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À partir d’avant-hierHashtable

La haute administration au pouvoir : l’occupant intérieur se frotte les mains

Par h16

Une nouvelle page du quinquennat Macron est donc en train de s’écrire sous nos yeux pas du tout ébahis : comme prévu depuis plusieurs mois (il suffit de relire quelques titres de la presse people pour s’en souvenir), Ed l’épicier est donc reparti dans son Havre. Le remplaçant est exactement à la hauteur de ce qu’on pouvait prévoir.

Ici, je me contenterai de constater ce que beaucoup d’autres ont déjà noté depuis vendredi : Jean Castex, c’est l’exemple type de l’exécutant, le bureaucrate de l’ombre qui ne risque pas, sur le papier du moins, de prendre un peu trop de cette lumière que le président Macron recherche toujours avec gourmandise.

Le choix de Philippe comme précédent Premier ministre correspondait d’ailleurs aux mêmes critères, et ce dernier doit plus que probablement son départ à la bonne popularité dont il a joui ces dernières semaines malgré la gestion absolument calamiteuse de la crise sanitaire. Au passage, ceci illustre le pouvoir des médias au mieux pour façonner l’opinion, au pire pour leur capacité à déformer la réalité au point de conférer une popularité à cet homme falot dont les performances furent objectivement nulles.

Dans ce cadre, Castex ne dépare donc pas : selon que la presse le prendra en grippe ou non, peut-être assistera-t-on à une amusante bataille de popularité entre lui et le président, ce qui ne manquerait pas de sel dans une vie politique qui en est d’autant dépourvue qu’elle est de plus en plus peuplée de gamélards, d’imbéciles et d’incompétents dont les crises, qui se succèdent maintenant à un rythme soutenu, mettent en exergue les défauts les plus saillants pour la consternation renouvelée de la partie la plus contribuable du peuple français…

En effet, au-delà des considérations quasi-pipolesques sur le nouveau Premier ministre, force est de constater que les « ténors » politiques actuels sont d’une extraordinaire homogénéité. Pour citer les plus en vue actuellement, notons que Philippe sort – étonnement !- de SciencePo et l’ENA, après avoir pantouflé chez Areva, que Bruno Le Maire, qui a lui aussi fait – surprise !- SciencePo et l’ENA, n’a jamais travaillé dans une entreprise privée, que Macron lui-même, sorti lui aussi – coïncidence !- de SciencePo et l’ENA, a pantouflé chez Rothschild, et que notre brave Castex sort – c’est original !- de SciencePo et l’ENA et, comme Bruno Le Maire, n’a jamais bossé dans le privé (ce qui ne l’a pas empêché d’encaisser jusqu’à présent de coquettes rémunérations, même si le passage par Matignon va amoindrir ses émoluments).

Ceci indique assez clairement qu’on poursuit avec application la tendance, déjà entamée depuis plusieurs années, de recruter toujours dans le même vivier d’approximatifs coûteux et surtout d’individus dont le formatage intellectuel à l’étatisme centralisateur est total. Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre longtemps pour que Castex confirme la tendance dans laquelle toute solution proposée passera d’abord et avant tout par l’État : apparemment, la crise sanitaire trouvera son dénouement grâce à l’État (vu l’historique, merci du cadeau !) et en ce qui concerne la crise économique, que même le Président Macron envisage maintenant comme « très dure » dans les prochains mois, l’État sera indispensable pour la surmonter ; apparemment, les étincelles qu’il a faites les dernières années justifient amplement de continuer à lui faire confiance. Vous allez voir, ça va super bien se passer, mais prévoyez tout de même un peu de vaseline, ça pourrait aider.

Et si officiellement, la mission du Premier ministre consistera donc à accompagner les Français dans le calvaire qui les attend, il n’en reste pas moins qu’on devine aussi sa mission officieuse : en choisissant ainsi un tel bureaucrate, avec une telle formation, de tels faits d’armes passés et, déjà, de telles première déclarations, il ne fait aucun doute que le but inavouable mais parfaitement clair de Castex sera de conserver, par tous les moyens, la mainmise de l’administration sur le pays ; l’Occupant intérieur veut continuer à toucher ses rentes. Les privilèges ne seront pas modifiés, les petites habitudes ne changeront surtout pas, la mise en coupe réglée continue.

Certes, on conviendra qu’on ne devait pas s’attendre, compte-tenu des derniers événements politiques, à un soudain virage libéral voire une baisse (même modeste) des impôts ou un vent de liberté dans le pays : tout a été fait, ces six derniers mois, pour au contraire augmenter les impôts courants et futurs avec une explosion de la dette publique et réduire nos libertés en invoquant la crise sanitaire afin d’assigner plusieurs dizaines de millions de Français à résidence.

Ici et d’évidence, Castex jouera donc les prolongations… Sur du velours parce que les Français, en réalité, semblent assez manifestement d’accord pour cet agenda : il suffit de voir les sondages s’empiler qui indiquent tous, avec une belle cohérence, cet amour inaltéré de l’interventionnisme d’État pour comprendre que l’accroissement permanent de ses prérogatives ne les gêne pas. L’inculture économique étant maintenant distillée avec application dès les âges les plus jeunes à chaque petit Français, il n’est pas étonnant qu’aucune connexion n’ait été faite entre l’appauvrissement global de ceux-ci et l’augmentation parallèle de la place de l’État et de ses ponctions toujours plus grandes pour un résultat, lui, toujours plus médiocre : dès lors, si la situation s’aggrave de mois en mois dans le pays, c’est évidemment qu’il n’y a pas assez d’État, pardi !

Dans ce contexte, le nouveau Premier ministre n’aura donc aucun mal à continuer l’oeuvre de ses prédécesseurs. Les impôts, prélèvements, taxes, interdictions, obligations, contraintes, formulaires et vexations administratives de tous ordres continueront donc de s’abattre sur le peuple qui, à la prochaine crise, constatera la nullité (voire la létalité) des services qu’il paye pourtant fort cher… Ce qui lui permettra d’en vouloir encore plus, dans un cercle vicieux que l’Occupant intérieur ne pourra que trouver tout à son avantage.

Ce pays est foutu.

Masques, santé et deuxième vague : nous avons un plan !

Par h16

Certes, la situation n’est pas toute rose : petites tensions sociales, légères frictions économiques, sentiment d’insécurité, le pays a connu des jours plus pimpants et la crise sanitaire qu’il vient de traverser – avec un brio survitaminé, avouons-le – n’a guère amélioré la tendance un peu maussade.

Le fier gouvernement du président Macron, volant de succès économiques, politiques et sociaux en succès électoraux, s’est donc décidé de monter au créneau pour annoncer fièrement à tout le pays que, non, tout n’était pas gris et qu’il y avait même d’excellentes nouvelles. Pensez-donc ! Olivier Véran, l’actuel ministre de la Santé, a même pris la parole pour s’exclamer, frétillant :

« Nous avons préparé un plan en cas de rebond de l’épidémie. »

Le bruit de décompression qu’on entend nettement à la suite de cette exclamation est celui des millions de Français qui poussent un « ouf » de soulagement sonore, tant il est clair qu’une telle information les rassure évidemment. Ça sent d’ici l’odeur du cigare de Hannibal de l’Agence Tous Risques, tiens !

Véran est limpide. Il maîtrise la situation. Tout est sous contrôle, vous pouvez donc relâcher vos sphincters, dont la tension n’était allée que crescendo ces quatre derniers mois alors que s’accumulaient d’abord les petits soucis de stocks, puis le nombre de malades en réanimation, puis le nombre de morts, puis le nombre de chômeurs, puis le nombre de faillites, puis le nombre de milliards d’euros que l’État, dans sa grande mansuétude, décidait de mobiliser pour sauver un peu tout le monde et ses miches.

Parce que, soyons honnête, au moins l’État a-t-il été présent sur toute la ligne : acteur essentiel dès le départ de la crise en utilisant toute sa puissance parasitaire pour transformer instantanément les stocks de gel hydroalcoolique en denrée introuvable, après avoir utilisé toute sa ventripotente omnipotence pour faire disparaître plusieurs centaines de millions de masques, après avoir littéralement assigné à résidence 80% de sa population en bonne santé tout en oubliant de protéger la plus à risque, l’État est maintenant sur tous les ponts et ne loupera aucune occasion de sévir d’agir pour améliorer encore son impact.

Forcément, les Français jubilent.

Cependant, à part les indéboulonnables thuriféraires du pouvoir en place, il n’aura échappé à personne l’aspect particulièrement étonnant des déclarations de Véran pour lequel ce « On a un plan ! » ressemble furieusement à ce « On a les droits ! » exclamé avec joie par un François Pignon survitaminé.

En réalité, une analyse objective des documents historiques de cette lointaine époque (de mars à mai 2020) permettent de prendre les déclarations de Véran avec un petit grain de sel à côté duquel le météore Apophis ressemble à un petit caillou coincé dans sa chaussure : en effet, l’État s’est montré ridiculement incompétent dans sa gestion de la crise, depuis ces fameux stocks de masque que Véran semble aussi incapable de retrouver que ses prédécesseurs, jusqu’aux mesures prophylactiques alors que la crise s’annonçait en passant par la mise en place des tests ou la réquisition des gels.

Ainsi donc, après le célèbre tube « Le virus n’arrivera jamais jusqu’en France » qu’Agnès Buzyn nous avait effrontément menti début mars dans le village de Contamines (taquin de sort), après l’amusante comptine « Les masques ne servent à rien » que Sibeth Ndiaye nous narrait avec cet aplomb caractéristique des cuistres et des arracheurs de dents, après la polka endiablée « Il n’y a pas eu de pénurie de masques » immédiatement enchaînée par « La crise a été très bien gérée » d’un Emmanuel Macron dont la consommation personnelle d’euphorisants provoque des effets stupéfiants, le tout saupoudré des inénarrables « C’est la faute au réchauffement climatique et au néolibéralisme mondialisé » d’une presse résolument tournée vers la fine analyse, le pompon est en tout cas maintenant décroché par notre ministre de la Santé et les institutions derrière lui avec leur « plan » : pour s’assurer que tout le monde sera bien prêt en cas de seconde vague, la secrétaire d’État à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé qu’il sera demandé aux entreprises d’avoir pas moins de dix semaines de stocks de masques d’avance pour leurs salariés.

En somme, pour être sûr qu’il y aura un stock de masques, les sbires de l’État vont simplement imposer que tout le monde se constitue lui-même son propre stock. Comme c’est malin !

Après plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements annuels, après plus de 300 milliards d’euros d’emprunts divers pour surmonter une crise dont il est en grande partie directement responsable, l’État met donc en place une machine à compter sur les autres.

Mieux encore : après avoir amplement démontré l’étendue de son incompétence criminelle sur les six derniers mois, c’est la même équipe de clowns coûteux qui nous explique maintenant ce que nous allons tous devoir faire, et nous l’impose. Vu leur track-record, il y a de quoi frémir.

Exactement comme prévu, on passe donc de « Les masques, ça sert à rien » à « Les masques sont indispensables » immédiatement suivi par « Les masques sont obligatoires » assorti d’un « vous m’en prendrez deux tonnes » histoire d’écouler les stocks maintenant surnuméraires dont les entreprises françaises ne savent plus quoi foutre.

Le constat est sans appel mais reste malgré tout assez peu lu dans la presse qui continue de s’embourber dans ses remarques insignifiantes et ses petites excitations sur la politique politicienne du moment : cette crise, comme chacune des précédentes, a été l’occasion de mesurer l’étendue du mépris dans lequel ces politiciens tiennent le reste du peuple, mais cette fois-ci, elle donne une autre dimension au foutage de gueule qui accompagne la parole politicienne et que ne semblent absolument pas vouloir commenter ces chroniqueurs et ces journalistes qui ont pourtant noté la désaffection des Français pour la politique…

Il n’y a pourtant rien d’étonnant à ce que les individus normalement cortiqués se refusent maintenant à prendre part à ces mascarades, ce spectacle consternant d’hypocrites, de menteurs et d’incompétents dont tout indique qu’ils ne sont là que pour mettre tout le pays en coupe réglée, pour leur propre profit et après eux le déluge.

Et cette désaffection n’augure plus rien de bon : le pays, maintenant laissé dans les mains de clowns prévaricateurs ou, pire encore, d’idéologues collectivistes de tous crins, s’enfonce droit vers une crise bien plus profonde que seulement économique.

Ce pays est foutu.

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2020 : une année radicalisée

Par h16

Lorsqu’on parcourt les fils d’actualités, les réseaux sociaux et les médias traditionnels, une conclusion s’impose d’elle-même : l’été 2020 sera chaud… Et ce ne sera que très partiellement dû à la météo, au climat et tous ces prouts de vache qui le réchauffent forcément.

Difficile ainsi de passer à côté du mouvement antiraciste que la presse relaie, partout, avec gourmandise. Bien qu’aussi artificiel que piloté au départ par les Démocrates américains afin de copieusement savonner la planche du président républicain sortant avant les prochaines élections de novembre, le mouvement est en train de tourner à la tragi-comédie oscillant, selon le moment et le lieu qu’on observe, entre le ridicule et l’incohérent.

La version américaine, excitant sans le moindre complexe les pires passions tristes des populations, nous offre le spectacle d’une société en déliquescence morale et intellectuelle où les polarisations politiques sont devenues si fortes que leurs caricatures deviennent pastelles. L’abandon des élites intellectuelles aux revendications les plus collectivistes de la frange la plus bruyante de la population laisse réellement perplexe sur la capacité de l’Amérique à conserver son leadership, au moins à court terme.

Quant à la version française, à la faveur d’une République devenue complètement molle et stupide, elle hésite entre le burlesque et le grotesque en essayant d’importer des concepts américains à un pays dont l’histoire et le passé diffèrent tellement que le placage de cette idéologie étrangère sur les réalités françaises étouffent complètement toute crédibilité aux revendications indigénistes des protestataires.

Du reste, de revendications virulentes en couinements agressifs, on en arrive à la situation ubuesque où se met en place une nouvelle ségrégation qui aurait déclenché des hurlements outrés chez les mêmes militants il y a quelques années seulement.

Ces mouvements ne sont pas étrangers aux confinements qui en furent peut-être sinon un déclencheur, au moins un catalyseur, en ce qu’ils auront mis à jour les graves problèmes économiques que le monde, baigné de dettes étatiques astronomiques, traverse actuellement.

Or, si ces confinements ont bien prouvé une chose, c’est que réduire notablement l’activité économique se traduit très clairement par une augmentation du chômage et des tensions sociales galopantes, avec un accroissement marqué de la misère et de la pauvreté pour toute une partie de la population.

Autrement dit, ce que prônent avec véhémence tous les écologistes (même les moins hystériques) vient d’être tenté en grandeur réelle, et le résultat, s’il ne surprend que les plus naïfs, ne peut que consterner : c’est la débâcle. Bien évidemment et comme d’habitude lorsqu’un collectivisme est sauvagement rattrapé par l’horrible réalité, si l’effondrement économique suit l’application forcenée des propositions écologistes, c’est non parce qu’il en est la conséquence logique, mais plutôt parce qu’on n’en a pas fait assez : les écolos ont donc mis le mode turbo, notamment en France où leurs délires avaient largement obtenu gains de cause.

C’est donc l’avalanche de convention citoyenne et d’interdictions tous azimuts, lois consternantes et de décisions politiques liberticides voire économiquement et écologiquement stupides

Arrêté suite à la foudre ce matin, le réacteur n°2 de la centrale de #Fessenheim va être remis en service à 3 jours de son arrêt définitif, à la demande de @rte_france, pour ne pas mettre sous tension notre réseau #électrique ce week-end. C'est bien le témoignage de son utilité !

— Raphaël Schellenberger (@RSCactu) June 26, 2020

Le constat est sans appel : l’année 2020 marque le moment où l’Occident a choisi de se radicaliser un bon coup, en commençant par ceux qui se revendiquent ouvertement du progressisme.

Ainsi, on ne se contente plus de demander l’égalité en droits, mais on exige à présent l’égalité en résultats, nonobstant les parcours individuels qui seront consciencieusement niés. Ainsi, on ne se contente plus d’appeler à la lutte contre la pollution et le respect de l’environnement, on exige que tout le monde vive suivant un standard de plus en plus strict que seule une poignée d’individus édicte sans que la discussion ne soit plus possible.

Dans tous les cas, ce sont les mêmes mécanismes qui se mettent en place, incluant notamment une désignation et une caractérisation spécifique des ennemis : côté climat, ce seront les climato-sceptiques, les pollueurs, ou les suppôts du Grand Capital stipendiés par les industriels pourvoyeurs de pesticides, de pétrole ou de nucléaire (panachage possible, même si ça n’a pas de sens). Côté mouvements indigénistes et ségrégationnistes, leurs opposants sont irrémédiablement classés dans les fachos, placé dans la cage aux phobes, celle qui contient tous ceux incapables d’ouverture d’esprit et de tolérance.

Tous, climato-réalistes ou simples résistants à l’autoflagellation démonstrative, sont condamnables et donc condamnés bruyamment et doivent surtout être bâillonnés, moqués et si possible ostracisés de toutes les façons possibles, en toute ouverture d’esprit et en toute tolérance bien sûr. Bisous.

Pendant que les prochains conflits se mettent discrètement en place – il n’est qu’à voir les dernières manœuvres concernant la Russie, la Syrie, la Turquie, l’Inde, la Chine et le Pakistan pour s’en convaincre, l’Occident semble arqué sur son propre nombril et n’est plus préoccupé que par les nuages, les températures, les mots autorisés ou non, son passé réel ou fantasmé et ses petits problèmes de sexe.

Si vous avez l’impression que ce phénomène s’accélère, vous avez raison : quand les choses changent, elles changent toujours beaucoup plus vite que ce qu’on pouvait imaginer. Or, une partie des élites a bien compris tout l’intérêt qu’elle avait à laisser ainsi s’installer cette atmosphère toxique, tant il est plus facile de raboter les libertés quand la sécurité disparaît…

La légende veut que Constantinople tomba alors que le concile qui s’y tenait discutait du sexe des anges. Espérons que l’Occident actuel n’est pas dans la même situation. Le précédent fut tragique, avec des milliers de morts et la fin d’une civilisation…

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Écologie partout, taxes partout, richesse nulle part

Par h16

Et voilà : la farce municipale vient de s’achever et elle confirme que le but des médias français et de l’Éducation nationale est atteint : les repères politiques classiques ont enfin complètement disparu.

La gauche est devenue l’hémicycle des Bonnes Intentions. La droite, comme prévu, est devenue l’Antre des Racistes Identitaires Puants et Corrompus. Plus personne ne votant à droite, l’extrême-droite n’étant plus qu’une extrême-gauche vernissée d’un nationalisme surtout pas trop patriote, et la gauche, nouvelle essence même du conformisme bien-pensant, étant éclatée en mille morceaux, le temps était venu de passer à autre chose : comme ces municipales, le combat des prochaines élections sera donc celui des politiques classiques, surannés, opposées aux nouvelles idées victorieusement acceptées par presque tous sauf les salauds (puisqu’elles sont bonnes) !

Tout comme les grandes corporations qui ont récemment et bruyamment déclaré être contre les mauvaises choses et hystériquement en faveur des bonnes, les Français sont maintenant contre ce qui est vilain et pour ce qui est gentil : ils aiment donc sauver la planète et aider les pauvres. Et c’est tout.

Heureusement, pour ça, ils ont l’État.

Le volet politique du communisme n’est pas attractif, et il est surtout inconnu de la plupart. En revanche, les Français ont parfaitement intégré les paramètres du socialisme d’État : tout dedans, rien en dehors, des aides monétaires issues de bonnes intentions, et des bonnes intentions qui concernent tous les sujets. L’objectif strictement régalien de l’État n’est plus envisagé. Pour les Français, l’État doit tout, car l’État peut tout.

Hélas, en ce moment, l’État n’est pas bisou, il est même devenu drôlement méchant, va jusqu’à empêcher les jeunes de faire « la fête » dans la rue, et permettre aux méchantes corporations de se gaver d’argent non taxé, de vendre des masques au lieu de les donner, tout cela pendant que Gaïa se meurt.

Il faut donc agir, et agir c’est voter, et voter gentil c’est voter vert. Forcément.

Certes, 2000 ans d’Histoire et de politique réduits à cette simple expression, cela a demandé un travail de sape intellectuelle vigoureux, mais reconnaissons que le résultat est là.

Malheureusement, telle l’asperge, le vote vert donne une forte odeur à l’urne : les écologistes ont exactement deux idées, pas trois, pas quatre, deux : la première est de sauver Gaïa. La seconde est de forcer tous les Français à le faire. Et pour cela, les écologistes disposent d’une large panoplie de concepts et d’outils qui vont leur permettre de remodeler efficacement le paysage industriel français : subventionner (taxer), proposer (interdire), guider (forcer), conseiller (forcer), instruire (interdire et forcer), financer (taxer), encadrer techniquement (forcer), encadrer législativement (taxer), et promouvoir (forcer). Avec une telle capacité, impossible de ne pas aller vers une réussite totale !

Devant ce constat, on ne peut que noter l’état pathétique de la psyché française, résultat de ces décennies d’inculturation et de nivellement par le bas évoqués en introduction : l’État français n’est plus l’administrateur du territoire mais il est devenu celui qui dorlote, qui borde, qui écoute et réalise les attentes des Français. Il est le Dieu qui donne, une fois la prière entendue.

Pourquoi voter pour préserver les libertés individuelles et les fondements de la société de droit ?
Ce sont des sujets ennuyeux, techniques et philosophiques qui n’intéressent pas ceux qui votent, au moment où Gaïa est menacée d’extinction, pardi ! Il est par exemple beaucoup plus intéressant de demander niaisement, tout ignorance bue, qu’on éteigne l’éclairage public la nuit pour réduire la consommation (et pour les distraits, ce qui aura pour effet de faire exploser la criminalité).

Au début du XXe siècle, les communistes savaient très bien où ils allaient : chez le koulak pour tout lui prendre. L’écologiste français du XXIe est, lui, presque totalement perdu. Il ne sait pas où il va, mais il connait heureusement la route pour y aller et elle passe par la confiscation complète de tout ce qu’il a par l’État : la décroissance organisera les bien-intentionnés en armées de Gaïa qui sauront faire cracher son opulence au koulak et oups! pardon je m’emporte la décroissance saura ramener les inconscients pollueurs dans le cadre d’une opulence ADAPTÉE à Gaïa 🙂.

J’exagère ? Vous pensez que je vois trop derrière ces élections à la représentativité minable ? Pourtant, une analyse des deux dernières années ne laisse guère de doute.

Revoyons l’action au ralenti : le prix délirant de l’essence à la pompe, résultat de taxes d’État et de surtaxes écologiques, déclenche une contestation d’ampleur nationale, des bagarres, des blessés, une prise de conscience gouvernementale, une consultation, un comité, des débats, et un résultat splendide : plus de taxes, et plus d’écologie. Et le tout, apparemment défendu d’un coté par les élites, et de l’autre par le peuple. On ne peut, malgré l’effet euphorisant de toutes les asperges ingérées précédemment, se départir de la sensation qu’une bonne part de l’information importante a été perdue en route.

Heureusement, la technologie moderne entièrement à base d’asperges bio nous permet de synthétiser l’action dans son intégralité :

Comme on peut le voir, l’expression de l’écologie en politique est vraiment un gage majeur d’efficacité : enfin, la parole du peuple est entendue !

Les signaux clairs sont clairement écoutés et compris, puis une réponse claire leur est apportée. Enfin, tel l’agriculteur bienveillant se penchant avec amour sur son jardin d’asperges, l’État français sait acheminer entre les sans-dents le peuple et lui l’essence fondamentale des mesures nécessaires à la sauvegarde d’une France propre, pure, éco-consciente, diverse, multiculturelle, féministe, et Européenne, pour un règne franchement digne de durer au moins mille ans !

Franchement, l’avenir qui se dessine dans ce pays est vraiment réjouissant. Faites comme moi, reprenez des asperges !

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Les sénateurs s’occupent des forfaits internets illimités. Consternation totale.

Par h16

L’avenir du pays n’est décidément pas très bon. Les signaux s’accumulent, et les prochains mois semblent bien sombres pour le pays. L’économie continue de faiblir et les chiffres évoqués par le FMI ne font pas plaisir à voir. MAIS CE N’EST PAS UNE RAISON POUR SE LAISSER ABATTRE !

Vite, continuons l’hystérie écologiste !

Peu importe que le peuple français croule sous les interdictions, sous les obligations, sous les taxes et les grosses vexations, le tout au sortir d’une crise mémorable : s’il y a bien des individus qui sont réellement imperméables à ces réalités de terrain, ce sont bien nos chers (très chers !) sénateurs pour lesquels tout indique que c’est même le moment d’en ajouter une petite lichette !

En plus, ça tombe bien, ce sont de grands connaisseurs et utilisateurs du monde numérique, ce qui les autorise donc à proposer des solutions à la fois innovantes et totalement appropriées pour réduire la production de CO2 français dans l’atmosphère : et si on interdisait les « forfaits Data Illimité » de téléphonie mobile pour protéger l’environnement ?

Le raisonnement est aussi simpliste qu’idiot et donc tout juste à la portée des politiciens de la Chambre Haute : comme internet consomme de l’énergie, comme cette consommation produit du CO2, comme le CO2 est méchant, rien de tel que ralentir l’usage d’internet pour améliorer la situation, par exemple en multipliant les petits coups de poings dans la figure de l’utilisateur ou, alternativement, en lui interdisant les forfaits de données mobiles illimités, pardi.

Redoutable de logique et d’efficacité, n’est-ce pas ?

Attendez, ce n’est pas tout : et si, pour changer, on taxait un bon coup les plus gros émetteurs de données, comme les plates-formes de streaming ? Ce serait à la fois innovant (une taxe, quelle idée originale !) et puis tellement efficace, tant il est vrai que depuis que l’essence est monstrueusement taxée, plus personne n’en achète !

Du reste, ce sera là l’occasion de taxer Netflix, Amazon et autre Google/Youtube, ce qui est encore une fois une idée aussi nouvelle que pratique et bien trouvée !

Rassurez-vous : ce plan machiavélique et si génialement pensé ne s’arrête pas là ! Puisque l’aspect tabassage du consommateur est maintenant couvert avec le combo mortel Taxe + Interdiction, il faut en outre ajouter l’aspect distribution d’argent gratuit des autres, incitations et autres bricolages publics plus ou moins subtils pour parfaire le tableau. Par exemple, en appelant les centres de données à s’installer en France, en toute décontraction.

Eh oui : selon la fine analyse de nos sénateurs décidément affûtés comme du beurre chaud, les hébergeurs pourraient en effet bénéficier d’une empreinte carbone plus faible grâce à un bouquet énergétique fortement dépendant du nucléaire, moins émetteur de CO2 que les centrales thermiques.

La puissance de l’analyse laisse pantois.

Il faut avouer que le positionnement des sénateurs est proprement ahurissant dans un pays où on fait tout pour se débarrasser de notre parc nucléaire, où l’on est en train d’inventer de la taxe verte à tour de bras et de cuisantes vexations pour tous les consommateurs qui osent niaisement essayer de vivre heureux au lieu de se terrer dans des grottes classe thermique A climatisées à 13°C…

Et pour rappel, ces flagellations sénatoriales forcenées sur les Français sont mises en place pour tenter de réduire les émissions de CO2 liées au numérique en France, soit 2% de toutes les émissions françaises alors même que celles-ci ne représentent péniblement que 0.9% du total des émissions humaines dans le monde…

Très concrètement, les sénateurs veulent donc taxer les Français et contraindre encore une fois leurs habitudes de consommation pour tenter de réduire un peu ces 0.0018% d’émissions de CO2 que le numérique français représente dans le monde… Oui, vous avez bien lu, il s’agit de moins de 2 millièmes de pourcent des émissions humaines de CO2.

Au moment même où le pays explose les 120% de dette par rapport à son PIB, où on compte très officiellement plus de 6 millions de chômeurs, où la vague de faillites n’en est qu’aux premiers frémissements, au moment où la misère se répand sur tout le territoire, le Sénat, complètement fou, tente coûte que coûte de jouer sur deux millièmes de pourcent des émissions de CO2.

C’était indispensable, évidemment.

Et puis au delà de l’aspect complètement crétin de ces distributions compulsives de taxes, d’interdictions et de bisous ambigus, on doit absolument se demander pourquoi la France, par son Sénat, choisit ainsi de vouloir « ralentir la croissance des usages sur internet » alors que tout le reste de l’Humanité s’emploie à faire exactement le contraire…

Encore une fois, on assiste, hébété devant tant d’idiotie, à ce positionnement grotesque qui feint de croire que les Français ont raison contre tout le reste du monde et pour des motivations d’une futilité consternante (deux millièmes de pourcent, les enfants, de la dentelle microscopique !).

Apparemment, il semble indispensable pour la politicaillerie française de – littéralement – rendre les échanges d’informations plus pénibles, plus mous, plus lents et plus chers dans le pays : des milliers d’années d’Histoire et des décennies de théories de l’information jetées aux orties pour feindre de sauver les ours polaires (même pas en danger).

Mais qu’est-ce que vous voulez aussi ? Disposer d’un pays qui tente de conserver son rang dans le concert des nations, qui donne à son peuple de quoi se battre dans les guerres commerciales et informationnelles qui se pointent, qui crée de la valeur, de la richesse, des emplois, ou vous préférez un État obèse, surtaxant tout ce qui bouge et qui entraîne tout son peuple dans l’abîme du chômage, de la misère et du collectivisme ?

Pour le Sénat, je crois la question elle est vite répondute…

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Convention climat : ridicule mais pas inutile pour tout le monde

Par h16

Pendant que la France tente de se remettre très doucement de son confinement sanitaire puis économique, le gouvernement, lui, continue sur sa lancée maniaco-écologique : la convention citoyenne pour la taxe et les interdictions à prétextes climatiques va bientôt s’achever et après elle viendra le temps des décisions musclées auquel le président Macron réfléchit déjà avec gourmandise.

Pensez donc : c’est qu’il va y avoir du méga-pain sur la giga-planche avec toutes ces propositions écoloïdes dont le but affiché (rétrécir l’énergie disponible par Français) va durablement grignoter le pouvoir d’achat des citoyens, leur capacité à se mouvoir, se chauffer, se vêtir et se nourrir.

Et il ne semble effleurer l’esprit d’aucun folliculaire germanopratin, d’aucune rédaction journaliste parisienne ou assimilée, que ces palpitants projets de repli intérieur ne correspondent finalement qu’assez peu aux aspirations réelles d’une majeure partie du peuple.

Il faut en effet être bien aveugle pour ne pas voir, ou bien borné pour ne pas vouloir regarder, ce qui se joue devant nous : alors que la France traverse un nouvel épisode de déconfiture économique, politique et social majeur, le pouvoir semble coincé dans un rail de coke l’emmenant résolument sur des sujets parfaitement perpendiculaires aux préoccupations du moment.

Avec un sens du timing qui laisse un peu ébahi, tout indique en effet qu’Emmanuel Macron et sa clique continuent de dérouler leur tactique politicienne pour achever de détourner et récupérer le mouvement des Gilets jaunes alors que l’actualité imposerait non seulement d’en tenir compte d’une façon diamétralement opposée, mais de prendre aussi en considération la nouvelle donne actuelle, brûlante.

Ainsi, l’émergence des Gilets jaunes doit tout au ras-le-bol et à la frustration que la France périphérique doit supporter devant l’arrogance des élites parisiennes qui ne comprennent rien des contraintes de la province. Sur les dix dernières années, ce sont en effet les villes petites et moyennes qui ont vu leur population augmenter, les villes comme Paris voyant les citadins les quitter. Les politiques nationales, pilotées par des citadins de métropoles pour des citadins de métropoles commencent à coûter fort cher aux citadins des villes périphériques et font sortir de leurs gonds les campagnards, les banlieusards et les navetteurs.

Ainsi, les problèmes de sécurité dans certains quartiers voire certaines villes, la criminalité et la délinquance en hausse constante depuis dix ans, les incivilités de plus en plus violentes sont autant de problèmes qui semblent bien plus préoccupants pour toute cette population dont une petite partie s’est retrouvée sur des ronds-points à l’hiver 2018-2019.

Ainsi, les hausses délirantes de taxes et d’impôts, les charges sociales étouffantes, la bureaucratie aussi tatillonne qu’encombrante (et mortifère depuis la crise sanitaire) sont autant de soucis que tous les salariés, les chefs d’entreprise, les indépendants, les professions libérales, les artisans et les commerçants doivent supporter depuis des années, et qui sont des motifs récurrents de grognes, en plus d’être des raisons solides d’un chômage persistant et d’une pauvreté indéboulonnable de pans entiers du pays.

Tout ceci est aggravé par la crise récente : les inscriptions à Pôle Emploi explosent et ne vont pas se résorber de si vite ; le sentiment d’insécurité est si concret dans certaines villes que cela en devient un tantinet caricatural ; la misère s’étend dans le pays au point que des associations caritatives spécialisées dans l’aide aux pays du tiers-monde jugent nécessaire d’agir en France

Et alors que ce marasme est quelque peu couvert par les braillements d’enfants gâtés de la République et autres repris de justice en manque de virginité judiciaire dont le but semble être une réécriture grotesque d’une Histoire qu’ils ne connaissent même pas, le président décide donc de continuer à nous faire avaler la soupe écolo, coûte que coûte, vaille que vaille. Apparemment, pour Macron et sa fine équipe de clowns, il semble bien plus important de taxer les voitures, interdire les herbicides et imposer le bio hors de prix plutôt que faire revenir l’ordre dans nos cités, baisser les dépenses de l’État et avoir des administrations un minimum efficaces pour les 1000 milliards d’euros de prélèvements annuels.

Manifestement, on va devoir se brosser longtemps pour avoir une Convention Citoyenne sur la Pression Fiscale, un grand Grenelle de la Sécurité intérieure ou un retour à l’ordre du jour du régalien, le cœur de métier de l’État (sur le papier constitutionnel en tout cas)…

Devant ce constat, devant ce quasi-autisme ou cette obstination ahurissante à enfin prendre en compte les vrais problèmes du pays, on en vient à se demander si ces manœuvres d’écologisme outrancier du président Macron ne visent pas précisément à décrédibiliser le mouvement écologiste ou à le récupérer habilement.

Force est de constater qu’en laissant libre cours à l’hystérie climatique, Macron met potentiellement en place une stratégique politique qui lui serait directement profitable : n’oublions pas qu’il n’a plus vraiment de compétiteur ni sur sa droite (dans les vapes depuis Fillon), ni sur la gauche (éparpillée façon puzzle) ; les extrêmes font, encore et toujours, d’excellents repoussoirs (qui expliquent l’apparition régulière de sondages anxiogènes, pratique pour réveiller les castors).

Reste l’idolâtrie verte, réelle inconnue des prochaines élections, qu’il va pouvoir exploiter facilement : dans le cas où l’écologisme n’est pas un vrai désir populaire, le grotesque achevé de la plupart des propositions de la Convention Citoyenne Machin Bidule, habilement accouplé avec des référendums que le président évoque déjà, permettrait au peuple de rejeter plus ou moins bruyamment ces âneries. Si, en revanche, l’écologisme a gagné le cœur des Français (et que ceux-ci désirent effectivement tabasser de taxes les voitures, le nucléaire et l’individu bêtement heureux de vivre), alors la tenue de ces référendums sera la démonstration éclatante du démocratisme raffiné du Grand Timonier Français, ainsi que son souci réel pour une planète plus verte et plus moelleuse.

Dans les deux cas, il se retrouve en bien meilleure position pour son prochain mandat. Bien évidemment, tout ceci sera au frais du citoyen et, surtout, de l’avenir français : le pays se meurt de ce genre de bidouilles politiciennes, se fragmente complètement sous les coups de boutoirs des totalitarismes verts, indigénistes ou revendicatifs de tous ordres.

Mais est-ce important si cela permet d’être réélu, hein, sérieusement ?

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Convention citoyenne : Taxes. Interdictions. Obligations. Bisous.

Par h16

Poussé par le Président Macron et parrainé par le CESE, le Conseil Econotruc, Sociamachin et Enviromentable pendant plus de neuf mois, la « Convention Citoyenne pour le climat », assemblage hétéroclite de citoyens prétendument tirés au hasard, est en train d’accoucher de ses premières propositions.

Comme tout accouchement après neuf mois de gestations intestines et picrocholines, la douleur est déjà sensible dans les rapports qu’en font les folliculaires : le choix des propositions qu’il a fallu écarter montre déjà quelques fractures dans nos citoyens conventionnés, et on sent que celles qui ont pour le moment été retenues promettent d’apporter du grain à moudre aux rédactions journalistiques, aux frémissants plateaux-télé et aux trépidantes émissions de radio dont on va inévitablement nous abreuver les prochains jours.

Le mandat, définit en fin d’année dernière, était aussi clair qu’on peut l’être lorsqu’on parle environnement, climat, pollution, énergies « renouvelables » et autres gimmicks acidulés du moment : proposer des mesures visant à « réduire d’au moins 40% les émissions des gaz à effet de serre d’ici à 2030 dans une logique de justice sociale ». Difficile de faire à la fois plus large, plus inclusif, plus conscientisé et plus pertinent au moment où le pays peine à se relever d’une crise sanitaire puis économique mémorable et dont on imagine sans mal qu’elle va laisser de profondes blessures.

Et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir la liste des fameuses propositions citoyennes (150, sapristi, faisons péter la volumétrie) qui devraient réduire les gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 : contraindre la durée légale du travail à 28 heures par semaine (proposition étonnamment rejetée en ces temps de déroute économique complète), interdire dès 2025 la vente de véhicules neufs « très émetteurs » de CO2, taxer pour lever des fonds afin d’améliorer le forfait mobilité durable, les bonus-malus écologiques, les aides à la location longue durée pour véhicules propres, interdire les centres-villes aux véhicules « polluants », limiter la vitesse à 110km/h sur l’autoroute, contraindre fortement la publicité et interdire leurs panneaux dans l’espace public extérieur, bannir la publicité pour des produits à fort bilan carbone, taxer lourdement l’alimentation ultra-transformée, interdire les semences OGM, taxer fortement les engrais azotés, contraindre une forte diminution de leur utilisation ainsi que celle des pesticides et interdire les plus dangereux d’ici 2035, interdire les terrasses chauffées ou l’éclairage des magasins la nuit, taxer les dividendes des sociétés pour financer la transformation de l’outil productif, taxer, interdire, contraindre, etc…

On le comprend : le citoyen ne s’est pas laissé berner par les discours ultra-libéraux de tous les journaux, toutes les radios, toutes les télévisions, de tous les politiciens qui n’en peuvent plus de vouloir toujours plus de liberté et de laisser-aller ou de laisser-faire. Au moins les propositions de ces citoyens conventionnés pour le climat sont, elles, enracinées dans le bon sens paysan de l’interdiction tous azimuts, de la taxe en pluie drue et des contraintes multiples qui ne laissent enfin plus libre cours aux idées libérales folles dans lesquelles (à l’évidence) se meurt le pays !

