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Hier — 7 juillet 2020MiniMachines.net

Akasa Euler S : un boitier Thin Mini-ITX fanless

Par Pierre Lecourt

Le Akasa Euler S est une solution à la fois simple et économique pour construire un PC fanless. Ce boitier en aluminium dissipera la chaleur de vos composants à condition de rester dans une enveloppe thermique contenue.

Le Akasa Euler S mesure 22.8 cm de large pour 18.7 cm de profondeur et 6.15 cm de hauteur. Il est entièrement réalisé en aluminium anodisé noir et pèse 2.2 Kg. Dans ce format, on retrouve en façade deux emplacements USB Type-A et à l’arrière, un double emplacement destiné à des antennes Wifi perce la coque. Evidemment, un emplacement pour une plaque arrière est disponible sur le châssis afin d’adapter la connectique de la carte mère choisie.

Akasa Euler S

Le boitier est percé de quatre trous pour permettre une accroche VESA sur un meuble ou derrière un écran. Des patins anti-dérapants sont également fournis pour positionner l’appareil debout. A l’intérieur, on retrouve un emplacement 2.5″ pour un stockage à ce format de 9.5 mm d’épaisseur maximum. Ces éléments s’additionneront aux emplacements de la carte mère : ports M.2, emplacement de mémoire vive et autres.

Euler S
Le processeur intégré au Euler S ne doit pas dépasser les 35 watts de TDP selon Akasa. C’est, en théorie, le maximum recommandé pour le boitier. En pratique, il est possible d’aller presque au double avec des puces de 45 à 65 watts. Le concepteur prend des pincettes assez évidentes par rapport à la robustesse de son offre, probablement pour ne pas que certains, devant un boitier capable d’encaisser du 65 watts, n’essayent des solutions de 90.. Le processeur choisi devra prendre place sur une carte mère Thin Mini-ITX et la marque liste quelques modèles chez Asus, Gigabyte, ASRock, ECS, Aaeon, Jetway, Intel et Mitac. Des solutions développées autour de puces Intel Core de troisième, quatrième et sixième génération. Là encore, on est dans une vision très restreinte des réelles capacités du châssis.

Akasa Euler S
Akasa propose un manuel d’installation très simple, il faut dire que l’opération n’est pas franchement complexe à partir du moment où l’on respecte les spécifications de processeurs et de cartes mères dictés par Akasa. Une liste qui pourrait évoluer avec de nouveaux modèles de cartes Thin Mini-ITX qui sortent en ce moment comme le remarque FanlessTech

GA-IMB410TNGigabyte GA-IMB410TN

Ainsi, Gigabyte lance la GA-IMB410TN, ASRock les H410TM-ITX et B460TM-ITX et la marque ECS annonce la H410H6-T12. Des cartes qui proposent un design qui pourrait être adapté à l’exploitation de ce type de boitier. Il faut en effet que le processeur viennent se positionner à un emplacement particulier, contre le block de métal qui est collé au châssis et qui forme une excroissance pour transporter la chaleur vers les ailettes de celui-ci.

Une vidéo de Fully Silent PC présente le montage d’un Euler S de A à Z et on se rend compte de la facilité de ce type d’intégration. Les composants employés ne sont pas du tout ceux recommandés par la marque. Le processeur est un Intel Core i3-9100 Coffee-Lake, la carte mère est une Asus Prime H310T, 16 Go de mémoire vive SoDIMM DDR4 sont installés ainsi qu’un SSD 2.5″ MX500 de 500 Go de Crucial.

On retrouve, au final, une machine clairement dédiée aux usages bureautiques, surf et multimédia modernes. L’engin devrait déployer de bonnes capacités dans ces tâches et le faire dans un silence complet. Evidemment, ce type de machine n’est pas orienté jeu vidéo ou usages intensifs mais cela constitue une belle solution de travail, très reposante au long de la journée et parfaite pour des usages multimédia.

Akasa Euler S : un boitier Thin Mini-ITX fanless © MiniMachines.net. 2020.

La Xiaomi Mi TV Stick limitée au FullHD en Europe

Par Pierre Lecourt

La certification Google Play de la Xiaomi Mi TV Stick est tombée, elle baptise la clé HDMI d’un nom étrange : Aquaman. C’est sous cette appellation que celle nouvelle solution de streaming sous SoC Amlogic S805Y devrait débarquer chez nous. La version Européenne sera limitée au FullHD et cela même si son équipement matériel lui permet de prendre en charge des flux UltraHD sans problème.

Xiaomi Mi TV Stick

Ce SoC est une évolution par rapport au S905X-L plus ancien qui équipe aujourd’hui les Xiaomi Mi Box-S. Il bénéficie d’une prise en charge du HDMI 2.0a et du HDCP 2.2, sait gérer le HDR10 et le HLG et peut prendre en charge l’OpenHL ES 1.1 et 2.0. Si il tourne toujours sur 4 coeurs Cortex-A53, ces derniers passent à 1.5 GHz. Son circuit graphique est un Mali-450MP6 capable de lire des flux UltraHD en H.264 et H.265 mais sera limité à une décompression FullHD au maximum par Xiaomi. Une décision logicielle, donc, qui s’explique sans doute par des raisons “diplomatiques”.

Xiaomi Mi TV Stick

Le stockage est connu, la clé embarquera 8 Go de eMMC et sa mémoire vive culminera à 2 Go. Des éléments qui pourraient également suffire à prendre en charge des applications capables de décoder des contenus UltraHD. Livrée sous Android 9, avec une certification Dolby, la clé sera donc une évolution intéressante et un changement de format par rapport aux Box de la marque mais ne touchera pas à la “4K”.

mi tv

Qu’est-ce qui peut expliquer cette différence ? Je ne vois qu’une seule explication logique, celle d’un partenariat limité avec les services de streaming Européens. La télécommande de la clé HDMI propose des boutons dédiés à Netflix et Amazon Prime et Xiaomi avance également les services de HBO et Disney+ dans son offre. Autant de diffuseurs de contenus qui surveillent attentivement les produits compatibles avec leurs services dès qu’ils touchent à l’UltraHD.

Mi TV Stick

Il est donc fort possible que la clé n’ait pas été sélectionnée pour diffuser du contenu en UltraHD ou que Xiaomi ait refusé de payer les frais liés à cette diffusion. Frais qui expliquent en partie le prix de certains produits compatibles avec ces normes. La Xiaomi Mi TV Stick sera également distribuée en Chine dans une version UltraHD, seule la version Européenne sera “FHD”. La différence étant que la version Chinoise ne semble pas compatible avec Netflix et consorts à l’international mais orientée vers les services de streaming locaux. L’objet sera distribué à un prix attractif en Chine et devrait très logiquement l’être tout autant en Europe. On estime son tarif sur place aux alentours des 35€ ce qui pourrait se traduire chez nous par un prix situé entre 40 et 50€.

Reste à savoir si ces versions “light” de la clé La Xiaomi Mi TV Stick certifiée pour le marché Européen et qui vient d’être validée par Google Play pourraient bénéficier d’une “mise à jour” plus ou moins officielle un jour. C’est possible mais on sait déjà que jouer au chat et à la souris avec les services de streaming est souvent compliqué dans le temps. Un jour ou l’autre le couperet tombe et il n’est plus possible de se connecter aux comptes d’un Netflix ou d’un autre…

La Xiaomi Mi TV Stick limitée au FullHD en Europe © MiniMachines.net. 2020.

À partir d’avant-hierMiniMachines.net

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS

Par Pierre Lecourt

Ce n’est pas un secret, Google travaille à porter Steam sous ChromeOS pour offrir une multitude de jeux PC à son système d’exploitation. Cette idée passe par Borealis, une intégration d’Ubuntu sous ChromeOS qui reprend en grande partie l’idée de Crostini, un autre projet d’intégration d’un Linux Debian dans le système.


Le projet veut profiter du noyau et des capacités d’un système Linux à l’intérieur de ChromeOS. Une solution qui permet de garder les apparences du système de Google en les mélangeant aux capacités de Linux. Parmi les points clé de Borealis, une compatibilité avec Steam, le magasin de jeux dématérialisés de Valve. Avec Borealis, un Chromebook pourra se connecter au site de Steam puis installer des jeux comme si l’engin était un PC équipé d’un Linux natif comme Ubuntu. Est-ce que cela veut dire que les machines sous ChromeOS pourraient bénéficier du catalogue de jeux compatibles Linux de Steam ? Oui… et non.

ProtonDB

Oui car grâce aux API Libres Vulkan et OpenCL, Linux a pu profiter d’excellents jeux ces dernières années et de nombreux développeurs ont compris qu’il y avait là un marché à prendre en compte. Valve l’a lui aussi pris en compte et le propriétaire de Steam a développé Proton, une solution Linux qui utilise les capacités de Wine pour prendre en charge les bibliothèques DirectX de Windows. Grâce à un système de notation précis, ProtonDB liste les jeux pouvant être pris en charge sous Linux même lorsqu’ils ne sont pas sortis directement avec cette compatibilité par défaut. Avec l’arrivée de Borealis, l’ensemble des titres listés, de Dark Souls 3 à Sea of Thieves en passant par GTA V ou PUBG pourraient donc tourner sous ChromeOS.

ProtonDB

Sur le papier donc, un Chromebook lambda serait, d’un coup, apte à gérer une vaste gamme de jeux. En plus des applications Android, ces engins seraient à même de plonger les joueurs dans des univers 3D récents. Mais sur le papier seulement. Le nombre de machines sorties sous ChromeOS capables de faire tourner ces titres est proche du néant. On oubliera d’office les solutions trop anciennes et la très très grande majorité des engins sortis sous SoC ARM. On fera également une croix sur la pelletée de Chromebooks ou Chromebox qui n’embarquent que 16 ou 32 Go de stockage. Au vu du poids des jeux récents, même si les engins étaient capable de faire tourner ces titres, leur installation ne serait sans doute pas aisée.

Acer Chromebook Spin 713
Reste quelques modèles très haut de gamme qui pourraient profiter de cette évolution. Même si je doute que ces modèles, en général destinés au marché pro, soient vraiment pensés pour ce type d’usage. La bonne question à se poser à mon avis est plutôt : qui voudrait d’un engin sous ChromeOS pour jouer à des jeux PC ?

Un engin haut de gamme comme le Acer Chromebook Spin 713 proposé à 999€ dans sa version la plus musclée, sera bien à la peine pour faire tourner un jeu PC récent, décemment. Si il propose bien un processeur Intel Core de dixième génération, il n’a pas de solution graphique externe pour accélérer sa 3D. Rajouter une couche de traitement en prime via Proton pour prendre en charge les fonctions de DirectX devrait lui être fatal en terme de calcul. Cet engin ne proposera pas une expérience de jeu décente en FullHD.

Est-ce que Borealis va se présenter comme un effet “Whaouh” à destination des acheteurs ? Une simple démo technologique présentant les machines sous leur meilleur jour en affirmant que oui, les Chromebooks peuvent désormais piocher dans le catalogue de Steam. Mais sans pouvoir prétendre à faire tourner des jeux exigeants en 3D ? C’est en grande partie ce que fait le système avec les applications Android. Si ChromeOS est bien compatible avec le catalogue d’applications et de jeux Android, l’expérience est loin d’être aussi satisfaisante que ce qui est présenté par Google. Nombre de jeux Android ne sont pas correctement reconnus, les applications perdent assez souvent les pédales et les interfaces ne sont pas parfaitement reportées d’un système à l’autre, ce qui rend  souvent l’expérience de jeu mobile cent fois supérieure à l’exploitation sur le grand écran tactile d’un portable sous ChromeOS. La compatibilité Android existe mais son exploitation pratique est souvent impossible. Est-ce le même schéma qui va se répéter ici ? Les engins seront estampillés compatibles Steam mais n’auront droit en pratique que de naviguer dans l’interface du catalogue ?

Acer Chromebook Spin 311

Le Acer ChromeBook Spin 311 sous SoC ARM Mediatek MT8183

Les constructeurs de Chromebooks pourraient, bien entendu, faire évoluer leur offre pour prendre cette possibilité en compte dans le futur. Orienter leur production vers des engins plus complets avec des processeurs haut de gamme, des circuits graphiques indépendants et un stockage plus important. Si cette seconde voie est empruntée, on devrait trouver des machines sous ChromeOS… au prix des engins sous Windows. Mais avec moins de choix. Il existe des PC sous Windows capables de lancer des jeux modernes aux tarifs des Chromebooks les plus chers. Avec en prime tout l’attirail des fonctions de Google accessibles.

Je ne vois pas de solution à ce problème, si les Chromebooks se vendaient à 999 ou 1199€ pour viser un public de joueurs… Se vendraient t-ils encore ? Qui achèterait un Chromebook pour jouer ? Ce n’est pas que le jeu et ChromeOS soient incompatibles, c’est que l’essence même de Chrome OS n’est pas le jeu. Le système a été pensé pour être simple et surtout fournir un pilotage dans les nuages, une sauvegarde quasi permanente dans le Cloud. C’est son ADN et son objectif par nature. On est loin de la possibilité de lancer un jeu entre deux réunions ou deux travaux.

Acer Chromebook Spin 311

C’est d’ailleurs l’une des raisons du choix de ChromeOS par des entreprises et des campus : le fait que l’on ne puisse pas détourner facilement l’appareil d’un terminal de saisie et de consultation en une solution de jeu est considéré comme un plus par ceux qui achètent ces machines en masse. Rajouter cette fonction, même en imaginant que le marché suive et ajoute des capacités techniques aux engins pour les rendre compatibles, cela ne transformera pas leur destination première. Ce ne sont pas des engins pensés pour le jeu. Est-ce que les libristes vont applaudir cette évolution ? Je n’en suis pas sûr non plus. Un utilisateur de Linux utilisera… une distribution Linux, pas une solution Linux planquée derrière une création de Google.

Si je résume, Borealis promet du jeu sous Steam aux Chromebooks. En pratique, les Chromebooks actuels ne seront pas capables d’en profiter. Si le marché les fait évoluer pour les rendre compatibles alors ils seront aussi chers que des engins classiques sous Linux, sans système ou sous Windows. Si le marché ne les fait pas évoluer alors l’annonce sera purement diplomatique… Mon inquiétude, ici, étant que cette idée creuse l’écart entre les Chromebooks entrée de gamme du marché, les engins sous SoC ARM avec encore 4 Go de mémoire vive et 32 Go de stockage qui sont les plus abordables. Et le haut de gamme qui taquine déjà allègrement les 800 ou les 1000€. 

Au final, cette annonce ne fait qu’accentuer les questions que l’on se pose autour de Google et de ses offres : Stadia semble être la piste à privilégier pour apporter du jeu sous ChromeOS. Pourtant, le moteur de recherche semble tout vouloir faire pour reporter son public vers une solution concurrente.

Source : 9to5google

Borealis devrait apporter les jeux Steam sous ChromeOS © MiniMachines.net. 2020.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4

Par Pierre Lecourt

C’est au tour d’un nouveau fabricant reconnu de proposer une solution pour la Raspberry Pi 4. Le Cooler Master Pi Case 40 est un nouveau boitier a destination de ces cartes qui va assurer le travail de protection et de refroidissement nécessaire à leur emploi dans toutes les conditions.

Cooler Master Pi 40

Cooler Master est un des acteur majeur du monde des boîtiers PC. Un géant présent de puis bien longtemps sur le secteur qui propose des produits pour les particuliers comme pour les pro et a construit de nombreuses relations avec des industriels du secteur. Le fait qu’il se penche sur le berceau des cartes de développement Raspberry Pi est encore une fois la preuve de leur maturité sur le marché.

Après le Silverstone P102, l’Akasa Gem Pro et l’Argon One, sans compter les dizaines de boîtiers et solutions noname du marché, le Cooler Master Pi Case 4 enfonce le clou d’un produit qui a réussi a lui tout seul a populariser un format.

Le fonctionnement du Pi Case 4 est très classique : le châssis en aluminium jouant le rôle de dissipateur. En contact avec le SoC du Pi4, il évacuera naturellement et passivement la chaleur émise par l’ensemble. Le boitier proposera toues les ouvertures nécessaires à la connectique spécifique de cette carte mais aménagera également des espaces dédiés à l’usage de ses particularités internes : le brochage GPIO sera ainsi accessible grâce à une trappe située sur le flanc du boitier. Des nappes pourront également circuler vers l’intérieur via de petites fentes. Si l’usage de la majorité des HAT ne sera pas possible à moins de les déporter via une nappe, on pourra toujours positionner un montage à côté de l’engin. La carte MicroSD restera également accessible. Cooler Master assure que le design de l’ensemble sera ouvert et qu’il sera donc possible de le modifier facilement.

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La disposition du boitier Pi Case 4 est originale avec une carte qui se fixe sur une plaque de support avant de coiffer l’ensemble avec le reste du châssis par dessus. La marque a également pensé a proposer une solution VESA pour fixer son boitier au dos d’un écran facilement. Enfin, un bouton est disponible sur le châssis pour démarrer l’engin et l’éteindre facilement. L’ensemble mesure 9.6 cm de large pour 6.8 cm de profondeur et 2.8 cm d’épaisseur.

Reste que la marque a décidé que son Cooler Master Pi Case 40 “profiterait” d’abord d’un financement participatif. Une manière de financer sa machine sans douleur et d’assurer une campagne de publicité pas chère. Une solution dont la marque aurait clairement pu se passer mais qui lui permet de tâter le terrain sans trop se mouiller. Si la campagne de financement fonctionne on retrouvera sans doute ce châssis au catalogue de tous les revendeurs partenaires de la marque.

Cooler Master Pi Case 40
Je ne suis toujours pas favorable au dévoiement du concept de financement participatif en campagne de pub déguisée, surtout quand c’est fait avec des outils aussi grossiers. Si vous souhaitez bénéficier de 25% de réduction et être prévenus du début de la campagne Kickstarter par exemple, vous pouvez laisser votre email sur la page dédiée de la marque. Mais alors vous devrez accepter que votre email et votre nom soient partagés avec des compagnies tierces et ajouterez encore une source à vos spams potentiels.

Je pense que Cooler Master n’a pas besoin de tout ça. Ni d’un financement participatif, ni d’une campagne de publicité gratuite. Encore moins de revendre vos données à des tiers pour se faire de l’argent de poche. Il y a certes un risque dans la conception et la fabrication d’un tel boitier mais ce risque fait partie du métier d’une entreprise et doit être anticipé et mesuré en amont. Si il est trop grand, autant ne pas sortir le produit. Si il est acceptable, tout effort supplémentaire de commercialisation portera alors ses fruits. Si il est faible, comme ici je suppose, alors autant mettre le paquet.

Pi Case 40, un boitier signé Cooler Master pour Rasberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie

Par Pierre Lecourt

Le Merlin Pi Camera, c’est une carte Raspberry Pi 3 qui profite des nouveaux capteurs photos Raspberry Pi HQ 12.3 mégapixels pour se transformer en appareil photo. Avec un écran HyperPixel tactile de 4″, il est désormais possible de concevoir un appareil maison qui tient la route… Encore faut t-il lui trouver un boitier.

Merlin

Source : thevintagetoyadvertiser

C’est là que le Merlin entre en scène. Le jouet électronique est facilement reconnaissable avec sa forme de téléphone spatial de la fin des années 70 et son plastique rouge. C’est un jouet qui a été très populaire et acheté en masse en France comme partout dans le monde. Il proposait divers jeux de code, de logique, des jeux musicaux et autres au sein de sa carcasse épaisse.

On en trouve donc relativement facilement mais… rarement en bon état. Je ne sais pas si c’est le stockage ou le matériel lui même mais les divers modèles que j’ai pu croiser étaient souvent hors-service… et vendus assez cher. Entre les piles qui restent 20 ans dans l’appareil et le fameux “on la retrouvé à la cave dans un carton”, les Merlins ont surement plus souffert des outrages du temps  que des mains potelées de leurs propriétaires.

Car les châssis de ces machines sont increvables, à moins d’être très maladroit, il semble difficile de casser ces objets. C’est probablement ce qui a décidé un certain “MisterM1” de détourner un châssis pour en faire le coffret de son projet d’appareil photo numérique sous Raspberry Pi.

Merlin Palitoy ?

Un Merlin signé Palitoy, en France il était distribué par Miro

Une fois ouvert, on se rend compte assez vite de la qualité du châssis. Un plastique épais et un châssis assez simple à ouvrir pour intégrer une carte qui semble plutôt proche en format de la carte originale de ce jeu.

Merlin Pi camera

Merlin Pi camera  Merlin Pi camera

Le reste est classique. Le plastique du châssis supérieur est découpé pour intégrer l’écran tactile, la partie arrière est également découpée pour accueillir le capteur photo au dos du Pi 3. Des boutons prennent place dans les  “oreilles” de l’appareil et un connecteur MicroUSB est ajouté pour alimenter l’engin.

Merlin Pi camera

Le sandwich ainsi formé par le Merlin Pi camera réuni tous les éléments pour se transformer en appareil photo. Aucune batterie n’est à bord et cela s’explique assez facilement. Outre le manque de place, l’alimentation de l’écran et de la carte Raspberry Pi demandent des ressources importantes. Il faudrait donc une batterie assez costaud pour rendre l’engin indépendant.

Mais c’est surtout parce que le module camera HQ employé n’a rien d’une solution autofocus et que prendre une photo à la volée n’est pas si simple. Le mieux est donc de positionner l’appareil sur un support, de faire sa mise au point puis de prendre sa photo. Dans cette optique, l’utilisation d’une batterie externe est aussi pratique et il est même possible d’employer un adaptateur secteur et un long câble USB.

Le Merlin Pi camera peut tenir toute une journée de prise de vues avec une batterie 10000 mAh et un interrupteur permet d’éteindre l’appareil tout en le laissant connecté. 

Ce montage original peut évidemment prendre place dans n’importe quel type de boitier, du détournement d’un vieil appareil à une solution bricolée maison ou imprimée en 3D. C’est typiquement le genre de montage qui peut avoir du sens pour réaliser des Timelapse, des photos souvenir d’un événement avec une commande à distance ou immortaliser des manifestations en envoyant en ligne des photos sur une page dédiée ou un réseau social.

L’auteur de ce hack a également proposé Cassette Pi, un autre projet dont je vous ai parlé par le passé.

Vous trouverez toutes les informations sur le Merlin Pi Camera sur la page Instructables de ce projet.

Merlin Pi Camera : une intégration originale et réussie © MiniMachines.net. 2020.

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H

Par Pierre Lecourt

MAJ : Le Beelink GT-R est désormais annoncé en précommande à 400€ en version barebone sur Geekbuying.

Billet original : A la mi Juin, je vous expliquais qu’une nouvelle génération de MiniPC abordables et capables de remplacer une tour classique, allait débarquer. Qu’une révolution était en train de débuter. L’annonce du Minisforum Deskmini DMAF5 était un signe annonciateur de cette nouvelle génération de machines. Aujourd’hui, cette nouvelle gamme de solutions se confirme avec l’annonce du Beelink GT-R. 

On retrouve sur le Beelink GT-R un élément commun avec la machine de Minisforum, le Ryzen 5 R3550H. Un processeur signé AMD qui déploie quatre coeurs et huit threads. Le tout cadencé de 2.1 à 3.7 GHz et associé à un chipset Radeon Vega 8 à 1.2 GHz. Une solution robuste qui permet d’exécuter tous les programmes classiques d’un PC familial : bureautique, multimédia, retouche d’image, montage léger, conception et impression 3D et même jeu 2D et 3D. Ce Ryzen 5 n’est pas un monstre de performances mais il est largement suffisant pour de nombreux usages et pourra, par exemple, réaliser des montages vidéos FullHD et lancer des jeux 3D récents peu détaillés.

Beelink GT-R

Dans le Beelink GT-R, cette puce sera bien entourée. La marque va vendre son MiniPC sous plusieurs formats allant du barebone nu, sans mémoire ni stockage, jusqu’à des versions pré-équipées. L’engin proposera deux slots de mémoire vive DDR4, ce qui devrait lui permettre de piloter au moins 32 Go de mémoire vive. On pourra également profiter de deux slots au format M.2 2280. Le premier sera compatible PCIe NVMe et le second limité au SATA 3.0. Enfin, un emplacement 2.5 pouces pour un stockage SATA 3.0 supplémentaire sera également disponible. On pourra donc piloter 3 solutions de stockage différentes avec cet engin. 

Beelink GT-R

Le tout sera ventilé activement par une solution assez complète comprenant un système de caloduc en cuivre et un double ventilateur en extraction. Un système complet et assez classique qui pousse de l’air frais sur des ailettes vers lesquelles la chaleur a été transportée. On n’aura donc pas un engin fanless mais il est possible que les moyens employés par la marque permettent de profiter d’un engin relativement discret en terme de nuisances sonores. On note au passage que le système de refroidissement est placé au dessus du châssis et non pas en dessous de la carte mère, un point positif pour l’ensemble de la ventilation globale qui permettra de garder un processeur plus facilement au frais malgré ses 35 watts de TDP. 

Beelink GT-R

Le boitier du Beelink GT-R lui même participera à la dissipation de la  chaleur. Avec une coque en aluminium, il protégera bien l’ensemble de la machine tout en proposant une option originale pour un MiniPC de ce type. Au dessus du châssis, on retrouve un lecteur d’empreintes digitales qui pourra piloter un système d’authentification et de chiffrement. 

