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Pandémie: Trump évoque un report de la présidentielle pour que «les gens puissent voter normalement»

«Avec le vote universel par correspondance [...] 2020 sera l'élection la plus imprécise et la plus frauduleuse de l'histoire. Ce sera un grand embarras pour les Etats-Unis. Reporter l'élection jusqu'à ce que les gens puissent voter normalement, en toute sécurité ???», a tweeté Donald Trump ce 30 juillet.    

Depuis plusieurs semaines, le président américain émet l'hypothèse selon laquelle le vote par correspondance, qui pourrait prendre une place plus importante cette année en raison du Covid-19, engendre des fraudes massives.

With Universal Mail-In Voting (not Absentee Voting, which is good), 2020 will be the most INACCURATE & FRAUDULENT Election in history. It will be a great embarrassment to the USA. Delay the Election until people can properly, securely and safely vote???

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) July 30, 2020

La question du vote par correspondance, rappelait l'AFP fin juin, fait débat dans le cadre de l'organisation de la prochaine présidentielle, compte tenu du risque que la pandémie de Covid-19 soit encore active à cette date. 

Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que le vote par correspondance impliquait nécessairement de la fraude, ce qui a poussé Twitter à signaler en mai pour la première fois l'un de ses tweets comme étant trompeur. «Il n'y a AUCUNE CHANCE (ZERO) que le vote par correspondance soit autre chose que substantiellement frauduleux. Les boîtes aux lettres vont être volées, les bulletins vont être falsifiés et même frauduleusement imprimés et frauduleusement signés», tweetait ainsi le chef d'Etat le 26 mai.

There is NO WAY (ZERO!) that Mail-In Ballots will be anything less than substantially fraudulent. Mail boxes will be robbed, ballots will be forged & even illegally printed out & fraudulently signed. The Governor of California is sending Ballots to millions of people, anyone.....

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) May 26, 2020

Le locataire de la Maison Blanche n'est toutefois pas seul à évoquer ces craintes. Le ministre américain de la Justice William Barr avait déclaré, dans un entretien à la chaîne Fox News, le 21 juin : «Quand les gouvernements des Etats commencent à adopter ces pratiques, comme le vote par correspondance qui ouvrent les vannes de l'éventualité d'une fraude, alors la confiance des gens dans le résultat de l'élection est minée.» Il avait ajouté que cela «pourrait mener le pays vers une situation très sombre si nous perdons confiance dans le résultat de nos élections». 

Selon l'AFP, de nombreux Etats américains autorisent le vote par correspondance depuis des années. Ils «n'ont pas signalé de problèmes majeurs, à part des incidents isolés», rapporte l'agence. Récemment, lors d'élections locales à Paterson (New Jersey) en mai, environ 19% des bulletins en ligne avaient été rejetés par le Bureau des élections du Comté de Passaic, selon la presse locale. C'était la première fois qu'une élection dans cette ville était organisée entièrement par correspondance, en raison de la crise du Covid-19.

La mise en place du vote par correspondance : un enjeu très politique 

Les enjeux de l'accès au vote par correspondance sont, en réalité, très politiques.

Le camp démocrate pousse pour généraliser cette pratique lors de l'élection à venir, arguant qu'elle sera indispensable dans un contexte de crise sanitaire. Au mois d'avril, l'agence Reuters rapportait : «Les démocrates et le groupe de défense des droits de vote disent qu'il s'agit d'une manière de protéger les électeurs du virus mortel, et qu'un échec à garantir cette option durant la pandémie priverait des millions d'Américains [de vote], en particulier les pauvres et les Afro-Américains qui sont jugés plus vulnérables au virus et ont tendance à voter démocrate».

La même agence ajoutait : «Les Républicains affirment que le vote par correspondance est plus vulnérable à la fraude dans la mesure où les électeurs n'ont pas à se présenter en personne au bureau de vote.» 

  • 30 juillet 2020 à 15:23

Emmanuel, incendiaire de la cathédrale de Nantes, «soulagé» d'avoir avoué, selon son avocat

Décrit comme un homme «courtois», «marqué» par l'histoire de son pays d'origine, le Rwanda, Emmanuel A., 39 ans, bénévole du diocèse a avoué avoir mis le feu à la cathédrale de Nantes. Depuis ces révélations, hommes d'église et fidèles qui le fréquentaient au quotidien sont abasourdis.

«Je suis désarmé, je suis désolé» devant ce qui «s'est passé, dans la tête et dans l'attitude d'Emmanuel», confie le recteur de la cathédrale, Hubert Champenois, en apprenant les aveux de cet homme de 39 ans mis en examen le 26 juillet pour «destructions et dégradations par incendie».

Lorsque ce bénévole chargé de fermer la cathédrale avait été placé en garde à vue avant d'être relâché faute de preuves le 19 juillet, le père Champenois avait assuré avoir «confiance en lui comme en tous les collaborateurs».

A propos du bénévole en garde à vue, le recteur de la cathédrale, Hubert Champenois ; « C’est quelqu’un en qui j’ai totalement confiance comme les six autres bénévoles qui sont avec nous. C’est tombé sur lui car c’est lui qui a fermé la cathédrale » #Nantes#Cathedralefeupic.twitter.com/PAVDDxIcCz

— Presse Océan (@presseocean) July 19, 2020

Arrêté une seconde fois après que les enquêteurs ont notamment identifié des «traces d'un produit inflammable» dans l'édifice, le bénévole a été «soulagé» d'avouer, selon son avocat Quentin Chabert, qui évoque un homme «coopérant», «apeuré» et «en quelque sorte dépassé».

Il a certainement été «marqué par les événements qui ont marqué son pays», estime Hubert Champenois, évoquant un geste «dramatique pour tout le monde».

Une expertise psychiatrique ordonnée

L'homme − qui «ne s'est pas étendu en détails sur ses motivations» − avait reçu en novembre 2019 une «obligation de quitter le territoire», selon le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, précisant qu'une «expertise psychiatrique sera ordonnée».

Sa situation administrative pourrait être à l'origine de frustrations d'après le contenu d'un mail dont le quotidien Presse-Océan a publié des extraits. Emmanuel A. y explique se trouver dans «un cercle vicieux déplorable».

Le 29 janvier 2019, j'ai poussé un cri de détresse

«Le 29 janvier 2019, j'ai poussé un cri de détresse mais en vain (...) pour qu'ils viennent à mon aide auprès du préfet en vue d'être régularisé», indique encore ce courrier envoyé notamment à des membres du diocèse peu avant l'incendie, selon le quotidien.

Le diocèse de Nantes confirme l'existence d'un mail, sans préciser ni les destinataires, ni le contenu.

A force d'avoir des espoirs qui se ferment, ça a créé en lui une désespérance

Emmanuel A. habitait dans un foyer avec des membres du clergé à Nantes. Beaucoup le connaissaient car il était bénévole depuis plusieurs années.

«Il avait déjà toute la culture religieuse et il n'a pas débarqué là par hasard» mais «l’Église est soumise à la loi, elle ne peut pas faire plus que ce la loi permet», souligne une paroissienne de l'église Sainte-Croix, où il participait aux messes. «A force d'avoir des espoirs qui se ferment, ça a créé en lui une désespérance», pense-t-elle.

Cette quinquagénaire, qui a souhaité garder l'anonymat, explique ressentir un «mélange de compassion et de trahison» à l'égard de ce célibataire avec qui elle échangeait depuis plusieurs années et qu'elle trouvait «à la fois doux et souffrant». «Souffrant par rapport à son parcours de vie et ce qu'il avait dû vivre au Rwanda», explique-t-elle.

Doux, calme, très discret, il avait même du mal à chanter fort

Il était «doux, calme, très discret, il avait même du mal à chanter fort, c'est un homme qui était beaucoup renfermé sur lui-même», explique Marie, une autre paroissienne de cette église toute proche de la cathédrale, avant la messe le 29 juillet.

Michel Boursier, l'un des organistes du grand orgue détruit par les flammes, croisait parfois Emmanuel A. sans pour autant connaître «ni sa situation, ni son pays d'origine». Lui se souvient de quelqu'un «de charmant, de calme, apparemment très raisonnable, courtois et sympathique».

Il était digne de la confiance qu'on lui attribuait

Les servants d'autel sont «forcément des gens dignes de confiance», explique l'organiste, car il faut être «initié». «C'est une pratique, il y a des choses à savoir faire pour ne pas hésiter pendant la liturgie».

Dans le cas d'Emmanuel A., «il n'y avait jamais eu aucun problème, il était digne de la confiance qu'on lui attribuait», estime-t-il.

  • 30 juillet 2020 à 15:48

Twitter, Facebook et Youtube censurent une vidéo vantant la chloroquine partagée par Donald Trump

Twitter, Facebook et Youtube, ont censuré dès le 27 juillet une vidéo postée par plusieurs personnalités étasuniennes de premier plan comme le président Donald Trump, son fils Donald Jr. ou encore la star Madonna, dans laquelle un groupe de médecins faisait la promotion du traitement à base d'hydroxychloroquine et demandait aux autorités américaines de les laisser prescrire le médicament. Il y était notamment dit que le port du masque est inutile car le traitement est disponible.

Rapidement devenue virale sur les réseaux, la séquence, qui aurait eu lieu devant la Cour suprême américaine à Washington, avait été postée par le média conservateur Breitbart News. Elle réunissait des médecins du collectif désormais controversé «America's frontline doctors».

Selon les déclarations des principaux réseaux sociaux, cette vidéo, vue plus de 14 millions de fois sur Facebook selon le Washington Post, contenait des déclarations «trompeuses et fausses» sur la pandémie de coronavirus. «Les tweets accompagnant la vidéo violent notre politique concernant la désinformation sur le Covid-19», a en outre fait savoir à l'AFP un porte-parole de Facebook à propos de cette vidéo retirée du compte du président des Etats-Unis. «Nous avons supprimé cette vidéo parce qu'elle partageait de fausses informations sur les remèdes et les traitements du Covid-19», a ajouté ce porte-parole. Twitter s'est pour sa part refusé à donner plus d'informations, notamment sur le nombre de personnes ayant pu regarder la vidéo mais est allé jusqu'à suspendre provisoirement le 28 juillet le compte de Donald Trump junior.

BREAKING: @Twitter & @jack have suspended @DonaldJTrumpJr for posting a viral video of medical doctors talking about Hydroxychloroquine.

Big Tech is the biggest threat to free expression in America today & they're continuing to engage in open election interference - full stop. pic.twitter.com/7dJbauq43O

— Andrew Surabian (@Surabees) July 28, 2020

Le président américain représente-il le gouvernement selon Twitter ?

Début avril, Twitter s'est doté d'une règle spécifique concernant les contenus faisant la promotion de l'hydroxychloroquine. Ainsi, dans sa charte de modération, on peut lire que les tweets qui contiennent «des allégations faites par des personnes se faisant passer pour un gouvernement ou un responsable de la santé et affirmant que l'hydroxychloroquine préviendra le Covid-19» doivent être supprimés. Une règle qu'il peut paraître surprenant d'appliquer au locataire de la Maison Blanche, puisque Donald Trump est le président élu des Etats-Unis et représente donc bien un gouvernement.

J'ai l'impression que ce débat est devenu politique. Je ne comprends pas.

Quelques heures après la suppression de la vidéo, tenace, le président américain qui a lui même pris de la chloroquine à titre préventif, a récidivé en tweetant plusieurs clips extraits de la même vidéo à ses 84,2 millions d'abonnés. Pendant une demi-heure, selon le Washington Post, Donald Trump a aussi partagé 14 autres tweets pour défendre l'utilisation de l'hydroxychloroquine, médicament antipaludique, objet d'une controverse particulièrement tendue et notamment promu en France par le professeur Didier Raoult.

Lorsque je recommande quelque chose, ils aiment dire "ne l'utilisez pas"

Suite à cette censure, le président américain a réagi à la polémique lors d'une conférence de presse, assurant avoir «beaucoup lu sur l'hydroxy». «Lorsque je recommande quelque chose, ils aiment dire "ne l'utilisez pas"», a ajouté Donald Trump, en référence à ses opposants. «J'ai l'impression que ce débat est devenu politique. Je ne comprends pas.», a-t-il encore déploré. Et à propos des intervenants de la vidéo incriminée, il a poursuivi : «Je pense que ce sont des docteurs très respectés.» 

Mais l'historique de l'une des des médecins présente dans la vidéo, Stella Immanuel, a refait surface. Elle qui déclare dans la vidéo «vous n'avez pas besoin de masques. Un traitement existe. Non, nous n'avons pas besoin de confiner les gens. La prévention est là, et un traitement existe», aurait défendu par le passé l'idée que les responsables politiques américains étaient «mi-humains, mi-extraterrestres» et que les Etats-Unis étaient gouvernés par des «reptiliens». Elle aurait également soutenu que les problèmes gynécologiques étaient liés à des relations sexuelles avec des esprits du mal. Le site americasfrontlinedoctors.com, créé par le groupe le 15 juillet, est quant à lui inaccessible à ce jour.

Depuis quelques semaines, Donald Trump parle pour sa part de la crise sanitaire avec gravité. «Cela va sûrement, malheureusement, empirer avant de s'améliorer», a-t-il fait savoir, appelant clairement à porter le masque.

Twitter est la principale plateforme de communication de Donald Trump mais ces dernières semaines, le réseau n'a pas hésité à sanctionner des tweets du président. A titre d'exemple, Twitter avait épinglé le 23 juin le chef d'Etat américain avec une mention signalant qu'un de ses tweets «enfreignait» les règles du réseau portant sur les «comportements inappropriés», tout en laissant la possibilité de le lire. Quelque temps auparavant, la plateforme avait signalé comme trompeurs des propos de Donald Trump sur le vote par correspondance, articles de journaux à l'appui. Puis elle avait épinglé un autre tweet pour «apologie de la violence» : «Les pillages seront immédiatement accueillis par les balles», déclarait Donald Trump au sujet des manifestations qui dégénéraient parfois en émeutes. 

  • 30 juillet 2020 à 16:19

«Ils ont trop de pouvoir» : les GAFA sous le feu des critiques des deux partis au Congrès

C'est suffisamment rare en cette période de campagne présidentielle pour être souligné : Démocrates et Républicains s'accordent sur un point, les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), qui dominent l'internet mondial, sont devenus tellement puissants qu'ils en sont désormais dangereux. «Il s'agit du problème le plus bipartisan» depuis un bon moment dans l'enceinte du Capitole a ainsi souligné David Cicilline, président du sous-comité sur la concurrence, à l'ouverture de l'audition mise en place par la commission judiciaire de la Chambre des représentants à Washington.

Sundar Pichai (Alphabet, maison-mère de Google), Tim Cook (Apple), Mark Zuckerberg (Facebook) et pour la première fois Jeff Bezos (Amazon) était en effet appelés le 29 juillet à répondre aux questions d'élus du Congrès qui enquêtent depuis un an sur de possibles abus de position dominante de leurs entreprises respectives.

«Ils ont trop de pouvoir», a d'emblée attaqué David Cicilline, se montrant pessimiste sur l'évolution du problème dans un avenir proche puisque, d'après lui, les GAFA «vont certainement émerger [de la pandémie] encore plus forts et plus puissants qu'avant». «[Les] fondateurs [des Etats-Unis] ne se sont pas inclinés devant un roi et nous devrions maintenant nous incliner devant les empereurs de l'économie en ligne», a-t-il poursuivi dans son discours liminaire.

Si Démocrates et Républicains sont d'accord sur le fond, ils abordent ce – vaste – problème sous deux angles bien distincts. Les premiers reprochent aux GAFA d'écraser, via leurs monopoles, toute concurrence. Les seconds se plaignent de la politique de censure des Big Tech qui vise selon eux principalement les conservateurs et représente une menace directe à la liberté d'expression.

Des monopoles freins à l'innovation

C'est donc sur un ton très offensif que se sont succédées les questions lors de cette audition en visioconférence, cinq heures durant. A tour de rôle, les Démocrates ont tenté de prouver que les GAFA utilisent d'une part les montagnes de données personnelles à leur disposition, et d'autre part les acquisitions de concurrents, pour empêcher, illégalement, tout compétiteur d'émerger. Une stratégie qui se fait, selon les élus, au détriment des consommateurs et des citoyens mais aussi de l'innovation et de la démocratie elle-même.

«Google est devenu le portail d'accès à internet et abuse de son pouvoir», a argumenté David Cicilline après avoir mitraillé de questions Sundar Pichai. Il l'a notamment interrogé sur ce qu'il considère être l'utilisation néfaste des données que l'entreprise récolte, pour selon lui, espionner ses concurrents. «C'est devenu un jardin clôturé, [...] qui s'assure, virtuellement, que toute entreprise qui veut être trouvée en ligne doive payer une taxe à Google», a-t-il encore jugé.

Jeff Bezos, dont c'était la première parution devant une commission parlementaire, en a également pris pour son grade. «Amazon est seulement intéressé par l'exploitation de son monopole sur les ventes en ligne», a déclaré David Cicilline. «Son double rôle d'hébergeur et de marchand sur la même plateforme est fondamentalement anti-concurrentiel. Le Congrès doit prendre des mesures», a-t-il appelé de ses vœux. Pour appuyer ce propos, l'élue Pramila Jayapal a cité un ancien employé d'Amazon : «[les chefs] nous disent juste : "ne vous servez pas dans les données", mais c'est un véritable magasin de bonbons, tout le monde a accès à tout ce qu'il veut.»

Jerry Nadler, le président démocrate de la commission, a de son côté attaqué Mark Zuckerberg sur le terrain des acquisitions, une pratique que multiplient les GAFA pour éliminer la concurrence : «Facebook voyait Instagram comme une menace [...], donc [...] ils les ont rachetés.»

Réduire au silence les conservateurs

Côté Républicains, Jim Jordan, proche allié de Donald Trump, a souligné que les plateformes faisaient tout pour réduire les voix conservatrices au silence, citant des exemples concernant Facebook, Google, Amazon mais aussi Twitter, qui ne participait pas à l'audition : «Les Big Tech ont ouvert la chasse aux conservateurs, c'est un fait.»

Accusant Google d'être un allié de la Chine, il a surtout tenté de faire promettre au patron de l'entreprise, Sundar Pichai, que ses services «ne seraient pas ajustés sur mesure pour aider Joe Biden à gagner en 2020» la présidentielle. «Vous l'avez fait en 2016. Je veux juste m'assurer que vous n'allez pas le faire en 2020», a-t-il lancé à Sundar Pichai. En réponse, celui-ci s'est engagé à respecter la loi, comme son entreprise l'avait fait, selon lui, en 2016 : «Tout travail que nous faisons autour des élections est non partisan».

Le Républicain Jim Sensenbrenner a interrogé Mark Zuckerberg sur la censure des idées conservatrices, mentionnant notamment la suppression de la vidéo partagée sur Twitter par le fils de Donald Trump, sur un groupe d'une dizaine de médecins qui défendent le traitement à l'hydroxychloroquine contre le coronavirus. «Sincèrement, je pense que nous nous sommes distingués comme ceux qui défendent le plus la liberté d'expression», a répondu le patron de Facebook.

«Théâtre politique» ?

Les quatre patrons, dont les entreprises valent à elles quatre environ 4 780 milliards de dollars en Bourse, ont quant à eux eu peu d'opportunités de répondre aux accusations, hormis pendant leurs propos liminaires où ils ont vanté leurs «success stories» à l'américaine pour en appeler à la fibre patriotique des élus. Ils ont mis en avant leur contribution à la croissance, leurs investissements, les créations d'emplois aux Etats-Unis, et assuré favoriser la compétition tout en faisant face à une concurrence féroce.

