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Hier — 8 avril 2020Hashtable

La mort par principe de précaution

Par h16

La situation n’est pas drôle, mais au moins en France avons nous tous compris l’absolue nécessité qu’elle soit fermement encadrée : tout sera fait dans l’ordre, dans le respect le plus strict des règles, des normes et des formulaires que l’administration, inflexible, se chargera de faire distribuer, appliquer, remplir et tamponner.

Certes, notre pays ne sera certainement pas le plus protégé avec des masques dont on attend encore la livraison. Il ne sera certainement pas le plus suivi épidémiologiquement alors que les tests sont toujours réalisés avec la plus grande parcimonie et un souci des deniers publics comme on n’en avait plus vu depuis 40 années de déficits budgétaires. Il ne sera pas non plus le plus suivi statistiquement avec une fière bidouille des chiffres de mortalité comme seul le Parti Communiste Chinois pourrait le comprendre.

Mais au moins, les Français en auront pour leurs 1100 milliards de prélèvements annuels : grâce à une maréchaussée au maximum de son utilité sociale, le peuple français sera le peuple le plus pruné de sa génération, au point que l’excuse qui sert de ministre de l’Intérieur en vient à fanfaronner sur les plateaux télé en vantant le demi-million de contredanses distribuées sur le territoire républicain.

Cette distribution d’amendes à un rythme stakhanoviste trouve une explication simple : il ne sera pris aucun risque avec les citoyens français dont on sait qu’ils sont trop bêtes et trop indisciplinés pour être laissés à leur seul jugement. Papa État ne peut laisser aucune latitude à ses enfants citoyens et doit mettre en oeuvre toutes les précautions nécessaires pour les protéger de tout, y compris d’eux-mêmes, ces chers galopins turbulents.

« Précaution » : le mot est écrit. Il est même plus qu’écrit, il est sanctifié dans notre constitution, par principe même : malgré l’absence de certitudes dues à un manque de connaissances techniques, scientifiques ou économiques, il conviendra pour l’État français de prendre toutes les mesures anticipatives de gestion de risques eu égard aux dommages potentiels sur l’environnement et la santé.

Dès lors, faire pleuvoir en averse drue les contraventions sur les impétrants qui trottinent niaisement dehors au lieu de se morfondre dans leur 30m² parisien semble indispensable pour rappeler les risques inouïs qu’ils font courir, à eux et aux autres.

L’implacable logique administrative de cette attitude policière s’arrête pourtant là et on fera fort, dans les médias, chez les chroniqueurs à la mode et au sommet de l’État, de ne pas aller chercher plus loin : il ne faudrait pas que l’édifice communicationnel du gouvernement, frêle château de cartes presque entièrement basé sur l’immense talent de la porte-parlote gouvernementale, s’effondre à la moindre contradiction logique.

Pourtant, à bien y regarder, il y aurait fort à redire en matière de gestion de la crise, rien qu’en notant à quel point l’application du principe de précaution, pourtant dans la constitution française, a été bafoué.

Ainsi, aucun stock de masque n’avait été conservé par précaution. Oh, zut.

Ainsi, alors que les cas graves s’accumulaient en Chine, alors que le pays bouclait ses citoyens dans un confinement très dur et mettait son économie en arrêt total, aucune alerte ne fut lancée ni dans les hôpitaux, ni dans les laboratoires. Oh, zut.

Ainsi, alors que des cas se déclaraient en France, aucun établissement éducatif, aucune administration, aucune aéroport, aucun transport collectif ne fut arrêté, même pas par précaution. Aucun contrôle ne fut posé aux frontières, même par précaution. Oh, zut.

Ainsi, alors qu’on fait grand foin politique et force procès médiatique du bisphénol, des OGM, des pesticides et des petits prouts gazeux de nos voitures en se gargarisant dans de grands gargouillis gutturaux du principe de précaution, ce même principe de précaution aura courageusement poussé nos élites à mettre quelques petits posters dans les aéroports. Oh, zut.

Ainsi, par principe de précaution, on aurait dû, très tôt, interdire les visites à nos anciens dans les EHPAD pour leur éviter la contagion. Des semaines s’écoulèrent avant que fut prise cette décision. Oh, zut.

Autrement dit, lorsqu’il aurait fallu user de ce principe, il n’en a rien été.

Mais il y a bien pire encore.

A contrario, ce même principe de précaution est maintenant utilisé, notamment par toute la fine fleur de notre grande, belle, vaste (très très vaste, même) administration pour garantir qu’absolument aucun risque ne sera pris ni aucune norme ne sera froissée dans l’établissement des tests covid-19 : tant que tous les marquages CE et autres normes ne sont pas en place, tant que les autorisations, toutes les approbations de toutes les autorités administratives importantes n’ont pas été rassemblées, les réactifs, les machines et les tests ne pourront être lancés. Ce qui explique pourquoi les laboratoires vétérinaires, pourtant techniquement aptes à effectuer ces tests, en ont été très longtemps empêchés (plusieurs semaines).

Précaution avant tout !

De la même façon, c’est ce même principe de précaution qui a largement incité les autorités à défavoriser le port du masque, même de fortune, (voire l’interdire pour certaines professions comme celles des forces de l’ordre) avant qu’elles renoncent enfin à ce diktat débile devant l’accumulation d’éléments concordants sur l’utilité de cette protection basique.

Et c’est encore grâce à l’habile utilisation de ce même principe de précaution qu’on a formellement interdit toute prescription de traitements expérimentaux en dehors du cadre très strict validé par les autorités, les administrations, les cercles de Sachants normalisateurs. L’idée même qu’un médecin puisse prendre un risque, engager sa responsabilité personnelle, et puisse chercher une solution efficace en se fiant à son expérience a complètement défrisé l’administration tant on peut voir là une véritable atteinte au Très Saint Principe de Précaution.

En fait, tout démontre que ce Principe de Précaution a largement fait plus de mal que de bien.

Largement oublié là où il aurait dû être utilisé, imposé partout où il a mortellement encombré la prise de décision et la possibilité d’action du marché et des individus libres et responsables, ce principe a amplement démontré, dans cette crise, sa complète et totale faillite.

Plus profondément, ce principe, inscrit dans notre constitution, montre que la société française s’est complètement sclérosée : incapable de prendre des risques calculés et des initiatives responsables, elle se recroqueville sur ses protocoles, ses normes, ses méthodologies qui, gravées dans le marbre, deviennent le sillon dans lequel toute action doit absolument s’inscrire, même et surtout lorsque le sillon mène au ravin et à la mort.

Il n’est qu’à voir les pays qui, ne disposant ni de nos pléthoriques administrations, ni de ce principe délétère, sont littéralement forcés de prendre des risques et de s’en remettre aux initiatives et aux bonnes volontés de chacun pour constater qu’ils s’en sortent mieux que la France dans cette terrible épreuve.

Il n’y a pas à douter que le bilan humain, sanitaire, politique et économique de cette crise sera terrible. Mais dans ce bilan, il ne faudra surtout pas faire l’impasse sur celui du principe de précaution dont il faudra, enfin, faire joyeusement le deuil.

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À partir d’avant-hierHashtable

Le déconfinement du pauvre

Par h16

Rassurez-vous : selon les élites qui nous gouvernent, tout est sous contrôle et tout se déroule comme prévu ! Après la mise en confinement de la France, solution parfaitement adaptée à sa mentalité, à son sens de l’organisation et à son budget, le gouvernement planche à présent, les sourcils froncés et l’esprit en ébullition, sur le déconfinement et la reprise normale des activités du pays.

Et pour le moment, force est de constater que les idées se multiplient, mais que rien ne semble vraiment clair dans la tête de nos dirigeants. On espère qu’ils ne mettront pas en place un nouveau comité de réflexion scientifique, une nouvelle haute autorité au déconfinement voire une commission de mise en place du déconfinement, tant se bousculent les modalités différentes voire antinomiques pour une sortie de crise en bon ordre… Bon. C’est raté.

L’idée générale est simple : l’économie commence à légèrement souffrir de la situation où tous les commerces ou presque sont à l’arrêt, où certaines activités cruciales manquent de bras et – surtout ! – où les taxes, prélèvements et autres cotisations n’entrent plus dans le tonneau des Danaïdes des finances publiques ; il existe un risque de plus en plus palpable que, malgré les petits coups de menton guerriers du Chef de l’État, certaines entreprises fassent faillite malgré tout, que certains individus se retrouvent au chômage voire – si le pessimisme gagnait – que nous devions enregistrer une récession cette année malgré les petits calculs au cordeau de Bruno Le Ministre Rigolo et de ses fines équipes.

C’est dit, il va falloir déconfiner.

Cependant, laisser tout le monde gambader dans la nature et reprendre ses habitudes ne sera pas possible : d’une part, une importante proportion de la population française n’est toujours pas immunisée contre le méchant covid, et parmi celle-ci se trouvent inévitablement des personnes à risque, que ce soit en raison de leur âge ou de prédispositions médicales à développer les formes graves de la maladie. D’autre part, comme on ne sait pas précisément qui est encore contagieux indépendamment des symptômes, on risque bel et bien de relâcher dans la nature de dangereux porteurs du virus.

Il va donc falloir agir tout en subtilité. Et ça tombe bien, parce que la subtilité est vraiment le point fort du gouvernement actuel qui va donc pouvoir proposer de nombreuses solutions affûtées par les nombreuses réflexions qu’ils ont eues au cours de leurs réunions et autres consultations de toutes les commissions, conseils et autorités indispensables à la bonne gestion de cette crise.

On va donc déconfiner en plusieurs phases, apparemment par région et en fonction de tests sérologiques permettant de déterminer si l’individu est ou non protégé.

La proposition est d’autant plus intéressante que les tests massifs que cela suppose ne sont pas prêts d’être en place et que l’administration, zélée et indéboulonnable, s’entend fort bien pour ralentir de tous ses efforts toute possibilité de tests à grande échelle. Pour le moment, le personnel hospitalier n’étant même pas testé de façon systématique, imaginer que la population française le sera de façon extensive dans un avenir proche relève de la fiction la plus amusante.

Par ailleurs, conditionner le déconfinement au résultat de ces tests revient à donner une autorisation de se déplacer sur le territoire, une sorte de passeport de déplacement, en fonction de tests sérologiques. La France du déconfinement risque, à ce tarif, de ressembler aux heures les plus soviétiques de la Russie stalinienne ; au-delà de cet aspect purement administratif, il semble délicat dans un pays qui utilise le RGPD pour entraver la distribution de masque de se retrouver à devoir dégainer sa sérologie devant le moindre policier pour jouir de son droit d’aller et venir à son gré. On souhaitera qu’inversement, les séronégatifs pour covid19 ne soient pas obligés de porter un signe distinctif (en forme d’étoile de couronne par exemple).

Bref, on est encore une fois perplexe devant les propositions et autres tentatives gouvernementales actuelles, dont la logique semble fragile ; ainsi dans ce système, plus on obéit aux consignes de confinement, plus on est protégé du virus, plus longtemps on devra rester enfermé. On pourrait assister, comme d’habitude dans le système français, à la punition des innocents qui s’accompagne de la rétribution des coupables (par un capitalisme de connivence largement endémique dans le pays).

Pourtant, les pays asiatiques montrent la voie, obstinément, depuis plusieurs mois.

Outre la mise en place précoce de tests systématiques, leur sens de l’organisation inouï leur a permis de disposer des moyens technologiques ultra-perfectionnés : des masques à 60 centimes pour tout le monde. Quant aux mesures évidentes qui consistent à protéger en priorité et le mieux possible les individus les plus faibles, qu’on sait déjà identifier (âge, prédispositions médicales), elles sont bien évidemment en place depuis le début.

Pendant ce temps, grâce à l’action décisive du gouvernement français, qui a commencé par réquisitionner les stocks et créer une pénurie quasiment instantanée de masques, cette solution semble maintenant à la fois la seule convenable pour rendre leur mobilité à tous dans le pays, et parfaitement inatteignable dans un délai court tant les filières de production et la logistique d’importation et de distribution sont paralysées par les décrets et ordres contradictoires de notre indépassable administration.

Les Français, réduits au système D entre deux informations contradictoires (« les masques ne servent à rien », « les masques sont indispensables »), se sentiront donc immédiatement rassurés, quel que soit le scénario retenu par le gouvernement qui a déjà amplement prouvé la justesse de son pilotage au plus fin : un déconfinement arrive, et il ne tiendra qu’à une poignée de cerfas et d’administrations savamment huilées que tout se mette en place avec ordre, méthode et résultats flamboyants.

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La France en mode panique avec des marges de manœuvre millimétriques

Par h16

Les périodes de crise, en mettant tout le monde sous pression, forgent les caractères et font apparaître les points de clivage les plus importants tout en révélant certaines vérités qui étaient auparavant cachées dans le bruit de fond des habitudes. Covid19 n’échappe pas à la règle.

Cette crise permet ainsi de voir certaines dynamiques à l’oeuvre, notamment dans la gestion étatique de la panique qui s’est progressivement emparée de la planète. Certains États se sont ainsi mis en confinement par réaction à cette panique visible en Italie et en Chine.

Le mode panique

Il faut bien comprendre que les États ont, globalement, deux modes de gestion (et guère plus) : le mode A ou « rien à foutre », qui est le mode par défaut qui permet à la lourde machine administrative de continuer son train-train quotidien, et le mode B, ou « panique totale », où tous les gouvernants courent comme des poulets sans tête et s’agitent vainement, communiquent avec de longues phrases pour prouver à quel point ils sont indispensables et aident à aplanir les difficultés qu’ils ont consciencieusement créées en premier lieu.

Dès lors, il est normal qu’on soit passé très rapidement du mode A au mode B : comme toute pandémie exponentielle, celle de covid19 n’était vraiment pas assez grave au début pour déclencher la moindre réaction et a ensuite été traitée comme la fin du monde alors que, sauf pénurie de lits et de respirateurs, c’est en réalité une pandémie gérable : un pays comme la France n’a, en temps normaux, aucune difficulté à constituer un stock de protections diverses (elle l’a même déjà fait, jadis), tout comme il n’y a rien d’insurmontable à organiser des dépistages massifs de la population, des tests, un suivi et un confinement ciblés revenant nettement moins chers que la réanimation d’un nombre croissant d’individus qu’on brassera à coups d’avions, de trains et d’hélicoptères pour faire bonne mesure.

Au passage, notons que ces deux modes sont des positions de confort pour les politiciens, et après l’Inaction Béate Totale, la Panique de Fin du Monde a deux avantages : on peut en profiter pour imprimer de l’argent gratuit comme des grosses truies, et on va pouvoir passer sans arrêt à la télé pour communiquer et faire le beau, du matin au soir. Ce dégueulis de communication montre d’ailleurs l’écart entre les pays les plus capitalistes, qui doublent cette communication d’actions concrètes qui ont un effet palpable, et les pays les plus collectivistes pour lesquels, une fois la communication faite, le job est fini, le reste de l’administration devant alors se dépatouiller sans direction claire (ce qui génère immanquablement des catastrophes ridicules et du grotesque en bidons de 220 litres).

La suite logique de ce Mode Panique est immédiate et sans appel : les États les plus collectivisés se sont pris leur incompétence dans la figure tout en faisant flipper le reste du monde. Les exemples typiques de la France, de l’Espagne et de l’Italie illustrent bien ce point, alors qu’en parallèle, les comportements les plus modérés (notamment ceux des États asiatiques) ont été relativement ignorés par les médias occidentaux.

L’évaporation des marges de manœuvre

Cette panique montre aussi, à merveille, la marge de manœuvre ridicule des régimes européens lourdement socialisés qui se retrouvent tous, les uns après les autres, au bord du gouffre sanitaire non à cause d’un microbe super-dangereux, mais à cause d’un microbe seulement très virulent et qui va donc toucher une proportion bien plus grande de cas potentiellement graves. Les décisions du gouvernement (sur le moment et l’accumulation d’idioties sur les 40 dernières années) ont largement amplifié la panique générale lorsqu’il a mis ses gros doigts gourds partout, accroissant les effets de bords dans des proportions astronomiques (on commence à parler en milliers de milliards d’euros, imposant bientôt d’utiliser la notation scientifique pour les sommes qu’il va falloir mobiliser).

Cette marge de manœuvre si microscopique est véritablement ce qu’il y a de plus inquiétant actuellement parce qu’on doit se rappeler qu’il en va de même dans absolument tous les secteurs touchés par le centralisme étatique socialoïde : (au hasard) transports en commun en train et sur route, électricité, eau, police, pompiers, urgences, écoles, infrastructures routières, gestion des frontières et des douanes, aéroports, et bien sûr santé… Bref, tous les secteurs stratégiques sont confrontés à cette marge millimétrique de l’État.

Ceci est tout à fait rassurant, n’est-ce pas.

Et si, certes, ce n’est pas nouveau, il n’empêche que, pour rappel, quand, « démocratiquement » ou à la suite d’une crise majeure (celle-ci coche toutes les cases), un pays choisit le mode Full Socialiste, tout part en cacahuètes et le pays calanche d’autant plus vite que ces marges sont fines.

Avec la situation actuelle et un État toujours plus présent, des administrations en pointe dès qu’il s’agit de mettre du sable dans les rouages, des bâtons dans les roues et des cerfas dans des gosiers déjà bouchés, tout semble imploser une fois la crise venue, comme dans un déraillement de train passé au ralenti, image par image, lentement : magie de la sociale-démocratie additionnée des prouesse d’une Banque Centrale Européenne prête à toutes les souplesses financières, le crash complet et inévitable évolue doucement et peut durer un maximum de temps.

Juste avant la crise, les finances françaises étaient dans cette situation de marge de manœuvre microscopique, au point où le train-train taxatoire du gouvernement était sérieusement mis à l’épreuve comme en témoignèrent les crispations giletjaunesques, et les réponses gouvernementales délicieusement décalées, toutes en propositions stupides d’écologie (taxatoire évidemment) et de subventions (idiotes comme il se doit).

Exactement de la même façon, les grèves incessantes qui parcourent le pays sont une autre illustration du même processus où tout le système semble être à sa charge maximale (et au-delà) en permanence, au point de voir la frange des travailleurs la plus protégée devenir la plus sensible aux changements et à la pénibilité (même la plus petite), au point de débrayer pour un oui, un non, un peut-être et passer une journée à griller de la merguez place de la République (ou virtuellement, #chezsoi).

En face de ça, les travailleurs les moins protégés en chient, coincés entre pas de travail et un travail dans des mauvaises conditions sur lequel 50 autres individus sont prêts à se ruer, ce qui aboutit là encore et toujours à une situation avec une marge de manœuvre minime pour tous.

Cette crise a amplement démontré tout ce que le « mode panique » offre comme opportunités aux actuels étatistes au pouvoir, qui sont en train de se lâcher comme jamais, sentant derrière eux toute la fougue d’un peuple largement acquis à la cause collectiviste.

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Quant à l’absence totale de marges de manœuvre, elle garantit que le monde nouveau, plus câlin, plus solidaire, plus syntonisé avec Gaïa et avec encore plus d’État partout, réclamé maintenant à cors et à cris par ces armés de nigauds incultes va se terminer très vite en catastrophe industrielle d’ampleur au moins nationale.

« Mode panique » et marges minuscules, c’est la recette d’un désastre. Ce pays est foutu.

Opération Résilience Du Contribuable !

Par h16

Si, il y a encore deux semaines, les choses étaient clairement placées sur le ton d’une certaine légèreté propice au glissement chuinté de petits bulletins papiers dans des urnes républicaines, il n’en va plus du tout de même à présent. Fini de rire ! C’est maintenant le temps de l’Opération Résilience !

Et voilà l’armée républicaine lancée dans la lutte contre le virus. Comme l’a rappelé le Chef de l’État, aucune dépense ne sera épargnée, toutes les forces vives de la nation et du service public seront jetées dans la bataille pour protéger tous nos citoyens, tous nos hôpitaux, toutes nos entreprises.

Il n’a donc pas fallu attendre longtemps : en moins d’une heure journée semaine dizaine de jours, un hôpital militaire de campagne est ainsi monté permettant de monter la capacité de lits de réanimation en France de 5000 à 5030. Dans le même temps, plusieurs milliers centaines dizaines de patients étaient habilement éparpillés par avions, hélicoptères et trains depuis l’Est français où les établissements de soins étaient débordés vers les autres établissements du territoire, et même de l’étranger.

Cette opération Résilience aura aussi été l’occasion pour notre munificent Président de tester les masques de protection qui ne servent à rien quand on n’en a pas mais sont finalement bien indispensables quand on en a un, et de parader martialement devant notre armée, ses tentes militaires et les jolies tenues camo, celles qui permettent de tromper l’ennemi et de se faufiler entre les postillons chargés de virus.

Ces magnifiques gesticulations oratoires et militaires de notre gouvernement font chaud au cœur : au moins savons-nous maintenant avec certitude que nous n’irons pas à la catastrophe économique, politique et sociale sans de volumineux mouvements de bras et de jambes, et nous pourrons ainsi nous réjouir de disposer d’un État totalement dépassé, désorganisé et ruiné.

Dépassé, il l’a été tant par des événements pourtant éminemment prévisibles (la Chine puis l’Italie nous indiquaient exactement le chemin suivi par l’épidémie) que par l’inadéquation de sa réponse au moment où il s’est finalement décidé à agir : l’épidémie s’étend ? Vite, faisons voter les citoyens ! Il l’est encore à présent alors que les services de réanimations sont pleins et débordent même.

Désorganisé, il l’a été aussi, comme souvent lorsqu’il s’agit de gérer une crise, et comme jamais lorsqu’il s’est agi de gérer celle-ci. Depuis ses réquisitions et ses contrôles de prix absolument catastrophiques qui ont fait complètement voler en morceau les chaînes logistiques et fait disparaître le peu de souplesse des systèmes d’approvisionnement de stocks de santé dans le pays, en passant par les Agences régionales de santé (ARS) qui ont été aussi souvent inopérantes que contre-productives, jusqu’à l’improvisation visible et complète de toute l’organisation de la réponse gouvernementale (un plan existait qui n’a été ni lu, ni mis à jour, ni respecté) ou de sa pitoyable communication, avec une mention spéciale pour la porte-parlote du gouvernement qui aura fait preuve d’une ineptie devenue légendaire depuis.

Enfin, ruiné l’État l’était déjà avant cette crise sanitaire, mais cette dernière aura largement précipité la crise économique qui nous pendait au bout du nez depuis au moins une décennie pour aboutir à une situation maintenant dramatique : malgré des déficits abyssaux chaque année renouvelés, malgré plus de 2000 milliards d’euros de dettes qui permettrait pourtant à n’importe quelle nation de se doter d’infrastructures irréprochables, malgré des prélèvements sociaux obligatoires de plus de 1000 milliards d’euros tous les ans, on se retrouve avec une brochette de clowns qui se relayent devant les pupitres républicains pour nous expliquer comment nous passer de masques à 60 centimes pièce, comment oublier le gel hydroalcoolique à quelques euros le litre et pourquoi des tests massifs sont à la fois hors de portée, hors de prix et hors de propos au milieu d’une épidémie où plus de la moitié des contaminés sont impossibles à repérer.

Pour 1000 milliards d’euros par an, de nos jours, on n’a pas grand chose et certainement pas des lits de réanimation en nombre suffisant, encore moins des tenues de protection pour les soignants et de masques pour les forces de l’ordre. Quant aux stocks d’anesthésiques, ils ne seraient pas en risque de rupture si on y mettait 1500 milliards par an, je présume. Ou un peu plus. Sachons vivre.

Et comme pour 1000 milliards d’euros, on n’a plus rien de nos jours (le coût de la vie a explosé, qu’on vous dit !), nos tristes clowns ont trouvé une idée géniale : faire appel aux dons !

Oui, vous avez bien lu : Darmanin, le minustre spécialiste des obscénités budgétaires et du fisc fucking, a proposé dans un récent entretien médiatique qu’on mette en place une plateforme pour que les entreprises et les particuliers fassent des dons afin d’aider les services publics dans leur lutte contre le méchant virus.

Eh oui : non seulement vous allez devoir continuer à payer la TVA, vos impôts (à la source et ailleurs), vos taxes invraisemblables sur les carburants (à 270%, ne chipotons pas) et tout le reste, non seulement vous allez continuer à voir vos salaires ponctionnés de plus de la moitié pour aller se perdre dans un système social que plus personne n’envie et qui fait maintenant la démonstration flagrante de son état lamentable, non seulement vous aurez l’insécurité et le chômage, mais en plus on va vous demander d’abonder à une nouvelle cagnotte, nouvelle Cathédrale de Paris d’incompétence et de gabegies qu’on fera flamber devant vous pour sauver les miches de nos énarques et de toute leurs administrations devenues folles…

Autrement dit, à Bercy, l’Opération Résilience se traduit par une sorte de cagnotte Tipeee, comme un Etathon 2020 lancé dans la plus parfaite décontraction propulsant l’indécence à des niveaux jamais vus auparavant. La seule résilience à laquelle on devra faire appel ici, ce sera celle du contribuable !

Et le pompon dans cette histoire est que le frétillant baltringue en charge de cette idée infecte n’avait rien trouvé de mieux à sortir, il y a de cela à peine 15 jours, que nous affrontions la crise d’autant plus sereinement que les finances publiques étaient saines. Apparemment, notre invraisemblable ministricule n’a pas seulement été opéré de la honte, il a aussi bénéficié d’une greffe de turbo-foutage de gueule qui a clairement métastasé.

Décidément, l’opération Résilience est lancée. Les plus naïfs croiront qu’il s’agit pour le Président et tous ses clowns de reprendre la main dans le cirque gouvernemental. Les plus réalistes comprendront qu’il s’agit avant tout d’une pure opération d’agitation cosmétique pour camoufler l’incroyable incompétence de ces personnages qui ont accumulé les décisions idiotes voire homicides et les injonctions paradoxales.

La seule résilience qu’on devra trouver, c’est celle des individus, des sociétés privées et du marché pour rattraper la myriade de consternantes boulettes qu’ils nous ont déversés dessus. Et franchement, vu le fardeau, ce n’est pas gagné.

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Il va falloir nationaliser notre santé, n’est-ce pas !

Par h16

Dans un billet du 16 mars dernier, je notais qu’il aurait été vraiment dommage de gâcher une bonne crise épidémique comme celle qui secoue le monde actuellement, en notant toutes les extraordinaires ouvertures collectivistes que le gouvernement ne manquerait pas d’exploiter avec elle.

C’est donc de façon prévisible qu’on a pu constater une subite évaporation de libertés individuelles dans le pays, évaporation largement arrosée d’un alcool de prunes particulièrement sec puisque plus de 200.000 procès verbaux ont été distribués en 10 jours de temps : alors que d’autres pays ont largement compris l’ultime importance de s’assurer que la population, soignants en premier, sera correctement protégée des miasmes grippaux, la France s’est attelée, elle, à produire des décrets par douzaines, des cerfas et autres attestations auto-signées et, bien évidemment, des taxes, ponctions et autres amendes assorties.

Dans ce qui constitue une alternative étonnante à n’importe quelle solution opérationnelle pragmatique, nous n’aurons certes pas la population la plus protégée mais au moins sera-t-elle la plus prunée du continent, histoire de la punir d’avoir voté pour des andouilles de ce calibre.

Mieux encore : en mobilisant les forces de l’ordre non pas pour pacifier certains quartiers émotifs maintenant complètement hors de contrôle (et y compris sanitairement) mais pour vérifier que le Français lambda a bien son petit papier auto-signé, on garantit que les forces de l’ordre, absolument pas protégées, compteront de nombreuses victimes et serviront ainsi de vecteur efficace pour cette maladie particulièrement infectieuse. Ce serait dommage que tout le monde n’en profite pas, n’est-ce pas.

Cette première phase étant maintenant en place, la seconde phase peut être lancée : elle consistera à faire un bilan de tout ce qui ne marche pas top, et à en proposer une solution passant par l’État, ce dernier étant bien évidemment la solution adaptée à tous les problèmes, le gibolin de tous les mécanismes, la panacée de toutes les maladies sociales et politiques.

C’est dans ce cadre qu’on peut lire la tribune d’une frétillante phalange d’élus et de politiciens de gauche récemment parue dans Libération, l’épave journalistique que ce confinement ne suffira malheureusement pas à mettre une fois pour toute en faillite.

Dans cet épuisant exercice éditorial, notre troupe de clowns gauchistes propose enfin de la bonne grosse mesure musclée : nationaliser enfin un gros bout du système de santé français pour en finir une bonne fois pour toutes avec quelques uns de ses problèmes les plus prégnants.

Pour eux, aucun doute : la multiplication des pénuries (de médicaments, de services, d’établissements, de professionnels), le prix élevé des médicaments, l’absence presque complète de production de ces médicaments et de ces matériels médicaux sur le sol national, tout ça provient à la fois d’une mondialisation effrénée, d’un capitalisme débridé et d’un turbo-libéralisme insupportable.

Dans ce cadre, la solution est à la fois évidente, simple et efficace : il suffit de créer un laboratoire public de production pharmaceutique, grâce à la nationalisation d’un laboratoire déjà existant ! Hop, problème résolu, forcément !

Et c’est vrai que les arguments en béton précontraint proposés dans la tribune laissent songeur : grâce à ce nouvel appendice public de production de pilules, fini les pénuries, fini les prix trop élevés, fini les délocalisation.

Pourquoi s’en priver ? Le secteur de la santé est, en France, si massivement libéralisé, si massivement dépourvu de toute intervention étatique qu’on ne peut qu’observer les dégâts causés par cette totale liberté sans bornes, ni contraintes, ni règlements, ni foi ni loi.

Jugez plutôt : n’importe qui ou quasiment peut ouvrir un établissement de soins privé qui sera géré comme bon lui semblera ! Aucune règle, aucun code, aucune loi, vous dis-je ! De la même façon, il n’y a aucune limite sur le nombre de diplômés du secteur de la santé en France qui sont produits tous les ans par les milliers de formations, toutes plus privées les unes que les autres dans le pays, ce qui fait qu’on croise des personnels soignants à chaque coin de rue.

A contrario des cliniques immenses baignant dans les capitaux privés lâchés sans le moindre contrôle sur tout le territoire français, les rares hôpitaux sont tous à la fois rikikis en taille, en capacité et en personnel, à tel point que les deux médecins et les trois brancardiers qui y travaillent (en moyenne) doivent aussi faire la literie, le ménage, le repassage et la cuisine eux-mêmes, c’est connu.

Il n’est qu’à voir les dotations publiques dans le secteur de la santé pour comprendre que tout ou presque, en France, a été voué aux gémonies du Grand Capital et du Tout Privé :

Pas étonnant, devant cette courbe dangereusement décroissante qui frôle tous les jours un peu plus l’axe des abscisses que les personnels, exténués, réclament des moyens qu’on leur refuse. Pas étonnant que la tribune de cette belle brochette de clowns de gauche entende remettre une bonne grosse louche d’État dans ce secteur totalement déserté, hein !

Du reste, l’idée de nationaliser des pans entiers du secteur de la santé en est une lumineuse : pourquoi douter que l’État va effectivement parvenir à un résultat absolument magique compte tenu de son historique déjà particulièrement rutilant ?

N’est-ce pas grâce à l’État que, justement, nos soignants bénéficient actuellement de la meilleure protection contre les épidémies ? N’est-ce pas grâce à la superbe nationalisation et à la parfaite centralisation étatique des stocks de gel hydroalcoolique, de masques, de matériel médical de réanimation qu’on est en mesure d’affronter la pandémie sans même hausser des épaules, qu’on est déjà sûr et certain que tout glissera comme les critiques sur le gouvernement Philippe ?

Et puis surtout, comment ne pas voir que le secteur privé est aussi gourd que pataud, empoté et à côté de ses pompes lorsqu’il s’agit de relever le moindre défi ? Comment croire une seule seconde que le Grand Capital saurait trouver les ressources pour produire des millions de masque de protection, ou le gel indispensable pour une propreté immaculée ?

Non, décidément, il faut se ranger aux arguments absolument convaincants de ces élus et de cette effervescente poignée de gauchistes : la nationalisation de pans entiers de la santé en France est absolument indispensable car forcément, cela va bien se passer et les résultats seront magnifiques.

Et les lendemains chanteront.

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Le grand ménage

Par h16

Non seulement le confinement est là, mais la crise aussi, avec son lot de cadavres humains et économiques. Ce n’est pourtant pas une raison pour tout noircir : non seulement le printemps est revenu mais sans même exagérer, cette crise, comme toutes les autres, passera et nous nous en remettrons.

Oh, bien sûr, il y aura un « après la crise du Covid19 ».

Oh, bien sûr, on aura très évidemment des décès à déplorer, des corps à enterrer ou, plus probablement, à incinérer. On devra faire avec le silence compact et gêné de ceux qui répétaient, il y a encore un mois, que tout ceci n’était qu’une petite grippe, que les prophète d’apocalypse se trompaient, qu’il n’y aurait que quelques morts ici ou là parmi quelques personnes âgées grabataires. Nous n’aurons même pas besoin d’attendre la fin d’année pour voir la bosse de surmortalité que cette « petite grippe » va faire sous le tapis de statistiques qu’on va nous jeter en pâture pour occuper nos esprits…

Oh bien sûr, l’économie sera quelque peu bousculée. Timidement, l’INSEE prévoit quelques soubresauts. Bruno Le Maire, ce véritable « as du volant » et cette « roue increvable » dans le jeu des Mille Bornes vers le grand néant intellectuel du Ministère de l’Économie français, a fait ses petits calculs et prévoit d’ores et déjà un petit 1% de récession, ce qui laisse raisonnablement entendre que la catastrophe sera plusieurs fois plus massive.

Oh bien sûr, il y aura des séquelles dans les familles, dans la société, dans les entreprises et au plus haut de l’État, mais, rassurez-vous, nous survivrons et nous nous remettrons au travail.

Haut les cœurs !

Cependant, alors que nous relèverons la tête, ce sont les étapes juste après cette crise qui seront probablement les plus intéressantes.

Bien évidemment, on peut déjà parier sur la foule des frétillants Pas-Assez-Anonymes qui se lèveront, les mains encore moites et les fesses pas très propres, pour s’écrier que l’heure n’est pas à la recherche des coupables mais à la reconstruction nationale, que le moment n’est surtout pas de faire l’aggiornamento des uns et des autres pour leurs fautes et leurs errements dans la gestion (on son absence, disons) de cette crise.

On peut parier sur Emmanuel Le Président, droit comme le « i » de Républiiiiiique, qui s’adressera à la Nation avec des trémolos dans la voix pour bien faire comprendre qu’il va tous nous falloir agir, tous, tous, tous (dans son coude) ensemble, pour faire corps, pour remettre de l’ordre, pour refaire partir la machine économique, et hop, regardez en avant, bien en avant, surtout pas sur les côtés et surtout pas derrière, dans l’ombre où se sont réfugiés ceux qui ont pourtant tout commis pour aggraver la situation d’alors.

Non, regardez devant, décidément : c’est que l’État n’attend pas, voyons ! Les taxes et les impôts doivent rentrer si on veut que les prestations sociales soient versées, qui maintiennent correctement notre vibrant tissu social et notre vivrensemble indépassable permettant aux uns de calmer les quartiers émotifs, aux autres de maintenir leur niveau de vie loin des contingences du petit peuple ! Que diable, reprenons-nous et oublions le passé, tsoin tsoin…

Il en sera donc décidé ainsi, fermement : la crise a (forcément) été gérée du mieux possible, il n’y a pas de responsabilité, seulement des malentendus et des leçons à apprendre, des « retours d’expérience » comme on dit de nos jours.

Voilà. C’est dit. Circulez, il n’y aura rien à voir et personne à blâmer, et surtout, aucun grand ménage à faire.

Mais c’est dommage, quand on y pense : après tout, c’est grâce à ce genre de crise qu’on peut jauger de ce qui est vraiment indispensable et de ce qui ne l’est pas tant que ça, de ce qui nous aide, et de ce qui nous encombre…

Par exemple, il y aurait certainement du ménage à faire chez ces responsables (mais pas coupables), ces administrations qui ont – par exemple – laissé les forces de l’ordre démunies de toute protection sanitaire et qui les ont ainsi transformées en vecteurs efficaces de la pandémie en France.

On pourra trouver pire encore avec ceux et celles qui ont laissé les soignants, en première ligne dans cette crise, sans protection non plus

Par exemple, question ménage, il y aurait certainement fort à faire dans les myriades d’administrations et de procédures, notamment pour celles qui ont des mis des bâtons dans les roues de toutes les bonnes volontés en France, surtout lorsqu’elles étaient privées.

Ainsi, qui tapera sur les doigts des petits ronds de cuir confits de leur petit pouvoir de nuisance, responsables des lourdeurs administratives subies par certains labos de dépistage comme celui du CHRU de Lille ?

Ainsi, qui expliquera à ces bureaucrates consternants l’importance de la souplesse en temps de crise, quitte à leur faire rentrer cette notion essentielle à coup de pieds dans un arrière-train méritant largement la découverte de l’orbite géostationnaire ? Il faut en effet se pincer lorsqu’on lit que le règlement RGPD complique la distribution de masques de protection aux professionnels de santé

On pourrait multiplier les exemples de la sorte, comme celui-ci, fourni par un lecteur.

Un de ses collègues, spécialisé dans l’import de matériel médical, a contacté une usine chinoise disposant actuellement d’un excédent de matériel (des respirateurs artificiels) suite à sa réactivité industrielle et à la baisse de la demande locale. 400 appareils se trouvent ainsi en stock, de type agréé par les hôpitaux chinois et qui sont actuellement vendus au prix unitaire d’environ 400 dollars américains.

Un CHU du Nord de la France, contacté, s’est déclaré tout simplement… non intéressé, même à prix coûtant.

Étonné mais ne renonçant pas à améliorer le sort de ses concitoyens français, l’importateur têtu décide alors de contacter une grande entreprise (du CAC40) qui, enthousiaste, lui propose d’acheter tout le stock afin de l’offrir aux hôpitaux français.

Malheureusement, ce matériel, apte à sauver des vies, disponible tout de suite et « gratuitement » (ou disons, « offert par le Grand Capital »), ne possède pas tous les tampons de certification. À ce motif, l’APHP refuse donc tout import…

La crise passera et les plaies se panseront. La société surmontera cette épreuve et son économie s’en remettra.

Mais vraiment, même lorsque les clowns qui nous gouvernent brailleront que le temps n’est pas à la désignation des coupables, non, décidément, on ne pourra pas s’affranchir de faire un bon gros ménage.

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Petits tests entre amis

Par h16

Début mars, les choses étaient à peu près claires : comme il n’y a pas de masques, il semble évident que ceux-ci ne servent à rien. De la même façon, comme il n’y a guère de possibilités de tester, limitons ceux-ci aux patients pour lesquels le doute est extrêmement faible. C’est implacable.

Partant de là, la subtile stratégie française s’est mise en place rapidement : pendant que des factotums débiles se relayent devant les caméras pour expliquer en quoi le port du masque est compliqué et ne résout rien, d’autres s’emploient à limiter tant que faire se peut les tests afin officiellement de n’encombrer aucun service de dépistage ce qui, de façon collatérale bien pratique, limitera artificiellement le nombre de cas découverts dans l’Hexagone.

Tout le monde est content ou presque.

Malheureusement, la doctrine étatique se fissure : de plus en plus, tout indique que non seulement, les tests permettent d’avoir une bien meilleure idée de l’extension de l’épidémie, mais permettent en plus de piloter efficacement les ressources limitées et de ralentir les contaminations.

Le cas de Vò en Italie illustre assez bien le propos : les tests menés de façon systématique ont permis d’y éradiquer le virus.

Quant aux techniques de tests, elles se multiplient à mesure que l’épidémie prend de l’ampleur. Depuis les tests génétiques Biomérieux ou Cepheid, jusqu’à l’utilisation de scanners, on commence à disposer progressivement d’outils efficaces.

Et pendant que le gouvernement français s’agite d’EHPAD en EHPAD heu non pardon de plateau télé en plateau télé, les initiatives privées s’accumulent, depuis un drive-in de test à l’image de ceux de la Corée du Sud où les tests y ont été organisés afin de passer une grande partie de la population au crible, jusqu’aux propositions de respirateurs automatiques à 40€ en impression 3D en passant par les bricolages astucieux permettant par exemple de brancher plusieurs patients sur le même appareil.

De façon pragmatique, tester permet aussi de repérer les populations qui sont maintenant immunisées et qui peuvent donc reprendre une activité normale, ce qui, à l’heure où l’économie s’effondre, n’est pas une mince contribution.

C’est d’ailleurs le principal avantage de tests extensifs : en permettant de resserrer le confinement sur les seules personnes à risques, contaminantes ou malades, cela permet d’éviter le confinement total d’un pays qui se traduit rapidement par la mise en bière de son économie.

