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À partir d’avant-hierHashtable

Youpi, du bon gros régalien, juste là où il faut !

Par h16

En France, malgré les crises économiques, sanitaires ou politiques, on sait conserver le sens des priorités. Récemment, c’est dans le département de l’Isère que ce sang-froid républicain s’est le mieux illustré, avec une intervention aussi pertinente qu’indispensable des forces de l’ordre pour garantir une société apaisée et une morale sauvegardée.

Il était temps : de dangereux retraités menaçaient d’utiliser leur droit d’expression et d’association pour réfléchir à des questions existentielles et apporter des réponses que la société réprouve.

C’est ainsi qu’un retraité, ancien professeur de philosophie à l’Université, s’est vu placé en garde à vue avec une dizaine d’autres personnes pour soupçon de trafic de drogues. Non, il ne s’agit pas d’une resucée de Breaking Bad puisque la drogue dont il s’agit ici n’est pas de la métamphétamine mais plutôt du pentobarbital, un barbiturique interdit en France depuis 1996 dont un juge, saisi d’une enquête, soupçonne qu’il ait été fait usage pour aider certaines personnes à se suicider.

Pour le moment, les recherches de stupéfiants n’ont rien donné, l’association – dont le professeur était un ancien responsable – ne faisant que réfléchir et militer au droit à l’euthanasie.

Mais gageons qu’en mobilisant un nombre considérable d’heures de gendarmes, d’avocats, de juges et de fins enquêteurs, on parviendra à enquiquiner durablement ceux qui tentent de se suicider par barbituriques, et qu’on les poussera plutôt à choisir des moyens d’en finir moins réprouvés par la société comme la corde, se jeter sous un train, se faire péter le caisson au calibre de chasse ou inhaler une bonne goulée de butane avant de faire partir en fumée le pâté de maisons adjacentes.

Il faut dire qu’on n’a que ça à faire, dans le pays et dans la région : tout est très calme.

Tenez, toujours en Isère, prenez Grenoble, tout à côté : c’est une ville fort calme, si calme, si paisible et si policée que cela permet aux forces de l’ordre de s’occuper de toutes ces petites affaires qui paraîtraient bien futiles pour les villes où délinquance, criminalité, trafics de stupéfiants et insécurité sont monnaie courante et qui, en conséquence, mobilisent la police en permanence.

C’est une bourgade à ce point calme que j’en parle assez régulièrement dans ces colonnes : grâce aux actions décisives d’Eric Piolle, son kmaire vert en charge de saboter la ville et sa communauté, on a déjà pu voir une nette amélioration du niveau de vie des trafiquants d’armes et de drogues (et pas que du pentobarbital, hein !), une vitalité renouvelée du marché des stupéfiants régionaux, une vigueur retrouvée des guerres de gangs locaux, en parallèle à une redéfinition complète de ce que peut être un centre ville permettant à toute l’équipe municipale de propulser le chef-lieu de l’Isère vers le royaume envié des villes à « effet donut ».

Encore une fois, les naïfs et les occasionnels de passage ici pourraient croire que j’exagère, mais la réalité a ce petit côté facétieux qui placent plutôt mes observations dans l’euphémisme. Ainsi, on découvre les palpitantes aventures de la crèche de l’Arlequin qui est fermée depuis le 5 janvier.

Il apparaît en effet que de sympathiques commerçants en substances euphorisantes mais malencontreusement illicites occupaient aussi régulièrement qu’illégalement le bâtiment de la crèche de l’Arlequin et que, suite sans doute à un petit différend commercial ou organisationnel, nos frétillants vendeurs en étaient arrivés à menacer le personnel de la crèche qui, le lendemain, avait alors exercé son droit de retrait.

La crèche fermée depuis lors, sa cinquantaine d’enfants et son personnel ont été habilement éparpillés par l’équipe municipale dans les crèches alentours, cette même équipe jugeant nécessaire que la tension retombe pour que tout rentre dans l’ordre.

Pour le moment, l’idée ne semble pas avoir germé au niveau municipal que ce genre de tensions puisse être résolu par l’usage de la force légale et qu’elle mène à un petit nettoyage des environs de la crèche, pour faire bonne mesure. Un peu de procrastination, une bonne couche de bisounourserie, quelques bougies parfumées accompagnées de solides prières pour un retour au calme permettront, on s’en doute, de régler le problème avec le brio qui caractérise Piolle et son équipe.

On a donc d’un côté les autorités légales qui s’amollissent progressivement au point de n’offrir plus aucune résistance à la pire racaille alentour, et de l’autre côté, les gangs qui usent de plus en plus d’arrogance et de violence, ces dernières s’avérant largement rentables.

De fil en aiguille, Grenoble et sa région, à force de choix vraiment fûtés dans l’emploi du régalien, vont parvenir à gentiment remonter le classement des villes les plus violentes du monde (sachant que Grenoble est déjà bien positionnée dans le classement européen).

Pas de doute, à la lecture de ces éléments, on ne peut que s’exclamer, goguenard, « Sacré Grenoble ! Sacré Piolle ! » et les plus optimistes d’entre nous pourrons feindre de croire que ce qui se passe à Grenoble reste à Grenoble.

Malheureusement, il faut comprendre que cette ville est devenue, en quelques années de gouvernance écolo-boboïde gluante, un des phares nationaux indiquant la direction prise par toutes les autres villes à sa suite : Paris, Marseille, Nantes, Rennes, Lille et tant d’autres ont largement suivi la même pente de déliquescence choisie, depuis le choix de l’environnement contre les habitants notamment automobilistes, jusqu’à l’endettement plutôt qu’une gestion saine, sans oublier l’impasse sur l’insécurité, par pur calcul politique et idéologique foireux.

Ces villes voient s’accumuler les problèmes graves (sociaux, criminels, environnementaux ou simplement d’hygiène), mais une partie de leur population, la seule à continuer coûte que coûte à s’exprimer dans les urnes après avoir écœuré et ostracisé toutes les autres, insiste pour conserver la voix choisie, dans laquelle le simple fait de réclamer des rues propres et normalement sûres revient à passer pour un extrémiste de droite.

Ce qu’on observe en Isère est très malheureusement une parfaite illustration de la tendance générale : le régalien et la force légale ne sont plus utilisés qu’envers des citoyens sans défense et qui n’offrent aucune résistance. C’est catastrophique pour un pays de droit, ce sera en revanche parfait pour une dictature qui ne dit pas son nom.

Le pire n’est pas certain, mais il se met en place, fait divers après fait divers.

Français, tenez-vous prêts.

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Île-de-France et ordinateurs « gratuits » : comme prévu, l’intendance n’a pas suivi

Par h16

Suite à un « effort sans précédent et inédit en France par sa rapidité de déploiement », l’État a décidé de vacciner tout le moOoups on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas du tout ce dont il s’agit mais bien de l’idée courageuse, volontariste et forcément bon marché d’informatiser les têtes blondes d’Île-de-France. Et fort bizarrement, c’est le drame.

Enfin je dis bizarrement, mais les habitués de ces colonnes savent que l’historique de l’État en matière d’informatique commande la plus ferme lucidité et que cette dernière impose un triste constat : dès qu’il y met les doigts, tout le bras y passe et c’est toujours une catastrophe.

Et non, je n’exagère pas : pour s’en convaincre, il suffira de se souvenir, comme je le faisais dans certains précédents billets, du Plan calcul, du Plan Informatique pour tous, ou plus proche de notre trépident présent, les frétillantes réussites que furent Louvois, Chorus, l’Opérateur National de Paie, la gestion informatisée des cartes grises automobiles, le cloucloud souverain et tant d’autres tentatives qui ont depuis donné à la French Tech son délicieux parfum d’échec retentissant, avec des centaines de millions voire des milliards d’euros jetés par les fenêtres puis brûlés et éparpillés depuis des hélicoptères républicains carburant au Dom Perignon.

Et dernièrement, c’est donc l’opération francilienne de distribution d’ordinateurs aux lycéens qui semble vouloir récupérer le prix de nouvelle catastrophe informatique étatique. Si, pour une catastrophe d’ampleur biblique, il nous aurait fallu une Ségolène survitaminée, on se contentera pour celle-ci, d’ampleur régionale, d’une Valérie Pécresse absolument décidée à dépenser l’argent gratuit du contribuable francilien dans cette distribution de machines qui n’ont manifestement pas réussi à trouver grâce auprès de leurs destinataires : distribution gérée comme les masques, les tests et les vaccins, des problèmes avec le réseau wifi (ceux des établissements n’étant bizarrement pas conçu pour la charge induite), manuels électroniques trop lourds pour les performances des ordinateurs achetés, jugées trop faibles, service après-vente débordé ou mal géré par des établissements et une région désorganisés, défauts de formation des professeurs autant que des élèves, il n’a pas fallu longtemps pour que l’ensemble de l’opération soit tristement qualifiée de buggée par une presse sans tendresse.

Bien sûr, l’analyse détaillée montre que les machines ne sont pas aussi éloignées de ce qu’on aurait pû attendre, mais à 180 millions d’euros de facture totale, les cris et les grincements de dents sont finalement un peu trop audibles. Pour 340.000 machines distribuées, soit plus de 500€ par « machine gratuite », on pouvait s’attendre à mieux…

En réalité et comme je le mentionnais dans les premiers paragraphes, la propension naturelle de la bureaucratie française à se planter mollement en cramant des sommes folles, notamment lorsqu’il s’agit d’informatique, laissait clairement entrevoir le problème avant même que l’opération soit lancée.

Pour la région Île-De-France, il était donc couru d’avance que l’aventure tentée par Pécresse allait tourner au coûteux vinaigre. À titre de consolation, on pourra noter que n’ayant pas toute la puissance délirante de l’État derrière soi, on dépense un peu moins ce qui limite le dérapage en dessous du milliard.

À ce point de l’observation, on ne peut que se demander, alors que la France traverse gentiment une nouvelle bordée d’heures de plus en plus sombres de son Histoire, littéralement et métaphoriquement, pourquoi une autorité politique s’est encore une fois lancé dans une dépense somptueuse.

Ici nous explique-t-on, les zotorités voulaient vaillamment réduire une fracture numérique qui existe d’autant plus que les biens technologiques sont de plus en plus inabordables pour les classes modestes, justement ponctionnées qu’elles sont par l’État et ses engeances pour subvenir à toutes les lubies qui passent par la tête de toutes les Pécresses de nos régions, et avec ce fumet de foutage de gueule lorsque la solution imposée ne résout rien.

En effet, tout indique d’une part qu’à cause de l’inhérente et indécrottable centralisation franco-franchouille, le matériel et ses inévitables petits soucis de démarrage et de maintenance est impossible à gérer efficacement.

Peut-on en être surpris, alors que, même à supposer que la dépense était réellement indispensable, la mise à disposition d’un « chèque informatique », cantonné à l’achat d’un ordinateur répondant à quelques caractéristiques génériques, chez n’importe quel fabricant, aurait résolu ce problème : cela aurait quelque peu responsabilisé l’acheteur, stimulé la concurrence des différents fabricants voire des assembleurs locaux, proches des lycéens, en répartissant le service après-vente sur plusieurs d’entre eux en fonction des choix de chaque élève ; bref, on aurait laissé le marché gérer ce qu’il fait du reste fort bien pour les dizaines de millions de machines déjà réparties sur tout le territoire français et on aurait déchargé les régions et les établissements scolaires de cette encombrante responsabilité.

Peut-on de même s’étonner que les professeurs ne soient pas à jour pour la gestion des matériels informatiques ainsi distribués ? Est-ce vraiment le rôle de M. Chombier, prof d’Histoire en 2nd B au Lycée Pablo Nerruda de Vitry-Sur-Seine de faire de l’administration système sur ces coucous, sérieusement ?

Mais plus profondément, on doit se demander ce qui pousse ainsi les politiciens en général et Pécresse en particulier à vouloir ainsi intervenir avec des solutions éculées, maintes fois battues en brèche, pour résoudre un problème qui n’est en dernière analyse pas de leur ressort.

En fait, la réponse vient de la bouche de Pécresse elle-même lorsqu’elle déclare: « Nous sommes prêts à aider, laissez-nous faire ! »

Même s’il s’agit d’un sujet différent, la réponse s’impose d’elle-même, évidente : non, surtout pas. Ni au niveau de la région, ni au niveau de l’État !

Sacrebleu, il faut l’écrire, le dire et le répéter : vous, les politiciens, vous êtes tous nuls.

Pour distribuer du vaccin, des masques, des tests ou des ordinateurs, pour la logistique comme pour la distribution, la maintenance et le suivi de quoi que ce soit, pour la gestion budgétaire à votre niveau qu’il soit national, local ou régional, ou, pire encore, pour la création de richesse, vous êtes nuls. Pas médiocres, non. Nuls. Catastrophiques. À valeur ajoutée strictement négative. Vraiment. À chier.

La seule légitimité, le seul domaine dans lequel le citoyen peut encore vous prêter une compétence, c’est dans ce régalien dont plus aucun d’entre vous, politiciens, ne semble vouloir s’occuper et qui reste en jachère. Vous êtes nuls dans tous les domaines avec ce brio et ce panache qui caractérise les cuistres, les imbéciles, les incompétents et les parasites, et vous êtes à présent complètement à la ramasse dans le seul domaine où on vous attend vraiment.

En réalité, n’en jetez plus. Arrêtez d’aider ! Toute la France est mortellement « aidée » par toute cette encombrante classe de parasites politiques et bureaucratiques, car pour aider, ils ponctionnent (toujours plus) et s’organisent (toujours plus), se réunissent (toujours plus), se paient (toujours plus) et redistribuent, toujours à plus de gens, qui reçoivent donc toujours moins.

En définitive, le pays crève de cette cataracte de ces « aides » qui l’asphyxient, depuis les ordinateurs jusqu’au système de soins qui ne tient plus debout et paralyse le pays pour s’assurer qu’il mourra en bonne santé.

Ce pays est foutu. Arrêtez de nous aider.

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Et maintenant, un petit indice de réparabilité

Par h16

La France est en guerre. Pas seulement contre les terroristes. Pas seulement contre les virus. Pas seulement contre les discours de haine. Non : au-delà de ces âpres croisades pour un Monde D’Après Plus Duveteux et Plus Nouveau, depuis 2012, la France est aussi en guerre contre le gaspillage.

Ah, le gaspillage ! Quel combat ! Que dis-je, quel sacerdoce !

Car là où l’écologie entend diminuer notre empreinte (carbone, visuelle, atmosphérique, énergétique, j’en passe) jusqu’à garantir notre parfaite neutralité, la lutte contre le gaspillage entend de surcroît s’assurer qu’aucun geste ne sera superflu, qu’aucune production ne sera perdue, qu’il n’y aura aucune perte et que rien ne sera laissé au hasard.

Concrètement, cela se traduit par une nouvelle petite loi (digeste en seulement 130 articles rondement menés !) dont la récente promulgation entraîne – entre autres – le changement de plein de petits affichages colorés sur les appareils électro-ménagers ou les bidules électroniques qui entourent notre vie quotidienne : comme l’impose cette loi indispensable, ces derniers devront maintenant intégrer un « indice de réparabilité ».

Youpi.

Comme souvent, l’idée part d’une de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé avec minutie par nos législateurs déchaînés : certains appareils ne permettent pas une maintenance aisée et une panne, souvent triviale, se traduit parfois par un coût de réparation supérieur au prix de l’objet neuf.

L’idée consiste donc à obliger les fabricants, qui sont un peu idiots sur les bords de n’y avoir pas pensé par eux-mêmes, à rendre leurs produits plus simples à démonter et à maintenir. Ce qui est d’autant plus facile à faire que ça ne remet en cause aucune chaîne de production et aucune étude des coûts et donc des bénéfices de ces entreprises.

Cette obligation est en outre assortie d’une astreinte à conserver un stock de pièces détachées pendant plusieurs années disponibles à un « prix raisonnable » pour permettre, dans la logique législative, de répondre à l’impératif de rendre la réparation abordable par tout un chacun : moyennant une notice du fabricant elle aussi repensée comme la loi l’impose à présent et quelques tutoriels Youtube dégotés un dimanche après-midi, monsieur Toulemonde va enfin pouvoir réparer lui-même son lave-linge, son iPhone et sa tondeuse avec son unique tournevis cruciforme et un peu de WD40 en spray, c’est évident.

Enfin, on introduira donc le fameux indice afin de punir subtilement les fabricants les plus retors de fournir une documentation trop légère, aucune pièce détachée dix ans après le temps d’usage moyen de leur produit ou aucun moyen simple de tout démonter (quitte à remonter de travers ensuite et se plaindre que ça ne marche pas).

Bien sûr, on se réjouira que tout n’est pas encore massivement imposé, normé précisément jusqu’au moindre détail et qu’encore beaucoup d’éléments sont laissés à l’appréciation du fabricant qui dispose de quelques marges de manœuvre pour les critères qui entrent dans l’établissement de l’indice, même si, rassurez-vous, des sanctions existent s’il n’est pas affiché (on est en France, quand même).

De façon étonnante, cet indice sera subtilement calculé par le fabricant lui-même et pas par une demi-douzaine d’Agences nationales de la Réparabilité à la fois neutres, indépendantes et noyées dans un torrent de cerfas gouleyants. Non, ici, il s’agit pour le fabricant de calculer lui-même son petit indice en mode « auto-critique » qui n’est pas sans rappeler un procès stalinien, à la différence que celui-ci se terminera plus joyeusement par une pastille colorée de rouge (vif) à vert (foncé) en fonction de l’adhésion aux thèses recyclistes.

Malheureusement, tout ceci semble bâti sur des idées qui résistent mal à l’analyse sérieuse.

Passons pudiquement sur le fait que cet indice est franco-français (s’étonnera-t-on qu’une nouvelle contrainte règlementaire sur les entreprises naisse dans l’Hexagone ?) ; on peut charitablement fantasmer une adaptation complète des chaînes de production de gros fabricants mondiaux d’appareils électro-ménagers ou d’électronique grand public pour venir adhérer tendrement au paysage législatif français et ses millions de bosses, plis et ravins dantesques, ou, plus vraisemblablement se dire que ça va encore encombrer les entreprises françaises dont la compétitivité est heureusement si insolente qu’elle n’en sera pas du tout amoindrie.

Au-delà de cet aspect, force est de reconnaître que la réparation et la maintenance d’appareils électriques, électroniques ou mécaniques demande du temps et, souvent, de la formation, ce qui explique assez facilement le coût attaché à ces opérations : tout n’est pas réparable par le consommateur lambda, loin s’en faut et la spécialisation de nos société se paye logiquement, soit avec des objets bons marché mais peu réparables, soit avec une maintenance et des pièces détachées coûteuses.

S’ajoute le cas spécifique de la France où toute main-d’œuvre humaine est subtilement taxée de tous les côtés jusqu’au trognon, ce qui n’améliore certainement pas la rentabilité de l’opération.

Enfin, signalons que tenir à jour un stock de pièces détachées et de personnes compétentes pour les suivre et les utiliser coûte fort cher, en temps, en énergie et en espace. Ce coût est, à la fin, inévitablement payé par le consommateur d’une façon ou d’une autre. L’arbitrage du fabricant s’établit alors sur la qualité de ses productions ou sur le SAV de celles-ci, ce qui diminue les frais de maintenance mais augmente les prix à la vente par exemple.

Le fabricant d’un côté, le consommateur de l’autre font tous les deux des choix plus ou moins contraints entre le renouvellement complet de l’objet ou sa maintenance dans le temps. Il n’y a pas de solution réaliste économiquement et écologiquement permettant de garantir à la fois un objet pas cher, de bonne qualité, facilement réparable et dont les pièces détachées sont disponibles toute sa durée de vie et au-delà.

En somme et crûment, le choix s’établit donc entre « gaspiller » un objet en le renouvelant entièrement ou « gaspiller » temps, énergie et espace dans des formations, des services SAV et des pièces détachées surnuméraires, et il est impossible de définir a priori ce qui mérite d’avoir une durée de vie longue ou pas ou d’avoir des pièces détachées ou pas : seul le marché et son système de prix (des productions, des pièces détachées, de la main-d’oeuvre, du SAV) permettent d’approcher une solution viable.

Or, dans cette situation, l’indice de réparatruc, imposé de façon artificielle et politique pour tenter d’apporter une « autre » solution à un problème déjà résolu par le marché, introduit des distorsions évidentes dont les effets de bord sont déjà visiblement défavorables aux fabricants français.

Mais voilà : pour un nombre croissant de frétillants Français qui n’accepteront jamais les aléas de la vie (au point de graver un principe de précaution et son corollaire, le dégoût de toute prise de risque, dans la Constitution), pour une masse de plus en plus vocale d’individus qui refuseront toujours la disparition inévitable qui nous attend tous et toutes choses autour de nous, tout doit être durable (depuis le développement jusqu’au confinement) et quand ça ne peut vraiment pas durer, ça doit être réparable, guérissable ou annulable sans frais.

Cette lubie du durable, du réparable, cette chasse chimérique à un gaspillage mal défini, exagéré et recouvrant surtout une mauvaise compréhension des mécanismes de production et d’entretien, tout ceci a un coût qui se traduit directement sur le pouvoir d’achat des Français, et sur le niveau d’emploi dans le pays.

Au passage, on s’étonnera que ce même indice n’ait pas été réclamé pour nos politiciens, seul endroit où il aurait été puissamment pertinent ; après tout, ils sont experts en matière de gaspillage, de pièces rapportées, et d’absence criante de service après-vente ou de notice claire d’utilisation.

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France : la misère électrique, en petites coupures

Par h16

Voilà l’hiver qui s’en vient et avec lui, les températures qui descendent. Certes, on nous a bien expliqué qu’avec le Réchauffement Climatique De La Fotalhom, ces températures descendent de moins en moins et qu’il ne s’agit que d’un sentiment de caillage de miches qui poussent les uns et les autres à monter le chauffage. Et là, c’est le drame.

Enfin, le drame, pas encore : les températures ne sont que modérément basses et, magie du Réchauffement oblige, la production électrique française parvient à couvrir la demande.

Ou presque, disons : dans un petit article paru dans la presse, on apprend plusieurs informations intéressantes comme le fait que les températures sont inférieures aux normales de saison (le réchauffement négatif frappe fort cette année) et, surtout, que les Français étaient invités, par le gestionnaire du réseau électrique hexagonal, à réduire leur consommation afin d’éviter une coupure de courant inopinée.

Ainsi donc, le réseau électrique français serait déjà sous tension au point de rupture ?

Il faut dire que les consommateurs du pays ne font guère d’efforts. Pensez donc : cette semaine par exemple, à l’occasion de l’Épiphanie, ils ont mangé de la galette des rois !

Vous ne voyez pas le rapport ? Il est pourtant évident comme l’a heureusement rappelé l’une de ces innombrables officines écolomoralisatrice qui sévit sur Twitler (et ailleurs aussi malheureusement) :

C’est clair : manger de la galette, c’est sombrer dans le relâchement inconsidéré de dioxyde de carbone qui, comme chacun doit le savoir, est ultimement responsable du réchauffement climatique et inévitablement de la fin de notre civilisation.

Dès lors, la lutte contre le relâchement de CO2 pousse nos gouvernements d’une part à nous châtier à base de lourdes taxes carbones bien méritées (non mais !) et d’autre part à revoir notre politique énergétique : c’est pourquoi il a été imposé de diminuer notablement notre capacité de production électrique depuis les centrales nucléaires qui ne rejettent par construction aucun CO2 et d’augmenter de façon tout à fait minuscule cette même capacité grâce à de nombreuses éoliennes qui ne tournent pas et d’aussi nombreux panneaux photovoltaïques qui ne fonctionnent ni la nuit, ni les jours couverts, de pluie, de neige et de brouillard (i.e. en hiver).

À ce choix politique particulièrement éclairé on ajoutera une gestion logistique « à la française » des réacteurs nucléaires en fonctionnement. Par « à la française », je me réfère ici à cette efficience redoutable qui nous a permis d’avoir des masques, des tests et des vaccins au moment voulu, par exemple. Pour les réacteurs nucléaires, cela se traduit par 12 d’entre eux à l’arrêt total pour maintenance, soit plus de 20% du parc, au moment où la consommation (confinements obligent) n’a jamais été aussi forte.

Rassurez-vous : tout ceci est parfaitement voulu, comme en atteste le récent arrêt définitif de Fessenheim, auquel s’ajouteront 14 autres réacteurs dans les prochaines années.

Dans les années 60, la France avait fait le pari du nucléaire, s’affranchissant ainsi de nombreuses contraintes énergétiques en matière de charbon, de gaz et de pétrole, et s’offrait ainsi le luxe d’avoir une des plus faibles factures carbones du monde. C’était, bien évidemment, un scandale que les gouvernements successifs se sont employés à courageusement corriger en sabotant réorganisant progressivement la production électrique française : davantage de moulins à vent qui ne tournent pas, davantage de panneaux solaires qui ne produisent rien, pas davantage de barrages hydroélectriques parce que ça bouscule des batraciens protégés, moins de centrales nucléaires, etc… Et ce, alors que les températures n’en finissent pas de ne pas monter surtout en hiver, et que la politique de transport officielle consiste à pousser l’achat de voitures électriques.

Tous les ingrédients sont réunis pour que la galette tourne rapidement à la gamelle et qu’elle devienne rapidement un souvenir d’antan, ce qui est très bien, les traditions culturelles étant, comme chacun le sait, un encombrant bagage qu’il convient de laisser choir rapidement pour se propulser plus facilement, youpi, youpi, dans le Monde d’Après où chacun sera super écolo et devra composer avec des fesses froides en hiver, un ventre souvent vide mais bio et sans pesticides, une couverture maladie en béton mais aucun hôpital pour l’assurer et un vélo pour tous ses déplacements qui sera impossible à dérober parce qu’il aura un auto-collant d’identification.

Je sens sourdre une pointe d’écolo-scepticisme devant cet enchaînement logique pourtant implacable. Il faudrait vraiment ne rien comprendre à la Sainte Lutte Contre le Réchauffement Climatique De La Fotalhom pour ne pas acquiescer sagement au plan gouvernemental en matière de gestion énergétique.

Parallèlement, on ne s’étonnera pas plus que les plus gros pollueurs de la planète, à savoir les Chinois, se fichent complètement des technologies de productions que nous semblons chérir tendrement comme le solaire et l’éolien pour se consacrer aux centrales plus traditionnelles, à charbon, et surtout, pour lancer leur propre parc de centrales nucléaires.

Pour le moment, ce pays compte presque autant de réacteurs que la France (49) mais va très prochainement la dépasser, de nouvelles tranches étant en construction à un rythme soutenu, y compris pour les modèles les plus technologiquement avancés.

Sacré Chinois ! Ils n’ont rien compris au sens évident de l’Histoire qui consiste, comme chacun le sait maintenant en France, à faire exactement le contraire !

Alors que ces benêts asiatiques vont s’escrimer à fournir chaque jour plus d’énergie à leur population, ce qui va lui permettre d’augmenter croissance, richesse et aisance générale, les Français ont habilement choisi le contraire : frugalité énergétique, dépendance totale aux autres pays, éco-conscientisation affichée, syntonisation parfaite avec Gaïa et disparition complète de la scène internationale dans un petit couic misérable, voilà qui, enfin, donne un souffle épique aux projets des politiciens français.

De fermeture de réacteurs nucléaires en frugalité énergétique imposée, la France a courageusement choisi la misère en petites coupures. Youpi.

McKinsey pour un échec vaccinal plus douillet

Par h16

Comme je l’écrivais il y a presqu’un an, il serait dommage de laisser perdre une bonne crise. Après tout, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros pour qui sait s’y prendre, à condition bien sûr d’avoir subi l’indispensable hontectomie qui s’impose lorsqu’on rentre en politique (surtout en France).

Avant d’aller plus loin, je veux dissiper un éventuel malentendu : ici, contrairement à ce que l’actualité pourrait laisser penser, je ne parle pas de Buzyn, cette mémorable ex-ministre de la Santé, ex-candidate aux élections municipales parisiennes et politicienne ectoplasmique évidemment sans aucune responsabilité dans la crise sanitaire, dont le karma assez phénoménal lui permet d’obtenir un poste au cabinet du directeur général de l’OMS. Au passage, ceci permet d’avoir une idée précise de la valeur de la hiérarchie au sein de cette institution et, par voie de conséquence, des conseils qu’elle distribue…

Et donc ici, j’évoque plutôt un cabinet de conseil, McKinsey, dont le nom vient subitement d’apparaître dans l’actualité.

Apparemment et selon les précieuses informations d’Europe-1, le gouvernement a, depuis la fin du mois de décembre, fait appel à des cabinets de conseil pour éviter le merdoiement intense qui ont accompagné ses actions lors de la non-distribution du pas-de-stock-de-masques et lors de sa non-gestion des campagnes de tests.

S’adjoignant les services de ces cabinets de conseil privés, la fine équipe de clowns à roulettes entend donc mener le pays vers la vaccination optimale dans la joie, la bonne humeur et les petites piqûres amusantes. L’exposé des missions est évoqué ici :

3 missions ont été confiées au cabinet de consultants privé, nous dit le ministère: "cadrage logistique", "benchmarking" des pratiques à l'étranger et "coordination opérationnelle de la task force".

En revanche, pas de réponse sur le montant de la prestation.

— Elisa Braün (@ElisaBraun) January 5, 2021

Et c’est du carré, du concret, du solide : cadrage logistique, « benchmarking » des pratiques à l’étranger et coordination opérationnelle de la « task force », voilà qui envoie du pâté, pardon qui « means business » les enfants comme on dit dans le franglish des élites. Après un solide conseil de défense dont on a déjà pu mesurer la malfaisance pertinence, après les 35 clampins « tirés au sort » (parce qu’au gros sel ou au flashball, ça n’aurait pas été trop tendance), on se cogne donc une paire de cabinets privés pour épauler un Olivier Véran dont on se demande de plus en plus à quoi il sert exactement.

Question qui se posera aussi d’ailleurs pour tous les fonctionnaires se bousculant au ministère de la Santé, dans les agences régionales (beaucoup trop) nombreuses et les myriades d’institutions tintinnabulantes de la République et dont la mission semble d’éviter qu’on parle d’elles tout en s’assurant de leur côté indispensable surtout au moment de renouveler les budgets.

Peut-être la présence dans ces cabinets de certains fils d’ex-ministres et les nombreuses passerelles avec les lieux de pouvoirs républicains expliquent-ils ce curieux usage de cabinets privés pour une opération pourtant 100% publique (et bruyamment revendiquée comme telle, système « que le monde entier nous envie » oblige, n’est-ce pas).

Certes, l’administration actuelle semble bien en peine pour s’organiser et retrouver ses doigts au bout de ses mains (à Nice par exemple, même les seringues font de l’obstruction !) mais soyons lucides : les conseils ne sont probablement pas ceux qu’on peut croire et encore moins ceux que les intitulés de mission barbouillés d’anglicismes laissent penser.

La technostructure, composée pour moitié de baltringues communicants et pour l’autre de clowns de l’inspection des finances qui n’ont jamais pris le moindre risque de leur vie, n’a que faire de vacciner une population dont, il faut bien le dire, elle se fiche tant qu’elle peut continuer à la ponctionner sans trop la faire brailler. En réalité, les conseils officieux ont bien plus sûrement porté sur la façon de faire passer auprès d’une population déboussolée l’amère pilule de la désorganisation complète, des files d’attentes, des gâchis de doses qu’on voit déjà se profiler et d’une efficacité chimérique de la couverture vaccinale obtenue.

En effet, bien qu’ayant tout fait, des années durant, pour bien faire comprendre à quel point les manipulations génétiques ouvraient les portes de l’enfer (on se souvient encore de la gourmandise de la presse à relayer l’étude bidon de Séralini sur les OGM, par exemple, sans même évoquer le cas Élise Glucet de Cash Propagandation), bien qu’ayant agité depuis dix longs mois la peur d’une épidémie catastrophique avec brouettée de morts atroces (à base de 400.000 morts de plus, les enfants), le gouvernement et sa macronitude doivent à présent faire comprendre aux mêmes foules que ♩ la génétique, c’est fantastique ♪ et le vaccin ♫ super doux ♬ tout en les préparant doucement à la terrible réalité mathématique : même avec une logistique tip-top, même avec des élites au taquet, même avec des doses en suffisance, il va falloir des mois et des mois, plus d’une année probablement, pour que tout le monde ait reçu son petit shot vite abimé vitaminé.

Un petit calcul simple suffit pour s’en convaincre : à deux doses par individu, à 500.000 doses par semaines sans aucune perte (très jolie performance compte-tenu du passé glorieux de notre système de santé), vacciner 60% des 67 millions de Français prend 160 semaines (soit 3 ans). À moins de 3 millions de doses produites et correctement appliquées chaque semaine, on ne pourra jamais vacciner 40 millions de frétillants citoyens en 6 mois. On peut donc raisonnablement tabler sur un large dérapage du temps de vaccination, bien au-delà des objectifs affichés, ce qui donnera une excuse en béton armé pour continuer un long moment confinements, couvre-feux et petits cerfas d’auto-humiliation quotidienne.

Autrement dit, le gouvernement va maintenant devoir se concentrer sur la communication de l’échec et préparer mentalement la population à un troisième scandale d’impréparation chronique et de merdoiement toujours aussi intense en moins d’un an.

Du point de vue du contribuable, les sommes dépensées chez McKinsey et compagnie l’ont donc clairement été en pure perte (on sait déjà que les piquouses vont s’étaler de très longs mois, on sait déjà que notre système de santé est au bord de l’apoplexie et ne manquera aucune gamelle sur le chemin, on sait déjà que nos énarques sont tous aussi incompétents voire nuisibles les uns que les autres, et on sait déjà où ça coince vu les épisodes précédents).

En revanche, du point de vue de nos zélites qui doivent de plus en plus songer à protéger leurs petites miches, c’est encore une fois de l’argent rudement bien employé !


Correctif 08.01 : il apparaît que PWC ne fait pas partie des cabinets commissionnés pour l’opération, d’où correction.

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Une piquouse pour tous

Par h16

Ah mais enfin, les choses sont pourtant claires : le vaccin étant disponible, on va piquouser tout le monde, déconfiner tout ce qui peut l’être, et les choses vont bien vite rentrer dans l’ordre. Puisqu’on vous le dit !

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

En tout cas, c’est le plan vendu par le gouvernement, les médias et cette partie de la population absolument persuadée dans la possibilité tangible d’un retour sinon à la normale, au moins à une situation proche de ce qu’elle fut en février 2020.

Quelle charmante naïveté ! Quelle touchante simplicité ! Quelle aimable ignorance !

La réalité, assez claire, ne laisse pourtant aucun doute que ces espoirs d’un déconfinement complet, d’un retour à la normale et d’une reprise des activités comme jadis seront très probablement douchés froidement dans les prochaines semaines.

Ici, point n’est besoin de moquer ceux qui croient encore aux fables gouvernementales : les faits et la raison leur donnent tort mais il faut admettre que les perspectives sont si peu réjouissantes qu’on comprend humainement qu’ils s’accrochent ainsi aux chimères vendues par le pouvoir.

Pourtant, ces fameux vaccins ne sont pas là.

On peut, comme le font certains journalistes et commentateurs assidus, tortiller les annonces gouvernementales pour charitablement imaginer des petits problèmes d’ajustements afin d’expliquer l’absence de vaccination de masse en Europe en général et en France en particulier, mais l’analyse des faits laisse peu de doutes : la logistique est complètement à la ramasse. Est-ce étonnant devant les précédents foirages monumentaux ? Non, c’était même attendu.

Tout se déroule comme si l’administration française, aux antipodes presque exactes de la logistique Amazon, n’ayant absolument pas appris de ses erreurs de gestion des masques, des tests, des lits dans le privé, des équipements et de tout le reste, reproduisait avec application les mêmes idioties pour obtenir le même non-résultat flamboyant de nullité bureaucratique. En somme, le vaccin français prend la même direction que le « cloud souverain », le Google français ou la tentative Salto de concurrencer Netflix.

Ce qui veut dire qu’en fait de « campagne de vaccination », les confinements vont continuer, le temps que les dosettes de produit magique, dûment tamponnées et cerfatées jusqu’à la garde, parviennent jusqu’aux hôpitaux (et seulement ceux désignées par les toutes puissantes et omniscientes ARS). Rassurez-vous : ceci peut prendre quelques semaines mois…

Pire : ceux qui imaginent qu’une vaccination signifiera un retour à la normale, après ces quelques semaines mois de merdoiement administratif et logistique intenses, en seront pour leurs frais puisque des éléments de plus en plus nombreux à présent indiquent que cette campagne ne sera que le début de la mise en place d’une série de mesures aussi liberticides que possible.

Il y a, déjà, l’accumulation d’informations étonnantes sur le vaccin lui-même : moyennant un peu de confusion, on laissera planer le doute que même vacciné, on peut continuer à contaminer les autres ; quitte à revoir un peu les principes de base de la médecine, on oubliera que l’immunité de groupe peut-être atteinte autrement que par la vaccination (le site de l’OMS a d’ailleurs quelque peu modifié ses petites pages à ce sujet : avant et après). Et puis de toute façon, l’épidémie ne s’arrêtera jamais.

Bref, on insistera sur le fait que même vacciné, on n’a donc pas à se départir du masque et on ne peut toujours pas s’affranchir des règles de distanciation socialiste et des gestes barricades, etc. Autrement dit, on prépare actuellement tout le monde, petit-à-petit, à ce que la piquouse ne soit pas si rédemptrice que ça…

Parallèlement, il y a bien sûr le principe, qui semble maintenant inévitable, d’un passeport vaccinal : au prétexte de suivre ceux qui sont et ceux qui ne sont pas vaccinés, on va d’abord établir un petit fichier (tout le monde sait que les données personnelles stockées par les États ne sont jamais utilisées à des fins néfastes, n’est-ce pas). Ce petit fichier sera bien vite adapté sous forme de carte électronique que le porteur sera invité à présenter pour garantir qu’il ne risque pas de distribuer ses méchants miasmes lors de certaines activités dont la liste sera édictée par les administrations forcément bienveillantes.

Ce passeport, déjà dans les tuyaux législatifs et à l’étude un peu partout dans le monde, constitue en soi une garantie assez solide qu’un retour à la « normale » peut être complètement oublié.

Oubliez les dérives d’un tel passeport : tout le monde sait que les États et les individus au pouvoir veulent votre bien. L’Histoire l’a amplement prouvé, surtout au XXème siècle. Quant à imaginer que ce passeport servira ensuite à collationner vos comportements de tous types, notamment en ligne, et à en déduire votre capacité d’emprunt ou votre crédit social comme le fait actuellement le gouvernement chinois, il n’y a qu’un pas que seul les vilains complotistes font.

Oubliez, vous dis-je.

Comme vous devez d’ores et déjà oublier l’idée saugrenue qu’il puisse un jour exister des camps d’isolement pour les contaminés : cette idée, bien que discutée au parlement, ne verra jamais le jour parce que, on le sait, les idées aussi sottes que grenues ne voient jamais le jour en France.

Pas de camps, pas de passeport vaccinal puis comportemental, des confinements qui s’arrêteront gentiment avec les séances de piquouses rapidement et bien organisées d’un vaccin sans effets secondaires notables, le monde d’après ressemble furieusement à ce monde d’avant auquel certains feignent de croire retourner.

Quelques surprises sont cependant possibles et il n’est pas invraisemblable d’imaginer quelques yeux pleins de larmes quand le monde d’après se concrétisera d’une façon pas tout aussi Bisounours que prévue.

Pour les autres, rappelons que les perspectives évoquées dans ce billet ne sont pas réjouissantes mais qu’elles ne sont pour le moment que ça : des perspectives. Peut-être est-il temps de s’assurer qu’elles ne restent que ça. Après tout, maires, députés et sénateurs ne sont jamais hors de portée d’un coup de téléphone. Ou plus.

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Petite rave-party en République du Sanitaristan

Par h16

Comme je l’envisageais déjà dans un précédent billet, l’année 2021 commence sur les chapeaux de roues avec un micro-événement que la presse, fébrile, n’a pu s’empêcher de monter en épingle : plusieurs jours durant, une petite troupe de fêtards sous stupéfiants viennent donc de défrayer la chronique du côté de Rennes, mettant en apoplexie la République et tout le tremblement des autorités régaliennes.

