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À partir d’avant-hierLe blog de Seb Musset

L'effet apeuré

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
380e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge-rouge. En rentrant du travail à 19h29... 

- Alors chéri quoi de neuf ? 
- La routine. Il parait que le gros Castex est fier de lui et qu'il vient encore de générer une usine à gaz qui va lui péter à la gueule dans 6 jours. 

L’angoisse étant inversement proportionnelle au temps passé devant les écrans, je les boycotte depuis plusieurs semaines. La vie est trop courte pour la passer apeuré par les conjectures contradictoires sur des taux d'incidence sur sept jours des contamination au virus chinois ou à s’énerver contre les flatulences stratégiques d’un pouvoir à l'agonie qui ne peut se résoudre à accepter son impuissance dans ce domaine et persiste à reproduire les mêmes erreurs en s’attendant à obtenir un résultat différent.

Après un an de guerre contre le virus, "j'apprends" sur Twitter que le gouvernement étend un couvre-feu à 18h sur tout le territoire. X-ième mesure absurde, probablement contre-productive et qui, à part emmerder les gens qui sont dans la vie réelle, ne changera pas grand-chose à la logique d’un virus qui est 1 / de se propager 2 / d'innover dans sa propagation quand on veut le contrer. 

Mon #DryJanuary d'info-feuilleton télévisé est très instructif. Cet éloignement doit se prolonger d'une diète numérique. L'hystérie véhiculée à la télé est reproduite à l’identique sur les réseaux sociaux (qui par ailleurs, à force d'algorithmes sélectifs et de censure plus ou moins déguisée de la pensée divergente, ressemblent de plus en plus à une matinale interminable de France Inter). Un an de gesticulation gouvernementale de la peur et mon mur Facebook s'est transformé en camés du confinement. C'est à qui le réclame encore un troisième encore plus gros, plus dur et toujours plus tôt. Certains sont encore plus flippants et hystériques que les experts de plateau télé. C’est encore pire sur Twitter où une recherche sur l’occurence « confinement » donne 3 tweets sur 4 appelant à plus de restrictions de libertés. Patience : les confinements ça marche tellement bien qu'il y en a de plus en plus souvent. 

J’attribue en très grande partie notre hystérie collective autour du virus chinois à l'influence de l’info-feuilleton dans nos vies et celles de nos dirigeants (on apprenait récemment que Macron passait une bonne partie de son temps à l'Elysée, "hypnotisé" devant BFM, ce qui explique mieux certaines de ces décisions). Mais c'est oublié que les chaines d’info-feuilleton cultivent depuis des années un complexe vis à vis du flux des réseaux sociaux. Les premières comme les seconds se disputent le marché de l'attention pour faire monter les enchères des espaces publicitaires qu’ils nous déversent sur la gueule. Et le feuilleton du virus, c’est la martingale. Une peur sans fin avec des pubs au milieu. A moins d'une catastrophe encore plus grande qui expédie ce mauvais feuilleton aux oubliettes, le serpent va encore se mordre la queue un bon moment. La question qui se pose avec le virus chinois et ses variants marketing n’est pas "va-t-on s’en sortir ?" (SPOILER : OUI) mais peut-on encore vivre sans devenir dingue dans un environnement d’information continue où l’on est sommé d’avoir une opinion tranchée et radicale immédiate, une solution sur tout et tout de suite, le tout dans un contexte de restriction de libertés en large partie générée par cet environnement ? 

L'autre jour on me qualifiait de "négationniste" sur Facebook pour avoir relayé les chiffres officiels des hospitalisations et de la mortalité en France qui n’étaient pas « si » catastrophiques qu’on pourrait le croire au travers de ce remake média quotidien d’Armageddon avec Macron l'androïde dans le rôle de la table basse de Bruce Willis et le gros Castex dans celui de la doublure cascade de Bourvil. Le confinement était au départ présenté par le gouvernement comme une mesure de dernier recours - la preuve de son échec à traiter les désastreuses conséquences des coupes budgétaires dans le secteur de la santé -, le confinement est désormais considéré par beaucoup comme un dispositif de prévoyance - la condition de la réussite pour combattre le virus -. Avant on confinait pour désengorger les hôpitaux, aujourd’hui et alors que les hôpitaux sont loins d'être saturés, le peuple veut confiner pour "être libre plus vite" (alors que dans les faits, le confinement ralentissant le contamination il ne fait que rallonger d'autant la séquence jusqu'au prochain confinement). Joli tour de passe passe idéologique auto-infligé sur fond d’hyper consommation d’"information" ou plutôt de menace rabâchée sur un ton infantilisant en mode "on va tous mourrir". Non seulement on va survivre, on survit tous déjà très largement, mais pour la plupart on ne se rendra même pas compte des effets du virus chinois sur notre santé. 

En attendant que le gouvernement écrase encore une fois une mouche dans un magasin de porcelaines avec le 33 tonnes d’un énième confinement, décrochons des marchands de peur. Comme pourrait dire Coluche : la peur, il suffirait que les gens arrête de l'acheter pour qu'elle ne se vende plus. Je ne sais pas si on vivra plus vieux, mais je garantis qu'on vivra mieux. 




Alors 2020 c'était bien ?

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

366e jour de l'an 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. A quelques heures de la dinde Picard en solitaire devant le bêtisier d'NRJ12 pour les gueux à miasmes, c'est l'heure du bilan et des perspectives. 

Quelles que soient nos oppositions, nous nous accorderons tous et toutes pour convenir que c’était une belle année de merde.  Riches et pauvres, jeunes ou moins jeunes, nous avons tous vécu au rythme de la carotte et du bâton sur le chemin d'une interminable dinguerie sanitaire. Pourtant, à bien y regarder, si ce n'était pour l'hystérie générée par les chaines d'info-feuilleton, les errements des gouvernements aux abois dont la seule stratégie est de regarder comme nous, les chaines d'info feuilleton pour nous imposer des confinements à répétition, je ne me serais même pas aperçu de l'existence de ce virus en un an. Mais bon, dur de lutter contre une religion dominante. Le Covid : punition pour un un occident âgé et trop sûr de lui, qui crève d'abord d'avoir trop vieilli et de s'être abandonné à des politiques d'austérité dans le secteur de la santé (pas assez rentable alors selon ceux qui nous privent de liberté aujourd'hui pour réparer leurs dégâts). 2020 aura également confirmé la domination planétaire et la totale impunité de la Chine à laquelle l'occident s'est livré pieds et poings liés en fermant bien sa gueule.

Bilan français : La nouveauté de l'année, c’est la houellebcquisation accélérée au pays du coq. En attendant de se faire racheter nos restos en faillite par MacDo, Starbucks et Amazon (j'attends le moment où ils vont purement et simplement remplacer la Poste avec des officines physiques en ville), nous marchons masqués, résignés, apeurés, fatigués. Je n’ai aucun souvenir d’avoir vu sombrer autant de gens. Un ami me demandait sur sa page Facebook nos "recettes" pour survivre mentalement face aux confinements répétés, à l’isolement et au manque de perspectives. Je lui répondais être entouré de ceux qu’on aime, créer et rire de tout cela (à condition de ne pas se laisser happer par les chaines d'info-feuilleton, cette hystérie est authentiquement risible). Tout ceci à condition de ne pas être pas trop impacté financièrement et de ne pas subir son environnement de vie. Là c'est l'angle de mort béant de la politique sanitaire du Baltringuistan. 

Bilan  quotidien :  Le télé-travail s'impose enfin là où il est possible, et c'est mon cas, sans que cela ne change rien à rien (voilà qui devrait faire baisser le prix du m2 des bureaux sur Paris). Je n'ai pas pris les transports en commun depuis près d'un an. Je ne suis pas allé au cinéma depuis aussi longtemps et ironie c'était pour voir à la cinémathèque un vieux film de John Ford "Frontière chinoise" où il est question d'un virus venu d'Asie qui décime un à un les occupants d'un ranch assiégé et s'achève sur le suicide par empoisonnement de l'héroïne principale. Au quotidien, je ne vois plus mes amis depuis des mois. Mon univers s'est réduit à quatre personnes, soit deux de plus qu'en 2019. Chaque instant devient important, un luxe, un bonheur et à titre purement intime je garderai finalement un très bon souvenir de 2020. 

Bilan de santé : J’ai traversé 2020 avec une bonne forme insolente tandis que les figures de mon enfance mourraient les unes après les autres (aucune du Covid) au cinéma comme dans ma vie personnelle. Mon père et mon parrain, les frères ennemis entre lesquels ma vie balançait se seront finalement retrouvés ex-aequo à quelques semaines près sur la ligne d'arrivée. Toutes ces vies sont comme les fenêtres de mon appartement quand je regarde de loin les immeubles de mon quartier lors de mes promenades réglementaires : anonymes, perdues dans la masse, et pourtant elles constituent les balises de mon univers. C’était aussi une année de maturité pour mes filles qui se sont aiguisées, responsabilisées, affirmées. La force des enfants en général est bien ma seule raison d'avoir de l'optimisme pour les années à venir. Quelque chose me dit qu'ils vont nous enterrer.

Bilan économique : Comme redouté aux premières heures de ce délire collectif, les décisions politiques ont des effets bien pire que ce virus sur l'économie et la société. Les séquelles sur la société seront bien plus graves que nos dizaines de milliers de morts du quatrième âge. Dans certains secteurs les dégâts sont en passe d'être irréversibles. Si l'on m'avait dit un jour que je verrai peut-être un jour la fin du cinéma tel que je le connaissais...  Cette crise n'en est pas une. Une crise est un épisode, nous sommes ici dans une série à plusieurs saisons. C'est un déclin, pour 2021 et au-delà. Une fin d'empire, la capitulation. On peut encore tenter de s'accrocher au monde d'avant, il est fini. Nous sombrons tous économiquement, chacun à notre vitesse, tombant chacun de plus ou moins haut, mais nous tombons tous. D'où l'intérêt de developper chacun à son échelle son alternative. C'est la bonne nouvelle de 2020, nous forcer à sortir des rails avant peut-être de nous contraindre à désobéir pour survivre. 

Bilan littéraire : Avec tout ce malheur c’est fort logiquement une bonne année. J’ai repris le blog et j’ai surtout bien plus écris pour moi cette année que les huit dernières, j’y ai retrouvé un certain plaisir et j'ai peut-être même deux ou trois trucs sous le coude pour l'année à venir. 

Bilan politique : Cette année aura vaguement été égayée par l'explosion du macronisme. La secte est en miettes mais le starteupeur de l'attestation dérogatoire de déplacement et des numéros verts reste malheureusement incontournable même si sa parole a désormais le même poids qu'une prévision météo de Paco Rabanne. La concurrence est éparpillée, planquée derrière l’espoir d’une fin de virus qui lui permettrait de se réaligner sur les vieux débats. Les pronostics des uns et des autres sur la présidentielle de 2022 sont pour le moment sans fondement tant le terrain est boueux et mouvant, avec aucune force saillante et une confiance dans la parole politique proche du néant. Tout ce que je pouvais prévoir en début d'année s'effondre. Tout peut encore arriver, tout va arriver et les barrages prennent l'eau de tous les cotés. On peut désormais gagner une présidentielle avec 17% au premier tour. Ça devrait aiguiser les appétits des "acteurs économiques influents" qui n'auront jamais eu aussi belle opportunité de mettre littéralement la main sur un pays à privatiser jusqu'au trognon. 

Bilan épidémique : Là c'est la franche rigolade. On en est littéralement au point "moins que zéro". Toute l’Europe reconfine à commencer par l’Angleterre dont les autorités, splendeurs du libéralisme autoritaire, ont réussi l’exploit de faire acheter en masse leurs cadeaux de noël aux anglais lors du black-friday pour leur empêcher à la dernière minute de se les offrir. Comme prévu par tous sauf par les experts autorisés, le virus mute et la potion magique survendue par les chaines d'info feuilleton il y encore trois semaines devient suspecte à peine lancée. Avec l'open bar donné à la parole "scientifique" et la peopolisation de l'expertise, 2021 promet d’être aussi irrésistiblement absurde que 2020. J'ai brièvement regardé une chaine d'info feuilleton la semaine dernière (c'est le secteur du spectacle encore en activité). On y voyait un parterre d'épidémiologistes et d'urgentistes (visiblement pas surmenés) papotant sérieusement de l'apport cinématographique de la carrière de Claude Brasseur dans la France post soixante huitarde. Bref, plus que jamais  : mangez équilibré,  prenez des vitamines et éteignez votre télé.  

Bilan des libertés : Nos dirigeants impuissants ont pris goût à l'autorité bête et méchante. Ils nous confinent désormais comme ils leur prend l'envie de péter. Ce sera toujours plus simple de brimer le quidam que de demander des comptes aux chinois pour cette merde mondiale. Une méchante grippe et la parole sainte du scientifique leur ont servi sur un plateau (télé) notre soumission la plus complète. Du haut de nos certitudes et de nos cynismes érudits, nous avons gobé la religion du virus avec une facilité déconcertante, moi le premier. Ils ne se cachent même plus pour rédiger des projets de loi obligeant les 99,9% de la population en bonne santé à se faire vacciner. Nous ne sortions pas en douceur de ce cycle de la peur.  Tout ceci finira comme ça a commencé : par la contagion. La contagion du ras-le-bol. Je ne peux dire quand, je ne peux dire à partir de quel pays, mais c'est inévitable. On s'en rapproche. Bien ruinés et affamés, quand on sera sorti de la croyance, d'ici quelques confinements on devrait collectivement en venir aux mains. 

Alors que retenir de l'humanité en 2020 ? Qu'elle aime bien se faire peur. Pour le reste de 2020, il n'y a plus de réalité et pas de vérité. Chacun a la sienne et ainsi soit-il pour 2021. 

D'ici là, comme l'écrivait Desproges, vivons heureux en attendant la mort et comme le chantait François Valery dans ces années 80 que je détestais tant et qui paraissent maintenant un paradis perdu : Aimons-nous vivants !  L'air m'a trotté dans la tête toue l'année : chacun sa peine. 

Au plaisir de vous retrouver au pays des libertés, des secteurs non-essentiels, du rire autorisé et des hôpitaux enfin construits en nombre. En vous souhaitant, entre deux couvre-feux, pour vous et vos proches beaucoup de douceur et d'air pur pour la suite.





#confinement2 jour42 : bonne année 2021 de déreconfinement !

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

346e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Toujours aucun signe de Covid. A vrai dire, pas un pépin de santé de l'année 2020. Pas de toux, pas de test. Rien. Je ne me suis jamais senti aussi loin de mes semblables. Dans tous les sens du terme. Mais bon, il n'est pas ici question de ma petite personne mais du gros Castex qui a fait, tout fier, son caca de presse hebdomadaire pour nous annoncer, après ce second confinement allégé un déconfinement resserré. Fin de confinement, mais couvre-feu à 20h sauf le soir du 24 décembre. 

Comme prévu après les bars et les restaurants le monde de la culture - de toutes les façons qui ne votera plus Macron - est sacrifié sur l'autel du portenwak gouvernemental. Comme prévu rien n'est pensé pour la jeunesse  - de toutes les façons qui ne votera plus Macron -, comme prévu peu de cas est fait des conséquences psychiques, physiques, sociales et économiques de ces errements stratégiques totalement vains puisque alternativement trop forts, pas assez forts, et surtout constamment en retard. Comme prévu, la question des hôpitaux n'est pas abordée, on continuera tranquillement à les détruire ainsi que le système de santé, et l'on continuera que c'est de votre faute, que vous n'êtes pas responsables et que surtout il vous faut avoir peur de respirer. Apparement ça marche. 

A vrai dire, avec cet énième contreproductif pataquès dans le cadre de la lutte contre le Covid infini. on ne pouvait pas finir l'année sur une note aussi juste. 

Nous allons bientôt avoir fait le tour du calendrier Covid et nous en sommes au point zéro : le pays est bloqué non pas à cause du virus, mais bien à cause de notre déficience hospitalière dont la seule cause sont les restrictions budgétaires décidées par ceux qui restreignent chaque jour un peu plus nos libertés. Comme je le redoutais, à l'arrivée en 2021, les décisions politiques ont désormais des effets plus catastrophiques que le virus lui-même.  Chaque jour qui passe nous informe désormais sur la folie de nos gouvernants locaux s’abandonnant corps et âme à la science comme ils s’abandonnaient avant à l’Europe pour s’exonérer de toute responsabilité dans le désastre qu'ils n'ont su ni anticiper ni gérer. 

Des millions de précaires en devenir, des milliers de suicide, des destins broyés, des pathologies non soignées, un français sur cinq se déclarant déprimé… et les mêmes baltringues en place juste bons à (nous faire) générer des attestations de déplacement. Cette farce suicidaire pour une maladie au taux de mortalité infinitésimale, dont la moyenne d’âge des décès est supérieure à l’espérance de vie moyenne, et dont 90% des décas présentent une co-morbidité, dont on ne sait finalement toujours pas grand-chose mais dont on agite une potion magique certifiée par communiqués de presse comme seule sortie. La farce est telle que j'imagine aisément que d'ici quelques mois on s'apercevra qu'il sert - au mieux - à rien. Et ce sera reparti pour un nouveau chapitre du feuilleton.

Face a la houellebequisation généralisée de mes compatriotes, j’en viens à penser que la seule mesure sanitaire et consensuelle qui aurait le plus d’effets positifs immédiats sur notre santé à tous et toutes serait l’éradication de cette clique autocratique. Ils veulent que l'on fasse encore des sacrifices ? Il est certain qu'un petit écartelement de Castex en place publique pourrait détendre l'atmosphère et envoyer un signal d'espoir collectif en cette fin d'année bien morose. 

Sur ce je vous laisse et je vais stocker mes caisses de champagne pour le réveillon. On ne va pas se laisser abattre, ni par ce virus et encore moins par les cadors de la République du Baltringuistan. 




#confinement2 jour 29 : qui a le pouvoir ?

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

Ça y est c’est la bamboche ! Du monde partout dans Paris, les guirlandes de noël pendent au dessus des rues aux trottoirs bondés de badauds à Tote bag qui papillonnent d'une échoppe réouverte à l'autre au gré des protocoles sanitaires et des jauges réduites. Le client est roi dans un rayon de vingt kilomètres autour de chez lui. Après un mois de fermeture forcée, les commerçants les accueillent comme s'ils étaient les princes fortunés de quelques contrées d'Arabie. C'est l'heure du déconfinement pour consommer. "Grâce au confinement", les français ont épargné 100 milliards d’eurosLa consommation des ménages représente habituellement 55% du PIB français. Autant dire qu'en cette fin d'année, le peuple a le pouvoir économique du pays entre les mains. C'est plus que jamais le moment de consommer intelligent -> local et en cash. 

Place de la République à Paris, comme partout en France, les indignés de tous horizons se rassemblent contre le projet de loi de sécurité globale (adoptée en première lecture au parlement) et son fameux article 24 modifiant la loi de 1881 sur la liberté de la presse. L'article prévoit un an de prison et 45 000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention, lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".  

Cet article est la pièce à conviction supplémentaire du dépassement total du pouvoir face à son époque. Déjà, il ne tient pas la route : 

Flous sémantique et juridique : Il ne serait pas interdit de filmer, mais de diffuser avec une intention malveillante. Qui juge d’une intention malveillante ? Admettons que cette loi passe, je ne lui donne pas une manifestation pour conduire à 50 procès tant elle est mal ficelée et ouverte à toutes les interprétations. D'autant que la police n'a pas attendu l'article en question pour se conforter dans un sentiment d'impunité qui lui autorise déjà de molester les journalistes, les citoyens à smart-phone ou toute autre gueule qui ne lui revient pas dans les manifestations. 

Flou contreproductif : Loi bourrine mal ficelée par incompétents paniqués, dépassés par la technologie, elle permet de réunir les oppositions contre elle (sauf le RN) et ouvre la voie à un effet Streisand. Je ne donne pas deux semaines pour qu'une application gratuite pour smartphone permette à chaque videaste d’instantanément transformer la tête d'un policier entrain de matraquer un manifestant, en SS ou en chaton mignon. La représentation graphique de la censure sur les vidéos de violence serait encore plus désastreuse pour l'image de la police dans son ensemble. De la contrainte naît la création, si la loi passait je suis prêt à parier que la police se reprendrait dans les dents un effet boomerang artistique et symbolique qu’elle est loin d’anticiper.

Flou inutile : Cacher quoi exactement ? Les policiers encadrant les manifestations sont désormais masqués de la tête au pied, sous une carapace de protection digne d'un film de Marvel et un casque à visière. Ils cachent déjà bien souvent leur numéro d’identification (ce qui est interdit). C'est donc bien une volonté du pouvoir d'encourager la police à faire régner l'ordre "quoi qu'il en coute" humainement. 

Au-delà de ces flous, cette loi et le contexte dans lequel elle survient (le passage a tabac filmé par une caméra de surveillance - puis un smartphone - d’un producteur de musique par 3 policiers (sous le regard impassible d’une vingtaine d’autres) est limpide : chacun voit ou devine que la Police de ce pays a quelque chose à se reprocher. Les violences policières sont légion depuis 2016 et le passage en force de la Loi Travail (sous François Hollande qui joue désormais les vierges effarouchées), le rythme s'est démultiplié sous le règne d'un Jupiter 1er (tétanisé) lors des mobilisations des Gilets Jaunes il y a déjà deux ans. Combien de morts, de visages délibérément défigurés au flashball, de gens volontairement humiliés par des forces dites de l'ordre ? 

Pour justifier de l’installation massive des caméras de surveillance et autres drones les syndicats policiers utilisaient la bonne réthorique moraliste : Vous n’avez pas à avoir peur d’être filmés si vous n’aviez rien à vous reprocher, vous n'avez rien à craindre de la surveillance. 

On peut leur retourner l'argument aujourd'hui : Qu'avez-vous donc à cacher ? Y a-t-il de quoi avoir honte d'être policier en 2020 ? 

Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12 -  Jour 14 - Jour 15 - Jour 17 - Jour 26


Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59



#confinement2 jour 26 : le sauveur d'un noël en zone libre

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
330e jour en de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan et toujours pas l’ombre d’un début de signe de COVID à l'horizon. 

Le conseiller clientèle en chef a de nouveau parlé dans le poste hier soir. Il était hors de question d’écourter mon épisode de South Park pour voir la tronche du héros de l'association théâtre, petits-fours et débats d'idées du Touquet se vanter de la baisse nationale des contagions. Je me suis donc rapporté aux échos médiatiques de sa prestation. 

Avec la fougue juvénile d’un policier matraquant heureux un migrant à terre, le magnanime leader du Baltringuistan a distribué les cadeaux sous le sapin autorisé du petit peuple qui n'en demandait pas tant. A l’approche des fêtes de fin d’année, la laisse est relâchée sur les dociles citoyens qui verront leur rayon de promenade quotidienne pour effectuer leurs besoins de consommation étendu de un à vingt kilomètres pour une durée de liberté masquée passant de une à trois heures. Les petits commerces sont autorisés à ouvrir après que l'on se soit demandé durant quatre semaines pourquoi diable avaient-ils été fermés alors que ce sont probablement les endroits les moins peuplés, où les protocoles sont les plus respectés ? Bien entendu, suspense en carton, noël est sauvé. Mais, surprenant, le réveillon du 31 aussi. Mais attention les enfants, ne faites pas n'importe quoi. Que ce soit clair : après ce confinement relâché, nous nous orientons vers un déconfinement strict !

J’ai même entendu dire que notre start-uper du récépissé administratif s'était plaint d’un "état trop bureaucratique" pour conclure qu’il serait toujours nécéssaire de remplir une nouvelle attestation dérogatoire de déplacement de 3000 caractères pour aller chercher sa baguette au coin de la rue jusqu'au 15 décembre. 

Son monologue achevé, la SNCF et ses billets au prix du caviar étaient pris d’assaut. Les Français moins fortunés n'ayant pas les moyens de festoyer à l'autre bout du pays en resteront aux préceptes d'hygiène sociale du professeur Remi Salomon (président de la commission médicale AP-HP) : "On coupe la bûche de noël en deux. Papy et Mamy mangent dans la cuisine et nous on mange dans la salle à mange".

Devant la bien légitime fête du slip qui s'annonce sur le territoire en cette fin d'année, on peut lancer les pronostics sur 2021 et la date de reconfinement. J'imagine début mars (après le retour des parisiens du ski) : pile pour le premier anniversaire de notre infantilisation citoyenne. 

D’ici là, notre jeune entrepreneur en absurdités promet un début de distribution populaire de potion magique (sous forme de vaccins improvisés). La vaccination ne sera pas obligatoire nous rassure-t-il. Fort heureusement. Le contraire eut été suicidaire politiquement, ingérable (inutile de rappeler leurs échecs logistiques répétés) et inutile (même si ce dernier argument je vous l'accorde n'est plus pertinent depuis un moment). A l'instar des confinements successifs qui ont défoncé l'économie et ruiné les parcours scolaires et universitaires de centaines de milliers de jeunes, il s'agit avec le vaccin de sauver les plus vieux d'entre nous. C’est le but de la manoeuvre : leur faire regagner ces 3 mois de vie perdus avec le virus. Le politique se sauve la face, sauve quelques votes et s’évite aussi des poursuites judiciaires. 

