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Aujourd’hui — 28 février 2021RT en français

Un photo-journaliste agressé et grièvement blessé dans un quartier sensible de Reims

Le quotidien régional L'Union informe le 27 février que l'un de ses photographes, Christian Lantenois, a été grièvement blessé le même jour après avoir été attaqué par «une groupe de jeunes» dans le quartier Croix-Rouge à Reims, alors qu'il effectuait son travail. «Son état reste très préoccupant [...] son pronostic vital est engagé», précise le quotidien.

Cet après-midi à #Reims, notre confrère et photographe Christian Lantenois a été très grièvement blessé à Croix-Rouge, alors qu'il effectuait son travail. Son état est très préoccupant. https://t.co/gYTxCMWT70pic.twitter.com/AAjUE1hq0T

— L'Union-L'Ardennais (@UnionArdennais) February 27, 2021

Selon le média local, le procureur de la République de Reims a ouvert une enquête pour tentative de meurtre à la suite de cette agression. La victime aurait en effet reçu un projectile à la tête, possiblement «un pavé».

D'après L'Union, la tension est montée d'un cran dans le quartier vers 14h30, à la suite d'une intervention de police pour suspicion de blessure par balle, qui s'avérera être une simple rumeur. Mais sur les lieux, il y avait «une trentaine de jeunes [...] munis de barres de fer, de clubs de golf et d’extincteurs». Le journaliste a été pris à parti quand il s'est rendu sur place.

«Il semblerait qu'il était présent pour des raisons professionnelles et qu'il semblait couvrir des regroupements de jeunes. Le reste des circonstances est encore inconnu et mérite d'être clarifié», a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Reims, Matthieu Bourrette, ajoutant qu'il semblait que du matériel photographique avait été détruit.

Le journaliste aurait été retrouvé au sol, aux alentours de 15h30 «où il y avait manifestement un mouvement de jeunes», a pour sa part déclaré à l'AFP le préfet de la Marne Pierre N'Gahane. «Le quartier reste un quartier sensible. Il y a un an, juste avant le confinement, il y a eu deux séries d'affrontements entre les jeunes de ce quartier et d'un autre quartier. Redoutant ce type de problème, les policiers occupaient l'espace», a ajouté le préfet, précisant que le photo-journaliste était arrivé quelques minutes avant l'une de ses collègues et que celle-ci «l'aurait découvert» au sol.

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a rapidement réagi à cette agression : «Mes pensées accompagnent le photo-journaliste grièvement blessé dans le cadre de son travail à Reims. Solidarité avec la rédaction de L'Union / L'Ardennais et l’ensemble de la profession. La police nationale est pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs.»

Mes pensées accompagnent le photo-journaliste grièvement blessé dans le cadre de son travail à Reims. Solidarité avec la rédaction de l’@UnionArdennais et l’ensemble de la profession.
La @PoliceNationale est pleinement mobilisée pour identifier et interpeller les auteurs. https://t.co/YTiQAi0thq

— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) February 27, 2021

La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a aussi exprimé son soutien «sans faille» et sa «solidarité» auprès du photo-journaliste et de la rédaction du journal.

Aujourd’hui un photo-journaliste a été victime d’une lâche agression dans l’exercice de son métier.
Cher @LantenoisChl et chers journalistes de @UnionArdennais soyez assurés de mon soutien sans faille et de ma solidarité dans cette épreuve. https://t.co/33nHRa4WbS

— Roselyne Bachelot (@R_Bachelot) February 27, 2021

  • 27 février 2021 à 22:51

Le Forum économique mondial juge que les confinements «améliorent les villes» – puis se ravise

Le Forum économique mondial (WEF) voit décidément des opportunités dans la crise liée au Covid-19 que traverse le monde. Alors que son président-fondateur Klaus Schwab estime qu'il faut profiter de la situation pour réinitialiser le capitalisme mondial, appelant l'été dernier le monde – à travers l'initiative du «Great Reset» – à agir «conjointement et rapidement pour réorganiser tous les aspects de nos sociétés et de nos économies», le WEF a twitté sur les bénéfices supposés du confinement.

«Les confinements améliorent silencieusement les villes dans le monde», a ainsi déclaré le WEF, accompagnant son message d'une vidéo montrant des rues désertes et des usines à l'arrêt, dans laquelle était notée la baisse record des émissions de CO2 en 2020.

Le tweet renvoyait en outre à un article, publié en collaboration avec l'agence Reuters, affirmant que les confinements avaient «considérablement réduit l’activité humaine et son impact sur la croûte terrestre, ce qui a conduit à la période la plus calme de la Terre depuis des décennies». «Le bruit ambiant généré par les voyages et les usines a chuté de 50% pour atteindre les niveaux les plus bas jamais enregistrés. Un bruit de fond plus faible signifie que des tremblements de Terre plus petits qui autrement n'auraient pas été observés ont été détectés», a ainsi relevé le WEF.

We’re deleting this tweet. Lockdowns aren’t “quietly improving cities” around the world. But they are an important part of the public health response to COVID-19. pic.twitter.com/D2Pyb9x4yy

— World Economic Forum (@wef) February 27, 2021

Face au tollé suscité par le message sur les réseaux sociaux, le WEF a fait machine arrière, supprimant son tweet ce 27 février et déclarant, dans un nouveau message : «Nous supprimons ce tweet. Les confinements n’"améliorent pas silencieusement les villes" dans le monde.» L'organisation a pour autant souligné que les confinements constituaient «une partie importante de la réponse de santé publique au Covid-19».

  • 27 février 2021 à 20:14

Passe d'armes entre Schiappa et le RN sur l'intégration des étrangers au plan de relance

Une circulaire adressée aux préfets et signée par Marlène Schiappa le 17 février a mis le feu aux poudres entre la ministre et la présidente du Rassemblement nationale (RN) Marine Le Pen.

Ce texte fixe les «priorités 2021 de la politique d'intégration des étrangers primo-arrivants et des bénéficiaires de la protection internationale». Il est ainsi rappelé que le gouvernement «fait de l'intégration des étrangers primo-arrivants en situation régulière sur le territoire une priorité contribuant à notre cohésion sociale» avec des moyens accordés aux préfets qui «ont plus que doublé depuis le début du quinquennat». La ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur en charge de la citoyenneté affirme plusieurs objectifs, comme l'accès au logement pour les étrangers primo-arrivants, fixant «à 14 000 l'objectif de mobilisation de logements pour le public réfugié pour 2021» ou «l'emploi des étrangers primo-arrivants [qui] doit s'inscrire dans [un] dialogue [entre les préfets] avec les entreprises».

Cette circulaire a notamment été rendue publique par la revue de presse identitaire «fdesouche», qui commente, dans un tweet, que «Marlène Schiappa a envoyé une directive aux préfets afin de mettre en avant les migrants dans les futurs dialogues avec les entreprises souhaitant participer au plan de relance». «Et j'en suis fière !», réplique dans la foulée la ministre, accompagnant son message des hashtags «#intégration», «#fraternité» mais aussi «#hope» (espoir en anglais).

Et j’en suis fière !#Intégration#Hope#Fraternitéhttps://t.co/fRV4QZWfxD

— 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) February 26, 2021

La présidente du RN Marine Le Pen est montée au créneau, critiquant la position de la ministre : «Le rôle d’un ministre français n’est-il pas de tout faire pour aider nos compatriotes avant tout ? Pourquoi cette obsession de toujours favoriser les derniers arrivés au détriment des citoyens, de choisir la préférence étrangère au lieu de la priorité nationale ?»

Le rôle d’un ministre français n’est-il pas de tout faire pour aider nos compatriotes avant tout ?

Pourquoi cette obsession de toujours favoriser les derniers arrivés au détriment des citoyens, de choisir la préférence étrangère au lieu de la priorité nationale ? MLP #migrantspic.twitter.com/mcM3FOQpAi

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 26, 2021

C'est le début d'une passe d'armes. Marlène Schiappa écrit deux tweets en réponse à la députée du RN, l'un se moquant du discours de «l'extrême droite», l'autre rappelant une ancienne affiche politique du Front national, anti-immigration, avec pour remarque : «Merci de montrer que vos slogans racistes n’ont pas changé depuis des décennies... Non, les immigrés n’étaient pas responsables du chômage hier et ne sont pas responsables du chômage aujourd’hui !»

Et merci de montrer que vos slogans racistes n’ont pas changé depuis des décennies...

Non, les immigrés n’étaient pas responsables du chômage hier et ne sont pas responsables du chômage aujourd’hui ! https://t.co/LFxsLTW6oApic.twitter.com/9GHWgyJSQn

— 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) February 26, 2021

En face, l'eurodéputé RN Nicolas Bay insiste, notant que «pendant que Marlène Schiappa fait la promotion du travail pour les étrangers, les Français font la queue à Pôle emploi».

Pendant que Marlène Schiappa fait la promotion du travail pour les étrangers, les Français font la queue à Pôle Emploi. https://t.co/13COuUBUYT

— Nicolas Bay (@NicolasBay_) February 26, 2021

Marlène Schiappa a pour sa part été épaulée par la porte-parole de La République en marche, Maud Bregeon, qui estime que Marine Le Pen a un «discours binaire et caricatural sur l’immigration». La macroniste se dit «très fière de soutenir une ministre qui honore notre tradition d’accueil et d’asile, sans angélisme mais avec cohérence».

Et revoilà @MLP_officiel dans son discours binaire et caricatural sur l’immigration.

Très fière de soutenir une Ministre qui honore notre tradition d’accueil et d’asile, sans angélisme mais avec cohérence. @MarleneSchiappahttps://t.co/ocQkCFdUcO

— Maud Bregeon (@MaudBregeon) February 26, 2021

  • 27 février 2021 à 20:09
Hier — 27 février 2021RT en français

Covid-19 : en Nouvelle-Zélande, Auckland se reconfine après la découverte de nouveaux cas

Le Premier ministre néo-zélandais Jacinda Ardern a annoncé ce 27 février le reconfinement pour au moins une semaine d'Auckland, ville du nord du pays de 1,7 million d'habitants. Une décision prise suite à la découverte de nouveaux cas de Covid-19, et moins de deux semaines après un confinement de trois jours de la ville.

Jacinda Ardern a notamment précisé qu'un nouveau cas de coronavirus confirmé constituait «une cause d'inquiétude» car il concernait une personne contagieuse depuis une semaine qui ne s'était pas isolée. Selon elle, ce cas confirmé ne peut toutefois être directement relié à d'autres tests positifs enregistrés depuis deux semaines.

A partir du 28 février au matin, les habitants d'Auckland devront donc rester chez eux sauf pour le travail ou pour faire des achats de première nécessité. Les écoles et magasins non-essentiels seront fermés. Les entrées et sorties de la ville seront limitées.

Le précédent confinement, le premier depuis près de six mois à Auckland, avait été instauré après la découverte de trois cas dans la ville.

Le reste du pays sera soumis à des restrictions de niveau deux qui interdisent les rassemblements de plus de 100 personnes et exigent le port du masque dans les transports publics.

  • 27 février 2021 à 17:22

Pour Julien Bayou, seules deux forces politiques peuvent battre Emmanuel Macron en 2022

Le candidat d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) pour les régionales de 2021 en Ile-de-France, Julien Bayou, a livré ses premières estimations pour la présidentielle de 2022 lors d'un entretien pour Le Point, paru le 27 février. Ainsi, il prévoit que, cette fois-ci, l'actuel président de la République Emmanuel Macron ne sera pas en mesure de battre la présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, si tous deux arrivent au second tour. 

«On savait qu'Emmanuel Macron serait décevant, mais il arrive tout de même à vous décevoir plus encore», dit-il notamment. En l'occurrence, pour le secrétaire national d'EELV, deux camps peuvent gagner face à Marine Le Pen : la droite et les écologistes. Citant en exemple le débat sur «l'islamo-gauchisme» qui, pour lui, «n'est rien d'autre qu'une insulte comme le judéo-bolchévisme d'avant», le fait que la ministre Frédérique Vidal veuille, selon lui, «remettre en cause la liberté académique» ou encore le duel sur France 2 entre Marine Le Pen et Gérald Darmanin, Julien Bayou considère que «la réalité, c'est qu'Emmanuel Macron est celui par qui le RN peut arriver demain au pouvoir».

Alors même que la primaire n'a pas encore eu lieu pour le parti écologiste, Julien Bayou a tracé les premières lignes du futur programme d'EELV pour 2022, en définissant lui-même «le portrait-robot du candidat qui portera un projet commun» : «Je sais que le ou la candidat(e) sera pro-européen(ne), critique de l'Europe aussi, pour l'accueil des réfugiés, pour les critères d'aides économiques, pour la lutte contre les discriminations sociales, pour l'égalité femmes-hommes, pour la transition du nucléaire vers les énergies renouvelables.»

Régionales 2022 : vers une désunion de la gauche ?

Si la candidature de la socialiste Audrey Pulvar peut faire de l'ombre à la sienne en vue des prochaines régionales prévues au mois de juin, Julien Bayou en a profité pour tacler l'ancienne journaliste. «Je ne connais pas le projet d'Audrey Pulvar. En tout cas, le mien, ce n'est pas "Paris en grand"», cingle-t-il en poursuivant son attaque : «Je ne connais pas non plus sa position sur l'artificialisation des terres agricoles de Gonesse [...] On sait qu'elle a pris position en faveur de la construction de la gare au sein d'Ile-de-France Mobilités [...] Construire une gare, bétonner des terres agricoles, c'est la position historique du Parti socialiste. On aurait pu imaginer un autre discours de défense des terres agricoles.»

D'autre part, il cible la proposition phare d'Audrey Pulvar, à savoir la gratuité des transports publics : «On [les écologistes] ne défend pas la gratuité des transports, mais la tarification sociale. La gratuité totale, ça n'existe pas [...] Qui paie cette gratuité ? La région n'a malheureusement pas le pouvoir de lever l'impôt, donc le financement par une taxation comme elle le propose n'est pas d'actualité [...] Avant de faire la gratuité et plutôt que de faire le Paris-Charles-de-Gaulle Express, il faut moderniser les lignes.»

Si d'aucuns pensent qu'une alliance avec les socialistes est inévitable pour les prochaines échéances électorales, nul doute que Julien Bayou douchera quelques espoirs parmi les tenants de l'union de la gauche.

  • 27 février 2021 à 16:12

«Super Follow» : Twitter envisage de diversifier ses revenus via des abonnements payants

Twitter envisage de proposer à ses utilisateurs des abonnements et services payants. A l'heure où le modèle économique de nombreux géants du web aux services «gratuits» reposant sur la publicité semble de plus en plus remis en cause, il s'agirait pour le réseau à l'oiseau bleu d'un moyen de diversifier ses revenus. 

Le 25 février 2021, Twitter a présenté les Super Follows (les «super abonnés») lors de son rendez-vous annuel pour les investisseurs. Il s'agit pour les utilisateurs d'un abonnement optionnel payant (de l'ordre de quelques dollars par mois) à certains comptes de créateurs de contenu, qui leur permettra d'avoir accès à des bonus exclusifs ou à un groupe privé, ou encore d'obtenir des remises sur des produits dérivés et recevoir des newsletters. La date de lancement éventuelle de ce nouveau service n'a pas été communiquée et Twitter devrait donner de plus amples informations sur ce projet dans les prochains mois.

«Nous explorons des opportunités de financement par le public comme les Super Follows qui permettront aux créateurs et publications d'être soutenus directement par leurs audiences et les encouragera à continuer de créer des contenus que leur public adore», a expliqué un porte-parole du groupe californien à l'AFP, le 25 février.

Avec Super Follow, Twitter envisagerait donc de recourir au modèle du petit mécénat, largement popularisé par des plateformes comme Patreon, Twitch ou YouTube (propriété de Google). Sur ces plateformes, les divers systèmes d'abonnements et de pourboires – combinés parfois avec la publicité – ont permis la création d'une industrie des influenceurs.