C’est donc à Lieuron, au sud de Rennes, que La République Du Sanitaristan a tremblé sur ses bases, puisque plus de 2000 personnes se sont rassemblées dans un hangar privé afin d’y faire une rave-party endiablée. Il a malheureusement été constaté l’échec de l’intervention des forces de l’ordre locales pour empêcher cette ignoble dérive festive et trémoussante au milieu d’une abominable pandémie et de mesures sanitaires aussi strictes qu’indispensables pour garantir l’effroi dans le cœur des citoyens : « Les gendarmes du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine ont tenté d’empêcher cette installation et ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs » comme l’a précisé une préfecture au bord du nervousse brèquedonne.

La suite, du même acabit, nous est narré par une BFMTV ne sachant s’il faut rire ou pleurer du développement de cette information cruciale à la bonne marche du pays.

Tout y passe : sécurisation médiocre d’un lieu aussi difficile à appréhender que la notion de fermeture de frontières lorsqu’une vague épidémique déboule sans prévenir, des douzaines (150 me dit-on dans l’oreillette) de gendarmes mobilisés pour cajoler ce qui ressemble à un événement sans débordements pendant qu’ailleurs en France, en toute décontraction, on apprend que des centaines de voitures prenaient feu « spontanément », amendes généreusement distribuées surtout lorsqu’enfin, la musique s’est arrêtée d’elle-même et que les fêtards sont partis.

Facétie de l’opération : les bambocheurs impénitents qui ont eu la présence d’esprit de partir avant la fin des agapes et en cours de journée (hors de la période de couvre-feu, donc) n’ont pas été verbalisés, ce qui permet d’assurer une belle cohérence d’ensemble au bras séculier de la justice dont le glaive vengeur s’abat un peu comme il peut, entre deux hésitations comiques : il semble en effet qu’en outre, la manifestation n’ait pas été considérée comme mettant en danger la vie d’autrui au contraire d’autres fêtes clandestines, ce qui achève d’harmoniser les décisions prises sur ce sujet ces derniers jours.

Au delà des suites judiciaires de cette histoire ridicule qui, soyons-en certain, ne manquera pas d’alimenter encore quelques jours les autorités concernées, on peut tirer quelques enseignements intéressants des petits bruissements agités dans les médias grands publics tandis que la fête battait son plein.

Tout d’abord, force est de constater que le pouvoir n’est plus ce qu’il était et ne tient essentiellement que parce que l’individu seul continue d’y croire vaguement. Dès qu’un groupe suffisamment important de personnes se rassemble, l’autorité peut être bafouée sans craindre grand-chose.

Une société ne tenant que par un consensus global, transversal à tous les individus qui la composent, cette démonstration constitue un utile rappel que le pouvoir actuel ne peut continuer à imposer ses idioties liberticides que parce qu’il s’adresse à des individus indépendants mais qu’il est totalement incapable de gérer quelques centaines d’entre eux vaguement organisés. J’ai comme une idée que, dans les mois qui viennent, ceci pourrait s’avérer crucial.

Par ailleurs, la médiocrité des forces de l’ordre françaises (au sens large, incluant aussi bien la partie police et gendarmerie que la partie judiciaire ou préfectorale) est maintenant clairement apparente.

Sa hiérarchie est castatrophiquement nulle dans la gestion des équipes au jour le jour, dans leur répartition sur le territoire, dans la priorité donnée à certaines actions plutôt qu’à d’autres ou dans leur application variable de la loi. Le simple fait que Darmalin, le ministricule en charge de l’Intérieur français, se soit senti obligé d’intervenir en urgence pour un tel sujet donne une bonne mesure de l’incroyable fatuité des homoncules au pouvoir qui semblent trouver leur présence indispensable pour la gestion des faits divers de plus en plus navrants : ils ne servent à rien, mais le font bruyamment savoir.

En outre, la réaction de beaucoup trop de Français devant cette fête est très éclairante : pour ceux-là, il semble absolument inconcevable, honteux et même scandaleux qu’un petit nombre d’individus puissent ainsi faire la fête dans leur coin !

La pandémie ou l’hystérie qui roule dessus semblent devenues l’excuse rêvée pour l’éclosion en nombre de tous les pires petits kapos incapables d’empêcher l’expression de leur indispensable opinion sur le sujet, sur le mode « il faut le leur interdire, il faut les poursuivre, il faut les châtier », avec remise au goût du jour de certains sévices corporels en place publique, cela va de soi. Le pays semble maintenant regorger de ces armées de délateurs, de ces bataillons de moralisateurs de Prisunic, de ces cohortes malsaines de Jmemêledequoi dont l’unique but dans la vie semble se cristalliser sur les activités des autres et le jugement d’icelles à l’aune de leur compas moral déglingué.

Parallèlement, ces mêmes Français ne trouvent rien à redire sur le nombre décroissant de rames de métro ou de train dans lesquelles viendront s’agglutiner un nombre croissant de centaines de milliers d’individus. Tout juste peut-on imaginer que, s’il venait à la RATP l’idée saugrenue de pulser de la musique techno dans ses rames (les lumières clignotantes, les splifs magiques et les odeurs alternatives étant déjà en place), ces petits kapos baveraient aux lèvres en éructant leurs habituelles invectives devant cette nouvelle occurrence de fête clandestine, je présume.

Bref, entre d’un côté les forces de l’ordre qui font de plus en plus de la figuration et ce, tant que les masses en face y croient vaguement, et, de l’autre côté, ces médiocres Français ravis de voir s’installer miradors et fils barbelés autour de leur vie, la France sombre de plus en plus dans une ambiance malsaine où délation, anomie et jmenfoutisme assumés s’installent sans plus trouver de résistance.

Forcément, ça va bien se terminer.

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2021. Bon courage.

Par h16

Il y a tout juste un an, je vous souhaitais une joyeuse année 2020 et faisais le pari (audacieux et raté) que l’année serait, au moins à l’échelle planétaire, meilleure que l’année 2019, même si, pour la France, il semblait clair que l’année à venir serait parsemée d’embûches sociales, politiques et économiques.

C’était sans compter sur l’ardeur des différents gouvernements de la planète pour saboter durablement l’avenir de l’Humanité : à la faveur d’une pandémie dont on sait maintenant qu’elle aurait largement pu être gérée de façon classique, les « élites » au pouvoir se sont lancées dans une véritable course à la surenchère malsaine d’autoritarisme, sanitaire d’abord puis tout court ensuite. Cela s’est très clairement traduit par un appauvrissement rapide de millions d’individus qui sortaient pourtant de la misère et par une remise en question de la plupart des droits fondamentaux des individus partout sur la planète, y compris dans les endroits réputés les plus libéraux, le tout sous les applaudissements d’une foule largement manipulée médiatiquement pour être transie de peur.

Alors que les preuves de l’absolue inutilité du confinement s’accumulent maintenant partout, alors que les constats d’impuissance et de désorganisation grotesque des autorités publiques s’amoncellent où qu’on regarde, France en tête, l’année 2021 s’annonce déjà comme une déroute de l’intelligence : reconfinements compulsifs, logistique vaccinale à la ramasse, journalisme en mode Propagande Totale, autoritarisme de plus en plus assumé sur les solvables (et seulement ceux-là), faillites et nouvel album de Jul, rien ne nous sera épargné.

Au plan mondial, difficile de ne pas voir les tensions qui montent entre les grandes puissances américaines, russes et surtout chinoises ; échappera-t-on à un conflit majeur du côté de Taïwan ou en mer de Chine ? Saura-t-on éviter une nouvelle bulle navrante de Bergoglio ou, enfin frappé de lucidité, nous gratifiera-t-il de sa démission ? Devra-t-on en plus se taper des tremblements de terre, des nuées de criquets, des volcans en furie, une pluie d’astéroïdes, un débarquement d’extra-terrestres ou une tournée d’Aya Nakamura ?

Devant ce constat, il me semble donc assez délicat de vous souhaiter une bonne année 2021. Tout au plus puis-je souhaiter à chacun de mes lecteurs de faire des réserves de courage, d’humanité, de bonne humeur, de fuel domestique et de noisettes, on en aura besoin de façon significative tout au long de cette année (et les noisettes sont toujours utiles, sachez-le).

Je n’insisterai jamais assez sur la bonne santé qu’on peut conserver avec une alimentation adaptée et notamment des apports en vitamines et sels minéraux (notamment la D et le zinc actuellement), la bonne santé mentale avec une alimentation intellectuelle adaptée (fuyez la presse subventionnée et évitez les livres en tête de gondoles à la Fnac chaudement recommandés par Téléramasse), et l’hygiène de vie indispensable qui consiste à ne s’occuper que de ses affaires et pas celles des autres, activité qui semble pourtant se développer de plus en plus dans ce pays où délation et contrôle social sont maintenant en roue libre.

L’année 2021 promet d’être une de ces années qui marquera l’Histoire par ses rebondissements et ses inévitables tragédies humaines. Malgré tout, souhaitons quelques moments héroïques, humanistes et pourquoi pas, la sortie de la torpeur qui s’est répandue sur les peuples.

2021 s’annonce chargée. Prenez soin de vous et bon courage à tous.

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En finir une fois pour toutes avec 2020

Par h16

Bon, voilà, pour 2020, c’est fini sur ce blog : il y a un moment où il faut savoir dire stop.

Rendez-vous compte, m’ame Ginette : cette année n’a été qu’une longue succession d’âneries, de clowneries et de débilités de la part d’un gouvernement en roue libre. Il m’a véritablement été difficile de suivre tant le nombre d’imbécilité aura été élevé au cours de ces 12 mois de folie. Pire : je suis sûr que dans les quelques jours qui restent avant d’en finir avec cette année, on aura droit à encore quelques brouettées de déclarations idiotes de nos clowns à roulettes.

Explosion atomique clownesque

Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent billet, tout montre que l’année 2021 ne pourra pas être meilleure que 2020 : entre les gouvernements (pas seulement français) qui font absolument tout pour nous faire comprendre que les vaccins rigolos ne suffiront pas à lever les restrictions de mouvements et les totems sanitaires divers et variés, la situation économique catastrophique dans laquelle nous avons été poussés par leurs actions débiles et les tensions sociales qui s’accumulent, il semble hardi d’imaginer que des solutions décisives et efficaces seront proposées par la brochette d’incapables actuellement aux commandes.

Devant ce constat, il est donc grand temps de prendre quelques jours de repos qui serviront à observer ça de loin, au calme et à mettre de côté les indispensables noisettes qu’on pourra grignoter pendant que le monde s’effondre doucement sous nos yeux.

Comme le veut maintenant la tradition, je profite de ce petit billet pour vous remercier tous de vos lectures, commentaires, remarques et partages sur les réseaux sociaux. Si cela ne permet guère de faire avancer les idées de liberté et de responsabilité en France, au moins ces partages et cette belle activité m’encouragent à continuer. Et puis, se moquer des puissants est une activité sinon enrichissante, au moins divertissante, reconnaissons-le.

Je vous souhaite donc à tous un excellent Noël dans les meilleures conditions possibles ainsi qu’une année 2021 aussi bonne malgré les perspectives quelque peu tourmentées qui s’amoncellent.

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Un Exécutif vraiment trop positif !

Par h16

Il ne reste plus qu’une paire de semaines pour achever cette année 2020 fort pénible, mais ce n’est pas une raison pour échapper à quelques nouveaux rebondissements : on apprend soudainement qu’Emmanuel Macron, le chef de l’État d’urgence, aurait attrapé un petit virus.

Les tests divers et variés sont formels : le président de la République est positif bien au-delà de son caractère naturel puisqu’il a semble-t-il chopé le coronavirus.

Cette information est importante, mine de rien.

Il faut isoler l’exécutif. Vite

D’une part, officiellement contaminé, notre brave président va devoir s’isoler.

On frémit déjà à l’idée d’être privé de ses envolées lyriques pour le jour de l’an si jamais la maladie devait s’installer ou, pire encore, à l’image déplorable d’un président tousser comme un catarrheux en nous souhaitant une excellente année 2021 entre deux quintes pulsées au rythme de ses petits poumons maltraités.

On imagine déjà la vacance du pouvoir que cette absence entraînerait : le flot des décisions exécutives précises et bien pensées s’arrêterait alors net ; finies alors, les déclarations trépidantes d’une présidence effervescente ne renonçant jamais à une convention citoyenne artificielle, un référendum bidon pour amuser la galerie ou un aphorisme traversant la rue, les médias et le seuil de décence. L’angoisse d’un silence élyséen compact s’installerait, à peine rompu de petits « kof kof kof » souffreteux.

On se rassure cependant en se disant qu’avec les traitements modernes qui existent à présent ainsi que la poudre de perlimpinpin que notre frétillant président ne manquera pas de s’envoyer dans les naseaux, le silence salvateur sera de courte durée hélas.

Il reste néanmoins la question des contacts qui papillonnent sans arrêt autour du président : sans même chercher à savoir quel félon a bien pu lui refiler cette chtouille chinoise, force est de constater qu’il va falloir, maintenant, isoler aussi, en plus du chef de l’exécutif, le premier ministre, la cohorte d’inutiles froufroutants les entourant ainsi que Brigitte qui, compte-tenu de son âge, devra évidemment prendre des précautions supplémentaires et arrêter d’asperger des personnes fragiles avec ses miasmes. Qu’on se rassure : la bûche élyséenne sera découpée loin d’elle qui restera en cuisine, comme le préconisait récemment certaines autorités médicales.

Par principe de précaution, du reste inscrit dans la constitution et dont on sait que le Président s’attachera toujours à la respecter à la lettre (quitte, d’ailleurs, à lui en ajouter quelques paquets à coup de référendums plus ou moins bien troussés), il va donc falloir confiner notre gouvernement pour des raisons sanitaires, sur l’ensemble de la durée des fêtes de fin d’année.

Gageons que Jean Castex saura limiter ses interactions sociales au strict minimum et deviendra un exemple parfait pour le reste de la Nation qui ne manquera pas de le scruter attentivement pendant cette période. Après tout, lui et sa brochette de clowns ministres ont édicté des règles qu’on s’attend à les voir suivre avec scrupule.

L’arroseur arrosé

D’autre part, il est évident que le président a contracté le vilain virus dans ses activités précédentes. On comprend que la charge dont il est investi suppose justement pas mal de contacts et que la distanciation sociale ne soit pas toujours possible mais on ne peut s’empêcher de se demander comment il a bien pu

« Les ténors de LREM et du MoDem étaient réunis jusqu’à minuit et demi mercredi soir autour du chef de l’État, qui ne présentait alors aucun symptôme. »

Ah oui alors bon bref : apparemment, la règle des six personnes à table, c’est seulement pour la famille proche, la famille politique et apparenté ne rentrant pas dans la définition.

Il semble que le virus, dont on sait déjà qu’il est particulièrement pointilleux en termes d’horaires pour infecter ses victimes (jamais aux heures de pointe, seulement après 20h et avant 6h, typiquement), est aussi très ergoteur lorsqu’il s’agit des accointances : les quatre ou cinq membres de famille sont clairement des risques, les trente collègues de bureau, c’est moins sûr et les deux cents passagers de la rame de métro bondée, c’est clairement non.

Bref : le président a donc attrapé son virus sans qu’on puisse réellement déterminer ni où, ni quand.

Ni pourquoi, du reste, tant il est évident que tous les gestes barrières, distanciations sociales, petits plexiglas sanitaires et autres lavages de mains compulsifs ont été respectés, c’est très clair.

Se pose alors une question : ces gestes sont-ils les bons ? Si ce n’est pas le cas, on se demande pourquoi notre Mr. Propre élyséen s’emploie donc à en faire la publicité… Et s’ils sont si efficaces mais qu’il a, malgré tout, attrapé le virus, c’est bien qu’il ne les respectait pas, ce petit polisson qui n’a pourtant guère hésité à prodiguer des leçons à la terre entière, jusqu’au président Trump.

Voilà qui est étonnant pour un homme dont l’un des proches rappelait encore récemment à quel point il était important de faire attention et que si, malgré tout, on attrapait la maladie, c’est parce qu’on n’avait pas fait assez attention…

.@RichardFerrand : "Si on est malade c'est qu'on n'aura pas fait aussi attention que nécessaire(…)Nous devons être en grande vigilance(…). Ce n'est pas une question de faute, c'est une question de responsabilité" #le79Inter pic.twitter.com/XIRgsJyzJw

— France Inter (@franceinter) October 29, 2020

L’autre explication possible serait que ces gestes barrière plus ou moins grotesques ne servent à peu près à rien et que l’épidémie suit donc son cours inexorablement, à peine ralentie par les totems sanitaires imposés par un gouvernement maintenant en quarantaine.

Il reste qu’au bilan, cette péripétie gouvernementale permettra probablement à nos dirigeants de ne pas piocher dans le stock de vaccins – c’est commode : le vrai virus va les « vacciner » de fait – et va peut-être diminuer leur présence dans nos médias pendant une période où on va surtout avoir besoin de penser à autre chose que l’invraisemblable succession d’imbécilités et d’âneries qu’ils nous auront débitées tout au long de 2020 avec la constance et l’obstination que seuls les cuistres et les imbéciles déploient lorsqu’ils s’agitent niaisement à des postes importants.

Et puis parfois, un petit virus peut faire de gros dégâts. Rien qu’y penser, c’est un peu Noël avant l’heure.

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Techniques manipulatoires pour démocratie en déliquescence

Par h16

Comme le disait ce gros rigolo de Lénine (un gâte-sauce qui cassait beaucoup d’œufs sans parvenir à faire d’omelettes), « il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent »… Et cela a rarement été aussi vrai qu’en 2020.

Regardez donc : si, en 2019, certains sujets étaient considérés au mieux comme une anticipation hardie, au pire comme une lubie sans fondement, l’année 2020 aura profondément modifié la donne puisqu’ils semblent maintenant presque d’actualité.

Ainsi, le revenu universel n’est pas encore en place, mais force est de constater que tout au long de l’année, un nombre croissant de personnes ont littéralement été payées pour rester chez elles.

Ainsi, le traçage de plus en plus fin et systématique du citoyen, s’il était encore impensable il y a une douzaine de mois, est en train d’entrer dans les mœurs, quasiment sous les applaudissements du public apeuré.

Ainsi, il aurait semblé invraisemblable qu’en France soit instauré une autorisation de sortie de chez soi. Pas besoin d’élaborer, on sait maintenant ce qu’il faut faire pour avoir son auto-humiliation toujours avec soi.

Ainsi, la lente disparition de l’argent liquide a fait place à son évaporation quasi-complète. Le paiement est maintenant électronique et sans contact quasiment partout et tout le temps.

Ainsi, il aurait semblé invraisemblable qu’on impose un passeport médical ou un traçage médical et une vaccination obligatoire à tout adulte sur le territoire. Il faudrait être naïf à présent pour croire que ce qui était invraisemblable il y a 12 mois l’est encore maintenant et le sera encore dans 12 mois.

Or, s’il y a douze ou treize mois, vous aviez l’idée d’évoquer ceci, on vous aurait immédiatement catalogué de fou. Ou, plus gentiment, de complotiste. Or, tout le monde sait qu’on ne peut pas, on ne doit pas être complotiste tant il est évident que non seulement, les complots n’existent pas (ou sont si rares qu’on n’est pas prêts d’en voir hein, n’est-ce pas), et qu’en plus, ils sont souvent utilisés pour camoufler une mauvaise compréhension d’une réalité souvent aussi banale qu’évidente.

Mais de la même façon qu’il n’y a pas de conglomérat militaro-industriel ou que les industries pharmaceutiques ne se mettent pas des douzaines de politiciens et de médecins dans la poche à coups de chèques dodus, on sait aussi qu’il n’y a rien de plus efficace, surtout actuellement, que d’estampiller l’opposant de « complotiste » pour le faire taire.

Oh, bien sûr, en distribuant de cet anathème, on est à peu près certain de tomber juste un grand nombre de fois tant il est facile, par apophénie de plus en plus répandue, d’échafauder des théories fumeuses (avec ou sans reptiliens, Illuminatis et autres Nazis de la face cachée de la Lune) qui permettent d’expliquer, d’une façon généralement aussi tordue qu’élaborée, les événements souvent chaotiques de l’actualité.

Malheureusement, cette distribution généreuse d’épithètes rigolos tombe parfois mal et conduit à mettre dans le même panier tous ceux qui émettent des avis contraires à la doxa du moment, depuis ceux ayant des arguments censés et logique jusqu’aux pires illuminés, amalgamant alors les premiers avec les derniers dans un magnifique ad hominem argumentatif.

L’avantage d’un tel comportement est qu’il permet de rejeter tout effort d’argumentation puisque, tout le monde le sait, le complot n’existe pas et qu’il tient du délire (éventuellement psychiatrique). La liberté d’expression est sauve : on n’empêche pas le complotiste de parler, on ne s’occupe plus de lui du tout, et l’affaire est réglée.

Mieux encore : ceux qui veulent rester dans le camp des rationnels et qui veulent qu’on continue de les écouter feront alors absolument tout pour s’écarter le plus vivement possible des thèses que certains auront qualifiées de complotistes.

C’est pratique puisque le débat s’en trouve alors généreusement amputé, et la critique, même raisonnable, empoisonnée par ces soupçons, devient impossible à formuler.

Les exemples de ce comportement s’accumulent actuellement de façon inquiétante : il y a deux mois, s’inquiéter du contenu de l’ordinateur portable de Hunter Biden était clairement complotiste et relevait même d’une faute de goût doublée d’une évidente collusion avec les forces russes (apparemment toujours dans des coups fourrés).

Du reste, on ne pourra que constater que ce sont les mêmes médias qui distribuaient de l’anathème complotiste à ce sujet, qui sont largement revenus sur leurs positions actuellement, et qui continuent pourtant de nier la moindre irrégularité dans l’élection américaine, amalgamant avec fougue les plus ardents défenseurs de thèses farfelues avec ceux, plus raisonnables, qui doutent simplement du résultat de cette élection. À présent, douter de ces résultats, c’est à la fois être pro-Trump et être dans le gloubiboulga des gens fous, sans plus aucune nuance.

On observe exactement le même phénomène avec le professeur Raoult, qui aboutit à mettre dans le même paquet ceux qui sont pour une approche pragmatique (isoler, traiter, soigner, accompagner), recommandée par le médecin marseillais, et ceux qui sont anti-vax, anti-5G, etc.

Dans ces histoires, la presse semble prendre son rôle très à cœur et n’hésite pas à monter au créneau pour désigner ceux qui sont les complotistes, ces individus qui échafaudent des théories toujours plus fumeuses à base de rumeurs jamais vérifiées. D’autant moins vérifiées que les médias les ont qualifiées de théories du complot et ne veulent surtout pas enquêter de peur de leur donner du crédit…

À la fin, le doute n’est plus permis et il est même durement sanctionné : actuellement, la sanction est essentiellement sociale (par l’ostracisme notamment), mais on peut garantir que la loi s’en mêlera, éventuellement à la façon chinoise avec retraits de points sociaux ou autres sanctions plus ou moins mortifères.

Petit à petit se construit une société où il n’existe plus de demi-mesure, rendue impossible selon la rhétorique du « Pas avec moi donc contre moi » poussée à la fois par les réseaux sociaux et les médias traditionnels, qui polarisent de plus en plus violemment les individus et permettent à ceux qui, utilisant les passions et les sentiments de la foule, effacent toute utilisation raisonnable de la critique et manipulent les foules à qui mieux mieux.

De façon concrète, cela permet de dresser efficacement les individus les uns contre les autres et, en faisant monter les ressentiments, de faire oublier les points à la fois les plus raisonnables et les plus désagréables pour les personnes en responsabilité.

Ainsi, critiquer Trump devient impossible puisqu’on est alors un défenseur des fraudes électorales. Inversement, douter de la propreté des élections américaines revient à passer pour un indécrottable supporter de Trump. La nuance n’existe plus.

Ainsi, critiquer la gestion du gouvernement français dans sa lutte contre le coronavirus, c’est immédiatement se placer comme un égoïste, contre les soignants et contre « le merveilleux système de soin que tout le reste du monde nous envie (sans nous copier, sachons vivre). Dans cette optique, critiquer le confinement, c’est devenu totalement équivalent à vouloir la mort de milliers de personnes vulnérables. Toute gradation semble impossible.

Cette disparition de tout débat raisonnable est encore mieux illustrée par l’existence de films comme « Hold Up », ce bricolage improbable de faits avérés et de thèses farfelues ; en fait de « hold up », c’est bien celui du débat démocratique qui semble passé à la trappe : l’assemblée ne sert plus que de chambre d’enregistrement. Il n’y a plus aucune opposition.

S’il y a eu hold-up, c’est sur la capacité des uns et des autres à écouter un discours structuré et argumenté pour dénoncer les dérives, pour pointer les failles, pour tenter de trouver la vérité calmement. Les prises de décisions ne tenant plus compte des critiques (qui sont ainsi discrédités), il n’y pas de retour d’expérience applicable, et tout devra donc se faire de façon de plus en plus brouillonne et, malheureusement, de plus en plus autoritaire.

Cette polarisation qui monte les uns contre les autres est certes un moyen facile et surtout pratique pour continuer en coulisses à enfumer tout le monde, mais rend impossible l’obtention d’un consentement de qui que ce soit sur quoi que ce soit.

Le dialogue étant rompu, les tensions s’accumulent, les frustrations et le ressentiment aussi.

Ceci se traduit par une société occidentale de plus en plus tendue, fracturée et dans lesquelles des factions se cristallisent maintenant, prêtes à en découdre : à force de voir des complotistes partout et à force de tout faire pour ignorer les complots qui existent vraiment, on aboutit à une situation explosive qu’une grande majorité de Français perçoit indubitablement

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La CNIL condamne les cookies de Google et Amazon, mais pas le fichage gouvernemental

Par h16

Ah, enfin, on a trouvé en France un moyen de faire rendre gorge aux zabominables GAFA : toute la puissance de la Commission Nationale Informatique Et Liberté vient de s’abattre sur ces entreprises technologiques maléfiques !

Certes, l’information, pourtant d’importance, n’a pas bénéficié de toute la couverture médiatique qu’il aurait fallu. Il faut dire qu’elle s’insérait dans une actualité fort chargée dans laquelle on apprenait aussi que les vaccins arrivent, qu’on allait relâcher quelque peu le confinement histoire de laisser le cheptel se papouiller un peu en famille afin de mieux le culpabiliser arrivé Janvier et un peu plus discrètement, que Macron sous-entendait vaguement que la situation du pays ne permettrait probablement pas du tout la tenue d’élections présidentielles sereines en 2022.

Devant ces éléments lourds de conséquence qui excitent l’appétit journalistique, on comprend dès lors la discrétion de la presse devant la victoire pourtant décisive de la CNIL contre Amazon et Google.

Et quelle victoire ! Comme le décrit avec brio un superbe monument de journalisme paru sur le Figaro, « La CNIL reste en pointe sur les sanctions infligées aux GAFA en Europe » : apparemment, il y aurait comme une espèce de course continentale à la sanction, un championnat européen de l’amende et un véritable concours occidental de l’emmerdement technologique que la France se fait forte de gagner haut la main (comme, du reste, toute compétition dans laquelle il s’agit de distribuer de la misère et des vexations, où elle tient absolument à défendre son rang aussi âprement que possible).

Cette fois-ci, la CNIL a trouvé un bel angle d’attaque : Amazon et Google ont eu l’impudence de déposer des petits cookies (des petits fichiers de données) chez leurs utilisateurs leur permettant de conserver quelques données sur eux et, accessoirement, de les tracer dans leurs déplacements sur internet. Or, déposer ainsi des petits fichiers de données sans leur accord préalable, voyez-vous, c’est absolument interdit et ça fera 35 millions d’euros d’amende pour Amazon.fr et 100 millions d’euros d’amende pour Google.fr, signez en bas et vous pouvez payer par virement voici le RIB du Trésor public, le contribuable vous remercie.

Dans son jugement, la CNIL explique que les deux sites n’ont pas produit de bandeaux suffisamment clairs pour que l’internaute sache à quoi servent ces fichus cookies du Diable et la façon dont il peut les refuser, sapristipopette, ce qui justifie donc une amende bien poivrée, non mais.

Rassurez-vous : cette sanction financière ne vient pas seule puisqu’elle s’accompagne d’une mise en demeure pour ces deux sites de corriger leurs pratiques scandaleuses dans les trois mois.

Et alors que les petits euros de Google et d’Amazon vont donc se déplacer des comptes de ces grosses entreprises dodues vers les maigres caisses de l’Etat français, on entend déjà le soupir de satisfaction des institutions devant ces amendes. Pensez donc ! Il s’agit à ce jour de la plus forte amende prononcée par une autorité de protection des données en Europe, et c’est Français, ça, môssieur !

À présent, on ne pourra s’empêcher de s’interroger sur l’impact réel de cette sanction. D’une part, il ne faudrait pas oublier que les 135 millions d’euros que ces sociétés vont payer ne proviendront de nulle part ailleurs que de la poche de leurs clients, d’une façon ou d’une autre. La sanction financière d’une entreprise a sans doute un côté réjouissant pour certains (notamment ceux qui ne comprennent pas l’économie de base), mais comme elle ne concerne qu’assez rarement les avoirs directs des dirigeants et des actionnaires, l’impact en est toujours reporté sur le client, d’une façon ou d’une autre (et ce, jusqu’à la disparition de l’entreprise au besoin).

En outre, un autre impact ne semble pas avoir été pris en compte : puisqu’il est maintenant clair que ces entreprises vont devoir faire un effort supplémentaire assez substantiel pour expliquer à leurs clients qu’elles conservent des petits fichiers sur eux, on doit s’attendre à une nouvelle vague de bandeaux et autres affichages plus ou moins obstructifs de conditions générales d’utilisation sur ces sites puis tous ceux qui se sentiront concernés par ce récent jugement.

Or, si vous aimiez déjà tendrement la bordée de cases à cocher et autres fenêtres encombrantes concernant le RGPD, vous allez adorer la nouvelle mouture de messages de consentement compatibles avec la CNIL. Dans cette course au consentement européen et français, l’internaute va devenir un cliqueur compulsif sur le bouton « Je consens » ce qui a l’énorme avantage de décharger complètement les sociétés de toute responsabilité et, plus gênant, toute possibilité d’assainir les pratiques de navigation sur internet.

En somme, grâce au superbe travail frénétique des législateurs européens et français, ou bien l’internaute ne va plus nulle part, ou bien il coche « OK » mécaniquement sans plus aucune considération sur les données qu’il lâche alors au site visité : c’est l’exact opposé de ce qu’on cherchait à faire, à savoir protéger les données personnelles de l’internaute.

Mais au-delà de ces constatations à vrai dire fort embarrassantes pour nos législateurs compulsifs et si on se reconcentre sur la CNIL, on ne peut s’empêcher de noter aussi qu’elle n’a – semble-t-il – émis aucune sanction salée contre le fichage qui se met actuellement en place à l’échelle du pays avec l’application dédiée au traçage des contacts contaminés par le coronavirus. Il est vrai que la médiocrité de cette application met assez facilement l’utilisateur à l’abri de toute utilisation malencontreuse du produit, ce dernier ne tombant en marche qu’assez rarement.

Mais de la même façon, la CNIL ne semble pas trop s’émouvoir non plus des récents changements par décret sur les fichages de la population par la police et la gendarmerie, fichage qui s’étendent maintenant aux opinions politiques, syndicales, philosophiques et religieuses, ce qui, dans un pays harpant bruyamment sur ses droits de l’Homme et tout le tralala, devrait pourtant faire bondir.

Et en pratique, on ne pourra s’empêcher de noter l’asymétrie qui existe déjà entre le suivi de l’internaute par les sociétés commerciales et dont ce dernier peut se protéger assez facilement s’il le veut (depuis l’usage d’un navigateur respectueux à une pratique plus précautionneuse de navigation en passant par d’autres options offertes gratuitement ou commercialement), et le fichage maintenant systématique de l’État par absolument tous les moyens possibles, depuis le berceau jusqu’à la tombe.

La CNIL montre ici toute l’hypocrisie de son action : que fera-t-elle lorsque ce même État mettra en place un passeport médical obligatoire ? Où sera-t-elle lorsque l’État commencera à utiliser une forme ou l’autre de crédit social sur ses citoyens, à la mode chinoise ?

Rien.

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Confinement, couvre-feu, évaporation du régalien et merci Castex

Par h16

Jean Castex est le premier ministre de la France, et le pays traverse une phase difficile : des gens sont testés positifs. Alors Jean Castex prend la parole, à la télé, pour annoncer des trucs et des machins.

Le travail de Jean Castex n’est vraiment pas facile : pensez donc, il lui faut annoncer, une fois encore, que les garnements français ont encore fauté salement avec leurs mains pleines de doigts, leurs museaux sales et leur hygiène déplorable.

Alors Jean Castex doit manier de la sanction : comme il y a plein de cas positifs, le déconfinement du 15 décembre sera donc en mode « molto mollo ». On va assez peu déconfiner finalement en se contentant de renoncer (la mort dans l’âme, il faut bien le dire) aux petits cerfas d’auto-humiliation quotidienne, et on va simplement revenir au bon vieux couvre-feux tant il est vrai que le virus ne se déplace qu’à vélo, la nuit, de 20h à 6h.

Pour Jean Castex, le but est simple : il faut continuer d’emmerder les Français tout en modulant la dose de vexations ridicules pour ne pas déclencher immédiatement de mouvements violents. Il nous offre, sans vraiment le vouloir consciemment, une démonstration d’art subtil au travers d’une danse légère et délicate entre les différentes étapes de ce qui s’apparente à un châtiment psychologique subtil mélangeant isolement, humiliation, menaces ou contraintes idiotes et l’occasionnelle indulgence des « puissants » histoire de ménager un peu d’espoir.

De façon globale, retenez pour les prochains jours en France que si une activité vous procure du plaisir ou de la joie, c’est globalement interdit, dénonçable par les voisins et vous mènera à une amende bien poivrée. Il faut arrêter d’être positif, qu’on vous dit.

Et comme l’indique le Darmanin de l’Intérieur, vous pourrez compter sur un régalien à la hauteur par garantir que tout sera bien dans les clous : plus de 100.000 policiers et gendarmes seront ainsi mobilisés pour bien s’assurer que la bûche ne sera pas découpée en présence de plus de six personnes et que Mamie et Papy seront correctement calfeutrés dans la cuisine avec un bol d’eau et des croquettes.

C’est dit.

Cependant, peut-être est-il un peu tôt pour se réjouir dès à présent que le 31 décembre au soir ne marquera pas, cette année, les traditionnelles départs de feux festifs de voitures citadines. S’il y aura bel et bien plus de 100.000 gardiens de la paix à gambader joyeusement sur la lande française pour y pruner généreusement le badaud attardé, ne comptez pas trop sur eux pour prendre le risque insensé d’aller faire régner l’ordre et la loi dans les endroits où ils seraient nécessaires.

On peut par exemple raisonnablement parier que certains quartiers émotifs retrouveront leurs couleurs et leurs activités de fête dès que possible et probablement sans même attendre la fin du confinement et du couvre-feu (du reste, y a-t-il eu un jour de vrai confinement dans ces portions de territoire à la légalité créative ?).

Du reste, même en cette période de confinement parsemée des inévitables cerfas de mortification, il arrive que ces quartiers soient en proie à un festivisme plus pro-actif et volontaire que d’habitude, sans pour autant que les forces de l’ordre n’en soient réellement troublées. On apprend ainsi qu’à Sevran, charmante bourgade de l’enclave autonome de Seine-Saint-Denis, une trentaine de pères de famille ont dû se liguer en une sorte de milice improvisée pour repousser une bande de vendeurs de drogue bien décidés à venir pratiquer leurs trafics sous les fenêtres des lotissements familiaux.

Rassurez-vous : les forces de l’ordre, dûment alertées, ont amplement pesé le pour et le contre de toute intervention et ont prudemment décidé de laisser les événements suivre leur cours normal, en rappelant l’importance de bien se laver les mains, de se mettre un petit masque sur le groin et de conserver autant que possible une certaine distanciation sociale qui évite de se prendre des pains dans les dents.

De toute façon, il faut bien comprendre que ces mêmes forces de l’ordre sont actuellement fort occupées à calmer les ardeurs des randonneurs en forêt (qui encovident de vastes étendues arborées et menacent donc le prochain déconfinement et seront responsables de l’inévitable troisième, quatrième ou cinquième vague) et à violemment réprimer les fous du volant (qui frôlent le 83 km/h sur les routes départementales dans leurs Doblos surpuissants).

Que voulez-vous ma brave dame, on ne peut pas être partout, et ces valeureuses Forces de la répression automobile et du randonneur sans cerfa ne pourront donc pas assurer la sécurité de base pour la lycéenne Mila qui, ayant déclenché l’ire d’imbéciles faussement dévots, continuera donc de craindre pour sa vie dans des établissements qui, pleutrement, refuseront rapidement de l’accueillir.

Après tout, si l’école de la République offrait la sécurité, ça se saurait. Et si les établissements militaires avaient un quelconque rapport avec le pouvoir régalien, ça se saurait aussi, hein. Le milouf millésime 2020 est décidément bien tendre, sans doute pour s’accommoder à l’air du temps où la force est d’usage pour ceux qui ne posent aucun souci et s’évapore lorsqu’il s’agit de vraies racailles qu’il faudrait mater.

De toute façon, il faut bien comprendre que le régalien suit la même course que le reste : le gouvernement a surtout démontré son incroyable légèreté et sa capacité stupéfiante à sublimer ses responsabilités au sens chimique, i.e. les faire passer instantanément de solides à gazeuses. Bien que les prérogatives de l’État et de son gouvernement ne cessent d’augmenter (ce pour quoi il nous facture toujours plus cher), il semble que personne ne soit plus responsable de l’actuelle bérézina de la gestion de la crise sanitaire.

Il faut se rendre à l’évidence : les Français sont vexés, frustrés, appauvris et humiliés, mais ils ne sont plus du tout gouvernés.

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Liberté d’expression : des réseaux sociaux de plus en plus ambigus

Par h16

Parallèlement aux actuels événements politiques américains et comme je le relatais dans un précédent billet, il semble que la question de la neutralité des médias et des réseaux sociaux se pose avec une insistance croissante, tant aux États-Unis qu’ici, en Europe.

Certes, il serait facile de mettre les velléités de modifier la loi régulant les réseaux sociaux sur le dos d’un agacement certain de l’actuel occupant de la Maison Blanche américaine : la façon dont Twitter et Facebook décorent les déclarations du président Trump lorsqu’il évoque des fraudes électorales jouent certainement un rôle dans les appels maintenant répétés de ce dernier à vouloir revoir la « section 230 » du code américain.

Cette « section 230 » du « Communications Decency Act » a été introduite au début de l’essor d’Internet, en 1996, pour limiter les poursuites judiciaires des hébergeurs pour des contenus produits par des tiers. Cette section permet en substance à Facebook, YouTube, Twitter et des sites hébergeurs mais non éditeurs de contenu (comme le sont les médias traditionnels) de ne pas être tenus responsables des propos tenus par les utilisateurs, ce qui permet – sur le papier – de garantir une très grande liberté d’expression.

Si cette section 230 a largement permis à ces entreprises de se développer sans risque ainsi qu’offrir des plateformes d’expression libres, larges et ouvertes à un nombre énorme d’individus partout sur la planète, leur position en tant que contributeurs directs à la diffusion d’information ne leur a pas échappé, notamment leur capacité à moduler l’importance virale de certaines informations. Le rôle de Google est par exemple assez clair dans la faible diffusion des informations du Climategate en 2009 et 2010 et montre assez bien que pour ces grandes entreprises, cette prise de conscience de leur rôle essentiel pour « canaliser » les savoirs ne date pas d’hier.

En outre, à la suite de la victoire de Trump en 2016, il leur est apparu clair que leur prépondérance dans le « paysage informationnel » était à même d’influencer largement le destin politique des États dans lesquels elles opèrent. Partant de là, les efforts qu’elles ont déployés pour orienter les informations qui touchent réellement le grand public n’ont plus cessé et ces derniers mois ont amplement démontré leur puissance : il a par exemple été très difficile d’obtenir des informations et une couverture raisonnable et non-partisane de l’Obamagate (un scandale équivalent au Watergate).

De même, le traitement des découvertes du contenu de l’ancien ordinateur de Hunter Biden quelques mois avant les élections aurait dû faire la une des journaux mais le travail de sape de Twitter et de Facebook auront considérablement ralenti toute sortie d’information qui aurait pourtant considérablement gêné la candidature de Joe Biden.

Enfin, le traitement actuel des allégations de fraude lors de l’élection américaine donne là encore une idée de l’impact de ces plateformes qui font tout ce qu’il est possible de faire pour orienter l’opinion de leurs utilisateurs.

