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Hier — 8 avril 2020MiniMachines.net

PICO-WHU4 : Une mini-carte sous Intel Core i7-8665UE

Par Pierre Lecourt

La PICO-WHU4 vise le marché professionnel, pour l’obtenir il faudra commencer par faire un devis et cela risque d’être assez épicé si vous ne voulez qu’une seule de ces cartes. Le prix de la version Core i5-8365UE est de 783$ US… Le marché visé est donc plus celui d’intégrateurs industriels qui vont employer ces solutions dans des machines, des robots, des automates… en tout cas des solutions ayant besoin d’un “cerveau”.

PICO-WHU4

Cela n’empêche pas l’objet d’être assez intéressant à analyser, ne serait-ce que pour son ratio de compacité et de services. Son profil de mini carte, 10 x 7.2 cm c’est vraiment petit, n’oblige pourtant pas à beaucoup concessions et si la PICO-WHU4 ne sera pas la solution la plus évolutive du marché, elle offrira néanmoins un assez large choix de possibilités. A commencer par le choix du processeur embarqué. Celeron 4305UE, Core i3-8145UE, Core i5-8365UE et enfin Core i7-8665UE, quatre processeurs sont disponibles à l’achat. Ces puces seront soudées au centre de la carte et ne pourront donc pas évoluer ensuite.

PICO-WHU4

La mémoire vive, par contre, sera montée sur un slot SoDimm DDR4 classique et pourra atteindre 16 Go. Le stockage, quant à lui, se fera au travers d’un slot mPCIe mSATA x1 M.2 2280 ainsi que par un port SATA 3.0 intégré. On pourra donc piloter 2 stockages rapides facilement. La partie wifi sera assurée par un second slot M.2 2230 que l’on pourra peupler au besoin.

PICO-WHU4PICO-WHU4

Le reste de la connectique de la PICO-WHU4 comprend deux ports Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.2 Gen2 et une paire de brochages USB 2.0 disponibles au besoin. Deux ports HDMI complètent cet équipement pour piloter deux affichages distincts. 

pico-whu4

On remarque également que la carte pourra être alimentée en direct en 12 volts via un bornier AT/ATX. Ce dernier pourra être remplacé par un jack standard 12 volts sur demande. 

C’est typiquement le genre de carte qui va venir piloter une solution industrielle. Un engin qui traitera des données et qui proposera des résultats à analyser sur un ou deux écrans. Je ne suis pas sûr de la pertinence de ce type de solution pour un particulier qui aura mieux à faire avec une carte mère plus classique en ITX ou une solution de type NUC. La PICO-WHU4 reste néanmoins une minimachine originale et qui montre les possibilités actuelles d’intégration de ce type de solution. 

PICO-WHU4 : Une mini-carte sous Intel Core i7-8665UE © MiniMachines.net. 2020.

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

MSI Bravo 15 : Un 15.6″ gaming 100% AMD

Par Pierre Lecourt

Avec une gestion de son affichage FullHD FreeSync, le MSI Bravo 15 tire parti de toutes l’offre technique d’AMD. La machine prend la suite des actuels MSI Alpha 15, il change la donne en embarquant des puces 6 coeurs Ryzen 5 4600H aux 8 coeurs Ryzen 7 4800H sous Vega 7.

MSI Bravo 15

Cet ensemble est ventilé activement par un système complet de caloducs. Pas moins de 6 tubes en cuivre transportent la chaleur vers deux rangées d’ailettes séparées elles même, ventilées par 2 ventilateurs distincts. Cet ensemble pourra être déterminé en différents profils utilisateurs afin de gérer au mieux le bruit généré par la ventilation suivant les usages.

MSI Bravo 15

A son bord, on retrouvera de 8 à 16 Go de mémoire vive DDR4 2666MHz. La marque soigne ses clients en proposant une solution évolutive avec 2 slots, ce qui permettra de passer le portable à un maximum de 64 Go de mémoire vive. La partie stockage est également évolutive avec 2 emplacements M.2 NVMe PCIe. La machine pourra être livrée avec un maximum de 2 To.

MSI Bravo 15

La partie graphique travaille de concert avec un écran 15.6″ FullHD 120Hz IPS piloté par un chipset dédié Radeon RX 5500M 4Go GDDR6. L’écran profitera de la technologie Freesync d’AMD et proposera à l’ensemble un châssis relativement étroit grâce à des bords fins. 35.9 cm de large pour 25.4 cm de profondeur et une épaisseur de 2.3 cm.

MSI Bravo 15

C’est assez peu pour un 15.6″ qui dépasse souvent les 36 cm de large mais cela se traduit par l’absence de pavé numérique à droite du clavier classique. On a un peu l’impression que le clavier “flotte” dans un espace vide. Le pavé tactile est également assez petit face à ce que propose la concurrence. Le clavier est rétro éclairé et bénéficie d’une technologie permettant la manipulation de plusieurs touches en simultané sans limitation1

MSI Bravo 15

Le MSI Bravo 15 est assez lourd avec 1.86 Kg, probablement à cause du choix d’une batterie Li-Polymère de 3 cellules 51Whr. Une webcam HD est intégrée dans le haut du châssis de l’écran, un modèle classique en 720P avec micro mais qui garantit un rafraîchissement de 30 images par seconde. La connectique propose un panel assez complet avec en plus du Wifi6 et du Bluetooth 5.1 un Ethernet Gigabit, une sortie HDMI, un port jack audio combo 3.5 mm plaqué Or, deux ports USB 3.0 Type-A et deux port USB 3.1 Gen1 Type-C.

MSI Bravo 15

Prévu pour la fin du mois de Mai 2020, il devrait débuter à 899€ et grimper à 1199€ suivant les équipements en mémoire, stockage et processeurs.

MSI Bravo 15 : Un 15.6″ gaming 100% AMD © MiniMachines.net. 2020.

Asus ROG Zephyrus Duo 15 GX550 : un double écran original

Par Pierre Lecourt

Sans complexes parce que les ingénieurs de chez Asus ne se sont pas vraiment retenus dans la création de leur bébé. On sent ici que l’engin est là pour mettre en avant les capacités de la marque. Le ROG Zephyrus Duo 15 GX550 accumule les fonctions et les composants sans trop se poser la question de ses possibilités commerciales. L’engin est donc très logiquement totalement hors de prix.

Mais c’est pas si grave, de temps  en temps, de se lâcher la bride. Cela permet de montrer une sorte d’état de l’art. Ce sont souvent des machines de ce gabarit qui permettent de tenter de nouvelles choses, de nouvelles approches techniques qui peuvent ensuite rejaillir sur le reste des gammes et par effet de tâche d’huile sur tout le marché. On l’a très bien vu avec le Dell XPS 13 qui a lancé le marché des portables à bordures fines ou les Asus Transformer avec celui des machines à écrans détachables.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

Comme tous les portes étendards des marques, le ROG Zephyrus Duo 15 GX550 se doit d’avoir un petit quelque chose, un truc intriguant qui attirera l’oeil et l’envie d’en savoir plus. Sur le précédent Zephyrus, c’était son châssis qui s’ouvrait au moment du déploiement de l’écran afin d’améliorer son refroidissement. Sur le précédent Zenbook Duo, c’était bien sûr son écran supplémentaire situé au dessus de son clavier.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550
Sur le nouveau Zephyrus Duo, Asus a mixé les deux pour proposer cet écran supplémentaire mais qui se déploie ici vers le haut. C’est une idée intéressante parce qu’elle accumule les bons points. D’abord et surtout, elle offre un meilleur angle de vue de l’affichage qu’elle propose. Sur les Zenbooks Duo, l’écran est à plat, à l’horizontale du clavier, ce qui limite la visibilité de ceux-ci. Avec ce nouveau dispositif tactile de 14.1″ de diagonale en 32:9 avec une définition de 3840 x 1100 pixels, le second écran s’oriente vers l’utilisateur. La bordure haute proposée est relativement fine et l’écran secondaire vient donc se poser directement sous la partie basse de l’écran principal pour un affichage presque continu. 

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

L’écran de base est un 15.6″ de diagonale qui sera distribué en 2 versions : Une première orientée jeu avec un FullHD proposant un rafraîchissement à 300 Hz  et un temps de réponse de 3 ms. Parfait pour les titres exigeants réclamant une nervosité et un affichage sans faille. Une seconde proposition en UltraHD, moins rapide en terme de rafraîchissement, mais respectant à 100% la colorimétrie Adobe RGB ainsi qu’un standard Pantone. Vous l’aurez compris, le modèle FullHD vise les joueurs alors que le  second en 4K s’intéresse aux créateurs de contenus.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

Ce dispositif original répond donc à trois problématiques. D’abord, il propose une réponse aux remarques des utilisateurs de Zenbook Duo ne trouvant pas forcément pertinente cette disposition dans son format de base, lorsqu’il est positionné à plat. Plus relevé, ce second écran s’avère plus utile et efficace dans la gestion de la machine. Le dégagement provoqué s’avère également être une solution élégante pour gérer la chaleur émise par les circuits embarqués. La ventilation profite de cette ouverture plus grande pour améliorer ses flux et, comme pour les anciens Zéphyrus, cela permet de conserver une épaisseur contenue à l’ensemble. Le déploiement se fait machine ouverte et Asus n’a pas besoin de conserver un châssis inutilement épais pour uniquement permettre à l’air de circuler.

Enfin, cette technologie offre l’opportunité d’une excellente communication pour la marque. Asus a toujours aimé les machines qui se transforment. Qui change d’état, qui surprennent le public. Quel meilleur effet que ce petit écran qu’on déploie pour agrandir l’affichage ? Surtout si il se conjugue avec une panoplie d’outils utiles pour gérer les différents logiciels de la machine. Le tout réalisé de manière habile, dans un châssis bien dessiné en alliage de magnésium, qui ne surventilera pas de manière trop bruyante en permanence. C’est une très belle solution de la part du constructeur qui met en avant toute son expérience.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

Asus insiste sur la liberté donnée aux développeurs pour venir s’implanter sur ce second affichage. Si vous créez un programme, il pourra tirer partie de ce second affichage. Asus s’est, par exemple, associé avec le logiciel XSplit pour travailler son interface afin de déporter des outils supplémentaires sur le second écran. Vous pourrez également basculer des fenêtres, des applications ou des informations de votre choix. C’est une bonne nouvelle pour les utilisateurs mais également un appel pour les développeurs. Asus poursuit cette gamme “duo” avec une nouvelle machine, cela étend évidemment le parc de clients potentiels pour développer des outils. Certes ce ne sont encore que quelques engins et il y a encore beaucoup a faire pour rendre ce type de solution plus accessible, mais c’est en tout cas la preuve que la marque poursuit cette idée.

Et cela pourrait faire mouche, au travers d’autres partenariats mais aussi par un développement communautaire. On imagine l’intérêt pour un joueur de récupérer des statistiques de jeu pendant un match – ça Asus l’a bien compris en s’associant avec Overwolf qui développe ce type d’outils pour divers jeux compétitifs – ou pour un créateur de contenu. On imagine bien un logiciel de retouche photo ou de modélisation 3D déplaçant des menus et outils sous l’écran principal pour libérer un maximum d’espace pour le sujet à travailler.

D’un point de vue plus technique, le ROG Zephyrus Duo 15 GX550 mesure 36 cm de large pour 26.8 cm de profondeur et une épaisseur de 2.1 cm. Pour déplacer l’écran sur la partie haute, Asus suit les recommandations de Nvidia avec son Max-Q qui propose depuis quelques générations de machines de laisser la partie haute dédiée à la concentration des circuits embarqués et à la gestion de leur refroidissement.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

Le clavier se retrouve donc en position basse, sans laisser de repose-poignets. Il n’y a donc pas non plus de pavé tactile sous le clavier, celui-ci est déplacé à droite à la place d’un traditionnel pavé numérique. La principale différence entre ce design et le précédents du même genre c’est que la partie haute n’est plus “abandonnée” à une mer de métal destinée à la dissipation maximale de l’engin mais à ce second affichage.

A l’intérieur du châssis on retrouvera deux processeurs Intel de dernière génération : Le Core i7-10875H ou le Core i9-10980HK. Des solutions très haut de gamme Comet Lake-H qui proposent 8 coeurs et 16 threads. Pour accompagner ces processeurs, deux choix de chipsets graphiques : Les GeForce RTX 2070 Max-Q Super ou GeForce 2080 Max-Q Super de Nvidia. Asus assure que les fréquences de Boost pourront atteindre 1330 MHz grâce à son 

Elles seront accompagnées de 16 Go de mémoire vive DDR4 3200 MHz soudés à la machine. Un port SoDIMM libre permettra toutefois de faire évoluer ces gigaoctets de base. Le stockage est composé de 2 SSD M.2 2280 NVMe PCIe 3.0 4x monté en RAID 0 pour un total de 2 To. Le reste est à l’avenant avec un circuit audio DAC ESS, un Wifi6, du Bluetooth 5.0 et une connectique généreuse.

ROG Zephyrus Duo 15 GX550

On retrouve une prise USB type-C Thinderbolt 3.0, deux USB 3.2 Gen1, un USB 3.2 Gen2, une sortie vidéo HDMI, un jack 3.5 mm combo, une sortie audio 3.5 mm secondaire stéréo et même un devenu trop rare port Ethernet Gigabit.  Pas d’info sur l’autonomie de l’engin gageons que celle-ci dépendra largement de votre usage. Le lancement d’une partie en UltraHD en exploitant toutes les fonctions de la solution Nvidia aura évidemment un fort impact sur la durée de vie de la batterie. Il ne faut cependant pas s’attendre à un engin vraiment exploitable longtemps en mobilité, avec ses 2.4 kilos de base ce sera de toutes façons une solution plus orienté vers une exploitation sédentaire.

Dernier détail et pas des moindre, le ROG Zephyrus Duo 15 GX550 ne sera pas à la portée de toutes les bourses. Planifié pour la fin du deuxième trimestre, il devrait débuter dans sa version la moins musclée à… 4000€. 

Asus ROG Zephyrus Duo 15 GX550 : un double écran original © MiniMachines.net. 2020.

Chuwi Aerobook Pro : un 15.6″ compact et bien équipé

Par Pierre Lecourt

Le Chuwi Aerobook Pro 15.6 a beaucoup d’atout. Un écran UltraHD, un processeur très correct, pas mal de mémoire et un bon stockage. Proposé à 491€ en financement participatif, cela en fait une solution assez originale et intéressante.

Chuwi AeroBook pro 15.6
Bon, je vous le répète sans cesse. N’achetez pas sur Indiegogo, c’est dangereux et cela ne sert à rien. Dans 90% des cas, vous ne faites qu’avancer de l’argent à la marque sans en tirer le moindre bénéfice. Les produits finissent par atterrir, souvent avant que les gens ayant financé la campagne ne soient livrés, chez les revendeurs. Au même tarif…

Et c’est ce qui est intéressant ici, le Chuwi Aerobook Pro 15.6 est bien placé au regard de son équipement. Quand il sortira à 499€ en magasin, il sera temps de loucher dessus. D’abord, il ne pèse que 1.7 Kilo pour 36.2 cm de large, 24.2 cm de profondeur et 15.9 mm d’épaisseur. Ensuite, il propose un équipement interne tout à fait correct en plus d’être très homogène et un poil évolutif.

Deux processeurs seront disponibles, tous deux de la génération Intel Skylake. Un Core i5-6287U ou un Core i7-6567U. Deux puces double coeurs et quadruple threads avec un circuit graphique Intel 550. Pas les processeurs les plus récents du marché avec des TDP de 28 watts mais des solutions encore très efficaces et ici bien épaulées suivant les versions. Le refroidissement des puces est confié à un traditionnel système de caloducs qui vont transmettre la chaleur vers des ailettes ventilées.

Chuwi Aerobook Pro 15.6
Le modèle Core i5 est livré avec 8 Go de mémoire vive DDR4 et 256 Go de stockage. La version Core i7 avec 16 Go de ram DDR4 et 512 Go de SSD. Dans les deux cas, la mémoire vive est en double canal mais à chaque fois elle sera soudée à la carte mère. Pas de possibilité de passer la version 8 en 16 Go par exemple. Pour le stockage, c’est beaucoup mieux puisque les machines disposent de deux emplacements M.2. Le premier semble être uniquement en SATA 3.0, c’est celui qui sera peuplé d’un stockage de base de 256 ou 512 Go. Le second est en PCIe NVMe pour une extension SSD plus rapide.

Chuwi Aerobook Pro 15.6

La connectique est plutôt correcte avec un double port USB type-A en USB 2.0 et USB 3.0, une sortie MiniHDMI, un USB Type-C, un port jack audio combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. A noter que le port USB Type-C est complet, il pourra donc faire transiter un signal vidéo DisplayPort, des données et un signal Ethernet, par exemple. Il prend en charge le Power Delivery 2.0 pour alimenter la machine sans passer par le jack dédié. Une fois le PC connecté à un dock de base USB Type-C, vous pourrez donc retrouver une connectique complète sur l’engin. L’autonomie annoncée est de 8 heures avec une recharge rapide permettant de retrouver 60% de sa batterie accroché une heure au secteur. La partie réseau est complétée avec un Wifi5 et un Bluetooth 4.2 et une webcam 2 mégapixels, en façade, complète le dispositif.

La partie clavier est assez complète avec un dispositif QWERTY qui s’étale en proposant un pavé numérique et 6 rangées de touches. Il surplombe un large et profond pavé tactile. Il est rétro éclairé avec deux niveaux de luminosité. Chaque touche est séparée de 2.4 mm pour une frappe confortable. Le reste du châssis bas embarque une paire d’enceintes stéréo.

L’affichage enfin, l’écran du Chuwi Aerobook Pro 15.6 affiche en 3840 x 2160 pixels via une dalle présentant un sRGB à 100% pour assurer une bonne gestion colorimétrique de l’espace de travail. La luminosité maximale atteindra 340 nits.

Bref, un engin très complet, bien positionné, relativement compact et léger pour un 15.6″ et à 510€ en version Core i5 8/256 Go. C’est à suivre. La version i7 est peut être moins pertinente en vers ion 16/512 Go à 787€. A noter que Chuwi proposera des version “upgradées” de son Core i5 à 16/256 Go pour 83€ de plus.
Encore une fois, je ne vous encourage pas à pré-commander sur Indiegogo mais peut être qu’en Juin, date à laquelle ces engins sont censés être expédiés par la marque, ce portable sera disponible en magasin à un prix très très proche de celui de ces précommandes.

 

Chuwi Aerobook Pro : un 15.6″ compact et bien équipé © MiniMachines.net. 2020.

MAL-FWTVPCM1 : Un netbook 8″ sous Pentium N5000 au design très inspiré

Par Pierre Lecourt

Destiné au marché Japonais, ce MAL-FWTVPCM1 semble être une machine littéralement copié-collée des Chuwi Minibooks proposés l’année dernière. On retrouve un écran 8″ tactile 1920 x 1200 pixels d’un côté et un minuscule clavier de l’autre. Le tout attaché par une charnière pliante sur 360° pour utiliser l’objet comme une (épaisse) tablette. 

MAL-FWTVPCM1

Je soupçonne fortement ce nouveau venu d’être une commande faite auprès de Chuwi pour coller à une demande locale. Les Japonais auront ainsi la possibilité d’acheter dès ce mois d’Avril un de ces engins pour 44 800 yens pendant une première période “promotionnelle”. Soit 380 de nos euros. Le prix public passé cette période sera de 59 800 yens soit environ 507€. Pour rappel, le Chuwi MiniBook N4100 sous Celeron N4100 8/128 Go a été vendu à 388€ en précommande et se négocie désormais à 399€.

MAL-FWTVPCM1

Le châssis du  MAL-FWTVPCM1 est réalisé en aluminium pour un format classique. 700 grammes pour 20.1 cm de large et 12.86 cm de profondeur. Son épaisseur reste contenue pour un mini portable avec 1.93 cm. La batterie est la même que le Chuwi Minibook. Une 3500 mAh qui offrait aux versions sous Celeron avec un TDP identique environ 4 heures d’utilisation.

MAL-FWTVPCM1

Cette machine particulière est toutefois pilotée par un processeur Pentium Silver N5000, une puce quadruple coeur également de la gamme Gemini Lake d’Intel qui fonctionne également sur 6 watts de TDP. Il est accompagné de 4 Go de mémoire vive soudée à la carte mère et d’un eMMC de 128 Go de base. Le MiniPC offrira, en plus, un slot M.2 2242 SATA 3.0 pour ajouter un stockage supplémentaire facilement.

MAL-FWTVPCM1

L’écran est un IPS avec une webcam 2 mégapixels et un microphone qui le surplombe. Le reste de l’ensemble connectique est des plus complets. On retrouve un port USB 3.0 Type-C, un USB 3.0 Type-A, un USB 2.0 Type-A, un lecteur de cartes MicroSDXC ainsi qu’un MiniHDMI comme sortie vidéo. Un port jack audio 3.5 mm est disponible en plus des enceintes stéréo. Un module Wifi5 palliera au manque de port Ethernet, il est associé à un module Bluetooth 4.2. 

MAL-FWTVPCM1

Peut-on espérer ce MAL-FWTVPCM1 chez nous ? Je ne pense pas. La seule chose que nous enseigne cette sortie, c’est que Chuwi prend encore les commandes et propose de piocher dans le catalogue de puces Gemini Lake d’Intel pour concevoir des machines pour d’autres marques. Un revendeur français pourrait donc, sans doute, commander ce genre de machine si il le désirait.

Source : PCWatch via Liliputing

MAL-FWTVPCM1 : Un netbook 8″ sous Pentium N5000 au design très inspiré © MiniMachines.net. 2020.

Redmi Band : une montre connectée à 13€ signée Xiaomi

Par Pierre Lecourt

99 yuans, un prix psychologique en Chine qui nous donne un peu moins de 13€ chez nous. Ce tarif ne s’appliquera qu’au lancement du bracelet ce mois-ci. Il ne sera probablement pas le même une fois le produit disponible en Europe mais il est possible qu’en importation nous puissions trouver le Redmi Band à des prix très sérrés.

Redmi Band

Est-ce que ce Redmi Band sera un sous produit pour autant ? A en croire la fiche technique proposée, l’objet sera tout a fait exploitable. Avec un écran de 1.08″ couleur, ce bracelet proposera un capteur de rythme cardiaque, un suivi du sommeil et pas moins de deux semaines d’autonomie.

