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À partir d’avant-hierJournal du Geek

Box-office : Le Roi Lion au sommet, Disney règne en maître

Par Amandine Jonniaux
Crédits Disney

Malgré les réticences de certains fans quant à la sortie de l’adaptation en live action du chef-d’œuvre de Disney de 1994, le nouveau Roi Lion s’offre un règne hégémonique sur le box-office français cette semaine comme le relaie le site Première, avec quelques 3 252 896 entrées en seulement quelques jours. Les aventures de Simba dépassent largement Toy Story 4, qui s’impose en deuxième position avec 380 655 entrées pour sa quatrième semaine d’exploitation. Malgré un cumul de 3 418 842 places vendues depuis la sortie du dernier opus de la licence, Woody pourrait donc très rapidement se faire voler la vedette par le lionceau héritier, qui est en passe de le détrôner après seulement quelques jours dans les salles. Les anciens jouets d’Andy restent malgré tout suivis de près par les aventures de l’homme-araignée cette semaine, avec Spider-man : Far from home, qui atteint les 370 847 tickets vendus, pour un peu plus de 2 371 000 entrées cumulées. Un trio fort, qui permet au géant Disney de s’imposer en tant que maître incontesté de la semaine dans les salles obscures. 

Annabelle et Luc Besson à la traîne

Loin derrière le peloton de tête, on retrouve la maléfique poupée Annabelle, qui s’offre 194 059 entrées pour sa deuxième semaine d’exploitation, dépassant sensiblement la barre des 500 000 (578 761) places vendues depuis sa sortie en salle. Une quatrième place qui ne brille pas, puisqu’il s’agit du plus mauvais démarrage de la franchise. Concernant Anna, le dernier long-métrage de Luc Besson, le film d’action ne séduit décidément pas, avec seulement 155 399 places vendues cette semaine. Le bilan est amer pour l’héritier de Nikita, qui peine toujours à atteindre les 500 000 entrées en deux semaines de diffusion. 

[Critique] Anna : Un Besson bien fade qui sent la fin de parcours

Par Antoine
Sasha Luss dans le rôle d’Anna Poliatova

Quel personnage ce Luc Besson. Souvent égratigné par la critique, parfois injustement, le réalisateur français a toute une pléthore de films à son actif. Parmi eux, certains succès retentissants : on se souvient tous du magistral Grand Bleu, du Cinquième élément, ou même de Léon. Mais si Besson est capable du meilleur, il est aussi capable du pire comme avec Jeanne d’Arc. Avec Anna, le réalisateur tente ce qui pourrait bien être une forme de baroud d’honneur, pour sauver les meubles de sa société de production en perdition.

Le film s’inscrit dans un schéma auquel Besson nous a habitué tout au long de sa carrière : entre Nikita, Léon, Le Cinquième élément ou Lucy, il a régulièrement recyclé l’archétype de la femme fatale badass à souhait… avec plus ou moins de succès. Avec Anna, son dernier film, il persiste et signe dans cette voie qui commence à sentir un tantinet le réchauffé…

Anna Poliatova (Sasha Luss), une jeune femme russe, n’a pour elle que sa renversante beauté et son esprit vif. Pour le reste, la vie ne lui a pas vraiment souri : à bien des égards, la jeune femme a joué de malchance et s’est retrouvée au fond du trou, piégée dans une vie de misère qu’elle n’aspire qu’à quitter. Une occasion qui se présentera à elle sous la forme d’une rencontre avec un agent du KGB au discours bien préparé (Luke Evans).

Une seule image, tous les codes de Besson.

On sent une vraie volonté de la part du réalisateur de faire d’Anna un personnage fort, dont l’histoire difficile ajouterait une certaine charge émotionnelle à l’histoire. Mais à tant vouloir rompre avec le cliché de la potiche, Besson force tellement qu’il finit par tomber dans un autre écueil, qu’il a peut-être d’ailleurs participé à construire : celui d’une top-model surdouée particulièrement prompte à coller une raclée en bonne et due forme à quiconque s’interposera. Ce qui est loin d’être problématique en soi, mais laisse une désagréable impression de “déjà-vu” permanente. Pas un seul instant, on ne sent Anna en danger : au mieux, tout juste vaguement vulnérable sur certaines scènes, et ce malgré la succession de situations sous haute tension dans lesquelles elle se retrouve embarquée.