Innover pour doubler le chiffre d'affaires

Dans son discours d'ouverture du rendez-vous, le fondateur et président de Twitter Jack Dorsey a exposé la situation en ces termes : «Nous sommes critiqués pour trois raisons. Nous sommes lents, nous ne sommes pas innovants et on ne nous fait pas confiance». Des problèmes auxquels il entend remédier grâce à Super Follow, mais aussi à d'autres services tels que Communities qui permettra de créer des groupes plus restreints de conversation sur un sujet spécifique, comme l'indique le site spécialisé Cnet – mais aussi les «fleets» déjà existants (des tweets éphémères, inspirés des «stories» de Snapchat et d'Instagram) et les salons audio (sans doute inspirés de Clubhouse, l'étoile montante des réseaux sociaux).

Avec ces innovations, Twitter souhaite atteindre 315 millions d'utilisateurs «monétisables» d'ici 2023, contre 192 millions actuellement. Une performance qui lui permettrait de parvenir à son objectif de 7,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel, soit plus du double des 3,7 milliards engrangés en 2020. 

C'est la première fois que Twitter fait part d'objectifs financiers sur le long terme, et cet optimisme a provoqué un bond du cours de son action à Wall Street, celle-ci passant de 71,91 dollars à la fermeture le 24 février à 79,28 dollars le lendemain à 11h30.

Ces ambitions nécessitent cependant des investissements majeurs, alors que les régulateurs, les annonceurs et la société civile attaquent le modèle des grandes plateformes internet qui fournissent des services gratuits en échange des données d'utilisateurs que les marques achètent pour cibler les bons profils, à grande échelle et de façon personnalisée. Or, les autorités ont entrepris de réguler la confidentialité des informations personnelles et le pistage des internautes dans leur navigation. Apple, qui contrôle l'une des deux plateformes mobiles dominantes (iOS/iPadOS sur les iPhone et iPad, notamment), a par exemple prévu d'imposer aux éditeurs d'apps de demander à leurs utilisateurs la permission de récolter leurs données.

Ce changement de paradigme, «toute l'industrie va le sentir passer», a reconnu Bruce Falck, directeur des revenus chez Twitter cité par l'AFP, tout en assurant que son entreprise était bien préparée à la mise à jour qui suscite la colère de nombreux voisins de San Francisco et de la Silicon Valley, à commencer par Facebook. La société de l'oiseau bleu ne détient cependant que 0,9% du marché de la publicité numérique mondiale, d'après le cabinet eMarketer, loin derrière Google et Facebook (30% et 24% respectivement).

En janvier dernier, l'action Twitter avait par ailleurs payé le prix d'une politique de modération de contenus stricte, allant même jusqu'à suspendre définitivement le compte de l'alors président américain Donald Trump. 

  • 27 février 2021 à 15:45

Moscou : plusieurs milliers de personnes réunies en mémoire de Boris Nemtsov

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées ce 27 février 2021 dans le centre de la capitale russe en mémoire de l'opposant Boris Nemtsov, assassiné il y a six ans.

Les manifestants sont allés déposer des fleurs jusqu'au mémorial de fortune érigé en souvenir de Boris Nemtsov sur les lieux de sa mort, a constaté l'AFP.

Selon l'ONG Compteur Blanc, environ 3 700 personnes ont pris part au rassemblement moscovite, parmi lesquelles des diplomates occidentaux tels que les ambassadeurs de pays de l'Union européenne, des Etats-Unis et du Royaume-Uni.

Ancien gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, troisième ville de Russie, Boris Nemtsov avait été nommé au gouvernement en 1997, sous le mandat de Boris Eltsine. Dans l'opposition après l'élection à la présidence de Vladimir Poutine en l'an 2000, il était coprésident du parti d'opposition RPR-Parnas et avait été élu en 2013 député au parlement de Iaroslavl.

Son assassinat en pleine rue à proximité du Kremlin, le 27 février 2015, sur le pont Moskvoretski, avait donné lieu à nombre de spéculations, dont des accusations portées contre les autorités russes. En 2017, cinq personnes ont été condamnées à des peines allant de 11 à 20 ans de prison pour cet assassinat.

  • 27 février 2021 à 15:09

Equateur : vers un recomptage partiel des votes du premier tour de la présidentielle

Le Conseil national électoral (CNE) de l'Equateur a partiellement accepté la demande du candidat indigène et écologiste Yaku Perez concernant le recomptage des votes du premier tour de l'élection du 7 février, après son élimination du scrutin avec une différence minime.

Avec quatre voix pour et une abstention, les membres du CNE ont approuvé un rapport qui demande le recomptage dans 31 bureaux de vote (sur plus de 39 000). Le CNE a détecté 10 listes électorales présentant des incohérences numériques et 21 avec des signatures manquantes.

Nous ne demandons pas l'aumône mais le respect de la volonté du peuple équatorien

Candidat du Pachakutik, bras politique du mouvement indigène dont il représente une tendance plutôt centriste, Yaku Perez avait présenté le 23 février devant le CNE une requête demandant de vérifier plus de 27 000 listes électorales. Il était accompagné de partisans qui ont marché de la ville de Loja, à la frontière avec le Pérou, jusqu'à la capitale Quito. Sur ce nombre, 31 listes seront examinées.

Le nombre de listes finalement retenu par le CNE a indigné Yaku Perez : «Les membres du CNE sont entrés dans l'histoire non pas pour leur attachement à la démocratie mais aux puissants intérêts économiques qui imposent leurs règles», a réagi le candidat qui avait obtenu 19,39% des voix au premier tour.

A l'issue du scrutin du 7 février, il manquait 32 600 voix au leader indigène pour disputer le second tour face à l'économiste Andres Arauz, dauphin de l'ancien président Rafael Correa, qui avait remporté le premier tour avec 32,72% des voix selon le premier recomptage de voix. L'ancien banquier libéral-conservateur Guillermo Lasso a obtenu 19,74 % des suffrages. «Nous ne demandons pas l'aumône, mais le respect de la volonté du peuple équatorien», a ajouté Yaku Perez.

La Confédération des peuples de la nationalité kichwa de l'Equateur (Ecuarunari) a menacé de paralyser le pays et décidé de déclarer une «grève générale».

  • 27 février 2021 à 14:20

Castex demande aux préfets le renforcement des contrôles des mesures en vigueur

Le Premier ministre Jean Castex a demandé ce 27 février 2021 aux préfets des 20 départements où l'épidémie de Covid-19 menace de flamber de renforcer les contrôles des mesures en vigueur, dont les couvre-feux, selon Matignon.

La question n’est pas d’être pour ou contre le confinement mais de tout faire pour l’éviter.
Les préfets réunis en visioconférence ce matin travaillent main dans la main avec les élus locaux pour renforcer territoire par territoire notre stratégie de lutte contre la #COVID19. pic.twitter.com/ZM94HdvwyI

— Jean Castex (@JeanCASTEX) February 27, 2021

Le chef du gouvernement a «appelé les préfets à mener des concertations approfondies et à prendre des mesures à caractère immédiat : renforcement des contrôles des mesures mises en œuvre, optimisation de la campagne vaccinale, déploiement des tests salivaires dans les établissements d’enseignement et respect des directives relatives au télétravail», ont précisé ses services à l'issue d'une visioconférence de Jean Castex avec les préfets des 20 départements et les directeurs généraux des Agences régionales de santé concernées. 

Comme il l'avait twitté auparavant, le Premier ministre, avec les ministres de l'Intérieur Gérald Darmanin et de la Santé Olivier Véran, a rappelé les objectifs du gouvernement de «tout faire pour éviter un confinement national et adopter des mesures territorialisées».

Les échanges ont porté sur «les situations épidémiologiques locales, l’organisation des concertations avec les élus locaux et les premières tendances qui s’en dégagent», a ajouté Matignon, sans préciser qui du gouvernement ou des préfets allait communiquer sur d'éventuelles nouvelles mesures restrictives. 

Couvre-feu à 18h la semaine comme le reste du territoire, mais également tout le week-end : pour freiner l'épidémie, Nice et Dunkerque inaugurent ce 27 février une nouvelle variante de restrictions sanitaires qui guette d'autres grandes villes et départements, dont l'île-de-France, si la situation se dégrade.

  • 27 février 2021 à 13:41

«Etudiants, pas influenceurs» : des jeunes recalent la stratégie de communication du gouvernement

Le 24 février, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a lancé sur les plateformes YouTube et Twitch une émission mensuelle intitulée #SansFiltre. Le thème de cette première émission était la précarité des jeunes touchés par la pandémie de Covid-19. Invités à débattre avec Gabriel Attal, les influenceurs et youtubeurs EnjoyPhoenix, Fabian, Elise&Julia et Malek Délégué étaient présents sur le plateau. Une stratégie destinée à cibler une jeunesse parfois éloignée des médias traditionnels, mais qui s'est attiré de nombreuses critiques sur Twitter, regroupées derrière le hashtag #etudiantspasinfluenceurs.

Durant l'heure et demie qu'a duré cette émission diffusée en direct, les célébrités des réseaux sociaux n'ont pas hésité à dire au porte-parole de 31 ans que «les jeunes crèvent la dalle», ou que les «étudiants sont en galère» et en «dépression», et redoutent des «diplômes en carton», comme le rappelle BFM TV.

Une critique du format de l'émission a également été formulée par EnjoyPhoenix (de son vrai nom Marie Lopez), âgée de 25 ans et suivie par 5 millions d'abonnés sur Instagram : «Je trouverais ça super que la prochaine fois il y ait un journaliste qui soit là pour rétorquer, parce que ce n'est pas mon métier. Je viens juste poser les questions que ma communauté aimerait mettre en avant».

«Ils ne nous représentent en aucun cas»

Mais les critiques visant l'émission sont surtout venues des réseaux sociaux, portant plus sur la nature des invités que sur le débat en lui-même. Le mot-dièse #etudiantspasinfluenceurs s'est ainsi imposé en tête des tendances sur le réseau social. Un hashtag relayé entre autres par l'oratrice nationale de la France insoumise Julie Garnier, et par l'économiste Thomas Porcher, comme le rappelle le journaliste de BFM TV Raphaël Grably

Julie Granier a publié sur son compte Twitter la photo deux jeunes, accompagnée du hashtag «ceux qu'on voit jamais à la télé» et de ce commentaire : «Je vous présente deux étudiants pas influenceurs de Paris et Evry. Le jour ils sont derrière leur cours Zoom. Le soir dans leur chambre de 9m². Et le week-end, ils font des collectes pour qu'eux et tous leurs camarades puissent remplir un peu le frigo».

Je vous présente 2 #etudiantspasinfluenceurs de Paris et Evry.
Le jour ils sont derrière leur cours zoom. Le soir dans leur chambre de 9m2. Et le week-end, ils font des collectes pour qu'eux et tous leurs camarades puissent remplir un peu le frigo.#CeuxQuOnVoitJamaisAlaTVpic.twitter.com/4Jlf5ZLKDP

— Julie Garnier 🐝 (@JulieGarnierFI) February 27, 2021

Thomas Porcher a quant à lui salué les étudiants qui ont lancé ce hashtag, estimant que «pour qu'un porte-parole du gouvernement puisse penser qu'inviter trois influenceurs sur Twitch suffise à endormir la jeunesse, c'est vraiment qu'il vous prend pour des idiots».

Bravo aux étudiants qui ont lancé le hashtag #etudiantspasinfluenceurs parce que franchement, pour qu'un porte-parole du gouvernement puisse penser qu'inviter 3 influenceurs sur twitch suffisent à endormir la jeunesse, c'est vraiment qu'il vous prend pour des idiots. https://t.co/k8ENIwlt4M

— Thomas Porcher (@PorcherThomas) February 26, 2021

La députée EELV au Parlement européen Karima Delli a elle aussi félicité les étudiants à l'origine de #etudiantspasinfluenceurs, en considérant qu'il est «ridicule» d’inviter des personnes «qui ne sont pas concernées pour parler de la détresse étudiante».

🙌🏽 Bravo les étudiants d’avoir créé le hashtag #etudiantspasinfluenceurs ! C’est ridicule d’inviter des personnes qui ne sont pas concernées pour parler de la détresse étudiante ! (Précarité, solitude, suicide, dépression... ) ! CES influenceurs ne REPRÉSENTENT PAS les étudiants. https://t.co/nFQPKV9x3D

— Karima Delli (@KarimaDelli) February 26, 2021

Le hashtag a été employé dans des publications relayées ou aimées par des milliers d'utilisateurs de Twitter, telles que celle-ci, qui s'indigne de la «honte absolue» que constitue le fait d'inviter des personnes «qui ne sont pas concernées pour parler de la détresse étudiante».

une honte absolue d‘inviter des personnes qui ne sont pas concernées pour parler de la détresse étudiante #etudiantspasinfluenceurs

— dats de merde (@datsmathilde_) February 26, 2021

D'autres mettaient en cause le niveau de vie des invités, tel Val, qui a affirmé que «les influenceurs gagnent déjà bien la leur grâce aux réseaux et sponsors». «Ils ne nous représentent en aucun cas. Si vous voulez donner la parole à des étudiants, petit conseil : invitez des étudiants», lance-t-il à l'adresse du gouvernement. 

on fait des études pour gagner notre vie tandis que les influenceurs gagnent déjà bien la leur grâce aux réseaux et sponsors. ils ne nous représentent en aucun cas. si vous voulez donner la parole à des étudiants, petit conseil: invitez des étudiants. #etudiantspasinfluenceurs

— Val (@Pasta_Vox) February 26, 2021

Un avis partagé sur Twitter par cette étudiante, qui affirme avoir «des témoignages poignants d’étudiants à vous faire pleurer». «C’est pas celle qui fait des vlog à Dubaï pendant nos cours de Zoom qui nous représente, on marche sur la tête là !», s'est-elle indignée.

Invitez moi à l’Elysée vous allez voir moi je sais c’quon a vécu j’ai des témoignages poignants d’étudiants a vous faire pleurer c’est pas celle qui fait des vlog à Dubai pendant nos cours de zoom qui nous représente on marche sur la tête là !!!! #etudiantspasinfluenceurs

— Nei (@nrhxnn) February 26, 2021

Certains utilisateurs du hashtag mettaient également en avant le fait que les invités de Gabriel Attal étaient «déscolarisés».

bonsoir
je vous invite fortement à utiliser le hashtag #etudiantspasinfluenceurs car il est inadmissible d‘inviter des personnes 1) déscolarisées 2) riches pour parler de problématiques étudiantes et il aurait été de bon ton de donner la parole aux concernés — à tout hasard —

— Spinozette (@datsphilosophe) February 26, 2021

Une vidéo suggestive publiée sur TikTok et réalisée en marge de l'émission par certains des influenceurs présents a également été critiquée. 

1/ Curieux d’inviter à l'Elysée des jeunes influenceurs non étudiants, très à l'aise financièrement pour représenter les étudiants.
2/ résultat : ils profitent pour tourner une vidéo obscène dans un haut lieu de la République...#etudiantspasinfluenceurspic.twitter.com/0o4wKl3mze

— Jérémy Lne ن (@jeremylne) February 26, 2021

Certains n'ont pas hésité à parler de «propagande politique pour 2022» de la part du gouvernement. 

#etudiantspasinfluenceurs

J'ai déjà manger du riz blanc pendant 2 semaines je perdais du poids tel un aventurier du koh lanta j'étais amorphe je dormais toute la journée. Mais la priorité du gouvernement c'est la propagande politique pour 2022 ?

— Shinichi Okazaki (@stark0080) February 26, 2021

Le syndicat étudiant de Montpellier Solidaire a quant à lui estimé que le choix du gouvernement de communiquer au travers d'influenceurs «n'est pas anodin» : se servir d'EnjoyPhoenix ou de McFly et Carlito serait un moyen «de dépolitiser nos revendications tout en touchant leur public, souvent très jeune».

Que ce soit EnjoyPhoenix ou McFly et Carlito, le choix du gouvernement de communiquer au travers d'influenceurs n'est pas anodin : c'est un moyen de dépolitiser nos revendications tout en touchant leur public, souvent très jeunes.#etudiantspasinfluenceurs

— Solidaires étudiant-e-s 34 (@SolidairesEtu34) February 26, 2021

Quelques jours auparavant, Emmanuel Macron avait en effet promis de participer à «un concours d'anecdotes» si le clip des deux youtubeurs McFly et Carlito rappelant les gestes barrières franchissait la barre des 10 millions de vues. Un objectif atteint en trois jours.

