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À partir d’avant-hierAnalyses, perspectives

Anne Hidalgo transforme Paris en coopérative agricole !

Par Olivier Maurice
agricole

Par Olivier Maurice.

La reine Marie-Antoinette s’était fait construire une ferme dans le parc du château de Versailles. Ce n’était pas la place libre qui manquait. Le nom de « caprice » est resté pendant tout le XIX° siècle pour désigner ces petits édifices bucoliques que l’on découvrait au détour d’une allée dans les parcs qui ont envahi la ville de Paris lors de la transformation opérée par le baron Haussmann pour aérer la capitale de l’Empire de Napoléon III.

Il faut dire que le Paris du milieu du XIX° siècle ne donnait pas envie et avait bien besoin de retrouver un peu d’espace et de verdure. Les rats envahissaient les rues étroites et embouteillées du soir au matin, la population s’entassait dans des logements étroits aux loyers hors de prix, le chômage et les errants attirés par les lumières de la ville faisaient régner partout insécurité et promiscuité.

Jules Ferry s’était levé en ardent opposant du baron Haussmann, critiquant la destruction du vieux Paris artiste et philosophe, du Paris historique et penseur et dénonçant au passage l’enrichissement des investisseurs et le grand remplacement : celui du peuple par la bourgeoisie, celui de l’esprit Français par l’argent.

En fière héritière de cette pensée moralisatrice, populiste et indignée, Anne Hidalgo veut aujourd’hui redonner à la ville Lumière son charme d’antan, la débarrasser de ces bourgeois industrieux et de tous ces maux qu’ils ont apporté avec eux : l’automobile et la pollution, l’éclairage public et le réchauffement climatique, les produits phytosanitaires et la disparition de la biodiversité.

Pour se représenter l’incroyable capharnaüm qui agitait il y a deux siècles le passage du Chatelet, pour comprendre la crasse indigne des ruelles regorgeant de rongeurs affamés, la noirceur des façades et la mine renfrognée des parisiens pestant contre la saleté et l’insécurité, il n’y a pas vraiment besoin d’une machine à remonter le temps : un simple billet de métro suffit amplement.

Et donc, pour couronner cette œuvre de déconstruction menée au cri de la recherche absolue d’authenticité, pour sublimer cette fascination pour un passé romanesque et pittoresque, le maire de Paris a donc décidé d’y ajouter son caprice à elle : transformer dès aujourd’hui Paris en coopérative agricole.

Autosuffisance alimentaire

Bien sûr, cette production locale sera propre, bio, raisonnée, respectueuse de l’environnement et de la biodiversité … Produisons local : c’est bon pour la planète ! L’autosuffisance alimentaire est la solution : plus de transport, plus de pollution ! Et c’est si facile !

Bon, passons sur le couplet apocalyptique qui veut tenter de légitimer tout cet emballement rhétorique… Pour nourrir une famille de quatre personnes, en proscrivant tout fertilisant industriel, tout OGM et tout pesticide, il faut environ 500 m2 de terrain pour produire les fruits et légumes et faire des conserves pour l’hiver (et environ 300 heures de jardinage par an, sans compter le temps passé en cuisine à fabriquer les conserves).

Sauf que … il reste le reste : la farine, le sucre, les huiles (sans parler de la viande, des œufs, du beurre, des produits laitiers, du café, du thé, du chocolat, des épices, du sel … ) et là, ça se complique sérieusement, surtout que pour exploiter correctement une culture céréalière, sucrière ou oléagineuse sans aide phytosanitaire, il faut sacrément respecter l’assolement et que si on veut oublier le matériel agricole, il faut un animal de trait, qu’il faut lui aussi nourrir, sans compter les haies, les bois, les cours d’eau naturels, indispensables pour la biodiversité… C’est également sans compter sur les aléas climatiques ni sur les nuisibles et diverses maladies qui viennent régulièrement réduire la production…

En cherchant intensément sur Internet et en tentant de faire le tri parmi les innombrables vidéos et sites de propagande divers et variés (comme tout sujet à la mode, un nombre incroyable de personnes se sont engouffrées dans ce créneau porteur et semble-t-il bien lucratif), on en arrive à un chiffre variant entre 1 et 4 hectare pour une famille de 4 personnes : le chiffre actuel donné par l’INRA est de 0,18 hectares de culture et de 0,12 hectares de prairie par Français, soit 1,2 hectares de terres agricoles pour une famille de 4 personnes avec les moyens tant décriés qu’il faut soit disant supprimer.

Ce qui signifie qu’au mieux, en cultivant toute la surface de la ville de Paris, c’est-à-dire en transformant Paris en super ferme bio à super rendement (et en supprimant toutes les habitations, toutes les routes, tous les parcs, tous les monuments, tous les bureaux) on pourrait fournir entre 0,5 % et 2 % des besoins alimentaires de la population actuelle de la ville.

Autant dire qu’en exploitant l’espace cultivable que l’on pourrait trouver ici et là, on arriverait à produire… absolument rien : quelques salades et quelques radis qui auront beau être étalés dans tous les journaux et tourner en boucle à la télévision avec une habile mise en scène ne nourriront personne.

N’importe quoi et clichés en tout genre

Si l’idée est impressionnante de vacuité, cet épisode navrant est quant à lui bien riche en enseignements.

Il démontre tout d’abord la totale incompréhension de la réalité agricole qui caractérise une énorme partie de la population qui se laisse à écouter de telles sornettes. Et pour aller même un peu plus loin, la totale incompréhension des données et des dimensions économiques en général.

A force de simplifier et de ramener à des concepts familiers et simplistes (cultiver son jardin, trier ses déchets, fermer les robinets, manger 5 fruits et légumes par jour…), à force de faire croire aux gens que tout est à leur portée, qu’ils sont capables et légitimes d’avoir leur avis sur tout et que celui-ci sera tout autant respectable qu’un autre, on a poussé à la fabrication d’une population entière d’ignorants arrogants qui sont persuadés avoir plus raison que tout le monde sur des sujets auxquels ils n’y connaissent absolument rien.

Ce n’est pas parce que l’on passe un après-midi au salon de l’agriculture, que l’on regarde tous les matins Mathurin le jardinier, que l’on tient un blog où l’on vante la beauté de l’autosuffisance ou que l’on fait pousser des tomates sur son balcon que l’on peut se dire y connaitre quoi que ce soit à l’agriculture et au domaine alimentaire.

Cette affirmation relève avant tout de l’arrogance de classe du citadin lettré imbu de son savoir et toisant le paysan inculte et crotté.

Le commerce de la peur

Le monde actuel où tout nous si simple et si facile, où il suffit pour plein de chose d’appuyer simplement sur un bouton, n’existe que parce qu’il est le fruit d’une évolution longue et complexe.

Ne pas faire le lien entre le résultat et le moyen est normal : personne n’a besoin de connaitre la physique nucléaire pour allumer une lampe électrique. Mais prétendre que parce qu’on est familier avec le résultat d’une chaine complexe, on peut devenir un expert dans la maitrise et la remise en question de tout ce processus de fabrication est d’une bêtise sans nom qui fascine par son arrogance et son manque de discernement.

Cet épisode démontre surtout comment l’incompréhension des mécanismes qui font tourner notre monde est devenue un réel eldorado pour des politiciens dont on hésite à dire s’ils sont sincères et arrogants, ou cyniques et manipulateurs. Il semble en tout cas qu’il soit bien plus facile (et plus rentable) de cultiver la dépression nerveuse chronique des électeurs en entretenant leurs peurs et leurs fantasmes que d’agir et de prendre des décisions.

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Municipales à Paris : des candidats tout aussi dépensiers qu’Hidalgo

Par IREF Europe

Par Philbert Carbon.
Un article de l’Iref-Europe

Anne Hidalgo, maire de Paris, est régulièrement citée pour sa catastrophique gestion de la capitale. Airy Routier et Nadia Le Brun viennent de publier Sainte Anne ! Son vrai bilan aux éditions Albin Michel, dont Le Figaro Magazine s’est fait l’écho dans son édition du 7 septembre dernier. Des auteurs qui avaient déjà publié Notre-Drame de Paris en 2017.

Une dette colossale

On apprend dans l’ouvrage, par exemple, que la Mairie de Paris a dépensé 4,24 millions d’euros pour acquérir un immeuble de six logements dans le XVIe arrondissement (soit 12 000 euros le mètre carré) afin de les transformer en logements sociaux, et que pour réaliser la même transformation, elle a préempté un immeuble à Montmartre évalué à plus de 13 000 euros le mètre carré.

Routier et Le Brun mettent également le doigt sur les 300 millions d’euros de subventions accordées chaque année à plus de 2500 associations. Les deux auteurs abordent nombre d’autres sujets tels la gestion calamiteuse des Velib’ et Autolib’, les malversations dans les marchés publics, etc.

Selon Routier et Le Brun, le résultat de tout cela est une dette qui augmente d’environ un milliard d’euros par an.

Quand les socialistes se sont emparés de la Mairie de Paris en 2001, avec Bertrand Delanoë, la ville avait 1,1 milliard d’euros de dettes pour un budget de 6,5 milliards. En 2017, le budget était de 8 milliards et la dette de… 5,7 milliards. Elle pourrait même monter à 8 milliards en 2020 à la fin du mandat d’Anne Hidalgo.

Malheureusement, la bataille municipale pour Paris, qui a débuté sur les chapeaux de roue avec la présence de deux candidats concurrents issus de la majorité présidentielle, ne semble pas pour l’instant se porter sur le sujet des économies budgétaires.

Des candidats dépensiers

Il est même à craindre que la campagne électorale ne soit, comme d’habitude, l’occasion de promettre de nouvelles dépenses.

Cédric Villani, le candidat dissident de La République en Marche, a déjà indiqué qu’il présenterait un projet chiffré à la fin de cette année.

Il a cependant dévoilé quelques pistes comme des plans de végétalisation, des repas 100 % bio dans les écoles et maisons de retraite, le développement de minibus autonomes en lieu et place de la voiture individuelle. Il approuve par ailleurs l’encadrement des loyers et plaide pour les geler, à l’instar de ce qui se pratique à Berlin.

Son concurrent Benjamin Griveaux propose d’enseigner la langue anglaise dès la crèche, de mettre en place une vraie police municipale, de financer le remplacement des scooters thermiques par des scooters électriques, d’augmenter de 50 euros par mois le montant moyen de l’aide Paris Logement Famille Monoparentale ; et de créer un compte babysitting de 50 heures par an pour les familles monoparentales les plus précaires, un service public municipal des mobilités (qui proposera notamment des Trottilib’), un conseil municipal de défense écologique, ou encore une mutuelle municipale pour les Parisiens.

Côté économies, on notera la réduction du nombre d’adjoints : 20 au lieu de 27. Cela représente environ 450 000 euros par an, pas de quoi réduire la dette parisienne !

Enfin, Gaspard Gantzer, conseiller en communication à la Mairie de Paris puis porte-parole de Bertrand Delanoë entre 2010 et 2013, conseiller communication de François Hollande à l’Élysée (2014-2017), s’oppose désormais à Anne Hidalgo et veut lui ravir son siège.

Le candidat aime les propositions qui font le buzz. Ainsi a-t-il proposé de supprimer le périphérique. Toujours sur le plan de la circulation et de l’automobile, il souhaite arriver au tout électrique d’ici 2025 en subventionnant l’achat de véhicules électriques avec stationnement gratuit pour eux et en installant 5000 bornes de recharge rapide.

L’interdiction du plastique (emballages et bouteilles d’eau) et celle de la publicité papier dans les boîtes aux lettres sont au programme, tout comme l’installation d’un contrôle d’accès au local poubelles dans les immeubles afin de taxer chaque habitant en fonction des déchets qu’il y dépose. Il veut également rendre les crèches gratuites.

Arrêtons-là l’énumération des propositions toutes aussi délirantes les unes que les autres.

Quand Anne Hidalgo fait des économies

Il serait cependant malhonnête d’affirmer qu’Anne Hidalgo ne se préoccupe pas des finances calamiteuses de la ville.