Le conseiller clientèle joue avec le feu. Il le sait. Depuis ces jours insurrectionnels de décembre  2018 où les 2000 gilets jaunes les plus énervés avaient concrètement le palais de l'Elysée à portée de mains, il sait bien ce qu'il risque. C'est d'ailleurs pour cela qu'il se garde les "bonnes nouvelles" et laisse l'intendance du merdier à l'inénarrable Castex. Si le conseiller clientèle en chef a réussi à imposer soumission et peur en un claquement de doigts lors du premier confinement, le second a copieusement été débordé. Il reste la peur dans certaines régions et classes d’âge, mais la défiance est montée. Pour un éventuel troisième confinement, la défiance dépasserait la peur. Embrasée par les ravages économiques causés par les trois premiers confinements, la défiance serait totale en cas de quatrième. On ne s’étonne donc pas des récents renforcements législatifs au nom de la protection de la police alors que c'est d'abord le confort du pouvoir qui est recherché même s'il doit passer par le passage à tabac plus ou moins discret de toute opposition.



Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12 -  Jour 14 - Jour 15 - Jour 17 

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#confinement2 jour 17 : un pays qui se tient malade

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

Confinement saison 2, jour 17

Puisqu'il est question de santé partout depuis bientôt un an et que notre gouvernement est soudainement déterminé jusqu'à l'extrême à ce que nous soyons en bonne santé, intéressons-nous à ce qu'est la "santé". Prenons la définition au sein d'un organisme qui fait autorité chez nos élites : L’Organisation mondiale de la santé.

Dans le préambule à sa constitution en 1946, l'OMS définit la santé comme « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». Elle représente « l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale ». 

La santé est donc un sujet à la fois d'équilibre individuel et collectif.  

Reprenons les termes : 

 « Un état complet de bien-être physique, mental et social » : Le confinement, la privation de liberté, d’accès aux espaces verts, à la mer, à la nature, l’absence d’activités sociales, professionnelles ou associatives, la privation de rencontres avec ses proches… et la cascade d’absurdités des décisions hors-sol quotidiennement pondues dans "le cadre de la lutte contre l'épidémie de COVID-19" vont évidemment à l’encontre de ce bien-être décrit par l'OMS. Nous ne mourrons pas du COVID pour l’écrasante majorité d'entre nous, mais il est d’ores et déjà acquis que cette année de gestion sanitaire kamikaze par notre dirigeants provoque et continuera de provoquer, directement et indirectement, des dégâts sérieux sur nos psychismes, notre état physique et donc notre santé. Nous nous métamorphosons chaque jour un peu plus lentement mais surement en larves à écrans pour les confinés, tandis que les autres (devinez quoi : essentiellement les travailleurs les plus précaires) continuent à s'exposer concrètement au COVID.

Selon les données diffusées jeudi 12 novembre par Santé publique France : "La prévalence des troubles dépressifs a augmenté de manière significative dans l'ensemble de la population entre fin septembre et début novembre, passant de 10% à 21%Les hausses les plus importantes ont été observées chez les jeunes (+16 points chez les 18-24 ans et +15 points chez les 25-34 ans), les inactifs (+15 points) et les personnes déclarant une situation financière très difficile (+14 points). (...) En outre, ce deuxième confinement a une répercussion chez les personnes déclarant des antécédents de troubles psychologiques dont 30% déclarent des troubles dépressifs, contre 18,5% chez celles sans antécédent"

Cette gestion politique de la pandémie (et non "la crise sanitaire" comme le titre la presse) a un effet qui se perçoit autour de nous, chez nous : elle nous plonge pour certains dans un état dépressif, et pour les plus solides dans une sorte de léthargie sans perspective de sortie. Je ne compte pas non plus le nombre d'articles de médecins, professeurs qui s'alarment des décès à venir liés au non traitement ou non dépistages de pathologies graves soudainement considérées comme subalternes.

Au niveau mondial, l'OMS souligne en juin 2020 que "les services de prévention et de traitement des maladies non transmissibles (MNT) ont été gravement perturbés depuis le début de la pandémie de Covid-19. Cette situation est très préoccupante car les personnes vivant avec les MNT sont plus exposées à des maladies graves liées au Covid-19 et à des décès". En poussant le raisonnement, la focalisation sur le COVID entraine un surcroît de morts ...du COVID. 

J’écrivais en mars que l’on aurait bientôt plus de chances de crever d’une carie non traitée que du COVID. Un petit tour récent chez mon dentiste m’indique que je ne suis peut-être pas loin de la vérité. Selon le praticien, auprès duquel jusqu’à l’an passé il fallait un à deux bons mois d’attente pour décrocher un rendez-vous, tout est aujourd’hui beaucoup plus fluide : « les gens ont peur, ils ne viennent plus se faire soigner ».  Impression confirmée par les données de santé nationale à l'issue du premier confinement

Sur le plan social, le dernier rapport du secours catholique souligne que "La France franchira la barre des 10 millions de pauvres en 2020" moins de 1063 euros/mois pour un ménage. (Le niveau médian des personnes recueillies au secours catholique est de 537 euros). Le taux de chômage est au troisième trimestre à 9 % en France (avant le second confinement). 

Mais revenons à notre définition officielle de la santé par l'OMS. Elle est donc un ensemble non spécifiquement lié à la pathologie mais à un équilibre assurant au mieux l’absence ou la diminution de pathologies, et c'est précise-t-elle : « l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soit sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique ou sociale » 

Etre en bonne santé, ce n’est pas être soigné, c’est d'abord se mettre dans toutes les dispositions pour ne pas avoir à l'être. Et ça c'est compliqué dans nos démocraties occidentales où la santé est un marché comme un autre, à divers degré suivant le niveau de dérégulation néolibérale des pays. Un peuple malade rapporte plus qu'un peuple en bonne santé. On explique un peu mieux pourquoi cela ne choque finalement personne qu'acheter un paquet de cigarettes (73000 morts/an en 2004) puisse être considéré comme un bien essentiel sur nos attestations dérogatoires de déplacement alors que marcher deux heures en forêt à un peu de plus de un kilomètre de votre domicile vous expose à une contravention de 135 euros au motif que vous ne respectez pas la loi censée protéger votre santé et celle des autres. On ne s'interroge même plus sur l'absurdité fondamentale d'avoir à respirer avec un masque à l'air libre dans la rue. En moins d'un an on a tranquillement assimilé que se noyer dans son CO2 et ses miasmes nous protégeait des maladies. Soit. 

La vision française de la santé est consumériste. Je n’approfondirais pas ici les raisons philosophiques et sociétales de ce fait, mais c’en est un. Nous consommons de la santé, on nous la vend. On nous la rembourse en partie aussi il faut reconnaître, grâce à la sécurité sociale à laquelle nous tenons tous : l'héritage d'un consensus politique d'après-guerre que nos gouvernements successifs tentent avec régularité de mettre en pièces parce qu'il coûte "trop cher" (comme les hôpitaux d'ailleurs, dont la destruction continue depuis des années est la seule raison de la répétition des mesures de confinement).

"En France, la consommation totale de médicaments atteint 37,8 milliards d’euros en 2017. Le marché pharmaceutique a été multiplié par trois entre 1990 et 2017, selon les données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Une augmentation qui a conduit la France à afficher «une consommation de médicaments supérieure à la moyenne européenne» au début des années 2000, selon le Leem, l’organisation professionnelle des entreprises du médicament. les principaux consommateurs d’antibiotiques et d’anxiolytiques notamment."  Source

La France reste parmi les plus gros consommateurs d'antibiotiques et d'anxiolytiques au monde(1) 

Même si nous sommes désormais un modèle de référence mondiale en terme de ratage, cette gestion sanitaire par le politique ne se limite pas à la France, chacun y allant de ses absurdités locales (ce qui démontre à la fois un manque de coordination et d'accord sur la nature même de ce qu'est vraiment ce COVID)

Tous anti-Covid ? Vraiment ? La gestion politique française du COVID, où d'un mois sur l'autre le déni le dispute à l'hystérie, où l'autoritarisme peine à masquer l'amateurisme, va à l’encontre complète de la santé telle que décrite par l’OMS à la fois sur le plan intime et collectif. De là à dire que nos gouvernements ne nous souhaitent  pas une "bonne santé" mais plutôt que nous végétions apeurés, incertains, confus, déprimés donc tétanisés, il n’y a qu’un pas que je franchis aisément tant il est la seule donnée stable qui transparait en filigrane dans toutes les paroles, décisions et non-décisions au fil d’un an de gestion anti-covid. 

Le 28 octobre lors de son intervention multicanal pour justifier le confinement saison 2 auprès de son petit peuple d'illettrés, le Président de la république du Baltringuistan claironnait que  « Quoique nous fassions, près de 9000 patients seront en réanimation à la mi-novembre ». Le 15 novembre, quoique nous ayons faits nous sommes à la moitié de ce chiffre (4855). 

Voilà ce qui arrive lorsque l'on prend ses désirs pour la réalité. Notre propagateur de fake news en chef aurait pu dire « si ce nous ne faisons rien, nous serons à 9000 patients en réanimation à la mi-novembre » qui lui aurait d’ailleurs pu permettre de tirer profit des chiffres actuels. Non, il y a bien utilisé la fameuse rhétorique de néolibéraux dogmatiques. Il n’y a pas d’alternative : nous serons à 9000. Un pays qui se tient sage parce qu'il est malade ? 

Bien respirer, manger sainement, faire de l’exercice, avoir une activité sociale, jouir de la vie sont autant de nécessités fondamentales pour être en « bonne santé ». Le confinement sans fin (dur ou semi-dur), les décisions absconses, le port du masque dans la rue et bientôt à la maison comme le premier ministre  le souhaite pour une vie assignée à résidence orientée sur le travail et la consommation dématérialisée tels des poulets en batterie bons à gaver, vont à l’encontre de cette « bonne santé ». Notons que ces points de prévention sont écartés des campagnes de communication gouvernementale actuelle et des propos de notre ministre de la santé, dont l'intitulé de poste devrait être "ministre des malades". Nous étions déjà en bien mauvaise condition physique et psychologique : nous voilà soumis, non pas morts mais déjà plus vraiment en vie. 

Avec sa moyenne des décès au-dessus de l'espérance de vie moyenne française, ce COVID ne prouve qu'une chose pour le moment : nous ne mourrons d'abord du fait que nous sommes vieux, et la France est un pays qui n'en finit pas de vieillir. Dommage pour les autres, ils n'auront peut être pas cette chance. 

Sur ce, je vous laisse. C'est l'heure de ma pilule informative de Véran2020 sur Ipad.

(1) Au passage, si nous étions moins dans le médicament et plus dans la prévention et une hygiène de vie nous évitant le plus possible d'avoir recours à des médicaments, le fameux budget de la sécurité sociale ne s'en porterait que mieux et nous aussi. 


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12 -  Jour 14 - Jour 15 - 

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#confinement2 jour 15 : sauvons la vérité des griffes des méchants complotistes

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

Retour sur un chaos coordonné. Quelques jours plutôt lorsque j’évoquais la sortie du film Hold Up, je décrivais un gros succès en ligne pour un film rigolo (produit en crowd funding) assemblant des thèses dans l'urgence et desservant ainsi son propos. Je ne m’attendais pas à un tel tir de barrage contre le film de la part de la presse mainstream radio et journaux. 

Hold Up s’est vu offrir la plus belle campagne publicitaire du cinéma français de l'année, gratuite, par la quasi intégralité de cette bienpensancosphère visiblement piquée à vif, chacun y allant de son décryptage de spécialiste autorisé. 

Tout debunkage par le cercle auto proclamé de la raison part d’une bonne intention mais c’est peine perdue. Chaque démonstration en mode « nous avons compris nous allons vous expliquer pourquoi ce film est un ramassis de conneries » est du combustible idéologique et promotionnel pour le film. On est là dans le domaine de la croyance pas de la rationalité. Au sujet du virus, on peut légitiment douter (c'est même une preuve de bon fonctionnement mental) de ce que l'on voit et entend en permanence de la part de nos responsables gouvernementaux, des "experts" scientifiques en plateau-télé et du discours médiatique ambiant (majoritairement dans l'accompagnement aveugle des décisions gouvernementales qu'elles soient absurdes, inefficaces ou liberticides ou le plus souvent les trois à la fois). 

Un tel déferlement n'es pas anodin. Certes pour la presse en manque de lecteurs, c'est un moyen de se raccrocher aux wagons du buzz, mais vu l'uniformité des attaques et le vocabulaire employé on sent bien que quelques chose d'autre se joue-là, quelque chose qui a bien peu à voir avec "'la réalité". En plus du mépris de classe qui suinte de chaque tweet et article, tout ça sent le procès. Il faut juger coupable toute expression du doute. On peut résumer le schéma ainsi. Il y a la version officielle et le magma des thèses supposées, étayées ou farfelues, qualifiées illico de « complotistes ». L’entre deux est inexistant. Le "bon citoyen",  comme entendu ce matin sur France Inter,  est donc sommé d’appartenir à l’un des deux camps, le bien contre le mal, "Good VS. Evil" disait George Bush Jr pour justifier le bombardement irakien. Tu doutes un minimum face au bordel de la gestion politique du COVID et à la starification d'une maladie au taux de létalité de 0,5% qui tue quasi exclusivement que des octogénaires ayant largement dépassé l'espérance de vie moyenne ? Et bien allez hop tu es un "complotiste", autant dire un xénophobe et raciste. L'affaire est pliée. 

Bon on rappellera tout de même à nos journalistes de garde que deux bon tiers de l'humanité croient dur comme fer en des thèses invérifiables et parfois dangereuses (que nous regrouperons sous le terme générique de "religions" pour ne froisser personne en particulier) et que notre pays est rempli d'édifices à la gloire d'un type dont personne n'a l'ombre du début d'une preuve sérieuse de l'existence. 

On s'amusera de cette inquisition journaliste en ordre serré alors que les mêmes nous jouent les violons de "la liberté d'expression" avec laquelle il ne faut jamais transiger et dont ils sont les garants. Il est vrai que pas plus que le manque cruel de lecteurs, le ridicule ne tue pas la presse française qui, entre le oui au référendum de 2005 et l’arrestation de Xavier Dupont de Ligonnes, serait déjà morte mille fois. Heureusement que quelques grosses fortunes totalement désintéressées sont là pour la maintenir en vie. 

Sur le film Hold Up, j’ai dit en gros ce que je pensais ici. Le film reprend les codes des docu-dramas classiques et de la quasi totalité de l’information télévisuelle du moment qui sont ceux du divertissement et du feuilleton. On me dira "oui il n’y a pas d’enquête dans Hold-Up", c'est vrai (d'ailleurs il n'y a pas de ligne budgétaire allouée à ce poste dans le descriptif comptable fourni par le producteur). Il y a malheureusement rarement plus d'enquête chez ces détracteurs. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas en quoi un oeuvre de divertissement hors sytème de production et diffusion classique est plus un danger pour la démocratie. que d'autres contenus déversés h24 sur nos écrans, sauf si peut-être c’est son système de production et son adhésion "citoyenne" qui inquiètent. 

On en vient au coeur de ce qui apparement gène nos nobles esprits : Le faux et le vrai. Le débat est déjà dépassé par ceux-là même qui le posent. La vérité importe peu. Des lors qu’un président de la république se permet de dire en toute décontraction en direct à la télévision que le confinement permet d’éviter 400000 morts en France et que ça passe (globalement) crème dans la presse, c'est l'expression la plus claire que les thermomètres de la rationalité, du crédible et du vrai sont cassés depuis un moment déjà. 

L'action politique est du spectacle, l’information est du spectacle, le virus est en grande partie un spectacle qui nous prend aux tripes, Hold up fait partie de ce spectacle. Ce qui n'est pas du spectacle c'est ce que nous vivons chacun. Ce sont les drames que nous vivons au nom de ce virus (alors que nous payons les conséquences de décisions politiques), les faillites, la privation de liberté, les malades qui ne vont plus se soigner parce qu'ils ont peur, le glissement irrémédiable vers la pauvreté dans l'ensemble de la population... 

En 2020, la vérité c’est ce que chacun ressent. Ce n'est plus rien d'autre. 



Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12 -  Jour 14 

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#confinement2 jour 14 : la promesse de la dinde farcie

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

317e jour de l'an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge. Toujours aucun signe de COVID. Il parait que le gros Castex a encore parlé hier soir. De l'avis général c'était nul sur le fond. Certains pourtant proches des cercles de pouvoir ont même parlé d'une puissance évocatrice proche de celle d'un gros glaviot jaune posé au sommet d'un plat de vieux salsifis froids. Le coeur n'y est plus on dirait. Noel approche et ça sent le sapin. Le gouvernement tente bien de montrer les muscles en annonçant un timide "renforcement" des contrôles d'attestation, tout le monde aura noté l'absurdité des mesures et les multiples angles morts de son pseudo combat sanitaire (consistant dans les grandes lignes à coller des prunes aux citoyens depuis un an).  

D'un point de vue sanitaire, le confinement saison 2 est une fumisterie. Télé-travail à la carte et surtout écoles grandes ouvertes (chiffres tronqués à l'appui balancés par un ministre de l'Education nationale dont on peut reconnaitre la constance dans le déni propre aux vrais tarés de droite). Dès lors que tu fais circuler 12 millions d'élèves, 1 million de profs et 15 millions de salariés comme d'hab, tu peux fermer autant de petits commerces, fliquer autant de soirées clandestines et contrôler autant d'attestation que tu veux, tu agiras à la marge. Tu es dans la communication de l'action de guerre et non dans la guerre.  

Bientôt un an, j'avoue ne toujours pas comprendre le positionnement du gouvernement. D'un côté, les cadors aux mines déconfites et à la peau de plus en plus gâtée au fil des points presse donnent l'impression qu'ils sont sincèrement préoccupés par le machin chinois. De l'autre, le constat depuis des mois,  implacable : 

1 / Ils n'ont rien concrètement RIEN fait entre les 2 vagues de l'épidémie.

2 / Ils n'ont toujours aucune ligne autre que la contravention à 135 balles pour lutter contre ce machin. 

3 / Ils n'ont toujours pas le courage de dire les choses telles qu'elles sont, alors que c'est peut-être la seule parole qu'on serait prêt à leur excuser : "nous n'y pouvons rien, lavez-vous les mains et faites gaffe à vos proches, continuez à vivre normalement, nous on s'occupe de renforcer le système de santé"

Ce pouvoir a depuis le départ menti puis infantilisé son peuple. Le peuple devient légitiment défiant envers le pouvoir. En retour, le pouvoir voyant les choses lui échapper  devient de plus en plus coercitif envers le peuple. C'est un cercle vicieux qui ne peut plus désormais qu'être brisé de  trois façons : avec une potion magique, dans les urnes ou dans la rue. 

En attendant l'inévitable point de saturation collective (car oui même les plus sages y viendront), nous végétons dans la demi mesure, les faux semblants et les miasmes d'un semi confinement permanent auquel plus personne ne croit vraiment mais qui flingue concrètement la société et nos santés mentales. Même ses instigateurs ne savent plus quelle subtilité technocratique pondre pour occuper les esprits. A part generer de la paperasse, des interdictions et des numéros verts, les mecs n'ont aucun pouvoir et ça commence à se voir. Action sanitaire nulle, bilan économique exercez le, communication suicidaire, discours inaudible, défiance totale. Le pouvoir en carton a perdu et reperdu sa guerre. Comment peut-il donc retrouver du lustre dans ce flagrant délit permanent d'impuissance ?  Peut-être en créant sur mesure la seule bataille qu'il peut encore gagner puisqu'il est le seul à en définir l'issue : la fin de la saison 2 du confinement. Le happy end tant attendu. 

Bienvenue donc à l'opération il faut sauver noël qui occupera ce qui vous reste du mois de novembre. Car, oui  si vous fêtez noël en famille cette année malgré le non respect des gestes barrières avec vos gros doigts gourds de citoyens irresponsables, ce sera grâce à votre gouvernement. Le calendrier de l'avant avec les tocards du Baltringuistan sur les chaines d'info continue, voilà la note parfaite pour conclure cette année. 

Et après zip, ceinture. Parce que 2021 ce sera comme 2020 la surprise en moins, la misère en plus.

Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8 - Jour 11 - Jour 12

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#confinement2 jour 12 : à propos du "Hold Up"

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

Savamment teasé sur les réseaux sociaux, bénéficiant déjà de coups de ciseaux de Facebook et d'un article de débunkage chez les apologistes du vote Macron, provoquant les réactions outrées de l'insignifiante bienpensancosphère de Twitter :  "Hold Up", film à thèse(S) sur la gestion politique, sanitaire et sociale du pataquès Covid19 est bien parti pour être le plus gros succès cinématographique on-line français de l'année  


Fortement incité par plusieurs messages personnels, j'ai donc regardé les 2h51 de "Hold Up". Avant d'attaquer le fond, je vais quand m'arrêter à la forme. Elle reprend visuellement pour la plupart des interviews une ligne sobre sur fond noir qui permet de se concentrer sur les intervenants et rappelle inévitablement le modèle Thinkerview. Les angles de caméra sont multiples (ce qui permet de dynamiser, mais surtout d'opérer des coupes). L'emballage a donc un côté pro, le son est très propre (ce qui permet "d'asseoir" les propos) mais certains détails intriguent, notamment cette putain de balance des blancs qui n'est pas homogène entre les différentes caméras sur les trois heures de film. C'est pourtant un réglage de base à la con. A croire que ça a été finalisé dans l'urgence. Pour le reste beaucoup d'illustrations puisées en banque d'images pour remplir visuellement le gâteau, comme malheureusement beaucoup de documentaires.

Même si on peut se laisser happer par un sens certain du montage et des rebondissements, ce film n'est PAS un documentaire mais un dossier à charge, et brasse trop de thématiques à mon goût avec des biais pour le moins appuyés. Les détracteurs de "Hold Up"ne manqueront donc de pointer tel ou tel propos ou tel ou tel interlocuteur pour décrédibiliser l'ensemble, un vieux principe. Je ne m'attache à ce qui est dit, et il y a vraiment à boire et à manger là-dedans, du meilleur au pire, de l'évident au très contestable. Chaque thématique (5G, vaccin, la politique de la peur...) mérite une série à elle seule. Pour autant, le film, qui est aussi propagandiste que la propagande qu'il dénonce, est très efficace quand il n'est pas dans le propos asséné, là où il est le plus simple. Le montage chronologique des propos, non modifiés, de notre classe dirigeante sur les masques est aussi redoutable que savoureux et suffisant à décrédibiliser ces baltringues pour l'éternité. Pas la peine d'en rajouter. 

Autant le dire clairement, tous les anathèmes de type "Gna gna Gna les complotistes" lancés par les gens susmentionnés légitimeront ce film auprès de son public croissant. Même orienté, ce machin a le mérite d'exister et de sortir du discours unilatéral de la peur pour peu qu'on ne le prenne pas au pied de la lettre. On pourra se retrouver les auteurs sur cette ligne : je suis bien plus méfiant et inquiet de mon gouvernement que je ne le suis de ce virus, et concrètement il y en a un des deux qui emmerde bien plus mon quotidien que l'autre. 

Pour ce qui est du grand complot, la thèse sous-jacente du film, je m'en tiens à la phrase de Rocard qui sonne encore plus juste à la lumière de ces derniers mois de 7e compagnie gouvernementale planétaire : " Toujours préférer l'hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot demande un esprit rare". 

Nous sommes d'abord collectivement victimes des conséquences d'accumulations de fortune de moins en moins partagé et d'une sécession des élites ultra riches. Pour toutes élites qu'elles sont, elles n'en sont pas moins des hommes et des femmes (enfin surtout des hommes) comme les autres et soumis aux mêmes peurs et aux mêmes finalités :

1 / Plus tu accumules, plus tu as peur des autres, d'être volé et démasqué pour ce que tu es vraiment : un putain de gros enculé qui ne partage rien. 

2 / Quand tu n'as pas à lutter pour ta survie, ou même ta vie, il te reste le vide. Bref tu t'emmerdes. 

Et c''est ce que nous expérimentons depuis quelques temps. Une élite qui nous parle transhumanisme, vie dans l'espace, vaccination générale et salvatoire.. tout simplement parce qu'elle veut s'acheter un sens à sa vie. L'autre problème auquel nous sommes confrontés c'est la perte totale de pouvoir de nos gouvernants qui ont abdiqué en tout domaine, à commencer par celui de se confronter au problème de la redistribution des richesses. Le tout est copieusement vaseliné par "nos" médias (quasiment tous en perfusion financière des plus grosses fortunes, et avec des rédactions gravitant en majorité autour de la même bulle déconnectée que nos dirigeants quand elles ne couchent pas directement avec).

Quoi qu'on pense de ce qui est dit dans "Hold up" et de qui le dit, les propos et les actions de nos gouvernants défoncent quotidiennement toutes les barrières de l'absurde. Alors oui, effectivement "le complotiste" et son souci humain de tout rationaliser apparait comme "le plus sage" dans cette histoire. On cherche tous du sens. Ajoutons à cela quelques questions simples aux réponses cruelles : Qui nous prive de liberté ? Qui est pris régulièrement en flagrant délit de mensonge ? Qui spécule sur des vaccins ? Qui est systématiquement complice de la parole politique ? Qui offre des tribunes en continue aux « zexperts » les plus empêtrés dans des conflits d’intérêts sans l’ombre d’un recul ? Qui a défini les contours d’un piège dont la seule clé illusoire de sortie est notre soumission ? On voudrait nous rendre complotiste que l’on s’y prendrait pas mieux que nos dirigeants et nos médias. Ils livrent en flux continu chaque jour clés en main les plus beaux argumentaires. N'importe quel plateau télé d'experts ou la dernière bafouille vidéo de l'inénarrable Christophe Barbier, suggérant décontracté de l'écharpe de foutre en camp ceux qui refuseraient le vaccin, sont bien plus efficaces pour servir la cause complotiste que n'importe quel documentaire de trois heures. 

