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Beelink redécouvre les processeurs Intel Core i5-8259U

Par Pierre Lecourt

Les Beelink SEI i5-8259U et Beelink GTI i5-8259U sont dse MiniPC classiques chez la marque qui reprend ici ses châssis habituels en intégrant à l’intérieur de nouvelles cartes mères. Les deux machines emploient le même processeur Core i5-8259U de huitième génération. Des “Coffee Lake” prévus pour les machines mobiles et sortis en 2018.

Beelink SEI i5-8259U

Gravées en 14 nanomètres, ces puces i5-8259U ne sont pas des modèles bas de gamme. Avec 4 coeurs et 8 threads, ils proposent des fréquences variant de 1.1 à 3.8 GHz pour un TDP de 28 watts qu’il sera possible d’établir à 20 Watts logiciellement. Le processeur embarque 6 Mo de cache et surtout un circuit graphique Intel Iris Plus 655 aux capacités assez vastes. Cette puce fonctionnant de 300 MHz a 1.05 GHz s’avère assez impressionnante à l’usage. Pour l’avoir testée sur plusieurs machines mobiles, sans être au niveau d’une MX350 de Nvidia, ce petit circuit offre un beau niveau de performances en 2D, vidéo et en 3D pour peu que vous soyez un joueur plutôt nostalgique. C’est ce type de processeur que l’on retrouvait dans les excellents NUC Bean Canyon d’Intel.

Aparté : Recourir à ce type de processeur un peu ancien permet à Beelink de proposer un bon niveau de performances pour un prix intéressant. A chaque “libération” de ce type de puce, les constructeurs OEM de ce type fondent dessus pour les intégrer dans leurs matériels. Je ne sais toujours pas pourquoi le marché se retrouve d’un coup submergé de nouvelles gammes de processeurs. Il y a en général deux explications classiques. Soit parce qu’Intel a vendu ses puces à un revendeur en direct au lieu de les proposer à un constructeur de renom comme HP ou Lenovo parce que plus personne ne veut de ces processeurs sur le marché du neuf. Ce qui permet ensuite à des entités comme Beelink d’en obtenir un lot. Soit parce que de gros fabricants de portables ont des stocks dont ils se débarrassent en seconde main en les revendant sur le marché gris. Il est plus rare que des marques de ce gabarit puissent passer commande en direct à Intel. Non pas parce que la porte est fermée mais bien parce que les volumes restent assez légers et que la machine en elle même ne présente pas d’intérêt technique pour le fondeur. Une société comme GPD ou une autre comme One Netbook proposent des formats plus originaux et novateurs. Ils ont droit aux puces de dernière génération d’Intel. Je pense que la marque les voit d’un bon oeil avec leurs innovations. /Aparté

Beelink SEI i5-8259U

Pour accompagner ce processeur i5-8259U donc, deux slots de mémoire vive au format SoDIMM DDR4-2400. La machine pourra accepter jusqu’à 32 Go de ram. Le stockage sera confié à un port M.2 2280 PCIe NVMe. Une baie d’extension 2.5″ est également présente pour ajouter un SSD ou un disque mécanique supplémentaire en le fixant au panneau bas de la machine.

Beelink SEI i5-8259U

La connectique est assez complète avec, en façade, deux ports USB 3.0 Type-A et un port USB Type-C1 ainsi qu’un port jack audio 3.5 mm.

Beelink SEI i5-8259U

Sur le côté, on retrouve un lecteur de cartes MicroSDXC et sur la partie arrière un port Ethernet gigabit, deux USB 3.0 Type-A supplémentaires et deux sorties HDMI plein format. L’engin pourra donc prendre en charge deux écrans. A l’intérieur du châssis, un module Wifi6 associé à un module Bluetooth non détaillé. Probablement du 5.0 mais peut être du 5.1.

Beelink SEI i5-8259U

Le Beelink SEI i5-8259U tient dans un châssis de 12.4 cm de large pour 11.3 cm de profondeur et 4.1 cm d’épaisseur. Il est ventilé activement avec un système classique de caloducs et ailettes. La machine pèse 345.5 grammes et elle est livrée avec le traditionnel petit accessoire pour la fixer derrière un écran.

Pas de tarif ni de date de disponibilité pour le moment.

Beelink GTI i5-8259U

Beelink annonce sur la même base, le même processeur i5, le GTI i5-8259U. Lui aussi reprend le format des MiniPC “GT” de la marque. Un format un peu plus encombrant avec 16.9 cm de large pour 12 cm de profondeur et une épaisseur de 3.9 cm. 

Plus d’espace qui permet une intégration d’options supplémentaires. On garde un système de ventilation par caloducs mais avec 2 ventilateurs séparés situés de chaque  côté de l’engin. La mémoire est confiée au même duo de slots SoDimm DDR4-2400 mais le stockage évolue avec 2 ports M.2 2280 : Un PCIe NVMe et un SATA 3.0. Plus assez d’espace en hauteur pour une baie d’extension 2.5″, par contre. 

Beelink GTI i5-8259U

La connectique évolue avec peu de différences en façade mis à part la présence d’un double micro pour des usages d’assistant vocal.

Beelink GTI i5-8259U

Sur la face arrière, on a plus de choix avec deux ports Ethernet Gigabit et quatre USB Type-A : Deux en USB 2.0 et deux autres en USB 3.0. On retrouve un duo de sorties vidéo avec une sortie HDMI et un Displayport mais pour cette machine, Beelink détaille un peu plus la prise USB Type-C en indiquant qu’elle est capable de piloter un affichage en DisplayPort également. Le MiniPC pourra donc afficher sur trois écrans.

Le dessus du capot accueille également le lecteur d’empreintes propre à cette gamme et que l’on a croisé sur les versions GT-R équipées en AMD Ryzen. On retrouve un Wifi6 et probablement un BLuetooth 5.0 ou 5.1. Le tout peut également se fixer au dos d’un écran ou sur un support grâce au petit accessoire VESA fourni.

Là encore, pas de prix ni de disponibilité précise.

Beelink redécouvre les processeurs Intel Core i5-8259U © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo ThinkPad X1 Titanium Yoga : haute couture numérique ?

Par Pierre Lecourt

Lenovo passe du carbone au Titane. Après les X1 Carbone, le nouveau ThinkPad X1 Titanium Yoga fait son apparition dans le tableau périodique de la marque.  Et ce changement d’élément signe de grosses évolutions techniques autour d’un sujet que l’on croit toujours épuisé : Le PC portable.

ThinkPad X1 Titanium Yoga

Ecran 13.5″, machine ultrafine, le ThinkPad X1 Titanium Yoga de Lenovo est une réussite d’un point de vue technique. Avec 11 mm d’épaisseur seulement et 1.15 Kilo, c’est l’engin le plus léger et fin de cette diagonale. Ce qui ne l’empêche pas de proposer un catalogue impressionnant de composants et de fonctions. 

ThinkPad X1 Titanium Yoga

Cela commence par l’utilisation d’une charnière 360° qui permet de replier le clavier et l’écran dos à dos pour un usage en mode tablette. Avec cette épaisseur et ce poids, l’objet pourra être vraiment utilisé comme une tablette Windows 10 de grande diagonale. Le format d’affichage en 3:2 permettant des usages assez agréables en lecture dans ce mode. L’écran est un 2256 x 1504 pixels tactile qui offrira une lisibilité améliorée pour le web, les documents textes et autres présentations ou PDF. Sa dalle IPS est certifiée Dolby Vision et proposera une belle luminosité avec 450 nits promis. La colorimétrie est annoncée avec une certification 100% sRGB et l’écran acceptera la manipulation au stylet actif.

ThinkPad X1 Titanium Yoga

A bord de la machine, on retrouvera des processeurs Intel Core de onzième génération . Le haut de gamme sera confié à un Core i7-1160G7 vPro qui proposera un circuit graphique Intel Xe. Un maximum de 16 Go de mémoire vive LPDDR4x sera intégré et le stockage sera confié à une solution PCIe NVMe sur slot M.2 de 1 To maximum. L’ensemble sera intégré avec un module Wifi6 et du Bluetooth 5.1 dans une solution globale proposée par Intel. Mais une option 4G/5G sera également disponible pour parfaire la connectivité réellement tout terrain de cet ultraportable.

Le clavier est typique des Thinkpad avec une disposition Chiclet Accufeel qui arrondit la partie inférieure des touches pour améliorer la frappe. Un petit trackpoint rouge central et le dispositif de clic adapté, coincé entre la barre espace et le pavé tactile habituel qui reste assez large.

ThinkPad X1 Titanium Yoga

Le châssis, qui a la lourde tâche de protéger cette diagonale de 13.5″ de 11 mm d’épaisseur seulement, est composé de carbone et de magnésium avec un ajout de titane pour le capot afin de rigidifier l’ensemble. Il jouera en partie le rôle de dissipateur du processeur, même si je doute que ce dernier soit forcément configuré dans son TDP le plus haut. Le Core i7-1160G7 vPro peut se déployer en 15Watts mais également en 7Watts et Lenovo a peut être choisi cette seconde option pour son mode de fonctionnement dans une machine aussi fine. 

ThinkPad X1 Titanium Yoga

Ce châssis extrêmement fin n’autorise évidement pas une connectique classique. On retrouvera deux ports Thunderbolt 4 et une prise jack 3,5 mm stéréo combo. Pour augmenter les possibilités générales offertes par le ThinkPad X1 Titanium Yoga, Lenovo glissera dans la boite de la machine un dongle proposant  de l’USB 3.1 Type-A et une sortie HDMI. Une webcam est présente pour la vidéo conférence.

ThinkPad X1 Titanium Yoga

La marque a fait l’effort de proposer une paire d’enceintes frontales, placées de part et d’autre du clavier, qui reçoivent une certification Dolby Atmos. Difficile de savoir ce que donnera cet ensemble au coeur d’un engin de cette épaisseur, l’espace nécessaire aux enceintes est tellement étroit qu’il est difficile d’imaginer une profondeur de mediums et de basses sur un tel gabarit. Le Lenovo propose une batterie  de 44,5 Whr dont l’autonomie n’a pas été communiquée.

Prévu pour le mois de février, le ThinkPad X1 Titanium Yoga est annoncé à un prix de base de 2159 euros. Un tarif qui place la machine clairement dans une catégorie pro car il sera difficile, malgré ses atouts, de le justifier pleinement pour un particulier. 

Lenovo ThinkPad X1 Titanium Yoga : haute couture numérique ? © MiniMachines.net. 2021.

Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise

Par Pierre Lecourt

Le Raspberry Pi Pico est donc un micro contrôleur, comme les solutions Arduino que l’on connait déjà depuis fort longtemps. Annoncé à un prix public de 4 dollars, ce produit est, comme d’habitude, développé en interne autour d’un SoC RP2040ARM, un ARM Cortex-M0+ double coeur cadencé à 133MHz. Et c’est probablement ce RP2040 la vraie star de cette annonce.

La solution embarque 264  Ko de mémoire vive et 2 Mo de mémoire flash QSPI. Elle développe pas moins de 30 broches pour piloter tous types de montages. Son interface USB est au format MicroUSB 1.1 et permet la programmation Drag & Drop. Sur la carte, on retrouve 26 broches GPIO classiques : 2 SPI, 2 I2C, 2 UART, 3 ADC12-bit et 16 PWM. Le petit module embarque un bouton reset classique sur ce type de solution ainsi que des éléments et fonctions moins classiques. Les GPIO peuvent être reconfigurés à la volée.

Raspberry Pi Pico

Une horloge sera intégrée directement sur le Raspberry Pi Pico pour pouvoir programmer des actions avec des délais ou des “alarmes”. On retrouvera également directement un capteur de température et 8 ports programmables pour des développements sur mesures. Enfin, une petite LED témoin est visible (et programmable) et la carte propose 3 ports DEBUG supplémentaires facilement accessibles. 

Raspberry Pi Pico

Plusieurs points sont intéressants sur cette solution et on retrouve en grande partie des éléments centraux des solutions Arduino. Le fait, par exemple, que la carte soit implantée d’un seul côté et qu’elle ne soit pas brochée d’office. Deux points qui permettent une intégration aisée dans tout type de périphérique. Il sera, par exemple, possible de coller la carte sur un support sans crainte pour un composant. Tout comme l’on pourra souder directement les broches dont on a besoin pour un montage sans avoir à gérer les autres autour ou à batailler avec une rangée de broches.

Raspberry Pi Pico

Bien entendu, il sera possible de monter la Raspberry Pi Pico sur un support de type Breadboard avec un brochage classique pour faire ses prototypes mais le montage final pourra être bien plus libre. La taille elle même du micro contrôleur est très contenue avec 2.1 cm de large pour 5.1 cm de long. C’est un peu plus que les classiques solutions Arduino Micro ou Nano mais cela reste très sobre. La carte propose 4 trous pour pouvoir la fixer facilement et solidement. 

La solution Raspberry Pi Pico pourra être programmée en C et en MicroPython avec un PC classique ou depuis une carte de la fondation de manière “classique”. On verra le stockage de la carte comme un stockage externe et on pourra y copier des données. Il sera également possible de programmer l’objet directement avec des outils de programmation ou un terminal. Son alimentation est assez souple puisqu’elle pourra accepter de 1.8 à 5.5 volts en entrée : Batterie, piles classiques ou alimentation depuis une source USB secteur ou sur batterie externe haute capacité, il sera possible de garder la carte en mode “sommeil” pour éviter qu’elle ne décharge votre alimentation rapidement.

Raspberry Pi Pico

On peut légitimement se poser la question du pourquoi ? Pourquoi la fondation développe un micro contrôleur de ce type et pourquoi proposer carrément son propre SoC RP2040 au lieu d’utiliser une solution déjà existante ? La fondation explique qu’elle en a l’opportunité et que rien sur le marché ne convenait à ses attentes. Difficile à croire au vu de l’étendue des solutions en vente. La raison est peut être plus à chercher autour d’une certaine liberté qu’affectionne la fondation autour de ses documentations et de son écosystème. En proposant son propre SoC et son circuit, la fondation compte assurer une ouverture maximale de sa documentation. Proposant un maximum de ressources possibles pour permettre de développer des projets. C’est, à mon sens, la raison la plus logique de s’embarquer dans l’aventure de ce genre de développement. L’autre explication vient probablement de la volonté de maitriser les coûts de production. En s’appuyant sur un RP2040 “maison”, les Raspberry Pi Pico n’auront pas à subir d’éventuelles fluctuations de disponibilité et de tarif. L’objet étant vendu à 4$, une petite fluctuation de quelques centimes sur un composant aurait évidemment un impact direct sur le tarif de l’objet global.

Raspberry Pi Pico rp2040

Le RP2040 est également prévu pour supporter jusqu’à 16 Mo de stockage QSPI, ce qui peut laisser entendre une utilisation dans de futurs développements de la fondation et donc une conception prévue pour une durée assez longue et le déploiement sur mesures pour des partenaires industriels. La solution embarque, en plus, des fonctions de calcul originales avec des bibliothèques de calcul à virgule flottante et des fonctions de déplacement d’éléments en mémoire originales. Autant d’éléments que la fondation souhaitait, je suppose, pouvoir manipuler avec ses outils de programmation.

Enfin, je suppose que les ingénieurs de la fondation ont probablement pris pas mal de plaisir à développer un Cortex M0+. Cela peut ressembler à un boulot rébarbatif ou à un casse tête pour certains mais je me doute que l’équipe a du prendre ce développement comme un défi stimulant en cette période trouble. Et prendre du plaisir dans son boulot n’est pas un élément à négliger.

Pico Explorer

Le RP2040 est déjà un best seller

Le circuit maison de la fondation a déjà trouvé des partenaires intéressés par son intégration : Adafruit annonce le Feather RP 2040 et le itsy Bitsy RP 2040 développés avec cette puce. Pimoroni lance les PicoSystem et Pico Explorer. Sparkfun le Thing Plus RP2040, le Pro Micro RP2040 et le MicroMod RP2040. Arduino, de son côté, annonce également le Nano RP2040 connect

Et cela peut se comprendre, toutes entités développent des solutions de micro contrôleurs depuis des années en se penchant sur l’énorme catalogue de composants disponibles. Avec les mêmes impératifs que la fondation et les mêmes besoins. Tous les avantages liés au RP2040 pour le Raspberry Pi Pico seront également positifs pour ses partenaires : prix contrôlé, documentation et communauté. 

Il faut chasser de son esprit les schémas mentaux habituels d’une concurrence effrénée sur ce secteur. Certes, des marques comme Sparkfun et Pimoroni sont concurrentes sur le papier, mais en pratique elles répondent surtout à des besoins différents et leurs clients piochent dans leurs catalogues respectifs suivant leurs envies et leurs impératifs. Arduino n’est pas un concurrent de Raspberry Pi, ce sont des environnements qui se complètent.

MC Hobby Raspberry Pi Pico

La carte Raspberry Pi Pico est annoncée à 4.20€ chez Kubii avec une disponibilité prochaine, elle est également proposée à 4.08€ chez MCHobby.be, un spécialiste Belge1 qui propose d’ailleurs des ressources intéressantes autour de la carte comme l’image ci-dessus.

Raspberry Pi Pico : microcontrôleur surprise © MiniMachines.net. 2021.

One Mix 4 : toutes les infos sur l’ultraportable 10.1″

Par Pierre Lecourt

One Netbook nous avait présenté quelques images en Décembre dernier d’un nouvel ultraportable de 10.1″ aux bordures fines et à l’équipement moderne. Une sorte de fils spirituel des netbooks qui aurait évolué sur une île isolée pendant que ses congénères disparaissaient peu à peu. Le One Mix 4 est désormais officiel.

One Mix 4

Le One Mix 4 est donc un “portable” proposant un écran tactile IPS de 10.1″ de diagonale dont on ne connait pas encore la définition exacte. Ce que l’on sait, par contre, c’est que la marque a réussi à intégrer l’écran dans des bordures fines et que la charnière est rotative sur 360°. Ce qui permettra à ce petit engin d’être utilisé comme une tablette. On pourra pester sur la dalle brillante nécessaire à l’usage d’une dalle capacitive mais on se réjouira tout de même de ce format et de la possibilité d’employer un stylet actif sur une diagonale de ce type. Le côté “carnet de notes” est bien présent. La dalle offrira 320 nits de luminosité et sa diagonale sera en 16:10.

One Mix 4

Tous les usages “classiques” de ce type de charnière seront évidemment disponibles. On pourra utiliser le One Mix 4 en mode portable mais également en mode “tente” pour regarder un film, par exemple.

One Mix 4

En face de cet écran, on retrouve un petit clavier rétro-éclairé qui profite à plein de l’espace disponible. Sur 6 rangées de touches, il propose une implantation QWERTY1 assez bien maitrisées. Les touches sont de type chiclets, elles sont évidemment assez rapprochées mais semblent suffisamment grandes pour une frappe correcte. Evidemment, les deux rangées de touches de fonction et de chiffres sont limitées en hauteur et ce clavier ne sera pas spécialement pratique pour gérer une comptabilité…. Mais pour le reste, et notamment pour de la rédaction classique, il semble tout à fait exploitable. Le pavé tactile est large et assez profond, sans commune mesure avec ce qui était proposé par les machines 10.1″ du temps des netbooks.

One Netbook

A l’intérieur du One Mix 4, on découvrira un processeur moderne, One Netbook a choisi les Intel Core i5-1130G7 et Core i7-1160G7. Des puces Tiger Lake de onzième génération. Un choix judicieux puisque ces puces sont à la fois performantes et peu gourmandes avec un TDP prévu entre 7 et 15 watts. Cela permettra de construire un engin à la fois autonome et léger. Deux éléments importants pour une machine de ce type puisqu’il semble difficile de lui ajouter une énorme batterie en épaisseur. Ces puces proposeront, en outre, un circuit graphique Intel Iris Xe aux performances très intéressantes.

One Netbook

On ne sait pas encore combien de mémoire sera embarquée, ni quelles capacités de stockage seront proposées. Au vu des productions récentes de la marque et du marché, j’imagine que l’engin sera disponible en 16 Go de DDR4 avec de 256 à 512 Go de SSD PCIe NVMe. Ce dernier point est une certitude, la marque a déjà communiqué sur le fait que le One Mix 4 sera équipé d’un slot M.2 PCIe NVMe au format 2280. Un élément positif qui offrira une possibilité d’évolution intéressante mais cette présence effective ne signifie pas pour autant qu’il sera facile d’y accéder.

One Mix 4

Quelques raffinements bienvenus ont été intégrés à l’engin. Au vu de son usage possible en mode tablette, le bouton de démarrage a été intégré sur la tranche de l’appareil. Un capteur d’empreintes est intégré sur ce bouton pour vous identifier facilement. Au dessus, on retrouve un port USB Type-C et un jack audio combo.

One Mix 4

De l’autre côté de la machine, on retrouve deux autres ports USB Type-C et un lecteur de cartes MicroSDXC. Pas d’infos concernant les ports USB Type-C mais l’intégration d’un processeur Tiger Lake laisse supposer la possibilité d’une intégration Thunderbolt plus facile. On devrait pouvoir alimenter la machine grâce à ces ports mais également profiter d’une sortie vidéo et une gestion de données USB et Ethernet. J’apprécie au passage la petite LED témoin qui transmet sa lumière au travers d’un morceau de matière translucide à la fois sur le dessus du clavier mais également sur la tranche. Un détail qui permet de connaitre l’état de veille ou de mise en marche du One Mix 4.

One Mix 4

L’engin sera en Wifi6 et probablement en Bluetooth 5.1. j’imagine que le partenariat avec Intel a poussé également un module réseau de la marque à bord. Pas de tarif, pas de date de lancement et pas d’infos sur la distribution de la machine pour le moment. Il va sans dire qu’avec l’emploi d’un processeur Tiger Lake et un équipement de ce genre, le One Mix 4 ne sera pas au tarif des netbooks… Il est également possible que One Netbook passe par un financement participatif pour annoncer son produit.

Source : Liliputing

One Mix 4 : toutes les infos sur l’ultraportable 10.1″ © MiniMachines.net. 2021.

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi

Par Pierre Lecourt

Avec cette machine à trier les LEGO, la corvée du rangement et du tri est enfin résolue… ou presque. Il a quand même fallu 2 ans de travail et de patience pour construire, programmer et assembler cette machine. Je ne suis pas sûr que tout le monde aura la force et la ténacité pour y parvenir.

Cette machine à trier les LEGO emploie la reconnaissance visuelle des objets au travers d’un Raspberry Pi 3 B+ et d’un capteur Raspberry Pi Camera Module V2 pour identifier les diverses briques qu’on lui donne à trier. Un ensemble de 9 Servo et 6 moteurs LEGO servent autant à faire avancer les briques qu’à les ranger dans des bacs adaptés.

Une Intelligence Artificielle permet de classer les divers éléments en fonction de différents critères. Point très intéressant dans cette construction de Daniel West, la banque de données qui permet le tri a été constituée à partir de fichiers 3D des différentes briques LEGO suivant un processus détaillé sur cette page. Banque qui a été importée dans le système, ce qui permet à cette IA de trier convenablement tout type de brique LEGO, même des modèles qu’elle identifie pour la première fois.

machine a trier les LEGO

Après avoir hissé les LEGO vers un réceptacle qui permettra de les distribuer individuellement, un système de moteurs fait vibrer un plateau qui permet de faire avancer les éléments brique par brique sous l’oeil de la caméra. Une fois détectés, la vibration s’arrête pour laisser le temps au système de déterminer de quelle brique il s’agit.

Machine a trier les LEGO

Une fois identifiés par le système, ils sont ensuite redirigés dans l’un des 18 compartiments différents grâce aux Servo moteurs afin d’être correctement classés…

Ce projet est impressionnant de bout en bout, l’ensemble des ressources nécessaires à sa réalisation forcent le respect. L’ensemble est clairement le fruit d’un travail acharné et passionné. Développer sa propre IA pour mener à bien ce genre de projet est à mi chemin entre le travail d’ingénieur et le plaisir foutraque des célèbres machines de Rube Goldberg. Quand je pense à mes propres briques simplement entassées dans un vieux baril de lessive :)

Source : Raspberry Pi

Une machine à trier les LEGO pilotée par un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2021.