N’est-elle pas à l’origine de la fusion des quatre arrondissements du centre de Paris ? Les 1er, 2ème, 3ème et 4ème arrondissements n’en formeront plus qu’un – Paris Centre – après les élections municipales du mois de mars 2020.

Anne Hidalgo assure que ce rapprochement va permettre de faire des économies d’échelle d’environ 10 millions d’euros par an. Malgré nos recherches approfondies, nous n’avons pas trouvé le détail de ces économies.

Certes, il n’y aura plus qu’une seule mairie d’arrondissement au lieu de trois. Mais il n’est pas prévu de vendre les bâtiments. Les locaux libérés vont permettre, dit la Mairie, de développer de nouveaux services pour les Parisiens.

Qui dit nouveaux services dit donc nouvelles dépenses. Quant aux fonctionnaires municipaux, ils ne seront pas licenciés bien sûr, mais redéployés dans l’ensemble des services municipaux. Donc, pas d’économies en vue de ce côté-là non plus.

Des dépenses nouvelles sont d’ailleurs d’ores et déjà engagées avec les travaux dans l’ancien hôtel de la Garantie. Ce bâtiment désaffecté depuis des années va devenir d’ici trois ans le commissariat de Paris Centre et accueillir les 630 fonctionnaires actuellement en poste dans les quatre commissariats d’arrondissement.

Mais un seul conseil d’arrondissement au lieu de quatre, cela devrait faire moins d’élus. Bien sûr, il n’y aura plus qu’un seul maire d’arrondissement. L’économie devrait être d’environ 100 000 euros par an. La belle affaire !

Nous avons découvert dans Le Figaro du 4 septembre 2019 que le nouveau conseil d’arrondissement comprendrait 40 élus, soit davantage que le 15ème arrondissement près de 2,5 fois plus peuplé.

Si les arrondissements ont été regroupés, le nombre de conseillers n’a pas été réduit puisqu’actuellement les quatre arrondissements concernés en comptent dix chacun.

Les conseillers d’arrondissement ne sont pas indemnisés. Mais les conseillers délégués et les adjoints au maire le sont. Or, si Anne Hidalgo et ses alliés l’emportent dans ce nouvel arrondissement, nul doute qu’ils opéreront comme dans les autres arrondissements où ils sont majoritaires.

À savoir que tous les élus de la majorité détiennent un poste entraînant une indemnité. Ils sont soit conseiller de Paris (1543,70 euros/mois), soit adjoint au maire d’arrondissement (1543,70 euros), soit conseiller d’arrondissement délégué (2500,70 euros). Indemnités majorées lorsque s’y ajoutent celles qui sont accordées au titre d’adjoint au maire de Paris.

Avec 40 élus, Paris Centre pourrait, selon cette logique, ne pas compter moins d’une trentaine d’adjoints au maire. Alors économies ou poursuite de la gabegie ?

Sur le web

Attaque de Villeurbanne : foire à la xénophobie sur CNews et BFMTV. Par Samuel Gontier

Par Les-crises.fr

Source : Télérama, Samuel Gontier, 04-09-2019

Attaque de Villeurbanne : foire à la xénophobie sur CNews et BFMTV

Selon les experts de CNews, l’attaque meutrière de Villeurbanne révèle la présence en Europe de millions de migrants prêts à égorger les passants. Ruth Elkrief, elle, salue sur BFMTV la pertinence des critiques de Marine Le Pen.

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Jeanne de Bruno Dumont : la Pucelle chez les Ch’tis

Par Gérard-Michel Thermeau

Par Gérard-Michel Thermeau.

Le très controversé Bruno Dumont nous offre sa vision de Jeanne d’Arc. Tout comme Jésus ou Napoléon, Jeanne d’Arc est un personnage universel qui a fortement inspiré les artistes. Shakespeare, Voltaire, Péguy, Claudel, George Bernard Shaw, Verdi, Tchaïkovski, Honegger, entre autres, ont donné leur vision de la Pucelle. Le cinéma s’en est emparé et l’on ne compte plus les films, téléfilms et séries qui ont retracé ce destin hors norme.

À chaque époque sa Jeanne

Deux approches peuvent être distinguées.

D’un côté, le grand spectacle, illustré dès 1916 par Cécil B. de Mille puis par Marco de Gastyne en 1928, avec la frémissante Simone Genevois, en passant par l’ennuyeuse Jeanne d’Arc de Victor Fleming (1948), d’ordinaire plus inspiré, et enfin la « vision » de Luc Besson (1999).

De l’autre, le film d’auteur qui devait donner deux chefs-d’œuvre du cinéma : la Passion de Jeanne d’Arc de Dreyer, célèbre pour l’utilisation systématique de plans rapprochés ou « gros plans », et le Procès de Jeanne d’Arc de Bresson (1962).

Quelques comédiennes ont marqué le rôle de leur interprétation, telle Ingrid Bergman, mais chez Rossellini plus que chez Fleming, Jean Seberg ou Sandrine Bonnaire.

Je l’avoue, je suis allé voir ce film un peu inquiet. J’avais jeté un coup d’œil sur Jeannette qui traitait de l’enfance et de l’adolescence de Jeanne, prétendue « comédie musicale », objet bizarroïde et assez ridicule.

Et puis, contrairement à mon habitude, j’avais eu le malheur de lire ce qu’en disaient les « bien-pensants » du journalisme officiel, patenté et adoubé. Bien sûr, dès l’évocation de Jeanne d’Arc, le Camp du Bien trompette, à cor et à cri, que cette  Jeanne-là n’a rien à voir avec l’abominable idole du nationalisme d’extrême droite. Loin de là, en effet, Jeanne aujourd’hui c’est rien moins que Greta, la sainte de l’Église climatique, héroïque jeune fille vouée au « bûcher » par les méchants  réseaux sociaux. On est prié de ne pas pouffer de rire. Après tout, autrefois le Parti voyait dans Jeanne une vigoureuse « fille du peuple ». À chaque époque et à chaque coterie, sa Jeanne prête à l’emploi.

Un mystère médiéval

Pour un de ces journalistes que le monde entier nous envie, les non-professionnels rassemblés par le réalisateur « ânonnent ». On devrait peut-être plus souvent ânonner dans le cinéma français. Si je regarde si peu de films français récents, outre leur indécrottable médiocrité, c’est que je ne comprends généralement pas la moitié du quart des dialogues. Hurler ou ne pas articuler semble être le comble de l’art chez les « professionnels ». Ici, tous ces braves gens disent de façon absolument compréhensible un texte qui ne manque pas de qualité puisqu’il est signé, pour l’essentiel, Péguy. Bref, on ne perd pas un mot, ce qui est rafraichissant. Et les acteurs ne jouent pas plus mal que chez Bresson ou Rohmer : ils ont la gaucherie de la vie, jusque dans leurs hésitations ou quand ils trébuchent sur tel mot, loin du « théâtre filmé » abhorré par Bresson.

Mais plutôt que Bresson, on songe à Pasolini, lui aussi athée proclamé, réalisant le plus « religieux » des films consacrés à Jésus. Touché par la grâce, Dumont a réalisé un des meilleurs films consacrés à la pucelle d’Orléans. Les acteurs costumés évoluent dans des décors quelque peu décalés : des autels baroques aux bunkers de la Seconde Guerre mondiale. Jeanne est proche ainsi paradoxalement des « mystères médiévaux ». Les batailles sont évoquées par un extraordinaire ballet équestre exécuté par les cavaliers de la garde républicaine avec de beaux plans en plongée absolue façon Busby Berkeley.

Ce film fait avec peu de moyens est d’une splendeur visuelle que l’on voit rarement dans le cinéma français.

Un film décalé

Le choix d’une fille très jeune, d’une dizaine d’années, peut surprendre. Mais après tout, Dreyer avait confié le rôle à Renée Falconetti, qui, à 35 ans, ne donnait pas vraiment l’image d’une jeune fille. Elle a été pourtant une des plus extraordinaires Jeanne et on peut en dire autant de Lise Leplat Prudhomme, dont le regard noir brille d’une belle intensité. Si Rivette en 1994 avait fait le choix de musiques médiévales, Dumont a confié à Christophe et à ses musiques « planantes » le soin de l’habillage musical. Ma foi, cela ne fonctionne pas mal, même pour ceux qui n’apprécient que modérément le style du chanteur, ce qui est mon cas.

Curieux film quand on y songe qui fait confiance au spectateur convié à comprendre les échanges théologiques entre Jeanne et ses juges. La vie de Jeanne a si souvent été représentée que Dumont se montre très allusif sur certains moments clés : la capture de Jeanne, sa rétractation puis sa condamnation finale comme « relaps ».

Ce n’est pas là un film grand public : nous étions bien peu ce soir là dans la salle de cinéma. Mais pour ceux qui aiment un cinéma autrement qui n’est par ailleurs ni  intellectuel ni ennuyeux sous prétexte de profondeur, mais aux antipodes du grand spectacle hollywoodien, Jeanne vaut la peine d’être vue.

  • Jeanne de Bruno Dumont (2019) avec Lise Leplat Prudhomme, Fabrice Luchini, Christophe… 2 h 17.

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Électricité : vers un black out général en Europe en 2035 ?

Par Michel Negynas

Par Michel Negynas.

Ci-dessous la production française d’électricité par filière en juin, juillet et août. L’éolien est en bleu clair, le solaire en jaune foncé : ils sont marginaux. Nous en avons pourtant installé 25 GW, l’équivalent de 16 EPR !

On voit que les seuls moments ou l’éolien devient un peu significatif, c’est par des « coups de vent » d’une journée ou deux. Non seulement cela ne sert à rien, mais cela pourrait poser de gros problèmes si nous réalisons le programme de développement des énergies renouvelables (ENR) à 2035.

Que s’est il passé sur le réseau électrique le week-end des 10 et 11 août ? (voir ECO2 mix, l’excellent site de RTE, Réseau de Transport Electrique, filiale d’EDF)

La puissance appelée par le réseau était de l’ordre de 40 GW, contre 90 GW à la pointe d’hiver. Normal en période de vacances et de chaleur. Comme d’habitude, la consommation a chuté, de l’ordre de 6 GW de pointe à pointe entre le vendredi et le samedi :

Mais il  se trouve que le vent est passé de 4 à 9 GW entre vendredi midi et samedi midi… et manque de chance, le Soleil s’y est mis aussi, mais lui, comme d’habitude : il a pris 5 GW dans la journée de samedi entre 7 h et midi !

Résumons-nous : la consommation baisse 6 GW, la production aléatoire augmente de 10 GW… 16 GW de baisse à gérer pour les centrales pilotables dans la journée de vendredi et samedi…

En 7 heures, le nucléaire a du baisser de 10 GW la nuit de vendredi à samedi… une gymnastique périlleuse non pas à cause du volume, mais de la vitesse de la baisse, d’autant qu’il lui a fallu ré‑accélérer dans la journée de dimanche, où la situation était encore plus critique : en effet, le vent était retombé à 2 GW, après une chute encore plus brutale que la montée et le Soleil brillait un peu moins. De 18 h à 22 h 30 samedi, la production des ENR a perdu 5,7 GW, plus d’un GW par heure !

Le gaz s’est adapté lui aussi… cette gymnastique a dû faire dégringoler les rendements… Bonjour le CO2 !

Les exports ont baissé à 0 GW… très brièvement, le dimanche, sans doute le signe d’une grande confusion sur les interconnections.

En Allemagne, c’est la même chose. Le vent est en bleu gris : arrêt du charbon, et du lignite (gris et noir)… et même, apparemment, de certaines fermes solaires. Mais  les Allemands, comme à leur habitude, résolvent leur problème en partie par l’export (partie négative de la courbe). En fait, ils ne conservent de pilotable quasiment que le nucléaire (en rouge) et la biomasse (en vert). (voir Energy charts du site de Frauenhofer Institute). Au plus fort du Soleil et du vent, près des deux tiers du mix était composé de producteurs diffus et volatiles. Cela ne marche probablement que parce que l’Allemagne a des interconnections multiples avec les réseaux de ses voisins, moins ENRisés, qui lui sauvent la mise pour garder un réseau stable. 

