Lateo.net - Flux RSS en pagaille (pour en ajouter : @ moi)

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
Aujourd’hui — 5 avril 2020Framasoft - Changer le monde un octet à la fois

Bouton "Partager" (share) optionnel :

Par @gmilad Gaëtan MAISON / Pseudogaëtan sur Framacolibri - Latest topics

@gmilad wrote:

Bonsoir à toutes et à tous,

Je viens de parcourir l’ensemble des sujets sur ce forum Français pour Peertube, j’ai rapidement cherché également sur la partie en Anglais, dans les plugins et même un peu dans le code (même si ce n’est pas ma spécialité) mais je n’ai pas trouvé comment caché le bouton « Partager » soit pour une vidéo soit pour l’ensemble des vidéos mise en ligne.

Alors pourquoi vouloir restreindre l’accès et surtout le partage me direz-vous ? Surtout moi qui suit dans le logiciel libre depuis une vingtaine d’années (et même ancien Membre/administrateur de Framasoft il y a environs 15 ans pff ça ne nous rajeunis pas hein @pyg @yostral @Framatophe et tout(es) les autres :slight_smile: ) et bien voilà le pourquoi du comment il est très simple, dans le cadre du confinement, étant dans l’équipe informatique d’un établissement scolaire, sur mon impulsion nous avons mis en place une instance Peertube juste pour tester et juste pour nous car nous allons sans doute avoir besoin de mettre en ligne temporairement des vidéos sous Copyright pour le besoin des enseignants (on ne vas/peut pas demander à l’ensemble des élèves d’une classe d’acheter/louer un film/documentaire que l’on a déjà payé à prix fort pour justement avoir le droit de les diffuser aux élèves en classes) et pour cela et afin de limiter les abus possibles j’aurais besoin de masquer/supprimer le bouton « Partager » comme on peut le faire pour le bouton « Télécharger ».

Comment peut-on le faire simplement soit depuis l’interface d’administration, mais dans ce cas j’ai mal cherché ou alors c’est bien caché, soit depuis peut-être la personnalisation du CSS ou JS mais je veux bien une piste, soit directement dans le code mais je ne sais pas vraiment où chercher le fichier et la ligne à modifier.

Si j’ai bien compris, si je veux le faire pour l’ensemble de l’instance il faudrait adapter cette ligne :

J’ai déjà réussi à « cacher » les boutons « j’aime » avec le plugin ungamify de @rigelk il me semble, peut être qu’en le modifiant un peu il est possible de rajouter la fonction pour cacher le bouton « Partager » mais dans ce cas là je veux bien un peu d’aide.

Pour information :

Yunohost 3.7.0.12
PeerTube 2.1.1

D’avance merci pour votre lecture jusqu’ici, et vos réponses/pistes, bonne fin de week-end.
Amicalement,
Gaëtan/Pseudogaëtan :slight_smile:

Posts: 1

Participants: 1

Read full topic

  • 5 avril 2020 à 00:58
Hier — 4 avril 2020Framasoft - Changer le monde un octet à la fois

Commentaires sur Pour un plan national pour la culture ouverte, l’éducation ouverte et la santé ouverte par Jeanne à vélo

Par Jeanne à vélo sur Commentaires pour Framablog

Avant de republier, trois coquilles à corriger :

– ces contenus pourtant produit : produits
– dans les institutions publique : publiques
– issues de la recherches : recherche

A part ça, je souscris totalement au propos.

  • 4 avril 2020 à 21:34

Commentaires sur Prendre de la hauteur par Mariomaster2

Par Mariomaster2 sur Commentaires pour Framablog

Saleté de correction automatique.
Je voulais dire merci PYG et non ouf !

  • 4 avril 2020 à 20:59

Commentaires sur Prendre de la hauteur par Mariomaster2

Par Mariomaster2 sur Commentaires pour Framablog

Merci OUF pour cette analyse, point de vue, sur je partage beaucoup !
Merci Framasoft dans son ensemble.
Vous êtes un peu mon étoile du berger…
Prenez soin de vous et de vos proches.

  • 4 avril 2020 à 20:58

Commentaires sur Prendre de la hauteur par Jeanne à vélo

Par Jeanne à vélo sur Commentaires pour Framablog

« je n’irai tout de même pas jusqu’à leur envoyer des cookies » 😁 👏

(et sinon, bravo, tribune passionnante)

  • 4 avril 2020 à 19:31

Commentaires sur 10 bonnes raisons de fermer certains services Framasoft (la 5e est un peu bizarre…) par Hypercrate

Par Hypercrate sur Commentaires pour Framablog

En réponse à Pouhiou.

Ne serait-il utile de communiquer sur ce q’implique l’hébergement de telles services pour des hébergeurs se manifestent ou qu’une structure collaborative organise l’essaimage de manière efficiente?

  • 4 avril 2020 à 18:37

Commentaires sur Pour un plan national pour la culture ouverte, l’éducation ouverte et la santé ouverte par Briand

Par Briand sur Commentaires pour Framablog

Et l’enseignement supérieur français est loin de montrer l’exemple !
La plupart des universités et écoles mettent leur ressources pédagogiques en accès fermé dans des intranet alors qu’il serait possible d’encourager les enseignants chercheurs et conseillers pédagogiques à partager, s’ils le souhaitent.
Ici une liste des 69 sites francophones autour de la formation et de l’enseignement supérieur francophone (beaucoup de Québecois) qui acceptent une réutilisation de leurs contenus :
https://www.innovation-pedagogique.fr/article39.html

  • 4 avril 2020 à 18:14

Problème connexion page FramaPad

Par @davido3131 davido3131 sur Framacolibri - Latest topics

@davido3131 wrote:

Bonjour,

Je rencontre un problème avec mon lien pad, à chaque fois que clique dessus, la page s’ouvre et j’ai ce message qui s’affiche, et qui continue de s’afficher lorsque j’essai de forcer la reconnexion… ;

''Vous avez été déconnecté.
Une modification que vous avez effectuée a été classée comme interdite par le serveur de synchronisation.
Cela peut être dû à une mauvaise configuration du serveur ou à un autre comportement inattendu. Veuillez contacter l’administrateur du service si vous pensez que c’est une erreur. Essayez de vous reconnecter pour continuer à modifier.

FORCER LA RECONNEXION’’

Est-il possible de m’aider svp, merci beaucoup à vous !

Davido

Posts: 3

Participants: 2

Read full topic

  • 4 avril 2020 à 16:28

Commentaires sur Pour un plan national pour la culture ouverte, l’éducation ouverte et la santé ouverte par Thatoo

Par Thatoo sur Commentaires pour Framablog

Merci! Les écrits du framablog me (ré)confortent toujours autant dans mes pensées. Merci de trouver les mots, les bons mots, les mots justes, les articles qui me parlent.
Je fais suivre.
Encore merci,

  • 4 avril 2020 à 14:52

Commentaires sur Prendre de la hauteur par pyg

Par pyg sur Commentaires pour Framablog

En réponse à Adrienne.

Salut Adrienne 🙂

Suis tout autant paumé que tout le monde, hein. Mais quand on est paumé, on « STOP » (S’arrêter, Temps de réflexion, Observation, Planification). Alors que là, j’enrage de voir qu’on continue.
La seule boussole qui me paraisse valable, c’est celles des valeurs. Notamment l’éthique et la morale. Et, donc, j’ai pas du tout envie qu’on transige sur nos libertés fondamentales (genre le back-tracking) parce que ça *pourrait* éviter des morts. C’est horrible dit comme ça. Mais je pense que #lesgens sont dans une telle situation de trauma, que beaucoup seront prêts à accepter toute proposition qui pourrait venir réduire les risques de renvoi à ce traumatisme. D’autant plus si ça vient d’une « autorité » (gouvernement ou gourou). Je pense que c’est notre plus grand risque aujourd’hui, maintenant que de nombreux murs sont tombés.
Une solution, plus difficile, plus courageuse, mais aussi plus positive à mon sens, serait donc de regarder la blessure en face, d’être au clair sur ce qui l’a causée, de comment on peut prendre soin de nous mêmes et des autres, d’assumer que ça ne sera plus pareil « après ». Bref, être en paix avec ce qui vient de se passer pour, justement, pouvoir se relever.
Bon, c’est un peu de la psychologie de comptoir, mais mon point est qu’il ne faut pas être naïf : les cartes sont rebattues, et certains vont tout faire pour en profiter :-/

Amitiés et courage à toi et à tes proches 🙂

  • 4 avril 2020 à 12:14

Pour un plan national pour la culture ouverte, l’éducation ouverte et la santé ouverte

Par framasoft sur Framablog

Crise ou pas crise, nous avons tout le temps besoin d’un savoir ouvert

La crise sanitaire du coronavirus nous oblige à réévaluer ce qui est fondamental pour nos sociétés. Les personnes essentielles sont bien souvent celles qui sont invisibilisées et même peu valorisées socialement en temps normal. Tous les modes de production sont réorganisés, ainsi que nos formes d’interaction sociale, bouleversées par le confinement.

Dans ce moment de crise, nous redécouvrons de manière aigüe l’importance de l’accès au savoir et à la culture. Et nous constatons, avec encore plus d’évidence, les grandes inégalités qui existent parmi la population dans l’accès à la connaissance. Internet, qui semble parfois ne plus être qu’un outil de distraction et de surveillance de masse, retrouve une fonction de source de connaissance active et vivante. Une mediathèque universelle, où le partage et la création collective du savoir se font dans un même mouvement.

Face à cette situation exceptionnelle des institutions culturelles ou de recherche, rejointes parfois par des entreprises privées, font le choix d’ouvrir plus largement leurs contenus. On a pu ainsi voir des éditeurs donner un accès direct en ligne à une partie des livres de leur catalogue. En France, plusieurs associations de bibliothèques et d’institutions de recherche ont demandé aux éditeurs scientifiques de libérer l’intégralité des revues qu’ils diffusent pour favoriser au maximum la circulation des savoirs et la recherche. Aux États-Unis, l’ONG Internet Archive a annoncé le lancement d’une National Emergency Library libérée de toutes les limitations habituelles, qui met à disposition pour du prêt numérique 1,4 millions d’ouvrages numérisés.

« Personne ne doit être privé d’accès au savoir en ces temps de crise », entend-on. « Abaissons les barrières au maximum ». L’accès libre et ouvert au savoir, en continu, la collaboration scientifique et sociale qu’il favorise, ne sont plus seulement un enjeu abstrait mais une ardente nécessité et une évidence immédiate, avec des conséquences vitales à la clé.

Il aura fallu attendre cette crise historique pour que cette prise de conscience s’opère de manière aussi large.

Cet épisode aura aussi, hélas, révélé certaines aberrations criantes du système actuel.

Ainsi, le portail FUN a décidé de réouvrir l’accès aux nombreux MOOC (Massive Online Open Courses) qui avaient été fermés après leur période d’activité. Ces MOOC « à la française » n’avaient donc, dès le départ, qu’une simple étiquette d’ouverture et vivent selon le bon vouloir de leurs propriétaires.

