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À partir d’avant-hierAnalyses, perspectives

MAJOR: Albania Begins Next Phase of Annexing Serbian Kosovo

Par Joaquin Flores

TIRANA, Albania – After the end of the coronavirus pandemic, Albanian army forces will begin the next phase of the annexation of the Serbian autonomous region of Kosovo. Albanian forces will serve for the first time as part of the foreign occupying KFOR forces in Serbia’s Kosovo. This was announced by the Minister of Defense […]

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Face au mythe d’un souverainisme sans ordolibéralisme, il faut attendre la fin des illusions

Par Éric Verhaeghe

À bas le néo-libéralisme ! à bas l’ordolibéralisme ! à bas la rigueur budgétaire ! vive le souverainisme qui nous rendra la vie d’avant sans effort ! Que ces mots sonnent harmonieusement aux oreilles de tous ceux qui ne veulent pas entendre que la crise a détruit des richesses et qu’un effort sera nécessaire pour les produire. Comme si le souverainisme allait éviter le pire. Face à cette illusion, il faut attendre que le valium idéologique se dissipe. 

Donc le souverainisme, couplé au protectionnisme, serait le remède à tous nos maux, ou presque. D’un coup de baguette magique, on reprendrait le contrôle de nos politiques, au besoin en sortant de la zone euro, et tout deviendrait simple : c’en serait fini de cet odieux néo-libéralisme qui compte les sous à la manière des technocrates radins. L’argent coulerait à flots pour l’hôpital public. On ne parlerait plus de réduction des déficits. On dépenserait comme on voudrait, et la France redeviendrait le paradis qu’elle fut avant la signature du traité de Maastricht. 

La France souverainiste sans téléphones portables

Ces rêves font évidemment plaisir à attendre, mais on s’amuse par avance de la mine déterrée de tous nos Gaulois consommateurs effrénés, tous, bien entendu, amis de la nature, ennemis du réchauffement climatique, mais tous hyper-connectés, qui découvriront un beau matin que le prix de leur téléphone portable ou de leur ordinateur dernier cri a doublé après des mesures de rétorsions économiques sans pitié prises par les États-Unis ou par le reste du monde consécutives au rétablissement par la France de ses tarifs douaniers. Nous avons déjà vécu ce psychodrame il y a quelques mois lorsque Donald Trump a annoncé une surtaxation des alcools et vins français en représailles à la levée d’une taxe GAFA. L’industrie agro-alimentaire française s’est précipitée en masse à Bercy pour demander que la France mette de l’eau dans son vin. 

Les choses se passeront encore plus brutalement lorsque le protectionnisme deviendra la règle. 

Les souverainistes confondent un peu vite indépendance et solitude de la France. La France aura beau reprendre le contrôle de son économie, elle n’en restera pas moins installée sur la planète terre, avec des voisins ou des concurrents qui ne lui feront pas de cadeaux le jour où elle décidera de rétablir ses tarifs douaniers. Et il se trouve que ces voisins ou concurrents savent produire de milliers de biens de consommation que les Français sont incapables de produire. L’addition va rapidement monter. 

Et encore, on ne dit rien ici de l’augmentation générale des prix de tous les produits importés de pays où la main d’oeuvre est moins chère et (terrible aveu politiquement incorrect) bien plus travailleuse que les Français drogués à l’assistanat public depuis plusieurs décennies. 

Il faut relocaliser l’essentiel de la production industrielle et engager un tournant vivrier dans l’agriculture. Nous pouvons produire tous les biens de première nécessité en France, et assurer les conditions de notre alimentation collective au niveau national tout en luttant contre la malbouffe, source d’obésité qui augmente le risque de mortalité. Toutes ces actions créeraient de l’emploi.

Des millions de chômeurs, mais une immense pénurie de main-d’oeuvre

En lisant la tribune folklorique publiée dans Marianne sur le monde d’après, on mesure l’étendue des illusions qui intoxiquent aujourd’hui les esprits souverainistes. Il paraît par exemple que nous pourrions recréer une agriculture vivrière en France, et que cela créerait de l’emploi. Oh ! la belle fake news de bobo bien-pensant. 

D’abord il faudra expliquer aux Français que les oranges, les ananas, les avocats, les mandarines, les pastèques, c’est fini. Comme ça vient de l’étranger, on taxe et on fait exploser les prix. Ensuite, il va falloir expliquer aux Français que, désormais, il faut se remettre aux travaux des champs. Et là, on s’amuse par avance, parce que l’idée simpliste selon laquelle des millions de chômeurs signifieraient des millions de candidats à l’emploi va montrer ses limites. Manifestement, cette équation peine déjà à être prouvée, si l’on en croit les agriculteurs qui réclament aujourd’hui à cors et à cris l’ouverture des frontières aux saisonniers bulgares ou roumains. 

En réalité, les chômeurs français ne constituent pas une main d’oeuvre immédiatement employable dans n’importe quel secteur. Et les grandes idées sur la relocalisation de la production en France qui créerait de l’emploi risque de subir quelques désillusions. 

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Face au mythe d’un souverainisme sans ordolibéralisme, il faut attendre la fin des illusions

Mais où trouver de l’argent pas cher pour relancer le pays ?

Mais l’illusion que la main-d’oeuvre française disponible permettrait à la France de vivre en autarcie n’est pas la seule fadaise devenue vérité d’évangile dans certains milieux. Une autre conviction, dérivée des théories sur l’endettement français qui serait plus facile s’il s’effectuait directement auprès de la Banque Centrale, a désormais libre cours : la France aurait moins de contraintes budgétaires si elle sortait de la zone euro que si elle y restait. On entend ici la critique contre les engagements de maintenir un déficit budgétaire inférieur à 3% pris avec le traité de Maastricht. Comme si un Frexit nous autorisait brutalement à vivre indéfiniment et sans limite à crédit. 

Or une sortie de la zone euro se révèlerait en réalité bien plus contraignante qu’un maintien de la France dans la garantie apportée par l’épargnant allemand. Car il faudrait trouver de l’argent pour financer nos déficits. Et sauf à faire tourner la planche à billets pour éponger les dettes, ce qui plongerait la France dans un épisode inflationniste politiquement insoutenable, la France devrait bien convaincre ses créanciers qu’elle est une emprunteuse solide. 

Et ce travail de conviction se ferait cette fois sans la garantie apportée par les épargnants allemandes. Autant dire que l’emprunt coûterait beaucoup plus cher qu’aujourd’hui. 

Le vrai enjeu, c’est maintenant car on va avoir besoin non plus de 80 000 saisonniers par mois, mais de 160 000 personnes en juillet et jusqu’en 190 000 en août et septembre pour les récoltes en arboriculture, après le maraîchage, puis en viticulture. La situation des travailleurs étrangers est appelée à se détendre (1) et c’est tant mieux, car il y a une telle demande, de la part de Bulgares, de Roumains, et de la part d’exploitants habitués à travailler avec cette main-d’œuvre très productive, bien plus que les gens du coin. Quand on ramasse 20 kg de fraises par heure, le prix de revient n’est pas le même qu’avec 5 kg de l’heure…

Jean-Baptiste Vervy, directeur de Wizifarm Tweet

Pas de souverainisme sans ordolibéralisme

Ce que ne disent pas clairement les souverainistes, c’est que l’indépendance de la France obligera à beaucoup plus de rigueur budgétaire que son maintien dans la zone euro.

Pour l’instant, la France peut emprunter à un taux quasi nul sur les marchés grâce à la signature de l’Allemagne qui sert de caution à tous nos excès. Dès lors que cette caution disparaîtra, il faudra redoubler de rigueur et de sérieux pour convaincre les créanciers d’apporter leurs liquidités au financement de nos déficits. 

Pour l’instant, il suffit de quelques génuflexions et effets de manche d’Emmanuel Macron auprès d’Angela Merkel pour que le problème soit réglé. Dans l’hypothèse d’un Frexit, le travail de persuasion sera beaucoup plus long. L’utilisation des deniers publics pour financer l’épaisse couche de bureaucratie inutile et arrogante que tout le monde tolère aujourd’hui risque même de poser un problème insurmontable. 

En réalité, le souverainisme obligera à beaucoup plus d’efforts et de rigueur que toutes les politiques prétendument néo-libérales menées depuis 20 ans. C’est ici que se niche le mensonge des souverainistes que l’on lit un peu partout : l’indépendance de la France sera créatrice de bien plus d’obligations que de droits…

Attendre la fin des illusions souverainistes

Sur le fond, le souverainisme est possible en France, à condition de subir un sévère remède ordolibéral. Mais on a bien compris que ce discours de réalisme et de vérité se heurte aux illusions de tous ceux qui propagent l’idée que l’Union Européenne est la cause de tous nos maux et que sans elle nous pourrions nous endetter sans limite. Face à ce mythe propagé avec malice par un certain nombre de démagogues, il faut faire le dos rond. 

Tout le monde a bien compris, en France, l’intérêt qu’il y aurait à sortir d’une construction européenne germano-centrée. Mais personne n’a réellement validé le prix à payer pour y parvenir. Pour l’instant, beaucoup ont l’illusion que ce prix sera nul. Il faut laisser le temps au temps, laisser le temps à la dissipation de ce doux rêve. Car tant que l’expérience n’aura pas été menée à terme, la certitude que des miracles solitaires sont possibles demeurera tenace. 

L’article Face au mythe d’un souverainisme sans ordolibéralisme, il faut attendre la fin des illusions est apparu en premier sur Le courrier des stratèges.

Notre bourbier civilisationnel – Regarder la vérité en face

Par Réseau International
par Alastair Crooke. Tout d’abord, la conclusion : Si vous ne résolvez pas le problème biologique, l’économie ne se redressera pas. Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Un état d’esprit « exceptionnaliste » scellé a entraîné – surprise – un résultat exceptionnaliste. Nous avons à la fois un déluge de décès évitables et, clairement, une quantité stupéfiante […]

Croissance : USA / France, la cata !

Par jp-chevallier

Une bonne nouvelle pour réveiller un peu les con-finés français : les chiffres de la croissance en France par rapport à ceux des États-Unis en dehors de la propagande de la bande du Mignon poudré et de sa grosse meuf qui porte ses fake news,

Document 1 :

En effet, il faut comparer des chiffres… comparables !

Les Américains publient les variations du PIB d’un trimestre à l’autre en taux annualisé, soit -4,87 % pour ce premier trimestre 2020.

Ainsi, si cette tendance se poursuit au cours des trimestres suivants, ce chiffre donne alors une image fidèle du taux de croissance annuel.

Par contre, l’Insee publie un taux de croissance (de variation du PIB) du dernier trimestre sous revue par rapport au précédent, sans l’annualiser, ce qui ne signifie pas grand-chose car nous cherchons généralement à savoir quel est ce taux de croissance sur une année,

Document 2 :

Pour voir une image fidèle de la réalité, il faut multiplier par 4 le chiffre du taux de croissance (de variation du PIB) d’un trimestre à l’autre de la France tel qu’il est publié par l’Insee, ce qui donne… -23,38 % !

Yapa foto, la propagande de la France du Mignon poudré est égale à celle de l’URSS avant sa chute et leurs décisions prises depuis cette histoire de coronavirus ont et auront des conséquences dévastatrices pour la France.

Comme je l’ai déjà écrit, c’est foutu, et pour toujours, du moins pour très longtemps. C’est historique.

Il existe au moins une autre façon de donner une image fidèle de la croissance du PIB : c’est le taux de variation du PIB d’une année sur l’autre, pour un trimestre donné, donc du PIB du 1° trimestre 2020 par rapport au PIB du 1° trimestre 2019,

Document 3 :

Là encore, la différence entre les deux pays est monumentale.

Les con-finés de Français n’ont manifestement pas encore pris conscience de ce qui les attend, et des erreurs commises par le Mignon poudré et sa bande.

La chute du PIB français est historique,

Document 4 :

Comme je l’ai déjà écrit, le Mignon poudré et sa bande de criminels sont tombés dans le piège pervers posé par les Américains (c’est-à-dire par le deep state, l’État profond des Etats-Unis) qui auront éliminé leurs adversaires et leurs concurrents (Chine, Japon, Europe) en exploitant médiatiquement cette histoire de coronavirus.

Triste fin.

Tous les chiffres du PIB mentionnés ici sont ceux du PIB déflaté, c’est-à-dire réel, corrigé de l’incidence de la variation des prix.

© Chevallier.biz

 

Non, le vélo n’est pas une alternative à la voiture !

Par Hugues Lannoy
vélo

Par Hugues Lannoy.

Dans un article de cette semaine, le journal Le Figaro propose que nous profitions du Covid-19 pour encore rogner l’espace de la mobilité urbaine automobile pour le consacrer au vélo.

Une fausse interrogation : « Le Covid 19 va-t-il enfin imposer le vélo en ville ? » renforcée d’un enfin accusateur, en un dossier quasiment publicitaire vantant les qualités du vélo, sans jeter la moindre ombre au tableau idyllique d’une ville où les navetteurs et les habitants auront encore plus de mal à se déplacer, sans qu’aucune alternative crédible et durable n’ait été mise en place au préalable.

Car le vélo n’est pas une alternative à l’automobile pour la plupart des navetteurs et des automobilistes urbains.

Il n’est envisageable que pour une personne seule, sans trop de bagages, par temps clément, sur un itinéraire sans trop de relief qui ne dépasse pas les 20 à 30 minutes. Si vous avez plus de 15 km à parcourir, passez par une côte à 6 %, n’avez pas de douche au travail, êtes parent, déposez votre conjoint, etc., c’est tout de suite plus compliqué.

Mais c’est ainsi que fonctionne la propagande écologiste. Sur fond de Faukon- Yaka, elle érige un comportement en modèle de vertu, « pour le bien de la planète » et condamne ceux qui ne peuvent s’y soumettre. Qui sont pourtant sur la même planète.

Opportunistes, les verts sautent sur chaque occasion de faire des petits pas difficiles à défaire, et tant pis pour le bien commun, et les trajets de cette masse de gens pour qui Yapaka. L’idée du camp du Bien est passée, et à grands coups de prosélytisme, ils la feront s’étendre.

Il est certes important de rendre au citadin une part de cette emprise encombrante, et on l’espère, un jour dépassée, qu’a l’automobile sur la ville.

Mais, et c’est fou d’avoir encore à le répéter à notre époque : il faut d’abord mettre en place des alternatives crédibles et efficaces.

C’est en offrant à l’automobiliste de meilleures solutions de mobilité que celle de rester coincé dans un bouchon qu’il sortira de sa cage en fer. L’auto-enfermement, si vous me passez l’expression, est rarement le rêve de l’usager dans sa file à l’arrêt.

Ce n’est pas l’automobiliste le bouchon, comme on tente de nous le faire croire. C’est l’absence d’alternative.

À l’aube de la sortie de confinement de nos outils économiques et du gagne-pain de chacun, la dernière chose dont nos entreprises et nos travailleurs ont besoin, c’est d’avoir encore plus d’entraves sur le chemin du travail.

On ne doit pas sacrifier encore un peu de nos libertés sur l’autel d’une bien-pensance qui se soucie très peu de financer les vraies alternatives et se contente de surfer sur une communication facile.

Qui oserait critiquer une piste cyclable ? Qui oserait se lever contre ce bénéfice pour la mobilité douce, pour cette diminution, illusoire comme cette crise nous l’a montré, des émissions des gaz liés au transport ? Tous ceux qu’elle exclut.

Tous ceux cités plus haut pour qui le Yaka n’est pas possible.

Tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent prendre le risque d’être contaminés dans les boîtes de Pétri des transports en commun.

Tous ceux qui ne sont pas convaincus que les gouttelettes de transpiration du pédaleur devant eux éviteront le sillage de leur deux roues.

Tous ceux qui réclament des solutions structurelles de mobilité plutôt que ces emplâtres fait de bric et de broc, de cônes et de barrières, de bandes de circulation confisquées à l’emporte-pièce.