Mais cela ne leur a pas rapporté beaucoup…

Les prix ont chuté vertigineusement en négatif… Pauvres Allemands qui subventionnent l’électricité de leurs voisins…

Accessoirement, le récent black out partiel en Angleterre est survenu le 9 août à 18h… Il y a sans doute de nombreuses causes, dont la foudre, mais l’une d’elles est certainement la vulnérabilité du réseau pendant la montée en puissance du vent : l’Angleterre a le plus grand taux de pénétration de l’éolien en Europe.

Cette situation montre bien la situation dangereuse dans laquelle on met notre alimentation électrique, (et pas seulement à la pointe d’hiver, où nous risquons de manquer de capacité) ; or nous n’avons que 25 GW de solaire et d’éolien. Il est question de passer à 90 GW !  Et nos voisins ont les mêmes objectifs !

Extrapolation à un scénario 2035

Quelques considérations techniques

Peu de gens se rendent compte de la prouesse réalisée par les ingénieurs concepteurs et gestionnaires du réseau électrique : équilibrer en permanence, et en tous points, l’offre et la demande. Les écarts peuvent se traduire par des écarts de la fréquence, de la tension, des surcharges de ligne, qui en se déconnectant par protection, mettent tout en danger… Et il y a d’autres paramètres, peu connus du grand public, qu’il faut absolument contrôler eux aussi, comme la puissance réactive.

Pourtant, tous les jours, la demande varie fortement entre creux et pointe : c’est gérable car très prévisible.

L’ajout de sources aléatoires diffuses qui de plus ne peuvent jouer de rôle stabilisateur (une éolienne ou un panneau solaire n’ont pas d’inertie comme un groupe turboalternateur de 1000 MW…) rend la gestion difficile. On peut bien sûr ajouter des équipements pour limiter les risques : c’est coûteux, et source de complexité supplémentaire. Pour pallier tout cela, certains proposent même de faire tourner à vide de vieilles centrales à charbon ou nucléaires…

En outre, les variations de la demande, très prévisibles, peuvent être amplifiées par les variations de l’offre aléatoire, qui ont un moindre caractère de prévisibilité.

Projetons-nous en 2035 avec un cas de figure comparable à celui des 10 et 11 août, c’est-à-dire un coup de vent d’un jour, avec zones orageuses. 

Nous aurons 5 fois plus de solaire et trois fois plus d’éolien ;  entre 8 h et midi le Soleil grimpera de 25 GW et l’éolien de 15 GW de vendredi à samedi, soit 4O GW au total… Et la consommation baisse… 46 GW, ce n’est plus possible, c’est plus que d’arrêter tout le reste… Or il faut conserver de la réserve tournante : la preuve, il faudra ré‑accélérer à fond la caisse les centrales pilotables le dimanche, car le vent tombera.

Revenons au samedi ; il faudra donc arrêter des éoliennes et des panneaux solaires, (et ce n’est pas aussi facile qu’on le pense,) en même temps que baisser au minimum presque tout le parc nucléaire.

À l’inverse, le dimanche après-midi, il faudra réactiver progressivement toutes les centrales pilotables précédemment en service, dans un temps relativement court, tout en gardant l’équilibre du réseau en tout point.

Or nous sommes en pleine perturbation météo, il y a de l’orage dans certaines régions… Pas de chance, la foudre tombe sur un poste de transformation de 400 000 V… (c’est peut-être ce qui est arrivé en Angleterre). Ce serait déjà critique sur un réseau stable ; mais en pleine montée ou descente rapide des centrales pilotables et de la multitude de production diffuse, c’est la catastrophe. Pas de marge de manœuvre. La fréquence monte ou baisse au-delà des normes ; les protections automatiques des équipements de production réagissent. Black out.

Or, tous les pays européens auront fait exactement la même chose que nous en 2035 (parfois en pire, voir l’Espagne) en matière de mix électrique et contrairement aux idées reçues, la météo est souvent la même sur l’ensemble de l’Europe. La gestion des interconnections est délicate, car transnationale (problèmes de langues, d’ego, ou même financiers) alors que les réactions doivent être instantanées. La probabilité est forte que tout le réseau européen s’écroule comme un château de cartes.

Mais connecter ou déconnecter un équipement de production n’est jamais une opération simple. A fortiori en cas de black out.

La suite est un cauchemar. Les éoliennes devront se mettre illico en sécurité par vent fort : dès qu’elles sont coupées du réseau, leurs pales doivent se mettre en drapeau et freiner instantanément. Imaginons que le dispositif soit fiable à  99,9 % ; cela vous paraît pas mal ? Eh bien sur les 15 000 éoliennes en service en France, 15 verront leurs pales partir en orbite. Espérons que personne ne sera à proximité.

Les panneaux solaires : le Soleil ne s’arrêtera pas de briller pour autant là où il n’y a pas d’orage. Pour les multitudes d’onduleurs, y compris chez les particuliers, en principe, cette situation de coupure du réseau, avec risque de surchauffe, voire d’incendies… est prévue. En effet, tous sont équipés de dispositifs qui ouvrent leur circuit en cas de problèmes sur le réseau. (Car les volts restent, eux, localement, aux bornes des panneaux, tant que le Soleil brille !) C’est indispensable pour la sécurité de l’installation, du réseau, et surtout des personnes appelées à travailler sur le réseau. Comment être sûr que ces centaines de milliers de dispositifs vont tous parfaitement fonctionner ? Que certains bricoleurs du dimanche n’ont pas voulu « améliorer » leur installation ?

Les grosses centrales thermiques doivent réussir aussi instantanément leur « îlotage », en cas de coupure du réseau, c’est-à-dire se mettre en position de circuit fermé, n’alimentant que leurs propres besoins. C’est toujours délicat. En cas d’échec, c’est l’arrêt complet, et de longues heures pour redémarrer, et pour les centrales nucléaires, c’est compter sur le diesel de secours pour assurer le refroidissement…

Coté utilisateurs, on peut avoir une idée à partir de la situation du 9 août en Angleterre : bouchons sur les routes en absence de signalisation, des centaines de milliers de personnes coincées dans les transports ferroviaires… des urgences sanitaires impuissantes…

Et les voitures électriques n’auront qu’un temps… celui de l’autonomie de leur batterie.

Pour les hôpitaux, ceux dont les diesel de secours seront un peu lents à démarrer (il y en aura) déploreront des morts en salle d’opération.

Le redémarrage sera laborieux, surtout parce qu’il faudra vérifier que les milliers d’éoliennes et de panneaux solaires sont dans des configurations de sécurité, pour eux et pour les réseaux. En outre, la majorité des éoliennes et des panneaux solaires ne peuvent démarrer sans être connectés à un réseau stable ; ils ne seront d’aucun secours pour le redémarrage.

En réalité, personne n’est en mesure actuellement de prévoir ce qui peut se passer dans un tel cas sur un réseau européen totalement à majorité d’ENR aléatoires et diffuses. Il est facile de démontrer que tous les récents incidents ou quasi incidents ayant survenu sur les réseaux (Europe, Australie, New York…) ont des causes initiales diverses : arrêt d’une grosse centrale, erreur de mesure, perte d’une ligne haute tension… sans préciser que la situation a été rendue plus difficile à gérer du fait de variations rapides de la puissance délivrée par le vent et le Soleil.

D’ici 2035, la technologie peut évoluer… ou pas. Et 15 ans, c’est peu pour l’investissement industriel. Et même dans ce cas, il faudra inclure le coût des équipements supplémentaires rendus indispensables dans le coût de l’électricité ENR.

Avant de développer les ENR intermittentes à hauteur de 90 GW, il faut d’urgence étudier vraiment, à partir de situations concrètes, les risques liés à la sécurité du réseau électrique car les études de référence de RTE, utilisant des méthodes probabilistes, ne permettent pas de statuer et elles ne tiennent pas compte de l’évolution des réseaux interconnectés voisins.

WATCH AND DOWNLOAD! 1945 Documentary revealing Nazi atrocities

Par Tom Winter
The youtube warning

In the Soviet Union, the Nazis committed hundreds or Oradours. In the documentary -- if you watch it -- you will see mutilated bodies.

The post WATCH AND DOWNLOAD! 1945 Documentary revealing Nazi atrocities appeared first on Fort Russ.

WATCH AND DOWNLOAD! 1945 Documentary revealing Nazi atrocities - Fort Russ

"Everybody should watch this." -- about one Ouradour in the west -- but about the hundreds in the east? In the west, there was only one Oradour sur Glane. In the East, the Nazis committed hundreds of Oradours, wholesale massacres of entire villages. In the documentary -- if you watch it -- you will

The youtube warning

La Méditerranée, un cimetière pour les pauvres

Par Réseau International
par Marcos Roitman Rosenmann. L’Occident a détruit des pays en menant des guerres de voyous, mais se défile devant les responsabilités de ses actes criminels. Alors que l’Europe cultivée regarde ailleurs, des milliers de Subsahariens se noient dans les eaux d’une mer dont l’histoire est chargée d’événements. Trois civilisations, dira Braudel, se sont unies dans […]

Hidalgo a ruiné Paris

Par h16

Par h16.

En 2014, le programme du Parti socialiste pour la mairie de Paris s’intitulait « Paris qui ose » et annonçait donc clairement la couleur : le mandat d’Anne Hidalgo serait placé sous le signe de l’audace, budgétaire notamment. Cinq ans plus tard, le constat est sans appel : la mairie a effectivement osé, l’audace fut au rendez-vous et Paris est en ruine.

C’est à la faveur d’une récente étude de l’IFRAP que les plus naïfs d’entre nous (dont, il semble, la presse francophone fait largement partie) découvriront l’ampleur des dégâts.

Pour ceux qui lisent ces colonnes en revanche, la surprise sera fort modérée.

D’une part, il est maintenant de notoriété publique que différents projets se sont soldés par des fiascos et des ratages mémorables, entraînant de lourdes pertes pour le contribuable parisien (est-il besoin de revenir en détail sur Autolib, Velib et les manifestations aussi festives que déficitaires que la mairie de Paris enchaîne dans un tourbillon de flonflons coûteux ?).

D’autre part, les choix culturels et sociétaux de cette même mairie amènent de façon visible et rapide la capitale française à découvrir des plaies qu’on croyait disparues depuis longtemps : poubelles pleines, insécurité galopante, rats grouillants et autres nuisibles, parasites divers et variés, la liste des problèmes que la mairie semble décidée à traiter par-dessus la jambe continue de grossir à mesure que le temps passe.

Dans ce contexte, l’étude de l’IFRAP constitue surtout une confirmation de ce qu’on savait déjà, et permet de brosser un tableau complet là où chacun des points précédents ne constitue qu’une touche d’un désastreux ensemble plus vaste.

C’est ainsi qu’on prend la mesure de l’accroissement de la dette sous le mandat d’Anne Hidalgo. Si cette dernière s’évaluait à 507 euros par habitant en 2001 pour atteindre 1636 euros par habitant en 2013 (soit 94 euros par habitant et par an sur cette période), elle atteint maintenant 2835 euros par habitant en 2018, après avoir subi une augmentation annuelle de 239 euros par habitant. Pas de doute : les boosters à dette ont été utilisés par l’équipe de la mairie de Paris qui n’ont donc lésiné sur aucune dépense…

Malheureusement, cet accroissement des dépenses et de la dette de la mairie de Paris, qui atteint maintenant la coquette somme de 5,7 milliards d’euros, ne se traduit absolument pas en une capitale plus propre, plus facile à vivre pour les Parisiens, plus agréable à visiter pour les touristes et globalement plus sûre pour ceux qui y vivent ou y travaillent.

En fait, c’est même parfaitement l’inverse.

C’est l’explosion du nombre de chantiers, qui rendent la vie impossible aux piétons, cyclistes, motards, automobilistes, chauffeurs de bus et autres trottinetteurs métrosexuels. On compte ainsi plus de 7000 chantiers ouverts dans la capitale, et si une part d’entre eux sont des travaux de ravalement de façade ou d’autres dépendant de tiers, 3219 dépendent d’opérateurs de réseau (gaz, électricité, infrastructure de communication) et 643 relèvent de la Ville de Paris.