Pire encore, le Centre National d’Enseignement à Distance (CNED) s’est opposé à la diffusion de ses contenus en dehors de son propre site au nom de la « propriété intellectuelle ». L’institution nationale a envoyé des courriers de menaces à ceux qui donnaient accès à ses contenus, alors que ses serveurs étaient inaccessibles faute de soutenir l’affluence des visiteurs. Voici donc mise en lumière l’absurdité de ne pas diffuser sous licence libres ces contenus pourtant produit avec de l’argent public.

Quelques semaines avant le développement de cette crise, le syndicat CGT-Culture publiait une tribune… contre la libre diffusion des œuvres numérisées par la Réunion des Musées Nationaux. On voit au contraire à la lumière de cette crise toute l’importance de l’accès libre au patrimoine culturel ! Il faut que notre patrimoine et nos savoirs circulent et ne soient pas sous la dépendance d’un acteur ou d’un autre !

Ces exemples montrent, qu’au minimum, une équation simple devrait être inscrite en dur dans notre droit sans possibilité de dérogation :

Ce qui est financé par l’argent public doit être diffusé en accès libre, immédiat, irréversible, sans barrière technique ou tarifaire et avec une liberté complète de réutilisation.

Cela devrait, déjà, s’appliquer aux données publiques : l’ouverture par défaut est une obligation en France, depuis 2016 et la Loi République Numérique. Cette obligation est hélas largement ignorée par les administrations, qui privent ainsi des moyens nécessaires ceux qui doivent la mettre en œuvre dans les institutions publique.

Mais toutes les productions sont concernées : les logiciels, les contenus, les créations, les ressources pédagogiques, les résultats, données et publications issues de la recherches et plus généralement tout ce que les agents publics produisent dans le cadre de l’accomplissement de leurs missions de service public.

Le domaine de la santé pourrait lui aussi grandement bénéficier de cette démarche d’ouverture. Le manque actuel de respirateurs aurait pu être amoindri si les techniques de fabrications professionnelles et des plans librement réutilisables avaient été diffusés depuis longtemps, et non pas en plein milieu de la crise, par un seul fabricant pour le moment, pour un seul modèle.

Novel Coronavirus SARS-CoV-2

Image colorisée d’une cellule infectée (en vert) par le SARS-COV-2 (en violet) – CC BY NIAID Integrated Research Facility (IRF), Fort Detrick, Maryland

Ceci n’est pas un fantasme, et nous en avons un exemple immédiat : en 2006, le docteur suisse Didier Pittet est catastrophé par le coût des gels hydro-alcooliques aux formules propriétaires, qui limite leurs diffusions dans les milieux hospitaliers qui en ont le plus besoin. Il développe pour l’Organisation Mondiale de la Santé une formule de gel hydro-alcoolique libre de tout brevet, qui a été associée à un guide de production locale complet pour favoriser sa libre diffusion. Le résultat est qu’aujourd’hui, des dizaines de lieux de production de gel hydro-alcoolique ont pu démarrer en quelques semaines, sans autorisations préalables et sans longues négociations.

Beaucoup des barrières encore imposées à la libre diffusion des contenus publics ont pour origine des modèles économiques aberrants et inefficaces imposés à des institutions publiques, forcées de s’auto-financer en commercialisant des informations et des connaissances qui devraient être librement diffusées.

Beaucoup d’obstacles viennent aussi d’une interprétation maximaliste de la propriété intellectuelle, qui fait l’impasse sur sa raison d’être : favoriser le bien social en offrant un monopole temporaire. Se focaliser sur le moyen – le monopole – en oubliant l’objectif – le bien social – paralyse trop souvent les initiatives pour des motifs purement idéologiques.

La défense des monopoles et le propriétarisme paraissent aujourd’hui bien dérisoires à la lumière de cette crise. Mais il y a un grand risque de retour aux vieilles habitudes de fermeture une fois que nous serons sortis de la phase la plus aigüe et que le confinement sera levé.

Quand l’apogée de cette crise sera passée en France, devrons-nous revenir en arrière et oublier l’importance de l’accès libre et ouvert au savoir ? Aux données de la recherche ? Aux enseignements et aux manuels ? Aux collections numérisées des musées et des bibliothèques ?

Il y a toujours une crise quelque part, toujours une jeune chercheuse au Kazakhstan qui ne peut pas payer pour accéder aux articles nécessaires pour sa thèse, un médecin qui n’a pas accès aux revues sous abonnement, un pays touché par une catastrophe où l’accès aux lieux physiques de diffusion du savoir s’interrompt brusquement.

Si l’accès au savoir sans restriction est essentiel, ici et maintenant, il le sera encore plus demain, quand il nous faudra réactiver l’apprentissage, le soutien aux autres, l’activité humaine et les échanges de biens et services. Il ne s’agit pas seulement de réagir dans l’urgence, mais aussi de préparer l’avenir, car cette crise ne sera pas la dernière qui secouera le monde et nous entrons dans un temps de grandes menaces qui nécessite de pouvoir anticiper au maximum, en mobilisant constamment toutes les connaissances disponibles.

Accepterons-nous alors le rétablissement des paywalls qui sont tombés ? Ou exigerons nous que ce qui a été ouvert ne soit jamais refermé et que l’on systématise la démarche d’ouverture aujourd’hui initiée ?

Photographie Nick Youngson – CC BY SA Alpha Stock Images

Pour avancer concrètement vers une société de l’accès libre au savoir, nous faisons la proposition suivante :

Dans le champ académique, l’État a mis en place depuis 2018 un Plan National Pour la Science Ouverte, qui a déjà commencé à produire des effets concrets pour favoriser le libre accès aux résultats de la recherche.

Nous proposons que la même démarche soit engagée par l’État dans d’autres champs, avec un Plan National pour la Culture Ouverte, un Plan National pour l’Éducation Ouverte, un Plan National pour la Santé Ouverte, portés par le ministère de la Culture, le ministère de l’Education Nationale et le ministère de la Santé.

N’attendons pas de nouvelles crises pour faire de la connaissance un bien commun.

Ce texte a été initié par :

  • Lionel Maurel, Directeur Adjoint Scientifique, InSHS-CNRS ;
  • Silvère Mercier, engagé pour la transformation de l’action publique et les communs de capabilités ;
  • Julien Dorra, Cofondateur de Museomix.

Nous appelons toutes celles et tous ceux qui le peuvent à le republier de la manière qu’elles et ils le souhaitent, afin d’interpeller les personnes qui peuvent aujourd’hui décider de lancer ces plans nationaux : ministres, députés, directrices et directeurs d’institutions. Le site de votre laboratoire, votre blog, votre Twitter, auprès de vos contacts Facebook : tout partage est une manière de faire prendre conscience que le choix de l’accès et de la diffusion du savoir se fait dès maintenant.

  • 4 avril 2020 à 11:34

Framasoft: Pour un plan nationa

Par Framasoft (@Framasoft@framapiaf.org)

Pour un plan national pour la culture ouverte, l’éducation ouverte et la santé ouverte

Crise ou pas crise, nous avons tout le temps besoin d’un savoir ouvert
La crise sanitaire du coronavirus nous oblige à réévaluer ce qui est fondamental pour nos sociétés. Les personnes essentielles sont bien souvent celles qui sont invisib

https://framablog.org/2020/04/04/pour-un-plan-national-pour-la-culture-ouverte-leducation-ouverte-et-la-sante-ouverte/

  • 4 avril 2020 à 11:34

Framasoft: Popopop, voilà une l

Par Framasoft (@Framasoft@framapiaf.org)

Popopop, voilà une lecture dense mais intéressante pour ce weekend : « LowTech - Face au tout numérique, se réapproprier les technologies » - https://twitter.com/reseau_ritimo/status/1245623462921515009

Par nos ami⋅e⋅s de @ritimo (merci !)

  • 4 avril 2020 à 11:04

Framasoft: Vous êtes administra

Par Framasoft (@Framasoft@framapiaf.org)

Vous êtes administrateur système ou dév dans l'Éducation Supérieur et Recherche ?

On nous signale un appel à bonnes volontés pour faire bouger les lignes : http://mc.aude.re/esr_covid.html

  • 4 avril 2020 à 11:02

Commentaires sur Prendre de la hauteur par Adrienne

Par Adrienne sur Commentaires pour Framablog

Merci Pierre-Yves pour ces réflexions foisonnantes et nourrissantes.

J’ai du mal à avoir des idées très claires sur ce qui se passe car je n’arrive pas à savoir si on est au tout début d’une période, ou déjà au milieu, si les forces en présence sont déjà identifiées ou si cette période étrange où la moitié de l’humanité est confinée va profondément rebattre les cartes, mais tes points sont bons, et fondamentaux : s’opposer ou construire ensemble, réprimer ou libérer, surveiller ou faire confiance.

Merci pour tout ce que vous faites chez Framasoft, et bravo pour cette constante et incroyable capacité d’adaptation. Bluffant 🙂

Amitiés

  • 4 avril 2020 à 10:41
À partir d’avant-hierFramasoft - Changer le monde un octet à la fois

Commentaires sur Prendre de la hauteur par pyg

Par pyg sur Commentaires pour Framablog

En réponse à PengouinPdt.

Merci pour le partage !
(Nous connaissons BBB depuis plusieurs années et l’avons déjà utilisé. La qualité n’est pas « meilleure » ou « moins bonne » que Jitsi : les usages sont différents (visio vs webinaire), et du coup les prérequis sont différents (BBB est bien plus gourmand qu’un Jitsi, ce qui, côté Framasoft, limite un déploiement à grande échelle (plusieurs centaines/milliers de salons). Mais cela reste une excellente solution, et nous vous encourageons à l’utiliser et à l’installer)

  • 3 avril 2020 à 19:44

Commentaires sur Prendre de la hauteur par PengouinPdt

Par PengouinPdt sur Commentaires pour Framablog

Bonjour

Une toute petite aparté en rapport avec la vidéoconférence, en logiciel libre, hormis Jitsi qui fonctionne mais n’est pas fameux en qualité, aujourd’hui, sur un autre site web, j’ai découvert qu’il existe cette solution nommée « BigBlueButton » qui apparemment se trouve être sous Licence LGPL.
Je me permets de renvoyer vers leur site de documentation : http://docs.bigbluebutton.org/

Un début de réponse pour de la vidéoconf de qualité FLOSS ?!

