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Aujourd’hui — 5 mars 2021MiniMachines.net

Le GPD Micro PC évolue avec un nouveau processeur

Par Pierre Lecourt

La version 2021 du GPD Micro PC évolue, ce netbook à destination des professionnels et des particuliers conserve le même châssis et son écran de 6 pouces de diagonale en 1280 x 720 pixels. Ce qui change est à l’intérieur avec un passage de relais entre le Celeron N4100 et le Celeron N4120.

GPD Micro PC

En pratique, cela ne changera pas grand chose d’un point de vue calcul. Les deux puces sont très proches même si GPD affirme que son nouveau modèle sera 10% plus rapide. Mais l’objectif de cette machine n’est pas la performance. Il s’agit d’avoir sous les doigts un vrai clavier rétro éclairé, un micro pavé tactile, un écran 6″ lisible et une connectique suffisante pour toutes les tâches informatiques classique avec en prime une connectique parfaite pour certains métiers de terrain. Le GPD Micro propose entre autres choses de l’Ethernet, une sortie HDMI, de l’USB et même un port série RS-232.

GPD Micro PC

Autre évolution de cette nouvelle mouture, un passage de 128 à 256 Go de stockage de son SSD M.2 SATA avec toujours 8 Go de mémoire vive (le maximum théoriquement supporté par ces Celeron), un Wifi5 et un lecteur de cartes MicroSDXC

GPD Micro PC

Les ventes de cet engins sont bonnes. Evidemment, elles ne sont pas au niveau d’un PC standard et classique produit en masse pour séduire un maximum de monde. Mais son côté unique et complet a permis à GPD de le faire remarquer et de lui proposer des évolutions constantes. Il est ainsi passé du modèle de base en 4 Go de mémoire à une évolution en 8 Go. Aujourd’hui, il continue d’évoluer avec ce changement de puce. 

Je me souviendrai toujours de l’ingé réseau venu mettre en place des serveurs à LDLC Paris et qui avait voyagé depuis Lyon avec sur l’épaule une énorme sacoche contenant un “portable” de 17 pouces horriblement lourd et épais. Le seul disponible proposant la connectique dont il avait besoin alors pour répondre à toutes les tâche qu’il exécutait avec un port série embarqué. Je me dis souvent que certains métiers ne sont pas faciles aujourd’hui avec une offre pas toujours pensée pour la mobilité. Le GPD Micro s’est engouffré dans cette brèche et cela lui permet de tenir la distance.

Le nouveau GPD Micro PC N4120 8/256 Go est proposé à 380.92€ depuis la boutique AliExpress de GPD.

Le GPD Micro PC évolue avec un nouveau processeur © MiniMachines.net. 2021.

Antec Dark Cube : un boitier original et accessible

Par Pierre Lecourt

Le boitier Antec Dark Cube reprend un concept qui existe depuis la fin des années 90 dans les boitier PC, le “Mother-Rack”. Un système de rails qui permet d’extraire une partie du châssis qui porte la carte mère. Cela offre la possibilité de monter la machine bien à plat, tranquillement, en étant moins gêné par le boitier.

Antec Dark Cube

Le Antec Dark Cube permettra donc de positionner les éléments de votre machine facilement. Carte mère, processeur, mémoire mais également carte graphique et stockage, puis  de réinsérer l’ensemble dans le reste du châssis. La dernière fois que j’ai fait ça, c’était sur un énorme boitier grand tour AOpen HX08, il y a un bon paquet d’années…

Antec Dark Cube 2021-03-05 12_42_19

La façade est également amovible, la marque livre deux solutions avec le châssis. Une première assez classique en verre trempé, l’autre plus aérée en mesh afin d’optimiser la circulation de l’air. Suivant l’équipement embarqué et vos goûts personnels vous pourrez donc choisir l’une ou l’autre. Pour le  reste le boitier est assez classique dans ses possibilités techniques. On retrouve par exemple deux ports USB 3.0 Type-A, un USB Type-C 3.1 ainsi que deux ports jack audio séparés sur le dessus de la face avant. 

Antec Dark Cube

Avec des dimensions de 51.2 cm de profondeur pour 24 cm de large et 40.6 cm de haut, le Antec Dark Cube n’est pas du tout un cube mais propose assez d’espace pour des solutions graphiques de 33 cm de long et un système de dissipation de processeur pouvant mesurer 17.5 cm de haut. Le petit bémol pour cet engin est sans doute dans son ratio encombrement par rapport à ses possibilités de stockage. On pourra compter sur un emplacement 3.5″/2.5″ et un autre en 2.5″ seulement. De quoi ajouter deux unités de stockage en plus des ports M.2 éventuellement proposés par votre carte mère.

Antec Dark Cube

La ventilation n’est pas assurée d’office dans ce boitier, des emplacements sont présents mais aucun n’es peuplé d’un ventilateur par la marque. On retrouve deux emplacements 120/140 mm en façade pouvant également embarquer un radiateur de 240 mm et un emplacement supplémentaire de 120 mm sur la partie arrière.

Antec Dark Cube

Ce boitier de 10.2 Kilos propose enfin des parois en verre trempé pour que l’on puisse bien voir tout ce qu’il se passe à l’intérieur. J’ai l’habitude de me moquer gentiment de cet attrait pour les façades transparentes et les LEDs mais il y a peu j’ai eu une conversation avec un lecteur qui m’a expliqué pourquoi il préférait des boitiers aux parois de ce type. Ce n’est pas tant pour les multiples LEDs qui pullulent désormais jusque dans les barrettes mémoire… Mais parce qu’il emploie un système de refroidissement à eau et que cela lui évite de stresser au moindre bruit suspect… Il peut jeter un oeil rapide au système sans craindre de fuite.

Le Antec Dark Cube sera proposé au prix de vente de 209€.

Antec Dark Cube : un boitier original et accessible © MiniMachines.net. 2021.

Hier — 4 mars 2021MiniMachines.net

Lenovo ThinkEdge : des MiniPC Tiger Lake passif et renforcés

Par Pierre Lecourt

La nouvelle gamme Tiger Lake de Lenovo ThinkEdge comprend le SE30 annoncé en Corei3 et i5 et un SE50 apparemment livré sous Core i7. Le concept pour ces deux machines est identique. On crée une carte mère ultra compacte et on l’emballe dans un énorme châssis composé de fines ailettes d’aluminium. Ce sandwich indigeste permet aux machines d’encaisser la chaleur dégagée par le système de manière totalement passive.

Lenovo ThinkEdge SE30

Avec aucune pièce mécanique à leurs bords, les deux Lenovo ThinkEdge sont construits pour fonctionner de manière permanente quelques soient les conditions extérieures. Enfin presque. Lenovo garanti le fonctionnement 24h/24 et 7j/7 à des températures variant de -20 à 60° Celsius. De quoi imaginer un système embarqué dans mobilier urbain qui n’aurait pas trop à craindre de la météo d’un pays tempéré.

Le Lenovo ThinkEdge SE30 est prévu pour le début de l’été et sera disponible en Core i3-1115GRE ou Core i5-1145GRE vPro accompagné d’un maximum de 16 Go de mémoire vive en double canal DDR4 et jusqu’à 1 To de stockage PCIe NVMe. Le tout est enfermé dans un châssis d’un encombrement de 0.8 litre proposant une assez large connectique. 

Lenovo ThinkEdge SE30

On retrouve ainsi des sorties HDMI, DisplayPort et Thunderbolt 4 mais également deux ports USB 3.1 Gen 2 Type-A, un USB 3.1 Gen 2 Type-C, un port jack audio combo, un Ethernet Gigabit et deux ports séries RS-232 pour piloter divers équipements externes. Le stockage est assuré par deux slots M.2 2280, un troisième slot M.2 2230 permettra de brancher un module Wifi et Bluetooth. Enfin, un slot M.2 2042 permettra d’ajouter un module 4G ou 5G optionnel .

Le Lenovo ThinkEdge SE30 sera livré sous Windows 10 dans sa version IoT mais pourra également être livré avec une version optimisée d’Ubuntu 20.04 Server.

Lenovo ThinkEdge SE50

Le Lenovo ThinkEdge SE50 est moins détaillé. Il devrait également être livré avec des processeurs vPro mais qui monteront en Core i7 avec 32 Go de mémoire vive DDR4 et 2 To de stockage. Plus massif, ce second modèle occuperait un espace de 2 litres. Un encombrement qui lui permettra d’obtenir une certification IP50 de résistance à l’eau et à la poussière.

Lenovo ThinkEdge SE50

Le SE50 pourra travailler dans des températures allant de 0 à 50°C. C’est typiquement le genre d’ordinateur qu’un industriel va intégrer dans une presse d’imprimerie pour piloter l’ensemble des processus ou qui va être aux commandes d’une chaine de montage robotisée. Le SE30, de son côté, sera parfait pour afficher des données, en relever et transmettre le tout à distance quelles que soient les conditions environnementales.

Source : Liliputing

Lenovo ThinkEdge : des MiniPC Tiger Lake passif et renforcés © MiniMachines.net. 2021.

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Compal Axis : un concept de portable hybride assez étrange

Par Pierre Lecourt

Le Compal Axis est un autre concept de la marque présenté aux IF Design. Après les diverses propositions de la marque que sont les Airttach, ZeroEdge et Envision, ce dernier projet est peut être le moins réfléchi.

Compal Axis

L’idée est classique, il s’agit d’un hybride à écran tactile avec prise en charge d’un stylet actif. L’écran est donc détachable du clavier pour pouvoir l’utiliser en format tablette indépendamment du clavier.  La marque ne détaille pas le contenu de l’engin, on ne sait pas ce qu’il y a dedans donc. Mais comme Compal est avant tout un assembleur de produits sur mesures pour ses clients, on se doute que si quelqu’un retenait ce produit, il pourrait faire monter ce qu’il souhaite dans une certaine limite de consommation et de dissipation.

Compal Axis

Mais le principal élément de ce Compal Axis n’est pas lié à son materiel interne. Plutôt à l’astuce trouvée par les ingénieurs de la marque pour assurer la jonction entre l’écran et le clavier. Une astuce rigolote mais pas vraiment pratique à l’usage. C’est le stylet actif qui sert de charnière pour le Compal Axis. Il se loge d’un côté dans une excroissance qui dépasse du châssis et de l’autre dans le bas de la tablette. Comment vous dire que cette idée de design est complétement con sans le dire aussi crûment ? Les défauts liés à cette idée sont très nombreux, il suffit d’imaginer l’engin dans vos mains pour le comprendre.

  • Ce design oblige à utiliser le stylet uniquement en mode tablette, on ne peut pas l’utiliser lorsque la tablette est accrochée à la charnière en conjonction du clavier. Cela veut dire que de la prise de note au clavier et d’éventuels ajouts manuscrits sont impossibles…
  • L’accroche tout entière de l’écran au clavier dépend d’une charnière unique et totalement excentrée. Une assurance que la manipulation de votre machine finira par poser de nombreux problèmes dans la durée.
  • L’excroissance du clavier est permanente et augmente l’épaisseur de celui-ci en permanence même lorsqu’il est rangé au fond de votre sac. Pire, la partie qui dépasse subira, à elle seule, toute la pression exercée par votre rangement. Les risques d’écrasement de cette surépaisseur sont importants.
  • De l’autre côté, au niveau de l’écran/tablette, c’est une excroissance inconfortable qui dépasse de l’objet. Passe encore son encombrement , avoir une sorte de poignée peut être un avantage ergonomique sur une tablette. Mais le dispositif montre qu’une fois le stylet sorti de son support, celui-ci est assez fin et pointu. Il faudra oublier la manipulation classique d’une tablette qui permet d’être saisie dans n’importe que le sens pour éviter tout inconfort.
  • La tablette propose un design pour les droitiers. La saisie confortable de la charnière ne peut se faire que de la main gauche qui prend le coin gauche, légèrement boursouflé, de la charnière en bas de l’objet. Le stylet atterri dans la main droite. Un gaucher qui voudrait prendre la tablette avec la main droite aurait deux choix : Soit saisir l’écran avec de très faibles bordures et donc manipuler l’interface tactile inopinément. Ou positionner la charnière en haut à droite de l’affichage pour pouvoir la pincer. Ce qui serait très inconfortable.
  • Enfin, en cas de perte de votre stylet… Vous n’auriez plus de portable hybride mais uniquement une tablette et un clavier séparés…

Compal Axis

Ce n’est pas la première fois que je vois un design mal pensé issu d’un labo de recherche. La plupart du temps, ils ne dépassent pas le stade des premiers prototypes. Des engins réalisés facilement aujourd’hui avec des imprimantes 3D capables de sortir ces idées numériques dans le monde analogique. Je ne doute pas une seule seconde que ce Compal Axis ne dépassera jamais la phase de test du monde réel. Il est d’ailleurs déjà peut être enterré par le constructeur. Présenter un produit à ce genre de concours consiste à présenter une jolie idée même si on n’a pas l’intention de la commercialiser ensuite.

Et puis, en anglais, quand on veut dire qu’on a décidé d’abandonner un projet on emploie le verbe “Axe” pour signifier leur abandon. Peut être que le nom Compal Axis signifie quelque chose.

Source : Liliputing et IF Design

Compal Axis : un concept de portable hybride assez étrange © MiniMachines.net. 2021.

Le financement de la console AYA Neo encore retardé

Par Pierre Lecourt

Pour revenir brièvement sur la console AYA Neo, il s’agit d’un PC de 7″ de diagonale enfermé dans un châssis plus proche d’une Nintendo Shield que d’un portable traditionnel. Ce n’est pas la première du genre mais ce modèle emploie un processeur AMD Ryzen 5 4500U avec un circuit graphique Radeon Vega 6 lui permettant de taquiner une très belle ludothèque PC en mobilité.

Aya Neo

La AYA Neo proposera également 16 Go de mémoire vive et 512 Go de  stocke PCIe NVMe. Un engin assez séduisant donc, surtout si vous avez envie de jouer à des titres PC pendant de longues heures de transport par exemple. La console a commencé sa commercialisation en Chine et plusieurs centaines de modèles ont été livrés à différents clients locaux. 

Pour sa distribution à l’international, la AYA Neo compte sur un financement participatif sur Indiegogo. Je vous en ai déjà parlé, aussi ne vais-je pas revenir sur ce projet. Simplement, la date du début du financement participatif devait être annoncée juste après le nouvel an chinois… Il devait donc débuter en ce mois de Mars. Et finalement la société a décidé de prendre encore un peu de temps avant de lancer l’opération.

Près de 40000 personnes se sont inscrites pour être prévenues du début de ce financement, un chiffre qui laisse rêveur et qui pousse sans doute le constructeur à sécuriser un stock important de pièces détachées. Et c’est probablement là que le bât blesse. Certains composants sont compliqués à obtenir en ce moment, surtout pour un nouvel acteur sur le marché. Comme ce type de production se fait en louant les services d’un assembleur, la solution la plus économique consiste à faire produire la totalité des commandes d’une seule traite. Pour éviter de devoir payer plusieurs fois la configuration des éléments de production et la formation des équipes. 

Aya Neo

Je reste confiant sur la production et le sérieux de la AYA Neo pour le moment. Les échos que j’en ai sont très bons et si ce n’était pas un financement participatif par Indiegogo, j’avoue que la tentation de craquer serait très grande.

Le financement de la console AYA Neo encore retardé © MiniMachines.net. 2021.

Dell Chromebook 3100 : un 11 pouces à petit prix mais très cheap

Par Pierre Lecourt

Le Dell Chromebook 3100 n’est pas vraiment une bonne affaire, cela ne veut pas dire que ce n’est pas un chromebook correct. Mais il ne faut pas se laisser aveugler par son argument principal. Si l’engin démarre à moins de 300€, c’est avant tout parce qu’il ne vaut pas plus.

Dell Chromebook 3100

Son équipement interne est basique, vraiment basique. Le processeur embarqué est un Celeron N4020 double coeur. Une solution double coeur et double thread de génération Gemini Lake Refresh cadencé de 1.1 à 2.8 GHz avec 4 Mo de cache. Une puce peu gourmande en énergie avec 6 watts de consommation mais également une des puces les moins performantes du large cheptel d’Intel ces dernières années. Malgré sa sortie plus tardive, la solution Celeron N4020 est moins performante que le Celeron N4100 de trois ans son ainée. Cela est probablement du au fait que le N4100 est un quadruple coeur. En pratique donc, les deux puces font quasi jeu égal avec une même consommation de 6 watts. Ce n’est pas forcément une mauvaise puce donc mais il faut vous attendre au niveau de ressources en performances d’un Celeron de 2017.

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Associé à cette puce, 4 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage en eMMC. Des postes qui ne pourront pas évoluer et qui condamnent donc la machine à rester en l’état. La durée de vie d’un eMMC peut varier énormément suivant vos usages mais ce n’est jamais un gage de longévité de confier du stockage système à ce type de dispositif. Surtout avec une si faible capacité.

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D’autant que la connectique est frustre et que Dell n’a pas jugé utile d’ajouter un lecteur de cartes SD pour épauler la configuration. Si le principe d’un Chromebook est de dépendre des données stockées dans les nuages et d’y accéder via Internet, le fait de devoir piloter le système sur un eMMC aussi étroit aura sans doute des conséquences fâcheuses à moyen et long terme. Perte de capacité et lenteurs sont à prévoir. Toutes mes machines en eMMC ont fini par être inutilisables à cause de ce type de stockage, tablettes comme portables.

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Le reste de la connectique comprend un port USB 3.1 Gen1, un USB Type-C et un port jack audio 3.5 mm combinant casque et micro. Deux autres ports USB identiques aux premiers sont disponibles… en option. Dell se comporte ici de la même manière qu’une compagnie aérienne Low-Cost qui vous appâte avec un prix de billet alléchant mais qui oublie de vous prévenir de tous les suppléments obligatoires pour votre vol. 

De la même manière, vous pourrez choisir un Dell Chromebook 3100 en 32 Go de eMMC qui ajoutera les options de ports USB supplémentaires mais le tarif passera à 343€. C’est encore alléchant niveau prix mais c’est également ce que demandent certains constructeurs pour passer leurs SSD PCIe NVMe de 128 à 256 Go…

La connexion au réseau se fera via un Wifi5 et un module Bluetooth 5.0 est intégré. Une option pour un module 4G sera possible ainsi qu’une ribambelle d’options de garantie variées contre le vol et la casse.

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En parlant de casse, un point fort du Dell Chromebook 3100 est sa résistance annoncée aux chocs. Avec une coque durcie, la machine est censée résister aux chutes et autres accidents courants. Cet ajout bienvenu permet à Dell de viser le marché de l’éducation avec un système qu’il pourra garantir le mieux possible pour un usage intensif. Les bordures de la machine sont en caoutchouc pour éviter les petits chocs et l’engin est prévu pour survivre après des chutes de 75 cm. Le clavier est résistant à l’eau et on peut renverser jusqu’à 35 cl de liquide dessus avant qu’il ne rende l’âme. Enfin, la connectique est protégée par des rabats en caoutchouc pour mieux résister à la poussière et aux liquides. Dell assure que les différents ports sont prévus pour un usage intensif sans casser.

Dell Chromebook 3100Le clavier est proposé en AZERTY en France 

La batterie est donnée comme proposant 14 heures d’usage continu, rechargeable via un port USB Type-C, elle devrait correspondre à tous types d’usage sans soucis. Dell commercialise d’ailleurs un chariot pensé pour les milieux éducatifs. Un chariot qui permet de stocker et de recharger les engins facilement avant de l’enfermer  dans une pièce sécurisée.

Le Dell Chromebook 3100 affiche en 1366 x 768 pixels. C’est peu mais suffisant pour ce type d’outil. Aller jusqu’au FullHD aurait été possible sur ce type de diagonale mais cela aurait demandé plus de ressources au processeur et à la mémoire vive. Surfer aujourd’hui en 768 pixels de haut et 1366 pixels de large reste encore confortable et les usages de ce type d’engins se satisferont de ce choix. Au dessus de l’écran, une webcam HD et un microphone ont été intégrés pour d’éventuelles visioconférences. Le Dell Chromebook 3100 mesure 20.79 cm de profondeur pour 30.39 cm de largeur et 20.8 mm d’épaisseur. Il pèse 1.29 Kilos.

HP Elitebook

HP EliteBook 840 G1

Vous l’aurez compris, cet engin vise l’achat de masse par le marché éducatif1 et pas le marché des particuliers. Si vous cherchez un portable pour un enfant, ne vous laissez pas séduire par le prix de ce type de solution. Mettez quelques dizaines d’euros de plus ou cherchez du côté du marché de l’occasion. Je vous ai parlé par le passé de solutions comme AFB Shop qui recycle des portables d’entreprises pour les remettre en état et les proposer à la vente à petit prix.

Un engin comme ce Dell Latitude E7240 en 12.5 pouces avec un Core i5-4300U à 279€ me semble bien plus adapté à une utilisation globale pour un enfant. Il propose le même type d’écran, toujours 4 Go de mémoire vive (qu’on pourra faire évoluer à l’achat ou après) et 128 Go de stockage SSD également évolutif. Il tourne sous Windows 10 et pourra être basculé sous un système libre. D’autres modèles plus performants sont également disponibles comme ce HP Elitebook 840 G1 en 14 pouces à 359€, par exemple.

Dell Chromebook 3100 : un 11 pouces à petit prix mais très cheap © MiniMachines.net. 2021.

Microsoft Intelligent Speaker : un appareil pour retranscrire vos réunions

Par Pierre Lecourt

Si cette époque parait lointaine et insouciante, il restait tout de même un petit détail toujours désagréable à gérer lors de ces entrevues. Il y avait toujours une personne désignée pour retranscrire le contenu de la réunion, le mieux possible. Un rôle ingrat et pénible qui tombait, souvent pour de mauvaises bonnes raisons1 toujours sur la même personne.

Microsoft Intelligent Speaker

Le Microsoft Intelligent Speaker va remplacer cette fameuse personne dans ce travail. L’idée est de disposer d’un objet qui sera capable de retranscrire l’ensemble des dialogues des intervenants tout en étant capable d’identifier qui parle. Le résultat de ce travail permettant ensuite de récupérer un fichier texte immédiatement exploitable de cette réunion.

Microsoft Intelligent Speaker

Evidemment, le Microsoft Intelligent Speaker ne fonctionnerait qu’avec le système de réunions virtuelles Microsoft Teams. Un excellent moyen pour l’éditeur de proposer une solution concurrentielle à Zoom, le service de réunions virtuelles qui a connu un véritable Boom depuis le début de la pandémie de coronavirus.

Microsoft Intelligent Speaker

C’est une intelligence artificielle entrainée à cette tâche qui sera en charge des deux tâches. Authentifier chaque voix pour en différencier jusqu’à 10 et traduire en texte l’ensemble des discours échangés. Ainsi l’appareil pourra travailler dans une pièce avec de multiples intervenants et différencier leur discours mais également capter les paroles d’autres personnes connectées à distance via Microsoft Teams. Je n’ai aucune idée du moyen utilisé par Microsoft pour reconnaitre des personnes connectées via un autre support de visioconférence mais 7 microphones seront disposés autour de l’appareil pour lui permettre de saisir l’ensemble des intervenants.

