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À partir d’avant-hierHashtable

Pause et lectures estivales

Par h16

Il faudrait être de mauvaise foi pour prétendre que le mois de juin a encore de longues heures devant lui : juillet arrive déjà et avec lui, quelques jours d’une pause bien méritée. Les quelques jours qui suivront ne verront normalement pas de nouveaux billets sur ce blog et j’encourage donc mes lecteurs à éplucher les archives en attendant.

Je dis « normalement » parce qu’on n’est jamais à l’abri d’une nouvelle sensationnelle : Macron pourrait décider de réformer la France pour de vrai, par exemple. Les Français pourraient se réveiller et comprendre que les stupides boulets que nous nous mettons aux pieds, depuis les taxes carbonées jusqu’aux impôts carabinés en passant par les interdictions et autres contraintes administratives artificielles, nous garantissent un déclassement dans la course mondiale où la France semble décidée à prendre une place de plus en plus modeste dans les pays en voie de développement.

Il pourrait y avoir une canicule qui fait des milliers de morts. Ou une vague de froid sans précédent (que nos écohystériques qualifieraient immédiatement de preuve supplémentaire indéniable d’un dérèglement profond du climat et de notre mort future dans d’atroces souffrances). Ou des attentats. Ou Barnier bombardé président à la Commission Européenne. Allez savoir ! On n’est en réalité jamais à l’abri d’une catastrophe…

Mais plus probablement, tout se déroulera comme prévu : la France continuera sa trajectoire vers un embaumement et une momification de première classe, vieux pays jadis grand qui s’engoncera dans ses certitudes que le reste du monde a tort et qu’il détient, seul, la vérité (fiscale et écologique, notamment). Les politiciens, pour le mois à venir, diminueront progressivement le débit d’âneries à mesure qu’ils partiront eux-mêmes en vacances pour ne rouvrir les vannes à conneries que fin août. L’écologie, le collectivisme et le Camp du Bien se dissoudront temporairement dans l’huile solaire et les odeurs de grillades avant de revenir, plus forts et plus invasifs, à la rentrée scolaire.

En somme, la trajectoire étant définie, les obstacles rares, je ne peux que conseiller aussi à mes lecteurs quelques jours de repos. L’occasion se prête d’ailleurs à la lecture et, ça tombe bien, je vous conseille plusieurs ouvrages à ce sujet.

Ainsi, par les temps qui courent, peut-être est-il indispensable de remettre les pieds sur terre et arrêter de croire au catastrophisme ambiant et permanent qui dépeint l’Homme comme une nuisance insupportable dont il faut absolument se débarrasser, si ce n’est par l’atome, au moins par la guerre et/ou la famine et un Etat aussi totalitaire que possible pour faire bonne mesure. En cela, « Toutes ces idées qui nous gâchent la vie », le livre de Sylvie Brunel, géographe, économiste, professeur à la Sorbonne et difficilement qualifiable d’illuminée, remet un peu les pendules à l’heure.

Dans un autre registre, mais tout aussi salvateur dans ce pays où la dépense publique semble aller d’elle-même (dans le sens : « sans plus aucune restriction, ni direction, ni limite »), notons « Le Livre Noir du gaspillage 2019 », le livre de Jean-Baptiste Léon, directeur des publications de Contribuables Associés et rédacteur en chef de Tous contribuables, qui a collecté quelques unes des plus marquantes gabegies que le pays subit dans la plus grande décontraction.

Enfin, je profiterai de l’occasion pour faire la publicité de cet ouvrage destiné aux enfants d’une dizaine d’années, « Je suis un pain au chocolat » de la collection « Petite introduction » à la Librairie des écoles, qui fournit une petite leçon d’économie de base en retraçant tous les trésors d’ingénierie et d’invention que l’humanité a déployé pour permettre à cette pâtisserie d’exister, à la manière d’un « Moi, le crayon » de Milton Friedman.

J’espère que ces lectures feront passer un bon moment d’ici au prochain billet à vous lecteurs que je remercie de votre assiduité, de vos partages sur les réseaux sociaux, de vos nombreux commentaires qui, outre leur bénéfices au travers de joutes croustillantes, permettent aussi d’éclairer l’actualité de nombreuses informations supplémentaires et opinions divergentes… dont l’exercice est, de nos jours, de plus en plus sérieusement menacé.

Pour ceux qui le désirent, cette pause sera aussi l’occasion de s’abonner au dossier mensuel du 10ème Homme qui, pour un prix très modique, vous fournira en lecture, en idées décalées et en sujets de conversation pour les repas de famille où il faut absolument terminer en baston générale.

En vous souhaitant un excellent mois de Juillet pas trop plein d’affaires politiques crapuleuses, de polémiques idiotes, de starlettes effarouchées et de nouvelles taxes délirantes, je vous dis donc à bientôt.

père noel à la plage

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Comme prévu, les réformes Macron n’en sont pas

Par h16

Les années passent et, malgré tous ces dérèglements climatiques qui amènent un peu de neige en hiver et quelques vagues de chaleur en été, les événements s’enchaînent et se ressemblent dans une France qui peine à se renouveler vraiment. Tout indique même que les tendances sont conservées, notamment les plus néfastes.

Oh, bien sûr, l’emballage change régulièrement : à la faveur d’élections, le vieux château France est régulièrement repeint aux couleurs chatoyantes d’une énième forme de sociale démocratie, sous les concerts de pipeaux joués fortissimo pour couvrir les grognements persistants de la foule.

C’est ainsi que l’avènement d’Emmanuel Macron laissait comme d’habitude espérer un changement de cap dans la politique française, avec une vraie remise à plat des paradigmes qui agitent l’État français depuis plus de 40 ans : promis, cette fois, on allait réformer, vraiment ! Finies les dépenses publiques explosives, finis les impôts paralysants, finies les interdictions, obligations et contraintes débilitantes ! Place à la startup-nation !

Depuis deux ans, les effets d’annonce se sont donc enchaînés.

Il y a un an, Macron prenait même certains par surprise en décidant de réformer le statut de cheminot (réputé intouchable) et de faire passer le ferroviaire français d’une régulation publique du monopole à une régulation tout aussi publique de la concurrence, ce qui augurait d’un printemps ferroviaire fortement agité dans le pays. Cela ne loupa pas : les syndicats, aux taquets et jamais en retard d’une grève, mirent en place une petite grève perlée extrêmement pénible pour les usagers qui purent, une nouvelle fois, goûter aux plaisirs renouvelés de ces services publics que le monde entier nous envie très très modérément.

Depuis, un an s’est écoulé et s’il est probablement trop tôt pour tirer le bilan définitif de ces immMmmmenses réformes opérées par Emmanuel Macron au sein de la SNCF, le temps passé permet déjà de voir les premiers bourgeons de ces changements profonds qui… Ah bah non : c’est globalement un échec.

À l’analyse, il apparaît en effet que rien ne semble altérer la course de la société française de chemins de fer, lancée sur le rail de l’indifférence dans la direction générale des dettes et de la médiocrité. Ses performances sont toujours aussi calamiteuses, que ce soit sur le plan financier ou sur le plan opérationnel.

Là où l’Allemagne rouvre des lignes, là où la concurrence a fait des miracles en Italie, la SNCF se contente d’accumuler des dettes remboursées par les contribuables, de fermer des lignes et, surtout, d’absolument tout faire pour saboter toute possibilité d’ouverture de lignes concurrentes.

Pourtant, la fameuse loi de Pacte ferroviaire du 28 juin 2018 complétait les différentes étapes (de 2009 à 2014) garantissant sur le papier l’indépendance du gestionnaire de l’infrastructure (SNCF Réseau), ce qui aurait empêché la SNCF d’entraver l’accès aux concurrents à son réseau, tout en donnant à ces nouveaux entrants des assurances raisonnables de sécurité et d’opérabilité sur le réseau français.

Las. C’était sans compter sur le génie de la bureaucratie française d’un côté et de la mauvaise volonté de la SNCF de l’autre : les ordonnances et les décrets d’applications de cette « loi de Pacte ferroviaire » détricotent méticuleusement les petites avancées obtenues.

Ainsi, lorsqu’elle perdra un contrat, le décret de transfert des personnels autorise la SNCF à fixer unilatéralement le nombre et la qualité des salariés transférés ce qui revient aux gagnants du contrat à voir leurs effectifs imposés par la SNCF. Mieux encore : les concurrents ne pourront pas proposer leur propre matériel roulant. Comme l’explique l’article des Échos, tout est fait pour que les lourdeurs, les contraintes idiotes et les habitudes antédiluviennes et de préférence inefficaces de la SNCF soient finalement imposées aux concurrents, ce qui a l’énorme mérite de casser leurs petites pattes : en leur collant suffisamment de boulets, ils ne pourront pas courir plus vite que la SNCF ce qui permettra ensuite à cette dernière de fanfaronner sur ses performances finalement aussi bonnes – voire meilleures – que la concurrence (et pour cause).

Le pompon est atteint lorsqu’on apprend que le projet d’ordonnance concernant la gouvernance du groupe SNCF s’affranchit sans complexes des exigences d’indépendance et de neutralité fonctionnelle de SNCF Réseau. Il ne faudrait pas que la SNCF soit vraiment en concurrence, malheureux, on se rendrait compte qu’on paye cher pour des services pourris, des trains qui roulent mal, partent en retard et n’arrivent pas toujours. Le risque de grogne des clients usagers serait trop grand !

Diluons plutôt cette entité SNCF Réseau au sein du groupe SNCF dont l’État reste bien évidemment propriétaire et décisionnaire unique, ce qui aura le mérite de ne surtout pas changer du monopole actuel. Forcément, ça va bien marcher.

Et bing le train !

La conclusion est sans appel et peut s’appliquer sans mal à toutes les autres réformettes entamées en fanfare par Macron et son équipe : en fait de changement, on assiste à un ripolinage frénétique des lourdeurs bureaucratiques françaises, au changement méthodique du papier-peint des cabinets (toujours fermés de l’intérieur) sans aucune modification fondamentale des grands principes qui semblent animer le pays (collectivisme, immobilisme, endettement).

Cette absence de tout résultat concret, l’ampleur véritablement rikiki des changements opérés n’échappent qu’à la presse française, trop souvent outrée de la fameuse « casse des services publics » (qui n’ont pourtant pas besoin de ces réformes pour s’enfoncer dans leur caca tiède). Pour le reste du monde, en revanche, cet immobilisme et cette pusillanimité consternante finissent par inquiéter franchement, notamment au sein de l’Union Européenne où la France passe de plus en plus comme une mauvaise élève incapable de remettre de l’ordre dans ses affaires, au point de se mettre à dos à peu près tous les pays européens du Nord et de l’Est, associés dans une nouvelle ligue hanséatique bien décidée à ne surtout pas laisser la France pousser ses lubies dans le cadre de la politique européenne…

Finalement, les beaux discours, les formules ampoulées et les brochets projets vibrants de lyrisme de Prisunic ne suffisent pas à redresser l’économie du pays. Les petits bricolages opérés jusqu’à présent n’améliorent en rien la situation et tout indique qu’ils ont même tendance à la compliquer encore. Après plus d’un demi-siècle de sclérose syndicale, corporatiste et collectiviste, après plus de 40 ans de marxisme culturel, de croyance forcenée dans la lutte des classes, d’économie administrée de tous les côtés, de compromissions, d’endettement et d’absence de courage, le pays est maintenant dans une impasse. Plus rien ne bouge.

Non, décidément, les réformes Macron n’en sont pas.

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Une canicule prévisible mais insurmontable

Par h16

C’est horrible. Nous sommes en Juin 2019 et la France a chaud. Jusqu’à présent cantonnée à des températures idoines aptes à favoriser un travail léger, par exemple dans un bureau climatisé, le pays vient d’être subitement heurté de plein fouet par une canicule aussi imprévisible que catastrophique.

Pensez donc : des températures qui fricotent avec les 34° en plein mois de Juin, c’est ahurissant ! C’est bien simple, pour un peu, on se croirait en été ! À l’évidence et tout en se rappelant bien évidemment que ♩ lorsqu’il fait froid, ♪ ce n’est pas le climat et lorsqu’il fait chaud ♫, ce n’est pas la météo ♬, cet épisode caniculaire abominable est le fruit inévitable d’un dérèglement climatique complètement fou qui provoque de la neige en hiver et des canicules en été.

Or, comme tout ce qui est totalement imprévisible, ces épisodes de folie climatique provoquent des catastrophes en chaîne. Lorsque la neige survient en plein mois de décembre ou de janvier, les services de l’État, complètement pris au dépourvu, peinent à rendre aux routes leur navigabilité.

De la même façon, l’un des pays les plus riches du monde ne peut qu’être complètement désemparé lorsqu’une vague de chaleur survient en plein mois de juin, obligeant les administrations à reporter l’examen du Brevet des Collèges : le fragilisme, cette terrible maladie qui frappe de plus en plus de Français anémiques et sous-vitaminés à force de lire la propagande officielle, vient à nouveau de furieusement démotiver toute un partie de la population qui va entrer en mode « Survie ».

Au passage, on devra hausser un sourcil circonspect sur l’attitude générale de nos gouvernants qui manque un peu de cohérence.

Clamant partout que le réchauffement climatique général va nous frapper durement, on comprend qu’aucune autorité ne décide plus jamais de faire le moindre investissement pour protéger inutilement nos routes des chutes de neige, cette dernière ne continuant de tomber en hiver que pour les faire bisquer (tout le monde sait que c’est une chose du passé qui va disparaître définitivement).

En revanche, ces mêmes autorités ne font pas non plus assaut d’investissements pour nous protéger du chaud dans les établissements ou les transports publics. Il semble que la climatisation, rigoureusement honnie du pays, continuera d’en être bannie. Ce qui veut probablement dire que les examens de fin de cycles scolaires devront avoir lieu en mars, seul moment où il ne fait pas trop chaud, pas trop froid et où les rares technologies encore maîtrisées dans le pays permettent au plus de garantir un toit au-dessus de la tête des élèves.

Vous l’avez compris : c’est un véritable festival foisonnant de niaiseries consternantes dans les médias et chez les politiciens qui semblent tous destinés à nous présenter cette vague de chaleur comme un avant-goût d’Armageddon.

N’hésitant pas à jouer la surenchère à base d’outrances ridicules (« du jamais vu », « sans précédent », …) même si, en pratique, les exemples de précédentes vagues sont bien documentés, la presse s’est décidée à transformer cette canicule de quelques jours en événement cataclysmique auquel on ne survivra qu’avec une chance inouïe et – forcément – l’intervention de tout l’appareil d’État, mobilisé comme un seul homme pour moult initiatives dont le caractère indispensable ne souffre aucune discussion.

Pourtant, c’est bel et bien le froid qui tue davantage que le chaud en France (3,9% de la mortalité totale dans les villes était attribuable au froid et 1,2% à la chaleur, soit trois fois moins).

Malgré cela se multiplient les messages à caractères lourdement informatifs (« Buvez si vous avez soif. Mettez-vous à l’ombre. Prenez des vêtements légers. Ménagez-vous. Ne mangez pas trop gras, trop salé ou trop sucré. Etc. ») qui permettent de rappeler aux Français qu’ils sont considérés comme des abrutis par nos autorités.

Bien évidemment, pour l’ensemble de l’appareil administratif français, le but n’est absolument pas d’accompagner le peuple dans cet épisode climatique un peu inhabituel mais aussi prévisible que surmontable. Non. Le but avec ces assauts d’informations inutiles est de pouvoir annuler toute critique éventuelle si jamais cette canicule devait, ô grand malheur, se traduire par un nombre conséquent de décès surnuméraires.

Un autre avantage non négligeable de cette communication tous azimuts (l’exemple du report d’une épreuve nationale est typique) est d’occuper le temps de cerveau disponible sur des actions à la fois faciles et particulièrement spectaculaires, ce qui permet d’occulter l’inaction complète voire l’incompétence crasse en coulisse. En effet, des pays qui connaissent des conditions caniculaires sont nombreux. Ils ne sont pas tous en voie de développement, ils ne sont pas tous désarmés contre ce type de climat, et ont même pour certains des niveaux de vie supérieurs au niveau français (comme Singapour par exemple).

L’absence de moyens des administrations françaises pour équiper leurs bâtiments (notamment scolaires) d’air conditionné ou, au moins, d’une isolation raisonnable, ne provient pas d’un choix délibéré de tenir compte d’un climat tempéré, ce qui aurait le mérite de la cohérence, mais d’un abandon en rase campagne des principes que l’État impose partout ailleurs mais se refuse pour lui-même avec une décontraction caractéristique de celui qui dirige autoritairement en se foutant radicalement de la piétaille qui paye.

Et c’est une attitude d’autant plus facile à observer que les ressources publiques financières rapprochent tous les jours un peu plus la France d’un pays en voie de développement plutôt que du haut de tableau des pays développés, les gabegies, choix économiques désastreux et le socialisme mortifère accélérant la tendance.

En s’imposant partout, en contraignant tous et chacun à des normes plus ou moins idiotes, en tabassant tout le monde de taxes et d’impôts, l’État a consciencieusement poussé deux messages dans la tête de chaque citoyen français : « Vous n’êtes qu’une bande d’irresponsables qu’il faut cornaquer à coups de carotte ou de bâton », et « L’État est omnipotent et s’occupera de vous quoi qu’il arrive ». Moyennant quoi, le citoyen français, appauvri et limité au plus haut point dans ses choix opérationnels, ne peut que se laisser guider, généralement vers l’abattoir fiscal, la prison mentale et la résignation.

Et lorsque survient un événement inattendu (mais pas du tout imprévisible), que ce soit un ouragan dans des îles tropicales ou une canicule en métropole, il se retrouve en slip avec un État indigent qui agite des pseudopodes inutiles en faisant croire à son action.

C’est l’été, il fait chaud et tout a été entrepris pour qu’un épisode banal se transforme en calvaire.

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Immobilier : Les Français organisent leur propre misère

Par h16

Assez paradoxalement, la fin annoncée de la taxe d’habitation est l’occasion d’illustrer comment les Français organisent sciemment leur misère, par idéologie, par méconnaissance de l’économie, et par ce désir immature de toujours vouloir contrôler tout, tout le temps et partout…

Ainsi donc et péniblement, le gouvernement tente de mettre en place la fin de la taxe d’habitation, annoncée à grands renforts publicitaires gouvernementaux depuis la décision de sa suppression à l’automne 2017 par un président Macron survitaminé et encore certain de pouvoir transformer sa parole en actions concrètes. Jusqu’à présent, tout ne s’est pas exactement passé au mieux : entre les maires qui ont multiplié les protestations pour comprendre comment serait compensée la disparition de cette ressource indispensable à l’équilibrage précaire de leurs budgets, le calendrier peu clair de la disparition de la taxe, et les diminutions déjà plus ou moins actées de cette taxe pour une partie seulement des contribuables, le gouvernement a dû faire assaut de pédagogie pour expliquer ce qui allait se passer.

Sur le papier, en 2023, plus personne ne devrait donc payer de taxe d’habitation…

Ce qui ne manque pas de déclencher chez certains une petite crise d’urticaire marxiste : grâce à cette non-taxe, regardez, les riches vont encore gagner de l’argent ! Et c’est même les inénarrables « Décodeurs » qui nous expliquent leurs mathématiques foireuses avec cet aplomb que les cuistres déploient pour embobiner les naïfs : puisque les plus riches ne sont plus assommés de cet impôts, ils vont gagner de l’argent, pardi !

Eh oui, pour les fins mathématiciens Décodeurs du Monde de la Lutte Des Classes, quelqu’un qui paie moins d’impôts s’enrichit, là où n’importe quelle personne sensée comprend qu’elle ne fait que s’appauvrir un peu moins (et ce d’autant plus lorsqu’on voit à quels résultats calamiteux l’impôt aboutit).

Cette idéologie stupide, qui a fini par faire fuir ceux dont le capital sert pourtant à faire tourner les entreprises, créer des emplois, des richesses et financer les services publics, n’est malheureusement qu’un aspect de cette volonté étrange des Français à construire consciencieusement leur propre misère.

Économiquement, si on ne peut que se réjouir de la disparition d’une taxe, on doit cependant s’interroger par exemple sur la pertinence de supprimer celle-ci plutôt que la taxe foncière. En effet, la taxe d’habitation, aussi pénible soit-elle, peut se comprendre comme le paiement de services (plus ou moins utiles, plus ou moins efficaces, certes) produits par la commune et donc facturés à ceux qui y vivent. En revanche, la taxe foncière n’est, en définitive, qu’une forme subtile d’expiation financière pour la faute d’être propriétaire.

petit facepalmOn comprend qu’électoralement ce soit la taxe d’habitation qui fut choisie : au vu des puissantes analyses de tout ce que la journalistaillerie contient de fins « décodeurs », supprimer la foncière revenait à « faire un cadeau aux riches », ces riches dont, on le rappelle, la France se passe maintenant comme jadis elle se passa de scientifiques pendant sa Révolution, avec sur le moyen et long termes, des effets tout à fait comparables.

En outre, on s’interroge aussi sur le différentiel de financement provoqué : puisque cet argent sera donc non-ponctionné et ira (après « décodage »), enrichir les plus riche (et probablement appauvrir les plus pauvres si l’on s’en tient à la « méthode » de « décodage » de nos journalistes à la mathématique contrariée), il va falloir trouver un financement ailleurs. Diminuer les dépenses ? Vous n’y pensez pas mon brave ! Il faut conserver le record mondial de prélèvements et de dépenses publiques par habitant, n’est-ce pas !

Bref, malgré les assurances d’un Darmanin confit dans sa propre importance que tout sera compensé par d’autres mécanismes, on comprend que cette disparition ne se fera pas sans douleurs, ces douleurs typiques d’un pays qui souffre lorsqu’on lui retire son cilice.

Et quoi de mieux, lorsqu’on s’enlève des boulets, que d’en remettre de nouveaux pour s’éviter de se sentir libre ?

C’est en tout cas ce à quoi semblent s’employer nos législateurs, frénétiquement lancés dans la course à la taxe, à l’obligation, la contrainte, l’interdiction et la sanction. Quand une taxe s’éteint, d’autres s’éveillent aussi vite que possible, dont le total, n’en doutons pas, sera bien supérieur aux recettes disparues !

Je pourrais ici lister les dernières idées de taxes déjà dans les tuyaux, comme cette nouvelle taxe sur les ordinateurs qui pointe le bout de son nez.

Je pourrais ajouter cette lumineuse idée des députés qui veulent ponctionner 5% du prix des ventes immobilières pour rénover les logements mal isolés : qui, mieux que des députés, sait ce qu’il faut faire avec l’isolation d’un logement ? Ses propriétaires ? Pfff, vous n’y pensez pas ! Ce sont des propriétaires, ils sont donc forcément riches, donc méchants !

Et quand il ne s’agit pas de nouvelles taxes, c’est d’une nouvelle police qu’il s’agira : que diriez-vous d’une petite Police Spéciale du Logement, au départ utilisée pour traquer les propriétaires indélicats louant des logements indécents et dont on sait qu’elle pourrait ensuite servir à repérer les locations inavouables via AirBnB ? Du reste, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas déjà tout l’arsenal juridique nécessaire à la répression de ce fléau. Du reste, ce n’est pas comme s’il n’y avait pas une législation outrageusement favorable au locataire, biais si évident qu’il en provoque une pénurie de logements disponibles. Que diriez-vous d’accroître le problème ?

Je pourrais multiplier les exemples.

En réalité, le peuple français se soumet à une sorte d’autoflagellation permanente qui lui permet d’expier des fautes de plus en plus abracadabrantes. Peuple au ventre plein, qui dispose de l’eau, de l’électricité courante, d’un niveau de vie très supérieur à la moyenne mondiale, dont la santé s’améliore envers et contre toutes les mauvaises nouvelles, il semble à la fois ne pas pouvoir accepter les bénéfices de tous ces siècles passés dans les luttes et un travail acharné, et à la fois décidé à dilapider le capital qui lui fut laissé en héritage, ce qu’il fait maintenant avec une application hystérique qui frôle la psychiatrie.

Il lui semble intolérable que nous ayons un tel niveau de vie tant qu’il reste des pauvres, tant qu’il reste des malheureux. Et comme assurer l’égalité dans la richesse suppose des efforts incommensurables, réalisons l’égalité dans la misère.

C’est bien plus facile à atteindre.

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[Redite] Dépenses sociales : un pognon de dingue

Par h16

Article initialement paru le 25.06.2018

Décidément, les chiffres sont têtus. Heureusement, à ces chiffres têtus répondent des politiciens bornés qui, vaille que vaille et surtout, surtout, coûte que coûte, persistent à appliquer les mêmes recettes foireuses aux problèmes qu’ils ont pourtant créé avec acharnement. Et, youpi, grâce à leur entêtement, la France caracole maintenant en tête des pays les plus socialistes d’Europe, distribuant à ses pauvres (pas toujours pauvres) plus de 720 milliards d’euros pris de force à d’autres pauvres (les riches étant partis depuis un bail). On imagine sans mal que les sommes effectivement collectées sont bien supérieures, les administrations s’étant servies au passage pour mener à bien cette grande opération de ventilation d’argent gratuit ponctionné chez les autres.

Il y a un an, je découvrais que Macron évoquait ces sommes affolantes, pardon ce pognon de dingue. Je notais qu’on continuait à appliquer un système qui avait pourtant amplement démontré sa médiocrité, les résultats étant au mieux mauvais, au pire catastrophiques. En un an, rien n’a changé : on continue d’envisager âprement de ne plus rembourser l’homéopathie (mais rien n’est joué, mes petits amis) ; on découvre toujours des scandales alimentaires, les médicaments un peu trop facilement distribués ; le nombre de chômeurs est toujours fort élevé, dans un pays dont la croissance est mollassonne ; la gestion des retraites est toujours aussi finement huilée, les EPHAD fonctionnent toujours aussi bien, comme les urgences hospitalières.

Bref : un an s’est écoulé. Rien, absolument rien n’a changé. 12 mois de perdus. Si c’est ça, la « République En Marche », on redoute le moment où elle va se retrouver à l’arrêt, devant un mur de dettes…

Stupéfaction il y a quelques jours lorsque, frappé par une lucidité toute calculée, Manu Le Président s’est rendu compte que les dépenses sociales du pays étaient particulièrement dodues mais que les résultats, en face, laissaient amplement à désirer : dans une saillie au franc-parler qui a tout tourneboulé les médias, voilà que le locataire élyséen découvre qu’on dépense « un pognon de dingue ».

Bien évidemment, l’idée pour l’équipe de communicants de Macron consiste à essayer d’amener les médias et le pays après eux à prendre à bras le corps la problématique de ces dépenses sociales, alors que la nécessité d’économies commence à se faire sentir (assez vaguement et pas à une vaisselle ou une piscine près, n’exagérons rien), tout en ne proposant très précisément rien qui puisse, d’une façon ou d’une autre, déclencher quelque prise de conscience que ce soit.

Bien évidemment, quand bien même le constat est correct, la fine fleur du journamisme de piposophie comprend la manœuvre, évidemment politique, qui vise d’après elle à surtout faire oublier le problème migratoire. La dette, les résultats merdiques, la pression fiscale, tout ça n’existe pas réellement.

Pourtant, à 33% du PIB du pays et à hauteur de plus de 700 milliards d’euros, la France représente au niveau mondial et à elle seule 10% des dépenses sociales, comme nous l’apprend un Libération frétillant d’aise que ce ne soit pas 15%, oubliant de bien mesurer l’énormité du chiffre.

Du reste, soyons heureux : la protection sociale du chômage, ça marche très bien ! De plus en plus de chômeurs, une précarité qui s’est installée et se répand malgré les excitations et les agitations spasmodiques de tous les gouvernements, et des cotisations afférentes qui ne font qu’augmenter, voilà véritablement une recette qui a fait ses preuves et que les Français semblent approuver.

L’assurance maladie marche si bien qu’on oblige à présent tous les salariés à disposer d’une complémentaire qui, au final, ne parvient toujours pas à rembourser les frais les plus banals (lunettes, dentisterie de base) ; on continue de se tortiller la nouille pour savoir s’il faut ou pas rembourser l’homéopathie alors qu’aucun bénéfice médical n’a jamais réussi a être prouvé, ce qui coûte un pont au cotisant. On continue de rembourser des trouzaines de séjours en cure et autres aménagements de conforts, des trajets en taxi en lieu et place d’ambulances qui pallient les manques et autres absurdités règlementaires. En collectivisant la santé, on a de facto forcé les uns à payer les vices des autres, on a obligé la population à suivre des recommandations médicales de plus en plus douteuses (depuis la pyramide alimentaire jusqu’aux statines en saupoudrant de scandales médicaux que la dilution de responsabilité et le capitalisme de connivence à tous les étages expliquent fort bien).

Franche réussite.

Mais de loin, le pompon reste sans doute tout ce qui concerne la dernière période de notre vie, depuis la retraite jusqu’à l’assistance médicale des personnes âgées dépendantes.

La notion de pension décente est devenue une vaste blague pour une portion croissante de la population : bercée de la douce illusion qu’elle cotisait pour ses vieux jours, la vérité qu’elle ne faisait que payer pour ceux de ses propres anciens a fini par poindre lorsqu’elle a, à son tour, tenté de toucher quelque chose d’un système essentiellement pyramidal dont l’avenir ne dépend que d’une démographie qui n’a plus aucun lien avec la réalité.

Autrement dit : après avoir cotisé toutes ces années, pouf, le réveil est brutal lorsque la pension minuscule (frôlant l’injure) arrive à la fin du premier mois de retraite, lorsque les impôts continuent d’augmenter alors que les pensions baissent, lorsqu’on parle de sucrer les pensions de réversion, lorsqu’on comprend qu’on s’est fait complètement avoir. On n’évoquera pas les pensions grotesques de la plupart des artisans et autres commerçants que leur verse un RSI à la gestion à la fois catastrophique et honteuse.

Bien sûr, le tableau ne serait pas complet si, en parallèle de ces retraites massacrées, on n’y empilait pas d’autres problèmes directement consécutifs de quarante années de gabegie, de laxisme budgétaire, d’impréparation chronique et de désorganisation calculée.

Régulièrement, l’un ou l’autre scandale humain dans un Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes (EHPAD) permet de rappeler à tous ce qui nous attend peu ou prou si l’on n’a pas pris de solides dispositions (financières notamment) bien en amont : là encore, le résultat est à la hauteur de tout ce que peuvent produire le capitalisme de connivence, des incitations économiques perverses, l’avalanche de lois, normes et autres règlementations complexes, le collectivisme et la dilution complète des responsabilités dans un tout-à-l’État mortifère.

Il suffit de lire les nombreux témoignages, récurrents, des personnels et des clients de ces établissements pour mesurer l’ampleur du problème. Bien évidemment, lorsqu’il est confronté au problème, le Français moyen (et son gouvernement, tout aussi moyen) s’empresse de réclamer… plus d’État, sans doute parce qu’avec la première place au monde des dépenses sociales, l’État n’en fait pas assez et que tout cet ultraturbolibéralisme, ça commence à bien faire.

parabole de l'aspirine (c) Maître Du Monde

Et heureusement, magie du socialisme oblige, à force de réclamer un accroissement majeur de l’emprise de l’État sur tout le traitement social du début, du milieu et de la fin de vie, le Français l’obtient : alors qu’une journée par an est déjà entièrement consacrée à travailler pour l’État et personne d’autre, on envisage de doubler ce nombre, et ce alors même que les pistes pour faire des économies et tenter de mettre un peu d’ordre dans cette immense foutoir n’ont même pas encore été seulement évoquées.

Le plus beau restant la constatation – effarée – que même avec ce niveau de dépenses sociales complètement affolant et qui, financièrement, ne peut amener le pays qu’à la faillite (Venezuela, nous voilà !), une part importante des Français (autour de 30% !) n’en profite même pas… alors qu’ils pourraient. On imagine sans mal le regain de Bonheur Intérieur Brut si cette nouvelle masse de Français entreprenait subitement les démarches pour bénéficier activement de la manne sociale disponible !

En somme, oui, le pays dépense des montants tous les jours plus élevés pour ses dépenses sociales. Ce faisant, les nécessiteux, loin de s’évaporer, se font tous les jours plus nombreux. Devant la détérioration de la situation et au lieu de prendre du recul et de remettre en cause ce modèle qui ne fonctionne pas, les Français choisissent d’en rajouter.

« Les montants explosent, la pauvreté aussi ? Accélérons le mouvement ! »

Si ça, ce n’est pas dépenser un pognon de dingues, qu’est-ce ?

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Surprise : la confiance des Français envers les journalistes baisse encore !

Par h16

J’en parle régulièrement (ici et par exemple) dans ces colonnes et parfois, la presse nationale, constatant l’ampleur du problème, est obligée de l’évoquer : le citoyen croit de moins en moins aux journalistes, et en France, la défiance du public vis-à-vis des médias d’information n’a jamais été aussi forte.

Il faut dire qu’il serait délicat de cacher l’information (maintenant disponible partout) et que tenter de puissants euphémismes pour la faire passer comme anodine ne marche pas mieux : en effet, le rapport annuel du Reuters Institute montre que la confiance se dégrade un peu partout dans le monde, notamment en France où la confiance s’effondre de 11 points en un an… En 2019, les Français ne sont plus de 24% des interrogés à croire aux médias hexagonaux.

Quelle énhaurme surprise, ne trouvez-vous pas ?

Voyons, voyons, qu’est-ce qui pourrait bien avoir bousculé les Français dans leur convictions pour leur faire croire que leur presse était à ce point si partiale ?

Serait-ce la présentation systématiquement manichéenne et caricaturales des positions des uns et des autres, dans laquelle le Camp du Bien, paré de mille vertus, combat âprement l’hydre hideuse du Camp du Mal qui est plus méchante et plus bête chaque jour qui passe ?

Serait-ce les titres putassiers et carrément faux qui provoqueraient un nuage de doutes sur la solidité des informations distribuées par la presse officielle, pourtant ointe du saint sacrement de la subvention publique ?

Serait-ce la grande qualité et l’approvisionnement régulier de fake news qui force les Français à accorder une confiance de plus en plus modérée à leurs médias qu’ils financent pourtant tous les ans un peu plus de leur poche ?

Serait-ce enfin la tenue générale des débats médiatiques sur la plupart des sujets où il s’agit essentiellement de présenter des documentaires si chargés idéologiquement qu’il en devient difficile de ne pas voir les nombreux biais déployés ?

Difficile de trancher : chaque jour qui passe nous apporte son lot de notules journalistiques écrites avec les pieds, à l’orthographe hésitante, au propos mal articulé et aux arguments souvent spécieux et il est délicat de dire que, oui, finalement, c’est cet article, cette ligne de comportement qui poussent un peu plus de Français à douter des informations qui leur sont soumises.

Néanmoins, il apparaît clair que les informations diffusées par les organes de presse et les journaux, télévisés, radiophoniques ou sur papier, ne sont plus du tout prises comme parole d’Évangile. Si on peut évidemment redouter que cela pousse certains vers un complotisme ridicule qui verrait les Sauriens Illuminatis Francs-Maçons à la tête de l’État profond dans le but d’exterminer l’Humanité par un réchauffement climatique insupportable qui nous grillerait tous à petit feu, il n’en reste pas moins que, d’un autre côté, un nombre croissant d’individus ne croit tout simplement plus aux calembredaines éhontées que reproduisent les journalistes avec une application qui oscille entre l’incompétence et la compromission la plus assumée.

Peut-on blâmer les Français ?

Peut-on les blâmer de faire ce que justement les journalistes ne font plus, par manque de temps parfois, par paresse ou par idéologie, souvent, à savoir vérifier les sources, utiliser leur sens critique, poser des questions, interroger ce qui apparaît comme des évidences pour tenter d’aller au fond des choses ?

Peut-on leur reprocher de prendre leur distance avec ce que ces journalistes présentent comme des faits et qui sont, de plus en plus régulièrement, démontés comme des grosses opérations de propagande menées soit par le pouvoir, soit par les journalistes eux-mêmes pour faire avancer des agendas plus ou moins officiels ? Dois-je vraiment illustrer ce passage en sortant un Castaner de ma poche, ou dois-je revenir en détail sur les élucubrations de plus en plus grotesques d’Elise Lucet et sa clique néfaste inventant des apocalypses diverses et variées pour mieux vendre leur soupe idéologique ?

Peut-on reprocher à ces Français de trouver particulièrement lassant le bombardement maintenant quotidien de leur espace médiatique de messages de plus en plus alarmistes, qui, tous, dépeignent un avenir catastrophique à base de catastrophes naturelles, de pandémies abominables, d’horreurs multiples alors même que l’Humanité va pourtant de mieux en mieux ?

Peut-on leur reprocher de douter de la parole journalistique alors qu’elle n’a fait que répéter, sur les 40 dernières années, qu’on n’en avait plus que pour 10 ans à vivre, qu’on allait inévitablement manquer de pétrole en 2000, pardon, en 2010, pardon en 2020, pardon en 2040 ? Que nous allions tous mourir noyés en 2010, non 2012, non 2016 ? Que les eaux montent partout (sauf autour des îles) ? Que la fin du monde était inéluctable, c’est la NASA que le dit !

Peut-on leur reprocher de constater que, partout, c’est un perpétuel signalement vertuel de ces journalistes sur toutes les ondes, qu’on assiste à un barbouillage de moraline en barils industriels, partout, tout le temps, mais que ces mêmes journalistes se comportent comme des dépravés dès qu’ils en ont l’occasion, montrant de façon parfois symptomatique ce qu’ils sont réellement et la variabilité de la morale qu’ils entendent distribuer partout sans pourtant en conserver le moindre échantillon sur eux-mêmes ?

Comment reprocher vraiment aux Français de ne plus croire aux pipeaux de plus en plus éhontés que nos journalistes jouent à longueur de temps alors que, lorsque l’un d’entre eux fait l’effort de faire des recherches, d’argumenter sa position, de sortir des sentiers battus de la bien-pensance, elle est poursuivie et vilipendée par le reste de la profession ? Il suffit de voir ce qui est arrivé à Philippe Verdier, de France 2, pour comprendre l’ampleur du phénomène. Plus récemment, il suffit de regarder les torrents de haine déversés sur Géraldine Woessner ou sur Emmanuelle Ducros (qui a même été obligée de suspendre son compte twitter pendant un temps) – lisez les fils twitter pour voir la cabale en cours – pour mesurer toute l’ampleur du problème des médias en France. Il faut même parfois que l’Académie se lève pour dénoncer les pressions inouïes que subissent ces hideux contradicteurs, surtout lorsqu’ils ont des arguments et ne se laissent pas faire…

En réalité, la défiance grandissante que les Français éprouvent à l’égard de leurs médias est parfaitement logique et encore trop en dessous de ce que ceux-ci méritent : bien que grassement subventionnés, les informations qu’ils distribuent sont de très médiocre niveau. Les analyses fournies sont inexistantes ou d’une pauvreté indigente, tout comme la qualité générale des débats ou, plus exactement, des polémiques voire des pugilats qu’ils suscitent sans vergogne.

Mais pire que tout, ce qui achève de détruire toute confiance, c’est sans doute le décalage patent entre le peuple qui cherche, par tous les moyens, à comprendre le monde qui l’entoure, et cette presse maintenant presque intégralement anti-capitaliste qui ne fournit plus que des clés de compréhensions marxiste dans un monde qui abandonne progressivement ces vieilles lunes destructrices.

Et comme on ne voit aucun signe de changement, gageons que les prochaines années confirmeront cette défiance.

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Cryptomonnaie : le Libra sera libre comme les démocraties populaires sont démocratiques et populaires…

Par h16

Ah, tiens, finalement, les cryptomonnaies, ce n’est pas si pourri que ça ! Regardez, même Facebook se lance dans l’aventure ! Avec l’arrivée d’un tel poids lourd dans l’espace des cryptomonnaies, pas de doute, cette invention financière majeure vient de faire un grand bond en avant… Mais avant de crier victoire, assiste-t-on réellement à la naissance d’une nouvelle cryptomonnaie ?

Pour le moment, c’est l’agitation sur la toile.

Du côté des médias traditionnels, c’est même la bousculade de petits articles pour détailler la nouvelle : pour les uns, Facebook veut bousculer les monnaies, pour d’autres, l’arrivée d’un tel géant doit même faire peur aux États.

Bref, on en parle un peu partout, les médias trépignent et c’est pour eux l’occasion de revenir à la fois sur le concept des monnaies et de s’interroger sur la place de cette technologie si vieille et pourtant si indispensable dans notre économie. La vulgarisation aidant, le lecteur le plus chanceux comprendra que la proposition de Facebook est essentiellement une nouvelle forme de coupons adossés à un groupe d’entreprises partenaires, à l’instar des « miles » aériennes ou d’autres jetons proposés par des chaînes ou des alliances commerciales.

Plus concrètement cependant, ceux qui voudront éplucher les caractéristiques du nouveau joujou de Zuckerberg pourront aller voir le joli site de la cryptomonnaie Libra, aux couleurs moyennement vitaminées de Facebook. On y notera les déclarations de principes, onctueuses comme un onguent sophistiqué, dans lesquelles on découvre que le but est d’offrir un moyen simple à des centaines de millions, que dis-je, des milliards d’individus de disposer d’avoirs numériques, de manipuler de la monnaie, et de faire des opérations bancaires.

Car si de moins en moins d’êtres humains meurent de faim, beaucoup trop sont encore exclus de l’accès aux services des banques et, plus prosaïquement, de la possibilité de recevoir ou d’échanger de la valeur de façon rapide, simple, efficace et sans danger. Avec un téléphone portable, une connexion au réseau et une cryptomonnaie qui fonctionne, « bancariser » ces personnes devient possible et le Libra de Facebook entend jouer ce rôle.

Cependant, une fois passées les présentations trendy et les jolies photos de banques d’image, les vidéos inspirantes à la musique neutre produite au kilomètre, l’épluchage du « whitepaper » technique refroidit quelque peu l’enthousiasme que cette initiative pouvait avoir déclenché.

En termes de caractéristiques techniques, il s’agit d’une chaîne de blocs dont les principes se rapprochent un peu d’Ethereum plus que de Bitcoin, avec un système de paiement de la transaction intégré, un consensus basé apparemment sur une preuve d’enjeu plutôt qu’une preuve de travail même si, comme Ethereum, les détails sur l’implémentation de cette preuve d’enjeu restent flous.

Pour fonctionner, Libra disposera d’un langage de script, permettant de faire fonctionner les transactions (et par la suite de mettre en place des contrats automatisés, à l’instar d’Ethereum là encore). Le langage, « Move », n’est pas détaillé et personne n’a idée ni de ses capacités, ni de sa solidité, ni des caractéristiques importantes (à commencer par sa vérification formelle).

Faisant fi des mécanismes de consensus déjà explorés par les cryptomonnaies existantes, Libra propose un nouveau mécanisme tolérant aux fautes byzantines, construit sur l’algorithme « HotStuff » produit par une chercheuse israélienne, Dahlia Malkhi. Si on peut admettre que, sur le papier, l’algorithme en question est plein de promesse en termes de performances et de facilité d’implémentation, force est de constater qu’on n’a pour le moment aucun recul sur sa résistance et sa capacité de monter en charge.

À ces éléments qui laissent penser que les personnes embauchées par Facebook pour créer une nouvelle cryptomonnaie ne sont pas complètement à côté de la plaque, on doit cependant ajouter quelques points qui laissent plus que perplexes sur l’avenir de cette aventure.