Tous ceux pour qui la mobilité n’est pas une question d’idéologie vertueuse, mais un besoin impérieux de subsistance.

Anne Hidalgo renforce sa politique anti-voitures avec le Covid-19

Par Johan Rivalland
anne hidalgo

Par Johan Rivalland.

La politique n’est jamais bien loin. Chassez-la un temps et elle revient vite au galop. (Ah, tiens, voilà une idée : à quand le retour des chevaux dans Paris ?)

Déconfinement et lutte anti-pollution

On sait la persévérance de l’actuelle Maire de Paris à vouloir diminuer le flux de véhicules circulant dans la capitale, dans l’espoir de diminuer la pollution. Réelle préoccupation ou positionnement purement politique ? Chacun se fera ses propres convictions à ce sujet. En politique, rien n’est jamais très assuré, que ce soit sur ce sujet comme sur la plupart d’entre eux. Telle est l’une des perversités de la démocratie.

Mais le véritable sujet ici, est : est-ce bien judicieux de venir renforcer cette politique anti-voitures ou anti-pollution, à un moment où le pays subit une crise d’une ampleur inédite et aux conséquences terriblement dramatiques ? On peut à juste titre se poser un certain nombre de questions tout à fait légitimes à ce sujet. Car ce ne sont pas des décisions sans conséquences à courte échéance.

La pollution est-elle actuellement ce que nous avons le plus à craindre ?

Je laisse de côté volontairement ici les débats concernant le degré de dangerosité de la pollution, et plus particulièrement de celle provenant des véhicules routiers (je ne doute pas que les commentateurs s’empareront très probablement du sujet, car il a tout à fait lieu d’être).

Mais concentrons-nous sur la simple question suivante : l’heure est-elle vraiment à se saisir de l’opportunité du déconfinement pour imprimer un peu plus dans les décisions la lutte anti-voitures ? N’y a-t-il pas, autrement dit, un danger immédiat bien supérieur à la pollution en restreignant ces modes de déplacement, au moment où beaucoup craignent plus directement pour leur vie ou leur santé en devant se déplacer notamment dans le cadre de leur activité professionnelle ? Car voici ce que déclare Anne Hidalgo :

« Je m’opposerai à ce que Paris soit envahie de voitures, synonymes de pollution. La pollution conjuguée au Covid-19 est extrêmement dangereuse ».

La petite reine du déconfinement

Soit. Mais ce qui vient en tête à tous ceux qui envisagent de se déplacer en véhicule, notamment pour se rendre tout simplement sur leur lieu de travail, est : ai-je vraiment envie de prendre des risques en me déplaçant via des transports en commun bondés, avec des distances humaines que l’on sait très faibles, et ce malgré toutes les précautions qui pourront être prises ? N’est-il pas légitime d’aspirer – par peur ou par l’usage de la raison – à user de ses libertés pour pouvoir au moins momentanément se déplacer par des moyens que l’on peut juger plus sûr ?

Autres réactions que l’on voit déjà poindre : Anne Hidalgo elle-même, ainsi que ses conseillers et autres co-décideurs, prendraient-ils chaque jour les transports en commun aux heures de pointe parmi la foule des voyageurs pour se déplacer ?

Question aussi de la part des commerçants, parmi d’autres professions concernées, qui se demandent : n’allons-nous pas subir de nouveau, après le mouvement des Gilets jaunes et les grèves de décembre et janvier, puis la période du confinement, une désertion accentuée des commerces ? Certains s’interrogent par exemple sur la capacité des clients à pouvoir repartir avec leurs achats à vélo…

Et plus nombreux encore sont ceux qui ne peuvent s’empêcher de penser une nouvelle fois que ces projets semblent être très centrés sur des modes de raisonnement qui correspondent bien aux idéaux des « bobos parisiens », certaines réactions de provinciaux consistant déjà à suggérer de manière ironique à ces mêmes bobos de ne pas venir polluer les campagnes avec leurs véhicules.

En tout état de cause, on voit surtout que le moment paraît mal choisi pour mettre dans la balance les morts très éventuels (ou présumés) de la pollution et les dangers immédiats liés au Covid 19 et au déconfinement.

Une atteinte aux libertés

La question de la pollution peut tenir à cœur – sincèrement ou pas – à beaucoup de gens. Et on peut parfaitement le comprendre. Ce sont des choix de société et qui peuvent être débattus. Dans l’immédiat, il paraît cependant un peu précipité et potentiellement dangereux de prendre des décisions aussi rapides et susceptibles d’attenter aux libertés.

Mme Hidalgo envisage ainsi par exemple d’interdire aux voitures la circulation sur des axes majeurs tels que la rue de Rivoli :

« Je souhaite qu’il y ait un axe uniquement dédié au vélo et un autre réservé uniquement aux bus, taxis, véhicules d’urgence et véhicules des artisans, mais plus les voitures. Ainsi, on pourra circuler d’est en ouest à vélo (de la porte de Vincennes à la porte Maillot en passant Bastille, rue de Rivoli, la place de la Concorde et les Champs-Elysées). L’avenue Foch pourrait être aménagée et on filerait ensuite en obliquant jusqu’à la porte Maillot. Nous travaillons avec le maire de Neuilly-sur-Seine (Hauts de Seine), Jean-Christophe Fromantin, pour qu’il puisse y avoir aussi un prolongement vélo jusqu’à La Défense. »

Et elle dit réfléchir à des aménagements (parkings, pistes cyclables élargies, etc.) en vue de permettre la mise en application de ces projets. Mais est-ce réalisable en si peu de temps et les effets pervers qu’entraînent nécessairement toute prise de décision ont-ils bien été étudiés ?

C’est pourquoi nous pouvons légitimement nous interroger sur la précipitation avec laquelle les projets en cours semblent être enclenchés, ainsi que sur les conséquences loin d’être anodines qu’elles impliqueraient. L’affaire est loin d’être anecdotique…

 

What You Need to Know About Govt. Grants, Loans, and Forbearance to Survive the Pandemic Economy

Par Activist Post
By Dianne Kennedy We learned a lot from the 2008-2009 Great Recession. As a CPA and real estate investor, I learned that sometimes there was... What You Need to Know About Govt. Grants, Loans, and...

Saker Telegram discussion group : ANNOUNCEMENT

Par The Saker
Dear Friends In the technical solution that was chosen for this Telegram group, to avoid the need for moderation, and to avoid spam, I made sure to have a group

Saker announcement: changes in the planned Saker Telegram signup plans

Par The Saker
Dear friends, The good news is that a lot of you have asked to join.  The bad news is that I am a dodo-brain and that I did complicate things

Municipales 2020 à Paris : et si on parlait de la dette et des dépenses publiques ?

Par Frédéric Mas
Municipales 2020

Par Frédéric Mas et Justine Colinet.

Les candidats à la mairie de Paris se sont affrontés une dernière fois face au public mardi 10 mars lors d’un débat organisé par France Info, France 3 et France Bleu. Rachida Dati s’est faite offensive face à une Anne Hidalgo calme et déterminée et une Agnès Buzyn visiblement en difficulté à trouver sa place.

La propreté, le quotidien des Parisiens, l’intervention publique pour relancer l’activité économique sont autant de thèmes qui ont largement dominé le débat, passant quasiment sous silence le problème essentiel de l’endettement de la mairie de Paris, qui, selon une étude de l’IFRAP publiée en août 2019, s’élevait à 5,7 milliards d’euros, soit 2835 euros par habitant. Depuis 2001, la dette s’est envolée, passant de 507 euros par habitant à 1636 euros, le tout en ayant recours à l’emprunt massif.

Comme le note l’économiste Pascal Salin, « s’endetter c’est reporter à plus tard le remboursement, ce qui veut dire que si on n’est plus au pouvoir, ce sont les autres qui en auront la charge », ce qui revient à masquer le coût réel des politiques publiques.  « C’est vrai que la dette devrait être une priorité dans le débat des municipales, peut-être pas seulement son remboursement mais les exigences pour éviter qu’elle se développe. »

Le problème municipal renvoie à un problème national : « Je suis scandalisé qu’on accepte comme normal d’avoir 3 % de dette par an. Ça signifie une accumulation. En France, on atteint un niveau de dette qui est de 100 % du PIB, ce qui est considérable, et qu’il faudra bien un jour rembourser. On a le même problème à Paris, cela prouve bien le manque de responsabilité de la municipalité. »

Seulement, pour Pascal Salin, ce n’est pas tant la dette que les dépenses publiques qui doivent être jugulées, entraînant toutes les tracasseries que les Parisiens connaissent bien : « Il est très frappant que la fiscalité locale est très élevée à Paris, et en plus de ça, il y a la dette. Ce qui fait qu’évidemment, il y a des dépenses qui sont excessives. L’un des aspects de ce problème, parmi tant d’autres, et tous ceux qui sont à Paris le voient bien, c’est que la municipalité passe son temps à faire des travaux dans les rues qui font des embouteillages aux voitures, ça coûte forcément beaucoup d’argent. C’est un gaspillage de ressources scandaleux, par haine des automobilistes. Ces embouteillages créent en plus de la pollution. »

Si jusqu’à présent Anne Hidalgo semblait largement en tête dans les sondages, la situation a évolué, et désormais, la candidate LR Rachida Dati talonne le maire sortant. Un sondage BVA en date du 10 mars 2020 sur les intentions de vote des Parisiens la place légèrement en tête par rapport à Anne Hidalgo (25 % pour LR contre 24 % pour Anne Hidalgo), donnant à la compétition une nouvelle tournure, plus tendue pour cette dernière. Si la stabilisation de la dette ne suffit pas, qui s’engagera effectivement pour réduire les dépenses publiques ?

Affaire à suivre dans les urnes dimanche prochain.

DRUMS OF WAR: Erdogan’s Syria Occupation Now Threatens Deeper Military Crisis

Par Joaquin Flores

ANKARA – Erdogan’s recent statements now threaten a major war between Turkey and Russia which would easily serve as a gravitational center to a much broader global conflict. This is one which has been a possibility for the past decade, and only through diplomacy has it been possible to keep the US-Zionist instability project in […]

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Parisiens, c’est officiel, Hidalgo vous donne 5 ans d’âge mental !

Par Nathalie MP Meyer
Anne Hidalgo

Par Nathalie MP Meyer.

Encore une élection « complètement dingue » ! Jusqu’à tout récemment, Anne Hidalgo se voyait tranquillement reconduite à Paris. Non pas que son bilan à la tête de l’Hôtel de Ville depuis 2014 fût le moins du monde convaincant, oh certes non, mais la présence dans la course municipale de Benjamin Griveaux, candidat LREM peu apprécié et flanqué d’un dissident en la personne de Cédric Villani, suffisait à lui garantir une belle avance par défaut.

Il y avait bien la candidature Dati (LR) qui commençait à devenir encombrante. Mais rien d’ingérable. Dati est peut-être de droite, nous susurrent les soutiens d’Hidalgo, mais comme elle ne parle que de sécurité et de propreté – ces valeurs si évidemment fachos ! – il est clair qu’elle compte faire usage du fameux Kärcher de Sarkozy. En tout cas, le RN version père et version fille commence à s’intéresser à elle. Si ce n’est pas une preuve de sa radicalisation extrême !

Eh bien il ne serait pas dit qu’une maire sortante comme Hidalgo, résolument engagée « à gauche » et disposant du soutien du Parti communiste, échouerait à convaincre les électeurs qu’il n’y pas de plus noble objectif politique en ce bas monde que de battre la droite et l’extrême droite ! Sans compter que Dati n’a pas de réserve de voix pour le second tour.

Jusque-là, finalement, rien que de très classique.

Mais avec la disparition soudaine de Benjamin Griveaux il y a dix jours au détour d’une vidéo où on le voit se masturber – je vous le disais, « complètement dingue » ! – les affaires électorales d’Anne Hidalgo sont en train de prendre une tournure désagréablement préoccupante :

                  Avant (Odoxa, 20 janvier 2020)                            Après (IFOP, 21 février 2020)

Sondage après sondage, LREM regagne du terrain (de 16 % Griveaux à 19 % Buzyn), le dissident Villani en perd (de 10 % à 9 %), les écologistes aussi (de 14,5 % à 12 %) alors qu’ils constituent le meilleur réservoir de voix pour Hidalgo au second tour, et avec 22 %, Rachida Dati la talonne à 2 points, ce qui est peu ou prou la marge d’erreur associée à ce niveau d’intentions de vote. La candidate LR a même été placée en tête du premier tour dans un sondage Odoxa de la semaine dernière.

En raison du système de scrutin par arrondissement, les projections de second tour restent nettement en faveur de madame Hidalgo, mais les résultats de premier tour en voix auront le terrible inconvénient de donner un bon aperçu des préférences des Parisiens.

Nul doute qu’ils seront scrutés de près, et nul doute également que la maire sortante aimerait autant ne pas renouveler sa contre-performance de 2014 : avec 34,4 % des suffrages exprimés, sa liste n’était arrivée qu’en seconde position après celle de Nathalie Kosciusko-Morizet (35,9 %).

Bref, à trois petites semaines du scrutin, il est plus que temps de frapper fort.

Un véritable challenge, compte tenu du festival de promesses toutes plus clientélistes les unes que les autres qu’elle joue sans relâche devant ses électeurs depuis le début de la campagne pour rester en pole position : gratuité des transports publics pour les moins de 18 ans, ville 100 % vélo, endettement supplémentaire pour proposer aux classes moyennes des loyers 20 % inférieur au prix de marché, etc.

Reste heureusement les inépuisables possibilités de la pipolisation ! Autrement dit, si parler de la vie des Parisiens ne suffit pas à convaincre ces derniers de voter pour vous, parlez plutôt de votre vie à vous. Votre vie forcément merveilleuse et si proche des gens ! Surtout, adoptez un ton débordant de connivence bienveillante ainsi que des termes simples et sympas, façon bonne copine, et veillez à bien vous faire comprendre.

À croire que les Parisiens sont d’indécrottables malcomprenants auxquels il faut parler comme s’ils avaient 5 ans.

Car c’est précisément ce à quoi s’est employée Anne Hidalgo dans une vidéo publiée sur Twitter dimanche 23 février dernier (vidéo, 02′ 55″) :

🎬 Quel est le point commun entre l'Espagne, @AOC, Bastille, @Angele_vl, les cantines scolaires, Simone Veil, @baronnoir, la végétalisation de Paris, @SophiaAram, la rue des Mauvais garçons et @ChimamandaReal ? 👀pic.twitter.com/2I0ylYMaG2

— Paris en Commun (@ParisEnCommun) February 23, 2020

Ainsi, Anne Hidalgo nous confie sur le ton du secret qu’étant enfant, elle voulait être bergère. Quelle simplicité émouvante de la part d’une dame qui nous apprend en outre qu’elle est maintenant maire de Paris !

Et notez les mots et les noms fédérateurs qui émaillent comme par hasard son petit laïus :

Son premier grand souvenir politique, c’est la présidentielle de 1974 et la candidature de René Dumont : joli clin d’œil aux écolos et belle façon de faire comprendre que son engagement vert ne date pas d’aujourd’hui !

Son compte Instagram préféré, c’est celui d’Alexandria Ocasio-Cortez, jeune députée américaine proche de Bernie Sanders : joli clin d’œil à la jeunesse, à la gauche et au politiquement correct !

La femme politique qui l’inspire le plus, c’est Simone Veil : joli clin d’œil à la cause féministe à travers une personnalité politique hyper consensuelle et très aimée des Français !

Quant à se définir en un mot, Hidalgo n’hésite pas : elle est HONNÊTE ! Joli tacle à Dati par référence implicite au procès des emplois fictifs de Penelope Fillon qui démarre ces jours-ci.

Les Parisiens, du moins ceux qui hésitent, seront-ils sensibles à cet exercice promotionnel sans grande finesse ? Rien n’est moins sûr.