Cette vidéo de 2018 montre un premier concept de cette solution. Dans cette démonstration, les intervenants peuvent parler librement pendant qu’un appareil identifie les voix de chacun et note leurs paroles à la volée.

Microsoft indique l’appareil pourra traduire à la volée certains langages pour retranscrire l’ensemble du texte dans la langue de charque participant. Aucune date ni aucun tarif n’a été annoncé pour cet Microsoft Intelligent Speaker. Je doute qu’il soit disponible pour le grand public et c’est peut être là l’astuce de Microsoft pour le rendre compatible avec Teams. En ne proposant l’appareil qu’à ses clients professionnels utilisant ses abonnements payants à son service de conférence, la marque devrait s’assurer qu’ils ne l’utilisent pas avec un autre système.

Que dire si ce n’est qu’un tel appareil devrait mettre fin à toute jovialité, toute tentative d’intégrer un peu d’humour ou de simple nonsense à des réunions déjà pénibles. Si votre blague ou votre remarque destinée à détendre un peu l’atmosphère se retrouve dûment archivée pour l’éternité sur les serveurs de votre entreprise, il y a fort à parier qu’un fort mouvement d’autocensure apparaisse dès que l’appareil sera mis en marche.

Microsoft Intelligent Speaker : un appareil pour retranscrire vos réunions © MiniMachines.net. 2021.

Comment revenir à Kodi 18.9 ?

Par Pierre Lecourt

Si vous avez suivi l’évolution de Kodi, la dernière version 19, aka Matrix, pose les bases de nombreux changements techniques. Des changements qui sont indispensables dans la durée pour l’évolution du logiciel mais qui font grincer pas mal de dents aujourd’hui. Les principaux griefs étant liés à l’incompatibilité des extensions de Kodi 18 avec la nouvelle version.

Si vous avez des extensions spécifiques sous Kodi 18, elles doivent être ré-écrites pour Kodi 19. Et tant qu’elles ne le sont pas, elles ne fonctionneront pas. Aussi, si vous voulez laisser le temps aux développeurs de faire les mises à jour nécessaire vous allez peut être avoir envie de revenir à Kodi 18.

Pour se faire, c’est assez simple. Il faut commencer par désinstaller Kodi 19. Sur une TV-Box il est nécessaire d’aller dans les paramètres puis, en sélectionnant “applications”, vous pourrez retrouver le programme, le sélectionner et enfin cliquer sur “désinstaller”. Sur tablette ou smartphone, le classique appui long sur l’icône devrait vous permettre de la désinstaller facilement.

Une fois désinstallé, il faut télécharger la bonne version de Kodi 18.9 disponible sur leurs serveurs. 

Si vous avez une TV Box 64 bits comme les Nvidia Shield ou certaines solutions Realteck ou Rockchip, il vous faut la version 64 bits ARM V8A. Si vous avec une TV-Box en 32 bits, il vous faut la version V7A 32 bits. Vous pouvez cliquer sur le lien avec le bouton droit et faire un “enregistrer sous” pour télécharger le lien directement sur votre Box ou sur une clé USB.

Une fois l’application installée, il faudra la lancer depuis un explorateur de fichiers. Si votre système vous demande si vous acceptez les “sources inconnues”, validez positivement ce choix. Vous pourrez y revenir par la suite mais c’est indispensable pour installer une application ne provenant pas du Play Store.

KODI 18

Vous avez remplacé Kodi 19 par Kodi 18.9 ! Bravo ! 

Seul souci, Kodi 19 va venir signaler au logiciel qu’il existe et donc proposer une mise à jour automatique. Pour empêcher cela, il faut signaler à Kodi dans ses paramètres de ne plus le faire. Pour cela, il faut aller dans ses paramètres.

KODI 18

Naviguer dans “paramètres du système”.

KODI 18

Puis dans “mises à jour”…

KODI 18

Et enfin choisir l’option qui vous convient le mieux. La meilleure étant celle de conserver les notifications. Histoire de vérifier de temps en temps si vos extensions ont été mises à jour…

Comment revenir à Kodi 18.9 ? © MiniMachines.net. 2021.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables

Par Pierre Lecourt

Framework c’est une idée assez ancienne, celle d’un ordinateur portable libéré de sa contrainte d’intégration. Une machine qui calquerait son évolutivité sur celle des PC de bureau. 

Framework

Le Framework

Cette idée d’un portable évolutif existe depuis toujours, comme un fantasme qui traverse les générations depuis que les premiers engins mobiles existent. Il y a eu une certaine apothéose à une époque, un moment où les portables étaient moins fins et moins légers qu’aujourd’hui mais qui proposaient en contre partie un accès plus complet à leurs composants. On pouvait changer leur stockage, leur mémoire vive, parfois leur processeurs. La batterie était amovible par défaut et d’autres composants pouvaient être modifiés également. Aujourd’hui il est très rare de trouver des machines dont le stockage ou la carte Wifi ne sont pas montés sur des ports M.2 amovibles. Mais beaucoup de composants sont totalement inaccessibles car soudés directement sur la carte mère.

Framework

C’est le cas de plus en plus souvent de la mémoire vive qui est totalement ou en partie soudée sur le même circuit que le processeur. La partie graphique externe l’est également même si il existe des technologies pour dissocier cet élément du reste des composants avec le MXM notamment. Les mémoires sont depuis toujours montées sur des barrettes et leur intégration inamovible est surtout liée à une volonté de finesse des fabricants. Volonté qui répond apparemment à des sondages auprès du public qui plébiscite ce type de design.

Evidemment ce type de sondage pose souvent la question de manière biaisée ou incomplète. On demande au public si il préfère une machine plus fine et plus légère ou un engin plus épais et un peu plus lourd. Ce a quoi le public répond invariablement que, bien sûr, il préfère finesse et légèreté. Jamais on lui explique les conséquences de ce choix. Que sa batterie finira par mourir au bout d’un un nombre de cycles déjà connu lors de la vente et que la finesse de l’engin empêchera de la remplacer. Condamnant un investissement de plusieurs centaines d’euros à une durée de vie limitée d’office. Jamais on ne dit non plus que la finesse de l’engin obligera a se balader avec des dongles ou extensions pour connecter ses accessoires.

Acer Swift 7 2018

Le Acer Swift 7 : ultraportable et ultrafin. 9 mm d’épaisseur en 2018

C’est donc dans l’air du temps. On veut de la finesse alors on accepte de ne plus pouvoir changer le stockage sans avoir a retirer 40 vis, de ne pas pouvoir ôter la batterie collée au châssis ou de ne pas avoir la possibilité de mettre à jour sa mémoire vive. 

Framework se pose donc comme un héro, une solution indépendante des circuits classiques qui propose un portable d’un autre genre. Un engin fin mais capable de faire évoluer ses composants. Une idée séduisante d’un point de vue investissement mais également en tant que personne se sentant responsable de la gestion de ses déchets. Avec un portable parfaitement fonctionnel mais dont la batterie ne tient plus la charge, c’est généralement tout une machine qui est remplacée. Pouvoir y remédier serait un point très positif d’un simple point de vue écologique.

Framework

Framework propose une vision, une alternative. Avec un ultrabook de 13.5 pouces en 2256 x 1504 pixels affichant en 3:2, son portable est intéressant a découvrir. Le châssis est constitué d’aluminium en bonne partie recyclé. Il intègre un processeur Intel Tiger Lake avec un maximum de 64 Go de mémoire vive et jusqu’à 4 To de stockage SSD en PCIe NVMe. Une webcam 720p sera intégrée, promettant une fluidité de 60 images par seconde à l’utilisation et que l’on pourra cacher derrière un œilleton de sécurité. Avec 15.85 mm d’épaisseur et 1.3 Kilo cet engin proposera une batterie de 55 Wh. Bref, ce n’est pas un monstre boursouflé et lourd mais pourtant une solution qui pourra évoluer en bonne partie. 

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Framework promet l’accessibilité à de nombreux postes : la batterie pour commencer mais également l’écran, le clavier, la carte mère, la carte Wifi/Bluetooth, le stockage et la mémoire vive. L’idée étant de pouvoir acheter un clavier neuf si le premier est défectueux au bout de quelques années. Même chose pour l’écran ou la batterie qui vieillit. Certains composants du châssis seront également accessibles pour un remplacement simple même par un particulier.

L’idée de changer de carte mère est encore plus atypique. Cela veut dire que le propriétaire d’un Framework acheté en 2021 pourrait acheter une nouvelle carte en 2025 pour mettre à jour sa machine. Avec un nouveau processeur, un nouveau chipset et un circuit graphique à jour, c’est clairement un nouveau portable que l’on finira par obtenir.

Mais ce n’est pas tout. Plusieurs modules d’extensions pourront permettre de personnaliser sa connectique. On modifiera ainsi des éléments qui semblent bien être des ports d’extension intégrés auquel on pourra connecter différents connecteurs. Des ports avec des prises USB type-C ou USB Type-A, du HDMI, du DisplayPort, un lecteur de carte MicroSDXC ou une prise casque.

Framework

Bref des éléments propriétaires sur lesquels on pourra connecter un module contenant le convertisseur de son choix. Il sera ainsi possible de choisir de ne pas intégrer de port HDMI mais de le remplacer par un DisplayPort. Un module de stockage sera également accessible et on pourra enlever un port USB pour le remplacer par un module proposant plus d’espace.

Framework

Framework veut faire de ce type de modules un nouveau format, proposant ainsi à des industriels tiers de fabriquer les leurs que la marque se chargera ensuite de distribuer via son site. De telle sorte que si une entreprise veut, par exemple, produire un module de capture vidéo, il serait facilement accessible au public.

Framework

Tout ce qui est accessible à une extension USB 3.0 serait a priori intégrable dans ce type de module. Framework travaille par exemple à une extension permettant de profiter d’un port Ethernet Gigabit.

Framework

Framework : de la théorie à la pratique

Reste de grands défis pour Framework. Sur le papier l’idée est séduisante mais elle a beaucoup problèmes a résoudre pour être viable. Il faut d’abord convaincre le public, et ce ne sera pas facile.

Si les particuliers peuvent voir dans ce type de projet une solution intéressante, le nombre de personnes susceptibles de profiter de ces évolution est très limité. Peu, très peu, de particuliers n’ayant qu’une petite trappe a ouvrir pour changer un stockage ou de la mémoire vive il y a encore quelques années ne prenaient la peine de le faire. Installer une barrette de mémoire vive est un jeu d’enfant mais la plupart des gens s’arrêtent à l’étape d’avant. Non pas le moment où l’on cherche comment intégrer de la mémoire mais plutôt comment trouver le composant compatible avec sa machine. Evidemment La société derrière Framework aura tout intérêt à lister les composants compatibles et même à les distribuer. Restera alors a passer à la seconde étape, commander le produit et l’installer soi même. Et ce n’est pas gagné.

Minimachines.net

Le Compute Card d’Intel, un produit abandonné en 2019 qui permettait une évolution facile des portables

De nombreuses tentatives de ce genre on déjà été tentées, de la part de sociétés nouvelles ou de géants bien établis dans différents domaines. Le constat qui est fait est quasiment toujours le même, l’industrie n’a aucun intérêt a suivre ce type de mouvement et la société qui lance son produit se retrouve vite très isolée. Sans materiel compatible autre que celui qu’elle produit. C’est la grande différence entre le marché PC classique des tours de bureau et celui des portables. Si le premier dispose d’une véritable armada de produits tous compatibles les uns avec les autres c’est parce qu’il s’est construit entièrement sur cette idée de compatibilité. Le marché portable a fait totalement marche arrière. Les rares normes communes entre les marques de portables ne concernent que des éléments déjà interchangeables chez les concurrents : mémoire vive, stockage et cartes M.2 comme les modules Wifi/Bluetooth. On remarque au passage que ces éléments sont également intégrés dans le monde des PC de bureaux…

MXM Nvidia Tesla

Un module graphique MXM Nvidia Tesla

Il n’y a pas de norme comme le ATX ou le ITX pour les cartes mères dans le monde du portable et tout le monde fait sa solution à sa sauce. Il pourrait y avoir une norme de circuit graphique comme le MXM mais cela sous entends un retour à des machines plus épaisses. Et cela ne serait intéressant que si de nombreuses marques productrices de portables se penchaient sur le sujet en proposant une extension MXM car cela amènerait de nouveaux constructeurs a proposer ce type de modules. Ce n’est clairement pas le cas.

Pour la batterie, même à l’époque où toutes les solutions étaient amovibles, jamais les constructeurs ne se sont entendus pour les rendre inter-compatibles entre marques. Au contraire, chacun y allait de sa solution propriétaire tant au niveau de l’accroche physique que des connecteurs. Pas de raison que le marché gagne en sagesse  aujourd’hui.

Framework

Si on fait le bilan du Framework face à une machine concurrente

Mettons le projet Framework face à une solution commerciale standard. Qu’apportera t-elle de plus ? La possibilité de choisir sa connectique et donc de doubler par exemple ses sorties jack audio ou de rajouter un port HDMI. C’est un atout mais il faut bien avouer qu’il est maigre face à ce que propose le marché en terme de solutions externes. Un simple hub USB Type-C ou Thunderbolt peut apporter l’ensemble des ports supplémentaires proposés par Framework. Ce sera certes moins bien intégré mais avec l’avantage d’être compatible avec tout type de machine et non pas dépendant d’un format qui enfermera l’utilisateur chez un nouveau constructeur. 

C’est également une possibilité qui subit l’érosion concurrentielle. Le tarif de ces hub USB Type-C ou Thunderbolt fluctue et n’est pas lié au bon vouloir d’une seule société. Les options pour Framework étant distribuées par une seule marque et sur un seul site, elle ne seront pas soumises à la même concurrence. Elles resteront plus chères que les solutions concurrentes.

Framework

Le module de stockage du Framework

Ajouter une option de stockage ? C’est un plus mais cela peut se compenser par la possibilité d’ajouter une simple clé USB. A demeure avec un modèle ultra compact sur un port USB ou de manière classique en l’ajoutant en cas de besoin. Le recours à des cartes SD est également une solution sur certains portables pour étendre le stockage, leur prix s’est écroulé et leurs débits sont en hausse.

Reste les options de remplacement des composants internes qui sont une promesse réellement intéressante. Pouvoir changer sa carte mère c’est l’assurance de retrouver un meilleur niveau de performances avec un processeur plus puissant, un chipset adapté et un circuit graphique au niveau. Un remplacement au bout d’un temps d’amortissement serait sans doute un énorme plus. Mais cela pose plusieurs questions épineuses pour la solution Framework.

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Quelle garantie aura l’acheteur de voir une carte mère compatible avec son materiel au bout de 3 ans, 5 ans ou 10 ans ? La grande question est la pérennité de Framework. Car si la société se lance en 2021, sa clientèle sera faible le temps de se faire connaitre. Et comme je me doute que les tarifs proposés par la société ne seront pas donnés1 la base de client ne devrait pas être énorme. 

Au bout de combien de temps ces clients vont “repasser à la caisse” et acheter une nouvelle carte mère pour leur portable Framework ? 3 ans ? 5 ans ? 8 ans ? Et pendant ce temps, comment Framework va t-elle prouver l’intérêt de son concept ? Qu’est ce que la société va gagner avec la vente d’un portable à son lancement et une carte mère 5 ou 8 ans plus tard ? Quelle sera sa rentabilité ? A quels tarifs sera t-elle obligé de vendre ses accessoires pour fonctionner ? Peut t-on faire confiance à une société comme Framework sur une période aussi longue en informatique ?

Lenovo Flex 14 2014Le Lenovo Flex 14 : un portable innovant de 2014

Autre soucis majeur, l’évolution des formats, des standards et des tarifs. Si le concept des ports interchangeables permet de résoudre le soucis lié aux changements de formats. D’anticiper l’apparition d’un nouveau type de port par exemple, cela ne permet pas de voir à long terme à quoi vont ressembler les portables de 2025 ou de 2030. Il est très difficile de voir aujourd’hui quelles évolutions majeures vont arriver sur le secteur dans le futur mais les évolutions depuis les 5 ou 10 dernières années en arrière laissent entrevoir le chemin parcouru. Est-ce que aujourd’hui vous auriez envie d’un portable d’il y a 5 ans ? D’il y a 8 ou 10 ans ? Il est fort possible que de nombreux bouleversements arrivent dans les années qui viennent tant au niveau esthétique que materiel. Des bouleversements majeurs maintenant que la course à la performance et au rendement des processeurs et relancée. Avec AMD dans la bataille, Intel qui doit réagir et ARM qui montre ses capacités au travers des solutions d’Apple… Le marché va entrer en ébullition. Et cela passera sans doute par l’apparition non seulement de nouveaux formats mais également de nouvelles extensions. De nouvelles possibilités. Autant d’éléments que Framework ni personne, ne peut anticiper à 3 ou 5 ans. Or tout le principe de Framework c’est de vous promettre une durabilité sur ce type de période.

Le concept de Framework c’est, d’une certaine mesure, le pari d’un immobilisme technique. Le pari d’une machine qui ressemblera en 2025 ou 2028 à celles d’aujourd’hui. C’est un enfermement dans les propositions de la marque également, sans bénéficier des avantages des concurrents. Un choix qui peut se comprendre mais qui est loin de l’opportunisme qui caractérise souvent les meilleurs achats informatiques. Si dans 5 ans la carte mère compatible avec votre PC Framework est proposée à un tarif représentant 50% du prix d’un portable neuf chez un concurrent en promotion. Si votre portable lui même commence a donner des signes de fatigue au niveau de sa batterie, de sa charnière et de son écran. Si les modules amovibles de la connectique commencent a avoir du jeu… Allez vous décider de repartir pour 5 années de plus avec cet investissement déjà un peu bancal et sans aucune garantie ou achèterez vous un portable neuf ?

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L’idée de Framework est intéressante mais ne va pas dans le bon sens

Framework c’est une bonne idée, une idée logique, celle du monde des PC de bureau. Malheureusement elle n’a aucune place dans le monde très concurrentiel des portables et ultraportables d’aujourd’hui. Si l’idée était a développer il faudrait que cela se fasse au travers d’un consortium de marques comme c’est le cas pour le Wifi, l’USB ou le Bluetooth. Un “pot commun” où toutes les marques pourraient piocher des idées a développer.

Et cela ne se fera jamais pour des raisons simples. La première étant que rendre son portable compatible avec les composants de ses concurrents équivaudrait a développer des machines pour ses concurrents. Acheter un portable haut de gamme d’un côté puis le mettre à jour avec des produits moins chers chez une autre constructeur dans la durée c’est un bon moyen de ne pas faire d’affaires. C’est également un bon moyen de ne pas vendre de nouveaux portables.

Evidemment il est rageant de voir des machines parfaitement viables partir à la déchetterie parce qu’un écran est cassé ou qu’une batterie ne tient plus la route. Mais le problème n’est pas vraiment lié à la possibilité d’obtenir les pièces détachées. Il est surtout dû au fait que de nombreux constructeurs ne se soucient pas vraiment de la réparabilité de leurs produits.

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Changer de la mémoire ou un stockage est un jeu d’enfant aujourd’hui mais, paradoxalement, ce n’est plus accessible

Et on touche là du doigt un problème évoqué au début de ce billet. Il y a quelques années en arrière, lorsque les machines ne jouaient pas à la course à la finesse esthétique, il était possible de faire beaucoup de choses dans un ordinateur portable. Changer facilement toute la carte mère, ajouter ou enlever des stockages autrement plus encombrants que les SSD M.2 d’aujourd’hui, modifier la mémoire vive… La batterie était externe et non collée à l’intérieur et il y avait beaucoup de place pour les différents connecteurs sur les tranches des châssis. Aujourd’hui on souffre d’un défaut lié à la finesse extrême des machines et, justement, à une volonté de contrôle des constructeurs.

Certains produits sont pointés du doigt pour leur côté irréparable. Leur ouverture est synonyme de destruction et certaines marques estiment que l’ensemble des ressources constituant un ordinateur portable sont parfaitement jetables. C’est un constat amer mais c’est un élément totalement ancré dans nos habitudes de consommation aujourd’hui. Le marketing a poussé vers des designs qui ne sont pas compatibles avec l’accessibilité. Il ne tient qu’aux constructeurs de faire marche arrière et de proposer des produits plus évolutifs. Pas forcément des monstres de 3 cm d’épaisseur pour autant, un ingénieur spécialisé dans ce type de développement me confiait qu’en passant un portable actuel de 17 mm à un équivalent en 20 mm d’épaisseur on pourrait retrouver non seulement une énorme latitude d’évolution mais également une bien meilleure connectique. Sans parler de l’emploi d’éléments plus solides au niveau des charnières et des matériaux pour faire durer l’ensemble. 

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Framework ne fait que répéter le problème actuel en contournant une partie de ses conséquence avec des gadgets. Proposer des connecteurs amovibles reste ce que j’appelle un gadget. Pourquoi ne pas faire la promesse d’un portable vraiment ultra solide avec plus de connecteurs tout simplement ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une large trappe pour changer stockage et mémoire vive d’un simple coup de tournevis ? Pourquoi ne pas proposer un portable avec une batterie amovible externe ? Ou un modèle permettant d’accéder à sa carte mère en ôtant quelques vis ?

Framework tourne autour du pot, proposant un engin qui à les mêmes défauts que ses concurrents tout en ajoutant un peu de magie technologique pour compenser. Surtout, la marque fait une promesse dans le futur en n’ayant aucune garantie de pouvoir la tenir. Et, si la Framework y parvenait, ce serait sûrement à des tarifs de “seconde main” difficiles a mettre en concurrence face aux machines neuves.

Framework : un portable aux composants facilement remplaçables © MiniMachines.net. 2021.

Shuttle DS20U : Passage au Comet Lake pour le MiniPC Fanless

Par Pierre Lecourt

Le Shuttle DS20U quitte donc les puces Core de huitième génération et bascule vers les Comet Lake de dixième génération. Point commun entre ces deux gammes de puces ? Leur TDP identique de 15 watts.

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Les Shuttle DS20U passent donc à une nouvelle gamme de processeurs avec 4 puces sélectionnées par la marque:

Celeron 5205U : 2 coeurs, 2 threads 1.9 GHz, 2 Mo de cache et circuit Intel UHD

Core i3-10110U : 2 coeurs, 4 threads 2.1 à 4.1 GHz, 4 Mo de cache et circuit Intel UHD

Core i5-10210U : 4 coeurs, 8 threads 1.6 à 4.2 GHz, 6 Mo de cache et circuit Intel UHD

Core i7-10510U : 4 coeurs, 8 threads 1.8 à 4.9 GHz, 8 Mo de cache et circuit Intel UHD

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D’un point de vue conception, pas de raison de changer le fonctionnement de la machine puisque les besoins en refroidissement sont identiques. On retrouvera donc un même système de transfert thermique du processeur vers le châssis et une solution capable de fonctionner sans mouvoir le moindre mécanisme pour peu que vous l’équipiez d’un stockage de type SSD. On retrouve le même équipement interne avec deux slots So-DIMM de DDR4 pour 64 Go de mémoire au maximum. Le stockage est confié à un slot M.2 2280 compatible SATA et PCIe NVMe ainsi qu’une baie 2.5″ SATA capable d’accueillir des unités de 12.5 mm.