Pas de quoi convaincre les élus qui ne les ont donc pas ménagés au cours de leurs auditions. Il faut dire que le sujet fait consensus parmi leurs électeurs : selon une récente étude de l'institut de sondage Pew research, 72% des Américains estiment que les réseaux sociaux ont trop de pouvoir et disposent d'une trop grande influence sur la politique de leur pays.

Donald Trump lui-même avait menacé avant le début de la séance de prendre des mesures par décret si le Congrès ne se résolvait pas à s'attaquer au problème : «Si le Congrès ne force pas les "Big Tech" à être équitables, ce qu'ils auraient dû faire il y a des années, je le ferai moi-même avec des décrets.» Mais, à l'instar du président américain qui n'a pas précisé la teneur de ces éventuels décrets, cette audition a peu de chance d'avoir des conséquences majeures. Cité par Fox News, le think tank Information Technology and Innovation Foundation (ITIF) a ainsi estimé qu'il ne s'agissait selon toutes vraisemblances que de «théâtre politique», soulignant l'importance de ces entreprises dans l'économie américaine : «punir ces entreprises pour leur succès reviendrait à tuer les poules aux œufs d'or de l'économie américaine, ce qui ne ferait que renforcer la Chine et d'autres concurrents étrangers, tout en limitant un modèle commercial puissant pour d'autres industries à l'avenir.»

  • 30 juillet 2020 à 16:56

Hong Kong : Pékin salue la disqualification des «délinquants» pour les élections législatives

Les candidatures aux législatives hongkongaises d'une dizaine de militants, parmi lesquels Joshua Wong, ont été invalidées ce 30 juillet par les autorités locales. Le Bureau de liaison, représentant du gouvernement chinois à Hong Kong, a salué la disqualification de «délinquants» dont les positions politiques «dépassaient le cadre de la légalité».

«Comment l'organe législatif de Hong Kong [...] peut-il admettre dans sa chambre ces délinquants sans scrupules qui cherchent à détruire [le principe] "Un pays, deux systèmes" et la prospérité de Hong Kong?», s'est interrogé le Bureau de liaison dans un communiqué.

L'opposition hongkongaise dénonce pour sa part la «terreur» dans laquelle Pékin chercherait à plonger l'ex-colonie britannique. Un an après des manifestations sans précédent depuis sa rétrocession en 1997, la région semi-autonome connaît une reprise en main par le pouvoir chinois depuis l'adoption d'une loi sur la sécurité nationale à Hong Kong entrée en vigueur le 30 juin. Le texte permet de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l'Etat : les activités subversives, la sécession, le terrorisme et la collusion avec des forces étrangères.

L'arrestation le 29 juillet au soir de quatre étudiants, dont un âgé de 16 ans, constitue la première série d'interpellations par l'unité de la police hongkongaise créée pour veiller au respect de ce texte de loi draconien.

White terror, politics of fear dispersed in Hong Kong under National Security Law. This is the first case that an individual is arrested on the doorstep under #NSL. It targets activists and quashes freedom of expression of HK people. Please be aware of it. https://t.co/yOA4zPftZp

— Nathan Law 羅冠聰 😷 (@nathanlawkc) July 29, 2020

Et ce 30 juillet, les autorités locales ont invalidé les candidatures aux élections de septembre de 12 militants, alors que leur camp abordait cette échéance galvanisé par son triomphe aux scrutins locaux de novembre 2019. «Pékin fait preuve d'un mépris total à l'égard de la volonté des Hongkongais, foule aux pieds [...] l'autonomie de la ville et cherche à maintenir le parlement hongkongais sous son joug», a dénoncé dans un tweet Joshua Wong, qui avait en 2014 été le visage du «Mouvement des Parapluies».

4. Clealy, #Beijing shows a total disregard for the will of the #Hongkongers, tramples upon the city’s last pillar of vanishing autonomy and attempts to keep #HK’s legislature under its firm grip.

— Joshua Wong 黃之鋒 😷 (@joshuawongcf) July 30, 2020

Plus de 600 000 Hongkongais avaient participé mi-juillet aux primaires organisées par l'opposition dans la ville de 7,5 millions d'habitants. Joshua Wong, qui n'avait déjà pas eu le droit de se présenter aux élections locales, a dénoncé «la mesure de répression la plus importante» contre son camp, expliquant que les autorités avaient disqualifié «presque tous les candidats pro-démocratie, depuis les groupes progressistes les plus récents aux partis modérés traditionnels».

La popularité des revendications de l'opposition à Pékin s'est confirmée lors des élections locales de novembre marquées par une percée de ce camp qui a pris le contrôle de 17 des 18 districts du territoire.

  • 30 juillet 2020 à 17:16

L'un des meurtriers présumés d'Adrien Perez reste finalement en détention

La cour d’appel de Grenoble a tranché ce 30 juillet : l'une des trois personnes impliquées dans le meurtre d’Adrien Perez, poignardé en 2018 à Meylan, reste finalement en détention. Le juge des libertés avait envisagé de mettre fin à la détention de ce suspect pour l'assujettir à un contrôle judiciaire mais le parquet a fait appel de sa décision.

A l'aube du 29 juillet 2018, Adrien Perez avait été tué d'un coup de couteau lors d'une rixe à la sortie de la discothèque «Le Phoenix» à Meylan en tentant de s'interposer pour défendre un ami.

Trois hommes, âgés de 19 à 20 ans, avaient été mis en examen le 31 juillet de la même année pour «homicide volontaire, tentative d'homicide volontaire et violences avec armes commises en réunion». Deux d'entre eux étaient écroués dans l'attente de leur procès et le troisième placé sous contrôle judiciaire. L'appel du parquet concernait l'un des deux jeunes écroués.

La mort d'Adrien Perez avait provoqué une grande émotion dans l'agglomération grenobloise. Une marche blanche à sa mémoire avait rassemblé près d'un millier de personnes quelques jours après le drame.

  • 30 juillet 2020 à 18:24

Rassemblement pour réclamer la reconnaissance de migrants comme mineurs devant le Conseil d'Etat

Un mois après l'installation en plein centre de Paris d'un campement de 70 jeunes migrants, considérés par plusieurs associations comme des mineurs isolés, une centaine de personnes ont manifesté ce 30 juillet pour réclamer un accueil digne en «urgence».

🔴Rassemblement sur la place du Palais Royal face au Conseil d’Etat, en solidarité avec les mineurs isolés. L’initiative est portée par Médecins sans frontières (@MSF_france) et d’autres #associations afin d’interpeller les pouvoirs publics.#MineursIsolés#sanspapiers#Parispic.twitter.com/tGLpxHQEE7

— Charles Baudry (@CharlesBaudry) July 30, 2020

«Mineurs oubliés», «Mineurs abandonnés», «On n'est pas des menteurs» : militants et migrants, munis de pancartes, se sont ainsi rassemblés devant le Conseil d'Etat. Ils ont alerté sur le sort de ces «mineurs non accompagnés» qui vivent dans des tentes depuis fin juin près de la Place de la République.  

📸Retour en quelques images sur le rassemblement place du Palais Royal en solidarité avec les mineurs isolés, 1 mois après l'installation en plein centre de Paris d'un campement de 70 jeunes migrants.#MineursIsolés#sanspapiers#Parispic.twitter.com/zM29Q1UFI8

— Charles Baudry (@CharlesBaudry) July 30, 2020

Tous ont été évalués majeurs par plusieurs départements d'Ile-de-France et leurs dossiers sont refusés par l'aide sociale à l'enfance (ASE) mais ils contestent cette évaluation et se retrouvent dans une «impasse» le temps de leur recours, selon les associations qui les aident : Utopia 56, Comede, Médecins sans frontières (MSF) et deux autres collectifs.

Rassemblement de #solidarité avec les mineurs isolés. Parce que la place d’un #enfant, ce n’est pas la rue ! #RefugeesWelcome#réfugiés@MSF_france@EELV_Paris@ParisUrgence@MdpMouvementpic.twitter.com/aUQXwxg8Xu

— Francois Bechieau (@Fr_Bechieau) July 30, 2020

Ces ONG militent pour qu'ils soient considérés comme mineurs et pris en charge comme des enfants en danger le temps du processus judiciaire, qui peut durer entre six et dix-huit mois. «Cela fait un mois qu'ils campent, c'est difficile. Il faut qu'une solution soit proposée en urgence», a alerté Corinne Torre, responsable de MSF en France, qui réclame un débat national. Ils sont «environ 300» dans la même situation à Paris et en banlieue, à vivre dans des hôtels ou à la rue, selon MSF.

D'après les associations, nombre de départements utilisent les évaluations de minorité pour évincer les jeunes de la prise en charge destinée aux mineurs non accompagnés, qui leur coûte environ 2 milliards d'euros par an. Après contestation, MSF assure que plus de la moitié des jeunes accompagnés par ses services sont finalement reconnus mineurs par la justice. Les associations demandent à Paris de «montrer l'exemple» aux autres départements, en créant un dispositif pour ces jeunes le temps de leur recours.

Accepteriez-vous que vos enfants dorment dehors ?

Devant le Conseil d'État pour demander l'hébergement des jeunes migrants qui campent au square Jules Ferry. #Paris11#RefugeesWelcomepic.twitter.com/QdkXCBnL45

— Erwan Weymeersch (@Petit_HommeVert) July 30, 2020

La mairie de Paris discute «depuis mars avec le préfet de région pour ouvrir un centre d'hébergement pour les plus vulnérables de ces jeunes», a expliqué à l'AFP l'adjointe à la solidarité, Dominique Versini. Il doit être «co-financé par l'Etat» car ces jeunes «relèvent de sa prise en charge». Un site a récemment «été trouvé» et l'Etat discute avec une association susceptible de le gérer, a-t-elle ajouté. Toutefois l'ouverture du centre «nécessite des travaux» et la mairie propose «d'ouvrir un gymnase pour accueillir ces jeunes en attendant».

Sollicitée ce 30 juillet au matin, la préfecture d'Ile-de-France n'avait pas encore répondu.

  • 30 juillet 2020 à 18:45

«Fier d'avoir défendu l'Italie» : Salvini contre-attaque après la levée de son immunité par le Sénat

Les sénateurs ont voté ce 30 juillet (149 voix pour, 141 contre) en faveur de la levée de l'immunité du chef de la Ligue Matteo Salvini dans l'affaire Open Arms. Une décision qui ouvre la possibilité d'un renvoi devant la justice de l'ancien ministre de l'Intérieur.

«Je suis fier d'avoir défendu l'Italie, je l'ai fait et je le referai», a réagi à chaud l'ancien homme fort du gouvernement italien sur Twitter. «Je m'en tiens strictement à l'article 52 de la Constitution ("la défense de la Patrie est un devoir sacré du citoyen")», a-t-il encore ajouté, précisant ainsi sa ligne de défense.

Il #Senato ha votato per mandarmi a processo.
Contro di me festeggiano i Palamara, i vigliacchi, gli scafisti e chi ha preferito la poltrona alla dignità. Sono orgoglioso di aver difeso l’Italia: lo rifarei e lo rifarò, anche perché solo in questo luglio gli sbarchi sono...

— Matteo Salvini (@matteosalvinimi) July 30, 2020

Matteo Salvini est accusé par le tribunal de Palerme de séquestration de personnes pour avoir refusé en août 2019, en sa qualité de ministre de l'Intérieur, d'autoriser le débarquement de plus de 80 migrants du navire humanitaire Open Arms, bloqué au large de la Sicile.

Salvini risque 15 ans de prison et jusqu'à huit ans d'inéligibilité

La décision du Sénat ne constitue pas vraiment une surprise : en février dernier les sénateurs avaient en effet donné leur feu vert pour le jugement de l'ancien ministre pour «séquestration» de migrants en mer dans l'affaire Gregoretti, une affaire similaire. Dans cette procédure, il lui est reproché d'avoir bloqué en juillet 2019 durant plusieurs jours 116 migrants recueillis à bord du Gregoretti, un navire des gardes-côtes. «Calme et la tête haute, amoureux de l'Italie : je revendiquerai mon travail de ministre car défendre le pays n'était pas mon droit mais mon devoir», avait réagi Matteo Salvini lors de l'annonce du Sénat.

L'ancien ministre de l'Intérieur risque 15 ans de prison et six à huit ans d'inéligibilité dans cette affaire. Pourtant, comme dans l'affaire Open Arms, une condamnation définitive pourrait prendre des années en raison des possibles recours.

  • 30 juillet 2020 à 19:48

Covid-19 en France : le nombre de malades en réanimation en légère augmentation

Le nombre de patients atteints du Covid-19 hospitalisés en réanimation en France, en baisse continue depuis début avril, a très légèrement augmenté (+1) au cours des dernières 24 heures, a annoncé ce 30 juillet la Direction générale de la Santé (DGS), qui souligne que le nombre de nouveaux cas quotidiens est supérieur à 1 000.

5 375 personnes hospitalisées, 381 en réanimation

Quelque 5 375 personnes sont hospitalisées pour une infection au coronavirus, dont 381 cas sévères en réanimation, soit un de plus que la veille, indique la DGS dans un communiqué, sans autre précision. C'est la première fois depuis le 9 avril que cet indicateur, très surveillé, n'est plus en baisse.

🗞 Communiqué | Point de situation #Coronavirus du jeudi 30 juillet 2020
• 30 254 personnes sont décédées en France
• 81 667 personnes sont rentrées à domicile
• 5 375 personnes sont hospitalisées
• 381 patients #COVID19 graves en réanimation

— Ministère des Solidarités et de la Santé (@MinSoliSante) July 30, 2020

L'épidémie a provoqué 16 nouveaux décès dans les hôpitaux en 24 heures. Au moins 30 254 personnes sont mortes depuis le début de l'épidémie, dont 19 739 dans les hôpitaux et 10 515 dans les établissements sociaux et médicaux-sociaux (Ehpad). Le bilan des décès dans ces établissements sera actualisé le 4 août.

Des efforts rapides et importants sont nécessaires

La circulation du virus reste «soutenue avec un nombre de cas quotidiens en augmentation et supérieur à 1 000», insiste la DGS. 

«Des efforts rapides et importants sont nécessaires. Individuellement et collectivement, nous devons agir dès maintenant pour freiner cette propagation virale active en respectant notre stratégie nationale», alerte le service du ministère de la Santé. Sont nécessaires «l'application, partout et en permanence, des mesures barrière, le respect de la distanciation physique, un test rapidement au moindre doute, l'utilisation de StopCovid, le respect des mesures de quatorzaine et d’isolement», rappelle la DGS. 

  • 30 juillet 2020 à 22:28

«Lutte contre la diffusion de fausses informations» : le CSA demande des efforts aux réseaux sociaux

Google, Facebook, Snapchat, Twitter, LinkedIn, Microsoft, JeuxVideo.com, Dailymotion, Doctissimo ou encore Wikipedia ont répondu aux questions du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui publie un tour d'horizon dans un rapport de 87 pages, sur le thème de la lutte contre les «infox» ou «fake news».

Le CSA constate «d’une manière générale» que «les opérateurs se sont saisis de l’enjeu de la lutte contre la diffusion de fausses informations, en suivant plusieurs de ses recommandations». «Néanmoins, ces mesures doivent encore être approfondies», souligne le Conseil.

Tous les opérateurs ont mis en place des dispositifs de signalement des infox mais ces dispositifs pourraient être simplifiés, juge l'autorité publique française de régulation de l'audiovisuel. Et les utilisateurs restent peu informés sur les suites de la procédure.  

Par ailleurs, les opérateurs n'ont pas donné assez d'informations concernant le traitement de ces signalements et les «moyens humains» qu'ils y consacrent, selon le Conseil, l'empêchant «d’apprécier pleinement la portée des moyens mis en œuvre pour répondre aux objectifs de la loi».

«Les informations fournies sont, sur certains points, évasives (à quelques exceptions près, comme Facebook)», déclare le CSA. «Pour justifier ce choix, certains font valoir la nécessité de protéger les équipes de modération. Si la taille des effectifs est un élément plutôt renseigné par les opérateurs, des éléments précis n’ont pas toujours été donnés sur la formation des modérateurs et l’organisation du travail. Or ces informations garantissent la transparence et l’équité des procédures», rapporte le Conseil.

La loi contre la manipulation de l'information, adoptée fin 2018, vise à endiguer la diffusion d'infox durant les campagnes électorales. Elle prévoit que les plateformes en ligne prennent des mesures contre les infox, notamment en mettant en place des dispositifs de signalement, et les oblige à rendre compte de leurs efforts au CSA dans une déclaration annuelle.

Le CSA demande également une «transparence accrue» concernant les algorithmes qui repèrent les infox. Il encourage les opérateurs à s'engager davantage dans l'éducation à l'information et à renforcer leurs partenariats avec des médias.

La grande majorité des plateformes n’ont pas précisé non plus «les mesures permettant aux contenus sponsorisés de gagner en visibilité, qui sont au cœur de leur modèle économique» mais peuvent aussi diffuser des informations trompeuses. Le Conseil les appelle à prendre des mesures pour démonétiser des pages propageant des fausses informations.

Le CSA souhaite que les voies de recours face à une décision des opérateurs soient plus «claires, exhaustives et transparentes». Les utilisateurs ne peuvent être responsabilisés que si «le cadre dans lequel s’exerce leur liberté [est] équilibré et prévisible», souligne-t-il.

Plusieurs experts des médias, de l’enseignement supérieur et des nouvelles technologies, dont une journaliste de l’AFP, ont contribué à la préparation des travaux du CSA. L'Agence France-Presse (AFP) participe, avec un réseau de plus de 80 journalistes spécialisés dans plus de 35 pays et 15 langues, au «Third Party Fact-Checking», un programme de vérification par des médias développé par Facebook. Avec ce programme, lancé en décembre 2016, Facebook rémunère une soixantaine de médias à travers le monde, généralistes ou spécialisés, pour l'utilisation de leurs «fact-checks» sur sa plateforme et sur Instagram. Les médias participants sont totalement libres dans le choix et le traitement de leurs sujets, précise l'AFP.

  • 30 juillet 2020 à 22:36

Frappée de plein fouet par la pandémie, l'économie américaine entre officiellement en récession

Le PIB des Etats-Unis a accusé une baisse historique de 32,9% au deuxième trimestre, en rythme annualisé, sous l'effet de la pandémie de Covid-19, selon une estimation préliminaire du département du Commerce publiée jeudi 30 juillet.

Cette chute, moins importante que les 35% attendus par les analystes, marque néanmoins l'entrée officielle en récession de la première économie du monde, après un premier trimestre déjà en baisse. Par rapport au deuxième trimestre 2019, la baisse est de 9,5%.

La mesure utilisée aux Etats-Unis pour estimer la croissance est l'évolution en rythme annualisé, qui compare le PIB à celui du trimestre précédent, et projette l'évolution sur l'année entière à ce rythme. Elle diffère du glissement annuel qui compare le PIB à celui du même trimestre de l'année précédente.

La chute du PIB «reflète la réponse apportée au Covid-19, avec des mesures de confinement imposées en mars et en avril, partiellement compensées par la réouverture d'une partie de l'activité dans certaines régions du pays en mai et juin», détaille le département du Commerce dans son communiqué.

La contraction du PIB est largement due à la baisse des dépenses de consommation (composante majeure du Produit intérieur brut) qui ont baissé de 34,6% au deuxième trimestre, en rythme annualisé également, analyse l'AFP.