En réalité, ce principe est fort bien compris de nos élites qui, pour elles-mêmes, ont bien vite trouvé les opportunités de se faire correctement tester.

On comprend, dans ce contexte, le changement très progressif, millimétrique même, de la stratégie gouvernementale qui évoque maintenant l’extension des tests, alors que les moyens étatiques ne sont bien évidemment toujours pas en place.

Si tout ceci ressemble à s’y méprendre à une grosse improvisation mal foutue, ce n’est pas fortuit puisqu’il s’agit effectivement d’improvisation mal foutue : alors qu’il est aussi évident que logique que les tests sont réellement un outil indispensable dans la panoplie des réponses à une pandémie, le gouvernement a, jusqu’à présent, multiplié les mesures qui s’en éloignent.

Il surnage même l’impression que tout a été fait, au-delà des impréparations évidentes, pour freiner, partout et à chaque fois que possible, les initiatives privées.

À cette lumière, la prudence que nos politiciens et autres comités scientifiques affichent avec une ostentation appuyée ressemble trop souvent à l’étouffoir des bonnes volontés derrière la bureaucratie, les normes, les protocoles soudainement les plus pointilleux possibles. En somme, si l’État, l’administration et les élites qui nous gouvernent ne sont pas l’instigateur de telle ou telle méthode, de tel ou tel protocole, de telle ou telle idée, si l’imprimatur républicain n’y est pas apposé, alors ce sera immédiatement taxé de dangereux, de voué à l’échec et sera réservé aux cas désespérés (précisément parce qu’alors, on sait que ça ne sert plus à rien).

Tout se passe comme si l’État, devenu le Papa et la Maman de tous les petits citoyens de la République du Bisounoursland, ne voulait surtout pas que les uns et les autres prennent leurs responsabilités : cette liberté s’accompagne de celle de prendre des risques, donc de se tromper, de se faire mal. C’est un danger ! Et l’échec, possible, devient rédhibitoire.

Egalité, Taxes, Bisous : République du Bisounoursland

Dans ce cadre, tester tout le monde revient à ne confiner que la part congrue des gens qui doivent l’être, et seulement ceux-là. Fini le confinement général, la démonstration de muscles et la distribution de libertés au compte-goutte dûment autorisée par un petit cerfa 123456 tamponné du sceau républicain et de son numéro de décret.

Dans ce cadre, il est insupportable qu’un médecin prenne l’initiative de distribuer un traitement qu’il juge approprié et que des malades prennent leur responsabilité en l’acceptant voire en faisant directement confiance au praticien, sans en passer ni par les autorités de tutelles, ni par l’État et ses autorisations administratives, ses cerfas et ses petits formulaires bien remplis et bien tamponnés.

Non, vraiment, oubliez ceci, petits moutons, et revenez vite dans le giron protecteur de notre grande et belle République ! Oubliez ce nouvel épisode pourtant crucial d’une bataille entre d’un côté l’initiative privée avec ce qu’elle comporte évidemment d’audace, de prise de risque et de dangers évidents mais surtout de responsabilisation des différents acteurs, et de l’autre côté, la démonstration flagrante que non seulement l’État ne peut pas tout, mais qu’il est plus souvent néfaste que bénéfique dans son action.

Non, oubliez ça. Et surtout, surtout, restez chez vous.

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Confinement : forcément, ça va bien se passer

Par h16

Tout ce qui pouvait aller mal est donc allé mal, et de mal en pis.

On l’a vu, on l’a lu, on l’a maintenant compris : le stock stratégique de masques et de protections diverses qui s’était constitué après la crise dégonflée du H1N1 a été progressivement éparpillé, délité et oublié depuis pour ne plus laisser qu’un goût de trop peu dans le gosier sec (et coronaviré) de nos équipes soignantes.

La suite, si elle est logique, est affligeante et tout à fait en rapport avec la nullité chimiquement pure de notre gouvernement et des clowns qui le composent : comme nous n’avons pas plus de masques que de protections, que les tests semblent hors d’atteinte au commun des mortels occidentaux (les Asiatiques savent faire mais c’est apparemment un secret ancestral bien gardé), comme nous avons encore moins de stratégie claire et comme tout semble avoir été scripté par Sibeth N’Diaye pour une série Netflix de superhéros adolescents en moule-burnes roses, ce qui devait arriver arriva : le gouvernement se retranche derrière la seule option qui lui permette un affichage de fermeté en carton, à savoir le confinement total.

Magie de la pensée macronienne toute en dentelle de subtilités et de paradoxes amoureusement imbriqués les uns dans les autres, ce confinement qui n’a jamais reçu ce nom n’a d’ailleurs été total que de façon très partielle (« en même temps ») et, à mesure que sa totalité devenait moins partielle, a entraîné quelques désagréments de plus en plus gênants pour nos gouvernants décidément pas totalement au clair avec ce qu’il convient de faire.

Car après avoir exhorté tout le monde à rentrer chez soi vite fait et à se déclarer en chômage technique, notre fine équipe gouvernementale s’est très progressivement rendu compte que finalement, à sa plus grande surprise, le pays ne tourne pas grâce aux intermittents du spectacle, aux troubadours télévisés, aux syndicalistes merguezophages et autres pousseurs de cerfas compulsifs qui semblent composer l’intégralité de leur public : zut alors, il semble que les récoltes et les productions ne se font pas sans agriculteurs, les camions ne se conduisent pas sans chauffeur, les étals ne se remplissent pas en toute autonomie et que tout ceci nécessite pleins de bras, de jambes et de têtes qu’on vient pourtant de congédier en espérant que ça suffirait à camoufler la totale impéritie du gouvernement.

Pire encore, l’Occupant Intérieur commence maintenant à voir les sources de financement de ses petites sauteries se tarir rapidement. La TVA, assise sur des ventes effectives, ne rentre pas (et pour cause, à l’exception du popcorn et du PQ, les ventes s’effondrent). Les cotisations ne rentrent pas plus, tout ce petit monde étant sagement à l’arrêt.

Ça ne va pas pouvoir le faire : si la République aime vivre avec l’argent des autres et celui des générations futures, la réalité, elle, est un restaurant où on trouve à boire et à manger mais qui ne fait jamais crédit, même pas en rêve, même pas pour une minute. Les bêtises se payent cash, immédiatement.

Autrement dit, l’économie est en train de s’effondrer de tous les côtés.

Or, quand on est nul en période normale, il semble illusoire de devenir soudainement compétent dans des situations aussi inédites que tendues. En plus, si c’est seulement un peu plus compliqué pour nos parasites, ça devient franchement dur pour les entreprises, les classes moyennes et ceux dont la subsistance au quotidien dépend étroitement de la vie économique normale du pays.

Quant aux classes les plus modestes, l’enfer s’installe très vite.

C’est d’autant plus visible dans ces cités qu’on qualifiait jusqu’alors de sensibles et qui deviennent maintenant des quartiers populaires, ce dernier adjectif camouflant laborieusement l’état de déliquescence avancé de ces zones où la République n’est même plus une vague notion.

Avec l’arrêt de toutes les activités, les tensions y atteignent de nouveaux sommets, au point que la presse ne puisse camoufler le phénomène. Les articles se multiplient qui ne font aucun doute sur l’explosivité de la situation.

En somme, alors que le « drôle de confinement » français n’est en place que depuis cinq jours, on comprend qu’il sera difficile de tenir une semaine de plus. On a alors bien du mal à imaginer prolonger au-delà jusque fin avril (vue l’allure des chiffres de contamination et de décès – tant en France qu’en Italie ou en Espagne) avec ce niveau de nervosité dans ces quartiers, dans les forces de l’ordre et au gouvernement.

En outre, un autre problème se pose au gouvernement : si le confinement semblait « la » solution idéale pour camoufler sa nullité, rien n’a été indiqué pour expliquer comment et quand en sortir ou sur quels critères il comptait le faire.

Autrement dit, sanitairement, même si cette solution était la seule d’un gouvernement sans aucun plan, sans stock, sans courage et sans vergogne, elle ne résoudra pas grand-chose : décidé trop tard, de façon trop vague, encadré n’importe comment, ce confinement n’apportera très probablement pas le répit attendu par le système de soins français comme l’indiquent bien malheureusement les courbes de l’Espagne et de l’Italie.

Économiquement, c’est déjà la catastrophe, et il ne fait aucun doute qu’elle va s’aggraver chaque jour.

Enfin, il semble que cette non-solution va aussi provoquer son lot de problèmes sociologiques et politiques, rendant ce confinement impossible à tenir.

Ce gouvernement, qui a amplement démontré sa totale incompétence de bout en bout tant à gérer les affaires de la France en temps normal qu’en temps agité (Gilets Jaunes), se montre évidemment parfaitement incompétent et maintenant directement criminel dans ses agissements en temps de crise.

Et si c’est logique, attendu même, cela reste toujours aussi douloureux pour un pays dont l’Etat obèse ponctionne largement plus de la moitié des richesses produites.

Les temps sont vraiment durs : maintenant, pour 1000 milliards d’euros par an, t’as plus rien.

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La République Se Fout De Votre Gueule

Par h16

Même si on pourrait en douter à voir un nombre considérable de reportages montrant des parcs bien fréquentés, des rues pas franchement désertes et des Français décidément très détendus de la quarantaine, c’est bien le confinement qui a été finalement mis en application – se murmure-t-on dans les milieux autorisés – dans le pays, au plus grand désarroi d’un petit virus qui aura un peu plus de mal à se répandre.

L’activité économique est donc globalement en train de s’effondrer et la récession, inévitable, se met déjà en place. En fin d’année, il sera temps de faire les comptes mais on sent déjà que certaines questions seront pénibles à poser, et encore plus douloureuses à répondre.

La question portant sur les stocks de matériel de protection essentiel pour les personnels de santé vaudra son pesant de chloroquine : l’Etat disposait il y a dix ans d’un stock fort conséquent, de masques chirurgicaux de différents niveaux (FFP1 et FFP2), de gants et de blouses, de protections diverses pour des cas épidémiques ; pourquoi diable n’en trouve-t-il plus aucun à présent ?

Plus précisément, il apparaît suite à un rapport du Sénat qu’il y avait plusieurs centaines de millions de ces masques dans le stock stratégique en 2009. Malheureusement, entre une gestion probablement rendue complexe par l’utilisation de moyens informatiques pudiquement qualifiés de rudimentaires (de jolis fichiers Excel et une base de données Access, ça c’est du solide) et un suivi dont – il faut bien le dire – à peu près tout le monde se foutait, la cigale française s’est retrouvée fort démunie lorsque la bise épidémique survint.

On comprend en lisant ce rapport qu’un véritable scandale, aux conséquences absolument catastrophiques pour nos équipes soignantes, se cache derrière cette gabegie décontractée. Le parallèle avec le scandale du sang contaminé dans les années 80 est souvent fait, et l’issue de la crise permettra de voir si ce parallèle est réaliste.

De la même façon, on devra se poser des questions sur la façon dont l’Etat aura fait main basse sur le stock de Plaquenil (un antipaludique à base d’hydroxychloroquine, molécule candidate à un traitement potentiellement efficace contre le covid19). L’administration, dans son zèle à faire n’importe quoi n’importe comment, s’est ici encore probablement surpassée…

Néanmoins, on comprend que tout ceci ne pourra pas rester sans sanction, sans audit et sans décisions fermes pour éviter que cela se reproduise.

C’est probablement devant ce constat d’un besoin d’une reprise en main ferme des institutions républicaines que nos politiciens se sont ressaisis.

Cela fait plaisir à voir : alors que l’épidémie n’en est qu’à ses débuts, que le nombre de cas augmente encore de façon soutenue, que le nombre de cas graves et, conséquemment, de décès continue à augmenter aussi, au moins la République et l’ensemble de ses institutions ne se laisse pas aller à la mélancolie, la tristesse et l’indécision.

La voilà toute mobilisée, se lançant à l’assaut de ce nouveau défi : c’est pourquoi tout est mis en oeuvre pour que de nouveaux radars routiers soient déployés dans les Hautes-Alpes. Nous n’avons certes plus un rond pour avoir des protections pour nos soignants, les intubés en réanimation commencent à s’empiler douloureusement dans les services de l’Est et d’Île-de-France mais RASSUREZ-VOUS, l’automobiliste français est correctement encadré.

Mais attendez, ce n’est pas tout !

Il ne faudrait pas croire que seules sont sur le pont nos valeureuses Forces De L’Indispensable Sécurité Routière ! Que nenni ! La situation est grave, que dis-je, dramatique, mais elle n’empêche pas de nommer un nouveau patron de Comité Théodule, comme par exemple ce nouveau Haut-commissaire à l’inclusion dans l’emploi et à l’engagement des entreprises, dont le titre à rallonge est directement proportionnel (forcément) à l’utilité et la pertinence à la fois dans ces temps de crise et plus tard, quand la situation sera apaisée et que toute la France se bousculera à son guichet pour favoriser l’engagement des entreprises pour des emplois inclusifs et patin couffin.

Et puis ce n’est pas parce que tout le monde doit faire un effort pour éviter les foules, pour que les échanges de miasmes soient enfin stoppé que la vie républicaine s’arrête pour autant. C’est pour cela que – rassurez-vous – les élections des conseils communaux auront bien lieu, quoi qu’il arrive, pour les communes où le maire a été élu dès ce premier tour (et quand bien même il sera possiblement invalidé) : dans près de 30.000 communes, nos édiles vont donc se rassembler et tenter de ne surtout pas échanger quelques dodus microbes pour désigner des conseils municipaux dont on ne pourra pas garantir la pérennité. Indispensable, n’est-ce pas.

Enfin et surtout, la vie continue : si nous sommes en guère (guère de masques, guère de protection, guère de cohérence) autant qu’en guerre, il n’en faut pas moins que la vie continue. Si nous devons à tout prix faire barrage au méchant virus, il n’en faut pas moins continuer nos activités comme si de rien n’était. Autrement dit, tout change, mais ne changeons rien, continuons à travailler comme avant (ou presque, ne chipotons pas).

Cette tempête de cohérence et de messages clairs, cette gestion de crise au cordeau avec un talent certain pour la préparation et la mesure atteint son point d’orgue lorsqu’on propulse un gros micro mou sous la truffe un peu humide de notre bon Bruno Le Maire dont les saillies ont, au moins, le mérite d’égayer la vie politique française.

Jugeant sans doute que la situation n’était pas tout à fait assez complexe pour son intellect surdimensionné, notre ministre en a donc profité pour expliquer étudier la réouverture des librairies (au même titre que les commerces dits essentiels à la survie de la nation) : ici, bien évidemment, il ne s’agit pas seulement de dire que la lecture – qui permet de retrouver le goût de l’essentiel comme l’a rappelé poétiquement Emmanuel, notre Petit Perd Du Peuple – serait vitale à la nation, mais aussi et surtout de ne pas laisser le champ libre à Amazon qui, en ces temps critiques, se retrouve seul à assurer les livraisons dans tout le pays.

Décidément, il n’y avait qu’un minustre du calibre de Bruno Le Maire pour pousser ce dégueulis idéologique si délicieusement périplaquiste face au danger, bien réel, d’effondrement complet de notre système de santé, de krach complet et total de notre économie, d’éclatement parfait de la zone euro.

En tout cas, une chose est certaine : le peuple va s’en prendre plein la figure, mais au moins l’Occupant Intérieur s’en donne à cœur joie. Moyennant télétravail, famille, pâtes, riz, la République est donc sauvée.

Sans oublier le savon, bien sûr.

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Nos politiciens sont des criminels

Par h16

Jadis, gouverner, c’était prévoir. Et comme prévoir, c’est mine de rien assez compliqué, gouverner s’est progressivement cantonné, pour les dirigeants, à accompagner les mouvements et les tendances de l’Histoire en feignant d’en être les instigateurs. Gouverner n’est alors devenu qu’un habile exercice de communication dans lequel on s’est donc contenté d’envoyer des messages plus ou moins finauds à une populace qu’on méprisait en douce. Malheureusement, le réel ne se laisse pas toujours faire.

Avec la crise actuelle, rien ne s’est plus passé comme prévu pour nos politiciens-communicants experts en expertise de communication politicienne : le baratin habituel, généralement basé sur l’assurance qu’avec un peu plus de dettes, on colmaterait tous les trous et qu’on calmerait toutes les grognes, n’a pas réellement fonctionné.

Non seulement, le virus semble hermétique aux notions de frontières, mais il semble complètement obtus aux manipulations psychologiques et aux communications musclées. Les polichinelles colorés qui défilent devant les pupitres ministériels n’ont servi à rien. Pire, ils ont été criminels.

Partant du principe aussi loufoque que dangereux qu’en ne regardant pas la réalité, elle finissait par s’estomper, ils nous ont donc débité des directives et des messages de plus en plus idiots et paradoxaux.

C’est ainsi que le 24 janvier, Agnès Buzyn, alors encore en charge de la santé dans le pays, se fend d’une appréciation moyennement crédible de la situation :

« Le risque d’importation depuis Wuhan est quasi nul, le risque de propagation du coronavirus dans la population est très faible »

Depuis, tout indique que c’est bien l’opération de rapatriement des Français de Chine – largement déconseillée par les experts derrière lesquels le pouvoir ne fera plus que se cacher ensuite – qui a déclenché la pire crise sanitaire française depuis 1918.

Tout le mois de février sera ensuite un sketch de minimisation consternante à la fois des possibilités d’une extension de la maladie sur le territoire français, et des effets du covid19 dont on persistera à dire, de longues semaines encore, que c’est comme une grosse grippe.

Pour l’observateur pondéré, que la Chine verrouille ainsi 70 millions de ses habitants et fasse ainsi s’effondrer son économie pour « une grosse grippe » semble parfaitement grotesque, sauf à considérer les Chinois comme des nigauds et les Français comme nettement mieux préparés.

Arrogance, sous-estimation, dissimulation, minimisation, autant d’éléments auxquels nos élites politiciennes nous ont amplement habitués et qui devaient déjà, dès le début du mois de février, nous mettre la puce à l’oreille : tout ceci n’allait pas bien se terminer.

Les semaines qui suivirent confirmèrent l’incroyable mépris de ces politiciens pour ceux qui les avaient placés là : alors que, pourtant, l’Italie montrait à son tour des signes d’effondrement catastrophique de son système de santé, puis se résolvait à boucler l’intégralité du pays, nos dirigeants faisaient mine de garder leur sang-froid. Le 7 mars, Emmanuel Macron se rend au théâtre en toute décontraction pour encourager les Français à ne pas avoir peur du coronavirus et à continuer de vivre comme avant. Ce qui a marché pour les terroristes des terrasses de café devrait marcher pour un virus, hein, vous ne croyez pas ?

Les jours qui suivent permettent de passer à un autre niveau dans le n’importe quoi distribué au kärcher n’importe comment.

Voyant que le peuple, au courant du dérapage incontrôlé de l’Italie voisine, commençait à s’inquiéter et à vouloir se protéger d’une menace que tout indiquait n’être ni virtuelle ni lointaine comme un réchauffement climatique qui n’a pas eu de mal, lui, à mobiliser de frétillants imbéciles, nos clowns gouvernementaux les plus affûtés montent au créneau : appliquant à la lettre la recette exacte pour un désastre, Bruno Le Maire décide dans un premier temps de confisquer les stocks de masques de protection et de gel hydroalcoolique, effondrant complètement les capacités du marché à produire ces éléments indispensables de protection, puis, dans un second temps et voyant la catastrophe provoquée par sa décision stupide, enquille avec un contrôle des prix qui achèvera de fusiller toute velléité, pour les fabricants, de rattraper le coup.

Soit Le Maire a agit ainsi en toute connaissance de cause, ce qui serait consternant. Soit il n’a fait preuve que d’une incompétence totale et parfaite, ce qui est encore pire compte tenu du poste qu’il occupe…

Bilan : le gel hydroalcoolique devient denrée rare, les masques s’évaporent. Le peuple français se retrouve une fois de plus en rase campagne, médecins et personnels soignants démunis, avec l’information répétée que quelques petits gestes simples suffiront, que c’était essentiellement une grosse grippe, que seuls les malades âgés avec des comorbidités importantes allaient passer un sale quart d’heure et que pour le reste, le système de soin – que le monde entier nous envie, mais si, qu’on vous dit – tiendrait le choc.

Cette gestion et la pénurie entraînée coûteront à la France des centaines, si ce n’est pas des milliers de morts supplémentaires. Merci Bruno !

Le festival d’âneries criminelles de la semaine suivante sera ininterrompu.

Le point d’orgue est atteint lors du discours du président de la République. Se surpassant dans une homélie ex-cathedra au ton mielleux pénible de manipulation grossière, Macron multipliera les injonctions paradoxales : si vous êtes vieux, restez chez vous, mais allez voter ; vous êtes à risque, mais si vous avez fait médecine, retournez auprès des malades, histoire d’aider. Et on va fermer tous les établissements d’enseignement car la situation est grave, mais seulement à partir de lundi.

Formidable.

Et devant l’incohérence des Français confus qui ont persisté à fréquenter les terrasses et les parcs le week-end suivant, l’incohérent gouvernement décide de mettre en place un confinement général dans une ambiance de déni parfaitement apte à susciter l’adhésion, la compréhension et la participation même des populations concernées…

Non, décidément, rien ne pourra atténuer la responsabilité de cette gestion de Gribouille, de ces minimisations criminelles alors qu’on savait, dès mi-janvier, qu’on avait quelque chose de sérieux à gérer, qu’on savait dès que l’Italie a fermé ses portes, qu’il faudrait frapper vite et fort pour limiter la casse, soit en protégeant le plus possible, en testant le maximum de Français, en confinant les positifs, soit en passant à des systèmes de quarantaines strictes qui, malgré leur inefficacité de long terme, permettent au moins de gagner un temps précieux pour adapter les systèmes de santés sinon débordés…

Ces indécisions, ces calculs politiciens ridicules et mesquins, cette incompétence et ces mensonges se traduisent et se traduiront par des morts, des milliers de cadavres qu’il faudra porter au débit de ces hommes et de ces femmes qui n’ont absolument pas fait le job.

Et tout ça, pour la modique somme de 1000 milliards de prélèvements par an.

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Coronavirus : d’une pierre, quatre coups

Par h16

Petite à petit, les Français se réveillent à la possibilité que la pandémie ne soit pas, finalement, qu’une petite grippe malgré les idioties rassurantes débitées jusqu’au début du mois de mars par une élite décidément fort déconnectée de la réalité. Et alors que les conséquences sanitaires sont massivement présentes dans les esprits, on comprend que cette crise sera pour nos gouvernants l’occasion de régler plusieurs problèmes d’un coup…

Les retraites

Bien évidemment, beaucoup d’observateurs ont déjà noté que le virus est présenté comme touchant principalement les personnes âgées.

C’est en partie vrai, dans la mesure où ces dernières, plus faibles, sont évidemment les plus rapides à décéder. Mécaniquement, lorsque leur nombre s’étiolera, la moyenne des âges descendra progressivement. Du reste, l’engorgement des lits de réanimation fait déjà baisser la médiane de ces âges en Italie et s’établit autour de 54 ans, ce qui devrait nettement faire réfléchir ceux qui croient encore échapper à tout tracas du fait de leur seul âge…

Il n’en reste pas moins qu’à force de décimer en priorité les retraités et ceux qui se rapprochent de la pension, cette épidémie répond en partie à la délicate question des retraites française : les charges vont brutalement diminuer dans le pays de ce point de vue. On ne peut s’empêcher de penser que le cynisme de cette analyse a été partagé en haut lieu lorsqu’on voit le temps pris pour déclencher les mesures, fort progressives et mesurées, du confinement français. Le fait, par le pouvoir actuel, d’inciter les gens à voter peut, de ce point de vue et assez logiquement, être vu comme une tactique (aussi abominable que calculée) de se débarrasser rapidement d’une tranche de population.

Mais du point de vue politique, les bénéfices de cette crise massive ne s’arrêtent pas là et ce serait dommage, pour une énarchie qui n’a jamais reculé devant aucune outrance, de s’en tenir à ce seul calcul.

Retraite : il est temps !

Les dettes

Cette crise se joue aussi sur le plan économique. Il n’y a pas besoin de faire beaucoup d’efforts d’imagination pour comprendre qu’elle sera utilisée par tous les côtés possibles afin de tenter toutes les relances économiques possibles. La distribution d’argent, directement des imprimeries des banques centrales vers les entreprises et les particuliers, est probablement déjà sortie des cartons et sur la table comme une option sérieuse.

On sent ici toute la gourmandise de nos gouvernements devant l’opportunité dodue d’une remise à plat massive de toutes les montagnes de dettes qu’ils ont accumulées dans leur incurie habituelle. Dans quelques mois, une fois la pandémie calmée, on les imagine très bien utiliser l’argument du nombre de morts constatés pour pousser ce grand effacement, ou cette grosse restructuration.

Au vu de l’historique général de cette bande de clowns incompétents, la probabilité que tout se passe bien est bien plus faible encore que le taux de létalité du virus. Que ceci se traduise par un effondrement complet de l’Euro, une hyperinflation délirante ou un autre schéma laissé en exercice au lecteur est finalement sans importance : il y a fort peu de chance que l’opération de remise à plat complète des finances mondiales se passe sans que l’épargnant, le contribuable et le citoyen des principales nations occidentales n’en soit de sa poche comme jamais auparavant. Attendez vous à vous appauvrir un grand coup.

Collectivisons à tout crin

De la même façon et toujours sur le plan économique, certains secteurs s’effondrant complètement (tourisme, transports, commerces, …), il n’est pas invraisemblable d’imaginer que les politiciens pensent judicieux de nationaliser à tour de bras les entreprises les plus vulnérables.

C’est économiquement catastrophique tant l’économie mondiale a, paradoxalement mais sûrement, besoin de ces faillites pour qu’enfin les capitaux reviennent irriguer les entreprises rentables et non les chouchous des technocrates. Mais il est donc probable qu’il n’en sera rien : on peut s’attendre à des vagues de collectivisations comme on n’en avait plus vu depuis 1981 en France.

Ceci rallongera encore l’agonie de nos économies, et les difficultés de ceux qui seront pris dans la tourmente.

Un État encore plus policier

Et comme tout ceci ne pourra pas se passer dans la dentelle, il n’est pas plus idiot d’envisager que cette crise sera l’occasion pour les mêmes gouvernements de monter en puissance dans leur arsenal de contrôle des populations.

À mesure que la pandémie fera plus de morts, le besoin de faire régner l’ordre et d’obliger chacun à respecter un confinement de plus en plus strict apparaîtra comme une excellente opportunité d’accroître les moyens répressifs de l’État.

Des émeutes pourraient survenir dans certaines populations ; des quartiers « émotifs » pourraient mal supporter le confinement, les morts dans leurs rangs, l’absence de toute possibilité de commerce (légal ou non). La crise des gilets jaunes n’est fondamentalement toujours pas réglée. Les syndicalistes et les Black Blocs prompts à la manifestation festive seront toujours là et on ne peut pas garantir que la pandémie leur aura fait gagner les douzaines de points de QI nécessaire à comprendre vraiment les enjeux…

Bref, autant de cas qui pourront se traduire par le passage en mode musclé d’une police et d’une armée que les gouvernants auront beau jeu de présenter comme indispensable à faire régner le calme compte tenu du contexte. Il est probable, du reste, que le citoyen de base acquiesce : la peur et le désir de revenir, aussi vite que possible, en terrain économique, politique et social connu, poussera même les plus pondérés des individus à réclamer, justement, l’usage de la force.

Décidément, comme je l’écrivais il y a quelques jours, ce serait dommage de perdre une si bonne crise.

Avec les éléments ci-dessus, les états socio-démocrates, collectivistes et interventionnistes en diable, pourront s’en donner à cœur joie.

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Une actualité vraiment différente

Par h16

Ce dimanche, il n’y aura pas de billet de redite, contrairement aux autres dimanches. La situation est suffisamment inédite pour que je n’arrive pas à trouver un billet qui ne tomberait pas dans le grotesque compte-tenu de l’actualité.

Ainsi, parler des élections passées reviendrait à considérer que le scrutin du jour sera comparable d’une façon ou d’une autre. On peut s’attendre à ce que les chiffres de participation soient extrêmement faibles (et on doit même le souhaiter tant semble évident qu’aller voter actuellement revient à participer au brassage viral en vogue actuellement).

Ainsi, revenir sur les ratés précédents de gestion de crise pandémique (H1N1 typiquement) donne un caractère extrêmement décalé aux billets de l’époque (2010) : l’analyse du moment montrait clairement que l’Etat avait agit trop vite, trop fort et n’importe comment. A contrario, la pandémie actuelle a été sous-estimée et minimisée dans des proportions invraisemblables, notamment suite à la débandade lamentable de la précédente crise. Caramba, encore raté : à force de crier au loup, plus personne n’a voulu prendre le risque de le faire une fois de plus, alors que cette fois, c’était la bonne…

Bref, toute référence au passé promet de résonner de façon étrange dans le contexte actuel…

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Vive la République. Vive le savon.

Par h16

Soyons honnête, l’actuel quinquennat n’aura pas été spécialement simple : pour quelqu’un qui est passé d’inconnu à challenger et qui est parvenu à se faire élire Président de la République, cela n’a pas empêché Macron de se cogner les gilets jaunes, une pandémie et, très probablement, une récession d’ici la fin de cette année. Et on n’est qu’en mars.

Et avec cette crise du coronavirus, le président de la République se devait de nous pondre un discours indispensable à requinquer les énergies vives de la Nation, à la motiver pour le combat qui l’attend, et à lui donner des perspectives pour un futur qu’on comprend déjà rocailleux alors que les mauvaises nouvelles s’amoncellent.

Ce qui a donné un discours lunaire où se sont mélangés quelques indispensables mesures de bon sens, malheureusement fort tardives, avec une panoplie de bricolages invraisemblables et un incroyable sens du grandiloquent où le président a clairement pété les élastiques dans une décontraction calculée.

Sans s’attarder trop sur les passages vaguement insultants à l’intelligence de l’électeur moyen où notre président nous a félicité de bien nous laver les mains – et a même expliqué comment procéder (avec du savon, hein, les amis, avec du savon !), notons que pour les mesures de bon sens, outre l’encouragement et l’accompagnement des recherches médicales sur les traitements à apporter contre le coronavirus, il y a bien sûr la fermeture de l’ensemble des établissements scolaires, depuis les crèches jusqu’aux universités. C’était indispensable et nécessaire.

À ce sujet, je ne peux que vous encourager à prendre connaissance de cette étude sur l’impact de ce genre de mesures (et des mesures de fermeture plus larges encore comme les cinémas, les spectacles, les congrégations, offices religieux, administrations etc.) pendant la pandémie de grippe espagnole de 1918 dont on estime qu’elle fit alors 50 millions de morts et qui constitue un excellent point de repère ce qu’on peut envisager de faire pour contrer l’actuelle.

Les conclusions de cette étude sont limpides : le fait de fermer tous les lieux publics aura permis de réduire très significativement le nombre de personnes infectées et le nombre de morts.

Autrement dit, la situation est grave mais seulement à partir de lundi.

Bref, de nombreux jours ont été perdus en France (et dans d’autres pays européens) pendant lesquels le virus a continué à se répandre partout, d’écolier en écolier, d’enfant à parent, d’étudiant en étudiant ! Combien, au bout de ces infections, de personnes se retrouveront intubées entre la vie et la mort (même quelques pour-cents, sur des dizaines de milliers d’individus, cela finit par faire un paquet de lits occupés, mine de rien) ? Combien de personnes âgées seront condamnés par manque de matériel précisément parce qu’on préférera l’utiliser pour une personne plus jeune qui n’aurait pas été infectée si les établissements avaient été fermés plus tôt ?

Ici, l’attente, l’indécision, la mollesse se traduisent par des morts (des dizaines, des centaines de morts).

C’est exactement la même chose avec les transports en commun qui sont de véritables incubateurs pour ces virus et dont l’usage prolongé va permettre aux rares personnes qui n’étaient pas déjà contaminées de l’être enfin.

Nous avons eu droit à ces passages étranges, oscillant entre le réalisme salutaire en ces temps de pandémie où le chef de l’État a enjoint les personnes âgées à se calfeutrer chez elles pour se protéger, et l’idée paradoxale où il s’est félicité de voir des médecins retraités (donc plutôt âgés) sortir et courir au devant des malades infectieux pour aider le corps médical déjà épuisé, tout en conservant le scrutin de dimanche prochain (!) qui, par nature, attire plutôt les personnes âgées qui auront tout le loisir de se partager leurs miasmes autour d’une urne citoyenne. Pardonnez moi l’expression mais c’est complètement con.

Bien sûr, on comprend que l’idée est à la fois de protéger les uns et utiliser les forces encore disponibles des autres, mais conserver les élections de ce dimanche est parfaitement homicide : c’est l’exemple type d’événement où les gens s’assemblent, se retrouvent, discutent même, manipulent papiers, stylos, enveloppes, dans un endroit clos qui contiendra donc des aérosols humides remplis de virus.

Là encore, cette non-décision de report, ce manque de courage et de fermeté va se traduire, très directement, par à la fois une abstention élevée et malgré tout de nouveaux décès.

Enfin, il sera difficile de passer au bleu les mesures économiques que Macron entend prendre pour accompagner les entreprises qui devront affronter les longues semaines prochaines alors que le commerce mondial s’effondre et que les familles feront absolument tout pour ne surtout pas entrer en relation avec les autres. Pour cela, Macron a été très clair : aucune limite ne sera imposée pour que l’Etat vienne en aide à toutezétousses. Par exemple, l’État prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux, les ponctions de l’Occupant intérieur seront gracieusement temporisées, et, on s’en doute, de nouvelles injections monétaires, subventions et autres tubulures financières seront trouvées dont le diamètre ne saura souffrir d’aucune limite…

Ainsi, si le virus vous épargne, il est probable que la tempête fiscale qui suivra dans les mois prochains vous achèvera. Si ce n’est pas vous, ce sera votre entreprise et si ce n’est pas votre entreprise, ce sera votre banque puisque pour le chef de l’État, rien ne sera trop beau pour sauver les meubles. Et si tout ça ne suffit pas, les idées macronesques en matière de gouvernance française, européenne puis mondiale suffiront à vous réjouir puisqu’une grosse dose de socialisme supplémentaire est déjà prête à sortir du carton

Il y a une semaine, Macron nous expliquait alors qu’il fallait continuer de vivre comme d’habitude. Une semaine, 1900 cas avérés et 45 morts de plus, il commence à comprendre que ce qui s’est passé en Chine et s’est passé en Italie va, incroyablement (surprise !), se passer aussi en France ! Oh !

Mais heureusement, nous avons du savon.

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Cette affreuse mondialisation qui combat le coronavirus

Par h16

La pandémie Covid19, déjà fort présente dans les médias et les esprits, s’installe maintenant effectivement dans les populations et, entre les palpitants sujets d’actualités et les faits divers sordides, l’analyse du phénomène médical dérive rapidement sur son versant économique et politique. Et là, c’est le drame.

Nous sommes en France et bien évidemment, tout est politique. Il était donc évident qu’une analyse politico-économique de la crise épidémique allait rapidement voir le jour et ça n’a donc pas traîné.

Sans attendre, l’habituelle troupe d’écologistes de récupération est montée au créneau pour constater que l’arrêt total de la production chinoise avait nettement assaini l’air de Wuhan (ben tiens) et que si, bien malheureusement, on ne pouvait pas attribuer l’apparition du virus au réchauffement climatique, on devait pouvoir cependant se réjouir de cette baisse notable des émissions de dioxyde de carbone qu’elle entraîne. La charogne écologiste trouve apparemment assez sport que des milliers d’individus meurent, que des centaines de milliers souffrent et que des millions s’appauvrissent, si ça permet de faire croire que ça diminue l’effet de serre.

Plus fine que la grosse charge écologiste, on aura aussi eu droit à la critique des indéboulonnables anticapitalistes, protectionnistes et autres antilibéraux de salon qui ont trouvé dans cet arrêt total chinois l’occasion en or de débiner le commerce international : depuis les politiciens jusqu’aux journalistes, tout le monde s’accorde à dire que cette histoire de virus, ça flanque bien par terre l’économie mondiale et que ça démontre à quel point nous sommes tous devenus dépendants de la Chine.

Ce n’est pas faux, bien sûr : soudainement, avec l’arrêt de la Chine, certains produits ne sont plus facilement disponibles, et il va falloir attendre pour en disposer de nouveaux. Je n’évoque même pas la question des masques médicaux FFP2, produits très majoritairement dans l’Empire du Milieu, et dont une partie a sagement voyagé vers la France en 2019 pour gentiment retourner en Chine en janvier, laissant la France sans réserves, c’est sans grand intérêt puisqu’on comprend de toute façon l’idée générale : la Chine est devenue l’usine du monde et nous sommes forts démunis lorsqu’elle s’arrête de produire.

Si ça, ce n’est pas la preuve que la mondialisation néolibérale turbocapitaliste nous met tous en danger, que faut-il de plus ?

Cependant, entre deux sanglots, force est constater aussi que si la Chine exporte bel et bien toujours plus de produits aux quatre coins du globe, la dépendance existe aussi dans l’autre sens : la Chine ne produit que ce qu’on lui achète et dépend autant de nous que nous d’elle.

Eh oui : cette abominable ultramondialisation turbolibérale, c’est, bien concrètement, une énième resucée enrobée de mots plus ou moins nouveaux d’un concept basique, celui de commerce entre nations consentantes, voire entre parties consentantes (qu’elles soient majoritairement chinoises pour la production et majoritairement françaises, américaines ou autre pour la consommation n’y change rien).

Contrairement à ce que certains semblent croire, cette organisation n’est pas le résultat d’un plan d’ensemble décidé par une poignée de milliardaires, cigare au bec, qui ont ainsi décidé la mise en dépendance totale de l’Europe ou des Amériques par les Chinois.

C’est, bien plus sûrement, le résultat d’une dynamique de marché parfaitement logique : pour faire sortir sa population de la misère, la Chine n’a pas eu d’autre choix que de l’ouvrir au reste du monde et proposer ses services. Et quand on représente presque un habitant de la planète sur cinq, on a de bonnes chances de jouer un rôle important dans la production.

De surcroît, imaginer qu’on pourra tout faire en local, c’est parfaitement idiot : de la même façon qu’un individu seul ne peut pas faire pousser son blé puis faire son pain, élever ses animaux, les abattre et les cuisiner, se soigner, se déplacer et se reproduire sans les autres, une ville, une région ou maintenant un pays arrive vite à saturer ce qu’ils sont capables de faire en autonomie. Du reste, si la mondialisation a si bien marché depuis l’Antiquité, depuis que les hommes ont commencé à voyager pour faire du commerce, c’est bien parce qu’elle apporte beaucoup plus de bénéfices que d’inconvénients.

Oh oui, certes, le commerce méditerranéen a par exemple favorisé l’extension de la peste par l’arrivée de rats infectés dans les ports… Mais ce commerce maritime a apporté une richesse inégalée qui explique d’ailleurs le rayonnement séculaire de toutes les villes portuaires.

Et puis c’est cette mondialisation et cette spécialisation de certains pays pour certaines productions qui permet d’abaisser les coûts des produits et des services partout dans le monde : des biens moins chers et des services plus abordables pour tous, cela signifie très concrètement un meilleur niveau de vie pour tous, tant ceux qui achètent ces biens et services que ceux qui les vendent, ceux qui les produisent ou ceux qui les acheminent.

C’est tellement vrai que cette mondialisation a élevé au-dessus de la pauvreté plus de monde que l’Humanité n’en a jamais connu auparavant : plus de la moitié de la planète est maintenant une classe moyenne. C’est toujours plus que ce qu’a amené le communisme (des dizaines de millions de morts, des famines, et, dernièrement, une bonne pandémie) dont certains se gargarisent par opposition à cette si vilaine mondialisation turbolibérale apatride sans foi ni loi…

Alors oui, bien sûr, cette mondialisation s’accompagne d’effets de bords, parfois politiques et économiques comme la centralisation de certains produits dans certains pays qui peut poser des problèmes. Elle aide indubitablement les phénomènes humains indésirables comme une épidémie qui peut effectivement tuer des milliers de personnes. Celle de Covid19 n’en est pour le moment qu’au tout début et il n’est pas inimaginable que des centaines de milliers de morts seront comptabilisés lorsqu’elle s’achèvera. Certes.

Mais c’est exactement la même mondialisation qui permettra à la fois la coopération de milliers de scientifiques pour lutter et contrer cette épidémie. C’est cette mondialisation qui permettra la réalisation de vaccins, de traitements antiviraux. C’est elle aussi qui permettra leur production et leur acheminement aux populations.