Le Redmi Band promet une résistance à l’eau qui permettra de le garder sous la douche ou pour faire la vaisselle et même aller faire un peu de natation. La recharge se fait sans base mais directement via un port USB mâle sur le côté du dispositif. Une solution déjà employée par d’autres marques qui permet de se connecter à n’importe quel prise USB Type-A pour recharger rapidement l’appareil. L’autonomie annoncée est de 14 jours, ce qui s’explique par les fonctions très basiques de l’engin : Pas de NFC ni de GPS. Le Redmi Band servira à surveiller votre nombre de pas et votre rythme cardiaque en plus de ses fonctions habituelles : montre, chronomètre, alarme… 5 modes sportifs sont disponibles parmi les plus classiques : marche, course, salle…

Redmi Band

70 présentations différentes de l’écran seront disponibles d’après Xiaomi ce qui devrait laisser la possibilité de trouver un affichage adapté à ses goûts. La gestion du Redmi Band se fera au travers de l’application Xiaomi Mi Fit.

Reste une grande inconnue, la localisation de l’objet. Il est fort possible que celui-ci ne soit disponible au lancement qu’en Chinois et en Anglais. Difficile de savoir si il sera possible de récupérer une version Française un jour. Ce n’est pas un gros souci au vu de la simplicité de l’interface, mais c’est une info à prendre en compte surtout si on veut offrir ce type de produit à quelqu’un d’autre.

Source : Winfuture.de

Redmi Band : une montre connectée à 13€ signée Xiaomi © MiniMachines.net. 2020.

Les Bons Plans du Week-End : 04-05/04/2020

Par Pierre Lecourt

Jack Gaughan 1966

Une étrange illustration de Jack Gaughan en 1966

Les Bons Plans du Week-End : 04-05/04/2020 © MiniMachines.net. 2020.

Odyssey X86J4105, une petite carte à la fois x86 et Arduino

Par Pierre Lecourt

Proposée par SEED Studio pour 188$, la Odyssey X86J4105 embarque un Celeron J4105 de la gamme Gemini Lake d’Intel. Un quadruple coeur cadencé de 1.5 GHz à 2.5 GHz avec 4 Mo de mémoire cache et un TDP de 10 watts. Une carte suffisante pour faire tourner un système d’exploitation comme Windows 10 ou Linux avec un circuit graphique Intel UHD 600 embarqué.

Sur la Odyssey, on retrouve également 8 Go de mémoire vive DDR4 soudée et une option pour ajouter jusqu’à 64 Go de stockage eMMC de base. Un module Wifi5, du Bluetooth 5.0, deux ports Ethernet Gigabit avec prise en charge du PXE et du Wake On Lan. Le reste de la connectique comprend un jack audio combo, deux ports USB 2.0 Type-A, un USB 3.1 Type-A et un USB 3.1 Type-C.

ODYSSEY X86J4105

Une sortie HDMI 2.0a, un lecteur de cartes MicroSDXC sont présents ainsi qu’un emplacement pour une carte SIM. A noter que le port USB Type-C gère l’ensemble des fonctions du format, il pourra donc transmettre des données et porter un signal vidéo. Le processeur étant capable de piloter 2 écrans, on peut imaginer une configuration double affichage en UltraHD.

Odyssey X86J4105

La carte propose également des solutions d’extension avec un port M.2 2242/2280) en SATA 3.0 et un brochage USB 2.0, un emplacement PCIe 2.0 x4 2280 qui pourra servir à ajouter une carte modem 4G ou une extension SATA 3.0, par exemple. Un port SATA 3.0 classique est également présent.

ODYSSEY X86J4105

Enfin, le microcontrôleur est un Microchip ATSAMD21G18 32-Bit ARM Cortex M0+. Il pilotera 40 broches au format Raspberry Pi, 28 broches SAMD21G18, un classique système audio déporté, brochage UART, une alimentation pour ventilateur sur 4 fils, une alimentation SATA et des broches de démarrage et de reset pour piloter la carte dans un boitier classique.

ODYSSEY X86J4105

Le tout entre dans une carte de 11 cm de côté que l’on pourra alimenter soit avec un jack audio 12V dédié, soit avec une alimentation Power Delivery via la prise USB Type-C. Un ensemble très intéressant donc, notamment pour des montages industriels, robotiques ou domotiques mais aussi pour monter une solution réseau, un NAS maison.

ODYSSEY X86J4105La carte Odyssey X86J4105 pouvant fonctionner de manière totalement passive elle est parfaite pour de nombreux usages dans des projets de “salon”. Que ce soit pour piloter une VPN, une centrale domotique, des projets de stockage réseau ou autres. Elle peut tout aussi bien s’interfacer avec un système d’exploitation performant d’un côté et piloter facilement des circuits électroniques ou récupérer des informations analogiques de l’autre.

Odyssey X86J4105, une petite carte à la fois x86 et Arduino © MiniMachines.net. 2020.

Nvidia veut frapper fort avec sa nouvelle offre GeForce mobile

Par Pierre Lecourt

C’est officiel, Nvidia lance une nouvelle génération de puces GeForce Mobile avec au passage un renouvellement de plusieurs de ses technologies. Un attirail de fonctionnalités pensées pour intéresser presque tous les profils.

La marque a tout d’abord travaillé ses tarifs puisqu’elle nous promet des machines GeForce Mobile à partir de 699$ (749€ en France) d’un côté et des modèles équipés de solutions GeForce RTX 2060 à partir de 999$ (1099€ en France) de l’autre. Un prix public qui, adossé à des promotions et des baisses, pourrait largement populariser ce type de solution auprès d’un public plus large. Plusieurs machines sont déjà évoquées avec ce type d’équipement.

Nvidia RTX

On retrouve l’ASUS ROG G512, le HP Omen 15, le Acer Nitro 5, le Lenovo Y540 et le MSI GF65 Thin. La marque indique que d’autres modèles pourraient glisser sous cette barre symbolique des 1000$ à court terme. On ne sait pas comment cela se traduira en euros chez tout le monde mais certains constructeurs vont suivre le mouvement pour glisser à leur tour sous la barre des 1000€ en Europe.

Predator Triton 500

C’est une excellentes nouvelle qui devrait donc toucher des engins déjà existants mais également ouvrir la porte à plus de nouvelles solutions dans le futur. Cela intéressera non seulement les joueurs qui devraient voir la note s’alléger sur certains modèles du marché, mais également d’autres types d’utilisateurs qui pourraient prendre appui sur les capacités de ce type de chipsets graphiques pour piloter des logiciels de création gourmands en calcul.

Nvidia Geforce RTX LT

Nvidia lance dans cette optique de nouveaux modèles de puces dans sa gamme “Super”, une gamme clairement à destination des créateurs de contenus. La marque surfe sur le  lancement conjoint des puces AMD Ryzen 9 4000 et des nouveaux Intel Comet Lake-H pour adosser sa solution graphique. 

Et c’est le jackpot pour la marque qui a été retenue par la totalité des constructeurs au sein de leurs futurs portables. Nvidia indique que plus de 100 nouvelles solutions vont sortir équipés de ses puces. Tous les constructeurs de la planète semblent être sur les rangs : HP, Lenovo, Acer, Asus, MSI, Gigabyte, Razer, Clevo et bien sur Dell pour ne citer que les plus connus. Un nombre impressionnant d’annonces de nouvelles solutions GeForce Mobile ont été dévoilées dans la foulée.

Un reboot de Turing boosté par le DLSS 2.0

D’un point de vue technique, on reste sur des machines exploitant l’architecture Nvidia Turing des RTX 20×0 déclinées dans différentes configurations avec l’emploi massif de la solution Max-Q qui ajuste fréquences et TDP pour intégrer des designs plus fins et compacts. Des modèles 14″ à bordures fines sont particulièrement prometteurs.

Nvidia

 

Nvidia abrite une ribambelle de fonctions en avant dans cette appellation globale Max-Q. Une solution permettant au consommateur d’identifier facilement une machine qui correspondra à ses besoins. On retrouve donc, pour commencer, l’emploi du “Dynamic Boost” qui n’est autre qu’un agent de circulation exploitant parallèlement les capacités du processeur embarqué et celles du circuit graphique. Fonctionnant de manière transparente, cette fonctionnalité établit pour chaque image à calculer un dosage entre les différentes capacités de calcul de l’engin afin d’adapter au mieux les performances disponibles. L’idée est de trouver un bon ratio entre la puissance à fournir et la consommation d’énergie. Les TDP des différents composants pouvant être dosés finement pour lisser la consommation globale vers une moyenne la plus basse possible.

Nvidia

La fonction “Advanced Optimus” vise également à améliorer l’endurance des machines en jonglant selon les besoins de l’utilisateur d’un système graphique à l’autre. Le portable équipé pourra basculer du circuit embarqué dans le processeur pour les tâches les plus légères et, dès que l’efficacité de la puce Nvidia sera plus optimale, basculera dessus. Cela peut être pour des raisons de performances mais également pour des besoins purement énergétiques. 

Nvidia présente également le DLSS 2.0 pour “Deep Learning Super Sampling 2.0” qui est piloté par des circuits d’intelligence artificielle dédiés et entraînés, présents sur les cartes RTX. Ces Tensor Cores proposent système d’apprentissage permettant d’accélérer le nombre d’images par seconde calculées en temps réel par la machine. Nvidia assure que son DLSS 2.0 augmente la performance de calcul pur de ses circuits tout en proposant des images optimisées.

DLSS 2.0

Cela a également un impact sur l’autonomie de chaque engin puisque les Tensor Core permettent d’éviter de sur-exploiter les cœurs de calculs plus énergivores. La marque parle de 20% d’autonomie en plus pour ses machines, ce qui est un gain énorme sur ce type d’engin. Cette technologie est sur le papier très impressionnante et je vais essayer de trouver le temps et les moyens de faire un dossier plus complet sur le sujet.

L’appellation Max-Q est également un engagement matériel pour Nvidia qui demande à ses partenaires d’opter pour de la mémoire GDDR6 Low Voltage. Cela permet non seulement d’améliorer l’efficacité globale de la solution mais également de consommer moins d’énergie. Les régulateurs de voltage sont également mis à jour pour améliorer les performances et l’efficacité des machines.

Nvidia

Cette sortie s’appuie également sur le travail mené par la marque à destination des graphistes, entamé avec le lancement des cartes graphiques Super. Nvidia annonce le lancement de 10 portables RTX Studio pilotés par des puces RTX Super. Nvidia travaille avec de nombreux constructeurs pour concevoir ces engins sur les fondations de processeurs Intel Comet Lake-H. Acer, Gigabyte, MSI et Razer sont les premiers à avoir travaillé dans ce sens. Leurs portables seront capables d’offrir de très bonnes performances de calcul en mobilité à la fois en vidéo et en 3D. 

Legion Y540

Nvidia s’offre un pont d’or avec cette nouvelle gamme GeForce Mobile

Compatibles avec les solutions de nouvelle génération chez AMD comme chez Intel. Visant autant un public de joueurs pour un prix abordable que des machines d’exceptions pour du très haut de gamme. Lorgnant adroitement sur le marché des créateurs de contenu. Facilitant le travail pour les constructeurs avec des engins mobiles optimisés à la fois en terme de calcul et d’efficacité, cette nouvelle génération de GeForce Mobile frappe fort et large.

Nvidia

Si le calendrier global est quelque peu bousculé par la pandémie de Covid-19, si l’annonce de disponibilités pour le mois d’Avril chez les constructeurs peut être chamboulé, il semble pour le moment que de nombreux portables GeForce mobile concernés soient livrés aux dates anticipées.

De nombreuses excellentes machines sont en approche, pas forcément les moins chères mais des solutions vraiment très capables en terme de calcul. Des 13.3 et 14″ pour commencer mais également des 15.6″ compacts et assez légers. Cette génération d’engins est très prometteuse et, grâce aux sorties conjointes d’Intel et d’AMD, pourrait renouveler fortement un marché qui eu tendance à végéter sur le plan des performances.

Une bonne raison de faire évoluer son matériel dans les mois qui viennent ? Je ne sais pas encore mais ce nouveau catalogue me donne furieusement envie de tout tester !

Nvidia veut frapper fort avec sa nouvelle offre GeForce mobile © MiniMachines.net. 2020.

Un indicateur d’activité en télétravail en période de confinement

Par Pierre Lecourt

L’idée est simple et efficace, un petit tableau avec 2 LEDs témoins indiquent l’état de votre situation en télétravail. Placé à un endroit stratégique dans la maison, il permet de voir ce que vous faites. Ici, il indique que papa est en pleine réunion et qu’il porte un casque. Inutile donc de hurler pour qu’il vienne voir le merveilleux coloriage que vous venez de réaliser. Il ne vous entendra pas. Mais peut être que ses collègues vous remarqueront si vous criez vraiment assez fort.

DAD
Ce petit tableau peut bien sûr être adapté à plusieurs personnes, comporter plus ou moins de LEDs d’état et être dérivé vers d’autres usages que le télétravail : Du type “Il faut mettre la table” avec une LED clignotante et un petit buzzer irritant ou un “Devoirs en cours” sur la porte d’un enfant.

Adafruit Feather HUZZAH ESP8266

Pour mener à bien ce projet, Steve Forde a utilisé un circuit Adafruit HUZZAH ESP8266 mais on peut imaginer le montage avec beaucoup d’autres solutions Arduino ou ESP32. Le pilotage des LEDs se fait par l’envoi de messages Telegram via ce script. Ce n’est pas parfait pour le moment, notamment parce que c’est la carte qui alimente la LED et elle reste donc inutilement en activité tout le temps. L’autre souci vient du fait qu’il est obligatoire d’envoyer un message Telegram spécifique pour activer ou désactiver les LEDs.

Il serait plus simple d’avoir une interface physique à manipuler pour allumer les LEDs à distance. Si jamais quelqu’un1 veut se pencher sur un tel code et le partager, je pense qu’un développement pas à pas aurait beaucoup de succès. Si votre propre télétravail vous laisse du temps, n’hésitez pas a me contacter.

Un indicateur d’activité en télétravail en période de confinement © MiniMachines.net. 2020.

Intel lance ses nouveaux processeur Comet Lake-H

Par Pierre Lecourt

C’est le troisième ricochet de cette dixième génération chez Intel. Les Comet Lake-H s’adressent aux machines plus puissantes, plus lourdes et plus épaisses. Les version U et Y sorties en Septembre dernier tournaient entre 4.5 et 25 watts de TDP. Les nouvelles puces affichent 45 watts de TDP.

Intel Comet Lake-H

Cela permet à Intel de proposer des processeurs plus performants et proposant plus de cœurs à des fréquences plus élevées. La marque se positionne face à un AMD plus mordant que jamais avec ses puces Ryzen 4000 sur les starting blocks. Une gamme très prometteuse si l’on en croit les premiers tests et qui pourrait venir grappiller des parts de marché à Intel sur ce segment du portable. Les nouveaux Ryzen pour machines mobiles semblent avoir résolu pas mal des points faibles des générations précédentes avec une consommation mieux maîtrisée et des arguments de poids : une finesse de gravure de 7 nanomètres face aux 14 nano d’Intel et des puces pouvant héberger jusqu’à 16 cœurs et le double de threads.

Intel Comet Lake-H

La fréquence, le nouveau cheval de bataille d’Intel

Il est donc nécessaire pour Intel de proposer un catalogue à la hauteur. Si les processeurs restent sur une gravure de 14 nanomètres, l’optimisation semble être très poussée par le fondeur. Sur le modèle le plus haut de gamme, le Core i9-10980HK, on retrouve 8 cœurs et 16 threads. Sa vitesse d’horloge maximale pouvant aller jusqu’à 5.3 GHz.

Intel Comet Lake-H

Intel en profite pour lancer son nouveau mode Turbo Boost Max 3.0, une solution qui permet à la machine de sélectionner automatiquement les deux meilleurs coeurs et d’en augmenter les performances pour des résultats optimaux. Même un “simple” Core i5 pourra atteindre une fréquence de 4.5 GHz ponctuellement. Un argument qui touche surtout les joueurs puisqu’une majorité de titres ne prend en compte que un ou deux coeurs seulement. Augmenter leur fréquence a donc du  sens… Les usages plus professionnels se déportant désormais pour beaucoup sur les capacités des circuits graphiques annexes, embarqués en plus du processeur.

D’autres fonctionnalités font également leur apparition avec un mode facilitant l’overclocking. Les puces concernées, celles-qui accepteront cette cadence plus élevée, pourront donc être pilotées via un programme spécifique. Le but du jeu, derrière, étant de proposer pendant un temps donné un gain sensible de performances… Une fonction intéressante même si elle restera à privilégier sur des machines branchées sur secteur puisque cela impactera d’autant l’autonomie de la batterie. 

Comet Lake-H proposera également du Wifi6 par défaut, prendra en charge le ThunderBolt 3 via un contrôleur externe, gérera le cache Optane et acceptera désormais jusqu’à… 128 Go de mémoire vive DDR4-2933. De quoi proposer des machines mobiles très performantes aussi bien pour les joueurs que pour les créatifs. Ce qui ne change pas vraiment ? Le circuit graphique intégré qui reste un Intel UHD aux performances suffisantes pour un usage classique mais probablement insuffisant pour des joueurs… Ce qui est totalement logique puisque les constructeurs vont ajouter à cela un circuit graphique supplémentaire.

Intel Comet Lake-H

D’un point de vue performance brute, on reste comme d’habitude sur notre faim avec des comparaisons issues des laboratoires du fondeur. Les nouvelles puces sont ainsi mises en perspective par rapport à des solutions Kaby Lake-H sorties en 2017. Cela peut avoir du sens puisqu’un acheteur classique ne va pas se ré-équiper chaque année, mais il est difficile de voir de cette manière le gain en performances réel entre Comet Lake-H et son prédécesseur.

L’impact de cette nouvelle génération sur la consommation des machines ne sera pas spécialement visible. Intel étant resté sur le même scénario de 45 watts de TDP de l’une à l’autre. Le fondeur précise tout de même que les nouveaux portables équipés de cette dixième génération seront probablement plus autonomes grâce aux progrès liés à l’utilisation des puces, l’optimisation des batteries et les efforts menés sur les designs de régulation thermique. Les machines de 2020 devraient donc continuer à s’affiner tout en proposant de meilleures autonomies. 

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Un Asus Zephyrus sous Core I7-9750H au TDP identique de 45 watts lancée l’année dernière

Dans cette nouvelle offre, plusieurs solutions se démarquent. Les Core i9 devraient avoir droit aux tests les plus élogieux mais les puces les plus pertinentes d’un point de vue investissement classique seront sans doutes les Core i7 et i5. Le Core  i7-10750H devrait se répandre largement dans l’offre moyenne gamme chez les constructeurs. Les Core Core i5-10400H et Core i5-10300H seront également sûrement de bons choix pour des usages familiaux. Seuls les joueurs les plus exigeants et les pros devraient se frotter aux puce core i9… A moins qu’Intel ne crée la surprise question prix ce qui ne semble pas spécialement prévu au programme du fondeur.

Intel Comet Lake-H

Intel Comet Lake-H

Un test de rendu vidéo UltraHD montre que le nouveau Core i9-10980HK est deux fois plus rapide qu’un Core i7-7820HK. Il offre également le double de performances en terme de jeux que ce modèle de processeur haut de gamme de 2017. On aimerait pour autant savoir ce que donne le nouveau venu face au Core i9-9980HK. Pas de doute qu’il soit plus rapide mais de combien et à quel prix ?

On va sans doute avoir droit à de multiples tests dans les semaines qui viennent qui mettront en perspective l’ensemble de l’offre d’Intel mais également celle d’AMD. Un état des lieux qui permettra sans doute de doser plus finement l’avancée proposée par la marque et son impact sur le marché. 

Certains n’ont cependant pas attendu pour investir dans Comet Lake-H. Intel annonce pas moins de 100 nouvelles machines équipées de ces puces sur le marché : HP, Lenovo, Dell, Acer, Asus, Gigabyte, MSI et Razer sont sur les rangs.

Intel lance ses nouveaux processeur Comet Lake-H © MiniMachines.net. 2020.

Raspidometer : un compteur de vitesse sous Raspberry Pi simple et accessible

Par Pierre Lecourt

Le problème rencontré est simple, sur une vieille voiture de 1994 encore en état de marche, le compteur de vitesse est tombé en panne. Après une première expérience à partir d’un compteur externe autonome basé sur un GPS mais très lent au démarrage, l’idée a été de concevoir un nouveau compteur avec un Raspberry Pi. Compliqué ? Difficile ? Demandant beaucoup de matériel ? Cher ? Rien de tout cela. Ce projet a coûté moins de 100$ à Graham Leslie et n’a nécessité qu’une après midi pour être mis en place.

Le véhicule coupable

Les pièces nécessaires sont peu nombreuses pour créer ce Raspidometer : Une carte Raspberry Pi 4, une carte MicroSD, un boitier, un écran LCD 3.5″ compatible, un GPS USB compatible et un éventuel adaptateur allume cigare vers USB pour charger le tout. L’assemblage est assez facile, le haut du boitier n’étant pas nécessaire, il suffit de ne pas le fixer et de coiffer la carte avec l’écran LCD. Un pont HDMI est fait entre le Pi et l’affichage. C’est tout, il n’y a rien d’autre à bricoler mis à part la fixation de l’ensemble sur le tableau de bord. Un système de scratch autocollant sur la voiture et sur le dos du boitier étant suffisant pour accrocher l’ensemble tout en permettant de retirer le GPS si nécessaire, ce n’est pas la partie la plus délicate de l’opération.

VK-162Le GPS VK-162 compatible

D’un point de vue logiciel, rien de complexe non plus pour ce Raspidometer. Raspbian a été installé grâce à Noobs sur une carte MicroSD. Une fois la carte Pi démarrée et configurée de manière on ne peut plus classique, le système de guidage Navit basé sur Open Street Maps a été ajouté. Un système ouvert et que l’on peut modifier facilement en suivant les éléments de configuration documentés. La cartographie ne sera pas forcément parfaite mais la gestion de la vitesse restera toujours active. En branchant le GPS USB recommandé… le compteur était prêt.

Navit
Pour parfaire l’utilisation de l’ensemble, la session de Raspbian a été configurée pour démarrer automatiquement à l’allumage, sans demande d’authentification. Le système Navit se lance également automatiquement au démarrage pour ne pas avoir à sortir une souris dans sa voiture. Là encore, ces opérations sont très simples et le web fourmille de guides pour les réaliser en quelques minutes.

Raspidometer

L’alimentation est assurée par un adaptateur USB sur allume-cigares. Il sera peut être utile d’ajouter un câble USB avec un interrupteur pour éteindre votre Raspidometer si votre prise allume-cigares est alimentée en permanence. Vous pourrez également tout simplement débrancher votre câble USB… Il va de soit que ce système est perfectible. Avec une imprimante 3D, on pourra lui concevoir un châssis plus adapté, un système d’accroche et ajouter un interrupteur directement sur le boitier. Mais dans l’absolu, le montage de base est suffisant. La fixation de l’antenne GPS restera à votre discrétion, elle peut être placée idéalement sur le pare brise derrière votre rétroviseur, par exemple ou sur l’avant de l’engin. L’acquisition d’un signal mets 15 à 30 secondes à se faire pour commencer à indiquer correctement la vitesse du véhicule.