Autant Anne Hidalgo nous explique que la végétalisation de Paris est le projet dont elle aimerait qu’on se souvienne dans 20 ans, autant les Parisiens, soudain saisis des épouvantables valeurs fachos mises en avant par Dati – et Buzyn depuis son entrée en campagne – n’accordent guère d’importance à cet aspect de la transformation de la capitale (38 %) comparativement à la propreté (71 %), priorité numéro 1 selon eux, et à la sécurité (67 %), priorité numéro 2 (enquête IFOP, janvier 2020) :

À noter que la lutte contre la pollution arrive en troisième position, sachant que la fermeture très controversée des voies sur berges n’a pas eu l’effet escompté en ce domaine. Elle a surtout réussi à déplacer la pollution existante et à ajouter aux problèmes de circulation dans Paris. Circulation que les Parisiens aimeraient bien voir s’améliorer et dont ils font leur cinquième priorité avec 55%.

À noter également qu’ils placent la maîtrise des impôts en quatrième position. Une demande bien compréhensible qui fait cependant l’impasse sur le niveau astronomique de la dette de la ville de Paris, soit 6 milliards d’euros. Sans compter le fait que par une habile martingale dénoncée dès 2016 par la Cour régionale des comptes, la Ville de Paris encaisse par avance certains loyers perçus par les bailleurs sociaux. Et hop, un milliard de dette « cachée » en plus !

Finalement, la vidéo de Mme Hidalgo est triplement insultante pour les Parisiens.

Non seulement elle s’y adresse à eux comme s’ils étaient de véritables idiots auxquels il faut tout expliquer en parlant lentement, non seulement elle chausse ses gros sabots (de bergère ?) pour les étourdir de mots-clés censés donner à sa candidature une sorte de supériorité humaniste indépassable, mais tout à son idéologie de l’ère urbaine post COP21, elle évite très soigneusement de leur parler de ce qui les préoccupe vraiment. Ça promet.

Sur le web

DARPA Seeking Millions to Develop Unmanned Flying Gun

Par Sputnik
Program intended to merge air-launched tactical range missile with a 'gun system'

L’Ukraine pourrait vendre ses terres aux Américains pour se protéger de la Russie

Par Christelle Néant
par Christelle Néant. Alors que la levée du moratoire sur la vente des terres agricoles doit encore être définitivement votée par la Rada, sur fond d’opposition de la population et de craintes de voir les terres être accaparées par des étrangers, un expert ukrainien n’a rien trouvé de mieux à proposer que de vendre en […]

Paris est Plein, Plein, Plein, … Plein de Parasites

Par h16

Un des inconvénients méconnus de toute campagne municipale, c’est qu’elle fait instantanément ressortir les parasites et l’actuelle campagne électorale pour la ville de Paris n’échappe pas à la règle puisqu’elle est maintenant l’occasion d’évoquer ces derniers dans les conversations politiques, au travers notamment des promesses des candidats…

Il faut dire que Paris est sale.

Si, au XIXème siècle, l’arrivée de l’éclairage public fit gagner à Paris le surnom de « ville lumière », peut-être l’installation indéboulonnable d’un certain nombre d’encombrants animaux dans la capitale française lui en fera gagner un autre moins reluisant, celui de « ville parasitée ».

Parmi ces bestioles particulièrement envahissantes, l’actualité permet d’immédiatement citer Benjamin Griveaux, l’actuel candidat LREM qui cherche à remplacer Anne Hidalgo, puisqu’il évoque assez spontanément les punaises.

On savait déjà Paris infesté par les rats et les élus toujours gourmands de l’attention des électeurs en conviennent : ces parasites ont trouvé ces dernières années une occasion de proliférer. Conditions de vie trop favorables, opulence alimentaire dont il est trop facile de profiter sans guère de contrôle, mansuétude d’un peuple maintenant trop habitué à cet envahissement, les raisons de ce parasitage prolifique sont multiples pour une équipe municipale qui n’a pas démontré son efficacité à le combattre.

Mais à ces parasites connus s’ajoute ce fléau de Benjamin Griveaux : la punaise de lit. Apparemment directement touché par ces envahissants hétéroptères, l’actuel candidat de LREM a donc fait lui-même la douloureuse expérience d’un parasitage inopiné et peut dès lors se targuer d’en connaître un nouveau rayon en la matière. C’est logiquement qu’il compte faire profiter aux Parisiens de son expérience des parasites et ce d’autant plus que, pour lui, il faut en parler :

« Ça n’a rien à voir avec l’hygiène mais il faut en parler pour agir efficacement »

Et il est vrai qu’une fois la parole libérée, les parasites sont immédiatement devenus plus visibles : Danielle Simonnet, la candidate France Insoumise, se sentant immédiatement concernée, a elle aussi fait part de ce souci et ne s’est pas arrêtée là puisqu’elle envisage la création d’un service public pour éradiquer les nuisibles, rejointe en cela par Griveaux qui ne voudrait pas rater une si belle occasion de mobiliser de l’argent public.

Cependant, même sans chercher à savoir si la mise en place de ce service public pour éradiquer les nuisibles relève en politique du courage ou du suicide, il est impossible de ne pas noter qu’ici encore, on tente d’apporter une solution bancale à un problème essentiellement lié à une gestion calamiteuse de la salubrité publique de la ville.

Difficile en effet de ne pas se rappeler que trouve déjà, dans les missions de la municipalité, celle de tenir la ville propre. Mission qu’elle n’est pas fichue de remplir avec les rats dont la taille (à mi-chemin entre celle d’un élu et celle d’une punaise) pourrait laisser croire qu’ils seront pourtant plus faciles à éradiquer que les autres importuns.

Rien n’indique en effet qu’une municipalité déjà incompétente à dératiser la ville saura proposer un service efficace pour d’autres parasites et même plutôt du contraire… Surtout lorsqu’on découvre que la proposition de Griveaux repose sur une tarification des prestations de ce nouveau service public qui serait dépendante du niveau de revenu de ceux qui les commandent.

Autrement dit, virer des parasites sera d’autant plus coûteux qu’on a des revenus importants… Au-delà de l’évident parallèle avec les élections municipales, cette proposition tarifaire est évidemment la clé d’un échec cuisant, le collectivisme et le contrôle arbitraire des prix n’ayant jamais fonctionné nulle part, sur aucun marché et pour aucun prix.

Et cet échec sera d’autant plus cuisant que, comme tous les autres échecs collectivistes, les factures qu’il générera seront intégralement reportées sur les contribuables parisiens. C’est tellement vrai que l’actuelle faillite sanitaire que subit la ville de Paris va déjà provoquer une hausse sensible des taxes pour ces contribuables.

En effet, comme je le notais dans un précédent billet, la gestion des ordures parisiennes est actuellement en pleine déconfiture : grèves et arrêts de travail s’empilent et les fours incinérateurs qui brûlent ces déchets pour la région parisienne ne fonctionnent plus, conduisant à l’amoncellement de plus en plus gênant des ordures dans les rues de la capitale.

À l’évidente catastrophe écologique que provoquent ainsi la CGT et ses sbires (les déchets devant être enfouis au lieu d’être brûlés, et le chauffage produit devant l’être à partir d’énergies fossiles plutôt que ces déchets), il faut donc ajouter la catastrophe sanitaire que l’empilement de ces ordures entraîne inévitablement (et qui n’améliorera que la vie des rats et des punaises à Paris) et, de surcroît, une catastrophe fiscale supplémentaire puisque ces errements consternants se traduiront prochainement par une hausse des impôts locaux : ces plaisanteries syndicales ont déjà coûté plus de 110 millions d’euros, et comme l’annonce Jacques Gautier, le président du gestionnaire Syctom, « L’an prochain, on va renoncer à des investissements, mais il faudra augmenter la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ».

Eh oui ! Parisiens, non seulement vous allez devoir continuer à supporter un paquet de parasites, et ce quel que soit le nom du prochain maire dans votre ville, mais ils vont de plus vous coûter encore plus chers alors que vos rues s’encombrent de déchets !

Pas de doute, on se fout de votre gueule.

Hidalgo veut (encore !) supprimer 60 000 places de parking

Par Pierre Chasseray
parking

Par Pierre Chasseray.

60 000 places de stationnement supprimées pour débarrasser Paris des voitures ? Voilà la proposition saugrenue d’Anne Hidalgo. L’heure des enchères est arrivée et qui dit mieux ? Pour l’instant personne n’ose tenter une pire bêtise.

Le constat est évident : Paris n’a pas vocation à accueillir toutes les voitures du monde sur les places de stationnement. Mais proposer cette mesure relève davantage de l’ubuesque que du bon sens.

Essayons de décrypter cette proposition. Avant tout, il convient de s’appuyer sur une réalité : la capitale comptait plus de 320 000 places de stationnement avant l’accession de Bertrand Delanoë à la ville de Paris. Le nombre de places a alors diminué du tiers pour s’effondrer à 120000 places disponibles sous le mandat de Anne Hidalgo .

Moins de parkings, plus d’inégalités sociales

Ne croyons surtout pas que cette mesure n’a pas eu de conséquences directes sur la circulation, elle a au contraire directement entraîné un effet dévastateur ! Pendant que vous lisez ces mots, à Paris, un automobiliste sur trois est à la recherche d’une place pour se garer. Il ne la trouvera certainement pas, ce qui l’obligera à recourir aux services de plus en plus onéreux de sociétés de parkings souterrains approchant ou dépassant parfois les 5 euros par heure… Un parking incontestablement réservé à une élite, qu’on le veuille ou non.

Avec cette première dégradation des places de stationnement en voirie, il est indéniable que la maire de Paris a renforcé le clivage entre ceux qui « rêvent » de stationner à Paris et ceux qui le « peuvent ». Désirant lutter contre la possession de la voiture, Anne Hidalgo a donc surtout lutté en faveur du renforcement des inégalités sociales, reléguant le banlieusard au statut de persona non grata à l’intérieur de son périphérique.

Supprimer davantage de places de parking

Qu’adviendra-t-il si, une fois de plus, la maire de Paris met à exécution son projet de suppression drastique des places de stationnement ? Les victimes de cette mesure seront majoritaires… Les résidents parisiens ont déjà l’outrecuidance de vouloir tout de même posséder leur propre voiture : près d’un habitant parisien sur deux en possède une. Comment fera-t-il ? Devra t-il lui aussi se résoudre au parking souterrain, dont les tarifs deviennent délirants ?

Il y a aussi ceux qui participent à la vie économique de Paris. Que nous puissions y travailler ou que nous y allions pour nos loisirs, Paris vit de sa banlieue, Paris respire de nos provinces.

Serons-nous tous contraints à embouteiller Paris à la recherche d’une « place coup de bol » digne du tirage du loto ? Les habitants parisiens devront-ils accepter de subir les embouteillages générés par ce trafic ? Eh oui… Pas de place, pas d’arrêt possible. Et sans arrêt possible, on continue à rouler, encombrant un trafic déjà congestionné, saturant par voie de conséquences des axes déjà engorgés.

Alors non, pour le bien-être des Parisiens comme des autres, il serait fou d’être favorable à ce type de mesure dénuée de tout intérêt, sauf pour la maire de Paris désireuse de présenter une carte postale bien différente de la réalité.

Zerohedge’s Twitter Account is Permanently Banished

Par Michael Krieger

Most of you reading this will be aware that Zerohedge's prolific and highly popular twitter account with over 670,000 followers was on the receiving end of a lifetime ban by the Twitter politburo. This post won't focus on the details of this specific ban, but if you want to read more about it, see the following: Zerohedge Suspended On Twitter.

It's imperative not to overly focus on the individual victims of tech giant bans, and instead zero in on the bigger picture. Rather than debating whether or not you like Zerohedge, or whether you think it crossed a line, I want to highlight the dangerous implications of dominant social media companies wielding permanent bans as a weapon against freedom of speech in practice.

This post will cover three main issues. First, the fact that Twitter and other social media companies have essentially created a caste system when it comes to engagement on their platforms. Second, the question of whether or not a lifetime ban from social media platforms is an ethical concept. Third, the dangers of Twitter essentially throwing the entire timeline of a banished account into the memory hole.

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Macron et la dictature – Les Gentils parlent aux Méchants

Par Réseau International
par Mathieu Morel. Tout a été dit de cette pathétique séquence, qui en suivait une autre, non moins pathétique. Tout et n’importe quoi aussi, parce qu’il faut bien être honnête. C’est toujours avec un peu de recul qu’on mesure mieux la vraie profondeur des grands hommes. Ce qu’il y a de singulier chez notre auguste […]

Jérusalem – N’est pas Chirac qui veut !

Par Réseau International
par Richard Labévière. « Keep cool… you know the rules… » avant un « so » frenchie accent qui tranche singulièrement avec son anglais habituel plus proche de Davos que de celui des docks de la Tamise ! Le Président Macron nous l’a joué mauvais remake de Jacques Chirac, lorsque ce dernier interpellait vivement les flics israéliens qui l’empêchaient de […]

Municipales : Hidalgo nous offre une grande braderie parisienne

Par h16
agricole

par h16

Les élections municipales approchent et avec elles, tout ce que la France compte de politiciens de seconde zone refait surface, frétillants à l’idée de faire parler d’eux ; en plus des éternels chevaux de retour dont les Français ne parviennent décidément pas à se débarrasser, d’homériques batailles se jouent déjà lorsque des petits nouveaux tentent de déboulonner des vieux caciques. À Paris, c’est même devenu une foire d’empoigne tant les candidats se multiplient.

À tel point que pour arriver à exister dans la déferlante de petites phrases que les uns jettent en pâture aux journalistes et aux autres candidats, les promesses de campagne s’accumulent comme jamais et la distribution de pognon des autres n’a jamais été aussi forte qu’actuellement dans la capitale, enjeu de toutes les convoitises.

Et pour la maire sortante, c’est devenu une véritable braderie d’un peu tout : Anne Hidalgo empile les promesses à tour de bras, avec un appétit et une vivacité qui n’ont d’égal que la stupidité des propositions.

Ainsi, si elle est réélue, l’édile de Paris promet de rendre les transports gratuits pour les moins de 18 ans, ce qui est, on en conviendra, un cran au-dessous de la proposition précédente (la gratuité totale des transports pour tous), jugée infaisable d’autant que le problème actuel des transports en commun parisiens n’est pas tant leur prix que leur absence presque totale de toute fiabilité, ces derniers oscillant d’une grève aux accidents voyageurs en passant par les incidents techniques divers, variés et quasi-permanents.

Bien évidemment, cette gratuité pour les mineurs sera d’autant plus facile à mettre en place qu’une part croissante de ces derniers fraude allègrement, ce qui ne déséquilibrera donc pas plus qu’actuellement les comptes nationaux déjà catastrophiques de la RATP. Il n’en reste pas moins que le contribuable parisien sera, comme d’habitude, mis à contribution obligatoire. Joie, bonheur et impôts locaux dodus.

S’ajoute à cette promesse la volonté de faire un Paris 100 % Vélo compatible, et ce même si de l’aveu de beaucoup, cette proposition ressemble beaucoup à du pipeau de grand chemin. Faire de la circulation à vélo, dans Paris, une circulation « agréable et sans danger » selon Emmanuel Grégoire, directeur de campagne de la candidate, est un but aussi noble qu’inatteignable, à moins de bouter tous les autres transports hors de la ville, les bus et les camions étant les premiers à rouler sur les cyclistes dont la mortalité, à Paris, est en hausse.

Dans ce manège municipal qui devient de plus en plus grotesque, c’est cependant avec sa dernière promesse en vogue que le pompon est largement décroché, avec tout le Mickey et une partie de la sono pulsant la mauvaise disco-pop servie pour ambiancer torridement cette pénible échéance électorale : Anne Hidalgo promet ainsi de lever jusqu’à 20 milliards d’euros pour loger les classes moyennes.

Ici, on se rappellera qu’il s’agit d’argent public et non de startup, et que lever s’apparente davantage à une levée de nouveaux impôts qu’une levée de fonds auprès de capitalistes et de business angels. On regrettera en outre que les petits bras de l’édile ne l’aient pas poussée à dire 100 milliards plutôt que 20. Après tout, ces promesses n’engagent que les contribuables et leurs poches sont profondes.