C'est en cela que l'époque est explosive. Deux mondes ne s'entendent plus, ils ne vivent pas la même réalité, ils n'ont plus le même vocabulaire. On aurait pu au moins espérer que ce virus nous rendrait un semblant d'égalité, c'était sans compter les forces en place. 

Update 14.11.20 a lire ici

Ci-dessous, mon Hold-Up préféré (Alexandre Arcady, 1984)


#confinement2 jour 11 : alors que voilà le vaccin

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

Alleluia ! Il est bientôt né le divin enfant. La bourse chante et renoue avec la joie. Zoom et Netflix à la casse et Pfizer à la hausse. Le laboratoire pharmaceutique annonce la proximité, prochaine, un jour, de la sortie d'un vaccin innovant pour combattre le virus, un vaccin "efficace à 90%". Ça et les promesses d'une légalisation de la vente des sapins de noël par nos glorieux énarques en charge du redressement économique tricolore : autant dire que le confinement c’est plié pour avant la fin de l'année. Sauf pour les plus âgés d'entre nous pour qui il devient chaque jour un peu plus clair que ces efforts d'isolement sont uniquement destinés. 

N'ouvrons pas encore le champagne. Cette partouze boursière est certes sympathique, mais le vaccin c’est pas pour demain et si ça l’était ce serait inquiétant quant à sa viabilité. Quant au confinement, on ne va pas changer les bonnes habitudes de la discipline. A moins que nous nous prenions la main pour négocier ça collectivement dans la rue, nous vivrons désormais dans un état de semi-confinement permanent, virus ou pas, où nous devrons plus ou moins nous excuser de respirer.   

A l'instar d'autres journalistes, j'entends de la bouche d'un titulaire d'une carte de presse sur les ondes d'une radio publique que c'est "une bonne nouvelle". Premièrement ce n'est pas à proprement parlé "une nouvelle", au mieux une bande-annonce promotionnelle, quant à la qualifier de "bonne" c'est là un jugement personnel et non de l'info (un peu, non totalement, comme ce blog à vrai dire). 

Loin de moi l’idée de jouer les anti-vaccins, il y a même peu de gens de mon âge dont le carnet de vaccination soit aussi à jour que le mien, ayant eu le génie on peut le dire d’aller tout updater quelques semaines avant le bordel planétaire. Je pose néanmoins les termes de cette équation pour le moment toute pétée : Un vaccin efficace à 90% pour nous sauver d’un virus mortel dans 0,05% des cas ? On a néanmoins vu des ratios efficacité/avantage/inconvénient plus sécurisés lors de sauts à l'élastique avec du fil dentaire. 

Ne passons pas pour un aigri voire un complotiste. On devine la manoeuvre. L’important ici c’était d'insuffler un bref instant dans la foulée de l'élection américaine de l’optimisme aux marchés, aux acteurs économiques et à ces trucs gênants appelés "gens" ou "consommateurs". Nos dirigeants commencent à s’inquiéter des répercussions psychologiques qu'ont sur ces "gens" bons à consommer ces confinements suicidaires à répétition. 

On ne s'étonnera donc pas de la réticence des Français quant à l'hypothèse de leur vaccination pour se prévenir du virus. Selon un sondage européen Ipsos, "seulement" 54% des Français envisagent de se vacciner contre le Covid-19.  La défiance est montée de 5 points depuis aout. On partait déjà sur des mauvaises bases. Dix mois de mensonges politiques et de rigolade gouvernementale, pour conduire peu à peu au rejet complet de la parole scientifico-sponsorisée sur plateau télé, ce ne sera pas avec ce genre de fausse nouvelle sortie du chapeau marketing à des fins purement spéculatives qu'on retrouvera moral et confiance au pied du sapin. 


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 8

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#confinement2 jour 8 : L'important c'est d'y croire

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
331e jour de l'an de merde 2020 au coeur de la zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. 

LA GAMINE
Il sert à quoi ce confinement ?

LE PAPA
A faire croire qu'on fait un confinement.

Elle a raison la gamine. Est-ce encore un confinement ? A Paris, pas vraiment.

Certes le trafic des voitures a baissé, un espace appréciable est récupéré sur les trottoirs suite aux fermetures de terrasses de restaurants, on entend à nouveau - un peu - les oiseaux. Je peux courir au milieu de la rue, on ne se marche plus dessus, tout est plus apaisé.

La mort ne rode plus, elle est là, domestiquée et symbolisée par chaque masque porté.  Avec la fraicheur et le ciel d’azur des derniers jours, contre toute attente ce confinement a des allures de séminaire de relaxation improvisé en station de sport d’hiver en début de saison. Un séminaire sponsorisé par Amazon Prime et Uber Eats dont les pubs en dos des bus et les livreurs en dos de scooters sillonnent la ville. C’est Paris sans la frénésie de Paris, en plus rajeuni. Il y a très clairement moins de personnes âgées dans les rues tandis que les enfants et les adolescents reconquièrent l'espace public. A la télé-pause de midi, on fait un ping-pong au square. A la tombée de la nuit, la plupart des commerces sont encore ouverts dans un quartier plus silencieux mais toujours vivant ou quelques silhouettes masquées passent avec leur cabas d’un commerce de bouche à l’autre et prennent le temps de se parler. Je marche dans une version inconnue de mes rues, celle reconstituée en studio pour un film français avec des faux décors, des façades éteintes où l'on devine quelques tintements de verres à l'heure de l'apéro et des magasins comme encore plus éclairés qu'à l'habitude. On y voit peu de figurants et quasiment pas de voitures en circulation faute de budget. 

Cette première semaine de confinement est une danse des mots, il s’agissait de faire croire à un reconfinement au corps médical et personnes âgées tout en lâchant un peu la bride aux autres en misant sur la responsabilité de chacun. Les cacas nerveux de Véran sur les bancs de l'assemblée et les suppliques de plus en plus larmoyantes des zexperts en virus et plateau télé pour que nous ne soyons encore plus parqués en appartement avec trois masques sur la gueule pendant au moins encore deux ans, sont autant de signes de leur perte de crédibilité et d'influence dans le débat public et politique. Le télé-travail reste au bon vouloir des patrons, les écoles bondées restent des cloaques et de moins en moins consent à s'auto-excuser par papier d'avoir à aller chercher le pain. Ailleurs le Covid reste un risque que chacun apprivoise à sa sauce... Et l’idée de limiter les mesures de confinement aux seules personnes vulnérables et malades commence à discrètement se décliner dans la presse, pour peu à peu infuser dans l'opinion. 

Les soubresauts de l'absurde législatif auto-proclamant une nomenclature absconse de ce qui est essentiel ou non nous amusent encore un peu (sauf les commerçants qui ont directement à souffrir de ces conneries d'Etat). Il faut y voir les derniers spasmes de lutte de l'organisme d'Etat pour affirmer son pouvoir là où il a perdu le contrôle de l'épidémie. Contrôle qu'il n'a jamais eu. L'exécutif à la Kafka, dépassé, contradictoire et inaudible, commence-t-il enfin à réaliser qu'après tous ses échecs et tous nos efforts, nos soumissions à ses mécanismes absurdes pour réparer ses conneries, il ne peut collectivement nous en demander plus sans risquer d'y laisser beaucoup de plumes ? 

Je ne leur fais évidemment aucune confiance, à la moindre baisse de la garde ils s'engouffreront dans la brèche de la culpabilisation. Continuons la bataille idéologique contre la peur dans laquelle ils veulent nous voir patauger. Cette bataille ne se gagne pas derrière nos écrans, mais dans la rue. En commençant par marcher librement. Alors, en marche. 


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4 - Jour 5 

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59


#confinement2 jour 5 : le confinement couvrefiné (avec risque d’interdiction en fin de soirée)

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
308e jour de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Cette fois le coup feu de l’absurde a été tiré à l’aube dans le pied du gouvernement par son propre porte-parole, Gabriel Attal. Il annonce en direct chez Jean-Jacques Bourdin qu’un couvre-feu serait décrété à Paris à 21h. Le gamin, perdu dans son portfolio d’attestations , achève le peu de crédibilité restant à ce confinement. D’autant que Paris et l’Ile de France sont loin d’être les régions actuellement les plus touchées. 

Deux constats s’imposent : 
Gabriel Attal ne doit jamais s’asseoir à une table de poker. 
Le gouvernement est déglingué jusque dans son propre fonctionnement interne.

Matignon dément quelques minutes plus tard la fake news de son porte-parole tout en réussissant l’exploit de s’enfoncer un peu plus. La mesure serait quand même un peu « à l’étude ». On connaissait les injonctions contradictoires en suppositoire, on découvre les mesures identiques et superposées pour un peu plus d’autorité. Ceci n’est pas un gouvernement, c’est un vaisselier Brico-Discount monté sans équerre ni boulon par un collectif de demeurés. 

Rien n'est perdu pour autant. En duo avec les apprentis députés de la LREM, le pataqués matinal donnera de quoi occuper les chaines d’info pour la journée. Le traditionnel violon du « couac » est ressorti avant quelques sous-titres furtifs à la forme interrogative sur la possibilité d' « un gouvernement dépassé ». Ça ne changera rien ni en pire ni en mieux à la contagion, mais il y a un délice non-négligeable en ces temps tristes à voir la start-up se noyer chaque jour un peu plus dans le puits sans fonds de sa nullité. 

Autrement plus important que les babillages gouvernementaux, au même moment un peu partout de Paris à Villeneuve d’Ascq en passant par La Rochelle et St-Nazaire la colère monte chez les lycéens dénonçant cette triste réalité : le protocole sanitaire renforcé dans les collèges et lycées est du niveau du protocole sanitaire standard, globalement inexistant puisque structurellement impossible. Il faudrait des locaux plus grands et aérés, des cours en demi-groupes et plus de personnel pour les assurer. Tout ce qui  a été systématiquement repoussé par le monsieur propre de l’Education. D’ailleurs s’il n’avait pas s’agit d’un virus, il n’y aurait à ce jour toujours pas de savon dans la plupart des établissements scolaires. A vrai dire, avec un bref survol des hashtags #BalanceTonProtocole et #ProtocoleMonCul, on peut observer que c’est parfois encore le cas. Paye ton Corona. Cantines débordées, couloirs saturés, manque de personnels pour accomplir des cours en demi-groupes. Ça craque de tous les côtés alors même que des zexperts en médecine et plateau-télé se demandent (visages nus bien sûr) s’il ne faut pas obliger ces petits cons à porter le masque aussi à la maison

M’est avis qu’au-delà du protocole sanitaire, les lycéens en ont aussi assez d’être bridés et régulièrement pointés du doigt. Au nom de la santé de leurs ainés, on leur abandonne un présent médiocre avec comme seule promesse des vacances de noël de merde et des lendemains pires encore. 

Bref, en ce cinquième jour de "reconfinement potentiellement recouvrefiné" le gouvernement tire jusqu'au délire deux forces opposées : celle du risque zéro et celle de la vie normale. Ça ne tiendra pas. On ne peut à la fois se satisfaire d’avoir ses enfants à l’école et laisser une large partie de l’économie tourner, tout en déplorant qu’il y ait un semblant de "vie normale" dans la rue. Je trouve même les citoyens plutôt disciplinés vu le pitoyable spectacle continu exposé au sommet.

Dans ce bazar, nous lui glisserions bien un conseil sur le court et long terme : arrêtez d’emmerder le peuple. En dix mois de battage médiatique incessant, les gens sont assez grands pour savoir ce qu’ils risquent. On doit déjà prendre sur nous de composer depuis des mois avec les conséquences de vos coupes budgétaires dans les services hospitaliers, pour le reste on gère. Occupez-vous de ce pour quoi vous êtes payés : renforcer et pérenniser un système hospitalier qui soit digne de ce nom.


Confinement saison 2 : Jour 1 - Jours 2 et 3 - Jour 4

Confinement saison 1 : Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#Confinement2 jour 4 : scènes de la vie conjugale avant le divorce

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
307e jour de l’an de merde 2020 en république du Baltringuistan au coeur de la zone écarlate rouge rouge. Ce lundi s’organise paisiblement dans le quartier. Commerces ouverts, cyclistes, transports. Seul le niveau de voiture a baissé. Le niveau d’agitation est comparable à celui de la première semaine des vacances scolaires.

Sur les réseaux sociaux, beaucoup de gens dans la rue pour se plaindre qu’il y a beaucoup de gens dans la rue. Quelques échos de l’intervention télévisée du premier ministre du Baltrguistan. Les commerçants lui demandent de rester ouverts sinon ils crèvent, le type ferme donc au pifomètre les rayons non essentiels dans les supermarchés. Rajouter un coulis supplémentaire de technocratie sur la pièce montée de l’absurde en rajoutant des problèmes à tout le monde, sans répondre en rien à la demande initiale des intéressés. 

Cette longue réflexion stratégique du week-end s'achèvera ce lundi matin à 11h devant les élèves d'un collège de Conflans Ste-Honorine dont l'un des enseignants a récemment été décapité : 

"- Ça va les enfants ? Vous êtes contents ?" 

On a l’habitude, cela n’en reste pas moins fascinant. On ne peut désormais plus exclure que cet individu qui, de l’avis de BFM, « a survolé son CP », soit ce qu’on appelle en langage technique un pignouf.

Côté école, je n'ai toujours rien compris aux quatre attestations qui me sont désormais nécessaires  pour me rendre simultanément à deux endroits différents (2X/jour) et en quoi cette paperasse est efficace pour faire baisser l'épidémie. 

Dans le cadre professionnel, survol des antennes de radio et télévision. Les digues commencent doucement à prendre l'eau. Nous entrons dans la bataille la plus dure, pas celle contre le virus. Cette dernière est de long terme et les gesticulations gouvernementales pour tenter de colmater les conséquences de ses actions politiques des mois et années passées avec comme seule arme des contraventions à 135 euros ne pourront rien y faire. A part certains journalistes toujours en SAV du pouvoir, plus personne ne croit dans l’efficacité de cette gestion sanitaire par nos dirigeants. Non, nous entrons dans la vraie bataille idéologique : celle du consentement ou non à la peur. 

Le pouvoir observe le peuple, le peuple observe le pouvoir.

La donnée de base est simple, c’est toujours la même : L’écrasante majorité de la population n’est pas et ne sera pas gravement touchée par ce virus. Dès lors combien de temps l'acceptation des  contraintes peut-elle tenir ? Sachant que : 
1 / Le pouvoir n’a structurellement, rien fait pour empêcher ce bazar, bien au contraire.
2 / nous crevons TOUS à petit feu de ces mesures. Pas tous à la même vitesse, mais TOUS, toutes catégories professionnelles et classes sociales confondues, dans la même direction : le mur. 

Cette bataille, une négociation pouvoir / peuple, se déroulera au choix : 

1 / en bonne intelligence avec des citoyens qui reprennent en main leur liberté, restent vigilants et acceptent la part de risque, de danger pour eux ou leurs proches. Avec avec un pouvoir qui recouvre la raison et s'occupe enfin de renforcer les hôpitaux histoire d'être prêts pour le Covid 38, 

ou 

2 / dans le chaos avec un pouvoir persistant dans son discours infantilisant en multipliant les restrictions de libertés dans un état devenant policier pour contrôler une colère généralisée (1). 

Je ne croyais pas à cette dernière hypothèse il y a encore quelques semaines, mais elle peut s'imaginer désormais. Le paradigme n’a en rien changé depuis dix mois. Si les Français ont multiplié les efforts, intégré les consignes sanitaires, nous avons au pouvoir les mêmes têtes au même endroit qui persévèrent dans les mêmes erreurs avec le même discours pour en arriver au même point. Le symbole suprême de cette incurie étant la promotion professionnelle du pignouf en charge du déconfinement, bref le patient zéro de l’incompétence. 

Une erreur répétée n’est plus une erreur : c’est un choix. A ce jour, la seule ligne d’offensive claire que ce pouvoir a engagé avec constance et détermination est celle contre le peuple. Il semble que nos élites le craignent plus que ce virus. 

Dans un couple, quand un des deux ne veut plus : ça ne sert à rien de chercher à convaincre l’autre. 

(1) Un indice chez vous : « Le 20 octobre, les députés de la majorité LREM ont déposé une proposition de loi de « sécurité globale ». Elle sera débattue par l’Assemblée nationale le 4 novembre, dans une urgence inouïe que rien ne justifie. Son article 21 veut déréguler l’utilisation des caméras mobiles portées par les forces de l’ordre. Son article 22 veut légaliser la surveillance par drone. Son article 24 veut interdire au public de diffuser l’image de policiers. » A lire ici 


Confinement saison 2Jour 1 - Jours 2 et 3 - 

Confinement saison 1Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47 Jour 48 et 49 Jour 50 et 51 -  Jour 52 et 53 - Jour 54 - Jours 55 à 59

#Confinement2 jour 2 : un début qui sent déjà la fin

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

305 et 306e jours de l’an de merde 2020 en zone écarlate rouge rouge de la république du Baltringuistan. Explorons les rues pour notre premier week-end de nouveau confinement. 

Attestation dans le slip, je sors dans Paris pour accompagner une personne dans l’illégalité acheter un livre dans un commerce de culture interdit. Bonne ambiance. Dans la rue personne ne semble être complice de cette énième moitié de gesticulation gouvernementale vouée à l’échec comme les précédentes. Un couple de petits vieux amoureux passe, s'arrête et nous observe en plein achat d’objet culturel prohibé. Le vieil homme sort son portable pour photographier la vitrine du libraire et nous en plein acte d’achat. Va t-il les dénoncer à quelques autorités d’autant que le commissariat de l’arrondissement est à proximité ? 

LE PETIT VIEUX heureusement stupéfait
Regarde ils sont ouverts ! 

Une fois notre achat accompli, l’homme nous laisse partir puis se présente à son tour au guichet sécurisé pour demander un conseil de lecture. Nous rentrons en fin de journée et profitons des superbes lumières d’automne sur la cité. 

Le lendemain, soleil et douceur inespérée, je cours dans les rues plus longtemps que prévu. Des gens, moins d’autos, du coup on entend mieux les rires et le vrai son de nos vies. Des silhouettes qui marchent d’un pas assuré, sans peur, avec masque, parfois sans, parfois à deux, rarement plus. Jamais groupés, mais toujours à portée de clin d’oeil. C’est comme si la décision du conseiller clientèle en chef de L’Elysée avait eu un début d’effet contraire sur nos humeurs. Ce début de confinement sent déjà la fin. 

Toujours aucun signe de COVID de mon côté. Je ne croise qu’une fois le danger sous la forme d’une voiture qui grille le feu rouge et manque de m’écraser alors que je suis sur le passage piéton. Quoiqu’il en soit, deux mesures sanitaires sont prises pour ce premier week-end de confinement2 : la télé restera éteinte pour la période, boycott dans la mesure du possible des supermarchés et magasins de chaîne mécaniquement favorisés par les décisions gouvernementales. Qu'ils s'occupent de réparer ce qu'ils ont détruit au lieu de nous emmerder. La seule phrase à garder en mémoire: au sujet de ce qui nous arrive depuis le début de l'année :

 « Les pays qui n’ont jamais confiné leur population ont un nombre de lits d’hôpitaux par habitants deux ou trois fois plus élevé que le nôtre ».

Pour le reste : mangeons sainement, respirons et profitons du moment au lieu d'en avoir peur. c'est encore la meilleure recette pour garder une bonne santé mentale. 

Le soir venu, bien évidemment, ça n’applaudit plus du tout aux fenêtres.  

#Confinement2 Jour 1 : Parce que c'est son projet

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)

 « Les écoles resteront ouvertes, le travail pourra continuer, les EHPAD et maisons de retraite pourront être visitées » — Emmanuel Macron, 28 octobre 2020 

En presque un an, le gamin débile nous aura fait toutes les combinaisons possibles du jeu de mécano. La queue entre les jambes, il aura eu beau ressasser le terme "notre stratégie" lors de sa dernière bafouille télévisée, ça ne fera pas la farce. C’est SA stratégie et la vérité c’est qu’il n’en a jamais eue. 

Mercredi soir, après avoir agité un bilan aussi gratuit que fou et fantasmé de 400000 morts qui ne sont pas morts grâce à "nos efforts", le conseiller clientèle nous annonce donc quatre semaines de confinement qui seront réévaluées dans deux. Ce sera donc minimum six, avec des écoles en vrac d’ici quinze jours et un retour total à la situation de mars avant la fin novembre

J’avais prévenu en mars la suite du confinement c’est le confinement. Le pouvoir a juste mis sous le tapis l'hystérie COVID qu'il a lui même généré et continuer à laisser filer pépouze les programmes de fermetures d'hôpitaux entre les deux vagues. Le premier confinement était la conséquence d'échecs passés et multiplies, celui-ci est une défaite exclusive et impardonnable du président de la République. 

Et ce sera un échec supplémentaire. Si les mesures de reconfinement du Baltringuistan restreignent  encore une fois les libertés du plus grand nombre, elles ne modifient rien au grand brassage des contaminations : école, transport, entreprise. 

Seule innovation de l'automne, le labeur devenant un sauf-conduit, au bout de 10 mois de lutte sanitaire avec son épée en carton pour une restriction croissante des libertés, Macron réinvente le camp de travail. (Sauf que là tu payes ton loyer et des impôts). 

Pour les enfants, les adolescents et les enseignants, c'est plus cynique. Pour permettre aux cadres de télé-travailler (télé-travail qui n'a pas une fois été rendu obligatoire depuis la fin du premier confinement), 12 millions d’élèves et 1 millions de profs vont pouvoir continuer à passer la journée en toute promiscuité dans des locaux exigus. On dira que c'est pour le bien des enfants, certes. Si seulement il y a avait eu des preuves de ce souci gouvernemental des élèves depuis la rentrée de septembre. Mais non. De l'avis de tous les personnels et enseignants, d'un point de vue sanitaire cette rentrée a été un ratage de plus se surajoutant aux autres problèmes non traités (manque d'effectif, classes surchargées...). Ne pas croire évidemment le monsieur Propre de l’éducation nationale fanfaronnant depuis son paddle estival à l'unisson d'un gouvernement en lévitation que "nous sommes prêts". Rien n’a été accompli d'efficace depuis le début du déconfinement pour les collèges et lycée, il ne faut pas espérer grand-chose de plus dans les deux jours qui restent. Les écoles tiennent encore un peu parce qu'elles sont portées à bout de bras par les enseignants clairement sacrifiés par le conseiller clientèle en chef qui visiblement est plus soucieux des votes des seniors. 

Les seuls autres à bénéficier de quelques largesses souveraines : les personnes âgées dont les protocoles de visites en EPHAD seront allégés. Tant mieux pour elles sincèrement même si, là encore, on marche sur la tête sanitaire puisqu’elles sont les victimes quasi exclusives du machin chinois. Les autres ? Ils doivent travailler. 

Travail travail travail. Le conseil clientèle en chef n’a eu de cesse de le répéter. Pas mal comme mantra pour un mec qui aura généré en fin de mandat du chômage comme personne avant lui. 

Rasez les murs si vous êtes en bonne santé et vivez dans le travail tant que vous avez un travail (puisque au-delà de cela point de vie en macronie). Malgré l’apparente adhésion populaire, avec ce confinement sans fin et sa ribambelle d'échecs, c’est désormais juste une question de temps avant que les Français en aient marre qu'on se foute de leur gueule avec autant de solennité sur une base quasi quotidienne. L'équation tabou (effondrement mental, physique et économique du pays VS. sauver 30000 octogénaires) va se poser de moins en moins timidement y compris, je suis prêt à le parier, chez les moralistes des premières heures de la guerre sanitaire.

La seule vague bonne nouvelle dans ce merdier : le conseiller clientèle en chef peut déjà préparer ses valises, il sera collectivement licencié pour incompétence notoire et faute grave à répétition.  

(Illustration honteusement piquée à Pierre-Emmanuel Barré parce que j'ai eu la flemme de photoshoper la gueule du couillon sous un rouleau de PQ. Au passage je m'étonne qu'aucun start-uper en papier-toilette n'ait eu l'idée de le faire. Vu le contexte : succès financier garanti et passages médiatiques assurés)



En attendant le reconfinement

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Lors du point presse gouvernemental du 22 octobre 2020 (sur la montée du virus COVID-19 dans la population, médiatiquement nommée la deuxième vague), j’ai appris plusieurs choses intéressantes : 

- Que le couvre-feu à 21 heures d'un tiers de la population, bien que respecté et n’ayant aucun effet : il serait étendu a encore plus de territoires dans le pays. 

- Que, au même titre que le lavage des mains et le port du masque, le travail était considéré comme un geste barrière. (dixit Castex) 

-  Que, si les Français n’étaient pas plus responsables, le reconfinement leur pendait au nez en novembre (même si le mot a soigneusement été évité). Toujours selon le même Castex. 

- Que, au bout de bientôt un an d’alerte pandémique, une première vague sur le sol français et, après avoir décidé la réouverture totale des frontières, des écoles, des transports en communs saturés, après ne pas avoir clairement obligé à placer en télétravail les salariés des entreprises qui le pouvaient alors que notre pays explose les records de contamination européen, le ministre de la santé avait tout juste "démarré une étude sur les lieux de contaminations des malades du COVID". 