Ironiquement, l’alternative qui consiste à se passer de mondialisation et qui se rapproche beaucoup des quarantaines que les pays mettent en place les uns après les autres, ne semble guère enthousiasmante, ne trouvez-vous pas ?

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Coronavirus : au-delà des humains, un impact économique déjà énorme

Par h16

Bon, voilà, on y est, la crise épidémique est là et on peut déjà s’interroger sur la capacité des pays européens à encaisser le nombre croissant de malades (dont un pourcentage important devra être placé sous respiration artificielle). L’Italie est déjà débordée, et on peut donc gloser longtemps sur les effets humains et médicaux de cette épidémie. Cependant, que la crise sanitaire soit importante ou non, la crise économique, elle, ne fait guère de doute puisqu’elle est déjà là…

Et pour une bonne crise, il suffit de laisser intervenir les frétillantes andouilles qui dirigent les États. Ainsi, on entrevoit toute la puissance de nos clowns à roulettes au gouvernement avec par exemple l’idée lumineuse de Bruno Le Maire, décrétant un blocage des prix sur le gel hydroalcoolique, ce qui entraîne évidemment une pénurie, parfaitement prévisible.

C’est parfaitement idiot d’autant plus que les produits de substitution existent nombreux, et que la production est normalement triviale, et tout à fait à la portée d’un continent comme l’Europe. Il fallait toute l’inculture économique et psychologique d’un ministre pour transformer ces tensions de marché en échec cuisant.

Dans la même veine des bonnes grosses interventions étatiques indispensables à accroître le problème plutôt que le résoudre, on parle déjà, ici ou là, de « relance économique » par des stimulus divers et variés mais dont l’idée générale reste toujours la même : et si on injectait de l’argent à gros bouillons dans les bourses pour doper l’activité ? C’est-y-pas une idée qu’elle est bonne ?

Évidemment, on peut être dubitatif sur ces idées compte-tenu des effets des précédents stimulus qui ont surtout dopé les bulles et largement financiarisé l’économie au détriment des productions de richesses répondant à une demande précise. Et puis la magie des taux négatifs a complètement modifié (et pas en bien) les comportements face au risque entraînant des allocations massives de capitaux vers des secteurs normalement peu ou pas rentables et dont on soupçonne fortement la fragilité au moindre retournement de tendance.

Malgré ce constat, il semble qu’une fois encore, en remettant une bonne grosse couche d’une solution qui n’a pas marché des masses, on va enfin avoir des effets bénéfiques.

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

De toute façon, reconnaissons-le : les armes des banques centrales sont un peu épuisées. On ne peut guère baisser plus les taux directeurs, et les états de situation financière de ces banques montrent une accumulation gravissime de créances plus ou moins pourries, le tout sur fond de dettes énormes des États occidentaux (la France est à plus de 100% de dettes par rapport à son PIB pour rappel).

On comprend donc que les marges de manœuvres sont donc particulièrement étroites et quoi qu’il arrive, le bilan économique de 2020 ne pourra pas être magnifique.

Ainsi, en Chine, on parle déjà de récession au moins pour le premier semestre 2020. C’est assez peu étonnant du reste, lorsqu’on constate les exportations chinoises sur les deux premiers mois qui se sont très nettement affaissées, pour le dire gentiment.

L’activité économique chinoise a été profondément marquée par cette épidémie.

Et si la Chine exporte nettement moins (voire plus du tout), les flux opposés en ont eux aussi pris un coup : les exportations vers la Chine sont aussi en berne (ici, on pourra voir l’exemple australien, mais nul doute qu’on peut reproduire le schéma avec les exportations européennes et françaises en particulier).

En substance, le seul produit chinois qui se soit vraiment trop bien exporté ces dernières semaines, c’est le fameux virus. L’épidémie résultante provoque d’ailleurs une baisse de la demande pétrolière et, par voie de conséquence, une chute des prix du baril (rassurez-vous, vous n’en verrez à peu près rien à la pompe, l’État français se chargeant goulûment d’amortir les chocs à la baisse en augmentant les taxes au besoins, le petit malin).

Cette baisse des prix est bienvenue en ces temps délicats, mais on devra néanmoins s’attendre à des impacts important de cette crise sur certains marchés bien français comme le luxe, l’aéronautique et, notamment, le tourisme. En effet, qui veut aller visiter un pays où les gens sont contaminés ? À tort ou à raison, on va avoir du mal à attirer des touristes si on ne garantit pas l’absence de contamination dans le pays, ce qui pour le moment n’est pas gagné.

Par voie de conséquence, on doit raisonnablement tabler sur des impacts sensibles sur la restauration, et l’hôtellerie, puis les sous-traitants et artisans de ces industries qui seront inévitablement touchés.

Bien évidemment, la phase 3 de l’épidémie est inévitable et probablement déclarée dans les prochains jours. Avec elle, on peut s’attendre à différents autres impacts, au moins économiques : les gens se confinant, les commerces vont directement faire les frais de cette baisse d’activité ; si le télétravail est possible dans une certaine mesure, il faut comprendre que ce n’est pas le cas pour une majorité d’entreprises, de services. La fermeture des écoles, des universités, des administrations va provoquer des effets secondaires qu’il est difficile d’évaluer, mais il est assez peu vraisemblable que ce soit bénéfique économiquement.

La mise en quarantaine de certaines régions, réellement très complexe voire impossible en pratique, se traduira immanquablement par des faillites en cascade.

La bonne nouvelle, c’est que l’épidémie passera. Beaucoup survivront et l’Humanité s’en sortira : non seulement le taux de mortalité global n’est pas assez fort pour présenter un danger à cette échelle, mais il est raisonnable de penser qu’on trouvera traitements et vaccins dans les prochains mois. Et donc, par voie de conséquence, la crise économique, elle aussi passera.

Mais il est d’ores et déjà certain que l’épidémie de Covid19 aura un impact économique considérable en 2020 dont on parlera longtemps après.

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[Redite] Éolien : les petits moulins à pomper des sous

Par h16

Article initialement paru le 29.03.2010

Parfois, cela fait du bien de revenir suffisamment en arrière pour faire un bilan critique. Ce dimanche, je vous propose un retour 10 ans en arrière, en mars 2010, où je notais que l’écologie, mouvement qui avait définitivement le vent en poupe à ce moment là, montrait tous les signes de son détournement par les officines collectivistes d’une part, et sa normalisation dans le paysage politique français, récupéré de toutes part par les partis du moment dans le but unique, répété et indépassable… de créer de nouvelles interdictions et de nouvelles taxes.

La décennie écoulée aura permis de confirmer la tendance, en fournissant un véritable boulevard aux politiques environnementales les plus invasives, les plus taxatoires et souvent les plus idiotes. Les éoliennes, bien que toujours aussi catastrophiques économiquement et écologiquement parlant, ont continué de pousser sur le territoire français, et avec elles, les coûts de l’électricité d’augmenter, le pouvoir d’achat de diminuer.

L’actuelle hystérie climatique et l’imbécile transition énergétique qui a récemment poussé à la fermeture de Fessenheim illustrent bien la folie furieuse qui s’est emparée de tout le corps politique…

Décidément, le sort s’acharne sur les réchauffistes ! Fin 2009, le climategate avait permis de lever le voile sur les pratiques étranges d’un groupement dont les experts s’étaient spécialisés dans la bidouille de données plutôt que la recherche scientifique. En janvier, les mêmes réchauffistes se faisaient chopper la main dans le gros sac ventru de subventions, piquant sans vergogne dans la poche des contribuables via les factures EDF. Et là, paf, re-belote : c’est maintenant l’éolien qui sent le sapin…

C’est étrange.

Concernant l’écologie, en France et dans le monde, on observe plusieurs phénomènes parallèles. Ainsi, la prise d’importance de ce mouvement dans le paysage politique coïncide avec la récupération progressive et implacable de chacune des idées par la gauche, plus ou moins révolutionnaire (ou inversement, plus ou moins sociale-démocrate).

Et à chaque idée récupérée correspond à la fois une solution et une nouvelle forme de ponction fiscale. La solution passe en général par une mobilisation générale dans laquelle tous les citoyens, heureux et souriants, se tiennent la main et font leur petite B.A. même si cela représente, en réalité, de nouvelles contraintes légèrement irritantes.

Je pense par exemple à l’incitation pénible et répétée à prendre des transports en commun supayr ™Demaerd qui vous permettent de goûter aux joies, elles aussi ™Demeard, d’arriver en retard ou pas du tout, avec l’immense satisfaction d’avoir surpayé votre ticket pour que des jeunes – souvent « déçus » – puissent voyager gratuitement (eux).

Je pense aussi à cette manie du tri des déchets, dont on ne mesure pas encore bien les conséquences mais dont on sait pertinemment que ce n’est que le début : plastiques, cartons, verres (colorés ici, non colorés là), papiers, puis, bientôt, les types de plastique (car on ne mélanche pas le polyuréthylène afec le polystyrène ou le polychlorure de finyl ach zabotache !!!), les types de papier, les types de biodégradable (tout ne se dégrade pas à la même vitesse, ma bonne dame, et puis faut séparer les viandes des fruits et des légumes, que vous n’oublierez pas de consommer par 5 ou 6 tous les jours sinon on va vous recycler fissa) etc …

Les exemples se multiplient doucettement, jusqu’au jour où chaque action, chaque omission, chaque pensée, ou chaque parole sera mesurée à l’aune de la balance écologique et du bilan carbone qu’on peut leur attacher. Et si elle penche du mauvais côté, Gaïa ne le supportera pas, et les sanctions tomberont. Paf.

Et concernant la ponction fiscale, je crois qu’on voit de quoi je veux parler, entre la vignette verte pour les autos, les contributions écologiques sur les produits à recycler (pouvoir d’achat powa yeah baby), la taxe carbone – qui n’est, soyez en sûrs, que partie remise – et autres joyeusetés d’incitations écologiques bidon, on voit clairement se détacher un motif, se répétant inlassablement : au départ, un discours galvanisant sur la nécessité de sauver les générations futures (dont le sort funeste ne fait aucun doute) moyennant une implication massive, puis un plan d’action composé de 5 ou 10 ou 250 points, c’est sans importance tant qu’il y a des arrêts au stand pour ravitaillement en alcools fins, petits fours et gentilles madames, et à la fin, une facture, car toutes ces conneries actions, ce n’est pas gratuit, hein.

On comprend la nécessité de vente liée de vaseline.

Seulement voilà : lorsque la facture grimpe autour de gnagnagna milliards – faites pas attention, ce sont des chiffres, tout ça, rien de bien concret ! – et que ça ne rapporte pas grand-chose, des dents grincent et des gens commencent à rouspéter.

Dernier rapport en date: l’éolien, c’est très joli, mais ça coûte cher et ça ne sert à rien ou à peu près. Et puis réflexion faite, ce n’est même pas très joli. En fait, c’est surtout moche, coûteux, et … pas rentable.

Eoliennes & subventions

Encore une fois, que remarque-t-on ?

Les politiciens, voulant brosser une partie de leur électorat dans le sens du poil, ont donc chargé l’État de favoriser gentiment l’éolien.

Deux problèmes se posent alors : d’une part, une grosse éolienne qui vrombit, tout le monde trouve ça chouette de loin, mais personne n’en veut dans son jardin. D’autre part, on peut tortiller les chiffres dans tous les sens, ça produit de l’électricité majoritairement au printemps et en automne, aux périodes où, en substance, on a moins besoin de réchauffer ou refroidir. Si l’on ajoute le fait que la production est imprévisible tant dans le temps que dans la quantité, et qu’on ne peut pas la stocker, on comprendra que rendre rentable des éoliennes nécessite des conditions très particulières qu’on ne trouve pas en France (et très difficilement ailleurs).

Et même si le tarif français de rachat de l’électricité ainsi produite est l’un des plus bas d’Europe, il représente un surcoût pour le racheteur (EDF, en l’occurrence). Surcoût qui va – devinez quoi ? – venir gonfler la facture finale de l’abonné. Pouvoir d’achat powa, plaisir d’une facture éco-participative, et tout ça.

Mieux que ça : dans le rapport, on découvre, caché sous le vocable de « dispendieux effets d’aubaine« , que des petits malins, pas trop écolos mais très au fait des marges qu’on peut obtenir grâce aux surcoûts des rachats EDF, installent maintenant des éoliennes, plus ou moins grosses, plus ou moins moches, et toujours aussi peu rentables pour le contribuable, afin d’en tirer de substantiels revenus.

En somme, l’éolien, c’est super à condition de siphonner l’argent de ceux qui n’en font pas vers ceux qui en font.

Malin.

C’est Borloo qui va l’avoir mauvaise. Il va pouvoir aller pleurnicher dans le giron de Jouanno qui, avec l’abandon de la Taxe Carbone, s’est récemment prise un vent (insuffisant à faire tourner une éolienne, cependant) …

Une question s’impose alors : mais que se passe-t-il avec la majorité ?

Il y a encore quelques jours, elle semblait toute acquise à la cause écolo, et se déplaçait, comme un seul homme fluffy (qui est, je vous le rappelle, un animal moelleux, hydroponique et extrêmement dangereux) vers les plaines riantes et ondulantes d’un monde plus sympathique et écologique.

Et depuis la volée – de bois vert – d’un certain dimanche de mars, les stands écolos sont démontés, les posters roulés, les tracts jetés dans la poubelle normale (non recyclable !) et les idées sont placardisées vitesse Grand V.

Serait-ce qu’en réalité, l’idée écologique ne serait qu’une baudruche utilisée par les partis pour se gonfler de l’air chaud d’une importance qu’ils n’ont pas ?

Comme je l’ai mentionné en début de billet, cette réalité n’est plus à démontrer. Et de la même façon que nous avons pu voir, en quelques jours, un spectaculaire retournement de veste écologique de la part d’une droite défaite, on n’aura pas de mal à voir au travers des gesticulations et bondieuseries écologiques de la Cécile JamaisSansMonAvion Duflot et de son triste comparse Dany Le-Rouge Cohn-Bendit.

Tout ceci n’est, encore une fois, qu’un enfumage spécieux pour réclamer plus d’Etat, plus de subventions, et plus de petits moulins à pomper des sous.

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Coronavirus : une belle gestion de crise en Socialie

Par h16

Il n’y a maintenant plus aucun doute : la France subit, à son tour, l’épidémie de méchants virus. Luttant pied à pied sur tous les fronts, depuis la communication gouvernementale jusqu’aux graphiques flous des institutions en passant par les messages apaisants dans les administrations et les affiches fièrement placardées dans les aéroports et aux postes frontière, tout a été fait pour que la panique ne s’empare pas du peuple.

Au milieu de la peur, de l’incertitude et des doutes qui envahissent progressivement les esprits, quelques éléments semblent heureusement de plus en plus clairs : si on doit mourir un jour, nous ne mourrons pas tous de ce virus, et, très manifestement, si prendre le TGV constitue un vrai risque, prendre le métro va rapidement devenir impossible puisque ses employés invoquent déjà le droit de retrait.

Nervosité qu’on peut d’autant plus comprendre qu’il apparaît qu’une agent de station de la ligne 6 du métro parisien a été testé positive au Coronavirus et qu’elle a travaillé, en clientèle, pendant une semaine avant d’être envoyée à l’hôpital.

On le comprend : à présent, le nombre de cas officiel (autour de 300 à l’heure où sont écrites ces lignes) est probablement très sous-évalué et la France est bien plus sûrement en phase 3 (le virus fait du tourisme partout dans l’hexagone) qu’en phase 2 (où le gouvernement, fièrement armé de ses masques FFP2 son meilleur ministre de la santé, tente de ralentir l’expansion du virus).

C’est donc, nonobstant la gravité effective du virus – qu’on ne connaîtra vraiment qu’une fois le pic épidémique mondial passé – une crise sanitaire qu’il faut gérer. Ce n’est jamais simple dans un pays affûté ; en Socialie française, cela nous donne ces petits mouvements chaloupés d’improvisation, de déclarations rapidement démenties, d’agitation cosmétique et de batailles de chiffres très télégéniques mais décidément assez peu opératoires.

Et alors que le pays va devoir vraisemblablement affronter un nombre important de personnes en détresse respiratoire propulsées dans un système de santé déjà passablement stressé par des décennies de gabegies, de mauvaise gestion, de délitements divers et de bureaucratie handicapante, nos gouvernants se montrent évidemment tout à fait à la hauteur.
On pourra évoquer le cas symptomatique (toussotements inclus) de Catherine Lemorton, de la Réserve Sanitaire de Santé Publique France et qui en a pris la direction le 1er mars 2019, après avoir été débarquée de son poste de députée socialiste de Toulouse et de présidente de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée ; qu’a-t-elle bien pu faire du stock stratégique de matériel sanitaire nécessaire pour la médecine de proximité dont un rapport du Sénat indiquait, en mai 2009, qu’il contenait 463 millions de masques FFP2 ?

On devra aussi mentionner les efforts notables de notre Bruno Le Maire national sans lequel ce drame n’aurait pas immédiatement son petit côté clownesque : constatant la hausse (inévitable et logique) des prix des solutions hydroalcooliques ainsi que des masques chirurgicaux et des masques de protection, voilà que, n’y connassant de façon maintenant certaine et scientifiquement prouvée absolument rien en économie de base, notre ministre de l’Économie décide d’imposer un encadrement des prix de ces produits ; il ne faudrait pas que certains spéculent, voyez-vous.

Et tant pis si le prix est un signal très clair permettant au marché de diriger rapidement une partie des capitaux vers les besoins les plus prégnants. Tant pis si cet encadrement des prix provoquera une pénurie plus sûrement qu’autre chose. Tout ceci a déjà été vécu (rappelez-vous la tempête Sandy et l’encadrement des prix de l’essence qui avait abouti à des pénuries sévères). Pour rappel, si on impose aux vendeurs et aux distributeurs de continuer à faire des profits ordinaires, ils n’auront aucune raison de faire des efforts extraordinaires pour accroître l’offre, qui, elle, n’a aucune raison de diminuer. L’échec est garanti. Merci Bruno.

On comprend donc aisément que cette crise est en de bonnes mains : la Socialie et la côterie de clowns à roulettes qui font mine de nous gouverner sont déjà à pied d’œuvre pour rendre pénible voire carrément dangereux ce qui apparaissait déjà comme un très mauvais moment à passer.

Rassurons-nous cependant. Notre brochette d’imposteurs ne perd pas le nord puisqu’une chose semble sûre : il n’y aura pas de report des élections municipales. D’ici là (deux semaines), l’épidémie sera à son point haut, il serait dommage de ne pas organiser quelques petits happenings festifs autour des urnes histoire de s’échanger les dernières nouvelles… variantes du coronavirus.

En multipliant les démonstrations de la sorte, nos gouvernants ne font qu’une chose : occuper stérilement le paysage médiatique et pousser, une fois encore, l’État français à nous faire oublier, à tous, l’importance pourtant cruciale de l’individu. Le premier rempart contre tout virus, c’est nous-mêmes au travers de notre hygiène (les gestes de propreté élémentaires et une nourriture adaptée qui nous permet d’avoir un système immunitaire en bon état), de notre résilience, de notre capacité d’adaptation, ainsi que, collectivement, par le génie humain pour comprendre et combattre la maladie, créer et commercialiser un vaccin.

Tout ceci ne demande pas un État. Mieux : cela s’en passe très bien et la bureaucratie, les petits coups de tampons, les barrières administratives qu’il impose jouent bien plus comme un frein que comme une aide.

De toute façon, on le sait, l’État échoue logiquement lors de l’étape 1 de diffusion du virus : ce dernier finit toujours par rentrer. À l’étape 2, l’État est maintenant inaudible, confit dans ses procédures mal boutiquées et sa pesanteur inadaptée. À l’étape 3, il sera évidemment impuissant, malgré des gesticulations théâtrales liberticides inefficaces voire contre-productives voire carrément homicides.

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Coronavirus : sans l’État, qui vous contaminerait ?

Par h16

L’erreur est humaine, persévérer est diabolique, dit-on. Mais pour une bonne petite pandémie planétaire, qui de mieux que l’État ? Avec le coronavirus, on en a, encore une fois, une brillante démonstration.

Le constat est aussi macabre qu’implacable : le coronavirus, qui a déjà, à cette date, fait plus de 3.000 morts, n’aurait probablement pas eu autant d’impact sans l’intervention musclée du meilleur de l’État aux étapes cruciales de l’épidémie maintenant mondiale.

Début décembre, alors que les premiers cas se présentaient, les autorités gouvernementales chinoises (locales d’abord, nationales ensuite) ont rapidement fait le nécessaire pour étouffer les méchantes rumeurs et les malades dans leur mucus, tout en se gardant bien de toute mesure ferme visant à contraindre ce qui apparaissait pourtant, dès le début, comme une péniblerie biologique difficile à gérer. Fin décembre, alors qu’apparaît le témoignage d’un docteur ne laisse plus guère de doute sur la transmission du virus d’homme à homme, le gouvernement chinois décide courageusement de l’emprisonner.

On peut certes tortiller les faits, ils restent têtus : le gouvernement chinois n’a absolument pas aidé à comprendre le phénomène et à y mettre un terme au plus tôt, et il est clairement responsable, au moins en partie, de l’extension de l’épidémie.

Tout juste pourra-t-on noter les réponses ensuite fort musclées du régime chinois, sans garantir le moins du monde qu’elles ont effectivement permis de calmer l’épidémie. On se demandera même si la puissance de la réponse ne joue pas plus un rôle démonstratif à l’égard du reste du monde qu’un rôle médical efficace…

Parallèlement, ce qui se passe en France permet de tirer des conclusions assez similaires.

Le régime politique est (heureusement) différent, mais la capacité de l’État à répondre à côté de la plaque à une question qu’il se pose lui-même de travers n’est pas plus démentie que pour l’Etat chinois.

Ainsi, dès le début des rapatriements sur le territoire national de Français depuis la zone épidémique de Wuhan, plusieurs personnes remarquaient que cette opération n’était probablement pas très judicieuse. Citons le témoignage de l’épidémiologiste Yves Charpak, qui expliquait début février que ce rapatriement ne se justifiait pas et, pire encore, pouvait fort bien importer la maladie sur le sol français.

Mais voilà : l’État français s’inscrit avant tout dans la communication, confond souvent l’action avec l’agitation et utilise cette dernière comme réponse ultime à différents problèmes qui méritent plutôt de la pondération et, parfois, des décisions courageusement impopulaires.

Rapatriement il fut décidé, rapatriement il y eut. Et importation de la maladie il y eut aussi : selon toute vraisemblance, il apparaît ainsi qu’au moins une partie des infections françaises proviennent de la base aérienne de Creil où sont stationnés les militaires qui ont encadré le rapatriement des Français.

À cette petite péripétie, on se devra d’ajouter un discours gouvernemental confus, mélange hétérogène entre la volonté (logique et louable) de ne surtout pas déclencher de panique, et la succession d’actions et de messages dont le timing, invraisemblable, tend plutôt à la créer chez les observateurs extérieurs : déclarer une journée qu’il n’y a aucun cas sur le territoire français pour devoir admettre dans les 48 heures suivantes, qu’on en dénombre déjà des douzaines avec plusieurs morts, c’est un ratage communicationnel évident.

Le principal souci est que ces collisions entre les discours et les faits montre l’impréparation des politiciens dont on persiste à se demander ce qu’ils pouvaient bien fabriquer en janvier puis en février, pendant ces 8 longues semaines où la menace était connue et la probabilité d’une pandémie de plus en plus forte : la préparation, au moins psychologique, des populations, des systèmes industriels, logistiques et de santé ne semble apparaître que maintenant, alors qu’il n’était ni idiot, ni déplacé de commencer à doter certains centres nationaux de référence en virologie de l’outillage indispensable pour faire face à une éventuelle extension de la maladie.

Ici et très spécifiquement, je pense par exemple au CNR de la Croix Rousse à Lyon qui a dû, jusqu’à présent, effectuer ses tests virologiques (PCR) à la main, à raison de deux à trois par jours, alors que des machines (Panther) pour ce faire existent. Certes, elles sont en cours de livraison, mais on s’étonne qu’elles ne l’aient pas été beaucoup plus tôt, compte tenu de la situation. De la même façon, on s’étonnera que les transmissions de données, cruciales dans ce genre de situation, reposent encore trop souvent sur le bricolage individuel des personnels héroïques de ces institutions…

En somme, tout indique que, malgré plusieurs semaines d’avertissements sur le caractère relativement inéluctable d’une extension de l’épidémie, les moyens (stocks, outils, procédures) n’ont pas été mis en place dans le système de santé français que le monde nous envie ♩ tsoin tsoin ♪ et pour lequel on paie pourtant « un pognon de dingue » ♬ tralala ♫ …

En attendant, les patients qui tentent de savoir s’ils sont ou non contaminés en seront pour leurs frais : à raison de deux ou trois PCR par jour, on ne peut évidemment pas tester ceux qui le veulent (et on renvoie donc les cas potentiels chez eux, un suppo et au dodo, ça ira).

Du reste, ces éléments ne surprendront que ceux qui croient encore naïvement à la propagande parfaitement grotesque d’une partie de nos institutions et de nos politiciens en mal d’électorat. Les autres pourront tenter d’appeler le numéro vert mis à disposition par le gouvernement pour entendre les conseils douteux qu’on y prodigue au sujet du coronavirus.

Là encore, compte-tenu des moyens théoriquement disponibles vu les montants qui sont ponctionnés à chaque Français, on ne peut que s’étonner de la médiocrité quasi-dangereuse des résultats obtenus…

Alors, certes, on pourra se consoler en se disant, comme un article de The Economist l’explique récemment, que l’État, agissant de la sorte avec ses mesures un peu foutraques, aplatit les courbes épidémiques et permet au système social d’encaisser le choc, au prix, certes, d’une épidémie plus longue. Soit.

Mais il n’en reste pas moins que la physionomie de l’épidémie elle-même aurait été profondément différente si l’État (fut-il chinois au départ ou français dans le cas qui nous occupe à présent) n’avait pas introduit ses gros sabots et que, pour les montagnes d’argent public qui sont cramés en France, on pouvait légitimement s’attendre à un peu mieux.

L’erreur est humaine, mais pour un scandale de cette ampleur, il fallait faire intervenir l’État.

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Griveaux, Coronavirus : il ne faut jamais perdre une bonne crise

Par h16

Comme un dicton populaire le fait clairement comprendre, il ne faut jamais perdre les opportunités offertes par une crise. Avec l’actuel gouvernement en France et sa capacité olympique à créer de la crise de façon presque continue, ces opportunités se multiplient donc sans relâche. Et à chaque fois, elles sont utilisées par le pouvoir en place pour accroître l’emprise de l’État sur les citoyens.

Ces deux dernières semaines fournissent autant de magnifiques exemples de cette extraordinaire propension de nos politiciens à toujours retourner, quoi qu’il arrive, les crises pour leurs petits agendas personnels ou leurs lubies idéologiques.

Au passage, rares sont les observateurs de ces récupérations éhontées qui auront la lucidité de remarquer que ces crises, quand elles ne sont pas directement provoquées par l’incurie de ces mêmes politiciens en premier lieu, sont souvent empirées par leurs déclarations et autres décisions paniquées que ne renierait pas un poulet sans tête.

Conséquence d’une société de médias et de communication où l’agitation spasmodique est rapidement confondue à l’action réfléchie et utile, nos politiciens ont en effet compris qu’il importait avant tout de s’exprimer, d’occuper un volume sonore et médiatique d’autant plus grand qu’on n’avait à proposer aucune solution opérationnelle ou en rapport avec le sujet.

Government Demotivator

Ce qu’on nomme à présent l’affaire Griveaux, bouffonnerie pathétique d’un candidat à la mairie de Paris, avait en elle-même essentiellement révélé l’incroyable bêtise de nos dirigeants couplée à une forme de mépris des institutions qu’ils sont censés représenter.

Cette crise aura déclenché l’abandon en rase campagne électorale du candidat de la majorité présidentielle. Il aurait été dommage de gâcher une telle catastrophe politique, et c’est probablement pour cela que, rapidement, quelques brochettes d’élus, se sentant probablement assez morveux eux-mêmes, sont rapidement montés aux tribunes parlementaires et médiatiques pour hurler leur sainte horreur de l’anonymat des réseaux sociaux.

Le subterfuge était gros, énorme même : personne, dans cette affaire, n’était anonyme, au plus grand désarroi de Benjamin Griveaux lui-même qui aurait énormément apprécié, en l’occurrence, de n’être point reconnu dans sa vigoureuse gymnastique du poignet ; les protagonistes sont tous cités, et tous ont agi en leur nom. S’il y a eu réseau social dans cette histoire, c’est la partie la plus étroite, la moins sociale qui a été employée puisque la conversation n’était pas censée être enregistrée et ne se passait justement pas sur la partie publique du réseau social en question. Quant à la diffusion de la vidéo, elle a eu lieu sur un site web qui n’a aucun lien avec les réseaux sociaux. Seul réseau social clairement identifié dans cette affaire : twitter, par lequel un député, absolument pas anonyme donc, a fait connaître le site web hébergeant la vidéo sulfureuse.

Bref, aucun des mots-clés « réseau », « social » et « anonymat » n’entre en ligne de compte dans cette affaire ? Qu’à cela ne tienne ! Elus, chroniqueurs, journalistes ont prestement grimpé au créneau : depuis Richard Ferrand jusqu’à Alain Duhamel en passant par Gérard Larcher, tous les vieux caciques que compte la politique et les médias français se sont agités pour réclamer la fin d’un anonymat qui n’avait absolument rien à voir avec la question.

Outre leur méconnaissance patente du sujet (la règle étant plus le pseudonymat que l’anonymat sur internet, ce dernier étant de plus en plus délicat à conserver de nos jours), on ne peut s’empêcher de noter cette magnifique synchronisation de tout ce que le pays compte d’étatistes liberticides habituels dès qu’il s’agit d’ajouter des lois et des restrictions pour garantir que l’État pourra s’insérer encore un peu plus près de nos vies à tous, à chacun de nos instants, pour qu’enfin le souffle lourd de l’administration française se fasse sentir sur chaque nuque de chaque citoyen français, qu’il comprenne enfin qui est son maître.

Et ce qui est vrai de l’affaire Griveaux l’est tout autant de la crise suivante : le coronavirus est maintenant l’occasion de tester de nouveaux discours, de nouveaux « narratifs » comme aiment les appeler les communicants actuels. Là encore, ce serait dommage de ne pas exploiter cette crise pour oublier de pousser de nouvelles idées liberticides.

Et avec un virus, que dis-je, une pandémie mondiale, c’est un véritable boulevard qui s’offre aux habituels fossoyeurs de la subtilité intellectuelle : il n’aura pas fallu attendre très longtemps pour que monte la petite musique de la nécessaire remise en question de la mondialisation (pensez donc : sans elle, pas d’épidémie, assurément), du problème évident du capitalisme apatride mondialisé qui accroîtrait le problème sans parler de l’individualisme, pire, du turbo-libéralisme effréné et son égoïsme qui poussent les uns à la panique et les autres à répandre la maladie partout où ils passent. C’est évident.

Comme le rappelle Ferghane Azihari, ce point de vue n’est finalement pas si éloigné de celui de Jean-Jacques Rousseau qui faisait finement remarquer après le tremblement de terre de Lisbonne en 1755 que si la ville n’avait pas été construite et si nous étions restés dans nos cavernes, la nature y aurait fait moins de dégâts.

C’est bien évidemment parfaitement idiot, mais tout comme la bataille contre l’anonymat qui ne s’embarrasse guère des faits, la bataille contre le capitalisme par une engeance politique maintenant baignée d’un marxisme pas uniquement culturel ne va pas s’encombrer de ce genre de détails : peu importe que les pandémies, depuis la Seconde Guerre Mondiale, ont toutes été des zoonoses et que cela prouve amplement à quel point le capitalisme et les sciences modernes gèrent extraordinairement bien ce genre de fléau ! Peu importe que des traitements commencent à apparaître, moins de trois mois après le début du phénomène, qu’un potentiel vaccin soit en cours d’étude, que tout ceci repose sur le capitalisme et la mondialisation honnis, et qu’absolument rien de tout ceci ne soit du fait des agitations grotesques de nos politiciens.

Peu importe : ils sont aux commandes, ils seront interrogés, de nombreuses fois, par l’élite journalistique, et on aura donc le droit, à chaque fois, à une nouvelle exploitation de la crise pour propulser leurs petites idéologies bancales.

Le pompon sera atteint lorsqu’une crise servira à en alimenter une autre, aussi artificielle soit-elle ; avec le coronavirus, il suffira de lui relier, par de tortueux raisonnements, le réchauffement climatique (alpha et omega actuel de toutes les catastrophes réelles ou fantasmées du moment) pour qu’enfin, le crisomètre pète les scores et que les capacités d’exploitations politiques ouvrent de nouveaux champs quasiment sans fin.

Les crises se suivent et se ressemblent en République du Bisounoursland dont la devise (« Égalité, Taxes, Pantoufles ») garantit à chacun la même misère qu’à tous les autres et l’assurance, dans une taxation de plus en plus rude, qu’aucun risque, aucune action concrète audacieuse ne sera plus jamais prise dans le pays. À chaque nouvelle crise, sa bordée de cris et de nouvelles lois. À chaque bordée de nouvelles lois, ses taxes, ses sanctions et ses diminutions de libertés civiles.

La première victime de la guerre est la vérité. La première victime d’une crise, c’est la liberté.

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[Redite] Macron, l’Europe et le chaos

Par h16

Article initialement paru le 06.03.2019

Ah, décidément, les périodes électorales sont propices aux déclarations présidentielles qui seraient amusantes si elles n’étaient pas d’abord consternantes et lourdes d’implications pour le peuple français. Un petit retour, un an en arrière, sur le pignolage politique dont faisait alors preuve Macron en vue des élections européennes permet d’éclairer d’une lumière crue les actuelles agitations spasmodiques du même politicien à l’approche des municipales dont on se doute qu’elles seront rudes pour l’actuelle majorité…

Le début de la campagne électorale pour les Européennes n’a pas été acté seulement par un guignol costumé en moule-burne jaune comme je le relatais il y a quelques jours, mais aussi par le Président de la République des Dettes et du Bisounoursland, Emmanuel Macron, qui nous a, pour l’occasion, gratifié d’une petite tribune légère comme une charlotte au cassoulet.

La fulgurance de Jupiter a donc encore une fois frappé. En à peine 8500 caractères, en même pas 1600 mots, notre sémillant Président nous délivre une brave louchée de pensée complexe©™ avec laquelle il espère probablement redorer un peu son blason passablement jauni par les derniers mois de mouvements sociaux et, par là, limiter l’éventuel dérapage électoral de mai prochain.

On pourra se réjouir de n’avoir pas eu à subir la lecture mécanique de cette tribune par des journalistes officiels ce qui aurait peut-être provoqué quelques intéressants bafouillages comme certains Algériens purent en être les témoins alors qu’une journaliste présentait la lettre officielle de candidature de Bouteflika.

On peut se demander au passage si on aurait vu nos fiers journalistes, toujours prompts à démarrer le kärcher à moraline, faire preuve de courage et couper court à ce genre d’exercices. Il faut dire, il y aurait eu de quoi faire avec la tribune macronienne, un texte rempli de raccourcis, de caricatures voire de contre-vérités qui frisent gentiment la « fake news » si l’on voulait être lucide méchant, comme en témoigne cet intéressant petit passage :

« Le Brexit en est le symbole. Symbole de la crise de l’Europe, qui n’a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain. »

Belle tentative du Président pour détourner l’Histoire à son profit, puisqu’il faut se rappeler que la majeure partie des gens qui ont voté pour le Brexit l’ont fait afin que le Royaume-Uni retrouve sa souveraineté.

Ceci signifie la volonté de revenir au principe de subsidiarité européenne qui fut un fondement pendant des décennies et qui a été progressivement abandonné à la faveur d’une folie normative qui ne s’est toujours pas calmée. Dit autrement, les Britanniques en avaient simplement assez que le calibre de leurs cornichons soit décidé d’une façon obscure et éloignée d’eux. Le vote pro-Brexit indique avant tout un ras-le-bol vis-à-vis de ces dérives.

Pourtant et sans surprise, Macron transforme cela en un problème populaire de protection contre une mondialisation terrible et sans pitié, avec laquelle les Britanniques n’ont pourtant jamais eu de problème, et ce d’autant plus qu’ils en ont même inventé le concept, il y a deux cents ans, nom d’un flutiau.

Et au-delà de ces petites torsions de la vérité, Emmanuel, fidèle à lui-même et à ses studieux exercices de français d’antan, nous assène ensuite son indispensable ôde européenne, inévitablement teintée de son petit agenda personnel qui a bien du mal à ne pas dégouliner peu discrètement de chaque paragraphe.

Pour Macron, ce qu’il nous faut, c’est une Europe, certes, mais surtout :

« l’Europe qui nous libère et nous protège »

Sans même trop nous attarder au slogan qui rappelle des refrains de la Reine des Neiges (à ce train, le Président pourrait réclamer le rôle) et que Nathalie MP déboulonne très bien dans son dernier billet, Macron semble oublier – avec une application têtue – ce que d’autres, qui ont plus réfléchi à la question que notre jeune énarque, ont pourtant expliqué maintes et maintes fois.

À savoir que les notions de liberté et de sécurité étaient philosophiquement peu compatibles en ce que réclamer plus de sécurité, généralement au détriment de la liberté, revient à laisser échapper aussi bien l’un que l’autre.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux. »
Benjamin Franklin

Cela n’empêche cependant en rien le Président, avec une ironie ou un cynisme assez époustouflant, d’évoquer, directement dans son paragraphe sur la liberté, tout ce qu’il entend faire pour… « interdire » (certaines formes de financements de partis) et « bannir » (certaines libertés d’expression sur les méchants intertubes). Parce que la liberté, c’est toujours derrière des cadres, des barrières, des barreaux, tout le monde sait ça.

Le reste n’est qu’une longue suite de propositions vagues, toutes aussi socialistes et assises sur l’argent des autres les unes que les autres. On y apprend pèle-mêle que l’Europe doit sanctionner ou interdire (les entreprises qui, en toute vilaine liberté, ne font pas ce qu’on leur demande), couper (ses émissions carbones) ou réguler (les méchants géants internet). Cela vend du rêve, et peu importe si le tuyau d’arrosage de la liberté a manifestement été garroté très près du robinet, moyennant une loi supplémentaire, un règlement en plus, z’inquiétez pas M’ame Ginette, cette fois, ça va le faire.

Notons aussi que l’Europe doit se tourner vers l’Afrique (mais l’Amérique et l’Asie, quelle importance ?) parce que, parce que, parce que « pacte d’avenir » et puis c’est tout. Mettez ce que vous voulez dans ce paquet cadeau. En réalité, on s’en fiche, c’est les États qui payent.

À la lecture de la pesante tribune, le plus cocasse reste que Macron tente de se faire chantre de l’unité européenne à la recherche d’une « nouvelle Europe » toute bien unie et sans couture, tout en construisant l’intégralité de sa tribune comme une suite d’oppositions entre d’un côté, les citoyens qui ont la bonne idée d’avoir la même vision que lui, et ceux, indubitablement idiots ou méchants, qui ne l’ont pas et versent donc forcément ou bien dans la catégorie des populistes menteurs et propagateurs de fausses informations, ou bien dans celle des manipulateurs fourbes aux desseins inavouables.

En somme, tout se résume, une fois encore, au choix idiot et faux entre le Bien et le Mal, entre lui et les populistes, entre l’Europe et le Chaos. Cette pirouette, il l’a déjà tentée et il pense que les élections européennes lui permettront de rejouer le coup de mai 2017, contre Marine Le Pen.

Le calcul, sur le plan électoral, n’est évidemment pas stupide. Il était même couru d’avance. Mais c’est de la petite cuisine politicienne qui tient largement plus du « damage control » que d’un quelconque combat contre des forces obscures dans lequel il serait un rempart crédible.

Et le principal souci, c’est qu’à force de camoufler l’absence consternante de toute réforme profonde en France, de toute remise en état des finances publiques actuellement exsangues, à force d’enfumer le monde avec des mots (peu coûteux mais sans aucun impact sur la réalité), non seulement le pauvret ne combat rien du tout, mais en plus attise-t-il assez vigoureusement ces populismes qu’il entendait ferrailler.

Nous n’aurons ni liberté, ni protection.

Et en fait d’Europe, on risque surtout de finir avec le chaos.