Ceci posé, il s’agit donc de mobiliser des sommes relativement coquettes pour ne surtout pas rembourser la dette pourtant assez volumineuse de la ville mais pour ajouter des contraintes et des effets de bord sur un marché immobilier parisien déjà largement encombré : l’idée consisterait à permettre à des locataires qui ne relèvent pas forcément du logement social de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer « inférieur d’au moins 20 % au marché » en utilisant les fonds d’une « Société immobilière pour le logement abordable » (mais pas « durable », « écoconscient » ou « recyclable » comme on aurait pu s’y attendre).

Il va de soi que les achats qu’elle fera n’auront aucun impact sur le marché déjà existant et que les prix ne s’adapteront pas à l’entrée sur ce marché d’un acteur d’une taille notable. L’idée semble avoir germé chez Ian Brossat, l’adjoint d’Anne Hidalgo toujours aussi ouvertement communiste, ce qui expliquera amplement le désastre observable une fois qu’elle sera mise en place et dont personne ne voudra bien sûr prendre alors la responsabilité.

Vingt milliards par-ci, des transports gratuits par là, et des vélos partout… Il ne manque vraiment plus qu’un poney offert pour chaque Francilien – c’est carbone-neutre et ça rappellera Paris du début du siècle… précédent, dans lequel les équipes municipales actuelles tentent de nous propulser avec toujours plus de vigueur – et, enfin, Paris pourra redevenir Paris (enfin si les camarades antispécistes le permettent).

En attendant et sans claquer un, six ou vingt milliards, on se demande un peu ce que l’actuelle maire de Paris entend faire concernant la délinquance et la criminalité parisiennes qui explosent (au point qu’elle ait elle-même « tiré la sonnette d’alarme »), d’autant qu’elle ne compte pas vraiment mettre en place une nouvelle police municipale.

Autrement dit, on trouve donc pléthore de promesses idiotes, financièrement intenables et déjà farcies d’effets de bord indésirables, mais rien de raisonnable concernant les problèmes actuels, palpables, documentés, d’hygiène et de sécurité dans cette épave qu’elle laisse après six ans d’occupation du poste.

Mais le pire dans la situation actuelle est que, même face au désastre qu’est devenue Paris, la ville risque bel et bien de se cogner un nouveau mandat des mêmes tromblons municipaux. Les adversaires actuels ne sont en effet que des canifs usés ou des couteaux à beurre doux auquel il manque le manche et dont les propositions, relevant le défi d’être encore plus consternantes que celles d’Hidalgo, rendent crédible une petite victoire des actuels sortants.

En somme, malgré l’accumulation de propositions délirantes, Hidalgo pourrait bien être réélue. La catastrophe serait alors qu’elle respecte ses promesses de campagne…


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Sur le web

Municipales : Hidalgo nous offre une grande braderie parisienne

Par h16

Les élections municipales approchent et avec elles, tout ce que la France compte de politiciens de seconde zone ressortent, frétillants à l’idée de faire parler d’eux ; en plus des éternels chevaux de retour dont les Français ne parviennent décidément pas à se débarrasser, d’homériques batailles se jouent déjà lorsque des petits nouveaux tentent de déboulonner des vieux caciques. À Paris, c’est même devenu une foire d’empoigne tant les candidats se multiplient.

À tel point que, pour arriver à exister dans la déferlante de petites phrases que les uns jettent en pâture aux journalistes et aux autres candidats, les promesses de campagne s’accumulent comme jamais et la distribution de pognon des autres n’a jamais été aussi forte qu’actuellement dans la capitale, enjeu de toutes les convoitises.

Et pour la maire sortante, c’est devenu une véritable braderie d’un peu tout : Anne Hidalgo empile les promesses à tour de bras, avec un appétit et une vivacité qui n’ont d’égal que la stupidité des propositions.

Ainsi, si elle est réélue, l’édile de Paris promet de rendre les transports gratuits pour les moins de 18 ans, ce qui est, on en conviendra, un cran au-dessous de la proposition précédente (la gratuité totale des transports pour tous), jugée infaisable d’autant que le problème actuel des transports en commun parisiens n’est pas tant leur prix que leur absence presque totale de toute fiabilité, ces derniers oscillant d’une grève aux accidents voyageurs en passant par les incidents techniques divers, variés et quasi-permanents.

Bien évidemment, cette gratuité pour les mineurs sera d’autant plus facile à mettre en place qu’un nombre croissant de ces derniers fraudent allègrement, ce qui ne déséquilibrera donc pas plus qu’actuellement les comptes nationaux déjà catastrophiques de la RATP. Il n’en reste pas moins que le contribuable parisien sera, comme d’habitude, mis à contribution obligatoire. Joie, bonheur et impôts locaux dodus.

S’ajoute à cette promesse la volonté de faire un Paris 100% Vélo compatible, et ce même si de l’aveu de beaucoup, cette proposition ressemble beaucoup à du pipeau de grand chemin. Faire de la circulation à vélo, dans Paris, une circulation « agréable et sans danger » selon Emmanuel Grégoire, directeur de campagne de la candidate, est un but aussi noble qu’inatteignable, à moins de bouter tous les autres transports hors de la ville, les bus et les camions étant les premiers à rouler sur les cyclistes dont la mortalité, à Paris, est en hausse.

Dans ce manège municipal qui devient de plus en plus grotesque, c’est cependant avec sa dernière promesse en vogue que le pompon est largement décroché, avec tout le Mickey et une partie de la sono qui pulse la mauvaise disco-pop servie pour ambiancer torridement cette pénible échéance électorale : Anne Hidalgo promet ainsi de « lever » jusqu’à 20 milliards d’euros pour loger les classes moyennes.

Ici, on se rappellera qu’il s’agit d’argent public et non de startup, et que « lever » s’apparente plus à une levée de nouveaux impôts qu’une levée de fonds auprès de capitalistes et de « business angels ». On regrettera en outre que les petits bras de l’édile ne l’aient pas poussée à dire 100 milliards plutôt que 20. Après tout, ces promesses n’engagent que les contribuables et leurs poches sont profondes.

Ceci posé, il s’agit donc de mobiliser des sommes relativement coquettes pour ne surtout pas rembourser la dette pourtant assez volumineuse de la ville mais pour ajouter des contraintes et des effets de bord sur un marché immobilier parisien déjà largement encombré : l’idée consisterait à permettre à des locataires qui ne relèvent pas forcément du logement social de bénéficier d’un appartement dans Paris moyennant un loyer « inférieur d’au moins 20% au marché » en utilisant les fonds d’une « Société immobilière pour le logement abordable » (mais pas « durable », « écoconscient » ou « recyclable » comme on aurait pu s’y attendre).

Il va de soi que les achats qu’elle fera n’auront aucun impact sur le marché déjà existant et que les prix ne s’adapteront pas à l’entrée sur ce marché d’un acteur d’une taille notable. L’idée semble avoir germé chez Ian Brossat, l’adjoint d’Anne Hidalgo toujours aussi ouvertement communiste, ce qui expliquera amplement le désastre observable une fois qu’elle sera mise en place et dont personne ne voudra bien sûr prendre alors la responsabilité.

20 milliards par-ci, des transports gratuits par là, et des vélos partout… Il ne manque vraiment plus qu’un poney offert pour chaque Francilien – c’est carbone-neutre et ça rappellera Paris du début du siècle …précédent, dans lequel les équipes municipales actuelles tentent de nous propulser avec toujours plus de vigueur – et, enfin, Paris pourra redevenir Paris (enfin si les camarades antispécistes le permettent).

En attendant et sans claquer 1, 6 ou 20 milliards, on se demande un peu ce que l’actuelle maire de Paris entend faire concernant la délinquance et la criminalité parisienne qui explosent (au point qu’elle ait elle-même « tiré la sonnette d’alarme »), d’autant qu’elle ne compte pas vraiment mettre en place une nouvelle police municipale.

Autrement dit, on trouve donc pléthore de promesses idiotes, financièrement intenables et déjà farcies d’effets de bord indésirables, mais rien de raisonnable concernant les problèmes actuels, palpables, documentés, d’hygiène et de sécurité dans cette épave qu’elle laisse après six ans d’occupation du poste.

Mais le pire dans la situation actuelle est que, même face au désastre qu’est devenue Paris, la ville risque bel et bien de se cogner un nouveau mandat des mêmes tromblons municipaux. Les adversaires actuels ne sont en effet que des canifs usés ou des couteaux à beurre doux auquel il manque le manche et dont les propositions, relevant le défi d’être encore plus consternantes que celle d’Hidalgo, rendent crédible une petite victoire des actuels sortants.

En somme, malgré l’accumulation de propositions délirantes, Hidalgo pourrait bien être réélue. La catastrophe serait alors qu’elle respecte ses promesses de campagne…

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La guerre d’Hidalgo contre les VTC profite au concurrent chinois

Par h16

par h16

Les élections municipales approchent. Dans certaines villes françaises, c’est une véritable bousculade de candidats tous plus hétéroclites les uns que les autres ; l’arrivée de Schiappa dans la course à la mairie de Paris donne d’ailleurs une excellente mesure du niveau de sottises que cette échéance électorale nous promet. Dans cette troupe de clowns à roulettes, Anne Hidalgo ne perd pas le nord.

C’est ainsi qu’au milieu de ses inévitables promesses démagogiques – la dernière en date étant, après avoir finalement repoussé la gratuité totale des transports en commun, leur gratuité pour les moins de 18 ans (dont les parents votent, ne l’oubliez pas) – on continue d’observer les attaques permanentes d’elle et son équipe pour lutter, pied à pied, contre toute velléité de la nouvelle économie de prendre place à Paris.

Il est aisé de se souvenir de ses nombreuses saillies contre AirBnB, l’entreprise américaine de location de biens meublés contre laquelle la maire de Paris se démène régulièrement, épaulée en cela par un frétillant Ian Brossat, ouvertement communiste, dont les petits couinements stridents à chaque évocation de cette plateforme numérique parviennent à fissurer les flûtes de champagne des réceptions parisiennes auxquelles lui et ses coreligionnaires municipaux ne manquent pas de traîner entre deux décrets d’interdiction.

Il sera aussi facile de rappeler les homériques batailles de la même fine équipe contre Amazon, accusée tour à tour de saboter le petit commerce (de livres) et de trop favoriser le petit commerce (de livraisons), la cohérence d’ensemble du discours reposant à la fois sur une inculture économique crasse et sur un anti-américanisme des plus épurés que l’intelligentsia française cultive avec une obsession presque touchante à coup de tweets rageurs sur des iPhones flambant neufs en provenance directe de sweat-shops asiatiques.

De la même façon, il ne s’est guère écoulé un mois sans qu’une tentative de museler les plateformes VTC ne fasse son apparition aussi bien au niveau national qu’au niveau municipal : comme pour les locations AirBnB dont la corporation hôtelière française, conservatrice, arquée sur de vieux principes et pas trop apte à l’adaptation, a juré la perte, les VTC sont devenus de fait les cibles faciles de toutes les vexations circulatoires des grandes mairies françaises, tant leur concurrence frontale avec la corporation des taxis a chamboulé les vieilles habitudes et les facturations pratiques.

Faisant assaut d’inventivité, l’équipe municipale de Paris aura donc multiplié les appels à de nouvelles régulations (lire « interdictions » et « taxations ») sur des motifs allant du prétexte écologique (les flottes VTC polluent, et ont des filtres à particules « trop souvent dysfonctionnels », c’est évident, pas comme les bus municipaux et leur conso pépère à 31 litres/100 km aux filtres toujours propres) jusqu’aux explications loufoques (la mairie de Paris sera en mesure de réaliser une meilleure application numérique que celle utilisée par les VTC, oui, bien sûr).

Cependant, cette dure lutte contre les VTC de plateformes essentiellement américaines ne s’étendra pas au point d’amoindrir les espoirs de pénétration de certaines firmes chinoises sur les mêmes marchés franciliens : si la guerre ouverte contre Uber est depuis longtemps déclarée, dans les esprits et dans les actes par tout ce que la capitale compte de bobos socialistes, il en va différemment lorsqu’une firme chinoise investit la place. On apprend en effet que Caocao, acteur chinois de la mobilité, lance son service de VTC à Paris en arguant de son côté écologique, imparable argument à la mode du moment.

Pensez donc : ses véhicules sont hybrides voire totalement électriques, ce qui revient quasiment à dire qu’ils ne polluent pas (ah bon ?) et permet donc à l’équipe municipale parisienne de valider l’implantation du Chinois dans la capitale, youpi youpi. En plus, tout le monde sait que contrairement à Uber, Amazon ou AirBnB, les Chinois ont une conscience écologique chevillée au corps ce qui garantit que leurs entreprises sur le sol national pourront recevoir un accueil nettement plus chaleureux que ces Américains pollueurs.

C’est évident.

C’est d’ailleurs tellement évident que ce qui se joue à l’échelle de Paris se joue aussi à l’échelle de la France où l’on retrouve les mêmes présupposés anti-américains légèrement passéistes, visibles en creux lorsqu’une startup comme Dejbox se fait racheter par Carrefour, ce qui permet au secrétaire d’État au numérique, Cédric O, d’afficher son contentement. Eh oui, quand c’est Uber Eats ou Deliveroo, c’est mal, c’est de l’emploi précaire mal rémunéré, de l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais lorsque c’est Carrefour, finalement, ça le fait.

Bien évidemment, on ne s’étonnera pas de l’absence totale de réaction de la presse qui aurait pu se demander, n’aurait été son idéologie pro-étatiste rabique, pourquoi une maire ou un secrétaire d’État pouvaient à ce point se réjouir de ce qui ne les regarde finalement pas.

En effet, il n’appartient en rien à Hidalgo de déterminer quels concurrents ont le droit de travailler ou pas sur le sol parisien : la responsabilité de l’équipe municipale devrait se cantonner à la gestion de l’infrastructure citadine (ce qu’elle fait fort mal), y assurer hygiène et sécurité pour les citoyens qui y paient des taxes (c’est un ratage complet) et garantir l’attractivité de la ville tant pour les entreprises que ses habitants, ses touristes et ses commerçants (c’est encore un échec cuisant). De la même façon, le maroquin de l’appendice ministériel qui dégoise sur Carrefour ne devrait même pas exister : les missions régaliennes de l’État sont clairement définies, et traficoter du numérique, bricoler de la startup, s’enthousiasmer pour un grand groupe de distribution alimentaire n’est absolument pas dans ses attributions, même pas en rêve, même pas sur un malentendu.

La France est maintenant ce pays où il est devenu parfaitement normal que les politiciens s’insinuent partout, distribuent les bons et les mauvais points dans les domaines où ils n’ont rien à faire, rien à dire et où ils ont déjà, par le passé et de façon systématique, amplement prouvé leur capacité de nuisance.

La France est maintenant un pays où la notion même de concurrence entre différents acteurs privés du marché est devenue absolument insupportable, pour ces politiciens et une part grandissante de la population qui, encore pire, réclame ces interventions à grands cris en refusant de voir la facture, de plus en plus monstrueuse (en dette, en lourdeurs administratives, en chômage), qui lui est présentée ensuite.

Oui, ce pays est foutu.
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La guerre d’Hidalgo contre les VTC profite au concurrent chinois

Par h16

Les élections municipales approchent. Dans certaines villes françaises, c’est une véritable bousculade de candidats tous plus hétéroclites les uns que les autres ; l’arrivée de Schiappa dans la course à la mairie de Paris donne d’ailleurs une excellente mesure du niveau de sottises que cette échéance électorale nous promet. Dans cette troupe de clowns à roulettes, Anne Hidalgo ne perd pas le nord.

C’est ainsi qu’au milieu de ses inévitables promesses démagogiques – la dernière en date étant, après avoir finalement repoussé la gratuité totale des transports en commun, leur gratuité pour les moins de 18 ans (dont les parents votent, ne l’oubliez pas) – on continue d’observer les attaques permanentes d’elle et son équipe pour lutter, pied à pied, contre toute velléité de la nouvelle économie de prendre place à Paris.

