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Hier — 27 octobre 2020Hashtable

L’incertaine réélection de Donald Trump

Par h16

Tandis que la presse française, coincée entre des affaires louches pas trop favorables à Biden et les récents succès de Trump sur la scène internationale, commence à montrer quelques signes de fébrilité alors que les élections américaines approchent, il semble nécessaire d’analyser la situation électorale américaine tant son résultat aura d’impact sur les prochaines années dans le monde, France comprise.

En préambule et comme je le faisais remarquer dans un précédent billet, il est important de noter le décalage entre ce que la presse rapporte de l’actuelle campagne électorale et la réalité de terrain : cette presse, largement acquise à la cause démocrate, a largement perdu sa crédibilité et a même démontré, ces dernières semaines, une volonté farouche de grandement favoriser son candidat de choix comme en témoigne le silence assourdissant qui accompagne les révélations pourtant fracassantes entourant la famille de l’ancien vice-président.

Dès lors, les informations en provenance de cette presse, qui présentent systématiquement Biden comme grand gagnant de l’actuelle course à la Maison-Blanche, doivent absolument être prises avec le recul nécessaire et tenir compte du biais énorme de confirmation que les médias développent sans la moindre vergogne. Partant de là, on se rend compte en collectant différents éléments que l’actuel président américain est bien mieux placé dans la course que ce que laissent croire les journaux des deux côtés de l’Atlantique.

Parmi ces éléments, on pourra par exemple noter qu’au contraire d’autres élections et pour d’autres présidents, plusieurs États enregistrent actuellement un regain d’intérêt des citoyens pour s’inscrire sur les listes électorales et dans les partis (démocrates ou républicains). C’est notamment le cas en Floride et en Pennsylvanie, deux États clés pour obtenir une majorité de Grands électeurs, où le nombre d’électeurs officiellement enregistrés chez les Républicains a bondi, alors qu’il s’est effondré chez les Démocrates.

De la même façon, les sondages portant sur les groupes d’électeurs « Latinos » montrent une augmentation du soutien à Trump de façon persistante, à tel point que ce groupe lui donne une majorité (50%) contre Biden (46%). Chez les Afro-américains, on note là encore une augmentation notable des soutiens à Trump (45%), alors que Trump n’avait que 8% des votes de cette communauté en 2016. Rien que cette différence laisse songeur.

En outre, Trump apparaît clairement (et notamment après le dernier débat qu’il a tenu avec Biden il y a quelques jours) comme un président voulant diminuer les impôts, là où Biden ne cache pas vouloir les augmenter (à tel point que le rappeur 50 Cent a officiellement apporté son soutien à l’actuel président). Or, de façon historique, le président qui promet des augmentations d’impôts (mêmes ciblées, mêmes partielles) tend à perdre : ce fut le cas pour Carter ou Mondale contre Reagan, pour Dukakis contre Bush père (qui perdit lui-même après avoir augmenté les impôts), Bush fils contre Gore et John Kerry, Obama contre McCain, et enfin Trump contre Clinton…

Enfin, signalons trois éléments, plus subjectifs mais qui confirment la tendance :

1/ Gallup a récemment établi le niveau de satisfaction des Américains après les quatre années de présidence Trump pour aboutir au résultat qu’une franche majorité d’entre eux estimaient être mieux lotis à présent qu’avant l’arrivée de l’actuel président.

2/ À ceci s’ajoute l’enquête de satisfaction de Rasmussen qui montre un taux d’approbation de 52% en faveur de Trump ; il est généralement admis qu’un président se doit d’obtenir une telle majorité pour espérer l’emporter.

3/ À la différence de 2016 où Trump, véritable OVNI politique, devait convaincre que voter pour lui n’était pas un gaspillage d’énergie et qu’il avait bel et bien une chance réelle d’accéder à la présidence, l’actuel président a montré qu’il pouvait parvenir à ce poste ; psychologiquement, la barrière qu’un électeur indécis pourrait avoir est maintenant passée.

À ces différents éléments et au contraire de 2016, on doit maintenant aussi tenir compte de son bilan contrasté : s’il a créé de l’emploi, c’est au prix d’un endettement record du pays et de facilités monétaires qu’il faudra bien payer un jour, douloureusement. Il a plutôt fait œuvre de protectionnisme tout au long de son mandat, tout en parvenant à conserver une certaine indépendance énergétique américaine.

Enfin, signalons que c’est au plan international, où il était le moins attendu, que son bilan est largement le plus flatteur : n’ayant déployé de troupes sur aucun nouveau terrain, au contraire de ses nombreux prédécesseurs, il est même parvenu à certaines victoires diplomatiques avec la normalisation des relations diplomatiques de plusieurs pays avec Israël (dont, très récemment, le Soudan), il a calmé la Corée du Nord, a tenu tête aux Chinois et a fait en sorte que les industries américaines relocalisent ailleurs qu’en Chine (et préférablement aux État-Unis).

Ce bilan et l’atmosphère américaine générale, volatile, rendent bien évidemment les pronostics difficiles mais, comme il y a quatre ans, je pense qu’il sera réélu.

Ceci posé, cette élection ne ressemblera probablement pas aux précédentes : pour qu’elle se passe dans un calme relatif, il faudra rien de moins qu’une victoire écrasante et sans le moindre doute. Toute autre configuration dans laquelle Biden et Trump se retrouvent au coude-à-coude pourrait bien transformer la nation américaine en véritable poudrière, prête à exploser à la moindre étincelle : entre les dépouillements tardifs des votes par correspondance, les possibilités très réelles de fraudes, les médias partisans et la volonté farouche de certains de ne surtout pas admettre la victoire de l’autre camp, tous les ingrédients sont réunis pour que la soirée électorale se transforme en semaine de rebondissements douloureux voire pire si la situation s’envenime vraiment.

Parallèlement, les marchés, qui abhorrent de telles incertitudes, pourraient bien dévisser, rendant la présidence suivante (qu’elle soit pour Biden ou pour Trump) particulièrement épineuse.

Indépendamment, si Trump gagne (comme je le pense), on peut s’attendre à plusieurs choses, à commencer par beaucoup d’atermoiements et de larmes des bien-pensants qui rempliront plusieurs piscines olympiques à n’en pas douter, avec la promesse de quatre nouvelles années d’une mémétique aussi hilarante qu’humide.

Pour le reste, on sait de quel bois l’homme est fait et on ne peut donc pas s’attendre à une politique économique qui redresse les comptes catastrophiques de l’Amérique. Le risque est même grand de voir le dollar partir en sucette comme jamais. Donald Trump s’ingéniera donc peut-être à continuer de faire une grande Amérique (« Keep America Great ») mais à quel coût ? La facture finale promet d’être très salée et probablement pas circonscrite aux seuls États-Unis.

Mais enfin, cela veut aussi dire que le gouvernement chinois se trouvera en face d’un dirigeant américain qui, au contraire d’un Biden totalement vendu aux intérêts de Pékin (au sens littéral), n’entend pas se laisser faire.

Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose : l’absence de fermeté finit par coûter bien plus cher que ce que peut entraîner une position claire et ferme, comme l’a amplement démontré la République française vis-à-vis des islamistes…

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À partir d’avant-hierHashtable

Et maintenant, le couvre-foutoir

Par h16

Or donc, le gouvernement français a choisi de repartir à nouveau à l’assaut du vilain virus. Puisque – rappelez-vous ! – c’est une guerre, le président a trouvé un nouveau moyen de contrer l’ennemi microscopique : le couvre-feu a été décidé, pour (quasiment) tout le monde. Et tout ira mieux, vous allez voir.

Comme souvent, le cerfa se cache dans les détails : d’une part, il a été décidé de limiter ce couvre-feu à certaines villes. Ensuite, il ne s’étend que de 21 heures à 6 heures. Enfin, il y a quelques autres interdictions, inévitables, qui s’étendent à tout le monde comme les rassemblements privés qui doivent se contenter d’un maximum de six personnes.

En quelques semaines, on est donc passé du Monde de l’À-Peu-Près à un Monde d’Après qui ressemble de plus en plus au Monde d’Avant … la libération, avec petits papiers d’autorisation de la Kommandantur et patrouilles de « sécurité » dans les grandes villes françaises.

Bien sûr, cette nouvelle phase d’hystérie sanitaire s’accompagne de la confusion maintenant habituelle au sein du gouvernement entre ceux qui en voudraient un peu moins et ceux qui en voudraient un peu plus, démontrant s’il était encore besoin que la communication n’est vraiment pas le point fort de nos gouvernants dont on nous avait pourtant dit qu’ils étaient des communicants.

Mini-confinement c’est donc, dans cette zone grise bizarre où on se demande le sens concret à donner à tout ça.

Ainsi, si on comprend l’idée qui consiste à limiter les réunions à six personnes dans le cadre privé pour limiter la propagation du virus, on se demande comment cette interdiction pourtant présentée comme formelle peut être contrôlée, même vaguement : juridiquement en effet, aucun policier ne peut débarquer chez vous pour vérifier que vous la respectez sans une solide paperasserie des juridictions compétentes.

Eh oui, même si c’est probablement pour une durée très limitée et dans le cadre d’une quinzaine commerciale, la France prétend encore être un État de droit et tout ne peut s’y faire à la va-comme-je-te-pousse, en dépit de ce que l’action gouvernementale nous montre avec insistance depuis 10 mois.

Ainsi, on devra s’interroger sur la pertinence qui consiste à limiter les réunions familiales à six personnes, tout en laissant les individus s’empaqueter lors de manifestations politiques ou dans les transports en commun. Devra-t-on fêter son anniversaire dans un bus pour éviter la prune ?

Ainsi, on est en droit de se demander ce qui justifie les horaires choisis : pourquoi 21 heures et pas 22 ou 23 heures ? On comprend qu’on veuille ici limiter les rassemblements des gens hors de chez eux, mais pourquoi l’Allemagne ou la Belgique, frontalières, ont choisi d’autres horaires ? Le virus allemand est-il plus ponctuel ?

D’autant qu’en Allemagne, même cette idée de couvre-feu n’est pas en place et qu’en définitive, des restrictions demandées par la ville de Berlin y ont été annulées. Bref, ces différences européennes illustrent assez bien qu’en la matière, rien n’est clair, rien n’est scientifique, tout est à la discrétion des autorités, au pif.

Ainsi, on devra aussi se demander pourquoi interrompre ainsi ces activités nocturnes alors que les foyers épidémiques sont connus ; nonobstant le fait qu’avec plus de 35 cycles PCR, la pertinence des tests est de plus en plus sujette à débat, on sait que ce ne sont pas les restaurants, les salles de sport, les bars ou les théâtres mais bien l’école et l’entreprise qui constituent l’essentiel des foyers épidémiques.

Autrement dit, tout ceci manque furieusement de cohérence scientifique, de logique générale et montre surtout une nouvelle phase d’improvisation qui augmente encore le stress global de toute la population et les missions d’une police déjà largement débordée dans ses tâches de base (sans même évoquer celles qui s’empilent au fil de l’eau)…

Car oui, pendant que nos élites démontrent leur appétit de pouvoir et leur gourmandise à édicter des interdits, les autres problèmes ne cessent pas d’exister comme l’a amplement rappelé le récent « accident de vivrensemble » abominable à Conflans.

En pratique, ce couvre-feu ressemble fort à une nouvelle gesticulation (avant son inévitable extension, éventuellement jusqu’au reconfinement) pour cacher l’absence de toute police dans certains quartiers dont beaucoup d’habitants rêveraient, pour enfin dormir en paix, que ce couvre-feu soit effectivement appliqué. Qui croit réellement que le couvre-feu de la région parisienne s’appliquera également à Champigny Les Mortiers ?

Ce couvre-feu n’est qu’une énième étape dans l’usage calculé de la force sur des individus de plus en plus faibles tandis qu’elle ne l’est plus du tout sur ceux qui s’éloignent à grande vitesse des valeurs du pays. C’est logique du reste : les forces de l’ordre, consciencieusement écouillées par des années d’empilements législatifs et procéduraux, une courageuse campagne de presse de tous les instants dénonçant la moindre démonstration de force, des montagnes de cerfas et une dilution phénoménale des responsabilités à tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus capables de faire preuve de la moindre violence, même légitime, même symbolique.

Et lorsque la force officielle est devenue complètement anémique, elle ne peut agir que sur plus faible qu’elle, c’est-à-dire essentiellement les paisibles, les gentils, les inoffensifs, dont le crime est d’avoir voulu sortir Touki à 21 heures 05.

Le problème de ces règles arbitraires, de ces décalages de plus en plus flagrants entre ce qu’on attend du régalien et ce nouvel hygiénisme débridé, véritable fuite en avant pour éviter que la facture des agissements gouvernementaux débiles soit établie, c’est qu’on accumule à la fois une frustration énorme de la part du peuple et qu’on augmente singulièrement la masse de ceux qui n’en peuvent plus de ce tout-à-l’État dégoûtant : mécaniquement, les rangs des chômeurs, des petits patrons en faillite et de leurs salariés au chômage vont encore grossir et venir alimenter la liste maintenant très longue de ceux qui n’ont plus rien à perdre et qui n’entendront pas s’éteindre sans cri.

Forcément, ça va bien se passer.

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Les dernières heures de la liberté d’expression en France

Par h16

L’assassinat fut abominable, et l’exécutif ne devait surtout pas paraître en retrait devant telle horreur. Et comme à la suite des attentats du Bataclan ou de Nice, comme à la suite de ceux sur Charlie Hebdo ou d’autres encore, les ministres se sont dressés, comme un seul homme, pour rappeler que la République ne se laisserait pas marcher dessus, scrogneugneu à la fin.

C’est ainsi que Gérald Darmanin, récemment promu ministre de l’Intérieur, s’est immédiatement empressé d’expulser plus de 200 personnes, zip, zoup, histoire de bien montrer qui commande, non mais des fois… En tout cas, c’est présenté ainsi par certains médias d’une presse dont on ne peut nier le talent pour présenter les faits d’une façon décidément favorable à l’actuel gouvernement.

Tout le monde aura bien évidemment compris que le frétillant ministre de l’Intérieur n’a fait qu’entériner une décision prise depuis un moment (comme en atteste cet article du Figaro daté du 13 octobre dernier) et que présenter cet acte administratif, aboutissement d’une longue, pénible et incertaine procédure, comme une décision musclée et rapide d’une institution au taquet pour faire revenir le calme et l’ordre dans le pays relève d’une de ces fables que plus personne de sensé, en France, n’est prêt à croire.

Soyons clair : l’émotion qui fait suite à ce nouvel acte abominable en France ressemble beaucoup à ces mêmes vagues d’indignations qu’on a connues lors des précédents douloureux ces dix dernières années. Et on ne tente guère le diable en prenant le pari que dans quelques semaines tout au plus, tout ceci sera largement oublié à la faveur des turbulences de l’actualité, depuis les élections américaines jusqu’aux différentes phases d’un reconfinement sanitaire qu’on voit se pointer doucement au rythme chaloupé des atermoiements grotesques de notre ministraille républicaine.

Alors oui, en effet, j’accorde sans mal qu’en parallèle de l’émotion suscitée, il semble que certaines langues se délient. Oui, apparemment, certains commencent à comprendre (enfin, serait-on tenté d’écrire !) qu’à l’Éducation Nationale, la hiérarchie ne fait globalement pas son job : à force de #PasDeVague, à force de poursuivre des profs pour avoir montré des caricatures de Mahomet, à force de compromis qui tournent à la compromission, puis à la soumission voire à la démission en rase campagne, on a non seulement offert un terreau à l’islamisme mais on a même copieusement arrosé les petites pousses.

Alors oui, en effet, certains admettent enfin comme des soucis de gestion de certaines populations turbulentes en France. Certains comprennent, encore confusément, qu’en ayant pendant si longtemps minimisé les problèmes de police et de justice, qu’en ayant choisi le déni, ça finissait par se retourner contre eux. Il est temps.

Alors oui, en effet, on peut espérer que s’étende ce mouvement dans lequel certains ouvrent enfin les yeux.

Mais voilà : le gouvernement a tout de même d’autres chats à fouetter et il ne faudrait pas que son petit agenda de mise en coupe réglée du peuple français en soit contrarié. C’est bien joli, ces attentats, cet islamisme, ces racailles qui font leur loi, ce communautarisme des uns et ce séparatisme des autres, mais n’oublions pas l’essentiel : si on laisse vraiment le peuple faire ce qu’il veut, cela va très mal se terminer pour toute la coterie de clowns, d’incompétents, de parasites et d’abrutis qui hantent les couloirs dorés de la République, de ses institutions et de ses médias grassement subventionnés.

Et ça, ce n’est pas du tout à l’ordre du jour.

Moyennant quoi, en parallèle du Darmanin qui exhibe la turgescence douteuse de ses petits muscles, on va bien vite faire monter au créneau les habituelles brochettes d’idiots inutiles pour mettre vite fait en place quelques mesures aussi indispensables qu’en rapport direct avec ce qui vient de se passer.

On parle d’incompétence et d’inutilité ? Vite, Bruno Le Maire rapplique et ouvre sa grande jatte alors même que le sang du professeur d’Histoire n’est pas encore nettoyé de la scène de crime pour réclamer… une régulation sur les cryptomonnaies.

Dans l’esprit brumeux de ce clown, le Tchétchène décapiteur aura probablement acheté son couteau avec des bitcoins, c’est aussi évident que stupéfiant de bêtise.

Comme le disait Chirac avec son légendaire sens de la formule, les merdes volent en escadrille. En France, elles forment souvent des gouvernements et c’est donc sans grande surprise qu’on découvre ceci :

Professeur assassiné: pour @GabrielAttal, "les réseaux sociaux ont une responsabilité, on doit arriver à mieux les encadrer" pic.twitter.com/Do0aitthSc

— BFMTV (@BFMTV) October 18, 2020

Apparemment, quand ce n’est pas Bitcoin qui coupe des têtes, c’est Tweeter ou Facebook. C’est décidément très tranchant, ces petits octets quand on sait s’en servir ! Et puis rien de tel que protéger la liberté d’expression en la supprimant, progressivement, mais inexorablement !

Stratagème aussi grossier que putassier visant essentiellement à ramener la loi Avia sur la table, qui avait pourtant été salement démolie (à raison !) par le Conseil constitutionnel, rappelant que l’écriture de lois ne devrait jamais être confiée à des gastéropodes.

Ceci n’est qu’un échantillon, et on peut d’ores et déjà garantir l’exploitation de l’abomination pour pousser les lois les plus liberticides et au rapport le plus ténu avec l’acte, et ce, même au-delà des rangs du gouvernement et des députés de la majorité pourtant amplement dotés en matière de mollusques baveux.

Ainsi, même au sein de ce qui passe pour une opposition en France, on découvre les propositions de Xavier Bertrand, globalement du même acabit consternant que les précédentes : pour notre mammifère élu, cette affaire est l’occasion de demander la fin de l’anonymat sur internet, tant il est vrai que le tueur agissait sous pseudo, que les parents d’élèves aussi, que la mosquée qui a relayé leurs appels haineux était clandestine, que les prédicateurs et autres excités étaient tous inconnus des services de l’État et des réseaux sociaux.

C’est phénoménal, d’autant que parallèlement, ceux qui ont déversé des torrents d’injures et de menaces abominables à l’encontre de Mila sur ces mêmes réseaux sociaux sont connus… et pas poursuivis.

Alors oui, en effet, certains, dans la société, comprennent que nous avons encore franchi un palier. Mais lorsqu’on voit les réactions du gouvernement, des politiciens de différents bords, et, finalement, d’encore beaucoup trop de monde face à ce qui devrait relever de la liberté d’expression, on comprend qu’elle n’a jamais été aussi menacée et qu’elle vit vraisemblablement ses dernières heures en France.

Ce pays est foutu.

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Heureusement, il y a une majorité pacifique !

Par h16

Rassurez-vous : comme nous l’a fermement gentiment rappelé en septembre dernier Dupond-Moretti, l’actuel garde des Sceaux, « la France n’est pas un coupe-gorge ». Tout au plus certains incidents de vivrensemble entraînent des décès brutaux à cause de couteaux déséquilibrés.

Bien sûr, directement à la suite de cette tragique rupture républicaine, le président Macron s’est immédiatement écrié, comme un petit Gandalf de Prisunic, « Ils ne passeront pas » en parlant d’obscurantistes dont tout indique pourtant qu’ils sont déjà passés, qu’ils sont même installés et pour beaucoup aidés voire subventionnés par nos institutions.

De façon attendue, tout l’appareil d’État s’est mis en branle pour organiser l’indispensable « hommage national » à l’enseignant décapité, et les députés pour dénoncer l’ « abominable attentat ». Bref, le kit républicain de Première Réponse a été correctement sorti dès les premières heures.

Il est vrai qu’apprendre la décapitation d’un professeur d’Histoire-Géographie à quelques pas de son établissement par un fanatisé tchétchène, cela dégoûte lorsqu’on parle du Pakistan et cela doit choquer un peu plus lorsqu’on parle de la France. Malheureusement, cela masque mal tous les autres professeurs qui se font régulièrement agresser dans l’exercice de leurs fonctions et que l’Éducation Nationale camoufle à coup de #pasdevague.

En pratique, tout ceci n’est qu’un épisode, plus sanglant, plus visible et plus médiatisé que d’habitude d’une déliquescence pourtant continue de tout l’institutionnel français, depuis l’appareil éducatif jusqu’à son système de police et de justice, en passant par ses médias et ses politiciens, dont la réponse en matière d’intégration a été parfaitement inepte sur les 40 dernières années.

Pour illustrer ceci, il n’est qu’à voir l’actuelle mobilisation des forces de l’ordre dans le pays : on la dirige très essentiellement contre la majorité silencieuse et pacifique, celle qui, en plus, paye durement pour tout ce cirque, en lieu et place de l’utiliser sur ses domaines de compétences et là où elle est attendue instamment : des cités entières sont devenues des zones de non-droit ; des établissements scolaires n’ont plus aucune volonté, même lointaine, d’enseigner quoi que ce soit et se contentent du but plus modeste de parvenir à boucler une année sans blessés en leur sein ; lorsqu’il y a des manifestations, elles tournent systématiquement aux émeutes ; des ZAD, des squats apparaissent régulièrement un peu partout sans que jamais la police ne semble capable de faire respecter un droit pourtant fondamental, celui de propriété privée ; etc.

Je pourrais multiplier les exemples ici, mais l’exercice est vain et on comprend assez bien l’idée générale : la police est un outil prétorien des dirigeants pour museler le peuple et laisser les trafics, les zones de non-droit vivre en marge du reste du pays.

Parallèlement à cet abandon de toute prétention régalienne des forces de l’ordre, la gauchisation galopante des médias et des politiciens sur les quarante dernières années au moins ont durablement inscrit la victimisation comme recette rentable de toute population voulant faire avancer son agenda, transformant la société en blob mou invertébré.

Dès lors, entre l’absence de répondant policier et judiciaire et le renforcement médiatique et politique de ceux qui pleurnichent les plus forts au premier rang desquels on trouvera sans mal les islamistes, on aboutit à des empilements de situations aussi scandaleuses qu’ubuesques où des individus innocents se retrouvent menacés de mort avec une décontraction déconcertante (la jeune Mila étant l’exemple récent le plus frappant, mais ni le premier, ni le dernier).

Le problème est qu’on a dépassé le moment où il était encore possible de revenir à un point médian, où les pleurnicheurs sont fermement renvoyés à leurs mouchoirs, où la police fait un travail décent et la justice redevient équitable, le tout sans en passer par la case violence.

La situation actuelle commanderait en effet de garantir à nouveau la sécurité des civils, par exemple en les réarmant, en autorisant une vraie auto-défense (et pas la parodie de l’actuelle, aussi ridicule qu’inutile), en ne laissant passer aucune tentative de séparatisme, communautarisme, extrémisme et donc aucune revendication sectorielle larmoyante à base de racisme ou de phobisme largement fantasmé. Redonner une vraie place à la police au sens de la force de la loi, et à la justice, au sens de l’équité et du légitime serait une étape indispensable au retour à un ordre minimal dans le pays.

Malheureusement, on a attendu trente ans de trop dans le déni, et l’accumulation de ce refus de voir les choses en face ne peut aboutir qu’à davantage de violence. En fait, on doit maintenant gérer des années de laxisme et d’aplatissement qui ont généré des armées d’adulescents capricieux et vindicatifs, dans toutes les strates de la société et dont la frange islamiste est de loin la plus dangereuse. Dans ce contexte, réintégrer une colonne vertébrale à une société qui n’est plus qu’un blob mou, ça ne peut pas se faire sans violence.

Une société pacifique, ce n’est pas une société sans violence calculée et encadrée ; c’est une société où la liberté des uns est fermement limitée par les responsabilités des autres, le tout dans une imbrication qui ne laisse guère de place au jmenfoutisme. Malheureusement, le collectivisme et le socialisme, larvés ou ouverts, ont tout gangrené.

On n’a plus qu’une société atomisée d’êtres relativement irresponsables, chargés essentiellement de consommer, de jouir, de réclamer et pour certains d’entre eux, d’obéir sagement, mais jamais de fournir les devoirs en regard des droits et larges créances qui sont pour le coup très libéralement distribués.

Soyons honnêtes : le fait qu’une phase violente soit indispensable, que cette violence (qu’elle soit issue du corps sociétal, par les citoyens eux-mêmes via la pression sociale, des milices, l’auto-défense, ou par les institutions de police et de justice efficaces) soit maintenant visible à l’horizon rebute tout le monde : les gens sont, par nature, pacifiques (l’écrasante majorité en tout cas) et veulent juste faire leurs petites affaires dans leur coin.

Mais toute cette violence minimale, utile, calibrée, qui a été retardée, annulée, frustrée depuis des décennies, s’est maintenant accumulée comme une dette, lourde, qu’il va falloir payer.

Forcément, cela va bien se passer.

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Vacances de Toussaint, contradictions gouvernementales et complotisme pratique

Par h16

Bon alors voilà c’est très clair : certes la pandémie continue, certes les cas se comptent maintenant par centaines de milliers en France et chaque jour amène des milliards millions milliers de nouveaux cas, mais au moins et comme l’a rappelé le gouvernement, tout ceci ne doit pas nous empêcher de planifier nos prochaines vacances.

Car il est malin, ce gouvernement ! Malgré son lourd handicap intellectuel maintenant impossible à camoufler, il a malgré tout compris que l’activité économique du pays restait une variable importante qui permettait d’alimenter sa trésorerie et calmer l’aigreur de certains Français qui ont, connement, besoin de travailler pour gagner leur croûte.

Dès lors, ce même gouvernement nous explique doctement que, malgré un ton ferme, des haussements de mentons et des froncements de sourcils à chaque évocation de virus, il n’envisage pas de restrictions de déplacement pour la Toussaint ; pour nos énarques, leurs fifres, sous-fifres et tous les petits troubadours journalistiques qui les entourent, il est encore temps de prendre des vacances et ce, malgré une activité économique catastrophique dans le pays.

Tout ce confinement du printemps a épuisé tout le monde, et après juillet et août, il est grand temps de faire une pause, au point que même le secrétaire d’État chargé du Tourisme (oui, la France dispose d’un individu à un tel poste, ne riez pas) encourage ses compatriotes à réserver, à faire des achats et à faire chauffer la carte bleue. Youpi, ça va forcément bien se passer et si ça se passe mal, tout sera remboursé. Alors, pourquoi se priver ?

Si tout ceci vous paraît quelque peu confus ou, comme le notent des journalistes – au courage véritablement historique – qui évoquent même un message contradictoire du gouvernement, c’est normal : ça l’est. Confus ou contradictoire sont même de délicats euphémismes qui cachent mal un sacré bordel de pompe à merde à tiroirs, si vous me passez l’expression, elle-même en-deçà de la réalité que les mots ont cessé depuis longtemps de pouvoir appréhender.

En pratique, cette dernière séquence gouvernementable n’est que la plus récente (et probablement pas la dernière) démonstration de l’invraisemblable nullité des clowns à roulettes qui font croire qu’ils nous gouvernent, le tout dans un empilement d’approximations, de gesticulations et d’authentiques débilités contradictoires qui ne peuvent que lasser le peuple.

Évidemment, cette belle brochette d’andouilles fumées n’entend pas se faire rappeler à l’ordre lorsqu’enfin, les uns et les autres finissent par ne plus tenir compte de leurs injonctions paradoxales boiteuses. Pour cela, le gouvernement et, dans une grosse partie, la presse à sa solde, a trouvé une parade pratique : toute dissidence d’esprit, toute opposition argumentée et toute pensée déviante seront étouffées non en l’interdisant mais en la taxant de complotisme (il est vrai que taxer, ils savent faire).

À l’instar des idées politiques qu’on ne veut pas voir abordées et qu’on éteindra en affublant ceux qui les portent du sobriquet de « fasciste » ou « nazi », ce gouvernement procédera sensiblement de la même façon avec ceux qui ne veulent pas se laisser faire dans ce déluge de contradictions, en les traitant de complotistes.

Et c’est d’autant plus facile qu’en effet, le complotisme se développe actuellement à grande vitesse au sein de Français de plus en plus déboussolés par les âneries gouvernementales.

Ceci n’est pas un hasard et ce phénomène a bien une explication : l’humain est construit pour détecter du signal dans des masses de bruits auquel il est rapidement intolérant. Ceci veut dire qu’en moyenne, les gens normalement intelligents supportent mal les événements sans queue ni tête, sans explications, et beaucoup cherchent donc assez naturellement à trouver un sens aux grotesqueries gouvernementales.

Comme le ratio signal / bruit grimpe chaque jour et à chaque intervention d’abruti poudré et autres ministricules incompétents, cette recherche d’un sens caché attise donc l’apophénie ambiante, qui, à son tour, permet aux premiers responsables de crier au complotisme et leur permet, à bon compte, de faire taire le peuple qui, en réalité, ne les supporte plus.

Pire : on en vient à ratiboiser les libertés les plus fondamentales sous des prétextes toujours moins fondés, quitte à tordre encore un peu plus le sens des mots. On nous intime l’ordre d' »apprendre à vivre avec ce virus », à condition que cette vie ne comporte plus de réunions sociales, d’activités sportives ou culturelles, des moindres plaisirs de la vie courante, que les relations ne soient plus que professionnelles et littéralement mesurée (à 1.5 mètres près), en bref, une vie qui n’est plus très loin des meilleurs moments en Union Soviétique au milieu des années 60.

La réalité est malheureusement bien terne puisqu’il n’y a aucun plan, il n’y a aucune logique, aucune raison, aucun sens caché, aucun Rothschild et aucun illuminati reptilien derrière ces calembredaines et ces agitations consternantes.

Il n’y a qu’une suite de réactions à la va-vite, d’improvisations maladroites, une culture consternante du « puisque ça nous dépasse, feignons d’en être les organisateurs ». En fait, il n’y a qu’une peur panique de se faire rattraper par cette réalité pourtant indéniable qu’ils sont complètement incompétents, n’ont aucun contrôle de quoi que ce soit, qu’ils aggravent la situation par leurs gesticulations grotesques et que ce genre d’attitudes débilissimes finit toujours par au mieux des procès, au pire des violences, voire des révoltes ou, s’ils vont vraiment trop loin, une révolution.

Ce pays est foutu.

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La presse française continue de croire qu’elle fait du bon boulot

Par h16

Il semble qu’il n’y aura pas un combat stérile et contre-productif que le Monde d’Avant n’évitera. Appliquée et consciencieuse, la presse française continue donc, obstinée, celui qu’elle mène contre Google. Pour nous en débarrasser, on ne peut souhaiter qu’une chose : qu’elle le gagne.

On se rappelle en effet que, au début de la crise sanitaire et pendant que certains tentaient de sauver des vies, d’autres s’employaient farouchement à saboter ce qui fonctionnait encore dans le pays.

La presse française ne faisait pas exception en faisant pression sur le parlement afin de pousser sa vision très particulière du droit d’auteur quitte à criminaliser l’usage du lien HTML afin de forcer Google à la rémunérer, sa fine production étant, c’est bien connu, sujet à un engouement tel que tous les internautes se l’arrachent chaque jour dans une bousculade largement monétisable.

Comme prévu, Google renvoya les impétrants à leurs études : la firme de Mountain View décida fourbement de n’afficher ces extraits qu’avec l’autorisation explicite des éditeurs de presse, autorisation assortie d’une exonération de tout paiement. Et incroyablement, devant la menace de voir disparaître tout référencement (gratuit), toute mise en avant (gratuite) et toute publicité (gratuite) que Google leur offrait pour leurs passables contenus, les éditeurs s’empressèrent de signer, laissant Google News continuer donc exactement comme avant.

La fessée fut un tel affront que « l’Alliance de la presse d’information générale » s’en est remise à un vague organe administratif, qui, sans surprise, lui accorda gain de cause, … qui fut confirmé par une récente décision de la cour d’appel de Paris.

Ah ah, fini de rire, Google News va devoir rémunérer la magnifique production française qu’il fait apparaître dans ses colonnes !

Sauf qu’en réalité, c’est bel et bien une victoire à la Pyrrhus qu’ont obtenu une fois encore les éditeurs de presse français : croyant fermement que les services de Google ont besoin de leurs productions, persuadés qu’ils sont qu’ils tiennent le bon bout du bâton, ils ne comprennent pas qu’ils n’ont obtenu qu’une victoire juridique alors que le combat se joue plutôt du côté du marché, celui de la confiance et de la crédibilité des informations qu’ils fournissent.

Et ce combat là, ils l’ont déjà perdu.

Car si l’on peut arguer, comme le fait un récent et intéressant article de Contrepoints, sur le besoin mutuel des deux entités, presse d’un côté, Google de l’autre, il n’en reste pas moins qu’il existe, concernant cette relation, une vraie différence en France où les dépendances de l’un vers l’autre sont en réalité grossièrement asymétriques.

La réciprocité des interactions presse / Google n’est vraie que tant qu’on considère cette firme et ces acteurs en fonction de ce qu’ils clament être. Ainsi, Google se présente comme un moteur de recherche et d’agrégation, mais il faut voir qu’il est aussi devenu une régie publicitaire et un véritable portail pour l’internaute : force est de constater que ce dernier va sur Google pour, précisément, chercher des informations et obtenir des sources de données qu’il obtient de façon suffisamment efficace pour que le moteur de Mountain View se soit incontestablement hissé tout en haut du marché.

De son côté, la presse prétend fournir des informations et un état des lieux du monde qui nous entoure. À ce titre, Google devrait être heureux de pouvoir présenter le contenu et devrait même rémunérer cette presse pour avoir le droit de le faire, tant cette production d’informations solides, correctement sourcées et vérifiées peut lui être favorable pour attirer des internautes.

Las. L’asymétrie réside dans le fait qu’en France, la presse a depuis longtemps complètement relégué son but officiel (fournir des informations solides, factuelles, neutres, permettant au public de se faire une opinion informée des événements) loin derrière un autre but, bien plus efficace à assurer sa survie : plaire aux institutions et au pouvoir du moment, ce qui lui assurera une manne de subventions sans avoir à déployer les efforts nécessaires pour plaire au public, et notamment celui provenant de Google.

Cette asymétrie explique très bien plusieurs phénomènes.

Le premier, c’est la véritable rage procédurière et taxatoire qui s’est emparée des éditeurs de presse repris par Google. Par définition, il est toujours plus facile d’user de la force étatique pour ponctionner l’argent des autres que de le gagner par un travail qui demande des efforts bien plus considérables. Dès lors, il ne faudra pas s’étonner que ces éditeurs aillent en justice à chaque fois qu’ils le pourront, en lieu et place de toute remise en question de leur modèle de fonctionnement précaire.

Le second, c’est la différence éclatante de comportement entre ces médias et ceux de tous ces pays où ils ne sont pas subventionnés : ces derniers, confrontés plus ou moins frontalement à la concurrence et aux désidératas du public, ont déjà entamé leur mutation numérique depuis des années et savent qu’il faudra faire avec Google, pas contre.

Le troisième, c’est la méfiance grandissante des Français vis-à-vis de leurs médias dont ils comprennent de mieux en mieux qu’ils ne sont plus que des instruments de propagande au service d’intérêts parfois concurrents entre eux, mais certainement jamais en faveur du peuple et certainement pas à l’écoute des consommateurs.

Du point de vue de Google, le marché n’est alors plus le même : les internautes qui viennent ne sont plus aussi convaincus de trouver là des informations de première fraîcheur, en atteste d’ailleurs l’érosion inquiétante de la confiance que les Français portent dans leurs médias :

confiance dans les médias, statista

Ce dernier phénomène est si vrai qu’il est mesurable, cette confiance dans les médias faisant l’objet de sondages réguliers (dont je fais part parfois ici même, par exemple en 2016 ou 2019).

Mais cela va plus loin encore : comme le note un récent article de The Economist, cette érosion marquée de la confiance se corrèle fort bien avec l’introduction des moyens mobiles de consulter internet.

Ce n’est pas un hasard : à mesure qu’internet devient facilement accessible, disponible rapidement, la possibilité pour le citoyen de vérifier les informations et de les recouper par différentes sources devient elle aussi plus importante. De façon intéressante, les gouvernements sont donc de plus en plus confrontés à la mémoire d’internet qui renvoie de plus en plus souvent les politiciens à leurs mensonges et leurs turpitudes qu’il leur devient difficile de cacher.

Parallèlement, les médias qui fournissent l’offre d’information la plus complète seront plébiscités et n’auront donc pas de mal à bénéficier de l’exposition offerte par Google. Par opposition, ceux vivent de subventions et ont donc un intérêt direct à ne présenter que certaines informations favorables à garantir leur source de revenus (en provenance direct… du gouvernement !) finissent par se faire rattraper, inexorablement, par la perte de confiance du public dans les institutions : les mensonges des politiciens, relayés sans distance par une presse devenue propagandiste, finissent par éclabousser les journalistes qui ne sont plus alors perçus que comme des petits colporteurs de la parole officielle.

Les exemples français abondent, mais la récente crise sanitaire aura d’ailleurs été l’occasion de mesurer le véritable canyon qui s’est ouvert entre le peuple et ses dirigeants à mesure que s’empilent les mesures coercitives de plus en plus loufoques, sans que la presse se montre réellement capable ni de présenter ni d’expliquer cette évidence, sans parler de la faire remonter au gouvernement, complètement hermétique à la question.

Ces éléments de contexte et ces tendances lourdes, jamais démenties depuis plus d’une décennie maintenant, permettent d’affirmer que la presse française continue de creuser sa tombe avec sinon de l’enthousiasme au moins une vigueur inquiétante à coups de procès et d’injonctions légales.

Quand on voit son niveau moyen, et sa qualité générale (ou son absence quasi-clinique de qualité), il en est finalement mieux ainsi et le sort funeste qui l’attend pourrait créer une véritable opportunité que ce pays retrouve enfin une presse de qualité.

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Encore un week-end festif au commissariat de Champigny-sur-Marne

Par h16

Week-end festif à Champigny-sur-Marne : dans la nuit de samedi à dimanche, le commissariat a été attaqué par une troupe de quarante joyeux drilles à coups de barre de fer divertissantes et de jets de projectiles dont des mortiers d’artifices réjouissants.