Les dépenses dans les services, un des secteurs les plus touchés par la crise, ont chuté de 43,5%.

Les investissements privés ont quant à eux baissé de 49%.

Sans surprise, les dépenses du gouvernement fédéral ont bondi de 17,4%, en raison de l'aide financière apportée aux ménages et aux entreprises.

Les prix à la consommation ont par ailleurs chuté de 1,9% sur le trimestre, quand ils étaient en hausse de 1,3% au premier trimestre, selon l'indice PCE également publié ce 30 juillet.

Au premier trimestre, le PIB de la première économie du monde avait reculé de 5% sous l'effet des mesures de confinement imposées à la mi-mars. Les Etats-Unis ont connu une croissance de 2,3% en 2019, et le président Donald Trump, qui avait fait de la bonne santé de son économie un argument dans sa course à la réélection, visait 3% par an.

  • 30 juillet 2020 à 23:10

Amende forfaitaire pour possession de produits stupéfiants : comment ça marche ? Quelle efficacité ?

En conséquence d'une annonce de Jean Castex le 25 juillet lors d'un déplacement à Nice, la possession de cannabis ou de cocaïne sera, dès le mois de septembre, passible d'une amende forfaitaire – sans passage par la case garde à vue – et dont le prévenu pourra s'acquitter dans certaines conditions très strictes.

Une amende forfaitaire aux conditions strictes

Si la mesure concerne en théorie toutes les drogues, elle vise en priorité les usagers de cannabis et de cocaïne. Celui-ci ne devra pas se trouver en possession de plus de 10 grammes de cocaïne ou 100 grammes de cannabis, même si, selon les informations du Parisienь les procureurs auraient eu quelques latitudes sur ces limites durant les phases de test à Reims, Rennes, Lille et Créteil pour fixer les plafonds des doses passibles d'une simple amende.

Par ailleurs, la sécurité des fonctionnaires constatant l'infraction ne doit pas être menacée au moment de l'interpellation et la possession ne doit pas être connectée à une autre infraction : outrage, ivresse ou rébellion. Précision, la verbalisation est établie sur les lieux de la flagrance.

L'usager doit également reconnaître les faits et accepter que le produit soit saisi puis détruit. L'auteur du délit ne doit pas non plus faire l'objet de plus de trois antécédents judiciaires en lien avec l'usage de stupéfiants.

L'amende forfaitaire – dont le projet a été conçu à l'époque du passage de Gérard Collomb à Beauvau – s'élève à 200 euros mais elle est minorée à 150 euros si elle est payée dans les 15 jours. Les retards de paiement, eux, font monter la note, jusqu'à 450 euros de majoration, puis, en l'absence de paiement, l'usager verbalisé s'expose à un jugement avec, à la clef, un an de prison, 3 750 euros d'amende et une inscription au casier judiciaire.

Pour un ancien des stups, c'est une mesure d'«affichage» 

Interrogé par RT France, Jean-Pierre Colombies, ancien policier entré à la brigade des stups en 1985, a réagi en dénonçant une mesure d'«affichage». Il confie douter très fortement de l'efficacité du dispositif contre le trafic de stupéfiants sur le territoire national : «Il s'agit tout simplement d'un constat d'échec à tous les niveaux parce qu'on va pénaliser ceux qui sont à portée de main, c'est-à-dire les consommateurs, sans aller taper le cœur du trafic, contre lequel aucun gouvernement n'a vraiment fait ce qu'il fallait. On ne s'attaque qu'à la partie visible de l'iceberg, au lieu d'avoir le courage et la capacité de lutter contre le trafic, mais la prohibition n'a jamais empêché la consommation. C'est une victoire à la Pyrrhus, mais le gros trafiquant, on ne lui fait rien finalement. Cette amende forfaitaire pourrait même récolter l'image d'un racket organisé par l'Etat qui va se faire du fric sur le dos des "shiteux".»

Présenter la taxation du consommateur comme un outil de lutte contre le trafic est un mensonge

Et de se souvenir : «Quand je travaillais à Marseille, nous savions très bien quelles étaient les familles qui tenaient le trafic dans les cités sensibles comme la Castellane et c'était pareil en petite couronne parisienne, en Ile-de-France. Les interlocuteurs sont toujours les mêmes, les chefs de bande sont connus, on n'habite pas sur la planète Mars, non plus, on sait qui fait quoi.»

Sans une lutte très déterminée contre le trafic des produits stupéfiants, «avec de vrais moyens accordés aux services d'investigation, de l'argent, du temps, des forces à déployer», Jean-Pierre Colombies ne voit qu'une issue possible qui a, selon lui, fonctionné dans le passé : «On n'a constaté la baisse du trafic de l'héroïne que dans les années 1990 avec la mise en place des programmes de substitution. La peur du virus du sida a sûrement joué également, mais c'était un effet conjugué. Le coup d'arrêt n'est arrivé qu'avec l'apparition du Subutex [produit de substitution de l'héroïne].»

L'ancien commandant de police analyse, visiblement dépité : «L'évidence même montre qu'on ne cherche pas vraiment à s'attaquer au trafic. A qui appartiennent les terres où on cultive le cannabis venu du Maroc ? Si le gouvernement veut casser ce marché qu'il commence par se poser cette question. Il pourrait aussi se demander à combien de personnes profitent cette économie parallèle sur le territoire national, toute cette circulation de capitaux en liquidités... Et Jean Castex vient parler de proximité ? Mais ils pourront remettre de la proximité lorsqu'il y aura suffisamment de flics pour aller dans les quartiers, sinon il n'y a qu'un seul mot qui s'impose et c'est "bidon". En attendant, présenter la taxation du consommateur comme un outil de lutte contre le trafic est un mensonge. Ils font de l'affichage pour se donner bonne conscience.»

Quand un ancien sarkozyste évoque la «proximité»...

Selon le journal Le Monde, lors de son allocution à Nice le 25 juin, le Premier ministre a effectivement insisté sur le renforcement de l’action de «proximité» et annoncé le lancement d’une expérimentation dans la ville de l'élu Les Républicains Christian Estrosi de «l’extension des compétences de la police municipale [...] dans un cadre qui sera fixé par les ministres» de l'Intérieur et de la Justice. 

«La sécurité, c’est aussi et d’abord la proximité» a encore souligné cet ancien secrétaire général adjoint du président Sarkozy. Pour mémoire, l'ancien président de la République avait justement abrogé la fameuse police de proximité en 2003 lorsqu'il était ministre de l'Intérieur.

La sécurité, c’est aussi et d’abord la proximité

Jean Castex a également assuré que cette nouvelle amende devrait permettre «aux forces de l'ordre de verbaliser plus simplement l'auteur d'un délit et pour l'autorité judiciaire d'appliquer une sanction sans délai.»

Cependant, interrogé par Le Parisien, Frédéric Gallet, délégué du syndicat Alliance à Rennes – une des villes tests du mois de juin – a pour sa part déploré «un cadre d'emploi très limité» et dit craindre une «banalisation du produit stupéfiant». Le syndicaliste a d'ailleurs fait savoir au quotidien francilien que depuis la mise en place du dispositif le 16 juin, très peu d'amendes forfaitaires de ce type avaient en réalité été dressées.

Selon Le Parisien, on dénombre 900 000 usagers du cannabis en France en 2020. Manne pour l'Etat ? Dispositif inapplicable ? Mesure d'affichage ? L'automne apportera peut-être son lot de réponse après les contrôles qui ne manqueront pas de survenir au cours de l'été.

Antoine Boitel

  • 31 juillet 2020 à 16:09

«Discrimination» : les soignants intérimaires indignés de ne pas avoir reçu la prime Covid

Selon une information du Monde, les soignants employés en intérim auraient été exclus du dispositif de prime exceptionnelle accordée à ceux qui ont pris soin des malades du Covid-19 au plus fort de l'épidémie. 

Fait rare : dans une «lettre paritaire» signée à la fois par le patronat et les syndicats de la branche du travail temporaire, et envoyée le 29 juillet au ministère des Solidarités et de la Santé, ces partenaires sociaux demandent la réparation d’une «discrimination incompréhensible», vécue comme du «mépris» pour les intérimaires de la santé.

Annoncée en pleine crise sanitaire le 25 mars par Emmanuel Macron pour remercier «nos soignants qui se battent aujourd’hui pour sauver des vies», la prime pouvait atteindre les 1 500 euros.

Le doute quant à l'octroi de cette prime aux intérimaires a commencé au mois de juin, avec une note diffusée par l’agence régionale de santé (ARS) du Grand-Est indiquant que cette catégorie de main-d’œuvre «n’était pas concernée par le dispositif», rapporte Isabelle Eynaud-Chevalier, déléguée générale de Prism’emploi, une organisation qui regroupe plusieurs centaines d’entreprises de travail temporaire, citée par Le Monde. Celle-ci assure que les sollicitations d'explications auprès du ministère de la Santé sont restées lettre morte.

Il a fallu attendre que le troisième projet de loi de finances rectificatives pour 2020, définitivement adopté par le Parlement le 23 juillet, vienne traduire «en termes juridiques cette exclusion», déplore la déléguée générale de Prism’emploi. Une mesure qui contredit le principe fondamental d’«égalité de traitement, inscrit dans le code du travail», dénonce-t-elle. «C’est assez terrible, sur le plan symbolique, car les soignants, quel que soit leur statut, ont tous été actifs. Et le virus, lui, n’a fait aucune distinction» ajoute Isabelle Eynaud-Chevalier.

Le coût pour les finances publiques n’aurait rien d’exorbitant

Son organisation estime à «13 000 équivalents temps plein» le coût de l'octroi de cette prime aux intérimaires et «le nombre de ceux qui pourraient en bénéficier serait inférieur puisque le versement de la somme est soumis à certaines conditions», souligne Isabelle Eynaud-Chevalier. «Nous ne sommes pas face à une population gigantesque, et le coût pour les finances publiques n’aurait rien d’exorbitant», conclut-elle.

«Des sous-salariés»

Du côté des syndicats, c'est la même incompréhension qui règne. «C’est comme si on leur disait qu’ils sont des sous-salariés», déclare au Monde Laetitia Gomez, secrétaire générale de la CGT-Intérim. La Présidente de la CFTC-Intérim Agnès Marchat qui ne dit pas autre chose dénonce une disposition «discriminatoire» exprime l'espoir que «l’Etat va revenir dessus». Olivier Guivarch, le responsable de la fédération CFDT des services, toujours pour Le Monde, regrette pour sa part un arbitrage rendu «sans les partenaires sociaux» et sans qu’un effort de «pédagogie» ait été accompli.

Le Monde rapporte que le ministère des Solidarités et de la Santé fait pour sa part valoir que «la prime Covid a été mise en place pour que chaque établissement puisse valoriser l’engagement de ses soignants, médecins comme paramédicaux face à la crise». «Elle couvre donc l’ensemble des professionnels de l’établissement, mais ne s’étend ni aux intérimaires salariés ni aux prestataires», déclare une source du ministère sans fournir plus de précisions. Le choix du gouvernement demeure donc inexpliqué. «C’est une raison de gros sous », assure, sous le sceau de l’anonymat, un haut fonctionnaire qui a suivi le dossier, cité par le quotidien du soir. Selon cette même source, le ministère de la Santé «ne veut pas payer», notamment parce qu’il considère que «les intérimaires sont déjà bien rémunérés, surtout les médecins».

  • 31 juillet 2020 à 17:14

Téhéran rejette toute discussion avec Washington sur ses programmes balistique et nucléaire

Dans un discours télévisé à l'occasion de l'Aïd al-Adha, l'ayatollah Ali Khamenei a, de nouveau, fermement écarté toute négociation avec les Etats-Unis. Depuis le retrait américain en mai 2018 de l'accord sur le nucléaire iranien, et le retour de lourdes sanctions contre Téhéran, les tensions entre les deux pays n'ont cessé de s'amplifier.

Or, pour rouvrir les négociations, les Etats-Unis réclameraient que l'Iran, «réduise [ses] capacités de défense, détruise [sa] puissance régionale et abandonne l'industrie nucléaire vitale», selon Ali Khamenei. Des demandes qu'il juge inacceptables : «Il n'est pas logique de se soumettre aux demandes de l'agresseur.»

D'autant que, d'après le guide suprême iranien, Téhéran a su tirer profit des sanctions américaines. «Il n'y a aucun doute que les sanctions sont un crime, un coup des Etats-Unis contre l'Iran, mais l'Iranien intelligent a tiré le meilleur parti de cette agression et a profité [...] des sanctions pour accroître l'autonomie nationale», a-t-il déclaré. Et d'assurer que les sanctions ont «permis à l'économie du pays d'être moins dépendante du pétrole», ainsi que le développement d'autres secteurs comme l'industrie automobile et des exportations aux pays voisins.

Dans son discours, Ali Khamenei a par ailleurs accusé les Etats européens parties, prenantes à l'accord sur le nucléaire de «n'avoir rien fait» pour garantir les bénéfices économiques pour l'Iran prévus par le pacte. Il a en outre estimé que le mécanisme de troc Instex, conçu pour contourner les sanctions américaines, était un «jouet inutile».

  • 31 juillet 2020 à 17:42

Covid-19 : les enfants de moins de cinq ans peuvent être très contagieux, selon une étude américaine

Le taux de matériel génétique du coronavirus détecté dans le nez d'enfants de moins de cinq ans est 10 à 100 fois plus élevé que celui trouvé chez des enfants plus âgés et des adultes, selon une étude américaine publiée ce 31 juillet. Les très jeunes enfants pourraient donc être d'importants propagateurs du virus dans la population, selon cette étude parue dans la revue médicale JAMA Pediatrics, une hypothèse allant à l'encontre du discours entendu jusqu'à présent. 

L'administration de Donald Trump pousse ainsi depuis des semaines les écoles et les garderies des différents Etats à la réouverture afin de relancer l'économie du pays. 

Entre le 23 mars et le 27 avril, des chercheurs ont mené à Chicago des tests de dépistage avec prélèvement nasal sur 145 patients, souffrant d'une forme légère à modérée de la maladie Covid-19, une semaine après l'apparition de leurs premiers symptômes. Les patients étaient divisés en trois groupes : 46 enfants de moins de cinq ans, 51 enfants âgés de 5 à 17 ans et 48 adultes entre 18 et 65 ans. L'équipe a ainsi observé la présence de SARS-CoV-2 en quantité «10 à 100 fois supérieure» aux autres dans les voies respiratoires des jeunes enfants. 

Les auteurs de l'étude ont précisé qu'une étude en laboratoire avait prouvé que plus il y avait de matériel génétique du virus, plus ce dernier pouvait devenir contagieux. «Par conséquent, les jeunes enfants peuvent potentiellement être d'importants facteurs de contagion du SARS-CoV-2 dans la population», selon les scientifiques. «Les comportements habituels des jeunes enfants et les endroits clos dans les écoles et les garderies posent la question d'une propagation du SARS-CoV-2 dans cette population à mesure que les mesures sanitaires s'assouplissent», ont-ils conclu. 

Ces résultats ne vont pas dans le sens des autorités sanitaires qui jugent que les jeunes enfants ne transmettent pas beaucoup le virus, d'autant qu'il a été établi qu'ils ont moins de risques de contracter une forme sévère de la maladie. Toutefois peu de recherches ont été effectuées sur le sujet de leur contagiosité jusqu'à présent. 

L'AFP rapporte qu'une étude en Corée du Sud établit que les enfants entre 10 et 19 ans transmettent le virus autant que les adultes au sein d'un foyer, mais les enfants de moins de neuf ans le transmettent moins. 

  • 31 juillet 2020 à 18:01

«Pas de preuve de son efficacité» : le gouvernement néerlandais n'impose pas le port du masque

Le gouvernement néerlandais a déclaré le 29 juillet qu'il ne conseillerait pas au public le port du masque pour ralentir la propagation du coronavirus, affirmant que son efficacité n'avait pas été prouvée.

La décision a été annoncée par la ministre des Soins médicaux Tamara van Ark et a été prise sur les conseils de l’Institut national de la santé du pays (RIVM). «D'un point de vue médical, l'efficacité des masques n'est pas prouvée. Le ministère a décidé qu'il n'y aurait pas d'obligation de porter des masques», a-t-elle ainsi fait savoir, citée par Reuters, précisant que le gouvernement entendait insister sur les autres mesures, telle que la distanciation sociale.

Le directeur du RIVM, Jaap van Dissel, a déclaré que l'institut avait pris connaissance des études selon lesquelles les masques aidaient à ralentir la propagation du virus, mais il a expliqué ne pas être convaincu que cela serait le cas face à l'épidémie aux Pays-Bas, dans les conditions actuelles. Il a fait valoir que le port du masque de façon incorrecte, associé au non-respect des règles de distance sociale, augmentait in fine le risque de transmission de la maladie.

Les pays nordiques ne considèrent pas comme nécessaire le port du masque

Cette décision va à l'encontre de la tendance dans la plupart des pays européens, comme la France, où le port du masque est déjà obligatoire dans les espaces publics clos et peut désormais le devenir dans les espaces publics ouverts, sur décision préfectorale.

Pour autant, les Pays-Bas ne font pas cavalier seul sur la question. La Suède, la Norvège, le Danemark et la Finlande refusent en effet eux aussi de généraliser l'obligation du port du masque et cantonnent son utilisation à de très rares exceptions. Peu touchés par l'épidémie, le Danemark, la Norvège et la Finlande n'en voient pas l'utilité pour le moment. «On verra ça à la rentrée, quand les gens reviendront de congés», a ainsi fait savoir le responsable de l’autorité sanitaire finlandaise dont les propos ont été rapportés par France Inter.

«A l'heure actuelle, le masque n'a pas de sens car le nombre de contaminations est très bas mais à plus long terme est-ce que ça peut être utile dans les transports ou autre ? On doit bien sûr l'évaluer», a abondé son homologue danois. Qui plus est, d'après France Inter, les quatre pays nordiques attendent des «preuves» de l’efficacité du masque.

Le cas de la Suède est toutefois un peu différent puisque le pays a opté pour une stratégie de lutte contre le virus radicalement différente depuis le début de la crise. Contrairement à d'autres pays européens, la Suède n'a en effet jamais imposé de confinement à sa population. Elle a en outre gardé les écoles ouvertes pour les moins de 16 ans, ainsi que les cafés, bars et restaurants. C'est donc sans grande surprise que le port du masque n'y est pas obligatoire. 

Depuis le début de la crise sanitaire, le pays a enregistré 80 100 cas de Covid-19, dont 318 ces dernières 24 heures. Au total, 5 739 personnes sont décédées du virus dans le pays, selon les autorités suédoises. Des chiffres relativement mauvais en comparaison de ses voisins européens, mais les autorités sont confiantes sur le fait que leur stratégie paie sur le long terme.

  • 31 juillet 2020 à 19:53

Christophe Castaner vise la présidence du groupe LREM à l'Assemblée

Après François de Rugy, Christophe Castaner est le deuxième candidat déclaré à la présidence du groupe majoritaire à l'Assemblée pour succéder à Gilles Le Gendre, critiqué en interne et qui va quitter ses fonctions à la rentrée.

Le scrutin est prévu les 9 et 10 septembre pour dévoiler le résultat à l'ouverture des journées parlementaires LREM, organisées à Amiens.