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La connectique est quasi identique au modèle précédent avec, sur la face avant, deux ports USB 3.2 Gen2 quand le précédent modèle était en USB 3.1. Les quatre ports USB 2.0 n’ont pas bougé et la machine propose toujours un lecteur de cartes SDXC et un duo de ports jack audio 3.5 mm séparés. Des LEDs témoin d’activité sont toujours visibles pour aider l’utilisateur à savoir si sa machine est bien en marche puisqu’elle n’émet aucun son en fonctionnement.

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A l’arrière, là encore peu de changements si ce n’est le passage à l’USB 3.2 Gen2 également. Les sorties vidéos HDMI 2.0a et DisplayPort 1.2 n’ont pas évolué et on retrouve toujours les ports série et VGA indispensables pour de nombreux usages industriels. Deux ports RJ45 Ethernet Gigabit signés Intel sont toujours présents ainsi que deux prises d’antenne amovibles. Enfin, 4 broches sont visibles sur le côté gauche pour déporter le bouton de démarrage facilement, faire un reset ou alimenter un autre périphérique en 5 volts. 

Le Shuttle DS20U propose exactement le même encombrement que son prédécesseur avec 20 cm de large pour 16.5 cm de profondeur et une épaisseur de 3.95 cm. Il est alimenté par un bloc secteur externe classique. A noter que les machines peuvent démarrer toutes seules à la reprise d’une panne de courant et  qu’elles sont conçues pour fonctionner non stop 7J/7 et 24H/24.

Robustes et efficaces, ces engins sont aussi bien pensés pour un usage industriel que pour devenir des PC de particuliers. Leur format ultra compact de 1.3 litre autorise tout type d’intégration. Comme PC de bureau classique, PC de salon inaudible caché derrière un meuble ou pour piloter un outil industriel quelconque. Pas de prix ni de date de disponibilité pour le moment pour cette gamme d’engins, les Shuttle DS20U ne sont apparus pour le moment que sur la page Taiwanaise du constructeur révèle FanlessTech. Les DS10U lancés en 2019 étaient vendus en Barebones à partir de 239€ HT.

Shuttle DS20U : Passage au Comet Lake pour le MiniPC Fanless © MiniMachines.net. 2021.

Compal Airttach : un concept de triple écran nomade

Par Pierre Lecourt

Comme pour les deux précédents projets présentés la semaine passée, le Compal Airttach est un concept. Un produit totalement virtuel mis en scène par la marque pour être présenté au concours IF Design mais qui n’a aucune réalité tangible.

Compal Airttach

Le projet de base est un ordinateur portable classique de 13 pouces auquel Compal additionne deux écrans supplémentaires de part et d’autre pour afficher en 48:9. Un écran d’autant plus spectaculaire que les bordures sont minimalistes. L’ajout de ces écrans se fait via des béquilles qui portent l’ensemble, le poids de deux écrans en plus ne pouvant être toléré par la charnière du portable seul. 

Compal Airttach

Le concept est donc de déballer son Compal Airttach en mode purement sédentaire, en mobilité l’usage du portable sera classique. Une fois bien installé sur un bureau, le déploiement du produit permettra de retrouver un excellent confort d’affichage pour certaines tâches. 

Compal Airttach

Mais l’usage du concept est également lié au fait que les écrans sont connectés à l’unité centrale via un système sans fil. On pourra donc détacher les écrans et les utiliser de manière indépendante. Pourquoi pas en “prêtant un écran” à une tierce personne pour qu’elle suive une présentation confortablement. Ou plus simplement en laissant un 13″ à un enfant pour qu’il fasse ses devoirs par exemple.

Compal Airttach

On retrouve les bordures d’écran courbes du concept Compal ZeroEdge. Une solution qui permet de faire disparaitre au maximum la séparation de chaque affichage. Je me demande tout de même dans quelle mesure tout ce concept tient debout. Au sens propre comme au figuré.

Compal Airttach

Comment cette simple béquille, disposée du côté du portable, parvient à maintenir chaque écran externe avec un angle qui ne soit pas de 45°. Si on se réfère à la première image de ce billet, chaque écran est posé sur une béquille mais totalement en équilibre avec comme seuls points de contact sur le bureau la partie basse contre le portable et la béquille. Laissant tout le poids de l’affichage porté par un miracle que je ne m’explique pas encore. Même en supposant l’ajout d’aimants néodymes dans les différents éléments, je ne vois pas comment le dispositif tiendrait debout tout seul. Si l’utilisateur est obligé de garder un angle de 45° à ses écrans pour utiliser l’engin, l’ergonomie globale sera déplorable.

Autre question, la gestion des écrans sans fil est toujours un souci aujourd’hui avec très fréquemment des problèmes de latence. Un retard de quelques millisecondes le plus souvent, ce qui ne pose pas de soucis avec un écran détaché de son support… mais j’imagine la gène de ce type de délai dans une solution triple écran face à l’utilisateur. Si l’affichage central est “câblé” et que les écrans supplémentaires sont sans fil, la différence de comportement entre les écrans risque d’être insupportable.

Ecran externe

Ce n’est pas le premier constructeur à proposer ce type de projet, Razer a été plus loin en présentant non pas un concept mais un prototype avec Project Valerie en 2017. Un produit présentant trois écrans de 17.3 pouces en UltraHD sans aucune vocation commerciale. Je suis en réalité assez dubitatif sur le potentiel commercial de ce type de dispositif. Non seulement le tarif de ce genre de produit serait probablement très élevé mais le poids et l’encombrement de l’ensemble le rendrait probablement fort peu mobile en définitive. Si il s’agit de retrouver un bureau triple affichage, le recours à une solution classique via HDMI ou Thunderbolt sera sans doute plus confortable en mode sédentaire. L’idée d’un écran supplémentaire n’est pas mauvaise en mobilité mais il existe déjà des solutions sur le marché, connectées en filaire, abordables et efficaces. Le problème lié à ce type de solution est d’être propriétaire. Que faire de ses écrans en cas de panne ou d’incompétence de la machine ? Le système sans fil de Compal oblige probablement à utiliser le 13″ de base de la marque. Rendant les écrans externes inaccessibles à d’autres machines.

La chose que je retiens de ce concept de Compal Airttach, ce n’est pas le projet de triple écran. C’est l’idée d’intégrer un système sans fil à un écran externe indépendant. sans passer par une solution sans fil type Microsoft Wireless Display, par exemple. Un système secondaire qui permettrait un usage détaché de l’appareil de base même si il faudrait conserver une alimentation externe. 

Source : IF Design via Liliputing

 

Compal Airttach : un concept de triple écran nomade © MiniMachines.net. 2021.

PNY présente sa GeForce RTX 3060 pour Mini-ITX

Par Pierre Lecourt

Une carte de plus dans le lot des solutions destinées aux machines au format Mini-ITX. La nouvelle PNY ne se distingue pas forcément des autres solutions déjà annoncées en terme de matériel mais elle a pour elle d’avoir le nom le plus compliqué et long de toute l’offre de cartes graphique de ces dernières années…

PNY GeForce RTX 3060 12GB XLR8 Gaming Revel Epic-X RGB Single Fan Edition

La PNY GeForce RTX 3060 12GB XLR8 Gaming Revel Epic-X RGB Single Fan Edition est donc une RTX 3060 plutôt classique sur laquelle la marque a ajouté des LEDs RVB que l’on pourra piloter logiciellement.

On retrouve une solution très standard accompagnée de 12 Go de mémoire GDDR6 avec une fréquence qui grimpe à 1320 MHz et une vitesse de boost qui monte à 1807 MHz au lieu des 1780 MHz de la solution standard. On retrouve un unique ventilateur en charge de son refroidissement, une solution qui occupera deux slots sur votre carte mère. Cette PNY GeForce RTX 3060 exigera la connexion d’une alimentation 8-pins PCIe et proposera la connectique standard de ce type de solution avec 4 sorties vidéo : trois DisplayPort 1.4a et un HDMI 2.1.

PNY GeForce RTX 3060 12GB XLR8 Gaming Revel Epic-X RGB Single Fan Edition

Ce ne sera pas forcément la plus chère des solutions de ce type, les cartes de la marques sont très souvent assez bien placées en terme de tarif. Mais il faudra compter sur une série de LEDs RVB placées sous le logo GeForce RTX que la marque ne manquera pas de facturer, et cela même si votre boitier Mini-ITX n’en tire pas parti.

La PNY GeForce RTX 3060 12GB XLR8 Gaming Revel Epic-X RGB Single Fan Edition devrait être mise en vente pour cette fin de mois de Février à un tarif inconnu… Cela reste évidemment du conditionnel parce que, pour le moment, les RTX 3060 sont toutes aussi indisponibles que les autres GeForce de cette génération.

PNY présente sa GeForce RTX 3060 pour Mini-ITX © MiniMachines.net. 2021.

Compal Envision : de nouveaux concepts de portables double écran

Par Pierre Lecourt

Compal présente deux nouveaux concepts originaux avec des machines à double écran. Le Compal Envidion Duo comme le Compal Envision Pro sont des portables qui exploitent deux écrans associés à une ossature différente des machines traditionnelles.

Compal Envision

Le Compal Envision Duo est un portable qui emploie deux écrans de 15.6″ à bordures fines, séparés par une charnière traditionnelle. On pourra utiliser l’écran inférieur, tactile, pour simuler un clavier virtuel. Mais la solution se déploie également sur un châssis original proposant un vrai périphérique de saisie.

Compal Envision

Si le premier moyen d’utiliser cet engin est assez traditionnel, on emploie un des deux écrans pour pianoter en capacitif, l’idée du Compal Envision Duo est de basculer l’écran inférieur sur sa base vers l’arrière afin de le surélever et de faire apparaitre un véritable clavier chiclet. Celui-ci permettra une saisie classique et laissera même apparaitre un pavé tactile à sa droite. Une zone tactile qui pourra se transformer en pavé numérique au besoin via un rétro éclairage intégré laissant apparaitre des chiffres à la manière des machines d’Asus.

Compal Envision

Dans cette disposition, l’utilisateur pourra retrouver un dispositif classique mais équipé de deux écrans l’un au dessus de l’autre au lieu d’un seul. L’idée est de pouvoir travailler , suivre une conférence vidéo sur un écran et prendre des notes sur le second ou profiter d’applications gourmandes en espace, comme les logiciels créatifs. La zone tactile inférieure permettant de piloter des applications particulières.

Compal Envision

La partie supérieure, très surélevée par rapport à d’habitude, permettra de regarder directement en face de vous dans une position assez ergonomique. A condition bien sûr que vous sachiez pianoter sans regarder vos doigts… car sinon le mouvement de cou sera très ample entre cet écran supérieur et le clavier.

L’idée est intéressante mais je me demande quel poids peut faire un tel engin, sans parler du tarif particulier de ce type de machine et des éventuelles limitations techniques qu’impose un dispositif de ce type.

Compal Envision

Le Compal Envision Pro devrait vous faire penser immédiatement au concept Honeycomb Glacier présenté par Intel en 2019. Cette  seconde solution reprend le concept du double écran séparé par une charnière classique mais avec un premier écran supérieur pleine taille et un écran inférieur plus petit, tactile et comme coupé de moitié horizontalement. Assez pour afficher des données et laisser la place à un clavier classique. La différence entre la proposition d’Intel et le concept de Compal ? Le dernier a un clavier sans fil détachable que l’on va pouvoir éloigner des deux écrans. 

Compal Envision

Là encore, on retrouve une solution chiclet avec sur la droite un pavé tactile, là encore la partie surélevée va permettre une position confortable pour la frappe et, peut être, s’aligner avec un second écran externe. Le système de béquille qui permet de positionner le Compal Envision Pro aura également l’avantage d’aider à la dissipation de ses composants.

Compal Envision

Là encore, la proposition est parfaite pour de multiples usages. Si Intel pensait son projet pour les joueurs, Compal vise plus large avec les créatifs, les programmeurs et tout autre utilisateur pouvant tirer partie de ce type de solution. L’orientation de ce genre de concept étant, par essence, très souple et malléable.

Compal Envision

Les solutions Compal Envision sont des fantasmes pour le moment, des intégrations de rendus 3D dans des photos classiques. Aucun de ces produits n’existe réellement et la marque ne cherche qu’à montrer la fertilité de son bureau d’étude. Il n’est pas sur que ces engins existent un jour, tout comme le portable d’Intel n’a, pour le moment, pas trouvé de débouché. Compal avait présenté au même concours IF Design en 2020 un concept Gemini qui présentait, lui aussi, deux écrans et qui n’a pas abouti pour le moment.

C’est néanmoins une solution originale et intéressante. Moins mobiles que des solutions classiques, elles pourraient avoir un certain intérêt pour des usages sédentaires.

Source : Liliputing

Compal Envision : de nouveaux concepts de portables double écran © MiniMachines.net. 2021.

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4

Par Pierre Lecourt

L’idée du Raspberry Pi Compute Module 4 est de proposer une solution compatible avec les création de la fondation mais que l’on peut intégrer dans le support technique de son choix. Certains profiteront de la petite taille de la carte pour en faire une solution très compacte. D’autres préfèreront une intégration sur une solution leur offrant plus de possibilités connectiques. C’est cette seconde voie qu’explore la Oratek Tofu.

Oratek TOFU

La carte est une “Carrier Board”, une solution qui va disposer du connecteur nécessaire pour accueillir la Raspberry Pi Compute Module 4 et lui proposer la connectique correspondant à divers besoins. 

Oratek TOFU

La Oratek Tofu propose dans un encombrement réduit de 9 centimètres sur 9 tout ce qu’il faut pour intégrer le Compute Module  dans une solution industrielle. La carte embarque, pour commencer, les 40 broches classiques du monde des Raspberry Pi mais également un port M.2 2242 PCIe NVMe, un port RJ45  Gigabit Ethernet avec prise en charge du PoE, une sortie vidéo au format HDMI, trois ports USB Ttpe-A et un port USB Type-C. Un lecteur de  cartes MicroSD sera également accessible via la carte ainsi que des port MIPI CSI et DSI pour connecter un affichage ou une camera. 

Oratek TOFU

Un port SIM pour utiliser les fonctions 4G de la Oratek Tofu sera également disponible si vous décidez d’utiliser le port M.2 2242 pour intégrer ce type de service. Enfin, on pourra alimenter la carte de quatre manières distinctes : avec le PoE du port RJ45, mais également grâce à deux solutions implantées sur la carte. Un connecteur 4 broches et un port jack accepteront des entrées de 7.5 à 28 volts. Enfin, il sera possible d’alimenter la solution avec le port USB Type-C mais, dans ce dernier cas, il ne sera pas possible d’utiliser le port M.2 intégré.

Clairement orientée vers des usages pro, la Oratek Tofu est annoncée pour une centaine de dollars aux US.

Source : Tom’s Hardware

Oratek Tofu : une Carrier Board pour Raspberry Pi Compute Module 4 © MiniMachines.net. 2021.

Un futur portable Windows 10 piloté par un SoC Exynos 2200 ?

Par Pierre Lecourt

Il y a deux ans maintenant que Samsung et AMD ont signé un partenariat visant à créer une nouvelle gamme de SoC ARM mêlant les compétences de l’Exynos de la marque Coréenne avec  les circuits graphiques Radeon de l’Américain. Un travail qui semble porter ses fruits avec l’annonce d’un futur SoC Exynos 2200, équipé de ces deux éléments, prévu pour le troisième trimestre de cette année.

Samsung Exynos

Un SoC Exynos 2200 qui serait intégré dans un futur portable Windows 10 en plus de la possibilité de rejoindre d’éventuels appareils plus classiques : smartphones, tablettes ou téléviseurs. ZDNet indique en effet que Samsung serait en train de développer une solution à la suite de son Galaxy Book S qui emploie pour le moment un Snapdragon 8cx. Une future machine sous Exynos 2200 avec un circuit graphique signé AMD pour proposer une alternative maison aux puces de Qualcomm.

Samsung Galaxy Book S

Pour Samsung, on imagine évidemment le gros avantage d’utiliser la même famille de puces “maison” pour une gamme de produits aussi large. Le développement sera bien plus rentable dans ce sens même si il faut adapter chaque puce à chaque usage. C’est également un gros avantage pour Samsung d’utiliser sa propre solution. Le portable ainsi créé serait probablement du 100% maison pour les éléments les plus importants : Ecran, SoC, mémoire vive, stockage et batterie pourraient être issus de ses usines. Un bon moyen de rentabiliser ses différentes branches et de générer des revenus plus élevés.

Samsung Galaxy Book S

Reste à connaitre un tout petit détail sur ce futur produit : son intérêt technique. Les solutions présentées par Microsoft équipées de Snapdragon sont, pour le moment, assez peu viables techniquement parlant. Leur principal atout étant d’être très autonomes et leur principal défaut d’être très lents en terme de calcul pour peu que l’on exploite un programme x86 émulé par le système ARM. De telle sorte que l’excellente autonomie proposée par ces machines ne sert véritablement qu’à exécuter des calculs qui seraient vraiment beaucoup plus rapides avec un processeur AMD ou Intel. Le plus d’autonomie ne sert finalement qu’à patienter pendant que la machine travaille. Ce qui est très frustrant.

Samsung Galaxy Book S

Les actuels Samsung Galaxy Book S sont vendus au même prix que les 13.3″ concurrents sous Windows 10.

Si les puces Exynos 2200 avec circuit AMD se révèlent plus performantes, si l’émulation des applications x86 est mieux maitrisée, ces solutions pourraient avoir du sens. Si ce n’est pas le cas, les futurs Galaxy Book S continueront de donner des coups d’épée dans l’eau. En proposant des compétences très chères pour ce qu’elles apportent réellement. Cela face à des processeurs AMD et Intel plus performants qui proposent désormais d’excellentes autonomies sur des machines rechargeables de plus en plus rapidement. Sans parler d’Apple et de ses puces M1 qui ont réussi à assurer une transition exceptionnelle depuis le monde x86 d’Intel.

Un futur portable Windows 10 piloté par un SoC Exynos 2200 ? © MiniMachines.net. 2021.

LG va rendre WebOS accessible aux autres fabricants de téléviseurs

Par Pierre Lecourt

Si vous êtes fabricant de téléviseur aujourd’hui, vous pouvez pour quelques euros, ajouter un SoC, de la mémoire vive et du stockage de manière à proposer des fonctions avancées à votre écran. Entre autres choses, lui permettre d’aller piocher sur les services de streaming, d’ajouter des fonctions ludiques et de programmer des systèmes d’alerte ou d’enregistrement de vos programmes.

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Pour y parvenir, vous pouvez utiliser un système Android ou un dérivé comme la proposition d’Amazon avec ses FireTV. Vous pouvez également pousser un système développé par vos soins directement sur votre machine. Bientôt, il sera également possible d’utiliser WebOS. La solution de LG va en effet être proposée aux constructeurs de téléviseurs concurrents. La marque indique avoir déjà signé des accords avec une vingtaine de partenaires différents et prévoit d’agrandir cette liste dans le futur. Et cela semble assez logique, ce genre de négociation ne coute pas cher à la signature. Une marque ne va payer l’emploi de WebOS que si et seulement si elle intégre effectivement le logiciel dans sa gamme de produits. Une toute petite somme pour chaque téléviseur sorti d’usine.

WebOS

Dès lors, tous les partenaires de LG auront sans doute trois choix tiers pour intégrer un système complet dans leurs téléviseurs : AndroidTV qu’il faudra négocier avec Google, FireTV d’Amazon ou WebOS à signer avec LG. Le gros avantage pour ces trois solutions étant de laisser leurs développeurs externes gérer les mises à jour techniques et logicielles. Si Youtube, Netflix, PrimeVideo ou Disney font évoluer leurs applications, ce sont les ingénieurs en charge d’Android, de FireTV et de WebOS qui auront pour tâche d’adapter le système, de corriger les bugs et de le mettre à jour en cas de failles ou d’autres problèmes. Même chose pour les services de streaming de jeux comme GeForce Now ou Stadia par exemple, le fait de payer une licence offre de gros avantages en terme de coût de développement tout en rassurant le client sur la compatibilité de l’offre dans le temps.

WebOS

Economiquement, les constructeurs tiers voient arriver un nouvel acteur, ce qui permettra de mieux négocier le coût des licences en faisant jouer la concurrence… LG pouvant jouer sur la corde du prix pour attirer à lui des marques face à Android et Google. La marque garde en effet sous le coude un petit avantage technique. Les partenaires signant pour WebOS auront droit à la version 5.0 du système à son lancement et cela même si LG lui même distribuera la version 6.0 sur ses propres téléviseurs. Une avance technique qui permettra à la marque de conserver un avantage stratégique face à ses concurrents.

Pour LG, le fait que plus de téléviseurs soient vendus avec son OS aura également des effets bénéfiques, stratégiquement parlant. Avec quelques millions d’unités en plus sur le marché, capables de souscrire un abonnement à un service comme Netflix ou autre, WebOS sera sans doute mieux traité en terme de développement. Le coût de son entretien logiciel, la paye de ses développeurs, sera également diluée dans la masse des nouvelles unités vendues.

LG va rendre WebOS accessible aux autres fabricants de téléviseurs © MiniMachines.net. 2021.

Advantech AIMB-218 : une carte Mini-ITX sous Elkhart Lake

Par Pierre Lecourt

Les puces Elkhart Lake ne sont pas encore très disponibles commercialement. Cette carte Mini-ITX Advantech AIMB-218 a beau être clairement à destination des pros, c’est ce qui ressemble le plus à une solution accessible pour le grand public.

Les puces Intel Elkhart Lake ont débuté leur commercialisation en Septembre 2020 mais pour le moment très peu de produits ont été annoncés. Au CES 2021, aucune solution commerciale n’a été révélée… Pourtant, ces processeurs Atom, Celeron et Pentium sont censés détrôner les solutions Gemini Lake cette année.

Advantech AIMB-218

Cette Advantech AIMB-218 sera disponible dans une large gamme de puces allant de 6.5 à 10 watts de TDP. On retrouvera ainsi l’Intel Atom x6413E, Celeron N6211, Celeron J6413 et le Pentium J6426, un processeur qui n’avait pas été annoncé lors de la présentation des puces par Intel, qui est semble t-il une évolution du J6425 fonctionnant de 2 Ghz de base à 3 Ghz en mode Turbo au lieu de 1.8 à 3 Ghz. L’ensemble de ces puces sera dissipé par un simple bloc d’aluminium posé sur le processeur, sans avoir recours à un ventilateur.

Advantech AIMB-218

La mémoire vive pourra grimper à 64 Go de DDR4-3200 avec deux slots SoDIMM et le stockage sera assuré par une solution mêlant un M.2 2280 PCIe NVMe et une solution SATA 3 plus classique. 