Petit point technique : Les compteurs de vitesse GPS sont nettement moins fiables en agglomération et, évidemment, indisponibles dans les tunnels ou autres parkings. La présence d’un odomètre qui va calculer le nombre de tours de roues est donc indispensable sur un véhicule en France. Je ne sais pas si c’est le cas aux US mais ce Raspidometer ne peut pas être votre seule source de mesure de vitesse à bord d’un véhicule.

Cela dit il  pourrait être intéressant de porter ce concept à d’autres usages : à de la plaisance par exemple, en construisant un Raspidometer étanche pour un petit voilier. En adaptant le concept à un Raspberry Pi Zero W pour intégrer ce système sur des véhicules légers comme des trottinettes ou des vélos… bien que les smartphones fassent très bien office de GPS sur ces véhicules avec leur GPS et leur batterie intégrée. C’est en tout cas un projet simple, peu coûteux et intéressant à développer.

Source : Gleslie

Raspidometer : un compteur de vitesse sous Raspberry Pi simple et accessible © MiniMachines.net. 2020.

KDE Plasma Bigscreen, du Linux pour vos télés

Par Pierre Lecourt

KDE Plasma est un environnement de bureau développé pour les PC sous Linux, il convient parfaitement à un usage classique où on manipule des programmes et fichiers sur un bureau avec une souris. Il est utilisé sur des cartes de développement comme les Raspberry Pi. Il a été également utilisé sur des smartphones voulant s’éloigner d’Android et de Google.

KDE Plasma Bigscreen propose la même approche pour les grands écrans, une alternative à Android TV pour lancer vos films et autres contenus multimédias du fond de votre canapé. Cette solution sera donc Open Source et tout le monde pourra en profiter sur grand écran. La communauté autour du projet est en train de se constituer et devrait apporter rapidement des outils de plus en plus pointus au système.

Pour le moment, les avancées sont intéressantes avec une approche très semblable à Android TV. On retrouve, par exemple, la prise en charge des normes infrarouge pour piloter les machines à distance avec des télécommandes classiques. Une prise en charge expérimentale de la norme CEC pour piloter les divers appareils interconnectés est en cours de développement. Mais KDE Plasma Bigscreen promet également une prise en charge des ordres à la voix avec MyCroft. Un assistant virtuel Open Source qui pourra reconnaître vos ordre vocaux pour lancer à distance des applications ou des médias.

Les machines proposant un micro via une télécommande Bluetooth pourront donc utiliser ce système pour lancer une vidéo sur Youtube via la parole. Pour se faire, il faudra laisser le système se connecter au serveur Mycroft. Une solution qui utilise la fonction de Speech to Text de Google pour envoyer des demandes anonymisées à Google. Les équipes annoncent qu’il sera possible de passer à une version alternative avec Mozilla DeepSpeech. Il sera également possible de se passer de ce type de service en cas d’inquiétudes par rapport à ce type de technologie de reconnaissance vocale. 

KDE Plasma Bigscreen

Très peu d’applications sont pour le moment disponibles. KDE Plasma Bigscreen n’en est qu’à ses débuts. Vous pourrez donc retrouver SoundCloud, Wikidata, Youtube et Bitchute. Mais le développement est à surveiller, si pour le moment je ne suis pas prêt à lâcher Android sur Shield TV ou OpenElec sur Raspberry Pi, cette annonce est tout de même à surveiller.

Source : Plasma-Bigscreen

KDE Plasma Bigscreen, du Linux pour vos télés © MiniMachines.net. 2020.

Acer retarde le lancement de ses portables AMD Ryzen 4000U

Par Pierre Lecourt

Le calendrier n’est pas certain, la situation est compliquée et les dates avancées pour le moment pourront avoir un certain retard à l’allumage du fait de la pandémie de Covid-19 que nous subissons actuellement. Les engins étaient d’abord prévus pour ce mois de Mars mais la production a été largement retardée. D’habitude, Acer est très ponctuel sur ses sorties et souvent les machines sont déjà en magasin à leur date d’annonce. Ces portables devraient être proposés à partir de 520$ pour le Acer ASpire 5 A515-44 en Juin et 630$ en Avril pour le Acer Swift 3 SF314-42.

Acer Swift 3 SF314-42

L’Acer Swift 3 SF314-42 est un engin de 14″ IPS FullHD de diagonale enchâssé dans une coque en alliage d’aluminium et de magnésium pour assurer sa rigidité et sa finesse en conservant un poids léger. L’engin pèse 1.2 Kg et mesure 32.25 cm de large pour 21.8 cm de profondeur sur 15.95 d’épaisseur. Les bordures d’écrans sont fines et l’empreinte globale de ce 14″ se retrouvera au niveau d’un 13.3″ à larges bordures.

Acer Swift 3 SF314-42

A l’intérieur, on retrouvera des processeurs AMD Ryzen 4700U, une solution en 15 watts de TDP déployant 8 coeurs et autant de threads sur une fréquence de base de 2 GHz avec un Boost à 4.1 GHz et une solution graphique interne Radeon Vega sur 7 coeurs. La mémoire vive pourra grimper jusqu’à 16 Go de DDR4 et le stockage sera confié à une solution M.2 PCIe NVMe pouvant atteindre 512 Go.

Acer Swift 3 SF314-42

La connectique devrait être classique avec deux ports USB 3.0 Type-A, un USB Type-C, une sortie HDMI plein format, un port jack audio 3.5 mm stéréo et un antivol Kensington lock. Pas de Thunderbolt 3.0 pour cet engin AMD… Un lecteur d’empreintes est visible sur le repose poignets et le clavier, comme le pavé tactile, semblent confortables et spacieux. On regrettera comme d’habitude le gros sacrifice des touches fléchées en demi hauteur.

L’autonomie du Acer Swift 3 SF314-4 devrait grimper à 11.5 heures d’usage avec une seule charge, une mesure qui correspond probablement à un scénario précis qui sera probablement difficile à répéter dans la vraie vie avec un usage normal. La charge rapide sera intéressante à exploiter avec 4 heures d’autonomie gagnées par une simple charge de 30 minutes.

Acer Aspire 5

Le Acer Swift 5 A515-44 sera un 15.6″ plus entrée de gamme avec un processeur AMD Ryzen 4500U sur 6 coeurs et 6 threads. Son chipset graphique Radeon Vega disposera également de 6 coeurs. Une partie du châssis sera en aluminium mais la majorité sera composée d’ABS.  L’écran 15.6″ proposera un FullHD IPS classique entouré de bordures fines.

Acer Aspire 5
Il pourra grimper à 24 Go de mémoire vive au maximum, ce qui semble laisser croire qu’une partie de la mémoire vive sera soudée, contrairement au Swift 3 qui devrait proposer deux slots de DDR4. Avec un slot libre et 8 Go de base on pourra, soit le laisser en 8 Go, soit le faire évoluer à 16 Go ou, en ajoutant une barrette de 16 Go, passer à 24 Go au maximum. Le stockage sera, quant à lui, plus large avec une première unité en M.2 PCIe NVMe qui pourra grimper à 1 To et un emplacement 2.5″ SATA 3.0 qui pourra accueillir un disque mécanique pouvant atteindre 2 To.

Acer Aspire 5

L’engin proposera un pavé numérique et un clavier plus confortable avec un lecteur d’empreintes digitales intégré dans le pavé tactile. Sa connectique sera également plus complète avec deux ports USB 3.0 Type-A, un USB 2.0, un jack audio combo, un antivol, une sortie HDMI plein format, un USB Type-C et un port Ethernet Gigabit. Les deux engins seront évidemment, livré avec un Wifi5 et du Bluetooth 5.0.

Acer retarde le lancement de ses portables AMD Ryzen 4000U © MiniMachines.net. 2020.

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D

Par Pierre Lecourt

Ne cherchez pas le boitier de ce Nucintosh dans les pages d’une boutique en ligne, il a été imprimé en 3D à partir de fichiers disponibles au téléchargement. Très joliment réalisé avec une aération supérieure largement inspirée des nouveaux MacPro. 

Nucintosh Rendu 3D

Le Nucintosh se base donc sur une carte mère de NUC8i3BEK de 2018, une solution qui embarque un Core i3-8109U au TDP de 28 watts tout de même qui propose 2 cœurs et 4 threads dans des fréquences allant de 3 à 3.6 GHz avec 4 Mo de mémoire cache. Le circuit graphique est un Intel Iris Plus 655. La carte accepte deux barrettes de mémoire vive DDR4 pour un maximum de 32 Go de RAM. Le stockage de base est confié à un port M.2 2280 PCIe NVMe mais la carte propose également deux ports SATA 3.0. 

Nucintosh

La connectique est classique avec de nombreux ports USB, un USB Type-C proposant du DisplayPort, du HDMI 2.0a, du Thunderbolt, un lecteur de cartes MicroSDXC UHS-I, un Ethernet Gigabit, du Wifi5 et un Bluetooth 5.0.

Nucintosh

Pour dissiper les 28 watts du Core i3, un dissipateur 100% passif Arctic AM4 Passive a été modifié afin de coiffer le processeur sans gêner le reste des composants de la carte mère. Il s’accroche directement à la carte mère via 4 entretoises classiques qui ont été percées directement dans l’aluminium du dissipateur pour correspondre aux emplacements disponibles sur la carte mère. 

Nucintosh

Le résultat est un système qui fonctionne sans un bruit, en évacuant par convection la chaleur qu’il dégage vers le haut du boitier. Les larges et hautes ailettes du dissipateur permettant de faire circuler de l’air frais aspiré par l’arrière et le dessous du boitier. La circulation est faite naturellement, l’air chaud montant naturellement vers le haut du châssis.

Nucintosh

Les températures de fonctionnement sont bonnes avec 45°C en usage de navigateur classique, de 60 à 65°C lors de codage et de compilation web (NodeJS) et 85 à 90°C lors d’une utilisation particulièrement intensive. Un test Geekbench sur un seul coeur donne un maximum de  62°C, en multi coeur la température monte à 75°C. Sous Prime95, pour pousser la machine dans ses retranchements avec une pointe à 95-99°C et… le début d’un Throttling pour éviter d’abîmer le matériel.

Nucintosh

Le tout ne fonctionne correctement que dans un châssis adapté. Le recours à l’impression 3D semblait donc être la meilleure solution. Ici, le boitier a été réalisé en plastique traditionnel mais je suppose qu’il pourrait être imprimé en métal via un professionnel pour améliorer encore la dissipation.

Vous pourrez télécharger les fichiers du boîtier en suivant ce lien vers le site GrabCAD. Il a été réalisé par la société Aspekt.

Je sais pas vous, mais moi cette super réalisation me démange ! Surtout avec un Alpine AM4 Passive à 14.06€ et une carte mère de Core i5 28 Watts qui tourne déjà sous Hackintosh à la maison.

Source : Fanlesstech et Reddit

Nucintosh : un NUC fanless imprimé en 3D © MiniMachines.net. 2020.

Plusieurs ordinateurs Apple sous SoC ARM l’année prochaine ?

Par Pierre Lecourt

Le passage d’Apple du monde Intel vers le monde ARM serait prévu pour l’année prochaine déclare, une fois de plus, un nouvel analyste. Avec, cette fois, une foule de produit prévus pour cette transition. Aussi bien dans le monde du portable avec des Macbooks que dans le secteur des machines de bureau. Mieux, les estimations les plus optimistes font état d’une officialisation de ces nouveautés pour le quatrième trimestre de cette année.

Intel

Au delà des idées de calendrier qui, je suppose, ne sont pas basées sur des éléments tangibles mais sur des recoupements d’informations. L’annonce de ce changement stratégique serait un bouleversement dans le monde PC. Apple pourrait gagner sur deux tableaux importants en basculant d’Intel à ARM.

D’abord, cela réduirait drastiquement ses coûts de production puisque la marque pourrait fabriquer ses propres puces ARM. Plus question de devoir passer par une société tierce, Apple n’aurait qu’à payer les royalties liées à l’usage et la commercialisation de ses propres SoC. D’un point de vue conception des puces, ses coûts seraient évidemment plus importants puisqu’il faudrait développer les solutions en interne mais dans la durée, sur le long terme de la commercialisation de produits équipés de ces puces, le prix de revient serait énormément raboté. Le fait que l’ensemble des produits du constructeur  passe sous SoC ARM serait également un énorme avantage puisque les travaux menés pour concevoir les puces des iPhone et des iPad auraient des effets sur la conception du reste du catalogue d’Apple.

L’autre gros bénéfice de l’opération serait lié à la flexibilité d’ARM. La possibilité pour Apple de proposer des puces multi coeurs s’adaptant parfaitement à la cible visée. Ses machines bénéficieraient ainsi de SoC mieux étagés en performances, parfaitement adaptés aux paliers de public identifiés par la marque. Le moyen d’adresser finement ses Macbooks et autre machines de bureau sans avoir à acheter de multiples de références à un tiers.

MacBook Air 13 2020
Des avantages techniques seraient également à prévoir pour Apple avec cette transition. Les puces ARM pouvant s’avérer moins gourmandes en énergie, elles pourraient permettre des designs plus fins et des autonomies plus grandes pour les Macbooks  de la marque. Sans même parler d’engins parfaitement passifs. Evidemment, cela sous-entend que la supposée réduction de consommation des puces ARM employées soit effective. Ces derniers temps, on a vu une montée en puissance des TDP des solutions ARM et leur implantation dans des machines type PC de bureau et portables doit s’accompagner d’u niveau de performances au moins aussi bon que celui proposé par les solutions actuelles.

Apple peut également choisir une solution plus simple en multipliant le nombre de coeurs de ses puces tout  en augmentant leurs fréquences afin de garder une ventilation active au sein de ses machines. De là à voir une solution ARM venir se frotter aux solutions Intel Xeon employées dans les Mac Pro les plus haut de gamme ? Il reste encore beaucoup d’inconnues techniques avant de jurer quant à la faisabilité de la solution. Bien entendu, Apple pourrait mixer son offre et continuer à proposer des machines x86 et ARM en parallèle.

Dernier questionnement, celui d’un fonctionnement logiciel parfaitement optimisé pour ARM. Ce point est épineux pour Apple car il faut que les éditeurs suivent le mouvement. On imagine déjà que certains sauteront dans le train dès le départ, incités fortement par leurs partenariats avec le constructeur et leur énorme implication dans l’écosystème MacOS qu’ils ne peuvent logiquement pas abandonner. Apple serait prêt à fournir à ses partenaires des outils pour développer sur ARM dès cette année.

Reste que tout ceci est encore de la pure spéculation et que cette légende d’un passage d’Intel à ARM est source de scoops variés depuis plusieurs années avec des dates presque  autant repoussées que celle de la fin du monde. 

Plusieurs ordinateurs Apple sous SoC ARM l’année prochaine ? © MiniMachines.net. 2020.

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Alors pourquoi ? D’abord pour rappeler le temps nécessaire à un bon lavage de main. Laisser ses mimines traîner trois secondes sous l’eau n’est pas suffisant face au COVID-19. Même en temps normal, il faut un bon et laborieux savonnage pour que l’opération produise un effet autre que Placebo.

Se laver les mains ? Je sais faire !
L’homéopathie manuelle, l’opération qui consiste à passer ses mains sous l’eau 3 secondes en considérant qu’elles sont propres, n’est bon que pour votre pilosité palmaire. Pas pour combattre un virus. Il faut frotter. Et frotter longtemps. Bien trop longtemps pour une époque où tout doit aller très vite.

Du coup le Scrubber entre en action en vous balançant aux oreilles 20 secondes (ou plus) de signal sonore. Un temps que vous devrez respecter en vous nettoyant les mains avec le savon récupéré avant de pouvoir les passer sous l’eau claire. Ce signal sonore peut, grâce aux possibilités offertes par le Raspberry Pi W qu’il embarque, être très varié. Vous pouvez écouter vos morceaux préférés, écouter un morceau de podcast, choisir une radio internet au hasard ou piocher dans n’importe quelle source sonore.

Au vu du nombre de lavages quotidiens que l’on est censé suivre, le format Scrubber d’un savonnage en musique est une assez bonne idée pour rompre la monotonie de l’opération et la rendre plus agréable et efficace avec les plus petits.

Scrubber

L’autre point positif de l’opération est le temps que prend le montage d’un Scrubber. La documentation fournie indique un temps de montage d’environ quatre heures et un investissement tournant autour de 30$. Evidemment, si vous n’avez pas les pièces nécessaires, cela sera difficile de monter ce projet en confinement. Il faut un Raspberry Pi W, une batterie et un Adafruit Speaker Bonnet. Le code et un guide complet d’assemblage sont disponibles sur Github. Evidemment, il est également nécessaire au préalable de sacrifier un distributeur de savon liquide… Si vous avez le matériel et que vous tournez en rond pendant ce confinement, l’opération est une bonne idée à réaliser avec des plus jeunes.

Si vous n’avez pas le matériel, il est possible, et même relativement aisé, de proposer le même genre de solution avec d’autres ressources. Vous pouvez facilement imaginer monter un appareil proposant un décompte de temps avec une bête carte Arduino Micro à quelques euros et une LED qui restera allumée 20 ou 30 secondes avant de s’éteindre après une pression sur votre pompe à savon. Là, l’opération ne vous coûtera qu’une dizaine d’euros tout au plus avec une batterie 18650 de récupération.

Correct technique to wash your hands for proper disinfection. #CoronavirusOutbreakindia #CoronaVirusUpdate #COVID #CoronaVirusUpdate pic.twitter.com/1WeDwlCaF6

— Harjinder Singh Kukreja (@SinghLions) March 19, 2020

Vous l’aurez compris, le Scrubber est autant didactique d’un point de vue électronique que d’un point de vue hygiène. C’est son grand intérêt puisqu’il est aussi simple de compter dans sa tête quelques secondes pendant que l’on frotte ou d’adopter une technique de lavage efficace qui prendra de toutes façons tout le temps nécessaire.

Source : Deeplocal via Engadget

Scrubber : mieux se laver les mains avec Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2020.

La tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 en détails

Par Pierre Lecourt

Cette nouvelle tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 dans cette version 2020 se place comme une solution milieu de gamme avec un prix US de 280$. C’est une des premières tablettes à ce positionnement tarifaire de grand constructeur à proposer une connexion 4G par défaut. Mais… pas grand chose de plus.

Samsung Galaxy Tab A 8.4"

On retrouvera sur la tablette un module Wifi5 et du Bluetooth 5.0 aisni qu’un GPS + Glonass mais sa vraie particularité est d’être livrée avec un lecteur de cartes SIM et un modem 4G pour un usage complet en mobilité. Le constructeur va déployer la Samsung Galaxy Tab A 8.4 avec différents opérateurs aux US et on peut imaginer le même genre de partenariat en France en plus d’une distribution classique. L’écran est un classique IPS en 1920 x 1200 pixels avec une double webcam. 5 Mégapixels en frontal et 8 mégapixels au dos. 

Samsung Galaxy Tab A 8.4"

On ne connait  pas le détail de la puce embarquée, il s’agit d’un SoC Octuple coeurs cadencés à 1.8 GHz et 1.6 GHz. Il est accompagné de 3 Go de mémoire vive et d’un stockage de 32 Go extensible via une carte MicroSDXC. La batterie embarquée est une 5000 mAh qui se rechargera via un port USB 2.0 au format Type-C. La tablette supportera la charge rapide pour une autonomie maximale de 12 heures en vidéo et 99 heures en lecture audio. Le châssis proposera un port jack 3.5 mm ainsi que des enceintes stéréo.

...

Cette sortie n’est ni techniquement ni esthétiquement révolutionnaire. Le marché tablette a fini par creuser un sillon, une petite tranchée circulaire, à force de tourner en rond. Les rares modèles originaux ont perdu de leur superbe à force de se copier les un les autres. Le marché tablette est devenu un marché d’outils. On aura beau faire, un marteau reste un marteau, un stylo reste un stylo et une tablette reste un écran tactile associé à une batterie et un système d’exploitation.
Difficile de ce renouveler sur ce marché ? Oui, ce n’est pas simple. La solution est sans doute de travailler la partie logicielle pour avoir des fonctionnalités originales. C’est la voie choisie par Apple avec l’iPad mais c’est peine perdue pour Android puisque les constructeurs partageront système et applications. Reste les efforts de certaines marques qui essayent de transposer les technologies de leurs smartphones vers leurs tablettes… Un partage de moins en moins visible puisque les  fabricants préfèrent conserver les particularités les plus intéressantes du monde mobile à une petite caste de smartphones haut de gamme.

En attendant, le marché tablette continue de jouer au satellite.

La tablette Samsung Galaxy Tab A 8.4 en détails © MiniMachines.net. 2020.

Le ZBox Edge CI341 est disponible aux US

Par Pierre Lecourt

Il s’agit d’un barebone, une solution livrée sans mémoire ni stockage qu’il faudra ajouter après l’achat. L’engin n’est pas des plus performants évidemment mais il est particulièrement discret tant par sa taille que par son mode de fonctionnement totalement silencieux.

ZBOX edge CI341

A son bord, on retrouve un processeur Celeron N4100 disposant de quatre coeurs et autant de threads sur une fréquence de 1.1 à 2.4 GHz avec 4 Mo de cache. Un processeur moyen de gamme très suffisant pour de nombreux usages classiques. Sa puce graphique Intel UHD 600 est capable de gérer des vidéos en UltraHD et pourra sans soucis accompagner des usages de retouche photos et de traitements non professionnels.

La solution propose deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 pour ajouter jusqu’à 32 Go de mémoire. Pour le stockage, il faudra compter sur un emplacement M.2 SATA 3.0 2280 sans recours à un emplacement 2.5″. Des solutions simples destinées à ne pas augmenter trop le prix d’achat de l’engin.

ZBOX edge CI341

La connectique propose un port HDMI 2.0 associée à un DisplayPort 1.2 pour du double écran, deux ports Ethernet Gigabit, deux ports USB 3.0 Type-A et un port USB 3.0 Type-C. On retrouve bien un lecteur de cartes mais, malheureusement, au format MicroSDXC. Enfin, un port jack audio 3.5 mm stéréo combinant casque et micro est disponible également sur la face avant. Un module WiFi est embarqué pour proposer un 802.11ac classique et du Bluetooth 4.3.

Nous ne connaissions pas le prix de ce ZBox Edge CI341 pour le moment et j’avoue être plutôt surpris par ce tarif de 179.99$ assez bas pour une solution de ce type. Reste à savoir si cela se traduira au final par une proposition à 199.99€ prix public en Europe et si ce tarif, associé à un peu de mémoire vive, de stockage et d’un système, en vaut vraiment la peine.