«Oui, j'ai envie d'être candidat à la présidence de notre groupe. Envie de porter avec vous nos valeurs. Envie de renouer pleinement, à vos côtés, à l'Assemblée, avec cet esprit de conquête né pendant la campagne», écrit Christophe Castaner dans son message aux députés LREM, que l'AFP a pu consulter.

«Certains collègues plaisantent sur le fait qu'il veut tellement qu'on croie qu'il en a envie qu'il le répète une demi-douzaine de fois», a ironisé une «marcheuse» auprès de l'AFP. 

Christophe Castaner, qui va redevenir député des Alpes-de-Haute-Provence, propose un ticket avec la députée Marie Lebec, qui serait première vice-présidente. «Avec Marie, nous partageons une volonté d'agir avec efficacité et de retrouver l'esprit de notre engagement autour d'Emmanuel Macron», écrit l'ancien ministre de l'Intérieur, âgé de 54 ans.

  • 31 juillet 2020 à 21:07

L'UE sanctionne des responsables supposés de cyberattaques, Moscou y voit une «motivation politique»

Le Conseil de l'Union européenne (le Conseil des ministres de l'UE) a décidé le 30 juillet «d'imposer des mesures restrictives à l'encontre de six personnes et de trois entités responsables de diverses cyberattaques ou ayant participé à celles-ci». Il s'agit, selon l'institution européenne, «notamment de la tentative de cyberattaque contre l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) et de celles connues sous les noms de "WannaCry", "NotPetya" et "Operation Cloud Hopper".»

«Les sanctions imposées comprennent une interdiction de pénétrer sur le territoire de l'UE et un gel des avoirs. En outre, il est interdit aux personnes et aux entités de l'UE de mettre des fonds à la disposition des personnes et entités inscrites sur la liste», indique le Conseil sur son site. Il précise également que, si les sanctions font partie des «options disponibles dans la boîte à outils cyberdiplomatique de l'UE» afin d'empêcher, décourager ou contrer «les actes de cybermalveillance», c'est aujourd'hui «la première fois» que l'UE recourt à cette option.

Ces restrictions, précise notamment l'agence Tass, visent des structures et des citoyens de Russie, de Chine et de Corée du Nord pour leurs activités de cyberattaques supposées.

«La motivation politique de cette décision est évidente», selon Moscou

Le département d'information et de presse du ministère russe des Affaires étrangères a qualifié de «déroutante et regrettable» la décision prise par le Conseil de l'Union européenne d'imposer ces «mesures restrictives unilatérales». «Une fois de plus, tout a été fait sans aucune preuve, sous le faux prétexte de leur implication dans certains incidents dans le cyberespace par le passé. La motivation politique de cette décision est évidente», a jugé la diplomatie russe.  

«Nous avons à maintes reprises prévenu l'Union européenne des effets néfastes de la multiplication des restrictions unilatérales. De plus, elles sont absolument illégitimes du point de vue du droit international», a en encore fait savoir le département d'information et de presse du ministère russe. Ce dernier a ajouté «que dans un espace numérique transfrontalier qui se développe de manière dynamique», l'engagement en faveur de solutions multilatérales collectives revêtait une «importance particulière». «Il est aujourd'hui nécessaire de déployer des efforts conjoints pour élaborer des règles, des normes et des principes universels de conduite responsable des États dans l'espace de l'information. La Russie propose depuis longtemps d’adopter cette approche», a encore défendu la diplomatie russe.

Bien entendu, l'acte inamical de l'UE ne restera pas sans réponse

Partant, la Russie demande à l'UE «de renoncer à ses tentatives de pression infructueuses, de revenir à la mise en œuvre des normes fondamentales du droit international et européen, et d’élaborer réellement – en actes et non en paroles – des règles efficaces de prévention des conflits dans le cyberespace». Et Moscou de mettre en garde : «Bien entendu, l'acte inamical de l'UE ne restera pas sans réponse. Comme on le sait, le principe de la réciprocité règne dans la diplomatie.»

  • 31 juillet 2020 à 21:54

L'application chinoise TikTok va être interdite aux Etats-Unis, annonce Donald Trump

Donald Trump a annoncé le 31 juillet qu'il allait interdire aux Etats-Unis le célèbre réseau social TikTok, soupçonné par Washington de pouvoir être utilisé par le renseignement chinois. «En ce qui concerne TikTok, nous l'interdisons aux Etats-Unis», a ainsi déclaré le président américain à des journalistes à bord de l'avion présidentiel Air Force One.

TikTok appartient au groupe chinois ByteDance. L'application compte près d'un milliard d'utilisateurs dans le monde et est très populaire auprès d'un public jeune. Celle-ci faisait l'objet d'une enquête du CFIUS, l'agence américaine chargée de s'assurer que les investissements étrangers ne présentent pas de risque pour la sécurité nationale.

Des responsables américains exprimaient ces dernières semaines la crainte que la très populaire plateforme vidéo ne soit utilisée par Pékin à des fins néfastes pour les Etats-Unis. Steven Mnuchin, le secrétaire américain au Trésor, avait par exemple fait savoir le 30 juillet qu'il ferait une «recommandation» sur TikTok à la Maison Blanche cette semaine.

TikTok a souvent dû se défendre de ses liens avec la Chine, où ByteDance possède une application similaire, sous un autre nom. Elle a toujours nié partager des données avec les autorités chinoises et a assuré ne pas avoir l'intention d'accepter de requêtes en ce sens.

Le 31 juillet, avant l'annonce de Donald Trump, des médias américains croyaient savoir que le président allait imposer au groupe ByteDance de vendre TikTok. Selon le Wall Street Journal et l'agence Bloomberg, le président s'apprêtait en effet à signer un décret officiel pour obliger la maison-mère chinoise à se séparer de la très populaire application américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale.

Nous ne sommes pas politiques, nous n'acceptons pas de publicité politique et nous n'avons pas d'agenda

Pourtant Donald Trump a annoncé l'interdiction de TikTok aux Etats-Unis et a déclaré qu'il allait agir dès ce 1er août. Il y a quelques jours, TikTok s'était engagé à avoir un haut niveau de transparence et notamment à permettre des contrôles de ses algorithmes, pour rassurer les utilisateurs et les régulateurs.

«Nous ne sommes pas politiques, nous n'acceptons pas de publicité politique et nous n'avons pas d'agenda. Notre seul objectif est de rester une plateforme animée et dynamique appréciée de tous», expliquait le 29 juilet dans une note de blog le patron de TikTok, Kevin Mayer. «Toute l'industrie est examinée de près, et avec raison. En raison des origines chinoises de l'entreprise, nous sommes examinés d'encore plus près. Nous l'acceptons et relevons le défi», détaillait-il. Le réseau social est aussi contesté ailleurs qu'aux Etats-Unis. Il est ainsi interdit depuis le 30 juin en Inde, où il avait été placé en tête de la liste de 59 applications chinoises bloquées par New Delhi sur son territoire pour «assurer la sécurité et la souveraineté du cyberespace indien».

Sur un autre plan, le Pakistan, pays musulman très conservateur, a lancé récemment «un ultime avertissement» à l'application de partage de vidéos afin qu'elle supprime de sa plateforme des contenus jugés «immoraux, obscènes et vulgaires».

  • 1 août 2020 à 08:19

Le ministre de la Justice n'est «pas à l'aise» avec l'emploi du terme «ensauvagement»

Dans une interview sur BFM TV, le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti a commenté l'utilisation du terme «ensauvagement», beaucoup employé ces dernières semaines en France, et notamment par le ministre de l'Intérieur pour qualifier les actes de délinquance qui se multiplient et aboutissent parfois à des drames comme la mort récente du chauffeur de bus Philippe Monguillot à Bayonne ou à celle d'Axelle Dorier à Lyon.

L'insécurité est malheureusement la compagne des gens les plus modestes

"Ensauvagement": Éric Dupond-Moretti n'est "pas à l’aise avec ce terme" pic.twitter.com/unfxr1idHk

— BFMTV (@BFMTV) July 31, 2020

«Je ne suis pas à l'aise avec ce terme. C'est un terme que je n'aurais pas choisi», a réagi Eric Dupond-Moretti. «Au-delà du mot, il y a un véritable constat qui est la perte des repères», a-t-il néanmoins concédé. «Moi quand j'étais gamin [...] on se levait quand l'instituteur entrait dans la classe, on laissait sa place aux dames, on n'insultait pas le policier, le chauffeur de bus ou le juge. Il y a une perte des valeurs, une perte des repères», a-t-il déploré.

Je n'ai jamais éprouvé le sentiment d'insécurité

«La sécurité est une liberté dont le Garde des sceaux a la charge», a assuré le ministre, tout en reconnaissant n'avoir jamais «éprouvé le sentiment d'insécurité» grâce aux conditions matérielles favorables dans lesquelles il a vécu. «L'insécurité est malheureusement la compagne des gens les plus modestes», a-t-il reconnu. «Alors il faut réprimer, mais réprimer c'est pas n'importe quoi. C'est réprimer avec humanité et envisager pour ceux qui sont détenus, qui ont été condamnés, une possible réinsertion», a encore argumenté Eric Dupond-Moretti donnant ainsi le cap de sa politique à la tête du ministère.

L'emploi par le ministre de l'Intérieur du terme «ensauvagement» dans un entretien au Figaro le 24 juillet pour évoquer les violences d'une «certaine partie de la société» a suscité un certain remous, certains jugeant le terme associé à l'ultra-droite. Déplorant une «crise de l’autorité», Gérald Darmanin avait déclaré qu'il fallait «stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société» en réaffirmant l’autorité de l’Etat «et ne rien laisser passer», à la veille d'un déplacement à Nice sur le thème de l'insécurité en compagnie du Premier ministre Jean Castex et d'Eric Dupond-Moretti.

  • 1 août 2020 à 10:15

Migrants : la France et l'Italie vont créer une brigade sous commandement unique contre les passeurs

La France et l'Italie vont créer une brigade mixte à leur frontière pour lutter contre les filières de passeurs qui y font transiter les migrants, a annoncé le 31 juillet à Rome le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin. «C'est un point extrêmement important pour lutter contre ce passage à la frontière de populations immigrées clandestines», de la région de Vintimille côté italien vers la région de Menton côté français, a souligné Gérald Darmanin après des entretiens avec son homologue italienne, Luciana Lamorgese.

Les patrouilles communes existent déjà entre les polices aux frontières des deux pays mais cette brigade intégrée réunira pour la première fois, au sein d'une structure spécifique, des agents italiens et français placés sous commandement unique, a-t-on précisé dans l'entourage du ministre. Le cadre juridique et le lieu de casernement de la brigade, qui devrait être opérationnelle dans deux ou trois mois, font encore l'objet de discussions.

Nous aurons besoin de réformes courageuses

Pour son premier déplacement à l'étranger depuis sa nomination place Beauvau, Gérald Darmanin a souhaité se rendre à Rome afin de renforcer la relation franco-italienne «très importante» devant les «difficultés migratoires auxquelles l'Europe fait face». La France souhaite une «position commune» avec l'Italie avant le sommet des ministres de l'Intérieur de l'Union européenne d'octobre à Bruxelles sur un nouveau «pacte des migrations» que doit proposer la Commission en septembre. Elle souhaite aussi obtenir le soutien de l'Espagne et l'Allemagne, où Gérald Darmanin se rendra au mois d'août, a-t-il fait savoir.

«Nous aurons besoin de réformes courageuses, en mesure d'exprimer de manière concrète les principes de solidarité et de répartition équitable des charges entre tous les Etats membres», a de son côté expliqué Luciana Lamorgese à l'issue de son entretien avec Gérald Darmanin.

11 191 migrants sont arrivés en Italie depuis le début de l'année 2020

Paris et Rome ont par ailleurs décidé que l'accord de Malte «puisse être non seulement intégré dans le droit de l'Union européenne, ce qui est la demande italienne et que nous soutenons, mais également l'élargir à l'ensemble des pays de l'Union européenne», selon le ministre. L'Allemagne, la France, l'Italie et Malte s'étaient mis d'accord en septembre sur un mécanisme temporaire, basé sur le volontariat, pour une répartition des migrants sauvés en mer, mais seuls quelques pays comme le Portugal, le Luxembourg et l'Irlande s'étaient ralliés à cette initiative.

Et le mécanisme a été suspendu en raison de la pandémie de nouveau coronavirus. «Les accords de Malte sont suspendus mais il y a eu plusieurs bateaux qui sont arrivés sur le sol italien et il faut aujourd'hui que l'ensemble des pays européenne fassent ce que la France et l'Allemagne ont fait, c'est-à-dire à la fois de la fermeté à l'extérieur des frontières de l'Europe [...] et en même temps nous devons pouvoir répartir les demandeurs d'asile lorsqu'ils sont arrivés en Italie», a estimé Gérald Darmanin.

Selon le ministère italien de l'intérieur, 11 191 migrants sont arrivés en Italie cette année jusqu'au 24 juillet, dont 4 000 sont des citoyens tunisiens. A cet égard, l'Italie a demandé à la France d'intervenir auprès du «gouvernement tunisien, qui connaît des difficultés économiques extrêmement fortes, pour voir comment on pouvait régler ce sujet pour justement alléger la pression migratoire en Italie», a assuré Gérald Darmanin.

Des centaines de migrants arrivent également quasi quotidiennement à Malte et sur les côtes des îles italiennes de Lampedusa et de Sicile en provenance de Libye. Le 31 juillet, plus de 90 migrants d'Afrique sub-saharienne ayant traversé la Méditerranée depuis les côtes libyennes ont été secourus par les gardes-côtes italiens et débarqués à Lampedusa, selon un journaliste de l'AFP sur place.

  • 1 août 2020 à 10:17

L'Iran a arrêté le chef d'un «groupe terroriste» basé aux Etats-Unis

L'Iran a annoncé samedi 1er août avoir placé en détention le chef d'un groupe accusé par la République islamique d'être à l'origine notamment d'un attentat perpétré à Chiraz en 2008, qui a fait 14 morts.

«Jamshid Sharmahd, chef du groupe terroriste Tondar [basé] aux Etats-Unis [...], est désormais entre les mains [des agents des services de renseignements iraniens]», a ainsi fait savoir le ministère des Renseignements dans un communiqué, cité par la télévision d'Etat.

Détails à suivre...

  • 1 août 2020 à 13:05

L'accord de libre-échange entre l'UE et le Vietnam entre en vigueur au grand dam des ONG

L'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Vietnam – contesté par des ONG en raison de son coût écologique et de la situation des droits humains dans le pays – entre en vigueur ce 1er août. Signé fin juin 2019 à Hanoï, il doit mettre fin à tous les tarifs douaniers entre le Vietnam et l'UE dans les dix ans à venir. Dans un communiqué publié le 31 juillet, Ursula von der Leyen a expliqué que «l'économie européenne a maintenant besoin de toutes les possibilités pour retrouver sa vigueur». La présidente de la commission européenne se dit en outre «convaincue» que l'accord sera «l'occasion pour les Vietnamiens [...] d'assister à un changement positif et à un renforcement des droits des travailleurs et des citoyens». Répondant aux protestations humanitaires et écologistes, le commissaire au Commerce Phil Hogan a estimé que ce traité montrait «comment la politique commerciale peut être une force au service du bien».

Droits de l'Homme et écologie

L'UE et le Vietnam se sont en effet engagés dans cet accord à ratifier les huit conventions fondamentales de l'Organisation internationale du travail (OIT), mais aussi à mettre en œuvre l'accord de Paris et «d'autres accords internationaux sur l'environnement», souligne la Commission. L'accord a été renforcé par un vote favorable en février du Parlement européen, malgré l'appel de 70 ONG à ne pas ratifier le texte.

«Il y a quelque chose au-dessus du Dieu commerce : notre avenir et nos principes», s'était insurgé l'eurodéputé français Raphaël Glucksmann. En 2020, «peut-on encore ratifier des accords de commerce avec des pays qui ne respectent pas les droits humains et sociaux et qui ne respectent pas les libertés fondamentales ? [...] Peut-on encore ratifier des accords de commerce qui concourent à approfondir la mondialisation des échanges et l'aggravation des émissions de gaz à effet de serre et la crise écologique ?» avaient de leur côté interrogé des ONG.

Le Vietnam est un pays en pleine croissance, qui sert d'atelier de production pour de nombreuses marques occidentales. Avec 45,5 milliards d'euros d'échanges de marchandises en 2019, c'est le deuxième plus grand partenaire commercial de l'UE en Asie du Sud-Est après Singapour, pays avec lequel il existe déjà un accord commercial. L'UE importe du Vietnam principalement des équipements de télécommunication, du textile et des produits alimentaires, tandis que l'UE exporte vers ce pays plutôt des machines et du matériel de transport, des produits chimiques et agricoles.

  • 1 août 2020 à 13:40

«Nous sommes là pour rester» : menacé d’interdiction par Donald Trump, TikTok tente de rassurer

«Nous avons entendu votre élan de soutien et nous tenons à vous remercier [...] Nous sommes là pour rester», a déclaré le 1er août Vanessa Pappas, responsable de la branche étasunienne de TikTok, aux utilisateurs de l'application, au lendemain de l'annonce par le président Donald Trump de son intention d'interdire le réseau social très populaire dans son pays.

A message to the TikTok community. pic.twitter.com/UD3TR2HfEf

— TikTok (@tiktok_us) August 1, 2020

«Nous n'avons pas l'intention de partir», a-t-elle insisté dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux à l'attention des utilisateurs inquiets après l'annonce de l'interdiction. «Je veux remercier les millions d'Américains qui utilisent TikTok tous les jours, apportant créativité et joie à nos vies quotidiennes», a en outre déclaré Vanessa Pappas. Désireuse de souligner l'ancrage économique du réseau social aux Etats-Unis, la responsable s'est dite «fière» des 1 500 employés américains et des «10 000 emplois additionnels que nous allons créer dans ce pays au cours des trois prochaines années».

Guerre froide sino-américaine en toile de fond

La plateforme américaine, qui appartient au groupe chinois ByteDance, est soupçonnée par Washington de partager ses données avec Pékin, ce que l'entreprise a toujours fermement nié. Selon l'agence Reuters, ByteDance a proposé de vendre la branche américaine de TikTok, comme l'y incitaient les Etats-Unis. Plusieurs médias américains assuraient que Microsoft était en négociations avancées pour la racheter, mais l'annonce de Donald Trump semble remettre l'application sur la sellette.

L'annonce est intervenue après des semaines de rumeurs et de pression. De son côté, la Maison Blanche avait fini par assurer le 31 juillet que le président s'apprêtait à signer un ordre officiel visant à obliger ByteDance à se séparer de l'application américaine, au nom de la protection de la sécurité nationale. Mais le même jour, à bord de l'avion présidentiel, Donald Trump a pris tout le monde de court en annonçant purement et simplement qu'il «bannissait TikTok des Etats-Unis». Il a aussi précisé aux reporters qui l'accompagnaient qu'il n'était pas en faveur d'une opération de rachat des activités américaines de TikTok par une société de son pays.

Les négociations entre Microsoft et TikTok se sont donc retrouvées au point mort le 1er août, d'après le Wall Street Journal, repris par l'AFP, suite à l'opposition du président américain. Selon le quotidien économique, les discussions auraient pourtant pu aboutir dès le 3 août. Les deux sociétés attendraient désormais plus de clarté de la part de la Maison Blanche.

TikTok est un réseau social proposant principalement des vidéos musicales courtes. Il compte près d'un milliard d'utilisateurs dans le monde. L'application a vu sa popularité décupler pendant la période de confinement et de distanciation sociale induite par la pandémie de coronavirus.