La lutte contre les nuisibles (notamment les rats) ne semble guère porter ses fruits : les riverains des parcs inondent internet de vidéos pas toujours amusantes où des groupes de rongeurs s’égaillent joyeusement à la recherche de nourriture ; sur la promenade Barbès-Chapelle-Stalingrad, les rats grouillent.

Il faut dire que ces charmants mammifères sont largement aidés par d’autres qui produisent un nombre assez phénoménal de détritus alimentaires, et d’autres encore qui « oublient » de les ramasser : entre la diminution des effectifs affectés à la propreté, l’absentéisme qui mine les rangs des éboueurs et une gestion de plus en plus discutable des services, l’état sanitaire de la capitale française est catastrophique, au point que les touristes ne manquent pas de le remarquer

Quant à la sécurité, elle n’est plus qu’un vaste souvenir pour les habitants de certains quartiers maintenant à peu près laissés à l’abandon des forces publiques. Les camps de fortune, véritable cloaques à ciel ouvert pour lesquels tant la mairie de Paris que chacune des mairies d’arrondissement semblent complètement dépassés, recueillent aussi bien les immigrants que la pire des racailles, les zones où règnent des faunes interlopes qui profitent de méchants trottoirs trop étroits pour harceler les habitants ou pratiquer le trafic de drogues en toute impunité.

En quelques années, Paris est devenue une ville plus dangereuse qu’elle ne l’était avant : cambriolages en hausse fulgurante, hausse des vols, vols avec violence

Si l’on y ajoute les choix idéologiques de faire une guerre constante aux automobilistes (par exemple en fermant les voies sur berge, ce qui a provoqué une hausse de la pollution), force est de constater que ces 5,7 milliards d’euros de dette semblent s’être évaporés avant d’avoir irrigué les services compétents pour résoudre tous ces problèmes

Mais où est donc parti l’argent ?

C’est là que les travaux de l’IFRAP éclairent la situation : il apparaît que pour la seule année 2018, les dépenses de la Ville atteignent la coquette somme de 9,4 milliards d’euros, dont 7,8 milliards de dépenses de fonctionnement (en hausse de 35 % depuis 2010). Or, les plus importants coûts de fonctionnement sont les charges du personnel ce qui est logique puisqu’en l’espace de 20 ans, le nombre d’agents employés par la ville est passé de 40 300 à 52 000, pendant que la population, elle, diminue depuis le début des années 2010, permettant à Paris de compter un agent pour 43 habitants. Par comparaison, Rome n’en compte qu’un pour 95 et Londres un pour 107. À ce constat effarant s’ajoute celui des primes, avantages et indemnités qui ont augmenté de 7 % entre 2007 et 2015.

En somme, la mairie de Paris emploie beaucoup trop d’agents aux avantages trop importants et les indemnise de façon trop large, pendant que le service rendu diminue de façon affolante en quantité et en qualité.

De façon intéressante, l’étude de l’IFRAP estime qu’une partie de ces problèmes de gestion provient d’une dilution des compétences et des responsabilités dans le millefeuille administratif municipal, départemental, régional et national. On ne peut pas leur donner tort tant il est réputé que les guerres picrocholines agitent régulièrement ces différentes administrations pour savoir qui évitera avec le plus de brio de faire un travail pourtant de sa compétence.

La solution préconisée par le think-tank spécialisé sur la recherche et l’efficacité des politiques publiques est intéressante puisqu’elle consiste, in fine, à supprimer purement et simplement la mairie de Paris en s’inspirant de l’organisation territoriale du Grand Londres…

On le comprend, une telle révolution ne risque pas d’arriver, d’autant plus qu’approchent les élections municipales : compte-tenu de la brochette de semi-habiles qui se présentent en face d’Anne Hidalgo, aussi pourri soit son bilan, il lui reste une chance non négligeable de reprendre la queue du Mickey pour refaire un tour gratuit. Autrement dit, Anne Hidalgo a ruiné Paris et va fort probablement continuer à le faire.


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Sur le web

Hidalgo a ruiné Paris

Par h16

En 2014, le programme du parti socialiste pour la mairie de Paris s’intitulait « Paris qui ose » et annonçait donc clairement la couleur : le mandat d’Anne Hidalgo serait placé sous le signe de l’audace, budgétaire notamment. Cinq ans plus tard, le constat est sans appel : la mairie a effectivement osé, l’audace fut au rendez-vous et Paris est en ruine.

C’est à la faveur d’une récente étude de l’IFRAP que les plus naïfs d’entre nous (dont, il semble, la presse francophone fait largement partie) découvriront l’ampleur des dégâts.

Pour ceux qui lisent ces colonnes en revanche, la surprise sera fort modérée.

D’une part, il est maintenant de notoriété publique que différents projets se sont soldés par des fiascos et des ratages mémorables, entraînant de lourdes pertes pour le contribuable parisien (est-il besoin de revenir en détail sur Autolib, Velib et les manifestations aussi festives que déficitaires que la mairie de Paris enchaîne dans un tourbillon de flonflons coûteux ?).

D’autre part, les choix culturels et sociétaux de cette même mairie amènent de façon visible et rapide la capitale française à découvrir des plaies qu’on croyait disparues depuis longtemps : poubelles pleines, insécurité galopante, rats grouillants et autres nuisibles, parasites divers et variés, la liste des problèmes que la mairie semble décidée à traiter par dessus la jambe continue de grossir à mesure que le temps passe.

Dans ce contexte, l’étude de l’IFRAP constitue surtout une confirmation de ce qu’on savait déjà, et permet de brosser un tableau complet là où chacun des points précédents ne constitue qu’une touche d’un désastreux ensemble plus vaste.

C’est ainsi qu’on prend la mesure de l’accroissement de la dette sous le mandat d’Anne Hidalgo. Si cette dernière s’évaluait à 507€ par habitant en 2001 pour atteindre 1636€ par habitant en 2013 (soit 94€ par habitant et par an sur cette période), elle atteint maintenant 2835€ par habitant en 2018, après avoir subi une augmentation annuelle de 239€ par habitant. Pas de doute : les boosters à dette ont été utilisés par l’équipe de la mairie de Paris qui n’ont donc lésiné sur aucune dépense…

Malheureusement, cet accroissement des dépenses et de la dette de la mairie de Paris, qui atteint maintenant la coquette somme de 5,7 milliards d’euros, ne se traduisent absolument pas en une capitale plus propre, plus facile à vivre pour les Parisiens, plus agréable à visiter pour les touristes et globalement plus sûre pour ceux qui y vivent ou y travaillent.

En fait, c’est même parfaitement l’inverse.

C’est l’explosion du nombre de chantiers, qui rendent la vie impossible aux piétons, cyclistes, motards, automobilistes, chauffeurs de bus et autres trottinetteurs métrosexuels. On compte ainsi plus de 7000 chantiers ouverts dans la capitale, et si une part d’entre eux sont des travaux de ravalement de façade ou d’autres dépendants de tiers, 3219 dépendent d’opérateurs de réseau (gaz, électricité, infrastructure de communication) et 643 relèvent de la Ville de Paris.

La lutte contre les nuisibles (notamment les rats) ne semble guère porter ses fruits : les riverains des parcs inondent internet de vidéos pas toujours amusantes où des groupes de rongeurs s’égayent joyeusement à la recherche de nourriture ; sur la promenade Barbès-Chapelle-Stalingrad, les rats grouillent.

Il faut dire que ces charmants mammifères sont largement aidés par d’autres qui produisent un nombre assez phénoménal de détritus alimentaires, et d’autres encore qui « oublient » de les ramasser : entre la diminution des effectifs affectés à la propreté, l’absentéisme qui mine les rangs des éboueurs et une gestion de plus en plus discutable des services, l’état sanitaire de la capitale française est catastrophique, au point que les touristes ne manquent pas de le remarquer

Quant à la sécurité, elle n’est plus qu’un vaste souvenir pour les habitants de certains quartiers maintenant à peu près laissés à l’abandon des forces publiques. Les camps de fortune, véritable cloaques à ciel ouvert pour lesquels tant la mairie de Paris que chacune des mairies d’arrondissement semblent complètement dépassés, recueillent aussi bien les immigrants que la pire des racailles, les zones où règnent des faunes interlopes qui profitent de méchants trottoirs trop étroits pour harceler les habitants ou pratiquer le trafic de drogues en toute impunité.

En quelques années, Paris est devenue une ville plus dangereuse qu’elle ne l’était avant : cambriolages en hausse fulgurante, hausse des vols, vols avec violence

Si l’on y ajoute les choix idéologiques de faire une guerre constante aux automobilistes (par exemple en fermant les voies sur berge, ce qui a provoqué une hausse de la pollution), force est de constater que ces 5,7 milliards d’euros de dette semblent s’être évaporés avant d’avoir irrigué les services compétents pour résoudre tous ces problèmes

Mais où est donc parti l’argent ?

C’est là que les travaux de l’IFRAP éclairent la situation : il apparaît que pour la seule année 2018, les dépenses de la Ville atteignent la coquette somme de 9,4 milliards d’euros, dont 7,8 milliards de dépenses de fonctionnement (en hausse de 35% depuis 2010). Or, les plus importants coûts de fonctionnement sont les charges du personnel ce qui est logique puisqu’en l’espace de 20 ans, le nombre d’agents employés par la ville est passé de 40.300 à 52.000, pendant que la population, elle, diminue depuis le début des années 2010, permettant à Paris de compter un agent pour 43 habitants. Par comparaison, Rome n’en compte qu’un pour 95 et Londres 1 pour 107. À ce constat effarant s’ajoute celui des primes, avantages et indemnités qui ont augmenté de 7% entre 2007 et 2015.

En somme, la mairie de Paris emploie beaucoup trop d’agents aux avantages trop importants et les indemnise de façon trop large, pendant que le service rendu diminue de façon affolante en quantité et en qualité.

De façon intéressante, l’étude de l’IFRAP estime qu’une partie de ces problèmes de gestion provient d’une dilution des compétences et des responsabilités dans le millefeuille administratif municipal, départemental, régional et national. On ne peut pas leur donner tort tant il est réputé que les guerres picrocholines agitent régulièrement ces différentes administrations pour savoir qui évitera avec le plus de brio de faire un travail pourtant de sa compétence.

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Les énergies alternatives renouvelables : peu renouvelables et très alternatives.

Par h16

Lorsqu’on lit « énergies alternatives », on croit souvent qu’il s’agit d’énergies différentes aux énergies traditionnelles que sont les énergies fossiles ou nucléaires. Cependant, l’actualité vient une fois de plus prouver que « alternatif » est à prendre dans le même sens que pour « courant alternatif » : une fois c’est positif, une fois c’est négatif.

Et le 9 août dernier, ce fut plutôt négatif pour une partie de l’Angleterre, dont des quartiers de Londres, ont été plongés dans le noir vendredi en fin d’après-midi, en pleines heures de pointes, en raison d’une panne d’électricité qui a causé la pagaille dans les transports à l’heure de pointe, touchant environ 1 million de personnes. King’s Cross à Londres, l’une des gares les plus fréquentées de Grande-Bretagne, a dû être évacuée, provoquant une véritable marée humaine en surface, pendant que des milliers de navetteurs se sont retrouvés coincés dans des trains bloqués.

On pourrait, comme le fait la presse française avec un brio millimétré, détailler les zones géographiques touchées quitte à jeter un ou deux paragraphes sur le constat qu’une vie moderne sans électricité pose de sérieux soucis (sans blague !) : plus de trains, plus de métros, plus d’éclairage et plus de feux de signalisations, de gros soucis de communication, bref, une vie banale qui bascule instantanément dans un aperçu du Moyen-Âge, m’ame Michu, où va le monde, où va le monde…

On pourrait.

Ça ne mange pas de pain, et ça permet aussi d’éviter toute description précise de la nature exacte du problème survenu. Description et analyse qui, on va le voir, piqueraient un peu certaines rédactions et certains journalistes dont l’agenda politique est particulièrement difficile à cacher.

