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Hier — 21 juillet 2019RT en français

A Caracas, Javad Zarif dénonce l'«unilatéralisme» et le «terrorisme économique» des Etats-Unis

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a dénoncé le 20 juillet l'«aventurisme unilatéral» et le «terrorisme économique» des Etats-Unis, lors d'une réunion ministérielle du Mouvement des non-alignés à Caracas, sans toutefois évoquer la saisie par son pays d'un pétrolier battant pavillon britannique.

«Le gouvernement américain, pour atteindre ses objectifs illégitimes, a recours à une forme de pression que nous appelons terrorisme économique», a déclaré le chef de la diplomatie iranienne à la presse, selon la traduction simultanée officielle, en marge de la réunion. Selon lui, Cuba, la Syrie, le Venezuela et l'Iran «souffrent» de ce «terrorisme économique» mis notamment en place au moyen de sanctions. Washington a ainsi rétabli ses sanctions à l'encontre de Téhéran après son retrait unilatéral de l'accord nucléaire en 2018.

Lors de son discours aux pays-membres du Mouvement des non-alignés, il a également épinglé l'«aventurisme unilatéral extrême» de l'administration de Donald Trump qui «sape l'Etat de droit au plan international».

«Mon pays [...] est à l'avant-poste de la résistance aux nouvelles tendances unilatérales des Etats-Unis», a-t-il ajouté dans son discours, lors de cette réunion ministérielle du Mouvement qui compte 120 pays membres. Au cours de ces deux interventions, le diplomate n'a pas évoqué le pétrolier battant pavillon britannique arraisonné par l'Iran dans le détroit d'Ormuz, une opération jugée «inacceptable» par Londres et qui suscite la crainte d'une nouvelle escalade.

Sur Twitter, Mohammad Javad Zarif avait assuré plus tôt dans la journée que cette «action dans le Golfe Persique consiste à faire respecter le droit maritime international» tout en appelant la Grande-Bretagne à «cesser d'être un auxiliaire du terrorisme économique des Etats-Unis».

Unlike the piracy in the Strait of Gibraltar, our action in the Persian Gulf is to uphold int'l maritime rules.

As I said in NY, it is IRAN that guarantees the security of the Persian Gulf & the Strait of Hormuz.

UK must cease being an accessory to #EconomicTerrorism of the US.

— Javad Zarif (@JZarif) July 20, 2019

Au cours de la réunion ministérielle du Mouvement des non-alignés, plusieurs pays, dont Cuba, le Nicaragua et l'Iran, ont exprimé leur soutien au président vénézuélien Nicolas Maduro, alors que Juan Guaido s'est autoproclamé président par intérim en janvier, avec le soutien de Washington.  «L'ingérence grossière des Etats-Unis dans les affaires internes du Venezuela [...] est un nouvel exemple» de leur «manque de respect évident du droit international», a déclaré Mohammad Javad Zarif.

Lire aussi : Regain de tensions après la saisie par l’Iran d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz

  • 21 juillet 2019 à 21:39

Donald Trump souhaite faire libérer le rappeur Asap Rocky, actuellement emprisonné en Suède

Donald Trump a contacté la Suède pour faire libérer le rappeur américain Asap Rock, détenu en Suède. «Je viens d'avoir un très bon appel téléphonique avec le Premier ministre suédois Stefan Löfven qui m'a assuré que le citoyen américain Asap Rocky serait traité équitablement», a ainsi écrit le président américain sur Twitter le 20 juillet.

Just had a very good call with @SwedishPM Stefan Löfven who assured me that American citizen A$AP Rocky will be treated fairly. Likewise, I assured him that A$AP was not a flight risk and offered to personally vouch for his bail, or an alternative....

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 20 juillet 2019

«Je lui ai assuré qu'Asap ne risquait pas de fuir et j'ai offert de me porter personnellement garant pour sa remise en liberté sous caution ou toute alternative», a-t-il ajouté. «Nos équipes vont continuer à se parler, et nous avons convenu de rediscuter dans 48 heures !», a encore précisé Donald Trump.

Selon un porte-parole du Premier ministre suédois Stefan Löfven, la conversation, «amicale et respectueuse», a duré une vingtaine de minutes, au cours desquelles il a rappelé au président étasunien que la justice de son pays était indépendante de l'exécutif.

Tellement de gens voudraient voir cela rapidement résolu !

«Le Premier ministre a tenu à souligner que la justice suédoise, le parquet et les tribunaux sont totalement indépendants», a fait savoir Toni Eriksson dans un communiqué.

«Tous les citoyens sont égaux devant la loi, et le gouvernement n'a ni le pouvoir ni l'intention d'essayer d'influer sur la procédure judiciaire visant Asap Rocky», a-t-il ajouté. Asap Rocky, 30 ans, de son vrai nom Rakim Mayers, est soupçonné d'agression après une rixe le 30 juin à Stockholm. Il a été placé en garde à vue le 3 juillet à l'issue d'un concert, avec trois autres personnes. Un tribunal a ensuite souligné qu'il présentait «un risque de fuite» et un procureur a demandé 19 juillet son maintien en détention jusqu'au 25 juillet. Il encourt jusqu'à deux ans de prison.

C'est la starlette de télé réalité Kim Kardashian, plutôt proche du président, qui a signalé à Donald Trump la situation du rappeur. Le président américain avait assuré sur Twitter avoir également discuté avec le mari de Kim Kardashian, le rappeur Kanye West, «de l'incarcération d'Asap Rocky». «Tellement de gens voudraient voir cela rapidement résolu !», avait écrit Donald Trump.

Just spoke to @KanyeWest about his friend A$AP Rocky’s incarceration. I will be calling the very talented Prime Minister of Sweden to see what we can do about helping A$AP Rocky. So many people would like to see this quickly resolved!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 19 juillet 2019

Originaire de New York, Asap Rocky s'est fait connaître en 2011 avec la sortie d'une compilation intitulée Live. Love. Asap. Plus de 610 000 personnes ont signé une pétition sur internet #JusticeForRocky appelant à sa libération.

Lire aussi : Kanye West pris pour cible par une partie des médias lors de sa visite à la Maison Blanche

  • 21 juillet 2019 à 20:36

Selon Mike Pompeo, Julian Assange devrait prochainement être extradé vers les Etats-Unis

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo confirme que Julian Assange sera bientôt extradé vers les Etats-Unis. «Nous avons déjà fait la demande et donc il va être extradé vers les Etats-Unis, où il est poursuivi en justice», a-t-il ainsi déclaré, selon des propos publiés le 21 juillet par le quotidien équatorien El Universo.

«Je ne peux faire de plus amples commentaires mais mon gouvernement pense qu'il est important que cet homme qui a posé un risque pour le monde et a mis en danger des soldats américains soit sanctionné par la justice», a ajouté le chef de la diplomatie américaine, qui s'est entretenu le 20 juillet avec le président Lenin Moreno lors d'une visite en Equateur.

Il y a une semaine, le ministre d'Etat britannique pour l'Europe et les Amériques Alan Duncan avait assuré de son côté, lors d'un voyage en Equateur, que Julian Assange ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait risquer la peine de mort.

Julian Assange est accusé d'espionnage par les Etats-Unis, qui ont requis son extradition. L'audience pour étudier cette demande aura lieu fin février 2020 au Royaume-Uni. La justice fédérale américaine autorise la peine de mort pour certains crimes dont l'espionnage, selon le site spécialisé Death Penalty Information Center.

Les Etats-Unis ont retenu 18 chefs d'inculpation contre Julian Assange, et le cumul des peines encourues pour toutes ces accusations se monte à quelque 175 ans de prison. La majeure partie de ces accusations sont relatives à l'obtention et la diffusion d'informations classées par WikiLeaks, qui avait en 2010 publié des centaines de milliers de documents militaires et diplomatiques.

Réfugié pendant près de sept ans à l'ambassade d'Equateur à Londres où il bénéficiait de l'asile politique, Julian Assange en a été extrait le 11 avril par la police britannique avec l'aval de ce pays sud-américain. Il a été immédiatement placé en détention puis condamné à une peine de 50 semaines de prison le 1er mai pour violation des conditions de sa liberté provisoire.

Le gouvernement équatorien a affirmé avoir reçu des garanties écrites de Londres, au moment où il a retiré l'asile à l'Australien, que ce dernier ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait subir des tortures ou la peine de mort.

Lire aussi : Des manifestations partout dans le monde en soutien à Julian Assange pour son anniversaire (VIDEO)

  • 21 juillet 2019 à 19:49

Elections législatives en Ukraine : score record pour le parti du président Volodymyr Zelensky

Selon les premiers sondages effectués à la sortie des urnes le 21 juillet, le parti du président ukrainien Volodymyr Zelensky serait en tête avec près de 44% des voix, un score record. Fort de ce résultat provisoire, Volodymyr Zelensky a répété qu'il s'était fixé comme «priorités» la lutte contre la corruption et la fin des opérations militaires dans le Donbass, où un cessez-le feu a été déclaré ce même jour de scrutin. «Nous sommes reconnaissants au peuple ukrainien pour ce soutien», a-t-il déclaré au siège de l'état-major électoral de son parti. «Vous connaissez nos priorités principales [...] comme pour chaque Ukrainien, c'est de mettre fin à la guerre, de faire revenir les prisonniers et de vaincre la corruption» a-t-il martelé.

Les résultats définitifs ne seront toutefois connus que le 22 juillet au matin. Les prévisions ne portent en effet que sur 225 parlementaires élus au scrutin proportionnel tandis que les 199 autres sont désignés au scrutin majoritaire à un tour. Selon l'agence Tass, la participation a été beaucoup plus forte dans l'est (républiques autoproclamées de Donetsk et de Lougansk) que dans le reste du pays.

Les Ukrainiens étaient appelés aux urnes pour élire les 450 députés que compte le Parlement du pays, la Rada. Marqué par une lassitude des Ukrainiens après cinq ans de guerre civile, le scrutin a vu quelque 22 partis politiques se disputer les sièges. Après son succès contre le sortant Petro Porochenko à l'élection présidentielle le 21 avril dernier, le comédien Volodymyr Zelensky confirme l'installation de son parti nommé – d'après une série télévisée où il incarnait avant l'heure un président ukrainien de fiction – «Serviteur du peuple». En face du parti présidentielle, la toute nouvelle formation politique Golos, portée par un autre candidat étonnant, Sviatoslav Vakartchouk, rock-star très populaire en Ukraine jusque dans l'est russophone du pays. 

En avril dernier, les électeurs ukrainiens avaient lourdement sanctionné le président sortant Petro Porochenko, désavouant cinq ans d'effondrement économique et de guerre dans l'est du pays.

Lire aussi : Morts de Maïdan, guerre au Donbass, corruption : l'heure des comptes a sonné en Ukraine

  • 21 juillet 2019 à 19:05

Iran : des comptes de médias et personnalités de langue farsi suspendus par Twitter

Plusieurs médias iraniens parmi lesquels l’agence de presse privée iranienne Tasnim, s'affirmant liée au ministère de la Défense du pays, parfois décrite comme un organe «semi-officiel» de Téhéran, ou PressTV, média de langue anglaise et française appartenant à l’entreprise d’Etat Islamic Republic of Iran Broadcoasting, ont fait état, le 20 juillet, de la suspension par Twitter de plusieurs comptes de médias de langue farsi, l’idiome majoritaire du pays.

Lorsque l’on tente d’accéder aux comptes en question, un message s’affiche : «Compte suspendu Twitter suspend les comptes qui enfreignent les Règles de Twitter.» Ces fermetures temporaires concernaient l’agence de presse officielle Irna, le Club des jeunes journalistes (YJC), détenu lui aussi par l’Islamic Republic of Iran Broadcoasting tout comme l’agence de presse Mehr.

Iran : des comptes de médias et personnalités de langue farsi suspendus par Twitter© Capture d'écran/Twitter

Néanmoins, si les comptes en farsi de ces agences étaient bien clôturés momentanément, ceux en anglais ou en français étaient encore fonctionnels. Mehr a précisé sur son site en anglais qu’elle ne comprenait pas la raison de cette suspension ajoutant que Twitter «n’avait pour le moment fait aucun commentaire sur la violation des règles en question». Le YJC, qui publie en quatre langues (farsi, arabe, afghan et anglais), et qui ne disposait que d’un seul compte Twitter, a dénoncé, sur son site en anglais cette suspension, affirmant que «les agences ciblées n’avaient aucune autre vocation que celle de publier des informations».

#Twitter has suspended several #Iran'ian #news accounts over alleged #harassment of people who follow #Bahai faith. YJC run by state broadcaster #IRIB, state-run IRNA, and Mehr were among #Farsi-language accounts suspended on Saturday. #minoritieshttps://t.co/iyCwfjHp7j#بهاییpic.twitter.com/qtnFCsrQeP

— Free Taheri Campaign (@free_taheri) July 21, 2019

Mais les médias n’ont pas été les seuls visés puisque le YJC dresse, dans un article mis en ligne dans sa version en langue perse, une liste des nombreuses personnalités qui ont également vu leurs comptes suspendus. Parmi elles, Alireza Zakani, ancien député conservateur, Nafiseh Sadat Moosavi, une poétesse ou Mahmoud Alizadeh-Tabatabaei, un avocat influent en Iran qui a notamment travaillé au service de la famille de l’ancien président Hachemi Rafsandjani.

Les médias iraniens pas convaincus par la justification de Twitter

De son côté, contacté par l’AFP, un responsable du réseau social a justifié ces suspensions par «le harcèlement coordonné et ciblé de membres de la communauté bahaïe [mouvement religieux messianique issu du chiisme] mené par ces organes», note l’agence de presse. Le bahaïsme est une religion fondée en 1836 par le Persan Mirza Husayn Ali Nuri. Elle revendique 7 millions de fidèles dans le monde, dont 300 000 en Iran, mais n’est pas reconnue par Téhéran comme une minorité religieuse à la différence du judaïsme, du christianisme ou du zoroastrisme, tous trois antérieurs à l’islam. Leurs centres spirituels se trouvent à Haïfa et Acre en Israël.

L’agence Mehr pense de son côté avoir été sanctionnée après un article sur l'arraisonnement du tanker Setna Impero dans le détroit d'Ormuz. «Depuis la nuit dernière, suite à la publication d'un article sur un pétrolier britannique arraisonné par le Corps de la Garde révolutionnaire iranienne (IRGC) dans le détroit d'Hormuz, le site de réseau social Twitter a suspendu l'accès aux deux comptes de la Mehr News Agency (MNA) et à des comptes en langue farsi», pouvait-on lire sur son site en anglais.

Le site du YJC se posait lui, dans sa version iranienne, la question de savoir qui était derrière cette interdiction. «La question qui est posée ces jours-ci dans le cyberespace, et en particulier sur Twitter, est de savoir qui est derrière la fermeture des comptes d'utilisateurs iraniens dans les réseaux virtuels», s'est demandé YJC arguant l'hypothèse qu’il pourrait s’agir de signalements dirigés par «une personne à l’étranger […] qui se présente comme un spécialiste des médias et des réseaux sociaux […] un étudiant diplômé en informatique qui avait quitté l’Iran en 2003». Le YJC a également précisé que cette personne en question avait récemment «mis en ligne un article en anglais qui perturbait les applications iraniennes sur iOS et avait provoqué le crash de nombreuses entreprises et start-ups iraniennes».

Une situation explosive

Ces événements interviennent alors que les incidents se multiplient dans le détroit d’Ormuz entre les Etats-Unis et l’Iran. Cette zone stratégique par laquelle transite une partie importante du brut mondial transporté par voie maritime, est le théâtre depuis plusieurs semaines d'une recrudescence des tensions  entre les deux nations.

 Le 13 juin, deux pétroliers, dont un japonais, avaient été attaqués en mer d’Oman, alors que le Premier ministre nippon était en visite en Iran. A la suite de l'incident, les deux camps s’étaient mutuellement accusés. Le 28 juin, l’Iran déclarait  avoir abattu un drone américain qui survolait son espace aérien. Les Etats-Unis s’en étaient défendus assurant que l’appareil se trouvait dans l’espace international mais avaient été contredits par Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité pour la Russie. La République islamique avait décidé de porter plainte devant ce même Conseil de sécurité de l'ONU.

Le 18 juillet dernier, Donald Trump avait annoncé que l’USS Boxer avait abattu un drone iranien lors «d’une action défensive», ce que la République islamique avait fermement contesté, se demandant si les Américains n’avaient pas eux-mêmes détruit l’appareil. Les Gardiens de la révolution avaient par ailleurs diffusé, le lendemain, des images réfutant, d’après eux, les allégations américaines. De plus, le même jour, plusieurs médias américains avaient révélé le déploiement de 500 soldats étasuniens sur le sol saoudien, une première depuis l’invasion de l’Irak en 2003. L’information avait été confirmée par le ministère saoudien de la Défense, cité par l'agence de presse officielle SPA, ainsi que par le commandement central des forces américaines dans un communiqué.

Enfin, le lendemain, les Gardiens de la révolution annonçaient avoir «confisqué» un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d'Ormuz. Les Européens avaient pour leur part exhorté la République islamique à libérer le pétrolier.

Alexis Le Meur

Lire aussi : Regain de tensions après la saisie par l’Iran d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz

  • 21 juillet 2019 à 18:26

«Ça suffit !» : Salvini rappelle à l'ordre la France et l'Allemagne sur leur politique migratoire

«Les choix faits seulement à Paris et à Berlin, ça suffit. L'Italie n'est plus disposée à accepter tous les immigrants qui arrivent en Europe», a déclaré le 21 juillet Matteo Salvini via un message sur Facebook qui accompagne le courrier adressé à son homologue français, Christophe Castaner.

«La France et l'Allemagne ne peuvent pas décider de politiques migratoires en ignorant les demandes des pays les plus exposés comme nous et Malte», ajoute le ministre italien de l'Intérieur, et patron de la Lega (droite radicale) alors que l'Europe est toujours divisée sur la politique d'accueil des migrants.

Réunis le 18 juillet à Helsinki, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ne sont pas parvenus à s'entendre sur un «mécanisme de solidarité» visant à mettre fin à l'errance des bateaux interdits de faire débarquer des migrants secourus en Méditerranée centrale.

Dans sa lettre à Christophe Castaner, le Milanais assure avoir noté à Helsinki «des positions très proches de celle exprimée par l'Italie en particulier sur le ferme engagement d'une politique migratoire visant à défendre les frontières extérieures de l'UE et de l'espace Schengen».

«De nombreux collègues ont en effet soutenu la nécessité de revoir les règles du search and rescue (recherche et secours) pour empêcher les abus qui visent à favoriser une immigration illégale et incontrôlée comme exposée dans le document que nous avons préparé avec Malte», poursuit-il.

Lors de la réunion, l'Italie et Malte ont présenté un texte qui préconise le débarquement et la création de centres d'accueil temporaire et d'identification des migrants (hotspots) dans les pays limitrophes aux pays de départ. Un document qui doit servir de point de départ à «toute nouvelle discussion», affirme Matteo Salvini alors que les ministres doivent se réunir à nouveau le 22 juillet à Paris.

Lire aussi : Quatre pays, dont la France, accueillent 68% des migrants clandestins de l’UE selon Eurostat

  • 21 juillet 2019 à 17:15

Mort d'un Guinéen près de Rouen après une altercation sur fond de racisme et de CAN

Selon plusieurs médias, le 21 juillet, un enseignant chercheur guinéen âgé de 31 ans du nom de Mamoudou Barry, a perdu la vie à la suite d'une altercation avec un «supporter maghrébin», peu avant la finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) le 19 juillet opposant les Algériens au Sénégal.

Les faits se seraient déroulés à Canteleu, près de Rouen, selon France 3 Normandie. D'après le témoignage d'«un proche de la victime» contacté par 20 Minutes, ce supporter aurait pris Mamoudou Barry pour un Sénégalais et lui aurait lancé une insulte raciste, alors que celui-ci était au volant de son véhicule «avec sa femme et leur fille de deux ans». Mamoudou Barry serait sorti de sa voiture pour s'expliquer avec l'individu et aurait reçu «au moins un coup au visage», selon ce proche. Il aurait «chut[é] lourdement» et se serait «blessé à la nuque». Transféré à l'hôpital le 19 juillet vers 20h, le jeune père de famille a perdu la vie le lendemain, selon 20 Minutes.

Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a confirmé sur Twitter le décès : «Tout est mis en œuvre pour identifier et interpeller l’auteur de l’agression qui a coûté la vie à Mamadou Barry. Il appartiendra à la Justice de faire toute la lumière sur cet acte odieux. Mes premières pensées vont à ses proches dont je partage l’émotion et l’indignation.»

Tout est mis en œuvre pour identifier et interpeller l’auteur de l’agression qui a coûté la vie à #MamadouBarry.
Il appartiendra à la Justice de faire toute la lumière sur cet acte odieux.
Mes premières pensées vont à ses proches dont je partage l’émotion et l’indignation.

— Christophe Castaner (@CCastaner) 21 juillet 2019

Aissata Kéita, enseignant chercheur à l'Université de Rouen, lui aussi Guinéen et «ami proche» de la victime selon l'AFP a relaté les faits auprès de l'agence de presse : «L'agresseur les a pointés du doigt et a dit : "Vous les sales noirs, on va vous niquer ce soir".»