Le reste est un challenge actuel en effet – et merci pour tous vos efforts appréciables, vraiment !
(autant pour les efforts de vulgarisation que de communication…)

  • 3 avril 2020 à 16:44

[Framacarte] Suppression cookie - plus de droits d'admi

Par @toto40 sur Framacolibri - Latest topics

@toto40 wrote:

Bonjour,
après avoir vidé le cache et supprimé les cookies sous Firefox, je ne peux plus administrer ma framacarte.
Je ne trouve pas le moyen de retrouver ces droits.
Qlqu’un peut m’aider svp ?
merci

Posts: 5

Participants: 2

Read full topic

  • 3 avril 2020 à 13:37

[Framaforms] incrustation d'une vidéo

Par @Marc Marc sur Framacolibri - Latest topics

@Marc wrote:

Bonjour,
Je suis enseignant et en cette période de confinement il faut faire travailler les élèves avec des outils simples. Je créé donc des questionnaires sur Framaforms et je leur demande de répondre aux questions. Pour expliquer certains sujets j’ai besoin d’illustrer mon propos avec une vidéo.
J’essaie d’incruster une vidéo dans un formulaire à l’aide du champ balisage et d’un code html mais la vidéo n’apparait pas. J’ai essayé avec une de mes vidéos sur youtube et la même sur un cloud partagé mais sans résultat. Cela fonctionne pourtant bien avec une image déposée sur Framapic.
Quelqu’un peut-il m’aider. Merci.

Posts: 3

Participants: 2

Read full topic

  • 3 avril 2020 à 11:21

Error importing torrent file

Par @alterak Alex sur Framacolibri - Latest topics

@alterak wrote:

When I import a torrent file, an error appears

This torrent file is not supported or too large. Please, make sure it is of the following type: .torrent

This happened after expanding the storage drive. Previously, everything worked well and this torrent file also worked, but now it gives an error.

Download Torrent File

The problem is absolutely with all torrent files. It does not depend on this file.

Here are the results of the log file

{« message »:« 192.168.1.5 - - [03/Apr/2020:08:17:04 +0000] « GET /api/v1/users/me/video-quota-used HTTP/1.0 » 200 44 « [https://peervideo.ru/videos/upload](https://peervideo.ru/videos/upload\) » « Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64; rv:74.0) Gecko/20100101 Firefox/74.0 »\n »,« level »:« info »,« label »:« peervideo.ru:443 »,« timestamp »:« 2020-04-03T08:17:04.264Z »}
{« path »:"/api/v1/videos/imports/",« err »:{« torrentfile »:{« msg »:« This torrent file is not supported or too large. Please, make sure it is of the following type: .torrent »,« param »:« torrentfile »,« location »:« body »}},« level »:« warn »,« message »:« Incorrect request parameters »,« label »:« peervideo.ru:443 »,« timestamp »:« 2020-04-03T08:17:50.821Z »}

For me, this is certainly not a big problem. I just want everything to work perfectly. And he himself wants to understand the cause of the occurrence and possible solutions.

Firefox Mozilla v74.0 (x64).
I also tried in the browser Edge and Internet Explorer. The problem was repeated.

To eliminate the problem of the local network, I tried to download the torrent file from another remote computer via the Internet. I tried it in Google Chrome - The problem repeated.

Posts: 3

Participants: 2

Read full topic

  • 3 avril 2020 à 10:58

[Alternatives] Application "Téléphone"

Par @Gabz0uw sur Framacolibri - Latest topics

@Gabz0uw wrote:

Bonjour à tous !

Je suis à la recherche d’une alternative à l’application « Téléphone » de Google.
Elle est l’unique application Dialer installée sur mon téléphone et je recherche une alternative libre.
J’ai déjà essayé « Emerald Dialer » mais l’affichage est un peu hasardeux.

Quelqu’un aurait-il des pistes ?

Merci pour votre aide !

Posts: 3

Participants: 3

Read full topic

  • 3 avril 2020 à 09:54

Commentaires sur L’Internet pendant le confinement par Stéphane croze

Par Stéphane croze sur Commentaires pour Framablog

En réponse à Stéphane Bortzmeyer.

Bonjour
J’aime citer cet article de la revue scientifique nature.
https://www.nature.com/articles/d41586-018-06610-y
Ainsi que le rapport environnemental annuel de google, qu’il faut savoir décrypter. Mais il y a beaucoup de chiffres intéressants.
Et cette drôle de conclusion : «si tu mets ton SI chez nous (Google), tu auras un bilan carbone positif.» Le pire c’est que c’est vrai si on ne lit qu’un seul indicateur : le rapport entre Tflops/TWh. Et là comme ailleurs Google est leader. Quand pensez-vous?

  • 3 avril 2020 à 07:29

Commentaires sur Prendre de la hauteur par antistress

Par antistress sur Commentaires pour Framablog

Merci pour ce résumé !

  • 3 avril 2020 à 01:02

Commentaires sur Prendre de la hauteur par Vincent M.

Par Vincent M. sur Commentaires pour Framablog

Merci PYG, totalement derrière l’idée que le virus n’a pas de projet belliqueux. Les éléments de langage guerriers sont pour le moins suspects (#EmmanuelNousVoila). J’en serai presque à trouver le terme de Fléau, utilisé par Donald, plus adapté s’il ne fallait soupçonner une accroche ultra-biblique à suivre.

Punaise je serais la nature, je me poilerais bien. Dire qu’un truc tout microscopique est capable en 3 mois de pulvériser les minables objectifs d’une cop21! chapeau le monstre.

Oui, oui, oui pour le plan de pacification numérique et de transformation sociale.

  • 3 avril 2020 à 00:59

Commentaires sur Prendre de la hauteur par pyg

Par pyg sur Commentaires pour Framablog

En réponse à lilian.

Merci Lilian. Venant de toi, cela n’a que plus de valeur.

  • 2 avril 2020 à 22:23

Commentaires sur Prendre de la hauteur par pyg

Par pyg sur Commentaires pour Framablog

En réponse à nyancat.

A titre personnel, je partage ton avis (et sans doute l’asso aussi, mais on ne s’est jamais calés sur la question).

La vraie question est « qui aide-t-on ? » parce que dans les faits, même les grèvistes ont besoins d’outils pour s’organiser, même les militant⋅e⋅s ont besoin d’appeler leurs familles.
A Framasoft, on a fait un choix qu’on assume et pas toujours bien compris :
– on s’adresse avant tout aux collectifs, aux militant⋅es, aux petites organisation qui ont déjà une certaine conscience de la toxicité des GAFAM
– pour cela, on utilise une communication (écrite, visuelle, choix de lieux où l’on intervient, etc) spécifique, et clairement pas « attirante » pour les entreprises, la #frenchTech, les « décideurs »
– par contre, on fait le choix de n’exclure volontairement ou autoritairement personne « a priori » (un patron du CAC40 peut utiliser Framapad, une personne SDF peut utiliser Framapiaf : on ne regarde pas qui tu es, il n’y a pas de videur à l’entrée). Si, demain, Total ou LVMH (ou le Ministère de l’Education Nationale) se mettent massivement à utiliser Framasoft, on leur expliquera gentiment d’aller voir ailleurs

Parce que le raisonnement qui viseraient à dire « Qu’ils aillent tous se faire foutre », ça enverrait aussi se faire foutre, par exemple, les acteur⋅ices de l’urgence sociale que je connais qui, aujourd’hui, utilisent Framapad pour se coordonner. Ca serait aussi fermer la porte aux médecins qui ne veulent pas renforcer l’hégémonie de Doctolib.

Bref, sur le fond, je suis d’accord avec toi : le capitalisme doit brûler. (et, en ce moment, quelque part, il brûle).
Par contre, on ne jouera pas les pyromanes. Si tu regarde https://contributopia.org ou si tu suis nos conférences (cf celles pointées dans l’article) tu notera qu’on essaie justement d’outiller celles et ceux qui essaient de s’organiser pour qu’on ne meurt pas tous cramés dans l’incendie.

C’est une stratégie parmi d’autres, complémentaires, mais c’est aujourd’hui la nôtre 🙂

  • 2 avril 2020 à 22:22

Commentaires sur Prendre de la hauteur par lilian

Par lilian sur Commentaires pour Framablog

merci d’avoir pris le temps de rédiger ça, toujours aussi nourissant !

  • 2 avril 2020 à 22:13

En tête pour rdv-medecins.framasoft.org

Par @Deevad David Revoy sur Framacolibri - Latest topics

@Deevad wrote:

Coucou,

J’ai beaucoup aimé rdv-medecins.framasoft.org présenté dans le dernier blog post « Prendre de la hauteur ». Alors quand j’ai vue le site qui utilisait encore l’en-tête par défaut de NextCloud (je suis bien conscient que c’est fait dans l’urgence); j’ai bricolé ça au cas où ça dépannerai et amenerai un peu de convivialité :

Je donne aussi le fichier vectoriel avec fond transparent: https://www.peppercarrot.com/extras/forum/2020-04-02_header-image-rdv-medecins.svg pour faire un export à la taille kivabien et avec le format kifaupourça.

C’est un montage recolorisé de deux cliparts sources en CC-0: Medical Careeer et Calendar Blue, la police d’écriture c’est du FreeSans Bold. Je repartage ce résultat en CC-0 aussi, soyez libre de modifier et/ou prendre et/ou rejeter. :+1:

Posts: 3

Participants: 3

Read full topic

  • 2 avril 2020 à 21:42

Dolphin

Par SamSepiol sur Framalibre - Annuaire du Libre
Catégorie : Jeux - Tags : Emulateur, retro, jeu video, jeux video, wii, gamecube

Dolphin est un émulateur multi-plateformes permettant de faire tourner les jeux-vidéo des consoles Nintendo Wii et Nintendo GameCube. Il est mis à jour régulièrement et les jeux tournent de manière optimales.

Lien officiel
  • 2 avril 2020 à 19:52

Commentaires sur Prendre de la hauteur par nyancat

Par nyancat sur Commentaires pour Framablog

Bravo pour ce que vous faites, mais quelque part je pense que vous faites fausse route

Je m’explique : les gens qui nous dirigent ont une culture de DRH, or dans cette culture (on me l’a dit explicitement), le principe c’est de dimmimuer les postes et d’augmenter la pression, jusqu’a ce que ca casse (et la ils savent qu’ils ont atteint « l’équilibre nominal »).

Donc a chaque fois que l’on se demerde pour faire marcher quand meme le systeme malgres tout, c’est un signal que l’on leur envoie comme quoi la casse n’est pas encore suffisante, qu’ils peuvent encore continuer a détruire le systeme.

C’est moche, mais dans la « culture » actuelle, c’est comme ca qu’ils reflechissent et que ca marche.

Du coup « aider » est contre productif.

Seul le boycott ou la greve du zele pouront avoir des effets : on a pas les outils pour travailler = pas de travail. Point. Se demerder pour faire quand meme quelque chose, c’est continuer de s’enfoncer.

  • 2 avril 2020 à 19:35

Commentaires sur Framaconfinement semaine 2 par mariomaster2

Par mariomaster2 sur Commentaires pour Framablog

merci à vous ! ♥♥♥

  • 2 avril 2020 à 18:08

Commentaires sur Prendre de la hauteur par Marie-Odile

Par Marie-Odile sur Commentaires pour Framablog

Merci pour ce texte.
Merci pour tout ce que vous faites.
Courage et bonne continuation

  • 2 avril 2020 à 17:30

Framasoft: Nouvel article : « P

Par Framasoft (@Framasoft@framapiaf.org)

Nouvel article : « Prendre de la hauteur ».