Ici, on objectera à raison que ces plateformes, privées, ont toute latitude pour organiser les contenus qui y sont placés et ce d’autant que cette fameuse section 230 leur en donne le droit. Un souci se pose cependant lorsque les actions entreprises par ces plateformes dépassent largement le cadre prévu au départ : alors que Twitter, par exemple, se voulait à ses débuts comme l’aile la plus radicale du parti de la liberté d’expression (« the free speech wing of the free speech party » selon les termes du responsable de Twitter au Royaume-Uni), la disparition de certains tweets émanant de personnages officiels, l’affichage d’avertissements sur d’autres, le blocage unilatéral d’utilisateurs n’ayant pas clairement enfreint les règles d’utilisation, tout ceci participe d’une lourde suspicion de biais ou d’orientation de ces plateformes.

Ce n’est ni inattendu, ni à proprement parler incompatible avec leur nature privée.

En revanche, cette édition de plus en plus systématique des contenus selon des normes de plus en plus floues et arbitraires fait cependant glisser ces plateformes de simples hébergeurs à éditeurs de contenu, ce qui modifie substantiellement leur perception en terme de droit ; il apparaît qu’on est passé, tant sur Twitter que Facebook ou ailleurs, du règne de la libre expression, où n’était supprimé que ce qui est illégal, au filtrage plus ou moins actif de ce qui est choquant puis simplement de ce qui heurte les sentiments voire la simple idéologie de telle ou telle communauté, sans que les règles d’usage officielles permettent de préciser exactement ce qui est finalement autorisé ou non.

Ainsi, on se demande exactement pourquoi Twitter ou Facebook empêchent le partage d’une information (comme ce fut le cas pour l’article du New York Post sur Hunter Biden), ou pourquoi Google et Youtube en diminuent l’exposition si cette information n’enfreint aucune loi ni même leurs conditions générales d’utilisation.

Tout se passe en somme comme si ces entreprises américaines bénéficiaient d’un privilège assez extraordinaire puisqu’elle peuvent utiliser cette fameuse « section 230 » pour choisir de laisser un contenu diffamatoire ou violent (au motif qu’elles ne sont que pourvoyeur de contenu, et non éditrices), et peuvent aussi utiliser cette même « section 230 » pour justifier l’édition ou la suppression de contenu (au motif que le premier amendement constitutionnel américain ne s’applique pas à elles). Pile je gagne, face tu perds.

Au niveau européen, les lois étant un peu différentes, leur application diffère pour ces entreprises mais le résultat reste globalement le même ; ces entreprises ont maintenant passé la frontière poreuse entre le simple hébergement de contenu et celui de son édition et de sa curation active, ce qui donne lieu à des interrogations légales et éthiques : comment gérer la liberté d’expression et les limites que ces entreprises imposent, avec un sens parfois étrange de l’esprit de la loi ?

Il va de soi que, sur le strict plan libéral, l’attitude actuelle de ces plateformes ne devrait pas être le prétexte ni pour réduire encore la liberté d’expression (et abonder dans le sens de ces entreprises d’une modération de plus en plus drastique de tout propos vaguement irritant) ni dans la recherche active d’un moyen de briser leur quasi-monopole : en pratique, Twitter, Facebook et les autres creusent actuellement leur tombe à chaque billet censuré, chaque utilisateur banni pour des raisons futiles, un humour corrosif ou l’infraction à des règles communautaires de plus en plus farfelues et idéologiquement teintées.

Avec leur modération active idéologiquement orientée, ces plateformes finissent par nourrir des communautés de plus en plus agressives voire toxiques au sein desquelles la liberté d’expression disparaît et les opinions se polarisent très vite, ce qui est à peu près l’opposé de ce que recherchent les utilisateurs moyens qui en viennent, petit-à-petit, à explorer des alternatives dont le nombre ne cesse de croître pour répondre aux nouvelles demandes : MeWe, Parler, Gab, VK, Minds, Bitchute, Odyssey, Rumble, …

Ce qui n’empêchera pas les autorités (américaines ici, mais bientôt européennes, on peut prendre le pari) de s’intéresser de près à leur modus operandi. Pour le moment, des rumeurs évoquent l’association de 40 États américains pour poursuivre Facebook en justice pour pratiques anticoncurrentielles, pendant que le Département américain de la justice entend poursuivre l’entreprise pour discriminations à l’embauche.

Il semble maintenant clair que les actions de ces plateformes n’ont plus rien de neutre, tout comme il semble aussi clair que les législateurs, partout, comprennent les dérives qui se sont mises en place sous leur nez. Mais voilà : l’État n’aime pas la concurrence, jamais.

En allant sur le terrain glissant de la manipulation des foules, dans l’orientation des idéologies et dans la propagande politique, ces entreprises ont pris le risque d’attirer sur elles le pouvoir de coercition des États. À présent, la seule question qui vaille est de savoir si ceux-ci sauront résister à la tentation d’utiliser les moyens mis en œuvre par ces plateformes pour leurs propres desseins.

Je ne suis pas trop optimiste. Il est probablement déjà trop tard.

facebook : CIA way to let them spy on you

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Youpi les vaccins arrivent !

Par h16

Aaaaah, enfin ! La France vient d’ajouter un ustensile indispensable à sa boîte à outils pourtant déjà fort pourvue : avec Alain Fischer, nous voilà à présent dotés d’un M. Vaccin ! Il était vraiment temps !

Pensez-donc : tous les autres pays ont déjà amplement discuté des prochaines phases de la crise, et dans celles-ci, l’étape « obtention d’un vaccin » puis « distribution du vaccin » est clairement la suivante dans le plan de route, ce qui impose logiquement une pléthore d’organismes en charge, qu’on qualifiera de « responsables » (même si toute notion de responsabilité s’est déjà totalement évaporée du gouvernement depuis des années).

Et comme on va picouser du Français par trouzaine, il fallait donc absolument nommer une tête bien faite, bien pleine et bien sympathique pour servir de point focal dans les prochains points-presse, communiqués et autres conférences qui ne manqueront pas d’émailler la petite vie sanitaire des Français pour les prochaines semaines.

Or, ça tombe bien : le joyeux gagnant du poste officiel, un certain Alain Fischer, est vraisemblablement compétent et semble même avoir été choisi après mûre réflexion par les instances les plus hautes de notre élite gouvernementale, ce qui n’est vraiment pas peu dire vu l’historique de leurs performances passées.

Et, après deux confinements et quelques couvre-feux, voilà la grosse machine de l’État en marche, sur la base d’une idée simple : on va avoir plein de vaccins conservés dans des gros frigos (qu’on va trouver, ne vous inquiétez pas – et c’est pas cher puisque c’est l’État qui paye), puis on va ensuite distribuer comme des allocations de la dosette vaccinale à chaque Français volontaire et, après un temps indéterminé, plus ou moins long, beaucoup d’entre eux seront vaccinés et tout ira mieux.

Après quoi, on retournera à notre petite vie tranquille du Monde d’Après écologique et syntonisé avec Gaïa, dans laquelle la moitié des commerçants, des artisans et des indépendants sont en faillite, un tiers des Français touche des aides sociales et un quart est au chômage à la recherche d’un poste dans l’un des nombreux secteurs sinistrés.

Enfin en principe.

Parce que lorsqu’on épluche les détails, et notamment lorsqu’on les demande au Dr. Fischer, c’est un peu plus compliqué que ça : rappelant que nous n’avions pour le moment que de lénifiants communiqués de presse des laboratoires (et non de vraies études et résultats), on devait procéder avec précaution d’autant qu’on ne connait toujours pas l’impact de ces vaccins sur les personnes les plus fragiles (celles auxquelles on le destine pourtant en premier lieu). Si l’on ajoute qu’on ne sait pas non plus si le vaccin est efficace pour empêcher la transmission du virus, on aboutit à la conclusion – toujours aussi calme et pondérée – qu’on n’a finalement aucune idée de ce que vaut cette annonce, le vaccin et la campagne de vaccination planifiée.

C’est tout à fait rassurant.

Cependant, sans même présager de l’efficacité du vaccin en question, une chose semble certaine dans cet océan de flou et d’approximations scientifico-journalistiques : comme à son habitude, la communication gouvernementale va être au taquet pour surpasser les sommets déjà élevés qu’elle a atteints lors des phases précédentes de la crise. Comprenant ainsi qu’imposer d’emblée le vaccin pourrait être mal perçu, le chef de l’État a ainsi déclaré :

« Il ne s’agira pas d’une stratégie de vaccination obligatoire mais d’une stratégie de conviction et de transparence »

On peut donc s’attendre à une nouvelle tempête de messages confus et contradictoires, dont certains, rédigés en « français appauvri simplifié », seront destinés à faire de la propag pédagogie en prenant les Français pour de petits mammifères en bas-âge, intellectuellement amoindris.

Cette stratégie, redoutable de pertinence, a amplement démontré son efficacité lors de l’épisode « Des Masques Pour Presque Tous » de la saison 1, et de façon encore plus flagrante lors de l’épisode « Testons Tous Azimuts et Mon Chat Aussi » de la saison 2.

Certes, certes, on peut se rassurer pour le moment en pointant que le gouvernement affiche ne pas vouloir rendre l’opération obligatoire… Ce qui ne veut rien dire puisque, chafouin, il peut aussi choisir de rendre l’absence de vaccination si pénalisante qu’il rend l’injection de facto impossible à refuser.

Quoi qu’il en soit, l’océan d’incertitudes qui s’ouvre maintenant impose la plus grande prudence, d’autant que, parallèlement, on sent déjà les précautions (oratoires et logistiques) du gouvernement pour préparer le terrain à un troisième confinement : les fêtes et les rassemblements familiaux qui les entourent serviront de prétexte pour justifier une nouvelle vague, encore plus bricolée que la seconde, et conserver ainsi un verrou sur toute velléité de la population de reprendre enfin le cours normal de ses activités.

C’est attendu : d’une part, il ne faudrait surtout pas laisser se perdre une telle crise et d’autre part, il faudra continuer à tout faire pour éviter que les Français se rendent compte de l’incompétence abyssale du gouvernement et qu’ils en viennent à se rassembler pour réclamer enfin un État limité, contraint à ses strictes prérogatives régaliennes.

Imaginer qu’on puisse laisser la bride au peuple pour ainsi se rassembler et réclamer enfin un retour de l’ordre et du raisonnable dans le pays, ce serait prendre de gros risques pour nos gouvernants qui ont, on le sait, le cou fragile. Dès lors, on peut garantir que de telles manifestations seraient immédiatement réprimées avec force pour des motifs évidemment sanitaires (« On vous éborgne pour vous éviter de mourir du Covid, voyons, ne râlez pas ! »). Tout le monde sait que les seules exactions permises sont celles des brochettes de brindilles gauchistes qui, au moins, respectent les distanciations socialistes et les gestes barricade.

Bref : tout se met gentiment en place, avec la même méthode finement calibrée, la même précision diabolique, le même soin que les précédentes phases. Il y aura des petites picouses, des incitations, quelques amendes tout de même, et tout ira bien, dans trois mois. Ou six. Ou plus.

Mais à tout hasard, tenez-vous prêts.

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Envisageons des mesures restrictives sur les âneries du gouvernement

Par h16

Avec les sapins (maintenant autorisés – sans les boules !) et l’hiver, arrive naturellement la neige sur les pentes montagneuses de notre beau pays. Et qui dit neige et pentes dit sports d’hiver. Et là, Emmanuel de l’Élysée passe la tête et dit « Oh là, pas si vite les enfants ! »…

Oui, vous l’avez compris : le méchant virus rôde encore dans nos contrées, ce qui apparemment justifie amplement que le Président de la République envisage de fermes mesures restrictives et dissuasives (et vexatoires aussi peut-être) contre les mauvais Français qui s’aventureraient à vouloir skier à l’étranger à Noël cette année.

Il faut dire que les stations françaises, bien qu’ouvertes, n’ont pas eu le droit de faire fonctionner leurs remontées mécaniques parce que – le Haut Conseil Scientifique Pour l’Étude Du Méchant Virus est formel – le virus aime tout particulièrement traîner sur les télésièges et les tire-fesses pour attendre ses prochaines victimes.

Certains Français, chafouins, ont donc décidé d’aller s’envirusser les naseaux dans les pays alentours, au mépris de la distanciation-barrière et des gestes sociaux.

Dès lors, le chef de l’État et le Premier ministre ont mis en commun la puissance peu commune de leurs cerveaux pour expliquer qu’afin d’«empêcher les Français d’aller se contaminer dans les stations de ski des pays limitrophes comme la Suisse ou l’Espagne, qui gardent leurs stations de ski ouvertes, on va instaurer une quarantaine avec des contrôles aléatoires à la frontière».

Voilà, c’est dit et pas de quoi s’exciter, hein : le gouvernement français réfléchit donc officiellement à mettre en place de solides frontières qui filtreront les méchants Français tentant de rentrer au pays (en espérant qu’ils ne se déguisent pas en réfugiés ce qui ruinerait tous ces efforts).

Logiquement, après avoir fermement règlementé les sorties de chez soi à coups de petits cerfas diaboliquement bien conçus et pas du tout humiliants, l’étape d’après consistera à empêcher les gens de quitter le pays ce qui leur évitera la douloureuse surprise de ne plus pouvoir revenir. À ce moment, les frontières seront correctement étanches, au moins dans le sens des sorties (l’étanchéité restant toujours aussi hypothétique dans le sens des entrées).

En somme, tout se passe comme si les Français qui génèrent de la richesse et payent leurs impôts devaient continuer à le faire tout en perdant de plus en plus vite chacun des « avantages », produits et services que ces taxes, ponctions, accises et impôts financent. Apparemment, malgré un secteur public qui représente 64% de la richesse nationale, un record mondial d’imposition et 1300 agences qui dépendent de l’État, les Français n’ont pas le droit d’aller skier à l’étranger afin d’éviter l’engorgement d’hôpitaux gérés n’importe comment et en déficit abyssal de finances, de personnels et de matériels.

L’adéquation entre le problème (un système de santé public à genoux) et la solution (interdire les remontées mécaniques et humilier les Français qui vont à l’étranger) sera laissée à l’appréciation des citoyens même si on ne pourra s’empêcher de trouver un petit parfum de RDA à tout ça.

D’ailleurs – et ce n’est pas une coïncidence – François Ruffin (l’un des paléocommunistes de LFI) est tout à fait syntonisé avec cette idée du siècle précédent, ce qui démontre encore une fois que la liberté d’aller et venir est profondément exécrable aux collectivistes en ce qu’elle permet de fuir leur joug.

.@francois_ruffin : "Je suis favorable aux retour des frontières, sur capitaux, marchandises et personnes, y compris pour les européens du Nord. Il faut poser des limites à la circulation tous azimuts des personnes." #le79Inter pic.twitter.com/i2vZGa47E8

— France Inter (@franceinter) December 2, 2020

Bien évidemment, pour l’homme raisonnable, ces idées gouvernementales sont parfaitement iniques, probablement anticonstitutionnelles et tout à fait disproportionnées compte tenu du risque qui existe encore concernant la maladie.

Et ce d’autant plus – on ne va pas se mentir – qu’on sait déjà tous qu’après les fêtes, ce seront ces vilains skieurs et autres voyageurs de Noël qui deviendront les boucs-émissaires pratiques de la troisième vague (aussi illusoire soit-elle) et du troisième confinement que nos petits Marquis du Cerfa Républicain meurent d’envie de nous imposer et dont on sent que les préparatifs sont déjà dans les cartons, prêts à sortir début janvier sous les hourrah de cette foule de Français trop heureux de rester douillettement chez eux à glandouiller.

Ceci posé, on ne peut s’empêcher de noter que ces polémiques et le temps passé à réfléchir à ces abrutissantes âneries liberticides représentent autant de temps qui n’a pas été passé à mobiliser le gouvernement et toute son obèse administration pour résoudre LE problème, celui qui devait normalement consumer d’ardeur nos ministres et le freluquet histrionique de l’Élysée depuis la vague de mars-avril, à savoir augmenter les capacités de nos établissements publics de soin, tant en matériels qu’en personnels.

Cette question semble avoir été oubliée depuis plusieurs semaines, à mesure que la vague, en réalité habituelle en cette période, se résorbe comme prévu.

Eh oui : les hôpitaux débordés ne sont plus tellement d’actualité.

Apparemment, on mobilise beaucoup plus nos parlementaires pour réglementer le porno et les petites manies des jeunes ; on mobilise le gouvernement et les deux chambres pour tenter de limiter l’enregistrement vidéo des policiers même si ce n’est pas vraiment ça qui leur rend la vie impossible ; on fait même plancher nos ministres et nos administrations sur l’idée invraisemblable (mais qui va se concrétiser inévitablement – plus c’est con, plus c’est bon) de faire racheter par Bercy tous les invendus de nos commerces après les fêtes, pour achever la collectivisation à marche forcée de tout le pays…

En revanche, il semble se trouver beaucoup moins de volontaires et les plateaux télés ou radios se dépeuplent dès qu’il s’agit de résoudre le problème concret posé par un système de santé à la ramasse et une couverture sociale devenue aussi inégalitaire qu’illisible en plus d’être en faillite. Personne ne semble se lever pour expliquer la létalité du corsetage actuel de l’ensemble du système de soins français, depuis la bureaucratisation des hôpitaux maintenant métastasée au dernier niveau jusqu’au numerus clausus mortifère en passant par l’enfouissement des bonnes volontés médicales dans les procédures et les cerfas républicains…

Pire : si quelques uns de nos vigilants clowns à roulettes gouvernementaux se sont vaguement inquiétés des conséquences économiques des confinements et autres couvre-feux (et ce malgré le niveau abyssal des finances publiques), personne ne s’est réellement alarmé de l’impact maintenant gravissime sur le plan psychologique, sanitaire ou social de ces mêmes assignations à résidence de toute la population.

Ainsi, les vagues de divorces, de suicides, de dépressions, d’accidents du travail ou domestiques qui vont déferler sur la France dans les prochaines semaines ne semblent inquiéter ni Macron, ni Castex, ni les petits polichinelles colorés qui défilent devant les micros mous de journalistes au mieux anesthésiés ou, au pire, en pâmoison. Mais pour aller poster des pandores à quelques points frontaliers pour verbaliser de la famille lambda en goguette, là, ça se précipite.

Il serait plus que temps d’envisager sérieusement des mesures restrictives sur les âneries du gouvernement.

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Et maintenant, le CSA va bloquer le porno aux mineurs !

Par h16

En 2018 et suite à une enquête totalement neutre et ficelée avec un art consommé de la recommandation musclée, nos parlementaires se penchaient (ENFIN !) sur l’impérieuse question des addictions des jeunes et comment (ENFIN !) les en écarter : alcool, drogue, cigarette, et même pornographique, il était (ENFIN !) temps d’agir.

En juin de cette année, le projet est présenté et la loi votée : alors que la plupart des Français se déconfinent gentiment en tentant d’oublier les douloureuses amendes pour oubli de cerfa autosigné, le pays, piloté de main de maître par une phalange de redoutables génies multidimensionnels, est maintenant largement débarrassé de ses plaies économiques et sociales, et les parlementaires peuvent donc mettre en commun leur considérable turbo-intelligence pour formuler une solide proposition de loi dont l’objet porte sur les violences conjugales. Et donc paf sites pornos, évidemment : l’amendement (un tout petit peu cavalier législatif) de l’époque, voté en juillet, permet de bloquer l’accès de ces sites aux mineurs au travers d’un filtrage qu’on imagine déjà aussi bien foutu qu’efficace, avec blocage d’accès des sites récalcitrants à la clé, non mais alors.

Et voilà donc que trois associations viennent de saisir le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel ) pour obtenir le blocage de huit sites pornographiques, puisque, selon elles, ils ne comportent pas les mesures indispensables de filtrage pour en restreindre l’accès aux seuls majeurs.

Pour ces associations et pour nos parlementaires, c’est très simple : comme la loi impose ce filtre, pif, paf, pouf, il suffit de mettre un filtre, et pif, paf, pouf, l’internaute sera filtré. L’internet, les subtilités techniques et les réseaux informatiques, pour ces gens, pif, paf, pouf, ça n’existe pas vraiment et tout est résolument plus simple que la réalité de terrain.

Et en tout cas, tout le monde semble persuadé que si le CSA y met un peu de bonne volonté, les sites désignés auront 15 jours pour se mettre en conformité (fastoche). Et s’ils ne le font pas, ils pourraient voir leur accès bloqué sur décision de justice (encore plus fastoche).

Oui, vraiment fastoche : se mettre en conformité ne sera probablement envisagé que pour les sites français. Les autres ne s’inquiéteront pas trop des gesticulations de l’autorité française. Ensuite, quinze jours pour construire une vérification de majorité promet quelques moments croustillants : devra-t-on enregistrer une carte de crédit pour surfer sur le site coquin ? S’agira-t-il plutôt d’un document officiel ?

Entre les fausses cartes disponibles à foison sur internet, la réticence naturelle des internautes à laisser leurs coordonnées bancaires, la facilité de présenter une carte d’identité bidon à une entreprise qui n’aura en réalité aucun moyen d’en vérifier la véracité effective, tout ceci n’aura qu’un effet : déplacer à l’étranger les sites encore hébergés dans l’hexagone, point. Le reste ne sera qu’une vaste blague.

Du côté des internautes, l’obtention d’un logiciel permettant de les localiser hors de France (via un VPN par exemple) étant à la fois triviale et même parfois gratuite, on comprend rapidement que ceci sera très rapidement contourné.

Quant à bloquer les accès sur décision de justice, c’est une aimable blague : si le site est étranger, il restera toujours disponible. Si le site est français, le nom de domaine et la localisation peuvent être changés de façon très rapide (quelques jours à quelques heures voire quelques minutes pour les plus préparés). C’est aussi grotesque qu’inefficace et inapproprié.

Du reste, tout ceci est parfaitement en ligne avec ce qui a déjà été tenté, et qui a déjà amplement foiré dans d’autres pays. Ainsi, l’Islande a du abandonner en 2013 l’idée d’interdire la pornographie en ligne. En Inde c’est en 2015 et après avoir tenté de bloquer plus de 800 sites que les autorités ont été obligées de faire marche arrière.

La dernière tentative en date fut en Angleterre et les Anglais ont depuis amplement renoncé à ce projet idiot : évoquées en 2015 puis mises en places à partir de 2017, les restrictions ont été rapidement abandonnées en 2018 devant les difficultés techniques et les effets de bords nombreux et indésirables.

Autrement dit, tout indique que la réaction des autorités va aboutir à un magnifique fiasco qui se terminera, dans le meilleur des cas, en jus de boudin inopérant auquel on devra mettre fin sans tambour ni trompette dans quelques mois ou, dans le cas le plus probable, qu’on verra s’agiter de nombreuses années, au frais du contribuable, ces associations et cette institution pour faire appliquer une loi mal boutiquée écrite par des incultes techno-challengés, le tout, en pure perte.

Comme d’habitude en République du Bisounoursland, on cherche à tous prix à résoudre un problème sociétal, du ressort de la responsabilité individuelle (ici, clairement parentale) par un artifice technique. De surcroît, la solution technique proposée n’en est pas une tant elle est à la fois incompatible avec l’existant et fait fi des capacités techniques moyennes disponibles à l’internaute moyen, surtout lorsqu’il est jeune, inventif et jamais en retard pour contourner lois et règlements. En fait, tout ceci donnera à ces jeunes l’occasion de tester de nouveaux produits techniques de contournement, ce qui – au passage – incitera les fournisseurs de ces logiciels à encore plus de convivialité et à s’adapter directement à un nouveau segment de marché.

Et pendant que ces jeunes apprendront à contourner les censures et interdictions gouvernementales (ce qui est finalement un simple entraînement à ce qu’ils devront faire pour survivre dans l’enfer liberticide qui se met en place dans ce pays, loi idiote après loi débile), les législateurs, toujours aussi obtus, continueront à la fois de s’interroger sur l’inefficacité de leurs mesures et d’ignorer à peu près tout du fonctionnement réel de la société, l’internet n’étant ici que la partie la plus visible de leurs lacunes.

Refusant de renvoyer ces associations et les parents à leurs tâches essentielles de formation, de prévention, d’accompagnement des progénitures, refusant en fait de responsabiliser ces parents en reportant la charge de la vérification des contenus consultés aux entreprises fournisseuses, nos brochettes de parlementaires démontrent encore une fois pourquoi ce pays s’enfonce : comme il n’y a plus de responsabilité, il n’y a plus de liberté.

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Rebondissements américains

Par h16

Je l’avais noté le 9 novembre dernier : l’élection présidentielle américaine s’acheminait alors vers une bataille juridique. Et ces derniers jours, les rebondissements se sont succédé à ce sujet…

Et alors que le mois de novembre touche à sa fin, le résultat de l’élection n’est toujours pas clair. Bien sûr, les médias, outrageusement favorables à Joe Biden des deux côtés de l’Atlantique, l’ont largement déclaré vainqueur, laissant même l’équipe de campagne du candidat démocrate créer de toute pièce un « bureau du président-élu » dont l’apparence d’officialité et de sérieux est, on ne peut en douter, un gage de la solidité tant des médias que de sa victoire certaine après les décomptes de voix, puis les recours en justice, puis le vote des grands électeurs du 14 décembre prochain qui, rappelons-le, est la seule étape permettant vraiment de lui conférer le titre qu’il brigue actuellement.

Cependant, les allégations de fraudes de l’équipe Trump ne se sont pas envolées et plusieurs phénomènes se développent actuellement autour de ces recours judiciaires qui ne manqueront pas d’inquiéter l’observateur extérieur.

Ces allégations de fraudes, jusqu’à présent essentiellement médiatiques, ont pris une autre tournure à mesure que les dépôts de plaintes circonstanciées et les témoignages en direct se sont accumulés.

C’est ainsi que l’avocat de Trump, Rudy Giuliani, a présenté le 25 novembre dernier ses témoins lors d’une audition devant des parlementaires de Pennsylvanie. On pourra en découvrir la vidéo intégrale ci-dessous.

De façon intéressante, les médias habituels ont peu évoqué l’affaire, citant l’opération dans de rares articles relativement peu détaillés (à tel point qu’en France, les intéressés pourront se brosser pour avoir une recension de ce qui s’est dit à Gettysburg cet après-midi là).

Pourtant, des éléments et des témoignages déterminants ont été apportés qui modifient de façon substantielle les arguments présentés par les médias jusqu’à présent : d’une part et contrairement à ce qui était dit jusqu’à présent, les éléments de fraude présentés seraient suffisants à faire basculer l’élection. D’autre part, il y aurait bel et bien plusieurs opportunités pour frauder dans différents cas. Enfin, l’organisation d’une telle fraude entraînerait une masse de témoignages tant il serait difficile de tout camoufler, ce qui est le cas au vu du nombre de dépôts sous serments que les équipes de Trump semblent avoir rassemblés.

S’il est évidemment trop tôt pour évaluer la pertinence de ces témoignages et des éléments fournis, et si rien ne présage de ce qu’en pensera la justice, le discours « il n’y a aucun élément » ne tient plus et il semble donc assez probable que cette élection, comme celle de 2000 du reste, se jouera plus dans un tribunal que dans des bureaux de vote…

Parallèlement, l’avocate Sidney Powell, représentant le peuple américain et non la campagne de Trump, a poursuivi un autre angle d’attaque puisqu’elle tient à démontrer que les matériels informatiques employés pour compter les votes ont été piratés ou manipulés à dessein.

Elle a pour cela déjà déposé deux plaintes, une contre l’État de Georgie et une autre contre l’État du Michigan. Ces deux documents ont, pour le moment, surtout déclenché l’intérêt des médias pour leurs fautes de frappe et non pour leur contenu et pour les pièces attachées qui devraient pourtant, dans un monde normal, déclencher comme pour l’audition de Giuliani un minimum d’intérêt.

Ainsi, le détail de l’analyse de la topologie du réseau de Dominion Voting System, en charge des machines de vote et de comptage des bulletins, réalisée par un cyber-spécialiste, ne semble déclencher qu’un petit bâillement gêné des médias. Malgré tout et comme pour l’ordinateur portable de Hunter Biden largement ignoré par cette même presse, les allégations qui en suintent mériteraient plus qu’un haussement d’épaule : manipulation potentielle (et facile) des votes, serveurs en dehors des États-Unis (ce qui violeraient les lois fédérales américaines actuellement en vigueur), liens plus ou moins clairs avec des puissances étrangères, tout est là normalement pour exciter l’appétit des petits Albert Londres médiatiques.

Eh bien non. Pas plus que les taux de participation farfelus (de plus de 100% jusqu’à plus de 700%) dans certains comtés du Michigan dont il est fait mention dans une autre déposition sous serment.

Ces allégations sont peut-être fausses ou farfelues mais l’enjeu mériterait, a priori, un peu plus d’intérêt, ne serait-ce que pour les démonter.

Il n’en est rien et, comme je le notais plus haut, c’est le même traitement médiatique minimaliste voire biaisé que pour les aventures de Hunter Biden et son ordinateur portable pendant les dernières semaines de la campagne électorale. On retrouve même une partie des tropismes d’alors sur les réseaux sociaux concernant ces plaintes, ces vidéos et ces allégations : Twitter s’empresse ainsi d’ajouter des messages d’alerte pour prévenir que tel ou tel lien, tel ou tel tweet pourrait contenir des informations dangereuses ou sujettes à débat, et Facebook encadre systématiquement ces éléments d’alertes lorsqu’ils sont partagés.

Autrement dit, l’utilisateur neutre qui cherche à obtenir une information aussi large que possible, de préférence présentant les points de vue argumentés des deux côtés (ici, démocrates et républicains) devra déployer sensiblement plus de travail que pour d’autres sujets.

De ce point de vue, on n’est pas loin des mêmes marées informationnelles à sens quasi-unique que celles qui prévalent lorsqu’on évoque le réchauffement climatique et sa nature anthropique : pour ce sujet, les uns et les autres se sont finalement habitués aux lourds biais des médias et tout indique qu’il en sera de même pour l’actuelle élection américaine.

C’est problématique puisqu’on en arrive à la douloureuse conclusion que les processus décisionnels des internautes et des spectateurs moyens sont maintenant totalement à la merci de la présentation et des buts des médias et des grandes compagnies de l’internet : si toutes les informations qui vous sont accessibles sont biaisées, comment allez-vous pouvoir faire un choix éclairé ?

La question n’est pas rhétorique puisqu’en 2019, Robert Epstein, un chercheur diplômé d’Harvard et enseignant à UCSD rapportait que Google pouvait influencer plus ou moins massivement les électeurs, en fonction des résultats de recherches qu’il rapportait à ses utilisateurs après les avoir politiquement caractérisés.

Depuis 2018, on sait en outre que l’actuel dirigeant de Google, Sundar Pichai, n’était pas exactement un grand fan de Donald Trump dans une vidéo dont il fut question après l’élection surprise du Républicain en 2016.

Manifestement, pour Robert Epstein, la situation n’a pas changé et elle a même empiré puisque, selon lui, les actuels géants de l’information, dont Google, seraient responsables d’un déplacement d’au moins six millions de votes en faveur de Biden. On pourra regarder à profit l’entretien que ce chercheur a accordé à Tucker Carlson sur la Fox et qui explique bien les enjeux d’un tel phénomène.

Outre la question, importante, de savoir s’il y a eu fraudes ou pas lors de l’élection américaine, la question de l’influence des médias et des réseaux sociaux (incluant Google) se pose donc actuellement avec acuité pour tous ceux qui sont soucieux à la fois d’une vraie liberté d’expression et d’une représentation sinon fidèle au moins complète de l’information disponible.

Et quoi qu’il en soit et contrairement aux proclamations un peu hâtives des médias, seules les prochaines semaines permettront de déterminer qui sera vraiment le prochain président américain. À la suite de quoi et comme je le pressentais début novembre, une nouvelle période difficile commencera.

En effet, si Joe Biden est finalement élu, tout indique que les Démocrates auront un blanc-seing pour favoriser les méthodes de vote les plus sujettes à caution (par courrier et par l’utilisation d’équipements informatiques notamment) et, de ce fait, rendre particulièrement difficile l’accession de Républicains déplorables à des postes importants. Certains Américains y voient un vrai danger pour leur République, et on ne peut pas vraiment les rassurer.

En outre, la politique de Biden qui se dessine actuellement avec les premières nominations aux postes clés laisse présager du pire depuis le retour d’une volonté de « démocratiser » certaines parties du monde à coup de bombes et d’ingérence (l’Amérique guidant le monde est de retour, Obama style) jusqu’aux impôts mâtinés de redistribution massive, qui va forcément bien se passer.

Il n’est pas très difficile d’imaginer que les recettes socialistes qui ne fonctionnent pas en Europe ne fonctionneront pas plus aux États-Unis et provoqueront les mêmes résultats. Crise économique, sociale, politique, krach boursier, tensions diplomatiques, l’Amérique de Biden semble bien partie pour des moments difficiles.

A contrario, si Donald Trump est finalement élu (quel que soit le moyen), on peut raisonnablement parier sur des émeutes dans les rues de certains États comme les mois passés en ont fait la démonstration. Et si les fraudes sont avérées, elles devraient conduire à des arrestations ce qui pourrait, là encore, générer un beau remue-ménage aux États-Unis.

À ce moment, Trump pourrait choisir la périlleuse pente glissante de la loi martiale pour faire revenir le calme dans le pays, ce qui placera immédiatement le dirigeant américain dans les petits papiers de toute la communauté internationale qui, cornaquée par des médias farouchement opposés, ne verra plus en lui qu’un vulgaire dictateur. Choisir de laisser le pays aux mains des milices de citoyens responsables (et laisser les États gérés par des Démocrates pourrir sous leur laxisme) est un pari délicat mais peut-être le seul qui évitera l’escalade des tensions et l’effondrement potentiel de la République américaine.

Dans tous les cas, Biden ou Trump à la barre, on comprend que les États-Unis vont salement dérouiller. Pour le moment, ce sont donc de tristes perspectives qui marquent ce début décembre et l’arrivée d’une année 2021 agitée.

Le plus dur est devant nous ; la tournure des événements américains et européens est bien sombre, tant elle s’approche chaque jour d’une dystopie sanitaire où l’on enferme les gens pour des motifs de plus en plus fallacieux

Mais au moins pourra-t-on aller skier sur des pistes ouvertes aux remonte-pentes fermés.

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Barbara Pompili instaure l’écocide et le pratique dans la foulée

Par h16

S’il y a bien quelque chose qu’on ne peut vraiment pas reprocher aux socialistes de tous crins, c’est leur manque d’obstination : leur philosophie ne marche pas, même pas en rêve, même pas sur un malentendu, son application a donné des résultats abominables, à chaque fois, mais il semble que ce ne soit jamais une bonne raison pour renoncer.

Cette obstination et cette fabuleuse constance dans l’erreur et dans l’horreur sont d’ailleurs les marques spécifiques des collectivistes : tout le monde sait, maintenant, que lorsque leurs tentatives échouent lamentablement, c’est qu’ils n’en ont pas fait assez.

Parfois, il s’agira de forger un Homme Nouveau. Patatras, ça se termine en longue marche ou en goulag avec des dizaines de millions de morts à la clé.

Parfois, moins destructeur mais tout aussi stupide, il s’agira de résoudre un problème qui a déjà été brillamment résolu (par exemple : produire de l’énergie) en apportant une solution ridicule et inopérante (par exemple avec des productions intermittentes, coûteuses et peu fiables). Dans le meilleur des cas, ça donne des moulins à vent impossibles à maintenir au milieu des océans et dans le pire des cas on se retrouve à fermer des centrales nucléaires qui ne produisent pas de dioxyde de carbone pour les remplacer à la va-vite par des centrales au charbon lorsque l’hiver et ses pics de consommation arrivent.

Au milieu, barbotant dans la dépense inutile de fonds publics, on trouvera des démonstrations éclatantes que le capitalisme de connivence aboutit à financer des âneries, comme la route photovoltaïque qui se termine donc en rigolade coûteuse et grotesquement inutile.

Enfin, parfois, on a le droit à des concepts fumeux, poussés de toute leur force par des collectivistes ignares en économie et imperméables aux connaissances de base des écosystèmes et des règles impérieuses de la physique ou de la chimie.

C’est ainsi qu’on aura fini par retrouver le principe de précaution dans notre Constitution, ce qui aura permis d’anesthésier puis de calcifier complètement la République au point qu’une génération n’ose maintenant plus sortir de chez elle et en profite pour condamner toutes les autres à une mort économique certaine.

Partant de ce constat indéboulonnable, les idées idiotes qui donnent immanquablement des projets débiles implémentés n’importe comment seront donc toutes tentées, les unes après les autres, pour que chaque échec cuisant serve de prétexte à remettre le couvert encore plus fort, encore plus vite, encore plus loin.

Très logiquement, j’avais déjà noté dans de précédents billets (dès 2013 puis plus récemment) que le « principe d’écocide » suivrait indubitablement les mêmes parcours imbéciles et finirait sans doute par trouver un nid douillet dans nos lois ou notre constitution où il pourrait alors durablement pourrir la vie de millions d’individus.

Surprise !

Tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire mal : profitant d’une situation nationale particulièrement favorable aux expérimentations socialistes visant à gêner encore un peu plus les activités économiques (bien trop florissantes dans le pays !), deux « ministres » viennent d’annoncer vouloir créer un groupe de travail juridique destiné à établir la notion de délit d’écocide.

Apparemment, les lois qui existent pour définir la propriété, encadrent les activités de tous types (industrielles notamment), qui limitent, interdisent et sanctionnent la pollution de toute nature, les exactions sur le voisinage, les écosystèmes, la faune et la flore (en danger ou non), l’ensemble des codes qui régissent les responsabilités des uns et des autres lorsque des manquements sont établis, tout ceci n’est pas suffisant.

Apparemment, en France, il se trouve encore des industriels, des entreprises, des particuliers qui se vautrent dans les pires déprédations environnementales tranquilou-bilou et pour lesquels une nouvelle couche de lois et la création d’un nouveau délit semblent indispensables.

Et apparemment, en France, dans la lumière du levant, là-haut sur la colline, Barbara Pompili et Éric Dupond-Moretti viennent de se lever, de s’avancer et de lancer un « Ça suffit ! » ferme à ces destructeurs de paysage, ces bousilleurs d’environnement et ces pollueurs d’air pur aux vrais morceaux de petits oiseaux qui gazouillent dedans, en décidant d’abattre sur eux ♩ le glaive vengeur et ♪ le bras séculier ♫ de la justice ♬ …

Je n’exagère même pas puisqu’on peut entendre la frétillante endive écologiste exprimer sa joie et expliquer être toute heureuse de voir enfin « s’abattre le glaive de la justice sur les bandits de l’environnement », ce qui donne une exacte mesure de ce qui est en train de se mettre en place : un nouveau feu d’artifices légaux pour pallier l’incompétence de l’État et paver la voie à de nouvelles vexations écologiques, de nouvelles punitions arbitraires et de nouvelles auto-flagellations ridicules et éco-conscientes.

En effet, toutes les lois existent déjà pour sanctionner lourdement ceux qui polluent. Il n’y a absolument pas besoin d’une ligne de plus pour condamner ceux qui font déjà des dégâts environnementaux. En revanche, il est évident que l’État est absolument infoutu d’appliquer ces lois. Sur l’ensemble du territoire, il n’est déjà pas capable de faire régner l’ordre, il n’est pas davantage capable d’exercer un semblant de justice pour les affaires de droit commun, pourtant bien plus faciles à définir, juger et sanctionner ; il n’y a que les cerveaux fous de ces petits scribouillards grotesques et de ces ministricules gesticulants qui croient encore qu’ajouter une loi permettra de faire autre chose que du vent, ce vent putride qu’ils produisent et agitent à chaque fois qu’ils ouvrent leur bec pour débiter leurs âneries bienpensantes.

Pompili, Dupond-Moretti ne sont qu’une nouvelle occurrence d’idiots inutiles de la République qui n’a jamais été aussi corrompue qu’elle ploie visiblement sous la charge de ses lois surnuméraires : « plurimae leges corruptissima republica » comme disait Tacite.

Idiots et fous qui, jugeant qu’elle n’en a pas encore assez, croient malin d’en ajouter encore. Fous qui créent un délit d’écocide dont ils se rendent coupables alors que c’est ce même gouvernement qui est directement responsable de la fermeture de Fessenheim et donc, indirectement, de la réouverture concomitante de centrales à charbon polluantes.