Des jeunes, assez probablement déçus par les petites restrictions – certainement liées au strict respect sanitaire, cela va sans dire – dans leurs échanges commerciaux réguliers de vente de produits relaxants ont ainsi exprimé leur désarroi devant l’établissement des gardiens de la paix qui ont vraisemblablement pris note de leur mécontentement, comme en témoignent les images filmées de différents points de vue et qu’on trouve maintenant un peu partout sur les réseaux sociaux.

Attaque du commissariat de #Champigny. 40 individus attaquent le commissariat. Les nuiteux encore visés.
Véhicules de police dégradés et feux de poubelles. #ensauvagement…. jusqu'ici tout va bien. @GDarmanin @E_DupondM @PoliceNationale pic.twitter.com/3DHbZ0sQGy

— OPTIONNUIT (@optionnuit) October 11, 2020

Cette réaction est réellement étonnante de la part de la population locale qu’on sait, depuis un moment, être à la fois aussi calme que paisible. Champigny est en effet une cité reconnue pour sa douceur de vivre et son commissariat n’est l’objet d’attaques en règles que de façon très irrégulière, comme en témoigne le faible nombre d’articles de presse qui relatent les rares différents entre les forces de l’ordre et les frétillants citoyens du cru.

Tenez, dès 2011, je notais dans un petit article que ce commissariat avait été témoin de petits débordements. À l’époque, la presse avait fait assaut de prudence pour relater les événements et leurs articles pastels permettaient d’établir que des jeunes à peine pubère, après un Monaco bu trop vite en plein soleil, avaient chanté deux chansons paillardes devant ce commissariat pour réclamer le droit de vendre des fruits et légumes primeurs à tarifs concurrentiels ; des policiers avaient alors dispersé l’amusante petite troupe après avoir brandi la menace de hausser le ton, et tout rentra dans l’ordre à temps pour voir Vivement Dimanche dans des conditions de stress minimales.

taubira : il faut que jeunesse se passe

Depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre et, tout comme en 2018, l’année 2020 s’écoule donc, paisible et raisonnable : en avril, il ne s’est rien passé de significatif, pas plus en juillet qu’en août, et le mois d’octobre s’annonçait donc très peu stressant.

Malheureusement, il semble bien que la guerre contre le trafic de Darmanin – ou, disons, la guéguerre de communication de Dardmalin contre le trafic de drogue, plutôt – provoque de petites irritations de la part des dealers qui font quelques opérations de représailles : déjà fort marris d’avoir été gênés les mois de mars et d’avril passés, on comprend que nos commerçants locaux n’entendent pas laisser du terrain au ministre de l’intérieur qui, il est vrai, a bien du mal à remplir son costume à coup de petits tweets rageurs.

Les petits caïds n’impressionnent personne et ne décourageront pas notre travail de lutte contre les stupéfiants. Heureusement aucun blessé dans l’agression visant le commissariat de #Champigny cette nuit. Soutien total à nos policiers qui font un travail difficile.

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 11, 2020

Bien évidemment, devant ce qui vient de se passer, une réponse logique pourrait consister à ne pas se laisser faire, boucler la cité et nettoyer les caves une à une pour y débouter les trafics, les stocks et les dealers, ce qui aurait le mérite d’envoyer un message clair de la République à toutes les autres cités dans un cas similaire. L’efficacité finale de l’opération serait très discutable, mais au moins la crédibilité du ministre et des forces de l’ordre derrière lui n’en serait pas durablement amoindrie. En lieu et place de quoi, cette réponse possible ne sera même pas envisagée : Darmutin va probablement montrer ses petits bras pas musclés, saisir un ou deux scooters et deux barrettes et hop, le travail sera considéré comme achevé.

En réalité, il n’y a guère que deux façons réalistes de s’attaquer au trafic de drogue qui gangrène certaines cités françaises.

L’attaque frontale en est une : elle n’a jamais marché, comme en témoignent les années de prohibition aux États-Unis qui se soldèrent par des dizaines de milliers de morts et un échec complet des politiques menées qui ne firent disparaître ni les trafics, ni l’alcoolisme, et engendrèrent violences et corruption massives.

L’autre voie possible est la légalisation : c’est en pratique la seule façon de saper les fondements (financiers) de ces trafics et, pour le coup, ceci a déjà été tenté dans plusieurs États, avec succès… Cependant, cette légalisation ne peut fonctionner qu’à une condition impérative : que la justice et la police soient prêts à gérer les violences qui suivront inévitablement l’assèchement des ressources liées au trafic.

En effet, par la force des choses, les dealers actuels sont quasiment sélectionnés sur leur capacité à user de la violence et à enfreindre loi et moralité pour aboutir à leurs fins. La disparition du trafic illégal signifie aussi un effondrement des cours des produits qu’ils vendent, et donc de leur source de revenus. Ceci entraînera naturellement un report des violences actuelles vers d’autres sources illégales de profit (vols à la tire, cambriolages, car-jacking, home invasion, extorsion, et j’en passe) bien au-delà des cercles connus de ces cités.

Du reste, c’est exactement ce qu’on a pu observer avec la fin du confinement : comme il a fallu rattraper le temps perdu pendant les deux mois d’arrêt de l’économie (et donc aussi de l’économie souterraine), il y a eu un report de la violence normalement contenue à certains quartiers bien au-delà de ces derniers ce qui s’est traduit par une explosion des crimes et délits un peu partout dans tout le pays, y compris à des endroits réputés plus calmes auparavant.

Problématiquement, les forces de l’ordre sont actuellement noyées dans les procédures et la paperasserie, leurs moyens opérationnels sont souvent réduits à des bouts de ficelles, et les contraintes politiques (ne pas faire de vagues, ne surtout pas risquer les émeutes) sont si fortes que ces institutions ne travaillent plus guère qu’à harasser le paisible citoyen à coups de prunes circulatoires aussi diverses, variées que stupides.

Parallèlement, la justice, dont le budget rikiki est en totale inadéquation avec les besoins réels, a été essentiellement colonisée par des magistrats acquis aux causes les plus progressistes et qui n’entendront certainement pas abandonner leur idéologie marxiste pour tenter de faire revenir le calme dans le pays. Par exemple, l’idée de construire des prisons en France est toujours repoussée aux calendes grecques, alors même que s’empilent les condamnations internationales pour l’insalubrité des centres de détentions français et que les criminels qui devraient y passer se retrouvent de plus en plus facilement dans la nature.

Bref : ni la police, ni la gendarmerie, ni la justice ne sont prêts, même de loin, à gérer la violence inévitable qui suivra soit la décision actuelle d’affronter les trafics de drogue (ou, plus exactement, la volonté de faire un peu de communication musclée), soit la décision bien plus courageuse – mais totalement hors de portée de nos gouvernants – de la légalisation de la consommation et du commerce en France.

Cette attaque de commissariat (une parmi une longue liste, en fait) est une démonstration flagrante de l’absence totale de toute politique d’ensemble de gestion des violences dans ce pays ainsi que de toute volonté réelle de trouver une solution opérationnelle, viable, au problème de la drogue qui gangrène de plus en plus de quartiers du pays.

Il faut se rendre à l’évidence : ce pays est foutu.

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Élection américaine : une presse française coûteuse, borgne et hémiplégique

Par h16

Si l’on s’en tient à la presse, la course à la présidentielle américaine est particulièrement serrée, avec un président Trump distancé par un candidat Biden adulé de tous (imaginez ici une foule en délire, avec masques et distanciation sociale tout de même, ne rigolons pas avec ces choses-là, n’est-ce pas).

Cependant, la réalité est probablement plus nuancée.

Il est clair que certains Américains n’en peuvent plus d’un président qu’ils jugent grossier, arrogant, populiste et qu’ils ont généreusement affublé d’épithètes colorés (littéralement – « orange man » – ou plus métaphoriquement comme raciste, sexiste, etc.) pendant les quatre années passées. Beaucoup ont par exemple détesté sa gestion de la crise sanitaire, et la crise économique qui s’installe à sa suite, avec les difficultés qu’elle représente pour la classe moyenne américaine, ne lui sera probablement pas favorable au moment du vote.

Néanmoins et dans le même temps, le bilan économique de Donald Trump reste bien meilleur que celui d’une administration Obama qui avait laissé le pays pantelant. Beaucoup de citoyens américains en conviennent et ont pu directement ou indirectement profiter de la bonne santé américaine ces dernières années : avant la pandémie, le taux de chômage américain était ainsi affiché au plus bas.

En outre, beaucoup redoutent les programmes économiques mis en avant par les Démocrates, que ce soit la remise en cause des réductions d’impôts consenties par Trump, ou le Green New Deal dont on peut raisonnablement penser qu’il est un gouffre financier en plus d’être un positionnement stratégiquement douteux. Au passage, l’Europe, qui a ouvertement choisi un tel positionnement, devra faire les frais de ces politiques agressivement écologistes dont tout indique qu’elles se termineront par une casse sociale assez phénoménale, comme on la devine déjà du côté des avioneurs, des voyagistes et des constructeurs automobiles…

Enfin la montée des mouvements raciaux qui ont trop souvent dégénéré en violences et pillages donne un boulevard à un Trump qui se place résolument du côté de la loi et l’ordre : au contraire d’un Français qui semble toujours aussi peu regardant de ce qu’on peut bien faire avec ses impôts, l’Américain attend, lui, de son gouvernement une application ferme des principes régaliens et entend en avoir pour son argent. Les scènes invraisemblables qui ont eu lieu ces derniers mois n’ont fait que renforcer l’envie de retour à la normale pour une part croissante des citoyens américains qui le feront savoir dans les urnes en novembre prochain.

Autrement dit, la course à la Maison-Blanche est bien moins pliée que ce que certains sondages en disent… Et encore moins ce qu’en écrit la presse francophone, française en particulier, qui présente essentiellement Trump comme bon perdant dans cette épreuve.

Pignouferies de presse

Il ne se passe d’ailleurs pas une journée sans qu’elle fasse preuve d’une inventivité renouvelée pour tourner absolument tout ce qui peut se passer aux États-Unis de façon défavorable pour l’actuel président, souvent au mépris de toute déontologie journalistique même minimaliste, tant son dégoût pour le personnage est visible depuis ses titrailles souvent contraires au contenu de l’article, jusqu’à certaines tournures de phrases qui laissent songeur.

Ceci étant, reconnaissons que ce n’est pas nouveau : la presse française, massivement à gauche pour ne pas dire gauchiste, n’a jamais fait mine de soutenir systématiquement les Démocrates, ce qui donne un aspect comique à leurs reportages et autres chroniques américaines lorsqu’il leur faut couvrir l’actuelle campagne électorale. L’Amérique vue par les journalistes français est dès lors d’autant plus pittoresque qu’elle en devient souvent pour eux largement indéchiffrable : le filtre idéologique est si fort qu’il pousse le journaliste français à une hémiplégie lourdement handicapante.

Ces derniers jours cependant, on a dépassé de loin le stade du biais de confirmation habituel des médias français : alors que deux affaires majeures secouent et secoueront encore la politique américaine, force est de constater que les médias (français notamment) ont choisi de les oublier pudiquement. Et pour cause : elles desservent assez violemment l’agenda démocrate.

Ici, on se devra en effet d’évoquer le retour de l’affaire ukrainienne dans laquelle est mouillé le fils de Joe Biden, Hunter Biden, qui a bénéficié de la position influente de son père, vice-président durant l’administration Obama, pour se retrouver fort lucrativement dans le comité de direction de Burisma, une holding pour un groupe de sociétés d’exploration et de production d’énergie qui opère sur le marché ukrainien du gaz naturel depuis 2002.

En outre, l’enquête sénatoriale américaine montre de façon claire que Hunter Biden a reçu plusieurs millions de dollars de la veuve du maire de Moscou dans le cadre d’activités de consulting.

Ces différents éléments, qui auraient largement suffi à faire les gros titres s’il s’était agi d’un des fils de Donald Trump, n’ont guère défrayé la chronique française qui, en 2019, se contentait de trouver tout ceci très moyennement intéressant.

En outre, on découvre à présent, alors que plusieurs documents, portant sur l’ingérance russe dans la campagne électorale américaine de 2016 jusqu’à présents secrets et maintenant déclassifiés, qu’en réalité, Hillary Clinton a concocté le « Russiagate » pour salir Trump et détourner l’attention de ses propres turpitudes, notamment les emails stockés sur un serveur personnel. Apparemment, la candidate de l’époque a accepté un plan visant à salir Donald Trump, à l’époque son rival, en l’accusant de collusion avec les Russes dans leur tentative de piratage des élections. Pire : cette information a été portée à l’attention d’Obama par le directeur de la CIA de l’époque, John Brennan, ce qui montre que tant la CIA qu’Obama étaient au courant de ce qui se passait réellement.

L’affaire fait d’autant plus de bruit que le calendrier des événements décrits dans ces documents déclassifiés correspond plutôt bien au calendrier dans lequel le Russiagate fut à l’époque dévoilé au public…

De façon intéressante, ces deux affaires montrent d’assez copieuses casseroles trimballées par un parti Démocrate bien plus prompt à distribuer des barils de moraline qu’à en ingérer une seule cuillérée. Et dans ces deux affaires, le travail de reportage de la presse française est en dessous de tout puisqu’il faudra qu’elle soit acculée dans ses derniers retranchements pour en parler et admettre que le camp démocrate n’a absolument rien à envier au camp républicain en matière de petites et grandes crasses politiques.

Sur un plan plus français, cela indique une fois encore la profondeur abyssale à laquelle sont descendus les journalistes français des principaux médias qui ne font plus que des articles d’opinion. Il ne s’agit plus pour eux, auto-investis d’une mission, d’informer le public mais bien de l’éduquer à ce qu’il faut penser, en désignant les bons, les méchants et ce qu’il faut en penser.

De l’autre côté de l’Atlantique, les médias souffrent d’un lourd biais équivalent à la différence cependant qu’ils ne sont majoritairement pas payés par les deniers publics. Français comme Américains sont informés par une presse lourdement partisane, mais incroyablement, les Français paient pour ça (et fort cher, en plus !).

Pire : beaucoup en redemandent…

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Davantage de pauvres et encore davantage de plans pauvreté

Par h16

Certes, la France est passée par une petite phase délicate de confinement. Certes, vigoureusement mise en sommeil pendant plusieurs mois par une équipe gouvernementale au taquet, l’économie a subi quelques revers mais, comme cette équipe gouvernementale était justement au taquet, tout est maintenant rentré dans l’ordre. Ou à peu près : il y a encore quelques pauvres en République du Bisounoursland…

Pourtant, les élites qui nous dirigent n’ont pas lésiné sur les moyens de fusiller d’aider les citoyens avec leur propre argent : par l’utilisation habile et totalement inattendue d’un endettement hors norme, l’équipe au pouvoir a largement ouvert tous les sprinklers à pognon de la République.

Emmanuel Macron, le Grand Titimonier parisien, l’avait fait savoir dès le début des exactions décisions de confinement prises en mars : « l’étapéra » avait-il lancé comme nouvelle incantation censée marabouter l’économie, évaporer les problèmes de chômage et faire revenir la croissance aimée.

Malheureusement, ces incantations, tout comme les fines potions économétriques du druide Bruno Le Maire et les totems qu’on fit porter, de force au besoin, à tous les Français, ne suffirent pas à compenser les pertes d’activités et d’emplois que le confinement aura entraînés. Le constat est sans appel : malgré tous les efforts pour saboter sauver le pays, la pauvreté progresse comme jamais.

Ainsi, on découvre, consterné, qu’un Français sur dix est obligé de sauter des repas pour s’en sortir (et 38% chez les plus précaires). Apparemment, l’étapéra, sauf certains repas.

Et si les repas ne manquent pas pour tous, une part croissante des Français a bel et bien subi une perte de revenus suite à cette crise qui est maintenant nettement plus économique que sanitaire : dans son récent rapport, le Secours populaire décrit une France où plus de la moitié des Français n’a pas pu partir en vacances cette année (dont 26% pour des raisons strictement financières) mais, surtout, où plus de 30% d’entre eux ont vu leurs revenus baisser.

Toute la France est touchée et même sa capitale doit se résoudre à compter plus de nécessiteux qu’avant la crise, au point que sa frétillante maire soit forcée à annoncer une hausse de plus de 20% du chômage constaté : de façon assez stupéfiante, il semble qu’obliger les commerces à fermer, leur imposer de lourdes contraintes administratives et sanitaires et mettre des bâtons dans les rues de leur clientèle provoque des effets de bords indésirables sur le chiffre d’affaires et sur le revenu des boutiques, commerces et artisans de la ville ! Sapristi !

Bien évidemment, la maire n’en a pas moins expliqué avoir débloqué vite fait 200 millions d’euros de fonds pour aider cette masse supplémentaire de chômeurs et de nouveaux bénéficiaires du RSA. C’est d’autant plus facile que la dette de la Ville de Paris n’est connue qu’à un gros milliard d’euros près, ce qui donne une bonne latitude pour arroser les chômeurs et arranger les nouvelles coronapistes végétalisées bioconscientes.

Du reste, reconnaissons en outre que le constat économique n’est pas limité à la France : l’économie de l’Europe tout entière doit en effet composer avec une remontée du chômage démontrant surtout que les décisions baroques de certains gouvernements n’ont fait qu’amplifier une tendance qu’on sentait de toute façon poindre dès janvier dernier.

Cependant, Françaises et Français, citoyennes et toyens, lectricezélecteurs, rassurez-vous : bien que dramatique et probablement totalement hors de conceptualisation des endives molles qui nous gouvernent, la situation n’en est pourtant pas désespérée puisque nos légumes ministériels ont réponse à tout.

Mais si, rappelez-vous ! Il y a deux ans, le chef de l’État s’était en effet clairement prononcé pour un grand plan contre la pauvreté, au milieu de ses plans pour des vélos, des chaudières, des petits-déjeuners,
des cabines de douche et des permis de conduire et après deux ans d’application, le bilan permettra de tirer les excellentes conclusions qui s’imposent pour piloter le pays vers les vallées de lait et de miel d’où les pauvres ont disparu.

Certes, après la première année du plan, en 2019, le bilan n’était pas fameux-fameux : le revenu universel d’activité n’était pas encore lancé, les APL avait baissé et certaines mesures étaient contradictoires avec d’autres pour un bilan global franchement mitigé pour ne pas dire médiocre voire nul.

Mais une année de plus a permis de redresser la barre : le revenu universel d’activité est globalement enterré, les APL n’ont pas remonté, le nombre de chômeurs explose, la pauvreté aussi, et les acteurs de terrain en viennent à la conclusion que le bilan global est franchement mitigé pour ne pas dire médiocre voire nul ahem bon bref.

Devant cette réussite, il est donc temps d’en remettre une couche : dans un acte d’une bravoure et d’une continuité inouïe, le gouvernement entend donc lancer un second plan, encore plus ambigutieux que le précédent et qui va forcément résoudre les problèmes qui ne l’ont pas déjà été.

On se doute que l’ensemble des dispositifs proposés reposera essentiellement sur l’utilisation des finances publiques, qui, pour rappel, proviennent soit de la dette (déjà obésifiée par la petite période de sprinklers festifs des mois passés) soit des ponctions contribuables.

En somme, concernant ces pauvres, là encore, l’étapéra mais pour cela, on s’assurera que l’étaprendra avant. Et comme il y a de plus en plus de pauvres, il prendra même de plus en plus : au prétexte de soulager ces individus auxquels il promet monts et merveilles, il prend à tous, et surtout à ceux qui produisent de l’activité. Arrive malheureusement un moment où l’activité, grevée par les ponctions ininterrompues de l’État, n’est plus assez rentable et doit cesser, ce qui provoque appauvrissement et chômage. Oh, zut.

Le chômage augmente alors, engendrant de nouveaux pauvres auxquels (rappelez-vous) l’État s’est promis de venir en aide. Ce qui le pousse naturellement à augmenter encore ses ponctions, … qui alourdissent à nouveau les charges pesant sur les entreprises et les salariés, les rendant moins rentables… Entretenant le cercle vicieux.

Lorsque le président s’écrie, entre deux savonnages musclés de ses petites mains fluettes, que l’étapéra, ce qu’il signifie en réalité n’est que l’accélération de ce cercle vicieux.

Socialistes de tous pays, réjouissez-vous : l’État fait plein de nouveaux pauvres !

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Le petit séparatisme de Macron

Par h16

Beaucoup attendaient les déclarations du chef de l’État sur les soubresauts communautaristes observés en République Française Une Et À Peu Près Indivisible. Vendredi dernier, Emmanuel Macron a donc fermement empoigné la question et un micro médiatique pour dire ce qu’il pense du séparatisme, ce qu’il entend faire afin de s’y opposer et qu’on va voir ce qu’on va voir scrogneugneu.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Eh oui, il y a comme un petit souci en République du Bisounoursland ! Il semble que certains, au cœur même du pays, ne veulent plus trop « vivrensemble » et « faire société », selon les expressions simplettes à la mode : certains quartiers dérivent loin des lois du pays, certaines communautés ne veulent plus respecter les us et coutumes de l’habitant séculier.

Bref, il semble qu’il en soit fini de la distribution de petits bonbons républicains et de sucreries sociétales et qu’il faille enfin s’attaquer au problème qui, pour une fois, semble nommé : le séparatisme islamique.

Avec un ennemi identifié aussi clairement que le corset du politiquement correct le permet actuellement quitte à effacer le mot communautarisme pour le remplacer par celui de séparatisme (c’est plus chic, apparemment), le plan d’action s’écrit alors de lui-même et Macron n’a donc eu aucun mal à lancer quelques solides pistes : puisque le séparatisme islamiste nous guette, il nous propose donc petit facepalmd’accroître l’importance de la langue arabe dans les enseignements scolaires, de mieux étudier la richesse de la civilisation musulmane au niveau universitaire, sans oublier bien sûr de créer un « institut scientifique d’islamologie » parce qu’une Hautotorité Islamologique, ça faisait pompeux, et que des plans de bataille sans Comité, sans Commission, sans Hautotorité ou sans la création d’un Bidule Républicain ad hoc, ça fait trop cheap.

… Ah, et n’oublions pas une nouvelle interdiction : celle de l’instruction à domicile, qui sera donc restreinte à des cas très spécifiques. Car en effet, lutter contre les familles qui veulent des enfants éduqués et opérationnels loin de la propagande nationale est aussi une étape indispensable de la lutte contre le séparatisme dont, à la lecture de ces éléments, on commence à comprendre qu’il sert de nouveau prétexte pour restreindre encore la liberté des Français.

Ainsi, comme pour la crise sanitaire qui fut un véritable boulevard pour rouleau-compresser de la liberté avec un enthousiasme à peine caché, le séparatisme joue maintenant le même rôle : surtout, ne laissons pas des familles libres d’instruire leurs enfants comme bon leur semble ! En assimilant dans un geste aussi large que grotesque l’éducation à domicile aux écoles privées coraniques, on parvient ainsi à confondre « instruction parentale » avec « terrorisme à la maison ».

C’était aussi facile que prévisible, et c’est dans la parfaite continuité de ce quinquennat lamentable.

Bref, encore une fois, la compréhension franchement partielle du problème se traduit chez nos gouvernants par une action foutraque voire contre-productive et directement liberticide. Il manquait une taxe et une subvention, mais gageons qu’elles apparaîtront dans les projets de lois qui seront rapidement pondus à la suite de ce moment de bravoure élyséen.

Parce que rendons-nous à l’évidence : tout ceci, c’est du flan, et du flan pas frais de surcroît.

Ainsi donc, on prétend augmenter l’importance de l’arabe à l’école, chose qui pourrait vaguement se discuter s’il y avait une demande de la part d’une majorité de Français (ce n’est pas le cas), mais qui vient complètement en opposition avec l’idée même de ne pas singulariser certains dans le giron républicain : alors qu’on sait pertinemment que le niveau en langue française s’effondre pour tous les élèves, que le niveau de maths devient véritablement préoccupant, on peine à voir la pertinence de cette mesure et pourquoi il ne faudrait pas plutôt renforcer l’apprentissage du français y compris dans les familles ou l’arabe est la langue parlée. Il apparaît en effet que le français reste la langue du pays, et il semble plus que raisonnable de donner un maximum de chance de bien la parler et correctement l’écrire à ceux qui devront s’en servir partout dans le pays pour y vivre décemment.

Pourtant, comme le fait niaisement remarquer Macron avec un petit regard triste, on ne peut pas d’un côté noter l’indépassable « manque de moyen » de l’Éducation nationale lorsqu’elle tente de dispenser une éducation vaguement opérationnelle à ses cohortes de jeunes branleurs, et de l’autre côté vouloir étaler ses maigres moyens sur un peu plus de matières.

Autrement dit, tout ceci revient encore une fois à mettre la charrue avant les bœufs. On s’attendait à quelques mesures fortes et tout ceci n’est qu’une veule succession de propositions électoralistes.

Pire : alors qu’en mars 2019, il semblait impensable de toucher à la loi de 1905 consacrant la séparation de l’Église et de l’État en France, voilà qu’on envisage à nouveau de tripoter ce texte, histoire d’ajouter un peu plus de tubulures chromées et de contorsions législatives à une République déjà largement empêtrée dans ses contradictions : en somme, alors qu’en 1905, la République avait choisi de séparer les affaires religieuses de celles de l’État, Macron imagine qu’on va maintenant devoir adapter la loi à l’Islam, ce qui revient à faire strictement l’inverse du chemin fait alors.

Ce n’est malheureusement pas une erreur d’analyse, ni un égarement de Macron : dans un renversement stupéfiant de responsabilité, son discours montre en effet qu’il considère que c’est la République qui a failli et qu’elle doit donc s’adapter à la nouvelle donne.

Plus fondamentalement, le séparatisme qu’on observe est en réalité la conséquence logique d’un abandon des fonctions régaliennes de l’État suite aux pressions des habituels activistes. Les zones de non-droit ne le sont pas à cause de l’Islam, mais à cause de l’absence de réponse ferme d’un État régalien qui s’est évaporé. Les prêches radicaux perdurent pour exactement la même raison : les lois existent qui les interdisent comme existent les lois qui permettent d’expulser les prédicateurs extrémistes étrangers. Reste à les appliquer, fermement, systématiquement. Ce n’est pas le cas, comme pour une longue liste d’autres dérives lamentables.

En réalité, les problèmes sociétaux existent bien avant d’être exacerbés par la religion dont le rôle ici est de servir de bouclier aux associations, militants et autres propagandistes de l’anti-racisme, l’anti-fascisme et autres fariboles faussement humanistes. Ces problèmes sociétaux existent à cause de la démission complète de l’État qui les a laissés se développer, par l’électoralisme le plus crasse des politiciens du cru, laissant un vide que l’islam a eu d’autant moins de mal à combler qu’il était radical et offrait, lui, une colonne vertébrale idéologique à des individus qui n’en avaient plus.

À force de collectivisme, les politiciens et leur instrument, l’État, ont fusillé la notion de famille (il n’y a plus d’autorité parentale et il n’y a plus aucune autorité sociale qui rappelle les règles de vie en société), ils ont fusillé la notion de responsabilité personnelle (tout pourra être excusé si on tire les bonnes cartes passe-droit, du colonialisme jusqu’à la pauvreté et j’en passe), et ont ainsi créé des individus en mode « victimes permanentes » qui ne savent que couiner pour réclamer le sein de l’État et utiliser ses failles, ses largesses et ses prébendes pour passer de l’usage à l’abus, systématiquement.

En ne s’attaquant absolument pas à la racine du mal, en s’occupant encore une fois des conséquences et en apportant des réponses parfaitement crétines et (pire encore) liberticides à ce problème analysé de travers, Macron signe ici une des étapes les plus catastrophiques de l’effondrement français.

Ce pays est foutu.

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Plein de vélos, d’accidents, de bouchons et de chômeurs

Par h16

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des idées. Plein. Malheureusement, à mesure qu’elles s’accumulent, on se rend compte qu’une majorité d’entre elles sont… pourries.

Et quoi de mieux que la capitale du pays pour illustrer que l’enfer est pavé de bonnes intentions, qu’elles sont glissantes et qu’on y dérape donc facilement au point de se faire mal ?

Prenez l’idée lumineuse qui consiste à remplacer, de force et pas trop doucement, les voitures, les camions et autres camionnettes, par toute une cornucopie de nouveaux moyens rigolos de déplacement, depuis la trottinette électrique jusqu’au monocycle (électrique aussi) en passant par le vélo, éventuellement électrique aussi.

Avant le confinement, on sentait déjà les limites de ce brillant concept, depuis les déboires de la mairie avec le prestataire de bicycles louables jusqu’à la tendance nette à l’augmentation des accidents graves sur ces engins (et, souvent, sous ceux de la municipalité) ; augmentation en 2018, augmentation en 2019 (y compris sur trottinette), augmentation en 2020, la tendance n’était pas bonne.

Le confinement aura été l’occasion de graver les bonnes habitudes dans le marbre : beaucoup de mairies de grandes villes ont profité de l’occasion pour accroître massivement le nombre de pistes cyclables, et la disparition notoire d’une grosse partie des automobilistes a laissé croire que les choses allaient durablement changer en faveur des cyclistes.

Depuis, le constat ne fait plus guère de doute : plus on met de vélos sur les routes, plus il s’en gamelle. Eh oui : avec un vélo, on peut aller du point A au point B, ou à la morgue aussi parfois.

Mais n’oublions pas l’idée initiale : nos villes ne doivent plus devenir des autoroutes à ciel ouvert, et tout devra donc être fait pour, d’une part, rendre la vie des automobilistes impossible et d’autre part, y faire le maximum de place pour les petits pédaleurs.

Reconnaissons au moins aux pouvoirs publics un succès certain dans cette première mission puisque circuler en voiture dans les grandes villes françaises est maintenant devenu un véritable calvaire qui expliquera certainement, dans les décennies à venir, nombre de dépressions, suicides, épuisements et altercations violentes au sein de la société française. Gageons que lorsque des économistes étudieront avec attention la perte de richesse que cette idée aura entraîné, leurs conclusions seront soigneusement cachées devant la hauteur de l’outrage au bon sens et toute la misère engendrée…

D’autant qu’à force d’ajouter des vélos sur des vélos, les bouchons d’automobiles ont petit-à-petit fait place aux bouchons pédaliers dans lesquels il devient difficile, voire dangereux, de se déplacer : victime de son succès, le vélo encombre maintenant une infrastructure citadine qui, malgré les ajouts assez souvent malheureux et pas trop bien conçus, reste sous-dimensionnée pour l’afflux de frétillants pédalomanes…

Cyclistes dont, au passage, on mesurera assez précisément la conversion écologiste lorsque pluie, verglas et froidure seront de retour cet hiver ; il n’est pas invraisemblable d’imaginer que la mauvaise saison arrivée, les grandes villes se dépeupleront un peu de leurs petits pédaleurs qui tenteront alors de retourner aux modes de déplacement plus traditionnels… Pour retrouver des routes largement réduites et donc ultra-encombrées, des rames de métro collées-serrées et des RER aux performances de plus en plus aléatoires.

Certes, on pourra me reprocher de brosser ici un tableau bien pessimiste d’une situation qui ne l’est pas tant. Et ma foi, c’est vrai puisqu’avec ce renouveau du vélo dans nos villes, c’est aussi toute une gamme de nouvelles activités qui a vu le jour, à commencer par une recrudescence des vols en bande organisée, comme a récemment pu le découvrir une équipe de journalistes.

Si, d’un côté, on se rassurera en se disant que ces vols permettent à toute une économie parallèle de se mettre en place et à un nombre important de personnes d’en vivre, sans parler de ceux qui, à l’autre bout du monde (ou de l’autre côté de la Méditerranée, disons) profiteront de l’aubaine que constitue un solide biclou Décathlon, youpi et tant mieux pour les échanges Nord-Sud surtout lorsqu’ils sont sains et basés sur une entente mutuelle ahem broum broum patati patata, d’un autre côté, on ne pourra s’empêcher de noter que notre équipe de journalistes a réalisé en quelques heures un travail que la police, pourtant rémunérée pour ce faire, semble absolument incapable de réaliser.

Mais baste, passons : si les uns et les autres devaient faire correctement leur travail, comment voudriez-vous que la France reste ce bordel désorganisé et coûteux qui attire tant de monde ?

On le comprend : le vélo a envahi les rues des villes de France, pour le plus grand bonheur des écolos, des amoureux de la petite reine et des contempteurs de l’automobile. On devra cependant noter que ce changement profond montre de façon flagrante le décalage de plus en plus pervers entre une petite partie de la population, qui a les moyens de ses ambitions décroissantes et limitatives, qui peut se permettre de pédaler sans être trop chargé pour aller d’un point A en ville à un point B, en ville aussi et pas trop éloigné, et une population qui n’a aucun de ces luxes, doit absolument composer à la fois avec la taxation, les restrictions et les vexations en constante augmentation sur les véhicules motorisés et sur l’impact négatif et grandissant de la première population, pourtant largement minoritaire, sur sa qualité de vie.

Comme, de façon intéressante, la première de ces deux populations vit essentiellement du travail, de la disponibilité et du pouvoir d’achat de la seconde, on comprend intuitivement que ce mouvement général ne pourra pas continuer éternellement, ou en tout cas pas dans ces termes.

À un moment donné, à force de taxes, de bouchons et d’emmerdes invraisemblables, on va arriver à l’épuisement complet des seconds au détriment des premiers. Au paroxysme, nous aurons tout plein de cyclistes, mais ils seront tous chômeurs.

Chemin pour vélo

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La politique française, cet art subtil du recyclage permanent

Par h16

Décidément, le recyclage est partout. De nos jours, on ne peut plus faire un pas sans tomber sur des incitations à ne pas jeter, ou à jeter de façon responsable, ou à trier, ou à récupérer, ou à combattre l’obsolescence pourtant évidemment programmée par des industriels dépourvus de tout sens moral. Le recyclage, c’est tendance, c’est à la mode, c’est aussi écolo que nécessaire, afin, tout le monde le sait, d’avoir une planète plus verte et des élus plus rouges éco-conscients.

Pourtant, tout ne peut pas forcément se recycler.

Cette réalité indépassable n’empêche pourtant pas certains d’essayer avec acharnement, même (et surtout) lorsque cela provoque des dégâts dont ils ne seront, fort heureusement pour leur matricule, jamais tenus responsables.

C’est ainsi que le recyclage est une pratique massivement trans-partisane largement employée dans toute la politique française, pour plusieurs aspects dans lesquels ce ne devrait pourtant surtout pas être le cas.

Il est pour exemple tenu pour acquis que la récupération, c’est très bien, sauf lorsqu’il s’agit d’un fait divers atroce et que la récupération est faite par un parti qui n’a pas prêté allégeance au Camp du Bien. Mais soyons honnête : si la classe politique limitait ses actes de récupération à ce genre de choses, le citoyen ne s’en sortirait pas trop mal.

Malheureusement, là où la récupération politique est mal vue, le recyclage des textes de loi et des concepts législatifs idiots est, lui, parfaitement entré dans les mœurs. Ainsi, un concept, une idée, aussi mauvais soient-ils, ne seront jamais jetés à la poubelle s’ils offrent une possibilité d’imposer une taxe ou une diminution de liberté. Au besoin, ils seront amendés, modifiés, triturés pour pouvoir passer les fourches caudines des médias, des vibrantes associations lucratives sans but, des citoyens conscientisés, des vrais défenseurs des libertés, des lobbys et des différents jeux politiques des deux chambres, mais si une loi permet, à la fin, de récupérer du pouvoir ou du pognon (ou les deux), elle reviendra sans cesse dans le débat, jusqu’à son vote final sous les applaudissements.

On peut ici reparler de la taxe carbone, entrée par la porte, sortie par la fenêtre, à nouveau introduite par la cheminée et qui n’en finit pas de s’insérer dans tous les domaines de la vie courante. À présent campée dans les habitudes, suçant par ci, pompant par là, elle n’est même plus combattue quand bien même elle se traduit très concrètement par des aberrations économiques, du chômage, une baisse de pouvoir d’achat et des dérives écologies évidentes.

On pourrait aussi évoquer l’évasif projet de taxe sur le loyer fictif, plusieurs fois évoqué, et qui, s’il n’a pas encore abouti, finira bien par passer un jour ou l’autre.

Et plus récemment encore, il serait difficile de ne pas revenir sur la loi Avia, du nom de cette député LREM adepte du croque-monsieur et qui se sera brillamment illustrée en plein confinement en tentant de faire revenir de force une de ses esclaves collaboratrices au mépris de la plus élémentaire sécurité.

De façon surprenante, cette loi inique, aussi liberticide que mal écrite, avait été salement retoquée par le Conseil constitutionnel qui avait heureusement jugé l’ensemble du dispositif disproportionné, inadapté et globalement inutile.

Le citoyen naïf pouvait souffler. Le vigilant savait déjà qu’il n’était question que de temps avant que ce camouflet infligé pourtant à raison à la législature Macron ne soit recyclé avec conviction : ça n’a pas loupé puisque le gouvernement français, la chaleur de la claque cuisante encore sensible sur ses fesses trop joufflues, vient de pousser le même concept auprès de la Commission européenne. Puisque ça n’a pas marché au niveau français, vite, vite, tentons l’échelon supérieur : comme l’explique La Quadrature du net, voilà que le gouvernement français demande à présent une nouvelle loi européenne pour « contraindre les plateformes à retirer promptement les contenus manifestement illicites » via « des obligations de moyens sous le contrôle d’un régulateur indépendant qui définirait des recommandations contraignantes relatives à ces obligations et sanctionnerait les éventuels manquements ».

Eh oui : le Camp du Bien aime autant la censure que le recyclage…

Recyclage qui s’étend d’ailleurs aux politiciens eux-mêmes : un type ou une péronnelle (pas de sexisme : en politique, les femmes sont aussi incompétentes et destructrices que les hommes) qui s’est fait jeter par les citoyens, qui a accumulé les pires casseroles, qui devrait normalement au mieux terminer clodo sous un pont après avoir ruiné tant de vies en plus des comptes de la nation, ou au pire pendu en place publique vu les crimes perpétrés, eh bien ça se recycle aussi !

Car oui, en politique, on n’est jamais totalement cramé, même après les pires casseroles : Fabius, Juppé, et tant d’autres pourtant condamnés, sévissent encore tant en politique que sur d’obséquieux plateaux médiatiques.

Parfois, il faudra créer de toutes pièces des Commissions, Comité, Hautotorités et postes rutilants qui n’existaient pas (avec par exemple au milieu de tant d’autres, celui d’ambassadeur des Pôles, créé spécialement pour Rocard par Sarkozy et qui aura permis un recasage de l’improbable Ségolène Royal), mais on saura toujours trouver un petit abri pour les temps difficiles.

C’est probablement ce qui s’est passé avec les clowns de LREM qui viennent de créer une nouvelle Commission afin d’y placer des cracheurs de feu d’injonctions gouvernementales, des jongleurs avec des ballons la réalité, des joueurs de pipeau législatif : voilà une excellente occasion d’occuper les bras cassés du consternant parti présidentiel en leur donnant quelques tâches idiotes mobilisant leur créativité de façon moins visible qu’à l’Assemblée.

