Tremont. D’autres postes devraient évoluer et notamment la partie graphique. Celle des Goldmont+ était déjà excellente, Intel devrait nous préparer des améliorations avec cette nouvelle architecture mais n’a pas encore vraiment détaillé ce poste.

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Ce que l’on sait du premier processeur au nom de code Lakefield qui emploiera Tremont est assez clair cependant, ce sera un gros sandwich composé comme suit : 

  • Un coeur Sunny Cove pour de grandes performances de calcul
  • Quatre coeurs Tremont pour relayer le premier et prendre en charge les calculs plus légers sans dépenser d’énergie.
  • Un circuit graphique Intel Gen11 semblable à ceux des puces Ice Lake

Le tout  sera lié par la sauce Foveros. Avec des éléments intéressants qui seront partagés. Par exemple, les quatre cœurs Tremont partageront 4.5 Mo de mémoire cache. Les puces Tremont pourront également s’allumer et s’éteindre à mesure des besoins de calcul voir baisser leur fréquence suivant ce que déterminera de plus performant le processeur. On trouvera également des éléments de sécurité et de chiffrement au coeur de cet assemblage.

L’idée pour Intel est donc de proposer des puces toujours moins gourmandes en énergie en les associant avec des capacités de calcul plus élevées. On imagine que la partie graphique sera également poussée pour répondre à plus de besoins. 

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Je vois également dans cette stratégie une possible évolution de l’offre du fondeur. Avec Foveros Intel sera en mesure de proposer des puces aux spécificités “sur mesures”. A la fois en taille, en consommation et en performances. La marque aura les moyens d’additionner plus ou moins de coeurs, de proposer des solutions plus puissantes pour un marché de portables ou de MiniPC ou au contraire de de baisser la consommation au maximum pour convaincre des marques d’une intégration dans des machines hybrides et ultranomades. 

Intel Tremont : l’architecture du prochain Atom se dévoile © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du Week End : 26-27/10/2019

Par Pierre Lecourt

L’image d’illustration est un Terminal TeleRay 10T qui fait tourner Qube2, un des jeu gratuit en ce moment.

Les Bons Plans du Week End : 26-27/10/2019 © MiniMachines.net. 2019

ARM Mali-G57 : un nouveau circuit pour un meilleur milieu de gamme

Par Pierre Lecourt

Avec le Mali-G57, ARM annonce une montée en performances de 30% par rapport au Mali-G52 qui constitue le meilleur chipset graphique milieu de gamme actuel. Le G57 est donc destiné a remplacer le G52 à plus ou moins long terme. En parallèle de cette évolution de vitesse d’autres points clés ont été travaillés avec notamment le corollaire habituel d’une meilleurs optimisation, à savoir une baisse de la consommation énergétique. Cela veut dire que le Mali-G57 consommera, pour effectuer une tâche identique, 30% d’énergie en moins que le G52. Cette évolution positive est encore plus marquée en terme d’IA et d’apprentissage puisque la puce sera alors 60% moins gourmande que son aînée.

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Le Mali-G57 est prévu pour fonctionner avec diverses configurations de coeur allant d’une solution mono coeur à un maximum de 6 coeurs. Il ne sera pas possible de trouver un octo coeur associé à un Mali-G57. Une manière efficace de segmenter les marchés du G77 et du G57. La puce prendra en charge Vulkan pour une gestion 3D avancée et saura évidemment décompresser des contenus UltraHD et même “8K” matériellement. Le G57 promet également lire les contenus HDR ainsi que le PBR pour le rendu de jeux. Les fonctions AR et VR seront également plus abouties et rapides avec notamment une meilleure gestion des textures. L’idée étant probablement de permettre une intégration plus aisée et moins coûteuse de ce type de puce au sein de solutions de réalité virtuelle tout en surfant sur la mode du jeu mobile. ARM travaille désormais en étroite collaboration avec Unity pour prendre en charge plus de fonctionnalités propres à ce moteur matériellement.

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Les NPU Ethos évoluent également avec les Ethos-N57 et Ethos-N37 après la précédente annonce du E77. Les nouveaux SoC proposeront des performances de calcul dédiées à l’apprentissage machine en forte hausse. Le premier offrira 2 TOP/s tandis que le second, plus accessible, grimpera à 1 TOP/s. Le E57 vise un marché milieu de gamme capable de proposer des usages IA assez complets qui iront jusqu’aux fonctionnalités domotiques ou à la biométrie. Le E37, moins performant, ne proposera pas autant de fonctionnalités mais devrait pousser des fonctions basiques pour des smartphones ou tablettes plus entrée de gamme. Son empreinte sur le SoC sera minimale puisque la solution fait moins de 1 mm². Un avantage important pour limiter le prix de cette option au coeur des solutions ARM.

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ARM annonce également un nouveau DPU (Display Processor Unit) avec le Mali-D37. Cette solution également très compacte avec moins de 1 mm² d’espace occupé sur le SoC. La solution prendra en charges les formats FullHD et “2K” et déchargera le GPU de certaines tâches d’amélioration de l’image comme le HDR et le mélange des contenus HDR et SDR. Moins gourmand, le nouveau DPU permet de faire baisser considérablement la note d’une prise en charge énergétique de ces calculs par le GPU.

L’idée ici est donc bien d’apporter ces fonctionnalités avant réservées aux solutions très haut de gamme à plus de matériels et à des solutions beaucoup plus accessibles.

ARM Mali-G57 : un nouveau circuit pour un meilleur milieu de gamme © MiniMachines.net. 2019

Une étude sur la dissipation du Raspberry Pi 4

Par Pierre Lecourt

Beaucoup d’utilisateurs ont constaté que leur Raspberry Pi 4 posait des soucis de dégagement de chaleur dès leur acquisition. Si, dans la plupart des cas, cela ne pose qu’un problème de confort en rendant la carte plus chaude qu’à l’accoutumée, il arrive également que celle-ci ne fonctionne pas exactement comme prévu.

Car l’homme est ainsi fait, si on lui propose plus de performances… Il va s’en servir. Quand la Raspberry Pi 4 est arrivée, elle a ouvert une nouvelle gamme de possibilités en terme de calcul et certains se sont empressés de les utiliser. Bien loin des usages classiques, l’idée de piloter des systèmes de calculs assez lourds et surtout sur de longues périodes, a germé. Et c’est là que les vrais problèmes sont arrivés.

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La consommation des différents RPi du 1B+ au 4B

Si vous utilisez un Raspberry Pi 4 pour piloter un média center classique ou un projet de robotique, vous ne risquez pas grand chose de ce côté. La carte avale ce genre de programmes sans broncher. Par contre si vous utilisez la carte pour de la surveillance visuelle avec détection de mouvement par exemple, et cela 24H/24 ert 7J/7, la problématique est différente. Un système comme motionEyeOS permet de transformer une carte de développement en centrale de vidéosurveillance accessible depuis n’importe quel poste. La distribution permet de détecter les mouvements et de prendre des clichés ou des films avec le capteur associé ou une camera réseau puis de les stocker. Ce genre de travail peut être très gourmand en ressources surtout si on pousse les curseurs assez loin en terme de nombre d’images analysées par seconde.

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Les températures en Stress Test d’un Pi2B face à un Pi 4B

C’est exactement ce qu’a voulu faire Gaven MacDonald comme il l’explique sur Young Coder. Et il s’est heurté à un problème assez rapidement, son Raspberry Pi 4 chauffe et, évidemment Throttle. C’est à dire que le SoC qui fait les calculs sur la carte monte tellement haut en température qu’il se met en protection en baissant sa fréquence et, mécaniquement, ses performances.

Pour éviter cela, il “suffit” de le refroidir. Ce qui n’est pas forcément la tâche la plus aisée puisque les système de ventilation actives peuvent se révéler bruyants et les systèmes passifs moins efficaces. Jusqu’ici,j’ai surtout lu des avis d’utilisateurs présentant leur solution en la partageant au reste du monde. Ce qui est très bien et positif, mais rares ont été les tests aussi poussés que ceux de Gaven MacDonald qui a testé non seulement des solutions actives et passives mais également plusieurs d’entre elles.

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Pour les solutions actives, le résultat est sans surprises, avec un petit ventilateur directement posé sur la carte, la température baisse considérablement. C’est évidemment encore bien meilleur en combinant ce ventilateur à une plus grande surface d’échange grâce à l’ajout d’un dissipateur. Avec ce type de montage, les résultats sont excellents.

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Les trois courbes ci-dessus montrent bien le résultat de l’usage de cette solution ventilée. Avec juste un dissipateur posé sur le SoC, la température monte sans cesse jusqu’à la fin du test. Cette solution semble vouée à atteindre le moment où la puce se mettra en berne pour se protéger. Les deux autres courbes montrent au contraire un arrêt de la montée en température avec un plateau situé à 54°C pour la solution uniquement composée du ventilateur et un autre à 42/43°C pour la solution ajoutant un dissipateur à ailettes dans l’équation. On divise ici par deux la température du SoC par rapport à la solution d’origine.

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Mais ce n’est pas ce qui ma le plus intéressé dans l’approche de ce test, cette idée de ventiler la carte pour la refroidir est évidente mais elle induit une dépense supplémentaire et surtout perd le côté passif du fonctionnement de la solution.

L’autre partie du test a consisté à monter sur la carte différents dissipateurs. Et le truc intéressant dans cette approche est qu’il s’agit de dissipateurs recyclés. Issus de divers appareils classiques comme des cartes mètres. Des dissipateurs de chipsets notamment. 6 solutions ont été montées sur la Raspberry Pi4, aucune n’a demandé d’injecter un centime supplémentaire. Si il a fallut parfois jouer des coudes pour faire la place nécessaire à l’emploi de ces modèles, ce n’est bien souvent qu’une solution faisant appel à votre matière grise pour contourner un problème d’encombrement plutôt qu’autre chose.

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Les résultats sont très encourageants. Si la solution “C” ne semble pas apporter grand chose, elle semble même être plus décorative qu’autre chose, la plupart des autres solutions ont une incidence directe dans la gestion de la chaleur par la carte. Le dissipateur en hauteur “E” est par exemple très suffisant, il permet de rester sous les 70°C pendant le test. Le modèle “B”, également en hauteur, fait également un assez bon travail. Ce genre de dissipateur peut se trouver facilement sur de veilles cartes mères mais également dans divers vieux appareils électroniques, ampli et autres, que l’on trouve parfois abandonnés dans la rue. Ils sont, en général, faciles à récupérer et feront parfaitement l’affaire. Le plus dur sera de les fixer à la puce de la Raspberry Pi 4 de manière efficace. Même si pour cela quelques gouttes de colle thermique peuvent être suffisantes. 

A noter également les excellents résultats du dissipateur de chipset “F” issu d’une carte mère Asus. Il s’agit d’un modèle qui déporte la chaleur que la puce dégage au moyen d’un caloduc vers des ailettes en cuivre situées plus loin. Cette distance permet de mieux dissiper la chaleur et non de l’accumuler. Les résultats sont bluffants puisque la température ne dépasse pas les 48°C passivement.  On trouve également ce genre de dissipateur assez facilement sur de vieux modèles de carte mère.

