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À partir d’avant-hierHashtable

Printemps, pause d’avril et confinements des confiseurs

Par h16

Il fallait s’y attendre, et non, ce n’est pas un poisson : plusieurs mois de petits billets acharnés sur des sujets pas toujours rigolos, cela finit par lasser et il est maintenant temps d’aller chasser des œufs de Pâques en famille pour courroucer Blanquer.

Les trois derniers mois furent en effet remplis de rebondissements et des surprises répétées que la vie nous réserve : personne n’aurait pu prévoir que le gouvernement, si volontaire dans la vaccination, se bananerait aussi violemment alors qu’il avait prouvé, dans sa gestion des masques, des tests, des lits et des réactifs qu’il était bien au-dessus de la mêlée.

De la même façon, personne ne pouvait prévoir que l’Etat français sombrerait à la fois dans la pire des dérives liberticides pour les contribuables solvables, et dans le laxisme le plus consternant pour les individus émotifs. Qui pouvait prévoir que l’introduction d’un vaccin aux forceps se traduirait par une obligation vaccinale dont le passeport qui pointe le bout de son QR code n’est qu’un avant goût ? De même, qui pouvait prévoir que les décisions contradictoires et modifiées d’une heure à l’autre s’empileraient alors que, jusqu’à présent, le gouvernement et chacun de ses ministres avaient fait montre d’une remarquable constance, d’une clairvoyance louable et d’une finesse d’analyse que beaucoup de nation nous envient ?

Bref, de surprises en découvertes, d’étonnements en consternations devant l’inventivité renouvelée de la brochette d’ahuris déchaînés qu’on a malencontreusement laissé agir aux manettes du pays jusqu’à présent, il n’a pas été facile de tenir le rythme de trois billets par semaine sur les treize dernières semaines, mais ce qui est fait n’est plus à faire et comme ça fatigue, me voilà contraint d’abandonner mes (quasiment) 21 lecteurs à leur triste sort pour les quelques jours à venir.

J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur, et j’en profite pour vous remercier de votre lecture et de vos partages sur les différents réseaux sociaux (pas seulement Fakebook et Twitler mais aussi Gab, VK, MeWe, Minds ou Parler) qui permettent à ces petits billets de se faire connaître et à ce blog de continuer…

Je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve, au-delà de l’obligation de picouse, de la surveillance constante de Big Brothel et du contrôle social à la chinoise qui se met en place actuellement en Europe, et je ne sais pas si je pourrai continuer encore longtemps à tenir ce blog. Souhaitons malgré tout, entre deux chocolats de cette période de fêtes, que l’étau se desserre un peu.

Je vous retrouve bientôt 🙂

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Vaccination, ségrégation, pouvoir.

Par h16

À mesure que la coercition généralisée se met en place afin d’obtenir un troupeau d’humains consentants (ou sinon…), il est intéressant de constater le malaise qui s’installe et la distance prise chez ceux qui furent les plus vocaux à réclamer cette coercition irraisonnée.

On découvre ainsi, dans un récent papier publié sur The Lancet (cette revue qui fut un jour vénérable), que la position de certains médecins évolue de façon sensible face à leurs déclarations et actions publiques pourtant médiatiques au sein du Conseil scientifique français qui décida, il n’y a pas si longtemps, de confiner, reconfiner et re-reconfiner à tour de bras.

Apparemment, pour le docteur Delfraissy, il est peut-être temps de reconsidérer les options choisies par le gouvernement : l’immunité de groupe ne semble plus si désirable, d’autant que les mutations virales se multiplient gentiment et que les stratégies employées jusqu’ici montrent leur peu d’impact réel sur l’épidémie. Au passage, on ne pourra s’empêcher de noter la façon dont la responsabilité des choix opérés est habilement reportée, en totalité, sur le pouvoir politique qui fut pourtant trop heureux d’écouter les sachants, eux-mêmes bien disposés à dispenser leurs conseils moyennant célébrité.

Peut-être certains commencent-ils à comprendre qu’on (i.e. les aigrefins au pouvoir, essentiellement) utilise leur renommée et leur expertise comme paravent à leur désir de tout contrôler, pour faire passer un nombre croissant de lois liberticides et mettre en place une forme de moins en moins douce de dictature sanitaire à laquelle ils auront, de fait, donné leur aval. C’est encore un peu voilé, confus même, mais ces experts et ces sachants sentent qu’à l’heure des comptes, leur addition personnelle pourrait être salée s’ils continuent dans la même voie.

On pourra se réjouir de ce timide retour à la réalité. Pourtant, les critiques des actions entreprises ne sont pas nouvelles et certains (trop rares) pays qui ont choisi la raison et la pondération prouvent amplement qu’ils ont eu raison.

"Some believed that it was possible to eliminate disease transmission by shutting down society. We did not believe that and we have been proven right." – Johan Carlson, Director, Public Health Agency of Swedenhttps://t.co/8wO6VJoSkY

— Johan Hellström 🇸🇪 (@jhnhellstrom) March 26, 2021

En pratique, sans la propagande acharnée des médias en cheville avec le pouvoir politique qui ont tout fait pour gommer les dissidences, les critiques raisonnables et les avis contradictoires, il est probable que l’assentiment silencieux d’une partie du peuple se serait déjà évaporé.

Ce qui est arrivé à la déclaration de Great Barrington est assez typique : des sommités mondiales présentent un état des lieux et des solutions raisonnables (qu’on peut critiquer mais qui ne sont ni lunaires, ni idiotes, ni dépourvues d’antécédents historiques convaincants), mais sont rapidement ridiculisées et ostracisées, voire carrément bloquées par les médias et les « Big Techs » dont l’Histoire montrera qu’elles n’ont pas été purement instrumentales dans l’asservissement progressif des peuples. Peu importe la signature apposée par plus de 50.000 médecins sur cette déclaration : elle ne cautionne pas les solutions collectivistes et mérite donc l’opprobre.

Au final, le texte de Delfraisy et al. rappelle qu’il n’y a pas lieu de vacciner systématiquement tout le monde. Cette solution n’est pas une panacée, loin s’en faut (la stratégie débile du « zéro COVID » est complètement chimérique), mais semble servir à imposer de plus en plus de bricolages sociétaux délétères pour lesquels on ne s’étonnera plus de trouver une brochette de médecins parler de « contrat social », décidable et pilotable à volonté, dans une démarche constructiviste assez consternante.

Finalement, chacun devrait être libre de faire comme bon lui semble d’autant que, les données s’accumulant, la comparaison avec le passé laisse de plus en plus perplexe sur les choix imposés par le gouvernement.

En réalité, le bilan de l’action publique en matière de santé dans les pays occidentaux en général et en France en particulier est particulièrement visible actuellement… Et il est catastrophique : il apparaît maintenant que des dizaines de milliers d’individus sont morts par négligence et désorganisation, par contamination (en hôpital et en EHPAD), que des dizaines, centaines (?) de milliers d’autres mourront de n’avoir pas été suivis médicalement pendant cette période, contrebalançant largement les mesures de sauvegarde prises et que les impacts économiques, sociaux, psychiques de ce qui a été mis en place seront phénoménalement malsains.

« Primum non nocere » semble avoir été oublié au profit d’intérêts économiques, politiques ou personnels peu reluisants. L’étape suivante, l’obligation vaccinale récurrente et le traçage permanent des populations se met doucement en place.

Il devrait encore être évident et normal que chacun doit pouvoir choisir ou non une procédure médicale dont le rapport coût/bénéfice n’est évaluable qu’à titre individuel. Il devrait encore être évident et normal qu’on ne peut imposer de partager ses données de santé, pourtant éminemment privées, pour autoriser des déplacements.

Il devrait aussi être évident que partager ses données personnelles à la puissance publique, que laisser sa liberté de mouvement aux politiciens et administrations en place et que leur accorder un tel pouvoir ne peut pas aboutir à une amélioration de la situation. Si l’Histoire doit nous apprendre quelque chose, c’est bien cela. Seule une naïveté qui confine à la complicité permet à certains de réclamer l’avènement de ces mesures en applaudissant idiotement des deux mains et des deux pieds.

De façon générale, introduire l’État (aux forceps) dans le domaine de la santé a toujours été une hérésie qui ne conduit, comme dans les autres secteurs, qu’à des pénuries, des gabegies, un effondrement de la qualité des services prodigués et une évaporation de la liberté avec, au bout, des obligations, des interdictions et des sanctions pour ceux qui refusent de plier sous le joug.

La santé n’est pas, n’a jamais été et ne sera jamais un bien commun. Tenter d’imaginer des situations qui justifient le piège dans lequel nous sommes tombés (en France depuis un moment, et plus récemment ailleurs dans le monde) est une erreur qui ne se terminera que très mal.

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Des flics partout, du bon sens nulle part : l’improvisation continue

Par h16

C’est décidé : le gouvernement déploie donc ses onctueuses méthodes pour « freiner » l’épidémie, avec un art consommé pour ménager la chèvre, le chou et le sourire de la crémière qui s’est trompé de proverbe. Avalanche de textes, rafales de simplifications administratives tortueuses et impossibles à résumer en quelques dizaines de lignes serrées, conférences de presse et déplacements ministériels, tout y est pour qu’on comprenne bien qu’un nouveau combat vient de commencer.

Et pour lutter contre un virus qui fait de la résistance et semble se moquer des confinements et autres bricolages prophylactiques, quoi de mieux qu’éparpiller des masses de policiers et de gendarmes partout sur le territoire ? Ce que les masques, la distanciation sociale et les vexations à base de petits cerfas ne parviennent pas à réaliser, nul doute que notre fière maréchaussée va y parvenir avec brio.

C’est pourquoi, à la suite des décisions prises ces derniers jours avec calme, pondération, préparation et tout l’assentiment des scientifiques triés sur le volet et tous d’accord d’une seule voix consensuelle, le ministre de l’Intérieur, le brave petit Gérald Darmanin, a lancé plus de 90.000 agents de la paix dans nos villes et nos campagnes, afin d’intensifier un bon coup la répress… pardon les contrôles sanitaires permettant d’enfin contrôler le virus.

Le principe est simple : en multipliant la présence policière partout sur le territoire et, notamment, dans les gares, sur les autoroutes et dans les aéroports, on garantit une grosse frousse aux méchants miasmes qui réfléchiront à deux fois avant d’infecter les Français. Et, de façon parfaitement accessoire, on va aussi pouvoir contrôler les individus louches – forcément louches – qui tentent bêtement d’exercer leur droit de déplacement alors que tout le monde sait que le virus n’attaque que ceux qui bougent.

Il faut en finir avec l’innocence par défaut du père de famille lambda, du citoyen moyen qui promène son chien ou de la mère de famille qui va faire des courses ! Ce n’est pas ainsi qu’on pourra instaurer une Hygiène Sanitaire Totale et Définitive dans l’Hexagone.

Ainsi, au contraire des attroupements de clandestins cornaqués par des associations lucratives sans but sur des places publiques, ceux qui, actuellement, essayent de recouvrer une vie normale et de faire leurs petites affaires dans leur coin sans enquiquiner personne sont en réalité fort dangereux et représentent une menace terrible pour tous ceux qui sont déjà enfermés et pour le pouvoir.

Voilà donc des dizaines de milliers de nos forces de l’ordre mobilisées pour pruner du badaud, cette engeance pénible qui, au lieu de rester chez elle à mourir de Covid, veut égoïstement reprendre ses activités pour ne pas mourir de faim, de désespoir, de dépression ou de toutes ces maladies qu’on ne surveille plus.

Or, distribuer des amendes, c’est finalement assez simple et lucratif : le citoyen lambda ne se déplace que fort rarement armé d’un mortier d’artifice, ou en bandes bigarrées prêtes à défoncer du photographe. Le contribuable obéissant n’a que rarement sur lui de quoi suriner le fonctionnaire des forces de l’ordre, et la prune a même de fortes chances d’être payée. L’éducation, malgré tout, évite au père de famille solvable de filer un coup de tête bien appuyé à celui qui va le contrôler pour un motif futile dans un pays où, jadis, on se gargarisait des Droits de l’Homme.

Et puis, il faut bien comprendre que ce n’est pas vraiment le travail de la police et de la gendarmerie d’empêcher les quartiers dit « émotifs » de s’embraser, d’éviter que les petits caïds de cités viennent brûler ou mettre à sac un établissement scolaire ou d’arrêter les rixes des bandes organisées. Ceci est une des tâches du politicien qui la mène à bien en confisquant l’argent du contribuable (celui qui se fait aussi pruner de temps en temps) pour le distribuer généreusement à ces quartiers, ces caïds et des bandes afin de les calmer.

#StDenis, quand une simple patrouille de #Police dans une cité vire à l'affrontement.#SoutienFDO pic.twitter.com/mSUX7axB4t

🇨🇵Hussard 93🇨🇵 (@thouars791) March 26, 2021

Le but de la police et de la gendarmerie n’est plus d’assurer la paix des citoyens, mais bien la paix des politiciens lorsque ces derniers confisquent et lorsqu’ils distribuent, lorsqu’ils empêchent et lorsqu’ils tolèrent, autorisent ou favorisent. Et le but des politiciens, c’est accaparer et conserver le pouvoir pour ce qu’il représente lui-même (parce qu’une fois obtenu, à quoi peut-il servir sinon à être conservé, envers et contre tout ?).

C’est si vrai que lorsqu’un élu local tente – le naïf ! – de régler les problèmes locaux de ceux qui l’ont élu, il est immédiatement empêché par les instances nationales, ulcérées à l’idée qu’on pourrait se passer d’elles : le maire de Cannes ayant eu l’impudence d’organiser la vaccination des plus de 50 ans dans sa commune sans attendre l’autorisation explicite du gouvernement et de tout le Saint-Tremblement, le ministre de la Santé, qui n’a jamais été élu par les Cannois mais semble mieux savoir qu’eux ce qui est bon pour eux, s’est empressé de lui déclarer la guerre.

Flicaille partout, décisions ministérielles autoritaires et décalées du réel… Chaque jour qui passe, le pouvoir parisien s’enferme de plus en plus dans sa tour d’ivoire. Protégé par une garde prétorienne mal payée mais – pour le moment – obéissante, nos dirigeants s’entêtent à ne laisser aucune prise ni aux élus locaux, pourtant à l’écoute directe de leur population, ni aux médecins de famille, ni aux institutions locales de santé et d’organisation logistique. Pour Paris, tout doit venir d’une seule tête, « quoi qu’il en coûte ».

Eh bien justement, on voit ce qu’il en coûte : désorganisation, gabegies, pénuries, accumulation d’erreurs, détresse croissante de la population qui perd toute confiance dans ses institutions, son gouvernement et ses élus, bref, progressivement tout ce qui lui donne une raison de se tenir tranquille.

Nous arrivons progressivement au bout du « quoi qu’il en coûte » et nous allons bientôt toucher la zone du « plus rien à perdre ». Forcément, ça va bien se passer.

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1984 en 2021 : tout se met en place pour l’enfer d’Orwell

Par h16

Même quand on le sait, cela fait toujours du bien de le rappeler : déclencher la peur chez les foules est une méthode efficace pour accélérer la mise en place d’une dictature de moins en moins douce à l’échelle d’un continent. C’est exactement ce qui se passe actuellement.

Toutes les peurs ne se valent pas. Il est ainsi évident que la peur climatique, agitée depuis plusieurs décennies, n’a pas réussi à réellement mobiliser les foules ; certes, les uns et les autres sont parfois prêts à quelques menus sacrifices comme renoncer aux sacs plastiques et prendre le vélo un peu plus souvent pour aller travailler, mais pas vraiment au-delà (n’exagérons rien).

Il faut admettre que promettre à tous une mort certaine par inondation à raison d’un 1 cm par an, une canicule mortelle à raison de deux ou trois degrés par siècle, ou un ouragan à raison d’un coup de vent tous les dix ans, c’est assez peu terrorisant mine de rien. D’autant plus que les prédictions catastrophiques, de décennies en décennies, se dégonflent les unes après les autres dans un petit « pfuiiit » minable (on se souviendra de celles de l’ONU sur les îles qui devaient disparaître sous les flots, des glaces polaires qui devaient disparaître définitivement et autres débilités qui, toutes, ont été soigneusement oubliées à mesure qu’elles ne se réalisaient absolument pas et que la Terre continue de verdir).

Heureusement, la peur sanitaire a, depuis, amplement montré son efficacité : la mort n’est plus pour après après-demain, pour dans trois, cinq ou dix ans, mais pour demain, voire pour cet après-midi si on n’a pas de chance et que le virus vous attrape dans un coin sombre, au dépourvu, le rouleau de papier toilette à la main.

Et là où le climat semblait pouvoir être facilement contrôlé à coup de pailles en carton, de voitures électriques et de taxes carbones plus ou moins fortes, le virus, d’autant plus fourbe qu’il est chinois au départ, ne pourra certainement pas se satisfaire de demi-mesures molles : déluge de chiffres morbides de moins en moins solides mais de plus en plus répétés ad nauseam, confinements stricts, fermetures administratives aléatoires et désordonnées, masques permanents, mains toujours propres (même lorsqu’elles sont dans les poches des autres), quarantaines, tests et picouses à gogo, tout est mis en place pour bien faire comprendre aux populations qu’elles n’ont plus le droit d’imaginer se déplacer et mener une vie normale.

Et pour cela, rien de tel que mettre à contribution la population pour se surveiller elle-même (après tout on ne règne jamais mieux qu’en divisant) en désignant à la désapprobation populaire (puis à la vindicte la plus violente ?) ceux qui ne rentrent pas dans le rang.

C’est typiquement ce qui se passe ici ou là, comme dans l’Eure où des élus et des citoyens lambda se sont arrogés le droit d’inciter en meute les habitants à respecter scrupuleusement les règles sanitaires actuelles (quand bien même changent-elles d’une heure à l’autre).

Rien de tel qu’une petite patrouille de la Gestacovid pour calmer les ardeurs des uns et des autres à vouloir prendre le frais sur leur terrasse (et puis, c’est tellement plus rigolo d’emmerder les gens qui flânent que se concentrer sur la délinquance locale, vu les chiffres assez médiocres de la ville en question).

En somme, la crise sanitaire a ce pouvoir magique de transformer certains en bureaucrates, en kapos ou en balances avec cette facilité qui déroutera l’homme de bien et réjouira le politicien moyen, trop content d’en profiter.

La suite est connue : après la mise en place d’une société de perpétuelle observation des uns et des autres, d’une surveillance active des autorités sur les contribuables (ils ont perdu leurs droits de citoyen en perdant celui de porter des armes, de toute façon), voici – conformément au manuel de George Orwell – la mise en place d’une société en guerre permanente, de lutte de tous contre tous. Youpi.

De ce point de vue, il faut reconnaître à l’actuelle coterie au pouvoir une certaine finesse qu’Orwell n’avait pas imaginée : non seulement il n’y a pas (encore ?) de guerre réelle, décidément sale, coûteuse et peu pratique à gérer, mais l’engeance qui gouverne a trouvé des ennemis drôlement pratiques pour à la fois mobiliser les foules et lui passer dessus avec des bottes cloutées avec son assentiment : le climat et un virus !

C’est si pratique que cela permet la mise en place d’un « code barre citoyen » : comme prévu, l’individu, devenu moutontribuable sous observation vétérinaire constante, va en effet bientôt recouvrer sa liberté de déplacement … à condition d’avoir ce fameux code barre, qu’on enrobera d’un prétexte sanitaire, virus oblige.

Je vous invite à lire le texte actuellement en cours d’étude par le Parlement européen, et qui devrait aboutir à une régulation (d’application quasi-immédiate une fois votée, au contraire d’une directive, pour rappel – c’est pour aller vite, m’voyez, n’s’pas) dans les prochaines semaines.

C’est édifiant : grâce au sabir technocratique mis en place pour camoufler la mise en joug serré de tous les citoyens européens, il ne s’agira pas ici, ô grands dieux, d’empêcher la liberté de mouvement qui est, c’est rappelé plusieurs fois dans le texte, garantie par les Constitutions et les Traités européens. Ce certificat est au contraire fait pour faciliter cette liberté en ces temps de pandémie, voyez-vous : grâce à ces petites démarches, ces petits papelards, ces petits tests, ces petites picouses (renouvelées), ce petit certificat électronique, vous n’aurez plus à vous plier aux quarantaines et autres tests humiliants partout dans les aéroports, les gares et aux frontières. En somme, le certificat vous permet de recouvrer cette liberté que vous n’avez pas perdu mais qui vous impose de marcher à cloche-pied partout où vous voulez vous rendre tant que vous ne l’avez pas. Simple, non ?

Pour ceux qui comprennent l’anglais, une analyse succincte du texte est réalisée dans cette vidéo :

Vraiment pratique ! Qui n’en voudrait pas ?

L’œuvre d’Orwell, 1984, a profondément marqué la culture collective : l’ennemi perpétuel de 1984 y était indispensable pour fédérer les foules et occuper les esprits.

La mise en pratique l’a remplacé par le climat et le virus. Le second a été plus efficace pour plonger le peuple dans la stupeur, et le premier sera son relai naturel par le truchement du passeport sanitaire qui deviendra un passeport comportemental dont la dimension écolo sera primordiale, on s’en doute…

Tout comme l’appel à la délation, tout comme la mise en place de « milices citoyennes » de patrouillage dans les rues pour choper du trublion qui ose prendre le frais sur son pas de porte et tout comme la propagande permanente radio-télévisuelle, cette « mesure exceptionnelle » de marquage des citoyens, bien évidemment « temporaire », verra un recyclage rapide pour garantir qu’enfin, le climat sera dans tous les esprits, comme les inévitables mesures collectivistes qui accompagneront sa sauvegarde indispensable.

Rappelez-vous : quoi qu’il en coûte, « nous sommes en guerre ». Et qui l’eût cru ? L’ennemi, finalement, c’est vous !

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Macron et les surprises de l’adémocratie

Par h16

Le printemps est là avec le redoux, le soleil et les petites ballades et.. Ah bah non : avec tous ces « variants », avec tous ces miasmes mutants, avec cette hécatombe qui n’en finit pas d’être statistiquement triturée dans tous les sens pour continuer d’exister vaille que vaille et quoi qu’il en coûte, il va falloir songer à mettre de côté les activités habituelles pour cette période.

Certes, l’Exécutif a bien compris qu’un retour au confinement strict d’il y a un an provoquerait une embarrassante crispation chez suffisamment de Français dont certains, émotifs, ne se laisseraient pas faire, et le gouvernement a donc prudemment opté pour deux tactiques : diviser le pays pour mieux y régner en opposant habilement certaines régions à d’autres, et la confusion macronienne, cet art subtil ou tout est interdit et autorisé « en même temps » dans un florilège de vocabulaire communiquant et de petits formulaires bureaucratiques à remplir avec application en triplicatas fébriles.

Et bien que tout le monde sente confusément que l’épidémie de cerfas mal foutus et de kapos remontés comme des coucous n’a plus qu’un lien distant avec celle d’un virus dont on comprend de mieux en mieux la gravité relative, cette prise de conscience collective n’empêche en rien la multiplication des apparitions télévisuelles dramaturgiques (et dramatiques) de nos dirigeants.

Tout se déroule en effet comme si ces derniers devaient absolument continuer à jouer leur rôle, répétant qu’ils font absolument tout pour nous sortir de la crise dont tout indique qu’ils l’ont largement encouragée de leurs improvisations et de leurs bourdes successives, pendant qu’ils l’entretiennent maintenant avec application et décrets illisibles.

On peut se demander à quoi rime tout ceci mais un élément attire l’attention : depuis quelques mois, les gesticulations politiques autour des élections (régionales en juin de cette année puis présidentielles en mai 2022) se multiplient avec insistance.

Il y a quelques semaines, je notais la tentative (déjouée pour le moment par le Sénat) des sbires du gouvernement de pousser le vote électronique, tant celle-ci semblait avoir prouvé son efficacité pendant les élections américaines.

Cette pitoyable entreprise, heureusement écourtée par la trop rare lucidité sénatoriale, s’inscrivait après un précédent essai du même acabit, lui aussi avorté, d’introduire le vote par correspondance, lui aussi diablement efficace pendant la dernière élection présidentielle américaine et elle aussi pourtant entachée d’un passé plus que sulfureux de fraudes faciles.

C’est donc sans grande surprise mais avec la même consternation qu’on découvre que, récemment, une centaine d’élus poussent actuellement avec une belle ferveur la possibilité pour les jeunes de voter dès 16 ans, au moins pour les élections municipales : après tout, plus on est jeune, plus on est con perméable aux messages du Camp du Bien, ce qui justifie amplement d’ouvrir certaines élections à cette pâte-à-modeler citoyenne pratique.

Certes, les prochaines élections (des élections de grands, donc, pas pour les minots comme les municipales) ne seraient pas concernées par cette innovation résolument progressiste mais il devient difficile d’écarter la tendance déjà esquissée par les précédentes tentatives ratées qui consiste donc, pour l’actuel coterie au pouvoir, à modifier tout ce qu’elle peut du code électoral pour se garantir une assise un peu plus ferme que l’actuel marécage boueux de compromis mous et malodorants dans lequel elle s’enfonce actuellement.

Et cette tendance est d’autant moins facile à ignorer que se multiplient les signes que le président cherche par tous les moyens une voie de sortie favorable à son quinquennat qu’il a pourtant copieusement saboté tout seul comme un grand, depuis ses compromis boîteux (« en même temps » qu’on vous dit !) jusqu’aux petites phrases méprisantes en passant par sa façon catastrophique de gérer tant les Gilets jaunes que la pandémie.

Il devient difficile d’ignorer que l’actuel locataire de l’Élysée, lors d’un entretien quelque peu lunaire à Brut, avait presque annoncé la couleur en expliquant qu’il aurait peut-être à prendre des décisions impopulaires ; si l’on peut imaginer le meilleur (des réformes profondes et d’une telle ampleur que la France n’aurait pas supporté sa réélection), l’historique personnelle calamiteuse du roitelet impose d’imaginer aussi le pire.

Et ce dernier ne laisse pas vraiment penser à une élection dans de bonnes dispositions.

La direction prise par les prochaines élections régionales, dont ce qui reste d’opposition craint qu’elles puissent être reportées, donne une idée de ce qui serait envisageable : de variants en mutations, de tests fous en journalistes excités, tout serait fait pour bien faire comprendre en mai 2022 que voter dans de telles conditions sanitaires serait impossible – vous n’y pensez pas M’ame Ginette, avec ce variant serbo-croate à ailettes et double turbo-spike rotatif, la probabilité de mourir est tellement multipliée qu’une petite toux se transforme en cancer des bronches, a minima ! Impossible d’aller voter dans de telles conditions, voyons !

Alternativement, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que, nonobstant tout miasme mutant des espaces électoraux interstitiels, la situation du pays devrait être passablement dégradée en 2022 : économiquement, socialement, politiquement, il est assez peu probable que le pays soit à la fois apaisé et sur la voie d’une nouvelle prospérité. On peut même envisager que la situation soit si tendue – krach boursier ? inflation galopante ? rixes un peu trop vigoureuses de galopins émotifs ? – que ne puisse (au moins aux yeux du président) se tenir d’élection dans un pays au bord du chaos.

Dans ce contexte, l’innovation présidentielle jouerait alors à plein et on pourrait alors envisager de faire sombrer le pays dans une situation inédite, une zone grise de non-élection pour cas de force majeure, allant jusqu’à la déclaration d’un nouvel état d’urgence (plus sanitaire du tout) voir un état de siège ou une loi martiale qui siérait bien au caractère jupitérien de l’actuel président et de son égo surdimensionné.

On en conviendra, ces hypothèses semblent actuellement parfaitement farfelues. Cependant, entre la tendance exposée en début de billet qui consiste à tout faire, même les coups les plus tordus, pour dissoudre commodément certaines barrières logistiques à une fraude malencontreuse mais massive, celle qui consiste actuellement à tenter toutes les compromissions idéologiques pour ratisser l’électorat au plus large, l’envie difficilement réprimée de Macron de laisser une empreinte inoubliable dans l’Histoire et la conjoncture globale qui ne pourra pas être sereine, tout indique que les élections 2022 n’auront rien de paisible.

À l’aune de cette réflexion, on se demande d’ailleurs pourquoi la presse grand public ne s’en préoccupe guère plus…

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Le confinement bureaucratique et l’asservissement des masses

Par h16

En France, on dit que nul n’est censé ignorer la loi. Mais pour l’exécutif et en toute franchise, une bonne louche de confusion ne nuit pas et l’actuelle gestion de la pandémie l’illustre assez bien.

Progressivement, ce qui était une crise épidémique s’est transformé en crise sanitaire puis, par l’enchaînement de décisions brouillonnes et contradictoires, en crise sociale mettant essentiellement en exergue la désorganisation complète du système public de soins français, noyé ces dernières années dans une bureaucratie véritablement kafkaïenne et hors de tout contrôle que l’urgence et la situation exceptionnelle auront complètement mis à bout de souffle.

La dernière salve de restrictions montre assez bien l’ampleur du phénomène.

Tout comme en novembre où le chef de l’État évoquait des centaines de milliers de morts en décembre – qui ne furent pas au rendez-vous – puis comme en février où les épidémiologistes de plateau télé nous expliquaient qu’une absence de confinement signifierait une explosion de décès pendant tout le mois de mars, là encore non suivi d’effets, on nous explique à présent que, ça y est, c’est garanti sur facture, on va tous mourir plus tôt que prévu, là, dans les jours qui viennent. Il faut donc absolument reconfiner.

Mais attention ! Avec une population de plus en plus fébrile, une économie de moins en moins apte à encaisser un nouveau choc, les autorités – pas trop compétentes mais aiguillonnées par le désir sinon de rester en place au moins de ne pas terminer en haut d’un lampadaire – doivent ménager une chèvre de plus en plus bourrique et un choux de plus en plus maigre.

Confinement il y aura donc, mais avec des petits aménagements.

Limitation du nombre de départements concernés, extension des horaires de couvre-feu, accroissement du rayon de promenade autorisée et des heures de visites au parloir, modifications substantielles des petits cerfas d’auto-humiliation, les règles du Koh-Lanta national changent à nouveau.

Les choses auraient pu être claires et simples mais rassurez-vous, nous sommes en France et la tradition des usines à gaz bureaucratiques ayant permis les magnifiques succès que nous avons rencontrés jusqu’à présent, il aurait été impossible d’imaginer une nouvelle salve de cerfas sans en passer par les mêmes procédés, quitte à renommer ce nouvel épisode de vexations nationales « Troisième Voie » pour en camoufler tout le côté ubuesque (en espérant que la prochaine tentative ne sera pas renommée « Longue Marche » ou « Grand Bond En Avant » ce qui n’étonnerait pas tant que ça au train où vont les choses).

Les annonces faites, les rédactions de la presse se sont immédiatement mobilisées pour décrypter le sabir gouvernemental. Comme d’habitude, il y a eu du travail et le résultat est à la hauteur du magistral bordel qui nous fut livré.

Passant d’un confinement pas trop strict à, finalement, un confinement plutôt strict mais aménagé par le truchement du vocable pudique « mesures de freinage », il a fallu détailler une nouvelle bordée de contraintes, les départements concernés, les limites en espace et en temps qui changent encore, à nouveau lister les commerces estampillés essentiels et ceux qui ne le sont pas – cette fois-ci, les coiffeurs sont épargnés, parce que, parce que bon voilà quoi, comme les chocolateries (après tout…) – détailler la nouvelle auto-flagellation numérique indispensable pour éviter l’indigestion de fruits de saison (prune et amendes) avant d’en annuler l’obligation, et le tout pour reconnaître, du bout des lèvres, que tout ceci ne rime pas à grand-chose de scientifiquement étayé notamment concernant les confinements (dont il a été largement montré depuis qu’ils ne servent à rien).

En somme, tout montre à présent que la gestion d’une maladie, qui relève avant tout et exclusivement du domaine médical et devrait se cantonner aux relations entre des patients et des médecins, est maintenant entièrement dans les mains de l’administration, devenue folle. Et pour faire bonne mesure, c’est apparemment l’administration fiscale et le code du même tonneau qui ont servi de schéma directeur à la gestion sanitaire.

Les Français encore lucides comprennent évidemment que la souplesse fiscale appliquée à la gestion de la santé va forcément faire des étincelles : plus personne n’est capable de comprendre ce qui est autorisé ou non, ce qui est possible ou pas. C’est devenu une telle usine à gaz, avec un nombre si invraisemblable de tubulures chromées gigotant dans tous les sens qu’une vache n’y retrouverait plus ses chatons pendant que les hirondelles volent bas.

La lecture du décret du deuxième confinement, qui ne manquera pas d’être actualisé à la grosse truelle législative dans les prochaines heures, est parfaitement édifiante : grâce à des douzaines d’articles (57 en tout !), on met en place un véritable régime d’autorisation, listant avec cette minutie et cette précision que certains Teutons expéditifs n’auraient pas renié, tout le reste étant interdit (allez lire l’article 37 par exemple, c’est croquignolet).

En définitive, tout est maintenant à la solde du pire dévoiement de l’administration bureaucratique hiérarchisée, tatillonne et procédurière et son « modèle » est transposé partout. Les énarques français, sans freins ni lois, ivres du pouvoir exceptionnel conféré par une situation exceptionnelle, ont appliqué sans vergogne les pratiques (calamiteuses) de l’administration fiscale, pourtant tellement complexes et raffinées que plus personne ne sait exactement comment elle fonctionne réellement, et qui ne peut être compris – coïncidence habile – que par des bureaucrates spécialistes qui s’expriment sur le sujet comme des oracles ou des grands prêtres.

Certains, naïfs, croient encore qu’il y a un but à ces complexifications, ces bricolages et ces empilements législatifs, à ces grand-messes médiatiques où les Oracles Sanitaires nous distribuent leurs vérités.

Quelques autres, plus réalistes, ont compris que tout ceci ne servait qu’à entretenir une situation qui leur est directement profitable et qu’ils n’entendent donc absolument pas arrêter. Ces réalistes, peu nombreux et peu écoutés, se rendent bien compte que cette transformation de la politique sanitaire en machin bureaucratique sans queue ni tête n’est pas un accident, mais bien un dessein, un but en soi par lequel une petite caste tente d’asservir toute la société.

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Bitcoin, NFT, Defi : le saisissant tournant cryptomonétaire

Par h16

Ce n’est pas parce qu’une petite partie de la population (occidentale essentiellement) feint d’être tétanisée par un virus que le reste du monde s’arrête de tourner : malgré les crises économiques, sociales et politiques qui s’empilent, le monde des cryptomonnaies continue de grossir et d’accumuler les innovations et les opportunités.

Un Bitcoin toujours plus haut

La presse s’en fait d’ailleurs l’écho gourmand à chaque fois qu’elle le peut, que le prix des cryptos s’envole ou qu’il chute brutalement : rien de tel que des histoires de gros sous basées sur des concepts compliqués expliqués de façon floue par des journalistes approximatifs pour faire vendre du papier et récolter du clic.

Il reste cependant exact que le Bitcoin a connu, ces derniers mois, une ascension importante. On aurait pu écrire « fulgurante » si les cryptomonnaies n’étaient pas habituées de ces mouvements de prix assez rapides dans les deux sens, dépassant d’abord les 50.000 dollars pour dégringoler en dessous de 40.000 pour remonter actuellement au-dessus de 60.000.

On pourra en profiter pour noter la corrélation assez bonne entre les mouvements généraux de hausse et de baisse des cryptomonnaies avec des mouvements similaires des bourses et, notamment, les actuelles injections monétaires de la Fed américaine et de la Banque centrale européenne ; même si certains veulent croire à une croissance purement organique des prix qui marquerait une adoption croissante des cryptomonnaies, force est de constater que ces hausses massives ont bien une part (souvent non négligeable) directement liée à l’activité distributrice des banques centrales.

Ceci en dit d’ailleurs finalement plus long sur les peurs inflationnistes qui règnent actuellement sur tous les marchés (cryptomonnaies comprises) que sur la valeur intrinsèque du Bitcoin, et plus sur l’envie d’un gain rapide des foules que sur leur appétence à utiliser vraiment les cryptomonnaies, tant il semble difficile de ne pas voir le lien entre ces hausses de prix et les « chèques stimulus » distribués par le gouvernement américain.

Indépendamment, il est certain que croît l’intérêt concret pour les cryptomonnaies.

Peu du côté du grand public mais bien plus du côté des institutionnels et des sociétés financières qui comptent effectivement investir tant dans les technologies développées que dans les cryptomonnaies elles-mêmes, et ce bien au delà des effets de manche d’un Elon Musk survitaminé.

Alors que se multiplient les exemples d’investisseurs privés particuliers affichant clairement leur intérêt dans Bitcoin, on pourra aussi citer plusieurs sociétés cotés ayant clairement marqué leur intérêt et ayant même investi dans Bitcoin et dans les cryptomonnaies, comme Microstrategy, Morgan Stanley ou même JP Morgan.

Pas de doute : il y a bien une « normalisation » du Bitcoin au moins dans le monde de la finance.

On peut cependant s’interroger sur ce qui ressemble fort à un abandon progressif du but initial de la première cryptomonnaie : avec l’acceptation croissante du Bitcoin dans ces sociétés de gestion financière, sur les marchés et dans les livres de comptes de ces entreprises, on s’éloigne de plus en plus vite du système imaginé au départ par Satoshi Nakamoto, qui devait remplacer les banques ou en offrir une vraie alternative.

Et si on peut retrouver ce but encore affiché chez quelques autres cryptomonnaies, cela semble moins présent chez Bitcoin dont la communauté semble s’accommoder assez confortablement de se faire gober par de grosses firmes centralisées et inféodées aux gouvernements. Du reste, cette observation se traduit concrètement par de nombreux tiraillements au sein de la communauté Bitcoin, entre ceux qui veulent continuer à voir le cours s’élever (en confondant cette valorisation avec un accroissement de l’usage du Bitoin) et ceux qui comprennent que se focaliser ainsi sur le cours et l’acceptation du Bitcoin par ces firmes n’est qu’une forme pas forcément subtile de compromission du concept original.

De nouveaux horizons : NFT et DeFi

Parallèlement à cette acceptation croissante de Bitcoin, difficile de ne pas noter l’envol progressif de la DeFi et des NFT.

Les Non Fungible Tokens (jetons non fongibles) sont une application pratique de la capacité des blockchains et des technologies décentralisées qui permettent leur fonctionnement dans le monde particulier de la collection et de l’art : par nature, les blockchains permettent une enregistrement fiable, sécurisé, non censurable et non copiable d’un titre de propriété et l’application de cette propriété à des objets de collection sous forme numérique crée, de fait, tout un nouveau marché.

Le principe de base a trouvé une première application en 2017 avec les CryptoKitties, un jeu vidéo construit sur la chaîne Ethereum, qui permet de créer, élever et échanger (éventuellement moyennant finance) des créations numériques (ici, en forme de chats d’où le nom).

Depuis, le même principe est appliqué et étendu à d’autres formes d’actifs numériques, depuis des productions (plus ou moins artistiques, comme une musique d’Elon Musk, le premier tweet de Jack Dorsey ou une oeuvre numérique récemment vendu près de 70 millions de dollars) jusqu’à des petites séries qu’on peut alors collectionner (à l’instar, dans le monde réel, des pièces de monnaie, des timbres, des couvercles de boîtes de camembert ou les autocollants footballistiques de Panini dont l’équivalent numérique en NFT commence à se développer pour le basket ou même le foot).

Si l’effet de mode ne fait pas de doute et explique certaines envolées de prix assez irrationnelles, il n’en reste pas moins que ces NFT vont permettre le développement d’un nouveau marché de l’art et de la propriété numérique dont on ne peut, pour le moment, qu’imaginer vaguement les implications.

Ce parfum d’innovation est aussi présent dans la DeFi, la finance décentralisée, dont les développements tirent essentiellement profit du développement de la décentralisation et de la comptabilité à triple entrée permis par l’innovation introduite par Bitcoin et les cryptomonnaies.

Ces innovations se construisent actuellement beaucoup sur Ethereum mais comprennent aussi d’autres blockchains qui offrent différents avantages (Tezos, Polkadot, …). Permettant l’établissement de véritables mécanismes automatiques de gestion financière tout en se passant d’intermédiaires financiers, les techniques et propositions de la DeFi recèlent en elles de quoi bouleverser complètement le paysage des institutions financières actuelles, et modifier drastiquement les impacts légaux et la mainmise des États sur ces domaines…

Le compromis ou le combat ?

De façon générale, ce qui se passe actuellement dans les cryptomonnaies est une illustration d’une histoire plusieurs fois millénaire : les révolutions profondes (qui combinent des aspects technologiques, sociaux et politiques) provoquent naturellement deux types de réactions de la part des individus : ceux qui voient dans ce changement de paradigme des opportunités et l’occasion de fonder de nouvelles relations, de remettre à plat les systèmes existants soit en les attaquant, soit en les contournant complètement, et, de l’autre côté, ceux qui au contraire voient plutôt des obstacles à aplanir pour faire converger les deux systèmes (le nouveau et l’ancien). Dans ce dernier cas, cette convergence est possible lorsque les deux systèmes se complètent – on peut prendre le cas d’internet et du téléphone lors de l’apparition de la VoIP.

Mais lorsque les deux systèmes sont opposés dans leur philosophie et dans leur service rendu, tout ceci a peu de chance de bien se passer.