«Les Etats-Unis seraient les grands perdants si TikTok était bannie», a déclaré le 1er août Daniel Castro, vice-président de la Information Technology and Innovation Foundation, dont les vues sont généralement alignées sur celles des géants de la tech, toujours cité par l'agence de presse. «Des millions d'Américains, y compris de nombreux supporters de Trump, l'utilisent pour créer et partager des contenus. [...] Tous ses serveurs sont situés hors de Chine, et il n'y a aucune preuve qu'elle constitue une menace pour la sécurité nationale», a-t-il ajouté.

Mais si selon Daniel Castro, des soutiens du 45e président des Etats-Unis utilisent la plateforme, ses opposants ne sont pas en reste. Lors du premier meeting de campagne de Donald Trump dans la course à sa réélection, le 20 juin à Tulsa (Oklahoma), des utilisateurs de TikTok auraient saboté la réunion en réservant de nombreuses places du Bank of Oklahoma Center avec l'intention de ne pas s'y rendre. Selon un journaliste de Forbes, seulement 6 200 sièges de l'enceinte était occupés sur 19 200.

«Nous devons être vigilants sur le risque que des données privées et sensibles soient transférées à des gouvernements abusifs, y compris le nôtre [...] Mais bannir une plateforme, même si c'était légalement possible, nuit à la liberté d'expression en ligne et ne fait rien pour résoudre le problème plus vaste de la surveillance gouvernementale non justifiée», a fait savoir Jennifer Granick, de l'organisation de défense des droits civiques ACLU, toujours selon l'AFP.

Ces derniers mois, TikTok a tenté de démontrer que son identité et ses pratiques étaient solidement ancrées aux Etats-Unis. L'entreprise a notamment annoncé le 30 juillet son intention d'investir plus d'un milliard de dollars aux Etats-Unis au cours des trois prochaines années.

Exciting update! 💥

We have seen an incredible response to the Creator Fund and are thrilled to share that we expect this Fund will grow to over $1 billion in the US in the next 3 years.

We will be sharing more information about the application process soon! pic.twitter.com/S8o2UQ8wcV

— TikTok Creators (@tiktokcreators) July 30, 2020

  • 2 août 2020 à 12:11

«Les masques sont des muselières» : manifestation contre le port du masque obligatoire à Londres

Des manifestants ont protesté le 1er août à Londres contre la généralisation de l'obligation du port du masque en Grande-Bretagne. Munis de pancartes où l'on pouvait lire «La liberté plutôt que la peur», «Les masques sont des muselières», «Arrêtez la "nouvelle normalité", sauvez des vies», ou encore «Stop à la nazification du Royaume-Uni», ils ont marché en direction de Downing Street, rue abritant la résidence du Premier ministre, en scandant : «Retirez les masques».

The Anti-Mask March went from an earlier rally at Marble Arch which then progressed down through Oxford Street left at Regent Street then proceeded towards the BBC centre #KBFpic.twitter.com/wZRq0ekqqb

— jack Lord oatkon (@Bookhimdannom1) August 1, 2020

A leur départ de Hyde Park, certains ont prononcé des discours pour présenter leurs arguments. Piers Corbyn, le frère de l'ancien chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn, figurait notamment parmi les orateurs, et a soutenu qu'une mauvaise utilisation du masque le rendait plus dangereux qu'utile.

Vers un mouvement de contestation en Europe ?

Interrogés par l'agence de presse Ruptly, plusieurs manifestants ont également expliqué pourquoi ils s'opposaient à ces règles. «Nous sommes ici pour exercer notre droit démocratique de nos rassembler. [...] J’ai été infirmier en psychiatrie, et l’une des choses que nous avons apprises en tant qu’étudiants, c’est qu’il est considéré comme une agression de mettre de force quelque chose sur le corps d’une personne, sans son consentement», a ainsi confié l'un d'eux. «Je ne pense pas que ce soit aussi meurtrier qu'on veuille nous le faire croire. Je pense que cela a plus à voir avec le vaccin. Il veulent que tout le monde se fasse vacciner alors que nous ne le souhaitons pas», soutient une autre.

Auteur: RT France

Le Premier ministre Boris Johnson a annoncé le 31 juillet qu'à partir du 8 août, l'obligation du port du masque serait élargie aux musées, cinémas, galeries d'art et lieux de culte, en plus des magasins et supermarchés où elle est déjà en vigueur.

Cette manifestation organisée à Londres fait écho à un mouvement de contestation des mesures de lutte contre le Covid-19 qui prend de l'ampleur dans le monde, comme en témoigne le rassemblement massif qui s'est déroulé le 1er août à Berlin. Un cortège hétéroclite de plusieurs milliers de personnes – 20 000 selon la police – a réclamé l'abolition des mesures contraignantes visant à combattre le coronavirus, avant d'être dispersé par la police, les manifestants ne portant pas de masques.

Les mesures concernant le masque ne font par ailleurs pas consensus parmi les gouvernements européens : les Pays-Bas ont ainsi décidé de ne pas en imposer le port, jugeant que son efficacité n'avait pas été prouvée. La Suède, la Finlande, la Norvège et le Danemark ont pris une décision similaire.

  • 2 août 2020 à 13:37

«Bas les masques» : des milliers de manifestants à Berlin contre les restrictions liées au Covid-19

«Bas les masques», «Pas de vaccination obligatoire», ou «Retour des libertés !» : une marée humaine a envahi les rues de Berlin le 1er août pour exiger la fin des restrictions mises en place afin de combattre le Covid-19. Si la marche était pacifiste, elle a tout de même été dispersée, non sans violence, par la police car les manifestants ne portaient pas de masques.

Notre demande est de revenir à la démocratie

«Nous sommes la deuxième vague», «Résistance» ou encore «La plus grande théorie conspirationniste est la pandémie du nouveau coronavirus», ont scandé les manifestants sous un soleil de plomb. La mobilisation, baptisée «La fin de la pandémie - Jour de la liberté», estimée par la police à quelque 20 000 personnes, comprenait des libertaires, des «libres penseurs» et des militants anti-vaccination.

Globalement, le défilé s'est déroulé dans une ambiance bon enfant. Les manifestants ont dansé et chanté «Nous sommes des gens libres !» sur l'air du groupe de rock Queen We Will Rock You. D'autres ont défilé avec des pancartes disant : «Nous faisons du bruit parce que vous volez notre liberté !» et «Pensez ! Ne portez pas de masque!».

«La peur affaiblit le système immunitaire»

«Notre demande est de revenir à la démocratie», a déclaré à Reuters un manifestant qui a refusé de donner son nom. «Le masque qui nous asservit doit disparaître», a-t-il ajouté. «C'est une pure tactique de peur : je ne vois pas du tout de danger avec le virus. Je ne connais pas d'autres personnes malades. J'ai connu beaucoup de malades en mars, des skieurs, des vacanciers, il se passait vraiment quelque chose en février, mais maintenant il n'y a plus de malades», a affirmé Iris Bitzenmeier, une manifestante, à l'AFP.

Un avis que partage Anna-Maria Wetzel, arrivée avec une quinzaine d'amis du Bade-Wurtemberg (sud-ouest) où elle a déjà participé à plusieurs rassemblements similaires à Stuttgart. «Les gens qui ne s'informent pas d'eux-mêmes, à l'inverse de nous, restent ignorants et croient ce que le gouvernement leur dit. Ils entrent dans la peur que le gouvernement nous met dans la tête. Et la peur affaiblit le système immunitaire», a-t-elle avancé, toujours citée par l'agence de presse française.

Face à la masse de sceptiques se sont dressés plusieurs contre-manifestants, dont un cortège de «grands-mères contre l'extrême droite» qui ont traité ces militants de «nazis», d'après l'AFP.

«Bas les masques» : des milliers de manifestants à Berlin contre les restrictions liées au Covid-19© REUTERS/Fabrizio Bensch
Manifestation à Berlin contre les restrictions liées à l'épidémie de coronavirus, le 1er août 2020.

Peu de manifestants portaient un masque, selon un journaliste de l'agence de presse sur place, et la distanciation physique d'un mètre cinquante normalement obligatoire n'était pas respectée.

Après avoir sommé à plusieurs reprises les participants de respecter les gestes barrières, les forces de l'ordre ont décidé de dissoudre la manifestation en fin d'après-midi. «Veuillez vous éloigner rapidement et si possible seul ou en petits groupes de l'ancien lieu de rassemblement», a twitté la police berlinoise qui, plus tôt, avait déjà indiqué avoir déposé plainte contre l'organisateur de l'événement en raison du «non-respect des règles d'hygiène».

Selon la police citée par l’AFP, 45 agents des forces de l’ordre ont été blessés pendant les manifestations du 1er août dans la capitale allemande, dont certains lors de la marche «La fin de la pandémie - Jour de la liberté». D’après la même source, trois policiers touchés par des débris de vitres ont été hospitalisés. La police a fait état de 133 arrestations au cours de la journée. Plus de 1 100 policiers avaient été déployés sur les lieux des différentes manifestations.

Si l'Allemagne a jusqu'à présent été plutôt épargnée par la pandémie qui y a fait moins de 9 200 morts, les autorités s'alarment d'une lente reprise des infections. Le 1er août, leur nombre a augmenté de 955 par rapport à la veille, un niveau qui n'était plus atteint depuis le 9 mai, selon l'Institut sanitaire Robert Koch.

  • 2 août 2020 à 14:57

L'université d'été du Medef sera ouverte par le Premier ministre Jean Castex

Les 26 et 27 août prochains, l'université d'été du Medef accueillera un invité de marque : le Premier ministre Jean Castex, qui devrait en effet inaugurer l’événement, selon le Journal du dimanche. L'organisation patronale a pour sa part retwitté l'article de l'hebdomadaire sans autre commentaire.

Les thèmes abordés à l'occasion de cet événement baptisé «Renaissance des entreprises de France [REF]» tourneront autour de la sortie de crise sanitaire : ­«souveraineté économique»,  ­«nouveaux modes d'organisation du ­travail», ou encore «accélération de la transition écologique», énumère le JDD. Le locataire de Matignon ne devrait par ailleurs pas être le seul poids lourd de la politique présent, puisque le négociateur européen en charge du Brexit, Michel Barnier, est attendu, tout comme deux anciens chefs du gouvernement, Jean-Pierre ­Raffarin et Manuel Valls, selon l'hebdomadaire.

L'organisation Attac a ironisé sur l'information, estimant dans un message publié sur son compte Twitter que «le virage social du nouveau gouvernement [était] spectaculaire». Même son de cloche du côté de la France insoumise, dont l'oratrice Julie Garnier s'est demandé sur Twitter quand un Premier ministre avait pour la dernière fois «inauguré les universités d'été de la CGT».

L'intervention du Premier ministre s'inscrit dans un contexte de difficultés économiques que le gouvernement entend dépasser grâce à un plan de relance d'au moins 100 milliards d'euros, annoncé en juillet par Emmanuel Macron. Les discussions entre l'exécutif et le Medef se multiplient en cette période : reçu à Matignon début juillet à Matignon, le président de l'organisation patronale, Geoffroy Roux de Bézieux, avait salué un dialogue «très direct et très franc» avec le Premier ministre.

  • 2 août 2020 à 15:02

Les traversées de migrants depuis la France à un niveau «inacceptable», selon Londres

Le 1er août, le gouvernement britannique a appelé la France à durcir ses mesures pour lutter contre les traversées illégales de migrants à bord de petites embarcations. La veille, 96 migrants avaient été interceptés par la police aux frontières, selon les autorités britanniques.

«Le nombre de traversées à bord de petites embarcations que nous observons en provenance de France est inacceptable», a ainsi déclaré le secrétaire d'Etat à l'Immigration Chris Philp, soulignant que des migrants continuaient «à arriver à Calais pour faire la traversée». «Les Français doivent prendre des mesures plus fortes», a-t-il ajouté, préconisant des «interceptions en mer et des retours directs de bateaux».

Sur le mois de juillet, plus de 1 000 migrants ont réussi à franchir le détroit séparant la France du Royaume-Uni, selon un décompte de l'agence de presse britannique Press Association. Pour la seule journée du 30 juillet, ce chiffre était de 202 migrants, qui ont réussi à rejoindre les côtes anglaises à bord de 20 embarcations, un record en une seule journée.

Au moins 682 migrants ont été interceptés par les autorités françaises après avoir tenté de traverser la Manche à l'aide d'embarcations de fortune ou à la nage depuis le 1er janvier, selon un décompte de l'AFP.

Le ministre de l'Intérieur britannique Priti Patel a rencontré récemment son homologue Gérald Darmanin pour mettre en place une cellule de renseignement commune entre les deux pays afin de lutter contre les passeurs.

Côté français, 58 migrants, dont huit enfants et trois personnes souffrant de handicap, ont été secourus le 31 juillet alors qu'ils tentaient la traversée, selon les autorités maritimes locales françaises.

  • 2 août 2020 à 16:37

L'agence russe Roscosmos veut envoyer deux touristes dans l'espace en 2021

La Russie enverra deux touristes de l'espace sur la Station spatiale internationale (ISS) en 2021, a annoncé l'agence spatiale Roscosmos. Cet exploit se fera en partenariat avec Space Adventure, une entreprise américaine privée de tourisme spatial. 

«Les noms des deux "voyageurs de l'espace" devraient être divulgués début 2021», a ajouté Roscomos sur son compte Twitter.

2021 will also see launches of international crews from the Baikonur Cosmodrome. According to the contract with #SpaceAdventures company, two space tourists will launch to the ISS in the end of 2021 🚀

The names of ‘space travellers’ will be disclosed in the beginning of 2021

— РОСКОСМОС (@roscosmos) August 1, 2020

Roscosmos a signé un contrat avec la société américaine en février 2019 pour envoyer deux touristes dans l'espace en 2021. «Des négociations avec un certain nombre d'autres entreprises américaines sont également en cours pour envoyer des touristes de l'espace sur la Station spatiale internationale», a précisé l'agence russe.

Des négociations avec un certain nombre d'autres entreprises américaines sont également en cours

Les deux voyageurs qui partiront en 2021 ne seront pas les premiers touristes à avoir l'honneur de séjourner à bord de l'ISS. Roscosmos et Space Adventures se sont associés en 2001 pour envoyer le premier touriste spatial du monde, Dennis Tito, sur la station. Le chef d'entreprise Charles Simonyi est quant à lui devenu le premier touriste à s'être rendu deux fois dans l'espace en participant à deux vols en 2007 et 2009. 

  • 2 août 2020 à 16:46

Le Bitcoin franchit brièvement la barre des 10 000 euros, plus haut niveau depuis un an

La plus populaire des cryptomonnaies a de nouveau le vent en poupe : dans la journée du 2 août, le prix d'un Bitcoin est passé au-delà du cap psychologique des 10 000 euros, avant de redescendre légèrement, aux alentours de 9 500 euros. Le Bitcoin n'avait plus atteint un tel niveau depuis août 2019.

Depuis la mi-mars, la tendance de la cryptomonnaie est ainsi résolument haussière. Elle a en effet gagné 24% au cours du mois dernier, selon les chiffres fournis par la base de données en ligne Messari. Juillet a également été marqué par la clôture mensuelle la plus élevée pour la monnaie virtuelle depuis 2017, année où le bitcoin a atteint son plus haut niveau historique.

«Le Bitcoin renverse sa tendance baissière, qui remonte à son plus haut, en 2017. Si vous en possédez depuis longtemps, c'est le type d'action que vous aimez voir», a ainsi jugé Ari Wald, responsable de l'analyse technique chez Oppenheimer, banque d'investissement américaine, sur la chaîne américaine CNBC.

La progression du Bitcoin s'inscrit dans un contexte d'incertitude économique liée à la crise sanitaire, qui profite également à l'or. Le métal précieux a atteint le 27 juillet un record historique à 1 930,48 dollars l'once, confirmant son statut de valeur refuge en temps de pandémie, la baisse du billet vert ayant également contribué à doper le cours du métal jaune.

  • 2 août 2020 à 16:59

«Pas politiquement correct» : le professeur Caumes propose de «laisser les jeunes se contaminer»

Dans un entretien au Parisien publié le 1er août, le chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), à Paris, le professeur Eric Caumes, a fustigé la stratégie de lutte contre la pandémie de Covid-19 mise en place par les autorités, considérant «que l'on court toujours après l'épidémie au lieu d'anticiper».

En les laissant se contaminer, ils participeront à l'immunité collective et elle sera plus importante à la rentrée, dans les écoles et les universités

Interrogé par le quotidien francilien sur les solutions à mettre en place face à la hausse des contaminations, phénomène qui touche particulièrement les jeunes de 20 à 30 ans, le professeur Eric Caumes a d'abord reconnu que leur imposer le port constant du masque et leur interdire tout rassemblement en plein été était très difficilement réalisable.

C'est pourquoi il a suggéré, considérant toutefois son idée «pas politiquement correct[e]», de «les laisser se contaminer entre eux, à condition qu'ils ne voient pas leurs parents et leurs grands-parents». «En les laissant se contaminer, ils participeront à l'immunité collective et elle sera plus importante à la rentrée, dans les écoles et les universités, même si cela aura des conséquences», a-t-il aussitôt précisé.

«Ça va péter dans beaucoup d'endroits», s'alarme le médecin

«Malheureusement, les autorités n'arrivent plus à contrôler certains clusters. Ça va péter dans beaucoup d'endroits en même temps», a également estimé Eric Caumes, commentant la recrudescence des cas positifs au Covid-19 en France

Et de poursuivre : «En un mois, on est passé de 0 à 3 admissions à 5 à 10 par jour surtout dans le nord de la région [Ile-de-France], où la précarité est plus importante. Si ça continue, oui, on ira vers une deuxième vague. Quelle sera son amplitude ? Ce sera tout l'enjeu.»

L'infectiologue a ensuite vigoureusement critiqué l'insuffisance des dépistages du virus, pourtant nécessaires, selon lui, afin de «remonter les chaînes de contamination». Il rappelle en effet que «lorsqu'un cas est recensé, il faut identifier et tester son entourage, ce qu'on appelle les "cas contacts", en trois jours, sinon l'épidémie vous échappe», ajoutant : «C'est sûrement ce qui est en train de se passer.»

«Enfin, au lieu de tester les voyageurs en provenance de pays très à risque, il faudrait leur imposer une quarantaine. Aujourd'hui, le Maroc et le Mexique ne figurent même pas sur cette liste, c'est ubuesque. Si ça continue, on va droit dans le mur», a-t-il conclu.

  • 2 août 2020 à 17:22

Manifestations en Israël : la justice rappelle à l'ordre le fils de Netanyahou pour un tweet

Un tribunal de Jérusalem a ordonné ce 2 août à Yaïr Netanyahou, fils du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, de cesser de «harceler» les organisateurs des manifestations réclamant le départ de son père.

Yaïr Netanyahou avait twitté le 31 juillet les adresses personnelles des organisateurs des manifestations qui ont lieu devant le domicile du Premier ministre et avait appelé à manifester devant les maisons des manifestants. «J'invite tout le monde à manifester, jour et nuit, devant les maisons de ces gens qui organisent l'anarchie dans notre pays», avait-il twitté.

J'invite tout le monde à manifester, jour et nuit, devant les maisons de ces gens qui organisent l'anarchie dans notre pays

Depuis de nombreuses semaines, des manifestations se déroulent presque quotidiennement en Israël, notamment devant le domicile du Premier ministre inculpé en novembre 2019 pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires, une première pour un chef de gouvernement israélien en cours de mandat. En plus de crier leur ras-le-bol contre le Premier ministre, les protestataires dénoncent la mauvaise gestion de la pandémie de nouveau coronavirus par le gouvernement.