La lecture des documents fournis par la firme de Zuckerberg ne donne en effet qu’assez peu d’indications sur la nature publique des informations de transactions qui seront disponibles. Si, on le comprend, une centaine de grandes firmes participeront à la validation des transactions et à leur écriture dans le « grand livre général », on peine à voir où ce grand livre sera lisible, sachant que cette caractéristique – une publication au su et au vu de tous – est la base essentielle pour garantir la validité de ces transactions…

De la même façon, s’il est clairement indiqué que le protocole autorise chaque utilisateur à conserver un pseudonyme et plusieurs adresses pour effectuer des transactions sur la chaîne, on comprend malgré tout que les transactions, elles, seront hautement traçables, à l’instar de Bitcoin mais avec votre compte Facebook au bout. Question anonymat et fongibilité, ce n’est vraiment pas ça.

La Libra Fundation, qui se charge d’accueillir les premiers fondateurs, ces sociétés aptes à payer le ticket d’entrée de 10.000.000 de dollars pour participer, peut a priori refuser n’importe qui. Dès lors, il est naïf de penser que les 100 premiers participants de cette blockchains seront neutres. Leurs intérêts ne recouperont peut-être d’ailleurs pas celui des consommateurs…

Afin de contrebalancer la volatilité frénétique des cryptomonnaies, Libra propose un jeton adossé à un panier de monnaies. Ces monnaies – fiat, émises par des États – étant toutes inflationnistes, on peut donc garantir que le libra sera lui-même inflationniste et intrinsèquement manipulable par les États, ainsi que, par ricochet, soumis aux règles qu’ils mettent en place à commencer par les contraintes parfois exorbitantes que le dollar impose. À ce titre, si le dollar fait partie du panier, le libra ne sera donc pas accessible aux Iraniens, par exemple…

En somme, cette monnaie sera donc centralisée, censurable sur un claquement de doigt étatique, inflationniste et reposant intégralement sur les marges de manœuvre laissées par des États. On peut donc ainsi garantir qu’il y aura des KYC et des AML, ce qui fera voler par la fenêtre les belles présentations précédentes expliquant vouloir offrir cette monnaie à ces milliards d’individus non bancarisés : comment être reconnu de façon crédible et passer ces filtres alors que, dans beaucoup de pays, l’acte de naissance, la carte d’identité ou les moyens d’identification ou de gestion de propriété privée (comme le cadastre par exemple) sont au mieux naissants, au pire inexistants ou complètement sujets à corruption ?

En réalité, on comprend surtout que pour Facebook, cette nouvelle aventure est l’occasion de mesurer son impact réel puisque, la fondation Libra l’explique directement, l’un des buts est de développer un véritable « standard d’identité » :

« An additional goal of the (Libra) association is to develop and promote an open identity standard. We believe that decentralized and portable digital identity is a prerequisite to financial inclusion and competition. »

Un monde où la monnaie, devenue globale, est à la merci des États qui n’auront aucun mal à tordre le bras de toutes les sociétés privées acoquinées dans cette fondation, où les identités de tous et de chacun sont connues et traquées efficacement, et où absolument tous les actes marchands sont potentiellement disséqués par des entreprises qui ont fait fort de mettre le « Big data » et l’Intelligence Artificielle à leur service, voilà qui vend du rêve, non ?

On peut cependant raisonnablement parier sur une réussite (au moins à court terme) de cette nouveauté : c’est nouveau, c’est facile d’emploi, cela donne quelques opportunités supplémentaires d’échanger (de l’argent ici) avec des connaissances, des amis, etc, et ça utilise la puissance du réseau social Facebook, autant d’ingrédients qui garantissent que la masse foncera allègrement vers les promesses dorées portées par Libra…

Avant de clore ce billet, il serait dommage de ne pas noter la réaction immédiate, quasi compulsive et réflexive des autorités françaises, avec Tracfin en tête (dont le directeur, paniqué, croit encore qu’il va falloir réguler cette cryptomonnaie), rapidement suivi de notre Bruno Le Maire national, égal à lui-même c’est-à-dire à pas grand chose de valable.

Entendant que Facebook allait lancer sa propre monnaie, ne comprenant ni la technologie sous-jacente, ni même le concept de monnaie en général, notre Minustre de l’Économie En Déroute s’est donc fendu d’une remarque, parfaitement idiote comme il se doit :

« Que Facebook créé un instrument de transaction, pourquoi pas. En revanche, que ça devienne une monnaie souveraine, il ne peut pas en être question »

Autrement dit, Bruno a fermé ses petits poings et déclaré qu’il entendait fixer des limites à Facebook. Ce qui revient à croire qu’il a son mot à dire ; c’est déjà comique au niveau de l’Euro, c’est hilarant pour une cryptomonnaie en général, c’est juste consternant concernant ce projet en particulier. Évidemment, si le panier de monnaies comprend des dollars, le dernier mot appartiendra de toute façon au pouvoir fédéral américain qui se fera un plaisir de passer sur le corps frêle du petit Bruno, dont les petits couinements n’attireront aucune pitié.

Le Libra est annoncé pour débuter en 2020. Il reste donc encore plusieurs mois pour collecter des informations sur ce que veut être cette nouvelle cryptomonnaie. Mais tout indique que, derrière les buts sucrés présentés à grands renforts d’images colorées, se cache un mécanisme redoutable pour étendre encore un peu plus la domination des États sur les individus.

Du reste, ce sera un excellent test : si ces derniers laissent Facebook continuer, s’ils poussent même à la roue, vous pouvez être certains que ce ne sera pas pour votre plus grand bien. S’ils s’y opposent, s’ils paniquent et ruent dans les brancards, alors peut-être sera-t-il temps de s’y intéresser.

Restons prudents.

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HADOPI, 10 ans et 88 millions d’euros pour rien

Par h16

10 ans déjà ! C’est formidable, comme le temps passe vite ! Eh oui, il y a 10 ans, était instaurée la Haute Autorité Destinée à Observer les Petits Internautes, HADOPI pour faire court, qui, outre une consternation compacte chez tous les acteurs d’internet un tant soit peu compétents, déclenchait immédiatement la mise en place de toute une série d’intéressantes mesures dont on peut maintenant mesurer les effets réels.

Ah, 2009 ! Rappelez-vous, c’étaient la fin des années disco tecktonik et internet était encore, dans l’esprit brumeux des parlementaires français, un vaste champ des possibles, une espèce de Far West indompté à l’assaut duquel internautes indisciplinés et politiciens se lançaient, un peu fous, pour y découvrir de nouvelles sensations. Facebook ou Twitter n’existaient pas, la presse n’avait pas encore compris qu’elle était destinée à disparaître et croyait encore y trouver son compte.

Logo HADOPI : haute autorité destinée à observer les petits internautes

Le cyberespace de 2009, c’était – toujours dans la tête du législateur de l’époque – cet immense espace à légiférer, où les uns pillaient sauvagement les autres, à coups d’octets, de cryptographie, de hacking et d’autres mots complexes qui font encore frissonner une bonne partie des politiciens d’aujourd’hui.

L’abominable problème du piratage se posait alors dans des termes crus qui semaient l’effroi dans les populations les plus fragiles : des bandits, armés d’épaisses bandes-passantes et de redoutables pair-à-pair, attaquaient des diligences entières de musiques et de clips vidéos pour en faire des copies intégrales sans payer les producteurs, les artistes et la ribambelles de taxes étatiques attachées aux transactions légitimes. Et même si les industries musicales et cinématographiques ne pouvaient pas présenter de chiffres en bernes, leurs petits cris stridents, leurs yeux parcourus de spasmes d’effroi et la perspective de toutes ces rentrées fiscales évaporées poussèrent donc le gouvernement d’alors, cornaqué par Albanel Épaisseur Triple, ministre de la Culture, à lancer enfin une pacification musclée des intertubes et des miniternets. HADOPI était créée.

Le mandat était simple : choper des internautes rétifs, et leur faire cracher au bassinet les droits et indemnités qu’ils devaient à tous les ayant-droits (État compris) à la suite de leurs copies illégales et sans vergogne. Pour cela, aucun moyen ne serait laissé au hasard et, histoire de ne pas trop terroriser tout le monde, on mit donc en place la Riposte Graduée qui est à la lutte contre le piratage ce que les sites du gouvernement en matière de mangibougisme sont à la consommation de pizzas, de plats préparés (lasagnes au cheval y compris) et autres mets trop gras, trop salés, trop sucrés et trop plein de fun que la morale réprouve : tout le monde écoute poliment, et tout le monde s’en fiche aussi poliment.

Bref : dès le départ et compte-tenu de l’évident capitalisme de connivence dégoulinant qui s’était installé dès les prémices du projet, on savait que l’ensemble de la démarcher aboutirait à un bilan minable.

Sans HADOPI, Frank Riester n'aurait jamais pu frimer à la radio.Deux ans plus tard, en 2011, les premiers résultats confirmait l’évidence du départ : le petit Franck Riester, alors membre du collège de cette HADOPI, venait bafouiller des explications vasouillardes devant l’inefficacité consternante de l’institution et la médiocrité amusante des publicités qu’elle avait produites.

Quelques années supplémentaires ne permirent pas de désensabler le navire, déjà profondément enfoncé dans des douzaines de mètres-cubes de sable législatif et des kilomètres de câbles STP reliant l’institution avec ses partenaires (privés) chargés d’écumer mollement les intertubes à la recherche de pirates. En 2013, on constatait surtout un report des utilisateurs depuis les sites en P2P (pair-à-pair), scrutés avec plus ou moins de bonheur par la Hautotorité, vers les sites de streaming qu’elle n’était équipée ni techniquement, ni légalement, pour observer.

Epic Fail

Depuis, quelques rebondissements ont bien alimenté la chronique au sujet de la HADOPI (vous pourrez les relire ici si vous le désirez), mais la substance fondamentale est surtout l’énième observation d’un échec pourtant annoncé, malgré tout persistant et renouvelé, dans la décontraction la plus parfaite de l’ensemble des acteurs concernés qui ne financent absolument pas ça de leur poche (puisque cette partie-là est remplie par le contribuable).

Et nous voilà en 2019 : dix ans se sont écoulés et le bilan reste obstinément le même.

Les chiffres, les constats, disponibles assez facilement un peu partout, ne laissent que très peu de marge à l’interprétation généreuse et aux louanges. Bien sûr, les médias traditionnels jouent sur la demi-teinte, les tons pastels et les adjectifs les plus arrondis possibles pour camoufler le désastre, mais il n’en reste pas moins là : après avoir versé 10 millions d’euros en 2010, puis 11,4 en 2011, 11 en 2012, 8,4 en 2013, 5,6 en 2014, 5,52 en 2015, 7,8 en 2016, 9 en 2017, 10 en 2018 puis 9 millions pour cette année, l’État aura donc cramé 88 millions d’euros sur ces dix années de bonheur ouaté.

En face, la HADOPI peut fanfaronner d’avoir totalisé 83 condamnations à des amendes allant de 100 à 2000€, soit 8 par an en moyenne. À près de 9 millions d’euros par an, cela nous fait un million d’euro claqué par condamnation, ce qui est exactement à l’image de l’efficacité du dispositif : désastreux.

Qu’on ne se méprenne pas : si ces chiffres sont tout à fait risibles, ce n’est pas parce qu’on aurait souhaité que la HADOPI soit efficace et harponne du pirate par trouzaines giboyeuses, mais bien parce qu’ils confirment que cette institution est parfaitement inutile pour la tâche qui lui a été confiée. Les millions d’e-mails aspergés sur le territoire ne servent à peu près à rien, sinon à indiquer à l’internaute qu’il a été repéré et qu’il doit donc rapidement changer de méthode. Ce qu’il fait, du reste, tous les indicateurs du niveau de piratage globale dans les industries du disque et de la musique montrant qu’après le P2P puis le streaming, c’est maintenant l’IPTV qui se met en place…

Pratique à laquelle la HADOPI ne peut d’ailleurs pas répondre (et pour cause : en 2009, elle n’existait pas et la HADOPI ne sait combattre que la guerre précédente qui a été perdue, jamais la prochaine).

Mais qu’à cela ne tienne : même si le piratage continue et que, finalement, personne ne s’en porte plus mal, contrairement à ce que hurlaient les Majors et autres firmes de lobbying parlementaire, même si cette Hautotorité grotesque ne sert très concrètement à rien, même si les techniques évoluent plus vite que les lois, même si le marché a, en 10 ans, amplement prouvé être capable de s’adapter aux demandes (les offres légales de bonne qualité abondent), même si tout ceci nous coûte 9 millions d’euros par an, on va continuer !

Quand bien même l’argent du contribuable sert très clairement à protéger des intérêts privés, au travers d’une HADOPI qui n’existe nulle part ailleurs et dont tout le reste du monde se passe très bien, comme pour les lois dont les effets pervers s’amoncellent et dont personne ne semble jamais responsable, on va continuer !

La HADOPI continue donc de trottiner sur le petit chemin qui sent, outre la noisette, la petite odeur insistante de l’argent public cramé en pure perte.

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[Redite] Des élus de plus en plus dangereux

Par h16

Article initialement paru le 22.06.2018

Un an s’est écoulé depuis le constat effarant que les élus et les responsables politiques français étaient passés avec souplesse du statut global d’incompétents à celui plus gênant encore de dangereux. Depuis, la situation s’est heureusement nettement améliorée : Bruno Le Maire a amplement prouvé qu’il pouvait réussir certaines choses comme empêcher la fusion de Renault avec Fiat-Chrysler ou qu’il pouvait parvenir à un accord de budget pour la zone euro qui se traduira essentiellement par … de nouvelles taxes, ce qui tombe vraiment bien dans un pays en plein boom économique…

En France, l’administration fait, tous les jours, d’immenses dégâts et, comme un occupant intérieur, prélève une dîme chaque année plus lourde. Cependant, sa frénésie de tabassage fiscal doit beaucoup à cet esprit ponctionnaire débridé qui souffle au sein de son appareil de direction : chaque jour, à côté d’une inculture économique consternante, nos élus nous font la démonstration d’un état d’esprit totalement vicié.

Et il n’y a guère besoin d’aller chercher bien loin puisque chaque semaine, que dis-je, chaque jour amène son lot d’âneries affolantes proférées par l’un ou l’autre personnage politique d’importance relative.

Ici, il serait facile d’exhiber des exemples particulièrement comiques en tapant dans l’immense vivier de populistes d’extrême-gauche dont la réputation en matière d’inculture économique n’est plus à faire. Dans l’une ou l’autre saillie où le populisme s’y disputera l’indigence du raisonnement sous-jacent, on trouvera toujours une bonne raison d’aller saboter un pan de l’économie sous des prétextes fallacieux mais électoralement vendeurs.

Dois-je réellement m’appesantir sur le dernier tweet de Jean-Luc Mélenchon lorsqu’il se demande, pas suffisamment in petto, si l’argent fait le bonheur et si, quelque part, il ne faudrait pas arrêter un peu d’accumuler bêtement, oubliant (commodément ou par simple absence de raisonnement) que c’est précisément l’accumulation de capital qui a permis, depuis l’aube des temps, de sortir l’humanité de sa condition animale et du dénouement qui s’y rattache ?

Je dis aux très riches : réfléchissez, est-ce que tout cet argent que vous accumulez vous sert encore à quelque chose, est-ce que cela vous rend heureux ? #questionspol #FranceInter #FranceInfo

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) June 17, 2018

Si l’on n’est guère étonné de trouver ce genre de propos chez quelqu’un qui se fait fort de confisquer tout ce qu’il pourra (et d’accumuler pour lui et sa clique – l’accumulation, dans ce cas là, ne le rendant pas morose), on pourra s’inquiéter un peu plus en découvrant les opinions aussi informées que frappées au coin du bon sens avec 3g d’alcool dans le sang d’un certain Guillaume Peltier, occulté jusque-là, dont on a la tristesse d’apprendre qu’il est vice-président des Républicains, poste qu’il aura décroché probablement à la suite d’une épique partie de beer-pong (je ne vois guère d’autre explication possible).

Et pour ce Vice caché jusqu’à présent, il faudrait très clairement augmenter le SMIC de 10, 15 voire 20% : eh oui, puisqu’avec 1100 ou 1200 euros par mois, il est difficile de vivre en France, l’individu propose un électrochoc en augmentant le salaire minimum d’une façon musclée, tout en prétendant rééquilibrer cette hausse par « une baisse des charges drastique » sur ces salaires. Qui sont déjà, très largement, particulièrement allégés de charges.

Autrement dit, outre l’absence assez inquiétante de connaissance du sujet spécifique du salaire minimum en France, le frétillant demi-président nous démontre une méconnaissance dramatique d’une règle de base de l’économie : si vous contraignez artificiellement un prix à la hausse, vous créez, mécaniquement, des frictions dans le marché correspondant et accroîtrez inévitablement les inefficacités. En d’autres termes, le coût de l’emploi augmentant, vous allez créer encore plus de chômeurs.

Mais le politicien n’en a cure. Tout comme Jean-Luc et ses saillies ridicules à faire pousser des dents de travers, le brave Guillaume sait qu’on attrape plus de mouches électorales avec une pinte de populisme qu’avec une goutte de réalisme.

Heureusement, ni le premier ni le second ne sont au pouvoir. Il n’y a rien de plus dangereux qu’un populiste au pouvoir, surtout s’il se double d’un parfait crétin ou d’un inculte chimiquement pur en économie. Le Vénézuéla en fait les frais tous les jours, le Zimbabwe avant lui et la France n’y échappe pour le moment que par la grâce d’un énième concours de circonstances pas trop défavorables.

Mais voilà, la chance finit toujours par tourner.

Après tout, nous avons Bruno Le Maire comme ministre de l’Économie, et ce type n’a manifestement jamais été équipé pour en parler, l’analyser et à plus forte raison, la comprendre.

En témoigne la dernière enfilade d’imbécilités qu’il a proférées avec un aplomb que seuls peuvent afficher les innocents aux mains pleines et aux crânes vides.

Ainsi, pour ce minustre, aucun doute : il faut taxer Amazon, il faut taxer leurs livraisons, et puis c’est tout.

En cela, il rejoint donc avec une belle vigueur de vainqueur le train des sénateurs parti un peu avant lui qui ont décidé de fusiller ce qui restait de commerce en France, et de réintroduire une forme pas du tout subtile d’octroi dans nos villes et nos campagnes. On attend avec gourmandise les subventions aux troubadours et autres jongleurs que la République réintroduira pour ce nouveau Moyen-Âge festif, citoyen et un tantinet rigoureux que nous dessinent Bruno et sa brochette de déconautes de l’économie.

Pour entrer en politique, il faut une confiance en soi absolument inoxydable. Ce trait permet de sélectionner les plus obstinés, et la frontière est fine avec les plus bornés. Frontière que Bruno franchit allègrement, tel un réfugié de l’économie alternative franchissant une véritable Méditerranée de concepts foireux sur le petit pédalo de son intelligence : non content de vouloir fusiller Amazon et l’e-commerce français dans le même pédalage vigoureux, le voilà qui s’en prend avec finesse à la rémunération de l’ex-PDG de Carrefour.

Eh oui : alors même que Bruno Le Maire n’a jamais été bénévole toutes ces années où il a sévi en politique (ce qui aurait mis son salaire à la hauteur de ses réussites), voilà celui qui est parvenu 5ème sur 7 candidats de la Primaire républicaine avec un imposant 2.36% distribuer des bons et des mauvais points à quelqu’un dont la rémunération dépend, au final, du bon vouloir d’actionnaires dont Bruno n’est normalement pas responsable.

N’en déplaise à Bruno, les rémunérations octroyées par Carrefour à ses dirigeants ne le regardent en rien et ne regardent que les propriétaires légitimes de cette entreprise privée qui finirait, magie du marché, par une faillite méritée si elle persistait à payer n’importe qui n’importe comment.

Faillite que Bruno n’envisage même pas, ce concept ayant été soigneusement gommé tant dans les administrations où il a laissé ses traces que dans toutes les boîtes où l’État met ses doigts boudinés et qui sont devenues littéralement impérissables, par la force des interventions catastrophiques de Bruno et de types de son « calibre » avant lui.

Ce faisant, le ministre de l’Économie intervient, encore une fois, dans un domaine qu’il ne maîtrise en rien, ce qui ne manquera pas de déclencher, un jour ou l’autre, des effets indésirables. Eh oui : un incompétent au pouvoir, c’est toujours dangereux.

Et ici, je ne parle malheureusement pas de prospective ou d’hypothétiques dérapages malencontreux, mais bien de faits certains et de conséquences inéluctables avec lesquels nous devrons vivre des décennies durant, de la même façon que nous vivons, ici et maintenant, avec les conséquences catastrophiques des colliers de nouilleries que les brillants prédécesseurs de Bruno ont enfilées avant lui.

Il me suffira, pour illustrer ce propos et conclure cet article, d’exhiber la dernière trouvaille du Conseil Constitutionnel dégotée par un Laurent Alexandre effaré (et il n’est pas le seul), et de constater que oui, décidément, avec ce genre d’olibrius aux commandes, ce pays est foutu.

Le conseil constitutionnel bloque fortement le deep learning : les chinois et les GAFA applaudissent ! pic.twitter.com/5EyKa8zXEg

— Laurent Alexandre (@dr_l_alexandre) June 18, 2018

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Loi Alimentation : quelle surprise, encore des effets pervers !

Par h16

Ce fut long, ce fut rude, mais nous y sommes à peu près parvenu : l’imprévisible a été courageusement repoussé hors de France et depuis, tout se déroule exactement comme prévu. C’est-à-dire mal.

Il y a de cela quelques années, on voyait déjà monter, comme une mayonnaise aussi onctueuse qu’épaisse, la nécessité d’une grosse loi joufflue pour insérer un peu plus l’État, ses normes, obligations, contraintes et autres taxations dans le domaine de l’alimentation, pourtant déjà bien investi par lui auparavant : l’interventionnisme étatique a ceci de particulier qu’il se croit autorisé à intervenir d’autant plus qu’il est déjà dans la place.

À l’époque, je notais dans un billet facepalmogène les efforts consternants du petit Guillaume Garot, alors sous-fifre d’un pitoyable gouvernement hollandiste, pour pousser le marché alimentaire dans ses derniers retranchements. L’empilement d’âneries qu’il proposait fut globalement dilué par les années et les détours parlementaires habituels, mais petit-à-petit, des effets pervers pointaient le bout du nez et la lutte contre le gaspillage, l’objectif d’affichage initial, aboutissait à un échec parfaitement calculable.

Dans la foulée, et sans doute pour célébrer ce merdoiement tranquille avec un faste ostentatoire et passer à la vitesse supérieure, le gouvernement suivant, macroniste cette fois (différence cosmétique), se lança dans l’écriture, le vote puis la mise en application d’une Loi Alimentation dont tout indiquait, dès le départ, qu’elle serait bien évidemment une catastrophe pour le secteur agro-alimentaire, pour les enseignes de distribution et les agriculteurs.

Devant les soucis qu’elle posait dès le départ, il fut rapidement décidé de la jouer à quitte ou double en remettant une épaisse couche d’âneries aux strates déjà nombreuses empilées jusqu’alors.

De façon assez peu stupéfiante, quelques mois plus tard, des effets pervers furent rapidement constatés : grâce à l’effort conjugués des imbéciles législateurs et des abrutis administratifs, des milliers de produits virent leur prix augmenter de 1 à 10% en grande surface.

Pour l’observateur extérieur, tout se passe exactement comme si le peuple français, trop joyeux de vivre dans une opulence relative, s’infligeait régulièrement pénitence en se coltinant la plus belle brochette d’idiots destructeurs à leur tête, dont le but quasi-avoué lors des campagnes électorales consiste à diminuer le pouvoir d’achat de tout le monde et d’en appauvrir le maximum.

Force est de constater que pour le moment, carton plein, c’est une réussite !

Quelques mois se sont écoulés depuis ces constats de merdoiement intense. C’est le moment que choisit le Sénat pour aboutir à ses conclusions : ahurissement total, la Loi Alimentation serait bourrée d’effets pervers !

Eh oui : comme prévu, l’encadrement des promotions (rappelez-vous, le vilain Nutella vendu trop peu cher) se révèle catastrophique pour tout le secteur. Certains élus, les yeux humides devant le constat, expliquent leur désarroi dans une voix chevrotante d’émotion :

« Il faut de toute urgence assouplir l’ordonnance sur ce point car certaines PME ne passeront pas le cap des deux années d’expérimentation prévues par la loi »

La promotion, c’est mal, mais quand une entreprise réalise 50% de son chiffre d’affaires grâce à elle, l’interdire revient à signer son arrêt de mort. Bien joué les gars et merci pour votre coup de pelle derrière la nuque. Pour certaines entreprises vendant des fruits et légumes, les promotions sont vitales au moment des surproductions. Sucrez les promotions, vous tuez ces entreprises. Merci la députaillerie, vous nous avez bien aidé !

Mieux encore (et toujours comme prévu), il apparaît que l’autre mesure phare de cette loi ridicule, à savoir la hausse de 10 % du seuil de revente à perte (SRP), obtient des résultats … maigrichons : en lieu et place des 650 millions d’euros que la mesure auraient dû permettre de récolter suite à cette hausse des prix, on se retrouve avec un petit 300 millions très sujet à débat. Les sommes récoltées, au départ destinées aux entreprises et aux agriculteurs concernés, semblent bizarrement n’être jamais arrivées à destination.

C’est ballot.

Enfin, pas pour tout le monde puisqu’il semble que le grand gagnant de ces hausses soit… l’État (oh, mais quelle surprise !) au travers des hausses conséquentes de TVA que ces nouveaux prix ont entraînées.

L’idée de départ, qui consistait à lutter contre les guerres des prix et autres opérations commerciales agressives entre enseignes, peut bien évidemment passer complètement à la trappe puisque les guerres et les opérations se poursuivent exactement comme avant.

Autrement dit, dès le départ, on savait que ces empilements législatifs aboutiraient, tous, à accroître la misère globale au lieu d’augmenter le bien-être des agriculteurs, créer de l’emploi ou calmer les ardeurs malsaines des consommateurs. On savait qu’aucune des « solutions » apportées ne résoudrait les « problèmes » analysés. On savait que ce serait un fiasco. En somme, cette initiative destinée à apporter la misère et les emmerdements massifs à une part croissante de la population se retrouve magnifiquement couronnée de succès !

Ces exercices législatifs affligeants sont maintenant une habitude en République Socialiste du Bisounoursland Démocratique Populaire. Plus rien ne semble pouvoir arrêter l’appareil législatif devenu complètement fou : on sait dès le départ que le problème a été analysé de travers (si tant est qu’il existe en premier lieu), on sait que les solutions proposées n’en sont pas, qu’elles vont provoquer des effets pervers. On le comprend dès les discussions parlementaires, dans les amendements, puis au moment du vote, puis de la mise en application.

Lors du bilan, ça ne rate pas : avec une ponctualité de coucou suisse, exactement comme prévu, le résultat est catastrophique.

Et que fait-on ? Mais on continue comme si de rien n’était, pardi ! La République est en marche, à fond les ballons, comme une locomotive folle sans freins ni chauffeur, et rien ne pourra plus l’arrêter !

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Loi Mobilité : plus de lois, moins de mobilité

Par h16

♩ Quand on partait de bon matin ♪ quand on partait sur les chemins ♫ à trottinette ♬ … on n’avait pas une belle loi pour nous encadrer tout bien comme il faut et nous border afin d’éviter de graves soucis de santé. Heureusement, le législateur s’est attelé à remédier à ce problème délicat, d’autant que tous les autres (insécurité galopante, chômage incompressible, urgences hospitalières débordées, immigration mal gérée, etc…) sont maintenant largement résolus…

Cela fait maintenant une semaine que l’Assemblée nationale s’est saisie du texte du moment, un très copieux projet de « Loi d’orientation des mobilités » qui, comme son nom ne le laisse pas suffisamment penser, vise effectivement à orienter la mobilité des gens vers un but bien précis qu’on se gardera de leur expliquer de façon trop claire, un peu à l’instar d’un chien de berger jappant autour du troupeau qu’il faut absolument diriger dans un sens ou un autre sachant qu’éviter le ravin ne reste qu’une option.

Le texte est dodu, pour ne pas dire obèse. Il contient une cinquantaine d’articles bien joufflus qui entendent couvrir tout un tas de domaines dans lesquels l’Etat a amplement montré sa totale maîtrise, ce qui est extrêmement rassurant. En effet, il ne s’agit pas moins que, via la loi, de pallier le manque de solutions à la mobilité dans de nombreux territoires (eh oui : qui construit les routes et les voitures qui roulent dessus ? La loi, pardi !), de résoudre les problèmes d’infrastructure (l’argent pour les financer sera là aussi trouvé par la loi, décidément fort pratique), de « révolutionner les pratiques » ce qui, de l’aveu même du texte, « constitue une formidable opportunité » de taxer les moutontribuables, et bien évidemment, forcément, obligatoirement, inévitablement, de répondre à l’urgence climatique sans laquelle tous ces suppositoires à ailettes passeraient beaucoup moins bien.

Devant un projet aussi ventripotent, c’est donc sans surprise que les amendements et les propositions se multiplient : chaque député, chaque politicien y va de sa proposition pour être sûr de participer à l’édifice global qui vise à nous rendre plus et mieux mobiles à grands coups de boulets, de chaînes et de bâtons dans nos roues.

Si les mois qui ont précédé ont tous été mis à profit pour tâter l’opinion publique avec l’une ou l’autre proposition plus ou moins débile qui m’avaient donné l’occasion de m’effarer à maintes reprises, si l’on savait quasiment dès le début que ce projet de loi allait enfler et métastaser gravement, il n’en reste pas moins qu’on est toujours attristé de voir que les pires âneries qu’on avait imaginées sont en pratique en deçà de ce que nos vaillants parlementaires se sont relayés pour produire.

Il faut regarder la réalité en face : c’est un déferlement.

La semaine passé, je revenais ainsi sur la tendance lourde de l’actuel gouvernement à utiliser cette loi d’orientation pour faire passer toutes les lubies écolos les plus dévastatrices pour l’économie française, à commencer par sa lutte maintenant ouverte contre les automobilistes, puis les autres moyens de transports arbitrairement jugés néfastes, transformant ainsi petit-à-petit le pays en véritable théocratie écologique incluant l’obligation de syntonisation avec Gaïa quasiment inscrite dans la Constitution.

Cette semaine, l’idée est de faire passer auprès du public que la soudaine prolifération de moyens de transports alternatifs pourrait bien être néfaste et mérite donc amplement d’être encadrée (comme le sont les prisonniers d’un établissement pénitentiaire moderne – pas en France donc, mais vous saisissez l’idée).

Car oui, on assiste depuis peu à la multiplication des vélos, scooters, trottinettes, mono-roues gyroscopiques et autres gadgets plus ou moins branchouilles : présentés par beaucoup (y compris des édiles) comme vitaminés, écolos, à la mode et surtout s’inscrivant dans cette recherche écobiocompatible de « mobilité douce », ces nouveaux moyens de transports ont eu d’autant plus de succès qu’ils viennent en alternatives à la voiture, ouvertement détestée par toute une frange de la population qui prétend ne pas en avoir besoin et qu’on ne trouve en concurrence que des moyens de transports en commun gentiment calamiteux sur le plan financier, écologique ou simplement pratique.

Souci évident : avec leur accroissement rapide, les trottoirs sont devenus impraticables, les rues de nos villes deviennent des pistes de slalom géantes pour adulescents et autres clowns à roulettes dont la compréhension et l’application du code de la route sont généralement très évanescentes… Et là, c’est le drame : premier accident mortel répertorié, gageons cependant que notre nouveau martyr du festivisme écolo-compatible sera très rapidement récupéré pour bien faire comprendre à tous qu’il faut absolument encadrer ces nouvelles mobilités qui, si elles sont évidemment douces, gentilles et vitaminées, n’en demeurent pas moins dangereuses quand elles servent à se propulser dans le reste de la circulation (cette mobilité dure, méchante, agressive et franchement cracra, je vous le rappelle).

On peut donc garantir que de nombreux accidents (mortels ou non) de « moyen alternatif doux de branlouiller en ville » qu’on ne mentionnait pas jusqu’à présent vont faire leur entêtante apparition, régulièrement, dans les journaux, histoire de préparer l’opinion à une petite régulation des familles qui – cela tombe vraiment fort bien – pourra s’inscrire justement dans ce projet de « loi d’orientation des mobilités »…

Parallèlement et puisque s’acharner sur les roulettes ne remplirait pas une vie d’élue, c’est la publicité pour les voitures qui est maintenant dans le collimateur : on avait vu la semaine dernière qu’on se dirige doucement vers des messages obligatoires dans les publicités automobiles (« Ne conduisez pas trop gras, trop salé, trop sucré »), il semble à présent que l’idée suivante consiste à bannir complètement la publicité automobile, comme en témoigne le tweeet virulent d’un de ces gentils élus qui sera le premier à pleurer démagogiquement sur le sort des chômeurs quand les usines Renault et PSA commenceront à fermer.

Sérieux @MBFRANCE_ ? Vous n'avez pas honte de cette pub?
En effet, quelle *citadine* que ce #pickup de 2,1 tonnes émettant 230 gCO2/km!
Juste lamentable. Avec @delphinebatho nous défendrons dès mardi dans #LoiMobilités des amendements pour interdire ce type de pub débiles ! #SUV pic.twitter.com/YOrptQmB32

— Matthieu ORPHELIN (@M_Orphelin) June 9, 2019

Ce n’est pas tout ! Tant qu’il reste des Français en voiture, il reste du pain écolo sur la planche de la mobilité douce ! Et la meilleure des mobilités douces, c’est tout de même de rester pépère chez soi sans bouger, n’est-ce pas !

Heureusement, en obligeant les applications Waze, Coyote et autres à ne plus indiquer les lieux de contrôle de la police, on peut parvenir à coincer les derniers réfractaires, en les faisant cracher au bassinet à chaque déplacement un peu trop voluptueux. Comme d’habitude, on présentera la mesure en utilisant l’emballage-cadeau du terrorisme : en interdisant l’affichage des barrages de police, on évite ainsi de donner de précieuses informations aux terroristes qui tenteraient de fuir.

Tout se passe comme prévu : la Loi Mobilité Truc Machin, dont on se doutait déjà qu’elle serait remplie d’inepties coûteuses, continue, à chaque amendement idiot de député bouffi d’orgueil, de grossir comme un gros comédon. A chaque idée géniale, un pan de liberté (dont celle de se déplacer) disparaît et avec lui, la part de responsabilité des adultes d’une société normalement constituée. Chaque ajout participe à rendre cette population assistée de plus en plus irresponsable de tout, encadrée au plus près, comme placée dans un gros cocon de ouate imbibée de formol.

Avec l’hystérie écologique qui s’est emparée du pays, le rythme des amendements est maintenant frénétique. Et comme chacun le sait, les meilleurs lois sont toujours celles qui sont passées sous le coup de l’émotion.

Forcément, ça va très bien se terminer.

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Ces invendus qu’il faudrait pourtant laisser détruire

Par h16

Cette semaine encore, la lutte contre les méchancetés bat son plein. Si, la semaine dernière, il s’agissait essentiellement de faire entendre raison à ces abrutis d’automobilistes qui inconsciemment osent encore rouler dans leur voiture, il a été décidé cette semaine que ce serait ces scandaleux commerçants qui seraient la cible de la prochaine bordée de lois finement ciselées par un parlement en pleine ébullition, car il va bien falloir lutter contre le gaspillage, nom d’une pipe en bois de bazar en zinc !

Eh oui, vous l’avez compris : c’est le retour dans les astres politiques de la Comète du Gaspi qui revient nous visiter régulièrement et distribuer à tous, petits et grands, ses délicieuses lumières, ses principes bien étudiés et ses lois dont les effets délétères, aussi inévitables qu’imprévus, seront combattus lors du passage suivant.

Et cette fois-ci, c’est le premier ministre qui se colle donc à la tâche et nous propose d’interdire purement et simplement la destruction des invendus non alimentaires. L’étonnement est modeste puisque les âneries ministérielles interviennent après les précédents passages de la Comète Gaspi, en 2012 où on avait découvert les propositions loufoques d’un mini-ministre suivies en 2015 des saillies drolatiques d’un autre commis de l’État qui avaient abouties à une « loi consommation » consternante.

Avec l’arrivée de Macron au pouvoir et compte-tenu de l’absolue nécessité de tout bouleverser pour faire pareil, il était donc logique que l’actuel gouvernement prenne la suite de ces errements intellectuels. Voilà qui est fait avec les déclarations d’Ed l’Épicier de Matignon : présentée comme une « première mondiale », la mesure du premier ministre vise à imposer que les produits non alimentaires invendus ne soient plus détruits, mais recyclés ou donnés.

Comme d’habitude, l’idée derrière cette nouvelle interdiction part d’un dégoulinant sentiment de révolte face à ces stocks de produits en parfait état mais qui ne trouvent pas preneurs, dégoulinant puisqu’occultant complètement les mécanismes économiques qui aboutissent à ces stocks invendus, et occultant encore plus le fait que ces mécanismes sont le résultat des interventions grossières des précédents ministres dans l’économie.

Eh oui : comme je le mentionnais précédemment, les petits coups de mentons de Philippe interviennent après bien des lois entassées les unes sur les autres qui ont provoqué le constat courrouçant. C’est ainsi que l’interdiction de plus en plus stricte des ventes à perte a participé à cette situation : comme un produit ne peut plus être vendu à perte, on va le détruire.

Et si les commerçants les détruisent, c’est tout simplement parce qu’un stock qu’on ne vend pas est un poids financier qui grandit alors que le temps passe. Donner systématiquement ses invendus, c’est offrir la possibilité au client d’arbitrer sa consommation dans le temps : consommation immédiate mais payante, ou repoussée et gratuite… Pour beaucoup de biens non alimentaires, le calcul est vite fait.

Avec cette interdiction de la destruction des stocks, on signe de fait la mort de la distribution de détail et des petits et moyens commerces. Ne pouvant plus constituer de stock (tout invendu accroissant l’intérêt du consommateur à attendre pour l’obtenir gratuitement), ces commerces vont donc privilégier la prise de commande, et perdre alors le seul intérêt qu’ils avaient (la disponibilité immédiate, au lieu d’achat) par rapport aux commerces en ligne, déjà installés et dont la logistique quasiment en flux tendu ne souffrira pas de cette loi.

L’étape suivante est limpide : Édouard ou son remplaçant, les yeux vaguement humides de constater la disparition des commerces de proximité, se fendra d’une nouvelle loi ou préférablement d’une bonne grosse taxe « pour sauver ces commerces » et pour tabasser « faire payer les sites en ligne ». Ceux qui seront contre (forcément ultralibéraux) seront taxés de peticommerçophobes et naturellement voués aux gémonies.

La taxe, bien évidemment autant payée par les sites en ligne que celle sur le lait est payée par les vaches, sera donc intégralement reportée sur les clients finaux, augmentant les prix, diminuant la consommation, ce qui propulsera un nouveau clown à roulette sur le devant de la scène : la lippe tremblante, l’œil encore une fois légèrement humecté par l’émotion, il nous vendra la nécessité d’un grand plan de sauvegarde du pouvoir d’achat, probablement financé avec une hausse d’impôts (pour changer des taxes, soyons raisonnables).

On imagine sans mal que ce nouvel impôt aidera bien évidemment les plus pauvres (dont le nombre aura augmenté, comme c’est étrange !) et qu’il ira frapper en priorité ces classes moyennes un peu trop dodues dans lesquelles on trouve les consommateurs habituels des commerçants (en ligne ou non), qui reporteront donc certains de leurs achats pour pouvoir s’acquitter de ce nouvel écot. Forcément, ça va très bien se passer.

Sans que personne n’en parle vraiment, sans qu’aucun débat ne prenne vraiment place, sans que l’opinion ne prenne vraiment la mesure des sottises qu’un premier ministre vient ainsi de débiter, c’est pourtant une nouvelle bombe à retardement pour l’économie française qu’on va, sciemment, mettre en place.

La vente à perte, la destruction d’invendus sont des étapes indispensables pour la formation d’un prix. C’est par ces mécanismes que la concurrence s’établit, que le marché reconnaît ce qui est nécessaire (i.e. là où le capital financier peut être investi) de ce qui est superflu (i.e. là où le capital n’aurait pas dû aller). C’est par la destruction de ce capital mal investi qu’on peut prendre l’exacte mesure de l’erreur commise. C’est aussi ce qui donne la valeur à ce qui a été effectivement vendu en adaptant la quantité finalement disponible aux prix effectivement négociés.

Avec cette loi et sans s’en rendre compte, Edouard Philippe collectivise encore davantage l’économie française : en interdisant ces mécanismes par pure idéologie, par démagogie ou par inculture crasse, on ajoute de nouveaux boulets (et pas des moindres) dans la formation de l’information la plus indispensable à un marché, le prix. Un marché avec des prix biaisés, ou pire, sans prix, est un marché mort. Un marché mort, c’est la garantie de misères diverses et variées (demandez aux Vénézuéliens pour la panoplie complète).

En France, l’étau se resserre, partout. Il ne se passe plus une semaine sans qu’un nouveau pas soit franchi pour lutter contre la méchanceté, la vilénie, les bassesses quotidiennes et les situations scandaleuses en tout genre. Et à chacun de ces fléaux, un ministre pond une loi, dégaine une interdiction ou une obligation, trouve une belle taxe.

Chaque loi, chaque obligation, chaque interdiction, chaque taxe, vient s’empiler telle une nouvelle couche de neige fraîche sur un versant déjà trop chargé. Les gouvernements français, qui font du hors piste depuis de trop nombreuses années, se rendent-ils compte de la puissante avalanche qu’ils vont déclencher ?

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[Redite] Macron : des réformes à pas de fourmis et des économies inexistantes

Par h16

Article initialement paru le 27.06.2018

Réformes, réformes, réformes ! Voilà le cri qu’on entend partout dans les couloirs de l’Assemblée, dans ceux du Sénat ou dans ceux de chacune des institutions de la Cinquième République : c’est la bousculade de réforme, que dis-je, un véritable embouteillage de réformes diverses et variées que le gouvernement et le législateur lancent à la suite de la vigoureuse impulsion présidentielle, bien décidé qu’est Emmannuel Macron à régler tous les problèmes du pays rapidement avant sinon les municipales, au moins la fin de son mandat…

Sauf qu’en réalité et exactement comme je le décrivais il y a un an dans un billet qui faisait déjà le bilan d’un an de mandat macronien, ces fumeuses réformes s’évaporent les unes après les autres dans la bureaucratie française. Pire : elles semblent toutes prémices à de nouvelles charges financières et de nouvelles gabegies qui viennent grossir les montants déjà astronomiques des dépenses publiques…

Ah, décidément, ce n’est vraiment pas simple d’être Monsieur Manu, le Président De La République ! Vu depuis son poste de ministre, puis du poste de candidat, l’affaire semblait pourtant bien engagée : moyennant de solides réformes en poussant les boutons ici, là et là, et en abaissant ce levier-ci tout en remontant ce levier-là, pouf, on remettait le pays au travail et tout le monde était content. Las, il y a beaucoup plus de boutons et de leviers que prévu, et beaucoup, beaucoup plus de monde pour en interdire l’accès.

En principe, il suffisait pourtant d’engager de vigoureuses réformes de fond et de forme et l’affaire était pliée assez rapidement. On lui avait dit, et il le savait, que tout devrait se jouer sinon dans le six premiers mois, au maximum dans la première année. Après, lassitude de l’exercice du pouvoir, fatigue du peuple attendant des résultats, tout risquait de devenir plus complexe, plus gluant, plus long à dépanner.

Il avait donc lancé, en fanfare, moult révisions, force réformes et grands textes de lois auprès d’un parlement dont la composition, ultra-favorable à son brochet projet, permettait d’attendre une mise en musique rapide et sans faille.