Délinquants qui, de surcroît, trouvent malin de pousser les Français et leurs constructeurs automobiles à se lancer dans les voitures électriques alors même qu’on ferme des centrales dans le pays (et que celles qu’on ouvre sont de plus en plus polluantes).

Délinquants qui, toute honte bue et toute cohérence jetée par la fenêtre, en profitent aussi pour interdire l’usage du gaz pour se chauffer dans les bâtiments construits à partir de 2021, ce qui suppose un chauffage électrique ou – pire encore – au mazout (les alternatives type biomasse, solaire et autres étant, à l’échelle du pays, d’aimables plaisanteries pour bobo gâté)…

Tout ceci est prodigieusement ridicule et la joie trépidante de la petite Barbara en dit très long sur son inconséquence consternante.

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Pour lutter contre le covid, poussez Mamie dans le cellier !

Par h16

Le gouvernement, on l’a amplement vu pendant cette trop longue année, est incapable de protéger ceux qui sont réellement à risque et il a même plutôt choisi la fuite en avant en instituant de façon plus expéditive que le 1jeune1solution le règne ignoble du 1retraité1rivotril.

C’est une habitude chez nos dirigeants de faire absolument tout ce qu’ils peuvent pour n’avoir pas à gérer directement les cas épineux. Ils vont même jusqu’à transformer, dès qu’ils en ont l’occasion, ce qui devrait être des recommandations de bon sens à l’échelle de l’individu en contraintes fortes et passibles de peines de prison à l’échelle de la population ; au passage, ce qui est vrai dans le domaine sanitaire l’est aussi dans d’autres domaines : si les policiers sont de plus en plus agressés, si des commissariats sont de plus en plus attaqués, alors vite, faisons une « loi sécurité » pour punir tout le monde !

Et pour justifier la chute funeste de tout le pays dans une dictature sanitaire de moins en moins consentie, ce gouvernement redouble de procédés à la qualité rapidement décroissante. C’est ainsi que les plateaux télés ne désemplissent plus d’experts indispensables aux discours improbables qu’on doit maintenant réécouter de peur d’avoir été victime d’un canular.

C’est ainsi qu’il faut se pincer après avoir entendu un de ces petits caporaux de l’Hygiène Finale dégoisant une énormité sur un plateau télévisé :

« On peut aller chez Papy et Mamie à Noël mais on ne mange pas avec eux. On coupe la bûche en deux, ils vont manger dans la cuisine et nous dans le salon… »

https://twitter.com/biobiobiobioc/status/1331151883436756993

Mais quelle idée absolument lumineuse ! Quelle humanité, quelle chaleur, quel sens de la fête, de la proportionnalité et du réalisme dans la bouche du petit professeur, qui illustre ici de façon magistrale que placer certains individus sous la lumière des médias ne les bonifie pas du tout.

On passera rapidement sur l’infantilisation rampante, visible dans le vocabulaire employé et qui est maintenant courante tant dans les communications gouvernementales (bonjour, le « français simplifié ») et dans la bouche même de cette élite qui ne se sent plus pisser dès qu’un gros micro mou lui est collé sous le groin.

On aura plus de difficulté à passer au-dessus du ridicule achevé de la proposition soutenue, qui n’est en fait qu’une métastase d’un cancer intellectuel déjà largement présent à toutes les strates du gouvernement en commençant par sa tête, un certain Castex, qui a hardiment redéfini les réveillons de Noël en « usines à covid ».

Ostraciser ses parents, ses grands-parents, voilà bien une façon efficace de leur donner l’envie de vivre de longues années supplémentaires, c’est bien connu. Apparemment, ni les journalistes ni ces deux clowns ne semblent prendre la mesure des âneries proférées : l’idée même que la santé de chacun ne dépende ultimement que de ses propres choix et d’une concertation intelligente au sein d’une famille ne semble pas les toucher. Les individus, petits atomes débiles et incapables ni de décision personnelle, ni d’organisation familiale, doivent recevoir des consignes gouvernementales sur le découpage de la bûche et la répartition des convives dans le domicile.

C’est lunaire, mais au point où nous en sommes, après les auto-cerfas humiliants et le décret officiel pour les sapins sans les boules, à regarder ce gouvernement produire un véritable chapelet de saucisses intellectuelles putrides pour tenter de nous les enfiler ailleurs que dans le gosier, on en vient à se demander s’ils ne vont pas aussi nous expliquer comment fêter le nouvel an sur Zoom avec du Banga pour éviter d’ajouter des virus-party à leurs usines à covid.

Dans ce tableau, tout est fait pour faire passer chaque Français pour un immunodéprimé en phase terminale, et il faut dire que l’amoncellement de mesures toutes plus stupides et liberticides les unes que les autres a effectivement tendance à nettement déprimer le peuple, lentement condamné à l’assignation à domicile et au grignotage, de préférence seul, de bûches industrielles amenées par un drone garanti sans pollution, sans microbes, sans sourire et sans humanité.

Pourtant, la bonne attitude à avoir lors des traditionnelles retrouvailles de fin d’année est de la responsabilité de chacun, au sein de chaque famille, qui sait bien mieux que ces pitres médiatiques du gouvernement ce qui est bon pour elle. Au cas par cas, éventuellement, c’est le médecin traitant qui pourra expliquer aux malades, aux personnes fragiles, aux victimes réelles de ce virus ce qu’il convient de faire ou d’éviter. C’est ce médecin traitant, compulsivement écarté des discussions énarchiques dès le début de la crise, qui pourra donner les informations réellement pertinentes aux familles, sans sombrer dans le délire sanitaire ahurissant qu’on nous offre à présent avec une gourmandise malsaine sur tous les plateaux télé.

Les contraintes, interdictions et pénitences distribuées ex cathedra mediatica par nos frétillants cardinaux sanitaires n’ont aucune raison d’être si ce n’est d’abaisser encore plus le seuil d’intelligence accordée au peuple français, que ces tristes semeurs d’apocalypse ont pourtant placé fort bas.

Ici, à l’évidence, on nous prend pour des enfants, et pour des enfants légèrement débiles en plus.

Au prétexte de sauvegarder des hôpitaux dont l’état et la gestion déplorables doivent tout à nos dirigeants, ces derniers désignent des coupables (vous, en l’occurrence), conçoivent des sanctions (depuis les contraintes et les interdictions jusqu’aux prunes voire aux peines de prison) et les font appliquer avec cette rigueur qu’ils sont incapables de déployer pour régler des problèmes autrement plus prégnants (on attend encore un vrai « confinement » des racailles qui mortyrisent les commissariats de banlieue, pour ne citer qu’un exemple parmi la multitude de renoncements de ces peigne-girafes glorifiés).

En fait, non seulement on nous prend pour des enfants intellectuellement amoindris, mais on se moque ouvertement de notre visage. Ceci ne peut pas bien se terminer.

1 jeune, 1 problème. Pardon, 1 solution.

Par h16

Cela va sans dire, mais toujours mieux en le disant : les problèmes modernes requièrent des solutions modernes et quoi, mieux que la République Française du Bisounoursland, peut offrir des solutions modernes et classieuses à des problèmes actuels ? C’est ce que démontre récemment avec brio Elisabeth Borne, l’actuelle occupante des pantoufles de Ministre du Travail, qui vient tout juste de lancer un nouveau site pour l’emploi des jeunes. Musique !

Et la puissance de la plateforme commence dès son nom.

Les pouvoirs publics, dont on sent au vu du résultat qu’ils ont lourdement charbonné sur le sujet, ont longtemps hésité pour ce nom de plateforme tant l’enjeu était grand : destinée à aider les jeunes qui cherchent actuellement un emploi, une formation ou une mission de service civique en cette lourde période covideuse et de l’autre les entreprises, la fine équipe qui s’est attelée à trouver un nom à ce nouveau produit a très probablement hésité entre LeBonCouin et PaulEmploy avant de se fixer sur 1jeune1solution.

« Le plan 1 jeune 1 solution, lancé le 23 juillet 2020, vise à offrir une solution à chaque jeune » s’égosille gaiement la réclame gouvernementale. Le contrat est clair : à chaque jeune, on fournit UNE solution. Pas Deux. Si le jeune n’est pas content, il n’a qu’à aller à Pôle Emploi, pardi.

Décidément, que voilà un groupe nominal ô combien percutant puisqu’il fait irrémédiablement penser à « un problème, une solution » et indique implicitement que, pour notre Grande et Belle Administration, un jeune est bien plus sûrement un problème qu’autre chose. Il est vrai que si l’on s’en tient à la presse et son vocable alternatif, le jeune est trop souvent celui qui, déçu, a bouté le feu à quelques voitures ou évacué son stress en tabassant quelques grand-mères.

On comprend dès lors qu’avec l’augmentation vigoureuse du nombre de jeunes au chômage suite aux crises sanitaires et économiques que le pays subit actuellement, sa Grande et Belle Administration se soit dit « oh zut, nous avons un problème de jeunes, il nous faudrait une solution ! » qui aboutit naturellement à ce nom grotesque.

Et au-delà du nom, il faut se rendre à l’évidence : cette magnifique nouvelle plateforme (qui, au passage, injurie le visiteur parce que ses certificats de sécurité ne sont pas à jour) n’est pas exactement l’outil idéal pour enfin résoudre le chômage des jeunes. Bien plus pragmatiquement, c’est un outil essentiellement destiné à dédouaner la ministricule de toute action supplémentaire.

Conformiste jusqu’au bout du brushing poivre et sel, Elisabeth Borne est, pour ainsi dire, entièrement conçue pour conserver son poste. Pour cela, elle veut bien faire et ses capacités de politicienne moyenne, très moyenne, font « tilt » lorsqu’on lui parle de 1Jeune1SolutionFinale : c’est une bonne idée, car ça rentre confortablement et sans racler sur les bords dans le petit tiroir étriqué de ce qu’on lui a appris à l’École d’Administration. Mieux : ça n’a aucun impact sur le reste de l’agitation gouvernementale. Certes, le décalage avec la réalité de terrain est abyssal mais administrativement, tout ça a du sens : le gouvernement fournit un service pour aider des gens, des choses se passent, des actions sont menées, il y a un truc, donc c’est idéal !

La suite, à savoir mettre en place une pompeuse conférence de presse et une communication ministérielle pour lancer le bidule, est d’une logique implacable : elle montre ainsi qu’elle n’est pas l’élève qui rendrait un devoir d’une seule feuille, torché, froissé, avec une trace de godasse et une tache de café dessus, non ! Elle est cette élève propre sur elle qui rend un très propre devoir d’une feuille, avec trois ligne écrites proprement, bien écartées sur la feuille pour prendre toute la place. Elle a mis la date et son nom et c’est tout mais, soulagée, elle pense avoir fini, et elle est vraiment convaincue de tenir un truc qui va marcher.

C’est si mignon ! C’est un peu comme son « plan Vélo » de mai 2020, celui qui vit naître un réseau de réparateurs de vélos « agrées » à 50 boules la réparation entièrement subventionnée par l’État ! Du vélo au chomdu, du boyau au boulot, c’est Zabou Les Bons Tuyaux !

Bons tuyaux pour la Boborne, mais percés pour tous les autres : ce gouvernement (comme les précédents) persiste à créer des commissions, autorités et autres agences sous forme de site web ou d’app-mobile fluorescentes mais n’ont toujours pas compris que les gens qui veulent travailler se passent (heureusement) déjà d’eux : LeBonCoin ou LinkedIn ont fait plus pour l’emploi en France sur la dernière année que Pôle Emploi en 10 ans et ces ministricules coûteux en 50.

Au passage, on pourrait voir de la propagande dans cet énième site gouvernementable et destiné à une mort lente et molle. Ce serait presque mieux que la réalité, cantonnée à un petit accès de zèle : quelqu’un de haut placé a probablement voulu que quelque chose, n’importe quoi, soit fait, et les petits cafards bureaucratiques se sont agités. Un appel d’offre a du être lancé, des sous gratuits des autres dépensés, et une réponse totalement institutionnelle, scolaire, inutile et molle a été apportée accolée à un problème chronique. Plouf.

Bon, on rigole on s’amuse, mais malgré tout et comme le soulignent humidement d’autres canards en verve, « ce sont déjà plus de 20.000 offres d’emploi qui sont déjà recensées, précisent Le Parisien et France Info. » ! Fouyaya, 850.000 jeunes, 20.000 offres, voilà qui couvre déjà plus de 2% de la demande !

Et ça tombe bien car, comme nous l’apprend un autre article concomitant, ça embauche à tour de bras. Ou presque : « les temps vont être durs, et trouver un emploi sera compliqué » semble pourtant indiquer le président du Medef, dès la quatrième ligne de l’article.

Manifestement, ce n’est pas tout à fait gagné pour la nouvelle plateformichette gouvernementale payée avec votre argent pour faire un travail qui est déjà réalisé par d’autres plateformes, un peu mieux dans le privé et n’importe comment dans le public.

Mais au moins Zabou pourra dormir tranquille, et, à mesure que le reste du gouvernement, pour de sombres prétextes sanitaires, détruit consciencieusement l’artisanat, les petits commerces et le job des indépendants, les bidulotrons étatico-insignifiants pourront alors s’exprimer à leur pleine mesure : le pays n’étant plus qu’un vaste champ d’expérimentations collectivistes miteuses, les seules entreprises à pouvoir encore embaucher seront les grosse compagnies bien vues par Bercy, avec tout le personnel nécessaire pour faire face à la cataracte de paperasse délirante que tous ces stages plus ou moins subventionnés génèrent.

Et petit à petit, la France deviendra le pays où la transition vers le zéro indépendants sera la plus facile.

Le Monde d’Après va être facilement centralisé, planifié et délicieusement crony-corporate.

corporations in bed with government

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Oui, stoppons Amazon et achevons le petit commerce français !

Par h16

Et voilà, c’est vendredi : c’est le jour du poisson et celui, tant attendu, de l’autorisation officielle d’acheter un sapin de Noël. Mais attention : pour les boules et les guirlandes, il faudra aller sur internet.

L’idée serait peut-être d’aller sur Amazon, le géant de la vente en ligne, pour se procurer ces décorations de sapin que l’État, dans son onctueuse générosité, ne nous permet pourtant pas encore d’aller acheter en magasin. Eh bien SURTOUT PAS !

Le Camp du Bien est formel : faire des emplettes sur Amazon, même et surtout lorsque les magasins ne sont pas autorisés à la vente, c’est plus que honteux, cela devrait être sinon interdit, tout au moins stoppé !

Dénonçant l’entreprise américaine directement responsable de la mort des ours polaires et dont le patron, ogre malfaisant dont le nez serait crochu si la bienpensance ne l’interdisait pas, semble prêt au cynisme le plus pur allant jusqu’à respecter le code de l’emploi français et pire encore, le code fiscal, les signataires de la fastidieuse tribune relayée par tous les médias franchouilles déjà acquis à leur cause enjoignent donc les Français à se rebeller farouchement contre le diktat capitaliste et consumériste.

Parmi les Organisation Non Gouvernables et les syndicalistes embués dans leur paléocommunisme qui ont pondu ce grand morceau de bravoure, on ne s’étonnera pas de retrouver de gros grumaux d’indispensables thuriféraires de la pensée socialodécroissante comme Eric Piolle, le maire forcément écolo de Grenoble ; et dans ceux qui relayent bruyamment cet appel au boycott, on n’aura aucun mal à découvrir les inévitables harpies anticapitalistes comme Anne Hidalgo ou Delphine Batho.

Et si ces nombreuses célébrités du microcosme de la gauche outragée ont en commun d’avoir l’oreille attentive de toutes les radios et de tous les canards moites du pays, elles ont aussi la bonne fortune de pondre de nombreux pensums qu’elles vendent au travers… d’Amazon.

Apparemment, acheter au travers du vendeur américain, c’est caca, mais y laisser ses propres productions douteuses pour tenter de toucher un public aussi large que possible ne défrise pas nos hypocrites politiciens. La palme revient sans doute à Ségolène Royal, jamais en retard d’une ânerie et d’un combat idiot à mener tambour battant en se prenant les pieds dans le tapis.

ségolène royal sur amazon

Un tel appel au boycott, une si belle fronde du David français contre le Goliath américain, une si belle tribune fumante ne pouvait manquer d’attirer tout un tas de mouches dont l’existence politique, retombée dans l’oubli suite à quelque remaniement ministériel sans intérêt, ne pouvait souffrir plus longtemps l’anonymat. C’est probablement ce qui a poussé le petit Mounir Mahjoubi à ramener sa fraise une fois encore sur le sujet. Il ne le maîtrisait pas du tout l’année dernière (comme on pourra se le rappeler en relisant ceci), il ne le maîtrise pas mieux à présent.

Cancre un jour, cancre toujours qui déclare donc qu’Amazon détruit toujours plus d’emploi, s’appuyant toujours sur son étude boîteuse, ses petites règles de trois ridicules et ses approximations borgnes. Sacré Mounir.

Bien évidemment, cet appel véhément au boycott d’un côté et de nouvelles pluies de taxes de l’autre est complètement idiot, tant de la part de l’ex-bidule ministériel que de la palanquée d’inutiles papillotants sur les passions tristes des Français.

Il y a bien sûr la remarque évidente que la taxation d’un acteur de la vente en ligne suppose de taxer l’intégralité de l’activité, ce qui revient à bombarder de façon absolument indiscriminée aussi bien Amazon que CDiscount, Fnac ou tant d’autres. Le résultat serait aussi prévisible que stupide : on désavantagerait massivement cette filière, sans en tirer de réel bénéfice pour le consommateur puisqu’à la fin, seul ce dernier paye effectivement la taxe au travers du renchérissement des biens et services vendus.

Il y a aussi le fait indéniable et qu’oublient nos petits agités de la pétition, à savoir qu’Amazon n’a pas généré la crise du petit commerce en France puisque cette dernière existait bien antérieurement à son arrivée sur le territoire ; là encore, il y a plus à chercher du côté de problèmes structurels profonds que du seul côté d’une concurrence qui n’est déloyale que parce qu’elle est moderne.

Il y a enfin ce simplisme un peu débile de ces adulescents protestataires lorsqu’ils partent en guerre contre un grand méchant capitaliste dont le fond de commerce est en réalité les petits commerces, oui, ceux-là mêmes que ces freluquets prétendent aider : Amazon est avant tout une plateforme permettant à des clients d’acheter auprès de commerçants de toutes tailles, du monde entier certes mais de France aussi.

Boycotter Amazon, l’agonir de taxe, c’est taxer ces vendeurs et empêcher ces commerçants dont le magasin physique a été fermé (par les mêmes excités, du reste) de réaliser quelque chiffre d’affaires salvateur en ces temps de crise.

Pire : c’est priver d’emploi des centaines d’intérimaires qui n’ont pour tout horizon que le chômage si Amazon ferme ses portes, et qui se plaignent ouvertement de ce genre de pétitions ridicules.

En réalité, la brochette de paléo-collectivistes auteurs de cette lamentable tribune ne sont, comme d’habitude, absolument pas motivés par une injustice ou un défaut du marché mais par les éternels moteurs du socialisme le plus crasse, à savoir la xénophobie, la jalousie et l’inculture.

En effet, il n’est jamais plus facile pour ces gens de haïr une grande firme que si elle est étrangère. Amazon est américaine, et quoi de mieux qu’accuser un étranger lorsqu’on subit une crise pourtant nourrie et développée par ses propres dirigeants, bien français, eux ?

En effet, il est bien plus facile d’ignorer l’économie, d’ignorer les règles de la concurrence et de jalouser les réussites d’autrui que se remettre en question : Amazon a d’autant plus de succès que le service client a été, depuis trop longtemps, oublié en France. Ce n’est certes pas vrai tout le temps, ni de tous les commerces, mais les écarts de qualité, les entorses des uns et des autres dans la fourniture d’un bien ou d’un service ont été autant de coups de canif dans les contrats commerciaux des clients de tous horizons et des commerçants lambda.

À la fin, d’écart en écart, Amazon s’est retrouvé avec un boulevard qui n’est que le résultat d’un abandon de la qualité et du service client, directement concommittant avec l’alourdissement des charges, impôts, taxes et contraintes administratives imposées par l’État (et ses coreligionnaires qui signent fiévreusement des pétitions).

Là où beaucoup de commerces et de groupes français se retrouvent à devoir faire des partenariats avec des services publics médiocres (coucou la Poste qui perd des paquets, merci Chronopost et son service de livraison d’avis de passage), de la bureaucratie partout, des complexités inutiles et souvent lourdauds ou empotés dans leurs processus de vente, Amazon a utilisé la puissance de sa logistique et l’agilité de ses méthodes d’adaptation rapides pour pénétrer un marché essentiellement laissé en jachère.

Mieux : Amazon a même utilisé la force de l’adversaire pour l’emberlificoter un peu plus (on se rappellera de l’épisode aussi hilarant que grotesque pour la députaillerie de l’obligation de facturer les coûts de livraison, ce qu’Amazon a fait pour 1 centime).

Plutôt qu’afficher leur jalousie et leur inculture crasse en économie en tentant d’empêcher Amazon de fonctionner sur le territoire français, ce qui ne manquera pas de déclencher une nouvelle bordée d’effets de bords économiques désastreux, nos ridicules pétitionnaires feraient mieux de réclamer une réouverture des magasins, un abaissement des contraintes administratives, des charges sociales délirantes et des impôts mortifères qui bousillent tout le pays.

Mais ne rêvez pas : l’occupant intérieur a faim, encore et toujours plus, et la jalousie paye mieux politiquement parlant.

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Confinement et petites tensions banlieusardes

Par h16

S’il ne fait plus aucun doute que les confinements ruinent le pays, au moins ceux-ci permettent-ils d’imposer une belle période de calme et de tranquillité dans le pays qui en manque parfois : grâce aux décisions intelligentes du gouvernement, au moins la délinquance et la criminalité ont nettement cédé le pas sur tout le territoire qui redevient un havre de paix. Ou presque.

Oui, soyons honnête : il y a tout de même quelques endroits qui sont un peu plus rétifs au retour à l’ordre. Si le vivrensemble y est partout célébré, c’est avec plus de ferveur et de festivité dans certaines villes.

Comme chacun le sait, la presse française est d’une redoutable efficacité lorsqu’il s’agit de minutieusement décrire les protocoles sanitaires en place dans les collèges de Tourcoing ou les dernières palpitances intellectuelles de certains préfets découvrant, surpris, que certains dealers n’ont pas leurs auto-attestations de sortie.

Ce qu’on sait moins, c’est que cette même presse est parfois trop occupée par ses nombreux sujets d’importances et sa propagande éhontée son analyse poussée des événements pour relater ce qui peut se passer, en marge de l’actualité voire, disons-le carrément, en marge de la République…

Ce n’est donc qu’au travers de tweets étonnants et d’un article d’une gazette locale qu’on apprend par exemple que le quartier de la ZUP à Argenteuil a vécu près d’une semaine d’affrontements violents entre la police et les bandes de racailles locales.

Sixième jour d’émeutes à Argenteuil (95) ; 5 policiers blessés

Ils ont attaqué un bus, incendié une école et tiré au mortier sur des gardiens de la paix… Vous attendez quoi @GDarmanin pour envoyer du lourd ?
pic.twitter.com/ud37dkSrDR

— Alex (@AlexLeroy_90) November 12, 2020

Apparemment, tout comme à Champigny-Les-Mortiers, le lancer de feux d’artifices improvisés semble bien marcher dans ce charmant petit coin de territoire où la jeunesse locale, particulièrement pleine de vie, redouble d’espiègleries avec la maréchaussée probablement un peu tatillonne.

Fait « amusant », ce n’est évidemment pas cantonné à Argenteuil ; que voulez-vous, la bonne humeur et ce débordement de vie frétillante dont la jeunesse française fait preuve ne saurait se cantonner à quelques hectares urbains !

C’est pour cela qu’on trouve la même effervescence joyeuse un peu partout sur le territoire. À Clermont-Ferrand, les veillées de l’Avent ont commencé tôt et de grands feux de voitures festifs animent les rues de certains quartiers.

https://twitter.com/AnonymeCitoyen/status/1327751325074026496

Car oui, comme en témoignent, subrepticement et entre deux gros titres d’actualité rebondissante, quelques articles ici ou sur le malaise policier et les violences en hausse partout dans le pays, le confinement entraîne quelques effets de bords : Argenteuil, Arles, Bron, Chanteloup, Clermont, Grenoble, La Celle, Mâcon, Mons-en-Barœul, Montceau, Oyonnax, Rennes, Saint-Genis, Saint-Maurice, Soissons, Valserhône et Vénissieux sont de récents exemples de charmantes bourgades ayant subi l’enthousiasme débordant d’une jeunesse apparemment mal canalisée.

Incendies volontaires, pompiers attaqués, tirs de mortiers, affrontements avec les forces de l’ordre, jusqu’à des bombes artisanales à l’acide destinées à des guets-apens qui ont été retrouvées dans un quartier de Montpellier…

Il n’y a pas à tortiller : même en plein confinement, la France sait s’amuser !

À tel point que plusieurs dizaines de maires français s’en sont inquiétés auprès d’Emmanuel Macron : suite au confinement et, sans doute, aux petits soucis que rencontrent les réseaux de trafics divers mis à mal par l’assèchement des clients, les quartiers émotifs et autres « zones sensibles » s’appauvrissent et les maires responsables réclament donc un petit morceau du gâteau économique que le gouvernement tente de nous cuisiner.

Sans même considérer que ceci revient à avouer, en creux, l’indispensable nécessité de déverser, encore et encore, de l’argent des autres dans ces zones émotives pour en garantir la tranquillité ce qui donne tout son sens à l’expressions « acheter la paix sociale », le fait que plus de cent maires du pays viennent une fois encore couiner pour des finances supplémentaires alors que le pays est véritablement exsangue donne une assez bonne idée de l’état lamentable dans lequel se trouvent ces quartiers, et la frousse politicienne qui s’empare de ces édiles à mesure que les tensions s’accumulent et que croît follement le risque d’un embrasement ingérable…

Cette frousse semble d’ailleurs assez mal évaluée par les forces de l’ordre.

Au mieux, elles s’étonnent candidement – comme l’a récemment fait le préfet de police des Bouches-Du-Rhône – de l’absence de petits cerfas auto-signés chez les dealers. Autrement dit, la police sait où ils sont et ce qu’ils font mais s’occupe essentiellement de vaguement les pruner (à l’occasion) s’ils n’ont pas ces stupides permis de prendre l’air. Parions que Darmanin, le frisotant factotum qui sert d’excuse comme Ministre de l’Intérieur ,trouvera ici des impôts bien employés.

Au pire, les forces de l’ordres se gardent bien d’approcher même par erreur de ces zones où elles sont pilonnées à coup de réjouissances pyrotechniques et s’empressent d’aller traquer, avec un courage indéniable, le promeneur dans les bois qui met en danger sa vie et celles des millions d’autres promeneurs qui – comme chacun sait – se bousculent dans nos forêts et nos bois.

En somme, ces confinements ruinent tout le monde, poussent les banlieues un peu plus dans l’abîme, favorisent la pleutrerie des autorités et les comportements les plus minables des forces de l’ordre.

Heureusement, l’excuse ministérielle en charge de l’Intérieur a pris la mesure du problème et s’est donc attaqué au problème : pour Darmanin, le moment semble subtilement bien choisi pour remettre en cause l’équilibre police/gendarmerie et rien de tel que de créer, dans la foulée, une nouvelle Commission Darmathéodule pardon une « direction départementale unique dans chaque département » afin de coordonner la sécurité publique, la police aux frontières et la police judiciaire, ce qui rassure tout de suite quant à la bonne communication interne de ces services.

Comme on le voit, tout est évalué, tout est sous contrôle, et les décisions prises laissent déjà entrevoir un avenir brillant et une France véritablement apaisée.

Vive la République, vive la France mais à tout hasard, tenez-vous prêts.

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La vague sociale et économique sera de loin la plus violente

Par h16

On ne va pas se mentir : la France ne va pas tout à fait bien. Sans doute, le fait d’arrêter l’activité économique joue un peu. Probablement, le fait d’entraver les interactions sociales de toutes natures n’aide guère. Éventuellement, la perspective de fusiller complètement Noël et la période des fêtes de fin d’année en famille ne réjouit guère le peuple.

Certes, par l’habile truchement de l’argent des autres déversé à gros bouillon un peu partout, on arrive pour le moment à éviter les faillites, on camoufle un peu le million de pauvres supplémentaires que les mesures gouvernementales ont provoqué. Certes.

Mais on sent confusément que malgré tout, la situation n’est pas exactement optimale, un peu à l’instar de Will E. Coyote qui, encore en apesanteur une fois le bord de la falaise largement dépassé, se surprend à douter que la suite se déroule exactement comme prévu. Et c’est un peu normal : des éléments objectifs permettent d’affirmer qu’il y aura quelques problèmes dans les mois à venir.

Il y a, bien sûr, les indicateurs purement économiques qui indiquent tous que l’année 2021 ne sera pas exactement qu’une marche détendue dans des champs de miel et de lait : on évoque ici et là des faillites à venir, notamment parce qu’ont été retardées les faillites qui auraient naturellement eu lieu en 2020 (plusieurs milliers) auxquelles s’ajouteront les faillites supplémentaires consécutives au hardi pilotage du pays par la fine équipe de paltoquets actuellement en charge du gouvernement.

Il est actuellement difficile de faire des prévisions économiquement fiables sur un événement qui n’a pas vraiment d’équivalent dans le passé ; l’impact se situe probablement entre une guerre et une longue série de grèves particulièrement fermes, et même si la France a connu ce genre de péripéties, on est dans le flou et on ne peut que tabler sur un fort ralentissement économique, des faillites en cascade et un chômage probablement supérieur à 10%.

Et si les mauvaises surprises économiques sont à peu près certaines pour les prochains mois, on peut aussi garantir des moments difficiles sur le plan social : si les grèves et les mouvements sociaux auxquels le pays est maintenant habitué impliquaient jusqu’à présent essentiellement les salariés du public et avaient des répercussions notoires sur les salariés du privé, les confinements et les vexations du quotidien touchent à présent les professions libérales, les petits commerces et la trame essentielle du tissu social. Les premiers retours socio-médicaux ne sont pas bons, pour le dire gentiment :

Dr Roger Rua : «Parmi nos patients il y a des commerçants, des artisans… Ils nous disent tous qu’ils sont à bout (…) En 40 ans de carrière je n’ai jamais vu ça» #MidiNews pic.twitter.com/DI1QM2ar0g

— CNEWS (@CNEWS) November 11, 2020

Pire : il apparaît maintenant que les effets psychiatriques du premier confinement sont désastreux et commencent tout juste à se faire sentir, avec un débordement des unités psychiatriques où se pressent à présent un nombre record de malades…

Autrement dit et comme j’en faisais la remarque dans un précédent billet, les intelligentes mesurettes gouvernementables accroissent mécaniquement le nombre de personnes malheureuses qui n’ont plus rien à perdre, ce qui, pour tout pouvoir sourd, aveugle et malheureusement atteint de logorrhée, constitue rapidement un problème puis une faute létale.

Devant ce constat, on pourrait imaginer que nos foutreboules du cirque politique et nos corniauds glorifiés de titres ministériels s’empresseraient de corriger rapidement la trajectoire histoire d’éviter l’échafaud qui semble s’approcher d’eux à petits pas chaloupés.

Il n’en est rien : à mesure que s’empilent les déclarations des brochettes ministérielles et énarchiques s’impose un gros doute sur leur parfait azimutage intellectuel. Dans une sorte de jeu de « pile je gagne, face tu perds », les impétrants ministériels nous expliquent par exemple que si les infections diminuent, c’est grâce à leurs mesures, et si elles s’étendent, c’est à cause des Français. Commode.

Borne, Véran ou Castex semblent décidés à rendre une part croissante des Français directement responsables de l’actuelle épidémie, au prétexte qu’ils enfreindraient le confinement, responsabilité justifiant d’ajouter, régulièrement, une couche de confinement, de cerfas ridicules et de contraintes imbéciles construites par d’obscurs ronds-de-cuir sadiques perdus au fin fond d’une bureaucratie sans objet et sans intérêt.

C’est bien évidemment compactement débile, mais se surpasser dans le domaine reste à la portée de nos ministres puisqu’ils ne comptent pas s’arrêter là. Ils ont en effet toute un batterie de nouvelles idées à appliquer afin « d’aider » (comprendre « enfoncer ») un peu plus le peuple.

Bien évidemment, leur inventivité se cantonne à un domaine : celui de la taxe.

Oui, vous avez bien lu : la solution à la tempête d’emmerdes aux proportions bibliques qui attend la France et les Français consiste essentiellement, pour les branquignoles gouvernementaux et des différentes chambres, à ajouter des taxes aux ponctions fiscales déjà existantes.

Sans surprise (et en parfaite illustration de leur nullité crasse en économie), on sent déjà poindre l’envie de taxer les entreprises qui sont de toutes façons vues comme les coupables idéales en cas d’échec des mesures prises, aussi idiotes soient-elles.

Sans surprise toujours, certaines professions ayant l’œil des caméras et l’oreille des gros micros mous, le lobbying auprès des mêmes branquignoles permet d’ores et déjà d’envisager de nouvelles taxes comme, par exemple, sur les appareils audio afin, ici, d’aider la création artistique, pilonnée par les bons soins du législateur depuis plusieurs décennies. Les rares survivants de cette subsidiation compulsive vont donc se prendre le prochain tapis de bombes « subventionnelles » qui achèvera d’étatiser la création artistique dans le pays dont le rayonnement mondial peinera définitivement à dépasser le périphérique parisien. Quelque part, c’est bien fait.

Sans surprise enfin, les idées mortifères de nos ministricules commencent à trouver un écho au-delà de nos frontières puisqu’on retrouve cette idée de taxes inventives outre-Rhin, avec la proposition de chercheurs allemands, parfaitement détendus de la sodomie fiscale, consistant à taxer spécifiquement le télétravail sur la base des gains réalisés à rester chez soi, par comparaison aux frais engendrés par les transports et les bureaux en ville.

Selon le même principe, on regrette que ces fiers Teutons de la Taxe ne proposent pas de taxer chaque gain de productivité obtenu ces 30 ou 50 dernières années par l’utilisation des nouvelles technologies : il est certain qu’il y aurait moult milliards d’euros à gagner ici et là. Après tout, pourquoi s’enquiquiner à créer de la richesse si, grâce à ces gains de productivité, on peut en soustraire toujours plus pour la redistribuer auprès des inactifs, des parasites, des jaloux, des profiteurs et (mélange des précédents en proportions variables) des politiciens ?

Et puis franchement, sans le fauteuil roulant que l’État nous fournit après qu’il nous a coupé les jambes, comment nous déplacerions-nous ?

La vague économique arrive, et elle sera bien pire que la pandémie. Français, tenez-vous prêts.

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La censure qui s’en vient

Par h16

Les récents développements de l’actualité, au-delà de l’éclairage qu’ils ont pu apporter sur le partisianisme des médias, a aussi mis en exergue la tendance inquiétante de notre société de communication à vouloir résolument contrôler absolument toutes les informations déversées sur le public.

La tendance est aussi inquiétante qu’est puissante la force déployée pour s’assurer que chaque internaute voit ce qu’il doit voir, écarte ce qu’il doit écarter, parle de ce qu’il doit parler, aime ou conspue ce qu’il doit aimer ou conspuer.

Ainsi, les affaires Biden (le Burismagate d’un côté, les soupçons de prise d’intérêt avec les autorités chinoises de l’autre) n’ont guère fait parler d’elles alors qu’elles méritaient amplement enquêtes et suivi de toute une profession qui tente encore de faire croire qu’elle pratique le journalisme : la façon dont les médias habituels (de télé, de radio, de papier) ont choisi, parfois ouvertement, de ne pas en parler ou de minimiser ces affaires en dit long à la fois sur leurs propres biais (ici, très clairement sur la gauche du spectre politique) et sur les biais de toute une frange de la société, sa partie la plus technophile et branchée, qui a elle aussi choisi d’ignorer cette accumulation de faits troublants.

Parallèlement, Google, Facebook, Twitter ont, dans le courant du mois de septembre et d’octobre, fait assaut d’inventivité pour que le sujet disparaisse de leurs plateformes : Twitter a par exemple activement fait le nécessaire pour que l’affaire, révélée par le New York Post, ne soit pas discutée par ses utilisateurs. Facebook a usé de toutes les tactiques possibles, un peu plus finement que Twitter, pour faire disparaître les posts relatifs, bloquer les références à l’article infâmant, ou pour en réduire l’exposition aux utilisateurs de son réseau social. Google, encore plus subtilement, a déclassé les recherches relatives et enfoui les articles détaillant les griefs à l’encontre de la famille Biden derrière la cohorte de petits articulets de la presse grand public qui minimisaient largement l’importance de l’affaire.

Tout ceci n’a rien d’anodin : tant les médias que les sociétés de communication actuelles ont bien un agenda, que l’on pourra qualifier comme on voudra mais qui, c’est absolument certain, ne comprend pas de laisser chacun s’exprimer comme il l’entend.

Et ce n’est pas un mal typiquement américain, mais bien une tendance forte visible sur toute la planète, depuis les contrées les plus riantes de la Chine communiste totalitaire jusqu’en Europe sociale-démocrate écolo-hystérique en passant par l’Amérique progressisto-gauchiste : à mesure que les moyens de communication sont devenus plus nombreux, plus simples et plus accessibles à tous, les entreprises technologiques, les médias et les politiciens se sont empressés de s’assurer qu’on ne pourrait surtout pas y dire ce qu’on voulait.

La liberté d’expression s’y réduit maintenant chaque jour grignotée par des groupes de pression ayant étrangement toujours la même coloration politique et morale et dont les comportements de plus en plus agressifs finissent par diffuser dans toute la société ; par exemple, du côté des rédactions journalistiques qui font, elles aussi, assaut de vertus, on n’en est plus à essayer d’apporter des informations aussi solides et factuelles que possible, on a maintenant pour but d’éduquer les masses bêtes et adipeuses qui osent penser de traviole.

Une pandémie se développe et certains s’interrogent sur les origines du virus, sur les traitements les plus efficaces, sur les bonnes méthodes pour combattre les transmissions ? Pourtant, tout le monde sait que les gouvernements ont, comme pour la sécurité, la croissance ou l’éducation, les réponses à tout ça ! Dès lors, au-delà de fournir les bonnes idées, les bonnes infos, il faut aussi lutter activement contre les mauvaises idées, les mauvaises infos !

Une élection semble comporter des irrégularités ? Mais enfin, nous ne sommes plus en 2016 où, comme chacun sait, les élections étaient honteusement manipulées par des entités étrangères pleines de slaves fourbes ! En 2020, tout est sous contrôle et s’il faut se poser une question, c’est plutôt de savoir si l’on a fait suffisamment pour faire taire les abrutis !

Ces interrogations angoissées (comment certains peuvent-ils sérieusement douter de la parole millimétriquement mesurée et calibrée des médias adoubés par eux-mêmes et leurs pairs, non mais oh ?), qu’on retrouve dans un nombre croissant de sujets, imposent de trouver une méthode pour calmer le jeu et contenir les impétrants indélicats, ceux qui bousculent le vivre ensemble et le discuter ensemble : on ne peut pas laisser les grands organes de presse, les grands instituts de sondage, les grands opérateurs de communication et les grandes entreprises de réseaux sociaux se faire ridiculiser par des individus qui, il faut bien l’avouer, savent à peine lire, écrire et compter et ne sont pas (encore) d’une minorité opprimée.

Pour les réduire au silence, on pourra recourir à différents moyens.

Ainsi, rien de tel qu’un gros « fasciste ! » balancé au bon moment pour couper court au vieux débat désagréable et euthanasier les vieilles pensées poussiéreuses de l’opposant. Mieux encore : on peut préemptivement estampiller les idées alternatives de « complotistes ! », ce qui permet d’avorter l’embryon de débat avant qu’il n’ait pu naître et risquer qu’il apporte des contradictions aux Vérités Immuables exposées officiellement.

Mais le mieux, c’est lorsque les efforts sont faits par les méchants eux-mêmes : par un mélange habile de polarisation agressive des débats (« si tu n’es pas avec moi, tu es contre, tu mérites de périr, et il n’existe aucune position intermédiaire intelligente et digne d’intérêt ») et d’une bonne grosse pression sociale, on obtiendra même le Graal : l’auto-censure de ceux qui ne pensent pas comme la Meute des Gentils !