Advantech AIMB-218

La carte propose une connectique assez riche avec des ports vidéo HDMI 1.4b, DisplayPort 1.2 et LVDS mais également deux ports Ethernet Gigabit, un port M.2 pour une solution Wifi/Bluetooth optionnelle, trois ports USB 3.2 Gen2 et un port USB 2.0 en plus des brochages pour piloter quatre autres ports USB 2.0. Six ports série sont également accessibles, éclairant encore un peu plus sur le côté industriel de la proposition. La Advantech AIMB-218 a plus l’ambition de piloter un robot qui contrôlera la fabrication d’une partie d’une chaine d’assemblage que de se retrouver dans votre PC.

Elkhart Lake

J’avoue avoir assez hâte de tester ces puces Intel Elkhart Lake, notamment pour voir l’apport des circuits graphiques de onzième génération sur ces solutions entrée de gamme. J’espère que nous verrons arriver un jour ou l’autre des solutions grand public équipées de ces puces qui semblent parfaites pour des MiniPC fanless de salon.

Source : CNX Software

Advantech AIMB-218 : une carte Mini-ITX sous Elkhart Lake © MiniMachines.net. 2021.

Compal ZeroEdge : un concept de portable sans bordures d’écran

Par Pierre Lecourt

Avec le Compal ZeroEdge, la marque propose un concept attirant. Une solution qui fait flotter dans l’espace une dalle OLED de 14″ de diagonale avec un ratio de 99% en faveur de l’affichage par rapport à l’encombrement total du portable.

Compal ZeroEdge

Des bordures ultrafines qui portent une dalle surélevée de la carcasse par une charnière Arc-Edge mettant encore en valeur cet aspect particulier. Le Compal ZeroEdge  se distingue très clairement du marché actuel avec un aspect très futuriste. 

Evidemment, il est plus simple de présenter ce genre de concept au travers de rendus 3D et d’images virtuelles que de proposer un vrai produit. Pour le moment, le Compal ZeroEdge n’a aucune existence réelle et n’est que le résultat d’un travail de design des laboratoires de la marque. Comme chaque année, Compal fait appel à ses équipes de designers pour participer aux concours IF Design en présentant des produits imaginaires. Cela ne veut pas dire que les engins ne seront pas un jour sur le marché mais, pour le moment, aucune information de commercialisation, aucune date ni aucun prix n’a été annoncé pour ce produit aux spécificités très floues.

Compal ZeroEdge

Ultra fin, ne laissant apparaitre en connectique que deux ports USB Type-C et un lecteur  de cartes MicroSD, il propose un clavier de type chiclet classique, bien moins intégré que l’écran. Des bordures sont bien visibles de ce côté, éléments qui n’ont pas profité d’une intégration d’enceintes dans ce concept.

Compal ZeroEdge

La dalle, quant à elle, profite d’une bordure d’écran courbée, semblable à ce que l’on trouve sur certains smartphones. Cela permet d’accentuer sa taille et son déploiement même si la totalité de l’affichage lumineux ne correspondra sans doute pas à une surface exploitable réellement. Cette courbure particulière permettra un relevé d’informations lisible, même machine fermée. On pourra par exemple être averti de l’arrivée d’un message ou de la progression d’une tâche avec des éléments lumineux lisibles depuis le côté de l’engin.

Compal ZeroEdge

Gros point fort de cette finition particulière, la possibilité de mettre côte à côte deux machines identiques et de bénéficier d’un affichage presque ininterrompu. Une bonne idée en théorie mais qui se heurtera sans doute à quelques freins bassement matériels comme : la perte de tout confort d’utilisation dans cette position et le fait de devoir payer deux fois une machine qui sera forcément très chère. Sans parler de la difficulté à piloter deux écrans de machines différentes pour en faire concorder l’affichage.

Compal ZeroEdge

Si l’idée du double écran est très satisfaisante visuellement parlant, je pense qu’elle sera donc plus à retrouver non pas avec un second portable mais avec une solution d’écran supplémentaire. Intégrer la même technologie dans une solution d’écran secondaire à déployer sur le terrain en cas de besoin pourrait être une très bonne idée. Cela évitera la double peine de payer un second portable tout en offrant la possibilité de retrouver un affichage en longueur sans presque aucune interruption d’affichage.

Bien entendu, tout cela reste totalement théorique, le Compal ZeroEdge est un concept. Une idée en l’air et en 3D, sans qu’on n’ait pour le moment aucune visibilité de la possibilité d’une telle réalisation. Entre la finesse de l’écran et celle du châssis et la bordure de l’écran non protégée pour un appareil qui aura un certain poids… La solidité de l’ensemble parait encore assez compliquée à assurer. Un utilisateur qui poserait un peu durement un tel portable sur une surface solide sans une protection suffisante aurait sans doute une mauvaise surprise à l’ouverture de sa machine… 

Source : IF Design via Liliputing

Compal ZeroEdge : un concept de portable sans bordures d’écran © MiniMachines.net. 2021.

La liseuse PocketBook 740 Color en vidéo

Par Pierre Lecourt

Annoncée début Février pour un prix relativement abordable, la liseuse PocketBook 740 Color est une solution de 7.8″ de diagonale proposant une encre électronique couleur. 

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La promesse étant de pouvoir profiter de ce nouvel objet pour lire des contenus différents des textes habituels. La définition assez élevée – 1404 x 1872 pixels – et les 4096 tons colorés devant être suffisants pour profiter de formats comme la BD ou la lecture de magazines. Et si la vidéo proposée par The Ebook Reader n’est pas aussi enthousiaste que  l’on pouvait espérer, elle fait tout de même un bilan positif de cette nouvelle liseuse.

PocketBook 740 Color

Car les progrès sont bien là, même si ils restent minimes. La nouvelle encre numérique couleur de la PocketBook 740 Color est légèrement, très légèrement plus contrastée que l’ancienne. Les couleurs sont visibles et si elles restent assez passées, lavées par rapport à une impression sur papier glacé, elles se distinguent assez fortement.

PocketBook 740 Color

Les rouges sont pâles, les verts un peu ternis mais, dans l’ensemble, on comprend bien l’intention de chaque couleur. Le  vrai souci de ce type d’affichage est la comparaison avec un tirage papier autrement plus vif et pétillant que ce qui est proposé. Si vous vous attendiez à retrouver sur cette liseuse l’équivalent d’une BD classique ou l’affichage proposé par une tablette, cela restera encore un doux fantasme. Il faudra donc prendre la PocketBook 740 Color pour ce qu’elle est. Une liseuse avant tout pratique pour stocker énormément de contenus et non pas la pierre philosophale qui transforme les octets en or.

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Le rafraichissement est très correct avec une page qui s’affiche en couleur très rapidement. Dernier détail, le contraste entre le fond de page et le texte classique est moins performant, moins efficace que celui proposé par une liseuse à encre numérique en niveau de gris classique. C’est très net dans la vidéo. Les amoureux du texte pur ayant envie de céder à la couleur par caprice ou pour des usages de surlignage ou autres devront porter attention à ce dernier détail.

La liseuse PocketBook 740 Color en vidéo © MiniMachines.net. 2021.

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€

Par Pierre Lecourt

Le clone d’un clone ? La Cherry Pi V7 est en effet un dérivé de la Orange Pi, elle même largement inspirée des cartes Raspberry Pi/ Mais au contraire de beaucoup de solutions de ce type, la Orange Pi a su développer son propre petit écosystème et rassembler une belle communauté d’utilisateurs. Ce qui a sans doute donné l’idée de créer cette nouvelle carte de développement.

Cherry Pi V7

La Cherry Pi V7 est basée sur le même SoC AllWinner H3, un quadruple coeur Cortex-A7 épaulé par un chipset graphique ARM Mali-400MP2. Une solution bien supportée par de nombreuses distributions et assez performante pour de multiples usages. La carte embarque de 512 Mo à 1 Go de mémoire vive en DDR3 et utilise un lecteur de cartes MicroSDXC pour stocker les données. A noter qu’une option permettant d’ajouter 8 Go de stockage eMMC est également disponible.

Cherry Pi V7

La connectique est classique avec un port HDMI1.4 et une sortie audio cachant également une prise AV. Un microphone est également intégré directement sur la carte. On retrouve un port Ethernet 10/100 classique et la carte propose également la possibilité d’ajouter un chipset Wifi4 RTL8189, au besoin. Trois ports USB 2.0 sont présents en plus d’un port MicroUSB OTG. Un Mipi-CSI pour brancher une webcam est disponible et la carte propose les 40 broches classiques de ce type de produit. Un capteur infrarouge est présent, mais également des boutons de démarrage et un reset  en  plus de LEDs témoins d’activité de la carte. La Cherry Pi V7 mesure 8.5 par 5.5 centimètres et s’alimente par un port USB Type-C en 5 Volts et 2 Ampères.

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Le gros intérêt de cette carte est dans son clonage assumé de la Orange Pi. Des utilisateurs ont en effet pu l’essayer et confirmé que les images et montages créés pour les cartes Orange Pi sont compatibles avec cette nouvelle venue. Reste que les tarifs ne sont pas forcément à son avantage. Là ou la Orange Pi de base est proposée à 14.65€ en version basique avec 1 Go de DDR3 et sans stockage… la Cherry Pi V7 est un peu plus chère avec un prix de 15.55€. Seule la version avec 512 Mo de mémoire est moins chère à 13.87€ seulement.

Le modèle le plus performant, avec 8 Go de eMMC et le module Wifi4 intégré est proposé à 23.71€ contre 21.47€ pour la version Orange Pi PC Plus. La seule grosse différence dans ces tarifs vient de la possibilité de commander des Cherry Pi V7 en masse quand les prix des Orange Pi concernent des samples qui ne cumulent pas les frais de port…

Source : CNX Software

Cherry Pi V7 : un clone de la Orange Pi à moins de 14€ © MiniMachines.net. 2021.

KODI 19 : la version Matrix est disponible

Par Pierre Lecourt

Kodi 19 frappera à votre porte logicielle pour signaler la mise à jour si vous utilisez le logiciel, si il ne le fait pas sur votre TV-Box par exemple, un petit tour dans les mises à jour du système devrait vous proposer cette nouvelle version.

Kodi 19 prend le nom de code Matrix et le nouvel écran de démarrage vous annoncera tout de suite la couleur en reprenant une thématique assez classique du film avec des idéogrammes s’affichant comme un supposé code source tiré de l’univers du film. Toute l’interface du logiciel a été optimisée pour être plus lisible mais également plus fluide. Le système multimédia apporte son lot classique de nouveautés.

Kodi 19

Les Metadatas sont désormais pris en charge, notamment dans la lecture audio. Ce qui va permettre un meilleur affichage de vos musiques et de vos playlists et mettre ainsi le lecteur à hauteur des offres concurrentes et notamment de services de streaming en ligne. La lecture en cours s’accompagnera de la vue des couvertures, des noms des artistes et des noms des albums… Evidemment, ces données ne seront disponibles que si les fichiers musicaux sont correctement renseignés. Sur ce point, les scrapers – les outils logiciels qui vont parcourir le web à la recherche de metadatas correspondant à vos fichiers – profitent d’un passage à Python 3 pour plus de performances et de finesse.

Kodi 19

Question vidéo, Kodi 19 se met enfin au niveau des lecteurs majeurs. Les deux ans de développement de cette nouvelle version publique ont permis aux équipes de rattraper pas mal de retard technique. On retrouve enfin une gestion logicielle du Codec AV1 mais aussi du HLG, des HDR et HDR10 sous Windows 10. La version Android déployée sur de nombreuses TV-Box profitera du HDR10 et du HDR Dolby Vision. Cette prise en charge du HDR s’accompagne d’une petite attention technique pour vos yeux avec un réglage de l’opacité des sous titres et un choix de coloris supplémentaire avec un gris. Cela évite que le traitement particulier ne fasse ressortir trop fortement vos sous-titres sur un fond très sombre.

Les fonctions permettant de regarder et d’enregistrer des flux TV en direct sont également reliftés. On découvre des fonctions pour l’écran d’accueil, des systèmes de contrôles plus fins et plus pratiques et surtout une gestion plus fluide et plus lisible. Vos programmations d’enregistrement PVR seront par exemple notifiées de manière plus lisible.

Kodi 19

Kodi 19 pousse les extensions vers Python 3

Les extensions tierces devront impérativement se mettre à jour de Python 2.7 vers Python 3. Si votre Kodi actuel utilise une ou des extensions qui ne sont plus maintenue, il faudra faire attention à ce point, il est probable qu’elles ne soient pas prise en compte par Kodi 19. Et si elles ne sont pas mises à jour, vous ne pourrez plus en profiter. Cette exigence d’un passage vers le nouveau langage permettra à Kodi de faire le ménage sur les extensions justement délaissées par les développeurs. 

Kodi 19

Le nouveau système permettra également de donner des droits plus stricts aux utilisateurs. L’accès à vos données, les éléments installés et autres options devront donc demander patte blanche à l’utilisateur pour être installées. Ce système d’autorisation semble aujourd’hui indispensable au sein d’un appareil fonctionnant de manière connectée au sein de votre propre réseau. Cela évitera également que les nouvelles extensions s’amusent a changer des éléments globaux du système.

Le moteur de Kodi 19 en lui même est amélioré avec des éléments divers sur l’ensemble des fonctions. on retrouve pèle mêle des points techniques très variés : les jeux seront par exemple mieux gérés en plein écran même pour des titres en très faible définition à l’origine. Point important sous Linux, Kodi 19 est désormais distribué en une seul et unique version pour différents systèmes.

Cet énorme travail est comme d’habitude totalement gratuit et il faut saluer l’investissement d’une formidable équipe de bénévoles. Si le coeur vous en dit, Kodi est toujours à la recherche de talents pour s’améliorer… Tout comme de fonds pour fonctionner. Un petit don est toujours possible..

Kodi 19 est disponible au téléchargement sur cette page.

KODI 19 : la version Matrix est disponible © MiniMachines.net. 2021.

Akasa Turing A50 : une solution pour du Ryzen 100% fanless

Par Pierre Lecourt

Avec le Akasa Turing A50, la marque s’aventure en dehors des NUC d’Intel et s’intéresse au petit monde des minimachines sous AMD Ryzen. Pour cela, la marque se base sur un engin particulier, l’Asus Mini PC PN50 ou plutôt à sa carte mère. 

Akasa Turing A50

Le Concept de ces solutions est assez simple en théorie. Akasa se concentre sur une solution spécifique et développe un châssis sur mesure qui va encaisser les watts dissipés par les composants de manière passive. Evidemment, cela suppose deux choses importantes : une production qui dure dans le temps et un produit qui ne va pas changer du jour au lendemain. Car si le constructeur déplace ne serait-ce que de quelques centimètres, un de ses composants au gré d’une mise à jour ou d’une révision de carte mère, il est fort possible que la solution d’Akasa ne puisse plus être compatible.

Akasa Turing A50

C’est pour cela que les propositions de la marque se sont toujours intéressées aux NUC d’Intel. Parce que le fondeur propose des machines stables et assure une production longue sans changer les composants de place. Le passage à une solution AMD Ryzen proposé par le Akasa Turing A50 se fait au travers d’une machine signée Asus. Un engin qui devrait avoir la même stabilité dans la durée que les NUC.

Asus PN50

L’Asus PN50 d’origine

Le concept est donc toujours le même, pas vraiment grand public mais pas forcément inaccessible pour autant. On achète l’Asus Mini PC PN50 de son choix et on le désosse pour en extraire sa carte mère1. On intègre ensuite celle-ci dans le boitier Akasa Turing A50 qui est construit pour encaisser de manière passive la chaleur émise par les différents composants.

Akasa Turing A50

L’intérêt ? Pour peu que l’on utilise que des composants passifs et non pas un stockage sur disque, la machine ainsi construite ne fera absolument aucun bruit. La solution est classique, on positionne un dissipateur sur le processeur Ryzen avec de la pâte thermique haut de gamme fournie et les caloducs qui traversent le bloc transportent la chaleur vers le châssis qui agit comme un dissipateur géant. Le Akasa Turing A50 est capable de gérer les 15 watts des puces AMD Ryzen 4000 U-Series sans soucis, affirme le fabricant. La construction en hauteur de la tour est certes plus encombrante que le PN50 de base mais sa hauteur permet de profiter d’un effet de cheminée qui profite de la convection naturelle provoquée par la tour. Comme une cheminée qui pousse l’air chaud vers le haut et aspire de l’air frais à sa base.

Akasa Turing A50

Le boitier mesure 11.35 cm de large pour 9.5 cm de profondeur et 24.79cm d’épaisseur. On est donc loin des 11.5 cm de côté et 4.9 cm d’épaisseur du PN50 d’origine mais on gagne en silence et en sérénité. La connectique est complète avec de l’USB 3.2 Gen2 Type-C et Type-A, une sortie HDMI 2.0 et la prise en charge du port Ethernet Gigabit.

L’Akasa Turing A50 est annoncé au prix public officiel de 130€.

Akasa Turing A50 : une solution pour du Ryzen 100% fanless © MiniMachines.net. 2021.

Le VAIO Z embarque un Core i7-11375H dans une coque en fibre de carbone

Par Pierre Lecourt

Hors de prix et disponible uniquement au Japon et aux US, le VAIO Z n’en est pas moins intéressant d’un point de vue construction. La firme VAIO, née de la scission des activités informatiques de Sony vers un groupe indépendant, n’a vraisemblablement pas l’ambition de développer une gamme complète à l’international et se concentre donc sur des produits spécifiques et plutôt très haut de gamme.

VAIO Z

Il faudra débourser 3 379$ pour obtenir le modèle VAIO Z “Signature Edition” ce qui limite d’emblée le public concerné même si des versions moins onéreuses seront également proposées à l’achat. Ce VAIO Z particulier est, il est vrai, très haut de gamme avec un écran 14″ 100% sRGB HDR en 3840 x 2160 pixels piloté par un processeur Intel Tiger Lake Core i7-11375H. Une puce quatre coeurs et huit threads cadencée de 3.3 à 5 GHz avec 12 Mo de mémoire cache et 35 watts de TDP. Ce modèle embarque un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU. Il sera épaulé par 16 Go de mémoire vive (soudée) et 512 Go de stockage mais pourra évoluer vers des solutions en 32 Go de LPDDR4X (toujours soudée) et 2 To de SSD PCIe x4 NVMe. 

Rien de vraiment affolant niveaux spécifications, c’est assez standard finalement, un standard haut de gamme mais un standard quand même. Et si le reste de la machine est assez spectaculaire, il est difficile de voir pourquoi cet engin est si haut placé niveau tarif. Peut être à cause de son poids qui débute à 958 grammes.

VAIO Z

La charnière propose une ouverture à 180° avec une élévation du châssis bas lors de l’ouverture à la manière d’une solution Ergolift d’Asus. Le clavier est de type chiclet, déployé sur toute la surface disponible sans renfoncement dans la coque. On notera la disposition particulière avec notamment cette barre espace très étroite pour privilégier des touches de fonction.  Il propose un rétroéclairage actif et surplombe un large pavé tactile. Une webcam est présente proposant à la fois un œilleton de confidentialité et une reconnaissance faciale grâce à un module infrarouge.

VAIO Z

sur la tranche Gauche du VAIO Z, on retrouve un port USB Type-C Thunderbolt 4 qui servira entre autres à charger la machine et un port jack audio combo. Un Antivol type Kensington est également disponible et on peut voir une assez large aération au travers une ouïe très dégagée. Cette aération se répète côté droit également.

VAIO Z

Une solution nécessaire pour encaisser les 35 watts de TDP du processeur dans un châssis de 1.7 cm d’épaisseur. Un module Wifi6 et Bluetooth 5.1 est présent et des modèles seront également disponibles en version 5G avec module GPS intégré et lecteur de NanoSIM.

VAIO Z

Un second port USB Type-C proposant les mêmes fonctionnalités Thunderbolt est également présent de l’autre côté. On pourra recharge le VAIO Z à droite comme à gauche de l’appareil, ce qui devrait être la norme depuis très longtemps sur ce type de machine. Un port HDMI 2.0 est également présent, ce qui permettra de piloter quatre écrans UltraHD en profitant des sorties Thunderbolt et de l’écran 14.

L’autonomie annoncée sur le modèle Signature Edition est de 10.7 heures en lecture vidéo sur le modèle UltraHD et monte à près de 18 heures pour les modèles en FullHD. La batterie peut offrir 17 heures d’autonomie maximale selon VAIO avec l’écran UltraHD et 34 heures en FullHD. Mais j’ai bien peur que ces chiffres ne reflètent que la durée de vie de la batterie optimisée au maximum, c’est à dire se bornant à afficher un bureau vide sans usage réel de la machine et avec un rétro éclairage hyper limité.

Bref, le VAIO Z vise un public particulier, si les versions Core i5-11300H et Core i7-11370H avec des écrans FullHD plus sages seront également disponibles dans la gamme, elles resteront assez chères et probablement limitées à une gamme de claviers AZERTY.

Sources : VAIO et Engadget

Le VAIO Z embarque un Core i7-11375H dans une coque en fibre de carbone © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia va limiter les capacités de ses RTX 3060 pour protéger les joueurs

Par Pierre Lecourt

Les GeForce RTX 3060 devraient sortir officiellement dans quelques jours et apporter au marché des minimachines de bureau un excellent processeur graphique pour la plupart des usages. Reste une ombre au tableau, la machine Nvidia est, comme la plupart des fabricants de composants aujourd’hui, quelque peu grippée.

Cartes graphiques dans une ferme de minage

Entre les soucis liés à l’approvisionnement des composants et la demande qui a été phénoménale, Nvidia a bien du mal à tenir la cadence réclamée par ses clients. Mais comme si cela ne suffisait pas, un troisième élément vient rendre la situation encore plus catastrophique. Les “mineurs” de monnaies électroniques piochent largement dans les stocks des cartes graphiques destinées aux joueurs pour mettre en place leurs outils de minage. Achetant des lots complets de cartes graphiques directement à la source, chez des grossistes ou des revendeurs, ils participent à la raréfaction de ces produits.

Palit GeForce RTX 3060 StormX

Pour lutter contre ce dernier phénomène, Nvidia a décidé de limiter volontairement ses cartes graphiques GeForce RTX 3060 en divisant de moitié la capacité de calcul des cartes pour miner de l’Ethereum. Le pilote Nvidia détectera ce type d’usage et abaissera automatiquement les capacités des cartes de moitié dans ces usages. Cela n’affectera pas les autres utilisations des RTX 3060. Autrement dit, si vous achetez une de ces cartes avec l’intention de jouer, cela n’aura pas d’impact. Mais si vous voulez vous en servir pour générer des gains avec des monnaies virtuelles, la rentabilité globale de votre solution sera très mauvaise.

Ce choix répond à une demande très forte de la clientèle historique de Nvidia qui a du mal à accepter que les rares cartes disponibles soient vendues à des prix de plus en plus élevés. Devenant ainsi inaccessibles à beaucoup de joueurs et uniquement “rentables” pour les mineurs de cryptomonnaies qui pourront de leur côté finir par les rembourser dans la durée. 