Cependant, des petits grains de sables se glissèrent dans la machine bien huilée du nouveau président, de son nouveau gouvernement, de son nouveau parlement, de son nouveau parti et de ce nouveau peuple qui, mine de rien, ne semblaient pas tout à fait aussi volontaires que prévu dans leurs démarches pro-actives de changement calculé.

En fait de réformes, qu’on espérait fondamentales, profondes et revigorantes, ce fut essentiellement des petits changements, souvent minimaliste, parfois purement cosmétiques, annoncés et médiatiquement poussés en fanfare : celle du code du travail ne jouera qu’à la marge et sur le long terme, et sa traduction en terme d’effets restera de toute façon mineure ; les bricolages sur l’ISF touchent peu de gens, la baisse des impôts sur les entreprises s’étale mollement jusqu’en 2022 (ce qui veut dire qu’elles ont encore le temps de se faire tabasser fiscalement ailleurs) et toutes ces petites bidouilles seront amplement compensées dans le mauvais sens par la complexité effarante introduite avec la retenue à la source ; les autres bricolages (dans la formation ou la gestion du chômage par exemple) semblent, là encore, une longue enfilade de patchs et autres rustines sur des systèmes fondamentalement vérolés. Je n’évoquerai pas la « réforme » de la SNCF qui, hormis un nombre invraisemblable de jours de grève, d’incidents de réseau et de passagers mécontents, n’a entraîné aucune perspective d’en finir une fois pour toute avec la dette abyssale et les caprices insupportables de la vieille dame incontinente.

Beaucoup d’observateurs, fins analystes de la vie politique française, feront mine de récriminer devant cette courte liste et cette appréciation négative des efforts fournis : « oh, mais, que dites vous là ! Toutes ces réformes, tous ces textes kilométriques de loi qui épuisent du député par douzaines, tous ces aménagements et ces modifications partout dans des codes de lois, bien sûr que si, c’est important, c’est courageux, c’est fortiche même ! » Et tous ces observateurs en concluront à la mauvaise foi, au procès à charge et à l’absence de lucidité.

Malheureusement, ils auront beau fermer leurs yeux et leurs petits poings en espérant, fort fort fort, que ces « réformes » vont avoir un impact majeur, la réalité refuse de se plier à leurs prières, aussi ardentes soient-elles. Et pour cause : la belle vigueur des révolutions envisagées s’est complètement évaporée dans la bureaucratie, les petits détails administratifs et les compromis politiques médiocres.

D’une part, l’État profond, c’est-à-dire les administrations, les agences, les entreprises plus ou moins publiques et tous les rentiers de la République n’entendent absolument pas laisser passer la moindre réforme d’envergure qui aboutirait d’une façon ou d’une autre, supposée ou réelle, à amoindrir leurs privilèges.

D’autre part, les syndicats, les médias et tout ce que le pays compte d’influents engagés n’ont absolument pas envie de voir leur part du gâteau diminuer sans broncher. Laisser le champ libre à Macron, c’est prendre un risque important de remise en question de ces petits viagers juteux qu’ils ont installés ces 40 dernières années (ou plus).

En outre, il faut bien comprendre que, malgré l’affichage médiatique d’une volonté de fer, malgré la communication musclée destinée à rassurer tout le monde sur des intentions fermement fixées et des convictions boulonnées au corps, Macron lui-même n’a rien d’un révolutionnaire : on parle d’un énarque, d’un inspecteur des finances dont le seul fait d’armes marquant pendant son temps à Bercy fut la mise en place de lignes de car dont l’impact fut, finalement, très modeste. Si l’on ne peut pas vraiment nier la mise en avant exubérante d’une certaine détermination pour remettre le pays sur les rails, on peut largement douter de la volonté réelle, consciente, de passage à l’action et le courage de vraiment ruer dans les brancards.

En pratique, Macron a, comme ses prédécesseurs, tenté de corriger quelques problèmes mineurs qui préoccupent un peu les Français, et c’est tout ce qu’il a fait parce que c’est à peu près toute la marge de manœuvre qu’on lui accorde, peuple compris : il suffit de voir que d’un côté, ce peuple admet sans problème que trop d’argent est claqué dans les aides sociales, et que de l’autre, il réclame que le président renforce sa politique sociale pour bien saisir l’ampleur du problème de cet électorat bicéphale et schizophrène.

Dans le temps d’un an de quinquennat, on est (encore une fois, comme sous Sarkozy, comme sous Hollande) passé d’une volonté de tout remettre à plat, éventuellement avec fracas, à des réformettes de petit législateur besogneux, des discussions oiseuses sur de la vaisselle ou une piscine, des bricolages mineurs, des vexations multiples à 80 km/h et des économies de bouts de chandelle.

Alors que le pays aligne des statistiques catastrophiques (chômage, dette, déficits, dépense publique stratosphériques et dépenses sociales open bar de numéro un mondial), que le nombre de pauvres continue d’augmenter, que la bureaucratie se fait tous les jours plus délirante, personne au gouvernement ne semble prendre la mesure des vraies mesures courageuses qu’il faudrait prendre, à commencer par des économies drastiques.

Le régalien continue de faire les frais de quelques coupes souvent hasardeuses : alors que le ministère de la Culture baigne dans un pognon de dingue (10 milliards d’euros), la Justice doit « composer » (et faire avec seulement 7 milliards) au risque de libérer des dealers faute de juges.

Pompon des réformettes : la cataracte d’impôts et de taxes directes et indirectes continue de tomber, mais les recettes baissent, démontrant l’ampleur des gabegies, des fuites, de l’abandon croissant des Français industrieux qui préfèrent la mettre en veilleuse ou s’en aller plutôt que se faire refaire le fondement avec un trépan fiscal de la taille d’une installation pétrolière offshore.

Et toujours pas d’économies solides en vue, seule transformation qui, en rétrécissant enfin le périmètre de l’État-maman, aurait libéré des énergies et des possibilités de croissance. On pratique la microchirurgie dans les recettes, sans comprendre que c’est le volet dépense qui mérite d’être motoculté aux engins lourds de chantiers.

En fait de transformation, Macron fait paysagiste armé d’un coupe-ongle dans un jardin à la française abandonné depuis un demi-siècle, qu’on camoufle tant bien que mal à coup de communication, de slogans creux et d’un xyloglotte très raffiné mais qui ne change pas de l’habituel.

Combien de temps ceci peut-il encore perdurer ?

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FAIL : Le ministère de l’intérieur à l’assaut des cryptos

Par h16

Dans de précédents billets qui relataient notamment les fines analyses de la Banque de France au sujet des cryptomonnaies, on s’était assez vite aperçus que ces nouvelles technologies sont assez impénétrables pour la plupart des administrations françaises.

En fait, il y a un peu plus d’un an de cela, je constatais même l’obstination des politiciens et des institutions républicaines à voir dans ces technologies une source de dangers, de problèmes et de bonnes combines destinées avant tout à frauder, à déposséder la veuve et l’orphelin, à mener des opérations illicites, bref à échapper à l’État pourtant indispensable à toute société civilisée, policée et onctueuse comme peut l’être la République Française du Bisounoursland.

Par principe, les cryptomonnaies sont vues, en France, au mieux comme une curiosité opaque aux perspectives mineures, et au pire comme quelque chose oscillant entre l’arnaque pour gogos ou la sulfureuse monnaie des terroristes, des dealers et des pédophiles.

Il n’est donc guère surprenant qu’à la fin, sentant bien les remugles soufrés se dégager à grosses volutes piquantes des intertubes cachés et autres darkwebs interlopes, le Ministère de l’Intérieur se décide enfin à engager une partie de ses ressources à étudier les cryptomonnaies, entre l’un ou l’autre projets plus ou moins idiots de surveillance des populations ou l’épandage massif de nouveaux radars routiers en lieu et place de toute action de retour à l’ordre dans certains quartiers émotifs.

On apprend en effet, par le truchement discret mais heureusement obligatoire des appels d’offres publics sur la plateforme web dédiée, que notre ministère cherche actuellement une entreprise capable de lui fournir des outils spécialisés dans l’analyse des transactions en cryptomonnaies.

Comme le détaille un intéressant article de Capital, le ministère a donc passé un appel d’offre visant à obtenir une solution logicielle capable de « surveiller, analyser et de suivre les transactions en vue de désanonymiser les utilisateurs de bitcoins ».

Le préambule du document ne laisse guère de doute sur l’orientation tout à fait neutre du ministère dans sa démarche :

« Les services de la sécurité intérieure sont de plus en plus confrontés à des vendeurs agissant sur le Darknet : sur cette partie de l’Internet, les vendeurs se sentent à l’abri de toute capacité d’identification. Afin de démasquer ces vendeurs frauduleux, les enquêteurs et analystes s’attachent à l’examen de toutes les traces laissées par ces derniers. Parmi les indices, figurent notamment les traces de transactions illicites dans la blockchain Bitcoin. »

Darknet, fraude, transactions illicites, blockchain et Bitcoin : c’est bon, Commissaire Castaner, toutes les cases sont cochées, on va pouvoir rameuter du beau monde qui va nous décrypter cette méchante technologie et nous serrer les coupables vite-fait, bien fait. Et pour changer, ce sera une technologie française, de qualité française, avec du « made-in-France » montebourgeois d’un bout à l’autre, ce qui nous changera des firmes américaines (Chainalysis) ou de la perfide Albion (Elliptic).

À ce point du billet, on se doute que les choses partent déjà fort mal : d’une part, la blockchain Bitcoin ne permet pas franchement d’anonymiser les transactions. D’autre part, Bitcoin n’est plus, depuis un moment, la cryptomonnaie de référence en matière de transactions frauduleuses, précisément à cause de ce premier point. Des cryptomonnaies qui garantissent l’anonymat de leurs utilisateurs, il y en a, mais Bitcoin n’en fait pas partie. Zut alors.

D’autre part, le principal souci des transactions illicites sur le Darkweb provient plutôt de la nature même du darkweb, pas vraiment des transactions (qui, rappelons-le, seront de toute façon visible de tous par construction). L’analyse de la blockchain pour en déduire des choses sur le darkweb est quelque peu tordu.

Soyons charitables et mettons cependant ce galimatias du préambule sur le dos d’un stagiaire du Ministère un peu trop joyeux. Cela arrive.

Là où les choses prennent une tournure amusante, c’est lorsqu’on épluche la suite de l’appel d’offre. On y découvre alors quelques pépites qui donnent une assez bonne idée du terrain sur lequel les équipes de ministère se sont engagées à l’image de bobos barbus à claquettes colorées sur des trottinettes électriques parcourant un champ de mines vietnamien pendant que des hélicoptères survolent le tout en diffusant la Chevauchée des Walkyries à fond…

En effet, pour remporter l’appel d’offre, les prétendants devront tout de même être capables « d’identifier à la fois des portefeuilles (ou wallets) qui regroupent des adresses de paiement bitcoins appartenant à la même entité (clusterisation) et des flux (groupes de transactions entre les différents portefeuilles) ». Le produit devrait permettre de « disposer de l’adresse IP, du port source, de l’adresse mail, de données de géolocalisation liées aux ordres de paiement, du logiciel de gestion de wallet utilisé pour le paiement » et d’« effectuer une requête à partir d’une adresse IP, d’une clé cryptographique de type PGP et d’une adresse mail » pour retrouver les petits plaisantins qui oseraient utiliser ainsi Bitcoin (mais aussi, apparemment, Bitcoin Cash, Litecoin, Ethereum ou Tether) pour se lancer dans des opérations illicites…

Sur le plan strictement humain, chacun comprend bien qu’il s’agit pour le Ministère de retrouver ses marques dans un domaine où il est, de fait, complètement perdu. Avec les banques et même avec l’argent liquide, il sait plutôt bien retrouver qui fait quoi, où et quand, et peut facilement tracer les habitudes de ses cibles. Moyennant l’une ou l’autre autorisation légale, commission rogatoire ou autre effet juridique, on peut faire une petite clef de bras aux établissements bancaires qui cracheront tous les renseignements demandés sans protester (sans même évoquer que, de nos jours, certains livrent carrément les clefs de leurs coffres aux autorités avant qu’elles demandent, avec cette déférence dégoulinantes que les pleutres et les coupables affichent toujours sans sourciller).

Avec les cryptomonnaies, tout cela devient flou et beaucoup trop complexe : personne sur qui faire pression, pas de tête de proue qu’on peut viser. L’humain laisse le pas à la technique.

Et lorsque, maniée par des non-experts, la poudre (technique) parle, cela éparpille façon puzzle aux quatre coins du pays.

Parce la réalité technique est que retrouver aisément une adresse IP, des e-mails, une géolocalisation ou – tant qu’on y est – l’historique Facebook d’un utilisateur de cryptomonnaie, c’est franchement délicat dans le cas des monnaies non anonymisées par défaut, mais c’est carrément impossible dans le cas des monnaies anonymes (comme Monero ou Zcash par exemple). Pire : le besoin d’anonymat a rapidement été placé en haut des besoins des utilisateurs, comme la fongibilité complète des cryptomonnaies. Ceci aboutit directement au développement de surcouches spécialisées sur beaucoup d’entre elles, dédiées justement à l’anonymisation des transactions.

Il reste enfin les points d’entrée et de sortie de ces monnaies : pour beaucoup, transformer un Bitcoin en euros ou en dollars revient à passer par une plateforme spécialisée (un « échange ») comme Bitstamp, Kraken ou tant d’autres. Bien évidemment, ces établissements ayant pignon sur rue, on comprend que c’est là que les autorités veulent venir mettre leur nez.

Manque de pot là encore : non seulement les usagers des cryptomonnaies qui s’adonnent à des activités illicites ne passeront pas par ces plateformes (et échangeront directement leurs cryptomonnaies en liquide de la main à la main, rendant le traçage bien plus complexe), mais en plus peut-on actuellement observer un développement des plateformes qui ne servent plus de tiers de confiance (le dernier exemple en date étant local.bitcoin.com), ce qui les affranchit complètement de devoir garder toute trace des transactions et des usagers qui les font.

Autrement dit, le Ministère passe un appel d’offre pour des technologies et des logiciels dont la pertinence sera, dans les semaines et les mois à venir, extrêmement limitée et dont tout indique qu’ils seront obsolète très rapidement. Eh oui : encore une fois, une administration va griller une somme considérable d’argent public pour obtenir un résultat à peu près nul.

Peut-on encore s’en étonner ?

Pour résumer cette France du XXIème siècle sous Macron, force est de constater que, pendant que le fougueux législateur français déclare sa flamme pour les voyages en train, de préférence aussi écologiques qu’obligatoires surtout s’ils sont au détriment de l’avion, les administrations continuent leur petit bonhomme de chemin vers une mise en coupe totale de l’ensemble du cheptel contribuable.

C’est de plus en plus inquiétant. La seule chose qui rassure un peu, c’est que ces administrations sont globalement incompétentes et ne parviendront pas à leurs fins sans nous faire rire.

C’est toujours ça de pris.

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La France, nouvelle théocratie écolo

Par h16

Et voilà qu’après avoir consciencieusement tapé sur la voiture, au point de mettre directement en danger les emplois de tout le secteur automobile, des députés entreprennent à présent de cogner sur l’avion, histoire de ne pas laisser le sujet refroidir.

Il faut dire que, du côté de l’aviation, le terrain est actuellement fort propice à toutes les démarches les plus taxatoires et liberticides.

On se souvient en effet qu’il y a quelques semaines, devant le constat d’une absence de taxe sur le kérosène utilisé par les avions, de nombreux acteurs de la vie civile, rapidement suivis par les habituels démagogues de la politique facile, ont réclamé que ce carburant soit enfin taxé dans les mêmes proportions que celui des automobiles… Probablement parce que demander l’inverse, à savoir que le carburant des automobiles soit taxé dans les mêmes proportions que le kérosène (i.e. plus du tout), leur semblait parfaitement ridicule : tout le monde sait que, grâce aux taxes et impôts, l’Etat peut se passer d’entretenir les routes avec succès, ne construire ni écoles ni prisons avec décontraction, peut généreusement fournir une éducation aussi coûteuse qu’approximative et assurer les citoyens d’une retraite misérable, d’un chômage inévitable et mal payé ainsi qu’une protection anecdotique contre les maladies et les accidents dans un système de santé en délabrement avancé que personne n’ose copier nulle part.

Il était dès lors logique que les institutions démocratiques se lancent dans l’aventure de l’établissement d’une bonne taxe kérosène bien claquante dans la gueule des méchants avions, car, là encore, tout le monde sait qu’une taxe sur le kérosène sera payée par l’avion, tout comme les taxes sur le lait sont évidemment payées par la vache.

Cependant, ces histoires de taxes, c’est bien mignon mais ça ne suffit pas. Le capitalisme est une horreur des horreurs qui sort bien trop d’humains de la pauvreté et impose donc un stress énorme sur l’écosystème terrien et qui a la triste tendance à toujours trouver un moyen pour contourner les bâtons qu’on lui met pourtant dans les roues avec acharnement. Autrement dit, on sait que ces taxes seront absorbées autant par les compagnies, leurs actionnaires que par les clients et que, finalement, la situation ne changera pas. Ou du moins, pas suffisamment pour les plus volontaristes de nos législateurs.

Et parmi ceux-là, on retrouve sans mal les indépassables insoumichons et autres extrémistes de gauche qui n’ont de cesse que de régenter la vie des autres qui ne vivent et ne pensent pas comme eux, garants de la morale, de l’ordre égalitariste et de l’indispensable syntonisation de l’Humanité avec Gaïa, notre mère à tous. Pour la belle brochette communiste, point de doute : il faut maintenant interdire purement et simplement certaines lignes aériennes.

Alors que la « loi d’orientation des mobilités » est actuellement discutée à l’Assemblée, François Ruffin a ainsi déposé un amendement, cosigné par d’autres larrons dans cette foire au mieux-disant écologique, dont l’inévitable ancienne ministre de l’Écologie Delphine Batho qui ne s’est jamais stoppée dans ses pulsions autoritaires dès lors qu’elle peut les camoufler sous un vernis éco-compatible.

Avec la simplicité et la décontraction que peuvent se permettre les cuistres et les incompétents, cet amendement propose d’interdire les vols intérieurs en France qui peuvent être remplacés par des trajets en train dans un délai similaire. Prenant pour exemple un Paris-Marseille (qui prend, porte-à-porte, trois heures tant en avion qu’en train, ce dernier arrivant en centre ville là où l’avion nécessite des trajets complémentaires pour le même résultat) ou un Paris-Nantes (deux heures dans ce cas), le député y va de ses petits calculs de kilogramme de CO2 pour justifier que soit enfin interdit l’horrible moyen de transport.

Devant le constat de l’équivalence des temps de trajet, pas un député et pas un journaliste ne se pose pourtant la question de savoir pourquoi les passagers continuent pourtant de prendre l’avion et de le préférer régulièrement au train soi-disant plus pratique…

Apparemment, les performances techniques et tarifaires du train ne semblent en rien choquer la classe jacassante qui y va donc de sa comparaison écologique, considérant implicitement que tout le monde a bel et bien les moyens de payer 2 à 5 fois plus cher pour le même trajet en train, avec des aléas – depuis la panne en rase campagne en passant par les retards, les annulations et les grèves de saison – de plus en plus fréquents. Tout le monde sait que le consommateur lambda prend l’avion pour nuire à Gaïa, parce qu’il est un égoïste individualiste sans morale, alors qu’en prenant le train, il participe à la Sainte Lutte Contre La Pollution Impie. S’il ne le fait pas, c’est qu’il n’a pas été suffisamment éco-conscientisé, ou que les contraintes contre son geste blasphématoire ne sont pas assez fortes.

Et peu importent les conséquences d’une interdiction ferme : la France a déjà trop peu de chômeurs, son économie est bien trop florissante pour ne pas s’autoriser un petit resserrement de sa liberté laxiste et ramener quelque peu les gens à la raison. La fermeture de ces lignes ne provoquera aucun souci économique, n’aura aucune conséquence inattendue. Tout sera contrôlé, tout se passera même mieux que bien et Gaïa nous le revaudra.

En fait, tout se passe comme si les politiciens avaient compris qu’aucun répit n’était plus possible depuis qu’ils se sont rendus compte à quel point l’écolo-bigoterie fonctionnait à merveille pour faire passer absolument toutes les taxes, toutes les interdictions et toutes leurs autres lubies comme une lettre à la Poste (des années 60, la Poste actuelle perdant trop souvent les plis pour être prise en référence).

L’accélération est palpable : non seulement, plus aucun parti n’ose se prétendre réellement à droite (le suicide mou des Républicains, aussi réjouissant soit-il, n’en demeure pas moins tout à fait symptomatique), mais tous sont devenus redoutablement étatistes, réclament l’intervention de la force publique à tous les étages, à tous les stades de la vie, à toutes les occasions, pour tous les problèmes présents et à venir.

Offrant un véritable boulevard à qui veut imposer ses vues aux autres en fermant toute discussion et en interdisant toute dissidence, la Religion Écologique est maintenant présente dans tous les partis, à tel point que les devoirs régaliens de l’État sont totalement passés aux oubliettes. Offrir paix, justice et sécurité au citoyen français n’est plus qu’un encombrant reliquat des années passées. Maintenant, on s’occupe du climat, des températures, des particules fines, des pesticides, des perturbateurs endocriniens et des petits zanimaux mignons dont la biodiversité finira par figurer dans l’article 1 de la Constitution. Les violeurs, voleurs, tueurs, escrocs, trafiquants et autres petites frappes ne sont plus la priorité, et d’autant moins s’ils sont un minimum écolo.

Faisant consciemment le choix d’un « retour à la terre » qui s’apparente de plus en plus à un enterrement de seconde classe dans la plus triste contrition environnementale, la France se rapproche à chaque élection d’une véritable théocratie écolo où chaque pensée, chaque parole, chaque action et chaque omission seront jugées à l’aune de leur impact sur une nature maintenant complètement fantasmée.

Cela va forcément très bien se terminer.

Certaines fins ne sont pas heureuses... (Not everything can end well)

Nouvelle étape dans la guerre contre les automobilistes

Par h16

Pour les automobilistes, ces dernières années ont vu se multiplier les vexations aussi diverses que variées qui se sont toutes progressivement traduites par une tendance générale à transmettre un message clair : de nos jours, oser rouler en voiture tient véritablement du crime de lèse-Gaïa ce qui, il faut en convenir, mérite un châtiment exemplaire.

Ceci, sur les vingt dernières années, s’est donc directement traduit par une série de mesures essentiellement fiscales dont le but a toujours été de bien faire prendre conscience de la trahison environnementale ainsi perpétrée.

Dans cette doxa, avoir l’aplomb de choisir une voiture qui brûle de l’essence, ou pire, du gazole, c’est commettre deux énormes faux-pas : le premier, bien sûr, est celui d’apporter une contribution négative à notre lutte contre l’abominable CO2 qui, en plus de reverdir la planète, a le mauvais goût d’augmenter en concentration dans l’air après que les températures augmentent, ce qui terrorise une petite frange particulièrement vocale de la population.

Le second, c’est évidemment de vouloir se déplacer individuellement, c’est-à-dire sans tenir compte des plans de mobilité que l’État et ses sbires s’ingénient à mettre en place pour le plus grand bonheur (obligatoire et millimétré) de tous. Comment voulez-vous rendre rentable les gros bus qui crament 100L au 100 km si personne ou presque ne monte dedans en plein milieu de journée ? Comment garantir que les trains arriveront correctement en retard, casseront en rase campagne comme prévu ou se tromperont de direction avec succès si personne ne les prend et préfère prendre sa voiture ?

L’idée qui consiste donc à pénaliser autant que possible l’individualiste égoïste qui roule en voiture thermique prend alors tout son sens, et contrairement à ce que les plus naïfs pourraient croire, il ne s’agit pas d’un combat pour améliorer les automobiles, pour chasser celles qui pollueraient le plus, ou pour mieux coller aux besoins de transports individuels.

Non. Il s’agit avant tout d’un combat idéologique, d’une lutte sans merci d’une frange de la population, aisée, qui sait comment se passer de la voiture et entend faire payer ses déplacements par le reste du peuple, contre le reste de la population qui n’a pas les capacités de s’en passer et doit donc composer avec l’averse de contraintes qu’on déverse sur elle.

J’en veux pour preuve l’un des derniers amendements récemment voté (camouflé aussi sec par une indispensable proposition de réglementation ferme des lâchers de ballons) dans la loi d’orientation des mobilités :

Toute publicité en faveur de véhicules terrestres à moteur est obligatoirement accompagnée d’un message promotionnel encourageant l’usage des mobilités actives ou partagées, telles que définies à l’article L. 1271‑1 du code des transports, des transports en commun ou partagés.

Autrement dit, il n’y aura bientôt plus un spot publicitaire automobile en France qui ne porte pas l’une ou l’autre mention légale du style « Vous devriez avoir honte : une trottinette vous irait mieux » ou « Gros pollueur égoïste. Quand on pense qu’un bon vélo suffit ! »

Eh oui : il faut absolument faire comprendre qu’on ne doit plus se vautrer dans la facilité d’une voiture trop grasse, trop sucrée ou trop salée. À ce titre, un message gouvernemental sera donc apposé sur chaque publicité afin de bien laver le cerveau informer le citoyen du dérapage écologique qu’il commet lorsqu’il s’intéresse de près ou de loin à sa mobilité personnelle, le gredin.

Cependant, on sait pertinemment que ce genre de message est rapidement oublié par les cibles initiales tant il devient complètement habituel. Il n’est qu’à voir le peu de cas que font les Français des messages indiquant pourtant clairement que le Nutella est – toute proportion gardée – la nourriture du diable en personne puisqu’il fait grossir, rend moche et méchant, tue des orangs-outans dans leur forêt dévastée et des ours polaires sur leur banquise en pleine fonte : on observe encore régulièrement de véritables ruées sur le produit, malgré ces rappels salutaires, malgré les lois ad-hoc, malgré la propag l’information largement disponible…

Autrement dit, on sait déjà – et notre magnifique législateur en premier – que cette mesure prophylactique ne suffira pas à endiguer la soif perverse de nos compatriotes de vouloir se déplacer en voiture.

C’est pourquoi le gouvernement a conservé quelques cartes dans son jeu, à commencer par celle de l’augmentation brutale de la sévérité des contrôles techniques.

Là encore, on remarquera que le discours initial, carrelé de ces bonnes intentions dont on pave l’enfer, destinait avant tout ce fameux contrôle technique à assurer la sécurité des véhicules roulant sur le territoire : une voiture avec des équipements de sécurité décents (freins, feux de signalisation, etc.) donne une bien meilleure assurance à celui qui l’utilise et aux autres usagers de la route qui pourraient croiser son chemin. Par la suite, la défense du consommateur sera employée pour accroître les points de contrôle (« Vendre une voiture dont on ne connaît pas la qualité du moteur, vous n’y pensez pas, mon brave !).

Vint enfin le moment d’introduire les objectifs écologiques en surcouche aux précédentes déjà placées ; le dix-mille-feuilles administratif, assurant que des adultes n’iraient pas exercer sans limite leur responsabilité individuelle, grossit à nouveau de ces exigences climato-polluphobes pour frôler une onctueuse obésité réglementaire sans laquelle nos législateurs se sentent un peu tout nus.

Et voilà : ce premier juillet, une nouvelle bordée de contraintes déboule dans les centres agréés pour ce contrôle technique. L’idée générale est simple : votre voiture à moteur thermique est a priori un danger pollueur, une errance technologique honteuse, une épave au moins putative et dont le seul usage légitime serait le trajet pour la mener à la casse.

En gros, moyennant quelques ajustements des seuils de test, on va multiplier par trois le nombre de véhicule recalés ce qui va évidemment faire les affaires des centres en question, et nettement moins celles des automobilistes dont – rappelons-le – une partie n’avait pas hésité à brandir un gilet jaune ces derniers mois suite aux augmentations stratosphériques des taxes sur les carburants (qui ont, depuis, à nouveau dépassé les seuils déclencheurs de la colère initiale).

Si l’on ajoute les prochains tests (sur cinq gaz d’échappement), encore plus restrictifs, qui seront introduits dans les trois ans à venir, on peut raisonnablement s’attendre à une augmentation encore plus significative des visites supplémentaires et des coûts induits pour l’automobiliste.

Rassurez-vous : tout ceci n’aura bien évidemment aucune incidence ni sur la capacité des Français à se déplacer sereinement, à épargner avec calme, à renouveler leurs véhicules auprès de constructeurs par ailleurs choyés sur notre territoire. Ce véritable tabassage de l’automobiliste semble acquis et vise à mettre fin à la voiture thermique le plus vite possible sans qu’aucune solution équivalente ne soit pour le moment sur le marché.

Peu importe. Puisqu’on vous dit que le Français peut fort bien se passer de sa voiture, c’est qu’il peut s’en passer, voyons ! L’intendance suivra.

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[Redite] Youpi, les tarifs progressifs de l’énergie arrivent !

Par h16

Article initialement paru le 14.03.2013

C’est un vieil article que je ressors ici puisqu’il nous remonte en 2013, année à laquelle le gouvernement avait décidé de mettre en place des tarifs progressifs d’électricité basés sur différents critères plus ou moins obscurs, dans le but à la fois de tenir compte d’un réchauffement climatique aussi évident que la disparition de la neige en hiver, et à la fois à cet égalitarisme sans lequel la France, découvrant le succès, ne serait plus vraiment la France.

Cet article résonne de façon intéressante avec l’actualité du jour qui détaille une nouvelle hausse des tarifs de l’électricité française. Cette hausse est d’autant plus piquante qu’elle intervient après plusieurs mois de protestation des Gilets Jaunes, après des années de hausses régulières, alors que la France sait produire l’électricité la moins chère du monde.

En pratique, à chaque élection (depuis ce billet de 2013 et même avant), les Français ont clairement indiqué leur besoin d’expier leur faute de disposer ainsi d’une énergie à bon marché et très peu polluante : en réclamant, à cors et à cris, que l’environnement passe absolument avant tout, en appelant de leurs voeux une écologie politique inscrite dans l’action gouvernementale, eh bien, voilà, c’est fait : ils l’ont.

Et ça se traduit évidemment par tout plein de taxes. Bien joué ! Il est maintenant un peu tard pour venir pleurer…

Franchement, on n’aurait pas rêvé mieux comme timing : le Parlement vient d’adopter la loi pour une progressivité des tarifs énergétiques alors que la moitié de la France patauge dans des centimètres de neige froide et poudreuse, et que le réchauffement climatique vient encore de nous jouer un petit tour par la case « Pas cette fois-ci ».

J’en parlais déjà en septembre de l’année dernière : le parlement a donc adopté la loi visant à instaurer un tarif progressif de l’énergie sur le territoire français. Comme d’habitude, on part d’une idée généreuse de l’argent des autres (« fournir à tous une énergie abordable ») décrivant un problème de façon biaisée (« l’énergie est trop chère ») pour laquelle on va s’échiner à trouver une solution, de préférence complètement bancale (« introduisons des tarifs progressifs ») qui introduira une myriade de problèmes pratiques et des dérives évidentes avant même la mise en place sur le terrain. Ensuite, un petit bataillon de Commissions seront sans doute créées pour résoudre la brochette de problèmes créés par cette nouvelle loi débile. Le peuple, convaincu qu’on s’occupe de lui (comme le cuisinier s’occupe du poulet) trouvera tout ceci normal et applaudira des deux mains, ce qui tombe très bien pour la popularité du Chef de l’État.

Lorsqu’en septembre, j’avais pris connaissance des velléités consternantes de François Brottes, fier député de l’Isère (que vous pouvez injurier contacter sur le mail fbrottes@assemblee-nationale.fr), qui a coordonné les méfaits travaux du groupe socialiste, je m’attendais déjà à un parcours chaotique d’une loi si mal écrite. Cela n’a pas loupé puisqu’en octobre, elle avait été retirée et modifiée (deux fois !), alors même que les factures énergétiques continuaient d’enfler de façon presque grotesque quand on connaît les quantités de gaz et de pétrole sous le sol français dont on s’interdira hermétiquement toute exploitation.

Save the planet !Mais faire passer une loi débile coûte que coûte ne représente un défi que lorsqu’on est consciencieux et attaché à une certaine mission de service public ; pour la majorité des députés et des membres du gouvernement, ce genre d’exercice est au contraire routinier, et ce d’autant plus facilement que finalement, personne ne s’occupe vraiment (à part quelques olibrius comme moi et de rares autres blogueurs) de ce qui se passe dans les Chambres républicaines. Il n’est qu’à lire les déclarations confondantes de stupidité de la minustre en charge de la pompe fécale qu’ils sont en train d’installer pour comprendre que le rouleau compresseur écolâtre est en marche et que rien ne pourra l’arrêter :

« Je suis fière que ce texte étende le bénéfice des tarifs sociaux de l’énergie alors qu’explose dans notre pays le scandale de la précarité énergétique. Cette loi est un signal vertueux pour les consommateurs. »

Eh oui : la frétillante endive frisée est toute fière d’avoir réussi à pousser sa petite crotte dans les innombrables tuyaux législatifs français, et se réjouit d’avance des misères administratives et des débilités kafkaïennes que cette loi va provoquer sur une population qui n’en peut mais. En effet, pour elle, la précarité ne se résout pas par la création de richesse, ne se combat pas en abaissant les prix de l’énergie en augmentant ou optimisant sa production, mais bien par la production de fumier technocratique dont on va épandre généreusement les plates-bandes contribuables en espérant qu’il y pousse autre chose que des taxes. C’est naïf, c’est mignon, c’est socialiste, et c’est évidemment voué à l’échec.

Mais bon. La loi est passée. À quoi pouvons-nous nous attendre ?

Eh bien dans un premier temps, à une bonne petite saisine du Conseil Constitutionnel, pour continuer sur la route caillouteuse et mal dégrossie que nos amis socialistes empruntent avec tant d’obstination. En effet, la loi, toujours aussi mal boutiquée, devra probablement en passer par là avant que le Chef de l’État ne puisse la promulguer, entre deux soupirs d’impuissance molle.

Et cet obstacle est de taille puisque, je vous le rappelle, la progressivité du tarif est obtenue par le truchement de moyens que le pragmatisme et le bon sens obligent à taxer de complètement cons : établir précisément, par exemple, le « volume de consommation » pour un habitat, volume sur lequel est décidé s’il doit y avoir malus ou bonus, nécessite de savoir combien d’habitants sont présents, de quels types (un enfant et un adulte ne consommant pas les mêmes choses, et pas dans les mêmes quantités), quel est le mode de chauffage installé et utilisé, quel est le type d’isolation, quelle est la localisation du logement, etc. Les cas amusants (double résidence lié à des obligations professionnelles par exemple, domiciles alternés pour certains étudiants, les enfants de parents divorcés en garde alternée, …) vont se multiplier et engendrer, soyez en sûr, une bureaucratie à côté de laquelle celle de Brazil aura l’air ancrée dans la réalité et l’empirisme le plus terre-à-terre. Bref, on voit se profiler tout un joli tas de questions pas du tout intrusives, extrêmement simples à collecter sans usage irraisonné de la coercition, avec des Cerfa rigolos par dizaines (écrits tout petit avec des douzaines de champs à remplir par page) et dont on devine déjà que les réponses vont donner lieu à une nouvelle créativité de la part des Français en terme d’approximation avec la réalité.

Si l’on ajoute que tout ceci fleure bon la discrimination un peu arbitraire d’un foyer à l’autre (à la façon dont un pain à tarif progressif serait vendu plus cher à un supposé bourgeois et moins à un supposé nécessiteux), que le Conseil d’État a déjà émis de nombreuses remarques, le tableau brossé est plutôt tristounet : on sent que le Chef de l’État n’aura peut-être même pas à promulguer cette créature législative de Frankenstein, fait de bric et de broc égalitariste, écocompatible et bisou-agressif.

Dans un second temps, et en imaginant que la loi passe donc les fourches caudines du Conseil Constitutionnel, que Hollande parvienne à rassembler le minimum d’énergie pour la promulguer (il pourra pour l’occasion acheter un peu de coke à son ami Sarkozy), la mise en place de l’usine à gaz promet ensuite des crises de non-rire citoyen particulièrement violentes, surtout que, je le rappelle, le texte entend lutter contre la précarité énergétique, avec des mesures telles que l’extension des tarifs sociaux de l’énergie à 4 millions de foyers parce que, comprenez-vous, c’est ainsi qu’on va aider la France à se sortir de l’ornière : en s’acharnant une fois de plus à camoufler ou réduire les symptômes (l’extension de la précarité) sans vouloir s’attacher à diminuer les causes de ceux-ci (le coût du travail, la déresponsabilisation de tous les individus, la solidarité forcée à grand coût / coups), la loi va simplement ajouter une vague supplémentaire de difficultés bouillonnantes à une population dont on sent maintenant clairement qu’elle n’a déjà plus pieds et boit la tasse à grosses gorgées salées et râpeuses.

Mais, comme je le disais en introduction, le pompon est largement atteint lorsqu’on prend connaissance des commentaires des articles de presse relatant l’affaire : le consommateur lambda, aussi électeur et contribuable soit-il, a très bien compris que tout ça va se terminer de façon fumante pour lui. Rares sont ceux qui applaudissent à l’arrivée d’une loi dont l’invraisemblable complexité promet des crises de nerfs et une multitude de contentieux dont chacun aurait largement pu se passer.

L’écologie à la mode socialiste, c’est très rigolo lorsqu’on en a les moyens. C’est en revanche un passe-temps extrêmement coûteux lorsqu’on est en période de disette. C’est même une lubie agaçante lorsqu’il s’agit d’égalitariser au panzer législatif une énergie qu’on pourrait produire à bas coûts si on ne s’acharnait pas sur les mauvais chevaux.

Et quand on se rappelle que tous ces élus votent avec fierté ce genre d’abrutissante connerie en étant tous totalement imbibés de la certitude d’un réchauffement en cours, alors même que plus rien n’est certain, l’écologie à la mode socialiste devient carrément dangereuse. Les pauvres, encore une fois, vont trinquer.

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Les aventures de la route solaire de la Reine des Neiges

Par h16

Le 22 décembre 2016, la France se préparait déjà à passer la période des fêtes de fin d’année dans des températures et des précipitations de saison. Toute la France ? Presque puisqu’une fine politicienne, Ségolène Royal, résistait alors à l’envie de prendre une retraite amplement nécessaire et venait faire profiter de son immense talent les habitants de Tourouvre-au-Perche en Normandie en inaugurant, avec pompe et fanfare, une extraordinaire « route solaire ».

Comme l’expliquait alors Le Monde dans un article étonnamment prudent, la Reine des Neiges s’était alors entichée de ce projet de tronçon routier recouvert de panneaux photovoltaïques, sans précédent au monde par sa taille : un kilomètre de pavage solaire, permettant d’après les industriels derrière le concept de produire de l’électricité en suffisance pour la consommation de l’éclairage public d’une ville de 5000 habitants.

À l’époque, en dehors de quelques petits doutes sur la rentabilité globale du projet financé par un État décidément pas avare de l’argent gratuit des autres, nombre de journalistes avaient loué l’innovation technologique que représentait cette fumisterie prouesse électrique en revenant avec plus ou moins de détails sur la technique employée pour enfermer les feuilles photovoltaïques dans une résine soi-disant résistante aux impératifs routiers.

L’idée de base était, comme souvent, aussi simple qu’idiote : puisqu’installer des panneaux solaires représente à la fois un risque de défigurer des paysages naturels et un manque à gagner en termes de surface agricole dès lors qu’on veut le faire sur une surface un peu sérieuse, pourquoi ne pas mettre à profit ces vastes surfaces déjà largement exposées au soleil (et donc aussi à toutes les intempéries) que sont les routes du pays ? Et quoi de mieux que ces routes, qui supportent le passage d’engins pouvant peser des dizaines de tonnes, à des vitesses importantes, qui soulèvent une quantité considérable de poussière généralement opaque, pour accueillir un matériau à la fois fragile, très sensible aux obstructions lumineuses, pour fournir à tous une énergie aussi variable qu’intermittente et dont la gratuité claironnée haut et fort s’arrête au moment de payer la facture du fameux revêtement ?

En plus, à 5 millions d’euros du kilomètre, pourquoi se priver, puisque c’est l’Etat qui paye ?

Aussitôt dit, aussitôt payé, aussitôt fait : prometteuse d’une vaste extension de cette filouterie idée lumineuse à un réseau plus large de routes françaises, l’expérience pilote était lancée.

Pourtant, dès le départ, plusieurs pointaient les problèmes inhérents de cette fausse bonne idée : rendements faibles, durabilité discutable, tout pointait déjà vers un désastre financier. Vingt mois plus tard, en août 2018, les choses se précisaient, levant la plupart des doutes sur la foirade magistrale qu’on pouvait deviner dès le départ : entre des rendements encore plus faibles que prévus (409 kWh au lieu de 767) et une production totale dont le prix global se montait à peine à 6000€ (soit un rendement de 0.1%), le désastre financier était consommé.

ségolène royal : la crisitude

C’est donc avec une surprise très mesurée qu’on apprend ces derniers jours que cette même route solaire va subir un ravalement complet et subir de lourds travaux après ses trois belles années de bons, loyaux et microscopiques services.

Le constat est cruel et sans ambiguïté : le projet initié par Ségolène Royal a subi le même sort que tant d’autres dans lesquels celle qui était alors ministre de l’Environnement a fourré ses doigts avec insistance. Il n’a pas rempli ses objectifs initiaux et doit être entièrement revu. Pour cela, une nouvelle tranche de travaux (dont le coût total n’est pas encore connu) a été lancée afin de tenir compte du magnifique « retour d’expérience » de ces trois premières années. Parce qu’en plus du rendement minable, il faut y ajouter les plaintes des riverains agacés par le bruit que génère cette installation : dès que les véhicules dépassent 50 km/h, les nuisances sonores sont suffisamment fortes pour que la mairie ait décidé d’abaisser la vitesse maximale autorisée.

Pour faire bonne mesure, le tronçon recouvert par les panneaux sera donc réduit à 700 mètres, ce qui ajoute au sentiment de fiasco total sans lequel ce projet n’aurait probablement pas pu bénéficier du « Label Ségo, Des Fiascos Rigolos »™.

Mais nous sommes en France et même un Fiasco Rigolo labellisé peut toujours nous emmener vers des sommets de lolitude et de cramage décomplexés de pognon des autres : non seulement le désastre précédent ne semble pas avoir suffi pour qu’enfin, une administration, un politicien ou simplement la populace qui finance ces âneries y mettent le holà, mais en plus est-on décidé à rendre toute l’opération aussi citoyenne que festive en faisant réaliser une fresque murale aussi peu gratuite qu’utile à sauver le projet : grâce à l’intervention dûment facturée d’un collectif de grapheurs nantais, la glissière de sécurité en béton qui longe cette route solaire de la servitude carbonée va être joliment décorée ce qui ne manquera pas, espérons-le, de camoufler le désastre…

Cette pénible aventure illustre à elle seule plusieurs maux que le peuple français subit régulièrement sans trop grogner : idiotie d’une idée initiale, sa récupération pour des raisons purement médiatiques par des politiciens aussi incompétents qu’avides d’exposition facile, capitalisme de connivence qui permet à certaines entreprises bien en cour de bénéficier d’une publicité gratuite et, dans une certaine mesure, d’investissements publics coûteux, résultats navrants mais qui ne remettront en cause ni le projet ni les investissements et n’apporteront aucune opprobre pourtant logique sur le politicien qui aura porté cette ânerie à bout de bras, et, mieux que tout, relance du bourrichon pour une nouvelle fournée encore une fois payée au moins en partie par le contribuable qui n’a, dans cette affaire, jamais son mot à dire.