Il faut rapprocher ce prix de celui d’une solution comme le Kodlix GN41, par exemple. Proposée aux alentours de 220€, cette machine reprend le même processeur Celeron N4100 de manière totalement passive. A la différence que ce modèle est livré par défaut avec 8 Go de mémoire vive évolutive grâce à 2 slots DDR3L et 64 Go de stockage eMMC de base que l’on pourra faire évoluer via un port M.2 2280 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″. Elle est également livrée avec un Windows 10 embarqué.

Le ZBox Edge CI341 est disponible aux US © MiniMachines.net. 2020.

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation

Par Pierre Lecourt

Si le but avoué de cette expérimentation de détection de plaques d’immatriculation n’est pas des plus clairs – car on se demande bien à quoi peut servir pour un particulier de les relever sur les voitures autour de lui – il est très impressionnant dans sa réalisation. Il va même jusqu’à poser des questions sur l’accessibilité de ces technologies aux particuliers dans le futur.

immatriculation

Le projet de Robert Lucian Chiriac tel qu’il est présenté le 22 Février dernier, consiste à installer une solution Raspberry Pi 4 dans sa voiture, montée sur le pare brise intérieur de l’habitacle, afin qu’il puisse filmer les véhicules situés devant lui. Sur chaque véhicule, le Raspberry Pi détecte les plaques, ce qui est déjà un challenge en soit. Car détecter un format “plaque d’immatriculation” dans une scène de rue avec des véhicules différents et du mouvement, cela n’est déjà pas très facile. 

Mais la carte va en plus séparer l’environnement de la plaque et lire le texte de la plaque pour l’identifier. Le tout permettra en plus de noter précisément le lieu de l’identification grâce à un système 4G et GPS. 

immatriculationimmatriculation

Pour parvenir  à ce tour de force, une carte Raspberry Pi 4 est connectée à une Pi Cam classique. Le tout est enfermé dans un châssis imprimé en 3D, lui même monté sur une rotule fixée au pare-brise. L’ensemble est monté de façon à ne pas gêner la vision du conducteur.

immatriculation

Une fois en place, il a fallu entraîner l’ensemble des programmes mis en oeuvre dans la détection, l’identification et la lecture des plaques. L’ensemble utilise un processus de 3 programmes principaux. La lecture des plaques est faite par YOLOv3 depuis des images envoyée à 30 images par seconde en 800 x 450 maximum. Cet algorithme de détection des objets crée ensuite les boites rouges autour des plaques détectées depuis les images capturées par la caméra. Chaque image est ensuite envoyée vers l’algorithme de détection de texte CRAFT. Une fois que chaque lettre est identifiée, l’ensemble est transmis à CRNN pour deviner le texte complet.

fonctionnement

Les plaques identifiées sont ensuite affichées sur une page Web et sauvegardées en fichier texte. Les coordonnées GPS sont également sauvegardées ainsi que l’heure de détection. Pour parvenir à ce résultat, Robert Lucian Chiriac utilise les capacités de calcul d’Amazon AWS. Le relais 4G sert à transferer des données optimisées vers le service.

Le résultat est tout bonnement impressionnant. La fluidité des calculs et la qualité de la prédiction sont très bons et le principe est tout à fait valide. Le processus est détaillé  étape par étape sur une page Medium

vidéo verbalisation

 

Pour quoi faire ? Finalement, ce n’est pas la question

Ce qui m’épate le plus dans cette histoire c’est de voir comment un particulier, certes très doué et compétent, arrive à ce résultat. La première fois que j’ai entendu parler de ce genre de technologie, il s’agissait de solutions embarquées sur des véhicules destinés à lire des plaques afin de dresser des procès  verbaux. Ces technologies coûtaient alors une véritable fortune et leur intégration tout autant. Le résultat se devait, pour des raisons légales évidentes, être le plus juste possible. 
Mais à quelques années de distance, un particulier arrive à bricoler un produit quasi équivalent “tout seul dans son garage” pour quelques dizaines d’euros… Cela me parait fou mais c’est la suite logique à laquelle la technologie nous a habitué depuis toujours. 

NEC promeut sa solution de reconnaissance faciale 

Je ne vois pas spécialement l’usage de cette solution, connaitre les plaques autour de mon véhicule ne me parait pas franchement utile. La question que je me pose est plus simple. Aujourd’hui, les systèmes les plus sophistiqués du marché permettent de faire de la reconnaissance faciale dans des banques de données énormes. Demain, les particuliers pourront peut être parvenir à des résultats similaires avec du matériel abordable. L’accès aux bases de données sera plus complexe mais avec les fuites quotidiennes de données, des millions de profils doivent déjà circuler en ligne.

Si demain une solution maison de ce type est possible et accessible, tout un chacun pourra braquer une caméra sur la rue et reconnaître les visages des passants. Transformer celle de sa boutique ou de sa société pour surveiller les clients comme le personnel. Plusieurs états cherchent en ce moment à généraliser l’usage de la reconnaissance faciale pour des raisons de sécurité. D’autres veulent au contraire les bannir des villes.

Les questions qui se posent vis à vis de ces technologies de surveillances sont nombreuses mais un des principaux problèmes à venir est celui soulevé depuis longtemps par la science fiction. Que faire et comment se protéger dans un monde où un particulier peut embarquer sur lui une solution mobile permettant de savoir qui est qui ? Quel est sa fortune ? Où il habite ? Quelles sont ses opinions ? Ses goûts ? Son mode de vie ? Ou même son métier…

Cette solution de surveillance technologique a un revers lourd, celui de pouvoir se transformer en surveillance généralisée. Entre de mauvaises mains, ce type de technologie pourrait conduire à des débordements facilement imaginables. Aujourd’hui, ce sont les policiers qui filment les manifestants pour identifier des visages. Demain, ce seront les manifestants qui identifieront précisément les policiers. Recouper des bases de données de clients de marques de luxe et mettre en place un scanner permettant d’en identifier au sein d’une foule parait être un fantasme en 2020. Qu’en sera t-il dans 5 ans ? Dans 10 ans ?

 

Un Raspberry Pi 4 embarqué pour lire les plaques d’immatriculation © MiniMachines.net. 2020.

Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse

Par Pierre Lecourt

La Onyx Boox Nova2 propose donc un écran à encre numérique de 7.8″ qui affiche en 1872 x 1404 pixels pour une résolution de 300 points par pouce. L’écran est tactile, capacitif et prend en charge la technologie Wacom pour de la prise de notes directement à l’écran. 

Un engin intéressant donc car au delà des fonctions de lecture proposées habituellement par ce type de liseuse, la Onyx Book Nova2 proposera la possibilité d’embarquer des applications Android et de vous permettre de dessiner ou de prendre des notes avec un stylet Wacom.

Onyx Boox Nova 2

Son écran E Ink CARTA HD 7.8″est rétro éclairé avec un système complet proposant 32 réglages de couleur à la fois en intensité et en chaleur. La diagonale de 7.8″ permettant un grand confort de lecture avec 68% de texte en plus qu’une liseuse 6″ habituelle. La dalle permet surtout d’afficher un format A5 en taille réelle, ce qui pourra être pratique en lecture de PDF par exemple, ce demi format A4 pouvant prendre en charge de nombreuses documentations dans des conditions d’affichage agréables.

Onyx

La Onyx Boox Nova2 pourra prendre en charge de nombreux formats numériques de textes électroniques mais également les images et les BD électroniques ainsi que des formats audio1. A noter que la liseuse sait lire de la musique mais uniquement au travers de son port USB Type-C  et en Bluetooth, elle ne propose pas d’enceinte intégrée ni de prise jack.

Les dimensions restent compactes avec 19.6 cm de haut pour 13.7 cm de large et 7.7 mm d’épaisseur. Le poids est classique puisque la liseuse pèse 265 grammes. Des dimensions et un encombrement compatibles avec un transport quotidien ou la lecture à une main seulement. 

Onyx

Mais c’est la prise de notes qui est le plus impressionnant sur ce modèle. Grâce à la technologie ENR de Wacom, vous pourrez bénéficier de 4096 niveaux de pression à l’écran pour dessiner ou écrire avec une détection de paume pour poser la main sur l’écran pendant que vous écrirez. La tablette prendra en charge la reconnaissance d’écriture grâce à une application d’OCR. Vos notes suffisamment lisibles pourront donc être traduites en fichiers numérique éditables. Si vos gribouillis sont trop difficiles à déchiffrer pour le logiciel, ils seront exportables en fichiers images.

Vos dessins profiteront d’une gestion de crayonné assez précise rendue possible par la gestion fine de Wacom sur de l’encre numérique permettant plusieurs niveaux de gris et d’épaisseur de trait en fonction de la pression sur le stylet. Par contre, il faudra vous attendre à des délais entre vos gestes et l’impression de l’écran, l’encre numérique n’est pas aussi réactive qu’une dalle LCD sur ce point.

Onyx

A bord de la liseuse,  on retrouve des composants assez classiques des tablettes Android : Le SoC est une solution Qualcomm Snapdragon sur huit coeurs cadencée à 2,0 GHz, la marque n’a pas voulu détailler le modèle de manière spécifique. Pas moins de  3 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage eMMC permettent à la liseuse des comportements classiques sous Android 9.0 Pie. La batterie est une 3150 mAh qui devrait offrir de belles performances d’autonomie même si la marque ne les a pas détaillés. L’écran moins énergivore, l’impossibilité de lancer des vidéos et d’autres contenus gourmands en énergie devrait limiter les usages impactant l’autonomie. Onyx pourtant ne détaille pas celle-ci, se bornant à indiquer les possibilités de veille pouvant atteindre 7 semaines.

Onyx

Avec Android 9.0, il sera possible d’installer de nombreuses applications grâce au module Wifi5 intégré. Un bluetooth 4.1 sera également présent pour connecter un casque, une enceinte externe ou un clavier, par exemple. Il sera possible de surfer avec la Onyx Boox Nova2 ou de télécharger des mises  à jour en direct. A noter qu’un microphone est intégré à la tablette pour dicter éventuellement des mémos vocaux.

Lancée aux US à 339.99$, cette liseuse est une alternative intéressante aux solutions comme la Remarkable2 tout juste annoncée.

 

Onyx Boox Nova2 : une mise à jour efficace de la liseuse © MiniMachines.net. 2020.

AOSIMAN ASM-156UC : Un écran portable UltraHD pour tous vos appareils

Par Pierre Lecourt

L’écran AOSIMAN ASM-156UC est une solution assez haut de gamme construite dans un châssis en métal permettant une intégration relativement compacte. L’objet mesure 36.3 cm de large pour 22.3 cm de haut avec une épaisseur de 6 à 10 mm. Des dimensions qui correspondent à un portable 15.6″ classique et qui enferment un écran plutôt haut de gamme.

AOSIMAN ASM-156UC

L’affichage proposé est fait via un écran IPS aux larges angles de vision, 176° annoncés, ce qui permettra de regarder l’écran à plusieurs sans soucis. Mais c’est surtout la définition qui change nos habitudes puisque l’écran est un vrai UltraHD en 3840 x 2160 pixels. Un affichage haut de gamme qui gère le HDR et offre un rafraîchissement de 60 Hz avec une colorimétrie NTSC de 72%. Les bordures supérieures et latérales sont de 5 mm et le tout est livré avec une pochette de protection servant aussi de béquille pour porter l’écran debout.

AOSIMAN ASM-156UC

Ces caractéristiques techniques donnent une large gamme d’usages à l’objet. Le AOSIMAN ASM-156UC servira aussi bien comme écran principal d’un MiniPC dans un poste le plus discret possible qu’en accompagnement d’un ordinateur portable pour du double écran. Mais il permettra également de brancher une console de jeu ou une TV-Box quelconque proposant du HDMI pour une solution multimédia. Il pourra devenir un allié précieux pour une Switch ou autre console de jeu Next-Gen. Associé à un appareil photo ou une caméra, il pourra permettre de regarder vos clichés en mobilité ou de vous aider à faire vos mises au point. Enfin, il offre la possibilité de connecter un smartphone pour retrouver sur grand écran et en ultra haute définition vos contenus préférés.

AOSIMAN ASM-156UC

Cette large gamme d’emplois s’explique par la présence de deux entrées vidéo différentes avec un port USB Type-C pour un smartphone, un portable ou une Switch par exemple. Ainsi qu’une entrée MiniHDMI pour les autres appareils. A noter que le choix du MiniHDMI est excellent puisque cette connectique est beaucoup plus robuste que le MicroHDMI. L’alimentation de l’engin étant, quant à elle, assurée par le second port USB Type-C avec le chargeur fourni. Je n’ai aucune idée de la possibilité d’alimenter l’écran avec une batterie portable.

AOSIMAN ASM-156UC

Le AOSIMAN ASM-156UC propose également une sortie casque au format jack 3.5 mm ainsi qu’une paire d’enceintes stéréo. Un support VESA 75 x 75 permet de le fixer sur un support ad-hoc ou sur un bras articulé, par exemple. La possibilité de fixer au mur l’écran est également un gros plus pour certains usages professionels.

AOSIMAN ASM-156UC
Avec un poids 987 grammes, auquel il faudra ajouter les câbles et l’alimentation nécessaires à son usage, cet écran est une très bonne solution mobile. aussi bien pour une séance de jeu ou de vidéo dans une pièce de la maison que pour travailler en mobilité. Associé à un ultraportable, la fonction double écran peut s’avérer également intéressante. 

La cerise sur le gâteau vient du tarif de l’engin, le 15.6″ AOSIMAN ASM-156UC est proposé à 192.26€ avec le code promo NNNASM chez Geekbuying. Un tarif assez doux pour cet engin face à une concurrence en FullHD souvent au même niveau de prix. A noter que d’autres références existence chez le constructeur, en tactile comme en non tactile, en 2K comme en FullHD également mais ces autres références n’ont pas forcément les mêmes caractéristiques de dalle et de connectique.

AOSIMAN ASM-156UC : Un écran portable UltraHD pour tous vos appareils © MiniMachines.net. 2020.

Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine

Par Pierre Lecourt

Les encres numériques couleur sont encore un mirage dans notre écosystème. E-Ink a bien annoncé sa technologie Print-Color mais aucune réponse technique n’avait percé de cette présentation. 

Sur le papier, Print-Color a tout pour plaire, 4096 couleurs différentes, une lisibilité en plein soleil avec une encre numérique réflective traditionnelle, pas besoin de rétro éclairage et une alimentation nécessaire uniquement au changement d’affichage. L’intégration de ce type de technologie devrait donc permettre de proposer des liseuses adaptées à différents nouveaux types d’usages. En particulier, la lecture de bandes dessinées couleur, de magazines mais également de documentations qui gagneraient en lisibilité. Si les images ne seraient pas parfaites, les couleurs proposées n’ont pas la vivacité et le contraste d’un écran à cristaux liquides traditionnel, cela permettrait de donner une meilleure lisibilité à beaucoup d’ouvrages.

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Une société chinoise appelée PalmRead prépare à la vente une liseuse 6 pouces équipée d’un écran Print-Color d’ici la fin du mois de Mars. Cette nouvelle liseuse  baptisée iReader C6 devrait être proposée sur le marché local et afficherait donc ces fameuses 4096 couleurs sur un format compact très semblable à des solutions comme les Amazon Kindle que nous connaissons bien.

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Elle devrait être équipée d’un SoC quadruple coeurs, de 16 Go de stockage et proposerait une autonomie comparable aux liseuses classiques. Soit plusieurs dizaines d’heures de lecture dans un format léger et portable. Elle devrait permettre également la lecture à haute voix des textes embarqués. Point le plus important de cette annonce, la liseuse serait prête pour une production de masse.

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Une autre société chinoise, iFlytek, serait également sur les rangs pour proposer un engin assez similaire. On retrouverait une dalle Print-Color de 6″ mais ce modèle particulier proposerait également un rétro-éclairage pour pouvoir lire dans des environnements sombres. Une paire de hauts parleurs serait également présente pour pouvoir écouter de la musique et, peut être, des livres audio. L’objet pèserait 150 grammes et mesurerait 6.9 mm d’épaisseur… Aucun prix n’a été mentionné.

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Ces produits arriveront t-ils chez nous ? Seront t-ils livrés avec une interface en Français – peu probable – ou au moins en Anglais ? Et, évidemment, la grande question est à quel prix ? Il est possible que le marché Chinois pousse les constructeurs à viser un prix de masse plutôt qu’un marché de niche. Que les constructeurs se décident à proposer un produit abordable pour toucher leur énorme clientèle locale. Et que nous puissions en profiter dans un second temps grâce à des importations parallèles.

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Est-ce que l’émergence de ce type de nouveauté pourrait également permettre à d’autres acteurs de proposer des produits en réaction ? Amazon pourrait peut être déterrer ses licences de Liquavista ? La technologie d’encre numérique rachetée à Samsung en 2013. Une technologie qui permettait déjà à l’époque d’afficher non seulement de la couleur mais également des vidéos correctement animées. Si des sociétés inondent le marché de liseuses couleurs abordables, les autres acteurs de notre marché devront probablement réagir.

Source : Liliputing

Des liseuses à encre numérique couleur Print-Color en Chine © MiniMachines.net. 2020.

Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive

Par Pierre Lecourt

La Palit KalmX GTX 1650 a été annoncée début Février et depuis on était sans nouvelles de cette solution 100% passive. Un premier test a été publié le 20 mars dernier sur le site Igor’sLAB et nous détaille les performances de cette solution face à des cartes ventilées activement.

Et le résultat est plutôt bon à condition de bien comprendre à quoi on a affaire. La Palit KalmX GTX 1650 est une carte graphique classique avec des fréquences standards, celles indiquées par Nvidia pour cette référence de puce. La seule – grosse – différence entre ce modèle et une solution classique vient donc de la méthode de refroidissement de la carte. 

Palit GTX 1650 KalmX

Le gros dissipateur employé par Palit est suffisant pour encaisser les 75 watts de la puce GeForce. La carte propose les mêmes performances qu’un modèle classique ventilé de Gigabyte. Le résultat est donc identique à quelques dixièmes d’images près. 28 FPS pour la Palit, 28.1 pour la Gigabyte dans ce test par exemple.

Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX Palit GTX 1650 KalmX

Dans les différents tests de jeu le résultat est le même, la carte se comporte de manière quasi identique à chaque fois. Quelques pouillèmes d’images en moins par rapport à une solution ventilée classique. Ces résultats sont excellents et confirment que la solution de Palit est tout à fait apte à faire tourner une configuration GeForce GTX 1650 sans problèmes.

Palit GTX 1650 KalmX

Reste un détail important à bien saisir par rapport à ce type de scénario. La carte Palit KalmX n’est efficace de cette manière que dans un boitier activement ventilé. Si on regarde en détail le test proposé, on distingue bien deux entrées pour la carte. Avec des résultats sensiblement différents. Le premier test, le plus rapide, montre une carte dans un boitier classique, le second dans un boitier non ventilé. Et dans ce second cas, les performances sont clairement moindres que celles proposées par une GTX 1650 ventilée. Elles ne sont pas “mauvaises” mais sont nettement en dessous de plusieurs images par seconde.

Palit GTX 1650 KalmX

Autrement dit, si vous comptez sur ce type de carte pour concevoir une solution totalement dépourvue de ventilation, c’est possible, mais au prix de performances dégradées par rapport à une solution classique. Rien d’inhabituel sur ce marché des systèmes fanless, mais c’est toujours bon de le rappeler. 

Cette différence de performances s’explique assez facilement avec le tableau des températures relevées pendant les tests. Plus la température monte et plus le processeur graphique se limite pour éviter d’atteindre des résultats pouvant mettre en danger le système. Sur le tableau ci-dessus, on peut voir en rouge la température grimper à 90°C dans un boitier sans ventilateur actif, le maximum que la carte peut accepter. En rose, à l’opposé, les fréquences du système qui baissent rapidement jusqu’à atteindre un plus bas de 1500 MHz et ne plus en redécoller.

Palit GTX 1650 KalmX

Au contraire, en bleu, la température de la solution se stabilise assez vite vers les 65°C. En dessous, en jaune, la fréquence s’aligne sur un 1800 MHz. Ces résultats sont récoltés sur une solution de boitier ventilé.

Palit GTX 1650 KalmX

La Palit KalmX GTX 1650 peut être une excellente solution de carte graphique pour un poste adapté. Avec un boitier permettant un usage ventilé ou non par exemple. Si vous possédez une solution permettant de limiter fortement la ventilation de votre boitier jusqu’à le rendre quasiment inaudible, la carte se révélera être un allié précieux au quotidien pour des usages classiques ne demandant pas trop de performances graphiques. Si vous décidez de profiter de votre carte pour des usages plus complexes, du jeu 3D à l’utilisation de son processeur graphique pour du rendu de vidéo par exemple, la ventilation de votre boitier suivra et accompagnera la montée en puissance de votre carte graphique. Reste un détail pas anodin pour la carte, elle émet un bruit électronique de type Coil Whine lors de certains usages. Lorsque elle est très sollicitée et pendant les phases de chargement notamment. Evidemment, ce type de nuisance ne s’entend pas forcément dans un boitier ventilé mais avec une tour silencieuse, cela peut poser problèmes. Pas mal de détails et d’autres informations ressortent du test, je vous invite donc à le lire si vous voulez en savoir plus.

Source : Fanlesstech

Palit KalmX, un test de la GeForce GTX 1650 passive © MiniMachines.net. 2020.

Purism Librem Mini : une minimachine différente

Par Pierre Lecourt

Le Purism Librem Mini est une solution compacte de 12.8 cm de large comme de profondeur avec 3.8 cm d’épaisseur. A l’intérieur, un matériel très classique construit autour d’un processeur Intel Core i7-8565U. Une puce quatre coeurs et huit threads performante avec des fréquences allant de 1.8 à 4.6 GHz et un chipset graphique UHD 620 proposant de bonnes performances dans l’étroit fonctionnement où elle se déploie avec 15 watts de TDP.

Purism Librem Mini

Vendu dans différents kits, le Purism Librem Mini propose deux slots SoDIMMM de DDR4 pour un total de 64 Go de mémoire vive possible et un double stockage avec une baie SATA 3.0 de 7 mm d’épaisseur ainsi qu’un emplacement M.2 proposant à la fois une prise en charge PCIe NVMe et SATA 3.0.

La connectique propose un port HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.2 pour  des sorties vidéos UltraHD. On retrouve également un port jack 3.5 mm combinant casque et micro. Quatre ports USB 3.0, deux ports USB 2.0 et un USB Type-C sont repartis sur les deux faces de la machine. Une sortie Ethernet Gigabit et des options pour un Wifi4 et du Bluetooth 4.0 sur un port classique.