Autrement dit, ceux qui misent actuellement sur une amélioration des relations entre États, système bancaire actuel et monde des cryptomonnaies vont au devant de graves déceptions : ou bien il y aura effectivement révolution, et les systèmes actuels vont absolument tout faire pour combattre les cryptos (ce qui promet d’être rugueux). Ou bien il n’y aura pas révolution, ce qui veut dire que les cryptos vont perdre progressivement leur substance anarchique (au sens initial du terme, i.e. sans pouvoir central) et ne plus en conserver que certains aspects, probablement marginaux.

Ici, il faut comprendre qu’il ne peut y avoir d’accomodation avec l’hydre étatique : on ne peut pas avoir Bitcoin (ou toute autre crypto) – bâti sur la volonté de ne pas censurer de transaction – et les KYC et AML qui sont, par définition même, de pure prérogatives de l’État , par l’État et pour l’État lui-même et dont l’objet est, justement, de censurer l’accès aux transactions à certains individus et certains commerces.

Eh non : on ne peut pas vouloir une monnaie décentralisée et une ou des autorités centrales décidant de l’un ou l’autre aspect de cette monnaie. C’est antinomique et cela veut dire que la révolution actuelle, soit restera feutrée (les cryptos perdant progressivement leur intérêt initial), soit ne pourra se dérouler sans casse, sans cris et sans grincements de dents.

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Français, on vous mène en bateau. Jusqu’à la chute.

Par h16

Alors que la France découvre, stupéfaite, l’apparition d’un variant breton du virus, reconnaissable à son petit chapeau rond (que tous les Bretons ont, c’est bien connu), l’Élysée se tatouille assez fébrilement pour savoir si on ne va pas reconfiner encore un coup.

Il faut dire que la situation est évaluée de façon calme, pondérée, neutre, millimétrique et vérifiable par tous les experts en communication, les médecins de plateau télé et, aussi, tous les ministres du gouvernement qui ont subi un cours intensif d’épidémiologie sur Youtube et BFMTV ces derniers mois. Et leur verdict est formel, clair, déterminé : peut-être qu’il faudrait reconfiner mais c’est délicat à imposer mais le nombre de cas augmente mais le nombre de malades pas trop mais le nombre de réanimations un peu mais ce ne sont pas tous des cas COVID mais l’incidence remonte mais le nombre de morts baisse mais l’impact économique est trop fort mais on a peur d’une nouvelle vague.

Cette limpidité permet d’ailleurs de prendre des décisions fermes et de diriger le pays de façon particulièrement compréhensible par un peuple qui n’était plus habitué à un exercice du pouvoir aussi adroit : depuis le début de la crise se sont donc enchaînés les actes les plus porteurs de sens qui n’ont cessé de mettre le pays sur les rails d’une réussite fulgurante.

L’état d’esprit général qui nimbe les décisions de Macron et de sa formidable brochette de polichinelles en carton provoque d’ailleurs des effets de bords amusants dans la presse qui ne sait plus trop sur quel pied danser et hésite entre adorer son enfant chéri (la campagne dégoulinante de servilité de 2017 a laissé des traces baveuses un peu partout dans les rédactions) et tenter un aggiornamento critique devant la succession de pirouettes consternantes qu’on nous inflige depuis 12 mois.

Le fait est que si, au début, les décisions prises pouvaient encore prétexter une vague colonne vertébrale basée sur quelques éléments scientifiques, il n’en va plus de même à présent : cette fameuse colonne vertébrale scientifique, commandée sur Wish, a manifestement été bloquée en douane et n’est toujours pas arrivée ce qui explique les déhanchés diaboliques que le gouvernement multiplie maintenant avec frénésie (ces gens sont des professionnels non humains – ne tentez pas cela chez vous, vous pourriez vous blesser !)

Ainsi, à incidence fofolle en Île-de-France correspond des petits sourires gênés et une valse hésitation pour savoir si on doit ou non reconfiner. Dans le même temps et avec une cohérence qui évoque les plus belles pages d’André Breton, la Normandie ou les Côtes d’Armor décident de plus ou moins reconfiner en invoquant des incidences pourtant bien inférieures à la région parisienne.

Ici, on comprend bien que le gouvernement et ses représentants locaux plus ou moins affûtés n’ont pas trop de mal à confiner St Brieuc, mais que c’est un peu plus compliqué pour la moindre cité de Seine-Saint-Denis. Ces petits soucis logistiques, assez peu scientifiques et finalement assez bassement politiques expliquent pourquoi une région hésite fortement à confiner pendant qu’un département n’hésite pas à aligner les interdictions puissamment débiles pour justifier d’y faire un truc, un machin, n’importe quoi, mais au moins quelque chose, pendant que le Conseil Scientifique, qui devait être le phare infaillible du macronisme sanitaire, s’est complètement évaporé (ou peut-être est-il perdu dans les démarches administratives pour dédouaner sa colonne vertébrale, allez savoir).

Petit-à-petit, le doute commence à s’installer dans le pays : Nice Matin avait noté, il y a quelques semaines, des différences troublantes entre les chiffres officiels d’hospitalisations et ce que ses journalistes avaient constaté sur place ; des doutes équivalents se font jour à présent sur le taux d’incidence, apparemment surestimé.

Rassurez-vous : les écarts seront expliqués, on va retrouver nos petits, ne paniquez pas et le fait que les données relatives à cette épidémie soient toutes sujettes à caution, manipulées et manipulables, que chaque administration y va de sa soupe statistique et qu’au final, personne ne puisse y voir clair ne scandalise personne dans un pays où il est en réalité impossible de connaître le nombre de fonctionnaires émargeant à l’EdNat, le nombre précis de pensionnés, l’état des finances du pays, le montant précis du patrimoine de l’État ou même une vague approximation de sa retraite quelques années avant de la prendre…

Eh oui : il y a comme un flottement.

Les décisions de Macron apparaissent progressivement pour ce qu’elles sont, parfaitement arbitraires et pas du tout basées ni sur la logique, ni sur l’expérience, ni sur la science ou le sens du vent, mais sur l’improvisation complète (qui explique sans doute une saillie récente de Castex).

C’est tellement palpable que même un bastion du politiquement correct et de l’obséquiosité gouvernementale comme France Culture en vient à se poser des questions : et si tout ceci n’était pas la démonstration d’une simple réaction de panique sans logique ?

En somme, Jupiter décide de façon complètement indépendante de toute logique scientifique pour, en définitive, bêtement s’aligner sur les positions de l’Allemagne qui semble désormais le siège de la souveraineté réelle de la France et, dans la foulée et avec ce détachement qui sied aux cuistres, flingue en une journée des semaines de campagne vaccinale… Nonobstant le fait que – soyons honnêtes – cette campagne n’allait de toute façon nulle part tant il apparaît naïf de croire qu’elle aurait permis de mettre fin à la crise sanitaire qui n’est plus qu’une crise politique aiguë.

Au train où vont les choses, au rythme où les décisions paniquées s’enchaînent sans plus aucun lien ni avec les éléments factuels, la science ou la logique, on devrait songer à démettre purement et simplement Macron et sa clique de leur pouvoir pour les donner directement à Merkel et déplacer Paris à Berlin, ce qui serait finalement moins coûteux et plus propre que le bricolage qui consiste à dissoudre Paris dans la crasse, les rats et les punaises de lit…

En attendant, le constat se passe d’équivoque : on nous mène en bateau, droit vers la cataracte la plus raide.

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Crise covid : un an de dérive. Triste anniversaire.

Par h16

C’était il y a un an (à un jour près) : le président Macron décidait d’une adresse à la nation qui, comme à l’habitude de l’énarque adorant s’écouter parler, s’éternisera vingt longues minutes et qui débutera le placement tout entier du pays en liberté surveillée.

Depuis se sont enchaînées une myriade de déclarations, de nouvelles adresses maladroites à la nation et une palanquée de mensonges d’arracheurs de dents pour justifier la succession invraisemblable de décisions débiles et contradictoires ainsi que le pilotage par sondages qui aura abouti à l’état actuel calamiteux du pays : un an de soupe à la grimace et d’improvisation quasi-permanente en l’absence parfaite de tout débat démocratique, cela ne peut pas se traduire par une population sereine, une économie florissante, un corps social apaisé et un renouveau de la démocratie.

Si les premières semaines de panique étaient sinon excusables au moins compréhensibles devant l’inconnu que représentait ce nouveau virus, il semble malheureusement que les mois accumulés depuis n’ont servi à rien : non seulement la gestion administrative et logistique des urgences n’a en rien été améliorée depuis le premier épisode de mars 2020, mais tout montre que la situation s’est largement dégradée depuis. Lassitude des équipes, accroissement de la désorganisation et – encore et toujours – cette manie d’imposer d’en haut des décisions loufoques, tout concourt en effet à ce que les problèmes observés ne soient pas résolus mais répétés et amplifiés.

C’est ainsi qu’on va refaire avec gourmandise ce qui n’a servi à rien il y a neuf mois : le « show must go on » de façon aussi certaine que possible. Et j’écris bien « show » ici, car il ne s’agit que de ça : un spectacle médiatique destiné à gaver les téléspectateurs captifs.

Le narratif « Les Urgences Sont Pleines » doit absolument perdurer quitte à tordre les chiffres et à plier les concepts. Et ce même si la mortalité réelle constatée est clairement revenue dans les normales saisonnières et qu’on est donc en face non pas d’une nouvelle vague d’un épisode épidémique catastrophique, mais bien dans l’engorgement habituel (malheureux mais logique) des urgences en cette saison qui tient largement plus de la désorganisation chronique des établissements hospitaliers que de quoi que ce soit d’autre ; les données officielles donnent une vision assez différente de la panique feinte sur les trombines médiatiques de nos ministres :

Cette volonté de continuer le spectacle de la peur et de l’exagération n’est pas fortuite.

En réalité, cela fait un an qu’on a complètement changé de régime, de façon claire et rapide : on est passé d’une sociale-démocratie déliquescente à une sorte de dictature sanitaire discrète, bâtie sur un « nouvel ordre sanitaire » plaçant les urgences hospitalière au-dessus d’absolument tout le reste du pays, occasionnant des délires autoritaires qu’on n’aurait même pas osé imaginer trois mois avant. Depuis, une espèce d’habitude malsaine s’est installée où les mesures absurdes ne semblent plus pouvoir être contestées sans voir débouler les recteurs de la pensée officielle, armés de leur knout médiatique qui peut faire fermer toutes les gueules à coups d’interdictions, de déplateformage, de poursuites, de campagnes de dénigrement et d’anathèmes complophiles.

Au bilan, un an après l’exercice télévisuel de Macron, le pays a finalement sombré.

On y a multiplité les décrets et mesures parfaitement liberticides, depuis les confinements (dont il a été largement montré depuis qu’ils ne servent à rien) jusqu’aux couvre-feux encore plus idiots puisqu’ils laissent débilement penser que le virus ne circulerait que la nuit, les explications alambiquées à base de « contrer l’effet apéro » montrant surtout une volonté de faire quelque chose, quitte à ce que ce soit n’importe quoi.

La cruauté de certaines interdictions a ainsi transformé les EHPAD en véritables centres de détention pour retraités, les plaçant de fait bien loin en dehors de toute Constitution et des carabistouilles sur la France pays des droits de l’Homme. L’assouplissement récent des conditions d’incarcération de ces retraités montre d’ailleurs le mépris absolu des dirigeants du pays envers le petit peuple qu’ils peuvent ainsi martyriser sans sourciller si ça sert leurs petits intérêts politiques personnels.

Utilisant la crise pour alimenter les écolocuculs et les décroissantistes en arguments carbono-compatibles, les politiciens pilotes de cette déchéance complète en viennent à souhaiter de moins en moins discrètement que ces confinements continuent afin de garantir une diminution de notre abominable empreinte carbone. Peu importe le prix exorbitant, voyons, Gaïa nous le rendra – par des famines et des hivers bien rigoureux par exemple.

Enfin, douze mois seulement auront suffi à faire évaporer nos droits de déplacement et de vie privée dans une course à la soviétisation effrayante du pays et de toute l’Europe occidentale : l’État, devenu omniprésent, décidant de tout, tout le temps, nous impose petit-à-petit un traçage permanent, des Ausweis autorisations de déplacement, des passeports d’accès à telle ou telle activité, en l’échange de services régaliens de plus en plus minables qu’on ne peut obtenir qu’après la maintenant traditionnelle queue signe de pénuries brillamment organisées.

Queue en Pologne soviétique

Lentement mais sûrement, l’Europe, France en tête, a choisi de glisser du « soft-power » américain à la férule chinoise par le truchement du sanitaire et le pire n’est même pas là puisqu’en fait, rien n’indique qu’on va en sortir un jour : il suffit de voir la réticence clairement affichée à laisser les retraités en EHPAD reprendre une vie normale même après leur vaccin pour comprendre que le gouvernement ne veut rien relâcher.

Incroyablement, on est principalement entouré (sur le plan médiatique) de ceux qui poussent absolument une stratégie « zéro covid » aussi médicalement débile que liberticide socialement et par ceux qui poussent les gens à se faire vacciner en imaginant que ceci suffira à faire retourner le pays à la normalité.

Vœu parfaitement chimérique qui n’arrivera pas : cette stratégie « zéro covid » va se traduire par une stratégie « zéro liberté » et (par nature du virus, de ses mutations, de ses réservoirs animaux), il y aura toujours du covid. Quant au fait de vacciner industriellement la population, plusieurs fois pour un oui et pour un non, cela ne changera rien aux interdictions qui ont été ajoutées les unes aux autres : il y aura toujours un méchant variant, une vilaine pandémie et un risque d’engorgement des urgences. Ceux qui ont acquis un immense pouvoir à la suite de ces événements y veilleront ardemment.

Soyons lucides : à présent, seul un mouvement de fond, massif, ferme et clairement courroucé de la population encore saine d’esprit peut faire reculer cette dystopie sanitaire totalitariste…

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Fukushima n’a pas provoqué de morts, et ça fait enrager les écolos

Par h16

Mars 2011, un tsunami frappe les côtes japonaise, tue plus de 19 000 personnes et va, par le truchement d’une centrale nucléaire mal sécurisée, alimenter l’hystérie écologique.

Il faut admettre que le côté spectaculaire est au rendez-vous : dans l’un des pays les plus avancé technologiquement, alors que toutes les caméras de télévision du monde sont rapidement pointées vers Fukushima, deux des bâtiments hébergeant les réacteurs nucléaires explosent. Les systèmes de refroidissements sont tombés en panne quelques jours auparavant suite au tsunami qui a noyé les générateurs diesel destinés à garantir la continuité de leur service…

Sur le moment, tout le monde, journalistes en premier, imagine le pire : on va revivre un scénario à la Tchernobyl, avec gros nuage radioactif bien épais qui va se répandre partout sur nos campagnes (ou au moins sur les campagnes japonaises puis alentours, ne boudons pas notre effroi).

Assez rapidement, les experts qui, pourtant, pointent les différences essentielles de sécurité entre Fukushima et Tchernobyl et se montrent mesurés devant la panique et les yeux spasmodiques des présentateurs télés, disparaissent des plateaux télé au profit des écologistes qui, eux, ne ménagent pas leurs effets de manche et leurs petits couinements véhéments sur le mode « On vous l’avait bien dit qu’on allait tous mourir irradiés avec un bras et deux jambes en plus ! ». On n’évoquera Cécile Duflot, conviée à pérorer sur le sujet, que pour se rappeler qu’armée de son diplôme de géographe, elle placera hardiment Fukushima dans l’hémisphère sud.

Pendant ce temps, le gouvernement nippon décide d’évacuer les civils se trouvant dans un rayon de 20 km de la centrale. Rapidement, des interdits préfectoraux sont lancés pour éviter le ramassage des fruits et légumes de la zone potentiellement contaminée, ainsi que les poissons et fruits de mers du Pacifique exposés au surcroît de radiations provoqué par l’accident.

Les semaines et les mois s’écoulent, puis les années.

Petit-à-petit, les données radiologiques, médicales, sociologiques s’accumulent et permettent de mieux déterminer l’impact réel de l’accident sur la population. Et tout aussi progressivement, une vérité se fait jour : non seulement, les radiations ont été fort limitées, mais tout indique que la population n’a en rien souffert d’une exposition à celles-ci. Dix ans après, le constat est même sans appel : l’accident nucléaire de Fukushima n’a provoqué aucun décès par radiation, et n’a même causé aucun effet néfaste sur la santé.

Le rapport de l’IAEA (l’Agence internationale de l’énergie atomique) est sans ambiguïté (p 143). Celui de l’UNSCEAR (le Comité Scientifique de l’ONU sur les effets des radiations) est tout aussi limpide et indique même dans son Annexe B qu’avec le recul, les doses reçues par les civils, estimées dans les premiers rapports, ont été surestimés, notamment celles concernant les ingestions. Celui du NCBI n’est pas moins clair.

Les écolos sont consternés : les mêmes qui en appellent à la science pour justifier le clouage au sol des avions, la décroissance de toutes les activités humaines et pourquoi pas des confinements sévères et réguliers pour sauver Gaïa, refusent maintenant âprement de valider cette même science qui arrive pourtant à la conclusion que, non, décidément, Fukushima n’a pas déclenché de vagues de cancers partout sur l’île nippone.

Beaucoup de journalistes, la lippe parcourue de petits tremblements nerveux, relisent plusieurs fois les dépêches résumant ces épais rapports d’experts qui s’accumulent et pointent tous dans la même direction : non et non, il n’y a pas eu de centaines de morts par radiations à cause de l’accident de Fukushima.

Forcés de devoir écrire l’exact opposé de ce qu’ils prédisaient en tremblotant quelques années plus tôt, les voilà faisant assaut d’inventivité dans leurs articles pour bien faire comprendre que ces affirmations sont non seulement hardies mais à prendre avec moult pincettes, donnant alors lieu à quelques croquignolettes pignouferies de presse.

Par exemple, dans celle fournie en lien, depuis le titre jusqu’au contenu en passant par l’exergue, tout est savamment disposé pour bien faire comprendre au lecteur qu’il y a grossière manipulation : l’ONU dirait qu’il n’y a eu aucun effet, « mais on ne nous la fait pas, à nous, journalistes ».

Une lecture attentive des épais conditionnels dont sont barbouillés ces dépêches permet de comprendre le mécanisme à l’oeuvre : rien n’est certain, tout n’est que compromis politique… Et puis, peut-on vraiment avoir confiance dans les chiffres nippons (réputés fourbes) ? Ainsi, puisqu’après Tchernobyl, on avait observé une augmentation des cancers de la thyroïde, il est évident que toute observation équivalente au Japon devra être reliée à Fukushima. Forcément. Peu importe qu’il existe un surcroît de test, une amélioration des dépistages et une attention particulière (logique) à ce cancer.

La tournure des phrases est mise à contribution : outre le conditionnel et des « selon » que ces mêmes journalistes n’emploieraient jamais lorsqu’il s’agit de certains faits divers ou politiques (qui n’auront plus que de l’indicatif et aucune source identifiée), on notera dans l’article précédent la dernière salve, véritablement magique sur le plan grammatical :

Consécutif à un séisme, l’accident de Fukushima avait provoqué le rejet d’importantes émissions radioactives dans l’air, les eaux et les sols. Une centaine de milliers de personnes avaient dû quitter leur domicile et environ 19 000 personnes ont été tuées par cette catastrophe naturelle.

Il aurait été trop exact d’écrire « Consécutif à un séisme qui provoqua la mort de 19 000 personnes, (etc) ». Cela aurait été dommage de se priver d’une confusion facile laissant encore planer l’idée (fausse mais ancrée) que l’accident de Fukushima serait responsable de 19 000 morts.

Idée dont beaucoup (trop) de Français sont encore persuadés et que certains journalistes honnêtes – mais de plus en plus rare et de plus en plus pourchassés par la meute des bienpensants – (ici, Géraldine Woessner) tentent de combattre en rappelant quelques évidences, quelques faits et le résultats de cette décennie d’études sanitaires sur ces populations.

En réalité, qu’on compare les doses reçues grâce au petit graphique éclairant visible ici ou qu’on en revienne à la Dose Equivalent Banane, le constat est le même : les populations n’ont pas été blessées par Fukushima.

En revanche, ce qui n’est guère (ou pas) mentionné par toute l’armée de scribouillards Fuku-sceptiques, ce sont bien les dégâts sociaux et psychologiques de la gestion bien étatique de cet accident : si Fukushima n’a pas tué, l’avalanche de paperasse administrative, de bureaucratie pesante, les retombées de règlementations en volumes énormes, l’impréparation et la gestion sanitaire typiques du Léviathan hobbesien ont provoqué vagues de suicides et dépressions.

Alors qu’il a été clair assez rapidement qu’il n’y avait plus de danger, le temps mis pour autoriser les populations à retourner vers leurs lieux normaux de vie a largement contribué à un affaissement notable (et noté) de l’espérance de vie des individus concernés.

Toute ressemblance avec la gestion étatique de l’actuelle pandémie n’a ici rien de fortuit et devrait servir de leçon (rassurez-vous, il n’en sera rien).

En outre, les barils de moraline écolo, les tonnes de littérature anti-nucléaire déversés dans ce qui sert de débat public ont largement provoqué les réflexes débiles maintenant habituels à la sauce politicienne.

La catastrophe de #Fukushima a 10 ans. Le risque zéro n’existe pas. L’@ASN indique qu’EDF ne fait pas assez pour la sûreté #nucléaire. Cessons d’être obsédés par cette vieille technologie, développons les énergies renouvelables qui créent bien plus d’emplois. #Les4V pic.twitter.com/xjg8Xe2JGI

— Yannick Jadot (@yjadot) March 10, 2021

Les conséquences très palpables et très directes de Fukushima, des peurs irrationnelles voire hystériques de l’époque provoquées par les éternels vendeurs d’antiprogrès et d’antiscience, ce sont justement les programmes idiots d’énergique transition vers les pénuries et le néant.

Ce sont ces déclarations politiciennes et démagogiques visant à faire de la France un nouveau tiers-monde énergétique fier de sa pauvreté confite de peur, pendant que Russie, Inde, Chine et États-Unis, eux, augmentent sans sourciller leurs constructions nucléaires : d’ici 2030, le nombre de réacteurs nucléaires devrait augmenter de 60% dans le monde, mais rassurez-vous, pas en France qui a sciemment choisi de se cailler les miches en hiver en attendant le vent ou une trouée de nuages laissant passer un peu de soleil.

Et même si on peut avoir une petite consolation en découvrant qu’une majorité de Français comprend l’attrait du nucléaire malgré le lavage de cerveau permanent des écolos médiatiques, on ne peut s’empêcher de penser à tout ce temps de perdu, tout le savoir-faire disparu, toutes les occasions (notamment commerciales) manquées pour avoir orienté tout un pays vers des moulins à vent moches et inefficaces.

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Une « cancel culture » qui n’existe pas de plus en plus

Par h16

Étrange période que nous vivons : alors que l’ensemble de la société devrait aspirer à un retour à l’ordre habituel, à un apaisement des tensions, l’avalanche de n’importe quoi continue. L’absurde, l’idiot et l’incongru persistent à s’inviter un peu plus chaque jour dans notre actualité et, pire encore, le rythme avec lequel ils s’insèrent partout s’accélère.

J’en veux pour preuve les dernières polémiques navrantes de nos progressistes de combat, ceux pour qui on n’est jamais autant égal qu’une fois consciencieusement détruit, disparu ou mort.

Pour ceux-là, l’antiracisme consiste, à l’exact opposé du rêve de Martin Luther King qui souhaitait que ses enfants ne soient plus jugés à la couleur de leur peau, à juger les capacités d’une traductrice à la couleur de sa peau : elle serait décidément trop blanche pour traduire une poétesse noire.

Cette polémique ignoble et parfaitement raciste s’incrit dans le même mouvement d’ensemble qui imprime toute la société occidentale, américaine en premier et rapidement suivie de l’européenne, jamais en reste d’une hypocrisie collectiviste : sous prétexte de faire la chasse aux dérives, dangers et autres oppressions de la société moderne, nos lutteurs intersectionnels (parce que de toutes les luttes anti-tout) s’en prennent maintenant à tout ce qui passe, surtout si c’est blanc (ou « trop blanc », comme l’explique sérieusement Coca-Cola).

Et le spectre devient si large qu’on se demande si tout ceci n’est pas une (mauvaise) blague intersectionnable et à vite déconstruire : après le Muppet Show jugé suffisamment sulfureux par les carpettes de Disney au point d’y coller un avertissement et de supprimer quelques épisodes trop choquants, après les messages de précautions et de contextualisation de certains chef-d’oeuvres animés, voilà que la meute « woke » s’en prend aux dessins animés trop déjantés de notre enfance, depuis Pepe le Putois accusé de favoriser la culture du viol jusqu’à Speedy Gonzalez, apparemment jugé raciste envers les Mexicains.

Manifestement, les oppressions des petits cœurs tendres – dont les pleurs emplissent maintenant des piscines entières sur les plateaux télé et radios, et fournissent d’abondantes excuses pour des articles de presse lacrymaux – ont sans nul doute pour origine ces cohortes d’enfants ayant regardé ces dessins animés sans recevoir l’indispensable contextualisation intellectuelle leur permettant d’apprécier toute l’horreur des caricatures dépeintes.

Horreur ! Pendant des années, le Club Dorothée, la Warner Bros. et Jim Henson n’ont fait qu’entretenir le patriarcat cis blanc colonialiste capitalite hétéronormatif androcentré, provoquant la plus grande production de petits vicieux, de gros violeurs, d’oppresseurs à poils drus et autres trigger-warriors à muscles turgescents !

Devant ce tsunamis de testostérone de blancs oppresseurs, qui peut encore s’étonner que nos militants élèvent bruyamment leurs voix contre J.K. Rowling, l’auteur de Harry Potter, coupable en plus d’avoir pondu une série pas assez diverse (Ron Wisley, en plus d’être roux, aurait sans doute dû être polyhandicapé et trans, probablement) d’avoir aussi – affront insoutenable – osé prétendre que les femmes avaient un vagin et les hommes un pénis ? Qui peut être encore surpris de la courageuse campagne visant à dégenrer Mr. Patate ?

Il faut bien cela pour enfin nettoyer la planète de toute cette oppression insupportable ! Et si cela doit passer par une bonne grosse censure, qu’il en soit ainsi : tout le monde sait bien que, dans l’Histoire de l’Humanité, ceux qui ont intimé l’ordre aux individus de se taire, qui ont brûlé les livres et pourchassé leurs opposants intellectuels ont toujours été du bon côté, évidemment dans le camp du Bien.

Censure qui – comme l’islamogauchisme – n’existe pas, bien sûr, comme en atteste une certaine presse qui fera fort de rappeler, dès qu’elle le peut, que non non non, il n’y a pas de « cancel culture », non non non, ça n’existe pas.

Quant aux aventures de Gina Carano, virée de la série Mandalorian pour ses prises de positions pourtant assez classiques, cela n’a rien à voir : même si l’actrice est une femme, forte, indépendante et qui exprime sans peur ses opinions, bref, exactement ce que les féministes prétendent rechercher en chaque femme, ce n’est pas un blanc-seing pour être conservatrice voire républicaine (l’horreur, vous dis-je, quasiment du fascime !)… Donc ouste.

À la fin et grâce aux incessants couinements de ces hordes d’activistes bruyants, on se retrouve avec une société réellement inclusive où le moindre écart à une norme remplie de contradictions provoque une désinclusion à vitesse orbitale, une société où la différence est toujours louangée et portées aux nues tant qu’elle ne s’exprime en rien au sein du groupe (ce qui vaudrait satellisation à coups d’anathèmes).

Il faut pourtant se rendre à l’évidence : ces cris, ces agitations et ces mouvements, aux moyens purements médiatiques et aux buts politiques bassement collectivistes, ne sont en pratique que des préoccupation de riches aux ventres trop pleins et aux nombrils trop regardés.

Manipulés par (un peu) plus malins qu’eux, ces trop-sachants pleurnicheurs multiplient les combats incohérents dans une société où l’égalité est en réalité largement acquise, sauf pour ceux qui n’existent qu’au travers de leurs souffrances surmédiatisées. Et pour ces derniers, il convient afin de n’être point oppresseur, d’être clairement oppressé, forçant ainsi chacun à jouer le rôle de victime (de tout, de rien, de son contraire et du temps qui passe).

Et lorsque les groupes de victimes se rassemblent, cela ne peut aboutir qu’à une lutte violente à celui qui sera le plus victime (avec un exemple récent lors de la Journée de la Femme pendant laquelle des Antifas et des Féministes se sont intersectionnés virilement).

En réalité, au-delà de ces quelques nombrils et de ces quelques bruyants oppressés, ces questions n’intéressent à peu près personne : certes, on en parle beaucoup dans les petits milieux élitistes, sur les bancs de ces facs qui forment les futurs retourneurs professionnels de steaks hachés et – bien sûr – dans les vibrantes rédactions des magazines socioculturels de gauche, mais finalement, personne d’autre comme en atteste une récente enquête sur le sujet

On dit que Constantinople chuta parce que ses élites discutaient du sexe des anges pendant le siège. C’est une légende ou une caricature, sans doute, mais la situation actuelle illustre bien le problème de nos sociétés trop certaines de leur futur d’abondance, forcément aussi bon voire meilleur que notre présent, alors que rien n’est jamais acquis, surtout pas le progrès, l’intelligence ou la civilisation, et qui accordent trop à des oisifs (ou de futurs oisifs) pour discuter du sexe des autres.

Alors que la société française est maintenant en proie à une profonde crise politique et sociale, alors que l’Europe toute entière va devoir affronter les factures d’une crise centenaire, certains, très minoritaires mais très (trop) bruyants, refusent de comprendre que la situation a beaucoup changé ces vingt, dix et trois dernières années, de plus en plus vite, refusent de voir que leurs revendications sont de plus en plus lunaires.

Pour ceux-là, les mois qui viennent pourraient être fort cruels. Cette société égalitariste au point d’en être totalitaire arrive, et bien que l’appelant de leurs vœux les plus bruyants, ils seront les premiers à en souffrir violemment.

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Un gouvernement par sondages

Par h16

Adolphe Thiers expliquait que, par essence, « gouverner c’est prévoir ». Hollande nous aura depuis amplement montré que « gouverner, c’est pleuvoir » (notamment des taxes sur les Français). Quant à l’avènement de son dauphin Macron, il nous prouve chaque jour qu’en France, « gouverner c’est illusoire ».

hollande humide et triste

Soit, j’en conviens : l’année qui vient de s’écouler fut rude pour tous, partout dans le monde et les gouvernements ont du faire assaut de réactivité pour gérer les crises qui leur sont tombées dessus. Néanmoins, le gouvernement français a notoirement marqué l’opinion publique française, européenne et mondiale par sa médiocrité consternante et le manque maintenant flagrant de toute direction claire.

Les semaines qui ont suivi la découverte des premiers cas de covid en France ont ainsi été marquées par une série de prises de décisions rapides et désordonnées à base de « quoi qu’il en coûte ». Derrière les accents martiaux se cachait une improvisation totale qui a assez rapidement donné un côté grotesque aux pompes républicaines du président et de sa cour.

Le contraste avec d’autres pays fut assez violent : les responsables politiques étrangers y furent souvent aussi brouillons mais toujours moins dramatiques et théâtraux dans leurs allocutions que Macron et son équipe.

Les ministres qui se sont succédé ont frappé par le côté invraisemblablement hors-sol de leurs interventions publiques, le décalage avec la souffrance du peuple qu’ils martyrisent depuis un an étant encore plus frappant lorsque les décisions contradictoires s’accumulent sur un rythme de mitraillette à décrets idiots.

Cette tendance était déjà perceptible pour la vie politique habituelle où chaque loi n’était plus que la réponse hâtive et médiatique à des problèmes de fonds jamais abordés.

Avec la pandémie, l’hystérisation de la société et la mise en place d’une autocratie sanitaire, c’est devenu beaucoup plus visible : nos piètres dirigeants, bureaucrates engoncés dans un moule énarchique étroit et paralysant, sont infoutus de développer une vision quelconque pour le pays qui ne soit pas intellectuellement engluée quelque part dans les années 60, à base de plans quinquennaux, de puissance publique et de lourdes administrations redondantes qui ont tous un aspect de plus en plus décalé et ridicule à mesure que la France perd son rang dans le concert des nations.

Et lorsque poussés dans leurs retranchements par l’actualité, ils doivent prendre des décisions fermes, elles sont au mieux dépassées au moment du discours, au pire dénoncées ou annulées un peu plus tard par une nouvelle actualité.

La juxtaposition de ces décisions arbitraires, parfois à quelques jours de distance, fait très mal à leur crédibilité générale et impose plusieurs questions de même teneur : mais qui dirige réellement ? Qui essaie, dans cette brochette d’incapables imbus d’eux-mêmes, d’avoir une vision au-delà du périphérique parisien, au-delà des deux prochaines semaines, au-delà de l’une ou l’autre échéance électorale mesquine ?

Tout se passe comme si ces responsables politiques, véritables poulets sans tête d’une République aux abois politiquement et financièrement, décidaient de l’action du jour à l’aune de données sociologiques très évolutives voire volatiles : un coup c’est oui, un coup c’est non, un coup c’est sûr, un coup ça ne l’est pas et demain, tout sera différent.

Ce qui est devenu visible, criant et évident avec cette crise qui n’en finit pas de durer inutilement, c’est que notre classe politique ne dirige plus et ne gouverne plus : elle sonde.

Il n’y a plus guère que ça : ça tâte le pouls, ça évalue l’opinion, ça cherche à savoir ce qui se passe dans la tête des individus lambda (et ça pousse le vice jusqu’à vouloir l’espionner de toutes les façons possibles précisément pour ça), ça fait du prospect marketing, ça vend du narratif, du buzz et des concepts fumeux (depuis le « care » jusqu’au vivrensemble en passant par de la transition écologique, du monde d’après, de la laïcité, de l’inclusivité et du bourrage de mou flou et con), mais pour ce qui est de construire un avenir, préparer le terrain pour la prochaine génération, donner des chances au pays et à ses habitants, plus personne.

Tout ce qui compte, c’est faire durer et pour cela, il faut sonder, sonder et sonder encore. Évidemment, lorsque les sondages sont contradictoires, ça donne ce qu’on observe : confusion et n’importe quoi à tous les étages.

Ainsi, comment concilier d’un côté le sondage de La Voix de Son Maître qui annonce que les deux tiers (66% donc) des Français seraient favorables aux confinements locaux le week-end, alors que, le même jour, un autre sondage de la Chaîne de Connivence annonce pour sa part que 65% des Français seraient opposés à un couvre-feu à 18h et un confinement le week-end ?

De telles informations s’égarant dans les hangars vides que sont les têtes de Véran ou Castex, rebondissant sur leurs parois caoutchouteuses en faisant des petits « pings » rigolos, ne peuvent aboutir qu’à de nouvelles décisions ridicules, contradictoires et expliquées dans un sabir technocratique confus avec l’assurance et la fermeté de ton qui caractérisent les cuistres et les imbéciles les plus compacts.

De la même façon, Macron et sa clique multiplient les appels aux cercles de citoyens prétendument tirés au hasard qui auront pour mission de pondre un salmigondis de propositions loufoques dont le pouvoir ne saura rien faire tant elles iront en pure contradiction avec d’autres prises auparavant.

Toujours dans le même ordre d’idées, les écouillés du pouvoir ont exorcisé leur peur de prendre le moindre risque en utilisant la procuration d’un « conseil scientifique » en carton qui, lui aussi, se fera fort de prendre des décisions confuses facile à outre-passer le cas échéant, et dont les membres pourront préconiser d’un côté le contraire de ce qu’ils voudraient imposer de l’autre sans craindre de péter un klaxibule, la journalisticaillerie faisant ensuite le nécessaire pour camoufler tout ça avec un vernis de réflexion et d’analyse.

Enfin, ce qui est vrai pour le sommet de l’État l’est aussi pour les échelons inférieurs : ajoutant ses petites touches de confusion sur le tableau général de n’importe quoi chimiquement pur qui dégouline de tous les côtés, les différentes strates politiques y vont de leur interprétation. Subsidiarité oblige, finalement, chacun fait comme il veut et personne ne dirige ni ne gouverne.

On improvise, on sonde, on dicte, on bidouille.

En fait, cette engeance politique ne dirige pas. Elle ne veut prendre aucun risque. Elle aime le pouvoir sans savoir quoi en faire si ce n’est tout mettre en œuvre pour le conserver et en profiter pour se servir. À la fin, les belles intentions des programmes politiques s’effacent rapidement devant les intérêts particuliers de l’occupant intérieur et du pillage qu’il mène.

Les poulets sans tête ont pris la direction du poulailler et le fermier qui, pourtant, nourrit ces volatiles clairement improductifs, est prié de se taire.

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L’épargne des Français ne sera pas taxée, promis juré

Par h16

L’erreur est humaine mais pour en faire une grosse catastrophe, il faut faire intervenir l’État : grâce à ses nombreux efforts ainsi qu’à ceux des politiciens déchaînés, la pandémie s’est rapidement transformée en crise, un peu sanitaire au début puis largement économique ensuite avec son cortège de conséquences pas trop inattendues depuis l’augmentation du chômage, des suicides et des problèmes psychologiques et médicaux jusqu’aux effets plus inattendus comme l’augmentation dodue de l’épargne des Français.

Ici, il ne s’agit pas d’une petite augmentation discrète, mais bien d’un mouvement majeur qui totalise entre 100 et 120 milliards d’euros à l’échelle de la France et qui pourrait atteindre les 200 milliards d’ici la fin 2021 selon les estimations du gouvernement (qu’on prendra donc avec les pincettes et le gel hydroalcoolique de rigueur, vu le passif). Quand bien même : en 2020, l’encours des dépôts à vue des ménages a ainsi progressé de 62,75 milliards d’euros le faisant passer d’une année à l’autre 228 à 462 milliards d’euros…

Bien évidemment, cette énorme masse d’argent qui grossit attire l’œil des malfrats. Il n’a donc pas fallu bien longtemps pour que les appétits des politiciens et des chroniqueurs collectivistes s’aiguisent. On en parle. Cela fait débat.

Pensez donc : ces sommes rondelettes conviendraient bien pour l’un ou l’autre « plan de relance » (ou un plan climat, un plan pauvreté, un plan pour des vélos, des chaudières, des petits-déjeuners,
des cabines de douche ou des permis de conduire, …) et ce d’autant plus que nos inévitables et frétillants économistes de salon comme Piketout pardon Piketty sont évidemment dans le coup.

Un gros gâteau, des administrations aux ventres bureaucratiques (toujours) affamés, des scribouillards et autres politiciens la lippe déjà humide et l’œil pétillant d’envie à l’idée de tout ce qu’ils vont bien pouvoir faire avec cette énorme pâtisserie financière, il n’en faut pas plus pour qu’un « débat » soit lancé.

Ici, débat est entre guillemets tant l’aspect artificiel de ce dernier saute aux yeux du français rôdé à ce genre de mascarade : la « découverte » de la somme ne date pas d’hier et les montants mis de côté par les Français précautionneux sont connus depuis un moment ; Bercy sait, Bercy traque et Bercy renifle l’argent de très très loin ; et lorsqu’on claquemure les populations, il y a forcément moins de dépenses dans les activités sociales, sportives et culturelles ce qui conduit inévitablement à des économies substantielles…

En somme, avec cette cohérence typique des gens de l’État, le gouvernement se pose la question de savoir comment faire consommer davantage aux Français après les avoir tympanisé sur le thème de la transition écologique, de la frugalité et de la décroissance.

De la part de ceux qui tètent toujours aux robinets publics, les questions s’amoncellent donc : comment faire pour « relancer » l’activité, pour que ces grosses sommes joufflues redescendent dans l’économie et viennent remplir tous ces petites ventres vides, si ce n’est par l’impulsion forcément idoine de la puissance publique forcément bienveillante et forcément juste ?

.@Th_Cozic (PS) : "200 milliards c'est le montant du surcroît d'épargne qui sera accumulé à la fin de l'année dans notre pays. Cette épargne inhabituelle réinjectée dans l'économie pourrait permettre de compenser les effets de la pandémie"#QAG pic.twitter.com/ZmIOq80zFD

— Public Sénat (@publicsenat) March 3, 2021

Ah, qu’il est doux le son des pièces sonnantes qui trébuchent dans le trésor public grâce à la fine impulsion sénatoriale socialiste ! Rassurez-vous cependant, pour le Bruno de Bercy (qui est au transit fiscal ce que le Bruno d’Agen est au transit intestinal), non et non, il n’y aura pas de nouvel impôt. Ce n’est ni le moment ni la façon de procéder et d’ailleurs, lui et ses collaborateurs cherchent d’autres moyens de leur piquer leurs thunes les faire consommer :

« Nous travaillons à des incitations qui permettraient aux Français de dépenser leur épargne dans l’économie et donc de participer à la relance économique. »

Les artisans de l’actuelle débâcle économique, ceux qui ont directement poussé les Français à cet élan de précaution vu les décisions consternantes enfilées depuis un an à un rythme soutenu comme des saucisses industrielles, se déclarent donc avec aplomb à même de proposer des incitations pour améliorer la situation ce qui devrait logiquement achever de terroriser tout le monde.

Du reste, on frétille déjà de plaisir rien qu’en imaginant les idées lumineuses que ces solides clowns à roulettes vont nous pondre à leur prochain prout sonore :

  • en jouant sur les mots, nous proposeront-ils une taxe plutôt qu’un impôt (la différence sera laissée à l’appréciation du lecteur) ?
  • avec des incitations par trouzaines offrant chacune l’occasion d’une niche fiscale aussi tarabiscotée que risquée sur le moyen et le long terme, à la merci du moindre changement législatif ?
  • par une ponction pure et simple, emballée dans une appellation d’emprunt national de relance (avec des majuscules où il faut et un roulement du R indispensable à la solennité de cette nouvelle briganderie républicaine) avec promesse de remboursement dans les 3 ou 5 ans, si tout va bien, si les Français sont sages et (surtout) s’ils votent comme il faut ?