La juge Dorit Feinstein a exigé que le tweet soit effacé et a ajouté dans sa décision que Yaïr Netanyahou devait «cesser de harceler les organisateurs des manifestations pendant six mois et ne plus publier leurs adresses privées». En réaction, le fils du Premier ministre, âgé de 29 ans et familier des provocations sur les réseaux sociaux, a publié un tweet reprochant à la juge de ne pas avoir pris en compte «les menaces de mort dont [il est] la victime». Son père a de son côté dénoncé dans un communiqué les «actes de violences et de harcèlement de tous».

Je n'entends aucune condamnation des médias contre la nature violente des manifestations

S'exprimant au début du Conseil des ministres hebdomadaire, Benjamin Netanyahou a accusé la presse locale de se mobiliser contre lui, la comparant à la presse en Corée du Nord. «Je n'entends aucune condamnation des médias contre la nature violente des manifestations. Au lieu de couvrir les manifestations, la presse se mobilise en faveur des protestataires», a-t-il dénoncé. Le 1er août, son parti, le Likoud, avait affirmé sur Twitter que les médias «essayent désespérément d'intoxiquer le public, afin de faire tomber un Premier ministre de droite fort».

  • 2 août 2020 à 18:23

Damas qualifie de «vol» la signature d'un accord pétrolier au nord-est de la Syrie

Damas a condamné le 2 août un accord conclu entre une compagnie pétrolière américaine et l'administration semi-autonome kurde dans le nord-est de la Syrie morcelée par la guerre, dénonçant un «vol» et une atteinte à la souveraineté du pays.

L'immense majorité des champs pétroliers, dans l'est et le nord-est du pays, échappent à l'autorité du gouvernement syrien. Ils sont contrôlés essentiellement par les Kurdes, soutenus par des troupes américaines sur place, qui en ont fait la principale source de revenus de leur administration semi-autonome.

Ni l'administration semi-autonome kurde ni les Forces démocratiques syriennes (FDS) n'ont communiqué sur ce dossier, alors qu'à Washington, des responsables ont confirmé un accord «pour moderniser les champs pétroliers du nord-est syrien» sans plus de détails. 

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé un «accord signé par la milice des FDS et une compagnie pétrolière américaine pour voler le pétrole syrien [...] avec le soutien de l'administration américaine», dans un communiqué cité par l'agence officielle Sana.

Un «accord entre des voleurs qui volent et des voleurs qui achètent»

Le texte dénonce «un accord entre des voleurs qui volent et des voleurs qui achètent», y voyant «une atteinte à la souveraineté syrienne».

Le communiqué fustige également «l'approche américaine hostile à la Syrie : le vol des richesses du peuple syrien et l'entrave des efforts de l'Etat en vue de la reconstruction».

Le 30 juillet, lors d'une audience au Congrès américain à Washington, le sénateur Lindsey Graham a assuré avoir évoqué l'accord avec le commandant en chef des FDS, Mazloum Abdi.

Apparemment, ils ont signé un accord avec une compagnie pétrolière américaine

«Apparemment, ils ont signé un accord avec une compagnie pétrolière américaine pour moderniser les champs pétroliers du nord-est syrien», a-t-il dit.

Interrogé par Lindsey Graham lors de cette audience, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a confirmé le soutien de Washington. «L'accord a pris plus longtemps que ce que nous espérions, nous en sommes maintenant à sa mise en œuvre. Il peut être très puissant», a-t-il ajouté.

La guerre qui dévaste la Syrie depuis 2011 a coûté des dizaines de milliards de dollars au secteur des hydrocarbures. Les combats ont parfois ravagé les infrastructures, cibles des convoitises des différents belligérants.

Avant le conflit, la production de pétrole brut syrien atteignait près de 400 000 barils par jour. Aujourd'hui, elle s'est effondrée.

  • 2 août 2020 à 20:24

Farage dénonce la présence d'une «force de type paramilitaire» lors d'une manifestation londonienne

Des centaines de personnes se sont rassemblées le 1er août à Brixton, dans le sud de Londres, pour célébrer le Jour de l'émancipation, qui commémore la fin de l'esclavage dans les colonies britanniques (le 1er août 1834, entrée en vigueur d'une loi de 1833) et notamment demander des réparations au gouvernement britannique pour son passé esclavagiste.

Parmi les groupes qui avaient appelé à ce rassemblement au cours duquel une artère de la ville a été temporairement bloquée, on trouve entre autres des écologistes d'Extinction Rebellion venus pour réclamer l'arrêt du« génocide et l'écocide des peuples africains et de leurs environnements», a rapporté The independant

D'autres manifestants se sont fait remarquer en défilant vêtus de noir de la tête aux pieds, équipés de ce qui ressemble à des gilets anti-couteaux ou pare-balles.

Met Police thank Brixton demonstrators for peaceful Afrikan Emancipation Day rally (via @standardnews)https://t.co/EVFRS7WO8jpic.twitter.com/ngp8JVuHfk

— Dionne Grant (@DionneGrant) August 2, 2020

Sur des images circulant sur les réseaux sociaux, on a pu les voir défiler de façon organisée, avant de pratiquer un exercice dans lequel ils suivent des consignes avec une discipline militaire. Les membres de ce mystérieux groupe, qui arborent un écusson «FF Force» (Forever Family Force), ne sont pas sans rappeler les activistes des Black Panthers.

The Public Order Act 1936 prohibits by law paramilitary and political uniforms. Why is the Met Police allowing this to happen? pic.twitter.com/m63fnDQytS

— Nigel Farage (@Nigel_Farage) August 2, 2020

Ces images ont choqué l'ancien eurodéputé et grand artisan du Brexit Nigel Farage. «Scènes terrifiantes à Brixton aujourd'hui. Une force de type paramilitaire marche dans les rues. C'est ce que voulait le mouvement BLM depuis le départ, et cela va diviser notre société comme jamais auparavant», a-t-il ainsi réagi dans un tweet très partagé, avant de demander pourquoi la police avait «laissé faire». 

Terrifying scenes in Brixton today.

A paramilitary-style force marching in the streets.

This is what the BLM movement wanted from the start and it will divide our society like never before.https://t.co/7bfaSIelCM

— Nigel Farage (@Nigel_Farage) August 1, 2020

Susan Hall, la chef de file des conservateurs au conseil municipal de Londres a également vivement réagi : «Quiconque pense que c'est acceptable devrait se demander, "qu'est-ce qui vient après ça". Très très inquiétant.»

Anyone thinking this is acceptable needs to ask themselves ‘what comes next’ - very very worrying https://t.co/FNCAUptkMR via @MailOnline

— Susan Hall AM (@Councillorsuzie) August 1, 2020

De l'autre côté de l'échiquier politique, le co-leader des Verts Jonathan Bartley a accusé Nigel Farage de semer lui-même la «division» : «Vous essayez simplement de créer la division. Mais ces gens de Brixton savent aujourd'hui que l'amour et la justice vaincront la peur et la haine que vous colportez. L'espoir est ce dont les gens ont besoin en ce moment et ils montrent le chemin pour y parvenir.»

You are just trying to create division. But these people in #Brixton today know that love and justice will conquer the fear and hate that you peddle. Hope is what people need right now and they are showing the pathway toward it. https://t.co/L9tYGj5nr8

— Jonathan Bartley (@jon_bartley) August 1, 2020

De son côté, la police a fait part de sa satisfaction que la journée de manifestation se soit déroulée en grande partie de façon pacifique, faisant état de trois interpellations. «Le rassemblement d'aujourd'hui a été en grande partie pacifique, et nous remercions nos communautés de travailler avec nous pour faire en sorte que les voix de la communauté puissent être entendues en toute sécurité et de manière responsable, pour assurer la sécurité de tous», a ainsi déclaré la sous-commissaire adjointe Laurence Taylor, en charge du maintien de l'ordre lors de cet événement. 

  • 3 août 2020 à 07:28

Mexique : arrestation du chef d'un cartel recherché pour «crime organisé et vol de carburant»

Le chef d'un puissant cartel mexicain, José Antonio Yépez, spécialisé dans le trafic de carburant, a été capturé ce 2 août par les forces militaires mexicaines, selon une source gouvernementale citée par l'AFP.

Surnommé «El Marro» au Mexique, José Antonio Yépez, patron du puissant cartel de Santa Rosa de Lima, a été interpellé au cours d'une opération militaire menée dans l'Etat de Guanajuato, dans le centre du pays, d'après le compte Twitter officiel du ministre mexicain en charge de la Sécurité, Alfonso Durazo.

«El Marro» est l'un des criminels présumés les plus recherchés du Mexique. Il est soupçonné d'avoir créé ces dernières années un puissant groupe criminel qui se consacre essentiellement au forage de pipelines pour détourner du carburant destiné au marché noir.

Alfonso Durazo a expliqué qu'après avoir été arrêté à l'aube, José Antonio Yépez a été transféré dans une prison de sécurité maximale située dans l'Etat de Mexico, où il sera présenté devant un juge fédéral à l'origine du mandat d'arrêt contre lui «pour crime organisé et vol de carburant».

Guerre de gangs pour les hydrocarbures à Guanajuato

Le 24 juillet, José Guadalupe, alias «El Mamey», qui est considéré comme l'un des principaux lieutenants de José Antonio Yépez et le chef d'une cellule du cartel de Santa Rosa de Lima, avait été arrêté, également à Guanajuato, capitale de l'Etat homonyme.

En juin, les autorités avaient capturé une trentaine de membres de ce cartel, dont la mère et la sœur de «El Marro» qui avaient ensuite diffusé une vidéo exigeant leur libération. Les deux femmes, qui avaient affirmé avoir été torturées, avaient été libérées quelques jours plus tard. Guanajuato est l'un des plus importants centres industriels du Mexique.

Ces activités, ainsi que la présence d'importantes infrastructures énergétiques, attirent des organisations telles que le cartel de la nouvelle génération de Jalisco (CJNG) et le cartel de Santa Rosa de Lima qui, outre le trafic de drogue et le vol de carburant, se livrent à des extorsions et des enlèvements.

Les deux groupes concurrents sont par ailleurs engagés dans un conflit sanglant qui fait de Guanajuato l'un des Etats les plus violents du Mexique.

  • 3 août 2020 à 07:47

SpaceX : les astronautes américains de retour sur Terre après deux mois dans l'ISS

Deux astronautes américains sont revenus sains et saufs sur Terre le 2 août à bord de la capsule Crew Dragon de SpaceX, après deux mois dans l'espace. Une fin de mission réussie qui ouvre la voie à de réguliers vols habités avec ce nouveau véhicule spatial pour la Nasa.

En moins d'une heure, à bord du Dragon de SpaceX, Bob Behnken et Doug Hurley sont passés d'une vitesse de 28 000 km/h en orbite à une vitesse de 24 km/h au moment de l'amerrissage, quatre grands parachutes s'étant ouverts comme prévu comme prévu en fin de descente.

La capsule de SpaceX (officiellement Space Exploration Technologies Corporation) a amerri au large de Pensacola (Floride), dans le golfe du Mexique, site choisi pour éviter une tempête tropicale plus à l'est.

«Bienvenue sur Terre, et merci d'avoir volé sur SpaceX», a annoncé le directeur de vol aux astronautes. «C'était un honneur et un privilège», a répondu Doug Hurley.

Bienvenue sur Terre, et merci d'avoir volé sur SpaceX

«Super de voir nos astronautes de la Nasa rentrer sur Terre après deux mois d'une mission très réussie. Merci à tous !!» a quant à lui tweeté le président américain Donald Trump après l'amerrissage.

Great to have NASA Astronauts return to Earth after very successful two month mission. Thank you to all!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) August 2, 2020

L'aller-retour habité réussi vers la Station spatiale internationale (ISS) est le premier depuis que les Américains ont décidé de ne plus utiliser leurs navettes spatiales, en 2011. Depuis les américains voyageaient à bord de fusées russes. La Nasa a prévu d'utiliser deux fois par an la capsule Dragon pour envoyer quatre astronautes à la fois, y compris des non-Américains. Un Japonais et le Français Thomas Pesquet sont en effet prévus pour les prochaines missions.

La Nasa estime qu'une nouvelle «ère» s'ouvre car SpaceX va rendre aux Etats-Unis un accès à l'espace, moins cher que ses programmes précédents. Pour trois milliards accordés depuis 2011 dans le cadre d'un contrat à prix fixe, SpaceX a entièrement développé un nouveau taxi spatial et promis six allers-retours vers l'ISS. L'agence se voit désormais comme une cliente d'un dynamique secteur spatial privé.

La capsule est réutilisable : elle fera l'objet d'inspections et de réparations pour la mission du printemps 2021, avec Thomas Pesquet à bord.

  • 3 août 2020 à 08:13

Afghanistan : au moins 20 morts dans l'attaque d'une prison revendiquée par Daesh

Un attentat à la bombe revendiqué par le groupe terroriste Daesh, suivi d'une attaque menée dans une prison de la ville de Jalalabad, dans l'est de l'Afghanistan, ont fait au moins 20 morts et des dizaines de blessés, selon les autorités locales.

Sohrab Qaderi, membre du conseil provincial de Jalalabad, a déclaré qu'un attentat à la voiture piégée avait été suivi d'au moins deux petites explosions à l'extérieur d'une prison gouvernementale. Des affrontements ont ensuite eu lieu entre la police et des assaillants qui avaient pris position à proximité de la prison. 

Des civils et des prisonniers ont trouvé la mort au cours de l'attaque et le bilan des victimes pourrait encore s'alourdir, selon Sohrab Qaderi. Enfin, plus de 50 détenus se sont échappés de cet établissement qui abrite de nombreux Taliban et membres de Daesh.

L'agence médiatique de Daesh a fait savoir que l'organisation était à l'origine de cette attaque, sans donner plus de détails. L'attribution de cette attaque à Daesh n'a pour le moment pas pu être confirmée par des sources indépendantes.

Un porte-parole des Taliban a déclaré que ces derniers n'étaient pas à l'origine de l'attaque.

Cet attentat a eu lieu lors du troisième et dernier jour d'un cessez-le-feu entre le gouvernement afghan et les Taliban à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd el Kébir.

  • 3 août 2020 à 08:40

«Contenu se moquant des victimes de la Shoah» : Dieudonné banni définitivement par Facebook

Le groupe Facebook a annoncé, ce 3 août, avoir banni de manière définitive de Facebook et Instagram le polémiste français Dieudonné M'Bala M'Bala, pour «contenu se moquant des victimes de la Shoah» et «termes déshumanisants à l'encontre des Juifs».

«En conformité avec notre politique sur les individus et les organismes dangereux, nous avons banni de manière définitive Dieudonné M’Bala M’Bala de Facebook et d’Instagram. Bannir une personne de manière permanente de nos services est une décision que nous pesons toujours avec attention, mais les individus et organisations qui attaquent les autres sur la base de ce qu’ils sont n’ont pas leur place sur Facebook ou sur Instagram», a expliqué un porte-parole du géant du numérique.

Il ne s'agit pas de la première interdiction pour Dieudonné puisque le polémiste a vu sa chaîne YouTube supprimée à la fin juin par Google, la maison mère du site de streaming, qui estimait que cette suppression faisait suite «à des enfreintes répétées à notre règlement de communauté YouTube».

Dieudonné était suivi par près de 1,3 million de comptes sur les plateformes de Facebook et 400 000 abonnés sur sa chaîne YouTube.

«Une grande victoire» pour la Licra

Dans un communiqué, la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra) y voit «une grande victoire et l’aboutissement d'un travail de longue haleine, mené par nos équipe et nos avocats, qui a enfin fini par payer».

«Ses publications ont commis des dégâts considérables et irréparables parmi la jeunesse et elles ont participé, des années durant à banaliser l’obsession des juifs et à redonner une seconde jeunesse au négationnisme de Robert Faurisson. Il était temps que le trouble cesse et nous sommes particulièrement fiers d’avoir activement participé à éteindre ce torrent de haine», a ajouté l'organisation. «L’air est plus respirable ce matin sur les réseaux sociaux. Un antisémite a cessé d’émettre !», a-t-elle conclu sur Twitter.

Le « Mur » de la Page FAcebook de Dieudonné M’Bala M’Bala est enfin tombé. C’est pour nous une grande victoire et l’aboutissement d’un long combat. L’air est plus respirable ce matin sur les réseaux sociaux. Un antisémite a cessé d’émettre ! pic.twitter.com/HJBeJ3xaOL

— Licra (@_LICRA_) August 3, 2020

Facebook avait déjà, par le passé, banni de ses réseaux sociaux plusieurs personnalités, à l'image d'Alain Soral ou Hervé Ryssen, ainsi que des organisations telles que Génération Identitaire.

Habitué des tribunaux, Dieudonné a été plusieurs fois condamné par la justice pour ses propos haineux. En novembre, il avait été condamné à 9 000 euros d'amende, pour complicité d'injure à caractère antisémite, après la publication d'une vidéo et d'une chanson intitulées «C'est mon choaaa».

  • 3 août 2020 à 10:17

Dépakine : Sanofi mis en examen pour homicides involontaires

Le groupe pharmaceutique Sanofi, déjà poursuivi pour «tromperie aggravée» et «blessures involontaires» dans l'enquête sur la commercialisation de l'anti-épiléptique Dépakine, dévoile avoir également été mis en examen pour «homicides involontaires» ce 3 août.

Sanofi avait déjà été mis en examen en février pour «tromperie aggravée» et «blessures involontaires», dans le cadre de cette enquête visant à établir s'il avait eu «tromperie sur les risques inhérents à l'utilisation du produit et les précautions à prendre, ayant eu pour conséquence de rendre son utilisation dangereuse pour la santé de l'être humain».

L'enquête avait été ouverte en 2016 auprès du tribunal judiciaire de Paris, suite à une procédure à l'initiative de l'Association d'aide aux parents d'enfants souffrant du syndrome de l'anti-convulsivant (Apesac), représentant 4 000 personnes dont la moitié des enfants malades, et qui s'appuyait sur 14 cas de mères ayant reçu de la Dépakine lors de leur grossesse.

Une nouvelle mise en examen

La molécule mise en cause, le valproate de sodium, est commercialisée depuis 1967 sous la marque Dépakine par Sanofi, mais aussi sous des marques génériques, et prescrite aux personnes souffrant de troubles bipolaires. Elle présente néanmoins un risque élevé de malformations congénitales sur le fœtus si elle est prise par une femme enceinte.

En février 2020, les juges en charge de l'enquête sur la commercialisation de la Dépakine avaient mis en examen le groupe pharmaceutique français pour «tromperie aggravée» et «blessures involontaires».

Le 3 août, le groupe a fait savoir auprès de l'AFP avoir également été mis en examen «dernièrement pour homicides involontaires», confirmant une information du quotidien Le Monde qui évoque la date du 20 juillet.

Le groupe, dans une communication transmise à l'AFP, affirme avoir «respecté ses obligations d'information et conteste le bien-fondé de ces poursuites». «Le laboratoire a saisi la chambre de l'instruction afin de contester sa mise en examen. L'ensemble de ces éléments ne préjuge en rien de la responsabilité du laboratoire», met-il en avant.

En juillet dernier, la justice avait pour la première fois reconnu la responsabilité de l'Etat, ainsi que celle de Sanofi et de médecins, dans les effets dévastateurs de l'anti-épileptique Dépakine, le condamnant à indemniser des familles d’enfants lourdement handicapés.