Pure Librem Mini

La version de base à 699$ est livrée avec 8 Go de mémoire vive et un SSD de 250 Go SATA sur le port M.2. A bord, on découvrira un système d’exploitation Linux baptisé PureOS distribué par Librem. Un ajout technique a également été fait pour désactiver le système Intel Management Engine qui est remplacé par une solution appelée PureBoot. 

L’idée étant de profiter d’une solution très orientée vers la sauvegarde de vos données privées. Le système d’exploitation étant conçu pour ne pas partager vos informations personnelles ni votre activité sur la machine. C’est ce qui explique probablement le tarif de la machine… Car ce type de solution coûte bien moins cher en direct. La grande question restant de savoir si, pour quelqu’un qui cherche un ordinateur plus confidentiel, il est plus pertinent d’acheter ce type de machine dans le circuit normal et de la transformer en solution libre. Ou si il vaut mieux s’orienter directement vers une machine de ce type ?

Source : CNX Software

Purism Librem Mini : une minimachine différente © MiniMachines.net. 2020.

Premiers benchmarks du netbook gaming GPD Win Max

Par Pierre Lecourt

La dernière communication officielle de la marque listait les caractéristiques détaillées de l’engin avec la confirmation de son écran 8″ ainsi que de son processeur et des autres éléments de son équipement logique. Aujourd’hui, on a quelques infos sur les capacités de calcul du GPD Win Max.

GPD Win Max

Le GPD Win Max est un 8″ HD seulement puisque  sa dalle IPS affiche en 1280 x 800 pixels. Un choix qui s’explique par la volonté d’orienter cet engin vers le jeu et non pas la production de contenus. En proposant une définition plus faible, les performances globales de l’engin n’en seront que meilleures. De quoi pallier à la relative faiblesse en 3D du processeur Intel Core i5-1035G7 qui, bien qu’équipé d’un circuit graphique Iris Plus 940 d’Intel plutôt musclé, n’arriverait pas à fournir une jouabilité satisfaisante en FullHD.

GPD Win Max

Pour accompagner cette puce, pas moins de 16 Go de mémoire vive DDR4 et 512 Go Go de stockage PCIe NVME. De quoi laisser s’exprimer à fond tout le potentiel de la puce Intel.

GPD Win Max

La dissipation tient une place importante dans le dispositif qui doit encaisser un processeur qui tournera probablement au maximum de ses capacités pendant toutes les sessions de jeu. GPD  donc fait la part belle à l’aspiration d’air frais sous le capot pour rejeter l’air chaud derrière la machine de manière assez classique.

GPD Win Max

La connectique du GPD Win Max est très riche sur un engin d’aussi petite taille. La marque n’a pas hésité  à proposer de multiples solutions et va jusqu’à intégrer un RJ45 et un Thunderbolt 3.0. Ce qui en fait, assez paradoxalement, un des ultraportables les mieux fournis en connectique alors qu’il n’affiche qu’en 8″ de diagonale.

GPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win Max

Quels résultats donnent ces éléments sur cet engin ultra compact ? Cela dépend évidemment des titres que vous lancerez. GPD annonce la couleur avec une série de jeux tournant autour des 60 images par seconde. Dans la liste, on découvre des titres plus ou moins récents comme Red Dead Redemption 21, Borderlands 3 ou Call of Duty: Modern Warfare. D’autres jeux semblent moins apprécier la solution avec des chutes de performances comme Rise of the Tomb Raider, Sekiro, Gears 5, Monster Hunter : World ou Devil May Cry 5.

GPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win MaxGPD Win Max

Enfin, des titres plus anciens comme BioShock Infinite ou Counter Strike : Global Offensive dépassent les 100 images par seconde. Les titres très populaires et grand public comme Rocket League, DOTA 2, Overwatch, FIFA 20, PUBG ou Fortnite sont très correctement gérés par la machine. 

So, all you guys saw this leaked video? pic.twitter.com/RISnTGFe4K

— GPD Game Consoles (@softwincn) March 14, 2020

On peut donc s’attendre à des performances très correctes pour tous types de jeu, reste à savoir si le format et le prix vont convaincre. Il est possible que la Win Max fasse mouche, surtout si un financement participatif agressif est lancé. Au final, je doute que l’objet soit produit en masse. Il s’agit d’une solution de niche qui ne devrait pas déborder quelques milliers de pièces. A moins que la marque trouve des partenaires pour distribuer plus localement ses solutions et joue sur le nombre de produits vendus, ce type de solution devrait probablement dépasser le montant alloué aux caprices de nombreux acheteurs potentiels.

Source : Liliputing

Premiers benchmarks du netbook gaming GPD Win Max © MiniMachines.net. 2020.

Xiaomi annonce sa Mi Box S avec une certification Netflix

Par Pierre Lecourt

Mise à jour du 19/03/2020 : La Mi Box S est en promo à 48.10 € chez Gearbest aujourd’hui.

Billet original : On connait bien les Mi Box et le paradoxe qu’elles représentent sur le marché. Parmi les meilleures élèves en terme de décompression vidéo, la petite solution Android TV de Xiaomi est également sujette à des coups de blues à chaque mise à jour. La solution qui se révèle très performante pour lire un flux en streaming sur  un service un jour se révèle incapable de recommencer la même chose le lendemain.

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En cause ? Des partenariats établis peu à peu avec différents services et des diffuseurs de flux qui ne reconnaissent plus la Mi Box comme une solution valide au lendemain d’un changement logiciel. Ce paradoxe se fait bien entendu au détriment des clients qui achètent souvent ce type de  dispositif pour streamer des contenus vidéo ou audio depuis la toile : Netflix, Youtube, Canal+ ou Spotify.

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Une fonction Chromecast complète…

La nouvelle Mi Box S de la marque devrait régler ce souci. Les changements techniques sont mineurs… Pour preuve, la solution emploie encore et toujours le même SoC sur une base d’ARM Cortex-A53 en quadruple coeurs associé avec un chipset Mali-450. On garde le même panel de DRM que d’habitude. Cette version embarque 2 Go de mémoire vive et, comme d’habitude, un tout petit peu de stockage interne avec 8 Go embarqués. Pas de lecteur de cartes SD, pas d’extension naturelle de cette mémoire. On pourra certes ajouter un disque dur en USB mais cela ne permettra pas de glisser au coeur de la box une foule d’applications Android. 

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La connectique reste bien pauvre : Une sortie HDMI 2.0a compatible CEC et HDCP 2.2, un port USB qu’il vaut mieux connecter à un adaptateur Ethernet qu’a tout autre chose, un port d’alimentation et un port jack audio 3.5 mm stéréo. La Mi Box S propose un Wifi5 (802.11AC) et du Bluetooth 4.2 pour être pilotée avec des manettes compatibles. Elle supporte la fonction Chromecast de Google et se comportera donc comme une clé HDMI de la marque avec exactement les mêmes usages. Elle est compatible Dolby Audio et DTS.

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Annoncée à un prix public de 59.99$, elle est livrée avec une télécommande vocale permettant d’utiliser la Mi Box S comme une solution Google Assistant : On pourra donc lui donner des ordres après avoir appuyé sur le bouton adéquat : Contrôle domotique à la voix, recherche de contenus au travers des services compatibles.

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Mais le point important par rapport à l’actuelle Mi Box disponible sur le marché, cette Mi Box S est certifiée par les sources de streaming : Netflix a droit à un bouton sur la télécommande pour lancer son service en un clic. Les autres services de diffusion sont également compatibles et reconnaissent la box comme un périphérique valide. Cela devrait limiter grandement les problèmes de refus de diffusion avec ces sites. A noter, d’ailleurs, qu’Amazon vidéo ne fait pas partie de la liste proposée par la box sur sa page US. Un “manque” qui fait tâche dans l’offre actuelle de la marque.

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Pour quand en France ma Mi Box S ? Aucune idée. Sera t-il possible de commander une Mi Box S en Asie et se la faire livrer en France ? Probablement. Sera t-elle alors compatibles avec les services français de diffusion comme Netflix ou Spotify ? On ne sait pas encore… La Mi Box S est toute fraîche et les négociations avec les partenaires français seront probablement longues. Un ami chez Canal+ me disait encore il y a peu, lorsque je lui demandais comment ça allait, qu’il passait son temps à se battre contre Widewine… Je vous laisse deviner pourquoi.

Découvrir le meilleur prix pour la Mi Box S

Xiaomi annonce sa Mi Box S avec une certification Netflix © MiniMachines.net. 2020.

Waveshare présente des écrans à encre numérique alimentés en… NFC

Par Pierre Lecourt

Disponibles en quatre tailles de 2.13 à 7.5 pouces, ces écrans proposent des fonctionnalités d’encre numérique classiques. Comme vous le savez sans doute, cette technologie est basée sur un changement d’état physique de billes intégrées dans la dalle. Chaque bille présentant une face noire et l’autre une face neutre. Lors d’une impulsion électrique, le positionnement de ces billes change et dessine texte ou image.

Waveshare

Une fois l’image dessinée, aucun besoin d’énergie. L’image restera telle quelle dans le temps, il faudra au contraire une nouvelle impulsion électrique pour qu’elle s’altère. 

L’idée de ces écrans Waveshare est donc de profiter du NFC pour transporter l’énergie nécessaire à ce changement d’état en même temps que l’information à afficher. De telle sorte que les petits écrans à encre numérique peuvent se passer de toute batterie interne. Une vraie bonne idée pour beaucoup d’usages et surtout un excellent moyen de limiter la pollution liée aux batteries employées dans ces outils.

Les prix sont assez intéressants :

Avec un simple smartphone proposant du NFC, on pourra mettre à jour son écran Waveshare et lui “imprimer” des informations qui resteront en place jusqu’au prochain changement. Une excellente idée pour de nombreux usages. On peut imaginer des rapports d’état sur des matériels, par exemple. Une solution pour présenter une mise à jour d’intervention sur un ascenseur par exemple.

Waveshare

Mais cela peut également servir pour des usages de particuliers qui pourront afficher des infos de calendrier journalier par exemple. Des informations météo ou autres éléments qu’il sera intéressant d’afficher sur des endroits précis. Des messages, des informations techniques, des rendez vous et autres. L’intégration de ce type de technologie étant relativement abordable pour un simple affichage, il peut également convenir pour de nombreux projets de particuliers bricoleurs.

Waveshare

Waveshare propose d’ailleurs des kits de développement à 19.97€ pour piloter ces écrans. Ces kits comprennent un affichage OLED, un SoC STM32F103R et un lecteur de cartes MicroSD. On peut facilement imaginer une solution autonome qui ne consommera quasiment rien et qui pourra profiter du NFC pour analyser un milieu fermé et transmettre des informations de ce milieu via une communication NFC vers un écran situé à l’extérieur par exemple.

Source : CNX-Software

 

 

Waveshare présente des écrans à encre numérique alimentés en… NFC © MiniMachines.net. 2020.

reMarkable 2 : une seconde super liseuse pour la marque

Par Pierre Lecourt

La marque reste sur les même fondamentaux et la reMarkable 2 reste une solution de 10.3″ de diagonale équipée d’un écran E Ink compatible avec un stylet actif. Ecran qui a la particularité d’offrir une certaine granularité en surface pour proposer un ressenti agréable et précis au stylet.

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La solution est annoncée à 399$ pour son lancement en précommande. La disponibilité est annoncée pour Juillet et plusieurs cadeaux vous sont proposés. Les  frais de port, un stylet et une pochette seront ainsi joints à la tablette pour toute commande opérée en ce moment. Une remise qui atteint donc au total 137$ et un site qui joue la transparence avec la possibilité d’obtenir un remboursement à tout moment pendant la précommande et même de retourner l’engin 30 jours après sa réception si vous n’en êtes pas satisfait.

reMarkable 2

Venons en au matériel lui même avec une solution qui est très proche de la version précédente. L’écran 10.3″ proposera une surface à encre numérique proposant une lecture agréable et une belle autonomie. L’affichage propose une définition de 1872 x 1404 pixels soit du 226 points par pouce. La marque a choisi une technologie baptisée CANVAS de seconde génération établie sur des fondations d’encre numérique établies par E Ink.

reMarkable 2

L’autonomie annoncée pour la liseuse est de deux semaine en usage normal et trois mois en veille. La batterie 3000 mAh fait donc un excellent travail sur ce point. L’autonomie est presque 40% plus importante que pour la première version de l’objet. Cela est dû en grande partie au SoC plus efficace employé pour cette nouvelle version. Le SoC embarqué est un double coeur cadencé à 1.2 Ghz associé à 1 Go de mémoire DDR3 et 8 Go de stockage. Des spécifications un peu maigres mais l’engin emploie un système Linux maison et n’a pas besoin de solutions extravagantes pour faire fonctionner son dispositif. En l’état, la reMarkable 2 est capable de gérer et stocker cent mille pages… L’épaisseur de la liseuse tombe à 4.7 mm pour 405 grammes. A bord, on retrouve également un module Wifi5 et la charge comme la transmission de données se fera au travers d’un port USB Type-C.

reMarkable 2

Le stylet offre toute l’interactivité nécessaire à la prise de notes, il permet de détecter la pression et l’orientation de sa pointe. Il permettra de retranscrire précisément votre écriture sur cette surface semblable au papier. Mieux encore, sur  cette seconde version le stylet peut se comporter en gomme en le retournant face à l’écran. Une couverture de protection vient de fixer magnétiquement au côté de la tablette d’un côté. Le stylet viendra, quant à lui, se coller magnétiquement de l’autre côté de la reMarkable 2.

reMarkable 2

Le Linux embarqué permet l’ouverture et la manipulation de nombreux formats dont l’Epub et le PDF. Ces derniers pourront être annotés, modifiés ou signés directement mais la machine ne proposera pas d’OCR. Les exportations se feront sous forme de fichiers images ou de PDF…

Un outil parfait pour les boulimiques de carnets en tous genres qui jettent des idées en pagaille sur le moindre bout de papier qui tombe sous leur main. La première version de cet engin était annoncée en 2016 et beaucoup avaient eu peur de ne voir ici qu’un scam de plus sur le réseau surtout après le triste épisode de la Noteslate. Au final, la liseuse était bien sortie et a été distribuée dans un circuit spécialisé tout à fait normalement. La société est donc digne de confiance et son premier produit était une vraie réussite technique d’après ce que j’ai pu en lire. En espérant que cette reMarkable 2 soit un peu moins confidentielle…. 

Plus d’infos chez reMarkable

reMarkable 2 : une seconde super liseuse pour la marque © MiniMachines.net. 2020.

DFI GHF51 : une carte de la taille d’un Raspberry Pi sous Ryzen Embedded

Par Pierre Lecourt

Il faut dire que les puces Ryzen Embedded sont par nature à destination des solutions industrielles. Vous avez plus de chances d’en croiser une dans une Atari VCS que chez un commerçant, c’est dire. Il n’empêche que la DFI GHF51 est impressionnante à la fois en possibilités et en compacité et, qui sait, peut être qu’elle pourrait donner des idées à un constructeur classique de carte mère de se pencher sur le joli berceau de ces processeurs.

DFI GHF51

La carte mère DFI GHF51 mesure 8.4 cm par 5.5 cm de cotés soit l’équivalent d’une carte type Raspberry Pi Model B. A son bord, on découvre un processeur AMD Ryzen Embedded R1000 avec un TDP de 12 watts. Avec un chipset graphique embarqué Radeon Vega 3, la carte affiche de belles possibilités 2D et Vidéo. Elle pourra prendre en charge nativement des formats vidéos H.265 en encodage comme en décodage, prendre en charges les formats VP9 et pourra même afficher en 4096 x 2160 en 24 Hz. 

DFI GHF51

Avec 2 Go de mémoire vive DDR4-3200 embarqués de base mais jusqu’à 8 Go dans la version haut de gamme, la DFI GHF51 ne sera pas la solution x86 la plus spectaculaire du marché. Mais elle aura pour avantage sa petite taille et sa robustesse en calcul, sans compter sa large compatibilité avec de multiples systèmes d’exploitation. Son stockage embarqué est assez maigre avec 16 Go de eMMC de base mais pourra évoluer jusqu’à 64 Go sur les modèles haut de gamme. Un port M.2 MiniPCIe est également disponible pour une extension. De quoi profiter du système assez largement avec une distribution Linux ou un Windows 10.

DFI GHF51

Autre intérêt de la DFI GHF51, sa connectique puisqu’elle propose un port USB 3.1 Gen2 Type-C qui permettra de brancher un Hub USB très complet, deux sorties MicroHDMI 1.4 et un port Ethernet Gigabit. La carte proposera également les broches nécessaires à une intégration classique dans boitier et s’alimentera en 12 volts.

DFI GHF51

La marque n’a pas encore donné de tarifs pour cette gamme et il ne faut pas s’attendre à un prix abordable. Outre la confidentialité du produit, sa destination industrielle force probablement à une commercialisation par grandes quantités. A moins qu’un distributeur ou un grossiste s’y intéresse et en achète un lot, la DFI GHF51 restera probablement une solution totalement inaccessible.

Source : Liliputing et DFI

DFI GHF51 : une carte de la taille d’un Raspberry Pi sous Ryzen Embedded © MiniMachines.net. 2020.

AMD lance les Ryzen 9 4900H et 4900HS pour machines mobiles

Par Pierre Lecourt

Deux nouvelles puces sont donc annoncées dans la gammes des Ryzen Mobile 4000, deux puces assez proches développées dans deux TDP différents. Le Ryzen 9 4900H tourne à 45 watts. Le 4900HS proposera, quant à lui, un fonctionnement à 35 watts de TDP. Des consommations qui sont élevées pour des machines portables mais qui pourraient être très pertinentes dans des MiniPC.

AMD Ryzen 9 4900H

Avec des puces performantes, complètes puisque disposant de leur propre circuit graphique, dans une enveloppe  thermique de 45 ou 35 watts, AMD vise clairement les PC grand format. Des 15 et 17″ épais qui pourront non seulement dissiper la chaleur dégagée mais également accepter des batteries imposantes pour proposer une autonomie décente.

Mais c’est peut être au sein de MiniPC que ces solutions auraient le plus de sens. Avec ces TDP, ces puces seraient parfaites pour construire des solutions compactes et efficaces. Des minimachines performantes avec un bon niveau 3D, des performances 2D et vidéo très confortables et de très bonnes capacités de calcul. De quoi proposer un produit à la fois compact et complet dans un encombrement minimal.

AMD Ryzen 9 4900H

Les Ryzen 9 4900H sont des 8 coeurs et 16 threads cadencés  de 3.3 à 4.4 GHz avec 4 Mo de cache L2 et 8 Mo de cache L3. Il dispose de 8 CU et propose une fréquence de 1750 MHz pour 45 Watts de TDP.

AMD Ryzen 9 4900H

Les Ryzen 9 4900HS sont des déclinaisons 35 Watts avec le même nombre de coeurs, de threads et de CU mais sur des fréquences un peu plus basses de 3.0 à 4.3 GHz. La mémoire cache est la même et le circuit graphique tournera à la même fréquence max.

Ryzen 9 4900HS

Le détail qui pique, ces calculs sont faits avec une GeForce RTX MaxQ de Nvidia

Ces modèles seront réservés aux fabricants partenaires d’AMD. Ces solutions permettront donc de profiter d’un excellent niveau de performances tout  en sauvegardant une bonne partie de l’autonomie des machines. L’implantation de ces modèles se ferait obligatoirement en partenariat avec AMD qui veillerait à la bonne implantation du design et au suivi logiciel des mises à jour de pilotes.

AMD Ryzen 9 4900H

L’évolution avec le Ryzen 7 4800H est surtout visible sur les fréquences. La puce d’AMD propose la même architecture en 8 coeurs et 16 threads mais dans des fréquences oscillant de 2.9 à 4.2 GHz avec le même cache. Le nombre de CU est de 7 et la fréquence max de 1600 MHz pour 45 watts.

La surprise de cette sortie un peu plus tardive n’est pas énorme. Si en Janvier AMD dévoilait ses gammes Ryzen 4000 limitées aux Ryzen 7, de nombreux fabricants communiquaient dans le même temps sur des gammes de produits capables d’accueillir des puces jusqu’au Ryzen 9…. Ne laissant pas de grand mystère sur l’apparition de ces nouveaux modèles.

ASRock DeskMini A300

Les modèles Ryzen 4900H seront plus faciles à trouver et si AMD les imagine pour des machines mobiles, il se pourrait donc que des fabricants les développent sur un marché de solutions PC plus classiques. Des solutions comme l’Asrock Deskmini ci-dessus, par exemple, sauraient largement tirer avantage de ce type de puces mais on peut également imaginer des solutions chez d’autres constructeurs qui savent déjà encaisser des puces de 45 watts de TDP.

Un engin comme le NUC Hades Canyon sous Core i7-8809G sait encaisser un processeur avec un TDP de 100 watts. Les Zotac Magnus de dernière génération proposent un processeur avec le même TDP de 45 watts ( Core i9-9980H)  avec un circuit graphique GeForce RTX. On imagine donc qu’il serait largement possible de concevoir des solutions adaptées à des puces Ryzen 9 4900H avec 45 “petits” watts de TDP. 

Est-ce que AMD va enfin se pencher sérieusement sur le berceau des MiniPC pour donner naissance à une gamme efficace ? On peut imaginer que les modèles HS auront la priorité sur le reste de la production et que la marque va chercher à conquérir un peu plus le marché portable. Fidéliser des partenariats avec des marques semble être la prochaine étape stratégique importante pour assurer son avenir.

Les prix des puces sont pour le moment inconnus. La disponibilité d’origine était prévue pour ce printemps sans que l’on sache évidemment aujourd’hui si elle pourra être respectée ou livrée à temps pour correspondre au calendrier d’AMD.

AMD lance les Ryzen 9 4900H et 4900HS pour machines mobiles © MiniMachines.net. 2020.

Coronavirus Times : L’impression 3D et le DIY au secours des malades

Par Pierre Lecourt

En Chine, au Japon, en Italie, en Espagne et en France, les histoires mêlant impression 3D et Coronavirus se multiplient. Des particuliers, de simples particuliers, comme des entreprises et des fablabs viennent en aide à leurs voisins, leur famille et, plus rarement, aux malades et aux hôpitaux avec ces fameuses imprimantes 3D qui pour beaucoup n’avaient aucun intérêt.

poignée de porte impression 3D

Dès les premiers jours de l’épidémie, l’impression 3D a commencé à proposer des solutions face aux problèmes liés à l’épidémie de Coronavirus Covid-19. La plupart du temps, les gens ont commencé à produire des supports pour fabriquer des masques de fortune. De simples clips plus pratiques que les solutions de base, que l’on pouvait changer facilement. Mais très vite des solutions de plus en plus évoluées sont apparues.