Si Aissata Kéita confirme que l'agresseur était «de type maghrébin», «on ne sait pas si c'est un Algérien», a-t-il précisé, parlant d'une «agression raciste».

Mamoudou Barry serait descendu de sa voiture pour demander des explications à son agresseur qui l'aurait alors roué de coups. «C'est au 4e coup qu'il est tombé sur la nuque», a ajouté Mamoudou Kéita, qui a raconté avoir été aussitôt appelé par la femme de la victime.

L'agression a, selon lui, été filmée par des caméras de vidéosurveillance et s'est déroulée devant plusieurs témoins. «La police fait très bien son travail. Elle a pris l'affaire à bras-le-corps», a-t-il salué.

«Débordant de projets, Mamoudou Barry forçait, par son travail, l'admiration de ses collègues et de ses étudiants», a réagi Joël Alexandre, président de l’Université de Rouen-Normandie, dans un communiqué.

Selon France 3 Normandie, une enquête a été ouverte par le parquet de Rouen. La maire de Canteleu, contactée par France bleu, se refuse pour le moment à tout commentaire.

Le site internet Guinée réalité a rapporté les propos de l’ambassadeur de la Guinée en France, Amara Camara : «C’est une grosse perte pour nous. Un jeune brillant tué par le fait d’une bêtise humaine.»

Lire aussi : Saône-et-Loire : un jeune homme de 21 ans meurt en marge de la victoire de l’Algérie

  • 21 juillet 2019 à 15:49

Echange musclé entre Alexandre Benalla et Nadine Morano sur Twitter au sujet de Sibeth Ndiaye

Il est la nouvelle star des réseaux sociaux. Alexandre Benalla, qui a récemment fait son apparition sur Twitter et Facebook, n’a pas perdu de temps avant de se faire remarquer sur la toile. Réagissant aux propos de la députée européenne Nadine Morano concernant la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, l’ancien chargé de mission de l’Elysée s’est fendu d’un tweet assassin.

Si "ineptie" était une femme elle s'appellerait Nadine Morano, vraie clown du cirque politico-médiatique

«Si "ineptie" était une femme elle s'appellerait Nadine Morano, vraie clown du cirque politico-médiatique. Clown triste et aigrie, pas besoin de nez rouge pour nous faire rire ! Vos tenues le font déjà... La méritocratie vous gêne à ce point Madame Morano», pouvait-on lire sur le compte de l'ex-collaborateur de l'Elysée, le tout accompagné d’une capture d’écran de l’émission Envoyé Spécial sur laquelle figure l’ancienne secrétaire d’Etat de droite. Sur ce cliché, Alexandre Benalla a apposé un émoticône pleurant de rire.

Si "ineptie" était une femme elle s'appellerait .@nadine__morano, vraie clown du cirque politico-médiatique. Clown triste et aigrie, pas besoin de nez rouge pour nous faire rire ! Vos tenues le font déjà... La méritocratie vous gêne à ce point Madame #Morano ? https://t.co/qJAOLcMDLlpic.twitter.com/ZPqeSE9tnf

— Alexandre Benalla (@ABenalla_) July 20, 2019

L'eurodéputé Les Républicains (LR) a immédiatement répondu sur le même réseau social : «Le gouvernement est sauvé Alexandre Benalla assure la protection de la porte-parole.»

Le gouvernement est sauvé @ABenalla_ assure la protection de la porte parole 😂😂😂 pic.twitter.com/UpeA6bu8Lu

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

Mais celui qui est mis en examen plusieurs fois pour des motifs tels que «violences en réunion», «immixtion dans l'exercice d'une fonction publique» ou encore «port public et sans droit d'insignes réglementés», en lien avec les évènements survenus place de la Contrescarpe à Paris le 1er mai 2018, ne s’est pas arrêté là. Il a récidivé à peine deux heures plus tard. «Chère Nadine Morano, je ne pense pas que le gouvernement soit en danger, par contre concernant votre "péril", je vous invite à lire le document en pièce-jointe. Pour votre bien et celui de tous», a-t-il écrit. Le message est suivi de plusieurs documents de la «procédure sur demande d’un tiers ou en cas de péril imminent», faisant allusion à un possible internement de l’ancienne députée en hôpital psychiatrique... Et de lancer quelques minutes plus tard le hashtag #AidonsNadine.

Chère .@nadine__morano, je ne pense pas que le gouvernement soit en danger, par contre concernant votre « péril », je vous invite à lire le document en pièce-jointe. Pour votre bien et celui de tous 😊 #Moranohttps://t.co/EAUkZpv5Uppic.twitter.com/CFYC7xnmbl

— Alexandre Benalla (@ABenalla_) July 20, 2019

L’ancienne conseillère régionale de Lorraine ne s’est pas démontée, paraissant choquée par les allégations d’Alexandre Benalla. «J’ai de la chance vous voulez juste mettre une députée en hôpital psychiatrique sans même me frapper vous progressez... ça vaut peut-être une communication spéciale de la porte-parole du gouvernement d’Emmanuel Macron», a-t-elle rétorqué.

J’ai de la chance vous voulez juste mettre une députée en hôpital psychiatrique sans même me frapper vous progressez ...ça vaut peut-être une communication spéciale de la porte parole du gouvernement d’@EmmanuelMacronhttps://t.co/LHgwq5t20L

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

Petit hic, dans une première version de son tweet, depuis supprimé, Nadine Morano avait malencontreusement écrit «m’être» au lieu de «mettre» – une bourde signalée par l'ancien proche d’Emmanuel Macron. «Nadine Morano, mon seul sujet tout de suite, c'est de vous faire progresser en orthographe "mettre" et pas "m'être"...», a-t-il ainsi précisé.

.@nadine__morano Mon seul sujet tout de suite, c'est de vous faire progresser en orthographe "mettre" et pas "m'être"...#AidonsNadinehttps://t.co/K1d3V3IJDW

— Alexandre Benalla (@ABenalla_) July 20, 2019

Voyant la faute corrigée, Alexandre Benalla a posté un ultime message, accompagné d’une capture d’écran du tweet de Nadine Morano ainsi que de la couverture du livre Le français correct pour les nuls. «Chère Nadine Morano Mission accomplie, ce fut un plaisir pour moi de vous avoir aidé à corriger votre français !», a-t-il tweté. Néanmoins, des internautes ont lui fait relever les fautes d’orthographe contenues dans ses propres messages ; d’autres, également taquins à l'encontre d'Alexandre Benalla, ont posté des photos des ouvrages La Justice pour les nuls et La Police pour les nuls.

Pour donner des leçons de français, il faut être irréprochable en orthographe et grammaire.

"pièce-jointe" : s'écrit sans trait d'union.
"Clown aigrie" et "vraie clown" : participe passé et adjectif doivent s'accorder avec le nom masculin Clown, sinon il faut écrire Clownesse.

— Veronica (@overnia) July 20, 2019

Merci d'aider Nadine Morano avec ses problèmes de français. Pour t'aider dans tes problèmes judiciaires et à comprendre ce qu'est un policier, je te propose ces deux livres. Bonne lecture pic.twitter.com/dKS8qP5EOa

— Theps (@theps_k) July 21, 2019

Nadine Morano ou la théorie du boomerang

A l'origine de ce tweetclash : les déclarations de Nadine Morano ciblant la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, après une prise de parole publique de celle-ci. Sur Twitter, l'élue de droite s'était déclarée «outrée mais habituée à entendre [les] inepties [de Sibeth Ndiaye] débitées souvent en tenue de cirque», parlant d’une «Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française». Des propos qui avaient soulevé un tollé au sein de la classe politique, et tout particulièrement parmi les élus de la majorité présidentielle.

Outre son échange avec Alexandre Benalla, Nadine Morano a répondu à nombre de ses détracteurs, qui l'avaient notamment accusée de «racisme».

A Gilles Le Gendre, président du groupe LREM à l’Assemblée nationale : «C’est le seul argument que vous avez à la bouche racisme comme toujours ! Chut... Il ne faut rien dire parce qu’elle noire, c’est ça ?». Et d'ajouter : «"Raciste" ... ça suffit ! Face à vos menaces et à votre terrorisme intellectuel alors que je défends une opinion qui vous dérange votre injure m’est intolérable j’ai donc demandé à mon avocat Gilles-William Goldnadel de prendre les mesures appropriées.»

A Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, qui a depuis supprimé son message : «Madame la Ministre j’ai connu ce que vous qualifiez de vieux monde qui n’a rien à voir avec le vôtre où vous trouvez normal et légitime que la porte-parole de votre gouvernement par sa désinvolture permanente abaisse la France ! Vos insultes ne changeront rien à mon analyse !»

Madame la Ministre j’ai connu ce que vous qualifiez de vieux monde qui n’a rien à voir avec le vôtre où vous trouvez normal et légitime que la porte parole de votre gouvernement par sa désinvolture permanente abaisse la France ! Vos insultes ne changeront rien à mon analyse ! https://t.co/7LUKYrQ6uk

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

A l’adresse de Dominique Bussereau, président du Conseil départemental de Charente-Maritime, proche de Valérie Pécresse, qui avait quitté Les Républicains en février 2018 après la polémique sur les enregistrements de Laurent Wauquiez : «Bonjour ton tweet minable et dégoulinant de servitude à l’égard de pouvoir en place. Pour info va voir ce qui se dit au Sénégal sur la désinvolture de Sibeth Ndiaye qui fait honte en France comme au Sénégal !»

Bonjour ton tweet minable et dégoulinant de servitude à l’égard de pouvoir en place. Pour info va voir ce qui se dit au Sénégal sur la désinvolture de @SibethNdiaye qui fait honte en France comme au Sénégal ! https://t.co/Eb9R24Qp1P

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

En direction du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner : «Monsieur le Ministre merci de m’indiquer quel propos est raciste de mon tweet ? Vous avez une heure !»

Monsieur le Ministre merci de m’indiquer quel propos est raciste de mon tweet ? Vous avez une heure ! https://t.co/wNaIVutaKs

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

Pour Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la Transition écologique et solidaire : «Madame la Ministre soyez rassurée René Char pensait sans doute à Homme avec un grand H vous étiez donc concernée la preuve par votre écrit.. votre nouveau monde est à vomir ! Jamais on a vu un comportement gouvernemental de ce niveau.»

Madame la Ministre soyez rassurée René Char pensait sans doute à Homme avec un grand H vous étiez donc concernée la preuve par votre écrit.. votre nouveau monde est à vomir ! Jamais on a vu un comportement gouvernemental de ce niveau https://t.co/zRN2fuM9TT

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

Et enfin à son ancien collègue chez Les Républicains, Gérald Darmanin, qui a depuis rejoint La République en marche à la suite de son exclusion du parti de droite : «Ce qui me gêne côté vestimentaire en ce qui te concerne c’est que ta veste soit réversible en fonction de tes intérêts personnels on a tous en mémoire tes propos à l’égard de Macron. tu n’as pas hésité à vendre ton âme pour être ministre ...»

Ce qui me gêne côté vestimentaire en ce qui te concerne c’est que ta veste soit réversible en fonction de tes intérêts personnels on a tous en mémoire tes propos à l’égard de Macron. tu n’as pas hésité à vendre ton âme pour être ministre ... https://t.co/Xngil5E8Bv

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 20, 2019

Une chose est sûre, Nadine Morano ne s’est pas fait que des amis avec ses déclarations sur la porte-parole du gouvernement ni avec ses réponses incendiaires. Mais était-ce vraiment son intention ? Ou exprime-t-elle là une volonté de se replacer au centre du jeu médiatique alors que Les Républicains cherchent un moyen de s'extirper de leur léthargie ?

Lire aussi : Twitter, Facebook et les scouts : un an après le scandale, Benalla se lance sur les réseaux sociaux

  • 21 juillet 2019 à 15:04

SOS Méditerranée lance une nouvelle campagne de sauvetage au large des côtes libyennes

L'organisation SOS Méditerranée, associée à Médecins sans frontières (MSF), a annoncé ce 21 juillet le lancement d'une nouvelle campagne de sauvetage au large des côtes libyennes, sept mois après l'immobilisation de son navire, l'Aquarius, privé de pavillon.

Un bâtiment norvégien, l'Ocean Viking, fait route vers la Méditerranée pour, selon un communiqué publié par l'ONG, «mener une nouvelle campagne de recherches et de secours en Méditerranée centrale». «Le bateau va patrouiller en Méditerranée centrale, de là d'où provient le plus grand nombre d'appels de détresse, mais sans jamais entrer dans les eaux territoriales libyennes», a précisé à l'AFP Frédéric Penard, directeur des opérations de SOS Méditerranée. 

«La coordination des secours en mer a été confiée par l'Union européenne aux autorités libyennes, qui n’ont pas tous les moyens de le faire, cette coordination est chaotique, les appels ne sont pas relayés», a-t-il expliqué. «L'enjeu pour nous était d’avoir une vraie capacité de recherches car on sait que les alertes tombent moins des centres officiels», a poursuivi Frédéric Penard, précisant que l'organisation cherchait un nouveau navire «depuis sept mois». 

Un navire de 69 mètres de long

Affrété en partenariat avec MSF, l'Ocean Viking, long de 69m sur 15m de large, a été construit en 1986 comme navire d'assistance aux plates-formes pétrolières en Mer du Nord. Il bat pavillon norvégien et dispose d'un équipage de neuf membres, plus une équipe de recherches et secours et du personnel médical et d'assistance, soit plus de trente personnes à bord au total. Sa position est consultable sur le site spécialisé Vesselfinder.

Après près de trois ans de campagne, l'Aquarius, le précédent bâtiment de SOS Méditerranée qui a secouru, d'après l'AFP, 30 000 migrants naufragés, a été contraint de cesser ses activités en décembre 2018, successivement privé de son pavillon de Gibraltar puis de Panama.

Longtemps accusée, notamment par la droite identitaire, de travailler en lien avec les réseaux de passeurs mafieux en Libye, SOS Méditerranée a connu quelques déboires en 2018. Dans le collimateur du vice-Premier ministre et ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, l'association de sauvetage a décidé de mettre un terme en décembre dernier à ses opérations de sauvetage au large des côtes libyennes.

Lire aussi : Crise migratoire : comment les passeurs abandonnent les migrants sur un canot en pleine mer (VIDEO)

  • 21 juillet 2019 à 13:10

Saône-et-Loire : un jeune homme de 21 ans meurt en marge de la victoire de l’Algérie

Un jeune homme de 21 ans a trouvé la mort le 20 juillet, a Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), lors des festivités qui ont suivi le second sacre de l’Algérie à la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), selon une information de nos confrères du Journal de Saône-et-Loire confirmée par le Parquet de Chalon-sur-Saône auprès de France 3 Bourgogne Franche-Comté.

D’après le Parisien, Giovanni, jeune homme d’origine italienne, se trouvait sur une moto de cross lors de l'accident qui lui a été fatal. Il a été percuté par une voiture, vers 1h25, alors qu’il était «démuni de casque» d’après les premiers éléments rendus publics par la police. La scène s’est déroulée à hauteur d’un rond-point rue du Champ-du-Moulin, à proximité du quartier du Plessis où Giovanni vivait depuis son enfance, à quelques encablures du centre-ville de Montceau-les-Mines.

Le conducteur, qui, toujours selon le Parisien, «venait de prendre le rond-point à contresens», ne «circulait pas à grande vitesse», d’après des témoins cités par le quotidien. Il a pris la fuite après avoir renversé le jeune homme. Transporté à l’hôpital par les sapeurs-pompiers et le Smur, le jeune homme a succombé à ses blessures le 20 juillet au matin.

Selon France 3 Bourgogne Franche-Comté, le conducteur, âgé de 20 ans, s’est présenté au commissariat quelques heures après le drame alors que la police avait de son côté lancé un appel à témoins le 20 juillet à 17h afin de «déterminer les circonstances de l’accident».

Dans la nuit du 19 au 20 juillet, le ministère de l'Intérieur rapporte que 198 personnes ont été interpellées dont 177 ont été placées en garde à vue en marge des rassemblements qui ont fait suite à la victoire de l'Algérie contre le Sénégal (1-0).

Lire aussi : Victoire de l'Algérie : violences et trouble à l'ordre public, 198 interpellations (IMAGES)

  • 21 juillet 2019 à 09:52

Affaire Rugy : le coût des travaux était justifié selon l'inspection gouvernementale

Le coût des travaux dans le logement de fonction de François de Rugy au ministère de la Transition écologique était justifié, selon les résultats de l'inspection diligentée par le gouvernement, révélés le 20 juillet par nos confrères du Parisien sur leur site. Interrogé par l'AFP, Matignon n'a pas souhaité faire de commentaire.

Mediapart avait évoqué le 11 juillet des travaux à l'Hôtel de Roquelaure pour un montant de 63 000 euros. Ces révélations, ainsi que celles sur les dîners fastueux lorsque l’ancien écologiste était président de l'Assemblée nationale, ont conduit le 16 juillet à sa démission du gouvernement. Il a immédiatement été remplacé par Elisabeth Borne, ancienne ministre chargée des Transports. Sur Facebook, François de Rugy avait souligné, le 10 juillet, que «l’ensemble de ces travaux ont été réalisés dans le strict respect des règles légales et procédures en vigueur».

«A priori tout est réglo»

Matignon avait demandé au secrétariat général du gouvernement de diligenter une inspection afin de vérifier que les travaux se conformaient au «respect des règles». D'après une personne ayant eu accès au dossier et citée par le quotidien, «a priori, tout est réglo» et «les sommes dépensées pour réaliser les travaux sont justifiées».

Les montants élevés s'expliquent par le choix de prestataires spécialisés dans les travaux de rénovation de ce genre de bâtiment construit au XVIIIe siècle. Les résultats de ce contrôle, ainsi que de celui ordonné par le président de l'Assemblée nationale sur les dépenses de l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, seront connus officiellement le 23 juillet.

Selon des premières indications de source proche de l'enquête parlementaire, celle-ci dédouane également l'ancien titulaire du perchoir pour ses dîners somptueux qui étaient bien «professionnels».  «Retour aux faits. Je m'exprimerai le moment venu», a tweeté le 19 juillet François de Rugy, après les révélations du Parisien.

Retour aux faits. Je m’exprimerai le moment venu. https://t.co/DEoh5LmzrO

— François de Rugy (@FdeRugy) July 19, 2019

«Un jour, il reviendra sur tout cela, sur cette folie médiatique lancée par Médiapart», a-t-on développé dans l'entourage de celui qui retrouvera son mandat de député au mois d’août. «Il interviendra quand nous en serons revenus aux réalités, aux faits, au droit - ce que les rapports commencent à dire», a-t-on ajouté, en précisant que l'ex-ministre «préparait d’arrache-pied sa contre-offensive avec son avocat».

D'après Le Parisien, le Premier ministre Edouard Philippe pourrait préciser une circulaire de mai 2017 qui porte sur la «méthode de travail gouvernemental exemplaire, collégiale et efficace». Celle-ci précise que les dépenses à caractère personnel ou familial ne peuvent être mises à la charge de l’Etat. Le chef du gouvernement pourrait y ajouter des préconisations sur les travaux dans les logements de fonction.

Selon l'ancienne magistrate et ex-élue écologiste Eva Joly, «le mélange des genres entre caisse privée et caisse publique n’est plus toléré». Dans un entretien au Journal du Dimanche, elle indique aussi que l’«on pourrait supprimer beaucoup de logements de fonction existants». «On pourrait avoir des appartements d’apparat pour des événements de représentation de la France, mais qui ne seraient pas forcément les lieux où habiteraient les ministres», suggère-t-elle.

L'une des principales autres révélations de Mediapart concernait un logement HLM à Paris occupé depuis 2001 par la directrice de cabinet de François de Rugy, la préfète Nicole Klein, et conservé de 2006 à 2018 alors qu'elle n'habitait plus la capitale. Le ministre avait mis fin le lendemain aux fonctions de cette dernière, qui lui avait vertement répliqué dans Ouest-France: «Il a voulu sauver sa tête en offrant la mienne».

Mediapart avait encore évoqué un appartement loué par le ministre près de Nantes, «à loyer social préférentiel». François de Rugy avait répondu au média en fournissant de nombreux documents visant à prouver sa bonne foi. Après une semaine de révélations, le n°2 du gouvernement a jeté l'éponge, dénonçant au moment de démissionner un «lynchage médiatique», se comparant à l'ancien Premier ministre Pierre Bérégovoy, et continuant de clamer son innocence.

Comment ne pas penser aux mots de François Mitterrand en hommage à Pierre Bérégovoy. https://t.co/4NrjZjzya6

— François de Rugy (@FdeRugy) July 16, 2019

Lire aussi : Combien coûte la présidence de la République chaque année ?

  • 21 juillet 2019 à 08:31
À partir d’avant-hierRT en français

Gaz à effet de serre, écologie : la France est-elle un si mauvais élève ? (ENTRETIEN)

L'écologie n'est-elle pas prisonnière d'un jeu politique ? Ces derniers mois, politiques et célébrités agitent le chiffon rouge du dérèglement climatique pour promouvoir certaines orientations : volonté gouvernementale de réduire de la part du nucléaire en faveur de l'éolien ; pétition de stars qui se mobilisent autour du collectif «l'Affaire du siècle» pour condamner les énergies fossiles et le nucléaire au profit des énergies renouvelables, etc. Emmanuel Macron, lui-même, tente de s'afficher comme l'un premiers inquiets de la cause climatique en recevant le 22 février 2019 à l'Elysée l'adolescente et égérie des écologistes Greta Thunberg. Le leader d'Europe Ecologie Les Verts (EELV), Yannick Jadot, l'un des principaux vainqueurs des élections européennes de 2019 avec le slogan «le vote du siècle», est aussi un pourfendeur du nucléaire, estimant que la France devrait suivre l'Allemagne en abandonnant cette énergie au profit de celle éolienne.