Ceci permettra peut-être de faire oublier les contre-performances olympiques de Sibeth Ndiaye, bien évidemment embrigadée dans cette grotesquerie, alors que la période de confinement avait surtout permis de mesurer l’invraisemblable étendue de sa nullité…

Au contraire de matières nobles (verre, aluminium, acier, etc.) dont le recyclage permet de valoriser facilement des ressources intéressantes tout en limitant les dépenses énergétiques, le recyclage des textes législatifs foireux et des personnels politiques encore plus foireux comporte de nombreux problèmes : au contraire du recyclage noble, le recyclage politique français ajoute au résultat final des paquets invraisemblables de grosses impuretés crades, coûte bien plus d’énergie à tout le monde qu’un abandon pur et simple (même en rase campagne).

Pire encore, ce recyclage donne un exemple absolument désastreux en montrant que la médiocrité et l’incompétence finissent par payer ce qui, normalement, devrait être l’antithèse d’une gestion correcte.

Le recyclage c’est bien, mais le recyclage politique, ça craint.

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Seine-Saint-Denis : derrière une prime, l’ensauvagement et le séparatisme

Par h16

Ce n’est pas parce que la France est sur la paille, que sa dette crève tous les plafonds dans une décontraction déconcertante du gouvernement qu’il faudrait pour autant refermer les robinets à argent gratuit des autres. La distribution peut donc continuer joyeusement. Voire s’accélérer, comme en Seine-Saint-Denis par exemple.

On apprenait en effet il y a presque un an par la voix du premier ministre de l’époque, un certain Édouard, épicier spécialiste du hard discount sur les principes républicains, que l’État allait s’engager à verser une solide prime à certains de ses agents restés au moins cinq ans en Seine-Saint-Denis : afin de pérenniser les fonctionnaires sur place, les autorités ont en effet trouvé judicieux d’octroyer jusqu’à 10.000€ de « prime de fidélité » pour ceux de ses agents qui resteraient dans le département cinq ans et plus.

Or, c’est à l’occasion du déplacement à Bobigny de l’actuel premier ministre, un type un peu falot avec un nom d’huile pour moteur, qu’il a été confirmé le versement de cette prime, dès le 1er octobre prochain, aux agents qui répondaient aux critères d’attribution. Il apparaît en effet qu’un tiers des magistrats et plus de 60% des enseignants doivent être renouvelé chaque année en Seine-Saint-Denis, ce département n’arrivant apparemment pas à retenir les bonnes volontés très longtemps.

Cette intéressante nouvelle nous permet au passage d’apprendre deux choses qui, bien sûr, ne sont pas mentionnées dans les petits articulets qui l’évoquent sans trop y toucher.

D’une part, il y aurait dans certains départements un taux d’attrition particulièrement élevé chez les agents de l’État au point qu’on en vienne à distribuer de solides primes pour y rester : serait-ce à dire que certaines zones de France sont à ce point si peu attractives qu’elles en font fuir les éléments les plus capables ?

Pourtant, ce département fait assurément partie d’un des plus vibrants d’activités hétéroclites de notre beau pays, au multiculturalisme pétillant, connu du monde entier. Peut-être est-ce cette activité débordante, ces festivités quasi-permanentes, cette ambiance quelque peu survoltée et cette population décidément très … jeune qui finit par user la bonne santé et la détermination des fonctionnaires qui y sont assignés ?

Ou peut-être cette ambiance masque-t-elle mal quelques incivilités un peu trop prononcées, des petits dérapages citoyens un peu trop festifs, une délinquance voire une criminalité un tantinet trop présentes ? Irait-on jusqu’à dire que ces agents, lassés de gérer un véritable torrent de boue avec les moyens du bords et, surtout, une parfaite et totale déresponsabilisation d’absolument toute la hiérarchie républicaine, s’enfuient dès qu’ils le peuvent d’un département qui, chaque jour qui passe, sombre dans cet ensauvagement que le Camp du Bien a rapidement qualifié de mythe avant de l’attribuer à une extrême-droite coupable de tous les maux ?

Non, cela ne peut pas être cette explication, tant tout le monde sait que ces dérives n’existent pas, ni en France en général, ni en Seine-Saint-Denis en particulier.

Alors pourquoi diable ?

Pourquoi les magistrats, les policiers, le personnel hospitalier et les enseignants semblent fuir cette zone qui a pourtant tout pour plaire depuis une infrastructure de transports en commun rivalisant avec la capitale, jusqu’aux loyers modérés bien qu’à proximité géographique de Paris, Ville Lumière d’art et de culture resplendissante n’est-ce-pas…

En outre, la Seine-Saint-Denis n’est-elle pas l’un des départements les plus dotés en équipements culturels et sportifs, tant les politiques de la ville et autres déversement d’argent public y ont été ultra-généreux ces 40 dernières années ? Le 93 n’est-il pas de surcroît ce bastion de la gauche la plus à gauche, celle qui, sans conteste au moins sur le papier, se présente comme vraiment à l’écoute du peuple et superbement syntonisée avec ses besoins au point de toujours œuvrer pour lui ?

Rien que cette dernière raison devrait par exemple achever de convaincre les hussards noirs de la République de s’y précipiter. Pourtant, il n’en est rien. C’est vraiment surprenant.

On se demande vraiment pourquoi il n’y a pas plus de bousculade d’agents dans ce département devant tous ces atouts ! Si l’on y ajoute maintenant cette solide prime, on se demande si le gouvernement ne vient pas là de valoriser assez concrètement l’étendue du problème, en estimant à plus d’un mois de salaire net par an, pendant 5 ans, le fait d’aller dans le 93 plutôt que dans la Creuse (aussi pauvre, au passage, mais peut-être trop calme ?)…

D’autre part, le versement de cette prime nous permet d’apprendre une autre chose.

Ainsi donc, par essence, 15 millions d’euros seront consacrés tous les ans à primer indemniser des individus pour rester en Seine-Saint-Denis… En somme, c’est exactement à l’image de ces indemnités qu’on verse à ces fonctionnaires qu’on doit envoyer à l’autre bout du monde dans ces petits bouts lointains de la République. Ou, de la même façon, à cette « prime d’OPEX » que les militaires touchent lorsqu’ils sont à courir loin de leur caserne pour défendre le drapeau, la veuve, l’orphelin ou les intérêts plus ou moins clairs de notre Grande Et Belle République Une et Moyennement Indivisible Mais Tout De Même.

De ce point de vue, il ne semble donc pas complètement idiot de considérer que ce département devient, à l’instar de certaines îles lointaines où la présence des administrations françaises est jugé indispensable, des petits bouts de notre République détachée dans des zones inhospitalières et que les agents qui y officient y soient traités quasiment comme des expatriés ou des militaires en opération, et qu’ils doivent en tout cas être indemnisés pour le bel esprit de sacrifice qu’ils démontrent en acceptant d’y aller (et d’y purger cinq longues années).

Oui, vous l’avez compris : avec le versement de cette prime, maintenant officialisée et qui commencera à tomber dans quelques mois pour les heureux fonctionnaires présents depuis cinq ans sur place, le gouvernement officialise en creux cette notion de « séparatisme », attribuant à ce département un statut clairement séparé de ses petits camarades métropolitains.

Lorsqu’on se rappelle qu’en parallèle, rien n’est fondamentalement changé ni dans les politiques régaliennes, ni dans les hiérarchies et les décisions politiques, tout ceci sent à la fois l’efficacité et la solide maîtrise du problème.

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Immobilier : la délicate séquestration de la caution…

Par h16

Un texte de Nafy-Nathalie et h16

Il y avait longtemps que l’État ne s’était pas mêlé d’immobilier. Heureusement, youpi, un nouveau projet de loi vient de voir le jour. Pas de doute : quand il s’agit d’inventer des mesures pour développer des rapports plus harmonieux entre les vilains propriétaires qui refusent de louer leurs logements et les gentils locataires ont du mal à se loger, l’État a de la ressource : la nôtre.

Selon le principe que si cela ne marche pas, c’est forcément qu’on n’a pas essayé assez fort, l’ambition de l’État reste donc de développer des rapports « équilibrés » et « conformes à l’intérêt général » du parc locatif privé : comme les lois précédentes ont déséquilibré les relations entre les locataires et les propriétaires, on va en introduire de nouvelles et ça va marcher. Forcément.

Sans surprise, l’État revient donc occuper le devant de la scène avec la loi du député Nogal, qui vient de pondre 37 propositions dans un dodu rapport. Cette loi proposée le 14 janvier dernier, qui devrait probablement être adoptée, tourne autour de trois mesures phares, dont notamment la mise sous séquestre du dépôt de garantie qui est versé par le locataire au propriétaire, au moment de la signature du bail.

Nous aurons l’occasion de revenir sur les deux autres propositions, mais cette mise sous séquestre promet déjà un fort taux de croustillance.

Un seul intermédiaire pour tous les gérer

Normalement, le dépôt de garantie doit être restitué au plus tard dans les 2 mois qui suivent le départ du locataire déduction faite des éventuels travaux de remise en état. Or, le député Nogal note :

« 65% des actions en justice engagées par les locataires portent sur la non-restitution du dépôt de garantie. Par crainte de se voir privés de cette somme à la sortie de la location, les locataires font le choix de plus en plus fréquent de ne pas payer le dernier mois de loyer, privant dans les faits les propriétaires de toute garantie. »

65% ? Diable ! Les chiffres du ministère de la justice évoquent ici 7018 affaires dans un rapport de 2017… En face des 35 millions de logements loués en France, ces 7000 affaires justifient-elles une nouvelle loi et toutes les ressources financières et intellectuelles qui y seront consacrées ?

Le député motive cependant sa production législative en arguant du bénéfice de cette loi tant pour les locataires que pour les propriétaires, celle-ci réduisant considérablement la méfiance entre les deux parties dès lors qu’on applique une méthode qu’on retrouve chez nos voisins anglais ou belges : le dépôt de garantie sera séquestré chez un professionnel agréé jusqu’à la fin de la location, et sera reversé au locataire ou au bailleur, selon le cas, après accord ou décision de justice.

En somme, pour éviter un contentieux en cas de désaccord, la nouvelle loi prévoit de trancher les désaccords par contentieux. Malin.

Malgré tout, notons qu’une récente étude de SeLoger (décembre 2019), 60 % des locataires seraient favorables à cette consignation. Le rapport répondrait donc parfaitement à leur attente.

Manque de pot, c’est plus compliqué pour les propriétaires : selon une enquête menée fin 2019 auprès des bailleurs, 95% y seraient opposés comme le rappelle l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) qui refuse donc cette séquestration des dépôts de garantie plutôt considérée comme une confiscation.

En outre, le rapport comporte un autre écueil : définir un organisme tiers n’est pas simple.

Ainsi, la Caisse des Dépôts et Consignation (à laquelle le député pensait) a indiqué ne pas pouvoir recevoir ces fonds. Quant à l’ANIL, qui avait postulé, elle n’a pas été retenue.

Finalement, le député a revu sa copie et considéré que les administrateurs de biens, qui remplissent déjà ce rôle de manière traditionnelle, pourraient convenir : ils ont déjà les assurances financières et la responsabilité civile pour cela et sont régulièrement contrôlés par leurs caisses de garantie. Pourquoi dans ce cas déléguer cette mission à un autre organisme ? Cela n’a pas de sens et notre sémillant député a fini par le réaliser : ce que les professionnels font déjà parfaitement dans un cadre légal, ils peuvent continuer à le faire finalement puisque, malgré ses efforts, il n’a pas trouvé de solution pour le leur retirer.

De façon intéressante, on note au passage que 39% des locataires interrogés par l’étude de Seloger attendent aussi une défense juridique des professionnels de l’immobilier en cas de litige, montrant ainsi qu’ils n’ont pas compris que leurs dépôts de garantie seront en réalité consignés chez les représentants des propriétaires.

Malgré tout, pour Jean-Marc Torrollion, le président de la Fédération nationale de l’immobilier, « la séquestration des dépôts de garantie par les professionnels, pour les biens en gestion intermédiée ou de particulier à particulier, est un gage de sérieux et de garantie pour les propriétaires bailleurs ».

Cependant, pour Corinne Jolly, présidente du site de vente de Particulier à Particulier, il est nécessaire de s’opposer à ce projet de loi, puisque selon elle, deux tiers des Français ont choisi de louer de particulier à particulier, et ils ne veulent pas qu’on leur impose de passer par un intermédiaire qu’il faudra certainement rémunérer pour le service d’une manière ou d’une autre.

On le voit : ce n’est simple ni chez les particuliers, ni chez les professionnels.

Plusieurs questions se posent

Ainsi, qu’en est-il d’un éventuel conflit d’intérêt du professionnel, devenu arbitre par la force des choses (puisqu’il consigne les fonds et les restitue à la fin du bail si accord), et qui est en même temps mandataire du propriétaire et rémunéré par lui.. Comment s’assurer alors de sa neutralité ?

Avec ce nouveau rôle, les professionnels devront jouer un rôle de conseil, d’accompagnement et de conciliation dans les conflits entre propriétaires et locataires et parfois pour des mandats qu’ils ne gèrent pas forcément : ceci suppose du temps, d’engager leur responsabilité, le tout a priori sans rémunération puisque ce service est censé être gratuit…

Et à mesure que les fonds séquestrés seront plus importants, qui paiera la hausse des prix des garanties financières du professionnel ? Selon toute vraisemblance, il est probable qu’il devra – comme le font avocats et huissiers – se rémunérer sur les intérêts produits par les sommes séquestrées. Comment garantir alors des délais de restitutions aussi courts que possibles alors que l’intérêt bien compris consiste dans ce cas à allonger ces délais ?

En outre, lorsque le bail est signé entre particuliers, le locataire devra choisir le professionnel pour son séquestre de garantie. Ces administrateurs de biens devront-ils donc proposer cette prestation sans frais à des personnes extérieures à leur clientèle ? Que se passera-t-il si un locataire ne trouve pas d’administrateur pour recevoir les fonds ? L’État les forcera-t-il d’une manière ou d’une autre à les recevoir ?

Le député Nogal aurait pu mieux examiner les bonnes pratiques de nos voisins et s’inspirer un peu plus de celles de nos amis belges, par exemple : chez eux, les locataires séquestrent le dépôt de garantie auprès de leur propre banque qui le répartit à la fin du bail, sur présentation d’un papier co-signé par les deux parties. Le locataire garde les intérêts s’il y en a. La solution aurait été simple et rapide à mettre en place, les banques proposant déjà des garanties pour les loyers impayés. Mais en Socialie Triomphante, rien ne peut être simple.

En outre, quel aurait été l’intérêt de l’État dans de la simplicité ? On comprend en effet que l’accumulation de ces sommes séquestrées dans les « solutions » de notre député permettrait à l’État de mettre la main (au moins temporairement) sur des sommes potentiellement importantes, sans avoir à les collecter, et d’en imposer les intérêts, de façon totalement « transparente » pour les particuliers.

Et en cette période de disette économique, un tel gâteau est très tentant.

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Incendies californiens : encore un coup du Grand Réchauffement !

Par h16

Comme si l’épidémie de covid ne suffisait pas, voilà à présent l’Amérique touchée à la fois par de solides intempéries sur la côte est, et des incendies ravageurs sur la côte ouest. Bien sûr, ce n’est pas encore officiellement la faute du président Trump (bien qu’on soupçonne qu’il ait évidemment un fort rôle dans ces horribles événements), mais c’est déjà, forcément, l’une des conséquences du réchauffement climatique. Forcément.

Pour tous ceux qui savent bien que l’Homme est le responsable de tout ce qui va mal dans ce monde, il ne fait bien sûr aucun doute que le réchauffement climatique est à la base de cet abominable phénomène de feux massifs dans la Californie démocrate américaine. Le Monde, journal d’excellence jamais en retard d’une information précise, pointue et solidement fact-checkée, nous l’explique d’ailleurs doctement en quelques lignes :

Les feux qui se multiplient à travers la planète sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du changement climatique : augmentation de la température et baisse des précipitations notamment.

C’est d’une logique implacable : comme l’Homme pollue, forcément, il fait plus chaud. Forcément. Et comme il fait plus chaud, forcément, il pleut moins. Comme il pleut moins, forcément, c’est plus sec. Comme c’est plus sec, forcément, ça s’enflamme mieux. C’est à la fois indépassable et à la portée d’un enfant de 5 ans, ce qui correspond d’ailleurs pile-poil à ce que les journalistes de la presse grand public visent directement avec leur production.

Dès lors, imaginer que ces feux de forêt de la côte ouest américaine ne sont pas reliés, d’une façon ou d’une autre, au dérèglement climatique, c’est sombrer dans un conspirationnisme qui, d’ailleurs, ne rebute pas Donald Trump qui ose ainsi prétendre qu’ils seraient davantage dûs à une « mauvaise gestion forestière ».

Cette explication est honteuse. Car oui, il est vraiment honteux de rappeler que cette région a un climat de type méditerranéen doublé de périodes de foehn (ici, des vents secs et chauds de Santa Ana) et qu’il faut en conséquence avoir une politique de prévention des incendies adaptée au climat de la région. Rappeler ceci, c’est faire le jeu du Rassemblement National capitalisme destructeur d’environnement !

De la même façon, il serait contre-productif de voir dans ces récents épisodes pyrogéniques un quelconque lien, même ténu, avec des événements particulièrement secs, comme « La Niña », qui affectent un peu trop commodément cette partie du Pacifique comme en atteste assez stérilement le Climate Prediction Center dont on se doute qu’il roule un petit peu trop pour Trump, à l’évidence. Et puis à la limite, tenir compte de ces phénomènes cycliques serait assez probablement faire le jeu des fachistes du turbolibéralisme carbopollueur !

De même, est-il vraiment pertinent de rappeler que, dans le budget fédéral de prévention des incendies, le travail de débroussaillage des forêt fédérales a été supprimé il y a de nombreuses années ? Est-il utile, pertinent même, de lourdement rappeler que certains États de la région ne font pas leur travail préventif ? Bien sûr que non puisque ces causes sont directement imputables aux administrations et aux décisions politiques. Et chacun sait (ou doit savoir) que les décisions politiques, toujours prises en concertation avec les citoyens et en accord avec les promesses électorales, aboutissent forcément à des actions positives et efficaces.

Ainsi, au contraire des autres activités humaines qui, polluantes, font grimper les températures, diminuent les précipitations et provoquent des catastrophes depuis ces incendies jusqu’à l’élection de gens pas comme il faut à des postes importants, l’évaporation des budgets de débroussaillage et le jmenfoutisme fédéral ne doivent pas être évoqués tant il est clair que ceci reviendrait à faire de la propagande néolibérale anti-gouvernement. Ce qui serait pro-Trump, voire fasciste, rappelons-le.

Enfin, compte-tenu du contexte californien où les énergies renouvelables ont enfin une part importante de la production électrique, il semble assez inopportun d’évoquer l’état de délabrement des infrastructures électriques de la région. Le sujet ne sera donc pas abordé et sera même cancelled écarté pour ne pas trigger déclencher d’émotions trop vives chez certaines personnes sensibles.

Il faut se rendre à l’évidence : l’homme est mauvais par nature, il rote, il pète, il se gratte le nez en remettant ensuite son masque avec ses doigts pleins de germes, et c’est lui qui, en polluant, en rejetant tout ce CO2, est responsable des feux de forêt californiens.

Oui, c’est indubitablement le réchauffement climatique et son porte-parole quasi-officiel, Donald Trump, qui sont responsables de ces incendies massifs de la côte ouest américaine. Ces feux n’ont rien à voir avec l’arrivée massive de citadins incultes des choses de la campagne, fuyant les villes invivables à force d’écologisme de combat, s’installant dans ces régions très sèches et qui tentent parfois d’intéressantes expériences.

Non, il faut se faire une raison : si tout ceci arrive, maintenant, alors que des élections américaines approchent, que la planète traverse une phase difficile sur le plan sanitaire et sur le plan économique, c’est évidemment parce que Gaïa a décidé de nous envoyer un message.

Et de la même façon que Greta, exhortant une salle vide, nous a fait prendre conscience de Notre Grande Culpabilité Dans La Mort De La Nature Et Des Ours Et Des Oiseaux Et Des Pandas, la pandémie, les feux de forêts, les inondations et les articles à ouverture facile qui refusent de s’ouvrir facilement sont, tous, autant de messages que la Nature nous adresse pour dire « Bon, ça va, là, ça suffit, il faut décroître un bon coup ».

C’est pourtant évident, saperlipopette !

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La loi inique permettant les squats n’est toujours pas abrogée

Par h16

La France est une démocratie, elle respecte les droits de l’Homme et notamment la propriété individuelle reconnue par l’Article 2 de la Déclaration correspondante. Certes. Mais la République du Bisounoursland reste cependant une Socialie Triomphante en vertu de laquelle, ce qui est à l’État est à l’État (à commencer par votre salaire dont il consent à vous laisser une partie) et ce qui est à vous est, disons, ouvert à négociation.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

C’est donc régulièrement, au détour de quelques faits divers sordides, que certains Français feignent d’apprendre que leur bien immobilier est, pour la Justice et la police française, un objet de droit mal identifié au sujet duquel un flou juridique certain s’est installé depuis quelques années.

Il y a quelques semaines, certains citoyens semblaient tout outrés en découvrant la mésaventure lamentable subie par deux retraités dans les Alpes-Maritimes qui découvraient leur résidence secondaire envahie par une famille devenue résidente sans le moindre droit ni titre, impossible à expulser devant une justice et une police rigoureusement inutiles. Par un heureux coup du sort (et quelques uns portés par le mari sur sa femme), on apprendra ensuite qu’un différend familial permettra d’envoyer le père au frais et la mère en foyer, péripétie qui autorisera les propriétaires légitimes à récupérer leur bien complètement saccagé par les parasites jusque là indélogeables.

Ces dernières jours, c’est une nouvelle affaire qui alimente la même chronique (en réalité déjà grosse de douzaines d’affaires de ce genre, parfois relatées dans ces mêmes colonnes) : une habitation dans la Nièvre se trouve à son tour occupée par une joyeuse bande de cancrelats dont les connaissances juridiques et une souplesse véritablement olympique avec la moralité leur permettent de parader, toujours sans droit ni titre et sans que les forces de l’ordre ni la justice ne puisse y mettre de l’ordre.

Fait intéressant : la multiplication des cas semblent rendre quelque peu nerveux l’édile du coin, un certain Didier Bourlon, qui explique avoir « peur que quelqu’un aille dans la maison et les fasse sortir de force, voire avec violence ».

Pensez donc ! De la violence, en France ?! Mais enfin, la République du Bisounoursland ne peut l’accepter, et en tout cas certainement pas lorsqu’il s’agit de gens bien comme il faut qui entendraient protéger leurs biens et leur propriété privée. Soit, il y a des cas où la police et la gendarmerie sauront ne pas intervenir lorsqu’une troupe de joyeux drilles parviennent à expulser des squatteurs (mais peut-être certains paramètres expliquent à eux seuls l’absence de réaction des forces de l’ordre dans ce cas, allez savoir)…

Force restera donc à la loi, même quand elle n’en a aucune et qu’elle est grossièrement détournée par des racailles, des associations soi-disant humanistes, des magistrats douillettement ou trop facilement complice et des forces de l’ordre diluées dans des hectolitres de cerfas.

En réalité, c’est un problème qui ne date pas d’hier puisqu’il est lié à une loi qui fut introduite en 1991 (l’article 61 de la loi du 9 juillet 1991) et qui a depuis largement vicié tout le droit à la propriété privée en France : cette loi scélérate, sous l’habituel couvert de bonnes intentions sirupeuses propres à ce gauchisme français qui détruit toute la société depuis plusieurs décennies maintenant, a introduit la nécessité d’une décision de justice pour expulser les occupants d’un logement, quel que soit leur titre d’occupation (ou l’absence de titre).

Cette disposition a très rapidement ouvert une brêche énorme dans le droit de propriété, dans laquelle se sont depuis engouffrés toute une coterie de coquins et de copains et autres associations soi-disant humanistes qui disposent maintenant d’un véritable arsenal législatif largement à leur avantage, rendant les positions des squatteurs inexpugnables suffisamment longtemps pour que le préjudice au propriétaire légitime soit énorme.

Depuis 1991, de rares esquisses de révision de cette loi furent tentées ; saluons le ratage de 2010 où les parlementaires avaient réussi à faire modifier la loi en redonnant un peu de marge de manoeuvre au propriétaire, pour voir malheureusement ces changements purement et simplement supprimés par les sénateurs communistes (quelle surprise !)… Mais au final, cette loi a, de majorité en majorité, toujours tenu bon depuis maintenant près de 30 ans, pour le plus grand bonheur des squatteurs et le malheur des propriétaires concernés, tous de la classe moyenne que la République a toujours su considérer comme un confortable paillasson ; par contraste à cette classe moyenne, on pourra d’ailleurs essayer d’aller squatter des résidences secondaires de célébrités (celles qui appellent bruyamment à l’accueil de toute la misère du monde, par exemple, mais jamais chez elles) ou de personnes ayant l’oreille du gouvernement, de la justice ou de la police, pour constater alors leur efficacité redoutable à faire revenir les choses dans leur ordre naturel…

Ici, on doit comprendre que ces affaires, ces faits divers scandaleux continueront de s’accumuler, nonobstant les petits bricolages actuels vantés par les habituels clowns gouvernementaux et dont on sait déjà qu’ils ne changeront rien à la déliquescence actuelle.

Et cela continuera ainsi car en trente ans s’est véritablement organisé toute une économie, une vie parallèle à toute légitimité, tout respect des droits fondamentaux des individus, que cette économie ne doit pas être trop perturbée au risque de briser sinon un vivrensemble, au moins un survivracôté encore suffisamment calme, et surtout que des dizaines de milliers d’individus, d’associations et de sociétés ayant pignon sur rue profitent maintenant directement de cet état de fait.

Cette loi de 1991, l’accumulation de principes gauchistes qui minent l’interprétation pourtant simple de « domicile », les décisions lamentables de la parodie de justice française en la matière ont, toutes, participé à éroder durablement le droit de propriété en France.

Mais est-ce vraiment étonnant dans le pays qui se gargarise tant des Droits de l’Homme ou n’est-ce pas plutôt l’illustration parfaite de toute l’hypocrisie de ses institutions ?

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C’est dans le besoin qu’on reconnaît ces Amish

Par h16

Grosse déception pour les citoyens totalement tirés au hasard dans le cadre de la Convention Climat Pour La Taxe, les Obligations, les Interdictions et les Bisous : le déploiement de la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile va finalement avoir lieu en France, malgré les efforts déployés pour sinon l’interdire, au moins la parer de tous les maux.

Dans les rangs de nos citoyens supayr-représentatifs de la société française où, hasard statistique étonnant, l’amour écologistoïde de la nature y est en proportion inverse des scores électoraux des verdolâtres, la consternation est totale : pourtant, c’était bien clair pour tous qu’on ferait des knackis aurait droit à une vraie politique écolo solidement ancrée dans le réel naturophile des citadins, saperlipopette !

Or, voilà-t-y pas que, lors d’un discours devant des entreprises du numérique à l’Élysée le 14 septembre, le président Macron a froidement douché les ardeurs de ces citoyens et des inévitables élus de gauche et autres écologistes qui avaient exhorté le gouvernement, quelques heures auparavant, à décider d’un moratoire sur le déploiement de la 5G, parce que, pardi, elle « va exponentiellement accélérer l’exploitation de ressources naturelles non renouvelables, la pollution due à l’extraction des métaux rares, et la génération de quantité de déchet pas ou peu recyclable » en plus de déclencher la peste, le choléra et la covid.

En effet, malgré ces arguments pourtant ciselés au coin du bon sens écologique de la plus sympathique des régressions décroissantiste, le chef de l’État a tout de même trouvé le toupet de confirmer le tournant du pays dans la voie numérique et donc d’encourager le déploiement de cette abominaffreuse 5G aux maux sans cesse grandissants. Pire, ce faisant, l’impétrant freluquet a même trouvé le moyen d’ironiser sur ceux qui préféreraient «le modèle amish» et le «retour à la lampe à huile».

Diable ! L’affront a été particulièrement mal pris par nos citoyens conventionnés et nos élus néo-collectivistes qui n’entendent pas se voir ainsi affublés de ce sobriquet sans réagir, quitte à s’approprier les Amish s’il le faut à coup de hashtag #JeSuisAmish sur twitter et par le truchement niaiseux de « manifestations » à huit ou neuf devant l’Élysée, toutes bougies sorties.

Et notre collectif d’éco-conscientisés faiblement carbonés rouspète d’autant plus fort que l’engagement à ce moratoire sur la 5G semblait inscrit dans les douzaines d’interdictions, de taxations, d’obligations et de vexations issues de leur Convention partisane !

Sapristi, si maintenant, le monde politique ne respecte plus ses promesses, mais où va-t-on, mes petits Amish, où va-t-on ? On commence comme ça, puis ensuite, on piétine la démocratie, on piétonne les centre-villes et on en finit une fois pour toute avec ce que le peuple pourrait vouloir ! Quelle perspective abominable, quelle horreur !

Cependant, au-delà même de la stupéfaction qui emplit ainsi le petit cœur tendre de nos fragiles écolos à l’hyperélectrosensibilité surdéveloppée, force est de constater que cette nouvelle passe d’armes entre l’engeance verte d’un côté et le chef de l’État et tout son gouvernement de l’autre illustre une nouvelle fois l’échec patent de la politique macronienne du « en-même temps » : brandissant son plus beau sourire pepsodent pour lancer la Convention citoyenne et se faire le plus écolo des présidents, le voilà obligé de renvoyer ces mêmes écolos dans leur pré (pour y chercher un proverbial bonheur champêtre) lorsque la triste réalité économique le rattrape quelques mois plus tard, et de jouer à présent la partition au moins aussi artificielle du président le plus technophile des technophiles dans une starteup-néchion à laquelle peu croient encore.

Eh oui : encore une fois, la culture du consensus bureaucratique obtenu au travers des habituelles tubulures chromées que sont les Comités, les Hautotorités, les Conventions ou les Commissions, ne permet guère de prendre des décisions, qu’elles soient courageuses ou simplement idiotes. En réalité, la culture du « en même temps » aboutit essentiellement à un immobilisme, ce même immobilisme qui a caractérisé Chirac, paralysé Sarkozy et douillettement contenté Hollande sur leurs mandats respectifs… Avec pour résultat le reste du monde qui, 20 ans plus avancé que la France, la regarde coincée à l’orée du XXIème siècle et qui semble à présent résolue à retourner au XXème.

Certes oui, la saillie de Macron est amusante en ce qu’elle rappelle utilement que les petits couinements de ces « écolos » ne sont que les sempiternelles complaintes des vendeurs d’apocalypse technologique et des technophobes sentencieux et moralisateurs du moment.

Mais cette expression occulte aussi le retard de plus en plus inquiétant que prend le pays dans tous les domaines de l’innovation, depuis son « principe de précaution » débile jusqu’à ses faucheurs volontaires en passant par les douzaines de néocollectivistes croyant inventer une formule de kolkhozes qui, cette fois-ci, fonctionneront au top.

Parce qu’on est en droit de se demander à quoi pensent ces élus, à quoi pensent ces « citoyens » conscientisés lorsqu’ils réclament ce moratoire : estiment-ils que tous les autres pays, qui suivent le chemin exactement inverse et s’emploient actuellement à déployer la 5G partout dans le monde, sont constitués d’idiots, de gouvernements assassins, de technophiles enragés et de destructeurs de l’environnement détendus de la radiation mortelle ?

La question n’est pas anodine, surtout lorsqu’on regarde l’état des lieux du déploiement de la 5G en France comparé au reste du monde :

Devant telle carte, difficile d’imaginer que l’Hexagone a obstinément raison et les 7 autres milliards d’humains se fourrent l’antenne 5G dans l’œil. Difficile d’imaginer que les citoyens des autres pays se sont tous faits berner, que les avantages qu’on décrit de la technologie en question ne sont que poudre aux yeux, et qu’en revanche, les zabominables zimpacts environnementaux ou sanitaires provoqués par ces ondes sont, eux, aussi probables qu’une grève de la SNCF en septembre…

Le fait est que la France prend encore du retard sur le reste des pays développés, que sa bureaucratie morbidement obèse est en train de l’achever à coup de cerfas derrière la nuque, et le fait est que les protestations grotesques de ces enfants gâtés avec beaucoup trop de temps libre vont, dans les prochaines années, se traduire par encore plus de chômage, d’assistanat et de misère : à la fin, les Français vont progressivement tous se retrouver Amish par la force des choses.

Et pendant ce temps, à Shanghaï…

Top story today @RestitutorOrien: 'Chine: Le port de Shanghaï entièrement automatisé grâce notamment à la 5G. Les systèmes robotiques fonctionnant 24h/24, 7j/7 avec un rendement très élevé. ' pic.twitter.com/prgGw6NfPN, see more https://t.co/Q12gOOlQF2

— Jérôme MONANGE (@JeromeMONANGE) August 29, 2020

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Lutter contre la fraude sociale ? Par la délation, bien sûr !

Par h16

J’en faisais mention dernièrement et la chose est maintenant à peu près connue, même si elle n’est que chuchotée dans les rédactions et sous les ors d’une République qui, au fond, s’en tamponne complètement : la fraude sociale est un vrai phénomène d’ampleur et la gestion des cotisations sociales par les institutions dédiées n’est qu’un immense foutoir où s’empilent complexités bureaucratiques, magouilles, coulage et opacités réglementaires épiques.

Pire : il semble même que la notion de contrôle des deniers publics dans le domaine social soit une aimable plaisanterie où l’approximation s’y dispute avec l’impérieuse nécessité d’un #PasDeVague, cette méthode autorisant des carrières pépères aux responsables et autres chefaillons des entités en charge de la manne sociale française.

Le constat est rude : les cas de fraudes se multiplient. Les erreurs des caisses s’accumulent, soit qu’elles tapent, pinaillent et enquiquinent avec ferveur les ayants-droits pourtant légitimes, soit lorsqu’elles oublient de contrôler, vérifier et sanctionner ceux qui ne le sont pas.

En pratique, tout montre que les douzaines d’organismes de recouvrement et de distribution des largesses sociales françaises ne disposent pas des moyens de contrôles qu’il serait normal de trouver pour les montants et le nombre de cotisants dont elles sont responsables.

Ah, sacré « manque de moyen » sur lequel harpent et harperont encore les syndicats collectivistes du pays… Et ce, même si les effectifs de ces usines à gaz tiède ne font qu’augmenter. Même si les enquêtes répétées de la Cour des comptes et des Parlementaires qui s’y frottent montrent tout autre chose : désorganisation chronique, résistance au changement obstinée, volonté de contrôler et d’endiguer la fraude extrêmement variable et en tout cas bien plus assujettie à des impératifs politiques changeants qu’à des nécessités de bonne gestion des deniers publics…

Bref : la sombre réalité française est que la fraude sociale est surtout utilisée (aussi discrètement que possible) comme l’un des leviers d’ajustement de la paix sociale, les « fuites » d’argent permettant d’assurer un calme apparent. On comprend dans ce cas que la volonté d’y mettre fin soit modérée par l’envie de conserver un statu quo douillet permettant de se faire réélire sans trop de difficultés…

Malheureusement, si le statu quo peut fonctionner en période de croissance et lorsque les tensions sociales sont faibles, il en va tout autrement lorsqu’explose le nombre de bénéficiaires de ces aides, à la faveur d’une crise majeure par exemple. L’argent sort alors à gros bouillons, il entre moins bien (forcément) et la fraude, jusque là fort bien vécue, devient plus qu’un gros caillou dans la chaussure. Et actuellement, alors que la crise sanitaire se transforme en crise économique douloureuse, la question de la fraude refait donc surface avec d’autant plus d’acuité : comment diable va-t-on pousser ces gros pachydermes mous de la Sécurité sociale franchouille à se réorganiser et se prendre en main pour enfin lutter efficacement contre la fraude sociale ?

Rassurez-vous : déjà, des solutions pointent leur nez !

C’est ainsi qu’on propose par exemple de mettre en place une belle et grande Délation Citoyenne : voilà que l’idée d’utiliser massivement la délation refait surface dans notre pays par le truchement d’un article dans lequel un frétillant Julien Damon amalgame joyeusement fraude sociale et fraude fiscale, montrant au passage tout le bordel qui peut règner dans la tête de certains.

« Contre les milliards d’euros d’évasion fiscale et d’escroquerie aux prestations sociales, il faut accepter et organiser les signalements par les particuliers. »

Jetant avec gourmandise dans un même panier toutes les fraudes sociales pratiquées par ces myriades de Français peu scrupuleux (et rarement chopés) avec ces entreprises qui, usant des procédés souvent légaux permettant l’optimisation fiscale, se retrouve avec des sommes dans des paradis fiscaux contrastant surtout avec l’enfer fiscal français, le journaliste tente dans un exercice de style assez surprenant de faire passer la délation des turpitudes des voisins pour un retour à un certain ordre moral dont la société aurait bien besoin afin de rentrer dans ses fonds.

Comparer ainsi les manœuvres des uns, qui tentent d’éviter ce qui est devenu une véritable l’extorsion fiscale, avec les magouilles des autres, qui tentent de percevoir des sommes qui ne leur sont pas dues, c’est assez croquignolet et, ma foi, fort habile car ce faisant, la proposition de la mise en place de Kommandaturs spécialisées dans la fraude fiscale et sociale choque juste assez pour cacher l’éléphant au milieu de la pièce : si l’on en vient à compter sur le citoyen goulûment badigeonné de moraline gluante, c’est bel et bien parce que les 137 (!) organismes en charge de cette couverture sociale sont devenus de telles usines à gaz qu’ils sont maintenant infoutus de faire des contrôles eux-mêmes.

Autrement dit : même après des prélèvements de plus de 1000 milliards annuels, les Français ne peuvent pas, pour ce prix, espérer avoir des institutions capables de fonctionner correctement.

En fait, tout montre même que plus les Français se font ponctionner l’arrière-train pour cette couverture, plus elle est mauvaise et moins elle est contrôlée ! À tel point qu’on en vient à leur demander de faire eux-mêmes le boulot, tant est cruelle l’indigence des organismes en place.

Formidable, ne trouvez-vous pas ?

Et puis notre vibrant journaliste, fervent adepte de la petite délation bien de chez nous, semble oublier un élément essentiel : pour qu’une délation ait un sens, il faut qu’elle soit suivie d’effet. Ceci suppose une police et une justice efficaces.

Las. Pour 1000 milliards, de nos jours, t’as plus rien : avec une police globalement écouillée par une avalanche de bureaucratie et de textes de lois complètement ubuesques, et une justice complètement à la ramasse dont la masse pensante est maintenant aux mains des pires gauchistes, on est en droit de s’interroger sur l’impact réel de milliers, pardon, millions de délations supplémentaires dans le domaine social.