  • 27 février 2021 à 12:38

Les frappes américaines en Syrie risquent de déstabiliser davantage la région, selon l'Iran

«L'Iran condamne fermement les attaques illégales menées par les forces américaines sur des régions de l'est de la Syrie et qui sont en violation flagrante des droits humains et du droit international», a déclaré le 26 février le porte-parole de la diplomatie iranienne Saïd Khatibzadeh, en référence aux frappes réalisées la veille par les Etats-Unis sur le territoire syrien. Ces bombardements, menés à l'initiative de la nouvelle administration Biden, «risquent d'intensifier les conflits et de déstabiliser davantage la région», s'inquiète le diplomate iranien.

Autre allié de Damas, Moscou a également dénoncé les frappes américaines, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, ayant condamné «fermement» ces actions et appelé à «un respect inconditionnel de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République arabe syrienne».

Le ministère syrien des Affaires étrangères a quant à lui considéré que cette «agression» constituait «un signe de mauvais augure concernant les politiques de la nouvelle administration américaine».

Une opération présentée comme «défensive» par Washington

Les Etats-Unis ont frappé le 25 février des infrastructures qu'ils estiment être utilisées par des milices dans le nord-est syrien, ce qui constituait la première opération militaire de l'administration de Joe Biden. Qualifiant cette opération de «défensive», le porte-parole du département américain de la Défense John Kirby a précisé que les frappes avaient détruit «de multiples infrastructures situées à un poste-frontière utilisé par des milices soutenues par l'Iran, notamment le Kataeb Hezbollah».

«Les frappes ont été autorisées en réponse aux attaques récentes contre le personnel américain et de la coalition en Irak, et à des menaces toujours en cours contre ce personnel», a-t-il précisé. Dans un contexte de tensions entre Washington et Téhéran autour du programme nucléaire iranien, trois attaques en Irak ont été imputées par les autorités américaines à des groupes armés pro-iraniens ces derniers jours.

A travers les frappes menées par les Etats-Unis, Joe Biden «envoie un message sans ambiguïté selon lequel il va agir pour protéger les Américains et selon lequel quand il y a des menaces, il a le droit d'agir au moment et de la façon de son choix», selon la porte-parole de l'exécutif américain, Jen Psaki, citée par l'AFP.

Du côté des autorités irakiennes, le ministère de la Défense a nié toute coordination avec les Etats-Unis au sujet de ces bombardements. Pour autant, le porte-parole du Pentagone a affirmé que Bagdad avait bien fourni à Washington des informations liant des milices pro-iraniennes aux récentes attaques antiaméricaines sur le sol irakien.

  • 27 février 2021 à 12:02

Couvre-feu : 600 euros d'amende pour l'organisateur d'une soirée clandestine

Le 26 février, l'organisateur d'une soirée clandestine qui avait rassemblé 200 personnes dans la banlieue de Grenoble le mois précédent, contrevenant au couvre-feu à 18h, a été condamné à 600 euros d'amende, annonce le parquet. Deux autres participants à cette soirée avaient été interpellés.

«Il a été condamné pour mise en danger de la vie d'autrui. Le juge a validé la proposition du parquet», a indiqué Éric Vaillant, procureur de la République, précisant que le casier judiciaire de l'individu en cause, âgé de 37 ans, était vierge.

Jugé le 26 février dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRCP), il avait été interpellé dans la nuit du 16 au 17 janvier lors d'une soirée à laquelle la police venait de mettre fin.

Celle-ci avait été alertée par une voisine, gênée par le bruit, d'un local associatif situé à Saint-Martin-d'Hères (Isère). Si la plupart des 200 participants avaient fui à l'arrivée des forces de l'ordre, certains avaient essayé de résister et contraint la police à faire usage de gaz lacrymogène.

Outre l'organisateur de la soirée – également locataire des lieux –, les policiers avaient interpellé un participant né en 2001 accusé de violences volontaires, ainsi que le DJ de la soirée pour mise en danger de la vie d'autrui et possession de stupéfiants. 38 verbalisations pour non-respect du port du masque avaient été dressées et le matériel sono saisi.

L'auteur des violences contre les forces de l'ordre avait été condamné le 18 janvier à 105 heures de travail d'intérêt général, avec une incarcération de trois mois en cas d'inexécution. Le DJ a réclamé un délai pour préparer sa défense et sera jugé en avril.

  • 27 février 2021 à 10:37

L'IGPN lance une enquête après la diffusion d'une vidéo de policier tenant des propos homophobes

L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a été saisie d'une enquête administrative, mais aussi pénale après des propos homophobes tenus par un policier lors d'un contrôle à Paris, a appris l'AFP le 26 février 2021.

Le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a annoncé tôt vendredi matin qu'il allait saisir l'IGPN, la police des polices, concernant ce contrôle.

Le 25 février, «une vidéo a été relayée sur les réseaux sociaux montrant le contrôle d'un individu à Paris 18e. Le préfet de police va saisir l'IGPN suite aux propos homophobes tenus par l'un des policiers intervenant», a écrit la préfecture de police de Paris dans un tweet.

Ce jour, une vidéo a été relayée sur les réseaux sociaux montrant le contrôle d'un individu à Paris 18è.
Le préfet de Police va saisir l’IGPN suite aux propos homophobes tenus par l'un des policiers intervenant. pic.twitter.com/iHMkxhrh0K

— Préfecture de Police (@prefpolice) February 25, 2021

La vidéo montre deux policiers interpellant un homme noir. L'un d'eux répète à plusieurs reprises des propos homophobes : «Ferme ta gueule, je t'encule, t'es pas un homme, t'es un petit pédé.»

Cette vidéo insupportable est l’expression de la banalité de l’homophobie et du sexisme dans la police. @GDarmanin, il va falloir condamner cela très fermement et prendre des mesures immédiates de formation que les associations demandent depuis des annéespic.twitter.com/wK5Uwn6SNW

— Joël Deumier (@joeldeumier) February 26, 2021

Selon une source policière rapportée par l'AFP, le contrôle date du 22 février. Il s'est déroulé peu après 22h dans le quartier de la «Chapelle internationale» dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Les policiers appelés pour tapage se sont retrouvés en présence d'une quinzaine de personnes dont l'attitude était «hostile», qui tournaient un clip sauvage en dépit du couvre-feu, poursuit cette même source. 

Celle-ci a ajouté que la personne contrôlée, visible sur la vidéo, avait pris la fuite avant d'être rattrapée.

Le ministre de l'Intérieur réagit 

Interrogée en fin de journée par l'AFP, la préfecture de police de Paris a confirmé que le préfet Lallement avait saisi l'IGPN concernant les propos homophobes d'un des policiers. Sollicité par l'agence de presse, le parquet de Paris a affirmé de son côté avoir ouvert vendredi une enquête du chef d'injure publique à caractère homophobe, confiée à l'IGPN.

«Toute la lumière doit être faite, et si des gens ont sali l'uniforme de la République, ils n'ont pas à être policiers», a réagi le 26 février le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, qui était en déplacement dans les Bouches-du-Rhône.

Dans un tweet, Johan Cavirot, président de Flag, association des policiers LGBT, a annoncé avoir effectué un signalement sur la plateforme de l'IGPN. Les associations Mousse et Stop homophobie ont annoncé de leur côté un dépôt de plainte vendredi.

«Ce contrôle de police a lieu dans un contexte intersectionnel, où plusieurs facteurs de discrimination s'entremêlent. Le policier s'est cru autorisé à employer des insultes homophobes pour rabaisser le jeune qui est interpellé. Ici aussi, racisme et homophobie sont inextricablement liés», a fait valoir Me Etienne Deshoulières, avocat des associations, sur le site de Stop homophobie.

Cette dernière association a indiqué «rechercher la victime dans la vidéo, qui essuyait les propos homophobes du policier.»

  • 27 février 2021 à 09:51

Une voiture de police incendiée à Mulhouse, deux individus interpellés (VIDEO)

Le 26 février 2021 aux alentours de 16h, deux individus ont incendié une voiture de police stationnée près d'un commissariat de Mulhouse, dans le quartier des Coteaux, rue du Dr Alphonse Kienzler. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux.

Aujourd’hui sur Mulhouse, deux individus mettent le feu à une voiture de police.
Un acte de malveillance purement gratuit, qui met hors service un véhicule de secours.
C’est donc ça la peur de la police ? pic.twitter.com/RfOIDu8DjX

— OSS117 (@MikeDelta59) February 26, 2021

On peut observer les deux malfaiteurs, encapuchonnés et vêtus de noir, se tenir près du véhicule pendant plusieurs secondes. S'ensuit une explosion qui met feu au véhicule, de grandes flammes jaillissant des fenêtres. Le feu se serait propagé au véhicule d'un particulier, mais aucun blessé ne serait à déplorer. 

Les deux individus ont «vraisemblablement utilisé un cocktail Molotov», selon une source policière citée par Le Figaro. Ceux-ci ont été interpellés dans la soirée et placés en garde à vue. 

Dans un communiqué cité par les Dernières Nouvelles d'Alsace, le syndicat Alliance police nationale «dénonce une nouvelle fois avec force l’impunité de certains voyous qui n’hésitent plus une seule seconde à venir défier les policiers avec une arme classifiée par la législation comme étant un "matériel de guerre"». Le syndicat réclame par ailleurs «un soutien sans faille de l’institution judiciaire qui doit apporter une réponse pénale ferme et sans concession face à de tels actes».

Le préfet du Haut-Rhin Louis Laugier a apporté son soutien aux forces de police sur Twitter, tout en «condamnant fermement cet acte scandaleux».

Louis Laugier, préfet du #HautRhin : "Tout mon soutien aux forces de police de #Mulhouse, dont un véhicule a été incendié aujourd'hui ! Je condamne fermement cet acte scandaleux."

— Préfet du Haut-Rhin (@Prefet68) February 26, 2021

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand a lui aussi apporté son soutien à la police de Mulhouse, affirmant qu'une «véritable offensive doit être menée contre ces délinquants qui s’en prennent à nos forces de l’ordre».

Policiers attaqués, véhicules incendiés... Alors que ces attaques se multiplient, une véritable offensive doit être menée contre ces délinquants qui s’en prennent à nos forces de l’ordre ! Tout mon soutien à la @PoliceNationale de #Mulhouse.https://t.co/epY48qLTBc

— Xavier Bertrand (@xavierbertrand) February 26, 2021

  • 27 février 2021 à 09:29

Les modalités du nouveau confinement localisé à Dunkerque et Nice

Du vendredi 26 février 2021 à 18h au lundi 1er mars à 6h, puis du vendredi 5 mars à 18h au lundi 8 mars à 6h, l'agglomération dunkerquoise et toute la bande côtière des Alpes-Maritimes expérimentent un confinement local afin de lutter contre la propagation du Covid-19. 

Le reconfinement de Dunkerque a été annoncé sur place le 24 février par le ministre de la Santé Olivier Véran, qui s'est inquiété de l'incidence «alarmante» de l'épidémie de coronavirus. Les mesures concernent les 17 communes (dont Grande-Synthe et Gravelines) de la Communauté urbaine de Dunkerque, et les 40 communes (dont Bergues) de la Communauté de communes des Hauts de Flandre.

Le confinement de Nice a quant à lui été annoncé le 22 février par le préfet Bernard Gonzalez, mais l'arrêté préfectoral n'a été émis que le 26 février, comme le rappelle Franceinfo. Il concerne 63 communes de la Côte d'Azur de Menton à Théoule-sur-Mer, soit l'intégralité du littoral des Alpes-Maritimes, une zone qui regroupe plus de 90% de la population du département.

Dans une vidéo publiée sur Facebook, le maire de Nice, Christian Estrosi, a énoncé une série de lieux fermés au public dans le centre-ville niçois : le trottoir sud de la promenade des Anglais, le quai des Etats-Unis, le boulevard Franck Pilatte, le sentier du Littoral et les plages. Les quatre marchés de la ville qui proposent des produits non-essentiels seront également fermés, mais les marchés alimentaires seront ouverts, «organisés avec des filtrages et des jauges».

Le préfet Bernard Gonzalez a évoqué «les mêmes règles que lors du confinement d'octobre», tandis que le gouvernement a précisé que les restrictions mises en œuvre sur le littoral du Nord seront les mêmes que celles appliquées dans les Alpes-Maritimes.

Un confinement semblable à celui de l'automne et qui s'additionne au couvre-feu

Ce confinement ciblé sur les côtes du Nord et des Alpes-Maritimes ne remplace pas le couvre-feu. Ainsi, sauf motif valable, il ne sera toujours pas possible de se déplacer de 18h à 6h.

En journée et en remplissant une attestation de déplacement dérogatoire, il sera néanmoins possible de : 

– Se promener ou de pratiquer une activité sportive individuelle dans un rayon de 5 kilomètres autour du domicile et pendant une heure par jour.

– Faire ses courses dans les magasins ouverts (y compris pour y retirer ses commandes), sans limite kilométrique ni de durée. La jauge dans ces commerces est cependant restreinte : elle passe de 10 mètres carrés par client à 15 mètres carrés dans ceux de plus de 400 mètres carrés, comme le rappelle le Huffington Post. Les rayons des produits non-essentiels dans les magasins autorisés à ouvrir seront accessibles, et les garages, les stations-service et les librairies resteront ouverts. Les magasins de vêtements ou d'articles de sport, ou encore les coiffeurs seront quant à eux fermés.

– Effectuer des déplacements professionnels, se rendre à un rendez-vous médical, déménager, se déplacer pour «motif impérieux» (garde d'enfant, aide d'une personne vulnérable, enterrement…), réaliser des démarches administratives ou juridiques, le tout également sans limite de durée ou de distance.

– Effectuer des déplacements longue distance (en bus, train ou avion).

– Se rendre dans un lieu de culte (les messes dominicales seront cependant «limitées à 30 minutes», selon l'évêque de Nice, André Marceau, dont les propos ont été rapportés par Franceinfo).

En revanche, la vente d’alcool à emporter et la consommation d’alcool sur la voie publique sont interdites dans l’ensemble du département du Nord et dans les Alpes-Maritimes. Il est également interdit de diffuser de la musique amplifiée sur la voie publique et à l’extérieur des établissements recevant du public.

  • 27 février 2021 à 08:56

Meurtre de Khashoggi : l'Arabie saoudite rejette le rapport des renseignements américains

Le 26 février 2021, l'Arabie saoudite a «totalement rejeté» le rapport des services de renseignement américains qui ont accusé le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane d'avoir «validé» l'assassinat du journaliste et critique saoudien Jamal Khashoggi en 2018.

«Le gouvernement d'Arabie saoudite rejette totalement les conclusions fausses et préjudiciables contenues dans le rapport concernant la direction du royaume et ne peut les accepter en aucun cas», a affirmé le ministère des Affaires étrangères saoudien dans un communiqué.

«Le prince héritier d'Arabie saoudite a validé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste Jamal Khashoggi», avaient écrit les services de renseignement américains dans un rapport déclassifié à la demande du président Joe Biden, alors que son prédécesseur Donald Trump l'avait gardé secret.

Le royaume rejette toute décision qui porte atteinte à sa direction, sa souveraineté et à l'indépendance de son système judiciaire

«Le prince héritier considérait Khashoggi comme une menace pour le royaume, et plus largement soutenait le recours à des mesures violentes si nécessaire pour le faire taire», avaient-ils ajouté.

Des «informations erronées» pour Ryad 

Le rapport américain «contient des conclusions et des informations erronées», a également déclaré le ministère saoudien. 

«Il est vraiment malheureux que ce rapport, avec ces conclusions injustifiées et fausses, soit publié alors que le royaume a dénoncé clairement ce crime odieux et que ses dirigeants ont pris les mesures nécessaires pour s'assurer qu'un tel drame ne se reproduise jamais», a-t-il poursuivi.

«De même, le royaume rejette toute décision qui porte atteinte à sa direction, sa souveraineté et à l'indépendance de son système judiciaire», selon le communiqué.

Le ministère a dans le même temps réaffirmé que «le partenariat entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis est solide et fort, et est fondé depuis des décennies sur le respect mutuel». «Nous espérons que ce partenariat continuera sur cette même base.»