 "C’était fascinant. Nous vivions dans une peur panique de l’invisible et nous étions dirigés par des cons, surdiplômés mais authentiquement cons " : C’est ce que je raconterai à mes petits enfants au coin du brasero dans mes montagnes reculées pour leur expliquer comment nos gouvernements occidentaux s’y sont pris pour flinguer nos pays. Je leur dirais aussi : "Oui, l’effondrement est arrivé à forces de mesures destructrices et liberticides qui n’ont en rien enrayé le virus". Un virus ça n’est pas un "ennemi". Ça n’a pas d’âme. Un virus ça se propage. C’est sa fonction unique. L’obstination de ce gouvernement à ne pas reconnaitre son impuissance dans ce domaine est la plus grosse erreur de son catalogue d'erreurs. 

Pour contrebalancer sa noyade quotidienne, la république du Baltringuistan opte pour les mesures liberticides, l'infantilisation et la culpabilisation des Français. C’est la faute des jeunes et de leurs soirées clandestines ou des mauvais citoyens qui portent mal leur masque. C’est peut-être vrai, mais de façon résiduelle, à la marge. La seule chose que je constate concrètement pour le moment c’est que nous payons et n'avons pas fini de payer collectivement les conséquences de mesures à 100% gouvernementales

- Le confinement et son blocage de l’économie au printemps avec des conséquences désastreuses à court, moyen et long terme, n’a qu’une justification : l’impossibilité des hôpitaux à faire face à cause du  manque de lits de réanimations, de personnels soignants. Cette impossibilité résulte de décisions politiques(1). Entre les deux vagues du virus des milliards ont été distribués aux grosses entreprises, rien n'a été fait pour l’hôpital. Devine quoi ? Ce sont des décisions gouvernementales. 

- Le déconfinement, géré en mode YOLO (par un certain Jean Castex, logiquement promu premier ministre), la rentrée décomplexée du slip avec des écoles et universités grandes ouvertes et bondées, des transports en commun saturés et du présentiel inutile dans des entreprises aux protocoles sanitaires souvent risibles ? Là encore : des décisions gouvernementales.

Einstein disait parait-il que "la folie c'est de faire toujours la même chose et de s'attendre à un résultat différent".

Comme d'autres gouvernants, notre Président du Baltringuistan s'est piégé lui-même en déclarant une guerre sans munition ni stratégie, en continuant comme ses prédécesseurs à tirer sur sa propre armée  (l'hôpital). Ces néolibéraux n'ont pas de vision à long terme autre que leur logiciel classique : coupes budgétaires pour faire plaisir aux copains et travail + endettement pour assommer la populace.

Voilà donc qu’après avoir "sauvé les vacances", la petite musique du "il faut sauver noël" se fait subtilement entendre dans les médias (qui non contents de faire l'après-vente du couvre-feu, teasent désormais les bandes-annonces gouvernementales). En décodé les ploucs, on va peut-être bien à nouveau vous parquer sur canapé. Faut dire, ça craque un peu dans tous les pays d’Europe quelle que soit la ligne sanitaire menée. Ici, notre prétentieuse République du Baltringuistan a choisi une gestion à base de "je montre mes muscles" et de contraventions à 135 euros, et elle est régulièrement prise en flagrant délit d'incohérence et de ridicule. Sur la base imaginaire de "morts évitées", elle alimente une défiance populaire et génère une misère croissante (1 million de Français supplémentaires ont basculé sous le seuil de pauvreté depuis le début de l’année) qui inévitablement tourneront en violence. 

"Je ne dirais pas que c'est un échec : ça n'a pas marché" a déclaré le conseiller clientèle en chef le 14 octobre au sujet de l’application mobile Stop Covid. Il pourrait l'appliquer à l'ensemble de sa gestion depuis le départ de cette histoire. 

Face à ce virus, avec ce que l'on sait et ce que l'on ne sait pas, il n’y a pas 36 attitudes à avoir. Il y en a juste 2, elles sont relativement simples et ont chacune un coût : Le renoncement total à la liberté (avec ses conséquences) ou l’acceptation éclairée de cette liberté en attendant que ça passe (avec ses conséquences). En résumé, on serre la vis ou on serre les fesses. Toutes les mesurettes entre sont vouées à l’échec répété. Les gesticulations gouvernementales depuis septembre sur le dos de nos libertés pour ménager les vieux (qui votent, à la différence des jeunes) et le MEDEF ne trompent personne : nous subissons en temps réel un ratage gouvernemental de plus. 

En attendant, je ne dis pas qu’il va y avoir reconfinement : je dis juste que je vais juste profiter des vacances des parisiens pour stocker des nouilles, des vinyles et du rhum. 

(1) Rappel : Sarkozy a fermé une centaine d'hôpitaux et environ 50000 lits d'hôpital pour "éviter de faire payer l'addition à la génération qui vient"


Et maintenant, essayons la dictature

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Voilà. La nation solidaire attendait impatiemment les décisions du plouc. Il a parlé. 

"On s'était progressivement habitués à être une société d'individus libres"

Après avoir laissé les écoles ouvertes, les transports en commun pleins à craquer,  ne pas avoir imposé le télé-travail et chié à longueur de journées depuis Paris des mesures incohérentes et contradictoires,  face à la hausse des contaminations, le conseiller clientèle en chef de la république du Baltringuistan annonce ce soir un reconfinement reloaded sous forme de "couvre-feu" de 21h à 6h pour 20 millions de personnes.  Pourquoi pas la réglementation de consommation du Banga et l’interdiction de la marelle, tant qu’on y est ?  Ça doit bien être un peu efficace aussi. 

Embarrassé par ces flagrants-délits d'incompétence répétés et le constat de son impuissance le reste du temps, la république du Baltringuistan doit montrer à son électorat âgé qu'elle agît. Disons-le clairement d'un point de vue sanitaire cette nouvelle étape du couvre-feu sera une « bataille » perdue comme les précédentes. On ne déclare pas la guerre sans munitions ni artillerie, sans stratégie ni capacité à apprendre de ses erreurs. Tout ce qui a été mené jusque-là par la technocratie du Baltringuistan a raté.

- L'absence de masques au début, 
- Le confinement (conséquence massue d’échecs préalables), 
- Le déconfinement (et son open bar décomplexé, avec frontières ouvertes illicos pour les cadres sup), 
- Les tests en pagaille (qui n’ont clairement servi à rien durant des semaines),
- L’application mobile torchée avec les pieds,
- L’obligation aveugle du masque en extérieur (au lieu de clairement plancher sur des mesures sanitaires efficaces d’aménagement ou de ventilation des locaux et de favoriser le télé-travail). 

Mais peu importe, le bougre est grisé. Le plus important c'est de nous faire glisser par touches progressives dans un régime policier et totalitaire au cas où les esprits s'échaufferaient (et avec les millions de chômeurs qui vont débouler, ça devrait fort logiquement se produire). 

Après tout, pourquoi s'en priverait-il ? Maintenant qu'il a le pied dans la porte, qu'on est tous bien conditionnés et qu'on se bâillonne bien gentiment la gueule, tout est possible. 

L’épidémie se propage de plus belle parce que personne n'y peut rien, ni Macron ni personne. On est en slip face à ce virus (en slip, mais avec un masque). S’ils daignaient descendre dans ce pays qui les terrorise, nos élites constateraient que le masque est bien porté partout, même dans les coins où il n’est pas obligatoire (vu et vérifié ce week-end à la boulangerie d’un village de l’Eure-et-Loire : 100% du port du masque). Mais un bout de tissu n’est pas la panacée. Un masque retarde, diminue, mais n'est en aucun cas une protection à 100%. Tant que tu peux respirer tu peux contaminer et être contaminé, Promiscuité + espace non ventilé = contamination inéluctable, masque ou pas. Un enfant de 5 ans peut le comprendre. Les plus grosses villes sont aujourd'hui les plus touchées par une reprise des contaminations. Les écoles et universités (35%), les entreprises (20%) sont les principaux cloaques de contamination (aka clusters (Chiffres : Santé Publique France). Et fuck l’entassement dans les transports publics. Ça n’existe pas, c’est pour les pauvres dixit le préposé gouvernemental aux transports. Evidences balayées avec condescendance d’un revers de main magique par le gouvernement des déconnectés. 

Voila donc le programme. Vivre enterré (sauf pour aller travailler) pour ne pas risquer de mourir, quel projet et pour quelle putain de réussite jusqu'à présent ! La start up nation est en fait le pays de l’enlisement technocratique au service exclusif de la rente, du MEDEF et de sa réélection. Avec le bon appui médiatique*, le conseiller clientèle en chef en chef pourra peut-être se prévaloir d'avoir « sauvé des vies », puisqu’il ne lui reste que le domaine du fantasme pour démontrer l’efficacité de son action (tout en accusant le moindre sceptique de complotisme ou de propager des fake news). Combien de vies ce gouvernement aura t-il concrètement flinguées pour en arriver à ce chiffre imaginaire ? Le bilan des morts évitées est le paroxysme de la malhonnêteté intellectuelle. On pourra y opposer dans quelques temps le chiffre réel des suicides, dépressions, autres pathologies non soignées à cause de la gestion hystérique du machin chinois ainsi que le bilan désastreux pour les petites entreprises, les secteurs « non essentiels » de l’économie (indice chez vous : tout ce qui n’a pas de gros actionnaires) et l’ensemble d’une classe d’âge à qui l’étiquette génération Covid collera sur le front durant des décennies pour justifier un taux de chômage stratosphérique et son assortiment de salaires minables (pour changer). Dangereux je ne sais pas, mais il m’a l’air quand même bien un petit peu néo libéral ce virus. 

Sacrifier les vieux tout en culpabilisant les jeunes, puis sacrifier les jeunes tout en ne faisant concrètement rien pour les vieux, et que les seconds en veulent aux premiers pour leur égoïsme et vice versa, et au final tous les accuser de ne pas être de bons citoyens : Voilà à peu près la seule ligne que l’on peut dégager de la gestion sanitaire gouvernementale.

Il reste néanmoins une lueur d’espoir. A 100% de positivité, avec une écrasante majorité de survivants, cet acharnement thérapeutique au mépris complet des libertés fondamentales en démocratie, de notre bien être, de notre santé dans les tous les autres domaines devrait cesser. On pourra peut-être enfin retrouver ce qui fait qu'une vie vaut la peine d'être vécue, et collectivement corriger les erreurs qui nous ont conduit jusque-là, au lieu de s’acharner à se fracasser à répétition contre le mur de l'évidence : on ne peut pas vivre sans respirer. 

Je n’en suis même plus si sûr. Les murs de la prison mentale que nous construisons de nos petites mains à force de renoncements masqués, de consentements quotidiens à l'absurde et à la perte d'espaces de liberté que nous peinerons à reconquérir, m’ont l’air bien épais.

*Je rappelle les bases médiatiques françaises :
Trump = Prout, Macron = Roi Soleil.

(rassemblement de trois personnes autorisé)

Collaborons avec l'ennemi

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Le chef de guerre en carton aura mis neuf mois à capituler : il faut « vivre avec le virus ». 

Après l'appel solennel à la guerre au printemps, l’automne venu l’état-major dépassé reconnait la défaite. La puissance ennemie a envahi le territoire, signons l’armistice : collaborons avec l'ennemi invisible. 

Réduisant la "quatorzaine" à sept jours et allégeant le protocole sanitaire des écoles au moment même où le nombre de cas explose (cassons le thermomètre ça fera baisser la fièvre et au passage sacrifions les enseignants), le conseiller clientèle en chef prouve sans l'avouer qu'il a fait le choix de l’immunité collective. Je ne vais pas m’en plaindre à titre personnel d’autant que je ne vois toujours pas l’ombre d’un vague rhume venir. Reste encore une montagne d’absurdités technocratiques quotidiennes qui ont plus à voir avec la superstition qu'avec la science et dont nous sommes tous et toutes les acteurs : le port du masque obligatoire mais à géométrie variable suivant que tu sois piéton ou buveur de bière en terrasse, la frénésie du test inutile, les injonctions à la consommation de masse et au maintien d’une vie professionnelle et culturelle « normale » alors même que l’on nous culpabilise en permanence sur nos regroupements familiaux ou personnels…  

Magie des chiffres. Le nombre des réanimations Covid est sensiblement le même à trois mois d’intervalle : 750 au 17 mars (hausse), au 17 juin (baisse), au 17 septembre (hausse). Le virus semble aussi saisonnier que l’incompétence des gouvernements Philippe et Castex qui, d'un semestre à l'autre, ont foiré la gestion des masques en pénurie et celle des tests en abondance. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, et avec toujours aussi peu de lits et de personnels dans les hôpitaux alors que les milliards ont été copieusement distribués au secteur privé : nous devrions repartir pour une période dure, pour peu qu’on l’ait quittée un jour. Ça tombe bien les Français désirent, parait-il, de l’autorité. Et s'il y a des morts, on pourra toujours dire que c'est la faute de ceux qui vivent dans le péché. 

Quand la guerre sera terminée (d’ici quatre ans, temps moyen constaté des guerres occidentales), qu'une puissance étrangère (la Chine qui sait, smiley cocasse) nous aura libéré avec son vaccin salvateur et qu’un ouvrage-somme sera publié sur cette débâcle, il aura suffi à son auteur de reprendre la chronologie des faits et les déclarations de chacun pour savourer le grotesque de notre hystérie nationale. Elle n'a d’égale que l’absence stratégique de nos gouvernants et l’impuissance matérielle dans laquelle ce gouvernement (et ceux d’avant) à force de coupes budgétaires ont délibérément plongé le pays. 

On pourrait s’en amuser pourtant mon petit doigt me dit que les temps compliqués ne font que commencer et que la période, aussi démesurée que simple, du confinement généralisé nous paraîtra si douce en comparaison de ce quotidien de tests obligatoires permanents, de fichage à tous les étages et de délation qui nous pend au nez. Sans parler du vaccin magique qui nous promet encore une belle tranche de rigolade républicaine. 

Comme a dit un ami il y a de cela quelques années : « tout ça finira dans des stades, et pas pour faire du sport ».


Panique à Covid Country - Saison 2, épisode 1 : La peur contre-attaque !

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
C’est la rançon du succès. La saison 1 vous a cloué à votre fauteuil, la saison 2 va vous couper le souffle. Quant un blockbuster marche de la sorte, il faut s’attendre à une suite bien opportuniste. Bienvenue donc à la « deuxième vague » du Covid 19 tant espérée par nos autorités. 

Alors stop. J’entends dire que la « guerre » contre « un ennemi invisible » serait un prétexte idéal pour soumettre les populations mondiales, à commencer par notre belle république du baltringuistan. Je m’inscris en faux. Ce n’est pas un complot. Vu le ratage du printemps dernier et l’improvisation générale au plus haut sommet, je ne vois pas l’ombre d’une préparation ou même d’une ébauche de plan de complot de la part des tocards en charge des choses et de nos destins. Nous avons simplement à faire aujourd’hui à la médiocrité de cyniques qui s’adaptent à la situation.

Le conseiller clientèle en chef est-il décidé à surfer sur la seconde vague jusqu’aux prochaines présidentielles en instaurant plus qu’un climat de terreur, en propageant la croyance ? Deux ans c’est a peu près ce qui nous est annoncé pour une éradication du virus, deux ans c’est à peu près ce qui nous sépare de la prochaine présidentielle. Au passage si cela permet de mater en gardant les mains propres toute opposition, contestation ou vague mouvement social pour des raisons « sanitaires » : ce serait quand même pas mal. 

Le Covid-19 est désormais plus qu’un virus, c’est une religion. Moins on le voit plus on y croit. Ça n'a pas de fin. Toutes les mesures contradictoires de l'été, d'une ville à l'autre, efficaces ou non, ont plus avoir avec l’irrationnel et la superstition qu’avec la science. Et de quoi une religion a besoin pour perdurer ? De fidèles. Ce petit monde orwelien se met en place « naturellement » sans même que l’on puisse le reprocher à quelqu’un tant nous sommes tous acteurs de cette farce.

Le cocktail est parfait : la peur de la mort, le code de bonne conduite (même s'il est absurde et sans cesse contredit), la culpabilité (tout est de notre faute, on ne cesse de nous le rappeler) et la confession (les déclarations de cas-contact : de la délation pure et simple). Nous avons nos évangélistes (H24 sur les chaines d’info pour qui d’ailleurs les règles de port de masque obligatoire ne s’appliquent pas) et des hérétiques (bouh les méchants anti-masques). 

On croyait être au-dessus de ça, on s’est recréé une nouvelle religion en six mois, sponsorisée par les chaines d’infos continus et validée par l’état. On en a même oublié la Chine qui nous a envoyé cette merde. On fonctionne désormais en panique autogénérée. Evidemment « anti masques » ou « pro Raoult »  sont moqués et assimilés à des complotistes avec l’aide de toutes les rédactions et des portes flingues de la pensée autorisée sur les réseaux sociaux quant bien même ils ont (parfois) raison.  On en est à un point de délire collectif que l’on nous demanderait de se foutre une plume dans le cul pour nous protéger du virus qu’on trouverait encore des moralistes rentrant leur deux mois de vacances à l’autre bout de l’Europe pour nous dire qu’on a mal lu le tuto sur gouv.fr, qu’on s’est trompé de sens, et que vraiment « le français » est bien moins responsable que le grec ou l’italien qui lui se soumet bien gentiment aux consignes sanitaires et sert des Spritz à prix cassés.  

Tandis que les files d'attente s'allongent devant les centres de test (by the way : le meilleur endroit pour être contaminé), une logique se dessine tout de même dans ce délire : ce gouvernement nous aime bien malades, apeurés, isolés, cons et dépendants de lui. Pour l’instant force est de constater : ça marche.  Nous aimons croire, nous aimons avoir peur et, pour beaucoup, nous aimons même être malades. Après nous avoir convaincu en quatre jours de nous emprisonner de nous mêmes deux mois à domicile, Jacques à dit pour la rentrée : pour faire oublier le fiasco des masques de l’hiver dernier, je t'oblige à porter un masque en extérieur à l'automne (inutile tant qu’il n’y a pas de situation de promiscuité). Pour ta santé et celle des autres, ton masque tu porteras dans la rue ou au travail sauf si tu fumes, tu bois au bar et en terrasse ou si tu es à l’antenne de BFM. Tout ceci est parfaitement logique.

En comparant les statistiques INSEE des dernières années avec les chiffres des décès identifiés COVID on s'aperçoit en fait que la moyenne de l’espérance de vie AVEC Covid est proche, voire supérieure, à celle SANS Covid (paye ton apocalypse), des pans de l’économie à commencer par ceux de la culture s’effondrent les uns après les autres et notre plus gros recruteur sera bientôt Pole Emploi…  Mais peu importe. Ce n’est pas le résultat qui compte, mais l’effort collectif et notre peine individuelle en attendant le vaccin (obligatoire et payant) de la rédemption. 

Le paradis ça se mérite. 

Sinon c’était comment les vacances ?


Port du masque obligatoire, c’est la chenille qui redémarre

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Deux mois sont passés dans le monde d'après...

En juin, on souffle un peu. Le citoyen veut des vacances, l'Etat veut du PIB. Un petit air de "plus rien à foutre du virus" plane sur le pays depuis le début du déconfinement. Les incompétents du gouvernement ont été remplacés par d'autres incompétents provisoirement moins impopulaires. On peut donc recommencer à culpabiliser le quidam, lui dire qu'on va lui baisser son salaire, qu'il coûte trop cher, qu'il se relâche trop, fait trop la fête et porte mal son masque. 

En juillet, ça reconfine un peu partout en Europe. Plusieurs signaux sanitaires sur une hausse de la propagation du covid titillent ces rédactions d'info-feuilleton qui raffolent de l'affolement. Le gouvernement Baltringuistan-du-Castex décrète en plein milieu des grandes vacances (comme il le ferait pour une hausse de taxe honteuse) que le port du masque est obligatoire dans les lieux publics clos (tous sauf l’entreprise bien sûr, ce qui permet aux experts de chaines d'info-feuilleton de faire la morale sans masque en lieu clos sur l'importance pour les autres de porter le masque en lieu clos).

J’avoue que je ne comprends pas le pataquès actuel autour du port du masque, comme s’il fallait être systématiquement pro ou anti sur chaque chose. Je croyais naïvement que le port du masque dans les lieux publics clos était, si ce n'est obligatoire, au moins très fortement recommandé vu que c’est précisément l'absence de masques l'hiver dernier qui nous a collectivement fait traverser deux mois merdiques au printemps suivant. 

Il fallait juste le temps que l'opinion oublie un peu le fiasco d'état de la pénurie de masques à l'origine du confinement pour que le nouveau gouvernement légifère plus fermement au sujet du petit bout de tissu qui, s'il avait été livré à temps et porté par tout le monde nous aurait probablement évité deux mois de prison et dix ans de crise économique.  

Le masque c'est surtout le marqueur le plus visible d'un sombre futur collectif. On veut revenir comme avant, avant le confinement, même si "comme avant" c’était loin d’être la joie. C'est ça le monde d'après, chapitre 1 : « le monde d’avant n’a pas compris qu’il était mort ». Tout est en transition. Relations humaines, réunions, façon de travailler, tourisme, lieu de vie, espace habitable… plus rien n’est déjà plus comme avant et ça va continuer.  Il y a ceux qui le comprennent et s'adaptent et ceux qui foncent sans masque et gestes barrière, avec les mêmes schémas mentaux et certitudes, dans le monde d’hier. Si ce n’est pas ce virus, ce sera son petit frère encore plus musclé. La question n’est pas si mais quand. Les années à venir, dans les domaines sanitaire, écologique et économique, ressembleront plus à Mad Max qu’à L’auberge espagnole

C'est ce que nous dit le masque et c'est ce que l'on voudrait oublier.  


Vers 2022 après la chute de LREM aux municipales

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Avec tous ces évènements contrariants, ces mensonges, les discours creux et l'impuissance du pouvoir, j'en avais oublié qu'il y avait des élections locales. Donc, j'ai fait mon devoir du citoyen qui peut encore se regarder dans la glace sans honte : je suis allé bronzer au parc. Faut dire j'habite Paris et l'offre était réellement à chier.

Même si les municipales sont à chaque scrutin un cas particulier avec des problématiques locales et des personnalités distinctes, les résultats de ce second tour après deux mois de confinement sont une bonne prise de température démocratique.

Alors quelques réflexions en vrac :

1 / Tout le monde s’en fout. Un taux d’abstention record qui confirme la défiance globale contre un système. j’ai entendu parler de « dégagisme démocratique » mais c’est à peu près ça. Quand on écoute la rhétorique satisfaite des élu-e-s sur les plateaux télés dimanche soir, ça se comprend un peu. Le pouvoir n'est pas au peuple. 

2 / LREM retourne dans la fosse à purin d'où elle vient. C’est plus qu’une claque, c’est la démonstration que LREM est avant tout une secte marketing de neuneus hors-sol formée par et pour le conseiller clientèle en chef : Macron.

3 / Les verts font l'OPA et prennent en solo des grosses villes (Lyon, Bordeaux, Poitiers…). Ils ratent de très peu Lille. Ce sera intéressant de voir qui a voté vert (Est-ce un vote jeune ? Quels sont les revenus moyens des électeurs ?). Beaucoup de ces métropoles néo-vertes sont depuis ces dernières années des terres d’exil pour familles moyennes parisiennes confrontés à un immobilier prohibitif (en cours de vidange démographique).

4 / Gazon de synthèse à Paris. Compte tenu du point 3 c’est la ville de Paris sort un peu ringardisée par la victoire d’Hidalgo. Paris aurait pu être verte, Paris sera un bout de pelouse en plastique entre un chantier abandonné, un Velib cassé et un 4X4 en double file. En se peinturlurant écolo depuis un an, et en absorbant le candidat EELV qui n’a pas brillé par sa pugnacité, Anne Hidalgo réussit toutefois l’exploit d’être réélue alors que personne ne peut l’encadrer ici. Elle peut dire un grand merci à la division de la droite, la bite à Griveaux et la nullité de Buzyn, mais il faut lui reconnaitre une très grande habileté politique qui en fait une sérieuse prétendante à la présidentielle (misère).

5 / Le RN prend Perpignan mais baisse nationalement. 

6 / Le PS a trop vite fait de se gargariser des résultats. Il est siphonné idéologiquement par l’écologie. La prochaine question est l'écologie a-t-elle vraiment besoin du PS ? 

Ça se confirme donc peu à peu., la prochaine ligne de combat pour la présidentielle ne sera pas la gauche contre la droite. Ça ne ne sera même par libéralisme contre état providence (après le fiasco sanitaire et la nationalisation de l’économie confinée, il ne reste bien qu’une poignée de macronistes fanatisés pour réclamer moins d’état). 

Ecologie et souverainisme devraient être les deux axes forts de la prochaine présidentielle. La petite subtilité c’est que ces deux axes, pas forcément contradictoires, peuvent être aussi bien repris par la droite traditionnelle que par la gauche historique. Si ces thématiques ne sont pas récupérées par les indéboulonnables tartuffes habituels, et si Macron est dézingué dès le premier tour, ça nous promet donc de beaux débats et de beaux projets, car il y a dans les deux domaines de vrais virages urgents à prendre.