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Impôts : le recyclage des buralistes

Par h16

Avec les petits virus d’un côté et la réforme des retraites de l’autre (sujets qui vont peut-être fusionner dans les prochains jours si l’épidémie se répand franchement), c’est sans grandes célébrations qu’une nouveauté pourtant notoire aura été introduite tout récemment en France : depuis ce lundi 24 février, il est désormais possible dans certains départements de payer ses impôts chez les buralistes.

La mesure, actuellement en test, devrait s’étendre progressivement à l’ensemble du territoire français à mesure que les bureaux de tabac rejoindront la grande farandole des établissements déjà capables de gérer avec bonheur le paiement des amendes, impôts et factures de service public. Au passage, on notera que c’est le même terminal de paiement que celui utilisé par la Française des Jeux (« le Loto, c’est facile, c’est pas cher et ça peut rapporter gros ») qui servira pour ces nouvelles opérations. Cela donne décidément un cachet unique à la collecte de l’impôt, qui, à l’exact opposé du célèbre jeu, est complexe, coûte fort cher et ne rapporte plus que des tracas.

Le frétillant Darmanin, jamais en retard d’une fourberie, se réjouit bien sûr d’avance de ce nouveau moyen de collecte : non seulement, cela permet de prétendre rester au plus près des Français qui, comme chacun le sait, fréquentent assidûment les bureaux de tabac surtout lorsqu’on les transforme progressivement en succursales du Trésor Public et les buralistes en préposés fiscaux, mais en plus, cela va permettre de faire quelques économies.

Car pragmatiquement, cela permet aussi au petit ministre de fermer tranquillement les officines fiscales réparties sur le territoire : il pourra aisément se vanter des économies de personnel, de maintenance de ces bâtiments souvent vétustes et de sécurisation qu’entraîne ce report d’une charge régalienne vers les buralistes. Oui, tout ceci s’inscrit fort bien dans le contexte où l’État continue consciencieusement de dépenser toujours moins dans son travail de base régalien et toujours plus en fanfreluche vivrensemblesque et autres artifices sociétaux débiles.

On ne sera pas plus étonné de l’enthousiasme mesuré mais bien présent de la Confédération des buralistes qui a participé, avec la Française des Jeux, à l’appel d’offre pour ce nouveau service : « Ça a toujours été dans l’ADN des buralistes d’être des préposés de l’administration » d’après Philippe Coy, président de cette Confédération et qui démontre ici que la douillette fonctionnarisation de tout un pan de la société semble véritablement le but ultime d’un nombre croissant (et inquiétant) d’individus de ce pays qui ont apparemment abandonné toute idée de faire simplement du commerce.

Force est d’ailleurs de constater que cette titularisation masquée n’a rien d’aberrant dans un pays où l’État a absolument tout fait pour saboter minutieusement le travail de ces buralistes : entre le tabassage fiscal et social des commerces de proximité (que j’évoque régulièrement dans ces colonnes), les contraintes toujours plus nombreuses surtout pour le commerce de tabac, les taxes délirantes sur les cigarettes, jusqu’aux obligations de faire disparaître toute publicité puis celles de plus en plus infamantes pour rendre le produit aussi peu attractif que possible, tout a été fait pour que le buraliste moyen se retrouve à ne surtout pas vendre ses produits et doive ainsi se retourner vers ce que l’État n’a pas encore lourdement sanctionné.

Tout se passe exactement comme dans une magnifique application du dicton de Reagan « Si ça bouge, taxez-le. Si ça continue à bouger, règlementez-le et si ça ne bouge plus, alors subventionnez-le » : après avoir durablement affaibli le chiffre d’affaires des bureaux de tabac au point qu’ils ferment un peu partout en France, voilà l’État qui devient l’un de leur partenaire privilégié.

Une mafia qui viendrait casser vos genoux si vous ne payez pas le pizzo, puis vous alimenterait ensuite en clients une fois que vous ne pourrez plus travailler que pour elle n’aurait pas fait autrement que l’État français avec les buralistes. Et puis c’est vraiment chou de sa part de les payer, finalement (1,5€ la transaction apparemment).

Enfin, et le petit Gérald Darmanin en frémit d’aise, cette extension rapide du nombre de pompes fiscales offre un avantage que les habituelles trésoreries publiques ne pourront jamais offrir : ces commerces sont à la fois proches du contribuable, et surtout ouverts à des horaires compatibles avec leur vie courante !

Et le bougre a raison : fini, l’obligation de passer par le centre des impôts ouvert exclusivement pour les particuliers le jeudi de 14:15 à 16:45 (nocturne jusqu’à 17:30 le deuxième jeudi du mois) ! Fini Ginette de l’hygiaphone 4 passionnément occupée par sa conversation téléphonique qui ne peut pas vous recevoir immédiatement et de toute façon la photocopieuse est en panne ! Fini l’ultime vexation pour les fonctionnaires au guichet d’avoir à supporter le contribuable lambda venu régler ses impôts : tout ceci va pouvoir se faire dans ces magnifiques lieux de vie que sont les bureaux de tabac, au vu et au su de tout le monde, dans la bonne humeur, la franchouillardise et le respect millimétrique de la vie privée dont plus personne n’a de toute façon rien à faire depuis l’avènement des réseaux sociaux (et toc).

Quelque part, tout ceci est l’aveu magnifique que les services publics de base, régaliens et essentiels même à la nature de l’État français, sont suffisamment impénétrables au commun des mortels pour devoir trouver un tel expédient capable de s’adapter à leurs horaires. Il était apparemment impossible d’imaginer des permanences fiscales à des horaires et des jours compatibles avec la vie normale de ceux qui paient pour leur existence et celle des fonctionnaires qui y travaillent.

Oh, bien sûr, le calcul des impôts, les réclamations et les cas particuliers seront toujours traités par les agents assermentés, soigneusement rangés dans les rares centres de finances publiques qui resteront en activité ; mais leur éloignement de plus en plus grand et leur disponibilité de plus en plus faible garantissent un nouveau confort pour le fisc français qui sera ainsi nettement moins exposé aux éventuels tracas d’un peuple mécontent. Pratique, décidément.

Difficile d’obtenir une illustration plus criante du décalage entre l’Occupant intérieur et la population qu’il ponctionne, ne trouvez-vous pas ?

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Edouard Philippe le cafetier et Bruno Le Maire le gérant d’auto école

Par h16

La République est véritablement en Marche et comme ce sont bientôt les élections municipales, elle a décidé de trottiner vers les campagnes et la ruralité où deux problèmes sont véritablement prégnants et où deux ministres se sont donc lancés dans la bataille.

Les deux problèmes ruraux sont de taille. D’un côté, on le sait : à la campagne, les cafés ferment. De l’autre, on le sait aussi : il est devenu impossible de se passer de la voiture, et le permis de conduire y est vu comme le sésame pour une liberté de mouvement et une possibilité économique non négligeable.

Dès lors, devant ces deux gros problèmes, il fallait répondre avec deux clowns ministres de gros gabarit : c’est chose faite avec Édouard Philippe d’un côté et Bruno Le Maire de l’autre. Rien de tel que lancer le premier ministre et celui de l’Économie dans le micro-management économique pour donner toute sa saveur à l’actuelle campagne municipale.

En plus, le micro-management, c’est bien connu, ça marche du tonnerre de Brest, d’autant plus lorsqu’il concerne l’économie, domaine de prédilection et véritable violon d’Ingres de nos deux ministres. Jugez plutôt : entre les performances véritablement exceptionnelles d’Édouard lorsqu’il était maire du Havre et qui lui aura valu une jolie lettre de recommandation de la Cour des Comptes – sans même évoquer son phénoménal succès de réduction des Comités Théodule, et le parcours remarquable de Bruno comme ministre (que ce fut à l’Agriculture où il découvrit ce qu’était un hectare, ou à l’Économie actuellement où il fait de véritables merveilles), tout concourt à placer ces deux têtes de gondole sur ces sujets à la fois proches du peuple et particulièrement adaptés à la puissance intellectuelle qu’ils sauront déployer.

Et d’ailleurs, question puissance intellectuelle, ça ne loupe pas.

Côté cafés, tout se déroule comme prévu : j’avais dans un précédent billet noté l’initiative de cette association tentaculaire, le Groupe SOS, dont les accointances nombreuses et purement liées au hasard avec l’actuel pouvoir ne pouvait qu’apporter d’heureuses initiatives en faveur des commerces de nos campagnes.

À l’époque, j’avais cependant noté que les cafés et bars rencontraient des difficultés à se maintenir dans les campagnes tant la bureaucratie délirante, les contrôles et les contraintes se multipliaient à leur détriment. Heureusement, cette notion semble avoir pénétré les hautes sphères, jusqu’au premier ministre qui a ainsi, dans un éclair de génie assez typique de l’élite éclairante qui nous gouverne, décidé d’attribuer gratuitement des Licences IV par douzaines.

Il y a cinq fois moins de licences IV en France aujourd’hui qu’en 1960 : c’est autant de cafés qui ont disparu. Pour redynamiser nos campagnes et préserver ces lieux de vie, nous créons 10 000 nouvelles licences gratuites pour les petites communes. https://t.co/Y537FGuQBh

— Edouard Philippe (@EPhilippePM) February 20, 2020

Outre un timing particulièrement bien choisi alors que l’alcoolisme continue de poser problème sur les routes de France (notamment les rurales), on appréciera de voir enfin un petit bout du problème de bureaucratie galopante vaguement réglé par Édouard au profit de cette fameuse association qui entend aider nos campagnes.

Réjouissons-nous : le hasard, les coïncidences et la chance continuent donc d’opérer magiquement pour certains dans ce beau pays.

Parallèlement, Bruno n’est pas en reste puisqu’il a décidé de continuer la magnifique impulsion de mai 2019 portant sur le Plan Permis De Conduire, que j’évoquais déjà ici. Ce plan, on s’en souvient, s’inscrit dans une longue liste de plans et venait après le plan vélo (indispensable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan chaudières (impérieux pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan petit-déjeuner (incontournable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan cabines de douches (inévitable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté).

Il faut dire que le permis de conduire est une véritable industrie en France : entre le passage dudit permis qu’il faut organiser et qui (surprise !) coûte une blinde à l’État, le code de la route qui n’en finit pas (étonnement !) de grossir d’années en années avec l’ajout de listes de plus en plus extensive des mesures écologiques, de sécurité et de citoyenneté et, bien évidemment, les contraintes techniques, sociales et administratives des auto-écoles, elles aussi (stupéfaction !) soumises à la bureaucratie délirante, au règne du cerfa rigolo en triplicata et à l’arbitraire administratif français, bref, avec tous ces différents paramètres, le passage du permis coûte fort cher (surprise, étonnement, stupéfaction !).

Heureusement, les connaissances approfondies en économie de Bruno Le Maire entrent ici en jeu : par le truchement d’une nouvelle contrainte administrative qui vise à obliger les auto-écoles à proposer un contrat type, notre minustre imagine qu’il va parvenir à faire baisser les prix.

Eh oui : comme les consommateurs (ces petits mammifères un peu stupides) seront enfin informés, forcément, ils pourront comparer, ce qui n’était pas possible avant l’intervention quasi-divine du politicien. Et comme ils pourront comparer, forcément, il y aura de la concurrence. Et (puissance de la maîtrise des bases de l’économie par Bruno Le Maire) comme il y aura de la concurrence, forcément, il y aura baisse des prix.

C’est absolument imparable.

Le fait que les prix des prestations auto-écoles soient énormément contraints par les charges sociales, les normes (sociales, d’hygiène et de sécurité, techniques, j’en passe) et les réglementation administratives ainsi que les coûts fixes inhérents à cette activité ne semble absolument pas traverser l’esprit primesautier de notre bondissant ministre. Il convient sans mal que passer le permis, en France, ce n’est ni simple ni bon marché. Mais cela ne l’empêche pas d’imaginer qu’on peut en sabrer 30% des coûts sans grand problème, avec cette naïveté qui serait touchante chez un gamin de 8 ans mais qui reste pathétiquement consternante pour un grand dadais de 50 ans.

Aucun doute : nos ministres ont du talent, tant Édouard, qui feint de croire que la gratuité de la licence IV permettra d’ouvrir des cafés par trouzaines, que Bruno qui explique qu’on peut ainsi baisser d’un tiers le prix d’une prestation par simple imposition des mains politiciennes sur le sujet.

Pas du talent en économie, bien sûr, mais en prestidigitation, en show-business, en communication, dans l’art consommé de faire passer des petits mouvements de bras comme une action concrète et des vessies pour des lanternes.

Joli spectacle de paillettes et d’esbroufe, dont le ticket a été payé par le contribuable.

L’insulte au Colonel Beltrame

Par h16

Si certaines villes n’ont pas traîné pour honorer le sacrifice du Colonel Beltrame en lui attribuant une rue ou une place, il en est allé autrement à Marseille où il aura fallu attendre deux ans pour qu’enfin, une plaque soit posée à son nom sur une des places de la ville…

Le Colonel Beltrame, c’est ce militaire qui a choisi d’échanger sa place avec celle d’un otage lors de l’attaque terroriste de Trèbes, le 23 mars 2018. L’otage survivra, le militaire non. Beaucoup jugèrent nécessaire de garder trace de ce comportement héroïque, comme en témoigne l’assez longue liste de lieux qui porte désormais le nom du militaire.

À Marseille cependant, il fut prudemment décidé que bah non finalement : selon les élus socialistes et communistes, aucune place ne semblait assez prestigieuse pour un tel nom (et en tout cas, pas chez eux). Selon l’élu Rassemblement National, il s’agissait surtout de « ne pas provoquer les populations locales ».

L’affaire aurait pu en rester là : après tout, rien n’oblige une municipalité à nommer les places et les rues en fonction des individus les plus héroïques du pays. D’ailleurs, on n’oubliera pas que certaines mairies, largement aux mains d’idéologues détendus du communisme (même le plus brutal), ont trouvé l’habile subterfuge de distribuer du Stalingrad (place, rue, avenue et j’en passe) en lieu et place du Staline tout court, par trop corrosif pour notre République. Dès lors, oublier Beltrame à Marseille aurait été parfaitement possible et apparemment tout à fait souhaitable pour une partie des élus de gauche de la municipalité phocéenne.

Cependant, à force d’insister, les élus Rassemblement National ont fini par obtenir gain de cause : une plaque a finalement été posée sur la place devant l’école Sainte-Marthe Audisio (dans le quatorzième arrondissement de Marseille), sans tambours ni trompettes et dans une telle discrétion qu’absolument aucune cérémonie n’avait été préparée. Les édiles ont été obligés d’improviser quelque peu.

Rassurez-vous : comme toute la représentation politique de la municipalité marseillaise était là, il n’y a plus aucun doute que cet hommage ne posait en réalité qu’un problème temporaire d’emplacement comme l’expliquait alors Patrick Mennucci, le socialiste assumé du cru. Tout est bien qui fi… Oups, on me fait savoir dans l’oreillette qu’en réalité, il n’y avait que les élus du Rassemblement National sur place, ce qui tend malheureusement à accréditer la thèse que les gauchistes marseillais ont jugé totalement inutile de se déplacer pour cet hommage.

Pourtant, ce sont ces mêmes socialistes et autres communistes qui se gargarisent d’habitude de ces valeurs républicaines qu’il convient d’appeler à la rescousse à chaque fois qu’il le faut mais qu’on se gardera bien ni de définir, ni d’appliquer lorsqu’une occasion pourtant ô combien symbolique se présente…

Pourtant, ce sont ces mêmes socialistes et autres communistes qui poussent les cris les plus stridents lorsqu’on laisse le champ libre à ces élus d’un autre bord, d’une autre extrémité que la leur, douillette et validée par tous.

Pourtant, ce sont ces mêmes socialistes et autres communistes qui n’ont que l’État français et le vivrensemble à la bouche ; on ne peut que s’étonner de les voir se carapater alors qu’on entendait là honorer un représentant tout ce qu’il y a de plus officiel de l’État français, dans l’exercice tout ce qu’il y a de plus officiel de ses fonctions, qui a fait preuve d’un acte tout ce qu’il y a de plus honorable.

Dans le meilleur des cas, on en viendrait à croire que ces brochettes de gauchistes refusent simplement d’être vus en compagnie des élus RN. Attitude aussi infantile que peu digne de l’occasion, mais – il faut l’avouer – pas vraiment en décalage avec le niveau moyen des politiciens.

Dans le pire des cas, on arrive à imaginer qu’en fait, c’est bien parce que cet hommage dérangerait effectivement certaines populations, celles qui seraient trop heureuses de la mort d’un militaire français tué par un terroriste islamiste. Et que déranger ces populations, ce serait risquer, pour ces élus en carton, de perdre leur mandat aux (trop) prochaines élections.

La couardise de cette attitude électoraliste de courte vue contraste assez violemment avec l’acte héroïque du Colonel Beltrame. On comprend mieux, dès lors, que ces lâches méprisables ne veuillent pas infliger la flétrissure de leur présence à un hommage qui lui serait rendu.

En cela, ils ont raison.

Mais leur attitude lamentable est véritablement exécrable en ce qu’elle contient les germes d’une démission complète du courage, du bon sens et, surtout, un aplatissement consternant d’officiels républicains devant ceux qui entendent pourtant de façon de plus en plus claire en finir avec eux, par l’épée s’il le faut. Pire encore, ce manque minable de courage donne un argument de plus à ces populations décidément fort sensibles émotives pour les mépriser et les manipuler électoralement : prisonniers de leur mandat par la bonne soupe municipale, on les retrouve donc prêts à toutes les démissions et les compromissions idéologiques les plus basses pour conserver la gamelle.

Ici, on pourrait s’en tenir à ce constat.

Malheureusement, ce qui s’est passé sur cette place Beltrame dans le 14ème à Marseille n’est pas la simple dérive d’une brochette de larves gauchistes en mal de réélection, dont l’appétit de la gamelle dépasse de loin tout sens de l’honneur : ce genre d’électoralisme se retrouve dans un nombre croissant de communes urbaines et périurbaines de grandes métropoles, gangrenées par ces quartiers trop émotifs et qui, d’abandons républicains en recherches forcenées de compromis et d’apaisements artificiels, se sont muées en zones de non-droit où imaginer faire revenir le droit et la loi revient à déclencher des émeutes et l’inévitable Niagara d’outrances de toutes les associations lucratives sans autre but que celui de surjouer une victimisation qui rapporte (financièrement et électoralement).

Ces élus font la démonstration de ce qu’avoir choisi la République du #Padevague entraîne en déliquescence du pays, où plus personne ne semble en mesure de faire simplement appliquer les lois essentielles de la vie en société. Par abandon successif de tout courage, de peur de passer pour un affreux réactionnaire, voire un homme de drouate ou pire encore, un fasciste (pensez donc : réclamer le retour de l’Ordre, c’est l’horreur, quasiment le nazisme !), ces élus ont choisi, sinon consciemment mais en tout cas par défaut, de laisser s’installer les pires pratiques (incivilités au départ, puis trafics en tous genres, puis activités de plus en plus criminelles jusqu’au terrorisme maintenant).

En délavant les valeurs françaises de liberté, d’égalité et de fraternité au point d’arriver à un simple triplet d’égalité, de taxes et de pantoufles, ces élus ont ouvertement choisi le suicide pour tous, par contrition, par attrition et par soumission à des racailles.

Ce pays est foutu.

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[Redite] Heureusement, on a évité la Marine

Par h16

Article initialement paru le 04.02.2019

Une année s’est écoulée depuis le constat que, finalement, la France de Macron n’est pas si fondamentalement différente d’une France où Marine Le Pen aurait accédé au pouvoir. Si l’on peut raisonnablement imaginer que l’actuelle présidente du Rassemblement National aurait accru les problèmes économiques français tant est profonde la nullité consternante du programme de ce parti en la matière, au moins peut-on noter que, pour le reste, la dérive de l’État français en matière de flicage et de répression de la population auraient été les mêmes qu’actuellement.

Et ce n’est clairement pas en deux ans, ou en tout cas pas avec les têtes de gondoles actuelles, que pourra être résolu le problème fondamental de détachement complet des élus de la population qui les nourrit…

7 mai 2017, le peuple français est face à son destin : placé une nouvelle fois devant le choix entre un homme délicatement positionné comme un démocrate réformateur modéré et une femme fermement désignée comme à l’extrême-droite, il doit élire la personne qui ramènera le pays vers la prospérité et les vallées de lait et de miel ou se tromper et plonger le pays dans le chaos et l’opprobre.

Bien sûr, un choix aussi crucial pour le pays, aussi lourd de conséquences pour les cinq années de mandat, ne pouvait être présenté au peuple sans être accompagné de l’inévitable explication de texte, des sous-titres, des analyses et des exégèses puissantes que toute l’intelligentsia s’emploierait à fournir. Pendant la semaine qui précéda le vote et pour une presse très massivement portée à gauche, il ne fut plus question que d’une chose : lever une véritable armée de castors courageux chargés de construire un barrage à cette extrême-droite redoutée, et mener toute une phalange de citoyens-obstétriciens pratiquer, une nouvelle fois, une IVG rapide et définitive sur le ventre encore trop fécond de la bête immonde tralali tralala.

Les choses étaient d’ailleurs assez claires : d’un côté se trouvait un homme qui, s’il avait très manifestement trempé avec le capitalisme et la finance apatride mondialisée (pouah, quelle horreur !), se déclarait malgré tout démocrate, présentait bien, faisait assaut de progressisme dans ses déclarations et n’en constituait donc pas moins un vrai rempart contre, de l’autre côté, cette femme qui sentait la naphtaline des années Vichy, les heures les plus sombres de notre Histoire et ce mélange infâme – forcément infâme – de racisme, de xénophobie, de conservatisme et de populisme dont on savait déjà à l’époque (Trump venait d’être élu) qu’il ne menait qu’à des abominations.

Pour tous, ce second tour entre Marine Le Pen d’un côté et Emmanuel Macron de l’autre, c’était l’évidence d’une nouvelle bataille du Bien contre le Mal dans laquelle le choix se résumait entre un homme fringant qui saurait apaiser le pays et réformer raisonnablement et cette ultra-droite sécuritaire qui n’apporterait qu’un flicage permanent, un État forcément policier à la répression impitoyable, une restriction de liberté sans précédents dans l’Histoire de France (au moins), une fermeture des frontières, une sortie fracassante de l’Europe et un populisme à base de redistribution tous azimuts du pognon des autres.

Dans cette hystérie d’une semaine où le peuple se retrouvait à choisir entre le chaos et la continuité, toute la presse, tous les médias, tous les intellectuels en vue, tous les fins analystes se sont facilement retrouvés sur cette conclusion : face à la sale droite sécuritaire, il fallait voter pour Jupiter.

Vingt mois plus tard, le constat laisse quelque peu perplexe.

À moins d’une mauvaise foi confondante, il faut bien reconnaître que ce qu’on nous avait promis en cas d’avènement malencontreux d’une Le Pen au pouvoir est effectivement arrivé. À ceci près que le peuple a voté comme on lui a dit : à choisir entre la continuité et le chaos, il a choisi la continuité et a subi le chaos.

Le bilan est déjà désastreux : plongeant une fois encore, pour un énième mandat de cinq ans, dans une nouvelle bordée de socialisme à visage humain moins un œil, la France se retrouve avec un état policier et sécuritaire qui n’est que l’aggravation patentée de ce qui a été mis en place tant sous Sarkozy que sous Hollande et qui a même, depuis, passé la vitesse supérieure et ouvert les gaz (lacrymogènes) en grand.

Entre les consignes véritablement scandaleuses révélées par le Canard Enchaîné et passées au parquet pour le traitement spécifique des Gilets Jaunes, l’interdiction pure et simple de douzaines de manifestations sous des prétextes de plus en plus fallacieux, la restriction de la liberté de la presse au travers de lois de plus en plus nombreuses pour l’encadrer (fake news, lutte contre l’anonymat), difficile de ne pas voir les dérives de plus en plus graves d’un gouvernement complètement paniqué à l’idée de perdre le contrôle.

Faut-il s’appesantir sur la dernière tentative de musèlement de la liberté d’expression de la part du pouvoir lorsqu’il a tenté, il y a quelques jours, de faire disparaître un photomontage (visible ci-contre) détournant une célèbre photo de Pinochet en y incluant quelques membres du gouvernement et le président ? Dans une magnifique application d’effet Streisand, nos fabuleuses élites sont en train d’alimenter la rancœur qu’un nombre croissant de personnes développent à leurs égards.

Quant à la violence actuelle de la répression policière, on n’en doute encore que chez les ministres et une part maintenant minoritaire de certains journalistes bien en cour : entre les témoignages maintenant abondants et documentés des exactions policières et la simple analyse statistique des faits qui montre un décalage violent entre la façon dont sont actuellement gérées les manifestations des Gilets Jaunes et dont furent par exemple calmées les banlieues en 2005, se contenter d’expliquer ces exactions par une simple réaction à des manifestants trop violents revient à afficher au mieux une naïveté consternante ou, au pire, un aveuglement coupable devant une situation véritablement explosive.

Si on peut largement comprendre que la République ne doive surtout pas supporter le moindre casseur dans des manifestations, on se demande (rhétoriquement) ce que ces dernières manifestations ont de si spécial pour justifier l’usage massif des grenades et des LBD, alors que tant d’autres manifestations se sont auparavant aussi soldées par des bris, violences et autres dérapages sans que l’usage de ces armes ne soit à ce point répandu.

Du reste, ces LBD restent une particularité française : très peu d’autres pays l’utilisent pour les opérations de maintien de l’ordre des civils et seulement dans des cas très bornés et bien déterminés, pas de la façon aussi indiscriminée qu’actuellement en France (on évoque plusieurs milliers de tirs en deux mois). L’écrasante majorité des tirs est d’ailleurs réalisée par les unités de la BAC dont le rapport à la force et à la gestion des foules est très différent de celui que peuvent avoir des militaires comme les gendarmes.

Ce tableau d’un pays sombrant vers un État policier débridé ne serait pas complet si on n’y ajoutait pas les inévitables personnages hauts en couleur, baignant dans leurs contradictions et leur propre propagande dont le peuple commence à se moquer de plus en plus ouvertement.

En tête d’affiche, on retrouvera facilement l’actuel ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, dont la maîtrise communicationnelle et des expressions toutes faites est suffisamment médiocre pour embarrasser même le reste du gouvernement ; ses dernières saillies au sujet des radars ont ainsi réussi à prouver sans le moindre doute que ces dispositifs ne servent qu’à remplir les caisses de l’État et n’ont qu’une utilité sécuritaire tout à fait marginale.

Quant à son sous-fifre, le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nunez, ses déclarations s’empilent et ressemblent de plus en plus à celles d’un certain général irakien sous Saddam Hussein tellement ses compétences en matière de bobardages sont limitées.

Bref : s’il semble évident qu’une élection de Marine Le Pen aurait précipité le pays dans la crise tant ses mesures économiques sont aussi collectivistes que désastreuses, l’argument du « votez Macron pour éviter le chaos » semble à présent bien fallacieux. Deux ans de présidence jupitérienne donnent à voir un bien triste spectacle : la crise n’est pas encore économique mais elle est déjà politique, sociale et lourde de conséquences.

On a peut-être évité la catastrophe en ne votant pas pour Marine Le Pen, mais l’État policier tant redouté par tous ne se met pas moins en place sous Macron.

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France : une administration au taquet

Par h16

Tout ne va pas forcément bien en France. Outre les influences zétrangères zabominables qui parasitent grandement notre grande, belle et turgesc vigoureuse démocratie, l’économie montre de petits signes inquiétants, les tensions sociales ne semblent pas diminuer, et certains problèmes de partitionnement du territoire font bruisser les petits papiers locaux et nationaux. Néanmoins, s’il y a bien une chose qui continue, elle, vaille que vaille et coûte que coûte, de fonctionner au millimètre près, c’est bien notre administration. Ouf !

Et la caractéristique de cette administration, c’est qu’elle couvre absolument tous les domaines, tous les besoins, toutes les demandes, toutes les interrogations que vous pourriez avoir. Si un domaine n’est pas encore couvert par une administration française, si un concept n’a pas été étudié au millimètre par un comité, une agence ou une commission qui formeront plus tard une administration chargée de produire formulaires et cerfas colorés, ne vous inquiétez pas : ou bien c’est prévu et déjà dans le tuyau, ou bien c’est que vous n’avez tout simplement pas correctement considéré la question.

Question à laquelle cette administration s’empressera d’apporter une réponse, évidemment indispensable. Ou de vous la refuser énergiquement. Ou, de la même façon, d’oublier de vous répondre.

Et dans tout les cas, elle le fera avec application, de façon irrévocable et, de toute façon, à vos frais, en emportant un maximum de vos espoirs avec elle. Si, par dessus le marché, cette administration peut provoquer votre ruine, c’est un bonus qu’elle tentera souvent.

C’est ainsi que, grâce à l’argent de vos impôts, de vos taxes, des ponctions opérées tous azimuts et des nombreuses amendes qu’elles distribuent, bref grâce à votre argent, ces administrations vont méticuleusement vous pourrir la vie.

C’est le cas de la CNIL dont la mission et les pouvoirs, généralement restreints au point d’être souvent risibles, s’expriment heureusement avec puissance lorsqu’il s’agit de fusiller une entreprise française et les emplois qui vont avec : son action est maintenant déterminante dans le dépôt de bilan de l’entreprise Fidzup, spécialisée dans des campagnes marketing géolocalisées et qui fonctionnait très bien depuis neuf ans. Grâce à l’absence de communication de la CNIL, sa procédure très longue, lente et opaque, et une mise en demeure publique qui a définitivement fusillé le carnet de commandes de la startup française, Fidzup a plié les gaules.

Pas une larme des administrations et de l’État ne sera versée pour le manque-à-gagner en taxes et en impôts. Probablement parce que la mésaventure de Fidzup n’est qu’un énième avatar de ce qui arrive tous les jours à des douzaines d’entreprises françaises dans tous les domaines : avec plus de 400.000 normes à faire appliquer, les occasions ne manquent pas pour nos grandes administrations de torpiller tel commerçant, tel industriel, tel artisan ou telle startup au motif qu’elle a fait un truc (parmi les 400.000) de travers.

Du reste et comme en témoigne Frédéric Paya, journaliste spécialisé dans l’économie, l’accumulation de ces normes, de ces contraintes administratives et les trilliards de cerfas joufflus que nos bureaucrates enfiévrés nous pondent à un rythme toujours plus soutenu finissent par coûter un pognon de dingue 60 milliards d’euros à la France…

Mais objectivement, qui peut se plaindre de dépenser cette montagne d’argent pour d’aussi indispensables ouvrages, d’aussi nobles buts afin que tout soit correctement calibré, rangé, normé, régulé, vérifié, contraint, taxé, suivi, scruté, interdit et contrôlé ?

D’ailleurs, on aurait tort de se plaindre lorsque le travail est fait puisqu’alors, pour le même coût, il pourrait ne pas être fait du tout.

Eh oui, magie de nos administrations jamais en manque d’une idée lumineuse : à côté de celles qui, zélées, ont compris qu’on pouvait saboter le travail des contribuables en cramant l’argent qu’on leur prend de force pour leur pourrir la vie, on trouve ces administrations qui ont compris que, payées pour faire un travail, elles pouvaient aussi saboter la vie des autres en s’ingéniant à ne surtout pas le faire.

C’est ainsi qu’on apprend que l’AGESSA, la sécurité sociale des artistes-auteurs et dont l’objet consiste (sans surprise) à couvrir maladie et retraite des artistes et auteurs, aurait pendant 40 années de suite relevé le défi d’oublier de collecter les cotisations retraites de leurs assujettis. Et alors qu’il était indiqué aux cotisants qu’ils étaient bien prélevés au titre de leur retraite, il apparaît dans un récent rapport (le rapport Racine) qu’en fait, que nenni, il n’y a rien au bout : cette administration a consciencieusement fait un stupéfiant non-travail de collecte pendant 40 ans. Couronné de succès, bien évidemment : plus de 190.000 retraités verront leur pension amputée par le consciencieux non-travail de ces tâcherons républicains flamboyants d’incompétence.

De la même façon, on pourrait citer les nombreux cas d’employés de ces administrations pléthoriques qu’on aura choisi de garder bien que n’ayant plus aucune tâche à faire ou que les conditions d’emplois aient été largement modifiées sans pour autant que le poste n’ait été supprimé.

Depuis le cas récent de ces éboueurs payés à ne rien faire jusqu’à cet employé SNCF payé à rester chez lui pendant 13 ans, les exemples abondent de ces administrations étatiques ou para-étatiques qui distribuent de l’argent en l’échange d’un rien aussi discret que coûteux.

Non vraiment, tout ne va pas totalement mal dans ce pays. Oh, bien sûr, le président de la République est bien embêté avec ses députés grivois et ses ministres idiots, l’économie qui ne décolle pas vraiment, la mairie de Paris qui échappe à son camp, sa « réforme » (méforme ?) des retraites qui n’en finit pas de se dégonfler dans un pschit misérable, et tout le reste de sa communication qui – dans les bons jours – le fait passer pour un gros nul.

Mais au moins peut-il compter, en tous lieux, en tout temps, sur cette grande et belle administration qui sait transformer l’or en plomb et l’argent en air chaud, qui présente la facture aux contribuables, et qui parvient en plus à se faire payer.

En tout cas, jusqu’à maintenant…

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Une justice rapide pour Griveaux, très lente pour les autres

Par h16

Il ne fait décidément pas bon être agriculteur en France actuellement. Certes, le métier a toujours été difficile et certes, l’exode rural n’a rien arrangé. Mais ces dernières années, tout semble concourir à en faire un véritable sacerdoce.

Au delà de l’actuel « agribashing » largement favorisé par l’hystérie d’un écologisme mal digéré, il y a, bien sûr, l’administration qui n’en finit pas d’ajouter des insultes aux injures par le truchement de ses petits cerfas mal conçus, de ses pléthores de normes de plus en plus complexes, de ses pointilleux contrôles sanitaires et de sa tendance à toujours considérer l’administré comme un filou qu’il convient de mater. Et si, bien sûr, toutes les professions doivent subir le joug de l’Occupant Intérieur lorsqu’il vient vérifier que les i sont bien pointés et les t sont bien barrés, qu’il vient distribuer des amendes et collecter les taxes, cotisations et impôts divers, les agriculteurs doivent de surcroît composer avec le décalage de plus en plus frappant entre les attentes de l’Occupant, ce qu’il réclame comme taxes et impôts, et le service rendu en échange.

Rien n’illustre mieux ce décalage qu’une récente affaire s’étant déroulée dans la Marne, à Ambrières. C’est dans cette commune qu’exerce Jean-Louis Leroux en tant qu’éleveur bovin, et c’est aussi là qu’il a été arrêté et mis en détention provisoire après avoir blessé grièvement à coup de fusil un jeune de 19 ans qui était en train de lui voler du carburant, en pleine nuit.

Si l’on peut assez facilement expliquer que notre éleveur se retrouve en cellule après avoir ainsi fait usage d’une arme à feu sur un simple voleur, on devra nettement mâtiner cette explication d’une mise en contexte qui laisse pantois.

En effet, l’agriculteur ne subissait pas là son premier vol, ce qui aurait immédiatement classé sa réaction comme particulièrement inappropriée. En réalité, il s’agissait plutôt du quarantième (voire cinquantième) d’une série s’étalant jusqu’en 2015, soit une moyenne d’un vol tous les mois et demi depuis cinq ans. Plus à propos que cette statistique déjà fort inquiétante, on apprend que notre agriculteur avait auparavant porté plainte à une trentaine de reprises.

L’affaire exposée, on ne pourra s’empêcher de noter le délicieux décalage entre la mise en détention provisoire de notre agriculteur à la suite de son coup de fusil (dans les heures qui suivirent, donc) et l’absence compacte de toute mesure suite aux 30 plaintes et 40 à 50 vols précédents.

Au moins, la justice française montre ici son efficacité à s’occuper des gens honnêtes, ceux qui ne fuient pas leurs responsabilités et qui s’attendent à recevoir un service en échange de leur comportement civique normal. En revanche, lorsqu’il s’agit d’aller attraper les voleurs de carburant multirécidivistes, ceux qui ne se laisseront pas amener sans s’agiter, on s’étonnera de l’impact particulièrement faible de la justice française, notamment dans les campagnes où tout semble plus difficile, plus complexe, plus inatteignable.

N’écartons pas non plus l’importance de ceux qui portent plainte : un éleveur lambda peut bien déposer trente plaintes, cela ne signifie pas qu’on s’occupera de son cas. En revanche, s’il s’agit d’un ancien président de la République, une plainte est amplement suffisante non seulement pour diligenter une enquête, mais aussi pour retrouver le coupable et, lorsqu’il s’avère être en situation irrégulière sur le territoire, pour l’en expulser bien vite : un cambriolage chez François Hollande mobilise manifestement plus de moyens de notre administration que cinquante chez Jean-Louis Leroux.

Devra-t-on évoquer la rapidité avec laquelle ont été diligentés les enquêtes et prises les dispositions pour coffrer un « réfugié politique russe » et « sa compagne » suite à ce qui est, depuis quelques jours, devenu le GriveauGate ? Et dans la foulée, devra-t-on revenir sur les propos du député Bruno Questel qui, à la suite de cette affaire, réclame maintenant à cors et à cris que soit à son tour expulsé ce vilain russe séditieux ?

Peut-être devra-t-on, oui.

Notamment pour rappeler à ce même député que des douzaines de « réfugiés » ont fait largement pire sur notre territoire sans jamais avoir été expulsés.

Notamment pour rappeler qu’avant de s’occuper avec autant de moyens des pathétiques affaires de quéquette d’un Benjamin Griveaux qui n’avait, jusque là, jamais brillé par son intelligence ou sa valeur ajoutée au pays, il serait amplement nécessaire de s’occuper plutôt de toutes les autres affaires où vols, viols, voies de faits, atteintes aux biens et aux personnes graves ont été perpétrées et qui provoquent bien plus de dégâts que les consternantes révélations sur ce candidat LREM dont l’avenir vers le néant sans intérêt semblait déjà tracé de toutes façons.

Notamment pour rappeler que la justice de ce pays devrait être, dans son traitement, aussi égalitaire que possible et qu’on en est loin, très loin. Que cette justice est pourtant du domaine du régalien, c’est-à-dire le cœur même des fonctions de base d’un État fonctionnel. Qu’avec cette justice, un État fonctionnel doit aussi assurer la protection et la sécurité des citoyens… Et qu’en cette matière, eh bien c’est un échec lamentable, surtout ces derniers mois.

Mais le comble de cette affaire réside dans la cause principale de ces vols dont sont victimes ces agriculteurs : non seulement ces vols de carburant sont permis par le laxisme de plus en plus évident (et dramatique) que s’autorise l’État en terme de sécurité dans les campagnes – dernier des soucis des élites en responsabilité actuellement, mais aussi parce que l’accroissement des taxes de tous ordres rend ce carburant artificiellement cher, donc désirable… Taxes dont une des raisons d’être est de permettre la perpétuation du train de vie de l’Occupant intérieur, cette élite et son administration déconnectée des réalités de terrain, alors que cette insécurité dont il n’a que faire (car il n’est pas directement concerné) coûte, chaque année, 5% de PIB de façon indirecte pour la défiance qu’elle entraîne, et 115 milliards d’euros par an pour les coûts directs de la criminalité et de la délinquance (5,6% du PIB supplémentaire).

Eh oui : avec plus de 10% du PIB rognés, on comprend que l’Occupant Intérieur doive sévèrement augmenter les ponctions pour tenir son standing !

Devant ce constat et comme l’analyse Alain Bauer, professeur de Criminologie, on ne devra pas s’étonner de la montée de ces faits divers et de la tentation, de plus en plus grande, pour les citoyens de faire justice eux-mêmes.

Pas dit que l’Occupant Intérieur y échappe.

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Derrière Griveaux, les dangereux incompétents

Par h16

L’actuelle tempête politique relative à la pathétique chute de Benjamin Griveaux, candidat à la mairie de Paris, donne encore une fois une bonne indication du niveau déplorable de la politique française.

L’affaire en elle-même montre que, finalement, Griveaux est un homme très commun, qui trompouille sa femme ou fricote à droite à gauche, tout en tenant un discours moralisateur, ce qui – indépendamment de tout jugement moral – n’est pas très cohérent politiquement et risque inévitablement de lui attirer des ennuis. François Fillon est l’exemple le plus récent de ce qu’un décalage entre discours et comportement personnel peut entraîner. Ce n’est en soi pas une nouveauté, et il rejoint ici la longue liste des queutards de la République dont on peut faire des ouvrages entiers. En la matière, il n’y a pas vraiment lieu d’épiloguer, ni même matière à scandale, à vrai dire.

Plus gênante est la capacité de certains à éparpiller des données privées, personnelles.