Acer Predator Triton 300 SE : le 14 pouces de la maturité ?

Par Pierre Lecourt

Prévu pour le second trimestre 2021, le Acer Predator Triton 300 SE est une machine intelligemment construite autour de deux idées phares : portabilité et performances. Sur le papier, à la lecture de sa fiche technique, il est difficile de déceler un gros défaut dans cet engin.

Acer Predator Triton 300 SE

Certains renâcleront devant son poids, 1.7 kilo pour une diagonale de 14 pouces, cela peut paraitre important effectivement mais ça ne l’est que si on compare le Predator Triton 300 SE qu’à des ultraportables aux bien moins grandes possibilités. Car sur les 1700 grammes de cette machine, pas un seul ne semble gâché.

On commence par un écran 14″ FullHD proposant un rafraichissement de 144 Hz grâce à une dalle IPS. Pas l’écran le plus miraculeux du marché mais une solution clairement orientée pour le jeu et les usages courants avec une belle possibilité de rafraichissement.

Acer Predator Triton 300 SE

Pour le piloter, Acer offrira un moteur assez performant puisque la machine est construite autour des nouveaux processeurs Intel Tiger Lake H35. Le Predator Triton 300 SE pourra ainsi proposer une puce Intel Core i7 11370H. Un quadruple coeur fonctionnant sur huit threads avec 12 Mo de cache et proposant des fréquences de 4.3 à 4.8 GHz. Cette puce au TDP de 35 watts embarquera un circuit graphique Intel Xe avec 96 EU. Mais pour jouer, Acer proposera des composants graphiques externes avec la possibilité d’ajouter une solution de la nouvelle gamme de GeForce RTX 3000 mobile pouvant aller jusqu’à la RTX 3060. Pour refroidir ce duo de puces, Acer a choisi un double ventilateur et un système de caloducs qui transporteront la chaleur au mieux pour éviter la chauffe. 

La mémoire vive pourra grimper à un maximum de 24 Go, ce qui signifie, sans doute, que la carte mère embarquera 8 Go soudés par défaut qu’on pourra faire évoluer en ajoutant une barrette de RAM SoDimm de 16 Go en plus. Le stockage pourra, de son côté, atteindre 1 To en PCIe NVMe sur slot M.2. 

Acer Predator 300SE

Le Predator 300 SE proposera du Thunderbolt 4, de l’USB 3.2 Gen2 et une sortie HDMI en plus du jack 3.5 mm. Il se connectera en Wifi6 et Bluetooth 5.1. Acer indique une dizaine d’heure d’autonomie et l’engin proposera quelques raffinements comme un clavier rétro éclairé RGB1, un lecteur d’empreintes digitales en option, un large pavé tactile et un bouton “Turbo” qui augmentera les performances ponctuellement de la machine en même temp qu’il poussera sa ventilation à plus haut régime.

Un duo webcam et micro a été intégré dans le châssis haut qui propose une belle intégration de sa dalle. Bref, l’engin d’Acer semble très complet et bien construit, j’avoue être assez séduit par ce format assez ramassé et sobre de la machine qui ne dépasse pas les 1.79 cm d’épaisseur. Reste un détail, le prix semble aussi avoir été calculé en fonction du poids. L’engin pèse 1.7 Kilo et son prix annoncé est de 1799€… Un peu plus d’un euro le gramme donc.

Acer Predator Triton 300 SE : le 14 pouces de la maturité ? © MiniMachines.net. 2021.

Les Asus ZenBook Duo 14 passent aux Tiger Lake

Par Pierre Lecourt

La nouvelle gamme Asus ZenBook Duo se divise en deux modèles, tous  deux construits avec la même idée de base. On propose un premier écran en 14 ou 15.6″ classique mais on l’associe avec un second affichage baptisé ScreenPad Plus. Celui-ci est placé juste en dessous du premier, reléguant le clavier en bas du dispositif et décalant le pavé tactile sur le côté droit.

Zenbook Duo 14

Le Asus ZenBook Duo 14 ou UX482 est donc un 14 pouces qui embarquera des puces Intel Tiger Lake U en Core i5-1135G7 et jusqu’au Core i7-1165G7 associées à des circuits graphiques externes Nvidia GeForce MX450 avec 2 Go de GDDR6 dédiée en plus du chipset Intel Xe intégré aux puces Tiger Lake. La machine en profite pour obtenir une certification EVO d’Intel et offrir toutes les fonctionnalités rattachées d’autonomie, de réactivité et de connectique.

Zenbook Duo 14

La machine mesure 32.4 cm de large pour 22.2 cm de profondeur et de 1.69 à 1.73 cm d’épaisseur. Elle est assez lourde pour un 14″ avec 1.57 Kilo mais il faut prendre en compte les deux affichages proposés par Asus. Le premier est un 14 pouces à bordures fines qui propose un classique FullHD 1920 x 1080 pixels avec une dalle IPS. L’écran occupe 93% de l’espace disponible et proposera une colorimétrie annoncée comme 100% sRGB.

Zenbook Duo 14

Le second affichage, celui placé sous l’écran, est un 12.65″ de diagonale en 1920 x 515 pixels, toujours en IPS. Les deux affichages sont capacitifs et permettront de manipuler l’affichage du bout des doigts. Mais ils seront également tous les deux compatibles avec un stylet actif pour dessiner ou prendre des notes.

Zenbook Duo 14

Ce premier modèle sera décliné de 8 à 32 Go de mémoire vive, un choix à faire lors de l’achat puisque la carte mère accueillera les modules de RAM directement sans recours à des slots So-Dimm. Le stockage sera, quant à lui, confié à une solution M.2 PCIe NVMe pouvant atteindre 1 To ou d’autres combinaisons mélangeant SSD et cache Optane.

La connectique proposera deux ports Thunderbolt 4 offrant tous deux une prise en charge PowerDelivery et DisplayPort. Un port USB 3.2 Gen 1 Type-A et un lecteur de cartes MicroSDXC seront également présents ainsi qu’une sortie HDMI 1.4 et un jack audio 3.5 mm combo.

Zenbook Duo 14

Asus a intégré plusieurs raffinements dans son Asus ZenBook Duo 14 comme un clavier rétro éclairé chiclet, un module infrarouge en plus de la traditionnelle webcam basique pour la reconnaissance faciale. L’alimentation de la batterie 70 Whr 4 cellules est assurée par un chargeur USB Type-C 65 watts.

Zenbook Duo 15

Le Asus ZenBook Duo 15 ou UX582 passe de son côté à un affichage principal de 15.6 pouces en OLED et proposera des processeurs Intel Core i7-10870H ou Core i9-10980HK Comet Lake-H associés à un chipset graphique Nvidia GeForce RTX 3070 avec 8 Go de mémoire dédiée GDDR6. On retourne étrangement à une 10e génération sur ces modèles de grande diagonale, un choix étrange face aux 14″ en Tiger Lake de onzième génération. L’affichage emploie ici un écran OLED 3840 x 2160 pixels avec une luminosité annoncée de 440 nits. Cet écran offre une colorimétrie encore plus poussée avec un DCI-P3 valide à 97%. L’écran ScreenPad Plus secondaire propose désormais une diagonale de 14″ IPS en 3840 x 1100 pixels avec les même capacités tactiles.

Ce modèle proposera de 16 à 32 Go de DDR4 et 1 To de stockage PCIe NVMe et une connectique comprenant deux ports Thunderbolt 31, un seul port USB 3.2 Gen 2, une sortie HDMI 2.1, et un jack audio 3.5mm combo. La connectique semble bien maigre au vu de l’espace disponible, trois ports USB dont deux au format USB Type-C pour les Thunderbolt. Pas d’Ethernet ni de lecteur de cartes…2

Le poids grimpe à 2.34 Kilos pour des dimensions largement plus imposantes : 35.98 cm cm de large pour 24.92 cm de profondeur et 2.15 cm d’épaisseur. La batterie est un modèle assez imposant de 92 Whr qui se chargera grâce à un bloc secteur 240Watts..

Le ZenBook Duo 14 devrait être mis en vente très prochainement, le modèle 15.6″ sera commercialisé en Avril.

Les Asus ZenBook Duo 14 passent aux Tiger Lake © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia GeForce RTX 3060 : la solution parfaite pour les Minimachines

Par Pierre Lecourt

On a vu l’arrivée des GeForce RTX 3060 Ti d’un très bon oeil, cette gamme carte ayant tout pour plaire à un Minimachiniste voulant construire une solution capable de jouer, créer ou travailler très efficacement dans un volume contraint. L’arrivée des GeForce RTX 3060 est une autre bonne nouvelle puisque ces modèles se déploient dans des solutions encore plus compactes.

Moins rapides que le Ti, les GeForce RTX 3060 ont le gros avantage d’être déclinées dans des formats parfaits pour des solutions Mini-ITX ou Micro-ATX. Plusieurs modèles sont déjà annoncés et si Nvidia ne veut pas proposer de solution Founder Edition développée en Interne, les constructeurs ne semblent pas manquer d’idées pour proposer de bons designs.

GeForce RTX 3060

GeForce RTX 3060 : Des perfs et un prix

La promesse de ces GeForce RTX 3060 est assez simple : Du 1080P. La carte ne promet pas de jouer en 1440 ou en UltraHD mais se concentre sur une possibilité d’afficher très correctement des jeux en FullHD. Nvidia annonce la possibilité de retrouver un jeu moderne stable dans cette définition avec du 60 images par seconde. Ce résultat ne serait pas obtenu en grignotant ça et là les détails de l’affichage mais bel et bien en activant les éléments les plus gourmands en ressources comme le Raytracing.

Pour parvenir à ce résultat, Nvidia a simplement sabré certains éléments de sa RTX 3060 Ti. La bande passante est de 192 bits et non plus 256 bits et on retrouve donc 12 Go de mémoire GDDR6 sur chaque carte en 15 Gbps avec prise en charge du Resizable BAR. Le circuit Ampère proposera ici 3584 coeurs CUDA contre 4865 pour la Ti mais avec une fréquence de boost un peu plus élevée pour compenser, puisqu’on passe de 1.67 GHz à 1.78 GHz. Le circuit Ampère propose 13 shaders-TFLOP, 25 RT-TFLOP prenant en charge le Raytracing et 101 tensor-TFLOP DLSS de 3e gen de la marque. 

Le DLSS est particulièrement intéressant pour ce type de solution, pour rappel cette technologie permet d’effectuer des calculs d’affichage dans une définition basique avant qu’ils ne soient recalculés par une IA afin d’extrapoler les détails de leur affichage en plus haute définition. Une solution qui permet de conserver à la fois un bon débit d’images par seconde lié aux calculs plus simples à effectuer en plus basse définition. Tout en proposant une belle qualité d’image en haute définition grâce à l’IA. Une solution qui évite également d’avoir à dépenser énormément d’énergie dans des calculs et à intégrer un monstre dans son miniPC

Le DLSS est également pertinent dans la durée car si il ne sera probablement pas indispensable pour jouer en 1080P en 2021, il plus que probable que d’ici quelques années, des jeux plus gourmands posent problème à une architecture de ce type. Dans ce cas là, le recours au DLSS permettrait d’assurer la durée de vie de votre investissement.

GeForce RTX 3060

Ces cartes, capables de piloter 4 affichages, devraient logiquement toutes décliner leurs sorties entre HDMI 2.1 x 1 et DisplayPort 1.4a x 3. Ces modèles proposeront un affichage maximal de 7680 x 4320 pixels avec prise en charge du HDCP 2.3. Ces cartes ne devraient pas demander trop d’énergie aux alimentations embarquées avec un seul connecteur 8 broches. Enfin, le ventilateur unique ne devrait pas se mettre en route en permanence et, en cas d’usage léger, il devrait même rester au repos pour éviter toute nuisance.

Prévue pour une commercialisation à la fin du mois de Février, la solution GeForce RTX 3060 devrait couter 335€ en France, moins que la version Ti toujours officiellement à 419€. Un bon prix pour une carte de ce niveau de performances et suffisante pour énormément d’usages allant du jeu au montage ou à la retouche d’images.

Plusieurs constructeurs travaillent à des GeForce RTX 3060 compactes

Nvidia ayant annoncé son intention de ne pas proposer de GeForce RTX 3060 Founders Edition, ce sont d’autres marques qui se sont mises à développer des cartes. Il va sans dire que, même si Nvidia ne propose pas son design en direct, la marque propose un guide de référence sur lequel ses clients vont s’appuyer pour proposer leurs produits. On retrouvera dedans ses préconisations en matière de refroidissement ou d’alimentation, par exemple. Ce guide explique en grande partie pourquoi les premiers modèles qui suivent se ressemblent autant.

MSI AERO ITX GeForce RTX 3060

MSI annonce par exemple une GeForce RTX 3060 AERO ITX qui reste pour le moment très mystérieuse. On sait qu’elle reprend les fonctionnalités annoncées par Nvidia mais la marque la décline également en version OC. Un modèle qui devrait augmenter légèrement ses fréquences, sa consommation et le bruit qu’elle génère. Fonctionnant avec un unique ventilateur, cette AERO n’a pas encore donné son tarif.

Gainward Pegasus GeForce RTX 3060

Chez Gainward, pas moins de quatre modèles de GeForce RTX 3060 sont annoncés mais un seul sera décliné dans une version compacte. La carte Pegasus est ainsi annoncée en 17 cm de longueur pour une hauteur classique de 12.5 cm. Cette solution assez courte occuperait l’espace classique de deux slots en épaisseur ( 3.9 cm) et proposerait un seul ventilateur.

Palit GeForce RTX 3060 StormX

La marque Palit annonce les GeForce RTX 3060 StormX et StormX OC avec le même scénario d’encombrement : 17 x 12.5 cm sur deux slots d’épaisseur. Grosse nuance pour Palit, la carte proposera un système de LEDs RGB permettant de choisir entre 16.8 millions de couleurs qui égayeront. De quoi faire pâlir la concurrence…

Dual GeForce RTX 3060

Des marques comme Asus, Zotac, EVGA ou PNY proposeront également des cartes GeForce RTX 3060 mais pour le moment aucune version “compacte” n’a été listée. Une ASUS Dual GeForce RTX 3060 12 Go visible ci dessus est annoncée mais elle reprend le format des version Ti plus classique.

XLR8 

La palme revenant à cette PNY qui annonce une XLR8 avec les dimensions d’une Ti (24.68 cm x 11.98 cm sur 3.98 cm) tout en proposant la petite LED RGB… Une solution de facilité qui consiste a reprendre le design d’une carte classique et à l’adapter simplement à un circuit plus léger.

Je suppose que les constructeurs ajusteront sans doute le tir suivant les ventes et si le format court des GeForce RTX 3060 a du succès, nul doute que nous devrions voir de nouveaux modèles fleurir sur le marché.

Nvidia GeForce RTX 3060 : la solution parfaite pour les Minimachines © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia GeForce GT1010 : Pascal la joue profil bas

Par Pierre Lecourt

Il faut dire que cette GeForce GT1010 pourrait être surtout destinée au marché OEM et ne pas trouver sa place chez les constructeurs traditionnels. Ce modèle de carte est en effet assez loin en terme de performances des cartes actuelles de la marque.

Nvidia GeForce GT1010

Sous architecture Pascal GP108 gravé en 14 nanomètres par Samsung, elle embarque 256 coeurs CUDA et propose 2 Go de mémoire vive GDDR5 sur 64 bits seulement. Pas  terrible ? Non, pas un monstre en performances mais une solution qui a tout de même quelques atouts, à commencer par une conception low-profile qui pourrait permettre une intégration dans des machines étroites ou peu épaisses. Dans ce genre de configuration, les cartes graphiques modernes ont du mal à s’intégrer du fait de leur épaisseur mais surtout de leur hauteur. La GeForce GT1010 serait donc parfaite pour venir épauler un processeur ancien aux performances graphiques un peu trop faibles. Mais ce type de carte est surtout prévu et pensé pour des solutions serveurs qui proposent des processeurs sans circuits graphiques intégrés.

Avec une fréquence de boost de 1468 MHz et surtout un TDP de 30 watts seulement, la carte pourrait se suffire d’alimentations basiques et ne dégagerait pas un excédent de chaleur ingérable pour des circuits de refroidissement globaux classiques. Il est parfaitement envisageable de retrouver des dérivés de ce modèle qui ne soient pas ventilés activement mais qui restent totalement passifs. La GeForce GT1010 devrait proposer trois sorties vidéo avec deux ports, un DVI et un MiniHDMI. Elle se contenterait d’un port PCI-E 3.0 seulement et proposerait un support DirectX 12.1. Pas de prix officiel ni de date de dispo réelle de cette carte pour le moment mais elle devrait se négocier entre 50 et 60$.

Je retrouve de ces trucs dans mes archives… pic.twitter.com/xaTpmZr5S8

— Pierre Lecourt (@PierreLecourt) June 4, 2020

En ce moment, j’ai des échanges intéressants avec un brocker de serveurs qui travaille en Chine. Sa société achète des serveurs anciens ou dépassés et les propose en version de bureau en employant des composants variés. Des boitiers de tout type avec des cartes mères LGA 2011 que le marché Chinois fabrique sur mesures pour embarquer ces Intel Xeon anciens. Des puces dépassées mais qui ont encore pas mal de performances pour de nombreuses tâches. Grâce à ces cartes mères, il est possible de profiter de processeurs de ce type pour les monter sur des solutions aux interfaces modernes.

On retrouve ainsi de l’USB 3.0, du PCI-E et d’autres fonctions avec des puces 8,12 ou 16 cœurs aux capacités de calcul très impressionnantes par rapport au prix demandé dans cette “seconde vie”. Le souci rencontré par ce type de machine étant l’absence de chipset graphique dans ces Xeon, il faut donc absolument leur proposer une carte pour bénéficier d’un affichage. Si il est possible de monter une solution haut  de gamme, cela n’est pas forcément utile pour tous les usages et cette carte graphique GeForce GT1010 pourrait parfaitement faire l’affaire pour ce marché particulier. Pour ma part, j’attends un kit de carte mère + RAM pour le Xeon E5-2650 de 2012 que j’ai retrouvé dans mes affaires en mai dernier. Une bestiole 8 coeurs et 16 Threads mais… sans chipset graphique.

Source : TechPowerUp

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Shuttle XPC DA320 : un barebone pour AMD Ryzen 3000

Par Pierre Lecourt

Le Shuttle XPC DA320 propose une solution que l’on a plus l’habitude de voir équipée de puces Intel. Avec son socket AM4 et un chipset AMD A320, ce MiniPC est conçu pour accueillir des processeurs AMD Ryzen de gamme 2000 et 3000 dans la limite d’un TDP de 65 watts maximum.

Shuttle XPC DA320

Le Shuttle XPC DA320 utilise le système de caloducs de la marque pour conduire la chaleur vers l’extérieur et la gérer avec un double ventilateur de 60 mm situés au dessus du châssis. Un format que l’on connait bien chez le constructeur qui développe d’habitude des solutions sous processeurs Intel.

Shuttle XPC DA320

Ce châssis de 19 cm de large pour 16.5 cm de profondeur et 4.3 cm de hauteur permettra donc d’embarquer des processeurs AMD Ryzen avec chipset graphique intégré et de les épauler avec deux slots de mémoire vive SoDIMM DDR4 en double canal pour un maximum de 32 Go de RAM. 

Shuttle XPC DA320

Le stockage est constitué d’un slot M.2 2280 compatible à la fois avec les modules PCI e NVMe Gen3 X4 et les stockages SATA 3.0 directement gérés par la carte et une baie d’extension 2.5″ en SATA 3.0 pour un SSD ou un disque mécanique supplémentaire.  Un port M.2 2230 pour une carte Wifi est également disponible sur la carte mère.

Shuttle XPC DA320

La connectique est assez belle avec, par exemple, un double port Ethernet Gigabit pilotés par des chipsets RTL8111H offrant à la fois le Wake On Lan et le PXE. Mais également un trop rare lecteur de cartes SDXC UHS-I piloté par un chipset Realtek RTS5227S permettant le boot sur ce type de carte.

Le reste de la connectique comprend des jacks audio 3.5 mm séparés pour casque et micro, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, le bouton de démarrage et des LEDs témoins d’activité. Sur le panneau arrière, on retrouve un port HDMI 2.0, deux DisplayPort 1.4, deux ports USB 3.2 Gen1 Type-A supplémentaires associés à 2 USB 2.0 classiques. Enfin deux ports série et une option pour un éventuel port VGA trahissent la visée d’un marché autant professionnel que grand public pour ce Shuttle XPC DA320.

Shuttle XPC DA320

Derniers points, un port est prévu pour monter un bouton de démarrage externe qui peut être pratique pour une utilisation en VESA en déportant son PC au maximum. Deux emplacements pour  des antennes Wifi sont également visibles ainsi que deux ports antivol Kensington Lock. 

Le Shuttle XPC DA320 offrira quelques raffinements intéressants habituels chez le constructeur comme la possibilité de reprendre automatiquement du service après une panne de courant, un brochage de prise VGA directement sur sa carte mère ainsi que les deux brochages série de ses connecteurs arrière, un USB 2.0 supplémentaire également sous forme de broche, une alimentation de ventilateur accessible.

L’objet est livré avec un support VESA et une alimentation externe de 120 watts. L’objet devrait être disponible prochainement à 200-210€ environ.

Source : Shuttle

Shuttle XPC DA320 : un barebone pour AMD Ryzen 3000 © MiniMachines.net. 2021.

La Aya Neo annoncée à 699$ en financement participatif

Par Pierre Lecourt

Cette console apparue en Mai dernier a désormais un tarif, elle apparaitra en financement participatif à partir de 699$ dès le mois de Février. Cette seconde campagne de financement après un premier Round en Chine en Novembre 2020, devrait conduire à des livraisons pour le mois d’Avril prochain.

Here are some informations you might want to know👇
⚡The Indiegogo campaign will be launched at early February.
⚡The campaign will last for 30 days.
⚡Super early bird limited price is 699 USD.
⚡The estimated time of delivery is in April.#AYANEO pic.twitter.com/qNHHZ5cIaz

— AYA NEO (@AYA_device) January 15, 2021

Ce “A partir de” est très important car il s’agira d’un tout petit nombre de pièces en “super early bird” avant que le prix de l’objet en financement ne grimpe de quelques poignées de dollars supplémentaires. On ne sait pas combien de machines à ce prix seront disponibles réellement1. Il est possible qu’au delà de 10 ou 20 pièces, les engins passent à 799$ ou plus…

Aya Neo

Comme d’habitude, je ne vais pas vous conseiller d’investir dans la Aya Neo. Pour la simple et bonne raison que sa campagne de financement sera hébergée par Indiegogo. Pour autant, la marque Aya est toute neuve et personne n’avait jamais entendu parler de ce produit avant l’année dernière. Aussi je ne sais pas si elle trouvera des partenaires et un circuit de distribution à terme. Autrement dit, je ne vous conseille pas d’investir un seul euro dans un financement sur Indiegogo mais d’un autre côté, il est possible que la Aya Neo ne sorte jamais par un autre canal que celui-là. Au contraire des développements classique que nous rencontrons sur cette plateforme de sociétés comme Chuwi, GPD ou autre, il n’y a aucune assurance d’un plus grand déploiement après ce financement.

Pour rappel, la Aya Neo est une console portable construite autour d’un écran de 7″ de diagonale, IPS, en 1280 x 800 pixels tactile. Elle embarque un processeur AMD Ryzen 4500U et son circuit graphique AMD Vega 6 aux performances plus que correctes pour ce type de diagonale. Avec 16 Go de mémoire vive DDR4 et 512 Go de stockage PCIe NMe sur un slot M.2,  Pour en savoir plus sur cette console et notamment son interface de jeu particulière, vous pouvez revenir à ce premier billet sur la Aya Neo. Pour la voir en action, ce billet montre une assez longue vidéo de l’engin.

La Aya Neo annoncée à 699$ en financement participatif © MiniMachines.net. 2021.

Asus lance une Chromebox 100% passive

Par Pierre Lecourt

L’Asus Fanless Chromebox mesure 20.7 cm de large pour 14.8 cm de profondeur et 3.2 cm d’épaisseur. A l’intérieur de sa carcasse en aluminium surmontée d’ailettes, on retrouve trois options de processeurs Intel.