150 propositions dont le potentiel à se transformer en autant de belles lois bien solides, avec sanctions, interdictions, obligations et taxations à la clé, c’est du pain béni pour un Emmanuel Macron qui, autrement, était acculé à devoir réformer un pays dont tout indique qu’il ne le veut surtout pas.

Cerise constitutionnelle sur le gâteau citoyen : la Convention penche lourdement pour l’inscription dans la Constitution de la préservation de la biodiversité, de l’environnement et de la lutte contre le dérèglement climatique, d’une part parce que cette préservation est à la fois simple à définir et encore plus simple à mettre en oeuvre, et surtout parce que le principe de précaution, précédente modification constitutionnelle d’importance, n’a en effet pas suffit pour paralyser totalement le pays pendant la crise sanitaire où toutes les administrations, tétanisée par la peur de n’avoir justement pas pris assez de précautions, ont noyé tout le monde dans les règlements et interdictions.

Un monde à l’arrêt total est possible, ne nous laissons pas stopper en si bon chemin !

Parions que cette idée géniale de constitutionnaliser un concept flou remportera un vif succès, tout comme il était évident – comme je l’avais prédit il y a quelques temps déjà – que nous n’échapperons pas à la sanctuarisation du concept dangereusement idiot d’écocide avec inscription dans le code pénal et sanctions afférentes.

Ah, décidément, cette Convention citoyenne machin-bidule va probablement débouler au mieux sur des douzaines d’articles de lois mal torchés écrit par quelques Tâcherons En Marche, au pire sur un référendum bancal et ajouter plusieurs paires de lourds boulets législatifs à un pays qui n’en peut plus de sombrer dans des contraintes, des taxes et des interdictions délétères.

Le pompon est que, sachant qu’un arrêt presque complet de l’économie pendant 3 mois n’a pas réussi à faire baisser les gaz à effet de serre (ils ont benoîtement continué d’augmenter, lançant un joli pied de nez aux écolos hystériques), on se doute que l’empilement de ces bondieuseries (bien plus communistes qu’écolos au passage) n’aura aucun impact de ce côté-là.

Dans un monde où chaque gain de richesse se traduit directement par une baisse de la pollution, la France et son peuple contrariant a paradoxalement choisi l’appauvrissement, la décroissance, le repli sur soi et la misère (énergétique, industrielle et surtout intellectuelle) en feignant de croire que ça lui permettrait d’être plus « verte », plus « propre », plus « conscientisée ».

Pour cette France totalement déconnectée du réel, le « Monde d’Après » sera résolument serein, tendre et cotonneux, rempli de cette délicieuse insouciance que les enfants partagent lorsque les soucis n’existent plus. En attendant, il semble que la seule solution pour y arriver soit de taxer, d’interdire, d’obliger et (bientôt, ne vous inquiétez pas) de passer par les armes ceux qui s’y opposeront.

En toute gentillesse solidaire, bien sûr.

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StopCovid, encore un bel échec numérique au palmarès de l’État

Par h16

Décidément, le monde d’après n’est vraiment pas différent du monde d’avant. Dans le monde d’avant, l’État était ce pachyderme obèse tétanisé par les souris numériques ; dans le monde d’après, c’est toujours un pachyderme obèse (il a même encore grossi !) et il est toujours autant tétanisé par les souris.

Pourtant, certains, dans les médias, dans les ministères, voulaient vraiment y croire à cette application mobile de recherche des contacts épidémiques dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid19 : nombre d’articles étaient donc parus, dans le courant et à la fin du mois de mai, au moment de son lancement officiel, pour en louer les capacités et l’évidente nécessité, ainsi que l’impact évident d’une telle réalisation sur le futur du fier politicien qui porterait cette réalisation.

Interrogé, Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique, n’y était d’ailleurs pas allé par quatre chemins en expliquant calmement que l’outil informatique, destiné à un succès fulgurant et 45 millions d’installations fébriles, permettait d’éviter des malades et des morts dès les premiers téléchargements ! Avec un peu de persuasion, le secrétaire d’État aurait probablement pu nous faire la retape de son produit sur le mode « en cliquant sur Stopcovid à chaque repas, vous retrouverez peps et bonne humeur ! »… N’hésitant d’ailleurs pas à se lancer dans l’emphase, le brave Cédric a même déclaré que « l’application fonctionne très correctement ». Pas seulement « bien », « comme prévu » ou « de façon optimale » ni même « super top », mais « très correctement » ce qui se situe entre « ça le fait » et « globalement, on est dans les clous », ce qui correspond au score « pas dégueu-et-demi » sur l’échelle officielle d’Assurance Qualité Des Projets Informatiques Pilotés Avec Brio Par l’État.

Bref, Cédric O et l’État français ont donc lancé une application mobile bien testée sur plein de téléphones différents, bien propre sur elle, qui fonctionne « très correctement », le tout pour un coût général de fonctionnement qui n’a même pas fait de vagues tant on parle de petits montants rikikis.

Nous voilà deux semaines après un lancement en fanfare largement analysé par nos serviles médias : déchargée plus de 600.000 fois en quelques heures, dépassant le million d’installations dans les jours qui suivent, le gouvernement, les autorités de santé et Cédric O peuvent respirer puisque ce n’est pas un four…

Évidemment, passés ces quelques jours où tous ceux qui voulaient l’installer l’ont fait, les frétillements d’aises ministériels se réduisent : non seulement, le nombre d’installations se tasse très vite, mais en plus constate-t-on avec tristesse que ce nombre dépasse à peine les 2% de la population, loin des chiffres d’autres pays décidément plus enthousiastes dans le pistage du cheptel de la population. Zut alors.

Malheureusement, les déceptions ne s’arrêtent pas là : petit-à-petit, on découvre que la collecte de données, qu’on promettait aussi minimale et peu intrusive que possible, est nettement plus étendue que prévu.

Alors que, normalement, les interactions sociales des uns et des autres devaient rester privées, un chercheur a découvert que les données de toutes les personnes croisées par les utilisateurs sont collectées par la plateforme : tous les contacts croisés pendant les quatorze derniers jours sont ainsi directement collectés par le serveur ce qui n’a en pratique aucun intérêt sur le plan épidémiologique (mais en a certainement sur d’autres plans, ne vous inquiétez pas).

Deux semaines après son lancement, c’est donc un constat d’échec que s’empressent d’ailleurs de dresser certains médias dont l’épine dorsale, d’une souplesse véritablement légendaire, permet toutes les torsions et tous les retournements les plus prompts : voilà que, par exemple, même France24 feint de confirmer un « échec annoncé »…

Cependant, reconnaissons que si les évidences de maintenant n’apparaissaient guère dans leurs colonnes (ou celles de leurs confrères), il n’y avait pas besoin d’être grand devin pour imaginer le sort funeste de cette nouvelle incursion étatique balourde dans le domaine du numérique.

Certes, ce four-ci nous coûtera moins cher que tous les calamiteux échecs précédents qui comptèrent, je vous le rappelle, celui de Louvois (dont la facture finale doit largement dépasser le demi-milliard d’euros à présent), l’Opérateur National de Paie pour l’Education Nationale (des centaines de millions d’euros au drain), les aventures de Gide et Genesis pour la Justice (des douzaines de millions d’euros partis en fumée), Faeton, le système de gestion du permis de conduire (nouveau salto arrière double carpé pour les finances publiques) ou celui des cartes grises (bonheur sucré de tous les particuliers tentant de vendre leur véhicule), ou même le magnifique « cloud souverain » qui s’est terminé avec le feu d’artifice financier qu’on connait.

Néanmoins, et compte-tenu de cet historique aussi coûteux que navrant, il était raisonnable d’imaginer qu’une fois encore, l’État allait se gameler avec élan pour cette énième réalisation numérique et cramer une nouvelle piscine olympique de billets en provenance directe de la poche du contribuable. Si l’on évite les dizaines de millions d’euros de gabegie, on devrait malgré tout dépasser le million, sans que cette application puisse prétendre éviter des contaminations.

Parions cependant que la perte ne sera pas totale pour ceux qui récupéreront discrètement les données collectées…

Oui, certes, c’est impossible puisque l’État nous a assuré que cette application était carrée, propre sur elle. Conservons cependant un sain scepticisme, et ce d’autant plus qu’à la suite de cet échec attendu, observé et finalement lamentable, Cédric O, ragaillardi devant le désastre, veut maintenir le système étatique d’identité numérique fourni par l’État (comprenant notamment une reconnaissance faciale, comme en Chine, miam !).

Tout ceci est extrêmement rassurant, ne trouvez-vous pas ?

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La tchéchénie tchétchez nous

Par h16

Voilà, ça y est, c’est officiel, c’est le déconfinement français. Et le déconfinement, c’est ♩ la joie des retrouvailles ♪ et le plaisir de partager à nouveau cet ♫ art de vivre français ♬ qui permet ce vivrensemble chaleureux à base de battes de baseball, de barres de fer, de couteaux, d’armes à feu festives, de combats de rue citoyens et d’expéditions punitives inclusives.

Oui, certes : il y a eu le sentencieux délicieux discours du Président de la République – celui où il a dit qu’on n’allait déboulonner aucune statue historique un peu avant que Sibeth Ndiaye rétorque en substance « bon, on va voir » – suivi du petit débat actuel sur l’opportunité ou non de relancer les statistiques ethniques, lancé par la même Sibeth – ce à quoi Marine Le Pen a répondu en substance « bon, faut voir »…

Résultat : la presse n’a pas consacré trop de temps pour les petits désagréments de certains quartiers subitement très émotifs de Dijon, petite ville provinciale française, capitale de cette moutarde qui est montée au nez d’une certaine communauté tchétchène lorsqu’elle a découvert que l’un des siens avait été malencontreusement tabassé par les dealers maghrébins locaux.

À mesure que parvenaient enfin aux rédactions parisiennes les informations en provenance des lointaines contrées dijonnaises, massivement relayées par des réseaux sociaux un peu moins prudes et germanopratins, la population française a pu découvrir le fond exact de la petite bousculade qui a eu lieu ce dernier week-end : plusieurs dizaines de personnes, se revendiquant donc Tchétchènes, se sont rendues, munies de différents objets contondants, dans le quartier des Grésilles pour vouloir y régler le petit différend avec les « dealers » locaux qui auraient passé à tabac un jeune Tchétchène.

Entre un blessé par balle dans la nuit de samedi à dimanche et un violent accident de la route dans la nuit suivante, on comprend que la capitale des ducs de Bourgogne a su retrouver son côté festif que le confinement avait quelque peu endormi.

Saisi par ces soucis de sécurité civile, le procureur de la ville a fait part de sa préoccupation devant ce qu’il a qualifié hardiment de « dérive inquiétante » : sapristi, des gens qui froncent violemment les sourcils dans cette belle cité d’habitude si calme, voilà qui peut effectivement déclencher une ferme inquiétude. Rassurez-vous cependant, ce n’est pas encore la guerre, juste des événements « très graves » qui n’ont pour le moment pas débouché sur des interpellations, tout ceci se déroulant de façon probablement trop feutrée et trop discrète pour que la maréchaussée ne sache exactement qui appréhender pour les rituelles questions d’usage et l’enquête de voisinage qui ne manquera pas de débusquer les petits freluquets auteurs de ces dérives préoccupantes.

Malgré tout, voilà qui nous rassure.

Et ce d’autant plus que cet événement est, bien évidemment, totalement unique, isolé et parfaitement maîtrisé. Ce n’est pas comme si le pays était en proie à des fusillades régulièrement (comme à Nice, Avignon, Nîmes, Perpignan ou Villeurbanne pour la semaine écoulée) ou comme si d’autres quartiers, eux aussi émotifs et un peu tendus suite à un confinement très strict, avaient eux-mêmes quelque peu perdu leurs repères républicains comme à Besançon.

Ces dérives inquiétantes dijonnaises amènent cependant quelques observations : on se demande pourquoi les braves Tchétchènes sont ainsi allés chercher directement les auteurs du tabassage initial, celui qui a donc mis le feu aux poudres dijonnaises.

Deux hypothèses tiennent la corde.

La première serait qu’ayant jugé la justice française grossièrement inefficace pour remettre à leur place certains impétrants un peu trop turbulents, ils aient donc décidé de faire eux-mêmes le travail qui lui incombait. Dans cette hypothèse, on pourrait presque imaginer que cette réaction constitue un petit appel du pied aux forces de l’ordre officielles de la République : peut-être ces dernières devraient-elles faire appel aux solides Tchétchènes pour débarrasser certains quartiers de leurs dealers ?

La seconde serait qu’en fait, il ne s’agisse que d’une petite bisbille essentiellement commerciale : les uns empiétant malencontreusement sur la zone de chalandise des autres, des frictions contractuelles seraient apparues et certains auraient cru bon de régler le différend transactionnel autrement que devant un tribunal républicain officiel. Là encore, on pourrait interpréter ceci comme une petite lacune de notre État à fournir des institutions efficaces pour calmer les troubles de voisinage…

En tout cas, devant ces faits divers de plus en plus violents, on peut raisonnablement en déduire la tendance globale impulsée par une crise économique qu’on redoute un peu plus profonde que ce que beaucoup envisagent pourtant. Or, comme dans toute crise, les profits de certains trafics seront plus âpres à récolter. Imaginer que ces tensions entre quartiers et communautés iront donc en grandissant n’est donc pas un pari particulièrement audacieux, surtout lorsqu’en face, les forces de l’ordre officielles semblent surtout tétanisées par la peur d’être taxées de racisme, leitmotiv indépassable de ces dernières semaines, et une bureaucratie gluante noyant la moindre opération dans un flot de procédures et de cerfas minutieusement agrafés à d’épais dossiers administratifs.

Le potentiel d’aggravation des tensions est heureusement annihilé grâce à l’ensemble de nos autorités qui, heureusement, veillent au grain et sauront faire les bons choix de société pour nous garantir cette sécurité indispensable qui justifie d’ailleurs les levées d’impôts chaque jour plus importantes dont le contribuable français s’acquitte en bêlant de bonheur.

D’ailleurs, les priorités ont été définies et les jalons sont posés : on ne va déboulonner que certaines statues, pas toutes, et on ne fera surtout pas de statistiques ethniques (sauf pour enfin montrer qu’existent des discriminations à l’embauche).

La République est donc sauvée.

Certaines fins ne sont pas heureuses... (Not everything can end well)

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État français : toujours un train de retard

Par h16

La crise sanitaire mondiale donnera, on s’en doute, du grain à moudre pour les futurs historiens. On se penchera sur les limitations, lacunes et errements plus ou moins consternants de certains États, à commencer par le français. Cependant, on peut déjà noter un motif récurrent.

Et à mesure que les informations se font plus précises, que les actions du gouvernement finissent par aboutir à des résultats qu’on peut évaluer concrètement, ce motif apparaît dans toute sa douteuse splendeur : décidément, l’État, c’est cette congrégation de carabiniers d’Offenbach qui tentent d’assurer la sécurité des foyers, mais par un malheureux hasard, au secours des particuliers, ils arrivent toujours trop tard.

C’est ainsi qu’on découvre, pas réellement surpris, que l’application StopCovid n’est pas tout à fait aussi performante qu’attendu… sauf, cela va de soi, en matière de cramage de pognon public : après un démarrage présenté comme formidable puisqu’un peu plus d’un million de personnes auraient installé l’application sur leur téléphone, l’application ne semble pas rencontrer plus d’intérêt que ça puisque seulement 350.000 utilisateurs sembleraient l’utiliser activement.

Quant au coût global de l’application, à 100.000 euros par mois, il ne laisse pas d’étonner, notamment par les arguments stupéfiants soutenus par le gouvernement pour expliquer cette somme manifestement en décalage avec les besoins réels d’une telle application (qui seraient fortement inférieurs) : d’abord, « la santé n’a pas de prix », ce qui semble justifier qu’on ne regarde pas à la dépense. Ensuite, cette somme n’est qu’un « petit epsilon » dans les dépenses de l’Etat, après tout. Le contribuable appréciera. Dassault, le fournisseur, aussi.

Il n’en reste pas moins que cette application arrive à point nommé, c’est-à-dire au moment où l’épidémie est terminée…

Ce sens diabolique du timing doit aussi être apprécié à l’aune des truculentes aventures des masques sanitaires : parfaitement inutiles début mars et ce d’autant plus qu’il n’y en avait plus dans les réserves stratégiques et qu’une habile réquisition avait rendu impossible leur production et leur acheminement sur tout le territoire, ces masques devinrent rapidement obligatoire une fois que leur surproduction devint inévitable : mi-juin, la France croule sous des masques que les industriels auront été pressés de produire par une élite résolument en retard d’une guerre.

Rassurez-vous, ce n’est pas tout : ce qui est vrai pour l’application et pour les masques l’est pour tout le reste, tests compris. La France dispose maintenant (enfin !) de tests rapides et fiables en quantité industrielle… Qui ne serviront qu’assez peu : le nombre de malades n’arrêtant pas de chuter, il va devenir difficile de trouver à les utiliser. Et alors que le matériel et les réactifs nécessaires auraient pu être commandés et distribués dès janvier (comme le fit l’Allemagne), la France aura choisi l’option étonnante de tout miser sur le mois de juin pour tester sa population plus ou moins massivement, c’est-à-dire au moment où l’impact est négligeable…

Avec la même perspicacité, on peut donc raisonnablement parier qu’un vaccin, s’il est même possible (ce qui reste très improbable), sera judicieusement disponible au moment où le virus aura suffisamment muté pour le rendre globalement inefficace.

Il faut se rendre à l’évidence : l’État indique assez bien, par ses actions et son micro-management ridicule, lorsqu’il est déjà trop tard et donne une bonne idée de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

De ce point de vue, il permet de montrer, une fois encore, que les politiciens sont toujours en retard par rapport à la vie réelle, et, en bonnes mouches du coches, distribuent le plus souvent des conseils inutiles voire nuisibles.

Comme pour le reste, si l’Histoire nous enseigne quelque chose en France c’est que son État y a toujours consciencieusement préparé la guerre précédente. Il fournit toujours, après coup, des stratégies et des idées pour la guerre qui a déjà eu lieu, pour les combats qui sont déjà passés et ce qui ne se reproduira donc plus.

Dans ce contexte, on ne pourra qu’être particulièrement inquiet des dernières tendances gouvernementales : devant la véritable explosion de l’épargne des Français en ces temps de crise, et alors même qu’on sait maintenant que ce taux d’épargne a un effet significatif sur le bonheur individuel, on s’étonnera de trouver des appels renouvelés du gouvernement à relancer l’économie en utilisant aussi largement que possible cette épargne si copieusement accumulée.

Pour nos cadors du gouvernements, ceux-là même qui trouvaient les masques inutiles puis indispensables, qui n’ont pas jugé utile de tester, tester, tester mais qui poussent maintenant tous les laboratoires à le faire compulsivement, qui n’ont pas hésité à sortir le chéquier étatique pour une application dont tout indique qu’elle coûte mais ne sert à peu près à rien, l’épargne semble maintenant un handicap pour le pays qu’il lui faut réduire vaille que vaille.

Ici encore, le gouvernement montre que le bonheur des Français lui importe peu : la relance de la consommation lui est indispensable s’il veut pouvoir continuer à subventionner le système actuel, ce monde d’après qui ressemble comme deux gouttes de fiel au monde d’avant dans lequel une petite coterie se gave au détriment de la masse et qui repose intégralement sur des distributions de prébendes et d’avantages bureaucratiquement distribués.

Dès lors, les messages qu’il émet actuellement, les incitations qu’il produit ne peuvent que provoquer la plus grande méfiance.

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LOL et WTF : les sénateurs s’occupent du porno sur internet

Par h16

Juin 2020, ça y est, c’est bon : la situation économique, aux perspectives rutilantes, est maintenant bien carrée comme il faut, la situation sociale est redevenue propre, claire et bien définie avec une société résolument « en marche » à petits pas guillerets, et la situation politique, évidemment apaisée, permet de garantir un avenir républicain serein et plein d’excellentes surprises. C’est pour cela que les sénateurs se sont goulûment penchés sur les sites pornographiques.

Bien évidemment, on comprendra ici que nos augustes parlementaires de la Chambre Haute n’ont pas été fricoter sur ces sites interlopes ou sulfureux mais ont consacré une partie de leur temps pour déterminer ce qu’on allait devoir mettre en place dans le pays pour en réguler (enfin !) l’activité. Et comme le rappelle l’introduction, leur emploi du temps le leur permettait d’autant plus que le pays, dirigé de main de maître par une redoutable phalange de génies, vit probablement ses heures les plus claires, les plus joyeuses au point de baigner maintenant dans une véritable opulence budgétaire insouciante.

Dès lors, nos sénateurs ont mis à contribution toute la redoutable puissance de leur intelligence collective pour formuler une solide proposition de loi dont l’objet porte sur les violences conjugales. Et donc paf sites pornos, évidemment.

Par le truchement habile d’un amendement, cette proposition de loi entend donc imposer une vérification pointilleuse de l’âge des utilisateurs qui viendraient à se rendre sur les sites pornographiques. La lecture des petits paragraphes justifiant l’amendement donne un aperçu du raisonnement minimaliste qui a poussé les sénateurs LR à l’insérer dans cette proposition de loi : comme le texte initial (sur les violences conjugales vous dit-on) tente de protéger les mineurs, ajoutons-y cet amendement d’autant plus qu’il concerne ces sites d’une méchanceté inouïe qui, non content de stocker des contenus que la morale réprouve, s’installent dans des paradis fiscaux inatteignables pour la loi française (ah bon ?).

Bilan : si cette proposition de loi trouve grâce aux yeux des députés, si, de surcroît, cet amendement quelque peu cavalier est accepté, la France pourra s’enorgueillir d’imposer ce qu’aucun autre pays démocratique n’est parvenu à imposer ailleurs, à savoir un filtrage d’accès aux mineurs des sites pornographiques ; il suffira de rappeler que la tentative identique, au Royaume-Uni, s’est soldé par un échec cuisant, tout comme pour l’Islande qui a abandonné en 2013 l’idée d’interdire la pornographie en ligne, ou l’Inde qui, en 2015 et après avoir tenté de bloquer plus de 800 sites, a été obligée de faire marche arrière.

Sans même aller plus loin et en regardant simplement les gamelles que se sont prises les autres pays comparables, on se doute déjà que ces magnifiques tentatives législatives aboutiront surtout à de nouvelles dépenses indues, des tracasseries ridicules et un contournement de la loi aussi rapide qu’impossible à endiguer.

Il faut en effet comprendre que, du point de vue d’un site, quel qu’il soit, la localisation d’un internaute se fait sur la base de son adresse internet, qui peut, par construction même du réseau mondial, être relayée depuis n’importe quel site, y compris étranger. En somme et par l’utilisation d’un logiciel de VPN, n’importe qui pourra accéder à n’importe quel site en plaçant son adresse en dehors de France et, de fait, en dehors de ces restrictions grotesques. Si, d’aventure, ces restrictions devaient voir le jour en France, on peut raisonnablement parier qu’il ne faudra pas plus d’une ou deux semaines pour que les fournisseurs de ces VPN (dont certains, gratuits) enregistrent un afflux de nouveaux utilisateurs français…

Epic Fail

Cet échec largement prévisible n’est guère étonnant de la part de nos sénateurs dont le passif, en matière d’internet, est déjà fort lourd : On parle ici de champions du monde des lois intertubes, d’athlètes surentraînés du décret numérique qui bouscule du lolcat, de médaillés du sprint législatif anti-GAFA avec bombes à sous-munitions. On se souvient en effet qu’ils nous avaient déjà régalés avec la sécurisation obligatoire des lignes internet pour mieux choper du pirate, qu’ils avaient tenté l’olympiade du LOL gras avec un (énième) rapport sur les jeux vidéo avec la clairvoyance qui les caractérise, qu’ils s’étaient lancé dans un pentathlon de la grosse déconne en notant finement que « Google favorisait ses propres services » et qu’il fallait donc entraver tout ça bien vite, et avaient même poussé la performance artistique jusqu’à barbouiller de leur incommensurable pertinence la lutte contre le terrorisme sur les intertubes…

Est-il enfin besoin de revenir sur l’Expérience Hadopi, ce véritable feuilleton d’épouvante fiscale en 10 saisons sanglantes dans lequel 88 millions d’euros furent brûlés vifs, sous les yeux de l’internaute, pour parvenir à faire condamner deux ou trois gugusses à de simples amendes ?

Mais le plus beau reste que, conformément au concept « Bootlegers & Baptists » qui montre que, souvent, les lois sont autant poussées par ceux qui chérissent le but affiché que ceux qui recherchent exactement l’effet inverse, cet amendement ridicule a été discrètement propulsé par des lobbies anti-porno (on s’y attend) … et par Marc Dorcel, le pornographe.

Eh oui : nos sénateurs roulent sans le savoir (ou en feignant de l’ignorer) pour tous ces sites porno à accès payant qui imposent déjà, de fait, une vérification de majorité par carte bancaire. Et ces derniers trouvent un intérêt direct à pousser cet amendement qui représente une petite épine dans le pied des sites gratuits…

Petite épine qui sera, on l’a vue, facilement contournée techniquement, aussi sûrement et rapidement que les sénateurs se sont copieusement plantés à chaque fois qu’ils ont tenté de prendre position dans le monde numérique.

Autrement dit, l’objectif initial de protection des mineurs ne sera pas rempli, loin s’en faut. Quant aux majeurs, contribuables qui recevront immanquablement la facture de ces dérapages législatifs, tout indique qu’ils seront à nouveau les acteurs non consentants d’une énième production pornographique de Bercy sur le thème « Oh oui, prends moi fort mon pognon » dans laquelle ils subiront les outrages d’un fisc fucking toujours plus violent.

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Sous le coup de l’émotion, Castaner piétine l’état de droit

Par h16

Alors qu’avec Macron, la politique de l’ancien monde avait laissé place à la politique du nouveau monde qui s’était révélée furieusement semblable à la précédente mais en pire, la même mésaventure se déroule sous nos yeux pas franchement surpris pour ce « monde d’après la crise sanitaire » dans lequel les choses devaient prendre une tournure plus soyeuse, cotonneuse, sociale, inclusive, écologique et vivrensemblesque, mais qui tourne tranquillement au cauchemar collectiviste moyennant la récupération artificielle d’attitudes et de slogans américains.

Heureusement, les autorités ont vite pris la mesure de ce qui se met doucement en place et le ministre de l’Intérieur a choisi d’immédiatement s’applatir aussi bas que possible, et de préférence en débitant un chapelet d’âneries qui montre, s’il en était encore besoin, qu’absolument personne n’est en poste actuellement place Beauvau et qu’il en est fier. Lors d’un point presse, Christophe Castaner a en effet calmement expliqué que, je cite :

« Aucun raciste ne peut porter dignement l’uniforme de policier ou de gendarme. J’ai demandé à ce qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’acte ou de propos raciste »

Si l’on peut se réjouir que le factotum en charge du maroquin de l’Intérieur rappelle l’évidence qu’un représentant de l’État ne peut faire preuve de racisme dans l’exercice de son devoir, on reste interdit devant le reste de la déclaration qui ressemble plus à du porridge froid qu’à l’expression d’une politique claire en matière de violences policières, réelle ou fantasmée.

Outre l’apparition de l’objet juridique non identifié de soupçon avéré qui permet d’ouvrir de vastes champs législatifs au dur labour des parlementaires les plus besogneux (qu’on sent déjà frétiller d’aise en coulisse), Castaner semble parfaitement décontracté de renverser ainsi la présomption d’innocence : une rumeur ou un soupçon suffiront donc à suspendre n’importe quel fonctionnaire des forces de l’ordre sur une nouvelle « présomption de racisme ».

Voilà qui est à la fois parfaitement rassurant puisqu’aucun abus ne sera jamais constaté, soyez en sûr, et tout à fait légitime puisque, vous le savez, la police est par définition raciste et violente, tout comme le politicien est par définition honnête, le Chinois fourbe ou le Français sale et arrogant.

Au moins le gouvernement, par ces annonces, démontre-t-il être parfaitement à l’écoute d’une certaine frange de la population qui illustre que passer du jaune au noir permet d’obtenir gain de cause beaucoup plus vite et beaucoup plus efficacement. Le tout est, finalement, d’être du bon côté des médias pour qu’enfin, une douillette ochlocratie règne dans le pays.

Et qu’il est confortable, ce pilotage au jour le jour en fonction des prurits de la foule ! Tellement, même, qu’il permet de redéfinir les responsabilités des uns et des autres, de s’affranchir des règles dès qu’on en sent le besoin au plus profond de soi : ainsi, même si les manifestations ne sont toujours pas autorisées (le déconfinement devant aller de son petit train-train ministériel pépère), celles qui choisiront habilement leur sujet seront tolérées sans poursuite. Pour le ministre de l’Intérieur,

« l’émotion mondiale (…) dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent »

Il fallait y penser, et d’ailleurs, je vous encourage à y penser vous aussi la prochaine fois que vous voulez brûler, casser ou piller quelque chose : apparemment, sous le coup d’une émotion, les règles juridiques ne s’appliqueront plus, c’est évident.

Tout ceci est aussi grandiose qu’alarmant : l’affaire Traoré prend le même chemin que celui de l’affaire Léonarda sous Hollande qui avait montré un gouvernement sans direction, réagissant en retard, dans l’urgence et sans la moindre mesure à une actualité qui méritait au moins du recul, en plus du calme et de la pondération.

Pire encore : avec l’attitude générale du gouvernement, déjà prêt à s’humilier pour montrer sa parfaite conformité avec l’air ambiant d’autoflagellation idiote, qui tord le droit tous les sens (soupçon au lieu de preuve, soupçon avéré qui ne veut rien dire, culpabilité par défaut, règne de la rumeur, présomption de racisme), les autorités françaises montrent qu’elles ne cherchent plus à savoir qui commet des délits ou des crimes ici et maintenant (et à vrai dire, tout le monde s’en fout, voyons !) mais qu’elles préfèrent de loin excuser, comprendre et surtout ne pas poursuivre ceux qui les fonts pour des motifs situés des siècles en arrière (quand ils ne sont pas complètement fumeux).

Politiquement, si cela peut paraître un petit calcul malin pour calmer quelques électeurs potentiels ou papouiller une aile gauche que l’actuel gouvernement veut ralier baveusement, c’est en réalité une bien mauvaise manœuvre : ces mouvances aigries ne seront jamais rassasiées et réclameront toujours plus d’humiliations, d’abaissements, d’aplatissements et dans ce cadre, ceux qui se vautreront au sol seront les premiers sur lesquels rouleront les tanks des hordes antifascistes.

Ainsi, l’idée que la loi serait « la même pour tous » devient subitement un propos suprémaciste blanc. Les fautes individuelles sont complètement oubliées pour ne plus évoquer que des fautes collectives au profit de victimes elles aussi collectives. Il n’y a plus d’individus, de citoyens ou de justiciables, il n’y a plus que des groupes, des communautés et, pompon de l’affaire, des races.

Ceci est un excellent marqueur de la tendance générale, celle qui gomme justement les individus au profit de la foule, dont l’intelligence et la subtilité n’ont jamais été les points saillants. C’est très pratique, une foule stupide, parce qu’elle offre un levier à quelques habiles rhéteurs toxiques pour réclamer de façon persistante et systématique des réparations diverses et variées d’un peuple devenu aussi mou et gentil qu’il est encore solvable.

Seulement voilà : compte-tenu des conditions économiques du pays, tout indique que cette solvabilité très relative ne va pas durer. Et quand elle va disparaître, le peuple risque d’être d’un coup nettement moins mou et gentil qu’il ne l’a été jusqu’à présent.

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.

this will not end well

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Bruno Le Maire frétille d’aise et nous pond Gaia-X, le méta-cloud européen

Par h16

Ah, décidément, Bruno Le Maire est partout, même dans ces colonnes, et plusieurs fois par semaine ! Sapristi, quelle activité pour le frétillant ministre de ce qui reste d’Économie en France ! Peut-être n’est-ce d’ailleurs pas étranger à ces rumeurs aussi consternantes qu’insistantes qui voudraient le voir à la place du Premier ministre (ce qui achèverait de bousculer le pays au bas du ravin qu’il dévale depuis plusieurs années).

Peut-être. En tout cas, devant la multiplication de ses interventions, toutes aussi loufoques et franchement inquiétantes lorsqu’on les analyse, on en vient à se demander comment ce génie sans bouillir trouve encore le temps, entre deux annonces tonitruantes, de gérer ce qui semble devenir une crise économique violente.

Mettons que l’accumulation des chiffres calamiteux ne l’effraie pas. On se demande même s’il n’est pas carrément galvanisé par les catastrophes, c’est-à-dire rendu complètement inoxydable et imperméable à la réalité tangible au point de s’ingénier à ajouter son grain de sel aux plaies subies par l’industrie française.

Ainsi, après avoir vaillamment fusillé Air France en l’aidant d’un solide bouillon d’argent gratuit du contribuable mais à condition que la compagnie ne fasse plus trop voler ses avions, et après avoir décidé de bousiller Renault en l’aidant là encore en l’arrosant d’argent public à condition qu’il arrête de faire des voitures qui roulent vraiment, Bruno Le Rigolo s’est dégoté un nouveau projet fumant. Ou, comme on va le voir, plutôt fumeux : la création d’un meta-cloud européen.

Fichtre, diantre et Bruno au sirop ! Un méta-cloud européen, ça sonne comme un nom de super-héros, mais en réalité il s’agit simplement d’une version européenne d’un cloud souverain, ce qui, au passage, impose immédiatement une précision indispensable pour tous les petits Français :

« Il ne faut pas faire de confusion avec le projet français de cloud souverain, qui sera complémentaire »

Précision d’autant plus indispensable que le « cloud français souverain » ♪ tsoin tsoin ♫ fut… Un échec parfaitement cuisant, comme je le relatais dans de précédents billets, l’un de 2012 où j’expliquais que cela allait tourner au fiasco coûteux et l’autre de 2015 où je constatais que tout s’était déroulé comme prévu, c’est-à-dire mal avec une solide facture pour le contribuable, comme d’habitude.

Le plus inquiétant reste que si Bruno Le Maire entend éviter toute confusion avec le projet du cloud souverain qui a capoté avec un petit bruit mou, il estime malgré tout que ce piteux échec n’en sera pas moins « complémentaire » du méta-cloud européen.

Et franchement, devenir complémentaire d’un échec, que rêver de mieux pour un projet européen ? N’est-ce pas là une vraie stratégie d’avenir, dans laquelle on sait enfin où on va, avec précision, même si c’est au fossé ?

Et puis ne vous inquiétez pas puisque tout a déjà été prévu, planifié, taillé au cordeau :

« La structure sera de droit belge, et chapeautera une place de marché dans laquelle sera présenté un catalogue d’offres pour stocker et échanger des données selon des standards et des normes européens (réversibilité, respect du RGPD, transparence, sécurité…) »

C’est vraiment prometteur, et on peut entendre d’ici le bruit des petites mains potelées de Bruno qui se les frotte de plaisir. Rien que l’évocation du RGPD permet d’entretenir un petit frisson de jouissance de tous les tamponneurs de cerfas du pays : n’oublions pas en effet que ce RGPD roxxe tellement que plus personne ne regarde ce qu’il clique quand il se fait bombarder de bannières à la con sur les intertubes lorsqu’il visite un nouveau site qui, ayant donc récupéré par défaut l’assentiment total de l’utilisateur, peut alors lui aspirer toutes ses données personnelles sans plus aucune limite, ce qui est un nouveau miracle d’effets de bord parfaitement opposés à ce qu’on cherchait à obtenir avec ces lois idiotes poussées par des lobbies dans les bras gourds de députés incompétents.

Ainsi cornaqué par cette bête de course de Bruno, on se doute donc que ce projet part sous les meilleurs auspices ; 22 acteurs (11 Français et 11 Allemands) se sont donc retrouvés embringués dans cette histoire et ont, chacun, mis 75.000 euros sur la table afin de faire démarrer la structure (soit un peu plus d’un million et demi d’euros pour commencer) qui devrait présenter un premier catalogue de service ouvert à la clientèle courant 2021.

La présence de plusieurs sociétés compétentes dans le domaine (OVH ou Siemens par exemple), et ce partenariat fort avec les Allemands, autorise éventuellement un peu plus d’optimisme que lorsque le gouvernement français commissionnait les plus conniventes des entreprises capitalistes françaises pour faire un cloud souverain il y a presque 10 ans de cela : les petits arrangements entre amis, cooptés et papouillés comme la France sait le faire, seront probablement un peu plus compliqués à mettre en place maintenant que des Allemands sont de la partie et peut-être aboutirons nous – rêvons quelques secondes – à une espèce d’Airbus du cloud, avec – qui sait – un destin similaire : bisbilles d’administration, chamailleries régulières des deux côtés du Rhin et, finalement, difficultés à la première grosse crise économique…

Cependant, une question demeure qui permet de ne pas sombrer trop vite dans l’optimisme béat : puisque tous ces acteurs existent déjà, qu’il y a déjà des solutions de cloud en place dans les pays concernés, pourquoi diable un géant n’a-t-il pas déjà émergé depuis toutes ces années ?

Il va falloir comprendre pourquoi, avec toute cette jolie transparence, cette belle réversibilité, ce magnifique respect du RGPD, cette sécurité du tonnerre de Brest il n’y a toujours pas de géant du « cloud européen »…

Peut-être est-ce précisément – soyons fous, soyons logique – à cause de ces contraintes de plus en plus délirantes – sans même parler des amusantes arguties fiscales et autres gourmandises administratives qui ne manqueront pas de débouler – que les projets passés et récents ont foiré ?

Et peut-être est-ce aussi parce qu’aucun de ces aspects ne semble vouloir être remis à plat que, les mêmes causes administratives délirantes aboutissant aux mêmes effets délétères, on peut déjà parier sur un piètre résultat de cette initiative ?

Oh, allons. Ce serait vraiment fou-fou d’imaginer une telle conclusion !

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Heureusement l’État ne laisse surtout pas le marché tranquille

Par h16

Mars 2020 : après deux mois à regarder en gloussant des vidéos sur youtube de Chinois s’effondrant dans la rue et d’Italiens s’entassant aux urgences, la France découvre sur son territoire un méchant virus qui fait s’entasser des Français aux urgences. La surprise est totale. Heureusement, l’organisation millimétrique de l’État et son Système de Soins Que Le Monde Nous Envie sont là, et tout va mieux.