Au passage, on pourra rire d’un opposant politique à Poutine, ingérable dans son pays, accueilli à bras ouvert en France par cette intelligentsia très spéciale du Camp du Bien pour faire la nique au potentat russe, et qui finit par devenir franchement encombrant pour ce même Camp du Bien… Qui voudrait maintenant renvoyer l’enquiquinant fauteur de trouble en Russie. Poutine doit se tordre les côtes.

Il n’en reste pas moins que cette affaire montre la facilité avec laquelle ces données intimes peuvent ainsi se trouver dans la nature ; je rejoins ici Frédéric Mas dans un récent article de Contrepoints en trouvant parfaitement adapté, indispensable même, qu’on recherche ceux qui sont à l’origine de la fuite et qu’on les condamne sévèrement… À commencer par celle qui fut la réceptrice initiale des vidéos qui s’est montrée, ici, en dessous de tout et au sujet de laquelle peu sont ceux qui s’indignent (et surtout pas les féministes).

La réaction des politiciens est, comme on pouvait s’y attendre, parfaitement minable : tout comme pour l’affaire DSK en son temps, on assiste à un magnifique bal d’hypocrites qui nous barbouillent les ondes d’un respect à la vie privée alors qu’ils sont les premiers et les plus véhéments à tout faire pour que l’État s’introduise toujours plus loin dans nos données et notre vie privée, en parant cette entité de vertus invraisemblables : capacité de filtrer les gentils des méchants, de séparer les bonnes données privées qu’il lui serait nécessaire de conserver proprement par devers lui, et celles qui lui seraient hors limite parce que, tout de même, faut pas déconner, pouvoir inaltérable et supplémentaire d’assurer que, lui au moins ne fera pas fuiter ces précieuses données privées auxquelles il aura donc un accès privilégié, tout est fait pour essayer de faire comprendre aux citoyens qu’une amélioration du débat public passe inévitablement par… une surveillance accrue des réseaux sociaux, une perte d’anonymat et, finalement, une transparence encore plus poussée.

Abandon de Benjamin Griveaux après la publication de vidéos privées : @AlainDuhamel demande la fin de l'anonymat et "des amendes massives" en dizaines de millions d'euros.#CVR #Internet #PlateFormes pic.twitter.com/8nP3BofdTq

— LCP (@LCP) February 14, 2020

Ce serait drôle si ce n’était pas la énième resucée du désir inextinguible de contrôle de l’internet de la part de ces politiciens et d’une bonne partie des médias qui voient là l’occasion de faire encore une fois la (fallacieuse) distinction entre le noble métier de journaliste qui vérifie ses sources et fait dans l’éthique subtilement distillée, et le méchant diffuseur d’informations à la morale douteuse qui viole la vie privée.

La réalité est malheureusement bien plus triste : les uns sont aussi souples avec la morale que les autres et leur éthique est à géométrie variable en fonction de la cible ; certains documentaires sensationnalistes, certaines enquêtes, certains papiers relayés par de misérables militants idéologues extrémistes, camouflés derrière leur carte de presse, suffisent amplement à illustrer cette pénible tendance.

Enfin, arrêter la réflexion ici serait un peu court et exonérerait un peu vite ce gros nigaud de Griveaux.

De nos jours, se fourrer dans une telle situation (indépendamment de toute morale, qui n’est pas l’objet de ce point précis) relève d’une incompétence crasse en matière de gestion de ses données personnelles, d’une erreur de jugement calamiteuse et d’une absence coupable de sens commun.

Arrivé à ce niveau de responsabilité – on rappelle que Griveaux aurait filmé cette vidéo alors qu’il était déjà porte-parole du gouvernement de la sixième puissance mondiale – on comprend mal comment on peut se laisser aller à réaliser un tel document numérique, pour le diffuser sur une plateforme, à destination de quelqu’un dont le silence ou la plus élémentaire discrétion n’était en tout cas pas assuré.

Peu importe que la plateforme numérique permet, normalement, la destruction automatique de la vidéo : d’une part, ça se contourne (la preuve) et d’autre part, la création initiale du contenu ne devrait même pas pouvoir traverser l’esprit d’un politicien avec ce niveau de responsabilité, tant les possibilités mal intentionnées de levier par la suite sont nombreuses.

Et même si la sanction morale et pénale de la divulgation des informations doit intégralement retomber sur les diffuseurs, cela ne doit pas faire oublier l’évaporation coupable du bon sens de Griveaux : un logis grand ouvert ne justifie en rien un cambriolage, mais tout le monde s’accorde néanmoins à le fermer à clef.

Les précédents de ce genre de fuites sont nombreux, le nombre de politiciens attrapés sur ce genre de stupidités sont légion, mais non, apparemment, ce n’est pas encore suffisant pour qu’enfin, ces politiciens comprennent que certaines choses ne se font surtout pas, non pour des raisons morales, mais pour de simples raisons pratiques, d’un simple calcul risques (ici, énormes) / bénéfices (ici, très faibles).

Un grand pouvoir entraîne, dit-on, de grandes responsabilités. Comment, dès lors, imaginer confier des responsabilités importantes à des gens qui ne comprennent pas les risques qu’ils prennent, dans une situation pourtant aussi limpide, simple à comprendre ?

Cette affaire illustre fort bien une tendance générale : les élus que le peuple choisit sont, trop souvent, des imbéciles dont on confond la témérité complètement irréfléchie avec une audace et une prise de risque calculée, pour lesquels on confond leur aplomb dans l’idiotie avec la détermination réfléchie de ceux qui ont un plan. La réalité est qu’ils n’ont pas de plan. Ils n’ont qu’une espèce de crânerie, une hardiesse inconsciente qu’ils font passer, lorsqu’ils ont de la chance, pour de l’intelligence ou de la planification.

La politique est impitoyable pour les humbles et pour ceux qui refusent de prendre des risques sans calcul car ils connaissent les conséquences de leurs erreurs sur eux et sur les autres. Elle ne fait donc que favoriser les crânes brûlés et les imbéciles flamboyants qui camouflent leur insolente incompétence par une attitude bravache.

Dans ce contexte, Macron et toute l’équipe derrière lui sont l’aboutissement de décennies à choisir des gens qui déclenchent les bons signaux, les bonnes émotions, mais se révèlent des incapables : ils ont l’air malins, décidés, intelligents. Mais ils sont simplement casse-cous et risque-tout, bravaches, irréfléchis, fonceurs et trop souvent stupides.

epic fail

[Redite] Le syndrome Schiappa continue de s’étendre en Macronie

Par h16

Article initialement paru le 16.02.2018

Franchement, on ne peut pas tergiverser : en deux ans de Schiappa, la vie française a été réellement révolutionnée et l’égalité femme-homme a pris un coup de boost. Derrière la nuque.

Qu’il est compliqué d’être ministre en République du Bisounoursland ! Et si c’était déjà vrai en Hollandie mollichonne, cela l’est encore plus en pleine Macronie pétillante où certaines ligues de vertu se sont développées et ont déjà remporté de nombreuses et tonitruantes victoires sur le patriarcat, le capitalisme destructeur et le bon sens raisonnable. J’en veux pour preuve les mésaventure de la pauvre Marlène Schiappa.

Marlène, au début, c’était le faire-valoir macronien et le prétexte frétillant à l’égalité homme-femme. Au début seulement… Alors qu’on demandait surtout à l’alibi féministe du président Macron d’occuper un peu le terrain certains jours de commémorations, voilà la secrétaire d’État qui décide de prendre la parole aussi souvent que possible : tant mieux s’écrieront certains, qui trouveront là une bonne occasion de montrer qu’on n’a pas nommé une potiche à cette place. Manque de chance ou poticherie avérée, les déclarations se multiplient et le constat se fait tous les jours plus accablant : c’est un véritable flot d’ânerie qu’elle nous offre régulièrement.

On se souvient ainsi de la façon dont elle est partie en guerre, à la suite des révélations Weinstein, contre le harcèlement de rue avec une cohérence douteuse et des propositions d’une applicabilité assez peu apte à friser l’opérationnel même de loin, d’autant qu’elle avait réussi, à force de surenchère, à transformer une demande somme toute légitime que certains harceleurs arrêtent leurs exactions en une espèce de soupe étrange destinée à ne stigmatiser personne, surtout pas ceux qui, pourtant, sont responsables des problèmes, parce que, comprenez-vous, « Le risque, c’est que ce soient toujours des hommes non blancs qui soient stigmatisés… »

Plus récemment, on se souvient aussi de ses déclarations consternantes sur une affaire criminelle en cours d’enquête, où elle s’était permise de commenter les éléments de défense de l’avocat du mari de la joggeuse Alexia Daval, retrouvée morte dans un bois.

Alors que l’avocat expliquait que le mari était aussi victime des violences de sa femme (violences qui l’auraient d’ailleurs poussé à la tuer), Schiappa était immédiatement montée au créneau avec la finesse d’un Hummer en plein burnout débridé pour fustiger ce discours de « victim blaming » que, malgré tout, l’avocat était parfaitement en droit de tenir pour la défense de son client. S’en était suivi, outre la consternation marquée de beaucoup de ténors du barreau et de ministres régaliens, des remarques plus ou moins fermes du reste du gouvernement comprenant que certaines limites venaient d’être franchies et pas dans le bon sens.

Depuis, la situation s’est encore embrouillée : Marlène, déjà largement au taquet pour analyser la situation et tenter de ne pas se faire déborder (malheureusement sans succès), se retrouve emberlificotée au milieu des affaires Darmanin et Hulot comme une mamie dans son tricot que le chat facétieux est venu déranger.

D’un côté, Gérald Darmanin est en effet accusé depuis quelques jours de viol et, plus récemment, d’abus de faiblesse ce qui laisse planer comme un petit malaise bien compréhensible au sein de la majorité et du gouvernement qui se voulaient, comme d’habitude, aussi irréprochables que possible (c’est raté).

De l’autre, Nicolas Hulot vient lui aussi de voir une plainte pour viol, confirmée par le procureur de Saint-Malo et classée sans suite, divulguée par l’hebdomadaire Ebdo qui a développé son enquête sur plusieurs pages, s’attirant un buzz médiatique des plus virulents.

Que voilà deux belles affaires emblématiques de ces agressions et autres harcèlements sexuels que notre Marlène de combat s’employait, en septembre et octobre dernier, à pourfendre à coups de lois et de déclarations à l’emporte-pièce ! Pensez-donc ! Deux mâles blancs hétérosexuels, tout ce qu’il y a de plus typiques dans leur exercice de domination patriarcale, qui se sont fait serrer pour d’abjectes pratiques, voilà qui doit amplement mériter de belles salves acides de la part de notre vitupérant secrétaire d’État, non ?

Eh bien nope.

Pour le coup, Marlène est nettement descendue de ses grandes licornes.

Soudainement, la secrétaire d’État à l’égalité hommes-femmes se dit affligée qu’on retrouve ainsi dans la presse un déballage de la vie intime, « réelle ou supposée » de Gérald Darmanin et de la femme qui l’accuse de viol. Selon elle, ces accusations, pourtant détaillées par le magazine, le rendent malgré tout « irresponsable ». Ben voyons.

Tout aussi soudainement, Marlène n’est plus du tout virulente lorsqu’il s’agit de dénoncer les petits écarts de conduite, réels ou supposés, de Nicolas Hulot : le brave hélicomane a droit, lui aussi, à sa présomption d’innocence. Il a le droit à une vie privée et à la discrétion sur son cas, n’est-ce pas. Et mieux encore, il a le droit à voir affiché devant tous le soutien indéfectible de notre « féministre » parce que bon, il ne faudrait pas que ce qui fut d’application pour les uns soit subitement d’application pour les autres, surtout si les uns sont des quidams lambdas et les autres des ministres en vue…

L’évidence de la différence de traitement saute tellement aux yeux que mêmes les éditorialistes du Camp du Bien ont dû se ranger à l’évidence : il est difficile de ruer dans les brancards un mois et de se la jouer sur du velours le mois suivant, sur le même sujet, sans passer pour, au mieux, une cynique, au pire une marionnette.

Ce qui en revanche semble moins clair pour la plupart des commentateurs est que les petits soucis de Marlène sont d’autant plus apparents qu’elle les a fabriqués toute seule, à la seule force de ses petits tweets idiots et de ses déclarations navrantes à l’emporte-pièce. Elle ne se trouverait pas dans cette situation ridicule si elle avait suivi le vœu initial du Chef de l’État lors de son accession au Palais, à savoir de se faire aussi discret et à la parole aussi parcimonieuse que possible.

Mais voilà : la Macronie et, plus généralement, la République du Bisounoursland ne peuvent absolument pas se satisfaire du silence, celui qui entoure l’analyse studieuse et précède les actes pondérés qui marquent le pays et les générations à venir. Tout comme Macron qui ne fut absolument pas capable de résister à l’envie d’ouvrir le bec sur un peu tout et n’importe quoi, Schiappa a pratiqué la même prodigalité du discours sans disposer du même talent et là, bardaf, c’est l’embardée.

Oui, il est navrant qu’un ministre, qu’un secrétaire d’État, fut-il à l’égalité machin-truc, émette son avis sur tout et n’importe quoi. Certes, on sait qu’il leur est difficile de résister à l’attrait d’un gros micro propulsé sous leur nez, mais voilà : c’est exactement ce qu’il faudrait pourtant pour que la France et son gouvernement retrouvent un peu de sérénité.

Non, réagir sans arrêt à chaud à l’actualité n’est pas ce qu’on demande d’un gouvernement. Non, pondre des déclarations et autant de lois à chaque prurit médiatique n’est absolument pas ce dont la France a besoin et ce que les Français réclament, au contraire !

Les pénibleries de Marlène ne sont que la partie émergée d’un iceberg gigantesque de déclarations idiotes, impromptues et parfaitement dispensables de ministres, secrétaires, fifres et autres sous-fifres gouvernementaux dont l’avis ne vaut généralement rien et dont l’opinion alimente la chronique comme certaines canalisations alimentent nos égouts.

Oui, il est grand temps que nos ministres ferment leur clapet et émettent moins de bruit. Du reste, on n’écoute pas lorsqu’on parle tout le temps.

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Écologie : youpi, un bon gros totalitarisme à visage humain !

Par h16

Les derniers suffrages en France, les élections européennes, avaient assez facilement permis de dégager la tendance qui allait s’imposer pour les mois qui suivirent : dans une démarche époustouflante d’originalité devant le score tonique des écologistes, Macron allait faire assaut d’agitations cosmétiques autour de tous les sujets environnementaux possibles. Et malheureusement, ça n’a pas loupé.

Depuis, nous assistons donc à une succession de petits moulinets de bras, de propositions de lois plus ou moins loufoques, d’objectifs gouvernementaux affichés en vue de sauver l’Humanité d’une série de désastres tous plus horribles et imaginaires les uns que les autres.

Contraints par l’inamovible principe de réalité, les lois de la physique et une économie pas trop florissante, les politiciens ont cependant dû nettement calmer leur agitation et, fort heureusement, limiter autant que possible la concrétisation de leurs idées catastrogènes à la portion congrue…

Ce qui déclenche bien évidemment l’hystérie chez la plupart des écologistes qui, dès qu’ils le peuvent, empilent bricolages statistiques, mensonges éhontés et approximations biaisées montrant sans le moindre doute que non seulement, nous allons tous mourir, mais qu’en plus, c’est de la faute du gouvernement qui ne fait rien (ou en tout cas, vraiment pas assez) pour nous éviter ce sort funeste.

Avec la tenue cette semaine du Quatrième Conseil de Défense Écologique, bidule médiatique créé en avril 2019 pour tenter de récupérer une partir de l’électorat écologiste, Macron se retrouve bien évidemment en première position pour prendre en pleine poire la déferlante écologique médiatique qu’il entretient avec plus ou moins de sagacité.

Si l’évidence du but électoral ne fait pas débat, le bénéfice politique est difficile à établir, tant il apparaît clairement impossible de jamais satisfaire ceux qui réclament toujours plus de mesures, de restrictions, de taxes, de lois et de punitions (de préférence douloureuses) en faveur d’une nature, d’un environnement, d’un climat et d’une Gaïa complètement fantasmés et apparemment incapables de supporter les humains en général, et quelques paquets d’odieux Français pollueurs et ronchons.

Et c’est bien tout le problème de l’actuelle tactique macronienne : en voulant ratisser de plus en plus vert, le président ne semble pas s’apercevoir qu’il ratisse de plus en plus rouge et de plus en plus extrême. Ou s’il s’en aperçoit, il n’en montre rien et, pire, semble s’en accommoder avec un détachement qui frise la trahison tant toute cette agitation se traduit très concrètement à la fois par des mesures politiques désastreuses pour le pays, et par le renforcement idéologique voire la légitimation de groupuscules de plus en plus dangereux.

Je voudrais bien exagérer, mais très concrètement, différents signes permettent de comprendre la direction prise et elle ne fait pas le moindre doute : c’est ainsi qu’on découvre dans certains journaux qu’on se pose très sérieusement la question de savoir si, finalement, une bonne dictature écologique ne vaudrait pas mieux que cette bête mollesse démocratique qui refuse de sauver les ours, les pandas, les abeilles et la banquise.

Prétextant une « urgence à agir » qui repose toujours sur une exagération maintenant grotesque de données scientifiques parcellaires, plusieurs officines « écologiques » estiment que seul un régime totalitaire pourrait agir avec suffisamment de rapidité pour nous sauver la mise. Utilisant avec un toupet assez phénoménal les déclarations de Pékin sur la volonté chinoise de réduire son niveau de pollution, ces mêmes groupuscules et autres think-tanks subventionnés en arrivent hardiment à la conclusion qu’une dictature qui trotte va plus vite qu’une démocratie, même En Marche…

gifa hystérique écolo

Oui, apparemment, ce même régime communiste chinois qui vient de mettre 10% de sa population sous quarantaine sans avoir réellement les moyens de la nourrir ou de la soigner, ce même régime chinois qui s’adonne presque ouvertement au trafic d’organes avec des prélèvements sur donneurs sains, ce même régime chinois qui multiplie les camps de concentrations sur certaines de ses populations, bref, ce même régime semble soudainement tout à fait sympathique ou au moins apte à fournir un point de référence pour l’écologie de ces think-tanks et de ces groupuscules environnementaux.

Cela donne une idée assez précise de la décence, de la moralité et de l’humanisme de ces individus : non seulement, la démocratie passe après l’environnement, mais l’humanité aussi. Une Terre saine est une Terre sans humains, et ces groupes, ces partis politiques, ces politiciens et ces porte-paroles ont apparemment une solution toute trouvée : de la bonne grosse dictature, avec réduction au silence des réfractaires par crise de saturnisme immédiat, je présume.

Et si des « philosophes » et autres penseurs se posent encore vaguement la question de savoir s’il faut conserver cette encombrante démocratie devant toutes ces « urgences » écologiques, d’autres, eux, ont largement dépassé le stade de la réflexion et sont joyeusement passé à celui de l’action.

On ne s’étonnera donc pas de retrouver la fine fleur des activistes les plus effervescents, notamment ceux d’Extinction-Rébellion, cette bande de clowns tristes et dangereux jamais embarrassés par la faible cohérence de leurs actions, dans le saccage de locaux et la séquestration de personnes qu’ils ont jugés – unilatéralement bien sûr – coupables de différents crimes écologiques imaginaires qui justifient commodément leurs dégâts et les pollutions qu’ils provoqueront donc (cohérence toujours).

On ne s’étonnera pas davantage de la réaction parfaitement lamentable de différents responsables politiques écoloïdes, délicieusement en phase avec l’idée générale qui consiste à user de la force pour nuire à ceux qui ne pensent pas comme eux, le débat s’établissant alors sur le degré de force à employer et non sur le principe même, évidemment acquis avec cette décontraction propre aux enfants que les révolutions les plus abominables mangent en premier.

C’est ainsi que l’occupation des locaux de Blackrock par les fascistes verts d’Extinction-Rebellion semble trouver grâce auprès de cette frétillante endive frisée de Julien Bayou même si, pour des raisons évidentes de mollesse intellectuelle, ce dernier ne peut se laisser aller à cautionner les destructions et les saccages. Le viol de la propriété privée, les séquestrations, ça va, mais les tags sur les murs et le matériel brisé, non, c’est un peu trop : le terrorisme intellectuel peut se permettre d’être concret, mais ne doit pas laisser plus que des marques psychologiques, voyez vous.

Tout ceci est une illustration dramatique de la pleutrerie de l’État français, des politiciens à sa tête et de leur extraordinaire médiocrité : en laissant agir ces groupuscules terroristes, en laissant ainsi croire qu’on peut cautionner ces exactions, en abondant dans le sens de ces hystéries écologiques comme le fait actuellement Macron avec ses Conseils de Défense idiots, on fournit clairement le carburant du prochain fascisme que la France se prépare avec gourmandise, comme si elle n’avait pas déjà suffisamment de populismes délétères à gérer, comme s’il n’y avait pas déjà d’autres problèmes plus prégnants à régler avant…

Non décidément, ce pays est foutu.

J'accepte les BCH !

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Paris est Plein, Plein, Plein, … Plein de Parasites

Par h16

Un des inconvénients méconnus de toute campagne municipale, c’est qu’elle fait instantanément ressortir les parasites et l’actuelle campagne électorale pour la ville de Paris n’échappe pas à la règle puisqu’elle est maintenant l’occasion d’évoquer ces derniers dans les conversations politiques, au travers notamment des promesses des candidats…

Il faut dire que Paris est sale.

Si, au XIXème siècle, l’arrivée de l’éclairage public fit gagner à Paris le surnom de « ville lumière », peut-être l’installation indéboulonnable d’un certain nombre d’encombrants animaux dans la capitale française lui en fera gagner un autre moins reluisant, celui de « ville parasitée ».

Parmi ces bestioles particulièrement envahissantes, l’actualité permet d’immédiatement citer Benjamin Griveaux, l’actuel candidat LREM qui cherche à remplacer Anne Hidalgo, puisqu’il évoque assez spontanément les punaises.

On savait déjà Paris infesté par les rats et les élus toujours gourmands de l’attention des électeurs en conviennent : ces parasites ont trouvé ces dernières années une occasion de proliférer. Conditions de vie trop favorables, opulence alimentaire dont il est trop facile de profiter sans guère de contrôle, mansuétude d’un peuple maintenant trop habitué à cet envahissement, les raisons de ce parasitage prolifique sont multiples pour une équipe municipale qui n’a pas démontré son efficacité à le combattre.

Mais à ces parasites connus s’ajoute ce fléau de Benjamin Griveaux : la punaise de lit. Apparemment directement touché par ces envahissants hétéroptères, l’actuel candidat de LREM a donc fait lui-même la douloureuse expérience d’un parasitage inopiné et peut dès lors se targuer d’en connaître un nouveau rayon en la matière. C’est logiquement qu’il compte faire profiter aux Parisiens de son expérience des parasites et ce d’autant plus que, pour lui, il faut en parler :

« Ça n’a rien à voir avec l’hygiène mais il faut en parler pour agir efficacement »

Et il est vrai qu’une fois la parole libérée, les parasites sont immédiatement devenus plus visibles : Danielle Simonnet, la candidate France Insoumise, se sentant immédiatement concernée, a elle aussi fait part de ce souci et ne s’est pas arrêtée là puisqu’elle envisage la création d’un service public pour éradiquer les nuisibles, rejointe en cela par Griveaux qui ne voudrait pas rater une si belle occasion de mobiliser de l’argent public.

Cependant, même sans chercher à savoir si la mise en place de ce service public pour éradiquer les nuisibles relève en politique du courage ou du suicide, il est impossible de ne pas noter qu’ici encore, on tente d’apporter une solution bancale à un problème essentiellement lié à une gestion calamiteuse de la salubrité publique de la ville.

Difficile en effet de ne pas se rappeler que trouve déjà, dans les missions de la municipalité, celle de tenir la ville propre. Mission qu’elle n’est pas fichue de remplir avec les rats dont la taille (à mi-chemin entre celle d’un élu et celle d’une punaise) pourrait laisser croire qu’ils seront pourtant plus faciles à éradiquer que les autres importuns.

Rien n’indique en effet qu’une municipalité déjà incompétente à dératiser la ville saura proposer un service efficace pour d’autres parasites et même plutôt du contraire… Surtout lorsqu’on découvre que la proposition de Griveaux repose sur une tarification des prestations de ce nouveau service public qui serait dépendante du niveau de revenu de ceux qui les commandent.

Autrement dit, virer des parasites sera d’autant plus coûteux qu’on a des revenus importants… Au-delà de l’évident parallèle avec les élections municipales, cette proposition tarifaire est évidemment la clé d’un échec cuisant, le collectivisme et le contrôle arbitraire des prix n’ayant jamais fonctionné nulle part, sur aucun marché et pour aucun prix.

Et cet échec sera d’autant plus cuisant que, comme tous les autres échecs collectivistes, les factures qu’il générera seront intégralement reportées sur les contribuables parisiens. C’est tellement vrai que l’actuelle faillite sanitaire que subit la ville de Paris va déjà provoquer une hausse sensible des taxes pour ces contribuables.

En effet, comme je le notais dans un précédent billet, la gestion des ordures parisiennes est actuellement en pleine déconfiture : grèves et arrêts de travail s’empilent et les fours incinérateurs qui brûlent ces déchets pour la région parisienne ne fonctionnent plus, conduisant à l’amoncellement de plus en plus gênant des ordures dans les rues de la capitale.

À l’évidente catastrophe écologique que provoquent ainsi la CGT et ses sbires (les déchets devant être enfouis au lieu d’être brûlés, et le chauffage produit devant l’être à partir d’énergies fossiles plutôt que ces déchets), il faut donc ajouter la catastrophe sanitaire que l’empilement de ces ordures entraîne inévitablement (et qui n’améliorera que la vie des rats et des punaises à Paris) et, de surcroît, une catastrophe fiscale supplémentaire puisque ces errements consternants se traduiront prochainement par une hausse des impôts locaux : ces plaisanteries syndicales ont déjà coûté plus de 110 millions d’euros, et comme l’annonce Jacques Gautier, le président du gestionnaire Syctom, « L’an prochain, on va renoncer à des investissements, mais il faudra augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ».

Eh oui ! Parisiens, non seulement vous allez devoir continuer à supporter un paquet de parasites, et ce quel que soit le nom du prochain maire dans votre ville, mais ils vont de plus vous coûter encore plus chers alors que vos rues s’encombrent de déchets !

Pas de doute, on se fout de votre gueule.

Hausse continue de la violence en France : ce débat qui n’existe pas

Par h16

Parfois, l’actualité commande de traiter de la rubrique faits divers. Bien sûr, s’il apparaît hardi pour ne pas dire scabreux de tirer des conclusions générales de ces faits divers consternants, l’observation attentive de certains non-dits, du vocabulaire employé ou de l’angle choisi pour traiter certains d’entre eux fournit en revanche quelques clés pour comprendre un certain état d’esprit qui s’est installé dans le pays…

En effet, lorsqu’on prend la peine de revenir sur certains faits divers qui ne sont, finalement, abordés que par cette presse de proximité, et qu’on essaye de déterminer si les faits relatés relèvent d’un malheureux concours de circonstance, d’un drame tragique parmi tant d’autres, sans liens, ou s’il s’agit plutôt d’une tendance globale, on se heurte souvent à l’impossibilité de tirer des conclusions définitives.

Certains journalistes ont tenté cette approche. Le dernier en date, Laurent Obertone, dont j’avais fait la recension du livre Orange Mécanique ici, a précisément construit son tableau sur la base de ces faits divers et aboutit à la conclusion d’une France de plus en plus violente, en proie croissante à des problèmes de gestion de ses populations les plus espiègles dans ses débordements, avec d’un côté un délitement de l’autorité (tant côté des forces de l’ordre que de la justice et de l’application des peines) et de l’autre, un abandon choisi de ces sujets pourtant quotidiens par la presse nationale et par les élites politiques.

Le constat de l’époque avait évidemment choqué et provoqué un tollé de réactions, globalement négatives, dans cette presse et chez ces politiciens. Pourtant, le constat reste : la montée de la délinquance, de la criminalité et de la violence ne semble intéresser la presse que de façon très épisodique.

Ainsi, on cherche encore les suites qu’on aurait espérées brûlantes au cri d’alarme qu’Anne Hidalgo avait poussé l’été dernier en notant l’explosion de la délinquance à Paris, par exemple. La presse en a parlé le temps du cri, la notion même que Paris devient une capitale particulièrement dangereuse ne semble en revanche pas progresser chez les personnes d’influence au sein des partis politiques ou des médias ; il suffit de voir les thèmes palpitants de la campagne municipale actuelle pour bien saisir l’ampleur du jmenfoutisme compact et chimiquement pur de l’ensemble des candidats en lice face à la prolifération d’actes de plus en plus violents au sein de la capitale. Mis à part ouvrir à fond les robinets à pognon public, promettre de planter des arbres, faire disparaître des gares et bâtir à tout va, aucun de ces prétendants à la Mairie de Paris ne semble s’occuper des trottoirs trop étroits et des enrichissements culturels parfois frappants dans certains quartiers.

Et cette semaine, il aura été difficile de passer à côté de certains de ces faits divers particulièrement odieux, dont la multiplication dans la presse aussi locale que possible et surtout pas nationale fait quelque peu réfléchir. Sans vouloir les lister tous, citons cet adolescent de 14 ans tué à Paris d’un coup de couteau, ou encore cet homme handicapé d’une trentaine d’années agressé par quatre filles de 15 à 17 ans en gare de Grasse, ou encore ce jeune pompier volontaire laissé pour mort par une douzaine d’agresseurs.

Devra-t-on évoquer le meurtre de Mathéo, 19 ans, à Amiens, parce qu’il arborait une plaque minéralogique de Paris sur sa voiture, et que la presse locale, redoutable de pertinence, aura choisi de présenter comme « une erreur » (ben tiens) ?

Est-il utile de s’attarder sur le cas de ce jeune de 17 ans, interpellé pour l’agression ultra-violente d’un restaurateur à Orly ? Ou sur celui de Sylvain, entre la vie et la mort suite à une agression « inexpliquée » à Versailles (coupe-gorge connu de la région parisienne) ?

Doit-on passer du temps sur cette adolescente morte poignardée en pleine rue ?

Eh bien la réponse à ces question est non.

On ne doit pas s’en occuper, on ne doit pas en parler ni en faire un sujet quelconque. Il s’agit de faits divers, d’accidents malencontreux, de la faute à pas de chance. On tue untel « par erreur », on agresse malencontreusement untel autre, il y a bien un dérapage violent ici ou là, mais à chaque fois, il s’agit d’actes isolés, de dérives – certes musclées, certes scandaleuses et il faut que la justice passe patati et patata, certes – mais rien de ces éléments ne peut réellement se dégager de ces petits grumeaux gênants d’actualité sordide.

Il faut bien le comprendre : tenter d’essayer de comprendre pourquoi certains ados deviennent toujours plus violents, tenter de voir dans ces faits divers non pas une longue liste d’événements disparates et sans liens mais d’y voir la marque d’un ensauvagement du pays, d’une perte de repères, d’un abandon de la République dans certains territoire, d’un délitement des institutions, ce serait mal. Non, que dis-je, ce serait immonde.

Pire, ce serait faire le jeu de certaines obédiences politiques honteuses qui ont toujours deux ou trois douzaines d’heures les plus sombres de notre histoire dans les poches, prêtes à ressortir à la moindre occasion pour vous en barbouiller le moral.

J’exagère ? Pas autant que certains articles qui s’empressent de tenir exactement ce discours : puisque l’affaire est ainsi mise en avant et relayée par des personnes qui fricotent avec le Rassemblement National, puisque le buzz créé autour de ces faits divers est monté en épingle par Marine Le Pen, puisque ces individus appliquent des théories complotistes sur la façon dont les médias relaient ou pas ces faits divers, alors, par voie de conséquence, tout ceci sent l’énième artifice d’une fachosphère toujours prête à touiller le sordide pour faire son beurre politique. C’est évident.

On peut, néanmoins, voir deux problèmes à cette attitude.

D’une part, ce procédé qui consiste à barbouiller les buzz des réseaux sociaux d’objectifs populistes voire fascistes permet dans une certaine mesure d’étouffer toute réflexion possible à la source de ces buzz. Les individus, même les moins susceptibles d’abonder aux thèses des groupes ou partis d’extrême-droite ou simplement populistes, ne peuvent s’empêcher de noter l’augmentation de ces faits divers, l’augmentation de la violence relatée, le nombre croissant d’affaires judiciaires dans lesquelles des multirécidivistes s’en sortent avec des peines ridicules ou inadaptées voire bénéficient, une fois de trop, de vices de procédures leur permettant de commettre le forfait de trop. Mais finalement, comme tout ceci est « facho », ils ont tort. Eh oui.

Jeter ainsi l’anathème « fachosphère » sur ces frémissements de réseaux sociaux permet de mettre un voile pudique sur ce que les individus ne manquent pas de remarquer, mais occulte complètement la tendance initiale, à savoir l’accroissement des violences, et l’absence dramatique de toute réponse politique crédible et opérationnelle.

D’autre part, il est extrêmement contre-productif d’appliquer systématiquement cette attitude maintenant quasi-automatique d’une part croissante des médias, qui vise à classer dans l’intouchable et le nauséabond les remarques souvent à l’emporte-pièce et baignée d’émotion des citoyens de plus en plus directement concernés par cette augmentation de la violence autour d’eux.

En effet, ce faisant, on refuse de discuter réellement de ces sujets, d’en débattre sereinement. La sécurité dans le pays n’est plus qu’un appeau pour des plateaux télé où une personne aussi controversée que possible sera jetée face à une demi-douzaine de journalites-saltimbanques dont la mission sera d’écraser l’infâme discours sous les procédés rhétoriques plus ou moins faciles.

Les débats de fond, argumentés posément, n’existent plus, ni sur la nécessité d’un système carcéral moderne et adapté à notre population, ni sur l’absolue nécessité d’un suivi des juges et des jugements pour en garantir la qualité (pour rappel, les statistiques sur ces derniers sont désormais interdites en France) et sanctionner les incompétents, ni sur l’efficacité des mesures entassées depuis des décennies (qui en tire les indispensables bilans, et s’ils sont tirés, quelles décisions sont prises ensuite ?), etc…

Or, cette absence de tout débat, cette absence de toute réflexion de fond qui soit à la fois de bon niveau intellectuel et surtout, ouverte à tous les citoyens, pousse ces derniers vers les seules organisations et les seuls politiciens qui assument les quolibets, qui en parlent (même si c’est pour en dire, essentiellement, des âneries). En clair, c’est bien plus sûrement la distribution d’anathèmes que le buzz qui « fait le jeu de la fachosphère », sans qu’apparemment, après des décennies de pratique, les fins analystes de Science Pipo et autres journalistes « engagés » s’en soient rendu compte.

On est arrivé au point où l’on refuse non seulement de voir le problème, où l’on s’interdit d’en parler, donc de l’analyser donc d’y apporter un moindre début de solution, mais pire encore, on choisit de faire en sorte que ceux qui essaient (aussi maladroits et biaisés soient-ils) seront désignés à la vindicte populaire et éventuellement poursuivis, en justice si possible, pour avoir tenté cette analyse avec un biais que la République, la bienpensance, le vivrensemble (ou que sais-je) réprouvent ouvertement…

Comment voulez-vous que ceci se termine bien ?

J'accepte les BCH !

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[Redite] Les Français n’auraient pas confiance dans leurs élus ? Comme c’est étrange !

Par h16

Article initialement paru le 15.02.2019

Février 2019, le constat est triste : les Français semblent perdre confiance dans leurs élus.

En un an, que de chemin parcouru ! Multiplication de promesses tenues, finesse d’analyse des équipes au pouvoir, et une remontée sensible du niveau intellectuel de nos élus, tout a participé de l’amélioration phénoménale de notre classe politique qu’à présent, le monde entier nous envie évidemment…

Il y aurait, dit-on, un souci de confiance des Français dans leur classe politique. Au milieu du mois de janvier, on découvrait même que jamais la défiance du peuple envers ses représentants élus n’avait été aussi forte. Franchement, on se demande pourquoi.

Pourquoi diable ce peuple, qui a pour ainsi dire défini ce que la démocratie et la représentation nationale doivent être au point de régulièrement raccourcir certains de ses représentants, s’en vient à se détourner à ce point de ceux qu’il a élus dans ce qu’on peut raisonnablement qualifier d’un élan électoral sans ambiguïté ?

C’est vraiment étonnant qu’en définitive, les politiciens trouvent de moins en moins grâce auprès d’un peuple qui persiste pourtant à les placer à des postes importants, à leur donner les clés du pays et à les laisser agir à leur guise, quitte à constater l’ampleur du désastre une fois leur mandat achevé et à terminer, malgré tout, par des applaudissements.

Et c’est donc avec étonnement que, régulièrement, nos députés, nos ministres ou nos élus locaux de tous bords s’ouvrent dans la presse avec tristesse sur cette défiance étrange qui s’empare régulièrement des électeurs.

Pourtant, nos politiciens ne ménagent pas leurs efforts pour montrer à tous qu’ils sont à leur écoute ; ici, je ne veux pas parler de l’écoute attentive dont certains Gilets Jaunes bénéficient spécifiquement et qui vise essentiellement à mieux cerner leurs revendications parfois confuses, mais je parle bien du fait que, lorsque le peuple s’exprime, nos élus entreprennent toujours les démarches nécessaires pour répondre à ses angoisses.

Prenez la taxe carbone : sa mise en place a fait exploser les prix des carburants, jetant sur la routes et les (trop nombreux) ronds-points français des dizaines de milliers de Gilets Jaunes prêts à en découdre. Passés deux mois de stupéfaction ahurie (« comment, le peuple serait contre une bordée de taxes supplémentaires ? »), passée une période d’atermoiements stériles sur le mode « Mais si on supprime cette taxe, par quoi va-t-on pouvoir la remplacer ? », nos élus se sont vite ressaisis : ce petit moment d’égarement du peuple ne saurait durer, et cette taxe carbone devra bien être mise en place.

C’est donc ainsi que 86 députés, fiers d’être en phase avec leurs électeurs qui – on en est absolument certains – réclament un retour puissant d’une taxation écologique vexatoire, se sont donc à nouveau prononcés pour la remise en place de cette taxe.

Bien évidemment, le chef de l’État, sentant confusément que la période n’est probablement pas trop propice à la moindre médiatisation d’un nouveau tabassage fiscal, s’est empressé de calmer les ardeurs de ces législateurs zélés. Mais il faudrait être d’une naïveté de jeune fille ou d’une opacité mentale de journaliste moyen pour croire plus de deux secondes que cette taxe ne reviendra pas une fois le calme revenu sur les ronds-points.

Mais enfin, reconnaissons-le : justifier la défiance des Français par cette obstination de nos élus à vouloir absolument mettre en place cette écotaxe punitive, ce serait un peu court. Non, c’est dit : le peuple français est vraiment trop pusillanime, trop terre-à-terre et mérite parfois de se faire cornaquer un peu vigoureusement s’il ne veut pas aller au fossé.

Ceci, en tout cas, permet amplement au gouvernement de contracter une firme privée pour faire écrire des lois en lieu et place des fonctionnaires déjà payés pour, de dépenser la coquette somme de 42.000 euros à cette tâche qui n’aurait jamais dû échoir à ce genre de firmes, pour un résultat strictement négatif puisque la dite loi fut retoquée. Et on ne voit pas pourquoi le peuple y trouverait à redire.

De la même façon, on ne voit pas pourquoi le peuple pourrait bien reprocher aux politiciens de ne jamais tenir leurs promesses : par définition, la parole donnée par un élu n’a absolument jamais rien valu, il serait donc étonnant que, subitement, le peuple demande à présent que ces élus soient comptables de leurs belles promesses.

Dès lors, il n’y a aucune raison d’être surpris en apprenant que Hollande, l’ennemi officiel de la finance, s’est dernièrement lancé dans la facturation de conférences qu’il donnera aux quatre coins du globe (probablement pour expliquer comment flinguer un parti politique, comment ruiner un mandat de président, comment se faire ridiculiser par une ado roumaine de 14 ans, comment passer pour un clown dans toutes les institutions internationales, etc.). À raison de plusieurs centaines de SMIC par speech, on sent que la retraite de l’ex-président sera douillette.