Asus Fanless Chromebox
L’objet proposera un Celeron 5205U dans sa version la plus entrée de gamme mais pourra également être déclinée sous Core i3-10110U ou Core i7-10510U. Trois puces ayant la particularité de fonctionner en 15 watts de TDP. Un point important pour cet engin qui fonctionnera de manière totalement passive. Aucune pièce mécanique n’est intégrée dans l’objet, ce qui lui permettra de fonctionner dans un silence absolu. Pour accompagner le processeur Intel, on retrouvera de 4 à 8 Go de mémoire vive et de 32 Go de stockage eMMC à une solution M.2 128 Go SATA 3.0.

Asus Fanless Chromebox

La connectique est assez complète avec deux ports USB 3.1 Gen2 Type-A, un jack audio combo et un lecteur de MicroSDXC en façade. A l’arrière, c’est encore plus généreux avec un port USB 3.2 Gen1 Type-A, deux ports USB2.0, un port USB 3.2 Type-C prenant en charge le Display Port et le PowerDelivery,  deux sorties vidéo HDMI 2.0 et un port Ethernet Gigabit. On retrouvera également un port Kensington Lock et un port série RS232 probablement hérité d’un design industriel. L’engin proposera deux ports d’antenne pour laisser passer un signal Wifi6 et du Bluetooth 5.0.

Asus Fanless Chromebox

On pourra positionner la Asus Fanless Chromebox directement sur un bureau ou la fixer en VESA au dos d’un écran ou contre un meuble assez facilement. Vous l’aurez compris l’objet n’embarque pas les éléments les plus performants du marché mais je suppose que Asus ne vise pas directement le grand public avec cet engin.

Asus Fanless Chromebox

La Asus Fanless Chromebox est probablement pensée pour fonctionner sur des postes ouverts, dans des bibliothèques ou des services publics. Là où le bruit généré par une ruche de machines pourrait s’avérer fatiguant à la longue. Là également où l’on ne recherche pas spécialement les performances mais plutôt un simple service comme un accès à Internet robuste.

Source : Asus via FanlessTech

Asus lance une Chromebox 100% passive © MiniMachines.net. 2021.

Samsung Blade Bezel : la solution pour des bordures d’écran très fines

Par Pierre Lecourt

Ce n’est pas une annonce officielle, plutôt un clin d’oeil au détour d’une vidéo promotionnelle postée sur Weibo et pointée par The Verge. Le Samsung Blade Bezel est un ensemble de technologies destinées à proposer des dalles d’écran portable plus grandes, plus fines et plus légères. 

Samsung Blade Bezel

Et cela commence par l’utilisation d’une caméra sous l’écran d’un ordinateur portable. Solution qui permettrait de se débarrasser de quelques millimètres de bordure d’écran sur la partie haute d’une machine. Et cela a du sens sur un PC. Les premiers essais de ce type de solution sur des smartphones ne sont pas spécialement convaincants. On se retrouve avec des capteurs très en dessous de ce que proposent les smartphones habituels. Il faut dire que les éléments intégrés dans les téléphones sont autrement plus impressionnants que les maigres capteurs de nos machines. Le moindre smartphone moderne se retrouve avec des solutions en 5 mégapixels minimum quand des ultraportables haut de gamme, dépassant parfois les 2000€, n’embarquent que de maigres capteurs 720p…

On part de moins loin donc et augmenter la qualité des solutions PC en ajoutant un meilleur capteur, même coincé sous un écran, devrait proposer une meilleure image qu’un modèle classique.

Wow ⊙∀⊙! Samsung Display reveals its under-Display camera technology for the first time, which will be used for OLED notebook screens first pic.twitter.com/Fu4Ublvsru

— Ice universe (@UniverseIce) January 14, 2021

Le Samsung Blade Bezel serait donc une solution originale qui permettrait d’occuper 93% de l’espace disponible pour l’affichage. La dalle OLED embarquée ne mesurerait plus que 1 mm d’épaisseur contre plus de 2 mm pour une dalle standard et elle ne pèserait que 130 grammes. De quoi imaginer des solutions vraiment vraiment fines et légères. 

Zuck

Reste deux grandes questions. D’abord, on peut se demander si ce genre de solution aura un impact sur la solidité de l’ensemble de la machine et comment Samsung – et les autres constructeurs – pourraient solidifier une dalle de ce type. Ensuite, comment s’assurer de la confidentialité de l’usage de sa webcam. Autant il est possible de coller un petit bout de papier sur sa webcam classique comme le fait marque Mark ci-dessus… Autant il est difficile d’imaginer de poser un bout de scotch directement sur son écran…

Samsung Blade Bezel : la solution pour des bordures d’écran très fines © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo ThinkBook 14p Gen2 : un 14 pouces musclé sous Ryzen 5000H

Par Pierre Lecourt

Le Lenovo ThinkBook 14p Gen2 est un portable classique qui, malgré une charnière s’ouvrant à 180°, n’offre aucune espèce de révolution d’usage. Pas de mode tente ou de transformation en tablette. Pas de dalle tactile ou de stylet intégré. L’engin se concentre sur un usage précis, celui d’être un bon portable, sobre léger et efficace. Et ça ne me déplait pas du tout.

ThinkBook 14p Gen 2

Parce que ce Lenovo ThinkBook 14p Gen2 est alléchant, il embarque un équipement très impressionnant pour un engin de 1.4 kilo de 31.2 cm de large pour 21.6 cm de profondeur et 16.9 mm d’épaisseur.

On retrouve à son bord la série de processeurs AMD Ryzen 5000H déclinée jusque dans des versions Ryzen 9, ce qui augure un très bon niveau de performances pour cette machine. La mémoire vive grimpera à un maximum de 32 Go de DDR4 et le stockage sera assuré par un SSD PCIe NVMe de 1 To. Un trio qui, sur le papier, devrait permettre à cet engin un énorme panel d’usages dans de très bonnes conditions.

ThinkBook 14p Gen 2

L’affichage 14 pouces sera décliné en deux versions. L’entrée de gamme, si l’on peut dire, sera confié à une dalle IPS en 2.2K affichant 300 nits  de luminosité et proposant une colorimétrie 100% sRGB. La version haut de gamme sera confiée à un écran OLED de 2.8K à 100 nits avec, cette fois-ci, une prise en charge colorimétrique 100% DCI-P31

ThinkBook 14p Gen 2ThinkBook 14p Gen 2

La connectique est très complète avec des choix intelligents de positionnement de la part de Lenovo. Sur le côté gauche, en haut de l’appareil, on retrouve deux ports USB 3.2 Gen2  Type-C qui permettront tous deux de recharger la machine grâce à un bloc secteur 61 watts. Cela n’a l’air de rien mais c’est très différent d’un positionnement en bas ou au milieu de la partie droite du clavier en matière d’ergonomie. Avec ce choix, on pourra alimenter la machine sans avoir un fil dans les pattes quand on manipule une souris. Le fait de pouvoir recharger l’engin avec l’un ou l’autre port est également agréable puisque cela évitera de se rendre compte que la batterie de son ThinkBook 14p Gen2 est encore vide parce que l’on a a laissé l’engin branché sur le mauvais port toute la nuit. De l’autre côté du châssis, rien, si ce n’est un port antivol Kensington lock et une ouïe d’aération. ThinkBook 14p Gen 2

C’est tout alors ? Non, Lenovo a déporté vers l’arrière de l’engin deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A et un HDMI 2.0 pour pouvoir utiliser facilement différents accessoires. Un lecteur de cartes MicroSDXC est également visible ainsi que deux ouïes d’aération. A ce propos, avec cette formule d’ouverture à 180°, je me demande comment se comporte la ventilation légèrement obstruée par la partie écran ?

ThinkBook 14p Gen 2

Le clavier semble confortable, on retrouve les touches Accufeel légèrement arrondies de la marque associées à un rétro éclairage dynamique en fonction de l’ambiance lumineuse. Les touches fléchées haute et basse ont été sabrées sur l’autel de l’alignement avec la barre espace mais en contre partie la touche Control est bien positionnée tout à gauche de la dernière rangée, avant la touche fonction. Le pavé tactile est large et profond et la partie audio est confiée au traditionnel équipementier Harman Kardon.

ThinkBook 14p Gen 2

Pas de port Ethernet ? Non, c’est dommage mais cela pourra se réparer avec un hub USB type-C au besoin. Le ThinkBook 14p Gen2 offrira une connexion au réseau via un Wifi65 et du Bluetooth 5.0 classique. Enfin, une webcam 1080P sera intégrée pour de la vidéo conférence avec une fonction d’ajustement de luminosité et  un double microphone pour réduire le bruit ambiant. Cette solution est associée à un module de reconnaissance faciale.

Pas de prix en euros pour le moment mais on connait le tarif de l’entrée de gamme de ce modèle en dollars. Comptez 849 billets verts pour la version la plus légère de la machine.

ThinkBook 16p Gen 2

 Le Lenovo ThinkBook 16p  Gen2 coutera, quant à lui, 1299$ dans sa version basique et présentera presque les mêmes capacités autour d’un écran 16″ à bordures fines. Ecran qui proposera une définition de 2560 x 1600 pixels grâce à une dalle IPS en 16:10 entourée de bordures fines. Petite nuance tout de même, la connectique évolue, le clavier accueille un pavé numérique et Lenovo a trouvé la place de glisser un circuit Nvidia GeForce 3000 mobile pour épauler le Ryzen 5000H. Du coup le poids de l’objet grimpe à 2 Kilos et ses dimensions poussent en largeur comme en profondeur.

ThinkBook 16p Gen 2

Avec 35.46 sur 25.2 cm ce n’est pas un monstre non plus. Son épaisseur est impressionnante avec 19.9 mm au garrot. Et cette fois-ci, Lenovo s’est dit que, tout de même, ce serait mieux d’avoir de vraies touches fléchées. Ce second modèle sera commercialisé à partir de 1249$.

Lenovo ThinkBook 14p Gen2 : un 14 pouces musclé sous Ryzen 5000H © MiniMachines.net. 2021.

Amazfit GTR 2e et GTS 2e : 2 nouvelles références pour le CES 2021

Par Pierre Lecourt

Amazfit profite du CES 2021 pour annoncer deux nouvelles montres qui prolongent les modèles sortis en 2020. On découvre ainsi les Amazfit GTR 2e et GTS 2e qui ne font toujours point de mystère quant à leur nom. Le modèle S désigne la version carrée (pour Square) de la montre et le modèle R pour le cadran rond (Round). 

Amazfit GTR 2e

On retrouve le même concept que l’année dernière avec un design sobre et réussi avec un écran enchâssé autour d’un boitier en aluminium qui porte un bracelet classique en silicone. Ce bracelet, d’un format standard, pourra être remplacé par le modèle de votre choix. On retrouve le même écran AMOLED que les premières versions avec le modèle GTR 2e qui propose une dalle de 1.65 pouce pour une densité de pixels assez importante avec 341 ppp. Le modèle GTR 2e rond est un peu plus étroit avec 1.39 pouce seulement et 326 ppp. 50 designs de cadrans sont proposés par défaut avec des mises à jour possibles de ceux-ci.

Amazfit GTS 2e

Les équipements internes sont identiques et les deux montres proposent le même capteur optique BioTrackerTM 2 PPG qui mesurera le rythme cardiaque. Une mesure de l’oxygène du sang sera également assurée. Evidemment, les fonctions de base sont également prises en charge avec des fonctions de podomètre et de suivi d’entrainement. Amazfit assure que ses montres pourront assurer la mesure précise de 90 sports. Un chiffre impressionnant par rapport aux 12 modes sportifs des GTR 2/GTS 2 qui s’explique par un certains nombre de pratiques qui peuvent être considérées comme des doublons avec des équivalents en salle et en extérieur. D’autres mesures comme la qualité de sommeil ou le niveau de stress sont également mises en avant même si ces relevés doivent être pris avec les pincettes habituelles. Un module GPS/Glonass est présent et les montres supportent une légère immersion dans l’eau avec une certification 5ATM. 

Amazfit GTR 2e

Enfin, si les nouveaux modèles en version chinoise proposent un capteur de température corporelle permanent et un module NFC, cela ne semble pas être le cas des modèles internationaux. Ces fonctions qui permettent de suivre une éventuelle fièvre ou d’effectuer des paiements sans contacts auraient pourtant été un point positif en ces temps de pandémie. A moins que ces fonctions ne soient pas désactivables…

Les Amazfit GTR 2e et GTS 2e ne se démarquent pas vraiment des modèles précédents par une évolution de leur autonomie. La batterie de la GTS 2e ne change pas, cela reste une 246 mAh classique qui pousse son poids à 25 grammes. Elle assurera 24 jours d’utilisation classique et 45 jours en usage léger. Son autonomie pourra même grimper à 45 jours en limitant ses fonctions au maximum mais, dans ce cas là, autant porter une montre classique… La Amazfit GTR 2e offre, de son côté, une autonomie identique.

Amazfit GTR 2e

La marque a également supprimé le module Wifi de la version précédente. Un module pas franchement utile et très gourmand en énergie. Les GTR 2e et GTS 2e pourront toujours communiquer mais au travers de leur module Bluetooth 5.0 BLE en reprenant les données poussées par un smartphone connecté.

Les deux modèles de montres sont déjà proposées en France.

On peut trouver la Amazfit GTS 2e à 129.90€ sur Amazon. La Amazfit GTR 2e est également disponible au même tarif et au même endroit.

Amazfit GTR 2e et GTS 2e : 2 nouvelles références pour le CES 2021 © MiniMachines.net. 2021.

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même

Par Pierre Lecourt

Le Yarh.io Micro 2 est disponible via deux moyens totalement différents. vous pouvez tout d’abord vous l’offrir en le payant rubis sur l’ongle avec un paiement de 630$ à ses créateurs. Mais vous pouvez également télécharger tous les éléments nécessaires à sa création, imprimer les éléments en 3D, choisir et assembler les composants de votre choix et le construire vous même.

YARH.IO Micro 2

Le Yarh.io Micro 2 mesure 12.3 cm de haut pour 11.6 cm de large et 2.7 cm d’épaisseur. L’objet est construit grâce à des fichiers imprimés en 3D qui enferment un Raspberry Pi 3 B+.

YARH.IO Micro 2

Carte qu’il faudra un peu charcuter pour la faire entrer dans le châssis. Le port Ethernet est ainsi dessoudé, de même que des ports USB. Le Yarh.io Micro 2 embarque une batterie 3500 mAh qui sert à alimenter la carte et son écran. Il s’agit d’un très classique HyperPixel de Pimoroni qui offre une petite diagonale de 4 pouces via une technologie IPS. La définition est maigre avec du 800 x 480 pixels mais l’affichage est tactile avec une surcouche capacitive. La dalle permettra d’utiliser divers programmes directement en le manipulant et remplacera donc une souris. En dessous de l’écran, on retrouve un petit clavier Bluetooth noname qui pilotera totalement votre système.

YARH.IO Micro 2

En plus de ces éléments, un système de surveillance de l’autonomie de la batterie est intégré, il permet de ne pas être pris au dépourvu en mobilité. Une pile permet également d’alimenter une horloge indépendante pour conserver l’heure et la date toujours à jour sur votre Pi.

YARH.IO Micro 2

A l’achat, le projet Yarh.io Micro 2 me semble difficile à considérer. Pour la même somme, on pourra trouver des engins autrement plus efficaces et pratiques dans le commerce. Mais le fait que l’ensemble des ressources, guide de montage, fichiers à imprimer et codes variés, soient disponibles en ligne, peut vraiment donner des idées. Il sera possible de modifier ces fichiers pour les ajuster finement à vos besoins. Troquer le minuscule clavier QWERTY pour un modèle à votre convenance. Agrandir le format pour ajouter un petit trackball ou autre. 

La base du projet Yarh.io Micro 2 est parfaite pour expérimenter et adapter une carte de développement à vos besoins techniques. En mobilité, de poste en poste ou comme une station murale, par exemple.

 

YARH.IO Micro 2 : un Raspberry Pi mobile à construire soi même © MiniMachines.net. 2021.

Intel dévoile son NUC11PHKi7C équipé d’une GeForce RTX 2060

Par Pierre Lecourt

Disponibles dès le mois de mars, les nouveaux NUC11PHKi7C ou NUC Phantom Canyon prennent donc le relais des modèles Hades Canyon qui avaient eux même remplacés les Skull Canyon. Ces engins au gabarit un peu plus large que les modèles classiques sont destinés à un public de joueurs et de professionnels ayant souvent un souci d’encombrement.

Intel NUC Hades Canyon

Le NUC Hades Canyon

Le NUC11PHKi7C prendra donc la suite d’une dynastie qui commence désormais à avoir de l’âge puisque le Skull Canyon est sorti en 2016 avec une solution développée autour du circuit graphique Intel Iris Pro 580 d’un Core i7-6770HQ. Ils ont été suivis par le NUC Hades Canyon lancé deux ans plus tard avec à son bord un OVNI : un processeur Kaby Lake-G qui mariait un processeur Core et un circuit graphique signé AMD. Une puce qui a été arrêtée par Intel en 2019. 

2021 est arrivé et voilà donc le Phantom Canyon, le dernier NUC de cette gamme et, évidemment, le plus puissant également.

NUC11PHKi7C

Ce nouveau modèle est un poil plus encombrant que les précédents. Avec 22.1 cm de large pour 14.2 cm de profondeur et 4.2 cm d’épaisseur, il est reste dans une format très compact de 1.3 litres seulement. On est presque dans une demie ramette de papier A4. Ce qui est, au vu de ce qu’il embarque, une vraie performance.

Le Phantom Canyon propose en effet une puce Intel Core i7-1165G7. Un processeur Tiger Lake composé de quatre coeurs et huit threads tournant de 2.8 à 4.7 GHz avec 12 Mo de mémoire cache. Cette puce gravée en 10 nanomètres consomme 28 watts de TDP et propose en son sein un circuit Intel Iris Xe avec 96 Unités d’Execution. De quoi faire tourner beaucoup d’applications et de jeux très correctement mais probablement pas assez pour l’équipe NUC qui a décidé d’intégrer à la machine une solution graphique supplémentaire. Intel s’est donc associé avec Nvidia pour glisser un circuit graphique GeForce RTX 2060 dans le boitier. Ce duo devrait proposer d’excellentes performances dans une enveloppe de consommation relativement faible. L’engin reste en effet sous la barre des 150 watts de TDP, ce qui est assez peu pour ce niveau de performances. 

La mémoire vive pourra atteindre 64 Go de DDR4-3200 grâce à deux slots So-DIMM. Le stockage sera confié à une double solution M.2 2280 PCIe NVMe dont un sera compatible avec les solutions de cache Optane d’Intel et avec les SSD SATA 3.0. 

NUC11PHKi7C

La connectique est, comme d’habitude, excellente sur ces modèles avec pas moins de six ports USB 3.2 Gen2 Type-A, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C et deux ports Thunderbolt 4.0. Un port 2.5 Gigabit Ethernet sera également disponible ainsi qu’une sortie HDMI 2.0b avec HDCP 2.2 et un MiniDisplayPort 1.4. Un lecteur de cartes SDXC UHS-II sera également de la partie. La connexion audio sera gérée part un port jack 3.5 mm combo pour un casque micro en façade et un second port jack audio stéréo sur la partie arrière. Ce dernier offrira, en outre, une sortie optique SPDIF via un petit adaptateur.

NUC11PHKi7C

Le NUC11PHKi7C pourra gérer jusqu’à quatre écrans grâce à ses deux ports Thunderbolt 4.0 et ses deux sorties vidéo. La prise en charge du son 7.1 se fera au travers des sorties vidéo ou grâce à la sortie optique. L’engin profitera également d’une connexion Wifi6 grâce à un chipset Intel AX201 qui délivrera du Bluetooth 5.1. Un vrai concentré de services et de performances dans un tout petit format.

NUC11PHKi7C

On ne sait pas encore le prix de cet engin mais il va sans dire qu’il ne devrait pas être des plus abordables. Disponible en barebone à équiper vous même ou en versions pré-assemblées, les machines devraient dépasser rapidement les 1000€. Trop cher ? Oui et non. Oui si votre objectif est de trouver le meilleur équipement en terme de performances pour le prix le plus bas possible. Beaucoup moins si l’encombrement de votre environnement de travail vous importe ou si la consommation de votre PC est un problème.

NUC11PHKi7C

Une chose est sûre, depuis deux générations de NUC Skull et Hades Canyon, je n’ai jamais rencontré d’acheteur insatisfait de la qualité ni de la pertinence de son investissement. Pour avoir conseillé ces engins à de nombreuses personnes pour jouer, travailler ou voyager, les retours que j’ai pu en avoir sont toujours les mêmes. Des engins efficaces et robustes qui permettent de faire aussi bien qu’une tour pour une fraction de leur encombrement. Et c’est là toute la mission de ce nouveau NUC11PHKi7C. Non pas de se substituer à un produit équivalent de taille standard, c’est techniquement impossible, mais bien proposer une alternative plus compacte.

Intel dévoile son NUC11PHKi7C équipé d’une GeForce RTX 2060 © MiniMachines.net. 2021.

ThinkBook Plus Gen2 : Lenovo renouvelle l’expérience du double écran

Par Pierre Lecourt

Cela fait donc un an que le ThinkBook Plus a été annoncé par Lenovo. En 2021, la marque renouvelle donc l’expérience avec un second modèle baptisé avec beaucoup d’ingéniosité ThinkBook Plus Gen2. L’idée est la même, proposer un engin avec un écran LCD classique d’un côté, face au clavier, et un écran à encre numérique de l’autre côté de la machine, sur sa carcasse.

ThinkBook Plus Gen2

Ce nouveau ThinkBook Plus Gen2 est plus abouti que le précédent et propose également plus de muscles. Il devrait être plus difficile à s’offrir avec un prix annoncé de 1549$ pour une livraison au premier trimestre 2021. A bord, des processeurs Tiger Lake pouvant aller jusqu’au Core i7, jusqu’à 16 Go de mémoire vive et un SSD PCIe NVMe de 1 To. De quoi voir venir et profiter à plein de la diagonale de 13.3″ en 2560 x 1600 pixels. Une première dalle IPS tactile qui assurera jusqu’à 400 nits de luminosité avec des bordures assez fines mesurées à 3.9 mm sur les cotés seulement. 

ThinkBook Plus Gen2

Mais ce qui démarque le ThinkBook Plus Gen2 de ses petits camarades de jeux sur le marché portable, c’est la présence d’un écran à encore numérique au dos du premier affichage. C’est là que Lenovo semble avoir concentré ses efforts depuis l’année dernière. Passant d’un modèle de 10.8 pouces en FullHD occupant moins de la moitié de la surface disponible à un modèle 12 pouces en 2560 x 1600 pixels qui est désormais présent sur presque 70% du châssis nouveau modèle.

L’écran à encre numérique n’impactera pas outre mesure l’autonomie de l’engin et proposera une saisie au stylet pour prendre des notes. A noter que Lenovo a trouvé l’espace nécessaire pour intégrer le stylet actif au châssis et on pourra donc dégainer facilement la solution pour prendre des notes. Mais l’écran à encre numérique aura également d’autres points forts. Il permettra d’afficher la date, l’heure, l’état des réseaux wifi. Fournira des notifications de vos rendez-vous et votre planning. Poussera en avant l’intitulé de vos emails et des services d’infos de votre choix. Il pourra également afficher des bulletins météo.

ThinkBook Plus Gen2
Lenovo semble voir en cela des points très positifs et pertinents. Je ne suis pas contre cette idée mais reste un peu dubitatif sur leur intérêt réel. J’adore recevoir ces informations mais je les ai déjà sur ma montre et mon smartphone. Autant je suis intéressé par la possibilité d’utiliser un écran à encre numérique avec un stylet, autant je reste dubitatif sur les autres usages. Même si, après tout, puisque l’écran est là, autant en profiter.