Analyse à chaud pour mieux comprendre la m… situation dans laquelle nous sommes. Et proposer un périmètre d'action pour @Framasoft

https://framablog.org/2020/04/02/prendre-de-la-hauteur/

  • 2 avril 2020 à 16:41

Prendre de la hauteur

Par pyg sur Framablog

Aujourd’hui, nous vous proposons une petite (hum) analyse à chaud du processus de maturation des stratégies de Framasoft. Forcément incomplète et bancale, pyg essaie d’y dessiner — à partir du contexte actuel et des actions menées en réaction au confinement — le périmètre des actions à venir.

L’accès à l’ensemble de nos articles « framaconfinement » : https://framablog.org/category/framasoft/framaconfinement/


Il y a quelques jours, notre collaboratrice et amie Marie-Cécile Godwin Paccard demandait à quelques personnes quelles étaient les lectures qui selon elles, éclairaient le mieux le moment présent (et, en creux, ceux qui allaient venir).

J’ai failli lui répondre « La stratégie du choc, la montée d’un capitalisme du désastre » de Naomi Klein, un livre qui reste toujours d’une grande actualité pour comprendre comment quelques personnes influentes avaient pu – et continuent à – influer le cours de l’histoire en utilisant la psychologie des foules, la peur et les états de sidération pour faire mettre en applications des doctrines néolibérales qui accentuent les inégalités.

Mais cela me paraissait un peu trop dense, et surtout pas forcément en connexion directe avec les moments inédits que nous traversons en ce moment et les solutions à y apporter.

J’ai donc proposé l’article du Financial Times « Le monde après le coronavirus » du professeur d’histoire Yuval Noah Harari. Une version traduite automatiquement par Deepl s’est retrouvée plus ou moins par hasard en ligne ici, et le magazine Usbek et Rica en a aussi fait une analyse.

Bien que je sois loin d’être un grand fan d’Harari, je lui reconnais volontiers le talent de mettre en perspective les situations, afin d’entrouvrir des portes d’avenirs possibles.

Dans ce texte, dont je ne partage pas l’ensemble de l’analyse, la phrase qui m’a le plus marqué est celle-ci « En cette période de crise, nous sommes confrontés à deux choix particulièrement importants. Le premier est entre la surveillance totalitaire et la responsabilisation des citoyens. Le second est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale ».

Il est encore un peu tôt pour en tirer des conclusions, mais force est de constater que le numérique est lui aussi infecté par un virus : celui de la surveillance et de l’autocontrôle. Les voisins qui se dénoncent, la Pologne qui demande aux personnes contaminées d’envoyer régulièrement des preuves photographiques de leur confinement, la Hongrie qui bascule silencieusement en dictature, les applications censées vous prévenir si une personne malade est proche de vous (spoiler : ça marche très mal, même BFMTV le dit, et heureusement), la police qui envoie des drones surveiller le confinement, les startups qui proposent d’utiliser la reconnaissance faciale, etc.
Les exemples se comptent par dizaines chaque semaine. La (formidable) équipe d’e-traces permet de faire une veille via leur (moins formidable) site web. Et ça n’est pas rassurant. Du tout.

« Ainsi s’éteint la liberté. Sous une pluie d’applaudissements. » © Film (trop) célèbre

 

Les raisons de cette surveillance sont nombreuses, et l’une des plus probables fait probablement jouer ce bon vieux « putain de facteur humain » : les dirigeants gouvernementaux ont lâché l’affaire, et ne se voient plus que comme des « managers » de leur pays et de leurs concitoyens. Et de leur point de vue, pour manager, il faut contrôler.

Pris au dépourvu, et pas dupes du fait qu’il leur sera demandé des comptes dans quelques semaines ou mois, ils sont probablement pris de panique à l’idée d’être jugés pour leur inaction ou leur mauvaise gestion de la crise (et oui, « Gouverner, c’est prévoir ». #onnoublierapas. On ne pardonnera pas.). Après avoir fait l’autruche les premiers jours en demandant au peuple de continuer à travailler comme si ce n’était qu’une mauvaise grippe, ces « personnes en responsabilité », notamment politiques, ont fait ce qu’elles font le mieux : agiter les bras, donner de la voix, brasser de l’air, et faire quelques annonces tonitruantes, le tout en laissant les acteurs de terrain prendre des décisions dans l’urgence pour éviter qu’il n’y ait trop de casse. Cela a rassuré, un temps. Mais la crise étant amenée à durer, voire à se reproduire, ces personnes sont aussi conscientes que cela ne fera pas illusion longtemps.

Emmanuel Macron quand il aura compris qu’on a pris au premier degré son « Qu’ils viennent me chercher ! » — Allégorie

 

Il leur faut soi-disant combattre un « ennemi » invisible (spoiler : un virus n’a pas d’intention belliqueuse, il fait sa vie de virus, point barre), microscopique, qui est pourtant aujourd’hui capable de mettre un coup d’arrêt à la sacro-sainte croissance des plus grandes économies mondiales. Se sentant sans doute un peu morveuses (ben oui, la réduction de nombre de lits d’hôpitaux, la précarité de celles et ceux qui sont aujourd’hui « au front », c’est bien eux qui l’ont organisée), elles doivent trouver un bouc-émissaire. Et quel meilleur bouc-émissaire que l’individu ? Celui qui ne respecte pas la loi, pas le confinement, pas le lavage des mains, pas les applaudissements quotidiens certes nécessaires et qui procurent un sentiment d’utilité, mais qui détournent notre attention d’une vigilance et d’une critique collective. Celui qui oserait dire : « Il y a eu du retard dans les mesures de confinement. ». C’est lui, celui qui refuse de prendre les armes pour mener une guerre qui n’en est pas une, qui pourra être incriminé par la suite, masquant d’autant plus facilement les atermoiements, et – disons-le – les erreurs bien plus importantes commises par d’autres.

« Il y aura dès la prochaine génération une méthode pharmaceutique pour faire aimer aux gens leur propre servitude, et créer une dictature sans larmes, pour ainsi dire, en réalisant des camps de concentration sans douleur pour des sociétés entières, de sorte que les gens se verront privés de leurs libertés, mais en ressentiront plutôt du plaisir ». – Aldous Huxley, notamment auteur du « Meilleur des mondes »

 

Surveiller et punir, ça n’est pas très disruptif

Mais pour cela, ces responsables vont avoir besoin d’une alliée : la technologie.
En mettant en place ici une plateforme, là des outils de surveillance, ils pourront toujours dire « Regardez, nous avons agi. Et nos actions démontrent que grâce à nous, … [inventez la fin de la phrase : « La réserve citoyenne a pu aider les agriculteurs en sous nombre », « nous avons pu éviter que de mauvais citoyens contaminent des innocents », etc.] ». Décidément, surveiller et punir, ça n’est pas très disruptif.

Là où se situe, peut-être, la nouveauté, c’est dans la massification, l’hypertechnologisation et l’hypercentralisation de ces mécanismes de surveillance. L’État peut dès demain contraindre les opérateurs téléphoniques à fournir les données de géolocalisation de votre téléphone [edit: zut, le temps d’écrire cet article, et il semblerait qu’Orange le fasse déjà], afin de savoir qui vous avez croisé, à quelle heure, etc. Entre les mains de scientifiques, ces données pourraient être qualifiées de « données d’intérêt général ». Entre les mains de politiques fuyant leurs responsabilités et cherchant des boucs émissaires à sacrifier en place médiatique, elles composent une dystopie totalitaire.
Il sera alors simplissime de basculer d’une société de surveillance à une société de contrôle, ce qui est le rêve humide de pas mal de dirigeants politiques.

À partir de là, tout ce qui n’est pas sous contrôle — qu’il s’agisse d’un logiciel libre diffusant une information non contrôlée, ou d’un pays voisin qui ne serait pas parfaitement aligné avec leurs valeurs et leurs idées — deviendrait alors au mieux subversif, au pire ennemi. C’est en tout cas l’un des risques soulevé dans le texte d’Harari.

Alors évidemment, puisque « nous sommes en guerre » (non), tous les moyens seront permis, « quoi qu’il en coûte » (non plus).

Le positionnement des GAFAM & compagnie

Cette pandémie pose aussi la question de la place des plateformes comme soutien à la « continuité » qu’elle soit pédagogique, informationnelle, sociale (ah, les « CoronApéros » sur Whatsapp…) ou économique et organisationnelle.

Et là, plus que jamais, nous devons être vigilant⋅e⋅s et conscient⋅e⋅s du pouvoir que nous sommes en train de donner à quelques entreprises. Certes l’État fut défaillant. Il l’est encore. Mais Whatsapp, Facebook, Google Docs, ou les lives Youtube ont permis à nombre d’entre nous de rester connectés avec nos élèves, nos collègues, nos ami⋅e⋅s, nos familles.

Aussi paradoxal que cela puisse paraître pour le directeur d’une association d’éducation populaire qui, depuis des années, alerte sur la toxicité du modèle économique des GAFAM, je leur suis reconnaissant.
Bon, je n’irai tout de même pas jusqu’à leur envoyer des cookies, mais je reconnais le rôle positif qu’elles ont eu dans un moment de panique mondiale qui aurait pu dégénérer.
En nous permettant de rester en lien, de se rassurer les un⋅e⋅s les autres, de partager de l’information, de réfléchir ou d’agir ensemble, ces plateformes ont – peut être – participé à éviter des situations « pires » que celles que nous avons vécues.

À Framasoft, nous essayons, autant que possible, de ne pas porter de jugement sur les pratiques ou les usages numériques, mais plutôt de donner des clés de compréhension et des moyens d’action. Afin que chacun⋅e puisse faire son choix en toute connaissance de cause, librement.
Ces dernières semaines, nous avons donc vu des flots de personnes se ruant sur Zoom, Discord, Google Docs, etc. Et nous nous sommes bien retenus de leur faire la morale, car la situation nous semble déjà suffisamment complexe comme cela.

Mais si notre rôle est de partager des grilles de lecture, alors j’aimerais partager les suivantes avec vous.

1. Un périmètre de surveillance accrue

La première, c’est celle de la capacité de surveillance accrue des plateformes. Tout un pan des interactions sociales qui leur échappait jusqu’à présent leur est aujourd’hui révélé. Whatsapp (qui appartient à Facebook), sait avec qui vous prenez l’apéro. Discord sait qui sont vos élèves. Netflix a pu affiner sa connaissance de vos goûts en termes de séries. Microsoft Teams connait les projets sur lesquels vous travaillez.
Bref, la taille du graphe social vient, en quelques jours, d’augmenter d’une taille significative.

« Et alors ? Leurs outils fonctionnent, et je n’ai rien à cacher. ». Bon, d’abord c’est faux : tout le monde a quelque chose à cacher, quand bien même il ne s’agirait pas de choses illégales. Ensuite, un grand nombre de ces entreprises opère un « capitalisme de surveillance » c’est-à-dire un processus qui transforme nos comportements présents en prédictions monnayées de nos comportements futurs .