De nombreuses personnes ont réfléchi à la fabrication de respirateurs maison, des solutions simples et efficaces utilisant les matériels existants déjà dans les hôpitaux mais ne coûtant pas plusieurs dizaines de milliers d’euro pièces. En adaptant des masques et des solutions manuelles avec des solutions développées maison, des machines efficaces ont pu être mises en place. Il suffit de suivre la page Facebook Open Source COVID19 Medical Supplies pour comprendre le génie de certains pour adapter des matériels non utilisés par manque de moyens mécaniques. dans beaucoup de pays en voie de développement, les respirateurs manuels sont adaptés à des solutions mécanisées de cette manière.Open Source COVID19

J’ai pu lire une histoire édifiante à ce sujet. Un paysan Indien atteint d’une maladie qui le paralysait peu à peu. Au bout de quelques jours, il n’arrivait plus à respirer tout seul. Dans son hôpital de province, aucun respirateur artificiel n’était disponible. Seule solution locale, un petit dispositif manuel où l’on presse une sorte de gros ballon transparent pour qu’il pousse de l’air vers un masque posé sur le nez et la bouche du patient. Le genre d’objets que l’on voit dans les séries médicales posés sur le visage des gens sur les brancards… Un objet qui ne coûte pas très cher. Problème, il faut quelqu’un pour le manipuler. L’homme a pu compter sur sa famille et ainsi sa femme et son frère se sont relayés à son chevet jour et nuit pour appuyer sur le respirateur manuel, 15 fois par minute, jour et nuit pendant…. 18 jours. Ce qui lui a permis de rester en vie. Assez pour ne plus avoir besoin d’une aide respiratoire et sortir de l’hôpital sur ses deux jambes.

Respirateur artificiel DIY

Cette aventure a lancé l’idée de construire des systèmes de respirateurs adaptés à ces outils manuels en 2010 au MIT. Et cela a abouti au dispositif que vous voyez juste ci dessus en image. L’idée étant de proposer un matériel simple, efficace et employant des produits disponibles partout à des prix abordables. Le souci actuel étant de grande ampleur et “ponctuel”, le dispositif du MIT n’est cependant pas envisageable. Il faut des solutions rapides à développer avec les moyens du bord et non pas un appareil “low cost” à installer là où les appareils les plus chers ne sont pas disponibles. 

Avec l’épidémie de coronavirus, cette idée est donc relancée avec des tonnes d’exemples de développement maison autour de cette idée de “faire simple”. Un recours à la lowtech pour pallier le manque de matériel très haut de gamme disponible dans les hôpitaux. 

Open Source COVID19 Medical Supplies COVID19 Open Source COVID19 Medical Supplies

Avec du materiel de CNC classiques, des moteurs, tiges filetées, roulements et autres, largement disponibles en 2020 grâce au marché de l’impression 3D, des logiciels de conception 3D qui se sont démocratisés et des solutions microcontrôleur abordables, des dizaines de projets ont ainsi pu voir le jour. L’objectif étant de développer au final un respirateur Open Source, simple, efficace et abordable. Qu’un particulier pourrait construire lui même en cas de besoin pour aider un malade ou pour donner à des hôpitaux pour faire face à une épidémie. Des produits qui ne seront probablement jamais certifiés par nos systèmes de santé en temps normal mais qui pourraient sauver des vies dès aujourd’hui. Les hôpitaux d’une partie de notre pays étant déjà face au problème d’un choix à faire entre les patients faute d’un manque de ces respirateurs et de places.

valves FDM

A gauche l’original, à droite une des premières valves imprimées avec du PLA

L’histoire de ces sociétés Italiennes qui ont réussi à modéliser et imprimer des valves pour un hôpital de Brescia en Lombardie, une région particulièrement touchée par le COVID-19, a directement permis de sauver des vies. Ces valves font partie du système des respirateurs artificiels et doivent être régulièrement changées. Problème, le fournisseur a prévenu l’hôpital qu’il n’arriverait pas à livrer de nouvelles valves dans les temps et une rupture de ces simples objets en plastique allait rendre inopérants les respirateurs hors de prix.

valves SLS

Impression 3D de valves par un industriel

L’hôpital s’est tourné vers des fablabs et une petite société italienne a décidé d’aller directement à l’hôpital avec une petite imprimante 3D. Pour modéliser l’objet et le tester sur place. Une première production a été lancée avec quelques pièces et a permis de sauver immédiatement des vies. La production s’est ensuite tournée vers un solution d’impression industrielle pour produire ces valves en quantité. Suffisamment pour pallier au problème de livraison.

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Mise à jour de la mise à jour ! 19/03/2020

Nouveau rebondissement dans cette affaire de valve imprimée en 3D. L’entreprise mise en cause nie avoir menacé de procès l’entreprise Italienne désireuse de faire des copies de ses valves. Elle aurait simplement refusé de leur envoyer les plans de ses valves pour des raisons légales.

Un article de Business Insider affirmait pourtant que Massimo Temporelli, qui avait recruté l’équipe en charge du design de cette valve pour pallier au problème de rupture de stock avait subit des menaces de procès.
Jointe par The Verge, une des deux personnes ayant discuté avec un contact dans l’entreprise explique qu’il n’en est rien. La marque aurait bien refusé de donner les plans, expliquant son incapacité à le faire pour des raisons légales mais l’échange se serait arrêté là. Aucune menace de procès aurait été faite.
Autre information importante, le chiffre avancé pour le prix de la valve serait bien démesuré et sans rapport avec le prix réellement facturé aux hôpitaux par la société. La facture ne serait de quelques euros ce qui semble bien plus plausible pour un petit morceau de plastique.

Comment expliquer cette information erronée ? Peut être parce que le compte rendu de la conversation entre les personnes cherchant a fabriquer des valves “maison” dans l’urgence et al société s’est terminée par une notification sur le fait que la copie de ces valves brevetée était bien illégale. Et que le groupe qui a décidé de les fabriquer quand même a conclut que le risque d’un procès devait être pris par rapport à la situation des patients malades dépendant de la production de ces valves.

A l’issue de cette crise, aucun procès devrait être intenté envers les personnes ayant ainsi subvenu aux besoin des hôpitaux Italiens. Evidemment, si un industriel décidait de copier en masse ces éléments spécifiques, sans raison ou nécessité impérieuse, il serait quand à lui poursuivi.

valve (l'autre)

Mise à jour 18/03/2020 : J’apprend ce soir que les créateurs Italiens de ces valves ont été menacés de poursuites par le fabricant quand ils l’ont contacté pour récupérer les plans. Fabricant qui ne voyait pas d’un très bon oeil le fait que ces produits étaient répliqués pour une somme dérisoire alors que lui même les vend pour une somme astronomique. Certains médias parlent de 11000$ pièce ce qui me parait totalement grotesque et extravagant pour ce genre de produit. Cela n’a semble t-il découragé personne et devant ce cas de force majeure, les impressions ont bien été réalisées.

Mais c’est là un vrai problème de société. Doit t-on laisser ce genre de développements à des sociétés privées qui, par soucis de rentabilité, préfèrent tenter de dissuader des gens de sauver des vies en les menaçant de procès alors qu’ils ne sont pas en mesure de fournir les produits indispensables à l’usage de leur matériel ?

Ne serait-ce pas utile que les hôpitaux et autres services d’urgence disposent de solutions Open-Source ? Que tout le monde puisse dépanner tout le monde en cas de besoin ponctuel dans un pays ? Que sauver une vie ne coûte pas des milliers d’euros de materiel quand ce materiel ne devrait coûter que quelques piécettes ? Que l’on manque de personnel d’un côté, de masques en quantité de l’autre, de lits… tout simplement parce que notre argent part dans des consommables hors de prix ?

Chez les particuliers, ce sont les masques qui ont sans doute le plus d’importance. L’impression 3D a permis de concevoir des modèles simples comme des masques sophistiqués, des solutions qui ne correspondaient pas aux besoins des malades déjà contaminés mais parfaits pour des personnes ayant besoin de sortir et de se protéger. Des solutions adaptées pour des vendeurs de produits de première nécessité n’ayant reçu aucun matériel pour se protéger. Boulangers, épiciers et autres personnels en supermarchés mais aussi facteurs, livreurs, éboueurs…  Ces solutions existent désormais partout et notamment sur Thingiverse, site où on peut les télécharger gratuitement.

Coronavirus  Flu Reusable Emergency Respiratory Mask

Un des premiers produits que j’ai pu croiser est ce masque proposé par dbeck sur Thingiverse. Une solution simple et rapide à imprimer qui vient coincer un tissu dans deux feuilles de plastique. Une super idée avec un petit défaut, il faut une imprimante capable d’imprimer en grand format pour l’exploiter. Il sera possible néanmoins de réduite la taille de l’objet dans votre slicer pour l’adapter à un enfant.

Flexible Mask Valvy
On trouve également des solutions haut de gamme comme ce masque à imprimer en plusieurs pièces directement sur du tissu proposé par Jczfirz sur Thingiverse. Une solution complexe mais réutilisable qui nécessite certes du temps de préparation mais qui propose l’utilisation de filtres assez évolués. 

Ce dispositif est complet mais complexe, si il ne nécessite qu’une imprimante 3D de 200 mm de côté, il demande également du materiel annexe comme un décapeur thermique par exemple. 

Coronavirus COVID-19

Il existe également des “pinces” pour plier du tissu et l’accrocher avec es élastiques. Là encore, c’est simple à imprimer et compatible avec tout type de format d’imprimante. Ce modèle est signé par Fernderam07 encore sur Thingiverse. Il en existe beaucoup d’autres sur le site.

Air Mask with two filters

Un projet particulièrement intéressant à suivre est le projet Open Mask qui en est à sa version 4.0. Disponible là encore sur Thingiverse, ce dispositif est en perpétuelle évolution sur le site openmask.altervista.org.

Open Source COVID19 Medical Supplies

Des systèmes de protection pour les yeux et le visage nécessaires aux personnels hospitaliers sont également développés. Des systèmes simples qui, imprimés en 3D, permettent de fixer une feuille de plastique transparente devant votre visage. On en trouve par exemple sur cette page de Prusa Printers ou chez Grabcad.

Des tutos pour fabriquer vos propres masques à partir de tissus adaptés et de guides imprimés en 3D sont également proposés. Comme celui-ci, très complet, découvert sur un site japonais qui permet de fabriquer son propre masque étape par étape.

Stéthoscope 3Dpoignéegel

Un stéthoscope prévu pour une impression 3D est également disponible gratuitement en suivant ce lien. Il existe des dizaines d’autres produits qui vont du système pour accrocher son masque sans le passer derrière ses oreilles aux équipements pour manipuler des poignées sans les toucher avec les mains en passant par des supports pour bouteilles de gel hydro alcoolique à placer de manière stratégique.

Le recours à l’impression 3D et au Do It Yourself trouve ici un écho formidable. Un particulier disposant d’une simple imprimante peut facilement proposer des solutions efficaces pour ses amis, ses voisins, sa famille. Il est possible d’imprimer un lot de masques en quelques jours et de les envoyer par la poste sans sortir de chez vous grâce au ramassage des colis proposé par le service postal.

Ce n’est pas parfait, ce n’est pas l’idéal mais ces outils peuvent peut être sauver des vies et limiter la propagation de la pandémie. Ce genre de geste, avec la garde des enfants des personnels hospitaliers, le respect des consignes de confinement et une attitude raisonnable face au virus sont indispensables pour limiter l’impact du virus. La réflexion sur notre système de santé, ce que l’on a fait de notre hôpital et pourquoi dans certaines régions, on est déjà à choisir les patients que l’on va sauver et ceux que l’on va laisser mourir devra avoir lieu plus tard.

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Le très discret Intel Core i7-10810U

Par Pierre Lecourt

On connaissait l’Intel Core i7-10710U comme le processeur le plus puissant de la gamme chez le fondeur Intel. Le nouveau Core i7-10810U devrait, logiquement, lui voler la vedette de la première place sur le podium.

Intel

Publiée le 12 mars dernier, une note de changement de produit faisait apparaître cette nouvelle référence de processeur Core i7-10810u jamais annoncée officiellement auparavant. La note ayant aujourd’hui disparu, on ne garde donc aucune information officielle pour le moment sur cette puce même si on devine facilement comment elle sera construite. En toute logique, son appellation très proche du Core i7-10710U nous renseigne sur sa génération. La solution devrait être une Comet Lake de dixième génération chez Intel et donc toujours gravée en 14 nanomètres. 

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Le Core i7-10710U étant un processeur 6 cœurs et 12 threads cadencé de 1.1 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache, le nouveau venu pourrait être une variation de cette offre sans toutefois changer le nombre de ses cœurs, à mon sens. Une probable hausse en fréquence suite à une optimisation de la gamme. Aussi, je doute qu’il s’agisse d’un 8 coeurs et 16 threads avec 16 Mo de cache mais plutôt d’une puce pouvant tourner plus haut en fréquence.

Le TDP du Core i7-10810U devrait être équivalent au précédent processeur avec les classiques 15 Watts de la série U capable de passer en 25 watts ou de descendre en 12.5 watts selon les intégrations. Une puce assez intéressante qui pourrait venir se positionner un peu plus haut en performances sur les machines ultraportables… sans toutefois leur apporter les performances graphiques des solutions Ice Lake en Iris Plus.

La gamme complète se déclinerait donc comme suit :

  COEURS/THREADS CACHE TDPs FREQ BASE/MAX FREQ MAX
Tous coeurs
FREQ GFX
i7-10510Y 4/8 8Mo 4.5W/7W/9W 1.2/4.5GHz 3.2GHz 1.15GHz
i5-10310Y 4/8 6Mo 5.5W/7W/9W 1.1/4.1GHz 2.8GHz 1.05GHz
i5-10210Y 4/8 6Mo 4.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 2.7GHz 1.05GHz
i3-10110Y 2/4 4Mo 5.5W/7W/9W 1.0/4.0GHz 3.7GHz 1.0GHz

Source : Anandtech

 

 

Le très discret Intel Core i7-10810U © MiniMachines.net. 2020.

Zalman annonce les boitiers Mini-ITX Z-MACHINE 300

Par Pierre Lecourt

300€, c’est le tarif du nouveau Zalman Z-Machine 300. Pas donné pour ce joli bébé de 33 cm de profondeur pour 31 cm de haut et 16 cm de large. La compacité à un prix et il est malheureusement un peu élevé pour ce modèle haut de gamme livré avec RGB mais sans alimentation.

Zalman Z-Machine 300

Sur la façade avant de l’engin, on retrouvera donc un bandeau RGB programmable, un bouton de démarrage mais zéro connectique. L’objet est destiné à une utilisation désaxée sur un coin de bureau où on pourra déporter un hub USB, par exemple.

Zalman Z-Machine 300

Sur les côtés, des baies transparentes en acrylique permettant un bon découpage pour une circulation d’air optimisée et sur l’arrière, de quoi accueillir une carte mère Mini-ITX mais également une carte graphique double slot maximum pouvant aller jusqu’à  310 mm de long.

Zalman Z-Machine 300

L’alimentation n’est pas fournie et il faudra piocher dans des catalogues de modèles SFX ou SFX-L pour équiper l’ensemble. Le Z-Machine 300 prévoit également l’espace disponible à l’intégration de deux dissipateurs de 240 mm en haut et en bas du châssis. Un Riser fournit permet de séparer les deux composants dans deux chambres séparées pour éviter un emballement thermique.  De quoi intégrer un système de watercooling efficace pour le processeur et la partie graphique d’une configuration musclée. 

Zalman Z-Machine 300

Il sera également possible d’utiliser le boitier en ventilation à air standard même si ce n’est clairement pas sa vocation grâce à ses nombreuses ouvertures et un support pour ventilateur. 

Disponibilité attendue rapidement en Europe et en France même si il est difficile de faire le moindre pronostic en ce moment. Reste un détail d’importance, le tarif de l’objet. A 300€ et sans alimentation, le Zalman Z-Machine 300 se place face à des productions plus artisanales et souvent plus abouties encore sur ce marché particulier du Mini-ITX.

Zalman annonce les boitiers Mini-ITX Z-MACHINE 300 © MiniMachines.net. 2020.

Le vidéoprojecteur Fengmi Dice passe à Android TV 9.0

Par Pierre Lecourt

Fengmi est une des nombreuses entreprises à naviguer dans l’écosystème de Xiaomi. La marque signe des machines sous son nom et d’autres sous la marque Chinoise suivant les différents contrats qu’elle passe. La plupart du temps cependant ses engins sont destinés uniquement à son marché intérieur et ne sortent donc pas en version internationale. C’est Fengmi qui fabrique les vidéoprojecteurs laser les plus connus de Xiaomi.

Fengmi Dice

Le Fengmi Dice est un Vidéoprojecteur FullHD très complet présent sur le marché Chinois depuis un certain temps. Il était possible de l’acquérir en importation et de profiter d’une belle image en FullHD mais… il fallait jongler avec des menus et notices uniquement en Chinois. Autre souci, les seuls outils logiciels disponibles, même si l’engin tournait sous Android, étaient liés aux habitudes des utilisateurs Chinois sans accès au Play Store. L’objet tournait avec une version adaptée de MIUI la surcouche logicielle à Android de Xiaomi.

Fengmi Dice

La nouvelle version du Fengmi Dice change la donne avec l’intégration d’un Android TV 9.0 complet, internationalisé et compatible avec le magasin d’applications de Google. L’utilisateur pourra donc télécharger sa langue préférée puis lancer ses applications. Bémol important, il n’est pas sûr que l’engin soit compatible avec toutes les applications locales du marché. La gestion des DRM de la solution n’est pas encore détaillée. Par contre, il sera possible de l’utiliser comme une solution Chromecast classique.

Amlogic
Le Fengmi Dice est équipé d’un SoC spécialisé Amlogic T968-H, 2 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage via un module eMMC 5.0. Ces composants lui permettent de prendre en charge des contenus vidéo et audio haut de gamme. Si la marque Amlogic est surtout connue pour ses puces S9xx intégrées à des TV-Box, elle propose également des solutions T9xx qui sont à destination des téléviseurs et vidéoprojecteurs. On retrouve ici quatre coeurs Cortex-A53 à 1.8 GHz et un chipset vidéo Mali-T830MP2. Cette solution prend en charge les flux UltraHD à 60 images par seconde en H.265 10-bit, H.264 et AVS+. La prise en charge du HDR10 est complète et le SoC sait gérer les formats HDMI 2.0 et propose la gestion des formats Dolby Digital, Dolby Digital Plus et DTS Digital Surround entre autres. Enfin, le SoC est compatible 3D et si vous disposez de lunettes 3D DLP-Link, vous pourrez profiter des contenus à ce format.

Fengmi Dice

La correction trapézoïdale permet de décaler (un peu) le projecteur de l’écran

Equipé d’un système DLP FullHD, l’engin pourra donc encaisser en amont des fichiers UltraHD qu’il affichera en FullHD sur une diagonale optimale de 120″ maximum. La luminosité annoncée est de 550 Lumens ANSI avec un contraste de 1000:1. Gros point fort du Fengmi Dice, sa mise au point et sa correction trapézoïdale sont gérés automatiquement par la machine avec 45 degrés horizontalement et verticalement. Il suffit donc de poser l’appareil sur un support face à un écran ou un mur pour obtenir une image correcte.

Fengmi Dice

C’est ce qui a fait le succès de cet objet sur le marché, actuellement. La possibilité de le ranger facilement et de le déployer face à un mur en quelques secondes pour regarder un film.

Fengmi Dice

La partie sonore n’est pas en reste et participe au côté pratique de l’engin avec un système audio intégré à la fois Dolby Audio et DTS HD. Le vidéoprojecteur propose une connectique classique avec une entrée HDMI 2.0, une sortie casque audio 3.5 mm stéréo et une prise USB 3.0 qui pourra lire des fichiers stockés sur une clé USB. L’engin dispose enfin d’un module Wifi5 classique sur deux bandes ainsi qu’un module Bluetooth. Une télécommande à ce format sera également disponible, disposant d’un micro elle permet de piloter Android TV à la voix.

Le Fengmi Dice est en vente en importation à 538.99€ dans sa version internationale. La version Chinoise Fengmi M055DCN se négocie à 427.69€ en importation.

Le vidéoprojecteur Fengmi Dice passe à Android TV 9.0 © MiniMachines.net. 2020.

Cooler Master NC100 : un boitier pour NUC 9 Extreme

Par Pierre Lecourt

Le Cooler Master NC100 est la solution proposée par la marque pour accueillir les cartes “The Element” d’Intel. On pourra y glisser une solution NUC 9 Extreme de son choix et, puisque l’objet est plus encombrant que les 5 litres du boitier Ghost Canyon, une carte graphique encore plus impressionnante.

Cooler Master NC100

Le boitier Cooler Master NC100 passe des 5 litres de Ghost Canyon à 7.5 litres. Une augmentation de volume prévue pour offrir une alternative contenue à la solution de base d’Intel. L’idée est de reprendre le nouveau format de carte mère mais d’apporter des possibilités nouvelles à l’ensemble. Une alternative qui devrait intéresser les assembleurs qui pourront décliner plus de cartes graphiques dans ce genre de tour.

Cooler Master NC100

Le châssis est fait d’acier épais peint en blanc ou en noir. C’est solide et évidemment fortement ajouré puisque le système de dissipation est identique à celui du boitier Intel Ghost Canyon. L’air frais est aspiré sur les côtés de l’engin puis extrait par le haut de la machine afin de renouveler en permanence l’air à l’intérieur du châssis. Je n’ai pas pu voir l’engin en activité, les prototypes reçus n’étaient pas encore fonctionnels mais le fonctionnement semblait identique.

Cooler Master NC100

Sur la partie supérieure du Cooler Master NC100, on retrouve donc logiquement un système d’extraction d’air chaud qui aspirera directement au dessus de la carte mère NUC9 et de la carte graphique. A noter que la marque propose des micro-grilles posées sur le dessus de la machine qui sont juste aimantées à celles-ci. Elles permettent d’éviter à la poussière de traverser l’engin et peuvent être facilement nettoyées.

Cooler Master NC100

La plus grande profondeur de l’engin lui autorisera des cartes graphiques plus importantes qui pourront aller jusqu’à des solutions Nvidia GeForce RTX 20×0 sans soucis. Cela aura un impact sur l’encombrement de votre bureau mais apportera une certaine sérénité question évolutivité. Les cartes 2.5 slots d’épaisseurs sont “compatibles” avec le boitier dans le sens où elles rentrent physiquement dedans. Mais elles vont quasiment toucher le côté du châssis, il faudra donc préférer les solutions de 2 slots d’épaisseur seulement pour conserver une bonne circulation d’air.