ThinkBook Plus Gen2

L’engin reste très original et très fignolé par Lenovo. La construction est faite dans un châssis mélangeant magnésium et aluminium qui embarque une batterie 54 Whr. La machine profite du Tiger Lake pour proposer deux ports Thunderbolt 4 et propose en plus un port jack combo et… c’est tout. Pas de ports USB Type-A ou de sortie audio. encore moins de port Ethernet. On retrouve, pour le reste, un clavier rétroéclairé, un capteur d’empreintes, une webcam HD avec œilleton de confidentialité  et une solution Wifi 6 et Bluetooth 5.0.

ThinkBook Plus Gen2

Je reste à la fois intrigué et méfiant vis à vis de cet engin. Intrigué par les possibilités originales qu’il offre et rebuté par son ergonomie. Comme l’année dernière, je reste surtout inquiet par la difficulté à protéger cet écran tactile au quotidien. Du fond d’un sac de transport à la balade à bout de bras, je ne peux que constater comment vivent mes machines habituelles au bout de quelques années. Avec, malgré mes soins, des rayures qui surviennent sur leur coque, pour ne pas être inquiet pour ce ThinkBook Plus Gen2.

ThinkBook Plus Gen2 : Lenovo renouvelle l’expérience du double écran © MiniMachines.net. 2021.

Alienware M15 R4 : Core i9 et RTX 3000 au menu

Par Pierre Lecourt

Cette nouvelle version de l’Alienware M15 est assez impressionnante avec le mariage, dans sa version la plus avancée, d’un processeur Intel Core i9-10980HK avec les puces tout juste annoncées GeFroce RTX 3000 de Nvidia.

Alienware M15 R4

Les machines de la marque étant clairement à orientation gaming, elle poussera les capacités des différents composants assez haut. On retrouvera, par exemple, des options pour gonfler la mémoire vive à 32 Go de DDR4 mais on pourra également pousser son stockage jusqu’à 4.5 To en SSD… Décliné en RTX 3060, RTX 3070 et RTX 3080, ce ne seront pas des engins des plus abordables. On ne connait pas encore le tarif en euros mais leurs prix annoncés en euros débutent tout de même à 2149$.

L’écran de cet Alienware M15 R4 est un 15.6″ FullHD en 300 Hz 3 ms avec une colorimétrie 100% sRGB mais vous pourrez choisir un écran OLED en 60 Hz 1 ms 100% DCI-P3 pour une utilisation privilégiant les couleurs et le contraste de l’image. Les bordures latérales sont plutôt fines même si la machine ne cherche pas à jouer dans l’ultra mobilité. Au dessus de l’écran, on retrouve une webcam et en bas, une charnière légèrement avancée par rapport à la profondeur globale de l’engin. Une marque de fabrique de cette gamme.

Alienware M15 R4

Caricatural ?

On retrouve une connectique assez complète avec un port Thunderbolt 3, une sortie HDMI 2.1, un  Mini DisplayPort 1.4, un port jack 3.5 mm combo, un port Ethernet 2.5 GE et trois ports USB 3.2 Gen 1 Type-A. Petit détail presque ridicule sur une telle machine, la présence d’un lecteur de cartes MicroSDXC tout maigrelet, presque perdu dans la  coque de l’appareil. Encore une fois, on se demande pourquoi diable ne pas choisir un lecteur de cartes SDXC classique sur de telles machines. A noter enfin, la présence d’un connecteur Alienware propriétaire pour se connecter à un dock externe afin d’exploiter une grosse carte graphique de bureau. Un module sans fil proposant du Wifi6 et du Bluetooth 5.1 sera également intégré.

Alienware M15 R4

La machine proposera trois slots M.2 PCIe NVMe de stockage, tous accessibles. Alienware proposant diverses combinaisons de modules en RAID0 avec un maximum de 4.5 To de capacité. Pour le reste, on retrouve une paire d’enceintes stéréo et une batterie  86 Whr dont l’autonomie n’a pas été spécifiée. Le poids de la machine évoluera suivant les options de 2.1 à 2.5 Kg tout de même. Le clavier a l’air un peu perdu dans ce châssis, si il ne semble pas hyper optimisé, il semble toutefois assez ergonomique.

Alienware M15 R4 : Core i9 et RTX 3000 au menu © MiniMachines.net. 2021.

Nvidia lance ses RTX 3000 mobile au CES 2021

Par Pierre Lecourt

Point de paillettes ni de grand show pour cette présentation des nouveaux RTX 3000 mobile. Il faut dire que la recette était déjà connue et que beaucoup des informations proposées étaient déjà publiées. Dans un contexte compliqué, Nvidia n’a pas tenu à trop fortement manifester son enthousiasme.

RTX 3000 Mobile

Très attendue, autant par les consommateurs que par les marques tenues au secret des composants embarqués dans leurs machines tant que les RTX 3000 Mobile n’étaient pas officialisés, la conférence a présenté trois premiers modèles de processeurs graphiques. Les GeForce RTX 3060, GeForce RTX 3070 et GeForce RTX 3080 qui visent donc trois modèles de machines à destination des joueurs et des créateurs mais qui pourront également intéresser le grand public voulant investir dans des solutions solides et valables dans le temps. Nvidia indique en effet trois ordres de grandeur de tarif pour ces engins : 999, 1299 et 1999$.

RTX 3000 Mobile

Ces prix ne sont pas des obligations mais plutôt des fourchettes de positionnement, ils sont en dollars et hors taxes comme toujours aux US. On peut donc s’attendre chez nous à des reflets en euros assez proches mais plus élevés une fois la TVA ajoutée. Ce sont de bons tarifs, les 999$ risquent de se transformer en 1199€ TTC en France mais cela a du sens pour un investissement dans un PC mobile équipé d’une RTX 3060. La solution, pour peu qu’elle soit suivie de composants homogènes, devrait permettre à un portable classique de proposer de très bons services pendant un très bon moment. Assez pour rentabiliser cet investissement de base.

RTX 3000 Mobile

Les nouvelles machines sautent le même pas technologique que les cartes graphiques de même génération. Un engin sous GeForce RTX 3000 mobile sera largement plus performant qu’une solution sous RTX 2000 mobile. Une machine équipée d’un RTX 3060 sera à même de jouer en 3D, retoucher des photos, monter des vidéos ou concevoir en 3D avec aisance et facilité. La nouvelle gamme proposant, en outre, quelques raffinements supplémentaires comme le Dynamic Boost 2.0 qui prendra en charge l’alimentation des principaux composants. Le WhisperMode 2.0 sera également de la partie pour tenter de réduire le bruit généré par les différents systèmes de ventilation grâce à une IA.

RTX 3000 Mobile

Nvidia a pourtant fait profil bas lors de cette conférence, manipulant moins de superlatifs qu’à son habitude. La marque est surtout restée sage dans ses annonces avec un focus sur le le 1440P alors qu’elle se concentrait sur l’UltraHD lors de la présentation de ses puces de cartes graphiques classiques pour cette même génération. Cela pour deux raisons principales. La première parce que les machines concernées sont évidemment moins performantes que les PC de bureau : processeurs moins gourmands, moins de capacité de mémoire vive en général et consommation largement inférieure. Sans compter le fait que la majorité du marché du PC portable n’est pas passée en UltraHD mais se contente d’écrans de plus faible définition.

Mais aussi parce qu’une RTX 30×0 Mobile n’est pas équivalente  à une RTX 30×0 intégrée dans une carte graphique de PC classique. On s’en serait douté au vu de la taille d’une RTX 3080, même avec un excellent chausse pied et un gros marteau, il semblait difficile de proposer un produit identique sur une machine portable.

GeForce RTX 3000 Mobile

Ces GeForce RTX 30×0 Mobile proposent donc moins d’unités de calcul que les versions classiques. Elles sont livrées avec une mémoire GDDR6 en 192 ou 256 bits au lieu de la GDDR6X des versions de bureau. Des moyens de baisser les prix d’un composant intégré forcément à un ensemble de pièces ayant déjà un coût élevé tout en permettant de ne pas avoir à glisser deux grosses turbines et une batterie de camion dans un appareil mobile. Nvidia doit jouer avec les TDP, la chaleur dégagée et la consommation des puces, pour que sa proposition soit viables. Des points beaucoup moins primordiaux sur une machine desktop. 

Pour que l’industrie suive le mouvement, et elle a très envie de suivre Nvidia sur ce segment, les ingénieurs proposent des RTX 3000 qui pourront être étagées de manière assez souple. Un RTX 3080 Mobile par exemple peut être intégré de telle sorte qu’il ne consomme “que” 80 watts, ce qui conviendra aux engins les plus portables de cette gamme. Mais la puce pourra également dévorer plus de 150 watts sur les modèles les plus encombrants et lourds. Même chose avec les GeForce RTX 3070 qui grignoteront de 80 à 125 watts et les RTX 3060 fonctionnant entre 60 et 115 watts. Pour rappel, une RTX 3080 de bureau mange à elle toute seule 320 watts, les 3070 et 3060 ayant besoin de leurs 220 et 170 watts chacune.

GeForce RTX 3000 Mobile

Autre nouveauté importante, comme AMD, Nvidia s’intéresse aux spécifications de la norme PCIe et annonce le Resizable BAR. Cette solution reprend une possibilité offerte par la norme qui permet au système de prendre en compte toute la mémoire du circuit graphique. Et cette dernière devenant de plus en plus importante cela revient à booster ses capacités.

RTX 3000 Mobile

Dans les systèmes classiques, le processeur doit faire des cycles dans la mémoire du GPU, car il ne peut pas accéder à la totalité de celle-ci. Il doit donc boucler plusieurs cycles pour y faire transiter les informations dont il a besoin. Avec Resizable BAR – ou le SAM chez AMD – l’accès à la ram devient complet. Ce qui permet d’éviter des cycles et donc d’aller grapiller un peu plus de performances.

Les autres fonctionnalités de la gamme sont bien sur présents et on retrouvera le DLSS qui devrait prendre une place importante à moyen terme de la stratégie des développeurs pour adapter leurs titres sur des machines portables. La technologie MaxQ passe, quant à elle, à sa troisième génération.

RTX 3000 Mobile

RTX 3000 Mobile : une aubaine pour les constructeurs

Alors que le confinement a augmenté de manière importantes les ventes de PC, Nvidia se retrouve sous la pression de consommateurs mécontents de ne pas avoir pu acheter les cartes graphiques classiques de même génération. Pénuries importantes chez tous les constructeurs, prix qui s’envolent et marché en hausse ont fait de ce qui aurait dû être un feu d’artifice en fin d’année pour Nvidia, une période trouble pendant laquelle son image a été assez écornée auprès des consommateurs.

GeForce RTX 3000 Mobile

Avec sa gamme mobile, la marque peut rattraper son image et ses partenaires comptent bien sur ces nouvelles puces pour augmenter leurs ventes en ce début d’année. Nvidia annonce déjà 70 nouveaux ordinateurs portables sous GeForce RTX 3000 Mobile dont le CES a commencé à égrener les références chez Asus, Razer, Lenovo et beaucoup d’autres.

On se doute que si l’attente pour ces machines est au même niveau que pour les cartes graphiques de dernière génération de Nvidia, il est indispensable de se placer rapidement sur ce segment pour l’ensemble des constructeurs partenaires.

Nvidia GeForce RTX 3060 Ti : La carte à surveiller ?

Nvidia lance ses RTX 3000 mobile au CES 2021 © MiniMachines.net. 2021.

Asus ROG Flow X13 : un ultraportable gaming avec une RTX 3080 à la patte

Par Pierre Lecourt

L’idée du Asus Rog Flow X13, c’est de retrouver les performances d’un usage adaptées à l’endroit où l’on se trouve. Partir tous les jours à l’école avec son cartable rempli d’un gros dictionnaire et d’une encyclopédie, même si on ne va pas s’en servir dans la journée, cela ne semble pas une bonne idée. Il vaut mieux les laisser à la maison et s’en servir chez soi sans avoir à se casser le dos toute la semaine. Cela n’empêche pas d’emporter d’éventuelles notes de pages importantes au cas où.

Un ultraportable de 13.4 pouces qui embarque un processeur AMD 35 watts pouvant aller jusqu’au Ryzen 9 5880HS et un circuit GeForce GTX 1650 avec 4 Go de GDDR6. Le tout est accompagné par un maximum de 32 Go de DDR4 et un stockage de 1 To en PCIe NVMe. L’écran 13.4″ sera décliné en 1920 x 1200 pixels grâce à une dalle IPS tactile en 120 Hz ou en 3840 x 2400 pixels tactile en 120 Hz.

ROG Flow X13

Le Rog Flow X13 propose une paire d’enceintes stéréo 1 watt, une webcam ultra-classique en 720p, du Wifi6 et du Bluetooth 5.1 et une batterie 62 Whr épaulée par un chargeur 100 watts. Asus ne donne pas d’autonomie à l’engin mais assure que sa batterie se rechargera à 60% en 39 minutes de connexion.

ROG Flow X13

La marque indique également que pour parvenir à contraindre tous ces composants dans un si petit gabarit, elle a mis au point un nouveau système de dissipation avec trois dissipateurs et trois ventilateurs distincts. Une solution baptisée Arc Flow qui génère 15% de débit d’air supplémentaire sans augmenter le bruit du système par rapport à la précédente génération de machines de la marque dans cette gamme.

ROG Flow X13

Go with the ROG Flow x13

La GTX 1650 de Nvidia n’est pas vraiment une carte graphique de dernière génération mais offre déjà de quoi s’amuser en mobilité. Surtout sur un ultraportable de cette taille avec une épaisseur de 15.8 mm et un poids de 1.3 Kilo. C’est même assez inespéré d’avoir autant de performances dans un si petit engin capable de se transformer en tablette 13.4″ grâce à une charnière 360°.

ROG Flow X13

Mais le point clé de cette offre vient du fait qu’elle se combine avec un dock optionnel, et j’espère que ce n’est qu’une première étape vers une généralisation de ce type d’offre. Le Rog Flow X13 peut se connecter grâce à une interface propriétaire1 à un dock qui embarque un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3080. Un dock construit sur mesures pour rester “compact” et “discret”. Beaucoup de guillemets dans cette dernière phrase car l’objet mesure tout de même 20.8 cm de large pour 15.5 cm de haut et 2.9 cm d’épaisseur. Il pèse presque 1 kilo. C’est l’encombrement de certains MiniPC mais c’est également beaucoup moins que les docks de cartes graphiques habituels.

Ce dernier jouera donc 2 rôles : celui d’une carte graphique ultrapuissante qui donnera tout son potentiel à la machine en mode sédentaire. Avec un duo Ryzen 9 5880HS et une RTX 3080, très peu de tâches seront inaccessibles au Rog Flow X13. Mais c’est également un dock “classique” qui étendra la connectique de l’ultraportable.

ROG Flow X13

Le 13.4″ est livré avec une assez belle connectique compte tenu de l’espace disponible. Il propose une sortie HDMI 2.0b, un port USB 3.2 Gen.2 Type-A, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-C , un jack audio combo et un connecteur “ROG XG Mobile interface” pour se connecter au dock.

Le dock lui même rajoute un HDMI 2.0a, un DisplayPort 1.4, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, un Ethernet Gigabit et un lecteur de cartes SDXC. De telle sorte que lorsque l’on se retrouve à son bureau, on connecte son Rog Flow X13 à son dock et on se retrouve instantanément avec une configuration complète comportant un ou deux écrans supplémentaires, la machine peut en gérer quatre, un clavier et une souris si besoin, un accès à un réseau Ethernet et autant d’autres solutions de bureau classique que nécessaire. La présence d’un lecteur de cartes SDXC n’est pas désagréable et l’absence de jack audio pour se connecter à un système d’enceintes plus large peut être compensé soit en exploitant une carte son USB, soit en exploitant la sortie audio qui transite par le HDMI.

Le dock est alimenté par une grosse prise tripolaire et chargera donc votre ultraportable quand il sera connecté dessus. Je suis très enthousiasmé par l’idée de ce dispositif dont je rêve depuis longtemps. Cela réunit le meilleur des deux mondes sans trop d’effets secondaires désagréables. Le Rog Flow X13 peut se suffire à lui même avec une belle réserve naturelle de performances en solo. Une fois posé sur un bureau il développe alors tout son potentiel tout en évitant de batailler avec des tonnes de câbles. C’est exactement ce qui convient à mon sens à la majorité des utilisateurs.

ROG Flow X13

Reste quelques éléments problématiques. Eléments qui vont souvent de pair avec les solutions innovantes comme celles-ci. Le premier vient du tarif demandé par Asus. Ce n’est pas illogique mais c’est toujours difficile à accepter. Le prix du bundle avec le dock RTX 3080 en version FullHD 120 Hz 16 Go / 1 To est de 3199$ HT. Ce qui ne manquera pas de faire recracher quelques cafés en finissant ce billet. C’est cher mais ce genre de machine-concepts sont toujours chères.

ROG Flow X13

L’autre souci vient du dock et de son format propriétaire. Asus a probablement une bonne raison de développer sa “ROG XG Mobile interface” au lieu d’employer un Thunderbolt 3 ou 4… Mais je pense que cette raison n’est pas bonne. Je pense que Asus ne veut pas que des machines non Asus puissent profiter de cet excellent petit dock si jamais il était vendu à part. Le fait de passer par une interface de ce type oblige les clients potentiels à s’intéresser à l’ensemble. 

Mais, dans le futur, je pense que ce type de connecteur propriétaire n’aura pas sa place dans nos machines. Succès ou non pour le Rog Flow X13, je pense que ce type d’interface déportée est clairement l’avenir. Cela prend en compte les usages réels en mobilité et en mode sédentaire et évite d’avoir à se trimballer un monstre toute la journée sans sacrifier les capacités de sa machine ou devoir investir dans deux engins différents.

Pour autant, recourir à un connecteur de ce type pose immédiatement deux soucis à l’acheteur potentiel : Quid de sa durée de vie face à un Thunderbolt ? Si la prochaine génération d’Asus s’assagit et change de vision ? C’est toujours un problème de s’enfermer dans un connecteur exotique pour un materiel de ce type. Autre souci, comment vont réagir les concurrents d’Asus qui seront ses premiers clients de ce Rog Flow X13… Un engin qu’ils vont décortiquer avant d’en tirer des leçons pour fabriquer leurs versions de ce produit. Et le résultat semble évident, comment fera le grand public si Gigabyte, Dell, MSI, Lenovo, Acer et HP développent tous leur connecteur maison ?

Thunderbolt 3

Je pense sincèrement que le “dockisme” est un format d’avenir pour les PC. Mais si une jungle de câbles se dresse devant les acheteurs avec autant de formats propriétaires que de constructeurs, ils ne saisiront même pas leur machette pour tenter de la traverser, ils la contourneront.

Pour assurer les ventes de son Rog Flow X13, Asus limite donc son dock à une solution propriétaire. Ils ont probablement raison à court terme. Je serais le premier client d’un dock de ce type en Thunderbolt. Mais à moyen et long terme je pense qu’il existe déjà un marché de clients interessés par ce type de dock en Thunderbolt 3 ou 4. Un marché plus important que l’on ne croit et qui va durer. Asus vend déjà des cartes graphiques pour des PC de bureau, un temps viendra certainement où cela sera également rentable pour eux de proposer des cartes graphiques en dock pour ordinateurs portables… Mais uniquement via du Thunderbolt.

Asus ROG Flow X13 : un ultraportable gaming avec une RTX 3080 à la patte © MiniMachines.net. 2021.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino

Par Pierre Lecourt

Développé par la société Allemande SmartNanotubes Technologies, le Smell iX16 est un capteur d’odeurs au même titre qu’il existe des capteurs de fumée ou de divers gaz. Ce Smell iX16 est conçu pour fonctionner avec une solution programmable comme un Raspberry Pi qui lui donnera des possibilités élaborées. Il peut également travailler avec une solution de Microcontrôleur comme un Arduino, un smartphone ou un ordinateur classique.

Les capteurs du Smell iX16

Ce “nez” est assez fin, assez pour prendre en compte différents parfums industriels : l’ammoniaque, le monoxyde d’hydrogène, la phosphine, le dioxyde de Carbone, l’éthanol ou l’acétone pour n’en citer que quelques uns. Mais surtout, il peut parfaitement identifier des odeurs plus “naturelles” que l’on va retrouver dans une cuisine comme le chocolat, le vin, la vodka, le thé, le café, la viande, la banane ou le poisson. De quoi construire des scénarios rocambolesques avec un Raspberry Pi. Après tout, la webcam a été inventée par un duo d’universitaires à Cambridge en 1991 avec en tête l’idée d’éviter de se déplacer si la cafetière du département informatique était vide. Avec le Smell iX16, ils auraient pu également détecter l’arrivée de café frais…

Smell iX16

Probablement autant à visée industrielle que pour l’IoT, ce nez d’appoint aura tout son intérêt dans des zones où certaines odeurs n’ont pas lieu d’être. Dans des chaines d’emballage automatisées pour détecter la fuite d’un produit. Dans des lieux dangereux à la recherche de parfums indésirables signalant un futur danger. C’est à mon sens une excellente solution couplée avec un système capable de piloter efficacement une intelligence artificielle comme les cartes de développement Jetson de Nvidia. On imagine un tel nez dans le suivi de certaines activités mais également pour détecter des choses normalement parfaitement indétectables : odeurs de moisissure ou de fermentation. Détection de parfums suspects ou, au contraire, de fragrances agréables. Détecter la présence de parfums signalant une pollution de l’air due à des matériaux de construction indécelable par nos narines ou le tout début du cycle de pollinisation d’une fleur par exemple. 

Smell Inspector

Le Smell Inspector servira à alimenter la base de données de la marque.

Smell Inspector

A l’intérieur, des capteurs Smell iX16

Le Smell iX16 est censé sortir le mois prochain en février sur Kickstarter, ce qui aura un double effet positif pour son développement. D’abord parce que cela permettra de finaliser la fabrication de l’objet, ensuite parce que cela permettra, à terme, de collecter des centaines de parfums différents pour sa base de données. La société cherche en effet un millier de participants qui recevront un capteur et un kit de développement leur permettant d’accéder à l’Intelligence Artificielle du dispositif ainsi qu’un accès à une base de données.

Attention, l’objet ne sera pas donné. Le prix public du produit est annoncé à 389€ et devrait être proposé à 249€ lors de sa campagne de financement participatif. Une broutille pour un projet industriel mais un investissement un peu plus douloureux si vos ne comptez que développer un listing des aliments présents dans votre frigo !

Smell iX16

Aucun tarif n’a été annoncé mais les usages potentiels pourraient être intéressants à suivre suivant les capacités réelles de l’objet. SmartNanotubes Technologies promet que sa solution est plus sensible, plus compacte et moins gourmande qu’un capteur de gaz classique. Elle pourrait également s’avérer peu onéreuse à produire si elle était fabriquée à grande échelle.

Smell iX16 : un capteur d’odeurs pour Raspberry Pi et Arduino © MiniMachines.net. 2021.

Razer Blade 15 2021 : une belle ligne de machines gaming

Par Pierre Lecourt

Les Razer Blade 15 sont des ordinateurs portables qui visent un public de joueurs avant tout, même si leur design s’est considérablement assagi ces dernières années. Déclinés en deux familles baptisées “Base” et “Advanced”, ils embarquent des écrans aux capacités impressionnantes et de nouvelles options de circuits graphiques.

Razer Blade 15 2021

Très légèrement plus compacts que les modèles précédents, ces nouveaux Razer Blade 15 proposent des dalles différentes suivant les versions. La gamme “Base” se décline désormais en 4 modèles qui font une sorte de grand écart technique.

Razer Blade 15

Si tous emploient le même processeur Intel Core i7-10750H Comet Lake, les capacités des différents modèles en terme d’affichage varient énormément. Les dalles et les circuit graphiques changent. Du modèle de base en FullHD 120 Hz avec une GeForce GTX 1660 Ti au modèle haut de gamme en QHD 125 Hz avec un écran 100% DCI-P3 une GeForce RTX 3070 il y a un monde d’écart.

Razer Blade 15

La marque en profite pour jouer les très bons élèves avec toutes les bonnes pratiques dans le genre. La mémoire vive livrée est limitée à 16 Go de DDR4-2933 MHz mais elle pourra évoluer à chaque fois vers 64 Go. Même chose pour le stockage. Si Razer propose un SSD de 256 à 512 Go en M.2 PCIe NVMe, elle propose toujours un slot libre et vide, prêt à accueillir un module supplémentaire.