Compte-tenu de l’historique du présent gouvernement, on peut déjà trembler mais force est de constater que, pour toute la cour politicienne et la basse-cour d’économistes en odeur de sainteté et autres chroniqueurs médiatiques, il semble absolument impensable de laisser les Français décider par eux mêmes ce qu’ils pourraient bien faire de ces sommes.

De ce point de vue, la prévoyance et la gestion prudente des citoyens contraste violemment avec l’envie dépensière et la décontraction que nos politiciens affichent avec les finances publiques et l’argent des autres. Si les Français n’étaient pas si pétris de cette envie de se mêler des affaires des autres, on en viendrait presque à se demander comment ces citoyens ont pu pousser ces politiciens à ces postes-là.

Soyons réalistes : la somme est trop grosse, le gâteau trop tentant et les ventres administratifs trop vides pour qu’il ne soit rien fait. Il y a tant de projets, de transition écologique à financer, de réacteurs nucléaires à fermer, de voitures électriques polluantes à subventionner, de télévisions et de radios d’État à stipendier que cette somme ne peut pas, ne doit pas rester bêtement sur les comptes des Français qui ne savent pas ce qui est bon pour eux (d’ailleurs, regardez comment ils votent !)…

Il y aura donc ponction, d’une façon ou d’une autre.

Peut-être sera-ce par l’inflation, insidieuse au départ, qui s’installera progressivement partout et grignotera tout ce qu’elle pourra, à commencer par cette dette colossale, ce pognon de dingue dépensé « quoi qu’il en coûte » pour justifier les accents martiaux d’un coquelet dépassé par ce qui aurait pu, ce qui aurait dû être géré par des médecins et non des administrations et toute une brochette d’insupportables énarques ivres de leur puissance…

Vraisemblablement, les semaines et les mois qui viennent vont être dangereux pour votre épargne ; protéger ce que vous avez mis de côté va être de plus en plus difficile tant l’Occupant Intérieur a faim.

Français, tenez vous prêts !

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Et tout le monde se fout aussi du couvre-feu à géométrie variable.

Par h16

En France, le retournement des valeurs est déjà fort avancé ces dernières années où le beau, le sain et la recherche de l’amélioration ont été remplacés par le choquant qui doit souvent être laid et la recherche de l’égalitarisme qui ne s’obtient réellement que par le rabaissement des autres.

On en arrive ainsi au point où le citoyen lambda, qui paye ses impôts, essaye vaguement de retrouver un peu de calme dans cette période de couvre-feu voire de confinements (on s’y perd dans les changements arbitraires et débiles de nomenclature hystéro-sanitaire) et en vient même à réclamer, le cas échéant, que ces mesures liberticides soient correctement imposées à tous et non pas seulement à lui, petit être chétif, solvable et qui a délégué sa force à une police maintenant totalement aux ordres d’un pouvoir en roue libre, sans freins ni garde-fous : on découvre dans un récent article du Figaro (qu’on pourra lire intégralement ici) que certains quartiers échappent bizarrement à l’interdiction pourtant claire de circuler après 18H dans le pays, le virus se contentant d’attaquer le jour.

Corroboré par des douzaines de témoignages faciles à trouver sur internet, l’article relate l’effervescence de certains quartiers parisiens dans la nuit même lorsque tout le monde devrait avoir regagné ses pénates. Stalingrad (Stalincrack ?), place de la Chapelle, autant d’endroits où, entre deux toxicomanes, trois migrants, quatre SDF et une police qui regarde ailleurs, il ne fait plus vraiment bon vivre malgré des loyers délirants et une mairie au taquet pour disposer des palettes éco-participatives et autres sémillants uritrottoirs.

Concrètement, les habitants en viennent à user du prétexte du couvre-feu pour réclamer enfin que la police fasse son travail dans ces zones devenues des zoos tropicaux aux cris nocturnes incessants voire des « zones de non droit » comme le dit une des habitantes. Notez qu’on ne parle pas ici d’un pays lointain, d’une ex-république soviétique défaillante ou de l’un de ces quartiers perdus de la République, loin au-delà du périphérique.

Non : ici, on parle de la capitale française, ville de plusieurs millions d’habitants dans laquelle s’est inséré un terrible bug de la matrice républicaine : on ne peut pas verbaliser les gens qui n’ont pas de domicile, zut et flûte, ils peuvent donc continuer leurs nuisances impunément…

Situation parfaitement éclairante du naufrage complet des valeurs françaises puisqu’ici, le curseur de l’égalitarisme est maintenant coincé à son maximum pour garantir qu’absolument tout le monde souffre autant que possible : vite, il faut pruner ces imprunables ! Cependant que le curseur de la liberté se rapproche chaque jour du zéro, et chaque déplacement dans la médiocrité est applaudi par la frange de population qui peut se réjouir de voir l’autre frange souffrir de ces nouvelles restrictions. Dans ce nouveau paradigme, la fraternité n’est plus qu’un cynisme où ceux qui fraudent, détournent et pillent se refilent les bonnes astuces entre eux pour continuer sans se faire pincer.

Dans une ironie à laquelle le sort nous habitue en France, les confinements et autres restrictions sanitaires alimentent l’appauvrissement de la population, qui nourrit à son tour la horde de cas sociaux venant s’épandre sous les fenêtres de ces Parisiens dont une bonne partie semble pourtant soutenir bruyamment mais sans le comprendre la cause de leur cauchemar nocturne quotidien.

Pourtant, et comme je le mentionnais déjà vendredi, ces débordements et la colonisation de quartiers entiers par des toxicomanes, cet empilement de faits divers montrant la hausse des violences entre individus et l’augmentation des tensions en France, tout ceci ne semble pas déclencher un intérêt quelconque pour nos dirigeants et nos médias.

Ainsi, les rixes entre les bandes de jeunes, même lorsqu’elles provoquent des morts, même par arme à feu, ne déclenchent qu’une salve prévisible de protestations et d’atermoiements convenus mais aucune prise de conscience ne semble effleurer les politiciens. Que tout se mette en place pour un futur à base de guerre civile ou de règlements de comptes sanglants ne semble effaroucher aucun des tristes abrutis aux commandes du gouvernement actuel…

En revanche, la presse est entièrement mobilisée sur des questions annexes, au milieu d’une tempête de concepts flous et d’un langage de plus en plus utilisé pour camoufler les problèmes plutôt que les résoudre, depuis la « précarité menstruelle » jusqu’aux « personnes en situation de sans-abrisme » en passant par toute la myriade de foutaises politiquement correctes du moment. La police, elle, est mobilisée à persécuter ceux qui n’opposent pas de résistance, c’est-à-dire essentiellement ceux qui sont solvables et normalement dociles et productifs dans la société.

De façon intéressante, pour que les vrais problèmes s’évaporent magiquement de la tête des décideurs, des chroniqueurs, pour que cette violence finisse par ne plus exister autrement que dans les pages « faits divers » d’une presse locale discrète, les influenceurs (politiques et médiatiques) ont usé d’une méthode simple consistant à pousser les discussions s’y rapportant dans le champ du tabou.

Comme en France, tout le spectre politique s’est rapidement décalé vers la gauche puis la gauche de la gauche, il a suffi de déclarer ces sujets d’extrême-droite, favorable à sa montée, bénéfiques aux thèses des partisans ♩ des heures les plus sombres ♪ tagada de notre ♫ histoire tsointsoin ♬, propres à n’être traités que par la fachosphère pour qu’immédiatement ce soit le silence chez les chroniqueurs « sérieux », les analystes en vue, les éditorialistes autorisés et autres journalistes officiels.

La colline du crack disparaît, les rixes entre jeunes s’effacent et la police peut alors se concentrer sur les badauds de 18h05 et les conducteurs de Doblo fous à 84 km/h sur route départementale.

Les politiciens, dont le courage est inversement proportionnel à leur probabilité de récupérer un mandat important, ont rapidement abandonné toute idée d’une greffe de testicules et n’ont donc plus traité ces sujets que par le mépris ou des bricolages incantatoires sans intérêts, qui s’empilent depuis 30 ou 40 ans, avec un résultat maintenant strictement négatif.

Le confinement sera donc à géométrie variable. Les dérives urbaines (parisiennes et d’ailleurs) continueront sans relâche. La lente décomposition du pays se poursuivra.

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Passeport sanitaire : vous allez adorer la Dystopie Du Monde d’Après

Par h16

Au courant de l’année 2020, certains hardis chroniqueurs s’étaient piqués au jeu des prédictions, avec (niveau facile) des propositions sur la façon dont l’épidémie serait gérée, sur le niveau général de dégâts que les mesures provoqueraient sur l’économie et le tissu social (niveau moyen) et sur les démarches que le gouvernement allait entreprendre pour nous plonger dans une dystopie orwellienne (niveau difficile).

Rapidement classés comme affreusement complotistes voire (horreur) directement issus de la fachosphère, les éléments qu’ils proposaient furent heureusement bien vite démentis par les autorités, réfutés par les journalistes, démontés par les chroniqueurs et analystes chevronnés de toute l’intelligentsia parisienne et aussi vite oubliés par tout un peuple-pâte-à-modeler propagandisé jusqu’au trognon.

Pourtant, une petite relecture du billet du 16 décembre dernier impose une petite réflexion au vu de ce qui se passe actuellement dans le monde, en Europe et en France.

On y évoquait un traçage de plus en plus fin des individus, la disparition du cash, la mise en place d’un revenu universel et celle d’un passeport vaccinal. Quelques mois plus tard, bien sûr, le cash n’a pas disparu et le revenu universel n’est pas apparu. Pas encore.

Le traçage des individus, lui, continue gentiment de se mettre en place, pour le meilleur et, c’est garanti par construction, aussi pour le pire qu’on évacuera très vite en montrant avec gourmandise à quel point se faire pister par les autorités est souhaitable et bénéfique.

Pour le passeport vaccinal, c’est la même chose : au milieu de l’année dernière, il n’était pas question de le mettre en place et la vaccination resterait, quoi qu’il arrive, sur une base volontaire, ce qui veut bien évidemment dire que la vaccination va devenir obligatoire et le passeport assez vite imposé.

Cette vaccination obligatoire sera probablement un peu délicate à imposer dans les esprits des moutons patients et du personnel soignant, mais le travail de propagande sanitaire se met, lentement, doucement, sûrement en place. Petit-à-petit, on explique à la fois que le vaccin permet de se protéger et de protéger les autres, mais qu’il faudra malgré tout l’imposer pour garantir que tout le monde l’a eu, comme si ceux qui n’étaient pas vaccinés pouvaient malgré tout représenter un danger pour les autres, vaccinés donc protégés-mais-pas-assez…

Malgré la bancalité évidente de ce non-raisonnement boiteux, on pousse donc une stratégie « zéro-covid » pour ancrer dans les esprits l’absolue nécessité de picouser tout le monde de façon indiscriminée alors même qu’il est connu que tenter d’éradiquer un virus moyennement immunisant, multipliant les foyers endémiques chez différents animaux comme les visons, les pangolins, les chauve-souris, les chiens, les chats, les veaux, les hamsters, les singes, les furets, est une stratégie vouée à l’échec de façon certaine.

La multiplication des « variants » permet d’ailleurs d’acheminer des wagonnets de petits boulets de peur concentrée dans la grande fournaise de l’actualité brûlante de nos médias enfiévrés : les pays, en proie à une véritable épidémie de tests tous-azimuts, constatent forcément l’abondance de cas et de types de virus.

Que ceci ne se traduise plus par une avalanche de malades n’intéresse personne puisqu’il ne s’agit plus de lutter contre une maladie mais de favoriser de nouveaux réflexes mentaux.

L’objectif est clair : il faut bien faire comprendre la nécessité impérieuse de tracer tout le monde, le respect scrupuleux, total et réitéré de toutes les vaccinations à venir constituant une étape indispensable de la soumission de tous au gouvernement et aux administrations.

On voudrait croire que c’est une exagération, voire un bon gros complot, mais les nouvelles du monde viennent malheureusement confirmer la tendance : la vaccination qui n’est normalement pas obligatoire en Espagne prend un tour pas trop cocasse en Galice où ceux qui refuseront de se faire piquer pourront se voir infliger une amende de 1000 à 60.000€. Les autorités locales ont beau tortiller le sens des mots pour tenter de faire croire que ceci ne revient pas de fait à une obligation, le citoyen galicien devra se faire une raison (ou plier bagages) s’il ne désire pas (le sot qu’il est) bénéficier des merveilleuses avancées technologiques qu’on lui propose ainsi si généreusement.

Et pour la France, il n’en va finalement pas de façon fort différente : l’obligation vaccinale n’est, on le rappelle, toujours pas au menu… Mais l’idée du passeport continue à faire son chemin.

Dans une magnifique application d’apartheid qui ne veut pas dire son nom, le gouvernement envisage donc assez posément d’imposer une discrimination d’accès à certains individus en fonction de leur état de santé et de leur état vaccinal ou de leur bilan sanguin, dépossédant un peu plus les individus de leur responsabilité et de leur autonomie à s’occuper de leur propre santé, à se protéger, à prendre eux-mêmes les mesures qu’ils estiment nécessaires, à évaluer par eux-mêmes leurs risques.

On attend avec intérêt les détournements évidents de cette technologie.

Le premier pas consistera à rester dans le domaine de la santé en interdisant certaines activités à des personnes dont le sympathique petit « pass-santé » montrera qu’ils sont à risques : trop de cholestérol, des marqueurs cancéreux, la présence de certaines substances, autant d’éléments qui pourront justifier que tel individu n’aura plus accès à telle ou telle facilité, telle ou telle activité, telle ou telle assurance, etc.

Le second pas consistera à coupler cette magnifique invention avec les nouvelles technologies : qui ne rêverait pas d’être chaque jour évalué pour ses activités, et se faire (gentiment, bien sûr) rappeler par nos autorités de tutelle que telle nourriture n’est pas bonne pour notre santé, que telle activité est risquée ou – pire – pollue notre mère-planète…

La santé physique n’étant qu’un pan du vrai bonheur sanitaire, l’autre étant la santé mentale, l’étape suivante consistera sans doute à garantir que nos lectures, nos fréquentations et nos discours ne provoquent pas la détresse, la peur ou l’angoisse chez les autres (il faut en finir avec toutes les micro-agressions que nous faisons tous sans le savoir, tous les jours, voyons !). Dès lors, ce passeport évoluera pour garantir que nous avons fait l’effort de policer nos discours, nos lectures, nos fréquentations, et tout ira encore mieux dans notre monde et notre tête. Mais si, vous verrez.

Ah, non, vraiment, je ne vois pas ce qui pousserait les complotistes à comploter. Les mois qui viennent de passer ont largement prouvé que leurs fantasmes ne tenaient pas du tout la route.

Circulez, il n’y a rien à voir et tout va bien se passer.

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En fait, tout le monde se fout des rixes de bandes de jeunes. Ce qu’on veut, ce sont des lingettes gratuites.

Par h16

Même si tous les indicateurs économiques, sociaux et politiques de l’Hexagone pétulent de bien-être pétillant, l’actualité française oblige parfois à mettre un peu d’eau dans le GHB que nos politiciens s’emploient pourtant à nous distribuer comme des cacahuètes à l’apéritif : parfois, le vivrensemble ne marche pas tout à fait comme dans la pub.

Malgré le déversement continu et de plus en plus musclé de pognon gratuit des autres pour arrondir tous les angles de la diversité et le polissage effréné des couches les plus rugueuses de la société à coups de subsides divers pour éviter le moindre frottement, certains individus – ingrats ! – continuent à entretenir bêtement des griefs les uns contre les autres et à se filer des petits coups de couteau mortels de temps en temps.

Bien évidemment, la presse n’a pas de mal à s’emparer de la tendance observée lorsque les événements s’enchaînent rapidement et qu’ils concernent des adolescents : en Essonne, en l’espace de quelques heures, deux jeunes ont donc été tués lors d’affrontements, l’un à Boussy-Saint-Antoine et l’autre à Saint-Chéron.

Les enquêtes diligentées par ce qui passe pour une autorité en France semblent pointer sur de petits différends répétitifs entre différentes bandes de jeunes qui, pour régler leurs bisbilles, s’y mettent à trente ou quarante, les uns contre les autres, façon « Guerre des boutons » avec envies d’homicide, couteaux et autres objets tranchants ; apparemment et selon le procureur d’Evry, ce phénomène – un peu moins comique que le film d’Yves Robert – semble gangrener le département depuis un moment.

Et un petit tour dans la presse permet de dénicher quelques pépites ; sans même remonter plus loin que le mois dernier, un article du Parisien faisait état de ces affrontements réguliers en Essonne entre les bandes rivales de certains quartiers, qui sont progressivement devenus de véritables rites initiatiques pour les jeunes de ces quartiers chauds du département.

Au moins avec la situation actuelle de confinements / couvre-feux, les politiciens, policiers et autres sociologues-éducateurs-troubadours subventionnés peuvent-ils ressortir sans pouffer les sempiternelles explications depuis le désœuvrement des pugilistes en passant par l’expression d’une sorte de défoulement de cette jeunesse « en manque de perspective »

Rassurez-vous ! Comme l’explique le préfet de l’Essonne, c’est de pire en pire puisque ces rixes ont augmenté en nombre et en intensité ; on est pour ainsi dire passé d’une petite joute hebdomadaire entre gentlemen à une véritable Battle Royale quotidienne où tous les coups sont permis ce qui explique que notre homme veuille « généraliser le dispositif anti-rixe » dont l’efficacité pourrait (à mon avis) être soumise à introspection vu le résultat jusqu’à présent.

Rassurez-vous ! Ces enquiquinants règlements de comptes à couteaux tirés sont heureusement cantonnés à la plupart des très nombreux quartiers chauds du pays. Avec une surprise moyenne et un étonnement modéré, on découvrira sans trop de mal que Trappes subit aussi ce genre de petits désagréments comme en témoigne une récente rixe entre une cinquantaine de personnes dont toute la presse aurait peut-être parlé si ce pugilat s’était achevé sur un ou deux morts et s’il n’y avait pas des menus végétariens aux cantines lyonnaises.

De même qu’on retrouve des mécanismes fort similaires à Reims, où, apparemment, deux sympathiques bandes rivales de jeunes en sont venues à s’expliquer de façon musclée en pleine rue, péniblement séparées par des forces de l’ordre un peu dépassées par les événements.

Ici, on se contentera des petites joutes récentes de nos baltringues désœuvrés mais on peut sans mal remonter, de semaines en semaines, la longue liste de tels événements en France pour comprendre que ce n’est ni nouveau ni prêt de s’arrêter.

Enfin bon, rassurez-vous : avec les efforts constants des pouvoirs publics, les décisions fines et pertinentes des politiciens, une justice affûtée et une police entraînée, le pays saura surmonter ce genre de péripéties. Et ce n’est pas la consultation de certains mots-clés jetés dans Google News qui permet de s’égarer en atermoiements contre-productifs.

Ainsi, ce genre de rixes est très peu courant, finalement. Ou presque. Les bagarres ne sont qu’un peu plus fréquentes, voilà tout. Doit-on s’appesantir sur les incivilités qui n’occupent plus que les grincheux, vraiment ? Est-il besoin de rappeler que rares sont les faits divers impliquant des couteaux (fous ou non) ? Quant aux fusillades, tout le monde sait qu’en France, le port d’armes à feu est strictement interdit et leur détention sévèrement encadrée, ce qui donne lieu à un véritable désert de faits divers les concernant.

Voilà. Pas de quoi fouetter un chat ou faire un article.

Du reste, ça tombe bien parce qu’avant de gérer ces non-événements, ces faits très divers et évidemment sans impact sur la vie des gens normaux (i.e. qui vivent dans les quartiers tranquilles de la capitale et ne sont jamais concernés par ces petits débordements), l’État a largement de quoi s’occuper. D’autres priorités, impérieuses, s’imposent naturellement aux autorités du pays et à la classe jacassante qui en relate les chroniques quotidiennes.

Il est dès lors normal que la sphère publique se soit emparée, au-delà de la valeur nutritive des repas de certaines cantines, du terrible problème de la précarité menstruelle sur lequel les plus hautes instances de la République sont invitées à se pencher de façon urgentissime, ce qui explique une prochaine prise de décision courageuse du Président Macron sur cette question si substantielle.

Ah, décidément, les impôts des Français sont bien employés !

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Le faux bras-de-fer entre Facebook et l’Australie

Par h16

Dans une redite résolument amusante de ce qui s’est passé il y a un peu plus d’un an en France, l’Australie passe au travers des mêmes soubresauts idiots provoqués par les luttes picrocholines entre les médias traditionnels et la Big Tech.

Pour rappel, l’Hexagone était passé par les mêmes bisbilles consternantes lorsque la presse avait tenté de faire chèrement payer à Google le droit de reprendre ses articles dans Google.News, alors même que le service de la firme de Mountain View, pourtant gratuit, leur rapportait un trafic considérable et des rentrées publicitaires afférentes.

Sans surprise, Google avait alors retiré les extraits incriminés des journaux envieux et trop gourmands qui avaient rapidement constaté une chute énorme de leur audience, et s’étaient donc à la fois arrangés avec la firme américaine, tout en continuant massivement le lobbying auprès de l’État afin de tordre le bras de l’impétrante et lui extorquer enfin un peu d’argent pour renflouer leurs caisses vides.

Le même sketch ridicule se déroule à présent en Australie où c’est Facebook qui fait les frais de l’ire médiatique et politicienne locale : le réseau social, qui laissait jusqu’alors les nouvelles des principaux médias s’égailler joyeusement dans les partages de ses membres et envisageait même d’offrir un service de collation de nouvelles du jour, s’est retrouvé attaqué par cette même presse avide de récupérer un peu d’argent au motif que le réseau social violerait les droits d’auteur.

Là encore, le motif est essentiellement le même qu’ailleurs dans le monde : la presse traditionnelle, voyant ses revenus diminuer inexorablement, refuse de remettre en question ses méthodes de travail et entend donc faire chèrement payer ceux qui diffusent gratuitement leur production.

En retour, la firme Facebook a rapidement fait comprendre que, puisqu’il en était ainsi, elle ne participerait plus à la moindre diffusion de contenu et mettrait les moyens techniques en œuvre pour s’assurer que ses utilisateurs n’enfreindraient plus du tout le droit d’auteur.

Ce qui se traduit par une chute impressionnante des visites sur les sites médiatiques (la surprise est là encore complète) et provoque donc maints atermoiements chez les patrons de presse : vite, il faut une loi pour imposer que Facebook diffuse les nouvelles et qu’en plus, la presse soit rémunérée pour cela !

En somme, tout se déroule comme si l’heureux propriétaire d’un grand panneau publicitaire blanc au bord de l’autoroute voyait une entreprise se pointer, y poser une publicité pour ses services et déclarer avec un aplomb phénoménal : « votre panneau parle de mon entreprise, il va donc falloir me payer », pour s’étonner ensuite que le propriétaire enlève le panneau purement et simplement.

Et tout comme en France, ce qui n’est, finalement, qu’une extorsion de fonds menée par les éditeurs de presse vers les firmes numériques, finira dans la même eau de boudin, obligeant les accapareurs peu scrupuleux à trouver un accord amiable a minima.

On se plaira néanmoins à lire les petites analyses fiévreuses de nos journalistes hexagonaux qui voient, là encore, une redite de leur propre combat : « regardez le méchant Google et le méchant Facebook qui, en plus de laisser les conspirationnistes et les haineux s’exprimer, volent le trafic des journaux et de la presse installée, propre sur elle, qui ne fait pas dans la fake news, elle ! Regardez comme Google et Facebook ont un pouvoir exorbitant sur les pauvres États qui, faibles et désarmés, ont bien du mal à contraindre ces GAFA gonflées ! »

La réalité est bien moins rose et ces échanges de coups entre les Big Tech et la presse ressemblent bien plus à des chamailleries d’adolescents qu’à des batailles homériques, voire des combats d’infirmes.

Du côte des infirmes médiatiques, les médias, qui voient leurs recettes s’éroder d’année en année, et doivent donc trouver de l’argent.

Ils n’ont que deux façons de procéder.

La première consiste à se renouveler. Malheureusement, ils semblent infoutus de vendre leur soupe : leur contenu n’est plus assez bon pour justifier un achat, et leur modèle économique n’a pas évolué depuis des décennies, comme si internet n’existait pas ou pas beaucoup.

La seconde méthode, plus simple, consiste à aller piocher dans la poche de ceux qui les ont pleines. Ceci serait du vol si ce n’était pas autorisé par la loi. Le lobbying est donc indispensable pour autoriser ce pillage, ce que se sont employé à mettre en place les éditeurs de journaux et de magazines partout dans le monde, un pays après l’autre.

Ce lobbying adopte différents angles selon les cultures et le pays, depuis l’aide pure et simple (subvention pour plusieurs centaines de millions d’euros en France par exemple) jusqu’à l’amoindrissement de leurs coûts (de distribution notamment avec la prise en charge par le contribuable des frais postaux), … En passant par les amendes pour violation du droit d’auteur, depuis Google jusqu’aux réseaux sociaux qui ont la mauvaise idée de faciliter la reprise de ces articles de presse si finement ouvragés, aux tournures de phrases si précisément ciselées dans la dentelle grammaticale et orthographique, aux métaphores si audacieuses et aux analyses si pointues.

Il va de soi que tous les Albert Londres modernes n’en peuvent plus du pillage de leur prose si essentielle à capturer le moment, depuis les plus vibrantes enquêtes sur le climat, le glyphosate ou l’absence évidente de tout islamo-gauchisme en France jusqu’aux plus belles envolées lyriques de leur titraille à base de « Selon une étude » et autres « Ivre, ».

L’appel à la loi et l’envie de pénal sont trop forts et ce qu’on observe en est donc la conséquence logique.

Les infirmes numériques, elles, se retrouvent donc dans la position de devoir distribuer le contenu souvent indigent de cette presse, et, de surcroît, de la rémunérer pour continuer à produire son jus de chaussette médiocre.

just think of it as a tax

Bien sûr, pour cette presse, Facebook qui coupe ces médias australiens de sa plateforme représente l’officialisation du pouvoir effectif de censure qu’on a (nous tous, utilisateurs) accordé à ces réseaux en les plaçant, probablement trop vite, au centre de nos préoccupations…

C’est surtout une balle dans le pied pour Facebook (et ses coreligionnaires) qui va inévitablement se prendre le retour de bâton politique : ayant aussi coupé certains services jugés essentiels par l’État australien, nul doute que ce dernier prétextera la bévue pour imposer au réseau social de diffuser les merdasseries tièdes de leur presse locale, à prix négocié.

Ici, peu semblent surpris que le gouvernement australien compte sur une plateforme totalement privée pour diffuser des messages essentiels à la population, et surtout qu’aucune alternative de secours ne semble exister. Peu s’offusquent qu’on puisse ainsi forcer une firme privée à rémunérer un service qui n’a rien d’indispensable. Peu voient l’atteinte supplémentaire à la propriété privée.

Tous, en revanche, pontifient sur la faiblesse des gouvernements devant la toute-puissance (fantasmée) des réseaux sociaux. Et tous applaudiront lorsque, faisant pourtant fi de cette soi-disant faiblesse, ces mêmes gouvernements voteront un bricolage législatif qui imposera l’extorsion pure et simple.

Arrêtons les niaiseries.

Arrêtons de nous leurrer, de croire en la toute puissance de ces firmes : si Facebook, Google et les autres ont ainsi pris tant d’importance dans nos vies, c’est parce que les politiciens, les gouvernements et les administrations y ont trouvé un intérêt direct et indirect.

Quoi qu’il arrive, à la fin, le pouvoir reste ultimement dans les mains de l’État qui peut, à n’importe quel moment et de façon plus ou moins arbitraire, décider de la mise sous tutelle, du démantèlement, de la dissolution ou du rachat à vil prix de ces firmes. Si, par extraordinaire, il venait à Zuckerberg, Sundar Pichai ou Tim Cook l’idée idiote de dépasser les limites de la bienséance autorisée par l’État, ils en subiraient immédiatement les conséquences les plus douloureuses et les plus rapides.

Ceux qui en doutent, en réajustant leur petit masque sur le pif, en applaudissant à l’idée d’un passeport sanitaire, en rentrant bien vite chez eux à 18h, oublient trop facilement que leurs libertés ne sont jamais que conditionnées à ce que l’État leur accorde, et oublient aussi ce que Louis XIV avait fait graver sur ses canons de bronze.

Ultima Ratio Regum.

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Et maintenant, un peu d’islamo-gauchisme universitaire !

Par h16

Et voilà que l’islamo-gauchisme est le grand thème du moment.

Il était pourtant évident que certain sujets ne devaient pas être abordés. Il était pourtant clair que certains concepts n’avaient pas le droit d’être évoqués, surtout dans le cadre policé, calme, pondéré et bien comme il faut, propre sur lui, de l’Université Française. Et pourtant, malgré tout, il y a quelques jours, une ministre a abordé un sujet et évoqué un concept qu’elle n’aurait vraiment pas dû. Et là, c’est le drame.

Tout est allé très vite, dans un moment que certains qualifieront d’égarement tant il était clair, dès le départ, qu’il ne pouvait être question de ce genre de concepts dans ce qui tient lieu d’élite intellectuelle française : au cours d’un entretien accordé à CNews (pour rappel, il s’agit de cette horrible chaîne d’extrême-droite selon la classification officielle), Frédérique Vidal, Ministre de l’Enseignement supérieur, réagissait suite à un article paru dans Le Figaro au sujet de l’islamo-gauchisme selon lequel certains enseignants se trouveraient empêchés dans leurs recherches et leurs enseignements par « certains militants gauchistes épaulés par l’entrisme d’activistes proches des Frères musulmans ».

Cet article faisait d’ailleurs lui-même suite aux déclarations du ministre de l’Éducation Nationale, Jean-Michel Blanquer, quelques jours après la décapitation de Samuel Paty, sur les complaisances islamo-gauchistes de certains universitaires. Soufflant sur ces braises politiques, le ministre de l’Enseignement supérieur estime quant à elle que l’islamo-gauchisme gangrène en effet toute la société, dont l’Université fait partie intégrante et dans laquelle infusent donc les tensions et problèmes.

En somme, Vidal explique ici que certains enseignants, certains chercheurs universitaires utilisent leur aura pour porter un discours militant, et plus précisément dans le cas qui nous occupe, un discours gauchiste et favorable aux idées islamistes, et que ce militantisme peut se traduire assez concrètement par, notamment, l’empêchement de certaines recherches…

Ces déclarations, bien qu’assez banales finalement, n’ont pas manqué de déclencher un véritable tsunami de protestations chez les universitaires qui se sont empressés de mitrailler de la tribune (les pétitions électroniques enfiévrées ne devraient plus tarder).

Pour les intéressés, pas de doute : l’islamo-gauchisme est un concept qui n’existe pas et soupçonner qu’il puisse exister, qu’il puisse y avoir des mandarins capables de censurer des collègues au motif qu’ils ne sont pas idéologiquement alignés, c’est vraiment pousser le bouchon trop loin ; comment peut-on ainsi ouvertement admettre que certains seraient non seulement gauchistes, mais surtout islamistes ?! Vous n’y pensez pas !

Pas de doute : on a touché là un nerf ultra-sensible. Une fibre a été excitée. Un cri a été poussé, une armée s’est levée. L’affront devra être lavé tant ces accusations sont insoutenables !

Toute cette bronca, assez peu spontanée, est intéressante pour plusieurs raisons.

D’une part, elle tend à alimenter le brouhaha universitaire sur l’islamisme et le gauchisme.

Pourtant, ces universitaires, généralement les premiers à se baigner dans des piscines de moraline, se targuent de vouloir prendre en compte les problèmes des étudiants et notamment leurs difficultés liées à la période actuelle. Or, s’agiter comme ils le font sur le sujet est parfaitement contre-productif de leur souci affiché : on finirait presque par oublier les étudiants coincés chez eux, la chute continuelle du niveau académique français, l’état consternant des bâtiments et tout ce qui fait le charme délicat des universités du pays.

En revanche, l’attitude des outrés est tout à fait en ligne avec ce qu’on a l’habitude de voir dans le petit milieu universitaire français : on fait corps, on fait tribune, on proteste et on fait grève en transformant quelques bâtiments en ZAD. Un classique qu’on n’évitera probablement pas cette fois-ci.

D’autre part, la réaction semble avoir largement dépassé la réponse proportionnelle au sujet dont il est question. En pratique, ça fulmine de tous les côtés, ça s’emporte dans des tribunes médiatiques, sur twitter et un peu partout sur les réseaux sociaux, pour un concept que tous s’accordent pourtant bruyamment à dire qu’il n’existe pas.

Pour quelque chose qui n’a pas de réalité, pour quelque chose dont nos effervescents universitaires s’empressent de dire qu’il n’a aucune « base scientifique », voilà une bien curieuse surréaction là où un haussement d’épaule et quelques yeux au ciel auraient dû logiquement suffire.

Pourtant, ces mêmes universitaires ne manquent pas, a contrario, d’abondamment utiliser d’autres termes polémiques, des notions floues, mal cadrées, bancales, sans la moindre caution scientifique lorsqu’il s’agit d’évoquer le climat, le genre, l’économie ou la politique. Ce sont les mêmes qui s’étranglent de voir le concept d’islamo-gauchisme débouler dans l’arène publique qui ont, des décennies durant, déblatéré à qui mieux-mieux sur l’ultralibéralisme, le néolibéralisme ou ses autres parfums sans avoir jamais réussi à en définir clairement les contours. Ce sont les mêmes qui nous abreuvent de leurs foireuses pensées sur les « constructions sociales du genre », la « domination patriarcale » et les autres foutaises intersectionnelles d’ampleur intergalactique, colonialistes et autres, et qui fulminent à présent lorsqu’un terme finalement assez facile à comprendre vient bousculer leurs plates-bandes.

C’est assez peu cohérent mais c’est assez cocasse.

Enfin, tout ce barouf ridicule montre surtout que les vieux réflexes staliniens du désir de censure ressortent vite : il va falloir faire taire ceux qui ont osé aborder le sujet, Vidal en premier.

Pétitionnons, tribunons, pamphlétisons mais surtout, agitons-nous pour ne surtout pas laisser l’engeance réactionnaire et autres hyènes dactylographes s’emparer de la question islamogauchiste à l’Université ! S’il y a débat, ce ne sera pas sur ce sujet, ce ne sera pas dans ces termes et ce ne sera pas avec ces gens-là. Qu’on se le dise !

De ce point de vue, vouloir la démission de la ministre donne raison à la même Vidal qui, à l’Assemblée, expliquait que la radicalisation des discours empêchait de plus en plus les débats contradictoires. Au moins, elle n’aura pas eu besoin d’attendre longtemps pour en avoir une preuve éclatante…

Cette affaire est encore une fois une parfaite illustration de la façon dont le pays fonctionne : chaque nouveau sujet, d’une importance relative, chasse l’autre avec vigueur. Tout se passe comme si l’actualité était bâtie par les médias et les politiciens pour cacher les évolutions profondes de la société (augmentation de la misère et des violences, évaporation du régalien, absence consternante de toute gestion économique de moyen ou de long terme, instruction en berne).

Cette succession maintenant trop rapide de sujets garantit qu’aucun d’eux, surtout d’importance, ne sera correctement appréhendé par les médias, analysé par les politiciens et digéré par le peuple. Quant à la polarisation grandissante des débats, elle accroît la fracture entre le peuple et les élites dont les universitaires font partie.

À discuter du sexe des anges, cette élite auto-proclamée s’aliène chaque jour un peu plus ceux dont elle tire son pouvoir.

Forcément, cela va bien se terminer.

Surveillance, numérisation et traçage permanent

Par h16

Les Français, bien que têtus, devront bien se résoudre à comprendre une chose : non et non, il n’y aura pas de retour au « monde d’avant ». Entre deux zozotements, le président Emmanuel a été formel : même s’il ne donne pas très envie, le monde d’après est inévitable et il sera composé de quelques taxes (évidemment !) et, surtout, de pas mal de vexations à base de surveillance orwellienne, de numérisation idiote et de traçage permanent.

Et il faudrait être un grand naïf pour croire que la surveillance, par exemple, n’est pas déjà amplement en place, que ses évolutions futures ne viseront pas autre chose qu’à son extension toujours plus loin, plus profond dans notre environnement quotidien, et qu’elle sera utilisée à peu près exclusivement contre le citoyen, au prétexte aussi évident que mensonger d’assurer sa sécurité.

Ainsi, sans même évoquer l’épisode rigotrolilol du « traçage-covid » qui consistait à tenter de pister les Français pour savoir s’ils étaient contaminés ou non par le virus du moment et qui se mue en pistage par QRCode, le traçage du citoyen par les autorités se met officiellement en place comme on le soupçonnait déjà il y a quelques mois lorsque l’utilisation des réseaux sociaux était évoquée par les sbires de Bercy afin de traquer les fraudeurs fiscaux au travers de leurs publications Facebook, Twitter ou Instagram.

La chose se confirme donc petit-à-petit : dans l’esprit embrumé de nos technocrates fiscaux, il semble évident que les photos et autres vidéos parues sur les réseaux sociaux permettront de débusquer les petits malins dont le train de vie ne correspond pas aux déclarations fiscales.

La pertinence de la démarche méritera d’être mesurée à l’aune des performances habituelles de Bercy, jusqu’à présent compactement infoutu de découvrir du fraudeur fiscal chez certains banlieusards au RSA qui roulent en berlines allemandes et autres lascars amusants de certains quartiers émotifs dont le train de vie ne correspond qu’assez peu à l’absence compacte de déclaration sur les 10 derniers exercices fiscaux.

Gageons qu’encore une fois, il sera aisé pour le complexe fiscalo-bureaucratique de choper du père de famille blanc cis solvable de plus de 40 ans à base de « photo twitter de vos vacances en Grèce » et que tous les autres commerçants plus ou moins respectables de cités effervescentes pourront continuer leurs « stories Instagram » à bande son bondissante sans voir la couleur d’un rond-de-cuir de Bercy.

Liberté surveillée, égalité variable, fraternité dans un sens, plus qu’une devise, un modus operandi.

Pendant ce temps, le gouvernement et les médias continuent la préparation de l’opinion à un traçage permanent des petits citoyens pâte-à-modeler : l’épidémie ayant été un prétexte idéal à assigner tout le monde en résidence, puis à distribuer des sanctions et des fermetures administratives arbitrairement, le peuple est à présent docilement mûr pour le marquage.

Ce ne sera pas aux fers rouges, on n’est pas des barbares, n’est-ce pas. On utilisera la numérotation électronique ou un de ses avatars modernes : vous sera bientôt remis un petit passeport, bien sûr obligatoire, électronique et vanté comme infalsifiable, pour prouver que vous avez bien reçu votre vaccin et que vous avez bien suivi les ordres du gouvernement, puis, inévitablement une fois que la dictature sanitaire prendra des tours plus généraux, que vous vous conformez bien aux règles comportementales écologiques, sociales, de partage, d’inclusivité et d’intersectionnalité officielles.

Bien évidemment, anoncer brutalement une telle opération engendrerait des hauts cris chez les quelques citoyens encore vaguement éveillés conscients de la dérive catastrophique à laquelle tout ceci se résume. Alors, pour le moment, on présente ce passeport à la fois comme inévitable (avec un argument circulaire typique « les autres pays vont tous les mettre en place, nous ne pourrons donc y couper ») et essentiellement limité à des raisons touristiques. Magique.

Enfin, et pour parfaire un tableau décidément festif, notons les efforts acharnés par la majorité gouvernementale pour tripoter par tous les moyens possibles les modalités des prochains scrutins.

Outre le récent report des élections régionales en juin qui montre bien la nervosité du pouvoir actuel devant une opinion publique de plus en plus remontée contre ses errements de tous ordres, il est difficile de passer sous silence le projet, par la même brochette de margoulins, de mettre en place le vote électronique, qui est à la fraude électorale ce que la mise à sac de Constantinople est au vol à l’étalage.

Ce n’est bien évidemment pas encore présenté ainsi, le peuple-pâte-à-modeler n’est pas encore prêt. On se contentera d’appeler ça « vote par anticipation », de le cantonner à certains cas spécifiques, et de tenter le tout pour le tout au sénat : moyennant le truchement de « machines à voter », on va pouvoir proposer à des gogos citoyens de voter plusieurs semaines avant le jour J des présidentielles, au prétexte que cela aidera à lutter contre l’abstention record.

On utilise ainsi un procédé purement technique (une machine à voter) en feignant de croire qu’il résoudra un problème structurel et politique, l’absence de traitement des sujets importants (le régalien, la dette colossale, la fiscalité, l’administration et la bureaucratie devenus folles en France, notamment et pas seulement). Bien évidemment, le vote électronique est de surcroît une hérésie tant il est manipulable, nonobstant les promesses de maquignon des politiciens à son sujet.

On se souviendra en outre du fiasco lamentable de tout projet informatique mené par l’État jusqu’à présent, y compris dans le domaine électoral, on rapprochera aussi cette tentative de la précédente, heureusement rejetée il y a quelques semaines à peine, d’introduire le vote par correspondance, tous autant de moyens connus pour faciliter grandement la fraude électorale, pour comprendre que l’actuel pouvoir en place fait absolument tout pour continuer ses projets néfastes quitte à truander les citoyens par tous les moyens possibles.