Si votre Raspberry Pi 4 chauffe et pose des soucis de performances, vous savez donc quoi faire. Il suffit de coiffer son SoC Broadcom d’un petit dissipateur assez haut pour l’aider a mieux dissiper la chaleur qu’il dégage. Pas besoin de dépenser une fortune, il suffit d’un peu de bon sens et d’huile de coude. Si toutefois vous rencontrez ce type de soucis et que vous cherchez une solution simple et efficace. Un châssis de dissipation à moins de 10€ comme celui-ci pourra également faire l’affaire. Car c’est le souci de ces solutions passives ou actives, elles empêchent en général une intégration dans les boîtiers conçus pour les Raspberry Pi.

Source : Gaven MacDonald sur Young Coder, Plus d’infos sur motionEyeOS via FanlessTech

Une étude sur la dissipation du Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2019

Amlogic S905X4, S805X2 et S908X, 3 nouveaux SoC pour 2020

Par Pierre Lecourt

Amlogic est devenue une signature importante pour de nombreux constructeurs de TVBox et autres solutions multimédia. La marque surfe sur le succès de ses S905 et suivants qui ont apporté un excellent confort de décompression vidéo pour un prix retreint face à la concurrence. Une bonne partie de la communauté de développeurs s’est donc intéressée à ces SoC et les constructeurs se sont empressés de les employer en masse.

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La marque prépare donc une suite à ses S922X actuels avec trois nouveautés. Avec en premier lieu l’Amlogic S805X2 qui représentera l’entrée de gamme de l’offre. Un SoC qui devrait prendre en charge le codec AV1 mais dont on ne sait pas encore beaucoup de choses si ce n’ezst qu’il saura décompresser des sorties vidéo en FullHD à 60 images par seconde. Rien de formidable donc mais une solution qui devrait équiper des machines premiers prix en leur fournissant un traitement vidéo complet hors 4K.

Vient ensuite l’Amlogic S905X4 qui, comme son nom l’indique, est une évolution technique de l’Amlogic S905X3. Un détail important car la puce est parfaitement compatible avec son aînée sans aucun changement à faire sur la carte mère. Cette compatibilité broche à broche devrait permettre aux constructeurs d’effectuer la transition d’une puce à l’autre en douceur, voire d’alterner les SoC en fonction de leurs besoins ou de leurs marchés. Il faudra donc surveiller précisément les références des machines car certains pourront sans doute avoir la tentation de proposer des TV-Box ou autres avec les deux gammes de puces en même temps.

L’Amlogic S905X4 reprendra en grande partie la construction de base du S905X3 avec 4 coeurs ARM Cortex-A55 et un GPU Arm Mali-G31MP2. Ce dernier aura cependant été optimisé avec la prise en charge du HDR et du codec AV1. Un point capital pour de nombreux développeurs puisque cette solution Open Source est bien documentée. Elle pourrait devenir à terme un des principaux outils du marché de la vidéo. La partie audio n’a pas été oubliée non plus puisque la nouvelle puce embarque deux DSP qui piloteront un gestionnaire de détection de la voix (VAD et WWE) qui permettra de piloter l’appareil avec un mot clé programmable1. On peut donc espérer des TVBox plus interactives avec une écoute basique et des mots clés entraînés directement dans la puce. Du genre “pause” ou “baisse de volume”. 

Vient enfin l’Amlogic S908X qui est le plus puissant des trois SoC prévus en 2020. Ce dernier n’est pas totalement détaillé mais annonce une prise en charge des contenus multimédia en 8K à 60 images par seconde si jamais vous en trouvez de disponibles. La puce prendra en charge la décompression matérielle du format AV1 et sera plus efficace dans la prise en charge des contenus HEVC et VP99 de 25 à 40% par rapport aux générations actuelles. Il sera compatible avec la mémoire vive 64 bits et prendra en charge le HDMI 2.1.

Généralement abordables, les SoC Amlogic sont surtout très suivis par de nombreux développeurs et appréciés par énormément de constructeurs. Si la prochaine TVBox de Xiaomi embarque un petit S905X4 ou un S908X, elle pourrait faire mouche et entraîner avec elle le reste du marché sur  cette voie.

Source : CNX-Software

Amlogic S905X4, S805X2 et S908X, 3 nouveaux SoC pour 2020 © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du Jour : 24/10/2019

Par Pierre Lecourt

La machine d’illustration est un Vector de 1975 qui fait tourner le jeu Alan Wake American Nightmare, gratuit en ce moment.

Les Bons Plans du Jour : 24/10/2019 © MiniMachines.net. 2019

Gigabyte GA-PICO3350 : une carte mère Pico-ITX sous Celeron N3350

Par Pierre Lecourt

Le Pico-ITX n’est pas le format le plus courant du marché. Ces cartes de 10 cm de large pour 7.2 cm de profondeur sont parmi les plus compactes et cette Gigabyte GA-PICO3350 se retrouve d’office classée dans les solutions les plus faciles à intégrer actuellement.

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Avec un processeur Intel Celeron N3350, un Apollo Lake double coeur et double threads cadencé de 1.1 à 2.4 GHz  avec 2 Mo de mémoire cache et un TDP De 6 watts, la carte ne proposera pas des performances folles mais se positionne très bien pour l’intégration autant dans l’embarqué que pour la domotique. Parfaitement dissipable de manière passive, la Gigabyte GA-PICO3350 peut aussi bien trouver sa place dans une boite à gant que dans un bateau de plaisance ou dans un aménagement au sein d’une cloison. 

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La carte propose un support SoDIMM DDR3L 1866 MHz et acceptera un maximum de 8 Go de mémoire vive. Elle propose également un port SATA 3.0 pour brancher un stockage externe ainsi qu’un support mSATA pour un SSD à ce format. Sa connectique est étonnamment complète pour un engin de ce format. Pas moins de deux ports USB 3.0 sur le panneau arrière mais également des broches pour deux ports USB 2.0 directement sur la carte. On retrouve également un port HDMI et un Ethernet Gigabit ainsi que des connecteurs plus spécialisés.

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Un port LVDS pour brancher la GA-PICO3350 à un écran LCD à ce format, un brochage pour alimenter la carte avec une batterie et même des ports GPIO. On pourra donc intégrer cet engin avec une batterie en amont pour lui servir de protection contre les baisses de tension ou les coupures de courant. Il sera possible de la brancher directement à un écran LVDS pour une intégration plus simple et même de piloter des éléments grâce à ses GPIO. Un connecteur M.2 Socket 1 permettra, en outre, de lui ajouter une carte Wifi ou 4G si l’Ethernet n’est pas la meilleure solution.

Bref une solution minimaliste et complète, parfaite pour piloter un centre domotique, un appareil dédié comme un GPS et un logiciel de navigation. Mais également, suivant son prix, tout type d’appareils ou de postes.

Source : Gigabyte via FanlessTech

Gigabyte GA-PICO3350 : une carte mère Pico-ITX sous Celeron N3350 © MiniMachines.net. 2019

Pretech F700Mi : un netbook 7″ sous Atom X5-Z8350

Par Pierre Lecourt

Pretech est un fabricant Chinois OEM qui, comme beaucoup d’autres, propose des machines à d’autres marques pour une commercialisation à l’international. Sa dernière production présentée à la HKGCD est un netbook pur jus, un engin de 7″ de diagonale qui reprend le concept des solutions hybrides avec une charnière se déployant sur 360° pour un usage en mode tablette. L’écran utilise une dalle IPS en 1920 x 1080 pixels pour un affichage très détaillé.

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Le Pretech F700Mi emploie une dalle tactile et permettra également la prise de notes via un stylet actif, de quoi multiplier les usages de l’engin. A l’intérieur, rien de vraiment nouveau. La machine embarque un processeur Intel Cherry Trail  Atom X5-Z8350 dissipé de manière passive. Pas la puce la plus récente puisqu’elle est sortie au début de l’année 2016. Il s’agit d’un quadruple coeur cadencé à 1.92 GHz avec 2 Mo de cache. Mais une puce encore capable – pour peu qu’elle soit bien épaulée en mémoire vive et en stockage – de mener à bien de nombreuses tâches.

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La mémoire vive qui équipera ce Pretech F700Mi pourra aller de 4 à 8 Go… Et cela malgré la limitation annoncée d’Intel de 2 Go de mémoire vive maximum pour cette puce. Le stockage sera confié à un eMMC intégré et soudé allant de 32 Go à 128 Go. Evidemment en 32 Go l’engin sera très limité à la fois en possibilités mais également en suivi technique. Windows 10 a du mal à se contenter de cet espace pour ses mises à jour. Avec 64 Go ou 128 Go la solution sera moins limitée. Le choix d’un eMMC est également toujours préoccupant pour ce type de machine.

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La marque qui distribue l’engin peut exiger un prix très bas au fabricant. Ce dernier lui proposera alors un eMMC entrée de gamme de 32 ou 64 Go ce qui aura un impact certain sur la machine et son fonctionnement. Au contraire, un autre distributeur cherchera à proposer un engin plus fiable et efficace. Il choisira un eMMC plus rapide mais cela aura un impact sur le prix global de la machine.

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La machine propose des enceintes stéréo situées sur la tranche avant de l’engin, une webcam 0.3 Mégapixels embarquée sur le côté gauche de l’écran, pratique pour la vidéo conférence en mode portrait et une connectique assez complète : un port USB Type-C pour la charge, un port USB 3.0 Type-A, une sortie vidéo micro HDMI, un lecteur de cartes microSD pour étendre le stockage et un port jacks audio 3.5 mm pour casque et micro. 

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La partie clavier semble reprendre les standards du genre avec une belle optimisation de l’espace. Pas la place de glisser un pavé tactile mais on retrouve un pavé optique coincé entre les boutons de clic et une barre espace séparée en deux. Le bouton de démarrage en haut à droite pourra recevoir un lecteur d’empreintes digitales optionnel et une panoplie de touches de raccourcis est bien présente pour piloter efficacement l’engin. 

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Une aération est pratiquée dans le châssis en métal du Pretech F700Mi mais le processeur est dissipé de manière passive.

Un Wifi5 est bien intégré dans l’engin ainsi qu’un module Bluetooth 4.0. A noter qu’une option 4G sera également disponible auprès du fabricant. Le Pretech F700Mi mesure 18.1 cm de large pour 11.36 cm de profondeur et 1.96 cm d’épaisseur. Plus les châssis deviennent compacts en terme de diagonale plus l’épaisseur semble importante, mais cela reste une solution très transportable avec 541 grammes seulement sur la balance. La batterie embarquée est une 5000 mAh en 3.8 volts mais aucune mesure d’autonomie ne semble avoir été évoquée.

Pas de prix ni de date de sortie pour le moment, ces éléments ne seront connus qu’après la prise de commande d’un distributeur de cette machine qui apparaitra alors sous un nouveau nom.

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Je ne sais pas trop quoi penser de cet engin. L’Atom X5 commence à bien dater et le Pretech F700Mi part donc avec un certain handicap sous Windows 10 en 2019/2020. Malgré tout, mon Transformer Book T100 équipé de la même puce parvient toujours à effectuer de nombreuses tâches avec 2 petits gigaoctets de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC. Scratch, LibreOffice, Firefox, Python, Arduino et bien d’autres outils tournent sans problème dessus comme des versions plus toutes récentes de logiciels comme Photoshop, Cura ou Sketchup. 

Ce format netbook est séduisant pour son extrême portabilité. Si le prix est acceptable, les composant bien choisis et la distribution garantie correctement, la machine pourrait trouver un public. Si elle est compatible avec des distributions Linux légères, le public sera probablement encore plus large.