Dans ce contexte, la question n’est plus de savoir où est la vérité mais qui a le droit d’émettre une opinion et qui ne l’a pas. L’opinion va dans le bon sens : il lui sera fait forte publicité, même si ce sont d’énormes âneries (Le cas du Lancet suffit à illustrer ceci).

Cependant, ne vous y trompez pas : pour garantir que les gens ne pensent pas et n’agissent pas autrement que comme il leur est permis, l’étape suivante, riante et joyeuse, c’est le tabassage, soft et social d’abord, puis violent et physique ensuite.

La Cancel Culture va prendre un tour intéressant lorsqu’il s’agira, comme le proposent certains petits éditorialistes aux poussées totalitaires inquiétantes, d’interdire un nombre croissant d’activités lorsque les comportements attendus ne seront pas obtenus. Mao, Staline, Hitler ou Honecker auraient adoré disposer des moyens actuels de ces éditorialistes.

Faut-il rendre la vaccination contre la Covid obligatoire ? Essayons d’être plus malins que brutaux! Mon édito vidéo du jour. pic.twitter.com/UWWJVj6Xqk

— Christophe Barbier (@C_Barbier) November 10, 2020

Interdire des activités en parfaite violation des droits les plus élémentaires, pour celui qui n’a pas montré allégeances aux autorités ? Cela paraît fou ? Et pourtant, comme le montrent certains signes (Ticketmaster demandant une preuve de vaccin pour assister à un concert, par exemple), c’est déjà dans les tuyaux…

Quant à l’étape suivante, elle est déjà en préparation depuis un moment : si, dans un premier temps, il s’agira de faire sauter l’anonymat des vilains et des méchants, par exemple en tenant des listes (les gauchistes adoôorent les listes) comme le préconise Alexandria Occasional Cortex, afin de fusiller leur vie sociale, dans un second temps, on comprend qu’il faudra en finir une fois pour toutes de ce vilain anonymat qui sévit sur les interwebs : une intense campagne a déjà commencé et elle se nourrira de chaque événement, de chaque peur des citoyens affolés. La Loi Avia n’est qu’une étape dans ce cheminement.

Tout le monde saura bien vite que c’est parce qu’on est anonyme qu’on peut dire ce qu’on pense, donc insulter et harceler en ligne. Personne, en revanche, n’entendra que c’est aussi parce qu’on est anonyme qu’on peut dire ce qu’on pense, et donc dénoncer les abus, dévoiler les complots, les machinations et les corruptions.

L’anonymat sautera et, avec lui, le reste de la liberté d’expression.

Cette marche vers le pire n’est pas inéluctable mais elle est bien entamée. C’est sans doute pour cela que l’on observe un tel mouvement de repli d’un nombre croissant d’individus vers des plateformes alternatives dont les conditions d’utilisation sont moins opaques, arbitraires ou partiales, et les règles de modération plus favorables à l’expression d’idées alternatives.

Ceci permet presque un peu d’optimisme, si ce n’est que, de nos jours, être positif entraîne trop souvent une mise en quarantaine…

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L’appauvrissement des Français continue

Par h16

Et voilà ! Après 40 années d’accumulation de politiques socialistes, de collectivisation, de capitalisme de connivence (qui est au capitalisme tout court ce qu’une tournante est à l’amour), l’État français récolte enfin ce qu’il a semé : des pauvres, par millions.

Bien évidemment, les signes, pourtant nombreux, qui s’accumulent de toute part ne sont pas présentés ainsi par les médias qui préfèrent brosser un tableau tout en nuées fumeuses et de brouillards en clairs obscurs, ce qui, avec les capacités naturelles de nos journalistes actuels, revient à faire peindre un Turner par un gamin de 5 ans.

Le résultat est… intéressant.

On découvre, pas du tout effaré si ce n’est par l’absence de battage pourtant nécessaire d’une telle nouvelle, que – conformément à ce que les libéraux expliquent depuis un moment – la fiscalité dite verte n’est qu’une nouvelle façon d’étriller d’abord et avant tout les masses laborieuses et accroît donc les inégalités.

En bons hypocrites, on ne sera donc qu’assez peu surpris de trouver dans les plus fervents promoteurs de ces imbécillités fiscales tous les bancs de la gauche et de l’arrière-gauche, les turbocommunistes et autres écolos conscientisés qui n’ont de cesse de punir les pauvres. On ne sera pas plus surpris des propositions des Shadoks du Conseil d’analyse économique qui, pour atténuer les effets catastrophiques de cette fiscalité, envisagent de redistribuer une partie des recettes sous forme de prime : en bons petits Sapeur Camember, ils veulent tabasser d’un côté et distribuer des pansements de l’autre, plutôt qu’arrêter de faire pleuvoir les coups.

Le fait est que l’écologie politique de combat en général, et en particulier celle actuellement appliquée par nos abrutis de politiciens, provoque un appauvrissement général des Français, à commencer par les plus pauvres d’entre eux.

Le dernier exemple flagrant en date est celui de la centrale nucléaire de Fessenheim dont la fermeture est directement responsable d’un retour au charbon pour une partie de l’électricité française : non seulement, il s’est trouvé des politiciens suffisamment stupides pour réclamer la fermeture de tranches nucléaires dans le pays alors que cette énergie est la plus propre actuellement (et de loin), mais en plus s’est-il trouvé des politiciens pour obtenir cette fermeture, et encore d’autres – au premier rang desquels on trouvera Emmanuel Macron – pour l’acter en bonne et due forme.

Toute cette brochette de sinistres crétins est maintenant directement responsable d’un accroissement des pollutions régionales (premier échec), d’une augmentation des émissions de CO2 (deuxième échec), d’un renchérissement de la production électrique française (troisième échec) et d’un appauvrissement consécutif des Français les plus précaires puisque c’est pour eux que le prix de l’énergie est le plus pénible à supporter (quatrième échec).

Eh oui : l’aveuglement idéologique et, pour tout dire, la crétinerie compacte qui gouvernent les décisions écologiques et la prétendue transition vers une énergie intermittente et plus chère rendent les Français plus pauvres.

Et même lorsqu’il ne s’agit pas d’écologisme bêlant, c’est la même idéologie malthusienne, de pénurie et de restrictions quasi-soviétiques qui semble s’imposer dans les esprits, produisant les mêmes décisions débiles qui aboutissent au même appauvrissement général : l’état lamentable de l’économie française ne doit rien au hasard et n’est que la conséquence directe des décisions politiques aberrantes prises, notamment ces derniers mois.

Le bilan, à savoir un million de nouveaux pauvres et probablement plus encore dans les mois qui viennent, est parfaitement aligné avec le désir pas toujours inconscient de nos dirigeants de s’assurer une base électorale captive.

S’il y a bien une chose en marche dans cette République confinée, c’est l’appauvrissement d’une part croissante de la population.

Et c’est logique, du reste : l’occupant intérieur s’est largement servi sur la population qui travaille, produit et crée des richesses. En procédant ainsi, à force de taxes, de contraintes et de ponctions, cet occupant intérieur a pu accroître sa propre marge opérationnelle, c’est-à-dire diminuer les services rendus (soit en quantité, soit en qualité, soit les deux) et en faisant du gras, c’est-à-dire en embauchant toujours plus de petites mains pour ses œuvres.

Parallèlement, l’occupant a tout fait pour augmenter le nombre d’individus directement dépendant de ses largesses, garantissant qu’il serait sinon adulé, au moins choyé par une masse maintenant majoritaire de dépendants.

Malheureusement, l’abaissement de la qualité et de la quantité des services fournis aboutit à des pénuries et des manquements graves. L’augmentation des contraintes finit par enlever toute souplesse nécessaire à l’adaptation aux imprévus. Et lorsque pénuries et fossilisations se combinent, on aboutit à un emballement des problèmes. Ce qui était gênant devient problématique, ce qui était problématique devient catastrophique.

Dans ce contexte, l’arrivée du coronavirus a été le coup d’estoc dans un « système français » à bout de souffle, massivement collectivisé et surtout boursouflé de son universalisme et de son arrogante certitude d’être le meilleur.

Miné par des années de gabegies, d’incurie, de pilotage par expédients, à la petite semaine, il s’est effondré très vite obligeant le gouvernement à chercher, une fois encore, à camoufler le problème au lieu de le résoudre.

Manque de bol : le camouflage par confinement ne peut pas durer dans le temps. Pour faire tenir le système, il faut des gens qui payent, d’une façon ou d’une autre. Ce second confinement sera celui de trop et on arrive maintenant au bout de ce système d’occupation du pays par sa propre administration.

La création de richesses, seul mécanisme qui permet au socialisme de perdurer, est en train de s’effondrer. Oh, bien sûr, il faudra encore un peu de temps pour que l’argent gratuit des autres s’épuise totalement ou que la valeur des billets imprimés à rythme soutenu s’évapore intégralement.

Néanmoins, c’est garanti : à cause d’une classe politique lamentable qu’ils ont élue par paresse et par jalousie, les Français s’appauvrissent et vont continuer à s’appauvrir.

Français, tenez-vous prêts.

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Élection américaine : 2020 – 2024, quatre années décisives

Par h16

Et voilà, l’affaire semble pliée : c’est le candidat Biden qui a été « officiellement » désigné par les médias comme nouveau président américain. Je me serais donc trompé… Mais finalement, beaucoup moins que les sondages.

Rappelez-vous, c’était il y a quelques jours encore : tout indiquait une victoire écrasante, absolument sans le moindre doute, une véritable vague bleue pour le candidat démocrate. Les sondages, les experts, les médias des deux côtés de l’Atlantique étaient formels : Joe Biden était le prochain gentil président américain et il allait écraser le méchant Trump.

La réalité fut nettement plus pastel.

D’une part, l’écrasante victoire n’a pas eu lieu. Les médias concèdent la victoire à Biden, très difficilement, avec une âpre bataille dans plusieurs États où tout se joue encore à quelques poignées de voix. Ceci en dit long sur la prétendue détestation des Américains pour l’actuel président : en réalité, on mesure ici fort bien le biais énorme des médias et des instituts de sondage en faveur des candidats démocrates (ceci n’étant grosso-modo qu’une redite de l’élection de 2016), médias qui refusent encore d’admettre que non seulement, Trump a obtenu un soutien large du peuple, mais que ce soutien est même supérieur à ce qu’il fut en 2016, y compris dans ces tranches de population que ces mêmes médias classent obstinément comme démocrates.

On devrait donc s’étonner que les foules de Social Justice Warriors, lassées d’un vieil homme blanc hétéro, l’aient courageusement remplacé par un vieil homme blanc hétéro et on pourrait imaginer une remise en question de ces instituts, de ces médias, de ces experts. Ne rêvez pas : il n’en sera rien. Gageons que cet échec lamentable ne servira de leçon à personne et que le prochain candidat qu’ils trouveront compatible, que ce soit aux États-Unis ou ailleurs, en France ou en Europe, bénéficiera du même traitement lourdement biaisé.

D’autre part, signalons que le Sénat semble se diriger vers une majorité républicaine : la victoire de Biden s’annonce donc (très médiatiquement) non seulement bien moins solide qu’annoncée à grande titraille, mais en plus ce dernier pourrait, s’il est confirmé, avoir à affronter une chambre haute opposée à certaines de ses propositions.

Enfin, tout se déroule comme prévu, c’est-à-dire mal : des soupçons de fraude entachent ce scrutin, notamment parce que les votes postaux sont dits faciles à bidouiller et que ce sont ces derniers qui permettent aux médias d’imposer une victoire à Biden, du reste toujours pas officielle…

L’écart est faible, des soupçons existent et Trump ne s’avoue évidemment pas vaincu : l’ensemble du processus électoral est en train de passer, comme je l’envisageais dès le 4 novembre dernier, dans le champ douloureux du judiciaire.

Pour Trump et son équipe, deux fronts peuvent être ouverts : la contestation des résultats d’une part, et d’autre part la destruction du « president-elect » Biden en utilisant les affaires qu’il traîne maintenant de façon visible : Burismagate, Bobulinski, collusion avec la Chine, on peut garantir des semaines à rebondissement et tout semble pouvoir être envisagé afin que ne soit pas du tout clair le vote, tenu public et sans doute médiatisé à ce moment, des Grands Électeurs qui doit intervenir le 14 décembre.

Si la probité du candidat est en effet largement compromise avec des révélations médiatiques fracassantes, il n’est pas impensable d’imaginer les Grands Électeurs faire un cas de conscience, objecter et ne pas voter pour lui, le disqualifiant de l’investiture. Inutile de dire que ceci signifierait un chaos total aux États-Unis qui n’est absolument souhaitable pour personne. L’avenir nous dira si Trump choisit ou non cette voie dangereuse, et pourquoi.

Indépendamment de ces potentiels rebondissements, il existe une possibilité distincte pour le président Biden de ne pas faire tout son mandat, vu l’état général de ce qu’on peut diagnostiquer comme un Alzheimer déjà avancé. Dans cette configuration, Kamala Harris prendrait le relais.

Celle-ci, beaucoup plus à gauche et collectiviste que ne l’est Biden (qui n’est plutôt que l’archétype de vieux briscard politicien prêt à plonger ses doigts dans tous les pots de confiture de tous âges), promet de pousser un peu plus les États-Unis vers un collectivisme assumé.

Là encore, ce n’est une bonne nouvelle pour personne : la Chine et quelques autres États (dont en Europe) sont déjà hardiment lancés dans cette expérimentation qui a toujours abominablement foiré jusqu’à présent ; y ajouter les États-Unis, pour faire bonne mesure, garantit un début de décennies 2020 belliqueux et chaotique.

Du reste, il n’y aura probablement pas besoin de pousser beaucoup l’Amérique vers la crise : avec les divisions exacerbées entre les militants et sympathisants des deux partis politiques, l’élection un peu trop millimétrique, les revendications racialistes de plus en plus violentes, les Social Justice Warriors de plus en plus éruptifs, une dette colossale et des bulles boursières évidentes, tout concourt à fournir un terreau ultra-fertile à des catastrophes de tous ordres…

Sur le plan international, l’Amérique de Biden (et de Harris ?) ne se placerait plus en opposition frontale de la Chine qui se retrouverait avoir les coudées franches. Si l’on factorise que Xi n’a que deux ans avant le prochain congrès du PCC pour montrer sa force, dans ce contexte, son actuel repositionnement du côté de l’Inde et de Taïwan n’augurent rien de bon ; imaginer de nouveaux conflits ne semble ni inapproprié, ni même particulièrement osé. Que fera (ou que ne fera pas) l’Amérique de Biden dans ce contexte ? Reste à espérer que ces conflits soient aussi localisés et de faible intensité que possible…

On le comprend : cette élection ne résout rien, et les semaines qui arrivent promettent beaucoup trop d’agitation, comprennent beaucoup trop de paramètres pour se lancer dans la moindre prévision, surtout sur quatre ans.

Néanmoins, tout semble indiquer que le monde de 2024 sera profondément différent de celui de 2020, dans des proportions qu’on imagine mal maintenant.

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Confinement : un gouvernement « poulet sans tête »

Par h16

Ceux qui en doutaient encore sont maintenant bien obligés d’admettre que la France des libertés, de la démocratie et du gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple est en train de disparaître avec une vitesse croissante ces derniers mois. Le gouvernement, courant comme un poulet sans tête d’une urgence à l’autre, dégage maintenant plus l’odeur de la sauce BBQ avec laquelle il sait qu’il sera un jour croqué que celle d’une mâle assurance d’agir avec intelligence et fermeté pour l’intérêt de tous.

Et c’est logique : plus rien ne permet de camoufler qu’au-delà de l’état d’urgence sanitaire, le gouvernement ne semble avoir aucune idée de ce qu’il faut faire et ne veut donc plus en sortir de peur d’avoir à se justifier pour toutes les coupes franches dans les libertés auxquelles il a procédé depuis le début de l’année.

La dernière réaction (outrée, digne d’un enfant mal élevé) d’un Olivier Veran tançant les députés qui ne veulent pas entendre ses jérémiades en dit long sur les ressorts (ici, purement émotionnels) utilisés pour obliger tout le monde à rentrer dans le rang : non et non, le confinement ne pourra pas se terminer plus tôt que les dates décidées unilatéralement par le gouvernement, non et non, l’état d’urgence sanitaire ne pourra pas dépendre d’un choix de la représentation nationale et sera subordonné à des décisions prises entre gens non élus. C’est ainsi, et s’il y a objections, l’un ou l’autre ministre viendra hurler dans l’hémicycle, tenez-le vous pour dit.

Pourtant, n’en déplaise au petit marquis froissé en charge de la santé en France, plus les semaines avancent, plus le décalage entre ce qui est fait sur le plan sanitaire et l’impact réel de l’épidémie apparaît important, plus apparaît la disproportion entre les restrictions, fermetures, couvre-feux et autres confinements d’un côté et ce qu’on observe effectivement comme dégâts sanitaires. L’impact économique devient tel et va finir par mettre en danger une telle portion du système français (y compris de soins) que plus rien ne pourra justifier de continuer la folie confinatoire actuelle.

Pire : à mesure que les confinements et les contraintes de plus en plus débiles s’amoncellent apparaissent de nouvelles victimes, pas économiques mais bien sanitaires cette fois-ci : surmortalité cancéreuse, d’AVC non traités, maladies mal ou pas diagnostiquées, réductions de chance de survie pour certains traitements, la liste s’allonge à tel point que le bénéfice affiché pour les mesures mises en place ne compensent plus les dégâts.

Le pays, qui n’est plus gouverné mais seulement piloté, au jour le jour, par une poignée d’experts non-élus et de décideurs technocratiques plus ou moins officiels, se retrouve à la merci de l’Occupant intérieur, administrations et coteries politiques de municipalités ou de départements qui s’en donnent à coeur joie pour continuer le pillage auxquels ils se livraient plus discrètement jusqu’à présent.

C’est ainsi que la mairie de Paris a décidé d’en finir une fois pour toute avec les restaurateurs qui survivent encore dans la capitale : avec toute la finesse qui caractérise Anne Hidalgo, l’édile parisienne a décidé d’interdire la vente à emporter, seul gagne-pain des restaurants et bistrots de la capitale, entre 22h et 6h. Apparemment et pour l’impressionante virologue de la mairie de Paris, le virus se déplacerait de nuit, de plats en plats avec une mobilette et une sacoche Ubereats.

Néanmoins, rassurez-vous : ce que détruit l’État, au travers d’une municipalité socialiste débridée, l’État peut le reconstruire avec flonflons et petits fours d’inauguration au travers d’une mesure gouvernementale finement ouvragée : pendant que l’Anne de Paris pilonne son petit commerce, au moins le gouvernement décide-t-il, entre deux allers-retours caquetants à l’Assemblée nationale, de prendre en charge les frais d’envoi des livres des librairies indépendantes.

Eh oui, vous avez bien lu : décidant courageusement de concurrencer Amazon frontalement, Étaprizon, le géant français du no-commerce en ligne, décide donc d’offrir la livraison pour tous les achats de livres effectués auprès de l’un ou l’autre libraire agréée, tamponné et dûment cerfaté.

Le contribuable français s’en frotte déjà les mains de plaisir, d’autant qu’il sait qu’Étaprizon va grignoter inexorablement des parts de marché à toute l’activité commerciale du pays : tous les politiciens, ceux du gouvernement en tête, en bons ignares économiques qu’ils sont, sont en effet montés au créneau pour inciter les Français à ne plus passer par Amazon, le concurrent visible.

Refusant sans doute de comprendre (explication charitable) ou incapable de le faire (explication probable) qu’Amazon n’est pas – loin s’en faut – le producteur des biens qu’il vend, mais simple revendeur de fabricants dont une pléthore d’indépendants français, nos fiers imbéciles réclament donc de sabrer une nouvelle fois une des voies que ces fabricants et commerçants français avaient pourtant choisi librement afin d’écouler leurs produits en ces temps où la vente en magasin a été formellement interdite, justement par nul autre qu’Étaprizon.

Les décisions des uns, qui font mine de sauver les meubles, et celles des autres, qui les cassent et les brûlent avec application, s’enchaînent actuellement dans le pays dans ce qui ressemble de plus en plus à une cacophonie douloureuse d’actes idiots dont la facture finale promet d’être extrêmement salée. Plus exactement, les politiciens français font de l’improvisation totale dans ce qui s’apparente une fois de plus à un foutage de gueule phénoménal qui, en plus de coûter des montagnes d’argent public, coûte maintenant des emplois, des entreprises, des commerces et ultimement des vies.

Tout ceci, cet amoncellement d’âneries scandaleuses mises en place par des foutreboules de cirque politique et des corniauds glorifiés de titres ministériels ne peut conduire qu’à une catastrophe économique d’ampleur biblique qui rendra la crise sanitaire fort modeste en proportion. Cela ne peut pas se terminer en chanson.

Français, tenez vous prêts.

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Election américaine : une issue encore incertaine.

Par h16

Et c’est donc un magnifique bazar sans nom auquel se sont livrés les États-Unis puisqu’à l’heure où ces quelques lignes paraissent, on ne peut affirmer clairement aucune victoire.

Il est vrai qu’avec un système électoral mélangeant un vote populaire et un vote par États, la situation peut vite tourner boueuse et complexe surtout lorsque les candidats sont au coude-à-coude : avec des scores serrés, des points de vote pas encore dépouillés, des demandes de recompte et même des soupçons de fraudes de part et d’autre de l’échiquier politique, tous les ingrédients sont réunis pour transformer cette élection en immense foire d’empoigne où aucun des deux candidats ne sera prêt à concéder la défaite.

La période qui s’ouvre devant nous est donc pleine d’incertitudes, ce qui s’annonce, d’ores et déjà, particulièrement délétère pour le pays et ce alors que son économie se relève à peine d’une des pires crises qu’il ait traversées ; à titre d’exemple, la bourse n’aime pas ce genre de ballottements démocratiques qui empêchent de faire des projections à plus ou moins long terme. L’ouverture de Wall Street dans les prochaines heures pourrait être tendue…

Mais au-delà de cet aspect, une telle situation rappelle (pour ceux qui l’ont connue) l’élection américaine de 2004 où la Floride, État disputé, avait constitué un point énorme de crispation entre les deux camps qui avaient dû faire appel à la Cour Suprême pour trancher.

À l’heure où ces lignes sont écrites, on n’a qu’une tendance qui indique une victoire de Trump, à laquelle s’ajoute les déclarations triomphales et pas vraiment apaisantes de l’actuel président qui ajoutent plus à la confusion qu’elles n’éclairent l’avenir. Les États pivots offrent en effet une victoire assez nette pour Trump, même si tous les votes n’ont pas encore été comptés.

Et c’est justement ce doute persistant sur ces votes encore restants et sur la façon dont se passera le dépouillement des votes par correspondance que tout semble vouloir se jouer : un développement possible, redoutable même, serait la propulsion obstinée de l’élection dans le champ juridique.

Car s’il y a un domaine où les deux camps n’ont pas du tout les mêmes atouts, c’est bien celui-là.

Force est de constater en effet qu’au contraire de Trump qui arrive en ayant eu, pendant quatre ans, son passé épluché et passé au peigne fin par tous les Démocrates afin de lui trouver un bon motif de destitution (« impeachment ») et ce, sans succès, Biden n’a pas bénéficié de ce filtre sans concession…

Tant et si bien qu’il n’est pas du tout invraisemblable d’imaginer que l’actuel président pourrait se servir des affaires récemment découvertes au sujet du fils Biden, de Burisma et des liens de plus en plus nombreux entre la famille Biden et les autorités chinoises : avec de telles casseroles, les espoirs de Biden seraient compromis.

Dans cette configuration, on peut imaginer toutes les équipes juridiques de Trump pousser tous les éléments possibles afin de garantir un examen détaillé des turpitudes de Biden qui aura alors bien du mal à camoufler l’existence de ces éléments, la presse – largement acquise à sa cause comme l’a démontré son absence presque totale du traitement de ces révélations – ne pouvant plus faire l’impasse sur les déclarations de Bobulinksy ou sur le Burismagate.

La situation, déjà confuse en terme de votes, deviendrait alors illisible.

Quelle que soit l’issue de cette bataille juridique et comme l’a montré le précédent de 2000 en Floride, le résultat serait catastrophique pour l’Amérique puisque le président effectivement élu ne le serait qu’à la faveur d’une procédure juridique épuisante et qui laisserait l’électorat américain plus divisés que jamais à l’exception de leur Guerre civile du XIXème siècle. Nul ne peut alors garantir que tout ceci se terminerait pacifiquement, et toutes les options sont alors sur la table.

Les heures et, au pire les jours qui s’annoncent vont donc être cruciaux. Pas seulement pour les États-Unis, mais aussi pour le reste du monde tant la première puissance mondiale donne clairement le « La » des relations internationales : de l’autre côté du globe, gageons que la Chine regarde avec une attention très soutenue ce qui se passe en Amérique et ne manquera pas d’utiliser à son avantage cette nouvelle faiblesse interne de son adversaire…

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Reconfinement : un échec et une fracture irrattrapables

Par h16

En l’espace d’une semaine, la « France d’Après » d’Emmanuel Macron a donné la juste mesure de ce qu’elle peut offrir : de confinement en décapitations, on en est maintenant à « métro boulot couteau dodo », ce qui a bien du mal à faire rêver. Heureusement, Noël approche…

Et qu’est-ce que Noël, si ce n’est le plaisir partagé des fêtes de famille, des retrouvailles et des petites attentions des uns envers les autres ? Et cette année, c’est un moment de joie que le gouvernement place en point de mire du reconfinement décrété en cours de semaine dernière : le président de la République n’a pas eu besoin de s’écrier goguenard « Oh, oh, oh ! » mais c’était quasiment explicite lorsqu’il nous a tous fait comprendre qu’il fallait sauver Noël.

Ah, qu’il est délicieux d’entendre ainsi le Père Emmanoël Macron, rapidement relayé par tout le gouvernement, faire miroiter cette pseudo-récompense à tout un peuple, en compensation d’un nouveau quadruplet de semaines d’assignation à résidence scrupuleusement suivies. Bien sûr, le dîner de fête ne se fera qu’avec les mains bien propres (nettoyées avec du savon !), auprès des cinq autres contacts officiels autorisés, dans le respect de la distanciation sociale, avec des masques homologués et jusqu’à 21 heures maximum, ne déconnons pas !

Oh, qu’il est doux, ce Noël gagné de haute lutte, après cette nouvelle épreuve minutieusement calculée par le président et son gouvernement ! Qu’ils seront mignons, ces jolis joujoux soigneusement choisis, c’est-à-dire ni en plastique, ni en bois, ni genrés, mais écolos et durables, bio-sourcés et évidemment équitables, dont on aura pris soin de bannir les petites voitures (engins du diable qui font des prouts plein de dioxyde de carbone réchauffiste) ! Qu’ils seront agréables, ces moments préparés en achats auprès d’entreprises françaises, locales, citoyennes et conscientisées, triées sur le volet parmi les (rares ?) rescapées des bombardements sanitaires tactiques de mars-avril puis octobre-novembre, des tirs de snipers de nos nombreuses administrations sociales et fiscales et des mesures de relances chirurgicales de l’État !

Malheureusement, on sait déjà que tout ceci est faux : le Noël qu’on nous a fait miroiter n’existera pas.

Ce sera un « Noël de combat » comme l’explique l’une des factotums parlementaires de La République En Confinement, ce qui veut dire que même si tout le monde fait bien les gros sacrifices imposés, il n’y aura pas de fêtes de fin d’année pour compenser. Tout indique même que, pendant que les incivilités continueront à Champigny-Les-Mortiers sans rencontrer la moindre résistance, en lieu et place de quatre semaines de prunage intensif des citoyens inoffensifs, le confinement durera aussi longtemps que possible, jusqu’à 12 semaines.

Et après ces douze semaines de matage d’un peuple à coup de cerfas, dans cette France-slogan pour bobos propres sur eux de publicités formatées, on voguera, cornaqués par des administrations au taquet, vers de superbes perspectives où l’avenir sera constitué d’un parcours de plus en plus balisé voire borné, où chaque écart sera dénoncé puis sanctionné et dûment pruné, par égard aux causes du moment (depuis la lutte contre les maladies qui remplissent nos hôpitaux jusqu’aux luttes anti-phobes qu’on ne manquera pas de jeter dans nos pattes).

De confinement en couvre-feu puis en reconfinement, la liberté en France revient maintenant à suivre un catalogue d’options officielles strictement déterminées, toutes issues des réflexions débiles d’énarques pendables et de scientifiques non-élus mais décideurs dont les motivations ont tout à voir au mieux avec leur propre carrière, au pire avec une volonté farouche de sauver leurs miches.

Churchill disait qu’un homme politique grandissait pour devenir un homme d’État lorsqu’il cesse de penser à la prochaine élection pour penser à la prochaine génération. Ici, nos hommes politiques ont rétréci : ils ne réfléchissent même pas aux prochaines élections, mais simplement au prochain trimestre qui pourrait au pire apporter son lot de dépôts de plaintes citoyennes que seule une succession de confinements permettra d’éviter par épuisement des masses, ou au mieux de nouvelles opportunités de diminuer encore la place du peuple dans le processus décisionnel.

Concrètement, ils pensent à leurs petits intérêts immédiats et à ces petites manœuvres qui leur permettront d’acquérir cette parcelle supplémentaire de pouvoir sur la population et sur les autres politiciens dans la course, afin de mieux les écraser le moment venu. Ils pensent qu’on peut, sans réellement en subir personnellement les conséquences, mettre en faillite tout un pays, ruiner des centaines de milliers de commerçants, d’artisans, d’entrepreneurs et d’indépendants si, au bout, cela leur permet de décrocher la queue de Mickey du manège républicain.

Et non, ce n’est pas une exagération tant on entrevoit déjà les ambitions, l’hubris même de certains politiciens baignés de leur pouvoir suite à cette crise sanitaire devenue politique.

En fait, ce nouveau confinement impose un double constat.

Un constat d’échec tout d’abord, celui de la gestion de la pandémie : la vague prévisible et prétendument anticipée n’a débouché sur aucune action de préparation, aucune amélioration des énormes problèmes de gestion de la bureaucratie hospitalière obèse, aucun allègement de charges et de contraintes.

L’échec gouvernemental est total : si gouverner c’est prévoir, il n’a rien prévu et n’a donc rien gouverné.

C’est aussi un constat de fracture du peuple entre ceux qui comprennent comment le pays fonctionne et ceux qui, éternels adulescents d’un pays massivement collectivisé, croient dur comme fer que la santé et l’économie sont disjoints et que la première peut très bien passer avant la seconde, sans imaginer, sans comprendre et sans admettre l’évidence qu’une économie en déroute signe un effondrement certain du sanitaire.

C’est la fracture entre le pays réel de ceux qui doivent absolument travailler pour subvenir à leurs besoins, pour qui l’erreur de gestion comme de santé se paye cash et immédiatement, et le pays fantasmé de ceux qui continuent de croire que l’économie est totalement subordonnée à l’État, que ce dernier peut tout faire et qu’il suffit d’invoquer des plans de relance pour gommer les erreurs et les compromissions empilées depuis 40 ans.

Cet échec a maintenant coûté trop cher, on ne le rattrapera pas. Cette fracture est maintenant trop profonde, elle ne sera plus réduite. 2020 va se terminer sur un bilan sanitaire, social, politique et économique catastrophique. Malheureusement, 2021 sera pire.

Français, tenez vous prêts.

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Emmanuel Macron : avant tout, une politique cohérente

Par h16

En République du Bisounoursland, chaque jour qui passe est un nouveau défi. Heureusement, dans cette épreuve, le Chef de l’État ne se laisse pas démonter et utilise avec brio son plus grand atout : sa cohérence.

Car s’il y a bien une chose indispensable pour gouverner, c’est d’être cohérent. Et s’il y a bien une chose que les événéments passés, même récents, nous prouvent encore et encore, c’est à quel point Emmanuel Macron est d’une cohérence en béton armé. C’est du solide, taillé au cordeau, et fait pour durer.

Prenez la politique énergétique du pays : le peuple et ses politiciens ont fait le choix d’une France plus écologique, avec un air plus pur et des petits oiseaux qui gazouillent plus ferme. Ceci impose donc d’en finir, entre autres, avec les productions électriques à base de ressources non renouvelables.

Il a donc été choisi de sortir progressivement la France de l’usage de ces ressources : gaz, pétrole, charbon et bien sûr nucléaire devront être remplacés par des moulins à vent, des panneaux solaires. La cohérence imposait donc de commencer à supprimer des centrales au charbon et au pétrole.

Emanuel Macron a donc subtilement confirmé l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim.

L’automne arrivant, les températures baissent. Et là, c’est le drame : les Français (ces idiots pas assez conscientisés) augmentent donc leur consommation de chauffage et d’électricité. Heureusement, les éoliennes et les panneaux phototrucmuches relèvent brillamment le défi de fournir l’électricité qui n’est plus produite par la centrale de Fessenheim et… Ah bah non, finalement, il faut rallumer des centrales à charbon.

Manifestement, la France n’est plus capable de produire suffisamment d’électricité nucléaire, ni assez d’électricité éco-consciente syntonisée avec Gaïa. Alors la France crame du bon gros charbon pour compenser les non-émissions de CO2 de ses centrales nucléaires. Cohérent et malin.

Cependant, rassurez-vous : en Guyane, ce ne sera pas une centrale au charbon qui sera ouverte pour les besoins de ce département. En accord et en toute cohérence avec notre politique, il s’agira d’une centrale thermique au fioul.

Bah, qu’à cela ne tienne : développons l’éolien marin, par exemple ! La France et son gouvernement, parfaitement cohérent, choisiront donc habilement de ne surtout pas appliquer le principe de précaution pourtant inscrit dans sa constitution, quand bien même les effets délétères de ce mode de production énergétique sont déjà connus, listés et dénoncés par tous les acteurs concernés. Au moins aurons-nous davantage de moulins à vent inefficaces et économiquement ruineux pour compenser nos centrales nucléaires rentables et efficaces. Cohérent et malin.

De la même façon, cette transition énergétique résolument menée permet, en toute cohérence, d’insister sur le fait que les voitures particulières polluent beaucoup trop. C’est logiquement que le gouvernement va donc en tabasser les propriétaires de taxes et de vexations fiscales diverses, en plus des inévitables prunes bien sucrées. C’est aussi logiquement que les constructeurs revoient leurs capacités de production et ferment donc leurs usines à produire ces engins qui font des prouts du diable. Ce qui finit inévitablement par conduire à des licenciements et des chômeurs.

En toute cohérence, le gouvernement en vient donc à demander à tous les Français de continuer à acheter des voitures pour ne surtout pas les utiliser.

On pourrait croire que la cohérence se cantonne à ce domaine. Il n’en est rien.

En République du Bisounoursland, la cohérence de l’action politique est PARTOUT ! Elle se niche dans chaque alinéa de la loi, dans chaque formulaire de chaque cerfa, dans chacune des harmonieuses paroles lancées à petits chuintements feutrés par notre Président lors de ses allocutions pluri-mensuelles.

Le domaine sanitaire en est un exemple frappant : la cohérence globale de la gestion d’une épidémie a été si parfaite, si totale, qu’elle laisse les autres pays pantois d’admiration.

Les masques sont ainsi passés du statut « contre-productifs voire dangereux » au statut « obligatoires » à mesure que les stocks officiels se remplissaient. La deuxième vague fut, des paroles mêmes du Président Macron, aussi prévisible qu’anticipée par un gouvernement tendu comme une corde de piano. Ce qui a permis, en toute cohérence, de ne remettre à plat aucune des invraisemblables lourdeurs administratives et des absurdités managériales qui ont gangrené le système de soins français.

En toute cohérence, il n’a donc été planifié aucune capacité supplémentaire et, de façon tout aussi cohérente, tout le monde est maintenant pris de court par ce qui ressemble à quelque chose qu’on retrouve chaque année à la même saison.

Mieux encore, notre Président nous a chuinté quelques petites prévisions au sujet de cette seconde vague si prévisible et si bien anticipée : apparemment, ce sera plus sévère que la précédente, ce qui, en toute cohérence, justifie donc de laisser les écoles et les entreprises ouvertes et de ne fermer que les bars et les restaurants. Cohérent et malin.

Enfin, le même président nous a bien expliqué qu’il entend protéger les plus faibles et mettra tout en oeuvre pour ce faire, et ira jusqu’à saboter l’économie s’il le faut. En toute cohérence, il n’ira tout de même pas jusqu’à imposer un État régalien minimal et efficace, ce serait probablement exagéré : protéger des petits vieux en EHPAD, à la limite (et encore), mais ceux qui viennent prier dans une église, pas question.

Dès lors, en toute cohérence, il sera indispensable d’imposer des petits papiers et autres cerfas colorés à tous les Français pour sortir de chez eux, ceci sauvera des vies. Sauf s’ils sont fichés S, ou radicalisés, ou avec un casier judiciaire pas trop vierge, ou « défavorablement connu des services de police ».

Dès lors, en toute cohérence, on interdira aux gens de se réunir, de se voir, de se déplacer, de travailler dans certains secteurs. Sauf s’ils vendent de la drogue ou tirent au mortier sur des commissariats de quartier.

Toute cette belle cohérence permet, à n’en pas douter, d’assoir l’ensemble de la politique du gouvernement actuel (et des précédents) sur des bases extrêmement solides, ces bases qui permettent à un peuple d’avoir confiance dans ses dirigeants, de leur prêter main forte lorsque des crises surviennent, de faire corps pour affronter les défis.

Toute cette cohérence d’ensemble affichée par Emmanuel Macron et sa fine équipe de branleurs intersidérants promet, un petit matin, un retour de manivelle aussi violent que désagréable.

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Pendant ce temps, l’absurde guerre contre la voiture continue

Par h16

Ce n’est pas parce que la France se reconfine partiellement, localement ici et là, s’emmitoufle gentiment en attendant la faillite généralisée de ses forces vives dans le chuintement subtil de ses prouts républicains, qu’il faudrait se laisser aller : l’important, au pays du vin et des fromages est que les taxes continuent à pleuvoir.

Et comme de juste, elles pleuvent donc.

Que voulez-vous mes braves, c’est qu’un État dodu comme l’État français, ça ne vit pas d’amour et d’eau fraîche ! Un gros État ventripotent, omniprésent, omnigaffeur et turbo-endetté, c’est que ça boulotte, ça engloutit, ça consomme comme rien d’autre, ma brave dame !

Et pour pouvoir gober autant de richesses avec un tel appétit, pour pouvoir aspirer plus de 1100 milliards d’euros tous les ans pour des hôpitaux délabrés et débordés aux personnels épuisés, des forces de l’ordres délabrées et débordées aux personnels épuisés, une Éducation nationale délabrée et débordée aux personnels épuisés, des prisons vétustes et délabrées aux personnels épuisés, une justice injuste, grotesque, faible avec les forts et forte avec les faibles, bref, pour tout ça, il faut de la bonne grosse taxe qui tache !

Or, ça tombe bien : s’il y a bien une chose donc on ne manque pas au gouvernement, c’est d’imagination lorsqu’il s’agit de créer une nouvelle taxe ou d’accroître les taxes existantes.

Comme, de surcroît, les autorités publiques ont depuis plusieurs années déclaré une guerre ouverte à la voiture, leurs conducteurs et tous ceux qui fricotent de près ou de loin avec cette invention diabolique, ce n’était qu’une question de temps pour qu’enfin soit correctement sanctionnée la détention de ce genre de véhicule sur le territoire national.

Du reste, comme on va progressivement interdire pour raisons sanitaires tout déplacement sans une demi-douzaines de cerfas et de solides raisons dûment circonstanciées, pourquoi diable encore utiliser une voiture ? Dès lors, il n’est que logique qu’on tabasse fiscalement l’automobiliste, une fois encore, ça lui fera les pieds.

Dans un premier temps, l’idée avait été lancée par des députés de coller un gros malus joufflu sur les voitures en fonction de leurs poids. Cette idée avait été abandonnée dans le cadre du Projet de Loi des Finances de 2021, afin de laisser un peu de temps aux possesseurs d’engins diaboliques de s’organiser.

Fort heureusement et grâce au travail acharné de Barbara Pompili, l’actuelle minustre en charge de l’Écologie Punitive et de la Transition vers l’Absence d’Énergie, il a rapidement été question d’introduire à nouveau ce malus dès 2021 : non seulement, l’Écologie et surtout ses punitions n’attendent pas, mais surtout, l’État a grand besoin d’argent actuellement. La taxe sur le poids des véhicules sera donc bien d’application dès 2021 et dès 1800 kg d’autonomie Gaïa-oppressive. Notons que la version précédente, taxant dès 1300 kg, revenait à saboter un peu plus le travail des constructeurs français dans une cohérence d’ensemble à laquelle nous sommes maintenant habitués.