Il n’y a aucun doute à avoir : on avance à grand pas vers la pire des sociétés où l’individu est constamment épié, surveillé, tracé, où ses opinions, mouvements, comportements sont jaugés et évaluées pour mieux les sanctionner.

Par un jeu médiatique sordide, cette société dystopique catastrophique est présentée à la fois comme désirable et désirée par une majorité alors que seule une petite minorité bruyante (dans ces médias) semble effectivement en vouloir.

Il suffit pour s’en convaincre d’éplucher les résultats des dernières élections municipales pour comprendre à quel point l’actuelle majorité présidentielle ne représente plus qu’une poignée de parasites épuisants (à 2.22%, LREM est à peine plus pertinente dans le paysage politique que Lutte Ouvrière, même l’épave socialiste parvient à faire mieux).

Ce sont pourtant eux, qu’on voit, qu’on lit et qu’on entend beaucoup, beaucoup trop souvent dans tous les médias qui essaient de nous piloter vers l’abattoir orwellien, alors qu’une majorité, trop silencieuse, s’y oppose, dans un paradoxe d’ailleurs fort bien décrit dans un récent article de Contrepoints : on ne peut que souhaiter sinon un réveil des consciences (beaucoup de Français sont maintenant bien au courant qu’on est en train de la leur faire à l’envers) mais au moins une expression de plus en plus claire de rejet.

La pression sociale ne peut pas marcher que dans un sens, de la minorité égalitariste et ultra-sécuritariste contre la majorité qui tient à sa liberté et à une sécurité raisonnable, régalienne et non sanitaire. La dérive est évidente, les dangers clairs et visibles, les limites largement dépassées. Tout ceci ne peut pas bien se terminer.

Français, tenez vous prêts.

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Un plan vélo à l’eau et l’électrique c’est pas fantastique

Par h16

On l’a vu : à chaque jeune, son problème, à chaque problème, sa solution sous forme de plan. À tel point que le pays dispose maintenant d’un plan pour à peu près tout avec un succès difficilement égalable.

De plan en (rantan)plan et avec les gesticulations politiques de plus en plus volontaires pour bouter les voitures et tout moyen de transport autonome et pratique hors de portée du citoyen lambda, il était donc inévitable que le pays se dote d’un solide plan vélo à base de bicyclettes pour tous, de chèques gouvernementaux pour l’achat, la réparation et l’entretien de son biclou et d’une multiplication des messages de propag pardon médiatiques visant à faire adopter la petite reine à toujours plus d’urbains en mal de déplacements bio-conscientisés.

Nous sommes en France et tout s’y passe donc comme prévu, c’est-à-dire mal. De façon assez logique, l’action gouvernementale en tenaille a largement porté ses fruits : d’un côté, l’incitation financière à pousser les gens sur des vélos et de l’autre le tabassage assez systématique de l’automobiliste ont rapidement motivé une vaste foule de pédaleurs plus ou moins volontaires à venir grossir les rangs des pratiquants de ces « mobilités douces » et autres moyens alternatifs d’emplafonner du piéton dans les rues de nos villes.

Comme de juste, le marché français, à l’adaptabilité et la souplesse légendaires, largement aidé par la fine paperasserie administrative de taxation, d’homologation, de vérification et de suivi, aura répondu quasiment présent attendez je vous mets en attente voilà bougez pas oups pardon il va falloir un délai mais un commercial va rapidement prendre votre communication ne quittez pas on est là… Ah bah non.

Stimulée par les petits sous gratuits des autres, la demande a bien explosé, mais la France n’a absolument pas prévu cette hausse au contraire d’autres pays (États-Unis par exemple) : les carnets de commande sont pleins, mais les fabrications, essentiellement asiatiques, servent d’abord les acheteurs premiers arrivés. Les Français doivent donc attendre de nombreuses semaines voire des mois pour obtenir enfin le précieux vélo, éventuellement électrique.

Au bilan, le Plan Vélo se prend donc une gamelle : les fabricants ont des stocks… sans les pneus, sans les cadres, sans les batteries, ou que sais-je. On dirait, l’aspect tragique en moins, la même organisation subtile qui a présidé aux stocks de masques, de machines PCR, de réactifs pour test, de vaccins et autres lits de réanimation.

Certes, le secteur du vélo n’est pas encore monopolisé par l’État mais l’évident problème d’approvisionnement en pièces détachées pour nos deux roues locaux devrait logiquement déclencher une violente pulsion de souveraineté chez notre Bruno de Bercy ; on peut donc s’attendre à de nouveaux rebondissement dans la filière cycliste pour les prochains mois.

En attendant, les cyclistes en puissance devront se contenter de prendre les transports en commun, à commencer par les bus électriques qui circulent maintenant dans certaines villes et qui … Ah bah non derechef.

On apprend avec un étonnement total que les bus électriques ont bien du mal à fonctionner lorsque les températures descendent, comme cela est pourtant le cas assez régulièrement en hiver en France (nonobstant tout réchauffement climatique qui n’en finit pas de ne plus arriver) et ailleurs en Europe du reste : avec le froid hivernal, les bus électriques d’Amiens ont dû être remplacés par des bus classiques, qui roulent au diesel et dont un trop grand nombre avait été décommissionné suite au saut écologique de la commune, poussant les usagers à se cailler les miches devoir attendre trente minutes plutôt que dix en temps normal.

Eh oui : malgré les dénégations de certains écolos plus ou moins honnêtes, l’autonomie des batteries diminue bel et bien avec les températures et si, pour les voitures, cela peut être un peu embarrassant (transformant un parcours normalement banal avec une voiture thermique en pénible sauts d’obstacles avec un véhicule électrique), cela peut être carrément synonyme d’arrêt total pour les plus gros véhicules pour lesquels le rapport entre le poids de la batterie et le poids déplacé est de plus en plus défavorable.

Les règles de la physique étant ce qu’elles sont, les batteries actuelles restent globalement les moyens les plus catastrophiques de stocker de l’énergie avec une densité que l’honnêteté oblige à qualifier de minable. Et lorsqu’il fait froid, le minable devient vite nul et le véhicule n’est plus qu’un gros morceau de métal difficile à bouger.

Dans le cas des bus d’Amiens s’y ajoute un problème général d’adaptation du modèle aux conditions moyennes dans le Nord de l’Hexagone : entre le système de chauffage de l’habitacle, inadapté en hiver (et ne permettant pas de dépasser les 10°C) et le système de frein (qui, basiquement, se bloque lorsqu’il fait trop froid), la frétillante municipalité, toute heureuse de son achat écologico-compatible de 43 bus électriques, se retrouve avec 43 blocs d’acier encombrants.

Pas encore de vélo (électrique ou non), plus de bus électriques, nous en voilà réduits à utiliser les solutions de rechange d’un autre temps, par exemple en revenant aux véhicules d’antan qui, eux, se déplaçaient encore même lors d’épisodes hivernaux, et qui respectent toutes les contraintes écoloïdes du moment : rien de tel que la calèche et les petits canassons trotteurs pour mettre tout le monde d’accord, n’est-ce pas ?

N’y comptez pas : l’exploitation animale étant finalement un fléau (un de plus – quel monde affreux, chers lecteurs, quel monde affffreux !), il convient de ne surtout pas utiliser les chevaux (ou n’importe quoi d’autre) pour déplacer des gens ou même des déchets.

Il faut se résoudre à l’évidence : les prochaines années seront délicates pour l’urbain moderne conscientisé et syntonisé avec Gaïa. Autorisé à sortir quelques semaines tous les deux mois de confinement, il devra expérimenter une mobilité dure et pédaler sur des vélos sans pneus et sans assistance en slalomant entre les crottins d’hippomobiles-éboueuses, nostalgique d’un monde passé où les bus roulaient vraiment…

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Les priorités étroites de Darmanin

Par h16

Ah vous allez voir ce que vous allez voir, et ça ne se passera pas comme ça, nom d’un petit bonhomme de sacré nom d’une pipe, on va dissoudre Génération Identitaire, c’est Darmanin qui nous le dit, non mais alors !

Car cela suffit après tout, toute cette méchanceté d’extrême-droite qui n’en finit plus d’être d’extrême-droite, il faut que cela cesse ! Ce déploiement de banderoles méchantes, ces chaînes humaines pour empêcher de façon agressivement pacifique des illégaux d’entrer dans le pays, tout ceci ne pouvait rester sans réponse de la part du Ministre de l’Intérieur alors que, tout le monde le sait, les frontières ne se ferment jamais que pour raisons sanitaires.

Le brave Gérald a donc notifié son désir d’avenir de dissolution à l’association qui entend ne pas se laisser faire, d’autant que ce n’est pas la première fois qu’on menace de la dissoudre. Il n’en reste pas moins que le sujet est apparemment d’importance pour le ministre Darmanin : l’engeance d’extrême-droite doit semble-t-il être combattue avec la plus ferme des vigueurs, sinon le pays sombrera.

Pays qui, pendant ce temps, continue de vivre ses petits couvre-feux, ses gentils confinements et autres amusantes vexations sanitaires avec une bonhommie et une tranquillité à peine parsemée de l’agression apparemment motivée religieusement du célèbre auteur français Marek Halter à son domicile, et des petites bisbilles pittoresques de Didier Lemaire, professeur de philosophie à Trappes, menacé de mort pour avoir oser exprimer quelques doutes sur l’aspect républicain des dérives observées dans sa ville.

Au moins dans quelques jours ce même pays pourra-t-il s’enorgueillir d’avoir, une fois de plus, coupé une des trop nombreuses têtes de l’hydre d’extrême-droite.

Peut-être faudra-t-il en passer par une protection rapprochée pour le professeur de philosophie un peu bousculé chez lui, mais cette péripétie ne doit pas faire oublier l’essentiel : le ventreuh de la beuhêteuh immonheudeuse est très fécond, et hop hop hop, pas question de fléchir, sabre au clair mes amis, combattons, combattons sans relâche l’estrèmedrouate protéiforme.

Alors oui, certes, on peut reprocher beaucoup de choses à Génération Identitaire (il suffit de lire la fiche Wikipedia qui lui est consacrée), mais on doit aussi s’interroger sur l’urgence actuelle de dissoudre ce mouvement.

Est-il en effet plus urgent de s’occuper de ce microcosme dont les exactions (mettre un drapeau sur un toit, faire une chaîne humaine près d’une frontière) sont particulièrement limitées ou ne devrait-on pas s’occuper un peu plus sérieusement des dérives graves observées dans des quartiers (dernier exemple en date dans le 18e à Paris) voire des villes entières en République Française ?

Ainsi, plutôt que consacrer du temps, des moyens et l’auguste personne de Darmanin sur le cas finalement très étroit de Génération Identitaire, ne devrait-on pas consacrer plutôt quelques moyens à contrer l’ensauvagement de certaines zones devenues « de non-droit » par abandon politique, à contrer les discours de plus en plus délirants et destructeurs des racialistes, colonialistes et autres extrémistes d’une gauche de plus en plus moites devant l’islam radical ?

Ne doit-on pas s’interroger sur le double-standard assez frappant qui ronge les médias et les politiciens lorsqu’on consacre aussi peu de temps à régler des problèmes graves qui touchent un nombre croissant de Français d’un côté et, de l’autre, qu’on passe autant de temps à disséquer les actions un peu médiatiques de Génération Identitaire, à agiter sans cesse depuis maintenant plus de trente ans le spectre d’une résurgence de l’extrême-droite ? Pourtant, les dégâts provoqués par cette extrême-droite présentée comme à la fois omniprésente et grandissante sont si ridicules qu’il faut la collusion de tous les politiciens et tous les médias à chaque micro-affaire pour parvenir à faire croire à cette menace fantôme.

De façon symétriquement opposée, ces mêmes politiciens et ces mêmes médias font assaut d’inventivité, de novlangue culottée et d’euphémismes toujours plus stupéfiants pour minimiser les dérives, les exactions, les émeutes, les meurtres et les pires attentats commis dans le même temps par les groupes d’extrémistes islamistes et autres fournées de gauchistes intersectionnels à fourchette lubrique.

En réalité, la façon dont Darmanin échelonne ses priorités d’action donne une bonne indication de l’agenda politique et de l’absence de recul qui l’anime, lui et ses coreligionnaires. Pour eux, il semble plus important de montrer des gages clairs de lutte contre une extrême-droite dont tout indique pourtant qu’elle est sinon inexistante, du moins très minoritaire, plutôt que la moindre velléité de faire revenir un peu de régalien dans le pays.

Darmanin illustre ici que le pays n’est plus réellement gouverné. Son administration n’est plus que l’objet des pressions politiques destinées à présenter les politiciens sous leur meilleur jour médiatique, tout au plus.

De façon perverse, un cercle vicieux s’est mis en place entre les politiciens et les médias qui s’utilisent l’un l’autre pour leurs propres intérêts, oubliant complètement ceux du peuple sur lequel les premiers ont cessé de s’appuyer, et auprès duquel les seconds ne font plus office que de la plus évidente des propagandes putassières.

Se regardant l’un l’autre leurs nombrils respectifs, nourrissant les pires fantasmes collectivistes, la dérive vers l’extrême-gauche est devenu si violente qu’elle en devient aveuglante. La fenêtre d’Overton a déplacé le discours tellement loin à gauche du centre politique traditionnel que les mièvreries socialistes d’un Bayrou passent de nos jours pour un néolibéralisme quasiment droitard décomplexé. C’est tellement vrai que les rares journaux (Valeurs Actuelles) et chaînes télés (CNews) qui tentent un retour à un discours plus équilibré sont immédiatement taxés sans la moindre nuance de fascisme, ou de sombrer dans la complaisance la plus lascive avec l’extrême-droite, le nazisme et les bottes en cuir lustrées.

Dans ce schéma et quelques mois à peine après la décapitation de Samuel Paty, les cris de détresse d’un professeur de philosophie de Trappes, ville connue pour être devenue une véritable enclave islamiste en France, sont sinon inaudibles du moins complètement minimisés et lourdement recontextualisés par une presse et des politiciens très embarrassés par cette situation qu’ils évacuent avec ce procédé grossier mais efficace du contre-feu de l’extrême-droite fantasmée.

Il faut cependant se résoudre à l’évidence : même si l’extrême-droite française ne représente quasiment plus rien politiquement ni médiatiquement, quoi qu’il arrive, Génération Identitaire sera un jour dissoute. Quoi qu’il arrive, les prêches d’extrémistes islamistes continueront en France, et les villes comme Trappes continueront d’être soigneusement oubliées de l’action politique et de l’analyse médiatique françaises.

La seule question qui vaille finalement est celle-ci : qui sera le prochain Samuel Paty ? Qui, selon toute vraisemblance, commettra la prochaine boucherie terroriste sur le territoire français ? Un extrémiste de droite ? Vraiment ?

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Bruno Le Maire et sa souveraineté à prix modique

Par h16

Retroussant ses manches, non pas pour se faire vacciner mais bien pour bouter l’étranger venu jusque dans nos bras épouser nos grandes surfaces, il avait brillamment débuté l’année en refusant médiatiquement le rapprochement entre le canadien Couche-Tard et la chaîne Carrefour : afin de garantir une souveraineté totale à l’appauvrissement de notre pays, Bruno Le Maire avait fait barrage de son corps et de son ministère aux cousins d’Outre-Atlantique.

Et ce fut un indéniable succès puisque, grâce à ses efforts déployés pour garantir la souveraineté du pays sur le plan alimentaire et celui du papier hygiénique, les actionnaires du groupe Carrefour ont héroïquement échappé à la surenchère boursière du canadien sur leurs actions.

La victoire fut âpre mais belle puisqu’elle aura permis au pays de conserver Carrefour, d’éviter que ce groupe ne dispose d’un peu plus de 3 milliards d’euros de capacité supplémentaire d’investissement, qu’il puisse ainsi baisser ses prix, améliorer l’expérience de ses clients et fournir de nouvelles opportunités sur le territoire.

Ouf, la France l’a échappé belle et, grâce à la judicieuse fermeture continue et arbitraire de ses petits commerces, de ses bars, de ses restaurants, de ses coiffeurs et d’une myriade d’autres activités qualifiées de « non-essentielles » par des élus véritablement essentiels, la croissance française se targue maintenant d’un avenir radieux.

Oui, les calculs du Bruno d’Agen de Bercy sont formels et moyennant une manutention musclée des chiffres et des statistiques, on arrive à l’étonnante conclusion qu’on s’en sort « plutôt » bien : selon le ministre de ce qui reste d’économies, la croissance française devrait montrer son « immense capacité de rebond » d’ici la fin de cette année.

Capacité de rebond qui a pour le moment essentiellement reposé sur celle de l’État à distribuer l’argent gratuit des autres, et surtout sur l’incapacité (involontaire) des administrations et des ministres à pousser leur pouvoir de nuisance à 100% : devant le désastre de 2020 qui ne fut évité qu’aux prix de sacrifices économiques phénoménaux, d’un endettement galopant et de milliers de faillites repoussées à plus tard, on imagine sans mal que l’année 2021 ne sera que difficilement meilleure.

Seul un arrêt total des gesticulations bureaucratiques, administratives et ministérielles pourrait donner un réel espoir d’amélioration pour nos entrepreneurs. Malheureusement, ce n’est pas le chemin que prend le guilleret Bruno, qui a d’autres idées en tête.

En effet, le ministre n’en a pas fini avec ses vigoureux sabotages interventionnismes économiques : l’actualité est en effet pleine de ces moments cruciaux où la parole du ministre s’avère essentielle pour tout bloquer, tout désorganiser ou tout flanquer par terre (panachage possible).

Ainsi, toujours au motif de cette souveraineté qu’on a de plus en plus de mal à définir clairement mais qui semble impliquer toujours plus de petits doigts boudinés de l’État dans toujours plus d’activités du pays, Bruno a décidé d’intervenir promptement lorsque Veolia a déposé une offre publique d’achat sur Suez.

Vite, même si le ministre n’en a pas le pouvoir, saisissons l’Autorité indépendante des marchés financiers ! Vite, même si cela constitue une ingérence illégale, une inégalité de traitement manifeste et probablement au détriment des actionnaires concernés, interposons-nous dans cette enchère publique entre sociétés privées françaises ! Il ne faudrait pas qu’un fleuron français tombe dans l’escarcelle d’un fleuron français !

Ainsi, c’est encore de la souveraineté qu’il s’agit lorsque Bruno se rend compte, tout à trac, que des puces électroniques viennent à manquer dans certains procédés industriels français !

Horreur, comme les vaccins, les masques, les réactifs pour tests, les machines PCR et tant d’autres choses, le ministre s’est rendu compte que la France ne produit plus trop de choses sur son territoire devenu un simple arrêt touristique pittoresque par la multiplication de politiques industrielles, fiscales et sociales parfaitement idiotes que lui et ses prédécesseurs se sont acharnés à imposer.

Or, pour contrebalancer l’incessant interventionnisme étatique, les trouzaines de mouvements de bras et de petits coups de mentons des ministres de l’Économie sur les 40 dernières années au moins, l’actuel tenant du poste propose une nouvelle couche d’interventionnisme étatique, une nouvelle brouettée de mouvements de bras et les inévitables petits coups de menton qui l’accompagnent.

Cependant, tous ces mouvements, toute cette belle souveraineté, il va falloir les financer.

Malheureusement, les impôts sont au plus haut (la France est au top des pays de l’OCDE) : on n’a jamais autant prélevé à tout le monde en échange de services de plus en plus minables voire contre-productifs (comme l’a illustré la crise sanitaire).

Malheureusement, les contraintes administratives n’ont jamais été aussi fortes. Le niveau bureaucratique a atteint des niveaux véritablement ubuesques où absolument tout ce qui n’est pas interdit est taxé et décrit avec force dossiers administratifs en triplicatas et tombereaux de pièces justificatives, et ce sans même parler encore de la crise sanitaire, prétexte ultime du gouvernement à une nouvelle tempête de complications et de vexations.

Malheureusement, le moral des Français est au plus bas et si, au contraire du rêve américain, le rêve français n’a jamais pris corps, la douceur de son art de vivre, lui, a bel et bien existé. Or, il semble s’être évaporé quelque part entre cette arsouille de Mitterrand et ce freluquet narcissique de Macron pour être remplacé, sous le mandat de ce dernier, par une sourde colère qui monte chaque jour un peu plus.

Les mouvements de petit bras de Bruno (et des autres ministres du reste) ne font absolument rien pour redonner espoir aux Français : on s’agite, on bricole, on se mêle de tout, on met des bâtons dans les roues et on présente la moindre tempérance, le plus petit répit dans les vexations fiscales comme « une grande mansuétude ».

Au lieu de libérer les énergies, ces andouilles les emprisonnent ou, pire, les font fuir dans ces pays où elles peuvent s’exprimer. Au lieu de redonner du souffle à ce pays, ces ministres lui pompent l’air. Et le seul gel de dépenses fiscales qu’ils proposent, c’est un gel très proche de la vaseline.

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Pour 1000 milliards par an, on n’a même plus un petit régalien solide

Par h16

Heureusement que la France est riche, dispose d’un État puissant et d’un gouvernement composé d’une élite affûtée par un système éducatif au sommet de sa forme : avec plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires par an, il aurait été dommage de noter quelques contre-performances que ce soit.

C’est pour cette raison qu’on ne pourra que hausser des épaules en apprenant l’une ou l’autre broutille administrative, l’un ou l’autre hoquet bureaucratique qui font les bonnes feuilles de nos petits journaux satiriques quand l’actualité est, comme actuellement, d’un calme propice à la badinerie.

Pensez donc : plein emploi, caisses publiques dodues, peuple heureux voire bedonnant de bonheur, perspectives réjouissantes et bonne ambiance générale dans chaque bourg, chaque cité, chaque quartier du pays, tout ceci autorise le petit clin d’œil taquin à une République qui sait prendre avec détachement les petites bévues qu’elle commet parfois.

Tenez, prenez cette histoire cocasse de patrouilles de police à cours d’essence en Seine-Saint-Denis : rien ici que de très banal lorsqu’on apprend que la direction territoriale de la sécurité publique de ce département a benoîtement omis de mettre à jour les cartes essence après un changement de prestataire, oups, bévue, ah ah ah on rigole c’est trois fois rien, mais n’oubliez pas la signature en bas de votre cerfa 2042.

Il en va de même lorsqu’on apprend que des petits chenapans, accusés de 35 petits cambriolages de rien du tout, après avoir été péniblement appréhendés par les policiers de Montpellier, ont été finalement remis en liberté par la justice en attendant leur gentille comparution en avril. Les prévenus, étrangers et sans domicile fixe, feront – on s’en doute – un point d’honneur à se présenter dans trois mois à l’audience qui leur sera consacrée. Tout se passera bien, c’est garanti, comme le prélèvement automagique de vos impôts sur votre salaire mensuel, vous verrez.

Et puis, si la justice marque parfois le pas, au moins la police est au rendez-vous.

Sauf, peut-être, à Marseille, où le territoire préfectoral a manifestement été redessiné indépendamment des autorités républicaines : dans le 13e arrondissement, l’accès à la rue Albert-Marquet est par exemple barré à l’aide de scooters, de caddys, de vieux meubles, de barrières ou même des blocs de béton et ceux qui désirent passer le check-point sont tenus d’ouvrir leur véhicule pour la fouille douanière rituelle.

Sans doute la préfecture a-t-elle trouvé là un terrain d’entente avec la racaille la faune les animateurs du kartchier qui permet une nouvelle organisation, avec un respect des procédures et – soyons en certains – du confinement à 18 heures. Pas de doute, dans cet arrondissement coloré de Marseille, les vendeurs d’herbe à chat font un travail merveilleux !

Pendant ce temps, à Lyon, la République a eu l’excellente idée de laisser certains s’organiser entre eux pour couvrir leurs petits besoins en bobologie : avec ces services d’urgence qui sont, on le sait, débordés à cause du méchant virus dont tout le monde parle à la télé et qui n’a pas du tout déclenché une déroute complète de notre système de soin dont tout le reste du monde est jaloux, il était logique que la population, consciente des enjeux, responsable et citoyenne, s’auto-organise pour éviter la fréquentation inutile des urgences en cas de coups de couteau, de balle perdue ou de règlement de comptes un peu virils.

Vraiment, nos quartiers ont du talent !

Et puis, ce qu’il y a de bien avec cette spontanéité de l’organisation des citoyens et la bonne humeur républicaine qui se répand maintenant un peu partout dans le pays est qu’elles sont valables pour une justice très souple, la police bien équipée, le petit commerce qui fait rire mais aussi avec la religion : les enthousiastes de la croyance sans concession ont enfin un solide pied-à-terre à Trappes et on se doute que la République n’y trouvera rien à redire.

Comment ne pas se réjouir en effet de la belle uniformisation de tout Trappes, charmante bourgade des Yvelines où Didier Lemaire, professeur de philo, exerce son sacerdoce éducatif auprès de la turbulente jeunesse locale dont tous les médias s’empressent de rappeler que sont issues de nombreuses vedettes charismatiques (ainsi qu’un contingent considérable de jeunes partis il y a quelques années rejoindre la Syrie de Daesh, youkaïdi, youkalqaïda) ?

Notre enseignant est actuellement très présent sur certains plateaux télé pour relater ce qu’il vit au quotidien dans une ville qu’il décrit volontiers comme complètement perdue pour la République, ce qui – évidemment – étonne beaucoup certains : tout le monde sait que la politisation n’est pas loin, que les exagérations sont foison et que ce professeur cherche essentiellement, selon toute évidence, à faire parler de lui.

Dire, ainsi qu’il l’a fait, que les intégristes musulmans « sont en train de réussir leur processus de purification » en poussant au départ les juifs, les chrétiens puis maintenant les musulmans modérés, c’est clairement vouloir mettre le feu aux poudres dans un pays où tout le monde sait que le ciment républicain se fait sur l’entente cordiale de toutes les religions, youpi, et où toute nouvelle samuelpatysation d’un enseignant relève de la pure fiction : grâce à la liberté d’expression qui est encore vivace en France (la jeune Mila peut en témoigner !), grâce aux mesures fermes qui permettent à la République de ne perdre aucun terrain là où c’est essentiel, grâce à la vivifiante tonicité de nos jeunes quartiers (tels que le 13ème arrondissement de Marseille déjà décrit), on sait que le tableau que ce Didier Lemaire peint à grosse brosse noire ne sera jamais réalité !

La garde et l’arrière-garde journalistique veille ! Elle ne laissera pas passer les mensonges, les exagérations et les déformations. La garde et l’arrière-garde politique est sur le qui-vive : la République est Une et Indivisible et les prunes pour les briseurs de couvre-feu s’abattront sans pitié sur le périph parisien ! La garde et l’arrière-garde sociale sera sur le pont, pour faire taire voire bannir les oiseaux de mauvaise augure !

La France et ses 1000 milliards d’euros de prélèvements obligatoires ne se trompe pas et les petits plis dans le contrat républicain ne sont que des péripéties, de purs sentiments mal étayés, voilà tout.

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Ne discutez pas : en France, TOUT se surtaxe, même le recyclé !

Par h16

Ce n’est pas parce que la situation est morose et les soirées d’hiver un peu longues actuellement qu’il faut se laisser aller à la mélancolie. Pour éviter la déprime, rien de tel qu’un peu de sport, par exemple un combat de sumo. Et en France, quoi de mieux que deux grosses entités étatiques pour se pouiller vigoureusement ?

Pour ce combat de pachydermes, je vous propose deux ministères bien trop dodus jetés l’un contre dans une empoignade aussi grotesque qu’illustratrice des dérives consternantes de notre exécutif.

D’un côté, nous trouvons Minicul, le Ministère de la Culture qui est particulièrement décidé à remplir ses caisses, pourtant déjà beaucoup trop abondées par un contribuable exsangue en échange d’efforts culturels désastreux, depuis l’autoflagellation rituelle à tous propos jusqu’aux navrantes productions habituelles des cultureux officiels en passant par les redevances audiovisuelles permettant par exemple à la poignée de radios d’Etat de se goinfrer un budget supérieur au budget combiné de 330 radios privées du pays.

De l’autre, c’est Minitrans, le Ministère de la Transition énergétique, énorme pachyderme à l’embonpoint d’autant plus significatif que ses missions ne cessent de croître avec gourmandise et qui semble décidé à pousser une de ses bien trop nombreuses marottes, à savoir celle du recyclage sans lequel toute stratégie écolo-médiatique ne saurait trouver grâce auprès de l’électeur bioconscientisé correctement syntonisé avec Gaïa.

Le combat entre Minicul et Minitrans est déjà âpre, et chacun de ces gros monstres dodus n’entend pas lâcher l’affaire. L’enjeu est d’importance puisqu’il marquera, à n’en pas douter, la direction du pays dans les prochaines années : doit-on tout faire pour recycler, ou peut-on continuer à taxer malgré tout comme il fut fait jusqu’à présent, c’est-à-dire jusqu’à la corde et au détriment d’absolument toute considération économique, écologique, pratique et sociale ?

Toute l’histoire part du besoin affiché, pour le Ministère de la Transition Trucmuche, de favoriser la filière du recyclage des téléphones portables, ce qui permet d’en accroître la durée de vie, évite la pollution liée à leur rejet et à la production de nouveaux appareils. Bonus supplémentaire évident : ce recyclage permet de créer de nouveaux emplois sur le territoire et, pour les frétillants politiciens, c’est l’occasion de rappeler tous les efforts qu’ils font afin de lutter contre le fléau du chômage. Si on y ajoute qu’en plus, les emplois concernés sont souvent associés à une mission de réinsertion, c’est le pompon : toutes les cases sont cochées, voilà du projet bien choupinet qu’on n’aura pas de mal à vendre auprès de l’électeur.

Ce serait aller un peu vite en besogne : nous sommes en France et toute activité, lorsqu’elle n’est pas formellement interdite, appelle forcément une ou plusieurs taxes roborative pour l’un ou l’autre ministère chargée de la collecter. C’est ici le cas de Minicul qui insiste pour que, même sur ces appareils, soit collectée l’indispensable, géniale et si productive Taxe sur la Copie Privée qui tabasse à peu près tous les supports numériques en France et permet de durablement coincer l’Hexagone en queue de peloton des pays de la révolution numérique en y faisant intelligemment exploser les prix des supports.

Sacem, nouveau logo

Pour les tenants compulsifs de la taxation (derrière lesquels on ne saura s’étonner de trouver la SACEM), l’affaire est claire : ces smartphones, mêmes reconditionnés, sont des supports numériques et doivent donc s’acquitter de la petite taxounette en question à hauteur de 14€ pour 64Go de mémoire, ce qui propulse immédiatement les smartphones reconditionnés dans le champ de l’invendable.

Smartphone recyclé trop cher car trop taxé, donc pas de vente, donc pas de collecte de taxe ? Peu importe. Pas de vente, pas de recyclage, pas d’emplois ? Ce n’est pas grave puisque l’emploi des taxateurs ne sera, lui, pas remis en cause par ces décisions.

Evidemment, le Minitrans a fait part de ses griefs à Minicul qui n’entend pour le moment pas lâcher le morceau.

Si tout ceci est assez consternant, c’est aussi assez peu cohérent de la part des deux mastodontes bureaucratiques. Ainsi, on apprend sans surprise que « Les marges du secteur sont très faibles, ajouter 14 euros par appareil risque de tuer un secteur en croissance », sans que, pourtant, personne ne veuille s’interroger sur les raisons intrinsèques qui imposent des marges si faibles à ce secteur.

On ne semble pas plus s’interroger sur le fait que l’emploi en France coûte si abominablement cher ou que les contraintes entourant l’emploi sont si fortes, depuis les conditions de travail jusqu’à la formation du salaire en passant par la paperasserie administrative dantesque dans laquelle on noie copieusement chaque entreprise hexagonale, pas plus que l’incitation à rester le cul dans son canapé sont, elles aussi, si élevées – surtout actuellement.

Mais plus à propos, cette petite histoire illustre une fois encore qu’une taxation délirante empêche le développement d’activités, et que, confrontés au problème, les ministères concernés s’empressent de trouver un moyen… de taxer autrement, tout au plus.

Quant au constat qu’une taxe fusille de l’emploi, il ne sera surtout pas transposé à d’autres taxes sur d’autres activités. Du reste, la France croule sous le travail et le plein emploi et il n’y a donc aucune raison de s’inquiéter de l’avalanche de taxes qu’elle subit depuis des décennies.

Le problème de cohérence ne s’arrête pas là lorsqu’on lit Minitrans qui découvre ainsi que « Taxer le reconditionné, c’est taxer deux fois le même produit : neuf et d’occasion ». Oh, ça alors !

Ainsi donc, taxer deux fois serait méchant-méchant ?

Vous voulez dire que taxer deux fois un bien, par exemple une habitation une première fois tous les ans pendant toute la durée où elle appartient à quelqu’un, puis la taxer encore une fois lorsqu’elle serait léguée en héritage à ses enfants, ce serait aussi méchant-méchant ?

Ou bien serait-ce comme taxer un revenu déjà taxé, chose qui se pratique en long, en large et en travers en France avec par exemple la CSG dont une partie, pourtant prélevée automatiquement, est réintégrée pour le calcul de l’impôt (on taxe une taxe, c’est français et tout le monde semble trouver ça normal) ?

Voilà une position étonnante de la part d’un ministère, et qu’on souhaiterait voir plus souvent pour tous les autres !

En attendant, on ne pourra qu’observer Minicul et Minitrans se bouffer entre eux pour savoir comment taxer les Français jusque dans leurs smartphones recyclés, et pour des montants qui ne méritent objectivement pas le temps passé (on parle de quelques millions d’euros), sauf à considérer uniquement l’appétit vorace et jamais rassasié des sociétés d’ayant-droits collectrices de ces montants…

En ce moment, compte-tenu de la situation économique, politique et sociale du pays, c’est vraiment un combat indispensable.

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Gestion de la pandémie : ce rapport que le gouvernement voudrait faire oublier

Par h16

Que n’a-t-on écrit sur cette pandémie et surtout sur sa gestion par la fine équipe de responsables politiques aux commandes de l’État français ! À en croire les opinions acerbes et de fort durs jugements chez de méchants chroniqueurs, de vilains critiqueurs et de vils polémistes, de nombreuses erreurs furent commises par un gouvernement qui n’a pas été suffisamment à la hauteur.

Cependant, il est parfois nécessaire de rétablir un peu de mesure : tout ne peut pas avoir été raté avec obstination, que diable ! Il y a forcément de nombreux aspects que notre élite au pouvoir a su réussir avec un brio digne de l’ENA ou du nuage opaque d’administrations en charge de trucs et de machins dans ce pays. Forcément.

Et pour établir ces faits indéniables, pour relater correctement les éléments à charge et à décharge dans cette crise, une mission d’information du Parlement sur la crise du Covid-19 a été assez rapidement mandatée pour enquêter sur cette gestion de crise et en tirer les enseignements indispensables pour faire avancer le pays vers une plus grande sérénité future, dans la joie, la bonne humeur et les écouvillons normes NF.

Presqu’un an après le début de ses travaux, cette mission était donc sur le point de rendre les premiers résultats quand, de façon totalement fortuite, elle a été discrètement dissoute entre deux cafés ce qui n’a pas manqué de déclencher un tollé dans l’Hémicycle et, facilement, deux entrefilets dans l’un ou l’autre journal de la presse subventionnée dont la hardiesse à reporter les lacérations démocratiques n’a d’égale que son budget pour les enquêtes de fond sur (au hasard) l’évaporation du régalien ou les détournements de fonds d’associations lucratives sans but à revendications sociétales louches.

La majorité parlementaire a, évidemment, beau jeu de rappeler que cette mission était temporaire, qu’ayant rendu un rapport, elle pouvait donc s’évanouir dans l’inconscient collectif, et que non, que nenni, pas du tout mais enfin que croyez-vous là, non et non cette mission n’a pas été dissoute parce que le seul rapport produit (un beau bébé de plus de 400 pages tout de même) est, essentiellement, une critique à l’acide sulfurique de la gestion véritablement calamiteuse de la crise par notre brochette de bras cassés gouvernementaux fine équipe de responsables politiques affûtés.

Sans forcément éplucher les centaines de pages (pourtant édifiantes) du rapport, la simple lecture des titres de chapitres et de paragraphe en table des matières fait remonter les souvenirs de tous ces mois de printemps 2020 où les responsables politiques se succédaient aux tribunes médiatiques pour expliquer à quel point tout était contrôlé, maîtrisé, planifié et comment la France, éternelle et merveilleuse, allait s’en sortir guillerette, en deux coups de test PCR finement calibré : « préparation inadaptée », « fort tropisme hospitalier », « défaut de vigilance à l’égard des plus vulnérables », les titres se suivent et offrent un joli panorama d’une accumulation difficilement croyable de tous les dysfonctionnements de l’ensemble administratif français.

Le rapport est roboratif. On trouve de joyeuses pépites, comme « la DGS a fait le choix de ne conserver qu’une très faible quantité de masques en stock et a modifié un rapport scientifique a posteriori pour justifier sa décision » (on tripoterait presque le mauvais côté de la légalité, là), « le choix de la réquisition : une méthode contre-productive » (oh, non, sans blague ?!), « des stratégies de soins sans coordination » (c’est ballot vu le nombre d’organismes dont ce serait, a priori, la raison d’être), « embûches administratives » (allons !) et autres « pesanteurs organisationnelles » (vraiment ?!) voire des aveux truculents comme « Santé publique France : une agence contestée et débordée », …

Au passage, la façon dont Agnès Buzyn, alors en poste au tout début de la crise, a débuté sa gestion, est finalement bien moins sévère que ce à quoi on pourrait s’attendre. En page 30 et suivantes, on comprend assez vite que le haut de la pyramide du pouvoir était au courant assez tôt et avait compris, malgré tout, l’importance d’agir…

Malheureusement, l’énorme patapouf étatique, même aiguillonné par la ministre, n’a pas jugé bon de s’inquiéter et lorsqu’il s’est agi de bouger un coup, son inertie naturelle de mammifère obèse l’en a durablement empêché : les petites agitations de Buzyn n’ont abouti à peu près à rien.

Devant ce chapelet de constats abrasifs, la majorité présidentielle n’a pas eu beaucoup de mal à faire passer le rapport pour un brûlot polémique, biaisé et partisan.

Cependant, ce qui est décrit dans ce rapport est corroboré à la fois par les éléments de presse de l’époque (certes, c’était il y a si longtemps, facilement 10 mois, mais il devrait cependant être possible de trouver des traces historiques, des archives, n’est-ce pas !), la mémoire collective et les expériences personnelles de tout un chacun. Un fait, aussi cuisant soit-il, ne peut être qualifié de partisan.

Mais voilà, pour le gouvernement et les députés godillots LREM sagement le doigt sur la couture, la réalité est salement partisane : elle démontre sans le moindre doute possible que les équipes au pouvoir ont été mortellement nulles, le terme « mortellement » étant adapté tant leur incompétence a coûté du temps et donc des vies par l’absence de certaines mesures simples, la protection de nos aînés dans les maisons de retraite étant ce qui saute aux yeux dans le rapport. La dissolution de la mission d’enquête et la placardisation rapide du rapport est donc logique.

Autrement dit, en passant tout cette prose pourtant significative à l’as, LREM veut surtout faire oublier sa gestion calamiteuse en qualifiant les critiques de simple polémique politicienne, ce que le rapport n’est pas.

Pire encore, en voulant étouffer cette commission et ce rapport, LREM évite l’indispensable prise de conscience qui devrait frapper nos dirigeants devant les lourds problèmes du pays que cette crise aura simplement mis en exergue : on peut, on devrait même, s’étendre sur les constats de suradministration, de lourdeurs bureaucratiques multiples, de décisions idiotes, arbitraires et antagonistes des myriades d’agences et autres pustules du monstre étatique qui parasitent et gangrènent la vie normale et productive du pays.

En réalité, ces éléments ne dépendent pas de la politique du gouvernement de clowns à roulettes actuels, et pourraient à eux seuls pousser à de puissantes réformes nécessaires si ces ministres savaient s’élever au-dessus de leur condition de branquignoles improvisateurs. Mais il n’en sera rien : comme une partie du rapport cuit les parties charnues de nos gouvernants, ils jetteront le bébé avec l’eau du bain, bien plus sûrement qu’en tirer profit pour tracer, enfin, une voie de sortie de l’ornière dans laquelle le pays est plongé.

En définitive, la disparition de cette commission et de son rapport dans les limbes du non-débat garantit efficacement que les graves problèmes français, ceux qui se situent bien au-delà de ses gouvernants incompétents, à savoir sa gangrène fulgurante du formulaire Cerfa en triplicatas tamponnés, sa bousculade d’administrations inutiles se marchant les unes sur les autres, cette métastase là ne sera surtout pas ni attaquée, ni guérie.

Ce pays est foutu.

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La liberté mise en pièces par la peur

Par h16

S’il y a bien une émotion particulièrement commode pour diriger la foule, c’est bien la peur. Cela fait passer presque instantanément la grande majorité des individus en mode « réflexes ».

Or, un réflexe simple lorsqu’on a peur est de simplement suivre le groupe parce qu’en moyenne, le groupe se trompe peu. Et si l’on a correctement orienté le groupe en lui faisant peur et en lui fournissant en même temps des solutions (de groupe, évidemment) qui répondent (fortuitement) à un agenda pratique pour celui qui manipule, le groupe fonce alors tête baissée vers la solution présentée, bonne ou mauvaise.

Bien utilisée, la peur fait en effet complètement oublier la liberté aux individus : la liberté, en laissant les possibilités ouvertes, n’apporte jamais de réponse immédiate, émotionnelle, instinctive et définitive aux dangers qu’on croit percevoir. Elle est toujours une réponse argumentée, raisonnée, pondérée et ne fait pas le poids devant les réponses instantanées, toutes faites et rassurantes par leur immédiateté.