Razer Blade 15

De quoi assurer à l’engin une évolutivité partielle mais largement suffisante pour garantir la pérennité de la machine le temps de rendre son circuit graphique obsolète pour son objectif premier. Le Razer Blade 15 est cher mais il vous tiendra compagnie pour un moment même sur des pratiques de jeux exigeantes.

Razer Blade 15

Ces bonnes intentions ne s’arrêtent pas là et on découvre ainsi des choix positifs sur la partie connectique de l’engin. On retrouve du Thunderbolt 3.0 et un port USB 3.2 Gen2 Type-C supplémentaire, deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI 2.1 et un port Ethernet Gigabit. Une webcam 720p complète cet équipement dans un châssis de 35.5 cm de large pour 23.5 cm de profondeur et 19.9 mm d’épaisseur.

Razer Blade 15 2021

Les Razer Blade 15 Base seront mis en vente en Janvier à partir de 1799.99€.

Razer Blade 15

Les modèles “Advanced” reprennent la même bonne recette avec un boitier toutefois plus fin et des équipements plus évolués. Le châssis mesure toujours 35.5 cm de large pour 23.5 cm de profondeur mais ne fait plus que 16.99 mm d’épaisseur. A l’intérieur, on découvre un processeur Intel Core i7-10875 8 coeurs accompagnés par des GeForce RTX 3070 et 3080 pouvant embarquer jusqu’à 16 Go de mémoire dédiée.

Razer Blade 15 2021

Les écrans varient là encore avec plusieurs options en FullHD ou QHHD voire en UltraHD avec une solution OLED 100% DCI-P3 pour le Razer Balde 15 Advanced le plus cher de la gamme. Le stockage de base grimpe à 1To avec, là encore, un slot M.2 PCIe NVMe de libre. La mémoire de base sera déclinée en 16 ou 32 Go sans que la marque indique cette fois si elle pourra évoluer ? Peut être que les 3 mm sacrifiés en épaisseur empêchent Razer de proposer cette option.

Razer Blade 15

D’autres petits détails évoluent avec un clavier à rétro éclairage RGB touche par touche contre un modèle par zone sur la version “Base”. La connectique est très semblable mais quelques détails diffèrent. On reste en Thunderbolt 3.0, Razer paye le fait de rester en Core de 10e génération, mais celui-ci est compatible Power Charge 3.0 et pourra encaisser des chargeurs 20 volts et un lecteur de cartes SDXC UHS-III apparait. Autre détail technique, la webcam de base en 720P est accompagnée par un modèle infrarouge pour la reconnaissance faciale. Le Wifi passe d’un module Wifi6 classique pour le Base à un 6E pour le Advanced, de son côté le Bluetooth passe du 5.0 au 5.2. Chose étonnante par contre, le Razer Blade 15 Advanced fait l’impasse sur le port Ethernet Gigabit !?

Razer Blade 15 2021

Ce modèle Advanced du Razer Blade 15 devrait débuter à 2399.99€… pour finir à 3399.99€ ! Les engins sont annoncés en pré-commande sur le site Français de la marque.

Ci dessous le petit récapitulatif de l’ensemble des engins.

Razer Blade 15

Razer Blade 15

Razer Blade 15 2021 : une belle ligne de machines gaming © MiniMachines.net. 2021.

Legion Slim 7 : Lenovo prend du galon

Par Pierre Lecourt

Le Lenovo Legion Slim 7 est un 15.6″ à bordures fines  qui reste sous les 2 kilos malgré un matériel embarqué réellement impressionnant. Avec un duo composé d’un processeur AMD Ryzen 5900H et un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3060, cet engin devrait être commercialisé en France dès le mois de Mars 2021 avec un prix de base de 1299€.

Legion Slim 7

Malgré cet équipement haut de gamme, le Legion Slim 7 ne dépassera pas la barre des 1.9 kilo et mesurera 1.77 cm d’épaisseur. Des éléments qui expliquent le choix du nom de cette version également déclinée en un modèle plus standard, comprenez plus épais, mais en version 16″. Deux choix de dalles 15.6″ Dolby Vision seront disponibles. Un classique FullHD 1920 x 1080 pixels IPS avec un taux de rafraichissement 165 Hz et une colorimétrie 100% sRGB. Et une version 3840 x 2160 pixels, toujours en IPS, en 60 Hz avec une certification 100% Adobe RGB.

Legion Slim 7

Pour épauler le processeur et son circuit graphique, le Lenovo Legion Slim 7 embarquera un maximum de 32 Go de mémoire vive DDR4-3200 et jusqu’à 2 To de stockage SSD au format PCIe NVMe. Des équipements haut de gamme,  donc, qui devraient permettre à l’engin d’aller chatouiller n’importe quel type de jeu dans d’excellentes conditions. Mais, comme le châssis réussit l’exploit de rester assez sobre, il devrait également être possible d’employer cette machine comme un engin de travail créatif complet.

Legion Slim 7

La connectique est assez complète avec  deux ports USB 3.1 Gen 2 Type-C, deux autres USB 3.2 Gen 2 Type-A, un jack audio combinant sortie casque et entrée micro et un lecteur de cartes SDXC. A noter que les prises USB Type-C, le lecteur SDXC et la sortie audio seront disponible sur les côtés de l’appareil. Le reste des ports se retrouvent sur la tranche arrière de la machine. Un choix qui permettra d’éviter d’encombrer les côtés du Legion Slim 7. Pas de port Ethernet ? Pas de sortie HDMI ? Non, même si il n’est pas impossible que la marque glisse un adaptateur avec le produit. Une solution Wifi6 et Bluetooth 5.1 sera intégrée pour communiquer en ligne mais rien ne permettra d’utiliser par défaut un écran externe. Des choix qui peuvent se comprendre mais qui ne collent pas vraiment à la cible visée par ce modèle. 

Legion Slim 7

Le clavier abrite un lecteur d’empreintes digitales et la webcam livrée propose le même œilleton de confidentialité que sur les Thinkpads pro de la marque. La coque en aluminium sera déclinée en noir ou en gris sombre. Le clavier rétro éclairé en blanc uniforme par défaut pourra accueillir une option de rétroéclairage RDGB qui augmentera considérablement votre aptitude en jeu d’après le docteur Coué.

Le choix d’intégration du Legion Slim 7 est toujours aussi étrange, avec cette charnière placée en avant par rapport au reste du châssis. Mais cela peut s’expliquer de plusieurs manières. D’abord, la marque peut intégrer des mâchoires très solides, arrimées fermement en amont et en aval de leur axe. Ensuite, cela dégage la soufflerie loin de l’écran, ce qui a deux effets positifs. Le premier étant d’éviter de voir la chaleur s’accumuler au pied de l’écran comme cela se rencontre avec certains designs où la ventilation est forcée directement à cet endroit. Ensuite, et cela m’a surpris lors de mes premières utilisations de ce type de design, cette disposition éloigne le bruit généré par la ventilation de l’utilisateur. L’écran sert alors de bouclier entre les deux.

On le voit assez mal sur les photos proposées par Lenovo mais l’engin embarque un clavier intéressant avec des touches fléchées bien séparées et dimensionnées, un vrai pavé numérique et un très large et profond pavé tactile.

L’ensemble sera alimenté par une batterie 71 Whr et pourra être rechargé, au choix, par un bloc secteur classique de 230 watts ou via un chargeur 95 Watts en USB Type-C. Pas sur que pour ce second choix, il soit possible d’utiliser la machine au maximum de ses capacités tout en la rechargeant. Plus compact, ce chargeur USB sera probablement destiné à voyager avec l’engin pour le remettre d’aplomb la nuit.

Legion Slim 7 : Lenovo prend du galon © MiniMachines.net. 2021.

Asus ROG Zephyrus G14 2021 : Ryzen 9 5900HS et GeForce RTX dans un 14″

Par Pierre Lecourt

La gamme Zephyrus de chez ROG Asus n’est pas spécialement connue pour sa demie mesure. Les engins qu’elle présente ne font pas vraiment dans le compromis et, encore une fois, ce ROG Zephyrus G14 met les petits plats dans les grands pour séduire une frange limitée d’utilisateurs. Pas que la majorité ne soit pas séduite par la proposition, simplement qu’elle n’a généralement pas les moyens de s’offrir ces petits caprices technologiques1

En 2020, le G14 proposait déjà un couple Ryzen 4000HS et un circuit graphique Nvidia RTX de génération précédente. La version 2021 reprend la même recette mais passe évidemment aux puces nouvellement annoncées. On retrouvera donc une solution à base de Ryzen 9 5900HS combinée à une GeForce RTX 3060. L’engin restera relativement léger avec 1.58 Kilo pour la version de base et pourra grimper à 1.7 Kilo si vous choisissez une option de décoration supplémentaire.

ROG Zephyrus G14 2021

Au dos de l’engin, on retrouvera en effet le système d’illumination “AniMe Matrix” de la marque qui permet de programmer des LED pour décorer votre appareil. Asus ne propose pas encore d’aileron, de jantes ou de mâchoires de freins chromées mais cela ne saurait tarder.

ROG Zephyrus G14 2021

Disponible au premier trimestre 2021, cet engin sera proposé en deux définitions d’écran IPS avec un modèle en 1920 x 1080 144 Hz et un autre en 2560 x 1440 plus en 120 Hz. A l’intérieur, on retrouvera jusqu’à 32 Go de mémoire vive DDR4-3200 et une solution de stockage M.2 PCIe 3.0 NVMe qui sera déclinée en plusieurs variantes.

ROG Zephyrus G14 2021

Outre l’écran, Asus assurera un bon rendu sonore avec un système stéréo évolué composé de deux enceintes 2.5 Watts en charge des mediums et des basses, couplées avec un petit tweeter 0.7W pour les aigus. Ces enceintes auront droit à une sortie directe, orientée sur le dessus du châssis, pour proposer une meilleure immersion à l’utilisateur.

A noter le gros travail d’intégration du clavier de la part d’Asus. Les touches fléchées sont pour une fois correctement calibrées, séparées du reste du châssis pour être réellement exploitables. Asus profite du débord ainsi créé pour sur dimensionner légèrement sa touche espace. L’ensemble est bien évidemment rétro éclairé mais on n’a droit à aucun gadget supplémentaire comme un lecteur d’empreintes digitales, par exemple.

ROG Zephyrus G14 2021

La connectique proposera un port HDMI 2.0b, un port USB 3.2 Gen 2 Type-C qui fournira à la fois du Power Delivery et du DisplayPort pour permettre à la machine un triple affichage. Un port USB 3.2 Gen 2 Type-C classique et deux ports USB 3.2 Gen 1 Type-A seront également présents. Un jack 3.5 mm audio stéréo combo sera disponible pour épauler la solution d’enceintes et de micro de la machine. La batterie intégrée sera une 76 Whr sans qu’aucune autonomie précise ne soit annoncée pour l’engin. La marque indiquant juste que la machine pourra atteindre 10 heures d’usage sans préciser lequel.

ROG Zephyrus G14 2021

Les raffinements classiques des machines haut de gamme seront évidemment présents avec du Wifi6 et du Bluetooth 5.1. On note la présence de nombreux évents d’aération qui travaillent en conjonction avec la charnière de la marque. Celle-ci se déploie en soulevant légèrement le châssis bas. Cela permet de mieux positionner le clavier mais également d’aspirer de l’air frais sous la machine avant de le faire circuler puis de l’expédier vers les côtés et l’arrière de l’engin.

Une déclinaison 15.6″ Zephyrus G15 sera également disponible avec presque les mêmes spécifications techniques puisque la puce Ryzen 9 5900HS sera la même mais le circuit graphique pourra grimper jusqu’au GeForce RTX 3080. Ce modèle proposera une option d’écran 2560 x 1440 pixels 165 Hz, quatre enceintes 2 watts et deux tweeters 2 watts pour une gestion du son en Dolby Atmos.

Zephyrus G15

Quelques petites nuances techniques comme la présence d’un port Ethernet Gigabit et d’un lecteur de cartes MicroSDXC seront également à signaler. La taille du pavé tactile évolue largement avec des dimensions gigantesques par rapport au G14. Le clavier est, par contre, étonnamment plus sage, plus discret également avec une frappe silencieuse. Asus ne profite pas de la plus grande diagonale pour proposer un pavé numérique mais surtout les touches fléchées reviennent trop sagement s’encastrer dans la ligne du clavier. Le tout donne une impression d’étroitesse qui est un peu dommage pour ce type d’engin, surtout avec le modèle G14 sous les yeux. Le G15 proposera une batterie plus performante avec 90 Whr et 13 heures d’autonomie.

Asus ROG Zephyrus G14 2021 : Ryzen 9 5900HS et GeForce RTX dans un 14″ © MiniMachines.net. 2021.

Acer Aspire 7 A715-42G : un mariage en Ryzen 5000 et Nvidia

Par Pierre Lecourt

Annoncé a partir de 899€, le Aspire 7 A715-42G mélangera un processeur AMD Ryzen série 5000 et un circuit graphique GeForce GTX 1650 de Nvidia. Un mélange  qui pourrait proposer un niveau de performances intéressant pour un prix abordable.

Acer Aspire 7 A715-42G

Ce 15.6″ s’empâte un peu avec un poids de 2.15 Kilos qui le place sur un segment grand public mais l’extrait des ultraportables. On reste sur une solution ultra-classique avec une définition FullHD et une dalle IPS. La mémoire vive pourra atteindre 32 Go au maximum en DDR4 et le stockage sera confié à un SSD qui pourra être livré en 1 To de base. Malheureusement, là encore, pas de détails précis sur les équipements. La sortie au second trimestre de la machine empêchant probablement la marque de faire trop de promesses.

Acer Aspire 7 A715-42G

La connectique semble classique avec, à droite, un port jack audio combo, un USB 2.0 Type-A et un jack d’alimentation. A gauche, on retrouvera deux ports USB 3.1 Type-A, un USB Type-C, un Ethernet Gigabit et un HDMI. L’engin promet également un Wifi6, une webcam et des bordures… pas trop épaisses.

Acer Aspire 7 A715-42G

Acer indique un ratio affichage / encombrement de 81.61% ce qui est réduit par rapport à un engin classique mais qui reste très en dessous de solutions concurrentes qui dépassent les 90% Les bordures haute et basse restent franchement visibles et si Acer en profite pour glisser une webcam et des micros, cela reste un design assez pataud.

Acer Aspire 7 A715-42G

A la décharge de cet Aspire 7 A715-42G, la marque indique avoir travaillé la qualité de l’affichage avec des technologies permettant d’ajuster de manière dynamique le gamma et la saturation des couleurs pour un meilleur rendu à l’écran. Je suis curieux de voir ce que cela donne et surtout de comprendre ce que Acer veut dire en indiquant que cela décharge le processeur AMD de certains de ses calculs.

Acer Aspire 7 A715-42G : un mariage en Ryzen 5000 et Nvidia © MiniMachines.net. 2021.

Acer Aspire 5 A515-45 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5000

Par Pierre Lecourt

Annoncé à partir de 699€, cet Acer Aspire 5 A515-45 proposera jusqu’à 24 Go de mémoire vive. Un chiffre qui indique probablement un montant minimal de 8 Go de RAM soudée à la carte mère et un slot d’extension libre pouvant accueillir une barrette de 16 Go supplémentaire. Le stockage sera disponible en PCIe NVMe jusqu’à 1 To au format M.2 tout en laissant une baie d’extension 2.5″ SATA accessible. Le portable pourra être occupé par défaut d’un disque mécanique de 2 To, au maximum.

Acer Aspire 5 A515

On ne connait pas encore tous les détails de cet Aspire 5 A515-45, les modèles de puces AMD choisies par exemple. On sait qu’il sera équipé dans la gamme AMD Ryzen 5000 et de circuits graphique Radeon RX 640 mais pas de point précis des puces choisies pour le moment. Au vu du prix annoncé, l’engin devrait probablement commencer sa gamme avec les références les plus basses.

Acer Aspire 5 A515

L’objet mesurera 17.95 mm d’épaisseur et proposera un encombrement réduit avec des bordures latérales fines. On peut donc s’attendre à un 15.6″ compact en largeur qui affichera en FullHD grâce à une dalle IPS. La coque sera réalisée en aluminium mais le poids global de la machine n’a pas été dévoilé. En profondeur, le Aspire 5 A515 ne sera pas aussi court que possible, les bordures haute et basse de l’objet étant assez imposantes.

Acer Aspire 5 A515

On retrouvera une connectique complète avec, à gauche, un port USB Type-C, deux USB 3.0, une sortie HDMI, un Ethernet et une prise jack d’alimentation. A droite, on retrouvera un USB 2.0, un port jack combo et un Kensington Lock. La machine livrera du Wifi6 et probablement un Bluetooth 54.0 ou 5.1. Une webcam est visible et sera accompagnée de micros. Le clavier semble très complet avec un pavé numérique large mais moins profond que certaines autres références de la marque. Il est pourvu d’un capteur d’empreintes.

Acer Aspire 5 A515-45 : un 15.6″ sous AMD Ryzen 5000 © MiniMachines.net. 2021.

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables

Par Pierre Lecourt

L’architecture Zen 3 débarque enfin sur les portables avec la sortie officielle des AMD Ryzen 5000 Mobile. Deux nouvelles gammes de puces sont ainsi annoncées et, contrairement à beaucoup d’années passées, une vraie gamme de machines semble suivre ce mouvement. Pas moins de 150 designs sont déjà prévus sur le marché pour l’année 2021. Un chiffre qui sonne comme une revanche aves des années de disette pour la marque en terme de collaborations.

On retrouve une segmentation classique de machines avec, d’un côté, des solutions haut de gamme à destination de PC de jeu et de stations de travail et de l’autre des solutions moins gourmandes qui viseront les ultrabooks.

Ryzen 5000 Mobile

La série Ryzen 5000 H visera la première catégorie de machines. Ces puces gravées en 7 nanomètres embarqueront la troisième génération de puces Zen. Au menu, on retrouve deux promesses importantes : plus de performances et une meilleure autonomie. 

  Coeurs / Threads Fréquences Cache TDP
Ryzen 9 5980HX 8 / 16 3.3 / 4.8 GHz 20 Mo 45+W
Ryzen 9 5980HS 8 / 16 3 / 4.8 GHz 20 Mo 35W
Ryzen 9 5900HX 8 / 16 3.3 / 4.6 GHz 20 Mo 45+W
Ryzen 9 5900HS 8 / 16 3 / 4.6 GHz 20 Mo 35W
Ryzen 7 5800H 8 / 16 3.2 / 4.4 GHz 20 Mo 45W
Ryzen 7 5800HS 8 / 16 2.8 / 4.4 GHz 20 Mo 35W
Ryzen 5 5600H 6 / 12 3.3 / 4.2 GHz 19 Mo 45W
Ryzen 5 5600HS 6 / 12 3 / 4.2 GHz 19 Mo 35W

Le très haut de gamme sera composé de deux puces avec les Ryzen 9 5980HX et Ryzen 9 5980HS. Des modèles qui embarqueront 8 cœurs et proposeront 16 threads associées à 20 Mo de mémoire cache. La première tournera de 3.3 à 4.8 GHz avec un TDP annoncé de 45+W. La seconde ne dépassera pas les 35 Watts mais restera plus sagement à 3 GHz en fréquence de base pour atteindre les mêmes 4.8 GHz en mode Turbo. La grosse différence entre ces deux Ryzen 9 se situera dans la possibilité offerte au modèle HX de subir les outrages d’un overclocking intensif. Détail qui explique le “+” dans le nombre de Watts de son TDP. Augmenter les fréquences de la puce ayant un impact sur sa consommation et sa chauffe.

Ryzen 5000 Mobile

Les Ryzen 9 5900HX et HS fonctionnent de la même manière mais en atteignant des fréquences moindres. Puis viennent les Ryzen 7 5800H et Ryzen 5 5600H. Ces derniers sont moins bien lotis avec deux cœurs et 4 threads en moins mais également moins de cache pour les mêmes consommations.

AMR Ryzen 5000 Mobile

Ces processeurs visent le marché des créateurs avec une promesse de performances en usages mono ou multi coeurs. AMD Avance que ses Ryzen 9 5980HS – non overclockés donc – se positionneraient devant un Intel Core i9-10980HK dans la même catégorie de consommation. Le Ryzen 9 5900HX serait, quant à lui, plus rapide que le Core i9-10980HK avec 14% de performances en plus en jeu sur un seul coeur  et 37% de mieux en multi. Des chiffres qui feraient de ces solutions de véritables petites usines à pixels, attaquant même les performances des solutions de bureau d’il y a tout juste deux ans.  

Ryzen 5000 Mobile

Le marché des PC Gaming comme celui des machines destinées aux créateurs ayant le vent en poupe, la marque s’est clairement positionnée sur ces objectifs pour séduire. Elle sait probablement que de nombreux acheteurs sur ces segments sont plus experts que d’autres ou, tout au moins, qu’ils se renseignent avant leur achat. Ils sont donc plus susceptible de tomber sous le charme de ses performances et moins sujet au marketing des enseignes que les autres.

  COEURS / THREADS FRÉQUENCES CACHE TDP
Ryzen 7 5800U (ZEN3) 8 / 16 1.9 / 4.4 GHz 20 Mo 15 W
Ryzen 5 5600U (ZEN3) 6 / 12 2.3 / 4.2 GHz 12 Mo 15 W
Ryzen 7 5700U (ZEN2) 8 / 16 1.8 / 4.3 GHz 19 Mo 15 W
Ryzen 5 5500U (ZEN2) 6 / 12 2.1 / 4 GHz 11 Mo 15 W
Ryzen 3 5300U (ZEN2) 4 / 8 2.6 / 3.8 GHz 6 Mo 15 W

La seconde gamme de processeurs Ryzen 5000 Mobile sera la série U. Des puces plus sages qui viseront le segment des machines multimédia ultrafines habituelles. Conçues pour rester sagement dans une enveloppe thermique de 15 watts, elles développent jusqu’à 8 coeurs et 16 Threads et démarrent directement dans une solution 4 coeurs et 8 threads. Les fréquences varient assez fortement suivant les modèles et, surtout, la mémoire cache passe de 6 à 20 Mo en fonction des puces.

Ryzen 5000 Mobile

A noter, point important, AMD établit sous la même appellation Ryzen 5000U deux générations d’architectures. Les Ryzen 7 5800U et Ryzen 5 5600U sont les seules à bénéficier de coeurs Zen 3 tandis que les autres sont encore sous Zen 2. La même génération que les Ryzen 4000U mais pas forcément la même lithographie. AMD indique par ailleurs que ces puces seront plus efficaces que les précédentes générations mais ne détaille pas dans quelle mesure.

Ryzen 5000 Mobile

On peut se douter, devant les chiffres annoncés en matière d’autonomie, que les tâches les plus légères seront gérées en ne demandant que très peu d’énergie au processeur. Il faut évidemment garder la tâte froide et attendre des tests plus poussés autour de cette autonomie mais les promesses de la marque sont énormes. Avec 17.5 heures d’autonomie annoncée en usage classique et jusqu’à 21 heures en vidéo, cela parait très prometteur pour un portable. Bien entendu, on ne connait pas les autres postes de ces mesures : sur quel portable et dans quelles conditions ces autonomies sont calculées. Mais on peut espérer un gain significatif d’autonomie pour les futures machines.

Ryzen 5000 Mobile

Ce qu’il y a d’intéressant dans cette annonce des Ryzen 5000 Mobile, c’est plus l’emballage de la conférence que les produits eux même. On sait depuis un moment que les puces d’AMD font jeu égal aux solutions d’Intel. Qu’il s’agit d’une affaire de choix et que, suivant ses usages, on pourra préférer une marque à l’autre.
Ce que je trouve vraiment intéressant, c’est l’impact de la conférence qui passe à un niveau supérieur. Les constructeurs répondent présent à ses offres et savoir que 150 machines sont prévues avec ces nouveaux processeurs signifie bien que différents fabricants de portables ont compris que la demande de machines sous puces AMD explosait.