Et puisque les promesses n’engagent finalement personne, que l’argent du contribuable peut être claqué en idioties contre-productives, que les élus peuvent bien faire exactement le contraire de ce qu’on leur demande, pourquoi diable s’offusquerait-on de voir qu’on place un repris de justice au Conseil constitutionnel ? Qui, mieux qu’un Juppé droit dans ses bottes, veste retournée et pantalon baissé, pour aller pantoufler au chaud au Conseil constitutionnel ? Il fallait bien remercier le grand homme pour sa gestion exemplaire de Bordeaux dont l’ardoise n’est après tout que de 343 millions d’euros et que certaines institutions qualifient de cavalerie budgétaire. Il fallait bien gratifier celui qui fut condamné à 14 mois de prison avec sursis et à un an d’inéligibilité pour prise illégale d’intérêts, n’est-ce pas. Il fallait bien rendre grâce au fin politicien d’avoir mis le pays en vrac par le truchement d’une des grèves les plus dures que le pays eut à subir.

Et qui, mieux que Richard Ferrand, lui-même empêtré dans une sordide affaire immobilière dont tout indique qu’elle sera progressivement étouffée par une République sinon irréprochable au moins fort discrète, pour propulser Juppé dans ce nouveau poste doré ?

Assurément, une telle démonstration de probité, d’honnêteté et d’intégrité morale suffit à redonner au peuple une solide confiance dans ses élus, ses élites et ses dirigeants !

Non, décidément, il faudrait vraiment être de très mauvaise foi pour accréditer ceux qui continuent de douter de la bonne volonté de nos élus, de leur sens inné de l’écoute, de leur prise directe avec le réel et de leur probité.

Cette défiance des Français envers leurs élus ne repose sur rien de concret. J’irai même jusqu’à dire que cela sent la rumeur factieuse et la sédition facile fomentée par ces réseaux sociaux de malheur qui ne font rien qu’à semer la zizanie et le doute chez les électeurs ! Heureusement que nos élus en ont pris conscience et qu’Edouard Philippe, le premier ministre, va rassembler tout son courage pour enfin mettre un terme à toutes ces fakes news dans une prochaine loi qu’on devine déjà bien écrite.

La défiance du peuple pour ses politiciens, rassurez-vous, c’est bien fini !

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Et maintenant, imposons l’évaluation climatique des lois

Par h16

Certes et comme l’annonce Bruno Le Ministre avec un mine un peu dépitée, la croissance française n’est pas au beau fixe. Certes, la criminalité continue d’y grimper gentiment. Certes, les tensions politiques, sociales, économiques s’accumulent dans le pays malgré le sourire crispé de son président et de son premier ministre à l’orée de campagnes municipales qu’on devine déjà rocailleuses. Mais cela ne doit pas empêcher les députés de faire, enfin, des lois éco-responsables, pardi !

Comment, vous ne savez pas ce qu’une loi éco-responsable ? Comment, vous ne savez pas que certaines lois ont un impact environnemental catastrophique et doivent donc être largement revues ? Mais où diable vivez-vous donc ?

C’est probablement pour tenir compte de gens comme vous, complètement indifférents aux enjeux pourtant cruciaux du climat, de l’environnement, des petites plantes vertes, des petits oiseaux et des gentils petits virus qui ne demandent qu’à vivre, que 46 parlementaires de tous bords ont demandé, dans une lettre adressée à la Ministre de l’Écologie, à « élargir l’étude d’impact climatique » des textes de loi avant leur examen, ainsi que soit réalisé « un suivi » après l’adoption de ces textes et une fois leur mise en application réelle, pendant trois ans (en moyenne).

Eh oui : comprenez nos frétillants législateurs ! Le processus législatif est trop simple et ne permet pas de tenir compte de toutes les petites subtilités nécessaires à, d’une part, l’élaboration d’une loi solide et bien écrite comme nos codes de lois en regorgent déjà et, d’autre part, à l’impérieuse obligation de donner un sens à la vie de certains députés manifestement très désœuvrés.

Car pour ces derniers, c’est certain : si l’on ne fait rien, on est là dans une erreur, que dis-je, une faute climatique évidente du processus législatif en lui laissant un véritable « angle-mort » : la méconnaissance des conséquences climatiques de chaque loi pendant sa préparation, son examen et son application.

Comprenons-nous bien : ici, il ne s’agirait (absolument) pas de retoquer un projet de loi si jamais il s’avérait que celui-ci n’était qu’une agitation fumeuse, une dispendieuse dépense d’énergie et un brassage d’air chaud pollué par les vitupérations ineptes de parlementaires irritants, non, pas du tout. Il s’agit plutôt d’évaluer l’impact climatique des lois et de frapper « d’irrecevabilité climatique » celles qui auraient l’impudence d’être incompatibles avec la stratégie nationale « bas-carbone ».

Autrement dit, il va s’agir, pour le parlement et en plus des études d’impacts qu’il se tape déjà pour tout projet de loi, d’en ajouter une nouvelle couche histoire de garantir que le projet ne bouscule ni la galinette cendrée du Bouchonnois, ni les plans d’économie d’énergie lancés en grande pompe par tel factotum gouvernemental ou toute autre lubie du moment, que ce soit l’une ou l’autre voiturette électrique, centrale à charbon camouflée en champ d’éoliennes ou nouvelle « route solaire » d’un genre nouveau.

On ne se posera bien évidemment aucune question sur les coûts (de tous types, environnementaux inclus) induits par cette nouvelle bordée de contraintes, c’est parfaitement inutile puisque, comme chacun le sait, les parlementaires ont déjà fait voeux de chasteté énergétique, n’utilisent plus ni papier ni électricité pour pondre des lois ou faire des études d’impact et sauront s’en tenir aux débats les plus minimalistes et les plus économes à ce sujet.

Cette grotesquerie pourrait s’arrêter là si le gouvernement n’avait bien évidemment pas immédiatement surenchéri, le besoin de se montrer toujours plus vert que vert n’ayant très manifestement aucune limite : Elisabeth Borne, trouvant là l’occasion rêvée de rappeler qu’elle existe et de justifier, au moins en partie, les émoluments qu’elle touche pour son poste, s’est empressée de répondre favorablement aux niaiseries coûteuses de nos parlementaires, ajoutant son lot de nigauderie avec une image apte à capturer l’esprit du moment :

« J’y suis favorable. Évaluer l’impact des lois sur le climat c’est indispensable, sinon c’est remplir la baignoire pour qu’elle se vide de l’autre côté »

Et c’est clair qu’en matière de tonneau des Danaïdes baignoires vides, le gouvernement s’y connaît tout particulièrement surtout depuis que, pour rappel, il a réclamé qu’on remplace plusieurs centaines de milliers de ces dernières par des douches.

Il va de soi qu’on se perd en conjectures sur l’impact même des fameux (fumeux ?) mécanismes qu’il faudra mettre en place pour étudier à leur tour l’impact des lois votées sur le climat. D’autant plus qu’il semble extrêmement délicat, de nos jours, d’arrêter précisément le calcul de ce dernier impact ; il n’est qu’à voir les interminables listes de dégâts (avec une distribution assez large dans l’incroyable) causés par l’augmentation du dioxyde de carbone dans l’atmosphère pour comprendre que réaliser la moindre étude d’impact d’une loi promet l’utilisation de doigt mouillé, du pifomètre et de la grosse louche de façon compulsive. En outre, ce ne sera ni spécialement gratuit, ni spécialement écologique, mais baste, on s’en fiche puisque d’une part, c’est l’État qui paye et d’autre part, c’est pour la bonne cause (écologique).

Maintenant, ne gâchons pas notre plaisir à la découverte de cette nouvelle idée ridicule : si les hémicéphales écoconscients parviennent à leurs fins, si cette proposition rentre finalement en application, elle va considérablement compliquer la rédaction des imbuvables textes de lois dont le législateur frétillant nous agonit actuellement.

En voulant faire assaut de signalement vertuel et montrer à la face du peuple ébahi à quel point il est tous les jours plus éco-conscient et syntonisée avec Gaïa, on arrive à ce moment où toute la politicaillerie va s’auto-mettre des bâtons dans les roues avec une vigueur qui fera plaisir à voir : comme un groupe de collectivistes se déchirant âprement à qui sera le plus communiste, comme un groupe de Social Justice Warriors perdu en luttes intestines pour déterminer qui, dans cette troupe de sociopathes, est le plus digne d’attention et coche le plus de cases d’oppression, les députés arrivent lentement à ce point où chacun va pouvoir attaquer chaque autre au motif que sa loi n’est pas assez inclusive, pas assez respectueuse de toutes les formes de pathologies mentales ou physiques possibles ou, bien évidemment, pas assez douce pour l’environnement.

D’un certain point de vue, le but d’une carboneutralité parfaite sera enfin atteint : la paralysie sera totale.

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Ces gros pollueurs de la CGT

Par h16

On le sait : le syndicalisme mène à tout, depuis le hooliganisme jusqu’à la mafia en passant par des comportements de patron voyou ou de censeurs musclés. L’actuel épisode de grèves permet d’illustrer un nouvel aspect, celui du syndicalisme pollueur.

Et c’est en Île-de-France qu’on en trouvera un bel exemplaire : alors que la mode du moment consiste à chercher et combattre tout ce qui pourrait nuire à l’environnement, il semble bien que la CGT soit résolument placée sur le chemin inverse puisque sa section CGT-Energie a lancé, le 23 janvier dernier, un mouvement de grève pour (évidemment) protester contre la réforme des retraites en appelant à l’arrêt total de travail sur les sites des trois incinérateurs du Syctom, qui gère les déchets de six millions d’habitants en région parisienne.

Or, pendant que les fours de ces incinérateurs sont à l’arrêt, il faut bien faire quelque chose des 6000 tonnes de déchets qui y parviennent chaque jour. Une partie a été redirigée vers des fours pas trop distants et encore en fonctionnement, mais la plus grosse partie (5000 tonnes) doit donc être enfouie au jour le jour.

Les conséquences se font déjà sentir : outre le remplissage très rapide des fosses normalement destinées à tenir l’année, la collecte des ordures ménagères n’a plus lieu dans certaines villes et arrondissements parisiens. Au moins les rats de la capitale y trouveront leur compte (ce qui devrait être complètement neutre pour la campagne d’Anne Hidalgo), même si, sur le plan sanitaire, tout ceci montre encore l’incapacité complète de l’État à gérer une telle situation, les réquisitions de personnel n’ayant toujours pas eu lieu, par exemple.

Le tableau est déjà fort sombre : outre une dérive sanitaire évidente qui n’arrange vraiment pas les affaires des Franciliens, l’enfouissement de milliers de tonnes de déchets, en lieu et place de leur crémation, est évidemment une catastrophe écologique.

À ce titre, on peut trouver plutôt choquant le silence compact des élus Verts ou non, eux qui ont toujours le verbe haut pour culpabiliser et vilipender l’automobiliste ou le consommateur de pailles en plastique ; apparemment, le fait que cette catastrophe soit la conséquence d’une action syndicale provoque chez ces politiciens un mutisme parfaitement lamentable qui illustre d’une part l’étendue de la gonadectomie chez les élus français, et d’autre part la puissance effective des syndicats dont on comprend que toute critique entraînerait des représailles. Enfin, il serait naïf d’oublier la proximité idéologique de ces syndicats avec les politiciens en question, pour lesquels collectivisme, inculture économique de base et marxisme sont de véritables références.

Mais peu importe l’idéologie derrière ces arrêts de travail dévastateurs, le silence coupable des responsables politique et l’inaction complète des administrations devant les dégâts causés : le résultat reste le même, à savoir une pollution environnementale parfaitement inutile, pourtant clairement définie et dont les écolos pourraient largement combattre la cause s’ils n’étaient pas en carton recyclé.

Car, pompon de l’affaire, à cette pollution directe, il faut ajouter les centaines de milliers d’euros de pertes par jour que le Syctom doit éponger, ainsi que la pollution indirecte engendrée par les solutions alternatives qu’il a fallu mettre en place.

En effet, l’incinération de ces déchets permet normalement de fournir de l’énergie sous forme de chauffage à l’équivalent de 300.000 logements par jour, ce qui représente financièrement 700.000 euros qui – rassurez-vous – seront malgré tout prélevés sur le contribuable francilien.

Pire encore, ces incinérateurs ne fonctionnant plus, le chauffage n’étant plus distribué, la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain a dû recourir à des énergies fossiles pour obtenir une source d’énergie leur permettant de fournir la demande (en plein hiver, il est en effet logique que le chauffage fonctionne).

L’irresponsabilité étant maintenant élevée en vertu dans une société qui a depuis longtemps perdu la plupart de ses repères, la CGT-Énergie rejette d’ores et déjà toute hypothétique incrimination dans la catastrophe environnementale que ses exactions entraînent pourtant. Pour elle, c’est absolument évident : c’est le gouvernement qui est à l’origine de cette crise. Eh oui, si les fourneaux ne tournent plus, c’est (évidemment) lafotamacron. L’irresponsable officiel de la CGT-Énergie en Île-de-France, Olivier Fégueux, est d’ailleurs prêt à aller jusqu’au bout (comme tous les preneurs d’otages du reste), jusqu’au « black-out en énergie ».

Le bilan est donc sans appel : grâce au remarquable non-travail des habituels syndicalistes en bande organisée, des milliers de tonnes de déchets sont enfouies dans la nature au lieu d’être incinérées ; du chauffage n’est plus produit de cette incinération ; des pertes financières à hauteur de 700.000 euros par jour sont constatées, qui seront encore une fois reportées sur le contribuable, vache à lait indépassable de tous les débordements syndicaux de ce pays ; enfin, des masses considérables d’énergies fossiles sont brûlées, en lieu et place des déchets.

En bref, une fois encore, la CGT provoque d’énormes dégâts (environnementaux et financiers, c’est-à-dire écologiques et économiques) qui s’ajouteront aux nombreuses autres catastrophes industrielles d’ampleur nationale, et absolument personne ne semble s’en inquiéter. Tout le monde semble même trouver ça sinon normal au moins rentrant dans les canons de l’acceptable dans une République qu’on piétine maintenant avec gourmandise. Une fois encore, un service public en situation de monopole légal se trouve paralysé et sert de levier à une organisation syndicale pour pressurer les contribuables ou les cotisants qui n’ont pas la chance de pouvoir répliquer.

Gageons qu’une issue sera évidemment trouvée à ce conflit : vraisemblablement, les petits et gros privilèges de ces professionnels seront plus ou moins conservés ; aucun personnel ne sera réquisitionné et les pertes du Syctom seront donc intégralement prises en charges par la collectivité. Comme à chaque fois, l’État pliera minablement devant la mafia syndicale.

Quant à l’environnement dont se gargarise tout le monde actuellement, il s’adaptera tant bien que mal. En tout cas, soyez assurés que la CGT n’en a rien à carrer et qu’elle n’en souffrira en rien.

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Encore un rétrécissement de la « liberté d’entreprendre »

Par h16

Ah, la loi Egalim ! Quel roman ! On avait déjà pu sentir le parfum délicat de la déroute complète dès son élaboration, et ces colonnes furent l’occasion, avec plusieurs articles qui lui furent consacrés, que l’échec d’ampleur biblique fut bien au rendez-vous. Cependant, avec la nouvelle décision du Conseil Constitutionnel, une nouvelle strate de dégâts consternants vient s’ajouter aux précédentes déjà nombreuses.

La loi Egalim, ou loi Alimentation, c’est ce chapelet d’articles qui s’était fixé pour mission de faire intervenir lourdement l’État dans différents marchés agroalimentaires, notamment dans la distribution et la façon dont les entreprises organisent la vente de produits alimentaires, avec ou sans opérations commerciales, et ce afin d’améliorer le sort des agriculteurs en tentant de relever le prix d’achat des produits qu’ils vendent.

La loi se charge ainsi de définir tout un tas de nouvelles règles édictant par exemple la façon dont les promotions peuvent ou ne peuvent plus s’opérer sur le territoire national. Discutée puis votée en 2018, elle fut mise en place en février 2019 et ce alors même que nombre de parties prenantes dans les discussions dénonçaient déjà d’énormes dérives possibles. Le législateur, fort de son omniscience parfaite et solidement burné de son historique impressionnant de réussites flamboyantes, n’en eut cure et la loi passa ainsi sans que soit remise à plat la plupart de ses dispositions idiotes.

Ce qui devait arriver arriva avec une précision diabolique : les prix de certaines denrées augmentèrent, les consommateurs en firent les frais, les producteurs (au premier rang desquels les agriculteurs dont la loi était censée améliorer le sort) ne virent pas la couleur de ces augmentations de prix. Des entreprises, dont le modèle d’affaires se basait quasi-intégralement sur des ventes promotionnelles dorénavant interdites, se retrouvent dans des difficultés suffisantes au point de devoir licencier. Si l’on ajoute les gains dodus engrangés par les distributeurs (comme prévu mais contre toute attente du législateur décidément bien stupide) et les conclusions sénatoriales qui montrent que cette loi ne satisfait absolument personne (sauf l’État), on aboutit à la conclusion d’un désastre aussi total que prévisible.

Cependant, l’affaire ne s’arrête pas là.

Avec l’obstination (aussi prévisible que l’échec) du législateur qui ne veut surtout pas abroger cette catastrophe législative (trop tôt, pas assez de dégâts), de nouveaux effets pervers se font jour à mesure que les semaines passent.

Dernier en date, l’application de l’article 48 de cette loi qui porte sur l’interdiction prochaine, en 2022, de « la production, du stockage et de la vente de produits phytopharmaceutiques » destinés à des pays tiers et contenant des substances prohibées par l’Union européenne. Derrière cet article se trouve en effet la volonté de nos parlementaires de mettre fin à la production sur le sol français de certains pesticides pourtant prohibés par la réglementation européenne comme l’atrazine qui ne sont donc pas vendus en France mais exportés dans certains pays (africains notamment, où ils sont autorisés).

Cependant, cette interdiction se complique singulièrement avec les récents développements juridiques autour d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) posée par l’Union de l’industrie de la protection des plantes (UIPP).

Cette dernière cherche en effet à savoir s’il est légal d’interdire la production d’un produit dont la vente est interdite sur le sol européen, même si on ne le vend effectivement pas sur le sol européen, estimant que cette interdiction est contraire à la liberté d’entreprendre pourtant garantie dans les textes constitutionnels français : une interdiction de ces productions revient, pour certaines entreprises de l’UIPP, à se couper d’une part non négligeable de leur chiffre d’affaire (ce qui se traduira mécaniquement par des pertes d’emploi, au moins en France).

De façon finalement pas trop étonnante, le Conseil Constitutionnel a donc tranché en estimant que le législateur était « fondé à tenir compte des effets que les activités exercées en France peuvent porter à l’environnement à l’étranger ». Autrement dit, il apparaît parfaitement constitutionnel d’empêcher les gens d’entreprendre en France si leurs activités ont des impacts à l’étranger, aussi hypothétiques soient-ils et quand bien même elles sont parfaitement autorisées là-bas.

Il va de soi que cette décision, qui impose donc aux entreprises sur le sol français une morale supérieure à celle en vigueur partout ailleurs en Europe, n’aura qu’un effet immédiat : inciter ces entreprises à aller voir partout ailleurs en Europe si elles y sont mieux traitées.

L’arbitrage rendu par la plus haute juridiction française va ainsi ouvrir la voie à d’autres arbitrages en faveur de l’environnement dans ce type d’affaires opposants plusieurs droits à valeur constitutionnelle, dont on devine déjà que ceux en rapport avec la sauvegarde de l’environnement (à tout prix et surtout si cela peut nuire au capitalisme et à la liberté) primeront sur tous les autres.

De la même façon que la France, en inscrivant dans sa constitution un « principe de précaution » qui a durablement fossilisé des pans entiers de recherche et de développement dans différentes disciplines, garantissant au pays qu’il ne sera qu’un client des innovations correspondantes et plus jamais un producteur, cette nouvelle jurisprudence va durablement affecter les perspectives sereines de production pour un nombre croissant d’entreprises sur le territoire national.

Outre la garantie maintenant de plus en plus solide que sera durement puni toute atteinte, même vague, même lointaine, à une déesse Gaïa de plus en plus vaste et de moins en moins accommodante, ce nouveau chapitre juridique démontre encore une fois l’instabilité juridique permanente dans laquelle s’enfonce la France.

Du point de vue de l’entrepreneur moyen, chaque année qui passe ajoute de nouvelles incertitudes légales, en plus de son lot de taxes, de ponctions et de petits formulaires administratifs débiles à remplir pour espérer avoir la paix de l’Occupant Intérieur. À chaque nouvelle incertitude, à chaque nouvelle interdiction, un secteur de l’économie, plus ou moins modeste, plus ou moins porteur d’emplois et de richesse, disparaît définitivement. Avec ce dernier jugement, c’est 2700 emplois qui se retrouvent ainsi directement menacés. Et c’est encore un petit morceau de liberté d’entreprendre qui disparaît en France.

Enfin, ce n’est pas grave : vu l’économie française absolument pétulante actuellement, doit-on vraiment se faire du souci ?

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[Redite] Loi Alimentation : surprise, voilà des effets pervers !

Par h16

Articile initialement paru le 01.02.2019

Un an après la mise en application de la Loi Alimentation, le constat et les prévisions faites dans le billet ci-dessous se sont révélés exacts : les effets de bords, nombreux, se sont confirmés, le niveau de vie des agriculteurs n’a pas bougé d’un iota, les distributeurs ont largement répercuté à la hausse ce qu’ils pouvaient sans que le producteur n’y voie de différence, et dans toute l’affaire, seul l’Etat par le biais de la TVA aura réellement gagné quelque chose.

C’est un fiasco complet. Depuis, cet échec lamentable a été acté par l’ensemble des acteurs de terrain, le législateur et une partie des politiciens ont timidement admis qu’en effet, c’était l’équivalent d’une fessée cul nu, mais – évidemment – absolument aucune décision d’abandon de ces crétineries n’a été prise…

L’enfer est pavé de bonnes intentions. En France, les députés sont passés maîtres en matière de pavage et déploient tous les jours des trésors d’ingéniosité pour des dalles colorées, des carreaux chatoyants et plus souvent encore des tuiles finement ouvragées. Avec la Loi Alimentation, nous en avons un nouvel exemple brillant.

On s’en doute : l’histoire n’a bien sûr pas commencé en octobre de l’année dernière, mois pendant lequel cette Loi Alimentation était examinée puis votée par nos carreleurs hystériques. En fait, cela fait des années que différents lobbies, syndicats professionnels et courants d’opinions travaillent au corps la députation nationale afin de faire passer l’idée qu’il faut absolument que l’Etat, dans sa grande sagesse, intervienne dans l’ensemble de la chaîne de production alimentaire, depuis l’exploitant agricole jusqu’à la grande surface en passant par les distributeurs et autres grossistes, pour « développer une alimentation plus saine et recréer de la valeur pour mieux la répartir entre tous les maillons » de cette chaîne.

En somme, à l’orée du débat, tout est clair : le législateur doit intervenir pour stopper la guerre des prix et redonner du pouvoir d’achat aux agriculteurs, tout simplement parce que l’État a toujours été efficace lorsqu’il s’agit d’intervenir, qu’il a toujours mis en place des lois pertinentes lorsqu’il s’agit de réguler les prix, qu’il a toujours montré du discernement lorsqu’il s’agit de donner du pouvoir d’achat à l’un ou à l’autre.

Et c’est donc sans surprise que, lors des discussions de cette Loi Alimentation, les débats furent houleux, au point que le Sénat avait refusé d’en examiner la deuxième mouture qui lui avait été présentée. À la fin, la loi fut bel et bien votée, sans pour autant satisfaire personne. Il est entendu qu’une loi ne peut jamais satisfaire tout le monde mais il est moins fréquent que, même lorsqu’elle ne contente personne, elle parvienne tout de même à être votée. Mais nous ne sommes qu’en octobre, quelques semaines avant le début des gilet-jauneries, et la République en Marche est encore fringante dans ses petits souliers vernis : elle peut donc trottiner sans souci sur les remarques des uns et des autres, à commencer par les lettres pourtant remontées de certains distributeurs à son sujet. Les mises-en-gardes y sont pourtant claires : avec une telle loi et selon Michel-Edouard Leclerc, plusieurs milliers d’articles verront leur prix augmenter de 1 à 10%.

Bah. Qu’à cela ne tienne ! Après tout, si l’on veut que nos agriculteurs soient mieux rémunérés, il faut que leurs productions soient vendues plus cher, n’est-ce pas. Le peuple s’adaptera, voilà tout.

C’est en tout cas la logique qui se cache derrière certains des articles de la Loi : puisque les producteurs ne gagnent pas assez, c’est que les prix pratiqués ne sont pas assez élevés. Il est donc à présent inscrit dans la loi que les distributeurs (typiquement, les grandes enseignes de supermarchés) n’ont plus le droit de vendre des produits alimentaires à prix coûtant ou avec une trop faible marge. Pour l’esprit manifestement nimbé de vapeurs éthyliques d’une majeure partie de nos députés et de nos ministres, si on impose une marge minimale et donc un prix plus élevé, cela se traduira par un achat à coût plus élevé chez le producteur.

Ce vendredi premier février, la loi entre donc en vigueur et, d’ores et déjà, les choses sont claires : des produits vont effectivement voir leurs prix augmenter de façon sensible, exactement comme l’avait d’ailleurs envisagé Michel-Edouard Leclerc ainsi que tous les observateurs attentifs de cette histoire. Conformément au texte de loi, les marges vont donc augmenter sur des produits d’appel, et… C’est tout.

Il faut se pincer pour le croire, mais les explications vasouillardes des thuriféraires de la Loi en question ne font guère assaut de clarté pour expliquer par quel mécanisme tortueux le fait de relever les prix du Nutella permettra à un producteur laitier de Normandie de mieux s’en sortir, ni en quoi l’augmentation du prix du Coca-Cola va permettre à l’exploitant agricole de la Beauce de mieux finir ses fins de mois. La lecture, même très attentive, des arguments déployés dans la presse ne permet en rien de répondre à la question du lien entre ce que la loi recherchait et les effets réellement observés.

Même si on ne peut bien sûr pas écarter l’habituelle pignouferie de presse tant nos amis journalistes sont rarement coupables d’expliquer clairement et correctement des phénomènes simples, surnage malgré tout l’hypothèse qu’une fois encore, une loi mal torchée a été écrite avec les pieds par une brochette d’incompétents suite à des pressions de lobbies ridicules pour aboutir à des effets aussi prévisibles qu’indésirables et particulièrement contre-productifs dans cette période plutôt tendue concernant le pouvoir d’achat des uns et des autres.

Il serait cependant naïf d’imaginer que ces effets sont indésirables pour tout le monde.

S’il semble assez évident que les principaux destinataires de la mesure, les exploitants agricoles et les producteurs français, ne verront jamais la couleur de ces augmentations, et si les distributeurs verront probablement le bénéfice de ces marges supplémentaires largement érodé par la perte de clientèle induite, l’augmentation des prix payés en caisse bénéficiera certainement à l’acteur principal de cette loi : l’État ne perdra pas une miette de l’augmentation de TVA qui lui sera reversée.

Et lorsque les caisses sont archi-vides, que la distribution de pognon tous azimuts continue en mode ventilateur et que les impôts directs ne peuvent plus être augmentés à cause d’une petite grogne passagère assez irritante, voilà une excellente affaire, ne trouvez-vous pas ?

De façon assez claire, cette Loi Alimentation va se traduire par un renchérissement des denrées de base que le Français moyen achète régulièrement. Coïncidence intéressante : la même loi entend protéger le prix de certains produits comme les légumes frais et la viande, qui ne sont justement pas achetés en volume par ce Français moyen. Coïncidence encore plus troublante : c’est aussi ce même Français qu’on retrouve sur les ronds-points, et qui a récemment endossé son gilet de sécurité pour protester contre cette taxation sans fin et la diminution de plus en plus douloureuse de son pouvoir d’achat.

Bref, la mise en coupe réglée du tiers-État, celui qui supporte les deux autres, continue sans relâche. Cela va forcément très bien se terminer.

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Le Commissariat au Plan est formel : il ne sert à rien

Par h16

Il y a parfois, fort rarement, des petits moments de lucidité dans la presse nationale. L’occurrence d’un tel événement est si exceptionnelle qu’il aurait été vraiment dommage de ne pas la mentionner : au détour d’un petit article du Point, on apprend qu’un courageux ex-dirigeant de l’Ademe (bidule gouvernemental dédié à cramer du pognon public pour une vague cause environnementale) s’est livré à – tenez-vous bien – un petit exercice d’autocritique. Le résultat vaut largement le détour.

Tout commence en 1997, dans ce qui est encore le Commissariat au Plan. Dans la plus parfaite concrétisation d’une pensée soviétique où toute l’économie d’un pays pourrait être planifiée, par tranche de cinq ans de surcroît, on y travaille religieusement à l’établissement de plan quinquennaux permettant de lancer des prévisions, prospectives et orientations politiques et économiques.

Pour mieux situer, rappelons que ce magnifique bidulotron chromé sorti tout droit des délires constructivistes d’un XXème siècle pourtant largement révolu a, depuis, tenté de camoufler son origine ridicule en changeant de nom puisqu’il s’appelle à présent France Stratégie, organe turgescent d’une indécrottable pensée étatiste et dont les élucubrations égayent ces colonnes depuis plusieurs années.

Et pour en revenir à 1997, on y turbine dur ! C’est qu’il s’agit d’établir de puissantes prévisions sur les prochaines décennies, jusqu’en 2020, histoire de savoir où va le pays : consommation d’énergie, démographie, croissance économique, pollution, tout doit passer au crible de l’analyse poussée de la fine équipe du moment. Le Plan doit être mis à jour ! Le Plan n’attend pas ! Le Plan va paver la route, et le Plan saura déterminer le chemin !

Les décennies se sont écoulées, l’année 2020 est là, et avec elle, l’heure du bilan a sonné. François Moisan, alors en charge de ce plan, s’est donc livré à l’exercice. Remarquable courage, d’autant plus que la conclusion est sans appel : toutes les belles prévisions et les solides analyses se sont révélées fausses. Poubelle.

J’exagère ? Même pas.

Jugez plutôt : partant hardiment de prémisses fausses (population estimée à 63,5 millions en 2020 au lieu de 67 millions, croissance anticipée à 2,3% en moyenne là où elle n’a tourné qu’autour de 1,6%, prix du pétrole en moyenne à 24 dollars alors qu’ils sont restés supérieurs à 80 dollars jusqu’en 2014, …), les experts du Plan ont bâti différents scénarios dont les résultats sont tous largement battus en brèche par la froide réalité.

Là où la quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère devait croître de 44%, on a surtout constaté… une baisse de 19,5% entre 1990 et 2016. Zut.

Là où la richesse produite par Français devait croître de 40%, elle n’a augmenté que de 22% entre 1997 et 2010. Flûte.

Là où la demande d’énergie était prévue s’établir entre 488 et 575 térawatts/heure (TWh) dans les petits calculs du Plan, elle n’a progressé que pour arriver à 474 TWh. D’autant que cette consommation modérée d’énergie a favorisé une baisse de la pollution, pas prévue non plus. Crotte.

Le pompon reste tout de même l’aveu de Moisan qui explique ainsi que :

« Les experts ont certainement sous-estimé les capacités de transformation de la société et du système technique. Ils ont également été trop “prudents” sur la capacité de l’État à avoir une influence sur les trajectoires »

Oui, vous avez bien lu : les types en charge de fournir à l’État les pistes pour saboter l’un ou l’autre pan de l’économie doutaient eux-même de la capacité de ce dernier à parvenir à ses fins, malgré des siècles de preuves accablantes de son pouvoir de nuisance. Stupéfiant.

La conclusion logique serait, bien sûr, que le Commissariat au Plan prouve ici sa parfaite inutilité, voire sa nocivité tant est fort l’écart entre ce qu’il prévoyait et ce qui s’est réellement passé. Comment prétendre donner une impulsion économique ou politique correcte lorsqu’on prévoit des trucs et des machins qui ne se produisent pas, même vaguement ?

Rassurez-vous : cette conclusion et sa suite logique, la dissolution de France Stratégie et le renvoi des équipes à leurs études avec un bon coup de pied au derche, n’est évidemment pas du tout à l’ordre du jour. Comme les prévisions sont foireuses, comme les préconisations sont au mieux farfelues (au pire, délétères), et comme tout cela est fait sur fonds publics, on ne va surtout toucher à rien et continuer ce magnifique travail en pure perte. Il serait en effet fort dommage d’abandonner la pensée dominante, malthusienne en diable, alors qu’elle a tant apporté aux finances publiques !

En outre, ce n’est pas la première fois qu’on se laisse aller à dépeindre un avenir très moyennement rose à base de prévisions économiques mal boutiquées. On se souviendra à bon escient des consternantes prévisions du Club de Rome dans les années 70 qui ont durablement influencé les politiciens (et le fameux Commissariat au Plan après eux) sans pour autant se révéler davantage capable de viser juste : prévoyant la mort de 4 milliards d’individus (rien de moins) à la suite de famines dantesques ainsi qu’une raréfaction catastrophique du pétrole et de la plupart des métaux, la réalité, exempte de famines dévastatrices, a depuis largement montré que non seulement, nous ne manquerons ni de plomb, d’aluminium ou de cuivre, mais en plus que pétrole et charbon sont encore si abondants qu’on en vient à reprocher à l’Asie et à l’Afrique d’en faire une consommation immodérée (tout en cognant sur l’Occidental, histoire de faire bonne mesure culpabilisante).

Il faut comprendre que ces errements passés et cette persévérance dans l’erreur ne suffisent absolument pas à remettre en cause la méthode et les raisonnements boiteux qui la sous-tendent ! Pensez donc : grâce aux prévisions catastrophiques de malheur, on peut bien plus facilement lever taxes, ponctions et impôts qui seront présentés comme autant de dédouanement financier à usage déculpabilisant pour tous les petits moutontribuables tremblant d’effroi devant les dégâts (très largement imaginaires) dont les accuse régulièrement.

Dans ce contexte, le Commissariat au Plan, même camouflé derrière son sobriquet de France Stratégie qui aide à faire oublier son côté années cinquante et son parfum naphtaline, joue son rôle en brandissant régulièrement ses épouvantails prévisionnels.

L’exercice de François Moisan était courageux. Il n’en sera pourtant tiré aucune conclusion.

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Bruno Le Maire, le running gag gouvernemental

Par h16

Ballotté d’une grève à un mouvement social, de la grogne des uns aux revendications des autres, d’une situation internationale tendue à des événements nationaux effervescents, le gouvernement n’est pas toujours dans une situation agréable. Heureusement, pour lui donner du tonus et amuser la galerie, il peut compter sur Bruno Le Maire qui, de semaine en semaine, n’en loupe pas une.

Même lorsque les insultes envers le Président de la République fusent, de plus en plus violentes, Bruno ne se laisse pas démonter : prenant son courage à deux mains, il n’hésitera pas à prendre sur lui pour nous offrir un sketch truculent plein de rebondissements en plusieurs actes qui donnent tout son sel à la performance comique du ministre de ce qui reste d’économie dans ce pauvre pays.

C’est ainsi que notre homme n’a pas hésité à participer à un palpitant entretien le 20 janvier dernier dans la matinale de LCI, alors qu’allait s’ouvrir un sommet économique organisé à Versailles dans lequel le président Macron entendait vanter devant un parterre de patrons internationaux les délices d’un investissement en France.

Dans cet entretien, le brave Bruno déplore que les Français ne parviennent pas à se rendre compte du « succès économique » que traverse le pays (les guillemets sont obligatoires, ici). Apparemment, plutôt que de mordre à pleines dents dans les fruits économiques dodus que ce succès engendre, ces Français ont bêtement choisi de faire des grèves, de bloquer des parties de l’activité économique et sociale du pays, éventuellement de casser des trucs et des machins, d’épuiser les forces de l’ordre.

Au passage, on ne peut que se féliciter que le « succès économique » traverse le pays malgré ces différents mouvements sociaux, arrêts de travail, incidents divers et variés et cela indique que, sans ces derniers, le pays péterait la forme comme probablement jamais auparavant dans son histoire. D’ailleurs, c’est bien simple, comme le dit Bruno, avant son intervention et celle du gouvernement impulsé par ce brave Emmanuel Macron, le pays était en « pleine débâcle industrielle » alors qu’il remonterait la pente actuellement, bénéficiant du Brexit selon les dires du ministre, ce qui lui permettrait, zip zoup tour de passe-passe et prestidigitation de folie, de devenir « pays le plus attractif pour les investissements industriels ».

Autant d’éléments qui annoncent une véritable « reconquête industrielle » fanfaronnée par le ministre qui n’hésitera pas plus, lors du même entretien, à prédire des investissements de ces chefs d’entreprises étrangers à hauteur de 8 milliards d’euros. Youpi !

Un gag est bon lorsqu’il y a une bonne chute. Cependant, prétendre que la France redeviendrait super-attractive pour les investisseurs étrangers n’est pas à proprement parler une bonne chute : c’est un trait d’humour connu et on peut quasiment entendre les rires enregistrés dès qu’on la sort.

En revanche, la réaction naturelle des investisseurs présents à Davos, la même semaine que d’autres à Versailles, permet de donner un peu plus de substance à ce qui devient maintenant un running gag : lorsqu’il ne s’agit plus de parler mais de mettre l’argent sur la table, les choses deviennent plus compliquées et ceux qui pourraient venir en France y réfléchissent à deux fois.

« Il y a trop de grèves, et ce n’est pas aussi stable que d’autres pays pour le business. (…) les taxes sont trop élevées. (…) il y a beaucoup de troubles en France comme on l’a vu avec les émeutes (…) il y a toujours beaucoup de résistance en France pour atteindre la productivité nécessaire. Tout ça n’aide pas à y investir à nouveau. »

Mais puisque Bruno vous dit que la débâcle industrielle est finie et que ça va roxxer, enfin ! Revenez, vous allez voir, ça va pulser comme jamais !

D’ailleurs, les articles consacrés à la question ne manquent absolument pas d’insister sur le fait qu’en 2018, la France a attiré 31% d’investisseurs étrangers de plus que l’année précédente, ce qui est mieux que l’Allemagne, cocorico et tout ça, n’est-ce pas… On se bouscule même dans la presse pour relayer les informations habilement distillées par les cellules de communication de l’Elysée ou de Matignon pour bien insister sur le paradoxe français : malgré les manifs, malgré les grèves, les investisseurs étrangers se bousculent au portillon. Si si !

Bon évidemment, lorsqu’on va un peu plus loin que les communiqués de presse officiels, lorsqu’on épluche un peu les chiffres et qu’on va regarder les statistiques officielles, le bilan est… plus contrasté pour le dire pudiquement : malgré cette attractivité pour les investisseurs étrangers, les français, eux, fuient notre pays, à hauteur de 102 milliards d’euros de flux sortants en 2018, plus du double de 2017. Nous sommes même le deuxième pays au monde pour l’hémorragie des capitaux après le Japon.

La Banque de France (dont Bruno Le Maire a dû occasionnellement entendre parler, je présume) confirme ce mauvais bilan 2018 en calculant 51 milliards d’excédents de flux sortants (102 sortants contre 51 entrants).

Mais Bruno ne s’en laissera pas compter. D’autant que sa mission de clown ne peut se permettre le moindre relâchement : s’il n’enchaîne pas, la morosité progressera, l’abattement gagnera et la tristesse remplira les coeurs et ça, Bruno ne peut se le permettre.

C’est probablement pour cela qu’il n’a pas hésité à remonter au créneau en cours de semaine pour essayer d’arrêter la progression du sentiment de défaite ou de reculade qui a accompagné l’annonce d’une suspension de la taxe GAFA, qu’il avait lui-même réclamé à grands cris.

Pour rappel, Bruno Le Maire – accompagné d’une solide brochette d’incultes en économie – ont régulièrement réclamé la mise en place d’une taxe spécifique pour les géants du numériques afin (croient-ils) de faire payer des impôts à ces entreprises. Quelques minutes de réflexion auraient suffi pour leur rappeler que les taxes, peu importe leur nom ou leur nature, sont finalement toujours payées par le consommateur (les Français, en l’occurrence) et qu’elles n’auraient à peu près rien changé dans la domination numérique de ces entreprises ciblées. La jalousie et l’avidité, principaux moteurs derrière cette taxe, sont de bien mauvaises conseillères mais nos clowns habituels ont compris tout l’intérêt strictement électoral de s’en remettre à elles.

Néanmoins, les entreprise visées étant essentiellement américaines, l’administration Trump n’entendait pas se laisser ainsi marcher dessus. De façon assez peu surprenante, le président américain a rapidement menacé de mettre en place des mesures de rétorsion douanières sur les produits français, ce qui a nettement calmé les ardeurs macronesques.

Rassurez-vous cependant : Bruno n’entend pas laisser tomber l’affaire aussi rapidement et a donc clairement fait savoir que non, scrogneugneu, « nous ne cèderons rien » : il faut absolument que ces méchantes entreprises payent 25% d’impôts et non 3%, car tout le monde sait qu’un monde où l’entreprise est tabassée d’impôts et de taxes est un monde plus juste et plus fonctionnel.