Beelink GT-R

La connectique est bonne avec en façade deux ports USB 3.0 type-A, un USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un double micro pour piloter une solution d’assistant personnel. Et, en plus du bouton de démarrage, un bouton reset. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une bonne solution de placer ce bouton qui ré-démarrera la machine à cet endroit. J’imagine que des erreurs de manipulation pourraient être faites et un placement à l’arrière pourrait être plus sécurisant que de placer ce type de bouton entre les ports USB et le bouton de démarrage. On pourra sans doute débrancher le connecteur de ce bouton assez facilement pour éviter tout ça.

Beelink GT-R
Sur la partie arrière du Beelink GT-R, on découvre de très belles choses avec une alimentation jack classique, deux ports réseau Ethernet Gigabit ce qui est une excellente nouvelle pour piloter deux réseaux distincts avec ce type d’engin, une double sortie vidéo HDMI2.0 et un Displayport 1.4. Les trois ports permettront d’afficher des contenus en UltraHD à 60 images par seconde et en HDR.

Beelink GT-R

Le port USB Type-C de façade étant également compatible DisplayPort, il sera possible de piloter quatre écrans en simultané avec l’engin. Un point qui pourrait intéresser certains métiers.

Enfin, quatre autres ports USB 3.0 sont présents pour un total de 6 au global. Parfait encore une fois pour remplacer une tour classique avec l’ensemble des accessoires traditionnels : De la webcam au clavier en passant par une imprimante et des manettes. Il manque peut être pour pinailler un lecteur de cartes mémoire SDXC qui n’aurait pas été désagréable mais on pourra en connecter un en USB 3.0 facilement. Le MiniPC propose évidemment un Wifi5 ainsi qu’un module Bluetooth 4.1 pour piloter des systèmes sans fil.

Beelink GT-R

Le Beelink GT-R fait tenir tout cela dans un châssis un peu plus grand que d’habitude avec 16.8 cm de large pour 12 cm de profondeur et 3.9 cm d’épaisseur. Cela reste très très compact et comme l’engin propose une fixation de type VESA, il sera possible de le fixer sur un meuble ou derrière un écran facilement. 

Le Beelink GT-R est annoncé comme 100% compatible Linux et Windows et si on ne connait pas encore sa date de commercialisation ni les prix demandés par la marque, je suis persuadé que ce type de machine va bouleverser le marché. Plus complète et plus efficace, elle ne remplacera pas un PC Expert spécialisé dans un usage mais sera parfaite pour un usage familial avec très peu de choses inaccessibles dans cette optique.

Voilà également pourquoi il ne faut pas se précipiter sur des offres comme celle du Minisforum Deskmini DMAF5 en financement participatif. Il est possible que cet engin soit une meilleure affaire au final et profite d’une commercialisation traditionnelle. Comme il est possible que d’autres constructeurs de ce type lancent leur propre version d’un MiniPC sous Ryzen 5 et fassent jouer la concurrence et les prix.

Source : Beelink

Beelink GT-R : un autre MiniPC sous AMD Ryzen 5 R3550H © MiniMachines.net. 2020.

La Stadia Controller enfin compatible avec Android

Par Pierre Lecourt

Lorsque Google lance son service de jeu dématérialisé Stadia, la marque annonce une manette pour piloter ses jeux au travers de ses Chromecast. Le Stadia Controller. Une manette qui sert de signature visuelle au projet qui est, par nature, totalement impalpable. Hormis la griffe du logo Stadia, rien pour communiquer sur le service. La manette devient donc la “mascotte” du projet.

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Vous souvenez vous de cette image ?

Je suppose que c’est pour cette raison que Google refuse le déploiement d’une compatibilité logicielle entre la Stadia Controller et d’autres solutions, en particulier Android, qui fait partie de la même famille. On se doute que cela n’est qu’une question de volonté de la part de l’éditeur. Le fait qu’il réserve la primeur de la manette, et de son design particulier, uniquement à son service de jeu dématérialisé permettait de mieux faire comprendre le fonctionnement de son service et ainsi de le commercialiser plus facilement.

Cela n’empêche pas le produit d’être frustrant, en particulier avec les solutions Android étant également compatibles Chromecast. Votre téléviseur propose les deux services ? Vous pourrez utiliser la manette pour Stadia sous Chromecast mais pas sur Android. Si en Mai dernier Google a lancé un patch pour jouer avec la manette sur PC via votre navigateur, il restait indisponible pour le reste des services. Un fonctionnement difficile à comprendre et à accepter.

Aujourd’hui, quelques mois après le déploiement du service, c’est l’heure du changement avec une mise à jour logicielle qui permet de piloter des appareils Android via Wifi depuis la manette. Il faudra donc connecter le Stadia Controller sur le même réseau Wifi que votre smartphone pour en prendre le contrôle. Mais attention, cela ne sera possible qu’en installant l’application Stadia sur votre appareil et il faudra également que celui-ci soit compatible. Et la liste des appareils qui prendront en charge la manette n’est pas énorme. Quelques modèles Google et Samsung, les ASus ROG Phone, des OnePlus haut de gamme et la gamme Razer Phone. 

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Votre téléviseur, votre TV-Box et autres appareils servant éventuellement à piloter un grand écran de jeu ? Ils restent incompatibles pour le moment. Difficile de voir en Stadia et en ce Stadia Controller un service ouvert. L’éditeur reste totalement fermé malgré une implantation de son système de streaming pas forcément retentissante auprès du public. Il faut dire que le fonctionnement de l’ensemble fait parfois plus penser à une course d’obstacle qu’à une partie de plaisir. Et tant qu’à me creuser les méninges dans ce genre de processus, je préfère lancer un bon Factorio ou un Satisfactory plutôt qu’un service de streaming de ce genre.

La Stadia Controller enfin compatible avec Android © MiniMachines.net. 2020.

Acer ConceptD 3 Ezel : un ultraportable pour un autre type de créateurs

Par Pierre Lecourt

Le Acer ConceptD 3 Ezel reprend donc les puces Intel Core i5-10300H et i7-10750H Comet Lake-H du ConcptD 3. Des puces associées de 8 à 16 Go de mémoire vive DDR4 et un SSD NVMe M.2 allant jusqu’à 1 To. La partie graphique sera confiée à des circuits mobiles Nvidia GeForce GTX 1650 Ti et GeForce GTX 1650.

Acer ConceptD 3 Ezel

Cette base de processeur sert d’architecture à l’ensemble de la machine avec un trio d’options d’affichage : L’entrée de gamme proposera un Intel UHD fourni par le processeur Intel, le milieu de gamme sera un chipset GeForce GTX 1650 qui sera également décliné dans une version avancée “Ti”. Le modèle le plus haut de gamme aura droit à une solution Nvidia Quadro T1000. La mémoire vive pourra grimper à 16 Go de DDR4 et le stockage, sera assuré par un SSD M.2 PCIe NVMe qui pourra grimper jusqu’à 1 To.

Acer ConceptD 3 Ezel

Là différence vient de la charnière d’écran de l’engin, un montage particulier qui permet de basculer la diagonale de 14 pouces FullHD de manière à venir coiffer le clavier pour se positionner comme une tablette graphique. La dalle IPS en profite pour afficher une colorimétrie validée par Pantone et calibrée pour correspondre à un 100% sRGB. La luminosité passe à 400 nits et, évidemment, la dalle devient tactile et compatible avec la technologie de stylets EMR de Wacom avec 4096 niveaux de pression en plus de proposer une fonction capacitive classique. De telle sorte qu’il sera bien possible d’utiliser le ConceptD 3 Ezel comme une solution mobile de dessin. 

Le Acer Aspire R7

Acer repend donc son idée lancée en 2013 avec ses Aspire R7 et largement améliorée depuis avec le ConceptD 9 Pro, un mastodonte de 17.4 pouces sous Core i9 et Quadro RTX 5000 qui proposait lui aussi une charnière basculante.

Acer ConceptD 9 ProConceptD 9 Pro

L’idée est la même mais évidemment la machine est beaucoup plus portable avec un poids situé entre 1.68 et 2.02 kilos suivant les fonctions embarquées et des dimensions contenues pour un 14 pouces : 32.67 cm de large pour 22.9 cm de profondeur et 2.39 cm d’épaisseur. L’autonomie variera de 15 à 18 heures suivant les modèles et leurs circuits graphiques.

Acer ConceptD 3 Ezel

Pour le reste, on retrouve la même connectique comprenant deux ports USB 3.1 Type-A, un lecteur de cartes SDXC, un jack audio stéréo combo, un port antivol Kensington Lock, un jack d’alimentation, un USB Type-C Thunderbolt 3.2 et deux sorties vidéo en HDMI 2.0 et en MiniDisplayPort. Avec, en plus, un Wifi6 et du Bluetooth 5.0, on retrouve bien une panoplie identique au ConceptD 3.

Acer ConceptD 3 Ezel

Et cela jusqu’au clavier rétro éclairé orange sur fond blanc de la machine, j’entend d’ici les hurlements de certains lecteurs face à ce choix si particulier.
Acer assure que son ConceptD 3 Ezel sera sage en terme de bruit de ventilation malgré son équipement haut de gamme. L’engin ne devrait pas dépasser les 40 dB.

Acer ConceptD 3 Ezel

Ce nouvel ultraportable si situe au final sur un autre segment que le ConceptD 3. Conçu pour les créateurs graphiques et les utilisateurs de logiciels de retouche tandis que la version à charnière classique attirera probablement plus les architectes et autres designers 3D. Reste que je ne connais pas beaucoup de créateurs qui travaillent sans raccourcis clavier.

C’est peut être le manque de cette offre, lorsque l’écran vient se positionner par dessus le reste des dispositifs de saisie, le portable se transforme uniquement en tablette. Un choix nécessaire pour utiliser une dalle stable mais qui n’aura de sens qu’en vraie mobilité. Le reste du temps ce choix sera peut être un handicap. 

Le Acer ConceptD 3 Ezel sera commercialisé au mois d’Octobre à partir de 2199€.

Acer ConceptD 3 Ezel : un ultraportable pour un autre type de créateurs © MiniMachines.net. 2020.

Snapdragon Wear 4100, plus de muscles pour les montres

Par Pierre Lecourt

Qualcomm poursuit une sorte de course en avant avec ses Snapdragon Wear 4100 et 4100+. La marque propose toujours plus de fonctions, plus de rapidité et une meilleure durée de vie pour les objets qui en seront équipés. Le souci étant l’état du marché actuel.

Il y a toujours une clientèle intéressée par ces montres connectées, des objets au final pratiques et efficaces pour certains utilisateurs. Mais la concurrence est rude et Qualcomm vise une clientèle haut de gamme avec ses Snapdragon Wear. Beaucoup de gens qui trouvent un intérêt dans ce type d’outils se sont finalement tournés vers des solutions plus simples et moins chères. Les bracelets connectés ont déferlé sur le marché en proposant certes moins de fonctionnalités mais une bien meilleure autonomie avec un prix correspondant à une fraction de ce que demandent certains fabricants de montres.

Suunto 7

La Suunto 7

Pourtant, deux ans après ses derniers SoC à destination des montres connectées et autres objets du genre, Qualcomm revient avec les Snapdragon Wear 4100 et 4100+. Deux SoC qui promettent plus de vitesse et une meilleur gestion d’énergie… entre autres.

Les futurs montres équipées de ces Snapdragon Wear 4100 pourront se connecter en 4G par exemple. Autrement dit, elles pourront assumer un gros volume de données n’importe où1. On se demande d’abord à quoi cette option pourrait servir puisque à part des mises à jour d’applications, les montres ne communiquent pas énormément de données. Les pièces jointes des emails ne sont pas transférées et l’usage de sa montre pour écouter de la musique en ligne peut largement se contenter de 3G…

C’est sans compter l’autre nouveauté proposée par ces SoC : la gestion de webcams pouvant atteindre 16 Mégapixels. De là à entrevoir des montres permettant la vidéo conférence en 4G, il n’y a qu’un tout petit pas à franchir. Je mets mon câble USB à couper que les prochaines montres devraient nous proposer cette fabuleuse option dans les mois qui viennent. La tentation de surfer sur le télétravail pour vanter le bonus d’une visioconférence partout et tout le temps sera trop irrésistible pour que les fabricants n’y cèdent pas. Cela fait une trop belle histoire à raconter que d’imaginer Jean-Marcel s’arrêter en plein footing pour expliquer à Eugénie-Chantal en vidéo conférence le sens caché de son mémo sur le wording de la Sofroco-Gedec.

Les puces Snapdragon Wear 4100 permettront également de piloter des signaux vidéo en 1080p, ce qui ne changera pas grand chose sur le rendu final à votre poignet, à moins que les constructeurs ne glissent des dalles bien mieux définies mais c’est un plus par rapport à la génération précédente limitée au 640 x 480 pixels. Peut être que cette fonction permettra de diffuser des contenus sans fil vers d’autres écrans dans ce FullD ?

Snapdragon Wear 4100

On retrouve sinon une architecture typique de SoC ARM Cortex gravée en 12 nanomètres : quatre coeurs Cortex-A53 cadencés jusqu’à 1.7 GHz, un circuit graphique Adreno 504, une gestion de mémoire vive DDR3L jusqu’à 750 MHz, la prise en charge de l’eMMC 4.5, un Hexagon QDSP6 V56, un modem Snapdragon X5 LTE, un module Wifi4, du Bluetooth 5.0, du NFC et un support de l’USB 2.0.

D’un point de vue performances, cette évolution promet une augmentation de 85% des performances et une augmentation de 25% d’autonomie par rapport à des objets similaires équipés du précédents Snapdragon Wear 3100. Il faut dire qu’on passe d’une architecture 28 nanomètres en Cortex-A7 à une solution plus moderne. 

Le Snapdragon Wear 4100+ visera plus précisément les sportifs avec l’ajout d’un co-processeur dédié à des activités annexes. Une solution qui permet de décharger le SoC de base du suivi essentiellement sportif. Une bonne idée de Qualcomm car l’emploi d’un Cortex-A53 pour ces tâches n’est ni nécessaire ni économe en énergie. Cet ajout permettra donc de piloter les fonctions de suivi cardiaque par exemple mais aussi celles de podomètre et toutes les tâches annexes comme le rappel des alarmes, des minuteries, le réveil de l’affichage après basculement du poignet, les retours haptiques et autres.

Le Snapdragon Wear 4100+ se positionnera donc comme une solution haut de gamme avec une meilleure réactivité et son co-processeur permettra un affichage indépendant de l’Adreno plus efficace. En effet cette solution pilotera 64 000 couleurs contre… 16 pour son prédécesseur. De quoi imaginer des écrans de veille ou des affichages de services comme un chronomètre avec un design un peu plus abouti qu’un simple alignement de gros chiffres.

iwatch

Apple Watch

On verra ce que ces nouveautés apporteront au marché. Une chose est sûre pour le moment, Qualcomm est entre le marteau et l’enclume. Avec les iWatch d’un côté et évidemment l’emploi de solutions Apple. Et les bracelets connectés de l’autre qui vont vers des puces plus bas de gamme, moins performantes mais offrent une autonomie se comptant en semaines… Suunto se dit emballé et prêt à travailler avec Qualcomm pour sortir leur prochaine montre avec un 4100. Mobvoi également… On verra quels modèles nous réserve le futur.

Snapdragon Wear 4100, plus de muscles pour les montres © MiniMachines.net. 2020.

NanoPI Neo3 : une carte RK3328 pour projets headless

Par Pierre Lecourt

La NanoPI Neo3 est construite autour d’un SoC Rockchip RK3328, une solution ARM Cortex-A53 quadruple coeurs cadencés à 1.5 GHz. Associé à 1 ou 2 Go de mémoire vive DDR4 et un lecteur de cartes MicroSDXC, la petite solution mesure 4.8 cm en profondeur comme en largeur.

NanoPi NEO3

Cette carte NanoPI Neo3 ne propose pas de sortie vidéo, vous ne pourrez rien afficher avec. L’idée est d’y accéder via un réseau externe pour la piloter et lui faire exécuter des tâches variées. Elle embarque un port Gigabit RTL8211E qui permettra de se connecter facilement à un Ethernet classique. Cette gamme de cartes développée par FriendlyELEC depuis 2017 permet de piloter de nombreux projets. De micro serveurs maison pour éviter d’être inondé de pub à des services de VPN en passant par des systèmes domotiques ou autres outils du genre, les NanoPi proposent souvent un excellent rapport usage / prix.

NanoPi_NEO3

Cette NanoPI Neo3  devrait être lancée à 25$ environ nous apprend CNX Software, elle proposera également pour la première fois un port USB 3.0 qui pourrait permettre de nouveaux usages et en particulier le contrôle de flux vidéo issus d’une Webcam FullHD ou plus. La  carte propose également le brochage standard nécessaire au pilotage de deux USB 2.0 et s’alimente avec un port au format USB Type-C mais sans aucune fonction de données. Un brochage indépendant permet également d’alimenter directement la carte en 5V et 1A.

On retrouve évidemment les éléments des cartes de développements avec 26 broches permettant de profiter des fonctions classiques de ce type de carte : I2C, UART, SPI, I2S, GPIO. Il sera possible de brancher un ventilateur 5 volts et de profiter de LEDs pour contrôler l’état du système sans avoir à brancher un écran.

Plus d’info sur la page Wiki de la carte.

NanoPI Neo3 : une carte RK3328 pour projets headless © MiniMachines.net. 2020.

Un Lenovo Yoga Carbon sous Tiger Lake en préparation

Par Pierre Lecourt

Après la fuite d’un futur portable double écran chez le constructeur, c’est au tour du Lenovo Yoga Carbon de faire son apparition en ligne. Cet ultraportable de 13 pouces de diagonale pourrait faire partie de la première vague de machines sous Intel Tiger Lake.

Lenovo Yoga Carbon

L’engin profiterait donc de la nouvelle génération de puces et de leur nouveau circuit graphique Intel Xe. La présentation de l’engin est très sommaire et nous n’avons aucune date de commercialisation ni de prix pour cet engin. Il est possible qu’il s’agisse d’une annonce pour une commercialisation en 2020, début du lancement de cette gamme de processeurs, comme en 2021. Le calendrier ayant été très bouleversé ces derniers mois, il est difficile de connaitre un calendrier exact des sorties à venir.

Ce Lenovo Yoga Carbon serait donc un 13.3″ équipé d’un affichage 2560 x 1600 pixels probablement en IPS, un écran en 16/10 qui afficherait une très bonne colorimétrie. Lenovo la certifierait comme 100% sRGB et Dolby Vision avec une protection anti lumière bleue. L’engin sera piloté par un processeur de onzième génération jusqu’au Core i7 mais on ne sait rien pour le moment de son stockage ou de sa mémoire vive qui devraient vraisemblablement être disponibles dans diverses combinaisons mais plusieurs détails techniques ont tout de même fuité. 

La batterie par exemple sera une 50 Wh qui devrait offrir jusqu’à 16 heures d’autonomie à l’engin. Reste à savoir dans quelles conditions ces mesures d’autonomie sont réalisées. Une option qui peut faire penser soit à un Tiger Lake-U avec un TDP bas. Soit un Tiger Lake-Y moins gourmand en énergie, probablement dénué de toute ventilation mais également moins performant.

Lenovo Yoga Carbon

Le système audio sera, comme d’habitude, confié à Harman Kardon qui délivrera une solution Dolby Atmos. Le portable proposera un système original de protection des données. Au lieu d’employer un filtre polarisant qui réduit l’angle de vision de l’écran. Le Lenovo Yoga Carbon proposerait une solution qui rendrait l’écran flou si son utilisateur s’en éloigne. Probablement piloté avec une webcam infrarouge à profondeur de champ, cette solution serait associée à un lecteur d’empreintes digitales.

On ne connait pas les dimensions totales de la machine mais elle mesurerait 14.25 mm d’épaisseur pour un poids total de 995 grammes. La coque en carbone employée par la marque permettant de baisser le poids global de l’engin.

Derniers points soulevés par cette fuite, la présence évidente d’un Wifi6 (et probablement d’un Bluetooth 5.0) mais également d’un clavier rétro éclairé et d’une intégration de l’assistant personnel Amazon Alexa.

Sources : NotebookCheck et WalkingCat

Un Lenovo Yoga Carbon sous Tiger Lake en préparation © MiniMachines.net. 2020.

Une reproduction du DEC H-500 sous Arduino

Par Pierre Lecourt

Le DEC H-500 est né d’un petit souci pour la Digital Equipment Corporation. Lorsque vous vous appelez DEC et que vous vendez des machines à plusieurs centaines de milliers de dollars à quelques compagnies à travers le monde dans les années 60, vous avez un petit souci de main d’oeuvre. Des machines comme les PDP 8 existent déjà , elles fonctionnent, mais les sociétés à qui vous voulez les vendre n’ont pas de personnel pour les manipuler et en tirer des résultats. 

Le DEC H-500 en action

Les ingénieurs qui sortaient alors de leur école avaient des connaissances poussées du mode de fonctionnement de ces engins mais elles étaient toutes théoriques et vu la demande qui commençait à exploser, cela posait quelques problèmes pour le futur de ces pionniers de l’informatique. L’idée de commercialiser le DEC H-500 naît de ce constat. Proposer un engin qui permet de piloter des circuits logiques, primitifs mais fonctionnels, avec des câbles et des boutons. Cela permettait surtout de comprendre le système et sa logique. On ne cherchait pas à calculer un résultat que l’on connait souvent déjà mais à voir si on arrive à programmer un engin qui va donner le résultat espéré. Comprendre sa logique et la manipuler facilement.

logic gates

Les fonctions logiques de base

Se faire la main sur un système relativement simple ou l’on programme avec des câbles sur un tableau lisible avant de s’attaquer à des engins franchement plus monstrueux. Passer de fonctions logiques basiques comme AND, OR, XOR associées à des bascules vers des circuits qui vont en accumuler des centaines voir des milliers avec des composants analogiques intégrés dans des tubes… Passer de la maquette au réel. Du concret à beaucoup plus abstrait.

DEC H-500 original

Le DEC H-500 original Photo imgur

Cela donne donc le DEC H-500, un caisson en bois avec des fonctions logiques que l’on peut câbler grâce à des prises jacks et les fameux boutons à bascule de l’époque. Un objet un poil encombrant mais bien moins qu’un DEC de l’époque. Et un poil moins cher également. Ces machines ont surtout été achetées par des institutions et des écoles pour former des ingénieurs en informatique mais certains particuliers ont également cédé. La curiosité, l’envie de comprendre a permis à certains de sauter le pas et d’acquérir un de ces engins à la fin des années 60 même si il ne risquaient pas forcément d’avoir la possibilité de piloter un ordinateur par la suite. 
DEC H-500

La reproduction  de Michael Gardi

Michael Gardi propose non pas un plan, mais une véritable leçon technique, sur la réalisation d’un clone de ce DEC H-500 autour d’une carte Arduino Mega 2560. Il liste, étape par étape, les éléments nécessaires à la réalisation de son projet. De manière très détaillée et didactique. Il faut dire que ce n’est pas son premier guide dans le genre puisque, sous son pseudo Megardi, il a publié pas mal de choses par le passé : une magnifique réplique du Minivac 601, le Digi-Comp 1 qui n’est rien d’autre qu’un ordinateur mécanique à imprimer en 3D et plein d’autres choses encore.

DEC H-500

Je vous passe les détails de cette création, tout est parfaitement expliqué par l’auteur sur la page Instructables de son projet. Il faudra faire preuve de compétences en électronique et en impression 3D. Le montage n’est pas si complexe et les pièces nécessaires n’ont rien de vraiment spécial. Un série de circuit intégrés SN74xx sont nécessaires à la reproduction des circuits logiques de l’objet. Ils se trouvent assez facilement en ligne. Mais, même si il est largement facilité par le guide, c’est un travail de longue, très longue haleine.

Le résultat obtenu est intéressant et permet de comprendre ou d’expliquer comment fonctionne la logique de base d’un ordinateur. Cela peut se faire avec d’autres solutions techniques, mais celle-ci à le mérite de partager une page d’histoire de l’informatique. 

Une reproduction du DEC H-500 sous Arduino © MiniMachines.net. 2020.

Acer Chromebook Spin 713 et Spin 311, deux machines et deux cibles

Par Pierre Lecourt

Les nouveaux Chromebook Spin d’Acer sont des engins 11.6 et 13.5 employant le système ChromeOS de Google. Leurs différences montrent une approche originale d’Acer sur ce segment avec des préoccupations techniques qui montrent une certaine évolution de ce marché

Acer Chromebook Spin 713

Entre le Chromebook Spin 311 de 11.6 pouces sous un SoC MediaTek à 299€ et un Chromebook Spin 713 de 13.5 pouces qui débutera à 699€ pour arriver à 999€ avec un processeur Intel Core i7 de dixième génération, il y a un écart assez vaste pour toucher un très très large public.

Acer Chromebook Spin 713

Acer Chromebook Spin 713, sous la férule d’Athena

Les nouveaux Acer Chromebook Spin 713 sont des modèles haut de gamme qui répondent au programme Project Athena d’Intel en terme de performances et d’autonomie. Avec 10 heures d’usage annoncées, leurs dalles 13.5 pouces afficheront en 2256 x 1504 pixels grâce à une dalle IPS tactile. Ce format 3:2 devrait intéresser beaucoup d’utilisateurs du web et de rédacteurs pour qui cette machine est pensée. Une augmentation de près de 20% de la dalle en hauteur qui permettra d’afficher des pages et des compositions plus hautes et plus lisibles. La contrepartie est l’apparition de bandes noires en haut et en bas des formats vidéo 16/9.