  • 27 février 2021 à 08:36

«Reste dans ton domaine» : Zlatan Ibrahimovic tacle sportifs et célébrités qui font de la politique

Interrogé le 25 février 2021 par la chaîne Discovery+ Sport sur le basketteur LeBron James, fervent soutien du mouvement Black Lives Matter et de Joe Biden, le footballeur suédois Zlatan Ibrahimovic a saisi l'occasion pour dire ce qu'il pensait des prises de position politiques des sportifs et autres célébrités.

Dans son style caractéristique, le footballeur n'a pas pris de gants pour évoquer la question : «J’adore LeBron James, ce qu’il fait est phénoménal. Mais pour être franc, je n’aime pas quand des gens avec un certain statut font de la politique en plus de leur métier. Fais ce dans quoi tu es bon.» 

Zlatan Ibrahimovic uppskattar basketspelaren Lebron James men tycker inte att han ska lägga sig i politiken: "Lebron är fenomenal på det han gör, men jag gillar inte när folk med status lägger sig i politik"

Lång intervju med Zlatan Ibrahimovic: https://t.co/oXm5gjmhKvpic.twitter.com/J3L82GWLD6

— discovery+ sport 🇸🇪 (@dplus_sportSE) February 25, 2021

«Reste dans ton domaine. Moi, je joue au foot parce que c’est là où je suis le meilleur. Je ne me mêle pas de politique. Si j'étais un homme politique, je le ferais. C'est une erreur que font beaucoup de gens selon moi, quand ils deviennent célèbres et atteignent un certain statut. Abstenez-vous. Faites des choses là où vous êtes bons», a-t-il poursuivi.

LeBron James réplique : «Je ne me tairai jamais sur les choses qui ne vont pas»

Visé par cette attaque de l'ancien buteur du Paris Saint-Germain, LeBron James s'est défendu, expliquant qu'il n'y avait aucune raison que son impact dans la société ne puisse pas être aussi fort que celui qu'il a sur les terrains de sport.

«Je ne suis pas vraiment le genre de gars qu'il faut venir attaquer [en matière d'engagements], car je fais ce qu'il faut», a déclaré le quadruple champion NBA, selon l'AFP, après la victoire des Los Angeles Lakers 102-93 contre les Portland Trail Blazers le 26 février.

Il n'est pas question que je me contente de faire du sport. Je sais à quel point ma voix est puissante

«Au bout du compte, je ne me tairai jamais sur les choses qui ne vont pas. Je m'engage en faveur de mon peuple et je prêche pour l'égalité, l'injustice sociale, le racisme, l'égalité en matière d'accès au vote. Toutes les choses qui ont rapport avec ce qui se passe au sein de notre communauté», a également déclaré la superstar de la NBA. Et de poursuivre : «Il n'est pas question que je me contente de faire du sport. Je sais à quel point ma voix est puissante.»

L'ailier américain, pour qui Black Lives Matter n'est pas un mouvement, mais «un mode de vie», parle souvent de politique en interview et avait affiché sa joie sur les réseaux après l'annonce de la victoire de Joe Biden sur Donald Trump, début novembre 2020.

pic.twitter.com/J40qxvNc82

— LeBron James (@KingJames) November 7, 2020

  • 27 février 2021 à 08:19

Pays-Bas : la justice invalide l'annulation du couvre-feu

Le gouvernement néerlandais avait le droit d'instaurer le couvre-feu en vigueur depuis le 23 janvier 2021 pour lutter contre le coronavirus, a estimé ce 26 février une Cour d'appel de La Haye, rejetant ainsi un jugement antérieur.

Il y a deux semaines, un tribunal de première instance avait plongé le pays dans la confusion en ordonnant au gouvernement de lever immédiatement le couvre-feu, une mesure controversée qui avait conduit à des émeutes lors de son instauration.

Le gouvernement avait ensuite fait adopter une nouvelle loi par le Parlement, soumise à une procédure accélérée, afin d'assurer le maintien du couvre-feu même s'il perdait l'affaire en appel.

Des «circonstances extraordinaires» qui permettent l'introduction du couvre-feu

En première instance, le tribunal avait statué que la loi spéciale sur laquelle s'était initialement reposé le gouvernement pour imposer un couvre-feu était prévue pour des «circonstances très urgentes et exceptionnelles», telles que l'effondrement d'une digue.

Le couvre-feu «peut se baser» sur cette loi spéciale, a cependant tranché la Cour d'appel de La Haye, ce 26 février. «La Cour d'appel a jugé qu'il existe des circonstances extraordinaires qui permettent l'introduction du couvre-feu», a-t-elle indiqué dans un jugement écrit. «La pandémie de coronavirus est une raison suffisante», a ajouté la Cour.

Malgré l'ordre donné le 16 février de mettre fin au couvre-feu, ce dernier a toujours été maintenu, le gouvernement ayant aussitôt interjeté appel et la Cour d'appel ayant ensuite suspendu le premier jugement dans l'attente de sa décision. L'affaire avait été portée devant la justice par Viruswaarheid (Vérité sur le virus), un groupe qui a organisé de nombreuses manifestations aux Pays-Bas depuis le début de la crise sanitaire.

Le couvre-feu, en vigueur de 21h à 4h30 jusqu'au 15 mars au moins, est le premier aux Pays-Bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Son instauration avait conduit à trois jours de graves émeutes, les pires qu'a connues le pays depuis plusieurs décennies.

  • 26 février 2021 à 22:14

Malgré la pression, l'Australie adopte une loi forçant les Big Tech à rémunérer les médias

Le Parlement australien a adopté le 25 février une loi obligeant Google et Facebook à rémunérer les entreprises d’information pour le contenu qu’elles diffusent sur leurs plateformes. Une avancée juridique suivie de près par des pays comme le Royaume-Uni et le Canada, qui souhaitent la reproduire.

Après d'âpres négociations au cours desquelles Facebook a bloqué tous les contenus d'actualité dans la 13e économie mondiale pendant une semaine, ce vote fait de l'Australie le premier pays où un arbitre gouvernemental est en mesure de fixer le prix que les géants de la technologie devront payer aux médias nationaux si des négociations privées ont échoué.

«Le nouveau Code de négociation des médias [nom de la loi] garantira que les médias d'information seront rémunérés équitablement pour le contenu qu'ils génèrent, contribuant ainsi à soutenir le journalisme d'intérêt public», ont déclaré les ministres australiens des Finances et des Communications dans un communiqué conjoint cité par Reuters.

Bras de fer

Facebook devait mettre un terme aujourd’hui au blocage en Australie des actualités sur sa plateforme, après avoir également masqué pendant près d’une semaine de nombreuses pages à but non lucratif, et dans certains cas liées à des entités gouvernementales, comme l’agence de santé publique donnant des informations sur le Covid-19.  

Ce bras de fer inédit avait fait sortir de ses gonds le gouvernement et déclenché une violente campagne de presse en Australie contre Facebook avec des titres comme «Pas de like pour le réseau antisocial» ou «Faceblock». Un article sur la perspective de voir les fausses informations remplacer le journalisme dans les flux australiens a même fait la une d’un des principaux quotidiens du pays, The Australian, avec pour titre : «Ce qui compte pour Fakebook, c'est le profit, pas les gens

Le 18 février, lendemain du début du blocage par Facebook, le Premier ministre Scott Morrison était sorti de sa réserve pour déclarer : «Cette idée de fermer le type de sites qu'ils ont fermé hier, en guise de menace – eh bien, je sais comment les Australiens réagissent à cela et je pense que ce n'était pas une bonne décision de leur part.»

Google avait également menacé de supprimer les pages internet des médias australiens de son moteur de recherche, mais a finalement préféré négocier un accord de portée mondiale avec News Corp, l’empire médiatique du milliardaire australien Rupert Murdoch.

En France, en absence de loi, Google a signé fin janvier un accord avec l'Alliance de la presse d'information générale (Apig), principale organisation professionnelle de la presse française, pour rémunérer ce que la législation européenne appelle les «droits voisins». Mais, pas plus qu'en Australie dans le cas de l'accord entre Murdoch et Google, les deux parties n’ont fourni de précision sur le montant de la manne que cet accord pourrait représenter pour la presse.

  • 26 février 2021 à 21:30
À partir d’avant-hierRT en français

Vers la création d'un «pass sanitaire» pour rouvrir les restaurants et lieux culturels ?

Un «pass sanitaire» plutôt qu'un «passeport vaccinal» : telle est l'idée d'Emmanuel Macron, formulée le 25 février, dans l'optique d'une réouverture des lieux culturels et des restaurants. Il discutera de ce «pass sanitaire» avec le gouvernement la semaine prochaine. 

La mise en œuvre d'un tel instrument «va poser beaucoup de questions techniques, de respect des données individuelles, d'organisation de nos libertés» et, pour cela, «il faut [la] préparer dès maintenant techniquement, politiquement, juridiquement», a expliqué le président au cours d'une conférence de presse à l'issue de la première journée d'une visioconférence entre les 27 dirigeants de l'Union européenne.

«Je sens qu'il y a beaucoup de confusion parfois sur ce sujet», a-t-il ajouté, en insistant sur le fait que ce pass sanitaire «ne sera pas uniquement lié à la vaccination». Car, a-t-il argumenté, «si on arrive à rouvrir certains lieux, nous ne saurions conditionner leur accès à une vaccination, alors même que nous n'aurions même pas ouvert la vaccination aux plus jeunes». 

Parallèlement, les dirigeants européens ont discuté le 25 février de la mise en œuvre d'un certificat vaccinal qui permettra de «réorganiser la circulation entre Etats de manière plus fluide» lorsque les restrictions aux frontières seront levées.

Les 27 ont demandé à la Commission européenne de définir des normes communes pour une reconnaissance mutuelle de certificats vaccinaux. Mais il n'y a pas de position commune à ce stade sur les droits qu'ils pourraient ouvrir. La Grèce, soucieuse de sauver son industrie touristique, a soumis en janvier à la Commission une proposition pour une mise en place d'un «certificat de vaccination» européen d'ici aux vacances d'été.

La France s'est jusqu'à présent montrée réticente, estimant qu'il était trop tôt alors que seule une minorité de personnes a, pour le moment, accès au vaccin. «Si les choses vont mieux, aucun d'entre nous n'acceptera que pour capter, par exemple, des touristes, il y a un pays qui soit moins disant que l'autre et qui prenne des risques en faisant venir des gens du bout du monde pour remplir ses hôtels», a averti Emmanuel Macron.

  • 25 février 2021 à 23:27

Le face-à-face - Arménie : Nikol Pachinian, victime de la défaite dans le Haut-Karabagh ?

Pour en débattre : Zaur Sadigbayli, réfugié arménien, juriste, spécialiste du droit des étrangers, et Tigrane Yégavian, journaliste, auteur de Minorités d'Orient, les oubliés de l'Histoire (éd. du Rocher).

  • 25 février 2021 à 22:33

Le Niger secoué par des violences post-électorales, Paris appelle au «dialogue»

La France a condamné le 25 février les violences post-électorales qui sont survenues au Niger. Dans ce pays, le pouvoir et l'opposition revendiquent chacun leur victoire lors de la présidentielle, le deuxième tour ayant eu lieu le 21 février.

La Commission électorale nationale indépendante (Céni) a donné vainqueur le 23 février, avec 55,75% des voix, Mohamed Bazoum, dauphin du président sortant Mahamadou Issoufou, selon des résultats provisoires qui doivent cependant être confirmés par la Cour constitutionnelle. Dans le même temps, l'ancien président et candidat de l'opposition, Mahamane Ousmane, a revendiqué lui aussi la victoire avec 50,3% des voix. Comme en témoignent des images sur les réseaux sociaux, des heurts ont éclaté à Niamey.

Clashes erupted in Niger’s capital after the former president Mahamane Ousmane declared himself as the winner of an election in defiance of the official results https://t.co/mVo1NXXHEBpic.twitter.com/ojEWId2VRc

— Reuters (@Reuters) February 25, 2021

Présidentielle au Niger: le point #AFP mercredi en fin de matinée, après revendication de la victoire par opposition et heurts sporadiques en ville.

Photos prises mercredi matin 10H à Niamey.https://t.co/v189PDxdAO#AFPpic.twitter.com/D1WfuzOaKd

— Amaury Hauchard (@amhauchard) February 24, 2021

Paris a en outre appelé «au dialogue» entre les différents acteurs politiques. «A cet égard, [la France] condamne les violences qui ont suivi l’annonce des résultats provisoires du deuxième tour par la Commission électorale nationale indépendante [Céni]», a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay, Agnès von der Mühll. Selon l'AFP, deux personnes sont décédées lors des troubles qui ont suivi l'annonce des résultats.

  • 25 février 2021 à 22:06

Reculer pour mieux sauter ? Les plus vieux réacteurs nucléaires français rempilent pour dix ans

L’autorité administrative indépendante, chargée au nom de l’Etat de contribuer à la réglementation du nucléaire, d’en contrôler les installations et de «participer à l'information du public, y compris en cas de situation d'urgence», vient de rendre sa décision sur la prolongation de la durée d'activité des plus anciens réacteurs du parc nucléaire français.

Elle concerne 32 réacteurs d’une puissance installée de 900 MWe chacun, mis en service pour l'essentiel dans les années 1980 et dont la durée d'activité initialement prévue était de 40 ans. Ils devraient atteindre progressivement cette échéance, que l’ANS appelle leur «quatrième réexamen périodique», au plus tard d’ici 2031. Les centrales concernées sont les plus anciennes : Bugey (Ain), Blayais (Gironde), Chinon (Indre-et-Loire), Cruas (Ardèche), Dampierre (Loiret), Gravelines (Nord), Saint-Laurent (Loir-et-Cher) et Tricastin (Drôme).

Selon la note d’information publiée sur son site : «L'ASN considère que l'ensemble des dispositions prévues par EDF et celles qu'elle prescrit ouvrent la perspective d'une poursuite de fonctionnement de ces réacteurs pour les dix ans qui suivent leur quatrième réexamen périodique.» Elle prescrit la réalisation des améliorations de la sûreté prévue par EDF, et ajoute ses propres recommandations. EDF devra ainsi réaliser une série de tests et de travaux pour améliorer la sûreté de ses réacteurs.

Un premier objectif est de réduire les conséquences des accidents et notamment des accidents graves, avec une fusion du cœur du réacteur

«Un premier objectif est de réduire les conséquences des accidents et notamment des accidents graves, avec une fusion du cœur du réacteur», a expliqué à l'AFP Julien Collet, directeur général adjoint de l'ASN. Les opposants au nucléaire réclament pour leur part une fermeture des centrales anciennes. «Les réacteurs nucléaires entrent dans une phase de vieillissement inconnue», estime ainsi Greenpeace.

Il y a plusieurs questions cruciales, comme le coût de cette prolongation, le choix de remplacer ou non par une nouvelle technologie nucléaire ces équipements vieillissants, ainsi que le coût final de ces décisions, auxquelles ne répond pas l’ANS dont ce n’est au demeurant pas le rôle.

Renouvellement du parc à une date inconnue

Mais une chose est sûre : sans cette prolongation de la durée de vie des centrales, la France aurait fait face à un déficit d’énergie dès l’hiver 2021/2022. En outre, cette décision a pour contexte une préoccupante indécision de la part de l’Etat. Ainsi, celle de renouveler le parc a officiellement été repoussée en novembre 2019 par l’ex-ministre de la Transition écologique, Elisabeth Borne, à une date inconnue, c’est-à-dire après l’ouverture de la centrale de nouvelle génération de Flamanville dans la Manche.

A l’époque ce devait être fin 2021, soit avec déjà plus de dix ans de retard, et un budget ayant échappé à tout contrôle (3,3 milliards d’euros prévus pour un coût de 12,4 milliards aux dernières nouvelles). Mais le gouvernement a depuis gagné au moins un an de sursis. En effet, lors de son audition au Sénat le 17 février, le président d’EDF a révélé à propos de la centrale de Flamanville que le chargement du combustible était prévu pour la fin 2022, ajoutant que le risque relatif au calendrier et au coût final de l'EPR était «très élevé». 