La panne, d’importance, est en effet survenue sur deux sites de production électrique : une centrale au gaz et un champ d’éoliennes. L’enquête pour déterminer précisément les raisons de l’ampleur même de la coupure est encore en cours, mais plusieurs sources confirment que la panne géante a été provoquée par l’arrêt inattendu du parc éolien offshore de Hornsea ainsi que celui de la centrale au gaz de Little Barford.

S’il semble étonnant que la perte de deux sources puisse provoquer une telle interruption – l’enquête déterminera peut-être tous les problèmes parallèles à ces deux sources principales qui ont accru le défaut initial, les Londoniens et plusieurs centaines de milliers d’autres Britanniques ont eu, au travers de cette expérience désagréable, un bel aperçu de ce qu’une extension générale des énergies alternatives veut dire pour la vie de tous les jours.

D’une part, cela permet de bien rappeler à tous que les fermes éoliennes, outre l’encombrement visuel et sonore qu’elles provoquent, leur durée de vie particulièrement faible (surtout lorsqu’elles sont offshore), ont toutes besoin, en parallèle, d’une source secondaire de production électrique, qui est généralement une centrale au gaz. Le vent ne soufflant pas toujours, et certainement pas de façon constante, la production électrique de ces champs éoliens est suffisamment erratique pour nécessiter le renfort systématique d’une autre source électrique.

Autrement dit, distribuer des éoliennes dans les campagnes, c’est ajouter des moulins disgracieux à la production aléatoire en plus de centrales traditionnelles et non en replacement d’icelles.

Les éoliennes, catastrophes écologiquesD’autre part, cela permet aussi de bien faire prendre conscience de l’importance d’un réseau électrique adapté aux besoins de la population, et des conséquences visibles lorsque ce n’est plus le cas. Or, s’il est certes coûteux d’adapter un réseau électrique aux demandes croissantes de la population et à l’augmentation démographique, ce n’est rien face à la complexité de faire le chemin inverse, à savoir adapter la population et ses demandes aux capacités effectives des réseaux de production. C’est pourtant exactement le trajet que les gouvernements tentent d’effectuer actuellement en poussant le crédo malthusien des écologistes politiques, en demandant à tous et chacun de limiter ses besoins et de réduire sa consommation en agonisant les populations de taxes et de vexations fiscales visant à les faire rentrer dans le bon chemin de la décroissance énergétique, en lieu et place des mécanismes naturels de marché et de fixation libre des prix de l’énergie qui permettent, en temps réel et sans distorsion, de tenir compte à la fois des capacités des producteurs et des besoins des acheteurs.

En outre, ce genre d’événements désagréables (et fort heureusement pour nos amis britanniques, de courte durée) permet de montrer à quel point l’actuelle centralisation de la production énergétique constitue un réel danger pour les économies modernes.

Cette centralisation ne doit pas grand chose au hasard.

Les économies d’échelles, imposées par les modèles techniques ou économiques des productions électriques, imposent souvent une production centralisée. Ce n’est pas le cas pour le nucléaire qui peut se satisfaire de réacteurs de petite taille, modulaires ; malheureusement et malgré un historique particulièrement favorable en matière de sécurité, le nucléaire a trop mauvaise presse pour qu’aucun gouvernement ne se lance dans cette aventure. Il en va de même avec les groupes électrogènes à base d’énergies fossiles, bien maîtrisés et faciles à gérer. Là encore, le travail de lobbying permanent et particulièrement bruyant de toute une frange d’écologistes a durablement enterré ces solutions pourtant efficaces et propres.

En revanche, les énergies dites renouvelables sont, par nature, fort « centralisables » (des milliers de petites éoliennes ne permettant pas de produire ce que de grands champs éoliens autorisent, typiquement) : centralisation des financements, centralisation de la production, et surtout centralisation du pouvoir qui l’accompagne, ce que tout gouvernement comprend fort bien lorsqu’à la faveur de troubles internes, le basculement d’un interrupteur suffit à calmer immédiatement toute une population…

Enfin, ce genre d’événements permet aussi de rappeler la fréquence de ces soucis liés aux énergies alternatives qui, finalement, ne fonctionnent pas trop bien et marquent le pas lorsque les conditions météo ne se plient pas aux désidératas humains.

Si, bien évidemment, ces « black outs » ne sont pas spécifiques des énergies alternatives mais plutôt la caractéristiques de réseaux centralisés, il n’en reste pas moins que l’introduction de sources d’énergies intermittentes, très sensibles aux conditions météorologiques, d’une durée de vie moindre et d’un coût de maintenance supérieure aux énergies traditionnelles ne va certainement pas améliorer la situation, comme en témoigne les exemples récents de pannes liées à des champs éoliens.

Mais apparemment, les populations et les gouvernements ont déjà décidé : les sources d’énergies dites « écologiques » vont continuer à se multiplier, moyennant un peu de propagande, de vœux pieux répétés comme des mantras et selon l’idée que, tous ensemble, si on y croit très fort et en dépit de toutes les règles physiques et économiques, ça va marcher…

La panne électrique de Londres de ce mois-ci montre en tout cas une chose claire : nous nous acheminons littéralement vers un retour aux heures les plus sombres de notre histoire.

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Sur la route de Cannes

Par Jean-Baptiste Noé
cannes

Par Jean-Baptiste Noé.

À Los Angeles comme à New York le passant se voit dans des scènes de films. Telle rue, tel bâtiment, telle lumière rappellent une scène, un dialogue, un moment du cinéma. Difficile de voir les gratte-ciels de New York sans penser à Spiderman, ou l’Empire State Building sans revoir King-Kong.

En France, Paris joue un peu ce rôle. Du pont des Arts à Montmartre, en passant par les quais de Seine, des moments mythiques du septième art ressurgissent. À Cannes ce ne sont pas les films qui se rappellent à nous, nous sommes véritablement dans un film, le film du film, comme dans une perpétuelle mise en abîme.

À Cannes il y a la Croisette, les grands hôtels dont on ne peut observer que les façades, le bord de mer, le sable, au loin les îles de Lérins et ses moines priants. Voilà Cannes, avec son palais des Festivals, ses marches et son tapis immaculément rouge.

Derrière ce front de mer, cette façade scénique, il y a aussi une ville, mais ce n’est pas la même ville. Derrière cette scène maritime c’est l’arrière-cour, la salle des reposes décors, c’est l’office. Le vrai Cannes, le Cannes connu des millions de cinéphiles, le Cannes qui passe en boucle lors du Festival de cinéma, ce Cannes-là se limite en une étroite bande de bitume, entre les palaces et la plage, dans un périmètre carré fort réduit. Pour le cinéma il n’y a que ce terroir-là qui compte, le reste n’existe pas.

Faisons alors la route inverse ; non pas la route qui mène vers Cannes, mais celle qui nous fait quitter Cannes. Cette route, cette départementale qui porte un numéro, et qui relie Cannes à Fréjus, la ville des paillettes à la ville des arènes. On croit sortir du cinéma et on y entre de nouveau.

Sur cette route de front de mer reviennent à l’esprit les courses-poursuites de James Bond et l’accident de Grace Kelly, bien réel celui-là, non pas dans un rêve. Les lacets, l’étroitesse de la route, la pente vertigineuse qui plonge dans la mer, voilà de quoi donner le frisson à tout amateur. Selon les options cinématographiques, le conducteur aura envie de freiner, ou bien d’accélérer.

La route démarre bien gentiment, et soudain le spectacle apparaît. Le vrai spectacle, le vrai film, celui qui n’est pas inscrit sur des bobines, celui que l’on ne projette pas sur des écrans, le film de la nature, et un film changeant, en fonction des lumières et en fonction de l’heure.

Comment décrire cette superbe route de la corniche qui va entre la mer et le massif de l’Estérel ? Nous pourrions employer une kyrielle d’adjectifs. Nous pourrions multiplier les superlatifs. Nous dirons que c’est le plus beau paysage que nous connaissons.

Il y a des paysages qui confinent au superbe et au sublime, c’est le cas du Grand Canyon, c’est le cas des zones de montagne, des Alpes, des Andes chiliennes. Il y a des paysages qui sont beaux, comme le val de Loire, la campagne toscane, la brousse kenyane au coucher du soleil. Ici pas de sublime et pas exactement de beau, c’est un mélange étrange des deux. Mais ce paysage est magnifique.

On voudrait s’arrêter à chaque instant pour admirer la mer, pour s’attarder sur chaque rocher rouge qui plonge dans le bleu sombre de la Méditerranée. On voudrait sentir chaque mimosa qui couvre la corniche, contempler chaque arbre tordu par le vent. Les tournants nous ouvrent l’horizon sur de nouvelles villas nichées dans la forêt, sur de nouvelles calanques et vers des criques méconnues : on croit avoir tout vu et tout s’ouvre à nous.

Et c’est comme ça à tout moment : nous passons des beautés pour atteindre d’autres beautés, et l’on découvre que la Provence est un pays de mer et aussi, et peut-être même plus, un pays de montagne. Beauté des lieux, splendeur des yeux, violence et magnificence des couleurs et des formes ; en contrebas de la corniche, les roches de porphyre rouge tombent dans la mer agathe, et les vagues disloquent ces masses qui s’enfoncent sous l’effet de l’écume blanchie : quand on croit être au paradis, l’enfer n’est jamais loin.

Combien de temps dure la route à allure modérée ? Je ne sais, mais ce sont de véritables minutes de plaisir. Il est rare de pouvoir s’émerveiller autant sur des paysages naturels, et ici l’activité humaine se fond dans le paysage sans jamais le défigurer.

L’urbanisation est le grand danger de cette corniche. Il n’est pas certain qu’il soit maîtrisé ; tout le monde veut protéger la nature et refuse que les autres construisent leur maison, mais pour soi il paraît normal de faire une exception et d’abattre quelques mètres carrés de pin pour y planter des parpaings. La forêt est mitée de toute part, au milieu des masses vertes surgissent des points jaunes et ocres, là isolés, ici plus présents, des points qui parfois en viennent à former des masses, et au milieu de ces masses demeurent des points verts et frêles. Mimosas, pins sylvestres, pins parasols, chênes verts et chênes-lièges, d’autres essences encore qui luttent et combattent pour demeurer sur leur rocher, pour que la forêt ne cède pas le pas à la garrigue et au maquis.

La route américaine a ses grands espaces et ses immensités, ses lignes droites sans fin et ses étendues à perte de vue. La route française a, partout, de l’histoire, des monuments, des anecdotes et des contes, partout de la vie, du vécu, des combats et des morts.

Sur le porphyre rouge de l’Estérel, combien de bateaux se sont échoués ? Combien de contrebandiers sont tombés sous les balles des douaniers ? Et combien d’habitants ont repoussé les Barbaresques et les Maures qui leur voulaient du mal ? La lumière est fluctuante et la corniche changeante ; l’histoire, elle, est mouvante, et l’histoire des hommes plonge avec les racines des arbres des collines.

Revenir au lever de soleil. Revenir au coucher du soleil. Revenir à midi et revenir le soir ; faire la route, la faire sans cesse, dans un sens et dans l’autre, pour sans cesse revoir la même chose, mais différentes choses, la même roche, mais une autre roche, le même pin, mais un autre pin. Le même paysage, avec une autre lumière, et avec d’autres yeux, ce n’est plus le même paysage, ce n’est plus le même décor ; ce n’est plus le même film.

On ne monte jamais deux fois les marches de Cannes de la même façon, on ne fait jamais deux fois la route de la corniche : ces paysages nous transforment, et nous, nous transformons les paysages.

Article initialement publié en août 2013.

Jérusalem à Paris, Anne Hidalgo égale Trump. -- Richard Labevière

Par Richard Labevière

Piétinant le droit international et le sort des Palestiniens, l'épouvantable Trump a choisi, pour les USA, de désigner Jérusalem comme capitale d'Israël. Hidalgo, qui prépare sa campagne électorale et est prête à toutes les bassesses, a jugé bon de baptiser une "Place Jérusalem", à Paris. Le tout en organisant une cérémonie réservée aux seuls membres de la communauté juive et à des élus de l'extrême droite israélienne. Hidalgo home.
Dernièrement, la maire de Paris Anne Hidalgo a (...)