Les premiers actes que pose le gouvernement sont aussi lucides que forts : en déclenchant habilement la pénurie complète de masques et de gel hydroalcoolique, nos élites s’assurent rapidement de l’attention du peuple auquel elles expliqueront ensuite, avec un aplomb historique, que le virus se transmet dans les postillons provoqués par la parole, et en même temps que les masques sont de toute façon inutiles voire dangereux.

Cependant, comme il y a pénurie, le peuple comprend qu’il va lui falloir trouver un moyen de fournir les équipes soignantes aux abois puis toute une population qui, confinée, comprend confusément que cette situation ne va pas pouvoir durer éternellement, au plus grand chagrin de cette partie imputrescible d’adulescents qui s’humidifient dès qu’on parle d’être payé à ne rien faire.

Qu’à cela ne tienne : rapidement, la partie la plus industrieuse et la plus généreuse du pays se met donc en tête de fournir masques et protections à ceux qui en manquent. L’affaire n’est pas mince : on parle en millions d’unités de masques à fournir, de dizaines de milliers de blouses, de milliers de visières qu’il va falloir fabriquer avec les moyens du bord.

Incroyablement, les bénévoles sont au rendez-vous : rapidement, couturières, « makers » (d’ingénieux bricoleurs aux imprimantes 3D hitech) et passionnés s’organisent, se font connaître et se mettent à produire les indispensables protections. Parallèlement, les industriels français, comprenant le problème, détournent rapidement leurs machines-outils de leurs fabrications traditionnelles et les emploient à produire en grand nombre ces masques, ces visières et ces blouses qui faisaient tant défaut. Le peuple a entendu le message du président : « nous chommes zen guerre » a-t-il zozotté dignement, et le peuple a répondu présent.

Des individus débrouillards qui se lancent, bénévolement, dans des productions industrielles de protections personnelles ? Des entrepreneurs qui reconvertissent leurs chaînes de production pour relever le défi pandémique ? Des couturières qui se dévouent ?

Comment, l’intendance suivrait ainsi, prompte et agile, sans cerfa ni trompettes ?

Mais vous n’y pensez pas, malheureux ! On commence ainsi, on laisse les gens improviser, trouver des solutions ingénieuses et peu coûteuses à un problème concret et, de fil en aiguille, et on se rend subitement compte de la parfaite dispensabilité de tout un pan de la société française dont la fibre vibre entièrement au chant mélodieux du formulaire administratif sur velin surfin et au rythme chaloupé du tampon caoutchouc aux odeurs bureaucratiques. Et ça, mon brave, ce n’est pas possible, pas même envisageable !

Heureusement, à ce nouveau problème, la France a aussi une solution : l’administration va donc se jeter à corps perdu dans une bataille pied-à-pied avec l’ennemi implacable de l’efficacité et de l’agilité intellectuelle pour y opposer avec une bravoure héroïque les tracasseries administratives de gros calibre en feu roulant, de lourdes normes de sécurité à fragmentation, un esprit en béton borné surcontraint ainsi que les inévitables frappes chirurgicales de missiles législatifs à têtes creuses.

Après deux mois d’âpres batailles où aux morts de covid s’ajouteront bientôt les faillites des entreprises mortes sous les tapis de bombes normatives, c’est la victoire !

Les vilaines forces bénévoles des petites mains volontaires ainsi que les couturières du maquis rendent rapidement les armes : noyée dans un tsunami de contraintes règlementaires toujours plus illisibles, la petite armée du peuple est mise en déroute.

Cependant, la victoire n’aurait pas été totale si seuls les bénévoles avaient été éparpillés à coup de grenades normatives et de décrets chemisés. Là encore, l’intervention de tout l’appareil d’État fut absolument indispensable pour transformer en véritable déroute cuisante ce qui n’était qu’une déception de ces volontaires lancés dans l’aventure.

En cela, on admirera la puissance de la tactique impitoyable de l’administration française pour ainsi écrabouiller toute possibilité de succès, en deux temps solidement exécutés : dans un premier temps, l’État feint d’être complètement à la ramasse et laisse ainsi les entrepreneurs se lancer dans la production de ces protections indispensables au corps médical. Rapidement, des millions de pièces sont produites qui trouveront preneur, sans mal.

Dans un second temps, ayant fort à propos complètement oublié pourquoi ces productions n’existaient plus depuis un moment sur le sol français, l’État réimpose rapidement ce qui a provoqué cette disparition : charges sociales invraisemblables, contrôles de sécurité tâtillons, normes sanitaires à la précision micrométrique, contraintes administratives kilométriques, tout rendre dans l’ordre et inévitablement, alors que la méchante concurrence mondiale (pas du tout contrainte par les mêmes pousse-cerfas) déferle sur l’Hexagone, la production, devenue subitement fort chère devant une concurrence agile et bon marché, ne trouve plus d’acheteurs.

Outre le timing diabolique de ces productions qui arriveront, comme les tests, juste au moment où plus personne n’en a vraiment besoin, timing qui doit aussi aux instructions claires et à l’attitude exemplaire de notre gouvernement dans sa gestion de crise, on se devra d’admirer la situation actuelle, où une masse considérable d’entreprises produisent maintenant un bien plus cher que partout ailleurs et vont lentement mais sûrement essuyer de nouvelles pertes, ce qui va assez probablement pousser l’un ou l’autre crétin thermophile qui nous gouverne à vouloir les subventionner afin de se garantir une page ou deux dans la presse idiote du pays.

Le confinement a transformé une crise sanitaire notable en catastrophe économique d’ampleur centenale. La France aurait cependant pû s’en sortir si, simplement, les politiciens avaient parié sur la liberté et la responsabilité de leurs concitoyens. Ils ont choisi de les considérer comme des enfants irresponsables et un peu idiots, en les noyant sous les injonctions paradoxales. Ils ont choisi de protéger leurs tendres fesses politiciennes en se bardant de normes et de règlements écartant minutieusement toute responsabilité de leur part.

Au résultat, en plus de la mort et des impôts, nous avons eu la peste pangoline et nous avons maintenant le choléra étatique.

Quel régal !

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Le passif Moscovici à la Cour des Comptes

Par h16

Joie, bonheur et petits fours frais : la Cour des comptes a enfin un président tout neuf ! Pierre Moscovici, ex-député, ex-ministre, ex-commissaire européen devient donc le premier président de la Cour des comptes, en remplacement de Didier Migaud, après cinq mois où le poste fut laissé vacant.

Certes, c’est nettement plus que les deux semaines nécessaire pour faire passer le Ministère de l’Intérieur du Collomb au trou du cul au Castaner : Emmanuel Macron a, comme souvent, pris son temps pour confirmer là le vieil énarque de 62 ans qui continue donc à sévir au lieu de prendre une retraite sinon méritée au moins salvatrice pour les finances françaises. Beaucoup verront dans cette décision si tardive la marque claire que les prétendants au poste ne se bousculaient pas, ou que leur valeur ou leurs avantages pour l’actuel président n’étaient pas manifestes au point d’écourter sa réflexion…

En définitive, même si cela ne sera surtout pas présenté ainsi, c’est donc très clairement « faute de mieux » que Moscovici finit par décrocher la timbale. Et lorsqu’on épluche le passé du brave petit Pierre, on découvre surtout un gros passif, le nom, pas l’adjectif, tant il est clair que Moscovici aurait été tout sauf passif lorsqu’il s’est agi de piloter sa carrière.

Mais son bilan est sans appel : s’il fut assez fadasse comme député et n’a clairement pas marqué les grandes pages de l’Histoire de France ou, plus modestement, de la Cinquième République, son passage au Ministère de l’Économie permet d’établir assez clairement qu’en tant qu’énarque, il n’a pas failli à leur réputation de jacobins amoureux de la dépense publique et de la décontraction dans la distribution de l’argent des autres.

Ministre de l’Économie pendant le quinquennat de Hollande, il aura réussi le tour de force d’accroître les impôts français, déjà parmi les plus élevés au monde, de plus de 52 milliards d’euros, et la TVA intermédiaire (qui passera de 7 à 10%). Mieux encore : cette augmentation sera massivement subie par les classes moyennes, en parfaite contradiction avec les promesses des socialistes aux élections présidentielles. Joie et bonheur, plus de 800.000 foyers jusqu’alors non-imposables viendront grossir les rangs des moutontribuables grâce à Pierre le ministre.

Les efforts héroïques du ministre ont payé puisque ces différentes mesures aboutiront à une baisse historique du pouvoir d’achat des ménages français. Le pompon reste que cette collecte massive d’impôts supplémentaires ne servira même pas à redresser les finances de l’État qui verra son endettement et ses déficits budgétaires exploser chacune des prédictions foireuses que notre ministre enchaînera avec le flegme de celui qui ne paye pas.

Remercié de cette brillante nullité à la fin du gouvernement Ayrault II (nullité d’ailleurs officiellement sanctionnée dans un article du Financial Times), Moscovici aura ensuite fait des pieds et des mains pour récupérer un poste de commissaire européen qu’il lui sera, bien sûr, octroyé ; au moins cela aura-t-il eu comme bénéfice de rappeler un message essentiel : engagez-vous en politique, flattez les égos, tissez des relations avec les bonnes personnes, huilez les bons rouages et vous obtiendrez plus que vous ne pouvez l’imaginer, même si aucun résultat ne peut être mis à votre crédit…

Comme prévu, il devint donc Commissaire européen après une audition douloureuse où il n’aura convaincu personne tant il lui fallait camoufler qu’il aurait à faire respecter des contraintes budgétaires au niveau européen qu’il fut parfaitement incapable de faire respecter au niveau français.

Depuis, le politicien aux costumes de luxe « offerts par un ami » chez le tailleur de Fillon aura passé son temps à faire la leçon aux pays membres de l’Union, enjoignant les uns et les autres à la rigueur et la bonne gestion financière, au premier rang desquels la France qu’il s’empressera de surveiller dans sa chute, avec tout le cynisme de celui qui avait été aux premières loges pour l’y pousser.

Son retour en France sous les vivats très mous d’une foule assez moyennement en délire ne fait finalement qu’illustrer une nouvelle fois que le pays n’arrive pas à se débarrasser de ses boulets.

Décidément, le « nouveau monde » politique de Macron ressemble encore et toujours à l’ancien, délicieusement socialiste, délicieusement rempli de cette génération d’énarques à la compétence micrométrique qui se cooptent tous humidement les uns les autres pour les fromages républicains, à l’instar des Royal, Delevoye ou tant d’autres qui multiplient émoluments et jetons de présence aux frais du contribuable. Le fait que Macron doive piocher dans ce vivier de catastrophes ambulantes pour pourvoir à des postes jadis prestigieux donne une idée précise de l’ampleur du désastre français, et de la direction dramatique que prend le pays, cornaqué n’importe comment par un type ne sachant finalement pas s’entourer…

Moscovici fut nul comme énarque, nul comme homme politique tant en France qu’au parlement européen, nul comme ministre de l’Économie qu’il laissa en ruines, et enfin nul comme commissaire européen.

On peut donc déjà raisonnablement qualifier son prochain parcours à la Cour des comptes. Au moment crucial où la France est au plus haut de ses finances et où ses comptes baignent dans l’opulence (avec 11% de récession attendue à la fin de l’année, nul doute que Moscovici saura attirer l’oeil du gouvernement sur les solides sources d’économies de l’État), on peut admettre que l’arrivée de ce type là, à ce poste là, dans ces circonstances là augure du meilleur.

Ce pays est foutu.

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LREM, le parti des tocards

Par h16

La France n’a pas déconfiné que ses citoyens, elle a aussi déconfiné sa campagne électorale pour les élections municipales : eh oui, il reste encore quelques milliers de maires à élire et c’est donc avec un entrain mesuré que les candidats se retrouvent à nouveau dans cette drôle de campagne…

Ce qui veut dire qu’en surcroît des pénibles déclarations plurihebdomadaires du Premier ministre et du ministre de la Santé sur l’état des lieux de l’épidémie en France, en plus de leurs atermoiements sur les activités qu’il faut laisser reprendre et celles qu’on doit continuer à asticoter avec des contraintes plus ou moins loufoques, le citoyen français va aussi devoir se cogner le retour navrant de la politique politicienne locale, ses inévitables promesses de forain et les boniments habituels des candidats à la gamelle municipale.

Ceci explique l’effroi palpable de certains de nos journalistes découvrant que Gérard Collomb, l’ex-ministre de l’Intérieur revenu briguer mandat en terres lyonnaises, lâche l’affaire au profit du candidat Les Républicains : en déroute suite à un premier tour désastreux, le candidat LREM cède donc la place, en invoquant le désir de ne pas laisser Lyon tomber aux mains des écologiques hystériques, souhaitant éviter que la ville ne devienne « un petit laboratoire de la décroissance ni un lieu d’expérimentation d’idéologies hasardeuses pratiquées par des apprentis ».

De cet épisode rigolo qui scandalise évidemment les transfuges et autres novices de LREM, on retiendra donc la lucidité de Collomb, qu’on avait aussi entrevue lorsqu’il avait quitté Beauvau en expliquant que la France se dirigeait vers un face à face rugueux, qui comprend bien le danger de laisser les clés de l’économie d’une ville à des décroissantistes dont les politiques ont pu être testées grandeur nature pendant deux mois avec, déjà, des résultats cataclysmiques.

Lucidité qui n’est, vraisemblablement, pas partagée par tout le monde puisqu’on découvre, au détour d’une presse somme toute fort discrète, qu’Agnès Buzyn – l’infortunée candidate à la mairie de Paris – est toujours dans la course : malgré 17% des scrutins du premier tour, elle tente donc de continuer une campagne que tout indique pourtant perdue, avec un soutien gêné du pouvoir en place qui comprend qu’il a autant à perdre à la dézinguer qu’à la soutenir franchement.

En effet, ministre de la Santé alors que la pandémie commençait à s’étendre en France, elle prétend avoir averti les membres du gouvernement du danger qui s’annonçait et de leur impréparation. Si l’on peut raisonnablement penser qu’elle fanfaronne, la possibilité qu’elle puisse prouver ses allégations doit laisser quelques moiteurs dans les paumes de beaucoup de nos actuels dirigeants.

Malgré tout, elle sait qu’elle va au casse-pipe : les sondages, les jeux politiques et les Parisiens n’y croient plus mais elle espère probablement, en présentant cet acte comme un baroud courageux, que certains sauront la mettre hors de danger une fois l’heure des procès (en juin) advenue.

L’échec est donc prévisible, il est même annoncé, assumé voire planifié, mais l’explication de cet échec est déjà trouvée : s’il a été aussi difficile pour elle de faire campagne à Paris, si le résultat est aussi médiocre, c’est parce qu’elle était une femme, pardi. Et une femme en politique, cela déclenche, forcément, une violence inouïe (devant laquelle elle avoue qu’elle n’était « pas prête »).

L’argument est particulièrement croquignolet et démontre de façon assez phénoménale le niveau de tocardise des politiciens de LREM en général et de la candidate à la municipale parisienne en particulier.

Difficile en effet d’oublier que les autres candidats à la mairie, mieux placés qu’elle, sont toutes deux des femmes (Hidalgo et Dati) qui n’ont pas eu besoin, elles, de ressortir la carte ultra-usée du féminisme maltraité pour justifier d’un parcours électoral douloureux.

Du reste, la réalité lui donne tort de façon flagrante : si elle est lourdement critiquée actuellement, si elle est même menacée, ce n’est pas parce qu’elle est une femme mais parce qu’elle a fait n’importe quoi n’importe comment, et tenter cette carte du féminisme pour se dédouaner de ses responsabilités va se retourner contre elle : ici, Buzyn tente de se la jouer comme Ségolène Royal, grande habituée de cette carte ridicule et qui a largement contribué – sans en subir les conséquences – à un nombre considérable de catastrophes économiques dans les différentes institutions qu’elle a dévastées (BPI, Région Poitou-Charentes, ministères divers).

L’autre carte, celle de l’antisémitisme, d’une résurgence de l’extrême-droite ou d’un complotisme de mauvais aloi est aussi vaguement tentée mais sans conviction cependant : la situation semble ici trop clairement défavorable pour envisager cette autre excuse traditionnelle des tocards politiques lorsque la situation leur échappe sur le mode « les vilains extrêmes s’acharnent sur moi car je représente ce qu’ils détestent le plus » (on se rappellera de la tentative de Loiseau lors des élections européennes).

Malheureusement pour Buzyn, l’ampleur des dysfonctionnements à tous les niveaux de l’État que cette pandémie aura mis en exergue est telle que le parapluie victimaire semble bien insuffisant pour éviter des condamnations et faire oublier sa lourde responsabilité dans le désastre.

Les semaines permettront peut-être d’y voir plus clair, mais indépendamment du sort de Buzyn, cette médiocrité ainsi affichée en dit long sur le niveau des autres politiciens actuellement rassemblés autour de l’équipe présidentielle : on finirait par croire que le président est tombé sur un nid de tocards particulièrement peuplé et qu’il s’ingénie à tous les employer dans les tâches les plus risquées.

Rappelons en effet que la brave Agnès remplaçait tout de même, au pied levé, un autre lieutenant de la macronie, c’est-à-dire littéralement un branleur qui s’était fait choper en bien piètre position à deux mois du scrutin.

Rappelons qu’elle fut elle-même remplacée par Olivier Véran, dont le parcours en tant qu’actuel ministre de la Santé ne laisse pas non plus de doute sur sa médiocrité, l’accumulation des injonctions paradoxales sur les masques, inutiles mais obligatoires, suffisant amplement à caractériser l’individu… Sans même parler de sa gestion globale de la crise, résolument placée sous le signe de l’improvisation complète, du centralisme jacobin parisiano-centré et d’une bureaucratie procédurière dont le ridicule méticuleux n’a même pas fini de se surpasser encore actuellement.

En réalité, les déclarations pitoyables de Buzyn illustrent fort bien le drame de ce demi-quinquennat dans lequel le chef de l’État a su manœuvrer brillamment pour parvenir au pouvoir, mais qui a, depuis, laissé son hubris prendre le dessus ce qui l’a amené, pour mieux briller, à ne choisir de s’entourer que de médiocres et d’imbéciles.

La France en paye maintenant le prix, exorbitant. Alors qu’il nous faudrait des hommes d’État, nous écopons de pitres et de tocards.

Ce pays est foutu.

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40 ans de choix pourris

Par h16

Reconnaissons à Macron et à toute sa fine équipe un certain talent pour la dramaturgie : en transformant un problème essentiellement logistique (éviter un potentiel débordement des urgences hospitalières) en crise sanitaire puis en crise économique d’ampleur biblique, l’actuel locataire de l’Élysée a, vraiment sans le vouloir, posé sur la table des questions que peu, dans ce pays, veulent voir abordées.

La première de ces questions est évidente. Elle est maintenant sur beaucoup de lèvres et sera d’autant plus difficile à escamoter que la situation économique se dégrade maintenant de jour en jour :

Où part le pognon ?

Eh oui : si l’on peut admettre que, de nos jours, pour plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements par an, on a un système de santé poussif, des soignants mal payés et des technologies dépassées, il n’en reste pas moins que du côté du payeur, la question revient, lancinante. Or, la pandémie a permis d’illustrer de façon assez criante les choix effectués.

Ainsi, les systèmes de santé d’un côté et de l’autre du Rhin donnent un bon aperçu des stratégies choisies par les deux États européens. L’un comme l’autre y consacrent à peu près la même proportion de leurs revenus (autour de 11.5% du PIB) mais les résultats sont quelque peu différents : du côté germanique, l’organisation fait la part belle à la subsidiarité et au secteur privé (plus de 90% des chefs d’établissements hospitaliers sont des entrepreneurs), pendant que le côté français a choisi l’organisation centralisée, jacobinisme oblige, dans lequel l’hôpital est dirigé par un fonctionnaire. Le personnel administratif représente moins d’un quart (24%) des effectifs en Allemagne, là où plus d’un tiers (35%) se bouscule en France pour tamponner des petits papiers indispensables à la survie des malades.

Au bilan, le contraste des efficacités constatées entre les deux systèmes n’est pas flatteur pour la France : même sans regarder le nombre de morts Covid19 rapportés à la population, qui met clairement la France dans les pays les plus touchés, force est de constater que l’Allemagne dépense finalement moins que nous pour plus de lits de soins intensifs 6,02 (pour mille habitants) contre 3,09 en France. Un autre indicateur comme celui des appareils IRM par million d’habitants confirme ce dont on se doutait franchement : on prélève beaucoup mais on n’a pas du tout ce pour quoi on paye.

Au passage, il sera difficile d’ignorer que le coût de gestion du système de santé allemand est très inférieur à celui du système français. Différentes études pointent vers des dizaines de milliards d’euro d’économies possibles.

Il est assez manifeste que les indéboulonnables pleurnicheuses syndicalisées et politisées qui nous entretiennent partout des abominables coupes budgétaires dans la santé publique nous enfument très largement, probablement pour cacher l’évidente gabegie de la bureaucratisation galopante de tout le système.

Un système social vraiment enviable ?

Une seconde question vient alors bousculer immédiatement la première. Malgré l’évidence de ces dépenses somptuaires qui n’aboutissent absolument pas à un service de qualité en face, le système en place n’en vaut-il pas la peine ? Est-ce qu’en réformant par-ci, par-là, en nettoyant un peu les tubulures chromées qui vont de tous ces petits portefeuilles de contribuables à toutes ces strates administratives aux odeurs naphtalines, ne pourrait-on pas améliorer la situation et sauver tout ce qui peut l’être d’un système qui, on nous le répète encore maintenant, fait des envieux partout dans le monde, si, si ?

Là encore, l’examen des chiffres bruts ramène à la réalité comme un coup de pelle derrière la nuque ramène à plus de pragmatisme.

En effet, comme l’a fait ce fort intéressant article si l’on examine par exemple le pouvoir d’achat du français moyen depuis les années 60, on observe un phénomène troublant : les Trente glorieuses faisaient la part belle à l’initiative personnelle dans un environnement légal relativement simple, une administration frugale et un système social léger. Il s’en est suivi que le revenu moyen annuel d’un Français est passé de 9.900 euros en 1960 à 19.300€ en 1980, et ce malgré la crise de 1973, ce qui revient quasiment à un doublement.

De 1980 à 1990, période bénie des socialistes où les codes de lois se dilateront, les interventions de l’État furent épiques, et le système social enflera en importance et en ponctions de tous les côtés, ce même revenu n’a progressé que de 8% (pour passer à 20.900€) ce qui est tout sauf phénoménal. Les 14 années suivantes, qui virent notamment l’introduction des 35 heures et d’un monceau d’autres âneries du même acabit, permirent d’atteindre 22.900€ ; la progression est tout sauf fulgurante.

À la fin de l’année 2019, le revenu moyen annuel français tourne autour de 23.440€. Le vigoureux confinement imposé par notre actuel gouvernement va heureusement changer la donne puisqu’on s’attend à un petit trou d’air de plus de 8% en France ce qui devrait donc se traduire par un revenu moyen annuel redescendant autour de 20.000€ à la fin de l’année, soit, peu ou prou, le niveau des Français un peu avant les génialissimes années Mitterrand, mais avec des radios libres et Canal+, plus de minitel, des vélos électriques dans la capitale et 2200 milliards d’euros de dette.

Mazette, 40 ans de système social et de stagnation pour tout ça, franchement, cela aurait été dommage de se priver !

Soyons clairs : non, personne n’envie vraiment le système social français qui a tout d’un village Potemkine. Il fait rêver ceux qui ne le connaissent pas, ceux qui ne le financent pas, ceux qui en profitent, mais fait cauchemarder ceux qui le payent, ceux qui le subissent et ceux qui en sont victimes.

La seule vraie question est maintenant de savoir si l’on doit ou non conserver ce système, celui qui consiste à collectiviser tout ce qui peut l’être, qui consiste à monopoliser par le public ce que le privé sait faire en concurrence, qui consiste à retirer progressivement mais inexorablement la responsabilité de chacun pour la remettre à d’obscures administrations qui décideront de tout par des processus bureaucratiques de plus en plus complexes.

Comme, manifestement, il ne sera jamais question de revenir en arrière, le choix de conserver ce système sera donc fait. Soit. Dans ce cas, tout le monde devra assumer : comme à chaque fois lorsque la bureaucratie gagne, les choses iront de pire en pire. Mordez votre chique et n’en parlons plus.

Si, en revanche, ce choix n’est pas assumé mais subi, si, tous, nous nous faisons endormir par les subventions, les aides et les promesses, bref, les carottes faciles, la peur des PV et des sanctions, les coups de LBD dans la figure, bref, les bâtons habituels, alors la question suivante est : comment voulez-vous que tout ceci se termine bien ?

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Le gouvernement micromanage avec succès

Par h16

Actuellement, et si l’on s’en tient aux déclarations des politiciens, avidement relayées par des journalistes au petit doigt sur la couture, l’État peut tout, et c’est même à ça qu’on le reconnaît : il peut rendre obligatoires des masques dont il s’est assuré la pénurie par des réquisitions idiotes ; il peut, comme pour le gel alcoolique, garantir le prix d’un produit après en avoir fusillé le marché, l’approvisionnement et la distribution. Il peut tout, vous dis-je : guérir des maladies, rappeler l’être aimé et même démarrer des motos russes, même les jours fériés.

Dr Albert, medium, fait démarrer les motos russes

Et cette omnipotence se traduit très concrètement par son intervention à tous les niveaux, du plus haut de l’échelon jusqu’au plus bas, au point que tout l’appareil d’État est maintenant mobilisé pour déterminer avec précision ce qu’il est possible de faire sur les chemins (arborés ou non), dans les parcs, dans les rues, dans les commerces (les petits, les moyens, les grands), jusque sur les plages où le nombre de fesses posées sur le sable sera méticuleusement calculé et vérifié par une horde d’agents assermentés permettant que ces milliers de lois, de décrets, de circulaires soient correctement appliqués. Au pragmatisme intelligent sera substitué un respect scrupuleux du principe de précaution et des procédures administratives, dûment évaluées, certifiées et tamponnées par de zélés bureaucrates sans lesquels, c’est évident, le pays s’effondrerait.

Et pendant que la maréchaussée choisira d’occuper son temps à compter des muscles glutéaux sur les plages de France plutôt que risquer les siens dans certaines cités trop émotives, notre élite politique s’est aussi mobilisée pour que continue à son niveau aussi le micro-management de la Nation.

C’est ainsi qu’Élisabeth Borne, ce ministre en pleine transition écologique, s’est fendue d’une lettre destinée à quelque 90 grands patrons. Son but ? Les pousser (lire : leur intimer l’ordre d’aller) vers « une relance verte » dont les minutieux détails seront longuement débattus en juin prochain, puis collationnés dans d’inextricables rapports de plusieurs centaines de pages pour baliser le parcours de transition des entreprises concernées.

Rien ne sera laissé au hasard ou – pire encore – à l’initiative privée : du repas dans les cantines (qui devront offrir des alternatives végétariennes, à l’instar des cantines scolaires, déjà passées en novembre à cette obligation) jusqu’au mode de déplacement des salariés – qui pourront réclamer jusqu’à 400 euros de prime pour pédaler joyeusement sur les routes de France, tout est prévu pour que l’industrie française, déjà lourdement empesée des normes officielles, des contraintes sociales, fiscales et bureaucratiques nationales, soit durablement handicapée par une nouvelle bordée d’astreintes Gaïa-compatibles qui permettront à sa productivité et sa compétitivité d’explorer de nouveaux abysses.

Signalons au passage la remise sur le tapis (encore, encore et encore une fois !) des dons d’invendus aux associations, magnifique arlésienne gouvernementale démontrant à elle seule l’inculture économique (distribuer un invendu, c’est tordre un marché et introduire des dizaines d’effets pervers dangereux pour les entreprises et l’emploi) et l’inculture fiscale (le don est sévèrement puni en France) de nos dirigeants. Gageons que Borne saura se montrer à la hauteur dans ce domaine et produira donc les mêmes prouts mentaux que ses congénères politiciens qui sont déjà passés par là.

Et puisqu’il s’agit de produire des règles et de finement tarauder les anus citoyens par mille et une normes, Bruno Le Maire a évidemment répondu présent avec cette gourmandise que seuls les cuistres et les incompétents peuvent afficher lorsqu’ils vont déclencher une catastrophe en tentant de réparer un désastre : comme l’État (dont il est représentant) a décidé de fusiller complètement l’économie en fermant autoritairement toutes les entreprises, l’État va aussi se charger d’achever les survivants en se mêlant avidement de leurs affaires, à tous les niveaux.

Épaulé en cela par un Président de la République à la vigueur véritablement stupéfiante en ces temps de crise et qui va jusqu’à relancer lui-même le marché de l’occasion automobile par le truchement d’une inhabituelle distribution de pognon gratuit des autres sous forme de primes, l’actuel ministre de l’Économie s’est retroussé les manches pour (encore une fois !) sauver le pays.

Ainsi, quand le Bruno de Bercy ne s’occupe pas de faciliter le transit fiscal, il s’occupe de tripoter les dates des soldes d’été : en effet, que serait un État s’il ne décidait pas, à la place de chacun, ce qui est bon pour tous ? Comment douter qu’une période unique de soldes ne sera pas parfaite pour tous et que chaque commerçant y trouvera son compte ? Après tout, comme c’est mis en place par l’État et réclamé à cors et à cris par certains lobbies, c’est forcément une idée géniale !

Mais décider de la prochaine date des soldes n’est pas, loin s’en faut, un travail à temps plein pour Bruno Le Rigolo : entre deux parapheurs remplis de décrets idiots à signer d’une main ferme, il reste toujours quelques minutes pour glisser quelques importantes leçons de vie destinées à ces industriels décidément pas assez brillants pour relever le pays. Après tout, Bruno s’est engagé sur un prêt à hauteur de 5 milliards d’euros gratuits des autres pour aider le constructeur automobile Renault et ce prêt ne viendra pas sans conditions : on savait depuis quelques jours que ce prêt s’entendait à condition que Renault recentre sa production vers les voiturettes de golf plutôt que les automobiles à essence. Apprenant que le constructeur accumule les difficultés et envisage de fermer certaines usines, Bruno a depuis précisé qu’il n’entendrait pas laisser faire ces restructurations sans y mettre son grain de sel.

Eh oui : non content d’économiser comme un cador en économie, non content de ministrer son ministère de façon inouïe, Bruno entend aussi expliquer aux industriels comment industrier, aux ouvriers comment ouvrager, aux ingénieurs comment s’ingénier et aux commerciaux comment commercer. Il est ministre. Il sait.

Vous voyez : aussi profonde cette crise peut-elle paraître, rien n’empêchera l’État et ses sbires d’agir au niveau le plus fin, le plus précis, le plus pointu pour définir ce qu’il faut faire, ce qui est interdit, ce qui doit absolument changer et ce qui doit, coûte que coûte, rester inchangé.

Bien évidemment, tout comme le mage Yao Kouadio qui ne fait pas démarrer des motos russes gratuitement, cet État aussi ventripotent qu’omnipotent ne peut garantir ses effets sans un petit financement correctement planifié : le succès n’est garanti que si on pousse le petit billet dans la petite enveloppe, c’est certain.

Ce qui ne pousse qu’à une seule conclusion : contribuables, à vos chéquiers !

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Sale temps pour les chasseurs homosexuels musulmans de droite

Par h16

Certes, le déconfinement va bon train, mais pour le gouvernement, ce n’est certainement pas une raison pour ne pas enfiler quelques humiliations routinières sur celles qu’il a déjà accumulées les deux mois passés.

Plages dites « dynamiques » (y poser ses fesses constituerait une atteinte certaine à la sûreté sanitaire hexagonale), parcs toujours fermés, bars et restos qu’on continue de laisser faire faillite en chantant les louanges d’un système social dont tout montre qu’il fait agoniser le pays dans des prélèvements pharaoniques, le gouvernement, contre le peuple, semble choisir la mollesse et le retour à la normale le plus lent possible, le tout décoré de ces inévitables vexations procédurières histoire d’en grever encore la productivité, des fois qu’une reprise économique se pointerait au dépourvu.

Heureusement, les petites et grosses saloperies légales ont eu deux mois pour s’épanouir et le gouvernement, focalisant habilement l’attention des citoyens sur sa fine gestion, son discours solide et son équipe d’experts au taquet, a pu passer quelques décrets dont les conséquences ne se feront sentir que très progressivement mais qui n’en demeurent pas moins parfaitement iniques.

J’en veux pour preuve la récente parution au Journal officiel du décret n°2020-487 du 28 avril dernier dans lequel le gouvernement s’est attelé à créer une base de données pour recenser les armes à feu dans le pays. La création d’un tel fichier ne surprendra évidemment personne, tant il apparaît indispensable de savoir qui, parmi nos concitoyens, peut bien posséder des armes diverses et variées : il est, après tout, grand temps qu’on fasse un petit recensement de toutes ces pétoires plus ou moins légales que certains semblent se procurer avec tant de facilité, notamment dans certains quartiers émotifs.

Gageons donc que cette nouvelle base de données permettra enfin de savoir à qui peuvent bien appartenir les kalachnikovs et autres mitraillettes qui permettent à notre presse de ne pas relever le niveau alarmant des fusillades françaises, confinement ou non.

Malheureusement, il ne faudrait pas se réjouir trop vite : même si on se doute que, devant la reprise de ces fusillades, les autorités sauront se montrer à la hauteur comme elles l’ont toujours été avant et pendant la crise, le décret comporte quelques aspects troublants qui laissent perplexe sur les intentions réelles qui ont motivé sa production.

Sa lecture attentive, exercice délicieux qui vaut assurément les meilleures pages de notre grande littérature, permet de découvrir (article 1, portant sur la révision de l’article R. 312-85) que la création de cette base de données permettra notamment la collecte de données à caractère personnel. Par caractère personnel, on peut ici lire, en détails, qu’on pourra recueillir les opinions politiques, les convictions religieuses, l’appartenance syndicale ou la santé de la personne faisant l’objet de l’enquête administrative menant à son inscription dans la base, ainsi que sa prétendue origine raciale ou ethnique, sa vie ou son orientation sexuelles. Mieux encore, l’autorisation de cette collecte vaudra aussi pour une personne autre que celle faisant l’objet de l’enquête administrative, sous réserve que « ces données se rapportent à une procédure dans laquelle la personne faisant l’objet de l’enquête administrative est mise en cause ».

Si l’on pourrait comprendre qu’il puisse être intéressant de ficher une personne potentiellement dangereuse lorsqu’elle viendrait à posséder des armes (fichage dont on se doute, sans grande difficulté, qu’il se pratique déjà de façon moyennement officielle), on se demande exactement ce qui a poussé le législateur a donner ainsi une telle largesse dans la collecte de données personnelles dans ce nouveau cadre.

Certes, le fichage existant est mal boutiqué et peu dématérialisé au point que les différents services de l’État s’emmêlent régulièrement les pinceaux dans les déclarations d’armes et la petite paperasserie accompagnant (toute ressemblance avec d’autres administrations en charge, au hasard, de l’importation de masques sanitaires ou de gérer les EHPAD est évidemment pure coïncidence). Certes, la numérisation et la dématérialisation complète de ces données étaient réclamées par certains possesseurs d’armes qui peuvent espérer, au bout, une simplification administrative (ce qui montre un optimisme étonnant, si on se réfère par exemple aux cartes grises automobiles).

Il n’en reste pas moins que ce nouveau fichier accorde une invraisemblable largesse dans la collecte des données. Consultée, la CNIL a immédiatement fait son travail de rempart de nos libertés et de nos droits fondamentaux… en s’aplatissant à peu près complètement, ce qui permettra aux autorités de mener leur projet exactement comme elles l’entendaient.

Le décret est paru, les nombreux rouages de l’administration sont déjà en marche et petit-à-petit, la nouvelle base de données va se mettre en place.

On imagine sans mal les prochaines étapes : comme pour la carte grise, après l’inévitable mise en route pénible, les bugs, les ratés et les délais qui calmeront les ardeurs de beaucoup de détenteurs d’armes à vouloir se déclarer, on se doute que le fichier sera rapidement utilisé pour conserver des données de plus en plus personnelles sur ces individus qui, s’ils sont détenteurs d’armes respectueux des lois, n’en constituent pas moins une menace claire pour la sécurité de l’État, surtout le jour où il faudra s’en passer, ce dernier étant devenu complètement fou en plus d’être nocif.

Enfin, gageons que jamais ce fichier ne poussera l’État à imposer un quota maximum d’armes par détenteur, à diminuer ce quota d’année en année jusqu’à arriver à zéro. D’ailleurs, les autorités ont juré, promis-craché, que cette idée ne leur avait jamais traversé la tête.

Dès lors, ira-t-on jusqu’à dire qu’une bonne partie de ces individus est issue de la France rurale, celle qui ne vote pas vraiment ni pour Macron ni pour les autres socialistes ? Ira-t-on jusqu’à imaginer que l’actuel pouvoir en place se donnerait ainsi les moyens d’établir un fichage discret mais précis de cette France périphérique qui, possédant des armes, pourrait constituer un vivier de séditieux lorsque viendra le moment où il faudra donner quelques coups de pelle dans des nuques pas trop citoyennes afin de remettre le pays dans le droit chemin de la richesse perpétuelle et collective ?

Non, assurément, il ne s’agit absolument pas de ça.

De même que le traçage (à des fins sanitaires, voyons, seulement sanitaires !) ne peut absolument pas déboucher sur un pistage permanent du citoyen, de même que le croisement de tous les fichiers de toutes les administrations ne servira qu’à mieux simplifier la vie des perceptions et des organismes de collecte, ce fichier détaillé des détenteurs d’arme, de leurs orientations sexuelles et politiques, de leur état de santé n’amènera jamais l’État à étendre la notion d’arme pour y englober de plus en plus de citoyens dont, enfin, on pourra stocker les petits travers, les petites orientations, la religion ou l’ethnie.

Tout ceci n’arrivera jamais, parce que cela ne s’est jamais produit avant dans l’Histoire, bien sûr. Heureusement que nous avons évité le pire (sans cela, qu’aurions nous lu dans les journaux !) et que c’est un gouvernement responsable d’individus valeureux et à la morale d’airain qui s’occupe de mettre ce fichier en place.

Imaginez si, un jour, un parti populiste extrémiste venait à récupérer le pouvoir, légalement, par les urnes ! Peut-être trouverait-il là matière à honteusement détourner le sens de ces lois, ne croyez-vous pas ?

Oh. Non. J’exagère évidemment.

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Rassurez-vous, l’argent gratuit des autres coule à flot !