Le nucléaire est le dernier avatar du soviétisme, rien n’est rationnel dans sa poursuite. Il y a une éolienne offshore en France contre plus de 1000 en Allemagne car tout est fait en France pour ralentir la transition vers les énergies renouvelables. #LeGrandRendezVouspic.twitter.com/93BJqlLkWj

— Yannick Jadot (@yjadot) 27 janvier 2019

1300 éoliennes en mer installées en Allemagne, et une seule en France : ce sont des emplois perdus et du retard pris par notre pays pour la transition énergétique. Pourtant nous avons des ingénieurs et des entreprises qui ne demandent qu’à développer les énergies renouvelables. pic.twitter.com/0HIRLVmGEZ

— Yannick Jadot (@yjadot) 25 janvier 2019

Les énergies renouvelables, pour autant, représentent-elles la solution pour répondre au changement climatique ? Le nucléaire est-il l'un des responsables du problème climatique comme il semble admis dans le discours politique ambiant ? Les données récoltées par la start-up franco-danoise, Tomorrow, créée par le Français Olivier Corradi, sont à même de bouleverser certains clichés. A travers une application, Electricity Map, les citoyens peuvent constater en temps réel l'impact sur le climat de la production électrique, à travers les émissions de gaz à effet de serre, par zone géographique ou pays. Par un jeu de couleurs allant du vert au marron, les internautes peuvent de cette manière constater si leur pays privilégie des productions bas carbone, du renouvelable, du gaz ou du charbon pour produire son électricité. Or, il s'avère que le modèle allemand – prôné par certains écologistes – est régulièrement teinté de marron, quand la France, pour sa part, est régulièrement colorée en vert, signe qu'elle produit très peu de gaz à effet de serre (GES).

La France est de manière indiscutable un leader en termes d’électricité décarbonée dans le monde, cela venant surtout du choix politique historique de se baser sur le nucléaire

Interrogé par RT France, Olivier Corradi précise d'emblée qu'Electricity map n'est ni financée, ni influencée par aucun lobby. Pourquoi la France a-t-elle, selon son application, une intensité carbone si faible par rapport à l'Allemagne ? A regarder Electricity map, si l'on prend exemple de la journée du 17 au 18 juillet, la France a produit en moyenne moins de 70 grammes d’équivalent dioxyde de carbone émis par kilowattheure (kWh) d’électricité consommée, quand l'Allemagne en a produit régulièrement plus de 300 grammes voire 400 grammes. Malgré ses panneaux photovoltaïques en journée d'été, l'Allemagne a effectivement utilisé du charbon – lourd émetteur de GES – pour répondre à ses besoins. La France, quant à elle, a massivement utilisé le nucléaire pour produire son électricité. «La France est de manière indiscutable un leader en termes d’électricité décarbonée dans le monde, cela venant surtout du choix politique historique de se baser sur le nucléaire», appuie Olivier Corradi.

Celui-ci souhaite, avec Electricity map, éclairer le citoyen, les entités privées et les politiques : «On veut mettre en évidence le fait qu’il ne suffit pas simplement de mettre, par exemple, du photovoltaïque, et puis se dire que le problème est réglé. La question, dans ce cas, c'est : que fait-on quand le soleil ne brille plus ? Quelle est la capacité de réserve que l’on a ? Est-ce qu’on a du charbon ? Est-ce qu’on a des batteries ? Est-ce qu’on stocke l’énergie ?».

En effet, les énergies intermittentes comme l'éolien ou le photovoltaïque ont pour principaux défauts de ne pouvoir répondre à la demande de manière instantanée, lors des pics de consommation, et d'être difficilement stockables à grande échelle.

Olivier Corradi confesse l'une des limites de son application : «Le nucléaire a d’autres problèmes [enfouissement des déchets nucléaires notamment], de la même manière que d’autres énergies ont beaucoup d’autres problèmes. Nous avons choisi de focaliser la carte sur un angle, qui est exclusivement l’angle des émissions de gaz à effet de serre.» Pour autant, un maximum de données sont retenues par l'application pour déterminer l'impact écologique de telle ou telle énergie. Si bien qu'Electricity map prend aussi en compte le bilan carbone de chaque unité de production, en se basant, d'après Olivier Corradi, sur les chiffres du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

L'avenir passe-t-il finalement par le nucléaire ?

L'application prend en compte l'ensemble des cycles de vie, c’est-à-dire l'empreinte carbone du traitement des déchets nucléaires, ainsi que l'empreinte carbone de la construction, du démantèlement et du recyclage de l’appareil productif, que ce soit pour les centrales ou les unités de production des énergies renouvelables.

In fine, «l'empreinte carbone est comparable entre le nucléaire, qui est effectivement très basse (entre 10 et 20 kilowattheure), l'éolien (également entre 10 et 20 kWh) et le solaire (aux alentours de 40 kWh)». «L'empreinte carbone n’est pas à 0 parce qu’il faut bien du béton pour construire, il faut acheminer les matériaux, etc.», complète-t-il.

Notre grande peur c’est d’avoir un monde du futur dans lequel le marketing a pris le dessus sur la pensée scientifique

Un travail «scientifique» a donc été réalisé, l'entreprise d'Olivier Corradi dénichant les données provenant du GIEC pour les émissions de GES. Concernant les données de production électrique, la plateforme se fonde sur les chiffres des gestionnaires de transport d’électricité (RTE en France), des opérateur de marché, comme «Nord pool» pour les pays nordiques, ou des agrégateurs de données comme Entsoe pour l'Europe. Une approche «scientifique» pour que «chacun puisse vérifier et ne puisse pas dire qu'on a biaisé le système dans une direction», souligne l'entrepreneur. Olivier Corradi argumente par ailleurs : «Ce qui nous intéresse, c’est d’avoir une fondation scientifique par rapport aux données que l'on dévoile, de les rendre intuitives, dans une démarche d’éducation. On veut apporter un peu d’éclairage dans des débats qui ne sont pas forcément très éclairés.» «Notre grande peur c’est d’avoir un monde du futur dans lequel le marketing a pris le dessus sur la pensée scientifique ou sur la quantification des impacts», ajoute-t-il. Il déplore que le débat soit souvent idéologisé au détriment de certains faits. «Il y a encore beaucoup de gens en France qui pensent que le nucléaire est émetteur de CO2 [dioxyde de carbone] par exemple», constate le startupper.  

La France, la Suède, la Norvège, des pays «verts», la Pologne un pollueur marron foncé

En synthèse de l'ensemble des données, Olivier Corradi note que «les mix énergétiques gagnants dans le monde, en termes d’électricité décarbonée, sont le nucléaire et l’hydraulique». «Deux technologies qui permettent à grandes échelles de produire de l’électricité décarbonée. Vous allez trouver dans le top du classement, la France, également la Suède, qui possède un mix hydrau-nucléaire ou, encore, la Norvège qui a un mix quasiment hydraulique», prolonge-t-il.

A l'inverse, à l'instar de l'Allemagne souvent teintée en marron clair, la Pologne est l'un des pays européens qui produit le plus d'électricité avec une intensité carbone élevée (massivement par l'intermédiaire du charbon). L'Etat polonais apparaît ainsi régulièrement en marron foncé sur la carte. Si une centaine de pays sont scrutés quotidiennement, Electricity map n'a pas les paramètres de tous les pays. Olivier Corradi avoue de fait que sa société tente de faire pression sur des gouvernements récalcitrants pour qu'ils dévoilent leurs données de production électrique. Une mission délicate, avoue-t-il, même si le succès d'Electricty map peut permettre aux citoyens de faire eux-mêmes pression sur les politiques pour rendre public les chiffres. Selon leurs statistiques, l'application tourne actuellement à plus de 4 000 visiteurs par jour.

Les batteries lithium, typiquement celles des batteries de voitures électriques, ont un coût fixe sur l'unité qui ne va pas être neutre en carbone

Dans un monde qui tend à tout électrifier, alors que 80% de l'énergie mondiale provient de carburants fossiles, Electricity map entend «faire face aux grands enjeux de la transition écologique». «Il faut quand même savoir d’où vient notre électricité», justifie Olivier Corradi. En ce sens, la société franco-danoise veut aller plus loin. Une nouvelle application devrait voir le jour avant la fin de l'année pour prendre en compte le bilan carbone de l'ensemble du mix énergétique, en permettant à chacun de connaître son bilan carbone par son usage domestique (à travers les données des compteurs Linky notamment), son mode de transport, son alimentation, etc. Un exemple : la nouvelle application devrait permettre de déterminer le bilan carbone des voitures électriques en ne prenant pas simplement en compte l’origine de l’électricité «mais aussi l’empreinte carbone de la manufacture et du recyclage de la batterie elle-même». «Les batteries lithium, typiquement celles des batteries de voitures électriques, ont un coût fixe sur l'unité qui ne va pas être neutre en carbone», ajoute Olivier Corradi.

Avant la création de ce nouveau dispositif, le projet d'Oliver Corradi a déjà reçu le prix de la start-up de l'année par la Chambre de commerce franco-danoise en 2018 et Checknews de Libération a lui aussi confirmé le sérieux de l'application. 

Bastien Gouly

Lire aussi : «C'est une connerie de se forcer à fermer les centrales nucléaires à court terme» (ENTRETIEN)

  • 20 juillet 2019 à 12:41

Victoire de l'Algérie : violences et trouble à l'ordre public, 198 interpellations (IMAGES)

Selon l'AFP, ils étaient plusieurs dizaines de milliers de supporters des Fennecs algériens à déferler dans les rues de France le 19 juillet après le coup de sifflet final. Peu auparavant, l'équipe d'Algérie l'avait emportée 1-0 contre le Sénégal. Au moins 198 personnes ont été interpellées au cours de la soirée et 177 placées en garde-à-vue, selon un bilan du ministère de l'Intérieur.

Klaxons intempestifs, feux de Bengale, rodéos motorisés : la nuit a été mouvementée à Paris, autour de l'Arc de Triomphe comme sur l'avenue Foch.

Les revendications nationalistes étrangères auxquelles nous assistons ce soir sont extrêmement inquiétantes.
Certains sont en France, mais ne veulent pas être Français. #SENALGpic.twitter.com/CEbsK0AatL

— Nicolas Bay (@NicolasBay_) 19 juillet 2019

Intolérable ! Il est 2 h 35 du matin...Avenue Foch ! @PoliceNat57...où êtes-vous ? Entre comportements dangereux et tranquillité publique, il y a de quoi faire ! pic.twitter.com/M514e8eCTM

— Christine Singer (@ChristineSinger) 20 juillet 2019

Vers 1h, la situation s'est quelque peu tendue sur les Champs-Elysées, avec de premiers tirs de gaz lacrymogène de la part des forces de l'ordre dans le haut de l'avenue où était toujours massée une foule très dense.

Lacrymogènes lancés sur les #ChampsÉlysées#CAN2019pic.twitter.com/LyF3wSnKVv

— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) 19 juillet 2019

A Marseille, une marée humaine est descendue de la Canebière vers le Vieux-Port, au bruit des moteurs de motos et de scooters, des pétards et des klaxons, noyée sous les fumigènes allumés par dizaines.

L’ambiance festive a rapidement cédé la place aux échauffourées entre la police et les supporters des Fennecs.

Au plus fort de la soirée, la préfecture de police a évalué à 25 000 le nombre de fans des Fennecs dans le centre de la ville. Vers 01h30, le rassemblement était en cours de dissolution.

A quelques centaines de kilomètres, les mêmes scènes se sont répétées à Lyon. Le coup de sifflet final, dans le quartier de la Guillotière, a entraîne un déchaînement de youyous, pétards, feux d'artifice et fumigènes. Des dégradations ont également été commises.

Émeutes à #Lyon • Voitures, vitres de magasins, tout y passe quai Victor Augagneur. #ALGNIGpic.twitter.com/AN3bGdGiXh

— Léa ن 🇫🇷 (@LeaFrct) 14 juillet 2019

Un bref accrochage a également opposé supporters de l'Algérie et forces de l'ordre, visées par des projectiles sur le pont de la Guillotière. Les assaillants ont été rapidement dispersés après quelques jets de grenades lacrymogènes, a constaté un journaliste de l'AFP. Les forces de l'ordre ont ensuite reculé, laissant les supporters en liesse manifester leur joie à coups de fumigènes et feux d'artifice sur les quais de la Presqu'île, provoquant des embouteillages alentour.

Incidents à Lyon, des bombes agricoles explosent #ALGSEN#CAN2019#LesFennecs # pic.twitter.com/xA0GNkRNf7

— Alex (@Lugus69) 19 juillet 2019

A Roubaix, ville où réside une importante communauté issue de l'immigration nord-africaine, l'exaltation nocturne a également donné lieu à de nombreux incidents.

🔴 - Destruction d’un arrêt de bus quartier de l’Alma à Roubaix. pic.twitter.com/AftvRD9U7Z

— INFO Roubaix (@RoubaixInfo) 20 juillet 2019

Affrontements algériens / police à #Roubaix. #SENALGpic.twitter.com/6AhcZL5j6o

— Damien Rieu (@DamienRieu) 19 juillet 2019

L'Algérie plante son drapeau sur l'un des commissariats de Roubaix 😅 pic.twitter.com/h817nPxIg9

— TesteurTrois ⭐️⭐️ (@TesteurTrois) 19 juillet 2019

A Nîmes, l'ambiance était également chaude jusqu'au bout de la nuit.

Bienvenue à Nîmes... #Algériepic.twitter.com/K9i4z9FhvE

— Yoann Gillet 🇫🇷 (@YoannGillet30) 19 juillet 2019

 

  • 20 juillet 2019 à 10:26

Les Etats-Unis vont déployer des troupes en Arabie Saoudite pour contrer l'Iran

Selon les informations de la chaîne américaine CNN, le Pentagone se préparerait à déployer 500 soldats en Arabie saoudite, afin de renforcer sa présence au Moyen-Orient, pour faire face à l’escalade des tensions avec l’Iran. Le média étasunien cite deux responsables américains du ministère de la Défense souhaitant conserver l’anonymat. Les troupes devraient stationner sur la base aérienne de Prince Sultan, à proximité de la capitale Riyad, mais surtout du Golfe Persique, qui cristallise pour le moment toutes ces tensions. Le New York Times a confirmé l’information le 18 juillet.

Rebecca Rebarich, porte-parole du Pentagone, a elle expliqué au quotidien américain qu’il n’y avait pas «d’annonce officielle» d’un déploiement, mais que les militaires américains «travaillent continuellement à la gestion de sa posture de force dans la région et continuera à le faire en coopération avec [ses] partenaires et alliés dans la région». Présent sur la base aérienne de Prince Sultan, le chef du commandement central américain, le général Kenneth McKenzie, s’est refusé à tout commentaire sur ce possible déploiement de troupes.

De son côté, un porte-parole du ministère saoudien de la Défense, cité par l'agence de presse officielle SPA, a précisé que «le roi Salman (...) a donné son accord pour accueillir des forces américaines afin d'accroître le niveau mutuel de coopération pour défendre la sécurité de la région et sa stabilité, et garantir la paix». Ce serait la première fois, depuis l'invasion de l'Irak en 2003, que des troupes américaines stationneraient dans la monarchie wahhabite 

La menace iranienne

Les 500 soldats qui formeraient ce contingent rejoindraient un petit groupe de militaires et de personnels de soutien déjà présents sur place. Il y a un mois, à la mi-juin, le Pentagone avait annoncé l’envoi de 1 000 soldats dans la région, à des fins défensives. «Les Etats-Unis ne cherchent pas le conflit avec l'Iran […] L’action entreprise aujourd’hui vise à garantir la sécurité et le bien-être de nos militaires déployés dans la région et à protéger nos intérêts nationaux», avait déclaré l'ancien secrétaire à la Défense américain par intérim, Patrick Shanahan, peu après l’annonce.

«L’Iran ferait mieux de faire attention. Ils marchent sur un territoire très dangereux. Iran, si vous écoutez, vous feriez mieux de faire attention», a lancé aux journalistes le président américain, Donald Trump, le 18 juillet.

Après des différends sur l’accord nucléaire signé à Vienne en 2015, ayant débouchés sur un renforcement des sanctions économiques de la part des Américains, les tensions ne cessent de s’exacerber entre les Etats-Unis et l’Iran autour du détroit d’Ormuz, zone par laquelle transite une grande partie du brut mondial transporté par voie maritime.

Dernier événement en date : les Etats-Unis ont annoncé avoir abattu un drone iranien au dessus du détroit d'Ormuz lors d'une «une action défensive», le 18 juillet, ce que l'Iran a démenti dès le lendemain, publiant une vidéo qui réfuterait, selon les Gardiens de la révolution, la version américaine

Le problème saoudien

Néanmoins, l’exécutif américain se trouve de plus en plus contesté du fait de ses liens avec la monarchie des Saoud. L’annonce du déploiement intervient alors que certains membres du Congrès expriment une certaine frustration quant à la réponse de Donald Trump à l’Arabie saoudite et ses liens avec le prince héritier Mohammed Ben Salmane, après l’assassinat du chroniqueur saoudien du Washington Post, Jamal Khashoggi.

La campagne militaire menée au Yémen contre les Houthis, qui a débouché sur «la pire crise humanitaire au monde» selon l’ONU, est également en cause. Le 17 juillet, la Chambre des représentants avait bloqué des ventes d’armes au royaume wahhabite, bien que le 45e président des Etats-Unis puisse passer outre cette décision. Plus tôt dans l’année, le Congrès avait approuvé une résolution visant à mettre fin au soutien militaire américain à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite au Yémen.

Alexis Le Meur

Lire aussi : Les Etats-Unis ont-ils abattu leur propre drone au-dessus du détroit d’Ormuz ?

  • 20 juillet 2019 à 09:40

Trois ans avant la présidentielle, le PS a déjà choisi son candidat pour 2022

Son nom circulait depuis plusieurs semaines pour relever le Parti socialiste du marasme politique. France inter apprend le 18 juillet qu'une réunion ayant eu lieu la veille au Sénat, à huis clos, entre cadors du PS a permis de fixer le nom du candidat à la prochaine présidentielle de 2022.

L'ancien Premier ministre et ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a ainsi été adoubé par plusieurs dinosaures du parti comme l'ancien président François Hollande (qui aurait ainsi abandonné l'idée de se représenter), les anciens Premiers ministres Jean-Marc Ayrault et Lionel Jospin, le sénateur Patrick Kanner ou encore l'actuel patron du parti, Olivier Faure. Le Premier secrétaire du PS confie à la radio «que François Hollande a enfin décidé de passer la main». «Il laisse à d'autres le relais pour poursuivre le combat de sa vie», aurait-il dit. D'après l'AFP, ce sont en tout environ 150 personnes – assistants parlementaires compris – qui se sont d'ailleurs déplacées pour ce «pot amical».

Parmi les présents, l'ancienne ministre de l'Emploi Martine Aubry est sortie de sa relative réserve de ces dernières années. Selon France inter, la maire de Lille était «en grande verve», «assurant qu'elle entendait participer activement à la relève du Parti socialiste».

Selon les informations de la radio publique, Lionel Jospin devrait aussi intervenir publiquement dans les mois à venir. Motivés, les leaders du PS ont semble-t-il retrouvé des couleurs et entendent bien concurrencer le nouveau monde macronien. François Hollande a même discouru, assurant «que la sociale démocratie [n’était] pas morte». Et Bernard Cazeneuve semble faire l'unanimité dans le camps de ces mammouths. D'après France inter, cette relève sera concrétisée officiellement début septembre lors des journées des parlementaires socialistes. Quant à la relève des idées et du programme, cela ne semble pas encore au programme de l'agenda politique du PS. Auprès de l'AFP, Jean-Marc Ayrault confie que tout n'est pas «à jeter» dans le quinquennat Hollande. Effectivement, l'ancien chef du gouvernement ne semble pas avoir tort : 6,36% des électeurs ont gardé confiance envers le PS lors de la présidentielle de 2017.

Lire aussi : Pour conquérir le pouvoir en 2022, le PS pourrait miser sur Cazeneuve

  • 20 juillet 2019 à 09:37

Regain de tensions après la saisie par l’Iran d’un pétrolier britannique dans le détroit d’Ormuz

Les Gardiens de la révolution islamique ont annoncé dans la soirée du 19 juillet avoir «confisqué» un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d'Ormuz. Le bâtiment a été arraisonné par la force navale iranienne pour «non respect du code maritime international [...] à la demande de l'Autorité portuaire et maritime de la province de l'Hormozgan», est-il précisé dans un communiqué publié sur Sepahnews, le site internet des Gardiens de la Révolution.

Le pétrolier britannique «a été amené jusqu'à la côte après sa saisie et remis à l'Autorité afin [que puissent commencer] la procédure légale et l'enquête», précisent les Gardiens de la révolution dans leur communiqué. Selon les données de suivi maritime, le Stena Impero se dirigeait vers l’Arabie saoudite mais a quitté les voies maritimes internationales pour se rendre en direction du nord, vers l'île iranienne de Qechm. 