La fête à la terreur est finie

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Veuillez circuler, consommer et reprendre une activité normale. Terminé le télé-travail, terminées les précautions, terminés les masques qui ne servent à rien mais qui servent quand même mais qui ne servent à rien à partir du 22 juin, terminés les enfants qui sont dangereux, les consignes de sécurité et les lois mathématiques. Le COVID est terminé. Bon,  on en est en fait « officiellement » au niveau de février, logique que notre conseiller clientèle en chef nous sorte le même discours : tout va bien.

Il se sera écoulé moins de temps entre le moment où nous avons eu le droit de nous déplacer au-delà de 1km du domicile et le moment où nous pouvons aller jusqu’au bout de l’Europe en avion (35 jours) que de temps passé où nous avons été limités dans nos déplacements dans ce rayon de 1 kilomètre (59 jours). La seule continuité cohérente dans l'action politique de notre glorieux leader en trois mois aura été de repousser le confinement pour assurer le premier tour des municipales et d’accélérer le déconfinement pour assurer le second.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, tout pourrait donc recommencer à l'identique. Aucune leçon retenue. Stratégie du doigt mouillé. Hystérie à tous les étages. On ferme tout, on ne pense pas aux conséquences. On ouvre tout, on ne pense pas aux conséquences. C’est guignol au théâtre des croyances. Le déconfinement aura été encore plus bordélique que le confinement. On a juste eu moins d’attestation à sortir, c’est toujours un progrès. Ne blâmons pas tant ce gouvernement. Qu’on ait des tocards en charge de tout c’est une certitude, mais il n’y a pas que ça. On a juste eu la démonstration par l’exemple de la nocivité de notre époque de surinformation permanente, de la domination de la com sur toute décision, on ajoute à ça les petits calculs politiques à courte vue et une gestion technocratique déconnectée de tout (le monde des patrons comme celui des salariés) et vous aurez trois mois de suicide collectif pour sauver (chiffre au choix selon vos convictions) personnes d’un COVID dont on ne sait à cette heure-ci qu'une seule chose avec certitude : on ne dit pas LE covid mais LA covid. 

La donnée stable c'est qu’on ne sait toujours pas vraiment qui est malade et qui ne l’est pas. Démerde toi avec ça, t'as l'habitude.

Maintenant que la fête à la terreur est finie, on va pouvoir rentrer dans le dur. Des faillites, du chômage king size, des plans de licenciements à gogo et une génération sacrifiée (indice chez vous, c’est toujours la même depuis 30 ans : elle est aussi blanche que noire et elle a moins de 30 ans).

Nous sommes dans une situation d’après-guerre sauf qu’il n’y a rien à reconstruire. Bref, le monde d’après c’est comme le monde d’avant mais avec du salaire en moins.

En vous souhaitant un bon deuxième semestre. 


Et Macron refait l'histoire

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Je ne sais pas à quoi il carbure mais c'est violent.

Dans un publi-reportage de BFM, notre conseiller clientèle en chef déclare que La France n’a "jamais été en rupture de masques" alors que c'est précisément une des raisons pour lesquelles notre chef de guerre sans munitions a consigné le pays à domicile durant deux mois, l'embarquant au passage dans une crise économique cataclysmique.

Cet homme fait vraiment de la politique pour l’image et les écrans que son électorat regarde : les chaines d’information.

Rappel. Les chaines d’information, ce n’est pas de l’information : c’est le spectacle de l’information. Ce spectacle s’accommode bien volontiers du « dire » politique. Le spectacle de l’information a besoin d’épisodes quotidiens. Peu importe qu’ils soient faux et outranciers, au contraire. Tout ce qui compte c’est la prise de position, le dire, la catch phrase qui fera réagir, qui offusquera même. Plus c’est gros mieux c’est.

Rappel. La post-vérité, ce sont les "circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles".

Rappel. L’homme politique sans pouvoir ne fait pas, il dit qu’il fait, qu'il va faire ou qu'il a fait.

L’homme politique de la post-vérité ne s'embrasse pas des faits, il répète son mensonge juste à temps qu’il devienne vrai. Il est peut-être même convaincu de ce qu'il dit.  Il y a toujours eu une dimension sectaire chez Macron, ce qui a d’ailleurs permis son ascension fulgurante. Un homme politique n’avouera jamais qu’il s’est trompé (ou alors c’est un mauvais politique, et par conséquent juste un homme).

Un chef de secte est à l'aise avec la post-vérité. Il n’est pas dans le vrai ou le faux. Il est l'incarnation même de la seule réalité possible. Mon projet est le meilleur parce que c'est mon projet.

A bientôt pour "nous avons toujours disposé de millions de tests" et "le confinement n'a jamais eu lieu".

Un mars et cent balles pour les héros

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Alors les héros, vous avez travaillés sans compter ces trois derniers mois ? Vous vouliez des hausses des salaires, plus de moyens, des masques et des appareils de réanimations pour les hôpitaux et, soyons fous, des créations d’emploi ? Après un semestre d’épidémie et de surtension hospitalière (cause principale du confinement des Français), le conseiller clientèle en chef et la Power Point Action Team vous ont entendu : vous aurez des médailles. Chocolat pour les garçons, Fraise pour les filles. Ça vous changera des lacrymos que la police gouvernementale vous envoyait dans la gueule quand vous aviez encore le droit de manifester.

Rassurez-vous.

Si ça ne suffit pas, Muriel Pénicaud, ministre du travail des autres, demande aux Français de vous transférer leurs congés. De toutes les façons, ils ne vont pas pouvoir s’en servir.

Dès qu’il faut instrumentaliser les soignants et l’hôpital, on peut compter sur la république populaire du Baltringuisan (rappelons l’invasion de la Pitié-Salpétrière par de zombies extra-terrestres montée de toutes pièces par le Ministre de la Castagne le 1er mai 2019). J’en ai vu des merdes humaines en politique mais du niveau de Macron et de ses ploucs on est dans le fond de cuve de tout ce qui est humainement le plus puant sur cette planète.

Les soignants sont comme les Français, ils disent merde à cette clique déconnectée qui ne représente et défend que les intérêts d'une poignée qui accapare toutes les richesses, les services publics et maintenant la santé, en sacrifiant tout le reste. Les soignants le disent sur tous les tons depuis un moment d'ailleurs. Ils n'étaient jusque-là pas écouté du pouvoir. C'est chose faite, le gouvernement vient de leur cracher à la gueule.



Le jour d'à peu près

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Le journal du confinement c'est comme le confinement, on y prend goût et on a un petit peur du changement faut bien dire.

Pas de panique, nous allons nous désintoxiquer progressivement. 

Pour ma part pas d'excès. Je consommais peu avant le confinement je consommerai encore moins après et, grâce à Hidalgo (qui l'eut cru) je me suis habitué à courir à l'aube devant les grilles fermées des parcs publics. Y a pas à dire : on croise moins de monde. 

Inconscients, perplexes ou sceptiques devant le pari de la reprise du 11 mai, chacun déconfinera à sa vitesse.  Il ne fallait pas attendre lundi matin 9 heures pour comprendre que le déconfinement du 11 est un pari d'état aves ses morceaux d'improvisation et sa culpabilisation en thème de fond (je rappelle que pour la septième compagnie en charge de la gestion du troupeau : le peuple est un enfant sale).  Ça s’entasse copieusement dans un métro qui tourne au ralenti, le ministre de la santé et de l'horoscope des régions fait l'étonné à la radio : "c'est dommage" déplore-t-il le plus sérieusement du monde. A l'école rien n'est prêt. La colère des élus, des chefs d'établissements, des enseignants trahissent les discours du ministre de la Nation Apprenante qui, toute honte bue, au sortir de huit semaines de confinement déclare qu'il est moins risqué d'aller à l'école que de rester chez soi. 

Il y a une passion française évidente pour la file d'attente. Dans la rue, les files se sont transférées des supermarchés aux échoppes des coiffeurs ou aux pharmacies où l’on prend le risque désormais de se contaminer pour bénéficier, peut-être, du masque-torchon promis par la ville (au bout de cinq mois c’est toujours ça). C’est également le grand retour de l'autre fléau urbain qui ne manquait point, le type qui déambule le nez dans son smartphone sans regarder devant lui, généralement sans masque pour un plus grand confort de va te faire bien enculer

Majorité de gens masqués par chez moi. Cet anonymat généralisé est un plaisir qui doit s'apprécier à chaque seconde au pays de la vidéo surveillance et des décrets anti burqa. Des masques certes, mais des pas surs. J'en vois fumer au masque, d'autres l'enlever pour éternuer sans se protéger (au milieu des gens) pour remettre le masque et l'enlever de nouveau trente seconde après. Indifférence générale avec ou sans protection, le masque n’est qu’un code social. On le porte pour les mêmes raisons qu'on ne le portait pas avant : pour ne pas se faire remarquer. 

Question densité urbaine, je ne vois pas de grandes différences à Paris entre ce premier lundi de liberté (relative) et le dernier dimanche de confinement. Le vrai changement, ce sont les automobilistes qui sont revenus conquérants et en masse. Et ça grille du passage piéton, et ça occupe 80% de la largeur de la rue pour une personne, et ça force toutes les autres à s’entasser sur des trottoirs faméliques. Le problème de Paris a toujours été cette superposition sur un espace réduit des différents modes de circulation, un non-choix qui ne satisfait personne et mécontente tout le monde. Dans la nouvelle donne sanitaire ce non-choix devient criminel. Une voiture qui fonce dans la rue, c’est dix piétons qui finissent par se coller les uns aux autres. Et encore, on "profite" de l'absence provisoire  des terrasses de café qui s'étalent parfois jusqu'au caniveau.  Des rues doivent être réservées aux piétons, d’autres aux vélos et d’autres au voiture. Il est crétin de mélanger tout le monde au petit bonheur parisien, d’autant que l’expérience que c’est le plus motorisé qui fait sa loi, et que le piéton parisien à intériorisé qu’il devait prendre sur lui ou se faire écraser. 

Malgré l’éclaircie de 20h, moins de monde au balcon pour applaudir les héros. J’ai quand même bien envie que l'habitude perdure. Dans ce contexte autoritaire qui s'orwelise à vue d'oeil, il est bon de rappeler à qui de droit, par la persistance de cette simple coordination du bruit, que en bas nous sommes vaguement unis. Le pouvoir est comme nous, il ne bouge que quand il a peur. Ça tombe bien nous sommes tellement plus nombreux que lui. 




#confinement jour 55 à 59 : derniers jours tranquilles à Paris

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Mercredi. Un climat lourd s’abat sur les derniers jours du confinement officiel. Officieusement nous sommes déjà dans l’après. Dehors la vie passe de plus en plus vite. Les voitures tracent comme avant, plus vite encore. Je suis à peine sorti en trois jours et j'ai été le témoin de deux accrochages voiture / scooter. Ça promet pour la rentrée. Je ne cours plus et prends de moins en moins l’air. Ça recommence à puer. A mesure que Paris redevient Paris, je me « reconfine » mentalement dans ma détestation standard de cette ville.  Je n’ai pas envie de retrouver Paris ni le monde d’avant. Travail, circulation, nourriture, démonstration a été faite que nos modes de fonctionnement urbains classiques sont absurdes.

Chacun se cale sur la rentrée du 11 mai. Les coiffeurs sont bookés de 7h à 21h sur les deux prochaines semaines et les commerces sont dans les starting-blocks avec leurs procédures sanitaires. On va consommer autrement mais on va consommer bordel de merde !  Le déconfinement, et sa part de pari, nous font basculer dans l’inconnu collectif, le salut de chacun y dépend de l'attitude de tous et inversement. De ce côté, je suis confiant. Je nous trouve bien plus responsables, constructifs et soucieux de l'autre que les criminels et/ou connards qui nous ont menti, puni et sermonné durant deux mois : Le conseiller clientèle en chef cocaïné, le premier inutile, La Castagne, frère Salomon et son Top 50 de la mort, l'incontournable Sibeth porte-parole idéale de ce congrès d'idiots du village... A défaut de masques, en deux mois ces idiots inutiles nous ont construit les fondations d'une bonne société répressive. Le flicage s’installe tranquille sur le dos de l'épidémie. L’application Stop Covid n’est qu’un gadget, un chiffon rouge agité qui cache la philosophie punitive et carcérale de la gestion médicale du déconfinement : le traçage de la population via la « brigade des anges gardiens ». Ce dézingage du secret médical où la délation du cas positif, et des cas "contact" du cas positif, sera récompensée, pue très sérieusement du cul. 

Jeudi. Point presse de la Power Point Action Team. Rien de nouveau, absurdité à tous les étages en république de Baltringuistan. Sur l’école, c’est la schizophrénie en overdrive, la communication des tocards réussit l'exploit d'effrayer élus, profs, parents et élèves. Sur les transports en commun, on est dans le domaine du délirium pensé et conçu par des gens qui considèrent sincèrement que "les gueux" prennent le métro par plaisir. Alors que l’offre de transports devrait être doublée ou triplée à Paris, elle est réduite par deux, les stations de métro sont fermées et la place disponible dans les rames divisée par quatre. Et si ça merde, on ressortira la technologie révolutionnaire de la lutte sanitaire à la française : le PV pour défaut d’attestation d’employeur.

L’angle mort du déconfinement, c’est Paris, la région parisienne et son hyper concentration de tout. Ça ne peut pas être avoué mais la règle des cent kilomètres qui s’applique à tous les Français, y compris dans des zones avec trois cas de Covid, n’a été pensée QUE pour les franciliens.

Vendredi. Ballade avec L. Douceur de nos vacances d’intérieur hors du temps. Brève escapade vers le cimetière, là où mon confinement a commencé il y a huit semaines. La rue de la Gaité est une ville fantôme de western, avec ses bars, ses restos et ses sex shops abandonnés. Le restaurant Comme chez soi va probablement devoir changer de nom, comme la publicité de cette enseigne en décoration qui nous assure que vous allez aimer rentrer chez vous.

Samedi. Le temps se brouille. Orages à venir. La parenthèse se referme.

Que retenir de ces deux mois de confinement au temps élastique ? 

D’un point de vue personnel, je n’ai pas appris grand-chose sur moi que je ne savais déjà. Oui, le chant des oiseux m'est plus profitable que le bruit des hommes. A. et R. m’ont impressionné par leur prise en main des évènements et de la pression : travail, organisation et imagination. Il aura fallu être aux portes de la mort pour enfin parler à P. Depuis, il va mieux comme on peut aller mieux avec une playlist shuffle de pathologies toutes pires les unes que les autres. Il a demandé du chocolat, l'espoir renait. Les poumons ont bien été touchés par le covid, le système nerveux aussi, mais il est passé au travers. Jamais vu un tel organisme. Il est du genre sûr de lui, même dans sa façon de d'envoyer se faire foutre la maladie. 

J'ai eu la confirmation que je n’ai pas la main verte, mon "coquelicot salade" a doublé de volume mais il reste une énigme. Ma cuisine n'est pas un pays pour le vieil escargot. Il est mort. 

Je n’en ai pas appris plus sur ce virus en deux mois et ce malgré la quantité d’information disponible et les tartines lues chez les "experts" comme chez les profanes. Les uns n'ont rien à envier aux autres. On commence tout juste à s’interroger sur la date même de l'arrivée sur le territoire français, hypothèse qui, si elle s’avérait juste, balayerait toutes nos constructions confinées. Et si la première vague n'était pas en fait déjà la deuxième ?  Mais rien ne sert de fantasmer. On ne sait rien et c 'est ça qui est bien. C'est une cure générale d'humilité. Tout n'est que science fiction, limite superstition, le meilleur comme le pire. 

En deux mois, j'en ai appris un peu plus sur la machine d’état. Je ne me faisais aucune illusion sur la fragilité du bazar mais la baraque est bien plus en ruines que je ne le pensais. La république ne tient plus qu’avec une punaise rouillée, trois bouts de scotch et le ciment fragile de notre soumission.

J'ai également la confirmation qu'un pouvoir à bout n'hésitera pas à user et abuser de la répression, et qu'il profite de la confusion des esprits pour se construire une petite société de la surveillance et de la punition, aux petits oignons. Le pouvoir ne sert plus qu'à ça : non pas à nous protéger, mais à se protéger  lui de nous. 

J’en ai appris un peu plus sur notre monde du travail. La majorité de nos boulots « modernes » ne servent strictement à rien, ils peuvent être accomplis n’importe où par n’importe à n’importe quelle vitesse. L’hallucination collective perdure pourtant. Je le savais, il fallait juste l’expérimenter IRL. C’est fait.

Je n’en ai pas appris plus sur le confinement en deux mois. Le confinement n’est qu'une punition collective décrétées par des puissants apeurés (pour eux) pour des erreurs qu'ils ont commises. Le plus effarant est qu'en deux mois nous en faisons maintenant « une normalité sanitaire » et nous sommes prêts à y retourner. Le confinement est le résultat débile et injuste d’une anomalie criminelle de gestion. Stupide processus autoritaire et infantilisant qui réussit l’exploit de nous angoisser encore plus à la perspective de le quitter. Un jour prochain on s’interrogera peut-être sur l’âge moyen des décès constatés et le fait que ce sont les pays où il y a le plus de personnes âgées et très âgées qui présentent le plus de victimes. En clair, l’acharnement à vouloir vivre très vieux, après une vie où l’on n’a globalement fait attention à rien en termes d’alimentation et de santé, est une des raisons de la paralysie des sociétés occidentales au printemps 2020. Cette gestion sanitaire est à l’image de notre vision de la médecine : soigner au dernier moment au lieu de prévenir. La médecine étant un bien de consommation comme un autre, on exige du résultat quel que soit l’état de santé du patient. Les industries pharmaceutiques poussent évidemment dans ce sens. Le médicament rapporte plus que la façon de ne pas en avoir besoin. De ce côté là, nous ressortons de la crise comme nous y sommes entrés : sans avoir évolué d’un pouce. Ah si, on téléconsulte désormais... A bien des égards, la terreur du virus ayant éloigné les français des cabinets médicaux et des centres de dépistage d’autre pathologies, causera beaucoup de dégâts. Ils seront lissés dans le temps et n'auront pas le privilège d'une édition spéciale de deux mois sur BFM.

Pour le reste, comme pour expier son insouciance hivernale, en intraveineuse d'alerte info, l'être humain, qui a peur de son ombre, s'est construit une nouvelle terreur : la peur irrationnelle de mourir de ce virus (alors que tu as à ce jour toujours plus de chances de mourrir écrasé par une ambulance). Les croyances, la peur, les pratiques à respecter : combien de temps resterons-nous accrochés à cette religion ?

Soulagé de tourner la page de ce "journal de confinement" qui n'a pas évolué comme je l'imaginais, plus politique et moins intime. Ça ce sera peut-être pour après, on ne peut pas tout dire en temps réel. Cette période m'aura permis de renouer avec le blog, avec vous et les copains blogueurs aussi et ça c'est bien. Il faut avouer aussi que cette nullité d'état, quelque part entre Black Mirror et le Gendarme à Saint-Tropez, méritait d'être consignée au chapitre prélude au fascisme dans la grande encyclopédie de la connerie.

Je m'apprête donc comme vous à revenir sans joie aucune dans le monde d'avant, en pire ou pas. Il sera ce que nous en ferons. En équilibriste. S'accrocher à la volonté de changer le monde, mordre aux mollets les méchants et parallèlement chercher son prochain lieu d'assignation pour l'été.

Pour l'instant, la priorité c'est de revoir en vrai ceux et celles que l'on aime et de leur dire qu'on les aime...

...et de quitter la ville.

A tout à l'heure.







Les jours d'avant :

#confinement jour 54 : la saison des masques

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Ça y est ils arrivent. Saveur profiteur de guerre ou foutage de gueule, les masques sont là. Il y en aura pour tous et tout le temps de la pharmacie à l'hypermarché. 

Après un rapide survol des premiers arrivages en grande surface (oui ils étaient dans le besoin), c'est, au mieux, 50 balles pour 50 masques. On peut trouver moins cher (on me parle de 30 balles chez Netto) on peut évidemment trouver bien plus couteux. Avec 50 masques tu tiens une semaine. Vous êtes 4 dans la famille ? Pas de souci : c'est 200 balles la semaine sur lequel l'Etat empochera 5,5% de TVA.

Et le tiroir caisse va fonctionner. Même si le masque n'est qu'un des dispositifs de protection qui n'exonère pas de garder ses distances et de se laver les mains régulièrement, et même si les Français sont largement défiants envers la gestion du gouvernement (60% selon le dernier sondage Elabe), ils sont 67% à être inquiets du déconfinement (On se demande bien pourquoi vu le niveau d'incohérence du plan national et son incompréhensible explication de texte ?) et 80% à encore craindre l''épidémie

Chacun achète des masques, chacun en réserve, chacun en veut. Il y a deux mois tu passais pour un terroriste quand tu te baladais en te couvrant le visage, tu passeras bientôt pour un ennemi de l'état sanitaire en marchant tête nue, dans une rue jonchée de masques souillés. 

Devant le logiciel si novateur de la start-up nation constitué de sauf-conduits, de réglementations en douze tomes et de distribution de PV, "la débrouille" (tout ce que tu as mis en place en termes de fabrications de masque durant deux mois) devrait normalement être prohibé dans l'espace public dans de brefs délais. 

Peu importe que la défaillance de l'Etat soit à l'origine d'un confinement massue de 60 jours, d'une paralysie du pays, de dizaine de milliers de morts et d'un crash économique king-size : tu es là pour payer pour le prix de leur incompétence. Ils ne te la font plus payer en te privant de liberté, mais en conditionnant ton retour à cette liberté à l'acquittement d'un forfait santé hebdomadaire (le masque) pour une durée indéterminée. 

Avantage non négligeable de cette nouvelle religion : les autorités incompétentes pourront toujours expliquer un retour au confinement par notre non-respect du port du masque ou port de masques non-homologués.  

Je ne peux parler de la qualité des masques en question, je n'en ai pas eu encore entre les mains. J'attends avec confiance que la république du Baltringuistan me fournisse gratuitement, et en abondance, ce masque qu'il veut m'obliger à porter après m'avoir fait subir 60 jours de confinement à cause de son incapacité à me le fournir en temps voulu tout en me martelant par la suite qu'il était inutile, voire contre-productif, pour ma santé et celle des autres.

Je reste donc chez moi et j'attends. 

Les masques vont arriver d'une minute à l'autre.

J'ai confiance car je vis dans un état fort et protecteur. 



Les jours d'avant :

#confinement jour 52 et 53 : dangereux mais pas dangereux

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Depuis que se profile plus concrètement la reprise (ne parlons même plus de déconfinement celui-ci ayant officieusement débuté il y a trois semaines), le climat dans mon quartier se durcit. Nervosité bien plus palpable, invectives dans la rue et resserrement des procédures d’accès aux magasins d’alimentation alors que c’était souvent un joyeux bordel autogéré plutôt intelligemment jusqu’ici. C’est comme si nous nous étions habitués à la prison et que la perspective d’une réouverture officielle de la vie d’avant dans un cadre sanitaire incohérent, voire schizophrénique, confrontait chacun, du citoyen au chef d’entreprise, à ses responsabilités. Le déconfinement va être plus contraignant que le confinement. Côté direction d’entreprise, on fait tellement sur soi à l’idée d’être « hors normes » et de se choper une action justice ou un droit de retrait à la première minute du retour dans les locaux, que les consignes sont de plus en plus strictes. 

A plus grande échelle, c’est ce qui se passe à l’école avec cette reprise du 11 mai qui craque de tous les côtés, par peur chez les parents et peur d'actions en justice chez les élus. Le protocole sanitaire « simplifié » de 54 pages tout bonnement infaisable n’a pas calmé les esprits. Devant la vague d’opposition des parents aux maires face à cette réouverture précipitée, faisant preuve d’une méconnaissance totale de ce qu’est la réalité d’une classe, le conseiller clientèle en chef était en visite avec son ministre de l’éducation apprenante, Jean-Michel Apeuprès, dans une école élémentaire de Poissy. Lors de cette initiative de communication désespérée à destination prioritaire du public âgé des chaines d’info, Emmanuel Macron a enfin officialisé qu’il parlait aux Français comme à des gamins. Passons sur le fait qu’il portait un masque déconseillé par les normes AFNOR, masque qu’il a d’ailleurs touché et enlevé à plusieurs reprises (autant de gestes interdits dans le protocole dont il est venu vanter le sérieux), cette séquence gênante est la démonstration par l’image du piège dans lequel s’est enfermé le pouvoir en nous enfermant chez nous.

Plus étonnant, après deux mois de paralysie d’un pays, la logique de « c’est dangereux mais c’est pas dangereux » qui prévalait en janvier-février, avec les conséquences que l’on connait, est la même en cours pour le déconfinement : « c’est pas dangereux mais c’est dangereux ». On aura donc rien appris.

Si le confinement avait sa part d’absurdité, le déconfinement nous confronte brutalement avec nos principes d’avant. Impossibilité structurelle du déconfinement dans les transports publics parisiens, rappelons-le historiquement conçus (et gérés ainsi depuis) pour nous entasser comme des bestiaux à destination de l'abattoir. En temps normal, on peut passer vingt minutes à l’arrêt compressé dans l'aisselle de son voisin pour cause d’ « incident voyageur ». A partir du 11 mai, c’est l’intégralité du métro parisien qui devient un « incident voyageur ». Dans les commerces parisiens, le même problème se profile. Loyers excessifs et souci de rentabilité obligent, tout y a été dessiné en se basant sur l'endurance élevée du parisien à la promiscuité. C’est incompatible avec la logique de distanciation physique. D’ailleurs, hormis quelques quartiers désertés, le 7e arrondissement et le marais depuis le 17 mars, Paris est l’antithèse totale du concept de distanciation physique.