Nvidia CMP

En parallèle de cette limitation, Nvidia va proposer des circuits clairement orientés vers ces pratiques de calculs pour les monnaies virtuelles avec une nouvelle gamme de processeurs baptisés CMP pour Cryptocurrency Mining Processor. Ces circuits qui visent expressément la monnaie virtuelle Ethereum, offriront le meilleur ratio de calcul pour cet usage tout en évitant les fonctions graphiques qui leurs sont inutiles. La solution CMP, sera également plus compacte et plus facilement intégrable. De quoi également mieux rentabiliser l’espace nécessaire à ce genre de solution. Un produit plus logique et plus vite amortissable  pour les mineurs qui pourront augmenter la densité de leurs capacités de calcul.

CMP

Ce choix devrait orienter le marché de façon plus logique. En se tournant vers les solutions CMP, les mineurs laisseront les cartes graphiques grand public aux joueurs. Nvidia pourra également adresser sa production de manière plus efficace en prévoyant des volumes adaptés pour les deux divisions. Comme la mesure est entièrement logicielle, il est possible que Nvidia redonne la totalité des capacités de son GeForce RTX 3060 à terme via une simple mise à jour de pilote. Il est également possible que les CMP deviennent une destination de production à part avec des distributeurs spécifiques et de nouveaux designs adaptés à ce type d’usage. On peut imaginer les partenaires de Nvidia se pencher sur ces puces pour réaliser des montages intégrant des solutions facilement emboitables avec une excellente dissipation.

Autre point notable, la fin de l’emploi de cartes graphiques commerciales pour ce genre d’usage devrait permettre de freiner les phénomènes de reventes de vieilles cartes graphiques juste rebadgées de manière cosmétique sur le marché. De nombreux circuits graphiques ayant déjà eu une vie trop bien remplie dans une ferme de minage se retrouvent ensuite intégrés dans des machines commerciales sans aucune information quand à leur première vie.

GeForce RTX 3060

Il est difficile d’imaginer la gravité de la situation actuelle du marché des composants et cet épisode est un bon exemple pour tenter de le comprendre. Pour qu’une marque comme Nvidia soit obligée de saborder sa propre production en limitant les performances de ses puces afin de ne pas subir une énième vague de mécontentement suite à l’indisponibilité immédiate de son produit. C’est vraiment un révélateur du véritable chaos de la production globale des semi conducteurs en ce moment dans le monde. Une situation qui ne va pas vraiment en s’arrangeant et qui pourrait déborder jusqu’à la fin de l’année 2021. Le choix de Nvidia de limiter cette carte pourrait solutionner la situation pendant quelques temps mais ne réglera évidemment pas l’ensemble de la problématique. 

Cette idée de créer un filtre d’usages logiciel pour éviter la disparition trop rapide des cartes du catalogue des marchands n’est pas mauvaise. Est-ce que cela sera suffisant ? Au vu des échos de l’ensemble de l’industrie concernant le manque global de puces, cela semble difficile à imaginer. Il est probable que la RTX 3060, comme ses grandes soeurs, soit sujette à des pénuries chroniques pour encore un bon moment. Mais cela montre au moins que Nvidia tente d’y faire quelque chose. 

Nvidia va limiter les capacités de ses RTX 3060 pour protéger les joueurs © MiniMachines.net. 2021.

Le OneMix4 disponible en Avril au Japon

Par Pierre Lecourt

Si le OneMix4 est compact, le format 10.1″ a quasiment disparu de la planète après l’arrivée de la météorite ultrabook, c’est néanmoins un des modèles les plus imposants pour One Netbook qui s’est intelligemment faufilé, à l’instar de quelques autres marques exotiques, dans ce segment des machines de petites diagonales.

OneMix4

Malgré cet écran de 10.1″, l’engin n’a pas grand chose à envier aux machines classiques1 puisqu’il est équipé de puces Intel de onzième génération Tiger Lake-Y. Des Core i5-1130G7 et Core i7-1160G7 qui collent parfaitement aux besoins d’un tel engin avec de faibles TDP et d’excellentes performances globales. Distribué en versions 8 ou 16 Go de mémoire vive avec un stockage de 256 Go à 1 To confié à un M.2 2280 NVMe. Bref, les mêmes composants que ceux intégrés aux machines haut de gamme du marché classique.

La version Japonaise est donc déclinée autour du Core i5-1130G7 en trois versions. Vous trouverez tout le détail sur ce lien.

  • Core i5-1130G7 / 8 Go / 256 Go à 115 200 yens soit 903€
  • Core i5-1130G7 / 16 Go / 512 Go à 124 200 yens soit 973€
  • Core i5-1130G7 / 16 Go / 1 To à 133 200 yens soit 1044€

Les prix sont évidemment assez élevés mais j’avoue que le One Mix 4 médian, ainsi que le modèle haut de gamme, sont assez séduisants. Il ne faut pas perdre de vue que si le stockage est monté sur un slot M.2 et qu’il peut donc évoluer, la mémoire vive est, quant à elle, soudée à la carte mère. Le choix d’une version 8 Go semble donc le moins bon pour ce type d’engin. Les “70€” d’écart étant largement compensés par le doublement du stockage et de la mémoire vive.

One Mix 4

A noter que l’engin est livré d’office avec un stylet actif à 2048 niveaux de pression, une solution bienvenue puisque le One Mix 4 est équipé de charnières rotatives permettant de replier son écran et son clavier dos à dos pour une utilisation en tant que tablette 10.1″. On pourra donc s’en servir pour prendre des notes ou dessiner sur le pouce assez finement et facilement. Avec 22.7 cm de large pour 15.73 cm de profondeur et 1.7 cm à son point le plus épais, le format est très séduisant, d’autant qu’il reste assez confortable d’un point de vue poids. 769 grammes malgré l’emploi d’une batterie 10 000 mAh qui lui assurerait 8 heures d’usage classique. 

OneMix4

L’écran reste l’autre pièce maitresse de la machine. Avec une définition de 2560 x 1600 pixels offrant 300 points par pouces, 320 nits de luminosité et une couverture 120% eRGB, le petit appareil offrira une qualité d’affichage qui devrait être assez impressionnante. On devra certes jouer des paramètres de zoom pour afficher correctement les interfaces dans son système d’exploitation – l’engin est livré par défaut sous Windows 10 – mais l’affichage sera sans nul doute un point fort pour cette machine. La puce Intel Xe du Core i5 avec 80 EU (96 EU pour le Core i7) devant parfaitement la prendre en compte.

OneMix4

On connait désormais le détail complet de sa connectique avec toutefois une petite interrogation. One Netbook parle d’USB 4.0 pour designer les ports USB Type-C. Il semble pourtant que la marque devrait employer la terminologie Thunderbolt 4 au lieu d’USB. Les usages sont en tout cas les mêmes avec deux ports capables de diffuser de la vidéo en UltraHD, charger l’appareil en Power Delivery, transmettre de l’Ethernet Gigabit et, évidemment, se comporter comme un port USB très rapide. Un port USB 3.0 Type-C est également présent. Le reste n’a pas bougé par rapport à la présentation du produit : Wifi6, Bluetooth 5.0, lecteur de cartes MicroSDXC, écran tactile à 10 points de contact, lecteur d’empreintes digitales, clavier rétro éclairé RGB avec des touches de 18.5 mm… Tout est extrêmement bien travaillé sur cet engin 

OneMix4

Le OneMix4 est donc proposé en précommande au Japon avec un clavier Japonais ou un QWERTY anglais plus traditionnel. La livraison est prévue pour le 4 Avril prochain. Deux petits mois d’attente et une date précise qui doit correspondre à un calendrier de production précis qui signifie sans doute que celle-ci a déjà débuté. Le choix du marché Japonais n’est pas anodin pour la marque. L’île a depuis toujours un appétit assez important pour ce genre de machines. Si les netbooks classiques n’ont pas eu plus d’impact chez eux qu’ailleurs, les UMPC et autres productions du genre ont su y trouver, et conserver, un certain public.

OneMix4

La disponibilité à l’international et l’ouverture vers le processeur Intel Core i7-1160G7 devraient avoir lieu plus tard… Même si je dois avouer que les nouvelles du marché micro informatique et de la production de nombreuses machines semblent très très compliquées pour ce début d’année. Il est possible que la disponibilité de nombreux engins soit plus chaotique que prévue. Peut être que One Netbook, avec sa production plus confidentielle, arrivera à passer entre les gouttes. Il est plus facile de trouver des composants par 1000 unités que d’en dégoter dix fois plus…

Grand merci à @pierre_benayoun pour l’info.

Le OneMix4 disponible en Avril au Japon © MiniMachines.net. 2021.

MaaXBoard Nano : une carte de développement sous i.MX 8M

Par Pierre Lecourt

Après une MaaXBoard Mini en Septembre dernier, voici la MaaXBoard Nano. Une carte de 8.5 cm de large pour 5.6 cm de profondeur très proche de la première si ce n’est la présence d’un SoC i.MX Nano au lieu du mini de la gamme de NXP. 

MaaXBoard Nano

Avec ce SoC particulier, la carte se pose comme une solution plus orientée vers la réalisation de projets et moins comme une solution multimédia qu’une Raspberry Pi. Le Nano de NXP est une solution ARM Cortex-A53 quatre cœurs cadencée à 1.5 GHz associée à un Corrtex-M7F disposant de fonctions d’accélération 2D et 3D mais sans accélération matérielle de la vidéo. Ce SoC est associé sur la MaaXBoard Nano à un gigaoctet de mémoire vive DDR4 et à 16 Go de stockage eMMC en plus d’un lecteur de cartes MicroSD. On retrouve une connectique typique de ces cartes avec un port jack audio 3.5 mm, un port Ethernet Gigabit, quatre ports USB 2.0 et un port USB Type-C servant uniquement à l’alimentation de la carte.

MaaXBoard Nano

La MaaXBoard Nano proposera en outre un module Wifi5 et Bluetooth 4.2 et quelques particularités propres au format : on retrouvera, par exemple, un connecteur MIPI CSI pour brancher une camera et un MIPI DSI comme unique sortie vidéo.

MaaXBoard Nano

Les classiques 40 broches de ce type de cartes seront présentes et offriront une compatibilité complète avec les extensions HAT des Raspberry Pi. La carte ne sera, par contre, pas compatible avec les boitiers pour RPi. Enfin, quatre microphones sont intégrés autour de la MaaXBoard Nano pour capter des sons environnants. 

MaaXBoard Nano

Enfin, trois boutons seront disponibles ainsi que 2 LEDs, un ensemble d’ajouts programmables pouvant servir à diverses tâches. Pour le moment, la carte est annoncée comme compatible avec une version d’Android 9.0 et des distributions Linux, et Avnet qui la commercialise annonce également une totale prise en charge de ses diverses plateformes de développement dédiées AI, IoT, multimédia et audio.

La MaaXBoard Nano est clairement plus une solution dédiée à la conception de projets d’Intelligence Artificielle, de reconnaissance visuelle ou autres fonctions d’affichage numérique. Beaucoup moins pensée pour une utilisation grand public. A 80$ pièce, elle ne vise clairement pas les usages grand public.

Source : CNX-Software

MaaXBoard Nano : une carte de développement sous i.MX 8M © MiniMachines.net. 2021.

BeagleV : une carte mère sous RISC-V annoncée à 119$

Par Pierre Lecourt

Prévue pour faire tourner des distributions Linux, la BeagleV est une solution à mi chemin entre la carte mère classique et la solution de développement au même titre qu’une Raspberry Pi. Sa particularité est d’avoir choisi non pas une solution X86 ou ARM mais un SoC RISC-V.

BeagleV

La BeagleV se pose en solution idéale pour les makers qui vont pouvoir l’utiliser comme base de travail pour développer des produits complets. Mais également comme une base arrière pour les développeurs désireux de tâter le terrain d’un développement avec cette architecture.

RISC-V, c’est un nouvel eldorado pour de nombreux projets, cette puce diffère des solutions classiques par son approche Open Source et sans royalties. L’architecture est ouverte et n’importe qui peut l’employer pour développer ses produits sans avoir à verser une dîme à qui que ce soit. N’importe quel industriel peut se jeter dans le bain et travailler au développement d’un SoC de ce type, le modifier et l’adapter à ses besoins et son budget. Cela lui coûtera le prix du développement mais, une fois sa puce fonctionnelle, plus aucune charge à payer par puce produite. On imagine le gain potentiel pour une entreprise développant des produits par centaines de milliers d’exemplaires, dans la durée, embarquant tous un RISC-V.

Pour les développeurs Linux, il y a encore tout à faire et la jeunesse de la plateforme RISC-V demande encore beaucoup de travail. Le souci étant que pour des développeurs indépendants ou des bénévoles, acheter une solution de ce type était simplement impensable. Une première solution proposée par SiFive qui développe ces RISC-V depuis 5 ans, est sortie à un prix inaccessible. A presque 700€ la carte mère, la HiFive Unmatched était avant tout destinée aux entreprises et pas aux indépendants. 

BeagleV

La nouvelle carte BeagleV se veut plus accessible, moins performante bien entendu, mais capable de répondre aux problématiques rencontrées par les  développeurs. Elle proposera une architecture RISC-V sur laquelle les développeurs pourront travailleur leur code. Mais elle offrira également une connectique idéale pour concevoir des produits complets.

BeagleV

La carte à 120$ embarque un SoC SiFive U74, un double coeur cadencé à 1.5 GHz avec 2 Mo de mémoire cache. Une puce aux performances équivalentes à un SoC ARM Cortex-A55 mais qui embarque des fonctions dédiées à l’analyse d’images et optimise les calculs d’IA avec une unité dédiée à cette tâche développant 3.5 TOPS. La puce prend en charge les flux H.264 et H.265 en UltraHD à 60 images par seconde. Dans la version à 119$, elle  sera livrée avec 4 Go de mémoire vive, une version 8 Go de LPDDR4 sera également disponible à 149$. 

BeagleV

Pour le reste, on retrouve les éléments assez classiques de ce type de solution. Le stockage se fera sur un lecteur de cartes MicroSDXC, la BeagleV proposera une connectique classique assez complète avec une sortie HDMI et un MIPI DSI, une sortie jack audio, quatre ports USB 3.0 et un Ethernet Gigabit. Mais la carte proposera également des connecteurs destinés au développement d’interfaces avec l’extérieur.

BeagleV

On retrouve les 40 broches classiques du monde des cartes de développement mais également des entrées MIPI-CSI pour piloter des cameras. Un module Wifi4 et Bluetooth 4.2 est également présent et le tout est alimenté par un port USB Type-C.

BeagleV

Une carte clairement particulière qui n’intéressera pas le grand public mais qui pourrait enfin ouvrir des portes vers le développement de solutions Linux abouties sur cette plateforme. Si le projet vous intéresse, la version à 149$ est annoncée sur une page de SeeedStudio où vous pourrez laisser votre email pour être alerté de sa disponibilité.

 

 

BeagleV : une carte mère sous RISC-V annoncée à 119$ © MiniMachines.net. 2021.

Windows 10 va ajouter un gestionnaire de batterie optimisé

Par Pierre Lecourt

Microsoft va enfin ajouter un gestionnaire de batterie à Windows 10 . Savoir où en sont les cellules de sa batterie sous Windows 10 est un vrai problème. Si il existe des outils logiciels pour compenser le manque d’information de la part du système d’exploitation lui même, ils sont soit très anciens et pas vraiment mis à jour, soit liés aux offres des constructeurs et jamais proposés de manière indépendante.

HP Spectre XT Ultrabook

La batterie est un élément particulier de nos PC. C’est un des composants qui nait avec une durée de vie déterminée correspondant à un nombre de cycles de charges. De ce fait, dès l’achat, c’est une pièce qu’il devrait être possible de suivre précisément afin de connaitre sa durée de vie globale. Surtout aujourd’hui, puisque la plupart des designs n’offrent plus la possibilité de changer la batterie facilement comme cela était le standard il y a quelques années. Pourtant, la très grande majorité des machines n’offrent aucune possibilité d’apprécier par défaut l’état de vos cellules. 

Batterie windows

Cela devrait changer avec l’arrivée d’un nouveau système d’information totalement dédié à la batterie au sein de Windows 10. Cet outil, visible dans la dernière Windows 10 Insider build 21313 destinée aux développeurs, et découvert par @thebookisclosed permet de profiter d’une page d’information complète dédiée à l’état de votre batterie.

On retrouve, par exemple, un graphique détaillant l’évolution de l’autonomie de la machine sur laquelle Windows 10 est installé. On peut noter les charges et  décharges ainsi qu’un suivi sur une semaine flottante. De quoi connaitre un peu mieux l’évolution de votre engin et anticiper une éventuelle baisse de performances en autonomie. Idéal pour prendre des mesures adaptées en anticipant l’achat d’une nouvelle batterie et en planifiant le temps nécessaire pour la changer.

Batterie windows

Cela ne règle pas un souci assez classique rencontré par les acheteurs de portables d’occasion. Celui d’une batterie totalement exsangue et incapable de tenir correctement la charge parce qu’arrivée en fin de vie. Pour que ce type de soucis soit réglé,  il faudrait un élément de prise en charge des cycles de batterie intégré aux BIOS des machines. De quoi noter le nombre de fois où la batterie a été chargée ainsi que la durée moyenne des sessions avant recharge par exemple.

Mais ce n’est clairement pas la priorité pour les constructeurs qui voient souvent dans ces problématiques de batteries des éléments qui dépassent leur durée de garantie. 

Pour savoir comment installer cette page d’information batterie, le site bleepingcomputer explique la méthode.

Windows 10 va ajouter un gestionnaire de batterie optimisé © MiniMachines.net. 2021.

SolidRun CuBox-M : un microboitier sous i.MX8M pour Android et Linux

Par Pierre Lecourt

Clairement pas à destination de monsieur et madame tout le monde, le SolidRun CuBox-M a pour lui l’avantage d’une extrême compatibilité avec un châssis qui mesure en tout est pour tout 5 cm sur chaque côté. Il est équipé d’un SoC NXP i.MX8M quadruple coeur ARM Cortex-A53 avec des fonctions intégrées destinées à l’Intelligence artificielle et au Machine Learning culminant à 2.3 TOPs.

Son prix de base ? 99$ pour la version 1 Go de LPDDR4 avec 8 Go de stockage eMMC et un lecteur de cartes MicroSDXC. Une seconde version plus évoluée propose 4 Go de mémoire vive et toujours le même stockage. Celle-là débute à 160$. Le SolidRun CuBox-M est conçu pour faire tourner Android 10 ou  des distributions Linux autour du noyau 4.9. La marque annonce la disponibilité de Debian et Yocto mais également un portage d’Android 11 qui est encore dans ses cartons. 

SolidRun cubox

Le Cubox premier du nom

C’est une évolution d’un très vieux modèle, le Cubox sorti en 2013 et qui tournait à l’époque sous un Cortex A9 sur un seul coeur.

SolidRun Cubox-M

On retrouve un port HDMI 2.0, deux USB 3.0, un Ethernet Gigabit (avec option POE) et un MicroUSB. L’alimentation est gérée par un port jack classique. L’engin, totalement dénué d’élément mécaniques, fonctionne sans bruit et propose un Wifi5 et du Bluetooth non détaillé. Un capteur infrarouge est également présent ainsi qu’un bouton monté sur broches pour pouvoir être déporté facilement.

Vous l’aurez compris, ce SolidRun CuBox-M est prévu pour des tâches spécialisées comme l’affichage de données, la lecture de vidéos avec une prise en charge optimisée des fonctions de la puce NXP embarquées. La gestion des formats vidéo H.264 et H.265 en encodage comme en décodage mais également la prise en charge du format HDMI 2.0 sont des atouts indéniables pour des usages d’affichages numériques. La présence d’une solution capable d’accélérer des fonctions d’Intelligence Artificielle pouvant également être employée pour des fonctions embarquées de reconnaissance d’images, de visages ou autres. L’USB 3.0 permet, enfin, de connecter un système de webcam et du stockage. De telle sorte que l’on imagine assez facilement des montages de surveillance vidéo réagissant à certains éléments précis comme le mauvais positionnement d’un objet, des mouvements inhabituels ou la sortie d’un cadre défini. 

SolidRun Cubox-M

C’est le genre de machine que l’on mettra dans un faux plafond pour piloter un affichage numérique connecté mais également le coeur d’un petit outil pouvant surveiller le bon déroulement d’une chaine de montage par exemple. Bien entendu ce genre de machine peut également entrer dans la composition du circuit de votre choix même si j’aurais plus tendance à me pencher sur des solutions plus classiques pour un particulier. Que ce soit du côté des cartes type Raspberry Pi ou de la Nvidia Jetson Nano 2Go qui propose beaucoup d’éléments pour moins cher mais qui nécessite la réalisation d’un châssis.

Le gros avantage de cette solution, c’est sans conteste sa facilité d’emploi. Un professionnel qui développe une formule “Kiosque” pour un affichage d’informations pour une mairie ou un professionnel recevant du public, peut déployer ce type de solution en quelques minutes n’importe où très facilement. Il n’aura que peu de maintenance à prévoir.

Voir les fiches techniques chez SolidRun

SolidRun CuBox-M : un microboitier sous i.MX8M pour Android et Linux © MiniMachines.net. 2021.

Chuwi HiPad Plus : une jolie tablette sous Android 10

Par Pierre Lecourt

La Chuwi HiPad Plus c’est avant une tablette 11 pouces qui propose une dalle IPS en 2176 x 1600 pixels, soit 245 Points par pouce de densité de pixels. Un écran qui se démarque également par sa configuration en 4:3 et non en 16:9. Un choix qui offrira du confort en lecture de documents comme en surf sans empêcher les usages multimédia comme la lecture de vidéo ou le jeu. La coque mesure 24.83 cm de haut et 17.95 cm de large pour 6.9 mm d’épaisseur, des dimensions assez compactes liées à ce choix de format de dalle et à des bordures d’écran assez fines. Le corps de la tablette est entièrement réalisé en aluminium pour ajouter de la robustesse à l’ensemble et conserver un poids correct pour une 11″ avec 505 grammes. 

Chuwi HiPad Plus

L’équipement interne est classique avec des composants standard : cela commence par un SoC Mediatek MT8183, une puce composée de huit coeurs repartis en deux groupes. Quatre Cortex-A73 performants et quatre Cortex-A53 plus légers. Un système big.LITTLE classique épaulé par un chipset graphique ARM Mali-G72 MP3. Une puce que l’on trouve dans différentes tablettes et même certains Chromebooks. Associé à cette puce, 4 Go de mémoire vive LPDDR4 et 128 Go de stockage eMMC 5.1 qu’il sera possible d’augmenter grâce à un lecteur de cartes MicroSDXC. Une solution milieu de gamme, donc, sur un marché qui a tendance à intégrer de plus en plus de mémoire et de stockage mais suffisante pour un usage “classique” d’une tablette de ce type. 

Chuwi HiPad Plus

Un placement étrange des Pogo Plug ?

Le module réseau est intégré dans le SoC Mediatek et propose un Wifi5 classique associé à un Bluetooth 4.2. Pas les références les plus récentes sur le marché donc mais encore une fois suffisante pour un usage standard de tablette. Pas de GPS intégré par contre, ni de 3 ou 4G. La seule autre gestion d’onde que proposera la Chuwi HiPad Plus sera la prise en charge d’un Tuner FM.