Par h16

Ce n’est pas parce que l’économie est en train de passer par une phase de ♩ petites tensions passagères ♪ qu’il faut se laisser abattre : les beaux jours sont là, et à présent, le bon peuple a évidemment besoin de vacances. Or, il peut être difficile d’envisager sereinement des vacances quand la situation économique est à ce point délicate… Heureusement, gouvernemaman s’occupe de vous !

Ainsi, après la distribution des petits « chèques-confinements » à différentes catégories de personnes pendant la période critique, voilà arrivé le temps de la distribution de petits « chèques vacance », à des catégories de personnes à peine différentes : le gouvernement envisage en effet que soient distribués des sommes, financées par l’État et les régions (donc c’est gratuit, n’est-ce pas) en priorité aux Français les plus modestes et à ceux qui ont travaillé « en première ligne » pendant l’épidémie.

On constatera d’ailleurs que dans ces populations ciblées par cette manne gratuite d’argent public magique en provenance directe de l’étable à licornes du gouvernement se trouvent bien évidemment les « jeunes » des « quartiers émotifs » de notre République : comme l’explique par exemple Pierre Bédier, le président du département des Yvelines qui sera à la pointe du sprinkler à pognon dirigé vers ces cités,

« Ces quartiers populaires des Yvelines sont peuplés par des habitants originaires de pays étrangers et qui ont pour habitude de retourner chez eux l’été pour y passer leurs vacances. Cette année, en raison de la fermeture des frontières avec le Maroc, l’Algérie et le Sénégal, ce sera impossible. On va se trouver avec des enfants et des adolescents désœuvrés et quand c’est comme ça, ils ont souvent la tête aux bêtises. »

Les lecteurs assidus de ce blog savent en effet que certains « adolescents » désœuvrés de 25 ans avec 45 condamnations au casier judiciaire s’échauffent rapidement l’été venu et que le jeune déçu est parfois si désappointé qu’il peut en venir à commettre des gestes malheureux que d’aucuns, à la parole un peu leste, pourraient qualifier méchamment de criminels.

La logique impose donc qu’on fasse un petit bilan économique : s’il revient moins cher d’arroser les cités que d’y faire régner l’ordre, et puisqu’il semble facile de mettre le contribuable à la tâche, pourquoi se gêner ? Ce n’est pas comme si la France ne mollassonnait pas doucement sur un épais matelas d’argent public engrangé toutes ces années de gestion au cordeau et qu’il faut bien utiliser pour ces périodes délicates, n’est-ce pas ?

Au passage, quand on dit financé par le contribuable, on entend donc essentiellement deux types de populations : ceux qui travaillent actuellement dans le secteur marchand (le secteur non-marchand n’agissant, dans le cadre des impôts, qu’en termes de vases communicants), et les générations futures, c’est-à-dire ceux qui, un jour, travailleront dans ce qui restera de secteur marchand. Autrement dit, l’argent gratuit « des autres » provient des impôts (les autres contribuables) ou de la dette (leurs enfants).

Pour la tempête de prélèvements qui s’abattra sur les générations futures, soyons clairs : tout le monde s’en fiche. S’il s’agissait de climat, de petites plantes vertes et d’oiseaux rares, ces générations futures seraient l’objet de toutes les attentions. Mais en matières de finances publiques, ceux qui ne votent pas encore ou qui, mieux encore, ne sont pas nés, ne peuvent pas se plaindre et sont donc d’ores et déjà taillables et corvéables à merci. Pour un gouvernement aux abois, c’est une manne inespérée.

Assujettie à cette population future dont on n’a cure, la dette française va donc continuer de grossir, passant tous les caps pour atteindre l’obésité morbide, juste avant celle qui déclenche la mort.

Parallèlement, il serait dommage d’oublier l’autre population, celle du moutontribuable actuel qui, s’il peut effectivement rouspéter de tontes trop claires, ne le fait pas encore, trop soucieux qu’il est de reprendre ses activités normales et, pour certains, de planifier ses vacances.

Pourtant, les signaux s’accumulent et ne laissent aucun doute : la pluie d’impôts continuera. La crise sanitaire suivie de la crise économique ne laisseront aucun répit au moutontribuable qui va devoir s’enfiler à la fois des impôts existants largement musclés pour l’occasion, et reprendre deux fois des nouilles d’impôts anciens qui reviendront du diable-vauvert.

C’est ainsi que la CRDS, qui devait disparaître en 2024, va pouvoir continuer à sucer les capitaux et les petites richesses jusqu’en 2033. Cet ultralibéralisme de Bercy n’étonnera que les plus niais des politiciens, des contribuables et des idéologues persuadé que l’État français, baignant dans plus de 1000 milliards de prélèvements annuels, ne pourra s’en sortir qu’avec encore plus de prélèvements.

Et c’est donc sans surprise qu’on peut à nouveau lire les abrutissantes débilités des imputrescibles collectivistes de salon, depuis Esther Duflo jusqu’à Thomas Piketty dont l’unanimité à réclamer le retour de l’ISF ne devrait laisser aucun doute sur l’idiotie des propos : la cathédrale de Paris brûle ? Vite, rétablissons l’ISF ! Une récession fait rage ? Vite, rétablissons l’ISF ! Des gens sont malades et meurent ? Vite, rétablissons l’ISF ! Des manifestants détruisent des commerces ? Vite, rétablissons l’ISF ! L’insécurité s’accroît dans les cités ? Vite, rétablissons l’ISF !

Cette équation simple « Problème lambda => Vite, rétablissons l’ISF ! » est véritablement magique puisqu’à la portée à la fois d’économistes renommés et de syndicalistes, de politiciens et de l’homme de la rue pour lesquels tout peut se résumer à un « il faut faire payer les riches » qui a amplement démontré son efficacité à chaque crise, à chaque époque et qui s’est à chaque fois terminé par des résultats flamboyants.

Mais cette fois, c’est évident : c’est très différent et ça va marcher !

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Crise économique : Bruno Le Maire propose plus de taxes et de contraintes

Par h16

Ce n’est pas parce qu’il y a une crise économique monumentale dans le monde et catastrophique en France qu’on peut se permettre d’oublier la petite politique politicienne : ainsi, même lorsqu’on est ministre de cette économie qui va prendre très cher dans les prochaines semaines, il n’est pas inutile de faire le fanfaron. Après tout, cela peut permettre de se vendre comme remplaçant naturel d’un Premier ministre qu’on chuchote sur le départ…

Et pour se vendre, il suffira de faire parler de soi, d’apparaître dans un maximum de journaux et de disperser ses bonnes paroles à tous les journalistes alentours qui, trop heureux de venir se faire asperger des gouttes de savoir quintessentiel qu’on distribue, iront les diffuser à foison dans leurs articulets finement ouvragés.

De surcroît, la crise offre un espace particulièrement vaste à cet auguste épandage de science économique raffinée dont Bruno Le Maire ne sera pas avare : tous les travers qu’elle aura mise en exergue sur l’économie française seront subtilement analysés ; des solutions seront minutieusement proposées puis mises en place avec la maestria qui sied à un ministre de ce calibre.

Ainsi, la mondialisation, dont on sait pertinemment qu’elle apporte la misère et la dévastation dans nos campagnes, a évidemment joué un rôle immense dans la propagation du virus. Si certains démagogues se sont bien évidemment empressés de relier ce phénomène aux malheurs qui nous touchent et proposent donc d’y mettre un frein définitif (parce que, forcément, ça va améliorer les choses), il n’en va pas de même pour notre sémillant ministre qui, lui, a bien compris que le problème était plus subtil : le problème de la mondialisation tient évidemment dans la délocalisation de nos industries vers des pays de forbans, de pirates et de mangeurs d’enfants sans foi ni loi (les pays, pas les enfants, enfin, voyons. Suivez un peu !).

Pour le Bruno de Bercy (un Bruno un peu sec réputé pour faciliter le transit fiscal), parlant de la France, il dit ainsi que « Nous sommes l’un des pays développés qui a le plus délocalisé son industrie. C’était une faute majeure. »

Eh oui : tant et tant d’objets, de produits et de biens sont maintenant manufacturés à l’étranger que la souveraineté nationale en est atteinte. Sapristi, quelle idée avons-nous eu d’ainsi placer entre les mains d’étrangers (qui sont toujours fourbes, souvenez-vous en !), quelle triste lubie que de faire faire par les autres ce que nous aurions dû faire nous-mêmes, pour plus cher et moins bien !

En effet, à écouter Bruno, tout se déroule exactement comme si la France, entité monolithique parlant d’une seule voix et agissant d’une seule volonté, avait un jour décidé d’un commun accord avec elle-même qu’elle délocaliserait sa production, pour moitié dans le but de réaliser de petites économies bassement matérialistes, et pour moitié afin d’emmerder le petit peuple qui mérite amplement chômage et pénibleries administratives.

Dès lors, il suffira de réclamer l’arrêt de ces délocalisations, parfaitement déraisonnables, pour que les industries reviennent gentiment au bercail. Il suffisait d’y penser. Heureusement que Bruno est là !

La raison intrinsèque de ces délocalisations massives françaises et de l’évaporation de notre industrie du sol national vers l’étranger ne semblent pas devoir mobiliser beaucoup du temps précieux de notre Bruno de Bercy : peu importent les coûts consternants qu’imposent la fiscalité délirante du pays, son système social que le reste du monde ne nous envie vraiment pas ; peu importent les normes, contraintes bureaucratiques, parcours du combattant fiscal, administratif et citoyen que doivent se cogner les entrepreneurs français et dont les innombrables côtés ubuesques furent illustrés à foison pendant cette crise. Peu importe tout cela puisqu’en définitive, il suffira d’une décision de l’État pour que tout le monde revienne en France, sourire aux lèvres…

Le constat de l’enfer fiscal, de l’enfer administratif, de l’enfer social français n’est absolument pas fait ; il n’est même pas envisagé, ni par Bruno le rigolo ni par la brochette de clowns tristes qui papillonnent au gouvernement. Il n’existe en fait aucune volonté d’enfin simplifier, éclaircir, alléger les fardeaux que toutes les entreprises supportent en France. Il n’est jamais question de dégraisser le mammouth étatique français à 1100 milliards d’euros de prélèvement annuel : si la question de l’obésité morbide de l’État est abordée, on trouvera toujours un crétin pontifiant pour expliquer qu’il ne faut pas moins d’État mais mieux d’État, comme si ce genre de pirouettes rhétoriques permettait de camoufler les montagnes de pognon des autres qu’on crame dans un désastre chaque jour plus visible…

Il suffit de voir les idées qui traversent les crânes de nos dirigeants, en y faisant un écho révélateur, pour comprendre qu’absolument aucune solution réelle n’est en vue : le pays qui a choisi de tabasser le plus ses forces vives semble résolu à racketter encore plus les entreprises qui y travaillent malgré tout, sous prétexte de « taxer les GAFA », cache-misère populiste d’une politique d’extorsion ininterrompue.

Et quand ce n’est pas une nouvelle idée débile de vexation fiscale, c’est une nouvelle torture administrative qui se met en place avec zèle ; ainsi, comme pour Air France qu’on va aider à condition qu’ils arrêtent de faire voler des avions, les mêmes ignares destructeurs de richesses entendent maintenant aider les constructeurs automobile français, à condition bien sûr qu’ils cessent de faire des voitures.

Nous sommes prêts à soutenir la demande automobile mais ce sera un soutien pour des véhicules verts qui émettent le moins de CO2, en particulier les véhicules électriques. #LaMatinale @CNEWS pic.twitter.com/CNRWfsgz2l

— Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) May 15, 2020

Comme pour les concurrents d’Air France qui seront ravis que la compagnie nationale soit consciencieusement sabotée par l’Occupant Intérieur et sa maladie normative qui métastase gravement, la compétition automobile étrangère ne pourra que se réjouir des épais bâtons que Bruno et toute sa fine équipe de branquignoles entendent jeter dans les roues de nos constructeurs hexagonaux.

Autrement dit : la crise a mis en exergue tous les défauts de notre trop plein-d’État, de notre fiscalité délirante et de la normativité maladive de toute l’énarchie débridée. La conclusion qu’en tirent Bruno et le gouvernement c’est qu’il va nous falloir davantage d’État, de normes et de taxes.

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

En tant que Français, si à la sortie de ce confinement, vous êtes déprimé, que vous avez une mauvaise estime de vous, dites-vous que cela pourrait être pire puisque vous pourriez être Bruno Le Maire : être nul, proposer des solutions idiotes, et n’en avoir absolument aucune idée.

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Après le Monde d’Avant, la France d’apprêt

Par h16

Aucun plan ne résiste à la réalité, sauf en France où l’on a compris qu’il était bien plus aisé de plier la réalité au plan plutôt que l’inverse. Dès lors, les pires crises seront surmontées : moyennant un plan de déconfinement aux petits oignons comme en témoigne la croustillante infographie en trichromie , 35 grandes lignes et une centaine de cases cochées ou non, le pays va fièrement s’adapter aux prochaines semaines de déconfinement et se lancer à l’aventure du Monde d’Apprêt, c’est-à-dire celui dans lequel on prépare la population à se faire repeindre du sol au plafond.

Et pour que le crépi de la réalité ne frotte pas trop dur sur les petites fesses françaises, tout semble donc avoir été fait pour que le retour à la normale (ou aussi proche que possible de la normale) se fasse à un rythme aussi mesuré que possible.

Les bonnes habitudes ne se perdant pas même après deux mois de confinement, la fin de ce dernier sera donc ponctué, comme il se doit, d’inévitables mouvements sociaux dont l’orientation politique permettra de fournir d’intéressantes solutions (jamais tentées, jamais foirées) aux prochains problèmes qui ne manqueront pas de s’accumuler dans ces temps de reprise.

Parallèlement, et parce qu’on ne doit jamais changer une recette qui pulse l’efficacité et les promesses de lendemains qui chantent, pendant que certains iront manifester leur colère, d’autres se mettront en grève : dans le Puy-de-Dôme, le Cantal et la Haute-Loire, à Dijon, à Ajaccio, à Rennes, à Tarbes, à Bordeaux, en Seine-et-Marne, en Guadeloupe, les petits prurits nerveux des syndicalistes locaux se multiplient.

Et rassurez-vous : au-delà des postiers, indéboulonnables des grèves larvées, les habituels gréviculteurs français sont aussi sur la brèche. La SNCF s’est rapidement mobilisée pour proposer de se démobiliser alors même que les Franciliens reprennent tout juste le travail : il ne faudrait surtout pas que ces derniers découvrent des transports en commun fonctionnels, le choc serait trop rude après deux mois de confinement.

Notons enfin une grève d’une rare noblesse, celle touchant actuellement le distributeur Presstalis, en dépôt de bilan, et qui entraîne de grosses difficultés de parution de plusieurs journaux, à commencer par l’Humanité dont le sort semble tous les jours plus délicat. Tenez bon les gars, ne lâchez rien, l’épave communiste peut peut-être calancher définitivement et ce ne serait pas une mince victoire !

Et ce « Monde d’Apprêt » passera inévitablement par son ensemble de grosses commissions et d’importants comités dédiés à faire en sorte que les administrations, les politiciens et les associations lucratives sans but soient au taquet en matière de suivi des performances, d’accompagnement des citoyens et de cajolinâge furieux du vivrensemble républicain subventionné.

À tel point qu’on va même créer une « Académie des métiers du vélo » dotée – n’hésitons pas, c’est de l’argent gratuit des autres – de huit millions d’euros annuels pour former des réparateurs de bicyclettes. Enfin ! Enfin le pouvoir a-t-il pris la mesure de la crise qui traverse la France et qui permet au pays d’entrer d’un pied ferme dans une tiers-mondisation heureuse.

On attend avec gourmandise le Master 2 Trottinette et le Bachelor de Monocycle (avec option pour le coloré) qui ne manqueront pas de compléter les diplômes délivrés par cette Académie des métiers du vélo. Cela fera un ajout indispensable à la Licence de Clown dont sont déjà sortis nos plus prestigieux ministres.

Cependant, tout ceci n’est rien comparé aux efforts qu’on sent poindre dans la nouvelle économie et qui attirent déjà toutes les meilleures volontés de nos politiciens les plus avides arides solides : il faut admettre que cette crise a bien mis en exergue quelques problèmes de cette mondialisation à commencer par celui du tourisme qui – bizarrement – marche beaucoup moins bien quand on interdit aux gens de sortir de chez eux.

Dès lors, la solution politique – forcément politique – est déjà évoquée, sur la table des grands argentiers du pays : selon Eric Lombard, directeur général du Groupe Caisse des Dépôts, l’argent gratuit des autres peut en effet largement servir à relancer le tourisme français, notamment en lançant une version française des plateformes comme Booking ou AirBnB. Il rejoint en cela les palpitances intellectuelles d’un groupe de députés qui présentait il y a quelques jours 34 propositions de « soutien » aux entreprises françaises du tourisme.

Le raisonnement est simple : le confinement a ruiné le tourisme DONC les plateformes américaines de tourisme doivent être combattues DONC il faut mettre de l’argent public dans une plateforme française. C’est implacable.

Ainsi, en proposant de faire en France ce qui existe déjà en France et partout ailleurs, on s’assure qu’une masse considérable de pognon public sera consacrée à fournir un service qui est déjà vendu avec de l’argent privé. Et c’est ainsi qu’on va sauver le tourisme en France. Puisqu’on vous le dit.

En plus, ça tombe bien : outre l’expérience précédente du Cloud Souverain À La Française qui a amplement démontré son succès, cette nouvelle idée géniale ne vient absolument pas en collision directe avec des tentatives déjà existantes que les actuelles contraintes administratives, fiscales, légales et politiques n’encombrent absolument pas, comme le détaille du reste cette lettre ouverte de MisterB&B.

Autrement dit, une brochette de députés, poussés par une institution financière publique, va assez finement saboter le travail d’entreprises franco-françaises de tourisme dans le but affiché de fournir du travail à des entreprises franco-françaises de tourisme.

Tout ceci va forcément très bien se passer et explique sans doute l’optimisme fort mesuré de certaines agences de notations vis-à-vis des dettes d’État françaises.

Mais peu importe : la crise a fermé un chapitre, celui du monde d’avant, et en a ouvert un autre, celui de la France d’Apprêt sur laquelle on va pouvoir ripoliner de grandes idées zumanistes et solidaires, de beaux slogans creux et de grands mouvements de petits bras politiques financés pour une moitié par l’argent gratuit des autres, et pour l’autre par impression magique qui n’entraînera aucun problème à moyen ou long terme.

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Coronavirus : on teste bien les chats

Par h16

Les choses sont maintenant claires et le gouvernement français, droit et sérieux comme jamais, l’a fort bien compris : outre quelques décrets habiles permettant aux citoyens de produire plein de petits cerfas auto-signés finement ouvragés, outre même une nouvelle loi contre la haine et la méchanceté, ce qui nous permettra de nous sortir de cette crise d’ampleur historique, ce sont avant tout des tests, des tests et encore des tests.

Bien sûr, on testera d’une part la capacité des citoyens à se conformer aux décisions arbitraires de l’exécutif. Il suffira pour cela d’édicter quelques truculentes propositions, préférablement idiotes, et de mesurer si elles sont ou non suivies par les moutontribuables français.

De même, on aura eu l’occasion, pendant deux mois, de tester les plus belles pages du civisme français grâce aux dispositions prises sur tout le territoire qui auront permis une belle envolée des délations de ces comportements déviants qui mettent en danger le vivrensemble républicain sans lequel la République du Bisounoursland est impossible. Notons que l’effort vichyste de mouchardage citoyen trouve un nécessaire prolongement grâce à l’Éducation Nationale et l’endoc… pardon la propag… heu la modération des propos des enfants, clairement mentionnée dans une petite fiche adressée aux professeurs.

Est-il besoin d’évoquer aussi les tests qui ont été menés en matière de nouvelles thérapies pour lutter contre le virus et dont l’essai phare, Discovery, s’est tellement bien … ahem. Bon. Bref.

Enfin, la période se prête tout à fait aux nombreux tests de conformité de l’esprit citoyen français aux thèses collectivistes les plus en vogue, depuis une collapsologie délicieusement optimiste jusqu’au revenu universel dans lequel sont maintenant plongés, de facto, plus de 12 millions de Français par le truchement douteux d’un chômage partiel intégralement payé par l’État, c’est-à-dire tout le monde, c’est-à-dire ceux qui finalement ne bossent plus, dans un montage économique dont on peut déjà pressentir la fragilité à mesure que les richesses du pays, déjà bien dilapidées par 40 ans d’incuries, sont maintenant cramées à un rythme accéléré.

Ah et puis on aurait presque oublié qu’il va falloir tester médicalement tout le monde, c’est-à-dire s’assurer enfin que ceux qui ont le virus restent chez eux, déterminer ceux qui sont encore à risque de ceux qui sont maintenant immunisés pour avoir contracté la maladie.

Et pour cela, là encore, le gouvernement a bien compris la mesure de l’enjeu : vite, vite, testons !

En commençant par des chats par exemple.

Certes, certes, on n’est pas encore tout à fait sûr de pouvoir tester les humains en nombre ; les retards se sont accumulés, et on est pour le moment assez loin des 700.000 tests à la semaine claironnés par notre gouvernement partout sur les ondes (on est heureux lorsqu’on arrive à 35% de ce chiffre), et l’utilisation des moyens des laboratoires vétérinaires fut longue à se mettre en place (pour le dire gentiment).

Mais au moins avons-nous le temps de nous assurer que nos animaux de compagnie ne seront pas trop touchés par la maladie. C’est déjà ça et cela donne donc l’occasion à la presse de nous entretenir sur les palpitantes aventures de Poupinette (le prénom a été changé pour conserver l’anonymat), le second chat testé positif au covid-19 ce mardi dernier par l’École nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT).

Apparemment, le petit mammifère poilu qui « était atteint de troubles respiratoires » et dont « la toux persistait malgré le traitement anti-infectieux et antiinflammatoire » a chopé son virus en vivant « avec des personnes fortement suspectées d’avoir contracté le Covid-19 ».

Ouf, nous voilà rassurés : Poupinette a survécu à son virus, et grâce aux tests menés, nous savons ce qu’elle avait.

On appréciera d’ailleurs le petit passage journalistique rappelant que ce n’est pas parce qu’on trouve du coronavirus chez nos animaux de compagnie qu’ils seraient vecteurs de cette maladie (à moins bien sûr d’avoir des chauves-souris ou des communistes de Wuhan comme animal de compagnie, je présume).

En revanche, notons cependant que les propriétaires de Poupinette n’ont pas eu la chance d’un test : bien que malades, ils ne sont que fortement suspects d’avoir contracté le covid, mais c’est tout. On ne les a pas testés : pas assez poilus, pas assez poupinets, allez savoir, en tout cas, ils n’ont pas fait partie des 700.000 200.000 tests hebdomadaires que le gouvernement prétend réaliser pour traquer la population et maîtriser l’épidémie.

C’est ballot.

En fait, c’est surtout parfaitement symptomatique de la façon dont aura été traitée par le gouvernement cette crise sanitaire où il semble plus facile de savoir si son chat a chopé le virus que d’en savoir aussi long pour soi-même.

On pourrait croire que ce problème des tests est anecdotique et que les actuels soucis de mise en place ne sont qu’un petit incident de parcours. Malheureusement, l’examen des faits passés ne laisse guère place au moindre doute sur l’incurie et l’incompétence de toute la chaîne administrative qui a présidé au phénoménal ratage observé en France (et dans d’autres pays européens au demeurant).

Il n’a pas fallu longtemps pour que toutes les autorités médicales, depuis les instances internationales jusqu’aux épidémiologues et autres spécialistes franco-français, expliquent clairement que la seule façon d’endiguer l’épidémie consistait à tester, tester et tester encore puisque dès janvier, ce message émanait clairement de l’OMS.

Le temps qu’il a fallu pour que le gouvernement français prenne la mesure de l’épidémie puis organise des tests massifs donne une assez bonne idée de son incompétence totale : nous sommes en mai et c’est toujours la foire.

Il aura fallu un mois pour qu’enfin, les laboratoires compétents (y compris vétérinaires) soient effectivement mis à profit, timidement, après plusieurs semaines de bataille paperassière dont le caractère ubuesque n’aura échappé à personne, sauf aux ronds-de-cuir directement chargés de la mener.

Alors que l’épidémie se répand depuis le mois de janvier, la France semble toujours patauger dans ses incapacités pendant que d’autres pays ont amplement passé la même période à tester, tester, tester ce qui leur aura évité de confiner, confiner, confiner et, au final, de ruiner, ruiner, ruiner leur économie.

Mais au moins, Poupinette est hors de danger.

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Loi Avia, ou le mûrissement du royaume de l’arbitraire et de la censure administrative

Par h16

C’est aujourd’hui que devrait avoir lieu l’adoption de la loi Avia qui va enfin donner un cadre clair, nuancé, adapté et intelligent à la liberté d’expression sur internet : c’en est enfin fini de ce far-west dangereux et d’un ultra-libéralisme débridé où n’importe qui peut écrire n’importe quoi sur n’importe qui d’autre sans en subir la moindre conséquence ! Ouf ! Il était temps !

Avant d’aller plus loin et histoire de situer le calibre de l’auteur de cette loi, on pourra se rappeler qu’elle n’est autre que la député LREM adepte du croque-monsieur et qui se sera brillamment illustrée en plein confinement en tentant de faire revenir de force une de ses esclaves collaboratrices au mépris de la plus élémentaire sécurité.

Placée sous un tel patronage, cette loi ne pouvait avoir qu’un parcours législatif particulièrement exemplaire : applaudie en première lecture, encensée au sénat, elle revient donc en seconde lecture pour une adoption sous les vivats de la foule et de la députaillerie qui adorera redéfinir ainsi la responsabilité des plateformes de contenu puisqu’en substance, le texte modifie leur régime de responsabilité, en forçant ces plateformes à retirer des contenus « haineux » en 24 heures maximum (voire sous une heure seulement dans certains cas !), sous peine d’une lourde amende de 250 000 euros par oubli…

Ah, ça urgeait vraiment, tant tout le monde avait noté l’échec des douzaines trop rares lois précédentes visant à museler encadrer l’expression d’opinions sur les réseaux : non seulement les gens disent des choses sur internet, mais il apparaît de plus en plus qu’elles ne sont pas toujours raccord avec la parole autorisée du gouvernement, avec la vision officielle de l’Histoire ou pire encore, avec le vivrensemble inclusif éco-conscient que la société sociale-démocrate entend promouvoir, à coups de pelle dans la nuque propagande s’il le faut.

Et ça, ce n’est plus possible : les récents événements ont amplement montré qu’ébruiter des demi-vérités (sur le prétendu manque de masques de protection, sur la soi-disant impréparation du gouvernement, etc.) pouvait coûter très cher ! Combien de discours de ministres totalement ruinés par d’insolentes vidéos satiriques, combien de décrets moqués par leur impraticabilité, combien de responsables politiques raillés pour leur attitude ridicule ?

Tout cela pouvait être évité puisqu’à chaque fois se trouve, à la base, un détournement honteux de la liberté d’expression sur les intertubes pour aller toujours plus loin – et même trop loin à présent – dans la haine, depuis le beaucoup trop douloureux rappel des engagements passés jusqu’au rétablissement de la vérité devant d’énormes bobards gouvernementaux pourtant tendrement confectionnés afin de protéger un maximum de petits culs étatiques. Et puis, il faut se résoudre à l’évidence : on ne peut pas conduire un pays au chaos si, pour un oui ou pour un non, des voix dissidentes se font entendre.

Cette loi arrive donc à point nommé pour prestement « déplateformer » les petits haineux de tout poil, notamment ceux qui ne pensent pas droit.

J’exagère ? Ce n’est malheureusement pas le genre de la maison, comme la lecture attentive du texte ou de ses exégèses permet de le vérifier ; en fait, quasiment toute expression d’une opinion non neutre échoit finalement dans l’une des catégories couvertes par ce texte et tout dépend de l’interprétation, gracieusement laissée à l’administration et pas à la Justice : la moindre blague pourra être qualifiée de sexiste, de provocation à la haine de toute catégorie spécifique de personnes ou de comportements, de harcèlement ou que sais-je etc.

Gravant dans le marbre les lois mémorielles déjà existantes et, par conséquence, l’impossibilité de remettre en cause l’interprétation de l’Histoire, on continue donc d’édicter ce qu’il est permis de dire ou non dans les discours officiels, dans la parole publique. Les dérives sont aussi évidentes que nombreuses et si les lois Gayssot et suivantes furent une catastrophe majeure pour la liberté d’expression en France, la loi Avia représente l’échelon suivant, cataclysmique, qui va achever d’ériger le politiquement correct en pensée unique, seule autorisée.

Le fait que le vote final de cette loi intervienne en ce moment n’a rien de fortuit : l’actuelle période de confinement, avec un maximum de Français occupés à regarder ailleurs, sera l’occasion de la faire passer vite fait pour en finir une fois pour toutes avec la dissidence d’opinion sur internet. En utilisant une définition de plus en plus large, inclusive, extensive et englobante du concept de discours de haine au point que finalement, à peu près tout puisse tomber dans cette définition si vaste, on donne une arme redoutable au pouvoir pour faire taire tous ceux qui le gênent, en autorisant de fait toutes les censures et intimidations juridiques possibles.

Au moins pourra-t-on se consoler en se disant qu’il n’y a pas eu besoin d’un pouvoir ouvertement populiste ou fasciste pour arriver à ce résultat…

Le pompon étant bien sûr l’aspect purement automatique, administratif de la sanction que la loi compte mettre en place, et qui ne passe pas par un juge : d’une part, on est encore une fois dans le purement administratif, le domaine du cerfa, de la circulaire et des tâcherons à ronds-de-cuir et à coups de tampons un peu trop vif et on sait maintenant, après deux mois de confinement, ce que peuvent donner les Forces Administratives de l’Occupant Intérieur lorsqu’elles sont débridées.

D’autre part, les plateformes internet, devant les risques énormes qu’elles courront à chaque publication de contenu, s’empresseront donc de rapidement déplateformer tout quidam un tant soit peu piquant. Twitter, Facebook et tous les autres sites, dont la souplesse vis-à-vis de la liberté d’expression était déjà légendaire, promettent donc de se surpasser…

En fait, nous assistons au mûrissement du royaume de l’arbitraire et de la pure censure bureaucratique qui eût été difficile à croire avant l’épisode Covid-19 mais que le développement du flicage bureaucratique de ces dernières semaines montre non seulement possible, mais quasiment désiré par une partie des Français qui ne semblent pas comprendre le piège dans lequel ils veulent s’engouffrer avec gourmandise.

Le pire n’est jamais certain, mais avec l’équipe actuelle, il devient plus que probable.

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Le Monde d’Après sera un Monde d’Avant en pire

Par h16

Voilà, c’est officiel : le déconfinement français a commencé ! Franchement, quel bonheur de retrouver une vie normale, faite de ces petits riens simples et faciles comme remplir des cerfas d’attestation ou multiplier les protections sanitaires ou juridiques pour s’éviter les inévitables procès qui ne manqueront pas de déferler dans les semaines à venir !

Eh oui : on déconfine, mais dans l’ordre, la mesure et le formulaire 27B-6 sans lequel la civilisation manquerait de s’effondrer complètement entraînant avec elle famine, désolation et arrêt complet d’application des décrets covid parus au Journal Officiel ces dernières semaines, ce qui serait une perte probablement irréparable pour toute l’Humanité.

Maintenant, n’exagérons rien : même si toute l’administration est résolument occupée à protéger ses petites miches du torrent d’insultes, de procès et de pendaisons en place publique qu’elle mérite pourtant amplement, même si les médias travaillent d’arrache-pied pour bien faire comprendre que la menace existe toujours, prête à bondir au moindre relâchement, le reste de la société a bien compris l’impérieuse nécessité de reprendre une activité économique pour survivre.

C’est pour cela qu’en France, absolument tout est fait pour qu’il n’en soit rien.

Et fort logiquement, tout ce qui dépendra peu ou prou de l’État sera donc largement bardé de contraintes pour que, si ouverture il y a, elle soit aussi retardée, partielle, lente et mesurée que possible : les écoles, par exemple, sont devenues de vastes champs d’expérimentation de doctrines sanitaires plus ou moins loufoques, appuyées par les discours parfaitement consternants d’un Jean-Michel Toutvabien qui semble se satisfaire de buts d’une modestie de pays du tiers-monde : apparemment, si chaque enfant se contente de retourner une fois (seulement) à l’école d’ici fin mai, c’est bon, ça le fait.

Pour ce qui ne dépend pas directement ou indirectement de l’État, il en ira de même : les sicaires para-étatiques se chargeront de faire fermer boutique à la moindre occasion.

Utilisant toutes les armes, trop nombreuses, d’une justice bien trop complaisante avec eux, d’effervescents syndicalistes ont par exemple réussi à faire fermer de nombreuses usines, de nombreux commerces, depuis Amazon jusqu’au site de Sandouville de Renault, à chaque fois pour des prétextes plus ou moins ridicules (la sécurité sanitaire des salariés n’étant dans l’écrasante majorité des cas jamais directement en cause).

Même les municipalités feront assaut d’inventivité pour mettre d’épais bâtons dans les roues de toute reprise qui n’irait pas dans le sens électoralement favorable aux brochettes de politiciens en place.

Ainsi et de façon tristement prévisible, en plus de la tempête de cerfas sur les patrons, les administrations et les citoyens, la guerre contre l’automobiliste a repris de plus belle dans toutes les villes de France, peu importe leur taille : toutes les municipalités ont en effet largement compris que ce virus et la crise sanitaire qui l’a suivi offraient un argument extrêmement solide en faveur des automobilistes et de leur moyen de transport favori : le confinement a montré que l’impact de l’automobile sur la pollution était sinon négligeable, au moins largement exagéré (on pourra relire ceci à profit) mais de surcroît, les transports individuels constituent une vraie solution pour diminuer les interactions sociales là où les transports collectifs multiplient ces interactions, diminuent évidemment les distances interpersonnelles et obligent les usagers à se côtoyer de longues minutes accroissant le risque de contamination…

Or, cette réalité scientifique pour le moment impossible à escamoter est plus qu’une épine dans le pied de nos politiciens qui ont fait leur beurre électoral (et parfois, plus qu’électoral) sur le transport en commun et les solutions prétendument vertes à base de bidules électriques hyper-polluants ou de vélo-partage aussi coûteux que peu pratique.

Dans ce cadre, la voiture étant à la fois une solution pratique et opérationnelle pour lutter contre l’épidémie, et en même temps une abomination individualiste que les collectivistes et autres ayatollahs écologistes ne peuvent supporter, on assiste donc à une multiplication des vexations anti-voitures comme jamais auparavant : transformations massives de rues en piétonniers, multiplication des pistes cyclables aussi dangereuses pour les pratiquants qu’encombrantes pour la circulation routière et handicapante pour les artisans, tout est mis en place pour que la voiture, chassée des villes par interdiction autoritaire à l’arrivée du virus, ne puisse surtout pas revenir, quitte, pour certaines municipalités, à envisager sans rire de vastes plans de circulation alternée.

Tout ceci semble avoir été pensé pour que soit fusillée dans l’œuf toute reprise d’activité économique, c’est-à-dire la remise en route de ce qui permet aux individus de se nourrir par leur travail et leurs productions de richesses en dehors des subsides de l’État.

À la suite de ce confinement, il apparaît pour l’État, les politiciens et les administrations à sa solde qu’un bon individu est un individu totalement dépendant de leur bon vouloir, de leur autorisation expresse et formalisée (sur papier à entête de préférence), qui passe exclusivement par les solutions que l’État préconise, point.

Tout est fait pour que non seulement, le « Monde d’Après » soit autant que possible dans la continuité minable des pesanteurs, des vexations et des contraintes délirantes du « Monde d’Avant », mais en plus l’Occupant intérieur français, ses administrations et son aréopage de politiciens vont y ajouter de nouvelles interdictions, de nouvelles punitions hypocrites… En plus, bien sûr, d’un lot considérable d’idées loufoques condensées dans les discours d’une vacuité insolente de la petite élite bobo dégoulinante de moraline que les médias grand public s’empresseront de relayer putassièrement.

Le « Monde d’Après » se dessine déjà, sous vos yeux, et de façon fort prévisible, il est encore plus rempli de peur des lendemains, de mépris des laborieux, de cette haine de soi qui signe les fins douloureuses d’époques décadentes.

Ce pays est foutu.

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Et maintenant, une tempête de cerfas

Par h16

Snif, snif ? Vous la sentez, cette odeur douceâtre de déconfinement progressif ? Car oui, il est là, il arrive : dans quelques jours, on assistera au déconfinement d’une partie du territoire, d’une partie des activités, d’une partie des Français. Et tout se met gentiment en place pour que cette nouvelle épopée se passe dans le calme, la joie, la bonne humeur et, surtout, une sacrée bonne ventrée de formulaires joufflus et de procédures dodues !

Car il ne faudrait pas que ce déconfinement tourne à la déconfiture : l’administration du pays, son gouvernement et ses responsables politiques sont en effet en charge de gérer la bonne fin de cet épisode complexe. Ceci suppose une excellente organisation, que tout le monde soit bien au courant de ce qu’il doit faire, de ce qu’il peut faire, de ce qu’il faut éviter et de ce qu’il est indispensable d’interdire, afin qu’aucun détail ne soit oublié.

En plus, ça tombe bien, cette administration, son gouvernement et ses responsables politiques ont déjà amplement prouvé leur maestria lors de la gestion du confinement ; dès lors, le déconfinement s’annonce sous les meilleurs hospices EHPAD auspices.

Maintenant, il faut bien comprendre que régler la vie des Français, de normaliser chaque activité, chaque interaction interpersonnelle de plus de 60 millions d’individus un peu foufous, de fiers Gaulois qui n’en font qu’à leur tête ne peut pas s’envisager autrement qu’avec un dosage subtil de carottes et de coups de bâton.

Pour les carottes, il s’agira essentiellement de distribuer l’argent des autres (qu’on récoltera des dons spontanés obtenus avec quelques coups de bâton). Et pour les coups de bâtons, il suffira de vidanger la machine à diarrhée législative et ça ira tout seul.

Moyennant suffisamment de papier et de députés travaillant d’arrache-pied, à côté d’administrations jappant des contraintes comme des teckels sous cocaïne, on arrivera sans problème à définir absolument tout ce que chacun peut ou ne peut pas faire dans le cadre de ce déconfinement.

Chaque jour grossit la liste des délires encadrements légaux des activités les plus banales : ainsi, même la machine à café de l’entreprise, de facto lieu de tous les dangers viraux, bénéficiera de ses normes et de l’édiction précises de règles pour les allées et venues des collaborateurs. Si le contenu des discussions qui s’y tiennent est libre (pour le moment), il n’en va plus de même pour le petit bazar social de gens qui se tiennent les uns devant les autres et se postillonnent dessus leur médiocre café bourré de miasmes tueurs.