Le grotesque de la gestion politique des dernières semaines bascule dans une autre dimension, le retour aux impératifs d’un vie normale « comme avant » après deux mois d’injonctions continues à faire attention à tout, à tout le monde et tout le temps. Bien malin celui qui pourra dessiner les mois à venir. On peut tout aussi bien retourner dans nos cellules dans deux semaines que se la couler douce sur la plage dans trois mois.

C’était finalement bien plus simple à gérer pour tout le monde quand nous étions apeurés chacun chez nous. Que va faire l'homo-occidentalus ? 

Continuer de lui-même dans cette voie ? 
Faire sécession et retourner aux valeurs essentielles loin de cette vie à la con que ce "pas de côté" lui aura permis d'identifier ? 
Rejoindre la brigade des "anges gardiens" pour pister les malades ? 
Oublier ?  
Acheter le nouvel Iphone avec l'émoji capable de reconnaitre les émotions et la température anale ?  
Voler pour se nourrir car désormais avec ce bazar il basculé dans l'extrême pauvreté  ? 
Trainer les responsables politiques du fiasco en justice ?
Dealer des tests ? 
Développer son appétence à l'autogestion sans plus s'emmerder du cadre étatique ?  
Partir en vacances dans un rayon de 100 kilomètres ? 
Ne plus voter ? 
Voter Edouard Philippe ? 

Je n'ai jamais connu une période avec un tel niveau d'incertitude dans tous les domaines. 



Les jours d'avant :

#confinement jour 50 et 51 : la stratégie de l'échec

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
C'est souvent le week-end que les bons réflexes de la Power Point Action Team reviennent au galop pour saccager la maigre stratégie de sortie de crise définie trois jours plus tôt. Alors que la distribution (euh vente) de masques s’apparente plus à une opération commerciale qu'une opération de santé publique, la castagne, ministre de l’intérieur, annonce déjà la couleur du déconfinement : le pouvoir de verbaliser sera étendu. On ne change pas une équipe qui perd. 50 jours. Pas de test, pas de masque mais toujours plus de contraventions et, sait-on jamais, dans le cadre de la milice sanitaire des « anges gardiens » qui pointe le bout de son nez dans le non-respect le plus complet du secret médical, la possibilité de nous entre-verbaliser entre citoyens grâce au statut d’auto-entrepreneur ? Au point de ridicule quotidiennement atteint et quotidiennement repoussé, plus rien ne m’étonne. 

Olivier Veran, ministre de la bonne santé et de l’horoscope des départements, désavoue également le conseiller clientèle en chef et le premier Inutile dans une interview au Parisien où il tente un énième petit chantage merdeux à la culpabilisation sur le citoyen : si vous n'êtes pas sages, il n’y aura finalement peut-être pas de déconfinement le 11 mai, indice que tout est paramètre pour un bon "c'est pas de notre faute" en cas de fiasco de déconfinement avec, par exemple, le ratage annoncé d'une reprise scolaire dont personne, avec deux doigts de bon sens, ne peut vouloir.

Peu à peu, chacun à sa vitesse va se prendre une grosse gueule de bois post-virus et in-crise en réalisant la folie de ces dernières semaines et surtout le montant de l'addition à régler sur douze générations (si l’on en reste aux modalités de remboursement du « monde d’avant »). Autant dire que le pouvoir a intérêt à faire durer la peur et laisser mariner le plus longtemps possible les Français dans la marmite de la menace invisible au virus, en s'essuyant les pieds sur le cadre légal. 

C'est peu de dire que nous n’avons pas été dans la prévention avec le Covid. Nous le sommes encore à peine en six mois d'existence, il n’y a qu’à constater le nombre de décisions gouvernementales sur les modalités du déconfinement qui vont à l’encontre des injonctions sanitaires qu'ils ont eux-mêmes définies : Pas de quarantaine annoncée pour toute personne en provenance de l'UE alors qu'il nous sera interdit d'aller de Paris à Rouen, autorisation d'avoir quinze élèves dans une classe mais interdiction de faire du jogging à moins de dix mètres l'un de l'autre, autorisation de s'entasser dans le métro mais pas de se balader seul sur une plage... Ces décisions mises côte à côte n'ont aucun putain de sens. 

Le pays en est là, dans cette torpeur matinée d'indolence. D'un côté, les terrorisés tournent en rond dans la logique binaire, "je m’enferme je vis" vs. "je sors je meurs".  De l'autre, pour diverses raisons (fatalisme, besoin de manger, appétence pour les mathématiques ou goût simple des choses cohérentes) on écoute de moins en moins la logorrhée kafkaïenne de ces tocards. Oui vraiment, nous vivons une période intéressante


Les jours d'avant :

#confinement jour 48 et 49 : La politique de la peur

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Marche sur le bitume humide vers Montparnasse au 1er mai. Il est midi je suis parfaitement seul. Il y a un ici nous étions pris au piège avec L. sous les lacrymos des policiers, sans aucune raison autre que la volonté de nous effrayer (ce qui réussissait d'ailleurs). C’était mon troisième défilé du 1er mai sous tension en 3 ans : nassé, bombardé de lacrymos et donc masqué, déjà. Alors que cette fête des travailleurs est au départ une fête populaire, elle est devenue dangereuse en République du Baltringuistan.

J’ai assez fait de manifestations sous Sarkozy (avec mes enfants) parfaitement bien encadrées et sans débordement (alors que les effectifs policiers étaient bien plus importants et le niveau de défiance largement comparable) pour pouvoir affirmer qu’il y a depuis trois ans une volonté policière de dégrader l’image des mouvement sociaux, à commencer par les plus populaires et inoffensifs comme le 1er mai, en les laissant sombrer dans la violence, voire en en y contribuant activement. La police est toujours à l’image des gouvernements, et depuis quelques années celui-ci est violent et maladroit. Le gouvernement crache sur les gens, sur la contestation, la police crache du Lbd et son mépris est toutes vannes ouvertes, logique.

Pour être parfaitement honnête, cette radicalisation côté policier n’a pas commencé sous Macron mais sous François Hollande, période Valls, dans la foulée des contestations parisiennes de Nuit Debout en mars 2016 et des semaines de mobilisation dans les rues contre la loi travail. Nuit Debout qui a été sujet de moquerie n’est rien d’autres que la version anticipée, plus éthérée, plus "bobo" si vous voulez, des Gilets Jaunes à venir. Cette autogestion énervée de la Place de la République qui a duré trois semaines a clairement marqué un changement dans la gestion des mouvements sociaux par les forces de l’ordre.

Quatre ans plus tard, après des centaines d’yeux crevés, de membres amputés, de morts injustifiables, il faut prendre le petit mot matinal de notre conseiller clientèle en chef sur les « chamailleries » du 1er mai pour ce qu’il est : une preuve de mépris de plus, son retour à la normalité.

A mesure la menace du virus diminue la présence policière, elle, augmente dans les rues de mon quartier. Au bout de deux mois alors que la perspective d'une "libération" approche, Il rejoint ainsi le niveau constaté dans des régions de France où le nombre de contrôles est inversement proportionnel à celui des personnes hospitalisées.

C'est résumer la seule stratégie (claire) gouvernementale actuelle : maintenir la peur. Et il faudra la maintenir plus que jamais face au constat du fiasco sanitaire gouvernemental et de la catastrophe économique qu'il aura généré. D'autant que la crise économique engendrera mécaniquement une montée de la colère sociale. Bientôt le virus n’aura même plus de raison d’être, seul restera le dispositif répressif. Nos esprits sont formatés par deux mois d'angoisse confinée et de menace aussi totale qu'invisible. 

Soit vous avez peur et vous êtes soumis, soit vous êtes un ennemi.





Les jours d'avant :
Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46 Jour 47

#confinement jour 47 : Déconfinement : bientôt la fin du début

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Raymond Devos n’aurait pas écrit plus beau sketch que cette crise du Covid en république du Baltringuistan.

Bientôt 50 jours, un septième d'année, et "la guerre (sans munitions) contre l’ennemi invisible" devient une bouffonnerie dont les pompeux interprètes, empêtres dans leurs Power Point, n’ont pas conscience du ridicule. Les cloisons du labyrinthe sans issue construit par notre conseiller clientèle en chef et son équipe de bras cassés pour camoufler les conséquences de leur nullité se cassent la gueule de partout. Avec ce pataquès de l’école qui ne devait pas reprendre mais qui reprend le 11 mai pour finir par reprendre en juin et peut-être en fait pas du tout, même les maires du pays commencent à déclarer publiquement qu’ils n’écoutent plus ce gouvernement. 

Au bout de deux mois de grève générale forcée, ça commence à sentir la jacquerie.

Le pouvoir fait ce qu'il peut, c'est-à-dire pas grand-chose : du bruit et de la peur.  Caché derrière son paravent d’experts qui se contredisent d’une semaine l’autre, il pond des points presse toutes les deux minutes pour meubler la vacuité de son action. Il dessine des cartes en couleur comme s'il avait l'ombre du début d'une stratégie, il chie de la paperasse, des autorisations qui contredisent d’autres autorisations : ça occupe le populo et ça contente les chroniqueurs télés. Il tente de redoubler de solennité pour culpabiliser ce citoyen considéré depuis le début et jusqu’à la fin comme un gamin dissipé. Il créé des hits parades des morts et, quand il y en a moins, il décide des zones colorées, oh la belle verte ! Au cas où il serait, par inadvertance, trop limpide dans ses explications, il change les règles du jeu toutes les deux déclarations histoire de bien perdre le faible crédit que même le plus fidèle des fans ne lui portera bientôt plus. 

Le problème majeur c’est que nous sommes prisonniers, au propre et au figuré de ce jeu de dupes. Le pouvoir nous fait tourner comme un rat en cage. Oh pourvu que je sois en zone verte ! La récompense c'est la liberté surveillée, purée on a tellement réduit nos prétentions en deux mois qu'on s'est tous transformés en candidat de télé-réalité. Mets ton masque, ne le mets pas, bouge à un kilomètre, toi à cent, toi cours mais avant 9h et à plus de 10 mètres de ton prochain. Toi tu as une note orange, toi une rouge, peut mieux faire, c'est de ta faute aussi : tu ne portes pas ton masque, mauvais citoyen ! Nouveau Minority report de la santé, on nous sort maintenant des chiffres de vies sauvées "grâce" au confinement alors qu'on n’est même pas foutu de savoir qui est contaminé. 

Rappel : le confinement (l'enfermement des biens portants) n'a jamais été une solution. C'est une réponse temporaire face à un échec, en l'occurence en France une totale absence de politique sanitaire préventive auxquelles s'ajoutent les conséquences de coupes budgétaires dans les hôpitaux publics.  Le confinement est donc la plus belle définition du ratage politique. Nous vivons depuis sept semaines dans un ratage qui n'est pas de notre fait, mais bien celui de nos "dirigeants". 

Avec un pas de recul tout ceci est d’une drôlerie consommée. Simplement la farce tourne au tragique. 12 millions de chômeurs partiels, des dizaines de milliers de victimes indirectes à venir : entièrement de la responsabilité de ce pouvoir qui nous donne des leçons de savoir vivre et respirer. 

Sans miracle ou vaccin il n’y a pas d’issue au confinement, à moins d'accepter chacun de vivre avec la mort et plus probablement une toux temporaire. Le confinement est une construction mentale dont il ne tient qu'à nous de s'émanciper. C'est tout l'enjeu du "déconfinement" côté pouvoir : vous rendre les libertés utiles au PIB en vous gardant conditionnés à raser les murs le reste du temps. Cette partie-là ne se passera pas si simplement. Trop de contradictions et d'amateurisme au sommet peut-être. Peut-être même trop de sommet. 


Fabcaro


Les jours d'avant :
Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45 Jour 46



#confinement jour 46 : Le Covid est le révélateur de nos incohérences

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
La phrase n'est pas de moi mais de Jean-Dominique Michel anthropologue suisse que j'ai découvert chez Le Yeti. Je vous conseille cette passionnante 'interview réalisée le 25 avril sur la crise sanitaire que l'occident si sûr de lui traverse en slip : impossibilité fondamentale du politique à reconnaitre ses erreurs, absence criminelle de vraie politiques de santé en occident qui préfère traiter à grands frais les conséquences plutôt que les causes, construction d'une psychose dans la population alors même que les chiffres des victimes sont bas... 

D'accord ou pas d'accord ça réveille et ça me permet à l'occasion de rattraper intelligemment un jour de retard dans mon calendrier de publication "en confinement". Que demande le peuple ? (Bah comme en mai comme en février : des masques. Gratuits). 



Les jours d'avant :
Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 Jour 42 - Jour 43 et 44  Jour 45

#confinement jour 45 : Edouard Philippe : Français c'est de votre faute !

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Je ne sais même pas pourquoi je m’inflige encore ces prestations oratoires alors qu’il suffit d’attendre les louanges qui en seront chantées sur les chaines d’infos dans la foulée, ou encore les précisions ministérielles qui contrediront tout dès le lendemain.

J’ai donc subi, d’abord pour des raisons professionnelles, le discours du premier Inutile exposant devant les députés et la nation son plan de déconfinement. Il est conforme à ce que j’en espérais : absolument rien, avec quand même je le concède une surprise au niveau de sa complexité (cachant un n’importe quoi généralisé et les absurdités traditionnelles de la technocratie française). 

Avec ce Jacques-a-dit géant, Edouard Philippe aura fait la démonstration qu’il ne connait pas plus l’usage des transports en commun au quotidien (visiblement une partie de plaisir pour lui où il y a plein de places assises habituellement disponibles) que la vie en entreprise ("Hey mec, et si nous travaillions tous en décalé ? Comme ça on pourrait être ensemble sans jamais se rencontrer, génial non ?"), et que sa vie en exil tout frais payés sur sa petite planète dans la galaxie du privilège a l’air apaisée.

A l’évidence se dessine dans ce fatras de conditions digne d’un mode d’emploi pour monter sa voiture soi-même l’impression que l’échec est l’unique but recherché. C’est d’ailleurs sous-entendu dans sa conclusion à la tribune digne d’un Juppé sous cidre : si mon plan génial est un échec, ce sera uniquement la faute des Français. Quand il y a un tel doute, c'est qu'il n'y a pas l'envie. Philippe n’a tout simplement pas envie du déconfinement. Cet état de peur n’est pas pour déplaire au gouvernement (contestation éteinte, peuple concentré sur sa survie et méfiant du voisin qui devient l’ennemi) et à la ligne Philippe (qui n’est pas celle de Macron, beaucoup plus libéral dans le sens premier du terme sur certains points). Vous pensez à votre santé, à votre budget, à vos vacances… Edouard Philippe pense à 2022. Et il vient de droite, rappelons-le. Perdu pour perdu Macron fait le pari d’un retour à la normal rapide en tablant, peut-être naïvement, sur le civisme et la confiance. Philippe savonnera cette planche tant qu’il le pourra et il se méfie clairement des Français.

Concrètement, je n’ai donc rien appris sur mon quotidien avec cette prestation provisoire, il a été clairement annoncé dans une phrase que tout serait décidé au final le 7 mai, et que même cette décision pourrait être remise en cause dès le 8. Economiquement, rien non plus. Nous avons pris 10 millions de chômeurs partiels en cinquante jours (un salarié sur deux), des dizaines de milliers de boites vont faire faillite à cause de l’inconséquence sanitaire d’un gouvernement d’amateurs et le premier Inutile, traditionnellement pas le dernier pour nous faire la morale sur la nécessité d’entreprendre et de travailler après sa retraite, balaye la question économique en une seule phrase. Son paradigme désormais à Philippe, c’est le sécuritaire. Vous allez souffrir et avoir peur.

Je vois donc d’un très mauvais oeil, pour les raisons idéologiques susmentionnées, les « brigades sanitaires » annoncées par le premier Inutile. Elles visent à fliquer (sans forcément de compétences médicales) la population suspecte (potentiellement contaminée), bref à passer votre vie au peigne fin pour voir s’il faut vous enfermer ou non. Eux sonnent à la porte un jour : faites déjà le mort. Dans le bordel technocratique déroulé par le premier Inutile cette idée d’une milice autoformée de la bonne santé est passée comme une lettre à la poste. C’est bien plus inquiétant que l’application sur smartphone basée sur le volontariat. Mais ne nous énervons pas trop vite, s’il en va de cette Gestapo Autogérée des Gueux (la GAG) comme des masques, nous devrions en voir la couleur quand le virus n'existera plus. 

Bref le premier Inutile a parlé. Comme la semaine d’avant et la semaine d’après. Pour nous ça ne change pas grand-chose. Ils parlent des choses, nous les vivons. Nous ne sommes de deux mondes différents. N’oubliez pas que ces gens-là ont plus besoin de nous que nous n’avons besoin d’eux.

Gardez vos distances sociales avec ces mauvais. L’expérience prouve désormais qu’ils sont mauvais pour notre santé.



Les jours d'avant :
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#confinement jour 43 et 44 : Impatience en territoires vaguement unis de France

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
" - Encore du flan, mais tous les dimanches on fait un flan, j’en ai marre !"

L'insurrection gronde dans les rangs. Il est grand temps que tout ceci s’arrête.

Un test sur Facebook au début du confinement m’avait révélé que je craquerai le 28 avril. Si le quotidien est objectivement plus apaisé qu’au début, je ressens pour la première fois les signes extérieurs de l’impatience : extrême irritabilité, perte totale de légèreté et d’humour, accentuées par la défiance totale envers les conditions d'un déconfinement à la sauce gouvernementale qui promet d'être aussi décousu que nos masques. Nos agendas ne sont visiblement pas les mêmes et, malgré les apparences biologiques, nous ne sommes pas du même monde. Cette crise en aura été la démonstration la plus cinglante. Même l'opposition classique de l'intégralité du spectre politique aura été inaudible et décrédibilisée. Les solutions sont comme les problématiques : elles seront locales. Elles le sont déjà. S'il y a une demande forte de services publics, le centralisation et les pesanteurs de l'administratif à la Française auront été un accélérateur de déconnexion entre le pouvoir et ceux qu'ils sont censés protéger : nous.

La France devient officieusement les "Territoires vaguement unis de France". 

Ces cinquante premiers jours hors du temps pourraient ressembler à des vacances (et le patrtonat ne manquera pas de le considérer comme tel).  J’ai le sentiment de ne pas avoir eu une minute à moi. Les expéditions de ravitaillement, les lessives, les rédactions manuscrites d'attestation, les devoirs à gérer, trois repas pour jour pour trois, le sport à assurer pour tous, la réparation de l’Iphone pour l’ainée et les crises de colère de tout ce petit monde aussi énervé par l'enfermement qu'apeuré par les sorties au grand air. En aucun cas cette période n’aura été un temps de repos. J’en veux pour preuve le peu de films ou livres appréciés en cinquante jours : une poignée. Profitant d’une de mes attestations recyclables, nous sortons pour un tour de quartier à 16h05. J’ai emmené une balle pour faire quelques passes avec A. et R., nous n’en ferons presque aucune puisque chaque échange entre elles finit inexorablement en jalousies et crises de nerfs.

Appel à ma mère en fin d’après-midi. Voix fatiguée et triste, elle n’en peut plus de cette exil intérieur sans nous voir. Récit des dernières visites à l’hôpital, P. s’éteint peu à peu, amaigri, mais parfois encore conscient. Une phrase : « Je veux partir d’ici ».

Indice d’un retour prochain du déconfinement, après quarante cinq jours de soleil, le mauvais temps retombe sur Paris. Enfin une journée où je me satisfais de rester 24h de suite à la maison. Les filles en rythme de croisière s’occupent par le travail, la musique et le dessin.

Un article de 20 minutes relatant les angoisses des parisiens exilés à la campagne quant à leurs conditions de retour après leur deux mois de week end center parcs me fait presque sourire s'il ne faisait pas craindre le pire. Non, ne vous pressez pas pour rentrer. Si le confinement parisien a été moins pire que prévu, c'est essentiellement parce que nous étions un million de moins sur quelques kilomètres carrés. Un retour à la densité normale ici, c'est un carnage annoncé.

Le débat est tranché quant au retour à l'école : A. et R. n'iront pas avant septembre. Même adepte d'une sortie rapide de cette hystérie sanitaire, je ne peux me résoudre à intellectuellement accepter le concept instantané du "c'est sans danger" alors qu'on nous traite comme des criminels de masse depuis deux mois si l'on court deux minutes de trop dans la rue. Tout cela pour, au mieux, douze jours d'école.

A midi, du haut de ses onze ans, R. fait son Fillon :

"- Est-ce que De Gaulle aurait fait un confinement ?"

"-  Je ne sais pas ma chérie, en tous les cas il n'aurait pas mis cinquante jours à tourner autour du pot pour reconnaître que la sixième puissance économique du monde n'est pas capable de maitriser la technologie de production et de distribution à chaque citoyen du masque en papier". 

"- Mais y a déjà plein de gens qui travaillent aujourd'hui sans masque"

"-  Tu sais, quand il s'agit d'aller faire travailler les pauvres, il n'y a pas de polémique qui tienne. En revanche qu’il ne leur vienne pas à l’idée d’aller faire la fête, au restaurant ou d’aller à plus de 20 enterrer un de leurs proches contaminé : ce serait irresponsable.".


On critique les quelques types qui ont dansé dimanche sur Dalida dans le 18e arrondissement alors que c'est la plus saine des attitudes face à l'angoisse de ce monde absurde (sauf peut-être sur le choix musical). 

Comme le chantait Prince "We could all die anyday. But before I'll let that happen, i'm gonna dance my life away".



Les jours d'avant :
Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 - Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12 - Jour 13 - Jour 14 - Jour 15 et 16 - Jour 17 - Jour 18 -  Jour 19 - Jour 20  - Jour 21 Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  Jour 26 - Jour 27 - Jour 28 - Jour 29 - Jour 30 - Jour 31 - Jour 32 Jour 33 - Jour 34 Jour 35 et 36 Jour 37 et 38 Jour 39  Jour 40 Jour 41 - Jour 42

#confinement jour 42 : un pouvoir inutile, arrogant et cynique

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Je n’aurai de cette triste et longue période de privation de liberté que le souvenir paradoxal de belles journées lumineuses qui passent trop vite. Quelques retouches sur la nouvelle version du film sur Prince (la projection de mardi a été un tel succès que nous recommençons la soirée mardi prochain), escapade cagoulée au supermarché et long apéro virtuel avec les amis du Kremlin des Blogs. A. et R. s’occupent dans une relative tranquillité à recréer des familles heureuses en Playmobil. P. est dans un état stationnaire. 

Je n’écoute absolument plus les informations des médias d’avant, aussi ringardisés que le gouvernement. Je glane ça et là quelques informations sur la situation qui chacune me donnent à  envie de sauter à la gorge des médiocres en charge.

Alors que l’on on ne peut plus sortir de nos salons et que l’on nous fait bien comprendre qu’un voyage au-delà du centre commercial le plus proche sans ausweiss est sérieusement compromis pour les deux prochaines années, l’Etat va prêter sans condition 7 Milliards d’Euros pour sauver les avions d’Air France (la compagnie n’appartient qu’a 14% à la France). Dire qu’il y a encore quelques années on se battait contre l’aéroport Notre Dame Des Landes, dans un monde covidé c’est la place de l’avion qui est remise en cause tout court. L’utilité d’un 777 est désormais proche de celle d’un président de la République Française : nulle (et couteuse).

Pour les masques en revanche, nothing as usual. Enfin presque, on apprend qu’après quatre mois de retard, et avoir verbalisé un million de français pour (estimations basse) 123 525 000 euros de recettes (ce qui représente à 8 cts le coût de fabrication : 1,2 Milliard de masques), la fameuse de livraison de masques par l’état sera en fait une vente de masques ...en provenance de Chine donc. (reste à espérer qu’ils arrivent AVANT le 11 mai et que l’on disposera d’une case à cocher sur l’attestation pour avoir le privilège de pouvoir les acheter).

Quoi qu’il arrive désormais, la gestion politique de cette période aura été un fiasco. Quarante jours de traversée du désert de l’action politique ou le dire à remplacer le faire. Le peuple attendait, et attends toujours, des réponses concrètes, humaines et des solutions de proximité, l’état lui a répondu attestation dérogatoire, PV, privation de liberté, police, interdiction aveugle de voir les proches, foutage de gueule et culpabilisation morale par-dessus le marché. Tout ça sans lui fournir l’ombre d’un début de masque.

Chaque ministre à l’image de Macron est désormais obnubilé par les élections de 2022. Votre santé ils s’en contrefoutent, c’est un bilan comptable, ça se trafique. D’autant que, objectivement, grâce à notre confinement, nous n’avons « que » 23.000 morts. Ne jamais oublier que c’est grâce à nos efforts, notre confinement n'est que la conséquence de leur inaction initiale. Chacun fait donc sa com’ d’où les contradictions et les one man shows inutiles selon ce schéma :

Mardi : déclaration du Premier Ministre (à la télé ou à l’assemblée nationale)

Mercredi : précisions contradictoires de chaque ministre.

Jeudi : précisions contredisant les précisions contradictoires de la veille.

Vendredi : polémique sur BFM : « la parole présidentielle n’est-elle pas trop contredite ? ».

Samedi : petite phrase du Président récoltée en off par un suce-boules à carte de presse : « Les Français doivent comprendre que le confinement ne s’arrêtera pas le 11 mai ».