Les adversaires de la liberté utilisent donc habilement la peur en multipliant les messages anxiogènes et les solutions toutes faites qui vont dans leur sens à eux : « La planète se réchauffe, vite, réduisons nos besoins en énergie, réduisons la population ! » ou encore « Vous allez mourir et atrocement en plus, vite barricadez-vous, ne bougez plus, taisez-vous, laissez l’État tout prendre en charge ! »…

Le besoin (pas nécessaire en réalité) de répondre vite, le caractère d’urgence (créé artificiellement) finissent par désarmer ceux qui ont l’habitude de la liberté lorsque le cadre se prête à la réflexion et à la pondération. Rapidement, les objections réfléchies sont complètement écrasées par les émotions et à la fin il ne reste plus qu’un groupe à peu près homogène d’individus qui se ruent vers les solutions proposées. Peu importe qu’elles n’ont de solution que le nom : ça marche pour diriger la foule et ça accroît sans cesse le pouvoir de ceux qui les proposent.

Le résultat très concret peut s’observer actuellement et il n’est pas beau à voir.

Assez rapidement, toujours en utilisant le prétexte de l’urgence et du caractère soi-disant exceptionnel, et grâce à l’intervention des médias qui, eux aussi, utilisent la peur d’autant mieux qu’elle fait vendre, on a mis en place une succession de confinements et de couvre-feux. Si leurs bénéfices sont parfaitement hypothétiques (« sans, il y aurait eu plus de morts patati patata »), les effets économiques, sociaux, politiques et même médicaux sont maintenant visibles (pas du tout hypothétiques) et catastrophiques.

Cependant, chaque nouveau confinement accepté par la foule apeurée brise un peu plus la résistance de ceux qui étaient auparavant indépendants, et qui deviennent de plus en plus soumis aux bons soins des dirigeants et de l’État à leur botte.

De façon habile, la réduction drastique, catastrophique même, de l’activité économique sera présentée comme bénéfique pour le climat. C’est faux, mais peu importe puisqu’il s’agit, là encore, de manipuler les foules, pas de les aider.

La suite logique a déjà été évoquée, sortie des cartons et la mise en musique ne tardera pas : la peur a fait des miracles et l’introduction d’un traçage permanent passe comme une lettre à la poste. Bien sûr, au début, on l’appellera « passeport médical » (pour ne pas effrayer le troupeau), puis « passeport vert » (qui permettra de vérifier l’adéquation comportementale avec l’agenda écologiste) puis enfin, ce sera le contrôle permanent des faits et gestes pour vérifier qu’ils sont en ligne avec la doxa officielle. Le procédé est transparent, simple, souple et cette doxa peut évoluer sans souci : le cheptel s’adaptera.

Bien évidemment, pour éviter la dissension, on laissera se développer la censure, le déplateformage et plus efficace encore, l’auto-censure (par pression sociale, depuis les groupes de Social Justice Warrior jusqu’aux fachos antifa pour taper du récalcitrant). Est-il vraiment besoin de revenir sur les derniers mouvements au sein de Facebook, Twitler et autres pour préciser ce point ?

L’accroissement de la pauvreté et la mise sous tutelle étatique d’un nombre croissant d’individus permet l’introduction d’un Revenu universel, magnifique étape dans l’asservissement le plus abject puisque ce principe est exactement équivalent à la distribution de nourriture « gratuite » aux animaux du zoo. On peut d’ores et déjà parier que la mise en place de ce système sera applaudi des deux mains par une proportion stupéfiante de Français.

Parallèlement, on continuera le grignotage de la propriété privée (en France, ça va à un rythme galopant ; il en ira de même partout ailleurs). Notez qu’on favorise déjà la location de tout et la possession de rien, la propriété privée étant maintenant de plus en plus ouvertement honnie, dans les médias, les discours politiques et les pensées jalouses de toujours plus d’individus.

Dans ce cadre, l’humain et ses services deviennent atomiques, parfaitement remplaçables. Les communistes, qui nient la notion même d’individu, se réjouiront – et se feront broyer à leur tour en devenant eux-mêmes des petits rouages anonymes d’une immense machine devenue folle.

Cette disparition de la propriété ne peut se faire sans une disparition complète de l’argent liquide anonyme. Cette disparition de toute transaction privée entraînera la disparition de toute possibilité de faire des affaires sans être fiscalisé, et surtout sans échapper au jugement permanent, à la scrutation de tous par tous : chaque transaction devenant publique, cela veut dire que tout le monde est jugé en permanence par tout le monde. La transparence totale que certains abrutis applaudissent des deux mains est évidemment un cauchemar abominable mais il faudra que ces abrutis la subissent pour comprendre pourquoi.

Ça tombe bien, on y va droit.

L’année passée nous a fourni une bien sévère leçon, celle que tous les efforts des libéraux sont vains s’ils ne parviennent pas à communiquer et amoindrir les sentiments de peur qui s’emparent de ceux qui connaissent mal la liberté.

Pire encore : on se rend compte qu’à mesure des progrès qui nous garantissent une diminution constante des dangers réels (guerres, catastrophes naturelles et même épidémies), les individus ont de plus en plus peur, de leur ombre, du changement, des autres, des frémissements de l’actualité ou de la liberté elle-même.

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L’État manipulateur met son index partout

Par h16

Pour le gouvernement, une chose est claire : couvre-feu ou pas, qu’on confine un peu, moyennement ou beaucoup, ce n’est pas pour ça qu’on doit se laisser aller au vague-à-l’âme. Après un début d’année qui a vu débouler en fanfare un nouvel indice de réparabilité dont on se demandait comment les entreprises pouvaient se passer jusqu’à présent, c’est le moment de frapper fort, une nouvelle fois.

C’est probablement mû de cette vivifiante pulsion que le gouvernement a décidé de se lancer avec gourmandise dans la création d’un nouvel index de la diversité en entreprise.

Il faut avouer qu’il est difficile de contenir les pulsions créatrices de l’État tant, en ces périodes troubles où la société, l’économie et la politique n’ont jamais été aussi stressées : c’est un peu comme les ateliers d’après-midi pluvieux en maternelle où, pour occuper les chérubins, on les laisse tripatouiller de la pâte-à-modeler. Ici, pour calmer les tensions de l’État, on lui laisse fourrer des index partout, y compris dans les entreprises.

Cette fois-ci, ce sera Elisabeth Moreno qui s’acquittera, comme ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, à la Diversité, à l’Égalité des chances et à la Pâte-à-modeler Inclusive et Intersectionnelle, de ce nouveau tripotage bureaucratique. Ceci était aussi prévisible qu’inévitable : comme on trimballe ce poste bouche-trou depuis Giscard et qu’il faut bien qu’il serve vaguement à quelque chose, qu’on y colle une politicienne qui veut absolument faire parler d’elle (n’y étant guère parvenu dans ses précédentes aventures), il était inévitable qu’elle s’agite de tous les côtés. Ce sera donc pâte-à-modeler (et surtout pas poterie, qu’elle abhorre apparemment).

Le sujet de la patouille portant sur la discrimination, afin de pousser à plus de diversité dans les entreprises, qui sont des repaires quasi-exclusifs d’hommes blancs cis de plus de 40 ans, c’est bien connu, la ministricule a d’ores-et-déjà devisé un solide plan de bataille pour assurer la réussite à son atelier : pour cela, on va lancer, « dans les prochaines semaines » selon la ministre-déléguée, une « grande consultation citoyenne sur les discriminations ».

Alors ça, voilà qui est une bonne nouvelle, tiens ! Youpi, une nouvelle consultation citoyenne !

Après des consultations citoyennes sur le climat tagada, sur le nucléaire tagada aussi, et sur les vaccinations tsoin-tsoin, et compte-tenu de leurs résultats éblouissants, le gouvernement s’est enhardi et nous emmène à présent dans une nouvelle farandole de bonheur consultatif sur le sujet des discriminations.

On sent déjà frémir le pays à l’évocation de ce nouvel appendice qui va fouiller les âmes du peuple pour mieux cerner le sujet des discriminations : on va choisir comme il faut un panel bien spécifique de Français qui auront le bon goût d’être aussi représentatifs que possible des agendas du pouvoir, ce qui évitera étonnement et déconfiture.

En effet, soyons sérieux deux minutes : quelle est la probabilité de voir cette consultation citoyenne se terminer par un petit « ça ne sert à rien, il y a déjà toutes les lois qu’il faut » ou même un « cet index va encore alourdir la paperasserie administrative débile qui encombre les entreprises françaises sans aucun bénéfice palpable ni pour la société en général, ni pour ces entreprises en particulier » ?

Aucune, bien sûr.

En réalité, on sait avant même d’avoir consulté cette brochette de frétillants citoyens volontaires que leurs conclusions vont à la fois abonder dans le sens d’une impérieuse nécessité de ce nouveau colifichet bureaucratique, et dans l’observation que oui, assurément, la société est pourrie de méchantes discriminations qu’il faut au plus vite combattre ; d’ailleurs c’est bien simple, c’est à n’en pas douter l’une des raisons de la faible croissance en France, de son emploi anémique, de sa dette galopante et de son personnel politique bête à manger du foin. Non ?

Dès lors, si l’on connaît déjà les résultats de cette consultation, pourquoi diable la faire et même l’envisager ? Puisque l’on sait que le petit appendice ministériel va, quoi qu’il arrive et quoi qu’il en coûte, continuer son projet idiot, pourquoi s’enquiquiner avec cette consultation d’apparat, cet artifice démocratique ?

Eh bien précisément pour déforcer les mécanismes démocratiques habituels : l’Assemblée nationale n’est déjà plus qu’une chambre d’enregistrement, et les quelques vagues mugissements de députés encore en vie qu’on entend rarement ne changent rien à ce sombre constat.

Les zombiputés qui forment le gros des troupes ne font plus que voter mécaniquement ce qu’on leur dit de voter, comme en témoigne l’invraisemblable dissolution de la Commission parlementaire chargée d’étudier la gestion (ou son absence pathétique, disons plutôt) de la crise sanitaire par le gouvernement, et qui aurait probablement rendu – l’Assemblée eut-elle été encore vaguement utile – un rapport saignant devant l’enfilade d’âneries qu’on subit depuis plus d’un an.

En fait, à chaque nouvelle consultation citoyenne, on envoie le message qu’une bande de branleurs non élus à l’avis péremptoire absolument sans intérêt vaut plus qu’une autre bande de branleurs, payés ceux-là, mais qui avaient jusqu’à présent au moins la qualité d’avoir été élus sur un programme politique, et qui auront, un jour, des comptes à rendre (au moins par les urnes).

Ne nous leurrons pas : au final, on aura – quoi qu’il en coûte ! – un nouvel index de l’État dans les entreprises qui n’en manquaient pourtant pas. Ceci se traduira par de nouvelles contraintes et de nouvelles sanctions qui vont encore grandement améliorer la compétitivité et la réactivité de nos entreprises face à la concurrence mondiale. Et dans la foulée, on aura subi une nouvelle consultation qui aura servi, une nouvelle fois, à passer au dessus de la représentation démocratique dont, il faut le dire, tout le monde se fout maintenant ouvertement, Exécutif en premier.

La Cinquième République n’est plus qu’une farce triste, une parodie grotesque de démocratie où une petite coterie de politiciens manipule le peuple, qu’ils tentent d’asservir toujours un peu plus.

Et si l’on constate combien de citoyens semblent heureux de participer à cette bouffonnerie tragique, on peut conclure que ce pays est foutu.

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Gamestop, la bourse à portée de mèmes

Par h16

Intéressante histoire boursière que celle de Gamestop et dont on commence tout juste à mesurer les effets sociaux et sur les marchés : en quelques jours, l’action de ce groupe spécialisé dans la vente de consoles et de jeux vidéo physiques a explosé à la hausse, entraînant une certaine panique dans des gros fonds de placement de Wall Street…

La courbe du prix de l’action ne laisse guère de doute : il y a eu comme un mouvement.

Les habitués de la bourse reconnaissent sans mal ce genre de graphiques particulièrement caractéristique d’un « short squeeze » : de façon claire, des fonds d’investissement s’étaient positionnés sur cette action en pariant de coquets montants à la baisse. Malheureusement, le cours a monté et bien au-delà de la variation habituelle que ces fonds étaient capables d’encaisser.

Pour rappel, lorsqu’on parie à la hausse, on achète une action et on attend qu’elle monte. Lorsqu’au contraire, elle baisse, on devra vendre l’action rapidement pour éviter d’accumuler les pertes. Symétriquement, lorsqu’on parie à la baisse, on vend une action et on attend qu’elle baisse. Lorsqu’au contraire, elle monte, on se retrouve à devoir acheter l’action rapidement pour éviter d’accumuler les pertes. C’est ce dernier cas qui s’est produit avec la caractéristique que si une action ne peut pas baisser en dessous de zéro, elle peut, en revanche, monter sans limite ce qui met le fonds qui l’a « shortée » dans une position rapidement délicate.

Même si ce n’est probablement pas dans les habitudes du boursicoteur lambda, ce procédé est relativement classique tout comme l’est aussi la brusque montée (« short squeeze ») lorsqu’une position baissière ne se déroule pas comme prévu.

Ce qui l’est moins, en revanche, ce sont les raisons qui ont présidé à ce mouvement d’une très rare violence dans les annales boursières : en l’espace d’un mois, l’action a ainsi vu son cours être multiplié par plus de 17 (et le rapport s’établit à 58 si l’on revient neuf mois en arrière).

Une bonne histoire nécessite un protagoniste et un antagoniste : l’aventure boursière de Gamestop n’y échappe pas puisqu’au départ (et pour résumer ce qui s’étale en réalité sur plus d’un an et méritera sans doute sa propre adaptation cinématographique) on trouve d’un côté des fonds de gestion, habitués de Wall Street, et gérant des sommes importantes dans des portefeuilles variés, pour lesquels travaillent des douzaines de salariés et d’analystes. De l’autre côté, c’est un groupe (assez important) d’individus inscrits sur la plateforme Reddit, dans le forum « WallStreetBets », dans lequel on échange idées et conseils d’investissements boursiers sur un mode décidément plus proche de 4chan que des terminaux d’investissement Bloomberg.

Ceux que vous placez dans la catégorie protagonistes ou antagonistes n’a pas d’importance : il suffit de savoir qu’il y a quelques mois, deux événements vont avoir lieu. Le premier, c’est la publication de l’analyse détaillée d’Andrew Left, le gérant de Citron Research, un fonds d’investissement, sur les actions Gamestop. Aucun doute pour lui, les cours de cette société vont continuer à baisser : spécialisée dans le jeu physique dans un monde confiné où tout passe au numérique, l’avenir semble en effet très incertain pour cette chaîne de magasin présente aussi dans l’Hexagone sous l’enseigne Micromania.

Le second événement, c’est lorsqu’un habitué du forum WallStreetBets décide de poster sa contre-analyse de l’action : les fondamentaux de Gamestop sont bons, le marché physique du jeu vidéo est effectivement en perte de puissance pour des raisons évidentes mais il y a clairement des opportunités et la société semble vouloir les saisir. Bref, tout n’est pas dit.

Petit-à-petit, en l’espace de quelques mois, les forumeurs, convaincus du bien-fondé de l’analyse fournie, décident d’investir en utilisant les plateformes mobiles sans frais de courtage, de plus en plus utilisées pour ce genre de paris boursiers, comme Robinhood ou Ameritrade. Le cours de l’action commence à monter doucement.

Mi-janvier, Zerohedge, un site d’actualité essentiellement financier, note avec surprise que la valeur est beaucoup shortée et que son cours augmente pourtant.

Les petits achats prudents des habitués de WallStreetBets redoublent : le cours commence à monter. Comme les pertes deviennent plus lourdes à supporter pour les fonds qui ont parié à la baisse, ils se retrouvent forcés à acheter à leur tour, augmentant la pression du cours à la hausse. La courbe prend maintenant des allures gaillardes.

Malin, ZeroHedge en profite pour tenir à jour une liste de toutes ces actions elles aussi pariées à la baisse et dans la ligne de mire des fonds d’investissement : après tout, ce qui est alors en train de se produire sur Gamestop pourrait se reproduire sur d’autres actions, comme Blackberry ou AMC Theatre (une chaîne de cinémas)…

Rapidement, c’est la ruée : alors que les cours de Gamestop continue de grimper de plus en plus vite et de plus en plus haut, d’autres valeurs se redressent, portées par les « short squeeze » que les petits porteurs, coordonnés sur Reddit, provoquent à coups d’applications mobiles de courtage rapide.

Et c’est aussi sans surprise que ces applications s’engorgent complètement, comme les sociétés plus traditionnelles : l’action Gamestop devient, un temps, l’action la plus échangée du monde… À tel point que les plateformes en question jugent utile de fermer l’achat sur les actions concernées, puis de carrément vendre autoritairement les actions pour leur porteurs, en parfaite violation contractuelle (ce qui se terminera probablement par un procès saignant) : apparemment, on peut démocratiser le marché boursier seulement si les petits porteurs restent les dindons de la farce. À la fin, la grosse finance de connivence doit toujours l’emporter, n’est-ce pas.

Parallèlement, les gérants de fonds, sentant le vent du boulet, doivent continuer à liquider leurs positions, avec d’importants dommages pour certains : Melvin Capital a ainsi dû faire appel à Citadel et Point72 pour près de 3 milliards de dollars afin de couvrir ses pertes.

À ce point, l’aventure boursière commence à la fois à faire les gros titres dans la presse (et plus seulement financière) ainsi qu’à mobiliser quelques têtes politiques qui sentent, confusément, qu’un nouveau paradigme boursier est apparu, qu’il ne leur est guère favorable et qu’en conséquence apparaît l’indispensable besoin de fourrer les doigts de l’État dedans.

To the folks who had "Janet Yellen is monitoring GameStop" on their 2021 Bingo card, my heartiest congratulations.

— Peter Atwater (@Peter_Atwater) January 27, 2021

L’affaire promet encore de nombreux rebondissements : d’autres actions, d’autres marchés s’offrent aux nouvelles masses de spéculateurs organisés en groupe.

Sans grande surprise, ces mouvements de masse sont décriés par certains habitués. Caricaturalement, les pisse-copies de CNN et consorts ne peuvent s’empêcher de voir dans ce renversement des normes établies la marque inévitable du trumpisme, ce qui donne une bonne idée du traumatisme que cause chez eux l’absence soudaine de Némésis facile à vilipender.

Inversement pour d’autres, les forumeurs-boursicoteurs de Reddit distribuent ici des fessées à ces gérants arrogants et ces analystes financiers détachés du réel. Mieux : ce serait un retour au vrai marché, au plus près du peuple, sans intermédiaires.

Cependant, peu de politiciens, encore moins de journalistes ou d’analystes financiers semblent comprendre qu’une partie des comportements observés provient d’un puissant désir de vengeance provoqué par leurs politiques ineptes que le peuple subit depuis des décennies ; beaucoup de ces boursicoteurs n’ont ainsi toujours pas digéré la façon inique dont ont été soldées les agapes de la crise de 2008, par exemple. Ils trouvent là l’occasion de se refaire.

De même, combien de ces politiciens, de ces journalistes et de ces analystes ont-ils réalisé que l’argent qui servait maintenant à massacrer certains fonds était celui qui provenait directement des aspersions invraisemblables d’argent gratuit des autres ces derniers mois ? En termes d’effet indésirable des chèques de stimulus, voilà une illustration croustillante.

Cependant, on devra modérer un peu son enthousiasme devant ce retour de bâton vigoureux tant les dérives potentielles sont inquiétantes.

Ici, pas de doute : les boursicoteurs agissent ici pour sauver une enseigne qu’ils estiment suffisamment valable pour y mettre un peu de leur capital, et ce au détriment douloureux de certains fonds qui se trouvent rincés dans l’opération. Tout est légal, et que certains analystes, certains gérants se soient fait attraper dans leur trop grande prise de risque, tant mieux : c’est exactement à ça que sert le marché et cette foule agissante.

Mais qui peut garantir que cette même foule, ces mêmes boursicoteurs, ne seront pas un jour appelés en renfort pour faire exactement l’inverse, à savoir parier massivement à la baisse et tenter de mettre en faillite telle ou telle entreprise dont (exemple totalement choisi au hasard) le patron aura émis un avis politiquement incorrect, aura fait un choix légitime et argumenté mais qui aura déplu à ces groupes ?

Peut-on vraiment se réjouir de cette potentialité effrayante non pas d’une nouvelle « démocratie des marchés » – rêve humide de certains naïfs comme on en trouve des trouzaines en France – mais bien d’une pure ochlocratie, démonstration parfaite de la puissance dévastatrice de la foule lorsqu’elle pert toute rationalité ?

Bien sûr, le marché ne doit surtout pas être limité à une élite ; et oui, évidemment, chacun doit se l’approprier, autant que possible. Cette histoire montre à quel point des individus correctement informés sont capables de déplacer (ou dissoudre ?) des montagnes, de renvoyer les « analystes » à leurs études et de filer quelques claques méritées aux politiciens et aux grands médias.

Mais comme toute technologie, comme tout nouveau comportement, il faut prendre conscience, dès maintenant, des risques qu’ils comportent intrinsèquement.

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Ne vous inquiétez pas, le gouvernement a – encore – un (rantan)plan !

Par h16

La nouvelle bruisse depuis quelques jours. La surprise est totale, la stupéfaction complète, l’effarement lisible sur les visages de tous les présentateurs-troncs à la télé : tout indique qu’on devrait reconfiner ! Le suspens (assez moyen, en réalité) durera jusqu’à la prochaine apparition du frétillant président qui, la mine grave et faisant assaut de pesanteurs oratoires, devrait nous annoncer qu’en raison de la météo sanitaire déplorable, il va falloir tout arrêter dans le pays, mais si, mais si, allons, ne discutez pas.

Au passage, cette surprise est quelque peu étonnante en elle-même : qui, en effet, pouvait encore douter que les confinements et autres couvre-feux allaient encore continuer un moment ?

On sourira aimablement à la pensée de ceux qui croient encore au bobard « population vaccinée, fini les confinements » qui relève d’un mélange de vœux pieux, de propagande et de mauvaise compréhension du schéma global dans lequel le pays s’est inscrit avec gourmandise depuis maintenant un an : il semble pourtant assez évident de l’absence quasi-totale de toute volonté gouvernementale à retourner un jour au « monde d’avant », tant celui d’à-peu-près dans lequel il nous a propulsé avec véhémence lui convient tout-à-fait : un peuple bâillonné (presque littéralement), une destruction assez méthodique du tissu social et économique des indépendants, commerçants, artisans et professions libérales au profit des entreprises douillettement aptes au capitalisme de connivence (le seul qui ait encore droit de cité dans cette nouvelle donne), il serait dommage de relâcher la pression maintenant !

Pensez donc ! Dans à peine plus d’un an, nous serons en pleine campagne présidentielle dont on peut déjà imaginer que le mode de scrutin aura été finement ouvragé (à coup de vote électronique ou par correspondance, qui sait ?) pour garantir qu’un individu valable, digne, courageux, aux épaules solides, adulé par la « foule », pourra prendre (ou conserver ?) le pouvoir. Et d’ici là, il vaudrait mieux que le peuple se tienne tranquille, pour son bien évidemment.

Dès lors, on ne pourra pas s’étonner d’une multiplication des confinements. Le prochain arrive vite, et son suivant ne tardera pas non plus, à la faveur d’une mutation pratique du vilain virus (on appellera ça « variant », pour faire à la mode) ou, mieux encore, du mauvais comportement de ces Français impénitents (on passera juste de la lutte contre « l’effet apéro » à celle contre « l’effet chandeleur » puis « l’effet œuf de Pâques » ou « l’effet barbecue printanier » à mesure que les mois passeront).

De toute façon, le merdoiement intense qui accompagnera la vaccination approximative des foules justifiera amplement de continuer les mesures sanitaires les plus idiotes, confuses et arbitraires, comptez sur le gouvernement…

Ce qui ne risque pas d’améliorer la situation des entreprises dont un nombre croissant va devoir envisager la faillite pure et simple. Mais heureusement, ne vous inquiétez pas ! Bien qu’elle guette maintenant plus d’un tiers des commerçants, que la crise s’amplifie à chaque nouvelle mesure débile du gouvernement, tout est sinon prévu, au moins patché à grand coup de recette unique : le plan !

Ce plan n’est pas un mot en l’air. L’Histoire jugera, mais on peut déjà imaginer que ce sera le maître-mot du quinquennat tant il aura été utilisé, à tort et surtout de travers, comme ultime bouche-trou d’une absence très inquiétante de toute politique de fond.

Jugez plutôt : en 2017, on évoquait un plan climat, en 2018 c’était un énième plan pauvreté, et 2019 a vu une véritable avalanche de plans tous aussi ridicules les uns que les autres : plans pour des vélos, des chaudières, des petits-déjeuners,
des cabines de douche et des permis de conduire, j’en passe sûrement.

Depuis 2019, le gouvernement, se dotant courageusement d’un Haut-Commissaire au plan, presque neuf, très peu utile, semblait résolument ancré dans le sanitaire : après les cabines de douches, la crise (elle aussi sanitaire) qui a suivi en 2020 a donc amplement contribué à relancer une nouvelle bordée de plans : masques, tests et maintenant vaccins, les plans se suivent et se reproduisent de façon quasi-exponentielle – on dirait une véritable plandémie ! – et se ressemblent par leur capacité à foirer lamentablement. Des rantanplans, en somme.

Dernier plan en date, celui proposé par cette saucisse froide de Wauquiez qui dans sa région veut ainsi faire mine de venir en aide aux stations de ski. On peut déjà garantir une nouvelle aspersion d’argent des autres avec un résultat au mieux mitigé, au pire nul.

Eh oui : les plans, réponses uniques du gouvernement aux problèmes qu’il crée avec obstination, semblent refuser d’apporter la solution qu’on attendait d’eux. Tout se déroule en effet comme si l’État ne se rendait absolument pas compte de l’imbrication de tous les secteurs dans l’économie : en fermant une partie des stations, en supprimant les restaurants, les remonte-pentes, la montagne perd de son intérêt alors que beaucoup de saisonniers en dépendent.

En fait, on ruine durablement la vie de douzaines d’intervenants différents, ce qui va encore une fois pousser de nouvelles cohortes de Français dans la misère et la dépendance la plus sordide aux subsides étatiques.

En définitive, on multiplie les plans pour tout mais ça refuse de fonctionner, ces plans ne résistant jamais, par définition, à la dure réalité qui se moque de ce qu’on imagine d’elle.

Pire : ces plans ont tous un coût, de plus en plus prohibitif. Un coût financier bien évidemment, que le contribuable devra éponger d’une façon ou d’une autre, et quelles que soient les gesticulations grotesques des ministres et autres baltringues gouvernementaux pour camoufler cette réalité. Mais aussi un coût social puisque chacun d’eux transforme des individus indépendants et utiles pour la société en petite unité anonyme totalement dépendante du bon vouloir public.

De plan en plan, le gouvernement fabrique, pour les individus, les suicides, les dépressions de demain et pour les entreprises, les faillites de demain : l’épidémie suivante sera celle de zombies, ces entreprises-zombies et ces individus-zombis pas vraiment vivants mais entre deux états, artificiellement maintenus en vie par la magie la plus noire de la dette et de l’interventionnisme de l’État à marche forcée.

Un plan si diabolique qu’on dirait du collectivisme.

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France : petit atlas d’un pays vraiment pas comme les autres…

Par h16

– Article écrit en commun par h16 et Nathalie MP

Frappé d’un trop rare éclair de lucidité, Emmanuel Macron écrivait « La France n’est pas un pays comme les autres » au début de sa Lettre aux Français de janvier 2019. Ô combien il avait raison ! Au point qu’on en vienne souvent à le regretter…

Pour le Président de la République, il s’agissait évidemment de rendre compte de cette « exception française » qui veut que « chez nous », le sens des injustices soit plus vif qu’ailleurs et l’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Mais quand on fait le tour de toutes les précautions, interdictions, tabous et dépenses publiques que tant de perfection signifie, on se retrouve face à un pays en perpétuel déficit, qui manque de liberté et qui accuse de nombreux retards inquiétants pour son avenir sans obtenir jamais la prospérité et la justice promises.

Pour illustrer cette situation, voici les prémices d’un PETIT ATLAS qu’il sera toujours possible d’améliorer et de compléter par la suite, mais qui permet déjà de situer la France parmi ses pairs du monde développé et d’évaluer à quel point elle n’est décidément pas un pays comme les autres (cliquer sur les graphiques et les cartes pour les agrandir).

Dépenses des administrations publique

(en % du PIB, OCDE, 2019)

La France est le pays de l’OCDE dont l’État au sens obèse large (ministères, agences gouvernementales, collectivités territoriales et administrations de sécurité sociale) dépense le plus par rapport au PIB, et ceci depuis de nombreuses années.

Que fait-il de tout ce « pognon de dingue » (dixit Macron) qui a atteint 1 349 milliards d’euros soit presque 56 % du PIB en 2019 ?

Mais c’est très simple, répondait Gérald Darmanin quand il était à Bercy, « on paie des professeurs, des hôpitaux, de la sécurité ».

Disons-le autrement : on paie de très nombreux fonctionnaires qui doivent mettre en musique une myriade de politiques publiques toujours plus onéreuses, depuis le soutien à l’égalité homme-femme (« grande cause toujours » du quinquennat) jusqu’aux subventions aux énergies intermittentes.

Mais avant ça, on paie surtout des prestations sociales (maladie, retraite) dont on a actuellement l’occasion de tester toute la pertinence avec une gestion des stocks (de masques, de lits, de matériels, de vaccins, de réfrigérateurs, etc.) et une gestion des personnels au millimètre.

L’exception française !

Dette publique dans l’Union européenne

(en % du PIB, Eurostat, 1er trimestre 2020)

Qui dit dépenses publiques dit évidemment impôts pour les financer : avec le « volontarisme » de nos édiles, cela se traduit par une augmentation croissante de la pression fiscale, pourtant déjà parmi les plus élevées du monde (45 % du PIB en 2019), qui peine malgré tout à suivre le rythme débridé des dépenses.

D’où déficit public. Abyssal.

À ce sujet, il faut savoir que depuis la crise de 2008, la France a eu toutes les peines du monde à se sortir de la procédure pour déficit excessif de l’Union européenne. En quelque sorte, l’obésité de l’État l’empêche de sortir du trou et après être revenu péniblement à 2,5 % du PIB en 2018, son déficit est remonté à 3 % en 2019, soit la limite autorisée par le pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenne.

Heureusement, la crise du Covid-19 a flanqué toute orthodoxie budgétaire par la fenêtre et autorisé l’ouverture complète des sprinklers à pognon gratuit des autres, ce qui permet à la France d’échapper ainsi à une nouvelle procédure pour déficit excessif en raison de ses efforts nanométrique pour réduire sa dette publique en 2019.

Celle-ci atteignait en effet 98,1 % du PIB au 31 décembre 2019 et 101,2 % à la fin du 1er trimestre 2020 comme on le voit sur la carte ci-dessus. Avec le « quoi qu’il en coûte » d’un côté et l’évaporation des recettes fiscales de l’autre, cette dette s’achemine vers 120 % du PIB fin 2020.

Encore une exception française qui n’a rien de réjouissant.

Niveau des élèves de CM1 en mathématiques

(évaluations TIMSS, 2019)

On a vu tout à l’heure qu’avec le pognon gratuit des autres, on payait (notamment) des professeurs. Profitons-en pour examiner les résultats fracassants de notre Éducation nationale.

Le tableau ci-dessus donne le classement TIMSS des élèves de CM1 en mathématiques pour les pays de l’OCDE qui ont participé au massacre à l’évaluation en 2019.

Que dire, sinon que les lauréats Singapour (625 points) et Hong Kong (602 points) n’apparaissent pas puisque qu’ils ne font pas partie de l’OCDE, et que la France se retrouve une fois de plus au fond du classement ?

Résultat isolé, constat biaisé ne tenant pas compte de l’excellence de notre système scolaire ?

Que nenni : de test en test, de PISA en TIMSS en PIRLS, qu’il s’agisse d’élèves de CM1 ou de 4ème, et qu’il s’agisse de matières littéraires ou scientifiques, c’est la même déception, c’est le même désastre.

Et si l’on s’attarde au faible niveau des élèves français en mathématiques et en sciences, on comprend mieux la tournure consternante de certains débats actuels à forte teneur scientifique tels que la robotisation de l’industrie, le déploiement de la 5G ou la place des cryptomonnaies.

Nombre de robots dans l’industrie pour 10 000 employés

(Statista et IFR, 2019)

Comme précédemment, il convient d’ajouter à la liste ci-dessus le score de Singapour (918), champion indiscuté de la robotisation industrielle. Et comme précédemment, on voit que la France est à la traîne en Europe. Précisons cependant que si l’on s’en tient à l’industrie automobile, notre performance est meilleure.

Ce thème de la robotisation avait agité la campagne électorale de 2017 car l’un des candidats présidentiels les plus affûtés, Benoît Hamon pour le Parti socialiste, proposait finement d’instaurer une taxe sur les robots, celle-ci devant financer un futur revenu universel d’existence puisque, comme chaque socialiste le sait, robotisation et révolution numérique allaient supprimer 10 % à 50 % des emplois actuels : en tabassant les robots de taxes, on allait (mais si, c’est certain) avoir le beurre (des robots, mais pas trop vite) et l’argent du beurre (sous forme de revenu universel).

Etonnamment, Benoît se fourre le doigt dans l’oeil, et ce sans même rappeler que l’Allemagne est un pays hautement robotisé dont le taux de chômage est très inférieur au nôtre (3,2 % en décembre 2019 contre 8,4 % en France) : en fait, une étude récente de la banque mondiale intitulée Le travail en mutation (2019) montre que les robots sont certes en train de changer le monde du travail mais qu’ils apportent avec eux de nouveaux marchés, de nouvelles opportunités et de nouveaux emplois, exactement comme la mécanisation du tissage au XVIIIème siècle avait été porteuse de plus de prospérité que de destruction. Le travail est perpétuellement transformé par le progrès technologique, mais il ne disparaît pas, bien au contraire.

Le chômage, c’est une autre affaire…

Taux de chômage dans l’Union européenne

(Eurostat, décembre 2019)

En décembre 2019, le taux de chômage moyen dans l’Union européenne était de 6,2 %. Plusieurs pays comparables à la France étaient même au plein emploi : Royaume-Uni (3,8 %), Allemagne et Pays-Bas (3,2 %).

Mais « chez nous », l’exception française joue à fond : le chômage reste accroché à un niveau élevé (8,4 %), probablement pour s’assurer qu’on est tous un peu plus solidaires dans la misère et l’absence d’emploi que les autres pays. Bien sûr, l’arrêt total de l’économie en 2020 provoqué par les décisions gouvernementales suite à la pandémie promet une violente croissance du nombre de solidaires en 2021.

Déploiement commercial de la 5G en Europe

(Ookla, 15 sept 2020 en haut puis 20 janvier 2021 en bas)

Le 15 septembre 2020, la plupart des pays d’Europe avaient bien avancé sur le déploiement commercial de la 5G… à l’exception notable de la France, qui se contentait d’une poignée d’expérimentations sporadiques.

Emmanuel Macron a-t-il jeté un œil sur cette carte ? Pour la starteupe-naychone, ce n’est pas fameux et cela a peut-être poussé le Président à taper du poing sur la table : scrogneugneu, la France va prendre le tournant de la 5G et abandonner la lampe à huile et le modèle Amish des écologistes !

Les fréquences idoines ont donc été attribuées aux quatre opérateurs Free, Orange, Bouygues et SFR cet automne et l’on voit sur la carte ci-dessous en date du 20 janvier 2021 que la France commence à s’équiper peu à peu…

…Non sans difficultés, car cette technologie qui doit nous apporter des vitesses d’accès considérablement plus élevées qu’avec la 4G (utile pour les très grosses bases de données, la navigation en temps réel ou l’Internet des objets) souffre des mêmes réticences que la 4G en son temps : ne serait-elle pas dangereuse pour la santé, désastreuse pour le climat, syntonisée avec les vaccins et en lien direct avec les Illuminatis ?

Eh bien non : un rapport de septembre 2020 commandé par le gouvernement concluait à l’instar de nombreuses autres études antérieures sur une absence de risque sanitaire, comme en témoignait l’absence de tout signalement de ce type dans les pays disposant déjà d’une 5G commerciale.

Commerçants acceptant les cryptomonnaies en Europe

(coinmap.org, 20 jan. 2020)

À l’instar de la 5G et comparée à ses voisins européens les plus directs, la France montre là-encore sa souplesse légendaire dans l’adoption des nouvelles technologies : l’usage des cryptomonnaies, mesuré ici par le nombre de commerçants les acceptant, y semble encore cantonné à une poignée de grandes villes. L’exception française joue à fond.

Certes, la carte s’explique aussi par la densité de population. Mais il n’en reste pas moins que l’adoption des cryptomonnaies en France pâtit sans l’ombre d’un doute des politiques désastreuses que les différents gouvernements se sont empressés de pondre, Bruno Le Maire n’étant vraiment pas en reste pour enfiler âneries et contraintes bureaucratiques idiotes dont l’effet direct est de fusiller spécifiquement les entreprises françaises installées sur ce marché naissant.

Si l’on y ajoute la fiscalité réellement confiscatoire et la méfiance voire l’allergie compulsive des pouvoirs publics à ce qui pourrait échapper à leur compréhension et à leur contrôle, on comprend pourquoi c’est plutôt la Suisse ou le Royaume-Uni qui attirent les start-ups du milieu.

Liberté économique

(Heritage Foundation, Index 2020)

L’Heritage Foundation calcule un indice de liberté économique allant de 0 (liberté la plus faible) à 100 (liberté la plus forte) à partir des 12 critères listés au bas du planisphère ci-dessus.

Alors que la moyenne se situe à 61,6 pour les 186 pays étudiés, six pays dépassent les 80 (Singapour, Hong Kong, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, la Suisse et l’Irlande) et la France, arborant fièrement la liberté dans sa devise mais guère au-delà, décroche un petit 66 bien serré, bien en dessous de ses grands voisins comparables comme le Royaume-Uni (79,3) et l’Allemagne (73,5) :

Comme par hasard, l’un des scores les plus faibles qui expliquent ce 66 bien étriqué est le lamentable 4,5/100 attribué aux dépenses publiques, jugées beaucoup trop élevées. S’y ajoutent la pression fiscale et la rigidité administrative du marché du travail, deux entraves supplémentaires pesant lourdement en France.

Des résultats désolants mais dont il n’y a malheureusement pas lieu d’être surpris.

Conclusion

La cartographie pourrait continuer, mais le tableau de ces « exceptions françaises » donne une image fidèle des problèmes graves dans lesquels le pays s’enfonce : à vouloir cultiver ses exceptions, le pays semble plutôt chouchouter ses erreurs et se satisfaire de ses mauvaises pioches.

Malheureusement, rien n’indique que ni ses dirigeants, ni, plus triste encore, sa population, ne veuillent se ressaisir pour redresser le cap.

Conclusion de h16 : Ce pays est foutu. Conclusion de Nathalie MP : Ça promet.

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Pour 1,8 milliards de déficits, la Poste perd joyeusement vos colis

Par h16

Dans les années 80, il fallait bouger avec La Poste… Ce qui a probablement beaucoup fatigué la vénérable institution qui, dans les années 90, tenta de nous vendre une confiance qu’elle avait là aussi bien du mal à gagner. Heureusement, depuis 2017, la Poste a décidé de « simplifier la vie ».

Et par « simplifier la vie », il s’agit bien de celle de ce service public (que le monde est censé nous envier), et pas de ses clients de moins en moins nombreux qui, à la longue, interprètent probablement le dernier slogan d’une autre façon.

Car il faut bien le noter : à mesure que les avis de passage se multiplient même dans les boîtes de clients pourtant chez eux, à mesure que la société se numérise, à mesure que le marché des colis et la logistique afférente s’ouvrent à la concurrence, les volumes traités par la poussiéreuse vénérable institution s’effondrent.

Le terme n’est pas trop fort : déjà en 2019, les folliculaires du Monde observaient, les yeux humides, qu’une baisse de plus de 7% sur l’année frappait la Poste pour le volume de lettres et cartes qu’elle distribuait alors, l’obligeant à se recentrer vers le colis et ses innénarrables services financiers.

Avec les confinements et le télétravail, l’année 2020 n’a pas été plus tendre avec La Poste qui continue donc de simplifier sa vie en réduisant encore le volume de courrier qu’elle traite : 19% de baisse, voilà qui tend à faire réfléchir. Si c’était une autre entreprise, on serait en droit de se demander si l’abandon pur et simple de ce marché à un opérateur dédié, jeune, agile et adapté, ne serait pas une solution…

Rassurez-vous, la Poste a – évidemment – d’autres solutions complètement différentes.

Multiplier les services sans rapport

D’une part, on va commencer à éparpiller du solide facteur à casquette sur toute une amusante palanquée d’activités qui n’ont absolument rien à voir avec ses occupations initiales : on appellera ça diversification, et ça permettra de transformer un facteur en polyvalent du service à la personne par la magie du langage.