Chuwi HiPad Plus

Les Webcams sont également classiques avec un module en façade de 5 mégapixels et un second module au dos de la tablette qui grimpe en 13 mégapixels avec une petite LED flash. Pas de mention d’autofocus pour les deux unités.

La connectique se limite à un port USB 2.0 Type-C qui servira autant à recharger la Chuwi HiPad Plus qu’à faire transiter des données. Pas de port jack intégré, un choix probablement lié au design et à la recherche d’un engin très peu épais mais qui pourra décourager certains utilisateurs. Le recours à un casque Bluetooth sera évidemment la solution si on veut regarder un film ou écouter de la musique en solo. Les enceintes stéréo 1 watt intégrées n’étant en général ni exceptionnelles ni agréables dans un lieu partagé.

Chuwi HiPad Plus

Annoncée entre 226 et 240€ en importation, la Chuwi HiPad Plus n’est pas encore disponible en masse. Sur la page AliExpress de Chuwi, la date approximative de réception est pointée au 19 Mars avec 50 pièces en stock à 240€. Chez Banggood, la tablette n’est pas encore arrivée mais elle est annoncée à 226.42€. Une solution à surveiller avec sa mise en concurrence chez les divers revendeurs. Je ne sais pas exactement ce que vaut la formule mais avec un prix un tout petit peu plus doux, cette nouvelle 11″ pourrait s’évérer être un équipement de lecture pratique et agréable au quotidien.

Mes inquiétudes ne concernent pas trop l’équipement de la machine mais plutôt son autonomie. Chuwi mentionne la présence d’une batterie 7300 Mah en 3.8 Volts mais ne précise pas de durée d’utilisation moyenne. Si ce dernier point est correct, ce modèle pourrait s’avérer intéressant.

Merci à Sidero pour l’information. 

Chuwi HiPad Plus : une jolie tablette sous Android 10 © MiniMachines.net. 2021.

Une vidéo dissèque le NUC 11 Pro en détails

Par Pierre Lecourt

Si le NUC 11 Performance ne semble pas prévu chez nous, faute de composants, le NUC 11 Pro sera bel et bien commercialisé en Europe. L’occasion de rappeler que ces engins très complets font aussi bien que les tours de plus grande taille pour la plupart des usages.

Le NUC 11 Pro est une gamme assez complète de machines qui sera déclinée autour des puces Intel Tiger Lake avec des processeurs classiques et une gamme vPro allant jusqu’aux Core i7-1185G7. Une solution fonctionnant dans un TDP de 28 watts proposant quatre coeurs et huit threads et disposant de 12 Mo de cache. Cette puce particulière proposera un circuit graphique Intel Iris Xe avec 96 EU et des fonctionnalités vPro.

NUC 11 Pro CPU

A l’autre bout du spectre, l’entrée de gamme sera confiée à une puce Intel Core i3-1115G4. Une solution double coeur et quatre threads cadencée de 3 à 4.1 GHz avec 6 Mo de cache et un circuit Intel UHD avec 48 EU. Cette version est alors intégrée pour un TDP de 15 watts que l’engin dissipera sans peine et sans bruit.

Ce qu’il y a d’intéressant avec cette vidéo, c’est qu’elle met en avant des éléments que l’on connait mais dont la plupart des gens ne se rendent pas vraiment compte quand je leur parle de MiniPC. Ces NUC 11 Pro embarquent les mêmes fonctionnalités que les tours grand format classiques. A quelques petites différences près.

NUC 11 Pro

La carte mère propose ainsi des éléments de base équivalents à de nombreuses solutions plus encombrantes. Elle fait appel à de la mémoire So-Dimm au lieu des barrettes traditionnelles des tours classiques mais son maximum de mémoire vive est de 64 Go de DDR4-3200. Je ne connais pas beaucoup de particuliers comme de professionnels ayant besoin réellement de plus de mémoire que cela. La carte propose ensuite un premier slot M.2 2280 PCIe X4 Gen4 NVMe pour un SSD ultra rapide ainsi qu’un second slot M.2 2242 en PCIe NVMe permettant d’utiliser diverses solutions en USB 3.2, PCIe x1 et même en SSD SATA. Enfin, un M.2 2230 embarque un module Wifi6 et Bluetooth 5.0 Intel AX201 pour une connexion aux réseaux sans fil. 

3 designs de châssis seront disponibles, le premier, le plus compact, mesurera 11.7 cm de large pour 11.2 cm de profondeur pour 3.7 cm d’épaisseur. Les deux autres seront plus épais avec 5.4 cm sur ce dernier poste. Une épaisseur qui leur permettre d’intégrer une baie 2.5″ en SATA 3.0 mais également un peu plus de connectique.

NUC 11 Pro

Le premier modèle proposera en face avant deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A sur la face avant ainsi que deux ports Type-A sur la partie arrière avec un USB 2.0 et un troisième USB 3.2 Gen2. Deux ports Thunderbolt 4 avec DiplayPort 1.4 et USB 4 seront également disponibles et permettront de piloter jusqu’à 4 affichages ultraHD avec les deux sorties HDMI 2.0b intégrées. Un port réseau Ethernet 2.5 GBe est également présent, piloté par une puce Intel. Petit manque possible pour un particulier, l’absence de port jack audio. Problème qu’il sera possible de contourner facilement en employant un écran muni d’un port jack qui reprendra le signal son 7.1 transmis par les ports vidéo, un casque ou une carte son en USB.

NUC 11 Pro

Les modèles suivants proposent soit la même connectique en profitant juste de l’espace supplémentaire pour la baie 2.5″. Soit une version plus aboutie qui développe deux ports USB 2.0 supplémentaires et un second port Ethernet 2.5 Gbe. D’autres connecteurs sont disponibles en interne avec deux brochages USB 2.0 et un port Série RS232. Le premier châssis le plus haut pourra en outre accueillir un port externe supplémentaire, au besoin.

NUC 11 Pro

Distribués en barebones, en kit prêts à l’emploi avec mémoire vive et stockage intégrés comme en format de cartes  mères, les NUC 11 Pro peuvent facilement remplacer un PC classique au format tour, tout en étant moins encombrants, moins gourmands et moins bruyants mais tout aussi performants qu’un PC de bureau standard. Le reproche classique du manque d’évolutivité étant assez vite balayé pour des machines de bureaux qui n’embarquent pas souvent plus de composants.

Une vidéo dissèque le NUC 11 Pro en détails © MiniMachines.net. 2021.

HP passe son Pavilion X360 14 pouces sous Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

Le Pavilion X360 14-dw1000nf 14 pouce évolue et suit logiquement les propositions d’Intel avec un modèle Tiger Lake proposé à 1099€ pour ce modèle assez bien équipé et déjà disponible en magasin.

Pavilion X360 14-dw1000nf

On retrouvera la gamme de puces de onzième génération d’Intel avec l’intégration des circuits graphiques Intel Xe. Les solutions seront, comme d’habitude, étagées jusqu’au Core i7-1165G7. Une puce quadruple coeur qui développe huit threads cadencés de 2.8 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache pour 28 watts de TDP. De quoi piloter n’importe quel logiciel informatique de manière confortable et profiter du nouveau chipset Intel Iris Xe à 1.3 Ghz avec 96 UE.. Le premier modèle disponible, le 14-dw1000nf est ainsi livré avec 16 Go de mémoire vive avec deux modules de 8 Go en double canal DDR4-3200 sur deux slots SoDIMM§. Un élément que l’on pourra faire évoluer vers 32 Go de ram assez facilement. De la même façon, le stockage de 512 Go PCIe NVMe est monté sur un slot M.2 qu’il sera possible de modifier. La carte Wifi, également montée sur slot, pourra être changée même si l’utilisation d’un module Intel AX201 proposant du Wifi6 et du Bluetooth 5.0 ne devrait pas être démodée de si tôt.

Pavilion X360 14-dw1000nf

L’écran proposé dans cette diagonale est un FullHD IPS aux larges angles qui privilégie des bordures fines pour mettre en valeur le contenu plus que le contenant. Un choix qui, combiné avec une charnière souple sur 360°, permettra un usage en format tablette. La dalle FullHD est donc tactile et compatible avec les stylets actifs de la marque. La partie écran occupe 88.9% de l’espace disponible, ce qui permet de profiter d’un format tablette confortable pour dessiner ou prendre des notes.

Pavilion X360 14-dw1000nf

La connectique est classique avec deux ports USB 3.0 Type-A, un USB 3.1 Gen.2 Type-C, une sortie HDMI 2.0, un lecteur de cartes SDXC et un port jack audio stéréo combo. Un jack d’alimentation est également visible même si le port USB Type-C semble pouvoir gérer la charge de la machine. La batterie est une Li-Ion de 3 cellules 43 Whr donnée comme offrant 7 heures d’autonomie à l’engin.

Pavilion X360 14-dw1000nf

Le Pavilion X360 14-dw1000nf proposera un clavier chiclet standard, non rétro éclairé, avec un large pavé tactile et un lecteur d’empreintes intégré dans l’aluminium brossé de son repose poignet. Un système audio signé Bang & Olufsen est présent avec une paire de haut-parleurs intégrés juste sous l’écran dans le châssis bas. Une webcam non détaillée est également présente, probablement un système HD très classique. L’engin mesure 32.4 cm de large pour 22.5 cm de profondeur et 1.8 cm d’épaisseur. Il pèse 1.61 Kg.

Pavilion X360 14-dw1000nf

Un engin plutôt classique mais sans gros défaut si ce n’est de ne pas avoir de clavier rétro éclairé. Il dispose tout de même de multiples fonctions et semble convenir pour tout type d’usage grand public non spécialisé. Une bonne machine familiale

On le trouve déjà en vente chez Boulanger pour 1099€

 

HP passe son Pavilion X360 14 pouces sous Tiger Lake © MiniMachines.net. 2021.

Le nez artificiel de SmartNanotubes Technologies débute son financement

Par Pierre Lecourt

SmartNanotubes Technologies est une société Allemande qui développe des capteurs d’odeurs grâce à une technologie qui lui est propre. Ces capteurs relèvent différents parfums et arrivent à déterminer de quoi ils sont censés provenir en se servant d’une base de données alimentée par des milliers d’utilisateurs.

SmartNanotubes

L’idée de ce financement participatif est assez vertueuse. En même temps que SmartNanotubes propose des outils pour “sentir” l’environnement, elle met en commun les odeurs de tous les appareils. Chaque parfum documenté est mis en commun pour qu’un autre puisse en profiter. Ainsi, si vous faites renifler une orange à votre détecteur et que vous identifiez cette odeur comme un agrume, un autre utilisateur pourra profiter de cette détection. De la même façon, une fois  qu’un autre utilisateur aura fait reniflé de l’Acétone à son appareil, votre nez artificiel sera en mesure de le reconnaitre.

SmartNanotubes

Quatre éléments sont proposés par SmartNanotubes Technologies.

Le coeur de l’invention de la société est le Smell iX16, un système de languettes mesurant 22 x 8 mm pour un poids de 1 gramme et qui ne consomme que 1 μW. Il est composé de 16 éléments utilisant des nano matériaux capables de détecter des gaz. Ils sont capables de fonctionner de 0 à 40°C. Cet élément est inutilisable pour un particulier, il est destiné aux industriels afin de les  intégrer dans leurs propres designs.

La Carte Smell Board iX16x4 est une solution compacte de 15.7 cm sur 4. Elle pèse 45 grammes et consomme 0.28 Watt. La solution embarque 4 détecteurs Smell iX16 capables de détecter une odeur sur 64 canaux toutes les 1.8 seconde. Elle transmet ses signaux via un signal ASCII et assure une compatibilité Arduino et Raspberry Pi.

Le Smell Inspector est une version autonome de la carte Smell Board iX16x4. C’est un détecteur compact et prêt à l’emploi qui mesure 16.6 cm de long pour 6.4 cm de large et 3.1 cm d’épaisseur. Il pèse 130 grammes et consomme 0.28 Watts. Il permet de commencer à renifler votre environnement immédiatement.

SmartNanotubes

Le Smell Annotator est la partie logicielle du projet, il s’agit d’une IA qui analyse les résultats relevés par les capteurs pour reconnaitre les odeurs. Il propose une vision graphique de chaque relevé sous Windows et Linux.

Des versions logicielles pour Android et iOS sont en cours de développement. Cette partie logicielle exporte ses relevés au format CSV et permet des sauvegardes et des chargements des données passées pour enregistrer ou comparer différents relevés.

SmartNanotubes

Les tarifs du financement participatif ne sont pas donnés, comptez 269€ pour un kit comprenant un Smell Inspector et un accès au logiciel Smell Annotator. La cible de SmartNanotubes Technologies n’est pas spécialement le grand public mais, comme promis lors de la présentation de cet étrange appareil, je fais un suivi de sa sortie en financement participatif. Mais pour un FabLab ou un projet vraiment particulier, la possibilité d’interfacer un appareil comme un Arduino ou un Raspberry Pi est assez intéressante pour plein d’usages.

Pour plus d’informations, retrouvez leur page KickStarter.

Le nez artificiel de SmartNanotubes Technologies débute son financement © MiniMachines.net. 2021.

SSUPD présente Meshlicious, un boitier ITX très aéré

Par Pierre Lecourt

C’est grâce à l’emploi d’une structure solide qui porte des panneaux en “mesh” que le SSUPD Meshlicious offre une telle aération. Ces panneaux en structure “tissée” permettent à l’air de circuler de manière très libre dans le système.

Meshlicious

Le Meshlicious est un boitier au format Mini ITX de 14.67 litres, pas le plus petit du marché donc mais avec un tel espace et ce type d’aération, il devrait permettre d’intégrer des configurations assez variées. Du PC standard avec une ventilation performante à des solutions fanless, le format profite totalement de son ouverture. Avec 24.5 cm de profondeur pour 16.64 cm de large et 36 cm de hauteur, le SSUPD permet d’embarquer des ventilateurs de processeur de 53 à 73 mm d’épaisseur maximum. Seule la partie supérieure est forcément “pleine” avec l’emploi d’un verre trempé. Un des côtés est également proposé en verre trempé mais pourra être remplacé par une façade en Mesh au besoin.

Meshlicious

Le boitier est construit pour ne pas poser de soucis d’intégration aux cartes graphiques et on pourra intégrer des solutions de format très profond pouvant aller jusqu’à 33.4 cm avec une hauteur de 15.5 cm. Ce choix obligera cependant à rationner son équipement en terme de stockage puisqu’il limitera la machine a 3 baies 2.5″ seulement. En optant pour une carte plus courte, on pourra profiter de deux baies 3.5″ et 3 baies 2.5″ ou pas moins de 7 baies 2.5″.

Meshlicious

La structure permettra d’intégrer deux ventilateurs de 12 cm et deux autres de 14 cm pour améliorer le circulation de l’air tout en gardant des options de Watercooling. Le Meshlicious acceptera des alimentation ATX de 16 cm maximum comme des SFX-L ou SFX standard. Il offrira en façade un port USB3.1 Gen 2 Type-C, u port USB 3.0 Type-A et une LED témoin d’activité. 

Meshlicious

Le SSUPD Meshlicious est annoncé pour le moi de Mai à partir de 129$ avec des précommandes pour le mois d’Avril.

SSUPD présente Meshlicious, un boitier ITX très aéré © MiniMachines.net. 2021.

La console Aya Neo débuterait son financement en Mars

Par Pierre Lecourt

La Aya Neo est un engin portable au format console très bien équipé avec un Ryzen 4500U, 16 Go de mémoire vive et 512 Go de stockage PCIe NVMe. Elle propose un écran de 7″ IPS en 1280 x 800 et vise un public de joueurs PC classique à la recherche de mobilité. L’ensemble de ses caractéristiques est détaillé dans ce précédent billet.

Aya Neo

Annoncée en financement participatif , malheureusement sur Indiegogo, à partir de 699$, elle devrait débuter sa campagne aux début du mois de Mars. et cela après avoir livré les 500 premières machines à un public local. 900 autres consoles sont prévues pour une expédition fin Février sur le marché local en Chine. 1400 consoles Aya Neo Founder Editions qui ont déjà ou vont bientôt quitter les entrepôts de la marque qui les produit donc déjà en masse.

Aya NeoAya Neo

Un choix qui montre que comme beaucoup d’autres constructeurs, Aya ne se sert du financement participatif que comme un moyen pratique d’assurer une plateforme de distribution et de marketing tout en évitant les soucis de paiement à l’international.

La console Aya Neo est toujours prévue pour une distribution Internationale en Avril. Les financements qui seront effectués en Mars, même si ils devaient être faits au départ au début de ce mois de Février d’après le planning du constructeur, ne retarderont donc pas la livraison des produits. Preuve s’il en est que pour la plupart de ces marques, l’argent récolté sur ces financements participatifs ne sert pas à payer le matériel nécessaire à la construction des produits mais ne sert qu’à assurer des ventes en amont de la production réelle1.

La Aya Neo semble être une réussite technique et les échos que j’en ai sont très bons. Pour le moment du moins, la marque semble avoir réussi là où tant d’autres ont échoué : proposer un format portable et efficace suffisant pour aborder une grosse part de la logithèque PC. Avec le GPD Win 3, ce produit montre que le matériel actuel, tant chez Intel que chez AMD, est désormais compatible avec ce type de miniaturisation extrême.

La console Aya Neo débuterait son financement en Mars © MiniMachines.net. 2021.

PocketBook 740 color : le temps est venu pour les liseuses couleur ?

Par Pierre Lecourt

Les premières annonces de liseuses de ce type, avec écran couleur de diagonales assez larges, laissent entendre un prix beaucoup plus élevé que ce que la PocketBook 740 a révélée. Cette liseuse, annoncée en Avril 2020, sera commercialisée pour 300$ environ.

Pocketbook 740

La liseuse de 7.8″ emploie un écran E Ink Kaleido qui proposera deux types d’affichage dans la même définition de 1404 x 1872 pixels. Mais la densité de ceux-ci à l’affichage changera suivant le type de technologie utilisée. Ainsi en couleur, la solution proposera 4096 tons différents pour une densité de 100 pixels par pouce tandis qu’en 16 niveaux de gris, elle affichera 300 points par pouce. Les deux pourront profiter d’un rétro éclairage de l’écran et seront donc destinés à des usages différents. Là où le noir et blanc permettra de profiter d’un lissage très détaillé des polices d’écriture le rendant plus adapté à la lecture, l’affichage coloré jouera sur la diffusion de celles-ci pour masquer ses plus faibles nuances. Rendant la PocketBook 740 plus adaptée à la consultation d’images.

Pocketbook 740

Prévue pour le mois de Mars, elle est annoncée à un tarif proche des 300$. Un prix abordable pour un engin qui proposera un SoC double coeur cadencé à 1 GHz,  1 Go de mémoire vive et 16 Go de stockage de base que l’on pourra faire évoluer avec un lecteur de cartes MicroSDHC pour ajouter des cartes de 32 Go maximum. 

Pocketbook 740

C’est beaucoup moins cher, et moins puissant, qu’un autre modèle de 7.8″ couleur annoncé également ces derniers jours qu’est le Bigme S3. Un modèle équipé de la même dalle mais proposant un SoC 8 coeurs pour piloter un Android 8.1 avec 2 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage de base. Plus performant donc mais également plus cher puisque le Bigme S3 est annoncé à… 540$.

J’ai appris, avec les montre connectées, à me méfier de l’usine à gaz qu’est Android pour des tâches simples. Si le système est vraiment adapté aux smartphones qui doivent piloter de multiples fonctions, son utilisation pour des tâches plus basiques est souvent injustifié. Que ce soit pour les montre connectées, les appareils photo numériques ou les liseuses, les objets que j’ai pu croiser sous Android ne gagnaient pas beaucoup au change. Ils proposaient plus de fonctionnalités mais ils perdaient souvent en praticité avec des mises à jour répétées tout en oubliant un élément capital : une bonne autonomie. 

Pocketbook 740

La PocketBook 740 proposera donc un usage simple avec la lecture de fichiers classiques parmi lesquels on retrouvera les formats EPUB, PDF, MOBI, RTF, TXT, HTML entre autres. Mais aussi les formats dédiés à la BD numérique que sont les CBR et CBZ ainsi que les formats d’images classiques :  JPG, BMP, PNG et TIF. La solution proposera également la lecture de fichiers audio en MP3, M4A et OGG au travers de sa prise USB Type-C ou en Bluetooth. La PocketBook 740 offrira également une connexion Wifi4. Une bonne chose puisque la liseuse sera compatible avec les services de DropBox et PocketBook Cloud.

La liseuse proposera une interface tactile capacitive et offrira donc quelques applications en plus de son usage de base : un éditeur de notes sera ainsi présent, une application de surf en ligne et un outil pour lire des flux RSS. On retrouvera enfin des jeux comme un Sudoku ou un jeu d’échecs.

Pocketbook 740

Avec 19.5 cm de haut pour 13.65 cm de large et 8 mm d’épaisseur, cette PocketBook 740 pèsera 225 grammes. Un outil couleur qui apparait donc enfin à un tarif proche des premières liseuses vraiment commerciales du marché en noir et blanc il y a quelques années. En espérant que le temps passant, au fur et a mesure que e Ink proposera des solutions Kaleido, les prix s’assagiront dans la même mesure que les versions classiques. 

A noter au passage que PocketBook propose une PocketBook 740 Pro depuis quelques temps. Un modèle non pas mieux que la version couleur mais différent. Avec un système d’encre numérique E Ink Carta, il n’affiche qu’en nuances de gris. Il sera “facile” de le reconnaitre avec un prix de base 100$ moins cher et un port MicroUSB. Le seul avantage technique du PocketBook 740 Pro est dans une certification IPX8 que n’aura pas la version couleur.

Source : The Digital Reader, MobileRead et Liliputing

PocketBook 740 color : le temps est venu pour les liseuses couleur ? © MiniMachines.net. 2021.

Et si le RP2040 libérait nos claviers ?

Par Pierre Lecourt

Le RP2040 est un SoC assez classique, il s’agit d’un ARM Cortex-M0+ double coeur qui n’a pas grand chose de neuf par rapport aux autres composants du genre… mais, comme je vous le disais lors de la présentation du Raspberry Pi Pico, c’est ce composant qui devrait le plus faire parler de lui.

Raspberry Pi Pico

De nombreux constructeurs se sont déjà penchés sur cette solution RP2040 en travaillant en amont avec la fondation pour annoncer, dès la sortie du Pi Pico, leurs propres solutions de développement. On a ainsi de grands noms de ce petit monde au travail : Arduino, Adafruit, Pimoroni, Sparkfun… Autant d’entités qui sont des serial-développeurs dans leurs genre avec un bouillonnement de projets et d’idées sans cesse renouvelé.