En 2020, le groupe détenu à 83,7% par l’Etat a réalisé 650 millions d'euros de bénéfice net, pour 69 milliards d'euros de chiffre d'affaires (-3,2%), selon un communiqué publié le 25 février. Le cash flow (trésorerie) d'EDF s'est établi à -2,7 milliards d'euros en 2020 et son endettement financier net atteignait 42,4 milliards à fin décembre.

 

  • 25 février 2021 à 21:57

Un impressionnant incendie frappe un entrepôt en Seine-Saint-Denis

Un incendie s'est déclaré dans un entrepôt de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 25 février. Un tweet des pompiers de Paris, présents sur place, montre d'impressionnantes flammes en train de ravager le bâtiment. 

🚨 #Intervention en cours : Violent feu d’entrepôt, rue de l’industrie à @VilleSaintDenis. ⛔️Évitez le secteur. pic.twitter.com/yeBegh45Z6

— @PompiersParis (@PompiersParis) February 25, 2021

Un panache de fumée est visible depuis l'autoroute A86. Selon le quotidien francilien Le Parisien, le feu se serait déclaré au sein d'un entrepôt industriel à proximité de la rue Calon. La même source précise qu'aucune victime n'est à déplorer. 

📍A 86 Saint Denis 🤯 pic.twitter.com/TxDYOI25Kp

— Azka ☄️ (@azkaban92) February 25, 2021

Citée par France Bleu, la première adjointe à la mairie de Saint-Denis, Katy Bontinck, a rapporté que l'incendie s'était déclaré dans un entrepôt «de stockage de peinture». L'élue a en outre expliqué que les explosions survenues au cours de l'incendie étaient dues aux importantes quantités de solvants contenus dans les produits stockés. Vers 22h30, Katy Bontinck a enfin annoncé que les personnes évacuées avaient donc pu regagner progressivement leur domicile après la maîtrise de l'incendie par les pompiers.

Merci aux agents de @VilleSaintDenis et aux pompiers et forces de police qui sont intervenus. Les familles vont bientôt pouvoir regagner leur domicile. #SaintDenishttps://t.co/6iNFs9Cg15

— Katy BONTINCK (@BONTINCKKaty) February 25, 2021

  • 25 février 2021 à 21:28

Le décryptage – Covid-19 : vingt départements en «surveillance renforcée»

Pour répondre aux questions de Stéphanie De Muru : Loïc Prud'homme, député LFI de Gironde, Cyrille Isaac-Sibille, médecin et député MoDem du Rhône, et Gilbert Collard, député européen RN.

  • 25 février 2021 à 21:09

La mairie de Paris va proposer un confinement de trois semaines de la capitale

Le 25 février sur France Info, le premier adjoint Emmanuel Grégoire a annoncé que la mairie de Paris entendait proposer au gouvernement un confinement de la capitale pour une durée de trois semaines. Jugeant une mesure de reconfinement le week-end «très contraignante sur le plan de l'impact sociétal et assez peu efficace sur le plan sanitaire», l'élu a exprimé sa préférence pour «un confinement tout court» afin de «redonner de l'oxygène et avoir la perspective dans trois semaines de tout rouvrir».

«On ne peut pas s'imposer de vivre dans une semi-prison pendant des mois. Il faut maintenant prendre des décisions courageuses», a déclaré Emmanuel Grégoire  après l'annonce par le Premier ministre Jean Castex de la mise sous «surveillance renforcée» d'une vingtaine de départements parmi lesquels figure Paris.

Plus tôt, à l'occasion d'une conférence de presse, Jean Castex avait évoqué la situation épidémique en France. Cette nouvelle intervention s'inscrit dans un contexte marqué par une dégradation des indicateurs épidémiques dans certaines zones comme Dunkerque (Nord) ou les Alpes-Maritimes. «Notre choix de ne pas confiner a une contrepartie. Etre très réactifs dès les premiers signes d'une augmentation de l'épidémie C'est ce que nous avons fait», avait-il déclaré après avoir rappelé que l'exécutif ne déciderait d'un confinement national qu'en dernier recours.

Le Premier ministre avait par ailleurs annoncé que 20 départements sont placés en «surveillance renforcée», avant de possibles mesures supplémentaires au 6 mars. Les départements concernés regroupe l'ensemble de toute l'Ile-de-France, le Rhône, les Bouches-du-Rhône, une grande partie des Hauts-de-France, la Drôme, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle ou encore l'Eure-et-Loir. 

  • 25 février 2021 à 20:27

La Chine fait don de 200 000 doses de vaccin à l’Algérie

Le 24 février, l’Algérie a reçu 200 000 doses du vaccin développé par la société chinoise Sinopharm. Ces doses ont été données gracieusement par la République populaire de Chine et réceptionnées à l’aéroport militaire de Boufarik à l'ouest d'Alger. Cette livraison «vient compléter le dispositif de lutte contre la pandémie», a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication algérien, Ammar Belhimer, cité par l'agence de presse algérienne APS.

Présent au côté de l'ambassadeur de Chine à Alger, Li Lianhe, au moment de la réception des colis, Ammar Belhimer a précisé que «ce processus se poursuivra et il y aura d'autres livraisons de vaccins anti-Covid-19 jusqu'à la satisfaction complète des besoins du pays avant la fin de l'année». Le diplomate algérien a également remercié les membres de l'Armée nationale populaire (ANP) «pour l'effort qu'ils ont consenti pour assurer ces livraisons en de bonnes conditions, notamment les forces aériennes». Une lettre de remerciement venue du Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a également été remise en mains propres à son partenaire chinois.

#مطار_بوفاريك_العسكري: استلام هبة صينية من 200 ألف جرعة لقاح ضد #كوروناpic.twitter.com/tQIfKnUFc6

— ALGÉRIE PRESSE SERVICE | وكالة الأنباء الجزائرية (@APS_Algerie) February 25, 2021

700 000 à 800 000 doses devraient être reçues dans le cadre du dispositif Covax

De son côté, le diplomate chinois a affirmé que ce don de vaccins contre le coronavirus «est une consécration de la coopération et de la solidarité entre la République populaire de Chine et l’Algérie dans le cadre de la lutte contre la Covid-19», rappelant qu'il ne s'agit pas d'une première dans ce domaine puisque la Chine avait déjà fait don «des masques, des appareils de respiration, des tests et d'autres équipements médicaux, ainsi qu'une délégation médicale pour la lutte contre la pandémie».

Comme le rapporte l'AFP, il s'agit du plus important lot reçu par l’Algérie. Le pays avait réceptionné depuis fin janvier deux cargaisons de 50 000 doses du vaccin russe Sputnik V et un autre lot de 50 000 doses du laboratoire AstraZeneca. L'Algérie devrait aussi recevoir d'ici fin février un lot de 700 000 à 800 000 doses dans le cadre du dispositif onusien Covax, selon le ministre de la Santé, Abderahmane Benbouzid. D'après la directrice de la Pharmacie au ministère de la Santé, Wahiba Hadjoudja, le pays le plus peuplé du Maghreb (44 millions d'habitants) attend également l'arrivée, fin avril, de 9 millions de doses de l'Institut africain pour la prévention des épidémies, relevant de l'Union africaine.

L'Algérie a lancé le 30 janvier sa campagne de vaccination contre le Covid-19 avec le vaccin russe Spoutnik V. Le ministre de la Santé Abderrahmane Benbouzid faisait partie des officiels ayant assisté à la vaccination de la première patiente à Blida, la cinquième ville du pays située à 50 kilomètres d'Alger. Selon le ministère de la Santé, plus 112 000 contaminations, dont près de 3 000 décès, ont été enregistrées depuis le recensement du premier cas le 25 février 2020.

                

  • 25 février 2021 à 19:58

LCL : des utilisateurs ont pu accéder aux comptes d’autres clients après un bug technique

Le 23 février, l’application mobile de la banque française LCL, disponible sur les systèmes d'exploitation Android et iOS, a suscité une forte inquiétude chez ses utilisateurs. En cause : un problème technique qui a permis à une centaine de clients d’accéder aux comptes bancaires d’autres utilisateurs via l'application.

D’après LCL, 72 000 clients auraient utilisé l'application entre 17h40 et 18h40, soit une heure pendant laquelle le problème technique s’est manifesté. «Les premiers constats, confirmés par des tests aléatoires sur ces 72 000 clients, montrent que ce souci technique n’aurait concerné que quelques centaines d’entre eux», a expliqué la banque dans un communiqué rendu public sur Twitter par le journaliste de BFM Business, Erwan Morice, confirmant que «les personnes concernées par cet incident ont pu lire sur leur application des opérations d’un autre compte que le leur».

J’ai eu accès aux comptes de quelqu’un d’autre, une certaine Caroline

Sur internet, de nombreux clients ont exprimé leur surprise tout en manifestant leur mécontentement. « Je suis choqué […], j’ai eu accès aux comptes de quelqu’un d’autre, une certaine Caroline» a déploré l’une des clientes de la banque. Un autre s’est interrogé publiquement sur Twitter : «Plusieurs témoignages ce soir selon lesquels des clients LCL ont pu accéder aux comptes d'autres clients […] et émettre des ordres ?»

Je suis choquée. En me connectant sur mon app @LCL j’ai eu accès aux comptes de quelqu’un d’autre, une certaine Caroline, ses dépenses, tous ses comptes, son épargne avec les montants 😱😱😱 Euuuuh ça se passe comment niveau sécurité @LCL ???

— Alexia Toulmet (@atoulmet) February 23, 2021

La banque a rapidement réagi en expliquant que cet étrange croisement de données n’était pas lié à une attaque informatique mais à une mise à jour de l’application. LCL a néanmoins décidé de suspendre temporairement son application, le temps d'effectuer un diagnostic interne. 

Comme le rapporte BFM Business, «la cause précise du bug a été identifiée tôt le 24 février et les travaux se poursuivent afin de disposer de la liste des clients qui ont été touchés par cet incident».

L’établissement bancaire précise que ce bug n’a pas révélé «l’identification nominative des détenteurs des données affichées » et que «chaque client ayant été concerné par cet incident sera contacté personnellement» par LCL. 

L’accès à l’application est redevenu normal dans la nuit du 24 au 25 février. 

  • 25 février 2021 à 17:01

«Notre patience a des limites» : Washington met la pression sur Téhéran concernant le nucléaire

Le 24 février 2021, les Etats-Unis ont signifié leur impatience face à l'absence de réponse de l'Iran sur une possible rencontre directe et informelle (proposée par les Européens) entre les pays signataires de l’accord 2015 afin de lancer le processus de sauvetage de l'accord sur le nucléaire iranien. 

«Notre patience a des limites !», a répondu le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, aux journalistes qui lui demandaient combien de temps l'offre européenne de dialogue resterait sur la table. Le porte-parole a par ailleurs estimé que le retour à «des contraintes vérifiables et permanentes sur le programme nucléaire iranien» était «un défi urgent». De son côté, la porte-parole de la Maison Blanche, Jen Psaki, a indiqué que les Etats-Unis attendaient «de savoir quelle sera la réponse de l'Iran à l'invitation européenne».

L'administration Biden avait déclaré il y a six jours qu'elle acceptait l’invitation des Européens à une future réunion informelle avec l'Iran et les autres signataires de l'accord de 2015 (Allemagne, Chine, France, Royaume-Uni et Russie) censé empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique. 

Joe Biden promet de revenir dans l'accord «si» l'Iran revient sur ses engagements

En 2018, l’ex-président américain Donald Trump a retiré les Etats-Unis de cet accord international, estimant qu'il était insuffisant. Dans la foulée, il avait rétabli toutes les sanctions américaines qui avaient été levées en échange des restrictions imposées au programme nucléaire iranien. De son côté, Téhéran a commencé à s'affranchir de ses engagements nucléaires pour protester contre les mesures punitives de Washington.

Joe Biden a quant à lui promis de revenir dans l'accord de 2015 «si» l'Iran respectait à nouveau ses engagements. Jusqu'ici  Washington a choisi de ne pas évoquer d'éventuels gestes de bonne volonté préalables à une rencontre avec les autorités iraniennes tout en refusant néanmoins de conditionner le retour dans l'accord de 2015 à la libération de ressortissants américains «injustement détenus» par la République islamique. Plusieurs ténors républicains avaient pourtant appelé Joe Biden à ne pas revenir dans l'accord sans avoir obtenu la libération de ces détenus.

  • 25 février 2021 à 13:47

Covid-19 : Pékin affirme ne pas avoir infligé de prélèvements anaux à des diplomates américains

«La Chine n'a jamais exigé de diplomates américains qu'ils se soumettent à des prélèvements anaux», a assuré ce 25 février le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, peu après que les médias Vice et Washington Post ont rapporté que des employés du département d'Etat américain en poste en Chine s'étaient plaints d'avoir subi «par erreur» un dépistage anal du Covid-19, alors qu'il en sont en principe exemptés. Interrogé lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la diplomatie chinoise a donc démenti ces informations.

La Chine, qui a largement endigué la contamination sur son sol, a commencé en début d'année à généraliser les tests rectaux, jugés plus fiables que les méthodes traditionnelles de prélèvement dans le nez ou la gorge, le coronavirus pouvant rester présent plus longtemps dans le système digestif.

Ainsi que le rapporte l'AFP, la méthode de dépistage par écouvillonnage rectal a été utilisée lors d'un récent rebond épidémique limité à Pékin. Elle a également été imposée à des voyageurs internationaux placés en quarantaine à leur arrivée en Chine.

Les méthodes habituelles de dépistage devraient rester plus couramment utilisées, le test anal étant «moins pratique», selon des responsables chinois cités dans la presse.

  • 25 février 2021 à 12:56

Netanyahou demande à Biden de maintenir la pression sur la CPI pour éviter une enquête en Palestine

Le 17 février 2021, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, aurait demandé au président des Etats-Unis Joe Biden de maintenir les sanctions prises par l’administration précédente à l’encontre des membres de la Cour pénale internationale (CPI) située à La Haye aux Pays-Bas pour avoir ouvert une enquête sur des crimes de guerre commis par les forces américaines en Afghanistan.

Comme le rapporte Axios, les responsables israéliens craindraient notamment que la levée des sanctions américaines conduise le procureur de la CPI à penser que les Etats-Unis ne sont pas opposés à l’ouverture d’une enquête sur de potentiels crimes de guerre commis par Israël en Cisjordanie et à Gaza. L’Etat hébreu serait très inquiété par le fait que cette enquête pourrait conduire à des mandats d'arrêt contre des responsables et des militaires israéliens.

Le Premier ministre israélien aurait d’ailleurs indiqué, à l’occasion d’une commémoration pour des soldats disparus au combat : «Dans mon appel téléphonique avec le président Biden, nous avons parlé de notre obligation morale de protéger nos troupes contre ceux qui tentent de diffamer leur moralité par de fausses affirmations», faisant référence à la CPI qui menace aujourd'hui d’ouvrir une enquête pour «crimes de guerre» sur les territoires de la Palestine occupée.

La CPI se déclare compétente pour traiter des crimes de guerre sur les territoires de Gaza et de la Cisjordanie

Le Premier ministre israélien et le président américain se sont entretenus pour la première fois par téléphone le 17 février dernier. Si le Premier ministre israélien avait souligné sur Twitter, une discussion «chaleureuse, amicale», précisant avoir abordé les questions des «accords» de paix au Moyen-Orient, de la «menace iranienne» et de la gestion de la pandémie de Covid-19, de son côté, Joe Biden, avait évoqué une «bonne conversation» après que le président nouvellement élu eut fait part de sa volonté de changer radicalement l’approche diplomatique des Etats-Unis dans le monde. Comme le rapportait Reuters, le 26 janvier, l’administration américaine avait par ailleurs signalé son intention d’examiner «en profondeur» les sanctions américaines contre les responsables de la CPI. 

Le 5 février, la CPI s’était déclarée compétente pour des faits survenus en 2014 dans les territoires palestiniens occupés, laissant entendre qu’une enquête pour crimes de guerre pouvait tout à fait être lancée par l’autorité judiciaire internationale. Dans un communiqué, la CPI expliquait avoir «décidé à la majorité que la juridiction territoriale de la Cour pour la situation en Palestine s’étendait aux territoires occupés par Israël depuis 1967». Cette décision faisait suite à une prise de position publique de la procureur générale de la CPI, Fatou Bensouda, qui avait annoncé sa volonté d'ouvrir une enquête complète sur d'éventuels «crimes de guerre» commis par les forces israéliennes dans les territoires palestiniens.