Ryzen 5000 Mobile

Et ce n’est pas étonnant qu’AMD s’en réjouisse. Contrairement à ce que l’on croit souvent, le marché des constructeurs est un des moins faciles à faire bouger. Il faut souvent qu’un des plus gros poissons tente quelque chose de nouveau et récolte un certain succès pour voir le reste du banc bouger dans la même direction. Mais une fois que les choses commencent à bouger, cela va très vite. Les habitudes sont très ancrées et tout le monde a peur de prendre la mauvaise décision et de voir ses ventes sombrer en cas d’erreur. Le chemin parcouru par AMD pour remonter la pente a été énorme et son acceptation comme solution concurrente d’Intel a été une longue bataille qui semble en passe d’être gagnée. Des machines AMD présentées en fin de catalogue comme des solutions “low-cost” moins bien pourvues en mémoire vive et en stockage, voire avec une définition d’affichage bas de gamme lors de la sortie de la première génération de puces Zen mobiles, on est parvenu aujourd’hui à un catalogue d’engins hauts de gamme équivalents aux solutions d’Intel.

Ryzen 5000 Mobile

On passe également de deux puces “H” lors de l’annonce des AMD 4000 à 8 nouvelles références Ryzen 5000 H. AMD laisse également tomber les Athlon Silver 3050U et Athlon Gold 3150U que je n’ai jamais vu en pratique dans aucune machine. La marque présente, encore une fois, 5 puces AMD Ryzen 5000U mais en faisant évoluer leur architecture.

Enfin, AMD annonce 150 machines déjà en chantier pour 2021 sur tous les secteurs quand la marque mettait en avant 100 solutions à la même période en 2020 pour la présentation des series 4000. Cette évolution est importante et on imagine que les différents constructeurs sont à l’affût derrière AMD pour proposer des ultraportables et des configurations plus musclées innovantes et performantes. C’est une excellente nouvelle pour le grand public qui va pouvoir profiter des performances des nouveaux Ryzen et découvrir en même temps les réactions techniques d’Intel. Ce retour à une compétition entre les deux marques est très positif car avec ces nouvelles séries, Intel peut vraiment s’inquiéter de l’arrivée d’AMD sur le segment des ultraportables. 

AMD Ryzen 5000 Mobile : du sang neuf pour les portables © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Thinkpad X12 : l’influence des Microsoft Surface

Par Pierre Lecourt

Les Thinkpad X12 ont beau porter la griffe de Lenovo, on y retrouve les briques principales de l’ADN des Surface de Microsoft. Tablette à clavier détachable, format 12.3″ qui affiche en 3:2 et prise en charge d’un stylet actif. Cette influence est logique, elle n’est pas qu’une volonté de copie de la part de Lenovo mais correspond aux ajustement opérés par Microsoft en tant que développeur de Windows pour Microsoft en tant que créateur des Surface.

ThinkPad X12

Proposées outre atlantique à partir de 1149$, les ThinkPad X12 sont avant tout des tablettes avec béquille intégrée dans leur coque. Leur écran 12.3″ en 1920 x 1280 pixels vient s’ajuster à la hauteur du 3:2 repopularisé par les Surface. Une définition inhabituelle, avec quelques pixels en plus en hauteur, afin de correspondre à des usages bureautiques avancés comme à la consultation de documents ou le surf. La dalle proposera une luminosité maximale de 400 cd/m² et sera protégée par un verre Gorilla Glass 5 de Corning.

ThinkPad X12

Mais, parce que les Thinkpad restent des Thinkpad, Lenovo a ajouté quelques petits détails dans la proposition globale. Ainsi le clavier détachable et rétroéclairé qui vient se greffer à la tablette propose des touches Chiclets légèrement arrondies en dessous ainsi que le fameux petit Trackpoint rouge qui permet de piloter facilement le curseur de ces machines quand on manque d’espace pour utiliser le pavé tactile. La marque livre également un stylet actif qui viendra prendre place au côté du clavier dans une petite boucle prévue à cet effet. Deux webcams seront disponibles, une 8 mégapixels sur la partie arrière et une 5 mégapixels en face avant avec un obturateur de confidentialité et installée avec un module infrarouge pour de la reconnaissance faciale proposée par Windows 10. A noter que si vous utilisez la ThinkPad X12 avec son dock clavier, un capteur  d’empreintes sera également à votre disposition pour le même usage d’identification.

ThinkPad X12

A l’intérieur des ThinkPad X12, des puces Intel Tiger Lake vPro donc mais aussi jusqu’à 16 Go de LPDDR4x et un stockage pouvant atteindre 1 To de SSD PCIe NVMe. Je doute qu’il soit forcément très facile de tenter une mise à jour de ce dernier composant même si elle devrait être proposée sous la forme d’un slot M2 2242. 

ThinkPad X12

La connectique propose du Thunderbolt 4.0 et un second port Type-C au format USB 3.2. Un port jack audio 3.5 mm combo est également disponible ainsi qu’un lecteur de cartes SIM pour les versions équipées en modem 4G.  Les tablettes profiteront évidemment d’un modem Wifi6 et d’un Bluetooth 5.1 mais également d’un module NFC.

ThinkPad X12

La batterie embarquée est une 42 Wh, un chiffre impressionnant sur ce type d’engin. Surtout avec un poids global de 760 grammes. Le recours à un châssis en magnésium permettant d’alléger en partie le dispositif. Equipée de son dock clavier, son poids atteint 1.1 Kg ce qui reste très léger. La tablette mesure 28.33 cm de large pour 20.35 cm de haut et 8.8 mm d’épaisseur nue. 14.5 mm habillée de sa protection clavier.

Lenovo Thinkpad X12 : l’influence des Microsoft Surface © MiniMachines.net. 2021.

Intel va proposer sa certification EVO à de futurs Chromebooks

Par Pierre Lecourt

Les promesses de la certification Intel EVO seront donc accessibles aux Chromebooks. Si le format en France n’est pas des plus populaires auprès du grand public, l’arrivée de ce type de certification est un levier intéressant pour le marketing de ce type d’engin aux US où leur croissance est énorme.

Intel Evo

La certification Intel EVO, apparue en même temps que les puces Tiger Lake chez Intel, est un ensemble de points qui assurent au consommateur des caractéristiques d’usage pour les machines : Autonomie minimale, réactivité en sortie de veille, débit Wifi, connectique évoluée avec Thunderbolt et recharge rapide. Des points importants qui font partie du cahier de doléances des acheteurs ces dernières années.

Ne pas attendre à l’ouverture de son PC qu’il soit disponible, ne pas avoir peur de tomber en panne de batterie et pouvoir la recharger rapidement, se connecter facilement,  avoir de bons débits.. autant d’éléments qui, avec la vitesse globale de traitement proposée par la machine, sont les éléments principaux demandés à un PC moderne.

De futurs Chromebook sous processeur Intel Tiger Lake devraient donc être bientôt disponibles. Intel y ajoutera sans doute des fonctionnalités supplémentaires liées au format particulier de ce système d’exploitation. Une option de détection de présence qui permettra de passer la machine en veille en cas d’éloignement serait, par exemple, à l’étude. Acer est sur les rangs pour proposer une machine de ce type équipée en Thunderbolt 4 cette année. 

C’est pour Intel un bon moyen de lutter contre AMD et ARM sur un segment occupé à 90% par ses puces. AMD a annoncé en Septembre dernier son intention de pousser des processeurs Zen sur la plateforme.

Intel va proposer sa certification EVO à de futurs Chromebooks © MiniMachines.net. 2021.

Intel lance les processeurs Tiger Lake Core H35 avec un TDP de 35 watts

Par Pierre Lecourt

Les Core H35 se déclinent donc avec 3 nouvelles puces chez Intel, destinées aux ordinateurs portables ultrafins. Des machines qui viseront des profils pas forcément aussi fins que les modèles embarquant des Tiger Lake Y et Tiger Lake U mais plutôt un mélange entre performances et portabilité avec des solutions embarquant des circuits graphiques externes en plus de leur chipset graphique Intel Xe. Intel indique que ces processeurs pourront entrer dans des machines de 14 et 15″ de 18 mm d’épaisseur. 

Core H35

Une indication qui semble designer les Core H35 comme l’équipement standard de machines à la fois performantes et portables. Un scénario qu’Intel qualifie de “nouveau segment” sur le marché actuel. Difficile de voir cela comme une nouveauté mais plutôt comme l’évolution logique de ces dernières années. On imagine assez bien ce que pourrait donner un ultraportable un peu plus épais qu’une solution actuelle. Avec un processeur plus performant mais capable d’une belle autonomie et l’ajout d’un circuit graphique supplémentaire signé AMD ou Nvidia.

C’est le scénario que j’appelle de mes vœux depuis fort longtemps. N’étant pas spécialement intéressé par une finesse extrême qui n’apporte pas grand chose de positif à l’usage si ce n’est de frimer inutilement. Un portable un peu plus épais, un peu plus musclé quand le besoin s’en fait sentir, permet d’embarquer une meilleure batterie et une connectique digne de ce nom. Son épaisseur supplémentaire ne signifiant pas forcément une évolution démesurée de son poids et n’ayant à peu près aucun impact réel à l’usage. Je me fiche bien de savoir que mon ultraportable mesure 15 ou 18 mm une fois dans ma besace ou posé sur mon bureau. Surtout si je n’ai pas à trimballer un hub USB Type-C en plus pour m’en servir.

Core H35

Trois puces Core H35 sont d’ores et déjà annoncées avec :

Le Core i5-11300H, un quadruple coeur et octuple thread cadencé de 12 à 35 watts de 4 à 4.4 GHz avec 8 Mo de mémoire cache et un circuit Intel Xe avec 80 EU.

Le Core i7-11370H, toujours en quatre coeurs et huit threads et toujours de 12 à 35 watts mais avec 12 Mo de cache et des fréquences de 4.3 à 4.8 GHz et un Intel Xe avec 96 EU.

Enfin, le Core i7-11375H construit de la même façon mais avec 28 à 35 watts de TDP et des fréquences allant de 4.3 à 5 GHz pour 12 Mo de cache. Son Intel Xe embarquant 96 EU également.

Intel promet une évolution de performances de l’ordre de 15% par rapport aux solutions Comet Lake-H et de 40% par rapport à un processeur Tiger Lake-U fonctionnant en 15 watts. Gravés en 10 nanomètres, ces modèles proposent surtout un bond en avant d’un point de vue graphique par rapport à l’ancienne génération. L’Intel Xe doublant les capacités des circuits Intel intégrés au Comet Lake-H de même calibre.

Core H35

On retrouvera évidemment toute la panoplie de services liées à l’architecture d’Intel avec une intégration du Wifi6/6E, du Thunderbolt 4.0, du PCIe Gen 4 X4 et l’exploitation possible de mémoire vive DDR4-3200 et LPDFDR4-4266. Ces machines sont promises pour fonctionner nativement, sans l’ajout d’un circuit graphique externe, en proposant des performances graphiques intéressantes. Intel évoque plusieurs titres tournant à 70 images par seconde en FullHD sur ce type de plateforme Core H35.

Core H35

Comme d’habitude, Intel liste un nombre de marques déjà sur les rangs pour proposer des solutions sous Core H35 : Asus, Acer, HP, Lenovo, MSI… Pas moins de 50 références devraient débarquer cette année avec cette architecture dont beaucoup de mises à jour techniques de solutions actuellement sous Comet Lake-H.

Plus tard dans l’année, Intel annoncera de nouvelles références avec un TDP maximal de 45 watts et des solutions en 8 coeurs et 16 threads. Une des puces de cette nouvelle génération gravée en 10 nanomètres est promise pour fonctionner à 5 GHz sur tous ses cœurs en même temps.

Intel lance les processeurs Tiger Lake Core H35 avec un TDP de 35 watts © MiniMachines.net. 2021.

ASRock RB4M2_G4 : une carte PCIe pour ajouter 4 SSD M.2 NVMe

Par Pierre Lecourt

Imaginez vous dans un boitier Mini-ITX classique, avec un espace limité et des besoins importants de stockage. La solution habituelle consiste à exploiter des solutions externes en USB 3.0 ou Thunderbolt, pour compenser le faible nombre de baies internes. La carte ASRock RB4M2_G4 propose une alternative.

RB4M2_G4

Sobre et compacte, la  carte ASRock RB4M2_G4 mesure 14.48 cm de long sur 7.36 cm de haut. elle se fixe sur un slot PCIe 4.0x et permet d’ajouter pas moins de quatre ports M.2 PCIe NVMe aux formats standards 2242, 2260, 2280 ou 22110. Chaque face de la carte proposant deux emplacements spécifiques.

De telle sorte que votre machine, peut être livrée avec un ou deux emplacements de ce format sur sa carte mère et une ou deux baie d’extension 2.5 pouces au mieux, se retrouve alors avec quatre emplacements de stockage supplémentaires. On n’a pas encore de prix pour cet objet, pas plus que de date de disponibilité pour le moment. Mais l’idée est bonne et le produit ne devrait pas avoir à souffrir des exubérances tarifaires des modules de LED RGB généralement employées dans ces solutions. 

La seule problématique que je vois à ce dispositif est liée à la chauffe éventuelle des SSD et à l’ajout de ceux ci sur une carte de ce type. J’ai peur que certains modèles particulièrement bouillant ne finissent pas toaster la ASRock RB4M2_G4. 

Je m’en vais de ce pas poser la question à ASRock pour savoir si ils comptent commercialiser la carte auprès du grand public ou si ce produit est réservé aux professionnels.

Sources : ASRock via Wccftech et Inpact-hardware

ASRock RB4M2_G4 : une carte PCIe pour ajouter 4 SSD M.2 NVMe © MiniMachines.net. 2021.

Honor décline son MagicBook Pro 16 pouces sous processeur Intel

Par Pierre Lecourt

Nouveau MagicBook Pro qui ressemble beaucoup au précédent modèle. On reste sur un 16.1″ à bordures très fines proposant un encombrement équivalent aux 15.6″ d’il y a quelques années. La grosse différence technique est invisible à l’oeil nu puisque Honor glisse du côté Intel avec une puce Core i5-10210U à la place des AMD Ryzen.

MagicBook Pro

Cette solution quadruple coeur et octuple thread cadencée de 1.6 à 4.2 GHz tourne avec un TDP de 25 Watts et embarque 6 Mo de mémoire cache. Elle propose un  circuit graphique Intel UHD qui semble ne pas satisfaire totalement le constructeur puisqu’il glisse dans la machine un circuit graphique Nvidia GeForce MX350 supplémentaire. Un bon point en terme d’usage puisqu’il permettra à l’engin de rester totalement autonome sur sa mémoire vive et donc de ne pas partager les 16 Go embarqués. Le stockage pourra grimper à 512 Go de SSD.

L’écran reste un FullHD IPS avec une compatibilité 100% sRGB et l’autonomie moyenne est toujours assez bonne avec 11 heures annoncées grâce à une batterie 56 Wh. La marque reste fidèle à ses habitudes en proposant une webcam sous une touche du clavier.

Rien de vraiment exotique ou nouveau, l’engin semble avoir déjà eu une vie en Chine depuis l’été 2020 et déborde maintenant à l’international. Avec un prix de base de 1000$ environ, ce n’est pas franchement une machine révolutionnaire ni un engin qui bougera les foules. A moins, bien sûr, que Honor joue sur la corde sensible de son tarif… Mais sans Huawei avec lequel la marque devait se distancer, cette stratégie risque d’être plus compliquée.

Honor décline son MagicBook Pro 16 pouces sous processeur Intel © MiniMachines.net. 2021.

Zotac Magnus One, Core i7-10700 et RTX 3070 dans un mini boitier

Par Pierre Lecourt

Ce qu’il y a de bien avec le Zotac Magnus One, c’est que la marque parvient comme souvent à proposer un excellent ratio entre l’espace occupé et les services proposés. Ce nouveau PC n’est pas le plus compact du marché mais il déploie beaucoup de performances, de connectique et de possibilités.

Zotac Magnus One

Destiné autant aux joueurs qu’aux créateurs, le Zotac Magnus One ou Zotac ECM73070C, propose un processeur Core i7-10700, une solution proposant huit coeurs et seize threads fonctionnant de 2.9 à 4.8 Ghz avec 16 Mo de mémoire cache. Une solution parmi les plus performantes d’Intel dans sa gamme de processeurs au TDP de 65 watts. Elle est ici associée à un circuit graphique Nvidia GeForce RTX 3070 pour des performances graphiques haut de gamme.

L’engin ne mesure que 24.9 cm de haut sur 26.55 cm de profondeur et 12.6 cm de profondeur et parvient a embarquer une carte graphique Zotac Gaming GeForce RTX 3070 8GB GDDR6 256-bit. Il sera donc possible de la faire évoluer d’ici quelques années au besoin. Le reste de la machine pouvant accueillir jusqu’à 64 Go de DDR4 sur deux slots SoDIMM et trois unités de stockages indépendantes.

Zotac Magnus One

Le Zotac Magnus One propose deux slots M.2. Le premier en NVMe PCie X4 et en SATA au format 2242/2280 et le second en M.2 2242/2280/22110 en PCIe X4 NVMe également tout en apportant une compatibilité Optane au besoin. Un troisième stockage, sous la forme d’une baie 2.5″ SATA 3.0, sera également accessible. Un lecteur de cartes SDXC est également visible sur la face avant de l’appareil.

Zotac Magnus One

La partie graphique proposera sa connectique en plus des fonctions de base de la machine. Ainsi, un premier port HDMI 1.4 sera lié à la carte mère de la machine tandis qu’un port HDMI 2.1 et trois DisplayPort 1.4a seront dépendants de la carte RTX. L’ensemble pourra piloter 4 écrans en même temps. Le reste de la connectique comprend quatre ports USB 3.1 et trois ports USB 3.0 Type-A. Un port USB 3.0 Type-C est également intégré. Le petit boitier propose également deux ports Ethernet. Le premier en gigabit et le seconde en 2.5 Gb pour des débits encore plus rapides. Le module Wifi6 est signé Intel, il s’agit d’un AX1650 qui fournira également du Bluetooth 5.0.

Zotac Magnus One

Pour prendre en charge cet ensemble assez gourmand, Zotac intègre une alimentation de 500 watts 80+ Platinum. Difficile de voir exactement comment la solution se comportera à l’usage. Si elle sera discrète ou bruyante. C’est en tout cas un véritable concentré de performances assez impressionnant dans son genre. Pas de tarif pour le moment mais la fiche technique du Barebone est déjà présentée sur le site de la marque.

Zotac Magnus One, Core i7-10700 et RTX 3070 dans un mini boitier © MiniMachines.net. 2021.

LG va intégrer GeForce Now et Stadia sur ses TV WebOS 6.0

Par Pierre Lecourt

Il suffira d’une manette connectée à votre téléviseur LG sous WebOS 6.0 pour que vous puissiez jouer à des jeux PC gourmands. Voilà ce que la marque a annoncé lors de sa présentation des nouveautés télé au CES 2021.

Les services de cloud Gaming Google Stadia et GeForce Now devraient apparaitre sur la totalité de la gamme connectée LG sous WebOS 6.0 au cours de l’année. La marque va commencer par un déploiement en Amérique du Nord où l’application sera disponible  avant de la proposer en Europe. La France comme la Belgique auront donc droit au service à priori avant la fin du premier semestre. Pour jouer, outre l’accès payant à un abonnement au service voulu, il faudra que votre téléviseur identifie une manette. Elle pourra être Filaire, en USB, Bluetooth ou Wifi, et servira de point de départ à la reconnaissance de vos mouvements dans vos jeux.

WebOS 6.0

C’est un mouvement important de la part de LG qui en fait à la fois un atout commercial pour ses ventes futures mais également un argument massue pour les deux services concernés. Chez LG, on va pouvoir mettre en avant la totalité des catalogues Nvidia GeForce Now et Google Stadia sur ses futurs téléviseurs. Des services à forte valeur ajoutée, a portée de clic, comme le sont aujourd’hui Netflix ou Disney+.

Chez Google et Nvidia, cela renforce l’image de services de référence. Les solutions de Cloud gaming les plus accessibles de la planète avec un marché potentiel qui va s’enrichir des ventes de postes compatibles. On  ne sait pas si les téléviseurs plus anciens, sous WebOS 5.0, pourront bénéficier de la fonctionnalité. Pour que la machine soit compatible, il faut qu’elle prenne en charge les codecs de décompression vidéo utilisés par les différentes services. Mais dans tous les cas, cela poussera non seulement les constructeurs de téléviseurs concurrents à proposer le même type de service mais servira également à convaincre développeurs, studios et éditeurs récalcitrant à proposer leurs titres sur ces plateformes de Cloud Gaming..

LG va intégrer GeForce Now et Stadia sur ses TV WebOS 6.0 © MiniMachines.net. 2021.

ECS Liva Q1A : deux MiniPC Linux sous SoC Rockchip en approche

Par Pierre Lecourt

Toujours aussi compacts, les deux nouveaux MiniPC ECS Liva Q1A et Q1A Plus se présentent sous SoC ARM. Le premier embarquera un Rockchip RK3288, une solution quadruple coeur Cortex-A17 cadencé  à 1.6 GHz. Le  second, le Plus, sous SoC Rockchip RK3399, un six coeurs composé de deux Cortex-A72 à 1.8GHz et quatre Cortex-A53 à 1.4GHz.

ECS Liva Q1A

Cela fait une assez belle différence avec les modèles ECS Q1D et Q1L sortis en Septembre dernier sous Celeron 3350 et Pentium N4200. Des modèles annoncés lors du CES 2020 en Janvier de l’année dernière mais qui ont mis pas mal de temps à sortir. Trop à mon avis car les puces Intel Gemini Lake embarquées étaient alors déjà quelque peu défraîchies. 

Revenir 4 mois plus tard pour annoncer des nouveaux modèles sous SoC Rockchip est donc un contre pied assez étonnant. Là où la plupart des constructeurs se tournent vers des solutions AMD Ryzen, les ECS Liva Q1A se tournent vers des puces ARM. Le fait qu’elles soient limitée à 2 Go de DDR3L et livrées avec 32 Go de eMMC par défaut semble signer des solutions passées. Il sera possible de passer les eMMC en 64 Go et d’ajouter une carte MicroSDXC 128 Go max en option mais, tout de même, cela fait plus penser à des MiniPC de 2016-2017 qu’à une machine de 2021. Le marché visé est particulier, probablement assez fermé et professionnel pour ces deux machines. La marque les présente comme des solutions d’affichage plus que des machines destinées aux particuliers. Il faudra voir leur positionnement tarifaire et leur comportement à l’usage car je ne suis même pas sûr de la pertinence de cette proposition.

ECS Liva Q1A

On retrouvera une connectique assez complète avec une sortie HDMI 2.0 CEC, un port Ethernet Gigabit, et trois ports USB 2.0 type-A accompagnés par un MicroUSB pour le ECS Liva Q1A. Le ECS Liva Q1A Plus proposera un DisplayPort 1.2 et un port USB 3.2 Gen.2 à la place d’un des trois ports USB 2.0. Les deux engins mesureront 7.4 cm de côté pour3.46 cm de haut. Ils seront alimentés par un bloc 12V 2A et tourneront sous Android 8.1 ou Ubuntu 18.04…

Derniers points, pas à l’avantage des deux machines, ils proposeront un module Bluetooth 4.0 et du Wifi4… Bienvenue en 2021 !

 

ECS Liva Q1A : deux MiniPC Linux sous SoC Rockchip en approche © MiniMachines.net. 2021.

Un écran 14″ OLED pour le Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Par Pierre Lecourt

On manque encore d’informations sur le Yoga Slim 7i Pro de Lenovo, pas de prix ni même de date de sortie pour ce nouveau modèle qui attend même encore sa certification Intel EVO pour le moment. Cela n’empêche pas le constructeur de présenter très fièrement cet engin au CES 2021 avec un point fort très mis en avant : la présence d’un écran OLED.

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Le Yoga Slim 7i Pro est un 14″ qui affichera grâce à une dalle OLED Samsung 90Hz pouvant atteindre 2880 x 1800 pixels. Avec cette définition et ce taux de rafraichissement, ce portable 16:10 offrira une grande qualité d’affichage pour des utilisations variées mais probablement très orientées autour de l’image. La dalle est en effet certifiée comme 100% DCI-P3 et 125% sRGB pour une bonne correspondance chromatique dans une chaine de production d’images. Lenovo propose, en outre, une gestion HDR de l’image et même un mode Dolby Vision.