Sérieusement : vous espérez vraiment que cette justice qui relâche sans broncher des violeurs multirécidivistes et laisse en liberté des truands notoires, des dealers, des psychopathes et tout ce que le pays compte de racailles, va être en mesure de s’occuper de la fraude sociale qui est menée, en grande partie, par les mêmes individus ?

Voilà qui fait montre d’un optimisme en béton armé.

optimisme

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Gestion de la crise : vite, faisons pire, mais plus prudemment

Par h16

Avec le Conseil de défense qui se tenait vendredi, on pouvait s’attendre à tout, y compris au ridicule, ce dernier n’ayant malheureusement plus la capacité sinon de tuer, au moins d’écarter les imbéciles et les incompétents du pouvoir. De façon étonnante, les déclarations qui suivirent furent, finalement, assez modérées…

Et malgré une certaine confusion pour savoir qui, finalement, devait aller devant les micros (on nous avait quand même annoncé Macron, puis Véran à 16 heures puis enfin Castex à 17h pour finir avec 8 minutes d’un concentré de Castex à 17h30), on en arrive à conclure qu’on va essentiellement continuer la même « stratégie » qu’avant, avec quelques ajustements à la marge, la machine semblant tout de même s’emballer.

C’est ainsi qu’on notera le ralentissement des tests. Après tout, si tester systématiquement est utile lorsque les tests sont fiables et qu’on cherche à savoir qui est malade, de quoi, et où, sombrer dans des tests approximatifs tous azimuts alors que leur fiabilité est moyenne revient à découvrir des montagnes de cas : ceci reste bien sûr fort pratique pour montrer de grosses courbes joufflues, mais c’est nettement moins utile pour prendre des décisions éclairées puisque l’information est, finalement, peu fiable. En revanche, cela permet de nourrir la chronique et d’entretenir une hystérie médiatique qu’un nombre croissant de Français comprend artificielle.

Du bon côté des choses, cela aboutit (enfin ?) à une certaine priorisation des tests à effectuer, ce qui aurait probablement dû être fait depuis longtemps ; comme d’habitude, notre gouvernement est passé d’un extrême à l’autre, depuis mars où les tests étaient en nombre anecdotiques et effectués sur des personnes pour lesquelles on était sûr du résultat, à septembre où on teste avidement même des porteurs de rhumes ou les personnes vaguement soupçonnées, sans guère de discrimination.

Parallèlement, on sent le gouvernement obligé de tenir compte des impératifs économiques de plus en plus pressants. Dans ce contexte, forcer à isoler pendant quatorze jours les personnes potentiellement contaminantes, c’est aussi accroître les coûts de ces isolations pour la collectivité alors qu’aucune littérature scientifique ne justifie pratiquement cette durée ; on peut donc saluer le choix de réduire cette durée à sept jours, tout en s’interrogeant sur ce qui a motivé nos autorités à conserver aussi longtemps la précédente durée arbitraire…

En toute honnêteté, l’absence de mesures-choc de ce Conseil est une bonne surprise mais on se doute instinctivement que le « meilleur » reste à venir.

On échappe sans aucun doute encore quelques jours à quelques pépites « sanitaires » qui ne manqueront pas d’advenir si jamais les chiffres, déjà tourbillonnants dans les rédactions de nos officines de propagande officielle, venaient à se traduire par une augmentation significative des malades et des morts.

Par exemple, on imagine déjà de fortes restrictions de liberté applicables jusque dans la sphère privée. Oh, bien sûr, ces décrets seront probablement invalidés, à un moment ou un autre, par un Conseil constitutionnel un peu mou mais pas complètement endormi. Mais le temps qu’il lui faudra pour rendre son verdict sera tout de même mis à profit pour aller, via le truchement de l’une ou l’autre « brigade sanitaire citoyenne », pruner quelques citoyens dans leur cadre familial. Ceci promet quelques intéressantes notules journalistiques.

J’exagère ? Espérons-le. Les préconisations du Conseil scientifique laissent pourtant planer un sombre doute…

Covid-19 : le conseil scientifique préconise la création de bulles sociales qui consiste à déterminer un nombre de personnes que chaque Français aurait le droit de côtoyer en dehors du foyer. Une mesure préconisée par le Conseil scientifique pic.twitter.com/1nFIs1UEth

— RMC (@RMCinfo) September 11, 2020

Regardons les choses en face : en mars et avril, le gouvernement pouvait encore prétendre prendre des mesures destinées à gérer la crise ; il n’a jamais été crédible et les mesures prises, liberticides, économiquement catastrophiques et sanitairement discutables, n’ont pas modifié la dynamique épidémique de façon sensible ou, en tout cas, pas de façon aisément prouvable.

Pire : les mois qui ont suivi ont surtout démontré sa capacité à amplifier les problèmes plus qu’à les résoudre. Comme d’habitude…

Cependant, force est de constater qu’actuellement, nous avons largement dépassé le domaine du purement sanitaire. Nous sommes définitivement entrés, comme prévu du reste, dans la sur-réaction hystérique, dont le but réel semble surtout d’occuper les esprits de la populace.

Ce n’est pas illogique, et la mécanique est imparable : après avoir préparé les Français à une véritable « guerre », il semble à présent impensable de calmer le jeu et de leur expliquer qu’en fait, c’est plutôt une escarmouche, que le gros de la tempête semble passé, qu’on a maintenant une bien meilleure idée de ce qui nous attend, des populations à risques, des traitements préventifs et palliatifs qu’on peut appliquer, des stratégies sanitaires qu’on peut mettre en place sans sombrer dans la panique.

Autrement dit, si une seconde vague, une résurgence, une saisonnalité (appelez ça comme vous voulez) devait advenir, eh bien soit mais nous ne sommes plus en mars : un gouvernement responsables, doté de gens compétents, apprend de ses erreurs et corrige le tir…

Ici, il n’en est rien. Au contraire même puisqu’il semble maintenant impossible d’expliquer que les exagérations d’alors doivent faire place à des protections évidentes des personnes à risque, un suivi raisonnable des personnes potentiellement atteintes et une gestion adaptée des malades, et ce d’autant que le corps médical a beaucoup appris en matière de traitement et d’atténuation des risques sur les malades.

En revanche, politiquement, tous les dirigeants ont fort bien compris l’intérêt immédiat qu’ils avaient à focaliser la population sur leurs éléments de langage, quitte à les faire débiter, systématiquement chaque soir, aux grand-messes journalistiques télévisuelles (notez ainsi qu’il ne se passe aucun 20H sans revenir sur les masques, leur impact et leur utilité, comme si ces éléments constituaient l’alpha et l’oméga d’une stratégie sanitaire crédible dans le pays).

Ce faisant, on évitera que la population s’interroge sur la facture finale tant sur le plan de l’économie que sur celui de la santé. Tout indique en réalité qu’en croyant privilégier cette dernière quitte à sabrer la première, le gouvernement a durablement fusillé les deux, en même temps : d’une part, le système de santé français est maintenant à genoux, les tensions qui le parcourent n’ont jamais été aussi fortes ; d’autre part, l’économie est en lambeaux et les prochains mois ont peu de chance d’apporter lait et miel aux entreprises et travailleurs français.

Quoi qu’il arrive vraiment concernant l’épidémie, on peut d’ores et déjà garantir que, tout comme l’état d’urgence duquel le gouvernement ne sort jamais qu’en prenant tout son temps, il fera absolument tout pour faire perdurer l’état d’urgence sanitaire. Au moment même où l’on devrait tout faire pour simplifier la situation, se concentrer sur l’efficace, et redonner un maximum de marge de manœuvres aux Français et aux entreprises, les restrictions de liberté vont au contraire continuer bon train et pousser tout le monde chaque jour un peu plus en Absurdie.

Forcément, ça va bien se passer.

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France : une couverture et une fraude sociale légendaire !

Par h16

Il y a un an, en septembre 2019, l’affaire avait quelque peu agité la classe politique : Charles Prats, magistrat chargé de la coordination de la lutte contre la fraude aux finances publiques au ministère des Finances de 2008 à 2012 apprenait aux Français ébahis que notre vigoureux pays pouvait s’enorgueillir de recenser 84,2 millions d’individus bénéficiant de près ou de loin de notre système social.

Des millions de centenaires, des dizaines de millions d’assurés sociaux au-delà du seul nombre de citoyens français recensés : pas de doute, la République pouvait-elle alors se parer d’une générosité vraiment stupéfiante et pour ainsi dire légendaire tant ces chiffres reflétaient alors une qualité de vie qu’aucun autre pays ne pouvait prétendre arborer aussi insolemment (et en tout cas, pas sans faire une dette de – mettons au hasard – 2300 milliards d’euros).

À l’époque, l’énormité des chiffres et du coulage ainsi estimés a sorti de leur léthargie plus d’un lénifiant imbécile, ce qui ne les a pas empêchés de clamer ensuite, à qui voulait l’entendre, que ces chiffres étaient évidemment sinon faux, au moins issus d’erreurs abominables tant la Sécurité Sociale française ne pouvait se tromper à ce point. À l’évidence, si des erreurs existaient certainement, elles se comptaient probablement en milliers, pas en millions.

Quant à la fraude, elle restait marginale, voyons : entre une administration tenue de main de maître par l’élite énarchique de la nation et les contrôles, nombreux et institutionnalisés (Parlement, Cour des Comptes, médias évidemment au taquet dans leurs enquêtes journalistiques au plus serré), tout était fait en France pour que chaque sou soit tracé, suivi et dûment comptabilisé. Voyons. Enfin.

Pour dissiper les doutes et faire taire les mauvaises langues, il fut donc décidé de lancer une Commission d’enquête relative à la lutte contre les fraudes aux prestations sociales. Travaillant pendant ces mois d’incertitude sanitaire, au milieu d’un été bousculé par les péripéties politico-médicales et autres rebondissements médiatiques, cette commission au départ créée pour mettre fin aux fantasmes sur ces fraudes massives a abouti finalement à des conclusions sans équivoque : bon ben y’a des gens en trop dans les registres et puis tout n’est pas tout à fait carré, voilà, bon ahem hmpf voilà voilà.

Après débroussaillage, il reste donc 73,7 millions de bénéficiaires de l’assurance sociale française. Pour 67 millions de Français, c’est une redoutable performance qui donne enfin une juste appréciation des efforts consentis par ceux qui payent tout ça à la communauté reconnaissante (très très reconnaissante) : finalement, le directeur de la Sécurité sociale reconnaît 2,4 millions de dossiers « fantômes », ainsi que plus d’un demi-million de cartes sésames surnuméraires…

Et malgré son salaire, ses responsabilités et l’organisation au cordeau – forcément au cordeau – de Notre Sécurité Sociale Acquise de Haute Lutte, ce directeur est incapable de déterminer ce qui compose ces dossiers fantômes : touchent-ils des droits, ou pas ? On ne sait pas. Qui sont-ils ? On ne sait pas. Pourquoi sont-ils dans les registres ? On ne sait pas.

137 organismes pour gérer ce bordel infâme Système Que Le Monde Nous Envie, et pas un pour trier le merdier fichier, faire du nettoyage, tenter d’y voir clair… J’exagère ? Pas vraiment puisqu’en épluchant le rapport, ce qu’a fait Le Point, on découvre une expérience intéressante menée par les parlementaires-enquêteurs : ils ont soumis pour analyse 183 identités connues pour être frauduleuses (c’est-à-dire repérées comme telles par d’autres organismes), et 29 d’entre elles ont pourtant touché plus de 20.000 euros de prestations en mai 2020. Autrement dit : même lorsqu’enfin, une fraude est détectée par l’un des organismes, cela n’est en rien suffisant pour garantir que cette fraude cesse.

Dans la foulée, on apprend (sans grande surprise) que ces magnifiques administrations gèrent les budgets des prestations par le solide truchement de fichiers Excel. Oubliez SAP, oubliez les entrepôts de données : Excel suffit.

En fait, on ne sera qu’à moitié surpris qu’il en aille ainsi dans la plupart des autres administrations du pays : Word voire Wordpad pour les courriers, Powerpoint pour les plans de communication du gouvernement (quand ce n’est pas des Doodle sur Paint), décidément, la suite Office de Microsoft semble avoir poussé ses curseurs au maximum pour faire tenir debout la République française…

Même corroborée par une Cour des Comptes elle aussi aussi stupéfaite de l’ampleur des dégâts, l’analyse des parlementaires devant ces chiffres et ces ratages monumentaux ne sera probablement guère évoquée sur les plateaux télé et dans cette presse qui s’occupe plus des ruptures de quinoa dans certains arrondissements frémissants de la capitale que de la montée de violence dans tout le reste du pays.

Pourtant, elle a le mérite de pointer de gros problèmes dans la « culture du contrôle » de la plupart des organismes de Sécurité sociale française, à l’exception (notable apparemment) de la Caisse d’Allocations Familiales qui parvient à traquer les fraudeurs et peut remonter un taux de fraude représentant entre 2.7% et 3.6% des prestations versées. Soit entre 1,9 et 2,6 milliards d’euros par an tout de même.

Cela suppose donc, si l’on conserve ce chiffre de 2.25% de fraude en moyenne lorsque l’organisme est bien géré et les contrôles en place, un petit 16,7 milliards d’euros de fraudes sur les 741 milliards de prestations versées chaque années. Estimation basse (la Cour des Comptes évoque quant à elle 20 milliards) qui permet de mettre en perspective les véritables tortures administratives subies par ceux qui, parallèlement, tentent chaque mois de payer leurs prestations honnêtement.

En réalité, on sait pertinemment qu’en de nombreux endroits, si les contrôles ne sont pas menés, c’est précisément parce que s’ils l’étaient, ils révéleraient une fraude massive, organisée et qu’on se rendrait assez vite compte qu’elle est même pudiquement « oubliée », le déversement d’argent public de ces fraudes assurant à lui seul une paix sociale pourtant de plus en plus fragile.

Et dans ce contexte, on comprend fort bien que ce contrôle fort mollasson, à mailles très larges et sans grandes conséquences dans certaines entités n’est pas un bug, c’est une fonctionnalité apparue petit-à-petit à mesure qu’une économie parallèle se développait.

Le souci est que cette organisation, basée sur l’argent gratuit des autres, ne tient tant que cette manne continue à couler. La crise sanitaire, qui est en train de se doubler d’une crise économique carabinée, met profondément à mal à la fois le discours lénifiant (« mais non, il n’y a pas de fraude sociale, et puis de toute façon la fraude fiscale est plus zimportante, vite, sus aux riches ! ») et la pérennité de cet arrosage massif.

Ce même Charles Prats qui, il y a un an, déclenchait un petit prurit chez nos bien-pensants en révélant l’ampleur des dérives, va prochainement sortir un livre entier, argumenté, sur la fraude sociale dans le pays. Gageons qu’il sera beaucoup lu par les Français qui payent ce cirque, nettement moins par ceux qui leur demandent de payer, et pas du tout par ceux qui pourraient leur en parler dans les médias, ou seulement pour le dénigrer…

Le vivrensemble est à ce prix, hein.

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2020 : l’effondrement silencieux

Par h16

La crise sanitaire a été l’occasion en France de plusieurs tours de magie qui, bien que spectaculaires, n’ont pas tant défrayé la chronique pourtant peu avare de sensationnalisme…

C’est ainsi que des milliers d’élèves se sont évaporés dans la nature, sans que les institutions ne semblent pouvoir y faire grand-chose et dans ce qu’on pourrait appeler une relative indifférence : si quelques médias ont évoqué la question, ces disparitions n’ont pas semblé choquer plus profondément que ça ni Jean-Michel Toutvabien, ni les médias qui, une fois la nouvelle annoncée, sont tous bien vites repartis à leurs occupations habituelles (l’un, faire des protocoles rigolos, les autres, faire des infos rigolotes).

C’est donc sans surprises que l’éclipse partielle de profs (estimée à 40.000 d’entre eux tout de même) constatée au même moment n’a pas plus déclenché ni enquête administrative, ni brouhaha médiatique, ni exaspération parlementaire, ni grincements de dents contribuables ou citoyens.

Le confinement terminé, la tendance générale à l’étiolement des volontés et la perte plus ou moins complète des habitudes de travail se sont poursuivis, avec une difficulté visible à faire revenir les salariés dans les entreprises, à faire redémarrer une activité économique largement désorganisée autant par la crise sanitaire que sa gestion absolument calamiteuse par un gouvernement en mode poulet-sans-tête et aux injonctions paradoxales systématiques. À tel point que le Bruno de Bercy (qui aimerait vous faciliter le transit fiscal) s’inquiète de voir les Français nettement plus précautionneux que son gouvernement : là où ce dernier crame comme jamais dans l’Histoire, les premiers font tout pour se constituer un bas de laine en prévision de difficultés qui semblent s’accumuler comme autant de prophéties auto-réalisatrices.

Parallèlement, le confinement fut l’occasion pour tous les Français de mesurer assez justement la valeur des institutions qu’ils payent à grand frais, grosse ponction et moult taxes. Ils ont ainsi pu constater l’impossibilité criante de faire respecter les décrets gouvernementaux par une catégorie de population dissipée en opposition à un véritable sur-zèle sur une autre catégorie de population (essentiellement, la solvable qui ne met pas le feu à des voitures).

Et pendant que les élèves, les profs et les institutions s’évaporaient entre mars et mai 2020, le bon sens en faisait autant dans le pays. C’est ainsi qu’arrivé Septembre, il est admis qu’assis à une table avec une mousse et des cacahuètes, on peut ne pas porter de masque, alors qu’assis à une table avec un cahier et un crayon, on doit absolument le conserver. Une proposition serait dès lors de refiler des demis et des cacahuètes aux gamins à l’école, ce qui aurait le mérite d’harmoniser le pays.

Nombreux sont ceux qui ont noté que le masque est imposé, la burka interdite, tout en notant aussi que cacher son visage en voiture permet d’éviter de voir ses points disparaître du permis en cas de flash inopiné. Quelle attitude saine adopter ? Débrouillez-vous.

Et alors que le bon sens permet d’affirmer que la crise sanitaire a amplement montré le besoin, en France, de réduire la bureaucratie, nos fières élites se décident à remettre en place un Commissariat au plan disparu depuis des années, soit une proposition diamétralement opposée à ce qu’on avait compris. Dans la même veine et en tenant compte qu’aucun plan de relance n’a jamais été suivi d’effets, il convenait de tout faire pour ne surtout pas en pondre un nouveau : aussitôt dit, aussitôt refait avec un plan de relance à 100 milliards d’euros qui sortiront directement de 1000 licornes républicaines.

Et pendant que le reste du monde s’oriente résolument vers le Deep Learning, la 5G, l’exploration spatiale et le bio-engineering, le gouvernement français retrousse ses manches pour nous proposer de la laine de verre pour isoler nos passoires thermiques, des bicyclettes partout en ville et, surtout, des trains de nuit Paris-Nice voire Paris-Tarbes-Hendaye ce qui, il faut bien le dire, roxxe du poney.

Bref, on laisse s’installer des polémiques microscopiques et des ajustements politicards grotesques, mais on semble infoutu de régler les problèmes économiques et sécuritaires graves du pays sans en passer par la création ridicule de comités, de préfets spéciaux et autres organismes fromagers dont on sait déjà toute l’inutile obésité.

Cependant, ce n’est pas un hasard complet puisque, ce faisant, on obtient malgré tout une habile cristallisation du pays en camps de plus en plus haineux les uns contre les autres : des citadins contre des campagnards voire des gilets-jaunes prêts à tout casser, des minorités de plus en plus agressives contre le méchant racisme / le vilain patriarcat / l’abominable majorité écrasante, ceux qui bénéficient des clémences de la loi contre ceux pour lesquels on ne passera jamais rien (dura lex sed lex, surtout pour le blanc solvable non minoritaire), les jeunes (génération sacrifiée notamment celle des « milléniaux ») contre les vieux (notamment, les « boomers »), les secteurs protégés des frimas économiques (fonction publique des organismes étatiques et para-étatiques) contre le secteur privé exposé à tous les aléas économiques même (et surtout) les plus durs, les pro contre les anti-masque ou les pro contre les anti Raoult, …

Tout ceci n’est pas fortuit puisqu’il s’agit de la tactique politicienne du « diviser pour mieux régner », toujours efficace, tant elle a permis aux élites actuelles de se maintenir en jouant d’abord l’opposition factice « droite vs gauche », puis, maintenant « démocrates vs populistes » ou, disons « fachos contre castors ».

Malheureusement, cette tactique, bien qu’efficace pour la petite coterie au pouvoir, peut à la longue entraîner l’apparition de lignes de fracture profondes.

Fractures qui, petit-à-petit, bloquent le pays. La productivité, la qualité des relations interpersonnelles nécessitent une bonne entente. Sans elle, tout se délite progressivement. Le « contrat social » dont on nous rebat les oreilles, s’il pouvait prétendre exister il y a 50 ans et expliquer que certains fassent des efforts pour aider les autres en compensation de quoi, la société tout entière en bénéficiait, ce contrat social-là qui a permis de justifier tant les systèmes collectivistes de retraite, d’assurance sur la santé ou l’emploi, l’école « gratuite » (i.e. payée par certains) ou des infrastructures à la pointe (nucléaire, aérospatiale, routières ou ferroviaires par exemple), ce « contrat social » ne peut plus s’appuyer sur aucun de ces éléments à présent : les élèves et les profs disparaissent, les diplômes ne valent plus rien, le système de retraite est au bord de l’asphyxie, la gestion du chômage est absolument calamiteuse, le système de santé que le monde nous envie fait pâle figure après cette crise consternante et les infrastructures tombent en ruine

La caste aux manettes, sentant ce délitement ainsi que cette perte rapide de confiance et de légitimité, accélère dans la fuite en avant et enfile frénétiquement Comités Théodule débiles, plans à la con et mesures idiotes composées pour moitié d’une verdolâtrie destructrice et pour moitié d’une aspersion hystérique d’argent public vers les copains et les coquins.

Bref, l’occupant intérieur comprend qu’il va se faire déboulonner dans les prochaines années sans doute, les prochains mois peut-être, et qu’il ne lui reste donc que peu de temps pour piller tout ce qu’il peut et partir, les poches pleines, se mettre à l’abri (le dernier en place risquant, vu l’histoire du pays, l’étêtage rapide).

L’effondrement administratif auquel nous avons assisté depuis mars fait maintenant place à l’effondrement complet, fort silencieux mais bien plus dévastateur, de la confiance dans les institutions, de l’évaporation complète de la légitimité des politiciens et de leur autorité.

Tout le monde sent confusément qu’actuellement, les choses s’accélèrent en France. L’état des comptes publics est désastreux et se dégrade bien plus vite que prévu.

Dans ce contexte, les prochains mois seront décisifs. Peu probable que l’effondrement reste silencieux.

Paris : et maintenant, Hidalgo veut se débarrasser des bus

Par h16

Fin juin 2020 : dans une liesse débordante et sous les vivats de la foule en délire, les Parisiens renouvellent leur confiance pour Anne Hidalgo et son équipe à la mairie de la capitale. Réélue triomphalement après six années de gestion au cordeau et de résultats municipaux époustouflants, l’équipe en place pouvait largement espérer conserver son poste et emmener les Parisiens vers une capitale flambante flamboyante jusqu’en 2026.

Et c’est donc sans surprise que, depuis ce mois de juin, les bonnes surprises s’empilent pour les Parisiens qui découvrent, à mesure que les semaines passent, que les bonnes recettes des années passées vont continuer à être appliquées avec une gourmandise renouvelée.

Mieux encore : il semble bien que les petits soucis qui ont pu être découverts au cours des six années passées seront largement amplifiés résolus au cours de ce nouveau mandat.

Bon, soit, il y a encore des problèmes. Prenez l’insécurité de la ville ; malgré la belle assurance de la part tant de Dupond-Moretti que des sociologues / troubadours-propagandistes qui se relaient sur les plateaux médiatiques pour expliquer pourquoi la délinquance diminue, les Parisiens semblent peu convaincus de l’amélioration palpable de la situation, de la même façon que les forces de l’ordre dont les parutions officielles indiquent bel et bien une augmentation des voies de faits sur les personnes. Zut.

Toxicomanes un peu trop présents voire agressifs, colline du crack, montée du racisme (antisémite et anti-asiatique), décidément, les nouvelles « attractions » touristiques de la Ville lumière se multiplient intensément alors que la population ne semble pas tout à fait d’accord de cette nouvelle direction artistique. C’est ballot.

Ah et puis la ville d’Anne Hidalgo ne semble pas non plus se parer des meilleurs atours lorsqu’on évoque la propreté. Certes, l’équipe municipale actuelle a fait de gros efforts pour doter la municipalité de nouvelles poubelles. Un effort énhaurme, même, puisque sont apparues de véritables hippopopoubelles de plusieurs mètres-cube, garantie classieuse et discrète d’une propreté citadine renouvelée.

Ou presque, puisqu’en parallèle, les « naturinoirs » déployés à grand renfort de mièvreries publicitaires et de communication bio-éco-consciente aboutissent surtout à faire fuiter des ruisseaux de pisse parisienne sur des rues déjà passablement entachées par les déjections de la faune chamarrée qui y vit. Là encore, on reconnaît la classe et le chic parisien typiques de l’époque moderne. On regrettera ceux du siècle passé, mais baste, le frétillant progrès actuel oblige à des concessions décisives, n’est-ce pas.

Rassurez-vous cependant : la fière équipe municipale se rend bien compte que ces micro-cafouillages ont un impact pas forcément très positif sur la capitale et elle prend donc des mesures radicales. Alors que les Jeux Olympiques doivent toujours s’y tenir en 2024, elle explique déjà que « Le Paris de demain sera radicalement différent du Paris d’aujourd’hui » : on va verdir la ville avec plein de nouveaux parcs, des rues « végétalisées » et des plantations d’arbres un peu partout au point de créer, dans l’esprit de nos petits constructivistes parisiens, de véritables « forêts urbaines ». Et puis tout ce bois, ça occupera les castors, dont la ville est – dit-on – remplie.

Ceci explique sans doute la multiplication stupéfiante des chantiers dans la ville, plus de 7000 il y a un an (mais, on s’en doute, pas beaucoup moins à présent), qui laisseront sans aucun doute un souvenir impérissable dans l’esprit des Parisiens en particulier et des Français en général ; gageons qu’Anne Hidalgo sera le Baron Haussman du XXIème siècle. On s’en réjouit déjà !

De surcroît, l’historique particulièrement flamboyant des socialistes du cru dans ses précédents projets donne déjà une solide idée de ce à quoi on va aboutir. Au moins les espèces animales locales (rats notamment, en plus des castors républicains) ne risquent pas l’extinction subite. Tout ceci place les Jeux Olympiques de 2024 sous les meilleurs auspices et nul doute que les touristes qui s’y déplaceront en masse découvriront un Paris auquel ils ne s’attendent vraiment pas.

Mais tout ceci ne suffit pas : puisque les J.O. de 2024 seront clairement une réussite, puisque l’insécurité recule, puisque la propreté parisienne est au beau fixe, puisque la « végétalisation » bat son plein, que les chantiers qui l’accompagnent sont tous brillamment maîtrisés, que, de rats en castors, le bestiaire local s’enrichit de jour en jour, l’âne de Paris risquait de se retrouver à cours d’occupations devant une telle gagne, un tel esprit au win-o-mètre coincé à 100%.

Heureusement, une refonte massive de l’usage des transports en commun permettra de l’occuper en attendant le feu d’artifice visuel et sonore que promettent d’être les prochaines années : voilà donc notre Hidalgo qui, décidant que la capitale devait devenir une ville 100% vélo, multiple joyeusement les aménagements au détriment des autobus, gros machins polluants dont il va bien falloir se débarrasser.

Ainsi, en poussant les Parisiens à prendre leur petite bicyclette, on va assurément faire disparaître les bouchons, réduire la pollution et éviter les accidents de la route. C’est garanti. Indéniablement, lorsqu’il n’y aura plus que des vélos à Paris, un certain nombre de problèmes de circulation disparaîtra.

Cependant, la capitale française pourrait malgré tout ne pas y trouver son compte. Depuis les livreurs aux lourdes charges et les artisans dont les outils, parfois nombreux et lourds, se transportent mal sur de petits biclous, jusqu’aux familles nombreuses en passant par les voyageurs et autres touristes de passage avec leurs valises, on a bien du mal à ne pas multiplier les exemples où le tout-vélo pourrait poser des petits tracas, pour l’écrire aimablement.

Mais soyons honnête : tout ceci n’est guère essentiel.

D’une part, qui, vraiment, prend le bus ? Bien plus sûrement celui qui, venu de proche banlieue et qui ne vote donc pas dans la capitale, ne peut guère faire autrement, plutôt que celui qui, habitant local, aura effectivement les moyens de prendre son vélo sur les courtes distances qui le concernent pour éviter les aléas invraisemblables de ce transport collectif sujet à tous les caprices de circulation justement provoqués par les délires municipaux.

D’autre part, tant que les bières bio équitables au quinoa garanties sans gluten parviennent encore dans les lieux branchouilles de la capitale pour désaltérer les gosiers secs des castors et des bobos qui votent pour l’équipe en place, on peut amplement oublier les petits désagréments automobiles, les petits harcèlements, les petites agressions, les petites troupes de toxicos, les petites décharges à ciel ouvert et les grandes poubelles, les petites nuées de rats, les petites plaintes des usagers et des touristes ou les petits bouchons.

Les pauvres peuvent bien souffrir (ils ne votent pas). Les riches, les protégés, les subventionnés et ceux qui votent sans subir les conséquences des choix désastreux d’Hidalgo, s’en foutent.

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Obono contre Valeurs actuelles : une France de moins en moins Charlie

Par h16

L’actualité a parfois ce ton ironique qui démontre de lui-même le grotesque des postures de certains de nos députés : avec ce qui devient doucement « l’affaire Obono » d’un côté et, de l’autre, le procès des assassins terroristes de la rédaction de Charlie Hebdo, on a véritablement une magnifique illustration de l’état réel de la liberté d’expression dans le pays…

Comme bien souvent, la collision d’actualité commence avec un micro-événement qui n’aurait jamais dû devenir un fait de société : ici, il s’agit de la parution, dans Valeurs Actuelles, d’un article de fiction dépeignant en esclave du XVIIIème Siècle Danièle Obono, une députée du parti d’extrême-gauche La France Insoumise.

Comme l’explique la rédaction, il s’agit d’un texte produit dans le cadre d’une série de fictions replaçant une personnalité contemporaine dans une période du passé « afin de faire resurgir par contraste certaines inepties de notre époque ». Celui de lundi 31 août présentait donc en esclave au XVIIIème Siècle cette Danièle Obono, qui participe selon Valeurs Actuelles, « par ses prises de position répétées, à une entreprise idéologique de falsification de l’Histoire » imputant la traite esclavagiste aux seuls Européens, alors qu’elle fut aussi le fait clairement documenté d’Africains entre eux.

Mais voilà : rappeler ainsi que la traite esclavagiste a été largement entreprise sur le continent africain par des Africains eux-mêmes, qu’elle n’est donc pas du seul fait des Européens, et, pire encore, dépeindre la député dans une fiction comme une victime de cette traite, c’en fut vraiment trop : une enquête préliminaire a été ouverte avec forte diligence par le Parquet de Paris pour « injures à caractère raciste », ce qui montre qu’au contraire de certaines investigations, la justice sait aller très vite quand il s’agit de vraies atteintes à la personne : après tout, lorsqu’un député est attaqué (surtout de la France Insoumichon !), c’est toute la France qu’on attaque.

Pardon. C’est toute « la France qu’on nique », pour reprendre le vocable utilisé en 2012 par une pétition de soutien au rappeur Saïdou, pétition justement signée des deux mains par Danièle Obono et ses coreligionnaires néo-collectivistes au sein d’une tribune qui, c’est cocasse, soutenait alors la liberté d’expression et la « tradition pamphlétaire » française.

Tradition pamphlétaire certes, mais qui doit, semble-t-il, s’arrêter brutalement lorsqu’il s’agit de la petite personne de Danièle Obono dont l’émotivité est directement proportionnelle au bénéfice médiatique qu’elle pourra retirer de cette polémique…

Polémique qui déclenchera sans mal l’indignation de tout ce que la République peut compter de girouettes de la liberté d’expression, qui s’empressent toujours de monter au créneau pour que leurs protégés conservent le droit de cracher sur leurs têtes de Turc cibles préférées (depuis le clergé, et spécifiquement le catholique, jusqu’aux conservateurs en passant par les libéraux et même les plus modérés qui ont l’impudence d’utiliser cette liberté pour rappeler l’État à ses devoirs régaliens, les impudents) mais qui, tout fripés de courroux, s’empressent d’enfiler les procès afin de faire taire ceux, dans leurs victimes habituelles, qui auraient l’insolence inouïe de leur faire goûter de leur propre médecine.

On entend beaucoup froufrouter les plumes de ces petits coqs lorsqu’il s’agit de rappeler l’indispensable liberté d’expression, mais c’est surtout leurs caquètements de contentement qu’on perçoit lorsque des Dieudonné, Soral, ou Zemmour se font traîner au tribunal pour avoir émis des opinions qui choquaient leurs convictions. C’est surtout leur silence qui détone lorsque se met en place la Cancel Culture qu’ils affectionnent en réalité… Dans leurs bouches, et dans celle d’Obono, cette indispensable liberté est en réalité celle d’émettre des expressions strictement validées par eux, et la météo, mais pas plus.

Tout indique en réalité que la vraie liberté d’expression, celle qui aboutit inévitablement à devoir supporter des opinions adverses et notamment l’expression de philosophies qui leurs sont diamétralement opposées, cette liberté d’expression-là a un coût, celui de la tolérance pour la bêtise, pour l’outrage, pour la caricature, et ce d’où qu’ils viennent.

Ce coût, sur le papier, en principe et dans l’idée et aussi élevé soit-il, est non négociable.

Mais ce coût est trop élevé pour ces gens-là : laisser d’autres exposer des idées si violemment contraires aux leurs, prendre ainsi le risque de se retrouver caricaturé ou seulement dépeint dans une situation désagréable (comme Obono dans les illustrations de Valeurs Actuelles), d’être ridiculisé alors qu’on s’estime si important, ou, pire que tout, prendre le risque de voir ses slogans réduits en pièce, ses postures dénoncées pour ce quelles sont, ses manœuvres rhétoriques partir en quenouilles et ses raisonnements se faire démonter parce qu’ils ne tiennent pas debout ou sont, tout simplement, moqués par la réalité (impitoyable, elle), tout ceci est un risque et un coût insupportables qu’il convient de réduire et de contenir au maximum.

Il faut le dire – tant que la liberté d’expression le permet encore et avant que la censure ne s’abatte définitivement dans le pays : Obono et sa clique, en usant du procès, ne sont que l’étape précédant la violence physique. C’est, conceptuellement au moins, la version policée, civilisée de la fusillade de Charlie Hebdo : on use du tribunal et des moyens que la France fournit (cette France qu’on niquait quelques années plus tôt) pour faire tribune, puis on utilise cette tribune pour médiatiser sa haine et son opposition pour enterrer ses adversaires dans les vagues de protestations plus ou moins artificielles de tous les bien-pensants.

Oh certes, l’idée n’est pas de tuer physiquement les vilains racistes / fascistes / ultra-conservateur / turbolibéraux / etc, mais en tout cas l’idée est clairement de les faire taire, de les faire disparaître du paysage audio-visuel, du monde des idées et des conversations autorisées en ville. C’est plus soft, mais c’est finalement le même procédé qui est en place : « je ne suis pas d’accord avec ce que vous écrivez, et je me battrai jusqu’à votre mort s’il le faut pour que vous n’ayez pas le droit de le faire ! »

Car ne vous y trompez pas : découper ainsi la liberté d’expression, la réduire à ces seules opinions qu’on autorise, c’est toujours le préalable pour endormir les foules, faire monter le populisme – ce qu’on constate maintenant largement en France – et enfin offrir un boulevard au collectivisme et aux pires exactions qu’il entraîne immanquablement.

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Le chômage grossit, Pôle Emploi aussi

Par h16

Bon, soyons clair : si la situation sanitaire est assez bof, la situation économique est, elle, plutôt pas top comme en témoignent les exhortations nerveuses de Bruno Le Maire envers les Français pour les pousser à cramer, rapidement, leur bas de laine. Il ne faudrait pas que ces citoyens aux compétences économiques médiocres en viennent à douter d’une fulgurante reprise pourtant garantie à la fois par l’actuel locataire de Bercy, véritable expert en matière de cramage d’argent des autres, et par le beau plan de relance à moult milliards qu’il concocte avec la finesse qui le caractérise.

L’assurance que l’économie française va rapidement retrouver ses niveaux d’avant-crise n’empêche cependant pas de préparer un peu le terrain en cas – fort improbable, convenons-en – de déconvenues, par exemple sur le plan de l’emploi. Car oui, il se pourrait, murmure-t-on de façon discrète dans les couloirs républicains, que le niveau d’emploi dans le pays pourrait subir quelques tensions passagères.

Heureusement, tout comme le pays a pu surmonter la crise sanitaire grâce au travail remarquable de toute son administration, à la justesse des analyses gouvernementales et à des prises de décisions rapides, déterminées et particulièrement bien pensées, on sait d’ores et déjà que le pays saura maîtriser ses petits problèmes temporaires de chômage par l’habile truchement de l’institution dédiée à la gestion de l’emploi : Pôle Emploi se prépare donc à accueillir comme il se doit les quelques chômeurs supplémentaires qui pourraient advenir dans ce petit moment délicat.

Et s’il y a bien une méthode avérée pour lutter contre le chômage, c’est bien… de créer de l’emploi, pardi !

Évidence que n’a pas manqué de comprendre et d’appliquer Pôle Emploi qui se prépare donc à cette nouvelle « vague » … en embauchant 3000 à 5000 employés en CDD. Et même si ce nombre est encore faible face au demi-million de nouveaux chômeurs enregistrés depuis le début de la crise sanitaire, on est sur le bon chemin : lorsque 400.000 CDD auront été contractés par Pôle Emploi pour lutter contre le chômage, pouf, la mission sera remplie puisqu’il n’y aura plus de nouveaux chômeurs. Malin.

Néanmoins et nonobstant cette judicieuse approche du problème, Pôle Emploi s’attend malgré tout à une hausse notable de la charge imposée à ses employés par la brusque montée du chômage français. Et là, une question s’imposera à tous les contribuables et les salariés dont les cotisations, obligatoires, financent cette institution : en quoi l’embauche de ces milliers d’employés garantira-t-elle un meilleur traitement des chômeurs ?

La question est d’autant plus légitime que Pôle Emploi s’illustre, ces dernières décennies, par son absolue nullité tant en matière de résultats obtenus qu’en matière de gestion des deniers et des dossiers qui lui sont confiés. Enfin, ici, « nullité » est un délicat euphémisme puisque, s’agissant d’argent public, le résultat est toujours une dépense qui, ne trouvant pas en face une concrétisation valable, se transforme donc en perte sèche pour le contribuable et le cotisant, sans parler des pauvres hères confrontés à la machine bureaucratique de gestion de l’emploi auxquels on propose régulièrement, avec une décontraction calibrée par d’intéressants cerfas et une assurance qualité au taquet, des stages de charcutier lorsqu’ils ont une formation de menuisier ou l’inverse.