Et ce qui est vrai de la machine à café l’est bien évidemment de toutes les activités purement professionnelles en entreprises.

Rassurez-vous : la complexité d’organiser les postes de travail dans les myriades d’activités industrielles, commerciales et marchandes du pays n’a pas échappé à notre Grande et Belle Administration qui s’est donc démenée pour pondre quelques petits guides de bonnes pratiques. En seulement 48 petits guides (!) de quelques pages chacun, tous rassemblés sur un site d’une redoutable efficacité et d’une lisibilité quasi-romantique, on y découvre tout ce qu’il faut faire et ne pas faire pour ne pas encovider son voisin de travail et – surtout, surtout ! – pour que le patron ne soit pas immédiatement poursuivi pour mise en danger de la santé de ses salariés.

Les grandes administrations de l’État n’ont pas été oubliées non plus : l’Éducation Nationale a relevé le défi d’aller à l’essentiel pour que professeurs, élèves et équipes administratives et de soutien des établissements scolaires travaillent tous en harmonie non-contaminante (et Gaïa compatible, hein, n’oublions pas l’essentiel). Ainsi, en seulement 53 pages (!) et plusieurs douzaines de « fiches thématiques » du sabir habituel qui sent bon la protection d’arrière-train d’un bout à l’autre, le ministère de Jean-Michel Toutvabien donne les clés indispensables pour que tout le monde survive à cette épreuve.

On le comprend : tout a été couvert. L’administration française est toujours au top lorsqu’il s’agit de faire du formulaire, de pondre de la procédure, de mettre en place des décrets et d’affûter de la circulaire finement ouvragée comme de la dentelle législative pour rond-de-cuir tatillon.

Et donc, bien évidemment, les transports en commun ont aussi été entièrement couverts, détaillés et minutieusement préparés à la reprise d’activité normale dans les prochains jours. Franchement, on est heureux d’avoir des transports collectifs aux normes, parfaitement entretenus et très confortables pour les besoins réels : avant la crise, si ceux-ci avaient été bondés, mal entretenus voire dangereux, régulièrement en panne ou en grève, on aurait largement pu craindre des dérapages sanitaires gênants.

Heureusement, il n’en est rien et tout se passera donc très bien. Ce qui n’empêche pas certains élus de planifier pour les scénarios les plus épineux – on reconnaît bien là, au passage, leur formidable propension à toujours très bien prévoir ce qui pourrait mal se passer et à se préparer en conséquence avec un professionnalisme remarquable, comme en a d’ailleurs témoigné la rigueur de tenue des stocks de masques et de protections indispensables pour les soignants et la population en cas de pandémie, qui nous aura largement évité les psychodrames que certains pays ont vécu (quel nuls !).

Dans ces politiciens à la hauteur de la noblesse de leur charge, signalons Valérie Pécresse, présidente de la région Île-De-France, qui réclame plus de sécurité dans les gares (comme si ces lieux devenaient soudain des coupe-gorges dangereux – pff, en France, en région parisienne, voyons !). Fort logiquement aussi, la patronne de la région en profite pour demander aussi de « rendre obligatoire l’attestation des employeurs, que les salariés devront avoir sur eux dans les transports sous peine d’amende » : il serait en effet inconcevable que les individus commencent à prendre les transports en commun payés de force sur leurs salaires et avec leurs impôts pour vaquer à leurs occupations !

Imaginez le tableau : des individus qui vont, qui viennent librement et font ce qu’ils veulent de leur temps, sans en référer ni à la région, ni à l’État, sans informer une administration et sans pouvoir prouver qu’ils ne sont pas animés d’intentions néfastes, depuis voyager d’un point A à un point B jusqu’à – horreur – tenter de gagner sa croûte de la façon la plus bassement matérialiste (voire, disons-le tout net, capitaliste !).

On comprend, devant cette vision d’apocalypse de gens allant et venant de tous côté sans le moindre petit cerfa sur eux que Mme Pécresse ait pris les devants. Ouf, au moins cet aspect sera-t-il couvert comme chacun des métiers et des cas complexes des petites brochures conseils et autres fiches techniques déjà pondues par les administrations en effervescence.

Enfin, signalons la mise en place des Brigades Sanitaires du Peuple dont la mission consistera à obtenir les aveux identifier les personnes atteintes par le coronavirus et éviter l’apparition de nouveaux foyers d’infection. Ces Brigades seront fièrement secondées par le réseau des médecins de ville qui ont reçu les instructions claires, précises et bien pensées pour permettre un suivi efficace des patients. Jugez plutôt :

  1. Lorsqu’un patient est suspecté, le médecin l’arrête 48 heures et lui fait faire un test de dépistage. si ce dernier est négatif, le patient reprend le travail, youkaïdi, youkaïda.
  2. En revanche, un test positif entraîne une seconde consultation, tarifée à 55€ cette fois-ci, une prolongation de l’arrêt de travail et le médecin traitant doit alors saisir les données du patient sur le site administratif Amelimélo Amélipro, administration redoutablement efficace qui se chargera ensuite, entre deux plantages serveur, de faire le dépistage de tous les contacts de notre malheureux pestiféré contaminé.

Simple et efficace : non seulement, il n’y aura aucune incitation à dépister pour encaisser de la consultation majorée à 55€ (après deux mois de disette), mais en plus les données confidentielles seront jalousement conservées par l’assureur qui garantira qu’elles ne seront jamais utilisées à des fins louches et douteuses.

Tout ceci sent déjà une franche réussite à tous les points de vue et l’Ordre des médecin, garant des droits des uns et des autres, nous assure par son silence compact que tout ceci est à la fois carré et porteur d’espoir.

Ce déconfinement s’annonce grandiose.

Cette crise mondiale d’ampleur historique était, probablement, l’occasion pour des réformateurs et des politiciens courageux de simplifier le pays, de le nettoyer de ses lourdeurs et de ses mauvaises habitudes.

Non seulement, il n’en fut rien mais toute la brochette de clowns actuellement au pouvoir a consciencieusement choisi l’exact contraire, avec une calcification complète par imposition de cerfas par millions. On pouvait choisir la subsidiarité, la responsabilité personnelle et le bon sens. On a résolument choisi le micro-management de tout et de n’importe quoi, n’importe comment, l’édiction de règles au niveau capillaire le plus fin, la noyade par paperasse à des niveaux bureaucratiques de stupidité probablement jamais atteints auparavant.

Pire : on introduit petit-à-petit ce qu’on peut trouver de pire en terme de surveillance généralisée, de délation, de pistage « citoyen » et manipulation de données personnelles.

Forcément, ça va bien se passer.

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Bruno Le Maire va aider Air France. RIP.

Par h16

Pendant que le pays va reprendre, très doucement, le chemin du travail, un homme au moins se dressera fièrement sur sa route pour le contraindre vers les pentes les plus raides et les trajets les plus sinueux. Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, va encore une fois relever ce défi.

Il faut dire que sont actuellement rassemblés tous les ingrédients d’une recette de cafouillage olympique pour ce ministre déjà dans les starting-blocks du Monde de l’À-Peu-Près Covid.

Jugez plutôt : suite à une pandémie, l’État décide de mettre tout le monde aux arrêts avec assignation à résidence. Cet arrêt total entraîne une évaporation instantanée du commerce et des revenus afférents. Cet argent qui ne rentre plus entraîne à son tour l’impérieux besoin pour l’État et ses sbires de distribuer de l’argent gratuit à droite et à gauche.

Or, cet argent distribué, ce sont des dettes pour les générations futures (qu’on ne protège que lorsqu’il s’agit du climat et des trucs vagues pour dans 50 ans, jamais pour des questions économiques tangibles). Ce sont aussi des contraintes et de nouveaux problèmes que nos ministres, frétillant d’aise d’enfin servir à s’agiter martialement devant des pupitres en plexiglas aux armes de la République, entendent rappeler à toutes et à tous, dans la plus parfaite illustration de l’adage « Si vous comptez sur l’État pour résoudre votre problème, vous avez deux problèmes ».

Government Demotivator

L’assignation à résidence de tout un peuple signifie notamment, outre une production assez phénoménale de petits cerfas auto-signés, une disparition complète des vols aériens et, par voie de conséquence, de grosses difficultés pour la compagnie aérienne nationale : Air France, dont les avions sont tous cloués au sol, se retrouve à quémander de l’argent que le gouvernement semble fort heureux de trouver.

Ce qui se traduit par un chèque de sept petits milliards d’euros. Cela peut paraître joufflu, mais lorsqu’on en ponctionne plus de 1000 tous les ans sur le dos des Français en échange de pas-de-santé, pas-de-sécurité et pas-de-travail, et que ceux-ci en redemandent, sept de plus ne sont pas un fardeau.

Cependant, cette distribution facile d’argent des autres n’est pas une raison pour ne pas se mettre en avant ; c’est pourquoi Bruno Le Maire entre en jeu en criant (en substance) « oh là, pas si vite ! » immédiatement suivi d’un « Ce n’est pas un chèque en blanc » (véridique). Le gouvernement va bien donner de l’argent des Français à Air France qui, en contrepartie, s’engagera bien sûr à « être plus rentable et plus compétitive ».

Dans le langage courant, ceci veut dire qu’il va falloir, pour la compagnie nationale, offrir des tarifs plus étudiés, des marges plus serrées, des services plus adaptés aux besoins des voyageurs pour concurrencer efficacement les autres compagnies aériennes qui ne manqueront pas de faire des efforts équivalents dans la période prochaine qu’on pressent fort difficile…

À ceci, Bruno Le Maire, jamais en mal d’une bonne blague pas drôle, a ajouté « Air France doit devenir la compagnie aérienne la plus respectueuse de l’environnement », ce qui veut dire aussi, en langage courant, imposer des tarifs plus élevés, des marges payant pour le carbone et le pétrole cracra (50% de baisse du volume de CO2 sur ses vols métropolitains d’ici 4 ans, les enfants !) et des services limités pour des voyageurs moins gourmands…

Eh oui, il va falloir être plus rentable et plus compétitifs en étant moins rentable et moins compétitif, notamment en s’engageant à « revoir la mobilité sur le territoire français ». En effet, « dès lors qu’il y a une alternative ferroviaire à des vols intérieurs avec une durée de moins de 2h30, ces vols intérieurs devront être drastiquement réduits et limités simplement aux transferts vers un hub ».

Eh oui mes petits amis, le chèque de Bruno, il vient attaché avec une bible idéologique bien lourde, bien compacte et bien contraignante. Car oui, c’est évident, le meilleur moyen de courir dans une compétition internationale où aucun concurrent ne fera le moindre cadeau à Air France consiste à corseter cette compagnie et la contraindre à trotter avec quelques gros boulets aux pattes :

« L’avion ne doit plus être un moyen de faire en 1h ou 1h15 des transports qui pourraient se faire à moindre coût de CO2 par train en 2h ou 2h30. Ce doit être la règle et nous la ferons respecter »

Quelle idée phénoménale !

Qui n’a pas envie de troquer 1h15 d’avion contre 2h30 de train lorsqu’il n’est pas en panne, en grève ou en faillite ? Qui n’échangerait pas une heure dans une place d’avion low-cost à grignoter des biscuits douteux contre deux heures à une place de train plus cher à ne rien grignoter du tout ? Et lorsqu’on est une compagnie concurrente, comment ne pas applaudir à l’idée que l’État va fourrer ses gros doigts dans une compagnie déjà agonisante ?

Après la destruction créatrice chère à Schumpeter, voici à présent la destruction destructrice de Bruno Le Maire, le Juan Romano Chucalescu de l’économie qui va nous destructurer l’intemporel d’Air France à grand coup d’idées géniales.

On sent que Bruno, jamais en retard d’une solide formation économique, a bien compris les prochains enjeux. De surcroît, après s’être brillamment occupé du gel hydro-alcoolique et des masques sanitaires, on ne pouvait que compter sur lui pour s’occuper du transport aérien.

Comme avec ces premiers produits, ça s’est remarquablement bien passé – au point qu’à présent, les politiciens en sont à monter ouvertement les Français contre la grande distribution, c’est-à-dire tout un pan de leur propre économie qui les fait vivre depuis deux mois – on peut raisonnablement imaginer que Bruno va parvenir à faire calancher à la fois le train et l’aérien en France.

Comme quoi, Bruno ne vient pas d’Agen mais il va faciliter le transit intestinal de millions de contribuables français qui vont non seulement devoir renflouer Air France à hauteur de 7 milliards d’euros, mais peuvent d’ores et déjà s’attendre à des pertes, des licenciements et une catastrophe industrielle en plus qui garantissent que ces sept milliards ne sont qu’un début.

Et il se murmure que ce mammifère à poil dru pourrait prochainement devenir premier ministre…

Forcément ça va bien se passer

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Les masques, les ordres et des barils de moraline

Par h16

Horreur et consternation en République du Bisounoursland ! Les ordres nationaux de plusieurs professions médicales se sont rendu compte avec effroi que la grande distribution était maintenant prête à vendre des masques, par centaines de millions !

Ces ordres nationaux (médecins, kinés, pharmaciens et infirmiers) se sont donc fendu d’un intéressant petit communiqué dans lequel ils dénoncent ces vilains profiteurs de la grande distribution qui ont maintenant l’impudence de mettre en vente les protections que tout le monde réclame depuis plusieurs semaines.

Jouant sur la métaphore guerrière déjà lourdement utilisée par le Président de la République et le gouvernement et ne s’embarrassant guère de conditionnels ou de termes diplomatiques, les fiers représentants de ces ordres expliquent clairement que ceux qui se livrent à présent à la vente de ces produits sont ni plus ni moins que des profiteurs qui, au lieu de simplement donner leurs stocks lorsqu’ils en avaient la possibilité au début de l’épidémie, les ont cupidement gardés pour pouvoir les écouler à prix d’or une fois leur vente autorisée.

Oh. Les salauds de capitalistes ! Ils ont ainsi attendu le meilleur moment pour faire du profit au lieu d’aider le personnel soignant lorsque la situation était critique ! C’est honteux, ça, ma brave dame !

Bon, évidemment, une fois la stupeur retombée et l’émotion écartée, l’analyse des faits ne laisse guère de doute sur le culot assez phénoménal de ces ordres nationaux devant ce qui ressemble de plus en plus à une tentative maladroite de diversion de leur propre vacuité pendant la crise sanitaire.

Il apparaît en effet que les millions de masques en question ne sont pas en stock, ou du moins, pas encore : ces masques seront mis en vente au cours des jours et des semaines à venir, et correspondent à des stocks en cours d’approvisionnement et donc pas déjà constitués.

Rien que ceci fait largement tomber à plat les petites éructations grandiloquentes de ces ordres remontés comme des coucous de Prisunic, et les pousse à la limite du diffamatoire comme le rappelle d’ailleurs un communiqué de presse de la Fédération du Commerce et de la Distribution.

Par ailleurs, on ne pourra s’empêcher de noter qu’ils couinent pour un problème que la grande distribution est en train de résoudre alors que, dans le même temps et depuis deux mois, l’administration merdoie intensément pour le même problème.

Or, pourquoi diable le système administratif de soins français est-il à ce point dans la panade ? Un bref rappel des épisodes précédents permet de donner quelques éléments de réponse : une première étape aura consisté, pour l’État et ses administrations (et dans le silence compact des ordres de soin suscités) à interdire au privé de s’approvisionner et de vendre les masques en question en réquisitionnant tout et en confisquant ce qui pourrait arriver en douane.

Le privé, ayant une quantité limité de capital à cramer dans l’agitation cosmétique, arrête donc toute commande et toute vente. Le marché disparaît donc instantanément. L’approvisionnement de masques dans l’Hexagone dépend alors totalement de la capacité des administrations à faire correctement leur travail.

Pari risqué, pari perdu.

Dans un mélange d’incompétence olympique, de décisions contre-productives, de guerres aussi picrocholines qu’intestines, les régions, les départements, les collectivités territoriales et les administrations centrales se déchirent pour obtenir qui la production de masques en local, qui l’importation de productions étrangères, qui l’autorisation de récupérer les stocks d’une autre entité, fut-elle d’une région voisine, d’un pays membre de l’Union européenne ou de n’importe où ailleurs.

C’est donc un échec total, rendu visible par les discours emberlificotés des clowns télévisuels du gouvernement, forcés de proférer des âneries sur l’inutilité des masques pour rétro-pédaler sur leur monocycle coloré quelques jours plus tard en mode « ce qui était inutile va devenir obligatoire », amenant le degré de cohérence de l’ensemble des administrations de l’État français loin en territoire négatif.

Cette nouvelle obligation de port du masque contraint finalement les autorités à en libérer le commerce et dans les trois jours qui suivent, les grandes chaînes de logistique de distribution relèvent le défi et montrent à la fois leur maîtrise des réseaux d’approvisionnement et leur force de frappe pour en proposer, à très court terme, 500 millions dans leurs rayons.

C’est plus qu’un camouflet pour les idiots inutiles et dangereux qui nous gouvernent, c’est une fessée magistrale.

Et là, les ordres nationaux, qui ont été remarquablement silencieux pendant ces nombreuses semaines où la population a été mise en coupe réglée alors même que ni l’OMS, ni le bon sens ne demandaient de pareils sacrifices, se réveillent subitement au moment où la nullité crasse de l’État et de ses administrations est exposée au vu et au su de tous.

Coïncidence ? Je ne crois pas !

En fait, ils agissent en petits soldats du système en place qui, armés de leur vertu en carton et de leur baril de moraline sirupeuse, se mettent vent debout contre ceux qui savent régler les problèmes logistiques, en oubliant commodément ceux qui se sont jadis auto-désignés pour ce faire et ont pataugé dans un échec aussi scandaleux que minable (et dont, il faut bien le dire, ils font partie).

Malheureusement, en plus de la réaction épidermique ridicule consistant à accuser ceux qui réussissent là où eux ont échoué – en se trompant de cible qui plus est – cette réaction illustre trop bien le penchant naturel d’une grosse partie des Français à adouber le principe même de la réquisition qui n’est que du vol pur et simple.

Et pire encore, alors qu’on sait depuis des lustres que le planisme ne fonctionne jamais, que les réquisitions et le contrôle des prix ne font qu’amener des pénuries et le marché noir, que la situation actuelle a, encore une fois, illustré exactement ces mécanismes, ces ordres nationaux semblent désirer ardemment qu’aucune leçon ne soit tirée de ces échecs répétitifs passés et récents, garantissant ainsi qu’on remettra le couvert dès qu’on en aura l’occasion.

Mieux : ils encouragent les politiciens à se vautrer dans leurs penchants les plus minables : l’outrance ridicule des ordres nationaux a ainsi provoqué une pluie de réactions politiciennes toutes plus consternantes les unes que les autres, depuis un Muselier à l’égo suffisamment boursouflé pour croire s’autoriser à demander des comptes à la grande distribution, jusqu’au minustre Véran qui n’écarte pas de recourir à nouveau à des réquisitions (perseverare diabolicum) si les prix des masques venaient à ne pas suivre le Plan Quinquennal décidé par ses augustes services, en passant bien évidemment par toute la coterie collectiviste habituelle, aussi minable que prévisible, bien plus à même de fustiger la France industrielle qui tente de s’en sortir plutôt qu’apporter la moindre solution ou la moindre compétence dans cette crise historique.

Oui, vous l’avez compris : pour ces ordres nationaux, pour ces clowns gouvernementaux, pour toute la frétillante brochette de polichinelles politiciens, le problème n’est pas qu’il n’y ait toujours pas de masques disponibles pour les Français depuis deux mois contrairement aux autres pays européens. Non, décidément : le problème, c’est bien évidemment que la grande distribution résolve le problème en quelques jours…

Avec de tels bouffons aux commandes, ce pays est foutu.

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Le Made in France, quoi qu’il en coûte !

Par h16

Avec ce virus, puis cette économie qui part en quenouille, c’est vraiment la crise ! Est-ce une raison pour se laisser abattre ? Est-ce que la France va en perdre ses moyens ? Que nenni ! Fièrement, nous allons, tousse ensemble, tousse, tousse, relever ces nouveaux défis qui se dressent devant nous !

Et pour ouvrir la voie de la réussite française en taillant fièrement dans les ronces de l’adversité à coup de bras vengeur et de glaive séculier, nous disposons fort heureusement d’une solide représentation nationale composée en grande partie de clowns à roulettes trépidant d’impatience à l’idée d’ajouter des taxes, des interdictions, des vexations fiscales ou de proposer des idées d’une pertinence douteuse par les temps qui courent.

C’est le cas de Daniel Fasquelle, un député du Pas-de-Calais affûté comme du beurre chaud, sans sel et de Normandie, qui nous a gratifié d’un petit tweet croquignolet :

Eh oui : notre brave élu en a « marre d’utiliser des outils américains pour communiquer depuis le début du confinement », dit-il en émettant sur la plateforme américaine Twitter à partir de son iPhone américain. Pour lui, il semble nécessaire de mettre en place « un grand emprunt pour aider massivement nos entreprises dans le domaine du numérique », la France se retrouvant maintenant dans l’urgence de « briser notre dépendance sur ce sujet »

Oui, c’est évident : les semaines qui viennent de s’écouler ont amplement montré que la France manquait de souplesse et d’autonomie dans tous les domaines, à commencer par celui de la santé (pourtant parmi les secteurs les plus administrés et micro-managés par l’État jacobin, centralisateur et obèse) ; rien de tel qu’un petit emprunt national pour améliorer la situation !

Deux mois de merdouillage intense de l’infrastructure publique, depuis ses dirigeants jusqu’à la moindre administration perdue dans ses procédures, sa bureaucratie et ses milliers de petits cerfas mal tamponnés, ont montré qu’elle était incapable de débrouiller des problèmes pourtant trivialement résolus par le marché depuis la production et la livraison de gel hydroalcoolique jusqu’aux respirateurs de réanimation en passant par celles de masques sanitaires. Mais apparemment, pour Daniel Fasquelle, cette même administration, ce même État devraient lancer un emprunt dodu pour favoriser le développement d’outils et de plateformes numériques…

Et puis, alors que la France va sans doute subir le plus gros déficit budgétaire, l’accroissement le plus violent de sa dette, du nombre de ses chômeurs, de ses faillites, de sa pauvreté sur les 50 dernières années, cela semble pourtant être, d’après notre turbulent député, le moment propice pour se lancer dans un emprunt…

On pourra en douter.

Si cette réaction montre quelque chose, c’est bien l’invraisemblable déconnexion de la coterie politicienne française avec la réalité tangible : la dépendance de la France et de l’Europe aux sociétés américaines en matière de technologies de l’information n’est pas neuve, loin s’en faut, et la réponse proposée à cette dépendance est parfaitement inepte. L’innovation a besoin d’un terreau fertile, et ce n’est pas en multipliant les vexations fiscales, sociales et entrepreneuriale de tous ordres comme le font Fasquelle, ses petits copains de l’Assemblée et ceux du gouvernement que la situation va s’améliorer.

Encore une fois, la politique française a plusieurs trains de retard sur l’état des lieux mondial ; rien que les abrutissants débats systématiquement contre les GAFA montre que le regard de ces individus est toujours tourné vers le passé et la taxation de valeur ajoutée, et non vers l’avenir et la création de nouvelle valeur ; quand on n’a qu’un marteau taxatoire dans les mains, tous les problèmes, sociétaux, environnementaux ou technologiques ressemblent à des clous sur lesquels ♩ on va taper, ♫ taper, c’est ♬ leur façon d’aimer ♪.

Et c’est tellement vrai qu’on retrouve exactement les mêmes mécanismes intellectuels derrière le fiasco qui se profile déjà concernant l’application NonStopCovid, dont tout indique que le développement, le déploiement et l’usage vont se traduire par beaucoup de cris, de grincements de dents et bien peu de résultats tangibles : comme le détaillent plusieurs articles (ici, ici et ), le gouvernement a manifestement choisi d’essayer de faire plier Google et Apple dans leur façon de gérer les systèmes d’exploitation des téléphones mobiles sur lesquels la magnifique tentative technologique de traçage citoyen et festif doit tourner.

Pour le gouvernement français, il ne s’agit en effet « que » de forcer les méchants américains à modifier profondément la façon dont leurs logiciels interagissent avec le Bluetooth. Après tout, pouvoir pister les Français serait ici pour la bonne cause. Sauf que les deux géants ont clairement expliqué (les années passées et ici encore) pourquoi non seulement cette idée est mauvaise mais en quoi les dérives possibles sont aussi redoutables qu’évidentes.

Malheureusement, l’esprit français – déjà déployé par le facétieux député dans le tweet précédent – se retrouve ici appliqué d’une façon équivalente : la souveraineté française commande impérativement que les sociétés privées se plient au desiderata ministériel, et puis c’est tout. Peu importe que ceci vole à la face de l’anonymat, du bon sens et même de la praticité technique : les politiciens français décident, l’intendance et la piétaille d’ingénieurs américains suivront, point.

L’observateur habituel des pitreries gouvernementales françaises ne s’étonnera pas de voir, dans cette affaire, que les garde-fous contre les dérives idiotes et/ou totalitaires, ceux qui protègent effectivement les Français, c’est Google et Apple qui savent très bien ce sur quoi débouchent les passe-droits qu’ils auraient à donner au gouvernement français. Dans ce cadre, le marché est bien plus efficace que toutes les menaces gouvernementales : pour Google ou Apple, plier devant la France (ou le FBI américain jadis) revient à fusiller toute crédibilité et toute perspective de faire des ventes plus tard. La perte de confiance, sur un marché concurrentiel, coûte extrêmement cher, au contraire des monopoles d’État et du régalien qui ne s’embarrassent donc que rarement de ce genre de considérations très terre-à-terre…

Si l’on ajoute la volonté farouche de centralisation (eh oui, encore elle) qui a même contraint l’Allemagne et la Suisse à prendre leurs distances avec les velléités françaises, on obtient un tableau dont les remugles d’échec parviennent à se faire sentir même sur internet.

En fait, StopCovid, c’est l’application pratique du principe de souveraineté forcenée que le frétillant député du Pas-de-Calais entend financer à coup d’emprunt national républicain et triomphant : pour ça comme pour le reste, on VEUT du Made In France, quoi qu’il en coûte.

Forcément, ça va bien se passer.

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Toi aussi, fabrique ton masque AFNOR !

Par h16

Aujourd’hui, je vous propose un atelier bricolage !

Je tiens tout de suite à préciser que je ne vais pas vous proposer de réfléchir sur le monde d’après (ou de l’à-peu-près disons) que j’ai déjà évoqué et que, même si en parlant bricolage, on imagine immédiatement Édouard Philippe, Sibeth Ndiaye et Bruno Le Maire en pleine séance de pâte à modeler, il ne s’agira pas ici de politique ou d’économie.

Non, aujourd’hui, c’est bricolage pratique et utile puisque nous allons faire notre masque de protection contre les virus. Rappelons que ces masques réalisés à la maison, s’ils ne filtrent pas trop bien les petits microbes qui voudraient rentrer, ont tout de même l’énorme mérite d’empêcher les postillons qu’on émet ; autrement dit, si on n’évite probablement pas parfaitement d’être contaminé, au moins fait-on un effort statistiquement très significatif en évitant de contaminer les autres. Ce qui explique au passage pourquoi les pays correctement gouvernés ont largement encouragé le port du masque pour tous…

Ceci étant posé et même si l’on veut bricoler du masque pour se protéger le museau des miasmes assez peu vivrensemblesques, il n’est pas question de faire n’importe quoi n’importe comment : nous sommes en France, que diable, et il importe donc de réaliser du masque efficace, dont les performances ne pourront être moquées à l’étranger.

Dès lors, le masque, aussi bricolé par des amateurs soit-il, n’en sera pas moins normé.

Et ça tombe bien puisque nous avons en France l’AFNOR, une organisation tout spécialement dédiée à pondre de la norme et à représenter notre grande et belle nation auprès de l’Organisation Internationale de Normalisation (l’ISO), qui s’est déjà chargée de réaliser l’ensemble des plans, des patrons, des recommandations et des points à suivre pour bien faire son masque personnel et s’éviter la bévue sanitaire qui pourrait entraîner ensuite une honte nationale dommageable à tous.

Et il était temps : dans quelques semaines, tout le monde va, déconfinement oblige, se ruer dehors pour retrouver les joies des balades sans but et sans cerfa et le bonheur moite des transports en commun forcément propres et peu bondés, distanciation sociale oblige. Or, soyons francs : comme le gouvernement est assez clairement infoutu de fournir un masque à tous ses citoyens, qu’il a même consciencieusement tout fait pour s’en empêcher, on en vient une fois encore au système D composé pour moitié d’instructions éparses et contradictoires fournies par nos autorités entre deux caquètements, et pour moitié de moyens du bords rassemblés au petit bonheur la chance par les bonnes volontés heureusement tenues loin des griffes administratives jamais en manque d’une interdiction idiote.

C’est pourquoi l’AFNOR n’a pas lésiné sur les efforts afin de produire un petit fascicule percutant de pertinence et de droit-au-butisme pour bien tout expliquer des tenants et des aboutissants du masque moderne, comme on le comprend très vite en parcourant, d’un doigt décidé et d’un oeil hagard attentif les 36 pages d’explications permettant de réaliser un « masque aux normes ».

Oui, vous avez bien lu : trente-six pages semblent nécessaires pour bien comprendre toute l’ampleur du bricolage dans lequel on veut se lancer, qui a tout de même reçu un numéro officiel, « Afnor SPEC S76-001 ».

Certes, ces 36 pages comprennent un sommaire dodu (sur deux pages) et, facétieuse trouvaille, un petit édito du directeur général qui nous permet, en plus de découvrir son nom et sa trombine, de bien expliquer l’histoire du document, ainsi qu’un avant-propos insistant tout de même sur le fait que « la responsabilité des signataires [du document] ne saurait être engagée à quelque titre que ce soit ». Ainsi, au contraire de vous avec votre masque bricolé maison, sachez que l’AFNOR ne prend aucun gant pour expliquer ne prendre aucun risque.

D’ailleurs, le fait que vous vous lanciez ainsi dans un exercice sous votre entière responsabilité est clairement rappelé quelques pages plus loin (page 14), où on vous rappellera de bien indiquer sur votre réalisation qu’il s’agit d’un truc d’amateur, de branleur non professionnel de la masquerie, du dilettante de la protection faciale facile et plus précisément, il vous faudra indiquer, sur le masque lui-même (en le brodant s’il le faut) :

« Ce dispositif n’est ni un dispositif médical au sens du Règlement UE/2017/745 (masques chirurgicaux), ni un équipement de protection individuelle au sens du Règlement UE/2016/425 (masques filtrants de type FFP2). »

Eh oui. Au pays de la norme, la rigolade est millimétrée.

Et comme je vous sens chaud patate pour aller voir le document, voici comment procéder : par le truchement habile d’un petit formulaire – oh, un formulaire ! – que vous devrez remplir en un unique exemplaire sans besoin d’un coup de tampon « certifié conforme » et qu’on peut presque entendre dire « papier siouplait » quand la page s’ouvre, vous pourrez accéder au téléchargement du document bourratif normatif, ici.

Attention, petit internaute : ne clique pas trop souvent sur ce lien où tu risques de te faire pincer très fort ne plus pouvoir décharger le Guide Pour Faire Ton Masque Aux Normes ! Tu arriverais en effet à saturer les capacités du serveur qui afficherait alors ceci :

Eh oui : l’octet normalisé AFNOR est compté. C’est un bien de luxe, avec une limite dans l’usage pour en garantir la fraîcheur et le nombre de bits (toujours à huit, rigoureusement vérifié par l’ensemble des chaînes qualité de l’organisation) et dont la production est assurée par un serveur bio élevé en liberté, ce qui explique qu’on puisse, parfois, en atteindre les plafonds.

Une fois le document compulsé et les instructions suivies, vous découvrirez à quel point se mettre un bout de tissus normé sur le groin relève de la gageure que tout bon Français se devra de relever. Ou vous pourrez aussi vous rouler en boule sous la table et pleurer.

S’il n’est bien sûr pas aberrant que l’AFNOR produise de la norme (c’est exactement son cœur de métier), on peut cependant regretter un nouvel exemple de cette perte de contact avec cette réalité tangible et terriblement terre-à-terre qui occupe les Français. Comme bien trop souvent dans tout ce qui semble agiter les associations, institutions et autres organismes officiels ou semi-officiels de la République, il semble qu’on ait largement fait passer l’accessoire, les mentions légales et autres nuages procéduriers avant l’indispensable.

Ce serait un peu ce qui coule le pays que ça ne m’étonnerait pas… On se prend à rêver d’une organisation efficace qui, en trois ou quatre dessins basiques, aurait décrit les quelques étapes essentielles pour réaliser un masque raisonnablement efficace.

On pourra à ce titre se moquer de nos amis canadiens qui ont eu le toupet de mettre en ligne une page web unique qui revient à fournir des instructions pour un résultat tangible en quelques lignes et quelques schémas : on n’y trouve ni formulaire d’inscription, ni le nom du directeur général des services en charge de cette réalisation ; il n’y a semble-t-il aucun avant-propos ni sommaire détaillé, ni définition des termes qu’on pourrait avoir l’audace d’employer ici ou là.

Quelle déchéance, n’est-ce pas ?

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Liquider le monde d’avant

Par h16

Ah, que n’entendons-nous pas au sujet de cet inconnu dans lequel ce méchant virus nous aura tous plongé d’un coup, au détour d’une pandémie que nos dirigeants se sont appliqués à ne pas prévoir ni voir même lorsqu’elle était là ? C’est sûr : à lire la presse, le monde d’après prend déjà forme !

Et dans ce monde d’après, on va forcément remettre en cause toutes ces choses que le néolibéralisme ultracapitaliste aura poussées à l’extrême. Puisque cette pandémie est – évidemment – la faute du libéralisme et de la mondialisation, certaines actions fermes et concrètes devront être entreprises pour que ces errements lamentables ne se reproduisent plus.

Comptez-bien sur tout ce que le pays compte de collectivistes pour s’y employer : à l’évidence, le monde d’après sera composé d’écologie, de solidarité et de toutes les bonnes idées socialistes de distribution facile d’argent gratuit des autres. Bref, réjouissez-vous, le paradis collectiviste est à portée de virus !

Communism : it's a party

Cependant, tant qu’à se lancer dans la prospective sur le monde d’après, si l’on s’en tient aux faits, on peut raisonnablement douter que le résultat soit conforme à ces visions où l’État intervient partout encore plus et où tout le monde se syntonise avec Gaïa.

Eh oui : force est de constater que dans le monde d’avant, on nous a largement vanté et forcé (fiscalement autant que légalement) à prendre les transports en commun en dénonçant l’individualisme scandaleux des conducteurs au volant de leurs voitures qui polluent ! Si la crise sanitaire a bien montré plusieurs faits saillants, c’est que, d’une part, la pollution automobile est très loin d’être aussi prépondérante que ce que les bobards gouvernementaux tentaient de nous faire croire.

D’autre part, difficile de nier l’importance des transports en commun à la fois comme vecteurs et comme principal lieu de propagation des virus : les métros et les bus bondés entraînent une promiscuité qui rend impossible toute distanciation sociale indispensable à casser les chaînes de propagations virales. Quant aux poignées, barres, fauteuils et portes, ils sont régulièrement enduits des miasmes des passagers qui se succèdent à un rythme effrayant.

Pas de doute, si on doit mettre en place un « monde d’après », ce sera celui du retour en grâce de l’automobile individuelle, seule garante de la distanciation sociale et de la limitation virale !

Dans le monde d’avant, il était de bon ton de combattre les emballages plastiques, source d’une (bonne) partie des malheurs du monde (en ce compris les interventions de Greta Thunberg). Pas une paille au McDo, pas un gobelet de Starbucks, pas un emballage ni le moindre sachet ne pouvaient trouver grâce aux yeux de ces militants d’un monde d’après résolument déplastifié…

Manque de pot, la crise sanitaire nous rappelle (quitte à tuer pour le faire) que le plastique, c’est fantastique, ça fait plus que dépanner les personnels soignants dépourvus, ça emballe bien ces fruits et ces légumes sur lesquels se jettent maintenant les consommateurs qui se sentent ainsi mieux protégés d’une éventuelle contamination. Le plastique, c’est aussi ces plexiglas qui permettent de protéger les caissières particulièrement exposées. Et puis les gobelets en plastique jetables, c’est la possibilité d’éviter la propagation du virus par les tasses et autres verreries des selfs, cantines et autres aux pauses café des entreprises…

S’il y a, un jour, un monde d’après, on voit mal comment il pourra se passer de plastique, et comment il pourra souffrir d’y trouver des militants acharnés contre ce qui sera une vraie barrière contre les pandémies…

Il y a plus fort encore ! Dans le monde d’avant, il semble évident et sans discussion possible que la santé ne peut être une marchandise : rendez-vous compte, si le marché devait envahir ce secteur, nul doute que les pauvres seraient exclus de tous soins et que les capitalistes avides de profit s’en mettront plein les poches sur le dos des mourants !

Cependant, la crise sanitaire nous a posé une démonstration éclatante de la force de la sociale-démocratie, ainsi que les effets formidables du retrait hors du marché des produits sanitaires indispensables pour que tout un chacun puisse lutter contre la pandémie : grâce à la pertinence des réquisitions d’État sur les masques et le gel, grâce aux décrets interdisant puis pénalisant tout marché (tout achat, toute vente) sur ces produits, il est maintenant impossible de trouver ces marchandises de santé indispensables.

Eh oui : c’est bien joli de faire disparaître un marché, mais comme il s’agit du seul moyen qu’a jamais trouvé l’Humanité pour subvenir à ses besoins, le faire signifie se créer de nouveaux soucis, logistiques notamment. Bien joué pour le monde d’avant !

Pour le monde d’après, il semble indispensable que l’État retire ses gros doigts boudinés de tous les pots de confiture, de tous les marchés où il s’est inséré de force et où il n’a pas arrêté de créer distorsions, connivences et chasses-gardées. S’il y a un monde d’après qui doit tenir la route, il ne pourra se faire que grâce au marché.

Et puis, finalement, dans le monde d’avant, les technophobes dénonçaient – généralement sur les réseaux sociaux technophiles, en utilisant des moyens technologiques assez avancés – la présence des smartphones et de tous les outils technos modernes. Le constat d’une société toujours plus basée sur les écrans, dont le côté numérique voire virtuel ne cesse de s’accroître, les hérisse tant tout cela conduit forcément à la destruction du vivrensemble et l’évidente déliquescence des liens sociaux.