Nos lecteurs proposent / , ,

Griveaux : « Paris et moi », et moi, et moi, et moi !

Par Nathalie MP
griveaux

Par Nathalie MP.

C’est donc Benjamin Griveaux, « marcheur » de la première heure, ancien porte-parole du gouvernement Philippe et député de Paris, qui portera les couleurs parisiennes de la République en Marche (LREM) lors des municipales de 2020. Ainsi en ont décidé la semaine dernière la Commission d’investiture puis le bureau exécutif du parti après l’audition des trois prétendants en lice, non sans soulever quelques rancœurs du côté du candidat malheureux Cedric Villani.

Dans un tweet amer qui laisse planer le doute sur ses intentions futures, ce dernier regrette une décision d’appareil. Mais comment s’étonner ? Ferrand, Castaner, Loiseau et maintenant Griveaux – Emmanuel Macron place ses fidèles aux postes clefs, quitte à mettre sur pied tout un simulacre de processus démocratique au sein de LREM. À noter d’ailleurs qu’en 2017, Christophe Castaner avait été préféré à Benjamin Griveaux pour diriger le parti présidentiel et avait laissé à ce dernier le porte-parolat du gouvernement comme lot de consolation.

Avec son investiture pour la course municipale à Paris, on dirait bien que pour Benjamin Griveaux, le temps de la récompense est enfin venu. Il s’en défend aujourd’hui dans une langue de bois qui fait honneur au porte-parole du gouvernement qu’il fut, mais il n’a eu de cesse de faire mousser son potentiel de candidat et chercher les ralliements politiques en assurant à qui voulait l’entendre qu’il avait le soutien du président de la République, ce dont en réalité personne n’a jamais douté.

Récompense, donc, mais aussi mission de confiance à haut risque car encore faut-il qu’il devienne effectivement maire de Paris en 2020. Or ravir Paris au PS et à Anne Hidalgo, Emmanuel Macron en rêve depuis qu’il a réalisé un score de 90 % dans la capitale au second tour de la présidentielle de 2017.

Sur le papier, c’est possible : avec presque 33 % des voix aux Européennes à Paris en mai dernier, LREM est arrivé en tête dans 16 arrondissements sur 20 tandis que la liste du PS menée par Raphaël Glucksman avec le soutien d’Anne Hidalgo n’a recueilli que 8,2 % des voix. Les européennes ont en outre confirmé que la droite était en miettes et l’extrême gauche émiettée. Quant au Rassemblement national, son poids parisien est insignifiant.

Restent les écologistes qui ont réussi à remporter 4 arrondissements sur 20 dans la capitale et qui viennent de se choisir une tête de liste pour les municipales avec l’ambition de réunir une « coalition écologiste et de gauche » et faire barrage à la mise en place d’une police municipale (sans arme à feu) annoncée récemment par Anne Hidalgo.

Et reste justement Anne Hidalgo, maire sortante en difficulté lorsqu’il est question de sa gestion municipale mais qui s’accroche dès lors qu’on la compare à ses futurs concurrents. D’autant qu’il reste encore neuf mois à courir avant le scrutin. Toutes sortes d’ennuis dont LREM semble avoir le génie estival sont encore possibles, comme le démontrent amplement les homards géants du ministre de l’Écologie.

Selon un sondage BVA publié le mois dernier, 58 % des Parisiens se disaient insatisfaits du bilan d’Anne Hidalgo, surtout en ce qui concerne la propreté, première préoccupation devant la sécurité et la pollution. En cas d’élections, la maire sortante obtiendrait seulement 21 % des voix contre 25 % pour LREM, que le parti soit représenté par Griveaux ou Villani.

Mais interrogées sur la personnalité LREM qui ferait le meilleur maire pour Paris, les sondés citaient d’abord le Premier ministre Édouard Philippe (15 %) – une hypothèse qui a l’assentiment de François Bayrou qui se verrait bien à Matignon – puis seulement Griveaux (10 %) et ensuite Villani (8 %). De son côté, Anne Hidalgo a vu sa cote de popularité telle que mesurée chaque mois par l’IFOP se hisser à 40 % en juillet, soit un bond de 4 points, tandis qu’avec 20 %, Benjamin Griveaux n’est pas encore parvenu à se faire une place dans l’opinion publique.

À ce stade, il est surtout connu pour son arrogance et son ton souvent méprisant à tel point que ses anciens camarades du PS le surnomment « le marquis de sa suffisance ». Un sobriquet qu’il a illustré avec brio le jour où, en pleine contestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix des carburants, il a qualifié Laurent Wauquiez de candidat « des gars qui fument des clopes et qui roulent au diesel ».

Convaincu de sa haute valeur jusqu’à l’obsession, il considère par exemple que son échec à l’ENA n’a rien à voir avec lui mais tout avec un jury fâcheusement politisé de travers :

« Je suis tombé sur un jury de chevènementistes ! Quand ils ont parcouru mon CV au fil du grand oral : fils de notaire, éducation jésuite, Sciences Po et HEC, j’ai vite compris qu’ils allaient se passer de mes services ! »

Clairement ambitieux et perpétuellement insatisfait de ce qu’il obtient, seul le coup d’après semble pouvoir le satisfaire. Au PS, qu’il a rejoint très jeune, ce coup d’après qui lui ouvrirait les portes d’une grande carrière politique ne s’est pas matérialisé. La frustration s’est ajoutée à l’ambition et explique une grande part de son ralliement à Emmanuel Macron contre les lourdeurs de son parti d’origine.

Né en Saône-et-Loire en 1977, fils d’un notaire plutôt centriste et d’une avocate rocardienne, il étudie à Sciences Po Paris et à HEC. D’abord engagé auprès de Dominique Strauss-Kahn pour la présidentielle de 2007, il a aussi testé les charmes de la politique locale à Chalon-sur-Saône de 2008 à 2015. Voyant qu’il n’accéderait pas à la mairie (que Christophe Sirugue, maire PS de l’époque, se réserve), il fait campagne pour François Hollande lors de la primaire socialiste de 2011 et entre ensuite dans le cabinet de sa ministre de la Santé Marisol Touraine.

Une évolution très en deçà de ses attentes. Aussi, en 2014, il décide de rejoindre le secteur privé comme directeur de la communication d’Unibail-Rodamco, sans idée de revenir un jour à la politique. L’expérience sera cependant de courte durée car dès 2015 ses amis de l’époque strauss-kahnienne – Ismaël Emelien, Stanislas Guérini, Sibeth Ndiaye, etc. – le mettent en contact avec Emmanuel Macron. Il travaille alors à la création d’En marche ! et participe ensuite activement à la campagne présidentielle du futur président de la République.

Si vous vous rappelez cette campagne, vous vous rappelez également que le contenu du programme macronien, divulgué tardivement, n’en était qu’un simple accessoire. Il s’agissait plutôt de faire monter la mayonnaise de l’enthousiasme startupeur en se disant ni de gauche ni de droite et en promettant de renverser les lourdeurs françaises tout en conservant toutes les protections de notre système social. Bref, il fallait « penser printemps », formule qui s’est transformé au fil du quinquennat en « penser écologie ».

Deux ans plus tard, peu d’améliorations structurelles à signaler. Après avoir dit le contraire pendant des mois, Gérald Darmanin nous a même confirmé récemment que jamais l’engagement de réduire un tout petit peu les effectifs de la fonction publique ne serait tenu.

Autrement dit, on constate maintenant que sous couvert de modernité, le projet « politique » d’Emmanuel Macron se réduisait à une révolution de palais visant tout prosaïquement à virer la génération Hollande tout en continuant les politiques social-démocrates dites de « deuxième gauche » typiques des Rocard, Strauss-Kahn et Hollande en fin de mandat.

Eh bien, il me semble que la campagne LREM à Paris se présente exactement sur le même modèle. Une génération de quadras conduite par Benjamin Griveaux, 41 ans, a pour ambition de prendre la place d’Anne Hidalgo, 60 ans, pour conduire une politique qui ressemblera beaucoup à ce qui se fait à Paris depuis que le PS y a décroché la majorité municipale en 2001 avec Bertrand Delanoé.

Malgré une première enquête intitulée « Paris & moi » menée par LREM auprès des Parisiens cet hiver, consultation qui confirmait que la propreté de la ville est bien un sujet de préoccupation majeure des électeurs, aucun programme précis n’a été proposé pour l’instant.

Au micro de Jean-Jacques Bourdin peu après son investiture (vidéo), Benjamin Griveaux a surtout débité avec beaucoup d’assurance tous les lieux communs du macronisme qui n’engagent à rien.

Certes, il va falloir « apporter une offre nouvelle, alternative à la politique conduite depuis cinq ans par la maire de Paris ». Si LREM veut la battre c’est un minimum, au moins dans le discours. Donc quand Mme Hidalgo évoque la création d’une police municipale sans arme à feu, Griveaux propose de laisser les Parisiens se prononcer sur la création d’une police municipale armée.

Et puis là où Anne Hidalgo décidait seule, ne parlait qu’à la gauche et écartait Total des sponsors des JO, il est d’avis qu’il faut parler à tous les Parisiens, demander à Total de doubler son sponsoring, rassembler un grand collectif et dépasser tous les clivages. Un enfant de Paris n’est ni de droite ni de gauche ! Vidéo, 01′ 12″ :

En revanche, pas question de revenir sur la fermeture des voies sur berge ou sur les limitations de vitesse sur le périphérique. Au contraire, parmi les quelques rares mesures avancées par Benjamin Griveaux, figurent l’interdiction des bus de tourisme diesel dans la capitale d’ici 2023, l’instauration de trois examens respiratoires pour les écoliers et l’attribution d’une voie du périphérique à l’auto-partage et aux transports publics.

Surtout, confirmant une fois de plus que le score inattendu des écologistes aux élections européennes couplé à la pression intense des collapsologues de tout poil est clairement devenu la boussole de toute action politique, il propose également la mise en place d’un Conseil parisien de défense écologique constitué d’experts et d’habitants tirés au sort. On admirera au passage le magnifique copier-coller de ce que le président de la République a annoncé au niveau national lors de sa conférence de presse de sortie du Grand débat.

D’autant que de son côté Hidalgo martèle partout que l’urgence climatique a toujours été sa priorité et que la démocratie participative est constitutive de son engagement d’élue socialiste.

Ainsi, à voir Benjamin Griveaux se lancer à Paris contre Anne Hidalgo tout en marchant consciencieusement dans ses traces, on constate comme souvent qu’il suffit de dire que tout va changer pour que finalement rien ne change. Ça promet.

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Comment faire disparaître le périphérique parisien ?

Par Michel Gay
Anne Hidalgo

Par Michel Gay.

Plus fort que le magicien David Copperfield qui faisait disparaître des trains, l’adjoint EELV chargé des déplacements à la mairie de Paris (Christophe Najdovski) veut faire disparaître le « monstre routier » du boulevard périphérique en le « transformant ».

Un prétexte : la pollution

Un des moyens pour « transformer » suffisamment ce boulevard afin le faire disparaître, selon la volonté de cet adjoint d’Anne Hidalgo, serait d’abaisser la vitesse de 70 km/h à 50 km/h en prétextant que cette mesure abaisserait la pollution.

Or, les lois de la physique, et notamment celles de l’aérodynamique, étant ce qu’elles sont, la résistance de l’air devient négligeable à partir de 60 km/h dans la baisse de consommation, et donc de pollution, pour tous les véhicules.

En dessous de cette vitesse, ce sont les frottements mécaniques (pneus, roulements, transmissions…) qui deviennent prépondérants dans la résistance globale à l’avancement.

Ainsi, une voiture de type SUV économisera environ 0,3 litre de carburant « aux 100 km » en roulant en permanence à 50 km/h au lieu de 70 km/h, et une citadine économisera 0,2 litre aux 100 km (soit 4 % de leur consommation respective de 7 litres et 5 litres aux 100 km).