Source : Notebook Italia (Si vous ne savez pas quoi faire, collez donc un pouce bleu sous leur vidéo Youtube et abonnez vous à leur chaîne. Vous pouvez même laisser un petit commentaire. Ça les aidera à être plus visibles et les encouragera à parcourir d’année en année, les allées de ce genre de salon, croyez moi c’est éreintant !)

Pretech F700Mi : un netbook 7″ sous Atom X5-Z8350 © MiniMachines.net. 2019

Le NUC Ghost Canyon embarque la solution The Element d’Intel

Par Pierre Lecourt

Ghost Canyon, c’est le nom d’un nouveau format de NUC chez Intel. Des machines qui devraient s’étaler en sorties de la fin de 2019 au début de 2020. On connait au moins deux modèles avec le Ghost Vanyon X NUC9i9QNX qui est prévu cet année et devrait être équipé d’un Core i9 9980HK avec 8 coeurs et 16 threads et 16 Mo de cache pour  un TDP de 45 petits watts. Le suivant devrait être le Ghost Canyon X NUC9i9QNX en Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 threads et 12 Mo de cache  toujours en 45 Watts. Un troisième modèle en Core i5-9300H présenterait 4 coeurs et 8 threads et 8 Mo de cache avec le même TDP. Toutes ces puces embarqueront un circuit graphique Intel UHD 630.

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De ces machines, on a pas mal de détails depuis des fuites en Décembre 2018… Mais l’examen d’un engin de préproduction nous révèle quelques surprises très intéressantes. A commencer par l’emploi d’un mécanisme découvert il y a peu : The Element.

The Element, c’est un nouveau format de carte mère élaboré par Intel. On l’a découvert avec une carte embarquant une solution Xeon et je destinais plutôt le format à un usage serveur avant tout. Il semblerait qu’Intel veuille déployer ce format au sein de ces PC. L’idée est d’avoir l’ensemble de la machine monté sur une carte amovible facilement. Cette carte embarquerait donc non seulement le processeur, la mémoire vive et le stockage mais également la connectique quasi complète de l’engin.

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Avec ce châssis de Ghost Canyon, on découvre donc un design original. L’engin mesure 23.8 cm de haut pour 21.6 cm de profondeur et 9.6 cm de large.? C’est beaucoup plus qu’un NUC classique mais cela reste un format très très compact avec un encombrement de 5 litres en volume. Soit 5 briques de lait posées les unes avec les autres.

2019-10-23 11_39_02-minimachines.netEn façade, on découvre une connectique classique avec un lecteur de cartes SDXC, deux ports USB3.1 GEN2 Type-A et une prise jack audio 3,5 mm. La forme allongée sur le dessus est le bouton d’alimentation qui sera illuminé d’une LED.

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Sur la partie arrière, on retrouve une connectique complète avec quatre ports USB3.1 GEN2 Type-A. Deux ports Ethernet Gigabit, une sortie HDMI 2.0a, deux ports Thunderbolt 3 en USB Type-C et un autre port jack audio 3,5 mm. La partie alimentation 500 watts et son système de ventilation.

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Sur la partie supérieure, on découvre un système de ventilation destiné à expulser l’air chaud de la machine. Il se retire après avoir ôté deux vis du châssis en le faisant glisser sur un rail.

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On découvre un élément très travaillé par les équipes d’Intel. La connexion des ventilateurs se fait via un système de broches qui s’enfichent dans le châssis en remettant en place le plateau. Les ventilateurs sont ensuite eux-même branchés à cet adaptateur de telle sorte que l’on puisse les remplacer facilement. Les quatre broches permettront au système de piloter la vitesse de ventilation. Des détails montrent le soin apporté par les équipes d’Intel à la finition de cette pièce. Ce déflecteur en métal qui permet d’éviter un contact entre le ventilateur et un câble situé dans le châssis. Les ventilateurs emploient du 12 volts, mesurent 8 cm de côté pour 1.5 cm d’épaisseur et sont fabriqués par SUNON.

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L’intérieur de l’engin est très, très sobre. On devine en bas l’alimentation 500 watts tout en longueur. Au dessus, une carte “mère porteuse” qui va accueillir au fond la carte fille “The Element” qui recèle les composants de la machine. Elle est elle même ventilée. On remarque un slot bleu libre devant celui exploité par la carte.

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Au dos, on découvre la carte “mère-fille” avec le support arrière du processeur. A gauche, on note très clairement la présence de slots de mémoire vive So-DIMM.

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Le slot bleu également au format PCIe 3.0 x16 servira à ajouter une carte fille supplémentaire, une carte graphique ou une carte son, par exemple. Mais cela peut également être une solution d’acquisition ou tout type de carte suivant l’usage que l’on veut avoir de son Ghost Canyon. Un second PCI est également visible pour une carte PCIe 3.0 x4. Cela ouvre à plus d’évolutivité que le NUC classique de la marque. On note la présence des deux supports d’antenne Wifi placés au dessus du châssis de manière à être facilement accessibles. Les antennes elles-même sont directement implantées dans le boitier pour améliorer le signal.

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L’alimentation est une FSP de 500 watts.

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La carte “mère porteuse” propose un support M.2 PCIe NVMe 3.0 x4 caché derrière un système de refroidissement en métal. On pourra donc toujours faire évoluer son stockage.

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L’intérieur de la carte The Element montre également une belle évolutivité. Deux support So-DIMM de DDR4 sont visibles pour une évolution maximale de la mémoire à 32 Go. 

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Mais ce n’est pas tout, sur la partie de gauche de la carte on découvre deux supports SSD M.2 PCie NVme. Un premier qui prend en charge les formats 42/80/110 mm et le second en  42/80 mm. L’évolutivité de cette carte NUC Ghost Canyon est donc équivalente aux formats NUC traditionnels avec mémoire vive et stockages amovibles. On remarque, là encore, un certain soin pour la dissipation du processeur avec un coeur en cuivre et des ailettes, coiffés d’un ventilateur SUNON typique des systèmes de ce type.

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L’engin pourra être vendu en barebone comme en machine pré-équipée. Une fois totalement habillé ici, il propose donc 32 Go de mémoire vive DDR4, un SSD Optane 905P de 300 Go et un SSD7 Intel 760P de 2 To. Pas mal niveau évolutivité.

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Soudé à la carte par contre, un module Wifi6 AX200 d’Intel, permettra tout de même de voir venir.

2019-10-23 12_31_09-minimachines.netAvec une carte graphique MSI AERO ITX 6 Go Nvidia RTX 2060, la configuration est complète. 

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L’ensemble est assez impressionnant de compacité. 

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La grande question technique que tout le monde se pose face à cette machine est évidemment le bruit qu’elle va générer. Dans une pièce à 36 dB, le sonomètre posé à côté du châssis monte à 41 dB quand la machine est allumée.

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En pleine charge du processeur et de la carte graphique, l’ensemble monte beaucoup plus haut avec 51.4 dB. Un score qui reste raisonnable pour un engin de cette puissance mais bien moins discret qu’un NUC classique. Evidemment, les services rendus ne sont pas les mêmes.

La solution NUC Ghost Canyon me semble très intéressante au final. Elle garde une excellente évolutivité, permet de recycler des composants aisément et peut être utile pour plus de profils exigeants que les NUC classiques. Le gros intérêt de l’offre est également lié à la facilité d’entretien de la machine. En cas de panne, de mouvement matériel, nul besoin de changer la totalité de l’engin, il suffira d’échanger les cartes The Element au sein de ces NUC. 

Evidemment on ne connait pas le prix de l’engin, il sera dépendant des composants intégrés. A mon avis, il ne faut pas compter sur une machine entrée de gamme, il ne s’agit pas d’un PC d’appoint mais d’une vraie solution complète et évolutive. Libre à chacun de garder la même infrastructure de base mais de passer son Core i5 en Core i7 ou i9 voire même d’aller piocher dans une gamme Xeon…

Si vous voulez d’autres informations, dont une bonne partie de tests synthétiques et de benchmarks, et plein de détails sur la machine, je vous encourage à visiter le test de Koolshare qui est on ne peut plus complet

Le NUC Ghost Canyon embarque la solution The Element d’Intel © MiniMachines.net. 2019

iLife NY08, le netbook 8″ version Core M3-8100Y présenté à Hong-Kong

Par Pierre Lecourt

Le Chuwi Minibook est un engin mis en vente très récemment après être apparu via un financement participatif en Mai dernier. Cette méthode de commercialisation en deux temps avec des réservations en amont et une livraison quelques mois plus tard m’a déjà fait souvent grincer des dents. Mais si l’on en croit les dires d’iLife, le scénario est encore pire qu’imaginé.

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Je n’aime pas les financements participatifs de ce type. Qu’une marque ayant pignon sur rue se serve de ce type de fonctionnement me parait être anormal. Quand Chuwi se sert d’Indiegogo en Mai pour proposer un engin qui ne sortira au final qu’en Octobre, cela me laisse un goût amer. La marque se sert du financement participatif parce que cela lui fait un marketing efficace tout en renversant la charge du risque. Avec un financement Indiegogo flexible, la marque n’a même pas besoin de livrer l’engin, peut avoir du retard et même proposer des engins encore en bêta sans que les personnes ayant financé le projet ne puissent se plaindre. Rien de tout cela ne me semble normal, ce type de plateforme ne devrait financer que des projets n’ayant pas d’autres solutions pour aboutir. Pas des marques qui ne veulent que se faire payer à l’avance les machines qu’elles ne livreront que des mois plus tard.

Mais si la pratique ne m’enchante guère, il y avait dans celle-ci la volonté de se faire connaitre et de financer des projets originaux chez Chuwi. Comme ce netbook de 8 pouces. Sauf que la découverte grâce à Notebook Italia de ce iLife NY08, et du iLife NG08 par la même occasion, me laissent un goût amer. Ces engins sont, selon iLife, les machines originelles que Chuwi utilise en ajoutant sa marque. Autrement dit, Chuwi commanderait à iLife un netbook 8″ sans rien faire d’autre qu’un chèque à ce dernier. Voilà qui ne mérite clairement pas un financement participatif.

Si cette affirmation est véridique, elle vient de iLife qui est bien un constructeur OEM, alors Chuwi a mis en place un financement sur Indiegogo en Mai pour trouver des fonds qui ne lui auront pas servi à concevoir le Minibook mais uniquement à assurer un coussin financier de base pour la commande du minimum de commande demandé par iLife. Une manière de minimiser au maximum sa prise de risque pour ne livrer au final que des engins fabriqués par un autre.

Le fait que le véritable constructeur présente le iLife NY08 aujourd’hui est assez révélateur. La différence entre ce modèle et le NG08 est minime puisqu’il s’agit uniquement du processeur embarqué. Le iLife NY08 propose un Core M3-8100Y Amber Lake. Un des deux processeurs que Chuiwi propose pour son Minibook. Le NG08 est, quant à lui, déjà disponible sur le marché avec un Celeron N4100, comme l’autre version du Minibook. Celle qui est également disponible en ligne et qui a été livrée aux participants à la campagne de financement. Les personnes ayant financé le modèle du Minibook sous core M3 sont dans l’attente d’une livraison… Détail qui semblent corroborer le scénario d’une sous traitance pure et simple.