Acer Chromebook Spin 713

Les bordures d’écrans ne seront pas les plus fines du marché mais cela reste logique au vu de l’usage tactile de l’engin. Sa charnière à 360° permettant de plier clavier et écran dos à dos pour une utilisation en format tablette. Un choix qui permettra de mieux prendre en charge la compatibilité Android du système.

L’engin se démarque également par d’autres choix comme sa mémoire vive qui pourra atteindre 16 Go de DDR4 et son stockage, très élevé par rapport aux standards classiques des Chromebooks. Ces engins étant prévus pour profiter d’une sauvegarde en ligne, la plupart du temps leur stockage interne ne dépasse pas quelques dizaines de gigaoctets. Ici, le Chromebook Spin 713 embarquera jusqu’à 256 Go de SSD au format PCIe NVMe.

Acer Chromebook Spin 713

Un assez large choix de processeurs pourra être accueilli par la machine : du Pentium Gold 6405U au Core i7-10610U en passant par des modèles Core i3-10110U, Core i5-10210U, Core i5-10310U et Core i7-10510U.

Acer assure que son Chromebook Spin 713 répond à des normes équivalentes au standard MIL-STD 810G et résistera donc aux chutes de 1.22 mètres et aux chocs classiques ainsi qu’à une pression de 60 kilos.

Acer Chromebook Spin 713

Mesurant 16.8 mm d’épaisseur pour 1.37 Kg, il embarquera un module Wifi6, du Bluetooth 5.0 et  une connectique, comprenant deux ports USB 3.1 Type-C, une sortie HDMI, un USB 3.0 Type-A et un lecteur de cartes MicroSDXC. Une paire d’enceintes stéréo et un double micro complètent son équipement.

Une version Entreprise sera également disponible avec une version de Chrome Entreprise à son bord, ce modèle sera distribué aux professionnels directement par Acer. Le modèle classique débutera en Juillet à 699€ et le modèle Entreprise sera commercialisé en Août à 999$.

Acer Chromebook Spin 311

Acer Chromebook Spin 311, un modèle plus classique et plus accessible

Le Chromebook Spin 311 est moins bien équipé mais sera forcément plus accessible. L’engin prévu pour une commercialisation en Août, probablement pour préparer la rentrée scolaire, sera vendu à 299€.

Acer Chromebook Spin 311

Il sera piloté par  un SoC ARM Mediatek MT8183, un octuple coeur équipé d’un circuit graphique Mali-G72MP3 avec 4 Go de mémoire vive et de 32 à 64 Go de stockage au format eMMC. Son écran 11.6″ sera également bien moins haut  de gamme. Si il reste tactile et IPS pour profiter de la charnière 360° de l’engin, il n’affichera qu’en 1366 x 768 pixels en 16/9. 

Acer Chromebook Spin 311

Avec un Wifi5, du Bluetooth 4.2, cet engin se pose comme une solution de travail et de loisir classique du monde des Chromebook. Un engin pour baroudeurs ayant surtout de la saisie à réaliser et de la consultation de données. Une paire d’enceintes stéréo et un unique micro seront également à bord.

Acer Chromebook Spin 311

Acer Chromebook Spin 713 et Spin 311, deux machines et deux cibles © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo ThinCentre M75n : des MiniPC originaux sous Ryzen

Par Pierre Lecourt

Ces ThinCentre M75n sont des petits PC plus en largeur qu’en hauteur, à la manière des NUC Gaming d’Intel, et sont parmi les solutions les plus compactes du marché professionnel. Les engins mesurent 17.9 cm de large pour 8.8 cm de profondeur et 2.2 cm d’épaisseur. Les nouveaux venus embarquent désormais des puces AMD Ryzen 3 Pro 3300U ou Ryzen 5 Pro 3500U.

Lenovo ThinkCentre M75n

Proposé au même tarif de base pour les deux solutions, à savoir 539$, le ThinCentre M75n a clairement un vocation pro. La modèle AMD supporte jusqu’à 8 Go de mémoire vive et propose deux emplacements M.2 PCIe NVMe 2280 pour du stockage SSD. La version Core i7, sortie précédemment, a droit de son côté à grimper jusqu’à 16 Go de DDR4. Lenovo continue donc clairement de privilégier les machines Intel en reléguant les solutions AMD à de l’entrée de gamme en limitant leurs capacités en mémoire vive.

ThinkCentre M75n

On trouve une connectique classique sur ces ThinCentre M75n, assez robuste pour des machines compactes. En façade, un USB 3.1 Gen2 type-A et un autre du même protocole en Type-C ainsi qu’un USB 2.0 et une prise jack combinant entrée et sortie audio stéréo.

ThinkCentre M75n

A l’arrière du ThinCentre M75n, on retrouve une prise d’alimentation, un DisplayPort, des ports USB Type-A en USB 2.0 et USB 3.1 Gen2, un Ethernet Gigabit et un port antivol. La machine propose un Wifi5 Bluetooh 5.0. Il s’agit là de la connectique USB des versions AMD de la machine, les modèles Intel ThinCentre M90n sont équipés uniquement de port USB 3.1 Gen2.

ThinkCentre M75n IoT
A noter également l’apparition d’une version ThinCentre M75n IoT Nano Desktop toujours sous puce AMD mais avec un Athlon Silver 3050e à son bord. Une solution double coeurs et double threads cadencée de 2.3 à 3.2 GHz avec 4 Mo de cache fonctionnant sur un TDP De 15 watts. Cette puce particulière embarque un circuit Radeon 2 coeurs.

ThinkCentre M75n IoT

Lenovo l’intègre dans un boitier 100% passif avec une cible d’usages orientée Internet des Objets. Le châssis mesure 17.9 cm de large pour 8.8 cm de profondeur et 3.45 cm d’épaisseur. Un volume de 0.55 litres plus imposant que les 0.35 litres du ThinCentre M75n mais qui s’explique par les ailettes de dissipation de chaleur du châssis de la machine. Cette solution pourra embarquer deux stockages M2 : un NVMe et un SATA 3.0. La carte Wifi sera également montée sur un slot M.2.

ThinkCentre M75n IoT

Autre élément qui ne trompe pas sur la cible de cet engin : La présence de ports série sur son châssis. La connectique est là encore très complète avec en façade un USB USB 3.1 Gen2, un USB 2.0 au format Type-A, un USB 3.1 Gen2 au format Type-C, un jack audio combo et les deux ports série.

ThinkCentre M75n IoT

A l’arrière, on retrouvera un DisplayPort, un USB 3.1 Gen2 et un USB 3.1 Gen2 Type-C prenant en charge le DisplayPort en plus d’un Ethernet Gigabit et d’un port d’alimentation. Cette machine particulière égrène son chapelet de fonctions avancées, outre son système de dissipation en silence, elle peut continuer à travailler même dans des environnements assez hostiles comme une température industrielle de 50°C. Elle est également résistante aux chocs, à l’humidité et à la poussière. 

Les deux engins sont également protégés logiciellement avec diverses mesures suivant leurs usages. Contre les intrusions grâce à un module TPM 2.0, du chiffrement matériel, un BIOS protégé, des systèmes anti exploit USB et même un petit contacteur qui prévient en cas d’ouverture du châssis pour le modèle IoT.

Sources : Lenovo et Lenovo

Lenovo ThinCentre M75n : des MiniPC originaux sous Ryzen © MiniMachines.net. 2020.

Lenovo prépare égalemennt un portable double écran

Par Pierre Lecourt

Le Lenovo ThinkPad X1 Fold est un prototype annoncé de portable très haut de gamme constitué d’une unique dalle OLED souple sur toute  sa surface. Je ne crois pas une seule seconde au succès commercial de ce type d’engin. Les dalles sont trop chères et pas assez robustes pour que des engins de ce type fassent leur chemin vers le grand public. Même à vocation pro, au delà de l’effet “Wahou” du déballage, le bonus apporté par cette solution face à son coût et aux risques d’une durée de vie trop faible, fait de ce type de solution un mauvais calcul.

2020-01-16 12_59_48-minimachines.netLe Lenovo Thinkpad X1 Fold*

D’autant qu’il y a bien plus simple et efficace à proposer avec un système plus classique de charnière s’articulant autour d’un double écran séparé. C’est probablement cette solution que va retenir la marque au final pour éviter de ne présenter au public qu’un engin à 2500$ comme le Fold.

Un nouveau portable Lenovo yoga double écran devrait, en effet, faire son apparition dans les cartons de la marque. Si l’on en croit du moins une présentation publiée par @WalkingCat sur Twitter.

Lenovo Yoga

On retrouve donc deux affichages qui se font face à face, séparés par une charnière classique. L’ensemble des dalles est tactile et au moins une des deux devrait être compatible avec un stylet actif. On pourra donc utiliser l’ordinateur de multiples façons : Comme un PC traditionnel grâce à un écran qui se transformera en clavier virtuels avec une petite zone comme pavé tactile. Comme une tablette en repliant la charnière 360° pour mettre les écrans dos à dos. Ou comme présentation avec les deux écrans en mode tente pour diffuser un contenu d’un côté, de l’autre ou des deux ensemble.

Comme pour le Microsoft Surface Neo, un clavier physique pourra également venir se positionner sur l’écran inférieur pour retrouver un toucher classique et les fonctions habituelles d’un portable. On retrouve, d’ailleurs, beaucoup des fonctionnalités portées par Microsoft pour l’évolution de Windows vers ce type de produit. Une évolution portée par Intel et son Project Athena et rendu probablement possible par l’intégration des processeurs Lakefield.

Lenovo Yoga

Il sera également possible de positionner ce Lenovo yoga double écran à plat, ouvert à 180° pour afficher une très grande diagonale d’information. Il sera certes coupé par la charnière centrale mais n’en demeurera pas moins lisible. On pourra alors déplacer les contenus d’un écran à l’autre ou profiter d’applications étudiées pour se déployer sur les deux surfaces de manière optimisée. 

Lenovo Yoga

Prévu, comme le Microsoft Surface Neo, pour 2021, ce Lenovo yoga double écran embarquerait donc très logiquement une licence de Windows 10X conçue spécifiquement pour ce type de produit. D’autres concurrents, Dell, HP et probablement Acer et Asus, devraient également être sur les rangs pour venir s’immiscer dans cette nouvelle catégorie de machine.

Source : Liliputing

Lenovo prépare égalemennt un portable double écran © MiniMachines.net. 2020.

Acer ConceptD 3 : un 14″ Comet Lake-H pour créateurs

Par Pierre Lecourt

Deux processeurs seront disponibles dans cet Acer ConceptD 3 de 14″, les Intel Core i5-10300H et i7-10750H, des puces Comet Lake-H proposant respectivement 4 coeurs et 8 threads pour la première et 6 coeurs et 12 threads pour la seconde. Les fréquences et mémoire cache varient également  suivant ces modèles, le i5 tourne de 2.5 à 4.5 GHz avec 8 Mo de cache quand le i7 affiche de 2.6 à 5 GHz avec 12 Mo de mémoire cache. Les deux affichent un TDP de 45 Watts.

Acer ConceptD 3

Cette base de processeur sert d’architecture à l’ensemble de la machine avec un trio d’options d’affichage : L’entrée de gamme proposera un Intel UHD fourni par le processeur Intel, le milieu de gamme sera un chipset GeForce GTX 1650 qui sera également décliné dans une version avancée “Ti”. Le modèle le plus haut de gamme aura droit à une solution Nvidia Quadro T1000. La mémoire vive pourra grimper à 16 Go de DDR4 et le stockage, sera assuré par un SSD M.2 PCIe NVMe qui pourra grimper jusqu’à 1 To.

Acer ConceptD 3

Tout cela sera au service d’un écran FullHD IPS  de 14 pouces protégé par une dalle Corning Gorilla Glass 5 avec une colorimétrie travaillée. Acer garanti un espace de couleur 100% sRGB et validé par Pantone. La luminosité de la dalle anti-reflets sera de 400 nits. Un ensemble d’éléments qui garanti la possibilité de profiter d’images justes niveau couleurs dans une chaîne de travail calibrée en fonction.

Acer ConceptD 3

Le reste de la configuration est classique mais assez complet avec un Wifi6 et du Bluetooth 5.0 et une connectique assez bien trouvée. On retrouve à droite deux ports USB 3.1 Type-A, un lecteur de cartes SDXC qui manque si souvent à l’appel d’habitude, un port jack audio stéréo combiné casque et micro. A gauche, un port antivol Kensington Lock, un port jack d’alimentation,  un USB Type-C Thunderbolt 3.2 et deux sorties vidéo en HDMI 2.0 et en MiniDisplayPort. 

Acer ConceptD 3

Le Acer ConceptD 3 pourra donc piloter nativement trois écrans classiques, le sien et deux externes. Une bonne idée pour un engin créatif qui pourra ainsi profiter par exemple d’un affichage plus large mais également d’une tablette graphique par exemple.

Acer ConceptD 3

La partie clavier est très classique avec une disposition de type chiclets aux touches assez larges et rétroéclairées en orange. La course des touches sera assez longue sur ce dispositif puisque Acer annonce 1.55 mm pour la frappe sur ce clavier. Les touches de fonctions sont complètes et bien implantées et pour une fois la solution de touches fléchées n’est pas mise de côté avec des proportions confortables. La pavé tactile est énorme, large et profond il sera compatible avec l’ensemble des gesture de Windows 10. 

Acer ConceptD 3

La gestion audio est confiée à une solution maison constituée de 2 haut-parleurs DTS X:Ultra Acer TrueHarmony disposés sous l’écran. On remarque au passage les nombreuses ouïes d’aération de la machine situées aussi bien sur les côtés de l’engin que sur l’arrière. 

Le Acer ConceptD 3 est décliné en plusieurs versions mais deux principales sont notables. Les deux mesurent 32.67 cm de large pour 22.9 cm de profondeur et 1.79 cm d’épaisseur pour 1.38 Kg sans circuit graphique. Le poids de l’ensemble atteint 1.44 Kg avec une option Nvidia embarquée. Ce poids n’empèche pas le 14″ de proposer une belle autonomie avec 16 heures de travail classique. Toutes les machines seront livrées avec Windows 10 en version Pro.

Prix d’entrée de la gamme Acer ConceptD 3 ? 1399€. A partir du mois d’Octobre.

Acer ConceptD 3 : un 14″ Comet Lake-H pour créateurs © MiniMachines.net. 2020.

Acer ConceptD 100 : une minitour performante pour les créateurs

Par Pierre Lecourt

Il y a un peu plus d’un an, Acer lançait la gamme ConceptD, des machines esthétiquement différentes qui visent un marché de créateurs : aussi bien des architectes que des monteurs vidéo ou des professionnels de la retouche. Cette gamme se complète aujourd’hui par le ConceptD 100, une solution plus compacte mais toujours avec la même cible.

ConceptD 100

Le Acer ConceptD 100 est construit autour d’une puce Intel Core de neuvième génération pouvant atteindre le Core i7-9700. Une puce huit coeurs et huit Threads cadencé de  3 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache. Un processeur assez musclé qui dégage 65 watts de TDP que la machine encaissera grâce à une ventilation active assez classique. Pour accompagner cette puce,  on retrouvera jusqu’à 32 Go de mémoire vive DDR4 et un SSD NVMe de 512 Go de base et un stockage secondaire en SATA 3.0 2.5″ de 2 To.

Acer ConceptD 100

Plusieurs options graphiques seront déployées autour de cartes Nvidia GeForce et pouvant aller jusqu’au Nvidia Quadro P1000 en version 4Go. De quoi proposer des performances en 2D comme en vidéo et en 3D plus que correctes. 

ConceptD 100
Le tout est implanté dans un boitier assez compact de 29.5 cm de hauteur pour 10 cm de largeur et 33 cm de profondeur. Un châssis très travaillé pour proposer un aspect moins rebutant que les tour habituelles avec une robe blanche matte et une façade grise sombre percée pour assurer une ventilation correcte. Acer assure que son ConceptD 100 ne sera pas trop bruyant avec un relevé de 40 dB au maximum de ses capacités. La machine a perdu son plateau en bois qui faisait la marque de fabrique du premier modèle mais reste très bien équipée en connectique.

Acer ConceptD 100On retrouve sur la face avant un lecteur  de cartes SDXC, un port USB 3.1 Gen1 Type-C, un USB 3.1 Type-A et des ports audio jack stéréo casque et micro séparés.

ConceptD 100

A l’arrière, 2 autres ports USB 3.1 Type-A, 4 ports Ethernet 2.0, un Ethernet Gigabit en plus du module Wifi5 et Bluetooth 5.0, des sorties vidéos natives en HDMI et VGA ainsi que des sorties complémentaires suivant les cartes graphiques embarquées. Des sorties et entrées audio supplémentaires sont également disponibles.Acer ConceptD 100

Bref, un engin à destination de tous ceux ayant des métiers créatifs et n’ayant aucune envie de mettre les mains dans la cambouis d’une configuration sur mesures. Avec l’avantage tout de même de pouvoir modifier des composants qui restent standardisés. La carte graphique pourra, par exemple, être remplacée par une autre au format PCI Express x16. Un slot PCI Express x1 est également disponible. Attention toutefois, l’alimentation de l’engin ne pourra pas forcément fonctionner avec tout type de matériel, il s’agit d’une 220 Watts choisie ici par Acer.

La disponibilité devrait être rapide, l’engin en version Core i7 9700 avec 16 Go de DDR4 et 512 Go de SSD + 1 To de HDD avec une Nvidia Quadro P1000 4 Go est annoncé à 1499€.

Acer ConceptD 100 : une minitour performante pour les créateurs © MiniMachines.net. 2020.

Le Zotac ZBox CI622 Nano propose un Core i3 10e Gen 100% passif

Par Pierre Lecourt

L’idée de base du Zotac ZBox CI622 Nano, c’est de permettre de construire un MiniPC compact, performant et absolument inaudible. Ce Barebone est vendu nu, sans mémoire vive, stockage ni système d’exploitation.


Zotac ZBox CI622 Nano
Le coeur de ce MiniPC, c’est son système de refroidissement passif prévu pour encaisser jusqu’à 25 Watts de TDP. Soit 10 de plus que celui déployé par le Core i3-10110U d’Intel embarqué dans la machine. Un processeur de dixième génération avec deux coeurs et quatre threads cadencé de 2.1 à 4.1 GHz et qui propose 4 Mo de cache. Un processeur qui embarque un circuit graphique Intel UHD cadencé de 300 MHz à 1 GHz avec 23 Unités d’Execution.

Pour accompagner cette base, le ZBox CI622 Nano propose deux slots So-DIMM de DDR4 pouvant accueillir 32 Go de mémoire vive en double canal. De quoi construire une machine sympathique d’un point de vue performances même si le choix de la marque de ne pas proposer plusieurs emplacements de stockage gâche un peu l’ensemble. En effet, le boitier ne propose qu’un seul emplacement 2.5″ au format SATA 3.0 pour ajouter un disque dur ou un SSD. Pas de port M.2 pour un SSD NVMe, ce qui est franchement incompréhensible. L’engin mesure pourtant 20.4 cm de large, 12.9 cm de profondeur et 6.8 cm d’épaisseur… Soit plus que certains NUC d’Intel, certes pas fanless, mais capables de proposer deux emplacements pour ajouter du stockage.

ZOTAC ZBOX CI622 Nano

Tout le monde n’a pas vocation à embarquer des tonnes de gigaoctets de données sur ce type d’engin et je suppose que ce choix a été mûrement réfléchi par la marque qui a statué entre stockage et fonctionnement sans ventilation, c’est néanmoins un problème pour certains utilisateurs qui ne voudraient embarquer sur leur bureau qu’un unique MiniPC de ce type pour se débarrasser d’une tour plus encombrante et bruyante. Le choix d’un unique stockage oblige à limiter celui-ci ou à déployer ses données sur un réseau externe. La machine peut se le permettre et pourra piloter un NAS sans aucun problème mais les débits proposés ne seront alors plus les mêmes.

Zotac ZBox CI622 Nano

Pour le reste, le ZBox CI622 Nano fait un sans fautes avec une connectique parfaite comme d’habitude chez Zotac. On retrouve pour commencer en façade un port USB 3.0 Type-A et deux ports USB 3.1 Type-C, un lecteur de  cartes SDXC et deux prises jack stéréo casque et micro séparées. Trois LED témoins indiquent l’état de la machine avec l’activation du Wifi, le fonctionnement du stockage et l’activation de l’engin. Inaudible, la machine transmet ainsi son état d’activité pour faciliter la vie des utilisateurs.

Zotac ZBox CI622 Nano

Sur le panneau arrière, on découvre un port Antivol Kensington Lock, quatre ports USB 3.1 Type-A, un HDMI 2.0, un Display Port 1.2 – les deux pouvant piloter un signal UltraHD en 4K – et deux ports Ethernet pour piloter deux réseaux Gigabit Distincts. Un port antenne externe est présent, il est connecté à un module Wifi5 et Bluetooth 5.0 en interne.

Zotac ZBox CI622 Nano

Le ZBox CI622 Nano est livré avec un support VESA pour le placer à l’arrière d’un écran et ainsi se faire oublier totalement. L’objet est proposé en France à un tarif un peu décourageant pour un Barebone de cette trempe : 676.95€ chez LDLC. Prix qu’il faudra saler d’un peu de mémoire vive et d’un stockage supplémentaire pour atteindre un total minimal en exploitant un Linux. Sous Windows, il faudra rajouter en outre une licence qui portera le tarif complet de l’engin assez haut…

Ce prix est incompréhensible puisque, comme nous en informe FanlessTech la version US de la machine est proposée à 399.99$ aux US. Le modèle Core i5-10210U est, quant à lui, disponible à 459.99$. Peut être que le manque de concurrence dans la distribution de ce MiniPC ne donne pas envie à LDLC de baisser son tarif. Mais à ce prix là, je doute fortement du succès de ses ventes.

Le Zotac ZBox CI622 Nano propose un Core i3 10e Gen 100% passif © MiniMachines.net. 2020.

Acer CastMaster Touch : un dispositif de transfert vidéo sans fil original

Par Pierre Lecourt

Imaginez une réunion ou chaque personne doit présenter du contenu spécifique présent sur son ordinateur à toute l’assemblée. Si vous avez déjà vécu ce genre de réunion, deux choix s’offrent à vous en général. Soit on se lève pour aller sur une machine totalement inconnue avec une clé USB personnelle qui est remplie des documents à présenter. Et ça ne marche pas. Soit on vous demande de porter votre propre machine sur un pupitre où il y a tous les câbles sauf le bon. Vous êtes en USB Type-C et il y a que du HDMI ou alors votre prise est en MiniHDMI et vous avez oublié l’adaptateur.

Acer CastMaster Touch

L’Acer CastMaster Touch vient se positionner entre les ordinateurs des participants et le vidéo projecteur ou l’écran qui affichera les données. Il se compose d’un élément de réception qui va capter le signal et sur lequel on va brancher un câble HDMI vers le projecteur ou le téléviseur qui affichera les données d’un côté. Et d’un ou de plusieurs éléments de diffusion qui vont envoyer le signal vers le récepteur. Cela rappelle le Microsoft Wireless Display dans son fonctionnement même si Microsoft profitait d’une fonction liée à Windows et uniquement à celui-ci.

Tout l’intérêt de ce dispositif Acer est qu’il est possible d’avoir jusqu’à 32 émetteurs pour un seul récepteur. 32 personnes vont pouvoir brancher ce petit boitier blanc, sans avoir à installer le moindre pilote et ainsi pouvoir diffuser leur contenu à l’écran. Mieux encore, Acer propose un système original de “prise de contrôle” de la diffusion.

Acer CastMaster Touch

Le boitier de réception

Imaginons que deux personnes présentent un projet lors d’une réunion. Le premier sera en charge de la partie technique et le second se focalisera sur la partie design. Le premier prend la parole et, accompagné du CastMaster Touch, diffusera les éléments techniques requis pour le projet. Le second, en posant simplement la main sur son petit boitier blanc qui changera alors de couleur, pourra prendre la parole, et le contrôle de la diffusion, pour apporter des points de design précis qui répondront aux problématiques soulevées par la technique. A tout moment, le premier pourra reprendre le contrôle en appuyant de nouveau sur  son dispositif. Le  dialogue à l’oral pourra donc être étayé par une démonstration visuelle pour porter l’argumentation.

Acer CastMaster Touch

A deux, c’est déjà une bonne chose mais on peut donc rajouter d’autres protagonistes et ainsi imaginer une réunion avec 6 ou 10 intervenants. Le  fait qu’il n’y ait rien à prévoir, rien à installer, juste un petit boitier à connecter en USB Type-C ou en combinant une sortie HDMI pour le signal vidéo et audio et un USB pour l’alimentation  permet vraiment de faire participer jusqu’à 32 personnes facilement.

Acer CastMaster Touch

En connexion USB Type-C

Acer CastMaster Touch

En USB + HDMI

Ce type de produit peut donc s’imaginer “volant” comme le micro pour poser des questions en fin de conférence, ou en “dur” en les intégrant dans le mobilier d’une salle de réunion pour que tout me monde puisse prendre la parole.