Très concrètement, il s’agit pour La Poste d’appliquer son slogan rigolo en soutenant « quoi qu’il en coûte » des emplois destinés à simplifier la vie de certains de ses clients de plus en plus variés par le truchement malin de services de plus en plus éloignés des compétences initiales de ses facteurs. Ainsi, avec un brio qu’on qualifiera pudiquement de mitigé et plutôt que d’adapter son cœur de métier aux nouvelles technologies et à une logistique efficace, la Poste, syntonisée avec la Gaïa des bobos, recycle à fond du cycliste postal à casquette : voilà qu’entre deux plis discrets, nos facteurs font passer le code de la route, recensent la population (succès garanti dans les kartchiers émotifs), veillent sur nos ancêtres mains propres et museaux masqués en appliquant le slogan si poétique « Je veille sur mes parents à partir de 19,90€ par mois » ou jouent les chefs de gare quand les recommandés peuvent attendre le prochain train.

Petit-à-petit, La Poste se transforme en une nouvelle série de Martine (Martine s’occupe des vieux, Martine s’occupe des trains, Martine recense la population, etc.) mais malgré tout, l’adéquation entre offre et demande laisse à désirer : difficile de penser à La Poste lorsqu’on a besoin d’une nounou, de passer le permis, de passer voir Mamie ou que sais-je.

En outre, les formations du personnel aux nouveaux métiers (pluriel de rigueur) laissent déjà présager d’une excellente couverture des besoins : dans un étonnant mouvement contraire aux derniers millénaires qui ont vu la spécialisation des hommes, la Poste se lance dans le mouvement inverse. Après tout, quoi de mieux qu’un professionnel d’un métier donné pour faire un autre métier sans rapport ? Qui n’a jamais utilisé les services d’un plombier pour faire de l’informatique, par exemple ?

une gestion au cordeau

D’autre part, quand un marché est tendu, que les parts de gâteau se réduisent, rien ne vaut une bonne gestion bien solide, bien comprise, serrée comme un café georgecloonesque : chaque sou dépensé l’est avec réflexion, chaque sou gagné est utilisé pour du productif. C’est, véritablement, le B.A.-BA de toute entreprise devant se reconvertir dans un marché rapidement changeant.

De surcroît, lorsqu’à cette saine gestion on ajoute assez subtilement les politiques gouvernementales elles-mêmes judicieuses et à la redoutable pertinence en ces périodes de réorientation énergétique (depuis « les énergies qui fonctionnent » vers « les énergies qui intermittent »), on en vient à prendre des décisions véritablement indispensables.

Dernier exemple en date et qui ne manque pas d’illustrer cette gestion exemplaire du Service Public Postal, et alors que l’ensemble du pays semble décidé à la fois à se passer d’électricité et à rouler au tout électrique dans d’amusantes voiturettes de golf, évoquons rapidement l’aventure de ces centaines de voitures postales, électriques, qui ont été rapidement mises à la casse (certaines encore flambant neuves).

Et sinon, pour les colis, paquets et lettres ?

Eh bien désolé, mais ça ne va pas trop fort. Si, on l’a vu, les lettres, les cartes et les recommandés baissent en volumes, les colis et autres paquets concentrent actuellement un nombre important de plaintes et les histoires d’horreur postale se multiplient avec fatalité, atteignant plusieurs milliers (ou dizaines de milliers) de clients insatisfaits de leur livraison… par jour.

Devant la gestion au cordeau, une logistique tip-top, un prix du timbre prohib-pardon étudié, et une multiplication des services annexes sans rapport, peut-on dès lors s’étonner de voir que l’entreprise publique accumule d’insolents bénéf… heu pardon déficits se soldant à 1,8 milliards d’euros, que, rassurez-vous ! l’État – c’est-à-dire vous – va prendre à sa charge.

Alors, heureux ?

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Détruisons l’environnement pour le protéger

Par h16

On apprenait il y a quelques jours que manger de la galette des rois pouvait mettre en péril la planète en plus de déstabiliser le mix énergétique français subtilement équilibré entre les énergies moralement honteuses et les belles énergies renouvelables. Aujourd’hui, découvrons comment bousiller l’environnement pour bien le protéger.

Et pour cela, si on relançait la production d’une voiture mythique, la 4L ?

Ce n’est pas moi qui lance cette idée, mais bien le constructeur automobile Renault qui semble ouvert au principe de construire une nouvelle mouture de la voiture sortie au début des années 60 : rien de tel qu’un véhicule vieux de 60 ans pour bien dynamiser le marché automobile en France.

Ah pardon, on me fait comprendre qu’il s’agit d’une nouvelle version, entièrement électrique, de ce véhicule mythique que la marque au losange avait réussi à écouler à plus de huit millions d’exemplaires. Dans cette version du XXIème siècle, il s’agirait donc de coller un moteur électrique à la place du thermique, de moderniser un peu différents aspects, par exemple avec une meilleure qualité des aciers et du châssis dont la version d’antan avait tendance à rouiller, et de vendre tout ça pour un prix modique en attendant l’avalanche de taxes et subventions compensatoires que la République du Cerfa Frétillant ne manquera pas d’infliger.

On ne s’étonnera pas que le constructeur puise ainsi dans un catalogue vieux de 60 ans pour tenter de trouver une recette à un succès de plus en plus lointain : Renault rejoint ici un autre constructeur français, Citroën, qui, lui aussi, pense que son pot de yaourt écrasé Ami électrique va rencontrer un franc succès.

Au passage, ces deux constructeurs représentent bien l’élite française pour laquelle l’idée d’appliquer de vieilles recettes d’un autre siècle est devenue la dernière mode du moment : il n’est qu’à voir les propositions du gouvernement (quel que soit le domaine) pour comprendre que le curseur des têtes pensantes du pays est resté bizarrement coincé au milieu des Trente Glorieuses sans que rien ne puisse l’en déloger, même pas l’âpre réalité de terrain et les résultats jusqu’à présent mitigés (pour le dire pudiquement) qu’ils ont obtenus en s’entêtant dans les voies choisies.

Mais baste, passons et ne boudons pas notre plaisir à imaginer des milliers, que dis-je, des millions de petits véhicules électriques aux couleurs acides tournicoter dans nos centres urbains et utiliser les dernières avancées de l’intelligence artificielle pour assister le conducteur dans son évitement systématique des dos d’âne et des cassis placés par les équipes municipales endiablées, les cycloroutes à bandes multiples et brochettes d’andouilles en lycra, des piétons et autres zozos à trottinettes motorisées qui déboulent de tous les côtés sur des avenues jonchées de détritus divers que les mairies écolos semblent affectionner.

Difficile de ne pas s’écrier « miam ! » à l’évocation vivifiante de ces voiturettes de golf glorifiées parcourant nos centres urbains sans émettre le moindre prout de dioxyde de carbone !

Parce que voyez-vous, ces voitures étant électriques, elles ne pollueront pas lors de leur usage. Elles pollueront atrocement lors de la fabrication et de la destruction de leurs batteries, mais on s’en fiche, ce n’est pas le sujet, ahem n’est-ce pas. Et puis pour sauver l’environnement des bobos urbains, il faut bien massacrer un petit peu l’environnement des pays en voie de développement dont proviennent les matériaux de ces batteries, que voulez-vous…

Quant à la source d’énergie, il va de soi que ce ne sera pas du nucléaire, qui pollue méchamment, ou du gaz, qui pollue violemment, ou du charbon, qui pollue salement, mais bien de l’éolien ou du solaire qui eux ne polluent pas du tout jamais jamais circulez (en voiture électrique), il n’y a rien à voir.

Et ça tombe bien : à mesure que se développent les voiturettes de golf glorifiées solutions douces de mobilité urbaine, on voit se multiplier les projets de production d’électricité propre, comme les fermes éoliennes et les champs de panneaux photovoltaïques.

Propre veut dire « qui ne bousille pas l’environnement ». Et pour ne pas bousiller l’environnement, quoi de mieux que motoculter vigoureusement 10 kilomètres carrés de forêt, d’aplatir tout ça pour la modique somme d’un milliard d’euros et d’y planter une vaste quantité de panneaux solaires aux terres rares ?

Non, ne vous inquiétez pas : pour Horizéo, ce projet au nom tout droit issu d’un brainstorming des années 90, tout a été largement calculé et prévu. Ainsi, la production permettra d’alimenter les habitants de l’Aquitaine, même si cette région n’en a aucun besoin ; elle exporte actuellement 25% de sa production. Dès lors, rien de tel qu’annihiler une vaste superficie de forêt pour y planter des panneaux qui ne produiront que quelques heures par jour une électricité surnuméraire venant s’ajouter à ce surplus !

Pour compenser, Horizéo envisage de produire de l’hydrogène avec cette électricité dont on se demande ce qu’on va bien foutre tant que les hordes de voiturettes de golf n’ont pas envahi nos villes. Hydrogène qui viendra alimenter les voitures équipées d’un moteur idoine, qui n’ont pas – ce n’est vraiment pas de chance – envahi nos villes, ni actuellement ni plus tard, la rentabilité de cette forme de stockage étant encore très théorique.

Comme on le voit, tout se goupille à merveille en République du Verdoiement Intense : une élite au taquet nous concocte des petits véhicules rigolos aux performances anémiques et au design des sixties pour parcourir des villes de plus en plus impraticables, pendant que la production d’électricité qui les alimentera est consciencieusement sabotée à coups de projets éoliens ou photovoltaïques babylonesques dont l’impact environnemental, absolument catastrophique, ne sera même pas compensé par les gains microscopiques en termes de pollution que ces savonnettes à piles permettront d’envisager.

C’est absolument prodigieux, et c’est majoritairement grâce à vos impôts. Il y a vraiment de quoi se réjouir, non ?

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Youpi, du bon gros régalien, juste là où il faut !

Par h16

En France, malgré les crises économiques, sanitaires ou politiques, on sait conserver le sens des priorités. Récemment, c’est dans le département de l’Isère que ce sang-froid républicain s’est le mieux illustré, avec une intervention aussi pertinente qu’indispensable des forces de l’ordre pour garantir une société apaisée et une morale sauvegardée.

Il était temps : de dangereux retraités menaçaient d’utiliser leur droit d’expression et d’association pour réfléchir à des questions existentielles et apporter des réponses que la société réprouve.

C’est ainsi qu’un retraité, ancien professeur de philosophie à l’Université, s’est vu placé en garde à vue avec une dizaine d’autres personnes pour soupçon de trafic de drogues. Non, il ne s’agit pas d’une resucée de Breaking Bad puisque la drogue dont il s’agit ici n’est pas de la métamphétamine mais plutôt du pentobarbital, un barbiturique interdit en France depuis 1996 dont un juge, saisi d’une enquête, soupçonne qu’il ait été fait usage pour aider certaines personnes à se suicider.

Pour le moment, les recherches de stupéfiants n’ont rien donné, l’association – dont le professeur était un ancien responsable – ne faisant que réfléchir et militer au droit à l’euthanasie.

Mais gageons qu’en mobilisant un nombre considérable d’heures de gendarmes, d’avocats, de juges et de fins enquêteurs, on parviendra à enquiquiner durablement ceux qui tentent de se suicider par barbituriques, et qu’on les poussera plutôt à choisir des moyens d’en finir moins réprouvés par la société comme la corde, se jeter sous un train, se faire péter le caisson au calibre de chasse ou inhaler une bonne goulée de butane avant de faire partir en fumée le pâté de maisons adjacentes.

Il faut dire qu’on n’a que ça à faire, dans le pays et dans la région : tout est très calme.

Tenez, toujours en Isère, prenez Grenoble, tout à côté : c’est une ville fort calme, si calme, si paisible et si policée que cela permet aux forces de l’ordre de s’occuper de toutes ces petites affaires qui paraîtraient bien futiles pour les villes où délinquance, criminalité, trafics de stupéfiants et insécurité sont monnaie courante et qui, en conséquence, mobilisent la police en permanence.

C’est une bourgade à ce point calme que j’en parle assez régulièrement dans ces colonnes : grâce aux actions décisives d’Eric Piolle, son kmaire vert en charge de saboter la ville et sa communauté, on a déjà pu voir une nette amélioration du niveau de vie des trafiquants d’armes et de drogues (et pas que du pentobarbital, hein !), une vitalité renouvelée du marché des stupéfiants régionaux, une vigueur retrouvée des guerres de gangs locaux, en parallèle à une redéfinition complète de ce que peut être un centre ville permettant à toute l’équipe municipale de propulser le chef-lieu de l’Isère vers le royaume envié des villes à « effet donut ».

Encore une fois, les naïfs et les occasionnels de passage ici pourraient croire que j’exagère, mais la réalité a ce petit côté facétieux qui placent plutôt mes observations dans l’euphémisme. Ainsi, on découvre les palpitantes aventures de la crèche de l’Arlequin qui est fermée depuis le 5 janvier.

Il apparaît en effet que de sympathiques commerçants en substances euphorisantes mais malencontreusement illicites occupaient aussi régulièrement qu’illégalement le bâtiment de la crèche de l’Arlequin et que, suite sans doute à un petit différend commercial ou organisationnel, nos frétillants vendeurs en étaient arrivés à menacer le personnel de la crèche qui, le lendemain, avait alors exercé son droit de retrait.

La crèche fermée depuis lors, sa cinquantaine d’enfants et son personnel ont été habilement éparpillés par l’équipe municipale dans les crèches alentours, cette même équipe jugeant nécessaire que la tension retombe pour que tout rentre dans l’ordre.

Pour le moment, l’idée ne semble pas avoir germé au niveau municipal que ce genre de tensions puisse être résolu par l’usage de la force légale et qu’elle mène à un petit nettoyage des environs de la crèche, pour faire bonne mesure. Un peu de procrastination, une bonne couche de bisounourserie, quelques bougies parfumées accompagnées de solides prières pour un retour au calme permettront, on s’en doute, de régler le problème avec le brio qui caractérise Piolle et son équipe.

On a donc d’un côté les autorités légales qui s’amollissent progressivement au point de n’offrir plus aucune résistance à la pire racaille alentour, et de l’autre côté, les gangs qui usent de plus en plus d’arrogance et de violence, ces dernières s’avérant largement rentables.

De fil en aiguille, Grenoble et sa région, à force de choix vraiment fûtés dans l’emploi du régalien, vont parvenir à gentiment remonter le classement des villes les plus violentes du monde (sachant que Grenoble est déjà bien positionnée dans le classement européen).

Pas de doute, à la lecture de ces éléments, on ne peut que s’exclamer, goguenard, « Sacré Grenoble ! Sacré Piolle ! » et les plus optimistes d’entre nous pourrons feindre de croire que ce qui se passe à Grenoble reste à Grenoble.

Malheureusement, il faut comprendre que cette ville est devenue, en quelques années de gouvernance écolo-boboïde gluante, un des phares nationaux indiquant la direction prise par toutes les autres villes à sa suite : Paris, Marseille, Nantes, Rennes, Lille et tant d’autres ont largement suivi la même pente de déliquescence choisie, depuis le choix de l’environnement contre les habitants notamment automobilistes, jusqu’à l’endettement plutôt qu’une gestion saine, sans oublier l’impasse sur l’insécurité, par pur calcul politique et idéologique foireux.

Ces villes voient s’accumuler les problèmes graves (sociaux, criminels, environnementaux ou simplement d’hygiène), mais une partie de leur population, la seule à continuer coûte que coûte à s’exprimer dans les urnes après avoir écœuré et ostracisé toutes les autres, insiste pour conserver la voix choisie, dans laquelle le simple fait de réclamer des rues propres et normalement sûres revient à passer pour un extrémiste de droite.

Ce qu’on observe en Isère est très malheureusement une parfaite illustration de la tendance générale : le régalien et la force légale ne sont plus utilisés qu’envers des citoyens sans défense et qui n’offrent aucune résistance. C’est catastrophique pour un pays de droit, ce sera en revanche parfait pour une dictature qui ne dit pas son nom.

Le pire n’est pas certain, mais il se met en place, fait divers après fait divers.

Français, tenez-vous prêts.

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Île-de-France et ordinateurs « gratuits » : comme prévu, l’intendance n’a pas suivi

Par h16

Suite à un « effort sans précédent et inédit en France par sa rapidité de déploiement », l’État a décidé de vacciner tout le moOoups on me dit dans l’oreillette que ce n’est pas du tout ce dont il s’agit mais bien de l’idée courageuse, volontariste et forcément bon marché d’informatiser les têtes blondes d’Île-de-France. Et fort bizarrement, c’est le drame.

Enfin je dis bizarrement, mais les habitués de ces colonnes savent que l’historique de l’État en matière d’informatique commande la plus ferme lucidité et que cette dernière impose un triste constat : dès qu’il y met les doigts, tout le bras y passe et c’est toujours une catastrophe.

Et non, je n’exagère pas : pour s’en convaincre, il suffira de se souvenir, comme je le faisais dans certains précédents billets, du Plan calcul, du Plan Informatique pour tous, ou plus proche de notre trépident présent, les frétillantes réussites que furent Louvois, Chorus, l’Opérateur National de Paie, la gestion informatisée des cartes grises automobiles, le cloucloud souverain et tant d’autres tentatives qui ont depuis donné à la French Tech son délicieux parfum d’échec retentissant, avec des centaines de millions voire des milliards d’euros jetés par les fenêtres puis brûlés et éparpillés depuis des hélicoptères républicains carburant au Dom Perignon.

Et dernièrement, c’est donc l’opération francilienne de distribution d’ordinateurs aux lycéens qui semble vouloir récupérer le prix de nouvelle catastrophe informatique étatique. Si, pour une catastrophe d’ampleur biblique, il nous aurait fallu une Ségolène survitaminée, on se contentera pour celle-ci, d’ampleur régionale, d’une Valérie Pécresse absolument décidée à dépenser l’argent gratuit du contribuable francilien dans cette distribution de machines qui n’ont manifestement pas réussi à trouver grâce auprès de leurs destinataires : distribution gérée comme les masques, les tests et les vaccins, des problèmes avec le réseau wifi (ceux des établissements n’étant bizarrement pas conçu pour la charge induite), manuels électroniques trop lourds pour les performances des ordinateurs achetés, jugées trop faibles, service après-vente débordé ou mal géré par des établissements et une région désorganisés, défauts de formation des professeurs autant que des élèves, il n’a pas fallu longtemps pour que l’ensemble de l’opération soit tristement qualifiée de buggée par une presse sans tendresse.

Bien sûr, l’analyse détaillée montre que les machines ne sont pas aussi éloignées de ce qu’on aurait pû attendre, mais à 180 millions d’euros de facture totale, les cris et les grincements de dents sont finalement un peu trop audibles. Pour 340.000 machines distribuées, soit plus de 500€ par « machine gratuite », on pouvait s’attendre à mieux…

En réalité et comme je le mentionnais dans les premiers paragraphes, la propension naturelle de la bureaucratie française à se planter mollement en cramant des sommes folles, notamment lorsqu’il s’agit d’informatique, laissait clairement entrevoir le problème avant même que l’opération soit lancée.

Pour la région Île-De-France, il était donc couru d’avance que l’aventure tentée par Pécresse allait tourner au coûteux vinaigre. À titre de consolation, on pourra noter que n’ayant pas toute la puissance délirante de l’État derrière soi, on dépense un peu moins ce qui limite le dérapage en dessous du milliard.

À ce point de l’observation, on ne peut que se demander, alors que la France traverse gentiment une nouvelle bordée d’heures de plus en plus sombres de son Histoire, littéralement et métaphoriquement, pourquoi une autorité politique s’est encore une fois lancé dans une dépense somptueuse.

Ici nous explique-t-on, les zotorités voulaient vaillamment réduire une fracture numérique qui existe d’autant plus que les biens technologiques sont de plus en plus inabordables pour les classes modestes, justement ponctionnées qu’elles sont par l’État et ses engeances pour subvenir à toutes les lubies qui passent par la tête de toutes les Pécresses de nos régions, et avec ce fumet de foutage de gueule lorsque la solution imposée ne résout rien.

En effet, tout indique d’une part qu’à cause de l’inhérente et indécrottable centralisation franco-franchouille, le matériel et ses inévitables petits soucis de démarrage et de maintenance est impossible à gérer efficacement.

Peut-on en être surpris, alors que, même à supposer que la dépense était réellement indispensable, la mise à disposition d’un « chèque informatique », cantonné à l’achat d’un ordinateur répondant à quelques caractéristiques génériques, chez n’importe quel fabricant, aurait résolu ce problème : cela aurait quelque peu responsabilisé l’acheteur, stimulé la concurrence des différents fabricants voire des assembleurs locaux, proches des lycéens, en répartissant le service après-vente sur plusieurs d’entre eux en fonction des choix de chaque élève ; bref, on aurait laissé le marché gérer ce qu’il fait du reste fort bien pour les dizaines de millions de machines déjà réparties sur tout le territoire français et on aurait déchargé les régions et les établissements scolaires de cette encombrante responsabilité.

Peut-on de même s’étonner que les professeurs ne soient pas à jour pour la gestion des matériels informatiques ainsi distribués ? Est-ce vraiment le rôle de M. Chombier, prof d’Histoire en 2nd B au Lycée Pablo Nerruda de Vitry-Sur-Seine de faire de l’administration système sur ces coucous, sérieusement ?

Mais plus profondément, on doit se demander ce qui pousse ainsi les politiciens en général et Pécresse en particulier à vouloir ainsi intervenir avec des solutions éculées, maintes fois battues en brèche, pour résoudre un problème qui n’est en dernière analyse pas de leur ressort.

En fait, la réponse vient de la bouche de Pécresse elle-même lorsqu’elle déclare: « Nous sommes prêts à aider, laissez-nous faire ! »

Même s’il s’agit d’un sujet différent, la réponse s’impose d’elle-même, évidente : non, surtout pas. Ni au niveau de la région, ni au niveau de l’État !

Sacrebleu, il faut l’écrire, le dire et le répéter : vous, les politiciens, vous êtes tous nuls.

Pour distribuer du vaccin, des masques, des tests ou des ordinateurs, pour la logistique comme pour la distribution, la maintenance et le suivi de quoi que ce soit, pour la gestion budgétaire à votre niveau qu’il soit national, local ou régional, ou, pire encore, pour la création de richesse, vous êtes nuls. Pas médiocres, non. Nuls. Catastrophiques. À valeur ajoutée strictement négative. Vraiment. À chier.

La seule légitimité, le seul domaine dans lequel le citoyen peut encore vous prêter une compétence, c’est dans ce régalien dont plus aucun d’entre vous, politiciens, ne semble vouloir s’occuper et qui reste en jachère. Vous êtes nuls dans tous les domaines avec ce brio et ce panache qui caractérise les cuistres, les imbéciles, les incompétents et les parasites, et vous êtes à présent complètement à la ramasse dans le seul domaine où on vous attend vraiment.

En réalité, n’en jetez plus. Arrêtez d’aider ! Toute la France est mortellement « aidée » par toute cette encombrante classe de parasites politiques et bureaucratiques, car pour aider, ils ponctionnent (toujours plus) et s’organisent (toujours plus), se réunissent (toujours plus), se paient (toujours plus) et redistribuent, toujours à plus de gens, qui reçoivent donc toujours moins.

En définitive, le pays crève de cette cataracte de ces « aides » qui l’asphyxient, depuis les ordinateurs jusqu’au système de soins qui ne tient plus debout et paralyse le pays pour s’assurer qu’il mourra en bonne santé.

Ce pays est foutu. Arrêtez de nous aider.

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Et maintenant, un petit indice de réparabilité

Par h16

La France est en guerre. Pas seulement contre les terroristes. Pas seulement contre les virus. Pas seulement contre les discours de haine. Non : au-delà de ces âpres croisades pour un Monde D’Après Plus Duveteux et Plus Nouveau, depuis 2012, la France est aussi en guerre contre le gaspillage.

Ah, le gaspillage ! Quel combat ! Que dis-je, quel sacerdoce !

Car là où l’écologie entend diminuer notre empreinte (carbone, visuelle, atmosphérique, énergétique, j’en passe) jusqu’à garantir notre parfaite neutralité, la lutte contre le gaspillage entend de surcroît s’assurer qu’aucun geste ne sera superflu, qu’aucune production ne sera perdue, qu’il n’y aura aucune perte et que rien ne sera laissé au hasard.

Concrètement, cela se traduit par une nouvelle petite loi (digeste en seulement 130 articles rondement menés !) dont la récente promulgation entraîne – entre autres – le changement de plein de petits affichages colorés sur les appareils électro-ménagers ou les bidules électroniques qui entourent notre vie quotidienne : comme l’impose cette loi indispensable, ces derniers devront maintenant intégrer un « indice de réparabilité ».

Youpi.

Comme souvent, l’idée part d’une de ces bonnes intentions dont l’enfer est pavé avec minutie par nos législateurs déchaînés : certains appareils ne permettent pas une maintenance aisée et une panne, souvent triviale, se traduit parfois par un coût de réparation supérieur au prix de l’objet neuf.

L’idée consiste donc à obliger les fabricants, qui sont un peu idiots sur les bords de n’y avoir pas pensé par eux-mêmes, à rendre leurs produits plus simples à démonter et à maintenir. Ce qui est d’autant plus facile à faire que ça ne remet en cause aucune chaîne de production et aucune étude des coûts et donc des bénéfices de ces entreprises.

Cette obligation est en outre assortie d’une astreinte à conserver un stock de pièces détachées pendant plusieurs années disponibles à un « prix raisonnable » pour permettre, dans la logique législative, de répondre à l’impératif de rendre la réparation abordable par tout un chacun : moyennant une notice du fabricant elle aussi repensée comme la loi l’impose à présent et quelques tutoriels Youtube dégotés un dimanche après-midi, monsieur Toulemonde va enfin pouvoir réparer lui-même son lave-linge, son iPhone et sa tondeuse avec son unique tournevis cruciforme et un peu de WD40 en spray, c’est évident.

Enfin, on introduira donc le fameux indice afin de punir subtilement les fabricants les plus retors de fournir une documentation trop légère, aucune pièce détachée dix ans après le temps d’usage moyen de leur produit ou aucun moyen simple de tout démonter (quitte à remonter de travers ensuite et se plaindre que ça ne marche pas).

Bien sûr, on se réjouira que tout n’est pas encore massivement imposé, normé précisément jusqu’au moindre détail et qu’encore beaucoup d’éléments sont laissés à l’appréciation du fabricant qui dispose de quelques marges de manœuvre pour les critères qui entrent dans l’établissement de l’indice, même si, rassurez-vous, des sanctions existent s’il n’est pas affiché (on est en France, quand même).

De façon étonnante, cet indice sera subtilement calculé par le fabricant lui-même et pas par une demi-douzaine d’Agences nationales de la Réparabilité à la fois neutres, indépendantes et noyées dans un torrent de cerfas gouleyants. Non, ici, il s’agit pour le fabricant de calculer lui-même son petit indice en mode « auto-critique » qui n’est pas sans rappeler un procès stalinien, à la différence que celui-ci se terminera plus joyeusement par une pastille colorée de rouge (vif) à vert (foncé) en fonction de l’adhésion aux thèses recyclistes.

Malheureusement, tout ceci semble bâti sur des idées qui résistent mal à l’analyse sérieuse.

Passons pudiquement sur le fait que cet indice est franco-français (s’étonnera-t-on qu’une nouvelle contrainte règlementaire sur les entreprises naisse dans l’Hexagone ?) ; on peut charitablement fantasmer une adaptation complète des chaînes de production de gros fabricants mondiaux d’appareils électro-ménagers ou d’électronique grand public pour venir adhérer tendrement au paysage législatif français et ses millions de bosses, plis et ravins dantesques, ou, plus vraisemblablement se dire que ça va encore encombrer les entreprises françaises dont la compétitivité est heureusement si insolente qu’elle n’en sera pas du tout amoindrie.

Au-delà de cet aspect, force est de reconnaître que la réparation et la maintenance d’appareils électriques, électroniques ou mécaniques demande du temps et, souvent, de la formation, ce qui explique assez facilement le coût attaché à ces opérations : tout n’est pas réparable par le consommateur lambda, loin s’en faut et la spécialisation de nos société se paye logiquement, soit avec des objets bons marché mais peu réparables, soit avec une maintenance et des pièces détachées coûteuses.

S’ajoute le cas spécifique de la France où toute main-d’œuvre humaine est subtilement taxée de tous les côtés jusqu’au trognon, ce qui n’améliore certainement pas la rentabilité de l’opération.

Enfin, signalons que tenir à jour un stock de pièces détachées et de personnes compétentes pour les suivre et les utiliser coûte fort cher, en temps, en énergie et en espace. Ce coût est, à la fin, inévitablement payé par le consommateur d’une façon ou d’une autre. L’arbitrage du fabricant s’établit alors sur la qualité de ses productions ou sur le SAV de celles-ci, ce qui diminue les frais de maintenance mais augmente les prix à la vente par exemple.

Le fabricant d’un côté, le consommateur de l’autre font tous les deux des choix plus ou moins contraints entre le renouvellement complet de l’objet ou sa maintenance dans le temps. Il n’y a pas de solution réaliste économiquement et écologiquement permettant de garantir à la fois un objet pas cher, de bonne qualité, facilement réparable et dont les pièces détachées sont disponibles toute sa durée de vie et au-delà.

En somme et crûment, le choix s’établit donc entre « gaspiller » un objet en le renouvelant entièrement ou « gaspiller » temps, énergie et espace dans des formations, des services SAV et des pièces détachées surnuméraires, et il est impossible de définir a priori ce qui mérite d’avoir une durée de vie longue ou pas ou d’avoir des pièces détachées ou pas : seul le marché et son système de prix (des productions, des pièces détachées, de la main-d’oeuvre, du SAV) permettent d’approcher une solution viable.

Or, dans cette situation, l’indice de réparatruc, imposé de façon artificielle et politique pour tenter d’apporter une « autre » solution à un problème déjà résolu par le marché, introduit des distorsions évidentes dont les effets de bord sont déjà visiblement défavorables aux fabricants français.

Mais voilà : pour un nombre croissant de frétillants Français qui n’accepteront jamais les aléas de la vie (au point de graver un principe de précaution et son corollaire, le dégoût de toute prise de risque, dans la Constitution), pour une masse de plus en plus vocale d’individus qui refuseront toujours la disparition inévitable qui nous attend tous et toutes choses autour de nous, tout doit être durable (depuis le développement jusqu’au confinement) et quand ça ne peut vraiment pas durer, ça doit être réparable, guérissable ou annulable sans frais.

Cette lubie du durable, du réparable, cette chasse chimérique à un gaspillage mal défini, exagéré et recouvrant surtout une mauvaise compréhension des mécanismes de production et d’entretien, tout ceci a un coût qui se traduit directement sur le pouvoir d’achat des Français, et sur le niveau d’emploi dans le pays.

Au passage, on s’étonnera que ce même indice n’ait pas été réclamé pour nos politiciens, seul endroit où il aurait été puissamment pertinent ; après tout, ils sont experts en matière de gaspillage, de pièces rapportées, et d’absence criante de service après-vente ou de notice claire d’utilisation.

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France : la misère électrique, en petites coupures

Par h16

Voilà l’hiver qui s’en vient et avec lui, les températures qui descendent. Certes, on nous a bien expliqué qu’avec le Réchauffement Climatique De La Fotalhom, ces températures descendent de moins en moins et qu’il ne s’agit que d’un sentiment de caillage de miches qui poussent les uns et les autres à monter le chauffage. Et là, c’est le drame.

Enfin, le drame, pas encore : les températures ne sont que modérément basses et, magie du Réchauffement oblige, la production électrique française parvient à couvrir la demande.

Ou presque, disons : dans un petit article paru dans la presse, on apprend plusieurs informations intéressantes comme le fait que les températures sont inférieures aux normales de saison (le réchauffement négatif frappe fort cette année) et, surtout, que les Français étaient invités, par le gestionnaire du réseau électrique hexagonal, à réduire leur consommation afin d’éviter une coupure de courant inopinée.

Ainsi donc, le réseau électrique français serait déjà sous tension au point de rupture ?

Il faut dire que les consommateurs du pays ne font guère d’efforts. Pensez donc : cette semaine par exemple, à l’occasion de l’Épiphanie, ils ont mangé de la galette des rois !

Vous ne voyez pas le rapport ? Il est pourtant évident comme l’a heureusement rappelé l’une de ces innombrables officines écolomoralisatrice qui sévit sur Twitler (et ailleurs aussi malheureusement) :

C’est clair : manger de la galette, c’est sombrer dans le relâchement inconsidéré de dioxyde de carbone qui, comme chacun doit le savoir, est ultimement responsable du réchauffement climatique et inévitablement de la fin de notre civilisation.

Dès lors, la lutte contre le relâchement de CO2 pousse nos gouvernements d’une part à nous châtier à base de lourdes taxes carbones bien méritées (non mais !) et d’autre part à revoir notre politique énergétique : c’est pourquoi il a été imposé de diminuer notablement notre capacité de production électrique depuis les centrales nucléaires qui ne rejettent par construction aucun CO2 et d’augmenter de façon tout à fait minuscule cette même capacité grâce à de nombreuses éoliennes qui ne tournent pas et d’aussi nombreux panneaux photovoltaïques qui ne fonctionnent ni la nuit, ni les jours couverts, de pluie, de neige et de brouillard (i.e. en hiver).

À ce choix politique particulièrement éclairé on ajoutera une gestion logistique « à la française » des réacteurs nucléaires en fonctionnement. Par « à la française », je me réfère ici à cette efficience redoutable qui nous a permis d’avoir des masques, des tests et des vaccins au moment voulu, par exemple. Pour les réacteurs nucléaires, cela se traduit par 12 d’entre eux à l’arrêt total pour maintenance, soit plus de 20% du parc, au moment où la consommation (confinements obligent) n’a jamais été aussi forte.

Rassurez-vous : tout ceci est parfaitement voulu, comme en atteste le récent arrêt définitif de Fessenheim, auquel s’ajouteront 14 autres réacteurs dans les prochaines années.

Dans les années 60, la France avait fait le pari du nucléaire, s’affranchissant ainsi de nombreuses contraintes énergétiques en matière de charbon, de gaz et de pétrole, et s’offrait ainsi le luxe d’avoir une des plus faibles factures carbones du monde. C’était, bien évidemment, un scandale que les gouvernements successifs se sont employés à courageusement corriger en sabotant réorganisant progressivement la production électrique française : davantage de moulins à vent qui ne tournent pas, davantage de panneaux solaires qui ne produisent rien, pas davantage de barrages hydroélectriques parce que ça bouscule des batraciens protégés, moins de centrales nucléaires, etc… Et ce, alors que les températures n’en finissent pas de ne pas monter surtout en hiver, et que la politique de transport officielle consiste à pousser l’achat de voitures électriques.

Tous les ingrédients sont réunis pour que la galette tourne rapidement à la gamelle et qu’elle devienne rapidement un souvenir d’antan, ce qui est très bien, les traditions culturelles étant, comme chacun le sait, un encombrant bagage qu’il convient de laisser choir rapidement pour se propulser plus facilement, youpi, youpi, dans le Monde d’Après où chacun sera super écolo et devra composer avec des fesses froides en hiver, un ventre souvent vide mais bio et sans pesticides, une couverture maladie en béton mais aucun hôpital pour l’assurer et un vélo pour tous ses déplacements qui sera impossible à dérober parce qu’il aura un auto-collant d’identification.

Je sens sourdre une pointe d’écolo-scepticisme devant cet enchaînement logique pourtant implacable. Il faudrait vraiment ne rien comprendre à la Sainte Lutte Contre le Réchauffement Climatique De La Fotalhom pour ne pas acquiescer sagement au plan gouvernemental en matière de gestion énergétique.

Parallèlement, on ne s’étonnera pas plus que les plus gros pollueurs de la planète, à savoir les Chinois, se fichent complètement des technologies de productions que nous semblons chérir tendrement comme le solaire et l’éolien pour se consacrer aux centrales plus traditionnelles, à charbon, et surtout, pour lancer leur propre parc de centrales nucléaires.

Pour le moment, ce pays compte presque autant de réacteurs que la France (49) mais va très prochainement la dépasser, de nouvelles tranches étant en construction à un rythme soutenu, y compris pour les modèles les plus technologiquement avancés.

Sacré Chinois ! Ils n’ont rien compris au sens évident de l’Histoire qui consiste, comme chacun le sait maintenant en France, à faire exactement le contraire !

Alors que ces benêts asiatiques vont s’escrimer à fournir chaque jour plus d’énergie à leur population, ce qui va lui permettre d’augmenter croissance, richesse et aisance générale, les Français ont habilement choisi le contraire : frugalité énergétique, dépendance totale aux autres pays, éco-conscientisation affichée, syntonisation parfaite avec Gaïa et disparition complète de la scène internationale dans un petit couic misérable, voilà qui, enfin, donne un souffle épique aux projets des politiciens français.

De fermeture de réacteurs nucléaires en frugalité énergétique imposée, la France a courageusement choisi la misère en petites coupures. Youpi.

McKinsey pour un échec vaccinal plus douillet

Par h16

Comme je l’écrivais il y a presqu’un an, il serait dommage de laisser perdre une bonne crise. Après tout, ça coûte cher mais ça peut rapporter gros pour qui sait s’y prendre, à condition bien sûr d’avoir subi l’indispensable hontectomie qui s’impose lorsqu’on rentre en politique (surtout en France).

Avant d’aller plus loin, je veux dissiper un éventuel malentendu : ici, contrairement à ce que l’actualité pourrait laisser penser, je ne parle pas de Buzyn, cette mémorable ex-ministre de la Santé, ex-candidate aux élections municipales parisiennes et politicienne ectoplasmique évidemment sans aucune responsabilité dans la crise sanitaire, dont le karma assez phénoménal lui permet d’obtenir un poste au cabinet du directeur général de l’OMS. Au passage, ceci permet d’avoir une idée précise de la valeur de la hiérarchie au sein de cette institution et, par voie de conséquence, des conseils qu’elle distribue…

Et donc ici, j’évoque plutôt un cabinet de conseil, McKinsey, dont le nom vient subitement d’apparaître dans l’actualité.

Apparemment et selon les précieuses informations d’Europe-1, le gouvernement a, depuis la fin du mois de décembre, fait appel à des cabinets de conseil pour éviter le merdoiement intense qui ont accompagné ses actions lors de la non-distribution du pas-de-stock-de-masques et lors de sa non-gestion des campagnes de tests.

S’adjoignant les services de ces cabinets de conseil privés, la fine équipe de clowns à roulettes entend donc mener le pays vers la vaccination optimale dans la joie, la bonne humeur et les petites piqûres amusantes. L’exposé des missions est évoqué ici :

3 missions ont été confiées au cabinet de consultants privé, nous dit le ministère: "cadrage logistique", "benchmarking" des pratiques à l'étranger et "coordination opérationnelle de la task force".

En revanche, pas de réponse sur le montant de la prestation.

— Elisa Braün (@ElisaBraun) January 5, 2021

Et c’est du carré, du concret, du solide : cadrage logistique, « benchmarking » des pratiques à l’étranger et coordination opérationnelle de la « task force », voilà qui envoie du pâté, pardon qui « means business » les enfants comme on dit dans le franglish des élites. Après un solide conseil de défense dont on a déjà pu mesurer la malfaisance pertinence, après les 35 clampins « tirés au sort » (parce qu’au gros sel ou au flashball, ça n’aurait pas été trop tendance), on se cogne donc une paire de cabinets privés pour épauler un Olivier Véran dont on se demande de plus en plus à quoi il sert exactement.

Question qui se posera aussi d’ailleurs pour tous les fonctionnaires se bousculant au ministère de la Santé, dans les agences régionales (beaucoup trop) nombreuses et les myriades d’institutions tintinnabulantes de la République et dont la mission semble d’éviter qu’on parle d’elles tout en s’assurant de leur côté indispensable surtout au moment de renouveler les budgets.

Peut-être la présence dans ces cabinets de certains fils d’ex-ministres et les nombreuses passerelles avec les lieux de pouvoirs républicains expliquent-ils ce curieux usage de cabinets privés pour une opération pourtant 100% publique (et bruyamment revendiquée comme telle, système « que le monde entier nous envie » oblige, n’est-ce pas).

Certes, l’administration actuelle semble bien en peine pour s’organiser et retrouver ses doigts au bout de ses mains (à Nice par exemple, même les seringues font de l’obstruction !) mais soyons lucides : les conseils ne sont probablement pas ceux qu’on peut croire et encore moins ceux que les intitulés de mission barbouillés d’anglicismes laissent penser.

La technostructure, composée pour moitié de baltringues communicants et pour l’autre de clowns de l’inspection des finances qui n’ont jamais pris le moindre risque de leur vie, n’a que faire de vacciner une population dont, il faut bien le dire, elle se fiche tant qu’elle peut continuer à la ponctionner sans trop la faire brailler. En réalité, les conseils officieux ont bien plus sûrement porté sur la façon de faire passer auprès d’une population déboussolée l’amère pilule de la désorganisation complète, des files d’attentes, des gâchis de doses qu’on voit déjà se profiler et d’une efficacité chimérique de la couverture vaccinale obtenue.

En effet, bien qu’ayant tout fait, des années durant, pour bien faire comprendre à quel point les manipulations génétiques ouvraient les portes de l’enfer (on se souvient encore de la gourmandise de la presse à relayer l’étude bidon de Séralini sur les OGM, par exemple, sans même évoquer le cas Élise Glucet de Cash Propagandation), bien qu’ayant agité depuis dix longs mois la peur d’une épidémie catastrophique avec brouettée de morts atroces (à base de 400.000 morts de plus, les enfants), le gouvernement et sa macronitude doivent à présent faire comprendre aux mêmes foules que ♩ la génétique, c’est fantastique ♪ et le vaccin ♫ super doux ♬ tout en les préparant doucement à la terrible réalité mathématique : même avec une logistique tip-top, même avec des élites au taquet, même avec des doses en suffisance, il va falloir des mois et des mois, plus d’une année probablement, pour que tout le monde ait reçu son petit shot vite abimé vitaminé.