On retrouve en tout cas un engin identique avec les iLife NG08 (G comme Gemini Lake) et iLife NY08 (Y comme Ambler Lake-Y) présentés au Global Sources Electronics Fair 2019. On retrouve à bord de ce modèle Core M3 de 4 à 8Go de mémoire, un stockage de base de 64 Go de eMMC pouvant atteindre 128 Go extensibles grâce à une trappe laissant l’accès à un slot M.2 pour un SSD supplémentaire et une batterie de 3500 mAh en 7.4V. Autant d’éléments qui prouvent une totale gémellité entre les engins de iLife et de Chuwi.

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L’écran est un 8″ tactile en 1920 x 1200 pixels au format 16:10 qui pivote sur une charnière sur 360° pour une utilisation au format tablette. La connectique comprend un port USB 3.0, un port USB 2.0 et un USB Type-C qui servira également à recharger la batterie. Une prise jack audio de 3,5 mm stéréo est disponible ainsi qu’un lecteur de  cartes MicroSDXC et un port mini HDMI. Le Wifi est de type 802.11ac associé à du Bluetooth et une option Modem 4G peut également être commandée. 

iLife NY08, le netbook 8″ version Core M3-8100Y présenté à Hong-Kong © MiniMachines.net. 2019

iLife MP8 : Un microPC sous Celeron N4100 et Windows 10

Par Pierre Lecourt

On manque encore d’informations sur ce minuscule engin qu’est le iLife MP8. A vrai dire, on n’en connait que les grandes lignes. Sa présentation à la HKDTC est surtout destinée aux professionnels et n’a pas encore d’impact sur le grand public. Ce sont les distributeurs qui fixeront les dernières lignes de cette machine. Son prix et son équipement notamment.

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Toujours est t-il que le iLife MP8 est une minuscule solution construite autour d’un Celeron N4100 d’Intel. La puce quadruple coeur cadencée à 2.4 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et un circuit graphique Intel UHD 600. Ce processeur, qui équipe de nombreuses solutions sur le marché allant de la tablette au portable en passant par divers MiniPC, est un concentré intéressant de performances dans une enveloppe thermique minimale. Avec 6 watts de TDP, il offre de très belles possibilités multimédia et des capacités de calcul satisfaisantes pour un PC basique. Associé à un minimum de 4 Go de mémoire vive, le processeur se montre très performant en navigation web et pour tous les travaux de bureautique. Le N4100 est ici ventilé activement, un choix qui s’explique probablement par le choix des matériaux du châssis. Il est bien moins cher de confier à un ventilateur le travail de dissipation que de proposer un boitier en aluminium. A noter que le iLife MP8 sera également décliné dans un châssis en métal… Mais il sera alors probablement plus cher.

Dans cette configuration, associé à 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage le petit boitier se présente clairement comme une solution de travail basique. Calibrée pour lancer un traitement de texte, naviguer en ligne ou servir de support de streaming. Un engin que l’on peut soit poser sous un écran dans un salon, dans un meuble pour une solution en libre service mais également une machine transportable que l’on pourra emporter partout. C’est, avec de si petites dimensions, un engin parfait pour piloter des machines comme des imprimantes 3D ou autre CNC.

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La connectique est évidemment limitée avec un port USB Type-C et deux ports USB 3.0. C’est peu mais suffisant pour des usages basiques. Une sortie HDMI est présente pour piloter un écran externe et un lecteur de cartes MicroSDXC permettra d’étendre quelque peu le stockage. On retrouve enfin un port jack audio 3.5 mm stéréo. Toute cette connectique se concentre sur la face arrière de la machine, la partie avant ne recèle qu’un unique bouton.

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Manque un détail important sur cette machine : Son prix public.  Notebook Italia n’a pas réussi à récupérer cette information. Si la disponibilité pourrait être rapide, sans l’information du prix de distribution, il est difficile de considérer le MiniPC dans toutes ses possibilités. Avec un prix très contenu, ce petit engin pourrait rendre de grands services. En streaming, en pilotage de solutions externes, en machine de téléchargement ou en PC classique à usage du public, le iLife MP8 pourrait devenir le coeur de multiples projets. Si en plus, il est possible de dissiper les 6 watts de son processeur de manière passive en modifiant son système de ventilation pour une solution passive, ce serait vraiment une minimachine à découvrir.

iLife MP8 : Un microPC sous Celeron N4100 et Windows 10 © MiniMachines.net. 2019

Weibu annonce 5 portables Windows sous Snapdragon 850

Par Pierre Lecourt

5 machines, de 10.8 à 13.3 pouces, toutes équipées d’un SoC Qualcomm Snapdragon 850, toutes faisant tourner Windows 10 ARM. C’est ce que propose désormais à son catalogue la marque Weibu. Un fabriquant OEM qui fournit de nombreuses autres marques asiatiques ou non.

Avec un compte en banque suffisamment garni pour honorer un minimum de commandes, il sera donc possible de demander à Weibo 500, 1000, 2000 ou plus de machines encore et de les faire apparaître sous sa marque. Weibu peut s’occuper de la totalité de l’opération de marketing. Proposer un logo de votre choix sur l’engin, une marque, un packaging et une documentation à vos couleur. De telle sorte que vous puissiez en tant que marque, depuis le bureau d’une société sans usine, livrer un client sans jamais avoir mis le doigt dans l’engrenage infernal de la gestion du processus de fabrication d’un PC. Pour se faire, il suffit d’avoir un rendez-vous avec le constructeur et de pousser la porte d’une des VIP Room visibles sur l’image d’illustration en second plan. Une fois le contrat signé, quelques mois plus tard, vous recevrez un container de machines prêtes à la commercialisation.

Ainsi, n’importe qui va pouvoir commercialiser un PC sous Windows 10 ARM et Snapdragon 850. La marque Pipo a déjà commencé en présentant un engin il y a une semaine. D’autres vont suivre et il est probable qu’une avalanche de machines calibrées ainsi sortent dans les mois qui viennent. Notebook Italia dénombre pas moins de cinq configurations prêtes à l’achat présentées à HKTDC electronics de Hong-Kong. Il s’agit là des modèles encore disponibles chez Weibu parmi une probable galaxie d’autres machines déjà retenues par d’autres fabricants.

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On découvre d’abord un modèle de base en 10.8 pouces affichant en 2560 x 1600 pixels baptisé Weibu QT108QA-MT. L’engin pèse 700 grammes et mesure 259.8 x 175.8 x 8.5 mm avec un clavier jouant également le rôle de protection.

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Une solution très proche des Windows Surface donc mais équipée d’un Qualcomm Snapdragon 850 cadencé à 2.96 GHz avec de 4 à 8 Go de mémoire vive et un stockage UFS 2.1 allant de 128 à 256 Go. 

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Un capteur photo 13 MP est présent au dos de l’appareil. Pas d’infos plus précises sur ce modèle mais on peut facilement deviner des éléments. Le SoC Qualcomm fournissant un Wifi5 et du Bluetooth. Un lecteur de cartes MicroSDXC semble également de la partie ainsi qu’une prise jack audio.

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Les tablettes Weibo H123GA-MT et H116QA-MT sont des solutions hybrides de même diagonale en 12.3 pouces. La première est une 3000 x 2000 pixels. Une solution qui colle donc exactement à la proposition de Pipo en terme de spécifications.

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A gauche la solution de Weibu et à droite celle de Pipo…

D’ailleurs, sur une des photos du dos du Weibo H123GA-MT, on devine une étiquette de spécifications qui reprend exactement le même format que celle de Pipo… Sauf que l’étiquette de Pipo a été déchirée en haut et en bas. En haut, parce que le nom du modèle était indiqué. En bas, probablement parce que la source de la machine était indiquée. Autrement dit, 3 stands plus loin que Weibu, Pipo proposait une machine de Weibu sous sa propre marque. Cette dernière proposait 8 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Particularité de cet engin chez Pipo, il est annoncé comme coûtant moins de 400$ prix public… 

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Le second modèle de 12.3″, le Weibo H116QA-MT reprend exactement le même design, mais est une version FullHD de la machine. Ces engins sont proposés de 4 à 8 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage UFS 2.1. Elles disposent d’un Wifi5, de Bluetooth 4.2 et d’un duo MicroSDXC et lecteur de cartes SIM pour profiter du modem LTE. La version FullHD est équipée d’une batterie 4000 mAh, 1000 de moins que la version 3Kx2K.

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Weibo H133Q-MT

Enfin deux portables 13.3 pouces sous les noms de codes Weibo H133Q-MT et H133QA-YD  sont également prévus. Le premier est une solution classique et le second un portable convertible. Les deux afficheront en 1920 x 1080 pixels. Chaque client de Weibu pourra demander une implantation à sa sauce avec plus ou moins de mémoire vive ou de stockage, un lecteur de cartes SIM ou non pour profiter de la 4G proposée par le SoC. 

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Weibo H133QA-YD

On devrait donc retrouver, à terme, une véritable galaxie de machines sous Windows 10 et ARM dans les étals. A tous les tarifs et dans différentes diagonales. Il est également possible que certaines marques se soient appropriés des designs en exclusivité et que Weibu ne les distribue donc plus sur ce genre de salon. Enfin, il est fort probable que d’autres constructeurs OEM, autres que Weibu, se soient penchés sur le berceau des solutions Qualcomm/Microsoft. 

C’est peut être cela la nouvelle stratégie du duo, revenir avec leur proposition via des marques moins connues que les ténors du marché. Ces dernières sont légèrement échaudées par les ventes de leurs précédentes tentatives. C’est également uns stratégie de séduction intéressante pour ces produits. Car si on a du mal à accepter qu’un engin de marque vendu entre 650 et 999€ se comporte avec les performances d’une solution dont le prix est situé entre 300 et 450€, la pilule passera sans doute beaucoup mieux si la proposition Snapdragon 850 est posée au même tarif que des engins Intel en Celeron… Avec la 4G en plus.

Source : Notebook Italia

Weibu annonce 5 portables Windows sous Snapdragon 850 © MiniMachines.net. 2019

Xiaomi Mi Surface : Un écran 34″ WHQD en 144Hz

Par Pierre Lecourt

Point fort de cette offre Xiaomi Mi Surface, son prix puisque la marque commence aujourd’hui la distribution de ce modèle avec un tarif alléchant de 1999 yuans soit environ 254€. Comme souvent avec la marque, ce tarif évoluera dans un second temps à la hausse pour atteindre 2499 yuans soit environ 316€ prix public avant de fluctuer dans des prix situés entre les deux.

Xiaomi Mi Surface

Le tarif de 255€ est alléchant pour ce Xiaomi Mi Surface, malheureusement il est fort probable que ce tarif soit réservé aux particuliers. La marque est souvent capable de vendre plusieurs millions d’unités d’un produit en quelques jours sur son marché local. Avant de livrer dans un second temps, et à un tarif plus élevé, les commandes aux professionnels. Il est donc possible que l’écran finisse par arriver jusqu’à des boutiques d’exportation classiques mais il y a peu de chances qu’il soit proposé au même prix que l’offre promotionnelle.

Xiaomi Mi Surface

Mais, même proposé à un prix plus élevé, le Xiaomi Mi Surface a des atouts. Sa dalle incurvée de type VA devrait proposer de bons angles de vision et une belle définition de 3440 x 1440 pixels en 21:9. La dalle offrira un rafraîchissement à 144 Hz et une compatibilité Freesync. Pas d’informations détaillées sur le contraste ou la luminosité de l’engin. La marque promet un profil colorimétrique correspondant à 121% de l’espace sRGB. La réactivité de l’écran devrait également être très correcte avec 4 ms de rafraîchissement Gris à Gris.