Et ce constat n’est pas issu d’une simple observation ou par la collection taquine de coupures de presse sur les cas les plus grotesques, mais bien par la Cour des Comptes notamment, qui a récemment rendu ses conclusions d’une étude de l’institution de 2012 à 2019 : absentéisme très élevé, primes à gogos, avantages indus des cadres et dirigeants, augmentations salariales trop rapides, à tel point que la Cour en vient même à préconiser de « réexaminer » l’affectation des conseillers supplémentaires de Pôle emploi pour tenir compte de l’afflux à venir de demandeurs d’emplois. Ouch.

Et sur le plan des résultats en termes d’emploi, le constat est aussi accablant : non seulement la fusion ASSEDIC – UNEDIC n’a pas permis d’améliorer quoi que ce soit (et les inscrits doivent toujours en passer par un parcours du combattant pour percevoir leurs indemnités et bénéficier des aides, formations et encadrement pour lesquels ils ont cotisé), mais les objectifs statistiques en termes d’emploi, pourtant fixés comme mission pour l’institution, ne sont pas du tout remplis ; le nombre de chômeurs continue d’augmenter, quelle que soit la catégorie qu’on regarde ; les chômeurs de longue durée (depuis plus d’un an) ont vu leur nombre exploser de 153,7% depuis la création de Pôle emploi ; en 10 ans, l’ancienneté moyenne au chômage a aussi bondi de près de 58% pour atteindre… 610 jours ; sur la même période, on observe aussi un bond de près de 570.000 personnes âgées de plus de 50 ans. En bref, le bilan est désastreux.

Et surtout, il est extrêmement coûteux puisqu’en parallèle, force est de constater que le secteur privé de gestion des offres d’emploi s’en sort beaucoup mieux. Le nombre de sites consacrés à la recherche d’emplois n’a pas cessé de grandir, et les entreprises passent maintenant volontiers par LinkedIn, LeBonCoin, Monster ou d’autres pour leurs recrutements avec une efficacité qui n’est plus à démontrer. En pratique, ces entreprises obtiennent de bien meilleurs résultats que les armées d’employés d’un Pôle Emploi parfaitement englué dans une bureaucratie et une paperasserie aussi kafkaïennes que grotesquement inutiles.

Chaque année, des milliards d’euros sont consacrés, par les cotisations, à tenter d’aider les demandeurs à retrouver un emploi. Ces milliards actuellement dépensés au travers de Pôle Emploi, structure imposée et grossièrement inefficace, n’ont en réalité aucun besoin ni d’être dépensés dans ce mastodonte incompétent, ni même d’être prélevés alors que des entreprises privées fournissent le même travail pour une fraction du coût.

Et si la disparition de Pôle Emploi signerait inévitablement l’arrivée d’un nouveau contingent de chômeurs actuellement employés à pousser des papiers dans cette bureaucratie coûteuse, nul doute que les économies réalisées ensuite contribueraient amplement à relancer l’économie française, fort mal en point.

En attendant, les autorités ont donc choisi la tactique exactement inverse : grossir les rangs de Pôle Emploi et obésifier encore un peu plus l’entité. Mais cette fois-ci, c’est sûr, ça va marcher !

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Ouf, enfin de l’argent gratuit pour la presse !

Par h16

Avec la solennité qui commandait compte tenu de la gravité des événements, notre Président l’avait dit, clairement, dès mars dernier : « Létapéra ! » Ceci, en l’espèce, se traduit, après quelques nécessaires semaines de petits calculs pointus, par un magnifique Plan de Relance couillu et particulièrement bien doté, bien pensé et bien ciblé qui, on le sait, permettra évidemment au pays de se redresser d’un coup dans une turgescence aussi ferme que l’ensemble des actions prises jusqu’à présent.

Car oui, les plans de relance, ça marche ! Regardez la façon dont l’économie française s’est littéralement envolée en 2008 après le plan de relance mis en place à l’époque, a tel point que la Cour des Comptes estime (à bon droit) qu’il a coûté plus qu’il n’a rapporté ! Rappelez-vous du coup de fouet que le plan de relance de Mauroy aura donné à la France en 1981, si puissant que le pays a frôlé la faillite complète, ou celui de Giscard en 1975 qui se sera soldé par une inflation galopante et un gros déficit du commerce extérieur ! Pas de doute, vu l’historique, on sait que ce plan va merveilleusement fonctionner, tout comme le plan de relance européen qui n’est pas du tout une solide arnaque sucrée.

Et c’est d’autant plus vrai que, point important, la presse, elle aussi, bénéficiera d’un petit coup de pouce salvateur. Ouf. Il était temps.

D’une part, ceci garantira que le bilan qui sera dressé (par la presse) de ce plan de relance (dont elle bénéficie) sera immanquablement le reflet exact de la réalité. Voilà qui rassurera tous les contribuables puisqu’on va clairement leur expliquer, quel que soit le résultat réel, que leurs deniers ont été éparpillés et cramés avec diligence pour les meilleures raisons. Au moins en dormiront-ils mieux.

D’autre part, ce plan de relance pour la presse permet enfin de consacrer un peu d’argent gratuit des autres pour sauvegarder ce secteur économique en péril à mesure que les outils numériques se développent, voyez-vous ma brave dame. Il faut en effet comprendre que la presse, en France, est le parent pauvre de la distribution de pognon magique puisqu’au contraire de beaucoup trop d’associations lucratives sans but, elle est tenue de présenter un résultat palpable sous forme de journaux, de magazines ou d’enquêtes journalistes palpitantes.

Et puis, tout le monde le sait : ces dernières années, la concurrence du numérique a beaucoup fait de mal aux petits éditeurs de presse, aux organes régionaux autant qu’aux nationaux et à toute la profession journalistique qui a dû continuer à vivre très chichement comme autant d’Albert Londres à chacun de ses reportages au milieu de l’action. Ce fut particulièrement tendu tant les petits robinets d’argent public étaient obstinément fermés.

Mais si.

Dès lors, on ne peut que se réjouir – comme le font d’ailleurs nos journaux récipiendaires – que le gouvernement, dans son extraordinaire munificence, se soit décidé à larguer plus de 480 millions d’euros à ce secteur en difficulté : le président Macron a en effet présenté un vaste plan ayant pour but d’accompagner sa transformation numérique et lui permettre de supporter les lourdes pertes enregistrées depuis le début de la crise sanitaire.

Vraiment, il était temps : on sent bien que l’informatisation, les intertubes, les autoroutes de l’information, tout ça, ça va pulser grave dans quelques temps – c’en est fini du minitel, m’ame Ginette, que voulez-vous ! – et qu’il ne va pas falloir louper le virage numérique. Dès lors, rien de plus normal que la Puissance Publique claque votre pognon investisse l’argent du contribuable pour aider les journaux, dès 2020, à s’adapter à la nouvelle donne numérique qui a déboulé sans crier gare il y a à peine un quart de siècle.

Un autre aspect, rappelé par le président Macron, impose qu’une aide précieuse soit dévolue à notre grande presse : en effet, il ne faudrait pas que l’actuel pluralisme de nos journaux s’éteigne suite à la crise ! Réfléchissez deux secondes, M’ame Ginette : grâce à une aide judicieuse de l’État, on peut enfin garantir que tous les journaux favorables à cet argent magique survivront, les autres (opposés à ce genre d’aides) ne pouvant alors que reposer sur leur lectorat. Voilà assurément garantie la pluralité d’expression de l’opinion qu’il faut des aides à la presse !

Mieux encore : en gommant ainsi les difficultés financières de ces organes, à grand renfort d’argent des autres pioché dans les larges poches contribuables, on ne leur impose pas du tout de dépendre des fortunes personnelles de magnats de l’industrie qui pourraient ainsi acheter des titres et en orienter le contenu à leur guise ! Pas de ça en France, m’ame Ginette, le président Macron s’en assure ici encore une fois avec le zozotant brio qu’on lui connaît !

Enfin, cette foisonnante pluralité de la presse, heureusement largement visible dans l’écosystème actuel où toutes les tendances du socialisme et du politiquement correct s’expriment en toute liberté, permet à chaque contribuable de financer indirectement, au travers de l’impôt, des idées qui lui sont chères : l’antimilitariste est heureux de retrouver une partie de son obole fiscale au Figaro de Monsieur Dassault ; le chrétien pratiquant se réjouit de la pièce donnée aux anticléricaux de Charlie Hebdo ou de Libération par le truchement de son Cerfa n°2042 ; quant aux communistes, même s’ils ne s’abonnent plus trop à l’Humanité (dont le lectorat n’existe plus, à vrai dire), au moins seront-ils heureux d’apprendre qu’ils participent indirectement à la survie de La Croix ou d’autres journaux chrétiens.

Car c’est cela, la grandeur de la France, m’ame Ginette, c’est ça, ce viol moral des consciences pour une pluralité inexistante de la presse et cette survie d’épaves journalistiques tenues par des milliardaires qui les font renflouer par l’argent public. Et ça, franchement, m’ame Ginette, on ne peut pas, on ne doit pas s’en passer, d’autant que, je vous le rappelle, l’étapéra quoi qu’il arrive. Ce qui veut dire vous, m’ame Ginette.

Sachant enfin que ce plan exceptionnel de 483 millions d’euros s’ajoute au 840 millions d’euros d’aides annuelles sous forme directe et indirecte dont les aides postales, ce serait vraiment dommage de s’en priver, m’ame Ginette.

Alors on compte sur vous. Et ne vous abonnez pas, ce n’est pas nécessaire, l’État vous a abonné à la source.

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Cela aurait été dommage de gâcher une si bonne crise

Par h16

Une grosse crise, on le sait, est par définition la manifestation violente d’événements soudains, mais c’est aussi l’apparition d’opportunités de changement, de remises en causes et l’occasion de procéder à de fulgurants progrès. Sans exception, celle du coronavirus aura été, en France, une parfaite démonstration de ces opportunités et de l’extraordinaire capacité de l’État à ne surtout pas s’en saisir pour le bien-être de sa population.

Dès mars, j’avais noté que la mondialisation et le marché fourniraient les meilleures réponses à cette crise. Quelques mois plus tard, le constat est sans appel : c’est bien grâce au commerce international qu’on peut trouver gel et masques en France, c’est bien grâce à la mondialisation que des avancées notables ont été faites en matière de compréhension et de traitement de la pandémie, et c’est encore de façon assez claire grâce aux échanges libres que la population s’en sort le mieux tant il est clair que les pays qui se coupent le plus de ces échanges subissent le plus durement les effets délétères de la crise économique et de la crise sanitaire.

Cette crise est un véritable accélérateur d’innovations et de créativité tant de la part des chercheurs que des individus voire des entreprises pour surmonter les difficultés, résoudre les nouveaux problèmes qui se posent, faciliter le quotidien des gens et la vie en société, voire adapter les solutions issues d’une situation particulière à une situation plus générale, hors crise.

On peut multiplier les exemples, depuis les lampes à ultraviolets antigermes jusqu’aux robots virucides en passant par des filtres à air et autres améliorations techniques ou commerciales : il est simple de comprendre qu’aux demandes multiples des individus d’un renforcement des besoins sanitaires, le marché a largement répondu présent, tout comme l’ensemble de ses agents ont su s’adapter aux profonds changements que la crise a déclenchés ; il n’est qu’à voir pour s’en convaincre la démocratisation rapide du télétravail et des solutions qui le facilitent ainsi que les nombreuses solutions de commerce sans contact (depuis la prise de commande en ligne jusqu’à la distribution en passant par le paiement)…

Les années qui viennent montreront assurément que le marché et l’inventivité humaine permettront de trouver des points positifs et tirer, malgré tout, des bénéfices de cette crise.

Et devant la multiplication des prouesses humaines, il aurait été dommage que l’État soit en reste, notamment en France où, petit-à-petit, tout est pour lui, rien n’est hors de lui ni contre lui.

Rassurez-vous, nos dirigeants ont compris l’impérieuse nécessité de conserver notre appareil administratif dans la course et de « capitaliser » sur cette crise au profit de l’État. Grâce au coronavirus, il a rapidement été établi que ce problème essentiellement médical était bien trop important pour être laissé à des médecins et qu’il devait avant tout être traité à coup de directives, de décrêts, de petits formulaires et de niveaux hiérarchiques décidant chaque micro-aspect de toutes les actions à mettre en place.

Le coronavirus en France fut donc l’occasion d’un déploiement sans précédents de nombreuses ressources via tout ce que l’État compte d’indispensables et de frétillants bureaucrates afin d’interdire, de contraindre, de compliquer et bien évidemment de pruner compulsivement le citoyen français, la verbalisation étant dans ce domaine la véritable raison-d’être de tout l’appareil mobilisé.

Et alors que le « monde libre », le marché et les citoyens inventifs déployaient des trésors d’imagination et de nouvelles technologies pour surmonter le nouveau problème qui s’imposait à eux, l’État français faisait, lui aussi, preuve d’une souplesse remarquable pour utiliser toutes les technologies les plus abouties afin de traquer le citoyen. Grâce à sa légendaire maîtrise de l’outil informatique, l’État nous aura gratifié d’une application (StopCovid), redoutable d’efficacité et d’un coût fort modique.

Parallèlement et ne se reposant surtout pas sur ses lauriers technologiques, l’administration française aura largement contribué au bien-être de sa population par le truchement d’une police à la fois souple, adaptable et compréhensive. Souplesse, adaptativité et compréhension qui expliquent d’ailleurs assez bien le choix judicieux de certains appels d’offres, depuis les gaz lacrymogènes (en lieu et place des tests) jusqu’aux drones policiers de surveillance.

Sens du timing et des priorités : on reconnaît là encore la patte inaltérable de notre administration cornaquée avec finesse par des équipes gouvernementales survitaminées.

Bien évidemment, il serait naïf de croire que s’arrêtent ici les approches administratives de la crise et l’opportunisme de notre appareil d’État pour saboter nos libertés avec la délicatesse d’un cuirassé dans un port de plaisance. En réalité, tout sera fait pour exploiter cette crise encore et encore, autant que faire se peut, jusqu’à la corde et au-delà.

J’en veux pour preuve la multiplication insensée des pistes cyclables où des millions milliers dizaines rares cyclistes vont pouvoir s’éparpiller mollement partout dans les villes over-conscientisées à des questions climatiques de plus en plus fumeuses : puisque, tout le monde le sait, le Monde d’Après est maintenant composé à 100% de télétravailleurs chimiquement purs, la voiture devient inutile, pouf, c’est comme ça, sauf lorsqu’elle est électrique et – de préférence – facilement retournable et incendiable sur les Champs-Elysée un soir de match.

Et comme il va y avoir des vélos partout, toute prétention à atteindre le 40 ou le 50 km/h en ville devient immédiatement obsolète. Il devient donc logique d’y réduire la vitesse à 30 km/h ou d’en supprimer des places de parking. Comme le disent les Américains, « no parking, no business » et c’est clairement l’option « No Business » que Paris a choisi, pour enfin mettre un terme au capitalisme, au consumérisme, à la richesse et aux rentrées fiscales l’accompagnant. La pauvreté, y’a rien de tel pour lutter contre les virus et la pollution, c’est bien connu et l’actuelle propreté de la Ville Lumière en témoigne amplement.

Alors que le reste de la planète tente de se remettre de l’épisode sanitaire douloureux en faisant assaut d’imagination, en essayant d’améliorer partout où c’est possible les échanges inter-individuels, en fluidifiant les transports, en sécurisant les contacts, en facilitant les transactions, la France énarchique, administrative et gouvernementale a, la tête haute, droit dans ses bottes et les pieds dans son tas de dettes, résolument et fermement choisi l’exact opposé.

Le résultat va vous surprendre.

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Un laxisme républicain de plus en plus visible

Par h16

Dans le quartier des Champs-Élysées, la stupéfaction est énorme et la sidération totale : la défaite du PSG en Ligue des Champions aurait déclenché une nouvelle vague de pillages et de destruction touchant voitures, mobilier urbain, boutiques et appartements du quartier. Vraiment, c’est sidérant et stupéfiant, si si.

Pendant ce temps, on a assisté à une véritable bataille d’euphémismes de la presse véritablement au taquet ces deux derniers mois pour trouver les bonnes phrases, les belles circonlocutions évasives et autres ellipses narratives atténuantes pour ne surtout pas décrire la situation générale du pays : « incivilités » de « groupes d’individus » qui vont parfois jusqu’à être des « bandes de jeunes », « différends » qui « s’enveniment », « problèmes de voisinage » et « tracas du quotidien », nos folliculaires n’auront reculé devant aucune tournure hardie pour ne pas parler de racailles, de meutes de délinquants ou de criminels, de dangereux récidivistes et autres crapules qui écument les villes et harcèlent leurs habitants sous le regard trop souvent passif de forces de l’ordre dont on a copieusement ligoté les mains.

Il y a pourtant une vraie multiplication des faits divers de plus en plus violents et sordides, aux suites judiciaires de plus en plus déconcertantes par leur inadaptation. Rodéos divers et variés, agressions multiples, armées, l’été 2020 a semble-t-il été un long florilège d’exactions que les grands médias peinent vraisemblablement à évoquer dans leurs éditions nationales.

Pourtant, la simple consultation des « Google News » au sujet des couteaux fous et des fusillades festives donne une assez bonne idée de la frétillance actuelle du pays : il ne se passe guère de jour sans que des gens tombent sous les coups de couteau ou d’armes à feu.

La tendance est claire : les homicides, jusqu’à présent en baisse, grimpent à présent pour revenir à leur niveau de 1972. Ici et là sont évoquées, timidement, des raisons de société ; le mot « d’ensauvagement » est prononcé par certaines sources policières, et lorsqu’il est repris par l’actuel saltimbanque en charge du ministère de l’Intérieur, le ban et l’arrière-ban de la Bonne Société Qui Pense Bien monte immédiatement au créneau : « vous n’y pensez pas, tout ceci est très exagéré, et puis notre Justice est forcément à la hauteur ! »

Cependant, l’est-elle vraiment ?

Si l’on peut arguer qu’il y a beaucoup de gens en prison, on peut se demander si ce sont les bons qui y sont placés. Par rapport à la moyenne européenne, la France est loin d’être la plus répressive, par exemple. En revanche, il se pourrait bien que ces prisons soient mal gérées, mal utilisées et employées pour y stocker maladroitement beaucoup trop de cas qui tiennent davantage de la psychiatrie lourde que de l’incarcération (de 2006 à 2019, mêmes constats), tout en multipliant les largesses et autres libérations opportunistes dont on se demande si elles servent vraiment la société ou, plutôt, l’électoralisme de nos politiciens.

Pourtant, des pays indiquent assez bien ce qui marche ou pas lorsqu’il s’agit de policer une société. Aux Pays-Bas, la gestion des prisons donne largement à réfléchir, ce que s’empresseront de ne surtout pas faire nos élites au pouvoir.

La réalité française, palpable et indéniable, est qu’on n’incarcère pas ceux qui le méritent, pas assez tôt, et pas assez longtemps ; qu’on incarcère beaucoup trop ceux qui ne le méritent pas ; que le laxisme de la justice envers certaines populations, les plus turbulentes et aussi les plus choyées par les politiciens en mal de voix aux élections, n’a d’égal que son intransigeance vis-à-vis des individus lorsqu’ils sont solvables et bien intégrés dans la société, dont l’exaspération devant l’inaction des forces de l’ordre face à leurs problèmes ne sera jamais une excuse ou une cause atténuante (au contraire).

J’écrivais en 2016 que les tensions communautaires s’accroissaient d’autant que les forces de l’ordre sont bien plus souvent mobilisées pour pruner les citoyens que pour les protéger ; je notais en outre que, devant la faillite de l’État à assurer leur protection essentielle, celle qui entre normalement dans le cadre de son travail régalien de base, ces citoyens excédés allaient en venir, progressivement, à constituer des milices.

Petit-à-petit, l’idée fait cependant son chemin et si de telles milices ne sont pas encore en place, ce n’est que parce que chacun fait un calcul entre ce qu’il peut perdre en prenant part à ces groupements, et ce qu’il risque de subir en s’en tenant éloigné ; or, pour le moment, il y a plus à perdre qu’à gagner à concrétiser cette idée. Pour le moment, et on sent qu’il passe.

Ces constats, dressés il y a quatre ans, n’ont pas changé dans leurs prémices, et tout indique plutôt que la situation empire. Le laxisme a été érigé en principe républicain et aboutit à la sidération de certains devant les exactions (pourtant largement prévisibles) sur les Champs-Élysées suite à un banal match de foot, sidération qui semble tout droit venir d’une autre époque où les défaites footballistiques ne se traduisaient pas systématiquement par une mise à sac de quartiers entiers de la capitale…

En fait, il est maintenant clair que la société française, lentement mais sûrement, a douillettement choisi la mollesse, le laxisme, les atermoiments en lieu et place de l’usage de la force contre les éléments les plus destructeurs de la société ; s’il est clair qu’on peut aisément tabasser du Français moyen d’autant plus qu’il est solvable et médiatiquement inexistant, on n’en fera rien si le mis-en-cause n’est pas solvable et encore moins s’il a été médiatiquement placé dans le camp des victimes depuis des lustres. La tendance générale à la déliquescence des forces de l’ordre ne se dément guère. Logiquement, le besoin de sécurité ne diminuant pas, la formation des milices que j’évoquais alors ne pourra pas être évitée.

Dès lors, le vivre-ensemble se mue en survivre-ensemble et la société, absolument plus prête à employer la force pour défendre la civilisation, risque bel et bien d’être confrontée à la barbarie.

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Hystérie hygiéniste : des lendemains qui chantent peu

Par h16

Les chiffres sont formels, tout comme les visages longs et les grimaces sérieuses des hommes- et des femmes-troncs à la télé : la France va mal, très mal même puisque l’épidémie continue de se propager horriblement. Avalanche de cas, de foyers (rebaptisés « clusters » pour faire tendance) et de reportages palpitants expliquant qu’il y a avalanche de cas et de clusters foyers, petits et longs articles de la presse sur-subventionnée pour détailler la nouvelle géographie française des pestiférés et multiplication de gros micros mous poussés sous les nez humides d’experts toujours plus nombreux sur les plateaux télés, tous ces signes s’accumulent pour prouver une chose : la situation est catastrophique, c’est certain.

Tout se déroule donc comme prévu : la covid fut un virus, puis une pandémie, c’est maintenant une hystérie et cela prend gentiment le chemin de la légende. Vivement l’adaptation au cinéma !

Sur le plan politique, des générations d’historiens se pencheront sur la période que nous vivons actuellement pour tenter d’expliquer pourquoi ce qui était « inutile voire dangereux » alors que l’épidémie débutait et qu’on pouvait nettement voir les réanimations hospitalières déborder s’est transformé en quelque chose d’indispensable puis d’obligatoire alors même que les services continuent de se vider obstinément ; et alors que l’idée de base en recommandant le port du masque était, il y a six mois, d’éviter l’engorgement des services hospitaliers, on semble avoir perdu toute mesure alors que ces mêmes services sont maintenant à l’étiage le plus bas.

En pratique et pour un observateur lambda, on assiste essentiellement à une surenchère de mesures, de règlements et de contraintes de plus en plus loufoques et détachées d’une quelconque utilité réelle, pragmatique, et dont la mise en place semble rechercher avant tout l’emmerdement maximal alors que la réalité des chiffres montre une fin d’épidémie plutôt qu’une recrudescence des malades graves ou des morts.

En réalité, on comprend que le gouvernement choisit sciemment la surenchère, quitte à insister (et faire insister les médias) sur les chiffres de « contaminés » plutôt que sur ceux, bien plus significatifs, de décès (maintenant très bas depuis plus d’un mois et demi) et qu’il choisit les traitements les plus massifs et les plus collectifs là où tout indique que ce sont les comportements individuels et le ciblage précis des patients à risques qui donnent les meilleurs résultats…

On pourrait se demander pourquoi nos politiciens ont ainsi choisi d’ajouter ces contraintes (et les inévitables prunes qui les accompagnent) dans un contexte où l’impact sanitaire est de plus en plus improbable – il n’y a pas de baisse du nombre de contaminés, il n’y a pas de hausse du nombre de décès – alors que l’impact économique est, lui, de plus en plus catastrophique.

Si l’on écarte pudiquement les « explications » à base de (ingrédients au choix, panachage possible voire recommandé) nouvel ordre mondial, de 5G, de chemtrails, de puces RFID et de pandémie orchestrée par Soros-Gates, force est de constater que les comportements du gouvernement indiquent assez clairement un agenda interne fort différent de celui affiché, et la sauvegarde des intérêts de la nation et des citoyens semble bien loin des préoccupations ministérielles actuelles.

En fait, quelques secondes de réflexion suffisent pour comprendre la mécanique minable qui pousse les dirigeants à ces simagrées grotesques.

D’une part, après des mois d’incompétence crasse, d’improvisations consternantes, de déclarations contradictoires, d’une communication lamentable et d’une démonstration assez flagrante de leur nocivité, admettre à présent que les choses sont progressivement en train de revenir dans l’ordre normal et que, finalement, on peut fort bien se passer de leurs gesticulations reviendrait à perdre la face. Certes, du point de vue de la majorité des Français, cette bande d’imbéciles a perdu toute crédibilité ; en revanche, du point de vue du gouvernement, encore persuadé qu’il contrôle l’image qu’il peut avoir auprès du public, il en va différemment puisque moyennant une bonne propagande, on parviendra à régler la crise ou à en camoufler les effets pervers les plus visibles…

D’autre part, ces gesticulations s’avèrent indispensables si l’on veut éviter les condamnations que nos clowns à roulettes méritent pourtant amplement. Toute l’administration française, maintenant tournée vers ce seul but de sauver ses fesses et celles de ceux à sa tête, multipliera tant qu’il faudra les mesures les plus idiotes et les plus vexatoires pour montrer sans le moindre doute possible que « tout a été tenté ».

Le problème étant qu’avec ces comportements, on assiste surtout à la mise en place inexorable d’un cercle vicieux : l’hystérie hygiéniste entraîne une perte palpable de crédibilité des élites, des dirigeants et des sachants médiatiques présentés en petits plateaux digestes à la télé.

Cette perte visible déclenche inévitablement une nervosité grandissante de ces individus qui utilisaient jusqu’à présent cette crédibilité pour étouffer les libertés les plus encombrantes pour leurs desseins politiques. Dit autrement, il devient difficile de gérer un État fonctionnel si on ne peut plus pruner tranquillement et si l’autorité de l’État n’est plus reconnue.

Et fort logiquement, cette nervosité débouche sur l’augmentation des affichages symboliques, des mesures contraignantes ridicules qu’on observe actuellement : l’usage systématique de la force et du muscle républicain ainsi que l’affichage de l’arrogance et du mépris des élites compensent pied-à-pied le recul de crédibilité des élites, de plus en plus coupées du monde réel.

Le problème essentiel de cette tactique délétère est qu’elle ne peut déboucher sur une issue pacifique : d’un côté, les élus, croyant faussement à leur légitimité d’un vote de plus en plus lointain, s’enferrent dans des postures aussi contre-productives qu’arrogantes ; de l’autre, le peuple sent de façon croissante que le contrat tacite qui le lie à eux s’étiole de clauses léonines en lois scélérates, à mesure que sa liberté se fait découper en petites portions congrues. À un moment, l’écart entre les attentes des Français et les concrétisations minuscules produites par la brochette de clowns au pouvoir, et la perte de confiance et de crédibilité finissent par être tels que les premiers ne pourront plus exprimer calmement leur désaccord aux seconds, pourtant valets des premiers.

Le gouvernement a testé, ces dernières années et de façon régulière, sa capacité de réponse aux humeurs irritées de différentes populations. Pour le moment, on ne peut pas dire que ce fut particulièrement brillant d’efficacité et d’apaisement…

Forcément, ça va bien se passer.

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Quelques semaines de repos

Par h16

Lecteurs, lectrices, commentateurs zétateuses, c’est le moment de vous souhaiter de bonnes vacances. Eh oui, après ces sept mois sans interruption, il est grand temps pour moi de lâcher un peu l’exercice pluri-hebdomadaire de production de billets pour tâter le monde réel.

Les mois écoulés furent particulièrement bien remplis et le besoin de faire une pause est donc d’autant plus important. Les quelques semaines sans billets seront l’occasion de discuter de tout et de rien dans les commentaires ouverts sous ce billet. Gageons que l’actualité d’août sera au moins aussi frétillante que celle des périodes précédentes ; avec la belle brochette d’abrutis actuellement au gouvernement, on peut raisonnablement parier sur quelques magnifiques gaffes, de belles âneries et un lot incompressible d’imbécillités fiscales, sociales et économiques qui lubrifieront certainement le pays dans sa glissade vers la médiocrité du collectivisme honteux.

Comme de coutume, ce petit billet sera l’occasion pour moi de vous renouveler mes remerciements, tant pour vos nombreux commentaires que pour vos lectures et pour vos partages sur Facebook, Twitter, VKontakt, Parler, Minds et j’en oublie. À l’heure où les médias et les réseaux sociaux se chargent de déplateformer un peu plus de monde à chaque prurit communautariste, politique ou sociétal, chaque partage, chaque canal a son importance pour éviter l’uniformisation complète du discours et la perte progressive de repère qui l’accompagne.

Bonnes vacances à tous 🙂

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Pas assez de socialisme en France ? Rassurez-vous, Joffrin lance un nouveau mouvement socialiste !

Par h16

C’est vendredi, c’est fin juillet et l’actualité semble peu propice à l’humour. Heureusement, certains se démènent pour nous offrir un quart d’heure de rigolade. Ainsi, même si le pays semble se diriger à la fois vers le chômage, les tensions sociales voire raciales et de nouvelles restrictions de liberté pour des motifs sociétaux, climatiques et sanitaires maintenant habituels, cela ne doit pas empêcher « l’élite intellectuelle » du pays de se préparer en vue des prochaines élections présidentielles dont l’importance semble bien supérieure aux petits bobos qu’endure le peuple actuellement.

C’est donc assez naturellement qu’on apprend que Laurent Mouchard dit Joffrin, jusqu’alors directeur de la rédaction de Libération et éditorialiste au Nouvel Observateur, lance un nouveau mouvement politique, la Nation toute entière réclamant assez clairement ce genre d’initiative tant le paysage démocratique actuel semble désert.

Laissant à son sort la piètre rédaction de l’épave journalistique de gauche, Joffrin a quitté Libérature et décidé qu’il était nécessaire de créer une formation de centre gauche capable d’offrir une alternative au couple Macron – Le Pen que les sondeurs, les politiciens et les médias s’obstinent à présenter comme l’évidence pour les élections de 2022. Courageuse décision de la part du vieux journaliste qui montre ainsi sa volonté de passer du ministère de la propagande officieux au sein duquel il officiait depuis plusieurs décennies à un vrai poste de décisionnaire dans lequel il pourra, enfin, écrire une petite partie de l’histoire politique du pays (même si, compte-tenu de ses capacités, ce sera avec un gros feutre rouge, de travers et au dos d’une carte postale).

Fonder un mouvement politique n’est pas chose aisée dans ce pays même si leur nombre déjà conséquent montre que la procédure est bien huilée et bien connue des administrations qui l’enregistrent, le suivent et, à la fin, le financent lorsque, par hasard ou par obstination, il décroche un élu. De surcroît, la difficulté de création n’est de toute façon pas la même pour Laurent Joffrin que pour Jean Lambda puisque notre éditorialiste pourra évidemment bénéficier de toute la tendresse rédactionnelle de Libétorchon qui n’a pas tardé à nous apprendre que ce mouvement s’inscrirait dans la recherche d’un dépassement des partis de gauche traditionnelle qu’il entendait rassembler.

Tendresse qui n’empêchera pas la rédaction, dans une pudibonderie grotesque, de trouver incompatible ce « nouveau » militantisme de Joffrin avec l’aspect journalistique du quotidien et explique pourquoi ce dernier en a pris congé. Imaginez un peu s’il était resté et qu’il avait commencé à utiliser ces colonnes pour y pousser son agenda politique ! Cela aurait été gênant, n’est-ce pas.

Et puis rassurez-vous : en plus du soutien quasi-institutionnel de certains papelards massivement subventionnés avec votre argent, Joffrin ne se lance pas seul.

Déjà, il y a bien sûr les inamovibles de la gogoche médiatique, la plume toujours humide et l’épicondylite naissante à force de toujours signer pétitions, tribunes et autres appels lacrymogènes pour l’une ou l’autre cause mièvre qui les agite constamment. C’est donc tout naturellement qu’on retrouve donc moult signataires parmi lesquels figurent évidemment l’actrice Agnès Jaoui, le chanteur Benjamin Biolay, la journaliste Laure Adler, le sociologue Michel Wieviorka ou encore l’urgentiste Patrick Pelloux ; au moins, il n’y a pas d’infiltré de droite ou du centre, c’est déjà ça, et ces signatures prestigieuses apportent une lourde caution politique qui pèse grave dans le game comme on dit chez les jeunes. Pas de doute : avec de tels cadors, on sent le brave Laurent bien lancé comme il faut pour mettre « le pays sur une voie nouvelle » à gauche. Toute cette nouveauté, cette fraîcheur, cette originalité ne peut qu’immédiatement déclencher l’hilarité rassurer sur l’avenir politique de ce mouvement et de son frétillant fondateur qui veut catalyser la refondation de la gauche (à défaut, tristement, de la pyrolyser ce qui aurait été certainement plus utile).

Devant toute cette vivacité et ce message aussi rafraîchissant dans un paysage politique sclérosé, on en vient à se demander si tout ceci ne serait pas quelque peu piloté, en arrière-plan, par l’une de ces immenses figures tutélaires que la République nous aura fournies ces années passées. Et lorsqu’on évoque une référence politique, un machiavel de la stratégie politicienne, comment ne pas imaginer que le spectre (dodu) de François Hollande, qui hante le paysage hippopolitique français, n’aurait pas quelque peu impulsé ce mouvement ?

Rassurez-vous, il n’en est rien : d’une part, Joffrin l’a assuré, il n’est la marionnette de personne, et d’autre part, lorsque François Hollande tentera de récupérer le bébé, tout ceci gagnera immédiatement ses galons de nouvelle clownerie politique.

Il faut en effet revenir deux secondes à la réalité et comprendre que la tentative de l’ex-patron de Libératage n’est qu’une énième resucée d’un rassemblement des gauches, ces gauches pléthoriques qui encombrent maintenant la quasi-totalité du spectre politique français : depuis le Rassemblement National dont le programme est maintenant identique en tous points à celui de Mélenchon à l’exception micrométrique de l’immigration (et encore, la Marine tente chaque mois de raboter un peu plus cet aspect), jusqu’aux autres partis aux velléités socialistes et collectivistes innombrables, il n’y a plus, en France, la moindre voix au chapitre pour la Liberté.

Noyé dans la soupe socialiste, sociale-démocrate ou simplement gauchiste, le mouvement de Joffrin n’offre absolument aucune nouveauté politique et si jamais, hasard du destin, il en sortait quelque chose apte à se présenter à des élections, cela lui révélerait son vrai poids idéologique dans ce pays, c’est-à-dire sans l’aide de la médiasphère débordée par tous les autres partis, mouvements et tendances, ce qui se traduirait par un score ridicule.

En réalité, Joffrin nous offre ici une démonstration des extrémités ridicules auxquelles peut se prêter un vieux mâle blanc de 68 ans qui devrait être en retraite depuis des années et qui, comme d’autres momies inamovibles à la Edgar Morin ou Stephane Hessel, ressasse les mêmes âneries collectivistes plus ou moins bourdieusiennes dans un pays qui crève pourtant d’avoir précisément appliqué ces recettes idiotes, encore et encore, année après année, depuis plus de 45 ans.

Joffrin illustre à la fois ce qui ne va plus dans ce pays, pourquoi, et montre par contraposée ce par quoi il sera inévitablement balayé un jour. Au moins ceci aura-t-il le mérite de nous faire sourire un vendredi de juillet…

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Plan de relance européen : l’exportation française de socialisme se porte bien

Par h16

Voilà, c’est signé, envoyez la musique, la fête peut continuer : le bon gros plan de relance européen est dans la boîte et, moyennant 750 milliards d’argent du contribuable, tout va repartir comme avant. Mais si. Vous verrez, ça va être supayr.

La presse française s’en est largement fait l’écho : ce plan fut arraché de haute lutte par notre Magnifique Président qui n’aura pas ménagé sa peine afin de sceller un accord entre 27 pays membres parfois réticents à mettre au pot et faire preuve de l’indispensable solidarité qui fonde l’Union Européenne, à raison de 390 milliards d’euros de subventions, un peu moins de prêts, pour une enveloppe globale comprise entre 700 et 750 milliards d’euros, à la louche (ne chipotons pas à 50 milliards d’euros près, de grâce).

Ce ne fut pas sans mal : il faut dire que certains des États n’avaient pas trop envie de dilapider leurs ressources pour voler au secours d’autres qui n’ont pas hésité, eux, à sortir leur carnet de chèque en bois biodynamique. De façon surprenante en effet, les Pays-Bas, l’Autriche, la Suède et le Danemark n’entendent pas mettre leurs excédents budgétaires et leurs marges de manœuvre financière à la disposition des autres pays (France, Espagne et Italie en tête) : ainsi donc, les gens rigoureux et les épargnants prévoyants n’aiment pas trop se faire déposséder de leurs économies au profit des impécunieux, des incompétents et des dépensiers. Vraiment, où va le monde ?!

Mais finalement, après quelques bras tordus dans le dos, quelques négociations en coulisse dont les tenants et les aboutissants seront savamment occultés afin de ne pas trop effaroucher les peuples concernés, un accord fut donc trouvé. Dans la presse nationale française, cela se traduit par un véritable concert de klaxons joyeux et de la titraille clinquante à base d’adjectifs pétulants (« accord historique », rien de moins). Pensez donc : l’argent des autres va venir se déverser à hauteur de 40 milliards pour la France.

Certes, ceci ne comblera pas – loin s’en faut – le déficit budgétaire de cette année, mais ces nouvelles piscines olympiques remplies de billets de banque tous frais qui se déverseront sur le budget français permettront au moins deux choses : d’une part, de redorer un peu le blason franchement défraîchi du président EM (En-Mêmetemps), ce qui est toujours pratique alors que s’annonce une rentrée particulièrement calamiteuse ; d’autre part, cet accord permet de reporter une (toute petite) partie de la pression fiscale française sur les autres pays européens qui, gageons-le, en seront ravis.

Cependant, tout ce foin – dont la mise en scène n’a été qu’un prétexte à la mégalomanie macronienne – se traduit en réalité par la mise en place de solutions bien françaises à l’échelon européen, pour des problèmes auxquels on sait pourtant comment répondre politiquement et économiquement.