La France crève de ces initiatives idiotes et coûteuses, de ces politiciens sans vergogne et systématiquement oubliés lors des bilans, de cette presse bien trop arrangeante pour rappeler leur responsabilité directe dans ces échecs. De millions cramés en routes inutiles en autres millions perdus dans des projets tout aussi dispensables, ce sont finalement des milliards qui, chaque année, disparaissent et appauvrissent chacun d’entre nous.

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Édouard part en lutte contre Théodule

Par h16

Aaaah, enfin, il était temps : la chasse aux comités inutiles vient d’être lancée ! On apprend par voie de presse, dans un petit sursaut surpris (et quelque peu incrédule) que le Premier ministre Édouard Philippe va tenter de faire le ménage parmi les trop nombreux comités, commissions, conseils, organismes ou agences tétant directement aux mamelles de l’État français.

Comme il s’en est expliqué dans la presse, notre Premier ministre entend par ce ménage retrouver quelques marges de manœuvre budgétaires : alors que les déficits s’accumulent avec cette décontraction que seuls ceux qui n’auront jamais à payer leurs erreurs peuvent se permettre (Philippe en sait quelque chose, lui qui a laissé une ardoise colossale dans la ville dont il fut le maire dispendieux), l’actuel locataire de Matignon tente de faire passer cet indispensable nettoyage pour un financement d’hypothétiques baisses d’impôts à venir (promis juré craché).

Au passage, on ne pourra être qu’étonné de constater que le Premier ministre lui-même convient qu’on peut amplement financer une part notable du déficit par élimination de ces fromages républicains. Vu la taille du déficit d’année en année (à plus de 90 milliards d’euros en 2019 par exemple), on doit comprendre que ces Comités Théodule pèsent donc pour plusieurs milliards… Sans qu’on puisse identifier clairement ce qu’ils apportent au pays, au peuple ou à l’État.

Sur le papier, il est donc plus que temps : c’est un amas de plusieurs centaines de bidules technocratiques qui pompent ainsi vigoureusement aux finances publiques. Régulièrement, la Cour des Comptes revient sur ces nombreux appendices républicains aussi coûteux qu’inutiles sans qu’une action ne soit réellement entreprise pour les faire disparaître.

Pour s’en convaincre, il suffira d’éplucher le « jaune » paru récemment sur les seuls comités directement sous la responsabilité des ministres (dont le Premier justement) : plusieurs centaines de bidules aux noms à rallonge, des millions d’euros mobilisés pour des buts obscurs et des résultats au mieux microscopiques, des ministères (Culture, Éducation nationale, Action et comptes publics par exemple) sur-représentés dans cette bousculade de fromages républicains… En tout, on compte plus de 1200 instances diverses dont l’écrasante majorité n’a de raison d’être qu’une de ces lubies politiques passagères qui se traduit immanquablement par le recasage de vieux chevaux de retour politiciens, coquins et copains parfois badigeonnés d’affaires louches dont on ne peut pas se défaire trop facilement mais qu’un placard en or massif satisfera amplement.

Au-delà de ce que l’annonce de Philippe laisse entendre sur la gabegie budgétaire que ces comités représentent, on pourra aussi admirer son sens inné de l’à-propos puisque cette décision capitale intervient peu de temps après la décision, par Emmanuel Macron, de créer… un nouveau Comité Théodule, le Conseil de défense écologique destiné à impliquer l’ensemble du gouvernement sur ce sujet qu’on a décidé, en haut lieu, de rendre sensible avant d’autres (insécurité, chômage, immigration, systèmes de retraite ou de santé en décrépitude, etc.)…

Il est d’ailleurs piquant de noter que ce « Conseil de défense contre les températures qui varient » s’ajoute à un précédent Haut Conseil sur le climat, créé par le même Macron en novembre dernier, ainsi qu’aux instances qui existent déjà et sont, peu ou prou, chargées des mêmes objectifs flous. On compte en effet une soixantaine de ces comités pour le seul sujet du climat.

En somme, pendant que Macron produit du Comité idiot avec une cadence de poule pondeuse en batterie, Édouard Philippe explique vouloir les supprimer pour faire mine d’équilibrer un budget en déficit de plusieurs dizaines de milliards. Pour les Français qui ont encore le temps d’observer la vie politique et économique du pays avec un peu de recul, tout ceci s’apparente fortement à un nouveau chapitre de foutage de gueule en cinémascope et son dolby-stéréo.

Le plus triste (ou comique, selon le point de vue) de cette histoire est qu’on peut raisonnablement parier sans risque de perdre que dans six mois, on pourra peut-être lire dans une presse extrêmement discrète à ce sujet quelque chose comme ceci :

« Six mois se sont écoulés depuis la grande chasse aux comités Théodule lancée par Édouard Philippe. La Commission de l’Étude de la Pertinence des Comités et Commission de la République, chapeautée par le Comité de dissolution des Comités inutiles, ont permis l’élimination d’une Haute Autorité à la Mesure du Cambrage des Cornichons. Un bilan en demi-teinte puisque le nombre précis de comités, hautes-autorités et commissions, après le travail de cette Commission et de Comité, s’établit à un de plus. »

Indépendamment du résultat de cette énième tentative d’élagage, on ne s’étonnera pas trop de voir que le Premier ministre s’est bien vite arrêté aux comités, agences et autres commissions surnuméraires que la République nourrit trop généreusement. Manifestement, la recherche d’économies dans le budget de l’État s’arrête très vite aux petits postes qu’il ne serait pas trop complexe de faire disparaître avec un minimum de volonté.

En revanche, l’idée même de faire disparaître à leur tour les ministères Théodule qui se bousculent sous les ors républicains ne semble toujours pas sur le tapis. C’est dommage, parce qu’en termes d’économies, c’est probablement là que réside le plus ample gisement.

Ainsi, peut-on considérer le ministère de la Culture comme encore utile lorsqu’on voit les sommes engouffrées dans les réalisations de plus en plus douteuses qu’il sponsorise avec générosité ? Quand on se rappelle que la Justice dispose maintenant d’un budget inférieur à ce ministère et que c’est ce ministre de la Culture qui nous inflige une radio, une télévision et une presse dont le niveau s’enfonce chaque année toujours plus bas, quand on se souvient des sommes ahurissantes dépensées dans des happenings aussi festifs que coûteux et inutiles, quand on note que, de surcroît, ce ministère n’assure même pas le minimum syndical pour la sauvegarde du patrimoine, ce qui était sa mission essentielle et qu’il serait par exemple bien infoutu de rétablir Notre-Dame de Paris dans son état original malgré tous les moyens qui lui sont dévolus, voilà bien 9 milliards qui pourraient largement être rendus aux Français.

Ainsi, on pourrait complètement supprimer le Ministère de la Ville dont les politiques depuis plus de 40 ans sont surtout marqué leur totale inutilité voire le contre-productivité : les banlieues mal gérées sont toujours là, encore plus mal gérées maintenant qu’avant ; les quartiers « sensibles » se multiplient tout comme les affaires de détournements divers et variés par des associations lucratives sans but financées directement ou indirectement par ce ministère…

Ainsi, le ministère de la Transition écologique et solidaire, parfait croupion d’une écologie complètement bidon et inféodée à des objectifs politiques intenables, ridicules et économiquement suicidaires, pourrait amplement disparaître et laisser le marché régler seul ces problèmes qui n’en sont que pour ceux qui en vivent.

Ainsi, le ministère de la Cohésion des territoires, dont le nom seul donne une idée de la vacuité de l’objet, pourrait lui aussi se faire dissoudre dans un mois d’été, sans tambour ni trompette et sans qu’aucun contribuable n’en souffre réellement.

Je pourrais multiplier les exemples : la plupart des ministères actuels se contentent d’utiliser les ponctions opérées sur les contribuables divers et variés pour les redistribuer sur des citoyens plus ou moins méritants, en ayant bien sûr fait passer des montants considérables dans les tubulures complexes de leurs administrations, comités Théodule compris, ce qui ne manque pas d’amoindrir nettement les sommes distribuées…

Laisser toutes ces sommes dans les poches des contribuables contribuerait beaucoup plus à enrichir les Français que toutes les opérations de communication et de redistribution farfelues que nos ministres s’emploient à multiplier niaisement pour justifier leur existence.

On le comprend : la petite opération d’affichage du comité Édouard Philippe de suppression des comités Théodule ne nous mènera pas loin. Il n’y aura que des économies minuscules, s’il y en a. L’absence de tout courage de revoir les dépenses publiques de fond en comble garantit que les déficits continueront de s’accumuler et les taxes de s’empiler.

Dès lors, ce pays est foutu.

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Européennes : une France de castors et de moutons

Par h16

Entamée par l’arrivée à la présidence d’Emmanuel Macron en mai 2017, la recomposition politique française continue donc avec ces élections européennes dont les résultats sont, compte-tenu du contexte, assez peu surprenants et qui nous offrent essentiellement un beau plateau de perdants.

Un rapide parcours des résultats permet de bien comprendre l’ampleur de la nullité abyssale de ce qu’on peine encore à appeler « paysage politique français » et pour lequel le qualificatif de ruines baroques conviendrait probablement mieux.

Alors oui, certes, avec la récolte du maximum des suffrages, le Rassemblement National peut se targuer d’arriver vainqueur dans une course qui n’aura intéressé que la moitié des citoyens. L’augmentation du nombre de voix par rapport à son score des précédentes européennes peut l’autoriser à murmurer « victoire », cependant, la participation, plus forte qu’aux précédentes élections, et l’écart plus faible avec le second mouvement politique après lui montre que le Rassemblement National atteint ici son étiage haut, équivalent à un citoyen sur huit à la louche, sans démontrer une réelle capacité à toucher beaucoup plus de monde.

Au-delà du RN, les choses sont encore plus évidentes : le président a perdu son pari, celui de l’emporter sur un RN donné favori dès le début. La médiocrité consternante de la tête de liste ajoute cette impression d’avoir simplement limité la casse, essentiellement grâce à une mobilisation d’un électorat tremblant d’effroi à l’idée que le RN pourrait faire un score historique (mais qui n’en a pas plus voté pour le président et sa clique).

Comme prévu, après des mois de campagne électorale gratuite (non-comptabilisée dans les temps de parole) via des marches adolescentes, des rapports environnementaux putassièrement catastrophistes et des positionnements gouvernementaux éhontés en leur faveur, l’engeance verte a réussi à rassembler les électeurs qui, trop mécontents de Macron, ne voulaient pas soutenir sa liste mais, en bons castors de la vie politique, voulaient faire barrage au Rassemblement National. Cependant, si le score montre une belle performance par rapport aux sondages, il reste proche de ce qu’on a pu observer à de précédentes élections européennes. Compte-tenu de la propagande non-stop dont ils ont bénéficié depuis des mois voire des années, on devra donc relativiser ce score.

WauquiezLes Républicains, fidèles à leur fine tactique d’abandon de toute colonne vertébrale idéologique, dont le programme aura habilement tenté de copier un peu tout ce que les autres font sans jamais offrir la moindre valeur ajoutée ni le moindre courage d’une idée novatrice, s’est donc écrasé avec un sprotch mou qui illustre assez bien la fermeté générale des convictions de l’actuel président de ce mouvement. N’ayant jamais tranché entre les lamentables idées interventionnistes, l’étatisme jacobin, le conservatisme et ayant toujours soigneusement repoussé tout courage libéral qui, seul, pourrait aider à former un squelette dans cette gelée informe, Les Républicains ont à nouveau démontré leur totale incompétence politique.

Le score des autres listes est tout à fait réjouissant : la branlée de magnitude 9 de la liste Insoumise, parfaitement méritée, permet d’envisager avec le sourire un avenir difficile pour le parti collectiviste. On pourra perdre cinq minutes et bénéficier du comique involontaire de situation en regardant le discours larmoyant du petit Jean-Luc, sur fond de bannière France Insoumise qui s’affale mollement, à l’image de son lider marxismo, et des efforts des petites mains, pendant le même discours, pour faire en sorte de remettre en place cette enquiquinante bannière (bruit de scotch qu’on dévide en bonus, vers 1:55).

Dans cette débandade, on regrettera que le Parti Socialiste parvienne malgré tout au-dessus des 5%, ce qui indique qu’il y a encore un nombre considérable de moutons-dinosaures qui persistent à voter pour ces has-beens affligeants. Dans le nuage de listes fourre-tout, on notera aussi la belle contre-performance de Benoît Hamon qui, ne récoltant aucun élu, devrait penser à se réorienter.

Maintenant, regardons un peu plus loin que ces simples résultats et la fausse surprise d’une presse bercée de sa propre importance (non, messieurs les sondeurs et les journalistes, le score des écolos n’a rien d’invraisemblable compte tenu du battage constant en leur faveur).

La réalité, bien sombre et que je décrivais déjà dans mon précédent billet, c’est que les seuls vrais gagnants de ces élections sont les collectivistes. Toutes les listes en présence représentent différents parfums d’une même pensée collectiviste qui fait passer les intérêts de l’État avant ceux de l’individu. Toutes proposent, plus ou moins ouvertement, de supprimer les responsabilités individuelles de chaque citoyen pour l’enfermer dans le cocon protecteur de l’État, au sein duquel il n’aura pas le droit de bouger, même lorsqu’il sentira l’odeur de formol l’envahir.

En pratique, c’est un festival d’interventionnisme, de décisions d’en-haut imposées à tous sans la moindre considération pour l’individu, c’est le règne de l’arbitraire administratif, bureaucratique ou fiscal. Les programmes sont tous de longues listes de lois, de règles, de contraintes qu’on entend imposer aux autres par voie démocratique. Par exemple, quand il ne s’agit pas d’interdire à certains de voyager, il s’agira de l’interdire tant que c’est en voiture plutôt qu’en vélo, en avion plutôt qu’en train…

Dans chacun des programmes, les libertés individuelles sont âprement combattues pour les motifs présentés comme nobles mais masquant mal l’envie de régenter jusqu’au moindre détail de la vie des autres.

L’électorat n’a plus aucune possibilité d’exprimer un ras-le-bol de ces contraintes incessantes : aucune liste ne propose de les faire sauter ou d’en réduire notoirement la portée. Le citoyen ne peut plus alors que choisir celles des contraintes qui lui seront les moins lourdes. En fait de recomposition politique, Macron a initié la dernière phase de décomposition politique, celle où il ne reste plus aucune place à la liberté, à la responsabilité individuelle ou à l’esprit d’entreprise.

Devant le score des Verts, il n’y a pas le moindre doute que Macron, saisissant cette opportunité, va laisser cours à toutes ses pulsions étatistes : utilisant la dynamique écologiste, le président va très probablement nous remettre une couche d’écologisme politique de combat. Très concrètement, on doit maintenant s’attendre à un déluge de taxes et de contraintes plus ou moins liées à ces questions.

Malgré la déliquescence de la vie politique française, malgré le poids étouffant des législations, des taxes et d’une fiscalité délirante, malgré l’empilement des dépenses publiques en pure perte, aucune leçon ne sera tirée.

Ce pays est foutu.

[Redite] Cannes ou le festival de Netflix

Par h16

Article initialement paru le 22.05.2017

Il y a deux ans, la toute fraîche élection de Macron à l’Élysée occultait un peu ce qui se passait à Cannes et son festival qui découvraient, stupéfaits, que le cinéma ne se joue pas forcément toujours dans une salle obscure, et qu’un réseau de distribution en vaut bien un autre, surtout en ce siècle numérique.

Depuis, la tendance à la consommation de films en dehors des canaux traditionnels s’est confirmée avec une perte de parts de marché des distributions classiques, à commencer par la télé, qui doivent s’adapter aux nouveaux modes de visionnage. Il faudra, soyons en sûr, encore quelques années pour que tout le monde l’admette (et qu’alors, tout le monde dise l’avoir prédit depuis longtemps, bien sûr), mais le cinéma traditionnel a vécu.

Avec le nouveau gouvernement Edouard Philippe, les Français viennent de recevoir leur part de rêves et de paillettes et c’est sans doute pour cela que la presse a eu bien du mal à aborder l’autre actualité starlettes du moment : le festival de Cannes vient de dérouler son célèbre tapis rouge sur la Croisette.

Et cette année, en parallèle d’une activité politique particulièrement chargée qui verra sans aucun doute la nouvelle Ministre de l’Aculture pavaner sur les marches du Palais, il y a déjà de quoi de se mettre un petit scandale ou deux sous la dent : il eut été particulièrement improbable, incongru même, que la Croisette n’ait pas été le siège, cette année encore, d’une nouvelle polémique sulfureuse et cette année, c’est à la faveur de nouveaux arrivants dans le monde pourtant très fermé du grand écran que le tapage aura lieu.

Pensez donc ! Alors que tout semblait concourir pour un maââgnifique festival haut en couleurs, voilà qu’un producteur-distributeur de films débarque sans prévenir et sans s’occuper des petites habitudes du cru ! Netflix a décidé de ruer dans les brancards, c’est absolument scandaleux : en proposant deux films en compétition à Cannes cette année, la firme américaine a certainement passé toutes les bornes des limites et même au-delà !

Il faut le dire, l’affront est impardonnable : Netflix a décidé de ne pas faire sortir ses films en salle. Et pour cause : la firme américaine est en effet spécialiste du film à la demande, sur tablette, PC ou téléphone, pas du tout sur grand écran. Et les deux films qu’elle présente à Cannes cette année n’ont aucune vocation à se retrouver un jour sur les écrans de cinéma de la planète entière. Voilà un outrage sans limite qui fâche déjà les exploitants en salle, les festivaliers et les membres du jury : les premiers ne pourront pas espérer faire de l’argent en présentant ces films (et pour cause) ; les seconds sont trop heureux de faire une polémique à pas cher, quant aux troisièmes, ils cherchent à savoir si l’affront devra être lavé ou simplement oublié. En attendant, Pedro Almodóvar, le président de cette soixante-dixième édition, a quand même affirmé qu’il ne se voyait pas remettre la Palme à un film qui ne sortirait pas en cinéma.

Cette petite poussée d’urticaire cultureuse est tout de même intéressante en ce qu’elle montre, une fois encore, à quel point les modes de consommation ont changé plus vite que les habitudes. On peut bien sûr espérer que la plupart des professionnels du cinéma s’adapteront à la nouvelle donne des films à la demande, mais il n’en reste pas moins qu’une frange continuera de s’exciter contre les nouvelles technologies, les nouveaux modes de distribution et de consommation, afin de faire perdurer, coûte que coûte et vaille que vaille, un procédé qui n’existe que depuis à peine plus d’un siècle.

De ce point de vue, la Croisette cannoise, qui représentait il y a encore quelques dizaines d’années un lieu de strass, de paillettes et de modernité, tend à dépeindre maintenant un art vieillissant où il ne s’agit plus d’étonner, de surprendre ou de renouveler, mais de conforter ou de rassurer ceux qui dépendent ultimement de la vente et de la distribution de films.

Car c’est bien d’eux qu’il s’agit en réalité ici. Certes, on peut toujours admettre que pour l’un ou l’autre esthète cinématographe, rien n’est plus vivant, plus grand, plus beau que l’écran de cinéma et qu’à ce titre, aucun expédient ne pourra être trouvé pour le remplacer. Certes, le cinéma, par définition au moins au début, s’entendait être un plaisir culturel de groupe. Soit. Mais l’avènement des fichiers multimédias, des tablettes et des téléphones aura largement bousculé la donne.

À tel point, d’ailleurs, que ces nouveaux modes de consommations ont largement accru la quantité de films engloutie par les spectateurs sur les vingt dernières années, et dans ce cadre, l’apparition des films à la demande (Video On Demand) est en réalité un vrai pas en avant pour une meilleure distribution des films. Du reste, au contraire de tous les petits couinements stridents poussés par les distributeurs traditionnels de films, force est de constater que le cinéma ne s’est jamais aussi bien porté qu’actuellement.

Ainsi, même si le piratage semble faire des ravages avec des yeux remplis de larmes et pleins de morts du petit cheval, les chiffres ne laissent aucun doute : la lutte contre le piratage est particulièrement contre-productive dans le monde en général, et en France tout particulièrement. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre avec délice l’étude qu’à fait paraître l’INSEE il y a tout juste un an sur l’effet redistributif de la loi HADOPI sur la part de marché des films américains : non seulement, HADOPI et son cortège de vexations ridicules ne servent à rien, mais encore en plus favorisent-ils les films américains au détriment des français ; l’introduction de la loi est associée à une augmentation de la part de marché des films américains de 9% mais sans augmentation de la demande totale pour les films en salle. Autrement dit, la lutte contre le piratage parvient à rendre moins attractifs les films français (qui ne le sont déjà pas beaucoup en moyenne). Bien joué.

De la même façon, il y a fort à parier que les petits mouvements de prurits malencontreux vis-à-vis de Netflix risquent bien de se retourner… contre ceux qui les commettent : vouloir à tout prix enclaver le cinéma dans un mode unique de production, de distribution et de visionnage, c’est à terme signer son arrêt de mort tant il semble évident que le cinéma qui existait il y a encore 30 ans va profondément changer. De la même façon, imposer qu’un film primé à Cannes soit absolument distribué en salle, c’est une énorme bêtise : normalement, les palmes sont une récompense pour une oeuvre cinématographique, pas une oeuvre de distribution. Il y a tout à parier que si Netflix ou un autre du même tonneau gagne un jour cette palme, il fera sortir son film dans une salle anecdotique afin d’obtenir l’imprimatur de la distribution.

En outre, et c’est probablement le pompon, le passage en film à la demande constitue une vraie réponse contre le piratage : non seulement, l’offre de films en streaming répond à la demande qui trouve tant de mal à s’épancher sur les canaux traditionnels fort dépourvus et en plus, contre un prix modique, l’utilisateur dispose d’une vaste bibliothèque de titres de films et de séries dont il n’a besoin de s’occuper que lorsqu’il la regarde. C’est souvent moins de tracas que les déchargements interlopes, les petits papiers ridicules de HADOPI ou les sites louches remplis de trojans goûtus. En somme, le distributeur redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être, à savoir celui qui distribue des films à ceux qui le demandent, bien avant de devoir faire l’insupportable gendarme qui n’a de cesse de terroriser sa clientèle.

Dans quelques jours, la Croisette pourra refermer ses portes, enrouler son tapis et éteindre les lumières. La polémiques Netflix n’aura guère vécu, heureusement. Le cinéma français, tout confit de sa propre importance, saura faire abstraction des nouvelles tendances et du nouveau paradigme et, dans un profond bâillement, pourra s’assoupir doucement.

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Un avenir sombre

Par h16

Et voilà qu’à présent, les autorités jugent bon de faire convoquer des journalistes (un peu plus d’une demi-douzaine, semble-t-il) par différents services de l’Etat, afin que ceux-ci révèlent leurs sources, que ce soit dans le cadre d’une enquête sur des ventes d’armes à des pays tiers, ou sur l’affaire Benalla. Pour « le pays des Droits de l’Homme », celui qui a inscrit la liberté au frontispice de ses mairies et dont les dirigeants n’hésitent jamais, dans leur munificence magnanime et modeste, à distribuer leurs bons conseils aux autres chefs d’Etats moins bien dotés, voilà qui est tout à fait rassurant.

Serait-ce là une nouvelle preuve discrète de cette dérive lente, feutrée mais inéluctable, que je décrivais dans un précédent billet, où j’évoquais cette disparition de nos libertés civiles sous les applaudissements d’une partie de peuple, fort heureux d’enfin faire rendre gorge à ceux qui n’étaient pas d’accord ave eux ?

Alors que des élections européennes approchent et qu’on les sent déjà agitées, on est en droit de s’inquiéter : alors que la situation n’a jamais été aussi critique pour le pays, on assiste ainsi à une véritable foire d’empoigne de collectivistes en culottes aussi courtes que leurs idées.

Paradoxalement, la France est arrivée dans cette position où les constats posés par les libéraux sont maintenant audibles, mais où aucune de leurs solutions n’est seulement envisagée tant l’idée même qu’on puisse user de la liberté révulse tout un peuple, son « élite » intellectuelle, ses dirigeants politiques et sa classe jacassante.

Il n’est ainsi pas rare d’entendre que oui, décidément, on paye trop cher pour les services que l’État nous rend; on entend parfois qu’en effet, il semble bien qu’il y ait trop de fonctionnaires par habitants en France comparé aux autres pays; certes oui, les taxes sur certaines choses (le carburant en particulier) frisent la flibusterie; et oui, tout pareillement, l’emploi des ressources humaines de l’État laisse à désirer, avec toujours plus de police et de gendarmerie à l’affût des incivilités routières et toujours moins pour traquer du vrai criminel. Ainsi, pour pacifier les mobilités et les rendre douces, y’a du monde, ça oui, mais pour pacifier les zones de non-droit, les quartiers en déshérence, moins, etc.

Cependant, force est de constater qu’à cette ouverture sensible à ces constats que les libéraux font depuis un moment répond aussi une véritable montée en puissance d’autres positionnements, nettement moins sereins et dont on connait historiquement le dénouement catastrophique : aux problèmes des « quartiers sensibles » auxquels justice et police devraient répondre, on trouve bien plus souvent des réponses nationalistes. Aux saines remarques sur le trop plein de fonctionnaires, on répond qu’il faut surtout en déplacer les foules d’un ministère à un autre ce qui aurait la vertu de résoudre d’autres problèmes, parce qu’on le dit, et puis c’est tout. Aux services qui se dégradent, on répond qu’on pourrait non pas plus taxer, mais mieux taxer, comme si l’État n’était déjà pas redoutablement efficace en la matière…

Or, ces « solutions » là, ce sont celles qui ont abouti aux pires du populisme. Oh, pas celui que les pauvrets, comme Macron et sa pénible troupe de clowns à roulettes gyroscopiques en location trottoiresque, redoutent tant en tremblotant fébrilement dans leurs petits slips de joueurs de pipeau : ce populisme-ci n’est qu’un retour au politiquement incorrect, un peu de fermeté et une absence de carpétisation de celui qui a des opinions solides. Ce populisme-ci, qu’on a pu observer chez certains dirigeants mondiaux, reste surtout dans l’expression verbale et il est à peine plus qu’un rejet des discours mièvres, agressivement niaiseux et parfaitement débilitants d’une presse et d’une intelligentsia maintenant complètement acquise à l’inclusivité totale et sans borne de tout et de n’importe quoi.

En gros, le populisme qui rend transi d’effroi nos extrêmes-centristes, c’est celui qui porte les discours de retour à la raison concernant le communautarisme, les différentes et délirantes ligues de vertus et renvoie les social-justice-warriors à leur microscopisme qu’ils n’auraient jamais pu quitter sans l’aide malsaine de la presse et des intellectuels de gauche ayant trouvé chez eux un nouvel électorat et une nouvelle voie pour terroriser intellectuellement les conservateurs et les libéraux de tous côtés. Ce “populisme”-ci est abhorré par nos clowns trottinetteurs parce qu’il les désarme en renvoyant leurs discours au ridicule et aux contradictions invraisemblables qu’ils contiennent. Mais il n’est pas réellement à craindre parce que ce n’est pour le moment pas du tout celui qu’on voit émerger en France.

Celui qu’on voit émerger en France, c’est l’autre populisme, celui qui tient à la fois la façade de l’inclusivité tous azimuts, qui promet de résoudre tous les problèmes de chaque masse d’opprimés, … moyennant la désignation de coupables bien identifiés : les riches, les possédants, les capitalistes, les patrons, les entreprises, les sceptiques, les hommes blancs cis de 40 ans, etc…

Ce populisme-là, Macron et tous les autres, tant à droite qu’à gauche, n’ont pas compris qu’ils le nourrissent à chaque fois qu’ils glissent sous le tapis des problèmes de société évidents, à chaque fois qu’ils refusent l’égalité en droit à ceux qui en ont le plus besoin (précisément les classes défavorisées, celles qui ont le plus à perdre de ces systèmes de passe-droit, d’accointances et de connivences dont elles ne peuvent bénéficier), à chaque fois qu’ils donnent un boulevard aux écologistes les plus sombres, les plus néfastes, les plus malthusiens dont l’hystérie a atteint, ces dernières semaines, des points hauts (qu’on dépassera, soyez en sûr), à chaque fois qu’ils prêtent le flanc aux couinements des spécialistes de la commisération et de la victimisation politique.

La tendance que je pointais en introduction ne laisse aucun doute : c’est bel et bien ce populisme-là qui gagne du terrain.

La France est au bord du gouffre : en mai 2017, lorsque Macron arrive au pouvoir, j’avais alors écrit qu’il nous ferait même regretter Hollande, alors pourtant facilement classable dans les incompétents de niveau olympique. J’ai eu raison, sans mal. L’état général du pays est si catastrophique que oui, le discours libéral (tant qu’on cache ce mot) passe maintenant sur certains plateaux, dans certains débats bien policés. Mais son pendant, le populisme le plus acide, le plus dangereux, se développe d’autant plus, sans que la moindre lueur politique ne se lève.

Selon toute vraisemblance, les prochaines européennes vont voir le RN faire un score solide, d’autant plus que LREM va se prendre avec Loiseau une volée de bois vert. Aucun enseignement n’en sera tiré et attendez-vous à voir une véritable déferlante de bobosité, d’écologisme de combat sans limite et d’absurdités taxatoires délirantes de la part de Macron suite à cet échec (qu’on peut lui espérer cuisant).

Je suis décidément peu optimiste pour le pays, encore plus pour l’actuel régime politique. La prochaine crise pourrait fort bien lui être fatal.

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France : ces libertés civiles qui disparaissent silencieusement

Par h16

Alors que les élections européennes se rapprochent à grands pas et que sont louangées dans les chœurs baroques de listes électorales bigarrées les Grandes Valeurs Humanistes de nos démocraties occidentales, deux faits divers récents entrent vigoureusement en collision l’un dans l’autre et nous fournissent ainsi une excellente illustration de l’état de déliquescence avancé de plusieurs piliers régulièrement mis en avant par la République Française.

Le premier fait divers est celui qui agite actuellement une bonne partie des réseaux sociaux ainsi que cette frange la plus agaçante de la classe politique jacassante dont le niveau de décibels est largement supérieur à sa capacité d’action réelle : un facétieux rappeur, au talent visiblement très surestimé, a trouvé un habile moyen de faire parler de lui en multipliant les provocations d’adolescent faussement rebelle dans ses dernières productions sonores et vidéos.

Nick Conrad (attention aux typos dans la dernière syllabe, l’impair est vite arrivé) a décidé cette fois-ci de « baiser la France jusqu’à l’agonie », ce qui n’a pas manqué de faire partir en émois outrés plusieurs politiciens, comme Castaner ou Bellamy, dont la solidité argumentative permet d’immédiatement relever le niveau.

Par retour de flammes, cela a évidemment entraîné la contre-réaction d’une partie des médias et d’autres politiciens du bord politique opposé, candidats malheureux et inaudibles à une élection sans intérêt, qui se sont trouvés trop heureux d’utiliser cette polémique grotesque pour enfin faire parler d’eux, entre l’ingurgitation d’un ou deux kebabs festifs.

L’indignation devant les textes pourtant indigents du rappeur ne vient pas de nulle part : ce dernier était auparavant l’auteur d’une autre bouillie artistique où il recommandait chaudement de « pendre les Blancs » dans ce qu’on pourrait aisément qualifier de tentative désespérée d’enfin sortir d’un anonymat aussi minable que peu rémunérateur. Cette tentative lui vaudra d’ailleurs des poursuites en justice qui se traduiront par une amende de 5000 euros avec sursis.

Il n’est donc pas étonnant que nos habituels outrés en viennent à réclamer, d’urgence, l’intervention de la justice pour enfin faire fermer son clapet au piètre prosateur.

Parallèlement et dans un tout autre domaine, on apprend que la CGT a trouvé intelligent d’empêcher cette semaine la parution de plusieurs hebdomadaires, dont le Point, dans les kiosques du pays. Bien que le syndicat s’en défende officiellement, beaucoup ont vu dans cette démarche une façon sinon subtile au moins efficace de saboter la couverture médiatique fournie par le magazine au dirigeant italien, Matteo Salvini. S’ensuivent les inévitables démentis des uns et des autres, finement fact-checkés par la fine troupe de journalistes de terrain que la presse, pas du tout acquise aux thèses gauchistes, produit avec une cadence et une précision quasi-industrielle.

Il n’en reste pas moins que la CGT a bel et bien empêché la parution de plusieurs hebdomadaires. Que ce soit pour des raisons éditoriales ou pour une lutte prétendue contre une réforme dans la distribution de la presse, le résultat reste le même : la liberté de la presse plie devant celle d’un syndicat que rien ni personne ne semble pouvoir empêcher de nuire.

Comme je le laissais entrevoir en introduction, la juxtaposition de ces deux faits divers franco-français donne, dans cette collision amusante de l’actualité, une idée assez précise de ce que valent vraiment « Les Valeurs de la République », ou ces fondements démocratiques des sociétés modernes dont on nous tympanise régulièrement sur toutes les ondes, notamment à l’approche d’un défouloir électoral.

cgt macron humanitéAinsi, parmi ces valeurs, on trouve assez naturellement cette notion d’égalité qui a bien vite tourné à l’aigre de l’égalitarisme et causé tant de mal dans le pays. Ici, cependant, pas question d’en avoir trop : si, bien sûr, on s’offusque bruyamment des saillies de Conrad, rares sont les pépiements outrés contre la CGT. Encore une fois, la CGT bénéficie ici d’une mansuétude typique des régimes corrompus qui s’accommodent fort bien de traitements privilégiés pour certains des siens dont ils savent qu’ils ne sont pas dangereux (au contraire, même).

Les valeurs démocratiques encensaient jadis la liberté d’expression. On se gardera bien de rappeler ce principe lorsqu’il s’agira de faire taire le mauvais artiste. Et si Benoît Hamon en appellera quand même à des comparaisons franchement hardies entre Conrad et Brassens, c’est pour tenter de camoufler son nanisme politique et grappiller ainsi quelques secondes d’attention médiatique dans une campagne qui l’en a lourdement dépourvu. La notion même de liberté d’expression n’est pas évoquée. Quant à la liberté d’expression du Point ou des autres magazines interdits de fait par la CGT, on pourra s’asseoir dessus.

Dans ce fatras, on ne s’étonnera pas non plus du silence compact de toute la joyeuse troupe des féministes de combat qui sont pourtant toujours promptes à monter au combat lorsqu’un mâle blanc cis de 40 ans vient à déraper malencontreusement dans l’un ou l’autre de ses propos. Las. Le rappeur, malgré sa mise en scène de viol et de meurtre, semble échapper à toute rodomontade des hordes habituelles. Le CRAN, la LICRA ou les myriades d’associations lucratives sans but papillonnant autour de ces thèmes comme des lucioles autour de l’argent du contribuable cramé dans un grand feu de joie ne sont semble-t-il pas du tout concernées par la question. Peut-être Nick Conrad n’est-il pas de la bonne couleur ?

Au passage, notons encore une fois la magnifique illustration de l’effet Streisand par la droite et l’extrême-droite, qui, croyant faire pour quelques politiciens pas trop malins un bel affichage vertuel bien démagogique, fournit surtout à ce médiocre rappeur une visibilité démesurée : l’intelligence n’a jamais fait officiellement partie des piliers d’une démocratie moderne, mais sa disparition n’est jamais bon signe et on peut garantir avec ce genre d’excitations populistes qu’elle ne reviendra pas de sitôt.

Enfin, un pays ne serait pas vraiment foutu s’il avait, quoi qu’il arrive, un système de Justice fort, solide et équitable. Rassurez-vous : ce n’est plus le cas depuis un moment en France et là encore, ces deux tristes affaires le montrent au-delà de tout doute raisonnable : les écarts à la liberté d’expression, maintenant fort (trop ?) encadrée, ne semblent pas conduire à la moindre peine ferme ou au moins dissuasive ; la liberté de la presse est normalement bien fixée, mais personne ne saisira la justice pour les exactions syndicales. Syndicalisme qui, lui aussi, s’entend pourtant dans un cadre bien défini qui semble lui aussi être passé par la fenêtre dans l’indifférence générale.

Jamais dans le monde occidental les libertés civiles n’ont été à ce point attaquées, tant par ceux qui prétendent les représenter et les protéger que par ceux qui font leur commerce de leur cracher au visage. Dans ces attaques, la France ne semble plus du tout à l’arrière, observatrice, mais a pris une place active, au premier rang.

Sans l’ombre d’un doute, ce pays est foutu.

Assemblée : CPEF

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Taxations : l’occupant intérieur continue son âpre lutte contre les Français

Par h16

Le plus intéressant, lorsqu’on est colonisateur et qu’on n’a aucune envie de ménager le colonisé, c’est d’inventer des taxes sans lui dire et, plusieurs années plus tard, de venir les lui réclamer avec indemnités de retard. Cela marche d’autant mieux que la colère ou la frustration du colonisé n’y changera rien.

Pour les habitués de ces colonnes, ces notions ne seront pas surprenantes : cela fait un moment que les administrations françaises se comportent véritablement comme une force d’occupation intérieure vis-à-vis du reste du pays, mettant en coupe réglée tout ce qui peut lui rapporter des richesses et un bénéfice, fût-ce au détriment des administrés qui ne sont dans ce cadre plus vus que comme des colonisés inférieurs devant s’adapter, se soumettre ou périr aux désidératas de l’occupant.

C’est donc régulièrement que je rapporte ici les cas les plus saillants de cette propension des administrations à se comporter avec cette attitude spécifique des conquérants en pays soumis. Du reste, jusqu’aux récentes réactions des Gilets jaunes, malgré les exactions manifestes, le mépris et le cynisme dont font preuve ces administrations, le consentement à l’impôt ne semblait pas faiblir ce qui, dans une certaine mesure, permet de comprendre le raisonnement tenu par ceux qui les dirigent : puisque les moutons sont heureux d’être tondus, et qu’en plus, ils en redemandent, pourquoi se priver ?

impots : ce n'est pas du vol si on vous demande de remplir des papiers.Cependant, on reste tout de même surpris d’apprendre les trésors d’inventivité déployés par l’occupant intérieur pour racketer les contribuables de plus en plus fort : si, jusqu’à présent, il semblait admis que le fisc ou ses services accompagneraient leur extorsion de fonds d’un formulaire à remplir pour lui donner un aspect légal, il semble que, pour certains rançonnements, cette coutume folklorique ait été abandonnée.

On apprend ainsi que l’administration fiscale vient de réclamer plus de 50.000€ à des restaurateurs pour une taxe de stationnement créée de toute pièce en 2015 et qui n’a fait l’objet d’aucun appel de paiement de sa part.

Apparemment, tout se déroule comme si les forces d’occupations s’attendaient à ce que le contribuable lambda passe le temps nécessaire, tous les jours, à éplucher dans le Journal Officiel les nouvelles lois, les nouveaux règlements, les nouvelles taxes et les nouvelles ponctions mises en place pour lui soutirer le fruit de son travail et s’en acquitte préventivement sans qu’il soit fait la moindre démarche pour lui annoncer la raison et le montant.

Dans le cas qui nous occupe, cette taxe de stationnement pourrait bien obliger à fermer ses portes l’établissement le Petit Perrichois, un restaurant routier réputé pour ses menus à prix abordables et une cuisine de qualité fait maison. Apparemment, cette taxe de stationnement s’impose à toutes les entreprises dans l’Île de France, même lorsqu’on se trouve en rase campagne où le stress immobilier est inexistant, et ce même pour des places de parkings privés gratuites construits et entretenus sur fonds privés pour des véhicules privés dans un terrain privé. Parce que la propriété privée en France est surtout privée de tout droit d’y faire ce qu’on veut sans en payer le prix à l’État, seul réel propriétaire de tout et de tous.

Pour parer au plus pressé, une cagnotte Leetchi a été mise en place pour sauver le restaurant routier comptant parmi les meilleurs établissements français du genre. Rappelons – cela va sans dire, mais toujours mieux en le disant – qu’une cagnotte Leetchi afin de lever des fonds pour faire sauter Bercy est strictement illégale.

Cette situation invraisemblable où un parking privé, créé et entretenu sur fonds privé, donne lieu à la collecte d’une taxe par ailleurs non réclamée (mais dont le paiement est impératif), ne pousse guère à l’optimisme concernant ce pays qui, chaque jour, semble se conforter comme l’un des pire enfers fiscaux à côté duquel même les États-Unis ou la Belgique font figure de paradis (!).

Et c’est d’autant plus vrai que cette taxation vigoureuse tous azimuts n’est pas prête de s’arrêter : comme je le mentionnais en introduction, une partie du peuple, à la jalousie rabique, ne parvient pas à se défaire de l’idée stupide que sa pauvreté est causée par la richesse des autres, eux-mêmes riches car pas assez taxés. Dès lors, ces imbéciles n’envisagent qu’une unique solution, valable pour tout : la taxation.

… Taxation qu’on retrouvera donc à chaque loi, chaque règlement, dans les discussions parlementaires de chaque semaine, à chaque fois qu’il est possible, comme actuellement où nos fabuleux députains proposent de taxer les entreprises qui font appel à des poids lourds (pensant qu’en taxant les entreprises, ce sont elles qui vont payer au même titre que taxer le lait fait payer la vache, je suppose), le tout pour financer une loi sur les mobilités dont absolument tout le monde avait un besoin impérieux pour compenser la hausse stratosphérique du coût des carburants dont les taxes sont mises en place par … nos fabuleux députains.

Décidément, il ne fait pas bon être mobile ailleurs que pour des trajets intramuros en vélo public déficitaire…

Il n’y a plus aucun doute : les Forces Administratives d’Occupations de la République du Bisounoursland ont pris possession du pays. À leur comportement particulièrement grossier d’occupants méprisants, il faut leur ajouter une grave incompétence dans la gestion des fonds qu’ils extorquent au point qu’ils sont aux abois de façon systématique et maintenant dramatique. Plus aucun répit ne peut être admis pour l’extraction de force des richesses des occupés, plus aucune largesse, plus aucune commisération, plus aucune négociation ne seront admis.

Le peuple, qui d’ailleurs a eu l’outrecuidance de se rebeller quelques mois, va devoir cracher au bassinet. Et s’il périt dans la manœuvre, de toute façon peu importe : ce pays est foutu.

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[Redite] Ce fascisme qu’on ignore

Par h16

Article initialement paru le 18.05.2018

Il y a un an, je constatais que l’extrême-gauche, en ayant noyauté la presse, les syndicats, les universités et une bonne partie des institutions, tenait le pays et l’emmenait droit au casse-pipe. Je notais aussi que le peuple, désarmé physiquement et intellectuellement, se faisait taxabasser comme jamais, ce qui devait aboutir à un agacement croissant. Les mois qui suivirent, jaunes, me donnèrent raison.

Quant au gauchisme du pays, il n’a, depuis, évolué qu’en pire.

Certes, il ne faut que 5 centièmes de seconde à X-OR pour se retrouver dans son scaphandre de combat, mais cela n’amoindrit en rien les performances extraordinaires de notre police nationale qui, comme l’indiquera plus tard Édouard Philippe, notre frétillant Premier ministre, n’a mis que 9 petites minutes à débouler sur le lieu des exactions du dernier couteau déséquilibré pour en finir définitivement avec le trouble à l’ordre public constaté.

C’est, effectivement, remarquable.

En plein milieu de la capitale française, dans l’un des quartiers les plus quadrillés par les forces de l’ordre y compris militaire, et alors que des civils responsables correctement équipés et entraînés auraient pu venir à bout du terroriste en quelques dizaines de secondes tout au plus, prendre 9 longues minutes pour intervenir laisse largement planer le doute sur l’efficacité pratique et réelle de ce type de réponses à ce type de problèmes.