Xiaomi Mi Surface

Le Xiaomi Mi Surface emploie une dalle Samsung offrant une courbure classique 1500R. Les bordures supérieures et latérales de l’écran sont minuscules avec une épaisseur de 2 mm environ. La partie inférieure est un peu plus épaisse. L’intérêt de cette solution étant de proposer à l’utilisateur la possibilité de conjuguer plusieurs écrans en proposant une séparation minimaliste entre chaque. Avec 2 mm pour chaque écran, cela fait 4 mm de séparation tous les 3440 pixels. Le pied permettra un ajustement en hauteur ainsi qu’une rotation de l’affichage sur les côtés.

Pas d’infos sur le reste de la configuration pour le moment. On ne sait pas quels ports seront employés. Il est possible qu’un mix entre HDMI et DisplayPort soit retenu mais une solution 100% DisplayPort peut également être de la partie pour éviter de payer les royalties inhérentes au standard HDMI. Pas d’informations non plus sur la présence ou non d’une gestion audio, au travers d’une paire d’enceintes ou d’un jack intégré.

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Un écran 24″ est également annoncé en plus du Xiaomi Mi Surface. Il s’appellera Xiaomi Mi Display et sera plus classique. Dalle de 23.8 ” de diagonale, définition 1920 x 1080 FullHD classique, il promet des angles de vue de 178°. Il pourra  se tourner de gauche à droite mais pas s’ajuster en hauteur. Son tarif ? 699 Yuans soit environ 89€.

Xiaomi Mi Surface : Un écran 34″ WHQD en 144Hz © MiniMachines.net. 2019

Un MiniPC fanless en mode convecteur ?

Par Pierre Lecourt

L’idée n’est pas nouvelle est certaines sociétés déploient déjà des machines très puissantes dans un format de convecteur pour profiter de la chaleur qu’elles dégagent comme des radiateurs dans des bâtiments variés. Mais, bizarrement, je ne me suis jamais projeté dans un design semblable pour un particulier.

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L’idée de ce MiniPc est donc assez simple : intégrer à plat, dans un format qui ressemble fortement à un convecteur, un Mini PC complet. Relier au corps du châssis constitué de 5 Kilo d’aluminium via un système de distribution de chaleur directement adapté sur le processeur. L’ensemble mesure 40 cm de large pour 30 cm de haut et 7 cm d’épaisseur. 

Ce MiniPC peut alors fonctionner de manière totalement passive, les watts qu’il dégage sont absorbés par le métal du châssis et dissipés passivement. Le positionnement vertical de l’ensemble permet de jour avec un effet cheminée qui aspire de l’ai frais sous le châssis pendant que l’air chaud remonte par les orifices en haut.

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Le créateur, un forumeur Russe, utilise en outre un procédé original. Un système d’évacuation de la chaleur de type thermosiphon. Il s’agit d’un système jouant sur le même principe que les caloduc. Un système d’échange de fluides en circuit fermé. La chaleur est transférée à un fluide qui la déplace jusqu’au coeur du châssis. Refroidi, le fluide retourne en chambre de chauffe et ainsi de suite.

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Sur le reste de l’espace du boitier convecteur, on découvre une alimentation externe d’un côté et un stockage SSD de l’autre. Le tout est bien enfermé dans le châssis sur mesure. L’idée me parait simple et efficace, différente des solutions habituelles mais parfaitement compatible avec un déploiement dans un bureau, par exemple. Mieux encore, elle pourrait vraiment trouver sa place dans un lieu frais et sec comme un grenier ou un garage par exemple. Une idée à travailler pour tout ceux qui cherchent une solution pour déporter une machine de type serveur par exemple.

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La version polie du châssis.

Le boitier sera mis en vente en petite quantité à 9000 roubles (126€) pièce, une version en aluminium poli, plus chère et plus salissante, sera proposée à 11000 roubles (155€). Il serait possible de baisser la note en passant à une production en série pour tomber à 5000 roubles soit 70€.

Source : Habr via FanlessTech

Un MiniPC fanless en mode convecteur ? © MiniMachines.net. 2019

La nouvelle Shield confirme son format allongé

Par Pierre Lecourt

Un tube ? La nouvelle Shield de base abandonne les arêtes géométriques tracées à la règle ainsi que les angles cassants. La TVBox devient un tube qui arbore de chaque côté sa connectique. Une version plus discrète de l’engin qui cache apparemment quelques surprises.

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Une sorte d’accessoire que l’on relie d’un côté au réseau et au secteur et de l’autre côté à son téléviseur. Prises Ethernet Gigabit, sortie HDMI, port d’alimentation, la nouvelle Shield dans sa version de base change donc du tout au tout d’un point de vue format. Un changement qui se confirme avec la proposition d’une télécommande également beaucoup plus massive que le précédent modèle. Si la version 2017 de l’appareil proposait une télécommande minimaliste et fine, la nouvelle venue est un objet bien plus proche du standard des télécommandes de téléviseurs actuels. Boitier long et épais avec une série de boutons rétroéclairés, beaucoup plus complet et un gros bouton/logo Netflix bien visible.

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On remarque également la présence d’un bouton d’arrêt pour piloter la Shield à distance. Toujours la molette de navigation dans l’interface Android et les raccourcis multimédia habituels : Démarrage, pause, avance et recul ainsi que les changements de piste. Un bouton micro est également disponible pour activer les ordres vocaux.

Le nouveau format semble prometteur, d’abord parce qu’on aura moins tendance à perdre sa télécommande qu’avec le format actuel. Mais aussi et surtout parce que le système semble calibré pour être positionné debout, capable d’écouter vos ordres pour piloter à distance, du fond de votre canapé, vos ordres vocaux. La nouvelle télécommande est compatible avec les fonctions Amazon Alexa et Google Home et en activant ces services, vous pourrez probablement poser votre télécommande sur une table basse pour la guider vocalement dans vos envies multimédia.

On note la possibilité offerte par Nvidia de retrouver sa télécommande en la faisant réagir, probablement via une application smartphone. Pour éviter de devoir la chercher partout comme celle du modèle actuel qui a tendance à se perdre dans les canapés. Elle proposera également une fonction infrarouge pour piloter un téléviseur mis en marche par les fonctions de contrôle HDMI CEC. Ainsi qu’une solution Bluetooth pour piloter la TV-Box. La nouvelle télécommande emploie deux piles AAA très classiques.

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Le format en longueur colle avec mes précédentes suppositions même si je ne pouvais pas imaginer un design aussi… cylindrique après les deux premiers épisodes de Shield TV. Le nouveau modèle mesure 16.5 cm de long pour 4 cm de diamètre. Il propose un lecteur de carte microSDXC, élément qui avait disparu entre la version de la Shield 2015 et son reboot de 2017. Un signe qui trahit ici la  faible capacité naturelle de stockage de la machine puisque l’engin n’a plus que 8 Go de base au lieu de 16 Go de stockage sur l’actuelle.. Les ports USB ont, par contre, totalement disparu, il ne sera donc plus possible de brancher un stockage externe avec vos films, musiques et autres directement sur l’engin. Le recours au streaming local ou en ligne sera obligatoire.

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A l’intérieur de l’engin, on retrouve un Tegra X1+ comparable au modèle actuel mais optimisé. La marque indique 25% de performances en plus. Il sera peut être également légèrement plus haut en fréquence mais il est probable que ce soit la même base que le précédent. Cela n’empêchera pas la nouvelle Shield 2020 de proposer un traitement UltraHD de qualité avec gestion du HDR10 et du Dolby Vision et du Dolby Atmos. Une promesse de gestion de l’upscaling secondé par une Intelligence artificielle semble être faite, peut être que le SoC Tegra X1+ sera désormais associé à un circuit dédié à cette tâche. Cette version de base serait vendue 150$ aux US.

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Une seconde version, plus classique, la Shield Pro 2020, reprendrait le boitier actuel de la marque avec les mêmes possibilités et le même SoC mais serait équipée cette fois-ci de 3 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage. Cette version sera proposée à 199$.

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Il s’agit donc pour ce modèle d’une mise à jour de compétences avec probablement des avancées en terme de lecture sans toucher au format de l’engin. La solution profitera de la nouvelle télécommande et du nouveau SoC mais ne changera guère les habitudes. Ces nouvelles Shield devraient être mise en vente le 28 Octobre prochain. Là dessus je m’étais bien planté, je pensais sincèrement que Nvidia ne les présenterait pas avant le CES 2020.

Source : TheVerge et 9to5Google

La nouvelle Shield confirme son format allongé © MiniMachines.net. 2019

Analogue Pocket : une console rétrogaming 0% émulation

Par Pierre Lecourt

L’Analogue Pocket est un projet original, vraiment original. Derrière son aspect console rétro qui évoque les consoles mobiles Gameboy de Nintendo se cache un projet beaucoup plus vaste que d’habitude. L’engin propose une compatibilité avec plusieurs consoles anciennes mais sans aucune émulation logicielle.

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A l’intérieur de l’Analogue Pocket, il n’y a pas la méthode habituelle employée par les consoles rétro, c’est à dire un processeur assez performant qui fait tourner un programme qui propose de recréer logiciellement le fonctionnement d’une vieille solution. En clair, on utilise souvent un SoC ARM cadencé à plusieurs Ghz pour émuler un système qui tournait, dans le cas du GameBoy par exemple, sur un processeur  8-bit cadencé à 4 MHz.

Cette technique fonctionne bien mais pose souvent des soucis de compatibilité et, parfois, malgré la puissance du SoC qui émule le système, des problèmes de performances. La solution retenue par l’analogue pocket est donc différente puisque le constructeur emploie 2 FPGA pour faire tourner le système. Un FPGA n’est pas une solution de processeur classique, c’est une sorte de support programmable pouvant accueillir plusieurs schémas de fonctionnement. Dans la structure d’un FPGA, vous pouvez définir comment la puce va effectuer ses calculs. En la programmant de façon adaptée, la console Analogue Pocket peut donc se comporter exactement comme un Gameboy. Comme si elle embarquait son processeur d’origine. Pas besoin d’émulation alors, le comportement du système est identique au produit original.

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De ce fait, il est possible d’utiliser directement des cartouches de jeux Game Boy, Came Boy Color ou Game Boy Advance originales avec la solution. Elles seront lues sans soucis par le système. Evidemment, employer un vieux processeur à 4 MHz serait probablement beaucoup moins cher mais cela aurait quelques désavantages.

D’abord, cela empêcherait de programmer ces fameux FPGA en d’autres puces et donc d’accepter d’autres types de jeux issus d’autres systèmes. En changeant la manière de calculer des puces, on pourra en effet lire des titres Neo Geo Pocket Color, Atari Lynx ou Game Gear de SEGA. En tout, la marque annonce une compatibilité naturelle de son système avec plus de 2700 cartouches de jeux Nintendo commerciales. Celles que vous avez peut être dans un tiroir encore chez vous. Pour les jeux des autres systèmes, la problématique n’est pas dans la possibilité de les faire tourner mais de les lire. Il faudra ajouter un adaptateur pour pouvoir utiliser vos vieilles cartouches SEGA ou Atari.