Mais cette diminution « massive » des émissions de pollution (qui va changer le monde) sera encore bien inférieure puisque la vitesse moyenne en journée sur le périphérique est déjà de… 40 km/h.

De plus, vers 50 km/h et en dessous, l’ensemble de la chaîne mécanique (rendement moteur, transmission, frottements moteur…) ne travaille plus de façon optimale, et la consommation kilométrique stagne ou ré-augmente. Une voiture consomme davantage à 30 km/h en seconde, qu’à 60 km/h en troisième, ou en quatrième, par kilomètre parcouru.

Quel est le véritable objectif ?

Il s’agit donc d’emm… les utilisateurs du périphérique (Parisiens ou non) afin qu’ils délaissent leur véhicule, pourtant souvent bien pratique suivant les besoins, pour les forcer à emprunter les transports en commun (« Nous allons vous faire aimer le bus, le métro et le RER !… »)

La volonté de la mairie de Paris de diminuer de 70 km/ à 50 km/h la vitesse sur le périphérique n’aura donc quasiment aucune influence sur la réduction de la pollution dans la capitale.

En revanche, quand « ça roule bien » le temps de parcours sera augmenté de 30 %, soit 5 minutes de plus pour parcourir la moitié de la boucle (17 km).

Emprunter le périphérique deviendra petit à petit de plus en plus un enfer jusqu’à le faire disparaître, puisque tel semble être l’objectif de la mairie de Paris… pour sauver les Parisiens malgré eux, et la planète.

Il s’agit, comme le plus souvent en écologie politique, d’un simple effet d’annonce sans aucun fondement scientifique pour donner bonne conscience à quelques-uns en polluant la vie des Français avec de pénibles mesures coercitives inutiles.

Cet article Comment faire disparaître le périphérique parisien ? est paru en premier sur Contrepoints

[Redite] Cannes ou le festival de Netflix

Par h16

Article initialement paru le 22.05.2017

Il y a deux ans, la toute fraîche élection de Macron à l’Élysée occultait un peu ce qui se passait à Cannes et son festival qui découvraient, stupéfaits, que le cinéma ne se joue pas forcément toujours dans une salle obscure, et qu’un réseau de distribution en vaut bien un autre, surtout en ce siècle numérique.

Depuis, la tendance à la consommation de films en dehors des canaux traditionnels s’est confirmée avec une perte de parts de marché des distributions classiques, à commencer par la télé, qui doivent s’adapter aux nouveaux modes de visionnage. Il faudra, soyons en sûr, encore quelques années pour que tout le monde l’admette (et qu’alors, tout le monde dise l’avoir prédit depuis longtemps, bien sûr), mais le cinéma traditionnel a vécu.

Avec le nouveau gouvernement Edouard Philippe, les Français viennent de recevoir leur part de rêves et de paillettes et c’est sans doute pour cela que la presse a eu bien du mal à aborder l’autre actualité starlettes du moment : le festival de Cannes vient de dérouler son célèbre tapis rouge sur la Croisette.

Et cette année, en parallèle d’une activité politique particulièrement chargée qui verra sans aucun doute la nouvelle Ministre de l’Aculture pavaner sur les marches du Palais, il y a déjà de quoi de se mettre un petit scandale ou deux sous la dent : il eut été particulièrement improbable, incongru même, que la Croisette n’ait pas été le siège, cette année encore, d’une nouvelle polémique sulfureuse et cette année, c’est à la faveur de nouveaux arrivants dans le monde pourtant très fermé du grand écran que le tapage aura lieu.

Pensez donc ! Alors que tout semblait concourir pour un maââgnifique festival haut en couleurs, voilà qu’un producteur-distributeur de films débarque sans prévenir et sans s’occuper des petites habitudes du cru ! Netflix a décidé de ruer dans les brancards, c’est absolument scandaleux : en proposant deux films en compétition à Cannes cette année, la firme américaine a certainement passé toutes les bornes des limites et même au-delà !

Il faut le dire, l’affront est impardonnable : Netflix a décidé de ne pas faire sortir ses films en salle. Et pour cause : la firme américaine est en effet spécialiste du film à la demande, sur tablette, PC ou téléphone, pas du tout sur grand écran. Et les deux films qu’elle présente à Cannes cette année n’ont aucune vocation à se retrouver un jour sur les écrans de cinéma de la planète entière. Voilà un outrage sans limite qui fâche déjà les exploitants en salle, les festivaliers et les membres du jury : les premiers ne pourront pas espérer faire de l’argent en présentant ces films (et pour cause) ; les seconds sont trop heureux de faire une polémique à pas cher, quant aux troisièmes, ils cherchent à savoir si l’affront devra être lavé ou simplement oublié. En attendant, Pedro Almodóvar, le président de cette soixante-dixième édition, a quand même affirmé qu’il ne se voyait pas remettre la Palme à un film qui ne sortirait pas en cinéma.

Cette petite poussée d’urticaire cultureuse est tout de même intéressante en ce qu’elle montre, une fois encore, à quel point les modes de consommation ont changé plus vite que les habitudes. On peut bien sûr espérer que la plupart des professionnels du cinéma s’adapteront à la nouvelle donne des films à la demande, mais il n’en reste pas moins qu’une frange continuera de s’exciter contre les nouvelles technologies, les nouveaux modes de distribution et de consommation, afin de faire perdurer, coûte que coûte et vaille que vaille, un procédé qui n’existe que depuis à peine plus d’un siècle.

De ce point de vue, la Croisette cannoise, qui représentait il y a encore quelques dizaines d’années un lieu de strass, de paillettes et de modernité, tend à dépeindre maintenant un art vieillissant où il ne s’agit plus d’étonner, de surprendre ou de renouveler, mais de conforter ou de rassurer ceux qui dépendent ultimement de la vente et de la distribution de films.

Car c’est bien d’eux qu’il s’agit en réalité ici. Certes, on peut toujours admettre que pour l’un ou l’autre esthète cinématographe, rien n’est plus vivant, plus grand, plus beau que l’écran de cinéma et qu’à ce titre, aucun expédient ne pourra être trouvé pour le remplacer. Certes, le cinéma, par définition au moins au début, s’entendait être un plaisir culturel de groupe. Soit. Mais l’avènement des fichiers multimédias, des tablettes et des téléphones aura largement bousculé la donne.

À tel point, d’ailleurs, que ces nouveaux modes de consommations ont largement accru la quantité de films engloutie par les spectateurs sur les vingt dernières années, et dans ce cadre, l’apparition des films à la demande (Video On Demand) est en réalité un vrai pas en avant pour une meilleure distribution des films. Du reste, au contraire de tous les petits couinements stridents poussés par les distributeurs traditionnels de films, force est de constater que le cinéma ne s’est jamais aussi bien porté qu’actuellement.

Ainsi, même si le piratage semble faire des ravages avec des yeux remplis de larmes et pleins de morts du petit cheval, les chiffres ne laissent aucun doute : la lutte contre le piratage est particulièrement contre-productive dans le monde en général, et en France tout particulièrement. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre avec délice l’étude qu’à fait paraître l’INSEE il y a tout juste un an sur l’effet redistributif de la loi HADOPI sur la part de marché des films américains : non seulement, HADOPI et son cortège de vexations ridicules ne servent à rien, mais encore en plus favorisent-ils les films américains au détriment des français ; l’introduction de la loi est associée à une augmentation de la part de marché des films américains de 9% mais sans augmentation de la demande totale pour les films en salle. Autrement dit, la lutte contre le piratage parvient à rendre moins attractifs les films français (qui ne le sont déjà pas beaucoup en moyenne). Bien joué.

De la même façon, il y a fort à parier que les petits mouvements de prurits malencontreux vis-à-vis de Netflix risquent bien de se retourner… contre ceux qui les commettent : vouloir à tout prix enclaver le cinéma dans un mode unique de production, de distribution et de visionnage, c’est à terme signer son arrêt de mort tant il semble évident que le cinéma qui existait il y a encore 30 ans va profondément changer. De la même façon, imposer qu’un film primé à Cannes soit absolument distribué en salle, c’est une énorme bêtise : normalement, les palmes sont une récompense pour une oeuvre cinématographique, pas une oeuvre de distribution. Il y a tout à parier que si Netflix ou un autre du même tonneau gagne un jour cette palme, il fera sortir son film dans une salle anecdotique afin d’obtenir l’imprimatur de la distribution.

En outre, et c’est probablement le pompon, le passage en film à la demande constitue une vraie réponse contre le piratage : non seulement, l’offre de films en streaming répond à la demande qui trouve tant de mal à s’épancher sur les canaux traditionnels fort dépourvus et en plus, contre un prix modique, l’utilisateur dispose d’une vaste bibliothèque de titres de films et de séries dont il n’a besoin de s’occuper que lorsqu’il la regarde. C’est souvent moins de tracas que les déchargements interlopes, les petits papiers ridicules de HADOPI ou les sites louches remplis de trojans goûtus. En somme, le distributeur redevient ce qu’il n’aurait jamais dû cessé d’être, à savoir celui qui distribue des films à ceux qui le demandent, bien avant de devoir faire l’insupportable gendarme qui n’a de cesse de terroriser sa clientèle.

Dans quelques jours, la Croisette pourra refermer ses portes, enrouler son tapis et éteindre les lumières. La polémiques Netflix n’aura guère vécu, heureusement. Le cinéma français, tout confit de sa propre importance, saura faire abstraction des nouvelles tendances et du nouveau paradigme et, dans un profond bâillement, pourra s’assoupir doucement.

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Paris : un deuxième mandat d’Hidalgo, vraiment ?

Par h16

À Paris, l’aristocratie républicaine – qui se déplace en voiture et avec escorte – sait conserver à l’esprit que les petites gens n’ont pas toujours toutes les facilités pour traverser la ville. C’est pourquoi, dans son immense magnanimité, elle lui a accordé la possibilité de rouler, voire de trottiner.

Et les trottinettes ont donc fleuri.

Il fallait bien, la guerre ouverte qu’Anne Hidalgo mène contre les automobilistes depuis son arrivée à la mairie de Paris battant son plein, les Franciliens se retrouvent vite à devoir tenter de survivre dans la jungle parisienne entre les bus qui polluent, les taxis hors de prix, les métros et trams régulièrement en panne, en grève ou en retard, les travaux de voirie permanents et continuels.

L’apparition des vélos à louer puis, dernièrement, des trottinettes de toutes les couleurs suivait donc la logique communale consistant à bouter la voiture hors de la ville, quitte à la remplacer par de solides alternatives.

Bien évidemment, l’odeur du succès a immédiatement mis la maire en appétit : quelque chose qui « roule aussi bien », un marché qui se développe de façon si vigoureuse, ce serait dommage de ne pas en profiter un bon coup. Et si on taxait tout ça ?

Pour la forme, on mettra cette taxe sur le dos d’une nécessaire régulation et d’un financement des petits tracas que ces nouveaux modes de déplacement pourraient entraîner ; comme s’en alarme Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris,

« Dans quelques mois, si on ne fait rien, il y en aura 40.000 en plus ! »

Notons qu’on parle toujours de trottinettes, et pas de rats qui eux, ont largement dépassé ce nombre depuis un moment, profitant de l’hygiène exemplaire de la Ville Lumière.

Pour que les choses se passent aussi bien que possible, notons au passage que cette taxation sera spécialement adaptée aux trottinettes. Il est en effet d’ores et déjà prévu que la redevance envisagée sera plus élevée pour ces dernières – entre 50 et 65€ – que pour les vélos, située elle entre 20 et 26€, bien que ces petits engins soient pourtant moins encombrants que les vélos. L’idée, aussi sotte que grenue, c’est d’introduire en plus une bonne louchée d’idéologie dans l’histoire, comme croit le justifier Grégoire, le premier adjoint :

« Nous voulons privilégier le vélo qui est bien meilleur pour la santé. De plus, cela va permettre de ralentir les opérateurs dans le surdéploiement de trottinettes. »

Il est clair, compte-tenu du merdoiement intense de Velib, qu’on ne risque pas d’avoir un « surdéploiement » de vélos dans la capitale, mais on se demande exactement à quel jeu jouent les autorités sachant que ni ces vélos, ni ces trottinettes ne peuvent être décemment considérées comme des moyens de transports sûrs et efficaces dans une ville moderne (sans même prendre en compte le risque de déraper sur un ou deux rongeurs en goguette et de terminer dans la Seine).