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Avec une gamme de puces Intel Tiger Lake allant jusqu’au Core i7, des circuits graphiques intégrés Iris Xe et une option pour une puce Nvidia GeForce MX450 supplémentaire, ces Yoga Slim 7i Pr proposeront jusqu’à 16 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe. 

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

La connectique est assez riche avec deux ports USB Type-C Thunderbolt 4.0 prenant en charge le Power Delivery 3.0, l’affichage DisplayPort 1.4 et l’USB 4.0 mais également un port USB3.2 Gen2 Type-A et une prise jack combo. Le Yoga Slim 7i Pro embarquera une solution audio Harman Kardon compatible Dolby Atmos et proposera à la fois une webcam classique et un module infrarouge pour la reconnaissance de visage et un double micro pour la vidéo conférence et le contrôle d’éventuels assistants virtuels.

Lenovo Yoga Slim 7i Pro

Le clavier semble très confortable avec un large pavé tactile, une distribution de touches chiclets Accufeel de la marque et, comme souvent, des touches fléchées sacrifiées.

L’engin mesure 31.2 cm de large pour 22 cm de profondeur et 1.7 cm d’épaisseur. Il embarque une batterie 61 Wh et pèse 1.45 Kg. Le Yoga Slim 7i Pro n’a malheureusement pas dévoilé son autonomie moyenne pour le moment. A suivre donc même si je doute de l’approche grand public du concept. Sachant que beaucoup d’acheteurs auront du mal à sauter le pas du prix demandé pour un tel  affichage.

Un écran 14″ OLED pour le Lenovo Yoga Slim 7i Pro © MiniMachines.net. 2021.

HP Elite X2 G8 : un 13 pouces très proche de la Surface

Par Pierre Lecourt

Orientée vers le monde pro, le HP Elite X2 G8 est très clairement une Surface-Like. On retrouve le concept de béquille et de clavier détachable sur un format tablette qui affiche en 3:2. Si HP a réussi à en faire un produit original, c’est surtout grâce au choix des processeurs embarqués.

HP Elite X2 G8

Attendus pour le mois d’Avril, les HP Elite X2 G8 proposeront les puces Intel Core de onzième génération Tiger lake en Core i3, Core i5 et Core i7. Des puces qui devraient proposer, avec leurs circuits graphiques Intel Xe intégré, des performances remarquables sous Windows 10 pour ce type de périphérique. On retrouvera de 8 à 16 Go de mémoire vive LPDDR4X soudés à la carte mère et un stockage PCIe NVMe pouvant atteindre 2 To. Ces tablettes pourront même embarquer une option de cache Intel Optane pour des performances en débit encore plus impressionnantes.

HP Elite X2 G8

L’affichage 13 pouces sera décliné en deux versions : Un 1920 x 1080 très classique mais également une solution 3000 x 2000 pixels. Tactile, l’écran prendra en charge un stylet actif en plus de sa dalle capacitive standard. L’idée est bien d’avoir une tablette sur laquelle on greffe un clavier pour faciliter la saisie.

HP Elite X2 G8

Le clavier est adapté à la forme 3:2 de l’affichage pour venir le protéger en déplacement. Il proposera un pavé tactile étonnement ramassé face aux  solutions concurrentes qui ont tendance à s’étaler en largeur comme en profondeur le plus possible. Le reste du dispositif est classique avec un rétro éclairage complet et une connexion par POGO plug. Les touches fléchées haut et bas ont manifestement eu des problèmes de croissance. Probablement un manque de soupe.

HP Elite X2 G8HP Elite X2 G8

On retrouvera les petits bonus liés à la présence d’un processeur Intel Tiger Lake et le HP Elite X2 G8 proposera ainsi trois ports USB Type-C, deux au format ThunderBolt 4.0, un troisième plus classique en USB 3.1 Gen2. Un port jack audio combinant casque et micro sera également présent… Ce qui constituera la totalité de la connectique de la machine. Pas de sortie HDMI ou de port USB Type-A à bord. Le recours à un hub USB Type-C sera donc, parfois, nécessaire.

L’engin proposera un Modem Wifi6, du Bluetooth 5.0 et même un modem 5G en option. à noter que HP a intégré à son module Bluetooth une fonction de localisation signée Tile pour retrouver votre machine à partir d’u autre appareil Bluetooth comme votre smartphone. Une webcam 2 mégapixels sera présente en façade avec un module de reconnaissance faciale avec Windows Hello. Une seconde camera, à l’arrière de la tablette, filmera ou prendra des clichés en 8 mégapixels.

HP Elite X2 G8

HP annonce diverses options comme la présence d’un lecteur d’empreintes ainsi qu’un écran SureView de la marque. Ces affichages particuliers où il est possible d’activer une fonction qui limite drastiquement l’angle d’ouverture de la dalle pour que vos voisins ne puissent pas loucher sur vos données. Le constructeur annonce que le HP Elite X2 G8 pourra recharger sa batterie 47 Whr de moitié en une demie heure. Sans pour autant préciser l’autonomie moyenne de l’engin. La partie audio est confiée au partenaire classique de la marque : Bang & Olufsen.

Pas d’infos sur le prix, il faudra attendre le mois d’avril pour faire plus ample connaissance avec sa mise sur le marché. Un délai assez grand pour que d’autres constructeurs rejoignent la marque sur ce segment.

HP Elite X2 G8 : un 13 pouces très proche de la Surface © MiniMachines.net. 2021.

HP Elite Folio : un portable original sous Windows et Snapdragon 8cx

Par Pierre Lecourt

Le HP Elite Folio est un engin très original avec une approche technique complexe au service de vrais usages. Transformable en tablette tactile mais également exploitable comme une sorte de lutrin moderne ou comme portable plus classique, il propose une multitude de positionnements différents. Pour autant, c’est un engin qui mélange le monde de Windows avec celui d’ARM en embarquant un SoC Qualcomm Snapdragon 8Cx.

HP Elite folio

Je n’ai rien contre ce mélange, dans l’absolu le duo est intéressant avec un SoC à très basse consommation qui proposera des fonctions avancées comme de la 5G et une autonomie extraordinaire. Mon souci vient du fait que les puces ARM n’offrent, pour le moment, que des performances médiocres sur les applications x86 émulées par Windows. Performances très en retrait de celles des puces classiques d’Intel ou d’AMD.

HP Elite folio

Mais commençons par le design du HP Elite Folio

Sous ses airs sages de machine ultrafine, le portable hybride cache un élément aussi discret qu’important. une charnière double qui permet à son écran de pivoter en son centre et donc de s’avancer sur le clavier pour venir se coller au pavé tactile. Cette première position permettra de profiter au mieux de cet écran 13.5 pouces FullHD tactile capacitif mais également de prendre des notes ou de dessiner sur la surface grâce au stylet actif livré et intégré dans la partie haute du châssis.

HP Elite folio

C’est une très bonne idée de design avec des possibilités assez vastes d’usage : du portable standard pour de la saisie de texte  à la chaine à la tablette une fois l’écran totalement aplati sur le clavier en passant par la solution graphique ou multimédia. L’ensemble, avec ce stylet Wacom réputé pour la qualité de sa prise en charge, proposera donc des modes intéressants. On a déjà vu des solutions de ce type par le passé avec les Acer Aspire R13 et R14 présentés à l’IFA 2014… Des engins qui n’ont pas vraiment eu le succès escompté malgré des tarifs assez accessibles.

HP Elite folio

HP reprend donc le flambeau mais propose des fonctionnalités avancées comme la détection de l’utilisation du stylet. Une fois sorti de son espace, celui-ci sera capable de lancer votre application favorite. Une bonne idée pour une prise de notes rapide. On imagine le portable en position classique et son utilisateur qui ôte son stylet, rabat l’écran et positionne son HP Elite folio en tablette format portrait pour commencer à gribouiller. Idem avec le positionnement de l’écran vers l’avant où on pourra dessiner facilement une fois votre logiciel de création d’images favori automatiquement chargé en plein écran. L’affichage est un FullHD classique, HP n’a pas voulu monter de dalle plus haute définition sur cette machine.

HP Elite folioHP Elite folio

La connectique est assez maigre avec deux ports USB 3.2 Type-C et un lecteur de cartes MicroSDXC en plus du lecteur de cartes SIM pour piloter le module 5G embarqué. Pas de sortie vidéo standard ni de port USB Type-A pour brancher une bête clé USB. L’éventuelle souris de votre choix devra être Bluetooth ou compter sur un HUB USB Type-C pour fonctionner. 

HP Elite folio

Une excellente équipe technique sur le papier

A l’intérieur du HP Elite Folio, 16 Go de mémoire vive LPDDR4X et jusqu’à 512 Go de stockage PCIe NVMe. je doute que cet équipement soit  facilement accessible à l’utilisateur au vu de la finesse de l’engin. Le SoC embarqué est un Snapdragon 8Cx de Qualcomm. Une solution ARM, donc, qui apportera à la machine jusqu’à 24 heures d’autonomie et une charge rapide. Qualcomm promet de remettre la batterie sur pied à 90% en 1H30 de connexion au secteur. Ajoutez à cela la possibilité de se connecter en 4 ou 5G en plus de son Wifi6 et d’un module Bluetooth 5.0 et vous obtenez un engin vraiment très intéressant en théorie.

Mais c’est également un SoC qui ne sera réellement rapide et efficace qu’avec les applications issues du Windows Store. Les programmes classiques du monde Windows, pensés pour les solutions Intel et AMD en x86 auront droit à une émulation qui pour le moment n’est, c’est un euphémisme, vraiment pas exceptionnelle.

HP Elite folio

On se retrouve en général avec des performances équivalentes à ce que proposent des Celeron ou Pentium entrée de gamme. Ce qui ne serait pas un mal si les machines étaient vendues aux positions tarifaires d’un engin sous Celeron ou Pentium. A savoir une fourchette de prix assez basse. Mais malheureusement les engins sous Snapdragon de ce type ont la tendance inverse. Celle qui consiste à considérer leurs capacités comme des éléments haut de gamme et à coller à cette vision sur le tarif global de la machine. Autant j’imagine que beaucoup de monde serait d’accord avec l’idée d’avoir les performances d’un PC entrée de gamme avec un prix qui collerait à ce positionnement, autant il semblerait que les utilisateurs n’aient pas envie d’attendre leur processeur quand ils déboursent une certaine somme dans leur PC.

HP Elite folio

Une certaine somme

On ne connait pas le prix de cet engin, il sera annoncé en Février peut avant sa sortie effective. Et c’est à mon avis là tout le nœud du problème des machines Windows sous ARM actuellement. Je mettrais le fil de ma souris à couper que cet engin ne sera pas abordable. Le HP Elite Folio, avec son stylet Wacom, son écran ultrafin et les éléments techniques de sa charnière, sera positionné comme un engin haut de gamme.

Il sera donc plus cher qu’un portable sous Pentium, probablement plus cher que de l’entrée de gamme en processeur Core ou Ryzen. Ce qui a du sens au regard des capacités de la machine et de ses fonctionnalités. Le problème sera qu’il accusera une certaine lenteur, dans les applications émulées évidemment, qui rendra son utilisation compliquée.

Je sais que beaucoup espèrent que l’arrivée d’Apple et de ses puces ARM M1 fassent évoluer le marché actuel des solutions natives sur cette plateforme. C’est déjà le cas et on voit des éditeurs se pencher à nouveau sur la question avec ce marché qui éclot grâce aux Macs. Mais c’est également un danger pour la solution Microsoft/Qualcomm car les machines d’Apple sont… abordables ! Les Mac Mini, les Macbook Air et  MacBook Pro 13″ de première génération sous Apple M1 sont étonnamment efficaces pour leur prix. Avec une émulation très réussie de leur côté des puces Intel et de bonnes performances sur tous les segments. 

Le problème de ce HP Elite Folio est donc double. D’un côté, son positionnement tarifaire le placera probablement dans le haut de gamme, là où l’on peut espérer un engin réellement rapide et efficace au quotidien. Moins sympathique dans ses possibilités techniques, moins autonome et sûrement sans 5G mais vraiment plus performant. De l’autre, il fera face à une offre Apple déjà très aboutie sur le segment des engins ARM.

Cela risque donc d’être compliqué pour HP de positionner cette nouveauté. Du moins, pour le moment.

HP Elite Folio : un portable original sous Windows et Snapdragon 8cx © MiniMachines.net. 2021.

HP Envy 14 : Tiger Lake et GTX 1650 au menu de ce 14 pouces

Par Pierre Lecourt

Annoncé à 999$ par la marque au CES 2021, le HP Envy 14 est une nouveauté intéressante sur le marché. La gamme Envy est assez large chez le constructeur mais elle propose quelques pépites remarquables. Les choix faits par HP ici sont intéressants… à condition de ne pas se tromper de machine.

HP Envy 14

Le duo processeur Intel Core Tiger Lake associé à un circuit graphique GeForce GTX 1650 Ti peut provoquer un mini court circuit dans le cerveau de certains. Ceux qui vont se dire qu’on en est à quelques générations de puces graphiques plus tard et considérer que le choix de cette puce Nvidia Turing est dépassée. Seulement il ne s’agit pas ici d’un portable de jeu avec des LEDs partout et la promesse facile d’être le meilleur. C’est un ordinateur grand public classique avec un design sobre et un circuit graphique conçu pour épauler efficacement un processeur Core performant.

HP Envy 14

Il proposera un Core i5-1135G7 – et peut être plus tard des variantes Core i7 au même TDP – associé à 16 Go de mémoire vive – soudée – et 256 Go de stockage en PCIe NVMe. Sans que l’on sache pour le moment si cet élément sera facilement accessible pour une éventuelle mise à jour. 

HP Envy 14HP Envy 14

L’écran 14 pouces affichera dans un classique FullHD avec des bordures qui semblent relativement fines. La webcam et le micro de l’engin sont quelconques mais HP propose un système d’œilleton pour oblitérer la première et une touche pour désactiver le second. La connectique du HP Envy 14 comprend deux ports USB 3.1 Gen1 Type-A, un Thunderbolt 4.0 au format USB Type-C, un port jack audio combinant casque et micro, un lecteur de cartes MicroSDXC et une sortie HDMI 2.0. 

HP Envy 14

Le HP Envy 14 proposera un clavier type chiclet avec rétro éclairage, un large pavé tactile et une finition assez réussie. La marque le positionne comme une solution dédiée aux créateurs. Comprendre par là un engin capable de prendre en charge de la retouche de photos numériques RAW ou de monter des séquences vidéos sans trop de soucis. On a des détails sur sa gestion colorimétrique, le HP Envy 14 annonce un Delta E inférieur à 2 ce qui est remarquable,  et la marque détaille un écran 100% sRGB.

Loin du portable Gamer, la solution déployée ici est surtout un engin grand public désireux de fabriquer des choses avec sa machine : il pourra piloter des programmes 3D, 2D et vidéo mais évidemment offrira également la possibilité de jouer. Si le tarif est contenu, et malgré une mémoire vive non évolutive, cela fait de cet engin une solution homogène et aux possibilités assez vastes. Un engin à surveiller à mon avis car elle promet de correspondre à beaucoup de besoins.

Reste un détail qui me chagrine, surtout quand on annonce que son HP Envy 14 est une machine de créateurs… Pourquoi choisir un lecteur de cartes MicroSDXC ? Les appareils photo numériques tel que celui que l’on voit dans la dernière image embarquent tous un lecteur de carte SDXC non ? Pourquoi se contenter d’un lecteur de cartes MicroSDXC quand on pourrait physiquement embarquer un lecteur SDXC plus adapté aux usages annoncés ?

HP Envy 14 : Tiger Lake et GTX 1650 au menu de ce 14 pouces © MiniMachines.net. 2021.

OnePlus Band : un bracelet connecté abordable en approche

Par Pierre Lecourt

Le OnePlus Band est lancé en Inde à 2500 Roupies, ce qui donne à la conversion quelque chose comme 28€ suivant le cours du jour. Plus que ce prix de référence comme comparaison avec nos tarifs en Europe, c’est le fait que le produit se positionne là bas au prix du Mi Band 5 de Xiaomi qui donne une idée de la cible.

OnePlus Band

On ne sait pas pour le moment si le constructeur va lancer ce OnePlusBand à l’international ni avec quel calendrier, mais il sera probablement disponible à l’import un jour ou l’autre dans une version Anglaise si ce n’est avec une traduction en plus avancée en Français et dans d’autres langues européennes. Ce type de dispositif, avec un prix très bas et des fonctions avancées, n’est rentable que sur des marchés de masse.

vous me direz, en visant l’Inde et la Chine, le OnePlus Band est déjà sur un assez jolie marché de masse. Mais pour améliorer son image, pour se faire connaitre d’un plus grand public et parce qu’une traduction en plusieurs langues ne coûte plus vraiment trop cher aujourd’hui, il est fort possible que l’objet débarque chez nous.

OnePlus Band

OnePlus Band : un bracelet bien équipé

Avec un petit écran tactile de 1.1 pouce de type AMOLED, le OnePlus Band se place également d’un point de vue technique comme une alternative au Mi Band 5 de Xiaomi.  On découvre une définition de 294 x 126 pixels qui servira à afficher toutes les données relevées ou en provenance de votre smartphone. L’objet mesure 40.4 x 17.6 x 11.95 mm et pèse 22.6 grammes avec son bracelet. La marque a choisi un écran tactile sans bouton. Pour piloter l’objet, il faudra donc passer par des gestes, appuis longs ou courts, glissements et autres. L’objet profitera de cette interface minimaliste pour éviter toute fuite et annonce une certification IP68 contre l’eau et la poussière. Avec une certification 5 ATM, vous pourrez l’emmener sous la douche, prendre la pluie ou faire la vaisselle… voire barboter en eau très peu profonde.

OnePlus Band

Le bracelet disposera bien entendu d’un capteur cardiaque et il proposera un capteur SpO2 censé analyser le niveau d’oxygène dans le sang1. On retrouvera bien entendu toutes les fonctions de mesures de base avec un accéléromètre et un gyroscope pour permettre au capteur de compter vos pas, vos calories brulées et de suivre vos activités physiques. 13 modes sportifs sont intégrés  avec course, natation, yoga, aviron, vélo, badmington et mêmes cricket… Il dispose d’un baromètre et d’un microphone MEMS pour dicter des ordres. Pas de GPS embarqué.

OnePlus Band

Le OnePlus Band se connectera en Bluetooth 5.0 pour remonter vos notifications avec l’affichage de l’heure réglé sur votre smartphone mais également vos alarmes, rendez-vous, emails, sms et autres. Il ira piocher votre bulletin météo ou annoncera vos appels comme la plupart des bracelets de ce type et cela avec une autonomie de 2 semaines tout en offrant une recharge grâce à un petit socle magnétique.

Bref, du très convenu et rien de bien folichon sur un marché largement dominé par les très bons Mi Band de Xiaomi. Je me demande si aujourd’hui les marques ne sortent pas des bracelets non pas pour les vendre mais pour les offrir ? Le Mi Band 5 se vend très très bien mais les autres modèles qui n’apportent pas grand chose de plus semblent avoir plus de mal à percer. Ils sont, par contre, très souvent mis en avant dans des offres par des marques cherchant à vendre des smartphones ou des ordinateurs portables. C’est par exemple le cas avec Huawei et Honor et je me  demande sir le OnePlus Band n’aura pas le même rôle, du moins en Europe. Proposer un smartphone au prix normal, et, au lieu de faire une promotion dessus, offrir en accompagnement un bracelet connecté pour compléter son offre. Cela ne fait qu’une maigre remise et a peut être plus de sens que d’offrir 20 ou 30€ de réduction sur le prix global d’un objet qui en coute beaucoup plus.

 

OnePlus Band : un bracelet connecté abordable en approche © MiniMachines.net. 2021.

e.Mini V6 : un drôle de MiniPC avec écran intégré

Par Pierre Lecourt

Il s’agit d’un PC OEM pur et dur, une de ces machines que l’on pourrait rencontrer sous 10 marques différentes. Le e.Mini V6 propose du matériel relativement ancien dans un châssis original.

e.Mini V6

Avec un écran LCD intégré, ce MiniPC propose une interface un peu originale, d’autant que cette intégration ne se fait pas au détriment du reste de sa connectique. Le e.Mini V6 propose en effet pas moins de deux sorties vidéo pour piloter un double affichage classique tandis que son écran LCD intégré est connecté directement à la carte mère. Avec un HDMI et un MiniDisplayPort, la machine pourra donc proposer une solution d’affichage classique associée à ce minuscule écran dont on se servira pour connaitre des informations techniques.

e.Mini V6

Le reste de la connectique comprend deux ports UBS 3.0 et un Ethernet Gigabit sur la face arrière, un troisième ports USB 3.0, un USB Type-C et un port jack combo sur la face avant. La marque ne s’étale pas sur la définition de ce minuscule écran et je doute que l’objet soit propre à un véritable affichage. Il servira plutôt à relayer la mémoire disponible ou restante, des températures internes et autres infos sur la charge réseau par exemple. Des données qui ne nécessitent pas vraiment de prouesses d’affichage…

e.Mini V6

Le hic vient de l’équipement interne de la solution et de son prix : le e.Mini V6 n’est pas franchement de première fraicheur avec son Core i5-7200U. Non pas qu’il s’agisse d’une mauvaise puce avec son circuit graphique Intel HD 620 qui se débrouille assez bien. La machine propose deux emplacements SoDIMM de mémoire vive DD3L pour 32 Go max et un emplacement M2 SATA 3.0 2242 pour faire évoluer son stockage. Un port SATA 3.0 semble également disponible pour connecter un stockage 2.5″ en plus. Bref, c’est très correct dans un boitier de 11.8 x 11.8 cm de côté et 7.8 cm de haut mais…

e.Mini V6

Mais vendre cet engin en barebone à presque 350€ sans module Wifi, cela ne me semble pas le meilleur MiniPC que l’on puisse trouver… Si on compare cela à une solution sous Ryzen 2500U autrement plus performante, avec 16 Go de mémoire vive et 512 Go de SSD évolutive équipée en Wifi5 à moins de 280€… La proposition de ce MiniPC n’est franchement pas bonne.

e.Mini V6

Si c’est le petit écran qui vous intéresse, outre le fait que des logiciels existent pour afficher les données techniques susceptibles d’être proposées par ce dernier directement sur votre bureau, vous pourrez également trouver une myriade de solutions techniques offrant le même résultat sur  un affichage externe sur une base de montage Arduino. Bref, le e.Mini V6 n’est pas une mauvaise idée mais il est vendu beaucoup trop cher par rapport aux performances déployées.

Source : AndroidPC.es

e.Mini V6 : un drôle de MiniPC avec écran intégré © MiniMachines.net. 2021.

XPG Xenia Xe : Adata lance un ultraportable Gaming NUC M15

Par Pierre Lecourt

L’engin est prévu dans une de ces versions classiques proposées par Intel. Le XPG Xenia Xe sera vendu comme un ultrabook 15.6″ tactile enfermé dans un châssis aluminium équipé d’une puce Intel Tiger Lake Core i7-1165G7.

NUC M15

Un processeur 28 watts de TDP quadruple coeur et octuple thread cadencé de 2.8 à 4.7 GHz avec 12 mo de mémoire cache et surtout un circuit graphique intégré Intel Iris Xe à 1.3 GHz avec 96 EU. Quelle que soit la performance de cette puce, et elle n’est clairement pas mauvaise, je me demande si cette appellation Gaming affichée par Adata n’est pas un peu exagérée. Non pas que l’engin soit incapable de lancer des jeux, mais ce ne sera pas le niveau de performances attendu par une machine “gamer” en 2021. Il s’agit à mon sens plus d’un engin “multimédia” que d’une solution vraiment orientée jeu.

Xenia Xe

 

Pour le reste, c’est un copié collé du NUC M15 puisqu’il s’agit d’une collaboration entre Adata et Intel. L’engin proposera 16 Go de LPDDR4-4266 soudée et non évolutive associée à un slot M.2 PCIe NVMe 4.0 proposant 1 To de stockage. La machine profite également du processeur Tiger Lake pour proposer deux ports Thunderbolt 4, deux ports USB 3.2 Gen2 Type-A, une sortie HDMI 2.0b et un jack 3.5 mm combinant casque et micro.