Dimanche : article du JDD sur les nouvelles pistes du déconfinement en mode « indiscrétion »

Lundi : grandes lignes redéfinies par le PR à l’inverse de l’article du JDD.

Mardi : nouveau discours de Philippe

(Recommencer la séquence pour la semaine suivante, évacuer la question des masques une semaine sur l’autre.
Semaine A : « Les masques arrivent en masse bientôt »
Semaine B : « Les masques ne sont pas aussi utiles qu’on le dit »)

Voilà, c’est simple de gouverner en fait. Il suffit de parler. Non seulement ce pouvoir a perdu l’occasion de racheter ses erreurs passées, mais en plus il n’apprend rien et applique à la lettre les vieilles recettes avec arrogance et cynisme comme si de rien n’était. Avant ils justifiaient de leur impuissance en utilisant la carte « Europe », désormais ils se planquent derrière la parole sacrée des « experts scientifiques » (bande de nouveaux spécialistes des plateaux télés qui disent tout et son contraire au fil des semaines. Et s’il y a nouvelle vague d’épidémie, et augmentation du nombre de morts, la parade est trouvée soyez-en assurés : ce sera de notre faute.

Vous êtes aujourd'hui comme hier, du stock humain à qui il faut parler comme à des gosses.
Vous êtes dans la merde, eux ils sont déjà dans la campagne de 2022.

Pour le reste, le déconfinement est effectif, on sort tous. 
Au pied du mur,  le pouvoir des douze trains en retard en prendra acte dans un mois.




Les jours d'avant :
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#confinement jour 41 : contrôle d'attestation dérogatoire à Baltringuistan City

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Rien de neuf en République Populaire du Baltringuistan au 41e jour d'un confinement qui craque de partout : Toujours pas de masque et pas de test. Nourriture, approvisionnement, masques: la solidarité s'organise dans les interstices béants de la machine rouillée d'un état ringardisé. C'est presque à se demander si nous ne sommes pas entrain de vivre le rêve humide d'Ayn Rand d'une population qui reprend en main les choses. On pourrait s'en inquiéter, j'y vois un signe de bonne santé collective. Curieuse parenthèse enchantée, très provisoire puisqu'elle peut tout aussi bien tourner au cauchemar. En attendant le quartier est devenu bien plus agréable à vivre lors de la période de confinement qu'il ne l'était avant cette période. Moins de voitures, plus d'air pur, moins de stress, plus de dialogue.  

Quand j'écris rien de neuf, c'est faux. Pour la première fois, à l'approche de la 7e semaine de paralysie du pays par les "autorités compétentes" : j'ai été contrôlé ce matin par trois fonctionnaires semi-masqués qui ont vérifié si mon jogging était bien réglementaire. 

Palpable déception chez les forces de l'ordre : il l'était. 

Résumons la situation : 

a / Je suis en sueur, essoufflé, non masqué : donc à ne pas approcher (je vous rassure : je n'approche moi-même personne).

b / 3 policiers avec des masques chirurgicaux (qui ne les protègent donc pas) s'approchent de moi (alors que je les avais vu à cent mètres et que j'aurais pu me tirer discrètement, voire les semer sans souci, si je n'étais pas en règle) 

c / Ils prennent donc le risque d'attraper un virus (ils ont manipulé mes papiers à 30 cms de mon souffle durant une bonne minute) pour contrôler que je respecte les règles dont le but est d'assurer ma sécurité et celle des autres. 

d / Peut-on plus absurde ? 

Ce contrôle matinal est l'image qui me restera de l'action de l'état en 40 jours : un contrôle inutile et potentiellement dangereux.

Le demeuré de l'intérieur, CriCri la Castagne, déclare fièrement ce matin que "15,5 millions de contrôle ont été réalisés lors du confinement pour. 915 000 PV dressés". Tout cela pour un total de 17 masques distribués et probablement des milliers de policiers contaminés dans la manoeuvre. Ces technoconnards vont réussir à coller un PV à chaque français avant même de leur avoir distribué le premier masque. 

Au début du confinement j'écrivais que l'Union Européenne était morte avec ce virus, c'est le pays dans sa version institutionnelle qui est pas loin d'être explosé. Pas étonnant qu'ils aient envie que tout revienne au plus vite comme avant. Encore trois mois à ce rythme-là et chaque quartier de France fera sécession. 



Les jours d'avant :
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#confinement jour 40 : l'art de la contradiction

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
A moins d’un miracle (vaccin ou disparition soudaine du virus) ou que l’on accepte enfin de voir collectivement la mort en face tout en prenant nos précautions et responsabilités, il n’y a pas d’autre issue au confinement que le confinement. Le piège se referme donc sur le duo Elysée-Matignon à l’incompétence démasquée. Alors que chacun commence à s’organiser sa vie post-confinement (les boutiques réouvrent, les gens circulent) chaque jour qui passe permet aux Français, anxieux ou résignés, d’assister au pitoyable spectacle médiatique d’un pouvoir en déconfiture. Entre morgue, incompétence, culpabilisation et branlage de symbole, la Power Point Action Team En Marche s’enfonce de jour en jour dans le grotesque. 

Chaque annonce de la présidence est désormais démontée par le gouvernement. Sur la question de la reprise des cours le 11 mai, l’Elysée est contredit par le ministre dès le lendemain lui-même contredit par Matignon le jour d’après. Avec de tels clowns, l’opposition est atomisée. Macron et ses sbires plus ou moins controlés deviennent inaudibles mais jouissent encore d’une certaine légitimité pour certains. Ils donnent l’impression d’agir (action qui consiste à saturer l’espace médiatique pour dire qu’on agit). A ce rythme de confusion, parachevant le scandale d’état de la gestion des masques (status update : on en a toujours pas), ils vont inexorablement perdre aussi cette légitimité chez les plus, si ce n’est fidèles, au moins sagement respectueux des institutions. 

L’Elysée reprend finalement la main  dans la journée pour préciser que la reprise se fera sur la base du volontariat. Lequel ? Celui des professeurs sacrifiés ou des parents effrayés ? Les enfants, eux, sont laissés à leur angoisse. Ils ont très bien saisi la contradiction entre ces deux derniers mois d’un discours anxiogène où tout devient suspect et un environnement scolaire (qui a connu le premier mort du Covid rappelons-le) qu’on leur promet soudainement sans danger.

Cette injonction contradictoire puissance 1000 que représente la reprise scolaire au 11 mai enfonce le clou du manque de vision du pouvoir qui ne fait que ce qu’il croyait savoir faire : de la com’. A défaut de susciter de l’adhésion et de vendre du rêve, on pouvait au moins espérer de technocrates qu’ils sachent gérer les basiques d’une nation. On s’aperçoit que même pour ça ils sont très mauvais. Ça donne des leçons de travail à la terre entière mais ça n’est probablement pas capable d’organiser les tours de vaisselle à la cantoche de la colonie de vacances alors une entreprise, un budget familial serré ou un pays…

Je parle ici de l'éducation, c'est la même chanson sur les test ou les masques qui sont, d'un jour sur l'autre, en fonction de l'état de nos arrivages, "inutiles" ou "indispensables".

On ne l’entend pas sur les chaines d’infos (comme sur la majorité des ondes privées ou publiques) mais avec cette gestion colin-maillard du Covid on est peut-être tout simplement entrain d’assister à l’agonie en direct de la cinquième république. Moins elle a de voix, plus elle fait du bruit pour exister. A-t-on encore besoin d’elle ? Qu’on ne compte plus trop sur nous pour la réanimer.

Pour l’école, je n’ai pas encore décidé si mes enfants y retourneront ou non. Pas tant que je craigne le virus mais pourquoi suivre cette navigation ivre d’une clique en orbite qui gère le stock humain au petit bonheur la chance. Je pense que je vais continuer pour ce bout d’année scolaire à faire comme l’état nous a habitué à faire pour les masques : se démerder. 


Les jours d'avant :
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#confinement jour 39 : la reprise, plus c'est précis plus c'est flou

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
"C'est dangereux mais ce n'est pas dangereux, et réciproquement". C'est un peu le seul discours cohérent de ce gouvernement depuis des mois, et cela a commencé bien avant le confinement. C'est d'ailleurs une des raisons que nous sommes enfermés dans nos salons depuis la mi-mars. Pas parce que nous sommes irresponsables ou imprudents, mais bien parce qu'ils n'ont pas fait leur job, ont menti et/ou n'ont pas pris la mesure des enjeux (très probablement les deux).

Jean-Michel Blanquer a "précisé" les contours de l'usine à gaz de la réouverture anticipée des établissements scolaires le 11 mai, date symbolique de "déconfinement qui n'est pas un déconfinement". Curieux sentiment avec ce gouvernement : plus il donne des précisions sur la reprise, plus celle-ci paraît floue. A l’évidence, le monsieur propre de l'Education ne voulait pas de cette reprise printanière. Comme nous, le ministre a dû apprendre devant son poste qu'il avait trois semaines pour préparer une rentrée des classes en "temps de guerre sanitaire". Quelle connerie la guerre. Ses hashtags étaient déjà calés jusqu’à septembre : #nationApprenante #WeekEndApprenant #GrandesVacancesApprenantes #ChomageDeMasseApprenant et, paf, le couillon en chef a plié sous les injonctions du Medef pour sortir de son chapeau cette reprise surprise, histoire que les enfants de pauvres puissent être gardés par des enseignants à sacrifier. Le confinement est un luxe de bourgeois. Si le virus n’avait atteint que les classes populaires, il n’y aurais JAMAIS eu de confinement.  Il n’y a pas de justification autre qu'économique à cette reprise des cours aussi prématurée. D’ailleurs les universités ne reprendront pas avant des mois, et il se dessine clairement que les enfants des privilégiés qui peuvent télé-travailler (et disposent de plusieurs ordinateurs) seront dispensés d’aller physiquement en classe et pourront eux aussi étudier en télé-travail.

La reprise des cours dans des conditions sanitaires acceptables (je veux dire celle qu’on nous impose  à longueur d'ondes dans des spots débilisants) est tout simplement impossible. Dimension des locaux, proximité continue, files d’attente interminables, évidemment les millions de masques quotidiens nécessaires que l’Etat ne sera jamais en mesure de fournir ne serait-ce que pour une seule journée, idem pour les tests. Je n'évoque même pas la question de la cantine, des couloirs et des transports scolaires… On peut s’interroger sur cette désinvolture au terme de sept semaines de privation de liberté. Depuis le départ, bien avant le confinement, ce pouvoir alterne sur une base quotidienne, dès fois même à l’intérieur d’une seule journée, entre le discours sur la dangerosité extrême du virus et celui du relativisme en se basant sur une parole scientifique qui, elle-même, se contredit puisqu’elle n’a pas tellement plus de recul sur ce virus que le commun des mortels. En cas d’échec à combattre ce que le pouvoir ne sait même plus définir, la parade est trouvée : c’est de la faute des Français qui ne seront responsables et n’auront pas complètement saisi l’enjeu.

On juge un pouvoir à la façon dont il traite ses prisonniers et à la façon dont il traite sa population en temps de crise. En temps de crise, ce pouvoir n’accomplit qu’une chose : faire de nous des prisonniers de nos maisons et de ses discours schizophrènes. Demain jour 40, toujours pas de masques, pas de tests. Nous n’aurons pas d’ici le 11 mai. La seule certitude que l'on peut avoir avec cette clique de médiocres, dont les deux seuls super pouvoirs restent à ce jour de distribuer des PV et de tordre la cohérence, est que le 11 mai il n’y aura pas de 11 mai.


Les jours d'avant :

#confinement jour 37 et 38

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Désolé donc, rien à espérer du monde d’après si les joueurs ne sont pas remplacés et le logiciel renversé.

Chaque pays a été plus ou moins dans le déni avant le virus, puis prit dans un concours de bites entre pays pour savoir qui ferait le confinement le plus strict et afficherait le bodycount le plus bas. Désormais, la ligne marketing des nations c’est la reprise économique et c’est à celui qui travaillera le plus. La France ayant particulièrement surperformé dans l'impréparation, le déni et les morts, attendons nous à une violente volonté de reprise (quitte à piétiner aussi sec les principes sanitaires pour lesquels nous avons sacrifié beaucoup jusque-là)

Selon la probabilité des chaines d’informations, dont le mépris des reportages sur Trump et inversement proportionnel à la déférence des propos sur le merveilleux Macron,  après nous avoir bien culpabilisés sur le lavage des mains et le fait que l’on est un citoyen irresponsable si l’on sort de chez soi, nous devrions subir une propagande grossière sur l’épanouissement par le travail aux côtés de camarades par temps de pandémie. Pour le reste, disette. Continuons à souffrir. La ligne de reprise française sera ainsi :

ce qui est pénible sera ouvert (travail, transports, application en ligne de surveillance),
ce qui est agréable sera fermé (vacances, rencontres, concerts, soirées).

Le paradoxe est que, à la veille de cette reprise, côté maladie nous en sommes toujours au jour zéro, mais ceci est un autre débat.

Le symbole de cette reprise est le retour de l'école pour tous le 11 mai. 

Au-delà des impossibilités structurelles et humaines (il faudrait doubler le nombre d'établissements et quadrupler le personnel, on se retrouverait avec des files de 2,6 kms devant certains collèges), l’intégralité des mesures de distanciations sociales, de couverture du visage vont au strict opposé des mesures vigipirate encore en vigueur dans les établissements. Il ne sera jamais aussi facile de faire un attentat dans une école qu’à partir du 11 mai. Cela résume bien la folie de l’époque, monocentré sur ce virus : on accepte de prendre tous les autres risques pour échapper à un virus qu’on a de toutes les façons une forte probabilité d’attraper et dont, une fois atteint, on aura encore plus de probabilité de sortir indemne. Je ne sais pas si le virus restera dans les livres d’histoire, mais incontestablement on consacrera un ou deux chapitres à notre hystérie de 2020. L’année où l’humanité, au bout du rouleau, s’est tirée une balle dans la tête.

Entre temps pour certains pays, au premier rang duquel La France et son fiasco complet autour des masques et des tests, nous aurons la démonstration que certains chefs d’état ne servent strictement à rien (le « démerdez-vous » initial déjà contenu en sous-texte dans la première déclaration de Macron le 12 mars est à peu près sa seule constante en quarante jour). Le cas de la France est spécifique, il ne nous reste plus maintenant qu'un gouvernement, composé à deux tiers d'idiots du village et à un tiers d’amateurs de plus ou moins bonne volonté, qui navigue à la godille, avec quelques scientifiques autorisés sur la barque, au petit bonheur des caps décidés par l’androïde en chef qui n'a pas le pied marin.

Le succès provisoire de l’aplatissement de la courbe n’est que le nôtre. Confection de masque et salut public, ces quarante jours ont prouvé que nous avions les cartes en mains et qu'ils ne gèrent plus grand-chose.
Les jours d'avant :

#confinement jour 35 et 36

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
J’ai de nouveau perdu le fil des jours. La chaleur dans l’appartement, les filles qui se chamaillent, les dernières touches au film réalisé pour la soirée, virtuelle donc, de mardi pour l'anniversaire des 4 ans de la mort de Prince, le flan du dimanche (aux noisettes cette fois) et une extrême fatigue depuis 24 heures. Pas de fièvre ni de toux, non juste une belle grosse fatigue résultat probable de la tension des derniers jours. J’ai totalement coupé les informations depuis 72 heures. Entendre ce gouvernement pérorer sur la date de livraison des masques est d'un ridicule consommé. Ça, nous n'aurons pas été en pénurie de point presse power point ces cinq dernières semaines. Leur parole ne vaut plus rien, qu’ils gardent plutôt leur salive pour le tribunal de l’histoire, en tentant d’esquiver nos crachats d’ici là.

Je regarde mes mains qui ne sont plus celle du vieux briscard des mers des premiers jours de confinement. Etonnant. Je n’ai pas le sentiment de moins me laver qu’au début du confinement et pourtant elles sont redevenues « normales », presque douces. Mystère des mains calleuses qui ne le sont plus. Même la peau s’y fait.

Je m’interroge aussi sur ces permissions de sortie qui ne sont finalement organisées qu’autour du lien familial comme si la vie ce n’était que ça. Combien de couples en union libre dans Paris stupidement séparés par le fait du Prince Macron, tandis que le même livreur Uber eats peut continuer de les servir l’un après l’autre ? Pas très disruptif comme vision de la vie : un papa et une maman, éventuellement des grands-parents (mais en EPHAD bunkérisé) et des auto-esclaves qui les servent. Pour les autres, restez chez vous. L’amitié ne vaut rien en macronie sanitaire, pas plus que l’amour libre. Non il faut juste « lisser la courbe », avant de « faire repartir l’économie ». Rien n’a changé au fond pour eux, nous ne sommes que des chiffres, de la data, du taux de létalité, de la recette fiscale ou du point de PIB. 

Evidemment toujours pas de masques, pas de tests, mais cela on a l’habitude. On est dans cette merde en grosse partie à cause d’eux. Ne pas trop espérer qu’ils nous en sortent. Quand ils parlent il ne rassurent qu’eux.

Il n'y aura pas de "monde d'après" viable avec ces gens. Jamais. 



Les jours d'avant :
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#confinement jour 34 : le positif et le négatif

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Cette crise aura révélé (en cas de doute) la philosophie du pouvoir actuel. A défaut de prévenir et aider, la France aura donc opté pour le surveiller et punir. Le peuple attendait des masques de l’état, l’état a distribué des contraventions. Le peuple se pensait protégé par des stratèges, il a découvert qu’il était géré par des techno-comptables à la petite semaine, sans vision autre que la coupe budgétaire aveugle dans les dépenses publiques (et qui n’auront probablement changé de paradigme au sortir du chaos).

Au-delà des polémiques sur son efficacité ou pas à court puis long terme, et sur son hallucinant coût économique, le confinement en lui-même est par essence un aveu d’échec de l'état. Et c’est comme toujours les plus pauvres qui le payent au prix le plus élevé : qu’ils vivent dans des conditions de forte promiscuité ou qu’ils doivent continuer à travailler physiquement ou les deux. Aussi absurde soit-il, en maison secondaire ou en pouvant continuer de travailler de chez soi, le confinement est « un luxe » pour beaucoup. Il est également clairement orienté pour protéger les classes supérieures.

Il y aura néanmoins quelques effets positifs à ce confinement : L’expérience en temps réel de l’insignifiance humaine face à la nature. Encore un an à ce rythme-là à Paris et l’on aura des lions et des girafes dans les rues avec un début de jungle sur les rives de la Seine. Nous sommes des parasites sur cette terre, et en tant que tels nous faisons beaucoup de dégâts. Après cette purification inattendue du ciel et du son, le retour à la vie normale dans les villes va être particulièrement pénible. Et, sans les terrasses de restaurants, les salles de spectacles, avec juste la pollution, la puanteur et le bruit et un risque de contagion plus élevé : le principe même de la ville n’aura plus de sens pour beaucoup. L’exode urbain devrait connaitre un boum. Cette pandémie n’étant qu’un commencement, quitte à mourir prématurément autant que ce soit loin de Paris poubelle.

Au-delà du ville/campagne : nous nous resserrons sur le local. Ce ne sera pas sans lendemain sur les solidarités, l'alimentation et notre façon de penser la consommation en général (là je suis plus sceptique, y a encore de la marge). Au passage, le tourisme à l'autre bout de la planète ou de l'Europe avec un billet d'avion à dix balles c'est je l'espère terminé pour un moment. Tant mieux.

Autre effet positif du confinement, et de la peur permanente, nous faisons un bon sanitaire intime radical. En décodé : on aura appris à se laver les mains. De ce côté-là rien ne sera comme avant, on se curera plus le nez avec la même insouciance.

Effet inattendu, mais tellement évident : pour beaucoup dans le tertiaire, les services dématérialisés, la digitale économie, la création et autres choses pas très utiles que l’on peine à définir : nous travaillons tout aussi bien voire mieux de chez nous. Paradoxe du numérique, on échange plus avec les gens du travail loin d’eux que cloisonné chacun dans son bureau. On s’évite également un nombre colossal de bullshit réunions, sans compter le gain de temps sur le transport. Tout devient souvent plus efficace. On gagne à la fois en productivité, en temps pour soi, mais aussi en sécurité pour l’employeur. Après cet épisode, certains employeurs, les plus malins et ceux qui auront survécu, devraient progressivement muter vers le lieu de travail délocalisé qui permet, c’est non négligeable, d’économiser sur les frais liés aux locaux et de ne plus avoir à s’emmerder avec les conditions de sécurité (qui devraient devenir draconiennes après cette période où l’on nous aura pris bien la tête h24 sur l’hygiène).

Autre enseignement (enfin confirmation) : s’ils ne paient pas d’impôts conséquents, les riches ne servent à rien. Il faut le répéter : en temps de guerre comme en temps de paix, un éboueur est incomparablement plus utile à la collectivité qu’un milliardaire ayant « optimisé » sa fiscalité.

Effet le plus positif du confinement et de la pandémie : le retour de la mort dans la vie. Si l’on arrive à sortir individuellement de ce prisme paralysant de la peur, ce sera un grand bon avant pour nos sociétés qui se vivent invincibles, éternellement jeunes voire transhumaines et autres conneries. Vouloir empêcher les personnes âgées de sortir du confinement est la preuve que l’état, soudainement procédurier sur la santé, ne saisi rien à l’humain. Un mois de liberté et de chaleur vaut mieux qu'une poignée d'années de désespoir et de solitude.

J’ai peu de règles de vie, mais quelques phrases qui balisent ma route et il y en a une que je n’ai jamais vraiment perdu de vue, elle est même une des raisons pour lesquelles je tiens à écrire mes journées et que je rechigne à reporter à demain ce que je peux faire aujourd’hui (même si j’ai encore quelques dossiers à traiter) : il est toujours plus tard que tu le penses.

Ça résumera peut-être 2020, je l’espère pour de meilleurs lendemains : il était plus tard qu’on le pensait.


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#confinement jour 33

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Je ne suis plus certain du chemin. J’ai perdu l’habitude de la ville en voiture, encore plus dans cette dimension fantastique et sous ce soleil méditerranéen. Même si le trafic automobile a considérablement augmenté en 48h dans Paris, sur le boulevard périphérique c’est encore l’équivalent d’un début de mois d’août. Mon bâillon m’empêche de tourner la tête pour voir si une moto me double. Je mets quelques minutes avant de réaliser que je suis en troisième à 90 sur l’autoroute. J'ai quitté l'appartement sans papier ni attestation. Je crois même ne pas avoir fermé les fenêtres.

Passées les portes de la cité, l’abondance de vert. La joie de rouler la fenêtre baissée, les yeux séchés par le vent, sur ce qui ressemble à la route de l’été. Des images de vacances. Quand j’étais enfant et P. à mon âge, le catamaran sur l’étang, le soleil, des couleurs du Roussillon essentiellement, ce monde de lumière transperçant une fois l’an la routine, les engueulades beaucoup. Sur le Tornado qui trace sur la mer vent de le dos, P. me gueule dessus d'arrêter d'avoir peur parce qu'on ne risque rien. Je ne sais pas pourquoi j’y vais. On ne s'est pas parlé pendant toutes ces années. Ces derniers temps, c'était bien plus apaisé, je me préservais encore de toute conversation qui nous aurait impliqué l’un et l’autre trop intimement ou politiquement.

Pas de musique, juste le souffle enivrant de mon bolide de fortune. Une voiture qu’il m’avait prêté pour un voyage que je n’ai jamais fait, et voiture que je ne lui ai jamais rendu. Je sors et longe la forêt sur la départementale. Un monde paisible bien loin de notre remake septique de Paris brule-t-il. Un petit bourg, des pavillons aux jardins carrés, un  type tond son gazon en slip, une maman et sa fille traversent e rond point main dans la main. Si ce n’était pour les quelques camionnettes qui s'hasardent dans la rue principale, le village aux façades blanches est figé quelque part vers -30 avant CV (Corona Virus).

Je les retrouve d'abord au téléphone, on ne pourra pas tous le voir en même temps. J’en profite pour appeler L. C’est grâce à elle que je suis là : Fais ce que tu ne regretteras pas. Le docteur m’annonce que tout c’est dégradé très vite qu’il y a un cap a passer désormais et de l’inconnu. Je comprends aussi qu’il est encore conscient, mais que dans quelques heures quoiqu’il arrive il ne le sera probablement plus. C’est ce qui justifie notre visite alors que depuis des semaines elles sont interdites. On m’équipe de la tête au pied, combinaison de plastique, j’enfile enfin mon premier masque officiel et j'entre enfin dans la chambre. Interdiction de m’approcher de son visage. Je ne l’ai pas vu depuis des mois, plusieurs transferts des interdictions et surtout mon manque de courage  jusqu’à cet appel aujourd’hui. Amaigri, le souffle lent, quelques mouvements de main compensent des volontés de mots, des approbations ou bougonnements à l’identité sonore intacte. Je le devine surpris de me voir, ou plutôt de voir mes yeux dans l’interstice du sac plastique géant dans lequel je suis emballé. Moi qui ai passé ma vie à essayer de me différencier de lui, sur le lit avec le visage creusé il me ressemble plus que jamais. On me laisse. Je n’ai jamais imaginé vivre ce moment. Je ne sais pas ce que je dis et ce que j’aurais envie d’entendre si j’étais à sa place maintenant, est-ce que je me parle à moi ou à lui ? Je me lance :

(...)