Pourtant, force est de constater qu’en terme de destruction de liens sociaux, on trouvera difficilement plus violent que l’État, que ces pourfendeurs de technologies appellent bruyamment de leurs vœux : qui, sinon l’État, a confiné des millions d’individus, leur imposant les plus humiliantes démarches pour simplement pouvoir sortir de chez eux ? Qui, sinon l’État, a imposé que nous nous éloignions tous les uns des autres ? Et inversement, qui nous a rapproché, qui a permis la perpétuation des liens sociaux, l’atténuation de l’isolement, sinon ces technologies abhorrées par ces thuriféraires d’interdictions idiotes ?

En toute bonne logique et si l’on devait apprendre de nos erreurs, si l’on devait tirer un enseignement de ce monde d’avant et des catastrophes qu’il a engendrées, on en tirerait comme conclusion que le monde d’après devra se passer d’État autant que possible, qu’il devra faire confiance au marché, que l’écologie ne devra certainement plus s’inscrire dans les combats idiots qu’on nous propose stérilement depuis des décennies et qui ont amplifié le problème actuel au lieu de l’atténuer.

Mais en réalité, on n’apprendra rien.

À la France d’avant succédera le monde de l’à-peu-près, cet à-peu-près rempli des clowns à roulettes qui nous ont gratifié de leur excellente performance globale dans la gestion d’une crise sanitaire historique et qui, n’en doutons pas, remettront le couvert lors de la future gestion de la crise économique historique qui s’en vient.

Forcément, ça va bien se passer.

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État français : il était risqué, il devient dangereux

Par h16

En quelques semaines et à la faveur d’une crise mondiale historique, l’État français a montré que vivre en France pouvait passer d’assez risqué à carrément dangereux.

Soyons clair : vivre en France représente un risque permanent pour le citoyen vaguement consciencieux qui tente de respecter les us et coutumes du pays et de ne pas terminer au tribunal, ruiné ou en prison.

Il y a bien sûr le risque fiscal, évident : les lois changent et tout est fait pour que la personne atypique (lire : pas salariée fonctionnaire) se retrouve rapidement noyée dans les formulaires et les petits calculs idiots pour simplement déterminer ce qu’il doit, à qui, et quand.

Le risque social est lui aussi omniprésent : dans un monde où le nombre d’offensés et de victimes augmente sans arrêt, où le nombre de motifs de poursuites et de tracas explose tous les compteurs, la moindre saillie peut provoquer la catastrophe. Le risque social se double du risque d’être pris en otage par une faction, syndiquée, encartée, pétitionnaire ou militante, dont les motivations, les modes d’actions et les résultats seront toujours soigneusement tenus hors de toute évaluation critique et dont les factures seront toujours adressées aux mêmes, qui paieront quoi qu’il arrive.

À présent, il existe même le risque de se faire confiner indéfiniment, sinon physiquement, au moins par un corset de loi ad hoc qui seront tricotées au fur et à mesure en fonction des besoins.

Le risque de vivre en France va cependant plus loin puisqu’il apparaît dès qu’on rencontre l’incompétence (généralement la tête la première), au détour d’une interaction avec une institution qui se termine avec des conseils ou des décisions catastrophiques. Le risque existe pour chacun, dans l’exercice de son travail ou de ses fonctions, parce que tant d’autres ont justement fait preuve d’une incompétence jamais sanctionnée ; c’est le cas des pompiers qui prennent un risque à intervenir dans les zones de non-droit, des flics qui tentent de remplir leur mission sans masques (interdits), les entrepreneurs qui prennent risque rien qu’à faire tourner leur boutique alors que n’importe quelle loi peut changer en ruinant leur modèle d’affaire, les commerçants qui risquent ce petit contrôle inopiné qui trouve toujours, toujours, TOUJOURS un problème, etc…

Bien sûr, en cas de coup dur, le Français risque non seulement de ne pas être aidé (il est connu qu’en France, venir en aide peut provoquer des séquelles graves – les faits divers abondent à ce sujet), mais aussi de se faire carrément défoncer par l’État qui ne supporte pas la concurrence, jamais.

Ces risques permanents entraînent des incertitudes qui les accroissent : certes, on sait, par nature et par expérience, que l’État va être incompétent, mais on ne sait pas comment, où, à quel moment précis. Les phobies administratives de certains ne sont que le reflet de cette compréhension : on sait que si on doit faire intervenir l’État quelque part, il y a une probabilité non nulle mais inconnue que ça se retourne gravement contre soi.

Or, à force, ces risques finissent par se transformer en danger comme les dernières semaines le montrent tragiquement.

Ce n’est pas fortuit : par construction, les institutions étatiques, en s’interposant systématiquement entre les individus pour y mettre leur grain de sel, sont fondées sur une espèce de parasitage mal assumé sur le mode « certes, on vous prélève un petit quelque chose à chaque interaction mais, voyez-vous, on vous garantit [l’ordre, la paix, la bonne entente, une assurance de bonne fin, etc.] ». Comme en réalité, on n’a absolument pas le choix de ne pas être prélevé pour aller voir ailleurs si la garantie apportée ne pourrait l’être à meilleur prix, petit à petit, un glissement s’opère du simple parasitage vers l’extorsion.

Les périodes de crises révèlent ensuite la nature réelle de cette offre de dupe : l’agression pure et simple de la population. L’État français, force d’occupation, s’il n’est certes pas encore brutal, commet déjà une quantité massive d’agressions sur sa population, en la taxant à mort, en étant régulièrement injuste, en laissant y prospérer certaines pratiques aussi scandaleuses qu’ineptes, en multipliant les décisions unilatérales au détriment de la population, en détruisant avec acharnement le tissu social et industriel.

Pour le citoyen libre, qui veut simplement prospérer sereinement, l’État est donc devenu plus qu’un risque, c’est maintenant un danger.

Jusqu’à présent, devant ce danger, quitter la France apparaissait comme une solution extrême (ce qui est vrai dans certains cas) mais la crise actuelle a largement mis à jour quelque chose que la plupart ignoraient, que beaucoup soupçonnaient et quelques-uns avaient expérimenté de première main : en cas de coup dur, non seulement on ne pourra en France compter que sur soi, mais on pourra aussi compter sur l’État pour passer rapidement du parasitage à l’agression criminelle, d’abord législative (déclarer l’État d’urgence, tenter tous les abus possibles, le grand classique dans les saloperies possibles étant la libération massive de prisonniers, etc.) puis répressive, fiscale et on se doute bancaire, quitte à taper sur tout ce qui bouge, même quand ça veut aider.

De façon intéressante, la France montre ici la corrosion avancée qui s’empare de l’État quand ses dirigeants ont atteint un stade terminal de pourrissement, d’irresponsabilité et d’incompétence criminelle. On la retrouve, à des degrés à peine moindre, en Italie ou en Espagne.

Dans d’autres pays, les citoyens y sont bêtement libres (au Canada, en Belgique, en Suède …), à l’heure ou les Français se prennent des prunes ou se font carrément taper ou mettre en prison pour avoir osé sortir de chez eux. Ce n’est que partie remise puisque ces mêmes pays sont aussi des promoteurs crétins des politiques collectivistes les plus idiotes. Ce sont tout de même des États fondamentalement socialistes, qui pratiquent avec gourmandise l’inclusionite aigüe et/ou le féminisme, émettent aussi peu de carbone qu’ils pondent de lois crétines, et font dans la démagogie écolo tout en étant en chemin pour taxer toujours plus leur population. Il sont moins loin dans la putréfaction, mais tout de même en chemin, gaiement.

La France a ouvert la voie en devenant, l’un des premiers parmi les pays riches, un pays risqué et montre ce que devenir un pays dangereux veut dire.

Ce pays montre maintenant que la pensée qui fait le plus de mal à l’Humanité, c’est celle qui fait croire que les parasites mafieux sont utiles, juste parce qu’on les confond avec les infrastructures et institutions dont ils ont pris le contrôle.

Ron Paul - Don't steal, government hates competition.

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Le tragique abandon des quartiers émotifs

Par h16

Dans deux jours (le 24 avril), ce sera le début du ramadan. En France, cela ne devrait se traduire par rien de spécial mais cette date est cependant surveillée de très près par les autorités : alors que la situation sanitaire et économique est, pour le dire gentiment, encore un peu confuse, le gouvernement sent qu’une période de nouvelles incertitudes et de tensions s’ouvre devant lui.

Cette année, le problème est en effet d’autant plus aigu que sont normalement « confinés » certains endroits où ont généralement lieu les versions les plus festives du ramadan français.

Ce confinement, au départ décrété pour éviter une extension foudroyante de l’actuelle pandémie, s’étale maintenant depuis un mois et se maintiendra un mois de plus avec tous les ingrédients réunis pour que les choses se passent sinon mal, au moins de façon complexe : l’économie est à l’arrêt, les forces de l’ordre sont sur les dents, et l’arrivée des beaux jours ne pousse pas spécialement les populations à rester au chaud chez elles.

Ainsi, même si – comme l’a révélé un récent article du Canard Enchaîné – les policiers ont reçu pour instruction d’éviter certaines cités par crainte d’un embrasement peu propice à éteindre les foyers épidémiques, cela n’empêche pas certaines frictions d’exister : à Grigny ou Chanteloup, aux Mureaux, à Mantes-la-Jolie ou à Villeneuve-La-Garenne, les activités festives de plein-air se multiplient depuis les échauffourées, les guet-apens et les rodéos jusqu’aux tirs de mortiers sur les forces de l’ordre.

Il faut dire que, dans ces quartiers, les rentrées régulières d’argent sont compliquées par le confinement. Quant aux trafics de tous genres, ils sont interrompus tant par manque de clients que de matériel ou d’opportunités.

Certes, si l’on peut raisonnablement supposer que les principaux grossistes en produits stupéfiants et autres herbes amusantes ont encore un confortable matelas d’argent liquide devant eux, il en va différemment de la piétaille qui vit chichement du trafic et des petits boulots, souvent au noir, qu’il leur est impossible d’exercer à présent. Traditionnellement, les cités les plus industrieuses sont aussi les plus calmes ; avec le confinement, l’industrie a disparu et l’oisiveté, mère de tous les vices, pousse le vague-à-l’âme de certains vers des extrémités trop festives et résolument peu citoyennes.

Jusqu’à présent, les médias, se contentant essentiellement d’insister sur le lourd tribut sanitaire payé par certains départements les plus turbulents, ont fait assaut de précautions pour ne surtout pas détailler les heurts qui se multiplient pourtant dans les quartiers émotifs.

Même si l’avalanche de cas est à portée d’une recherche Google, le journalisme n’ira pas jusqu’à compiler l’état des lieux : ce serait dommage de multiplier les articles anxiogènes à ce sujet alors que le pays traverse déjà des périodes difficiles en découvrant que son système de soin, pourtant inondé d’argent public, patauge dans les pénuries multiples et consternantes. Ce serait encore pire si, d’un coup, les Français se rendaient compte qu’ils paient – fort cher – pour des forces de l’ordre dont le seul fait d’armes sur les quatre dernières semaines aura été de pruner compulsivement des citoyens qui vont trotter dans les bois, faire pisser le chien ou acheter un pot de peinture au supermarché du coin, en lieu et place de faire régner l’ordre et la discipline dans les quartiers les plus émotifs de la République.

Evidemment, les plus charitables d’entre nous pourront croire que ceci n’est que la conséquence malencontreuse d’une désorganisation complète (mais temporaire, rassurez-vous !) de l’État. Cette hypothèse, forcément hardie, n’est pourtant pas la plus probable puisqu’il s’agit, on l’a vu, d’un choix : tenter la mollesse et l’apaisement, « quoi qu’il en coûte » apparemment. En somme, à l’absence de stratégie (patente dans le cas sanitaire) s’ajoute maintenant la stratégie de l’absence en matière d’ordre sur le territoire : absence de l’État et de la police.

Cette évaporation complète du régalien dans ces cités est une nouvelle preuve du délitement de la République, mais c’est aussi un nouvel affront aux citoyens honnêtes et travailleurs qui paient, pistolet sur la tempe, toutes les taxes et impôts qu’on leur réclame pour assurer la continuité de l’état de droit. Parmi ceux-là, des habitants de ces quartiers, des commerçants, des indépendants, des citoyens pas moins méritants que sur le reste du territoire qui doivent déployer des montagnes de courage et d’abnégation pour supporter de vivre dans ces zones abandonnées de pouvoirs publics qu’ils payent pourtant bien trop cher. Le droit à la sécurité, essentiel dans une société qu’on veut libre, efficace et enrichissante, leur est, de fait, refusé, essentiellement parce que nos élites ont fait un choix, depuis des années, d’abandonner ces quartiers à leur sort.

Et alors que les tensions montent dans ces quartiers, alors que tout indique que les festivités du ramadan seront aussi souvent que possible un prétexte pour défier les autorités et embraser ces cités, et ce alors même que les rassemblements signifieront probablement de nouvelles contaminations et de nouvelles entrées en réanimation, on est en droit de se demander, exactement comme pour le système de soin, où diable sont passés les impôts qui auraient dû être consacrés à garantir l’état de droit…

En définitive, de la même façon qu’en choisissant le confinement pour éviter l’effondrement de notre système de soin, on aura le confinement ET l’effondrement et pas seulement du système de soin mais de tout le reste aussi, le gouvernement a là encore choisi l’absence pour éviter l’embrasement et vraisemblablement, on aura l’absence ET l’embrasement.

Ce pays est foutu.

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L’occupant intérieur a mis le pays en ruines

Par h16

La politique n’est pas un art aisé, et le pouvoir est un exercice particulièrement périlleux, surtout pour ceux qui s’en emparent sans jamais avoir réellement réfléchi à ce qu’ils allaient en faire. C’est, très manifestement, le cas des clowns à roulettes qui dirigent la France.

L’histoire retiendra toute l’ironie d’avoir mis au pouvoir un parti nommé « En Marche » qui aura littéralement mis à l’arrêt tout le pays pendant deux mois : le 13 avril dernier et conformément à ce qu’on savait déjà et qu’on redoutait évidemment, le président de la République française a annoncé que le peuple français reprendrait une louchée d’un mois de confinement, de cerfa auto-signés, de vexations maréchaussées et d’indécision chronique du gouvernement.

Sur fond d’une pandémie dont on commence à comprendre qu’on n’en sera pas débarrassé en quelques semaines, confinées ou pas, il nous aura donc expliqué que le gouvernement allait se pencher sur un déconfinement à partir du 11 mai, laissant subrepticement en suspens la question de savoir ce que ce même gouvernement bricolait depuis le 17 mars et pourquoi il lui faudra donc un mois de plus pour autoriser les gens à reprendre leurs activités.

Macron n’aura cependant pas dérogé à ses habitudes : dans un discours ampoulé et gavé d’un lyrisme de Prisunic déclamé comme un théâtreux adolescent qu’il n’a finalement jamais cessé d’être, le président nous aura gratifié de ce « en même temps », véritable marque de fabrique de son quinquennat passé à se tortiller la nouille d’indécision entre un attentisme confortable et une action aussi effervescente qu’à côté de la plaque.

C’est ainsi qu’il fut question ce lundi 13 avril de conserver confinés les personnes âgées et les individus à risque. Et alors que le côté anticonstitutionnel de cette discrimination ne pouvait normalement pas échapper au gouvernement (on imagine, faussement apparemment, qu’est vérifiée la solidité des aspects juridiques des propositions balancées à la télé), il aura fallu attendre le vendredi 17 avril pour que ce confinement discriminatoire disparaisse par évaporation rhétorique.

Cette péripétie, bien qu’anecdotique, illustre en réalité assez bien la façon dont le gouvernement et les institutions gèrent cette crise en particulier et plus généralement la vie des Français, c’est à dire absolument n’importe comment, dans une improvisation et un amateurisme complets qui dénote surtout la totale déconnexion des administrations et des gouvernants de ceux qui, par la force des choses, les nourrissent. J’emploie à leur sujet le terme d’Occupant intérieur qui semble de plus en plus approprié à mesure que, la crise aidant, leurs exactions apparaissent au grand jour.

Ce phénomène n’a rien de nouveau, le poids de ces administrations, leur encombrement législatif et procédural, le nombre exponentiel de formulaires à manipuler pour obtenir quoi que ce soit dans ce pays n’ayant cessé d’augmenter ces dernières décennies. Cependant, son caractère toxique et invasif n’apparaissait pas aux yeux des Français car il était jusqu’à présent diffus, caché derrière un mélange de propagande (« le système social que le monde entier nous envie », « la cinquième pardon sixième puissance du monde, les enfants, ça ne rigole pas », etc.) et un aveuglement commode leur permettant d’accepter leur sort de moutontribuable régulièrement tondu ras.

La crise sanitaire et le choix du confinement auront mis en exergue, d’un coup, l’ensemble des incroyables lourdeurs, des scléroses intellectuelles invraisemblables et des paralysies mortifères de tout l’édifice administratif français. Elle aura démontré l’obésité morbide de l’État, incapable ni de comprendre les principes de bases de l’économie de marché (Bruno Le Maire devenant le polichinelle emblématique de cette opacité mentale), ni le caractère indispensable de la liberté (individuelle, de marché, j’en passe) pour résoudre aussi bien les problèmes de logistique de base que les problèmes sanitaires ou humains.

Dans l’optique macronienne, qui n’est – soyons honnête – que le prolongement d’une logique franco-française tenue pour indépassable depuis au moins 40 ans, l’État décide ultimement de tout, autorise ou interdit explicitement chaque acte, chaque procédure, chaque liberté. Dès lors, quelques semaines après avoir déclaré, grandiloquent, que l’État s’occupera de tout et paiera tout, lorsque Macron fait appel à la « responsabilité individuelle » pour essayer de mitiger les conséquences catastrophiques du confinement qu’il a pourtant décrété et que l’État encadre à coup de ridicules autorisations citoyennes, il fait appel à un concept qui a été consciencieusement banni du territoire dans lequel l’État-Providence peut tout, fait tout, décide de tout, paie tout.

Depuis plus de quatre décennies, l’administration et l’État ont, très progressivement mais inexorablement, retiré tout sens commun des Français, toute propension à utiliser leur liberté et leur responsabilité. Mieux : à force de lois, de petits cerfas et de coups de tampons idiots mais incontournables, ces administrations ont fait en sorte de criminaliser l’usage de leur bon sens et de leur responsabilité.

Dans cette situation, il n’y a plus qu’une longue liste de choses que l’État autorise ou interdit explicitement, quitte à s’embourber dans la complexité du réel comme le démontre de façon cocasse et ridicule l’actuelle discussion autour de la définition de « petit » pour les festivals, suite à la lumineuse idée de Riester de leur maintien tant qu’ils sont « petits », les autres étant bien évidemment interdits :

« Par contre, un petit festival rural, avec une scène, un musicien et 50 personnes, qui sont à un mètre les unes des autres, sur des chaises, et qui ont un masque, et en ayant en rentrant sur le site la possibilité de bien se laver les mains avec des produits spécifiques, on pourra tenir ces festivals-là »

Ouf, Frank Riester n'a pas tout misé sur la politique

On imagine déjà le texte d’un prochain décret définissant dans le sabir administratif habituel ce qu’est un « petit » festival, la distance entre les chaises, le nombre de flacons hydroalcooliques qu’il devra fièrement positionner à son entrée, voire (pourquoi pas ?) le nombre de guitaristes ou d’accordéonistes et la puissance nominale des haut-parleurs tant qu’on y est.

Grâce au travail imputrescible et indispensable de ces tâcherons du décret et de la procédure administrative, la France n’est plus qu’un immense marécage putride d’interdictions, d’autorisations distribuées au compte-goutte, minutieusement millimétrées, dans lequel les habitants sont maintenant sous la coupe d’un Occupant intérieur qui ne se cache même plus de vouloir les pister jour et nuit. Et apparemment, les Français en sont contents.

Ce pays est foutu.

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Presse française contre Google : le perdant n’est pas celui qu’on pense

Par h16

C’est en grandes pompes que l’actuel locataire de l’Élysée nous l’a annoncé : la France est en guerre ! Et comme tout pays en guerre, tout le peuple s’est dressé, comme un seul homme, pour combattre l’ennemi invisible. Certains font des masques ou du gel hydroalcoolique, d’autres sauvent des vies pendant que d’autres encore restent chez eux à regarder la télé. Quelques uns, courageusement, se sont fixé pour but d’en finir avec ce qui fonctionne encore en France.

Et en France, il y a un moyen rêvé pour saboter les entreprises qui marchent bien : le tribunal. Les lois étant innombrables, il ne sera pas dur de faire tomber celui qu’on maudit.

Pour Amazon, coupable de fournir un service public de qualité, indépendant de La Poste (dont la mission de perdage de paquets et de fermeture de guichets est amplement remplie), permettant à des myriades de petits commerces d’écouler leurs marchandises et à des millions d’individus de se faire livrer chez eux avec un minimum d’interactions humaines potentiellement contaminantes, de fiers syndicalistes sont parvenus à en faire fermer rapidement plusieurs sites. Grâce à leur action décisive, des milliers d’employés sont maintenant au chômage technique et viendront gonfler la facture de l’assurance chômage dont l’insolent bénéfice et la gestion taillée au cordeau pourront fort bien s’accommoder.

Communism : it's a party

Il ne faudrait cependant pas croire qu’une si belle victoire arrête le long travail de sape indispensable à la collectivisation intensive dans lequel le pays s’est lancée : pendant que certains assignaient Amazon en référé, Google continuait à être poursuivi par les habituelles pleureuses de la presse française.

L’histoire n’est pas neuve et mérite un petit rappel : observant les profits juteux que la firme américaine engrange chaque année et notant que le moteur de recherche californien met en avant, gratuitement et sans barguigner, les contenus que la presse propose, cette dernière a rapidement compris qu’elle pouvait attaquer le géant américain pour contrefaçon ou honteux détournement du droit d’auteur et de ses droits voisins (qui pour un titre d’article, qui pour une accroche, qui pour une photo d’illustration) et obtenir de l’infâme Google qu’il paie !

Ces éditeurs de presse, faisant une pression de plus en plus importante tant au niveau du parlement français que du parlement européen afin de pousser leur vision très particulière du droit d’auteur, finirent par obtenir gain de cause : en criminalisant l’usage du lien HTML et de la courte citation, ils pensaient avoir trouvé un moyen de forcer la firme étrangère à enfin rétribuer leur fine production que – c’est bien connu – tous les internautes s’arrachent chaque jour dans une bousculade largement monétisable.

Las ! Les choses se déroulèrent exactement comme prévu, c’est-à-dire mal pour les petits brigands lobbyistes : constatant l’obligation qui lui était faite de payer pour utiliser les contenus de la presse s’il venait à les afficher dans son Google News, la firme de Mountain View décida fourbement de n’afficher ces extraits qu’avec l’autorisation explicite des éditeurs de presse, autorisation assortie d’une exonération de tout paiement.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, devant la menace de voir disparaître tout référencement (gratuit), toute mise en avant (gratuite) et toute publicité (gratuite) que Google leur offrait pour leurs contenus, les éditeurs s’empressèrent de signer. Google News continua donc exactement comme si de rien n’était.

L’affront fut vif, la brûlure de la fessée cuisante sur les petites fesses tendres des éditeurs de presse française, vraiment pas accoutumés à ne pas recevoir la déférence obséquieuse que les pouvoirs publics et les politiciens leur offrent habituellement, gluants de concupiscence à l’égard des bénéfices médiatiques qu’ils en tirent en retour.

Les éditeurs n’en restèrent donc pas là : l’Alliance de la presse d’information générale a donc décidé d’en appeler à l’un des nombreux croupions républicain pour qu’enfin soit tranché, en sa faveur, le différend qui l’oppose au vilain moteur de recherche. En faisant appel à l’Autorité de la Concurrence, organe administratif pourtant non juridictionnel, les éditeurs de presse ne prenaient pas de risques tant ils savaient que l’étude de la plainte leur serait favorable.

Sans surprise donc, cette Autorité a donc décidé d’intimer l’ordre à Google d’enfin filer la pièce aux éditeurs qu’il présente dans son outil d’information.

Mieux encore : comme l’affaire dure depuis un moment, elle demande à ce que Google paye les sites de presse rétroactivement au 24 octobre 2019 pour avoir montré leur contenu. La firme américaine a expliqué vouloir se conformer à la décision de l’Autorité, probablement pour récompenser cette presse française de la qualité générale des prestations fournies, son absence immaculée de fake news, son absence méticuleuse de parti-pris dans la présentation des informations (notamment celles en provenance du gouvernement) et, de façon générale, pour tenir compte de l’incroyable opportunité que représentent ces articles finement ouvragés dans son petit moteur de recherche anecdotique.

Pour le moment, Google indique vouloir se conformer à la décision rendue par cette indispensable autorité administrative, républicaine, citoyenne et festive. Dans ce cadre, il n’est donc pas inimaginable que l’entreprise américaine fasse le calcul simple de ce qu’il va devoir payer d’un côté, en plus de ses coûts de production actuels, et de ce que lui rapporte le service gratuit qu’il fournissait ainsi gracieusement à ces éditeurs de presse.

Si l’on peut croire, comme semblent naïvement le faire ces éditeurs, que l’opération reste rentable pour Google, peut-être ce dernier lâchera-t-il quelque argent pour ces éditeurs dont, très manifestement, la compréhension de l’économie et du marché actuel ne semblent décidément pas parfaite.

Plus raisonnablement, Google va considérer que le coût devient élevé de présenter les articles de presse française dans son moteur, et que le bénéfice en termes de visites ou de publicité induite ne compense plus ce coût. Dans ce cas, Google fermera son service français, comme il l’a fait jadis, un temps court, pour la version allemande et la version espagnole.

Temps court car les éditeurs allemands et espagnols avaient très vite fermé leur clapet et arrêté de poursuivre la firme tant les bénéfices apportés par ce portail était important à leur propre survie, ce que semblent avoir complètement oublié les éditeurs français, bien plus sûrs (et à raison) de leur bon droit que de leurs notions d’économie de base.

Oui, vraiment, la France est en guerre : pendant que le peuple français se débat donc dans un confinement de plus en plus mortifère, contre une collectivisation de plus en plus poussée de leur pays et contre une mise en coupe réglée de leurs activités par l’administration, la police et les politiciens, une partie de nos concitoyens a choisi d’aider l’Occupant et s’est donc juré de fusiller un peu plus les entreprises qui marchent.

Ils y parviendront, ajoutant avec application quelques dalles au pavage de l’enfer qu’ils nous construisent de leurs bonnes intentions.

Forcément, ça va bien se passer.

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Coronavirus: le coût de l’incompétence

Par h16

par Nasier Ockham et h16

Il aura fallu 58 jours après les premiers cas de Covid-19 en France pour qu’Olivier Véran, apparemment ministre de la Santé, déclare « Nous étions un pays qui n’était pas préparé à une crise sanitaire du point de vue des masques et des équipements de protection en raison de décisions prises il y a neuf ans ». Deux jours plus tard, Sibeth Ndiaye, égale à elle-même, affirmera cependant avec aplomb « On ne peut pas dire qu’il y a eu un défaut d’anticipation de cette crise, bien au contraire ».

Nous avons à présent dépassé les 80 jours d’épidémie sur le territoire français et les mêmes prodiges sont maintenant durs à la tâche sur une éventuelle sortie de confinement, pendant qu’Emmanuel Macron, soignant avant tout sa communication, va rendre visite au Professeur Raoult. Devant ces prouesses d’organisation de nos dirigeants, difficile de se départir de l’image d’un poulet sans tête courant en tous sens.

Cependant, ce gouvernement pouvait-il mieux faire ?

Épluchons les faits et revenons en 2003, l’année où le Pr. Raoult est justement commissionné pour pondre un rapport (qu’on pourra lire ici) qui prévoit l’apparition de virus mutants respiratoires (ce qu’est le SARS-CoV-2), que sa diffusion se fera par l’avion, et qu’en conséquence, il faut organiser isolements et quarantaines aux aéroports. Raoult recommande bien sûr de développer l’usage des masques, d’équiper les aéroports (d’infirmeries), de développer la capacité des laboratoires pour les tests… Exactement ce qui a fait défaut en France, au contraire de l’Allemagne ou des pays asiatiques, dont la mortalité est bien plus basse que la France, l’Italie et l’Espagne.

En 2007, les USA publient un guide complet d’action en cas de pandémie – remis à jour en 2017, ici – qui contient tous les éléments de ce que n’ont justement pas fait les États déficients d’aujourd’hui : tests précoces, quarantaines des malades, traçabilité des contaminations, confinements partiels et volontaires, généralisation du port du masque, contrôles aux aéroports etc…

C’est d’ailleurs dans ce guide qu’apparaît pour la première fois l’illustration reprises sous différentes formes par beaucoup de nos médias depuis, sur la nécessité d’écraser la courbe épidémique :

Le premier mars de cette année, la veille même du jour où Sibeth Ndiaye explique qu’il n’y a pas d’épidémie en France, le Pr. Raoult publie un article expliquant par le détail comment, en l’absence de vaccin, une organisation rationnelle permet de minimiser la pandémie et la garder en dessous du niveau de saturation de l’accueil par les hôpitaux.

Il y décrit six grands principes pour une intervention correcte permettant de contrôler l’épidémie  :

  • préserver le système de santé,
  • informer sur les traitements existants pour éviter les sur-médications,
  • mettre en quarantaine les cas de symptômes légers,
  • éviter les antagonismes entre pays, la communauté médicale devant fonctionner de façon globale
  • accélérer les recherches de traitement, parmi lesquelles il recommande le sien,
  • contrôler la panique et éviter les mesures de exagérées qui accroissent la frustration de la population, maltraitent l économie et donnent un faux sentiment de sécurité.

Il apparaît donc, au vu de ces éléments que le gouvernement français, comme les autres gouvernements et l’OMS étaient tous bel et bien avertis. Par préférence politique, incurie, incompétence et peut-être aussi, une bonne part de cynisme, le gouvernement français a donc choisi de ne pas se préparer, de ne pas se référer aux meilleurs spécialistes mondiaux et ont choisi de minimiser l’épidémie.

Ainsi et par exemple, dans les aéroports français, il n’y a jamais eu et il n’y a toujours pas de scanners de température, de questionnaires obligatoires, de visite médicale pour les suspects et de mise en quarantaine des sujets suspects, sans même parler de tests, alors que ceci est routinier dans d’autres pays.

Tous les épidémiologistes savent, et les gouvernements devraient le savoir aussi, qu’on contrôle une épidémie en testant très tôt de façon généralisée et en appliquant des mesures de distanciation sociale et de quarantaine ciblées ne confinant que les gens testés positivement et ceux qui ont été à leur contact. Des plans précis existent à ce sujet depuis 2007 ; dès le 19 février et sur tous les médias possible, l’OMS rappelait encore que « plus les patients sont dépistés et traités tôt, mieux ils s’en sortent ».

Plus les tests sont généralisés, moins on aura besoin de confinement généralisé et de paralyser l’économie. Ceci suppose de pouvoir enquêter avec diligence, et signifie aussi aussi annuler tous les grands rassemblements – au hasard, des choses comme des matchs de foot ou des élections.

On pourra d’ailleurs tester l’impact des mesures de distanciation sur un petit simulateur en ligne qui reprend les éléments des rapports américains de 2005 et 2017 ; si ce site web présente un cas théorique et didactique et n’est bien sûr pas calibré pour représenter le cas réel de ce qui se passe en France en ce moment, le scénario de base montre cependant bien comment approcher au plus près le cas idéal. On obtient ceci (cliquez sur l’image pour agrandir) :

Dans ce scénario, on active des mesures de distanciation sociale généralisées dès le 30ème jour de l’épidémie (tests généralisés et contrôles systématiques aux aéroports pour des quarantaines ciblées et systématiques, exactement comme ont fait la Corée du Sud, nombre de pays asiatiques, et l’Allemagne). En modifiant les paramètres, on verra que si les mesures sont prises 15 jours trop tard ou plus, la différence avec une épidémie incontrôlée devient faible (cliquez pour agrandir) :

La France, à l’inverse de tout ce qui est pourtant recommandé, a cependant choisi pendant ce mois crucial la temporisation, l’improvisation, la communication et la politique politicienne : Véran ne déclarera le stade 1 de l’épidémie qu’à son 31ème jour, et son stade 2 au 34ème jour, alors même que la porte-parlote soutenait le 39ème jour qu’il n’y avait « pas d’épidémie » en France. Pire encore : le président lui-même recommandait d’aller au théâtre le 43ème jour de l’épidémie, et (pompon !) le gouvernement a maintenu des élections le 52ème jour… En lieu et place de distanciations sociales dès le 30ème jour.

Ce ne sera qu’au 55ème jour que le gouvernement se résoudra à un confinement généralisé dans la panique et la désorganisation complète, poussant la France au milieu du pire scénario possible, quasiment celui contre lequel le Pr. Raoult met en garde 21 jours auparavant.

Parallèlement, on notera que l’Allemagne a suivi les consignes générales des épidémiologistes, en s’organisant pour des tests généralisés dès janvier. Elle enregistre son premier cas de Covid-19 juste 3 jours après le premier cas français, et, au 10 avril, n’a pas un système hospitalier aussi dégradé qu’en France : avec un peu moins de contaminés que la France (1466 par million, contre 1913), il semble au vu des chiffres que son pic épidémique soit passé, avec 33 morts par million d’habitants (contre 202 en en France, soit 6 fois plus).

Ce différentiel de traitement, cette légèreté française dans la prise en compte de l’épidémie, cette incompétence de nos dirigeants, leur communication consternante et leur désorganisation lamentable a un coût terrible. Outre des hôpitaux en saturation de capacité, la comparaison de l’évolution des épidémies entre les deux pays permet d’estimer avec une bonne appréciation le nombre de victimes que l’incurie gouvernementale a provoqué (cliquez sur l’image pour l’agrandir, toutes les données sont arrêtées au 10.04) :

Différentiel de mortalité France Allemagne

Si le gouvernement français avait agi dès le départ, en se calquant sur nos voisins allemands, il est très raisonnable de penser que la France n’aurait au 10 avril qu’entre 2000 et 3000 décès, au lieu de plus de 13000 et qu’on ne constaterait pas 169 morts par millions d’habitant de surmortalité par rapport à l’Allemagne, soit (169 x 65 millions de Français) 11.000 morts.

11.000 morts.

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La vie continue, les combats débiles aussi

Par h16

Cette année, le succès n’a guère été au rendez-vous de la récurrente idiotie qui consiste, tous les ans depuis 2007, à éteindre ses lumières pendant une heure en mars : ce fut une « Earth Hour » absolument invisible et ce d’autant plus que les petits couinements stridents des écologistes sont maintenant totalement couverts par le bruit chaotique d’une pandémie et d’une catastrophe économique d’ampleur biblique.

Et à la panique qui se lit dans les yeux des dirigeants de beaucoup de pays ayant maintenant amplement démontré leur plus opaque incompétence devant un phénomène qui les dépasse très largement, s’ajoute maintenant l’effarement de toute la frange la plus militante des écolos qui découvrent, hébétés, que cette crise – qui fait de vrais morts par dizaine de milliers et qui va provoquer une récession carabinée – mobilise beaucoup plus et plus vite que leurs petits agendas tout chamboulés par ce gênant virus.

Bien évidemment et comme je l’ai déjà écrit, une telle crise est toujours l’occasion d’une tentative de rattrapage par nos amis collectivistes de tous bords. Si les étatistes sont évidemment les premiers dans la course et gagneront probablement le concours de celui qui proposera le plus de mesures liberticides et économiquement suicidaires, les écologistes n’entendent pas non plus se faire dépouiller d’une magnifique occasion de pousser leurs idées ridicules dans le maximum de têtes.

C’est pour cela qu’à mesure que les cadavres s’empilent, on voit apparaître des petits pamphlets et autres éditos plus ou moins enflammés réclamant un nouveau monde, une petite démondialisation des familles, un arrêt de la vilaine « sur »consommation et (bien évidemment !) un arrêt aussi complet que rapide de toutes les zorribles politiques turbo-néolibérales qui nous ont mis dans ces zabominables zimpasses. Tout le monde sait en effet que c’est le turbolibéralisme des hôpitaux français qui a conduit aux pénuries de tout, malgré plus de 1000 milliards de prélèvements annuels dans la joie, la bonne humeur et une fiscalité délirante.

Parallèlement à ces constats qui frisent la dissonance cognitive aux petits fers, la fine fleur des économistes, politiciens, éditorialistes-chroniqueurs-troubadours français s’est aussi lancée dans une énième resucée de leurs lubies verdoyantes : la pandémie étant la conséquence indiscutable des actions de l’homme sur la nature et le climat (aussi indiscutable qu’invérifiable, vous dis-je !), il est indispensable d’utiliser cette crise pour rappeler à tous et à chacun l’importance ultime de faire des efforts en matière d’abandon de la voiture, du passage au vélo électrique, aux éoliennes et aux transports en commun qui n’ont jamais semblé aussi puissamment pratiques qu’actuellement.

Mieux encore, cette pandémie permet d’illustrer de façon éclatante plusieurs arguments en béton armé de notre armée verte du gai collectivisme : avec un arrêt quasi-complet des activités humaines pendant plusieurs semaines, on a par différentiel une idée précise de l’impact de cette activité sur la nature.

Par exemple, et puisque les principales industries et la plupart des transports sont à l’arrêt, on observe une naturelle diminution du dioxyde de carbone atmosphérique ce qui permet …

Ah bah non. C’est ballot, parce qu’on nous avait pourtant bien expliqué que tout ça était lié, et que l’augmentation de CO2 dans l’atmosphère était directement corrélée à l’augmentation de l’activité humaine…

Zut. Manifestement, les choses sont un peu plus compliquées que ça, et peut-être que les écologistes devraient prendre exemple sur les épidémiologistes qui, actuellement se refusent bien sagement à faire la moindre prédiction d’évolution de la pandémie une semaine en avance, alors que les climatologues les plus hardis n’hésitent pas, eux, à nous prédire le climat 50 ans en avance avec des modèles encore moins bien calibrés que ceux qui ont pourtant « prévu » que le coronavirus ne provoquerait qu’une petite vague de grippe dans les pays européens et justifié le détachement serein de leurs dirigeants.

Peut-être ceci devrait intimer un minimum d’humilité aux écolos les plus hystériques quant à leur soi-disant compréhension des phénomènes climatiques tant cette expérience grandeur réelle démontre qu’en pratique, on maîtrise si mal la question qu’imputer majoritairement les hausses du CO2 dans l’atmosphère à l’activité humaine relève bien de la fumisterie.

Bien évidemment, les constats ne s’arrêtent pas au CO2 atmosphérique. La pollution a évidemment dimi… Ah bah non plus, zut alors : si certaines formes de pollution locale ont bien disparu, d’autres sont toujours là, obstinément. Le fait qu’il s’agisse de pollution liée au chauffage et à l’épandage d’engrais devrait là encore faire réfléchir : j’attends que nos collectivistes verts réclament la fin du chauffage et de l’épandage d’engrais, ce qui ne manquera pas de pimenter leur programme politique surtout lorsqu’il s’agira d’expliquer à tous pourquoi on doit absolument crever de froid et de faim (en plus de grippe ou de covid).