Oh, loin de moi l’idée de dire ici que nos policiers sont trop lents, pas assez entraînés, trop peu nombreux ou bien trop mobilisés à des tâches subalternes (comme vérifier le bon usage des parcmètres et le respect des limitations de vitesse par exemple) pour réellement lutter contre le terrorisme. Plus simplement, force est de constater que la réponse des pouvoirs publics semble un tantinet … inadaptée.

Dans ce cas précis, on pourrait croire cette inadaptation fortuite, malencontreuse ou simple conséquence des événements eux-mêmes.

Pourtant, d’autres événements, sinon comparables en intensité dramatique, au moins dans leurs résultats, laissent penser que c’est plutôt la marche normale de l’État français, tout de mollesse inadéquate voire de complicité ou, au moins, de laxisme coupable.

Pour illustrer mon propos, je me contenterai de prendre quelques exemples tirés de l’actualité récente.

Ainsi, l’occupation des universités par des bandes « d’étudiants » plus ou moins encartés montre plusieurs aspects de la complète démission de l’État en matière de sécurité, de protection des populations et du respect de l’état de droit en général. Il suffit de voir, comme l’a illustré un tweet récent d’Aurélien Véron, la réaction de ces troupes encagoulées à la présence de la presse pour comprendre l’exacte nature de leur mouvement.

Les bloqueurs qui empêchent les étudiants de passer leurs examens affichent la couleur : « on s’en fout de la liberté de la presse », cohérent avec les discours liberticides et les incitations à la violence de @ericcoquerel & @Francois_Ruffin pic.twitter.com/bh6FDSK6p9

— Aurélien Véron (@aurelien_veron) May 14, 2018

Au prétexte de combattre le fascisme, qui consiste précisément à nier les concepts de démocratie, de liberté d’expression ou de la presse, et afin de pousser un agenda typiquement collectiviste, ces groupuscules bloqueurs s’empresseront d’écrabouiller toute dissidence démocratique, toute liberté d’expression et celle de la presse. Malin.

Pourtant, l’État a toute latitude ici pour faire revenir l’ordre et le calme dans les établissements, et ce d’autant plus que la situation française est très loin d’être insurrectionnelle et que, comme le montrent tous les sondages et les consultations directes auprès des intéressés, les étudiants sont très majoritairement opposés à ces gaudrioles ridicules d’une frange de la France qui n’a toujours pas réussi à se décoincer de mai 1968.

Mais voilà.

Tout comme il est inenvisageable de remettre en cause la doxa selon laquelle le peuple, désarmé, doit toute sa sécurité à l’État et seulement lui, tout comme il est impensable que le terrorisme ne se combatte pas par des mots creux, de jolies déclarations politiques et des tapis de bougies colorées, il semble tout aussi compliqué d’imaginer faire revenir promptement le calme dans les universités françaises.

Et de la même façon qu’il semble acquis qu’on ne mettra jamais un ancien ministre en prison, il semble inconcevable de poursuivre et condamner un autre élu de la République pourtant directement responsable de faits délictueux :

Un député bloque par la force des étudiants de 20 ans qui viennent passer leur examens.

Sans que cela fasse scandale..

Le gauchisme et son immunité dans ce pays, c'est juste fou. https://t.co/zZ62VXPJZp

— Bastiat2022 (@Bastiat2022) May 11, 2018

Malgré la présence de caméras, malgré l’évidence de l’infraction (non, un député n’a pas à bloquer, pour quelque raison que ce soit, l’accès d’étudiants à une salle d’examens), aucune poursuite ne sera lancée contre le paléo-communiste : eh oui, l’obédience de certains ouvre de vraies opportunités ou aménage par défaut de belles voies de sorties.

D’ailleurs, on peut faire exactement le même constat avec ce qui se passe (ou ne se passe plus, disons plutôt) à Notre-Dame-Des-Landes : l’évacuation des lieux, occupés de façon parfaitement illégale, a lieu au même rythme étrange et chaloupé que celui des universités, pour un résultat somme toute assez semblable.

Et de la même façon que les exactions largement documentées dans les universités ne débouchent sur aucune prise de conscience sérieuse des dérives lamentables observées ni chez les politiciens, ni dans les médias d’une complaisance sans borne, la ZAD bénéficie du même traitement : la violence des zadistes n’est que rarement évoquée. Pire, les concessions de l’État aux factions violentes laissent pantois, mais encore une fois, ceci n’est pas une exception. C’est la norme.

Là encore, le fait que la plupart d’entre eux se revendiquent ouvertement de cette extrême-gauche calme et pondérée qui anime le pays depuis plus de 60 ans est une pure coïncidence.

Pour faire bonne mesure, je n’évoquerai pas les sabotages et dégradations dont la SNCF est régulièrement victime en période de troubles sociaux. Si, parfois, des dépôts de plainte sont effectués, les condamnations sont rares et les syndicats sont muets sur l’évidence de la violence de leurs membres prétendûment attachés à la défense du service public. Quant à la presse, elle s’empresse de ne jamais revenir sur le sujet, de ne pas coller de gros micros mous sous le nez baveux de politiciens démagogues, et de ne surtout pas faire de vagues, proximité idéologique oblige.

Le tableau ne serait pas complet si on devait passer sous silence les biais criants dans l’interprétation de la Loi.

Un exemple tout frais nous a été livré par la petite bande d’Identitaires qui ont tenté d’empêcher l’entrée de migrants illégaux sur le territoire. Assez rapidement, les autorités sont intervenues, par voie de circulaire, pour rappeler que l’action de ces militants était parfaitement illégale, scrogneugneu, au motif d’une « immixtion intentionnelle dans les fonctions des forces de l’ordre », dont on peinait au passage à voir le moindre membre au moment des faits.

Notez qu’il ne s’agit absolument pas de discuter ici de la pertinence ou non des migrations et de l’accueil de ces individus, mais bien de prendre acte que l’État choisit ouvertement de déployer des moyens pour contrer ses citoyens plutôt que des migrants illégaux, les premiers étant solvables et justiciables là où les seconds sont politiquement sensibles et toujours facile à transformer en arme de politiquement correct massif : l’illégalité des uns est largement préférée à l’illégalité des autres. La Justice borgne et incohérente ainsi que le Deux Poids Deux Mesures règnent en maître.

Ces éléments ne peuvent amener qu’à une seule conclusion.

Ce pays est foutu : les fascistes occupent la rue, bloquent les universités, les trains et squattent des terrains de façon illégale, par l’appropriation violente. La presse et la justice leur sont ouvertement favorables. Les politiciens, chiens dociles d’une ochlocratie largement en place, se contentent d’entériner en gravant ces biais délétères dans la Loi.

Le peuple, auquel on interdit consciencieusement de se défendre, subit sans rien dire (une partie, tirant bénéfice direct de ces dérives, applaudit cependant des deux mains) et se fait assommer de taxes et d’impôts bientôt pris « à la source » pour mieux payer gabegies, petits fours et largage de bombes sur des pays éloignés servant de cache-sexe à des politiques construites à la petite semaine.

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.

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Bitcoin et cryptomonnaies : où en est-on ?

Par h16

Un billet de Ludovic Lars du blog ViresInNumeris et h16

Cela fait un petit moment que se fait sentir le besoin d’un point sur l’état de l’art en matière de cryptomonnaies, et ce d’autant plus que semble terminée la longue léthargie des cours qui avait suivi leur dégringolade depuis janvier 2018…

Et durant ces derniers mois, même si l’actualité des cryptomonnaies n’a pas transpiré dans les journaux de la presse courante (elle avait d’autres chats plus dodus à traiter), il n’en reste pas moins que les communautés de développeurs et d’utilisateurs de ces nouvelles technologies les ont encore fait progresser. Un petit passage en revue s’impose donc.

Des cryptos décidément plus anonymes

L’un des principaux reproches qu’on pouvait faire aux cryptomonnaies était l’aspect ouvertement public de l’ensemble des transactions, au moins pour les plus célèbres d’entre elles : les opérations menées sur des protocoles comme Bitcoin, Bitcoin Cash, Ethereum ou Litecoin, sont en effet lisibles sur la blockchain correspondante ce qui nuit à la fongibilité des monnaies et l’anonymat des participants.

Ces problèmes trouvent actuellement un début de solution avec une amélioration notable de la confidentialité des transactions apportée soit par de nouveaux protocoles d’échanges (typiquement, c’est le cas de MimbleWimble qui a été implémenté depuis janvier par deux nouvelles cryptomonnaies, Grin et Beam, ou encore les transactions confidentielles qui pourraient voir le jour sur Litecoin), soit par l’introduction de nouvelles méthodes d’anonymisation des transactions à la volée (avec le développement, l’audit puis la mise en application de CashShuffle sur BitcoinCash par exemple).

Pour cette dernière méthode, moyennant l’usage d’un portefeuille qui dispose de cette option « CashShuffle » (comme ElectronCash par exemple), les transactions sont « mélangées » à d’autres pour rendre leur traçage sinon impossible au moins très compliqué. Au passage, notons le Wasabi wallet qui offre des possibilités très similaires pour Bitcoin.

Une autre amélioration fort attendue sur les plans de la sécurité, de l’anonymat de certaines transactions ainsi que de l’allègement des contraintes techniques des blockchains, est l’introduction des signatures de Schnorr pour Bitcoin Cash et pour Bitcoin. Dans le cas de Bitcoin Cash, cela a été introduit avec succès ce mercredi 15 mai, alors que l’implémentation pour Bitcoin tarde à venir. Le protocole de Schnorr permet essentiellement de réduire la taille des signatures cryptographiques utilisées pour sécuriser les transactions sur la blockchain, d’alléger le travail des nœuds du réseau en leur permettant de valider ces signatures en lots, et de fournir des moyens élégants de camoufler les utilisateurs de comptes multi-signatures et d’autres contrats autonomes.

Enfin, et toujours dans le registre des améliorations notables des techniques et protocoles des cryptomonnaies, mentionnons que les développeurs de deux d’entre elles au moins, Ethereum et Tezos, envisagent actuellement d’implémenter des mécanismes de preuves à divulgation nulle de connaissance (ZK-SNARK et ZK-STARK), là encore pour améliorer l’anonymat des transactions, à l’instar des mécanismes déjà présents pour ZCash : cette technique cryptographique donne par exemple la possibilité de garantir qu’une transaction est valide, sans pour autant divulguer les adresses des protagonistes de la transaction, leur permettant alors de conserver leur anonymat.

La tendance est là, bien présente et maintenant claire : à terme, la garantie de l’anonymat sera un passage obligé de toutes les cryptomonnaies sérieuses, pour des raisons évidentes de fongibilité et de résistance raisonnable aux attaques extérieures, qu’elles proviennent de personnes malveillantes ou, plus probable encore, du côté des États. À ce sujet, on ne pourra s’empêcher de noter que leurs régulateurs gagnent du terrain… Certains en sont même à proposer une interdiction complète des cryptomonnaies, pour faire bonne mesure :

Parallèlement à cela, toutes les plateformes d’échange de cryptomonnaies, qui, à un moment ou un autre, s’interfacent avec le système bancaire traditionnel (et les devises fiat étatiques) imposent maintenant la vérification complète de l’identité de leurs utilisateurs. Pire : même les plateformes qui n’ont pas cette contrainte, comme Binance, Poloniex, ShapeShift ou d’autres, font les démarches nécessaires afin de collecter les données personnelles de leur clientèle…

Des communautés mouvementées

Les cryptomonnaies, ce sont certes des technologies et des développements intéressants, mais ce sont aussi des communautés passionnées, à la limite de l’hystérie parfois, dont les membres n’hésitent pas à marquer fermement leurs opinions, pour le dire gentiment.

Il était donc logique qu’à côté de ces développements, l’année écoulée a été aussi le théâtre d’empoignades mémorables au sein de ces communautés qui auront abouti à de profonds remaniement du paysage des cryptomonnaies. Citons surtout l’épisode particulièrement tempétueux qui a agité la communauté Bitcoin Cash, traversée par un schisme entre – pour résumer – les tenants d’un développement suivant un plan annoncé de longue date et ceux désirant avant tout l’arrêt de tout développement du protocole, quitte à faire passer ce plan par dessus bord.

Ce schisme aura abouti, lors du fork de novembre 2018, à la création d’une nouvelle cryptomonnaie, le Bitcoin Satoshi Vision (BSV), dont l’avenir est encore très incertain actuellement. Entre la réputation particulièrement sulfureuse de ses têtes publiques (dont Craig Wright qui est, depuis, parti en croisade contre une bonne partie de la « cryptosphère » en assignant les uns et les autres en justice pour des motifs grotesques), la centralisation du minage et le retrait du BSV de la plupart des places de marché (comme Kraken ou Binance), on voit mal cette cryptomonnaie s’inscrire sur la durée.

Du reste, on peut raisonnablement argumenter que ce schisme violent dans la communauté Bitcoin Cash aura sinon provoqué, au moins largement aidé à la dégringolade des cours de toutes les cryptos observée courant novembre, faisant passer le prix du Bitcoin sous la barre symbolique des 6000 dollars.

Parallèlement, si du côté de Bitcoin Cash, on a pu observer pas mal d’agitation, on ne peut que remarquer, a contrario, le calme un peu mou de la communauté Bitcoin : l’adoption du réseau Lightning, qui devait accroître notoirement la capacité de traitement du réseau Bitcoin, reste fort modeste et encore sujette à de nombreuses difficultés, tant techniques que pratiques, à tel point que, concrètement, les frais de transaction continuent d’augmenter sur le réseau Bitcoin à chaque poussée des cours (ils dépassent maintenant régulièrement les 2$ pour chaque transfert).

Du côté d’Ethereum, la mise à niveau Serenity est toujours dans les tuyaux. Elle doit amener un paquet d’améliorations sur le protocole lui permettant d’augmenter les capacités de traitement (par sharding) et d’offrir un système à preuve d’enjeu (protocole Casper) qui remplacerait la preuve de travail comme c’est le cas actuellement. La complexité de ces évolutions impose un temps important de maturation et il est possible que l’année 2019 ne suffira pas pour venir à bout de ces gros morceaux.

En parlant de plateformes de smart contracts, on notera les progrès importants de Tezos (cryptomonnaie introduite au courant de l’année 2017), qui font qu’on peut raisonnablement le positionner comme capable de concurrencer Ethereum.

Conclusion

On le voit : les mois écoulés ont encore une fois donné des sueurs froides à tous les intervenants, qu’ils soient ou non investis financièrement, en temps ou en énergie, par leurs idées, développements ou prises de positions sur les réseaux sociaux et autres forums. La volatilité des cours ajoute à cette impression de bouillonnement vigoureux qui caractérise les très jeunes marchés et les domaines naissants où rien n’est figé et où tout est possible.

Cependant, bien qu’il y ait encore des règlements de comptes, des comportements douteux, des arnaques et des piratages en tous genres, l’écosystème apprend de ses erreurs et les protocoles évoluent au gré des circonstances extérieures. Grâce à cette capacité d’adaptation, il y a fort à parier que les cryptomonnaies puissent bien, en fin de compte, venir perturber le système étatico-bancaire, dont le monopole s’étend de jour en jour.

Les prochaines années promettent quoi qu’il en soit d’intéressants développements.

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Notre-Dame du Pas De Charge

Par h16

Il y a un mois de cela, le toit de la cathédrale Notre-Dame de Paris s’envolait en fumée. Ce drame patrimonial au retentissement mondial avait alors déclenché un afflux de dons et l’assaut de politiciens volontaristes bien décidés à tout faire pour que l’édifice retrouve rapidement sinon son lustre d’antan, au moins une toiture digne de son rang.

vitraux de la rosace de notre dame de paris

Dans le paragraphe précédent, le mot de loin le plus important est « rapidement ». Car, comme je le prévoyais, le chantier qui n’a même pas encore commencé est déjà l’objet de toutes les convoitises et de tous les bricolages les plus éhontés.

Avec cette décontraction caractéristique de nos institutions qui montre une fois de plus de façon limpide à quel point la loi est écrite par ceux qui ne l’appliqueront jamais, s’en foutent et pètent dans la direction générale de ceux qui devront, eux, en subir le joug, le gouvernement et les députés se sont empressés de pousser leur petit texte législatif spécifique afin de bien encadrer cette belle rénovation.

En moins de trois semaines, le texte a été rédigé, lu et relu, discuté puis voté par le législateur qui ne s’est guère embarrassé de détails encombrants.

Pourtant, il y avait bien matière à tiquer : l’article 9, notamment, a occasionné quelques francs froncements de sourcil, des gens ont émis des avis discordants, des journalistes ont timidement reporté les remarques de certaines oppositions qui pouvaient, de loin, passer pour des protestations. Et puis c’est tout.

En effet, cet article habilite le gouvernement à prendre par ordonnance et dans un délai de deux ans toutes les dispositions relevant du domaine de la loi pour faciliter la réalisation des travaux de reconstruction de Notre-Dame dans les meilleurs délais. On ne peut pas dire que ce soit particulièrement restrictif, puisqu’à ce titre, l’État pourra par exemple déroger ou adapter les règles d’urbanisme, de protection de l’environnement, de voirie et de transports, celles-là même qui, si un individu ou une entreprise lambda venaient à les contourner, vaudraient aux impétrants les fers aux galères de la République (i.e. les visites musclées de toutes les engeances bureaucratiques de contrôle, de surveillance et de punition que le pays nourrit de son sang).

Mieux, ce même article autorise à déroger aussi aux règles de commande publique. Ce qui revient très concrètement à laisser toute latitude aux responsables du chantier de choisir ceux qu’ils veulent comme prestataires, indépendamment de toute mise en concurrence des appels d’offre par exemple.

On comprend évidemment que l’objectif de ces mesures est d’assouplir les tombereaux de règles en vigueur pour boucler le chantier dans les délais les plus serrés possibles, préférablement dans le cadre du « plan quinquennal » cher à nos énarques, Macron en tête. Que voulez-vous, il faut aller vite pour seoir aux bons vouloirs du Président qui veut ainsi marquer l’Histoire de France de son passage autrement qu’avec la trace jaune aux odeurs de pneu brûlé qu’il a pour le moment laissée.

Si l’on ajoute à cette vélocité frénétique du chantier l’effervescence législative qui aura vu la loi se concrétiser en quelques jours, on prouve ici que le temps législatif peut être très court lorsqu’il y a de la motivation.

Tout ceci était pour ainsi dire prévu dès le départ de l’incendie. Le résultat est déjà bel et bon, mais on est cependant en droit de se poser quelques questions.

En premier lieu, on peut se demander comment ces dispositions particulièrement arrangeantes nous garantiront que le chantier se déroulera de façon sereine.

En effet, si on peut tout à fait s’attendre à ce qu’un problème tel que la réfection de la cathédrale Notre-Dame sera vraisemblablement résolu correctement par un ensemble d’entreprises privées, s’ébattant dans un marché relativement libre paisiblement régulé par un État raisonnablement casse-couilles, on peut en revanche s’attendre à voir rapidement tourner au vinaigre la tentative de résolution du même problème par un ensemble d’entreprises semi-privées, cornaquées par un nuage de commissions, de comités et d’agences étatiques gourmandes dans un marché largement corrompu tabassé de régulations par un État devenu aussi fou qu’omniprésent.

Le relâchement des règles mis en place par cette nouvelle loi ad hoc n’inspire pas forcément la confiance : si certaines marges de manœuvre vont effectivement être heureusement regagnées, elles pourront l’être aussi pour aider les petits copains et les petits coquins dans un capitalisme de connivence dans lequel la République française est devenue maîtresse. Il serait même étonnant que l’enveloppe budgétaire ou temporelle soient miraculeusement respectées et il n’est pas idiot d’imaginer de nombreuses malversations, d’autant qu’il y a un gros milliard d’euro joufflu à la clef…

D’autre part, on est en droit de se demander pourquoi s’arrêter en si bon chemin : en effet, si on parvient à réparer un tel ouvrage d’art dans un temps si court moyennant une bordée d’articles législatifs, pourquoi ne pas appliquer la même recette à d’autres domaines qui pataugent cruellement dans l’enfer législativo-bureaucratique français ?

Pourquoi diable continuer à supporter l’engluement mortel de nos institutions et de nos administrations pour tous les autres bâtiments publics à construire ou à rénover ? Pourquoi continuerait-on, devant le succès de la « méthode Notre-Dame », à supporter le merdoiement intense des grands projets informatiques de l’État (des milliards d’euros sont déjà allés au drain notamment à cause des maquis de lois, règlements et autres décrets en vigueur un peu partout) ? Pourquoi ne pas appliquer cette même méthode à tant d’autres marchés qui ont prouvé, par le passé, être souples, adaptables et réactifs et qui, grâce à la vigueur législative sans frein de nos élites, sont maintenant des limaces amorphes, anémiques et mourantes ?

En fait, l’expérience Notre-Dame promet d’être intéressante : dans le meilleur des cas, elle prouvera que l’invraisemblable accumulation de lois a littéralement momifié le pays et ses forces vives. Dans le pire, elle donnera une excellente illustration de l’état catastrophique de la corruption du pays.

Voilà qui laissera de Macron un trace intéressante dans l’histoire législative du pays.

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Climats, vaccins, etc : de si beaux débats médiatiques !

Par h16

Dans un précédent billet, je notais, attristé, la propension des médias à toujours choisir, par défaut, l’angle le plus catastrophiste possibles pour présenter des informations. Si on comprend aisément que ces médias ne s’occupent plus du tout des trains qui arrivent à l’heure, force est de constater qu’ils essaient toujours de trouver les pire catastrophes ferroviaires à raconter… Quitte à les provoquer.

La semaine écoulée aura été, encore une fois, une excellente démonstration de cette tendance qui, si elle existe probablement depuis que les médias eux-mêmes existent, semble avoir pris une tournure démentielle – hystérique, même ? – ces dernières années.

Au règne de l’information, parfois mâtinée de propagande discrète des États lorsqu’ils avaient encore une solide mainmise sur sa diffusion, s’est substitué celui du « buzz », de la médiatisation à outrance qui n’a pas tardé à tourner aigre, aidé en cela par des réseaux sociaux amplifiant naturellement les clivages, cristallisant les opinions d’autant plus facilement qu’elles ne sont plus guère exprimées en détail mais résumées à de petites phrases cinglantes dont le but est d’être facilement diffusable sur les plateformes ad hoc.

Dans ce règne de l’émotion avant tout, le débat est devenu complètement impossible. Certes, le passé regorge de ces rixes de plateau où certains intervenants en venaient presqu’aux mains. Cependant, il subsistait par ailleurs de vastes espaces où le dialogue était possible, où les opinions des uns et des autres pouvaient être présentées en plus de 2 minutes chrono sans l’interruption aussi vitaminée que stupide de l’hôte journalistique/tête à claque au sourire pepsodent, où les développements intellectuels sous-jacents à ces opinions n’étaient pas résumés à une infographie baveuse où quelques petits smileys s’ébattent pour masquer l’indigence des propos.

De nos jours, si le propos dépasse trois phrases de cinq mots, si l’opinion n’est pas synthétisable en 200 caractères, hashtag #MonAvis compris, il n’est plus audible ou il sera coupé au montage. Il faut faire court, condensé, épuré jusqu’au squelette quitte à perdre une encombrante colonne vertébrale au passage.

Le bilan est évidemment navrant.

Il suffit de regarder les quelques minutes qu’ont duré l’échange récent entre Pascal Praud, ses invités et Claire Nouvian récemment pour s’en convaincre avec un facepalm. Ici, la position de certains intervenants, pas en ligne avec la doxa officielle « Il y a un réchauffement, c’est l’Homme qui le provoque, il faut intervenir », a suffisamment choqué (réponse émotionnelle) l’invitée pour que l’ensemble parte rapidement en sucette rhétorique.

gifa hystérique écolo

La suite, logique mais particulièrement agaçante, est à l’avenant : on assiste à présent à un déchaînement de propos haineux de la part de ceux qui prétendent pourtant œuvrer pour le bien de l’Humanité (et des générations futures). Pour eux, toute cette situation est intolérable tant elle les a choqués (restons sur le plan émotionnel). Compte-tenu de tout ce que l’on sait de façon sûre, certaine, et surtout indiscutable, il est justement impensable qu’on en ai discuté.

Dès lors, non seulement, il ne faut plus que l’opposition s’exprime (au besoin, on l’accusera de sexisme, on utilisera le mot de « négationnisme », lourdement connoté négativement, pour la faire taire), mais lorsqu’elle osera malgré tout ne pas se laisser faire, on l’attaquera par tous les moyens possibles. Par exemple, en pondant une pétition, là encore faisant appel à l’émotion.

Pour les médias, c’est une manne à laquelle il est impossible de résister : non seulement, il y a eu « clash » (des intervenants se sont traités de noms d’oiseau, miam !) mais en plus, il n’est plus question du débat de fond mais exclusivement d’émotion, d’outrage et de petits bras agités ! Chouette ! Il suffira ensuite de choisir un camp (c’est très facile pour certains, moins pour d’autres) et on pourra même rejouer le match par presse ou télé interposées. Cela fait vendre.

Le principal problème de tout ce cirque est qu’alors, les débat entre citoyens lambda, médiatisés par les journaux et les télévisions, sont avant tout polarisés par… les journaux et les télévisions eux-mêmes qui ont beau jeu de se présenter comme arbitre des bienséances (tantôt pro ou anti, selon le médias) alors qu’ils ont surtout été les instigateurs de ces tensions.

Ici, il ne s’agit pas de dire que les débats partent ainsi en empoignades parce que les médias sont trop heureux de récolter ensuite la tempête ainsi générée. C’est vrai, mais c’est un effet de bord d’un autre phénomène, beaucoup plus insidieux : ce sont les médias qui ont posé les termes du débat. Ce sont eux qui ont polarisé les opinions. Ce sont eux qui ont caricaturé à souhait les uns et les autres, trop souvent en choisissant au passage un camp (présenté comme celui du Bien, du Bon, du Socialement et Politiquement correct).

Or, avec cette polarisation, non seulement ces médias ont tué les vrais débats et l’expression sereine d’opinions divergentes que, pourtant, nous avons tous un besoin impérieux d’entendre et de connaître, pour nous forger notre propre opinion, mais en plus ces médias ont-ils, sans bien s’en rendre compte, organisé les prochaines catastrophes sociales, économiques ou autres que nous devrons subir, les politiciens leur emboîtant le pas avec la démagogie la plus crasse qui les caractérise de nos jours.

Pour illustrer mon propos, je prendrais le cas maintenant caricatural de Cash Investigation, cette consternante émission d’Élise Lucet, devenue l’égérie de tout ce que le pays contient de gauchistes les plus intellectuellement ravagés. On la découvre par exemple s’interrogeant sur l’ampleur des nouvelles épidémies de rougeole, maladie très infectieuse dont on connaît pourtant le mode de propagation et dont on sait largement se vacciner depuis des années… Pourtant, c’est la même Lucet et son équipe qui, il y a presque un an, nous avaient fait profiter, avec leur habituel aplomb, de leur fine enquête sur les laboratoires pharmaceutiques justement pourvoyeurs de ces vaccins en mettant en lumière toutes les abominations dont ils se rendaient coupables, au détriment évident de notre santé. N’y voyez aucun lien, malheureux ! La baisse de la couverture vaccinale française est un pur hasard, c’est évident !

À ce train, on attend avec effroi le moment où on va découvrir différents problèmes de production (pénuries, risques sanitaires – par exemple, celui lié au datura) après la disparition complète du glyphosate, « courageusement » dénoncé dans les « enquêtes » d’Élise et sa fine troupe de Tintins intrépides, ou, pour en revenir aux hystéries climatiques, lorsqu’on découvrira une mortalité trop importante de certaines populations, incapables de se chauffer suite aux hausses stratosphériques de prix de l’énergie, copieusement tabassée de taxe environnementales mises en place grâce aux appels larmoyants des sauveurs du genre humain…

Ces méthodes discutables prouvent ici leur efficacité pour à la fois créer un débat animé (pour le dire gentiment), puis pour déclencher ensuite des effets pervers qui tomberont à point nommé pour alimenter d’autres chroniques avec un cynisme difficilement camouflable.

débat

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[Redite] Une grosse louche de mobilité inclusive

Par h16

Article initialement paru le 30.05.2018

En France, si vous laissez suffisamment de temps s’écouler, tout problème se traduit inévitablement par une taxe et une loi.

Il y a un an et comme vous pourrez le relire dans le billet ci-dessous, le discours ambiant voyait se développer de nouveaux concepts à commencer par celui de la mobilité inclusive, énième glaire molle produite par une élite totalement dépassée par les problèmes économiques palpables et bien définis qu’elle est incapable de résoudre avec ses outils intellectuels d’un lointain passé collectiviste.

Depuis, la glaire s’est solidifiée et, de trottinettes agressives en pistes cyclables grotesquement dans les voies de bus, l’idée a fait son chemin d’une mobilité inclusive obligatoire et minutieusement règlementée et répartie égalitairement par habitants, à tel point qu’on envisage maintenant, avec décontraction, d’imposer une prime pour ces déplacements vitaminés, alternatifs et suffisamment dangereux pour, à terme, se débarrasser des problèmes de retraites…

Nos élites sont dépassées, mais ne manquent décidément pas d’imagination dans leur compulsion taxatoire.

J’ai évoqué le sujet dans un précédent article sur les taxis en zones rurales : l’État et nos frétillants élus à sa charge se penchent actuellement sur « les mobilités », terme vague recouvrant toutes les problématiques posées par les infrastructures routières, ferroviaires, les accès à celles-ci et, bien sûr, la non-réforme de la SNCF. Et alors que s’approche le moment où il va bien falloir voter cette loi et toute l’avalanche de sucreries qu’elle apporte, la presse nous offre un petit aperçu de ce qui nous attend. Au coin du bois. Avec un gourdin.

C’est ainsi qu’on découvre, grâce à un sondage d’une pertinence stupéfiante, que cette mobilité est une composante indispensable à la qualité de vie des Français : oui, pour ces derniers, le fait de ne pas pouvoir bouger ou de se retrouver coincés au milieu de nulle part sans pouvoir en sortir constitue – et c’est une vraie surprise – un amoindrissement regrettable de leur qualité de vie. Mieux encore, on découvre que certains Français ont des difficultés à se mouvoir, soit qu’ils sont handicapés, soit qu’ils ne sont pas assez riches pour se payer le moyen de transport idoine.

De l’argent, du temps et des moyens ont été mobilisés pour cette conclusion. Fichtre.

L’étonnement ne s’arrête pas là lorsqu’on apprend ensuite que ce sondage a été commandé par le « Laboratoire de la mobilité inclusive », bidulotron émanant de l’accouplement quelque peu incestueux de grandes sociétés comme Total, de petites startups subventionnées comme Wimoov (le nom, navrant, n’a pas été changé), des associations caritatives et, bien évidemment, des agences et ministères d’État. Le sujet est d’importance, vous dit-on. Il fallait donc bien ça.

L’émerveillement qui s’empare du lecteur découvrant ce truc-machin financé on ne sait pas trop comment ne s’arrêtera pas là puisqu’après ces découvertes palpitantes, il lui faudra comprendre ce qu’est cette « mobilité inclusive » promue avec une telle humidité par ce « laboratoire » et une presse commodément acquise à ce sujet ; et là, notre lecteur sera bien en peine de trouver une définition précise puisqu’ici joue à plein l’effet chaleureux de termes douillets, d’images colorés, de textes presqu’agressivement niais et des concepts flous, mous et englobants comme le serait un caramel mou de 800 tonnes dégoulinant sur lui.

S’il parvient à s’extirper de cette gangue sucrée, il pourra aussi aller voir le « Programme des 5èmes Rencontres de la Mobilité Inclusive » qui s’est tenu à la Cité Internationale Universitaire de Paris ce mardi et qui ont offert l’occasion de découvrir comment on peut cramer une journée à profiter d’un « Cocktail déjeunatoire » pour parler de « mondes en transitions » et d’autres frétillances mobiles et inclusives… Pour peu qu’on ne se retrouve pas coincé dans une grève SNCF.

C’est ballot, mais la SNCF (qui a eu le bon goût de ne pas être membre de ce « laboratoire ») n’est pas très inclusive actuellement question mobilité, ce qui donne un aspect franchement cocasse au programme proposé qui se doit de fournir des alternatives à base de bus, de voitures et de tous ces moyens de transport pas forcément inclusifs (pleins de prout au diesel mais opérationnels, eux).

L’idée de toute cette mousse numérique semble de faire passer l’idée qu’il existe un réel problème sur le territoire français : tout le monde n’est pas en mesure de se déplacer comme il le veut, quand il le veut. Oui, vous l’avez compris, il s’agit bel et bien pour nos « laboratoire » de pousser une idée simple, révolutionnaire et pourtant absolument indispensable à tous : le droit à la mobilité.

Vous n’y aviez pas pensé ? Qu’à cela ne tienne : les principaux membres de ce collectif ont entrepris d’y penser pour vous. Le reste du monde, hors de cet Hexagone rassurant et si bien tenu, s’en passe très bien jusqu’à présent ? Il a tort, et le « laboratoire » se chargera de le leur montrer.

Pour cela, il s’est fendu d’une tribune dans Le Monde qu’il aurait été difficile de passer sous silence tant l’ampleur du douloureux problème y est décrite avec une précision toute chirurgicale : on apprend ainsi qu’« une personne en insertion sur deux a déjà refusé un travail ou une formation pour des problématiques de mobilité ».

Cette « problématique de mobilité » est un vrai souci puisqu’elle couvre probablement autant l’absence de mélange deux-temps dans le solex que l’impossibilité d’obtenir un prêt pour acheter une voiture (ou un tracteur, après tout, soyons inclusifs) en passant aussi par les sommes mobilisées pour un abonnement TER ou RATP qui se traduira par un service minimal, d’une ponctualité approximative et la surprise plurimensuelle d’une grève ou d’un incident de voirie empêchant tout déplacement.

Dès lors, on comprend que la sphère publique soit mobilisée dès les premiers mots de la tribune, les premiers euros des frais de fonctionnement du « laboratoire » et dès les premiers articles de la loi en cours de préparation. Pour cela, on fera assaut de paragraphes où, dans un tourbillon de vide intersidéral à la crème veloutée de concepts creux, on poussera un « droit à la mobilité » qui permettra à tout le monde de réclamer qui une ligne de chemin de fer, qui un taxi à pas cher, qui un job pas trop loin ou des magasins à portée de trottinette nucléaire électrique.

Ainsi, pour nos laborantins mobiles et inclusifs, le droit à la mobilité permet – je paraphrase à peine – d’engager « une réorientation fondamentale de la politique de transport » en s’extrayant de « l’obsession de l’infrastructure » (comme, par exemple, cette compulsion morbide à produire de la LGV un peu partout à grands frais ?) pour se concentrer sur les besoins de l’usager qu’on n’aura surtout pas l’audace, cependant, de renommer « client » parce que faut pas pousser tout de même. Ce nouveau droit éco-conscient et légèrement duveteux permettra à chacun « d’effectuer tous ses déplacements nécessaires, par tout moyen, et de manière intermodale » : youpi, le road-trip sur Mars sera bientôt à la portée des Français !

Et comment parvient-on à ce résultat ? Trop fastoche, puisqu’il suffit que l’individu soit « placé au centre de la législation et des politiques de mobilité », entre la fiscalité compréhensive, la sécurité vigilante et la discrimination positive et rafraîchissante, je présume.

Il faut le lire pour le croire, mais c’est pourtant bel et bien réel : des moyens, du temps, de l’argent, des énergies (considérables) sont donc actuellement consacrés à faire en sorte que les gens puissent se déplacer comme ils le veulent, et tout cela semble absolument devoir se placer sous la responsabilité d’un « service public de la mobilité inclusive » (oui, oui, vous avez bien lu).

Alors que, partout dans le monde, le marché libre est mis directement à contribution pour trouver, tous les jours, des réponses pratiques et peu chères à ces problèmes de mobilités – doit-on rappeler l’aventure d’Uber et son impact sur les VTC et les taxis ? Doit-on vraiment épiloguer sur le résultat en terme de prix de l’ouverture à la concurrence des marchés de l’aérien ? – une partie de la France semble avoir opté pour l’autre solution possible à base d’argent public, de lois, de contraintes, d’encadrements aussi précis que les définitions du « laboratoire ».

La loi n’est encore ni publiée, ni votée qu’on sent déjà le fumet délicat de l’interventionnisme tous azimuts, des projets à la con financés par l’ouverture de nouveaux sprinklers à pognon public et de l’avalanche de contraintes et d’encadrements qui vont suivre.

Aaah, tout ce libéralisme, toute cette liberté, quel bonheur !

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Extinction de masse ? On va encore (encore !) tous mourir !

Par h16

Si le réchau changement climatique n’a pas réussi à déclencher plus d’événements météos destructeurs, il n’en va pas de même avec les tempêtes journalistiques qui se font chaque année de plus en plus violentes et agressives.

Ces derniers jours, un véritable ouragan de force 5 s’est abattu sur les médias grâce à une énième publication onusienne tombée à point nommé pour relancer une louchée de folie dans un monde qui n’en manquait pourtant pas.

Pour cette brochette d’experts (dans lesquels on retrouve – coïncidence ? Je ne crois pas – d’inaltérables écologistes de la première heure comme Ehrlich, le spécialiste des paris ratés), il n’y a plus aucun doute à avoir : non seulement, l’humain détraque le climat et pas seulement avec ses satellites, m’ame Ginette, mais encore en plus, il bousille le règne animal et végétal à un rythme si soutenu qu’on a bien du mal à en mesurer toute l’ampleur. Il va aussi de soi que cette compulsion à la destruction rabique de tout ce qui l’entoure le mène à la ruine et à une mort atroce, pleine de misères et de souffrances.

Voyez plutôt : selon eux, la biodiversité (terme mal défini) est lourdement menacée. On observerait ainsi que 75% de l’environnement terrestre et 40% de l’environnement marin présentent des « signes importants de dégradation », avec au bilan entre 500.000 et un million d’espèces, sur les quelque huit millions estimées sur la planète, seraient menacées d’extinction. Voilà : plus de 12% des espèces vont disparaitre à cause des humains, c’est dit.

Heureusement, il y a des solutions que les experts s’empressent de ne surtout pas détailler. Ce sera le travail des politiciens qui, surprise, sauront trouver les interdictions, les privations de libertés et les taxations indispensables pour remettre l’Humanité sur le droit chemin.

Bien évidemment, il importera peu que la titraille journalistique résultante se vautre dans la panique la moins contrôlée puisque c’est justement le but. Le recul nécessaire n’a été pris par personne, qui aurait permis de noter que les chiffres avancés sont, tous, entachés de très grandes incertitudes (pour le dire gentiment). Peu importe que certaines études estimeraient à plus de 1000 milliards le nombre d’espèces différentes, que la même presse diviserait avec décontraction cette information par un facteur 1000, ou qu’elle n’en trouverait finalement que 8,7 millions, avec la même désinvolture dans d’autres rapports. Peu importe le peu de sérieux des études qui rapportent les disparitions en question puisque le but est, je le redis, de tétaniser tout raisonnement par la peur.

La prudence inciterait donc à conserver numérateur et dénominateur de cette terrible proportion comme inconnus. Ce qui ne ferait pas vendre de papier, ne déclencherait aucune panique, et n’aboutirait à aucun levier actionnable politiquement pour tabasser les Occidentaux de taxes diverses afin de les déculpabiliser de vivre dans une opulence insolente avec un impact environnemental de moins en moins fort.

Les vannes du n’importe quoi alarmiste sont donc ouvertes en grand, et devant le flot ininterrompu d’âneries pseudo-scientifiques, il devient véritablement impossible de poser les débats, réfléchir à tête reposée et regarder froidement les faibles données qu’en réalité, nous peinons à rassembler dans un monde en constante évolution.

Ainsi, l’hystérie sur la biodiversité a suivi avec entrain la rage climato-religieuse des dernières semaines qui virent moult défilés d’adolescents à peine pubères cornaqués par des ONG instrumentalisant une autiste. À peine passée dans le champ médiatique, la voilà enchaînée à une nouvelle bordée d’inepties, cette fois-ci sur le « jour du dépassement de la Terre », calcul grotesque dont aucun des tenants et des aboutissants ne tient debout, mais qu’on va relayer, années après années, pour faire mousser ce concept creux.

Cet emballement n’est pas un hasard. Ce qu’on pourrait croire être un chaos médiatique et une avalanche désordonnée de nouvelles toutes plus catastrophiques les unes que les autres obéit en réalité à un véritable objectif clair et bien compris.

À chaque période d’une vingtaine d’années, il faut trouver sa catastrophe pour mobiliser les foules. Dans les années 70, le choc pétrolier fut une occasion en or pour introduire l’idée que nous allions nous retrouver sans énergie quelques décennies plus tard. Le bide fut total 30 ans plus tard, mais plus personne ne s’occupait de ces prévisions idiotes qui avaient été remplacées, entre temps, par un trou dans la couche d’ozone fort commode. Ce dernier, aussi fuyant que peu pratique à étudier, fut bien vite remplacé par un réchauffement climatique qui eu le bon goût de voir quelques températures augmenter un peu (on parle de moins d’un degré en plus de cent ans), pour, zut alors, stagner ensuite.

Ce dernier dogme de l’urgence climatique commençant à se fissurer devant des températures plus maussades, des catastrophes climatiques banalement ni plus ni moins fréquentes, « l’effondrement de la biodiversité » est maintenant poussé pour le remplacer discrètement avec, toujours, le même discours : si on ne fait rien, dans (insérer ici un nombre d’années raisonnablement élevé mais pas trop pour conserver un caractère d’urgence) années, on sera tous morts.

Et ça marche !

Les riches occidentaux, à la fois par culture d’un péché originel dont il faut tous les jours se repentir, et à la fois par culpabilité d’avoir su se sortir de la misère alors qu’une proportion (pourtant décroissante) de la population y barbote encore, a décidé de se flageller pour retrouver une bonne conscience, le ventre plein et la vie plus facile ne pouvant surtout pas être à ce point bon marché !

Comme un bon politicien offre à la masse ce qu’elle réclame, comme elle réclame actuellement de la culpabilité et de l’auto-flagellation et comme – ultime bonus – cette culpabilité peut se monnayer et cette auto-flagellation peut rapporter gros, il était inévitable que toute une coterie d’individus peu recommandables se jetteraient sur le créneau avec avidité.

Le communisme et le socialisme d’état ayant échoué misérablement, la sociale-démocratie ployant pitoyablement sous le poids de ses dettes et de ses incohérences, il ne reste plus qu’une soumission totale mais consentie au travers de la peur, ancestrale, d’un cataclysme planétaire que seule une poignée d’élus seront capables d’éviter.

Non, le déchaînement médiatique écolo-conscient de ces derniers jours ne doit rien au hasard : des élections approchent et l’écologie a bénéficié d’une tribune absolument inégalable depuis plusieurs semaines, qui a permis de complètement noyer tout autre sujet, tout autre débat (économique, sociétal) pour ne plus laisser qu’un seul cri : « pitié, taxez-nous pour sauver le Monde ! »

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Moins de biodiversité dans nos supermarchés ?

Par h16

Émoi et allégresse dans la bobosphère française : on apprend par voie officielle que les supermarchés Carrefour vont se concentrer sur produits français en ne proposant plus dans ses étals que des fruits et des légumes de saison !

Comme l’explique une presse déjà vibrante d’admiration pour la démarche entreprise, l’enseigne s’engage d’ici 2020 à proposer 95% de produits récoltés en France en misant sur les produits de saison, quitte à relancer certaines productions locales.