Acer CastMaster Touch

Le point le plus intelligent semble être la transparence du dispositif. Le Acer CastMaster Touch fonctionne avec tous les produits et tous les systèmes : Android, Windows, MacOS, iOS et Linux. Il ne nécessite ni préparation, ni installation particulière, son utilisation se résumant à poser la main sur le boitier pour “prendre la parole”, il est d’une efficacité redoutable. Trop peut être puisqu’avec 32 boîtiers en simultané, l’expérience peut rapidement virer au chaos.

Acer CastMaster Touch : un dispositif de transfert vidéo sans fil original © MiniMachines.net. 2020.

Acer Swift 5 SF514-55 : un 14″ sous Tiger Lake qui n’aime pas les microbes

Par Pierre Lecourt

Le Swift 5 SF514-55, c’est peut être le symbole le plus éclatant du renouveau de la marque. Cette gamme de produits a su assurer, modèle après modèle, la transition d’un Acer surtout connu pour ses prix agressifs et ses matériels entrée de gamme à une marque plus axée sur le haut de gamme. Une marque cherchant moins les compromis techniques pour construire des engins plus homogènes et réussis techniquement.

Acer Swift 5 (SF514-55

Cet Acer Swift 5 SF514-55 suit cette trace avec une évolution technique intéressante dans ce segment 14 pouces ou pas mal de solutions se bousculent. On retrouve un engin de moins de 1 Kilo avec une épaisseur de 14.95 mm réalisé dans des alliages mélangeant Aluminium et Magnésium d’une part et Lithium et Magnésium d’autre part. Une solution conçue pour assurer trois rôles : la légèreté et la durabilité du produit mais également une bonne dissipation des composants pris dans un sandwich ici très étroit.

Acer Swift 5 (SF514-55
Le nouveau venu est également plus compact en largeur, il mesure désormais 31.89 cm d’un bord à l’autre et 20.69 cm de profondeur. Les 14″ de diagonale sont enfermés dans un châssis légèrement raboté par rapport à la solution précédente. Le Swift 5 SF514-55 présente des bordures encore plus fines avec un ratio écran / châssis de 90%.  L’affichage IPS affichera en 1920 x 1080 pixels et atteindra une luminosité de 300 nits avec une couverture à 72% de l’espace colorimétrique NTSC.

Dernier détail sur l’affichage, dans son option tactile, L’Acer Swift 5 SF514-55 propose une dalle de protection Corning proposant un traitement antimicrobien. Un traitement qui réduit la croissance des microbes et organismes sur la surface. Un point qu’il sera possible de propager en option à la totalité de la machine : clavier, pavé tactile et repose poignets. 

Acer Swift 5 SF514-55
Les plus anciens se souviendront de la présence d’un traitement similaire sur le clavier du netbook Samsung NC10, une solution qui n’empêchera pas la transmission des virus mais qui pourrait éviter que ceux-ci prolifèrent. Une bonne idée dans le contexte actuel même si je doute que prêter son ordinateur portable en pleine pandémie ne soit jamais une très bonne idée.

Acer Swift 5 SF514-55

A l’intérieur du portable, on découvrira des puces Intel Tiger Lake, si celles-ci n’ont pas été officialisée par Intel pour le moment, le fait qu’Acer note la présence d’un circuit Intel Xe dans son Swift 5 SF514-55 ne laisse pas grande place au doute. Les puces gravées en 10 nanomètres de onzième génération seront donc bien à bord de cette machine. L’ensemble offrira trois niveaux de performances avec un probable ralentissement volontaire des capacités du processeur pour optimiser la ventilation. L’utilisation du mode le plus réduit étant suffisant pour de la vidéo conférence par exemple, il évitera d’entendre le refroidissement du processeur tourner pendant ces séances. Parfait pour préparer le futur Covid-20 et les 45°C à l’extérieur de notre merveilleux futur.

Les machines seront, en attendant, distribuées sous Intel Core de 10 ème génération avec un circuit graphique Nvidia GeForce MX350 en complément.

Acer Swift 5 SF514-55

La mémoire vive pourra grimper à 16 Go et le stockage culminera à un maximum de 1 To de SSD NVMe. On retrouvera une connectique assez complète avec la présence de ports au format USB Type-C en USB 3.2 Gen2 et Thunderbolt. Un port USB 3.2 Gen2 Type-A sera également présent ainsi que du Wifi6 et du Bluetooth 5.0. La batterie embarquée sera une 40 Wh par défaut avec une option pour une 56 Wh. Si Acer ne donne pas de détails précis sur l’autonomie de cette dernière, la marque précise que le Acer Swift 5 SF514-55 pourra travailler “toute une journée”. Je suppose que des informations plus précises concernant l’autonomie de la machine seront transmises après la présentation officielle des Tiger Lake par Intel. Acer précise tout de même que la machine pourra offrir 4 heures d’utilisation avec 30 minutes de charge sur secteur.

La disponibilité en France est prévue pour le mois d’Octobre avec un prix de départ de 1199€.

Acer Swift 5 SF514-55 : un 14″ sous Tiger Lake qui n’aime pas les microbes © MiniMachines.net. 2020.

Acer Enduro : une gamme de machine durcies pour le terrain

Par Pierre Lecourt

Ce sont 5 solutions qui naissent sous cette nouvelle marque Acer Enduro. 5 engins tous orientés vers des usages professionnels avec un point commun : une solidité travaillée pour résister aux chutes, aux chocs, à l’eau, à la poussière et au sable. Si ces nouveaux PC ne sont pas forcément les engins les plus séduisants du marché, ils devraient séduire les entreprises de construction, géomètres, architectes et grands baroudeurs qui transportent leurs outils informatiques en extérieur au quotidien.

Acer Enduro T1 (Windows)

L’invention de cette gamme Acer Enduro est une bonne idée pour la marque qui ne compte plus laisser Panasonic et ses ToughBook et Toshiba avec ses Durabook exister sans autre concurrence sur le terrain. La demande de ce type de produit n’est pas aussi forte que celle des PC “pro” classiques mais elle a l’avantage de constituer une clientèle sérieuse et fidèle.

La plupart des possesseurs de portables durcis que j’ai pu croiser sont très attachés à la gamme de machine qu’ils utilisent. Ils cherchent, comme pour leurs autres outils, des solutions durables et dans lesquels ils pourront avoir confiance. L’arrivée d’un nouvel acteur ne sera donc pas facile mais une fois la brèche ouverte, si le produit correspond aux attente des propriétaires, il n’y a pas de raison que la gamme Acer Enduro ne trouve pas sa place. D’autant qu’avec un troisième acteur international, les cartes pourraient être rebattues et le public pro être tenté d’aller voir ce que donne la concurrence.

Cette extension professionnelle de la part d’Acer est également une excellente chose pour son image de marque. Si Toshiba et Panasonic ne sont plus présents sur le marché grand public en France, la gamme Acer Enduro pourrait avoir un bon impact d’image auprès du grand public. Confirmant la solidité des engins et profitant de l’image de marque pro vers les machines plus classiques.

Acer Enduro N7

Acer Enduro N7 : un portable 14″ à autonomie “perpétuelle”

L’Acer Enduro N7 se démarque par un design qui ne laisse pas trop de doute sur son aspect durci. Coque renforcée, bordures larges, poignée de transport, c’est l’engin des situations les plus compliquées. Que l’on travaille dans une sidérurgie aux températures élevées, dans un chantier extérieur ou sable et poussière sont partout  ou même en extérieur par temps froid, l’engin est prévu pour fonctionner dans toutes les situations.

Acer Enduro N7

L’engin copie la certification militaire américaine MIL-810G et propose un indice IP65 qui le sauvera de la poussière et de la pluie ou des projections sans que l’Enduro N7 ne s’arrête ou se mette en protection. Sa résistance aux  chocs lui permet de ne pas subir de dommage même en tombant sur un sol en béton. 

Acer Enduro N7

L’Acer Enduro N7 propose un écran d’une luminosité adaptée à un usage en extérieur avec 700 nits garantis. Mais le gros point fort de la machine est sans conteste son système de changement de batterie à chaud. L’engin est livré avec deux batteries. Une interne et une externe que l’on pourra détacher de la coque. La batterie externe assurera 10 heures de travail en continu tandis que la batterie interne permettra de continuer à travailler en attendant l’ajout d’une batterie rechargée. Ainsi avec un chargeur externe et deux batteries externes, on pourra poursuivre des opérations sur de très longues périodes sans s’arrêter.

Acer Enduro N7

Les choix techniques internes sont classiques avec un processeur Intel Core i5-8250U de huitième génération, 8Go de mémoire vive et 128 Go de SSD. Un module TPM 2.0 pour l’intégrité de la machine dès le démarrage et la prise en charge d’un lecteur d’empreintes digitales sous Windows Hello. Le revers de la médaille est dans le poids de la machine qui affiche tout de même 2.85 kilos. L’engin est clairement destiné aux relevés de terrains, aux vérifications sur les chantiers et autres missions au contact direct des éléments.

Acer Enduro N3

Acer Enduro N3 : un 14″ un peu moins durci mais plus rapide

Plus compact, moins lourd et plus rapide, l’Acer Enduro N3 pourrait déborder du cadre professionnel pur et dur pour intéresser les plus baroudeurs. L’engin conserve sa diagonale de 14″ mais passe tout juste sous la barre des 2 kilos avec toujours une correspondance MIL-STD 810G contre les chocs et une résistance eau et poussière IP53. L’écran est protégé par une dalle en verre Corning Gorilla Glass.

Acer Enduro N3

L’autonomie est plus importante avec 13 heures annoncées par la marque mais l’Enduro N3 perd l’option de batterie échangeable à chaud. Il ne reste plus qu’une batterie interne à l’appareil. On passe également à un processeur de dixième génération de type Comet Lake avec une mémoire pouvant atteindre 32 Go et un stockage NVMe de 512 Go. Une option pour ajouter un circuit graphique Nvidia GeForce MX230 est également disponible.

Acer Enduro N3

L’Acer Enduro N3 devrait débuter sa carrière en Septembre en Europe avec un prix de départ de 1099€. Un engin qui pourrait faire mouche pour les photographes par exemple.

Acer enduro T5

Acer Enduro T5 : une tablette solide sous Windows 10

L’Acer Enduro T5 est une tablette 10.1″ FullHD encore une fois à destination d’utilisateurs professionnels et particulièrement de logisticiens et de postes devant relever des informations ailleurs que dans un bureau. Avec une compatibilité MIL-STD 810G et IP65, elle résistera aux conditions les plus difficiles et aux chocs.

Acer enduro T5
La tablette affiche 1.17 kilo, ce qui est assez élevé pour un engin de ce genre mais la marque a prévu la possibilité de munir l’engin d’attaches variées : poignée de transport, sangles et autres permettant de tenir la tablette avec moins d’efforts. Des systèmes d’attache 4 points permettent, par exemple, de porter sa tablette contre soi, écran face à vous, pour manipuler l’engin sans le tenir.

Acer enduro T5

Ce modèle embarquera un processeur Intel Core M3-7Y30 associé à 4 Go de mémoire vive et 128 Go de SSD au format SATA 3.0. La tablette est munie  d’un lecteur de code-barres et de QRCodes sur sa face arrière pour permettre l’identification rapide de produits. 

Acer enduro T5

 

Sous le châssis, on découvre un système de batterie amovible pour échanger celle-ci avec une autre de la même manière que le portable 14″ de la gamme. La batterie amovible est censée tenir 10 heures mais avec la batterie interne en complément il sera toujours possible de disposer d’un outil en état de marche à l’entrée d’un entrepôt par exemple. Acer commercialisera des chargeurs ainsi que divers supports comme des solutions pour véhicules. Un lecteur d’empreintes digitales est présent pour identifier rapidement l’utilisateur.

Acer Enduro T1 (Windows)

Acer Enduro T110 : une tablette moins solide mais avec clavier en option

L’Acer Enduro T110 est moins résistante que la T5 mais reste MIL-STD 810G. Son indice IP tombe par contre à un IP54 moins sévère en terme de résistance à l’eau et à la poussière. 

Acer Enduro T1 (Windows)

Son écran 10.1″ affichera en 1280 x 800 pixels avec une luminosité maximale de 350 nits. La technologie de sa dalle tactile n’est pas détaillée mais la marque assure qu’une utilisation main gantée sera possible.

Acer Enduro T1 (Windows)

L’engin proposera un processeur Celeron N3450 associé à 4 Go de DDR4 en mémoire simple canal. Le stockage sera confié à un module eMMC de 64 Go. d’un poids plus léger, 900 grammes, elle offrira 10 heures d’utilisation.
Cette gamme de tablettes propose la particularité de laisser l’utilisateur programmer des touches dédiées sur les côté du châssis permettant par exemple le lancement d’une application précise. Un utilisateur pourra appeler un programme de scan de code-barres avec un bouton, scanner un produit puis appeler le logiciel de gestion de stocks pour entrer la quantité disponible ou une éventuelle observation avec une pression supplémentaire.

Le prix annoncé de cette Enduro T110 est de 849€ avec un début de commercialisation en Novembre.

Acer NEduro T1 (Android)La joie de vivre (allégorie)

Acer Enduro T108 : Un écran 8 pouces et Android à bord

L’Acer Enduro T108 enfin est une petite tablette 8 pouces sous Android qui se veut adaptée à des structures plus petites : Commerces de détail, entrepôts et usines. Elle fonctionne sous Android 9 et embarque un SoC Mediatek sur huit cœurs ainsi que 4 Go de mémoire vive et 64 Go de stockage eMMC.

Acer Enduro T1 (Android)

Son autonomie est de 9 heures en lecture vidéo pour un poids de 450 grammes. Acer Enduro T1 (Android)Son écran est également exploitable avec des gants et elle reste à la fois compatible avec la certification MIL-STD 810G et la norme IP54. Ce modèle disposera lui aussi de boutons programmables. C’est typiquement le genre de tablette qui pourrait faire son chemin aussi bien  pour prendre vos commandes au restaurant que pour faire l’inventaire de l’épicerie à côté de chez vous.

Acer Enduro : une gamme de machine durcies pour le terrain © MiniMachines.net. 2020.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon

Par Pierre Lecourt

Les rumeurs étaient persistantes et venaient de sources généralement assez bien informées pour que personne ne doute plus vraiment, sauf grande surprise ou retard, de ce basculement. Les SoC Apple Silicon vont donc venir remplacer les puces Intel dans toute la gamme de Mac Apple.

Apple Silicon

Les premiers Mac sous SoC ARM maison seront donc commercialisés à la fin de l’année. Pour préparer le terrain, la marque va proposer des kits de développement pour que tout le monde puisse travailler à porter ses applications le plus efficacement possible. Les développeurs intéressés par ce changement pourront demander ce Developer Transition Kit à Apple. En gros, un Mac Mini équipé d’un SoC Apple A12Z avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de  stockage sous MacOS Big Sur en version beta. Ces kits ne seront pas la propriété des développeurs mais seront “prêtés” à Apple. Pour les recevoir, il faudra débourser 500$ pour rejoindre le programme et… restituer les machines à la fin de celui-ci. Apple précise que les développeurs n’auront pas le droit de tester les machines ni de faire le moindre reverse engineering dessus. La marque aime cultiver ses secrets.

Cela ne signifie pas qu’Apple abandonne Intel d’un coup, si la production de machines Apple Silicon débutera cette année, les premières livraisons ne correspondront pas aux dimensions du marché actuel d’Apple. D’autres machines sous processeurs x86 seront donc proposées dans l’intervalle. On ne devrait voir la transition totalement opérationnelle que d’ici un an ou deux. Tim Cook s’est d’ailleurs vu rassurant pour les actuels propriétaires de machines sous processeurs x86. Le suivi des logiciels comme celui du système continuera pour eux pendant… au moins quelques années.

Un Apple G5 sous PowerPC
Ce n’est pas la première fois qu’Apple change de moteur technique au sein de ses machines. Il y a 15 ans environ, Apple avait fait un choix similaire en basculant ses machines vers le x86. Plusieurs éléments importants devant accompagner ses clients dans cette transition : une montée en performance, une certains stabilité des tarifs et une panoplie de mesures logicielles prises par la marque pour assurer ce passage difficile : un soutien des développeurs comme la présence d’un émulateur pour assurer une compatibilité avec les vieilles applications Apple sous le nom de code Rosetta.

Rosetta 2
Apple reprend une bonne partie de ces mesures et va même jusqu’à appeler son nouvel émulateur x86 sous ARM Rosetta 2. Rosetta premier du nom était l’émulateur qui a assuré la transition de l’architecture des PowerPC vers le x86 il y a 15 ans. Travaillant à la volée, elle permettait aux “vieilles” applications PowerPC de fonctionner sur processeurs Intel… Avec plus ou moins d’impact sur leurs performances. Rosetta 2 permettra donc de faire tourner des applications x86 sur les puces Apple Silicon de la même manière… C’est à dire avec une impact logique sur leurs performances même si Apple assure que cette deuxième version de son traducteur sera évidemment plus performante.

pierre de rosette

La Pierre de Rosette qui a permis à Champollion de comprendre les Hiéroglyphes

Cette transition passée d’Apple n’a pas été sans soubresauts, beaucoup avaient alors prédit la mort de la marque. Quelques clients s’étaient trouvés floués par ce changement qui rendait leurs applications méconnaissables… Aujourd’hui, en voyant Apple là où il est, on se rend bien compte que la décision prise il y a 15 ans était probablement la meilleure.

Le changement de moteur passant d’Intel vers Apple Silicon à beaucoup de sens pour la marque puisque de son rôle de client chez le fondeur ces quinze dernières années elle est devenue également conceptrice de solution ARM pour ses matériels mobiles. Avec de belles réussites au sein de ses tablettes iPad et ses iPhones. Des engins qui déploient de très belles performances magnifiées par un système profitant au maximum de leurs capacité. La tentation de passer ses autres machines, portables et PC, sous le même format de puces était évidemment énorme.

Etant à la fois éditeur de son système d’exploitation et concepteur de ses processeurs, Apple a les moyens de proposer une solution parfaitement homogène, totalement maîtrisée et évidemment… très rentable. Quand la marque annonce que la majorité des applications iPad et iPhone pourront tourner sur ces futurs Mac sous Apple Silicon, l’équivalent de ce que propose ChromeOS aujourd’hui avec les applications Android, on se doute que l’idée est d’étoffer la logithèque d’Apple d’un coup de millions de nouveautés. De permettre à ses clients de profiter des outils qu’ils ont pris l’habitude d’employer en mobilité sur toutes les machines de la marque. De solidifier encore un peu plus son écosystème et d’augmenter son parc installé

Est-ce que MacOS va pour autant devenir une version bureau d’iPadOS ? Non, MacOS va probablement ajouter des fonctionnalités à son environnement mais ne va pas réduire celles-ci vers une ergonomie inadaptée. 

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Pourquoi ce basculement ?

Outre les éléments économiques qui vont permettre à Apple de ne plus payer à Intel ses puces mais de rentabiliser son propre département de Recherche et Développement, ce changement offre à la marque un contrôle global et total sur la gestion de son système. Si demain Apple veut développer un nouveau produit logiciel qui tirerait partie d’une IA complexe, par exemple, elle pourrait développer de concert le morceau de silicium nécessaire et l’ajuster au millimètre à son système. Sans avoir à attendre qu’un tiers comme Intel ne le déploie ni que la concurrence puisse en profiter au passage.

Final Cut Pro sous Apple Silicon
Apple n’a pas peur d’un abandon de la part de ses développeurs. La marque va évidemment donner l’exemple en proposant ses propres logiciels sur Apple Silicon mais d’autres s’engouffreront volontiers dans cette voie. Microsoft, qui ne rêve depuis des années que de faire le même mouvement avec ARM pour Windows, va développer sa suite Office. Adobe suit également le mouvement avec la même ferveur que d’habitude. La marque a déjà commencé ce travail en portant des morceaux de ses applications phare vers le monde mobile. Elle présentait hier ses programmes les plus connus comme Photoshop et Lightroom tournant sur un Mac sous SoC Apple Silicon. Apple, de son côté, a présenté son outil de montage vidéo Final Cut Pro sur la même plateforme.

En ayant la possibilité d’intervenir sur la partie logicielle et la partie matérielle, la marque va pouvoir profiter à plein de ses talents. On peut donc imaginer de nouveaux outils et des appuis particuliers sur des éléments précis au sein des Apple Silicon. Des pièces de Puzzle qui font probablement défaut chez Intel puisque le fondeur se doit de travailler pour tout son écosystème et non pas uniquement pour Apple.

Un Hackintosh sous Ryzen
Apple Silicon signe la fin des Hackintosh

MacOS est disponible au téléchargement sur le site de la marque, n’importe qui peut aller le récupérer et l’installer librement sur son Mac ou… sur un PC. Apple est en guerre contre les Hackintosh depuis des années. Il est très simple d’utiliser un PC classique, en suivant des guides relativement faciles d’accès, et d’installer MacOS dessus pour obtenir l’équivalent d’un Mac d’un point de vue performances. L’arrivée des SoC Apple Silicon va réduire ces efforts à néant. Apple ne fournira évidemment aucun pilote pour ses puces et il sera bien sur impossible de profiter de ce genre de montage à partir du moment où MacOS aura basculé sous ARM.

Avec ce changement, Apple va verrouiller à 100% son hardware, il sera possible à la marque d’intégrer des routines logicielles et matérielles pour contrôler l’ensemble de ce que vous pourrez, ou ne pourrez pas, intégrer à votre Mac. La tentation de forcer l’usage de DRM pour obliger l’utilisateur à n’utiliser que les éléments choisis par la marque sera énorme. Entre la vente de “passeports de compatibilité” pour les équipementiers et la distribution directe de ses câbles, dongles et accessoires aux prix choisis par Apple, la conséquence de ce changement pourra être très bénéfique pour la marque. Moins pour le grand public.

MacOS 11 signe en tout cas la fin de l’aventure Hackintosh.

Apple DTK

Qu’est ce qu’il y aura dans cette appellation Apple Silicon ?

On ne sait pas exactement de quoi seront fait ses puces. Si le kit de développement propose une solution Apple A12Z Bionic connue, on ne sait pas ce qu’il y aura dans les futurs Mac. Le Apple A12Z est un SoC huit coeurs assez classique composé de 4 puces Tempest et 4 puces Vortex. Les premières sont les LITTLE du système pour économiser la batterie de l’engin et les secondes jouent le rôle de big pour la performance. Ces puces sont dérivées des solutions ARMv8.3-A. Elles sont associées à un GPU A12. L’ensemble fonctionne aujourd’hui jusqu’à 2.5 GHz dans une solution comme l’iPad mais cela ne veut pas dire qu’une version plus haute en fréquence ne pourrait pas exister dans un boitier ventilé. La fréquence étant dépendante de la consommation de la puce et de la chaleur que la machine peut encaisser, il est possible que cet A12Z soit poussé plus loin en fréquences.

A12Z Bionic

De cette base, on peut imaginer de multiples évolutions à la fois en nombre de coeurs, en nombre de puces et en fréquences. Les SoC ARM n’ont pas vocation à être uniquement déployés en mode fanless et Apple pourra les proposer sous une ventilation classique. Le Apple A12Z n’étant pas la dernière puce en date d’Apple, il est fort possible que les premières machines commercialisées soient équipés de puces plus récentes et pas encore sorties. On imagine mal Apple se situer trop à la traîne sur certains secteurs comme le Wifi6, le Thunderbolt 4 ou le PCIe 4.0.

Autre question assez importante, quelle base graphique sera employée sur les futurs Mac ? AMD est aujourd’hui au coeur des stations de la marque mais le fonctionnement des cartes Radeon est dépendant d’une architecture x86. Est-ce que AMD va suivre Apple et proposer des solutions sous ARM ? La question peut  se poser et des rumeurs d’un intérêt d’AMD vers le monde mobile existent. Mais d’un autre côté AMD, a déjà revendu sa branche mobile à Qualcomm qui a transformé Radeon en Adreno… Est-ce que cette vente n’interdit pas à AMD de revenir sur ce terrain ? Intel ne pourrait donc pas être l’unique perdant de ce changement qui affecterait plutôt tout le secteur x86. 

Nvidia pourrait être appelé à la rescousse pour venir s’implanter dans les puces ARM d’Apple. La marque a en effet dans ses cartons des solutions très solides depuis des années. Si elle a abandonné le secteur mobile avec ses Tegra, ses solutions plus récentes ont su trouver leur public dans des utilisations très variées.

softbank logo

Liberté ! Liberté chérie !

Apple va donc se débarrasser d’Intel, se retrouver libre avec ses propres puces. Libre ? Vraiment ? Apple va juste changer de modèle et si il développera ses solutions, il le fera en achetant des licences à ARM, propriété du Japonais Softbank depuis Septembre 2016 et appartenant à 25% à un conglomérat situé aux Emirats Arabes Unis depuis 2017. SoftBank n’est pas spécialement connu pour être un agneau sur le marché international et ses choix sont toujours du côté des plus juteuses rémunérations. Si demain il prenait l’envie à SoftBank de faire fructifier plus rapidement les 31 milliards de son investissement injectés pour acheter ARM Holdings, il le ferait sans doute sans complexes. Si on imagine qu’Apple a bétonné jusqu’alors les contrats de ses licences ARM pour ses iPhone et iPad, on imagine cependant bien la marque continuer à travailler dans ce sens dans le futur. 