  • 3 août 2020 à 11:05

Jean Castex demande de «ne pas baisser la garde» pour éviter «un reconfinement généralisé»

Le Premier ministre Jean Castex a appelé le 3 août les Français et les services de l'Etat à «ne pas baisser la garde» face à une résurgence du Covid-19, afin d'éviter «un reconfinement généralisé».

Il s'exprimait depuis Roubaix où le port du masque est désormais obligatoire dans certains «lieux publics ouverts» comme ailleurs dans le pays. «Le virus n'est pas en vacances, et nous non plus», a-t-il fait valoir. «Il faut nous protéger contre ce virus, surtout sans faire arrêter la vie économique et la vie sociale, c'est-à-dire en évitant la perspective d'un reconfinement généralisé», a-t-il ajouté.

«On constate une progression des données de l'épidémie [dans certaines régions] qui doit nous conduire à être plus que jamais attentifs, et c'est le cas», a insisté Jean Castex, qui n'a répondu à aucune question. Il s'est félicité des 14 000 tests déjà effectués dans la métropole de Lille, qui fait face à un regain de cas de Covid-19. 

«Il faut poursuivre, aller dans les endroits où des clusters sont susceptibles d'apparaître», a-t-il toutefois prévenu.

«J'appelle chaque Français à rester très vigilant car la lutte contre le virus dépend bien sûr de l'Etat, des collectivités locales, des institutions, mais aussi de chacun d'entre nous», a-t-il encore fait savoir.

Dans la métropole lilloise, qui compte 95 communes regroupant 1,2 millions d'habitants, le taux de positivité atteint 3%, un niveau «trois fois plus élevé que dans le reste du département», et le taux d'incidence s'établit désormais à 38 personnes contaminées pour 100 000 habitants contre 17 deux semaines plus tôt.

  • 3 août 2020 à 13:04

Prise d'otage dans une banque à Kiev : un individu arrêté

Menaçant de faire exploser une bombe, un individu s'est retranché dans une banque de la capitale ukrainienne Kiev, où il a pris au moins une personne en otage d'après le ministère de l'Intérieur de ce pays.

Selon le vice-ministre ukrainien de l'Intérieur, Anton Guerachtchenko, l'assaillant serait un homme de 32 ans de nationalité ouzbèke. Il pourrait par ailleurs s'agir d'une «personne mentalement déséquilibrée», selon un message mis en ligne sur le compte Facebook d'Anton Guerachtchenko. Celui-ci a précisé ne pas être en mesure de confirmer que le preneur d'otage était réellement armé d'une bombe mais qu'un «terroriste» avait été «capturé vivant».

D'après l'agence de presse Ria Novosti, le preneur d'otage aurait été interpellé par les forces spéciales russes. Selon la même source, une enquête aurait été ouverte pour «terrorisme».

Toujours d'après l'agence russe, l'homme vivrait en Ukraine depuis plus de cinq ans. 

Détails à suivre...

  • 3 août 2020 à 13:34

La justice équatorienne annule la suspension du parti de l'ancien président Rafael Correa

Dans une décision datée du 1er août, rendue publique sur son site internet, le Tribunal du contentieux électoral équatorien (TCE) a annulé la décision prise le 19 juillet par le Conseil national électoral (CNE) de suspendre quatre partis politiques, dont celui de l'ancien président Rafael Correa, Le Mouvement pour l'engagement social (Fuerza compromiso social).

D'après le document mis en ligne par la juridiction, la «résolution [du CNE] n'est pas claire, complète, légitime et logique». Pour cette raison, le TCE a décidé «d'annuler, sans délai, la résolution [du CNE] prise le 19 juillet 2020».

Une nouvelle qui ouvre donc la voie à la participation possible du Mouvement pour l'engagement social aux élections présidentielle et législatives prévues en 2021.

La décision a été accueillie positivement par l'ancien président. «Enfin !», s'est ainsi exclamé Rafael Correa sur Twitter, saluant un «juge électoral qui fait ce qu'il faut». 

Un juez electoral que hace lo correcto en estos tiempos cuánticos y de pandemia.
¡Finalmente! https://t.co/ql4dbLnGy4

— Rafael Correa (@MashiRafael) August 2, 2020

Le 20 juillet dernier, sur le même réseau social, il avait déjà fustigé la procédure du CNE, la qualifiant de «mascarade juridique», selon lui.

L'ancien président de gauche Rafael Correa avait été condamné par contumace le 7 avril dernier à huit ans de prison en première instance par la Cour nationale de justice (CNJ) d'Equateur pour «corruption aggravée», l'intéressé niant fermement toute implication.

Exilé depuis 2017 en Belgique, où il a demandé l'asile politique, Rafael Correa a dirigé l'Equateur de 2007 à 2017. Le pays est désormais gouverné par son ancien vice-président, Lenin Moreno, qui a totalement rompu avec la politique sociale de son prédécesseur pour procéder à un tournant néolibéral.

  • 3 août 2020 à 15:27

Comptes de partisans de Bolsonaro bloqués : Facebook dénonce une décision «extrémiste»

Le 1er août, Facebook a qualifié d’«extrémiste» la décision d'un juge de la Cour suprême brésilienne ordonnant de bloquer les comptes de 12 alliés de premier plan du président du Brésil, Jair Bolsonaro. La société américaine a promis de faire appel.

Les tensions s'intensifient entre le chef de l'Etat brésilien et la Cour suprême, qui enquête sur des allégations selon lesquelles plusieurs membres de l'entourage de Jair Bolsonaro mèneraient sur les réseaux sociaux une campagne visant à discréditer cette institution judiciaire et à en menacer les juges.

Cette nouvelle décision de justice est extrémiste, elle représente une menace pour la liberté d'expression et entre en conflit avec les lois et les juridictions du monde entier.

«Cette nouvelle décision de justice est extrémiste, elle représente une menace pour la liberté d'expression et entre en conflit avec les lois et les juridictions du monde entier», a déclaré Facebook dans un communiqué.

«Monsieur Bolsonaro et ses amis ne sont pas au-dessus des lois, mais ils ne sont pas non plus en-dessous des lois. Et il est regrettable que la Cour suprême, qui devait être la garante de l'Etat de droit au Brésil, pratique ces choses-là [...] nous avons une grave atteinte à la démocratie provenant de ceux qui sont censés la défendre», a estimé sur RT France le spécialiste en relations internationales Driss Ghali. Et d'ajouter : «Facebook [rappelle] que la loi brésilienne n'est pas extraterritoriale. Or les ministres de la Cour suprême brésilienne sont allés chercher les comptes [Facebook] aux Etats-Unis [...] C'est une jurisprudence très grave.»

12 comptes Facebook et 16 comptes Twitter suspendus

Le juge Alexandre de Moraes avait ordonné en juillet la suspension de 12 comptes Facebook et de 16 comptes Twitter pour mettre fin à «la diffusion de fausses nouvelles, d'accusations diffamatoires, de menaces et de crimes» contre la plus haute instance du pouvoir judiciaire brésilien. 

Parmi les comptes suspendus figuraient ceux de l'ancien député conservateur Roberto Jefferson, du magnat des affaires Luciano Hang et de la militante Sara Winter.

Le 25 juillet, les deux réseaux sociaux avaient effectivement bloqué l'accès aux comptes, mais seulement pour les internautes qui tentaient d'y accéder depuis le Brésil. Toutefois, les propriétaires des comptes suspendus avaient rapidement contourné l'interdiction en indiquant à leurs abonnés comment modifier les paramètres de leur compte pour les faire apparaître comme provenant d'un autre pays que le Brésil.

En réponse, le juge Moraes a ordonné le 30 juillet aux réseaux sociaux d'appliquer la suspension pour les internautes du monde entier.

Devant le refus de Facebook, Alexandre de Moraes a frappé la société d'une amende de 1,9 million de réaux (environ 310 000 euros) et cité à comparaître son dirigeant au Brésil, Conrado Lester.

«Face à la menace de tenir un employé de Facebook Brésil pour pénalement responsable, nous n'avons pas d'autre choix que de nous conformer à la décision en bloquant les comptes dans le monde entier», a écrit Facebook dans son communiqué.

De son côté, Jair Bolsonaro a également annoncé un recours devant la Cour suprême fédérale.

  • 3 août 2020 à 16:40

Covid-19 : la Russie promet des «centaines de milliers» de doses de vaccin dès 2020

Selon le ministre russe du Commerce Denis Mantourov, cité par l'agence de presse TASS, trois entreprises de recherche dans le domaine biomédical seront en mesure de produire dès septembre et de manière industrielle un vaccin candidat, développé par le Centre de recherches en épidémiologie et microbiologie Nikolaï Gamaleïa. Il a précisé que ces entreprises (Generium, R-Pharm et Bonnopharm) se trouvaient dans les régions de Vladimir, Iaroslavl et Moscou, et qu'elles étaient en train de terminer les derniers préparatifs avant le lancement de la production. 

«Selon les premières estimations [...] nous pourrons fournir dès cette année plusieurs centaines de milliers de doses de vaccin par mois, puis par la suite jusqu'à plusieurs millions en début d'année prochaine», a-t-il précisé dans son interview. 

Le ministre russe de la Santé Mikhaïl Mourachko avait fait savoir que le vaccin développé en Russie avait déclenché une réponse immunitaire au coronavirus chez les volontaires ayant participé aux essais cliniques, sans entraîner d’effets secondaires conséquents.

De son côté, le Fonds souverain russe, qui finance la mise au point du vaccin, espère que la production du nouveau vaccin contre le Covid-19 pourra atteindre le nombre de 10 millions par mois d'ici la fin de l'année, comme l'a déclaré son président Kirill Dmitriev, dans une intervention à la chaîne de télévision Rossia 24 ce 3 août. Il a ajouté que l'homologation officielle du vaccin devrait être réalisée dans les jours à venir.

Le 1er août, le ministre de la Santé avait assuré que cette vaccination contre le coronavirus serait gratuite pour tous les citoyens du pays. «Nous prévoyons que la vaccination soit couverte par le budget», avait-il précisé à l'agence de presse Interfax.

De son côté, Alexandre Sergueïev, président de l'Académie des sciences de Russie, avait mis en garde contre des déclarations de victoire trop hâtives, expliquant qu'il faudrait surveiller les anticorps induits par le vaccin durant plusieurs mois. «Lorsqu'on parle de la vaccination de masse de la population, de dizaines et de centaines de millions de doses de vaccin, évidemment, cela prend du temps», a-t-il expliqué, cité par l'agence Tass.

«Le développement de vaccins est une chose longue. Vous voyez, si vous voulez prouver que le vaccin que vous avez développé fonctionne vraiment pendant, disons, six mois, alors les tests cliniques d'un tel vaccin devront prendre beaucoup de temps», avertissait le scientifique, concluant toutefois : «Lorsqu'il est nécessaire de faire quelque chose rapidement pour protéger les groupes à risque [...] le travail peut être accéléré.»

  • 3 août 2020 à 17:24

Deux militaires rattachés à la DGSE mis en examen pour tentative de meurtre

Deux militaires rattachés à la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) ont été mis en examen et écroués pour «tentative d'homicide volontaire en bande organisée», a appris l'AFP auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien.

Les deux hommes, âgés de 28 et 25 ans, sont affectés au centre parachutiste d'entraînement spécialisé de Saran (Loiret), qui dépend de la DGSE, le service d'espionnage français. 

Selon le quotidien, ils sont soupçonnés d'avoir projeté un assassinat en dehors du cadre de leurs fonctions.

Les deux hommes ont été arrêtés à bord d'un véhicule volé à Créteil (Val-de-Marne) le 24 juillet. Un troisième suspect, dont le profil n'est pas encore connu, a été interpellé deux jours plus tard dans cette affaire et est également poursuivi pour «tentative d'homicide volontaire en bande organisée».

Tous trois sont aussi mis en examen pour «recel en bande organisée de vol, transport, acquisition, détention d’armes de catégorie B», qui regroupe les armes de poing (pistolet, revolver) et d'épaule (fusil...), et «association de malfaiteurs en vue de la commission de ces crimes et délits punis de 10 ans d'emprisonnement».

Un service rendu célèbre par la série «Le Bureau des légendes»

Le centre auquel les deux militaires sont rattachés est l'un des trois centres du service action de la DGSE, en charge des opérations clandestines, rendu célèbre par la série à succès «Le Bureau des légendes». Les deux autres sont basés à Quelerm, près de Brest, et l'Esplira-de-l'Agly (Pyrénées-Orientales).

En septembre 2018, deux anciens membres de ce service action avaient été dans le collimateur de la justice dans le cadre d'une enquête sur le projet d'assassinat d'un opposant congolais, le général Ferdinand Mbaou, réfugié en France en 1997.

Ces deux ex-agents avaient alors été mis en mis examen à Lyon pour «association de malfaiteurs» et «détention d'explosifs». En mars 2019, le corps de l'un d'entre eux avait été retrouvé, criblé de balles, sur un parking en Savoie. 

  • 3 août 2020 à 18:32

«Il n'y a pas de panacée» contre le nouveau coronavirus, rappelle le directeur général de l'OMS

L'Organisation mondiale de la Santé a averti le 3 août qu'il n'y aurait peut-être jamais de solution miracle contre la pandémie de Covid-19, en dépit de la course aux vaccins en cours. «Il n'y a pas de panacée et il n'y en aura peut-être jamais», a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, au cours d'une conférence de presse en ligne. 

Il n'y a pas de panacée et il n'y en aura peut-être jamais

«Les essais cliniques nous donnent de l'espoir. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous aurons un vaccin» efficace, notamment sur la durée, s'est-il inquiété.

Il a cependant estimé que le coronavirus pouvait être maîtrisé, grâce à de «bonnes pratiques» et à de «l'engagement politique». Le comité d'urgence de l'OMS qui s'est réuni le 31 juillet a été clair : «Quand les dirigeants travaillent de façon très étroite avec les populations, cette maladie peut être maîtrisée».

Quand les dirigeants travaillent de façon très étroite avec les populations, cette maladie peut être maîtrisée

Solutions préconisées : «contenir les flambées, tester, isoler et traiter les patients, rechercher et mettre en quarantaine leurs contacts», mais aussi «informer», a souligné le responsable du comité, en pressant les populations de continuer, elles, à respecter les gestes barrières pour rompre les chaînes de transmission.

Une mission en Chine sur les origines du virus

Le 10 juillet, l'OMS a dépêché en Chine un épidémiologiste et un spécialiste de la santé animale pour une mission exploratoire avant le démarrage d'une enquête sur l'origine du virus, apparu en Chine fin 2019. Tedros Adhanom Ghebreyesus a affirmé le 3 août que cette mission avait achevé son travail préparatoire.

L'équipe qui s'est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d'efforts conjoints pour identifier les origines du virus

«L'équipe qui s'est rendue en Chine a maintenant achevé sa mission consistant à jeter les bases d'efforts conjoints pour identifier les origines du virus, a déclaré le directeur général de l’OMS. Des études épidémiologiques commenceront à Wuhan pour identifier la source potentielle d'infection des premiers cas», a précisé le directeur général de l'OMS.

La grande majorité des chercheurs s'accorde à dire que le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 est sans doute né chez la chauve-souris, mais les scientifiques pensent qu'il est passé par une autre espèce avant d'être transmis à l'homme.

C'est cette pièce manquante du puzzle que la communauté scientifique internationale et l'OMS espèrent découvrir afin de mieux cibler les pratiques à risques et éviter une nouvelle pandémie.

  • 3 août 2020 à 19:35

Présidentielle en Biélorussie : une campagne sous haute tension

Le premier tour de l'élection présidentielle en Biélorussie se tiendra le 9 août.

En lice, cinq candidats enregistrés et validés par la Commission électorale centrale (CEC) : l'actuel président du pays Alexandre Loukachenko, l'ancien membre de la chambre basse du Parlement biélorusse Anna Kanopatskaïa, le coprésident de l'association «Dire la vérité» Andreï Dmitriev, le président du Parti social-démocrate biélorusse Gramada Sergueï Tcheretchen et Svetlana Tikhanovskaïa, qui a remplacé au pied levé son mari, le vidéo-blogueur de renom Sergueï Tikhanovski, après son arrestation en mai pour «organisation et préparation d'actions violant gravement l'ordre public», comme le rapporte l'agence RIA Novosti.

Deux autres candidatures ont été écartées de la course présidentielle : celle de Viktor Babaryko, ancien banquier et rival du président Loukachenko, arrêté mi-juin puis emprisonné, et celle de Valeri Tsepkalo, ancien diplomate et opposant qui a fui à Moscou par peur d'une arrestation.

Arrestation ou disqualification d'opposants

Selon les enquêteurs, Viktor Babaryko a été arrêté mi-juin car soupçonné d'être à la tête d'un «groupe organisé» accusé de «fraudes» et de «blanchissement d'argent» via la banque Belgazprombank, filiale du géant gazier russe Gazprom qu'il a précédemment dirigée. L'ONG Amnesty International estime de son côté qu'il s'agit d'un «prisonnier de conscience». Son arrestation avait déclenché un mouvement de protestation pacifique, qui avait débouché sur des dizaines d'arrestations. 

Valeri Tsepkalo, ancien diplomate de haut rang écarté de la course à la présidentielle en raison d'un nombre insuffisant de signatures collectées pour être candidat, est «parti à Moscou avec ses enfants par crainte pour sa sécurité», a déclaré à l'AFP son porte-parole, Alexeï Ourban. Valeri Tsepkalo a indiqué au média en ligne Tut.by que son épouse et lui-même avaient pris cette décision après avoir reçu des informations de sources au sein des services de sécurité selon lesquelles «l'ordre avait été donné de [l']arrêter». Selon son épouse Veronika, restée en Biélorussie, des policiers s'étaient rendus à l'école de leurs enfants, demandant aux professeurs de rédiger des témoignages écrits épinglant ses manquements en tant que parent. «D'après ce que je comprends, ils ont lancé le processus visant à me priver de mes droits parentaux», a-t-elle précisé à Tut.by, ajoutant : «C'est pourquoi nous avons pris la décision d'envoyer Valeri et les enfants hors de Biélorussie, parce que nous sommes face à une vraie menace et à un vrai danger.»

Sergueï Tikhanovski, blogueur populaire sur YouTube, a été emprisonné après avoir annoncé qu'il se lançait dans la course à la présidentielle en qualifiant le président Alexandre Loukachenko de «cafard» devant être écrasé. Officiellement accusé d'«organisation et préparation d'actions violant gravement l'ordre public», il a été placé en détention provisoire jusqu'au 29 septembre.

De plus, après l'interpellation le 29 juillet en Biélorussie de ressortissants russes accusés d'être des mercenaires de la société militaire privée Wagner, les enquêteurs biélorusses ont accusé Sergueï Tikhanovski et un autre opposant politique incarcéré, Nikolaï Statkevitch, d'avoir voulu orchestrer avec leur aide des «émeutes de masse». «[Sergueï] Tikhanovski, [Nikolaï] Statkevitch et les 33 ressortissants russes détenus, employés de la société militaire privée Wagner, sont poursuivis dans le cadre d'une enquête criminelle pour organisation d'émeutes massives. Ils agissaient ensemble», a ainsi déclaré le 30 juillet à l'AFP Sergueï Kabakovitch, porte-parole du Comité d'enquête biélorusse.