Comme de bien entendu, ce malus s’accompagne d’une série de règles confuses et mal écrites pour définir qui va se le prendre en plein groin, et qui y échappera : vous avez une voiture électrique, vous y échappez et si vous avez une hybride, des aménagements sont prévus tout comme si vous avez une famille de plus de deux enfants. Si vous êtes artisan, si vous avez besoin de faire de la route, si votre véhicule constitue pour vous une condition sine qua none pour avoir des revenus, vous casquerez : vous ne faites pas partie de la caste privilégiée des pédaleurs et des citadins et, comme toute plèbe, devez pourvoir à leur train de vie.

C’est ainsi et arrêtez de vous plaindre.

D’ailleurs, c’est bien simple, ne venez plus en ville ; vous êtes vulgaire, vous sentez mauvais et votre grosse voiture incommode les bourgeois qui essaient de grignoter paisiblement du quinoa sur les terrasses.

Au surplus, c’est à cause de votre insupportable présence que l’Anne de Paris a entamé la courageuse suppression de la moitié des places de stationnement dans la ville : tout comme la fine réorganisation des voies sur berges qui ont durablement embouteillé la capitale, gageons que cette remarquable Annerie accroîtra le phénomène lorsque les voitures devront tourner encore plus afin de se garer. Les bouchons ne seront plus jamais lyonnais et deviendront parisiens, indubitablement.

Et lorsque vous serez garés, que vous aurez payé (chèrement) votre emplacement, ne croyez pas vous en sortir à bon compte : votre présence étant de toute façon insupportable pour la faune locale qui tient absolument à faire des villes de parfaits petits musées de l’immobile que l’automobile contrarie jusque dans les termes, les Gentilles Factions de Chemises Vertes d’Extinction Rébellion viendront vous dégonfler et saboter vos pneus, pour faire bonne mesure.

Il faut se résoudre à l’évidence : en République du Bisounoursland, un bon automobiliste est un automobiliste qui continue d’acheter des voitures françaises, mais, surtout, ne s’en sert pas.

En réalité, tout montre qu’on a transformé les déplacements en calvaire de façon complètement artificielle, pour des raisons purement idéologiques, afin de lutter contre l’insupportable liberté que permet la voiture, en la parant de tous les vices, depuis la pollution jusqu’à l’occupation de place dans les villes qu’on a donc artificiellement rendues impraticables.

Paradoxalement, la force publique s’est attachée à ne surtout pas offrir de concurrence valable : les transports en commun sont peu ou pas entretenus, sales, systématiquement insuffisants et rarement bien conçus, trop souvent en grève ou en panne. Les emprunter représente plusieurs risques, depuis les accidents (encore rares mais pas en diminution) jusqu’aux agressions, les stations de métro, les gares, les trains et les bus étant souvent le lieu de crimes et délits de plus en plus violents.

Les pistes de vélo sont rapidement apparues, sans pourtant correspondre à la population et aux conditions réelles, tant on constate un trop plein aux beaux jours et une véritable désertion dès qu’il pleut et qu’il fait froid. Notons aussi que le cycliste, soi-disant conscient de son environnement, est pourtant souvent surpris par ce dernier et termine parfois sous les roues d’un bus (lui aussi éco-conscient mais trente tonnes plus lourd). Enfin, rappelons que le vélo n’est pas une solution crédible pour nombre d’artisans, livreurs, commerçants ou mêmes les familles nombreuses ou les handicapés…

Autrement dit, on fait une chasse consciencieuse à la voiture, sans proposer d’alternative crédible, en déplorant, les yeux pleins de larmes, la disparition des constructeurs automobiles et tous les emplois qui gravitent autour de ce véhicule pourtant si pratique.

De taxe en taxe, de vexation en vexation, le Français se fait tondre.

Pour des raisons prétendument sanitaires, prétendument écologiques, le Français se fait confiner, couvrefeuter, bref encamisoler, et au prétexte de se soucier de sa santé (la pollution menaçant son air pur), il est contraint de prendre des transports en communs sales et bondés alors qu’ils constituent une source évidente de contamination (virus).

Combien de temps ce Français devra-t-il encore supporter cette politique de Gribouille, ce voyage en Absurdie avec un vélo à roues carrées ?

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L’incertaine réélection de Donald Trump

Par h16

Tandis que la presse française, coincée entre des affaires louches pas trop favorables à Biden et les récents succès de Trump sur la scène internationale, commence à montrer quelques signes de fébrilité alors que les élections américaines approchent, il semble nécessaire d’analyser la situation électorale américaine tant son résultat aura d’impact sur les prochaines années dans le monde, France comprise.

En préambule et comme je le faisais remarquer dans un précédent billet, il est important de noter le décalage entre ce que la presse rapporte de l’actuelle campagne électorale et la réalité de terrain : cette presse, largement acquise à la cause démocrate, a largement perdu sa crédibilité et a même démontré, ces dernières semaines, une volonté farouche de grandement favoriser son candidat de choix comme en témoigne le silence assourdissant qui accompagne les révélations pourtant fracassantes entourant la famille de l’ancien vice-président.

Dès lors, les informations en provenance de cette presse, qui présentent systématiquement Biden comme grand gagnant de l’actuelle course à la Maison-Blanche, doivent absolument être prises avec le recul nécessaire et tenir compte du biais énorme de confirmation que les médias développent sans la moindre vergogne. Partant de là, on se rend compte en collectant différents éléments que l’actuel président américain est bien mieux placé dans la course que ce que laissent croire les journaux des deux côtés de l’Atlantique.

Parmi ces éléments, on pourra par exemple noter qu’au contraire d’autres élections et pour d’autres présidents, plusieurs États enregistrent actuellement un regain d’intérêt des citoyens pour s’inscrire sur les listes électorales et dans les partis (démocrates ou républicains). C’est notamment le cas en Floride et en Pennsylvanie, deux États clés pour obtenir une majorité de Grands électeurs, où le nombre d’électeurs officiellement enregistrés chez les Républicains a bondi, alors qu’il s’est effondré chez les Démocrates.

De la même façon, les sondages portant sur les groupes d’électeurs « Latinos » montrent une augmentation du soutien à Trump de façon persistante, à tel point que ce groupe lui donne une majorité (50%) contre Biden (46%). Chez les Afro-américains, on note là encore une augmentation notable des soutiens à Trump (45%), alors que Trump n’avait que 8% des votes de cette communauté en 2016. Rien que cette différence laisse songeur.

En outre, Trump apparaît clairement (et notamment après le dernier débat qu’il a tenu avec Biden il y a quelques jours) comme un président voulant diminuer les impôts, là où Biden ne cache pas vouloir les augmenter (à tel point que le rappeur 50 Cent a officiellement apporté son soutien à l’actuel président). Or, de façon historique, le président qui promet des augmentations d’impôts (mêmes ciblées, mêmes partielles) tend à perdre : ce fut le cas pour Carter ou Mondale contre Reagan, pour Dukakis contre Bush père (qui perdit lui-même après avoir augmenté les impôts), Bush fils contre Gore et John Kerry, Obama contre McCain, et enfin Trump contre Clinton…

Enfin, signalons trois éléments, plus subjectifs mais qui confirment la tendance :

1/ Gallup a récemment établi le niveau de satisfaction des Américains après les quatre années de présidence Trump pour aboutir au résultat qu’une franche majorité d’entre eux estimaient être mieux lotis à présent qu’avant l’arrivée de l’actuel président.

2/ À ceci s’ajoute l’enquête de satisfaction de Rasmussen qui montre un taux d’approbation de 52% en faveur de Trump ; il est généralement admis qu’un président se doit d’obtenir une telle majorité pour espérer l’emporter.

3/ À la différence de 2016 où Trump, véritable OVNI politique, devait convaincre que voter pour lui n’était pas un gaspillage d’énergie et qu’il avait bel et bien une chance réelle d’accéder à la présidence, l’actuel président a montré qu’il pouvait parvenir à ce poste ; psychologiquement, la barrière qu’un électeur indécis pourrait avoir est maintenant passée.

À ces différents éléments et au contraire de 2016, on doit maintenant aussi tenir compte de son bilan contrasté : s’il a créé de l’emploi, c’est au prix d’un endettement record du pays et de facilités monétaires qu’il faudra bien payer un jour, douloureusement. Il a plutôt fait œuvre de protectionnisme tout au long de son mandat, tout en parvenant à conserver une certaine indépendance énergétique américaine.

Enfin, signalons que c’est au plan international, où il était le moins attendu, que son bilan est largement le plus flatteur : n’ayant déployé de troupes sur aucun nouveau terrain, au contraire de ses nombreux prédécesseurs, il est même parvenu à certaines victoires diplomatiques avec la normalisation des relations diplomatiques de plusieurs pays avec Israël (dont, très récemment, le Soudan), il a calmé la Corée du Nord, a tenu tête aux Chinois et a fait en sorte que les industries américaines relocalisent ailleurs qu’en Chine (et préférablement aux État-Unis).

Ce bilan et l’atmosphère américaine générale, volatile, rendent bien évidemment les pronostics difficiles mais, comme il y a quatre ans, je pense qu’il sera réélu.

Ceci posé, cette élection ne ressemblera probablement pas aux précédentes : pour qu’elle se passe dans un calme relatif, il faudra rien de moins qu’une victoire écrasante et sans le moindre doute. Toute autre configuration dans laquelle Biden et Trump se retrouvent au coude-à-coude pourrait bien transformer la nation américaine en véritable poudrière, prête à exploser à la moindre étincelle : entre les dépouillements tardifs des votes par correspondance, les possibilités très réelles de fraudes, les médias partisans et la volonté farouche de certains de ne surtout pas admettre la victoire de l’autre camp, tous les ingrédients sont réunis pour que la soirée électorale se transforme en semaine de rebondissements douloureux voire pire si la situation s’envenime vraiment.

Parallèlement, les marchés, qui abhorrent de telles incertitudes, pourraient bien dévisser, rendant la présidence suivante (qu’elle soit pour Biden ou pour Trump) particulièrement épineuse.

Indépendamment, si Trump gagne (comme je le pense), on peut s’attendre à plusieurs choses, à commencer par beaucoup d’atermoiements et de larmes des bien-pensants qui rempliront plusieurs piscines olympiques à n’en pas douter, avec la promesse de quatre nouvelles années d’une mémétique aussi hilarante qu’humide.

Pour le reste, on sait de quel bois l’homme est fait et on ne peut donc pas s’attendre à une politique économique qui redresse les comptes catastrophiques de l’Amérique. Le risque est même grand de voir le dollar partir en sucette comme jamais. Donald Trump s’ingéniera donc peut-être à continuer de faire une grande Amérique (« Keep America Great ») mais à quel coût ? La facture finale promet d’être très salée et probablement pas circonscrite aux seuls États-Unis.

Mais enfin, cela veut aussi dire que le gouvernement chinois se trouvera en face d’un dirigeant américain qui, au contraire d’un Biden totalement vendu aux intérêts de Pékin (au sens littéral), n’entend pas se laisser faire.

Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose : l’absence de fermeté finit par coûter bien plus cher que ce que peut entraîner une position claire et ferme, comme l’a amplement démontré la République française vis-à-vis des islamistes…

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Et maintenant, le couvre-foutoir

Par h16

Or donc, le gouvernement français a choisi de repartir à nouveau à l’assaut du vilain virus. Puisque – rappelez-vous ! – c’est une guerre, le président a trouvé un nouveau moyen de contrer l’ennemi microscopique : le couvre-feu a été décidé, pour (quasiment) tout le monde. Et tout ira mieux, vous allez voir.

Comme souvent, le cerfa se cache dans les détails : d’une part, il a été décidé de limiter ce couvre-feu à certaines villes. Ensuite, il ne s’étend que de 21 heures à 6 heures. Enfin, il y a quelques autres interdictions, inévitables, qui s’étendent à tout le monde comme les rassemblements privés qui doivent se contenter d’un maximum de six personnes.

En quelques semaines, on est donc passé du Monde de l’À-Peu-Près à un Monde d’Après qui ressemble de plus en plus au Monde d’Avant … la libération, avec petits papiers d’autorisation de la Kommandantur et patrouilles de « sécurité » dans les grandes villes françaises.

Bien sûr, cette nouvelle phase d’hystérie sanitaire s’accompagne de la confusion maintenant habituelle au sein du gouvernement entre ceux qui en voudraient un peu moins et ceux qui en voudraient un peu plus, démontrant s’il était encore besoin que la communication n’est vraiment pas le point fort de nos gouvernants dont on nous avait pourtant dit qu’ils étaient des communicants.

Mini-confinement c’est donc, dans cette zone grise bizarre où on se demande le sens concret à donner à tout ça.

Ainsi, si on comprend l’idée qui consiste à limiter les réunions à six personnes dans le cadre privé pour limiter la propagation du virus, on se demande comment cette interdiction pourtant présentée comme formelle peut être contrôlée, même vaguement : juridiquement en effet, aucun policier ne peut débarquer chez vous pour vérifier que vous la respectez sans une solide paperasserie des juridictions compétentes.

Eh oui, même si c’est probablement pour une durée très limitée et dans le cadre d’une quinzaine commerciale, la France prétend encore être un État de droit et tout ne peut s’y faire à la va-comme-je-te-pousse, en dépit de ce que l’action gouvernementale nous montre avec insistance depuis 10 mois.

Ainsi, on devra s’interroger sur la pertinence qui consiste à limiter les réunions familiales à six personnes, tout en laissant les individus s’empaqueter lors de manifestations politiques ou dans les transports en commun. Devra-t-on fêter son anniversaire dans un bus pour éviter la prune ?

Ainsi, on est en droit de se demander ce qui justifie les horaires choisis : pourquoi 21 heures et pas 22 ou 23 heures ? On comprend qu’on veuille ici limiter les rassemblements des gens hors de chez eux, mais pourquoi l’Allemagne ou la Belgique, frontalières, ont choisi d’autres horaires ? Le virus allemand est-il plus ponctuel ?

D’autant qu’en Allemagne, même cette idée de couvre-feu n’est pas en place et qu’en définitive, des restrictions demandées par la ville de Berlin y ont été annulées. Bref, ces différences européennes illustrent assez bien qu’en la matière, rien n’est clair, rien n’est scientifique, tout est à la discrétion des autorités, au pif.

Ainsi, on devra aussi se demander pourquoi interrompre ainsi ces activités nocturnes alors que les foyers épidémiques sont connus ; nonobstant le fait qu’avec plus de 35 cycles PCR, la pertinence des tests est de plus en plus sujette à débat, on sait que ce ne sont pas les restaurants, les salles de sport, les bars ou les théâtres mais bien l’école et l’entreprise qui constituent l’essentiel des foyers épidémiques.

Autrement dit, tout ceci manque furieusement de cohérence scientifique, de logique générale et montre surtout une nouvelle phase d’improvisation qui augmente encore le stress global de toute la population et les missions d’une police déjà largement débordée dans ses tâches de base (sans même évoquer celles qui s’empilent au fil de l’eau)…

Car oui, pendant que nos élites démontrent leur appétit de pouvoir et leur gourmandise à édicter des interdits, les autres problèmes ne cessent pas d’exister comme l’a amplement rappelé le récent « accident de vivrensemble » abominable à Conflans.

En pratique, ce couvre-feu ressemble fort à une nouvelle gesticulation (avant son inévitable extension, éventuellement jusqu’au reconfinement) pour cacher l’absence de toute police dans certains quartiers dont beaucoup d’habitants rêveraient, pour enfin dormir en paix, que ce couvre-feu soit effectivement appliqué. Qui croit réellement que le couvre-feu de la région parisienne s’appliquera également à Champigny Les Mortiers ?

Ce couvre-feu n’est qu’une énième étape dans l’usage calculé de la force sur des individus de plus en plus faibles tandis qu’elle ne l’est plus du tout sur ceux qui s’éloignent à grande vitesse des valeurs du pays. C’est logique du reste : les forces de l’ordre, consciencieusement écouillées par des années d’empilements législatifs et procéduraux, une courageuse campagne de presse de tous les instants dénonçant la moindre démonstration de force, des montagnes de cerfas et une dilution phénoménale des responsabilités à tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus capables de faire preuve de la moindre violence, même légitime, même symbolique.

Et lorsque la force officielle est devenue complètement anémique, elle ne peut agir que sur plus faible qu’elle, c’est-à-dire essentiellement les paisibles, les gentils, les inoffensifs, dont le crime est d’avoir voulu sortir Touki à 21 heures 05.

Le problème de ces règles arbitraires, de ces décalages de plus en plus flagrants entre ce qu’on attend du régalien et ce nouvel hygiénisme débridé, véritable fuite en avant pour éviter que la facture des agissements gouvernementaux débiles soit établie, c’est qu’on accumule à la fois une frustration énorme de la part du peuple et qu’on augmente singulièrement la masse de ceux qui n’en peuvent plus de ce tout-à-l’État dégoûtant : mécaniquement, les rangs des chômeurs, des petits patrons en faillite et de leurs salariés au chômage vont encore grossir et venir alimenter la liste maintenant très longue de ceux qui n’ont plus rien à perdre et qui n’entendront pas s’éteindre sans cri.

Forcément, ça va bien se passer.

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Les dernières heures de la liberté d’expression en France

Par h16

L’assassinat fut abominable, et l’exécutif ne devait surtout pas paraître en retrait devant telle horreur. Et comme à la suite des attentats du Bataclan ou de Nice, comme à la suite de ceux sur Charlie Hebdo ou d’autres encore, les ministres se sont dressés, comme un seul homme, pour rappeler que la République ne se laisserait pas marcher dessus, scrogneugneu à la fin.

C’est ainsi que Gérald Darmanin, récemment promu ministre de l’Intérieur, s’est immédiatement empressé d’expulser plus de 200 personnes, zip, zoup, histoire de bien montrer qui commande, non mais des fois… En tout cas, c’est présenté ainsi par certains médias d’une presse dont on ne peut nier le talent pour présenter les faits d’une façon décidément favorable à l’actuel gouvernement.

Tout le monde aura bien évidemment compris que le frétillant ministre de l’Intérieur n’a fait qu’entériner une décision prise depuis un moment (comme en atteste cet article du Figaro daté du 13 octobre dernier) et que présenter cet acte administratif, aboutissement d’une longue, pénible et incertaine procédure, comme une décision musclée et rapide d’une institution au taquet pour faire revenir le calme et l’ordre dans le pays relève d’une de ces fables que plus personne de sensé, en France, n’est prêt à croire.

Soyons clair : l’émotion qui fait suite à ce nouvel acte abominable en France ressemble beaucoup à ces mêmes vagues d’indignations qu’on a connues lors des précédents douloureux ces dix dernières années. Et on ne tente guère le diable en prenant le pari que dans quelques semaines tout au plus, tout ceci sera largement oublié à la faveur des turbulences de l’actualité, depuis les élections américaines jusqu’aux différentes phases d’un reconfinement sanitaire qu’on voit se pointer doucement au rythme chaloupé des atermoiements grotesques de notre ministraille républicaine.

Alors oui, en effet, j’accorde sans mal qu’en parallèle de l’émotion suscitée, il semble que certaines langues se délient. Oui, apparemment, certains commencent à comprendre (enfin, serait-on tenté d’écrire !) qu’à l’Éducation Nationale, la hiérarchie ne fait globalement pas son job : à force de #PasDeVague, à force de poursuivre des profs pour avoir montré des caricatures de Mahomet, à force de compromis qui tournent à la compromission, puis à la soumission voire à la démission en rase campagne, on a non seulement offert un terreau à l’islamisme mais on a même copieusement arrosé les petites pousses.

Alors oui, en effet, certains admettent enfin comme des soucis de gestion de certaines populations turbulentes en France. Certains comprennent, encore confusément, qu’en ayant pendant si longtemps minimisé les problèmes de police et de justice, qu’en ayant choisi le déni, ça finissait par se retourner contre eux. Il est temps.

Alors oui, en effet, on peut espérer que s’étende ce mouvement dans lequel certains ouvrent enfin les yeux.

Mais voilà : le gouvernement a tout de même d’autres chats à fouetter et il ne faudrait pas que son petit agenda de mise en coupe réglée du peuple français en soit contrarié. C’est bien joli, ces attentats, cet islamisme, ces racailles qui font leur loi, ce communautarisme des uns et ce séparatisme des autres, mais n’oublions pas l’essentiel : si on laisse vraiment le peuple faire ce qu’il veut, cela va très mal se terminer pour toute la coterie de clowns, d’incompétents, de parasites et d’abrutis qui hantent les couloirs dorés de la République, de ses institutions et de ses médias grassement subventionnés.

Et ça, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour.

Moyennant quoi, en parallèle du Darmanin qui exhibe la turgescence douteuse de ses petits muscles, on va bien vite faire monter au créneau les habituelles brochettes d’idiots inutiles pour mettre vite fait en place quelques mesures aussi indispensables qu’en rapport direct avec ce qui vient de se passer.

On parle d’incompétence et d’inutilité ? Vite, Bruno Le Maire rapplique et ouvre sa grande jatte alors même que le sang du professeur d’Histoire n’est pas encore nettoyé de la scène de crime pour réclamer… une régulation sur les cryptomonnaies.

Dans l’esprit brumeux de ce clown, le Tchétchène décapiteur aura probablement acheté son couteau avec des bitcoins, c’est aussi évident que stupéfiant de bêtise.

Comme le disait Chirac avec son légendaire sens de la formule, les merdes volent en escadrille. En France, elles forment souvent des gouvernements et c’est donc sans grande surprise qu’on découvre ceci :

Professeur assassiné: pour @GabrielAttal, "les réseaux sociaux ont une responsabilité, on doit arriver à mieux les encadrer" pic.twitter.com/Do0aitthSc

— BFMTV (@BFMTV) October 18, 2020

Apparemment, quand ce n’est pas Bitcoin qui coupe des têtes, c’est Tweeter ou Facebook. C’est décidément très tranchant, ces petits octets quand on sait s’en servir ! Et puis rien de tel que protéger la liberté d’expression en la supprimant, progressivement, mais inexorablement !

Stratagème aussi grossier que putassier visant essentiellement à ramener la loi Avia sur la table, qui avait pourtant été salement démolie (à raison !) par le Conseil constitutionnel, rappelant que l’écriture de lois ne devrait jamais être confiée à des gastéropodes.

Ceci n’est qu’un échantillon, et on peut d’ores et déjà garantir l’exploitation de l’abomination pour pousser les lois les plus liberticides et au rapport le plus ténu avec l’acte, et ce, même au-delà des rangs du gouvernement et des députés de la majorité pourtant amplement dotés en matière de mollusques baveux.

Ainsi, même au sein de ce qui passe pour une opposition en France, on découvre les propositions de Xavier Bertrand, globalement du même acabit consternant que les précédentes : pour notre mammifère élu, cette affaire est l’occasion de demander la fin de l’anonymat sur internet, tant il est vrai que le tueur agissait sous pseudo, que les parents d’élèves aussi, que la mosquée qui a relayé leurs appels haineux était clandestine, que les prédicateurs et autres excités étaient tous inconnus des services de l’État et des réseaux sociaux.

C’est phénoménal, d’autant que parallèlement, ceux qui ont déversé des torrents d’injures et de menaces abominables à l’encontre de Mila sur ces mêmes réseaux sociaux sont connus… et pas poursuivis.

Alors oui, en effet, certains, dans la société, comprennent que nous avons encore franchi un palier. Mais lorsqu’on voit les réactions du gouvernement, des politiciens de différents bords, et, finalement, d’encore beaucoup trop de monde face à ce qui devrait relever de la liberté d’expression, on comprend qu’elle n’a jamais été aussi menacée et qu’elle vit vraisemblablement ses dernières heures en France.

Ce pays est foutu.

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Heureusement, il y a une majorité pacifique !

Par h16

Rassurez-vous : comme nous l’a fermement gentiment rappelé en septembre dernier Dupond-Moretti, l’actuel garde des Sceaux, « la France n’est pas un coupe-gorge ». Tout au plus certains incidents de vivrensemble entraînent des décès brutaux à cause de couteaux déséquilibrés.

Bien sûr, directement à la suite de cette tragique rupture républicaine, le président Macron s’est immédiatement écrié, comme un petit Gandalf de Prisunic, « Ils ne passeront pas » en parlant d’obscurantistes dont tout indique pourtant qu’ils sont déjà passés, qu’ils sont même installés et pour beaucoup aidés voire subventionnés par nos institutions.

De façon attendue, tout l’appareil d’État s’est mis en branle pour organiser l’indispensable « hommage national » à l’enseignant décapité, et les députés pour dénoncer l’ « abominable attentat ». Bref, le kit républicain de Première Réponse a été correctement sorti dès les premières heures.

Il est vrai qu’apprendre la décapitation d’un professeur d’Histoire-Géographie à quelques pas de son établissement par un fanatisé tchétchène, cela dégoûte lorsqu’on parle du Pakistan et cela doit choquer un peu plus lorsqu’on parle de la France. Malheureusement, cela masque mal tous les autres professeurs qui se font régulièrement agresser dans l’exercice de leurs fonctions et que l’Éducation Nationale camoufle à coup de #pasdevague.

En pratique, tout ceci n’est qu’un épisode, plus sanglant, plus visible et plus médiatisé que d’habitude d’une déliquescence pourtant continue de tout l’institutionnel français, depuis l’appareil éducatif jusqu’à son système de police et de justice, en passant par ses médias et ses politiciens, dont la réponse en matière d’intégration a été parfaitement inepte sur les 40 dernières années.

Pour illustrer ceci, il n’est qu’à voir l’actuelle mobilisation des forces de l’ordre dans le pays : on la dirige très essentiellement contre la majorité silencieuse et pacifique, celle qui, en plus, paye durement pour tout ce cirque, en lieu et place de l’utiliser sur ses domaines de compétences et là où elle est attendue instamment : des cités entières sont devenues des zones de non-droit ; des établissements scolaires n’ont plus aucune volonté, même lointaine, d’enseigner quoi que ce soit et se contentent du but plus modeste de parvenir à boucler une année sans blessés en leur sein ; lorsqu’il y a des manifestations, elles tournent systématiquement aux émeutes ; des ZAD, des squats apparaissent régulièrement un peu partout sans que jamais la police ne semble capable de faire respecter un droit pourtant fondamental, celui de propriété privée ; etc.

Je pourrais multiplier les exemples ici, mais l’exercice est vain et on comprend assez bien l’idée générale : la police est un outil prétorien des dirigeants pour museler le peuple et laisser les trafics, les zones de non-droit vivre en marge du reste du pays.

Parallèlement à cet abandon de toute prétention régalienne des forces de l’ordre, la gauchisation galopante des médias et des politiciens sur les quarante dernières années au moins ont durablement inscrit la victimisation comme recette rentable de toute population voulant faire avancer son agenda, transformant la société en blob mou invertébré.

Dès lors, entre l’absence de répondant policier et judiciaire et le renforcement médiatique et politique de ceux qui pleurnichent les plus forts au premier rang desquels on trouvera sans mal les islamistes, on aboutit à des empilements de situations aussi scandaleuses qu’ubuesques où des individus innocents se retrouvent menacés de mort avec une décontraction déconcertante (la jeune Mila étant l’exemple récent le plus frappant, mais ni le premier, ni le dernier).

Le problème est qu’on a dépassé le moment où il était encore possible de revenir à un point médian, où les pleurnicheurs sont fermement renvoyés à leurs mouchoirs, où la police fait un travail décent et la justice redevient équitable, le tout sans en passer par la case violence.

La situation actuelle commanderait en effet de garantir à nouveau la sécurité des civils, par exemple en les réarmant, en autorisant une vraie auto-défense (et pas la parodie de l’actuelle, aussi ridicule qu’inutile), en ne laissant passer aucune tentative de séparatisme, communautarisme, extrémisme et donc aucune revendication sectorielle larmoyante à base de racisme ou de phobisme largement fantasmé. Redonner une vraie place à la police au sens de la force de la loi, et à la justice, au sens de l’équité et du légitime serait une étape indispensable au retour à un ordre minimal dans le pays.

Malheureusement, on a attendu trente ans de trop dans le déni, et l’accumulation de ce refus de voir les choses en face ne peut aboutir qu’à davantage de violence. En fait, on doit maintenant gérer des années de laxisme et d’aplatissement qui ont généré des armées d’adulescents capricieux et vindicatifs, dans toutes les strates de la société et dont la frange islamiste est de loin la plus dangereuse. Dans ce contexte, réintégrer une colonne vertébrale à une société qui n’est plus qu’un blob mou, ça ne peut pas se faire sans violence.

Une société pacifique, ce n’est pas une société sans violence calculée et encadrée ; c’est une société où la liberté des uns est fermement limitée par les responsabilités des autres, le tout dans une imbrication qui ne laisse guère de place au jmenfoutisme. Malheureusement, le collectivisme et le socialisme, larvés ou ouverts, ont tout gangrené.

On n’a plus qu’une société atomisée d’êtres relativement irresponsables, chargés essentiellement de consommer, de jouir, de réclamer et pour certains d’entre eux, d’obéir sagement, mais jamais de fournir les devoirs en regard des droits et larges créances qui sont pour le coup très libéralement distribués.

Soyons honnêtes : le fait qu’une phase violente soit indispensable, que cette violence (qu’elle soit issue du corps sociétal, par les citoyens eux-mêmes via la pression sociale, des milices, l’auto-défense, ou par les institutions de police et de justice efficaces) soit maintenant visible à l’horizon rebute tout le monde : les gens sont, par nature, pacifiques (l’écrasante majorité en tout cas) et veulent juste faire leurs petites affaires dans leur coin.

Mais toute cette violence minimale, utile, calibrée, qui a été retardée, annulée, frustrée depuis des décennies, s’est maintenant accumulée comme une dette, lourde, qu’il va falloir payer.

Forcément, cela va bien se passer.

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Vacances de Toussaint, contradictions gouvernementales et complotisme pratique

Par h16

Bon alors voilà c’est très clair : certes la pandémie continue, certes les cas se comptent maintenant par centaines de milliers en France et chaque jour amène des milliards millions milliers de nouveaux cas, mais au moins et comme l’a rappelé le gouvernement, tout ceci ne doit pas nous empêcher de planifier nos prochaines vacances.

Car il est malin, ce gouvernement ! Malgré son lourd handicap intellectuel maintenant impossible à camoufler, il a malgré tout compris que l’activité économique du pays restait une variable importante qui permettait d’alimenter sa trésorerie et calmer l’aigreur de certains Français qui ont, connement, besoin de travailler pour gagner leur croûte.

Dès lors, ce même gouvernement nous explique doctement que, malgré un ton ferme, des haussements de mentons et des froncements de sourcils à chaque évocation de virus, il n’envisage pas de restrictions de déplacement pour la Toussaint ; pour nos énarques, leurs fifres, sous-fifres et tous les petits troubadours journalistiques qui les entourent, il est encore temps de prendre des vacances et ce, malgré une activité économique catastrophique dans le pays.

Tout ce confinement du printemps a épuisé tout le monde, et après juillet et août, il est grand temps de faire une pause, au point que même le secrétaire d’État chargé du Tourisme (oui, la France dispose d’un individu à un tel poste, ne riez pas) encourage ses compatriotes à réserver, à faire des achats et à faire chauffer la carte bleue. Youpi, ça va forcément bien se passer et si ça se passe mal, tout sera remboursé. Alors, pourquoi se priver ?

Si tout ceci vous paraît quelque peu confus ou, comme le notent des journalistes – au courage véritablement historique – qui évoquent même un message contradictoire du gouvernement, c’est normal : ça l’est. Confus ou contradictoire sont même de délicats euphémismes qui cachent mal un sacré bordel de pompe à merde à tiroirs, si vous me passez l’expression, elle-même en-deçà de la réalité que les mots ont cessé depuis longtemps de pouvoir appréhender.

En pratique, cette dernière séquence gouvernementable n’est que la plus récente (et probablement pas la dernière) démonstration de l’invraisemblable nullité des clowns à roulettes qui font croire qu’ils nous gouvernent, le tout dans un empilement d’approximations, de gesticulations et d’authentiques débilités contradictoires qui ne peuvent que lasser le peuple.

Évidemment, cette belle brochette d’andouilles fumées n’entend pas se faire rappeler à l’ordre lorsqu’enfin, les uns et les autres finissent par ne plus tenir compte de leurs injonctions paradoxales boiteuses. Pour cela, le gouvernement et, dans une grosse partie, la presse à sa solde, a trouvé une parade pratique : toute dissidence d’esprit, toute opposition argumentée et toute pensée déviante seront étouffées non en l’interdisant mais en la taxant de complotisme (il est vrai que taxer, ils savent faire).

À l’instar des idées politiques qu’on ne veut pas voir abordées et qu’on éteindra en affublant ceux qui les portent du sobriquet de « fasciste » ou « nazi », ce gouvernement procédera sensiblement de la même façon avec ceux qui ne veulent pas se laisser faire dans ce déluge de contradictions, en les traitant de complotistes.

Et c’est d’autant plus facile qu’en effet, le complotisme se développe actuellement à grande vitesse au sein de Français de plus en plus déboussolés par les âneries gouvernementales.

Ceci n’est pas un hasard et ce phénomène a bien une explication : l’humain est construit pour détecter du signal dans des masses de bruits auquel il est rapidement intolérant. Ceci veut dire qu’en moyenne, les gens normalement intelligents supportent mal les événements sans queue ni tête, sans explications, et beaucoup cherchent donc assez naturellement à trouver un sens aux grotesqueries gouvernementales.

Comme le ratio signal / bruit grimpe chaque jour et à chaque intervention d’abruti poudré et autres ministricules incompétents, cette recherche d’un sens caché attise donc l’apophénie ambiante, qui, à son tour, permet aux premiers responsables de crier au complotisme et leur permet, à bon compte, de faire taire le peuple qui, en réalité, ne les supporte plus.

Pire : on en vient à ratiboiser les libertés les plus fondamentales sous des prétextes toujours moins fondés, quitte à tordre encore un peu plus le sens des mots. On nous intime l’ordre d' »apprendre à vivre avec ce virus », à condition que cette vie ne comporte plus de réunions sociales, d’activités sportives ou culturelles, des moindres plaisirs de la vie courante, que les relations ne soient plus que professionnelles et littéralement mesurée (à 1.5 mètres près), en bref, une vie qui n’est plus très loin des meilleurs moments en Union Soviétique au milieu des années 60.

La réalité est malheureusement bien terne puisqu’il n’y a aucun plan, il n’y a aucune logique, aucune raison, aucun sens caché, aucun Rothschild et aucun illuminati reptilien derrière ces calembredaines et ces agitations consternantes.

Il n’y a qu’une suite de réactions à la va-vite, d’improvisations maladroites, une culture consternante du « puisque ça nous dépasse, feignons d’en être les organisateurs ». En fait, il n’y a qu’une peur panique de se faire rattraper par cette réalité pourtant indéniable qu’ils sont complètement incompétents, n’ont aucun contrôle de quoi que ce soit, qu’ils aggravent la situation par leurs gesticulations grotesques et que ce genre d’attitudes débilissimes finit toujours par au mieux des procès, au pire des violences, voire des révoltes ou, s’ils vont vraiment trop loin, une révolution.

Ce pays est foutu.

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La presse française continue de croire qu’elle fait du bon boulot

Par h16

Il semble qu’il n’y aura pas un combat stérile et contre-productif que le Monde d’Avant n’évitera. Appliquée et consciencieuse, la presse française continue donc, obstinée, celui qu’elle mène contre Google. Pour nous en débarrasser, on ne peut souhaiter qu’une chose : qu’elle le gagne.

On se rappelle en effet que, au début de la crise sanitaire et pendant que certains tentaient de sauver des vies, d’autres s’employaient farouchement à saboter ce qui fonctionnait encore dans le pays.

La presse française ne faisait pas exception en faisant pression sur le parlement afin de pousser sa vision très particulière du droit d’auteur quitte à criminaliser l’usage du lien HTML afin de forcer Google à la rémunérer, sa fine production étant, c’est bien connu, sujet à un engouement tel que tous les internautes se l’arrachent chaque jour dans une bousculade largement monétisable.

Comme prévu, Google renvoya les impétrants à leurs études : la firme de Mountain View décida fourbement de n’afficher ces extraits qu’avec l’autorisation explicite des éditeurs de presse, autorisation assortie d’une exonération de tout paiement. Et incroyablement, devant la menace de voir disparaître tout référencement (gratuit), toute mise en avant (gratuite) et toute publicité (gratuite) que Google leur offrait pour leurs passables contenus, les éditeurs s’empressèrent de signer, laissant Google News continuer donc exactement comme avant.

La fessée fut un tel affront que « l’Alliance de la presse d’information générale » s’en est remise à un vague organe administratif, qui, sans surprise, lui accorda gain de cause, … qui fut confirmé par une récente décision de la cour d’appel de Paris.

Ah ah, fini de rire, Google News va devoir rémunérer la magnifique production française qu’il fait apparaître dans ses colonnes !

Sauf qu’en réalité, c’est bel et bien une victoire à la Pyrrhus qu’ont obtenu une fois encore les éditeurs de presse français : croyant fermement que les services de Google ont besoin de leurs productions, persuadés qu’ils sont qu’ils tiennent le bon bout du bâton, ils ne comprennent pas qu’ils n’ont obtenu qu’une victoire juridique alors que le combat se joue plutôt du côté du marché, celui de la confiance et de la crédibilité des informations qu’ils fournissent.

Et ce combat là, ils l’ont déjà perdu.

Car si l’on peut arguer, comme le fait un récent et intéressant article de Contrepoints, sur le besoin mutuel des deux entités, presse d’un côté, Google de l’autre, il n’en reste pas moins qu’il existe, concernant cette relation, une vraie différence en France où les dépendances de l’un vers l’autre sont en réalité grossièrement asymétriques.

La réciprocité des interactions presse / Google n’est vraie que tant qu’on considère cette firme et ces acteurs en fonction de ce qu’ils clament être. Ainsi, Google se présente comme un moteur de recherche et d’agrégation, mais il faut voir qu’il est aussi devenu une régie publicitaire et un véritable portail pour l’internaute : force est de constater que ce dernier va sur Google pour, précisément, chercher des informations et obtenir des sources de données qu’il obtient de façon suffisamment efficace pour que le moteur de Mountain View se soit incontestablement hissé tout en haut du marché.

De son côté, la presse prétend fournir des informations et un état des lieux du monde qui nous entoure. À ce titre, Google devrait être heureux de pouvoir présenter le contenu et devrait même rémunérer cette presse pour avoir le droit de le faire, tant cette production d’informations solides, correctement sourcées et vérifiées peut lui être favorable pour attirer des internautes.

Las. L’asymétrie réside dans le fait qu’en France, la presse a depuis longtemps complètement relégué son but officiel (fournir des informations solides, factuelles, neutres, permettant au public de se faire une opinion informée des événements) loin derrière un autre but, bien plus efficace à assurer sa survie : plaire aux institutions et au pouvoir du moment, ce qui lui assurera une manne de subventions sans avoir à déployer les efforts nécessaires pour plaire au public, et notamment celui provenant de Google.

Cette asymétrie explique très bien plusieurs phénomènes.

Le premier, c’est la véritable rage procédurière et taxatoire qui s’est emparée des éditeurs de presse repris par Google. Par définition, il est toujours plus facile d’user de la force étatique pour ponctionner l’argent des autres que de le gagner par un travail qui demande des efforts bien plus considérables. Dès lors, il ne faudra pas s’étonner que ces éditeurs aillent en justice à chaque fois qu’ils le pourront, en lieu et place de toute remise en question de leur modèle de fonctionnement précaire.

Le second, c’est la différence éclatante de comportement entre ces médias et ceux de tous ces pays où ils ne sont pas subventionnés : ces derniers, confrontés plus ou moins frontalement à la concurrence et aux désidératas du public, ont déjà entamé leur mutation numérique depuis des années et savent qu’il faudra faire avec Google, pas contre.

Le troisième, c’est la méfiance grandissante des Français vis-à-vis de leurs médias dont ils comprennent de mieux en mieux qu’ils ne sont plus que des instruments de propagande au service d’intérêts parfois concurrents entre eux, mais certainement jamais en faveur du peuple et certainement pas à l’écoute des consommateurs.