Cela dit, Apple ne sera donc pas totalement libre. Sa dépendance à ARM sera moindre que celle à Intel et la possibilité de modifier les puces suivant ses besoins et ses désirs est un vrai bonus pour la marque. Mais si demain SoftBank décidait de revendre ses parts, d’augmenter ses royalties ou de modifier ses futurs contrats de distribution, Apple serait obligé de l’accepter. Cette liberté retrouvée pose également Apple face à de nouveaux défis. Faire fabriquer des dizaines de millions de SoC supplémentaires sur un marché déjà très tendu.

Intel

 Un coup dur pour Intel ? Pour le marché x86 ?

Sans aucun doute, Intel va perdre un gros client avec Apple. Cela n’est néanmoins pas une catastrophe commerciale. Avec 20 millions de Mac vendus chaque année, Apple est un acteur important pour Intel mais sans être un pilier de son fonctionnement. On estime que Apple rapporte entre 3.4 et 3.5 milliards de dollars par année à Intel, soit à peu près 5% de son chiffre d’affaire. Cette annonce n’est donc pas sans douleur pour le fondeur, et on comprend certains de ses récents discours passés expliquant que le monde du Microprocesseur n’était pas sa seule activité, mais ce n’est pas non plus la fin du monde.

C’est par contre le moment pour Intel de mettre un gros coup d’accélérateur dans son offre processeurs. Il va être indispensable pour la marque de se repositionner fortement et rapidement sur les performances de ses puces. Tant en terme de calcul pur que de circuits graphiques. On a vu qu’Intel s’emploie à ce dernier poste avec l’apparition des circuits Xe. Reste à faire suivre le reste de ses puces avec des développements futurs largement plus performants. Coincé d’un côté par un AMD très mordant tant sur le secteur x86 et de l’autre côté par un Apple qui va présenter des propositions logicielles équivalentes dans un autre écosystème, Intel doit se réinventer.

Ce changement peut ainsi se voir comme une bonne nouvelle pour le marché x86. D’abord parce que Apple devient un concurrent de poids qui devrait stimuler l’ensemble et le forcer à se dépasser. Mais aussi parce que le marché rebat ses cartes. Si Intel et AMD vont devoir se battre contre un nouveau concurrent. L’arrivée de ce troisième acteur sur le secteur PC, quatrième  si on compte Qualcomm et ses balbutiantes productions pour Microsoft, pourrait également changer le marché et provoquer un véritable big-bang. Les concurrents d’hier pouvant être alliés dès demain.

Les Mac basculent sous ARM avec les puces Apple Silicon © MiniMachines.net. 2020.

Asus renouvelle sa gamme Zenbook 13 et 14 pouces

Par Pierre Lecourt

Il va y avoir, comme ces Asus Zenbook 13 UX325 et Zenbook 14 UX425, beaucoup d’orphelins de salon. Des engins qui auraient dû avoir droit à une présentation classique et tous les feux de la rampe mais qui finiront, au pire, par juste devenir une ligne de plus dans le listing des offres d’une marque et au mieux auront droit à un petit communiqué de presse.

Avec l’annulation du Computex 2020, ces engins qui devaient faire grand bruit sur scène se font beaucoup plus discrets. Les Asus Zenbook 13 UX325 et Zenbook 14 UX425 sont donc lâchés dans la nature et révèlent de solides arguments.

Asus Zenbook 13 UX325

Premier de la gamme, l’Asus ZenBook 13 UX325 reprend pas mal des éléments classiques de cette catégorie mais passe à une nouvelle génération de processeurs Ice Lake. Trois références sont proposées avec des Core i3-1005G1, i5-1035G1, i7-1065G7. Des solutions aux performances allant évidemment crescendo tant en terme de fréquence et de nombre de cœurs mais aussi par rapport à leurs circuits graphiques.

Asus Zenbook 13 UX325

Associés à cette puce, de 8 à 32 Go de DDR4-3200MHz associés à un stockage NVMe M.2 de 256 Go à 1 To en Gen x2 ou de 1 To à 2 To en Gen3 x4. La partie affichage est assez classique pour un 13.3″ : on retrouve un écran FullHD antireflet de type IPS avec un gros travail sur les bordures qui ne mesurent que 2.9 mm seulement. Soit une occupation de l’affichage de 90% de la surface disponible. Asus réussit néanmoins à loger deux webcams dans l’engin, un modèle Infrarouge pour de la reconnaissance faciale et un modèle HD plus classique. Un micro est également présent. La luminosité de la dalle sera de 450 nits avec, pour un modèle, une solution basse consommation garantissant un engin plus autonome avec une consommation de 1 Watt seulement.

Asus Zenbook 13 UX325

Le clavier profite bien de l’espace disponible avec un déploiement complet bord à bord. Il s’agit d’un modèle chiclet classique avec une course de 1.4 mm et un rétro éclairage complet. L’Asus ZenBook 13 UX325 proposera un pavé tactile avec une fonction pavé numérique et une connectique assez complète.

Asus ZenBook 13 UX325

La machine propose une sortie vidéo HDMI, un lecteur de cartes MicroSDXC, un port USB 3.0 Type-A 3.2 Gen1 et deux ports USB Type-C Thunderbolt 3. La partie réseau sera confiée à un module Wifi6 et Bluetooth 5.0. Asus prévoit de livrer son portable avec des accessoires comme un adaptateur audio USB-C pour brancher un casque audio à prise combinée mais également un adaptateur USB/Ethernet et une pochette de transport pour protéger la machine.

Asus Zenbook 13 UX325

Le rendu sonore est, comme d’habitude sur les solutions haut de gamme de la marque, confié à deux paires de haut parleurs Harman Kardon SonicMaster. Point fort de cette offre, une autonomie record annoncée pour 22 heures grâce à un protocole probablement très particulier et difficilement reproductible dans la vraie vie. La batterie est une Li-Po de 4 cellules affichant 67 Whr. Si l’autonomie réelle risque d’être sensiblement moins grande en conditions d’usage, l’engin sera cependant surement très performant. La machine devrait afficher un score réel très impressionnant et surtout elle permettra de recharger sa batterie à 60% en 49 minutes de connexion au secteur. Pas mal pour un engin de de 1.11 Kg de 30.4 cm de large pour 20.3 cm de profondeur et 1.39 cm d’épaisseur.

Asus Zenbook 13 UX425

Asus Zenbook 14 UX425

Le modèle 14″ est un poil plus grand avec 31.9 cm de large pour 20.8 cm de profondeur et 13.9 mm d’épaisseur. Son poids ne change pas vraiment avec 1.17 Kg seulement. On retrouve les mêmes options de moteur avec la même offre Intel Core de dixième génération, toujours de 8 à 32 Go de DDR44 et des SSD NVMe. 

L’écran est toujours en FullHD mais moins lumineux. Une version basse consommation 1 watt affichera 400 nits tandis que le modèle standard offrira seulement 30 nits. Pour le reste, l’Asus ZenBook 14 UX425JA est un copié collé du modèle 13″ mis à part un détail, des bords d’écran encore plus fins de 2.5 mm seulement.

Nous devrions avoir les prix officiels pour les deux machines rapidement .

Asus renouvelle sa gamme Zenbook 13 et 14 pouces © MiniMachines.net. 2020.

Unihertz Jelly 2 : Un smartphone 3″en 2020 ?

Par Pierre Lecourt

Unihertz s’est fait une spécialité dans le “petit” smartphone. Comprenez en dessous des 3 pouces lorsque le reste du marché tourne autour des 6 pouces… Une différence de diagonale énorme et intéressante. 

Unihertz Jelly 2

Un premier modèle est sorti en 2.45″ il y a quelques temps sous Android 7.0. Le nouveau Unihertz Jelly 2 Passera à un Android 10 et grimpera en 3 pouces avec un matériel plus complet. La marque proposera un Mediatek Helio P60 avec 6 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage en plus d’un lecteur de cartes MicroSDXC.

Unihertz

L’écran du Unihertz Jelly 2 ne sera pas d’une définition folle, les 3 pouces ne laisseront que 854 pixels de haut sur 480 de large et si deux capteurs photo seront bien embarqués, ils ne dépasseront pas les 16MP au dos et 8MP en façade. Le tout tiendra dans une enveloppe assez faible : 9.5 cm de haut pour 4.94 cm de large et 1.65 cm d’épaisseur avec une batterie 2000 mAh.  Le Unihertz Jelly 2 proposera des fonctions complètes avec un capteur d’empreintes, du NFC, un double lecteur SIM, un capteur infrarouge, et se rechargera en USB Type-C et proposera un port jack. Il fonctionnera en 4G.

Unihertz

Sa campagne de financement participatif devrait débuter en Juillet sur Kickstarter et c’est à cette date que nous connaîtrons le prix final de l’objet. Des modèles seront proposés à partir de 129$ mais il s’agira de quelques pièces pour les plus rapides. Le véritable prix devrait donc se situer un peu au dessus.

One Mix 2S

Ce qui m’intéresse ici, au delà de la solution de Unihertz, c’est la proposition qui est faite. Le marché est saturé de smartphones entre 5.5 et 6.5 pouces malgré des appels très clairs du public cherchant des engins de plus petite diagonale. Qui dans les grands constructeurs est à l’écoute de ces demandes ? Personne. Tout le monde se bat pour le même bout de gros gâteau, la plus grosse part, et délaisse les éventuels autres marchés qui, pourtant, se portent bien.

Les smartphones “blindés” ou les modèles à ultra grande autonomie ou ces smartphones Unihertz de petite diagonale sont des marchés de niche. C’est sans doute pourquoi aucun géant de la téléphonie ne se penche sur leur sort. Et cela même si ces grands constructeurs sont capables de sortir 10 ou 15 modèles de smartphones par an autour de ces fameux 5.5/6 pouces.

J’ai du mal à saisir pourquoi. Ce type de marché est manifestement solide, même si il faut prévoir moins de pièces à sortir que les autres. Mais pourquoi ne pas tenter une incursion dans ce type d’engin ? Pas assez de marge ? Pourtant, certains modèles entrée de gamme sont vendus au même prix. Trop cher à déployer en terme de marketing ? Peut être mais un essai avec une campagne simple de bouche à oreille pourrait faire mouche…

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Je vois là le même réflexe que celui qui a mené à la disparition des netbooks. Adorés pendant quelques années, les smartphones de petite taille ont disparu des rayons au fur et a mesure que les engins plus classiques ont gagné en diagonale. C’est compréhensible parce que les usages de ces objets ont changé. Il est plus simple de surfer ou de regarder une série sur un engin FullHD de 5″ ou plus… Pour autant, pour certains, le principal intérêt d’un téléphone est de téléphoner et pour eux les nouveaux modèles de grand gabarit posent plus de soucis d’encombrement que de solutions.

Il existe des utilisateurs aimant particulièrement rendre étanche leur vie pro et leur vie perso. Ceux là choisissent d’avoir deux smartphones plutôt qu’un simple système de double SIM. Pour éviter de recevoir des emails urgents du travail le samedi soir, par exemple… Pour eux cette solution est sans doute la meilleure.

On retrouve le même fonctionnement pour les netbooks, aujourd’hui un écran de 7, 9 ou 10″ semble disqualifiant par défaut quand bien même une partie du public réclame ce genre de petite diagonale. Même si quelques marques proposent des engins qui, malgré une distribution compliquée, se vendent très bien. Même quand les propositions et les ventes de grandes marques en pseudo-tablettes comme les Surface Go et Surface Go 2 témoignent de l’intérêt de ces formules. 

One GX

Le marché n’a jamais été aussi apte à fabriquer des netbooks haut de gamme. Les écrans de petite diagonale et de très bonne qualité existent et sont désormais abordables, la technologie pour réduire leur intégration dans moins de châssis est prête, il est possible de trouver d’excellentes solutions en terme de processeur à basse consommation, solutions qui sont de plus en plus compactes aujourd’hui, la mémoire vive et le stockage SSD ne sont plus hors de prix… Les ingrédients sont tous là pour proposer des alternatives originales en 2020-2021 mais rien ne semble au menu chez les grands constructeurs ?

Intel Lakefield

Une carte mère Intel Lakefield

Qui pour proposer un 10″ dans un châssis d’ancien 9″ avec un Core M3 ou un futur Lakefield avec 8 Go de ram et 256 Go de stockage ? Qui pour sortir un 11.6″ dans un ancien châssis de 10″ avec du Tiger Lake-Y ? Il n’y a là rien d’impossible à construire et si le marché visé sera moins important que les 13.3″ et les 15.6″, cela restera sans doute un marché solide. La demande est là, plus faible, moins visible, mais elle est là. Et, qui sait, comme pour le marché des netbooks à sa naissance, comme pour les smartphones de petite taille, cela attirera sans doute des possesseurs de portables plus classiques. Des gens ravis de voir une solution secondaire à associer à leur machine existante. Les netbooks n’ont jamais cannibalisé les ventes de portables pas plus que les smartphones de 3 pouces n’empêcheront jamais les ventes de modèles 5 pouces et plus… 

Source : Liliputing

Unihertz Jelly 2 : Un smartphone 3″en 2020 ? © MiniMachines.net. 2020.

Corsair One a100 : Une station Ryzen qui picote un peu le portefeuille

Par Pierre Lecourt

Le Corsair One a100 est une MiniStation de jeu de 17.3 cm de large pour 20 cm de profondeur et 38 cm de haut. Un design en forme de tour  étroite et peu profonde qui joue intelligemment sur son design pour encaisser les watts que son matériel dégage.

CORSAIR ONE a100

Sortie sous processeur Intel il y a quelques temps, cette nouvelle version a100 passe aux solutions AMD Ryzen. La marque profite de son savoir faire en terme de boitier et de refroidissement pour embarquer des composants très très haut de gamme. 

CORSAIR ONE a100
Dans ce nouveau Corsair One a100, on découvre donc des puces AMD Ryzen en plus des configurations classiques sous processeur Intel de dernière génération. Deux modèles sont disponibles. Le premier embarque un processeur AMD Ryzen 9 3900X associé à un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 2080 TI et deux barrettes de 16 Go de mémoire vive DDR4-3200 avec un SSD M.2 NVMe de 1To et 2 To de stockage 2.5″ 5400 tours mécanique. Le tout est refroidi grâce à un watercooling sur mesures pour le processeur comme pour la partie graphique.

CORSAIR ONE a100

Le boitier propose une liaison Ethernet Gigabit, du Wifi6 et du Bluetooth 5.0 ainsi qu’une assez belle connectique avec en façade deux ports USB 3.1 Gen 1, une sortie HDMI 2.0a et une prise jack combinant casque et micro. A l’arrière, on retrouve quatre ports USB 3.2 Gen 2 dont un au format Type-C, quatre ports USB 3.1 Gen 1, une sortie audio HD, un port Ethernet Gigabit et trois sorties DisplayPort. La tour est alimentée par une solution Corsair SF600 80 Plus Gold.

Sur le papier donc, une solution très haut de gamme avec des finitions de qualité et un niveau de performances hyper élevé avec la  combinaison du processeur AMD Ryzen 9 3900X et ses 12 coeurs (24 Threads) cadencés de 3.8 à 4.6 GHz. La GeForce RTX 2080 TI et les 32 Go complètent évidemment bien cet équipement de base. Problème ? Le tarif. Ce modèle de Corsair One a100 est proposé à 4259.90€ TTC. Les frais de port sont gracieusement offerts par la marque.

CORSAIR ONE a100
Si la compacité 12 litres est intéressante, les concessions sur ce type d’engin pour leur cible particulière de joueurs ou de pros est peut être un plus gros problème. Il sera difficile de faire évoluer cette machine rentrée au chausse pied dans son boitier sur-mesures. Le public intéressé par cette solution devra donc accepter une machine ultra-performante à l’achat mais qui se dévaluera dans le temps sans possibilité de mise à jour. Un mauvais calcul ? Pas forcément pour tout le monde. Les plus passionnés d’informatique seront sans doute déjà attablés à leur planche de calcul pour concevoir “mieux pour moins cher” dans des boîtiers au format sans rapport avec cette proposition. Mais pour un néophyte absolu ne cherchant que la compacité et la performance, cela peut avoir du sens. Bien entendu cela ne fait pas un énorme public, tout le monde n’a pas trois ou quatre mille euros à dépenser dans un PC aujourd’hui. Mais il existe probablement une niche d’acheteurs concernés.

Il existe d’autres versions de ce système comme le Corsair One a100 sous Ryzen 9 3950X avec la même carte graphique à 4619.90€ ou le plus abordable Corsair One a100 sous Ryzen 9 3900X mais équipé d’une Nvidia RTX 2080 Super au lieu d’une Ti associé avec moitié moins de SSD NVMe à 3439.90€. 

Corsair One : Un Moyen tour de jeu compact et très bien conçu

 

Toutes sont visibles sur le site web de la marque.

Corsair One a100 : Une station Ryzen qui picote un peu le portefeuille © MiniMachines.net. 2020.

La Nvidia GeForce 256 de 1999 à nouveau commercialisée ?

Par Pierre Lecourt

C’est assez fou, avec du recul, de voir l’évolution des cartes graphiques en 20 ans. Si cette Nvidia GeForce 256 fait vibrer votre corde nostalgique, c’est probablement parce que vous avez connu ces cartes et leur apport technique pour le marché PC. Avec la 3DFX, c’est une des solutions les plus marquantes du marché des cartes graphiques, un petit tremblement de terre sur un secteur coincé en 2D.

GeForce 256

Cette version LEGO sera peut être à assembler pièce par pièce mais vous ne pourrez pas la glisser dans un slot AGP. Elle n’apporterait de toutes façons qu’une fraction des capacités d’accélération 3D des circuits modernes. Mais, à l’époque, c’était révolutionnaire. Quand Nvidia a absorbé 3DFX, elle a unifié dans sa solution graphique les fonctions classiques d’accélération 2D et les capacités d’accélération et de traitement 3D dans un seul et unique produit : le tout premier GPU pour PC. Auparavant, quand on achetait une carte type Voodoo, il fallait également une cartes graphique primaire pour s’occuper de la partie affichage 2D basique. La solution 3DFX ne se mettant en marche que pour les traitements 3D. Il y a eu des cartes avec les deux approches comme les Matrox Millenium et Mystique mais leurs capacités de traitement 3D étaient bien plus limitées.

GeForce 256

Il n’est pas sûr que cette boite de LEGO sorte un jour, le projet a été créé par une artiste Anglaise qui n’en est pas à son coup d’essai. La carte de la nostalgie Geek est toujours très efficace quand elle fait mouche et cette idée lui fera dans tous les cas une assez bonne publicité. D’autres projets sont apparus sur LEGO IDeas. Avec, par exemple, la fameuse carte graphique 3DFX Voodoo ou la carte audio Creative Sound Blaster Pro 2… Cette dernière carte ayant aujourd’hui quasiment disparu de toutes les solutions grand public, les chipsets audio des cartes mères étant largement suffisants pour un usage standard.

Creative Labs - Sound Blaster Pro 2 Sound Card

La Sound Blaster Pro 2 de Creative Labs

Le projet a été soumis sur la plateforme LEGO Ideas et si il arrive à obtenir assez de votes, son projet pourrait être commercialisé par le fabricant de jouets. Pour le moment, la carte est arrivée à 2360 votes et il reste 515 jours pour voter. Si l’idée vous plait, vous pouvez donc allez voter pour que la première carte graphique 3D grand public soit également la première carte graphique vendue en briques.

Bien entendu, il est également possible de fabriquer vous même votre propre carte nostalgique avec des briques de toutes les couleurs. En rajoutant un peu d’impression 3D pour certains composants, je suis sûr qu’on peut arriver à quelque chose de très bien.

La Nvidia GeForce 256 de 1999 à nouveau commercialisée ? © MiniMachines.net. 2020.

Powkiddy V90 : une nouvelle console 3 pouces très… inspirée

Par Pierre Lecourt

Disponible en deux coloris jaune ou orange, la Powkiddy V90 reprend donc ce format particulier de clapet qui déploie la partie supérieure comprenant l’écran et une base servant à piloter l’ensemble.

PowKiddy V90Clairement, la Powkiddy V90 joue sur la corde sensible d’un format que les nostalgiques apprécieront, la partie écran accueille une dalle IPS de 3 pouces en 320 x 240 pixels. Elle restera protégée au fond de votre poche lorsque la console sera refermée. Une fois ouverte, elle proposera une croix directionnelle et les quatre boutons ABXY en plus des Start et Select habituels. Deux gâchettes sont également disponibles sur le haut du dispositif.

PowKiddy V90

Une paire d’enceintes 1 watt est disposée de part et d’autre de la coque basse tandis qu’un port jack audio stéréo est placé en bas de la coque pour brancher facilement un casque. C’est également là que l’on trouvera un port USB Type-C pour charger la batterie 1020 mAh de l’engin et transferer des données. 

A l’intérieur, on retrouve un matériel assez classique pour ce type de production avec un SoC peu détaillé : il s’agit apparemment d’une solution Allwinner F1C100S mais rien n’est certain pour le moment. 16 Go de stockage sont intégrés et un lecteur de cartes MicroSD est également présent pour étendre les capacités de stockage de la machine. L’autonomie annoncée grimperait à 4 heures d’usage pour 2.5 heures de charge, chiffres qu’il faut évidemment prendre avec précaution.

PowKiddy V90
D’un point de vue logiciel, la promesse est intéressante avec la possibilité d’installer des application sur un Linux non détaillé. La possibilité que le constructeur ait employé le classique système NxHope. 15 émulateurs sont installés d’office pour piloter des jeux variés issus de vieilles consoles : GB, GBA, PS1, NEOGEO…. 

La Powkiddy V90 est en vente sur la boutique officielle de la marque sur Aliexpress.com pour environ 36€. Un prix attractif mais une console pas encore très bien détaillée pour le moment. Il est peut être sage d’attendre des retours sur ses capacités avant de craquer.

Source : Obscurehandhelds et AndroidPC

Powkiddy V90 : une nouvelle console 3 pouces très… inspirée © MiniMachines.net. 2020.

Odroid-H2+ : une nouvelle carte sous Celeron J4115

Par Pierre Lecourt

La carte Odroid-H2+ de Hardkernel mesure 11 cm de long comme de large sur une épaisseur de 4.3 cm. Ce format hybride un peu bizarre n’est pas spécialement pensé pour intégrer un boitier classique mais plutôt venir équiper un projet personnel ou professionnel. La carte est en effet taillée pour venir à bout d’énormément de tâches.


ODROID-H2+
La base de la carte Odroid-H2+, c’est un processeur Intel Celeron J4115, une puce pas encore officiellement annoncée par Intel mais que l’on a déjà vu sur le Chuwi Larkbox. Il s’agit d’un quatre cœurs Gemini Lake Refresh, cadencés de 1.8 à 2.5 GHz, associés à un circuit graphique Intel UHD 600 avec 12 EU à 700 MHz. Une solution qui devrait proposer des capacités plus que correctes.

Surtout que les choix opérés par Hardkernel sont excellents ! Le fabricant n’a pas hésité à intégrer un double slot So-DIMM DDR4. Cela suppose que la machine pourra embarquer jusqu’à 32 Go de mémoire vive en double canal. Mieux encore, la petite solution peut piloter un port M.2 uniquement compatible PCIe x4 NVMe ainsi que deux SATA 3.0 et un eMMC. Trois solutions de stockage différentes et quatre unités possibles par défaut. On pourra construire aisément un système avec un démarrage en NVMe ultra rapide et du stockage de masse en SATA 3.0.

ODROID-H2+

Les bonnes nouvelles ne s’arrêtent pas là avec pas mal d’autres bonnes intégrations connectiques. La carte propose pas moins de deux ports Ethernet Gigabit pour adresser deux réseaux différents. Elle promet également deux sorties vidéo avec un port HDMI 2.0 et un DisplayPort 1.2. Enfin, elle propose pas moins de quatre ports USB Type-A, deux en USB 2.0 et deux en USB 3.0. La partie audio est également complète avec deux jacks audio séparés pour casque et micro mais également une sortie S/PDIF optique. Enfin, pas moins de 24 broches sont disponibles pour piloter des extensions externes.

ODROID-H2+

Proposée à 119$ directement chez Hardkernel, la solution est très intéressante pour de multiples usages. Elle pourra piloter une solution domotique, servir de serveur d’appoint ou de carte de développement. Parfaitement silencieuse avec son gros dissipateur en aluminium qui encaisse les 10 watts du processeur, elle pourrait également venir se glisser dans une solution multimédia ou le circuit graphique ne démériterait pas en décompression vidéo et audio grâce à sa connectique numérique complète.

ODROID-H2+

La carte est en effet capable de prendre en charge deux affichages UltraHD en parallèle, ce qui lui ouvrira sans doute les portes d’usages d’affichage numérique. La Odroid-H2+ propose également un pilotage CEC via une carte d’extension à connecter à ses broches d’extension. La carte propose même des fonctions de Wake-On-Lan pour être totalement pilotée à distance via un réseau. Un connecteur pour ajouter un ventilateur est également disponible afin de glisser la solution dans des boîtiers étroits. Deux boutons et quelques LEDs terminent le listing de l’équipement de cette solution originale : un premier pour démarrer l’engin, l’autre pour un reset système. 