Ce genre de crises n’est en effet pas la première ni probablement la dernière qui survient pour l’Humanité ; et si redonner des marges de manœuvres (fiscales, sociales, notamment) aux entreprises permet assez sûrement de se remettre rapidement des dégâts causés, l’histoire montre assez clairement que jeter des masses d’argent public sur les marchés n’a absolument jamais permis de relancer quoi que ce soit. C’est donc logiquement cette dernière solution qui a été choisie : faire cracher les États qui ne dépensent pas pour ceux qui dépensent sans contrepartie et sans limite, et, pompon de l’affaire, pousser à l’établissement sinon d’une fiscalité européenne, au moins d’un endettement européen.

En effet, les 390 milliards de subventions du fameux plan de relance formeront une dette commune à rembourser par les 27. Si ceci n’est pas un transfert clair des économies saines vers les États en faillite, une façon à peine camouflée de faire payer les fourmis pour les gabegies des cigales, cela y ressemble beaucoup.

En pratique, la France est devenue la porte-parole de l’Europe panier-percé et grâce aux belles envolées lyriques d’un président tout gonflé de sa propre importance, on met en place un mécanisme qui garantit sur facture l’enfoncement de tout le continent dans les mêmes affres que ceux que connaît la France actuellement, à savoir l’endettement, la fiscalité de plus en plus délirante et la déconnexion croissante entre les besoins de terrain et l’action publique, gavée de subvention.

Car il faut être fort naïf pour ne pas voir dans ce nouvel épisode européen à la fois la volonté de Merkel de laisser une trace visible de son passage (à 750 milliards d’euros la trace, merci du cadeau), une sorte de combat chimérique contre les populismes – dans l’idéologie simplette de beaucoup de dirigeants actuels, le populisme est le résultat de la pauvreté et non de leurs politiques idiotes, et se combat donc par un déversement d’argent gratuit – et surtout une porte ouverte vers une fiscalité européenne « consolidée » qui annonce un État fédéral assez peu probablement orienté vers plus de liberté et d’autonomie pour le citoyen (il n’est qu’à voir les velléités de Bruno Le Maire, un autre Français – ce n’est pas une coïncidence – à pousser encore et encore sa taxe GAFA au niveau européen).

Oui, vraiment, c’est un accord historique

Mais probablement pas dans le sens où l’entendent Macron, Merkel et la coterie journalistique derrière ; cet accord marque clairement un tournant majeur de la politique allemande, un pas de plus vers une fiscalité européenne, et une nouvelle extension des exportations françaises de socialisme, seule exportation politique véritablement réussie par la France ces cent dernières années.

Tout ceci va forcément très bien se terminer.

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Heureusement, nos quartiers sont de plus en plus calmes

Par h16

C’est donc un gouvernement resserré et décidé à redresser le pays après sa délicate crise sanitaire qui a lancé, en grande pompe, plusieurs grands chantiers visant essentiellement à verdir la politique d’Emmanuel Macron (2022 approche, que voulez-vous), à commencer par un grand et indispensable « plan vélo » sans lequel, on le sentait, la République aurait été en danger.

Et au-delà de ces nouveaux territoires d’expérimentation politique et sociale, ainsi que des bisous marqués en direction des indigénistes et autre néo-racistes que certains médias s’empressent de légitimer à grand coup de doubles pages obséquieuses et complaisantes, force est de constater que, pendant ce temps, la société française se remet gentiment de sa période de confinement et se prépare maintenant à une rentrée sereine et décidément orientée sous le signe du travail studieux et de l’effort collectif pour remonter la pente économique.

Il faut dire que cela urge : entre les rentrées fiscales qui ne sont pas exactement ce qu’elles devraient être pour soutenir le train de vie d’un État particulièrement large avec l’argent des autres, et les indéniables besoins de l’économie française, il est temps que tout le monde se retrousse les manches pour retourner au travail, ♩ tagada ♪ tsoin ♫ tsoin ♬.

Cette belle unanimité du peuple français à rester concentré sur un avenir qu’il veut florissant, à mobiliser toutes ses forces vives pour produire de la richesse comme jamais se traduit d’ailleurs très concrètement dans l’actualité qui recommence, petit-à-petit, à se remplir de ces pépites d’ingéniosité, d’optimisme et de perspectives positives qui font la marque de notre savoir vivre à la française.

C’est ainsi que la sécurité et l’ordre que l’État entend faire régner sur le territoire se mesure de mieux en mieux. La semaine passée, on découvrait, pas tellement surpris au fond, que conduire un bus devient maintenant un vrai métier à risques, ce qui – soyons en sûr – ne manquera pas d’impulser de nouvelles idées politiques pour mieux protéger les chauffeurs dans l’exercice de leur travail (sachant que l’idée qui consisterait à faire disparaître les risques de ce métier en imposant la sécurité régalienne est une idée vraiment rétrograde et quelque peu passéiste, disons-le tout net).

De la même façon, le week-end passé nous aura montré qu’on peut aussi viser une société plus efficace et plus joyeuse en faisant table rase de ses encombrants monuments classés, par exemple en les brûlant. La protection qu’on serait en droit d’attendre d’un État qui prélève plus de 1000 milliards d’euros dans les poches de ses citoyens ne peut pas et ne doit pas se situer dans ce domaine banal et sans intérêt. Si on commence à attendre de l’État qu’il protège les lieux de culte, où va-t-on chers lecteurs, où va-t-on ?

Mais surtout, quel intérêt pour l’État de rappeler que force doit rester à la loi lorsque cette dernière évolue sans cesse, qu’elle n’est pas appliquée et qu’à vrai dire, comme elle est écrite par des mâles blancs patriarcaux de plus de 50 ans, elle ne peut manifestement pas être ni bonne, ni juste, ni même réaliste ?

Dès lors, il sera sain de laisser les quartiers historiquement émotifs ventiler sagement leurs petits mouvements de frustration et regagner par eux-mêmes leur calme et leur pondération.

Dans ce cadre, on devra donc comprendre que les récentes violences urbaines, nombreuses, qui se sont multipliées avant et pendant le 14 juillet, ne sont pas des dérives ou les graines de futurs problèmes dans ces quartiers, mais la réalisation simple d’une expression alternative de la joie de vivre d’une petite partie des cancrelats racailles jeunes qui y vivent, ♩ youpi ♪ youpi, et ♫ vive le rodéo n’est-ce pas ♬.

Les tirs de mortiers d’artifice, les embuscades de pompiers et de policiers servant de cibles pour des tirs, les affrontements entre certaines populations de ces quartiers susceptibles et les forces de l’ordre, tout ceci participe en réalité d’un mouvement artistique et social de décompression après ces mois de confinement strict qui fut particulièrement bien respecté dans ces zones. Il apparaît donc normal que la fête y batte maintenant son plein.

En outre, quand ces quartiers ne décompressent pas sur place, ils savent exporter leur bonne humeur dans d’autres espaces et ambiancer d’autres lieux, comme dans ces parcs d’attraction dont on sait tous qu’ils seraient un peu tristes sans cette jeunesse et cette vitalité débordantes.

Dans le précédent billet, on pouvait établir le décalage de plus en plus criant entre les besoins des Français et les mesures économiques prises par le gouvernement, résolument tourné dans le bricolage médiatique sans intérêt, les mesurettes cosmétiques parfaitement inutiles et les tabassages fiscaux tous azimuts qui continuent d’enfoncer le pays dans la misère en lieu et place de réformes de fond indispensable à relancer l’activité.

Malheureusement, ce décalage visible au niveau économique est encore plus profond au niveau social : ce qui, normalement, relève de la fonction de base de l’État, le régalien, n’est plus assuré depuis longtemps et, pire encore, tout indique qu’il n’y a même plus volonté d’assurer au moins une façade cohérente ; la fermeté n’est plus affichée que de façon épisodique, devant l’une ou l’autre caméra, et encore, tout juste.

En fait, la conviction manque d’autant que cette fermeté est de plus en plus dénoncée comme la marque abominable du patriarcat / du racisme / d’une phobie quelconque / de la lutte des classes / etc. (utilisez le concept du moment, panachage possible), ce qui entraîne un abandon croissant de tout ce qui légitime encore l’État et ses ponctions, dans certains quartiers au début, puis, petit-à-petit, dans des villes entières, puis des pans complets de territoire qui échappent alors à toute vie normale.

Soyons objectif : l’État est parfaitement nul lorsqu’il intervient en économie (et plus il intervient, plus il déclenche de catastrophes). Parallèlement, à mesure qu’il s’agite en mesures sociétales et économiques, il en fait de moins en moins dans le régalien et moins il en fait, plus la situation se dégrade, obligeant nos très médiocres dirigeants à redoubler d’activité dans le sociétal et l’économique.

Une seule conclusion s’impose devant ce cercle vicieux : ce pays est foutu.

Assemblée : CPEF

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Et maintenant, chômage et extorsion fiscale pour tous

Par h16

Entre les flonflons nationaux et petite ballade impromptue aux Tuileries, le 14 juillet du Président Emmanuel fut bien rempli et aura été l’occasion pour lui d’assommer une nouvelle fois le pauvre peuple français avec une intervention sans intérêt si ce n’est celui de rappeler que le chômage allait exploser des records…

Oui, apparemment, il sera difficile de camoufler un million de chômeurs supplémentaires. C’est ballot.

C’est ballot mais c’est interressant pour un pays qui vivait semble-t-il fort bien une situation de chômage élevé depuis les années Mitterrand où il avait été finement calculé par l’intelligentsia socialiste du moment qu’une masse dodue de chômeurs, pas trop mal indemnisés quitte à creuser la dette, permettait d’une part de s’assurer un certain coussin électoral (indispensable lorsque le but n’est pas le bonheur du peuple mais de conserver le pouvoir), et d’autre part de donner des éléments de pression sur les salaires, ce que les entreprises issue du capitalisme de connivence ne rechignèrent guère à accepter à bras ouverts.

En pratique, le modèle social français s’est fort bien accommodé de ce chômage massif jusqu’à présent tant que ces chômeurs se tiennent tranquilles et tant que le reste de la population peut bénéficier des fruits de la croissance. Avec la crise sanitaire puis économique, la donne change suffisamment d’autant qu’on peine depuis quelques décennies à distribuer les fruits de la croissance et que les chômeurs (ou ceux qui risquent de le devenir au moindre tremblement économique) ne se tiennent plus trop tranquilles.

La saillie de Macron dans ce contexte devient particulièrement savoureuse puisqu’elle augure d’un futur quelque peu rocailleux : d’un côté, les rentrées fiscales vont s’effondrer, de l’autre, les dépenses sociales explosent, et au milieu, le contribuable semble assez peu décidé à faire une croix sur à peu près tous les services que ses impôts étaient censés payer, sans pour autant voir ses prélèvements fondre.

Même le gouvernement, pourtant généralement assez loin de ces considérations terre-à-terre et peu concerné par les problèmes de fin de mois, a commencé à comprendre qu’un nuage gris s’accumulait à l’horizon.

Heureusement, il a pris la mesure du problème à bras le corps : Castex, l’énarque bureaucratique en charge des affaires courantes (formellement, il serait premier ministre) a par exemple bien saisi que la lutte contre le chômage serait la priorité absolue top number one du gouvernement, et s’est donc immédiatement fendu d’un « plan vélo très ambitieux », ce qui donne une mesure assez précise de la décontraction générale des ministres face au problème.

Et si l’à-propos d’une telle mesure musclée échappera sans doute à ceux qui ne sont pas adeptes de la pensée complexe macronienne, souhaitons malgré tout que la multiplication des petits biclous ne provoque pas en France les mêmes embouteillages vélocypédiques qu’en Belgique où la compagnie ferroviaire du plat pays commence déjà à pleurnicher d’une bousculade dans ses trains. Gageons que, ici comme ailleurs, l’anticipation sera reine et qu’il n’y aura donc aucun souci à prévoir de ce côté.

Bref, c’est décidé : la lutte contre le chômage sera donc l’affaire de tous dans les prochaines semaines…

À commencer par toute la Ligue des Bureaucrates Extraordinaires, depuis l’inspection du travail jusqu’à l’URSSAF en passant par Bercy : en ces temps difficiles, il n’est pas question que le moindre centime manque à l’appel du Trésor public, il n’est pas question que le moindre sou soit détourné de ses objectifs solidaires et citoyens, ou que la moindre goutte vivifiante d’État Républicain Indispensable À La Survie Des Français ne vienne pas abreuver les miséreux et les orphelins.

Pour cela, il va donc falloir renforcer les contrôles car on a bien compris qu’en réalité, profitant honteusement de cette crise sanitaire gérée de main de maître par un gouvernement au taquet, les entreprises se sont toutes relayés pour venir s’empiffrer de subventions, d’aides et de chômage partiel.

Eh oui : tout indique qu’il y a eu des fraudes, du détournement, des abus et de scandaleux petits arrangements avec la réalité, ce qui impose donc que le privé soit maintenant sévèrement contrôlé. Et lorsqu’on voit l’importance des montants évoqués, on frémit : les fiers services de Bercy ont ainsi identifié 1740 opérations frauduleuses, ce qui représente tout de même plus de 1,7 milliard ah non pardon million d’euros de préjudice, et ce alors que des versements de plus de 6 millions ont pu être arrêtés. Ouf. Avec une moyenne de près de 1000€ de détournement par affaire, on voit que l’État a évité le pire…

Et au-delà de ces sentiments de fraude immenses fraudes massives, il s’agira aussi d’aller récupérer du pognon là où il se trouve. Or, si la crise a véritablement sonné le glas d’un nombre effarant d’entreprises et de commerces en France, elle a aussi fourni une opportunité en or pour certaines sociétés de placer leurs services et leurs produits.

Et ça, en France, cela s’appelle profiter du malheur des autres : si c’est parfaitement autorisé et même conseillé chez les socialistes, c’est en revanche parfaitement interdit pour le reste de la société et formellement combattu par toute l’administration qui s’est donc chargée de remettre un peu d’ordre dans tout ça en lançant une vaste campagne de contrôles serrés auprès de toutes les entreprises qui ont eu l’impudence de sortir bénéficiaires de cet épisode douloureux.

Ainsi, en matière de contrôles fiscaux, la priorité sera donnée aux secteurs d’activité qui ont tiré profit du confinement, comme par exemple les plateformes d’e-commerce, de télécommunications, les opérateurs télécoms ou les éditeurs de jeux vidéo en ligne, les plateformes de streaming…

Avouons que l’idée même de taper sur ces entreprises qui ont su tirer leur épingle du jeu pourri de cette première moitié d’année est une idée d’autant plus lumineuse que, comme l’a admis Président Manu, le chômage va exploser ! Rien de tel qu’un bon gros contrôle fiscal bien sévère pour inciter ces plateformes, ces opérateurs et ces services à embaucher en période de crise, tiens !

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Forfaits limités, écologie en carton, misère réelle

Par h16

Lorsqu’un élu a une idée, si elle n’aboutit pas immédiatement à une loi, elle n’en est pour autant jamais complètement abandonnée. Même et surtout si cette idée est complètement idiote. Et c’est davantage vrai lorsqu’elle aboutit à ajouter une interdiction, une obligation ou une taxe sur le lourd corpus de lois et règlements français. Il en va donc ainsi pour la fin des forfaits internet illimités : idée idiote de sénateurs, elle rebondit à présent au Conseil national du numérique

Il faut parfois des années avant qu’un projet ridicule, une taxe débile ou une loi consternante passent de la formulation initiale, bavée par l’un de ces élus en mal de notoriété, à un texte en bonne et due forme pondu par l’Assemblée et votée comme un seul homme.

Parfois, cela va plus vite et c’est cette impression de précipitation qui ressort nettement de la dernière production républicaine de l’un des Comité Théodule dont les institutions sont friandes : il n’a en effet fallu que trois semaines entre les braiements sénatoriaux, fin juin, prétendant lutter contre le réchauffement climatique en interdisant à terme les forfaits illimités, et la proposition exactement équivalente du Conseil Numérique : afin de diminuer l’impact des technologies numériques sur l’environnement tout bousculé par les activités humaines et sa méchanceté sans borne, il s’agira donc de demander aux opérateurs de faire disparaître progressivement les forfaits à consommation illimité pour les remplacer par des forfaits plafonnés, et de brider les capacités de bande-passante lorsque le plafond est dépassé.

Oui, vous avez bien lu : il s’agit ici de faire exactement le contraire de ce qui existe actuellement sur le marché en allant à contre-courant de la tendance globale et ce d’autant plus que les forfaits illimités fonctionnent très bien en France, tout ça pour lutter contre une production de dioxyde de carbone véritablement microscopique et dont l’impact en terme climatique est nul. C’est véritablement génial !

Et c’est d’autant plus génial que si une telle proposition devait un jour se transformer en loi bien contraignante, il ne faudrait pas attendre longtemps pour voir apparaître des forfaits limités, certes, mais avec un plafond ridiculement haut pour renvoyer l’ensemble du dispositif à la cave humide des idées stupides qu’il n’aurait jamais dû quitter.

Car oui, tout comme je le mentionnais déjà lorsque les sénateurs proféraient cette ânerie, c’est bien d’une idée stupide qu’il s’agit ici puisqu’encore une fois, alors que tout le reste de l’Humanité tente de communiquer toujours plus d’informations, toujours plus vite (et apparemment, avec raison vu les gains de productivité et les créations de richesses que ça permet), la France choisit courageusement de faire l’inverse et obtiendra donc une magnifique destruction de richesse. Alors qu’on devrait tout faire, à la suite de la crise sanitaire, pour favoriser un rebond économique, on choisit ici sciemment de pénaliser les citoyens dont certains avaient encore – les fous – la possibilité de télé-travailler.

En réalité, cette proposition (et beaucoup des 50 autres du Conseil numétruc-bidule) s’inscrit tout à fait dans la tendance actuelle de production de lois, règlements, décrets et autres recommandations liés à l’écologie punitive qui se développe en France et prolonge parfaitement les dernières déclarations des nouveaux écologistes élus (ou non) fort médiatiquement relayées, depuis la 5G (et les évidents fléaux qu’elle déclenchera), la guerre ouverte contre les automobilistes (ces représentants du Satan-capitalo-industriel sur Terre, évidemment), jusqu’aux décisions consternantes et contre-productives contre le nucléaire (incarnation de l’abondance énergétique coupable) en passant bien sûr par les déviations de la patrouille de France loin de Lyon par un souci écologique mal avoué.

Et au-delà de la tendance, on retrouve dans la méthode derrière les propositions du Conseil les mêmes ressorts dirigistes et bureaucratiques dans lesquels s’englue le pays depuis des décennies, cette même bureaucratie obèse, cette même centralisation tous azimuts et ce même dirigisme méticuleux qui ont si formidablement bien marché lors du confinement. Un gage de réussite, on en conviendra aisément.

Cette nouvelle salve d’idioties d’une énième pustule républicaine montre encore une fois ce que l’écologie représente pour les élus et les personnes d’influence sous les ors républicains : la voie rêvée qu’ont trouvé certains pour emmerder le peuple, pour lui imposer leur vision étriquée de l’avenir en proposant puis en imposant une politique de développement visant une décroissance que les Vénézuéliens, les Nord-Coréens ou les Cubains expérimentent tous les jours avec un bonheur mitigé.

Pire encore, cette écologie politique punitive est devenue véritablement réactionnaire et refuse le progrès et ses améliorations qui viennent, avec ces changements, bouleverser un monde qu’elle veut de plus en plus figer dans le formol et une vision complètement fantasmagorique de la Nature. Pour cela, elle mise sur la réglementation et l’interdiction au nom de l’impératif écologique, ne croyant pas une seconde aux capacités de la technologie – qui a pourtant un historique hallucinant de progrès et d’amélioration de son empreinte écologique au cours des 150 dernières années – pour proposer des solutions véritablement moins coûteuses à tous les points de vue, économique comme écologique.

Mais le pompon de ces histoires consternantes de médiocrité, c’est que cette écologie punitive n’est en réalité absolument pas un désir de la plus grande majorité des Français qui, pour l’essentiel, n’aspirent pas du toute à cette autoflagellation permanente : comme l’analyse de façon fort intéressante une récente étude du Fondapol, il n’y a pas plus de vague verte que de beurre en broche actuellement en France, et le discours écologique permanent n’est que ça, un brassage médiatique artificiel, monté en épingle par une presse acquise à ces thèmes qui n’ont, en réalité, pas de prise réelle (et ce d’autant plus que, justement, les propositions écologistes sont très généralement déconnectées des aspirations réelles de la population et de la majorité bien trop silencieuse).

Il est temps que les Français arrêtent les délires des oppresseurs verdolâtres : la décroissance miséreuse dans laquelle ils veulent plonger le pays est en passe de réussir.

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Bac 2020 : la grande cuvée a bien eu lieu

Par h16

Au pays des grosses feignasses, tout roulait comme sur des gommettes, c’est-à-dire n’importe comment puisque Jean Michel Toutvabien avait évolué en Jean-Michel Jimprovise. Si l’intrigue de la saison 01 reposait sur un arc narratif du type “on ne confinera pas mais en fait si”, la saison 02 s’est studieusement penché sur la définition raisonnable de la distance diaphane qui correspondrait à un mètre.

Alors que l’année s’achevait, Jean-Michel Jimprovise a eu une poussée d’honneur. Il fallait que chaque élève soit pris par la main et retrouve le chemin de l’école. Pour cela, l’administration s’est donc fendue d’un Protocole Sanitaire n°1 condensé en soixante pages A4 palpitantes de sabir bureaucratique.

Ainsi, il fallait quatre mètres autour de chaque élève, organiser des sens de circulation, alterner les entrées et sorties des différentes classes, désinfecter entre chaque classe et mettre du gel hydroalcoolique partout alors que dans le Monde d’Avant, on n’avait même pas de savon dans les toilettes (ce qui constitue déjà, on le reconnaîtra, un remarquable progrès).

Avec de telles mesures, les élèves revenaient, pour deux jours chacun, sur la base du volontariat de parents qui n’étaient pas nécessairement trop chauds à prendre ce risque pour deux jours, éventuellement trois.

Ces réticences poussèrent l’administration à faire preuve de sa légendaire souplesse : puisque le Protocole n°1 semblait insuffisant à motiver la marmaille, elle a donc improvisé le protocole sanitaire n°2, puis, dans son habituelle foulée svelte et enlevée, le n°3 – toujours en soixante pages d’alinéas veloutés – et inventé le mètre latéral de distanciation à longueur variable suivant les circonstances, assortissant le tout de menaces envers les parents encore réticents malgré la subtile introduction d’un nouvel acronyme pondu pour fêter ça : le 2S2C, à savoir le dispositif Sport-Santé-Culture-Civisme, véritable “dispositif éducatif et ludique” . Ici, le niveau de frétillement bureaucratique est facilement au-dessus de 9000. Question d’honneur.

Tout le monde s’est donc pris la tête pour lire ces broderies protocolaires de soixante pages, pour déménager des tables, pour organiser des sens de circulation et des emplois du temps pour apprendre par PravdaTV dans une gestion du personnel quasi-épiphanique que finalement non.

On aura au passage une pensée émue pour tout le personnel de ménage qui, pour un salaire misérable et une invisibilisation complète, permet que le corps enseignant continue chaque jour à travailler.

Et puis vint la cerise de ouate de phoque concentré sur le gros gâteau de n’importe quoi que fut cette année scolaire : le baccalauréat fut aménagé parce qu’il fallait bien que les Jean-Enzo qui n’ont rien fichu de l’année ne plombent pas trop les statistiques.

Rassurez-vous : la recette est simple et avec une pincée d’arsenic métaphorique.

  1. On prendra soin de faire faire aux professeurs le boulot des secrétariats de baccalauréat gratuitement. On leur demandera de rentrer les notes en arrondissant au point supérieur systématiquement. Certains passeront ainsi des heures consistant à mettre 11 à des élèves à 10,01 de moyenne, sur des trouzaines de disciplines.
  2. On convoquera ensuite des jurys de baccalauréat pour examiner si, lycée par lycée, il ne faudrait pas rajouter un point à tous les élèves d’une cohorte parce que les résultats sont en dessous des résultats de l’année dernière, fût-ce pour un élève, mais surtout on expliquera aux professeurs que ce dispositif est mis en place pour garantir “le niveau d’exigence du baccalauréat” bien qu’ils ne puissent que remonter les notes. If you laugh, you lose.
  3. On reconvoquera le jury pour examiner les cas individuels, histoire d’éplucher les cas qui sont “à la barre”, c’est-à-dire ceux qui, malgré les arrondis putassiers déjà pratiqués, sont encore un peu en dessous de quelques points pour l’avoir, passer à l’oral ou avoir une mention. À ceux-là, on pourra éventuellement donner des points si le bulletin montre que l’élève est sérieux. Ce point est classique et logique. C’est ce qu’on appelle un jury de délibération. On peut donner des points à un élève auquel il en manque deux pour avoir l’oral, le baccalauréat ou une mention, qui a été sérieux et volontaire toute l’année. On n’est pas des monstres. Evidemment, cette année, cette étape s’ajoute aux deux précédentes, déjà généreuses…
  4. Sous couvert de “simplification”, improvisons des sous-jurys et le jury ; et pour info, si les résultats ont été si tardifs, c’est précisément à cause de cette “simplification” : si, avant, le jury de délibération était souverain, cette année en revanche ses décisions sont méticuleusement examinées par un méta-jury qui peut encore décider de monter les points qui à ce train ne font plus de l’escalade mais sont véritablement hélitreuillés à de nouveaux sommets.
  5. Au fait, lors du point 2, on aura soin de bien rappeler aux professeurs qu’ils sont tenus au secret parce que si la pédophilie est masquée, étouffée et niée au sein de l’institution, la désobéissance civile, non. Il y a des limites à tout.
  6. En bout de course, on finit par avoir beaucoup trop d’élèves pour les facultés puisqu’on n’a évidemment pas anticipé l’explosion démographique, et ce quand bien même les professeurs bassinent l’institution sur ce sujet depuis dix ans, en alertant notamment que si on continue à distribuer ainsi le baccalauréat à tout le monde, l’université va finir par exploser.

Cette recette, appliquée cette année avec un dosage particulièrement peu subtil, aura permis à Jean Michel Jimprovise de faire un beau parcours : outre sa reconduction comme ministre de l’usine à bacheliers au gouvernement Castex, il peut maintenant présenter des chiffres de réussite obscènes dignes d’une production céréalière en plan quinquennal d’un pays soviétique.

Bien sûr, personne n’est dupe : tout le monde a maintenant compris que ce diplôme ne signifiait plus rien, qu’on a ainsi transformé, à leur corps défendant, les professeurs en simples tampons encreurs dans un processus à la fois inutilement complexe et parfaitement artificiel, et pire que tout, qu’on a complètement dissout toute notion de compétition et toute valeur du travail fourni au profit d’un mensonge honteux d’égalité et de justice sociale qui, ultimement, sera directement préjudiciable à tous les étudiants.

Merci Jean-Mimi. C’est aussi grâce à toi que ce pays est foutu.

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Une crise ultra-violente, mais heureusement, un gouvernement ultra-préparé

Par h16

Les économistes nous ont prévenu, le FMI l’anticipe, le président lui-même l’a expliqué : la crise économique qu’on sent déjà poindre promet d’être sévère.

Il va y avoir de la casse : faillites à gogo, chômage qui explose et probablement des mouvements sociaux plus ou moins violents, non, décidément, la rentrée de septembre 2020 n’augure rien de bon. Il y a beaucoup à parier que le gouvernement Castex devra faire preuve de beaucoup de calme, de pondération, de patience et d’inventivité pour surmonter les écueils des prochains mois.

Fouyaya qu’on vous dit, ça ne va pas être rose.

Encore que… Encore qu’à bien y regarder, quelques indicateurs macro-économiques semblent indiquer que les choses ne seront peut-être pas aussi catastrophiques qu’envisagé. Certes, la France va assez probablement enregistrer une année 2020 difficile, avec un fort sentiment de pauvreté, une hausse marquée du chômage, de la dette et des faillites, mais la reprise de l’activité a été observée comme moins molle que prévue. Si l’on ajoute que les ménages ont aussi économisé plusieurs dizaines de milliards d’euros pendant cette période, la fin d’année pourrait être moins sombre que ce que les premières estimations laissaient entrevoir.

On respire donc un peu mieux et c’est probablement devant l’amoncellement joyeux de ces nouvelles pétillantes que le gouvernement a décidé de jeter tous ses efforts dans l’amélioration du niveau de vie des Français afin d’arrondir tous les angles devant ce petit mauvais moment à passer.

C’est donc sans surprise que l’Assemblée Nationale a voté comme un seul homme en faveur d’une réduction de certains achats de cigarettes et de tabac autorisés dans les pays voisins avant de les ramener en France. Ouf, il était temps ! Qui sait combien de millions auraient échappé à l’État en taxes et autres accises si les députés ne s’étaient pas ainsi mobilisé pour voter cette loi in-dis-pen-sa-ble à la bonne marche républicaine, entre l’un ou l’autre massacre de petits Blancs sans intérêts ?

J’en vois qui me croient ironique lorsque j’évoque ces nouvelles pages de la législation française qui ne tarderont pas à venir s’empiler sur l’imposant corpus de lois finement ouvragées que notre Assemblée pond à un rythme de plus en plus soutenu. Il n’en est rien : soyons admiratif du travail de fond que ces élus réalisent dans l’ombre, ne renonçant à aucun effort ni aucun sacerdoce pour aspirer par tous les moyens les sous des Français, et conserver un détachement toujours plus grand avec ce qui les préoccupe vraiment, depuis l’insécurité jusqu’au chômage.

C’est d’ailleurs la même abnégation au travail, la même rage de vouloir transformer ce pays en paradis riant d’égalité totale, qui meut le gouvernement lorsqu’il réforme courageusement le Conseil économique, social et environnemental, cet indispensable furoncle institutionnel en charge d’occuper pendant leurs vieux jours quelques débris politiques incapables de se faire élire sénateurs.

Déjà, tous les Français n’attendaient que ça (pensez donc, une réforme de ce Conseil était réclamé partout, depuis Ginette du 24 qui estimait indispensable que cette institution devienne enfin une véritable « chambre des conventions citoyennes » jusqu’à Kévin, du 60, qui voit dans le CESE un vrai outil démocratique pour une citoyenneté réaffirmée et une meilleure synthonisation avec la palpitante vie républicaine du pays). Ensuite, la réforme entreprise permettra enfin de consulter l’appendicule pour un projet de loi un peu pénible au travers d’un enfumage citoyen d’une « consultation citoyenne » d’individus « tirés au sort », et cela (youpi youpi) dispensera le gouvernement de procéder à d’autres consultations prévues par la loi ou le règlement, ce qui donnera du peps à notre vie démocratique, ne trouvez-vous pas ?

Enfin, et toujours dans l’optique de bien préparer le peuple aux difficultés que le reste de l’année 2020 et toute l’année 2021 promettent, le gouvernement a amplement montré sa volonté de ne surtout rien lâcher sur ses objectifs écologiques dont l’importance n’est plus à minimiser devant l’horreur de températures parfaitement banales, une pollution en baisse constante depuis 50 ans, une hausse spectaculaire de l’espérance de vie sur la même période et une nature de plus en plus verdoyante sur tout le territoire.

Or, compte-tenu des objectifs écologiques parfaitement risibles crédibles que le pays s’est infligés auto-fixés, il apparaît – selon le Haut Conseil Au Climat, un autre furoncle indispensable à la République lorsque la dette dépasse 120% et le chômage réel 10% – que « les actions climatiques de la France ne sont pas à la hauteur des enjeux ni des objectifs qu’elle s’est donnés » ce qui est tout de même ballot, on en conviendra aisément.

Heureusement, le furoncle Haut Conseil ne reste pas sans solution opérationnelle, pratique et viable : « si une seule recommandation devait être conservée de ce rapport, elle serait de bannir tout soutien aux secteurs carbonés du plan de reprise et de l’orienter le plus possible sur des mesures efficaces pour la baisse des émissions de gaz à effet de serre ».

En plus, ça tombe bien, ces secteurs ne sont pas du tout ceux qui sont déjà les plus lourdement impactés par la crise économique actuelle, de même que ce ne sont pas ces secteurs qui emploient un nombre massif de salariés. Mieux encore : les aspects technologiques de ces secteurs peuvent être facilement bradés à l’étranger qui saura mieux faire et qui se polluera tout seul dans son coin à les développer, pendant que la France, riante contrée de pâturages verdoyants, propres et pleins de chômeurs bondissants, pourra s’inventer une économie aussi décarbonée qu’appauvrie à laquelle aspirent tous les Français, c’est évident.

Franchement, lorsqu’on voit tous ces éléments dont la direction ne fait aucun doute, qui tombent avec un timing absolument magistral, une détermination d’airain et un impact forcément, obligatoirement, positivement bénéfique pour tous, qui peut encore douter que l’État, le gouvernement et nos élus travaillent pour notre bonheur ultime ?

Pas de doute : la Convention climat n’était qu’un début et la punition écologique, que nous avons bien cherchée à force d’exister niaisement, va s’abattre sur nous tous, pauvres pêcheurs. Au moment où la France s’apprête à subir une récession économique majeure, tout ceci va forcément très bien se passer.

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L’inquiétante tendance derrière le déplateformage de Soral et Dieudonné

Par h16

Petites larmes sur les internets interlopes : on apprend par discrète voie de presse qu’Alain Soral vient d’être viré de Youtube sans autre forme de procès.

Le pauvret, malgré plus de 180.000 abonnés à ses logorrhées vidéastes produites ces dix dernières années, n’a pas échappé à la sanction de Youtube et Google, sa maison mère, qui estiment que l’essayiste a de trop nombreuses fois enfreint les règles en vigueur sur la plateforme : voilà que ses abonnés devront se réfugier sur Daimolytion et autres plateformes qui acceptent encore ses productions pour le moment.

Du reste, il rejoint en cela Dieudonné qui a fait, il y a une semaine, les frais de l’actuelle vague d’épuration éthique de la part de plusieurs plateformes internet, depuis Twitter jusqu’à Facebook en passant donc par Youtube ou Instagram et autres.

Sans surprise, beaucoup d’associations mensongèrement présentées comme en faveur des droits de l’Homme, comme la LICRA, se sont réjouies du triste sort de ces phares de la pensée moderne :

Il va de soi qu’en France, personne ne s’étonnera des frétillements de ces associations, massivement subventionnées par le contribuable qu’il soit d’accord ou non avec leurs agendas tortueux et leurs prises de positions délicieusement diaphanes lorsque les victimes ne sont pas de la bonne couleur ou de la bonne religion : pour elles, la lutte pour les droits de l’Homme ne comprend pas celle de la vraie liberté d’expression, qui comprend celle de dire d’immondes âneries. Car ces associations ont, elles, compris exactement les limites de cette liberté d’expression qui ne peut s’entendre que largement corsetée par des lois qu’elles aident amplement à écrire, leur subtile sagesse et leur morale d’airain guidant leurs mains expertes et celles des députains qu’elles cornaquent.

Il va aussi de soi – mais va toujours mieux en le rappelant – que les plateformes en question sont d’autant plus libres de virer ceux qu’elles n’aiment pas que les services d’hébergement qu’elles offrent sont généralement gratuits, que ce sont des entreprises privées et que l’impétrant qui y dépose ses petites vidéos le fait en acquiesçant explicitement aux conditions d’exploitations. Dès lors, à cheval donné, on ne regarde pas les dents et tant pis lorsque le couperet tombe.

De surcroît, il sera difficile de nier que certains des propos tant de Soral que de Dieudonné, éminemment sulfureux, sont actuellement comme du vitriol sur les nombreuses petites plaies de tout ce que la ouin-ouinosphère compte de guerriers de la justice sociale éparpillés sur les réseaux sociaux et systématiquement en lutte contre les méchants, la haine et ces visions du monde qui heurtent leur sensibilité de fleur frêle : leurs petits cris stridents a fini par atteindre Google qui les aura promptement exaucés.

Malheureusement, tout ceci illustre une tendance fort inquiétante qui culmine ces derniers mois, tendance dans laquelle le mouvement Black Lives Matter n’est que la partie émergée et virulente la plus visible et, paradoxalement, pas la moins difficile à canaliser. La partie immergée, elle, est beaucoup plus grande, pernicieuse et aux conséquences beaucoup plus graves.

On observe en effet qu’à côté des mouvements violents prétendument antiracistes et qui tournent objectivement au pillage pur et simple, se développent des phénomènes de meutes dans lesquelles l’individu sera gommé au profit d’une pensée unique, extrêmement simpliste et binaire où celui qui émet des réserves, cherche la nuance, sera immédiatement assimilé à l’ennemi : celui qui rappelle qu’un mouvement de défense des Noirs ne doit pas devenir un mouvement d’oppression des Blancs est immédiatement taxé de raciste ; celui qui rappelle que tous les hommes ne sont pas des violeurs sera taxé de machiste ; celui qui rappelle quelques bases évidentes de la biologie sexuelle se voit taxé de transphobe sans nuance ; etc…

Cette tendance de cliques, de meutes qui s’abattent sur les individus qui émettent des opinions différentes permet ainsi de mobiliser rapidement des troupes pour faire pression auprès des plateformes et d’éjecter ceux qui ont le malheur de penser de travers.

La subtilité des opérations consiste à choisir d’abord les cibles les plus évidentes, ceux dont l’écrasante majorité ne pleurera pas la disparition des canaux les plus visibles. On commence donc par sucrer les voix les plus désagréables et personne ne dit rien parce que, soyons clair, tout ce qui était dit était outrancier, choquant, vilain, etc. Dieudonné et Soral rentrent admirablement bien dans cette confortable catégorie.

Après ces voix infâmes, la vindicte populaire – jamais rassasiée – et les minorités collectivistes – jamais satisfaites – se tournent vers ceux qui ne sont pas infâmes mais suffisamment irritants. Bien évidemment, des protestations seront émises, car, voyez-vous, « le débat est sain » … Même si, à la fin, les irritants seront effectivement tus.

L’étape suivante est évidente, et les mêmes hordes affamées se jetteront sur les opposants seulement vocaux. Ils n’ont pas besoin d’être vraiment irritants, ils ont juste besoin d’être opposés, d’émettre des avis contraires et qu’ils soient vaguement entendus.

C’est plus compliqué pour ceux qui restent calmes, qui sont construits dans leurs argumentations, en ce qu’ils sont plus difficiles à faire tomber dans l’injure, l’expression malheureuse ou le mot de trop, mais, petit-à-petit, les uns après les autres tomberont, eux aussi. En appuyant suffisamment fort sur les bonnes personnes dans les médias, les partis politiques, les réseaux sociaux, on finit toujours par y arriver. Pour rappel, Mila n’a toujours pas retrouvé d’établissement scolaire, et ses harceleurs ne sont toujours pas condamnés…

Et là, les protestations se font de plus en plus discrètes : beaucoup ont compris, à ce moment, qu’un mot malheureux, mal interprété, peut leur couper l’accès. Lorsque le média ou la plateforme représentent une source importante de revenus, la corde est raide et lorsque les meutes s’acharnent aussi sur les employeurs, il n’y a plus guère de marge de manœuvre. Les protestations disparaissent alors complètement, la peur de chacun de se retrouver subitement sans emploi, poursuivi par des hordes de petits kapos sans nuance, aidant grandement à faire passer le message : « taisez-vous, ou sinon… »

L’étape d’après est malheureusement connue puisqu’il s’agira non plus de dénoncer, poursuivre puis « déplateformer » voire faire licencier ceux qui s’opposent, vocalement ou non, mais de faire cela à ceux dont on soupçonne seulement qu’ils pourraient penser s’opposer…

Regardez autour de vous, regardez les lois que nos États passent ou tentent de passer, écoutez les discours tenus par les médias officiels : le doute n’est plus permis et la direction prise fait froid dans le dos.