Il est aisé de se souvenir de ses nombreuses saillies contre AirBnB, l’entreprise américaine de location de bien meublés contre laquelle la maire de Paris se démène régulièrement, épaulée en cela par un frétillant Ian Brossat, ouvertement communiste, dont les petits couinements stridents à chaque évocation de cette plateforme numérique parviennent à fissurer les flûtes de champagne des réceptions parisiennes auxquelles lui et ses coreligionnaires municipaux ne manquent pas de traîner entre deux décrets d’interdiction.

Il sera aussi facile de rappeler les homériques batailles de la même fine équipe contre Amazon, accusée tour à tour de saboter le petit commerce (de livres) et de trop favoriser le petit commerce (de livraisons), la cohérence d’ensemble du discours reposant à la fois sur une inculture économique crasse et sur un anti-américanisme des plus épurés que l’intelligentsia française cultive avec une obsession presque touchante à coup de tweets rageurs sur des iPhones flambant neufs en provenance directe de sweat-shops asiatiques.

De la même façon, il ne s’est guère écoulé un mois sans qu’une tentative de museler les plateformes VTC ne fasse son apparition aussi bien au niveau national qu’au niveau municipal : comme pour les locations AirBnB dont la corporation hôtelière française, conservatrice, arquée sur de vieux principes et pas trop apte à l’adaptation, a juré la perte, les VTC sont devenus de fait les cibles faciles de toutes les vexations circulatoires des grandes mairies françaises, tant leur concurrence frontale avec la corporation des taxis a chamboulé les vieilles habitudes et les facturations pratiques.

Faisant assaut d’inventivité, l’équipe municipale de Paris aura donc multiplié les appels à de nouvelles régulations (lire « interdictions » et « taxations ») sur des motifs allant du prétexte écologique (les flottes VTC polluent, et ont des filtres à particules « trop souvent dysfonctionnels », c’est évident, pas comme les bus municipaux et leur conso pépère à 31 litres/100 km aux filtres toujours propres) jusqu’aux explications loufoques (la mairie de Paris sera en mesure de réaliser une meilleure application numérique que celle utilisée par les VTC, oui, bien sûr).

Cependant, cette dure lutte contre les VTC de plateformes essentiellement américaines ne s’étendra pas au point d’amoindrir les espoirs de pénétration de certaines firmes chinoises sur les mêmes marchés franciliens : si la guerre ouverte contre Uber est depuis longtemps déclarée, dans les esprits et dans les actes par tout ce que la capitale compte de bobos socialistes, il en va différemment lorsqu’une firme chinoise investit la place. On apprend en effet que Caocao, acteur chinois de la mobilité, lance son service de VTC à Paris en arguant de son côté « écologique », imparable argument à la mode du moment.

Pensez donc : ses véhicules sont hybrides voire totalement électriques, ce qui revient quasiment à dire qu’ils ne polluent pas (ah bon ?) et permet donc à l’équipe municipale parisienne de valider l’implantation du Chinois dans la capitale, youpi youpi. En plus, tout le monde sait que, contrairement à Uber, Amazon ou AirBnB, les Chinois ont une conscience écologique chevillée au corps ce qui garantit que leurs entreprises sur le sol national pourront recevoir un accueil nettement plus chaleureux que ces Américains pollueurs.

C’est évident.

C’est d’ailleurs tellement évident que ce qui se joue à l’échelle de Paris se joue aussi à l’échelle de la France où l’on retrouve les mêmes présupposés anti-américains légèrement passéistes, visibles en creux lorsqu’une startup comme Dejbox se fait racheter par Carrefour, ce qui permet au secrétaire d’État au numérique, Cédric O, d’afficher son contentement. Eh oui, quand c’est Uber Eats ou Deliveroo, c’est mal, c’est de l’emploi précaire mal rémunéré, de l’exploitation de l’homme par l’homme. Mais lorsque c’est Carrefour, finalement, ça le fait.

Bien évidemment, on ne s’étonnera pas de l’absence totale de réaction de la presse qui aurait pu se demander, n’aurait été son idéologie pro-étatiste rabique, pourquoi une maire ou un secrétaire d’État pouvaient à ce point se réjouir de ce qui ne les regarde finalement pas.

En effet, il n’appartient en rien à Hidalgo de déterminer quels concurrents ont le droit de travailler ou pas sur le sol parisien : la responsabilité de l’équipe municipale devrait se cantonner à la gestion de l’infrastructure citadine (ce qu’elle fait fort mal), y assurer hygiène et sécurité pour les citoyens qui y paient des taxes (c’est un ratage complet) et garantir l’attractivité de la ville tant pour les entreprises que ses habitants, ses touristes et ses commerçants (c’est encore un échec cuisant). De la même façon, le maroquin de l’appendice ministériel qui dégoise sur Carrefour ne devrait même pas exister : les missions régaliennes de l’État sont clairement définies, et traficoter du numérique, bricoler de la startup, s’enthousiasmer pour un grand groupe de distribution alimentaire n’est absolument pas dans ses attributions, même pas en rêve, même pas sur un malentendu.

La France est maintenant ce pays où il est devenu parfaitement normal que les politiciens s’insinuent partout, distribuent les bons et les mauvais points dans les domaines où ils n’ont rien à faire, rien à dire et où ils ont déjà, par le passé et de façon systématique, amplement prouvé leur capacité de nuisance.

La France est maintenant un pays où la notion même de concurrence entre différents acteurs privés du marché est devenue absolument insupportable, pour ces politiciens et une part grandissante de la population qui, encore pire, réclame ces interventions à grands cris en refusant de voir la facture, de plus en plus monstrueuse (en dette, en lourdeurs administratives, en chômage), qui lui est présentée ensuite.

Oui, ce pays est foutu.

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La « crise » des réfugiés a montré au monde le pire visage de l’Europe

Par Réseau International
par Hsiao-Hung Pai. Au cours de la dernière décennie, l’immigration est devenue une question politique urgente. Les années 2010 ont été marquées non seulement par le mouvement mondial de personnes franchissant les frontières nationales, mais aussi par les tentatives des gouvernements de leur barrer la route en érigeant des murs et des clôtures. Nous avons […]

Bonne année 2020

Par Réseau International
Une nouvelle année en votre compagnie vient de se terminer et une nouvelle année commence pour finir cette décennie qui a vu tant de douleurs Alors en guise de message de bonne année 2020 nous vous remercions tout simplement de nous être fidèles et de nous conforter dans notre action tous les jours par vos […]

Bahreïn : du solaire dans les champs pétrolifères ?

Par Réseau International
par Bob Woodward Omexom construit une deuxième centrale photovoltaïque au milieu d’une exploitation pétrolière afin d’accélérer la transition énergétique du petit royaume du golfe Persique. Equation compliquée au royaume de Bahreïn. Avec des surfaces comptées, dédiées avant tout à l’exploitation pétrolière, ce petit pays du golfe Persique a décidé de faire une place au solaire […]

Hidalgo a ruiné Paris

Par h16

En 2014, le programme du parti socialiste pour la mairie de Paris s’intitulait « Paris qui ose » et annonçait donc clairement la couleur : le mandat d’Anne Hidalgo serait placé sous le signe de l’audace, budgétaire notamment. Cinq ans plus tard, le constat est sans appel : la mairie a effectivement osé, l’audace fut au rendez-vous et Paris est en ruine.

C’est à la faveur d’une récente étude de l’IFRAP que les plus naïfs d’entre nous (dont, il semble, la presse francophone fait largement partie) découvriront l’ampleur des dégâts.

Pour ceux qui lisent ces colonnes en revanche, la surprise sera fort modérée.

D’une part, il est maintenant de notoriété publique que différents projets se sont soldés par des fiascos et des ratages mémorables, entraînant de lourdes pertes pour le contribuable parisien (est-il besoin de revenir en détail sur Autolib, Velib et les manifestations aussi festives que déficitaires que la mairie de Paris enchaîne dans un tourbillon de flonflons coûteux ?).

D’autre part, les choix culturels et sociétaux de cette même mairie amènent de façon visible et rapide la capitale française à découvrir des plaies qu’on croyait disparues depuis longtemps : poubelles pleines, insécurité galopante, rats grouillants et autres nuisibles, parasites divers et variés, la liste des problèmes que la mairie semble décidée à traiter par dessus la jambe continue de grossir à mesure que le temps passe.

Dans ce contexte, l’étude de l’IFRAP constitue surtout une confirmation de ce qu’on savait déjà, et permet de brosser un tableau complet là où chacun des points précédents ne constitue qu’une touche d’un désastreux ensemble plus vaste.

C’est ainsi qu’on prend la mesure de l’accroissement de la dette sous le mandat d’Anne Hidalgo. Si cette dernière s’évaluait à 507€ par habitant en 2001 pour atteindre 1636€ par habitant en 2013 (soit 94€ par habitant et par an sur cette période), elle atteint maintenant 2835€ par habitant en 2018, après avoir subi une augmentation annuelle de 239€ par habitant. Pas de doute : les boosters à dette ont été utilisés par l’équipe de la mairie de Paris qui n’ont donc lésiné sur aucune dépense…

Malheureusement, cet accroissement des dépenses et de la dette de la mairie de Paris, qui atteint maintenant la coquette somme de 5,7 milliards d’euros, ne se traduisent absolument pas en une capitale plus propre, plus facile à vivre pour les Parisiens, plus agréable à visiter pour les touristes et globalement plus sûre pour ceux qui y vivent ou y travaillent.

En fait, c’est même parfaitement l’inverse.

C’est l’explosion du nombre de chantiers, qui rendent la vie impossible aux piétons, cyclistes, motards, automobilistes, chauffeurs de bus et autres trottinetteurs métrosexuels. On compte ainsi plus de 7000 chantiers ouverts dans la capitale, et si une part d’entre eux sont des travaux de ravalement de façade ou d’autres dépendants de tiers, 3219 dépendent d’opérateurs de réseau (gaz, électricité, infrastructure de communication) et 643 relèvent de la Ville de Paris.

La lutte contre les nuisibles (notamment les rats) ne semble guère porter ses fruits : les riverains des parcs inondent internet de vidéos pas toujours amusantes où des groupes de rongeurs s’égayent joyeusement à la recherche de nourriture ; sur la promenade Barbès-Chapelle-Stalingrad, les rats grouillent.

Il faut dire que ces charmants mammifères sont largement aidés par d’autres qui produisent un nombre assez phénoménal de détritus alimentaires, et d’autres encore qui « oublient » de les ramasser : entre la diminution des effectifs affectés à la propreté, l’absentéisme qui mine les rangs des éboueurs et une gestion de plus en plus discutable des services, l’état sanitaire de la capitale française est catastrophique, au point que les touristes ne manquent pas de le remarquer

Quant à la sécurité, elle n’est plus qu’un vaste souvenir pour les habitants de certains quartiers maintenant à peu près laissés à l’abandon des forces publiques. Les camps de fortune, véritable cloaques à ciel ouvert pour lesquels tant la mairie de Paris que chacune des mairies d’arrondissement semblent complètement dépassés, recueillent aussi bien les immigrants que la pire des racailles, les zones où règnent des faunes interlopes qui profitent de méchants trottoirs trop étroits pour harceler les habitants ou pratiquer le trafic de drogues en toute impunité.

En quelques années, Paris est devenue une ville plus dangereuse qu’elle ne l’était avant : cambriolages en hausse fulgurante, hausse des vols, vols avec violence

Si l’on y ajoute les choix idéologiques de faire une guerre constante aux automobilistes (par exemple en fermant les voies sur berge, ce qui a provoqué une hausse de la pollution), force est de constater que ces 5,7 milliards d’euros de dette semblent s’être évaporés avant d’avoir irrigué les services compétents pour résoudre tous ces problèmes

Mais où est donc parti l’argent ?

C’est là que les travaux de l’IFRAP éclairent la situation : il apparaît que pour la seule année 2018, les dépenses de la Ville atteignent la coquette somme de 9,4 milliards d’euros, dont 7,8 milliards de dépenses de fonctionnement (en hausse de 35% depuis 2010). Or, les plus importants coûts de fonctionnement sont les charges du personnel ce qui est logique puisqu’en l’espace de 20 ans, le nombre d’agents employés par la ville est passé de 40.300 à 52.000, pendant que la population, elle, diminue depuis le début des années 2010, permettant à Paris de compter un agent pour 43 habitants. Par comparaison, Rome n’en compte qu’un pour 95 et Londres 1 pour 107. À ce constat effarant s’ajoute celui des primes, avantages et indemnités qui ont augmenté de 7% entre 2007 et 2015.

En somme, la mairie de Paris emploie beaucoup trop d’agents aux avantages trop importants et les indemnise de façon trop large, pendant que le service rendu diminue de façon affolante en quantité et en qualité.

De façon intéressante, l’étude de l’IFRAP estime qu’une partie de ces problèmes de gestion provient d’une dilution des compétences et des responsabilités dans le millefeuille administratif municipal, départemental, régional et national. On ne peut pas leur donner tort tant il est réputé que les guerres picrocholines agitent régulièrement ces différentes administrations pour savoir qui évitera avec le plus de brio de faire un travail pourtant de sa compétence.

La solution préconisée par le think-tank spécialisé sur la recherche et l’efficacité des politiques publiques est intéressante puisqu’elle consiste, in fine, à supprimer purement et simplement la mairie de Paris en s’inspirant de l’organisation territoriale du Grand Londres…

On le comprend, une telle révolution ne risque pas d’arriver, d’autant plus qu’approchent les élections municipales : compte-tenu de la brochettes de semi-habiles qui se présentent en face d’Anne Hidalgo, aussi pourri soit son bilan, il lui reste une chance non négligeable de reprendre la queue du Mickey pour refaire un tour gratuit. Autrement dit, Anne Hidalgo a ruiné Paris et va fort probablement continuer à le faire.

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Les énergies alternatives renouvelables : peu renouvelables et très alternatives.

Par h16

Lorsqu’on lit « énergies alternatives », on croit souvent qu’il s’agit d’énergies différentes aux énergies traditionnelles que sont les énergies fossiles ou nucléaires. Cependant, l’actualité vient une fois de plus prouver que « alternatif » est à prendre dans le même sens que pour « courant alternatif » : une fois c’est positif, une fois c’est négatif.

Et le 9 août dernier, ce fut plutôt négatif pour une partie de l’Angleterre, dont des quartiers de Londres, ont été plongés dans le noir vendredi en fin d’après-midi, en pleines heures de pointes, en raison d’une panne d’électricité qui a causé la pagaille dans les transports à l’heure de pointe, touchant environ 1 million de personnes. King’s Cross à Londres, l’une des gares les plus fréquentées de Grande-Bretagne, a dû être évacuée, provoquant une véritable marée humaine en surface, pendant que des milliers de navetteurs se sont retrouvés coincés dans des trains bloqués.

On pourrait, comme le fait la presse française avec un brio millimétré, détailler les zones géographiques touchées quitte à jeter un ou deux paragraphes sur le constat qu’une vie moderne sans électricité pose de sérieux soucis (sans blague !) : plus de trains, plus de métros, plus d’éclairage et plus de feux de signalisations, de gros soucis de communication, bref, une vie banale qui bascule instantanément dans un aperçu du Moyen-Âge, m’ame Michu, où va le monde, où va le monde…

On pourrait.

Ça ne mange pas de pain, et ça permet aussi d’éviter toute description précise de la nature exacte du problème survenu. Description et analyse qui, on va le voir, piqueraient un peu certaines rédactions et certains journalistes dont l’agenda politique est particulièrement difficile à cacher.

La panne, d’importance, est en effet survenue sur deux sites de production électrique : une centrale au gaz et un champ d’éoliennes. L’enquête pour déterminer précisément les raisons de l’ampleur même de la coupure est encore en cours, mais plusieurs sources confirment que la panne géante a été provoquée par l’arrêt inattendu du parc éolien offshore de Hornsea ainsi que celui de la centrale au gaz de Little Barford.