Second avantage de cette solution, la possibilité d’utiliser des composants beaucoup plus haut de gamme que ceux employés par les consoles originales. Le processeur d’origine du Game Boy est une solution 8-bit Sharp z80 capable de gérer un affichage en 160 x 144 pixels avec 8 Ko de mémoire centrale et 8 Ko de mémoire vidéo. C’est peu. Le système de la Analogue Pocket peut, quant à lui, prendre en charge un écran de 3.5 pouces très défini en 1600 x 1440 pixels. 10 fois mieux défini que l’écran original donc, chose totalement impensable pour la puce choisie en 1989 par Nintendo. 

Avec une résolution de 615 points par pouce, l’affichage de l’interface et des divers outils supplémentaires sera excellent. L’affichage couleur aura droit à plusieurs raffinements techniques comme un antialiasing ainsi qu’un réglage dynamique des couleurs.  Un point qui permettra à la solution d’offrir d’autres usages que le jeu. La Analogue Pocket devrait commencer par offrir une interface de création audio avec le Nanoloop, un synthétiseur et séquenceur de son employant les possibilités audio dela Game Boy originale. 

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Les concepteurs de l’engin pourront à l’avenir penser et proposer des solutions supplémentaires pour faire vivre leur engin. Il propose une connectique basique mais efficace avec un port USB Type-C pour recharger ses batteries Lithium-Ion ainsi qu’un lecteur de carte MicroSD pour stocker des données. Un port jack audio est également disponible sur le châssis. Un dock est enfin prévu pour utiliser la solution sur un grand écran. Il offrira 2 ports USB pour brancher des manettes en plus d’une liaison Bluetooth pour des manettes sans fil ainsi qu’une sortie HDMI pour se connecter sur un téléviseur par exemple.

Annoncé à 199$, l’Analogue Pocket est un projet ambitieux qui pourrait avoir de nombreux usages alternatifs. Prévu pour 2020, il a encore le temps de mûrir et de proposer d’autres fonctions d’ici sa sortie. Car au prix demandé, mis à part les vrais mordus de jeux anciens qui possèdent un catalogue complet de cartouches, la solution risque de rester sur un très étroit marché de niche.

Plus d’infos chez Analogue

Analogue Pocket : une console rétrogaming 0% émulation © MiniMachines.net. 2019

Google Pixelbook Go : le Chromebook hors sol

Par Pierre Lecourt

Proposé à un tarif de base de 649$, le Chromebook ne s’encombre plus de considérations concurrentielles. Le prix demandé est sans rapport avec la performance proposée. Avec le Pixelbook Go, Google compte satelliser le concept Chromebook dans une autre sphère d’usages que celle des PC traditionnels.

Pas encore prévu pour la France, le Pixelbook Go est un 13.3″ qui s’adresse à certains marchés anglophones comme les Etats-Unis bien sûr mais également l’Angleterre et le Canada. Il sera décliné dans plusieurs versions d’équipement dans ces trois pays sur la base suivante :

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Le Pixelbook Go de base emploiera un processeur Intel Core M3 accompagné de 8 Go de mémoire vive et de 64 Go de stockage SSD. Son écran affichera en un FullHD classique. Son prix de 649$ le place frontalement face à des offres “classiques” sous Windows 10 parfois mieux équipées.

Pour 200$ de plus, soit 849$, on passera à une version Core i5 avec autant de mémoire vive mais 128 Go de stockage SSD. Une seconde version en core i5 atteindra 999$ avec toujours un écran 1920 x 1080 et 128 Go de stockage électronique mais 16 Go de mémoire vive. Enfin, la version la plus haut de gamme de l’engin proposera un Core i7 Intel, 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage. Son écran passera du FullHD à l’UltraHD pour 1399$.

Tous ces tarifs sont indiqués en dollars hors taxes et concernent des engins sous processeurs Intel de huitième génération. Il faut donc compter sur des prix plus élevés au final. Avec 20% de TVA on arrive à 700€ pour le modèle entrée de gamme, 920 pour le premier Core i5, 1080€ pour le second et 1514€ pour la version Core i7.

Des tarifs plutôt élevés donc au vu du matériel embarqué et face à la problématique de durée de vie programmée de ces engins. Avec 5 années de support après leur lancement, la date de fin de vie des Pixelbook Go est déjà en ligne de mire. A la fin de leur support, les engins seront inutilisables, et cela malgré des compétences techniques importantes puisque ces machines devraient proposer de très bonnes performances sous ChromeOS.

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Google ne cherche plus a entrer dans le jeu de la comparaison. La marque n’y a aucun intérêt puisque en pratique des engins sous MacOS, Windows ou une distribution Linux classique, auront plus de compétences que ces chromebooks. Google place donc cette nouvelle gamme sur le terrain du confort. Ce nouveau cap visé permet de s’extraire des comparaisons purement techniques d’une note de performances. Pour y parvenir, le Pixelbook Go joue donc sur le même tableau qu’Apple avec ses MacBook Air. Celui d’engins légers, confortables et pratiques avant d’être des machines performantes.

Plus légers avec 900 grammes, les Pixelbook Go sont des 13.3″ aériens et très fins. Leur épaisseur est contenue avec 13 mm au point le plus haut et malgré tout, le moteur de recherche les présente comme très solides grâce à une coque en alliage de magnésium. Des détails intéressants ont été pensés pour rendre ces Chromebooks plus agréables au quotidien. Le châssis est donc renforcé et sa partie inférieure comporte un léger relief pour mieux le tenir en main. A la fois parce qu’ils proposera une meilleure accroche mais également parce que ce genre de relief permet d’ajuster sa prise en main puisqu’on sent physiquement l’engin glisser entre ses doigts.

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Le clavier a été traité pour qu’il propose une frappe silencieuse. Il dispose d’un rétro éclairage pour plus de facilité de lecture dans une ambiance sombre. La batterie est plus importante pour une autonomie annoncée de 12 heures. Le pavé tactile est immense et il est recouvert d’une couche de verre pour une glisse plus agréable. Bref, beaucoup de détails qui se conjuguent avec la simplicité du système pour proposer un engin qui se veut différent du reste du marché. Ajoutez à cela la partie tactile de l’écran qui permettra de retrouver les applications Android directement sur l’engin et vous aurez une solution significativement différente du reste des propositions concurrentes.

La connectique comporte un port jack audio stéréo 3.5 mm et deux prises USB type-C. Un Wifi5 est disponible associé à un Bluetooth 4.2. Deux enceintes stéréo sont présentes en façade. L’engin se rechargera grâce à un bloc secteur de 45 watts en USB type-C. Les finitions colorées sont assez classiques avec un modèle noir qui sera bientôt disponible et un autre rose qui devrait arriver plus tard. Les deux sont traités avec une finition mate.

Google PixelBook

Le Pixelbook de 2017

Le Pixelbook Go est bien moins cher que les anciens chromebooks de la marque. 

Mais je pense que leur cible est différente et c’est probablement ce qui explique ce repositionnement de tarif. Les anciens modèles de Chromebooks proposés par Google n’avaient pas une vraie vocation commerciale. Ils étaient chers, très chers et Google s’en servait comme étendards de gamme  pour marquer les esprits sur la pertinence du concept. Avec un modèle de Pixelbook à 1199$ en 2017 qui suivait le Chromebook Pixel original de 2015 à 1299$, les machines de Google ont toujours visé un segment  de prix élevé. Ils ont également toujours été produits à d’assez petites échelles.

Le Chromebook Pixel a, par exemple, servi à amorcer la pompe d’un intérêt envers le format Chromebook chez les développeurs en 2015. La marque s’est payé le luxe d’offrir un engin à 1299$ aux centaines de développeurs et journalistes assistant à sa conférence alors. But du jeu, pousser les premiers à travailler sur des applications prévues pour ChromeOS et les seconds à parler du système d’exploitation.

Le Pixelbook de 2015

Ces nouveaux Pixelbook Go visent à mon sens un beaucoup plus large public avec des prix plus abordables. Prix que certains constructeurs classiques de Chromebooks atteignent désormais avec leurs productions. Le Go du nom de ces chromebook semble signifier un usage en mobilité mais c’est peut être le départ de la marque sur ce terrain de jeu en tant que fabricant. La marque a bien compris qu’elle avait désormais un rôle à jouer sur le marché comme elle a su en trouver un avec sa gamme de smartphones Pixel.

Reste à savoir si il sera plus pertinent en 2020 de choisir un engin plus classique, au même tarif, avec ou sans système d’exploitation et de choisir celui qu’on voudra utiliser. ChromeOS est un système intéressant mais il ne faut pas perdre de vue sa date d’exploitation limitée. Autant un PC traditionnel peut être basculé sous Chromium OS sans soucis, peut fonctionner sous Windows ou une distribution Linux jusqu’en 2030… Autant le Pixelbook Go vient de retourner le sablier de son support qui prendra fin dans 5 ans.

Google Pixelbook Go : le Chromebook hors sol © MiniMachines.net. 2019

Google abandonne sa plateforme VR Daydream

Par Pierre Lecourt

On n’en avait plus de nouvelles depuis longtemps, le projet Daydream n’était pas supporté par les derniers smartphones de Google ni même les avant-derniers. D’autres compagnies autrefois intéressées par son support ou ayant développé des outils avaient déjà jeté l’éponge… Cette fois-ci c’est officiel, Daydream est mort.

DayDream Android VR

Les applications compatibles Daydream de Google avaient déjà disparu des écrans radars du PlayStore. Les constructeurs comme HTC avaient abandonné la plateforme… Trois années après son annonce par le moteur de recherche, le système de gestion de contenus VR se retrouvait sans contenu.

Google explique les raisons de ce revirement et les explications sont assez drôles car elles ressemblent à la fameuse phrase d’un projet où on a mis la charrue avant les bœufs. C’est plutôt ce moment où les bœufs se retrouvent dans la charrue qu’ils sont censés tirer. Il s’avère que Daydream ne plaisait pas aux utilisateurs parce qu’il les prive de leurs smartphones… Les constructeurs de ces engins font tout pour que les utilisateurs considèrent leurs téléphones comme des instruments indispensables pendant que Google développe un produit cherchant à les faire disparaitre au profit d’un usage secondaire. Recevoir un appel ou un message lorsque l’on a un casque de réalité virtuelle posé sur les yeux a un effet assez désagréable. Il détruit immédiatement toute plongée dans l’univers virtuel que l’on visite. Avoir un rappel de mail en retard alors qu’on pourfend des pirates ou que l’on explore un vaisseau inconnu a quelque chose de légèrement désagréable. Je comprends que les développeurs de jeux VR, ceux qui essayent de construire une expérience de ce type ne soient pas spécialement enchantés par cette idée.

DayDream Android VR

Un rêve ou un cauchemar pour les constructeurs ?

Cette dépendance du smartphone crée un antagonisme évident. Les utilisateurs ne veulent pas perdre l’objet de vue et même si il se retrouve sous leurs yeux avec la solution Daydream qui intégrait donc l’écran de l’engin dans un casque dédié à la VR, il n’était plus exploitable. Ajoutez à cela le  manque d’intérêt de la part des développeurs pour la plateforme et vous avez un cocktail qui ne pouvait pas vraiment fonctionner. 