Je pense au lui dans mon enfance s’il regardait cette scène en spectateur depuis son bateau et à ses moqueries évidentes. Certains personnes vivent les évènements et les regardent alors qu’ils les vivent. Ça m’amuse et je sais qu’il y pense aussi un peu parce qu’on a ça en commun. Je serre la main de celui a qui je n’ai jamais fait la bise et que je n’ai jamais appelé Papa. Il a de la force dans les bras, et ce regard assuré qu'il a toujours eu, le regard de celui qui ne doute jamais. Un souffle précis s’invite dans le silence. Il me demande :

"- Ça va ?"



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#confinement jour 32 : une question de temps

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Je n’écoute pas de musique à la campagne, le son de la campagne me suffit. C’est un peu ainsi que je pourrais définir ce dernier mois à Paris, épicentre apaisé de la maladie. Que retiendrais-je de ce début de printemps et de mon confinement de bourgeois ? Le silence, le soleil et les oiseaux. Un autre rythme, paradoxalement toujours quelque chose à faire pour tromper non pas l’ennui mais l’absence d’issue. Pas vraiment de date de délivrance, pas de méthode parce que pas de masques, pas de tests, pas de vaccin, pas de recette magique libérale. On enferme les bien portants depuis un mois tandis que les malades peuvent continuer d’aller bosser. Il n’y pas de solution autre que le sparadrap sanitaire de notre soumission et il se décolle tranquillement.

Le silence de la campagne à Paris ? Il s’estompe chaque jour un peu plus. Les voitures sont progressivement de retour et, pour la première fois depuis un mois,  j’ai dû attendre à un passage que la fin du flux de bagnoles pour traverser la rue. Le jogger reconnait l'odeur de cette pollution-là.

On a fait nos classes au service sanitaire. Il nous reste les « gestes barrières », la distance et désormais la menace de l’autre et les regards inquisiteurs si l'on devient trop intime en public.

Je pense à la quille, à ce moment où j’embrasserai L. en pleine rue, j'entends aussi les messes basses sur l'autre trottoir, les signalements sur appli et les appels planqués au 17.

Qui aurait pu l’imaginer il y encore deux mois ? Tu peux désormais te balader en burqa ou en black bloc dans la rue, c’est même conseillé. La décontraction est encore mal vue. Ne pas trop crier sur les toits que tu prends le soleil dans la rue ou que tu vas régulièrement marcher dans le quartier. Non, il faut culpabiliser d’être en vie et en bonne santé. Il est vrai que ce n'est qu'un état temporaire qui ne présage rien de bon, on l'avait oublié.

Grace à la maire de la capitale de plus grand-chose je cours désormais chaque matin à la même heure sur le même trajet et peux donc compter et comparer le nombre de voitures en circulation. Sans surprise, il ne fait que croitre depuis une semaine, passant sur mon axe de 17 à 300 en 6 jours. Idem pour les immeubles bourgeois dans les appartements sont soudain éclairés le soir après un mois de blackout. Certains ont se seront lassés du confinement campagnard ou de l’internet bas débit pour revenir ici. C’est ainsi, ce n’est ni mal ni bien, c'est humain. Qu’on arrête les procès moraux, la schizophrénie d'info et d'état : le déconfinement a déjà débuté.




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#confinement jour 31 : les limites du com-finement

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
A 20h, j'étais en pleine confection de ratatouille et je n'ai donc pas écouté la prestation de l’andouille. Les réactions sont stupéfiantes. Si la plupart des journalistes et chroniqueurs des chaines d’info exécute à l’unisson un suçage de boules de professionnels, mais indécent à une heure de grande écoute, sur ma timeline Facebook c’est le sans-faute du ratage : 90% de mécontents, 80% de sceptiques et 40% qui préparent des bombes à balancer sur l’Elysée le jour de la sortie. Oui ça fait 210% mais on est en macronie : fuck la cohérence !

Je vous laisse lire le résumé de Thierry. 48 minutes pour rien. Toujours pas de test, toujours pas de masque et une date lâchée au doigt mouillé qui sera tout aussi bien repoussée de trois semaines dans deux semaines. L’étonnant est qu’on puisse prêter un semblant de confiance à ce que raconte ce type visiblement dépassé par la situation et empêtré jusqu’au coup dans ses contradictions. Il réussit tout juste à nous confirmer qu’il ne connaît pas la honte.

En un mois Macron a gagné du temps avec son confinement (rappelons une mesure pour protéger les riches apeurés et qui consiste à faire payer aux pauvres le poids d’une impréparation d’état). Que nous propose l’androïde un mois après ? De gagner encore du temps. Question : pour qui ?

La seule surprise est l'annonce de la réouverture des écoles le 11 mai. Là j’avoue que dans le grand bordel de la parole présidentielle, c’est du label rouge. Et dire qu’on me suggère que je suis un poil approximatif (si si), le mec est ceinture noire de portenawak, option j' te crache à la gueule. C’est ça ou il conçoit sa stratégie au Boggle.

Nous prenons bien évidemment le pari que la reprise scolaire n’aura pas lieu le 11 mai. Quelles conditions de sécurité pour les enseignants ? A ce jour aucune, ils sont une fois de plus les sacrifiés de l’histoire. Pour les élèves : Il n’y a déjà pas de savon dans la moitié des bahuts. Les enfants se retiennent toute la journée d'aller aux toilettes tant elles sont degueulasses, et je ne parle pas de la distance de sécurité qui impliquerait de doubler le nombre bâtiments scolaires en un mois. Ceci dit, rien n’est impossible à celui qui reconstruit Notre-Dame à mains nues en 5 ans (enfin dépêche toi quand même il n'en reste plus que 4).

Toutefois si c’était le cas et que la rentrée avait effectivement lieu le 11 mai, alors ce serait l'entrée officielle dans la stratégie de l'immunité collective (tout ça pour ça), le confinement n’aurait instantanément plus aucune raison d’être pour tous les individus et secteurs de l'économie. Pour une fois ce serait cohérent, mais ça ne l’est pas puisque non, restaurants, cinémas, festivals, vos vacances en général restent en stand-by. Quel est le sérieux d’un confinement sanitaire ou l’on pas le droit de se balader dans la forêt alors qu’on peut se faire livrer à domicile des sushis ou une console de jeu (fabriquée en Chine) ?

C’est un confinement Macron : de pure ´com. Un com-finement.



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#confinement jour 30

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Réveil très tardif pour cette nouvelle journée de « vacances » pour A. et R. J'apprends par hasard que c'est Pâques et que c'est même férié demain. Je cours à l’aube dans le quartier avec la collective des criminels en bande organisée à savoir les runners. Les runners, ces gens abjectes et anti français dont un jury de sportifs sur canapé se permet de départager sur Facebook les "faux" des "vrais" depuis quelques temps.

Nous ne pourrons en sortir qu’en nous contaminant progressivement. Rester enfermé retarde ce processus. Nous ne restons enfermés que pour réparer les erreurs d’anticipation du pouvoir. Le pouvoir commence à craindre le retour à « la vie normale » et les procédures judiciaires qui ne manqueront pas de tomber.

Beaucoup de spéculations sur la prochaine allocation de Macron lundi soir. Réflexes panurgiques des commentateurs politiques : que va dire notre maître suprême ? Il va dire juin, mai, septembre. Oui mais quelle année ?

Ne nous emballons pas sur ce que va ou ne va pas dire l’androïde obsolète. Un indice : le 12 avril on en est toujours au 12 mars, ça devrait suffire comme info. Pas de masques, pas de tests, même pas l’ombre d’une piste précise et chiffrée. L’androïde est toujours en slip et nous toujours enfermés. Devant ce niveau d’incompétence n’importe quel stock manager aurait déjà été licencié depuis 3 semaines pour faute grave.

Déclarer une guerre sans munition, c'était une option risquée. La guerre de la crédibilité, il l’a déjà perdue. Chef de guerre ? Le mec n’est pas capable d’ouvrir une boite de petits pois sans se casser les deux bras et tout ce qu’il a su produire en un mois de paralysie de l’activité, c’est trois types d’attestation dérogatoire différentes. Napoléon serait jaloux devant tant d’audace, d'inventivité et d’ardeur au combat.

Profitons plutôt de cet indécent soleil, c’est autorisé, gratuit et ça sert concrètement à renforcer nos défenses immunitaires. La solution est en nous, surement pas en lui.

Je prépare moins de plats compliqués, j’applaudis moins au balcon, je partage moins de moments avec A. et R., je parle moins au téléphone, tristesse latente liée au manque de demain. En un mois nous avons revu toutes nos espérances, pourtant pas bien grandes, à la baisse. Nous n’avons devant nous qu’un quotidien absurde, sans perspective aucune, si ce n’est celle d’être fliqué et de rembourser "la dette". La question de l’intérêt de vivre dans un tel monde qui garderait les défauts du précédent en y ajoutant la peur et les restrictions de liberté se pose. Le pouvoir s’expose à de très dangereux lendemains si ce confinement se poursuit. Ce n’est pas tant les « anti macron » traditionnels qu’il doit craindre mais celles et ceux qui, par colère, désespoir et bientôt par faim, vont inévitablement le devenir. Cela prendra un mois, deux, peut-être six, mais quand nous aurons tous saisi l’ampleur des contraintes (le confinement n’est qu’un amuse gueule) pour sauver quelques dizaines de milliers de personnes dont les trois quarts avaient au départ une forte probabilité de mourir dans l’année, nous risquons tous de devenir de dangereux radicaux.


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#confinement jour 29 : Pâques au balcon

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Rien ne me sera donc épargné. La file d’attente au Bouffe Market (ma toute première file en un mois), une dame qui me gueule dessus parce que je suis trop près d'elle arrivé aux caisses, la chanson de Jean-Jacques Goldman pour les infirmiers dans la sono qui a remplacé mon Marvin Gaye habituel, et le bouillon de culture saupoudré des annonces d'une voix douce qui toutes les minutes nous rappelle que :

« Chers consommateurs, gardez vos comportements habituels,  il n'y aura pas de pénurie. Cessez de vous égorger à l'Opinel dans les rayons pour ce paquet de farine. Ne cherchez pas à jouer au pâtissier comme sur M6, notre chef bien aimé l'a dit : nous sommes en guerre. Ne faites pas de gâteaux, continuez plutôt à acheter nos merdes garanties en nitrate d’aluminium et riche en glucides de synthèse, ainsi que notre sélection discount de produits toujours importés de l'autre bout de la terre en cette période de blocus des frontières. Et surtout n’allez pas courir, c’est très dangereux pour la santé. »

Mes vieux rêves de destruction de la race humaine décidément trop conne pour survivre me reviennent enfin, c’est le signe que je vais mieux.

Malgré ce petit rapprochement social matinal, c’est une belle journée avec les gamines, dessin, musique et balade en rollers dans les rues vides de la capitale. Il y a apparement une vraie différence entre certains quartiers de Paris si j’en crois les témoignages. Vers ici, et hormis quelques spots, ça se vide de jour en jour. Il y aurait un débat sur le côté moutonnier des joggers (évidemment la visionnaire Hidalgo leur a réduit tous les créneaux de sortie), mais ce n’est rien comparé à celui du type qui fait ses courses. Très étonnement, alors que nous ne manquons pas de courageux commerçants d’alimentation ouverts quinze heures par jour, tous les jours, les files d’attente sont toujours aux mêmes heures et devant les mêmes magasins. Attendre entassés, cette passion française.

Sinon, très paisiblement, au rythme des annonces contradictoires quotidienne du gouvernement, et alors que nous avons pris 3 millions de chômeurs partiels supplémentaires en un mois (pour passer à 8), le pays poursuit sa glissade entre délire collectif et schizophrénie individuelle, le tout teinté de grande dépression (dans tous les sens du terme).

En janvier : ils se foutent de la gueule des chinois.
En février : ils se foutent de toi quand tu portes un masque dans la rue.
En mars : ils stockent du PQ pour un siècle.
En avril : ils te dénoncent aux flics parce que tu discutes dans la rue.

On n'est pas spécialement pressé d’arriver à mai finalement.






Les jours d'avant :
Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 -  Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12  - Jour 13 -  Jour 14 - Jour 15 et 16 -  Jour 17 - Jour 18 - Jour 19 - Jour 20  - Jour 21Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  - 
Jour 26 - Jour 27 - Jour 28

#confinement jour 28 : nulle part ailleurs

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Je perds pied. C’est venu doucement mais certainement, le révélateur c’est la décision d’Anne Hidalgo d’interdire le jogging entre 10 et 19h dans Paris. Cette championne toute catégorie est passée en deux semaines de la promotion dithyrambique des jeux olympiques à la criminalisation de la pratique sportive. L'énième restriction de liberté, avant la prochaine, symbolise parfaitement l’absurdité sans fin du piège dans lequel nous nous sommes tous enfermés et que nous défendons pour la plupart ...pour l’instant. L’éditorialiste eurobéat Jean Quatremer pour qui je n’ai aucune sympathie particulière en temps normal a le mérite de mettre les pieds dans le plat sur Twitter et de poser la question qui tue : pourquoi s’infligerait-on tout ça trop longtemps pour quelques dizaines de milliers de victimes (dont la plupart âgées), au risque de nous mettre tous collectivement à la fois par terre moralement et économiquement pour très longtemps, et causer bien plus de victimes ? Les réactions suscitées sur les réseaux sociaux, de part et d'autre, démontre surtout que le débat est impossible. Il n’est même plus souhaitable puisque personne ne sait au fond rien et que personne n’a de solution. Croyants ou fatalistes, nous sombrons chacun à notre vitesse, pas du virus, de nous. Les élus impuissants culpabilisent les citoyens, qui eux mêmes reposent la faute sur leurs voisins, qui eux mêmes pointent du doigt les élus. 

Tous trop impliqués pour être lucides.

Je ne me protège plus dehors, juste un foulard dans les endroits de trop forte promiscuité pour éviter de trop propager le machin chinois si je l’ai déjà attrapé. Aucune peur de l’attraper. Si ça se passe, ça se passe et j’en serai débarrassé d’une façon ou d’une autre.

Moi qui ne prenais plus le métro depuis des mois à cause des entassements, je me sens même plus à l’aise proche des gens depuis qu’ils respectent une distance de sécurité. La distance de sécurité c’est ma normalité.

Journée donc isolée à travailler, enveloppé par la certitude, pas loin, d’un ciel radieux et du chant continu des oiseau. L'appartement baigne dans un autre monde, une réalité virtuelle, ouatée, plutôt bien foutue. Je me pose dans la chaise longue dans l'axe d'un rayon du soleil, en fermant les yeux. L'illusion d'un agréable extérieur est parfaite.

Je ne tiens qu’aux horaires de récupération d'A. et R.. Le reste autour disparait peu à peu, à mesure que je m’enfonce dans ce tunnel, relativement confortable, de l’enfermement à domicile. Je n’écoute plus la radio ni ne regardé la télé, me cantonnant à quelques Unes sur les réseaux sociaux.

Grâce à notre soucis administratif d'infantiliser les pèquenauds, je cours donc à heure régulière et sur le même trajet. Nous sommes en toute logique plus nombreux à courir en même temps, mais c'est à relativiser : on quadrille plus le quartier qu'on ne se suit. En revanche, je constate une hausse du trafic automobile du simple au triple en 24 heures. Comme dirait Hidalgo : « Assez du manque de civisme irresponsable de ces conducteurs déguisés en automobilistes qui profitent de l’autorisation de sortie pour promener leur moteur. »

Lecture de deux courts livres d’Annie Ernaux dans la journée, dont l’un est la description clinique des dernières années de sa mère qui ma convainc de l’importance de maitriser sa mort. J’espère avoir le courage et la possibilité d’en finir quand il sera temps de le faire, et que je ne changerai pas d’avis d’ici-là, car non il n’y a aucune gloire ni bonheur, ni pour soi ni pour les autres, à dériver de la sorte.

P. vit cela à quelques kilomètres d'ici. Nous sommes la somme de nos choix. Sa vie, ses mots, ses actes, tout le conduit au fond à cet isolement, le virus n’est que la petite touche d’ironie supplémentaire sur le contrat de sortie. Cela le ferait surement rire s’il avait encore conscience de la situation mondiale, et de sa place dans cette situation. C’est peut-être ce qui m’effraie le plus. Perdre l'ironie, perdre jusqu'à la tristesse.


Les jours d'avant :
Jour 2 - Jour 3 - Jour 4 - Jour 5 - Jour 6 - Jour 7 - Jour 8 -  Jour 9 - Jour 10 - Jour 11 - Jour 12  - Jour 13 -  Jour 14 - Jour 15 et 16 -  Jour 17 - Jour 18 - Jour 19 - Jour 20  - Jour 21Jour 22 et 23 - Jour 24 - Jour 25  - 
Jour 26 - Jour 27

#confinement jour 27 : les jours heureux

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
Notre chef de guerre et son gouvernement de pieds nickelés s’enfoncent dans le tragi-grotesque de jour en jour.  Notre confinement confine à l’absurde, mais le temps est superbe. Profitons en tant qu’on a encore le droit de regarder le ciel sans être dénoncé.

Pour les points positifs : je ne peste plus sur la vie parisienne, ses bagnoles partout et la densité démographique. Non c’est plutôt zen. Ça sent la campagne, je travaille les fenêtres grandes ouvertes avec des concerts d’oiseaux du matin au soir en guise de musique et la nuit des étoiles dans le ciel. Le niveau de stress a considérablement baissé en un mois dans le quartier, les distances sont globalement respectées. Les masques sont aléatoirement portés, à commencer par les personnes âgées dont la plupart se contrefoutent totalement de ce barnum hygiéno-hystérique et liberticide. On n’empêchera jamais mon vieux voisin d’aller acheter sa baguette de pain tous les matin, c’est vital pour lui, c’est son jogging. Et si on lui demande de choisir entre ça ou des mois de réclusion volontaire (pour finir par crever tout seul dans son appartement, pour ne pas avoir à crever tout seul à l'hôpital), il choisira la baguette du matin.

Il règne donc une relative insouciance dans le quartier. La crise sanitaire n’est que l’apéritif de ce qui nous attends : la crash social et économique de masse. Applaudirons-nous toujours au balcon du soir quand les lettres de licenciement économique vont pleuvoir ? Applaudirons-nous toujours quand on nous prélèvera directement sur nos comptes pour rembourser l’ardoise ? Applaudirons-nous encore quand la seule réponse fiscale aux conséquences du confinement sera la répétition exacte des causes qui ont conduit au confinement : à savoir les coupes drastiques dans les dépenses publiques ?

Ça me coute de l’écrire mais le confinement était la seule solution pour tenter de corriger l’impréparation du gouvernement. C’est une solution d’urgence qui se double aussi d’un piège à cons.

En nous calant au diapason de la terreur, on a perdu toute rationalité. On a commencé par les achats compulsifs de PQ, on continue par des demandes de plus d’autorité alors même que les chiffres des victimes, aussi terribles soient-ils, sont à relativiser. On va vers 20 000 décès dont la majorité le seront au moins autant à cause de leur âge avancé que du virus. En 2019 : il y avait 620 000 décès en France. Le confinement est aussi une solution de luxe. On le doit surtout au fait que le virus est aveugle aux barrières sociales qu’il touche aussi les classes supérieures (on peut même penser que, étant ceux qui voyagent le plus - et les plus sceptiques à la fermeture des frontières - ils ont été les principaux vecteurs de contamination). Si ce virus n’avait touché que des coins défavorisés, il n’y aurait aucun confinement national, on aurait "au mieux" juste bouclé ces zones.

Ça ne durera évidemment pas, il y aura plus de décès Covid-19 chez les pauvres que chez les riches à cause de leurs conditions plus précaires de confinement et le fait que pour beaucoup ils continuent à travailler physiquement dans des conditions sanitaires toujours bricolées (la belle gueule de la quatrième semaine de « guerre »).

Si le virus touche les classes supérieures, le confinement et ses conséquences économiques moins. Dans ce domaine, j’ai beau essayer d’être optimiste, ça va chahuter très très fort. Et on ne comptabilisera pas aussi scrupuleusement les victimes sur BFM.

La boss de la BCE a prévenu : on va payer pour tout ça, longtemps, si longtemps qu’au bout de la route, si on survit jusque-là, le virus ne sera plus qu’un lointain souvenir.

« - Tu te souviens. Ce printemps où nous applaudissions sur nos balcons. C’était les jours heureux. On avait un balcon. »


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Jour 26

#confinement jour 26

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
1968. Un an après être partie de Hongkong, la grippe fait, en deux mois, 31 226 morts en France. A l'époque, ni les médias ni les pouvoirs publics ne s'en étaient émus.  A lire dans Libération (07/12/2005)

Pas de confinement à l'époque, pas de BFM non plus, tout ça été relayé dans un entrefilet en page 5 de Libération et nos anciens profitaient du joli mois de mai.

A lire aussi : "Quand l'Europe se moquait des épidémies" sur le site du Temps.

Restons chez nous donc. Mais ne fumons pas (73000 morts/an en France). Restons chez nous et après tout ira bien. Après quand ? Où en est-on à bientôt quatre semaines de confinement ? Nous n’avons toujours pas de masque, pas de test, pas de place dans les hôpitaux, pas de remède, pas de solution, même pas de chiffres clairs. On a "gagné du temps". Lequel ? On ne sait même pas. Le tout pour un nombre de vies sauvées qu’on ne pourra par définition jamais connaître et qui ne sera jamais assez. Restez chez vous, c’est la seule réponse à toutes les questions. Combien de temps ? Bah, comme le reste : on ne sait pas. La seule issue du confinement étant, dans sa volonté de ne pas se confronter au virus, encore plus de confinement.

Cet article du Monde sur les scénarios de sortie de la crise sanitaire est plutôt bien foutu. Je n'en retiens pourtant qu'une phrase, la seule certitude : On ne peut donc compter pour l’instant que sur la protection naturelle des personnes déjà contaminées. 

Le spectre du désastre économique et les catastrophes sociales et humaines engendrées par cette paralysie de l'activité, s’invitent timidement dans le débat sur la date du pic. Entre deux recettes de cuisine et les conseils bien-être de France Inter pour faire de ses deux mois de privation de liberté, une expérience enrichissante et chaleureuse, ça commence à peine à esquisser du bout des lèvres le mot récession alors qu’on est déjà en plein dedans. Là non plus on ne peut pas chiffrer, mais ce sera bien plus que le nombre victimes total de ce maudit virus. Personne ne semble y croire au moins aussi fort que personne ne pensait en décembre qu'une épidémie de chinois pourrait nous concerner un jour.

On ne va pas être totalement pessimiste, on a quand même gagné deux trois trucs en quatre semaines : Des tutos pour faire des masques en slip, l’interdiction de péter dans la rue bientôt inscrite dans la loi d'urgence et une course d’audace des maires de France pour décrocher le pompon au concours de l’apprenti dictateur. Un salarié français a même réussi à décrocher un test (certes positif) en allant chercher des masques en Chine.

Que demande le peuple ?


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#confinement jour 25 : les morts-vivants qui nous gouvernent

Par noreply@blogger.com (Seb Musset)
J’apprends que courir va être interdit sur Paris de 10h à 19h. C’est une connerie, une de plus, de la mairie de Paris au diapason d’un pouvoir d’ectoplasmes technocrates qui prennent les citoyens pour des cons. Il y aura donc trois fois plus de gens au même moment aux mêmes endroits, mais on n’est plus à cela près.

Que ces têtes de cons s’occupent de nous fournir des masques au lieu de redessiner le nouvelle France avec la seule chose dont ils sont capables : dresser des PV (ou plutôt faire dresser des PV par des policiers non protégés).

On n’a pas attendu leur concours Lépine de mesures à la con pour faire attention à nous, aux autres et à la santé en général. Leur autoritarisme à bout de souffle va leur péter à la gueule tôt ou tard.

On s’interrogera sur la poursuite de cette logique bête et méchante (dite du « quoi qu’il en coute ») visant à éviter à tout prix le virus quand il sera clairement prouvé (c’est fortement soupçonné) qu’il se transmet aussi à l’intérieur des « habitats sanctuarisés » via les animaux domestiques. Et oui, Poupoune est aussi un porteur sain de proximité. Hidalgo aura-t-elle les couilles de pondre un arrêté pour euthanasier les chiens et les chats de ses fidèles électeurs ?

Wait and see*.

Il y a trente jours cette clique de neuneus traitaient de fascistes ceux qui osaient émettre l’idée que quand même faudrait, peut-être, un petit peu fermer les frontières si le virus était si dangereux. 28 jours plus tard, alors qu’ils se font pipi dessus (et oui, c’est pas de chance, le virus touche aussi les classes supérieures) ils en sont réduits à pondre sur une base quotidienne des attestations minables qui vont en venir à se contredire les unes avec les autres. Toi tu cours à 7h, toi tu marches à cloche pied entre 8h et 9h, les jours impairs mais juste dans ta cour et toi tu marches sur les mains de 5 à 7. Toi tu peux en revanche faire de la marche nordique, mais seulement si tu fais tes courses simultanément les jours de pluie. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour que notre ancien monde et nos avantages survivent encore un peu.

En attendant je rajoute Anne Hidalgo à la liste des morts-vivants qu’il faudra dégager à coups de pied dans le derche à la première éclaircie : Emmanuel, Edouard, Sibeth, Christophe la gourmette et toute la start-up nation aux abois.

Leur capitale est moribonde, leur religion libérale est dans le trou, leur Europe est morte. Ils n’ont aucune solution à nous apporter : ils sont le problème.

(*"Waf waf" pour nos meilleurs amis.)


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