Oui, par une schadenfreude un peu facile, on peut pouffer du sort de Dieudonné ou de Soral lorsqu’ils se font ainsi virer de plateformes grand public. Malheureusement, ceci masque la tendance de fond qui, elle, s’installe de plus en plus en Occident actuellement qui, à ce train, rejoindra les pratiques chinoises du pire contrôle social qui soit.

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La haute administration au pouvoir : l’occupant intérieur se frotte les mains

Par h16

Une nouvelle page du quinquennat Macron est donc en train de s’écrire sous nos yeux pas du tout ébahis : comme prévu depuis plusieurs mois (il suffit de relire quelques titres de la presse people pour s’en souvenir), Ed l’épicier est donc reparti dans son Havre. Le remplaçant est exactement à la hauteur de ce qu’on pouvait prévoir.

Ici, je me contenterai de constater ce que beaucoup d’autres ont déjà noté depuis vendredi : Jean Castex, c’est l’exemple type de l’exécutant, le bureaucrate de l’ombre qui ne risque pas, sur le papier du moins, de prendre un peu trop de cette lumière que le président Macron recherche toujours avec gourmandise.

Le choix de Philippe comme précédent Premier ministre correspondait d’ailleurs aux mêmes critères, et ce dernier doit plus que probablement son départ à la bonne popularité dont il a joui ces dernières semaines malgré la gestion absolument calamiteuse de la crise sanitaire. Au passage, ceci illustre le pouvoir des médias au mieux pour façonner l’opinion, au pire pour leur capacité à déformer la réalité au point de conférer une popularité à cet homme falot dont les performances furent objectivement nulles.

Dans ce cadre, Castex ne dépare donc pas : selon que la presse le prendra en grippe ou non, peut-être assistera-t-on à une amusante bataille de popularité entre lui et le président, ce qui ne manquerait pas de sel dans une vie politique qui en est d’autant dépourvue qu’elle est de plus en plus peuplée de gamélards, d’imbéciles et d’incompétents dont les crises, qui se succèdent maintenant à un rythme soutenu, mettent en exergue les défauts les plus saillants pour la consternation renouvelée de la partie la plus contribuable du peuple français…

En effet, au-delà des considérations quasi-pipolesques sur le nouveau Premier ministre, force est de constater que les « ténors » politiques actuels sont d’une extraordinaire homogénéité. Pour citer les plus en vue actuellement, notons que Philippe sort – étonnement !- de SciencePo et l’ENA, après avoir pantouflé chez Areva, que Bruno Le Maire, qui a lui aussi fait – surprise !- SciencePo et l’ENA, n’a jamais travaillé dans une entreprise privée, que Macron lui-même, sorti lui aussi – coïncidence !- de SciencePo et l’ENA, a pantouflé chez Rothschild, et que notre brave Castex sort – c’est original !- de SciencePo et l’ENA et, comme Bruno Le Maire, n’a jamais bossé dans le privé (ce qui ne l’a pas empêché d’encaisser jusqu’à présent de coquettes rémunérations, même si le passage par Matignon va amoindrir ses émoluments).

Ceci indique assez clairement qu’on poursuit avec application la tendance, déjà entamée depuis plusieurs années, de recruter toujours dans le même vivier d’approximatifs coûteux et surtout d’individus dont le formatage intellectuel à l’étatisme centralisateur est total. Il n’a d’ailleurs pas fallu attendre longtemps pour que Castex confirme la tendance dans laquelle toute solution proposée passera d’abord et avant tout par l’État : apparemment, la crise sanitaire trouvera son dénouement grâce à l’État (vu l’historique, merci du cadeau !) et en ce qui concerne la crise économique, que même le Président Macron envisage maintenant comme « très dure » dans les prochains mois, l’État sera indispensable pour la surmonter ; apparemment, les étincelles qu’il a faites les dernières années justifient amplement de continuer à lui faire confiance. Vous allez voir, ça va super bien se passer, mais prévoyez tout de même un peu de vaseline, ça pourrait aider.

Et si officiellement, la mission du Premier ministre consistera donc à accompagner les Français dans le calvaire qui les attend, il n’en reste pas moins qu’on devine aussi sa mission officieuse : en choisissant ainsi un tel bureaucrate, avec une telle formation, de tels faits d’armes passés et, déjà, de telles première déclarations, il ne fait aucun doute que le but inavouable mais parfaitement clair de Castex sera de conserver, par tous les moyens, la mainmise de l’administration sur le pays ; l’Occupant intérieur veut continuer à toucher ses rentes. Les privilèges ne seront pas modifiés, les petites habitudes ne changeront surtout pas, la mise en coupe réglée continue.

Certes, on conviendra qu’on ne devait pas s’attendre, compte-tenu des derniers événements politiques, à un soudain virage libéral voire une baisse (même modeste) des impôts ou un vent de liberté dans le pays : tout a été fait, ces six derniers mois, pour au contraire augmenter les impôts courants et futurs avec une explosion de la dette publique et réduire nos libertés en invoquant la crise sanitaire afin d’assigner plusieurs dizaines de millions de Français à résidence.

Ici et d’évidence, Castex jouera donc les prolongations… Sur du velours parce que les Français, en réalité, semblent assez manifestement d’accord pour cet agenda : il suffit de voir les sondages s’empiler qui indiquent tous, avec une belle cohérence, cet amour inaltéré de l’interventionnisme d’État pour comprendre que l’accroissement permanent de ses prérogatives ne les gêne pas. L’inculture économique étant maintenant distillée avec application dès les âges les plus jeunes à chaque petit Français, il n’est pas étonnant qu’aucune connexion n’ait été faite entre l’appauvrissement global de ceux-ci et l’augmentation parallèle de la place de l’État et de ses ponctions toujours plus grandes pour un résultat, lui, toujours plus médiocre : dès lors, si la situation s’aggrave de mois en mois dans le pays, c’est évidemment qu’il n’y a pas assez d’État, pardi !

Dans ce contexte, le nouveau Premier ministre n’aura donc aucun mal à continuer l’oeuvre de ses prédécesseurs. Les impôts, prélèvements, taxes, interdictions, obligations, contraintes, formulaires et vexations administratives de tous ordres continueront donc de s’abattre sur le peuple qui, à la prochaine crise, constatera la nullité (voire la létalité) des services qu’il paye pourtant fort cher… Ce qui lui permettra d’en vouloir encore plus, dans un cercle vicieux que l’Occupant intérieur ne pourra que trouver tout à son avantage.

Ce pays est foutu.

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Masques, santé et deuxième vague : nous avons un plan !

Par h16

Certes, la situation n’est pas toute rose : petites tensions sociales, légères frictions économiques, sentiment d’insécurité, le pays a connu des jours plus pimpants et la crise sanitaire qu’il vient de traverser – avec un brio survitaminé, avouons-le – n’a guère amélioré la tendance un peu maussade.

Le fier gouvernement du président Macron, volant de succès économiques, politiques et sociaux en succès électoraux, s’est donc décidé de monter au créneau pour annoncer fièrement à tout le pays que, non, tout n’était pas gris et qu’il y avait même d’excellentes nouvelles. Pensez-donc ! Olivier Véran, l’actuel ministre de la Santé, a même pris la parole pour s’exclamer, frétillant :

« Nous avons préparé un plan en cas de rebond de l’épidémie. »

Le bruit de décompression qu’on entend nettement à la suite de cette exclamation est celui des millions de Français qui poussent un « ouf » de soulagement sonore, tant il est clair qu’une telle information les rassure évidemment. Ça sent d’ici l’odeur du cigare de Hannibal de l’Agence Tous Risques, tiens !

Véran est limpide. Il maîtrise la situation. Tout est sous contrôle, vous pouvez donc relâcher vos sphincters, dont la tension n’était allée que crescendo ces quatre derniers mois alors que s’accumulaient d’abord les petits soucis de stocks, puis le nombre de malades en réanimation, puis le nombre de morts, puis le nombre de chômeurs, puis le nombre de faillites, puis le nombre de milliards d’euros que l’État, dans sa grande mansuétude, décidait de mobiliser pour sauver un peu tout le monde et ses miches.

Parce que, soyons honnête, au moins l’État a-t-il été présent sur toute la ligne : acteur essentiel dès le départ de la crise en utilisant toute sa puissance parasitaire pour transformer instantanément les stocks de gel hydroalcoolique en denrée introuvable, après avoir utilisé toute sa ventripotente omnipotence pour faire disparaître plusieurs centaines de millions de masques, après avoir littéralement assigné à résidence 80% de sa population en bonne santé tout en oubliant de protéger la plus à risque, l’État est maintenant sur tous les ponts et ne loupera aucune occasion de sévir d’agir pour améliorer encore son impact.

Forcément, les Français jubilent.

Cependant, à part les indéboulonnables thuriféraires du pouvoir en place, il n’aura échappé à personne l’aspect particulièrement étonnant des déclarations de Véran pour lequel ce « On a un plan ! » ressemble furieusement à ce « On a les droits ! » exclamé avec joie par un François Pignon survitaminé.

En réalité, une analyse objective des documents historiques de cette lointaine époque (de mars à mai 2020) permettent de prendre les déclarations de Véran avec un petit grain de sel à côté duquel le météore Apophis ressemble à un petit caillou coincé dans sa chaussure : en effet, l’État s’est montré ridiculement incompétent dans sa gestion de la crise, depuis ces fameux stocks de masque que Véran semble aussi incapable de retrouver que ses prédécesseurs, jusqu’aux mesures prophylactiques alors que la crise s’annonçait en passant par la mise en place des tests ou la réquisition des gels.

Ainsi donc, après le célèbre tube « Le virus n’arrivera jamais jusqu’en France » qu’Agnès Buzyn nous avait effrontément menti début mars dans le village de Contamines (taquin de sort), après l’amusante comptine « Les masques ne servent à rien » que Sibeth Ndiaye nous narrait avec cet aplomb caractéristique des cuistres et des arracheurs de dents, après la polka endiablée « Il n’y a pas eu de pénurie de masques » immédiatement enchaînée par « La crise a été très bien gérée » d’un Emmanuel Macron dont la consommation personnelle d’euphorisants provoque des effets stupéfiants, le tout saupoudré des inénarrables « C’est la faute au réchauffement climatique et au néolibéralisme mondialisé » d’une presse résolument tournée vers la fine analyse, le pompon est en tout cas maintenant décroché par notre ministre de la Santé et les institutions derrière lui avec leur « plan » : pour s’assurer que tout le monde sera bien prêt en cas de seconde vague, la secrétaire d’État à l’Economie, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé qu’il sera demandé aux entreprises d’avoir pas moins de dix semaines de stocks de masques d’avance pour leurs salariés.

En somme, pour être sûr qu’il y aura un stock de masques, les sbires de l’État vont simplement imposer que tout le monde se constitue lui-même son propre stock. Comme c’est malin !

Après plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements annuels, après plus de 300 milliards d’euros d’emprunts divers pour surmonter une crise dont il est en grande partie directement responsable, l’État met donc en place une machine à compter sur les autres.

Mieux encore : après avoir amplement démontré l’étendue de son incompétence criminelle sur les six derniers mois, c’est la même équipe de clowns coûteux qui nous explique maintenant ce que nous allons tous devoir faire, et nous l’impose. Vu leur track-record, il y a de quoi frémir.

Exactement comme prévu, on passe donc de « Les masques, ça sert à rien » à « Les masques sont indispensables » immédiatement suivi par « Les masques sont obligatoires » assorti d’un « vous m’en prendrez deux tonnes » histoire d’écouler les stocks maintenant surnuméraires dont les entreprises françaises ne savent plus quoi foutre.

Le constat est sans appel mais reste malgré tout assez peu lu dans la presse qui continue de s’embourber dans ses remarques insignifiantes et ses petites excitations sur la politique politicienne du moment : cette crise, comme chacune des précédentes, a été l’occasion de mesurer l’étendue du mépris dans lequel ces politiciens tiennent le reste du peuple, mais cette fois-ci, elle donne une autre dimension au foutage de gueule qui accompagne la parole politicienne et que ne semblent absolument pas vouloir commenter ces chroniqueurs et ces journalistes qui ont pourtant noté la désaffection des Français pour la politique…

Il n’y a pourtant rien d’étonnant à ce que les individus normalement cortiqués se refusent maintenant à prendre part à ces mascarades, ce spectacle consternant d’hypocrites, de menteurs et d’incompétents dont tout indique qu’ils ne sont là que pour mettre tout le pays en coupe réglée, pour leur propre profit et après eux le déluge.

Et cette désaffection n’augure plus rien de bon : le pays, maintenant laissé dans les mains de clowns prévaricateurs ou, pire encore, d’idéologues collectivistes de tous crins, s’enfonce droit vers une crise bien plus profonde que seulement économique.

Ce pays est foutu.

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2020 : une année radicalisée

Par h16

Lorsqu’on parcourt les fils d’actualités, les réseaux sociaux et les médias traditionnels, une conclusion s’impose d’elle-même : l’été 2020 sera chaud… Et ce ne sera que très partiellement dû à la météo, au climat et tous ces prouts de vache qui le réchauffent forcément.

Difficile ainsi de passer à côté du mouvement antiraciste que la presse relaie, partout, avec gourmandise. Bien qu’aussi artificiel que piloté au départ par les Démocrates américains afin de copieusement savonner la planche du président républicain sortant avant les prochaines élections de novembre, le mouvement est en train de tourner à la tragi-comédie oscillant, selon le moment et le lieu qu’on observe, entre le ridicule et l’incohérent.

La version américaine, excitant sans le moindre complexe les pires passions tristes des populations, nous offre le spectacle d’une société en déliquescence morale et intellectuelle où les polarisations politiques sont devenues si fortes que leurs caricatures deviennent pastelles. L’abandon des élites intellectuelles aux revendications les plus collectivistes de la frange la plus bruyante de la population laisse réellement perplexe sur la capacité de l’Amérique à conserver son leadership, au moins à court terme.

Quant à la version française, à la faveur d’une République devenue complètement molle et stupide, elle hésite entre le burlesque et le grotesque en essayant d’importer des concepts américains à un pays dont l’histoire et le passé diffèrent tellement que le placage de cette idéologie étrangère sur les réalités françaises étouffent complètement toute crédibilité aux revendications indigénistes des protestataires.

Du reste, de revendications virulentes en couinements agressifs, on en arrive à la situation ubuesque où se met en place une nouvelle ségrégation qui aurait déclenché des hurlements outrés chez les mêmes militants il y a quelques années seulement.

Ces mouvements ne sont pas étrangers aux confinements qui en furent peut-être sinon un déclencheur, au moins un catalyseur, en ce qu’ils auront mis à jour les graves problèmes économiques que le monde, baigné de dettes étatiques astronomiques, traverse actuellement.

Or, si ces confinements ont bien prouvé une chose, c’est que réduire notablement l’activité économique se traduit très clairement par une augmentation du chômage et des tensions sociales galopantes, avec un accroissement marqué de la misère et de la pauvreté pour toute une partie de la population.

Autrement dit, ce que prônent avec véhémence tous les écologistes (même les moins hystériques) vient d’être tenté en grandeur réelle, et le résultat, s’il ne surprend que les plus naïfs, ne peut que consterner : c’est la débâcle. Bien évidemment et comme d’habitude lorsqu’un collectivisme est sauvagement rattrapé par l’horrible réalité, si l’effondrement économique suit l’application forcenée des propositions écologistes, c’est non parce qu’il en est la conséquence logique, mais plutôt parce qu’on n’en a pas fait assez : les écolos ont donc mis le mode turbo, notamment en France où leurs délires avaient largement obtenu gains de cause.

C’est donc l’avalanche de convention citoyenne et d’interdictions tous azimuts, lois consternantes et de décisions politiques liberticides voire économiquement et écologiquement stupides

Arrêté suite à la foudre ce matin, le réacteur n°2 de la centrale de #Fessenheim va être remis en service à 3 jours de son arrêt définitif, à la demande de @rte_france, pour ne pas mettre sous tension notre réseau #électrique ce week-end. C'est bien le témoignage de son utilité !

— Raphaël Schellenberger (@RSCactu) June 26, 2020

Le constat est sans appel : l’année 2020 marque le moment où l’Occident a choisi de se radicaliser un bon coup, en commençant par ceux qui se revendiquent ouvertement du progressisme.

Ainsi, on ne se contente plus de demander l’égalité en droits, mais on exige à présent l’égalité en résultats, nonobstant les parcours individuels qui seront consciencieusement niés. Ainsi, on ne se contente plus d’appeler à la lutte contre la pollution et le respect de l’environnement, on exige que tout le monde vive suivant un standard de plus en plus strict que seule une poignée d’individus édicte sans que la discussion ne soit plus possible.

Dans tous les cas, ce sont les mêmes mécanismes qui se mettent en place, incluant notamment une désignation et une caractérisation spécifique des ennemis : côté climat, ce seront les climato-sceptiques, les pollueurs, ou les suppôts du Grand Capital stipendiés par les industriels pourvoyeurs de pesticides, de pétrole ou de nucléaire (panachage possible, même si ça n’a pas de sens). Côté mouvements indigénistes et ségrégationnistes, leurs opposants sont irrémédiablement classés dans les fachos, placé dans la cage aux phobes, celle qui contient tous ceux incapables d’ouverture d’esprit et de tolérance.

Tous, climato-réalistes ou simples résistants à l’autoflagellation démonstrative, sont condamnables et donc condamnés bruyamment et doivent surtout être bâillonnés, moqués et si possible ostracisés de toutes les façons possibles, en toute ouverture d’esprit et en toute tolérance bien sûr. Bisous.

Pendant que les prochains conflits se mettent discrètement en place – il n’est qu’à voir les dernières manœuvres concernant la Russie, la Syrie, la Turquie, l’Inde, la Chine et le Pakistan pour s’en convaincre, l’Occident semble arqué sur son propre nombril et n’est plus préoccupé que par les nuages, les températures, les mots autorisés ou non, son passé réel ou fantasmé et ses petits problèmes de sexe.

Si vous avez l’impression que ce phénomène s’accélère, vous avez raison : quand les choses changent, elles changent toujours beaucoup plus vite que ce qu’on pouvait imaginer. Or, une partie des élites a bien compris tout l’intérêt qu’elle avait à laisser ainsi s’installer cette atmosphère toxique, tant il est plus facile de raboter les libertés quand la sécurité disparaît…

La légende veut que Constantinople tomba alors que le concile qui s’y tenait discutait du sexe des anges. Espérons que l’Occident actuel n’est pas dans la même situation. Le précédent fut tragique, avec des milliers de morts et la fin d’une civilisation…

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Écologie partout, taxes partout, richesse nulle part

Par h16

Et voilà : la farce municipale vient de s’achever et elle confirme que le but des médias français et de l’Éducation nationale est atteint : les repères politiques classiques ont enfin complètement disparu.

La gauche est devenue l’hémicycle des Bonnes Intentions. La droite, comme prévu, est devenue l’Antre des Racistes Identitaires Puants et Corrompus. Plus personne ne votant à droite, l’extrême-droite n’étant plus qu’une extrême-gauche vernissée d’un nationalisme surtout pas trop patriote, et la gauche, nouvelle essence même du conformisme bien-pensant, étant éclatée en mille morceaux, le temps était venu de passer à autre chose : comme ces municipales, le combat des prochaines élections sera donc celui des politiques classiques, surannés, opposées aux nouvelles idées victorieusement acceptées par presque tous sauf les salauds (puisqu’elles sont bonnes) !

Tout comme les grandes corporations qui ont récemment et bruyamment déclaré être contre les mauvaises choses et hystériquement en faveur des bonnes, les Français sont maintenant contre ce qui est vilain et pour ce qui est gentil : ils aiment donc sauver la planète et aider les pauvres. Et c’est tout.

Heureusement, pour ça, ils ont l’État.

Le volet politique du communisme n’est pas attractif, et il est surtout inconnu de la plupart. En revanche, les Français ont parfaitement intégré les paramètres du socialisme d’État : tout dedans, rien en dehors, des aides monétaires issues de bonnes intentions, et des bonnes intentions qui concernent tous les sujets. L’objectif strictement régalien de l’État n’est plus envisagé. Pour les Français, l’État doit tout, car l’État peut tout.

Hélas, en ce moment, l’État n’est pas bisou, il est même devenu drôlement méchant, va jusqu’à empêcher les jeunes de faire « la fête » dans la rue, et permettre aux méchantes corporations de se gaver d’argent non taxé, de vendre des masques au lieu de les donner, tout cela pendant que Gaïa se meurt.

Il faut donc agir, et agir c’est voter, et voter gentil c’est voter vert. Forcément.

Certes, 2000 ans d’Histoire et de politique réduits à cette simple expression, cela a demandé un travail de sape intellectuelle vigoureux, mais reconnaissons que le résultat est là.

Malheureusement, telle l’asperge, le vote vert donne une forte odeur à l’urne : les écologistes ont exactement deux idées, pas trois, pas quatre, deux : la première est de sauver Gaïa. La seconde est de forcer tous les Français à le faire. Et pour cela, les écologistes disposent d’une large panoplie de concepts et d’outils qui vont leur permettre de remodeler efficacement le paysage industriel français : subventionner (taxer), proposer (interdire), guider (forcer), conseiller (forcer), instruire (interdire et forcer), financer (taxer), encadrer techniquement (forcer), encadrer législativement (taxer), et promouvoir (forcer). Avec une telle capacité, impossible de ne pas aller vers une réussite totale !

Devant ce constat, on ne peut que noter l’état pathétique de la psyché française, résultat de ces décennies d’inculturation et de nivellement par le bas évoqués en introduction : l’État français n’est plus l’administrateur du territoire mais il est devenu celui qui dorlote, qui borde, qui écoute et réalise les attentes des Français. Il est le Dieu qui donne, une fois la prière entendue.

Pourquoi voter pour préserver les libertés individuelles et les fondements de la société de droit ?
Ce sont des sujets ennuyeux, techniques et philosophiques qui n’intéressent pas ceux qui votent, au moment où Gaïa est menacée d’extinction, pardi ! Il est par exemple beaucoup plus intéressant de demander niaisement, tout ignorance bue, qu’on éteigne l’éclairage public la nuit pour réduire la consommation (et pour les distraits, ce qui aura pour effet de faire exploser la criminalité).

Au début du XXe siècle, les communistes savaient très bien où ils allaient : chez le koulak pour tout lui prendre. L’écologiste français du XXIe est, lui, presque totalement perdu. Il ne sait pas où il va, mais il connait heureusement la route pour y aller et elle passe par la confiscation complète de tout ce qu’il a par l’État : la décroissance organisera les bien-intentionnés en armées de Gaïa qui sauront faire cracher son opulence au koulak et oups! pardon je m’emporte la décroissance saura ramener les inconscients pollueurs dans le cadre d’une opulence ADAPTÉE à Gaïa 🙂.

J’exagère ? Vous pensez que je vois trop derrière ces élections à la représentativité minable ? Pourtant, une analyse des deux dernières années ne laisse guère de doute.

Revoyons l’action au ralenti : le prix délirant de l’essence à la pompe, résultat de taxes d’État et de surtaxes écologiques, déclenche une contestation d’ampleur nationale, des bagarres, des blessés, une prise de conscience gouvernementale, une consultation, un comité, des débats, et un résultat splendide : plus de taxes, et plus d’écologie. Et le tout, apparemment défendu d’un coté par les élites, et de l’autre par le peuple. On ne peut, malgré l’effet euphorisant de toutes les asperges ingérées précédemment, se départir de la sensation qu’une bonne part de l’information importante a été perdue en route.

Heureusement, la technologie moderne entièrement à base d’asperges bio nous permet de synthétiser l’action dans son intégralité :

Comme on peut le voir, l’expression de l’écologie en politique est vraiment un gage majeur d’efficacité : enfin, la parole du peuple est entendue !

Les signaux clairs sont clairement écoutés et compris, puis une réponse claire leur est apportée. Enfin, tel l’agriculteur bienveillant se penchant avec amour sur son jardin d’asperges, l’État français sait acheminer entre les sans-dents le peuple et lui l’essence fondamentale des mesures nécessaires à la sauvegarde d’une France propre, pure, éco-consciente, diverse, multiculturelle, féministe, et Européenne, pour un règne franchement digne de durer au moins mille ans !

Franchement, l’avenir qui se dessine dans ce pays est vraiment réjouissant. Faites comme moi, reprenez des asperges !

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Les sénateurs s’occupent des forfaits internets illimités. Consternation totale.

Par h16

L’avenir du pays n’est décidément pas très bon. Les signaux s’accumulent, et les prochains mois semblent bien sombres pour le pays. L’économie continue de faiblir et les chiffres évoqués par le FMI ne font pas plaisir à voir. MAIS CE N’EST PAS UNE RAISON POUR SE LAISSER ABATTRE !

Vite, continuons l’hystérie écologiste !

Peu importe que le peuple français croule sous les interdictions, sous les obligations, sous les taxes et les grosses vexations, le tout au sortir d’une crise mémorable : s’il y a bien des individus qui sont réellement imperméables à ces réalités de terrain, ce sont bien nos chers (très chers !) sénateurs pour lesquels tout indique que c’est même le moment d’en ajouter une petite lichette !

En plus, ça tombe bien, ce sont de grands connaisseurs et utilisateurs du monde numérique, ce qui les autorise donc à proposer des solutions à la fois innovantes et totalement appropriées pour réduire la production de CO2 français dans l’atmosphère : et si on interdisait les « forfaits Data Illimité » de téléphonie mobile pour protéger l’environnement ?

Le raisonnement est aussi simpliste qu’idiot et donc tout juste à la portée des politiciens de la Chambre Haute : comme internet consomme de l’énergie, comme cette consommation produit du CO2, comme le CO2 est méchant, rien de tel que ralentir l’usage d’internet pour améliorer la situation, par exemple en multipliant les petits coups de poings dans la figure de l’utilisateur ou, alternativement, en lui interdisant les forfaits de données mobiles illimités, pardi.

Redoutable de logique et d’efficacité, n’est-ce pas ?

Attendez, ce n’est pas tout : et si, pour changer, on taxait un bon coup les plus gros émetteurs de données, comme les plates-formes de streaming ? Ce serait à la fois innovant (une taxe, quelle idée originale !) et puis tellement efficace, tant il est vrai que depuis que l’essence est monstrueusement taxée, plus personne n’en achète !

Du reste, ce sera là l’occasion de taxer Netflix, Amazon et autre Google/Youtube, ce qui est encore une fois une idée aussi nouvelle que pratique et bien trouvée !

Rassurez-vous : ce plan machiavélique et si génialement pensé ne s’arrête pas là ! Puisque l’aspect tabassage du consommateur est maintenant couvert avec le combo mortel Taxe + Interdiction, il faut en outre ajouter l’aspect distribution d’argent gratuit des autres, incitations et autres bricolages publics plus ou moins subtils pour parfaire le tableau. Par exemple, en appelant les centres de données à s’installer en France, en toute décontraction.

Eh oui : selon la fine analyse de nos sénateurs décidément affûtés comme du beurre chaud, les hébergeurs pourraient en effet bénéficier d’une empreinte carbone plus faible grâce à un bouquet énergétique fortement dépendant du nucléaire, moins émetteur de CO2 que les centrales thermiques.

La puissance de l’analyse laisse pantois.

Il faut avouer que le positionnement des sénateurs est proprement ahurissant dans un pays où on fait tout pour se débarrasser de notre parc nucléaire, où l’on est en train d’inventer de la taxe verte à tour de bras et de cuisantes vexations pour tous les consommateurs qui osent niaisement essayer de vivre heureux au lieu de se terrer dans des grottes classe thermique A climatisées à 13°C…

Et pour rappel, ces flagellations sénatoriales forcenées sur les Français sont mises en place pour tenter de réduire les émissions de CO2 liées au numérique en France, soit 2% de toutes les émissions françaises alors même que celles-ci ne représentent péniblement que 0.9% du total des émissions humaines dans le monde…

Très concrètement, les sénateurs veulent donc taxer les Français et contraindre encore une fois leurs habitudes de consommation pour tenter de réduire un peu ces 0.0018% d’émissions de CO2 que le numérique français représente dans le monde… Oui, vous avez bien lu, il s’agit de moins de 2 millièmes de pourcent des émissions humaines de CO2.

Au moment même où le pays explose les 120% de dette par rapport à son PIB, où on compte très officiellement plus de 6 millions de chômeurs, où la vague de faillites n’en est qu’aux premiers frémissements, au moment où la misère se répand sur tout le territoire, le Sénat, complètement fou, tente coûte que coûte de jouer sur deux millièmes de pourcent des émissions de CO2.

C’était indispensable, évidemment.

Et puis au delà de l’aspect complètement crétin de ces distributions compulsives de taxes, d’interdictions et de bisous ambigus, on doit absolument se demander pourquoi la France, par son Sénat, choisit ainsi de vouloir « ralentir la croissance des usages sur internet » alors que tout le reste de l’Humanité s’emploie à faire exactement le contraire…

Encore une fois, on assiste, hébété devant tant d’idiotie, à ce positionnement grotesque qui feint de croire que les Français ont raison contre tout le reste du monde et pour des motivations d’une futilité consternante (deux millièmes de pourcent, les enfants, de la dentelle microscopique !).

Apparemment, il semble indispensable pour la politicaillerie française de – littéralement – rendre les échanges d’informations plus pénibles, plus mous, plus lents et plus chers dans le pays : des milliers d’années d’Histoire et des décennies de théories de l’information jetées aux orties pour feindre de sauver les ours polaires (même pas en danger).

Mais qu’est-ce que vous voulez aussi ? Disposer d’un pays qui tente de conserver son rang dans le concert des nations, qui donne à son peuple de quoi se battre dans les guerres commerciales et informationnelles qui se pointent, qui crée de la valeur, de la richesse, des emplois, ou vous préférez un État obèse, surtaxant tout ce qui bouge et qui entraîne tout son peuple dans l’abîme du chômage, de la misère et du collectivisme ?

Pour le Sénat, je crois la question elle est vite répondute…

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Convention climat : ridicule mais pas inutile pour tout le monde

Par h16

Pendant que la France tente de se remettre très doucement de son confinement sanitaire puis économique, le gouvernement, lui, continue sur sa lancée maniaco-écologique : la convention citoyenne pour la taxe et les interdictions à prétextes climatiques va bientôt s’achever et après elle viendra le temps des décisions musclées auquel le président Macron réfléchit déjà avec gourmandise.

Pensez donc : c’est qu’il va y avoir du méga-pain sur la giga-planche avec toutes ces propositions écoloïdes dont le but affiché (rétrécir l’énergie disponible par Français) va durablement grignoter le pouvoir d’achat des citoyens, leur capacité à se mouvoir, se chauffer, se vêtir et se nourrir.

Et il ne semble effleurer l’esprit d’aucun folliculaire germanopratin, d’aucune rédaction journaliste parisienne ou assimilée, que ces palpitants projets de repli intérieur ne correspondent finalement qu’assez peu aux aspirations réelles d’une majeure partie du peuple.

Il faut en effet être bien aveugle pour ne pas voir, ou bien borné pour ne pas vouloir regarder, ce qui se joue devant nous : alors que la France traverse un nouvel épisode de déconfiture économique, politique et social majeur, le pouvoir semble coincé dans un rail de coke l’emmenant résolument sur des sujets parfaitement perpendiculaires aux préoccupations du moment.

Avec un sens du timing qui laisse un peu ébahi, tout indique en effet qu’Emmanuel Macron et sa clique continuent de dérouler leur tactique politicienne pour achever de détourner et récupérer le mouvement des Gilets jaunes alors que l’actualité imposerait non seulement d’en tenir compte d’une façon diamétralement opposée, mais de prendre aussi en considération la nouvelle donne actuelle, brûlante.

Ainsi, l’émergence des Gilets jaunes doit tout au ras-le-bol et à la frustration que la France périphérique doit supporter devant l’arrogance des élites parisiennes qui ne comprennent rien des contraintes de la province. Sur les dix dernières années, ce sont en effet les villes petites et moyennes qui ont vu leur population augmenter, les villes comme Paris voyant les citadins les quitter. Les politiques nationales, pilotées par des citadins de métropoles pour des citadins de métropoles commencent à coûter fort cher aux citadins des villes périphériques et font sortir de leurs gonds les campagnards, les banlieusards et les navetteurs.

Ainsi, les problèmes de sécurité dans certains quartiers voire certaines villes, la criminalité et la délinquance en hausse constante depuis dix ans, les incivilités de plus en plus violentes sont autant de problèmes qui semblent bien plus préoccupants pour toute cette population dont une petite partie s’est retrouvée sur des ronds-points à l’hiver 2018-2019.

Ainsi, les hausses délirantes de taxes et d’impôts, les charges sociales étouffantes, la bureaucratie aussi tatillonne qu’encombrante (et mortifère depuis la crise sanitaire) sont autant de soucis que tous les salariés, les chefs d’entreprise, les indépendants, les professions libérales, les artisans et les commerçants doivent supporter depuis des années, et qui sont des motifs récurrents de grognes, en plus d’être des raisons solides d’un chômage persistant et d’une pauvreté indéboulonnable de pans entiers du pays.

Tout ceci est aggravé par la crise récente : les inscriptions à Pôle Emploi explosent et ne vont pas se résorber de si vite ; le sentiment d’insécurité est si concret dans certaines villes que cela en devient un tantinet caricatural ; la misère s’étend dans le pays au point que des associations caritatives spécialisées dans l’aide aux pays du tiers-monde jugent nécessaire d’agir en France

Et alors que ce marasme est quelque peu couvert par les braillements d’enfants gâtés de la République et autres repris de justice en manque de virginité judiciaire dont le but semble être une réécriture grotesque d’une Histoire qu’ils ne connaissent même pas, le président décide donc de continuer à nous faire avaler la soupe écolo, coûte que coûte, vaille que vaille. Apparemment, pour Macron et sa fine équipe de clowns, il semble bien plus important de taxer les voitures, interdire les herbicides et imposer le bio hors de prix plutôt que faire revenir l’ordre dans nos cités, baisser les dépenses de l’État et avoir des administrations un minimum efficaces pour les 1000 milliards d’euros de prélèvements annuels.

Manifestement, on va devoir se brosser longtemps pour avoir une Convention Citoyenne sur la Pression Fiscale, un grand Grenelle de la Sécurité intérieure ou un retour à l’ordre du jour du régalien, le cœur de métier de l’État (sur le papier constitutionnel en tout cas)…

Devant ce constat, devant ce quasi-autisme ou cette obstination ahurissante à enfin prendre en compte les vrais problèmes du pays, on en vient à se demander si ces manœuvres d’écologisme outrancier du président Macron ne visent pas précisément à décrédibiliser le mouvement écologiste ou à le récupérer habilement.

Force est de constater qu’en laissant libre cours à l’hystérie climatique, Macron met potentiellement en place une stratégique politique qui lui serait directement profitable : n’oublions pas qu’il n’a plus vraiment de compétiteur ni sur sa droite (dans les vapes depuis Fillon), ni sur la gauche (éparpillée façon puzzle) ; les extrêmes font, encore et toujours, d’excellents repoussoirs (qui expliquent l’apparition régulière de sondages anxiogènes, pratique pour réveiller les castors).

Reste l’idolâtrie verte, réelle inconnue des prochaines élections, qu’il va pouvoir exploiter facilement : dans le cas où l’écologisme n’est pas un vrai désir populaire, le grotesque achevé de la plupart des propositions de la Convention Citoyenne Machin Bidule, habilement accouplé avec des référendums que le président évoque déjà, permettrait au peuple de rejeter plus ou moins bruyamment ces âneries. Si, en revanche, l’écologisme a gagné le cœur des Français (et que ceux-ci désirent effectivement tabasser de taxes les voitures, le nucléaire et l’individu bêtement heureux de vivre), alors la tenue de ces référendums sera la démonstration éclatante du démocratisme raffiné du Grand Timonier Français, ainsi que son souci réel pour une planète plus verte et plus moelleuse.

Dans les deux cas, il se retrouve en bien meilleure position pour son prochain mandat. Bien évidemment, tout ceci sera au frais du citoyen et, surtout, de l’avenir français : le pays se meurt de ce genre de bidouilles politiciennes, se fragmente complètement sous les coups de boutoirs des totalitarismes verts, indigénistes ou revendicatifs de tous ordres.

Mais est-ce important si cela permet d’être réélu, hein, sérieusement ?

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Convention citoyenne : Taxes. Interdictions. Obligations. Bisous.

Par h16

Poussé par le Président Macron et parrainé par le CESE, le Conseil Econotruc, Sociamachin et Enviromentable pendant plus de neuf mois, la « Convention Citoyenne pour le climat », assemblage hétéroclite de citoyens prétendument tirés au hasard, est en train d’accoucher de ses premières propositions.

Comme tout accouchement après neuf mois de gestations intestines et picrocholines, la douleur est déjà sensible dans les rapports qu’en font les folliculaires : le choix des propositions qu’il a fallu écarter montre déjà quelques fractures dans nos citoyens conventionnés, et on sent que celles qui ont pour le moment été retenues promettent d’apporter du grain à moudre aux rédactions journalistiques, aux frémissants plateaux-télé et aux trépidantes émissions de radio dont on va inévitablement nous abreuver les prochains jours.

Le mandat, définit en fin d’année dernière, était aussi clair qu’on peut l’être lorsqu’on parle environnement, climat, pollution, énergies « renouvelables » et autres gimmicks acidulés du moment : proposer des mesures visant à « réduire d’au moins 40% les émissions des gaz à effet de serre d’ici à 2030 dans une logique de justice sociale ». Difficile de faire à la fois plus large, plus inclusif, plus conscientisé et plus pertinent au moment où le pays peine à se relever d’une crise sanitaire puis économique mémorable et dont on imagine sans mal qu’elle va laisser de profondes blessures.