Google Daydream

Google préfère continuer son travail dans la réalité virtuelle avec ses autres solutions mais préfère abandonner les recherches du côté smartphone pour le moment. Ce qui ne laisse pas beaucoup de doutes sur l’avenir de ce pan de l’industrie pour les années a venir.

Que restera t-il à ceux qui ont investi dans un dispositif Daydream ou ceux qui ont développé pour ? Pas grand chose. Le système restera en place et l’application sera toujours maintenue mais il y a fort à parier que sans la possibilité d’avoir de nouveaux utilisateurs les studios de développement abandonnent immédiatement leurs travaux  et se tournent vers d’autres solutions.

Google Daydream

Un résultat assez inquiétant pour les développeurs. Les méthodes de Google ne changent pas vraiment et leur désinvestissement rapide de ce type de projet peut faire peur pour le futur. Pour des projets à venir mais également pour d’autres lancements en cours comme Google Stadia par exemple. Quel sera le sort de ce système si Google a du mal à le faire vivre face aux solutions concurrentes de Sony ou Microsoft ? Le risque de voir le moteur de recherche tirer sur la prise pour l’éteindre ne devrait pas rassurer ni les clients potentiels ni, bien sûr, les développeurs.

Google abandonne sa plateforme VR Daydream © MiniMachines.net. 2019

Beelink Gemini T34 : un miniPC fanless sous Celeron J3455

Par Pierre Lecourt

Le Gemini T34 n’a pas posé beaucoup de problèmes au département design esthétique de la marque, le boitier est très semblable aux modèles précédents avec une volonté de compacité et de discrétion assez marquée. Ce modèle fonctionne sans aucune ventilation, ce qui a imposé à Beelink de proposer un système de dissipation un peu plus complexe que d’habitude.

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En général sur ce type de machine, le constructeur se contente de fixer un dissipateur en aluminium sur la carte mère qui vient coiffer le processeur. Le tout est enfermé dans un boitier en plastique. C’est dans la plupart des cas suffisant pour absorber la chaleur dissipée par les puces employées même si ce n’est pas idéal. Sur le Beelink T34, la marque a employé un système différent avec un châssis bas en aluminium dans lequel a été intégré un coeur en cuivre. Coeur qui prend lui même en sandwich un caloduc qui traverse la largeur du châssis en aluminium pour distribuer la chaleur à un maximum de métal afin de la dissiper efficacement.

Une solution qui devrait donc venir à bout des 10 watts du Celeron J3455 employé ici. Une puce quadruple coeurs et quadruple threads cadencée de 1.5 à 2.3 GHz. Elle propose 2 Mo de mémoire cache et embarque un circuit graphique Intel HD 500. J’aurais clairement préféré une solution plus récente, un Gemini Lake N4100 par exemple, mais ce genre de processeur est tout à fait apte à de nombreuses tâches quotidiennes.

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La mémoire vive DDR3L est soudée à la carte mère et donc non évolutive, elle exploite, par contre, un fonctionnement sur deux canaux pour plus de bande passante. Ces 8 Go sont censés être le maximum supporté par la puce Intel. Le stockage, par contre, est monté sur un slot M.2 2242 non détaillé mais probablement en mSATA. La marque propose le Beelink T34 en 3 versions avec 128, 256 ou 512 Go avec un prix de base autour des 165€ pour son lancement.

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Le reste est assez classique avec un Wifi5 sur deux bandes accompagné d’un Bluetooth 4.01 et d’un Ethernet Gigabit pour la partie réseau. La connectique est assez complète avec 4 ports USB 3.0, un lecteur de cartes SDXC, deux sorties HDMI UltraHD et HDCP et une prise casque et micro. A noter que les ports USB et le lecteur de cartes sont situés sur les côtés de l’engin. Le bouton de démarrage, coloré en rouge, est quant à lui placé à l’arrière de la machine. Pourquoi cette disposition ? Parce que le Beelink T34 est avant tout un MiniPC ultra fin – 1.79 cm d’épaisseur – destiné à envahir les salons. Avec ce dispositif, il proposera une façade “sobre” si tant est que l’on juge sobre la petite phrase que la marque ne peut s’empêcher d’écrire en façade de ses MiniPC.

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C’est également un placement connectique pratique pour placer l’appareil derrière un écran en mode VESA. La connectique est dirigée vers le bas, hormis les ports USB et le lecteur SDXC qui restent accessibles sur les côtés. Le Beelinjk T34 est livré avec un adaptateur VESA pour se fixer facilement à un écran ou contre un meuble. L’engin de 11.9 cm de côté sera alors invisible et inaudible, ce qui transformera un simple  écran en All-In-One. L’alimentation est extérieure, via un bloc secteur de 12V en 1.5 Ampère. 

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Avec une compatibilité HDCP, une double sortie HDMI et de larges possibilités de lecture, le Beelink T34 pourra venir à bout de nombreuses tâches multimédia. De la solution de streaming évolutive en terme de décodage grâce aux mises à jour proposées par les diffuseurs sur PC jusqu’à l’exploitation de distributions spécialisées et bien entendu l’avantage de pouvoir employer tout type de logiciel allant du traitement de texte au traitement photo, le Beelink T34 est assez large dans les possibilités qu’il offre. 

Découvrir le meilleur prix du Beelink T34

Beelink Gemini T34 : un miniPC fanless sous Celeron J3455 © MiniMachines.net. 2019

Les Bons Plans du Jour : 15/10/2019

Par Pierre Lecourt

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Je ne résiste pas à l’envie de vous proposer la photo intégrale de cette illustration. Un utilisateur en short de ce Control Data Corporation 6600 vendu entre 1964 et 1969. Une machine qui n’a pas dépassé les quelques dizaines d’exemplaires dans le monde.

Les Bons Plans du Jour : 15/10/2019 © MiniMachines.net. 2019

Le Netbook Chuwi MiniBook 8″ N4100 est dispo à 391.28€

Par Pierre Lecourt

Je profite de la sortie de ce produit directement en magasin pour faire un rappel salutaire concernant le financement participatif. Ce Chuwi Minibook est proposé désormais à la vente pour 391.28€. Un prix assez proche, pour ne pas dire identique, à celui demandé par Chuwi lors de son financement participatif sur Indiegogo. La marque lançait sa campagne en Mai et exigeait 383€ minimum pour sa machine. Cela nous fait une économie de quelques euros pour une immobilisation de son argent de plusieurs mois… 

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Pire encore, la plateforme Indiegogo demandait une participation aux frais de transport d’une dizaine d’euros si ma mémoire est bonne. L’offre en vente aujourd’hui réclame une participation de 1€ pour faire livrer l’objet. Si on fait les comptes, il est donc plus économique de commander aujourd’hui un Chuwi Minibook que de le réserver aujourd’hui au travers de la plateforme de financement participatif…

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Ceci étant dit, le Chuwi Minibook est un netbook très sympathique construit autour d’un écran 8″ IPS FullHD capacitif et qui embarque dans cette version un Intel Celeron N4100 accompagné de 8 Go de mémoire vive DDR4 non extensible et de 256 Go de stockage… à moitié extensible. 128 Go de eMMC sont en effet réservés au système d’exploitation Windows 10 mais un port M.2 2242 accessible permettra de changer les 128 Go de SSD supplémentaires pour un stockage plus important. Enfin, un lecteur de cartes MicroSDXC est présent pour augmenter également la capacité de l’engin.

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L’écran tactile se conjugue avec une charnière sur 360° pour utiliser l’engin comme une tablette. La dalle étant compatible avec un stylet actif, il sera possible de dessiner ou d’écrire directement sur l’écran 1920 x 1200 pixels.

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Pour le reste, on retrouve une connectique assez complète avec un port USB Type-C qui assurera la charge de la batterie avec une compatibilité Power Delivery. Un port USB 3.0 Type-A, un port USB 2.0, une sortie MicroHDMI et une prise jack audio pour casque et micro.

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On retrouve un Wifi 5 associé à un Bluetooth 4.0 pour la connexion au réseau. Une webcam 21 mégapixels est intégrée au dessus de l’écran à coté d’un micro et la machine propose une paire d’enceintes 0.8 watts stéréo. Le clavier est très optimisé, il s’agit d’un QWERTY qui prend toute la surface disponible sur le châssis avec en prime un lecteur d’empreintes digitales et un mini pointeur optique intégré au dessus de la barre espace. Deux boutons séparés pour les clics droit et gauche sont situés en dessous. La batterie est une 26.6 Wh 3500 mAh et 7.6 volts que la marque donne comme offrant 8 heures d’usage à l’engin. Le Chuwi Minibook pèse 663 grammes pour 20.1 cm de large par 12.86 cm de profondeur et 1.93 cm d’épaisseur. 

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Bref un engin assez complet, très compact, qui semble bien fini et qui proposera des performances tout à fait convaincantes pour un usage multimédia et bureautique en mobilité. Le Celeron Gemini lake N4100 associé à 8 Go de mémoire vive est une solution très robuste sous Windows 10 qui offre de nombreux usages qui vont de la retouche d’images à la bureautique et au web. Il sera également possible de profiter de l’écran bien défini du Chuwi Minibook pour lire toutes sortes de films sans que la puce graphique du Celeron ne bronche.

2019-10-15 14_01_36-minimachines.netLa trappe d’accès au SSD M.2 2242

Actuellement en restockage, l’engin devrait également apparaître en version Core M3-8100Y, à terme, même si pour le moment les personnes l’ayant commandé en ligne n’ont pas encore été livrées. Les deux modèles sont prévus pour une distribution classique très rapidement.

Le Netbook Chuwi MiniBook 8″ N4100 est dispo à 391.28€ © MiniMachines.net. 2019

PiPo Snapdragon 850 : Une tablette hybride sous Windows 10 ARM

Par Pierre Lecourt

Les grands constructeurs se sont cassés les dents avec la formule Windows 10 et ARM . Les ventes n’ont pas été au rendez-vous. Il faut dire que les tarifs demandés pour certaines des machines étaient assez élevés. De quoi dissuader même les plus téméraires de tenter l’aventure. La marque Chinoise Pipo semble vouloir tenter l’aventure d’une solution beaucoup plus abordable avec son Pipo Snapdragon 850.

Vous ne devinerez jamais la puce employée par le constructeur dans ce Pipo Snapdragon 850 ? Si ? Bravo. La marque a décidé de reprendre la formule Microsoftienne d’un système d’exploitation Windows 10 pour ARM avec la puce de Qualcomm. La particularité de sa proposition, c’est qu’elle devrait être proposée sous les 400$.

Pipo fabrique des MiniPC et des portables depuis fort longtemps avec une qualité assez en dents de scie. Certains modèles sont très travaillés tandis que d’autres semblent parfois réalisés opportunément et avec moins d’attention. Ici, la marque semble avoir mis pas mal de temps à concocter cet engin. Il faut dire qu’il faut convaincre un public plutôt récalcitrant. Trouver la bonne formule entre le prix, la qualité globale et les services proposés pour avoir une chance de vendre sa machine.

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On retrouve donc dans ce prototype des spécifications assez intéressantes avec un SoC Qualcomm Snapdragon 850 équipé de ses huit coeurs Kryo 385 cadencés à 2.96 GHz et un circuit graphique Adreno 630 et un DSP Hexagon 685. La mémoire vive grimpe à 8 Go et le stockage à 256 Go. Il semble qu’il s’agisse d’un eMMC mais on ne sait pas encore de quel type.