D’après les autorités portuaires iraniennes, le bâtiment serait ancré au port de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, avec ses 23 membres d’équipage. Allah-Morad Afifipoor, directeur général de l'organisation portuaire et maritime de la province de Hormozgan où est situé le port, a affirmé que le Stena Impero était «entré en collision avec un bateau de pêche». Ces mêmes autorités ont par ailleurs indiqué qu'une enquête allait être ouverte pour faire la lumière sur cette saisie.

Une «saisie inacceptable» pour le Royaume-Uni

La nouvelle a immédiatement fait réagir les autorités britanniques par la voix du ministre des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, qui s’est dit «extrêmement préoccupé» par «la saisie inacceptable» de «deux navires» par l’Iran. Celui-ci a précisé qu’il s’agissait d’un navire britannique et d’un autre battant pavillon libérien. Le propriétaire du second pétrolier arraisonné, le Mesdar, a annoncé que son navire avait été relâché et que tous les membres d’équipage étaient sains et saufs.

UK foreign secretary Jeremy Hunt confirms that the Mesdar has also been seized. pic.twitter.com/Ji9lv8G2GB

— Julian Borger (@julianborger) July 19, 2019

Garett Marquis, porte-parole du Conseil de sécurité national américain a fustigé une «surenchère de la violence du régime iranien». Dans le même temps, l’Arabie Saoudite a annoncé que, pour la première fois depuis 2003 et l’intervention en Irak, des troupes américaines allaient prendre position sur son sol. «Le roi Salman [...] a donné son accord pour accueillir des forces américaines afin d'accroître le niveau mutuel de coopération pour défendre la sécurité de la région et sa stabilité, et garantir la paix», a indiqué un porte-parole du ministère saoudien de la Défense, cité par l'agence de presse officielle SPA.

Dans un communiqué, le commandement central des forces américaines a indiqué que cette mesure «aura un effet dissuasif supplémentaire et renforcera notre capacité à défendre nos troupes et nos intérêts dans la région face à des menaces émergentes et crédibles».

Un pas de plus vers un conflit?

L'annonce de cette saisie est survenue quelques heures après la décision de la Cour suprême de Gibraltar de prolonger pour 30 jours l'immobilisation d'un pétrolier iranien, le Grace 1. Le navire avait été arraisonné le 4 juillet par les autorités de Gibraltar, territoire britannique situé à l'extrême sud de l'Espagne, qui le soupçonnaient de livrer du brut à la Syrie en violation des sanctions de l'Union européenne contre Damas. Téhéran nie cette accusation et dénonce un acte de «piraterie».

La zone stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite une partie importante du brut mondial, est le théâtre depuis plusieurs semaines d'une recrudescence des tensions entre d’une part les Etats-Unis et leurs alliés comme l’Arabie saoudite et de l’autre l’Iran. Le 13 juin dernier, deux pétroliers, dont un japonais, avaient été attaqués en mer d’Oman, alors que le Premier ministre nippon était en visite en Iran. A la suite de l'incident, les deux camps s’étaient mutuellement accusés.

Le 28 juin, l’Iran disait avoir abattu un drone américain qui survolait son espace aérien. Les Etats-Unis s’en étaient défendus assurant que l’appareil se trouvait dans l’espace international mais avaient été contredits par Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité pour la Russie. La république islamique avait décidé de porter plainte devant ce même Conseil de sécurité de l'ONU. Enfin, le 18 juillet, Donald Trump avait annoncé que l’USS Boxer avait abattu un drone iranien lors «d’une action défensive», ce que la République islamique avait fermement contesté, se demandant si les américains n’avaient pas eux-mêmes détruit l’appareil.

Lire aussi : L'Iran annonce avoir «confisqué» un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz (EN CONTINU)

  • 20 juillet 2019 à 09:26

Affaire De Rugy : les dîners polémiques étaient «professionnels» selon l'enquête de l'Assemblée

L'enquête de l'Assemblée nationale dédouane François de Rugy de l'accusation d'avoir organisé des dîners privés fastueux quand il présidait l'institution, fragilisant la première révélation qui a abouti à la démission du ministre de la Transition écologique. «Que des dîners professionnels, c'est ça la tournure, c'est avéré», a confié une source proche de l'enquête à l'AFP le 19 juillet, alors que le rapport, «en cours d'écriture», doit être rendu public mardi 23 juillet.

Alors président de l'Assemblée nationale, François de Rugy et son épouse ont multiplié les dîners privés fastueux à l'Hôtel de Lassay entre 2017 et 2018, a affirmé le 10 juillet Mediapart, dans le premier d'une série d'articles consacré au ministre de la Transition écologique.

Documents, photos de homards et de grands crus à l'appui, le journal en ligne recensait une dizaine de ces dîners qui rassemblaient des invités appartenant apparemment au cercle relationnel et amical de son épouse Séverine de Rugy.

François de Rugy avait farouchement nié avoir commis une faute, mettant en avant «un travail de représentation» requis par ses fonctions. Il s'était aussi engagé, le cas échéant, à «rembourser chaque euro contesté».

«Pour moi, ce n’est pas privé parce qu’en fait, c’est du relationnel», avait pour sa part déclaré au média en ligne Séverine de Rugy: «Certes, ça appartient à un cercle amical mais on n’est pas là pour se taper la cloche.»

L'Assemblée nationale a-t-elle réalisé une enquête honnête ?

Toutefois, le journaliste d'investigation de Mediapart Fabrice Arfi a réagi sur Twitter à l'information de ce 19 juillet : «Des dîners "professionnels" dont Madame Rugy a confirmé dans un entretien enregistré le caractère "amical" des invités, que François de Rugy qualifie d’"informels" et dont plusieurs convives ([exemple : Jean-Michel] Aphatie) ont réfuté l’aspect professionnel... La blague.»

Des dîners «professionnels» dont Mme Rugy a confirmé dans un entretien enregistré le caractère «amical» des invités, que François de Rugy qualifie d’«informels» et dont plusieurs convives (ex: Aphatie) ont réfuté l’aspect professionnel...

La blague.https://t.co/7uLOCLj7AD

— Fabrice Arfi (@fabricearfi) July 19, 2019

Fabrice Arfi a également ironisé sur l'indépendance de l'enquête de l'Assemblée nationale, composée majoritairement des députés de la majorité présidentielle : «Si l’Assemblée nationale a enquêté sur Rugy comme elle a enquêté sur Benalla, on sait à quoi s’en tenir...»

Si l’Assemblée nationale a enquêté sur Rugy comme elle a enquêté sur Benalla, on sait à quoi s’en tenir... ;)

— Fabrice Arfi (@fabricearfi) July 19, 2019

Le ministre avait ensuite qualifié de «mensonge» une information, parue le 12 juillet dans Le Parisien, selon laquelle son épouse avait acheté avec l'argent de l'Assemblée un sèche-cheveux doré à la feuille d'or, pour 499 euros.

«Le sèche-cheveux n'est pas plaqué or, il a été laissé à Lassay», a précisé la source interrogée par l'AFP, concluant: «Le rapport est en cours d'écriture. La confirmation est en cours.»

Une autre enquête, lancée par Matignon concernant des travaux dans le logement de fonction du ministre, doit également rendre ses conclusions le 23 juillet.

Lire aussi : Abandon d'une tribune de soutien à Rugy : fiasco ou volonté de ne pas alimenter la polémique ?

  • 20 juillet 2019 à 07:32

CAN 2019 : quelques tensions dans les rues de Paris après le succès de l'Algérie

Venus fêter le succès des Fennecs à la Coupe d'Afrique des nations sur les Champs-Elysées à Paris, les supporters algériens, tout à leur bonheur, ont dignement fêté leur sacre, ne lésinant pas sur les feux d'artifice place de l'Etoile.

Feux d'artifice place de l'Étoile #Paris#Algérie#CAN2019pic.twitter.com/n8y4Hpi6o0

— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) July 19, 2019

Si la soirée s'est déroulée dans une ambiance très festive et dans un certain calme dans un premier temps, la tension est montée d'un cran après que des supporters ont lancé des projectiles en direction des forces de l'ordre. Sur les images filmées par l'agence de presse Ruptly, on aperçoit notamment un feu d'artifice exploser à quelques mètres à peine des pieds d'un policier.

Selon un journaliste présent sur place, les forces de l'ordre ont également essuyé des jets de bouteilles ou encore de pierres.

Débordements en cours sur l'Etoile. échanges de projectiles)(pierres, bouteilles) contre lacrymo et interventions des FDO #SENALG#ALGSEN#champselysees#CAN#parispic.twitter.com/RXgFCHGmjf

— Thibault Izoret (@TIM_7375) 19 juillet 2019

Les policiers ont alors répliqué en faisant usage de gaz lacrymogènes, afin de tenter de disperser les supporters, comme a pu le constater un journaliste de RT France.

Lacrymogènes lancés sur les #ChampsÉlysées#CAN2019pic.twitter.com/LyF3wSnKVv

— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) July 19, 2019

Toutefois selon ce dernier, le calme est rapidement revenu après ces sursauts de tensions.

Encore une fois calme vite revenu. Pas de grosses tensions.

— Lucas Léger (@lucas_rtfrance) July 19, 2019

Lire aussi : L'Algérie remporte la Coupe d'Afrique des nations (EN CONTINU)

  • 19 juillet 2019 à 22:56

L'Algérie remporte la finale de la Coupe d'Afrique des nations

L'Algérie a soulevé le trophée de la 32e Coupe d’Afrique des nations (CAN) le 19 juillet au Caire en Egypte. 29 ans après leur premier et seul sacre, en 1990, l'Algérie a donc dominé le Sénégal en finale et ce, dans un contexte politique instable dans le pays des Fennecs.

Le seul but de la rencontre a été inscrit dès la deuxième minute par l'intermédiaire de Baghdad Bounedjah. Sa frappe contrée a lobé le gardien sénégalais, Alfred Gomis. 

Les Sénégalais ont ensuite dominé le match, sans parvenir à trouver la solution. Les Algériens, quant à eux, ont contenu les attaques sénégalaises en adoptant une stratégie défensive, en coupant par ailleurs les actions adverses par de nombreuses fautes.

Nul doute, les supporters algériens de France seront d'ailleurs présents en nombre dans les rues des principales villes françaises dans la soirée. Eu égard aux violences qui ont émaillé les euphories des précédentes victoires, le ministère de l'Intérieur a mis un dispositif important avec la mobilisation de 2 500 forces de l'ordre sur les seuls Champs-Elysées à Paris.

A Montbéliard (Doubs), la ville a également annoncé l'instauration d'un couvre-feu «pour les mineurs de moins de 14 ans» non accompagnés, pour la nuit du 19 au 20 juillet, dans plusieurs quartiers de la ville.

Un dispositif de sécurité d'ampleur similaire à celui du 14-juillet a été aussi mis en place à Marseille, afin d'éviter «des troubles à l'ordre public».

Lire aussi : Voitures brûlées le 14 juillet : faut-il cacher les chiffres aux Français ?

  • 19 juillet 2019 à 22:53

L'Iran annonce avoir «confisqué» un pétrolier britannique dans le détroit d'Ormuz (EN CONTINU)

Les Gardiens de la Révolution islamique ont annoncé dans la soirée du 19 juillet avoir «confisqué» un pétrolier britannique, le Stena Impero, dans le détroit d'Ormuz. Le bâtiment a été arraisonné par la force navale iranienne pour «non respect du code maritime international [...] à la demande de l'Autorité portuaire et maritime de la province de l'Hormozgan», est-il précisé dans un communiqué publié sur Sepahnews, le site internet des Gardiens de la Révolution.

Le pétrolier britannique «a été amené jusqu'à la côte après sa saisie et remis à l'Autorité afin [que puissent commencer] la procédure légale et l'enquête», précisent les Gardiens dans leur communiqué. Selon les données de suivi maritime, le Stena Impero se dirigeait vers l’Arabie saoudite mais a quitté les voies maritimes internationales pour se rendre en direction du nord, vers l'île iranienne de Qechm. 

L'armateur à qui appartient le Stena Impero a publié un communiqué pour expliquer que le navire «avait été approché par des embarcations non identifiées et un hélicoptère lors de son transit dans le détroit d'Ormuz, alors qu'il se trouvait dans les eaux internationales», précisant ne pas être en mesure de contacter le navire, qui se dirige désormais vers l'Iran. Les autorités britanniques ont de leur côté déclaré qu'elles «évaluaient la situation à la suite de rapports faisant état d'un incident dans le Golfe».

L'annonce de la saisie du Stena Impero survient quelques heures après que la Cour suprême de Gibraltar a décidé de prolonger de 30 jours l'immobilisation du pétrolier iranien Grace 1. Bâtiment de 330 mètres d'une capacité de deux millions de barils, le Grace 1 avait été arraisonné le 4 juillet par la police et les douanes de Gibraltar, assistées d'un détachement de Royal Marines britanniques. Les autorités de Gibraltar le soupçonnent d'avoir voulu livrer du pétrole à la Syrie, en violation des sanctions européennes contre Damas.

Une accusation que Téhéran nie, dénonçant un acte de «piraterie» envers le navire chargé de 2,1 millions de barils de brut. Le président iranien Hassan Rohani avait mis en garde le 10 juillet le Royaume-Uni, en évoquant des «conséquences» après l'arraisonnement du Grace 1. Un haut responsable des Gardiens de la révolution a quant à lui assuré que Washington et Londres «regretteront amèrement» la saisie de ce pétrolier.

Lire aussi : L'Iran publie une vidéo et affirme qu'«aucun drone n'a été abattu» par Washington (VIDEO)

  • 19 juillet 2019 à 21:18

Nadine Morano juge «indigne» Sibeth Ndiaye, la macronie réplique

Après les propos polémiques de Sibeth Ndiaye sur les Français qui mangeraient plutôt des «kebabs» que du homard, Nadine Morano a bondi pour fustiger l'ensemble de l'œuvre de la porte-parole du gouvernement. Habituée aux looks extravagants et aux sorties controversées, Sibeth Ndiaye a donc provoqué une nouvelle polémique qui a été la goutte faisant déborder le vase pour l'ancienne ministre de la Formation professionnelle sous le quinquennat sarkozyste. Dans un tweet daté du 19 juillet, Nadine Morano a ainsi déclaré être «outrée mais habituée à entendre [les] inepties [de Sibeth Ndiaye] débitées souvent en tenue de cirque...». Elle ajoute par ailleurs : «Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française. Indigne de cette fonction gouvernementale en France.»

Outrée mais habituée à entendre ses inepties débitées souvent en tenue de cirque... Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité Française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française. indigne de cette fonction gouvernementale en France https://t.co/ZYwul3pliB

— Nadine Morano (@nadine__morano) July 19, 2019

Il n'en fallait pas plus pour réveiller toute la macronie qui s'est lancée dans une critique à l'unisson contre Nadine Morano, la qualifiant de «raciste». Ainsi, le patron des députés de La République en marche (LREM) Gilles le Gendre y a vu des «propos ouvertement racistes».

Les propos ouvertement racistes de @nadine__morano sont indignes d'une responsable politique. Vous devez les retirer et présenter vos excuses, sous peine de poursuites. Soutien politique et amical à @SibethNdiaye, au nom des députés @LaREM_AN. https://t.co/AbRzJUhfYI

— Gilles Le Gendre (@GillesLeGendre) July 19, 2019

La députée LREM Aurore Bergé considère, à l'attention de Nadine Morano, que «le cirque, c'est le bruit que vous faites pour courir après l'extrême droite». «Les inepties, c'est celles que vous débitez pour justifier de ne pas être raciste "j'ai une amie plus noire qu'une arabe"», poursuit-elle.

Sibeth Ndiaye est une française et membre du gouvernement.
Le cirque, c'est le bruit que vous faites pour courir après l'extrême droite.
Les inepties, c'est celles que vous debitez pour justifier de ne pas être raciste "j'ai une amie plus noire qu'une arabe". https://t.co/6XBUjB3KVd

— Aurore Bergé (@auroreberge) July 19, 2019

La députée LREM Laetitia Avia s'interroge quant à la critique de Nadine Morano sur la «tenue de cirque» de Sibeth Ndiaye : «Tenue de cirque ? Sénégalaise sans culture française ? Indigne d’un gouvernement en France ? Outrée mais habituée aux propos racistes de Nadine Morano.»

Tenue de cirque? Sénégalaise sans culture française? Indigne d’un gouvernement en France? Outrée mais habituée aux propos racistes de @nadine__morano et à son «j’ai une amie + noire qu’une arabe» pour défense🙄Indigne d’une ancienne ministre de notre pays. Soutien à @SibethNdiayehttps://t.co/mz0STpc2Dr

— Laetitia Avia (@LaetitiaAvia) July 19, 2019

A l'instar de Nadine Morano, d'autres ont également critiqué, ces derniers jours, l'attitude et les paroles de Sibeth Ndiaye, à l'image de la chroniqueuse de RMC et ex-porte-parole de Manuel Valls en 2011 Zohra Bitan : «Sibeth Ndiaye mesure parfaitement ce qu’elle dit et sa présentation. Parler de Kebab, choisir des tenues complètement décalées, une coupe de cheveux sans coupe, etc. est fait sciemment. Affirmation de je ne sais quoi ? Elle a oublié qu’elle représente la France et que nous la payons.»

#SibethNDiaye mesure parfaitement ce qu’elle dit et sa présentation. Parler de Kebab, choisir des tenues complètement décalées, une coupe de cheveux sans coupe etc est fait sciemment. Affirmation de je ne sais quoi ? Elle a oublié qu’elle représente la 🇫🇷 et que nous la payons.

— Zohra Bitan 🇫🇷 (@ZohraBitan) 17 juillet 2019

Zohra Bitan a aussi suscité l'ire de la macronie, la secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa en tête : «Une coupe de cheveux sans coupe ? Sérieusement, en 2019, on en est encore là quand une femme d’origine africaine ne lisse ou ne cache pas ses cheveux ? Vive Sibeth Ndiaye, ses compétences, son panache, son parler-vrai, rôle modèle pour des milliers de filles.»

« Une coupe de cheveux sans coupe » ? sérieusement, en 2019 on en est encore là quand une femme d’origine africaine ne lisse ou ne cache pas ses cheveux ?
Vive #SibethNDiaye ses compétences, son panache, son parler-vrai, rôle modèle pour des milliers de filles ✊🏽#NappyHairhttps://t.co/7gqzeTwO5U

— 🇫🇷 MarleneSchiappa (@MarleneSchiappa) July 18, 2019

Zohra Bitan avait alors reçu plusieurs soutiens, dont le président des Patriotes, Florian Philippot qui a également répondu dans un même tweet à Marlène Schiappa : «Pourquoi ramener aux origines ? Il serait interdit de critiquer Madame Ndiaye sous prétexte que ce serait forcément du crypto racisme ? Ne voyez-vous pas que c’est précisément ce raisonnement qui est raciste ? Et oui elle ne représente pas dignement la France, Zohra Bitan a raison.»

Pourquoi ramener aux origines ? Il serait interdit de critiquer Mme Ndiaye sous prétexte que ce serait forcément du crypto racisme ? Ne voyez-vous pas que c’est précisément ce raisonnement qui est raciste ?
Et oui elle ne représente pas dignement la France, Zohra Bitan a raison.

— Florian Philippot (@f_philippot) July 18, 2019

Lire aussi : Les enseignants grévistes «n'ont pas été élus au suffrage universel», proclame Sibeth Ndiaye

  • 19 juillet 2019 à 21:16

Frais de taxi à l'Ina: quatre ans après, Agnès Saal perd son grade d'officier de la Légion d'honneur

L'ex-patronne de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) Agnès Saal, sanctionnée en 2015 pour des frais de taxis indus, a été suspendue pour deux ans de son titre de chevalier de la Légion d'honneur et a vu sa nomination au grade d'officier annulée, selon le Journal officiel du 19 juillet.

«C'est bien pour l'histoire de ses frais de taxis» qu'il est procédé à cette suspension et cette rétrogradation, a fait savoir une source dans l'entourage du président de la République. «C'est la grande chancellerie qui décide des mesures disciplinaires», précise la même source, même si c'est «le président de la République, grand maître de l'ordre, qui signe les décrets».

Il est décidé qu’il ne sera pas procédé à [sa] réception dans le grade d’officier de la Légion d’honneur

La procédure a été entamée dès le mois de juin 2016 mais elle a pris un certain temps en raison des différentes consultations nécessaires. Dans un décret du 31 décembre 2014, avant la révélation de l'affaire, Agnès Saal avait été promue au grade d'officier.

«Il est décidé qu’il ne sera pas procédé à la réception dans le grade d’officier de la Légion d’honneur» de celle qui est désormais haut fonctionnaire à l'égalité, la diversité et la prévention des discriminations auprès du secrétaire général du ministère de la Culture, indique le Journal officiel. Et «elle est suspendue pour une durée de deux ans de l'exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier», y est-il écrit.

Directrice générale du centre Pompidou de 2007 à 2014, puis présidente de l'Ina de mai 2014 à avril 2015, elle avait dû démissionner après des révélations sur ses frais excessifs de taxi (près de 24 000 euros à l'Ina et près de 24 000 euros au Centre Georges-Pompidou), qui lui ont valu six mois de suspension sans solde et une condamnation à trois mois de prison avec sursis et une double amende. Par la même occasion, deux autres personnes ont été également suspendues de leur Légion d'honneur : le préfet Jean-Jacques Debacq, condamné pour avoir fait payer ses contraventions par son administration, et Jean Daubigny, ancien préfet et directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Manuel Valls, condamné pour fraude fiscale.