Enfin, Svetlana Tikhanovskaïa, qui a remplacé dans la campagne son mari Sergueï et a également envoyé ses enfants à l'étranger par mesure de sécurité, assure avoir reçu plusieurs coups de téléphone anonymes au cours desquels ses interlocuteurs menaçaient de l'emprisonner et de lui retirer ses enfants.

Une coalition féminine appelle à des élections incluant les candidats écartés

Si initialement Svetlana Tikhanovskaïa n'avait pas d'ambitions politiques et ne se voyait dans cette campagne qu'au côté de son mari, l'éviction de la course à la présidentielle de nombreux opposants à Loukachenko, dont son époux, l'a poussée à se jeter dans la bataille. Par la suite, elle a été rejointe dans sa campagne par Veronika Tsepkalo (femme de Valeri Tsepkalo) et Maria Kolesnikova, la directrice de campagne de Viktor Babaryko. 

Dans une interview publiée par le site d’informations meduza.io, Tikhanovskaïa a affirmé qu'elle partageait une stratégie commune avec les équipes de Viktor Babaryko et Valeri Tsepkalo, deux candidats écartés de la campagne présidentielle. L'émergence de cette coalition fait de Tikhanovskaïa la principale candidate de l'opposition, selon la presse russe.

Nous ne sommes pas des citoyennes de second rang, nous sommes égales aux hommes et pensons que nous allons gagner !

«Nous avons décidé de nous unir pour montrer ce qu'est la solidarité féminine», a déclaré Veronika Tsepkalo au cours d'une conférence de presse avec ses deux camarades. «Nous ne sommes pas des citoyennes de second rang, nous sommes égales aux hommes et pensons que nous allons gagner !», a-t-elle également martelé.

En cas de victoire, Svetlana Tikhanovskaïa envisage de «libérer les prisonniers politiques et économiques» puis de créer les conditions pour la tenue d'élections anticipées incluant la participation, notamment, des opposants actuellement derrière les barreaux Viktor Babaryko, Valeri Tsepkalo et Sergueï Tikhanovski. Le message principal de sa campagne présidentielle consiste ainsi à inciter les électeurs à voter pour l'organisation de nouvelles élections jugées justes et équitables, et non à la soutenir personnellement.

Si une femme veut être candidate, on l'enverra d'abord dans une unité militaire [...] pour qu'elle soit formée et sache faire la différence entre un transport de troupes et un char

Alexandre Loukachenko, cité par l'AFP, a raillé la concurrence que représenterait Tikhanovskaïa, jugeant que la Biélorussie n'était «pas encore prêt[e] à voter pour une femme». Il a estimé par ailleurs que «si une femme [voulait] être candidate, on l'enverra[it] d'abord dans une unité militaire [...] pour qu'elle soit formée et sache faire la différence entre un transport de troupes et un char».

Le 30 juillet, Svetlana Tikhanovskaïa s'est adressée dans une vidéo au chef de l'Etat en lui proposant de s'affronter lors d'un débat en face-à-face «devant le peuple biélorusse», en écartant un débat télévisé lors duquel Loukachenko ne serait pas présent en personne, mais représenté par un proche. «Je refuse de débattre à la télévision publique. Le débat que vous nous proposez est une farce, il est aussi faux que votre élection», a dénoncé Tikhanovskaïa, citée par l'agence TASS. Elle a également épinglé le fait que le débat prévu à la télévision nationale ne serait pas diffusé en direct, ce qui, selon elle, constitue une violation de la loi. 

Après 26 ans au pouvoir, Loukachenko se veut le garant de la souveraineté et de la stabilité du pays  

Alexandre Loukachenko, arrivé au pouvoir en 1994, présente sa candidature à l'élection présidentielle pour la sixième fois. Fort de ces années d'expérience, il se positionne comme un dirigeant fort et soucieux des intérêts nationaux. 

Selon le politologue Alexeï Dzermant cité par l'agence RIA Novosti, au cours des années passées par Loukachenko à la tête du pays, «un Etat national fort a été construit, qui a préservé la paix, l’intégrité territoriale et qui s'est développé tranquillement». 

Loukachenko a également été à l'origine, avec ses homologues russes, de la création de l'Union de la Russie et de la Biélorussie, dont le traité de création a été signé le 8 décembre 1999. Ce projet d'intégration géopolitique prévoyait la mise en place d'un espace économique commun, une coordination au niveau financier et douanier, ainsi que l'ouverture des frontières entre les deux pays et la coordination dans la prise de décisions internationales. Mais de nombreux désaccords en matière de prix d'achat du gaz et du pétrole russes ont envenimé les relations bilatérales depuis quelques années. Fin 2019, le chef de l'Etat biélorusse a décidé de diversifier l'approvisionnement en hydrocarbures du pays, en en achetant désormais à l'Azerbaïdjan, à l'Arabie saoudite, à la Norvège et aux Etats-Unis. 

Pour autant, Alexandre Loukachenko continue à se positionner comme l'allié historique de Moscou. Lors de sa rencontre avec le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine le 17 juillet dernier, il avait déclaré, selon l'agence RIA Novosti, que la Biélorussie resterait toujours un pays «proche et cher» pour la Russie.

La campagne présidentielle 2020 semble beaucoup plus complexe que les précédentes pour le chef de l'Etat. Et il ne reste pas passif face à cette donne.

La question des élections présidentielles est secondaire. La question principale [...] est de préserver le pays 

Tandis que sa principale adversaire, Svetlana Tikhanovskaïa, enchaîne les rencontres avec ses partisans à travers le pays, Loukachenko s'est de son côté adressé aux forces de l'ordre. Lors d'une réunion tenue le 28 juillet avec les responsables de différentes structures du système de sécurité nationale, il a martelé qu'«en aucun cas» il ne fallait permettre la déstabilisation du pays. La préservation de la Biélorussie est plus importante que la question des élections présidentielles, a déclaré le président, cité par le site d'information officielle belta.by. «Vous et moi, nous devrions être surtout préoccupés par le fait de n’admettre en aucun cas la déstabilisation de la situation dans notre pays. C'est notre objectif le plus important. La question des élections présidentielles est secondaire. La question principale et la plus importante est de préserver le pays», a insisté le dirigeant biélorusse.

Par ailleurs, Loukachenko a affirmé que la campagne présidentielle actuelle était victime de nombreuses tentatives de déstabiliser le pays, ce dernier risquant de perdre une partie de son territoire et de retrouver ses frontières de 1921 s'il ne prenait pas garde à ces menaces. 

A la suite de nombreuses manifestations d'opposition, lors d'une prise de parole le 15 juillet, le dirigeant biélorusse n'a pas hésité à accuser à la fois Moscou et l'Occident de vouloir s'ingérer dans le scrutin d'août 2020, sous-entendant que certains candidats étaient financés par le Kremlin. Partant, Alexandre Loukachenko a assuré qu'il défendrait son pays «avec toutes les méthodes légales» et qu'il ne donnerait «son pays à personne».

Manifestations et arrestations 

Après le refus de la Commission électorale centrale d’enregistrer les candidatures de Babaryko et Tsepkalo mi-juillet, d'importantes manifestations ont été organisées à Minsk et dans d'autres grandes villes du pays. La police de cette ancienne république soviétique a indiqué avoir arrêté, le 14 juillet, «plus de 250 personnes» lors de ces manifestations non autorisées à travers le pays, près 200 arrestations ayant eu lieu à Minsk.

Les manifestants qui se sont rassemblés ce jour dans la capitale du pays pour exprimer leur soutien aux opposants d'Alexandre Loukachenko ont été dispersés par la police. Le Comité d'enquête a annoncé de son côté l'ouverture d'une enquête pour «violations flagrantes de l'ordre public», délit passible d'une peine pouvant aller jusqu'à trois ans de prison, a rapporté le quotidien russe Komsomolskaïa Pravda.

Par la suite, le responsable du ministère de l'Intérieur, Ivan Koubrakov, cité par le site d'information belta.by, a indiqué que 115 manifestants étaient poursuivis à Minsk pour refus d'obtempérer et participation à un rassemblement non autorisé, une infraction passible de courtes peines de détention ou d'une amende. Il a par ailleurs accusé des manifestants d'avoir voulu provoquer des «bagarres» avec la police.

De son côté, l'ONG Amnesty International, citée par l'AFP, a dénoncé un «recours excessif et non nécessaire à la force» lors des manifestations, pendant lesquelles des protestataires ont été mis à genoux ou frappés au visage, selon le centre de défense des droits humains Viasna.

Si je me comporte "démocratiquement" [...] j'ai une forte chance de perdre complètement le pays [...] Personne ne me pardonnera, ni à nous tous, la destruction de la Biélorussie

Face à ce contexte tendu, le président Alexandre Loukachenko a déclaré, cité par l'agence RIA Novosti : «Dans cette situation, je tiens à vous rappeler que vous ne devez pas m’obliger à faire un choix [entre règlement démocratique ou par la force de la situation]. Si je me comporte "démocratiquement", si je montre que je suis tout blanc et douillet, j'ai une forte chance de provoquer la perte complète du pays. Et on me maudira dès cette année. Personne ne me pardonnera, ni à nous tous, la destruction de la Biélorussie», a déclaré le chef d'Etat.

Présidentielle en Biélorussie : une campagne sous haute tension© Site euronews.com, Andrei Viatovich
Une manifestation des biélorusses à Paris en soutien de l'opposition, juin 2020

Par ailleurs, à Paris, Stockholm, Prague et Varsovie, plusieurs manifestations ont été organisées pour soutenir l'opposition à l'approche de la présidentielle. Les participants ont appelé à mettre fin à la persécution des hommes politiques et des militants en Biélorussie, à respecter les droits de l'Homme et à ne pas entraver la compétition politique.

Importantes mobilisations à l'appel de Tikhanovskaïa

Plusieurs dizaines de milliers de partisans de la principale candidate de l'opposition ont participé, le 30 juillet, à un grand rassemblement.

A l'appel de Svetlana Tikhanovskaïa, plus de 34 000 personnes selon l'agence RIA Novosti, près de 63 000 selon l'organisation de défense des droits humains Vasnia citée par l'AFP, se sont réunies dans un parc de la capitale, Minsk, en soutien à cette candidate inattendue. Lors de ce rassemblement d'opposition, le plus grand tenu en Biélorussie depuis au moins dix ans, les trois représentantes de la nouvelle coalition anti-Loukachenko ont appelé les électeurs à voter pour Svetlana Tikhanovskaïa.

Par ailleurs, devant des milliers de partisans, la candidate a interpellé les autorités en ces termes : «J'ai appris qu'on accusait Sergueï [Tikhanovski] de préparer des émeutes. Vous brisez le sort d'un homme, pas d'un seul, de tous les prisonniers politiques du pays.» Svetlana Tikhanovskaïa a souligné qu'elle contestait tout lien entre l'arrestation de son mari et l'interpellation plus récente d'un groupe de Russes soupçonnés de vouloir «déstabiliser» le pays.

«Personne ne croira que ces combattants nous ont été envoyés pour les élections, qu'ils voulaient faire une révolution ici. Quelle révolution ? Nous voulons la liberté», a-t-elle ajouté.

Présidentielle en Biélorussie : une campagne sous haute tension© Victor Tolotchko Source: Sputnik
Manifestation en soutien de Svetlana Tikhanovskaïa à Minsk, 30 juillet

Quelle popularité pour le président Loukachenko ?

La popularité du président Loukachenko reste élevée, selon un sondage commandé par la chaîne de télévision biélorusse publique ONT. Ainsi 72,3% des Biélorusses sont prêts à soutenir le chef de l'Etat actuel, contre seulement 7,5% favorables à Svetlana Tikhanovskaïa, a annoncé le centre analytique Ecoom, cité par site d'actualité russe gazeta.ru [hyperlien]. L'enquête a été réalisée du 23 au 27 juillet auprès de 1 879 personnes.

En mai dernier, deux médias biélorusses, Onliner et Tut.by, avaient organisé des sondages en ligne. Deux d'entre eux avaient estimé que la cote de popularité d'Alexandre Loukachenko auprès des internautes était comprise entre 3% et 6%, ce qui avait conduit nombre d'utilisateurs des réseaux sociaux à surnommer facétieusement leur président «Sacha 3%» (Sacha étant le diminutif d'Alexandre). 

Conséquence : début juin, l'Académie des sciences de Biélorussie a déclaré que les sondages en ligne organisés par des médias étaient assimilables à des enquêtes politiques et nécessitaient donc une accréditation officielle, a rapporté gazeta.ru.

Pas d'observateurs de l'OSCE à la présidentielle biélorusse

Dernier point singulier concernant cette présidentielle : pour la première fois depuis 2001, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) n'enverra pas de mission électorale en Biélorussie pour le scrutin du 9 août, faute d'invitation envoyée à temps par Minsk. L'organisation, dans un communiqué cité par l'AFP, a en outre exprimé sa «profonde préoccupation face aux informations selon lesquelles des candidats potentiels auraient été intimidés et des militants de l'opposition arrêtés».

Les quatre dernières élections présidentielles n'avaient pas été reconnues comme équitables par les observateurs de l'OSCE.

  • 3 août 2020 à 19:51

Les Etats-Unis vont renforcer leur présence militaire en Pologne

Le Pentagone a indiqué ce 3 août que les Etats-Unis déploieraient par rotations jusqu'à 5 500 soldats en Pologne, grâce à un accord conclu avec Varsovie sur leur statut dans le pays, confirmant ainsi une annonce faite le 31 juillet par le ministre polonais de la Défense Mariusz Blaszczak.

Les Etats-Unis et la Pologne ont conclu leurs négociations sur un accord de coopération en matière de défense qui définit «le cadre légal, les infrastructures et un partage équitable des charges», d'après un communiqué du secrétaire américain à la Défense, Mark Esper.

Cet accord «permettra d'augmenter d'environ 1 000 personnes la présence militaire par rotations», peut-on également lire dans ce communiqué, qui souligne que ces troupes «s'ajouteront aux 4 500 militaires américains déjà déployés par rotations en Pologne».

Les soldats ne seront pas positionnés en permanence et ils ne seront donc pas accompagnés de leurs familles, ce qui aurait impliqué des infrastructures plus complètes, notamment en termes de santé et d'éducation, et donc des emplois pour les populations locales.

L'Organisation du traité de l'Atlantique nord (OTAN) avait promis à la Russie en 1997 de ne pas établir de bases permanentes dans l'ancien bloc de l'Est. 

Cependant, les Etats-Unis considèrent que le rattachement de la Crimée à la Russie en 2014 et le conflit qui se poursuit en Ukraine les ont libérés de cette promesse.

Le ministre polonais de la Défense avait déclaré le 31 juillet qu'«au moins un millier de nouveaux soldats» allaient être déployés en Pologne. 

La semaine précédente, Mark Esper avait annoncé le retrait de quelque 12 000 militaires d'Allemagne, présentant ce projet comme nécessaire stratégiquement, avant d'être aussitôt contredit par le président Donald Trump, qui s'est dit prêt à revenir dessus si l'Allemagne augmentait sa contribution financière à l'OTAN.

  • 3 août 2020 à 20:33

Malgré les sanctions américaines, le MC-21 volera dès cette année avec un moteur 100% russe

«Un [...] événement cette année est le vol du MC-21 avec notre [moteur] PD-14 de fabrication nationale, d'ici la fin de l'année, les tests nécessaires sont en cours», a déclaré le 3 août Iouri Slioussar, directeur du groupe aéronautique russe OAK, cité par les agences russes, lors d'une réunion avec le président Vladimir Poutine.

OAK, également connu comme UAC (acronyme anglais d’United Aircraft Corporation) rassemble les principaux avionneurs civils et militaires russes (Soukhoï, Antonov, Tupolev...), au sein du conglomérat public Rostec.

La mise en service du MC-21, qui a effectué son premier vol d'essai en mai 2017, était initialement prévue pour la fin 2018, avant d'être repoussée. Puis, début 2019, Rostec a annoncé un retard supplémentaire d'un an en raison de sanctions américaines.

Ces sanctions, qui visent depuis septembre 2018 des entreprises russes participant à ce projet, ont provoqué l'arrêt de la livraison de certaines pièces américaines, notamment des turboréacteurs de l’avionneur étasunien Pratt & Whitney.

La mise en service du MC-21 est désormais prévue pour 2021 – pour les seules compagnies intérieures russes dans un premier temps. En effet, le turboréacteur PD-14 du motoriste ODK a déjà obtenu la certification russe, mais devra attendre celle de l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) en 2022. Ce mono-couloir ambitionne de concurrencer les Airbus A320 et Boeing 737 qui dominent actuellement le marché mondial des moyen-courriers.

En 2011, la Russie a mis en service l'appareil de transport régional Superjet 100, premier avion civil conçu depuis la dissolution de l’Union soviétique avec la participation de l'italien Finmeccanica et de nombreux équipementiers européens.

Mais les ventes sont pour le moment presque nulles à l'étranger, en raison notamment des défaillances, voire de l’inexistence d’un service après-vente, selon les déclarations du ministre de l’Industrie et du Commerce Denis Mantourov lors de sa visite de l’usine d’ODK à Perm, dans l’Oural, en juin dernier.

  • 3 août 2020 à 21:28

Venezuela : les principaux opposants à Nicolas Maduro boycottent les législatives

Les principaux opposants au gouvernement du Venezuela ont annoncé le 2 août qu'ils s'étaient mis d'accord pour ne pas participer aux élections législatives du 6 décembre, qu'ils ont qualifiées de «fraude électorale».

«De manière unanime, nous avons décidé de ne pas participer à la fraude électorale organisée par le régime de [Nicolas] Maduro», ont écrit ces partis dans une déclaration commune signée par 27 organisations.

De manière unanime, nous avons décidé de ne pas participer à la fraude électorale organisée par le régime de [Nicolas] Maduro

Les signataires dénoncent l'absence de «processus électoral ouvert, qui garantirait le respect de la volonté souveraine du peuple», et rappellent leur «soutien» au chef de l'opposition Juan Guaido.

L'Assemblée nationale est actuellement présidée par Juan Guaido, qui considère comme illégitime la présence au pouvoir de Nicolas Maduro et s'est autoproclamé en janvier 2019 président par intérim du Venezuela. Il est reconnu comme tel par plus d'une cinquantaine de pays, dont les Etats-Unis, qui appellent ouvertement au renversement de Nicolas Maduro et appliquent diverses sanctions économiques contre Caracas.

«[Juan] Guaido est le nom, la façade pseudo-légale, qui va permettre la spoliation des biens de la République bolivarienne du Venezuela», a estimé pour sa part sur RT France le journaliste Romain Migus. Ce dernier estime que cette décision de boycott émane d'un «secteur minoritaire de l'opposition» dont les représentants «savent très bien, pour la majorité de ces députés, qu'ils ne vont pas être réélus».

Un secteur minoritaire de l'opposition a joué son rôle, c'est-à-dire de décider de ne pas participer à l'élection qu'ils ont tout fait pour saboter

Selon Romain Migus, cette opération de l'opposition est pilotée par les Etats-Unis : «Monsieur [Elliott] Abrams [représentant spécial américain pour le Venezuela, Ndlr.] et Washington ont donné le top départ d'une campagne médiatique et psychologique visant à discréditer totalement les élections transparentes et démocratiques qui auront lieu le 6 décembre», a-t-il déclaré sur RT France. 

«Un secteur minoritaire de l'opposition a joué son rôle, c'est-à-dire de décider de ne pas participer à l'élection qu'ils ont tout fait pour saboter», a-t-il ajouté. 

  • 3 août 2020 à 21:55
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