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L’affichage se fait au travers d’une dalle IPS de 12.3″ proposant une définition de 3000 × 2000 pixels. Elle est bien entendu tactile avec 10 points de contact. Cette partie tablette peut se positionner debout grâce à une béquille arrière et un clavier peut venir se fixer à sa base pour améliorer la saisie. L’ensemble rappelle donc fortement la proposition Surface de Microsoft.

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La connectique est sobre, faute de place pour s’épanouir : Un port jack audio stéréo, un USB Type-C compatible avec données, vidéo et Power Delivery servira à communiquer et à recharger la machine. On retrouve sur la tranche les habituels boutons de démarrage et de volume.

La Pipo Snapdragon 850 proposera, bien entendu, tous les avantages liés à la puce embarquée. En plus d’un module Wifi5 et de Bluetooth, un modem 4G LTE sera bien entendu proposé. C’est l’un des principaux avantages de la machine de proposer une connectivité  de qualité. Ajoutez à cela une batterie de 5000 mAh en 7.6 volts qui devrait permettre de retrouver une bonne autonomie à l’ensemble. La puce de Qualcomm prendra également en charge deux modules camera avec un capteur 5 mégapixels en façade et un 13 mégapixels au dos.

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Pour 400$, cette proposition est intéressante même si il reste beaucoup d’inconnues autour d’elle. La qualité de fabrication et de finition pour commencer. Il y a beaucoup de pièges à éviter dans la construction d’un tel engin : Gestion de la batterie, prise en charge de la 4G, dissipation de l’ensemble, qualité des composants et notamment du stockage. Si la qualité est bonne, avec l’écart de tarif des propositions de grandes marques pour ces engins sous Windows et ARM, il y a peut être un marché à conquérir.

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Microsoft a toujours poussé les constructeurs à proposer des solutions haut de gamme pour son Windows 10 ARM, des solutions qui rassuraient sur la qualité de l’ensemble. Malheureusement, ces propositions faisaient rimer leur prix élevé avec des performances proches de l’entrée de gamme classique en matière de calcul. Un cocktail qui n’a jamais vraiment su séduire. La plupart des utilisateurs préférant se tourner vers une machine classique aux performances supérieures situées dans une fourchette de prix milieu de gamme.

A suivre donc pour savoir si l’idée de Pipo de proposer une tablette 4G sous Snapdragon 850 plus abordable peut infléchir le marché en trouvant un public qui n’a pas eu le courage de sauter dans le train de la solution Microsoft/Qualcomm.

PiPo Snapdragon 850 : Une tablette hybride sous Windows 10 ARM © MiniMachines.net. 2019

OVNI : Kospet Prime, une montre Android 4G avec double capteur photo

Par Pierre Lecourt

Préambule : Je suis normalement fibré le 21 Octobre. Je ne sais pas quand ma ligne sera activée mais j’ai un rendez-vous à cette date. Ce n’est pas peu dire que cela va bouleverser la vie du blog. Pour vous donner une idée, mon ADSL est tellement lent que les images de ce billet ont mis 20 minutes à être envoyées en ligne… Pour préparer ce changement majeur qui devrait ouvrir la voie pour de nouveaux média et le retour des tests sur le site, je prépare des formats qui me trottent dans la tête depuis fort longtemps. OVNI en fait partie. OVNI pour Objet en Vente Non Identifié. Des présentations et des tests d’objets assez rares ou originaux.

KOSPET Prime

La montre Kospet Prime est bien un OVNI, l’objet se présente sous la forme d’une montre classique, quoi que assez massive, mais à la différence des solutions habituelles, il s’agit du coeur d’un smartphone enfermé derrière un cadran rond. SoC, mémoire, stockage et système, tout est en place pour utiliser la montre comme on utiliserait un smartphone. On peut donc lancer des applications Android, passer des coups fils, surfer en 4G ou en Wifi, suivre une application GPS et même prendre des photos.

KOSPET Prime

Les caractéristiques sont intéressantes avec, pour commencer, un écran rond de 1.6″ assez bien défini. La dalle IPS affiche en 400 x 400 pixels. De quoi cacher des composants internes assez complets. Le SoC employé est un Mediatek MTK6739. Pas la puce la plus musclée du marché mais une solution très correcte composée de quatre coeurs ARM Cortex-A53 cadencés à 1,25 GHz1. La partie graphique a été confiée à Imagination Technologies avec un PowerVR GE8100 cadencé à 570 MHz.

KOSPET Prime

La puce sachant prendre en charge jusqu’à 3 Go de mémoire vive – il s’agit avant tout d’un SoC pour des smartphones entrée/milieu de gamme. Le SoC MTK6739 prend en charge de la 4G2, un Wifi4, du Bluetooth 4.2, un GPS, la FM et deux SIM. On retrouve donc très logiquement 3 Go de DDR3L accompagnés de 32 Go de stockage eMMC dans la montre ainsi que les fonctions réseau indiquées. Mieux, la puce sachant prendre en charge 2 capteurs photo, les concepteurs de la Kospet Prime ont décidé de glisser un module 2 mégapixels en façade et un 8 mégapixels sur le côté. Pourquoi faire ? C’est un autre sujet.

Le module de façade servira principalement à deux choses : D’abord proposer une fonction de reconnaissance de visages pour ouvrir votre session sous Android. Ensuite, pour assurer de la vidéo conférence. L’autre capteur en 8 MP servira à prendre des “clichés”. Au vu de son positionnement, j’ai toutefois comme un doute sur la qualité de ceux-ci. Placé sur le côté du poignet, il ne devrait pas capter grand chose d’efficace. Si vous portez votre montre sur le bras gauche il faudra casser votre poignet pour ne pas trop gêner la prise de vue. Si vous portez la montre sur le bras droit, oubliez cette option.

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La batterie est une 1260 mAh avec une autonomie annoncée de 48 heures. J’ai du mal à imaginer une telle durée de vie de batterie sur la Kospet Prime. Je pencherais plutôt vers moitié moins en usage classique. La montre pouvant passer et recevoir des appels via une NanoSIM et se connecter en 4G, la batterie sera sans doute assez sollicitée. Si la montre arrive à tenir plus de 24 heures sans réclamer un peu d’énergie externe, ce sera déjà un bel exploit. Les chiffres annoncés sont assez détaillés : 168 heures en veille, 72 heures en lecture audio, 48 heures en usages classiques, 8 heures d’appel, 6 heures avec le GPS actif et une recharge en 2 heures. La solution Android embarquée est en version 7.1.1 avec plusieurs langues prises en charge dont le français et l’anglais. 

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9 modes de suivis sportifs sont intégrés : Course, vélo, marche, tennis, ping-pong, foot… Avec un capteur cardiaque et toutes les fonctions habituelles de podomètre. La montre est IPX67 mais ne propose pas de mode de  suivi de natation. D’un autre côté, elle ne semble pas des plus discrètes et je doute qu’un nageur ait envie de la garder avec lui pour faire ses longueurs. Un plongeur peut être, si il est à court de plomb ? La montre pèse 83 gammes pour 5.08 cm de diamètre de cadran et 1.85 cm d’épaisseur. C’est beaucoup ! A réserver aux poignets assez forts pour supporter un engin pareil. Le format du bracelet est classique cependant, il sera possible de le remplacer facilement.

KOSPET Prime

L’idée de la Kospet Prime est donc de vous fournir un “tout en un” dans une montre. Un appareil capable de téléphoner, suivre votre activité sportive et lancer vos applications… A vrai dire je ne suis pas sur du tout de la pertinence de cette proposition. J’imagine que certains pourraient avoir un intérêt à centraliser l’usage d’un smartphone à leur poignet. Pour éviter d’avoir à sortir un objet plus encombrant de leur poche. Mais cela me semble tout de même une population très réduite d’utilisateurs. Néanmoins, la Kospet Prime m’intéresse pour un usage assez détourné. J’imagine qu’il devrait être assez facile de la transformer en autre chose qu’une montre.

En faire par exemple un ordinateur de bord pour un véhicule, capable de passer des appels mais surtout de se transformer en GPS, piloter une solution multimédia en Bluetooth et 1000 autres choses encore. Sur un vélo, en bricolant un support et en “nettoyant” les branches de la montre ? Dans une voiture en l’intégrant dans son habitacle ? Pour gérer une application spécifique pour un usage précis ? J’aime bien l’idée d’un cadran rond et tactile permettant de piloter un Android… Un peu moins celle d’une montre. Mais il ne tient qu’à moi de régler ce “détail”. Sachant qu’il faut tout de même évaluer la faisabilité d’un tel projet par rapport à un investissement de presque 140€

 

OVNI : Kospet Prime, une montre Android 4G avec double capteur photo © MiniMachines.net. 2019

MutantC : un UMPC sous Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

A la différence des UMPC toutefois, ce MutantC ne propose pas de  batterie ce qui le limite dans son exploitation à la possibilité de se brancher au secteur. On pourra sans doute profiter d’une batterie externe en USB  pour alimenter le tout mais cela alourdit considérablement le projet. 

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MutantC est un projet très documenté que vous pourrez utiliser nativement avec un Rapsberry Pi classique et même un format Raspberry Pi Zéro. Notez que le Pi 4 n’est pas pris en compte pour des raisons de chauffe. Il serait possible de l’embarquer à condition de ventiler le boitier. Cela dit, il est tout à fait possible de profiter des fichiers 3D proposés pour imprimer le châssis de l’engin et de le modifier pour l’adapter à une autre carte de ce type : Asus Thinkerboard, Odroid ou autre.

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Dans le format proposé , le MutantC embarque un écran allant de 3.5″ à 4″, une Pi classique, un petit clavier de 43 boutons connecté à la Pi via un module Sparkfun Pro Micro (un Teensy devrait également faire l’affaire).

Une paire d’enceintes peut également être déposée dans le châssis, sur les côtés de l’écran. Toute la connectique de la carte Raspberry Pi est accessible facilement pour brancher divers équipements et il reste de la place pour ajouter une batterie dans le futur directement dans l’engin.

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Le principal intérêt de MutantC est dans son système d’écran qui peut être glissé vers le haut pour révéler son clavier. L’engin reste ainsi très compact et peut devenir beaucoup confortable à l’usage en utilisant son, petit clavier avec les puces.

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Le projet est en cours de développement, je le juge intéressant à suivre pour plein de raisons. D’abord pour son originalité mais aussi et surtout pour ce qu’il peut proposer dans le futur. Il est possible d’imaginer plein de variantes à cet engin. Une solution avec des gâchettes, un pointeur optique, une batterie, un clavier plus abouti… Même dans un format sédentaire, ce petit appareil me semble intéressant pour en piloter d’autres. Le MutantC peut être modifié pour devenir une centrale domotique simple et compacte à accrocher au mur ou piloter une machine CNC.

2019-10-14 10_02_23-minimachines.netLe Sony Vaio VGN-UX1XN

J’avoue que l’idée de retrouver un format UMPC de l’époque avec une carte Raspberry Pi comme moteur est assez intéressante. L’idée est donc à développer avec, peut être, un travail de recherche à faire pour trouver le clavier le plus adapté. Si un constructeur s’intéressait à cette idée et proposait un format de châssis exploitable avec clavier intégré pour glisser une carte Raspberry Pi-Like, avec une belle finition, il trouverait probablement pas mal de clients.

Toute la documentation est disponible sur https://mutantc.gitlab.io

MutantC : un UMPC sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2019

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