Tout agent économique rationnel devrait donc, à minima, se poser la question suivante : « Comment des entreprises comme Google, Facebook ou Zoom, arrivent-elles à se financer ? Qui paie ? ». La réponse « Par la publicité » est beaucoup trop partielle par rapport à la réalité. Ces entreprises sont en fait des structures d’orientation de nos comportements. Donc des structures de contraintes, et non émancipatrices. C’est ce que l’un des administrateurs de Framasoft, Christophe Masutti, expose dans son livre « Affaires privées — Aux sources du capitalisme de surveillance », en montrant que les choix qui ont abouti à ce capitalisme de surveillance ont été depuis longtemps motivés par la construction d’une économie prédatrice (de nos vies privées et de nos identités) et prescriptive (l’obligation de conformer nos comportements au marché).

Accroître nos usages sur ces plateformes, c’est donc augmenter le pouvoir qu’elles ont – et qu’elles auront – sur nous.

2. Substitution à l’État

La seconde grille de lecture, c’est celle de la substitution aux États, aux services publics, aux autorités administratives.

Il n’aura échappé à personne que nos représentants et élus nationaux, qui vivaient déjà une crise de confiance, sont aujourd’hui pointés du doigt pour leur gestion approximative de la crise. Dans ce cadre-là, il ne parait pas absurde de supposer que les organisations et les individus se retournent vers « ce qui marche, même quand le monde est à l’arrêt ». Et sur ce plan, nul doute que la confiance dans les plateformes vient de gagner pas mal de points. Tout agent politique rationnel aura donc intérêt à s’adosser aux plateformes, afin de profiter de l’effet de confiance qu’elles auront accumulé.
Leur utilité à la vie publique, économique et sociale était déjà importante, elle est devenue aujourd’hui centrale et essentielle.
L’importance des GAFAM est devenue à ce point critique qu’il devient assez simple de comprendre que celui qui les contrôlera contrôlera le monde.
Si l’on regarde l’autre face de cette pièce, on peut déduire qu’au vu de l’accroissement de la puissance de ces plateformes, on constate un affaiblissement du pouvoir des États et des institutions qui les composent.

On va donc probablement voir dans les prochaines semaines/mois une tension entre deux courants.

D’un côté, la poursuite de la « plateformisation » de nos vies (et pas seulement de l’État). En période de confinement, obtenir un créneau de livraison – qu’il s’agisse d’une paire de chaussettes via Amazon ou d’un plat Thaï par Uber Eats – devient une gageure. D’autant plus que derrière le bouton « Commander », c’est bien un être humain qui doit conduire ou pédaler dans des rues désertées pour vous livrer, parfois au risque de sa vie.
D’un autre côté, il y aura probablement pour les États la volonté d’utiliser le régime d’exception de « l’état d’urgence sanitaire » et son cortège d’ordonnances pour restreindre les libertés fondamentales, notamment en contraignant les plateformes à fournir des données et des outils de surveillance.

Entre la peste et le corona, l’ami Antonio Casilli en vient à évoquer une troisième voie, en rupture totale avec les précédentes : « certaines de ces grandes plateformes sont en réalité des infrastructures d’utilité publique qu’on a intérêt a minima à réguler de manière contraignante, et a maxima à collectiviser. Je ne parle pas forcément de nationalisation, j’y suis même assez opposé, mais de retrouver la vocation initiale de ces plateformes, un terme qui évoque un projet commun. Cette approche par les communs serait un profond changement de nature qui pourrait émerger de l’urgence. ».

Ça, c’est certain, c’est une solution qui aurait de la gueule, du panache même ! Et qui profiterait vraiment à plusieurs milliards d’êtres humains, hormis la petite dizaine de multi-multimilliardaires qui contrôlent ces entreprises. Mais bon, même si à 7 milliards contre 10 personnes, l’affaire serait vite pliée, je ne suis pas dupe du fait que les mentalités ne sont pas encore prêtes à envisager une telle bascule de la propriété privée vers les communs.

« Le Peuple venant réclamer la collectivisation d’Amazon à un Jeff Bezos chevelu » — Allégorie

Et on fait quoi, nous, libristes, là dedans ?

« Les libristes », ça n’existe pas plus que « les profs » : les communautés et individualités sont multiples. Mais je me suis permis ce long détour, essayant d’entrevoir des avenirs possibles, afin de tenter d’expliquer quelle pourrait être la stratégie de Framasoft dans les semaines et les mois à venir.

Sortir de la sidération

Pour l’instant, et comme notre « Journal du confinement » vous en a donné les bribes, notre principale réaction a été, eh bien… de réagir. Ce qui est bien plus facile à écrire qu’à faire.

« Sidération des libristes apprenant le confinement » — Allégorie

 

Il s’agissait surtout de sortir de l’état de sidération dû aux chocs des annonces de confinement. Chocs dus aux répercussions sur nos services, mais aussi répercussions psychologiques sur les équipes salariées comme bénévoles. Cela s’est mis en œuvre de la façon suivante :

Axe 1 : prendre la mesure

Les trois premières actions, immédiates, furent :

1. de mettre au clair le fait que la santé (physique, mentale, psychique) et le bien-être de chaque membre passait en priorité devant toute autre mission ou engagement. C’était évidemment déjà le cas avant, mais cela a permis de mettre tout le monde à l’aise : si on est angoissé, malade, fatigué, qu’on a des courses à faire, les enfants à qui il faut faire la classe, ou même si on est juste en colère après la situation, eh bien on peut arrêter de travailler ou de bénévoler, ne plus répondre aux notifications ou messages. Et ce, sans autre justification que la situation exceptionnelle vécue en ce moment. C’est bête, mais le rappeler nous a, je pense, fait du bien à tou⋅te⋅s.

2. de suspendre tous les projets en cours : crowdfunding, PeerTube, Mobilizon, Framacloud, etc. Et d’affecter toutes les forces bénévoles et salariées sur la problématique COVID-19. Cela nous a permis de ranger dans un placard tous les « onglets mentaux » qui seraient venus nous rajouter de l’anxiété ou de la charge mentale. Avoir un et un seul objectif clair (pouvoir accueillir la vague qui nous tombait dessus) nous a évité de nous disperser, ce qui serait immanquablement arrivé si nous avions essayé de jongler en plus avec nos tâches « pré-confinement ».

 

3. dire temporairement non à l’Éducation Nationale. Nous l’avons évoqué à de multiples reprises ici ou ailleurs, cela n’a pas été une décision facile à prendre. Mais faire ce choix et inviter profs et élèves à se référer à leur Ministère n’a eu quasiment que des effets positifs !

  • Il a participé à mettre en lumière l’impréparation du Ministère (qui affirmait que « Tout était prêt »).
  • Il a permis à toutes les associations, collectifs, particuliers, petites entreprises, syndicats qui utilisaient nos services de pouvoir continuer à les utiliser. En cas de panne due à l’afflux brusque et soudain d’élèves, toutes ces structures se seraient retrouvées sans accès à leurs données, ou sans capacité de se coordonner avec leurs outils habituels.
  • Il a rappelé que Framasoft n’est pas un service public, et ne souhaite pas s’y substituer. Non, parce qu’en vrai, on aime les services publics et voir des entreprises, des startups ou même des associations prendre leur place est à notre avis une très très mauvaise idée, et concourt à les affaiblir plus qu’à les renforcer.

Sur ce dernier point, il est à noter 1) que nos services viennent de rouvrir aux enseignant⋅e⋅s, tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit d’une ressource partagée dont il ne faut pas abuser ; 2) qu’en dehors de deux ou trois grincheux, l’immense majorité des enseignant⋅e⋅s ont compris et même soutenu notre démarche. Merci à elles et eux pour tous les messages d’encouragement reçus.

 

Quelques remerciements de profs (ou pas) reçus ces derniers jours. <3

 

Axe 2 : renforcer le collectif CHATONS :

Axe 3 : améliorer les perfs et la stabilité de nos services

  • Nos équipes techniques ont travaillé d’arrache-claviers à l’amélioration des performances des logiciels qui étaient stressés. Ainsi, il est probable que Framasoft soit l’organisation qui opère le plus de pads et de calcs dans le monde (500 000 pads et 200 000 calcs, qui dit mieux ?). Du fait de cette position, la moindre amélioration des performances sur le logiciel original, permet de rendre nos services plus performants, mais aussi d’améliorer à terme les performances et la stabilité de tous les pads ou calcs de la planète. Dit autrement : les améliorations apportées à Framapad.org pendant le confinement (ici, ) profitent aux pads April, aux pads Infini, aux pads de La Quadrature ou de la FFDN, etc. ;
  • Nous avons réparti la charge entre nos services pris d’assaut par ceux identifiés et validés. Cf. par exemple https://framatalk.org/ qui redirige vers plusieurs dizaines d’autres instances de façon aléatoire ;
  • Nous avons loué une dizaine de nouveaux serveurs et commencé à répartir les services surchargés dessus.

Et un, et deux, et trois serveurs pour Framatalk ! \o/

 

Axe 4 : accompagner par des outils, des savoirs-faire, des savoirs/expérience.

Il s’agissait de répondre aux besoins et aux appels à l’aide.

Mémo « Télétravailler avec des outils libres » – Accédez au site web ou téléchargez le PDF.

Nous avons besoin d’un plan

Bon, c’est déjà pas mal.
Surtout en 15 jours. Surtout en pleine pandémie.

Mais cela ne fait pas vraiment une stratégie. Ni un plan.

Je ne suis pas tout à fait certain d’assumer ce meme… — pyg, #TeamChauve

 

Il faudra évidemment dénoncer les lois liberticides qui ne manqueront pas d’arriver. Il faudra garder traces de tous les mensonges. (je le répète : #onnoublierapas. On ne pardonnera pas.)

Il faudra aussi pousser les institutions à prendre conscience du fait qu’il faut prendre soin de nos infrastructures numériques. Développer ou contribuer activement aux alternatives libres à Zoom (coucou Jitsi) ou à Google Docs (coucou Nextcloud et LibreOfficeOnline) coûterait peu. Très peu. Trop peu ? Car c’est à se demander comment une micro-association comme Framasoft peut se retrouver à développer, de front, des logiciels comme PeerTube, Mobilizon, Framadate, Framaforms et bien d’autres tout en contribuant en parallèle au code d’Etherpad, d’Ethercalc ou de Nextcloud, sans que ces mêmes institutions, qui utilisent ces logiciels, ne les perçoivent comme des « communs stratégiques ».

[Edit : le temps de publier ce billet, nous apprenons par hasard que PeerTube sera déployé par 35 académies. Tant mieux, vraiment. C’est exactement ce qu’il faut faire. Maintenant, cela ne fera sens et ne sera résilient (encore un terme absorbé par le capitalisme) que si l’État contribue au développement de ce logiciel, porté à bout de bras par une petite association Française, si des moyens financiers sont débloqués pour héberger les données en interne (Scaleway, c’est anciennement Online, filliale à 100% du groupe Illiad détenue majoritairement par le multimilliardaire Xavier Niel), et si le ministère embauche et rémunère correctement des équipes informatiques pour gérer les services. Sinon, on revient exactement à la situation de l’État-prédateur-gestionnaire-irresponsable pré-COVID19.]