Un petit calcul simple suffit pour s’en convaincre : à deux doses par individu, à 500.000 doses par semaines sans aucune perte (très jolie performance compte-tenu du passé glorieux de notre système de santé), vacciner 60% des 67 millions de Français prend 160 semaines (soit 3 ans). À moins de 3 millions de doses produites et correctement appliquées chaque semaine, on ne pourra jamais vacciner 40 millions de frétillants citoyens en 6 mois. On peut donc raisonnablement tabler sur un large dérapage du temps de vaccination, bien au-delà des objectifs affichés, ce qui donnera une excuse en béton armé pour continuer un long moment confinements, couvre-feux et petits cerfas d’auto-humiliation quotidienne.

Autrement dit, le gouvernement va maintenant devoir se concentrer sur la communication de l’échec et préparer mentalement la population à un troisième scandale d’impréparation chronique et de merdoiement toujours aussi intense en moins d’un an.

Du point de vue du contribuable, les sommes dépensées chez McKinsey et compagnie l’ont donc clairement été en pure perte (on sait déjà que les piquouses vont s’étaler de très longs mois, on sait déjà que notre système de santé est au bord de l’apoplexie et ne manquera aucune gamelle sur le chemin, on sait déjà que nos énarques sont tous aussi incompétents voire nuisibles les uns que les autres, et on sait déjà où ça coince vu les épisodes précédents).

En revanche, du point de vue de nos zélites qui doivent de plus en plus songer à protéger leurs petites miches, c’est encore une fois de l’argent rudement bien employé !


Correctif 08.01 : il apparaît que PWC ne fait pas partie des cabinets commissionnés pour l’opération, d’où correction.

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Une piquouse pour tous

Par h16

Ah mais enfin, les choses sont pourtant claires : le vaccin étant disponible, on va piquouser tout le monde, déconfiner tout ce qui peut l’être, et les choses vont bien vite rentrer dans l’ordre. Puisqu’on vous le dit !

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

En tout cas, c’est le plan vendu par le gouvernement, les médias et cette partie de la population absolument persuadée dans la possibilité tangible d’un retour sinon à la normale, au moins à une situation proche de ce qu’elle fut en février 2020.

Quelle charmante naïveté ! Quelle touchante simplicité ! Quelle aimable ignorance !

La réalité, assez claire, ne laisse pourtant aucun doute que ces espoirs d’un déconfinement complet, d’un retour à la normale et d’une reprise des activités comme jadis seront très probablement douchés froidement dans les prochaines semaines.

Ici, point n’est besoin de moquer ceux qui croient encore aux fables gouvernementales : les faits et la raison leur donnent tort mais il faut admettre que les perspectives sont si peu réjouissantes qu’on comprend humainement qu’ils s’accrochent ainsi aux chimères vendues par le pouvoir.

Pourtant, ces fameux vaccins ne sont pas là.

On peut, comme le font certains journalistes et commentateurs assidus, tortiller les annonces gouvernementales pour charitablement imaginer des petits problèmes d’ajustements afin d’expliquer l’absence de vaccination de masse en Europe en général et en France en particulier, mais l’analyse des faits laisse peu de doutes : la logistique est complètement à la ramasse. Est-ce étonnant devant les précédents foirages monumentaux ? Non, c’était même attendu.

Tout se déroule comme si l’administration française, aux antipodes presque exactes de la logistique Amazon, n’ayant absolument pas appris de ses erreurs de gestion des masques, des tests, des lits dans le privé, des équipements et de tout le reste, reproduisait avec application les mêmes idioties pour obtenir le même non-résultat flamboyant de nullité bureaucratique. En somme, le vaccin français prend la même direction que le « cloud souverain », le Google français ou la tentative Salto de concurrencer Netflix.

Ce qui veut dire qu’en fait de « campagne de vaccination », les confinements vont continuer, le temps que les dosettes de produit magique, dûment tamponnées et cerfatées jusqu’à la garde, parviennent jusqu’aux hôpitaux (et seulement ceux désignées par les toutes puissantes et omniscientes ARS). Rassurez-vous : ceci peut prendre quelques semaines mois…

Pire : ceux qui imaginent qu’une vaccination signifiera un retour à la normale, après ces quelques semaines mois de merdoiement administratif et logistique intenses, en seront pour leurs frais puisque des éléments de plus en plus nombreux à présent indiquent que cette campagne ne sera que le début de la mise en place d’une série de mesures aussi liberticides que possible.

Il y a, déjà, l’accumulation d’informations étonnantes sur le vaccin lui-même : moyennant un peu de confusion, on laissera planer le doute que même vacciné, on peut continuer à contaminer les autres ; quitte à revoir un peu les principes de base de la médecine, on oubliera que l’immunité de groupe peut-être atteinte autrement que par la vaccination (le site de l’OMS a d’ailleurs quelque peu modifié ses petites pages à ce sujet : avant et après). Et puis de toute façon, l’épidémie ne s’arrêtera jamais.

Bref, on insistera sur le fait que même vacciné, on n’a donc pas à se départir du masque et on ne peut toujours pas s’affranchir des règles de distanciation socialiste et des gestes barricades, etc. Autrement dit, on prépare actuellement tout le monde, petit-à-petit, à ce que la piquouse ne soit pas si rédemptrice que ça…

Parallèlement, il y a bien sûr le principe, qui semble maintenant inévitable, d’un passeport vaccinal : au prétexte de suivre ceux qui sont et ceux qui ne sont pas vaccinés, on va d’abord établir un petit fichier (tout le monde sait que les données personnelles stockées par les États ne sont jamais utilisées à des fins néfastes, n’est-ce pas). Ce petit fichier sera bien vite adapté sous forme de carte électronique que le porteur sera invité à présenter pour garantir qu’il ne risque pas de distribuer ses méchants miasmes lors de certaines activités dont la liste sera édictée par les administrations forcément bienveillantes.

Ce passeport, déjà dans les tuyaux législatifs et à l’étude un peu partout dans le monde, constitue en soi une garantie assez solide qu’un retour à la « normale » peut être complètement oublié.

Oubliez les dérives d’un tel passeport : tout le monde sait que les États et les individus au pouvoir veulent votre bien. L’Histoire l’a amplement prouvé, surtout au XXème siècle. Quant à imaginer que ce passeport servira ensuite à collationner vos comportements de tous types, notamment en ligne, et à en déduire votre capacité d’emprunt ou votre crédit social comme le fait actuellement le gouvernement chinois, il n’y a qu’un pas que seul les vilains complotistes font.

Oubliez, vous dis-je.

Comme vous devez d’ores et déjà oublier l’idée saugrenue qu’il puisse un jour exister des camps d’isolement pour les contaminés : cette idée, bien que discutée au parlement, ne verra jamais le jour parce que, on le sait, les idées aussi sottes que grenues ne voient jamais le jour en France.

Pas de camps, pas de passeport vaccinal puis comportemental, des confinements qui s’arrêteront gentiment avec les séances de piquouses rapidement et bien organisées d’un vaccin sans effets secondaires notables, le monde d’après ressemble furieusement à ce monde d’avant auquel certains feignent de croire retourner.

Quelques surprises sont cependant possibles et il n’est pas invraisemblable d’imaginer quelques yeux pleins de larmes quand le monde d’après se concrétisera d’une façon pas tout aussi Bisounours que prévue.

Pour les autres, rappelons que les perspectives évoquées dans ce billet ne sont pas réjouissantes mais qu’elles ne sont pour le moment que ça : des perspectives. Peut-être est-il temps de s’assurer qu’elles ne restent que ça. Après tout, maires, députés et sénateurs ne sont jamais hors de portée d’un coup de téléphone. Ou plus.

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Petite rave-party en République du Sanitaristan

Par h16

Comme je l’envisageais déjà dans un précédent billet, l’année 2021 commence sur les chapeaux de roues avec un micro-événement que la presse, fébrile, n’a pu s’empêcher de monter en épingle : plusieurs jours durant, une petite troupe de fêtards sous stupéfiants viennent donc de défrayer la chronique du côté de Rennes, mettant en apoplexie la République et tout le tremblement des autorités régaliennes.

C’est donc à Lieuron, au sud de Rennes, que La République Du Sanitaristan a tremblé sur ses bases, puisque plus de 2000 personnes se sont rassemblées dans un hangar privé afin d’y faire une rave-party endiablée. Il a malheureusement été constaté l’échec de l’intervention des forces de l’ordre locales pour empêcher cette ignoble dérive festive et trémoussante au milieu d’une abominable pandémie et de mesures sanitaires aussi strictes qu’indispensables pour garantir l’effroi dans le cœur des citoyens : « Les gendarmes du groupement de gendarmerie d’Ille-et-Vilaine ont tenté d’empêcher cette installation et ont fait face à la violente hostilité de nombreux teufeurs » comme l’a précisé une préfecture au bord du nervousse brèquedonne.

La suite, du même acabit, nous est narré par une BFMTV ne sachant s’il faut rire ou pleurer du développement de cette information cruciale à la bonne marche du pays.

Tout y passe : sécurisation médiocre d’un lieu aussi difficile à appréhender que la notion de fermeture de frontières lorsqu’une vague épidémique déboule sans prévenir, des douzaines (150 me dit-on dans l’oreillette) de gendarmes mobilisés pour cajoler ce qui ressemble à un événement sans débordements pendant qu’ailleurs en France, en toute décontraction, on apprend que des centaines de voitures prenaient feu « spontanément », amendes généreusement distribuées surtout lorsqu’enfin, la musique s’est arrêtée d’elle-même et que les fêtards sont partis.

Facétie de l’opération : les bambocheurs impénitents qui ont eu la présence d’esprit de partir avant la fin des agapes et en cours de journée (hors de la période de couvre-feu, donc) n’ont pas été verbalisés, ce qui permet d’assurer une belle cohérence d’ensemble au bras séculier de la justice dont le glaive vengeur s’abat un peu comme il peut, entre deux hésitations comiques : il semble en effet qu’en outre, la manifestation n’ait pas été considérée comme mettant en danger la vie d’autrui au contraire d’autres fêtes clandestines, ce qui achève d’harmoniser les décisions prises sur ce sujet ces derniers jours.

Au delà des suites judiciaires de cette histoire ridicule qui, soyons-en certain, ne manquera pas d’alimenter encore quelques jours les autorités concernées, on peut tirer quelques enseignements intéressants des petits bruissements agités dans les médias grands publics tandis que la fête battait son plein.

Tout d’abord, force est de constater que le pouvoir n’est plus ce qu’il était et ne tient essentiellement que parce que l’individu seul continue d’y croire vaguement. Dès qu’un groupe suffisamment important de personnes se rassemble, l’autorité peut être bafouée sans craindre grand-chose.

Une société ne tenant que par un consensus global, transversal à tous les individus qui la composent, cette démonstration constitue un utile rappel que le pouvoir actuel ne peut continuer à imposer ses idioties liberticides que parce qu’il s’adresse à des individus indépendants mais qu’il est totalement incapable de gérer quelques centaines d’entre eux vaguement organisés. J’ai comme une idée que, dans les mois qui viennent, ceci pourrait s’avérer crucial.

Par ailleurs, la médiocrité des forces de l’ordre françaises (au sens large, incluant aussi bien la partie police et gendarmerie que la partie judiciaire ou préfectorale) est maintenant clairement apparente.

Sa hiérarchie est castatrophiquement nulle dans la gestion des équipes au jour le jour, dans leur répartition sur le territoire, dans la priorité donnée à certaines actions plutôt qu’à d’autres ou dans leur application variable de la loi. Le simple fait que Darmalin, le ministricule en charge de l’Intérieur français, se soit senti obligé d’intervenir en urgence pour un tel sujet donne une bonne mesure de l’incroyable fatuité des homoncules au pouvoir qui semblent trouver leur présence indispensable pour la gestion des faits divers de plus en plus navrants : ils ne servent à rien, mais le font bruyamment savoir.

En outre, la réaction de beaucoup trop de Français devant cette fête est très éclairante : pour ceux-là, il semble absolument inconcevable, honteux et même scandaleux qu’un petit nombre d’individus puissent ainsi faire la fête dans leur coin !

La pandémie ou l’hystérie qui roule dessus semblent devenues l’excuse rêvée pour l’éclosion en nombre de tous les pires petits kapos incapables d’empêcher l’expression de leur indispensable opinion sur le sujet, sur le mode « il faut le leur interdire, il faut les poursuivre, il faut les châtier », avec remise au goût du jour de certains sévices corporels en place publique, cela va de soi. Le pays semble maintenant regorger de ces armées de délateurs, de ces bataillons de moralisateurs de Prisunic, de ces cohortes malsaines de Jmemêledequoi dont l’unique but dans la vie semble se cristalliser sur les activités des autres et le jugement d’icelles à l’aune de leur compas moral déglingué.

Parallèlement, ces mêmes Français ne trouvent rien à redire sur le nombre décroissant de rames de métro ou de train dans lesquelles viendront s’agglutiner un nombre croissant de centaines de milliers d’individus. Tout juste peut-on imaginer que, s’il venait à la RATP l’idée saugrenue de pulser de la musique techno dans ses rames (les lumières clignotantes, les splifs magiques et les odeurs alternatives étant déjà en place), ces petits kapos baveraient aux lèvres en éructant leurs habituelles invectives devant cette nouvelle occurrence de fête clandestine, je présume.

Bref, entre d’un côté les forces de l’ordre qui font de plus en plus de la figuration et ce, tant que les masses en face y croient vaguement, et, de l’autre côté, ces médiocres Français ravis de voir s’installer miradors et fils barbelés autour de leur vie, la France sombre de plus en plus dans une ambiance malsaine où délation, anomie et jmenfoutisme assumés s’installent sans plus trouver de résistance.

Forcément, ça va bien se terminer.

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2021. Bon courage.

Par h16

Il y a tout juste un an, je vous souhaitais une joyeuse année 2020 et faisais le pari (audacieux et raté) que l’année serait, au moins à l’échelle planétaire, meilleure que l’année 2019, même si, pour la France, il semblait clair que l’année à venir serait parsemée d’embûches sociales, politiques et économiques.

C’était sans compter sur l’ardeur des différents gouvernements de la planète pour saboter durablement l’avenir de l’Humanité : à la faveur d’une pandémie dont on sait maintenant qu’elle aurait largement pu être gérée de façon classique, les « élites » au pouvoir se sont lancées dans une véritable course à la surenchère malsaine d’autoritarisme, sanitaire d’abord puis tout court ensuite. Cela s’est très clairement traduit par un appauvrissement rapide de millions d’individus qui sortaient pourtant de la misère et par une remise en question de la plupart des droits fondamentaux des individus partout sur la planète, y compris dans les endroits réputés les plus libéraux, le tout sous les applaudissements d’une foule largement manipulée médiatiquement pour être transie de peur.

Alors que les preuves de l’absolue inutilité du confinement s’accumulent maintenant partout, alors que les constats d’impuissance et de désorganisation grotesque des autorités publiques s’amoncellent où qu’on regarde, France en tête, l’année 2021 s’annonce déjà comme une déroute de l’intelligence : reconfinements compulsifs, logistique vaccinale à la ramasse, journalisme en mode Propagande Totale, autoritarisme de plus en plus assumé sur les solvables (et seulement ceux-là), faillites et nouvel album de Jul, rien ne nous sera épargné.

Au plan mondial, difficile de ne pas voir les tensions qui montent entre les grandes puissances américaines, russes et surtout chinoises ; échappera-t-on à un conflit majeur du côté de Taïwan ou en mer de Chine ? Saura-t-on éviter une nouvelle bulle navrante de Bergoglio ou, enfin frappé de lucidité, nous gratifiera-t-il de sa démission ? Devra-t-on en plus se taper des tremblements de terre, des nuées de criquets, des volcans en furie, une pluie d’astéroïdes, un débarquement d’extra-terrestres ou une tournée d’Aya Nakamura ?

Devant ce constat, il me semble donc assez délicat de vous souhaiter une bonne année 2021. Tout au plus puis-je souhaiter à chacun de mes lecteurs de faire des réserves de courage, d’humanité, de bonne humeur, de fuel domestique et de noisettes, on en aura besoin de façon significative tout au long de cette année (et les noisettes sont toujours utiles, sachez-le).

Je n’insisterai jamais assez sur la bonne santé qu’on peut conserver avec une alimentation adaptée et notamment des apports en vitamines et sels minéraux (notamment la D et le zinc actuellement), la bonne santé mentale avec une alimentation intellectuelle adaptée (fuyez la presse subventionnée et évitez les livres en tête de gondoles à la Fnac chaudement recommandés par Téléramasse), et l’hygiène de vie indispensable qui consiste à ne s’occuper que de ses affaires et pas celles des autres, activité qui semble pourtant se développer de plus en plus dans ce pays où délation et contrôle social sont maintenant en roue libre.

L’année 2021 promet d’être une de ces années qui marquera l’Histoire par ses rebondissements et ses inévitables tragédies humaines. Malgré tout, souhaitons quelques moments héroïques, humanistes et pourquoi pas, la sortie de la torpeur qui s’est répandue sur les peuples.

2021 s’annonce chargée. Prenez soin de vous et bon courage à tous.

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En finir une fois pour toutes avec 2020

Par h16

Bon, voilà, pour 2020, c’est fini sur ce blog : il y a un moment où il faut savoir dire stop.

Rendez-vous compte, m’ame Ginette : cette année n’a été qu’une longue succession d’âneries, de clowneries et de débilités de la part d’un gouvernement en roue libre. Il m’a véritablement été difficile de suivre tant le nombre d’imbécilité aura été élevé au cours de ces 12 mois de folie. Pire : je suis sûr que dans les quelques jours qui restent avant d’en finir avec cette année, on aura droit à encore quelques brouettées de déclarations idiotes de nos clowns à roulettes.

Explosion atomique clownesque

Comme je l’ai déjà expliqué dans un précédent billet, tout montre que l’année 2021 ne pourra pas être meilleure que 2020 : entre les gouvernements (pas seulement français) qui font absolument tout pour nous faire comprendre que les vaccins rigolos ne suffiront pas à lever les restrictions de mouvements et les totems sanitaires divers et variés, la situation économique catastrophique dans laquelle nous avons été poussés par leurs actions débiles et les tensions sociales qui s’accumulent, il semble hardi d’imaginer que des solutions décisives et efficaces seront proposées par la brochette d’incapables actuellement aux commandes.

Devant ce constat, il est donc grand temps de prendre quelques jours de repos qui serviront à observer ça de loin, au calme et à mettre de côté les indispensables noisettes qu’on pourra grignoter pendant que le monde s’effondre doucement sous nos yeux.

Comme le veut maintenant la tradition, je profite de ce petit billet pour vous remercier tous de vos lectures, commentaires, remarques et partages sur les réseaux sociaux. Si cela ne permet guère de faire avancer les idées de liberté et de responsabilité en France, au moins ces partages et cette belle activité m’encouragent à continuer. Et puis, se moquer des puissants est une activité sinon enrichissante, au moins divertissante, reconnaissons-le.

Je vous souhaite donc à tous un excellent Noël dans les meilleures conditions possibles ainsi qu’une année 2021 aussi bonne malgré les perspectives quelque peu tourmentées qui s’amoncellent.

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Un Exécutif vraiment trop positif !

Par h16

Il ne reste plus qu’une paire de semaines pour achever cette année 2020 fort pénible, mais ce n’est pas une raison pour échapper à quelques nouveaux rebondissements : on apprend soudainement qu’Emmanuel Macron, le chef de l’État d’urgence, aurait attrapé un petit virus.

Les tests divers et variés sont formels : le président de la République est positif bien au-delà de son caractère naturel puisqu’il a semble-t-il chopé le coronavirus.

Cette information est importante, mine de rien.

Il faut isoler l’exécutif. Vite

D’une part, officiellement contaminé, notre brave président va devoir s’isoler.

On frémit déjà à l’idée d’être privé de ses envolées lyriques pour le jour de l’an si jamais la maladie devait s’installer ou, pire encore, à l’image déplorable d’un président tousser comme un catarrheux en nous souhaitant une excellente année 2021 entre deux quintes pulsées au rythme de ses petits poumons maltraités.

On imagine déjà la vacance du pouvoir que cette absence entraînerait : le flot des décisions exécutives précises et bien pensées s’arrêterait alors net ; finies alors, les déclarations trépidantes d’une présidence effervescente ne renonçant jamais à une convention citoyenne artificielle, un référendum bidon pour amuser la galerie ou un aphorisme traversant la rue, les médias et le seuil de décence. L’angoisse d’un silence élyséen compact s’installerait, à peine rompu de petits « kof kof kof » souffreteux.

On se rassure cependant en se disant qu’avec les traitements modernes qui existent à présent ainsi que la poudre de perlimpinpin que notre frétillant président ne manquera pas de s’envoyer dans les naseaux, le silence salvateur sera de courte durée hélas.

Il reste néanmoins la question des contacts qui papillonnent sans arrêt autour du président : sans même chercher à savoir quel félon a bien pu lui refiler cette chtouille chinoise, force est de constater qu’il va falloir, maintenant, isoler aussi, en plus du chef de l’exécutif, le premier ministre, la cohorte d’inutiles froufroutants les entourant ainsi que Brigitte qui, compte-tenu de son âge, devra évidemment prendre des précautions supplémentaires et arrêter d’asperger des personnes fragiles avec ses miasmes. Qu’on se rassure : la bûche élyséenne sera découpée loin d’elle qui restera en cuisine, comme le préconisait récemment certaines autorités médicales.

Par principe de précaution, du reste inscrit dans la constitution et dont on sait que le Président s’attachera toujours à la respecter à la lettre (quitte, d’ailleurs, à lui en ajouter quelques paquets à coup de référendums plus ou moins bien troussés), il va donc falloir confiner notre gouvernement pour des raisons sanitaires, sur l’ensemble de la durée des fêtes de fin d’année.

Gageons que Jean Castex saura limiter ses interactions sociales au strict minimum et deviendra un exemple parfait pour le reste de la Nation qui ne manquera pas de le scruter attentivement pendant cette période. Après tout, lui et sa brochette de clowns ministres ont édicté des règles qu’on s’attend à les voir suivre avec scrupule.

L’arroseur arrosé

D’autre part, il est évident que le président a contracté le vilain virus dans ses activités précédentes. On comprend que la charge dont il est investi suppose justement pas mal de contacts et que la distanciation sociale ne soit pas toujours possible mais on ne peut s’empêcher de se demander comment il a bien pu

« Les ténors de LREM et du MoDem étaient réunis jusqu’à minuit et demi mercredi soir autour du chef de l’État, qui ne présentait alors aucun symptôme. »

Ah oui alors bon bref : apparemment, la règle des six personnes à table, c’est seulement pour la famille proche, la famille politique et apparenté ne rentrant pas dans la définition.

Il semble que le virus, dont on sait déjà qu’il est particulièrement pointilleux en termes d’horaires pour infecter ses victimes (jamais aux heures de pointe, seulement après 20h et avant 6h, typiquement), est aussi très ergoteur lorsqu’il s’agit des accointances : les quatre ou cinq membres de famille sont clairement des risques, les trente collègues de bureau, c’est moins sûr et les deux cents passagers de la rame de métro bondée, c’est clairement non.

Bref : le président a donc attrapé son virus sans qu’on puisse réellement déterminer ni où, ni quand.

Ni pourquoi, du reste, tant il est évident que tous les gestes barrières, distanciations sociales, petits plexiglas sanitaires et autres lavages de mains compulsifs ont été respectés, c’est très clair.

Se pose alors une question : ces gestes sont-ils les bons ? Si ce n’est pas le cas, on se demande pourquoi notre Mr. Propre élyséen s’emploie donc à en faire la publicité… Et s’ils sont si efficaces mais qu’il a, malgré tout, attrapé le virus, c’est bien qu’il ne les respectait pas, ce petit polisson qui n’a pourtant guère hésité à prodiguer des leçons à la terre entière, jusqu’au président Trump.

Voilà qui est étonnant pour un homme dont l’un des proches rappelait encore récemment à quel point il était important de faire attention et que si, malgré tout, on attrapait la maladie, c’est parce qu’on n’avait pas fait assez attention…

.@RichardFerrand : "Si on est malade c'est qu'on n'aura pas fait aussi attention que nécessaire(…)Nous devons être en grande vigilance(…). Ce n'est pas une question de faute, c'est une question de responsabilité" #le79Inter pic.twitter.com/XIRgsJyzJw

— France Inter (@franceinter) October 29, 2020

L’autre explication possible serait que ces gestes barrière plus ou moins grotesques ne servent à peu près à rien et que l’épidémie suit donc son cours inexorablement, à peine ralentie par les totems sanitaires imposés par un gouvernement maintenant en quarantaine.

Il reste qu’au bilan, cette péripétie gouvernementale permettra probablement à nos dirigeants de ne pas piocher dans le stock de vaccins – c’est commode : le vrai virus va les « vacciner » de fait – et va peut-être diminuer leur présence dans nos médias pendant une période où on va surtout avoir besoin de penser à autre chose que l’invraisemblable succession d’imbécilités et d’âneries qu’ils nous auront débitées tout au long de 2020 avec la constance et l’obstination que seuls les cuistres et les imbéciles déploient lorsqu’ils s’agitent niaisement à des postes importants.

Et puis parfois, un petit virus peut faire de gros dégâts. Rien qu’y penser, c’est un peu Noël avant l’heure.

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Techniques manipulatoires pour démocratie en déliquescence

Par h16

Comme le disait ce gros rigolo de Lénine (un gâte-sauce qui cassait beaucoup d’œufs sans parvenir à faire d’omelettes), « il y a des décennies où rien ne se passe et des semaines où des décennies se produisent »… Et cela a rarement été aussi vrai qu’en 2020.

Regardez donc : si, en 2019, certains sujets étaient considérés au mieux comme une anticipation hardie, au pire comme une lubie sans fondement, l’année 2020 aura profondément modifié la donne puisqu’ils semblent maintenant presque d’actualité.

Ainsi, le revenu universel n’est pas encore en place, mais force est de constater que tout au long de l’année, un nombre croissant de personnes ont littéralement été payées pour rester chez elles.

Ainsi, le traçage de plus en plus fin et systématique du citoyen, s’il était encore impensable il y a une douzaine de mois, est en train d’entrer dans les mœurs, quasiment sous les applaudissements du public apeuré.

Ainsi, il aurait semblé invraisemblable qu’en France soit instauré une autorisation de sortie de chez soi. Pas besoin d’élaborer, on sait maintenant ce qu’il faut faire pour avoir son auto-humiliation toujours avec soi.

Ainsi, la lente disparition de l’argent liquide a fait place à son évaporation quasi-complète. Le paiement est maintenant électronique et sans contact quasiment partout et tout le temps.

Ainsi, il aurait semblé invraisemblable qu’on impose un passeport médical ou un traçage médical et une vaccination obligatoire à tout adulte sur le territoire. Il faudrait être naïf à présent pour croire que ce qui était invraisemblable il y a 12 mois l’est encore maintenant et le sera encore dans 12 mois.

Or, s’il y a douze ou treize mois, vous aviez l’idée d’évoquer ceci, on vous aurait immédiatement catalogué de fou. Ou, plus gentiment, de complotiste. Or, tout le monde sait qu’on ne peut pas, on ne doit pas être complotiste tant il est évident que non seulement, les complots n’existent pas (ou sont si rares qu’on n’est pas prêts d’en voir hein, n’est-ce pas), et qu’en plus, ils sont souvent utilisés pour camoufler une mauvaise compréhension d’une réalité souvent aussi banale qu’évidente.

Mais de la même façon qu’il n’y a pas de conglomérat militaro-industriel ou que les industries pharmaceutiques ne se mettent pas des douzaines de politiciens et de médecins dans la poche à coups de chèques dodus, on sait aussi qu’il n’y a rien de plus efficace, surtout actuellement, que d’estampiller l’opposant de « complotiste » pour le faire taire.

Oh, bien sûr, en distribuant de cet anathème, on est à peu près certain de tomber juste un grand nombre de fois tant il est facile, par apophénie de plus en plus répandue, d’échafauder des théories fumeuses (avec ou sans reptiliens, Illuminatis et autres Nazis de la face cachée de la Lune) qui permettent d’expliquer, d’une façon généralement aussi tordue qu’élaborée, les événements souvent chaotiques de l’actualité.

Malheureusement, cette distribution généreuse d’épithètes rigolos tombe parfois mal et conduit à mettre dans le même panier tous ceux qui émettent des avis contraires à la doxa du moment, depuis ceux ayant des arguments censés et logique jusqu’aux pires illuminés, amalgamant alors les premiers avec les derniers dans un magnifique ad hominem argumentatif.

L’avantage d’un tel comportement est qu’il permet de rejeter tout effort d’argumentation puisque, tout le monde le sait, le complot n’existe pas et qu’il tient du délire (éventuellement psychiatrique). La liberté d’expression est sauve : on n’empêche pas le complotiste de parler, on ne s’occupe plus de lui du tout, et l’affaire est réglée.

Mieux encore : ceux qui veulent rester dans le camp des rationnels et qui veulent qu’on continue de les écouter feront alors absolument tout pour s’écarter le plus vivement possible des thèses que certains auront qualifiées de complotistes.

C’est pratique puisque le débat s’en trouve alors généreusement amputé, et la critique, même raisonnable, empoisonnée par ces soupçons, devient impossible à formuler.

Les exemples de ce comportement s’accumulent actuellement de façon inquiétante : il y a deux mois, s’inquiéter du contenu de l’ordinateur portable de Hunter Biden était clairement complotiste et relevait même d’une faute de goût doublée d’une évidente collusion avec les forces russes (apparemment toujours dans des coups fourrés).

Du reste, on ne pourra que constater que ce sont les mêmes médias qui distribuaient de l’anathème complotiste à ce sujet, qui sont largement revenus sur leurs positions actuellement, et qui continuent pourtant de nier la moindre irrégularité dans l’élection américaine, amalgamant avec fougue les plus ardents défenseurs de thèses farfelues avec ceux, plus raisonnables, qui doutent simplement du résultat de cette élection. À présent, douter de ces résultats, c’est à la fois être pro-Trump et être dans le gloubiboulga des gens fous, sans plus aucune nuance.

On observe exactement le même phénomène avec le professeur Raoult, qui aboutit à mettre dans le même paquet ceux qui sont pour une approche pragmatique (isoler, traiter, soigner, accompagner), recommandée par le médecin marseillais, et ceux qui sont anti-vax, anti-5G, etc.

Dans ces histoires, la presse semble prendre son rôle très à cœur et n’hésite pas à monter au créneau pour désigner ceux qui sont les complotistes, ces individus qui échafaudent des théories toujours plus fumeuses à base de rumeurs jamais vérifiées. D’autant moins vérifiées que les médias les ont qualifiées de théories du complot et ne veulent surtout pas enquêter de peur de leur donner du crédit…

À la fin, le doute n’est plus permis et il est même durement sanctionné : actuellement, la sanction est essentiellement sociale (par l’ostracisme notamment), mais on peut garantir que la loi s’en mêlera, éventuellement à la façon chinoise avec retraits de points sociaux ou autres sanctions plus ou moins mortifères.

Petit à petit se construit une société où il n’existe plus de demi-mesure, rendue impossible selon la rhétorique du « Pas avec moi donc contre moi » poussée à la fois par les réseaux sociaux et les médias traditionnels, qui polarisent de plus en plus violemment les individus et permettent à ceux qui, utilisant les passions et les sentiments de la foule, effacent toute utilisation raisonnable de la critique et manipulent les foules à qui mieux mieux.

De façon concrète, cela permet de dresser efficacement les individus les uns contre les autres et, en faisant monter les ressentiments, de faire oublier les points à la fois les plus raisonnables et les plus désagréables pour les personnes en responsabilité.

Ainsi, critiquer Trump devient impossible puisqu’on est alors un défenseur des fraudes électorales. Inversement, douter de la propreté des élections américaines revient à passer pour un indécrottable supporter de Trump. La nuance n’existe plus.

Ainsi, critiquer la gestion du gouvernement français dans sa lutte contre le coronavirus, c’est immédiatement se placer comme un égoïste, contre les soignants et contre « le merveilleux système de soin que tout le reste du monde nous envie (sans nous copier, sachons vivre). Dans cette optique, critiquer le confinement, c’est devenu totalement équivalent à vouloir la mort de milliers de personnes vulnérables. Toute gradation semble impossible.

Cette disparition de tout débat raisonnable est encore mieux illustrée par l’existence de films comme « Hold Up », ce bricolage improbable de faits avérés et de thèses farfelues ; en fait de « hold up », c’est bien celui du débat démocratique qui semble passé à la trappe : l’assemblée ne sert plus que de chambre d’enregistrement. Il n’y a plus aucune opposition.

S’il y a eu hold-up, c’est sur la capacité des uns et des autres à écouter un discours structuré et argumenté pour dénoncer les dérives, pour pointer les failles, pour tenter de trouver la vérité calmement. Les prises de décisions ne tenant plus compte des critiques (qui sont ainsi discrédités), il n’y pas de retour d’expérience applicable, et tout devra donc se faire de façon de plus en plus brouillonne et, malheureusement, de plus en plus autoritaire.

Cette polarisation qui monte les uns contre les autres est certes un moyen facile et surtout pratique pour continuer en coulisses à enfumer tout le monde, mais rend impossible l’obtention d’un consentement de qui que ce soit sur quoi que ce soit.

Le dialogue étant rompu, les tensions s’accumulent, les frustrations et le ressentiment aussi.

Ceci se traduit par une société occidentale de plus en plus tendue, fracturée et dans lesquelles des factions se cristallisent maintenant, prêtes à en découdre : à force de voir des complotistes partout et à force de tout faire pour ignorer les complots qui existent vraiment, on aboutit à une situation explosive qu’une grande majorité de Français perçoit indubitablement

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La CNIL condamne les cookies de Google et Amazon, mais pas le fichage gouvernemental

Par h16

Ah, enfin, on a trouvé en France un moyen de faire rendre gorge aux zabominables GAFA : toute la puissance de la Commission Nationale Informatique Et Liberté vient de s’abattre sur ces entreprises technologiques maléfiques !

Certes, l’information, pourtant d’importance, n’a pas bénéficié de toute la couverture médiatique qu’il aurait fallu. Il faut dire qu’elle s’insérait dans une actualité fort chargée dans laquelle on apprenait aussi que les vaccins arrivent, qu’on allait relâcher quelque peu le confinement histoire de laisser le cheptel se papouiller un peu en famille afin de mieux le culpabiliser arrivé Janvier et un peu plus discrètement, que Macron sous-entendait vaguement que la situation du pays ne permettrait probablement pas du tout la tenue d’élections présidentielles sereines en 2022.

Devant ces éléments lourds de conséquence qui excitent l’appétit journalistique, on comprend dès lors la discrétion de la presse devant la victoire pourtant décisive de la CNIL contre Amazon et Google.

Et quelle victoire ! Comme le décrit avec brio un superbe monument de journalisme paru sur le Figaro, « La CNIL reste en pointe sur les sanctions infligées aux GAFA en Europe » : apparemment, il y aurait comme une espèce de course continentale à la sanction, un championnat européen de l’amende et un véritable concours occidental de l’emmerdement technologique que la France se fait forte de gagner haut la main (comme, du reste, toute compétition dans laquelle il s’agit de distribuer de la misère et des vexations, où elle tient absolument à défendre son rang aussi âprement que possible).

Cette fois-ci, la CNIL a trouvé un bel angle d’attaque : Amazon et Google ont eu l’impudence de déposer des petits cookies (des petits fichiers de données) chez leurs utilisateurs leur permettant de conserver quelques données sur eux et, accessoirement, de les tracer dans leurs déplacements sur internet. Or, déposer ainsi des petits fichiers de données sans leur accord préalable, voyez-vous, c’est absolument interdit et ça fera 35 millions d’euros d’amende pour Amazon.fr et 100 millions d’euros d’amende pour Google.fr, signez en bas et vous pouvez payer par virement voici le RIB du Trésor public, le contribuable vous remercie.

Dans son jugement, la CNIL explique que les deux sites n’ont pas produit de bandeaux suffisamment clairs pour que l’internaute sache à quoi servent ces fichus cookies du Diable et la façon dont il peut les refuser, sapristipopette, ce qui justifie donc une amende bien poivrée, non mais.

Rassurez-vous : cette sanction financière ne vient pas seule puisqu’elle s’accompagne d’une mise en demeure pour ces deux sites de corriger leurs pratiques scandaleuses dans les trois mois.

Et alors que les petits euros de Google et d’Amazon vont donc se déplacer des comptes de ces grosses entreprises dodues vers les maigres caisses de l’Etat français, on entend déjà le soupir de satisfaction des institutions devant ces amendes. Pensez donc ! Il s’agit à ce jour de la plus forte amende prononcée par une autorité de protection des données en Europe, et c’est Français, ça, môssieur !

À présent, on ne pourra s’empêcher de s’interroger sur l’impact réel de cette sanction. D’une part, il ne faudrait pas oublier que les 135 millions d’euros que ces sociétés vont payer ne proviendront de nulle part ailleurs que de la poche de leurs clients, d’une façon ou d’une autre. La sanction financière d’une entreprise a sans doute un côté réjouissant pour certains (notamment ceux qui ne comprennent pas l’économie de base), mais comme elle ne concerne qu’assez rarement les avoirs directs des dirigeants et des actionnaires, l’impact en est toujours reporté sur le client, d’une façon ou d’une autre (et ce, jusqu’à la disparition de l’entreprise au besoin).

En outre, un autre impact ne semble pas avoir été pris en compte : puisqu’il est maintenant clair que ces entreprises vont devoir faire un effort supplémentaire assez substantiel pour expliquer à leurs clients qu’elles conservent des petits fichiers sur eux, on doit s’attendre à une nouvelle vague de bandeaux et autres affichages plus ou moins obstructifs de conditions générales d’utilisation sur ces sites puis tous ceux qui se sentiront concernés par ce récent jugement.

Or, si vous aimiez déjà tendrement la bordée de cases à cocher et autres fenêtres encombrantes concernant le RGPD, vous allez adorer la nouvelle mouture de messages de consentement compatibles avec la CNIL. Dans cette course au consentement européen et français, l’internaute va devenir un cliqueur compulsif sur le bouton « Je consens » ce qui a l’énorme avantage de décharger complètement les sociétés de toute responsabilité et, plus gênant, toute possibilité d’assainir les pratiques de navigation sur internet.

En somme, grâce au superbe travail frénétique des législateurs européens et français, ou bien l’internaute ne va plus nulle part, ou bien il coche « OK » mécaniquement sans plus aucune considération sur les données qu’il lâche alors au site visité : c’est l’exact opposé de ce qu’on cherchait à faire, à savoir protéger les données personnelles de l’internaute.

Mais au-delà de ces constatations à vrai dire fort embarrassantes pour nos législateurs compulsifs et si on se reconcentre sur la CNIL, on ne peut s’empêcher de noter aussi qu’elle n’a – semble-t-il – émis aucune sanction salée contre le fichage qui se met actuellement en place à l’échelle du pays avec l’application dédiée au traçage des contacts contaminés par le coronavirus. Il est vrai que la médiocrité de cette application met assez facilement l’utilisateur à l’abri de toute utilisation malencontreuse du produit, ce dernier ne tombant en marche qu’assez rarement.

Mais de la même façon, la CNIL ne semble pas trop s’émouvoir non plus des récents changements par décret sur les fichages de la population par la police et la gendarmerie, fichage qui s’étendent maintenant aux opinions politiques, syndicales, philosophiques et religieuses, ce qui, dans un pays harpant bruyamment sur ses droits de l’Homme et tout le tralala, devrait pourtant faire bondir.

Et en pratique, on ne pourra s’empêcher de noter l’asymétrie qui existe déjà entre le suivi de l’internaute par les sociétés commerciales et dont ce dernier peut se protéger assez facilement s’il le veut (depuis l’usage d’un navigateur respectueux à une pratique plus précautionneuse de navigation en passant par d’autres options offertes gratuitement ou commercialement), et le fichage maintenant systématique de l’État par absolument tous les moyens possibles, depuis le berceau jusqu’à la tombe.

La CNIL montre ici toute l’hypocrisie de son action : que fera-t-elle lorsque ce même État mettra en place un passeport médical obligatoire ? Où sera-t-elle lorsque l’État commencera à utiliser une forme ou l’autre de crédit social sur ses citoyens, à la mode chinoise ?

Rien.

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Confinement, couvre-feu, évaporation du régalien et merci Castex

Par h16

Jean Castex est le premier ministre de la France, et le pays traverse une phase difficile : des gens sont testés positifs. Alors Jean Castex prend la parole, à la télé, pour annoncer des trucs et des machins.

Le travail de Jean Castex n’est vraiment pas facile : pensez donc, il lui faut annoncer, une fois encore, que les garnements français ont encore fauté salement avec leurs mains pleines de doigts, leurs museaux sales et leur hygiène déplorable.

Alors Jean Castex doit manier de la sanction : comme il y a plein de cas positifs, le déconfinement du 15 décembre sera donc en mode « molto mollo ». On va assez peu déconfiner finalement en se contentant de renoncer (la mort dans l’âme, il faut bien le dire) aux petits cerfas d’auto-humiliation quotidienne, et on va simplement revenir au bon vieux couvre-feux tant il est vrai que le virus ne se déplace qu’à vélo, la nuit, de 20h à 6h.