Lire aussi : Le retour d'Agnès Saal au ministère de la Culture ne passe pas sur Twitter

  • 19 juillet 2019 à 18:41

Kiev propose à la Russie d'«échanger» Kirill Vychinsky contre Oleg Sentsov

Iuliia Mendel, la porte-parole du président ukrainien, a déclaré sur son compte Facebook le 19 juillet que l'Ukraine était prête à envisager la libération de l'ancien chef de l'agence russe RIA novosti en Ukraine Kirill Vychinsky, contre la libération simultanée en Russie du cinéaste Oleg Sentsov, condamné à 20 ans de prison pour terrorisme. 

Cette déclaration fait suite à une proposition russe du porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov qui a estimé la veille que le «retour» de Kirill Vychinsky en Russie serait «un excellent premier pas» vers le rétablissement des relations entre les deux ex-républiques soviétiques. 

Silence international autour de la détention en #Ukraine 🇺🇦 du #journaliste russe Kirill #Vychinski#KirillVychinski

➡️ https://t.co/EzfEoq7SCGpic.twitter.com/6gRBvaRMLz

— RT France (@RTenfrancais) May 16, 2019

«La présidence a pris connaissance avec grand intérêt de la proposition de la Fédération de Russie que Kirill Vyshinsky (directeur de RIA Novosti Ukraine) soit libéré en signe des bonnes intentions de l'Ukraine», a estimé la porte-parole sur Facebook, et d'ajouter que son pays invitait la Russie à «prendre l'initiative en libérant Oleg Sentsov» simultanément. 

«Nous sommes prêts à échanger Vychinsky» contre «Sentsov, par exemple», a pour sa part estimé le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un communiqué, en précisant que leur remise en liberté devrait être «simultanée».

Moscou veut une libération sans conditions

La déléguée russe aux droits de l'Homme auprès du Kremlin, Tatiana Moskalkova, a répondu à la présidence ukrainienne en affirmant que Kirill Vychinsky était lui-même «catégoriquement opposé à tout échange» et que sa libération devait se faire sans conditions. La déléguée a par ailleurs estimé que le journaliste était innocent et que toutes les accusations portées contre lui était «absurdes». 

Détenu depuis mai 2018 à Kiev, le chef de l'agence russe RIA Novosti Kirill Vychinsky, 52 ans, est accusé par la justice ukrainienne de «haute trahison» et de s'être livré à des activités de «guerre de l’information» par la propagation de fausses informations, ce que l'intéressé nie. Il risque jusqu'à 15 ans de prison. En détention provisoire, il dénonce ses conditions d'emprisonnement, notamment son absence de suivi médical et une restriction de ses droits de visite. Une audience s'est tenue à Kiev le 19 juillet au cours de laquelle son avocat a demandé une libération conditionnelle. 

Oleg Sentsov, 43 ans, a été condamné à 20 ans de prison par un tribunal russe pour terrorisme et trafic d'armes. Largement soutenu dans une bonne partie du monde politique et culturel occidental qui réclame sa libération, le cinéaste, s'est vu décerner le prix Sakharov, qui récompense les personnes qui «s’efforcent de défendre les droits de l’Homme et les libertés fondamentales» par le Parlement européen. De son côté la justice russe l'a jugé coupable d'avoir coordonné l’action d'un groupe paramilitaire néonazi ukrainien lié à Secteur Droit (Pravy Sektor) dans des projets d'attaques en Crimée contre des institutions politiques et des infrastructures. Oleg Sentsovs'est livré à une gréve de la faim en détention. 

Lire aussi : Une «honte» pour l'Ukraine : le journaliste russe incarcéré Kirill Vychinsky plaide non-coupable

  • 19 juillet 2019 à 18:32

Kosovo : accusé de crimes de guerre, le Premier ministre Ramush Haradinaj démissionne

«J'ai reçu une convocation du tribunal spécial en tant que suspect et je me suis vu offrir la possibilité de m'y rendre en ma qualité de Premier ministre ou en tant que simple citoyen. J'ai choisi la deuxième option», a déclaré Ramush Haradinaj, 51 ans, à la presse, ce 19 juillet.

Le tribunal spécial international, dont la création a été soutenue par l'Union européenne, a été mis en place en 2015 avec pour mission de se charger des crimes présumés commis par la guérilla albanaise (UCK) au Kosovo principalement contre des Serbes, des Roms et contre des opposants albanais à l'UCK pendant et après le conflit de 1998-99 au Kosovo. 

«La responsabilité revient désormais au président d'organiser des consultations pour déterminer la date des élections. Je me propose de nouveau au peuple [à ces élections] afin d'obtenir [à nouveau] sa confiance. Je ne suis pas accusé, je vais être interrogé», a-t-il déclaré après une réunion du gouvernement. 

Dans une interview cette année à l'AFP, Ramush Haradinaj avait déclaré que le Kosovo répondrait à toute demande du tribunal spécial.

A la mi-janvier, ce tribunal a entamé les interrogatoires, à La Haye, de deux autres anciens responsables de l'UCK : Rrustem Mustafa, dit Remi, et Sami Lushtaku.

Les médias au Kosovo rapportent que les premières inculpations devraient probablement être prononcées cette année.

Ils spéculaient également sur le fait que Haradinaj pourrait figurer parmi les inculpés potentiels, de même que le président Hashim Thaçi et le président du parlement Kadri Veseli.

Lire aussi : L’ennemi juré de la Serbie nommé Premier ministre au Kosovo

  • 19 juillet 2019 à 17:43

Les syndicats demandent à Bercy de forcer GE à respecter ses engagements et stopper son plan social

Dans un courrier envoyé le 18 juillet au ministère de l'Economie et dont l'AFP a obtenu une copie, l'intersyndicale de General Electric (GE) à Belfort demande à Bruno Le Maire de «faire respecter, par tout moyen, l'accord du 4 novembre 2014» et d'exiger de GE qu'il suspende la mise en œuvre du plan social «tant que l'accord du 4 novembre ne sera pas appliqué».

L'intersyndicale demande également l'organisation en urgence d'une réunion du Comité de pilotage de suivi des engagements pris et la fixation d'une indemnisation des salariés «pour le préjudice causé par la carence de l'Etat à avoir fait respecter par GE ses engagements du 4 novembre 2014, lesquels auraient permis d'éviter la restructuration et le PSE présentés par GE».

GE a annoncé fin mai son intention de supprimer environ 1 050 postes en France, dont presque 800 dans l'entité turbines à gaz du site de Belfort, soit la moitié de ses effectifs.

Lors de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE en 2014, le géant industriel américain avait promis de créer 1 000 emplois nets, promesse non tenue pour laquelle il doit payer des pénalités, et s'était aussi «engagé à maintenir l'essentiel des activités turbines à gaz de 50 Hertz de Belfort et à maintenir le centre de décision mondiale (de cette activité) à Belfort», a rappelé le 9 juillet le député Olivier Marleix (LR), ancien président de la commission d'enquête à l'Assemblée sur la politique industrielle de la France, à l'issue d'une réunion avec l'intersyndicale et d'autres élus.

«A présent, on va partager (cette mise en demeure) avec les collectivités et on demande qu'elles la soutiennent comme c'était prévu», a indiqué vendredi à l'AFP Francis Fontana, délégué Sud Industrie. 

«GE n'a pas le droit de se moquer de la France et Bercy doit agir dans l'intérêt national en faisant respecter les accords signés avec des investisseurs étrangers», estime Philippe Petitcolin, délégué syndical CFE-CGC.

«La guerre est maintenant économique et la France a renforcé ses moyens de sanctions avec la mise en application de la loi Pacte. Elle doit maintenant les utiliser pour sauver les compétences et les capacités industrielles uniques du site de Belfort, indispensables dans la politique industrielle de transition énergétique », a-t-il ajouté.

  • 19 juillet 2019 à 17:34

CAN : la France prend des mesures de sécurité avant la finale Algérie-Sénégal (EN CONTINU)

Preview La 32e Coupe d'Afrique des nations (CAN) attend son champion : qui de l'Algérie ou du Sénégal soulèvera le trophée couronnant la meilleure équipe du continent ? La France, où les deux diasporas sont importantes, a pris des mesures de sécurité.

  • 19 juillet 2019 à 15:25

Combien coûte la présidence de la République chaque année ?

C’est dans un climat assez tendu que la Cour des comptes rendait, le 17 juillet, son rapport annuel sur «les comptes et la gestion des services de la présidence de la République» pour l’exercice 2018. En effet, il y a quelques jours, le désormais ancien ministre François de Rugy était poussé à la démission après des révélations de Mediapart sur le train de vie de l’élu de Loire-Atlantique.

Un budget largement dépassé

Ressort du document de 37 pages que les dépenses de la présidence de la République ont dépassé le budget prévu de 5,6 millions d’euros (108,8 millions d’euros contre les 103 millions d’euros anticipés). Ce chiffre représente également une hausse de 6,6% par rapport aux dépenses de 2017 (102,1 millions d’euros). La Cour des compte note que «la perte de l’exercice […]a conduit à une diminution des fonds propres», qui s’élèvent, au 31 décembre 2018 à 15,85 millions d’euros (-19%).

La juridiction détaille par ailleurs les postes de dépenses budgétaires ayant augmentés : le personnel (+7,2%), le fonctionnement (+9,9%) et les déplacements présidentiels (+13,2%). Elle explique ce dernier chiffre par des «des décalages comptables» citant «le cas notamment des factures de transports aériens» qui ont augmenté de 4 millions d’euros.

Pour les données strictement comptables, la Cour des comptes relève que, s’agissant des charges, «l’exécution de 2018 s’est traduite, à la différence de celle de 2017, par une augmentation qui concerne principalement les achats de marchandises, les prestations informatiques, les frais d’études et de recherche, les transports et déplacements, missions et réceptions, les redevances, brevets et licences et les charges de personnel». Elle justifie ces augmentations par «une hausse des besoins concernant le service télécommunication et informatique lié à l’assistance utilisateurs, des redevances d’installation de son "data centre", un accroissement de l’activité du Palais (hors réception), de besoins nouveaux en numérique (logiciels et maintenances informatiques, sécurité numérique)», précisant que la hausse des dépenses liés «aux déplacements et aux frais de mission» était le fait d’une «augmentation des frais de transport».

Le flop des produits dérivés

L’institution affirme que la masse salariale a augmenté de 4,2%, passant de 67,9 millions d’euros en 2017 à 70,7 millions en 2018, mais contrebalance en indiquant que «le poste correspondant aux rémunérations d'intermédiaires et honoraires a fortement baissé (-61 %) en raison de la diminution des dépenses de protection fonctionnelle». Pour ce qui est des recettes, la vente de produits dérivés de la présidence de la République n’a rapporté que 27 833 euros à l’Elysée en 2018.

Lors de ses différentes vacances, à Honfleur (Calvados) ou à La Mongie (Hautes-Pyrénées) par exemple, le couple présidentiel a coûté 100 000 euros aux contribuables. Ces dépenses comprenaient les frais de déplacement, d’hébergement et de restauration des agents de sécurité. Il est toutefois rappelé qu’Emmanuel et Brigitte Macron ont remboursé plus de 5 400 euros de frais de déplacements effectués à bord d’avions de la flotte républicaine à titre privé.

Enfin, les dépenses liées à la fonction de la Première dame s’élèvent à 279 144 euros pour ce qui est du personnel. Brigitte Macron bénéficie d’un directeur de cabinet, d’un chef de cabinet et de deux secrétaires. La Cour des comptes juge que ce montant est «comparable à 2017». Par ailleurs, lors des trois déplacements de celle-ci (sur sept) ayant fait l’objet de dépenses suivies dans les comptes de la présidence de la République, la juridiction estime à 848,43 euros le montant du transport, de l’hébergement et de la restauration. Il est aussi rappelé, qu’étant donné le nombre important de courriers que reçoit la Première dame (19 500 en 2018), «sept agents du service» sont affectés «à cette correspondance».

Alexis Le Meur

Lire aussi : 520 000 euros de maquillage pour un mandat ? Les internautes outrés par la facture de Macron

  • 19 juillet 2019 à 15:19

CAN 2019 : «Si vous préférez l'Algérie, retournez en Algérie !», conseille Nicolas Dupont-Aignan

A la veille de la finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) entre l'Algérie et le Sénégal, le président de Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan, s'en est pris aux jeunes qui «préfèrent l'Algérie» et «ne respectent pas la France», leur conseillant de «retourner en Algérie».

Comme tous les Français, j'ai été meurtri de voir des Français arracher le drapeau français, brandir le drapeau algérien, ça pose un problème

Paris, Lyon, Marseille mais aussi Montbéliard ou les départements de l'Ain ou la Côte-d'Or ont pris des mesures préventives pour la finale de la CAN afin d'éviter les débordements qui ont suivi les deux précédents matchs de l'Algérie. Dans la soirée du 14 juillet, un total de 282 personnes avaient été arrêtées, principalement lors d'incidents dans plusieurs villes de France au moment de célébrations de la victoire de l'Algérie contre le Nigeria en demi-finale et des festivités du 14 Juillet. «Comme tous les Français, j'ai été meurtri de voir des Français arracher le drapeau français, brandir le drapeau algérien, ça pose un problème», a dénoncé l'ancien candidat à la présidentielle sur France 2.

💬 @dupontaignan interpelle les supporters de l'Algérie : "La France vous a accueillis, nourris, éduqués, soignés mais si vous préférez l'Algérie, retournez-y." #Les4V@telematin#CAN2019pic.twitter.com/2gg4LPs8br

— Guillaume Daret (@GuillaumeDaret) 19 juillet 2019

«J'ai envie de dire à ces jeunes qui sont une minorité je l'espère : la France, elle vous a accueillis, elle vous a nourris, elle vous a éduqués, elle vous a soignés, mais si vous préférez l'Algérie, si c'est mieux l'Algérie que la France, mais retournez en Algérie !», a poursuivi le député de l'Essonne.

«Est-ce qu'on est obligé de saccager pour manifester une identité ? Il y a beaucoup de gens qui ont la double nationalité et qui ne cassent pas les Champs-Elysées», a-t-il encore souligné, ajoutant : «On peut aimer son pays d'origine tout en respectant la France.»

«Ceux qui cassent les Champs-Elysées, ceux qui n'aiment pas la France, personne ne les retient en France», a-t-il insisté, estimant que «les Français, à un moment, doivent se faire respecter».

«Est-ce que ces gens sont des Français à part entière ou est-ce que ce sont des Français de papier ? Ce sont des Français de cœur ou ils sont des Français de CAF [Caisse d'allocations familiales] ?», a pour sa part interrogé le maire de Béziers, Robert Ménard, sur LCI. Selon lui, c'est «la preuve concrète, physique, matérielle, visible de l'échec de l'intégration».

Le porte-parole du Rassemblement national (RN) Sébastien Chenu avait dénoncé le 15 juillet un «14 Juillet de la honte», estimant : «Leurs victoires sont nos cauchemars.»

Lire aussi : Une mère de famille décède après avoir été percutée par un supporter de l'Algérie à Montpellier

  • 19 juillet 2019 à 14:02

Les Etats-Unis ont-ils abattu leur propre drone au-dessus du détroit d’Ormuz ?

La partie de poker menteur se poursuit entre l’Iran et les Etats-Unis. Dernier rebondissement en date, après que Donald Trump a annoncé, le 18 juillet, que l’USS Boxer avait abattu un drone iranien lors «d’une action défensive», les forces armées de la République islamique d'Iran ont confirmé ce 19 juillet que tous les drones dépêchés en mission la veille étaient «bien rentrés» à leur base.

Téhéran conteste et renvoie la balle à Washington

«En dépit des allégations délirantes et sans fondement de Trump, tous les drones [envoyés] dans le golfe Persique et le détroit d'Ormuz, y compris celui auquel pense le président américain, sont biens rentrés à leur base», a expliqué le porte-parole des forces armées, le général de brigade Abdolfazl Shékarchi, repris par l’agence de presse privée Tasnim, se disant liée au ministère de la Défense, parfois décrite comme un organe «semi-officiel» iranien. «Il n'y a eu aucun rapport faisant état d'un affrontement avec l'USS Boxer», a-t-il ajouté.

De passage au siège des Nations unies, à New York, le ministre des affaires étrangères iranien, Javad Zarif, questionné sur le sujet, a pour sa part affirmé n’avoir «aucune information sur la perte d'un drone». Ce 19 juillet, sur Twitter, Abbas Araghchi, adjoint du ministre, a lui aussi démenti la perte de l’appareil. «Nous n'avons perdu aucun drone dans le détroit d'Hormuz ni ailleurs. Je suis inquiet à l'idée que l'USS Boxer ait abattu son propre UAS [UAV ou RPAS] par erreur!», a déclaré le diplomate.

We have not lost any drone in the Strait of Hormuz nor anywhere else. I am worried that USS Boxer has shot down their own UAS by mistake!

— Seyed Abbas Araghchi (@araghchi) July 19, 2019

La zone stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transite une partie importante du brut mondial, est le théâtre depuis plusieurs semaines d'une recrudescence des tensions entre d’une part les Etats-Unis et leurs alliés comme l’Arabie saoudite et de l’autre l’Iran. Le 13 juin dernier, deux pétroliers, dont un japonais, avaient été attaqués en mer d’Oman, alors que le Premier ministre nippon était en visite en Iran. A la suite de l'incident, les deux camps s’étaient mutuellement accusés.

Le 28 juin, l’Iran disait avoir abattu un drone américain qui survolait son espace aérien. Les Etats-Unis s’en étaient défendus assurant que l’appareil se trouvait dans l’espace international mais avaient été contredits par Nikolaï Patrouchev, secrétaire du Conseil de sécurité pour la Russie. La république islamique avait décidé de porter plainte devant ce même Conseil de sécurité de l'ONU.

Enfin, ce nouvel incident intervient deux semaines après qu’un tanker iranien, qui croisait au large de Gibraltar, a été arrêté par la police et les douanes du territoire britannique, accompagnées par un détachement de la marine et au lendemain de l’annonce par les Pasdaran de l’arraisonnement d’un «tanker étranger».

Alexis Le Meur

Lire aussi : Iran : les Gardiens de la Révolution annoncent détenir un «tanker étranger»

  • 19 juillet 2019 à 11:30

Algérie : en attendant la finale de la coupe d'Afrique, Alger retient son souffle

Vert blanc rouge. A Alger, comme dans tout le pays, le drapeau algérien est affiché aux balcons, sur les maillots, les bandeaux, les joues des supporters et des contestataires. On ne saurait les distinguer car la plupart tiennent les mêmes discours. «On va gagner» et «ils vont tous dégager» sont les mantras répétés à souhaits par les fans de football et les manifestants du vendredi. Car en Algérie la politique n'est jamais bien loin du football.

Tout le pays retient son souffle. Les plus excités ont commencé à défiler la veille, drapeaux accrochés aux voitures, klaxons toute la nuit, troublant le sommeil des habitants du centre-ville.

Ils entonnent des chants des supporters mais scandent également des slogans du hirak, le mouvement de protestation né le 22 février et dont les manifestations se sont déroulées majoritairement dans une ambiance festive. Foot et politique se mélangent dans ce pays en pleine renaissance dans ces deux domaines.

Le football en Algérie est un sport très populaire. Partout, les enfants et les jeunes le pratiquent, quitte à bricoler, dans les quartiers les plus pauvres, un ballon avec de la paille et du papier journal.

Depuis toujours, la contestation politique s'exprime dans les stades, la foule des supporters défiant les autorités dans les gradins et ce même dans les moments où toute opposition politique était muselée par le pouvoir en place. Le mouvement du 22 février a d'ailleurs été porté par ces supporters. Le chant La Casa del Mouradia dont ont parlé les médias du monde entier, est devenu l'hymne de la contestation aux premiers jours de la mobilisation. Le titre a été inspiré par la série La casa de papel sur Netflix, et la Mouradia est le nom du quartier du siège de la présidence à Alger. Cette chanson décrit la tristesse que procurait à la jeunesse algérienne le système politique algérien des années 2000.

Le président par intérim Abdelkader Bensalah qui devait assurer la transition depuis la démission d'Abdelaziz Bouteflika le 2 avril et jusqu'au 9 juillet est maintenu au pouvoir, sans légitimité constitutionnelle selon ses opposants. Sa présence au Caire auprès des joueurs de l'équipe nationale fait grincer des dents le mouvement de contestation. 

Si l'Algérie gagne la coupe d'Afrique, il y a fort à parier que les slogans politiques invitant à changer de système se mêleront aux célèbres «One two three, viva l'Algérie».

Meriem Laribi

Lire aussi : En prévision de la finale de la CAN, les autorités françaises prévoient des mesures exceptionnelles

  • 19 juillet 2019 à 11:18

Nantes : un mois après la disparition de Steve, la maire exige des explications de Castaner

La maire de Nantes, Johanna Rolland (PS), a demandé le 19 juillet des explications au ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, un mois après la disparition de Steve Maia Caniço, 24 ans, lors de la Fête de la musique sur fond d'intervention controversée des forces de l'ordre.