Cooler Master NC100

Pour accepter ce type de carte, il faut une alimentation à la hauteur et la marque a donc décliné l’alimentation jusqu’à un modèle SFX de 850 watts Gold 80 Plus. Une solution qui pourra déployer l’énergie nécessaire au fonctionnement de cartes ultra performantes. Le boitier embarquera cependant par défaut une alimentation 650 Watts à son lancement, la version 850 watts sera disponible plus tard.

Cooler Master NC100

Cette alimentation est ventilée et s’ajuste parfaitement au châssis. Un jeu de passe câble précis et une cage de fixation permettent à la marque d’optimiser au mieux l’espace disponible.

Cooler Master NC100

L’alimentation est elle-même modulaire ce qui permettra de ne pas utiliser de câbles supplémentaires et inutiles dans le châssis. Petit détail important, cette machine sera livrée avec sa propre baseboard et non pas celle d’Intel. Cela veut dire que si vous optez pour ce genre de configuration, vous n’aurez non seulement pas besoin d’acheter cette baseboard mais que celle d’Intel ne sera pas compatible avec le boitier. Plus large, la carte ne s’adaptera pas au format 5 litres du Ghost Canyon. Si vous vouliez changer de carte NUC 9 pour l’intégrer dans un autre boitier, il faudra donc acheter ensuite une nouvelle Baseboard. Mon petit doigt me dit que certains designers Chinois sont déjà sur l’affaire… La version officielle devrait coûter une quarantaine d’euros.

Cooler Master NC100

Le boitier Cooler Master NC100 est attendu avant l’été à un prix de 229€, baseboard maison et alimentation comprises. De quoi construire de solides stations de jeu ou de travail qui pourront encaisser une GeForce RTX 2080 Ti et proposer des performances haut de gamme dans un format 7.5 litres bien aéré.

Dernier détail… Savez vous pourquoi les ports USB en façade sont rouges ? Pour le savoir, vous pouvez cliquer ici.

Cooler Master NC100 : un boitier pour NUC 9 Extreme © MiniMachines.net. 2020.

BleuJour 2020 : 3 machines en approche, deux sous Compute Element

Par Pierre Lecourt

BleuJour c’est la société française qui vend les minimachines Kubb dont on a déjà parlé à plusieurs reprises sur le site. Des boîtiers originaux équipés de cartes mères de NUC et proposés sur le marché équipés de tout ce qu’il faut pour fonctionner comme des PC traditionnels. Cette gamme BleuJour 2020 reprend le même concept mais change de dimensions avec, entre autre, la solution Compute Element.

BleuJour 2020

Le premier des modèles présenté par la marque Française est un engin totalement passif et discret qui n’emploie pas une carte de Ghost Canyon mais un système Compute Element d’Intel. Entièrement réalisé en métal, lourd et dense, ce premier boitier vise clairement une clientèle professionnelle. 

BleuJour 2020

Il pourra se fixer à un support via un système de vis situées sous le châssis et devrait pouvoir fonctionner 24H/24 et 7J/7 sans discontinuer. 

BleuJour 2020

La connectique ne laisse pas trop de doute sur la destination pro de ces engins : On retrouve deux HDMI, un Ethernet Gigabit, du Wifi, deux USB 3.0 Type-A et deux ports série à l’arrière. En façade, la machine propose deux USB supplémentaires et un port jack audio combo. Cette machine est une solution que l’on connait déjà sous une référence Intel un poil différente avec les NUC Austin Beach. Le boitier a été modifié avec des ailettes outrageusement provocantes dans leurs ondulations moins rectilignes, la connectique est un petit peu déviante également mais dans l’ensemble les solutions sont identiques.

BleuJour 2020

Deux autres références employant les cartes Compute Element étaient également proposées. La marque poursuit sa stratégie de design différent avec des châssis en métal réalisés en France par des artisans. Une vision qui lui réussit, semble t-il, extrêmement bien avec des exportations de ses Kubb à travers toute la planète et l’équipement de lieux prestigieux. Les nouveautés sont évidemment plus massives que les petits Kubb. Il faut pouvoir accueillir le nouveau format d’Intel.
Ces machines BleuJour sont donc construites comme un amoncellement de formes rectangulaires collées les unes aux autres avec différentes finitions. Comme des livres posés côte à côte ou des briques en attente de construire un mur.
BleuJour 2020

Deux finitions étaient présentées mais la marque s’est fait une spécialité de fournir de nouveaux coloris et même du sur mesures à ses clients. On retrouve néanmoins un premier boitier blanc et ocre et un second en métal brossé argent. L’engin reste d’une total sobriété avec aucun port ou bouton à l’avant.

BleuJour 2020

A l’arrière, on retrouve la connectique d’une carte Intel de Ghost Canyon. Habilement cachée derrière une plaque d’aluminium sur mesure. Certains éléments ont été déplacés ou modifiés, l’alimentation semble avoir été retournée, par exemple, mais on retrouve exactement les ports des machines présentées par Intel.

BleuJour 2020

Malheureusement, la personne en charge de ces engins chez BleuJour n’a pas pu être présente sur place à cause des mesures contre le Coronavirus. Je n’ai donc pas pu récolter d’informations complètes sur les différents modèles. Celui ci-dessus était équipé avec une solution graphique lui proposant quatre ports HDMI supplémentaires. 

BleuJour 2020

Enfin, une autre solution signée BleuJour était présentée sur place. Un boitier beaucoup plus long et encombrant, réalisé dans une tôle d’acier très épaisse et ajourée de formes géométriques rappelant une sorte de labyrinthe. Un motif déjà employé par la marque sur de précédentes machines

BleuJour 2020

Sur le dessus, le métal de la coque se relève pour venir former une poignée afin de déplacer l’engin. Au vu de l’épaisseur du métal et du poids de la solution, cet engin doit être un vrai coffre fort. Un engin qu’on pourra transporter n’importe où sans avoir peur de la casse.

BleuJour 2020

Le résultat est assez original et on ne devine pas tout de suite qu’il s’agit d’un PC. Encore moins d’une machine aussi puissante !

BleuJour 2020

A l’arrière, on découvre un NUC 9 Extreme associé à une carte graphique secondaire non détaillée. Vu l’encombrement du châssis, il peut s’agir de n’importe quel modèle disponible sur le marché comme une Nvidia GeForce RTX 2080 par exemple. 

Pas d’infos sur les prix ou les disponibilités de ces engins qui ne sont même pas annoncés sur le site du constructeur français. On devrait avoir plus d’informations rapidement avec des tarifs qui seront probablement assez élevés. BleuJour ne cherche pas à jouer sur le prix mais vise une clientèle particulière. Ses Kubb se vendent extrêmement bien à l’étranger et on imagine que la seconde machine de cette page trouvera sa place chez différents clients haut de gamme facilement. Comme machine pour un poste d’accueil mais aussi pour des hôtels, des agences immobilières et mêmes des engins classiques dans des enseignes de luxe.

BleuJour 2020 : 3 machines en approche, deux sous Compute Element © MiniMachines.net. 2020.

Adidas GMR : Du Google Jacquard dans des chaussures de foot

Par Pierre Lecourt

Les Adidas GMR sont des semelles connectées avec la technologie Google Jacquard. L’idée n’est pas de proposer un suivi de votre activité sportive mais de mélanger votre activité physique avec des activités ludiques liées au jeu vidéo. Et ce n’est pas idiot.

Vendue dans toutes les boutiques de la marque, la semelle propose un emplacement pour y glisser une “puce” amovible. Elle ne sera pas inconfortable dans la  chaussure de foot dans laquelle vous la glisserez ensuite et ce système permettra de changer de chaussures ou de semelle sans avoir à racheter l’ensemble.

Une fois en place, l’Adidas GMR mesurera vos gestes : A l’intérieur de la puce, on retrouve un accéléromètre et un gyroscope qui vont mesurer vos mouvements avant de les transmettre à une puce qui enverra à son tour les mesures à votre smartphone. Une application – gratuite – prendra le relais pour mesurer vos mouvements et les identifier. Le système est censé ne retenir que ce qui sera lié au football et non pas le reste de vos activités. L’application prendra en compte le nombre de frappes, leur vitesse, vos mouvements sur le terrain ainsi que votre propre vitesse en course et la distance parcourue sur le terrain. Le système pourra même estimer la vitesse de frappe de vos balles. Comme les semelles Adidas GMR sont prévues pour s’intégrer à des chaussures de foot à crampons, on imagine qu’il sera difficile de compter les distances parcourues derrière un chariot de supermarché. à priori les crampons sont surtout utiles sur une pelouse.

Adidas GMR

A quoi cela va t-il servir ? Et bien pour une fois cela ne servira pas a mesurer votre activité sportive. L’idée d’Adidas est de récupérer ces données pour les intégrer dans un jeu FIFA mobile. Il y aura des défis du genre : Parcourir telle distance dans un match ou atteindre un certains nombre de tirs puissants dans la semaine. L’idée est bonne et mélanger la dimension physique du foot  pour débloquer des contenus dans un jeu de foot peut être motivante et intéressante.

Adidas GMR

Malheureusement le résultat de vos efforts n’apportera que de maigres fruits. Adidas parle de contenus exclusifs dans son application Fifa Mobile et de l’évolution de ses scores d’équipe… Avec comme but avoué “de te vanter de ta position au classement général”. Alors je sais que Pierre de Coubertin n’était pas une brute au foot et que l’esprit de compétition y règne en maître mais je trouve que la récompense est bien maigre par rapport à l’investissement demandé. Non pas le prix global de l’objet qui est vendu tout de même 34.95€. Mais bien le fait d’acheter le produit, de le glisser dans ses godasses avant d’aller jouer et de synchroniser le tout avec son téléphone. Pour gagner quoi ? Trois maillots et 30 points de classement dans un jeu mobile ? C’est maigre. 

Adidas GMR

Il y aurait eu tant à faire avec une telle idée de base… Sortir des statistiques pour créer un joueur à votre image. Puis créer des équipes avec différents autres joueurs équipés de cette solution pour concevoir un tournoi “amateur” dans le jeu. Des joueurs basés sur vos statistiques d’endurance, de puissance de tir et de dribble et autres. Retranscrire ce que la semelle analyse en statistiques virtuelles et vous offrir de jouer votre propre personnage dans des championnats. Les matches de ces équipes se seraient additionnés pour déterminer un vainqueur aux points.

Je trouve l’investissement du joueur énorme pour juste avoir le droit de se “vanter” de sa position dans le jeu et ne même pas en profiter pour… jouer. Peut être dans une prochaine version ?

Adidas GMR : Du Google Jacquard dans des chaussures de foot © MiniMachines.net. 2020.

Beelink annonce un support officiel d’EmuELEC pour ses TV-Box Android

Par Pierre Lecourt

Après un premier partenariat avec CoreELEC, Beelink renouvelle l’expérience avec EmuELEC. Les diverses TV-Box pourront donc démarrer sur deux systèmes alternatifs. Android d’un côté, CoreELEC de l’autre. Dans le second cas, une version optimisée d’EmuELEC pour les puces Amlogic embarquées dans les box GT-King, GT-King Pro mais également GT1 et GT1 Ultimate.

Beelink GT King-Pro

Une fois le système démarré, l’utilisateur pourra piocher dans sa logithèque personnelle pour lancer des ROMs de jeux situés sur le stockage de la Box. Il faut d’abord télécharger l’image fournie correspondant à votre Box et à son SoC sur la page GitHub du projet. La version 3.4 du projet est sortie début février et propose de nombreuses fonctionnalités. 

Beelink a posté un guide sur son forum mais les étapes à suivre sont très simples.

Si votre box propose un SoC Amlogic S922X, S905X2 ou S905X3, vous devrez télécharger la version :
EmuELEC-Amlogic-ng.arm-x.x-Generic.img.gz

Si votre box embarque un SoC Amlogic S912 ou S905X, vous choisirez la version
EmuELEC-Amlogic.arm-x.x-Generic.img.gz

Une fois téléchargé, vous pourrez utiliser l’image avec un logiciel de gestion d’images ISO classique comme Etcher ou Win32DiskImager pour l’installer sur une carte SDXC (si possible rapide).

Vous devrez ensuite modifier un fichier situé dans le répertoire “Devices Tree” correspondant à votre SoC. Les fichiers sont listés précisément et indiquent toutes les puces Amlogic supportées. Prenez le fichier correspondant, déplacez le à la racine de la carte SD et renommez le en dtb.img.

Retirez la carte et glissez là dans votre Box. Une fois la carte en place, démarrez votre solution – il sera peut être nécessaire de maintenir le bouton reset1 pour un premier démarrage, et EmuELEC se lancera et vous permettra de retrouver divers émulateurs pour vos jeux. En retirant la carte SD, vous retrouverez un système Android classique.

Le partenariat entre Beelink et EmuELEC ne signifie pas que les autres box ne seront pas aptes a lancer EmuELEC, le guide d’installation fourni par le système est compatible avec énormément de modèles. Mais Beelink devrait apporter du support au système et va proposer des machines avec les deux systèmes en parallèle. On pourra donc choisir dès la sortie du produit sur quelle image démarrer : Android TV pour de la vidéo en streaming par exemple, EmuELEC pour jouer grâce à une petite carte SD livrée.

Si vous avez une box Android sous SoC Amlogic qui traîne, vous savez quoi faire ce Week-End.

Beelink annonce un support officiel d’EmuELEC pour ses TV-Box Android © MiniMachines.net. 2020.

La prochaine Chromecast Ultra proposerait une télécommande

Par Pierre Lecourt

Rien n’est officiel et il faut prendre cette information avec les pincettes de rigueur, cependant elle a du sens. Beaucoup de sens, suffisamment pour se dire que la prochaine Chromecast Ultra gagnerait beaucoup à évoluer de la sorte.

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Si on regarde quelques années en arrière du côté des téléviseurs et de Google on constate deux choses. D’abord que le moteur de recherche propose deux écosystèmes différents à leur destination. D’un côté des solutions sous Android TV sous la forme de boîtiers ou d’intégrations directes au sein de téléviseurs. Mais également les solutions Chromecast. Des récepteurs d’informations plutôt neutres, que l’on pilote avec un smartphone. Si une Chromecast peut lire une vidéo sur Youtube par exemple, elle ne le fer qu’après lui avoir indiqué avec un autre appareil comment se connecter à la vidéo. Une fois les deux éléments mis en relation, plus besoin de garder son smartphone a proximité… tant que la vidéo dure. A la fin de celle-ci il faudra a nouveau demander au système de charger un nouveau contenu.

La nouvelle solution de Google serait donc de proposer une télécommande pour pouvoir utiliser la prochaine Chromecast Ultra comme un appareil indépendant. Comme une Amazon Fire TV Stick en l’occurrence. avec un système d’exploitation qui changerait également pour un Android TV classique. En clair, le futur de la Chromecast serait de se transformer en TV-Box.

On retrouverait alors toutes les fonctions classiques de ce type de produit avec en plus les fonctions Chromecast habituelles. Lecteur de films locaux, de musiques, de streaming mais en plus la possibilité de d’installer des applications plus classiques. L’ensemble de ces possibilités correspondant un peu mieux aux besoins des utilisateurs aujourd’hui et permettant à Google de faire passer la pilule de Stadia aux dispositifs. On a vu que les Chromecast Ultra avaient du mal a tenir la distance lors de sessions de Stadia, avec un nouveau design et une télécommande il serait plus simple de lancer l’application et de profiter du dispositif.

Cela ouvrirait également la porte à des applications qui vont rapidement devenir indispensables pour beaucoup. Je pense aux offres concurrentes de celles de Google. Les applications type Amazon et Netflix mais aussi Disney+ et autres développements plus locaux.

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La Google ADT-3

Tout cela reste officieux et si l’info semble être sérieuse il faut garder en tête la possibilité que cela ne soit pas fiable. Le site 9to5Google annonce un nouveau produit sous le nom de code “Sabrina” qui pourrait proposer les même services qu’une Chromecast Ultra comme la lecture de films en UltraHD HDR en streaming. Ce produit pourrait ressembler à l’ADT-3 de Google. Une TV-Box basique, très proche des solutions Xiaomi Mi TV par exemple d’abord prévue pour les développeurs et finalement commercialisée mais en dehors du circuit officiel de Google.

Au final, avec une évolution de ce type Google aurait tout à gagner. La marque poursuivrait sa gamme Chromecast qui reste appréciée pour sa simplicité d’usage et sa compacité. Mais elle profiterait également d’un dispositif aux fonctionnalités plus larges et efficaces. Un boitier avec deux USB permettrait par exemple de connecter des manettes USB pour jouer sous Stadia mais également un duo clavier et souris.

Cela ne veut pas dire que le reste de l’offre Chromecast va disparaitre. Juste qu’au vu de son succès, de son image de marque auprès du public, Google pourrait miser sur cette appellation pour un nouvel appareil plus performant et aux compétences plus en adéquation avec le catalogue d’offre de la marque en 2020.

 

La prochaine Chromecast Ultra proposerait une télécommande © MiniMachines.net. 2020.

A la découverte du NUC 9 Extreme Ghost Canyon

Par Pierre Lecourt

Le NUC 9 Extreme est le dernier modèle haut de gamme “gaming” des NUC Intel. Connu sous le nom de code “Ghost Canyon” Il sera proposé dans trois versions musclées plus ou moins abordables pour une sortie programmée pour Avril. Ces engins n’ont pas encore de prix officiel en Euros mais on connait déjà leurs tarifs en dollars.

NUC Ghost Canyon

La configuration de base sera toujours la même. Le NUC 9 Extreme sera un barebone, une machine a compléter donc, fournie sans système d’exploitation, mémoire vive et stockage de base. Elle comprendra un boitier, une alimentation de 500 watts et sa carte père particulière embarquant son processeur. En façade, le format propose un bouton de démarrage, un lecteur de cartes SDXC compatible UHS-II1 et deux ports USB 3.1 Gen2 et un jack audio stéréo combo.

NUC Ghost Canyon

Le bouton de démarrage s’illumine une fois la machine activée

Le format n’est pas le plus compact possible mais c’et un des plus impressionnant par rapport au possibilités qu’il propose. Au contraire des MiniPC ultra compacts de moins de 15 cm de côté ou des NUC classiques, ce boitier mesure 23.8 cm de profondeur pour 21.6 cm de hauteur et 9.6 cm de large. Un format 5 Litres qui permet d’embarquer une carte PCIe performante. 

NUC Ghost Canyon

Intel l’a pensé pour que l’on puisse intégrer des cartes graphiques haut de gamme mais il sera également possible d’ajouter d’autres cartes spécialisées. La largeur du boitier permet enfin d’ajouter une seconde carte au format PCIe x4. Comme une carte son haut de gamme par exemple mais aussi des cartes réseau spécialisées ou des supports de stockage à ce format.

NUC Ghost Canyon

Ici, le NUC 9 Extreme est monté avec une carte graphique GeForce RTX 2070 développée par ASUS. Un modèle créé sur mesure pour répondre à ce nouveau format. Plusieurs partenaires ont montré leur intérêt a s’investir dans ce type de produit et Intel veut construire un véritable écosystème autour de ce format.

NUC Ghost Canyon

On retrouve donc à gauche la connectique du MiniPC Ghost Canyon : Les quatre ports USB 3.1 Gen2, une sortie HDMI pour le circuit graphique interne à son processeur Intel, deux port réseau Ethernet Gigabit et un port jack audio 3.5 mm stéréo cachant également une sortie optique S/PDIF. Deux ports USB Type-C Thunderbolt 3.0 sont également disponibles. En bas, l’alimentation 500 watts signée Fortron et sa prise. A droite la carte graphique haut de gamme d’Asus qui propose sa propre connectique de sortie et qui déborde sur le second port PCIe pour sa ventilation.

NUC Ghost Canyon

Pour ouvrir la machine, le système est presque identique à un PC Standard. Intel a choisi un panneau latéral qui se détache pour permettre l’accès aux composants. On retrouve le “déco” emblématique de la marque avec ce crane dessiné et embouti en relief sur le côté.

NUC Ghost Canyon

Mais pour accéder vraiment à l’intérieur du NUC 9 Extreme il faudra également ôter la partie supérieure qui abrite deux ventilateurs qui servent a extraire l’ai chaud de la machine vers le haut.

NUC Ghost Canyon

On accède ainsi au châssis lui même, ici nu, débarrassé de ses cartes. Le format est étroit mais tout a été extrêmement bien pensé pour pouvoir accueillir les différents éléments. Si vous regardez attentivement l’image vous verrez de nombreuses encoches et supports sur la structure du châssis. Les différentes pièces qu iviennent se positionner dessus peuvent s’enficher facilement entre elles pour un assemblage solide et précis.

NUC Ghost Canyon

Le coeur du NUC 9 Extreme est visible sous la forme appelée “The Element”. Un nouveau format de carte mère donc qui se présente comme une carte fille habituelle. On retrouve une solution un peu épaisse, ventilée, avec une prise d’alimentation, qui fait invariablement penser à un mélange entre une carte son et une carte graphique.

NUC Ghost Canyon

Livrée “nue”, cette carte comprend par défaut un processeur Intel Core et des emplacements qu’il va falloir équiper. Pour cela il faudra dévisser le ventilateur, opération très simple qui ne nécessite qu’un petit tournevis cruciforme classique.

NUC Ghost Canyon

On peut voir ici les deux dissipateurs à gauche qui vont couvrir le stockage embarqué dans l’engin. Celui de gauche a un pad thermique visible, celui de droite, non équipé sur la carte mère, a toujours son plastique de protection.

NUC Ghost Canyon

A droite on découvre les deux emplacements de DDR4 SoDIMM de la machine. Il sera donc possible de monter en 64 Go de mémoire facilement avec une intégration typique de PC portable. Le processeur est couvert par un énorme caloduc en cuivre qui va transporter la chaleur vers des ailettes placée au dessus de la carte. 

NUC Ghost Canyon

Le rôle du ventilateur sera de forcer de l’air frais situé autour de la machine a traverser ces ailettes pour propulser la chaleur vers le haut. Les ventilateurs du châssis prendront alors le relais pour extraire la chaleur vers le haut de l’engin. comme on peut le voir ici, ces ailettes sont nombreuses et très profondes. Un choix nécessaire pour encaisser les watts générés par le système.

NUC Ghost Canyon

Le stockage est confié à des SSD au format PCIe NVMe intégrés à cette nouvelle carte mère. On retrouve ici deux emplacements M.2 2280 côte à côte. Ces emplacements sont également compatibles SATA-3 et un des deux pourra accueillir une solution Optane. Un troisième emplacement M.2 2280 sera également disponible dans le châssis.

NUC Ghost Canyon

La partie mémoire est disposée de manière classique, il s’agit d’un format SoDIMM DDR4 sur deux canaux classique. Le système acceptera jusqu’à 2 x 32 Go en DDR4 2400 MHz ou 2 x 16 Go en DDR4 2666 MHz. Les emplacements sont, par nature, très proches, ce qui empêchera un usage de modules disposant d’un dissipateur particulier.