L’État et les collectivités paient (et c’est tant mieux, car c’est aussi leur rôle, même si l’État s’est fortement désengagé ces dernières années) pour entretenir les espaces publics, les voiries, les chemins, les espaces naturels. Mais quand il s’agit de produire des briques publiques en logiciel libre, les initiatives restent bien timides. Inviter les développeurs et développeuses du libre à produire des alternatives à Zoom ou Google Docs en mode Startuffe Nation ou même en mode communautaire/associatif, puis à en devenir simple consommateur, revient quelque part à nier le caractère essentiel de ces infrastructures numériques.

Numérique et effondrement

Il y a un an quasiment jour pour jour, mon camarade Gee et moi-même donnions une conférence lors des JDLL 2019 sobrement intitulée « Numérique et effondrement » et cyniquement sous-titrée « La bonne nouvelle c’est que le capitalisme va crever. La mauvaise nouvelle, c’est qu’on risque fort de crever avec lui. ».

La vidéo fut perdue, mais nous avons pu remettre la main sur la bande son et, du coup, on vous a refait un montage avec le son et le diaporama, sans nos trombines. Franchement, vous êtes gagnants.
C’était un peu foutraque (nous ne sommes pas experts du sujet). On y parlait dérèglement climatique, perte de biodiversité, risque de pandémie (bon, rapidement, nous ne sommes pas devins non plus), inaction politique et, évidemment, numérique.

 

 

Cela avait été pour moi l’occasion de réfléchir à ce que nous pourrions faire, nous, libristes, dans un monde où l’Etat serait en grande partie absent.
Cette réflexion était loin d’être aboutie (il faut dire qu’on espérait peut-être avoir quelques années pour l’affiner), et surtout, elle ne présentait qu’une stratégie parmi des millions de stratégies possibles, des milliers de souhaitables, et des centaines qui pourraient être mises en œuvre.

Elle se résumait en gros en 6 points. Ces points ne constituent ni un plan de bataille (on n’est pas très belliqueux), ni une stratégie (qu’on vous exposera dès qu’on l’aura conçue ;) ), mais ils constituent à mon avis une ligne directrice, un fil rouge, qu’il pourrait être intéressant de suivre dans les mois à venir.

1. Convivialité

Il faudra poursuivre le développement d’outils conviviaux (au sens d’Ivan Illich).
Pour Framasoft, cela signifie reprendre le développement de Mobilizon et PeerTube, actuellement suspendus. Et voir si nous avons toujours les moyens humains et financiers de produire notre projet « framacloud » (un Nextcloud blindé d’extensions, avec du LibreOfficeOnline, ouvert à toutes et tous, mais avec un espace disque volontairement très limité).

Mais il y aura sans doute de nouveaux outils à inventer et à construire dans un monde post-confinement.
Nous resterons attaché⋅e⋅s à ce que ces outils soient libres et émancipateurs.

2. Communs

L’épisode Coronavirus aura montré qu’en tant que société, le choix entre intérêts privés et intérêt général est d’autant plus clivant, et n’est pas sans conséquence sur la vie de milliards d’individus.

Et si on passait de la société de (sur)consommation à la société de contribution ? — Diapo tirée de la conf « Peut-on faire du libre sans vision politique ? ».

 

Le discours « TINA » ne tient plus : il y a une autre voie entre une gestion privée et le tout-État, et ce sont les communs, ces multiples communautés se fixant des règles pour partager et pérenniser des ressources communes. La théoricienne des communs, Elinor Ostrom, a montré qu’une gestion collective peut être plus efficace qu’une gestion publique ou privée. La propriété exclusive est également à remettre en question, les communs mettent en lumière des formes de propriétés collectives variées et inventives.

Distincts du public et du privé  — en tout cas en échappant à la propriété strictement privée et en ouvrant des propriétés « d’usage » — ils nous semblent la meilleure piste à développer pour prendre conscience de nos interdépendances (entre humains, avec la nature, avec les non-humains, etc.).

À Framasoft, nous continuerons à promouvoir les communs, notamment numériques.

3. Coopération, collaboration et contribution

Faire, c’est bien. Faire ensemble, c’est mieux.

L’un des plus grands défis que nous avons à relever en tant qu’association d’éducation populaire aux enjeux du numérique et des communs culturels est peut-être de rappeler qu’il faut prendre soin d’Internet en général et du logiciel libre en particulier, car il s’agit de communs essentiels. L’immense majorité des gens n’ont aucune idée de la façon dont est conçu et développé un logiciel libre. Et pour celles et ceux qui le savent, très peu osent contribuer. En conséquence, l’épanouissement de logiciels libres repose beaucoup sur une forme de « caste de développeurs et développeuses », qui détiendrait l’espèce de pouvoir magique de transformer des lignes de codes en logiciels.

C’est entre autres pour contribuer à changer cet état de fait que Framasoft a initié sa campagne « Contributopia ». Il s’agit de rendre chacune et chacun légitime et capable face au numérique. Et cela ne pourra se faire qu’en accueillant, en mettant en confiance, en donnant des clés, en partageant nos savoirs et nos pouvoirs.
« La route est longue, mais la voie est libre » est un des slogans de Framasoft. Soyons honnêtes : nous tâtonnons et itérons encore sur ce chemin, mais nous savons que c’est la voie à suivre.

4. Collectif, et communauté

Faire c’est bien. Faire ensemble, c’est mieux. Se (re)connaître, c’est se donner les moyens d’aller plus loin.

Non, on ne va pas se mentir : le collectif, parfois, c’est la merde. On est pas d’accord, on se dispute, on peste après les engagements non tenus des uns, ou après les modalités de prise de décision des autres. C’est parfois épuisant.
« Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin » dit l’adage. Et parfois, eh bien on a juste envie d’aller plus vite.

Cependant, une communauté ça vous soutient, ça vous nourrit. Parfois au sens littéral, car à Framasoft, nous ne vivons que de vos dons. À titre personnel, on peut donc dire que c’est la communauté Framasoft qui remplit mon frigo et paye mon loyer (merci !). Construire ou rejoindre un collectif ou une communauté, c’est un travail long, lent, parfois fastidieux. Ça nous bouscule. Mais là encore, dans « le-monde-d’après-mars-2020 », c’est probablement dans ces communautés, qu’elles soient locales ou virtuelles, que vous trouverez la force d’agir.

5. Confiance.

Wikipédia nous apprend que la confiance serait « un état psychologique se caractérisant par l’intention d’accepter la vulnérabilité sur la base de croyances optimistes sur les intentions (ou le comportement) d’autrui ». C’est un poil compliqué dit comme ça, mais on peut en retenir qu’il s’agit de se fier à quelqu’un.

Là encore, pour Framasoft, la confiance est essentielle. La confiance que notre communauté nous porte. Celle que nous plaçons dans les valeurs du libre.
La « crise de confiance » que nous vivons, notamment envers les responsables politiques ne doit pas nous amener à nous replier sur nous-mêmes.
Nous continuerons donc à tisser des liens au sein de notre archipel. Tout simplement parce que nous ne voulons pas d’un monde où la méfiance serait le comportement par défaut.

6. Culture

« Mais qu’est-ce qu’elle vient faire là, la culture ? On parle bien de logiciel libre, non ? »

Eh bien elle a tout à faire là, la culture. Parce que c’est elle qui nous relie. Mais aussi parce que c’est elle qui nous différencie. Et que sans ces différences, tout serait normalisé, lissé… triste en fait. Mais aussi, parce que le logiciel libre, nous l’avons dit et répété, est un moyen et non une fin.
« Pas de société libre sans logiciel libre » avons-nous souvent l’habitude de dire. C’est donc bien cela que nous voulons, c’est bien cela notre objectif : une société libre.
D’après Wikipédia (toujours elle), « En sociologie, la culture est définie de façon plus étroite comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » et comme « ce qui le soude », c’est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et créé. ». Ca tombe bien, Framasoft est classée — puisqu’il faut aux administrations une case pour chaque chose — dans la rubrique « associations culturelles ».

« En cette période de crise, nous sommes confrontés à deux choix particulièrement importants. Le premier est entre la surveillance totalitaire et la responsabilisation des citoyens. Le second est entre l’isolement nationaliste et la solidarité mondiale » disait Harari.

Face à ces choix, parce que le monde a changé, Framasoft devra donc inventer de nouvelles façons d’apprendre, transmettre, produire et créer.

  • 2 avril 2020 à 16:39

Commentaires sur Framaconfinement semaine 2 par Lunar

Par Lunar sur Commentaires pour Framablog

Ce dernier mème est fabuleux. ♥

  • 2 avril 2020 à 12:36

Commentaires sur Framaconfinement semaine 2 par Jeanne à vélo

Par Jeanne à vélo sur Commentaires pour Framablog

Merci, merci, merci.

  • 2 avril 2020 à 12:35

Framasoft: Framaconfinement sem

Par Framasoft (@Framasoft@framapiaf.org)

Framaconfinement semaine 2 par @Pouhiou et @angiegaudion Retrouvez le journal de bord de l'équipe salariée !

➡️ https://framablog.org/2020/04/02/framaconfinement-semaine-2/

  • 2 avril 2020 à 12:08

Framaconfinement semaine 2

Par Angie sur Framablog

Le temps passe à une vitesse en cette période de confinement ! On est déjà jeudi de cette troisième semaine de confinement et on ne publie que maintenant le résumé de nos aventures de la semaine dernière ! Il est vrai que cette seconde semaine a été autant chargée que la première pour Framasoft et que la rédaction de cet article n’était pas notre plus grande priorité. Pouhiou en a commencé la rédaction en cours de semaine et c’est Angie qui se charge de la terminer. Voici donc un article à 4 mains pour garder une trace de ce qui nous anime ces jours-ci.

L’accès à l’ensemble des articles : https://framablog.org/category/framasoft/framaconfinement/

Lundi 23 mars en brèves par Pouhiou

On va pas se mentir : ouvrir son ordinateur le lundi matin, tout lire et tout rattraper quand on a passé le week-end sur une île déserte numérique : wow. Tout le monde chez Framasoft a participé au travail et aux échanges communs, et il y a 42 000 notifications à rattraper. Je n’imagine même pas comment JosephK, qui rentre de 4 semaines de congés, va réussir à s’y retrouver dans tout ce broll !

Aujourd’hui, Lise a pris le temps d’aider AnMarie pour paramétrer son application Plumble sur son smartphone : la carte son de son ordi déconne et l’isole d’autant plus. Désormais, elle est de toute voix avec nous lors des réunions, et ça fait du bien !

Pyg a mis en place un pad de c’est quoi qu’on veut faire, la boite à envies. L’idée, c’est de prendre le temps de ne plus faire pour se poser et réfléchir… et ça, c’est pas gagné ! Mais le monde a changé (c’est notre nouveau mantra), donc c’est le moment d’interroger nos envies et de voir ce que l’on voudrait changer. Par exemple, est-ce qu’on va remettre en question nos plans pour l’année ? Avec le chamboulement que nous venons de vivre, il va falloir faire l’inventaire : qu’est-ce qui va être retardé ? Qu’est-ce qu’on va remettre à plus tard ? Qu’est-ce qu’on va modifier ? Mais ça nous semble encore trop tôt pour être sûr·es de quoi que ce soit.