En pratique, on comprend bien que la chaîne de supermarchés veut se recentrer sur l’alimentaire : âprement concurrencée par internet, elle est actuellement dans une phase économique particulièrement délicate et va devoir supprimer plusieurs milliers d’emplois. Il faut se rendre à l’évidence : il n’y a plus guère besoin d’aller en magasin pour acheter du matériel électroménager, technologique, d’ameublement ou, de façon générale, tout ce qui n’est pas alimentaire. Non seulement, internet permet d’obtenir ces produits à bon prix, mais en plus sont-ils livrés directement chez soi, ce que les enseignes de grandes surfaces traditionnelles ont bien tenté de faire avec un succès mitigé.

Retourner sur le créneau alimentaire constitue donc une mesure logique dans le monde actuel. En revanche, on peut s’interroger sur la pertinence de l’enseigne à vouloir ainsi se concentrer sur le « tout Français » et sur le retour forcené à des fruits et des légumes de saison.

Dans un premier temps, on pourrait y voir une volonté louable de suivre sa clientèle : celle-ci semblant déclarer fièrement ne pas vouloir de fruits ou de légumes qui auraient voyagé depuis l’autre bout de la Terre, cette clientèle réclamant même des produits exclusivement locaux « pour aider nos agriculteurs et nos artisans du terroir », s’adapter à cette demande semble une excellente idée.

Il reste cependant difficile d’écarter complètement une volonté malheureusement déplacée de faire du pur « virtue signaling », c’est-à-dire un affichage vertuel dans lequel il s’agit surtout de communiquer au maximum sur ses vertus réelles et supposées (s’affranchissant ainsi de l’une d’elles, l’humilité), sans comprendre que les efforts entrepris auront plusieurs effets de bords négatifs.

Tout d’abord, cette réduction claire de l’offre et cette relocalisation des produits va inévitablement augmenter les prix, au moins au début (et probablement ensuite aussi, si l’on s’en tient aux coûts de production actuels dans l’Hexagone). Tous les fruits et les légumes ne sont pas substituables les uns pour les autres et on peut douter d’un franc enthousiasme à remplacer les fraises d’Espagne par les topinambours, même locaux, même de saison.

Cette hausse des prix et cette baisse de l’offre pourra probablement être absorbée par une frange de la population dans laquelle on trouvera les classes moyennes et supérieures ainsi que les retraités (dont le niveau de vie moyen est supérieur au reste de la population) ; reste à savoir si cette hausse compensera le départ des classes moyennes et modestes vers les autres commerces qui n’auront pas les mêmes scrupules à placer de la poire sud-américaine en rayon en novembre.

En outre, on peut aussi s’interroger sur la pertinence de réduire la variété dans les choix alimentaires ce qui, historiquement, s’est régulièrement traduit par des régimes moins variés et moins aptes à assurer une bonne santé. Là encore, on se doute que le scorbut ne menace pas vraiment les populations concernées, mais la tendance générale semble déjà bien présente qui consiste à vouloir à tout prix calibrer les consommateurs plutôt que les produits, comme si, devant l’échec des politiques agricoles de planification complète des productions, on avait subtilement orienté la planification des choix des individus.

Et puis on ne pourra s’empêcher de noter que pour tous ces gens qui ont le cœur sur la main, il semble quelque peu étonnant de mépriser soudainement la fraise sud-américaine, au motif qu’elle pousserait tout plein de CO2 (forcément méchant) dans l’atmosphère. On oublie ainsi le fait qu’elle fait vivre un producteur ainsi qu’un transporteur puis un distributeur de fruits et légumes : si ces fats nous proposent un service aussi agressif à la bonne santé des petites plantes et des petits animaux, c’est parce qu’ils sont encore trop stupides pour comprendre que, dans dix-huit générations, ils seront peut-être fort marris d’avoir gaspillé tout cet air et généré toute cette pollution. Certes, ils n’atteindront même pas la troisième génération s’ils ne mangent pas à leur faim, tout de suite, mais là n’est pas la question ! Il faut penser aux petites plantes et aux petits animaux, oublier les autres êtres humains et prendre plutôt des topinambours à la chantilly.

Bref : pour le moment, on se contentera d’observer ce qui est une intéressante expérience de marché libre. Les consommateurs trancheront et donneront une bonne idée de leur volonté d’accompagner ce changement ou non.

Cependant, la démarche qui consiste à culpabiliser les consommateurs (sous couvert d’écologie) et qui vise à modifier leurs comportements n’est pas nouvelle, et elle a même tendance à s’accélérer, s’inscrire confortablement dans les esprits (on pourra d’ailleurs relire un précédent billet, vieux de 13 ans, pour mesurer le chemin parcouru) et passer gentiment du mode « proposition » au mode « imposition ».

J’en veux pour preuve ce qui se passe de nos jours de façon de plus en plus fréquente lorsque des militants (végans ici) s’arrogent le droit de détruire les productions et le travail de certains sur la base de leurs convictions quasi-religieuses. Il suffit de voir le déluge permanent (et grotesque) d’informations catastrophistes visant à nous faire culpabiliser d’absolument tous les aspects de notre mode de vie pour comprendre que l’idée de Carrefour n’est qu’une étape de plus vers un contrôle de plus en plus poussé de notre alimentation, pour des raisons purement idéologiques. Magie de l’idéologie ainsi implantée : il n’y a même plus besoin de coercition affichée, le grégarisme des foules, la pression sociale et une information subtilement orientée suffisent.

Du reste, si l’on pousse le raisonnement à son terme, revenus dans une France « auto-suffisante » sur le plan de son agriculture et moyennant quelques efforts supplémentaires pour se débarrasser enfin des vilains bienfaits de la mondialisation, on pourra aussi envisager des coupures volontaires d’électricité (pour sauver Gaïa), le remplacement des méchantes voitures (individuelles donc égoïstes) par des solex (évidemment électriques) et des voiturettes de golf, en passant par une alimentation au volume millimétriquement mesuré.

Organisant ainsi son propre repli sur elle-même, la France des années 2020 risque de ressembler beaucoup à celle de 1950 ou, pire, à la RDA des années 80…

Et maintenant, un plan « permis de conduire »

Par h16

Mai 2019 : le pays somnole. La croissance affiche un chiffre rikiki. Les faillites d’entreprises augmentent. L’État semble s’ankyloser doucement dans son renoncement à toute réforme de fond et continue avec la même indolence à dépenser bien plus qu’il ne gagne sous les applaudissements de la majorité des assujettis fiscaux qui croient, dur comme fer, que ce sont « les autres » qui paient pour ces frasques inutiles…

Devant ce constat, le gouvernement d’Edouard Philippe a décidé de prendre le taureau par les cornes et, droit dans la tempête et les yeux rivés sur l’horizon dont on sait qu’il s’éclaircira forcément, a déclaré de puissantes mesures pour … faire baisser de 30% de prix du permis de conduire.

Après le plan vélo (indispensable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan chaudières (impérieux pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le plan petit-déjeuner (incontournable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), le pan cabines de douches (inévitable pour lutter contre le chômage, l’insécurité, le terrorisme et la pauvreté), il était plus que temps de lancer un plan permis de conduire abordable.

Il est vrai qu’en France, le permis de conduire est plus qu’un besoin, c’est une véritable industrie à la fois du côté administratif (rappelez-vous des fortunes judicieusement investies par l’Etat pour moderniser cet aspect, avec le lancement de Faeton pour plus de 40 millions d’euros… tous cramés pour rien) et du côté de l’artisanat de la conduite où de nombreuses auto-écoles se portent volontaires moyennant finance pour aider toute une population à saisir l’opportunité d’enfin conduire ces belles réalisations techniques automobiles, dont certaines sont françaises – cocoricaut les coeurs ! – et pas du tout sabotées par l’avalanche de normes, de lois, de répressions et d’interdictions qu’on déverse sur le secteur automobile dans le même temps.

Or donc, grâce à une batterie de mesures aussi efficaces que bien étudiées, le permis de conduire va enfin devenir abordable ! Il n’est qu’à voir toute la pertinence du rapport parlementaire à ce sujet (et lisible consultable ici) pour déceler les efforts olympiques qui furent déployés pour aboutir aux propositions avancées : « continuum éducatif », « code des mobilités », « fluidifier le parcours d’acquisition du permis de conduire », « transformer le candidat en pivot du système d’éducation au code des mobilités », rien qu’à lire les titres de sections et de chapitres, on sent pulser toute l’énarchie et le pipotron administrativo-branquignolesque que nos élus déploient à chaque fois qu’il s’agit de noyer le canard dans un bain d’acide.

On propose ainsi de favoriser l’inscription en ligne, le passage du permis sur boîtes automatiques, d’anticiper le passage en autorisant l’épreuve dès 17 ans (parce qu’à 18 ans et plus, on est plus pauvre qu’à 17, sans doute) ou de permettre l’examen du code gratuitement pour ceux qui font leur service universel, toutes mesures qui, tout bien considéré, permettront de faire baisser le coût total dans des proportions vagues et difficilement calculables même au doigt mouillé, avec le nez et vu de loin.

Cette tempête de pertinence est quelque peu modérée par les auto-écoles, qui concentrent l’essentiel des postes de coûts pour la formation au permis de conduire, et qui ont bien sûr été interrogées sur la question. Bizarrement, elles mettent en avant des solutions qui n’ont absolument rien à voir avec les propositions parlementaires ou gouvernementales : selon elles, le coût du permis semble surtout lié aux charges payées par les auto-écoles, essentiellement sur le personnel – vraiment, la surprise est totale ! – et proposent surtout une baisse de la TVA (de 20% à 5.5% par exemple).

On se demande au passage qui ponctionne tant ces écoles (au travers de la TVA et des charges sociales) et s’il ne serait pas possible de mettre ce ponctionnaire zélé en rapport avec ce gouvernement plein de courage et d’idées pour diminuer les coûts…

En outre, l’apprentissage du code est d’autant plus long et complexe que les règles routières le sont. D’ailleurs, à bien y regarder, on n’apprend plus seulement à conduire mais à « éco-conduire », c’est-à-dire qu’en plus d’avoir les yeux rivés sur le compteur de vitesse pour éviter de se faire flasher puis méticuleusement pruner, on devrait en toute logique et selon les dernières directives, ainsi que la nouvelle fournée de « diapositives permis de conduire », conserver un régime moteur totalement idoine, c’est-à-dire sans surrégime – qui signifie consommation accrue et dépenses inconsidérées d’énergie non renouvelable – ni sous-régime, ennemi de l’air pur et des asthmatiques. Le regard du conducteur moderne, oscillant entre le compte-tours et le tachymètre, n’est plus qu’occasionnellement sur la route qui n’est de toute façon plus guère entretenue et dont, il faut bien le dire, l’ensemble des politiciens se contrefout en riant.

Mais alors, n’y aurait-il pas un lien entre ceux qui nous ont pondu avec un tel entrain ce monceau de règles et ce code trop dodu et ceux qui ponctionnent comme des fous ? Le lien serait-il extensible avec ceux qui entendent abaisser le coût du permis ?

L’apprentissage sur simulateur, proposition officielle, pourra-t-il réellement concurrencer les offres en ligne et offrir un avenir plus serein aux auto-écoles ? Ce simulateur sera-t-il agréé par l’État, avec tout ce que cela suppose de finesse d’analyse et de réussite logicielle auxquelles il nous a par ailleurs largement habitués ? Autant de questions palpitantes qui ne seront pas abordées parce que le Plan Permis de Conduire Pas Cher est déjà joliment bouclé et qu’on roule à l’évidence vers de nouvelles vallées de miel et de lait, en voiture électrique (et non diesel) limitée à 50 km/h et donc sans permis…

De la même façon, on ne cherchera pas à savoir comment font les autres pays, dont un paquet affiche des coûts de permis bien inférieurs (on pourra relire l’exemple du Canada, de celui des États-Unis ou des pays européens) sans pour autant utiliser les niaiseries vitaminées proposées par le gouvernement français…

Décidément, ce plan se présente sous les meilleurs auspices. Il me tarde de voir le prochain plan. Portera-t-il sur le vestimentaire (des tickets pour toujours rester à la mode ?), l’alimentaire (le bio et l’équitable à portée des nécessiteux ?) ou l’hygiène (un plan quinquennal de production de papier hygiénique carbone-neutre) ? Le suspense est terrible !

[Redite] Le syndicalisme est-il soluble dans le macronisme ?

Par h16

Article initialement paru le 02.05.2018

Un an de cela, je faisais un petit bilan d’un premier mai particulièrement médiocre où les syndicats défilaient sans ordre, leurs borborygmes mêlés d’odeurs charcutières traditionnelles à ces mouvements ne parvenant pas à devenir audibles et compréhensibles. Je notais que « la convergence des luttes » était encore un ratage aussi rigolo que peu mémorable… Et après un an de présidence Macron, je me réjouissais de la tendance à la dissolution des syndicats dans leur propre nullité en émettant des doutes sur la capacité du petit président à trouver le moindre courage pour lancer des réformes quelconques dans le pays.

Mon précédent billet sur le 1er mai 2019 en confirme chacun des grands points : la «  »convergence patine heureusement toujours avec un brio indéniable, les syndicats sont toujours aussi dispersés, et encore un peu plus insignifiants. Malheureusement, il se confirme aussi le constat d’il y a un an : les réformes de fond ne sont toujours pas là.

Avec les partis traditionnels, la Macronie a bel et bien dissout les syndicats mais n’a toujours cristallisé aucun courage, aucune réforme : les dépenses publiques explosent, avec les impôts… Ce pays est décidément foutu.

♩ Joli, joli mois de mai, ♬ il faut être content ♩ car c’est la fête du printemps ♬, tralalilalère et ne pas oublier entre deux galères ♫ que c’est toujours la grève à la SNCF… Ou presque.

Le premier mai vient de passer et avec lui, les indéboulonnables défilés de syndicalistes et autres partis politiques plus ou moins vivants. Cependant, cette année aura été l’occasion d’une petite surprise.

Ici, je ne parle pas de l’absence renouvelée de cette convergence des luttes qui n’a existé que dans les rêves humides des collectivistes les plus aveugles : les luttes intersectionnelles antidiscriminatoires contre le sexisme et les phobies générationnelles, ça va deux minutes mais ça ne permet vraiment pas de déterminer sereinement qui va s’occuper des banderoles, des pancartes, des stands capitalistes de t-shirts floqués d’un Guevera romantique, de la buvette ou des grillades véganes inclusives de merguez à base de tofu.

Non, ici, je veux évoquer le constat dressé par une presse aussi unanime que lorsqu’il s’est agi de parler du dentifrice aux croquettes du couple Macron (aux goûts décidément bizarres) : très clairement, les traditionnelles manifestations de ce 1er mai 2018 ne furent pas aussi imposantes qu’on aurait pu s’y attendre après un mois de grève perlée à la SNCF.

À tel point que les commentateurs en ont été réduits à noter la divergence des luttes, pendant que Jean-Luc Mélenchon postulait une « jonction des forces » partout où on pouvait l’entendre. Manifestement, le quinoa, mal nettoyé, ne provoque pas seulement des troubles intestinaux.

Et plus qu’une divergence, c’est bel et bien la faiblesse de la mobilisation qui ressort de ces défilés qui motivent de moins en moins de monde. Même pour les organes officiels du Peupledegoche comme Libération, il devient compliqué de cacher les rangs clairsemés des manifestants et on oscille entre une titraille hardie à plusieurs milliers de manifestants et un corps d’article à quelques centaines tout en devant concéder des chiffres policiers autour de 4.200 pendant que le parti de Jean-Luc en annonce crânement six fois plus.

Du reste, au sein même des syndicats, on sent des dissensions comme par exemple à FO, entre les réformistes et les inoxydables « trotsko-anarchistes », ce qui n’aide évidemment pas à former des rangs serrés lorsqu’il s’agit de faire des démonstrations musclées pour réclamer de nouveaux avantages ici ou là.

… Si l’on ajoute ces problèmes internes aux problèmes externes, plus importants, que subissent ces syndicats, on comprend que la tendance générale n’est pas au renforcement de ces organisations de désorganisation du travail en France.

Eh oui : entre les réseaux sociaux qui permettent aux Français d’exprimer leur ras-le-bol des blocages et autres scléroses mortifères que le pays subit, la présence de nombreux ponts dans ce mois d’avril et de mai qui ont été copieusement sabotés par les mouvements d’humeur d’une certaine catégorie de personnels ni volant ni roulant, et la difficile addition des jours de congés concomitants aux jours de grève qui ne seront pas payés, tout ceci finit par peser quelque peu négativement sur le moral de ceux qui avaient choisi de ne pas travailler.

Petit-à-petit, la grève s’essouffle. N’ayant jamais eu le soutien populaire et ne bénéficiant guère d’une propagande favorable des médias, le trafic ferroviaire semble retrouver des couleurs au point de recommencer à lire des titres comme « trafic quasi-normal » (ce qui, en France, se traduit par un retour aux pannes habituelles, des trains normalement annulés et des retards largement dans les clous). Côté Air France, ce sont les syndicats de la compagnie-sœur, KLM, qui commencent à montrer les crocs ce qui donne une bonne idée du niveau d’agacement qui règne à ce sujet.

Bref, il semble bien que la donne ait changé : peut-être le pays pourrait ne plus être à la solde des syndicalistes !

Oh, bien sûr, ne nous avançons pas trop : on ne sait vraiment pas ce que vont donner les prochains mouvements syndicaux, ni la suite de la grève perlée que continuent d’organiser les phalanges de grille-merguez enragés de la SNCF. Tout juste peut-on espérer que perdurera la tendance actuelle, qui marque réellement un affaiblissement sensible des paléo-collectivistes et anarcho-syndicalistes obstinément coincés dans un autre siècle. Ceci serait une excellente nouvelle pour un pays qui n’a toujours pas compris que le marxisme est une ruine de l’âme et du portefeuille, que le communisme n’a jamais réussi à produire autre chose que du sang et des larmes dans des quantités affolantes et que nos syndicats n’ont jamais réussi à dépasser l’une et l’autre idéologies.

Et si cela devait se confirmer, on devrait alors accorder à Macron d’avoir pu sinon dissoudre au moins rendre soluble dans la République le syndicalisme complètement calcifié dont nous avons hérité depuis mai 1968, justement.

Cependant, avant d’accorder ce point mémorable à l’actuel président, il lui faudra pour réformer durablement le pays plus qu’une baisse de régime dans la gréviculture compulsive du pays : après les syndicats, le second blocage du pays qu’il devra affronter est celui, bien plus dur, de l’État profond, conglomérat caché composé de l’administration et de toute la ribambelle de fromages républicains formés en strates depuis des décennies et qui constituent le système nerveux réel de l’État républicain. Si cet État profond refuse de bouger, il sait y faire lorsqu’il déploie force mauvaise foi, excès de zèle ou flemmite paralysante que chaque citoyen aura pu expérimenter au moins une fois dans sa vie.

En clair, sans l’assentiment de cette composante ou, à défaut, si Macron ne parvient pas à en briser les résistances, la victoire potentiellement obtenue sur les syndicats ne servira à rien.

Enfin, si l’on ne peut que se réjouir d’une diminution de l’influence néfaste des syndicats dans le pays, on devra constater que ça ne semble pas suffire à Macron pour engager des réformes structurelles et profondes. L’actuelle réforme de la SNCF semble extrêmement timide. Les reculades sur la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes inquiètent sur son manque criant de détermination.

Mais surtout, tout indique que les façons de penser, le paradigme même dans lequel le président et son gouvernement s’inscrivent résolument n’ont, eux, absolument pas changé : comme en témoigne avec une précision terrifiante les petits jeux comptables déjà sur les rails concernant la gestion du passif monstrueux de la SNCF, il n’est pas encore acté que l’État, ce n’est pas autre chose que tous les citoyens, que la richesse n’est pas créée par les diktats gouvernementaux et qu’une dette finira toujours sur le contribuable.

Décidément, il y a encore du méga-pain sur la giga-planche.

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Un premier mai pour rien ?

Par h16

Comme d’habitude en France, ce mois de mai commence avec l’odeur caractéristique et délicate du muguet, tabassée par celle des merguez, des lacrymogènes et des pneus qui brûlent. C’est aussi ça, la République française : un mélange en proportions égales de noir, de jaune et de rouge…

Le noir, des black-blocs, le jaunes des Gilets et le rouge des syndicalistes, ce joli drapeau belge des forces en présence se sera-t-il traduit par une belle « convergence des luttes » comme on l’entend régulièrement dans les fantasmes humides des gauchistes ?

À vrai dire et pour l’exprimer gentiment : pas vraiment.

Il n’y a en fait rien eu de commun entre les trois groupes qui, s’ils se réclament tous d’une façon ou d’une autre, à demi-mots, par action ou par omission, d’une gauche plus ou moins extrême et en tout cas, franchement anticapitaliste, n’ont apparemment rien eu à se dire lors des défilés. Et les vagues reportages montrant l’un ou l’autre Gilet Jaune embrassant son « frère » syndicaliste dans un cortège n’étaient qu’une simple mise en exergue d’un phénomène qui ne s’est pas franchement reproduit pour le reste de la masse des groupes en présence.

On peut surtout retenir l’agaçant mais très réel bordel incompréhensible qui a régné dans la capitale (et dans les villes de province, dans une moindre mesure). Au final, le discours des syndicats fut inaudible, pendant que celui des Gilets Jaunes, essentiellement désarticulé, se sera fondu aux meuglements pas trop fins des Black-blocs lorsqu’ils cassent.

Bref, on a surtout entendu beaucoup de cris sans thème (ceux qu’on offre pour les deuils – hasard ? je ne crois pas !). Comme prévu, on a pu voir quelques Jaunes récupérés par quelques Rouges, et quelques uns défilant à peu près en même temps que les autres et c’est tout. Au final, la police a chargé essentiellement tout le monde poussant même à l’exfiltration du syndicaliste Ramirez pardon Martinez.

En somme, après une petite trentaine de semaines (!) de manifestations (parfois très violentes), les Giles Jaunes sont toujours là. Leurs revendications initiales (qui étaient, je le rappelle, une baisse des taxes et des impôts) sont complètement passées au second plan au profit de gadgets typiques de l’extrême-gauche (sur le mode « il faut taxer les riches »), avec en point de mire le sort funeste qu’on peut imaginer au pays qui s’obstinera dans cette voie.

Apparemment, le Grand Débat, passé par là, a habilement dégonflé toute crédibilité au mouvement initial, et rendu les agitateurs restants plus embarrassants que pertinents.

Quant aux syndicats, ils ont essentiellement défilé en ordre dispersé (et pas seulement à cause des lacrymogènes), voire pas défilé du tout ; la FSU, la Fédération des syndicats de fonctionnaires, a abandonné la manifestation tandis que FO restait fort discret et que la CFDT n’était même pas présente… Le tout, pour ne représenter, au mieux, que 200.000 manifestants dans la France entière. Si c’est un score notable, il l’est par sa médiocrité.

A-t-on assisté à un premier mai pour rien ?

Pas tout à fait, voyons !

En effet, parallèlement aux manifestations, les exactions de certains de ces agitateurs (jaunes, rouges ou noirs) ont encore provoqué des débordements, des déprédations et, accessoirement, le début d’une petite polémique médiatique : y a-t-il eu invasion de la Pitié-Salpêtrière, oui ou non ?

Pour certains (comme Christophe C. ou Agnès B.), des hordes barbaresques ont envahi l’hôpital pour y semer le chaos et la désolation dans une véritable attaque. Pour d’autres, les manifestants ne se trouvaient dans l’enceinte de l’hôpital que parce qu’ils avaient été repoussés par une charge un peu trop vive de CRS. Le gouvernement, lui, n’y a vu que la horde prête à tout détruire, donnant immédiatement le « la » aux radios et organes de presse du pays dont certains ont rapidement abandonné toute velléité d’indépendance et de prise de recul…

Ceci donne lieu à de croustillants articles sur FranceInfo dont l’exégèse par Libération donne un assez bon aperçu du niveau de pignouferie de presse auquel sont confrontés les Français de façon maintenant routinière, coincés entre différents types de pure propagande ou de choix de photos gentiment orientés.

Pignouferies de presse

Il n’en demeure pas moins que ces débordements auront été l’occasion, comme précédemment, de multiples dommages matériels. Et là, c’est la réjouissance chez certains : toute cette casse, tous ces dommages, c’est autant de vitrines à refaire, d’abribus à reconstruire, de nouvelle voiture à fournir pour ces propriétaires lésés, pardi !

Youpi ! Que Paul Krugman et tous les Keynésiens se trémoussent ensemble ! Voilà une économie qui, à force de vitres cassées, va forcément repartir du Tonnerre de Brest ! Et s’il est parfois dommage de constater qu’il faille, quelque peu, amoindrir la transparence de ces vitres ou la roulabilité de certains véhicules pour obtenir des choses du pouvoir, force est de constater que nos jolies troupes multicolores sont finalement parvenues, au fil des manifestations, à tout obtenir de l’État qui, lui, ne l’a jamais obtenu qu’en ponctionnant tout le monde.

Ainsi, les Rouges, de revendications en grèves et de grèves en exactions diverses, ont obtenu ce climat salarial délétère si spécifique à la France avec son code du travail gigantesque, tentaculaire et paralysant, ses charges sociales délirantes et son industrie mourante. Sans aucun doute, un vrai plus pour l’économie française !

Les Jaunes, de semaine en semaine, ont fini grâce à une violence « savamment dosée », à obtenir du chef de l’État qu’il ouvre sa hotte à malice, pleine de bricolages sociétaux, de cadeaux fiscaux et de taxations rigolotes dont la facture globale, déjà estimée à 17 milliards d’euros, sera évidemment dépassée avec brio. Là encore, on subodore un vrai boos pour l’économie française !

Quant aux Noirs, trop souvent impunis, trop facilement écoutés et tendrement relayés par une presse qui a bien du mal à cacher ses penchants idéologiques anti-capitalistes parfaitement raccord avec eux, ils ont maintenant l’assurance qu’ils seront aux premières loges de ces inévitables mouvements séditieux qui ne manqueront pas d’arriver lorsque les robinets à redistribution commenceront à se tarir (ce qui pourrait arriver plus tôt que prévu, le niveau général d’exaspération de ceux qui payent atteignant bientôt celui des prélèvements obligatoires).

Oui, à bien y réfléchir, ce premier mai ne fut pas un fiasco pour tous. Et pour le pays, il confirme le diagnostic déjà posé : il est foutu.

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L’Etat plombier, c’est maintenant

Par h16

« Vite et bien » : c’est avec ces termes que l’actuel gouvernement a qualifié les prochaines actions qu’il entend mener pour amener fièrement l’État dans tous les interstices possibles de la société civile et n’en laisser aucun libre.

Et si j’évoquais – quelque peu consterné – l’immixtion récente de la gangrène française dans le petit-déjeuner de nos enfants à l’école, je n’imaginais pas qu’il n’aurait fallu qu’un triplet de jours supplémentaires pour voir un nouveau domaine offert en pâture à l’État, ses administrations et tous les ruminants pétogènes qui gravitent autour et dedans.

Après notre poubelle qui, il y a quelques années, devenait la cible des analyses foireuses et des décisions tout aussi pertinentes du gouvernement (rappelez-vous les humoristiques lois anti-gaspi), après notre frigo et notre cheminée qui subissaient à leur tour les pénibles assiduités de la classe politique, voilà venu le temps de … la salle de bain.

Oui, vous avez bien lu et bien compris : le gouvernement va s’atteler à visiter nos salles de bains par voie de décrets et autres lois illisibles pour enfin la remodeler plus à son goût. C’est ce qu’a indiqué en substance le brave Julien Denormandie, dont la rumeur voudrait avec insistance qu’il soit effectivement l’actuel Ministre du Logement (il semble y avoir un ministre pour tout, depuis le logement jusqu’aux charnières de portes, qui sont des espèces de gonds – je parle des charnières, pas des ministres, suivez un peu).

Pour rendre les choses encore plus croustillantes, il va doter l’opération d’un joli budget : 1 milliard d’euros. C’est comme pour Notre-Dame, mais en version Leroy Merlin et pour seulement 200.000 foyers, histoire d’asperger un nombre ciblé d’électeurs humides.

Cependant, rassurez-vous.

Cette somme, que certains esprits simples et modestes pourraient considérer comme colossale, n’en est pas moins la part congrue d’un montant bien plus important de 9 milliards d’euros dédié tout entier à un audacieux plan d’investissement, pondu par le groupe « Action logement », cette association « loi 1901 » chargée de gérer le fameux « 1% logement » versé de force par les entreprises pour que l’action publique puisse joyeusement dilapider orienter/flécher l’investissement immobilier en France.

L’idée est, comme d’habitude, que la société civile est bien trop bête pour savoir ce qui est bon pour elle, et bien trop molle pour s’atteler à améliorer son propre sort. En vertu de quoi, il va falloir l’aiguillonner dans la bonne direction. Dans ce contexte, quoi de plus éco-compatible qu’adapter les logements « au vieillissement et à la dépendance » en commençant bien sûr par les sanitaires dont tout le monde sait que les Français ne savent pas se servir ?

Et pour bien comprendre pourquoi tout ceci sera tendrement écologique, il suffit de noter que le but consiste à faire changer, dans 200.000 foyers, les baignoires par des douches ! En substance et moyennant une grille de critères qu’on pressent déjà particulièrement pointus et assortis d’un ou deux formulaires Cerfa correctement remplis, 200.000 ménages français (forcément modestes) pourront donc faire modifier leur salle de bain afin d’en remplacer la baignoire par une douche dernier cri (celui du contribuable devant la facture je présume).

Outre l’évidente économie d’eau qu’une douche représente face à une baignoire (mais si, puisqu’on vous le dit !), l’opération sera aussi l’occasion de faire installer des équipements adaptés aux seniors. Eh oui : par un curieux raisonnement, l’État semble se soucier à la fois de l’environnement en nous faisant économiser de l’eau sans économiser ses fonds, tout en choyant les plus âgés dont, pourtant, les coûts de retraite et de santé ne font que croître.

Et ce, alors même que dans la bouche du Ministre des Douches à la place des Baignoires, « le nombre de morts est plus important dans les salles de bain que sur les routes ». On frémit à l’idée qu’il aurait pu proposer, alternativement et avec la même décontraction intellectuelle, de remplacer les salles de bain de nos seniors par des départementales et réduire ainsi leurs risques…

Si les sommes n’étaient pas conséquentes, si tout ceci ne participait pas de l’appauvrissement et de la déresponsabilisation générale des Français, on pourrait en rire.

Mais à bien y regarder, ces histoires de remplacement des baignoires par des douches ressemblent à s’y méprendre à une nouvelle tentative d’organiser une pénurie. Ici, un peu à l’instar des pays du tiers-monde (ou de ceux qui, comme le Venezuela, appliquant soigneusement le socialisme, y retournent « vite et bien »), on tente de pallier les problèmes d’économies d’eau, plutôt que la solution de fond qui consisterait plutôt à rendre l’eau facilement recyclable, en améliorer la collecte, la distribution et le nettoyage.

Et encore une fois, on tente de protéger les Français à leurs frais, plutôt que les laisser s’occuper eux-mêmes de leur sécurité en augmentant leur pouvoir d’achat, en leur diminuant la pression fiscale et les prélèvements obligatoires qui financent des services étatiques toujours plus médiocres.

Bref, on continue à fond de train dans le paradigme de la redistribution. Après des petits pains, du lait et des céréales, l’État redistribue maintenant des cabines de douche. L’étape suivante sera probablement le rationnement, via un « ticket-douche » vendu avec force propagande comme Gaïa-compatible et indispensable à la survie de notre espèce sur cette planète que nous détruisons tous en respirant trop fort…

On notera que ceci s’inscrit après la prime à la conversion pour les chaudières au fioul qui marque elle aussi ce désir obstiné de voir la consommation réduire partout, les économies d’énergie et de ressources entièrement pilotées par la force publique, indispensable pour prendre des décisions éclairées (à la bougie, l’électricité devenant chère), un peu comme si le peuple devait se préparer, autant physiquement que mentalement, à des périodes de vaches maigres…

Finalement, on ne peut qu’admirer la cohérence d’ensemble : en passant des chaudières aux douches, l’État fait maintenant dans la plomberie au plus près de l’électeur. Compte tenu de la médiocrité qui le caractérise, on redoute déjà le moment où il s’occupera de nos WC, « vite et bien ».

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Youpi, un petit-déj et de la propagande gratuits !

Par h16

Ouf, enfin, il était temps : le gouvernement s’attaque au problème des pauvres petits écoliers qui arrivent le ventre vide à l’école le matin ! Et pour lutter contre ce fléau, il a une solution particulièrement bien étudiée : un petit-déjeuner gratuit, pardi !

Ah, le petit-déjeuner gratuit ! Quel miracle moderne qui permet de rassasier les corps des petits en calmant les esprits des grands et qui résout efficacement le problème posé avec finesse et discernement des enfants mal nourris par leurs parents ! Vite, sortez les trompettes, sonnez hautbois et résonnez musettes, le gouvernement vient de faire un grand pas en avant vers une augmentation du bonheur global de la population française.

Ou presque. Ou presque pas. Ou pas du tout en fait.

Une fois l’effet d’annonce et le petit soupir de contentement moral passés, force est de constater que, pour un petit-déjeuner gratuit, la facture se monte déjà à 6 millions d’euros pour cette année, et qu’elle est déjà annoncée de plus de 12 millions d’euros pour une année pleine (estimation qui ne manquera pas d’être revue à la hausse dès que le contribuable aura le regard tourné le dos penché en avant).

Tout calcul fait, ces 12 millions d’euros représentent, pour les 100.000 écoliers que la mesure entend cibler, un peu moins de 80 centimes par petit-déjeuner servi sur les 162 jours d’école en moyenne en France. Devant ce montant que certains n’hésiteront pas à qualifier charitablement de « modeste » (en comparaison d’un repas de midi à plus de 2.5€), il n’est pas étonnant que certains élus n’y voient qu’un coup de pure communication.

Mais à ces considérations purement économiques – qu’il est malgré tout nécessaire de rappeler tant il semble acquis pour trop d’élus et de Français que l’argent public semble tomber du ciel – on doit ajouter d’autres considérations plus pragmatiques sur la mise en place d’un tel système.

Avant tout, passons sur les inévitables petits couinements de certains élus qui regrettent la mise en place de cette proposition au motif qu’on ferait mieux de favoriser des cantines sans plastique, bio, éco-conscientes et probablement syntonisées avec Gaïa ; manifestement, il semble plus important pour ceux-là de n’avoir rien à manger plutôt que quelque chose qui aurait touché de vilains pesticides ou du méchant plastique. Chacun ses priorités.

Et lorsqu’on conserve à l’esprit l’aspect purement accessoire de l’emballage, le contenant pose tout de même quelques questions.

Tout d’abord, on ne peut s’empêcher de noter que les recommandations de l’État en matière alimentaire se sont pour le moment surtout traduites par une explosion de l’obésité, du diabète et des maladies cardio-vasculaires. La présence massive de sucre dans notre alimentation n’y est absolument pas étrangère et, pour les petits-déjeuners « gratuits », la règle est conservée : jus de fruits (eau et sucre), pain ou biscottes (sucre), céréales (sucre), salades de fruits (sucre), chocolat (encore du sucre) et des gâteaux (surprise, du sucre), entourés de produits laitiers et parfois de fruits secs (enfin quelques sources de matières grasses) ainsi qu’éventuellement des œufs (enfin des protéines) et … des tranches de jambon (ce qui se passera très bien dans certains quartiers émotifs, n’en doutons pas).

Outre l’indéniable parfum de ces années 50 qui voyaient Pierre-Mendès France écouler la production de lait et – surprise – de sucre auprès des écoliers français (dans ce cas, pour lutter contre la consommation de vin par les jeunes), on ne peut s’empêcher de noter que le petit-déjeuner proposé, bien trop chargé en glucides, n’apportera certainement pas que des bienfaits aux enfants qui le consommeront.

Mais à la limite, ventre affamé n’ayant pas d’oreilles, si la mesure permet de remplir des ventres effectivement vides et qui réclament, pourquoi pas…

Sauf que là encore, des objections légitimes s’imposent : cibler les enfants qui mériteront ce repas « gratuit » promet d’être plaisant et simple. Il semble évident que personne n’ira réclamer de repas « gratuit » là où il ne le mérite pas. Le phénomène de passager clandestin sera forcément négligeable. Forcément.

Quant à ceux qui ont, malgré ce ciblage, déjà mangé, devront-ils tout de même consommer à nouveau (au risque de surconsommer) ou favorisera-t-on le gaspillage ? La dérive évidente sera que, tout calcul économique fait, les parents concernés finiront par envoyer leurs enfants le ventre vide à l’école, certains que Maman-État s’occupera de le remplir sans frais pour eux.

Mais au-delà de ces considérations sanitaires et économiques, peut-on réellement se réjouir de cette philosophie qui pousse les enfants toujours plus dans les bras de l’État ? Comment ne pas voir l’intrusion aussi décontractée qu’extensive du domaine de l’État dans la vie de famille, son ingérence systématique entre l’enfant et ses parents ?

Cette mesure de petit-déjeuner gratuit, alors que l’État n’a pas cessé d’étendre ses prérogatives sur la façon dont on instruit, éduque, élève ou forme nos enfants, cette mesure de petit-déjeuner gratuit est une avancée supplémentaire dans la préparation de petits citoyens modèles chère aux constructivistes et autres socialistes friands d’Hommes Nouveaux totalement déconnectés de tout substrat et toute influence familiales.

Ainsi, au lieu de se cantonner à apprendre à lire, écrire et compter et donner quelques bases saines de culture générale et commune aux enfants qui lui sont confiés, l’État s’est attelé à leur fournir des explications toutes faites pour le réchauffement climatique, la décroissance, l’écologie, le vivre-ensemble et toute la brassée de fadaises vitaminées classées parmi les luttes contre les méchants « ismes » (au sein desquelles le communisme est rigoureusement absent, au passage), au point qu’on en vient maintenant à s’approprier leur régime alimentaire.

Très concrètement, le curseur entre l’apport familial et celui de l’école, qui devrait dans toute société un minimum raisonnable se placer au pire au milieu, au mieux nettement du côté des parents (seuls aptes à savoir vraiment ce qui est bon pour leurs enfants) favorise maintenant de plus en plus l’État au détriment de plus en plus vif des choix personnels des parents (1 et 2, même combat).

Dans ce cadre, les enfants ne servent plus que de réceptacles à cette propagande débridée, ce qui est finalement d’autant plus commode qu’ils seront les futurs citoyens. Et typiquement, tout travail en amont évitera le pénible travail en aval pour leur expliquer comment bien voter, qui il faudra moquer, poursuivre ou pourchasser, qui pourra être désigné coupable et qui sera facilement victime.

Au-delà de l’aspect économique de ces petits-déjeuners tout sauf gratuits, au delà de l’aspect alimentaire de ces petits-déjeuners tout sauf sains, il faut comprendre que ces petits-déjeuners sont une nouvelle façon de déresponsabiliser les parents et un nouveau renoncement des familles pour leur progéniture.

À chacune des décisions de ce genre, ce pays choisit ses abdications, ses forfaitures et ses lâches abandons. C’est aussi pour ça qu’il est foutu.


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[Redite] Cette écologie gouvernementale si bien gérée

Par h16

Billet initialement paru le 27.04.2018

Décidément, l’écologie punitive continue de faire des ravages et même si le président a, semble-t-il, été obligé de mettre un peu en sourdine ses velléités de combattre le Grand Méchant Réchauffement qui n’en finit pas de ne pas venir pour cause de restrictions budgétaires de plus en plus gênantes, il n’en reste pas moins que le discours global n’a pas changé d’un pouce. Barbouillé de moraline épaisse à coup de Greta Thunberg, l’écologisme de combat continue d’appauvrir doucement les populations occidentales qui n’en finissent plus de battre leur coulpe imaginaire, quand bien même les prédictions entassées depuis 50 ans se sont *toutes* révélées fausses.


Il y a quelques jours, c’était le Jour de la Terre, une excellente occasion de rappeler à ceux qui en douteraient encore qu’une fois récupérée par les institutions, les politiciens et l’État en général, l’écologie devient une belle fumisterie dont la facture, aussi lourde que handicapante, est constamment adressée au contribuable.

Ce dernier pourra toujours se consoler en se disant qu’ainsi, entre deux ponctions fiscales particulièrement vigoureuses, la morale est sauve et qu’il participe à protéger des petits pingouins, de gros ours mignons et les coraux du Pacifique avec ces tombereaux d’argent déversés dans des mécanismes de plus en plus subtils.

Malheureusement, certaines institutions ne jouent pas vraiment le jeu citoyen, festif et enfumatoire puisqu’elles prennent quasiment un malin plaisir à rappeler, une fois de temps en temps, à quel point tout ceci est fort mal géré et qu’il n’y a pas plus d’écologie dans ces actes fiscaux que de beurre en branche. Si l’on n’est pas complètement de mauvaise foi ou en pleine succion des tétons publics distributeurs de subventions, c’est en tout cas la conclusion qu’on se doit de tirer en lisant le dernier rapport de la Cour des comptes : poussée sous le nez du public à grands renforts d’idées écologiques et de préservation de l’énergie et du climat, la gestion des énergies renouvelables serait en pratique catastrophique.

Oui, catastrophique, le mot n’est pas trop fort puisque le rapport des sages de la rue Cambon ne peut s’empêcher de fustiger les choix politiques réalisés cette dernière décennie, en dépit du bon sens. Pour eux, les objectifs choisis en matière d’énergies renouvelables sont « difficilement atteignable » et ce rapport vient en pratique s’ajouter au précédent d’il y a cinq ans qu’ils avaient déjà pondu, entre deux autres productions bien vite coincées sous une armoire républicaine.

Il faut dire que tout, depuis les interventions de la Reine des NeigesSégolène Royal, indiquait qu’on allait droit au casse-pipe : alors que l’Union européenne fixait un objectif de 27% d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, le « gold plating » et l’égo surdimensionné de la ministre aidants, la France a écopé d’une loi de transition énergétique la poussant à 32% pour le même horizon, avec en plus la nécessité de baisser de 75 à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025 (sachons garder le sens du défi).

Pour la Cour des Comptes, ceci ne tient pas la route : la baisse de la part du nucléaire dans le mix énergétique français « n’est pas compatible avec la trajectoire d’augmentation des capacités d’énergies renouvelables ». Autrement dit, ces objectifs sont totalement impossibles à atteindre parce que les capacités hydrauliques, éoliennes ou solaires ne seront pas suffisantes et que leur augmentation actuelle ne tient qu’à leur énormes subventions qui finissent par gréver très lourdement les finances publiques : pour la seule année 2016, la somme des dépenses publiques consacrées aux énergies renouvelables s’établit à 5,3 milliards d’euros. À effort constant, en 2023, on atteindra 7,5 milliards.

Cela en fait, des piscines d’argent public…

Les éoliennes, catastrophes écologiquesEt pour quoi, exactement ? Si l’on regarde, par exemple, l’énergie solaire, on constate que l’État paye 2 milliards d’euros pour en produire, ce qui représente 0,7 % du mix électrique français. D’ici 2030, près de 40 milliards d’euros seront ainsi dépensés pour une proportion ridicule d’énergie. Ce n’est pas tenable, et même des carbo-réchauffistes rabiques comme l’inénarrable Sylvestre Huet sont arrivés à cette conclusion consternante.

Aucun doute : l’écologie est devenue un prétexte pour l’État et ses administration pour faire absolument n’importe quoi qui puisse, politiquement, se traduire en suffrages, dans l’assentiment de citoyens pourtant tous les jours plus matraqués par ces décisions hasardeuses.

Cette tendance qui consiste à tout considérer sous l’angle écologique, à tous propos et hors de propos au point d’en devenir carrément contre-productif, est maintenant finement tressée dans tout ce que font ces administrations, sans plus aucun recul. Tel un bulldozer aplanissant tout de façon écoconsciente, l’écologie politique à la sauce étatique décide de tout et son contraire.