Et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir la liste des fameuses propositions citoyennes (150, sapristi, faisons péter la volumétrie) qui devraient réduire les gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 : contraindre la durée légale du travail à 28 heures par semaine (proposition étonnamment rejetée en ces temps de déroute économique complète), interdire dès 2025 la vente de véhicules neufs « très émetteurs » de CO2, taxer pour lever des fonds afin d’améliorer le forfait mobilité durable, les bonus-malus écologiques, les aides à la location longue durée pour véhicules propres, interdire les centres-villes aux véhicules « polluants », limiter la vitesse à 110km/h sur l’autoroute, contraindre fortement la publicité et interdire leurs panneaux dans l’espace public extérieur, bannir la publicité pour des produits à fort bilan carbone, taxer lourdement l’alimentation ultra-transformée, interdire les semences OGM, taxer fortement les engrais azotés, contraindre une forte diminution de leur utilisation ainsi que celle des pesticides et interdire les plus dangereux d’ici 2035, interdire les terrasses chauffées ou l’éclairage des magasins la nuit, taxer les dividendes des sociétés pour financer la transformation de l’outil productif, taxer, interdire, contraindre, etc…

On le comprend : le citoyen ne s’est pas laissé berner par les discours ultra-libéraux de tous les journaux, toutes les radios, toutes les télévisions, de tous les politiciens qui n’en peuvent plus de vouloir toujours plus de liberté et de laisser-aller ou de laisser-faire. Au moins les propositions de ces citoyens conventionnés pour le climat sont, elles, enracinées dans le bon sens paysan de l’interdiction tous azimuts, de la taxe en pluie drue et des contraintes multiples qui ne laissent enfin plus libre cours aux idées libérales folles dans lesquelles (à l’évidence) se meurt le pays !

150 propositions dont le potentiel à se transformer en autant de belles lois bien solides, avec sanctions, interdictions, obligations et taxations à la clé, c’est du pain béni pour un Emmanuel Macron qui, autrement, était acculé à devoir réformer un pays dont tout indique qu’il ne le veut surtout pas.

Cerise constitutionnelle sur le gâteau citoyen : la Convention penche lourdement pour l’inscription dans la Constitution de la préservation de la biodiversité, de l’environnement et de la lutte contre le dérèglement climatique, d’une part parce que cette préservation est à la fois simple à définir et encore plus simple à mettre en oeuvre, et surtout parce que le principe de précaution, précédente modification constitutionnelle d’importance, n’a en effet pas suffit pour paralyser totalement le pays pendant la crise sanitaire où toutes les administrations, tétanisée par la peur de n’avoir justement pas pris assez de précautions, ont noyé tout le monde dans les règlements et interdictions.

Un monde à l’arrêt total est possible, ne nous laissons pas stopper en si bon chemin !

Parions que cette idée géniale de constitutionnaliser un concept flou remportera un vif succès, tout comme il était évident – comme je l’avais prédit il y a quelques temps déjà – que nous n’échapperons pas à la sanctuarisation du concept dangereusement idiot d’écocide avec inscription dans le code pénal et sanctions afférentes.

Ah, décidément, cette Convention citoyenne machin-bidule va probablement débouler au mieux sur des douzaines d’articles de lois mal torchés écrit par quelques Tâcherons En Marche, au pire sur un référendum bancal et ajouter plusieurs paires de lourds boulets législatifs à un pays qui n’en peut plus de sombrer dans des contraintes, des taxes et des interdictions délétères.

Le pompon est que, sachant qu’un arrêt presque complet de l’économie pendant 3 mois n’a pas réussi à faire baisser les gaz à effet de serre (ils ont benoîtement continué d’augmenter, lançant un joli pied de nez aux écolos hystériques), on se doute que l’empilement de ces bondieuseries (bien plus communistes qu’écolos au passage) n’aura aucun impact de ce côté-là.

Dans un monde où chaque gain de richesse se traduit directement par une baisse de la pollution, la France et son peuple contrariant a paradoxalement choisi l’appauvrissement, la décroissance, le repli sur soi et la misère (énergétique, industrielle et surtout intellectuelle) en feignant de croire que ça lui permettrait d’être plus « verte », plus « propre », plus « conscientisée ».

Pour cette France totalement déconnectée du réel, le « Monde d’Après » sera résolument serein, tendre et cotonneux, rempli de cette délicieuse insouciance que les enfants partagent lorsque les soucis n’existent plus. En attendant, il semble que la seule solution pour y arriver soit de taxer, d’interdire, d’obliger et (bientôt, ne vous inquiétez pas) de passer par les armes ceux qui s’y opposeront.

En toute gentillesse solidaire, bien sûr.

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StopCovid, encore un bel échec numérique au palmarès de l’État

Par h16

Décidément, le monde d’après n’est vraiment pas différent du monde d’avant. Dans le monde d’avant, l’État était ce pachyderme obèse tétanisé par les souris numériques ; dans le monde d’après, c’est toujours un pachyderme obèse (il a même encore grossi !) et il est toujours autant tétanisé par les souris.

Pourtant, certains, dans les médias, dans les ministères, voulaient vraiment y croire à cette application mobile de recherche des contacts épidémiques dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid19 : nombre d’articles étaient donc parus, dans le courant et à la fin du mois de mai, au moment de son lancement officiel, pour en louer les capacités et l’évidente nécessité, ainsi que l’impact évident d’une telle réalisation sur le futur du fier politicien qui porterait cette réalisation.

Interrogé, Cédric O, le secrétaire d’État au Numérique, n’y était d’ailleurs pas allé par quatre chemins en expliquant calmement que l’outil informatique, destiné à un succès fulgurant et 45 millions d’installations fébriles, permettait d’éviter des malades et des morts dès les premiers téléchargements ! Avec un peu de persuasion, le secrétaire d’État aurait probablement pu nous faire la retape de son produit sur le mode « en cliquant sur Stopcovid à chaque repas, vous retrouverez peps et bonne humeur ! »… N’hésitant d’ailleurs pas à se lancer dans l’emphase, le brave Cédric a même déclaré que « l’application fonctionne très correctement ». Pas seulement « bien », « comme prévu » ou « de façon optimale » ni même « super top », mais « très correctement » ce qui se situe entre « ça le fait » et « globalement, on est dans les clous », ce qui correspond au score « pas dégueu-et-demi » sur l’échelle officielle d’Assurance Qualité Des Projets Informatiques Pilotés Avec Brio Par l’État.

Bref, Cédric O et l’État français ont donc lancé une application mobile bien testée sur plein de téléphones différents, bien propre sur elle, qui fonctionne « très correctement », le tout pour un coût général de fonctionnement qui n’a même pas fait de vagues tant on parle de petits montants rikikis.

Nous voilà deux semaines après un lancement en fanfare largement analysé par nos serviles médias : déchargée plus de 600.000 fois en quelques heures, dépassant le million d’installations dans les jours qui suivent, le gouvernement, les autorités de santé et Cédric O peuvent respirer puisque ce n’est pas un four…

Évidemment, passés ces quelques jours où tous ceux qui voulaient l’installer l’ont fait, les frétillements d’aises ministériels se réduisent : non seulement, le nombre d’installations se tasse très vite, mais en plus constate-t-on avec tristesse que ce nombre dépasse à peine les 2% de la population, loin des chiffres d’autres pays décidément plus enthousiastes dans le pistage du cheptel de la population. Zut alors.

Malheureusement, les déceptions ne s’arrêtent pas là : petit-à-petit, on découvre que la collecte de données, qu’on promettait aussi minimale et peu intrusive que possible, est nettement plus étendue que prévu.

Alors que, normalement, les interactions sociales des uns et des autres devaient rester privées, un chercheur a découvert que les données de toutes les personnes croisées par les utilisateurs sont collectées par la plateforme : tous les contacts croisés pendant les quatorze derniers jours sont ainsi directement collectés par le serveur ce qui n’a en pratique aucun intérêt sur le plan épidémiologique (mais en a certainement sur d’autres plans, ne vous inquiétez pas).

Deux semaines après son lancement, c’est donc un constat d’échec que s’empressent d’ailleurs de dresser certains médias dont l’épine dorsale, d’une souplesse véritablement légendaire, permet toutes les torsions et tous les retournements les plus prompts : voilà que, par exemple, même France24 feint de confirmer un « échec annoncé »…

Cependant, reconnaissons que si les évidences de maintenant n’apparaissaient guère dans leurs colonnes (ou celles de leurs confrères), il n’y avait pas besoin d’être grand devin pour imaginer le sort funeste de cette nouvelle incursion étatique balourde dans le domaine du numérique.

Certes, ce four-ci nous coûtera moins cher que tous les calamiteux échecs précédents qui comptèrent, je vous le rappelle, celui de Louvois (dont la facture finale doit largement dépasser le demi-milliard d’euros à présent), l’Opérateur National de Paie pour l’Education Nationale (des centaines de millions d’euros au drain), les aventures de Gide et Genesis pour la Justice (des douzaines de millions d’euros partis en fumée), Faeton, le système de gestion du permis de conduire (nouveau salto arrière double carpé pour les finances publiques) ou celui des cartes grises (bonheur sucré de tous les particuliers tentant de vendre leur véhicule), ou même le magnifique « cloud souverain » qui s’est terminé avec le feu d’artifice financier qu’on connait.

Néanmoins, et compte-tenu de cet historique aussi coûteux que navrant, il était raisonnable d’imaginer qu’une fois encore, l’État allait se gameler avec élan pour cette énième réalisation numérique et cramer une nouvelle piscine olympique de billets en provenance directe de la poche du contribuable. Si l’on évite les dizaines de millions d’euros de gabegie, on devrait malgré tout dépasser le million, sans que cette application puisse prétendre éviter des contaminations.

Parions cependant que la perte ne sera pas totale pour ceux qui récupéreront discrètement les données collectées…

Oui, certes, c’est impossible puisque l’État nous a assuré que cette application était carrée, propre sur elle. Conservons cependant un sain scepticisme, et ce d’autant plus qu’à la suite de cet échec attendu, observé et finalement lamentable, Cédric O, ragaillardi devant le désastre, veut maintenir le système étatique d’identité numérique fourni par l’État (comprenant notamment une reconnaissance faciale, comme en Chine, miam !).

Tout ceci est extrêmement rassurant, ne trouvez-vous pas ?

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La tchéchénie tchétchez nous

Par h16

Voilà, ça y est, c’est officiel, c’est le déconfinement français. Et le déconfinement, c’est ♩ la joie des retrouvailles ♪ et le plaisir de partager à nouveau cet ♫ art de vivre français ♬ qui permet ce vivrensemble chaleureux à base de battes de baseball, de barres de fer, de couteaux, d’armes à feu festives, de combats de rue citoyens et d’expéditions punitives inclusives.

Oui, certes : il y a eu le sentencieux délicieux discours du Président de la République – celui où il a dit qu’on n’allait déboulonner aucune statue historique un peu avant que Sibeth Ndiaye rétorque en substance « bon, on va voir » – suivi du petit débat actuel sur l’opportunité ou non de relancer les statistiques ethniques, lancé par la même Sibeth – ce à quoi Marine Le Pen a répondu en substance « bon, faut voir »…

Résultat : la presse n’a pas consacré trop de temps pour les petits désagréments de certains quartiers subitement très émotifs de Dijon, petite ville provinciale française, capitale de cette moutarde qui est montée au nez d’une certaine communauté tchétchène lorsqu’elle a découvert que l’un des siens avait été malencontreusement tabassé par les dealers maghrébins locaux.

À mesure que parvenaient enfin aux rédactions parisiennes les informations en provenance des lointaines contrées dijonnaises, massivement relayées par des réseaux sociaux un peu moins prudes et germanopratins, la population française a pu découvrir le fond exact de la petite bousculade qui a eu lieu ce dernier week-end : plusieurs dizaines de personnes, se revendiquant donc Tchétchènes, se sont rendues, munies de différents objets contondants, dans le quartier des Grésilles pour vouloir y régler le petit différend avec les « dealers » locaux qui auraient passé à tabac un jeune Tchétchène.

Entre un blessé par balle dans la nuit de samedi à dimanche et un violent accident de la route dans la nuit suivante, on comprend que la capitale des ducs de Bourgogne a su retrouver son côté festif que le confinement avait quelque peu endormi.

Saisi par ces soucis de sécurité civile, le procureur de la ville a fait part de sa préoccupation devant ce qu’il a qualifié hardiment de « dérive inquiétante » : sapristi, des gens qui froncent violemment les sourcils dans cette belle cité d’habitude si calme, voilà qui peut effectivement déclencher une ferme inquiétude. Rassurez-vous cependant, ce n’est pas encore la guerre, juste des événements « très graves » qui n’ont pour le moment pas débouché sur des interpellations, tout ceci se déroulant de façon probablement trop feutrée et trop discrète pour que la maréchaussée ne sache exactement qui appréhender pour les rituelles questions d’usage et l’enquête de voisinage qui ne manquera pas de débusquer les petits freluquets auteurs de ces dérives préoccupantes.

Malgré tout, voilà qui nous rassure.

Et ce d’autant plus que cet événement est, bien évidemment, totalement unique, isolé et parfaitement maîtrisé. Ce n’est pas comme si le pays était en proie à des fusillades régulièrement (comme à Nice, Avignon, Nîmes, Perpignan ou Villeurbanne pour la semaine écoulée) ou comme si d’autres quartiers, eux aussi émotifs et un peu tendus suite à un confinement très strict, avaient eux-mêmes quelque peu perdu leurs repères républicains comme à Besançon.

Ces dérives inquiétantes dijonnaises amènent cependant quelques observations : on se demande pourquoi les braves Tchétchènes sont ainsi allés chercher directement les auteurs du tabassage initial, celui qui a donc mis le feu aux poudres dijonnaises.

Deux hypothèses tiennent la corde.

La première serait qu’ayant jugé la justice française grossièrement inefficace pour remettre à leur place certains impétrants un peu trop turbulents, ils aient donc décidé de faire eux-mêmes le travail qui lui incombait. Dans cette hypothèse, on pourrait presque imaginer que cette réaction constitue un petit appel du pied aux forces de l’ordre officielles de la République : peut-être ces dernières devraient-elles faire appel aux solides Tchétchènes pour débarrasser certains quartiers de leurs dealers ?

La seconde serait qu’en fait, il ne s’agisse que d’une petite bisbille essentiellement commerciale : les uns empiétant malencontreusement sur la zone de chalandise des autres, des frictions contractuelles seraient apparues et certains auraient cru bon de régler le différend transactionnel autrement que devant un tribunal républicain officiel. Là encore, on pourrait interpréter ceci comme une petite lacune de notre État à fournir des institutions efficaces pour calmer les troubles de voisinage…

En tout cas, devant ces faits divers de plus en plus violents, on peut raisonnablement en déduire la tendance globale impulsée par une crise économique qu’on redoute un peu plus profonde que ce que beaucoup envisagent pourtant. Or, comme dans toute crise, les profits de certains trafics seront plus âpres à récolter. Imaginer que ces tensions entre quartiers et communautés iront donc en grandissant n’est donc pas un pari particulièrement audacieux, surtout lorsqu’en face, les forces de l’ordre officielles semblent surtout tétanisées par la peur d’être taxées de racisme, leitmotiv indépassable de ces dernières semaines, et une bureaucratie gluante noyant la moindre opération dans un flot de procédures et de cerfas minutieusement agrafés à d’épais dossiers administratifs.

Le potentiel d’aggravation des tensions est heureusement annihilé grâce à l’ensemble de nos autorités qui, heureusement, veillent au grain et sauront faire les bons choix de société pour nous garantir cette sécurité indispensable qui justifie d’ailleurs les levées d’impôts chaque jour plus importantes dont le contribuable français s’acquitte en bêlant de bonheur.

D’ailleurs, les priorités ont été définies et les jalons sont posés : on ne va déboulonner que certaines statues, pas toutes, et on ne fera surtout pas de statistiques ethniques (sauf pour enfin montrer qu’existent des discriminations à l’embauche).

La République est donc sauvée.

Certaines fins ne sont pas heureuses... (Not everything can end well)

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État français : toujours un train de retard

Par h16

La crise sanitaire mondiale donnera, on s’en doute, du grain à moudre pour les futurs historiens. On se penchera sur les limitations, lacunes et errements plus ou moins consternants de certains États, à commencer par le français. Cependant, on peut déjà noter un motif récurrent.

Et à mesure que les informations se font plus précises, que les actions du gouvernement finissent par aboutir à des résultats qu’on peut évaluer concrètement, ce motif apparaît dans toute sa douteuse splendeur : décidément, l’État, c’est cette congrégation de carabiniers d’Offenbach qui tentent d’assurer la sécurité des foyers, mais par un malheureux hasard, au secours des particuliers, ils arrivent toujours trop tard.

C’est ainsi qu’on découvre, pas réellement surpris, que l’application StopCovid n’est pas tout à fait aussi performante qu’attendu… sauf, cela va de soi, en matière de cramage de pognon public : après un démarrage présenté comme formidable puisqu’un peu plus d’un million de personnes auraient installé l’application sur leur téléphone, l’application ne semble pas rencontrer plus d’intérêt que ça puisque seulement 350.000 utilisateurs sembleraient l’utiliser activement.

Quant au coût global de l’application, à 100.000 euros par mois, il ne laisse pas d’étonner, notamment par les arguments stupéfiants soutenus par le gouvernement pour expliquer cette somme manifestement en décalage avec les besoins réels d’une telle application (qui seraient fortement inférieurs) : d’abord, « la santé n’a pas de prix », ce qui semble justifier qu’on ne regarde pas à la dépense. Ensuite, cette somme n’est qu’un « petit epsilon » dans les dépenses de l’Etat, après tout. Le contribuable appréciera. Dassault, le fournisseur, aussi.

Il n’en reste pas moins que cette application arrive à point nommé, c’est-à-dire au moment où l’épidémie est terminée…

Ce sens diabolique du timing doit aussi être apprécié à l’aune des truculentes aventures des masques sanitaires : parfaitement inutiles début mars et ce d’autant plus qu’il n’y en avait plus dans les réserves stratégiques et qu’une habile réquisition avait rendu impossible leur production et leur acheminement sur tout le territoire, ces masques devinrent rapidement obligatoire une fois que leur surproduction devint inévitable : mi-juin, la France croule sous des masques que les industriels auront été pressés de produire par une élite résolument en retard d’une guerre.

Rassurez-vous, ce n’est pas tout : ce qui est vrai pour l’application et pour les masques l’est pour tout le reste, tests compris. La France dispose maintenant (enfin !) de tests rapides et fiables en quantité industrielle… Qui ne serviront qu’assez peu : le nombre de malades n’arrêtant pas de chuter, il va devenir difficile de trouver à les utiliser. Et alors que le matériel et les réactifs nécessaires auraient pu être commandés et distribués dès janvier (comme le fit l’Allemagne), la France aura choisi l’option étonnante de tout miser sur le mois de juin pour tester sa population plus ou moins massivement, c’est-à-dire au moment où l’impact est négligeable…

Avec la même perspicacité, on peut donc raisonnablement parier qu’un vaccin, s’il est même possible (ce qui reste très improbable), sera judicieusement disponible au moment où le virus aura suffisamment muté pour le rendre globalement inefficace.

Il faut se rendre à l’évidence : l’État indique assez bien, par ses actions et son micro-management ridicule, lorsqu’il est déjà trop tard et donne une bonne idée de ce qu’il ne faut surtout pas faire.

De ce point de vue, il permet de montrer, une fois encore, que les politiciens sont toujours en retard par rapport à la vie réelle, et, en bonnes mouches du coches, distribuent le plus souvent des conseils inutiles voire nuisibles.

Comme pour le reste, si l’Histoire nous enseigne quelque chose en France c’est que son État y a toujours consciencieusement préparé la guerre précédente. Il fournit toujours, après coup, des stratégies et des idées pour la guerre qui a déjà eu lieu, pour les combats qui sont déjà passés et ce qui ne se reproduira donc plus.

Dans ce contexte, on ne pourra qu’être particulièrement inquiet des dernières tendances gouvernementales : devant la véritable explosion de l’épargne des Français en ces temps de crise, et alors même qu’on sait maintenant que ce taux d’épargne a un effet significatif sur le bonheur individuel, on s’étonnera de trouver des appels renouvelés du gouvernement à relancer l’économie en utilisant aussi largement que possible cette épargne si copieusement accumulée.

Pour nos cadors du gouvernements, ceux-là même qui trouvaient les masques inutiles puis indispensables, qui n’ont pas jugé utile de tester, tester, tester mais qui poussent maintenant tous les laboratoires à le faire compulsivement, qui n’ont pas hésité à sortir le chéquier étatique pour une application dont tout indique qu’elle coûte mais ne sert à peu près à rien, l’épargne semble maintenant un handicap pour le pays qu’il lui faut réduire vaille que vaille.

Ici encore, le gouvernement montre que le bonheur des Français lui importe peu : la relance de la consommation lui est indispensable s’il veut pouvoir continuer à subventionner le système actuel, ce monde d’après qui ressemble comme deux gouttes de fiel au monde d’avant dans lequel une petite coterie se gave au détriment de la masse et qui repose intégralement sur des distributions de prébendes et d’avantages bureaucratiquement distribués.

Dès lors, les messages qu’il émet actuellement, les incitations qu’il produit ne peuvent que provoquer la plus grande méfiance.

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LOL et WTF : les sénateurs s’occupent du porno sur internet

Par h16

Juin 2020, ça y est, c’est bon : la situation économique, aux perspectives rutilantes, est maintenant bien carrée comme il faut, la situation sociale est redevenue propre, claire et bien définie avec une société résolument « en marche » à petits pas guillerets, et la situation politique, évidemment apaisée, permet de garantir un avenir républicain serein et plein d’excellentes surprises. C’est pour cela que les sénateurs se sont goulûment penchés sur les sites pornographiques.

Bien évidemment, on comprendra ici que nos augustes parlementaires de la Chambre Haute n’ont pas été fricoter sur ces sites interlopes ou sulfureux mais ont consacré une partie de leur temps pour déterminer ce qu’on allait devoir mettre en place dans le pays pour en réguler (enfin !) l’activité. Et comme le rappelle l’introduction, leur emploi du temps le leur permettait d’autant plus que le pays, dirigé de main de maître par une redoutable phalange de génies, vit probablement ses heures les plus claires, les plus joyeuses au point de baigner maintenant dans une véritable opulence budgétaire insouciante.

Dès lors, nos sénateurs ont mis à contribution toute la redoutable puissance de leur intelligence collective pour formuler une solide proposition de loi dont l’objet porte sur les violences conjugales. Et donc paf sites pornos, évidemment.

Par le truchement habile d’un amendement, cette proposition de loi entend donc imposer une vérification pointilleuse de l’âge des utilisateurs qui viendraient à se rendre sur les sites pornographiques. La lecture des petits paragraphes justifiant l’amendement donne un aperçu du raisonnement minimaliste qui a poussé les sénateurs LR à l’insérer dans cette proposition de loi : comme le texte initial (sur les violences conjugales vous dit-on) tente de protéger les mineurs, ajoutons-y cet amendement d’autant plus qu’il concerne ces sites d’une méchanceté inouïe qui, non content de stocker des contenus que la morale réprouve, s’installent dans des paradis fiscaux inatteignables pour la loi française (ah bon ?).

Bilan : si cette proposition de loi trouve grâce aux yeux des députés, si, de surcroît, cet amendement quelque peu cavalier est accepté, la France pourra s’enorgueillir d’imposer ce qu’aucun autre pays démocratique n’est parvenu à imposer ailleurs, à savoir un filtrage d’accès aux mineurs des sites pornographiques ; il suffira de rappeler que la tentative identique, au Royaume-Uni, s’est soldé par un échec cuisant, tout comme pour l’Islande qui a abandonné en 2013 l’idée d’interdire la pornographie en ligne, ou l’Inde qui, en 2015 et après avoir tenté de bloquer plus de 800 sites, a été obligée de faire marche arrière.

Sans même aller plus loin et en regardant simplement les gamelles que se sont prises les autres pays comparables, on se doute déjà que ces magnifiques tentatives législatives aboutiront surtout à de nouvelles dépenses indues, des tracasseries ridicules et un contournement de la loi aussi rapide qu’impossible à endiguer.

Il faut en effet comprendre que, du point de vue d’un site, quel qu’il soit, la localisation d’un internaute se fait sur la base de son adresse internet, qui peut, par construction même du réseau mondial, être relayée depuis n’importe quel site, y compris étranger. En somme et par l’utilisation d’un logiciel de VPN, n’importe qui pourra accéder à n’importe quel site en plaçant son adresse en dehors de France et, de fait, en dehors de ces restrictions grotesques. Si, d’aventure, ces restrictions devaient voir le jour en France, on peut raisonnablement parier qu’il ne faudra pas plus d’une ou deux semaines pour que les fournisseurs de ces VPN (dont certains, gratuits) enregistrent un afflux de nouveaux utilisateurs français…

Epic Fail

Cet échec largement prévisible n’est guère étonnant de la part de nos sénateurs dont le passif, en matière d’internet, est déjà fort lourd : On parle ici de champions du monde des lois intertubes, d’athlètes surentraînés du décret numérique qui bouscule du lolcat, de médaillés du sprint législatif anti-GAFA avec bombes à sous-munitions. On se souvient en effet qu’ils nous avaient déjà régalés avec la sécurisation obligatoire des lignes internet pour mieux choper du pirate, qu’ils avaient tenté l’olympiade du LOL gras avec un (énième) rapport sur les jeux vidéo avec la clairvoyance qui les caractérise, qu’ils s’étaient lancé dans un pentathlon de la grosse déconne en notant finement que « Google favorisait ses propres services » et qu’il fallait donc entraver tout ça bien vite, et avaient même poussé la performance artistique jusqu’à barbouiller de leur incommensurable pertinence la lutte contre le terrorisme sur les intertubes…

Est-il enfin besoin de revenir sur l’Expérience Hadopi, ce véritable feuilleton d’épouvante fiscale en 10 saisons sanglantes dans lequel 88 millions d’euros furent brûlés vifs, sous les yeux de l’internaute, pour parvenir à faire condamner deux ou trois gugusses à de simples amendes ?

Mais le plus beau reste que, conformément au concept « Bootlegers & Baptists » qui montre que, souvent, les lois sont autant poussées par ceux qui chérissent le but affiché que ceux qui recherchent exactement l’effet inverse, cet amendement ridicule a été discrètement propulsé par des lobbies anti-porno (on s’y attend) … et par Marc Dorcel, le pornographe.

Eh oui : nos sénateurs roulent sans le savoir (ou en feignant de l’ignorer) pour tous ces sites porno à accès payant qui imposent déjà, de fait, une vérification de majorité par carte bancaire. Et ces derniers trouvent un intérêt direct à pousser cet amendement qui représente une petite épine dans le pied des sites gratuits…

Petite épine qui sera, on l’a vue, facilement contournée techniquement, aussi sûrement et rapidement que les sénateurs se sont copieusement plantés à chaque fois qu’ils ont tenté de prendre position dans le monde numérique.

Autrement dit, l’objectif initial de protection des mineurs ne sera pas rempli, loin s’en faut. Quant aux majeurs, contribuables qui recevront immanquablement la facture de ces dérapages législatifs, tout indique qu’ils seront à nouveau les acteurs non consentants d’une énième production pornographique de Bercy sur le thème « Oh oui, prends moi fort mon pognon » dans laquelle ils subiront les outrages d’un fisc fucking toujours plus violent.

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Sous le coup de l’émotion, Castaner piétine l’état de droit

Par h16

Alors qu’avec Macron, la politique de l’ancien monde avait laissé place à la politique du nouveau monde qui s’était révélée furieusement semblable à la précédente mais en pire, la même mésaventure se déroule sous nos yeux pas franchement surpris pour ce « monde d’après la crise sanitaire » dans lequel les choses devaient prendre une tournure plus soyeuse, cotonneuse, sociale, inclusive, écologique et vivrensemblesque, mais qui tourne tranquillement au cauchemar collectiviste moyennant la récupération artificielle d’attitudes et de slogans américains.

Heureusement, les autorités ont vite pris la mesure de ce qui se met doucement en place et le ministre de l’Intérieur a choisi d’immédiatement s’applatir aussi bas que possible, et de préférence en débitant un chapelet d’âneries qui montre, s’il en était encore besoin, qu’absolument personne n’est en poste actuellement place Beauvau et qu’il en est fier. Lors d’un point presse, Christophe Castaner a en effet calmement expliqué que, je cite :

« Aucun raciste ne peut porter dignement l’uniforme de policier ou de gendarme. J’ai demandé à ce qu’une suspension soit systématiquement envisagée pour chaque soupçon avéré d’acte ou de propos raciste »

Si l’on peut se réjouir que le factotum en charge du maroquin de l’Intérieur rappelle l’évidence qu’un représentant de l’État ne peut faire preuve de racisme dans l’exercice de son devoir, on reste interdit devant le reste de la déclaration qui ressemble plus à du porridge froid qu’à l’expression d’une politique claire en matière de violences policières, réelle ou fantasmée.

Outre l’apparition de l’objet juridique non identifié de soupçon avéré qui permet d’ouvrir de vastes champs législatifs au dur labour des parlementaires les plus besogneux (qu’on sent déjà frétiller d’aise en coulisse), Castaner semble parfaitement décontracté de renverser ainsi la présomption d’innocence : une rumeur ou un soupçon suffiront donc à suspendre n’importe quel fonctionnaire des forces de l’ordre sur une nouvelle « présomption de racisme ».

Voilà qui est à la fois parfaitement rassurant puisqu’aucun abus ne sera jamais constaté, soyez en sûr, et tout à fait légitime puisque, vous le savez, la police est par définition raciste et violente, tout comme le politicien est par définition honnête, le Chinois fourbe ou le Français sale et arrogant.

Au moins le gouvernement, par ces annonces, démontre-t-il être parfaitement à l’écoute d’une certaine frange de la population qui illustre que passer du jaune au noir permet d’obtenir gain de cause beaucoup plus vite et beaucoup plus efficacement. Le tout est, finalement, d’être du bon côté des médias pour qu’enfin, une douillette ochlocratie règne dans le pays.

Et qu’il est confortable, ce pilotage au jour le jour en fonction des prurits de la foule ! Tellement, même, qu’il permet de redéfinir les responsabilités des uns et des autres, de s’affranchir des règles dès qu’on en sent le besoin au plus profond de soi : ainsi, même si les manifestations ne sont toujours pas autorisées (le déconfinement devant aller de son petit train-train ministériel pépère), celles qui choisiront habilement leur sujet seront tolérées sans poursuite. Pour le ministre de l’Intérieur,

« l’émotion mondiale (…) dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent »

Il fallait y penser, et d’ailleurs, je vous encourage à y penser vous aussi la prochaine fois que vous voulez brûler, casser ou piller quelque chose : apparemment, sous le coup d’une émotion, les règles juridiques ne s’appliqueront plus, c’est évident.

Tout ceci est aussi grandiose qu’alarmant : l’affaire Traoré prend le même chemin que celui de l’affaire Léonarda sous Hollande qui avait montré un gouvernement sans direction, réagissant en retard, dans l’urgence et sans la moindre mesure à une actualité qui méritait au moins du recul, en plus du calme et de la pondération.

Pire encore : avec l’attitude générale du gouvernement, déjà prêt à s’humilier pour montrer sa parfaite conformité avec l’air ambiant d’autoflagellation idiote, qui tord le droit tous les sens (soupçon au lieu de preuve, soupçon avéré qui ne veut rien dire, culpabilité par défaut, règne de la rumeur, présomption de racisme), les autorités françaises montrent qu’elles ne cherchent plus à savoir qui commet des délits ou des crimes ici et maintenant (et à vrai dire, tout le monde s’en fout, voyons !) mais qu’elles préfèrent de loin excuser, comprendre et surtout ne pas poursuivre ceux qui les fonts pour des motifs situés des siècles en arrière (quand ils ne sont pas complètement fumeux).

Politiquement, si cela peut paraître un petit calcul malin pour calmer quelques électeurs potentiels ou papouiller une aile gauche que l’actuel gouvernement veut ralier baveusement, c’est en réalité une bien mauvaise manœuvre : ces mouvances aigries ne seront jamais rassasiées et réclameront toujours plus d’humiliations, d’abaissements, d’aplatissements et dans ce cadre, ceux qui se vautreront au sol seront les premiers sur lesquels rouleront les tanks des hordes antifascistes.

Ainsi, l’idée que la loi serait « la même pour tous » devient subitement un propos suprémaciste blanc. Les fautes individuelles sont complètement oubliées pour ne plus évoquer que des fautes collectives au profit de victimes elles aussi collectives. Il n’y a plus d’individus, de citoyens ou de justiciables, il n’y a plus que des groupes, des communautés et, pompon de l’affaire, des races.

Ceci est un excellent marqueur de la tendance générale, celle qui gomme justement les individus au profit de la foule, dont l’intelligence et la subtilité n’ont jamais été les points saillants. C’est très pratique, une foule stupide, parce qu’elle offre un levier à quelques habiles rhéteurs toxiques pour réclamer de façon persistante et systématique des réparations diverses et variées d’un peuple devenu aussi mou et gentil qu’il est encore solvable.

Seulement voilà : compte-tenu des conditions économiques du pays, tout indique que cette solvabilité très relative ne va pas durer. Et quand elle va disparaître, le peuple risque d’être d’un coup nettement moins mou et gentil qu’il ne l’a été jusqu’à présent.

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.

this will not end well

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Bruno Le Maire frétille d’aise et nous pond Gaia-X, le méta-cloud européen

Par h16

Ah, décidément, Bruno Le Maire est partout, même dans ces colonnes, et plusieurs fois par semaine ! Sapristi, quelle activité pour le frétillant ministre de ce qui reste d’Économie en France ! Peut-être n’est-ce d’ailleurs pas étranger à ces rumeurs aussi consternantes qu’insistantes qui voudraient le voir à la place du Premier ministre (ce qui achèverait de bousculer le pays au bas du ravin qu’il dévale depuis plusieurs années).

Peut-être. En tout cas, devant la multiplication de ses interventions, toutes aussi loufoques et franchement inquiétantes lorsqu’on les analyse, on en vient à se demander comment ce génie sans bouillir trouve encore le temps, entre deux annonces tonitruantes, de gérer ce qui semble devenir une crise économique violente.

Mettons que l’accumulation des chiffres calamiteux ne l’effraie pas. On se demande même s’il n’est pas carrément galvanisé par les catastrophes, c’est-à-dire rendu complètement inoxydable et imperméable à la réalité tangible au point de s’ingénier à ajouter son grain de sel aux plaies subies par l’industrie française.

Ainsi, après avoir vaillamment fusillé Air France en l’aidant d’un solide bouillon d’argent gratuit du contribuable mais à condition que la compagnie ne fasse plus trop voler ses avions, et après avoir décidé de bousiller Renault en l’aidant là encore en l’arrosant d’argent public à condition qu’il arrête de faire des voitures qui roulent vraiment, Bruno Le Rigolo s’est dégoté un nouveau projet fumant. Ou, comme on va le voir, plutôt fumeux : la création d’un meta-cloud européen.

Fichtre, diantre et Bruno au sirop ! Un méta-cloud européen, ça sonne comme un nom de super-héros, mais en réalité il s’agit simplement d’une version européenne d’un cloud souverain, ce qui, au passage, impose immédiatement une précision indispensable pour tous les petits Français :

« Il ne faut pas faire de confusion avec le projet français de cloud souverain, qui sera complémentaire »

Précision d’autant plus indispensable que le « cloud français souverain » ♪ tsoin tsoin ♫ fut… Un échec parfaitement cuisant, comme je le relatais dans de précédents billets, l’un de 2012 où j’expliquais que cela allait tourner au fiasco coûteux et l’autre de 2015 où je constatais que tout s’était déroulé comme prévu, c’est-à-dire mal avec une solide facture pour le contribuable, comme d’habitude.

Le plus inquiétant reste que si Bruno Le Maire entend éviter toute confusion avec le projet du cloud souverain qui a capoté avec un petit bruit mou, il estime malgré tout que ce piteux échec n’en sera pas moins « complémentaire » du méta-cloud européen.

Et franchement, devenir complémentaire d’un échec, que rêver de mieux pour un projet européen ? N’est-ce pas là une vraie stratégie d’avenir, dans laquelle on sait enfin où on va, avec précision, même si c’est au fossé ?

Et puis ne vous inquiétez pas puisque tout a déjà été prévu, planifié, taillé au cordeau :

« La structure sera de droit belge, et chapeautera une place de marché dans laquelle sera présenté un catalogue d’offres pour stocker et échanger des données selon des standards et des normes européens (réversibilité, respect du RGPD, transparence, sécurité…) »

C’est vraiment prometteur, et on peut entendre d’ici le bruit des petites mains potelées de Bruno qui se les frotte de plaisir. Rien que l’évocation du RGPD permet d’entretenir un petit frisson de jouissance de tous les tamponneurs de cerfas du pays : n’oublions pas en effet que ce RGPD roxxe tellement que plus personne ne regarde ce qu’il clique quand il se fait bombarder de bannières à la con sur les intertubes lorsqu’il visite un nouveau site qui, ayant donc récupéré par défaut l’assentiment total de l’utilisateur, peut alors lui aspirer toutes ses données personnelles sans plus aucune limite, ce qui est un nouveau miracle d’effets de bord parfaitement opposés à ce qu’on cherchait à obtenir avec ces lois idiotes poussées par des lobbies dans les bras gourds de députés incompétents.

Ainsi cornaqué par cette bête de course de Bruno, on se doute donc que ce projet part sous les meilleurs auspices ; 22 acteurs (11 Français et 11 Allemands) se sont donc retrouvés embringués dans cette histoire et ont, chacun, mis 75.000 euros sur la table afin de faire démarrer la structure (soit un peu plus d’un million et demi d’euros pour commencer) qui devrait présenter un premier catalogue de service ouvert à la clientèle courant 2021.

La présence de plusieurs sociétés compétentes dans le domaine (OVH ou Siemens par exemple), et ce partenariat fort avec les Allemands, autorise éventuellement un peu plus d’optimisme que lorsque le gouvernement français commissionnait les plus conniventes des entreprises capitalistes françaises pour faire un cloud souverain il y a presque 10 ans de cela : les petits arrangements entre amis, cooptés et papouillés comme la France sait le faire, seront probablement un peu plus compliqués à mettre en place maintenant que des Allemands sont de la partie et peut-être aboutirons nous – rêvons quelques secondes – à une espèce d’Airbus du cloud, avec – qui sait – un destin similaire : bisbilles d’administration, chamailleries régulières des deux côtés du Rhin et, finalement, difficultés à la première grosse crise économique…

Cependant, une question demeure qui permet de ne pas sombrer trop vite dans l’optimisme béat : puisque tous ces acteurs existent déjà, qu’il y a déjà des solutions de cloud en place dans les pays concernés, pourquoi diable un géant n’a-t-il pas déjà émergé depuis toutes ces années ?

Il va falloir comprendre pourquoi, avec toute cette jolie transparence, cette belle réversibilité, ce magnifique respect du RGPD, cette sécurité du tonnerre de Brest il n’y a toujours pas de géant du « cloud européen »…

Peut-être est-ce précisément – soyons fous, soyons logique – à cause de ces contraintes de plus en plus délirantes – sans même parler des amusantes arguties fiscales et autres gourmandises administratives qui ne manqueront pas de débouler – que les projets passés et récents ont foiré ?

Et peut-être est-ce aussi parce qu’aucun de ces aspects ne semble vouloir être remis à plat que, les mêmes causes administratives délirantes aboutissant aux mêmes effets délétères, on peut déjà parier sur un piètre résultat de cette initiative ?

Oh, allons. Ce serait vraiment fou-fou d’imaginer une telle conclusion !

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