Le lundi, c’est le jour de la réunion des salarié⋅es, sur notre Mumble. Celle-ci est longue, près de 3 heures, mais on a besoin de parler. J’en sors avec un sentiment de lourdeur, une tristesse (que je crois partagée) qui ne me quitte pas pendant deux trois jours. On ne le dit pas forcément entre nous, ou en tous cas on n’appuie pas dessus, mais le confinement, c’est pas la joie…

Luc ne va vraiment pas mieux niveau santé mais il fait du pain et nous partage ses recettes. Il met à jour Gitlab. Il installe une interface web à Mumble qui le rend d’autant plus pratique, du coup ! (sauf qu’on ne peut pas y créer de salon, mais bon si une personne le crée sur le logiciel pendant que 9 rejoignent le salon depuis l’interface web, ça simplifie 9 fois sur 10 l’usage, alors c’est déjà ça).

Dans la série #LesGens ont du temps, il y a plein de personnes qui essaient d’installer Framaforms (ce doit être une espèce de défi confinement level master ninja du serveur), et qui partagent leurs erreurs avec Théo, ce qui lui permet d’améliorer grandement le process et la doc.

Le projet entraide.chatons.org avance, le forum du collectif fourmille et occupe beaucoup Angie, Pyg et Lise (ainsi que tcit qui bidouille de la démo). Angie sort de chez elle pour la première fois depuis une semaine : aller dans un hypermarché c’est pas la folie, mais se rendre compte qu’ils ont coupé la musique ça fait un bien fou. #UnAutreMondeEstPossible

Mardi 24 mars en brèves et en groumph (toujours Pouhiou)

Depuis hier, Chocobozzz a le nez dans Etherpad et cherche à l’optimiser. Ainsi que MyPads. Et le pire c’est qu’il y arrive le bougre. Genre on a des stats et des graphiques… Comme on le dit dans le métier (et si vous nous pardonnez ce terme technique) : ça poutre !

Avant / après les miracles réalisés par Chocobozz sur nos instances Framapad <3

tcit y travaille avec lui, quand il ne bidouille pas sur l’instance de prise de rendez-vous pour les médecins. Et quand il n’aide pas sur la page entraide.chatons.org . C’est pas possible d’être partout à la fois comme ça : je soupçonne de plus en plus tcit de voyager dans le temps avec le Docteur.

Luc installe un troisième vidéobridge pour Framatalk. Si j’ai bien tout compris, c’est ce qui permet de répartir la charge des vidéo-conférences sur trois serveurs, sur 3 machines à la fois. Et il trouve quand même la pêche pour patcher MyPads et faire des gâteaux au matcha.

Angie, Pyg et Lise sont à fond sur le CHATONS. Et que ça crée des fiches dans la base de données (sous Drupal) pour alimenter la page du projet entraide.chatons.org, et que ça crée des visualisations, et que ça coordonne, et que ça réunionne… Angie trouve quand même le temps de mettre en page l’article annonçant l’ouverture du librecours Culture Libre sur le blog et de faire le point avec Arthur sur son stage de traduction.

Pyg, quant à lui, ouvre aussi une page de notre wiki interne pour y noter les statistiques de fréquentation des services qui se font assaillir depuis le confinement. Histoire de documenter l’écart. Oh, et cet enfoiré (je l’aime, mais c’est un enfoiré) nous fait découvrir le compte twitter de MalaiseTV. On a les yeux qui saignent.

Théo a du mal à s’en remettre et à finaliser son beau README pour Framaforms. Spf s’en remet suffisamment pour intégrer des contributions à la documentation de Jitsi et ajouter la doc écrite par tcit de l’outil de prise de rendez-vous pour les médecins.

Moi, ce mardi, j’arrive à rien et ça me groumphe. J’ai l’impression de passer ma journée à être payé pour tweeter. Pourtant je sais comment ça se passe, hein. Quand j’ai un gros texte à rédiger (genre le journal du framaconfinement de la fin de semaine), je sais que je ne vais arriver à rien le temps que mon cerveau prémâche le boulot en tâche de fond. Mais c’est un problème qu’on a souvent, chez Framasoft : quand on voit tout ce qui est fait par les autres, on a parfois cette peur de ne pas être à la hauteur, d’être dans l’imposture. Alors oui : pour contre balancer on se dit entre nous combien c’est OK de ne pas produire, de ne pas y arriver, voire de rater des trucs. Mais on a beau le savoir, on a beau avoir les mots qui réconfortent, c’est toujours aussi rageant à vivre que de se sentir bloqué dans son boulot… Surtout quand je vois tout ce que font mes collègues.

Mercredi 25 mars par Angie

Ce mercredi, Pouhiou a plus d’énergie qu’hier et prend donc du temps pour rédiger l’article Framaconfinement de la fin de la semaine 1, le faire relire aux membres de l’association et le mettre en forme pour sa publication. Il continue en parallèle à animer nos comptes sur les médias sociaux et fait le constat qu’il trouve #LesGens bien plus sympathiques lorsqu’il est en forme !

Pyg a pris connaissance du long billet de blog d’un de nos membres, Framatophe, et en fait une synthèse pour les autres membres de l’association. Il a aussi continué le travail entamé mardi sur les statistiques de fréquentation de nos services. Et a répondu à de nombreux mails laissés en attente.

25 minutes de la lecture intense ! Il nous fallait bien un résumé de pyg !

Avec tcit, ils ont continué à aider MrFlos, en charge des services de Colibris Outils Libres et ljf de ARN sans-nuage.fr sur la création de la page entraide.chatons.org et j’ai continué à alimenter la base de données afin que tout ce dont nous avons besoin pour cette page soit bien renseigné. C’est une tâche un peu ingrate, très répétitive, qui m’a rappelé mon premier job dans une SS2I au début des années 2000 où je m’étais retrouvée à entrer manuellement en bdd un catalogue papier de modèles de WC à poser !

Du côté de l’équipe technique, le travail pour améliorer les performances d’Etherpad continue : Luc et Chocobozz mettent en place des patchs dans tous les sens ! Tcit continue à mettre à jour la liste des instances sur Framapad et Framatalk. Quant à Théo, il continue à s’occuper de Framaforms, avec l’aide ponctuelle de tcit.

Spf (aka « What’s up doc ? »), passe une partie de sa journée à rédiger la documentation sur la version web du logiciel Mumble. C’est quand même bien pratique de pouvoir utiliser Mumble depuis un navigateur sans avoir à installer le logiciel sur son ordinateur ou une application sur son smartphone, même si une partie des fonctionnalités ne sont pas disponibles dans cette version web.

Je passe une partie de la journée à discuter avec des gens ! Maxime du Cinéma Nova m’a appelée pour prendre des nouvelles et m’indiquer que mon intervention au sein de leur structure prévue en mai sera reportée. J’ai aussi eu une réunion sur Mumble avec Stph, Framatophe et pyg pour parler d’un projet tuteuré pour des étudiants de l’UTC.

Jeudi 26 mars en brèves, mais toujours à fond !

Le projet entraide.chatons.org avance toujours : après un point téléphonique entre les protagonistes pour faire le point sur les avancées du projet et lister ce qu’il reste à faire, tcit et pyg continuent à donner un coup de main sur la partie technique tandis que je continue à compléter la base de données et le wiki. Lise nous concocte de très belles petites images de chatons pour illustrer chaque service ! Ça avance bien et ça fait du bien de voir ce chouette projet devenir réalité.

AnMarie continue ses activités administratives et comptables tout en papillonnant de canal en canal au sein de notre messagerie collaborative pour suivre les différents échanges au sein de l’association. Elle a parfois le sentiment d’être un peu submergée par tous ces échanges car depuis le début du confinement, la majorité des discussions au sein de l’association se déroule sur notre Mattermost et ça part un peu dans tous les sens.

Côté technique, Luc installe et paramètre une nouvelle instance de Framadrop, notre outil de partage temporaire de fichiers. Après avoir patché la version française de web.mumble.framatalk.org, il s’occupe aussi de changer le disque dur d’un de nos serveurs et fait du ménage sur un autre qui n’avait pratiquement plus de place. Chocobozzz fixe des plugins Etherpad pour prévoir une mise à jour de nos instances vers la version 1.8. Pouhiou et tcit se chargent de rédiger et mettre en ligne un nouveau message d’information pour le nouveau serveur Framadrop. Et parce que nos services Framatalk et Framapad vont mieux, ils s’occupent aussi de modifier le message existant sur ces services.

Spf, Théo et des membres bénévoles continuent à répondre aux nombreuses demandes des utilisateur⋅ices de nos services, que ce soit sur notre forum ou via notre formulaire de contact.

Pouhiou est très enthousiaste aujourd’hui car l’article Un librecours pour mieux contribuer à la Culture Libre et le mémo sur le télétravail semblent très appréciés sur les médias sociaux. Ça lui donne l’énergie de se mettre à la rédaction du début de cet article (journées de lundi et mardi) avant de prendre connaissance des commentaires publiés sur les derniers articles du Framablog.

De mon côté, j’ai réussi à me bloquer 2 heures pour préparer une intervention prévue demain. Cette intervention, prévue depuis plusieurs semaines, a lieu dans le cadre de la formation continue diplômante DIPCO (diplôme en Codesign) proposée par le CNAM, le collectif Codesign-it ! et le CRI aux professionnel⋅les pour qui la dynamique collaborative est un enjeu pressant. La session sur laquelle j’interviens traite de gouvernance distribuée et des nouveaux modèles d’organisation. Je tenterai donc d’y expliquer la gouvernance de Framasoft.

Vendredi 27 mars : on ne chôme pas !

Le vendredi est toujours un peu particulier parce qu’une partie d’entre nous (pyg, Pouhiou et moi) ne travaillent pas. Alors que Pouhiou s’est déjà réfugié dans son île merveilleuse d’Animal Crossing et que pyg s’est chargé d’aller faire les courses pour ses voisins et de faire un petit break, j’ai pris le relais sur l’animation de nos comptes sur les médias sociaux pour la matinée, tout en continuant à préparer mon intervention sur la gouvernance de l’association.

AnMarie a fini sa semaine en beauté puisqu’elle a terminé la saisie dans notre logiciel de comptabilité des relevés de dons des mois de janvier et février : ça peut paraître anodin, mais cela représente plus de 80 pages de relevés bancaires à vérifier et c’est un boulot de dingue. D’ailleurs elle se réjouit déjà des relevés de mars qui ne vont pas tarder à arriver ;)

Côté entraide.chatons.org, tcit a passé une bonne partie de la journée sur la résolution d’un bug coriace et pyg a bidouillé sur Drupal pour avoir de nouvelles vues de la base de données. J’ai aussi commencé à rédiger l’article annonçant la sortie officielle du projet, histoire de prendre un peu d’avance et qu’on puisse diffuser l’information dès que la page sera prête.