ODROID-H2+

Compatible Windows et Linux,1, la Odroid-H2+ est une solution très complète qui ouvre pas mal de perspectives d’usages. 

Source : Harkernel et CNX-Software

Odroid-H2+ : une nouvelle carte sous Celeron J4115 © MiniMachines.net. 2020.

SilverStone P102 : un boitier alu pour cartes Raspberry Pi 4

Par Pierre Lecourt

Il aura fallu 4 générations de Raspberry Pi pour que le marché soit suffisamment mûr et intéressant pour que l’industrie se penche enfin sur le berceau de leur emballage. 4 génération de cartes pendant lesquels les boîtiers mis à disposition étaient souvent assez médiocres, voir bourrés de défauts.

SilverStone PI02

Avec cette quatrième génération, le marché a évolué suffisamment pour que les constructeurs de grandes marque se penchent sur le sujet. Il faut dire que les Raspberry Pi 4 sont plus sujettes à l’échauffement que leur prédécesseur. Du coup, on commence vraiment à trouver des solutions haut de gamme. Les Akasa Gem, par exemple. Mais aussi les Argon One et désormais les Silverstone P102 qui viennent d’être présentés.

SilverStone PI02

Ce nouveau boitier  très compact et fabriqué en aluminium brossé est un kit de quatre morceaux d’aluminium. Les parties supérieures et inférieures classiques mais également deux blocs d’aluminium qui viennent faire le contact entre les composants et le châssis lui même. Un premier bloc se positionne sur le SoC et un second, plus petit, sur le contrôleur USB 3.0 qui a également tendance à chauffer.

SilverStone P102

Cette solution est plus économique à concevoir pour la marque et probablement moins efficace que les productions d’Akasa… Mais qui pourrait avoir un impact important sur le prix de l’objet. On n’en sait rien pour le moment puisque la marque n’a pas annoncé de tarif.

SilverStone P102  

Le boitier mesure 9.42 cm de long sur 6.5 cm de large et 3.37 cm d’épaisseur. Il pèse 116 grammes et propose des ouvertures pour toute la connectique des Pi4 ainsi qu’un passage pour une nappe à destination des broches de l’engin.

SilverStone P102 : un boitier alu pour cartes Raspberry Pi 4 © MiniMachines.net. 2020.

Un processeur Intel Tiger Lake fait tourner Battlefield V en FullHD

Par Pierre Lecourt

Une vidéo publiée sur Twitter montre un ultraportable sous Tiger Lake en action dans le jeu Battlefield V. Un titre assez gourmand que les puces actuelles d’Intel ont parfois du mal à encaisser en définition assez élevée.

Perks of the job! Took a prototype Tiger Lake system for a spin on Battlefield V to stretch its legs. Impressive thin and light gaming perf with Xe graphics! Early drivers/sw, but it’s the first time I’ve seen this game run like this on integrated gfx. More later this year! pic.twitter.com/f1Qlz2jMyB

— Ryan Shrout (@ryanshrout) June 17, 2020

Dans la vidéo, on voit pourtant le jeu tourner en FullHD, un vrai 1920 x 1080 pixels de définition, en qualité “haute” d’un point de vue détails graphiques pour un rendu tournant autour des 30 images par secondes.

Ce n’est pas énormissime, certains portables arrivent à faire tourner Battlefield V à des vitesses bien plus élevées et en UltraHD. Mais, pour rappel, Tiger Lake vise avant tout des machines ultraportables, ultra légères et très autonomes. Des engins qui ne devraient pas mesurer 20 mm d’épaisseur et rester très légères. L’évolution que promet cette vidéo qui fait tourner un prototype sur des pilotes pas encore aboutis est donc un énorme gain en performances pour la marque.

Le rendu est impressionnant pour ce type de puce et le travail accompli sur l’intégration de Intel Xe semble donc porter ses fruits. Si on ajoute à cela les autres avantages annexes liés à cette génération de processeur comme l’arrivée de Thunderbolt 4, la compacité des cartes mères qui vont pouvoir augmenter d’autant la taille des batteries et définir de nouveaux formats de machines, le cru Tiger Lake pourrait être une belle avancée pour Intel.

Tiger Lake

Si le défi est relevé, si Intel et ses partenaires inondent bien le marché de machines vraiment ultra mobiles avec ce type de performances d’ici la fin de l’année, il y a un vrai coup à jouer pour Tiger Lake. Non pas que l’acheteur potentiel d’un ultra portable soit en réalité toujours un fan de jeu 3D ou qu’il achète une machine de ce type pour cela, mais bien parce que cette réserve de performances est toujours prise en compte lors de l’achat. 

Ce nouveau chipset Intel Xe confirme donc bien l’enterrement des solutions GeForce MX de Nvidia classiques. La marque  va devoir hausser les performances de ses puces externes pour convaincre à nouveau les constructeurs de les intégrer. 

Pour rappel, plus de 50 machines Intel Tiger Lake sont prévues d’ici la fin de l’année. Certaines comme le One GX ou des NUC Extreme, seront des MiniPC ou des netbooks..

Un processeur Intel Tiger Lake fait tourner Battlefield V en FullHD © MiniMachines.net. 2020.

Minisforum Deskmini DMAF5 : la révolution MiniPC va commencer

Par Pierre Lecourt

Le Deskmini DMAF5 est un MiniPC qui ressemble à beaucoup d’autres. Un boitier compact de 12 cm de large comme de profondeur pour 5.1 cm d’épaisseur. Une machine d’apparence très classique avec une intégration habituelle. Un peu trop habituelle même comme on le verra plus tard.

Ryzen 5 3550H

Ce qui change la donne ici, c’est l’équipement interne de la machine. L’emploi d’un processeur AMD Ryzen 5 3550H. Une puce quadruple coeurs et octuple threads cadencée de 2.1 à 3.7 GHz. Un circuit qui embarque également un chipset Radeon Vega 8 lui même cadencé à 1.2 GHz. Ce processeur offre des performances plus que convaincante. Il permet de piloter tous les usages d’un PC familial classique. Bureautique et surf bien sûr mais également jeu 3D, création 2D, montage vidéo et conception comme impression 3D. Mieux, ce type de processeur s’avère très confortable dans ces usages ce qui lui permettra de remplacer totalement un PC moyen tour classique. Non pas un PC de joueur ou une station sur mesure évoluée mais plutôt le PC de supermarché ou la machine qui reste en place chez vous pour les usages du quotidien.

Ryzen 5 3550H
Avec cette base de compétence, le Deskmini DMAF5 propose deux formules de mémoire et de stockage : 8 Go de DDR4-2400 sur  un slot de mémoire vive (sans gestion double canal donc) ou 16 Go de même type sur les deux slots. Accompagnant cette mémoire vive on retrouvera un stockage SSD SATA 3.0 en format M.2 2280. Une déception pour cet engin qui aurait gagné a choisir une version PCIe NVMe plus rapide. Un second emplacement 2.5″ SATA 3.0 est également accessible pour faire évoluer la machine.

Mais ce n’est pas tout, l’engin propose un module Wifi M.2 2230 au format 802.11AX ou Wifi6 pour des débits ultra rapides. Associé à un module Bluetooth 5.0 cette carte Wifi est également complétée par non pas un mais deux ports Ethernet Gigabit. La machine pourra donc piloter deux réseaux filaires indépendants.

Deskmini DMAF5

Le reste de la connectique comporte une sortie HDMI 2.0 et un DisplayPort, les deux étant capables d’afficher un signal UltraHD à 60 Hz sans problème. Le Deskmini DMAF5 propose également une sortie USB Type-C avec prise en charge d’une sortie vidéo DisplayPort pouvant sortir le même type de signal. Le MiniPC pourra donc facilement piloter trois écrans 4K. Quatre ports USB 3.1 Type-A sont également présents ainsi qu’un port jack combinant casque et micro. Un petit microphone est également présent à l’avant ainsi qu’un capteur infrarouge, le bouton de démarrage et une petite LED témoin d’activité. L’engin fonctionne sous Windows 10 Pro.

Deskmini DMAF5

Cette machine est importante car elle marque un changement, une bascule en terme de performances sur un MiniPC “noname”. Cela fait longtemps qu’Intel propose des NUC avec ce niveau de performances ou des solutions encore supérieures avec ses Skull Canyon ou ses Hades Canyon. Malheureusement les tarifs de ces engins les rendent difficilement accessibles. L’arrivée de ce type de processeur Ryzen devrait donc changer la donne.

Le modèle 8/256 Go du Deskmini DMAF5 sera mis en vente en financement participatif sur Indiegogo à partir de 399$ pour les premiers modèles, probablement assez peu de pièces pour les “early bakers” avant d’augmenter de tarif. La version 16/512 Go sera proposée à 529$ dans les mêmes conditions. Cela n’est pas spécialement donné mais avec la performance annoncée, cela serait un investissement ayant beaucoup de sens.

Pardon pour la bande son

Pourtant, il ne faut pas acheter ce Deskmini DMAF5, du moins pas dans ces conditions.

Je m’en vais maintenant tempérer nos ardeurs. Si sur le papier le Deskmini DMAF5 est une super machine, le mode de financement et les tarifs demandés, en plus de sa réalisation techniques, ne me satisfont pas.

Commençons par le fait que l’engin soit distribué sur Indiegogo. Pour bien comprendre mon propos, outre le fait que Indiegogo est une plateforme problématique, il faut bien comprendre qui est Minisforum. Il s’agit, comme beaucoup d’autres marques de ce type, d’une sous marque revendeur “fabless”. Cela veut dire qu’ils ne fabriquent rien, ils se contentent de piocher dans le catalogue mis à disposition par des fabricants OEM et de choisir les composants a intégrer. En clair ils partent sur une solution prémâchée par un tiers qui va fabriquer le produit, choisissent le montant de mémoire vive, de stockage, la carte wifi a embarquer et, parfois, la forme de la coque. Le fabricant leur donne alors un prix qu’ils vont prendre en compte avant de proposer leur machine à la vente. Minisforum appartient à BESTSTAR TECH, une société de Hong Kong qui détient également une autre marque que l’on connait bien : Kodlix.

Ce type de fonctionnement n’a rien d’anormal ou de particulier, c’est même la règle pour nombre de marques de MiniPC : Vorke, Beelink, Chuwi, Kodlix, T-Bao, Hystou, Partaker, Nvisen et bien d’autres. La grande question est donc liée non pas à leur mode de fonctionnement mais au pourquoi un recours au financement participatif ? La réponse est simple, trouver de l’argent auprès des internautes plutôt que de devoir contracter un emprunt auprès d’une banque pour financer le lancement de la production chez le  vrai fabriquant. Est-ce là l’innovation promise par le système de financement participatif ? Non, loin de là, cela se rapproche au mieux à un achat groupé. En faisant ce choix d’Indiegogo la marque Minisforum fait disparaitre tout risque financier. Est-ce qu’en échange la marque fait un vrai cadeau aux participants ? Pas vraiment. La baisse de prix à 399/529$ pour les premiers acheteurs n’est pas énorme1.

Qu’est ce que gagne l’internaute en échange ? Outre le risque de commande sur Indiegogo et de ne jamais être livré ? Zéro SAV, les acheteurs en financement participatif sont des investisseurs et non pas des clients, la marque n’a pas a leur fournir le moindre suivi logiciel ou materiel. Dès réception de leur machine le contrat est rempli. Même si l’engin ne fonctionne pas ou pose de gros soucis techniques dans le futur.

Deuxième raison pour laquelle il ne faut pas acheter ce Deskmini DMAF5 en financement participatif ? Son prix en magasin sera probablement identique et disponible au même moment que la livraison des premiers PC réservés via Indiegogo. Cette règle se retrouve à chaque fois confirmée sur ce marché particulier. Quand le MiniPC est enfin disponible pour ceux qui le réservent avec un financement de ce type, il est également en stock en magasin… Au même prix voir très souvent moins cher à l’achat direct pour son lancement grâce à des codes promos. Les “investisseurs” n’ont donc aucun avantage a avancer leur argent. Il arrive même que des clients lambdas soient finalement livrés en même temps ou avant les “bakers”.

Ceci pour une bonne raison, le but de ce type de campagne de financement est plus marketing et financier qu’autre chose. La marque veut promouvoir son MiniPC et elle sait très bien l’effet viral que peut avoir ce type de système sur le marché. Dans le même temps elle récupère des informations pertinentes sur l’attrait de l’engin pour le public. Si le financement participatif marche fort, ils auront un argument de poids a faire valoir aux revendeurs pour qu’ils pré-commandent également de plus grosses quantités de machines. Ces grosses quantités sont plus faciles a livrer que d’assurer la livraison de centaines de colis à des adresses différentes à travers le monde. L’usine livre donc en premier les revendeurs…

Enfin, je ne suis pas sûr de la pertinence du produit ni de sa rareté à moyen terme. Pas sûr non plus que Minisforum ait fait les meilleurs choix ni qu’il ait le meilleur tarif pour cet engin.

Comme je vous le disais Minisforum ne fabrique pas ces PC, si ils apparaissent aujourd’hui sur le marché, c’est parce que la solution est apparue chez un fabriquant. En d’autres termes TOUTES les marques de MiniPC ont dans les mains un catalogue présentant des cartes mères avec un AMD Ryzen 5 3550H embarqué. Ils pourront choisir des solutions en 8 ou 16 Go de DDR, opter pour un stockage NVMe ou faire les mêmes choix que le Deskmini DMAF5. Voire, peut être, proposer le même boitier. Seulement au moment ou les engins seront tous disponibles en magasin, la concurrence fera son travail et les marques proposeront alors soit plus de compétences, soit plus de stockage soit… un meilleur tarif. Il est donc possible que ce Deskmini DMAF5 se retrouve à la traîne au moment de sa réelle disponibilité.

Minisforum

Enfin, et c’est peut être ce qui me chagrine le plus, le choix d’implantation de ce Deskmini DMAF5 me fait avancer a reculons. Le constructeur propose des fonctions très intéressantes comme un accès facilité aux composants en faisant simplement sauter le couvercle de l’engin. On pourra donc aller trifouiller mémoire et stockage sans jouer du tournevis. C’est une très bonne idée pour les particuliers, moins pour les pros qui préfèrent en général des machines aux composants mieux protégés. Mais cela pose quelques questions.

DeskMini DMAF5
La première est : “Pourquoi personne n’y a pensé plus tôt ?”. La réponse est simple. La puce Ryzen 5 dégage 35 watts de TDP et ce mode de mise à jour oblige a placer le processeur sous la carte mère, totalement à l’envers. Ce qui va augmenter considérablement l’effort nécessaire au ventilateur pour refroidir l’ensemble. Vu qu’on n’ouvre pas tous les jours son MiniPC il aurait été préférable de placer la trappe sous la machine et de basculer le processeur au dessus. Pour parfaire ce choix, le recours à un capot supérieur en métal ajouré avec un système d’antennes externes aurait été parfait.

Deskmini DMAF5

Pour compenser ce choix, la marque a donc employé un système de dissipation de portable assez élaboré avec un dissipateur en aluminium, un heatpipe et une distribution de chaleur du processeur Ryzen vers les ailettes. Le tout ventilé par une solution typique des portables orientés jeu. Très bien sauf que ces solutions ont toujours été pensées pour fonctionner dans l’autre sens, le ventilateur vers le haut et le processeur en dessous. 

ventilation de portable

Autre question ? Pourquoi livrer un engin pareil tout en castrant sa bande passante avec une seule barrette de mémoire vive quand un des gros avantage de cette puce est sa gestion du double canal ?

Sur le papier cet engin est vraiment intéressant et il augure un avenir radieux pour le format. Avec ce Ryzen 5 3350H et un système double canal, ce type de MiniPC sera une vraie aubaine pour beaucoup. Pour autant je vous encourage vraiment a laisser le temps faire son travail. Après les vacances au mieux ou en fin d’année au pire, on devrait voir une vraie concurrence sur ce type d’engin. Il sera alors temps de faire des choix et de trouver la perle rare… Mais je doute que ce premier jet soit le meilleur. C’est juste une excellente nouvelle théorique.

Beaucoup des captures d’écran de ce billet sont issues de la vidéo que TechTablets vient de publier. Je vous encourage a la regarder en détail pour avoir un avis technique complet sur l’engin.

Minisforum Deskmini DMAF5 : la révolution MiniPC va commencer © MiniMachines.net. 2020.

Alfawise C40 : une graveuse laser 40 x 30 cm en 32 bits

Par Pierre Lecourt

Encore une, le marché des graveuses laser continue d’évoluer. La Alfawise C40 est la dernière venue de la marque Chinoise déjà responsable de quelques belles sorties. Il y a eu la Alfawsie U30 Pro, mon imprimante 3D préférée du moment, l’imprimante 3D Alfawise U20 qui semble également très intéressante et bien soutenue par la communauté et bien entendu la Alfawise C30, ma graveuse laser actuelle. 

alfawise c40

Les différences entre la Alfawise C40 et la C30 ne sont pas énormes en réalité. Les dimensions utiles, comprenez la surface que le laser est capable de graver, sont identiques. On pourra travailler une surface de 40 cm de large pour 30 cm de profondeur. Sur cette surface la C30 déploie un laser 2.5 watts qui suffit a attaquer des matières classiques très facilement : papier, bois, corne, cuir etc.

La C40 propose deux lasers différents estampillés 7W et 20W. Il faut bien comprendre la petite ruse employée par la marque et la plupart des constructeurs Chinois de graveuses laser. Il ne s’agit pas de leur puissance de gravure mais leur… consommation électrique. Le laser 7 Watts consomme 7 Watts mais ne propose une puissance lumineuse que de 1.2 à 1.6 Watts. Le modèle 20 Watts en consommation propose quand à lui entre 4 et 5 Watts de puissance réelle de gravure. C’est donc là, la grosse différence entre la C40 et la C30 qui sont construite autour du même modèle. 

alfawise c40

Le modèle “7 Watts” pourra attaquer du papier, du carton, du cuir et  du bois avec plus ou moins de mordant suivant les surface. Découper du papier sera possible mais n’espérez pas trop attaquer un contreplaqué avec. Le modèle “20 Watts”, plus puissant pourra graver et découper plus de matières mais n’aura pas assez de puissance pour découper des bois durs ou attaquer des matériaux très solides. N’espérez pas attaquer du métal avec mais juste leur peinture. 

ORTUR Lunettes de Protection

Les deux modèles utilisent un laser dont la longueur d’ondes est le classique 445 ± 5 nm avec une mise au point manuelle et un réglage par émission faible. Il faudra donc acheter obligatoirement des lunettes compatibles avec cette longueur d’onde. Typiquement un modèle à couverture très large de 180 à 590 nm.

Des châssis en profilés d’aluminium a assembler sur lesquels circulera le laser conduit par deux moteurs et des courroies. La carte mère de la Alfawise C40 reste Open Source mais passe désormais en 32 bits pour un traitement plus rapide des données et un pilotage en douceur des moteurs. La communication entre la machine, qui passe au travers d’un port USB via des logiciels comme LaserGRBL par exemple, est également améliorée. La précision globale est également supérieure même si je doute que l’impact soit énorme avec ce type de laser et les vitesses proposées.

alfawise c40

La marque a conservé ses divers systèmes de protection. A commencer par un blocage de l’émission du laser si celui-ci reste sans bouger trop longtemps pour éviter tout risque de départ de feu. En cas de rupture d’ordres entre la graveuse et l’ordinateur maître, le laser va également s’interrompre et, surtout, un capteur de mouvement est intégré à la carte mère. De telle sorte que si le châssis venait à bouger suite à un mouvement imprévu, la gravure s’arrêterait. Ce dernier point évite de voir glisser un objet sous le faisceau ou, pire, votre main par exemple. Mais il évite également de continuer la gravure alors que le laser ne serait plus aligné sur l’objet a graver. Cela permet de reprendre la gravure dans un second temps sans gâcher votre support.

alfawise c40

Bref, une nouvelle version un peu mise à jour, vendue à un prix plus doux pour le modèle “7W” et équivalent pour le modèle “20W”. La graveuse Alfawise C30 2.5 Watts est proposée à 260€ environ. Le modèle “Pro” en 3 Watts est à 275€. La Alfawise C40 en modèle 1.6 Watts est proposée à 160€ tandis que que le modèle 5 Watts est à 253€.

Bien entendu il sera possible de faire évoluer ces machines, soit en changeant les profilés aluminium pour les agrandir. Soit en changeant de module laser pour plus de puissance. Attention, la fiche produit ne liste pas de lunettes avec le colis. Même si je suppose qu’un modèle de base est livré avec, je vous encourage a acheter une paire de lunettes de protection de qualité avec votre graveuse. Il ne faut jamais utiliser ces appareils sans se protéger les yeux.

Pour en savoir plus sur la gravure laser, vous pouvez lire ce billet sur la Alfawise C30.

Alfawise C40 : une graveuse laser 40 x 30 cm en 32 bits © MiniMachines.net. 2020.

Le Lenovo Yoga 5G sous Snapdragon 8cx est annoncé

Par Pierre Lecourt

Lenovo avait annoncé son premier ultraportable 5G pour cette année et la promesse est tenue. Pour 1400$ vous allez pouvoir acheter un Lenovo Flex 5G,  le nom de l’engin en Amérique du nord. Chez nous ce sera le Lenovo Yoga 5G quand il sortira chez nous. Il s’agit d’un ultraportable de 14″ avec un modem issu de la solution embarquée sur son SoC Snapdragon 8cx. 

Lenovo Yoga 5G

Mis en vente dès demain, le 18 Juin 2020 donc, l’engin proposera pas mal de points forts pour ceux qui cherchent avant tout l’ultramobilité. Sa charnière à 360° permettra un usage portable, présentation ou tablette et la présence d’une dalle tactile permettra de profiter réellement de cette fonctionnalité.

Autre avantage de la machine, sa puce ARM qui devrait lui offrir une belle autonomie à l’usage avec évidemment des fonctionnalités réseau étendues : Bluetooth 5.0 et Wifi5 ainsi que, bien entendu, une compatibilité 4G/LTE pour les 99% des zones non couvertes par la 5G. Lenovo a passé un contrat avec Verizon aux US pour proposer un abonnement 5G local : Comptez environ 58$ par mois si vous vous engagez pendant 2 ans… Un lecteur de carte nano SIM permettra évidemment de choisir l’opérateur de votre choix.

Lenovo Yoga 5G

Sur le papier le Lenovo Yoga 5G a pas mal d’atouts donc, son écran affichera en FullHD grâce à une dalle IPS avec une solide luminosité de 400 nits. Pour 1400$ il proposera 256 Go de mémoire UFS 3.0 non extensible mais vous pourrez également choisir une version 512 Go de base en ajoutant quelques billets verts. La mémoire vive proposée sera de 8 Go de DDR4 1866 soudés et non extensible…

Lenovo Yoga 5G

Le Lenovo Yoga 5G n’a pas de lecteur de cartes mémoire…

La connectique comporte deux ports USB 3.1 Gen 1 Type-C dont un qui assurera la charge de l’engin en 45 Watts. Un port jack audio combo pour casque et micro sera également disponible et… c’est tout. Une webcam 720 associée à une fonction infrarouge pour reconnaissance faciale est disponible tout comme un lecteur d’empreintes digitales et une puce TPM 2.0 pour assurer la sécurité des données sous Windows 10.

Lenovo Yoga 5G

Deux microphones sont également disponibles pour enregistrer vos conversations ou écouter les éventuels ordres pour piloter un assistant personnel. Le clavier bénéficiera d’un rétro éclairage et le large pavé tactile permettra sans doute une navigation agréable. L’écran sera compatible avec les stylets actifs mais le Lenovo Yoga 5G ne sera pas fourni avec un de ceux-ci par défaut. On ne sait pas si le stylet répond à la norme USI.

Lenovo Yoga 5G

Enfin, la batterie est une 60 Wh mais Lenovo n’a pas communiqué d’autonomie moyenne pour son 14″. Il a par contre donné le détail de ses dimensions et de son poids. L’engin mesurera 32.25 cm de large pour 21.59 cm de profondeur et 1.5 cm d’épaisseur. Son poids sera de 1.34 Kg grâce à une coque en alliage aluminium/magnésium. Rien d’extravagant ici puisqu’on est dans la moyenne des 14″ actuels grâce à des bordures fines autour de l’écran et des matériaux haut de gamme.

Lenovo Yoga 5G

Problème, l’engin sera nul sous Windows 10. Pas nul-nul mais nul quand même. Si on met en perspective les performances que propose le SoC Snapdragon 8cx et ce qu’il propose sur les tablettes Microsoft Surface Pro X, tout usage qui sortira des clous des applications optimisées pour ARM transformera votre ultraportable à 1400$ non évolutif et fermé en un engin aux performances dignes d’un PC portable entrée de gamme sous Celeron basique. Vous ne lancez que 3 applications classiques issues du Store de Microsoft ? Pas de soucis, la machine est faite pour vous. Vous voulez par contre lancer une bonne vieille application 32 bits du catalogue de Windows ? Oubliez. Les performances en émulation de la machine sont très mauvaises.