D’ailleurs, regardez ce qui se passe en France : plus on augmente les taxes, les impôts et les ponctions, plus les citoyens sont heureux, les mouvements sociaux disparaissent, les grèves se raréfient et la croissance augmente !

Ah, sacré Bruno ! Non, décidément, il n’en loupe pas une !

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Mila : les dégâts du relativisme, dérive de tout un pays

Par h16

On ne peut pas dire que les commémorations de l’attentat de Charlie Hebdo auront servi à quoi que ce soit, au contraire. Alors que des foules étaient sorties manifester dans les jours qui avaient suivi l’assassinat de la rédaction du journal satirique, les années qui ont passé ensuite ont très clairement permis aux opinions d’évoluer, mais pas du tout dans le bon sens : si le droit au blasphème semblait acquis en République française en 2015, il n’en va pas du tout de la même façon cinq ans plus tard.

Beaucoup a déjà été dit dans « l’affaire Mila », cette adolescente qui, lors d’une vidéo en direct, a exprimé aussi clairement que crûment son avis sur l’islam (« c’est de la merde » selon elle), entraînant insultes, menaces de mort à son encontre et sa déscolarisation expresse. Son développement actuel permet cependant d’illustrer la dérive de tout un pays.

Tout d’abord, on ne peut que souligner l’incroyable lenteur et la mollesse consternante du soutien de tout ce que le pays comprend pourtant d’associations, souvent subventionnées à fonds publics, militantes tant pour le droit des femmes que pour le droit des lesbiennes ou pour la liberté d’expression.

Une semaine après le début de la fièvre qui s’était emparée des réseaux (et avant qu’une autre fièvre, plus médicale celle-là, vienne définitivement faire oublier l’effervescence médiatique autour de Mila), les communiqués de presse des associations les plus concernées ne se bousculent pas, à tel point que Charlie Hebdo s’en est ouvert

Alors que le moindre dérapage qu’on pourrait vaguement soupçonner, de loin, comme homophobe, déclenche généralement la montée en sauce immédiate de toute la garde et l’arrière-garde médiatique, depuis twitter jusqu’aux besogneux journalistes des inévitables journaux « engagés » en passant par les blogs plus ou moins connus, il aura fallu plusieurs jours d’insultes homophobes, de menaces de viol et de mort pour qu’enfin, quelques associations émettent de petits tweets dans lesquels elles se font fort d’expliquer qu’elles n’approuvent pas des masses ces réactions, tout en bardant leurs désapprobations calculées d’un petit « même si » qui montre clairement l’absence de soutien à l’adolescente.

Quant au gouvernement, il est resté sagement muet, laissant bien sûr toute l’affaire se développer sans piper le moindre mot jusqu’au 24 janvier, une semaine après les faits, par le truchement de l’inutile secrétaire d’État Schiappa qui s’empressera à la fois de soutenir Mila (malgré tout) et de (bien sûr) charger l’odieuse récupération politique de l’affaire par l’extrême-droite, sans quoi ce soutien de dernière minute aurait pu apparaître comme sincère.

L’affaire est entendue : nous sommes dans le règne du « oui mais ».

Tout ce que la France compte d’influents semble d’accord pour user d’une grosse louche de relativisme qui met sur le même plan les menaces de viol, de mort, de torture et les expressions d’opinion, parfaitement légales et autorisées, d’une adolescente de 16 ans. On murmure que oui, toutes ces menaces de mort, c’est tout même pas terrible, ça fait un peu tache dans une République du vivrensemble, et on s’empresse d’ajouter un petit « MAIS » pour embrayer sur une analyse plus ou moins subtile des propos tenus pour savoir, si, finalement, l’ado ne l’aurait pas un petit peu cherché, hein, m’voyez.

À tel point que le procureur de la République saisi du dossier s’est empressé d’ouvrir une enquête sur les menaces de mort (eh oui, c’est la loi), …tout en ajoutant bien sûr une autre enquête sur la jeune fille (pour incitation à la haine raciale, la race islamique devenant apparemment un concept légal en France), histoire de faire bonne mesure.

En cela, ce procureur n’est même pas différent du délégué général du Conseil français du culte musulman qui a expliqué que, je cite, « Mila l’a bien cherché ». Si quelques réactions ont bien été enregistrées à la suite de la saillie de ce piètre représentant religieux dont l’argument peut se décliner facilement sur d’autres modes (« Charlie hebdo l’a bien mérité » ou « Elle portait une jupe trop courte, elle a bien mérité son viol »), on regrette l’absence palpable de toute réaction devant l’enquête ouverte par le procureur alors qu’elle procède exactement du même raisonnement.

En réalité, l’attitude de ce responsable du CFCM, de ce procureur et de ces associations montre l’incroyable dérive du pays.

D’une part, on sent se refermer sur les ligues de protection féministes un piège paradoxal, illustré par la récente affaire du poster « Islam is right about women » qui avait outré tous les bien-pensants aux États-Unis : ces associations, trop souvent engluées dans des paradigmes gauchistes, se retrouvent entortillées dans leurs contradictions internes à vouloir tout faire d’un côté pour favoriser l’égalité homme-femme, tout en se gardant bien, d’un autre côté, de dénoncer le sexisme inégalitaire et souvent violent de certains musulmans. Elles savent pertinemment qu’une telle dénonciation serait immédiatement taxée d’islamophobie, ce qu’elles redoutent presque autant que les coups de mâles blancs cis-hétéros privilégiés de 40 ans qui mangent du quinoa.

D’autre part, autant il semble acquis qu’en France, on peut amplement se payer la fiole du catholicisme, tant leurs pratiquants sont policés et que les débordements sont, de nos jours, plutôt rares pour ne pas dire inexistants, autant il semble plus délicat de se moquer du judaïsme qui déclenche plus facilement un tollé médiatique, autant il semble maintenant impossible d’émettre une critique même raisonnable de l’islam tant les réactions de certains sont extrêmement violentes, en ce compris des passages à l’acte : Mila aurait balancé un « Le catholicisme est une religion de merde », elle serait encore inconnue des réseaux sociaux à l’heure qu’il est…

À tel point qu’un blasphème, parfaitement légal en France, se voit pourtant assorti d’une petite enquête, au cas où, et histoire de montrer que la République sait s’aplatir quand il faut apaiser les passions dangereuses, n’est-ce pas (à ce titre, je n’ai pas souvenir de la moindre enquête jamais ouverte pour incitation à la haine raciale pour des propos blasphématoire anti-chrétiens ou anti-juifs).

Ces deux éléments (le piège paradoxal dans lequel ont sombré trop de personnalités, et la violence maintenant prise en compte de certains coreligionnaires musulmans) montrent l’incroyable dérive d’un pays dont les institutions n’ont pourtant pas arrêté de harper sur leur neutralité religieuse depuis 1905.

Cette dérive pourrait être limitée à quelques personnages du gouvernement, quelques figures de proue religieuses, quelques têtes de gondoles des associations féministes mais pas trop.

Malheureusement il n’en est rien.

La dérive est bien ancrée dans toute la société française qui cherche, au travers même de ses représentants, à museler les opinions dissidentes, cette liberté d’expression qui pourrait amener certains à se sentir froissés, à éprouver une gêne, à avoir les yeux humides et à piquer des colères lorsqu’on vient heurter, par des paroles ou des opinions tranchées, leurs petits sentiments d’êtres fragiles, et qu’aucun cerfa républicain ne suffira à apaiser.

L’incroyable loi Avia, du nom de cette député qui a tenté de grignoter un chauffeur de taxi, en est le dernier exemple le plus consternant, qui vise à limiter la parole sur des motifs extrêmement flous (« lutter contre la haine sur internet »). Si on a bien du mal à définir ce que « haine » veut dire effectivement, on voit en revanche très bien comment des pans entiers de la liberté d’expression seront passé au broyeur à poussins.

À vouloir rechercher, à tout prix, l’apaisement et un vivrensemble chimérique, quitte à criminaliser les opinions qui dérangent, on a complètement vicié les rapports sociaux entre individus dans ce pays où chacun ne cherche plus qu’à faire taire l’autre au motif d’un respect impératif qui n’existe plus.

Ce pays est foutu.

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[Redite] Petit cours de pipoconomie à l’usage des citoyens français

Par h16

Article initialement paru le 30.01.2019

Depuis les saillies de Porcher début 2019, Piketty est venu ajouter son bout de gras idéologique dans un long pensum sans intérêt. Et donc, parce que le déluge d’âneries économiques continue toujours avec autant de force dans l’ex-pays des Lumières, rappelons quelques éléments essentiels en économie de base.

Au détour d’émissions télévisuelles que le bon sens et le temps limité d’un homme de bien commandent de ne pas regarder trop longtemps, trop souvent et en les prenant trop au sérieux, on découvre parfois de magnifiques pépites-par-inadvertance (c’est-à-dire des âneries qui deviennent des pépites par la puissance de l’imbécillité ainsi convoquée).

Cette fois-ci, la pépite se révèle en tombant sur une déclaration de Thomas Porcher dans une émission sans grand intérêt d’une chaîne publique en déroute intellectuelle depuis très longtemps. L’aimable olibrius poilu, se qualifiant lui-même d’économiste atterré, nous explique doctement et avec pour lui – et malheureusement – toute l’attention de la brochette de starlettes du plateau, que, je cite sans même caricaturer, « on n’hérite pas de la dette mais d’un patrimoine public qui est aujourd’hui encore supérieur à la dette ».

"On hérite pas de la dette mais d'un patrimoine public qui est aujourd'hui encore supérieur à la dette." @PorcherThomas #ONPC pic.twitter.com/b2AdZIpIgG

— On n'est pas couché (@ONPCofficiel) January 19, 2019

Bien évidemment, c’est une ânerie à plusieurs niveaux.

Implied Facepalm

Sur le plan factuel, force est de constater que c’est évidemment faux, comme le montre Vincent Bénard, dans un fil twitter qu’il lui a consacré, avec l’étude du bilan annuel fourni par l’État que notre économiste devrait compulser fiévreusement entre deux petits fours de plateau télé.

Affirmation 100 fois démontée.
Il suffit de se procurer n’importe quel bilan LOLF de l’état (google) pour se rendre compte que l’actif de l’état est égal à la moitié de son passif, de l’ordre de 1000 Mds de fonds propres négatifs
(…) https://t.co/Z9Al3BoIJI

— Ze VBenard (@vbenard) January 22, 2019

En réalité, la dette représente déjà deux fois plus que les actifs de l’État qui, comme souligné, s’il devait les vendre pour rembourser la dette, se trouverait à devoir brader ce qui accroîtrait encore l’écart entre ce qu’il peut effectivement couvrir et le montant total de la dette.

Par ailleurs, imaginer – comme le fait notre frétillant abonné aux plateaux télé – que la dette correspond à l’infrastructure actuellement utilisée en France est une aimable plaisanterie.

Non seulement, c’est une idiotie économique (la dette sert très majoritairement à payer les frais de fonctionnement de notre État mammouth et de sa redistribution sociale tous azimuts, et très, très, très peu les routes, les ponts et les écoles, généralement en place et payés depuis des lustres), mais en plus l’infrastructure actuelle se dégrade de tous les côtés. Quelques tentatives de trajet en train en automne (feuilles mortes), en hiver (neige), en été (chaleur) ou au printemps (animaux qui traversent les voies), quelques explorations de nos plus belles prisons insalubres, de nos meilleurs hôpitaux, de nos plus jolies routes trouées, de nos ponts qui menacent de s’effondrer, de nos infrastructures de distribution de gaz ou de nos institutions qui bullent, etc., suffisent à convaincre que la situation n’est pas vraiment en train de s’améliorer.

Décidément, ce clown qui se prétend économiste est amusant, tout au plus.

Cependant, le souci est qu’en France, les discours tenus par ce type de saltimbanques sont écoutés.

Ils ne sont pas seulement écoutés, ils sont aussi tenus par les abrutis de Bercy, de Matignon, d’un peu partout, et par toute cette foule d’incultes en économie de base, de larves intellectuelles qui vivent de façon très détendue dans une hallucination collective où l’argent s’imprime à volonté, la richesse ne se crée pas mais se répartit, la dette n’existe pas ou peut ne pas être remboursée, et où l’on peut chier sur les générations futures (sauf lorsqu’il s’agit de climat où ces générations passent alors dans une zone d’intouchabilité que seule une fiscalité pourtant délirante ne semble jamais voir).

Et ce discours étant le seul tenu, le seul diffusé, le seul expliqué, détaillé, analysé, le seul entendu finalement, il finit, à force de répétition, par passer dans les esprits, s’y installer et y devenir vérité intangible, évidente, banale même.

Les individus normalement constituées finissent par y croire ! Mais oui, tout le monde sait que sans les méchants intérêts de la dette, la France serait la première puissance moOoondiale, pardi, et peu importe 40 années de budgets gravement déficitaires. Tout le monde sait que c’est Rothschild et Pompidou qui ont été très méchants.

Tout le monde sait qu’on peut répudier la dette, ou, mieux, qu’on peut vendre une tour Eiffel et deux tableaux de maîtres pour s’en sortir. Tout le monde sait qu’un impôt non prélevé, c’est un manque à gagner pour l’État. Tout le monde sait qu’une augmentation exceptionnelle des recettes, c’est une cagnotte.

Tout le monde sait qu’en décrétant une augmentation du SMIC, on donne du pouvoir d’achat à plus de gens, et que ça passe crème parce qu’il suffit de le décréter. Tout le monde sait que l’ISF c’est symbolique et nécessaire et que ça fait du bien à l’économie. Tout le monde sait ça.

À tel point qu’au bout du bout, une fois que tout est dit, affirmé et clamé partout, lorsqu’enfin, le peuple pète un câble sous des ponctions invraisemblables, une bureaucratie délirante, une administration en roue libre, des services publics de plus en plus mauvais, une augmentation de la misère, du chômage et des « incivilités », que réclame ce peuple, après une vague tentative de demander moins d’impôts ?

… Une nouvelle répartition de la richesse ! Le retour de l’ISF ! Une augmentation du SMIC ! Une annulation de la dette ! Etc.

Porcher est de ce genre d’olibrius néfaste, comme il en existe beaucoup trop (qui se regroupent en brochette d’ahuris avec des sobriquets édifiants genre « économistes atterrants »), qu’on entend du matin au soir et du soir au matin, raconter leurs insupportables bêtises, depuis au moins trois générations.

La première génération qui a enseigné ces idioties a formé une seconde génération qui, à son tour, s’est empressée de répéter voire (pire encore) d’enseigner elle aussi les mêmes âneries à la génération suivante.

Maintenant, les gens y croient dur comme fer, et tenter, même de loin, d’expliquer, de réexpliquer ce qui est vu comme la base dans n’importe quel autre pays du monde, revient à faire un travail de Sisyphe jamais couronné du moindre succès.

C’est aussi pour ça que ce pays est foutu.

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Municipales : Hidalgo nous offre une grande braderie parisienne

Par h16

Les élections municipales approchent et avec elles, tout ce que la France compte de politiciens de seconde zone ressortent, frétillants à l’idée de faire parler d’eux ; en plus des éternels chevaux de retour dont les Français ne parviennent décidément pas à se débarrasser, d’homériques batailles se jouent déjà lorsque des petits nouveaux tentent de déboulonner des vieux caciques. À Paris, c’est même devenu une foire d’empoigne tant les candidats se multiplient.

À tel point que, pour arriver à exister dans la déferlante de petites phrases que les uns jettent en pâture aux journalistes et aux autres candidats, les promesses de campagne s’accumulent comme jamais et la distribution de pognon des autres n’a jamais été aussi forte qu’actuellement dans la capitale, enjeu de toutes les convoitises.

Et pour la maire sortante, c’est devenu une véritable braderie d’un peu tout : Anne Hidalgo empile les promesses à tour de bras, avec un appétit et une vivacité qui n’ont d’égal que la stupidité des propositions.

Ainsi, si elle est réélue, l’édile de Paris promet de rendre les transports gratuits pour les moins de 18 ans, ce qui est, on en conviendra, un cran au-dessous de la proposition précédente (la gratuité totale des transports pour tous), jugée infaisable d’autant que le problème actuel des transports en commun parisiens n’est pas tant leur prix que leur absence presque totale de toute fiabilité, ces derniers oscillant d’une grève aux accidents voyageurs en passant par les incidents techniques divers, variés et quasi-permanents.

Bien évidemment, cette gratuité pour les mineurs sera d’autant plus facile à mettre en place qu’un nombre croissant de ces derniers fraudent allègrement, ce qui ne déséquilibrera donc pas plus qu’actuellement les comptes nationaux déjà catastrophiques de la RATP. Il n’en reste pas moins que le contribuable parisien sera, comme d’habitude, mis à contribution obligatoire. Joie, bonheur et impôts locaux dodus.

S’ajoute à cette promesse la volonté de faire un Paris 100% Vélo compatible, et ce même si de l’aveu de beaucoup, cette proposition ressemble beaucoup à du pipeau de grand chemin. Faire de la circulation à vélo, dans Paris, une circulation « agréable et sans danger » selon Emmanuel Grégoire, directeur de campagne de la candidate, est un but aussi noble qu’inatteignable, à moins de bouter tous les autres transports hors de la ville, les bus et les camions étant les premiers à rouler sur les cyclistes dont la mortalité, à Paris, est en hausse.

Dans ce manège municipal qui devient de plus en plus grotesque, c’est cependant avec sa dernière promesse en vogue que le pompon est largement décroché, avec tout le Mickey et une partie de la sono qui pulse la mauvaise disco-pop servie pour ambiancer torridement cette pénible échéance électorale : Anne Hidalgo promet ainsi de « lever » jusqu’à 20 milliards d’euros pour loger les classes moyennes.

Ici, on se rappellera qu’il s’agit d’argent public et non de startup, et que « lever » s’apparente plus à une levée de nouveaux impôts qu’une levée de fonds auprès de capitalistes et de « business angels ». On regrettera en outre que les petits bras de l’édile ne l’aient pas poussée à dire 100 milliards plutôt que 20. Après tout, ces promesses n’engagent que les contribuables et leurs poches sont profondes.

Ceci posé, il s’agit donc de mobiliser des sommes relativement coquettes pour ne surtout pas rembourser la dette pourtant assez volumineuse de la ville mais pour ajouter des contraintes et des effets de bord sur un marché immobilier parisien déjà largement encombré : l’idée consisterait à permettre à des locataires qui ne relèvent pas forcément du logement social de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer « inférieur d’au moins 20% au marché » en utilisant les fonds d’une « Société immobilière pour le logement abordable » (mais pas « durable », « écoconscient » ou « recyclable » comme on aurait pu s’y attendre).

Il va de soi que les achats qu’elle fera n’auront aucun impact sur le marché déjà existant et que les prix ne s’adapteront pas à l’entrée sur ce marché d’un acteur d’une taille notable. L’idée semble avoir germé chez Ian Brossat, l’adjoint d’Anne Hidalgo toujours aussi ouvertement communiste, ce qui expliquera amplement le désastre observable une fois qu’elle sera mise en place et dont personne ne voudra bien sûr prendre alors la responsabilité.

20 milliards par-ci, des transports gratuits par là, et des vélos partout… Il ne manque vraiment plus qu’un poney offert pour chaque Francilien – c’est carbone-neutre et ça rappellera Paris du début du siècle …précédent, dans lequel les équipes municipales actuelles tentent de nous propulser avec toujours plus de vigueur – et, enfin, Paris pourra redevenir Paris (enfin si les camarades antispécistes le permettent).

En attendant et sans claquer 1, 6 ou 20 milliards, on se demande un peu ce que l’actuelle maire de Paris entend faire concernant la délinquance et la criminalité parisienne qui explosent (au point qu’elle ait elle-même « tiré la sonnette d’alarme »), d’autant qu’elle ne compte pas vraiment mettre en place une nouvelle police municipale.

Autrement dit, on trouve donc pléthore de promesses idiotes, financièrement intenables et déjà farcies d’effets de bord indésirables, mais rien de raisonnable concernant les problèmes actuels, palpables, documentés, d’hygiène et de sécurité dans cette épave qu’elle laisse après six ans d’occupation du poste.

Mais le pire dans la situation actuelle est que, même face au désastre qu’est devenue Paris, la ville risque bel et bien de se cogner un nouveau mandat des mêmes tromblons municipaux. Les adversaires actuels ne sont en effet que des canifs usés ou des couteaux à beurre doux auquel il manque le manche et dont les propositions, relevant le défi d’être encore plus consternantes que celle d’Hidalgo, rendent crédible une petite victoire des actuels sortants.

En somme, malgré l’accumulation de propositions délirantes, Hidalgo pourrait bien être réélue. La catastrophe serait alors qu’elle respecte ses promesses de campagne…

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La disparition bien commode de l’Observatoire de la Délinquance

Par h16

À moins d’être Bruno Le Maire qui, dans sa confusion, est cette montre arrêtée qui n’indique que le sud, une horloge à l’arrêt, même lourde, même moche, indique normalement l’heure exacte deux fois par jour. C’est ce qui vient de se produire avec Caroline de Haas lorsqu’elle s’est ouvertement inquiétée, dans un tweet, de la prochaine fermeture de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales.

L’ONDRP, c’est cet organisme d’une discrétion remarquable – peut-être due à son acronyme imprononçable – dont la mission consiste à rendre compte des évolutions des phénomènes délinquants et criminels en France ainsi que des réponses pénales qui y sont apportées. Ces compte-rendus, essentiellement statistiques, sont régulièrement utilisés pour essayer de mesurer l’état général du pays en matière de délinquance et de criminalité.

On comprend assez vite que le principal souci de ces statistiques officielles, publiques et généralement assez fiables, c’est qu’elles peuvent être récupérées par tout ce que les médias et les intertubes comptent d’agitateurs politiques, de militants louches, voire – osons les mots forts – d’horribles fachisses de drouate qui n’hésitent alors pas à brosser d’affreux tableaux dépeignant non pas le vivrensemble chaloupé qui – comme chacun sait – règne partout en France mais plutôt les soucis croissants de violences, de récidives, de dérives visibles et quantifiables de quartiers très très émotifs ou de réponses pénales si visiblement inadaptées qu’elle font des grosses bosses statistiques sous les tapis du politiquement correct qu’on s’emploie pourtant à déployer dans tous les lieux importants de la République.

Et ça, forcément, ça ne passe plus.

On se souviendra par exemple de l’accueil, oscillant entre l’outré et le paniqué, de livres utilisant ces statistiques, notamment Orange Mécanique de Laurent Obertone (dont j’avais fait la recension ici) et qui ne laissent aucun doute possible sur l’état lamentable de nos prisons, de nos institutions judiciaires, de notre police, sur le taux de récidives invraisemblable, …

Chaque année, lorsque sort l’un ou l’autre rapport de l’ONDRP, on peut voir la presse ne pas s’emparer du sujet, ou l’évoquer rapidement, ou tourner autour du pot. Chaque année, lorsqu’une statistique désagréable refait surface, les politiciens s’emparent rapidement de la question pour la faire disparaître, la minimiser ou la détourner de son sens pour arriver à la conclusion que si les choses ne sont pas roses, ce n’est pas vraiment la catastrophe, qu’il est bon de relativiser et que, comparé aux pires bouges de la planète, on s’en sort finalement plutôt pas mal.

Il n’est qu’à voir la façon dont le pouvoir a sciemment fait disparaître le nombre de voitures brûlées aux fêtes de fin d’années pour comprendre où se situe le problème : pour les politiciens, ce ne sont pas les voitures qui brûlent, ce ne sont pas les fusillades qui s’accumulent, ce ne sont pas les nombres ahurissants de récidives de l’un ou l’autre couteau fou, non, le problème se situe dans l’existence de ces statistiques, de ces nombres qui, apparemment, inciteraient les uns à commettre encore plus de crimes et délits (par jeu) et les autres à romancer un pays soi-disant à feu et à sang alors que, m’ame Ginette, tout le monde sait que ça n’arrive pas, voyons, et qu’en France, tout se termine par des chansons et des lendemains qui chantent sifflotent.

Dans ce contexte, il n’est donc pas trop étonnant que le premier ministre ait finalement décidé d’en finir avec cet enquiquinant appendice dont la mission s’apparente plutôt à une épine dans les fesses gouvernementales : l’Office fermera ses portes à la fin de cette année, et on pourra à nouveau pousser un petit soupir de soulagement. En outre, rassurez-vous puisque cette suppression s’accompagne, youpi tagada, du transfert d’une partie de ses objectifs vers l’Insee et les services statistiques des ministères de l’Intérieur et de la Justice.

Si l’Insee devrait être capable de faire des statistiques, on reste dubitatif sur la qualité des données qui lui seront fournies, celles-ci venant alors de ces deux ministères régaliens dont les moyens sont actuellement mobilisés pour nettement autre chose…

Sans compter que remettre dans le giron de l’État des données qui prouvent essentiellement que l’État ne fait pas son travail, c’est garantir que ces données seront traitées avec le plus grand respect : comme une vieille tantine qui délire et qui ne sent pas bon, on peut garantir qu’elles seront posées religieusement sur un joli fauteuil bien confortable, avec une petite camomille et des mots croisés, loin du regard gênant de tous ces gens qui veulent en savoir plus (trop ?) sur leur pays, et qu’on présentera plutôt rapidement la jolie petite infirmière qui s’occupe de la tantine grabataire. C’est nettement plus vendable, en réalité.

Ceci posé, il faut bien comprendre que rien de ce qui se passe ici n’est dû au hasard ; oui, je sais en écrivant ceci que je ne choquerai que les plus naïfs de mes lecteurs. Eh oui : il est loin, très loin le temps où les ministres décidaient de la disparitions de comités Théodules pour de simples raisons budgétaires (la dernière tentative en date s’est soldée par une augmentation du nombre de comités, je vous le rappelle).

Non, on est ici véritablement dans un mouvement d’ensemble qui vise à redéfinir le discours ambiant sur la sécurité en France : tout va très bien, il n’y a aucune raison de s’inquiéter, arrêtez de paniquer niaisement, continuez de payer vos taxes et vos impôts et surtout, taisez-vous.

Pourquoi cette conviction qu’une fois encore, on casse le thermomètre pour ne surtout plus entendre parler de la fièvre ? Eh bien parce que cette disparition de l’ONDRP n’est pas unique.

Elle intervient avec la fermeture de l’Institut National des Hautes Etudes de la Sécurité et de la Justice (l’INHESJ), pourtant jugée regrettable par le Sénat.

L’indépendance de ces organismes vis-à-vis des ministères régaliens devait gratouiller un peu trop.

Cela vient aussi après le vote de cette loi inique qui, au contraire de tous les autres pays occidentaux, interdit la tenue de la moindre statistique sur les juges en France (que j’avais relaté ici).

Autrement dit, toutes les statistiques sur l’état général du pays et sur la façon dont l’État s’acquitte de ses fonctions régaliennes, lourdement payées avec vos impôts, seront entièrement dans les mains de ceux qu’elles sont censées évaluer.

On pourra certes se rassurer en se disant que des chiffres un peu trop bidouillés finiront par se voir. Les réseaux sociaux ont par exemple fait un travail de fond notable pour obliger le pouvoir à tenir compte des violences policières dans la crise des Gilets jaunes ; difficile de nier les images, les témoignages, les vidéos qui se sont accumulées. La tentative d’étouffer le nombre de voitures brûlées cette année n’aura pas fonctionné (finalement, 1457 sont parties en fumée, ce qui est à nouveau un triste record).

Néanmoins, pour un pays comme la France dont les administrations et les politiciens se gargarisent bruyamment d’être le phare moderne des Droits de l’Homme et tout le tralala, s’affranchir de toute objectivité dans ses statistiques sur sa Justice et sa Sécurité intérieure n’indique absolument rien de bon.

Au contraire, même.

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Cette très chère Ségolène Royal

Par h16

Il s’en passe des choses aux pôles ! Bien avant leur fonte qui n’arrive toujours pas, bien avant la récupération d’un Mike Horn transi de froid et coincé dans des glaces à cause d’un réchauffement décidément fort taquin, c’est leur ambassadrice française qui défraye actuellement la chronique.

Eh oui, Ségolène Royal va être remerciée.

Enfin, « remerciée », c’est une expression tant on se garde bien, généralement, de congratuler quelqu’un pour avoir déclenché catastrophes sur catastrophes. Ici, la Reine des Neiges a été libérée, délivrée de ses servitudes diplomatiques car le Président de la République a décidé de se séparer d’elle.

Et si un léger étonnement est palpable chez les journalistes, ce n’est pas tant devant le débarquement de l’ambassadrice des Pôles en ce début d’année, mais plutôt pour le temps qu’il a fallu au Président avant d’en arriver là : cela faisait en réalité un bon moment que Ségolène Royal donnait fort clairement son avis sur les directions prises par le gouvernement et le Chef de l’État et faisait preuve, à son égard, d’une réserve dont le microdosage aurait agacé plus d’un.

Jugez plutôt : si, en début de quinquennat, celle qui jadis réussit à vaillamment détruire les finances de la Région Poitou-Charentes trouvait régulièrement les bons mots pour flatter Emmanuel Macron, l’année 2019 a vu s’accumuler ses petites phrases assassine à son encontre.

En 2017, Macron était pour elle aussi « pragmatique » que « dans la modernité ». Pensez donc : dès 2016, sentant le vent tourner en faveur du jeune énarque, elle lui donne accès à ses vieux réseaux de « Désir d’Avenir » (pas le site internet loufoque, mais les restes de sa campagne de 2007), et enchaîne dès lors les compliments et les flatteries à l’égard de celui qui deviendra le président de la République.

Manque de bol et comme on s’en souvient, malgré les incessants appels du pied de Ségolène au désormais chef de l’État, aucun maroquin, aucun poste prestigieux ne viendra récompenser tous ces beaux discours, ces belles paroles et ces cadeaux somptueux (pensez donc, un réseau électoral et un carnet d’adresses presque neufs, très peu servi !). Pire : devant l’insistance de l’ancienne candidate à la présidentielle, l’Élysée doit la placer à un poste dont l’intitulé, jusque là sagement resté secret – et on comprend pourquoi – fera rire un peu partout.

Désolé Ségo. Encore raté.

Rapidement, l’aigreur prend le dessus : comment peut-on ainsi traiter une faible femme, pourtant figure de proue de la politique française (au minimum), qui a tant fait pour son pays (à tel point que les Picto-charentais achètent maintenant la préparation H par palette chez Lidl) et qui, malgré son âge (66 ans) lui ouvrant pourtant droit à une solide retraite, veut continuer à sévir œuvrer ? Et c’est ainsi qu’à partir de septembre 2018, sentant le soufre s’accumuler autour de Macron qui devra bientôt se dépêtrer des Gilets Jaunes, la Royal change de pied et charge l’ancien « iconoclaste ».

L’année 2019 sera donc logiquement consacrée, pour l’ambassadrice, à exprimer ses opinions sur un peu tout (mais rarement le climat et encore moins les pôles), à commencer par les actions gouvernementales qu’elle juge incohérentes.

Avec son absence d’entregent caractéristique, elle ne comprendra pas les « messages » qui lui seront ensuite adressés de façon plus ou moins subtile : les révélations qui s’accumulent à son sujet, rappelant qu’elle bénéficie dans son poste actuel de facilités somptueuses, ne suffiront pas à l’alerter qu’à trop tirer sur la corde, elle pourrait bien vexer celui qui l’avait finalement mis dans cette sinécure pour y terminer tranquillement sa carrière.

Non, la Royal ne se laissera pas intimider par quelques ragots et quelques insinuations : elle le sait, un destin sinon cosmique au moins national l’attend dans les prochaines années, les prochains mois sans doute et ce n’est pas un petit blanc-bec qui va l’en empêcher. Autant, donc, en remettre une couche en pleine réforme des retraites. Cela semble une excellente idée qu’elle ne tarde pas à mettre à profit avec quelques déclarations supplémentaires qui sont autant de grains de sel dans les plaies ouvertes du moment.

… Ce qui, fort logiquement, finit par embarrasser le gouvernement qui décide donc de la rappeler à l’ordre en lui donnant son congé, en arguant que, compte-tenu de sa position officielle, elle devrait se modérer un tantinet.

Et voilà donc notre future ex-ambassadrice rapidement renvoyée à ses études. Cependant, une fois libérée de son poste et donc du devoir de réserve qui s’y attachait – et même si Royal s’asseyait manifestement dessus – on imagine mal que notre politicienne, ajoutant ainsi un « ex- » à la très (trop) longue liste de ses précédents postes, va s’en tenir là.

Il y a même fort à parier qu’elle se déchaîne véritablement, d’autant que s’approchent les élections de 2022, point de focale d’une part croissante de la presse française. Pour Ségolène, c’est évident : elle a sa chance (et s’il n’en est rien, sa foi quasi mystique dans ses capacités tient lieu de feuille de route, d’objectif et de programme politique).

Macron, en la désignant ambassadrice d’un bidule inconnu, essayait de ménager celle qui pouvait s’avérer encombrante politiquement, et jugeait probablement qu’il valait mieux s’en faire sinon une amie, au moins une alliée plutôt qu’une ennemie. Et si s’en séparer maintenant apparaissait indispensable tant elle jouait de plus en plus une partition personnelle acide, on comprend aussi qu’elle redevient plus qu’un caillou dans la chaussure du Marcheur.

Le timing de l’ouverture d’une enquête du Parquet National Financier à son sujet – en novembre dernier – donne à l’ensemble de la séquence un nouveau parfum de scandale politico-financier que certains, Mélenchon en tête, n’ont pas tardé à exploiter.

Compte-tenu de la transparence inexistante qui préside aux auto-saisissements de ce Parquet et compte-tenu de son passé avec l’affaire Fillon, il est logique ou en tout cas assez peu hardi de voir cette nouvelle péripétie comme un nouvel avatar de la politisation de la justice.

Cependant, s’en tenir là serait pour le moins un peu court : soyons clair, cela fait des années que ce genre d’enquêtes pendait au nez de Ségolène Royal qui a parsemé tout son parcours politique de catastrophes financières consternantes dont elle n’a, jusqu’à présent, jamais eu à répondre.

Depuis sa gestion de la région Poitou-Charentes, en passant par la prise de participations de l’État dans Heuliez qui s’est terminé en fanfare, les traces mémorables qu’elle a laissées à la BPI où le népotisme hollandesque l’avait propulsée, jusqu’à son fameux poste d’ambassadrice des Pôles, tout indique chez la politicienne une vision assez personnelle des finances qui lui sont confiées et encore plus personnelle des missions dont on la charge.

Ne doutons pas que l’enquête ne manquera pas d’éclaircir les soupçons qui planent sur l’utilisation des fonds dédiés au départ à sa mission d’ambassadrice et apparemment utilisés au profit de la fondation de Ségolène Royal. Quoi qu’il en soit, gageons que cette enquête l’occupera quelque peu pendant les mois qui viennent et moduleront probablement ses velléités de ne pas se retirer de la vie politique.

Macron a déjà choisi ses adversaires, et elle n’en fait décidément pas partie.

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[Redite] Dépenses publiques : un pognon de dingue, mais pas perdu pour tout le monde

Par h16

Article initialement paru le 18.01.2019

Oui, il est utile de rappeler l’essentiel : tous ces impôts, toutes ces taxes, ces ponctions, ces cotisations que vous payez, sans arrêt, ne servent absolument pas à conserver la France dans le peloton de tête des pays riches. Cela ne permet pas d’assurer un service public de qualité. Cela ne garantit en rien ni une couverture maladie correcte (elle ne l’est plus depuis des décennies), ni une retraite dorée (elle s’amenuise chaque année, et n’a plus rien d’enviable vu depuis un nombre croissant de pays de l’OCDE). Tout ce pognon de dingue, que vous payez un flingue sur la tempe, ne vient pas vous aider, ne vient pas garantir votre niveau de vie.

Mais réjouissez-vous : ces sommes aident un petit nombre de bobos et de politiciens à survivre à leur culpabilité de vivre, eux, dans l’opulence. C’est ce qui compte, non ?

Avec un discours fleuve et plus de six heures de direct, le GrrRrrand DébaAat NationaAal est lancé. Enfin, youpi youpi, les Français vont pouvoir exprimer toutes leurs doléances, tous les soucis qui les tracassent, les fins de mois difficiles, la bureaucratie galopante, les vexations fiscales et surtout, surtout, essayer de comprendre où part ce « pognon de dingue ».

Eh oui : avec le tournant de l’année 2018, la France a battu un bien beau record puisqu’elle affiche maintenant plus de 1000 milliards d’euros de prélèvements publics à l’année (1057 milliards pour être précis). Et pour cette coquette somme (qui représente à la louche deux fois et demi le budget de l’État), le citoyen français peut s’enorgueillir d’avoir une administration médiocre, des infrastructures vieillissantes, une police épuisée, une justice débordée, une armée usée, une couverture sociale pleine de trous et des politiciens calamiteux.

Afin d’illustrer la situation avec le brio qu’on lui connaît, les services de l’État se sont même fendus d’une intéressante imagette résumant ces dépenses ce qui permet justement de fournir une explication d’où part tout cet argent, et ce, même si cette explication est loin d’être complète et cache une réalité que certains pourraient qualifier hardiment de sordide.

C’est malgré tout un fort joli tableau qui permet de donner une idée des grandes masses. On y découvre ainsi un régalien particulièrement rikiki, flirtant les 60€ avec tout de même 4€ (sur les 1000 dépensés) pour assurer au citoyen une justice efficace. 60 euros pour disposer d’un état de droit, ce serait véritablement bon marché (à ceci près que l’État français n’en est plus un depuis un moment).

À ces dépenses, on ajoutera probablement un peu de recherche organisée par l’État (même si on se tâte franchement pour mesurer l’impact économique des dernières découvertes de nos brillants chercheurs-fonctionnaires) pour 23€ tout de même, 37€ d’une dette qu’on ferait bien de continuer à rembourser sauf à devoir se frotter vigoureusement au crépi de la réalité et une trentaine d’euros pour le coûts de nos administrations, les 66€ dévolus semblant outrageusement généreux face aux sévices qu’ils sont capables d’offrir.

Ceci nous fait un total de 150 euros et, par contraposée, 850 euros dépensés dans la foultitude de baltringueries diverses et variées, et autres sprinklers à pognons déchaînés qu’on nommera pudiquement « la redistribution sociale à la française », c’est-à-dire cette illusion de couverture sociale, ce mythe rigolo du filet de sécurité collectif et ce pipeautage éhonté d’une solidarité qui s’évapore systématiquement dès qu’on en a besoin et réapparaît dans les discours avec une constance étonnante dès qu’il s’agit d’augmenter les prélèvements, ponctions et autres taxes.

En effet, outre le délabrement complet des services qu’on met généralement en face de cette solidarité à la pointe du fusil fiscal, on ne peut que constater que, pour chaque branche, le secteur privé en concurrence fournit mieux et moins cher. Ce n’est pas un effet de manche : école, santé, retraite et dans bien d’autres domaines, le secteur privé a amplement prouvé, de nombreuses fois en France et partout ailleurs dans le monde, qu’il savait faire mieux et pour un prix bien plus modique que les montagnes d’argent que l’État ponctionne aux Français.

Mais un autre aspect important, caché derrière les chiffres plus ou moins gros de ces dépenses publiques, reste l’invraisemblable quantité d’argent qui est dépensé en pure perte, c’est-à-dire en face duquel on ne retrouve absolument aucune création de valeur, aucun service public, aucune richesse créée en retour pour le contribuable. Ces sommes représentent au final des milliards d’euros de débilités survitaminées mais sont, on le comprend, extrêmement difficiles à évaluer au total.

Dans ces dépenses incontrôlées et incontrôlables, on trouve évidemment la pléthore d’associations lucratives sans but, de commissions bigarrées, de hautotorités rigolotes, de comités Théodule et d’agences creuses dont l’objet n’a jamais été autre chose qu’alimenter les copains et les coquins de la République. La Cour des Comptes produit régulièrement de tristes rapports où s’égrainent la liste de ces coûteuses officines et de leurs dispendieuses idioties. Rassurez-vous, ces rapports n’ont aucun impact.

Cependant, pour illustrer mon propos, j’utiliserai l’actualité qui fournit comme il sied une amusante collision avec ce sujet : avant qu’Emmanuel le président débite des poncifs devant des maires, s’est tenu le CES 2019 à Las Vegas. Le CES (Consumer Electronics Show), c’est la grand-messe des gadgets technologiques où sont régulièrement dévoilés les dernières innovations électroniques à la pointe. Or, suite aux excitations politiques – essentiellement pendant le quinquennat hollandesque – autour de la nécessité impérieuse pour la France d’avoir une place importante dans ce show, l’habitude a rapidement été prise d’y envoyer, en « représentation », un maximum des start-up françaises sous le label fumeux de French Tech.