Côté technique, Luc a testé, mergé et publié les patchs des plugins du logiciel Etherpad réalisé hier par Chocobozzz afin de rendre compatible l’outil pour une migration vers sa version 1.8.

Et ce week-end ?

Côté salarié⋅es, je pense qu’une grande partie d’entre nous a vraiment fait un gros break ce week-end. Ces deux dernières semaines ont été très intenses : il a fallu réagir dans l’urgence et réorganiser nos activités respectives. S’y est ajouté pour nous tou⋅tes le fait de vraiment vivre la situation du confinement, dans des contextes propres à chacun⋅e. Chocobozzz a quand même pris du temps sur son samedi pour redévelopper le système multi threads de Framacalc qui commence à peiner lors des heures de pointe et un moment de son dimanche pour mettre à jour les serveurs sur lesquels sont installés nos instances du logiciel JitsiMeet (mises à jour mineures pour le client, majeure pour le bridge vidéo).

Et bien sûr, pyg n’a pas pu s’empêcher d’aller rédiger un nouvel article : une façon pour lui de prendre du recul sur la situation ! Mais ça on vous en parlera la semaine prochaine…

  • 2 avril 2020 à 12:01

Error importing video after disk enlargement

Par @alterak Alex sur Framacolibri - Latest topics

@alterak wrote:

I already asked a question here, but no one answers- ( https://github.com/Chocobozzz/PeerTube/issues/2591#issue-591731334

I have a disk mounted in the folder /var/www/peertube/storage/ it was Originally 100GB in size. I decided to increase the disk size to 300GB. After that, the ability to import videos from youtube disappeared and the torrent download stopped working. Errors are returned. But downloading local videos works fine. Rights to the folder /var/www/peertube/storage/ peertube:peertube 775. I showed you more details in the video. Why did this happen and how can I fix it?

https://peervideo.ru/videos/watch/4b70aeb9-1163-4dfb-b7de-9bbf6431e95c

Here is the result of the log file at the time of import

Сводка

{« message »:« 192.168.1.5 - - [01/Apr/2020:08:33:20 +0000] « GET /tracker/socket HTTP/1.1 » 200 3624 « - » « Mozilla/5.0 (Windows NT 10.0; Win64; x64; rv:74.0) Gecko/20100101 Firefox/74.0 »\n »,« level »:« info »,« label »:« peervideo.ru:443 »,« timestamp »:« 2020-04-01T08:33:20.342Z »}
{« level »:« info »,« message »:« Cannot fetch information from import for URL https://youtu.be/zlDtPTwNm8Q.",« label »:« peervideo.ru:443 »,« err »:{« stack »:"Error: Command failed with exit code 1: /var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/bin/youtube-dl -i --dump-json -f best -j --flat-playlist https://youtu.be/zlDtPTwNm8Q\n at makeError (/var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/node_modules/execa/lib/error.js:56:11)\n at handlePromise (/var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/node_modules/execa/index.js:114:26)\n at runMicrotasks ()\n at processTicksAndRejections (internal/process/task_queues.js:97:5) »,« message »:« Command failed with exit code 1: /var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/bin/youtube-dl -i --dump-json -f best -j --flat-playlist https://youtu.be/zlDtPTwNm8Q",« command »:"/var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/bin/youtube-dl -i --dump-json -f best -j --flat-playlist https://youtu.be/zlDtPTwNm8Q",« exitCode »:1,« stdout »:"","stderr »:" File « /var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/bin/youtube-dl », line 2\nSyntaxError: Non-ASCII character ‹ \x97 › in file /var/www/peertube/versions/peertube-v2.1.1/node_modules/youtube-dl/bin/youtube-dl on line 3, but no encoding declared; see http://python.org/dev/peps/pep-0263/ for details",« failed »:true,« timedOut »:false,« isCanceled »:false,« killed »:false},« timestamp »:« 2020-04-01T08:33:34.471Z »}

Posts: 15

Participants: 2

Read full topic

  • 2 avril 2020 à 09:00

[Framalistes] répondre à l'expéditeur d'un message?

Par @flolep sur Framacolibri - Latest topics

@flolep wrote:

Bonjour,
Y a-t-il un moyen de paramétrer la liste pour qu’on ne soit pas obligés de répondre à tous, mais qu’on puisse répondre juste à l’expéditeur du message sur la liste (qu’on ait le choix) ?
Les paramètres par défaut ne le permettent pas, et c’est pourtant une fonction dont on aurait besoin dans mon groupe (petite asso sportive, une vingtaine de personnes).

Posts: 2

Participants: 2

Read full topic

  • 1 avril 2020 à 20:26

Commentaires sur L’Internet pendant le confinement par Httqm

Par Httqm sur Commentaires pour Framablog

Merci pour cet article et pour la lumière faite sur cette n-ième tentative d’enfumage sécuritaire sur fond d’actualité chargée 😉
Je voudrais ajouter un petit bémol sur la compétence des développeurs en général et ceux bossant en ESN en particulier : ils ne sont pas plus incompétents là-bas qu’ailleurs. Il faut juste savoir que, quand ils ont du taf, c’est que leur boîte a gagné à un jeu idiot d’enchères inversées consistant à construire une Ferrari avec le budget pour une Clio, et des macros Excel selon lesquelles « avec 9 femmes, on peut faire un bébé en 1 mois » devient vrai.

  • 1 avril 2020 à 17:49

Commentaires sur Solidarités numériques : le Libre se mobilise par libre fan

Par libre fan sur Commentaires pour Framablog

rdv-medecins.framasoft.org : un outil indispensable pour autres que médecins également.
Des psychologues, sages femmes etc. utilisent les Pages Jaunes (qui ont plein de requêtes de boîtes de pub) pour leurs rendez-vous. Et les patient·es peuvent se connecter avec leur compte Facebook, en plus. Comment tout ça peut être conformes au RGPD et à la confidentialité?

Et Bastien ne connaît pas Framagit ou autre Gitlab? C’est pourtant bien facile à utiliser.

  • 1 avril 2020 à 17:09

Commentaires sur entraide.chatons.org : des services libres en ligne sans inscription par libre fan

Par libre fan sur Commentaires pour Framablog

Bravo et merci! Et ce n’est pas un poisson?
Je me demandais ce que faisaient les hackers qui ont été si vaillants par le passé (Tsunami, séisme à Haiti).
Et ça fait du bien car à lire même de bons journaux, il n’y a plus que pour Facebook, FaceTime, Zoom etc.… et le streaming.

Ce serait bien d’avoir un détail supplémentaire pour les instances de Jitsi: où l’instance est-elle hébergée? Beaucoup de chatons avaient mis ça sur CloudFlare, je ne sais pas si c’est toujours le cas, mais ça pose de gros problèmes. (mais merci pour la longue liste des instances).
Et bien sûr, les gens du Libre ne peuvent pas tout faire: l’État a aussi failli en laissant la majorité du pays sans fibre optique, alors les joies de Jitsi seront limitées.

Bon courage à toutes et à tous

  • 1 avril 2020 à 17:00

Enregistrement utilisateur

Par @Ximel Michel sur Framacolibri - Latest topics

@Ximel wrote:

Bonjour,
J’essaie de créer un compte pour utiliser Framapad, et la procédure se termine apparemment correctement (message « utilisateur créé »’)
Par la suite, je ne peux utiliser le service Framapad :
1- lorsque je demande à être invité sur un pad, mon correspondant saisit mon adresse mail, mais il reçoit la réponse « utilisateur inexistant sur cette instance ».
2- si je veux me connecter sur Frama, je reçois le message « utilisateur/mot de passe » inexistant"
3- si je veux créer un nouveau compte Frama, je reçois le message « identifiant déjà existant »
Bref, je suis dans l’impasse après avoir essayé 2 utilisateurs différents avec 2 identifiants courriel différents.
Y a-t-il un délai pour valider un nouveau compte ? à quoi correspond la notion d’instance ? jamais, lors de la création de compte, je n’ai eu à choisir une instance …
Merci de m’aider à sortir de la nasse :wink:
Michel

Posts: 3

Participants: 2

Read full topic

  • 1 avril 2020 à 15:14

Problème Framacalc disparition des lignes au delà de 100

Par @benoitoupas sur Framacolibri - Latest topics

@benoitoupas wrote:

Bonjour la communauté,

Lorsque je vais sur mon framacalc :
https://lite.framacalc.org/9fox-record-de-gainage-du-college-simone-veil

Impossible de voir au delà de la ligne 100 (pourtant mon tableau descend plus bas) ni au delà de la colonne T (mais ça c’est pas grave j’en ai pas besoin).

Pourtant lorsque je prend avec ma souris la barre de défilement et que je descend, il y a un mini-aperçu qui s’affiche, donc les cellules existent encore mais ne sont pas visibles … et je n’arrive pas à comprendre pourquoi ni à résoudre le problème.

Lorsque je vais dans les anciennes versions l’aperçu me montre tout, mais une fois restauré le problème est le même.

J’ai pas trouvé de solution dans la foire aux questions, ni sur internet.

Si quelqu’un pouvait y jeter un oeil et essayer de m’aider je lui en serais très reconnaissant.

Merci beaucoup d’avance à ceux qui passeront du temps pour essayer de m’aider

Cordialement

Benoit

Posts: 4

Participants: 2

Read full topic

  • 1 avril 2020 à 13:48

[Framateam] Gérer les émoticons dans les réponses

Par @demandeinfos demandeinfos sur Framacolibri - Latest topics

@demandeinfos wrote:

Bonjour,

J’ai une petite question sur une chose que j’ai constatée en échangeant avec des membres d’une équipe (là j’avoue on est dans le détail :sweat_smile: rien de bien important, c’est juste pour bien comprendre :wink: )

Comme on le voit sur l’image, lors d’une réponse on voit le pousse mis comme un retour seul, dans la réponse suivante, le pouce (en réponse) est en petit quasiment associé au message et un « + » permet d’apporter une nouvelle réponse sous forme d’un vote supplémentaire.

J’ai trouvé cela très intéressant mais je ne vois pas ce qui fait la différence de la position du pouce dans les deux cas (il me semble pourtant bien qu’à chaque fois la flèche retour « répondre » a été utilisée).

Merci d’avance pour vos retours.

Posts: 3

Participants: 2

Read full topic

  • 1 avril 2020 à 12:31

Mur Framemo

Par @vpatigniez vpatigniez sur Framacolibri - Latest topics

@vpatigniez wrote:

Bonjour, est-il possible de supprimer un mur créé avec framemo ? La dernière discussion à ce sujet date de 2018 il me semble, donc au cas où…Bien cordialement,

Posts: 2

Participants: 2

Read full topic

  • 1 avril 2020 à 12:08

Commentaires sur entraide.chatons.org : des services libres en ligne sans inscription par MarioMaster2

Par MarioMaster2 sur Commentaires pour Framablog

Très bonne idées cette page internet !
Comme toujours, bravo Framasoft, et bravo également à tous les Chatons et les personnes qui font qu’ils existent !

  • 1 avril 2020 à 11:12
❌