Du point de vue de Google, le marché n’est alors plus le même : les internautes qui viennent ne sont plus aussi convaincus de trouver là des informations de première fraîcheur, en atteste d’ailleurs l’érosion inquiétante de la confiance que les Français portent dans leurs médias :

confiance dans les médias, statista

Ce dernier phénomène est si vrai qu’il est mesurable, cette confiance dans les médias faisant l’objet de sondages réguliers (dont je fais part parfois ici même, par exemple en 2016 ou 2019).

Mais cela va plus loin encore : comme le note un récent article de The Economist, cette érosion marquée de la confiance se corrèle fort bien avec l’introduction des moyens mobiles de consulter internet.

Ce n’est pas un hasard : à mesure qu’internet devient facilement accessible, disponible rapidement, la possibilité pour le citoyen de vérifier les informations et de les recouper par différentes sources devient elle aussi plus importante. De façon intéressante, les gouvernements sont donc de plus en plus confrontés à la mémoire d’internet qui renvoie de plus en plus souvent les politiciens à leurs mensonges et leurs turpitudes qu’il leur devient difficile de cacher.

Parallèlement, les médias qui fournissent l’offre d’information la plus complète seront plébiscités et n’auront donc pas de mal à bénéficier de l’exposition offerte par Google. Par opposition, ceux vivent de subventions et ont donc un intérêt direct à ne présenter que certaines informations favorables à garantir leur source de revenus (en provenance direct… du gouvernement !) finissent par se faire rattraper, inexorablement, par la perte de confiance du public dans les institutions : les mensonges des politiciens, relayés sans distance par une presse devenue propagandiste, finissent par éclabousser les journalistes qui ne sont plus alors perçus que comme des petits colporteurs de la parole officielle.

Les exemples français abondent, mais la récente crise sanitaire aura d’ailleurs été l’occasion de mesurer le véritable canyon qui s’est ouvert entre le peuple et ses dirigeants à mesure que s’empilent les mesures coercitives de plus en plus loufoques, sans que la presse se montre réellement capable ni de présenter ni d’expliquer cette évidence, sans parler de la faire remonter au gouvernement, complètement hermétique à la question.

Ces éléments de contexte et ces tendances lourdes, jamais démenties depuis plus d’une décennie maintenant, permettent d’affirmer que la presse française continue de creuser sa tombe avec sinon de l’enthousiasme au moins une vigueur inquiétante à coups de procès et d’injonctions légales.

Quand on voit son niveau moyen, et sa qualité générale (ou son absence quasi-clinique de qualité), il en est finalement mieux ainsi et le sort funeste qui l’attend pourrait créer une véritable opportunité que ce pays retrouve enfin une presse de qualité.

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Encore un week-end festif au commissariat de Champigny-sur-Marne

Par h16

Week-end festif à Champigny-sur-Marne : dans la nuit de samedi à dimanche, le commissariat a été attaqué par une troupe de quarante joyeux drilles à coups de barre de fer divertissantes et de jets de projectiles dont des mortiers d’artifices réjouissants.

Des jeunes, assez probablement déçus par les petites restrictions – certainement liées au strict respect sanitaire, cela va sans dire – dans leurs échanges commerciaux réguliers de vente de produits relaxants ont ainsi exprimé leur désarroi devant l’établissement des gardiens de la paix qui ont vraisemblablement pris note de leur mécontentement, comme en témoignent les images filmées de différents points de vue et qu’on trouve maintenant un peu partout sur les réseaux sociaux.

Attaque du commissariat de #Champigny. 40 individus attaquent le commissariat. Les nuiteux encore visés.
Véhicules de police dégradés et feux de poubelles. #ensauvagement…. jusqu'ici tout va bien. @GDarmanin @E_DupondM @PoliceNationale pic.twitter.com/3DHbZ0sQGy

— OPTIONNUIT (@optionnuit) October 11, 2020

Cette réaction est réellement étonnante de la part de la population locale qu’on sait, depuis un moment, être à la fois aussi calme que paisible. Champigny est en effet une cité reconnue pour sa douceur de vivre et son commissariat n’est l’objet d’attaques en règles que de façon très irrégulière, comme en témoigne le faible nombre d’articles de presse qui relatent les rares différents entre les forces de l’ordre et les frétillants citoyens du cru.

Tenez, dès 2011, je notais dans un petit article que ce commissariat avait été témoin de petits débordements. À l’époque, la presse avait fait assaut de prudence pour relater les événements et leurs articles pastels permettaient d’établir que des jeunes à peine pubère, après un Monaco bu trop vite en plein soleil, avaient chanté deux chansons paillardes devant ce commissariat pour réclamer le droit de vendre des fruits et légumes primeurs à tarifs concurrentiels ; des policiers avaient alors dispersé l’amusante petite troupe après avoir brandi la menace de hausser le ton, et tout rentra dans l’ordre à temps pour voir Vivement Dimanche dans des conditions de stress minimales.

taubira : il faut que jeunesse se passe

Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre et, tout comme en 2018, l’année 2020 s’écoule donc, paisible et raisonnable : en avril, il ne s’est rien passé de significatif, pas plus en juillet qu’en août, et le mois d’octobre s’annonçait donc très peu stressant.

Malheureusement, il semble bien que la guerre contre le trafic de Darmanin – ou, disons, la guéguerre de communication de Dardmalin contre le trafic de drogue, plutôt – provoque de petites irritations de la part des dealers qui font quelques opérations de représailles : déjà fort marris d’avoir été gênés les mois de mars et d’avril passés, on comprend que nos commerçants locaux n’entendent pas laisser du terrain au ministre de l’intérieur qui, il est vrai, a bien du mal à remplir son costume à coup de petits tweets rageurs.

Les petits caïds n’impressionnent personne et ne décourageront pas notre travail de lutte contre les stupéfiants. Heureusement aucun blessé dans l’agression visant le commissariat de #Champigny cette nuit. Soutien total à nos policiers qui font un travail difficile.

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 11, 2020

Bien évidemment, devant ce qui vient de se passer, une réponse logique pourrait consister à ne pas se laisser faire, boucler la cité et nettoyer les caves une à une pour y débouter les trafics, les stocks et les dealers, ce qui aurait le mérite d’envoyer un message clair de la République à toutes les autres cités dans un cas similaire. L’efficacité finale de l’opération serait très discutable, mais au moins la crédibilité du ministre et des forces de l’ordre derrière lui n’en serait pas durablement amoindrie. En lieu et place de quoi, cette réponse possible ne sera même pas envisagée : Darmutin va probablement montrer ses petits bras pas musclés, saisir un ou deux scooters et deux barrettes et hop, le travail sera considéré comme achevé.

En réalité, il n’y a guère que deux façons réalistes de s’attaquer au trafic de drogue qui gangrène certaines cités françaises.

L’attaque frontale en est une : elle n’a jamais marché, comme en témoignent les années de prohibition aux États-Unis qui se soldèrent par des dizaines de milliers de morts et un échec complet des politiques menées qui ne firent disparaître ni les trafics, ni l’alcoolisme, et engendrèrent violences et corruption massives.

L’autre voie possible est la légalisation : c’est en pratique la seule façon de saper les fondements (financiers) de ces trafics et, pour le coup, ceci a déjà été tenté dans plusieurs États, avec succès… Cependant, cette légalisation ne peut fonctionner qu’à une condition impérative : que la justice et la police soient prêts à gérer les violences qui suivront inévitablement l’assèchement des ressources liées au trafic.

En effet, par la force des choses, les dealers actuels sont quasiment sélectionnés sur leur capacité à user de la violence et à enfreindre loi et moralité pour aboutir à leurs fins. La disparition du trafic illégal signifie aussi un effondrement des cours des produits qu’ils vendent, et donc de leur source de revenus. Ceci entraînera naturellement un report des violences actuelles vers d’autres sources illégales de profit (vols à la tire, cambriolages, car-jacking, home invasion, extorsion, et j’en passe) bien au-delà des cercles connus de ces cités.

Du reste, c’est exactement ce qu’on a pu observer avec la fin du confinement : comme il a fallu rattraper le temps perdu pendant les deux mois d’arrêt de l’économie (et donc aussi de l’économie souterraine), il y a eu un report de la violence normalement contenue à certains quartiers bien au-delà de ces derniers ce qui s’est traduit par une explosion des crimes et délits un peu partout dans tout le pays, y compris à des endroits réputés plus calmes auparavant.

Problématiquement, les forces de l’ordre sont actuellement noyées dans les procédures et la paperasserie, leurs moyens opérationnels sont souvent réduits à des bouts de ficelles, et les contraintes politiques (ne pas faire de vagues, ne surtout pas risquer les émeutes) sont si fortes que ces institutions ne travaillent plus guère qu’à harasser le paisible citoyen à coups de prunes circulatoires aussi diverses, variées que stupides.

Parallèlement, la justice, dont le budget rikiki est en totale inadéquation avec les besoins réels, a été essentiellement colonisée par des magistrats acquis aux causes les plus progressistes et qui n’entendront certainement pas abandonner leur idéologie marxiste pour tenter de faire revenir le calme dans le pays. Par exemple, l’idée de construire des prisons en France est toujours repoussée aux calendes grecques, alors même que s’empilent les condamnations internationales pour l’insalubrité des centres de détentions français et que les criminels qui devraient y passer se retrouvent de plus en plus facilement dans la nature.

Bref : ni la police, ni la gendarmerie, ni la justice ne sont prêts, même de loin, à gérer la violence inévitable qui suivra soit la décision actuelle d’affronter les trafics de drogue (ou, plus exactement, la volonté de faire un peu de communication musclée), soit la décision bien plus courageuse – mais totalement hors de portée de nos gouvernants – de la légalisation de la consommation et du commerce en France.

Cette attaque de commissariat (une parmi une longue liste, en fait) est une démonstration flagrante de l’absence totale de toute politique d’ensemble de gestion des violences dans ce pays ainsi que de toute volonté réelle de trouver une solution opérationnelle, viable, au problème de la drogue qui gangrène de plus en plus de quartiers du pays.

Il faut se rendre à l’évidence : ce pays est foutu.

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Élection américaine : une presse française coûteuse, borgne et hémiplégique

Par h16

Si l’on s’en tient à la presse, la course à la présidentielle américaine est particulièrement serrée, avec un président Trump distancé par un candidat Biden adulé de tous (imaginez ici une foule en délire, avec masques et distanciation sociale tout de même, ne rigolons pas avec ces choses-là, n’est-ce pas).

Cependant, la réalité est probablement plus nuancée.

Il est clair que certains Américains n’en peuvent plus d’un président qu’ils jugent grossier, arrogant, populiste et qu’ils ont généreusement affublé d’épithètes colorés (littéralement – « orange man » – ou plus métaphoriquement comme raciste, sexiste, etc.) pendant les quatre années passées. Beaucoup ont par exemple détesté sa gestion de la crise sanitaire, et la crise économique qui s’installe à sa suite, avec les difficultés qu’elle représente pour la classe moyenne américaine, ne lui sera probablement pas favorable au moment du vote.

Néanmoins et dans le même temps, le bilan économique de Donald Trump reste bien meilleur que celui d’une administration Obama qui avait laissé le pays pantelant. Beaucoup de citoyens américains en conviennent et ont pu directement ou indirectement profiter de la bonne santé américaine ces dernières années : avant la pandémie, le taux de chômage américain était ainsi affiché au plus bas.

En outre, beaucoup redoutent les programmes économiques mis en avant par les Démocrates, que ce soit la remise en cause des réductions d’impôts consenties par Trump, ou le Green New Deal dont on peut raisonnablement penser qu’il est un gouffre financier en plus d’être un positionnement stratégiquement douteux. Au passage, l’Europe, qui a ouvertement choisi un tel positionnement, devra faire les frais de ces politiques agressivement écologistes dont tout indique qu’elles se termineront par une casse sociale assez phénoménale, comme on la devine déjà du côté des avioneurs, des voyagistes et des constructeurs automobiles…

Enfin la montée des mouvements raciaux qui ont trop souvent dégénéré en violences et pillages donne un boulevard à un Trump qui se place résolument du côté de la loi et l’ordre : au contraire d’un Français qui semble toujours aussi peu regardant de ce qu’on peut bien faire avec ses impôts, l’Américain attend, lui, de son gouvernement une application ferme des principes régaliens et entend en avoir pour son argent. Les scènes invraisemblables qui ont eu lieu ces derniers mois n’ont fait que renforcer l’envie de retour à la normale pour une part croissante des citoyens américains qui le feront savoir dans les urnes en novembre prochain.

Autrement dit, la course à la Maison-Blanche est bien moins pliée que ce que certains sondages en disent… Et encore moins ce qu’en écrit la presse francophone, française en particulier, qui présente essentiellement Trump comme bon perdant dans cette épreuve.

Pignouferies de presse

Il ne se passe d’ailleurs pas une journée sans qu’elle fasse preuve d’une inventivité renouvelée pour tourner absolument tout ce qui peut se passer aux États-Unis de façon défavorable pour l’actuel président, souvent au mépris de toute déontologie journalistique même minimaliste, tant son dégoût pour le personnage est visible depuis ses titrailles souvent contraires au contenu de l’article, jusqu’à certaines tournures de phrases qui laissent songeur.

Ceci étant, reconnaissons que ce n’est pas nouveau : la presse française, massivement à gauche pour ne pas dire gauchiste, n’a jamais fait mine de soutenir systématiquement les Démocrates, ce qui donne un aspect comique à leurs reportages et autres chroniques américaines lorsqu’il leur faut couvrir l’actuelle campagne électorale. L’Amérique vue par les journalistes français est dès lors d’autant plus pittoresque qu’elle en devient souvent pour eux largement indéchiffrable : le filtre idéologique est si fort qu’il pousse le journaliste français à une hémiplégie lourdement handicapante.

Ces derniers jours cependant, on a dépassé de loin le stade du biais de confirmation habituel des médias français : alors que deux affaires majeures secouent et secoueront encore la politique américaine, force est de constater que les médias (français notamment) ont choisi de les oublier pudiquement. Et pour cause : elles desservent assez violemment l’agenda démocrate.

Ici, on se devra en effet d’évoquer le retour de l’affaire ukrainienne dans laquelle est mouillé le fils de Joe Biden, Hunter Biden, qui a bénéficié de la position influente de son père, vice-président durant l’administration Obama, pour se retrouver fort lucrativement dans le comité de direction de Burisma, une holding pour un groupe de sociétés d’exploration et de production d’énergie qui opère sur le marché ukrainien du gaz naturel depuis 2002.

En outre, l’enquête sénatoriale américaine montre de façon claire que Hunter Biden a reçu plusieurs millions de dollars de la veuve du maire de Moscou dans le cadre d’activités de consulting.

Ces différents éléments, qui auraient largement suffi à faire les gros titres s’il s’était agi d’un des fils de Donald Trump, n’ont guère défrayé la chronique française qui, en 2019, se contentait de trouver tout ceci très moyennement intéressant.

En outre, on découvre à présent, alors que plusieurs documents, portant sur l’ingérance russe dans la campagne électorale américaine de 2016 jusqu’à présents secrets et maintenant déclassifiés, qu’en réalité, Hillary Clinton a concocté le « Russiagate » pour salir Trump et détourner l’attention de ses propres turpitudes, notamment les emails stockés sur un serveur personnel. Apparemment, la candidate de l’époque a accepté un plan visant à salir Donald Trump, à l’époque son rival, en l’accusant de collusion avec les Russes dans leur tentative de piratage des élections. Pire : cette information a été portée à l’attention d’Obama par le directeur de la CIA de l’époque, John Brennan, ce qui montre que tant la CIA qu’Obama étaient au courant de ce qui se passait réellement.

L’affaire fait d’autant plus de bruit que le calendrier des événements décrits dans ces documents déclassifiés correspond plutôt bien au calendrier dans lequel le Russiagate fut à l’époque dévoilé au public…

De façon intéressante, ces deux affaires montrent d’assez copieuses casseroles trimballées par un parti Démocrate bien plus prompt à distribuer des barils de moraline qu’à en ingérer une seule cuillérée. Et dans ces deux affaires, le travail de reportage de la presse française est en dessous de tout puisqu’il faudra qu’elle soit acculée dans ses derniers retranchements pour en parler et admettre que le camp démocrate n’a absolument rien à envier au camp républicain en matière de petites et grandes crasses politiques.

Sur un plan plus français, cela indique une fois encore la profondeur abyssale à laquelle sont descendus les journalistes français des principaux médias qui ne font plus que des articles d’opinion. Il ne s’agit plus pour eux, auto-investis d’une mission, d’informer le public mais bien de l’éduquer à ce qu’il faut penser, en désignant les bons, les méchants et ce qu’il faut en penser.

De l’autre côté de l’Atlantique, les médias souffrent d’un lourd biais équivalent à la différence cependant qu’ils ne sont majoritairement pas payés par les deniers publics. Français comme Américains sont informés par une presse lourdement partisane, mais incroyablement, les Français paient pour ça (et fort cher, en plus !).

Pire : beaucoup en redemandent…

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Davantage de pauvres et encore davantage de plans pauvreté

Par h16

Certes, la France est passée par une petite phase délicate de confinement. Certes, vigoureusement mise en sommeil pendant plusieurs mois par une équipe gouvernementale au taquet, l’économie a subi quelques revers mais, comme cette équipe gouvernementale était justement au taquet, tout est maintenant rentré dans l’ordre. Ou à peu près : il y a encore quelques pauvres en République du Bisounoursland…

Pourtant, les élites qui nous dirigent n’ont pas lésiné sur les moyens de fusiller d’aider les citoyens avec leur propre argent : par l’utilisation habile et totalement inattendue d’un endettement hors norme, l’équipe au pouvoir a largement ouvert tous les sprinklers à pognon de la République.

Emmanuel Macron, le Grand Titimonier parisien, l’avait fait savoir dès le début des exactions décisions de confinement prises en mars : « l’étapéra » avait-il lancé comme nouvelle incantation censée marabouter l’économie, évaporer les problèmes de chômage et faire revenir la croissance aimée.

Malheureusement, ces incantations, tout comme les fines potions économétriques du druide Bruno Le Maire et les totems qu’on fit porter, de force au besoin, à tous les Français, ne suffirent pas à compenser les pertes d’activités et d’emplois que le confinement aura entraînés. Le constat est sans appel : malgré tous les efforts pour saboter sauver le pays, la pauvreté progresse comme jamais.

Ainsi, on découvre, consterné, qu’un Français sur dix est obligé de sauter des repas pour s’en sortir (et 38% chez les plus précaires). Apparemment, l’étapéra, sauf certains repas.

Et si les repas ne manquent pas pour tous, une part croissante des Français a bel et bien subi une perte de revenus suite à cette crise qui est maintenant nettement plus économique que sanitaire : dans son récent rapport, le Secours populaire décrit une France où plus de la moitié des Français n’a pas pu partir en vacances cette année (dont 26% pour des raisons strictement financières) mais, surtout, où plus de 30% d’entre eux ont vu leurs revenus baisser.

Toute la France est touchée et même sa capitale doit se résoudre à compter plus de nécessiteux qu’avant la crise, au point que sa frétillante maire soit forcée à annoncer une hausse de plus de 20% du chômage constaté : de façon assez stupéfiante, il semble qu’obliger les commerces à fermer, leur imposer de lourdes contraintes administratives et sanitaires et mettre des bâtons dans les rues de leur clientèle provoque des effets de bords indésirables sur le chiffre d’affaires et sur le revenu des boutiques, commerces et artisans de la ville ! Sapristi !

Bien évidemment, la maire n’en a pas moins expliqué avoir débloqué vite fait 200 millions d’euros de fonds pour aider cette masse supplémentaire de chômeurs et de nouveaux bénéficiaires du RSA. C’est d’autant plus facile que la dette de la Ville de Paris n’est connue qu’à un gros milliard d’euros près, ce qui donne une bonne latitude pour arroser les chômeurs et arranger les nouvelles coronapistes végétalisées bioconscientes.

Du reste, reconnaissons en outre que le constat économique n’est pas limité à la France : l’économie de l’Europe tout entière doit en effet composer avec une remontée du chômage démontrant surtout que les décisions baroques de certains gouvernements n’ont fait qu’amplifier une tendance qu’on sentait de toute façon poindre dès janvier dernier.

Cependant, Françaises et Français, citoyennes et toyens, lectricezélecteurs, rassurez-vous : bien que dramatique et probablement totalement hors de conceptualisation des endives molles qui nous gouvernent, la situation n’en est pourtant pas désespérée puisque nos légumes ministériels ont réponse à tout.

Mais si, rappelez-vous ! Il y a deux ans, le chef de l’État s’était en effet clairement prononcé pour un grand plan contre la pauvreté, au milieu de ses plans pour des vélos, des chaudières, des petits-déjeuners,
des cabines de douche et des permis de conduire et après deux ans d’application, le bilan permettra de tirer les excellentes conclusions qui s’imposent pour piloter le pays vers les vallées de lait et de miel d’où les pauvres ont disparu.

Certes, après la première année du plan, en 2019, le bilan n’était pas fameux-fameux : le revenu universel d’activité n’était pas encore lancé, les APL avait baissé et certaines mesures étaient contradictoires avec d’autres pour un bilan global franchement mitigé pour ne pas dire médiocre voire nul.

Mais une année de plus a permis de redresser la barre : le revenu universel d’activité est globalement enterré, les APL n’ont pas remonté, le nombre de chômeurs explose, la pauvreté aussi, et les acteurs de terrain en viennent à la conclusion que le bilan global est franchement mitigé pour ne pas dire médiocre voire nul ahem bon bref.

Devant cette réussite, il est donc temps d’en remettre une couche : dans un acte d’une bravoure et d’une continuité inouïe, le gouvernement entend donc lancer un second plan, encore plus ambigutieux que le précédent et qui va forcément résoudre les problèmes qui ne l’ont pas déjà été.

On se doute que l’ensemble des dispositifs proposés reposera essentiellement sur l’utilisation des finances publiques, qui, pour rappel, proviennent soit de la dette (déjà obésifiée par la petite période de sprinklers festifs des mois passés) soit des ponctions contribuables.

En somme, concernant ces pauvres, là encore, l’étapéra mais pour cela, on s’assurera que l’étaprendra avant. Et comme il y a de plus en plus de pauvres, il prendra même de plus en plus : au prétexte de soulager ces individus auxquels il promet monts et merveilles, il prend à tous, et surtout à ceux qui produisent de l’activité. Arrive malheureusement un moment où l’activité, grevée par les ponctions ininterrompues de l’État, n’est plus assez rentable et doit cesser, ce qui provoque appauvrissement et chômage. Oh, zut.

Le chômage augmente alors, engendrant de nouveaux pauvres auxquels (rappelez-vous) l’État s’est promis de venir en aide. Ce qui le pousse naturellement à augmenter encore ses ponctions, … qui alourdissent à nouveau les charges pesant sur les entreprises et les salariés, les rendant moins rentables… Entretenant le cercle vicieux.

Lorsque le président s’écrie, entre deux savonnages musclés de ses petites mains fluettes, que l’étapéra, ce qu’il signifie en réalité n’est que l’accélération de ce cercle vicieux.

Socialistes de tous pays, réjouissez-vous : l’État fait plein de nouveaux pauvres !

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Le petit séparatisme de Macron

Par h16

Beaucoup attendaient les déclarations du chef de l’État sur les soubresauts communautaristes observés en République Française Une Et À Peu Près Indivisible. Vendredi dernier, Emmanuel Macron a donc fermement empoigné la question et un micro médiatique pour dire ce qu’il pense du séparatisme, ce qu’il entend faire afin de s’y opposer et qu’on va voir ce qu’on va voir scrogneugneu.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Eh oui, il y a comme un petit souci en République du Bisounoursland ! Il semble que certains, au cœur même du pays, ne veulent plus trop « vivrensemble » et « faire société », selon les expressions simplettes à la mode : certains quartiers dérivent loin des lois du pays, certaines communautés ne veulent plus respecter les us et coutumes de l’habitant séculier.

Bref, il semble qu’il en soit fini de la distribution de petits bonbons républicains et de sucreries sociétales et qu’il faille enfin s’attaquer au problème qui, pour une fois, semble nommé : le séparatisme islamique.

Avec un ennemi identifié aussi clairement que le corset du politiquement correct le permet actuellement quitte à effacer le mot communautarisme pour le remplacer par celui de séparatisme (c’est plus chic, apparemment), le plan d’action s’écrit alors de lui-même et Macron n’a donc eu aucun mal à lancer quelques solides pistes : puisque le séparatisme islamiste nous guette, il nous propose donc petit facepalmd’accroître l’importance de la langue arabe dans les enseignements scolaires, de mieux étudier la richesse de la civilisation musulmane au niveau universitaire, sans oublier bien sûr de créer un « institut scientifique d’islamologie » parce qu’une Hautotorité Islamologique, ça faisait pompeux, et que des plans de bataille sans Comité, sans Commission, sans Hautotorité ou sans la création d’un Bidule Républicain ad hoc, ça fait trop cheap.

… Ah, et n’oublions pas une nouvelle interdiction : celle de l’instruction à domicile, qui sera donc restreinte à des cas très spécifiques. Car en effet, lutter contre les familles qui veulent des enfants éduqués et opérationnels loin de la propagande nationale est aussi une étape indispensable de la lutte contre le séparatisme dont, à la lecture de ces éléments, on commence à comprendre qu’il sert de nouveau prétexte pour restreindre encore la liberté des Français.

Ainsi, comme pour la crise sanitaire qui fut un véritable boulevard pour rouleau-compresser de la liberté avec un enthousiasme à peine caché, le séparatisme joue maintenant le même rôle : surtout, ne laissons pas des familles libres d’instruire leurs enfants comme bon leur semble ! En assimilant dans un geste aussi large que grotesque l’éducation à domicile aux écoles privées coraniques, on parvient ainsi à confondre « instruction parentale » avec « terrorisme à la maison ».

C’était aussi facile que prévisible, et c’est dans la parfaite continuité de ce quinquennat lamentable.

Bref, encore une fois, la compréhension franchement partielle du problème se traduit chez nos gouvernants par une action foutraque voire contre-productive et directement liberticide. Il manquait une taxe et une subvention, mais gageons qu’elles apparaîtront dans les projets de lois qui seront rapidement pondus à la suite de ce moment de bravoure élyséen.

Parce que rendons-nous à l’évidence : tout ceci, c’est du flan, et du flan pas frais de surcroît.

Ainsi donc, on prétend augmenter l’importance de l’arabe à l’école, chose qui pourrait vaguement se discuter s’il y avait une demande de la part d’une majorité de Français (ce n’est pas le cas), mais qui vient complètement en opposition avec l’idée même de ne pas singulariser certains dans le giron républicain : alors qu’on sait pertinemment que le niveau en langue française s’effondre pour tous les élèves, que le niveau de maths devient véritablement préoccupant, on peine à voir la pertinence de cette mesure et pourquoi il ne faudrait pas plutôt renforcer l’apprentissage du français y compris dans les familles ou l’arabe est la langue parlée. Il apparaît en effet que le français reste la langue du pays, et il semble plus que raisonnable de donner un maximum de chance de bien la parler et correctement l’écrire à ceux qui devront s’en servir partout dans le pays pour y vivre décemment.

Pourtant, comme le fait niaisement remarquer Macron avec un petit regard triste, on ne peut pas d’un côté noter l’indépassable « manque de moyen » de l’Éducation nationale lorsqu’elle tente de dispenser une éducation vaguement opérationnelle à ses cohortes de jeunes branleurs, et de l’autre côté vouloir étaler ses maigres moyens sur un peu plus de matières.

Autrement dit, tout ceci revient encore une fois à mettre la charrue avant les bœufs. On s’attendait à quelques mesures fortes et tout ceci n’est qu’une veule succession de propositions électoralistes.

Pire : alors qu’en mars 2019, il semblait impensable de toucher à la loi de 1905 consacrant la séparation de l’Église et de l’État en France, voilà qu’on envisage à nouveau de tripoter ce texte, histoire d’ajouter un peu plus de tubulures chromées et de contorsions législatives à une République déjà largement empêtrée dans ses contradictions : en somme, alors qu’en 1905, la République avait choisi de séparer les affaires religieuses de celles de l’État, Macron imagine qu’on va maintenant devoir adapter la loi à l’Islam, ce qui revient à faire strictement l’inverse du chemin fait alors.

Ce n’est malheureusement pas une erreur d’analyse, ni un égarement de Macron : dans un renversement stupéfiant de responsabilité, son discours montre en effet qu’il considère que c’est la République qui a failli et qu’elle doit donc s’adapter à la nouvelle donne.

Plus fondamentalement, le séparatisme qu’on observe est en réalité la conséquence logique d’un abandon des fonctions régaliennes de l’État suite aux pressions des habituels activistes. Les zones de non-droit ne le sont pas à cause de l’Islam, mais à cause de l’absence de réponse ferme d’un État régalien qui s’est évaporé. Les prêches radicaux perdurent pour exactement la même raison : les lois existent qui les interdisent comme existent les lois qui permettent d’expulser les prédicateurs extrémistes étrangers. Reste à les appliquer, fermement, systématiquement. Ce n’est pas le cas, comme pour une longue liste d’autres dérives lamentables.

En réalité, les problèmes sociétaux existent bien avant d’être exacerbés par la religion dont le rôle ici est de servir de bouclier aux associations, militants et autres propagandistes de l’anti-racisme, l’anti-fascisme et autres fariboles faussement humanistes. Ces problèmes sociétaux existent à cause de la démission complète de l’État qui les a laissés se développer, par l’électoralisme le plus crasse des politiciens du cru, laissant un vide que l’islam a eu d’autant moins de mal à combler qu’il était radical et offrait, lui, une colonne vertébrale idéologique à des individus qui n’en avaient plus.

À force de collectivisme, les politiciens et leur instrument, l’État, ont fusillé la notion de famille (il n’y a plus d’autorité parentale et il n’y a plus aucune autorité sociale qui rappelle les règles de vie en société), ils ont fusillé la notion de responsabilité personnelle (tout pourra être excusé si on tire les bonnes cartes passe-droit, du colonialisme jusqu’à la pauvreté et j’en passe), et ont ainsi créé des individus en mode « victimes permanentes » qui ne savent que couiner pour réclamer le sein de l’État et utiliser ses failles, ses largesses et ses prébendes pour passer de l’usage à l’abus, systématiquement.

En ne s’attaquant absolument pas à la racine du mal, en s’occupant encore une fois des conséquences et en apportant des réponses parfaitement crétines et (pire encore) liberticides à ce problème analysé de travers, Macron signe ici une des étapes les plus catastrophiques de l’effondrement français.

Ce pays est foutu.

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Plein de vélos, d’accidents, de bouchons et de chômeurs

Par h16

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des idées. Plein. Malheureusement, à mesure qu’elles s’accumulent, on se rend compte qu’une majorité d’entre elles sont… pourries.

Et quoi de mieux que la capitale du pays pour illustrer que l’enfer est pavé de bonnes intentions, qu’elles sont glissantes et qu’on y dérape donc facilement au point de se faire mal ?

Prenez l’idée lumineuse qui consiste à remplacer, de force et pas trop doucement, les voitures, les camions et autres camionnettes, par toute une cornucopie de nouveaux moyens rigolos de déplacement, depuis la trottinette électrique jusqu’au monocycle (électrique aussi) en passant par le vélo, éventuellement électrique aussi.

Avant le confinement, on sentait déjà les limites de ce brillant concept, depuis les déboires de la mairie avec le prestataire de bicycles louables jusqu’à la tendance nette à l’augmentation des accidents graves sur ces engins (et, souvent, sous ceux de la municipalité) ; augmentation en 2018, augmentation en 2019 (y compris sur trottinette), augmentation en 2020, la tendance n’était pas bonne.

Le confinement aura été l’occasion de graver les bonnes habitudes dans le marbre : beaucoup de mairies de grandes villes ont profité de l’occasion pour accroître massivement le nombre de pistes cyclables, et la disparition notoire d’une grosse partie des automobilistes a laissé croire que les choses allaient durablement changer en faveur des cyclistes.

Depuis, le constat ne fait plus guère de doute : plus on met de vélos sur les routes, plus il s’en gamelle. Eh oui : avec un vélo, on peut aller du point A au point B, ou à la morgue aussi parfois.

Mais n’oublions pas l’idée initiale : nos villes ne doivent plus devenir des autoroutes à ciel ouvert, et tout devra donc être fait pour, d’une part, rendre la vie des automobilistes impossible et d’autre part, y faire le maximum de place pour les petits pédaleurs.

Reconnaissons au moins aux pouvoirs publics un succès certain dans cette première mission puisque circuler en voiture dans les grandes villes françaises est maintenant devenu un véritable calvaire qui expliquera certainement, dans les décennies à venir, nombre de dépressions, suicides, épuisements et altercations violentes au sein de la société française. Gageons que lorsque des économistes étudieront avec attention la perte de richesse que cette idée aura entraîné, leurs conclusions seront soigneusement cachées devant la hauteur de l’outrage au bon sens et toute la misère engendrée…

D’autant qu’à force d’ajouter des vélos sur des vélos, les bouchons d’automobiles ont petit-à-petit fait place aux bouchons pédaliers dans lesquels il devient difficile, voire dangereux, de se déplacer : victime de son succès, le vélo encombre maintenant une infrastructure citadine qui, malgré les ajouts assez souvent malheureux et pas trop bien conçus, reste sous-dimensionnée pour l’afflux de frétillants pédalomanes…

Cyclistes dont, au passage, on mesurera assez précisément la conversion écologiste lorsque pluie, verglas et froidure seront de retour cet hiver ; il n’est pas invraisemblable d’imaginer que la mauvaise saison arrivée, les grandes villes se dépeupleront un peu de leurs petits pédaleurs qui tenteront alors de retourner aux modes de déplacement plus traditionnels… Pour retrouver des routes largement réduites et donc ultra-encombrées, des rames de métro collées-serrées et des RER aux performances de plus en plus aléatoires.

Certes, on pourra me reprocher de brosser ici un tableau bien pessimiste d’une situation qui ne l’est pas tant. Et ma foi, c’est vrai puisqu’avec ce renouveau du vélo dans nos villes, c’est aussi toute une gamme de nouvelles activités qui a vu le jour, à commencer par une recrudescence des vols en bande organisée, comme a récemment pu le découvrir une équipe de journalistes.

Si, d’un côté, on se rassurera en se disant que ces vols permettent à toute une économie parallèle de se mettre en place et à un nombre important de personnes d’en vivre, sans parler de ceux qui, à l’autre bout du monde (ou de l’autre côté de la Méditerranée, disons) profiteront de l’aubaine que constitue un solide biclou Décathlon, youpi et tant mieux pour les échanges Nord-Sud surtout lorsqu’ils sont sains et basés sur une entente mutuelle ahem broum broum patati patata, d’un autre côté, on ne pourra s’empêcher de noter que notre équipe de journalistes a réalisé en quelques heures un travail que la police, pourtant rémunérée pour ce faire, semble absolument incapable de réaliser.

Mais baste, passons : si les uns et les autres devaient faire correctement leur travail, comment voudriez-vous que la France reste ce bordel désorganisé et coûteux qui attire tant de monde ?

On le comprend : le vélo a envahi les rues des villes de France, pour le plus grand bonheur des écolos, des amoureux de la petite reine et des contempteurs de l’automobile. On devra cependant noter que ce changement profond montre de façon flagrante le décalage de plus en plus pervers entre une petite partie de la population, qui a les moyens de ses ambitions décroissantes et limitatives, qui peut se permettre de pédaler sans être trop chargé pour aller d’un point A en ville à un point B, en ville aussi et pas trop éloigné, et une population qui n’a aucun de ces luxes, doit absolument composer à la fois avec la taxation, les restrictions et les vexations en constante augmentation sur les véhicules motorisés et sur l’impact négatif et grandissant de la première population, pourtant largement minoritaire, sur sa qualité de vie.

Comme, de façon intéressante, la première de ces deux populations vit essentiellement du travail, de la disponibilité et du pouvoir d’achat de la seconde, on comprend intuitivement que ce mouvement général ne pourra pas continuer éternellement, ou en tout cas pas dans ces termes.

À un moment donné, à force de taxes, de bouchons et d’emmerdes invraisemblables, on va arriver à l’épuisement complet des seconds au détriment des premiers. Au paroxysme, nous aurons tout plein de cyclistes, mais ils seront tous chômeurs.

Chemin pour vélo

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La politique française, cet art subtil du recyclage permanent

Par h16

Décidément, le recyclage est partout. De nos jours, on ne peut plus faire un pas sans tomber sur des incitations à ne pas jeter, ou à jeter de façon responsable, ou à trier, ou à récupérer, ou à combattre l’obsolescence pourtant évidemment programmée par des industriels dépourvus de tout sens moral. Le recyclage, c’est tendance, c’est à la mode, c’est aussi écolo que nécessaire, afin, tout le monde le sait, d’avoir une planète plus verte et des élus plus rouges éco-conscients.

Pourtant, tout ne peut pas forcément se recycler.

Cette réalité indépassable n’empêche pourtant pas certains d’essayer avec acharnement, même (et surtout) lorsque cela provoque des dégâts dont ils ne seront, fort heureusement pour leur matricule, jamais tenus responsables.

C’est ainsi que le recyclage est une pratique massivement trans-partisane largement employée dans toute la politique française, pour plusieurs aspects dans lesquels ce ne devrait pourtant surtout pas être le cas.

Il est pour exemple tenu pour acquis que la récupération, c’est très bien, sauf lorsqu’il s’agit d’un fait divers atroce et que la récupération est faite par un parti qui n’a pas prêté allégeance au Camp du Bien. Mais soyons honnête : si la classe politique limitait ses actes de récupération à ce genre de choses, le citoyen ne s’en sortirait pas trop mal.

Malheureusement, là où la récupération politique est mal vue, le recyclage des textes de loi et des concepts législatifs idiots est, lui, parfaitement entré dans les mœurs. Ainsi, un concept, une idée, aussi mauvais soient-ils, ne seront jamais jetés à la poubelle s’ils offrent une possibilité d’imposer une taxe ou une diminution de liberté. Au besoin, ils seront amendés, modifiés, triturés pour pouvoir passer les fourches caudines des médias, des vibrantes associations lucratives sans but, des citoyens conscientisés, des vrais défenseurs des libertés, des lobbys et des différents jeux politiques des deux chambres, mais si une loi permet, à la fin, de récupérer du pouvoir ou du pognon (ou les deux), elle reviendra sans cesse dans le débat, jusqu’à son vote final sous les applaudissements.

On peut ici reparler de la taxe carbone, entrée par la porte, sortie par la fenêtre, à nouveau introduite par la cheminée et qui n’en finit pas de s’insérer dans tous les domaines de la vie courante. À présent campée dans les habitudes, suçant par ci, pompant par là, elle n’est même plus combattue quand bien même elle se traduit très concrètement par des aberrations économiques, du chômage, une baisse de pouvoir d’achat et des dérives écologies évidentes.

On pourrait aussi évoquer l’évasif projet de taxe sur le loyer fictif, plusieurs fois évoqué, et qui, s’il n’a pas encore abouti, finira bien par passer un jour ou l’autre.

Et plus récemment encore, il serait difficile de ne pas revenir sur la loi Avia, du nom de cette député LREM adepte du croque-monsieur et qui se sera brillamment illustrée en plein confinement en tentant de faire revenir de force une de ses esclaves collaboratrices au mépris de la plus élémentaire sécurité.

De façon surprenante, cette loi inique, aussi liberticide que mal écrite, avait été salement retoquée par le Conseil constitutionnel qui avait heureusement jugé l’ensemble du dispositif disproportionné, inadapté et globalement inutile.

Le citoyen naïf pouvait souffler. Le vigilant savait déjà qu’il n’était question que de temps avant que ce camouflet infligé pourtant à raison à la législature Macron ne soit recyclé avec conviction : ça n’a pas loupé puisque le gouvernement français, la chaleur de la claque cuisante encore sensible sur ses fesses trop joufflues, vient de pousser le même concept auprès de la Commission européenne. Puisque ça n’a pas marché au niveau français, vite, vite, tentons l’échelon supérieur : comme l’explique La Quadrature du net, voilà que le gouvernement français demande à présent une nouvelle loi européenne pour « contraindre les plateformes à retirer promptement les contenus manifestement illicites » via « des obligations de moyens sous le contrôle d’un régulateur indépendant qui définirait des recommandations contraignantes relatives à ces obligations et sanctionnerait les éventuels manquements ».