Raspberry Pi Pico rp2040

Et le RP2040 les séduit, probablement parce que ce petit composant leur offre une documentation complète et un prix très accessible d’un côté mais également parce que ces marques savent déjà que le petit SoC va être massivement décortiqué, optimisé et programmé. Le RP2040 va sans aucun doute être adopté par une communauté de milliers d’utilisateurs enthousiastes. Une plateforme rêvée pour monter de nouveaux projets. Et cela pourrait avoir plus de conséquences que de faire sourire un développeur chevronné penché sur son fer à souder au fond de son garage. A terme, les retombées de ce que cette puce RP2040 pourrait apporter au marché informatique sont bien plus grandes.

Keybow2040 RP2040

J’en veux pour signe ce petit pavé mécanique signé Pimoroni qui embarque le même coeur RP2040 que le Pi Pico. Le Keybow 2040 est le dernier né d’une longue suite de solutions développée par le site. Et le premier à utiliser un SoC RP2040 comme base de programmation. 

Keybow2040 RP2040

La gamme Keybow existe depuis un moment et ces claviers étaient, à l’origine, conçus pour lancer des commandes macro au travers d’un Raspberry Pi Zéro. Vous appuyez sur une touche précise et cela lance, par exemple, une commande complexe sur votre logiciel préféré. Cela peut également afficher un smiley ou alors réaliser une sauvegarde de votre fichier et une copie de celui-ci sur un stockage secondaire. Evidemment, on pouvait piloter n’importe quel projet profitant d’un clavier avec ce type de dispositif. De la centrale domotique au logiciel de montage vidéo.

Source : @sandymacdonald

Le KeyBow 2040 veut offrir à l’utilisateur la possibilité de profiter de son SoC intégré. Ce qui permettra de dialoguer directement via le protocole USB. Ce genre de solution existe évidemment déjà avec certains microcontrôleurs Atmega, par exemple. Mais la force de la nouvelle solution est liée à son ouverture et sa communauté.

Keybow2040 RP2040

Le Keybow 2040 sera alimenté et connecté par une unique prise USB Type-C. Il proposera un support de 4 x 4 touches compatibles avec les mécaniques Cherry MX et embarquera des LEDs RGB pilotées par un driver IS31FL3731 PWM. Chaque touche pourra donc bénéficier d’un éclairage de couleur spécifique et programmable. De quoi construire, par exemple, un système de pilotage précis affichant l’état de votre configuration. Une action lancée pourrait facilement changer la couleur de la touche pressée. La faire passer du vert au rouge, par exemple, ou la faire clignoter en orange pour signaler un état d’attente.

Keybow2040 RP2040

Le code employé sera celui du RP2040, c’est à dire du MicroPython ou du C/C++. Pimoroni prépare des bibliothèques de gestion sur mesures, sachant que pour le moment les solutions d’émulations de clavier de la puce sont signées en CircuitPython par Adafruit. L’objet devrait être mis en vente pour 50£ à la fin du mois.

Le RP2040 au secours de la petite industrie ?

Si le Keybow 2040 n’intéressera qu’une petite partie de la population, la solution développée pourrait bénéficier à tout le monde. Tout simplement parce qu’elle pourrait très rapidement déborder dans l’industrie. Les grands constructeurs de claviers ne seront sans doute pas intéressés par ce type de solution. Ils préfèrent, en général, développer des produits propriétaires et se font la guerre entre marques en ajoutant leurs pilotes, leur format de connexion et autres solutions permettant de contrôler leur matériel et enfermer leurs clients. Il suffit de voir le nombre de solutions de gestion RGB pour s’en convaincre.

QMK RP2040

Par contre, il existe toute une industrie alternative, généralement pilotée par de petites équipes de passionnés, qui développent des solutions plus spécifiques et qui jouent au contraire sur un aspect communautaire pour exister. C’est le cas de QMK par exemple qui développe des outils pour reprogrammer les firmwares des claviers. Cette communauté permet à tout un chacun de trouver des solutions de claviers sur mesures basées en général sur un circuit électronique commun programmable par tous. L’intérêt pour eux est évident, les efforts de toute la communauté profitent à tout le monde. Pour eux, passer au RP2040 permettrait d’ouvrir encore plus largement la programmation tout en la rendant plus facile. La communauté QMK a d’ailleurs déjà commencé à s’intéresser au RP2040 comme le montre cette image au dessus péchée sur Reddit.

Et les concepteurs de claviers ne sont pas les seuls à pouvoir profiter de ce système. De nombreux outils fonctionnant grâce à des microcontrôleurs ARM classiques pourraient bénéficier de programmations communautaires facilitée par l’ouverture proposée par la fondation et son Pi Pico. Tous les objets programmables du quotidien ou ceux jouant sur des programmes intégrés : de la cafetière électrique en passant par la machine à laver ou le micro-ondes. Tous ces produits qui déclenchent des programmes généralement choisis et intégrés par les constructeurs pourraient être accessibles à l’utilisateur. Demander à son micro-onde de réchauffer un plat de telle ou telle façon, non pas grâce à un code complexe mais juste en empilant des blocs avec des valeurs différentes. Et sauvegarder le tout dans une mémoire adaptée. Idem pour les programmes de son lave vaisselle, de son lave linge… De toutes les machines programmées que nous utilisons au quotidien.

J’aimerais beaucoup que des constructeurs proposent des solutions plus ouvertes, plus libres et programmables, des objets qui nous entourent.

 

Et si le RP2040 libérait nos claviers ? © MiniMachines.net. 2021.

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile

Par Pierre Lecourt

Le Lisperati1000 est un engin dédié à une tâche assez simple, la programmation en LISP. Si vous ne connaissez pas LISP, c’est normal, il s’agit d’une vieille famille de langage de programmation puisque la première version date de 1958. Il semble encore utilisé dans certains milieux et si le sujet vous intéresse vous pouvez allez jeter un oeil à sa page Wikipedia qui sera surement plus complète que tout ce que je pourrais vous en dire puisque je me suis levé sans connaitre LIPS…

Lisperati1000

Le Lisperati1000 emploie un Raspberry Pi zéro ce qui en fait un engin très ouvert. Si son auteur, Conrad Barski, l’a orienté vers LISP, il  serait possible de l’utiliser pour n’importe quel autre langage de programmation ou d’en faire une machine à écrire de nouvelle génération.

L’engin est réduit à la plus simple expression d’un outil informatique, comme un bon vieux terminal : Un écran, un clavier et une interface pour les relier. Pour que l’objet soit moins encombrant, le clavier choisi est un 40% seulement. Un format qui représente donc 40% de la taille “standard” d’un clavier. Développé sur 4 rangées avec des switches Cherry Brown pour une frappe confortable.

Lisperati1000

Au dessus du clavier, un écran particulier lui aussi puisqu’il s’agit d’un de ces modèles en IPS, très étiré en largeur en 1920 x 480 pixels en 8.8″ de diagonale. Ce format “UltraWide” n’est pas problématique au vu de la destination de l’engin. Pour de la programmation, cela peut largement faire l’affaire. On se souvient d’autres formats de machines à écrire qui présentaient des affichages de 2 ou 3 lignes sans que cela ne pose problème. La mise en page du texte étant réalisée ensuite via une autre solution. Le Lisperati1000 fait tourner une version Lite de Raspberry Pi OS qui démarre un Terminal suffisant pour lancer un éditeur. Une formule très limitée en usage donc mais parfaitement compatible avec d’autres.

Le tout est alimenté par trois batteries 18650 de 2200 mAh chacune alimentée via un PowerBoost 1000C d’Adafruit. L’ensemble donne une certaine autonomie à la machine.  Le Lisperati1000 est assemblé dans un châssis imprimé en 3D en PETG mais Barski pense développer une série avec un châssis en aluminium pour répondre à la demande née de la présentation de son projet sur Twitter.

Il prévoit également de livrer ses sources logicielles et matérielles pour que chacun puisse imprimer sa propre version du projet.

Raspberry Pi Zero W

2021 est aussi magnifique

Ce Lisperati1000 montre que nous sommes arrivés à une époque où l’on peut trouver toutes les pièces nécessaires à la fabrication de ce type de projet. C’était déjà le cas il y a quelques années encore mais c’est devenue réellement simple et accessible. Quand j’ai commencé à trainer sur AliExpress, là où on peut trouver ce type d’écran particulier, il fallait débourser des sommes assez élevées et surtout, en général, acheter plusieurs modèles du même écran en lot. Désormais, on a de la concurrence sur ces produits et il est facile de trouver l’élément que l’on cherche, à la pièce, et de se faire livrer le tout en 15 jours.

Il est également possible d’imprimer le châssis de son choix en quelques heures avec des imprimantes 3D qui sont à des tarifs comparables à ceux d’une bonne imprimante laser. On peut trouver une carte Raspberry Pi pour une bouchée de pain, choisir le type de support de touche que l’on désire et dessiner soit même le clavier de son choix.

Si il n’y avait pas d’autres nouvelles inquiétantes pour nos démocraties, des virus qui se baladent et une planète qui est en train de nous faire comprendre que nous sommes indésirables à sa surface… On pourrait trouver que notre monde à quelque chose de vraiment magique.

Source : Hackster.io

Lisperati1000 : un terminal de programmation mobile © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia exige des mentions plus claires sur les portables RTX 3000

Par Pierre Lecourt

Si vous n’avez pas suivi les évènements récents liés aux portables équipés de solutions Nvidia RTX 3000, beaucoup de machines étaient jugées illisibles par les utilisateurs – comme par les revendeurs – du fait du manque de transparence dans les spécifications techniques des fabricants.

RTX 3080

Tout se joue sur quelques points techniques. Les fabricants peuvent intégrer la même puce graphique dans divers appareils sans que ceux-ci ne délivrent pour autant les mêmes performances. Et cela pour une raison simple, chaque puce graphique peut être réglée comme ayant des capacités différentes en fonction de sa consommation électrique et de sa dissipation de chaleur. Son TDP détermine, comme toujours, ses performances.

Ainsi un circuit GeForce RTX 3080 pourra être intégré avec un TDP de 80 watts minimum mais pourra également être déployé avec une consommation de plus de 150 Watts. Cet écart qui peut aller du simple au double ne demande pas les mêmes compétences en terme de dissipation thermique et n’aura pas les mêmes conséquences en terme de confort.

Il va sans dire qu’un engin portable avec une puce graphique qui consomme à elle seule 150 watts de TDP n’aura pas la même autonomie qu’un ordinateur en 60 Watts de TDP. De la même façon, son poids et son encombrement en seront affectés. On ne peut pas intégrer un circuit GeForce RTX 3080 de 150 watt dans une machine aussi fine qu’une 60 Watts. Enfin, il y a de fortes chances que pour dissiper le processeur graphique le plus gourmand, votre ordinateur portable soit en ventilation poussée plus souvent que pour un modèle plus économe en énergie.

Tout cela est fort logique et un consommateur avisé fera rapidement la différence entre un portable RTX 3000 fin et assez léger avec un autre plus gros et lourd. Mais si cela vous parait évident, ce n’est pas forcément le cas pour un consommateur classique. Ce dernier, se basant sur le  test d’un ordinateur portable équipé d’une puce RTX 3080 en 150 watts pourrait se focaliser sur cette appellation pour commander une machine implantée différemment et recevoir une solution en 80 Watts moins puissante.

  GeForce RTX 3080 mobile GeForce RTX 3070 mobile GeForce RTX 3060 mobile
Coeurs CUDA 6144 5120 3840
Fréquence Boost 1245 – 1710 MHz 1290 – 1620 MHz 1283 – 1703 MHz
Consommation  80-150 Watts 80-125 Watts 60-115 Watts
Mémoire GDDR6 8/16 Go 8Go 6Go
Interface mémoire 256-Bit 256-Bit 192-Bit

Surtout si les fabricants ne font en aucun cas mention de ces différences techniques noir sur blanc sur leurs fiches techniques. Et quand on voit le Delta de caractéristiques sur les trois puces de cette génération que sont les RTX 3080, 3070 et 3060… On se dit que les déceptions pourraient être importantes.

C’est un biais assez classique du monde des ingénieurs. que ce soit des ingénieurs techniques ou des commerciaux, les constructeurs et leurs équipes connaissent tellement sur le bout des doigts les différences entre les produits qu’ils ne se rendent pas compte à quel point celles-ci restent obscures pour le client lambda. Proposer un portable GeForce RTX 30×0 fin et un autre avec exactement les même caractéristiques peu détaillées plus épais ne donnera pas d’indication suffisante à l’utilisateur. Ce dernier choisira évidemment la machine fine en pensant acheter le niveau de performances le plus élevé.

Pour pallier à ce problème, qu’il a lui même laissé naitre, Nvidia a donc décidé de rectifier le tir. La marque ne va pas demander à ses partenaires de rajouter les caractéristiques détaillées de chaque circuit graphique. La marque va exiger leur présence dans leurs communications.

Chaque constructeur devra donc notifier clairement les fréquences que pourront atteindre les puces graphiques ainsi que le nombre de watts qu’elles dégageront. De quoi renseigner de manière efficace sur les compétences, avantages et défauts de chaque machine.

RTX 3000 Mobile

C’est évidemment une bonne décision de Nvidia. Faire le point sur les différents composants et leur capacités réelles est un vrai parcours du combattant au quotidien pour les acheteurs. Malgré les efforts de nombreux testeurs, il est difficile de faire comprendre qu’un chipset graphique GeForce RTX 3060 est différent d’un autre portant le même nom. En accolant les éléments exacts de son intégration, cela devrait faciliter les choses ou en tout cas mettre la puce à l’oreille des futurs acheteurs.

Il sera en tout cas possible de comprendre qu’une solution RTX 3070 peut s’avérer plus performante qu’une machine en RTX 3080 suivant son implantation. Les différentes marques ont commencé a modifier leurs pages et leurs sites web, en espérant que les revendeurs jouent le jeu et corrigent leurs fiches techniques pour éclairer du mieux possibles leurs clients.

GeForce RTX 3000 Mobile

L’appellation Max-Q ne disparait pas mais change de signification

Nvidia fait évoluer son appellation Max-Q qui ne désigne plus aujourd’hui les performances des puces RTX 30×0 mais indique plutôt un catalogue de fonctionnalités. Le Whisper Mode 2 qui indique une optimisation de la ventilation en terme de nuisance sonore. Le Dynamic Boost 2 qui permet de modifier les puissances du processeur et du circuit graphique pour profiter des capacités maximales de dissipation des engins. Et enfin, la fonction Optimus qui permet d’engager, au besoin, la puce graphique Nvidia en remplacement de la solution graphique Intel ou AMD embarquée. 

Cela représente un changement majeur par rapport à la signification de cette norme Max-Q qui désignait auparavant un certain “niveau” de performances .

Nvidia exige des mentions plus claires sur les portables RTX 3000 © MiniMachines.net. 2021.

Pas de NUC Panther Canyon pour l’Europe

Par Pierre Lecourt

Pas de NUC 11 Performance, aka de NUC Panther Canyon, pour le marché européen, pas plus pour les US. Ces machines ne seront disponibles qu’en Asie Pacifique a confirmé Intel a Anandtech.

NUC 11 Panther Canyon

Le NUC Panther Canyon

Les NUC Panther Canyon sont des minimachines équipées de processeurs Tiger Lake Core i3-1115G4, Core i5-1135G7 et Core i7-1165G7. Cette nouvelle minimachine annoncée au CES 2021 n’aura donc pas un début de carrière flamboyant avec une disponibilité limitée. Le nombre de machines produites est, semble t-il, insuffisant pour adresser tous les marchés et Intel a donc préféré en limiter la distribution.

Cela est dû a de nombreux problèmes rencontrés par le marché informatique actuel. La pandémie de COVID 19 qui a paralysé à plusieurs reprises des pans entiers de l’industrie électronique a fini par y laisser des traces assez profondes. De nombreux composants sont toujours problématiques à trouver. Rendant la production de certaines solutions très complexe. Intel confirme que le souci de production n’est pas lié à ses propres puces mais à des composants tiers indispensables. Un point important à saisir pour comprendre l’étendue de la problématique dont souffre actuellement le marché. Un état qui est parti pour durer.

On le savait déjà avec les cartes graphiques de dernière génération comme les RTX 30×0 de Nvidia qui subissent des soucis de stocks catastrophiques depuis la fin de l’année dernière. Ou les consoles PS5 de Sony qui sont un autre exemple de ces soucis de disponibilités. Intel n’est pas plus épargné que les autres constructeurs. D’autres marques pourraient être affectées dans les prochains mois et les livraisons de nombreux produits se révéleront sans doute complexes.

NUC 11 Panther Canyon

Il n’y a pas de bon scénario pour ce genre de problématique

Pour Intel, la réaction de limiter la distribution des NUC Panther Canyon à un territoire donné est probablement le choix le “moins pire”. Beaucoup de clients ne vont, bien sûr, pas comprendre cette décision et auraient préféré avoir une chance hypothétique d’acheter la machine. Je dis bien hypothétique car la dilution d’un objet produit à peu d’exemplaires dans un marché plus grand de plusieurs centaines de millions de clients potentiels aurait probablement rendu ces chances bien maigres. Non seulement ouvrir à de plus grands marché rend les machines inaccessibles mais cela ouvre d’autres problèmes.

Les professionnels qui achètent ce type d’engin par lots pour équiper des bureaux ne pourraient pas accepter d’être livré à 50 ou 60% de leur demande. Ce qui rendrait les ventes encore plus compliquées. Et surtout, les particuliers n’accepteraient probablement pas l’inévitable surcout provoqué par la raréfaction du produit. Au final, tout le monde serait perdant.

RTX 3080

Intel a fait un choix qui a le mérite d’être clair, un luxe que ne peuvent pas se permettre des marques comme Nvidia ou Sony, par exemple. Impossible de sortir une console Next Gen ou une gamme de cartes graphiques sur une unique région sans déclencher une guerre de tranchées en ligne. Les deux ont préféré lancer leurs produits au niveau mondial tout en sachant très bien que leur rareté allait poser un souci à très court terme. Mais sans réelle autre alternative possible. La rareté des solutions a entrainé une attention particulière sur les cartes et les consoles qui a poussé les gens à s’équiper plus vite que ce qui était anticipé. Si vous conjuguez cela avec des pénuries globales de différents composants, pourtant parfois très basiques, vous vous retrouvez avec un sac de nœuds impossible à défaire.

Si vous limitez la distribution de votre produit à un marché unique. Les clients non ciblés ne vont pas comprendre et ne seront pas contents. Si vous distribuez à l’international, vous manquerez forcément de stock et les clients ne seront pas non plus satisfaits…

NUC11PHKi7C

Le NUC Intel Phantom Canyon sous Core i7-1165G7 et RTX 2060.

L’Europe devra donc se contenter de solutions comme le NUC11 Pro Tiger Canyon et le NUC11 Enthusiast Phantom Canyon. Il est possible que les NUC Panther Canyon finissent par  débarquer chez nous mais cela reste peu probable. La production de ces machines, si elle devait être trop retardée, serait problématique. La fenêtre de distribution serait trop courte pour être rentable entre leur lancement Européen et l’annonce de leur remplaçant.

Pas de NUC Panther Canyon pour l’Europe © MiniMachines.net. 2021.

Minisforum UM800 : Core i5-8259U et i5 10210U au menu

Par Pierre Lecourt

Car il y a deux modèles de Minisforum UM800. D’abord le 820 qui est la troisième machine de suite disponible sous processeur Core i5-8259U après les nouveaux Beelink SEI et GTI et le GMK NucBox2. Mais la marque propose également un UM850 avec une puce Comet Lake Core i5-10210U dans cette nouvelle gamme. 

Minisforum UM800

Quatre modèles de machines seront proposées à l’achat avec deux déclinaisons de stockage par processeur. A chaque fois, les machines seront proposées en 16 Go de DDR4 mais avec 256 ou 512 Go de stockage SSD PCIe NVMe.

  • Le Minisforum U820 en 16/256 Go : 599$.
  • Le Minisforum U820 en 16/512 Go : 639$.
  • Le Minisforum U850 en 16/256 Go : 659$.
  • Le Minisforum U850 en 16/512 Go : 699$.

Minisforum UM800

L’engin est annoncé comme mesurant 12.7 cm de large comme de profondeur pour 5.31 cm d’épaisseur. Il propose une très belle connectique avec en face avant un port USB Type-C aux fonctions complètes. Deux ports USB 3.1 Type-A et un port jack audio combo stéréo. 

Minisforum UM800

Sur la partie arrière, on découvre deux sorties vidéos classiques avec un HDMI 2.0 et un DisplayPort. De sorte que ces Minisforum pourront piloter trois affichages en même temps. La partie USB est complétée par deux autres ports USB 3.1 Type-A. Deux ports Ethernet disponibles, un en Gigabit et l’autre en 2.5 Gb, chaque machine pourra adresser deux réseaux en même temps. L’alimentation sera assurée par un port USB Type-C en 19 Volts.

Minisforum UM800

Un réseau Wifi6 et du Bluetooth 5.0 seront également disponibles via une carte Wifi M.2 2230, probablement une solution AX200 d’Intel. L’ensemble des composants essentiels seront amovibles : deux slots de DDR4 double canal seront accessibles, et le SSD PCIe NVMe sera monté en M.2 2280 classique. Petite nouveauté par rapport aux autres machines de ce type, les Minisforum UM800 annoncent la présence de deux baies 2.5″ pour étendre le stockage en SATA 3.0. On pourra donc monter un ensemble d’unités de stockage assez conséquent dans ce petit boitier : un SSD PCIe NVME très rapide pour le système et une double solution de stockage SATA 3.0 pour les données.

Minisforum UM800

Comme d’habitude avec cette gamme de produits, ces composants seront accessibles directement via le panneau supérieur qui se détache avec une simple pression sur le dessus du capot. L’engin est refroidi activement grâce à un circuit de ventilation qui souffle de l’air frais sur des ailettes où est redirigée la chaleur du processeur grâce à un système de caloducs classique. La machine peut être utilisée à plat, posée sur un meuble, ou être montée en VESA au dos d’un écran grâce à un kit livré.

J’aime beaucoup les solutions Minisforum, leur construction est jusqu’à présent irréprochable et les performances sont excellentes. La marque est bien distribuée par Banggood qui propose en général des codes promos très intéressants sur ses modèles. Le MinisForum UM300 sous AMD Ryzen 3200 est très régulièrement en promotion dans les bons plans du site et c’est un excellent produit.

Cette montée en gamme en Intel est une bonne nouvelle même si le prix est évidemment un peu plus délicat à accepter. J’aurais peut être aimé une solution barebone avec la possibilité de recycler des composants… A voir à combien le marché les proposera dans le futur.

Minisforum UM800 : Core i5-8259U et i5 10210U au menu © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia dresse un bilan de sa première année de GeForce Now

Par Pierre Lecourt

Cela fait donc un an que GeForce Now est sorti de sa très longue phase Bêta. Nvidia en profite pour annoncer des chiffres clé de son activité et révéler le nombre d’utilisateurs que son service a officiellement recensé.

GeForce Now

Plus de 6 millions de joueurs ont ainsi rejoint le service et ont produit 175 millions d’heures de jeu. Le ratio peut paraitre assez faible mais il faut prendre en compte la progression du nombre d’abonnés dans la durée. Des milliers d’utilisateurs du début, on ne pouvait pas attendre la même demande d’heures de jeux via le service que ce que produisent les 6 millions d’abonnés aujourd’hui. Il sera donc intéressant de suivre ce chiffre lors d’un prochain bilan.