Pour Jean Castex, le but est simple : il faut continuer d’emmerder les Français tout en modulant la dose de vexations ridicules pour ne pas déclencher immédiatement de mouvements violents. Il nous offre, sans vraiment le vouloir consciemment, une démonstration d’art subtil au travers d’une danse légère et délicate entre les différentes étapes de ce qui s’apparente à un châtiment psychologique subtil mélangeant isolement, humiliation, menaces ou contraintes idiotes et l’occasionnelle indulgence des « puissants » histoire de ménager un peu d’espoir.

De façon globale, retenez pour les prochains jours en France que si une activité vous procure du plaisir ou de la joie, c’est globalement interdit, dénonçable par les voisins et vous mènera à une amende bien poivrée. Il faut arrêter d’être positif, qu’on vous dit.

Et comme l’indique le Darmanin de l’Intérieur, vous pourrez compter sur un régalien à la hauteur par garantir que tout sera bien dans les clous : plus de 100.000 policiers et gendarmes seront ainsi mobilisés pour bien s’assurer que la bûche ne sera pas découpée en présence de plus de six personnes et que Mamie et Papy seront correctement calfeutrés dans la cuisine avec un bol d’eau et des croquettes.

C’est dit.

Cependant, peut-être est-il un peu tôt pour se réjouir dès à présent que le 31 décembre au soir ne marquera pas, cette année, les traditionnelles départs de feux festifs de voitures citadines. S’il y aura bel et bien plus de 100.000 gardiens de la paix à gambader joyeusement sur la lande française pour y pruner généreusement le badaud attardé, ne comptez pas trop sur eux pour prendre le risque insensé d’aller faire régner l’ordre et la loi dans les endroits où ils seraient nécessaires.

On peut par exemple raisonnablement parier que certains quartiers émotifs retrouveront leurs couleurs et leurs activités de fête dès que possible et probablement sans même attendre la fin du confinement et du couvre-feu (du reste, y a-t-il eu un jour de vrai confinement dans ces portions de territoire à la légalité créative ?).

Du reste, même en cette période de confinement parsemée des inévitables cerfas de mortification, il arrive que ces quartiers soient en proie à un festivisme plus pro-actif et volontaire que d’habitude, sans pour autant que les forces de l’ordre n’en soient réellement troublées. On apprend ainsi qu’à Sevran, charmante bourgade de l’enclave autonome de Seine-Saint-Denis, une trentaine de pères de famille ont dû se liguer en une sorte de milice improvisée pour repousser une bande de vendeurs de drogue bien décidés à venir pratiquer leurs trafics sous les fenêtres des lotissements familiaux.

Rassurez-vous : les forces de l’ordre, dûment alertées, ont amplement pesé le pour et le contre de toute intervention et ont prudemment décidé de laisser les événements suivre leur cours normal, en rappelant l’importance de bien se laver les mains, de se mettre un petit masque sur le groin et de conserver autant que possible une certaine distanciation sociale qui évite de se prendre des pains dans les dents.

De toute façon, il faut bien comprendre que ces mêmes forces de l’ordre sont actuellement fort occupées à calmer les ardeurs des randonneurs en forêt (qui encovident de vastes étendues arborées et menacent donc le prochain déconfinement et seront responsables de l’inévitable troisième, quatrième ou cinquième vague) et à violemment réprimer les fous du volant (qui frôlent le 83 km/h sur les routes départementales dans leurs Doblos surpuissants).

Que voulez-vous ma brave dame, on ne peut pas être partout, et ces valeureuses Forces de la répression automobile et du randonneur sans cerfa ne pourront donc pas assurer la sécurité de base pour la lycéenne Mila qui, ayant déclenché l’ire d’imbéciles faussement dévots, continuera donc de craindre pour sa vie dans des établissements qui, pleutrement, refuseront rapidement de l’accueillir.

Après tout, si l’école de la République offrait la sécurité, ça se saurait. Et si les établissements militaires avaient un quelconque rapport avec le pouvoir régalien, ça se saurait aussi, hein. Le milouf millésime 2020 est décidément bien tendre, sans doute pour s’accommoder à l’air du temps où la force est d’usage pour ceux qui ne posent aucun souci et s’évapore lorsqu’il s’agit de vraies racailles qu’il faudrait mater.

De toute façon, il faut bien comprendre que le régalien suit la même course que le reste : le gouvernement a surtout démontré son incroyable légèreté et sa capacité stupéfiante à sublimer ses responsabilités au sens chimique, i.e. les faire passer instantanément de solides à gazeuses. Bien que les prérogatives de l’État et de son gouvernement ne cessent d’augmenter (ce pour quoi il nous facture toujours plus cher), il semble que personne ne soit plus responsable de l’actuelle bérézina de la gestion de la crise sanitaire.

Il faut se rendre à l’évidence : les Français sont vexés, frustrés, appauvris et humiliés, mais ils ne sont plus du tout gouvernés.

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Liberté d’expression : des réseaux sociaux de plus en plus ambigus

Par h16

Parallèlement aux actuels événements politiques américains et comme je le relatais dans un précédent billet, il semble que la question de la neutralité des médias et des réseaux sociaux se pose avec une insistance croissante, tant aux États-Unis qu’ici, en Europe.

Certes, il serait facile de mettre les velléités de modifier la loi régulant les réseaux sociaux sur le dos d’un agacement certain de l’actuel occupant de la Maison Blanche américaine : la façon dont Twitter et Facebook décorent les déclarations du président Trump lorsqu’il évoque des fraudes électorales jouent certainement un rôle dans les appels maintenant répétés de ce dernier à vouloir revoir la « section 230 » du code américain.

Cette « section 230 » du « Communications Decency Act » a été introduite au début de l’essor d’Internet, en 1996, pour limiter les poursuites judiciaires des hébergeurs pour des contenus produits par des tiers. Cette section permet en substance à Facebook, YouTube, Twitter et des sites hébergeurs mais non éditeurs de contenu (comme le sont les médias traditionnels) de ne pas être tenus responsables des propos tenus par les utilisateurs, ce qui permet – sur le papier – de garantir une très grande liberté d’expression.

Si cette section 230 a largement permis à ces entreprises de se développer sans risque ainsi qu’offrir des plateformes d’expression libres, larges et ouvertes à un nombre énorme d’individus partout sur la planète, leur position en tant que contributeurs directs à la diffusion d’information ne leur a pas échappé, notamment leur capacité à moduler l’importance virale de certaines informations. Le rôle de Google est par exemple assez clair dans la faible diffusion des informations du Climategate en 2009 et 2010 et montre assez bien que pour ces grandes entreprises, cette prise de conscience de leur rôle essentiel pour « canaliser » les savoirs ne date pas d’hier.

En outre, à la suite de la victoire de Trump en 2016, il leur est apparu clair que leur prépondérance dans le « paysage informationnel » était à même d’influencer largement le destin politique des États dans lesquels elles opèrent. Partant de là, les efforts qu’elles ont déployés pour orienter les informations qui touchent réellement le grand public n’ont plus cessé et ces derniers mois ont amplement démontré leur puissance : il a par exemple été très difficile d’obtenir des informations et une couverture raisonnable et non-partisane de l’Obamagate (un scandale équivalent au Watergate).

De même, le traitement des découvertes du contenu de l’ancien ordinateur de Hunter Biden quelques mois avant les élections aurait dû faire la une des journaux mais le travail de sape de Twitter et de Facebook auront considérablement ralenti toute sortie d’information qui aurait pourtant considérablement gêné la candidature de Joe Biden.

Enfin, le traitement actuel des allégations de fraude lors de l’élection américaine donne là encore une idée de l’impact de ces plateformes qui font tout ce qu’il est possible de faire pour orienter l’opinion de leurs utilisateurs.

Ici, on objectera à raison que ces plateformes, privées, ont toute latitude pour organiser les contenus qui y sont placés et ce d’autant que cette fameuse section 230 leur en donne le droit. Un souci se pose cependant lorsque les actions entreprises par ces plateformes dépassent largement le cadre prévu au départ : alors que Twitter, par exemple, se voulait à ses débuts comme l’aile la plus radicale du parti de la liberté d’expression (« the free speech wing of the free speech party » selon les termes du responsable de Twitter au Royaume-Uni), la disparition de certains tweets émanant de personnages officiels, l’affichage d’avertissements sur d’autres, le blocage unilatéral d’utilisateurs n’ayant pas clairement enfreint les règles d’utilisation, tout ceci participe d’une lourde suspicion de biais ou d’orientation de ces plateformes.

Ce n’est ni inattendu, ni à proprement parler incompatible avec leur nature privée.

En revanche, cette édition de plus en plus systématique des contenus selon des normes de plus en plus floues et arbitraires fait cependant glisser ces plateformes de simples hébergeurs à éditeurs de contenu, ce qui modifie substantiellement leur perception en terme de droit ; il apparaît qu’on est passé, tant sur Twitter que Facebook ou ailleurs, du règne de la libre expression, où n’était supprimé que ce qui est illégal, au filtrage plus ou moins actif de ce qui est choquant puis simplement de ce qui heurte les sentiments voire la simple idéologie de telle ou telle communauté, sans que les règles d’usage officielles permettent de préciser exactement ce qui est finalement autorisé ou non.

Ainsi, on se demande exactement pourquoi Twitter ou Facebook empêchent le partage d’une information (comme ce fut le cas pour l’article du New York Post sur Hunter Biden), ou pourquoi Google et Youtube en diminuent l’exposition si cette information n’enfreint aucune loi ni même leurs conditions générales d’utilisation.

Tout se passe en somme comme si ces entreprises américaines bénéficiaient d’un privilège assez extraordinaire puisqu’elle peuvent utiliser cette fameuse « section 230 » pour choisir de laisser un contenu diffamatoire ou violent (au motif qu’elles ne sont que pourvoyeur de contenu, et non éditrices), et peuvent aussi utiliser cette même « section 230 » pour justifier l’édition ou la suppression de contenu (au motif que le premier amendement constitutionnel américain ne s’applique pas à elles). Pile je gagne, face tu perds.

Au niveau européen, les lois étant un peu différentes, leur application diffère pour ces entreprises mais le résultat reste globalement le même ; ces entreprises ont maintenant passé la frontière poreuse entre le simple hébergement de contenu et celui de son édition et de sa curation active, ce qui donne lieu à des interrogations légales et éthiques : comment gérer la liberté d’expression et les limites que ces entreprises imposent, avec un sens parfois étrange de l’esprit de la loi ?

Il va de soi que, sur le strict plan libéral, l’attitude actuelle de ces plateformes ne devrait pas être le prétexte ni pour réduire encore la liberté d’expression (et abonder dans le sens de ces entreprises d’une modération de plus en plus drastique de tout propos vaguement irritant) ni dans la recherche active d’un moyen de briser leur quasi-monopole : en pratique, Twitter, Facebook et les autres creusent actuellement leur tombe à chaque billet censuré, chaque utilisateur banni pour des raisons futiles, un humour corrosif ou l’infraction à des règles communautaires de plus en plus farfelues et idéologiquement teintées.

Avec leur modération active idéologiquement orientée, ces plateformes finissent par nourrir des communautés de plus en plus agressives voire toxiques au sein desquelles la liberté d’expression disparaît et les opinions se polarisent très vite, ce qui est à peu près l’opposé de ce que recherchent les utilisateurs moyens qui en viennent, petit-à-petit, à explorer des alternatives dont le nombre ne cesse de croître pour répondre aux nouvelles demandes : MeWe, Parler, Gab, VK, Minds, Bitchute, Odyssey, Rumble, …

Ce qui n’empêchera pas les autorités (américaines ici, mais bientôt européennes, on peut prendre le pari) de s’intéresser de près à leur modus operandi. Pour le moment, des rumeurs évoquent l’association de 40 États américains pour poursuivre Facebook en justice pour pratiques anticoncurrentielles, pendant que le Département américain de la justice entend poursuivre l’entreprise pour discriminations à l’embauche.

Il semble maintenant clair que les actions de ces plateformes n’ont plus rien de neutre, tout comme il semble aussi clair que les législateurs, partout, comprennent les dérives qui se sont mises en place sous leur nez. Mais voilà : l’État n’aime pas la concurrence, jamais.

En allant sur le terrain glissant de la manipulation des foules, dans l’orientation des idéologies et dans la propagande politique, ces entreprises ont pris le risque d’attirer sur elles le pouvoir de coercition des États. À présent, la seule question qui vaille est de savoir si ceux-ci sauront résister à la tentation d’utiliser les moyens mis en œuvre par ces plateformes pour leurs propres desseins.

Je ne suis pas trop optimiste. Il est probablement déjà trop tard.

facebook : CIA way to let them spy on you

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Youpi les vaccins arrivent !

Par h16

Aaaaah, enfin ! La France vient d’ajouter un ustensile indispensable à sa boîte à outils pourtant déjà fort pourvue : avec Alain Fischer, nous voilà à présent dotés d’un M. Vaccin ! Il était vraiment temps !

Pensez-donc : tous les autres pays ont déjà amplement discuté des prochaines phases de la crise, et dans celles-ci, l’étape « obtention d’un vaccin » puis « distribution du vaccin » est clairement la suivante dans le plan de route, ce qui impose logiquement une pléthore d’organismes en charge, qu’on qualifiera de « responsables » (même si toute notion de responsabilité s’est déjà totalement évaporée du gouvernement depuis des années).

Et comme on va picouser du Français par trouzaine, il fallait donc absolument nommer une tête bien faite, bien pleine et bien sympathique pour servir de point focal dans les prochains points-presse, communiqués et autres conférences qui ne manqueront pas d’émailler la petite vie sanitaire des Français pour les prochaines semaines.

Or, ça tombe bien : le joyeux gagnant du poste officiel, un certain Alain Fischer, est vraisemblablement compétent et semble même avoir été choisi après mûre réflexion par les instances les plus hautes de notre élite gouvernementale, ce qui n’est vraiment pas peu dire vu l’historique de leurs performances passées.

Et, après deux confinements et quelques couvre-feux, voilà la grosse machine de l’État en marche, sur la base d’une idée simple : on va avoir plein de vaccins conservés dans des gros frigos (qu’on va trouver, ne vous inquiétez pas – et c’est pas cher puisque c’est l’État qui paye), puis on va ensuite distribuer comme des allocations de la dosette vaccinale à chaque Français volontaire et, après un temps indéterminé, plus ou moins long, beaucoup d’entre eux seront vaccinés et tout ira mieux.

Après quoi, on retournera à notre petite vie tranquille du Monde d’Après écologique et syntonisé avec Gaïa, dans laquelle la moitié des commerçants, des artisans et des indépendants sont en faillite, un tiers des Français touche des aides sociales et un quart est au chômage à la recherche d’un poste dans l’un des nombreux secteurs sinistrés.

Enfin en principe.

Parce que lorsqu’on épluche les détails, et notamment lorsqu’on les demande au Dr. Fischer, c’est un peu plus compliqué que ça : rappelant que nous n’avions pour le moment que de lénifiants communiqués de presse des laboratoires (et non de vraies études et résultats), on devait procéder avec précaution d’autant qu’on ne connait toujours pas l’impact de ces vaccins sur les personnes les plus fragiles (celles auxquelles on le destine pourtant en premier lieu). Si l’on ajoute qu’on ne sait pas non plus si le vaccin est efficace pour empêcher la transmission du virus, on aboutit à la conclusion – toujours aussi calme et pondérée – qu’on n’a finalement aucune idée de ce que vaut cette annonce, le vaccin et la campagne de vaccination planifiée.

C’est tout à fait rassurant.

Cependant, sans même présager de l’efficacité du vaccin en question, une chose semble certaine dans cet océan de flou et d’approximations scientifico-journalistiques : comme à son habitude, la communication gouvernementale va être au taquet pour surpasser les sommets déjà élevés qu’elle a atteints lors des phases précédentes de la crise. Comprenant ainsi qu’imposer d’emblée le vaccin pourrait être mal perçu, le chef de l’État a ainsi déclaré :

« Il ne s’agira pas d’une stratégie de vaccination obligatoire mais d’une stratégie de conviction et de transparence »

On peut donc s’attendre à une nouvelle tempête de messages confus et contradictoires, dont certains, rédigés en « français appauvri simplifié », seront destinés à faire de la propag pédagogie en prenant les Français pour de petits mammifères en bas-âge, intellectuellement amoindris.

Cette stratégie, redoutable de pertinence, a amplement démontré son efficacité lors de l’épisode « Des Masques Pour Presque Tous » de la saison 1, et de façon encore plus flagrante lors de l’épisode « Testons Tous Azimuts et Mon Chat Aussi » de la saison 2.

Certes, certes, on peut se rassurer pour le moment en pointant que le gouvernement affiche ne pas vouloir rendre l’opération obligatoire… Ce qui ne veut rien dire puisque, chafouin, il peut aussi choisir de rendre l’absence de vaccination si pénalisante qu’il rend l’injection de facto impossible à refuser.

Quoi qu’il en soit, l’océan d’incertitudes qui s’ouvre maintenant impose la plus grande prudence, d’autant que, parallèlement, on sent déjà les précautions (oratoires et logistiques) du gouvernement pour préparer le terrain à un troisième confinement : les fêtes et les rassemblements familiaux qui les entourent serviront de prétexte pour justifier une nouvelle vague, encore plus bricolée que la seconde, et conserver ainsi un verrou sur toute velléité de la population de reprendre enfin le cours normal de ses activités.

C’est attendu : d’une part, il ne faudrait surtout pas laisser se perdre une telle crise et d’autre part, il faudra continuer à tout faire pour éviter que les Français se rendent compte de l’incompétence abyssale du gouvernement et qu’ils en viennent à se rassembler pour réclamer enfin un État limité, contraint à ses strictes prérogatives régaliennes.

Imaginer qu’on puisse laisser la bride au peuple pour ainsi se rassembler et réclamer enfin un retour de l’ordre et du raisonnable dans le pays, ce serait prendre de gros risques pour nos gouvernants qui ont, on le sait, le cou fragile. Dès lors, on peut garantir que de telles manifestations seraient immédiatement réprimées avec force pour des motifs évidemment sanitaires (« On vous éborgne pour vous éviter de mourir du Covid, voyons, ne râlez pas ! »). Tout le monde sait que les seules exactions permises sont celles des brochettes de brindilles gauchistes qui, au moins, respectent les distanciations socialistes et les gestes barricade.

Bref : tout se met gentiment en place, avec la même méthode finement calibrée, la même précision diabolique, le même soin que les précédentes phases. Il y aura des petites picouses, des incitations, quelques amendes tout de même, et tout ira bien, dans trois mois. Ou six. Ou plus.

Mais à tout hasard, tenez-vous prêts.

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Envisageons des mesures restrictives sur les âneries du gouvernement

Par h16

Avec les sapins (maintenant autorisés – sans les boules !) et l’hiver, arrive naturellement la neige sur les pentes montagneuses de notre beau pays. Et qui dit neige et pentes dit sports d’hiver. Et là, Emmanuel de l’Élysée passe la tête et dit « Oh là, pas si vite les enfants ! »…

Oui, vous l’avez compris : le méchant virus rôde encore dans nos contrées, ce qui apparemment justifie amplement que le Président de la République envisage de fermes mesures restrictives et dissuasives (et vexatoires aussi peut-être) contre les mauvais Français qui s’aventureraient à vouloir skier à l’étranger à Noël cette année.

Il faut dire que les stations françaises, bien qu’ouvertes, n’ont pas eu le droit de faire fonctionner leurs remontées mécaniques parce que – le Haut Conseil Scientifique Pour l’Étude Du Méchant Virus est formel – le virus aime tout particulièrement traîner sur les télésièges et les tire-fesses pour attendre ses prochaines victimes.

Certains Français, chafouins, ont donc décidé d’aller s’envirusser les naseaux dans les pays alentours, au mépris de la distanciation-barrière et des gestes sociaux.

Dès lors, le chef de l’État et le Premier ministre ont mis en commun la puissance peu commune de leurs cerveaux pour expliquer qu’afin d’«empêcher les Français d’aller se contaminer dans les stations de ski des pays limitrophes comme la Suisse ou l’Espagne, qui gardent leurs stations de ski ouvertes, on va instaurer une quarantaine avec des contrôles aléatoires à la frontière».

Voilà, c’est dit et pas de quoi s’exciter, hein : le gouvernement français réfléchit donc officiellement à mettre en place de solides frontières qui filtreront les méchants Français tentant de rentrer au pays (en espérant qu’ils ne se déguisent pas en réfugiés ce qui ruinerait tous ces efforts).

Logiquement, après avoir fermement règlementé les sorties de chez soi à coups de petits cerfas diaboliquement bien conçus et pas du tout humiliants, l’étape d’après consistera à empêcher les gens de quitter le pays ce qui leur évitera la douloureuse surprise de ne plus pouvoir revenir. À ce moment, les frontières seront correctement étanches, au moins dans le sens des sorties (l’étanchéité restant toujours aussi hypothétique dans le sens des entrées).

En somme, tout se passe comme si les Français qui génèrent de la richesse et payent leurs impôts devaient continuer à le faire tout en perdant de plus en plus vite chacun des « avantages », produits et services que ces taxes, ponctions, accises et impôts financent. Apparemment, malgré un secteur public qui représente 64% de la richesse nationale, un record mondial d’imposition et 1300 agences qui dépendent de l’État, les Français n’ont pas le droit d’aller skier à l’étranger afin d’éviter l’engorgement d’hôpitaux gérés n’importe comment et en déficit abyssal de finances, de personnels et de matériels.

L’adéquation entre le problème (un système de santé public à genoux) et la solution (interdire les remontées mécaniques et humilier les Français qui vont à l’étranger) sera laissée à l’appréciation des citoyens même si on ne pourra s’empêcher de trouver un petit parfum de RDA à tout ça.

D’ailleurs – et ce n’est pas une coïncidence – François Ruffin (l’un des paléocommunistes de LFI) est tout à fait syntonisé avec cette idée du siècle précédent, ce qui démontre encore une fois que la liberté d’aller et venir est profondément exécrable aux collectivistes en ce qu’elle permet de fuir leur joug.

.@francois_ruffin : "Je suis favorable aux retour des frontières, sur capitaux, marchandises et personnes, y compris pour les européens du Nord. Il faut poser des limites à la circulation tous azimuts des personnes." #le79Inter pic.twitter.com/i2vZGa47E8

— France Inter (@franceinter) December 2, 2020

Bien évidemment, pour l’homme raisonnable, ces idées gouvernementales sont parfaitement iniques, probablement anticonstitutionnelles et tout à fait disproportionnées compte tenu du risque qui existe encore concernant la maladie.

Et ce d’autant plus – on ne va pas se mentir – qu’on sait déjà tous qu’après les fêtes, ce seront ces vilains skieurs et autres voyageurs de Noël qui deviendront les boucs-émissaires pratiques de la troisième vague (aussi illusoire soit-elle) et du troisième confinement que nos petits Marquis du Cerfa Républicain meurent d’envie de nous imposer et dont on sent que les préparatifs sont déjà dans les cartons, prêts à sortir début janvier sous les hourrah de cette foule de Français trop heureux de rester douillettement chez eux à glandouiller.

Ceci posé, on ne peut s’empêcher de noter que ces polémiques et le temps passé à réfléchir à ces abrutissantes âneries liberticides représentent autant de temps qui n’a pas été passé à mobiliser le gouvernement et toute son obèse administration pour résoudre LE problème, celui qui devait normalement consumer d’ardeur nos ministres et le freluquet histrionique de l’Élysée depuis la vague de mars-avril, à savoir augmenter les capacités de nos établissements publics de soin, tant en matériels qu’en personnels.

Cette question semble avoir été oubliée depuis plusieurs semaines, à mesure que la vague, en réalité habituelle en cette période, se résorbe comme prévu.

Eh oui : les hôpitaux débordés ne sont plus tellement d’actualité.

Apparemment, on mobilise beaucoup plus nos parlementaires pour réglementer le porno et les petites manies des jeunes ; on mobilise le gouvernement et les deux chambres pour tenter de limiter l’enregistrement vidéo des policiers même si ce n’est pas vraiment ça qui leur rend la vie impossible ; on fait même plancher nos ministres et nos administrations sur l’idée invraisemblable (mais qui va se concrétiser inévitablement – plus c’est con, plus c’est bon) de faire racheter par Bercy tous les invendus de nos commerces après les fêtes, pour achever la collectivisation à marche forcée de tout le pays…

En revanche, il semble se trouver beaucoup moins de volontaires et les plateaux télés ou radios se dépeuplent dès qu’il s’agit de résoudre le problème concret posé par un système de santé à la ramasse et une couverture sociale devenue aussi inégalitaire qu’illisible en plus d’être en faillite. Personne ne semble se lever pour expliquer la létalité du corsetage actuel de l’ensemble du système de soins français, depuis la bureaucratisation des hôpitaux maintenant métastasée au dernier niveau jusqu’au numerus clausus mortifère en passant par l’enfouissement des bonnes volontés médicales dans les procédures et les cerfas républicains…

Pire : si quelques uns de nos vigilants clowns à roulettes gouvernementaux se sont vaguement inquiétés des conséquences économiques des confinements et autres couvre-feux (et ce malgré le niveau abyssal des finances publiques), personne ne s’est réellement alarmé de l’impact maintenant gravissime sur le plan psychologique, sanitaire ou social de ces mêmes assignations à résidence de toute la population.

Ainsi, les vagues de divorces, de suicides, de dépressions, d’accidents du travail ou domestiques qui vont déferler sur la France dans les prochaines semaines ne semblent inquiéter ni Macron, ni Castex, ni les petits polichinelles colorés qui défilent devant les micros mous de journalistes au mieux anesthésiés ou, au pire, en pâmoison. Mais pour aller poster des pandores à quelques points frontaliers pour verbaliser de la famille lambda en goguette, là, ça se précipite.

Il serait plus que temps d’envisager sérieusement des mesures restrictives sur les âneries du gouvernement.

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Et maintenant, le CSA va bloquer le porno aux mineurs !

Par h16

En 2018 et suite à une enquête totalement neutre et ficelée avec un art consommé de la recommandation musclée, nos parlementaires se penchaient (ENFIN !) sur l’impérieuse question des addictions des jeunes et comment (ENFIN !) les en écarter : alcool, drogue, cigarette, et même pornographique, il était (ENFIN !) temps d’agir.

En juin de cette année, le projet est présenté et la loi votée : alors que la plupart des Français se déconfinent gentiment en tentant d’oublier les douloureuses amendes pour oubli de cerfa autosigné, le pays, piloté de main de maître par une phalange de redoutables génies multidimensionnels, est maintenant largement débarrassé de ses plaies économiques et sociales, et les parlementaires peuvent donc mettre en commun leur considérable turbo-intelligence pour formuler une solide proposition de loi dont l’objet porte sur les violences conjugales. Et donc paf sites pornos, évidemment : l’amendement (un tout petit peu cavalier législatif) de l’époque, voté en juillet, permet de bloquer l’accès de ces sites aux mineurs au travers d’un filtrage qu’on imagine déjà aussi bien foutu qu’efficace, avec blocage d’accès des sites récalcitrants à la clé, non mais alors.

Et voilà donc que trois associations viennent de saisir le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel ) pour obtenir le blocage de huit sites pornographiques, puisque, selon elles, ils ne comportent pas les mesures indispensables de filtrage pour en restreindre l’accès aux seuls majeurs.

Pour ces associations et pour nos parlementaires, c’est très simple : comme la loi impose ce filtre, pif, paf, pouf, il suffit de mettre un filtre, et pif, paf, pouf, l’internaute sera filtré. L’internet, les subtilités techniques et les réseaux informatiques, pour ces gens, pif, paf, pouf, ça n’existe pas vraiment et tout est résolument plus simple que la réalité de terrain.

Et en tout cas, tout le monde semble persuadé que si le CSA y met un peu de bonne volonté, les sites désignés auront 15 jours pour se mettre en conformité (fastoche). Et s’ils ne le font pas, ils pourraient voir leur accès bloqué sur décision de justice (encore plus fastoche).

Oui, vraiment fastoche : se mettre en conformité ne sera probablement envisagé que pour les sites français. Les autres ne s’inquiéteront pas trop des gesticulations de l’autorité française. Ensuite, quinze jours pour construire une vérification de majorité promet quelques moments croustillants : devra-t-on enregistrer une carte de crédit pour surfer sur le site coquin ? S’agira-t-il plutôt d’un document officiel ?

Entre les fausses cartes disponibles à foison sur internet, la réticence naturelle des internautes à laisser leurs coordonnées bancaires, la facilité de présenter une carte d’identité bidon à une entreprise qui n’aura en réalité aucun moyen d’en vérifier la véracité effective, tout ceci n’aura qu’un effet : déplacer à l’étranger les sites encore hébergés dans l’hexagone, point. Le reste ne sera qu’une vaste blague.

Du côté des internautes, l’obtention d’un logiciel permettant de les localiser hors de France (via un VPN par exemple) étant à la fois triviale et même parfois gratuite, on comprend rapidement que ceci sera très rapidement contourné.

Quant à bloquer les accès sur décision de justice, c’est une aimable blague : si le site est étranger, il restera toujours disponible. Si le site est français, le nom de domaine et la localisation peuvent être changés de façon très rapide (quelques jours à quelques heures voire quelques minutes pour les plus préparés). C’est aussi grotesque qu’inefficace et inapproprié.

Du reste, tout ceci est parfaitement en ligne avec ce qui a déjà été tenté, et qui a déjà amplement foiré dans d’autres pays. Ainsi, l’Islande a du abandonner en 2013 l’idée d’interdire la pornographie en ligne. En Inde c’est en 2015 et après avoir tenté de bloquer plus de 800 sites que les autorités ont été obligées de faire marche arrière.

La dernière tentative en date fut en Angleterre et les Anglais ont depuis amplement renoncé à ce projet idiot : évoquées en 2015 puis mises en places à partir de 2017, les restrictions ont été rapidement abandonnées en 2018 devant les difficultés techniques et les effets de bords nombreux et indésirables.

Autrement dit, tout indique que la réaction des autorités va aboutir à un magnifique fiasco qui se terminera, dans le meilleur des cas, en jus de boudin inopérant auquel on devra mettre fin sans tambour ni trompette dans quelques mois ou, dans le cas le plus probable, qu’on verra s’agiter de nombreuses années, au frais du contribuable, ces associations et cette institution pour faire appliquer une loi mal boutiquée écrite par des incultes techno-challengés, le tout, en pure perte.

Comme d’habitude en République du Bisounoursland, on cherche à tous prix à résoudre un problème sociétal, du ressort de la responsabilité individuelle (ici, clairement parentale) par un artifice technique. De surcroît, la solution technique proposée n’en est pas une tant elle est à la fois incompatible avec l’existant et fait fi des capacités techniques moyennes disponibles à l’internaute moyen, surtout lorsqu’il est jeune, inventif et jamais en retard pour contourner lois et règlements. En fait, tout ceci donnera à ces jeunes l’occasion de tester de nouveaux produits techniques de contournement, ce qui – au passage – incitera les fournisseurs de ces logiciels à encore plus de convivialité et à s’adapter directement à un nouveau segment de marché.

Et pendant que ces jeunes apprendront à contourner les censures et interdictions gouvernementales (ce qui est finalement un simple entraînement à ce qu’ils devront faire pour survivre dans l’enfer liberticide qui se met en place dans ce pays, loi idiote après loi débile), les législateurs, toujours aussi obtus, continueront à la fois de s’interroger sur l’inefficacité de leurs mesures et d’ignorer à peu près tout du fonctionnement réel de la société, l’internet n’étant ici que la partie la plus visible de leurs lacunes.

Refusant de renvoyer ces associations et les parents à leurs tâches essentielles de formation, de prévention, d’accompagnement des progénitures, refusant en fait de responsabiliser ces parents en reportant la charge de la vérification des contenus consultés aux entreprises fournisseuses, nos brochettes de parlementaires démontrent encore une fois pourquoi ce pays s’enfonce : comme il n’y a plus de responsabilité, il n’y a plus de liberté.

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Rebondissements américains

Par h16

Je l’avais noté le 9 novembre dernier : l’élection présidentielle américaine s’acheminait alors vers une bataille juridique. Et ces derniers jours, les rebondissements se sont succédé à ce sujet…

Et alors que le mois de novembre touche à sa fin, le résultat de l’élection n’est toujours pas clair. Bien sûr, les médias, outrageusement favorables à Joe Biden des deux côtés de l’Atlantique, l’ont largement déclaré vainqueur, laissant même l’équipe de campagne du candidat démocrate créer de toute pièce un « bureau du président-élu » dont l’apparence d’officialité et de sérieux est, on ne peut en douter, un gage de la solidité tant des médias que de sa victoire certaine après les décomptes de voix, puis les recours en justice, puis le vote des grands électeurs du 14 décembre prochain qui, rappelons-le, est la seule étape permettant vraiment de lui conférer le titre qu’il brigue actuellement.

Cependant, les allégations de fraudes de l’équipe Trump ne se sont pas envolées et plusieurs phénomènes se développent actuellement autour de ces recours judiciaires qui ne manqueront pas d’inquiéter l’observateur extérieur.

Ces allégations de fraudes, jusqu’à présent essentiellement médiatiques, ont pris une autre tournure à mesure que les dépôts de plaintes circonstanciées et les témoignages en direct se sont accumulés.

C’est ainsi que l’avocat de Trump, Rudy Giuliani, a présenté le 25 novembre dernier ses témoins lors d’une audition devant des parlementaires de Pennsylvanie. On pourra en découvrir la vidéo intégrale ci-dessous.

De façon intéressante, les médias habituels ont peu évoqué l’affaire, citant l’opération dans de rares articles relativement peu détaillés (à tel point qu’en France, les intéressés pourront se brosser pour avoir une recension de ce qui s’est dit à Gettysburg cet après-midi là).

Pourtant, des éléments et des témoignages déterminants ont été apportés qui modifient de façon substantielle les arguments présentés par les médias jusqu’à présent : d’une part et contrairement à ce qui était dit jusqu’à présent, les éléments de fraude présentés seraient suffisants à faire basculer l’élection. D’autre part, il y aurait bel et bien plusieurs opportunités pour frauder dans différents cas. Enfin, l’organisation d’une telle fraude entraînerait une masse de témoignages tant il serait difficile de tout camoufler, ce qui est le cas au vu du nombre de dépôts sous serments que les équipes de Trump semblent avoir rassemblés.

S’il est évidemment trop tôt pour évaluer la pertinence de ces témoignages et des éléments fournis, et si rien ne présage de ce qu’en pensera la justice, le discours « il n’y a aucun élément » ne tient plus et il semble donc assez probable que cette élection, comme celle de 2000 du reste, se jouera plus dans un tribunal que dans des bureaux de vote…

Parallèlement, l’avocate Sidney Powell, représentant le peuple américain et non la campagne de Trump, a poursuivi un autre angle d’attaque puisqu’elle tient à démontrer que les matériels informatiques employés pour compter les votes ont été piratés ou manipulés à dessein.

Elle a pour cela déjà déposé deux plaintes, une contre l’État de Georgie et une autre contre l’État du Michigan. Ces deux documents ont, pour le moment, surtout déclenché l’intérêt des médias pour leurs fautes de frappe et non pour leur contenu et pour les pièces attachées qui devraient pourtant, dans un monde normal, déclencher comme pour l’audition de Giuliani un minimum d’intérêt.

Ainsi, le détail de l’analyse de la topologie du réseau de Dominion Voting System, en charge des machines de vote et de comptage des bulletins, réalisée par un cyber-spécialiste, ne semble déclencher qu’un petit bâillement gêné des médias. Malgré tout et comme pour l’ordinateur portable de Hunter Biden largement ignoré par cette même presse, les allégations qui en suintent mériteraient plus qu’un haussement d’épaule : manipulation potentielle (et facile) des votes, serveurs en dehors des États-Unis (ce qui violeraient les lois fédérales américaines actuellement en vigueur), liens plus ou moins clairs avec des puissances étrangères, tout est là normalement pour exciter l’appétit des petits Albert Londres médiatiques.

Eh bien non. Pas plus que les taux de participation farfelus (de plus de 100% jusqu’à plus de 700%) dans certains comtés du Michigan dont il est fait mention dans une autre déposition sous serment.

Ces allégations sont peut-être fausses ou farfelues mais l’enjeu mériterait, a priori, un peu plus d’intérêt, ne serait-ce que pour les démonter.

Il n’en est rien et, comme je le notais plus haut, c’est le même traitement médiatique minimaliste voire biaisé que pour les aventures de Hunter Biden et son ordinateur portable pendant les dernières semaines de la campagne électorale. On retrouve même une partie des tropismes d’alors sur les réseaux sociaux concernant ces plaintes, ces vidéos et ces allégations : Twitter s’empresse ainsi d’ajouter des messages d’alerte pour prévenir que tel ou tel lien, tel ou tel tweet pourrait contenir des informations dangereuses ou sujettes à débat, et Facebook encadre systématiquement ces éléments d’alertes lorsqu’ils sont partagés.

Autrement dit, l’utilisateur neutre qui cherche à obtenir une information aussi large que possible, de préférence présentant les points de vue argumentés des deux côtés (ici, démocrates et républicains) devra déployer sensiblement plus de travail que pour d’autres sujets.

De ce point de vue, on n’est pas loin des mêmes marées informationnelles à sens quasi-unique que celles qui prévalent lorsqu’on évoque le réchauffement climatique et sa nature anthropique : pour ce sujet, les uns et les autres se sont finalement habitués aux lourds biais des médias et tout indique qu’il en sera de même pour l’actuelle élection américaine.

C’est problématique puisqu’on en arrive à la douloureuse conclusion que les processus décisionnels des internautes et des spectateurs moyens sont maintenant totalement à la merci de la présentation et des buts des médias et des grandes compagnies de l’internet : si toutes les informations qui vous sont accessibles sont biaisées, comment allez-vous pouvoir faire un choix éclairé ?

La question n’est pas rhétorique puisqu’en 2019, Robert Epstein, un chercheur diplômé d’Harvard et enseignant à UCSD rapportait que Google pouvait influencer plus ou moins massivement les électeurs, en fonction des résultats de recherches qu’il rapportait à ses utilisateurs après les avoir politiquement caractérisés.

Depuis 2018, on sait en outre que l’actuel dirigeant de Google, Sundar Pichai, n’était pas exactement un grand fan de Donald Trump dans une vidéo dont il fut question après l’élection surprise du Républicain en 2016.

Manifestement, pour Robert Epstein, la situation n’a pas changé et elle a même empiré puisque, selon lui, les actuels géants de l’information, dont Google, seraient responsables d’un déplacement d’au moins six millions de votes en faveur de Biden. On pourra regarder à profit l’entretien que ce chercheur a accordé à Tucker Carlson sur la Fox et qui explique bien les enjeux d’un tel phénomène.

Outre la question, importante, de savoir s’il y a eu fraudes ou pas lors de l’élection américaine, la question de l’influence des médias et des réseaux sociaux (incluant Google) se pose donc actuellement avec acuité pour tous ceux qui sont soucieux à la fois d’une vraie liberté d’expression et d’une représentation sinon fidèle au moins complète de l’information disponible.

Et quoi qu’il en soit et contrairement aux proclamations un peu hâtives des médias, seules les prochaines semaines permettront de déterminer qui sera vraiment le prochain président américain. À la suite de quoi et comme je le pressentais début novembre, une nouvelle période difficile commencera.

En effet, si Joe Biden est finalement élu, tout indique que les Démocrates auront un blanc-seing pour favoriser les méthodes de vote les plus sujettes à caution (par courrier et par l’utilisation d’équipements informatiques notamment) et, de ce fait, rendre particulièrement difficile l’accession de Républicains déplorables à des postes importants. Certains Américains y voient un vrai danger pour leur République, et on ne peut pas vraiment les rassurer.

En outre, la politique de Biden qui se dessine actuellement avec les premières nominations aux postes clés laisse présager du pire depuis le retour d’une volonté de « démocratiser » certaines parties du monde à coup de bombes et d’ingérence (l’Amérique guidant le monde est de retour, Obama style) jusqu’aux impôts mâtinés de redistribution massive, qui va forcément bien se passer.

Il n’est pas très difficile d’imaginer que les recettes socialistes qui ne fonctionnent pas en Europe ne fonctionneront pas plus aux États-Unis et provoqueront les mêmes résultats. Crise économique, sociale, politique, krach boursier, tensions diplomatiques, l’Amérique de Biden semble bien partie pour des moments difficiles.

A contrario, si Donald Trump est finalement élu (quel que soit le moyen), on peut raisonnablement parier sur des émeutes dans les rues de certains États comme les mois passés en ont fait la démonstration. Et si les fraudes sont avérées, elles devraient conduire à des arrestations ce qui pourrait, là encore, générer un beau remue-ménage aux États-Unis.

À ce moment, Trump pourrait choisir la périlleuse pente glissante de la loi martiale pour faire revenir le calme dans le pays, ce qui placera immédiatement le dirigeant américain dans les petits papiers de toute la communauté internationale qui, cornaquée par des médias farouchement opposés, ne verra plus en lui qu’un vulgaire dictateur. Choisir de laisser le pays aux mains des milices de citoyens responsables (et laisser les États gérés par des Démocrates pourrir sous leur laxisme) est un pari délicat mais peut-être le seul qui évitera l’escalade des tensions et l’effondrement potentiel de la République américaine.

Dans tous les cas, Biden ou Trump à la barre, on comprend que les États-Unis vont salement dérouiller. Pour le moment, ce sont donc de tristes perspectives qui marquent ce début décembre et l’arrivée d’une année 2021 agitée.

Le plus dur est devant nous ; la tournure des événements américains et européens est bien sombre, tant elle s’approche chaque jour d’une dystopie sanitaire où l’on enferme les gens pour des motifs de plus en plus fallacieux

Mais au moins pourra-t-on aller skier sur des pistes ouvertes aux remonte-pentes fermés.

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