A l’époque, le Premier ministre israélien avait estimé que cette décision prouvait que ce tribunal «était un organe politique et pas une institution judiciaire», précisant que la CPI nuisait, selon lui, au «droit des démocraties à se défendre contre le terrorisme». A l'inverse, le chef de l'Autorité palestinienne, Mohammed Shtayyeh, cité par l'agence officielle palestinienne Wafa, avait salué cette décision qui constituait, selon lui, «une victoire pour la justice et l'humanité, pour les valeurs de vérité, d'équité et de liberté, et pour le sang des victimes et de leurs familles».

L’administration Biden entretient le flou sur le devenir des sanctions américaines

Comme le mentionnait Le Figaro, en septembre 2020, le prédécesseur de Joe Biden, Donal Trump, avait autorisé des sanctions économiques et des restrictions de voyage aux Etats-Unis à l’encontre des employés de la CPI qui étaient impliqués dans cette enquête visant à déterminer si les forces américaines avaient commis ou non des crimes de guerre en Afghanistan. Ces sanctions avaient conduit à un gel des avoirs américains de ceux qui aident la CPI à enquêter ou à poursuivre des citoyens américains sans le consentement de Washington, ainsi que l'interdiction pour eux et leur famille de se rendre aux Etats-Unis. Parmi les personnalités visées par les sanctions américaines actuelles, la procureur générale de la CPI, Fatou Bensouda et son adjoint originaire du Lesotho, Phakiso Mochochoko.

Les autorités américaines avaient considéré que le tribunal de La Haye menaçait d'empiéter sur la souveraineté nationale américaine et la CPI, de son côté, avait estimé que ces attaques constituaient «une escalade et une tentative inacceptable d'interférer avec l'Etat de droit et la procédure judiciaire de la Cour». L’Union européenne et la France avaient dénoncé ces sanctions inédites visant la procureur de la CPI, Paris évoquant «une attaque grave» contre cette instance et dénonçant «une remise en cause» de l’indépendance de la justice.

Comme le souligne RFI, Fatou Bensouda doit quitter ses fonctions de procureur générale de la CPI le 15 juin 2021, après 9 ans de mandat, non renouvelable. Si les candidats à sa succession sont nombreux, reste à savoir si cette avocate d’origine gambienne lancera une charge définitive contre l’Etat hébreu.

  • 25 février 2021 à 12:02

Le maire de Bron, déjà menacé de décapitation et placé sous protection, de nouveau agressé

C'est une nouvelle tentative d'intimidation qui vise Jérémie Bréaud, le maire LR de Bron (métropole lyonnaise), déjà cible de menaces de mort par décapitation à l'automne et placé sous protection policière. L'édile a, cette fois, été agressé le 24 février 2021 au soir alors qu'il était en déplacement avec son équipe municipale dans le quartier de Parilly pour rencontrer «des acteurs reconnus du territoire engagés en faveur de l'insertion, de l'emploi et de la formation des jeunes».

Sans la présence à nos côtés de ces acteurs reconnus du territoire, la situation aurait pu être dramatique

Après avoir été alerté que le véhicule appartenant à la commune avec lequel il se déplaçait a été «fortement endommagé sur le parking», Jérémie Bréaud a expliqué sur son compte Facebook que lui et son équipe qui se sont rapprochés de la voiture ont «été victimes d'insultes, de menaces physiques et de jets de projectiles (canettes pleines, cailloux, morceaux de bois)». 

En fin d'après-midi, avec mon équipe, nous avons été victimes d'insultes, de menaces physiques et de jets de projectiles. Une honte. #Bron Plus d'infos sur mon FB : https://t.co/rmnTOrnvN9pic.twitter.com/tVYBasbweS

— Jérémie Bréaud (@JeremieBreaud) February 24, 2021

«Sans la présence à nos côtés de ces acteurs reconnus du territoire, la situation aurait pu être dramatique», a expliqué le maire dans sa publication, annonçant en outre qu'il portait plainte dès ce 25 février. «L'événement de ce soir est grave mais nous continuerons notre dialogue avec celles et ceux qui veulent s'en sortir et réussir honnêtement», a encore commenté Jérémie Bréaud qui a tenu à préciser que ces faits étaient ceux d'une «toute petite minorité d'individus qui vient ternir le travail engagé depuis des mois. Ces mêmes individus qui pourrissent la vie d'honnêtes citoyens».

La République et les valeurs de la France sont en danger

Pour finir, le maire a lancé un appel solennel «à celles et ceux qui, à des fins électoralistes, jettent de l'huile sur le feu en disant que je ne veux pas marier certaines personnes du fait de leur religion ou que je veux armer la police municipale pour tirer sur les jeunes, [à] se taire». «La République et les valeurs de la France sont en danger», alerte-t-il.

Jérémie Bréaud dit souhaiter en outre «pouvoir déchoir de ses droits civiques toute personne se rendant coupable d'outrage ou de violence à l'égard d'un élu», estime qu'il n'y a «aucune raison pour que la République accepte les suffrages de ceux qui ne respectent pas ses représentants». 

Le mois dernier, des tags menaçant de mort Jérémie Bréaud avaient été découverts sur la palissade d’un chantier de la ville. Par deux fois en octobre 2020, le maire avait déjà été la cible de menace de mort. Peu après l'assassinat de Samuel Paty, des tags ont été découverts dans une commune voisine près de Bron où on pouvait lire : «Jérémie Bréaud, on va te décapiter». Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait demandé le placement du maire sous protection policière.

Elu en juin 2020, Jérémie Bréaud a placé son action sous le signe de la sécurité, avec une augmentation massive des effectifs de la police municipale et le déploiement renforcé de la vidéosurveillance.

  • 25 février 2021 à 11:46

Les partisans de Pachinian et de l’opposition manifestent à Erevan après la «tentative» de putsch

Dans un message mis en ligne sur son compte Facebook le 25 février 2021, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, a dénoncé une «tentative de coup d'Etat militaire» après l'appel lancé par l'état-major des armées demandant le départ du gouvernement en place.

«Je considère que la déclaration de l'état-major est une tentative de coup d'Etat militaire. J'invite tous nos partisans à se rassembler place de la République», a-t-il fait valoir dans sa déclaration sur le réseau social. Il a également annoncé avoir limogé le chef d'état-major de l'armée Onik Gasparian.

Par la suite, Nikol Pachinian a défilé dans les rues de la capitale Erevan en compagnie de ses soutiens. «La situation est tendue mais tout le monde est d'accord qu'il ne doit pas y avoir d'affrontements [...] la situation est gérable», a-t-il assuré à la foule de plusieurs centaines de personnes.

La parti d'opposition Arménie prospère a, lui, appelé le 25 février Nikol Pachinian à saisir sa «dernière chance» de quitter le pouvoir afin d'éviter une «une guerre civile». «Nous appelons Nikol Pachinian à ne pas mener le pays vers la guerre civile et une effusion de sang. Pachinian a une dernière chance de partir sans qu'il n'y ait de troubles», a-t-il fait savoir.

Moscou s'est de son côté dit préoccupé par la situation en Arménie et a appelé au calme. «Nous suivons la situation en Arménie avec préoccupation [...] et bien entendu nous appelons tout le monde au calme», a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, s'adressant à la presse.

Un Premier ministre critiqué pour l'accord sur le Haut-Karabagh

La veille, le 24 février, le Premier ministre arménien avait décidé de limoger un adjoint d'Onik Gasparian, Tigran Khatchatrian, suscitant la colère de l'état-major des armées qui en réaction avait demandé sa démission.

«L’état-major des forces armées arméniennes proteste énergiquement contre la révocation du mandat du premier chef d’état-major adjoint des forces armées arméniennes pour des motifs déraisonnables et infondés», avait-il fait valoir, dénonçant une décision motivée par «des sentiments et des ambitions personnels».

«Face à la situation actuelle, les forces armées arméniennes exigent la démission du Premier ministre et du gouvernement», était-il également précisé dans le texte.

Nikol Pachinian est sous pression depuis la fin du conflit au Haut-Karabagh à l'automne 2020. Un accord avait alors été conclu sous l'égide de la Russie, selon lequel Erevan avait du céder à l'Azerbaïdjan des territoires qui étaient jusque là de facto sous contrôle arménien.

Si elle avait marqué la fin des hostilités, cette signature avait été très mal perçue en Arménie car considérée comme une humiliation militaire, et l'opposition avait alors manifesté pour demander le départ du Premier ministre arménien.

  • 25 février 2021 à 09:44

Violences d'ultras de l'OM : un supporter condamné à de la prison ferme, onze autres à du sursis

A l'issue d'une journée de procès pendant laquelle ils ont tenté de se justifier, douze supporters de l'Olympique de Marseille (OM) ont été condamnés le 24 février 2021 pour les violents incidents survenus au centre d'entraînement de la Commanderie fin janvier, et deux ont été relaxés.

Onze de ces jeunes hommes ont été condamnés à six mois de prison avec sursis et un douzième, qui avait déjà été condamné pour vol, a écopé de trois mois ferme aménageables. Compte tenu de leurs peines, les quatre supporters qui ont comparu détenus devaient être relâchés, et ne cachaient pas leur soulagement après plus de trois semaines de prison.

Ces condamnations sont légèrement plus clémentes que les réquisitions du procureur André Ribes, qui avait demandé 4 mois ferme pour le prévenu ayant déjà été condamné et 8 mois avec sursis pour tous les autres. «Quand vous faites ça, vous n'êtes plus des supporters», avait fustigé le magistrat pour qui l'arrivée «concertée» des manifestants à la Commanderie le 30 janvier laissait «penser que la manifestation ne [pouvait] que dégénérer».

87 000 euros de dégâts 

A quelques heures de la rencontre de l'OM contre Rennes qui sera finalement reportée, quelque 300 supporters étaient arrivés à la Commanderie, la plupart habillés de noir, capuche sur la tête. Dans le collimateur des fans échauffés par une succession de résultats sportifs décevants se trouvent des joueurs, mais surtout le président du club Jacques-Henri Eyraud, contesté depuis plusieurs mois déjà. 

Des incidents éclatent rapidement, devant le centre d'entraînement, mais aussi à l'intérieur, où quelques dizaines de supporters parviennent à pénétrer. Des bureaux sont dégradés, comme des véhicules, des portails ou des clôtures. Sept policiers sont légèrement blessés. Le club a chiffré le coût des dégradations à au moins 87 000 euros, selon un de ses avocats. La question des 140 000 euros au titre de préjudice moral réclamé par l'OM a été renvoyée mercredi au 25 juin par la présidente du tribunal.

Âgés de 19 à 37 ans, les 14 supporters originaires de toute la France – et pas seulement de Marseille – encouraient 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. Pendant des heures, ils ont tenté de se justifier le 24 février dans une série de dialogues de sourds avec la présidente.

«Je ne pensais pas que ça allait dégénérer autant, j'ai suivi bêtement, comme un âne», a assuré Mehdy, un chômeur de 25 ans en polaire bleue qui reconnaît avoir pris part à la manifestation mais nie toute dégradation. 

Denis, un intérimaire de 37 ans, était venu spécialement ce week-end là de Montceau-les-Mines. Il était incarcéré depuis. «Pourquoi avoir porté des lunettes, une capuche et avoir été vêtu de noir ?», lui a demandé la présidente. «J'étais pas un des leaders, j'ai vu la possibilité d'un début de dialogue avec les dirigeants», a rétorqué cet «amoureux» de l'OM.

«La photo de classe d'imbéciles»

Il est difficile de définir les responsabilités de chacun. L'un des supporters a été vu par des policiers jeter des pierres mais a assuré n'avoir «rien lancé». Un autre, interpellé seulement dix minutes après le début des faits, assure s'être «barré» dès que la situation a dégénéré. Ce directeur-adjoint d'une épicerie et membre des Ultras marseillais a convaincu le tribunal, qui l'a relaxé.

Un seul, le plus jeune, Romain, 19 ans, habitant un quartier chic de Marseille, reconnaît les faits, notamment la dégradation d'un véhicule banalisé de police. «J'étais débordé par ma passion», explique le garçon, cheveux mi-longs, chemise blanche.

Les avocats de la défenses avaient réclamé des relaxes, faute de preuves matérielles contre leurs clients. «J'ai plus devant moi la photo de classe d'imbéciles que de voyous», avait argumenté Maître Ludovic Para, estimant qu'il manquait aujourd'hui «les gros poissons». Cinq autres supporters interpellés une dizaine de jours après les faits doivent d'ailleurs être jugés le 22 mars, dont le responsable des Ultras (CU84). 

Autour du club, la pression n'est pas retombée depuis ces incidents : les six groupes de supporters ont de nouveau demandé de concert le départ de Jacques-Henri Eyraud il y a quelques jours. La direction du club a quant à elle menacé de rompre la convention qui les lie à ces supporters.

  • 25 février 2021 à 09:39

Six mineurs mis en examen après la rixe qui a coûté la vie à une collégienne dans l'Essonne

Six adolescents âgés de 14 à 16 ans ont été mis en examen le 5 février 2021 dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'une collégienne de 14 ans poignardée le 22 février à Saint-Chéron (Essonne) lors d'une rixe entre jeunes, a annoncé le procureur d'Evry.

Le mineur âgé de 16 ans ayant reconnu avoir porté le coup de couteau mortel a été mis en examen pour meurtre sur mineur de 15 ans, violences aggravées et participation à un groupement en vue de commettre des violences, selon la magistrate Caroline Nisand. Déjà connu pour deux infractions, mais pas pour des faits de violences, cet adolescent a été placé en détention provisoire.

Une rivalité entre deux villes du département

Les cinq autres sont poursuivis pour violences aggravées, participation à un groupement en vue de commettre des violences et non assistance à un mineur de 15 ans en danger, conformément aux réquisitions du procureur. Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec l'interdiction de paraître en Ile-de-France et d'être en contact avec les coauteurs, les victimes et leur famille.

La rivalité entre des mineurs de Dourdan et de Saint-Chéron (Essonne) remonte à cet été «sur fond de messages, d'insultes et de provocations sur les réseaux sociaux», selon un communiqué de la magistrate le 24 février.

Le 22 février, plusieurs mineurs de Dourdan s'étaient rendus à Saint-Chéron pour «en découdre». Dans la rixe, un des mineurs de Dourdan a donné un coup de couteau mortel à l'adolescente de 14 ans, décédée le soir même à l'hôpital.

Dans une autre commune de l'Essonne, à Boussy-Saint-Antoine, un adolescent de 14 ans a été tué le lendemain dans un autre affrontement entre bandes de jeunes. Les deux affaires ne semblent pas être liées, selon le parquet. 

Depuis le 23 février, 60 gendarmes supplémentaires ont été déployés à Saint-Chéron et 30 policiers à Boussy-Saint-Antoine. 

  • 25 février 2021 à 09:26

Biden assure qu'il publiera le rapport des services de renseignement sur l'assassinat de Khashoggi

Joe Biden a assuré qu'il allait «bientôt» parler pour la première fois au roi d'Arabie saoudite et publier le rapport du renseignement américain sur le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Un rapport qui pourrait se révéler embarrassant pour le prince héritier et altérer les relations entre Washington et Ryad.

Le président américain ne s'est pas encore entretenu avec les dirigeants saoudiens, alliés très proches de son prédécesseur Donald Trump au Moyen-Orient. Mais le président démocrate a fait savoir qu'il changerait d'interlocuteur, choisissant de parler le moment venu au roi Salmane plutôt qu'au prince héritier Mohammed ben Salmane, interlocuteur privilégié de la diplomatie américaine sous l'ère Trump.

Un changement d'interlocuteur confirmé par Jen Psaki, porte-parole de la Maison-Blanche, qui a déclaré que Joe Biden souhaitait «recalibrer» la relation avec Ryad par rapport au précédent gouvernement, accusé de ne pas assez avoir pris en compte les droits de l'Homme dans la conduite de sa diplomatie. Et d'ajouter : «Cela signifie qu'il ne restera pas silencieux, il exprimera haut et fort ses éventuelles inquiétudes concernant toute entorse aux droits humains, à la liberté de la presse et la liberté d'expression.»