À tel point que cette année fut marquée par la surpopulation française dans les allées du salon : aux 26 start-up sélectionnées par Business France (le côté national), il faut ajouter les 160 autres entreprises que les régions françaises ont invitées à leur frais. Et dans ces entreprises, on en trouve un paquet qui, si elles peuvent aimablement qualifier le produit de gadgets, se demandent même pourquoi elles sont dans ce show. Au final, la délégation française y est maintenant plus présente que la délégation américaine, pourtant réputée pour représenter à la fois la plus grande quantité de start-up dans le monde, et fournir le plus gros contingent de celles qui réussissent de façon plus ou moins spectaculaire.

Autrement dit, la politicaillerie française a, comme prévu, choisi la quantité à la qualité, et a claqué « un pognon de dingue » pour aboutir à une overdose grotesque de French Tech sans intérêt qui a fini par noyer les quelques pépites qui auraient pu sortir du lot. Bien joué.

Ce pognon se retrouve certainement, caché dans les petites lignes de bilan budgétaires qui seront agglomérés en lignes plus grosses puis en lignes énormes, les petits ruisseaux de dépenses idiotes finissant par faire des torrents de gabegies absurdes cachés par des cataractes de redistributions moyennement pertinentes.

En somme, derrière cette répartition des grandes masses proposée par les services de l’État, la facture qui se voit, il y a celle qui ne se voit pas, et qui ne fera l’objet d’aucun débat tant ces affolantes niaiseries sont réparties sur tout le spectre : par une sorte de définition quasi-religieuse, si une dépense publique est engagée, c’est qu’elle n’est pas idiote et qu’elle est même indispensable !

Le GrRand DébaAat NationaAal est donc lancé. Mais avec son cadre déjà fixé dans le credo débile du « pas moins d’État mais mieux d’État » qui oublie commodément toutes les épaves communistes de l’Histoire passée (Russie, Chine) et récente (Venezuela, Corée du Nord, Cuba, …), qui oublie encore mieux qu’aucun pays dans le monde n’a d’État aussi obèse qu’en France, il n’y a réellement aucune chance qu’une prise de conscience s’opère enfin.

Ce pays est foutu.

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Discrètement, l’État mine un peu plus le droit de propriété privée

Par h16

Et voilà, la question est posée, en toute décontraction : et si vous achetiez une maison mais pas le terrain sur lequel elle se trouve ? Et si vous profitiez de la magnifique aubaine que constitue les petits changements dans le droit de propriété introduits par la dernière trouvaille législative des députés Lagleize et consorts ?

J’avais, en novembre, évoqué la question en constatant, effaré mais lucide, que l’Etat entendait décidément ne surtout pas laisser l’immobilier se débrouiller sans une nouvelle intervention de sa part. Cette fois-là, il s’agissait, au prétexte de vouloir résoudre le problème de la méchante spéculation foncière dans les « zones immobilières tendues », de rendre l’État propriétaire des terrains à bâtir pour une durée infinie, la propriété des murs restant seule au bâtisseur.

Comme prévu, la députaillerie n’a pas attendu pour voter cette proposition de loi en première lecture. La loi n’est pas encore effective, mais on sent déjà les sénateurs mûrs pour valider cette nouvelle intromission de l’État dans la propriété privée.

L’idée de départ repose sur le constat que les Français ont de plus en plus de mal à accéder à la propriété et propose donc que l’État devienne propriétaire (partiel ou total) du foncier afin d’empêcher la méchante spéculation sur les terrains. Eh oui : le marché immobilier français, déjà pas franchement libre (même vu de loin), mérite d’être encore plus corseté pour aboutir à une meilleure redistribution des terrains et des biens bâtis, c’est absolument évident.

Les lois économiques n’étant pas différente en France du reste du monde, on sait déjà comment l’ensemble va évoluer, peu ou prou : après une première phase peut-être euphorique plus ou moins longue pendant laquelle médias, politiciens et quelques vibrants témoignages de Français concernés se succéderont pour valider le concept, on commencera à se rendre compte que l’opération tourne au vinaigre.

On peut imaginer des myriades d’effets de bords liés à l’introduction du collectivisme et d’un bureaucratisme délirant bien français dans la propriété privée ; gageons que l’histoire sera inventive. Mais une chose est sûre : le contrôle des prix (puisque c’est de ça qu’il s’agit, in fine) et l’État n’étant absolument jamais parvenu à s’insérer dans un marché sans y apporter la ruine et la destruction de valeur, on peut raisonnablement parier à moyen et long terme sur une gigantesque destruction de valeur du foncier en France.

C’est extrêmement rassurant.

Et c’est d’autant plus rassurant qu’on sait que l’idée ayant germé, qu’elle existe maintenant sous forme de loi et qu’elle sera bientôt validée au Sénat, plus rien n’arrêtera les édiles, qui feront fort de, tous, proposer des dizaines, puis des centaines, puis des milliers de terrains à bâtir sur ce mode, imposant un loyer (en plus de la taxe foncière, notez bien) aux propriétaires du bâti. Loyer qui sera, on peut le garantir, calculé par des services de l’État, au début conciliant et attentif aux ressources de ses citoyens, puis rapidement, sans plus aucune considération pour ces derniers.

On sent d’ici frémir les imprimantes à cerfas, les fabricants de tampons et les ronds-de-cuir qui auront à gérer tout ça. Et si, en France, chaque service public se déglingue, il n’en est rien pour au moins ceux d’entre eux s’occupant de la collecte des taxes, amendes et ponctions dont l’automatisation croissante permet une efficacité redoutable.

C’est donc avec une régularité de coucou suisse que la ponction des loyers se fera et écrasera un jour toute dissidence. Là aussi, c’est garanti par nature. On remerciera donc les députés Modem qui ont proposé ce magnifique broyeur à citoyens, et tous les autres qui ont voté pour cette belle idée dont l’inévitable et misérable dérive bureaucratique prendra fort heureusement des années, utiles à ces responsables politiques pour – pas fous – s’évanouir bien vite dans la nature.

Au-delà de ces aspects peu réjouissants, notons tout de même l’idée de base qui consiste à remplacer un achat direct par une location plus ou moins longue durée. Cette idée n’est pas nouvelle, tant sur le foncier que sur d’autres marchés, et se développe dans deux cas : lorsque la mobilité, les changements d’habitudes et la souplesse des consommateurs grandit, ce qui permet à cette option de devenir économiquement intéressante, ou lorsque le consommateur s’appauvrit.

Ceci explique pourquoi l’introduction de la location de voiture sur de longues durées existe depuis déjà fort longtemps et pourquoi elle rencontre du succès : beaucoup d’automobilistes (ceux dont les besoins routiers sont notamment professionnels) ont fait un calcul économique et se sont naturellement portés vers cette solution pratique, d’autant que la bataille contre ces automobilistes fait maintenant rage à tous les échelons de l’État.

Il en va différemment pour l’explosion de durées délirantes de crédits immobiliers, avec l’apparition de crédit sur 30 ans (la durée moyenne actuelle d’un crédit immobilier en France étant déjà supérieure à 19 ans), et surtout l’extension de l’idée de location sur des domaines insoupçonnables comme les meubles pour son logement ou encore les matelas.

Le développement de ces marchés, s’il correspond effectivement à des besoins très spécifiques pour une petite part de la population, illustre aussi la paupérisation grandissante des classes moyennes françaises, même si cette dernière explication sera soigneusement évitée tant le pays continue de se murer lentement dans le déni.

Le plus consternant est, notamment dans le cas du foncier, que cette tentative de combattre la paupérisation des classes moyennes se fait par une collectivisation puis une redistribution massive. Ce qui revient réellement à une augmentation des impôts, des taxes et des prélèvements de l’État… Prélèvements en constante hausse, et qui nourrit cette paupérisation, notamment en retirant aux Français leur capacité d’agir efficacement et directement sur leur vie, sur leurs moyens de commercer, de faire des affaires, de vendre leurs savoir-faire ou leurs productions.

Encore une fois, le problème d’accès des classes moyennes à la propriété privée a été analysé de travers par la députaillerie française qui s’est donc empressée d’y apporter une solution boiteuse.

Arrêter l’appauvrissement des Français ne passe surtout pas par une nouvelle forme de redistribution ou de collectivisation de la propriété privée, mais au contraire par une diminution de l’intervention de l’État tous azimuts pour enfin le concentrer sur les rares domaines régaliens où il peut agir sans tout ruiner.

Malheureusement, on prend le chemin exactement inverse. C’est pourquoi ce pays est foutu.

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Comme prévu, Salto va coûter un pognon de dingue pour rien

Par h16

Avant, en France, tout se terminait par des chansons. De nos jours, tout se termine par une taxe, une ponction, un prélèvement et une ordonnance de préparation H. Et il en va pour les services de vidéo à la demande exactement comme pour le reste, d’autant plus s’ils sont lancés avec les moyens des services publics.

Il n’aura donc même pas fallu six mois de plus pour atteindre l’étape suivante dans le dérapage budgétaire qu’on appelle Salto. Pour rappel, Salto n’est pas ce mouvement gymnastique que le contribuable devra effectuer pour récupérer son argent (tant le fisc lui rappellera s’il se risque à ça que salto rime avec lumbago), mais bien le nom de cette nouvelle aventure télévisuelle croustillante qu’ont lancé en août dernier les télévisions privées du capitalisme de connivence, TF1 et M6, avec les télévisions publiques de la dépense idéologique décontractée, France Télévisions.

Cette fois-ci, le succès est déjà au rendez-vous puisqu’une quantité assez rondelette d’argent public est actuellement investie dans un projet en concurrence directe avec plusieurs plateformes privées déjà massivement implantées (Netflix, Prime, …) , pour fournir quelque chose qui existe déjà de façon moins performante et de moindre qualité.

Ainsi placé sous ces auspices réjouissants, le projet Salto se déroule comme prévu, c’est-à-dire mal : les retards s’accumulent et des fissures apparaissent entre les différents co-propriétaires du concept. Manifestement, il est difficile de faire ainsi cohabiter des entreprises privées dont l’impérative de rentabilité est particulièrement prégnant avec une entreprise publique dont tout indique qu’elle est pilotée avant tout sur des objectifs idéologiques…

Du reste, les déclarations des principaux cadres de Salto laissent assez peu de doute sur l’avenir du streaming à la française. On apprend ainsi que la plateforme compte accorder une large place à la production française… Ce qui est tout sauf un gage de réussite, au moment où les autres plateformes déjà implantées ont largement lancé et commercialisé leurs propres productions locales.

Si l’on ajoute que Salto ne pourra pas accéder à certains contenus pourtant phares des chaînes actionnaires (comme Cash Investigation ou Plus Belle La Vie), qu’elle ne pourra pas s’intégrer aux « box » internet déjà présentes, et que les contenus des trois chaînes françaises sont limités à 40% de son offre totale, on se demande un peu comment cette nouvelle plateforme compte rivaliser avec les moyens réellement gigantesques que ses concurrents ont déjà mis sur la table (pour rappel, Netflix, ce sont plus de 8 milliards de dollars investis dans les contenus en 2018, contre un peu plus de 30 millions d’euros par an pour Salto, soit 0.4%).

À un milliard d’euros et 15 ans près, Salto aurait été un succès en France.

Cependant, il n’y a aucune raison de s’inquiéter pour l’argent du contribuable.

D’une part, et Delphine Ernotte, la patronne de France Télévisions, l’a clairement expliqué, pas un euro de la redevance ira dans cette inévitable sortie de route financière. On se demande comment seront trouvés les 120 millions de mise initiale au projet ; France Télévisions avait probablement gardé des noisettes dans une cave et apuré ses déficits des années passées, voilà tout.

D’autre part, il ne faut jamais oublier qu’avec l’État comme patron, on peut tout se permettre, y compris martyriser les concurrents en utilisant les prétextes les plus bidons, ce que ne se prive certainement pas de faire la même Delphine dont l’épaisseur idéologique autorise toutes les acrobaties (y compris le salto, donc) : puisque la concurrence, c’est méchant, et que Netflix, Prime et Disney Plus sont des super-concurrents donc des super-méchants, il faut absolument mettre en place un véritable « arsenal législatif » pour mener à bien la « guerre culturelle » qui va opposer le nouveau petit Français aux géants américains.

Arsenal qui consistera donc à imposer, d’une façon ou d’une autre, un certain nombre de contraintes sur les concurrents de Salto, depuis un calendrier des diffusions jusqu’à l’un ou l’autre partenariat qu’on devine immédiatement pertinent et fructueux.

En substance et moyennant une nouvelle batterie d’interdictions, de limitations et de contraintes, on va s’assurer que les productions franco-françaises que les Français ne regardent plus mais payent de leur redevance soient aussi présentes sur les plateformes qu’ils ont choisies et payent volontairement. Le spectateur français, qui croyait enfin pouvoir se débarrasser des torrents de niaiseries, de propagandes et de téléfilms flous, mal cadrés, aux dialogues boiteux et aux performances d’acteurs médiocres, en sera pour ses frais puisqu’il sera poursuivi des assiduités d’Ernotte et de son arsenal législatif.

Bien évidemment, on sait déjà comment tout ceci va se terminer : ce nouveau bricolage du capitalisme de connivence et des finances publiques, mélange de la carpe et du lapin, va, à l’instar de ces séries françaises à rallonge, se prolonger dans les affres d’un mauvais scénario aux rebondissements téléphonés, empiler déficits sur déficits en proposant un contenu sans intérêt, regardé par un nombre amusant de spectateurs qui permettra essentiellement aux éternels chevaux de retour de l’audiovisuel français de continuer à toucher leurs subventions.

Soyons clairs : l’audiovisuel n’a jamais eu besoin de l’État, ni en France ni ailleurs. Les sommes colossales que l’État consacre à ce domaine montrent surtout que c’est bien l’État qui a besoin de l’audiovisuel et sa capacité de diffusion idéologique, de propagande.

De la même façon, si Ernotte et le gouvernement s’agitent ainsi pour essayer de prendre pied dans le monde de la vidéo à la demande, c’est pour les mêmes objectifs : cette « guerre culturelle », c’est en réalité l’éternel combat de cette clique qui ne vit que par la ponction forcée sur les citoyens et qui ne peuvent donc tolérer que le marché, c’est-à-dire l’agrégat des désirs de ces derniers, ait ainsi signé la disparition de la télévision d’État telle qu’elle existe depuis l’ORTF.

Abdiquer maintenant, c’est admettre qu’ils ont perdu et que non, décidément, les Français n’ont que faire du service public de télévision et de ses programmes globalement inutiles.

Le combat sera donc âpre, et, bien entendu, à vos frais.

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La guerre d’Hidalgo contre les VTC profite au concurrent chinois

Par h16

Les élections municipales approchent. Dans certaines villes françaises, c’est une véritable bousculade de candidats tous plus hétéroclites les uns que les autres ; l’arrivée de Schiappa dans la course à la mairie de Paris donne d’ailleurs une excellente mesure du niveau de sottises que cette échéance électorale nous promet. Dans cette troupe de clowns à roulettes, Anne Hidalgo ne perd pas le nord.

C’est ainsi qu’au milieu de ses inévitables promesses démagogiques – la dernière en date étant, après avoir finalement repoussé la gratuité totale des transports en commun, leur gratuité pour les moins de 18 ans (dont les parents votent, ne l’oubliez pas) – on continue d’observer les attaques permanentes d’elle et son équipe pour lutter, pied à pied, contre toute velléité de la nouvelle économie de prendre place à Paris.

Il est aisé de se souvenir de ses nombreuses saillies contre AirBnB, l’entreprise américaine de location de bien meublés contre laquelle la maire de Paris se démène régulièrement, épaulée en cela par un frétillant Ian Brossat, ouvertement communiste, dont les petits couinements stridents à chaque évocation de cette plateforme numérique parviennent à fissurer les flûtes de champagne des réceptions parisiennes auxquelles lui et ses coreligionnaires municipaux ne manquent pas de traîner entre deux décrets d’interdiction.

Il sera aussi facile de rappeler les homériques batailles de la même fine équipe contre Amazon, accusée tour à tour de saboter le petit commerce (de livres) et de trop favoriser le petit commerce (de livraisons), la cohérence d’ensemble du discours reposant à la fois sur une inculture économique crasse et sur un anti-américanisme des plus épurés que l’intelligentsia française cultive avec une obsession presque touchante à coup de tweets rageurs sur des iPhones flambant neufs en provenance directe de sweat-shops asiatiques.

De la même façon, il ne s’est guère écoulé un mois sans qu’une tentative de museler les plateformes VTC ne fasse son apparition aussi bien au niveau national qu’au niveau municipal : comme pour les locations AirBnB dont la corporation hôtelière française, conservatrice, arquée sur de vieux principes et pas trop apte à l’adaptation, a juré la perte, les VTC sont devenus de fait les cibles faciles de toutes les vexations circulatoires des grandes mairies françaises, tant leur concurrence frontale avec la corporation des taxis a chamboulé les vieilles habitudes et les facturations pratiques.

Faisant assaut d’inventivité, l’équipe municipale de Paris aura donc multiplié les appels à de nouvelles régulations (lire « interdictions » et « taxations ») sur des motifs allant du prétexte écologique (les flottes VTC polluent, et ont des filtres à particules « trop souvent dysfonctionnels », c’est évident, pas comme les bus municipaux et leur conso pépère à 31 litres/100 km aux filtres toujours propres) jusqu’aux explications loufoques (la mairie de Paris sera en mesure de réaliser une meilleure application numérique que celle utilisée par les VTC, oui, bien sûr).

Cependant, cette dure lutte contre les VTC de plateformes essentiellement américaines ne s’étendra pas au point d’amoindrir les espoirs de pénétration de certaines firmes chinoises sur les mêmes marchés franciliens : si la guerre ouverte contre Uber est depuis longtemps déclarée, dans les esprits et dans les actes par tout ce que la capitale compte de bobos socialistes, il en va différemment lorsqu’une firme chinoise investit la place. On apprend en effet que Caocao, acteur chinois de la mobilité, lance son service de VTC à Paris en arguant de son côté « écologique », imparable argument à la mode du moment.

Pensez donc : ses véhicules sont hybrides voire totalement électriques, ce qui revient quasiment à dire qu’ils ne polluent pas (ah bon ?) et permet donc à l’équipe municipale parisienne de valider l’implantation du Chinois dans la capitale, youpi youpi. En plus, tout le monde sait que, contrairement à Uber, Amazon ou AirBnB, les Chinois ont une conscience écologique chevillée au corps ce qui garantit que leurs entreprises sur le sol national pourront recevoir un accueil nettement plus chaleureux que ces Américains pollueurs.

C’est évident.

C’est d’ailleurs tellement évident que ce qui se joue à l’échelle de Paris se joue aussi à l’échelle de la France où l’on retrouve les mêmes présupposés anti-américains légèrement passéistes, visibles en creux lorsqu’une startup comme Dejbox se fait racheter par Carrefour, ce qui permet au secrétaire d’État au numérique, Cédric O, d’afficher son contentement. Eh oui, quand c’est Uber Eats ou Deliveroo, c’est mal, c’est de l’emploi précaire mal rémunéré, de l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais lorsque c’est Carrefour, finalement, ça le fait.

Bien évidemment, on ne s’étonnera pas de l’absence totale de réaction de la presse qui aurait pu se demander, n’aurait été son idéologie pro-étatiste rabique, pourquoi une maire ou un secrétaire d’État pouvaient à ce point se réjouir de ce qui ne les regarde finalement pas.

En effet, il n’appartient en rien à Hidalgo de déterminer quels concurrents ont le droit de travailler ou pas sur le sol parisien : la responsabilité de l’équipe municipale devrait se cantonner à la gestion de l’infrastructure citadine (ce qu’elle fait fort mal), y assurer hygiène et sécurité pour les citoyens qui y paient des taxes (c’est un ratage complet) et garantir l’attractivité de la ville tant pour les entreprises que ses habitants, ses touristes et ses commerçants (c’est encore un échec cuisant). De la même façon, le maroquin de l’appendice ministériel qui dégoise sur Carrefour ne devrait même pas exister : les missions régaliennes de l’État sont clairement définies, et traficoter du numérique, bricoler de la startup, s’enthousiasmer pour un grand groupe de distribution alimentaire n’est absolument pas dans ses attributions, même pas en rêve, même pas sur un malentendu.

La France est maintenant ce pays où il est devenu parfaitement normal que les politiciens s’insinuent partout, distribuent les bons et les mauvais points dans les domaines où ils n’ont rien à faire, rien à dire et où ils ont déjà, par le passé et de façon systématique, amplement prouvé leur capacité de nuisance.

La France est maintenant un pays où la notion même de concurrence entre différents acteurs privés du marché est devenue absolument insupportable, pour ces politiciens et une part grandissante de la population qui, encore pire, réclame ces interventions à grands cris en refusant de voir la facture, de plus en plus monstrueuse (en dette, en lourdeurs administratives, en chômage), qui lui est présentée ensuite.

Oui, ce pays est foutu.

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[Redite] Les Français fuient-ils la France ?

Par h16

Article initialement paru le 11.01.2019

Il y a un an, un petit billet panoramique revenait sur la tendance avérée d’une expatriation de plus en plus fréquente pour les Français. Depuis, la situation n’a guère évolué : l’attractivité du pays reste toujours aussi ouverte à débat, notamment pour les générations jeunes qui se lancent actuellement sur le marché de l’emploi, entre deux ou trois grèves et mouvements sociaux et alors que les impôts et les taxes n’ont jamais été aussi élevés.

L’envie d’aller voir ailleurs est d’autant plus forte qu’on sent, dans tout le pays, cette volonté de ne surtout pas résoudre les problèmes les plus prégnants (sécurité, frein à l’emploi, inégalités en droit flagrantes selon qu’on est dans le public ou le privé, coupable ou victime, etc.) pour s’attacher à « résoudre » avec un brio discutable des problèmes créés de toute pièce et parfaitement accessoires…

Certes, il y a les Gilets Jaunes. Certes, l’Europe semble un peu partir en sucette avec cette petite histoire de Brexit et d’Italie récalcitrante. Certes, les indicateurs économiques ne sont pas bons, le chômage ne diminue pas des masses et les tensions mondiales, européennes et nationales ne semblent pas s’apaiser. Certes. Mais au moins, la France reste ce pays accueillant où il fait bon vivre et on l’on se presse pour profiter de ses richesses.

Ce qui n’empêche pas les uns et les autres de s’interroger sur le nombre pourtant grandissant de Français qui choisissent d’aller vérifier ailleurs si, par hasard, l’herbe ne serait pas plus verte.

La rumeur voudrait en effet que d’autres pays existent où l’on ne meurt pas dans les rues de n’avoir pas reçu de soins, où l’on trouverait malgré tout des emplois normalement payés malgré une protection sociale forcément diaphane, où les retraités ne seraient pas tous réduits à la plus sordide mendicité. Dès lors, pour ces Français hardiment aventureux (et probablement bercés par les sirènes enivrantes d’un capitalisme turbolibéral apatride et propagandiste), l’affaire devient tentante, les poussant à aller explorer ces contrées mystérieuses sans gréviculture bi-annuelle, syndicalisme rabique et ponctions fiscales invasives et cancérigènes.

Et, de petits paquets de Français frétillants en petits paquets de Français s’expatriant, on finit par obtenir de jolis nombres d’une émigration qui finit par se voir dans les chiffres officiels torturés manipulés avec soin par notre INSEE nationale. Le constat apparaît alors dans toute sa splendeur gênante : il semblerait bien que les Français fuient la France.

Oh, bien sûr, les démographes, les statisticiens et les politologues se gardent bien de tirer cette conclusion des soldes migratoires : en rappelant que se nichent dans les données de l’INSEE tout un tas de petits biais statistiques, on en arrive à la conclusion que s’il y a un solde migratoire négatif (la France se vide de ses Français), ce n’est pas vraiment grave, même lorsque les chiffres d’expatriation augmentent, même lorsque le nombre de Français qui s’enregistrent aux Consulats ne cesse d’augmenter, même lorsque les sondages, réalisés par les instituts statistiques ou lors des recensements, indiquent bien qu’un nombre croissant de nos compatriotes vont voir ailleurs s’ils y sont.

Prudents, ils se contenteront de rappeler que les prochaines années, et les prochaines recensements, permettront de trancher pour savoir si c’est une tendance ou si c’est juste une petite perte passagère d’attractivité.

Comme si les articles, que la mémoire fidèle d’Internet conserve religieusement, ne s’empilaient pas tous dans le même sens : non seulement, les Français s’expatrient, mais ils ne sont pas nombreux à revenir loin s’en faut ; ainsi, un nombre croissant part pour éviter le chômage, ou simplement parce que leurs compétences ne sont plus accessibles ou pas assez bien payées en restant au pays. Si l’on y ajoute le fait que revenir en France est un véritable parcours du combattant administratif noyé dans la bureaucratie franchouillarde et kafkaïenne, on comprend que, non non, ce n’est pas un biais statistique mais bel et bien une tendance de fond : les Français fuient leur pays.

Franchement, on se demande bien pourquoi.

Tout le monde sait pourtant que ce pays de Cocagne est envié par tous à tel point qu’on se bouscule à ses frontières ! Ou presque : en fait, lorsqu’on demande aux expatriés où ils veulent se rendre, ce n’est pas la France qui arrive en premier, loin s’en faut. Dans une étude de HSBC qu’on pourra compulser fébrilement, on se rend compte que la France n’arrive même pas dans le top 10.

Pourtant, le pays a tellement d’atouts qu’on se demande ce qui peut bien pousser tous ces gens productifs à s’en aller, et tous les autres à ne pas y venir… Tenez, prenez les dernières dispositions dont on parle dans les milieux bien informés, les ministères affairés et les administrations bien en cour : comment ne pas voir tout l’intérêt que peut avoir, pour l’investisseur, le pensionné, le jeune diplômé ou l’entrepreneur de venir s’installer en France, d’y passer sa retraite ou d’y développer son activité alors qu’on est justement en train de tout faire pour rendre l’héritage plus attrac… heu pardon pour taxer encore plus l’héritage, bien que la France soit l’un des pays du monde où il est déjà le plus taxé ?

Eh oui : puisque la taxation forcenée de l’héritage a déjà donné d’excellents résultats par le passé, qu’il démontre tous les jours son pouvoir d’attraction sur les gens de tous horizons et de tous les pays, il serait idiot de ne pas passer la démultipliée et d’en rajouter une couche, n’est-ce pas ?

Pour le jeune diplômé, l’entrepreneur, l’investisseur qui veut se lancer, quoi de plus attractif qu’apprendre qu’une nouvelle vague de taxations est déjà dans les tuyaux ministériels ? Et puis, quel plaisir de savoir qu’on va, un jour, être si honteusement riche qu’on fera partie des 20% de chanceux qui continueront à payer leur taxe d’habitation ?

Et puis, il faudrait vraiment être fou pour ne pas devenir propriétaire en France : tout y est fait pour favoriser la propriété privée, inciter le développement et l’initiative personnels ainsi que la prise de risque capitaliste et son pendant, l’enrichissement qui permettra de créer des emplois ! D’ailleurs, c’est bien simple : tout est si favorisé, si incité et si encouragé qu’il faut, depuis le premier janvier de cette année et pour les propriétaires immobiliers dans un nombre croissant de villes, disposer d’un authentique « permis de louer » délivré par notre belle administration pour pouvoir faire ce qu’on veut de son bien immobilier.

Devant ces éléments, et alors que l’avalanche de ponctions diverses se fait déjà entendre au son sourd et grave du « On Ne Touchera Pas Aux Dépenses Publiques » et du « C’est Gratuit C’est L’État Qui Paye », il devient vraiment difficile d’expliquer le comportement de ces Français qui quittent leur pays par milliers. Ou, a contrario, il ne vient guère qu’une pensée, simple et résumée ainsi :

Fuyez. Ce pays est foutu.

epic fail

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L’humour subversif est-il mort en France ?

Par h16

Sur le plan sociétal, les tendances américaines sont souvent une bonne illustration de ce que l’Europe va subir quelques décennies plus tard. Les dernières ont placé les États-Unis sous le sceau de la montée en puissance des thématiques communautaristes (féminisme, multiculturalisme, etc.), qui ont amplement pris pied dans les débats occidentaux au point de souvent les encombrer voire de les paralyser. Cependant, les choses évoluent…

L’arrivée d’un Trump à la Maison-Blanche est probablement le signe le plus saillant de cette évolution où la parole avait été de plus en plus corsetée par des ligues de vertu autoproclamées ainsi que des réseaux sociaux à l’agressivité croissante pour les déviants et ceux qui ne pensent pas « comme il faut », et qui se libère progressivement.

Il y a quelques jours (le lundi 6 janvier), c’est le discours de Ricky Gervais pour l’ouverture des Golden Globes Award qui a justement agité les médias pour son ton résolument décalé avec ce qu’Hollywood produit habituellement. Dans une courte succession de vannes et de piques à l’encontre des stars du moment présentes à la cérémonie retransmise en direct, l’hôte s’est véritablement déchaîné en rappelant quelques vérités :

Here's @RickyGervais' full opening speech at the #GoldenGlobes

Absolutely savage. pic.twitter.com/xxk3LgQou3

— Caleb Hull (@CalebJHull) January 6, 2020


(Une version sous-titrée en français est visible ici)

De façon étonnante, ce qui est le plus drôle dans les saillies de l’humoriste britannique repose essentiellement sur une évidence : même si c’est présenté de façon amusante, il devrait être en effet évident que non, les célébrités du show-business n’ont en réalité aucune espèce de préséance morale vis-à-vis du reste de la population ; leur célébrité ne devrait pas donner à leurs opinions davantage de valeur que l’opinion de n’importe quelle autre personne. Leur exposition médiatique devrait même, au contraire, leur imposer une certaine humilité et une saine prise de distance avec tout positionnement politique tranché.

D’autant plus que, comme le remarque Gervais et d’autres avant lui, ces mêmes célébrités sont souvent assez mal placées pour donner des leçons de bienséance, de bonne tenue ou de moralité : entre les distributeurs de moraline dont l’instruction (y compris scientifique) ne surpasse pas toujours celle de Greta Thumberg qu’elles prennent souvent comme référence, et leurs accointances pas toujours reluisantes (Gervais cite l’exemple d’Epstein, mais l’ouverture du procès Weinstein en est un autre), tout ceci montre que ces célébrités ont une forte propension à dégoiser des âneries quand elles ne déploient pas une souplesse quasi-olympique pour s’accommoder d’us et coutumes carrément criminelles.

Avec ce discours corrosif, Gervais sert ici de canari dans la mine puisqu’il montre, en creux, à quel point le politiquement correct, l’autocensure et la moraline ont envahi tous les discours et toutes les têtes célèbres. Qu’il faille un humoriste britannique, qui plus est dans sa dernière prestation, pour rappeler quelques évidences bien senties sans immédiatement déclencher des huées haineuses un peu partout montre à la fois le talent de l’hôte et l’incroyable perte de repères et de liberté d’expression que les ligues de vertu ont réussi à instaurer dans tout le paysage médiatique.

Et toujours par contraposée, ce qui se passe aux États-Unis met en lumière ce qui se passe, ou plutôt ce qui ne se passe pas encore en France, ou encore bien trop rarement : là où, d’un côté de l’Atlantique, on peut encore entendre un son de cloche différent, où la liberté d’expression est constitutionnellement garantie par le premier amendement, le continent européen en général et la France en particulier semblent s’enfoncer avec un délice éhonté dans l’auto-censure puis la censure assumée voire le politiquement correct le plus compact imposé par une clique médiatique et politique de plus en plus violente.

En plus des dérives de plus en plus nombreuses et de plus en plus évidentes dans le pays — la dernière en date du fait d’Anne Hidalgo qui réclame, pour des motifs parfaitement idéologiques et en toute décontraction, la suppression d’une campagne publicitaire pourtant parfaitement légale mas pas à son goût, et se fait heureusement débouter en justice — il suffit de voir ce qui agite régulièrement la sphère médiatique française pour se convaincre qu’il y a bien un problème de liberté d’expression au pays des Lumières.

Il y sévit ainsi, très régulièrement, des groupes de pression qui ont tôt fait de faire taire ceux qui ont l’impudence de sortir des clous de la bien-pensance : depuis ces collectifs prétendûment citoyens dont le but affiché (combattre la haine sur les réseaux sociaux) se traduit par des déchaînement trop souvent haineux vis-à-vis de ceux qui osent ne pas penser comme eux, jusqu’aux habitués de la poursuite en justice grâce aux lois mémorielles et crimes « d’incitation à la haine » dont les définitions et contours sont chaque jour plus flous, l’actualité se remplit quotidiennement d’atteintes toujours plus fortes à la liberté d’expression.

L’atteinte est maintenant si forte, si grossière, si visible et si insupportable qu’on commence à entendre des voix dissidentes : Frédéric Beigbeder semble en avoir fait un livre grinçant qui irritera sans doute les petits adjudants de la pensée formatée comme Demorand, et même un Riss de Charlie Hebdo, pourtant à peu près inattaquable par le Camp du Bien, se plaint ouvertement de ces nouvelles formes de censure débridées…

C’est probablement à cause de cette étouffante chape de moraline que certains rares humoristes ont, en France, choisi d’éviter autant que possible d’entrer dans le moule du politiquement correct (on peut citer Blanche Gardin, dans une certaine mesure ou Walter). Mais en pratique et comme le souligne justement Walter, l’écrasante majorité des humoristes est résolument pour le politiquement correct, pour les combats menés par les Social Justice Warriors et pour qu’on musèle, au moins par la pression des réseaux sociaux si ce n’est par la loi, les voix dissidentes, les opinions décalées et notamment ceux qui ont des positions nuancées et – ô affront – pas dans le sens général.

Ces humoristes (qu’on retrouve un peu partout dans les médias subventionnés ou, pire, publics) n’ont rien d’esprits libres et se retrouvent plus souvent qu’à leur tour à répandre la « bonne parole officielle » en se moquant des déviants de façon souvent cruelle et avec un talent fréquemment microscopique.

Il ne faut pas se leurrer : l’aspect rafraîchissant des humoristes comme Ricky Gervais outre-Atlantique, ou Walter et quelques autres de ce côté-ci de l’océan provient bel et bien de cette lutte qu’ils mènent contre ce politiquement correct étouffant, ces groupes militants nécrosant et cette caste jacassante asphyxiante.

Dans ce tableau, il est loin en France le temps où les humoristes fournissaient l’arme du rire subversif contre les puissants… Souhaitons que la tendance américaine qu’on observe actuellement prenne pied dans notre pays.

Il est plus que temps.

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Et maintenant, interdisons aussi les terrasses chauffées

Par h16

La lutte contre les changements climatiques ne cesse d’apporter son lot de surprises quasi-quotidiennes. À peine remis d’apprendre, dans une cohérence onctueuse, que le réchauffement qui nous arrive dessus à la vitesse d’un train SNCF en décembre va probablement provoquer une baisse de température en Europe, voilà qu’on décide sans sourire que la lutte contre les effets délétères de ces changements passera par une interdiction des terrasses chauffées dans certaines villes de France.

Et c’est Rennes, fleuron de la Socialie punitive, qui a ouvert le bal des prohibitions en prétextant de la transition écologique pour interdire enfin les affreux dispositifs de chauffage de terrasse, jugés trop énergivores et néfastes pour la planète par ceux qui ne les payent ni n’en profitent.

Or, si pour certaines villes, l’âpre lutte anti-confort des écologistes est déjà engagée comme à Paris où les militants EELV tentent par tous les moyens de faire interdire ces machineries chauffante du diable, d’autres capitales provinciales n’en sont encore qu’au stade des réflexions qui seront, soyez en sûr, promptement suivies d’actes tant ce domaine de préoccupation des équipes municipales est nettement plus motivant que (au hasard) la salubrité, la sécurité ou la bonne santé financière des villes dont elles ont la gestion.

C’est ainsi qu’on voit fleurir des arguments en faveur de ces nouvelles bordées d’interdictions pour le moment municipales et, certains l’espèrent déjà, nationale un jour au moyen de l’une de ces lois mitonnée avec l’absolue certitude que le bien de la planète – qui passe toujours avant celui des individus, ne l’oubliez pas – ne peut s’affranchir d’une nouvelle restriction de libertés.

Pour certaines villes, l’affaire est entendue : le climat est déjà favorable pour les cités méditerranéennes et ce n’est pas un petit vent frais d’hiver qui devrait empêcher les gens d’aller en terrasse. Au pire, les clients peuvent toujours réclamer une couverture (qui sera éventuellement fabriquée en matériaux recyclés), et ceux qui ont choisi la terrasse pour fumer en seront pour leurs frais – après tout, cette détestable habitude devant être combattue, on se demande même si les cafetiers et restaurateurs, plutôt que chauffer leur terrasse pour ces encombrants fumeurs , n’auraient pas intérêt à l’arroser régulièrement…

Et puis quelle idée de réclamer ainsi d’avoir chaud en hiver et frais en été ! Non seulement, c’est là une marque claire d’un consumérisme détestable, qui utilise honteusement les facilités accordées par le capitalisme, le progrès et les technologies de plus en plus avancées (ce qui constitue déjà un péché de luxure, au moins), mais en plus tout ceci participe évidemment à détraquer le climat dont on vous a dit et répété qu’il va devenir plus chaud à coup de vagues de froid.

Tous ces arguments ne laissent aucun doute : les terrasses chauffées seront bientôt une chose du passé.

Peu importe ici que certains clients (une majorité, semble-t-il) réclament pourtant ce petit confort. La mode du moment a officiellement jugé tout ceci répréhensible et ces goûts condamnables : réclamer ainsi ne pas subir les outrages de la nature, c’est vouloir s’affranchir de l’indispensable pénitence qu’être humain devrait imposer. Et si les écolos ont encore des habits et chauffent encore leurs domiciles, ce n’est que parce qu’ils cèdent aux impératifs sociaux du moment ; gageons que, dès qu’ils le pourront, ils s’affranchiront de ces luxes inouïs.

Peu importe aussi que la disparition de ces terrasses chauffées signifie mécaniquement une baisse de chiffre d’affaires pour les restaurateurs et autres cafetiers, qui devront en hiver se contenter de leur salle couverte, souvent plus étroite que leur terrasse pourtant payée à prix d’or. De toute façon, la France, en pleine transition écologique, n’a que faire de ces richesses-là, et pourra fort bien s’accommoder de la suppression des emplois qu’entraînera cette baisse de chiffre d’affaires. La Nation Du Combat Climatique ne reculera certainement pas devant un ou deux petits sacrifices, n’est-ce pas.

Enfin, il faut interdire ces abominables terrasses chauffées parce qu’il n’existe bien évidemment aucune alternative crédible, mis-à-part peut-être une solide taxe supplémentaire : peu importe ici que cette nouvelle interdiction s’inscrive dans la tendance lourde du moment qui utilise la peur millénariste actuelle que le ciel nous tombe sur la tête. L’impudence de certains établissements mérite d’être châtiée et le fun, le confort, le plaisir ou la possibilité même d’une existence douillette doivent être combattus aussi souvent, aussi durement que possible ; il ferait beau voir que certains seraient en proie aux affres du doute et de la peur d’un lendemain fantasmé forcément désagréable alors que d’autres pourraient naïvement grignoter un chèvre chaud en terrasse au mois de décembre, en toute tranquillité et en y prenant même du plaisir, nom d’une pipe !

Il a été décidé que le climat se déréglait, et il est donc inutile de discuter, scrogneugneu.

Alors que les océans refusent obstinément de monter, que les glaces ne fondent ni plus ni moins que d’habitude, que les catastrophes climatiques et la pollution font de moins en moins de victimes, que les températures refusent de monter et qu’on commence subrepticement à nous préparer psychologiquement à ce qu’elles baissent même un peu, voilà une petite partie du pays, minoritaire mais particulièrement bruyante, qui entend maintenant imposer ses phobies et sa morale puritaine à base de non-fun concentré à tout le reste de la population.

Le plus incroyable est que cette peur ridicule fonctionne si bien qu’elle a été récupérée avec brio par toute une coterie de politiciens aussi vils que méprisables : grâce à elle, ils ont là une source inépuisable d’excuses pour justifier toutes les interdictions, toutes les taxes, toutes les avanies qui leur permettent de rester au pouvoir.

Dans ce schéma, l’interdiction des terrasses chauffées n’est qu’un énième renoncement, un pied dans la porte supplémentaire poussé par les ayatollahs verts afin de corseter la société comme ils l’entendent. Ce n’est qu’une étape, un jalon de plus vers une société de pénitence et de privations continues qu’ils frétillent de voir appliquée.

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