Ces scènes plus intenses n’apportent d’ailleurs pas le piquant attendu et sont tristement génériques. Des ennemis en surnombre, une fenêtre d’action réduite, et donc une héroïne en bien mauvaise posture ? Qu’à cela ne tienne, l’issue est toujours évidente : il faut dire que les ennemis sont assez galants pour laisser systématiquement la priorité à Anna… Mais rendons à César ce qui appartient à César : les scènes de combat restent très bien composées, et les chorégraphies virevoltantes assez réussies. Dommage que presque aucune d’entre elles ne serve vraiment le scénario, ou n’entretienne de suspense sur son issue…

Un casting peu inspiré, à quelques exceptions près

Cillian Murphy ne parvient malheureusement pas à donner de substance à l’agent Miller.

Au niveau du casting, il est vraiment difficile de trouver un acteur qui sorte du lot. Sasha Luss ne parvient tout simplement pas à transmettre le soupçon de doute ou de vulnérabilité qui se fait attendre tout au long du film, et qui aurait donné bien plus de profondeur au personnage. Les rares scènes de doute ne suscitent ni compassion, ni inquiétude, quand ses colères laissent froid tant ses motivations réelles restent floues. Loin d’être un personnage inoubliable, celle qui se retrouve tour-à-tour mannequin capricieuse, espionne implacable et jeune femme désabusée empile les clichés sans qu’un seul d’entre eux ne fonctionne entièrement. Un personnage principal imperméable et pas vraiment passionnant à suivre.

Cillian Murphy se révèle également être une énorme déception. Le rôle de l’agent de la CIA Lenny Miller semblait lui aller comme un gant, lui qui avait été absolument magistral dans le rôle du Peaky Blinder Thomas Shelby. Mais à l’arrivée, les rares séquence où son jeu d’acteur aurait pu être mis en valeur ne sont tout simplement pas exploitées et on se retrouve avec un personnage terriblement creux et quasiment transparent. Luke Evans et Helen Mirren sont, eux plutôt bons et sont d’ailleurs les seuls personnages qui évoluent un tant soit peu au cours du film, quand bien même cela arrive de façon plutôt prévisible : ils parviennent donc à tirer leur épingle du jeu.

La place des échecs est symptomatique des écueils du film.

Les personnages secondaires restent assez génériques pour qu’on comprenne leurs intentions en quelques secondes, et tous souffrent d’un manque cruel (voire d’une absence totale) de développement. Cela donne une impression de vide autour d’un personnage principal qui ne rayonne déjà pas par son charisme : au final, le jeu des acteurs s’avère être la plus grosse déception du film, et de loin.

Un scénario insipide mais légèrement relevé par sa structure

Le scénario, d’ailleurs, ne restera certainement pas non plus dans les mémoires. On ne sait pas trop si Besson s’est retrouvé à court d’idées ou si, à l’inverse, il en a eu trop pour pouvoir toutes les traiter à leur juste valeur. En témoigne la place des échecs, assez symptomatique des écueils du film: le début suggère que le jeu, très ancré dans la culture russe, aura au moins un rôle dans le processus narratif. Au final, c’est tout juste s’il sert de prétexte à une scène certes importante, mais expédiée en quelques secondes de façon très anecdotique. Ajoutez à cette histoire d’agent secret assez classique un plot twist téléphoné au possible et vous avez la recette d’un film quasiment exempt de surprise.

Un seul retournement de situation inattendu sur tout un film, c’est très peu.

La relative simplicité du scénario est tout de même compensée par la façon dont il est déroulé. On suit la vie d’Anna dans une succession de flash-backs et d’ellipses, ce qui n’est pas désagréable : c’est probablement le tour de passe-passe qui contribue le plus à donner du suspense à une histoire qui en manque cruellement. On ne peut pas s’empêcher de penser qu’il y aurait certainement eu matière à exagérer encore davantage cet aspect, quitte à assumer une narration un peu tortueuse mais forcément moins plate. Frustrant, mais pas non plus inintéressant, en somme.