S’il semble étonnant que la perte de deux sources puisse provoquer une telle interruption – l’enquête déterminera peut-être tous les problèmes parallèles à ces deux sources principales qui ont accru le défaut initial, les Londoniens et plusieurs centaines de milliers d’autres Britanniques ont eu, au travers de cette expérience désagréable, un bel aperçu de ce qu’une extension générale des énergies alternatives veut dire pour la vie de tous les jours.

D’une part, cela permet de bien rappeler à tous que les fermes éoliennes, outre l’encombrement visuel et sonore qu’elles provoquent, leur durée de vie particulièrement faible (surtout lorsqu’elles sont offshore), ont toutes besoin, en parallèle, d’une source secondaire de production électrique, qui est généralement une centrale au gaz. Le vent ne soufflant pas toujours, et certainement pas de façon constante, la production électrique de ces champs éoliens est suffisamment erratique pour nécessiter le renfort systématique d’une autre source électrique.

Autrement dit, distribuer des éoliennes dans les campagnes, c’est ajouter des moulins disgracieux à la production aléatoire en plus de centrales traditionnelles et non en replacement d’icelles.

Les éoliennes, catastrophes écologiquesD’autre part, cela permet aussi de bien faire prendre conscience de l’importance d’un réseau électrique adapté aux besoins de la population, et des conséquences visibles lorsque ce n’est plus le cas. Or, s’il est certes coûteux d’adapter un réseau électrique aux demandes croissantes de la population et à l’augmentation démographique, ce n’est rien face à la complexité de faire le chemin inverse, à savoir adapter la population et ses demandes aux capacités effectives des réseaux de production. C’est pourtant exactement le trajet que les gouvernements tentent d’effectuer actuellement en poussant le crédo malthusien des écologistes politiques, en demandant à tous et chacun de limiter ses besoins et de réduire sa consommation en agonisant les populations de taxes et de vexations fiscales visant à les faire rentrer dans le bon chemin de la décroissance énergétique, en lieu et place des mécanismes naturels de marché et de fixation libre des prix de l’énergie qui permettent, en temps réel et sans distorsion, de tenir compte à la fois des capacités des producteurs et des besoins des acheteurs.

En outre, ce genre d’événements désagréables (et fort heureusement pour nos amis britanniques, de courte durée) permet de montrer à quel point l’actuelle centralisation de la production énergétique constitue un réel danger pour les économies modernes.

Cette centralisation ne doit pas grand chose au hasard.

Les économies d’échelles, imposées par les modèles techniques ou économiques des productions électriques, imposent souvent une production centralisée. Ce n’est pas le cas pour le nucléaire qui peut se satisfaire de réacteurs de petite taille, modulaires ; malheureusement et malgré un historique particulièrement favorable en matière de sécurité, le nucléaire a trop mauvaise presse pour qu’aucun gouvernement ne se lance dans cette aventure. Il en va de même avec les groupes électrogènes à base d’énergies fossiles, bien maîtrisés et faciles à gérer. Là encore, le travail de lobbying permanent et particulièrement bruyant de toute une frange d’écologistes a durablement enterré ces solutions pourtant efficaces et propres.

En revanche, les énergies dites renouvelables sont, par nature, fort « centralisables » (des milliers de petites éoliennes ne permettant pas de produire ce que de grands champs éoliens autorisent, typiquement) : centralisation des financements, centralisation de la production, et surtout centralisation du pouvoir qui l’accompagne, ce que tout gouvernement comprend fort bien lorsqu’à la faveur de troubles internes, le basculement d’un interrupteur suffit à calmer immédiatement toute une population…

Enfin, ce genre d’événements permet aussi de rappeler la fréquence de ces soucis liés aux énergies alternatives qui, finalement, ne fonctionnent pas trop bien et marquent le pas lorsque les conditions météo ne se plient pas aux désidératas humains.

Si, bien évidemment, ces « black outs » ne sont pas spécifiques des énergies alternatives mais plutôt la caractéristiques de réseaux centralisés, il n’en reste pas moins que l’introduction de sources d’énergies intermittentes, très sensibles aux conditions météorologiques, d’une durée de vie moindre et d’un coût de maintenance supérieure aux énergies traditionnelles ne va certainement pas améliorer la situation, comme en témoigne les exemples récents de pannes liées à des champs éoliens.

Mais apparemment, les populations et les gouvernements ont déjà décidé : les sources d’énergies dites « écologiques » vont continuer à se multiplier, moyennant un peu de propagande, de vœux pieux répétés comme des mantras et selon l’idée que, tous ensemble, si on y croit très fort et en dépit de toutes les règles physiques et économiques, ça va marcher…

La panne électrique de Londres de ce mois-ci montre en tout cas une chose claire : nous nous acheminons littéralement vers un retour aux heures les plus sombres de notre histoire.

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Jérusalem à Paris, Anne Hidalgo égale Trump. -- Richard Labevière

Par Richard Labevière

Piétinant le droit international et le sort des Palestiniens, l'épouvantable Trump a choisi, pour les USA, de désigner Jérusalem comme capitale d'Israël. Hidalgo, qui prépare sa campagne électorale et est prête à toutes les bassesses, a jugé bon de baptiser une "Place Jérusalem", à Paris. Le tout en organisant une cérémonie réservée aux seuls membres de la communauté juive et à des élus de l'extrême droite israélienne. Hidalgo home.
Dernièrement, la maire de Paris Anne Hidalgo a (...)

Nos lecteurs proposent / , ,

[Redite] Cannes ou le festival de Netflix

Par h16

Article initialement paru le 22.05.2017

Il y a deux ans, la toute fraîche élection de Macron à l’Élysée occultait un peu ce qui se passait à Cannes et son festival qui découvraient, stupéfaits, que le cinéma ne se joue pas forcément toujours dans une salle obscure, et qu’un réseau de distribution en vaut bien un autre, surtout en ce siècle numérique.

Depuis, la tendance à la consommation de films en dehors des canaux traditionnels s’est confirmée avec une perte de parts de marché des distributions classiques, à commencer par la télé, qui doivent s’adapter aux nouveaux modes de visionnage. Il faudra, soyons en sûr, encore quelques années pour que tout le monde l’admette (et qu’alors, tout le monde dise l’avoir prédit depuis longtemps, bien sûr), mais le cinéma traditionnel a vécu.

Avec le nouveau gouvernement Edouard Philippe, les Français viennent de recevoir leur part de rêves et de paillettes et c’est sans doute pour cela que la presse a eu bien du mal à aborder l’autre actualité starlettes du moment : le festival de Cannes vient de dérouler son célèbre tapis rouge sur la Croisette.

Et cette année, en parallèle d’une activité politique particulièrement chargée qui verra sans aucun doute la nouvelle Ministre de l’Aculture pavaner sur les marches du Palais, il y a déjà de quoi de se mettre un petit scandale ou deux sous la dent : il eut été particulièrement improbable, incongru même, que la Croisette n’ait pas été le siège, cette année encore, d’une nouvelle polémique sulfureuse et cette année, c’est à la faveur de nouveaux arrivants dans le monde pourtant très fermé du grand écran que le tapage aura lieu.

Pensez donc ! Alors que tout semblait concourir pour un maââgnifique festival haut en couleurs, voilà qu’un producteur-distributeur de films débarque sans prévenir et sans s’occuper des petites habitudes du cru ! Netflix a décidé de ruer dans les brancards, c’est absolument scandaleux : en proposant deux films en compétition à Cannes cette année, la firme américaine a certainement passé toutes les bornes des limites et même au-delà !

Il faut le dire, l’affront est impardonnable : Netflix a décidé de ne pas faire sortir ses films en salle. Et pour cause : la firme américaine est en effet spécialiste du film à la demande, sur tablette, PC ou téléphone, pas du tout sur grand écran. Et les deux films qu’elle présente à Cannes cette année n’ont aucune vocation à se retrouver un jour sur les écrans de cinéma de la planète entière. Voilà un outrage sans limite qui fâche déjà les exploitants en salle, les festivaliers et les membres du jury : les premiers ne pourront pas espérer faire de l’argent en présentant ces films (et pour cause) ; les seconds sont trop heureux de faire une polémique à pas cher, quant aux troisièmes, ils cherchent à savoir si l’affront devra être lavé ou simplement oublié. En attendant, Pedro Almodóvar, le président de cette soixante-dixième édition, a quand même affirmé qu’il ne se voyait pas remettre la Palme à un film qui ne sortirait pas en cinéma.

Cette petite poussée d’urticaire cultureuse est tout de même intéressante en ce qu’elle montre, une fois encore, à quel point les modes de consommation ont changé plus vite que les habitudes. On peut bien sûr espérer que la plupart des professionnels du cinéma s’adapteront à la nouvelle donne des films à la demande, mais il n’en reste pas moins qu’une frange continuera de s’exciter contre les nouvelles technologies, les nouveaux modes de distribution et de consommation, afin de faire perdurer, coûte que coûte et vaille que vaille, un procédé qui n’existe que depuis à peine plus d’un siècle.

De ce point de vue, la Croisette cannoise, qui représentait il y a encore quelques dizaines d’années un lieu de strass, de paillettes et de modernité, tend à dépeindre maintenant un art vieillissant où il ne s’agit plus d’étonner, de surprendre ou de renouveler, mais de conforter ou de rassurer ceux qui dépendent ultimement de la vente et de la distribution de films.

Car c’est bien d’eux qu’il s’agit en réalité ici. Certes, on peut toujours admettre que pour l’un ou l’autre esthète cinématographe, rien n’est plus vivant, plus grand, plus beau que l’écran de cinéma et qu’à ce titre, aucun expédient ne pourra être trouvé pour le remplacer. Certes, le cinéma, par définition au moins au début, s’entendait être un plaisir culturel de groupe. Soit. Mais l’avènement des fichiers multimédias, des tablettes et des téléphones aura largement bousculé la donne.

À tel point, d’ailleurs, que ces nouveaux modes de consommations ont largement accru la quantité de films engloutie par les spectateurs sur les vingt dernières années, et dans ce cadre, l’apparition des films à la demande (Video On Demand) est en réalité un vrai pas en avant pour une meilleure distribution des films. Du reste, au contraire de tous les petits couinements stridents poussés par les distributeurs traditionnels de films, force est de constater que le cinéma ne s’est jamais aussi bien porté qu’actuellement.

Ainsi, même si le piratage semble faire des ravages avec des yeux remplis de larmes et pleins de morts du petit cheval, les chiffres ne laissent aucun doute : la lutte contre le piratage est particulièrement contre-productive dans le monde en général, et en France tout particulièrement. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre avec délice l’étude qu’à fait paraître l’INSEE il y a tout juste un an sur l’effet redistributif de la loi HADOPI sur la part de marché des films américains : non seulement, HADOPI et son cortège de vexations ridicules ne servent à rien, mais encore en plus favorisent-ils les films américains au détriment des français ; l’introduction de la loi est associée à une augmentation de la part de marché des films américains de 9% mais sans augmentation de la demande totale pour les films en salle. Autrement dit, la lutte contre le piratage parvient à rendre moins attractifs les films français (qui ne le sont déjà pas beaucoup en moyenne). Bien joué.

De la même façon, il y a fort à parier que les petits mouvements de prurits malencontreux vis-à-vis de Netflix risquent bien de se retourner… contre ceux qui les commettent : vouloir à tout prix enclaver le cinéma dans un mode unique de production, de distribution et de visionnage, c’est à terme signer son arrêt de mort tant il semble évident que le cinéma qui existait il y a encore 30 ans va profondément changer. De la même façon, imposer qu’un film primé à Cannes soit absolument distribué en salle, c’est une énorme bêtise : normalement, les palmes sont une récompense pour une oeuvre cinématographique, pas une oeuvre de distribution. Il y a tout à parier que si Netflix ou un autre du même tonneau gagne un jour cette palme, il fera sortir son film dans une salle anecdotique afin d’obtenir l’imprimatur de la distribution.

En outre, et c’est probablement le pompon, le passage en film à la demande constitue une vraie réponse contre le piratage : non seulement, l’offre de films en streaming répond à la demande qui trouve tant de mal à s’épancher sur les canaux traditionnels fort dépourvus et en plus, contre un prix modique, l’utilisateur dispose d’une vaste bibliothèque de titres de films et de séries dont il n’a besoin de s’occuper que lorsqu’il la regarde. C’est souvent moins de tracas que les déchargements interlopes, les petits papiers ridicules de HADOPI ou les sites louches remplis de trojans goûtus. En somme, le distributeur redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être, à savoir celui qui distribue des films à ceux qui le demandent, bien avant de devoir faire l’insupportable gendarme qui n’a de cesse de terroriser sa clientèle.

Dans quelques jours, la Croisette pourra refermer ses portes, enrouler son tapis et éteindre les lumières. La polémiques Netflix n’aura guère vécu, heureusement. Le cinéma français, tout confit de sa propre importance, saura faire abstraction des nouvelles tendances et du nouveau paradigme et, dans un profond bâillement, pourra s’assoupir doucement.

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Paris : un deuxième mandat d’Hidalgo, vraiment ?

Par h16

À Paris, l’aristocratie républicaine – qui se déplace en voiture et avec escorte – sait conserver à l’esprit que les petites gens n’ont pas toujours toutes les facilités pour traverser la ville. C’est pourquoi, dans son immense magnanimité, elle lui a accordé la possibilité de rouler, voire de trottiner.

Et les trottinettes ont donc fleuri.

Il fallait bien, la guerre ouverte qu’Anne Hidalgo mène contre les automobilistes depuis son arrivée à la mairie de Paris battant son plein, les Franciliens se retrouvent vite à devoir tenter de survivre dans la jungle parisienne entre les bus qui polluent, les taxis hors de prix, les métros et trams régulièrement en panne, en grève ou en retard, les travaux de voirie permanents et continuels.

L’apparition des vélos à louer puis, dernièrement, des trottinettes de toutes les couleurs suivait donc la logique communale consistant à bouter la voiture hors de la ville, quitte à la remplacer par de solides alternatives.

Bien évidemment, l’odeur du succès a immédiatement mis la maire en appétit : quelque chose qui « roule aussi bien », un marché qui se développe de façon si vigoureuse, ce serait dommage de ne pas en profiter un bon coup. Et si on taxait tout ça ?

Pour la forme, on mettra cette taxe sur le dos d’une nécessaire régulation et d’un financement des petits tracas que ces nouveaux modes de déplacement pourraient entraîner ; comme s’en alarme Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris,

« Dans quelques mois, si on ne fait rien, il y en aura 40.000 en plus ! »

Notons qu’on parle toujours de trottinettes, et pas de rats qui eux, ont largement dépassé ce nombre depuis un moment, profitant de l’hygiène exemplaire de la Ville Lumière.

Pour que les choses se passent aussi bien que possible, notons au passage que cette taxation sera spécialement adaptée aux trottinettes. Il est en effet d’ores et déjà prévu que la redevance envisagée sera plus élevée pour ces dernières – entre 50 et 65€ – que pour les vélos, située elle entre 20 et 26€, bien que ces petits engins soient pourtant moins encombrants que les vélos. L’idée, aussi sotte que grenue, c’est d’introduire en plus une bonne louchée d’idéologie dans l’histoire, comme croit le justifier Grégoire, le premier adjoint :

« Nous voulons privilégier le vélo qui est bien meilleur pour la santé. De plus, cela va permettre de ralentir les opérateurs dans le surdéploiement de trottinettes. »

Il est clair, compte-tenu du merdoiement intense de Velib, qu’on ne risque pas d’avoir un « surdéploiement » de vélos dans la capitale, mais on se demande exactement à quel jeu jouent les autorités sachant que ni ces vélos, ni ces trottinettes ne peuvent être décemment considérées comme des moyens de transports sûrs et efficaces dans une ville moderne (sans même prendre en compte le risque de déraper sur un ou deux rongeurs en goguette et de terminer dans la Seine).