Je ne comprend toujours pas l’intérêt de ces engins sous Windows, je comprend la démarche, je comprend comment on a pu en arriver là mais je n’arrive pas a saisir pourquoi ces engins sont mis en vente ?1 Quelle est la cible de ces mauvaises solutions ? Personne. N’importe qui d’assez malin pour cliquer sur une une icône dans les paramètres de son smartphone peut, en 1 seconde, l’utiliser comme modem 4G ou 5G pour connecter son portable dessus. Si il achète un ordinateur entrée de gamme qu’il connectera dessus, il aura l’équivalent en performance de ce Lenovo Yoga 5G tout en économisant 1000$ au passage…

Lenovo Yoga 5G

Certains seront ravis de la portabilité de l’engin mais on retrouve aujourd’hui la même avec des machines sous processeurs AMD ou Intel. D’autres vont expliquer que la puce Snapdragon 8cx sera plus endurante… Oui mais elle mettre entre deux et cinq fois plus de temps a exécuter la même tâche qu’un PC sous processeur AMD ou Intel.

Lenovo Yoga 5G

C’est d’autant plus problématique aujourd’hui qu’AMD revient fort sur le devant de la scène et que les constructeurs commencent enfin a proposer des ultraportables sous processeurs AMD Ryzen. Mieux, les solutions x86, qu’elles soient Intel ou AMD, proposent désormais des 14 ou 16 heures d’autonomie, des finesses comparables et des fonctions 4G. Certes, il n’existe pas de modèles en 5G avec ce profil sous processeur AMD ou Intel. Mais a quoi bon puisque le réseau 5G n’existe pas non plus ?

Acheter un Lenovo Yoga 5G à 1400$ minimum pour une configuration 100% fermée aussi bien logiciellement que matériellement avec des performances entrée de gamme quand on peut, pour le même prix, trouver sur le marché des engins de plus en plus solides en performances ? Avec la simple possibilité de se connecter en 4G avec un smartphone comme relais ? Je ne comprend pas la logique de Lenovo ni l’entêtement de Microsoft.

Le Lenovo Yoga 5G sous Snapdragon 8cx est annoncé © MiniMachines.net. 2020.

Xiaomi Mi Display 27″ : un nouvel écran gaming 165 Hz

Par Pierre Lecourt

C’est un nouveau écran dans la collection du constructeur, le Xiaomi Mi Display 27″ se déploie avec une dalle IPS 8-bits qui affichera en 2560 x 1440 pixels avec un rafraîchissement de 165 Hz. 

Xiaomi Mi Display 27"

Pas la plus haute définition du marché, donc, mais un choix à mi-chemin entre le Full et le UltraHD pour viser une clientèle de joueurs plus intéressés par un grand nombre d’images par seconde que par la définition de l’image. La dalle du Xiaomi Mi Display 27″ a pas mal d’atouts avec, par exemple, une belle gestion de couleurs avec un espace DCI-P3 respecté à 95%.

Le temps de réponse moyen est de 4 ms et 1 ms de gris à gris et l’engin est également compatible avec les fonctions FreeSync d’AMD et G-Sync de Nvidia. Le moniteur propose également une certification HDR 400. Pas le plus haut des standards du genre mais cela reste un bon point pour un affichage de ce type. Cela assure une luminosité HDR avec un maximum de 400 nits et l’écran assurera une luminosité standard de 320 nits en affichage standard.

La connectique est classique avec une entrée HDMI et un DisplayPort. L’affichage propose également une fonction de Hub USB avec trois ports USB 3.0 ainsi qu’une prise jack stéréo combinant casque et micro. Le design est classique avec une finesse de bordure assez impressionnante.

Xiaomi Mi Display 27"

L’ensemble de ces compétences pourrait donc intéresser des utilisateurs voulant jouer et travailler de l’image à la recherche d’une solution abordable. Les 2199 Yuans demandés par la marque pour le Mi Display 27″ donnent quelque chose comme 275€. Xiaomi prévoit d’abord une sortie en Chine dès demain avant une distribution à l’international plus tardive.

Xiaomi Mi Display 27″ : un nouvel écran gaming 165 Hz © MiniMachines.net. 2020.

Asus PN50 : un MiniPC sous AMD Ryzen 7 4800U

Par Pierre Lecourt

Les Ryzen 7 4000U sont la nouvelle famille de processeurs d’AMD pour le monde du portable. Comprenez des puces qui ne consomment que peu et qui ne dégagent donc qu’une faible de chaleur. Tout ce qu’il faut pour être facilement intégrable dans un boitier de taille compacte.

Asus PN50L’Asus PN50

Avec 15 watts de TDP, ces puces Ryzen ne sont pas plus compliquées à mettre en ouvre dans un châssis classique de MiniPC qu’une solution Intel. L’Asus PN50 en a bien pris note et accueille donc à bras ouverts les nouveaux Ryzen 7 4800U sous architecture Zen 2 et toutes les déclinaisons familiales.

La marque Taiwanaise a lancé en Corée  du Sud le nouveau Asus PN50 sous processeur AMD. Il s’agit d’un clone pur et simple de l’ASUS PN60 qui embarque un processeur Intel Core de huitième génération. La machine embarquera toute la gamme Ryzen 4000U

Asus PN50

Asus PN50

Et c’est assez amusant car en 2019, lors de l’IT Partners, j’avais rencontré les gens d’Asus sur leur stand pour discuter. Et à l’époque, j’avais longuement argumenté avec certains autour des MiniPC sous Ryzen. On était sur la génération d’avant alors mais je poussais fortement la marque à se pencher sur le berceau des Zen pour leurs évolutions futures. Bien sûr, je ne suis en rien responsable de l’apparition des ASUS PN50 sous Ryzen 4000U. Je comprends juste qu’à l’époque les ingénieurs de la marque avaient, semble t-il, eu la même idée que moi. Pourquoi ne pas intégrer une puce AMD Zen2 dans ce châssis de PN60 en lieu et place des Kaby Lake Refresh qui les occupaient ? Après tout, ils avaient un TDP de 15 watts également ?

Un an plus tard, Asus débarque avec les PN50 et vont probablement mettre tout le marché du MiniPC à l’amende si ils se dépêchent de commercialiser leur produits en Europe.

On retrouve donc un châssis de 11.5 cm de côté et 4.9 cm d’épaisseur. Bien construits et sobres avec une finition matte en aluminium brossé. Ils proposeront une connectique complète avec un DisplayPort, un HDMI, un port Ethernet, un port casque combo, un lecteur de MicroSDXC, deux ports USB 3.1 Type-C et trois ports USB 3.1 Type-A. 

Asus PN60

Sur le PN40 un système de glissière permet d’accéder facilement aux composants

Les puces embarquées seront nombreuses, la marque raffole de ces options pour toucher tous les marchés possibles. Deux slots de mémoire vive seront donc présents, en DDR4, pour toucher jusqu’à 64 Go de mémoire de base en double canal. Le stockage sera confié à une solution double. Un slot M.2 PCIe NVMe, probablement en 2280, pour un stockage ultra rapide du système, et un emplacement 2.5″pour un stockage SATA 3.0 mécanique ou SSD supplémentaire. 

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Asus PN60

Et, donc, l’ASUS PN50 sera vendu dans toute la gamme de puces AMD Ryzen 4000U. Du Ryzen 3 4300U au Ryzen 7 4800U

AMD Ryzen 4000U

Le  gros avantage de ces puces étant leur gravure 7 nanomètres qui permet de dégager plus d’efficience dans leur taille compacte et d’embarquer un circuit graphique plus performant que leurs homologues Intel.

Pour avoir sous la main mon premier ordinateur portable sous processeur AMD Ryzen de cette génération, je suis clairement impressionné par les résultats obtenus. Aussi bien pour des usages classiques que pour le jeu ou des travaux plus lourds. La réactivité, la souplesse et les possibilités de cette machine sont juste extraordinaires.

Asus PN60

Asus PN60

On n’a pas de date d’une commercialisation de l’ASUS PN50 en Europe ni en France, je m’en vais poser la question à la marque dès que possible mais je ne doute pas de son arrivée en magasin. Les PN40 (sous Celeron et Pentium) et PN60 (sous Core) ont fait le voyage, il n’y a pas de raisons que le PN50 ne le fasse pas à son tour.

Je prévois un développement en deux étapes pour ces engins. D’abord un écho assez large chez les “experts”, les utilisateurs avisés qui n’auront aucune appréhension à tester ce genre d’appareil. Pour eux, AMD ou Intel, peu importe, seule la performances compte. Ces premiers défricheurs auront tôt fait de rendre compte des capacités de ces nouveaux joujoux et créeront un appel d’air important pour l’autre étape de la conquête des Ryzen 4000U sur ce marché. Le grand public, sur les conseils des premiers explorateurs, ira à son tour à la ruée vers l’or d’AMD. 

Le marché est en train de basculer et avec les performances des MiniPC actuels, il n’y a pas grand chose que le grand public ne peut pas envisager.

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Le dernier rempart qui empêche monsieur et madame tout le monde de passer de la grande tour moche, bruyante et encombrante à une Minimachine… c’est le jeu et le montage vidéo. Si j’en juge par mes expérimentations actuelles sur le Ryzen 4000U, ce défi est désormais relevé pour les titres grand public. Et cela dans une qualité de jeu tout à fait décente. Et jusqu’en UltraHD pour le montage vidéo.

Le premier constructeur qui dégainera un MiniPC efficace sous AMD Ryzen 4000U, plutôt facile à mettre à jour en mémoire vive et en stockage, celui-là gagnera probablement le gros lot. A condition bien sûr de ne pas être trop gourmand. A condition également de prendre ce tournant et de parier sur ce type de machine car la demande est déjà forte et va aller en s’accélérant. Le marché PC va basculer et ceux qui n’auront pas réussi à sécuriser un stock suffisant en seront pour leurs frais.

Sources : Tom’s HardwareSmartPCiT dongA, Dustin Home et Liliputing.

Asus PN50 : un MiniPC sous AMD Ryzen 7 4800U © MiniMachines.net. 2020.

Le Xiaomi Mi Notebook 14 est annoncé

Par Pierre Lecourt

Quatre diagonales même si on ne voit plus guère le 12.5″ aujourd’hui. Le Xiaomi Mi Notebook 14 est désormais commercialisé  avec les 13.3 et 15.6″ de la marque.

Xiaomi Mi Notebook 14
Ce nouvel ordinateur portable a été lancé sur le marché Indien en deux versions différentes. Le Mi Notebook 14 comme modèle de base ainsi qu’une version Mi Notebook 14 édition Horizon en version plus haut de gamme. Les deux solutions sont construites autour de puces Intel Core de dixième génération. La marque n’a pas choisi de solution AMD Ryzen pour ces nouveaux venus, une décision qui fera, je suppose, pas mal grincer des dents.

Les engins seront disponibles sur le marché Indien à partir du 17 Juin sans qu’aucune date ne soit donnée pour les autres marchés. A priori, l’engin n’est toujours pas prévu, comme le reste de la gamme, en France.

Xiaomi Mi Notebook 14

Les deux versions ont, évidemment, beaucoup en commun, à commencer par leur proposition d’affichage. Les deux appareils embarquent un écran de 14″ dans des diagonales de 13.3″ classiques. Toutes deux sont des dalles IPS FullHD avec des angles de vision de 178°. Mais il existe une “petite” différence entre le modèle Horizon et le Mi Notebook 14 classique.
 Le dernier proposera un rapport dalle/écran de 81.2% tandis que le premier, et plus cher, s’ajustera pour occuper 91% de l’espace disponible grâce à des bordures de 3 mm seulement.

Xiaomi Mi Notebook 14

Les dimensions changent donc quelque peu… à l’avantage du modèle Horizon. Celui-ci mesurera 32.13 cm de large pour 20.68 cm de profondeur et 17,15 mm d’épaisseur et 1.35 Kg. Le modèle classique sera de même épaisseur mais plus lourd avec 1.5 Kg et auddi plus large et profond avec 32.3 cm sur 22.8. Les châssis des deux modèles seront réalisés en aluminium pour une finition grise assez classique.

Xiaomi Mi Notebook 14

La version de base proposera une connectique comportant deux port USB 3.1, un USB 2.0, une sortie HDMI et un port jack combo de 3.5 mm. La version Horizon proposera en plus un port USB 3.1 Type-C. Les deux embarqueront un Wifi5 et du Bluetooth 5.0. Un choix de wifi étonnant puisque les puces Intel de dixième génération facilitent grandement le passage à des solutions Wifi61 .

Le coeur de ces engins est constitué de pouces Intel Core, un Core i5-1021U pour le modèle de base et une version Intel Core i7-1051U pour le second. A chaque fois, les puces sont épaulées par 8 Go de DDR4 2666 MHz. Le stockage est confié à un SSD PCIe NVMe de 512 Go en Horizon et de 256 ou 512 Go pour le Mi Notebook 14 classique.

Les circuits graphiques évoluent également suivant les variantes : Intel UHD 620 et Nvidia MX250 pour l’entrée de gamme, Nvidia MX350 pour le haut de gamme. Le reste est équivalent sur les deux modèles avec 10 heures d’autonomie, une recharge de 50% en 35 minutes de connexion secteur, une paire d’enceintes stéréo DTS, une webcam HD basique, un pavé tactile de 11 x 5.7 cm et un clavier chiclet avec une course de touche de 1.3 mm.

Xiaomi Mi Notebook 14

Les prix sont les suivants après conversion suivant les modèles : 

Pour le Mi NoteBook 14
Version 1901-FC : Core i5 UHD Graphics 620 8/256 Go : 486 euros
Version 1901-FA : Core i5 UHD Graphics 620 8/512 Go : 521 euros
Version 1901-DG : Core i5 NVIDIA GeForce MX250 8/512 Go 556 euros

Pour le Mi NoteBook 14 Horizon
Version 1904-AR : Core i5 NVIDIA GeForce MX350 8/512 Go : 637 euros
Version 1904-AF : Core i7 NVIDIA GeForce MX350 8/512 Go : 695 euros

Ces tarifs sont à prendre avec les pincettes de rigueur, il s’agit de prix établis après conversion de la monnaie locale pour un marché assez particulier. L’Inde compte “pas mal” d’habitants et je ne connais pas l’impact des taxes locales. Il est fort possible que les tarifs évoluent donc beaucoup pour ces modèles suivant les contrées.

Le Xiaomi Mi Notebook 14 est annoncé © MiniMachines.net. 2020.

L’Universal Stylus Initiative propose désormais un programme de certification

Par Pierre Lecourt

L’USI ou Universal Stylus Initiative a été lancée il y a cinq ans maintenant et, pour le moment, ses efforts ne sont pas vraiment des plus visibles dans l’espace public. 

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Le but de l’USI est de proposer un standard ouvert que toutes les sociétés pourraient suivre afin d’équiper les différents écrans de stylets compatibles entre eux. Vous achetez un stylet tactile de la marque X et, si il est compatible avec le standard USI, il serait fonctionnel avec la marque Y. En cas de perte de stylet ou d’évolution de machine, vous ne seriez pas obliger de repasser à la caisse chez le constructeur mais vous pourriez acheter un stylet compatible.

Le problème étant que le standard met bien du temps à être adopté. Celui-ci a été établi en version 1.0 en 2016 et ce n’est qu’en 2019 que les premiers périphériques USI 1.0 ont fini par être commercialisés. Lenovo et HP ont saisi la balle au bond et lancé des outils compatibles via des sociétés spécialisées tierces.  Cette année, le groupement lance un programme de certification permettant à tout fabricant de faire passer des tests de  compatibilité pour leurs appareils afin de les certifier. Si, au terme des tests, les appareils existants – écrans comme stylets- sont compatibles avec le standard USI, ils pourront être certifiés et recevoir le logo ci dessus. Un logo évidemment rassurant pour l’acheteur qui pourra ensuite piocher à loisir dans l’ensemble du catalogue de périphériques compatibles.

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Quelques uns des stylets USI fabriqués par la compagnie Sunwoda Electronic

Cette certification aura bien entendu un coût pour le fabricant, l’ensemble des tests ne se fera pas sans payer une certaine somme à l’USI. Mais cet investissement délivrant le précieux sésame, il pourra être facilement remboursé sur les ventes générées. Les stylets pouvant, en plus, être exploités avec plusieurs machines sur plusieurs générations, le recours à cette certification pourrait être très vite rentabilisée.

L’Universal Stylus Initiative propose désormais un programme de certification © MiniMachines.net. 2020.

COVID 19 : le Computex 2020 est annulé

Par Pierre Lecourt

Le Computex 2020 a lieu chaque année à Taiwan, l’événement rassemble des dizaines de milliers de visiteurs et d’exposant pour un salon gigantesque et tentaculaire qui a lieu dans un lieu précis mais également dans toute la ville. Avec moins de 500 cas de Coronavirus confirmés à Taiwan, l’île ne veut pas d’une évolution de la maladie et préfère donc éviter de voir venir des visiteurs du monde entier.

Computex 2020

Les chiffres du Computex 2019 expliquent bien cette problématique, encore plus au vu de ces derniers mois passés : l’année dernière, le salon a rassemblé 1685 exposants venus de 30 pays différents et 42 495 visiteurs enregistrés de 171 pays. Ce sont les chiffres de visiteurs enregistrés sur le salon mais cela ne compte probablement pas la totalité des équipes voyageant vers Taïwan pour faire tourner l’exposition. On imagine donc l’impact d’un tel salon en 2020, surtout après des mois de disette communicative où ont été plongées les marques. Cela fait des mois que personne n’a pu présenter ses produits ni au public, ni à la presse ni aux partenaires. On imagine que le premier grand salon informatique créera un appel d’air massif pour pouvoir communiquer à nouveau.

Mais il est également possible que certains partenaires clé, liés au Computex 2020, n’aient pas voulu prendre de risque pour leurs équipes. Et qu’ils aient ainsi annulé la totalité de leur venue sur les lieux. Sans certains acteurs majeur comme Lenovo, Qualcomm, Nvidia, AMD ou Intel, le lieu aurait semblé un peu vide. Des allées importantes avec des stands manquants à l’appel, ce n’est pas la publicité dont le salon à besoin. Certains constructeurs auront droit à une plateforme liée au Computex 2020 pour présenter leurs produits en ligne, d’autres, les plus grosses, ont déjà commencé a présenter leurs nouveautés technologiques.

Le Computex est l’événement annuel le plus important dans l’écosystème informatique materiel. Si le CES présente des produits finis qui seront vendus dans l’année, le salon Taïwanais présente les technologies qui équiperont les machines du CES suivant. Intel Lakefield est un bon exemple de ce type de technologie. La logique aurait voulu que le fondeur présente ses nouveaux processeurs lors du Computex 2020 en annonçant l’arrivée des machines vers le CES 2021. Le Covid-19 en aura décidé autrement.

Le Computex 2021 est programmé du premier au cinq Juin l’année prochaine. Ça va être long.

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Jim Keller démissionne de son poste chez Intel

Par Pierre Lecourt

Jim Keller terminera cette année 2020 en tant que consultant chez Intel. L’homme a démissionné de son poste pour des raisons personnelles et quitte la société. Il restera disponible pour assurer une transition en douceur avec les chantiers en cours. Difficile de voir l’impact de sa présence dans les équipes de la marque pour le moment, le travail mené autour des processeurs est un processus à long terme.

Jim Keller

Jim Keller

Les hoquets d’Intel autour de la finesse de gravure de ses puces, un ricochet continuel sur les 14 nanomètres que l’ensemble industriel de la marque n’arrivait pas à dépasser, avaient fini par émouvoir le groupe. L’embauche de Keller devait améliorer l’évolution du fonctionnement global de l’entreprise et parvenir à dépasser les problèmes de 2018. 
Keller n’agissait pas comme un génie seul à son bureau face à une feuille blanche, son rôle était de coordonner les équipes d’ingénieurs de la marque pour faire avancer les projets, résoudre ;les problèmes et défricher le futur. Un rôle qui ne fonctionne que si l’on est capable de comprendre les technologies en jeu et qui demandent un bon niveau d’ingénierie comme de gestion des ressources.

Ce rôle n’a pour le moment pas quitté les  coulisses et si on a pu avoir l’impression qu’Intel innove ces derniers temps, avec les circuits Xe, la technologie Foveros et les processeurs Lakefield notamment, le véritable travail de l’ingénieur ne sera pas en production avant encore un certain temps. Les processeurs comme les usines de ce genre, sont de gros porte-avions qu’il est difficile de démarrer comme de diriger. On a cependant pu voir une nette évolution de la production des puces gravées en 10 nanomètres et un tassement des indisponibilités chroniques de processeurs très fréquentes l’année dernière. 

Les conséquences de ce départ, la transition de 6 mois que Keller va assurer, les remaniements dans le groupe, seront sans doute sujettes à quelques soubresauts techniques mais on se doute que l’inflexion voulue par l’ingénieur est déjà bien engagée après deux années de travail. Plusieurs hommes vont encadrer les opérations en cours et la marque compte bien poursuivre les travaux déjà entamés. Le résultat réel des travaux de Keller ne devrait pas déboucher sur un produit commercial avant 2022 ou 2023. Un travail à suivre donc.

Jim Keller démissionne de son poste chez Intel © MiniMachines.net. 2020.

MSI Creator 15 : un 15.6″ compact True Pixel et très bien équipé

Par Pierre Lecourt

C’est assez fou, avec du recul, que ce MSI Creator 15 rentre dans l’empreinte d’un 14″ ou de certains 13.3″ des débuts du site. Avec 35.83 cm de large pour 24.8 cm de profondeur et de 1.83 à 1.98 cm d’épaisseur, cette machine de 15.6″ montre l’énorme travail mené par l’industrie ces dernières années.

MSI Creator 15

Avec 2.1 Kg sur la balance, ce n’est pas le portable le plus léger du marché et ses dimensions en font une machine pas très confortable par rapport aux solutions modernes de 13.3″, et moins, qui ont fondu également dans le temps. Mais le ratio performance et services proposé par cet engin n’en est pas moins exceptionnel.

MSI Creator 15

Le MSI Creator 15 proposera la dernière génération de puces Intel jusqu’au Core i7-10875H. Un processeur très haut de gamme qui sera secondé par deux slots de mémoire vive DDR4 pouvant accueillir jusqu’à 64 Go de RAM. Le stockage sera confié à une double solution SSD. Un premier slot M.2 permettant de monter au choix une solution PCIe NVMe ou SATA 3.0 et un second slot uniquement en PCIe NVMe. De quoi construire des solutions de stockage rapides et de belles capacités.

La partie graphique est assez vaste avec de multiples options signées Nvidia. Le MSI Creator 15 proposera pas moins de 5 solutions graphiques différentes. Le haut de gamme proposera un circuit GeForce RTX 2080 SUPER Max-Q, il sera également décliné en RTX 2070 SUPER Max-Q et en RTX 2070 Max-Q. La machine proposera aussi des solutions GeForce RTX 2060 et GeForce GTX 1660Ti sur les modèles plus entrée de gamme.

MSI Creator 15

Ces affichages performants, couplés à la mémoire vive et au processeur, permettront de piloter tous les logiciels de création du marché. Mais le clou du spectacle sera assuré par les choix de dalles que la marque a intégrés. Si le modèle de base sera un 15.6″ IPS  FullHD classique ainsi qu’une version tactile, la marque proposera une option UltraHD avec une dalle True Pixel IPS assurant une compatibilité 100% Adobe RGB. Une dalle calibrée en usine avec un Delta-E inférieur à 2. De quoi assurer une chaîne graphique équilibrée pour les logiciels de création.

MSI Creator 15

Le reste de la machine est plus classique mais très complet avec une webcam 720P, un clavier chiclet avec rétro éclairage complet mais sans pavé numérique. Le clavier est placé au centre du dispositif, révélant deux espaces sur les côtés employés à abriter une paire d’enceintes 2 x 2 watts. Le réseau sera assuré par un Wifi6 associé à un Bluetooth 5.1. Un port Ethernet Gigabit sera également présent.

La connectique est très complète puisqu’on retrouve un port USB Type-C Thunderbolt 3 permettant de charger l’appareil en Power Delivery et capable de sortie un signal vidéo jusqu’en “8K”. Un second port USB 3.2 Type-C sera également proposé ainsi qu’un USB Type-A proposant le même protocole. Une sortie HDMI plein format sera également ,proposée ainsi qu’un lecteur de cartes SDXC compatible avec le format UHS-III. Un port jack d’alimentation propriétaire sera également disponible. 

MSI Creator 15

La batterie est indiquée comme une 4 cellules 99.9 Whr associée à un chargeur “slim” de 180 à 230 watts suivant les modèles de processeurs et de circuit graphique. Le MSI Creator 45 promet “jusqu’à 9 heures” d’autonomie même si le protocole de cette mesure n’est pas spécialement défini. 

Pas de tarif ni de disponibilité pour le moment, il va sans dire que les versions les plus abouties de ces machines ne seront pas données.

MSI Creator 15 : un 15.6″ compact True Pixel et très bien équipé © MiniMachines.net. 2020.

Intel Lakefield : lancement des processeurs hybrides multi coeurs

Par Pierre Lecourt

Intel Lakefield est désormais officiel et sa commercialisation a débuté. Si cela semble être une annonce anodine, il se joue ici un véritable tournant technologique pour le monde des minimachines mobiles. Pour bien le comprendre, on va commencer par quelques rappels techniques.