IBM fait débattre son IA… Sur la légalisation du cannabis

Par Henri

La légalisation du cannabis est un vieux débat, particulièrement entretenu dans l’Hexagone. Notre pays est en effet le plus gros consommateur d’Europe malgré une des législations les plus strictes en la matière. Ce débat sans fin a d’ailleurs été utilisé par IBM pour entraîner Project Debater, une intelligence artificielle développée par le laboratoire israélien de la firme américain.

Bien qu’elle soit parfaitement capable de débattre avec un humain, elle a cette fois-ci effectué l’exercice avec elle-même. Cette dernière a ainsi pu analyser 1037 arguments donnés par différents participants présents à une conférence sur le sujet, qui s’est déroulée à Tel-Aviv. Parmi cette manne de propositions, 637 était en faveur d’une légalisation tandis que 388 la refusaient. Chaque argument ne devait pas dépasser 36 mots au maximum.

Il n’a pas fallu bien longtemps pour que les arguments les plus connus refassent surface. Un des plus connus concerne le fait que d’autres drogues comme la nicotine ou l’alcool sont en vente libre.

« Il est illégitime de la part des gouvernements de limiter les choix de consommation des personnes en se fondant sur le mal que peut leur provoquer la substance, en particulier dans la mesure où l’alcool et la nicotine sont actuellement légaux. »

Un autre a par ailleurs évoqué la manne financière que représenterait un contrôle de la vente.

« La Légalisation du cannabis pourrait créer des entreprises que le gouvernement pourrait taxer. »

Les arguments en défaveur de la légalisation étaient également attendus. La machine a ainsi rappelé que la consommation de cannabis pouvait « nuire à la mémoire et faire un pont vers d’autres drogues».

Si elle rapporte certainement de l’argent, elle a aussi « un coût important en termes de santé publique », notamment « pour traiter la toxicomanie et les psychoses ».

Bloomberg précise néanmoins que Project Debater a fait une erreur en interprétant mal l’argument « la légalisation va tuer le marché noir » comme une mauvaise chose, à cause l’emploi des termes « tuer » et « marché noir ». Comme quoi, parfois, ça ne se joue pas à grand-chose.

Anna de Luc Besson se dévoile dans une bande-annonce

Par Amandine Jonniaux
Crédits Luc Besson

Qui est vraiment Anna ? À 24 ans, la jeune femme enchaîne les rôles et les métamorphoses. De vendeuse de poupées russes à Moscou, la nouvelle muse de Luc Besson se transforme en prodige des échecs, avant de devenir flic corrompue, agent double, mannequin la plus en vogue de Paris, ou encore tueuse sanguinaire qui inquiète la police de Milan. Dans cette nouvelle bande-annonce dévoilée il y a quelques jours, le réalisateur français ne nous offre pas vraiment de réponse, mais ne fait qu’épaissir le mystère autour de l’identité de la jeune femme, de ses motivations, mais surtout de celles des nombreuses organisations à ses trousses.

Si l’identité des ennemis d’Anna n’est pas dévoilée à l’issue du trailer, Sasha Luss, révélée par Valérian et la Cité des mille planètes devra faire face à un trio de taille pour lui donner la réplique, avec Cillian Murphy (The Dark Knight, Peaky Blinders), Luke Evans (The Hobbit, La Belle et la Bête), ainsi qu’Helen Mirren (H2G2, L’affaire Rachel Singer). La jeune femme, as du déguisement et de la dissimulation succède ainsi aux iconiques Scarlett Johansson (Lucy), Louise Bourgoin (Les aventures d’Adèle Blanc-Sec), Rie Rasmussen (Angel-A) ou encore Milla Jovovich (Le cinquième élément), pour un rôle qui pourrait marquer un tournant décisif dans sa toute jeune carrière.

Anna sortira le 10 juillet au cinéma. En attendant, vous pouvez toujours voir ou revoir le premier trailer du film, dévoilé pour la première fois en avril, et vous interroger sur la question qui semble tarauder les ennemis de la jeune espionne : combien de femmes se cachent à l’intérieur de la mystérieuse Matriochka russe ?

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