«De nombreuses questions restent sans réponse concernant une opération policière qui s'est tenue dans notre ville. Il doit désormais y être apporté, sans délai, des explications précises et publiques», écrit ainsi la première édile dans cette lettre.

Lors de la Fête de la musique, «une intervention policière s'est déroulée quai Wilson à Nantes, au cours de laquelle il a été fait un usage de la force qui apparaît disproportionné», poursuit la socialiste, rappelant qu'à cette occasion, «plusieurs personnes sont tombées dans le fleuve». Depuis lors, Steve Maia Caniço a «disparu, plongeant sa famille, ses amis, ses proches dans une profonde angoisse qui se mue en désespoir et suscitant une vive émotion dans notre ville et au-delà».

Malgré plusieurs enquêtes diligentées, «à ce jour, aucune information n'a été donnée sur leur déroulement. Un mois après les faits, il faut désormais que les investigations aboutissent extrêmement rapidement», insiste également la maire, et «toute la lumière doit être faite sur les circonstances de cette intervention qui posent d'importantes questions et sur la dramatique disparition de Steve Maia Caniço».

«Je vous demande donc de faire établir et de faire connaître, au plus vite, ce qui s'est déroulé lors de cette intervention», conclut Johanna Rolland. Alors que la famille du jeune homme s'est constituée partie civile, un rassemblement est organisé le 20 juillet à 15h30 Quai Wilson, là où se sont déroulés les événements dans la nuit du 21 au 22 juin, afin de demander «où est Steve ?», a annoncé l'association Média'son sur sa page Facebook.

Lire aussi : Le père de Steve, disparu à Nantes : «J'en veux à la police»

  • 19 juillet 2019 à 11:17

Les Gilets jaunes au cœur de la nouvelle «stratégie nationale du renseignement»

«La stratégie nationale du renseignement». C’est ainsi que se nomme ce document, daté de juillet 2019, et mis en ligne sur le site du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), rattaché au Premier ministre. Repéré par nos confrères du Monde, ce rapport de 13 pages est l’œuvre de la Coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme et «constitue la feuille de route de Renseignement. Elle en décrit à la fois les enjeux prioritaires, les objectifs qui sont poursuivis et les adaptations qui doivent en découler en termes d’organisation», d’après le site du SGDSN.

Le document détaille «quatre grandes priorités» : «la menace terroriste», «l’anticipation des crises et des risques de ruptures majeures», «la défense et la promotion de nos intérêts économiques et industriels» et «la lutte contre les menaces transversales». Selon le texte, ces priorités ont «vocation à être déclinées opérationnellement dans un nouveau plan national d’orientation du Renseignement (PNOR)».

Les «crises de sécurité intérieure» font leur apparition

Si les Gilets jaunes ne sont pas clairement cités, plusieurs insinuations renvoient au mouvement social que connait l’Hexagone et qui vient de fêter ses 8 mois. «L’anticipation, l’analyse et le suivi des mouvements sociaux et crises de société par les services de Renseignement constituent une priorité», observe le texte, alors que les services de renseignements avaient eu toutes les peines du monde à pouvoir dresser une typologie clairement établie des Gilets jaunes.

Par ailleurs, cette feuille de route mentionne les black blocs, ces groupes structurés issus de l’ultragauche qui n’hésitent pas à user de violences durant les manifestations. «La montée en puissance des mouvements et réseaux à caractère subversif constitue un facteur de crise d’autant plus préoccupant qu’ils visent directement à affaiblir voire à ruiner les fondements de notre démocratie et les institutions républicaines par la violence insurrectionnelle», est-il expliqué. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner avait d’ailleurs dénoncé leur présence dans les cortèges de Gilets jaunes. Le document note «la captation des revendications traditionnelles que ces mouvements s’emploient à infiltrer afin de les radicaliser».

Cette feuille de route énumère également les différentes actions violentes contre les personnes ou contre les biens comme le «sabotage» ou la «pénétration dans les enceintes protégées». Cela en référence à la scène survenue le 5 janvier, en marge de l’Acte 8, durant laquelle des manifestants, dont certains Gilets jaunes, avaient enfoncé la porte du ministère du porte-parolat, occupé à l’époque par Benjamin Griveaux, depuis engagé dans une campagne électorale qui s’annonce tumultueuse à Paris, à l’aide d’un engin de chantier.

«La radicalisation de ces modes d’action appelle à une vigilance accrue des services de Renseignement dans leur fonction d’anticipation et de défense de l’Etat pour prévenir les violences de toute nature et la déstabilisation de nos institutions», est-il rappelé. Le texte fait apparaître qu’il est «essentiel pour conduire la politique de l’Etat de connaître les mouvements qui agitent notre vie sociale et a fortiori les courants qui traversent notre société». Pour ce faire, il est préconisé une meilleur «connaissance de la vie locale» passant par «un lien» à entretenir avec «ses acteurs» comme les élus, le tissu associatif local ou les médias.

Enfin, le document précise qu’étant donné que les «crises de société» trouvent «une traduction particulière dans les expressions de voie publique», il faut les «anticiper» pour deux raisons : «garantir la liberté de manifestation» mais aussi «prévenir les violences» qui peuvent se retrouver dans les «manifestations festives ou sportives, voire [dans les] affirmations de vie en société» comme les «revendications d’ordre communautaire, religieux, éthique».

Il est intéressant de noter que dans une ancienne version de la «stratégie nationale du renseignement», publiée en octobre 2014, il n’était à aucun endroit question de crise intérieure. De quoi réaffirmer l’importance du Service central du renseignement territorial, les nouveaux Renseignements généraux reformés en décembre 2014 sous l'impulsion du gouvernement de Manuel Valls, déjà au centre de plusieurs polémiques quant aux fichage des Gilets jaunes.

Alexis Le Meur

Lire aussi : Réseaux sociaux, renseignement : vers quoi s’oriente la réforme du maintien de l’ordre ?

  • 19 juillet 2019 à 10:19

«Escroc on te fera payer» : le domicile polémique de François de Rugy tagué

Le domicile à Orvault, près de Nantes, de l'ex-ministre d'Etat à la Transition écologique, François de Rugy, a été tagué, a annoncé ce dernier le 18 juillet sur son compte Twitter.

On commence par jeter quelqu’un en pâture en expliquant qu’il « profite d’un logement social » (mensonge dénoncé par @OuestFrance@lobs@le_Parisien ). On se retrouve à faire de tous les habitants d’un immeuble les victimes d’une vindicte personnelle. https://t.co/TM0Bw3h0Qc

— François de Rugy (@FdeRugy) 18 juillet 2019

«On commence par jeter quelqu’un en pâture en expliquant qu’il «profite d’un logement social» (mensonge dénoncé par @OuestFrance @lobs @le_Parisien ). On se retrouve à faire de tous les habitants d'un immeuble les victimes d'une vindicte personnelle», a dénoncé l'ancien ministre.

Selon une photographie publiée sur le site internet du quotidien Presse Océan, on peut lire en lettres capitales, en rouge sur fond blanc, sur un mur au rez-de-chaussée de l'immeuble où François de Rugy loue un appartement, le message suivant : «De Rugy escroc on te fera payer». Le tout est signé par le sigle PCM accompagné de la faucille et du marteau.

Dans un courriel envoyé à la rédaction de Presse Océan, selon celle-ci, le Parti communiste maoïste dit revendiquer cet acte. «Les parasites comme De Rugy qui se goinfrent de homard, vivent dans le luxe et profitent de logements sociaux grâce à l’argent volé aux travailleurs doivent être dénoncés et combattus!», affirme le texte.

Est notamment fait référence au train de vie reproché à l'homme politique lorsqu'il était président de l'Assemblée nationale ainsi qu'au fait qu'il aurait loué un logement à caractère social, ce qu'il a démenti.

François de Rugy a démissionné le 16 juillet de ses fonctions de ministre d'Etat à la Transition écologique à la suite des réactions suscitées par les révélations les jours précédents du site d'information Mediapart.

Lire aussi : Pour Sibeth Ndiaye, les Français mangent plutôt du kebab que du homard, Twitter réagit

  • 19 juillet 2019 à 09:41

Le Parquet national financier se saisit de l'enquête sur la vente d'Alstom à General Electric

Confirmant une information du Monde, le Parquet national financier (PNF) a fait savoir à l'AFP le 18 juillet qu'il s'était saisi de l'affaire de la vente de la société française Alstom à l'américain General Electric (GE) en 2014, sans donner plus de détails.

Dans une lettre adressée en janvier au procureur de la République de Paris, l'ancien président de la commission d'enquête à l'Assemblée sur la politique industrielle de la France, le député Les Républicains (LR) Olivier Marleix, s'interrogeait sur les circonstances de la vente du pôle énergie d'Alstom à GE et sur le rôle joué par Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie.

Il s'étonnait que les autorités judiciaires françaises n'aient «jamais ouvert d'enquête» sur Alstom alors que l'entreprise avait notamment versé une amende à la justice américaine en 2014 pour des faits de corruption.

Il notait qu'Emmanuel Macron, alors à Bercy, avait «formellement donné l'autorisation» de la vente d'Alstom énergie et avait «également autorisé» d'autres cessions d'actifs «d'entreprises stratégiques françaises», citant celles d'Alcatel-Lucent au groupe finlandais Nokia ou de Technip à l'entreprise américaine FMC Technologies.

Olivier Marleix observait aussi que le candidat Macron avait bénéficié d'un «montant de dons records pour sa campagne» et estimait que «le fait que l'on puisse retrouver dans la liste des donateurs ou des organisateurs de dîners de levée de fonds des personnes qui auraient été intéressées aux ventes précitées [ne pouvait] qu'interroger».

S'il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption

Le député LR émettait l'hypothèse que le «système» mis en place dans le cadre de ces cessions aurait pu bénéficier à l'actuel président de la République pendant sa campagne. «S'il était vérifié, un tel système pourrait être interprété comme un pacte de corruption», écrivait-il.

Après ce signalement, le député a été entendu par les enquêteurs de l'Office anticorruption de la police judiciaire, à la demande du parquet de Paris qui «souhaitait lui faire préciser les termes de sa dénonciation».

C'est à l'issue de cette audition que le parquet de Paris a décidé de se dessaisir au profit du PNF, selon une source judiciaire.

Lire aussi : «L'industrie, au service de la finance» ? Macron offre la légion d'honneur à l'ex-patronne GE France

  • 18 juillet 2019 à 22:07

Les Etats-Unis disent avoir abattu un drone iranien au-dessus du détroit d'Ormuz

Nouvel épisode dans l'escalade de tensions entre Washington et Téhéran : le 18 juillet, le président américain Donald Trump a déclaré que le navire de guerre USS Boxer avait détruit un drone iranien qui s'était approché de lui dans le détroit d'Ormuz. Selon le chef d'Etat, le drone iranien s'est approché à moins de 1 000 mètres du navire, qui a entrepris «une action défensive». «Le drone a été détruit», a-t-il dit.

Le locataire de la Maison Blanche a appelé les autres pays à «condamner l'Iran» et à protéger leurs propres navires.

Plus tard, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Djavad Zarif, a déclaré : «Nous n'avons aucune information sur la perte d'un drone aujourd'hui».

Les tensions dans la région du Golfe n'ont fait que s'intensifier depuis que les Etats-Unis se sont retirés en mai 2018 de l'accord nucléaire signé entre l'Iran et les grandes puissances en 2015 et ont rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran. Un an après le retrait unilatéral des Etats-Unis, l'Iran a décidé de cesser de limiter ses réserves d'uranium enrichi.

Dans ce contexte, le 20 juin dernier, un drone a été détruit par un missile iranien, dans l'espace aérien iranien selon Téhéran, mais dans l'espace international selon Washington. L'incident a exacerbé les tensions entre les deux pays, au point de faire craindre la possibilité d'un conflit ouvert. Donald Trump a affirmé avoir annulé à la dernière minute des frappes contre l'Iran pour éviter un lourd bilan humain, tout en maintenant ses menaces de représailles contre Téhéran.

Lire aussi : Iran : les Gardiens de la Révolution annoncent détenir un «tanker étranger»

  • 18 juillet 2019 à 21:28

Epidémie d'Ebola en RDC : l'OMS déclare l'état d'urgence mondiale

Le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a mis en garde le 18 juillet les hommes d'Eglise et les ONG au lendemain de la décision de l'Organisation mondiale de la santé (OMC) de placer Ebola au rang d'«urgence de santé publique de portée internationale».

Ainsi, Oly Ilunga a demandé aux pasteurs et aux prêtres d'adopter un «comportement responsable» face à l'épidémie et de la «transparence» aux ONG en mal d'argent, maintenant qu'Ebola est une priorité mondiale de l'OMS. «Ebola est une réalité, Ebola n'a rien de surnaturel, Ebola n'a rien de paranormal», a lancé le ministre, lui-même médecin, lors d'une conférence de presse à Goma.

Un pasteur est décédé le 15 juillet après avoir été le premier cas d'Ebola diagnostiqué à Goma, grande ville d'un million d'habitants à la frontière du Rwanda. «Je rappelle également que le cas [d'Ebola] de l'Ouganda est également une famille d'un pasteur», a-t-il ajouté, en référence aux deux premiers cas transfrontaliers enregistrés dans le pays voisin mi-juin, où deux enfants sont décédés. Le ministre, qui a longtemps exercé en Belgique, a suggéré aux pasteurs des Eglises de réveil d'arrêter de toucher leurs fidèles pendant les cultes.

Le rythme de l'épidémie ne faiblit pas

En référence au patient de Goma qui a voyagé alors qu'il présentait des symptômes de la maladie, le ministre avait averti : «Le gouvernement va envisager quelles sont les mesures à prendre pour éviter que ces groupes à haut risque continuent à propager l’épidémie dans la région.» A Goma, les autorités sanitaires affirment que «tous les contacts» du pasteur «ont été retrouvés en moins de 72 heures, y compris le chauffeur du taxi-moto qu'il avait utilisé pour se rendre au centre de santé». 

Le rythme de l'épidémie ne faiblit pas. Ces derniers jours, le virus a tué dix personnes dans la province du Nord-Kivu, ce qui porte le bilan total à 1 698 décès depuis le 1er août 2018, selon le dernier bulletin du ministère de la Santé. Parmi eux, 41 agents de santé. Huit des dix derniers décès ont été enregistrés à Beni, le principal foyer de l'épidémie avec Butembo-Katwa, à 50 km plus au sud. Il y a aussi «374 cas suspects en cours d’investigation» et «dix nouveaux cas confirmés», a ajouté le ministère dans son point sur la situation à la date du 16 juillet.

Exigence de «transparence» pour les ONG

Oly Ilunga a fait savoir qu'il «acceptait» la décision des experts de l'OMS, avec une mise en garde envers les ONG pour qui «urgence sanitaire internationale» signifie nouvelles subventions. «Nous espérons qu’il y aura une plus grande transparence des acteurs humanitaires par rapport à leur utilisation des fonds pour répondre à cette épidémie d’Ebola», a-t-il écrit dans un communiqué.

Le ministre a détaillé son exigence de transparence envers les ONG et partenaires impliqués dans la riposte anti-Ebola (Unicef, MSF, Oxfam...) : «Le danger à ce stade-ci c'est que plusieurs pays donateurs choisissent de donner directement certains fonds à certaines agences, à certains acteurs.»

«Redoubler d'efforts»

De son côté, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a demandé à la communauté internationale de «redoubler d'efforts» : «Nous avons besoin de travailler ensemble avec la RDC pour en finir avec cette épidémie et construire un meilleur système de santé.»

Les Etats-Unis se présentent comme le premier contributeur, via USAID avec 98 millions de dollars, selon leur ambassade à Kinshasa. L'administrateur d'USAID, Mark Green, promet «d'adapter» leur réponse, mais souligne que «d'autres donateurs doivent s'y mettre». La France a été montrée du doigt pour son absence d'engagement financier contre Ebola en RDC, théoriquement le plus grand pays francophone au monde avec ses quelque 80 millions d'habitants. Paris a réagi en nommant un «envoyé spécial».

Lire aussi : Ebola : la vie après la survie

  • 18 juillet 2019 à 20:23

Le Royaume-Uni voyait Jacques Chirac comme un dirigeant «influençable» sur l'Europe et l'euro

Le Royaume-Uni, qui n'a pas adopté l'euro, souhaitait empêcher une trop grande intégration européenne. Dans cette perspective, l'ambassadeur britannique à Paris, Christopher Mallaby, voyait en Jacques Chirac un allié potentiel, jugeant son opinion sur le sujet encore «non formée» et donc «influençable», selon des câbles diplomatiques de 1995, qui ont été déclassifiés le 18 juillet.

«Chirac est conscient des risques de persévérer dans l'UEM [Union monétaire européenne] sans réfléchir à ses implications», a-t-il aussi écrit au Premier ministre britannique de l'époque, John Major. Le plan de l'ambassadeur pour «faire avancer le débat» en faveur du Royaume-Uni ? «Etablir un lien très privé» entre Downing Street et l'Elysée, suggérait-il.

«Le prétexte pourrait être des discussions privées» sur l'Union monétaire, mais «l'objectif inavoué serait de s'assurer que Chirac soit confronté aux risques d'un passage rapide à l'UEM, y compris de son effet de division politique au sein de l'Union européenne», détaillait-il.

Selon cet ambassadeur, Jacques Chirac, président de 1995 à 2007, exprimait des réserves quant à la popularité du projet européen. Lors d'une réunion entre chefs de gouvernement en 1995, le locataire de l'Elysée «a dit sans ambages que l'Europe n'était plus très populaire», a rapporté le diplomate.

Le président français aurait aussi dit que «l'Europe sembl[ait] coupée des vrais problèmes qui affectent les citoyens ordinaires», qui la voient «comme une gigantesque bureaucratie mettant son nez là où elle n'est pas utile». Néanmoins, les tentatives britanniques ont semblé vaines. C'est bien sous la présidence de Jacques Chirac que l'euro a été mis en circulation dès 1999. Le chef d'Etat a également soutenu le traité établissant une Constitution pour l'Europe, ayant abouti à un référendum rejeté par les Français en 2005.

Lire aussi : Vladimir Poutine fait l'éloge de Jacques Chirac, «un homme riche en savoir»

  • 18 juillet 2019 à 19:38

Les tweets jugés «racistes» de Trump étaient-ils une stratégie pour diviser le parti démocrate ?

Et si Donald Trump était plus fin stratège qu'il n'y paraît ? Par ses déclarations jugées «racistes» – ce dont il se défend – à l'encontre de quatre élues de l'aile gauche du parti démocrate, le président américain a déclenché une nouvelle polémique dans son pays dont il semblait difficilement pouvoir sortir vainqueur.

Pourtant, en quelques jours seulement, le chef d'Etat commence déjà à en récolter les fruits auprès de sa base et même au-delà. De façon consciente ou inconsciente, le locataire de la Maison Blanche a en effet nourri les graines de la division d'un parti démocrate écartelé entre sa frange radicale et sa partie plus centriste. Retour sur une séquence politique qui va laisser des traces dans l'optique de la campagne présidentielle de 2020.

«Pourquoi ne retournent-elles pas [d'où] elles viennent»

C'est via son média favori, Twitter, que Donald Trump a lancé le 14 juillet un message qui allait provoquer un nouveau chaos dans lequel il navigue visiblement mieux que ses adversaires. «Tellement intéressant de voir les élues "progressistes" démocrates du Congrès [...] désormais dire haut et fort et de manière perfide à la population des Etats-Unis, la plus grande et la plus puissante nation de la Terre, comment notre gouvernement doit être dirigé», a-t-il ainsi attaqué, estimant que ces élues étaient «originaires de pays dont les gouvernements sont dans une situation totalement catastrophique, les pires, les plus corrompus et ineptes au monde (si même ils possèdent un gouvernement qui fonctionne)».

Et de conclure par une formule dans laquelle se sont engouffrés ses adversaires démocrates : «Pourquoi ne retournent-elles pas dans ces endroits dont elles viennent, totalement défaillants et infestés par la criminalité, pour les aider à se rétablir.»

....and viciously telling the people of the United States, the greatest and most powerful Nation on earth, how our government is to be run. Why don’t they go back and help fix the totally broken and crime infested places from which they came. Then come back and show us how....

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 14 juillet 2019

Le parti démocrate poussé vers son aile gauche

Difficile d'imaginer que le président américain, régulièrement accusé d'être raciste depuis qu'il est entré en politique, ne savait pas à quoi s'attendre en suggérant une telle idée. Sans surprise, sa sortie a suscité un tollé unanime au sein du camp démocrate, qui a dénoncé dans la foulée des propos qualifiés de «racistes» et «xénophobes». Issues des minorités, les quatre démocrates prises pour cible par Donald Trump, Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), Ilhan Omar, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib, sont les nouveaux visages du parti et incarnent son aile gauche, très virulente notamment contre la politique migratoire de l'administration Trump mais aussi contre le soutien des Etats-Unis au gouvernement israélien.

Loin de s'excuser, le chef d'Etat a réitéré ses attaques contre «la bande» – le surnom des quatre élues dans la presse – dans les jours qui ont suivi. «Nous ne serons jamais un pays socialiste ou communiste. Si vous n'êtes pas heureux ici, vous pouvez partir. C'est votre choix, et uniquement votre choix», a-t-il déclaré dans une litanie de tweets, dénonçant la haine qu'elles entretiennent selon lui vis-à-vis des Etats-Unis et d'Israël.