C’est d’ailleurs devant cet amoncellement de décisions foutraques et, pour tout dire, de l’absence de la moindre gestion de la ville de Paris qui semble maintenant complètement pilotée à vue qu’on doit se demander comment Anne Hidalgo peut encore prétendre à un second mandat aux élections municipales qui se tiendront dans un an.

Paradoxalement, cela n’empêche pas certains sondages de la placer en tête des intentions de vote : selon un sondage pour le « JDD », l’actuelle maire de Paris Anne Hidalgo arriverait en tête du premier tour des municipales en 2020. Quel que soit le cas de figure et les têtes de liste des autres formations politiques qui sont placées en face d’elle, la maire semble osciller obstinément entre 23 et 25% des intentions de vote, suffisant à lui refaire décrocher la queue du Mickey et gagner un tour de plus dans le manège municipal.

Pourtant, 55% des Parisiens se disent mécontents de son action. Il y a de quoi : saleté repoussante, trafic infernal, manque chronique de logements, loyers en hausse, insécurité, chacun de ces sujets suffirait amplement à la faire éjecter hors du paysage politique. Si l’on y ajoute un problème d’endettement record de la ville au point de devenir problématique sur le court terme, le cauchemar des Jeux Olympiques de 2024 qui vont accroître les difficultés de circulation, de sécurité et d’endettement de la ville, on a un mix parfait pour la rendre absolument invendable aux élections.

Sauf qu’encore une fois, à l’instar de ce qui s’est joué aux élections nationales depuis quelques temps, les alternatives sont si peu attrayantes que le choix du status quo, minimaliste et déplorable, semble celui vers lequel on se dirige.

Sur la gauche, la bousculade de candidats consternants et dont les préconisations transformeraient l’usine à gaz parisienne en véritable champ de mine à la fiscalité délirante ne peut satisfaire personne. Sur la droite, c’est le même constat avec au mieux des inconnus sans charisme, au pire des chevaux de retour vus et revus (et dont le passé laisse entrevoir d’autres types de catastrophes pour la municipalité). Quant aux différents bouffons que le parti présidentiel tente vaguement de propulser, personne ne peut imaginer plus d’une minute qu’ils prennent place à la mairie de la capitale sans immédiatement transformer les « progrès » déjà catastrophiques d’Hidalgo en apocalypse du Parisien.

Il reste une année avant que le vote ne tranche. D’ici là, tout peut arriver (on peut méchamment imaginer que, mordue par un rat, l’une ou l’autre personnalité politique parisienne chope une maladie grave et nous débarrasse de sa présence, rebattant les cartes électorales). Mais pour le moment, la médiocrité consternante des oppositions donne un peu de crédit à l’hypothèse d’une réélection de l’actuelle maire de Paris.

Si ce constat est atterrant, il montre cependant une chose intéressante : plus personne n’est dupe, et seuls les médiocres, les arrivistes et les psychopathes persistent à se présenter encore aux élections. Les politiciens dont nous héritons actuellement, à tous les étages républicains, sont donc majoritairement des choix par défaut, et ils doivent ainsi leur poste non à leurs compétences, mais à la nullité et l’incongruité de leurs opposants.

Ce n’est guère rassurant pour l’avenir du pays.

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Youpi, Paris s’enlaidit !

Par h16

Jusqu’à présent, la tendance générale apparaissait comme un coup du sort. Avec les derniers rebondissements, le doute n’est plus permis : l’enlaidissement de Paris n’est pas fortuit, c’est bien un projet décidé posément, consciemment, par toute la fabuleuse équipe en charge de l’animation urbaine colorée qui tente de se faire passer pour un conseil municipal.

En effet, on se souvient qu’il y a quelques mois, la mairie s’était décidé à faire installer l’une de ces indispensables innovations qui redonnent tout son sens au mot « civilisation » (et hygiène ou urgence sanitaire de façon coïncidente) : grâce à d’intéressantes pissotières sobrement baptisées « uritrottoir », la Ville de Paris entendait redonner aux joyeux habitants la possibilité de se soulager la vessie un peu partout tout en arrosant des plantes. Je présume que nous n’avons échappé aux « crottoirs malins » qu’à la faveur d’une restriction budgétaire ou à la grogne des riverains forcés de supporter l’arrivée de ces magnifiques urinoirs rouges (parfois posés proche de bancs – pratique et subtilement aromatique).

De la même façon, si les efforts entrepris pour débarrasser la ville de sa surpopulation de rats ne semblent pas avoir porté leurs fruits, peut-être n’est-ce pas un hasard : d’une part, ces grouillants rongeurs ont le mérite de mettre un peu d’animation dans certains quartiers d’une capitale bien morte lorsque la nuit est venue ; par leur solide appétit, ils éliminent ensuite une quantité non négligeable des déchets que les Parisiens rejettent, ce qui évite aux équipes de la collecte des poubelles de s’effondrer sous une charge de travail trop importante. Mais surtout, les rats sont d’adorables petites bestioles que certains sont bel et bien tentés de ne surtout pas réguler. Enfin bon. Comme, finalement, Paris croule sous les rats et que tout ceci pose des petits problèmes de coexistence pacifique avec les contribuables, il a été décidé de doubler la période de dératisation ce qui donne une juste idée de l’ampleur de la dérive.

Parallèlement à ces efforts millimétrés pour donner à la Capitale un vague vernis hygiénique, les travaux pour lui donner un nouveau visage continuent de plus belle.

S’il apparaît encore fort tôt pour savoir si, oui non, la magnifique Tour Triangle d’Unibail (l’ex-employeur de Benjamin Griveaux – pure coïncidence) sera bien construite – en procédure accélérée grâce aux J.O. de 2024 – et viendra ajouter une nouvelle réalisation audacieuse dans la Ville Lumière, le reste de Paris n’a pas attendu, lui, pour renouveler ses petites places et ses passages un peu tristes : la mairie de Paris, jamais en retard d’une proposition vitaminée pour décorer des murs, barbouiller des places et refaire des fontaines, s’est attelée à remettre à plat une vingtaine d’endroits qu’elle avait préalablement étiquetés comme « délaissés » et a pour cela laissé s’exprimer des centaines de projets maintenant mis au vote sur les intertubes.

On frétille déjà à l’idée que des douzaines de petites places de la Capitale se réjouiront d’avoir enfin leur plug anal vert géant ou toute autre excitante invention contemporaine que la mairie nous concoctera avec son sens inné de la mesure et de la maîtrise budgétaire…

… Comme l’illustre d’ailleurs l’apparition récente d’un gros cœur géant rouge perché sur un mat à Clignancourt, arrivé là autant par hasard que par la grâce de 650.000 euros en provenance directe des contribuables parisiens du cul d’une licorne éco-consciente probablement transgender.

Chose intéressante : il ne semble pas à l’ordre du jour de réaménager quelque peu certains « lieux de vie » trépidants comme Chateau-Rouge ou la Porte de la Chapelle. Si on trouve d’amples budgets pour hisser des cœurs rouges ici ou là, s’il est toujours possible de faire gonfler des plugs verts place Vendôme, s’il y aura toujours de l’argent (dont 10%, mazette, en provenance directe du privé) pour faire apparaître des fontaines au design douteux, eh bien non, décidément, obtenir que certains quartiers soient simplement nettoyés correctement ou qu’on puisse y circuler sans frôler l’incident n’y est absolument pas à l’ordre du jour.

Sachons organiser nos priorités, que diable !

De prime abord, on pouvait n’accorder que peu de finesse et de compétences à l’Anne de Paris : ses résultats, globalement catastrophiques en matière de gestion financière, humaine ou sanitaire de la ville, ses saillies dans les médias ou les réseaux sociaux qui frisent souvent avec cet humour d’autant plus potache qu’il est totalement involontaire, son parcours flamboyant qui ne laisse aucun doute sur les coups de piston qui furent indispensables à sa carrière (qu’ils soient à scooter ou autrement), tout concourt à bien faire comprendre que la maire de Paris doit son poste bien plus à ses accointances qu’à une maîtrise quelconque du sujet.

Cependant, si l’on prend un peu de recul et avec les éléments précédents, il ne fait maintenant plus aucun doute que si de l’intelligence fut déployée, elle ne le fut certes pas et de façon évidente pour que Paris devienne et reste une fête, mais bien pour que la capitale se transforme petit-à-petit en une espèce de réserve naturelle sur une surface limitée, et un dépotoir ouvert à toutes les expérimentations les plus folles pour le reste.

La force de ce projet fou en passe d’aboutir est d’avoir toujours procédé avec la plus grande discrétion pour que personne ne se doute vraiment du dessein final.

D’un côté, la réserve naturelle est remplie de petits mammifères rigolos un peu poilus qui pédalent, trottinent et socialisent bruyamment. Elle sert d’écrin aux réceptions et autres happenings citoyens & festifs dont le but sera de financer ces lubies qui, immondes, seront bien entendu déversées de l’autre côté, loin de la réserve naturelle, au milieu des gueux dont la valeur ajoutée se réduit aux taxes et impôts locaux, encaissables rubis sur l’ongle, qu’ils ont l’obligation de payer pour continuer à jouir du bénéfice incalculable de vivre dans la Ville Lumière, que le rythme des allumages et des extinctions pousse à appeler maintenant la Ville Stroboscopique.

Oui, c’est évident : une véritable course à l’enlaidissement de Paris est lancée.

Il n’y a pas de hasard : Hidalgo cherche à camoufler les dérives budgétaires énormes de la municipalité et les lacunes maintenant monstrueuses de sa gestion en empilant frénétiquement des idées farfelues et ses enfantillages grotesques.

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[Redite] Propreté de Paris : les factures, les rapports et les rats s’accumulent

Par h16

Article initialement paru le 02.02.2018

Petit-à-petit, les consciences s’éveillent à un fait nouveau : Paris, le centre mondial de l’humanisme, des beaux-arts, de la classe et du luxe français, ne serait plus aussi plaisante que naguère. Pire : la Ville Lumière serait même carrément crade, submergée par les poubelles, les rats et un « sentiment » d’insécurité maintenant aussi dommageable qu’un coup de cuter ou une giclée d’acide sulfurique en pleine face.

Heureusement, comme il y a un an, la mairie fait face. Son édile a même clairement identifié la source du problème : ce ne sont pas le laxisme socialiste, la désorganisation permanente des services, un syndicalisme maladif ou une gestion budgétaire absolument calamiteuse ; cela aurait pu être AirBnB ou Uber, mais finalement non, c’est… le réchauffement climatique, pardi !

Traditionnellement dans ce pays, le vendredi est plutôt le jour du poisson. Cependant, ce vendredi-ci, à la faveur d’une actualité très humide, je vous propose plutôt du rat et de l’âne.

Ces dernières semaines, il a beaucoup plu. La Seine s’est donc naturellement gonflée. Ses berges peu entretenues et de plus en plus encombrées des aménagements humains qui la contraignent fort ont pas mal contribué à l’augmentation du niveau des eaux au point d’inquiéter la capitale du pays dont les doigts de pieds ont commencé à tremper.

Parallèlement, savamment entretenue dans une crasse indigne par des générations de syndicalistes, de politiciens dogmatiques et de fonctionnaires déresponsabilisés, la Ville a vu ces dernières années sa population de rats et d’autres parasites des sociétés humaines exploser au point qu’on constate maintenant leur présence bien au-delà des seuls laboratoires de l’institut Pasteur (ou de ceux de Volkswagen dont la rupture de stock les a sans doute poussé à prendre des sociali singes).

Et si la plupart de ces parasites n’ont pas eu à souffrir des crues soudaines (c’est le cas des agents de verbalisation qui ont pu continuer leurs rondes sans problème), il en va différemment des rats qui, repoussés par les eaux hors des égouts, sont devenus nettement plus visibles ces dernières semaines au point de faire grogner un peu partout dans les journaux. Apparemment, la Seine et ses inondations ont un bras séculier et le glaive rongeur…

J’avais d’ailleurs évoqué le problème dans un précédent billet en me demandant ce qu’allait bien pouvoir faire pour résoudre ce problème récurrent une équipe en place depuis des années et qui n’a pour le moment montré ni sa capacité d’action, ni un historique particulièrement flamboyant en matière de gestion de l’hygiène en général et les rats en particulier.

Question qui n’est pas restée en suspens très longtemps puisqu’un début de réponse se profile déjà : on apprend en effet, par le truchement du journal Le Canard Enchaîné et du magazine Capital, que la Maire de Paris, Anne Hidalgo, a organisé des conférences citoyennes sur la propreté des rues.

Cependant, quelques détails rendent l’affaire particulièrement poivrée (et quand on parle de rats, il vaut mieux, ça occulte certaines odeurs) : afin de mettre en œuvre la volonté de la Maire de plus impliquer les citoyens dans son plan propreté de mars 2017 (le troisième depuis son élection), Anne Hidalgo a fait organiser des conférences citoyennes dans ce thème, soit sept commissions de 15 habitants chacune. On attend les marches exploratoires sur le thème avec gourmandise.

Avec son phrasé inimitable et si spécifique de la nouvelle logorrhée socialiste, à la fois creuse et pleine d’adjectifs agressivement niais, la Maire souhaitait alors « faire émerger de belles propositions » pour rendre à Paris une hygiène un tantinet plus en ligne avec son statut de grande capitale touristique.

Or, l’émergence a un coût : 224.580 euros selon un rapport d’une mission d’enquête du Conseil de Paris. Plus de 200.000 euros qui couvrent bien sûr l’organisation de ces intéressantes réunions de quartier depuis l’automne dernier mais aussi la réalisation d’un rapport dont les résultats méritent un détour dont nous fait profiter le Canard, avec par exemple une conclusion qui laisse rongeur songeur puisqu’on peut lire dans le document de 14 pages que, je cite, “la perception de la propreté à Paris se fonde en négatif sur des constats relatifs à la malpropreté”, probablement pour dire en plus diplomatique que Paris est devenu assez crado.

Le montant de l’addition reste particulièrement salé pour un document de 14 pages dont on se doute qu’il contient quelques belles évidences et qui ne risque pas révolutionner la gestion des parasites, la dératisation en milieu urbain et les idées en matière de poubelles, d’égouts et de détritus. Cependant, cette addition, ce document et ces comités de quartiers vitaminés animés par l’Anne de Paris s’ajoutent en pratique à une précédente mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la propreté de la ville, qui n’a elle pas coûté un rond aux contribuables et avait déjà effectué le gros du travail que la Mairie s’est empressée de lancer en parallèle.

Comme nous l’apprend cet article du Figaro, il apparaît en effet que cette MIE, lancée par Florence Berthout, maire « Les Républicains » du 5e arrondissement de la capitale, a auditionné, sur l’année écoulée, 78 maires d’arrondissements, adjoints, bailleurs sociaux, représentants de syndicats hôteliers, et d’autres pour collecter leurs constats et idées sur la propreté de la ville, aboutissant à un rapport de 232 pages et 45 propositions.

La conclusion de la présidente de cette MIE est sans appel :

« 90% de ce qui est dit dans cette étude est (…) présent dans notre rapport. On a bâti des propositions concrètes sur le ‘moins salir’ et le ‘mieux nettoyer’ »

Oui, vous l’aurez compris : on a donc dépensé une coquette somme pour rassembler des données et des idées pardon de « belles propositions » sur un sujet qui avait déjà été traité et qui avait déjà permis l’élaboration d’un épais document dans lequel se trouvait déjà des propositions concrètes.

Propositions concrètes qui, sans surprise, reviennent à passer le balai… dans certaines pratiques depuis celles concernant l’absentéisme chez certains agents de la municipalité et les sanctions afférentes jusqu’au processus décisionnel trop complexe nécessitant une vraie simplification. Comme tout ceci provient de l’opposition, cela n’a probablement aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de concret auprès d’une Maire aussi dogmatique qu’arc-boutée sur ses procédés dilatoires. De réunions en comités, de happenings festifs et citoyens en commissions consultatives colorées, les discussions vont donc âprement continuer pour savoir qui va nettoyer la capitale, quand et comment.