Donald Trump conciliant envers le prince héritier ?

Le journaliste saoudien, résidant aux Etats-Unis et chroniqueur du quotidien Washington Post, avait été assassiné en 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par des agents saoudiens.

Le Sénat américain, qui avait eu accès aux conclusions des services de renseignement, avait à l'époque jugé que le prince héritier était «responsable» du meurtre. Selon la chaîne CNN, qui a consulté des documents judiciaires, les deux avions privés utilisés par le commando qui a tué le journaliste «appartenaient à une société saisie moins d'un an plus tôt par le puissant prince héritier».

Mais Donald Trump n'avait jamais voulu blâmer publiquement le prince héritier, pour préserver l'alliance avec Ryad, pilier de sa stratégie anti-Iran et gros acheteur d'armes américaines. Le président américain avait même reconnu avoir «sauvé sa peau» auprès du journaliste américain Bob Woodward.

Joe Biden avait quant à lui jugé précédemment que l'Arabie saoudite devrait être traitée comme un Etat «paria» en raison de cette affaire et de ses atteintes aux droits humains. La porte-parole de la Maison-Blanche a néanmoins nuancé : «Je ne dirais certainement pas que ses inquiétudes ou son opinion ont changés, mais bien entendu il est maintenant président des Etats-Unis [et] il y a aussi des sujets sur lesquels nous allons travailler avec le royaume d'Arabie saoudite», notamment pour contrer les «menaces» dans cette région du globe. La porte-parole n'a pas précisé si le rapport établissait une responsabilité directe du prince héritier dans le meurtre du journaliste.

Le conseiller présidentiel à la sécurité nationale, Jake Sullivan, avait déclaré le 20 février sur CNN International que la publication de ce document serait accompagnée d'une «réponse» de Washington pour «faire en sorte que les responsables de ce meurtre rendent des comptes».

  • 25 février 2021 à 09:16

Nouvelle envolée du cours de l'action GameStop à Wall Street

Le revendeur de jeux vidéo GameStop, au cœur de la saga boursière de ce début d'année, a de nouveau été la cible d'une fièvre spéculative le 24 février 2021 à Wall Street. Le titre, qui a été suspendu plusieurs fois en raison d'une trop forte volatilité, s'est envolé de plus de 100% en fin de séance pour atteindre 91,71 dollars, selon l’AFP.

Cette montée en flèche a eu lieu au lendemain de l'annonce de la démission de son responsable financier, Jim Bell, qui quittera ses fonctions le 26 mars. GameStop a assuré dans un document transmis au gendarme boursier américain que cette décision n'était pas motivée par «un désaccord avec l'entreprise sur tout sujet ayant trait aux activités, aux règlements ou aux pratiques de l'entreprise».

Un pic de clôture à plus de 347 dollars le 27 janvier

Selon le site Business Insider, qui cite des sources proches du dossier, Jim Bell aurait été «mis à la porte» par l'actionnaire et activiste Ryan Cohen, récemment entré au capital et au conseil d'administration de la compagnie. La prise de participation au sein de GameStop de Ryan Cohen, co-fondateur du site de vente en ligne de produits pour animaux Chewy, avait été l'un des éléments déclencheurs du brusque mouvement de hausse de l'entreprise à Wall Street fin janvier.

Une armée d'investisseurs amateurs, échangeant notamment leurs conseils et opinions sur un populaire forum du site Reddit, avait décidé de se porter massivement vers cette chaîne de magasins, faisant grimper son prix en Bourse. En achetant massivement des actions GameStop, le résultat ne s’était pas fait attendre : le titre avait pris près de 20% le 25 janvier, avait doublé le lendemain, et avait vu son cours multiplié encore par 2,35 le 26 janvier, pour atteindre 347,51 dollars à la clôture alors qu'il ne valait que 2,57 dollars en mars 2020.

En agissant de la sorte, ces boursicoteurs avaient notamment souhaité donner tort à de grands fonds d'investissement et des barons de Wall Street, qui avaient eux parié sur un effondrement de GameStop au vu de ses résultats financiers médiocres, de son modèle économique visiblement dépassé et de ses perspectives de croissance moroses.

Une frénésie spéculative avait alors gagné l'ensemble du marché pendant plusieurs séances et suscité de vives réactions de la part des régulateurs et des élus américains. Ces responsables cherchent à savoir si certains acteurs financiers, dont des fonds spéculatifs et des plateformes de courtage, ont tenté de manipuler le marché pour limiter leurs pertes. Après un pic de clôture à plus de 347 dollars le 27 janvier dernier, l'action GameStop était retombée, s'établissant à un peu plus de 40 dollars le 19 février.

  • 25 février 2021 à 09:15

Guerre civile en Centrafrique : 14 personnes tuées dans un édifice religieux lors d'affrontements

Le 16 février 2021, quatorze personnes – dont au moins deux civils – ont été tuées en Centrafrique à l'intérieur d'un édifice religieux dans une ville située à 380 km au nord de Bangui, en marge d'affrontements entre les forces pro-gouvernementales et les groupes armés, a annoncé le 25 février l’ONG Amnesty international. 

«Des témoignages, des images satellite et des analyses de photographies confirment la mort de 14 personnes dans un site religieux à Bambari», la cinquième ville de Centrafrique, a déclaré dans un communiqué Amnesty international.

«La vidéo a également permis de voir en gros plans certains de ces cadavres, dont une femme et un enfant», poursuit l'ONG, qui estime que les victimes «ne portaient pas de tenues militaires». «Nous ne pouvons pas être affirmatifs sur le fait que toutes les victimes soient des civils, mais nous sommes sûrs pour la femme et l'enfant», a déclaré à l'AFP Abdoulaye Diarra, chercheur sur l’Afrique centrale à Amnesty International. «Nous demandons une enquête pour faire toute la lumière», a-t-il poursuivi.

Le gouvernement centrafricain avait annoncé le 17 février la «libération totale» de Bambari et la capture de «nombreux prisonniers», mais n’avait communiqué aucun bilan sur d'éventuelles pertes civiles et militaires. 

Amnesty international appelle dans son communiqué «les autorités à protéger les civils et diligenter des enquêtes judiciaires indépendantes sur les abus et les violations des droits humains perpétrés par des membres des groupes armés et des forces de sécurité».

Une guerre civile qui dure depuis huit ans

A la mi-décembre, six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux tiers de la Centrafrique – un pays de 4,7 millions d'habitants en guerre civile depuis huit ans – se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra.

Les rebelles se sont heurtés à des forces bien mieux armées et équipées : quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Minusca – présents depuis 2014 – mais aussi des centaines de militaires rwandais et russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de Faustin Archange Touadéra et d'une armée démunie. Depuis le mois de janvier, les forces pro-gouvernementales ont repris plusieurs villes aux rebelles.

«Nous n’avons pas tous les éléments nécessaires pour déterminer la légalité ou non de cette attaque du 16 février, mais nous tenons à rappeler à toutes les parties au conflit que les attaques visant des cibles civiles sont prohibées par le droit international humanitaire et que des précautions particulières doivent être prises afin de protéger les bâtiments consacrés à la religion et les centres de santé», a déclaré Abdoulaye Diarra.

Amnesty International précise que les victimes portaient des blessures issues de «la détonation d'une munition produisant des fragments», sans donner plus de détails. L’ONG Médecins sans frontières avait également annoncé avoir traité une trentaine de blessés dont huit femmes et neuf mineurs âgés de 17 mois à 17 ans blessés par des balles et des éclats d'obus dans les combats à Bambari. 

Par ailleurs, toujours selon Amnesty International, «au moins deux personnes» ont été tuées par balles et six autres ont été blessées le 11 janvier «par les forces de sécurité» dans un incident lié au non-respect du couvre-feu imposé dans la capitale, Bangui.

  • 25 février 2021 à 08:42

Israël : une loi permet désormais aux autorités de connaître l'identité des personnes non vaccinées

Une loi adoptée par le Parlement israélien le 24 février autorise le ministère de la Santé ainsi que d'autres autorités du pays à recueillir les noms, adresses ou encore numéros de téléphone des personnes non vaccinées. Cette loi qui soulève des inquiétudes quant au respect de la vie privée a été adoptée avec 30 voix pour, et 14 contre.

Selon un communiqué de la Knesset, le texte, valable trois mois, a pour but de «permettre à ces organismes d'encourager les gens à se faire vacciner en s'adressant personnellement à eux». Un argument qui ne convainc guère les opposants à cette nouvelle législation jugée intrusive. 

Une mesure controversée

Ainsi, la dirigeante du Parti travailliste israélien Merav Michaeli a accusé lors d'un débat parlementaire le Premier ministre Benjamin Netanyahou de «nier aux citoyens leur droit à la confidentialité sur leurs informations médicales». Les défenseurs de la loi ont assuré que les données personnelles liées à la santé ne pouvaient être utilisées dans l'unique but d'inciter les gens à se faire vacciner.

Peu après le vote, le chef du gouvernement israélien a appelé les Israéliens à se faire vacciner afin de «pouvoir revenir à la vie normale», avant d'affirmer que l'objectif d'Israël était d'avoir 6,2 millions d'habitants vaccinés avant le mois d'avril. «Plus d'un million d'adultes ne sont pas encore vaccinés. Dans le monde, les gens attendent les vaccins, ici, les vaccins attendent les gens», a t-il déploré. Plus de 760 000 cas de Covid-19 et plus de 5 600 décès ont officiellement été enregistrés en Israël depuis le début de la pandémie.

Après avoir annoncé un allègement des mesures de confinement, avec l'ouverture de certains commerces et services la semaine dernière, l'Etat hébreu a décidé d'autoriser dès le 21 février l'accès aux salles de sport, aux salles de spectacle, hôtels et piscines aux détenteurs d'un «passeport vert». Il s'agit en d'autres termes des personnes ayant reçu deux doses de vaccin depuis plus d'une semaine, ou ayant guéri du Covid-19. A cette date, l'ouverture des commerces de rue, des centres commerciaux, des marchés, des musées et des bibliothèques sera également possible, indépendamment du statut vaccinal. Par ailleurs, les restaurants et les bars pourront rouvrir à partir du 7 mars si le nombre de contaminations continue de baisser, comme l'a annoncé le bureau de Benjamin Netanyahou à l'issue d'une réunion le 15 février au soir.

  • 25 février 2021 à 06:56

Espagne : la dernière statue de Franco déboulonnée

Une statue de bronze représentant Francisco Franco a été déboulonnée le 23 février dans l’enclave espagnole de Melilla située au nord du Maroc. Il s’agissait de la dernière statue du Caudillo encore visible sur le territoire espagnol.

Melilla. La dernière statue de Franco en Espagne a été enlevée https://t.co/EdsIjs2fBu@astroehleinpic.twitter.com/r6B3VaUxMf

— L'important (@Limportant_fr) February 23, 2021

«Journée historique : la dernière statue de Franco sur la voie publique en Espagne, qui était dans notre ville, a été retirée», s’est réjoui sur twitter le gouvernement local. La veille, une majorité de députés du Parlement local avaient voté en faveur du déboulonnage de la statue.

Día para la Historia: retirada la última estatua de Franco en vía pública en España, que persistía en nuestra ciudad.

Materializamos el mandato del pleno de la Asamblea, que ayer apoyó la propuesta del Gobierno por mayoría absoluta.

Melilla cumple la Ley de #MemoriaHistórica. pic.twitter.com/HBzbgB2xwy

— Gobierno de Melilla (@MelillaGobierno) February 23, 2021

Le Parti populaire (droite conservatrice et libérale) s'est abstenu tandis que Vox (droite nationaliste) a voté contre. Le parti à justifié son opposition en arguant que la statue n'était pas un hommage rendu à Franco mais à son rôle durant la guerre dans le Rif marocain. 

Votée en 2007 sous le gouvernement du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, une loi exige des mairie de retirer de l'espace public les symboles faisant l'apologie de la dictature franquiste et à ses partisans pendant la guerre civile. Mais elle rencontre l'hostilité de nombreuses administration locales de droite.

L'héritage franquiste divise encore dans le pays. En 2019, l'exhumation du dictateur espagnol de son mausolée du Valle de los Caidos voulue par le gouvernement de Pedro Sanchez (PSOE) avait ravivé des débats houleux au sein de la classe politique espagnole. 

  • 24 février 2021 à 21:18

Le décryptage : rixes entre bandes rivales, un phénomène en expansion ?

Le 23 février, un adolescent de 14 ans est mort à la suite d'un affrontement entre bandes de jeunes dans l'Essonne, moins de 24 heures après le décès dans ce département d'une collégienne de 14 ans, poignardée, elle aussi, lors d'une rixe entre mineurs.

Les affrontements ont eu lieu  les 22 et 23 février dans deux villes différentes, Saint-Chéron et Boussy-Saint-Antoine, distantes d'environ 45 kilomètres. Les deux affaires ne semblent pas être liées, selon le parquet. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé l'envoi dans ces deux villes de renforts des forces de l’ordre : 60 gendarmes à Saint-Chéron et 30 policiers à Boussy-Saint-Antoine, selon son ministère.

  • 24 février 2021 à 21:08

Twitter supprime des comptes «liés» à la Russie, à l'Iran et à l'Arménie, Moscou réclame des preuves

Twitter a annoncé le 23 février avoir supprimé 373 comptes qui, selon le géant des réseaux sociaux, entretenaient des liens avec la Russie, l'Arménie et l'Iran et ne respectaient pas ses règles. «Une fois nos enquêtes terminées, les 373 comptes [...] ont été définitivement suspendus de Twitter pour violation des politiques de manipulation de notre plateforme», a écrit Twitter dans son communiqué

La société a affirmé qu'elle avait supprimé 238 comptes opérant depuis l'Iran en raison de «diverses violations de ses politiques» ainsi que 35 comptes liés à l'Arménie, expliquant qu'ils avaient été créés pour cibler l'Azerbaïdjan. 

Concernant la Russie, ce n'est pas un, mais deux réseaux «distincts» que Twitter aurait identifié le conduisant à supprimer 100 comptes «liés» à ce pays. «Notre première enquête a trouvé et supprimé un réseau de 69 faux comptes qui peuvent être liés de manière fiable à des acteurs étatiques russes», peut-on également lire dans le communiqué.

Des millions d’utilisateurs risquent de tomber sous le coup [de cette formule]. Même les comptes des camarades de Navalny qui exercent certainement une influence sur les Etats-Unis et l’UE, compte tenu de la vitesse à laquelle ceux-ci fabriquent des sanctions à la demande des agents d’influence

Selon Twitter, ces comptes «amplifiaient les récits alignés sur le gouvernement russe, tandis qu'un autre sous-ensemble du réseau se concentrait sur le fait de saper la confiance dans l'alliance de l'Otan et sa stabilité». Dans le cadre de sa «deuxième enquête dans cette région», le réseau social affirme avoir supprimé «31 comptes de deux réseaux qui montrent des signes d'affiliation à l'Agence de recherche internet (IRA) et à des acteurs liés au gouvernement russe». Ces comptes auraient selon Twitter, «amplifié les récits qui avaient été précédemment associés à l'IRA et à d'autres efforts d'influence russe visant les Etats-Unis et l'Union européenne».

Ce n'est en effet pas la première fois que Twitter s'en prend à des comptes qu'il associe à la Russie et à ses autorités. De son côté, Moscou qui souhaite une réglementation internationale sur la modération des réseaux sociaux, réclame des explications au géant des réseaux sociaux pour ces nouvelles suppressions. 

Moscou attend des preuves 

Dans un communiqué, le Service fédéral de supervision des communications, des technologies de l'information et des médias de masse russe, Roskomnadzor, a annoncé avoir adressé un courrier à Twitter pour obtenir une liste des comptes bloqués, et une justification. L'agence russe réclame par ailleurs «des preuves que ces [comptes sont] liés à des agences d'Etat russes».

La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a pour sa part déclaré que Moscou prévoyait d'examiner les raisons du blocage de ces comptes d'après l'agence de presse TASS : «Nous nous occuperons des raisons de la suspension et préparerons un avis d’expert», promet la diplomate.