De façon très concrète, il suffit d’écumer les petites notules sur le sujet pour découvrir, très régulièrement, des histoires à dormir debout dont nos administrations, appliquant avec un zèle impeccable nos lois invraisemblables, sont largement responsables.

J’avais dans le passé noté par exemple les dérives de l’application des lois anti-gaspillage. Dernièrement, c’est le chapitre « récupération et recyclage » qui déclenche la même avalanche de facepalms bien vigoureux.

Yumi est une jeune entreprise qui fabrique des jus de légumes et qui peut donc immédiatement se placer dans le camp du Bien, vitaminé et plein de ces fibres qui favorisent un transit intestinal que les syndicalistes jalousent. Ne faisant pas les choses à moitié, notre jeune pousse a décidé il y a quelques mois de conditionner ses produits dans des bouteilles en bioplastique, le PLA (acide polylactique), qui présentent l’avantage éco-compatible (et marketing) évident d’être entièrement compostables.

L’application stricte et pointilleuse du Grenelle de l’environnement impose que ces bouteilles, totalement recyclables, soient effectivement recyclées et qu’en conséquence, l’entreprise reverse une partie de sa recette dans le cadre de l’éco-contribution. Manque de bol : c’est bien joli, ces petites bouteilles bio-compatibles truc machin, mais c’est surtout un « perturbateur de recyclage » ce qui entraînera donc un malus de 100% (pourquoi faire les choses à moitié ?) sur l’éco-racket pardon l’éco-contribution. Concrètement, au lieu de reverser un demi-centime par bouteille d’écotaxe à Citéo (anciennement Eco-emballage), la PME se retrouve à lui payer 1 centime.

Eh oui : comme il n’existe aucun moyen de recycler ces bouteilles recyclables, on va « taxbasser » la PME pour faire bonne mesure. Comme incitatif, on aura connu mieux.

Le fait qu’aucune filière n’existe en France, que Citéo soit en situation de monopole et que tout soit ainsi fait pour décourager les initiatives innovantes allant pourtant dans le bon sens ne devrait plus surprendre personne : le recyclage est aussi bien géré que le reste, à l’instar du mix énergétique dont les paramètres seront copieusement manipulés par les politiciens afin de transformer durablement un pays qui s’en sortait très bien en catastrophe industrielle et économique évidente.

Et de la même façon que la Cour des comptes écrit maintenant des rapports aux conclusions navrantes que tout le monde connaissait déjà, on peut parier que, dans cinq ans, la maîtrise du recyclage aboutira au même fiasco.

La loi sur la Transition énergétique prévoit qu’en 2025, plus aucun déchet organique et/ou biodégradable ne finisse enfoui ou incinéré. À l’évidence, d’ici là et vu comme c’est parti, tout sera prêt.

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Macron ne fixe pas de cap mais conserve toujours le même, celui de l’étatisme

Par h16

Voilà, c’est fait : avec la pénible intervention d’Emmanuel Macron hier soir, les portes du Bricoland Républicain sont de nouveau ouvertes, et on va pouvoir assister au roulement incessant des petits bricolages institutionnels, fiscaux et législatifs pour faire croire au peuple qu’une importante réforme de fond se met en place pour plus de justice sociale, d’égalité, d’inclusivité, de citoyenneté, de festivité et de vivrensemble.

Comme prévu, la presse va aller chercher quelques politiciens chevronnés pour faire mousser les deux ou trois mesurettes qui ont le bonheur de cliver ici ou là la population en mal d’émotions ou les journalistes se forceront un peu à évoquer les astuces médiatiques comme la fermeture de l’ENA ou je ne sais quel autre gadget politique afin d’occuper la galerie. Quelques jours s’écouleront, la poussière républicaine retombera et le pays reprendra sa marche cahotante vers le fossé.

Pourquoi cette assurance que rien ne changera encore ?

Outre l’exemple du passé, constellé de renoncements, d’effets d’annonces creux, de réformettes ridicules et de grands raouts médiatiques suivis par le petit bruit mou du soufflé qui se dégonfle, et qui donne une approximation satisfaisante du futur dans la plupart des cas, un élément supplémentaire permet d’affirmer avec confiance qu’à peu près rien de significatif ne changera dans le bon sens : l’état d’esprit du président.

En effet, si l’on pousse de côté tout le decorum, les paillettes et la fanfreluche médiatiques qui accompagnent immanquablement les envolées lyriques du Président et qu’on observe non ce qui est dit, mais bien ce qui est fait, on constate que ce sont toujours les mêmes mécanismes intellectuels qui sont à l’oeuvre.

De la même façon qu’il n’y a absolument aucune remise en question de la place de l’État en France dans les actions des ministres, des élus et des administrations, il n’y a pas plus l’ombre d’une prise de recul et d’une volonté de remise à plat de cette place, de l’action de l’État, des dépenses publiques et des services offerts en regard dans la tête du président lui-même.

J’en veux pour preuve la proposition, passée relativement inaperçue, d’Emmanuel Macron de créer « un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril » dont il a fait part il y a quelques jours en direction des instances européennes à une presse qui l’a mollement relayée.

Ici encore, il s’agit de créer une nouvelle usine à gaz méta-étatique, énième commission ou agence multilatérale à turboencabulateurs chromés et financements évidemment publics, pour favoriser la coopération des États membres de l’Union Européenne pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire en matière de bureaucratie, de petits formulaires cerfas croquignolets, de tampons encreurs et de papeterie de combat administratif entourant un sujet d’actualité (ici, c’est le patrimoine, mais ça aurait pu être la recherche spatiale, la charcuterie ou le tricot).

Bref, on va donc ici mettre en place une nouvelle structure roulant sur l’argent des autres, exactement à l’instar d’absolument toutes les idées qui passent spontanément par la tête de nos élus, tous plus étatiques, interventionnistes et centralisateurs les uns que les autres, et en contradiction flagrante avec ce qu’on observe pourtant tous les jours où la société civile se débrouille très bien seule, et en particulier en matière de patrimoine où la coercition qui permet d’abonder plus de 7 milliards d’euros dans les caisses de la Culture ne permet même pas de sauvegarder le moindre monument d’importance, là où les fondations et associations privées s’occupent d’à peu près tout.

Cette proposition mi-prévisible, mi-loufoque de Macron démontre fort bien que l’esprit même de réformes salvatrices pour le pays n’habite absolument pas les têtes de nos dirigeants.

Pour eux, tout doit absolument passer par l’État qui va s’occuper de redéfinir, encadrer, limiter ou flécher les comportements, les habitudes, les capitaux, les biens et les services de la République du Bisounoursland, et hors de l’État, point de salut. Dans ce cadre, les réformichettes issues du Grand Débat sont du même bois d’allumette dont on taille les poutres qui soutiennent les politiques du pays et qui crament en quelques minutes.

Pourtant, ce n’est pas comme si des problèmes précis, chiffrés et connus n’existaient pas. Ce n’est pas comme si aucune statistique, aucune information pertinente ne détaillaient pas déjà les domaines où les vraies réformes et la vraie action d’un État régalien s’imposeraient d’évidence, à tous, et rapidement.

Le pays est à cran, la délinquance explose, les actes graves aussi, mais l’accent sera porté sur des ajustements de retraite, des petits bonus fiscaux par-ci, des micro-réduction de taxes par-là.

Le nombre de faillites d’entreprise augmente, mais on continuera à se pencher sur les moyens de les tabasser encore un peu plus afin de redistribuer toute la belle richesse qu’on crée ainsi.

Et puis, ce n’est pas parce que le chômage continue de flirter avec le mauvais côté des 9% de la population active (et ce, malgré les incessantes bidouilles statistiques pour camoufler la triste réalité) qu’il faudrait renoncer à faire encore grossir l’État, n’est-ce pas : non seulement, le nombre de sociétés détenues par l’État ne cesse d’augmenter (tout ce turbo-libéralisme fait mal aux yeux !), mais les chiffres de l’INSEE, même torturés pour leur faire avouer des choses plus politiquement correctes, ne parviennent pas à camoufler l’augmentation continue du nombre de fonctionnaires depuis 1981.

Non, décidément, malgré sa conférence de presse et quoi qu’il en dise, Macron n’a pas fixé un cap mais a bien conservé celui qui prévaut en France depuis plus de 40 ans : celui de l’augmentation de la place de l’État et des dépenses publiques, et donc des impôts et des taxations.

Ce pays est foutu.

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Gaspard Glanz, fusible cassé de la liberté de presse

Par h16

Catastrophe et panique en République du Bisounoursland : les forces de police sont tombées à bras raccourcis sur un journaliste et l’ont incarcéré ! Horreur, stupéfaction, abomination : la liberté de la presse française est en danger ! C’est atroce !

Malgré une stupeur si puissante qu’elle en fait trembler les doigts au point d’avoir du mal à écrire ces quelques lignes, un peu de recul est indispensable pour mesurer ce qui vient de se passer en France, entre deux ou trois incendies d’églises et deux ou trois déclarations consternantes d’un minustre ou d’un élu quelconque.

D’une part, ce n’est pas comme si le pays, baignant de façon décontractée dans une liberté d’expression de basse intensité, venait de découvrir subitement que ses journalistes n’avaient pas tous l’occasion de s’exprimer librement. Le classement Reporters Sans Frontière, plaçant la France à une peu glorieuse 32ème place, donne d’ailleurs une assez bonne idée de l’état des lieux.

D’autre part, les petits couinements tristes entendus ici ou donnent une petite idée de ce qui s’est réellement passé, un peu loin d’un tableau de David Le Journaliste se défendant contre le Goliath des forces de l’ordre pour y réaliser sa mission quasi-divine d’information du public assoiffé de connaissances et de vérité.

En pratique, les faits sont relativement simples : le journaliste indépendant Gaspard Glanz se trouvait samedi dernier place de la République à Paris, caméra à la main, pour y filmer les événements en lien avec l’énième manifestation de Gilets Jaunes. Alors que les forces de police présentes sur place entament différentes manœuvres pour disperser les manifestants, Glanz, expliquant avoir été visé par une grenade, décide de faire un doigt d’honneur aux policiers devant lui, qui l’arrêtent et le placent en garde à vue de 48 heures, d’une part pour l’outrage, et d’autre part pour une participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations.

La justice ne retiendra pas le second motif et ne conservera que le premier, l’outrage, pour lequel notre impétueux journaliste devra répondre lors d’un prochain procès. Il n’en fallait cependant pas plus pour qu’une bonne partie de l’intelligentsia journalistique prenne la plume afin de ne pas laisser impunie cette atteinte à la liberté de la presse.

Si certains prennent des précautions en se gardant bien de faire preuve de tout corporatisme, tous s’accordent quand même à dire que cette garde à vue était véritablement injustifiée, que le second motif, parfaitement bidon, n’aurait été utilisé que pour empêcher Glanz de reprendre le cours de ses activités professionnelles et – pire encore – que l’interdiction de la présence de Gaspard Glanz dans les prochaines manifestations parisiennes revient à une interdiction d’exercer son métier, c’est-à-dire une nouvelle atteinte à cette liberté d’informer si prégnante dans nos principes républicains tsoin-tsoin.

L’affaire est entendue et ne peut en rester là. Des poursuites doivent être engagées, c’est certain. Des policiers doivent être poursuivis, c’est sûr. Castaner doit démissionner, c’est un minimum. Macron doit au moins faire une contrition publique et remettre l’ISF, forcément.

Pourtant, un peu de pondération doit être réintroduite ici.

Tout d’abord, on ne peut s’empêcher de trouver de plus en plus fine la limite entre le journalisme et le pur militantisme. S’il est parfaitement admissible d’avoir des journalistes « engagés » (tant qu’ils se déclarent tels officiellement, au contraire de tant de courageux scribouillards dans ces rédactions subventionnées qui n’oseront jamais l’admettre), il semble délicat d’approuver le militantisme actif en surcroît du journalisme en ce que le second devient vite l’excuse systématique et le passe-droit générique du premier. On a bien du mal à ne pas voir que cette affaire illustre justement assez bien le corporatisme de la profession, maintenant activement occupée à savoir comment faire pour empêcher que ce genre de gardes à vue ne se reproduise.

Pourtant, un principe qu’il serait bon de rappeler est celui d’isonomie, c’est-à-dire de stricte égalité devant la loi. Dans ce cadre, le journaliste engagé / militant voire perturbateur de manifestation ne devrait pas échapper à la règle générale et sa carte de presse ne peut pas être un joker pour le droit commun ou, au contraire, une cible privilégiée.

En fait, tous les fiers éditorialistes analysent la scène en tenant compte de la profession de Gaspard Glanz, alors même que, dans un vrai pays de droit, cela ne devrait même pas faire l’objet d’un débat : soit on considère qu’on ne peut pas mettre en garde à vue des gens sous le prétexte qu’ils sont en réunion, qu’ils pourraient éventuellement intenter des actes violents ou des dégradations, et dans ce cas Glanz n’avait pas à y être placé, nonobstant sa qualité de journaliste. Ou bien on considère qu’on peut effectivement mettre en garde à vue des individus sous ce prétexte, et dans ce cas, Glanz n’avait pas à y échapper au prétexte qu’il est journaliste. Toute autre position consiste à dire que le militant, s’il n’a pas une carte de journaliste, peut se voir embastiller arbitrairement, là où le journaliste doit échapper à ce traitement grâce à sa profession.

Ici, on aura noté toute l’importance de la notion d’isonomie et de celle, encore plus importante, d’état de droit pour lequel on n’aura guère de mal à argumenter que la France ne s’en rapproche plus trop. Pourtant, c’est bien cela que la presse devrait mettre en avant. C’est bien ce combat, celui d’un état de droit, d’une isonomie réelle et mesurable partout, que la presse devrait porter à chaque occasion possible.

Or, tout le problème est là : les journalistes et éditorialistes sont prompts à s’embraser pour ce qui s’apparenterait à une coercition trop méchante sur leur caste, en oubliant qu’elle devrait s’exercer avec la même force sur eux que sur le reste du peuple (ou, disons, que la Loi devrait appliquer la même clémence au peuple que sur leur caste), par stricte application de cette isonomie qui n’existe plus depuis un moment dans le pays et dont, très manifestement, ces journalistes s’accommodaient fort bien.

Autrement dit, plutôt que dénoncer une atteinte à la liberté de la presse, nos éditorialistes de combat devraient plutôt profiter de l’occasion pour rappeler la nécessité d’une vraie isonomie, c’est-à-dire une vraie égalité des citoyens, de tous les citoyens, devant la Loi.

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Notre-Dame de Paris : le chantier de tous les dangers

Par h16

Prévoir ce qui va se passer, en France, revient souvent à prévoir le pire (tout en espérant le meilleur, qui arrive de plus en plus rarement). L’incendie de Notre-Dame de Paris en est une nouvelle illustration…

Dès mardi et alors que les cendres fumaient encore, j’évoquais les risques qui pesaient déjà sur l’avenir du monument en notant qu’il ne faudrait pas longtemps pour que la faune politique s’empare du sujet et tire rapidement la couverture à elle, au détriment de toute pudeur et de toute prise de recul qu’un tel événement devrait pourtant imposer.

Cela n’a évidemment pas loupé.

Il y a bien sûr eu la polémique, inévitable, sur les dons des grandes fortunes et des entreprises du CAC40. Pour tout ce que la France compte de gauchistes indécrottables, il ne faisait pas l’ombre d’un doute que les dons de ces personnes et de ces entreprises n’avaient qu’un but exclusivement fiscal. Et une fois qu’on a appris que ces dons ne seraient pas utilisés pour des opérations de réductions fiscales, une fois qu’il fut expliqué que les sommes n’ouvraient en réalité aucun abattement de taxes (les sociétés ayant déjà atteint le plafond), la même engeance ne pouvant plus guère utiliser cet argument, trouva celui du buzz médiatique que ces dons étaient censés représenter : pas de doute, ces dons n’étaient qu’une opération de communication !

Gageons cependant qu’elle trouvera une autre raison d’exécrer les riches lorsque ceux-ci feront leurs prochains dons anonymement.

Pour d’autres encore, ce fut l’occasion de déverser quelques barils de moraline bien grasse à coup de « hiérarchisation des émotions ». On notera la performance de l’ex-footballeur Thuram qui, parallèlement, ne s’est pourtant jamais offusqué des transferts multimillionnaires de coéquipiers célèbres et des contrats juteux qu’il aura signés.

La cohérence globale de ces individus ayant toujours laissé à désirer, on ne s’étonnera pas plus de ceux – officiellement de gauche – qui ont émis de petits couinements sur le mode « on donne trop pour la Cathédrale et pas assez pour nos SDF », argument étonnamment proche d’un « on donne trop pour les migrants et pas assez pour nos SDF » d’autres couineurs – ouvertement de droite et qui montre que l’idée de faire ce qu’on veut de son propre argent est, en France, une idée absolument inouïe, alors même que les Français (ceux qui ne couinent pas) donnent, largement, et ce même alors que leurs impôts augmentent toujours…

Cette cacophonie n’a pourtant pas empêché la popularité du chef de l’État de progresser puisque selon un sondage, elle atteindrait à présent 32% de bonnes opinions, ce qui, au passage, laisse 68% de mécontents dont le sort ne préoccupe que très vaguement l’exécutif français. Il faut dire que pour une majorité de Français, le président Macron a « bien géré » l’incendie de Notre-Dame et a probablement gagné ces quelques points de popularité lorsqu’il a décrété que le chantier de reconstruction serait bouclé en 5 ans.

Après tout, un plan quinquennal dans un pays soviétique ne choque pas, et il sera d’autant plus facile à tenir qu’il sera financé avec l’argent des autres qui – ça tombe bien – coule à flot.

Du reste, les dons déboulent si vite et si fort que, toujours en conformité avec ce qu’on pouvait prévoir de pire, il n’a pas fallu longtemps pour que cette abondance se traduise par un désir renouvelé d’encadrement. Au prétexte d’une fraude pourtant toujours présente dans toutes les catastrophes où des appels aux dons sont lancés, le gouvernement a donc publié un décret visant à détailler ce qu’on allait faire des dons affluant pour restaurer la cathédrale.

Rassurez-vous : il semble en effet qu’une partie de ceux-ci pourraient bien être consacrés, éventuellement, à restaurer l’édifice. L’ensemble des sommes sera tout de même porté au « budget général de l’État » (celui-là même qui est en déficit depuis 40 ans, ce qui rassure tout de suite) et le ministère de la Culture pourrait donc voir ces dons débouler dans son budget propre, moyennant, cela va de soi, une petite loi pour encadrer tout ça ainsi qu’un Comité avec président et membres honoraires et, on le subodore, l’une ou l’autre commission avec des petits rapports annuels et autres joyeusetés qui seront rémunérées en prouts de licorne puisque, c’est Ed le ministre qui le dit, chaque euro destiné à la reconstruction de la cathédrale ira à cette réfection et rien d’autre.

On ne s’interrogera pas, même pas de façon fugace, sur le cadre légal des dons qui existe pourtant déjà, puisqu’on vous dit qu’il en faut un autre, plus solide, plus sûr, plus transparent. Ce sera l’occasion (inespérée, avouons-le) d’ajouter une surcouche de lois et de décrets dodus sur l’épaisse fiscalite granitée déjà présente dans les strates géologiques profondes et qui forme un tablier aussi solide qu’impénétrable pour toute fondation digne de ce nom.

On ne s’interrogera pas plus sur la pertinence de faire encadrer tout cela par les mêmes instances qui furent en charge de l’édifice jusqu’à présent, à commencer par le Ministère de la Culture, ici probablement récompensé par cette excellente gestion qui a abouti à voir une toiture multicentenaire partir en fumée.

Non, décidément, ces interrogations sont inutiles puisque tout est déjà cadré et bien enquillé pour un nouveau succès de l’équipe gouvernementale en place qui pilote finement le pays vers de nouvelles vallées de miel et de lait. C’est décidé : il faudra bien 5 ans et un milliard d’euros pour venir à bout de cet immense chantier dont la réalisation nous laisse déjà deviner qu’on assistera à un feu d’artifice de bon goût, de pertinence et de progrès pour cet édifice religieux.

La Cathédrale avait besoin d’un miracle ; avec Macron et son équipe, elle y aura droit. Il n’y aura ni dérapage dans la durée des travaux, ni dépassement de budget. La reconstruction sera solide, réussie, dans le temps et le budget imparti, dans la plus grande transparence.

Un miracle, je vous dis.

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Notre-Dame de Paris : risques, enseignements et espoir

Par h16

Il fallait au moins ça pour fermer – temporairement – le clapet du Président de la République ; devant s’exprimer lundi soir dans une énième adresse à la Nation inutile, il n’en aura pas eu l’occasion : Notre-Dame de Paris était en proie aux flammes au moment où il devait faire son allocution, dès lors remise à plus tard.

La flèche de Viollet-Le-Duc détruite, la toiture dévastée, le pire était à craindre pour le reste de l’édifice qui a subi l’outrage du feu alors qu’un chantier de réfection venait d’être lancé. L’émotion a été grande dans toute la capitale, en France et partout dans le monde alors que les images montraient la cathédrale enfumée dont la charpente s’écroulait inexorablement, mangée par l’incendie.

Au matin cependant, l’espoir était permis : le monument est resté globalement solide et reconstruire les parties détruites s’avère possible. Ce sera, évidemment, un travail d’ampleur qui nécessitera de gros moyens, financiers notamment.

Les cagnottes n’ont pas manqué de se multiplier, et Macron s’est bien évidemment immédiatement proposé pour lancer une souscription nationale, alors même que les dons de milliardaires arrivaient déjà : la famille Pinault entend investir 100 millions d’euros pour la reconstruction du monument, et la famille Arnault annonce quant à elle un don de 200 millions pour la même cause.

Au passage, ces dons (qu’on pourra faire directement à la Fondation du Patrimoine) et ces cagnottes donnent quelques importantes informations.

D’une part, cela montre que beaucoup de Français sont effectivement prêts à payer pour la restauration de ce chef-d’œuvre, sans qu’on les force. Compte-tenu du monument en question, on les comprend aisément et on se doit alors de poser la question : puisqu’il en est ainsi pour la plupart des monuments et lieux d’exceptions du pays, on ne peut que constater l’inanité du Ministère de la Culture et du Patrimoine, incapable avec son budget pourtant colossal de répondre à sa mission de base, à savoir conserver notre patrimoine intact. Manifestement, Français riches et moins riches s’en chargent mieux que ce ministère, plus apte à défigurer les grands monuments de leurs Plugs verts et autres Vagins de la Reine hideux qu’à prévenir ce genre d’incendies tragiques.

De façon diamétralement opposée, ces dons font ressortir aussi tout ce que la France compte de petits jaloux, de frustrés et autres aigris qui ont un mal viscéral à supporter la réussite et la richesse des autres : les dons des milliardaires permettent ainsi de s’exprimer à la pire lie communiste et envieuse que la France a trop généreusement nourrie, ceux dont la commissure des lèvres se charge de bile à l’idée qu’on se passera très bien d’eux et de leurs frustrations de jaloux maladifs pour relever l’édifice.

François Pinault annonce un don de 100 millions d'euros pour la reconstruction de #NotreDame, Bernard Arnault un don de 200 millions.

Les mecs viennent de lâcher 300M (!!) et vous trouvez encore le moyen de dire qu'ils sont égoïstes. Le peuple français est extraordinaire. pic.twitter.com/48yMCtVHrT

— Florent Derue (@florentderue) April 16, 2019

D’autre part, cela prouve amplement que pour les événements, les monuments et les réalisations exceptionnelles, on sait trouver des moyens financiers, a contrario des lubies et autres stupidités poussées par nos élus. Quelque part, ceci est plutôt rassurant sur le bon sens moyen des Français. Ça l’est nettement moins sur la lucidité de ces élus qui poussent, insistent et se battent pour avoir leur gare et leur TGV sans passagers, leurs transports en commun vides, leur autoroute sans automobilistes, leurs zones d’activités sans activité, etc…

Enfin, difficile de ne pas noter que 300 millions proviendront donc directement de capitalistes richissimes. Comme quoi, l’État ferait nettement mieux de les laisser tranquilles plutôt que « faire payer les riches » qui, finalement, savent bien où et quand mettre leur argent, y compris pour le « bien commun », et en tout cas nettement mieux que l’État qui, dans tout cela, a encore une fois démontré toute la nullité de sa gestion : des armées de fonctionnaires au Ministère et pas un pour aller pisser et éteindre les flammes, des années à repousser à plus tard les réparations nécessaires, les faire au dernier moment, et réussir le pari de provoquer le chaos total. Bref, c’est une illustration fidèle de ses capacités réelles de nuisance.

Les moyens financiers afflueront donc, et la cathédrale sera reconstruite. Comme d’autres cathédrales ont été détruites puis reconstruites, celle de Paris, chef-d’œuvre gothique et hautement symbolique pour tout le pays, sera reconstruite. Et s’il y a un risque, il n’est certainement pas dans les qualifications des ouvriers et artisans qui travailleront sur cet immense chantier. Soyez-en sûrs : non seulement, il y aura les compétences, mais il y aura aussi l’argent…

Non, le risque, il est dans le harponnage par la chienlit politique qui va tout faire pour tirer la couverture à elle.

Il faudra bien sûr passer le temps de l’émotion, il faudra que le train-train quotidien reprenne, mais c’est garanti : les sangsues de droite et de gauche vont vouloir se greffer à l’événement pour tenter d’en tirer une part d’exposition, de prestige, de lustre facile.

Et bien évidemment, il n’est pas à écarter que ces cancrelats interviennent pour avoir tel bricole d’un zartiste de leurs amis poussée dans le cadre de la réfection (« Regardez, ce teckel rose en polyuréthane de 2 mètres de haut rendra magnifiquement dans cette allée, c’est certain ! »), de la réouverture de l’édifice (« Et si c’était David Guetta qui faisait l’inauguration de la Nouvelle Cathédrale, hein, les amis ? ») ou de tel marché de réfection, forcément public, forcément attribué à l’une ou l’autre entreprise de BTP dont le patron est l’ami d’un maire, d’un député, d’un sénateur bien en cour…

Le risque, il est là, bien avant d’autres.

D’ailleurs, il n’est qu’à voir les petites vomissures des politiciens dans les prochains jours et celles qui s’accumulent à présent pour comprendre qu’on est déjà sur ce chemin.

[Invité] La fierté française – Comment réformer l’impossible

Par h16

Par Emmanuel Brunet Bommert

Aujourd’hui, la République française est à un tournant de son histoire. Notre situation n’avait jamais été aussi grave, depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Nous le savons tous, une réforme est devenue nécessaire, sans quoi notre pays s’effondrera pour de bon dans la misère. Ce changement, s’il doit avoir lieu, ne peut plus être doux. C’est malheureux, mais notre condition est si critique qu’une réelle évolution conduira d’abord une majorité de français dans la disette, alors que l’obstination dans l’erreur permettra au moins pour quelques temps de conserver notre style de vie. Toutefois, le bon chemin n’est pas toujours le plus confortable, et la meilleure des solutions n’est souvent pas agréable. Le traitement d’une maladie peut faire souffrir et même avoir des effets secondaires douloureux, mais reste nécessaire pour la guérison.

Sans exagération, l’heure est décisive. Notre gouvernement s’est institué sur la violation presque systématique de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, pourtant à la base de sa propre Constitution. Les « représentants » du Peuple que nous faisons semblant d’élire ne « représentent » en réalité que les intérêts qui leurs conviennent, en toute légalité. Ils n’ont aucune légitimité et s’assoient sans honte sur nos idéaux. L’administration française se permet ouvertement de menacer des citoyens, alors qu’elle devrait les servir et faciliter leur quotidien.

Une telle situation n’est plus supportable. La plaisanterie doit prendre fin. Cette « fausse démocratie » qu’est notre république doit laisser sa place à une authentique. Cependant, pour que ce soit possible, le citoyen français doit bien assimiler toutes les implications qu’un tel changement suppose. Il lui faut comprendre ce qui est nécessaire, comment et pourquoi. Tout d’abord, un système véritablement démocratique n’a rien de parfait. Ce n’est pas une utopie qui résoudrait par magie tous nos problèmes. Une sorte d’idéal pour rêveur. Un Peuple peut se fourvoyer et prendre des décisions stupides. Il sait être injuste et sectaire. Cela étant, ce seront ses décisions, à son image et conformes à ses idéaux. Car si un Peuple doit payer pour les erreurs commises dans l’exercice du pouvoir, il est en conséquence la seule autorité admissible d’une nation.

LA DÉMOCRATIE, SEULE OPTION DURABLE

La démocratie est le seul système qui garantisse la liberté des citoyens sur la durée. Cependant, bien que de nombreux pays se vantent d’en être, aucun d’entre eux n’a jamais été démocrate. C’est un mythe répandu. Une légende. Le Peuple est partout considéré comme une sorte de masse primitive, qu’on peut utiliser ou qu’il faut diriger. Seule la république a fait son chemin jusqu’à nos jours et notre « monde moderne » est toujours plongé dans un duel entre la monarchie et la république. Un conflit qui date de la Rome antique.

Notre république française est entièrement construite autour de cette idée que l’élu, un individu que des citoyens sont contraints de choisir, peut décider du bien et du mal. En conséquence il « dirige » les citoyens, comme un Roi le ferait sur ses sujets, perpétuant ce mythe autoritaire qui estime qu’une population est foncièrement incapable de décider par elle-même de son propre avenir. L’administration française est convaincue qu’elle agit conformément à l’idéal démocratique. On en arrive à des situations absurdes comme, par exemple, nos députés qui nous proposent de la « démocratie participative » !

Pour eux, une démocratie n’est pas un système dans lequel le Peuple participe à la vie publique ! Ils confondent ouvertement leur idéal d’une « république autoritaire » avec la notion même de « démocratie » et imposent cette confusion aux français. Nous n’avons jamais été en démocratie de toute notre Histoire. Voilà la vérité. Le pouvoir de l’élu, en France, est trop proche de celui d’un monarque. Il a une autorité quasi-illimitée pour imposer ses choix et rien ne l’empêche d’agir pour le pire. La Loi le protège même, puisqu’il ne peut pas être contraint par la Justice durant son mandat de la même façon qu’un simple citoyen.

Nos « élus » savent pertinemment que notre système est dangereux et s’en protègent de cette façon. Qui pourrait leur en vouloir ? Cela étant, la république vient à l’origine pour remplacer une monarchie de droit divin. Il paraissait logique aux réformateurs de l’époque de faire un compromis avec les absolutistes, tant que le Peuple y gagne. Seulement, nous ne pouvons plus nous satisfaire des demi-mesures, surtout après les carnages qui ont entaché le 20ème siècle et conduit notre Nation jusqu’au bord du précipice. Le gouvernement doit être enchaîné à la volonté du Peuple, définitivement.

UN CHANGEMENT DE RÉGIME POLITIQUE EST-IL LÉGAL ?

En France, le fait de revendiquer la suppression de notre système républicain est techniquement condamnable comme un crime. L’article 89 de la Constitution française empêche un parti politique, par exemple, de se présenter à une élection en ayant pour programme une telle abolition. Cette loi est bien évidemment tyrannique. Elle impose de force aux français un système politique qu’ils n’ont, ironiquement, pas vraiment choisi. Ils ne purent qu’accepter la Constitution de Michel Debré, pas lui préférer une alternative monarchique, par exemple. Or, les français n’ont pas le droit dans notre « cinquième république » de décider directement de la Loi et n’ont pas plus de contrôle sur le budget, deux infractions sérieuses à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui fait pourtant aussi partie de la Constitution française.

Notre régime républicain est un système où on doit élire des dictateurs qui auront, durant une durée précise, la totalité d’un pouvoir, sans avoir besoin de se justifier de l’usage qu’il vont en faire. En effet, l’article 27 de la Constitution précise que « tout mandat impératif est nul ». En conséquence, les élus n’ont purement et simplement pas le droit de rendre de comptes à leurs électeurs ! Ils sont au contraire encouragés à décider par eux-mêmes ce qui est, ou pas, « représentatif » du Peuple français. La définition même de la tyrannie.

Les diverses corrections dans notre Code électoral effectués depuis sa création font que, désormais, il est presque impossible pour un citoyen indépendant de se présenter à une élection d’envergure. Les seuls qui peuvent encore proposer leur nom pour un mandat public doivent être soutenus par une organisation déjà en place, un parti. Même en admettant qu’un nouvel arrivant vienne bousculer l’ordre établi, il ne pourra le faire qu’avec l’accord de gens qui sont déjà dans les rouages de la machine politique. La Loi est faite de telle sorte qu’il est devenu impossible pour l’écrasante majorité des gens de se présenter pour un mandat public, sans l’autorisation préalable de ceux qu’ils rejettent ! Puisque nos « représentants » n’ont pas le droit de nous représenter et qu’ils peuvent décider de tout, sans avoir à se justifier de quoi que ce soit, la république française est donc devenue une « dictature parlementaire ».

Notre administration, nos médias et la majorité des intellectuels nous présentent pourtant cette vulgaire contrefaçon comme un sommet de démocratie ! Cependant, la Constitution a une limite dans ce qu’elle peut empêcher en matière de changement de régime. Il est possible de réclamer l’abolition de la république et son remplacement par un autre système, à condition de garder en tête certaines choses :

1. En 1962, le général De Gaulle a utilisé l’article 11 de la Constitution, c’est-à-dire le référendum, pour obtenir une révision de cette dernière. Celle-ci portait sur le mode d’élection du Président de la République. Depuis lors, il est admis que l’avis populaire peut modifier notre Constitution et donc, dans une certaine mesure, la structure républicaine du gouvernement. Cette correction pourrait aller jusqu’à une réforme complète. Un Parti qui propose une telle chose, par référendum, n’est pas hors-la-loi vis-à-vis de la jurisprudence française puisqu’il y a un précédent.

2. À l’origine, cette limite était prévue pour prévenir l’émergence d’un autocrate par le biais d’une élection. L’idée a très certainement émergée du mythe comme quoi Adolf Hitler aurait acquis sa puissance sur décision du peuple allemand, ce qui n’est pas le cas (il fut nommé chancelier par la présidence de Weimar). Cependant, elle s’éloignerait très largement de son objectif si elle servait aussi à empêcher un Peuple d’établir une démocratie plus directe. Les citoyens sont en Droit, par l’article 6 de la Déclaration des Droits de l’Homme, de décider personnellement de la Loi. L’interdiction d’abolir la « forme républicaine du gouvernement » est donc subordonnée au Droit qu’ont les citoyens de concourir personnellement à la Loi. L’article 89 peut certes prévenir la mise en place d’une autocratie, mais certainement pas d’un régime plus démocratique qu’une république parlementaire.

3. Enfin, la cinquième république a bien évidemment été mise en place suite à un référendum ! Les juristes de l’époque ayant pour l’occasion admis que le « droit souverain du peuple à disposer de lui-même » prévaut sur le texte constitutionnel. C’est en conséquence toujours le cas.

Notre Loi n’est pas pensée pour interdire une réforme, mais pour la rendre aussi difficile que possible – sinon elle contredirait la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Les gouvernements successifs se sont arrangés, par un usage intelligent du privilège, pour réduire à néant toute volonté de résistance à leurs idéaux. Les citoyens sont incités à obéir pour ne pas subir de vexations au quotidien. En échange de leur loyauté, ils peuvent même profiter de l’aumône que leur concèdera l’autorité en place. Toutefois, les français veulent décider des Lois. Ils l’ont exprimé par leurs abstentions massives aux élections et lors des différents mouvements spontanés de notre Histoire récente. Ils ne veulent plus qu’un représentant tyrannique puisse décider tout ce qu’il désire en leur nom. Dès lors que le Peuple se sera exprimé pour une réforme, une opposition du gouvernement républicain ne pourra mener qu’à sa chute. Car quel impact auraient les décisions de notre république, si la majorité de ses propres citoyens nient tout ce qu’elle représente ?

Cette série d’articles « la fierté française » présente quelques modestes propositions pour une éventuelle réforme, dont j’espère que certains tireront au moins une inspiration. Si nous les appliquions toutes, l’ampleur du changement serait tel qu’il entrerait dans l’Histoire mondiale. Ce serait l’amorce d’un renouveau, qui ferait de notre pays un modèle d’excellence. Une nation à l’avant-garde, où les citoyens n’en seront plus réduits à dire : « de toute façon, on ne peut rien faire, parce que personne ne nous écoute ! » puisqu’ils se trouveront désormais à la manœuvre de leur propre destin. Ces suggestions sont libres de toute affiliation politique, car quel meilleur programme pour une démocratie que celui où les citoyens sont responsables de tout succès ?

La Fierté Française – Textes de Emmanuel Brunet Bommert – emmanuel @ brunetbommert.org

La Fierté Française (l’archive des 7 textes)

Un peu de repos

Par h16

Même si c’est le printemps, les petits bourgeons, les oiseaux qui pépient et les petites fleurs qui éclosent en faisant de petits « pop » sympathiques ne doivent pas nous faire oublier qu’un peu de repos est parfois nécessaire pour reprendre d’autant plus vivement ensuite.

Le début de l’année fut particulièrement rempli et tout indique que les prochains mois seront au moins aussi agités. Notre Trudeau français, ce Président Que Le Monde Nous Envie De Loin, va probablement continuer à enfiler les perles et les agitations inutiles pour faire croire à sa volonté farouche de réformer les réformes de façon réformante. La République, de plus en plus festive à défaut d’être de plus en plus citoyenne, va continuer à nous amuser dans une déliquescence de moins en moins lente. Pour se préparer, quelques jours de pause seront les bienvenus.

En attendant, je vous encourage à relire quelques uns des billets passés, et, pourquoi pas pour ceux qui ne le sont pas déjà, à s’abonner au 10ème Homme, la lettre mensuelle qui développe en profondeur un sujet d’actualité.

Il y aura même, pour lancer des réflexions pendant ces quelques jours de repos, une série de billets écrits par Emmanuel Brunet-Bommert. Sans forcément partager toutes les propositions qu’il fait ou sa façon de procéder, je trouve ses éléments de réflexions intéressants et qu’ils méritent d’être partagés. Avec cette publication, le but d’Emmanuel est simple : proposer, à partir de ces quelques billets et de ses réflexions, une réforme possible du pays sur une idée positive, à savoir la fierté et la volonté d’excellence, plutôt que sur le fait que nous sommes constamment au bord du désastre.

Cela changera aux habitués de ces colonnes 😉 À vous de juger.

Bonnes vacances à tous et à bientôt.

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Synthèse de la France en une petite carte postale de Gironde

Par h16

Ce vendredi et avant une semaine pascale qu’on devine déjà pleine d’annonces présidentielles visqueuses de sous-entendus ridicules, je vous propose une petite « carte postale » de Gironde, c’est-à-dire une description pittoresque d’une situation croquignolette qui illustre à merveille le problème du rapport des Français à leurs services publics.

Ces derniers ont été au cœur du Grand Débat et seront probablement encore une fois mis en avant dans les prochains jours alors que le Président de la République tentera la synthèse des milliers de propositions des citoyens. L’idée est toujours la même : les Français doivent s’enorgueillir d’un service public d’une extraordinaire excellence et peuvent donc bien consentir à quelques menus sacrifices, notamment financiers au travers d’un tabassage fiscal vigoureux et égalisateur dans la misère.

Eh oui, il faut se résoudre à l’évidence : si beaucoup de citoyens se plaignent à présent d’impôts trop élevés, une part majoritaire (et malheureusement croissante) des Français veut malgré tout plus de ces magnifiques services publics.

Ils sont d’ailleurs écoutés et très bien entendus par les politiciens qui y voient là une occasion d’accroître leur pouvoir. Pour illustrer, rendons-nous à Libourne, charmante commune de Gironde, où la presse locale nous apprend que la taxe foncière a récemment explo pardon augmenté de 146%.

Rassurez-vous : non, cette explosion cet ajustement fiscal n’est pas causé par le joli Centre Aquatique (dont la facture de 23 millions d’euros était absolument indispensable, on en conviendra), mais bien par les services de transport en commun (tout aussi indispensables), qui sont – le maire (socialiste – coïncidence) s’en félicite – évidemment gratuits.

Avec 146% d’augmentation de fiscalité, c’est une gratuité qui ne cesse d’étonner le contribuable (propriétaire, ce salaud de riche et pas le locataire, n’est-ce pas)… Contribuable qui se calmera certainement en constatant le succès évident de ces transports en commun dont le taux de remplissage suffira à lui seul à rassurer les uns et les autres sur la bonne utilisation des deniers publics afin de faire tourner des bus flambant neufs … et vides.

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là et toujours en Gironde, dans la campagne de Coutras précisément, on apprend toujours par la presse locale – la même – qu’un projet de Village des Marques devait voir le jour.

Las, il semble que ce projet soit fort mal enquillé : bien que soutenu par le maire local, bien que soutenu par plus de 90 commerçants, bien que soutenu par les citoyens (plus de 4500 signatures de soutien au projet) qui y voient là l’occasion de relancer l’activité dans la région puisque l’investisseur projette d’y créer plus de 400 emplois, bien qu’économe, « bas carbone » et visant différents labels écologiques et bien que ce Village des Marques permettrait de faire vivre toute une région, il a reçu un avis défavorable de la Commission départementale.

Commission départementale dans laquelle nous retrouvons – coïncidence ! – le maire de Libourne précédemment cité.

Zut alors.

D’autant plus zut-alors que l’investissement était entièrement privé, sans recourir au contribuable. 80 millions d’euros d’investissements privés tout de même mais qui semblent laisser de marbre le président de la région ainsi que les élus des communes non concernées par ce projet. Les ruraux, qui se sont sans l’ombre d’un doute largement déclarés favorables au projet, n’ont finalement pas voix au chapitre et devront se contenter de voir cette opportunité leur passer sous le nez, parce que, parce que bon, à la fin, et puis voilà.

Ici, bien évidemment, l’argument majeur contre le développement de ce projet est que toutes ces enseignes, tous ces nouveaux commerces pourraient potentiellement concurrencer le petit commerce des centres-villes alentours, et ce, même si d’autres expériences similaires ont prouvé que le surcroît d’activité provoqué par de tels commerces spécialisés a plutôt tendance à revivifier les centres-villes.

En fait, toute cette situation résume parfaitement bien la France.

D’un côté, des services coûteusement gratuits

D’un côté, on trouve sans surprise des élus essentiellement tournés vers leur propre clientèle et qui savent toujours rassembler le courage nécessaire afin de dépenser avec faste l’argent gratuit des autres et offrir à tous un service que seule une poignée des non-payeurs utilisera vraiment.

Confrontés aux problèmes de financement de ces lubies, ces élus décident souvent d’endetter à mort la structure dont ils ont la charge (on ne se préoccupe des générations futures que pour le climat – le reste, on s’en tamponne), par exemple en contractant des emprunts soi-disant toxiques dont ils ne liront aucune des clauses et feront semblant de n’y rien comprendre une fois la facture colossale arrivée en mairie.

Quand ce n’est pas un emprunt, les mêmes élus se contenteront d’augmenter subitement la pression fiscale : non seulement, ce seront toujours les riches qui paieront (puisque par définition, le riche devient celui qui peut payer ces taxations vexatoires) mais en plus, on pourra toujours arguer en face d’un magnifique service que tout le monde réclamait. Et si personne ne le réclamait, peu importe : une fois qu’il est en place, ne pas le payer ou cesser de le financer revient à saboter un service public que le monde nous envie, ce qui fait immédiatement pleurer dans les chaumières comme on a pu le voir ces 6 derniers mois.