Xenia Xe

L’écran est un IPS FullHD annoncé avec une luminosité de 450 nits, parfait pour un usage en extérieur même si il faudra composer avec la dalle tactile brillante de la machine.

Xenia Xe

Annoncé à 1599$ aux US, le XPG Xenia Xe n’est pas franchement le meilleur investissement qu’il soit pour un gamer. Une solution de génération Intel précédente ou sous AMD Ryzen accompagnée d’un circuit graphique AMD ou Nvidia au même tarif correspondrait mieux à cette appellation. Cela reste un portable intéressant mais loin du compte des aspirations d’un joueur en 2021.

 

 

XPG Xenia Xe : Adata lance un ultraportable Gaming NUC M15 © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Tab P11 : une tablette Android 11″ sous Snapdragon 662

Par Pierre Lecourt

Mise à jour : Nouvelle baisse de prix à 265.05€ pour les soldes, voir en bas du billet.

Le marché tablette Android reste compliqué avec des produits entrée de gamme qui portent bien leur nom, des grandes marques qui se frottent sans complexes aux prix des solutions Apple et une myriade de modèles noname plus ou moins bien finis avec des versions d’Android dépassées. Et voilà que Lenovo annonce la Tab P11. Une tablette particulière mais aux caractéristiques intéressantes pour un prix relativement abordable.

La Lenovo Tab P11 est un modèle de grande diagonale, 11 pouces, ce qui ne séduira pas tout le monde. L’idée de la petite tablette facile a déplacer de pièce en pièce est un peu perdu. Mais les amoureux de lecture, de films et de séries comme les fans de bande dessinée numérique y verront un allié intéressant. Lenovo reprend en partie les éléments de sa Tab P11 Pro plus évoluée mais également bien plus chère, sortie en Septembre dernier.

Lenovo Tab P11

Le coeur de la tablette est un Snapdragon 662 de Qualcomm associé à 4 ou 6 Go de mémoire vive et de 64 à 128 Go de stockage. Un trio efficace mais clairement milieu de gamme puisqu’on retrouve ce type de solution sur des smartphones grand public aujourd’hui. Le trio devrait pour autant permettre tous les usages classiques d’une tablette moderne : jeu, multimédia et surf sans aucune difficulté. La présence d’un lecteur de cartes MicroSDXC certifié comme compatible avec des cartes de 1 To étant un point fort pour ce dernier emploi.

Lenovo Tab P11

Le système embarqué promet d’être très peu altéré par rapport à la solution Android 10 de base, Lenovo ne rajoutant que quelques options destinées à mieux piloter l’objet. Notamment la gestion Dolby Atmos de ses 4 enceintes, vrai point positif pour la lecture de vidéos sur cet écran de grande diagonale. Mais également pour prendre en compte des spécificités de connexion avec le modem 4G que la marque embarquera à bord en option. La tablette est parée pour des usages extérieurs.

Lenovo Tab P11

La Lenovo Tab P11 proposera 2 webcams avec une solution 8 mégapixels en façade qui proposera un système de détection de visages pour débloquer le système et un modèle 13 mégapixels au dos. Ce dernier prendra des clichés, des vidéos et servira également à “scanner” des documents qui resteront très lisibles sur son écran haute définition. Un stylet actif permettra de prendre des notes, ce dernier sera proposé en option. Le Precision Pen 2 proposant 4096 niveaux de pression avec une autonomie annoncée de 200 heures.

Lenovo Tab P11

Autres options, un clavier proposant à la fois une meilleure saisie et un pavé tactile mais jouant également le rôle de protection d’écran. Un dos magnétique permettant d’obtenir une béquille et enfin, un dock permettant de profiter de l’écran debout pendant qu’il se rechargera via un connecteur POGO. La tablette proposera un port USB Type-C pour être chargée de manière autonome.

Lenovo Tab P11

Malheureusement, ce port ne sera qu’à la norme USB 2.0 et ne proposera donc ni charge rapide de 7500 mAh de batterie, ni de fonctions supplémentaires. Proposée de 229 à 279$ suivant les options, elle devrait apparaitre ce mois-ci aux US et dans la foulée en Europe. Un très bon modèle pour ce prix à mon sens, reste qu’il faut avoir l’usage d’une si grande diagonale. Cela peut être une excellente solution familiale.

Mathieu me signale que la tablette est déjà lancée sur le magasin Lenovo direct, elle y est proposée à 265.50€ grâce à un code promo pour la version 4/128 Go.

Lenovo Tab P11 : une tablette Android 11″ sous Snapdragon 662 © MiniMachines.net. 2021.

Acer Chromebook Spin S14 : du Ryzen dans votre Chrome ?

Par Pierre Lecourt

Le Chromebook Spin 514 (CP514-1H) et sa version déclinée Entreprise (CP514-1WH), devraient sortir dès le mois de Mars avec un équipement assez haut de gamme pour ce type d’engin. On retrouve en effet des puces AMD Ryzen 3000C intégrées dans des machines aux châssis capables de se retourner en format tablette et disposant d’un écran 14 pouces tactile.

Chromebook Spin 514

Le Chromebook Spin 514 pourra donc parfaitement prendre en charge les applications et jeux Android disponibles même si l’interface physique ne sera pas de tout repos en mode tablette. Avec 1.57 cm d’épaisseur et 1.44 Kilo, l’objet ne sera pas aussi agréable en main dans ce format qu’une solution tablette classique mais vous aurez tout de même la possibilité de jouer ou d’utiliser les applications de votre quotidien sans problèmes.

Chromebook Spin 514

Mais il ne servira pas qu’à cet usage… doté d’un grand clavier classique, rétro éclairé en option, et d’un pavé tactile large et profond, l’engin apportera également toutes les possibilité Cloud et locaux d’un Chromebook moderne. Traitement de texte, tableur, surf, multimédia et autres utilisations où le format Chromebook excelle.

Chromebook Spin 514

La grosse différence entre ce modèle et les machines habituelles de la marque vient de la présence non pas d’une puce Celeron ou Pentium pour cette gamme de prix mais de solutions AMD Ryzen 5 3500C et Ryzen 7 3700C. Des puces performantes et proposant un circuit graphique AMD Radeon également très impressionnantes pour ce type de machine. 

Chromebook Spin 514

Avec de 4 à 16 Go de mémoire vive embarquée en DDR4 et de 128 Go en eMMC à 256 Go PCIe NVMe en stockage, les engins devraient offrir une excellente panoplie d’usages. Autant avec les applications Android que pour répondre aux besoins de ChromeOS. L’affichage 14 pouces sera un classique 1920 x 1080 pixels avecun ratio dalle/écran de 78% grâce à des bordures de 6.1 mm. La couche tactile sera protégée par une dalle de verre Gorilla Glass de Corning.

Chromebook Spin 514

On retrouve une connectique assez complète avec deux ports USB 3.2 Gen1 Type-C, un port USB 3.2 Gen1 Type-A, une sortie vidéo HDMI optionnelle, un port jack 3.5 mm combo et un lecteur de cartes MicroSDXC. La sortie USB Type-C prend en charge l’affichage vidéo DisplayPort et l’alimentation en PowerDelivery. Un dispositif classique d’enceintes stéréo sera intégré ainsi qu’un duo de microphone et de Webcam “HD”. Bémol en 2021, le Chromebook Spin 514 ne sera connectée qu’en Wifi5 et Bluetooth 5.0. Un peu dommage de ne pas voir ici un module Wifi6.

Chromebook Spin 514

Acer insiste sur la robustesse de son Chromebook avec une certification US. L’engin a été testé pour résister aux chocs avec un châssis renforcé capable de résister à une chute de bureau ou de vos mains. Le Chromebook Spin 514 doit pouvoir encaisser un choc depuis une hauteur de 1.22 m et vous devriez même pouvoir vous asseoir dessus par inadvertance sans le casser si vous pesez moins de 60 kilos.

Acer Chromebook Spin S14 : du Ryzen dans votre Chrome ? © MiniMachines.net. 2021.

Over:Board propose un format Mini-ITX pour votre Raspberry Pi CM4

Par Pierre Lecourt

Malheureusement sous Indiegogo, la Over:Board est encore à l’état de projet. Si l’objet n’a, à priori, pas de grands défis techniques à relever pour exister1 il est tout de même proposé en “Flexible Goal2” sur la plateforme.

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Un backpanel standard est prévu

La carte Over:Board propose donc une interface Mini-ITX. Sa connectique, son alimentation et l’espacement des trous nécessaires à son montage, tout répond à cette norme. Le projet cache une petite différence toutefois avec les cartes habituellement à ce format. Celle d’un support non pas destiné à recevoir un processeur AMD ou Intel mais une solution accueillant un Raspberry Pi Compute Module 4.

L’idée étant de protéger la carte avec un châssis de PC classique, de lui proposer une connectique standardisée et de l’intégrer ainsi facilement pour une utilisation standardisée. La carte mesurera bien les 17 x 17 cm du format Mini-ITX et proposera une belle panoplie de possibilités. A commencer par deux prises HDMI standard, deux ports USB 2.0, un MicroUSB, un lecteur de  cartes MicroSDXC, un Ethernet Gigabit, un port série et deux ports jack 3.5 mm audio.

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Sur la carte elle même, on retrouvera un slot PCI-Express, un connecteur SATA, des connecteurs USB et audio ainsi qu’un connecteur standard pour les LEDs et boutons du panneau avant de boitiers de PC standard.  On retrouvera également les éléments propres au monde Raspberry Pi avec les 40 broches classiques et un connecteur UART.

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La Over:Board proposera en plus une alimentation pour ventiler le SoC de la CM 4. Une solution d’alimentation par batterie de l’ensemble sera également disponible pour prendre le relais en cas de coupure de courant. Enfin, une horloge est intégrée ainsi qu’une pile pour garder votre système à l’heure.

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Une image “brute de décoffrage” issue d’un logiciel de conception

Avec un objectif assez facile a atteindre de 5529$, le projet est sur les rails malgré un tarif assez élevé de 99£/109€ avec une livraison en Septembre 2021. Je doute qu’il intéresse spécialement les particuliers mais ce type de format peut être pertinent pour les professionnels qui cherchent à intégrer des Raspberry Pi dans des solutions existantes. Un utilisateur lambda pourra sans doute trouver son bonheur avec des solutions de boitier existantes bien moins chères ou plus spécialisées. Au pire, il est assez facile de monter une cartes Raspberry Pi 4 dans un châssis de PC standard en dérivant l’énergie nécessaire à son alimentation au travers d’une alimentation ATX. Le fait que cela soit également encore un projet totalement virtuel, toutes les images sont en 3D, n’aide pas non plus à trouver la confiance nécessaire pour investir dans l’objet. 

Over:Board propose un format Mini-ITX pour votre Raspberry Pi CM4 © MiniMachines.net. 2021.

Lenovo Ideapad 5 Pro : une gamme de machines proposant Ryzen et Core

Par Pierre Lecourt

Si le modèle 14″ est un classique chez le constructeur, le Lenovo Ideapad 5 Pro 16″ est une vraie nouveauté. Cet engin, aux dimensions d’un 15.6″ d’ancienne génération, proposera la gamme de processeurs AMD Ryzen H associé à un circuit graphique NVIDIA GeForce RTX. Il proposera en outre une dalle IPS en 120 Hz. 

Lenovo IdeaPad 5 Pro

Cette dalle affichera en “2.5K” avec un ration 16:10 et une luminosité de 350 nits. Le Lenovo Ideapad Pro 5 embarquera jusqu’à 32 Go de mémoire vive et 1 To de SSD PCIe NVMe. On pourra compter sur un Wifi6 et du Bluetooth 5.1 pour ses connexions ainsi que sur une solution Infrarouge évoluée dans son système de webcam.

Pourquoi évoluée ? Parce qu’en plus de la gestion de la reconnaissance faciale traditionnelle de ce type de capteur, Lenovo indique que la solution couplée à une IA permettra de déterminer si vous regardez ou non votre écran. Et a partir de là enclencher les actions que vous souhaitez comme bloquer la lecture d’une vidéo ou éteindre l’écran au bout d’un certain temps.

Lenovo IdeaPad 5 Pro

Cette construction de base sera également disponible sous processeur Intel Tiger Lake toujours accompagnée d’une solution RTX de Nvidia. Un choix qui semble cette fois-ci parfaitement assumé par Lenovo qui ne propose pas une version “au rabais” sous processeur Ryzen mais bien deux machines équivalentes en laissant le choix aux acheteurs. A noter que seule la version Ryzen du Lenovo Ideapad 5 Pro 16″ sera disponible aux US. Le modèle sortira là bas en Mai à partir de 1149$ mais, à priori, pas la version Intel. Les modèles 16″ sous Intel auront droit à une connectique Thunderbolt 4 absente des solutions AMD.

Lenovo IdeaPad 5 ProLenovo IdeaPad 5 Pro

Double USB Type-C, HDMI, jack 3.6mm, Lecteur de cartes SDXC et double USB Type-A

Les versions 14″ seront proposés avec les mêmes options processeur mais 16 Go de mémoire vive et toujours 1 To de stockage. Leur écran passera en 90 Hz dans une plus haute définition encore avec un “2.8K” annoncé et une luminosité de 400 nits. Le choix de leur extension graphique externe sera également quelque peu différent puisque les engins n’embarqueront plus de circuit graphique RTX mais un bien plus sage MX450. Leur batterie sera de 56.5 Wh.

Lenovo Ideapad 5 Pro

Les deux gammes d’engins, Intel ou AMD, se démarqueront par leur appellation : les Lenovo IdeaPad 5i Pro seront les versions équipées de puces Intel. Les Lenovo Ideapad 5 Pro tout court seront les modèles AMD. Cela n’a l’air de rien mais depuis toujours, c’est Intel qui a la machine de base, la “norme” et AMD qui subit l’altération de ce nom pour des variantes.

Lenovo Ideapad 5 Pro : une gamme de machines proposant Ryzen et Core © MiniMachines.net. 2021.

Lavie Mini, le 8 pouces surprise de ce début d’année

Par Pierre Lecourt

Les constructeurs les plus importants du marché PC ont abandonné le format netbook depuis des années. Les dalles inférieures au 11.6″ n’ont plus le droit de cité dans leur catalogue. Ce Lavie Mini apparait donc comme une vraie surprise pour ce début d’année 2021.

Lavie Mini

Pensé comme un ordinateur convertible, l’objet condense énormément d’éléments positifs dans une diagonale de 8″ tactile. Les efforts des grands constructeurs sur le marché netbooks s’étaient arrêtés rapidement, laissant leurs machines sortir en boucle avec des composants totalement dépassés par les demandes du grand public. Puces anémiques, trop faible mémoire et stockage, définition d’écran inadaptée aux usages… Un ensemble qui ne permettait pas de suivre l’évolution logique du marché et a conduit à la désaffection du format.

En 2021, le Lavie Mini prouve qu’il est possible de repenser de fond en comble un ordinateur de petit gabarit. Avec une diagonale de 8 pouces tactile, cet engin propose plus d’usages que la majorité des machines du marché. Jouant sur son format pour offrir des accessoires et fonctions inaccessibles à d’autres engins. Si vous suivez le marché depuis quelques années, l’appellation Lavie devrait vous parler. C’est une des gammes de machines de NEC depuis fort longtemps et on parlait déjà des NEC Lavie Y en 2012 sur ce blog. C’est d’ailleurs NEC qui signe cette machine… mais c’est Lenovo qui le présente et qui va le commercialiser. La raison en est simple, les deux sociétés ont formé une joint-venture au Japon pour développer de concert des solutions. Je soupçonne d’ailleurs assez fort que cet engin sorte sous la marque NEC sur l’île avant d’être distribué sous celle du constructeur Chinois à l’international.

L’écran 8 pouces du Lavie Mini affiche un solide 1920 x 1200 pixels, une définition élevée qu’il faudra probablement compenser par un zoom de l’affichage mais qui permettra de lire nativement des contenus FullHD et d’afficher des pages web ou des programmes dans d’excellentes conditions. L’écran est tactile, capacitif, ce qui permettra une prise en main en tablette puisque le Lavie Mini propose une charnière rotative à 360° pour pouvoir coller dos à dos ses châssis. La dalle est lumineuse avec 400 nits et il s’agit évidemment d’une technologie IPS pour proposer les meilleurs angles possibles.

A l’intérieur de l’engin, on retrouvera un processeur Intel Tiger Lake pouvant atteindre le Core i7-1180G7. une puce très performante, peu gourmande et qui embarque un circuit graphique Intel Xe. 16 Go de mémoire, soudés à la carte mère et non évolutifs, seront disponibles dans la version la plus musclée de cet engin. Il s’agit de LPDDR4x-4266 en double canal. Le stockage pourra, quant à lui, atteindre 256 Go de SSD sans que l’on sache de quel type de SSD il s’agit ni si il sera accessible pour une évolution.  Cet ensemble proposera un niveau de performances et d’usage élevé, capable de mener à bien toutes les tâches d’un ordinateur portable classique. On pourra aussi bien jouer que travailler, écrire un mémoire ou répondre à ses mails. Retoucher des images ou monter un film. Rien de ce que fait un portable classique aujourd’hui ne sera inaccessible au Lavie Mini.

Mais le point clé de cette offre est dans la diversité de ses usages par rapport à son format. La marque identifie ainsi 4 usages possibles : Celui d’un portable pour commencer. Avec un vrai clavier sur 7 rangs de touches, le Lavie Mini propose une véritable solution de saisie. Certes il sera un peu étroit, l’engin mesurant tout juste 20 cm de large pour presque 15 cm de profondeur. Mais il sera très complet.

Lavie Mini

 

NEC a fait des choix intéressants sur ce poste avec des touches rondes et non pas carrées. Je n’ai aucune idée de la pertinence de cette option pour le moment, la marque dispose d’un excellent cabinet de recherche et développement en ergonomie et ce dispositif doit probablement avoir passé des tests avant d’être validé pour une sortie. Pour avoir testé des claviers à touches rondes par le passé sur un format de bureau standard, je n’avais pas trouvé d’intérêt à ce choix. Mais sur un petit gabarit de ce type, l’affaire peut être totalement différente. Je remarque que cela permet à NEC de positionner beaucoup de touches sur l’engin.

Outre le traditionnel jeu de touches de lettres, on retrouve les touches F1 à F12 doublées de fonctions multimédia complètes. En dessous, le Lavie Mini propose des touches qui ont tendance à disparaitre sur certains portables de plus grandes diagonales comme les touches Pause, PrintScreen ou ScrollLock mais également des accès directs aux signes classiques. Viennent ensuite les touches des nombres partagées, là encore, avec les signes habituels. Ces 3 premières rangées devraient offrir un large champ d’usages qui devraient plaire aussi bien aux programmeurs en herbe qu’aux écrivains ou aux matheux. Il est possible de tout pianoter, ici, dans un confort qui semble plus lié à une domestication du format du clavier qu’à un jonglage de raccourcis et autres combinaisons de touches.

Mieux encore pour la frappe, certaines touches ont été légèrement rabotées au lieu d’être supprimées. C’est le cas des <> en bas à droite du clavier. Leur cercle est mangé par l’autre touche en miroir mais elles restent lisibles et exploitables. Les touches fléchées sont bien là, sans sacrifice de leur taille et on retrouve les éléments classiques dans de bonnes proportions. La touche Shift, la touche Tab, le Capslock et la touche entrée sont bien proportionnées. Les touches Windows, Control, fonction, Alt et autres sont également présentes. Deux touches couvertes d’idéogrammes font irruption sur le clavier, probablement pour piloter les systèmes de combinaisons de touches liées aux langages asiatiques. Il est probable qu’elles soient recyclées pour d’autres usages chez nous. L’ensemble bénéficie d’un rétro-éclairage complet.

Lavie Mini

Ce clavier me semble bien proportionné et exploitable pour autre chose que de simples mails. Il offre dans tous les cas une excellente visibilité et un ensemble de fonction très complet. On pourra pester sur la taille un peu courte de la barre espace mais sur un engin de ce gabarit cela ne me parait pas choquant outre mesure.

Evidemment, pour parvenir à ce résultat, NEC a du faire quelques sacrifices. Le plus important est sans doute la disparition pure et simple du pavé tactile. Le Lavie Mini embarque donc à la place une solution de capteur optique entouré de deux boutons de clic. Est-ce un problème ? J’ai longtemps cru que oui et, après avoir testé d’autres engins proposant le même genre de solution, je suis revenu à un autre avis. C’est surtout une question d’habitude.

Si vous  êtes un aficionados des larges pavés tactiles, profonds et cliquables. Ce type de dispositif est un grand recul. Mais si vous prenez le temps d’essayer ce type de solution, vous serez surpris de la précision et la rapidité de son utilisation. La qualité de ces dispositifs optiques a largement évolué et désormais ils ne nécessitent que quelques faibles mouvements pour vous mener précisément de l’autre côté de votre écran. La marque n’avait pas vraiment d’autres choix. Intégrer un pavé tactile digne de ce nom aurait mangé 2 rangées de touches au dessus. Pour un service médiocre au demeurant face aux solutions actuelles. En combinant ce type de dispositif avec l’écran tactile, l’engin propose la moins pire des solutions que l’on pourra améliorer facilement avec une simple souris.

La connectique est maigre, l’engin propose deux ports USB 3.1 Gen2 Type-C seulement, pas de port USB Type-A à bord malgré une épaisseur de 1.7 cm. Il faudra donc soit trouver un hub pour brancher une souris filaire, soit acheter un modèle Bluetooth puisque le Lavie Mini est Bluetooth 5.0. Le Wifi embarqué est de type 802.11ax et proposera donc de bons débits pour éviter, là encore, d’avoir recours systématiquement à un Hub pour de l’Ethernet. on regrette cependant le choix de ne pas embarquer de Thunderbolt dans l’engin.

Au dessus de l’écran on découvre une webcam accompagnée d’un module infrarouge pour la reconnaissance faciale. Une option bienvenue qui n’excuse cependant pas la taille des bordures d’écran de la machine. NEC aurait eu la place de glisser un écran un peu plus large encore tout en laissant assez de marge pour une saisie confortable en mode tablette. A l’intérieur de la machine, deux enceintes 1.5 watt proposeront un son stéréo classique.

Mais ce n’est pas tout, le Lavie Mini réserve d’autres surprises

Lavie Mini

Le petit portable proposera un accessoire de jeu permettant de glisser la machine en format tablette dans un support pour retrouver une interface de console. A droite, un mini-joystick et les 4 boutons habituels ABXY. A gauche, un autre Mini-Joystick et une croix directionnelle. Des gâchettes doubles seront également présentes sur les côtés de la machine. On retrouve un esprit très Nintendo Switch pour jouer plus aisément. La tablette pesant 576 grammes – on ne connait pas le poids de l’accessoire – la jouabilité semble bonne.

Lavie Mini

Un dock sera également disponible pour proposer plus de connectique et un usage sédentaire complet. Celui-ci s’utilisera également en repliant la machine en mode tablette. Il proposera alors un support pour l’utiliser comme écran tout en offrant la connectique nécessaire à un usage classique. Une sortie HDMI pour piloter un affichage externe. Deux ports USB 3.1 Type-A et deux autres ports USB Type-C. De telle sorte qu’il sera possible de positionner le Lavie Mini sur son stand pour la recharger d’une part mais également la connecter à un ensemble classique de souris/clavier, écran plus grand et tout l’attirail d’accessoires que vous souhaitez.

Parfait ? Je ne sais pas, mais c’est clairement une annonce rafraichissante tant en terme de format que d’usages. La machine est complète, intelligemment construite et pense à beaucoup de détails généralement passés à la trappe par les grands constructeurs. Reste qu’on ne connait ni l’autonomie ni le prix de cet engin. Ni même si il sortira réellement à l’international, en Europe ou en France. Il faut espérer que si car si le Lavie Mini n’est pas pensé pour séduire tout le monde, il a assez d’atouts, comme les UMPC en leur temps, pour créer un vrai marché. C’est en tout cas une piste à suivre pour la marque comme pour ses concurrents.

Lavie Mini, le 8 pouces surprise de ce début d’année © MiniMachines.net. 2021.

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