Par ailleurs, elle a qualifié d’«intéressante» la déclaration de Twitter, selon laquelle les comptes bloqués «essayaient d’exercer une influence» sur les Etats-Unis et l'Union européenne. 

«Des millions d’utilisateurs risquent de tomber sous le coup [de cette formule]. Même les comptes des camarades de Navalny qui exercent certainement une influence sur les Etats-Unis et l’UE, compte tenu de la vitesse à laquelle ceux-ci fabriquent des sanctions à la demande des agents d’influence», a-t-elle ironisé. 

Une politique de deux poids, deux mesures

Si la Russie se montre sceptique quant à cette annonce, c'est qu'elle fait régulièrement l'objet d'offensives de Twitter. A titre d'exemple, en septembre 2020, la revue française Ruptures s'est vu affublée sur Twitter de la mention «Média affilié à un Etat, Russie» et malgré ses protestations, n'a à ce jour obtenu aucune explication sur ce qu'elle affirme être un mensonge et une «stigmatisation». Ce média français assure en effet être financé à 100% par ses abonnés.

Cette «affiliation» que Twitter attribue à des médias depuis l'été 2020 ne concerne en outre qu'une poignée de pays, tels que la Russie ou la Chine. RT France qui est financée par l'Etat russe, doit en porter la mention sur son compte Twitter. Les comptes Twitter de la BBC ou de France 24, deux chaînes  pourtant entièrement financées par leurs Etats respectifs, à savoir la Grande-Bretagne et la France, n'en ont pas été affublées. 

  • 24 février 2021 à 20:40

72 personnes verbalisées lors d'une fête clandestine près de Toulouse

Une fête organisée dans la soirée du 23 février après le début du couvre-feu dans la commune de l'Union (Haute-Garonne), près Toulouse, s'est soldée par 72 verbalisations après avoir été découverte par les gendarmes. 

Un jeune de 17 ans avait profité de l'absence de ses parents pour inviter des amis à 19h, une heure après l'entrée en vigueur du couvre-feu visant à lutter contre l'épidémie de Covid, selon la gendarmerie. 

Ce jeune a affirmé aux gendarmes avoir été rapidement débordé par des dizaines de personnes qui n'était pas invitées. Lorsque ce nombre était probablement supérieur à la centaine, les gendarmes ont découvert la fête et verbalisé 72 personnes qui devront s'acquitter d'une amende de 135 euros chacun.

Entre 30 et 40 autres personnes ont franchi les clôtures et ont réussi à s'enfuir. Quant à l'organisateur de la soirée, il a été entendu et «devra s'expliquer devant la justice», toujours selon la gendarmerie.

  • 24 février 2021 à 19:43

Nord Stream 2 : les républicains accusent Biden d’être trop laxiste sur les sanctions

La nouvelle administration des Etats-Unis est-elle en train de renoncer à empêcher l’achèvement des travaux de construction du gazoduc sous-marin reliant la Russie à l’Allemagne ? C’est du moins ce dont l’accusent plusieurs républicains dont le sénateur du Texas Ted Cruz, membre de la commission des relations étrangères. Ce dernier a en effet vivement réagi à la publication, en fin de semaine dernière, par le département d’Etat de son rapport sur les sanctions visant Nord Stream 2.

«Le rapport du département d'Etat sur Nord Stream 2 est une abdication de la responsabilité juridique de l'administration Biden à imposer des sanctions votées par le Congrès […] et de la responsabilité du président de garantir le sécurité nationale des Etats-Unis », s’est emporté le sénateur sur sa page internet officielle.

Se référant à des «informations de suivi accessibles au public» Ted Cruz considère que «le président russe Poutine a relancé avec succès le projet [et que] l'administration Biden signale qu'elle est prête à laisser le pipeline être achevé avec des implications catastrophiques pour la sécurité nationale américaine et pour la sécurité énergétique [des] alliés européens».

Ses critiques ont été soutenues par le sénateur Jim Risch, président de la commission des relations étrangères du Sénat cité par l’agence Reuters et pour lequel «les informations de suivi maritime montrent clairement que des navires non couverts dans le rapport d’aujourd’hui participent activement à la construction du Nord Stream 2».

L’arrivée d’une infrastructure russe dans un pays de l’Otan met tous les membres de l’Alliance en danger

Les partisans de sanctions contre le projet de gazoduc se recrutent aussi parmi les démocrates. Le 12 février, la sénatrice Jeanne Shaheen, co-auteur avec Ted Cruz, de la loi 1441 sur la Protection de la sécurité énergétique de l’Europe écrivait sur sa page internet officielle : «L’arrivée d’une infrastructure russe dans un pays de l’Otan [l’Allemagne] mets tous les membres de l’alliance en danger.»

Un accord pour relancer le partenariat transatlantique ? 

Le même jour, le porte-parole du département d'Etat Ned Price assurait lors d'un point presse que le président des Etats-Unis, avait répété qu’il considérait Nord Stream 2 comme «une mauvaise affaire pour l’Europe [parce qu’il divise l’Europe, et expose l’Ukraine et l’Europe centrale à la Russie, aux manipulations russes». Il avait toutefois ajouté sans autre précisions que les sanctions n'étaient pas «le seul outil».

A peu près au même moment, la presse internationale et notamment le Wall Street Journal et le Financial Times bruissait de rumeurs selon lesquelles la nouvelle administration serait à la recherche d’un accord avec le gouvernement allemand dans le cadre du renouvellement de son partenariat transatlantique.

Le projet de gazoduc Nord Stream 2 qui représente un investissement de près de 10 milliards d’euros financé à parité par Gazprom, et quatre énergéticiens européens dont le Français Engie est achevé à plus de 90%. Il devrait doubler la capacité du pipeline existant de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. Les deux gazoducs assureraient alors le transit de 70% des ventes de gaz russe vers l'Europe.

  • 24 février 2021 à 19:04

Arrestation de Pablo Hasél : nouveaux heurts nocturnes à Barcelone

En Espagne, les manifestations se poursuivent pour protester contre l’arrestation du rappeur Pablo Hasél. Ce 23 février, pour la huitième soirée consécutive, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Barcelone pour défendre l'artiste et protester contre ce qu'ils considèrent être un manque de liberté d'expression dans le pays. Cette manifestation du 23 février a été ponctuée par des incidents avec les forces de l’ordre.

La manifestation a débuté en début de soirée au niveau de la place du docteur Latamendi à Barcelone où 200 personnes se sont rassemblées dans un premier temps, puis 450 après une heure, selon les données de la Garde urbaine (l'équivalent ibérique la police municipale).

Comme les jours précédents, les manifestants ont érigé des barricades avec des conteneurs à ordures sur certaines artères de la ville. Un journaliste reporter d’images (JRI) a par ailleurs été touché par une bouteille en verre qui aurait été jetée par l'un des manifestants, rapporte le journal 20 Minutos.

Auteur: RT France

Un cortège de la droite identitaire s'invite au rassemblement

En plus de ces manifestants venus soutenir Pablo Hasél, une manifestation était organisée le même jour à Barcelone par des membres de la droite identitaire afin de décrier les pro-Pablo Hasél. Au nombre d'une trentaine, ils étaient encadrés par la police qui ne souhaitait pas que les deux cortèges se rencontrent.

Depuis le 16 février dernier, date du début des manifestations, la police a procédé à l'arrestation de 113 personnes en Catalogne. Parmi les individus arrêtés jusqu'à présent, deux ont été placés en détention provisoire, d'après El Diario.

D’autres manifestations ponctuées d’incidents, ont eu lieu à Tarragone, Gérone et dans d'autres villes de Catalogne, ainsi qu'à Alicante (Communauté valencienne), à Valladolid (Castille-et-León), et dans la ville autonome de Ceuta. A Madrid, le 17 février, des incidents ont éclaté au lendemain de l’incarcération du rappeur.

L’artiste, condamné à de la prison ferme pour des tweets et un titre, s'était réfugié dans l'université de Lérida (Catalogne) pour éviter sa peine de prison. Il avait été évacué par les forces de l’ordre le 16 février afin qu’il purge sa peine de prison.

  • 24 février 2021 à 18:08

Tollé à droite après qu'un réfugié condamné pour apologie du terrorisme conserve son statut

Dans une décision rendue publique le 19 février, le Conseil d'Etat a estimé qu'un réfugié tchétchène condamné pour apologie du terrorisme pouvait conserver son statut de réfugié.

La plus haute juridiction administrative a ainsi désavoué l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides)

– l'office chargé de statuer sur les demandes d'asile – qui avait retiré son statut à un réfugié tchétchène. L'Ofpra avait motivé sa décision en arguant que sa présence sur le territoire français  «constituait une menace grave pour la société». La CNDA (Cour nationale du droit d'asile) avait ensuite annulé cette décision, soulignant que les faits d'apologie publique «ne constituaient pas un acte de terrorisme», l'un des motifs nécessaires pour enclencher la révocation du statut de réfugié. Mais pour une partie de la droite, le maintien du statut de réfugié pour un individu inculpé pour ces motifs ne peut être concevable. 

«Le Conseil d’Etat considère désormais que faire l'apologie du terrorisme ne suffit pas pour remettre en cause le statut d'un réfugié», a déploré le numéro deux du RN Jordan Bardella sur Sud Radio. «La France est devenue un gigantesque hall de gare dans lequel tout le monde entre et plus personne ne sort», a-t-il ajouté le 24 février sur Twitter.

Le Conseil d’État considère désormais que faire l'apologie du terrorisme ne suffit pas pour remettre en cause le statut d'un réfugié. La France est devenue un gigantesque hall de gare dans lequel tout le monde entre et plus personne ne sort ⤵️ pic.twitter.com/XF16CaAXQf

— Jordan Bardella (@J_Bardella) February 24, 2021

La veille, Marine Le Pen avait regretté sur Twitter une «stupéfiante décision», estimant que «la liberté d’expression et l’asile sont garantis en France... pour les soutiens du terrorisme».

L’apologie de terrorisme n’est pas suffisante pour retirer l’asile à un #migrant : voici la stupéfiante decision du CNDA approuvée par le Conseil d’Etat. La liberté d’expression et l’asile sont garantis en France... pour les soutiens du terrorisme ! MLP https://t.co/vaoyns37Awpic.twitter.com/FMWxu9u03i

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 23, 2021

Le député LR des Alpes maritimes Eric Ciotti a lui évoqué une décision «incroyable» en estimant qu'«une telle naïveté coupable nous condamne».

Incroyable, pour le Conseil d’état, l’apologie du terrorisme ne justifie pas la révocation du statut de réfugié

Une telle naïveté coupable nous condamne!

J’ai demandé à plusieurs reprises que tout réfugié délinquant , à fortiori terroriste,se voit retirer son statut protecteur pic.twitter.com/7jDjY3zP7x

— Eric Ciotti (@ECiotti) February 23, 2021

De son côté, le président du groupe Les Républicains au Sénat, Bruno Retaillau, a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait une proposition de loi afin de suspendre ce statut aux individus condamnés pour ce type de délit. 

La cour administrative d’appel de Bordeaux a inventé le statut de réfugié climatique,depuis le #ConseilDEtat considère que l’apologie du #terrorisme ne suffit pas à priver du statut de réfugié un tchétchène plusieurs fois condamné. Nous déposerons au Sénat une PPL pour y remédier

— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) February 24, 2021

Le refugié tchétchène au cœur de cette affaire a fait l'objet de quatre condamnations pénales dont une, le 18 février 2015 à Nice, «pour des faits d'apologie publique d'un acte de terrorisme».

  • 24 février 2021 à 17:46

Covid-19 : Véran annonce un confinement le week-end dans l'agglomération de Dunkerque

L'agglomération de Dunkerque sera soumise dès cette fin de semaine à un confinement local pendant les week-ends, du vendredi soir au lundi matin. C'est ce qu'a annoncé sur place ce 24 février le ministre de la Santé Olivier Véran, qui s'est inquiété de l'incidence «alarmante» de l'épidémie de Covid-19.

Les déplacements le week-end ne seront possibles que pour certains motifs, et les dix plus grands centres commerciaux ne fonctionneront plus qu'en «cliquez-emportez», selon le ministre.

La vente d'alcool à emporter et la consommation sur la voie publique seront par ailleurs interdites dans tout le département du Nord, selon l'annonce faite par Olivier Véran.

  • 24 février 2021 à 17:37

Le Venezuela donne 72 heures à l'ambassadrice de l'Union européenne pour quitter le pays

Le Venezuela a décidé le 24 février l'expulsion de l'ambassadrice de l'Union européenne à Caracas, lui donnant 72 heures pour quitter le pays en riposte à une nouvelle salve de sanctions de l'UE, a annoncé le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza. «Aujourd'hui, sur décision du président Nicolas Maduro nous avons remis en mains propres à Mme Isabel Brilhante [...] une déclaration de persona non grata», a fait savoir le ministre à la presse, après une réunion avec la diplomate européenne. «Il lui a été donné un délai de 72 heures pour quitter le territoire vénézuélien», a-t-il ajouté. 

Le Venezuela est irrévocablement libre et indépendant et fonde son patrimoine moral sur ses valeurs de liberté, d'égalité, de justice et de paix internationale

Dans son allocution, Jorge Arreaza a expliqué la position de son pays. «Nous le faisons parce qu'il y a 55 sanctions [contre le Venezuela] comme s'ils avaient une autorité morale [sur notre pays], ce qu'ils n'ont pas et ils ne sont pas légitimes pour imposer une punition», a déclaré le chef de la diplomatie vénézuélienne. «Le Venezuela est irrévocablement libre et indépendant et fonde son patrimoine moral sur ses valeurs de liberté, d'égalité, de justice et de paix internationale dans la doctrine du Libérateur Simon Bolivar», a-t-il encore martelé en référence au héros des indépendances latino-américaines du XIXe siècle, surnommé «el Libertador». Attendue, l'Union européenne a demandé au gouvernement vénézuélien de revenir sur sa décision. 

C'est de l'ingérence, c'est de la partialité, c'est de l'arrogance, [...] Avec quelle autorité pensez-vous pouvoir évaluer, reconnaître ou ignorer les institutions d'autres pays ?

Así el canciller @jaarreaza anunció que la representante de la #UE en el país, Isabel Brilhante tiene 72 horas para abandonar #Venezuela “lo hacemos porque van 55 sanciones como si tuvieran ellos autoridad moral, que no la tienen y tampoco legal para imponer castigo alguno” pic.twitter.com/LvWztLSVYf

— Madelein Garcia (@madeleintlSUR) February 24, 2021

Toujours plus de sanctions 

La veille, le Parlement vénézuélien, dominé par le PSUV, le parti du président Nicolas Maduro, avait demandé au gouvernement d'expulser l'ambassadrice de l'Union européenne en riposte aux nouvelles sanctions de l'UE contre 19 fonctionnaires du pays pour leur rôle dans des actes et décisions portant, selon elle, atteinte à la démocratie et à l'Etat de droit au Venezuela. La décision, validée par les ministres des Affaires étrangères des 27, porte à 55 le nombre total de responsables et hauts fonctionnaires du gouvernement vénézuéliens sanctionnés par l'UE (interdiction de voyager et gel des avoirs sur le territoire de l'Union).

«C'est de l'ingérence, c'est de la partialité, c'est de l'arrogance, [...] Avec quelle autorité pensez-vous pouvoir évaluer, reconnaître ou ignorer les institutions d'autres pays ?» a encore tancé Jorge Arreaza. Une réunion diplomatique était annoncée pour ce 24 février entre le ministre vénézuélien et Isabel Brilhante Pedrosa ainsi qu'avec l'ambassadeur de France, Romain Nadal, et des représentants diplomatiques de l'Allemagne, de l'Espagne et des Pays-Bas.

Ce n'est pas la première fois que la situation s'envenime entre le Venezuela et l'Union européenne. Le 29 juillet, après une précédente salve de sanctions de la part de l'UE, Nicolas Maduro avait déjà déclaré l'ambassadrice persona non grata, lui donnant 72 heures pour quitter le pays. Toutefois, à l'expiration du délai et après un accord, le gouvernement était revenu sur sa décision, tout en demandant à l'UE «des gestes» en échange.

  • 24 février 2021 à 16:55
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