ARM, le concepteur des puces de type Cortex que l’on rencontre dans les smartphones par exemple, a lancé en 2014 une nouvelle façon de concevoir ses processeurs : big.LITTLE. L’idée de ces solutions multi cœurs est de mélanger des cœurs moins performants mais peu gourmands en énergie avec des cœurs plus rapides et plus hauts en fréquence mais plus énergivores. Et de faire travailler tout ce petit monde de concert.

les déménageurs

L’idée de base de ce groupe de cœurs de fréquences et de capacités différentes est de s’ajuster dynamiquement aux besoins de l’utilisateur. Pour bien faire comprendre cette technologie, j’utilise en général une histoire. Celle d’une équipe de déménageurs. Ils sont huit, quatre grands costauds et quatre plus petits. Ils travaillent ensemble. Les quatre costauds sont spécialisés dans les meubles lourds et encombrants. Les tâches qui réclament beaucoup de puissance. Les quatre plus petits ne pourraient pas déménager un piano ou une armoire normande mais sont très efficaces pour emballer la vaisselle, protéger les bibelots et faire des voyages rapides avec leurs petits cartons. L’ensemble se complète donc très bien.

Cette équipe de déménageurs fonctionne de manière coordonnée, il s’agit de gérer au mieux les besoins car ils ont une particularité : ils sont assoiffés en permanence. A l’avant de leur gros camion de déménagement, il y a donc un petit frigo avec en réserve des boissons fraîches pour toute la journée. Aucun des déménageurs ne peut retourner chercher un carton – ou une armoire – sans emporter une boisson fraîche à siroter. Mais quand les petits déménageurs se contentent d’une canette pour quelques allers retours, les costauds vont en emporter 10 pour déplacer quoi que ce soit : du simple gros fauteuil à la petite chaise pliante.

déménagement

L’entreprise de déménagement pourrait bien entendu n’embaucher que des gros costauds mais alors il faudrait agrandir le frigo à l’avant du camion ce qui le rendrait plus lourd tout en enlevant de la place de stockage pour les cartons à l’arrière. Elle préfère donc continuer à embaucher à la fois des gros costauds et des petits efficaces pour mener à bien ses opérations. Les balaises se mettent en route au début pour les éléments les plus lourds et puis roupillent à l’avant du camion sans plus toucher aux réserves du frigo. Pendant ce temps, les plus petits continuent leurs aller-retours rapides et finissent de vider les petites choses. Si, au cour du déménagement, il s’avère qu’un gros costaud est nécessaire pour déplacer un dernier meuble, on en réveillera un ou deux qui travailleront de manière coordonnée avec les plus petits. Si ça coince vraiment avec un truc hyper lourd – le coffre fort “oublié” dans le devis par exemple – et bien on réveillera toute l’équipe, les huit déménageurs, pour travailler tous ensemble.

Vous l’aurez compris, les déménageurs sont les cœurs de calcul des puces ARM. Le petit frigo c’est leur batterie et les boissons leur consommation. Toute l’idée de cette solution big.LITTLE est donc de coordonner les forces disponibles pour les ajuster aux besoins de votre usage. Vous relevez vos mails ? Un petit coeur peut s’en charger sans dépenser trop d’énergie. Vous ouvrez la pièce jointe qui est un fichier compressé contenant un fichier 3D, les gros cœurs vont se mettre à l’oeuvre. Vous lancez un jeu gourmand, toutes les ressources disponibles seront sollicitées. Vous comprenez l’idée.

Intel Lakefield

Intel Lakefield, c’est exactement le même principe mais pour une puce x86 et non plus ARM. Le fondeur propose donc un SoC au même titre qu’une solution Cortex. Il est parvenu à intégrer au sein du même circuit un ensemble de cœurs différents : un gros Intel Sunny Cove gravé en 10 nanomètres que l’on peut comparer aux puces Core Ice Lake des processeurs habituels de la marque. Et quatre cœurs Atom Tremont également en 10 nanomètres, qui sont la nouvelle génération de puces Atom. Les successeurs des solutions Gemini Lake actuelles. Le tout est épaulé par un circuit graphique Intel Iris Plus de onzième génération.

Intel Lakefield

Cet ensemble est intégré grâce à une nouvelle technologie mise en place par Intel et baptisée Foveros. Une techno qui permet de marier des composants différents au sein d’un même processeur, même si leur niveau de finesse de gravure n’est pas le même. Intel Lakefield va donc permettre de faire cohabiter les cœurs et de les faire travailler de concert de la même manière que big.LITTLE d’ARM.

Un exemple ? Votre PC est en veille, il est programmé pour vérifier si vous n’avez pas de mises à jour en attente (ou de relever vos emails ou n’importe quoi d’autre). Cela ne demande pas beaucoup de ressources d’aller questionner un serveur et le processeur le fait en réveillant une puce Atom Tremont au minimum de sa fréquence. Après avoir fait son travail, la machine retourne en veille. L’ensemble de l’opération n’aura pas demandé beaucoup de ressources et votre batterie n’aura pas senti la différence. A l’inverse, lorsque vous exploiterez votre machine pour des usages plus lourds, la totalité des coeurs seront mis à contribution. Au quotidien, le scénario le plus fréquent sera celui celui d’un Core Sunny Cove qui s’occupera de votre tâche en cours pendant que les cœurs Atom Tremont prendront en charge les tâches d’arrière plan. 

Intel Lakefield

Deux puces Intel Lakefield sont annoncées  pour le moment. 

  • L’Intel Core i3-L13G4 qui propose 5 cœurs et autant de Threads sur des fréquences allant de 800 MHz à 2.8 GHz. Sa fréquence maximale en exploitant tous ses cœurs est de 1.8 GHz. Le processeur embarque 4 Mo de cache. La puce consomme 7 watts de TDP avec son circuit Intel UHD Gen11 cadencé de 200 à 500 MHz et embarque 48 Unités d’Execution.
  • L’Intel Core i5-L16G7 toujours en 5 cœurs et 5 threads, toujours sur 7 watts de TDP mais avec des fréquences plus élevées allant de 1.4 à 3 GHz et une fréquence maximale de 1.8 GHz quand tous les cœurs sont exploités. Le circuit graphique est le même mais le nombre d’Unités d’Exécution monte à 64.

Les promesses de cette technologie sont grandes et la marque indique qu’ Intel Lakefield s’annonce déjà plus performant que les puces Amber Lake actuelles. Et de loin. D’un point de vue performances graphiques, Intel Lakefield serait 1.7 fois plus rapide que le Core i7-8500Y sous Intel HD615. Une puce double coeur traditionnelle affichant 4 threads pour un TDP de 5 watts avec des fréquences oscillant de 1.5 à 4.2 GHz.
Cela peut se traduire par une performance supérieure de 24% par watt d’énergie dépensée par rapport à ce processeur. La puce serait jusqu’à 91% moins consommatrice qu’une solution Amber Lake avec une dépense de 2.5 mW en veille. 

Ces deux processeurs pourront, et Intel le conseille, être dissipés passivement. Sans recours à un ventilateur mais en mettant en contact le processeur à une solution capable de transporter la chaleur sans nuisances. Par exemple un caloduc ou la coque en métal d’un portable. Les engins ne feraient alors plus aucun bruit en fonctionnement.

Microsoft Surface NeoMicrosoft Surface Neo

Intel Lakefield, à destination des machines les plus mobiles

Cette nouvelle génération de puce ne vise pas à concurrencer les processeurs haut de gamme de la marque en terme de performances mais bel et bien à apporter une solution très basse consommation capable de maintenir Intel en tête du marché des machines ultramobiles sous Windows. On l’a vu avec le Samsung Galaxy Book S sorti aux US sous SoC ARM Snapdragon de Qualcomm et sous Windows mais qui va revenir sous Intel Lakefield très prochainement. D’autres constructeurs sont sur les rangs comme Lenovo qui va proposer un ThinkPad X1 équipé de Lakefield. Ou Microsoft qui va l’exploiter dans son futur Surface Neo.

Foveros et Lakefield

Une carte mère de 3 cm sur 12.5 cm seulement

Parce que cette nouvelle solution à un autre avantage important, sa taille. Les processeurs Intel Lakefield mesurent 12 mm de côté pour 1 mm d’épaisseur seulement, ce qui permet une intégration très facile dans des cartes mères minuscules. Intel indique que leur encombrement est 56% moins important qu’une solution Amber Lake et qu’ils pourront être intégrés dans des carte mères 47% plus petites.

Intel Lakefield

Cela dégage autant de place disponible pour le reste de la machine ou pour… du vide. Certains constructeurs vont profiter de cet espace pour augmenter la taille de leurs batteries afin de proposer des engins aux autonomies exceptionnelles. D’autres vont privilégier des solutions ultrafines et légères. Certains vont profiter de cette taille minuscule pour passer à des solutions double écrans.

La technologie Foveros est, là encore, mise en avant par Intel : la puce n’est pas construite de la même manière que d’habitude. Les différents éléments qui la composent ne sont pas juxtaposés mais empilés. Les coeurs sont disposés sur un étage avec d’autres composants, les contrôleurs, et autres circuits sont ajoutés par dessus. Cerise sur le gâteau, les clients d’Intel pourront demander à ce dernier de leur ajouter de la mémoire vive directement par dessus ce processeur, dans son usine. 

Intel Foveros

Il s’agira de LPDDR4X-4267 de type PoP ou “Package on Package” prévue pour ce type d’usage. Le client pourra la fournir à Intel – et je suppose qu’Intel pourra également la fournir à ses clients en piochant dans un catalogue de partenaires – pour que ce dernier l’intègre en usine. Le résultat est une puce qui intégrera de 4 à 8 Go de mémoire vive directement au dessus de son processeur et une épaisseur qui passe à 1.5 mm pour la puce entière. Encore une manière de gagner en compacité avec, bien sûr, comme désavantage l’impossibilité de faire évoluer le montant de la mémoire vive après l’achat… Même si sur le type de machines visées, il est très rare de voir un composant vraiment accessible pour le client final. A noter que le constructeur pourra très bien choisir d’intégrer la mémoire vive de manière classique avec des slots SoDIMM si il le désire.

Galaxy Book S

 

Quelle cible pour Intel Lakefield ?

Vous l’aurez compris, Lakefield n’est pas un processeur qui vient s’empiler sur le podium de performances de la marque. Le fondeur ne cherche pas à faire mieux que son Core i9 le plus puissant mais propose une alternative plus économe en énergie. Avec la puissance de ses Core pour les besoins les plus importants mais également la faible consommation de ses Atom pour l’autonomie procurée. Une sorte de meilleur des deux mondes. Est-ce que cela en fera des machines au rabais pour autant ? Non, absolument pas. Mis à part pour les travaux les plus exigeants, c’est à dire un usage professionnel d’un logiciel de 3D ou de 2D ou pour le jeu 3D de dernière génération, la solution sera tout à fait apte à piloter vos applications 32 et 64 bits traditionnelles. A vrai dire, j’arrive déjà à faire tourner la totalité de mes outils du quotidien – retouche photo et montage vidéo compris – sur des solutions Atom Gemini Lake ou Core M3 moins performantes que les Atom Tremont embarqués dans cette solution.

Intel Lakefield

Une carte mère Intel Lakefield. A gauche un port USB Type-C vous donne une idée de sa taille globale

Les machines Intel Lakefield ne vont pas révolutionner le marché en terme de performances, donc, mais vont apporter un niveau de capacités très confortable pour la quasi totalité des usages du quotidien : bureautique, surf, multimédia, retouche d’images, jeu peu gourmand et même encodage vidéo. Les puces seront à même de définir de nouveaux formats et pourront prendre en charge jusqu’à 4 écrans en UltraHD. Cela ouvre la porte à des machines double écrans qui pourront également piloter deux écrans externes supplémentaires.

Cela ouvre également la porte à un retour sur des diagonales plus légères et des engins moins encombrants. Les technologies d’écran et de châssis ont permis ces dernières années de réduire au maximum l’encombrement des ordinateurs portables. L’arrivée de Lakefield va permettre aux constructeurs d’imaginer des engins de 11.6 ou 12″ aux encombrements très réduits par exemple.

Intel Lakefield : lancement des processeurs hybrides multi coeurs © MiniMachines.net. 2020.

Love Hultén propose une table basse qui cache une machine d’arcade

Par Pierre Lecourt

L’idée est magnifique, tout autant que la réalisation de l’objet. Cette table basse pourra prendre place dans n’importe quel intérieur et proposer un meuble au design irréprochable. Sobre, bien construite et agréable à regarder, cette construction en noyer remplira sans problème son rôle sans jamais révéler son petit secret au premier abord.

Car si vous vous souvenez de Love Hultén, que l’on a  croisé à plusieurs reprises sur le site, vous savez que le designer est un grand fan des machines d’arcades. Un format qu’il a décliné dans de multiples formats. De la boite à cigares à la machine murale en passant par des solutions totalement originales. Cette table basse ne fait donc pas exception.

table basse
Une double poignée, sous la forme de deux boules positionnées sur un des côtés de la table, permet de tirer un tiroir qui dévoile un dispositif de jeu d’arcade classique. Enfin “classique”, la réalisation est exemplaire avec une surface en bois clair d’où émergent des boutons parfaitement ajustés.

table basse

Les poignées se dévissent et viennent se positionner comme les manettes habituelles de ce genre de dispositif. Résultat, cette table placée entre un téléviseur et un canapé, se transforme en périphérique de jeu. Il faudra prévoir un tapis un peu épais pour que l’on se positionne à genoux face au dispositif ou rapprocher l’objet d’un canapé mais le jeu en vaut la manette. L’objet est à la fois fonctionnel et esthétique. Une fois la partie finie, l’objet retournera à son aspect de table basse classique.

table basse
La partie logique de l’objet semble avoir été déportée dans un boitier externe avec une coque en bois. D’habitude le designer emploie des solutions à base de Raspberry Pi. On peut imaginer que, là encore, la solution s’appuiera sur ce type de dispositif pour proposer une émulation Arcade.

Cette table basse n’a pas de tarif et Love Hultén ne la propose pas dans sa minuscule boutique. Il doit s’agir d’une commande particulière qui doit coûter une assez belle somme. C’est, encore une fois, un bon exemple de création et on peut imaginer des déclinaisons “maison” de cette idée. Des objets qui ne seront peut être pas aussi aboutis esthétiquement mais qui pourront rendre le même service.

Love Hultén propose une table basse qui cache une machine d’arcade © MiniMachines.net. 2020.

Station P1 : un MiniPC sous Rockchip RK3399 pour Android ou Ubuntu

Par Pierre Lecourt

Le Station P1 de FireFly est un vrai MiniPC avec des dimensions très compactes : 12.4 cm de long pour 7.9 cm de large et 3.16 cm d’épaisseur. Une presque moitié de NUC qui s’explique donc par l’emploi d’un SoC ARM en lieu et place d’un processeur x86 plus classique.

Station P1

Le Station P1 embarque donc un RK3399, puce que l’on a souvent vu à bord de Chromebooks et qui propose un fonctionnement big.LITTLE classique sur 6 coeurs. Les deux plus puissants sont des Cortex-A72 et les quatre autres des Cortex-A53. Le tout est associé à un circuit graphique Mali-T860MP4 pour prendre en charge la lecture de vidéos UltraHD et, suivant les systèmes, des affichages en 3D performants. Cette puce semble appréciée par les constructeurs de solutions Linux. On l’a, par exemple, retrouvée dans le Pinebook Pro, le portable ARM qui proposait une version de Debian par défaut. C’est le matériel que la marque a employé sur sa carte Firefly-RK3399 proposée en financement participatif en… 2016. 

Station P1

Elle fonctionnera de manière totalement passive, l’ensemble de la machine n’ayant pas besoin de ventilation pour fonctionner.

Station P1
Le MiniPC sera, quant à lui, disponible sous Geek Entertainement System, un OS au double visage capable de passer d’un mode “multimédia” à une version bureau plus classique.

Station P1

Il sera également compatible Android ou Ubuntu mais pourra également exploiter PhoenixOS, une solution basée sur Android mais orientée vers un usage de bureau. Ces systèmes pourront être exploités en parallèle, la machine acceptant de démarrer sur port USB ou sur MicroSD suivant vos choix.  

Avec 4 Go de mémoire vive DDR4 sur deux canaux et 32 Go de stockage eMMC, le Station P1 de base sera proposé à 129$. Vous pourrez également passer à une version 128 Go de eMMC pour 179$.

Station P1

Le reste de l’équipement comprend un Wifi41, du Bluetooth 4.2, et un Ethernet Gigabit (via USB Type-C) pour la gestion des réseaux.

Station P1

La connectique comprend une sortie vidéo HDMI 2.0a, un port USB 3.0 Type-C prenant également en charge le DisplayPort pour connecter deux affichages en même temps, un port USB 3.0 et un USB 2.0 Type-A et un jack audio 3.5 mm stéréo. En façade, le Station P1 propose un capteur infrarouge pour piloter la machine avec la télécommande fournie.

Source : Firefly

Station P1 : un MiniPC sous Rockchip RK3399 pour Android ou Ubuntu © MiniMachines.net. 2020.

One Mix 1S+ : un netbook 7″ sous Core m3-8100Y

Par Pierre Lecourt

La société One Netbook continue de proposer de nouvelles déclinaisons autour de son concept de MiniPC portable haut de gamme. Son One Mix 1S+ reprend la forme du précédent modèle de la gamme mais fait évoluer son processeur pour un Core m3-8100Y.

One Mix 1S+

Une puce Amber Lake de huitième génération chez Intel qui double quasiment les performances du Celeron M3965Y du One Mix 1 Yoga. Cette solution double coeurs et quadruple threads tourne de 1.1 GHz à 3.4 GHz dans un TDP de 5 watts. Ce processeur embarque 4 Mo de cache L3 et un circuit graphique très compétent avec le Intel HD 615. Le précédent Celeron était également un 2 coeurs mais sans hyperthreading avec une fréquence de 1.5 GHz sans mode Turbo et 2 Mo de mémoire cache pour un TDP de 6 watts. Le circuit graphique est le même sur les deux puces, si ce n’est que la version Core M3 fonctionne de 300 à 900 MHz au lieu d’un 850 MHz maximum pour la version Celeron.

OneMix

Le changement est donc bénéfique en terme de performances… un peu moins évidemment en terme de prix. Quand le modèle Celeron était proposé à 480$, ce nouveau venu sera commercialisé à 600$. Ce nouveau prix s’explique également par un changement de mémoire. Pas au niveau de la RAM qui reste de 8 Go, mais plutôt de son stockage. Le modèle à 480$ est en effet livré en 128 Go de SSD PCIe NVMe tandis que le One Mix 1S+ sera livré par défaut avec le double. Autre nuance, le coloris de l’engin puisque sa robe métallique est désormais légèrement anodisée en bleu clair.

One Mix 1S+

Les deux machines gardent les mêmes fonctionnalités avec un écran tactile capacitif et la gestion de stylets actifs sur 2048 niveaux de pression. Stylets qui ne sont pas fournis par défaut mais qu’il faut acheter en option. Les engins proposeront également la même connectique comprenant un USB Type-C et un USB Type-A 3.0, une sortie vidéo MicroHDMI, une prise 3.5 mm Audio combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. Un lecteur d’empreintes fera également partie du lot.

One Mix 1S+

A noter que la prise USB Type-C prend en charge tous les protocoles : transfert de données, charge Power Delivery, Ethernet et DisplayPort. L’engin pourra donc piloter deux écrans externes en plus du sien. Il pourra également être rechargé par une batterie portable externe compatible Power Delivery.

One Mix 1S+

Le Wifi n’évolue pas avec un modèle 802.11AC accompagné du même Bluetooth 4.2. La batterie est une 6500 mAh dont l’autonomie n’est pas spécifiquement indiquée par le constructeur. Le clavier est toujours un QWERTY et il y a très peu de chances qu’il soit un jour disponible en AZERTY. L’engin ne propose pas de pavé tactile mais toujours un petit capteur optique. 

One Mix 1S+

L’écran du One Mix 1S+ reste identique, un 7″ en 1920 x 1200 pixels qui occupe 85% de l’espace disponible avec 324 points par pouce. L’engin mesure 18.2 cm de large pour 11 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur. Le One Mix 1S+ pèse 518 grammes.

Le One Mix 1S+ est en vente chez Banggood pour 532€

 

One Mix 1S+ : un netbook 7″ sous Core m3-8100Y © MiniMachines.net. 2020.

RK2020 : un clone RK3326 de la Odroid Go Advance

Par Pierre Lecourt

Le RK2020 reprend, pour commencer, la puce Rockchip RK3326 de la formule, une puce quatre coeurs Cortex-A35 cadencée à 1.3 GHz et accompagnée d’un circuit graphique Mali-G31 MP2. Un circuit qui permettra de piloter de nombreux émulateurs graphiques de console de jeu mais qui pourra également afficher des solutions graphiques capables de décoder des films de manière efficace.

RK2020
La RK2020 embarque un petit gigaoctet  de mémoire vive DDR3L et 16 Mo de mémoire de stockage pour son système. Un lecteur de cartes MicroSD est présent pour stocker les éléments externes comme les médias, les émulateurs et les images de jeux. C’est exactement la même recette que la Odroid Go Advance

RK2020RK2020

RK2020
Le reste suit le même plan, avec un écran 480 x 320 pixels IPS identique de 3.5″ de diagonale, la charge se fera également avec un port USB Type-C et un port USB 2.0 qui servira à connecter à un ordinateur pour échanger des données. Une prise jack audio 3.5 mm complète le dispositif. D’un point de vue manipulation et ergonomie, là encore les machines sont très semblables avec une croix directionnelle à gauche surmontant un Mini joystick. A droite, les 4 boutons ABXY traditionnels et les boutons Start et Select. Au dessus de la console, sur la tranche, les gâchettes L1 et L2 ainsi que R1 et R2.

RK2020

La seule différence réelle et positive qu’apporte cette RK2020 par rapport à son modèle, c’est l’ajout d’une batterie de 2600 mAh au lieu des 2000 mAh de l’originale. Encore que, il faut bien comprendre que Hardkernel doit probablement sourcer des composants testés pour assurer une autonomie décente pour son appareil.

RK2020

Sur ce modèle, ce changement s’explique peut être par une volonté du fabricant de mieux encaisser des changements de composants suivant les disponibilités en production. Autre nuance à prendre en compte, les efforts faits au niveau des composants employés pour piloter l’interface de jeu. Certains mécanismes disponibles sur le marché laissent clairement à désirer. A voir dans le temps la qualité globale de ce dispositif. 

La console RK2020 est disponible sur AliExpress à 78€

RK2020 : un clone RK3326 de la Odroid Go Advance © MiniMachines.net. 2020.

Panfrost : le pilote open source ARM Mali évolue

Par Pierre Lecourt

Alyssa Rosenzweig est la développeuse en chef de Panfrost qui coordonne une équipe de talentueux développeurs de cette équipe qui vient d’apporter le support de l’OpenGL ES 2.0 et de certaines fonctionnalités de l’OpenGL ES 2.1 à l’architecture Bifrost d’ARM qui sert aux circuits graphique Mali.

Panfrost

L’équipe de Panfrost de gauche à droite : Lyude Paul, Ryan Houdek, Tomeu Vizoso, Alyssa Rosenzweig, John Einar Reitan (Arm), Rohan Garg, Boris Brezillon, Erico Nunes (Lima), Connor Abbott, Rob Herring.

Le but étant de pouvoir obtenir une accélération graphique 3D pour tous les systèmes libres sur les puces ARM Cortex exploitant ce type de circuit sans avoir à passer par une solution propriétaire. C’est une avancée extraordinaire pour pouvoir profiter des capacités 3D de ces puces avec des systèmes libres basés sur Linux.

Neverball

Neverball, un jeu libre en 3D accéléré par Panfrost.

Une liste d’exemples donnée par Alyssa Rosenzweig montre le nombre de choses désormais possibles avec un circuit graphique Mali-G31, par exemple, sans avoir recours à aucun logiciel propriétaire. 
Il sera possible de lancer des jeux 3D évidemment, avec une accélération de leur traitement, à condition qu’ils respectent le format Open GL. Les logiciels de lecture vidéo comme Kodi peuvent tirer partie des fonctionnalités de la puce pour accélérer l’affichage des films et prendre en charge des médias très haute définition. Le nouveau pilote Panfrost permet également d’utiliser Wayland sans avoir recours à aucun élément de code propriétaire, ce qui permet de faire tourner GNOME 3 sans soucis. L’équipe assure qu’ils sont parvenus à faire tourner l’ensemble des scènes du benchmark glmark2-es2 sans problèmes.

XtremeTuxRacer

ExtremeTuxRacer sur Mali T760 via Panfrost

C’est une super nouvelle pour la gestion 3D des jeux et des émulateurs qui vont pouvoir s’appuyer sur les solutions Mali afin de proposer de meilleures performances graphiques. Une console comme la Odroid Go Advance pourrait donc faire tourner aussi bien un Linux complet avec une accélération du bureau que des jeux émulés en 3D.

Cette évolution de Panfrost va également permettre de faire basculer de vieilles solutions sous Linux plus facilement. Notamment les tonnes de tablettes et autres TV-Box sous de vieilles versions d’Android plus mises à jour. Une très bonne nouvelle qu’il va falloir surveiller. Une tablette ou une TV-Box sous Android 4 ou 5, qui n’a jamais reçu de mise à jour et qui est incapable de mettre à jour ses logiciels ou qui n’a plus accès au Play Store, pourrait revenir à la vie avec une version récente d’un Linux adapté.

Source : CNX-Software

Panfrost : le pilote open source ARM Mali évolue © MiniMachines.net. 2020.

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