NUC Ghost Canyon

Le reste de la carte est composée d’une broche d’alimentation, de connecteurs destinés au système de ventilation lui même contrôlé par le système. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 est également intégré. A gauche de la carte on aperçoit les différents connecteurs a brancher. Rien de sorcier a manipuler la dedans. A gauche sous le second port Ethernet on distingue un espace vide. Enfin, la carte contient tous les éléments nécessaires au fonctionnement de l’ensemble. En changeant de carte dans le futur l’utilisateur retrouvera un système complet plus moderne, comme si il changeait de carte mère dans un boitier plus classique.

NUC Ghost Canyon

Cet espace sert a laisser passer de l’air frais de l’extérieur qui viendra circuler autour du stockage. L’ensemble du NUC 9 Extreme est extrêmement bien pensé. Le travail d’ingénierie est impressionnant et la finition excellente.

NUC Ghost Canyon

Cette carte sera montée sur une carte propriétaire, baptisée Baseboard, placée juste au dessus de l’alimentation. Fournie avec le PC elle sert de pont entre la carte “The Element” et les cartes optionnelles.NUC Ghost Canyon

Ici détachée de son support, la Baseboard montre toutes ses capacités? A gauche le slot dédié à la solution “The Element”, une copie conforme du port PCIe X16 en bleu situé à côté et qui accueillera donc les cartes annexes. Un peu plus loin le port PCIe x4 supplémentaire. Entre les deux ports les plus long on découvre le troisième slot PCIe NVMe compatible SATA 3.0 de l’engin au format M.2 2280. Cet ensemble de trois slots autorisera des solutions RAID-0 ou RAID-1.

NUC Ghost Canyon

La connectique particulière de cette Baseboard est dûment identifiée et les différents connecteurs sont propriétaires, ce qui rend impossible l’emploi d’une nappe non adaptée.

NUC Ghost Canyon

A noter également que le Ghost Canyon fournit par défaut un dissipateur qu’on pourra placer sur le SSD coincé entre les cartes sur la Baseboard.

NUC Ghost Canyon

Le résultat est…extraordinaire. Dans une ambiance normale, lorsque la plupart des journalistes présents étaient partis lors de cet événement et qu’il ne restait plus grand monde sur place à part quelques joueurs, une bonne vingtaine de NUC tournaient sans qu’ils ne soient audibles. Il fallait coller son oreille à un de ces engin pour les entendre alors qu’ils sont équipés de cartes graphiques GeForce RTX 2070 et faisaient tourner divers jeux différents allant de Fortnite à Jedi Fallen Order. Les MiniPC étaient tous très silencieux et proposaient une jouabilité impressionnante.

Ces petits boîtiers posés sur un bureau ne devraient pas vraiment s’entendre ronronner outre mesure. Le système est conçu pour ventiler la totalité du volume d’air interne de l’engin 5 fois par seconde quand le système en a besoin. Le résultat montre qu’en plein jeu 3D exigeant, la partie supérieure est bien chaude et les côtés restent frais. En retrouvant un usage plus léger, la ventilation baisse en conséquence. On pourra poser ce genre d’engin sur son bureau sans ressentir une soulagement une fois qu’il sera éteint. Sous un bureau, sur un caisson par exemple, le NUC devrait être totalement inaudible.

Trois modèles de Ghost Canyon NUC 9 Extreme sont prévus pour le moment. Tous avec un processeur fonctionnant dans un TDP de 45 watts.

  • Un modèle très haut de gamme sons Core i9-9980HK avec 8 coeurs et 16 threads, fonctionnant de 2.4 GHz de base à 5 GHz en mode turbo et embarquant 16 Mo de cache. Cette solution proposera par défaut un circuit graphique UHD 6230 cadencé de 350 MHz à 1.25 Ghz. Ce modèle, le plus haut de gamme est annoncé à 1530 dollars.
  • Une version Core i7-9750H avec 6 coeurs et 12 Threads, 12 Mo de cache à des fréquences de 2.6 à 4.5 GHz et toujours un circuit graphique Intel UHD 630 fonctionnant de 350 à 1.15 Ghz annoncée à 1130 dollars.
  • Enfin, un troisième modèle en Core i5-9300H avec 4 coeurs et 8 Threads dans des fréquences allant de 2.4 à 4.10 Ghz et toujours un circuit Intel UHD 630 qui tournera cette fois de 350 MHz à 1.05 GHz.

Des tarifs élevés qu’il faudra compléter avec de la mémoire vive, du stockage et un système d’exploitation. Sans compter une éventuelle carte vidéo externe supplémentaire. Cela fait des Ghost Canyon des solutions haut de gamme difficiles a justifier d’un point de vue économique si l’on se place dans une perspective classique. Chose que la marque ne cherche pas a faire.

Les choix d’Intel sont justifiés dans une perspective de PC familial classique. Un PC d’autant plus viable qu’il pourra offrir une énorme durée de vie aujourd’hui. Combien de familles ont un PC grand tour, avec beaucoup d’espace disponible mais n’en font rien ? Les tours sont inutilement grandes et n’évoluent pas en réalité. 

Evidemment cela ne correspond pas à la majorité du public qui lit les sites informatiques. En général les fondus de high tech aiment bien disposer d’une machine ultra évolutive avec un boitier facilement accessible et pourvoir rajouter de multiples cartes, des disques dures en pagaille et autres fonctionnalités dans leurs engins. Mais monsieur et madame tout le monde ne fonctionne pas comme cela. Avec des puces capables de venir à bout de toutes les tâches du quotidien et qui peuvent durer des années, il est sûrement plus justifié aujourd’hui d’investir dans une minimachine qui permettra de conserver un espace agréable au quotidien.

NUC Ghost Canyon

Car le travail entamé ici par Intel avec ces NUC 9 Extreme est la poursuite d’une nouvelle vision de l’informatique. Les premiers NUCs ont pris e parti d’équiper des gens dans tous leurs besoins de base sans que cela ne transforme leur façon de vivre. Un petit NUC classique peut remplir le cahier des charges d’une famille pour tout ce qui va être besoin informatique moderne. Traitement de texte, comptabilité et bureautique dans son ensemble. Surf, musique et vidéo en streaming et, suivant les modèles, du loisir numérique plus ou moins poussé : Montage vidéo et audio, retouche photo et même jeu 3D.

Avec le Ghost Canyon, Intel va s’adresser à la totalité des besoins d’un utilisateur de PC : Montage vidéo en UltraHD et jeu 3D compris. Par défaut l’engin est incomplet pour les usages les plus exigeants mais au contraire des NUC de base il pourra accepter une carte graphique haut de gamme, plus de mémoire ou de stockage facilement et évoluer. 

Ceux qui achèteront un Ghost Canyon auront en échange une solution ultra compacte, silencieuse et performante. Ils pourront également la faire évoluer dans la durée en changeant d mémoire, de stockage ou de cartes filles. Voir en faisant évoluer la carte The Element par une autre très facilement. 

Intel ne s’adresse pas à tout le monde avec cette nouveauté mais il crée un nouveau format qui intéressera la majorité. Ceux qui n’iront pas bidouiller leur PC mais qui veulent au contraire une solution robuste, efficace et dont la durée de vie sera assurée pour quelques années. Ceux qui veulent investir une fois dans une machine avant de l’oublier dans tous les sens du terme pour ne se concentrer que sur ses usages. 

Pour les professionnels, la solution est également intéressante. Les engins sont sobres, compacts et performants. En cas de panne il suffira de changer la carte The Element en quelques minutes pour retrouver un ordinateur efficace. Une liste d’arguments solides pour une entreprise qui veut offrir du confort à ses employés sans perdre de temps en cas de panne. 

Intel construit en ce moment son écosystème et commence a attirer de nombreux partenaires autour de ce nouveau format. Pas moins de 20 modèles de cartes graphiques Nvidia sont prévus pour être compatible avec le Ghost Canyon. On retrouvera ainsi des solutions allant du GTX 1650 au RTX 2070. Des constructeurs s’intéressent également à la solution pour construire des boîtiers compatibles avec ce format pouvant accueillir tout type de carte graphique. 

NUC Ghost Canyon

Les BaseBoards seront également vendues seules – à un prix non défini – ce qui autorisera des intégrations très souples pour les industriels comme pour les particuliers. Sur la photo ci-dessus on découvre un NUC intégré au dos d’un écran pour proposer une expérience de stand VR basé sur une solution Oculus. La prochaine version sera surement implantée de manière plus compacte avec une Baseboard et un NUC 9 Extreme disposés contre le support au dos de l’écran.

La grande question est de savoir si la sauce va prendre. Si le public comme les pro seront suffisamment intéressés par la démarche pour s’y investir. La marque a déjà réussi son coup par le passé avec les NUCs. A leur présentation les premiers échos des “spécialistes” ne faisaient qu’évoquer leur manque d’évolutivité… Qui était pourtant la même que celle d’un ordinateur portable. Plusieurs années et de nombreuses générations de machines plus tard, l’objet est devenu une réalité du quotidien en entreprise comme chez les particuliers. Parce que les particuliers n’ont pas tous pour objectif de changer leurs composants. Parce que les processeurs de ces dernières années restent d’actualité beaucoup plus longtemps. Parce que le bénéfice d’une minimachine est important pour de nombreux utilisateurs qui ne font pas de l’informatique le centre de leur vie. Enfin, et c’est assez paradoxal, parce que de nombreux experts qui ne jurent pour eux même que part un boitier ATX standard qu’ils laissent le plus souvent ouvert, conseillent au final ce type de solutions à leur entourage ou leur famille pour justement ne pas avoir a mettre les mains dedans une fois installés.

Intel de son côté assure que ce premier produit n’est qu’un début, des cartes The Element sont dans les tuyaux pour plusieurs générations dans le futur et qu’un acheteur en 2020 pourra trouver de quoi faire évoluer son système dans la durée si le besoin s’en fait sentir.

Si le marché s’intéresse à ces produits et surtout si les assembleurs se mettent a proposer des NUC 9 Extreme équipés de la même manière qu’ils proposent des boîtiers moyen tour ou grand tour. Avec mémoire vive, stockage, carte graphique et système, le marché pourrait découvrir des engins performants et compacts d’un nouveau genre.

 

 

A la découverte du NUC 9 Extreme Ghost Canyon © MiniMachines.net. 2020.

Intel Alder Lake-S : un processeur d’un nouveau genre ?

Par Pierre Lecourt

Les SoC ARM ont cette particularité d’additionner des cœurs aux compétences différentes et de les activer suivant les besoins de l’utilisateur. D’un simple coeur à basse fréquence pour des usages légers à l’activation simultanée de l’ensemble des cœurs pour un maximum de performances. Cette technologie existe également chez Intel qui allie plusieurs cœurs au sein de ses processeurs. Mais la grosse nuance entre les solutions ARM et celles d’Intel vient du fait d’une certaine mixité de solutions chez le premier alors que le second multiplie plusieurs fois le même coeur.

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Une puce Intel Foveros avec 1 coeur Sunny Cove et 4 Atom

Depuis quelques années toutefois, Intel travaille à changer la donne. Sa technologie Foveros veut permettre au fondeur de concevoir des puces mélangeant plusieurs architectures. Des coeurs Atom à basses fréquences par exemple, très peu gourmands en énergie, mélangés avec un coeur Core plus performant. Avec le code correspondant à ce schéma, il serait possible de proposer au système une solution adaptée à différentes situations. Là encore on n’utiliserait qu’un seul coeur basse fréquence pour aller relever ses emails et l’ensemble de toutes les performances disponibles pour lancer un programme plus complexe.

Intel a déjà annoncé un premier processeur utilisant cette technologie dans sa gamme Lakefield mais rien n’est pour le moment disponible sur le marché. Voilà ce que l’on sait de sûr, de sourcé et de commenté par Intel lui même. Vient s’ajouter à cela une rumeur donc, en provenance de sites Chinois, qui annoncerait l’arrivée d’une nouvelle gamme de puces baptisées Alder Lake-S. Trois puces ont été ainsi affichées sans que l’on sache si il s’agit d’une fausse info, d’un fantasme ou d’une réelle fuite d’un labo de design local.

On ne sait pas grand chose de ces puces pour le moment, ce qui me laisse croire soit à une fausse info très habile, soit à une vraie information. La plupart des rumeurs montées de toutes pièces ne sont en général pas avares de détails techniques. Ici on reste sur notre faim.

Alder Lake-S

@Ghost_motley

La première de ces puces Alder Lake-S serait une solution avec un TDP de 125 watts à 150 watts montée dans une solution combinant plusieurs séries de coeurs : 8+8+1. Soit 8 coeurs hautes performances associés à 8 autres moins rapides et enfin un dernier coeur qui devrait, logiquement, être celui de la partie graphique du dispositif. Les 125 watts pouvant correspondre à une addition de 8 “gros” cœurs type Core classique et 8 “petits” cœurs type Atom. L’utilisateur pourrait bénéficier d’une bonne réserve de performances ou n’utiliser qu’un seul petit coeur à basse fréquence suivant ses besoins.

Alder Lake-S

@Komachi_ensaka

Le second dériverait de cette première formule avec le même montage mais probablement des fréquences plus basses pour ne dépenser que 80 watts de TDP. Moins gourmand cette seconde solution serait également moins performante et toujours en 8+8+1.

Enfin, un Alder Lake-S est présenté avec le même TDP de 80 watts mais dans une formule 6+0+1. Soit 6 “gros” cœurs, pas de “petits” et 1 circuit graphique. Cette formule ressemblerait alors à ce que propose Intel aujourd’hui si ce n’est que la manière dont l’ensemble fonctionnerait pourrait être différent. Cela pourrait également être une porte de sortie plausible pour qu’Intel commercialise des versions n’ayant pas réussi à passer les tests de la marque. Un Alder Lake-S haut de gamme qui ne tiendrait pas les fréquences les plus élevées serait testé en 80 watts et si un souci était détecté, il y aurait toujours la possibilité de le décliner en version 6+0+1.

Alder Lake-S

Ces processeurs mesureraient 45 x 37.5 mm, un certain embonpoint par rapport aux puces actuelles de marque qui ne mesurent pour le moment que 42.5 × 42.5 mm. Le fondeur lancerait donc au passage un nouveau Socket baptisé LGA1700 afin d’accueillir ces Alder Lake-S. Un format qui proposerait au passage de plus grandes possibilités connectiques en hébergeant tout simplement un plus grand nombre de broches. De quoi permettre aux équipes d’Intel de proposer plus de lignes PCIe et d’éventuelles mises à jour techniques. Cela permettrait également une meilleure dissipation de l’ensemble.

Tout cela reste bien entendu de la spéculation mais c’est également une des voies qu’a choisi Intel pour le futur et  cela donne donc à réfléchir aux implications de cette stratégie. Avec 80 ou 125 watts, ces puces ne concerneront pas forcément des minimachines bien qu’il soit possible d’intégrer ce genre de puces dans des solutions MiniITX. Reste que cette logique est parfaite pour des solutions à plus basse consommation. On imagine des portables profitant d’un mode mobile à basse consommation et capable de réactiver d’autres coeurs en mode sédentaire. Des MiniPC fonctionnant sans ventilation pour lire un film et passant en plus hautes fréquences avec l’aide d’un ventilateur pour lancer un jeu…

Intel Alder Lake-S : un processeur d’un nouveau genre ? © MiniMachines.net. 2020.

Oppo Watch : une montre très inspirée

Par Pierre Lecourt

La Oppo watch est un clone complet de l’esthétique de la Apple Watch : format, coloris et aspect global. L’objectif d’Oppo n’est pourtant probablement pas de faire une contrefaçon de la solution d’Apple mais d’imiter son style si populaire en Asie et ailleurs. La législation chinoise et sa grande tolérance vis à vis des designs approchant des produits concurrents offrent cette possibilité de voir un engin de ce type sur le marché… à condition bien entendu que l’objet ne soit pas présenté comme une contrefaçon. C’est à dire avec une fausse boite aux couleurs d’Apple et vendu comme un produit Apple.

La Oppo Watch est un produit porté fièrement par la marque et bien évidemment piloté par un logiciel qui n’a rien à voir avec les solutions d’Apple puisqu’il s’agit d’une Android Watch modifiée par Oppo et baptisée ColorOS. Bon, on pourra toujours dire que ce ColorOS est mis en forme d’une manière également très inspirée d’Apple… mais ce serait voir le mal partout.

Oppo Watch

La Oppo Watch sortira en deux versions, la première sera une montre de 46 mm en 1.91″ en 402 x 476 pixels avec un écran tactile capacitif AMOLED et une batterie de 430 mAh lui offrant environ 40 heures d’autonomie. La seconde version sera plus petite en 41 mm avec un écran de même type mais en 1.6″ et 320 x 360 pixels avec une batterie de 300 mAh pour 24 heures d’autonomie.

24 heures d’autonomie. Ça ne me fait clairement pas rêver aujourd’hui. Oppo a beau mettre en avant une possibilité de recharge rapide avec un chargeur magnétique offrant 46% de recharge en 15 minutes et une  batterie regonflée à bloc en 75 minutes… cela me fait tout drôle de penser à recharger une montre au quotidien quand celle que je porte n’a besoin d’une charge, au pire, tous les mois.

Oppo Watch

La Oppo Watch est très classique dans son approche matérielle, on retrouve un SoC Qualcomm Snapdragon 2500 accompagné de 1 Go de mémoire vive et 8 Go de stockage. La montre embarque toutes les fonctions habituelles incluses dans le SoC : Wifi, Bluetooth, 3G et 4G et GPS. Elle propose même un microphone pour passer des appels ou utiliser un éventuel assistant vocal. Je dis éventuel car celui livré est signé Oppo et je ne suis pas sûr que ce soit la Rolls du genre. Pas de carte SIM pour la montre, une eSIM lui a logiquement été préférée. 

Oppo Watch

La Oppo Watch fournira les services classiques du genre avec un capteur de rythme cardiaque, les habituelles fonctions podomètre et d’analyse du sommeil. La montre est annoncée comme résistante à l’eau.

Oppo Watch

Les tarifs ? 1999 yuans pour la grande et 1499 yuans pour la petite. Soit respectivement 189€ et 249€. Une version avec un verre en sapphire est également prévue à 2499 yuans soit 315€. La disponibilité est prévue pour le 24 Mars en Chine sans informations de mise sur le marché ailleurs, pour le moment. Et cela malgré une traduction anglophone de l’interface. On se doute que Apple ne se laisserait pas forcément faire et tenterait de bloquer toute commercialisation de l’engin en dehors des frontières Chinoises.

Oppo Watch : une montre très inspirée © MiniMachines.net. 2020.

Deux nouveaux NUC Bean Canyon Lite dans le cheptel d’Intel

Par Pierre Lecourt

Deux nouveaux NUC et une nouvelle gamme donc, les NUC Bean Canyon Lite. Des machines qui ne ressemblent pas à une évolution de l’offre actuelle mais plutôt à un retour en arrière avec des processeurs moins performants que les dernières productions de la marque dans cette large gamme. 

nuc bean Canyon Lite

Le nouveau NUC8i3BEHS embarquera un Core i3-8140U, une solution double cœurs et quadruple threads dans des fréquences de 2.1 à 3.9 GHz pour un TDP de 15 watts. Le NUC8i5BEHS, quant à lui, un Core i5-8260U proposera quatre cœurs et huit threads, toujours en 15 watts de TDP pour des fréquences oscillant de 1.6 Ghz à 3.9 GHz.

Les NUC Bean Canyon originaux proposaient quant à eux des Core i3-8109U, Core i5-8259U et Core i7-8559U chips équipées de circuit graphique Intel Iris Plus 655. C’est à dire des puces proposant 28 watts de TDP et proposées autant sur le marché grand public que professionnel.

Ces deux nouveaux processeurs semblent être des Kaby Lake Refresh gravés en 14 nanomètres, ils proposeront des performances classiques pour ce genre de machines avec une gestion de mémoire vive pouvant aller jusqu’à 64 Go de DDR4-2400 et un circuit graphique Intel UHD 620. Les processeurs devraient prendre en charge un triple affichage.

nuc bean Canyon Lite

On retrouve une connectique classique et complète avec 2 ports USB 3.1 Gen2 en façade et 2 autres à l’arrière. Deux autres ports USB 2.0 sont également disponibles via des broches sur la carte mère. Un port Thunderbolt 3.0 est également présent au dos du châssis. Deux slots de mémoire vive DDR4 SoDimm sont présents et le stockage se fera sur un slot M.2 2280 SATA 3.0 et une baie d’extension 2.5″. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également intégré ainsi que deux microphones directement placés sur le châssis. Une sortie HDMI 2.0a est présente ainsi qu’un port jack combo casque et micro, un port Ethernet Gigabit est également intégré en plus de la carte Wifi5 et Bluetooth 5.0. Pour finir, on retrouve le capteur infrarouge en façade pour piloter l’engin à distance.

Ces machines comblent un tout petit creux dans la proposition pourtant très large de la gamme. Lancés en 2018, les NUC Bean Canyon ne semblaient plus vraiment d’actualité et pourtant Intel invoque cette appellation pour ces nouvelles machines. Le fait que la marque les fasse apparaître en catimini me laisse entrevoir plusieurs scénarios.

nuc bean Canyon Lite

Comme d’habitude, la partie supérieure peut être remplacée pour profiter par exemple des ports USB internes.

Si un industriel (ou des industriels) ou une administration demandait une machine sur mesure à Intel pour de larges commandes, plusieurs milliers de NUC Bean Canyon Lite, il est plus que possible que celui-ci ait répondu à cet appel d’offre avec ce genre de proposition. Revenant à des puces plus anciennes lui permettant de tirer les coûts vers le bas, de baisser son TDP et correspondre à ses capacités de production. Une fois la machine créée pour satisfaire cette demande, vu qu’il ne s’agit que d’un dérivé de solution existante, pourquoi ne pas la lister sur le site de la marque ?

Cela ne veut pas dire que l’engin sera disponible à l’achat pour des particuliers – ni même pour des professionnels d’ailleurs – mais cela permet d’en garder une trace précise. Autant pour les techniciens concernés que pour la gestion interne chez Intel. Cataloguer les machines est un point important pour en assurer le SAV. Il est également possible que cet engin sorte sur le marché comme une solution tout à fait classique, parce que le constructeur a détecté un besoin de ce type et que revenir à un format NUC Bean Canyon Lite permet de proposer une solution plus abordable.

On peut enfin imaginer, comme le fait FanlessTech, que ces sorties “à reculons” de nouveaux-anciens produits correspondent à une réponse d’Intel face aux soucis d’approvisionnement de machines équipées de puces 10 nanomètres.

 

 

Deux nouveaux NUC Bean Canyon Lite dans le cheptel d’Intel © MiniMachines.net. 2020.

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