De l’autre, un blocage du commerce, des entreprises et des créateurs d’emplois

De l’autre côté, la bête ruralité qui a besoin de travailler pour payer les impôts des services « gratuits » peut aller se rhabiller : soit le travail envisagé pollue, fait du bruit, ne sent pas bon ou s’oriente décidément dans la mauvaise direction peu Gaïa-compatible et surtout terriblement privée. Soit cette activité a la furieuse tendance à entrer en concurrence avec des corporations déjà en place ou, pire que tout, des services « gratuits » déjà « offerts » par la collectivité locale (ou l’État). Et ça, mon brave monsieur, ma brave dame, ce n’est pas possible : le Public N’Aime Pas Du Tout La Concurrence.

Ce petit bout de Gironde est à l’image de toute une France qui s’arc-boute chaque jour un peu plus sur son désir enfantin et irréaliste de faire vivre tout le monde aux crochets de tout le monde.

Dans ce rêve éveillé, chacun peut bénéficier d’un service évidemment gratuit, dont les acteurs sont tous rémunérés avec des bisous, de la bonne volonté et des câlins. Et tout se passe évidemment très bien.

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Quand l’État s’occupe de votre voiture

Par h16

Aujourd’hui, dans la catégorie « l’État s’occupe vraiment beaucoup de vous », intéressons-nous au volet « automobile » de son interventionnisme tous azimuts, et à la façon tout à fait croquignolette dont nos amis journalistes se font fort de rapporter ces bons offices.

Depuis l’introduction des radars automatiques en France, l’État a rapidement pris le pli de compter sur eux pour abonder aux tonneaux danaïdesques de ses finances. Malheureusement, ses plans financiers pour l’année 2019 risquent d’être un peu compromis : fin 2018, l’actuel Premier ministre, politiquement affûté comme du beurre chaud, aura eu l’idée géniale de réduire les vitesses maximales autorisées sur les routes secondaires au moment où entraient en force des taxations écologiques délirantes sur les carburants. S’ensuivit une colère mémorable du petit peuple moyennement d’accord pour continuer à se faire détrousser à chacun de ses déplacements.

Colère qui, dans le domaine routier, s’est essentiellement traduite par une vaste destruction des radars automatiques déjà en place, compromettant nettement les verbalisations qu’ils étaient censés faire. La facture est salée : s’il semble indispensable de remplacer les matériels détruits (mais si, puisqu’on vous le dit) et que ceci ne sera pas gratuit, le total reste mineur face à l’absence de collecte que provoquent ces appareils défaillants.

Le total des amendes non collectées ne cesse de grimper : estimé autour de 500 millions d’euros fin décembre 2018, on frise maintenant les 660 millions d’euros ; ce rythme d’augmentation fait presque penser au devis d’un chantier public du Grand Paris, et plonge les journalistes dans un désarroi palpable dans les articles qu’ils pondent à ce sujet : des centaines de millions de « manque-à-gagner », une hausse des morts sur la route, tout indique une catastrophe abominable avec du chaton mignon sacrifié sur l’autel de la colère gilet-jaunesque.

Pourtant, lorsqu’on épluche les statistiques de mortalité d’un côté, et qu’on raisonne calmement sur les amendes non collectées de l’autre, on s’aperçoit bien vite que de catastrophe, il n’y a point tout comme il n’y aura pas eu de chaton mignon sacrifié inutilement.

D’une part, l’augmentation de mortalité est largement imputable à l’augmentation du trafic ces derniers mois par rapport au trafic de l’année 2018, ce qui explique notamment la plus grande présence des cyclistes parmi les victimes de la route. Il faut être d’une naïveté de scribouillard pour imaginer que des radars opérationnels auraient pu calmer ces cyclistes au point de les empêcher de dépasser les 80 km/h sur route secondaire. Tout le monde sait que, s’ils en ont l’occasion, ils tutoient la vitesse du son dans le bruit strident de leurs pédaliers déchaînés.

D’autre part, comment peut-on se désoler que plus de 600 millions d’euros resteront dans la poche des Français ? À l’inverse, comment peut-on se réjouir que l’État récolte toujours plus avec ses brigands automatisés, lorsqu’on voit ce qu’il fait de l’argent ainsi récolté ?

Combien faudra-t-il encore cramer de milliards pour que l’État ne construise pas de prisons, ne répare pas de routes, ne fournisse pas d’IRM dans les hôpitaux, ferme des classes ou diminue chaque année le niveau de l’enseignement global ? Au bout de combien de milliards d’euros de ponctions pourra-t-on espérer avoir une justice efficace, une armée équipée ou une fiscalité lisible ? Peut-on sérieusement penser que ces 660 millions d’euros seraient mieux dans la poche de l’État que dans celle des Français au moment même où une part croissante d’entre eux n’arrive plus à boucler les fins de mois ?

On pourrait s’arrêter là.

Ce serait sans compter sur l’aide inattendue (au sens « pas demandée ») de nos amis politiciens qui ne sont jamais en retard d’une idée à la fois compliquée, coûteuse et parfaitement idiote.

Cette fois-ci, c’est Valérie Pécresse qui s’y colle avec le brio qu’on lui connaît pour émettre des âneries dans les ultraçons : la présidente de la région Île-de-France et du syndicat des transports en région parisienne, Île-de-France Mobilités, vient ainsi de dévoiler dans le JDD un dispositif pour « favoriser le covoiturage » géré par l’État (la Région, ici) permettant notamment d’offrir jusqu’à 150 euros par mois aux conducteurs et deux trajets gratuits par jour aux passagers.

Autrement dit, le pouvoir politique s’immisce dans le covoiturage et entend même le rémunérer avec l’argent gratuit des autres qui tombe du ciel. Au delà de l’impression persistante que vient subitement de s’installer une concurrence malsaine d’idées stupides avec Anne Hidalgo, le maire de Paris (pour le moment, c’est encore l’Anne de Paris qui est en tête), on ne peut s’empêcher de constater qu’encore une fois, la lutte contre la pollution et pour les économies d’énergie semble indépassablement liée à des décisions étatiques, venues d’en haut, imposées plus ou moins fortement aux divers acteurs (ici, si l’automobiliste ne semble pour le moment pas encore contraint au covoiturage, il n’en restera pas moins que l’imposition sera fiscale parce qu’il faudra bien financer ce bouzin).

CorporatismeDe façon plus consternante, Pécresse tente ni plus ni moins qu’une version étatique de services de covoiturage qui existaient déjà dans le privé et que l’État s’est proprement acharné à faire disparaître. On se rappellera de Heetch qui fut obligé de fermer parce que continuellement en butte contre les autorités et les corporations bien installées, décidées à tout faire pour empêcher que des Français puissent gagner leur vie en trimbalant des gens dans leur voiture.

Autrement dit, l’État sabote un système qui fonctionne, fait du profit et ne coûte rien aux contribuables pour le remplacer par une usine à gaz de son cru, qui ne marchera pas, fera des pertes et coûtera un pont aux contribuables.

En France, l’État s’occupe d’absolument tout. Il est présent à votre naissance, il est là à votre mort et même au-delà. Il s’occupe de votre frigo, de votre mariage, de vos vices et de vos vertus, d’une myriade d’aspects de votre vie d’enfant, d’adolescent et d’adulte. Quand il s’occupe de votre voiture, c’est pour vous ralentir, vous punir, vous taxer et culpabiliser. Malgré cela, un nombre croissant de Français veulent encore accroître son rôle.

Il faut se rendre à l’évidence : ce n’est pas de l’inconscience, c’est du masochisme.

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Génération Identitaire est-elle soluble dans l’amalgame ?

Par h16

La France, terre de liberté, d’égalité et de fraternité, n’en est pas moins une terre civilisée où la fraternité s’entend dans un cadre strictement encadré par l’État, dans laquelle l’égalité doit s’exprimer en tout, pour toutes et tous, au maximum possible et sans discussion, et où la liberté saura se cantonner à ces espaces que le politique lui réservera en les rétrécissants tous les jours…

À commencer par la liberté d’expression, cette enquiquinante liberté qui permet à chacun d’exprimer son opinion, aussi dissidente, irritante et politiquement incorrecte soit-elle. Dans cette optique, rappelons qu’en France, la pression sociale, celle qui permet à tous de comprendre qu’il y a des choses qui se disent et d’autres qui, au plus, se chuchotent, cette pression sociale, celle qui calme naturellement les velléités des imbéciles à utiliser leur liberté d’expression pour dire des âneries, cette pression sociale, en France, n’est jamais suffisance : il faut donc à tout prix restreindre la liberté d’expression pour pallier cette pression déficiente.

C’est ce que s’emploie donc à faire tout gouvernement en place depuis plusieurs décennies. Chacun ajoute ainsi son rouleau de fil barbelé autour de la liberté d’expression pleine et entière pour éviter que les joyeux citoyens français profitent de trop vastes espaces de libertés et laissent un peu trop vagabonder leurs idées et leurs propos.

Il ne se passe donc plus une année sans que l’une ou l’autre loi soit votée pour restreindre aussi fermement que possible la liberté des uns et des autres à exprimer une idée. Dernièrement, ce fut une loi « anti-fake news », écrite par l’habituelle brochette de clowns à roulettes gouvernementaux ce qui n’a d’ailleurs pas manqué de se retourner contre le gouvernement. On retrouve d’ailleurs le même syndrome du n’importe quoi législatif pour museler technologiquement la liberté d’expression au niveau européen, ce qui ne manquera pas d’avoir moult effets de bords ridicules et contre-productifs.

Malheureusement, force est de constater que l’acharnement législatif pour bâillonner légalement les citoyens ne parvient pas à faire taire toute dissidence, toute voix discordante dans le chœur encore imparfait des louangeurs de la Solidarité Pervasive, Totale & Universelle Française.

C’est ainsi que le vendredi 29 mars, bêtement munis de leur liberté d’expression et d’une absence de lucidité face à la pression sociale pourtant claire de la société française, des militants du groupe anti-immigration « Génération Identitaire » (GI) ont sauvagement déployé une méchante banderole géante depuis le toit de la Caisse d’allocations familiales de Seine-Saint-Denis sur laquelle on pouvait nettement lire « De l’argent pour les Français, pas pour les étrangers ».

Sur le plan de la communication, l’opération est un magnifique succès. La presse, au bord de l’apoplexie devant un tel acte absolument pas compatible avec la République du Bisounoursland, s’est immédiatement empressée d’utiliser tous les moyens à sa disposition pour titrailler violemment en direction générale de cette droite aussi extrême que groupusculaire, identitaire et anti-vivrensemble.

Notons fugacement que tout le monde semble indifférent au fait que ce même groupe veut continuer la distribution de pognon des autres (sous seule condition de nationalité) ; le collectivisme a encore de beaux jours devant lui.

Dans la foulée, devant un tel outrage, il a rapidement été question de trouver la parade contre ces individus vraiment trop nauséabonds. Leur envoi dans des camps de rééducation étant – pour le moment – impossible, il faudra trouver un autre moyen de les empêcher de penser de travers. Et cela peut commencer par la dissolution de Génération Identitaire que n’ont pas manqué de réclamer vivement syndicats (CGT et FO en tête), partis politiques (PS en premier) et associations lucratives sans but (l’inévitable SOS Racisme) afin que soit mis un terme à ces débordements qui, selon ces frétillants soldats de la bien-pensance, sont « xénophobes » et « stigmatisent les allocataires » horriblement ce qui, au passage, revient à valider complètement l’idée véhiculée sur la banderole selon laquelle l’argent des autres est d’abord distribué aux étrangers…

Malheureusement, il y a un hic.

Pour dissoudre un mouvement, encore faut-il une raison légale un minimum solide. Ce serait dommage que, dans l’emballement d’une dissolution trop rapide, l’appareil d’État serve finalement à donner raison à Génération Identitaire dans un grand barouf médiatique.

Il s’agira donc de trouver une motivation crédible ce qui promet de ne pas être aussi simple que prévu : le groupe ne revendique aucune violence (zut), se fait même fort de vouloir créer un débat pacifique (flûte), et ne veut même pas remettre en cause la République (et caca boudin). Autrement dit, il va falloir échafauder autre chose pour dissoudre légalement le groupe.

Heureusement, une lumière s’est allumée au bout du tunnel : il semblerait bien que Brenton Tarrant, le terroriste de Christchurch, ait fait un don à l’association avant son départ pour l’autre côté du globe. Aubaine ! L’association devient dès lors récipiendaire de fonds issus d’un terroriste et peut donc éventuellement être elle-même classée comme terroriste…

Pas de doute : selon Romain Espino, représentant du mouvement Génération Identitaire, il y a eu des dons de Tarrant en septembre 2017 :

« Nous avons retrouvé deux traces de dons pour un montant total de 1.000 euros »

Ah, enfin, les impétrants identitaires sont coincés, ils ne pourront pas s’en sortir à bon compte !

Bon. Soit, le raisonnement derrière est particulièrement tortueux. Espérons qu’il ne viendra à l’idée de personne de tenir exactement le même vis-à-vis des Caisses d’Allocation Familiale qui ont, de façon tout aussi certaine et connue, financé des djihadistes ; ceci aboutirait à dissoudre les CAF au même titre que Génération Identitaire. Au moins, la distribution de pognon des autres (aux Français comme à tous les autres) s’en trouverait durablement interrompue, ce qui pourrait constituer une solution aux demandes véhémentes des identitaires.

En pratique, on comprend qu’un motif aussi emberlificoté pour dissoudre ce mouvement cache fort mal l’opportunisme politique des pouvoirs publics, produisant des motifs de dissolution comme des saucisses industrielles avec cette foi zélée limitée aux seuls dossiers de cette extrême-droite aux griffes de plus en plus limées. Dans le même temps, on ne s’étonnera plus guère de l’inertie de ces mêmes autorités devant les Black Blocs et toute la myriade d’associations prétendûment antifascistes mais effectivement violentes et destructrices qui officient sur base hebdomadaire depuis des mois ou à toutes ces bonnes occasions qui sentent la sueur, le foin et l’herbe amusante depuis les ZAD jusqu’aux manifestations de syndicalistes à merguez.

S’il semble assez évident que dissoudre Génération Identitaire permet au gouvernement d’engranger quelques voix à l’approche d’élections européennes particulièrement électriques, on ne peut que constater la mollesse pathologique du même gouvernement concernant les groupuscules d’extrême-gauche qui détruisent les commerces chaque samedi depuis des semaines.

Les Français constatent le Deux Poids Deux Mesures ; ils constatent l’aplatissement complet des forces de l’ordre autant devant la gauche bien-pensante que l’extrême-gauche violente ; ils constatent l’acharnement des autorités à vouloir taire certaines opinions, tout en se plaçant hypocritement en héraut de la liberté d’expression ; ils constatent l’orientation des débats, l’enfouissement rapide des questions qui dérangent, le lynchage médiatique systématique de ceux qui osent penser en dehors des clous républicains officiels.

Ces constats, difficilement escamotables, finissent par rendre les actions du Camp du Bien redoutablement contre-productives. Un beau matin, le retour de bâton promet d’être cinglant.

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[Redite] Macron fait de plus en plus du Hollande

Par h16

Article initialement paru le 20.04.2018

Il y a un an, je notais, sans grande surprise, que le président Macron peinait franchement à se démarquer de son prédécesseur. Je remarquais aussi qu’au lieu d’une France en marche, on avait une République qui trottinait dans un charivari grandissant ; l’avenir me donna raison puisque le brouhaha grandit jusqu’à l’explosion des Gilets Jaunes. Quant au trottinement, il fut ralenti au point de n’être plus qu’un sur-place puis d’un rétropédalage presque comique avec distribution d’argent des autres qu’on n’a pas encore ponctionné.

Un an plus tard, non seulement pas une ligne des constats posés ne serait à changer, mais l’encroûtement, le merdoiement homérique de tout l’appareil d’état est encore plus flagrant…

En 2012, le changement, c’était maintenant, ou presque. Cinq années plus tard, il fallut se rendre à l’évidence : le quinquennat pédaloflanbyste se traduisait par la même fuite en avant que le précédent sarkoziste et le seul changement vraiment marquant fut celui de président. L’arrivée d’Emmanuel Macron marquait d’après beaucoup d’observateurs un renouvellement profond de la vie politique française. On allait voir ce qu’on allait voir, non mais alors !

Après un départ tonitruant et la découverte de la République En Marche, force politique toute nouvelle, toute belle et toute originale en majorité composée de transfuges de la gauche en déroute, le pays s’est rapidement remis de sa stupeur pour observer avec attention l’avalanche de réformes qui devait l’ensevelir dans un silence sépulcral.

D’avalanche il n’y eut point. De silence non plus, d’ailleurs.

À mesure que les réformettes et autres petits arrangements millimétriques s’échelonnaient dans l’agenda toujours très chargé du président et de son gouvernement, il fut rapidement visible que la révolution ne faisait que trottiner, et rarement dans la bonne direction. Il n’y eu pas plus de libéralisme ou de réformes dans un pays victime des gabegies sociales-démocrates que de beurre en broche.

Petit-à-petit, le constat se fit amer mais sans appel : le changement maintenant et la chance pour tous d’une France forte où ensemble tout deviendrait possible, tout ça s’avérait de plus en plus bidon.

À tel point qu’un an après la mise En Marche réglée du pays, point de silence sépulcral : c’est un charivari de cris, de bruit et de fureur qu’on a du mal à analyser.

À Toulouse, le retour de l’état de droit se fait encore attendre : suite à un contrôle de police, la population locale a semble-t-il décidé de faire sécession avec la République en mettant d’importants moyens pour repousser les envahisseurs en uniformes. La gestion des cités chaudes n’a apparemment absolument pas évolué depuis 30 ans, et Macron n’y apporte pour le moment aucune réponse concrète.

À Marseille, un nouveau fait divers de règlement de comptes sur fond de drogue fait un blessé grave par balle en plein centre ville. À part le trafic, rien de stupéfiant dans la cité phocéenne où ce genre d’occurrences, quasi hebdomadaire, n’aura pas eu à pâtir de l’arrivée du nouveau président.

Comme les précédents locataires de l’Élysée, le président Macron se retrouve rapidement confronté aux indécrottables gauchistes et anarcho-syndicalistes qui mettent une partie du pays en coupe réglée depuis des lustres et entendent bien continuer comme avant : le bocage nantais, qui fut un véritable marécage collant aux basques du président Hollande, se révèle être tout aussi attachant pour le président Macron qui s’enlise doucement dans la glaise de la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes. L’opération, qui ne devait durer qu’une poignée de jours, entame sa troisième semaine sous les vivats de la foule médiatique et du contribuable, heureux de payer pour cette mobilisation efficace des forces de l’ordre.

On se consolera en se rappelant que le pays n’est plus en état d’urgence.

De la même façon, les habituels phalanges de clowns estudiantins aux revendications aussi floues que multiples ont profité du mouvement syndical lancé à la SNCF par une paire de syndicats en état de mort clinique pour occuper quelques universités, notamment Tolbiac (anagramme judicieux de biactol, ce produit utilisé par ces adulescents pour s’éviter les affres de l’acné que la faculté ne semblent pas pouvoir leur éviter).

Pendant ce temps, leurs congénères à la vie duraille continuent quant à eux de consciencieusement bousiller la vie des classes les plus modestes qu’ils méprisent assez manifestement en leur sabotant les moyens de transports collectifs que tous payent un prix exorbitant, qu’ils fonctionnent ou non. Tout juste peut-on espérer que la fermeté affichée par l’actuel président sera supérieure à la mollesse affichée par son prédécesseur : les clients pardon usagers, épuisés par ces attitudes révoltantes, commencent à s’organiser. Peut-être le mouvement contestataire s’essoufflera-t-il, fusillant durablement le syndicalisme « à la française » ce qui serait la première grande victoire de Macron (sans qu’il y soit pour grand-chose, reconnaissons-le).

Victoire qui sera dure à défendre puisque d’autres réguliers de la vitupération syndicale se mettent sur les rangs : en plus d’Air France (qui pouvait imaginer qu’ils n’en seraient pas ?) voilà maintenant EDF qui s’y met en promettant que certains de ses employés pratiqueront la faute lourde sans que – magie de l’état de droit, vous dis-je – aucune poursuite ne soit jamais lancée.

Le tableau est catastrophique mais il ne s’arrête pas là.

Quand Sarkozy et Hollande (ou même Chirac avant eux) se retrouvaient en butte avec une actualité aussi chargée, on se souvient sans mal de leurs manœuvres dilatoires soit en matière militaire, soit sur le terrain législatif où la mitraille parlementaire pleuvait sans discontinuer, aboutissant à des tapis de taxes et d’impôts.

De ce point de vue, Macron n’a, là encore, absolument rien changé. Après avoir intelligemment liquidé quelques vieux missiles avant leur coûteuse révision (seuls trois, tirés par la Marine, n’étaient pas concernés et ont essentiellement servi de test) dans la direction globale de la Syrie, le chef de l’Exécutif s’agite à la télé pendant que son gouvernement, affairé, nous pond la prochaine fournée de lois qui aboutira assez prévisiblement à une jolie moisson de taxes et d’impôts.

Et tout comme les mandats de Chirac, Sarkozy et Hollande furent à chaque fois l’occasion d’un recul marqué pour chacune de nos libertés, force est de constater que le mandat de Macron ne se place guère sous des auspices différents, depuis la prochaine restriction complètement accessoire à 80 km/h sur les routes secondaires jusqu’à la récente colère, très déplacée, d’une ministre de son gouvernement incapable de comprendre ce qu’implique une démocratie parlementaire.

Non, décidément, la révolution, la réforme et le changement ne sont pas en marche.

Si les réformettes du président sont mieux enrobées par une habile trudeauïsation de l’exécutif français, les effets palpables restent au mieux négligeables, au pire négatifs. Macron fait une nouvelle forme de Hollande. Du reste, Hollande n’avait pas fait mieux que Sarkozy et les bricolages du premiers n’avaient rien à envier aux bidouilles approximatives du second. En pratique, tout montre que nos présidents se succèdent et se ressemblent assez fortement dans la médiocrité.

Ce n’est guère étonnant : en réalité, le pouvoir leur échappe, eux qui semblent à chaque fois découvrir que ce sont les hauts fonctionnaires, la syndicratie et le lobbying d’une caste fortement endogame qui refusent la plupart du temps toute modification des grands principes jacobins, centralisateurs et omniprésents de l’État français dont chacun d’eux bénéficie très directement.

Composé d’une génération d’encroûtés discrets pour lesquels toute prise de risque signifie inévitablement perte d’influence, de richesse ou de pouvoir puisqu’ils sont tous, effectivement, à la meilleure place possible dans le pays, ce véritable État parallèle n’entendra certainement pas se laisser démettre par le premier paltoquet venu, aussi frétillant soit-il. Dès lors, de réforme, de simplification, de révolution, de remise en question et de changements profonds, il n’y aura point.

Et par voie de conséquence, ce pays est foutu.

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Article 13 : youpi, un Internet sous tutelle

Par h16

Grâce à internet, vous croyiez avoir regagné en liberté d’expression ? Il était donc grand temps d’y mettre fin !

Par Dern et h16

Hic Sunt les censeurs

Voilà, c’est fait : la directive sur le droit d’auteur a été adoptée au Parlement Européen.

La bataille a fait rage, et les lobbys n’y sont pas allés de main morte : tribunes d’artistes dans Le Monde, millions d’euros dépensés par Edima, le lobby des plateformes numériques à Bruxelles…

Mais ce n’est pas la première fois que nos tuteurs dirigeants, motivés par notre plus grand bonheur et une méconnaissance redoutable des technologies modernes, essayent de nous censurer. On se souviendra de la créativité administrative impressionnante de la HADOPI, mais aussi des plus récents (et plus inquiétants) PIPA, SIPA, ACTA, TPP, NDAA… Ces accords internationaux sont passés à la trappe, plus par méconnaissance des enjeux et méfiance que par désir de maintenir la liberté individuelle.

Avec l’adoption de la directive droits d’auteur, on entre dans le flou le plus absolu aux conséquences difficiles à prévoir.

Cette directive instaure en effet un système dans lequel les intermédiaires techniques (réseaux sociaux et plateformes en ligne) contrôleront l’application du droit d’auteur. Les optimistes (benêts ?) diront qu’il s’agit de leur responsabilité et de leur rôle. Les pessimistes (réalistes ?), eux, noteront que nos tuteurs vont avoir un mal de chien à s’empêcher d’élargir leur champ d’action, pour, par exemple, appliquer des méthodes similaires aux élections européennes… D’autant que Les GAFAM n’ont pas attendu la décision pour se préparer à l’appliquer. De base ils auraient préféré que cette réglementation n’existe pas, mais à défaut, ils feront en sorte d’en tirer le meilleur parti d’autant plus qu’ils ont anticipé cette loi et ont déjà commencé à l’intégrer.

Le Content ID

C’est ici que le Content ID de Youtube entre en jeu. C’est une intelligence artificielle (IA) qui va vérifier dans chaque nouvelle vidéo que vous téléversez que le contenu posté n’existe pas déjà sur la plateforme, assurant ainsi que les images et les sons que vous utilisez vous appartiennent vraiment.

Si ce n’est pas le cas, les revenus générés par la vidéo seront reversés à leur propriétaire.

Prenons un exemple : je me sens l’envie irrépressible de réaliser un best-of des discours de Jean-Vincent Placé, et prends donc des morceaux choisis de LCP, La Chaîne Parlementaire, pour son traitement de l’image vivant et pétillant. Je mets ma compilation en ligne, jouant Placé pour gagner. Las. Grâce au Content ID de Youtube, ma vidéo sera bien monétisée mais l’ensemble des revenus iront à LCP.

Le Monstre des Data

Eh oui, cette IA monstrueuse est plus artificielle qu’intelligente : elle ne sait pas détecter la parodie ou la citation.

Pourtant, si le texte de la directive européenne prévoit le respect de la parodie ou la citation, la réalité est tout autre. Quand on a dix mille fichiers à traiter en une heure, aucun humain ne tient le rythme et la machine qui le remplace est incapable de différencier un best of de Jean-Vincent Placé d’une vidéo satirique avec citations rigolotes.

Les critiques de jeux-vidéo ? Ça tombe. Les commentaires de bouquins ? Ça tombe. Les cover de mozinor ? Ça tombe.

Les risques de faux-positifs sont plus qu’énormes : ils sont inévitables (pour ceux qui aiment la technique, c’est ici).

Avec un tel pouvoir, des chaînes comme le Joueur du Grenier n’auraient jamais pu entrer dans le Youtube Game. Au revoir la concurrence, bonjour le statu quo : les grosses chaînes pourront négocier directement avec Youtube, les autres n’auront pas cette chance.

L’Inquisition de l’Empereur-Europe

Et c’est là que tout se joue : le Content ID transforme la plateforme en juridiction suprême du droit de la vidéo en ligne, en inversant la charge de la preuve : les ayant droits n’ont plus à prouver que tel extrait leur appartient, c’est à vous de réclamer et prouver qu’il s’agit bien de parodie ou de citation. Le content ID détecte a priori, l’ayant droit supposé obtient les droits par défaut et le youtubeur peut ensuite tenter de réclamer.

Le Content ID a instauré Youtube en nouveau juge, créant un droit à l’image parallèle, plus restreint et plus opaque que le droit officiel : certaines vidéos gardent sons et images originaux mais restent en ligne, d’autres affichent des faux positifs et sont supprimées, d’autres sont démonétisées pour le Youtubeur et les droits vont aux « ayant droits » d’un extrait… Impossible de savoir comment le tri est fait, ni de savoir pourquoi certaines passent systématiquement sous le radar du Content ID.

Or, ce Content ID constitue le meilleur et probablement le seul prototype de ce que seront les réseaux sociaux après l’application de la directive droits d’auteur.

Je suis Monsieur Lambda, que se passe-t-il ?

Si vous postez une vidéo sur Youtube, tournée avec votre mobile et un budget rikiki, vous êtes soumis aux mêmes contraintes que les grosses chaînes de production comme Palmashow ou Vevo.

Pour obtenir une autorisation d’un ayant droit, la procédure Youtube prend entre 3 à 6 mois et même si cela reste plus rapide qu’une administration française, cela veut dire que votre vidéo critique de Captain Marvel ne sera pas mise en ligne en temps utile.

Vous prenez une photo de la Tour Eiffel trop similaire à celle d’Anne Hidalgo et vous souhaitez la partager en ligne ? Que nenni : elle ne passera même pas l’étape de publication et ne sera pas mise sur votre fil Facebook / Instagram/ Twitter.

Fini les émissions de review avec incrustation d’images ou de sons pas libre de droits. Pour ces dernières, on devra en passer par les critiques officiels approuvés par le producteur d’une œuvre et donc bien entendu rigoureusement impartiaux et fiables.

Bref, c’est la déroute. Mais si ni GAFAM ni internautes ne voulaient de cette directive, comment a-t-elle été adoptée ? Qui avantage-t-elle ?

Gouvernemaman Is Back

Surprise ! En premier lieu, elle avantage nos tuteurs légaux, à savoir la gauche régressive de la Team Progrès.

Jusqu’à présent en échec sur l’idée de la fin de l’anonymat sur Internet pourtant si pratique pour censurer les idées déviantes individuellement notre Bien, le gourvernemaman tient désormais sa revanche avec cette directive.

En outre, ils y gagnent sur un créneau plus politique : la culture mémétique, irrévérencieuse, virale et plutôt de droite, a participé aux élections de partis qui leurs déplaisent en Italie, au Royaume-Uni, aux Etats-Unis… Avec cette directive, les GAFAM, eux aussi membres de la Team Progrès, pourront censurer ce qui leur déplaît sous prétexte de droits d’auteurs. Pratique, et les politiques conservent les mains propres.

Le Zuck gagne un niveau

Et puis, malgré leur opposition initiale, cela arrange aussi les GAFAM.

L’article 11, définissant la « taxe hyperlien », était la pierre d’achoppement et le motif de leur opposition de base, ainsi que les coûts de mise en place des outils de surveillance.

Certes, reproduire l’équivalent du Content ID sur les autres plateformes que Youtube va coûter cher. Certes, il faudra lâcher un pourboire aux médias traditionnels lorsqu’ils agrègent leurs actualités. Certes. Mais comme lot de consolation ils gagnent :

  • Le pouvoir juridique de censurer ce qui leur déplait
  • La possibilité de se constituer en arbitre incontournable de ce qui est dicible ou non sur leurs réseaux (les recours seront déposés devant eux et pas devant un juge)
  • Un moyen d’écraser la concurrence avant qu’elle n’arrive : vu les moyens juridiques et techniques imposés pour garantir la conformité des contenus, impossible qu’une alternative émerge. Dans l’Union Européenne, le marché va se figer.
  • Le rôle de gendarme d’internet de facto, alors qu’ils ne sont qu’un intermédiaire technique (si vous doutez de son pouvoir d’action, regardez sur combien de sites vous vous créez un compte avec vos identifiants Google ou Facebook)

Ce n’est pas juste la fin des mèmes rigolos et la mort des petits chats. C’est une attaque massive et un coup très dur porté au dernier bastion de la liberté d’expression.

Pire : ne croyez pas qu’ils s’arrêteront au droit d’auteur, ne croyez pas qu’ils s’arrêteront à l’Europe.

(Sur le blog de Dern)

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Mélenchon, le Pen : nos anticapitalistes ont encore une fois besoin de l’argent des autres !

Par h16

La lutte contre la financiarisation de la société, véritable priorité assumée de Jean-Luc Mélenchon et de tout son parti derrière lui, bat son plein… mais pas trop non plus : il ne faudrait pas que cette lutte soit à ce point virulente que le parti s’en trouverait financièrement dépourvu.

Que voulez-vous, les temps sont durs : malgré les financements de l’État, malgré les subventions diverses et variées, malgré les coquets émoluments des députés et autres élus de la France Insoumise dont une partie est normalement reversée au parti, ce dernier n’a pas réussi à suffisamment emprunter auprès des banques pour financer sa campagne pour les élections européennes au point d’obliger son lider marxismo Jean-Luc à lancer un appel à ses électeurs et sympathisants.

Logique implacable d’un parti dirigé de main de maître : après avoir expulsé avec colère et mépris tous les produits de son corps dans la direction générale des banques, après avoir expliqué urbi et orbi que la finance était une plaie immonde que la société ne devait plus supporter, après avoir bien fait comprendre que la richesse était une tare innommable et envisagé les pires sévices – notamment fiscaux – à l’encontre des impétrants ayant l’impudeur de gagner un peu trop d’argent, il fallait pourtant s’attendre à ce que les riches, les banques et la finance en général soient quelque peu réticents à prêter à ces gens dont le credo parfaitement assumé consiste à leur faire rendre gorge.

Mais voilà : la nature humaine étant ce qu’elle est et la cohérence d’ensemble d’un collectiviste étant généralement assez sommaire, Jean-Luc Mélenchon se retrouve donc à faire de la retape sur les intertubes et au-delà pour que le sympathisant, le militant ou le simple citoyen conscient de son devoir démocratique mettent quelques piécettes dans la (trop) petite tirelire du parti anticapitaliste.

Et même si le contribuable, habilement présent dans le sympathisant, le militant ou le simple citoyen a déjà participé, cela ne suffit pas.

Pour Jean-Luc, c’est l’occasion indispensable de lancer un « emprunt populaire » qui le sera d’autant plus qu’il demande à ceux qui versent du pognon de ne pas mégoter : le don minimum est de 400€, soit un bon tiers de SMIC. Il semble qu’être Insoumis se mérite et que ce parti n’entend pas fricoter avec ceux qui n’auraient que 100€ à mettre au pot (sans parler de la vile plèbe qui ne pourrait participer qu’à hauteur misérable de 5 ou 10€, les gueux).

Pour ce prix-là, on sera cependant étonné de n’avoir qu’un lider marxismo un peu usé et assez peu de goodies amusantes. Pas d’autocollant rigolo, pas même de mug Jean-Luc, ce qui est pourtant un classique des Patreons et autres cagnottes Kickstarter dont notre politicien aurait pu s’inspirer afin d’inciter son cœur de cible officiel (le prolétaire en pleine lutte des classes) à cracher au bassinet et rejoindre le cœur de cible réel (le bobo parisien, ventre plein, tête vide, qui croit dur comme fer à la bonne idée de forcer les classes moyennes modestes à payer pour les services publics utilisés par tout le monde sauf elles).

C’est vraiment dommage d’autant qu’il y avait là un intéressant développement marketing pour la France Insoumise en fonction de l’investissement consenti : pour un tiers de SMIC, un ouvrage du chef dédicacé ; pour un SMIC, un mug ; et pour 10.000€ de dons qui – à n’en pas douter – ouvrirait enfin la possibilité d’avoir Jean-Luc un jour président, un magnifique goulag à monter soi-même pour gagner du temps sur ce qui ne manquera pas d’arriver ensuite…

Mais non, décidément : pas de stickers, pas de mug, pas de jouets éducatifs sur les vertus de la rééducation citoyenne. On paye, cher, et on s’estime heureux si, un jour, un remboursement survient.

Parce qu’il faut bien le dire, si la question du « populaire » de l’emprunt se discute évidemment, l’aspect « emprunt » aussi : l’historique de nos Insoumis, en matière de bonne gestion des deniers qui leurs sont confiés, ne plaide guère en leur faveur. Ce n’est pas comme si les affres financières et salariales dans lesquelles se débat actuellement Le Média, pure-player entièrement dévoué à la cause mélenchoniste, indiquait une excellente maîtrise des coûts et des prestations de services des intervenants habituellement liés au parti… insoumis aux règles habituelles de bonne gestion rigoureuse.

Du reste, soyons fair play : il semble bien que les banquiers, quelque peu réticents à prêter de l’argent aux insoumis prêts à les pendre avec leurs tripes, aient autant de scrupules à ouvrir les vannes du crédit pour l’autre parti de l’extrême. Marine Le Pen en est, elle aussi, réduite aux mêmes expédients et doit lancer à son tour un emprunt auprès des Français.

On comprendra que ces derniers, comme les banquiers, hésitent, tant pour Marine que pour Jean-Luc. Les faits d’armes du FN devenu RN en matière de gestion concrète de ses deniers laisse un peu à désirer là encore.

En fait, c’est toujours le même constat : ça veut gérer nos vies, gérer un gros budget (qu’il soit français ou européen), mais c’est globalement assez peu capable de fonctionner sans les subventions de l’État ni l’argent des autres. Pire encore : il leur faut faire, en dernier recours, appel à des cagnottes Leetchi et autres emprunts de la dernière chance alors que le don des individus intéressés par leurs programmes devrait normalement être leur unique moyen de subsistance, pour eux comme pour tous les autres partis.

Très clairement, tout en conservant une « auditabilité » totale de leurs comptes pour s’assurer l’absence de corruptions et de magouilles diverses, la restriction des moyens financiers des partis politiques aux seuls ressources provenant des adhérents et des sympathisants ramènerait ces partis à une plus grande et bien nécessaire humilité, indispensable pour ces gens qui entendent, in fine, régler nos vies et piocher dans nos porte-monnaies. Leurs budgets de campagne seraient plus petits, leurs moyens plus modestes, mais on gagnerait en sérénité : occupant enfin la place (très modeste) qu’ils devraient dans les campagnes politiques, dans les médias et dans nos esprits, ils auraient au moins l’expérience de vivre chichement à budgets tendus ce qui les entraînerait pour la phase suivante, au manettes d’un État exsangue où la recherche de toute économie devrait primer sur toute autre activité.

Au lieu de quoi nous avons des partis enflés de leur propre importance, baignant dans l’argent des autres pris de force, nous imposant leurs agendas idéologiques et politiques avec notre argent même lorsqu’on n’a aucune envie de les soutenir (eh oui, on oblige ignoblement certains à financer les idées de ceux qui veulent les passer par la corde), et, pire que tout, suant tellement de la dette par tous les pores qu’ils n’arrivent même plus à boucler leurs budgets.

Tout cela est tellement cohérent, rassurant et promet des lendemains tellement vénézuéliens !

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France : une ZAD à l’échelle d’un pays

Par h16

La France est connue pour son vin, ses fromages, ses hauts lieux touristiques, ses serveurs parisiens rarement polis et cette tradition de la gréviculture élevée au rang d’art. Ces dernières décennies, elle a aussi gagné sa renommée dans une nouvelle discipline sociale : le saccage régulier et l’instauration de chaos mal contrôlé au milieu d’autorités régulièrement débordées.

Ces derniers jours, la tendance s’est fort bien illustrée par les exactions commises par des groupes maintenant bien connus des services de police et de renseignement, des autorités politiques et des médias qui tous les désignent fort commodément par des vocables simples à prononcer, aisés à manipuler conceptuellement et bien entendu simpliste : pour notre élite jacassante, pas de doute, « des bandes de casseurs » agissent et sèment le désordre.

Bien évidemment, la réalité est souvent aussi éparpillée que les vitrines et autres abribus régulièrement pris pour cibles de ces « bandes de casseurs » et recouvre en pratique ou bien les inévitables racailles de cités, ou bien les indispensables extrémistes de gauche, ou les irascibles nervis des syndicats. Ces trois groupes ne sont pas interchangeables, ne se valent pas et n’ont pas du tout les mêmes buts.

Pourtant, les médias et les autorités en général se complaisent à les amalgamer, tant dans leur description courante que dans les réponses (ou l’absence de ces dernières) qui leur sont apportées.

Ainsi, il ne fait aucun doute que l’école de Marion Maréchal a été récemment vandalisée par une bande d’extrême droua… gauche pardon. On attendra avec circonspection (et longtemps) la dissolution des associations d’antifas directement impliquées dans l’affaire.

Parallèlement, le public pourra admirer l’effet directement mesurable des petits débordements en marge des manifestations de Gilets Jaunes, qui ont un peu trop laissé la bride sur le cou… de certaines « bandes de casseurs » (là aussi d’extrême-gauche, coïncidence curieuse) : l’actuelle « bunkerisation » complète du Fouquet’s – ou ce qu’il en reste – donne un excellent résumé de la France et de son attrait touristique.

Quelques semaines plus tôt, on avait pu admirer le saccage de l’Arc de Triomphe par au mieux, une bande d’extrémistes de gauche, au pire, ces fameuses racailles banlieusardes de jeunes nerveux très très déçus.

On pourrait revenir en arrière sur tant et tant d’exemples de chaos urbains ou péri-urbains sans avoir besoin de changer quoi que ce soit à la typologie des casseurs qui tombent systématiquement dans l’une des trois catégories précitées : extrémistes de gauche, racailles diversifiées, syndicalistes excités.

Actuellement, la crise des Gilets Jaunes permet de relier les scènes de guérilla urbaine avec une grogne sociale intelligible par le public, mais en pratique, ces groupes et ces actions violentes prédatent largement cette crise et cette explication bancale.

En réalité, la violence de ces populations, à commencer par la violence de l’extrême-gauche, est clairement tolérée. On est même en droit de se dire qu’elle est entretenue à coups de subventions, de redistribution sociale qui enferment toute une catégorie de ces individus violents dans la dépendance la plus sordide à l’État et son système, et dans lequel seule la violence permet d’exprimer ses desiderata, d’autant que c’est la seule forme d’expression qui soit vaguement écoutée.

C’est tellement vrai qu’on retrouve cette tolérance décontractée dans ces mairies « acquises à la cause » (i.e. clairement perdues à l’idée d’une République où règnerait un semblant d’ordre et de respect de la Loi), ou dans certaines universités devenue de véritables bastions du Camp du Bien et des extrémismes les plus délétères (au point d’ailleurs d’en devenir contre-productifs pour leurs idéaux frelatés).

Certes, les bandes de racailles n’ont pas encore toute l’efficacité des groupes d’extrême-gauche, véritables milices organisées pour obtenir le maximum de chaos dans un minimum de temps aux endroits les plus voyants de l’Hexagone. Mais cela reste un détail puisque le résultat est globalement le même, le traitement médiatique aussi, et la tolérance des autorités, la même.

Et à chaque nouvelle occurrence d’une poussée gauchiste, on retrouve les mêmes mécanismes et la même absence de toute poigne du pouvoir politique pour faire revenir le calme et la situation légale qui prévalait.

À ce titre, il n’est absolument pas surprenant de voir des comportements très similaires entre par exemple la faune de Nuit Debout de 2016 et les Gilets Jaunes actuels, ceux du mois de Novembre et Décembre ayant pour ainsi dire complètement lâché le terrain aux milices gauchistes ; l’agression de Finkielkraut dans les deux cas est tout à fait symptomatique de cette extrême-gauche rapidement antisémite. Rappelons (cela les fait couiner) qu’après tout, les Nazis étaient des nationalistes avant tout socialistes et que la violence de l’extrême-gauche n’a rien à envier à celle de l’extrême-droite, même si toute l’intelligentsia de la gauche actuelle tente toutes les entourloupes philosophiques et historiques pour nous le faire oublier.

Or, que ce soit les Gilets-Jaunes, Nuit Debout, la mise à sac régulière de Nantes (le mobilier urbain nantais y étant notoirement fasciste et d’extrême-droite comme chacun le sait) ou l’invraisemblable épisode de Notre-Dame-Des-Landes, tout démontre à chaque fois les mêmes mécanismes de pleutrerie et d’abandon en rase campagne des pouvoirs publics face à une violence de plus en plus tolérée : on recule, on cède, et quand on cherche à répliquer, c’est assez mollement, après des semaines (Nuit Debout), des mois (les Gilet Jaunes), des années (NDDL) d’atermoiements ridicules.

Et d’atermoiements en renoncements, de compromis en pourrissements, l’État montre, chaque jour qui passe, sa tolérance de plus en plus grande, de plus en plus assumée face à la violence d’extrême-gauche, qui, petit-à-petit, à coups de lieux squattés, de centres villes barricadés, de places et d’universités occupées, transforme tout le pays en une grande ZAD géante.

Forcément, ça va bien se terminer.

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