Là encore, le constat est malheureusement sans appel : tout ça, c’est fort complexe et l’arrêt de la plupart des activités économiques et industrielles humaines ne signifie pas la disparition de tout un tas de « pollutions », loin s’en faut : entre la précision des capteurs et les normes toujours plus draconiennes, l’appellation « pollution » collée à un nombre croissant de substances, finalement tout devient sujet à hurler à la mort de Gaïa, surtout si c’est pour fustiger les transports individuels, l’enrichissement égoïste (forcément égoïste) de vils individus modernes et leur petit ventre trop plein.

Le plus intéressant dans tout cela reste que cette pandémie, au-delà de montrer toute la complexité d’estimer l’impact réel de l’activité humaine sur la nature en général et le climat en particulier, permet aussi de donner un avant-goût assez précis de ce que donnerait la société prônée par les fanatiques décroissantistes : à vouloir absolument régenter l’activité de tous et de chacun, de vouloir la réduire à sa plus simple expression voire à la faire disparaître, on aboutirait à des villes désertées par les voitures interdites, des pénuries, un chômage caricaturalement haut, des tensions explosives au sein de la société, des comportements lamentables, et de façon générale quelque chose dont tout indique que les individus veulent plutôt s’éloigner…

Décroissance, absence de déplacements, activité humaine réduite à son expression la plus essentielle, ce confinement, catastrophe économique colossale en cours de formation, est une répétition parfaite de ce que veulent mettre en place les écolos.

Alors, partant ?

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Bac 2020 : une grande cuvée en perspective

Par h16

par Marion et h16

Au petit pays des grosses feignasses et des gommettes colorées, le boss, c’est Jean-Michel Toutvabien. Les grosses feignasses, elles ne l’aimaient pas trop parce que s’il avait promis de ne pas faire de « Loi Toutvabien », il avait comme les autres avant lui tout réformé quand même, parce que lui, ce n’était pas pareil, lui il savait ce qui était bien. Il avait dit que le baccalauréat, c’était trop compliqué, qu’il fallait le simplifier et pour bien le simplifier, il a créé une véritable usine à gaz à laquelle personne ne comprend rien.

Avant, ce n’était pas parfait, mais au moins on comprenait. Il y avait les épreuves anticipées en première et puis une semaine d’épreuves à la fin de l’année de terminale.

Maintenant, il y a les E3C1, E3C2, E3C3, le contrôle continu, les épreuves terminales de première pour les « renonçants » qui abandonnent une des trois « spécialités », les épreuves anticipées de français qui sont maintenues, les épreuves de spécialités en terminales, les épreuves terminales – philosophie et grand oral.

Simplicité.

Les grosses feignasses, elles ont bien tenté de dire que c’était n’importe quoi, que le calendrier était trop précipité pour organiser tout cela convenablement, que cela affaiblissait encore le niveau, que ça allait mettre les élèves sous pression constante. Mais Jean-Michel Toutvabien a répondu « Tout va bien », que ces feignasses n’étaient qu’une minorité zadiste radicalisée à la limite du nazisme et des HLPSDNH.

Et tout s’est déroulé comme prévu, c’est-à-dire mal.

Comme prévu, les E3C1 se sont déroulés dans des conditions chaotiques, variables d’un établissement à l’autre, variables à l’intérieur d’un même établissement. Comme prévu, les élèves de première ont subi un stress permanent car ils sont constamment évalués pour le baccalauréat et, comme tout se fait dans la précipitation, les professeurs ne peuvent répondre à leurs interrogations légitimes que par un grand « on ne sait pas ». Comme prévu, on ne sait toujours pas en quoi consistera le grand oral. On sait seulement qu’il doit être préparé sur l’année de première et de terminale et que l’année de première est terminée.

La castagne entre les grosses feignasses et leur boss était bien entamée lorsqu’un Chinois a mangé un pangolin, déclenchant la crise Covid19.

Et là, contre toute attente, Jean-Michel Toutvabien, pourtant en improvisation totale, s’est brutalement radicalisé.

Contre toute attente, les grosses feignasses ont appris – incrédules et par voie de presse – le 26 février 2020 que tout était prêt pour l’enseignement à distance.

Contre toute attente, le 11 mars, on assure que fermer l’ensemble des écoles est une option « jamais envisagée ».

Contre toute attente, tout va bien puisque tout est prévu : le 12/03, l’annonce est officielle et tous les établissements scolaires seront fermés.

Et tout est prévu : le 16/03, tout le monde pourra télétravailler… Malheureusement et contre toute attente, pas de chance pour Jean-Michel Toutvabien : les logiciels de l’État n’ont pas supporté la charge et tout a planté. Pourquoi diable ? Non parce que ces plateformes ont été codées avec des pieds recouverts de moufles, mais à cause des Russes (qu’on croyait pourtant occupés avec le zizi de Benjamin G.). Si si.

Continuant l’improvisation, Jean-Michel Toutvabien lance la « nation apprenante », puis les « vacances apprenantes » avant de carrément muter en Yves Duteil et ses enfants au bord du chemin.

Pendant ce temps-là, les grosses feignasses et les élèves s’organisent. Si l’Edulcoration Nationale n’était pas prête, la société civile, elle, trouve des solutions : Discord, Zoom, What’s app et Youtube sont mis à contribution avec succès et sans rien attendre d’un ministère complètement dépassé. Apparemment, les grosses feignasses ne sont ni réfractaires au changement, ni incapables de souplesse et d’adaptation.

Heureusement l’État intervient alors pour dire aux feignasses d’arrêter, de passer par les plateformes officielles, parce que RGPD et gneugneugneu. Sans l’État, qui diable saboterait des solutions qui fonctionnent bien ? En attendant, il y a donc des cours de philosophie, de mathématiques, d’histoire-géographie, ou encore de littérature sur Discord, avec du matériel payé par les feignasses elles-mêmes, et cela même si Sibeth a dit qu’elles ne travaillaient pas.

Enfin, pour parfaire le tableau, Jean-Michel Toutvabien annonce que les épreuves du baccalauréat général, technique, professionnel et pire encore du brevet vont être supprimées.

Tout diplôme sera donc délivré au contrôle continu.

Horreur : Jean-Enzo réalise soudain qu’il aurait dû bosser régulièrement plutôt que tout miser sur son talent le jour de l’examen. Abomination : tout un peuple s’angoisse alors de savoir « Que vont valoir les diplômes et est-ce que quelqu’un ici pense aux enfants ? »

Interrogation d’autant plus hypocrite que cela fait un moment que les enfants ne sont plus la préoccupation du Ministère de la Désinstruction Nationale, tout, absolument tout, étant systématiquement mis en place pour les priver de toute faculté de réflexion.

Certes, ce diplôme cuvée 2020 ne vaudra pas grand-chose mais comme la cuvée 2019 et la précédente, en réalité.

L’année passée déjà, on s’en souvient, certains des professeurs avaient, devant les injonctions scandaleuses de l’administrations pour les barèmes (les Inspecteurs Pédagogiques Régionaux enjoignaient les plus feignasses à remonter les notes) et pour protester contre la réforme, refusé de rendre les notes du baccalauréat. Les irrégularités dans les jurys avaient été nombreuses.

Quant à l’année prochaine, le baccalauréat n’aura pas plus la même valeur suivant l’établissement et au pays de la Carte Scolaire Obligatoire, tout cela risque d’être bien sale.

Surnagera la seule question de savoir comment truquer les résultats pour obtenir le fameux « 90% d’une tranche d’âge au bac’ » et, compte-tenu du taux élevé de Jean-Enzo, cela promet quelques tornades de facepalm. On devra aussi se demander quand Jean-Michel Toutvabien informera ses professeurs avant BFM et quand les pangolins de l’administration dégageront pour enfin laisser les professeurs faire ce qui est bon pour leurs élèves et d’une manière plus générale, laisser la société civile s’organiser.

Ne vous inquiétez pas. Contre toute attente, tout va bien se passer. Et comme tout va bien se passer, nécessairement, ce pays est foutu.

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La mort par principe de précaution

Par h16

La situation n’est pas drôle, mais au moins en France avons nous tous compris l’absolue nécessité qu’elle soit fermement encadrée : tout sera fait dans l’ordre, dans le respect le plus strict des règles, des normes et des formulaires que l’administration, inflexible, se chargera de faire distribuer, appliquer, remplir et tamponner.

Certes, notre pays ne sera certainement pas le plus protégé avec des masques dont on attend encore la livraison. Il ne sera certainement pas le plus suivi épidémiologiquement alors que les tests sont toujours réalisés avec la plus grande parcimonie et un souci des deniers publics comme on n’en avait plus vu depuis 40 années de déficits budgétaires. Il ne sera pas non plus le plus suivi statistiquement avec une fière bidouille des chiffres de mortalité comme seul le Parti Communiste Chinois pourrait le comprendre.

Mais au moins, les Français en auront pour leurs 1100 milliards de prélèvements annuels : grâce à une maréchaussée au maximum de son utilité sociale, le peuple français sera le peuple le plus pruné de sa génération, au point que l’excuse qui sert de ministre de l’Intérieur en vient à fanfaronner sur les plateaux télé en vantant le demi-million de contredanses distribuées sur le territoire républicain.

Cette distribution d’amendes à un rythme stakhanoviste trouve une explication simple : il ne sera pris aucun risque avec les citoyens français dont on sait qu’ils sont trop bêtes et trop indisciplinés pour être laissés à leur seul jugement. Papa État ne peut laisser aucune latitude à ses enfants citoyens et doit mettre en oeuvre toutes les précautions nécessaires pour les protéger de tout, y compris d’eux-mêmes, ces chers galopins turbulents.

« Précaution » : le mot est écrit. Il est même plus qu’écrit, il est sanctifié dans notre constitution, par principe même : malgré l’absence de certitudes dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il conviendra pour l’État français de prendre toutes les mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé.

Dès lors, faire pleuvoir en averse drue les contraventions sur les impétrants qui trottinent niaisement dehors au lieu de se morfondre dans leur 30m² parisien semble indispensable pour rappeler les risques inouïs qu’ils font courir, à eux et aux autres.

L’implacable logique administrative de cette attitude policière s’arrête pourtant là et on fera fort, dans les médias, chez les chroniqueurs à la mode et au sommet de l’État, de ne pas aller chercher plus loin : il ne faudrait pas que l’édifice communicationnel du gouvernement, frêle château de cartes presque entièrement basé sur l’immense talent de la porte-parlote gouvernementale, s’effondre à la moindre contradiction logique.

Pourtant, à bien y regarder, il y aurait fort à redire en matière de gestion de la crise, rien qu’en notant à quel point l’application du principe de précaution, pourtant dans la constitution française, a été bafoué.

Ainsi, aucun stock de masque n’avait été conservé par précaution. Oh, zut.

Ainsi, alors que les cas graves s’accumulaient en Chine, alors que le pays bouclait ses citoyens dans un confinement très dur et mettait son économie en arrêt total, aucune alerte ne fut lancée ni dans les hôpitaux, ni dans les laboratoires. Oh, zut.

Ainsi, alors que des cas se déclaraient en France, aucun établissement éducatif, aucune administration, aucune aéroport, aucun transport collectif ne fut arrêté, même pas par précaution. Aucun contrôle ne fut posé aux frontières, même par précaution. Oh, zut.

Ainsi, alors qu’on fait grand foin politique et force procès médiatique du bisphénol, des OGM, des pesticides et des petits prouts gazeux de nos voitures en se gargarisant dans de grands gargouillis gutturaux du principe de précaution, ce même principe de précaution aura courageusement poussé nos élites à mettre quelques petits posters dans les aéroports. Oh, zut.

Ainsi, par principe de précaution, on aurait dû, très tôt, interdire les visites à nos anciens dans les EHPAD pour leur éviter la contagion. Des semaines s’écoulèrent avant que fut prise cette décision. Oh, zut.

Autrement dit, lorsqu’il aurait fallu user de ce principe, il n’en a rien été.

Mais il y a bien pire encore.

A contrario, ce même principe de précaution est maintenant utilisé, notamment par toute la fine fleur de notre grande, belle, vaste (très très vaste, même) administration pour garantir qu’absolument aucun risque ne sera pris ni aucune norme ne sera froissée dans l’établissement des tests covid-19 : tant que tous les marquages CE et autres normes ne sont pas en place, tant que les autorisations, toutes les approbations de toutes les autorités administratives importantes n’ont pas été rassemblées, les réactifs, les machines et les tests ne pourront être lancés. Ce qui explique pourquoi les laboratoires vétérinaires, pourtant techniquement aptes à effectuer ces tests, en ont été très longtemps empêchés (plusieurs semaines).

Précaution avant tout !

De la même façon, c’est ce même principe de précaution qui a largement incité les autorités à défavoriser le port du masque, même de fortune, (voire l’interdire pour certaines professions comme celles des forces de l’ordre) avant qu’elles renoncent enfin à ce diktat débile devant l’accumulation d’éléments concordants sur l’utilité de cette protection basique.

Et c’est encore grâce à l’habile utilisation de ce même principe de précaution qu’on a formellement interdit toute prescription de traitements expérimentaux en dehors du cadre très strict validé par les autorités, les administrations, les cercles de Sachants normalisateurs. L’idée même qu’un médecin puisse prendre un risque, engager sa responsabilité personnelle, et puisse chercher une solution efficace en se fiant à son expérience a complètement défrisé l’administration tant on peut voir là une véritable atteinte au Très Saint Principe de Précaution.

En fait, tout démontre que ce Principe de Précaution a largement fait plus de mal que de bien.

Largement oublié là où il aurait dû être utilisé, imposé partout où il a mortellement encombré la prise de décision et la possibilité d’action du marché et des individus libres et responsables, ce principe a amplement démontré, dans cette crise, sa complète et totale faillite.

Plus profondément, ce principe, inscrit dans notre constitution, montre que la société française s’est complètement sclérosée : incapable de prendre des risques calculés et des initiatives responsables, elle se recroqueville sur ses protocoles, ses normes, ses méthodologies qui, gravées dans le marbre, deviennent le sillon dans lequel toute action doit absolument s’inscrire, même et surtout lorsque le sillon mène au ravin et à la mort.

Il n’est qu’à voir les pays qui, ne disposant ni de nos pléthoriques administrations, ni de ce principe délétère, sont littéralement forcés de prendre des risques et de s’en remettre aux initiatives et aux bonnes volontés de chacun pour constater qu’ils s’en sortent mieux que la France dans cette terrible épreuve.

Il n’y a pas à douter que le bilan humain, sanitaire, politique et économique de cette crise sera terrible. Mais dans ce bilan, il ne faudra surtout pas faire l’impasse sur celui du principe de précaution dont il faudra, enfin, faire joyeusement le deuil.

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Le déconfinement du pauvre

Par h16

Rassurez-vous : selon les élites qui nous gouvernent, tout est sous contrôle et tout se déroule comme prévu ! Après la mise en confinement de la France, solution parfaitement adaptée à sa mentalité, à son sens de l’organisation et à son budget, le gouvernement planche à présent, les sourcils froncés et l’esprit en ébullition, sur le déconfinement et la reprise normale des activités du pays.

Et pour le moment, force est de constater que les idées se multiplient, mais que rien ne semble vraiment clair dans la tête de nos dirigeants. On espère qu’ils ne mettront pas en place un nouveau comité de réflexion scientifique, une nouvelle haute autorité au déconfinement voire une commission de mise en place du déconfinement, tant se bousculent les modalités différentes voire antinomiques pour une sortie de crise en bon ordre… Bon. C’est raté.

L’idée générale est simple : l’économie commence à légèrement souffrir de la situation où tous les commerces ou presque sont à l’arrêt, où certaines activités cruciales manquent de bras et – surtout ! – où les taxes, prélèvements et autres cotisations n’entrent plus dans le tonneau des Danaïdes des finances publiques ; il existe un risque de plus en plus palpable que, malgré les petits coups de menton guerriers du Chef de l’État, certaines entreprises fassent faillite malgré tout, que certains individus se retrouvent au chômage voire – si le pessimisme gagnait – que nous devions enregistrer une récession cette année malgré les petits calculs au cordeau de Bruno Le Ministre Rigolo et de ses fines équipes.

C’est dit, il va falloir déconfiner.

Cependant, laisser tout le monde gambader dans la nature et reprendre ses habitudes ne sera pas possible : d’une part, une importante proportion de la population française n’est toujours pas immunisée contre le méchant covid, et parmi celle-ci se trouvent inévitablement des personnes à risque, que ce soit en raison de leur âge ou de prédispositions médicales à développer les formes graves de la maladie. D’autre part, comme on ne sait pas précisément qui est encore contagieux indépendamment des symptômes, on risque bel et bien de relâcher dans la nature de dangereux porteurs du virus.

Il va donc falloir agir tout en subtilité. Et ça tombe bien, parce que la subtilité est vraiment le point fort du gouvernement actuel qui va donc pouvoir proposer de nombreuses solutions affûtées par les nombreuses réflexions qu’ils ont eues au cours de leurs réunions et autres consultations de toutes les commissions, conseils et autorités indispensables à la bonne gestion de cette crise.

On va donc déconfiner en plusieurs phases, apparemment par région et en fonction de tests sérologiques permettant de déterminer si l’individu est ou non protégé.

La proposition est d’autant plus intéressante que les tests massifs que cela suppose ne sont pas prêts d’être en place et que l’administration, zélée et indéboulonnable, s’entend fort bien pour ralentir de tous ses efforts toute possibilité de tests à grande échelle. Pour le moment, le personnel hospitalier n’étant même pas testé de façon systématique, imaginer que la population française le sera de façon extensive dans un avenir proche relève de la fiction la plus amusante.

Par ailleurs, conditionner le déconfinement au résultat de ces tests revient à donner une autorisation de se déplacer sur le territoire, une sorte de passeport de déplacement, en fonction de tests sérologiques. La France du déconfinement risque, à ce tarif, de ressembler aux heures les plus soviétiques de la Russie stalinienne ; au-delà de cet aspect purement administratif, il semble délicat dans un pays qui utilise le RGPD pour entraver la distribution de masque de se retrouver à devoir dégainer sa sérologie devant le moindre policier pour jouir de son droit d’aller et venir à son gré. On souhaitera qu’inversement, les séronégatifs pour covid19 ne soient pas obligés de porter un signe distinctif (en forme d’étoile de couronne par exemple).

Bref, on est encore une fois perplexe devant les propositions et autres tentatives gouvernementales actuelles, dont la logique semble fragile ; ainsi dans ce système, plus on obéit aux consignes de confinement, plus on est protégé du virus, plus longtemps on devra rester enfermé. On pourrait assister, comme d’habitude dans le système français, à la punition des innocents qui s’accompagne de la rétribution des coupables (par un capitalisme de connivence largement endémique dans le pays).

Pourtant, les pays asiatiques montrent la voie, obstinément, depuis plusieurs mois.

Outre la mise en place précoce de tests systématiques, leur sens de l’organisation inouï leur a permis de disposer des moyens technologiques ultra-perfectionnés : des masques à 60 centimes pour tout le monde. Quant aux mesures évidentes qui consistent à protéger en priorité et le mieux possible les individus les plus faibles, qu’on sait déjà identifier (âge, prédispositions médicales), elles sont bien évidemment en place depuis le début.

Pendant ce temps, grâce à l’action décisive du gouvernement français, qui a commencé par réquisitionner les stocks et créer une pénurie quasiment instantanée de masques, cette solution semble maintenant à la fois la seule convenable pour rendre leur mobilité à tous dans le pays, et parfaitement inatteignable dans un délai court tant les filières de production et la logistique d’importation et de distribution sont paralysées par les décrets et ordres contradictoires de notre indépassable administration.

Les Français, réduits au système D entre deux informations contradictoires (« les masques ne servent à rien », « les masques sont indispensables »), se sentiront donc immédiatement rassurés, quel que soit le scénario retenu par le gouvernement qui a déjà amplement prouvé la justesse de son pilotage au plus fin : un déconfinement arrive, et il ne tiendra qu’à une poignée de cerfas et d’administrations savamment huilées que tout se mette en place avec ordre, méthode et résultats flamboyants.

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La France en mode panique avec des marges de manœuvre millimétriques

Par h16

Les périodes de crise, en mettant tout le monde sous pression, forgent les caractères et font apparaître les points de clivage les plus importants tout en révélant certaines vérités qui étaient auparavant cachées dans le bruit de fond des habitudes. Covid19 n’échappe pas à la règle.

Cette crise permet ainsi de voir certaines dynamiques à l’oeuvre, notamment dans la gestion étatique de la panique qui s’est progressivement emparée de la planète. Certains États se sont ainsi mis en confinement par réaction à cette panique visible en Italie et en Chine.

Le mode panique

Il faut bien comprendre que les États ont, globalement, deux modes de gestion (et guère plus) : le mode A ou « rien à foutre », qui est le mode par défaut qui permet à la lourde machine administrative de continuer son train-train quotidien, et le mode B, ou « panique totale », où tous les gouvernants courent comme des poulets sans tête et s’agitent vainement, communiquent avec de longues phrases pour prouver à quel point ils sont indispensables et aident à aplanir les difficultés qu’ils ont consciencieusement créées en premier lieu.

Dès lors, il est normal qu’on soit passé très rapidement du mode A au mode B : comme toute pandémie exponentielle, celle de covid19 n’était vraiment pas assez grave au début pour déclencher la moindre réaction et a ensuite été traitée comme la fin du monde alors que, sauf pénurie de lits et de respirateurs, c’est en réalité une pandémie gérable : un pays comme la France n’a, en temps normaux, aucune difficulté à constituer un stock de protections diverses (elle l’a même déjà fait, jadis), tout comme il n’y a rien d’insurmontable à organiser des dépistages massifs de la population, des tests, un suivi et un confinement ciblés revenant nettement moins chers que la réanimation d’un nombre croissant d’individus qu’on brassera à coups d’avions, de trains et d’hélicoptères pour faire bonne mesure.

Au passage, notons que ces deux modes sont des positions de confort pour les politiciens, et après l’Inaction Béate Totale, la Panique de Fin du Monde a deux avantages : on peut en profiter pour imprimer de l’argent gratuit comme des grosses truies, et on va pouvoir passer sans arrêt à la télé pour communiquer et faire le beau, du matin au soir. Ce dégueulis de communication montre d’ailleurs l’écart entre les pays les plus capitalistes, qui doublent cette communication d’actions concrètes qui ont un effet palpable, et les pays les plus collectivistes pour lesquels, une fois la communication faite, le job est fini, le reste de l’administration devant alors se dépatouiller sans direction claire (ce qui génère immanquablement des catastrophes ridicules et du grotesque en bidons de 220 litres).

La suite logique de ce Mode Panique est immédiate et sans appel : les États les plus collectivisés se sont pris leur incompétence dans la figure tout en faisant flipper le reste du monde. Les exemples typiques de la France, de l’Espagne et de l’Italie illustrent bien ce point, alors qu’en parallèle, les comportements les plus modérés (notamment ceux des États asiatiques) ont été relativement ignorés par les médias occidentaux.

L’évaporation des marges de manœuvre

Cette panique montre aussi, à merveille, la marge de manœuvre ridicule des régimes européens lourdement socialisés qui se retrouvent tous, les uns après les autres, au bord du gouffre sanitaire non à cause d’un microbe super-dangereux, mais à cause d’un microbe seulement très virulent et qui va donc toucher une proportion bien plus grande de cas potentiellement graves. Les décisions du gouvernement (sur le moment et l’accumulation d’idioties sur les 40 dernières années) ont largement amplifié la panique générale lorsqu’il a mis ses gros doigts gourds partout, accroissant les effets de bords dans des proportions astronomiques (on commence à parler en milliers de milliards d’euros, imposant bientôt d’utiliser la notation scientifique pour les sommes qu’il va falloir mobiliser).

Cette marge de manœuvre si microscopique est véritablement ce qu’il y a de plus inquiétant actuellement parce qu’on doit se rappeler qu’il en va de même dans absolument tous les secteurs touchés par le centralisme étatique socialoïde : (au hasard) transports en commun en train et sur route, électricité, eau, police, pompiers, urgences, écoles, infrastructures routières, gestion des frontières et des douanes, aéroports, et bien sûr santé… Bref, tous les secteurs stratégiques sont confrontés à cette marge millimétrique de l’État.

Ceci est tout à fait rassurant, n’est-ce pas.

Et si, certes, ce n’est pas nouveau, il n’empêche que, pour rappel, quand, « démocratiquement » ou à la suite d’une crise majeure (celle-ci coche toutes les cases), un pays choisit le mode Full Socialiste, tout part en cacahuètes et le pays calanche d’autant plus vite que ces marges sont fines.

Avec la situation actuelle et un État toujours plus présent, des administrations en pointe dès qu’il s’agit de mettre du sable dans les rouages, des bâtons dans les roues et des cerfas dans des gosiers déjà bouchés, tout semble imploser une fois la crise venue, comme dans un déraillement de train passé au ralenti, image par image, lentement : magie de la sociale-démocratie additionnée des prouesse d’une Banque Centrale Européenne prête à toutes les souplesses financières, le crash complet et inévitable évolue doucement et peut durer un maximum de temps.

Juste avant la crise, les finances françaises étaient dans cette situation de marge de manœuvre microscopique, au point où le train-train taxatoire du gouvernement était sérieusement mis à l’épreuve comme en témoignèrent les crispations giletjaunesques, et les réponses gouvernementales délicieusement décalées, toutes en propositions stupides d’écologie (taxatoire évidemment) et de subventions (idiotes comme il se doit).

Exactement de la même façon, les grèves incessantes qui parcourent le pays sont une autre illustration du même processus où tout le système semble être à sa charge maximale (et au-delà) en permanence, au point de voir la frange des travailleurs la plus protégée devenir la plus sensible aux changements et à la pénibilité (même la plus petite), au point de débrayer pour un oui, un non, un peut-être et passer une journée à griller de la merguez place de la République (ou virtuellement, #chezsoi).

En face de ça, les travailleurs les moins protégés en chient, coincés entre pas de travail et un travail dans des mauvaises conditions sur lequel 50 autres individus sont prêts à se ruer, ce qui aboutit là encore et toujours à une situation avec une marge de manœuvre minime pour tous.

Cette crise a amplement démontré tout ce que le « mode panique » offre comme opportunités aux actuels étatistes au pouvoir, qui sont en train de se lâcher comme jamais, sentant derrière eux toute la fougue d’un peuple largement acquis à la cause collectiviste.

Cliquez sur l’image pour en découvrir tout l’onctueux collectivisme en taille lisible

Quant à l’absence totale de marges de manœuvre, elle garantit que le monde nouveau, plus câlin, plus solidaire, plus syntonisé avec Gaïa et avec encore plus d’État partout, réclamé maintenant à cors et à cris par ces armés de nigauds incultes va se terminer très vite en catastrophe industrielle d’ampleur au moins nationale.

« Mode panique » et marges minuscules, c’est la recette d’un désastre. Ce pays est foutu.

Opération Résilience Du Contribuable !

Par h16

Si, il y a encore deux semaines, les choses étaient clairement placées sur le ton d’une certaine légèreté propice au glissement chuinté de petits bulletins papiers dans des urnes républicaines, il n’en va plus du tout de même à présent. Fini de rire ! C’est maintenant le temps de l’Opération Résilience !

Et voilà l’armée républicaine lancée dans la lutte contre le virus. Comme l’a rappelé le Chef de l’État, aucune dépense ne sera épargnée, toutes les forces vives de la nation et du service public seront jetées dans la bataille pour protéger tous nos citoyens, tous nos hôpitaux, toutes nos entreprises.

Il n’a donc pas fallu attendre longtemps : en moins d’une heure journée semaine dizaine de jours, un hôpital militaire de campagne est ainsi monté permettant de monter la capacité de lits de réanimation en France de 5000 à 5030. Dans le même temps, plusieurs milliers centaines dizaines de patients étaient habilement éparpillés par avions, hélicoptères et trains depuis l’Est français où les établissements de soins étaient débordés vers les autres établissements du territoire, et même de l’étranger.

Cette opération Résilience aura aussi été l’occasion pour notre munificent Président de tester les masques de protection qui ne servent à rien quand on n’en a pas mais sont finalement bien indispensables quand on en a un, et de parader martialement devant notre armée, ses tentes militaires et les jolies tenues camo, celles qui permettent de tromper l’ennemi et de se faufiler entre les postillons chargés de virus.

Ces magnifiques gesticulations oratoires et militaires de notre gouvernement font chaud au cœur : au moins savons-nous maintenant avec certitude que nous n’irons pas à la catastrophe économique, politique et sociale sans de volumineux mouvements de bras et de jambes, et nous pourrons ainsi nous réjouir de disposer d’un État totalement dépassé, désorganisé et ruiné.

Dépassé, il l’a été tant par des événements pourtant éminemment prévisibles (la Chine puis l’Italie nous indiquaient exactement le chemin suivi par l’épidémie) que par l’inadéquation de sa réponse au moment où il s’est finalement décidé à agir : l’épidémie s’étend ? Vite, faisons voter les citoyens ! Il l’est encore à présent alors que les services de réanimations sont pleins et débordent même.

Désorganisé, il l’a été aussi, comme souvent lorsqu’il s’agit de gérer une crise, et comme jamais lorsqu’il s’est agi de gérer celle-ci. Depuis ses réquisitions et ses contrôles de prix absolument catastrophiques qui ont fait complètement voler en morceau les chaînes logistiques et fait disparaître le peu de souplesse des systèmes d’approvisionnement de stocks de santé dans le pays, en passant par les Agences régionales de santé (ARS) qui ont été aussi souvent inopérantes que contre-productives, jusqu’à l’improvisation visible et complète de toute l’organisation de la réponse gouvernementale (un plan existait qui n’a été ni lu, ni mis à jour, ni respecté) ou de sa pitoyable communication, avec une mention spéciale pour la porte-parlote du gouvernement qui aura fait preuve d’une ineptie devenue légendaire depuis.

Enfin, ruiné l’État l’était déjà avant cette crise sanitaire, mais cette dernière aura largement précipité la crise économique qui nous pendait au bout du nez depuis au moins une décennie pour aboutir à une situation maintenant dramatique : malgré des déficits abyssaux chaque année renouvelés, malgré plus de 2000 milliards d’euros de dettes qui permettrait pourtant à n’importe quelle nation de se doter d’infrastructures irréprochables, malgré des prélèvements sociaux obligatoires de plus de 1000 milliards d’euros tous les ans, on se retrouve avec une brochette de clowns qui se relayent devant les pupitres républicains pour nous expliquer comment nous passer de masques à 60 centimes pièce, comment oublier le gel hydroalcoolique à quelques euros le litre et pourquoi des tests massifs sont à la fois hors de portée, hors de prix et hors de propos au milieu d’une épidémie où plus de la moitié des contaminés sont impossibles à repérer.

Pour 1000 milliards d’euros par an, de nos jours, on n’a pas grand chose et certainement pas des lits de réanimation en nombre suffisant, encore moins des tenues de protection pour les soignants et de masques pour les forces de l’ordre. Quant aux stocks d’anesthésiques, ils ne seraient pas en risque de rupture si on y mettait 1500 milliards par an, je présume. Ou un peu plus. Sachons vivre.

Et comme pour 1000 milliards d’euros, on n’a plus rien de nos jours (le coût de la vie a explosé, qu’on vous dit !), nos tristes clowns ont trouvé une idée géniale : faire appel aux dons !

Oui, vous avez bien lu : Darmanin, le minustre spécialiste des obscénités budgétaires et du fisc fucking, a proposé dans un récent entretien médiatique qu’on mette en place une plateforme pour que les entreprises et les particuliers fassent des dons afin d’aider les services publics dans leur lutte contre le méchant virus.

Eh oui : non seulement vous allez devoir continuer à payer la TVA, vos impôts (à la source et ailleurs), vos taxes invraisemblables sur les carburants (à 270%, ne chipotons pas) et tout le reste, non seulement vous allez continuer à voir vos salaires ponctionnés de plus de la moitié pour aller se perdre dans un système social que plus personne n’envie et qui fait maintenant la démonstration flagrante de son état lamentable, non seulement vous aurez l’insécurité et le chômage, mais en plus on va vous demander d’abonder à une nouvelle cagnotte, nouvelle Cathédrale de Paris d’incompétence et de gabegies qu’on fera flamber devant vous pour sauver les miches de nos énarques et de toute leurs administrations devenues folles…

Autrement dit, à Bercy, l’Opération Résilience se traduit par une sorte de cagnotte Tipeee, comme un Etathon 2020 lancé dans la plus parfaite décontraction propulsant l’indécence à des niveaux jamais vus auparavant. La seule résilience à laquelle on devra faire appel ici, ce sera celle du contribuable !

Et le pompon dans cette histoire est que le frétillant baltringue en charge de cette idée infecte n’avait rien trouvé de mieux à sortir, il y a de cela à peine 15 jours, que nous affrontions la crise d’autant plus sereinement que les finances publiques étaient saines. Apparemment, notre invraisemblable ministricule n’a pas seulement été opéré de la honte, il a aussi bénéficié d’une greffe de turbo-foutage de gueule qui a clairement métastasé.

Décidément, l’opération Résilience est lancée. Les plus naïfs croiront qu’il s’agit pour le Président et tous ses clowns de reprendre la main dans le cirque gouvernemental. Les plus réalistes comprendront qu’il s’agit avant tout d’une pure opération d’agitation cosmétique pour camoufler l’incroyable incompétence de ces personnages qui ont accumulé les décisions idiotes voire homicides et les injonctions paradoxales.

La seule résilience qu’on devra trouver, c’est celle des individus, des sociétés privées et du marché pour rattraper la myriade de consternantes boulettes qu’ils nous ont déversés dessus. Et franchement, vu le fardeau, ce n’est pas gagné.

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Il va falloir nationaliser notre santé, n’est-ce pas !

Par h16

Dans un billet du 16 mars dernier, je notais qu’il aurait été vraiment dommage de gâcher une bonne crise épidémique comme celle qui secoue le monde actuellement, en notant toutes les extraordinaires ouvertures collectivistes que le gouvernement ne manquerait pas d’exploiter avec elle.

C’est donc de façon prévisible qu’on a pu constater une subite évaporation de libertés individuelles dans le pays, évaporation largement arrosée d’un alcool de prunes particulièrement sec puisque plus de 200.000 procès verbaux ont été distribués en 10 jours de temps : alors que d’autres pays ont largement compris l’ultime importance de s’assurer que la population, soignants en premier, sera correctement protégée des miasmes grippaux, la France s’est attelée, elle, à produire des décrets par douzaines, des cerfas et autres attestations auto-signées et, bien évidemment, des taxes, ponctions et autres amendes assorties.

Dans ce qui constitue une alternative étonnante à n’importe quelle solution opérationnelle pragmatique, nous n’aurons certes pas la population la plus protégée mais au moins sera-t-elle la plus prunée du continent, histoire de la punir d’avoir voté pour des andouilles de ce calibre.

Mieux encore : en mobilisant les forces de l’ordre non pas pour pacifier certains quartiers émotifs maintenant complètement hors de contrôle (et y compris sanitairement) mais pour vérifier que le Français lambda a bien son petit papier auto-signé, on garantit que les forces de l’ordre, absolument pas protégées, compteront de nombreuses victimes et serviront ainsi de vecteur efficace pour cette maladie particulièrement infectieuse. Ce serait dommage que tout le monde n’en profite pas, n’est-ce pas.

Cette première phase étant maintenant en place, la seconde phase peut être lancée : elle consistera à faire un bilan de tout ce qui ne marche pas top, et à en proposer une solution passant par l’État, ce dernier étant bien évidemment la solution adaptée à tous les problèmes, le gibolin de tous les mécanismes, la panacée de toutes les maladies sociales et politiques.

C’est dans ce cadre qu’on peut lire la tribune d’une frétillante phalange d’élus et de politiciens de gauche récemment parue dans Libération, l’épave journalistique que ce confinement ne suffira malheureusement pas à mettre une fois pour toute en faillite.

Dans cet épuisant exercice éditorial, notre troupe de clowns gauchistes propose enfin de la bonne grosse mesure musclée : nationaliser enfin un gros bout du système de santé français pour en finir une bonne fois pour toutes avec quelques uns de ses problèmes les plus prégnants.

Pour eux, aucun doute : la multiplication des pénuries (de médicaments, de services, d’établissements, de professionnels), le prix élevé des médicaments, l’absence presque complète de production de ces médicaments et de ces matériels médicaux sur le sol national, tout ça provient à la fois d’une mondialisation effrénée, d’un capitalisme débridé et d’un turbo-libéralisme insupportable.

Dans ce cadre, la solution est à la fois évidente, simple et efficace : il suffit de créer un laboratoire public de production pharmaceutique, grâce à la nationalisation d’un laboratoire déjà existant ! Hop, problème résolu, forcément !

Et c’est vrai que les arguments en béton précontraint proposés dans la tribune laissent songeur : grâce à ce nouvel appendice public de production de pilules, fini les pénuries, fini les prix trop élevés, fini les délocalisation.

Pourquoi s’en priver ? Le secteur de la santé est, en France, si massivement libéralisé, si massivement dépourvu de toute intervention étatique qu’on ne peut qu’observer les dégâts causés par cette totale liberté sans bornes, ni contraintes, ni règlements, ni foi ni loi.

Jugez plutôt : n’importe qui ou quasiment peut ouvrir un établissement de soins privé qui sera géré comme bon lui semblera ! Aucune règle, aucun code, aucune loi, vous dis-je ! De la même façon, il n’y a aucune limite sur le nombre de diplômés du secteur de la santé en France qui sont produits tous les ans par les milliers de formations, toutes plus privées les unes que les autres dans le pays, ce qui fait qu’on croise des personnels soignants à chaque coin de rue.

A contrario des cliniques immenses baignant dans les capitaux privés lâchés sans le moindre contrôle sur tout le territoire français, les rares hôpitaux sont tous à la fois rikikis en taille, en capacité et en personnel, à tel point que les deux médecins et les trois brancardiers qui y travaillent (en moyenne) doivent aussi faire la literie, le ménage, le repassage et la cuisine eux-mêmes, c’est connu.

Il n’est qu’à voir les dotations publiques dans le secteur de la santé pour comprendre que tout ou presque, en France, a été voué aux gémonies du Grand Capital et du Tout Privé :

Pas étonnant, devant cette courbe dangereusement décroissante qui frôle tous les jours un peu plus l’axe des abscisses que les personnels, exténués, réclament des moyens qu’on leur refuse. Pas étonnant que la tribune de cette belle brochette de clowns de gauche entende remettre une bonne grosse louche d’État dans ce secteur totalement déserté, hein !