En attendant, les rats de Paris dansent.

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BONNE ANNÉE 2019

Par EchoRadar Blog

Après les nombreuses et meurtrières attaques terroristes qui ont entachées le quotidien de la France depuis bientôt quatre années, l’année 2018 s’est achevée sur le sentiment d’un pays profondément divisé. La crise des Gilets Jaunes n’est autre que le catalyseur du fossé toujours grandissant entre les élites dirigeantes et la classe moyenne et moyenne-basse.

UNFCCC/Skjermbilde cb

La spirale mortifère ne doit cependant pas être la seule et unique grille de lecture, bien sombre, de cette époque incertaine et dangereuse.

A l’opposé des drames et des crises, des réussites ainsi que des joies individuelles et collectives nous interpellent avec force et espoir. Sans forcément pointer un événement particulier, il est heureux d’observer que les nouvelles générations font bouger les lignes que cela soit Emma Gonzalez rescapée de la fusillade de Parkland du 14 février 2018 qui a interpellé Donald Trump sur la réglementation des armes ou encore Greta Thunberg suédoise de 15 ans qui a dénoncé l’inaction des gouvernements sur le changement climatique lors de la COP241 .

Place aux jeunes ainsi qu’aux porteurs d’innovation et à toutes celles et tous ceux qui, armés de leur seul courage, cherchent à agir positivement sur leur environnement proche et moins proche. Véritables acteurs de l’actualité et d’un monde qui se transforme, c’est avec eux que les politiques de long terme doivent être pensées. Notre société a besoin de retrouver du sens, de se projeter dans des projets enthousiasmants et d’accompagner les changements. A cette condition, il sera possible de définir des politiques cohérentes qui rendront caduque le seul horizon, étriqué,  d’un quinquennat ou de la décennie !

Le paradigme du véritable changement est là, l’enjeu essentiel est comment y faire face ensemble.

Pour sa part, EchoRadar continuera à vous accompagner en tant qu’observateur critique ainsi qu’agrégateur d’idées, de pensées et d’analyses originales. Amis lecteurs, tout le collectif vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite une belle et heureuse année 2019.

Stratégiquement vôtre.

Cet article BONNE ANNÉE 2019 est apparu en premier sur EchoRadar.eu.

Bonne année 2019

Par h16

Voilà, c’est dit : l’année 2018 est enterrée.

Comme prévu, l’année 2018 fut effectivement remplie de croissance, de baisse du chômage, de parole présidentielle raffinée et de réformes pertinentes et profondes.

Gageons que l’année 2019 verra poindre l’aube d’une ère nouvelle, faite de bonheurs sucrés, de vallées de lait et de miel, de taxes finement étudiées, de redistribution judicieuse, de police efficace, de justice équitable, d’administrations compétentes, de prélèvements à la source opérationnels et de ministres intelligents.

Quoi qu’il advienne, je vous souhaite, à tous, une excellente nouvelle année 2019.

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[Redite] L’avenir joyeusement incertain d’Anne Hidalgo à Paris

Par h16

Article initialement paru le 20.07.2017

Cela fait maintenant un peu plus de quatre ans qu’Anne Hidalgo est la Maire de Paris et, durant ces quatre années, on a pu mesurer assez précisément ce qu’incompétence et dogmatisme peuvent accomplir en matière de destruction méticuleuse d’économie, de transports publics ou de patrimoine touristique.

Il y a un an, je m’interrogeais sur la durabilité réelle de notre Anne de Paris à son poste. Depuis, l’interrogation persiste, les doutes sur sa longévité aussi. Et les récentes innovations punitives de l’équipe municipale n’améliorent guère la situation.

Rien de tel qu’une idée dogmatique et mise en place n’importe comment pour résoudre un non-problème analysé de travers ! C’est probablement la conclusion qui s’impose lorsqu’on regarde les efforts dispendieux qu’a déployés la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Cette dernière, partant du constat erroné que les voitures provoquent presque à elles seules une pollution démentielle sur la ville quasi-Lumière a décidé, depuis le début de son mandat, de multiplier les vexations automobiles, entre deux happenings festifs, citoyens, métrosexuels et faussement provocateurs, la réfection de la Tour Eiffel ou l’un ou l’autre musée LGBT rigolo. Dans ce cadre, on retiendra notamment sa décision récente de reconvertir les voies sur berges en pistes cyclables, citoyennes et aussi festives que ses autres lubies.

Le raisonnement derrière cette invention était, comme d’habitude, aussi simple que stupide : puisque, c’est prouvé, la voiture provoque des pollutions (et des morts par milliers, si si), il faut donc tout faire pour rendre infernal un parcours automobile dans Paris afin de dissuader les conducteurs. Tout le monde sait qu’ils choisissent la voiture par égoïsme, anti-écologisme primaire et une aversion pour des transports en commun pourtant propres, ponctuels, bon marchés et bien gérés. Dès lors, en fermant rapidement les voies les plus empruntées à Paris, il était garanti que la circulation diminuerait, que la pollution s’évaporerait, que l’atmosphère deviendrait plus respirable et que tout le monde en profiterait avec un sourire béat.

Las.

La réalité a, encore une fois, refusé de se plier aux diktats socialo-écoloïdes du mammifère dogmatique en charge de la Mairie : la circulation n’a pas disparu, elle s’est reportée ailleurs, créant des bouchons plus ou moins massifs et déportant la pollution d’un endroit à un autre. À tel point que la plupart des observateurs, y compris gouvernementaux, ont été obligés de constater l’impossible : le résultat des agitations frénétiques de l’Hidalgo n’ont rien changé en terme de pollution et leur bilan est nul.

En somme, l’imposition à marche forcée d’idées loufoques pour résoudre de travers un problème mal posé a provoqué un résultat médiocre voire mauvais et une dégradation sensible du trafic routier parisien. Heureusement qu’à côté, le budget de la Ville est hum disons solide et que Paris a su obtenir, de haute lutte, les Jeux Olympiques pour 2024 dont on se doute déjà qu’ils seront bénéficiaires et dans une ambiance apaisée, dans un trafic routier régulé et habilement contenu par ces mesures bien pensées.

Tous ces éléments concourent en tout cas à donner de solides perspectives d’avenir pour l’actuelle maire… Mais pas en tant que maire. En fait, si l’on en croit un nombre croissant d’éléments politiques de tous bords, les jours de l’Anne de Paris sont, apparemment, comptés.

Il faut dire que le paysage politique a été quelque peu bousculé par l’arrivée de Macron. Le Parti Socialiste, ou ce qu’il en reste, ne semble pour le moment guère en mesure d’apporter un soutien solide à l’actuelle tenante du titre. À droite, on fourbit déjà ses armes pour des élections projetées courant mars 2020. Deux années et demi pour reconquérir une capitale ne seront pas de trop vue la débâcle des partis traditionnels et la médiocrité dans laquelle barbote avec un délice à peine caché l’actuel parti Républicain.

Du reste, certains se pressent déjà sur les rangs et envisagent leur candidature. Comme le relate un récent article du Parisien, Rachida Dati serait fort intéressée par la Mairie. D’autres vont jusqu’à soupçonner Nathalie Kosciusko-Morizet de vouloir en croquer aussi, même si sa dernière satellisation à coup de pied dans l’urne hors de la politique française nous met pour le moment hors de danger.

À gauch pardon du côté des Marcheurs, le constat est le même : certes, les prochaines élections municipales sont encore loin, mais la perspective de décrocher Paris est particulièrement alléchante : Macron répète à qui veut l’entendre dans son cercle d' »amis » qu’il voit déjà la capitale tomber dans son escarcelle, et ce d’autant plus facilement qu’à l’élection présidentielle, il y avait fait un score très respectable.

Il est vrai qu’il aurait tort de ne pas miser sur la population spécifique de Paris, dont le tri est soigneusement fait actuellement par Hidalgo au travers de ses campagnes idéologiques ; l’âpre guerre contre les automobilistes en fait partie et pourrait donc, presque paradoxalement, se retourner contre celle qui la mène actuellement en offrant la ville à son adversaire le plus sérieux.

Difficile de ne pas penser « Bien fait ! » quand on voit le résultat sur l’économie et la physionomie de la ville qui se rapproche tous les jours un peu plus d’un Harvey Dent de comics, cette « double-face » où, d’un côté, on se retrouve avec une espèce de musée caricatural, bio, écoconscient, cycliste et aseptisé aux endroits qu’il faut et de l’autre, un dépotoir géant, un bidonville insalubre classé dans le bio-hasard où pullulent rats et autres nuisibles, dans une ambiance post-apocalyptique de bouchon automobile permanent, de défilés de grèves saucisso-olfactifs et les maraudes policières ou militaires parfaitement rassurantes.

En attendant, des noms de petits Marcheurs se chuchotent mais rien n’est encore décidé et tout dépendra surtout de l’attitude de la droit des Républicains, réputés pour s’entre-déchirer stérilement à chaque fois qu’une gamelle se présente.

Pour l’électeur/contribuable/automobiliste parisien, cependant, tout ceci ne sent pas forcément bon.

Oh, certes, la perspective de bouter l’Anne hors de Paris en réjouira plus d’un, excédé de supporter ses lubies dangereuses et ses saillies consternantes. Mais l’offre en face laisse plus que songeur : pour ce qui tient lieu de droite, on se dirige vers ces indéboulonnables chevaux de retour qui ont tous largement prouvé leur incapacité à tenir leurs promesses, à baratiner les électeurs et dévoyer les axes politiques qui fondent normalement la droite française pour se vautrer dans une sociale-démocratie gluante. Dans ce contexte, espérer que ces têtes de liste fassent mieux qu’Hidalgo est un objectif si faible qu’il ne représente à peu près rien. Quant à la gauche, qu’elle soit estampillée officiellement socialiste ou plus judicieusement En Marche, elle ne permet pas d’apporter la moindre garantie d’offrir mieux qu’une absence de tiraillements internes.

En somme, si l’avenir d’Hidalgo semble réellement compromis après son empilement de catastrophes et d’idioties, rien n’indique pourtant que celui ou celle qui va la remplacer saura relever le défi de ne pas faire pire.

Cela fait tout de même un peu peur.

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Les municipales approchent. Anne et Martine se réveillent.

Par h16

Pas de doute : les municipales approchent. Bien sûr, pour de petites bourgades, mars 2020 semble encore fort loin. Pour de grandes métropoles en revanche, la bataille qui s’annonce pour leur mairie s’annonce âpre et semée d’embûches. Tous les coups sont déjà permis et il n’y a vraiment pas de temps à perdre pour (re)conquérir l’opinion publique : tout maire sortant doit donc se rappeler à la mémoire brumeuse de ses électeurs.

Dans ce cadre, il ne faut guère s’étonner de la tentative récente de démission de Gérard Collomb qui n’a pas caché son désir de quitter son poste de ministre de l’Intérieur (oui, en effet, c’est bien lui à ce poste – je mettrai des balises « spoiler » la prochaine fois), ce qui lui aurait permis de briguer la mairie de Lyon plus aisément sans s’encombrer du bagage de ministre — pourtant fort léger, au vu des résultats — qui aurait pu lui valoir quelques difficultés devant les électeurs. Las, le Collomb de l’Intérieur aura aussi échoué à cette tâche puisque le Président Manu a décidé qu’il devait malgré tout rester à son poste encore un peu.

Et pendant que Gérard se retrouve temporairement enfermé à l’Intérieur, l’Anne de Paris s’est, elle, lancée dans un nouveau combat pour reconquérir le cœur de ses concitoyens.

On peut la remercier, parce qu’il y a vraiment de quoi faire dans la capitale.

Il y a, bien sûr, les petits soucis d’hygiène. On en a déjà parlé dans ces colonnes, mais il est actuellement difficile d’évoquer Paris sans évoquer son petit souci de vermines qui pullulent un peu trop. Ici, je ne parle pas des socialistes ou des hipsters mais des rats dont les rues sont maintenant pleines : apparemment, il semble délicat à l’équipe municipale d’endiguer la croissance de ces rongeurs qui deviennent de plus en plus envahissants. Anne devra déployer pas mal d’efforts pour gommer ses nombreuses années d’actions au mieux trop molles, au pire contre-productives.

Et si l’on oublie quelques instants ces encombrants mammifères (je parle toujours des rats, pas des élus), Paris fait tout de même face à d’autres défis encore plus gênants : les vagues migratoires mal maîtrisées ont entraîné une recrudescence de la violence dans les rues de certains arrondissements. Les faits divers s’empilent, et qu’ils soient classifiés comme « simple » attaque au couteau, terrorisme, acte d’un déséquilibré ou rixe banale entre individus plus ou moins maîtres de leurs facultés, le résultat reste sensiblement le même pour les habitants (et électeurs) parisiens.

Certains quartiers, subissant une saleté que la Mairie semble incapable de juguler, doivent aussi faire face à de nouveaux commerces alternatifs. En attendant que ces nouveaux entrepreneurs soient abondamment subventionnés par l’État (ce qui sabotera leurs activités plus sûrement que toute police), les riverains (et électeurs) doivent supporter les petits débordements qu’ils entraînent.

L’accumulation de ces problèmes n’est d’ailleurs pas limitée à Paris. On retrouve ce genre de problématiques dans d’autres villes, gérées par la même fine fleur socialiste et pilotée par les mêmes dogmes efficaces, causes des mêmes conséquences plus ou moins bigarrées. C’est le cas à Lille où son maire, sortant miraculeusement d’un coma de 30 ans, découvre que la vie réelle n’est pas aussi rose que ce qu’on lui avait raconté.

Martine Aubry, comprenant le problème peut-être confusément mais de façon suffisamment aiguë pour tenter quelques spasmes, refuse donc de voir Lille ressembler à la France et entend se dresser comme rempart contre la horde de Marcheurs macronistes qui pourraient, éventuellement, lui ravir un quatrième mandat qu’elle avait pourtant promis de ne pas tenter. Et pas de méprise ! On comprend bien que si ces trotteurs représentent une petite menace pour Martine, ce n’est pas celle qui empêche ses électeurs de dormir, au point que la maire de Lille l’a clairement expliqué : pour elle, « il faut plus de policiers nationaux et de CRS », car « dans certains cas, (…) ce n’est plus possible, on n’est plus dans une République ».

Eh oui : le choc de la réalité semble rude pour certains qui ont, comme Martine, mis tant de temps pour parvenir à la même conclusion que ce que les individus normalement dotés ont compris depuis plusieurs décennies.

Entendant l’appel de Martine, et profitant sans doute de son répit entre deux dépôts de démission (la deuxième fois fut la bonne), notre Collomb de l’Intérieur a donc promis à la maire de Lille une police toute taillée sur mesures (qu’on imagine amples, le socialisme et les années de coma n’aidant aucune municipalité à garder la ligne).

On le comprend : à situation grave, à quartiers sensibles émotifs et zones de non-droit d’auto-gestion improvisée, à trafics louches et problèmes urbanistiques lourds, il faut parfois faire preuve d’une réponse ferme et sans faille.

C’est probablement pourquoi, devant les rats, les rixes, la saleté repoussante de certains quartiers et l’insécurité de moins en moins sentimentale de Paris, Anne suit l’exemple donné par Martine et s’empresse donc de demander des renforts policiers à Gérard Collomb une multiplication de caméras pour garantir la sécurité des pistes cyclables, le vélo constituant semble-t-il dans l’esprit de la maire parisienne l’alpha et l’oméga de la politique municipale de reconquête des électeurs.

Si l’on y ajoute les récentes avancées architecturales majeures en matière de pissotières ainsi qu’un petit clip vidéo d’un goût exquis incitant les Parisiens et les touristes à ne plus uriner un peu partout dans la ville, on comprend que l’équipe en place tient de sérieux atouts dans ses mains pour une réélection en fanfare.

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