Or, en les plaçant au centre des débats, Donald Trump semble avoir une idée bien précise derrière la tête dont il ne s'est d'ailleurs guère caché : contraindre les caciques démocrates, beaucoup plus centristes que «la bande», à se rassembler derrière elles. A un an des élections, le calcul est simple pour le locataire de la Maison Blanche : pousser l'appareil démocrate le plus possible sur son aile gauche qui ne fait pas recette auprès de la majeure partie des électeurs démocrates et encore moins des centristes.

En effet, si elles disposent des faveurs des médias qui leur offrent une plateforme conséquente et ont une influence non négligeable sur les réseaux sociaux, celle-ci ne se traduit pas encore dans les urnes. A l'heure actuelle, le grand favori de la primaire démocrate reste Joe Biden, l'ancien vice-président de Barack Obama, qu'il est difficile de placer à l'aile gauche du parti, même s'il lui fait un appel du pied en ce début de campagne. Et si l'on en croit le dernier sondage de YouGov effectué entre les 12 et 14 juillet, les deux têtes de proues de «la bande», AOC et Ilhan Omar, sont très majoritairement vues de façon défavorable par l'opinion, notamment par les indépendants.

Une procédure de destitution qui met en lumière les divisions

Les têtes pensantes du parti démocrate sont par ailleurs bien conscientes qu'il serait dangereux électoralement pour eux de glisser encore plus à gauche. Depuis des mois, Nancy Pelosi, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, fait ainsi son possible pour tenir à l'écart cette minorité qui entend pousser le parti dans sa direction. Au point d'irriter et de s'attirer les foudres de la plus médiatique d'entre elles, Alexandria Ocasio-Cortez.

Dans une interview publiée le 10 juillet par le Washington Post, quelques jours à peine avant le fameux tweet de Donald Trump, cette dernière s'était plainte de cet état de fait : «Quand ces commentaires ont commencé pour la première fois, je pensais bien que [Nancy Pelosi] maintenait éloigné le flanc progressiste afin de protéger les membres plus modérés, ce que j'ai compris. Mais les mises à l'écart répétées [...] ont atteint un point pour devenir totalement irrespectueuses. [...] [Il s'agissait de] mises à l'écart explicites de femmes de couleur nouvellement élues.»

Ces dissensions sur lesquelles appuie Donald Trump ont une nouvelle fois éclaté au grand jour à l'occasion de la procédure de destitution lancée le 17 juillet par le démocrate Al Green, en raison des attaques verbales du président américain contre les quatre élues démocrates. Le texte a été rejeté à une large majorité (332 pour et 95 contre), alors même que les démocrates contrôlent la chambre basse du Congrès, illustrant la division qui règne au sein du parti. Plutôt que de pencher du côté des «progressistes», de nombreux élus démocrates se sont alliés aux républicains pour reporter l'examen de cette motion à une date indéterminée ; en d'autres termes l'enterrer.

De son côté, Donald Trump tire les marrons du feu : selon un un sondage d'opinion Reuters/Ipsos, le soutien au président américain a progressé de 5% dans son camp à la suite de la polémique, s'établissant à 72% parmi les personnes interrogées se disant républicaines. Avec des indicateurs économiques largement dans le vert depuis qu'il a pris le pouvoir, le parti démocrate, plus divisé que jamais, se trouve face une équation des plus complexes à résoudre pour reprendre le pouvoir dans un an.

Lire aussi : Donald Trump promet de guérir le cancer, le sida et de se rendre sur Mars s'il est réélu

  • 18 juillet 2019 à 19:13

L'armée américaine est-elle responsable de la propagation de la maladie de Lyme ? (VIDEO)

L'accusation risque de faire grand bruit. Chris Smith, élu républicain du New Jersey à la Chambre des représentants, reprend, dans un amendement au projet de loi de défense nationale approuvé par la Chambre des représentants, l'hypothèse selon laquelle l'armée américaine aurait contribué à la propagation de la maladie de Lyme. Il a demandé au ministère de la Défense de produire un rapport sur des expériences militaires secrètes réalisées dans la seconde moitié du XXe siècle. Le projet de loi et son amendement doivent encore passer au Sénat.

«Un certain nombre de livres et d’articles suggèrent que des recherches importantes ont été faites sur des sites du gouvernement américain pour transformer les tiques et autres insectes en armes biologiques […] Si c’est vrai, quels étaient les paramètres du programme ? Qui l’a commandé ?», a demandé l'élu.

Dans un livre publié en mai aux Etats-Unis, Kris Newby, scientifique de l’université de Stanford et ancienne malade de Lyme, affirme que l’épidémie provient d’une expérience menée par le Pentagone qui aurait mal tourné entre 1950 et 1975. Ces expériences auraient notamment causé la propagation à grande échelle de la maladie de Lyme transmise par des tiques. Selon Kris Newby, l'armée américaine aurait mené un programme visant à larguer des tiques et autres insectes infectés depuis les airs.

Près de 300 000 personnes sont touchées chaque année par la maladie de Lyme aux Etats-Unis, selon les centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies.

Lire aussi : Découverte d'une tique repue du sang d'un dinosaure

  • 18 juillet 2019 à 18:19

Le haut-commissaire aux retraites annonce un «âge d’équilibre» à 64 ans : les syndicats s'opposent

Attendues depuis des mois, les Préconisations pour un système universel de retraite ont été rendues publiques ce 18 juillet par Jean-Paul Delevoye, haut-commissaire aux retraites, qui les a également remises au Premier ministre Edouard Philippe.

Accessible sur le site du Haut-Commissariat aux retraites, ce rapport recommande un fusion des 42 régimes de retraite actuels, où les pensions sont calculées en fonction du nombre de trimestres cotisés, en un «système universel» où chacun accumulera des points tout au long de sa carrière et où «un euro cotisé donnera [en théorie] les mêmes droits à tous». Chaque jour travaillé permettra d'acquérir des points.

Finie, donc, la règle des 25 meilleures années pour les salariés du privé et des six derniers mois pour les fonctionnaires. Dans ce futur système, tout le monde cotisera de la même manière jusqu’à 120 000 euros de revenu brut annuel. Les primes des fonctionnaires et des salariés des régimes spéciaux seront désormais prises en compte à 100%.

Le taux de cotisation sera de 28,12%, partagé entre l'employeur (60%) et le salarié (40%), proche du niveau actuel du privé. Seuls les indépendants, qui cotisent moins que les salariés, bénéficieront d'un régime adapté pour leur éviter un alignement brutal (28,12% jusqu’à 40 000 euros de revenu brut annuel, 12,94% ensuite). Une cotisation sur tous les revenus de 2,81% sera due pour participer au financement de la solidarité.

La valeur du point ne pourra pas baisser dans le temps. Sa revalorisation tiendra compte de l'évolution des revenus moyens. Une fois les points transformés en retraite, les pensions seront revalorisées selon l'inflation, comme aujourd'hui.

Un âge légal avec 10% de malus ? 

L'âge légal de départ sera maintenu à 62 ans. Mais Jean-Paul Delevoye préconise un «âge d'équilibre» fixé à 64 ans permettant une retraite complète, soit «le même pour tous, contrairement à aujourd'hui où il est compris entre 62 et 67 ans». Une allusion osée à l'âge de «départ à taux plein» actuel qui prévoit la perception d'une pension à taux plein par rapport à la moyenne des salaires de référence, même si la carrière ne compte pas suffisamment de trimestres validés. En effet, dans un système de retraite à points, comme celui promis par Emmanuel Macron et mis en musique par Jean-Paul Delevoye, la notion de taux plein n'a pas de sens. Le haut-commissaire a en outre préconisé que cet «âge d'équilibre» évolue «comme l'espérance de vie».

totalement stupide de fixer un âge de liquidation de la retraite complète à 64 ans

Par exemple, cet «âge d'équilibre» serait de 64 ans pour la génération née en 1963. Ceux qui partiraient avant, par exemple à l’âge légal de départ en retraite de 62 ans, verraient ce rendement diminuer de 5% par année d'écart, quand ceux qui prolongeraient leur activité au-delà bénéficieront d'un rendement majoré de 5% par an. Cette mesure a reçu un accueil mitigé de la part de la CFDT, dont le secrétaire général, Laurent Berger, tout affirmant qu’il «pousse ce type de réforme depuis maintenant de nombreuses années», a jugé «totalement stupide de fixer un âge de liquidation de la retraite complète à 64 ans».

«Beaucoup d'enfumage» pour la CGT

A la CGT, Philippe Martinez a dénoncé «beaucoup d'enfumage» et estimé que dire que l'âge légal restait à 62 ans, c’était «prendre les gens pour des imbéciles». «Nous avons joué le jeu, nous avons fait des propositions concrètes, et aucune n'a été retenue», a-t-il déploré, dénonçant, à l'inverse de la CFDT, une réforme qui pénalisera davantage les «carrières hachées». Comme lui, son homologue de FO Yves Veyrier entend déjà mobiliser à la rentrée contre une réforme qui «n'incitera pas [mais] imposera [de] travailler plus longtemps».

Quant au Medef, il «soutiendra les grands principes de cette réforme» selon son président Geoffroy Roux de Bézieux qui, tout en saluant son «ampleur», annonce néanmoins qu’il sera «vigilant» sur la question de la gouvernance du nouveau régime et le sort des «réserves» financières accumulés par les «régimes fourmis». Dans cette allusion, le patron des patrons désigne à coup sûr les régimes qui ont provisionné leurs engagements futurs auprès des pensionnés, et redoutent de devoir mettre la main à la poche pour compenser l’imprévoyance des autres régimes.

Parmi les grandes nouveautés contenues dans le rapport du haut-commissaire, on trouve d’ailleurs la création d’un Fonds de solidarité vieillesse universel (FSVU) financé par l’impôt «au titre de la solidarité nationale». Il permettra de financer l’acquisition de droits supplémentaires pour compenser «les aléas de la carrière ou de la vie qui conduisent à des périodes d’interruption d’activité involontaires» selon les termes des Préconisations du haut-commissaire.

Un minimum vieillesse augmenté à 85% du Smic net

Un montant minimum de pension, identique quel que soit le statut, sera garanti pour une carrière complète à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement. On attend encore les détails du calcul, car le salaire minimum est donné pour l’heure de travail. Mais, à titre d'exemple, si l’on retient la base d’un contrat de 35 heures par semaine, cela porterait le minimum vieillesse à un peu plus de 995 euros.

Le communiqué de presse du Haut-Commissariat explique que «ce nouveau minimum de retraite bénéficiera notamment aux exploitants agricoles (40 % d’entre eux verront leur pension sensiblement s’améliorer et leurs prélèvements légèrement diminuer), aux artisans, aux commerçants et aux personnes, souvent des femmes, qui ont durablement travaillé à temps partiel».

#Réforme des #retraites : le ministère de la Santé favorable à un allongement de la durée de #travail#Buzyn

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— RT France (@RTenfrancais) 18 mars 2019

Pension de réversion : 70% des droits du couple

Les pensions de réversion versées aux veuves et veufs garantiront 70% du total des retraites perçues par le couple. Ce dispositif remplacerait «les 13 règles différentes existant» sans modifier «les règles applicables aux retraités actuels».

Le «système universel» doit entraîner la fin progressive des régimes spéciaux, même si des traitements de faveur subsisteront. Des «départs anticipés» seront conservés pour les militaires, qui pourront bénéficier de points supplémentaires, et les fonctionnaires ayant des fonctions dangereuses dans le cadre de «missions régaliennes».

Comme aujourd'hui, le système garantira les départs à 60 ans pour les «carrières longues». La pénibilité sera également prise en compte avec une possibilité de partir avant 62 ans. 

Transition progressive, gouvernance et nouvelles consultations 

Le nouveau système universel garantira 100 % des droits acquis à partir du 1er janvier 2025. Ces droits seront comptabilisés selon les règles de l'ancien système et «transformés en points à l'euro près». Les transitions seront par ailleurs adaptées à chaque régime et achevées environ quinze ans après l'entrée en vigueur du nouveau système. Pour que le système soit à l'équilibre financier dès 2025, le texte devra être «enrichi» dans le cadre du projet de loi avec des mesures discutées avec les partenaires sociaux.

Enfin, une caisse nationale de retraite universelle doit être créée. Son conseil d'administration, composé de représentants des assurés et des employeurs et indépendants, pourra se prononcer sur le pilotage du système tout comme un «conseil citoyen» qui fera, chaque année, des propositions au conseil d'administration et au gouvernement.

D’ores et déjà, le chef du gouvernement, Edouard Philippe, a demandé à la ministre des Solidarités Agnès Buzyn et au haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye de rencontrer «dès la semaine prochaine» les organisations syndicales et patronales, après la remise d'un rapport qui incite à travailler plus longtemps.

Lire aussi : Qui a déclenché la guerre du départ à la retraite à 62 ans et pourquoi ?

  • 18 juillet 2019 à 17:35

Touristes scandinaves décapitées au Maroc : trois hommes condamnés à mort

Trois hommes ont été condamnés à la peine de mort par un tribunal antiterroriste marocain, ce 18 juillet, pour l'assassinat de deux touristes scandinaves décapitées en décembre au Maroc au nom du groupe terroriste Daesh.

Le premier, Abdessamad Ejjoud, un marchand ambulant de 25 ans, avait avoué avoir organisé l'expédition meurtrière avec deux compagnons, Younes Ouaziyad, un menuisier de 27 ans, et Rachid Afatti, 33 ans, qui avait filmé la scène.

Louisa Vesterager Jespersen, une étudiante danoise de 24 ans, et son amie Maren Ueland, une Norvégienne de 28 ans, ont été tuées alors qu'elles campaient sur un site isolé dans le Haut-Atlas, une région montagneuse du sud du Maroc prisée des randonneurs. 

Le tribunal a également condamné les trois hommes reconnus coupables d'assassinat, ainsi qu'un de leurs complices, à verser deux millions de dirhams (190 000 euros) de dédommagements aux parents de Maren Ueland. Il a toutefois rejeté la demande de la famille de Louisa Vesterager Jespersen, qui réclamait 10 millions de dirhams (930 000 euros) de la part de l'Etat marocain pour sa «responsabilité morale».

Scandinaves tuées au Maroc : quel est le profil des suspects arrêtés ?
➡️ https://t.co/ccxgefrbFjpic.twitter.com/aOFKPCpTRX

— RT France (@RTenfrancais) 25 décembre 2018

Un groupe de 24 hommes soupçonnés d'être liés à ces meurtres et/ou d'appartenir à une cellule djihadiste était jugé depuis début mai à Salé, près de Rabat. Les 21 autres accusés ont écopé de peines allant de cinq ans de prison à la perpétuité. 

Parmi eux figure un Hispano-Suisse converti à l'islam, condamné à 20 ans de prison pour «constitution de bande terroriste». Il a toujours clamé son innocence.

Lire aussi : Le djihadisme sahélien, ses causes géocivilisationnelles passées et sa prolifération présente

  • 18 juillet 2019 à 17:31

Iran : les Gardiens de la Révolution annoncent détenir un «tanker étranger»

Les Gardiens de la Révolution islamique iranienne ont annoncé, ce 18 juillet, avoir pris possession d’un «tanker étranger» qu’ils soupçonnent de «contrebande» de carburant dans le Golfe. Le bâtiment a été arraisonné le 14 juillet «au sud de l’île de Lark», dans le détroit d’Ormuz, selon Sepah News, le site officiel des Pasdaran. Pour le moment, ni le nom du bateau ni son pavillon n’ont été rendus publics.

Press TV, un média public iranien, a diffusé le 18 juillet des images présentées comme celles de l'arraisonnement du bâtiment dans le Golfe.

First video of ‘a foreign fuel-smuggling tanker’ seized by #Iran’s Islamic Revolution Guards Corps in the Iranian waters in the Persian Gulf. #StraitOfHormuz#PersianGulf#tanker#IRGCpic.twitter.com/mgYEnYKFxv

— Press TV (@PressTV) July 18, 2019

Un mystérieux tanker

Toujours d’après Sepah News, le navire «d’une capacité de deux millions de barils» comptait «12 membres d’équipage à son bord». Les Pasdaran reprochent au tanker d’avoir «mis le cap pour livrer du carburant de contrebande [chargé à partir] de bateaux iraniens» avant qu’il ne soit «intercepté par la force navale des Gardiens de la Révolution». Sepah News a également précisé que le dossier avait été transmis à la justice iranienne, qui était en train d’examiner l’affaire.

Le 16 juillet, le ministère des Affaires étrangères de la République islamique avait annoncé que l’Iran avait porté assistance à «un pétrolier étranger qui [avait] rencontré un problème technique» en mer, d’après des propos rapportés par l’AFP. Plus tôt dans la journée, TankerTrackers, une organisation spécialisée dans le suivi des cargaisons pétrolières, avait noté qu’un pétrolier battant pavillon panaméen, le Riah, était entré dans l’espace maritime iranien. Il avait pour mission de ravitailler d’autres navires dans le détroit d’Ormuz.

RIAH is a fairly small tanker waving🇵🇦. AIS shows that she's been shuttling back and forth between both coasts over past year for fueling other vessels. On July 14 2019 she crossed into Iranian waters for the 1st time as she slowed down. AIS ended there. No tugboats nearby. #OOTTpic.twitter.com/s3pBXlK4Oe

— TankerTrackers.com, Inc.⚓️🛢 (@TankerTrackers) July 16, 2019

Or, TankerTrackers remarque que c’est à ce moment précis que le signal du système automatique d’identification du tanker s’est arrêté. La dernière position connue du navire se situe dans le détroit d’Ormuz, au large de l’île de Qeshm, à moins de six milles nautiques à l’ouest de l’île de Lark. 

Les Gardiens de la Révolution n'ont pas précisé si le bateau saisi était le même que celui auquel les autorités iraniennes ont affirmé avoir porté assistance. 

La zone stratégique du détroit d’Ormuz, par lequel transit une partie importante du brut mondial, est le théâtre depuis plusieurs semaines d'une recrudescence des tensions entre d’une part les Etats-Unis et leurs alliés comme l’Arabie saoudite et de l’autre l’Iran. Le 13 juin dernier, deux pétroliers avaient été attaqués en mer d’Oman, alors que le Premier ministre japonais était en visite en Iran. A la suite de l'incident, les deux camps s’étaient mutuellement accusés. De plus, cette nouvelle intervient deux semaines après qu’un tanker iranien, qui croisait au large de Gibraltar, a été arraisonné par la police et les douanes du territoire britannique, accompagnées par un détachement de la marine.

Alexis Le Meur

Lire aussi : La police de Gibraltar arrête le capitaine et l’officier en chef d'un pétrolier iranien

  • 18 juillet 2019 à 17:18

Poutine et Macron entendent «consolider les efforts» pour sauver l'accord nucléaire iranien

Alors que les tensions ne cessent de monter dans la région du Golfe depuis le retrait unilatéral des Etats-Unis, en mai 2018, de l'accord sur le nucléaire iranien signé en 2015, les chefs d'Etat français et russe ne perdent pas l'espoir de sauver ce dernier.

Lors d'un entretien téléphonique tenu le 18 juillet, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont évoqué «les conséquences du retrait des Etats-Unis du Plan d'action global commun visant à résoudre la situation relative au programme nucléaire iranien», selon un communiqué du Kremlin. Les deux présidents ont souligné que l'accord sur le nucléaire iranien «était un facteur important afin d’assurer la sécurité au Moyen-Orient et de maintenir le régime de non-prolifération nucléaire». Partant, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine ont «noté la pertinence d’une consolidation des efforts de tous les Etats favorables» au maintien de cet accord, toujours selon la présidence russe. 

Autres sujets au menu de la conversation téléphonique : la Syrie, au sujet de laquelle les deux parties ont souligné «l’importance de parvenir à un règlement politique et de surmonter les conséquences du conflit armé», ainsi que le dossier ukrainien, la France et la Russie prônant l'intensification du travail commun, «y compris dans le cadre du Format Normandie», qui réunit l'Ukraine, la Russie, l'Allemagne et la France.

Enfin, «Emmanuel Macron a accepté avec gratitude l'invitation de Vladimir Poutine à participer aux événements solennels prévus à Moscou le 9 mai 2020 à l'occasion du 75e anniversaire de la Victoire dans la Grande Guerre patriotique»

Lire aussi : Dépassement de limite d'uranium : la Russie appelle l'Iran à «ne pas céder à l'émotion»

  • 18 juillet 2019 à 16:23

Nouvelle lubie russophobe ? Les démocrates veulent enquêter sur l'application (russe) FaceApp

Alors que la Russie ne fait plus la une de l'actualité aux Etats-Unis depuis que le rapport Mueller a mis fin à la narrative d'une prétendue ingérence russe dans les élections, le camp démocrate s'évertue à raviver la flamme de la russophobie dans le pays.

L'objet du délit se nomme FaceApp, une application qui permet notamment de vieillir son visage en quelques clics, et dont le principal tort se trouve... d'être éditée par Wireless Lab, une société basée à Saint-Pétersbourg. De quoi interpeller le sénateur Chuck Schumer, subitement inquiet de la protection des données personnelles des utilisateurs américains de FaceApp, qui doivent selon lui «fournir un accès complet et irrévocable à leurs photos et à leurs données personnelles» pour pouvoir l'utiliser.