Du reste, l’idée de nationaliser des pans entiers du secteur de la santé en est une lumineuse : pourquoi douter que l’État va effectivement parvenir à un résultat absolument magique compte tenu de son historique déjà particulièrement rutilant ?

N’est-ce pas grâce à l’État que, justement, nos soignants bénéficient actuellement de la meilleure protection contre les épidémies ? N’est-ce pas grâce à la superbe nationalisation et à la parfaite centralisation étatique des stocks de gel hydroalcoolique, de masques, de matériel médical de réanimation qu’on est en mesure d’affronter la pandémie sans même hausser des épaules, qu’on est déjà sûr et certain que tout glissera comme les critiques sur le gouvernement Philippe ?

Et puis surtout, comment ne pas voir que le secteur privé est aussi gourd que pataud, empoté et à côté de ses pompes lorsqu’il s’agit de relever le moindre défi ? Comment croire une seule seconde que le Grand Capital saurait trouver les ressources pour produire des millions de masque de protection, ou le gel indispensable pour une propreté immaculée ?

Non, décidément, il faut se ranger aux arguments absolument convaincants de ces élus et de cette effervescente poignée de gauchistes : la nationalisation de pans entiers de la santé en France est absolument indispensable car forcément, cela va bien se passer et les résultats seront magnifiques.

Et les lendemains chanteront.

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Le grand ménage

Par h16

Non seulement le confinement est là, mais la crise aussi, avec son lot de cadavres humains et économiques. Ce n’est pourtant pas une raison pour tout noircir : non seulement le printemps est revenu mais sans même exagérer, cette crise, comme toutes les autres, passera et nous nous en remettrons.

Oh, bien sûr, il y aura un « après la crise du Covid19 ».

Oh, bien sûr, on aura très évidemment des décès à déplorer, des corps à enterrer ou, plus probablement, à incinérer. On devra faire avec le silence compact et gêné de ceux qui répétaient, il y a encore un mois, que tout ceci n’était qu’une petite grippe, que les prophète d’apocalypse se trompaient, qu’il n’y aurait que quelques morts ici ou là parmi quelques personnes âgées grabataires. Nous n’aurons même pas besoin d’attendre la fin d’année pour voir la bosse de surmortalité que cette « petite grippe » va faire sous le tapis de statistiques qu’on va nous jeter en pâture pour occuper nos esprits…

Oh bien sûr, l’économie sera quelque peu bousculée. Timidement, l’INSEE prévoit quelques soubresauts. Bruno Le Maire, ce véritable « as du volant » et cette « roue increvable » dans le jeu des Mille Bornes vers le grand néant intellectuel du Ministère de l’Économie français, a fait ses petits calculs et prévoit d’ores et déjà un petit 1% de récession, ce qui laisse raisonnablement entendre que la catastrophe sera plusieurs fois plus massive.

Oh bien sûr, il y aura des séquelles dans les familles, dans la société, dans les entreprises et au plus haut de l’État, mais, rassurez-vous, nous survivrons et nous nous remettrons au travail.

Haut les cœurs !

Cependant, alors que nous relèverons la tête, ce sont les étapes juste après cette crise qui seront probablement les plus intéressantes.

Bien évidemment, on peut déjà parier sur la foule des frétillants Pas-Assez-Anonymes qui se lèveront, les mains encore moites et les fesses pas très propres, pour s’écrier que l’heure n’est pas à la recherche des coupables mais à la reconstruction nationale, que le moment n’est surtout pas de faire l’aggiornamento des uns et des autres pour leurs fautes et leurs errements dans la gestion (on son absence, disons) de cette crise.

On peut parier sur Emmanuel Le Président, droit comme le « i » de Républiiiiiique, qui s’adressera à la Nation avec des trémolos dans la voix pour bien faire comprendre qu’il va tous nous falloir agir, tous, tous, tous (dans son coude) ensemble, pour faire corps, pour remettre de l’ordre, pour refaire partir la machine économique, et hop, regardez en avant, bien en avant, surtout pas sur les côtés et surtout pas derrière, dans l’ombre où se sont réfugiés ceux qui ont pourtant tout commis pour aggraver la situation d’alors.

Non, regardez devant, décidément : c’est que l’État n’attend pas, voyons ! Les taxes et les impôts doivent rentrer si on veut que les prestations sociales soient versées, qui maintiennent correctement notre vibrant tissu social et notre vivrensemble indépassable permettant aux uns de calmer les quartiers émotifs, aux autres de maintenir leur niveau de vie loin des contingences du petit peuple ! Que diable, reprenons-nous et oublions le passé, tsoin tsoin…

Il en sera donc décidé ainsi, fermement : la crise a (forcément) été gérée du mieux possible, il n’y a pas de responsabilité, seulement des malentendus et des leçons à apprendre, des « retours d’expérience » comme on dit de nos jours.

Voilà. C’est dit. Circulez, il n’y aura rien à voir et personne à blâmer, et surtout, aucun grand ménage à faire.

Mais c’est dommage, quand on y pense : après tout, c’est grâce à ce genre de crise qu’on peut jauger de ce qui est vraiment indispensable et de ce qui ne l’est pas tant que ça, de ce qui nous aide, et de ce qui nous encombre…

Par exemple, il y aurait certainement du ménage à faire chez ces responsables (mais pas coupables), ces administrations qui ont – par exemple – laissé les forces de l’ordre démunies de toute protection sanitaire et qui les ont ainsi transformées en vecteurs efficaces de la pandémie en France.

On pourra trouver pire encore avec ceux et celles qui ont laissé les soignants, en première ligne dans cette crise, sans protection non plus

Par exemple, question ménage, il y aurait certainement fort à faire dans les myriades d’administrations et de procédures, notamment pour celles qui ont des mis des bâtons dans les roues de toutes les bonnes volontés en France, surtout lorsqu’elles étaient privées.

Ainsi, qui tapera sur les doigts des petits ronds de cuir confits de leur petit pouvoir de nuisance, responsables des lourdeurs administratives subies par certains labos de dépistage comme celui du CHRU de Lille ?

Ainsi, qui expliquera à ces bureaucrates consternants l’importance de la souplesse en temps de crise, quitte à leur faire rentrer cette notion essentielle à coup de pieds dans un arrière-train méritant largement la découverte de l’orbite géostationnaire ? Il faut en effet se pincer lorsqu’on lit que le règlement RGPD complique la distribution de masques de protection aux professionnels de santé

On pourrait multiplier les exemples de la sorte, comme celui-ci, fourni par un lecteur.

Un de ses collègues, spécialisé dans l’import de matériel médical, a contacté une usine chinoise disposant actuellement d’un excédent de matériel (des respirateurs artificiels) suite à sa réactivité industrielle et à la baisse de la demande locale. 400 appareils se trouvent ainsi en stock, de type agréé par les hôpitaux chinois et qui sont actuellement vendus au prix unitaire d’environ 400 dollars américains.

Un CHU du Nord de la France, contacté, s’est déclaré tout simplement… non intéressé, même à prix coûtant.

Étonné mais ne renonçant pas à améliorer le sort de ses concitoyens français, l’importateur têtu décide alors de contacter une grande entreprise (du CAC40) qui, enthousiaste, lui propose d’acheter tout le stock afin de l’offrir aux hôpitaux français.

Malheureusement, ce matériel, apte à sauver des vies, disponible tout de suite et « gratuitement » (ou disons, « offert par le Grand Capital »), ne possède pas tous les tampons de certification. À ce motif, l’APHP refuse donc tout import…

La crise passera et les plaies se panseront. La société surmontera cette épreuve et son économie s’en remettra.

Mais vraiment, même lorsque les clowns qui nous gouvernent brailleront que le temps n’est pas à la désignation des coupables, non, décidément, on ne pourra pas s’affranchir de faire un bon gros ménage.

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Petits tests entre amis

Par h16

Début mars, les choses étaient à peu près claires : comme il n’y a pas de masques, il semble évident que ceux-ci ne servent à rien. De la même façon, comme il n’y a guère de possibilités de tester, limitons ceux-ci aux patients pour lesquels le doute est extrêmement faible. C’est implacable.

Partant de là, la subtile stratégie française s’est mise en place rapidement : pendant que des factotums débiles se relayent devant les caméras pour expliquer en quoi le port du masque est compliqué et ne résout rien, d’autres s’emploient à limiter tant que faire se peut les tests afin officiellement de n’encombrer aucun service de dépistage ce qui, de façon collatérale bien pratique, limitera artificiellement le nombre de cas découverts dans l’Hexagone.

Tout le monde est content ou presque.

Malheureusement, la doctrine étatique se fissure : de plus en plus, tout indique que non seulement, les tests permettent d’avoir une bien meilleure idée de l’extension de l’épidémie, mais permettent en plus de piloter efficacement les ressources limitées et de ralentir les contaminations.

Le cas de Vò en Italie illustre assez bien le propos : les tests menés de façon systématique ont permis d’y éradiquer le virus.

Quant aux techniques de tests, elles se multiplient à mesure que l’épidémie prend de l’ampleur. Depuis les tests génétiques Biomérieux ou Cepheid, jusqu’à l’utilisation de scanners, on commence à disposer progressivement d’outils efficaces.

Et pendant que le gouvernement français s’agite d’EHPAD en EHPAD heu non pardon de plateau télé en plateau télé, les initiatives privées s’accumulent, depuis un drive-in de test à l’image de ceux de la Corée du Sud où les tests y ont été organisés afin de passer une grande partie de la population au crible, jusqu’aux propositions de respirateurs automatiques à 40€ en impression 3D en passant par les bricolages astucieux permettant par exemple de brancher plusieurs patients sur le même appareil.

De façon pragmatique, tester permet aussi de repérer les populations qui sont maintenant immunisées et qui peuvent donc reprendre une activité normale, ce qui, à l’heure où l’économie s’effondre, n’est pas une mince contribution.

C’est d’ailleurs le principal avantage de tests extensifs : en permettant de resserrer le confinement sur les seules personnes à risques, contaminantes ou malades, cela permet d’éviter le confinement total d’un pays qui se traduit rapidement par la mise en bière de son économie.

En réalité, ce principe est fort bien compris de nos élites qui, pour elles-mêmes, ont bien vite trouvé les opportunités de se faire correctement tester.

On comprend, dans ce contexte, le changement très progressif, millimétrique même, de la stratégie gouvernementale qui évoque maintenant l’extension des tests, alors que les moyens étatiques ne sont bien évidemment toujours pas en place.

Si tout ceci ressemble à s’y méprendre à une grosse improvisation mal foutue, ce n’est pas fortuit puisqu’il s’agit effectivement d’improvisation mal foutue : alors qu’il est aussi évident que logique que les tests sont réellement un outil indispensable dans la panoplie des réponses à une pandémie, le gouvernement a, jusqu’à présent, multiplié les mesures qui s’en éloignent.

Il surnage même l’impression que tout a été fait, au-delà des impréparations évidentes, pour freiner, partout et à chaque fois que possible, les initiatives privées.

À cette lumière, la prudence que nos politiciens et autres comités scientifiques affichent avec une ostentation appuyée ressemble trop souvent à l’étouffoir des bonnes volontés derrière la bureaucratie, les normes, les protocoles soudainement les plus pointilleux possibles. En somme, si l’État, l’administration et les élites qui nous gouvernent ne sont pas l’instigateur de telle ou telle méthode, de tel ou tel protocole, de telle ou telle idée, si l’imprimatur républicain n’y est pas apposé, alors ce sera immédiatement taxé de dangereux, de voué à l’échec et sera réservé aux cas désespérés (précisément parce qu’alors, on sait que ça ne sert plus à rien).

Tout se passe comme si l’État, devenu le Papa et la Maman de tous les petits citoyens de la République du Bisounoursland, ne voulait surtout pas que les uns et les autres prennent leurs responsabilités : cette liberté s’accompagne de celle de prendre des risques, donc de se tromper, de se faire mal. C’est un danger ! Et l’échec, possible, devient rédhibitoire.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Dans ce cadre, tester tout le monde revient à ne confiner que la part congrue des gens qui doivent l’être, et seulement ceux-là. Fini le confinement général, la démonstration de muscles et la distribution de libertés au compte-goutte dûment autorisée par un petit cerfa 123456 tamponné du sceau républicain et de son numéro de décret.

Dans ce cadre, il est insupportable qu’un médecin prenne l’initiative de distribuer un traitement qu’il juge approprié et que des malades prennent leur responsabilité en l’acceptant voire en faisant directement confiance au praticien, sans en passer ni par les autorités de tutelles, ni par l’État et ses autorisations administratives, ses cerfas et ses petits formulaires bien remplis et bien tamponnés.

Non, vraiment, oubliez ceci, petits moutons, et revenez vite dans le giron protecteur de notre grande et belle République ! Oubliez ce nouvel épisode pourtant crucial d’une bataille entre d’un côté l’initiative privée avec ce qu’elle comporte évidemment d’audace, de prise de risque et de dangers évidents mais surtout de responsabilisation des différents acteurs, et de l’autre côté, la démonstration flagrante que non seulement l’État ne peut pas tout, mais qu’il est plus souvent néfaste que bénéfique dans son action.

Non, oubliez ça. Et surtout, surtout, restez chez vous.

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Confinement : forcément, ça va bien se passer

Par h16

Tout ce qui pouvait aller mal est donc allé mal, et de mal en pis.

On l’a vu, on l’a lu, on l’a maintenant compris : le stock stratégique de masques et de protections diverses qui s’était constitué après la crise dégonflée du H1N1 a été progressivement éparpillé, délité et oublié depuis pour ne plus laisser qu’un goût de trop peu dans le gosier sec (et coronaviré) de nos équipes soignantes.

La suite, si elle est logique, est affligeante et tout à fait en rapport avec la nullité chimiquement pure de notre gouvernement et des clowns qui le composent : comme nous n’avons pas plus de masques que de protections, que les tests semblent hors d’atteinte au commun des mortels occidentaux (les Asiatiques savent faire mais c’est apparemment un secret ancestral bien gardé), comme nous avons encore moins de stratégie claire et comme tout semble avoir été scripté par Sibeth N’Diaye pour une série Netflix de superhéros adolescents en moule-burnes roses, ce qui devait arriver arriva : le gouvernement se retranche derrière la seule option qui lui permette un affichage de fermeté en carton, à savoir le confinement total.

Magie de la pensée macronienne toute en dentelle de subtilités et de paradoxes amoureusement imbriqués les uns dans les autres, ce confinement qui n’a jamais reçu ce nom n’a d’ailleurs été total que de façon très partielle (« en même temps ») et, à mesure que sa totalité devenait moins partielle, a entraîné quelques désagréments de plus en plus gênants pour nos gouvernants décidément pas totalement au clair avec ce qu’il convient de faire.

Car après avoir exhorté tout le monde à rentrer chez soi vite fait et à se déclarer en chômage technique, notre fine équipe gouvernementale s’est très progressivement rendu compte que finalement, à sa plus grande surprise, le pays ne tourne pas grâce aux intermittents du spectacle, aux troubadours télévisés, aux syndicalistes merguezophages et autres pousseurs de cerfas compulsifs qui semblent composer l’intégralité de leur public : zut alors, il semble que les récoltes et les productions ne se font pas sans agriculteurs, les camions ne se conduisent pas sans chauffeur, les étals ne se remplissent pas en toute autonomie et que tout ceci nécessite pleins de bras, de jambes et de têtes qu’on vient pourtant de congédier en espérant que ça suffirait à camoufler la totale impéritie du gouvernement.

Pire encore, l’Occupant Intérieur commence maintenant à voir les sources de financement de ses petites sauteries se tarir rapidement. La TVA, assise sur des ventes effectives, ne rentre pas (et pour cause, à l’exception du popcorn et du PQ, les ventes s’effondrent). Les cotisations ne rentrent pas plus, tout ce petit monde étant sagement à l’arrêt.

Ça ne va pas pouvoir le faire : si la République aime vivre avec l’argent des autres et celui des générations futures, la réalité, elle, est un restaurant où on trouve à boire et à manger mais qui ne fait jamais crédit, même pas en rêve, même pas pour une minute. Les bêtises se payent cash, immédiatement.

Autrement dit, l’économie est en train de s’effondrer de tous les côtés.

Or, quand on est nul en période normale, il semble illusoire de devenir soudainement compétent dans des situations aussi inédites que tendues. En plus, si c’est seulement un peu plus compliqué pour nos parasites, ça devient franchement dur pour les entreprises, les classes moyennes et ceux dont la subsistance au quotidien dépend étroitement de la vie économique normale du pays.

Quant aux classes les plus modestes, l’enfer s’installe très vite.

C’est d’autant plus visible dans ces cités qu’on qualifiait jusqu’alors de sensibles et qui deviennent maintenant des quartiers populaires, ce dernier adjectif camouflant laborieusement l’état de déliquescence avancé de ces zones où la République n’est même plus une vague notion.

Avec l’arrêt de toutes les activités, les tensions y atteignent de nouveaux sommets, au point que la presse ne puisse camoufler le phénomène. Les articles se multiplient qui ne font aucun doute sur l’explosivité de la situation.

En somme, alors que le « drôle de confinement » français n’est en place que depuis cinq jours, on comprend qu’il sera difficile de tenir une semaine de plus. On a alors bien du mal à imaginer prolonger au-delà jusque fin avril (vue l’allure des chiffres de contamination et de décès – tant en France qu’en Italie ou en Espagne) avec ce niveau de nervosité dans ces quartiers, dans les forces de l’ordre et au gouvernement.

En outre, un autre problème se pose au gouvernement : si le confinement semblait « la » solution idéale pour camoufler sa nullité, rien n’a été indiqué pour expliquer comment et quand en sortir ou sur quels critères il comptait le faire.

Autrement dit, sanitairement, même si cette solution était la seule d’un gouvernement sans aucun plan, sans stock, sans courage et sans vergogne, elle ne résoudra pas grand-chose : décidé trop tard, de façon trop vague, encadré n’importe comment, ce confinement n’apportera très probablement pas le répit attendu par le système de soins français comme l’indiquent bien malheureusement les courbes de l’Espagne et de l’Italie.

Économiquement, c’est déjà la catastrophe, et il ne fait aucun doute qu’elle va s’aggraver chaque jour.

Enfin, il semble que cette non-solution va aussi provoquer son lot de problèmes sociologiques et politiques, rendant ce confinement impossible à tenir.

Ce gouvernement, qui a amplement démontré sa totale incompétence de bout en bout tant à gérer les affaires de la France en temps normal qu’en temps agité (Gilets Jaunes), se montre évidemment parfaitement incompétent et maintenant directement criminel dans ses agissements en temps de crise.

Et si c’est logique, attendu même, cela reste toujours aussi douloureux pour un pays dont l’Etat obèse ponctionne largement plus de la moitié des richesses produites.

Les temps sont vraiment durs : maintenant, pour 1000 milliards d’euros par an, t’as plus rien.

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La République Se Fout De Votre Gueule

Par h16

Même si on pourrait en douter à voir un nombre considérable de reportages montrant des parcs bien fréquentés, des rues pas franchement désertes et des Français décidément très détendus de la quarantaine, c’est bien le confinement qui a été finalement mis en application – se murmure-t-on dans les milieux autorisés – dans le pays, au plus grand désarroi d’un petit virus qui aura un peu plus de mal à se répandre.

L’activité économique est donc globalement en train de s’effondrer et la récession, inévitable, se met déjà en place. En fin d’année, il sera temps de faire les comptes mais on sent déjà que certaines questions seront pénibles à poser, et encore plus douloureuses à répondre.

La question portant sur les stocks de matériel de protection essentiel pour les personnels de santé vaudra son pesant de chloroquine : l’Etat disposait il y a dix ans d’un stock fort conséquent, de masques chirurgicaux de différents niveaux (FFP1 et FFP2), de gants et de blouses, de protections diverses pour des cas épidémiques ; pourquoi diable n’en trouve-t-il plus aucun à présent ?

Plus précisément, il apparaît suite à un rapport du Sénat qu’il y avait plusieurs centaines de millions de ces masques dans le stock stratégique en 2009. Malheureusement, entre une gestion probablement rendue complexe par l’utilisation de moyens informatiques pudiquement qualifiés de rudimentaires (de jolis fichiers Excel et une base de données Access, ça c’est du solide) et un suivi dont – il faut bien le dire – à peu près tout le monde se foutait, la cigale française s’est retrouvée fort démunie lorsque la bise épidémique survint.

On comprend en lisant ce rapport qu’un véritable scandale, aux conséquences absolument catastrophiques pour nos équipes soignantes, se cache derrière cette gabegie décontractée. Le parallèle avec le scandale du sang contaminé dans les années 80 est souvent fait, et l’issue de la crise permettra de voir si ce parallèle est réaliste.

De la même façon, on devra se poser des questions sur la façon dont l’Etat aura fait main basse sur le stock de Plaquenil (un antipaludique à base d’hydroxychloroquine, molécule candidate à un traitement potentiellement efficace contre le covid19). L’administration, dans son zèle à faire n’importe quoi n’importe comment, s’est ici encore probablement surpassée…

Néanmoins, on comprend que tout ceci ne pourra pas rester sans sanction, sans audit et sans décisions fermes pour éviter que cela se reproduise.

C’est probablement devant ce constat d’un besoin d’une reprise en main ferme des institutions républicaines que nos politiciens se sont ressaisis.

Cela fait plaisir à voir : alors que l’épidémie n’en est qu’à ses débuts, que le nombre de cas augmente encore de façon soutenue, que le nombre de cas graves et, conséquemment, de décès continue à augmenter aussi, au moins la République et l’ensemble de ses institutions ne se laisse pas aller à la mélancolie, la tristesse et l’indécision.

La voilà toute mobilisée, se lançant à l’assaut de ce nouveau défi : c’est pourquoi tout est mis en oeuvre pour que de nouveaux radars routiers soient déployés dans les Hautes-Alpes. Nous n’avons certes plus un rond pour avoir des protections pour nos soignants, les intubés en réanimation commencent à s’empiler douloureusement dans les services de l’Est et d’Île-de-France mais RASSUREZ-VOUS, l’automobiliste français est correctement encadré.

Mais attendez, ce n’est pas tout !

Il ne faudrait pas croire que seules sont sur le pont nos valeureuses Forces De L’Indispensable Sécurité Routière ! Que nenni ! La situation est grave, que dis-je, dramatique, mais elle n’empêche pas de nommer un nouveau patron de Comité Théodule, comme par exemple ce nouveau Haut-commissaire à l’inclusion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises, dont le titre à rallonge est directement proportionnel (forcément) à l’utilité et la pertinence à la fois dans ces temps de crise et plus tard, quand la situation sera apaisée et que toute la France se bousculera à son guichet pour favoriser l’engagement des entreprises pour des emplois inclusifs et patin couffin.

Et puis ce n’est pas parce que tout le monde doit faire un effort pour éviter les foules, pour que les échanges de miasmes soient enfin stoppé que la vie républicaine s’arrête pour autant. C’est pour cela que – rassurez-vous – les élections des conseils communaux auront bien lieu, quoi qu’il arrive, pour les communes où le maire a été élu dès ce premier tour (et quand bien même il sera possiblement invalidé) : dans près de 30.000 communes, nos édiles vont donc se rassembler et tenter de ne surtout pas échanger quelques dodus microbes pour désigner des conseils municipaux dont on ne pourra pas garantir la pérennité. Indispensable, n’est-ce pas.

Enfin et surtout, la vie continue : si nous sommes en guère (guère de masques, guère de protection, guère de cohérence) autant qu’en guerre, il n’en faut pas moins que la vie continue. Si nous devons à tout prix faire barrage au méchant virus, il n’en faut pas moins continuer nos activités comme si de rien n’était. Autrement dit, tout change, mais ne changeons rien, continuons à travailler comme avant (ou presque, ne chipotons pas).

Cette tempête de cohérence et de messages clairs, cette gestion de crise au cordeau avec un talent certain pour la préparation et la mesure atteint son point d’orgue lorsqu’on propulse un gros micro mou sous la truffe un peu humide de notre bon Bruno Le Maire dont les saillies ont, au moins, le mérite d’égayer la vie politique française.

Jugeant sans doute que la situation n’était pas tout à fait assez complexe pour son intellect surdimensionné, notre ministre en a donc profité pour expliquer étudier la réouverture des librairies (au même titre que les commerces dits essentiels à la survie de la nation) : ici, bien évidemment, il ne s’agit pas seulement de dire que la lecture – qui permet de retrouver le goût de l’essentiel comme l’a rappelé poétiquement Emmanuel, notre Petit Perd Du Peuple – serait vitale à la nation, mais aussi et surtout de ne pas laisser le champ libre à Amazon qui, en ces temps critiques, se retrouve seul à assurer les livraisons dans tout le pays.

Décidément, il n’y avait qu’un minustre du calibre de Bruno Le Maire pour pousser ce dégueulis idéologique si délicieusement périplaquiste face au danger, bien réel, d’effondrement complet de notre système de santé, de krach complet et total de notre économie, d’éclatement parfait de la zone euro.

En tout cas, une chose est certaine : le peuple va s’en prendre plein la figure, mais au moins l’Occupant Intérieur s’en donne à cœur joie. Moyennant télétravail, famille, pâtes, riz, la République est donc sauvée.

Sans oublier le savon, bien sûr.

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Nos politiciens sont des criminels

Par h16

Jadis, gouverner, c’était prévoir. Et comme prévoir, c’est mine de rien assez compliqué, gouverner s’est progressivement cantonné, pour les dirigeants, à accompagner les mouvements et les tendances de l’Histoire en feignant d’en être les instigateurs. Gouverner n’est alors devenu qu’un habile exercice de communication dans lequel on s’est donc contenté d’envoyer des messages plus ou moins finauds à une populace qu’on méprisait en douce. Malheureusement, le réel ne se laisse pas toujours faire.

Avec la crise actuelle, rien ne s’est plus passé comme prévu pour nos politiciens-communicants experts en expertise de communication politicienne : le baratin habituel, généralement basé sur l’assurance qu’avec un peu plus de dettes, on colmaterait tous les trous et qu’on calmerait toutes les grognes, n’a pas réellement fonctionné.

Non seulement, le virus semble hermétique aux notions de frontières, mais il semble complètement obtus aux manipulations psychologiques et aux communications musclées. Les polichinelles colorés qui défilent devant les pupitres ministériels n’ont servi à rien. Pire, ils ont été criminels.

Partant du principe aussi loufoque que dangereux qu’en ne regardant pas la réalité, elle finissait par s’estomper, ils nous ont donc débité des directives et des messages de plus en plus idiots et paradoxaux.

C’est ainsi que le 24 janvier, Agnès Buzyn, alors encore en charge de la santé dans le pays, se fend d’une appréciation moyennement crédible de la situation :

« Le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul, le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible »

Depuis, tout indique que c’est bien l’opération de rapatriement des Français de Chine – largement déconseillée par les experts derrière lesquels le pouvoir ne fera plus que se cacher ensuite – qui a déclenché la pire crise sanitaire française depuis 1918.

Tout le mois de février sera ensuite un sketch de minimisation consternante à la fois des possibilités d’une extension de la maladie sur le territoire français, et des effets du covid19 dont on persistera à dire, de longues semaines encore, que c’est comme une grosse grippe.

Pour l’observateur pondéré, que la Chine verrouille ainsi 70 millions de ses habitants et fasse ainsi s’effondrer son économie pour « une grosse grippe » semble parfaitement grotesque, sauf à considérer les Chinois comme des nigauds et les Français comme nettement mieux préparés.

Arrogance, sous-estimation, dissimulation, minimisation, autant d’éléments auxquels nos élites politiciennes nous ont amplement habitués et qui devaient déjà, dès le début du mois de février, nous mettre la puce à l’oreille : tout ceci n’allait pas bien se terminer.

Les semaines qui suivirent confirmèrent l’incroyable mépris de ces politiciens pour ceux qui les avaient placés là : alors que, pourtant, l’Italie montrait à son tour des signes d’effondrement catastrophique de son système de santé, puis se résolvait à boucler l’intégralité du pays, nos dirigeants faisaient mine de garder leur sang-froid. Le 7 mars, Emmanuel Macron se rend au théâtre en toute décontraction pour encourager les Français à ne pas avoir peur du coronavirus et à continuer de vivre comme avant. Ce qui a marché pour les terroristes des terrasses de café devrait marcher pour un virus, hein, vous ne croyez pas ?

Les jours qui suivent permettent de passer à un autre niveau dans le n’importe quoi distribué au kärcher n’importe comment.

Voyant que le peuple, au courant du dérapage incontrôlé de l’Italie voisine, commençait à s’inquiéter et à vouloir se protéger d’une menace que tout indiquait n’être ni virtuelle ni lointaine comme un réchauffement climatique qui n’a pas eu de mal, lui, à mobiliser de frétillants imbéciles, nos clowns gouvernementaux les plus affûtés montent au créneau : appliquant à la lettre la recette exacte pour un désastre, Bruno Le Maire décide dans un premier temps de confisquer les stocks de masques de protection et de gel hydroalcoolique, effondrant complètement les capacités du marché à produire ces éléments indispensables de protection, puis, dans un second temps et voyant la catastrophe provoquée par sa décision stupide, enquille avec un contrôle des prix qui achèvera de fusiller toute velléité, pour les fabricants, de rattraper le coup.

Soit Le Maire a agit ainsi en toute connaissance de cause, ce qui serait consternant. Soit il n’a fait preuve que d’une incompétence totale et parfaite, ce qui est encore pire compte tenu du poste qu’il occupe…

Bilan : le gel hydroalcoolique devient denrée rare, les masques s’évaporent. Le peuple français se retrouve une fois de plus en rase campagne, médecins et personnels soignants démunis, avec l’information répétée que quelques petits gestes simples suffiront, que c’était essentiellement une grosse grippe, que seuls les malades âgés avec des comorbidités importantes allaient passer un sale quart d’heure et que pour le reste, le système de soin – que le monde entier nous envie, mais si, qu’on vous dit – tiendrait le choc.

Cette gestion et la pénurie entraînée coûteront à la France des centaines, si ce n’est pas des milliers de morts supplémentaires. Merci Bruno !

Le festival d’âneries criminelles de la semaine suivante sera ininterrompu.

Le point d’orgue est atteint lors du discours du président de la République. Se surpassant dans une homélie ex-cathedra au ton mielleux pénible de manipulation grossière, Macron multipliera les injonctions paradoxales : si vous êtes vieux, restez chez vous, mais allez voter ; vous êtes à risque, mais si vous avez fait médecine, retournez auprès des malades, histoire d’aider. Et on va fermer tous les établissements d’enseignement car la situation est grave, mais seulement à partir de lundi.

Formidable.

Et devant l’incohérence des Français confus qui ont persisté à fréquenter les terrasses et les parcs le week-end suivant, l’incohérent gouvernement décide de mettre en place un confinement général dans une ambiance de déni parfaitement apte à susciter l’adhésion, la compréhension et la participation même des populations concernées…

Non, décidément, rien ne pourra atténuer la responsabilité de cette gestion de Gribouille, de ces minimisations criminelles alors qu’on savait, dès mi-janvier, qu’on avait quelque chose de sérieux à gérer, qu’on savait dès que l’Italie a fermé ses portes, qu’il faudrait frapper vite et fort pour limiter la casse, soit en protégeant le plus possible, en testant le maximum de Français, en confinant les positifs, soit en passant à des systèmes de quarantaines strictes qui, malgré leur inefficacité de long terme, permettent au moins de gagner un temps précieux pour adapter les systèmes de santés sinon débordés…

Ces indécisions, ces calculs politiciens ridicules et mesquins, cette incompétence et ces mensonges se traduisent et se traduiront par des morts, des milliers de cadavres qu’il faudra porter au débit de ces hommes et de ces femmes qui n’ont absolument pas fait le job.

Et tout ça, pour la modique somme de 1000 milliards de prélèvements par an.

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Coronavirus : d’une pierre, quatre coups

Par h16

Petite à petit, les Français se réveillent à la possibilité que la pandémie ne soit pas, finalement, qu’une petite grippe malgré les idioties rassurantes débitées jusqu’au début du mois de mars par une élite décidément fort déconnectée de la réalité. Et alors que les conséquences sanitaires sont massivement présentes dans les esprits, on comprend que cette crise sera pour nos gouvernants l’occasion de régler plusieurs problèmes d’un coup…

Les retraites

Bien évidemment, beaucoup d’observateurs ont déjà noté que le virus est présenté comme touchant principalement les personnes âgées.

C’est en partie vrai, dans la mesure où ces dernières, plus faibles, sont évidemment les plus rapides à décéder. Mécaniquement, lorsque leur nombre s’étiolera, la moyenne des âges descendra progressivement. Du reste, l’engorgement des lits de réanimation fait déjà baisser la médiane de ces âges en Italie et s’établit autour de 54 ans, ce qui devrait nettement faire réfléchir ceux qui croient encore échapper à tout tracas du fait de leur seul âge…

Il n’en reste pas moins qu’à force de décimer en priorité les retraités et ceux qui se rapprochent de la pension, cette épidémie répond en partie à la délicate question des retraites française : les charges vont brutalement diminuer dans le pays de ce point de vue. On ne peut s’empêcher de penser que le cynisme de cette analyse a été partagé en haut lieu lorsqu’on voit le temps pris pour déclencher les mesures, fort progressives et mesurées, du confinement français. Le fait, par le pouvoir actuel, d’inciter les gens à voter peut, de ce point de vue et assez logiquement, être vu comme une tactique (aussi abominable que calculée) de se débarrasser rapidement d’une tranche de population.

Mais du point de vue politique, les bénéfices de cette crise massive ne s’arrêtent pas là et ce serait dommage, pour une énarchie qui n’a jamais reculé devant aucune outrance, de s’en tenir à ce seul calcul.

Retraite : il est temps !

Les dettes

Cette crise se joue aussi sur le plan économique. Il n’y a pas besoin de faire beaucoup d’efforts d’imagination pour comprendre qu’elle sera utilisée par tous les côtés possibles afin de tenter toutes les relances économiques possibles. La distribution d’argent, directement des imprimeries des banques centrales vers les entreprises et les particuliers, est probablement déjà sortie des cartons et sur la table comme une option sérieuse.

On sent ici toute la gourmandise de nos gouvernements devant l’opportunité dodue d’une remise à plat massive de toutes les montagnes de dettes qu’ils ont accumulées dans leur incurie habituelle. Dans quelques mois, une fois la pandémie calmée, on les imagine très bien utiliser l’argument du nombre de morts constatés pour pousser ce grand effacement, ou cette grosse restructuration.

Au vu de l’historique général de cette bande de clowns incompétents, la probabilité que tout se passe bien est bien plus faible encore que le taux de létalité du virus. Que ceci se traduise par un effondrement complet de l’Euro, une hyperinflation délirante ou un autre schéma laissé en exercice au lecteur est finalement sans importance : il y a fort peu de chance que l’opération de remise à plat complète des finances mondiales se passe sans que l’épargnant, le contribuable et le citoyen des principales nations occidentales n’en soit de sa poche comme jamais auparavant. Attendez vous à vous appauvrir un grand coup.

Collectivisons à tout crin

De la même façon et toujours sur le plan économique, certains secteurs s’effondrant complètement (tourisme, transports, commerces, …), il n’est pas invraisemblable d’imaginer que les politiciens pensent judicieux de nationaliser à tour de bras les entreprises les plus vulnérables.

C’est économiquement catastrophique tant l’économie mondiale a, paradoxalement mais sûrement, besoin de ces faillites pour qu’enfin les capitaux reviennent irriguer les entreprises rentables et non les chouchous des technocrates. Mais il est donc probable qu’il n’en sera rien : on peut s’attendre à des vagues de collectivisations comme on n’en avait plus vu depuis 1981 en France.

Ceci rallongera encore l’agonie de nos économies, et les difficultés de ceux qui seront pris dans la tourmente.

Un État encore plus policier

Et comme tout ceci ne pourra pas se passer dans la dentelle, il n’est pas plus idiot d’envisager que cette crise sera l’occasion pour les mêmes gouvernements de monter en puissance dans leur arsenal de contrôle des populations.

À mesure que la pandémie fera plus de morts, le besoin de faire régner l’ordre et d’obliger chacun à respecter un confinement de plus en plus strict apparaîtra comme une excellente opportunité d’accroître les moyens répressifs de l’État.

Des émeutes pourraient survenir dans certaines populations ; des quartiers « émotifs » pourraient mal supporter le confinement, les morts dans leurs rangs, l’absence de toute possibilité de commerce (légal ou non). La crise des gilets jaunes n’est fondamentalement toujours pas réglée. Les syndicalistes et les Black Blocs prompts à la manifestation festive seront toujours là et on ne peut pas garantir que la pandémie leur aura fait gagner les douzaines de points de QI nécessaire à comprendre vraiment les enjeux…

Bref, autant de cas qui pourront se traduire par le passage en mode musclé d’une police et d’une armée que les gouvernants auront beau jeu de présenter comme indispensable à faire régner le calme compte tenu du contexte. Il est probable, du reste, que le citoyen de base acquiesce : la peur et le désir de revenir, aussi vite que possible, en terrain économique, politique et social connu, poussera même les plus pondérés des individus à réclamer, justement, l’usage de la force.

Décidément, comme je l’écrivais il y a quelques jours, ce serait dommage de perdre une si bonne crise.

Avec les éléments ci-dessus, les états socio-démocrates, collectivistes et interventionnistes en diable, pourront s’en donner à cœur joie.

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Une actualité vraiment différente

Par h16

Ce dimanche, il n’y aura pas de billet de redite, contrairement aux autres dimanches. La situation est suffisamment inédite pour que je n’arrive pas à trouver un billet qui ne tomberait pas dans le grotesque compte-tenu de l’actualité.

Ainsi, parler des élections passées reviendrait à considérer que le scrutin du jour sera comparable d’une façon ou d’une autre. On peut s’attendre à ce que les chiffres de participation soient extrêmement faibles (et on doit même le souhaiter tant semble évident qu’aller voter actuellement revient à participer au brassage viral en vogue actuellement).

Ainsi, revenir sur les ratés précédents de gestion de crise pandémique (H1N1 typiquement) donne un caractère extrêmement décalé aux billets de l’époque (2010) : l’analyse du moment montrait clairement que l’Etat avait agit trop vite, trop fort et n’importe comment. A contrario, la pandémie actuelle a été sous-estimée et minimisée dans des proportions invraisemblables, notamment suite à la débandade lamentable de la précédente crise. Caramba, encore raté : à force de crier au loup, plus personne n’a voulu prendre le risque de le faire une fois de plus, alors que cette fois, c’était la bonne…

Bref, toute référence au passé promet de résonner de façon étrange dans le contexte actuel…

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