Eh oui : le Camp du Bien aime autant la censure que le recyclage…

Recyclage qui s’étend d’ailleurs aux politiciens eux-mêmes : un type ou une péronnelle (pas de sexisme : en politique, les femmes sont aussi incompétentes et destructrices que les hommes) qui s’est fait jeter par les citoyens, qui a accumulé les pires casseroles, qui devrait normalement au mieux terminer clodo sous un pont après avoir ruiné tant de vies en plus des comptes de la nation, ou au pire pendu en place publique vu les crimes perpétrés, eh bien ça se recycle aussi !

Car oui, en politique, on n’est jamais totalement cramé, même après les pires casseroles : Fabius, Juppé, et tant d’autres pourtant condamnés, sévissent encore tant en politique que sur d’obséquieux plateaux médiatiques.

Parfois, il faudra créer de toutes pièces des Commissions, Comité, Hautotorités et postes rutilants qui n’existaient pas (avec par exemple au milieu de tant d’autres, celui d’ambassadeur des Pôles, créé spécialement pour Rocard par Sarkozy et qui aura permis un recasage de l’improbable Ségolène Royal), mais on saura toujours trouver un petit abri pour les temps difficiles.

C’est probablement ce qui s’est passé avec les clowns de LREM qui viennent de créer une nouvelle Commission afin d’y placer des cracheurs de feu d’injonctions gouvernementales, des jongleurs avec des ballons la réalité, des joueurs de pipeau législatif : voilà une excellente occasion d’occuper les bras cassés du consternant parti présidentiel en leur donnant quelques tâches idiotes mobilisant leur créativité de façon moins visible qu’à l’Assemblée.

Ceci permettra peut-être de faire oublier les contre-performances olympiques de Sibeth Ndiaye, bien évidemment embrigadée dans cette grotesquerie, alors que la période de confinement avait surtout permis de mesurer l’invraisemblable étendue de sa nullité…

Au contraire de matières nobles (verre, aluminium, acier, etc.) dont le recyclage permet de valoriser facilement des ressources intéressantes tout en limitant les dépenses énergétiques, le recyclage des textes législatifs foireux et des personnels politiques encore plus foireux comporte de nombreux problèmes : au contraire du recyclage noble, le recyclage politique français ajoute au résultat final des paquets invraisemblables de grosses impuretés crades, coûte bien plus d’énergie à tout le monde qu’un abandon pur et simple (même en rase campagne).

Pire encore, ce recyclage donne un exemple absolument désastreux en montrant que la médiocrité et l’incompétence finissent par payer ce qui, normalement, devrait être l’antithèse d’une gestion correcte.

Le recyclage c’est bien, mais le recyclage politique, ça craint.

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Seine-Saint-Denis : derrière une prime, l’ensauvagement et le séparatisme

Par h16

Ce n’est pas parce que la France est sur la paille, que sa dette crève tous les plafonds dans une décontraction déconcertante du gouvernement qu’il faudrait pour autant refermer les robinets à argent gratuit des autres. La distribution peut donc continuer joyeusement. Voire s’accélérer, comme en Seine-Saint-Denis par exemple.

On apprenait en effet il y a presque un an par la voix du premier ministre de l’époque, un certain Édouard, épicier spécialiste du hard discount sur les principes républicains, que l’État allait s’engager à verser une solide prime à certains de ses agents restés au moins cinq ans en Seine-Saint-Denis : afin de pérenniser les fonctionnaires sur place, les autorités ont en effet trouvé judicieux d’octroyer jusqu’à 10.000€ de « prime de fidélité » pour ceux de ses agents qui resteraient dans le département cinq ans et plus.

Or, c’est à l’occasion du déplacement à Bobigny de l’actuel premier ministre, un type un peu falot avec un nom d’huile pour moteur, qu’il a été confirmé le versement de cette prime, dès le 1er octobre prochain, aux agents qui répondaient aux critères d’attribution. Il apparaît en effet qu’un tiers des magistrats et plus de 60% des enseignants doivent être renouvelé chaque année en Seine-Saint-Denis, ce département n’arrivant apparemment pas à retenir les bonnes volontés très longtemps.

Cette intéressante nouvelle nous permet au passage d’apprendre deux choses qui, bien sûr, ne sont pas mentionnées dans les petits articulets qui l’évoquent sans trop y toucher.

D’une part, il y aurait dans certains départements un taux d’attrition particulièrement élevé chez les agents de l’État au point qu’on en vienne à distribuer de solides primes pour y rester : serait-ce à dire que certaines zones de France sont à ce point si peu attractives qu’elles en font fuir les éléments les plus capables ?

Pourtant, ce département fait assurément partie d’un des plus vibrants d’activités hétéroclites de notre beau pays, au multiculturalisme pétillant, connu du monde entier. Peut-être est-ce cette activité débordante, ces festivités quasi-permanentes, cette ambiance quelque peu survoltée et cette population décidément très … jeune qui finit par user la bonne santé et la détermination des fonctionnaires qui y sont assignés ?

Ou peut-être cette ambiance masque-t-elle mal quelques incivilités un peu trop prononcées, des petits dérapages citoyens un peu trop festifs, une délinquance voire une criminalité un tantinet trop présentes ? Irait-on jusqu’à dire que ces agents, lassés de gérer un véritable torrent de boue avec les moyens du bords et, surtout, une parfaite et totale déresponsabilisation d’absolument toute la hiérarchie républicaine, s’enfuient dès qu’ils le peuvent d’un département qui, chaque jour qui passe, sombre dans cet ensauvagement que le Camp du Bien a rapidement qualifié de mythe avant de l’attribuer à une extrême-droite coupable de tous les maux ?

Non, cela ne peut pas être cette explication, tant tout le monde sait que ces dérives n’existent pas, ni en France en général, ni en Seine-Saint-Denis en particulier.

Alors pourquoi diable ?

Pourquoi les magistrats, les policiers, le personnel hospitalier et les enseignants semblent fuir cette zone qui a pourtant tout pour plaire depuis une infrastructure de transports en commun rivalisant avec la capitale, jusqu’aux loyers modérés bien qu’à proximité géographique de Paris, Ville Lumière d’art et de culture resplendissante n’est-ce-pas…

En outre, la Seine-Saint-Denis n’est-elle pas l’un des départements les plus dotés en équipements culturels et sportifs, tant les politiques de la ville et autres déversement d’argent public y ont été ultra-généreux ces 40 dernières années ? Le 93 n’est-il pas de surcroît ce bastion de la gauche la plus à gauche, celle qui, sans conteste au moins sur le papier, se présente comme vraiment à l’écoute du peuple et superbement syntonisée avec ses besoins au point de toujours œuvrer pour lui ?

Rien que cette dernière raison devrait par exemple achever de convaincre les hussards noirs de la République de s’y précipiter. Pourtant, il n’en est rien. C’est vraiment surprenant.

On se demande vraiment pourquoi il n’y a pas plus de bousculade d’agents dans ce département devant tous ces atouts ! Si l’on y ajoute maintenant cette solide prime, on se demande si le gouvernement ne vient pas là de valoriser assez concrètement l’étendue du problème, en estimant à plus d’un mois de salaire net par an, pendant 5 ans, le fait d’aller dans le 93 plutôt que dans la Creuse (aussi pauvre, au passage, mais peut-être trop calme ?)…

D’autre part, le versement de cette prime nous permet d’apprendre une autre chose.

Ainsi donc, par essence, 15 millions d’euros seront consacrés tous les ans à primer indemniser des individus pour rester en Seine-Saint-Denis… En somme, c’est exactement à l’image de ces indemnités qu’on verse à ces fonctionnaires qu’on doit envoyer à l’autre bout du monde dans ces petits bouts lointains de la République. Ou, de la même façon, à cette « prime d’OPEX » que les militaires touchent lorsqu’ils sont à courir loin de leur caserne pour défendre le drapeau, la veuve, l’orphelin ou les intérêts plus ou moins clairs de notre Grande Et Belle République Une et Moyennement Indivisible Mais Tout De Même.

De ce point de vue, il ne semble donc pas complètement idiot de considérer que ce département devient, à l’instar de certaines îles lointaines où la présence des administrations françaises est jugé indispensable, des petits bouts de notre République détachée dans des zones inhospitalières et que les agents qui y officient y soient traités quasiment comme des expatriés ou des militaires en opération, et qu’ils doivent en tout cas être indemnisés pour le bel esprit de sacrifice qu’ils démontrent en acceptant d’y aller (et d’y purger cinq longues années).

Oui, vous l’avez compris : avec le versement de cette prime, maintenant officialisée et qui commencera à tomber dans quelques mois pour les heureux fonctionnaires présents depuis cinq ans sur place, le gouvernement officialise en creux cette notion de « séparatisme », attribuant à ce département un statut clairement séparé de ses petits camarades métropolitains.

Lorsqu’on se rappelle qu’en parallèle, rien n’est fondamentalement changé ni dans les politiques régaliennes, ni dans les hiérarchies et les décisions politiques, tout ceci sent à la fois l’efficacité et la solide maîtrise du problème.

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Immobilier : la délicate séquestration de la caution…

Par h16

Un texte de Nafy-Nathalie et h16

Il y avait longtemps que l’État ne s’était pas mêlé d’immobilier. Heureusement, youpi, un nouveau projet de loi vient de voir le jour. Pas de doute : quand il s’agit d’inventer des mesures pour développer des rapports plus harmonieux entre les vilains propriétaires qui refusent de louer leurs logements et les gentils locataires ont du mal à se loger, l’État a de la ressource : la nôtre.

Selon le principe que si cela ne marche pas, c’est forcément qu’on n’a pas essayé assez fort, l’ambition de l’État reste donc de développer des rapports « équilibrés » et « conformes à l’intérêt général » du parc locatif privé : comme les lois précédentes ont déséquilibré les relations entre les locataires et les propriétaires, on va en introduire de nouvelles et ça va marcher. Forcément.

Sans surprise, l’État revient donc occuper le devant de la scène avec la loi du député Nogal, qui vient de pondre 37 propositions dans un dodu rapport. Cette loi proposée le 14 janvier dernier, qui devrait probablement être adoptée, tourne autour de trois mesures phares, dont notamment la mise sous séquestre du dépôt de garantie qui est versé par le locataire au propriétaire, au moment de la signature du bail.

Nous aurons l’occasion de revenir sur les deux autres propositions, mais cette mise sous séquestre promet déjà un fort taux de croustillance.

Un seul intermédiaire pour tous les gérer

Normalement, le dépôt de garantie doit être restitué au plus tard dans les 2 mois qui suivent le départ du locataire déduction faite des éventuels travaux de remise en état. Or, le député Nogal note :

« 65% des actions en justice engagées par les locataires portent sur la non-restitution du dépôt de garantie. Par crainte de se voir privés de cette somme à la sortie de la location, les locataires font le choix de plus en plus fréquent de ne pas payer le dernier mois de loyer, privant dans les faits les propriétaires de toute garantie. »

65% ? Diable ! Les chiffres du ministère de la justice évoquent ici 7018 affaires dans un rapport de 2017… En face des 35 millions de logements loués en France, ces 7000 affaires justifient-elles une nouvelle loi et toutes les ressources financières et intellectuelles qui y seront consacrées ?

Le député motive cependant sa production législative en arguant du bénéfice de cette loi tant pour les locataires que pour les propriétaires, celle-ci réduisant considérablement la méfiance entre les deux parties dès lors qu’on applique une méthode qu’on retrouve chez nos voisins anglais ou belges : le dépôt de garantie sera séquestré chez un professionnel agréé jusqu’à la fin de la location, et sera reversé au locataire ou au bailleur, selon le cas, après accord ou décision de justice.

En somme, pour éviter un contentieux en cas de désaccord, la nouvelle loi prévoit de trancher les désaccords par contentieux. Malin.

Malgré tout, notons qu’une récente étude de SeLoger (décembre 2019), 60 % des locataires seraient favorables à cette consignation. Le rapport répondrait donc parfaitement à leur attente.

Manque de pot, c’est plus compliqué pour les propriétaires : selon une enquête menée fin 2019 auprès des bailleurs, 95% y seraient opposés comme le rappelle l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui refuse donc cette séquestration des dépôts de garantie plutôt considérée comme une confiscation.

En outre, le rapport comporte un autre écueil : définir un organisme tiers n’est pas simple.

Ainsi, la Caisse des Dépôts et Consignation (à laquelle le député pensait) a indiqué ne pas pouvoir recevoir ces fonds. Quant à l’ANIL, qui avait postulé, elle n’a pas été retenue.

Finalement, le député a revu sa copie et considéré que les administrateurs de biens, qui remplissent déjà ce rôle de manière traditionnelle, pourraient convenir : ils ont déjà les assurances financières et la responsabilité civile pour cela et sont régulièrement contrôlés par leurs caisses de garantie. Pourquoi dans ce cas déléguer cette mission à un autre organisme ? Cela n’a pas de sens et notre sémillant député a fini par le réaliser : ce que les professionnels font déjà parfaitement dans un cadre légal, ils peuvent continuer à le faire finalement puisque, malgré ses efforts, il n’a pas trouvé de solution pour le leur retirer.

De façon intéressante, on note au passage que 39% des locataires interrogés par l’étude de Seloger attendent aussi une défense juridique des professionnels de l’immobilier en cas de litige, montrant ainsi qu’ils n’ont pas compris que leurs dépôts de garantie seront en réalité consignés chez les représentants des propriétaires.

Malgré tout, pour Jean-Marc Torrollion, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, « la séquestration des dépôts de garantie par les professionnels, pour les biens en gestion intermédiée ou de particulier à particulier, est un gage de sérieux et de garantie pour les propriétaires bailleurs ».

Cependant, pour Corinne Jolly, présidente du site de vente de Particulier à Particulier, il est nécessaire de s’opposer à ce projet de loi, puisque selon elle, deux tiers des Français ont choisi de louer de particulier à particulier, et ils ne veulent pas qu’on leur impose de passer par un intermédiaire qu’il faudra certainement rémunérer pour le service d’une manière ou d’une autre.

On le voit : ce n’est simple ni chez les particuliers, ni chez les professionnels.

Plusieurs questions se posent

Ainsi, qu’en est-il d’un éventuel conflit d’intérêt du professionnel, devenu arbitre par la force des choses (puisqu’il consigne les fonds et les restitue à la fin du bail si accord), et qui est en même temps mandataire du propriétaire et rémunéré par lui.. Comment s’assurer alors de sa neutralité ?

Avec ce nouveau rôle, les professionnels devront jouer un rôle de conseil, d’accompagnement et de conciliation dans les conflits entre propriétaires et locataires et parfois pour des mandats qu’ils ne gèrent pas forcément : ceci suppose du temps, d’engager leur responsabilité, le tout a priori sans rémunération puisque ce service est censé être gratuit…

Et à mesure que les fonds séquestrés seront plus importants, qui paiera la hausse des prix des garanties financières du professionnel ? Selon toute vraisemblance, il est probable qu’il devra – comme le font avocats et huissiers – se rémunérer sur les intérêts produits par les sommes séquestrées. Comment garantir alors des délais de restitutions aussi courts que possibles alors que l’intérêt bien compris consiste dans ce cas à allonger ces délais ?

En outre, lorsque le bail est signé entre particuliers, le locataire devra choisir le professionnel pour son séquestre de garantie. Ces administrateurs de biens devront-ils donc proposer cette prestation sans frais à des personnes extérieures à leur clientèle ? Que se passera-t-il si un locataire ne trouve pas d’administrateur pour recevoir les fonds ? L’État les forcera-t-il d’une manière ou d’une autre à les recevoir ?

Le député Nogal aurait pu mieux examiner les bonnes pratiques de nos voisins et s’inspirer un peu plus de celles de nos amis belges, par exemple : chez eux, les locataires séquestrent le dépôt de garantie auprès de leur propre banque qui le répartit à la fin du bail, sur présentation d’un papier co-signé par les deux parties. Le locataire garde les intérêts s’il y en a. La solution aurait été simple et rapide à mettre en place, les banques proposant déjà des garanties pour les loyers impayés. Mais en Socialie Triomphante, rien ne peut être simple.

En outre, quel aurait été l’intérêt de l’État dans de la simplicité ? On comprend en effet que l’accumulation de ces sommes séquestrées dans les « solutions » de notre député permettrait à l’État de mettre la main (au moins temporairement) sur des sommes potentiellement importantes, sans avoir à les collecter, et d’en imposer les intérêts, de façon totalement « transparente » pour les particuliers.

Et en cette période de disette économique, un tel gâteau est très tentant.

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Incendies californiens : encore un coup du Grand Réchauffement !

Par h16

Comme si l’épidémie de covid ne suffisait pas, voilà à présent l’Amérique touchée à la fois par de solides intempéries sur la côte est, et des incendies ravageurs sur la côte ouest. Bien sûr, ce n’est pas encore officiellement la faute du président Trump (bien qu’on soupçonne qu’il ait évidemment un fort rôle dans ces horribles événements), mais c’est déjà, forcément, l’une des conséquences du réchauffement climatique. Forcément.

Pour tous ceux qui savent bien que l’Homme est le responsable de tout ce qui va mal dans ce monde, il ne fait bien sûr aucun doute que le réchauffement climatique est à la base de cet abominable phénomène de feux massifs dans la Californie démocrate américaine. Le Monde, journal d’excellence jamais en retard d’une information précise, pointue et solidement fact-checkée, nous l’explique d’ailleurs doctement en quelques lignes :

Les feux qui se multiplient à travers la planète sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du changement climatique : augmentation de la température et baisse des précipitations notamment.

C’est d’une logique implacable : comme l’Homme pollue, forcément, il fait plus chaud. Forcément. Et comme il fait plus chaud, forcément, il pleut moins. Comme il pleut moins, forcément, c’est plus sec. Comme c’est plus sec, forcément, ça s’enflamme mieux. C’est à la fois indépassable et à la portée d’un enfant de 5 ans, ce qui correspond d’ailleurs pile-poil à ce que les journalistes de la presse grand public visent directement avec leur production.

Dès lors, imaginer que ces feux de forêt de la côte ouest américaine ne sont pas reliés, d’une façon ou d’une autre, au dérèglement climatique, c’est sombrer dans un conspirationnisme qui, d’ailleurs, ne rebute pas Donald Trump qui ose ainsi prétendre qu’ils seraient davantage dûs à une « mauvaise gestion forestière ».

Cette explication est honteuse. Car oui, il est vraiment honteux de rappeler que cette région a un climat de type méditerranéen doublé de périodes de foehn (ici, des vents secs et chauds de Santa Ana) et qu’il faut en conséquence avoir une politique de prévention des incendies adaptée au climat de la région. Rappeler ceci, c’est faire le jeu du Rassemblement National capitalisme destructeur d’environnement !

De la même façon, il serait contre-productif de voir dans ces récents épisodes pyrogéniques un quelconque lien, même ténu, avec des événements particulièrement secs, comme « La Niña », qui affectent un peu trop commodément cette partie du Pacifique comme en atteste assez stérilement le Climate Prediction Center dont on se doute qu’il roule un petit peu trop pour Trump, à l’évidence. Et puis à la limite, tenir compte de ces phénomènes cycliques serait assez probablement faire le jeu des fachistes du turbolibéralisme carbopollueur !

De même, est-il vraiment pertinent de rappeler que, dans le budget fédéral de prévention des incendies, le travail de débroussaillage des forêt fédérales a été supprimé il y a de nombreuses années ? Est-il utile, pertinent même, de lourdement rappeler que certains États de la région ne font pas leur travail préventif ? Bien sûr que non puisque ces causes sont directement imputables aux administrations et aux décisions politiques. Et chacun sait (ou doit savoir) que les décisions politiques, toujours prises en concertation avec les citoyens et en accord avec les promesses électorales, aboutissent forcément à des actions positives et efficaces.

Ainsi, au contraire des autres activités humaines qui, polluantes, font grimper les températures, diminuent les précipitations et provoquent des catastrophes depuis ces incendies jusqu’à l’élection de gens pas comme il faut à des postes importants, l’évaporation des budgets de débroussaillage et le jmenfoutisme fédéral ne doivent pas être évoqués tant il est clair que ceci reviendrait à faire de la propagande néolibérale anti-gouvernement. Ce qui serait pro-Trump, voire fasciste, rappelons-le.

Enfin, compte-tenu du contexte californien où les énergies renouvelables ont enfin une part importante de la production électrique, il semble assez inopportun d’évoquer l’état de délabrement des infrastructures électriques de la région. Le sujet ne sera donc pas abordé et sera même cancelled écarté pour ne pas trigger déclencher d’émotions trop vives chez certaines personnes sensibles.

Il faut se rendre à l’évidence : l’homme est mauvais par nature, il rote, il pète, il se gratte le nez en remettant ensuite son masque avec ses doigts pleins de germes, et c’est lui qui, en polluant, en rejetant tout ce CO2, est responsable des feux de forêt californiens.

Oui, c’est indubitablement le réchauffement climatique et son porte-parole quasi-officiel, Donald Trump, qui sont responsables de ces incendies massifs de la côte ouest américaine. Ces feux n’ont rien à voir avec l’arrivée massive de citadins incultes des choses de la campagne, fuyant les villes invivables à force d’écologisme de combat, s’installant dans ces régions très sèches et qui tentent parfois d’intéressantes expériences.

Non, il faut se faire une raison : si tout ceci arrive, maintenant, alors que des élections américaines approchent, que la planète traverse une phase difficile sur le plan sanitaire et sur le plan économique, c’est évidemment parce que Gaïa a décidé de nous envoyer un message.

Et de la même façon que Greta, exhortant une salle vide, nous a fait prendre conscience de Notre Grande Culpabilité Dans La Mort De La Nature Et Des Ours Et Des Oiseaux Et Des Pandas, la pandémie, les feux de forêts, les inondations et les articles à ouverture facile qui refusent de s’ouvrir facilement sont, tous, autant de messages que la Nature nous adresse pour dire « Bon, ça va, là, ça suffit, il faut décroître un bon coup ».

C’est pourtant évident, saperlipopette !

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La loi inique permettant les squats n’est toujours pas abrogée

Par h16

La France est une démocratie, elle respecte les droits de l’Homme et notamment la propriété individuelle reconnue par l’Article 2 de la Déclaration correspondante. Certes. Mais la République du Bisounoursland reste cependant une Socialie Triomphante en vertu de laquelle, ce qui est à l’État est à l’État (à commencer par votre salaire dont il consent à vous laisser une partie) et ce qui est à vous est, disons, ouvert à négociation.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

C’est donc régulièrement, au détour de quelques faits divers sordides, que certains Français feignent d’apprendre que leur bien immobilier est, pour la Justice et la police française, un objet de droit mal identifié au sujet duquel un flou juridique certain s’est installé depuis quelques années.

Il y a quelques semaines, certains citoyens semblaient tout outrés en découvrant la mésaventure lamentable subie par deux retraités dans les Alpes-Maritimes qui découvraient leur résidence secondaire envahie par une famille devenue résidente sans le moindre droit ni titre, impossible à expulser devant une justice et une police rigoureusement inutiles. Par un heureux coup du sort (et quelques uns portés par le mari sur sa femme), on apprendra ensuite qu’un différend familial permettra d’envoyer le père au frais et la mère en foyer, péripétie qui autorisera les propriétaires légitimes à récupérer leur bien complètement saccagé par les parasites jusque là indélogeables.

Ces dernières jours, c’est une nouvelle affaire qui alimente la même chronique (en réalité déjà grosse de douzaines d’affaires de ce genre, parfois relatées dans ces mêmes colonnes) : une habitation dans la Nièvre se trouve à son tour occupée par une joyeuse bande de cancrelats dont les connaissances juridiques et une souplesse véritablement olympique avec la moralité leur permettent de parader, toujours sans droit ni titre et sans que les forces de l’ordre ni la justice ne puisse y mettre de l’ordre.

Fait intéressant : la multiplication des cas semblent rendre quelque peu nerveux l’édile du coin, un certain Didier Bourlon, qui explique avoir « peur que quelqu’un aille dans la maison et les fasse sortir de force, voire avec violence ».

Pensez donc ! De la violence, en France ?! Mais enfin, la République du Bisounoursland ne peut l’accepter, et en tout cas certainement pas lorsqu’il s’agit de gens bien comme il faut qui entendraient protéger leurs biens et leur propriété privée. Soit, il y a des cas où la police et la gendarmerie sauront ne pas intervenir lorsqu’une troupe de joyeux drilles parviennent à expulser des squatteurs (mais peut-être certains paramètres expliquent à eux seuls l’absence de réaction des forces de l’ordre dans ce cas, allez savoir)…

Force restera donc à la loi, même quand elle n’en a aucune et qu’elle est grossièrement détournée par des racailles, des associations soi-disant humanistes, des magistrats douillettement ou trop facilement complice et des forces de l’ordre diluées dans des hectolitres de cerfas.

En réalité, c’est un problème qui ne date pas d’hier puisqu’il est lié à une loi qui fut introduite en 1991 (l’article 61 de la loi du 9 juillet 1991) et qui a depuis largement vicié tout le droit à la propriété privée en France : cette loi scélérate, sous l’habituel couvert de bonnes intentions sirupeuses propres à ce gauchisme français qui détruit toute la société depuis plusieurs décennies maintenant, a introduit la nécessité d’une décision de justice pour expulser les occupants d’un logement, quel que soit leur titre d’occupation (ou l’absence de titre).

Cette disposition a très rapidement ouvert une brêche énorme dans le droit de propriété, dans laquelle se sont depuis engouffrés toute une coterie de coquins et de copains et autres associations soi-disant humanistes qui disposent maintenant d’un véritable arsenal législatif largement à leur avantage, rendant les positions des squatteurs inexpugnables suffisamment longtemps pour que le préjudice au propriétaire légitime soit énorme.

Depuis 1991, de rares esquisses de révision de cette loi furent tentées ; saluons le ratage de 2010 où les parlementaires avaient réussi à faire modifier la loi en redonnant un peu de marge de manoeuvre au propriétaire, pour voir malheureusement ces changements purement et simplement supprimés par les sénateurs communistes (quelle surprise !)… Mais au final, cette loi a, de majorité en majorité, toujours tenu bon depuis maintenant près de 30 ans, pour le plus grand bonheur des squatteurs et le malheur des propriétaires concernés, tous de la classe moyenne que la République a toujours su considérer comme un confortable paillasson ; par contraste à cette classe moyenne, on pourra d’ailleurs essayer d’aller squatter des résidences secondaires de célébrités (celles qui appellent bruyamment à l’accueil de toute la misère du monde, par exemple, mais jamais chez elles) ou de personnes ayant l’oreille du gouvernement, de la justice ou de la police, pour constater alors leur efficacité redoutable à faire revenir les choses dans leur ordre naturel…

Ici, on doit comprendre que ces affaires, ces faits divers scandaleux continueront de s’accumuler, nonobstant les petits bricolages actuels vantés par les habituels clowns gouvernementaux et dont on sait déjà qu’ils ne changeront rien à la déliquescence actuelle.

Et cela continuera ainsi car en trente ans s’est véritablement organisé toute une économie, une vie parallèle à toute légitimité, tout respect des droits fondamentaux des individus, que cette économie ne doit pas être trop perturbée au risque de briser sinon un vivrensemble, au moins un survivracôté encore suffisamment calme, et surtout que des dizaines de milliers d’individus, d’associations et de sociétés ayant pignon sur rue profitent maintenant directement de cet état de fait.

Cette loi de 1991, l’accumulation de principes gauchistes qui minent l’interprétation pourtant simple de « domicile », les décisions lamentables de la parodie de justice française en la matière ont, toutes, participé à éroder durablement le droit de propriété en France.

Mais est-ce vraiment étonnant dans le pays qui se gargarise tant des Droits de l’Homme ou n’est-ce pas plutôt l’illustration parfaite de toute l’hypocrisie de ses institutions ?

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C’est dans le besoin qu’on reconnaît ces Amish

Par h16

Grosse déception pour les citoyens totalement tirés au hasard dans le cadre de la Convention Climat Pour La Taxe, les Obligations, les Interdictions et les Bisous : le déploiement de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile va finalement avoir lieu en France, malgré les efforts déployés pour sinon l’interdire, au moins la parer de tous les maux.

Dans les rangs de nos citoyens supayr-représentatifs de la société française où, hasard statistique étonnant, l’amour écologistoïde de la nature y est en proportion inverse des scores électoraux des verdolâtres, la consternation est totale : pourtant, c’était bien clair pour tous qu’on ferait des knackis aurait droit à une vraie politique écolo solidement ancrée dans le réel naturophile des citadins, saperlipopette !

Or, voilà-t-y pas que, lors d’un discours devant des entreprises du numérique à l’Élysée le 14 septembre, le président Macron a froidement douché les ardeurs de ces citoyens et des inévitables élus de gauche et autres écologistes qui avaient exhorté le gouvernement, quelques heures auparavant, à décider d’un moratoire sur le déploiement de la 5G, parce que, pardi, elle « va exponentiellement accélérer l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables, la pollution due à l’extraction des métaux rares, et la génération de quantité de déchet pas ou peu recyclable » en plus de déclencher la peste, le choléra et la covid.

En effet, malgré ces arguments pourtant ciselés au coin du bon sens écologique de la plus sympathique des régressions décroissantiste, le chef de l’État a tout de même trouvé le toupet de confirmer le tournant du pays dans la voie numérique et donc d’encourager le déploiement de cette abominaffreuse 5G aux maux sans cesse grandissants. Pire, ce faisant, l’impétrant freluquet a même trouvé le moyen d’ironiser sur ceux qui préféreraient «le modèle amish» et le «retour à la lampe à huile».

Diable ! L’affront a été particulièrement mal pris par nos citoyens conventionnés et nos élus néo-collectivistes qui n’entendent pas se voir ainsi affublés de ce sobriquet sans réagir, quitte à s’approprier les Amish s’il le faut à coup de hashtag #JeSuisAmish sur twitter et par le truchement niaiseux de « manifestations » à huit ou neuf devant l’Élysée, toutes bougies sorties.

Et notre collectif d’éco-conscientisés faiblement carbonés rouspète d’autant plus fort que l’engagement à ce moratoire sur la 5G semblait inscrit dans les douzaines d’interdictions, de taxations, d’obligations et de vexations issues de leur Convention partisane !

Sapristi, si maintenant, le monde politique ne respecte plus ses promesses, mais où va-t-on, mes petits Amish, où va-t-on ? On commence comme ça, puis ensuite, on piétine la démocratie, on piétonne les centre-villes et on en finit une fois pour toute avec ce que le peuple pourrait vouloir ! Quelle perspective abominable, quelle horreur !

Cependant, au-delà même de la stupéfaction qui emplit ainsi le petit cœur tendre de nos fragiles écolos à l’hyperélectrosensibilité surdéveloppée, force est de constater que cette nouvelle passe d’armes entre l’engeance verte d’un côté et le chef de l’État et tout son gouvernement de l’autre illustre une nouvelle fois l’échec patent de la politique macronienne du « en-même temps » : brandissant son plus beau sourire pepsodent pour lancer la Convention citoyenne et se faire le plus écolo des présidents, le voilà obligé de renvoyer ces mêmes écolos dans leur pré (pour y chercher un proverbial bonheur champêtre) lorsque la triste réalité économique le rattrape quelques mois plus tard, et de jouer à présent la partition au moins aussi artificielle du président le plus technophile des technophiles dans une starteup-néchion à laquelle peu croient encore.

Eh oui : encore une fois, la culture du consensus bureaucratique obtenu au travers des habituelles tubulures chromées que sont les Comités, les Hautotorités, les Conventions ou les Commissions, ne permet guère de prendre des décisions, qu’elles soient courageuses ou simplement idiotes. En réalité, la culture du « en même temps » aboutit essentiellement à un immobilisme, ce même immobilisme qui a caractérisé Chirac, paralysé Sarkozy et douillettement contenté Hollande sur leurs mandats respectifs… Avec pour résultat le reste du monde qui, 20 ans plus avancé que la France, la regarde coincée à l’orée du XXIème siècle et qui semble à présent résolue à retourner au XXème.

Certes oui, la saillie de Macron est amusante en ce qu’elle rappelle utilement que les petits couinements de ces « écolos » ne sont que les sempiternelles complaintes des vendeurs d’apocalypse technologique et des technophobes sentencieux et moralisateurs du moment.

Mais cette expression occulte aussi le retard de plus en plus inquiétant que prend le pays dans tous les domaines de l’innovation, depuis son « principe de précaution » débile jusqu’à ses faucheurs volontaires en passant par les douzaines de néocollectivistes croyant inventer une formule de kolkhozes qui, cette fois-ci, fonctionneront au top.

Parce qu’on est en droit de se demander à quoi pensent ces élus, à quoi pensent ces « citoyens » conscientisés lorsqu’ils réclament ce moratoire : estiment-ils que tous les autres pays, qui suivent le chemin exactement inverse et s’emploient actuellement à déployer la 5G partout dans le monde, sont constitués d’idiots, de gouvernements assassins, de technophiles enragés et de destructeurs de l’environnement détendus de la radiation mortelle ?

La question n’est pas anodine, surtout lorsqu’on regarde l’état des lieux du déploiement de la 5G en France comparé au reste du monde :

Devant telle carte, difficile d’imaginer que l’Hexagone a obstinément raison et les 7 autres milliards d’humains se fourrent l’antenne 5G dans l’œil. Difficile d’imaginer que les citoyens des autres pays se sont tous faits berner, que les avantages qu’on décrit de la technologie en question ne sont que poudre aux yeux, et qu’en revanche, les zabominables zimpacts environnementaux ou sanitaires provoqués par ces ondes sont, eux, aussi probables qu’une grève de la SNCF en septembre…

Le fait est que la France prend encore du retard sur le reste des pays développés, que sa bureaucratie morbidement obèse est en train de l’achever à coup de cerfas derrière la nuque, et le fait est que les protestations grotesques de ces enfants gâtés avec beaucoup trop de temps libre vont, dans les prochaines années, se traduire par encore plus de chômage, d’assistanat et de misère : à la fin, les Français vont progressivement tous se retrouver Amish par la force des choses.

Et pendant ce temps, à Shanghaï…

Top story today @RestitutorOrien: 'Chine: Le port de Shanghaï entièrement automatisé grâce notamment à la 5G. Les systèmes robotiques fonctionnant 24h/24, 7j/7 avec un rendement très élevé. ' pic.twitter.com/prgGw6NfPN, see more https://t.co/Q12gOOlQF2

— Jérôme MONANGE (@JeromeMONANGE) August 29, 2020

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Lutter contre la fraude sociale ? Par la délation, bien sûr !

Par h16

J’en faisais mention dernièrement et la chose est maintenant à peu près connue, même si elle n’est que chuchotée dans les rédactions et sous les ors d’une République qui, au fond, s’en tamponne complètement : la fraude sociale est un vrai phénomène d’ampleur et la gestion des cotisations sociales par les institutions dédiées n’est qu’un immense foutoir où s’empilent complexités bureaucratiques, magouilles, coulage et opacités réglementaires épiques.

Pire : il semble même que la notion de contrôle des deniers publics dans le domaine social soit une aimable plaisanterie où l’approximation s’y dispute avec l’impérieuse nécessité d’un #PasDeVague, cette méthode autorisant des carrières pépères aux responsables et autres chefaillons des entités en charge de la manne sociale française.

Le constat est rude : les cas de fraudes se multiplient. Les erreurs des caisses s’accumulent, soit qu’elles tapent, pinaillent et enquiquinent avec ferveur les ayants-droits pourtant légitimes, soit lorsqu’elles oublient de contrôler, vérifier et sanctionner ceux qui ne le sont pas.

En pratique, tout montre que les douzaines d’organismes de recouvrement et de distribution des largesses sociales françaises ne disposent pas des moyens de contrôles qu’il serait normal de trouver pour les montants et le nombre de cotisants dont elles sont responsables.

Ah, sacré « manque de moyen » sur lequel harpent et harperont encore les syndicats collectivistes du pays… Et ce, même si les effectifs de ces usines à gaz tiède ne font qu’augmenter. Même si les enquêtes répétées de la Cour des comptes et des Parlementaires qui s’y frottent montrent tout autre chose : désorganisation chronique, résistance au changement obstinée, volonté de contrôler et d’endiguer la fraude extrêmement variable et en tout cas bien plus assujettie à des impératifs politiques changeants qu’à des nécessités de bonne gestion des deniers publics…

Bref : la sombre réalité française est que la fraude sociale est surtout utilisée (aussi discrètement que possible) comme l’un des leviers d’ajustement de la paix sociale, les « fuites » d’argent permettant d’assurer un calme apparent. On comprend dans ce cas que la volonté d’y mettre fin soit modérée par l’envie de conserver un statu quo douillet permettant de se faire réélire sans trop de difficultés…

Malheureusement, si le statu quo peut fonctionner en période de croissance et lorsque les tensions sociales sont faibles, il en va tout autrement lorsqu’explose le nombre de bénéficiaires de ces aides, à la faveur d’une crise majeure par exemple. L’argent sort alors à gros bouillons, il entre moins bien (forcément) et la fraude, jusque là fort bien vécue, devient plus qu’un gros caillou dans la chaussure. Et actuellement, alors que la crise sanitaire se transforme en crise économique douloureuse, la question de la fraude refait donc surface avec d’autant plus d’acuité : comment diable va-t-on pousser ces gros pachydermes mous de la Sécurité sociale franchouille à se réorganiser et se prendre en main pour enfin lutter efficacement contre la fraude sociale ?

Rassurez-vous : déjà, des solutions pointent leur nez !

C’est ainsi qu’on propose par exemple de mettre en place une belle et grande Délation Citoyenne : voilà que l’idée d’utiliser massivement la délation refait surface dans notre pays par le truchement d’un article dans lequel un frétillant Julien Damon amalgame joyeusement fraude sociale et fraude fiscale, montrant au passage tout le bordel qui peut règner dans la tête de certains.

« Contre les milliards d’euros d’évasion fiscale et d’escroquerie aux prestations sociales, il faut accepter et organiser les signalements par les particuliers. »

Jetant avec gourmandise dans un même panier toutes les fraudes sociales pratiquées par ces myriades de Français peu scrupuleux (et rarement chopés) avec ces entreprises qui, usant des procédés souvent légaux permettant l’optimisation fiscale, se retrouve avec des sommes dans des paradis fiscaux contrastant surtout avec l’enfer fiscal français, le journaliste tente dans un exercice de style assez surprenant de faire passer la délation des turpitudes des voisins pour un retour à un certain ordre moral dont la société aurait bien besoin afin de rentrer dans ses fonds.

Comparer ainsi les manœuvres des uns, qui tentent d’éviter ce qui est devenu une véritable l’extorsion fiscale, avec les magouilles des autres, qui tentent de percevoir des sommes qui ne leur sont pas dues, c’est assez croquignolet et, ma foi, fort habile car ce faisant, la proposition de la mise en place de Kommandaturs spécialisées dans la fraude fiscale et sociale choque juste assez pour cacher l’éléphant au milieu de la pièce : si l’on en vient à compter sur le citoyen goulûment badigeonné de moraline gluante, c’est bel et bien parce que les 137 (!) organismes en charge de cette couverture sociale sont devenus de telles usines à gaz qu’ils sont maintenant infoutus de faire des contrôles eux-mêmes.

Autrement dit : même après des prélèvements de plus de 1000 milliards annuels, les Français ne peuvent pas, pour ce prix, espérer avoir des institutions capables de fonctionner correctement.

En fait, tout montre même que plus les Français se font ponctionner l’arrière-train pour cette couverture, plus elle est mauvaise et moins elle est contrôlée ! À tel point qu’on en vient à leur demander de faire eux-mêmes le boulot, tant est cruelle l’indigence des organismes en place.

Formidable, ne trouvez-vous pas ?

Et puis notre vibrant journaliste, fervent adepte de la petite délation bien de chez nous, semble oublier un élément essentiel : pour qu’une délation ait un sens, il faut qu’elle soit suivie d’effet. Ceci suppose une police et une justice efficaces.

Las. Pour 1000 milliards, de nos jours, t’as plus rien : avec une police globalement écouillée par une avalanche de bureaucratie et de textes de lois complètement ubuesques, et une justice complètement à la ramasse dont la masse pensante est maintenant aux mains des pires gauchistes, on est en droit de s’interroger sur l’impact réel de milliers, pardon, millions de délations supplémentaires dans le domaine social.

Sérieusement : vous espérez vraiment que cette justice qui relâche sans broncher des violeurs multirécidivistes et laisse en liberté des truands notoires, des dealers, des psychopathes et tout ce que le pays compte de racailles, va être en mesure de s’occuper de la fraude sociale qui est menée, en grande partie, par les mêmes individus ?

Voilà qui fait montre d’un optimisme en béton armé.

optimisme

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