BIG: Share if you used #FaceApp:

The @FBI & @FTC must look into the national security & privacy risks now

Because millions of Americans have used it

It’s owned by a Russia-based company

And users are required to provide full, irrevocable access to their personal photos & data pic.twitter.com/cejLLwBQcr

— Chuck Schumer (@SenSchumer) 18 juillet 2019

Pour le responsable politique, la localisation de FaceApp en Russie soulève en effet «des questions sur comment et quand la société fournit les données de citoyens américains à des parties tierces, y compris éventuellement à des gouvernements étrangers». A tel point que le sénateur a demandé l'ouverture d'une enquête : «Le FBI et la FTC [l'entité qui protège les consommateurs aux Etats-Unis] doivent immédiatement évaluer les risques pour la sûreté nationale et la vie privée car des millions d'Américains ont utilisé [FaceApp].»

Par un processus désormais familier, la machine s'est alors mise en route et le Comité qui chapeaute le Parti démocrate aux Etats-Unis a envoyé un avertissement à toutes les équipes de campagne des candidats à la primaire démocrate pour l'élection présidentielle de 2020, appelant tous leurs membres à «effacer l'application immédiatement», selon le Washington Post.

Les médias se sont dans la foulée engouffrés dans la brèche : se basant sur l'analyse d'un «expert en sécurité», le New York Post, le Washington Post, Fox News ou encore Newsweek ont alerté leurs lecteurs sur la possibilité que des «hackers liés au gouvernement russe» puissent désormais avoir accès aux données personnelles des utilisateurs de l'application.

Pour sa défense, Iaroslav Gontcharov, le patron de Wireless Lab, a assuré dans une interview au Washington Post que sa société n'utilisait pas les photographies pour d'autres utilisations que l'application et que la plupart d'entre elles étaient détruites de ses serveurs dans les 48 heures qui suivent leur téléchargement. Il a en outre fait savoir que ce stockage de photographies était effectué sur des serveurs à distance situés en dehors de la Russie, utilisant les infrastructures cloud d’Amazon (AWS) et de Google.

Si les questions sur la protection des données sont toujours légitimes, il est toutefois surprenant de constater la rapidité avec laquelle le parti démocrate américain a demandé l'ouverture d'une enquête aux autorités fédérales lorsqu'il s'est agi une entreprise russe. Le réseau social Facebook, sur lequel les utilisateurs ont pris part il y a quelques mois à peine au «10 years challenge» (où ils publiaient des photographies d'eux aujourd'hui et datées de dix ans), n'a visiblement pas suscité les mêmes inquiétudes.

Lire aussi : Que Choisir attaque Google sur la vie privée et réclame 1 000 euros par utilisateur d’Android

  • 18 juillet 2019 à 13:36

Twitter, Facebook et les scouts : un an après le scandale, Benalla se lance sur les réseaux sociaux

L'ancien collaborateur de l'Elysée dont le nom résonne dorénavant comme une affaire d'Etat a accordé des interviews au mois de juillet 2019 en amont de la date anniversaire des révélations qui ont fait trembler les murs du palais présidentiel un an plus tôt. Alexandre Benalla a aussi entretenu savamment une controverse croquignolette sur son passage contesté dans le scoutisme... Mais surtout il s'est lancé sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook en affichant en bannière son nouveau projet de vie : Comya, la société de conseil en sécurité qu'il dirige depuis Marrakech, alternant des retours à son appartement d'Argenteuil. La saison 2 du feuilleton Benalla s'annonce a priori moins croustillante que la première.

Dans son interview au Nouvel économiste, le jeune homme est revenu sur son passage dans le scoutisme et a déclaré : «Ayant été chef scout chez les Scouts unitaires de France (SUF) à 15 ans [...] malgré mon jeune âge, dans les fonctions que j’ai été amené à assumer, j’ai toujours été un peu leader.» Problème : les scouts unitaires de France n'avaient visiblement beaucoup de souvenirs d'Alexandre Benalla et la responsable communication du groupe, Agnès Cerbelaud, a fait savoir sur Twitter que la seule mention de l'ancien garde du corps du candidat Macron dans leurs rangs était la suivante : un stage d'été de trois semaines dans un camp scout.

Bonjour, je suis la responsable de communication des @ScoutsUnitaires. Nous avons fait des recherches de notre côté. D'après nos archives et les chefs de groupe de l'époque, Alexandre Benalla a fait un camp d'été chez les #SUF à 12 ans. Donc, 3 semaines dans notre mouvement.

— Agnès Cerbelaud (@AgnesCSC) 16 juillet 2019

Alexandre Benalla a donc choisi de répondre pied à pied sur Twitter à chaque média qui l'accusait d'avoir exagéré la réalité en publiant des clichés de lui-même, enfant, arborant un uniforme digne des castors junior : «J'avais 13 ans, retour d'un weekend en forêt à Saint-Evroult, six mois après le grand camp passé avec les Scouts d'Europe. Mes camarades de la Troupe de Sées et de la patrouille du léopard ne m'ont pas oublié, c'est le principal :-)»

.@AgnesCSC J'avais 13 ans, retour d'un week-end en forêt à Saint-Evroult, six mois après le grand camp passé avec les Scouts d'Europe.
Mes camarades de la Troupe de Sées et de la patrouille du léopard ne m'ont pas oublié, c'est le principal :-) #écoledevie#PèreAlexispic.twitter.com/mjdjQoSkyN

— Alexandre Benalla (@ABenalla_) 17 juillet 2019

Des émoticônes souriants, des photos d'enfance et des polémiques indolentes, il semble bien qu'Alexandre Benalla, quoiqu'en théorie novice sur les réseaux sociaux, ait tout compris au jeu de l'autopromotion. Et au jeu du sang froid, l'ancien enfant de l'Eure passionné dès le plus jeune âge par la chose militaire, qui avait effectué son stage de troisième au Groupe de sécurité présidentiel, a déjà démontré que les feux de la rampe ne lui faisaient pas peur. Au contraire, ils le grisaient.

On se souvient à cet égard de l'enregistrement révélé par Mediapart en février 2019 et dans lequel on entendait une discussion attribuée à Vincent Crase et son compère alors qu'ils évoquaient l'explosion de l'affaire le 26 juillet 2018 : «C'était un film l'histoire quand même, hein?», demande Alexandre Benalla. «Ah ben c'est un cauchemar, oui! Un film d'horreur», a rétorqué celui que l'on présente comme Vincent Crase. «C'est une bonne expérience […]. À 26 ans, si tu veux, il n'y a pas grand monde qui vit… qui provoque deux commissions d'enquête parlementaires, qui bloque le fonctionnement du Parlement…», se vante Alexandre Benalla, devant un interlocuteur qui lui demande : «Ça te fait rire?»

Le jeune homme a également été aperçu en pleine tempête médiatique à des soirées parisiennes où il prenait la pose pour des selfies avec des badauds. Tout semble être un jeu pour Alexandre Benalla et tout semble lui réussir également puisque la société Comya emploie déjà, à l'en croire, cinq salariés au Maroc. Cette société sert d'ailleurs de bannière sur les deux profils qu'il a créés sur les réseaux sociaux.

Twitter, Facebook et les scouts : un an après le scandale, Benalla se lance sur les réseaux sociaux
Twitter, Facebook et les scouts : un an après le scandale, Benalla se lance sur les réseaux sociaux

Benalla l'homme d'affaire dit en avoir fini avec l'entourage d'Emmanuel Macron et avant même d'avoir atteint l'âge de 30 ans, il semble vouloir se positionner comme un homme accompli. Dont acte.

Lire aussi : Affaire Benalla : une année qui a changé le visage de la justice ?

  • 18 juillet 2019 à 12:44

La construction de Nord Stream 2 continue malgré les pressions américaines et le blocage du Danemark

«L’Allemagne a toujours soutenu la construction du gazoduc Nord Stream-2 en tant qu’initiative commerciale qui contribue à renforcer la sécurité énergétique de l’Europe», affirme le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué officiel publié à l’occasion de la visite de travail en Allemagne de Sergueï Lavrov le 18 juillet.

Trois jours plus tôt Oleg Axioutine, vice-président du conseil d’administration de Gazprom avait annoncé dans une émission de la chaîne Rossiya 24 que la construction de la partie sous-marine de Nord Stream 2 était achevée à environ 60%. Et en juin, Alexeï Miller, président de Gazprom, avait déclaré à Saint-Pétersbourg que «le point de non-retour sur ce projet a[vait] été atteint depuis longtemps, [qu’il n’y avait] aucune possibilité légale d'arrêter le projet [et qu’il serait] terminé dans les délais».

Nord Stream 2, conçu pour acheminer le gaz naturel russe en Allemagne, puis vers d’autres clients européens, devrait doubler la capacité de Nord Stream 1 (55 milliards de mètres cubes par an) entré en service en 2012. Le nouveau projet coïncide avec une augmentation de la consommation de gaz européenne dont a particulièrement profité la Russie – essentiellement Gazprom. Depuis 2014, la part de la Russie dans les importations de gaz des Etats membres de l’Union européenne (UE) a maintenu sa première place, passant même de 30 à 37%. Et selon la revue d’analyse économique basée à Londres European CEO : «Il y a le potentiel pour que ce chiffre augmente encore dans l’avenir».

Pression de Washington contre les entreprises européennes

Une perspective qui ne satisfait pas du tout l’administration de Donald Trump,  qui a accumulé imprécations et menaces contre ce projet et même les entreprises européennes qui assurent 50% de son financement estimé à 9,5 milliards d’euros. On trouve parmi elles rien moins que les sociétés allemandes Uniper, Wintershall et BASF, le groupe anglo-néerlandais Shell, l’Autrichien OMV et le Français Engie.

Le 2 mai à Bruxelles, le secrétaire d’Etat américain à l’Energie Rick Perry a profité de la tribune d’un forum strictement euro-américain de haut niveau consacré à l’énergie pour laisser planer la menace de mesures punitives commerciales pour sanctionner les approvisionnements européens et surtout allemands en gaz russe. Il a depuis affirmé à Reuters qu'un projet de loi de sanctions imposant de sévères restrictions aux entreprises impliquées dans le projet serait élaboré dans un «avenir pas trop éloigné».

#Gazprom a battu des records en #Europe, mais anticipe des difficultés avec l’#Ukraine en 2019#Economie

➡️ https://t.co/jgGTTwYItupic.twitter.com/stzzUa3cgx

— RT France (@RTenfrancais) 30 avril 2019

Quant au président des Etats-Unis, il ne rate aucune occasion de s’emporter contre l’Allemagne accusée de verser des milliards de dollars à Gazprom alors que les Etats-Unis la protégeraient de la Russie. La dernière fois, c’était le 13 juin, à l’occasion de la visite à la Maison Blanche d’Andrzej Duda président polonais dont le pays fait partie, avec les pays baltes et les pays scandinaves des Etats membres de l’Union européenne opposés à Nord Stream 2. Le président des Etats-Unis, Donald Trump avait même passé un cran supérieur dans ses allusions menaçantes, en déclarant qu'il envisageait des sanctions contre le projet de gazoduc russe Nord Stream 2, que les «Etats-Unis [avaient] demandé aux entreprises européennes d'éviter».

malgré l'imminence des sanctions américaines, le pipeline Nord Stream 2 sera probablement mis en service

Blocage maritime danois 

Pour autant le célèbre think tank americain Stratfor pense que «malgré l'imminence des sanctions américaines, le pipeline Nord Stream 2 sera probablement mis en service». Dans une note d’analyse parue le 17 juillet, Stratfor, soulignant que les approvisionnements en énergie en Europe sont devenus un élément clé de la confrontation américano-russe, considère «peu probable» que  Washington mette à exécution ses menaces de faire dérailler le pipeline Nord Stream 2 par des sanctions économiques sévères. En revanche, la Maison Blanche est plus susceptible de prendre des mesures qui entraînent des retards dans la construction du pipeline.

Les Etats-Unis disposent pour cela d’un allié précieux, le petit Danemark avec ses six millions d’habitants - et surtout ses eaux territoriales ainsi sa zone maritime exclusive – sur lequel ils exercent de fortes pression, selon l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder. «Nord Stream 2 est un projet qui peut être mis en service à la fin de l'année. Mais il y a un problème évident : la politique danoise. Ceci est lié aux pressions politiques américaines et à l’Ukraine», a ainsi déclaré l’actuel administrateur de Nord Stream 2, cité par Reuters, le 7 juillet depuis le Forum économique international de Saint-Pétersbourg. Il a ajouté que les élections imminentes au Danemark laissent espérer que Nord Stream 2 sera terminé à temps.

Mais pour le moment Gazprom est toujours bloqué à l’orée des eaux danoises et a déjà dû renoncer à sa première demande de permis qui passait par les eaux territoriales danoises. Le 1 er juillet, la société a soumis deux autres itinéraires, qui traverseraient seulement sa zone économique exclusive. Cette solution de contournement est considérée comme un processus d’approbation plus facile et plus rapide, sans garantir une mise en oeuvre d'ici la fin de l'année.
Jean-François Guélain

Lire aussi : Négociations en cours pour le raccordement de la Slovaquie à Nord Stream 2 et TurkStream

  • 18 juillet 2019 à 12:26

Chantilly : Bruno Le Maire s’adresse aux journalistes après la réunion des ministres du G7 finances

Preview Le ministre français des finances, Bruno Le Maire, tient une conférence de presse ce 18 juillet à l'issue de la réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays du G7 finances à Chantilly.

  • 18 juillet 2019 à 11:56

L’entourage de Benjamin Griveaux s’excuse après des propos polémiques

Serions-nous en train de nous diriger vers une lutte fratricide pour conquérir Paris ? Suite aux propos de Benjamin Griveaux, rapportés par Le Point, dans lequel le candidat à la mairie de Paris n’était pas tendre avec ses adversaires, les qualifiant «d’abrutis» ou de «fils de p***», son entourage a déploré, auprès de l’AFP, la fuite d’une «conversation privée». Cette source n’a par ailleurs pas contesté l’existence de ces déclarations.

«Benjamin Griveaux déplore qu'une conversation privée se retrouve dans la presse», précise la même source, assurant que «dès qu'il en a pris connaissance [de l’article], il a appelé les personnes citées pour s'excuser auprès d'elles». «Le sujet est clos», a-t-elle ajouté indiquant que l’ancien porte-parole du gouvernement était désormais «pleinement concentré sur la préparation de son meeting [le 18 juillet]».

Cité dans le papier du Point, Mounir Mahjoubi a tenu à réagir, toujours à l’AFP. «Pendant une campagne, les mots dépassent parfois la pensée […] Moi je suis dans l'écoute inconditionnelle, je sais pardonner. Tout cela n'a aucune importance, il faut maintenant se tourner vers l'avenir», a commenté l’ancien secrétaire d’Etat chargé du Numérique et ancien candidat aux municipales à Paris.

Le lendemain de l’annonce par le parti présidentiel de la désignation de Benjamin Griveaux comme candidat à Paris, le 10 juillet, Cédric Villani avait choisi de reporter sa décision quant au soutien qu’il pourrait apporter au candidat officiel au mois de septembre.

Lire aussi : Municipales à Paris : la course à l'investiture LREM dégénère en crise interne chez les macronistes

  • 18 juillet 2019 à 10:58

Un rapport de l’OTAN révèle la présence d’armes nucléaires américaines en Europe

Un document mis en ligne par l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, l’organisation interparlementaire de l’alliance, daté du 16 avril, affirme que «dans le cadre de l’OTAN», les Etats-Unis disposent d’«environ 150 armes nucléaires, en particulier des bombes gravitationnelles B61, en Europe, à bord d’avions à double capacité, à la fois américain et alliés». Le texte d’une quinzaine de pages, portant sur la «dissuasion nucléaire», est un projet de rapport de la commission Défense et Sécurité de l’OTAN qui s’était réunie du 31 mai au 3 juin à Bratislava en Slovaquie. Il a été rédigé par le sénateur canadien Joseph Day.

Par ailleurs, cette première version du rapport explique, comme le rapporte le quotidien flamand De Morgen, que «ces bombes sont stockés dans six bases américaines et européennes – Kleine-Brogel en Belgique, Büchel en Allemagne, Aviano et Ghedi-Torre en Italie, Volkel aux Pays-Bas et Inçirlik en Turquie».

Un rapport de l’OTAN révèle la présence d’armes nucléaires américaines en Europe© De Morgen/Otan
Première version du rapport de l'Otan daté du 16 avril.

La nouvelle version du document, mise en ligne le 11 juillet, reste elle plus évasive sur les lieux précis où se trouvent ces armes. «Les alliés européens souvent cités comme exploitant de tels avions sont la Belgique, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bays et la Turquie», peut-on désormais lire dans le rapport.

Levée de boucliers en Belgique

La nouvelle a fait grand bruit en Belgique, certains parlant du «plus grand secret de polichinelle du Royaume», à l’instar du député fédéral du parti Ecolo, Samuel Cogolati. «Ce rapport de l’OTAN montre trois choses […] Il assume, d’abord, qu’il y a effectivement, noir sur blanc, des bombes B61 américaines installées sur le territoire belge sur la base aérienne de Kleine Brogel. Ensuite, il montre aussi que nous allons, durant la prochaine décennie, moderniser cet arsenal nucléaire et donc que les bombes actuelles vont être remplacées par des bombes B61-12, plus précises encore et surtout plus puissantes. Et enfin, il démontre un lien très clair entre le F35 et la capacité d’emporter ces bombes B61-12», s’est-il insurgé auprès de nos confrères de la RTBF.

«Ecolo demande aujourd’hui un débat public et serein. Nous allons déposer une proposition de loi à la chambre ce 16 juillet pour interdire le stationnement et le stockage d’armes nucléaires sur le territoire belge. Nous allons essayer d’interroger le ministre de la défense, Didier Reynders à ce propos en commission défense. Ces armes sont des armes tactiques, elles ne sont pas stratégiques. Tous les experts militaires s’accordent à dire aujourd’hui ces armes n’ont plus aucunes utilités. Il faut tourner la page de l'époque de la guerre froide», a-t-il ajouté d’après le média de service public belge.

Mais lors de la commission défense, qui se tenait le 17 juillet, le député liégeois rapporte, sur Twitter, que le ministre en était absent, ayant préféré envoyer «un Général à sa place». Des problèmes d’agenda avaient été avancés pour justifier cette absence. Pour le parlementaire, il s'agit là d'un aveu d’impuissance et d'une incapacité à «assumer des choix politiques».

La commission devrait de nouveau se réunir ce 18 juillet à 16h30, après la séance plénière, a indiqué le président de la commission, le député Peter Buysrogge, à La Libre Belgique. Elle espère cette fois-ci pouvoir compter sur la présence de Didier Reynders.

De son côté, réagissant auprès du Washington Post, un responsable de l'OTAN, sous couvert d'anonymat, affirme que que le texte «n'est pas un document officiel de l'OTAN», précisant «ne pas commenter les détails de la posture nucléaire de l'OTAN».

Lire aussi : Vladimir Poutine signe la loi sur la suspension par la Russie du traité FNI

  • 18 juillet 2019 à 09:29

Une infirmière travaille 59 heures par semaine, sa demande de naturalisation est reportée

Pour devenir français, il convient de se conformer aux lois nationales, même quand le comportement illégal paraît vertueux, c'est en substance ce qu'a découvert à ses dépens une infirmière qui a vu sa demande de naturalisation reportée de deux ans par la préfecture du Val-de-Marne le 4 juin.

Une publication sur Twitter datée du 14 juillet a suscité l'indignation des internautes. On y voyait le courrier de la préfecture justifiant l'ajournement de la demande de la travailleuse étrangère et le commentaire suivant d'un l'internaute qui en appelait au président de la République : «Emmanuel Macron, une naturalisation refusée au motif que le candidat à la nationalité française travaille trop. Affligeant ! #rugygate»

@EmmanuelMacron Une naturalisation refusée au motif que le candidat à la nationalité française travaille trop. Affligeant ! #rugygatepic.twitter.com/S8nNiiIZaz

— Frédéric BUONO (@BuonoFrederic) 14 juillet 2019

Contactée par l'équipe de vérification de 20Minutes, la préfecture a confirmé que le courrier figurant dans le tweet était authentique. Le demande de naturalisation de l'infirmière a donc été ajournée de deux ans parce qu'elle contrevient à la législation en vigueur sur le temps de travail en France et elle se trouve donc en infraction. Le journal précise que la demandeuse cumule trois emplois pour une durée de travail hebdomadaire de 59 heures. Or le droit français limite le temps de travail à 48 heures par semaine et 44 heures par semaine en moyenne sur une période de douze jours consécutifs.

Un avocat contacté par 20Minutes a expliqué qu'il avait déjà vu des cas similaires, «même si on la voit plutôt pour des agents de sécurité», ceux-ci ayant souvent plusieurs employeurs.

Selon les informations du quotidien, l'infirmière étrangère va faire appel de la décision de la préfecture auprès du ministre de l'Intérieur qui aura alors quatre mois pour lui répondre. Suite à quoi elle pourra se tourner vers un tribunal administratif... avec un délai d'attente estimé à deux ans. Raison pour laquelle il est généralement conseillé aux demandeurs de renouveler leur démarche aussitôt auprès de la préfecture.

Lire aussi : Quatre pays, dont la France, accueillent 68% des migrants clandestins de l’UE selon Eurostat

  • 18 juillet 2019 à 08:52
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