On ne sait pas non plus dans quelles proportions il s’agit d’utilisateurs payants ou de testeurs de la version gratuite. Pas non plus avec quelle régularité ces abonnés payants se connectent à la plateforme. Mais le chiffre de 6 millions reste impressionnant car il montre un vrai intérêt du public pour cette solution de jeu en streaming.

Les F2P les plus joués.

Le catalogue de l’offre s’est, il est vrai, considérablement étoffé et c’est désormais plus de 800 jeux qui sont proposés via GeForce Now. Les blockbusters du moment mais également pas mal de titres GOTY et autres jeux indépendants. A suivre les annonces de la marque de semaine en semaine, le choix est assez varié. On retrouve aussi bien des titres anciens qui ont toujours un bon public que des nouveautés qui collent à l’actualité. 

millions

Nvidia indique ainsi 100 millions d’heures de streaming pour des titres multijoueurs et 16 millions de stream de jeux indépendants. Dans cette dernière catégorie, 5 titres se démarquent avec ARK, RUST, 7 Days to die, Unturned et Phasmophobia.

GFN

Nvidia note également que 4 millions d’heures jouées sous CyberPunk 2077 en employant sa fonction de Raytracing RTX ont été délivrées. C’est le genre de titre parfait pour “asseoir” ce type de technologie. Gourmand et exigeant, le jeu demande des performances élevées pour profiter d’un jeu beau et fluide. Pour en profiter sur une machine incapable de le gérer, la solution GFN est donc privilégiée. Metro Exodus, l’excellent Control ou Watch Dogs Legion et Shadows of Tomb Raider sont également indiqués dans la liste.

Autre information intéressante, les 4 plateformes les plus utilisées pour profiter de GeForce Now sont le PC classique sous Windows, les Mac, les smartphones Android et les chromebooks. Au vu des problèmes de pénuries de composants en ce moment, il n’existe sans doute pas de meilleur moyen pour certains de laisser passer l’orage des prix élevés en investissant dans un abonnement au service. Cela permet d’acheter son jeu et d’en profiter immédiatement dans de bonnes conditions d’affichage sans avoir à investir dans une configuration plus musclée. Pour certains utilisateurs, les propriétaires d’un Chromebook ou d’un Mac, le recours à ce type service est le seul possible pour jouer à ces jeux. Passer par GeForce Now, la seule option pour une gestion du RTX. L’ajout récent d’un support des Chromebooks comme l’arrivée des nouveaux Mac M1 et l’extension à 65 pays du service vont sans doute aider à améliorer ces chiffres.

Il est intéressant de noter que cette communication et cet impressionnant chiffre du nombre d’abonnés est annoncé deux jours après que Google ait annoncé la fermeture de son studio de développement Stadia. Le moteur de recherche se mettant alors dans une position identique à Nvidia en tant que fournisseur d’accès à des jeux produits par d’autres. Avec pas mal de retard.

Source : Nvidia

Nvidia dresse un bilan de sa première année de GeForce Now © MiniMachines.net. 2021.

Arduboy Nano : la plus petite console portable du monde

Par Pierre Lecourt

Kevin Bates a fabriqué la Arduboy Nano pour son propre plaisir, ce développeur de consoles mobiles depuis des années ne pense pas sérieusement à la commercialiser pour le moment. Particulièrement inconfortable et difficile à maitriser, la nano console fait partie de cette grande famille d’objets qui montrent que l’important dans ce genre de développement n’est pas forcément le résultat mais le chemin parcouru pour parvenir à leur construction.

Arduboy Nano

Comme les châteaux de cartes ou de sable ou autres accumulations de dominos que l’on va faire tomber en quelques instants. La fabrication d’un Arduboy Nano est un bon moyen de se tester soi même et l’occasion d’apprendre. Ici l’engin est tellement minuscule qu’il a fallu développer des trésors d’ingéniosité pour parvenir à sa réalisation. 
Arduboy Nano

La console Arduboy Nano mesure 26 mm de haut et propose un microscopique écran OLED de 0.49 pouces qui affiche 64 pixels de large pour 32 pixels de haut. Elle est pilotée par un microcontroleur ATmega 32u4 que le développeur connait bien puisqu’il s’agit du même que celui employé dans sa console commerciale. Ce qui permet au passage de profiter des mêmes jeux. Les bip-bip émis par l’objet sont retransmis par un petit système piézoélectrique de 15 mm de diamètre. Une microscopique batterie LiPo de 25 mAh offre à l ‘engin environ une heure d’autonomie.

Arduboy Nano

La coque a été imprimée en 3D

Evidemment, au vu de la taille des deux boutons de contrôle et de la croix directionnelle, la jouabilité sera limitée. Mais, accroché à un porte clé, au fond de sa poche, pour patienter dans une longue file d’attente sans sortir son gros smartphone… pourquoi pas.

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Cette console se situe donc entre la Arduboy de base qui mesure 8.5 cm de haut pour 5.4 cm de large et 5.9 mm d’épaisseur et la Arduboy Mini présentée en 2019 et son écran OLED de 0.96″.

Arduiboy Nano

Ce qui me fascine dans ce genre de réalisation, ce sont les progrès fait en matière de développement électronique depuis quelques années. Chacun peut désormais se pencher sur le sujet et faire construire des produits électroniques complexes en passant par un prestataire extérieur. L’accès aux composants s’est fortement démocratisé et ce genre de production n’est plus si extraordinaire que cela. Je ne veux pas dire que le travail effectué n’est pas remarquable, simplement qu’il est de plus en plus fréquent de croiser des particuliers capables de mener à bien ce genre de projet.

Je ne crois pas trop à la Arduboy Nano comme en un produit commercial en tant que tel mais la démarche est vraiment à saluer.

Pour en savoir plus, rendez vous sur cette page.

Arduboy Nano : la plus petite console portable du monde © MiniMachines.net. 2021.

Asus Chromebook CM3000 : une tablette hybride de 10.5 pouces

Par Pierre Lecourt

Asus continue de déployer des formes intéressantes de machines sous ChromeOS et son Asus Chromebook CM3000 est un bon exemple de ce que la marque est capable de proposer aujourd’hui. Avec une diagonale de 10.5″, cette tablette hybride propose un clavier amovible et toutes les fonctionnalités de ce format. 

Asus Chromebook CM3000

L’Asus Chromebook CM3000 peut donc s’employer comme une tablette classique mais également comme une solution de dessin ou de prise de notes grâce à un stylet actif. Elle est capacitive et permettra de retrouver grâce à son système, les applications et jeux Android. Mais avec un clavier complet, c’est également un bon outil de prise de notes. La béquille arrière est recouverte d’un tissu et se magnétise directement sur la coque.

Asus Chromebook CM3000

L’engin est bâti autour d’un SoC ARM signé par Mediatek, le Helio P60. Une solution qui propose huit coeurs en tout : quatre coeurs ARM Cortex-A73 et quatre coeurs Cortex-A53. L’ensemble étant cadencé à 2 GHz. La partie graphique est confiée à un circuit Mali-G72MP3 à 800 MHz. Autour de ce SoC, on retrouvera 4 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage au format eMMC. La dalle est une IPS en 16:10 en 1920 x 1200 pixels qui sera plus agréable pour la consommation de contenus web et documentaires que le 16:9 classique. Asus y a mis les formes en choisissant une solution à 320 nits de luminosité maximale et proposant une colorimétrie à 118% de la norme sRGB.

Asus Chromebook CM3000

La connectique est minimaliste : outre les port POGO qui servent à arrimer le clavier par une attache magnétique, on retrouve un port USB 2.0 Type-C et un port jack 3.5 mm audio stéréo. L’engin propose du Wifi5 et du Bluetooth 4.2 ainsi que des capteurs photo et vidéo de 8 mégapixels au dos et 2 mégapixels en façade. L’Asus Chromebook CM3000 mesure 25.5 cm de large pour 16.7 cm de profondeur et 8 mm d’épaisseur (mesurée probablement sans l’épaisseur du clavier).

Problème, l’Asus Chromebook CM3000 est vendu trop cher

Annoncé à 449€ prix public en version 4/64 Go, c’est un produit techniquement intéressant mais lancé à un tarif trop élevé pour les usages qu’il propose. Le format est original pour un engin sous ChromeOS et on retrouvera les fonctions pratiques liées à l’ajout des applications Android au système mais cela reste trop cher.

449€ pour un modèle en 4 Go de ram avec 64 Go de stockage seulement, sans possibilité d’ajouter une carte mémoire MicroSDXC. Coincé en Wifi5 et Bluetooth 4.2 ? Sans connexion 4G alors même que le SoC Helio P60 de Mediatek embarque les fonctions nécessaires à sa gestion ? Cela casse grandement l’intérêt du format.

Je ne comprend pas vraiment la cible de cette machine ni le pourquoi de ce tarif ? Les produits embarqués n’ont rien d’exceptionnel et le concept est désormais assez classique. Avec plus de stockage, une possibilité d’étendre celui-ci et des fonctions de connexion plus avancées, pourquoi pas. En l’état, le CM3000 me parait un peu coincé dans les propositions faites en 2019. La puce embarquée, annoncée en 2018, n’est pas formidable et l’ensemble respire fortement le déjà vu.

LENOVO CHROMEBOOK DUET

Le Chromebook Duet de Lenovo

Lenovo proposait en Mai dernier un Chromebook Duet sur le même concept de tablette à clavier détachable avec un Helio P60T en 4Go de ram et 64 Go de eMMC avec un écran de 10.1″ 1920 x 1200 pour 280$. Un prix qui colle plus au format et à la cible de ce type de machine. On retrouvait alors la même finition tissu, la béquille, le clavier amovible sur POGO plug… Pourquoi un tel écart de prix ?

netbook linux

Aucun de ces deux engins ne me fait vraiment envie

Le format de ces deux machines m’attire beaucoup. Légers et compacts, ces engins sont intéressants d’un point de vue format mais leur équipement ne correspond pas à mes besoins. 

Avec un écran de ce type de diagonale, 10 pouces quelque chose, et un clavier détachable ou non, il y a peut être une piste à explorer pour ChromeOS à condition de ne pas tomber dans des travers de “sous produit”. Au vu de mes usages passés d’un netbook, je ne serais pas contre troquer un Windows pour un engin exploité par le système de Google. A condition, bien entendu, d’avoir une possibilité de stockage réel en local, c’est à dire une extension possible grâce à une carte MicroSDXC mais également un lecteur de cartes SIM pour profiter d’un abonnement 4G. 

Un petit 10.1″ à bordures fines, sans clavier détachable mais avec une charnière classique – ou sur 360° pourquoi pas si c’est pas trop cher – compact  et endurant, avec un vrai bon clavier bien pensé pour ce format. Une autonomie convaincante et une connectique un peu moins ridicule qu’un port Type-C en USB 2.0… Je serais probablement prêt à mettre les 449€ demandés pour l’Asus Chromebook CM3000. 

Je serais évidemment encore plus heureux si la puce embarquée était compatible x86 et que l’engin était proposé avec un BIOS ouvert, sans système d’exploitation ou en partenariat avec une distribution Linux…

Asus Chromebook CM3000 : une tablette hybride de 10.5 pouces © MiniMachines.net. 2021.

GMK NucBox2 : un autre MiniPC sous Core i5-8259U

Par Pierre Lecourt

Vous vous souvenez sans doute du GMK NucBox premier du nom, un engin sorti des profondeurs de la productions OEM chinoise et vendu en direct pendant que d’autres lançaient une pseudo campagne de financement participatif. Ce premier MiniPC a semble t-il bien fonctionné, ce qui a donné des idées à GMK qui annonce le lancement d’un NucBox2.

GMK NucBox2

Plus gros, plus performant, le NucBox2 embarque un processeur Intel Core i5-8259U. Une solution de 2018 avec un TDP de 28 watts qui développe sur 4 coeurs des fréquences de 1.1 à 3.8 GHz et un circuit graphique Intel Iris Plus 655. Une puce récemment aperçue dans les productions de Beelink avec les SEI et GTI portant le même nom

Le NucBox2 proposera deux slots SoDimm permettant d’ajouter de 8 à 32 Go de DDR4-2400 et proposera un slot M.2 2280 PCIe NVMe ainsi qu’une baie 2.5″ SATA plus classique. Il embarquera une solution Wifi6 et Bluetooth 5.1 ainsi qu’une assez large connectique. On retrouvera ainsi deux sorties vidéo 2 x HDMI 1.4 ainsi qu’un port USB 3.0 Gen 2 Type-C et quatre USB 3.0 Type-A. Un port Ethernet Gigabit sera également présent.

NUC

On ne connait pas pour le moment la taille de la machine ni sa disponibilité, annoncée pour une commercialisation au début de ce mois, qui n’est pour le moment pas confirmée. Pas plus que son prix. La marque se retrouvera ici confrontée à un adversaire de taille puisque l’excellent NUC8i5BEH est toujours distribué par Intel et se négocie en format Barebone à 300€ et des poussières

Dire que ce Nucbox2 de GMK est un pur produit OEM juste décoré d’un logo par la marque semble être une évidence. La carte mère doit être assemblée par un fabricant tiers en marque blanche et le choix du boitier a été le seul point où GMK a réellement été influent. C’est en tout cas la confirmation que le processeur Core i5-8259U est désormais accessible aux fabricants chinois en marque blanche. Ce qui est une excellente nouvelle car c’est un très bon compromis entre performances et consommation.

Je ne serais pas surpris que nous découvrions dans le futur de nouvelles solutions de Minimachines équipées de cette puce.

 

GMK NucBox2 : un autre MiniPC sous Core i5-8259U © MiniMachines.net. 2021.

Alder Lake Mobile : une fuite d’infos sous GeekBench

Par Pierre Lecourt

Les puces Alder Lake ne vont pas ressembler aux solutions précédentes. Cette douzième génération mélangera les architectures Golden Cove et Gracemont et va permettre à Intel de proposer des solutions à la fois performantes et endurantes.

Geekbench

Geekbench vient de lever le voile sur une puce Alder Lake mobile armée de 14 cœurs développant 20 threads, un chiffre étrange par rapport aux constructions classiques qui doublent les threads en se basant sur le nombre de cœurs. Intel a sans doute assemblé ici une solution mélangeant 6 cœurs Golden Cove proposant cette fonction d’Hyper-Threading pour un total de 12 threads et 8 cœurs Gracemont ne bénéficiant pas d’hyper threading. Cela ferait donc bien un total de 14 cœurs et 20 threads en parallèle, ce qui semble être le scénario le plus logique pour cette puce.

La construction de cet Alder Lake mobile permettrait donc de n’utiliser, par exemple, qu’un coeur Gracemont très peu gourmand pour des tâches hyper basiques. Le réveil de ce type de coeur à intervalles réguliers pour vérifier vos emails par exemple. Et l’exploitation des Golden Cove en cas de besoin pour des tâches plus lourdes. La conjonction de l’ensemble des threads et des cœurs pouvant également s’imaginer pour répondre à un besoin important en calcul. On retrouve bien le type d’architecture big.LITTLE d’ARM avec une accumulation de cœurs n’ayant pas les mêmes consommations.

Nvidia GeForce GTX 660 Ti de référence

Le relevé Geekbench fait également état d’un test de la partie graphique de cette construction avec un circuit Intel Xe affichant un score OpenCL honorable de plus de 13 400 points. Loin, très loin derrière les dernières solutions de Nvidia et AMD mais ne consommant qu’une fraction de leur consommation. On se retrouve au niveau d’une carte graphique de 2012 avec les puces Nvidia Kepler des 660 Ti. Mais intégré à un bout de silicium minuscule et fort peu gourmand, et cela est à prendre en compte. C’est un résultat équivalent à ce que délivre un circuit AMD Vega 11 d’AMD. L’air de rien, cela marque un gros progrès des IGP d’Intel même si cela ne fait pas d’ombre aux puces externes plus spécialisées.

Geekbench

Mais surtout, il s’agit très probablement d’un prototype de cette puce Alder Lake mobile, une solution non optimisée matériellement et logiciellement avec des pilotes encore largement en chantier. A leur commercialisation, on peut espérer du mieux sur cette partie graphique. C’est même indispensable pour Intel car le recours à un circuit externe casserait sans doute un peu la magie opérée par le processeur lui même. Si on doit confier à un circuit Nvidia plus gourmand les tâches graphiques pour compenser un trop faible chipset interne, l’idée d’attribuer à des cœurs Gracemont certaines tâches apparaitra comme un sacrifice assez dérisoire au final.

Source : Tom’s Hardware

Alder Lake Mobile : une fuite d’infos sous GeekBench © MiniMachines.net. 2021.

Stadia ferme ses studios et devient un service

Par Pierre Lecourt

Avec Stadia, Google avait deux ambitions : devenir un tuyau par lequel les gens pourraient retrouver la puissance nécessaire pour piloter des jeux gourmands sur n’importe quel type de machine. Mais également devenir un acteur du monde du jeu vidéo en développant ses propres licences. La moitié de ces ambitions vient de découvrir l’étagère poussiéreuse où Google range ses projets avortés.

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Stadia continue d’exister et le service de streaming de jeu perdure, il se range simplement au niveau de certains de ses concurrents en ne promettant non pas des jeux issus de ses propres studios mais simplement un moyen technique d’accéder à une machine distante qui exécutera les titres d’un tiers. Au même titre que le service GeForce Now de Nvidia par exemple.

Moins de deux ans après l’annonce de la création d’un studio interne, ce dernier est donc fermé. Aucun titre n’est sorti de cette entité, pas plus de ses succursales ni des sociétés rachetées par Google comme Typhoon Studios. Les employés de ces sociétés seront recasés sur d’autres projets sauf ceux désirant partir. Jade Raymond, la productrice charismatique qui chapeautait le Stadia Games and Entertainment Studio, annonce ainsi s’envoler pour de nouvelles aventures, laissant une chance à son impressionnant CV de gonfler encore un peu.

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Ce choix de Google n’est pas étonnant

Ce qui a été étonnant, c’est la volonté de créer des jeux pour le moteur de recherche, pas de fermer son studio. Les aventures “productives” de Google sont mauvaises, ce n’est pas nouveau. La marque a dans son ADN un véritable don pour développer des moyens de relier les choses, mais n’arrive que rarement à concrétiser des productions internes. Son moteur de recherche permet de mettre en relation l’internaute et le contenu en ligne, Android est une plateforme entre contenus, terminaux et utilisateurs, tout comme Chrome et ChromeOS… Mais rares sont ses propres créations à dépasser cette idée de tuyau entre un contenu fabriqué par d’autres et un usage.

Pour développer des jeux aujourd’hui, il faut des investissements colossaux. Et Google n’a aucune vocation à les faire. Pas plus que la marque ne développe de contenus vidéo ou autres, contrairement à d’autres GAFAM comme Apple ou Amazon. Son unique objectif réel est de permettre de mettre en relation le contenu avec l’utilisateur pour toucher un pourcentage des interactions entre les deux ou en profiter pour afficher de la publicité, et cela Stadia continuera de le faire.

Google n’a pas de console en propre, pas de matériel dédié à cet usage mis à part une maigre manette. Aucune obligation de fournir du contenu exclusif finalement. Son offre de “tuyau” peut totalement exister sans développements en exclusivité. C’est ce que propose Nvidia depuis le début de son projet pour, justement, ne pas se retrouver en tant que juge et partie dans l’équation.

En n’étant plus un concurrent des studios comme Electronic Arts ou Ubisoft, Stadia pourra se considérer comme un outil à un seul tranchant.

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Stadia va devoir revoir son modèle économique

Stadia ne disparait pas et les abonnés au service pourront continuer à en profiter. Pour le moment. Comme le montre l’illustration ci-dessus publiée en Juin 2019, le souci est dans le modèle économique de Stadia qui pousse à louer les jeux plutôt qu’a en être propriétaire. Lorsque vous utilisez Stadia Pro pour acheter un jeu et que vous voulez résilier votre abonnement, vous pouvez continuer à lancer votre titre avec l’offre Stadia Basic. une offre limitée à l’usage avec un contenu en FullHD. Autrement dit vous n’êtes pas propriétaire du jeu.

C’est probablement le plus gros frein du modèle économique de Google. Un joueur qui veut lancer un jeu doit d’abord le racheter via la plateforme… même si il le possède déjà par ailleurs. un contre-pied total à l’offre de Nvidia qui reste désengagé de cette partie de la tractation, se bornant simplement à fournir un moyen d’accès au jeu contre un paiement mensuel mais sans chercher à vous le vendre.

Acheter un jeu PC à 60€ via Stadia en Février 2021 semble être un très mauvais pari et si Google ne change pas sa politique, je ne donne pas cher de la peau de ce service à moyen terme. Mais si l’offre change pour devenir un abonnement permettant d’accéder à des jeux vendus sur d’autres plateformes, jeux qui pourraient s’installer également en local, cela pourrait changer.

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Stadia poursuit donc sa route en tant que service

Les utilisateurs de Stadia sont rares pour le moment, on ne connait pas les chiffres exacts mais les statistiques d’utilisation du service ne semblent pas avoir un énorme impact. Google annonce vouloir se focaliser sur le portage de nouveaux jeux de studios tiers sur la plateforme afin d’élargir son offre. Exactement ce que fait un Nvidia avec GeForce Now depuis des années avec l’annonce chaque semaine du support de nouveaux jeux, récents ou anciens. Atteindre une taille critique semble indispensable pour le système. Avec peu d’utilisateurs, les studios ne verront sans doute pas l’intérêt d’ajouter l’offre à leur dispositif. Cela représente beaucoup de contraintes pour peu d’impact.

En changeant de modèle économique, les avantages de Stadia pourraient faire mouche dans le futur. Même si la pente semble difficile à remonter pour Google. Les offres d’intégration entre le streaming de jeu et le streaming de vidéo de Youtube sont, par exemple, toujours invisibles alors que cela aurait été peut être le moyen le plus efficace de trouver de nouveaux clients. La possibilité promise par Stadia de permettre à un joueur de rentrer dans une partie en direct, via son service, en se connectant sur le stream d’un Youtubeur même si il n’a pas installé le jeu est un énorme avantage qui n’a pas été exploité mais qui pourrait séduire.

C’est probablement cette voie qui va être choisie par Google. Faire disparaitre la mention Stadia de l’offre ou la faire apparaitre de manière secondaire. On pourrait voir, par exemple, une solution Electronic Arts totalement intégrée à Youtube ou à d’autres sites, permettant de lancer une partie de NBA ou FIFA en direct. Stadia ne serait plus alors qu’une simple plateforme qui pourrait être liée à une plateforme de chat ou un forum par exemple… A Electronic Arts de payer les frais de Stadia en reportant l’abonnement sur ses clients

De grands studios pourraient se servir de Stadia pour gagner en indépendance vis à vis des plateformes de jeux console. De plus petits éditeurs pourraient également y voir un moyen de fournir ce genre de service à leurs clients à moindre frais.

Stadia ferme ses studios et devient un service © MiniMachines.net. 2021.

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