C’est d’ailleurs devant cet amoncellement de décisions foutraques et, pour tout dire, de l’absence de la moindre gestion de la ville de Paris qui semble maintenant complètement pilotée à vue qu’on doit se demander comment Anne Hidalgo peut encore prétendre à un second mandat aux élections municipales qui se tiendront dans un an.

Paradoxalement, cela n’empêche pas certains sondages de la placer en tête des intentions de vote : selon un sondage pour le « JDD », l’actuelle maire de Paris Anne Hidalgo arriverait en tête du premier tour des municipales en 2020. Quel que soit le cas de figure et les têtes de liste des autres formations politiques qui sont placées en face d’elle, la maire semble osciller obstinément entre 23 et 25% des intentions de vote, suffisant à lui refaire décrocher la queue du Mickey et gagner un tour de plus dans le manège municipal.

Pourtant, 55% des Parisiens se disent mécontents de son action. Il y a de quoi : saleté repoussante, trafic infernal, manque chronique de logements, loyers en hausse, insécurité, chacun de ces sujets suffirait amplement à la faire éjecter hors du paysage politique. Si l’on y ajoute un problème d’endettement record de la ville au point de devenir problématique sur le court terme, le cauchemar des Jeux Olympiques de 2024 qui vont accroître les difficultés de circulation, de sécurité et d’endettement de la ville, on a un mix parfait pour la rendre absolument invendable aux élections.

Sauf qu’encore une fois, à l’instar de ce qui s’est joué aux élections nationales depuis quelques temps, les alternatives sont si peu attrayantes que le choix du status quo, minimaliste et déplorable, semble celui vers lequel on se dirige.

Sur la gauche, la bousculade de candidats consternants et dont les préconisations transformeraient l’usine à gaz parisienne en véritable champ de mine à la fiscalité délirante ne peut satisfaire personne. Sur la droite, c’est le même constat avec au mieux des inconnus sans charisme, au pire des chevaux de retour vus et revus (et dont le passé laisse entrevoir d’autres types de catastrophes pour la municipalité). Quant aux différents bouffons que le parti présidentiel tente vaguement de propulser, personne ne peut imaginer plus d’une minute qu’ils prennent place à la mairie de la capitale sans immédiatement transformer les « progrès » déjà catastrophiques d’Hidalgo en apocalypse du Parisien.

Il reste une année avant que le vote ne tranche. D’ici là, tout peut arriver (on peut méchamment imaginer que, mordue par un rat, l’une ou l’autre personnalité politique parisienne chope une maladie grave et nous débarrasse de sa présence, rebattant les cartes électorales). Mais pour le moment, la médiocrité consternante des oppositions donne un peu de crédit à l’hypothèse d’une réélection de l’actuelle maire de Paris.

Si ce constat est atterrant, il montre cependant une chose intéressante : plus personne n’est dupe, et seuls les médiocres, les arrivistes et les psychopathes persistent à se présenter encore aux élections. Les politiciens dont nous héritons actuellement, à tous les étages républicains, sont donc majoritairement des choix par défaut, et ils doivent ainsi leur poste non à leurs compétences, mais à la nullité et l’incongruité de leurs opposants.

Ce n’est guère rassurant pour l’avenir du pays.

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Youpi, Paris s’enlaidit !

Par h16

Jusqu’à présent, la tendance générale apparaissait comme un coup du sort. Avec les derniers rebondissements, le doute n’est plus permis : l’enlaidissement de Paris n’est pas fortuit, c’est bien un projet décidé posément, consciemment, par toute la fabuleuse équipe en charge de l’animation urbaine colorée qui tente de se faire passer pour un conseil municipal.

En effet, on se souvient qu’il y a quelques mois, la mairie s’était décidé à faire installer l’une de ces indispensables innovations qui redonnent tout son sens au mot « civilisation » (et hygiène ou urgence sanitaire de façon coïncidente) : grâce à d’intéressantes pissotières sobrement baptisées « uritrottoir », la Ville de Paris entendait redonner aux joyeux habitants la possibilité de se soulager la vessie un peu partout tout en arrosant des plantes. Je présume que nous n’avons échappé aux « crottoirs malins » qu’à la faveur d’une restriction budgétaire ou à la grogne des riverains forcés de supporter l’arrivée de ces magnifiques urinoirs rouges (parfois posés proche de bancs – pratique et subtilement aromatique).

De la même façon, si les efforts entrepris pour débarrasser la ville de sa surpopulation de rats ne semblent pas avoir porté leurs fruits, peut-être n’est-ce pas un hasard : d’une part, ces grouillants rongeurs ont le mérite de mettre un peu d’animation dans certains quartiers d’une capitale bien morte lorsque la nuit est venue ; par leur solide appétit, ils éliminent ensuite une quantité non négligeable des déchets que les Parisiens rejettent, ce qui évite aux équipes de la collecte des poubelles de s’effondrer sous une charge de travail trop importante. Mais surtout, les rats sont d’adorables petites bestioles que certains sont bel et bien tentés de ne surtout pas réguler. Enfin bon. Comme, finalement, Paris croule sous les rats et que tout ceci pose des petits problèmes de coexistence pacifique avec les contribuables, il a été décidé de doubler la période de dératisation ce qui donne une juste idée de l’ampleur de la dérive.

Parallèlement à ces efforts millimétrés pour donner à la Capitale un vague vernis hygiénique, les travaux pour lui donner un nouveau visage continuent de plus belle.

S’il apparaît encore fort tôt pour savoir si, oui non, la magnifique Tour Triangle d’Unibail (l’ex-employeur de Benjamin Griveaux – pure coïncidence) sera bien construite – en procédure accélérée grâce aux J.O. de 2024 – et viendra ajouter une nouvelle réalisation audacieuse dans la Ville Lumière, le reste de Paris n’a pas attendu, lui, pour renouveler ses petites places et ses passages un peu tristes : la mairie de Paris, jamais en retard d’une proposition vitaminée pour décorer des murs, barbouiller des places et refaire des fontaines, s’est attelée à remettre à plat une vingtaine d’endroits qu’elle avait préalablement étiquetés comme « délaissés » et a pour cela laissé s’exprimer des centaines de projets maintenant mis au vote sur les intertubes.

On frétille déjà à l’idée que des douzaines de petites places de la Capitale se réjouiront d’avoir enfin leur plug anal vert géant ou toute autre excitante invention contemporaine que la mairie nous concoctera avec son sens inné de la mesure et de la maîtrise budgétaire…

… Comme l’illustre d’ailleurs l’apparition récente d’un gros cœur géant rouge perché sur un mat à Clignancourt, arrivé là autant par hasard que par la grâce de 650.000 euros en provenance directe des contribuables parisiens du cul d’une licorne éco-consciente probablement transgender.

Chose intéressante : il ne semble pas à l’ordre du jour de réaménager quelque peu certains « lieux de vie » trépidants comme Chateau-Rouge ou la Porte de la Chapelle. Si on trouve d’amples budgets pour hisser des cœurs rouges ici ou là, s’il est toujours possible de faire gonfler des plugs verts place Vendôme, s’il y aura toujours de l’argent (dont 10%, mazette, en provenance directe du privé) pour faire apparaître des fontaines au design douteux, eh bien non, décidément, obtenir que certains quartiers soient simplement nettoyés correctement ou qu’on puisse y circuler sans frôler l’incident n’y est absolument pas à l’ordre du jour.

Sachons organiser nos priorités, que diable !

De prime abord, on pouvait n’accorder que peu de finesse et de compétences à l’Anne de Paris : ses résultats, globalement catastrophiques en matière de gestion financière, humaine ou sanitaire de la ville, ses saillies dans les médias ou les réseaux sociaux qui frisent souvent avec cet humour d’autant plus potache qu’il est totalement involontaire, son parcours flamboyant qui ne laisse aucun doute sur les coups de piston qui furent indispensables à sa carrière (qu’ils soient à scooter ou autrement), tout concourt à bien faire comprendre que la maire de Paris doit son poste bien plus à ses accointances qu’à une maîtrise quelconque du sujet.

Cependant, si l’on prend un peu de recul et avec les éléments précédents, il ne fait maintenant plus aucun doute que si de l’intelligence fut déployée, elle ne le fut certes pas et de façon évidente pour que Paris devienne et reste une fête, mais bien pour que la capitale se transforme petit-à-petit en une espèce de réserve naturelle sur une surface limitée, et un dépotoir ouvert à toutes les expérimentations les plus folles pour le reste.

La force de ce projet fou en passe d’aboutir est d’avoir toujours procédé avec la plus grande discrétion pour que personne ne se doute vraiment du dessein final.

D’un côté, la réserve naturelle est remplie de petits mammifères rigolos un peu poilus qui pédalent, trottinent et socialisent bruyamment. Elle sert d’écrin aux réceptions et autres happenings citoyens & festifs dont le but sera de financer ces lubies qui, immondes, seront bien entendu déversées de l’autre côté, loin de la réserve naturelle, au milieu des gueux dont la valeur ajoutée se réduit aux taxes et impôts locaux, encaissables rubis sur l’ongle, qu’ils ont l’obligation de payer pour continuer à jouir du bénéfice incalculable de vivre dans la Ville Lumière, que le rythme des allumages et des extinctions pousse à appeler maintenant la Ville Stroboscopique.

Oui, c’est évident : une véritable course à l’enlaidissement de Paris est lancée.

Il n’y a pas de hasard : Hidalgo cherche à camoufler les dérives budgétaires énormes de la municipalité et les lacunes maintenant monstrueuses de sa gestion en empilant frénétiquement des idées farfelues et ses enfantillages grotesques.

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[Redite] Propreté de Paris : les factures, les rapports et les rats s’accumulent

Par h16

Article initialement paru le 02.02.2018

Petit-à-petit, les consciences s’éveillent à un fait nouveau : Paris, le centre mondial de l’humanisme, des beaux-arts, de la classe et du luxe français, ne serait plus aussi plaisante que naguère. Pire : la Ville Lumière serait même carrément crade, submergée par les poubelles, les rats et un « sentiment » d’insécurité maintenant aussi dommageable qu’un coup de cuter ou une giclée d’acide sulfurique en pleine face.

Heureusement, comme il y a un an, la mairie fait face. Son édile a même clairement identifié la source du problème : ce ne sont pas le laxisme socialiste, la désorganisation permanente des services, un syndicalisme maladif ou une gestion budgétaire absolument calamiteuse ; cela aurait pu être AirBnB ou Uber, mais finalement non, c’est… le réchauffement climatique, pardi !

Traditionnellement dans ce pays, le vendredi est plutôt le jour du poisson. Cependant, ce vendredi-ci, à la faveur d’une actualité très humide, je vous propose plutôt du rat et de l’âne.

Ces dernières semaines, il a beaucoup plu. La Seine s’est donc naturellement gonflée. Ses berges peu entretenues et de plus en plus encombrées des aménagements humains qui la contraignent fort ont pas mal contribué à l’augmentation du niveau des eaux au point d’inquiéter la capitale du pays dont les doigts de pieds ont commencé à tremper.

Parallèlement, savamment entretenue dans une crasse indigne par des générations de syndicalistes, de politiciens dogmatiques et de fonctionnaires déresponsabilisés, la Ville a vu ces dernières années sa population de rats et d’autres parasites des sociétés humaines exploser au point qu’on constate maintenant leur présence bien au-delà des seuls laboratoires de l’institut Pasteur (ou de ceux de Volkswagen dont la rupture de stock les a sans doute poussé à prendre des sociali singes).

Et si la plupart de ces parasites n’ont pas eu à souffrir des crues soudaines (c’est le cas des agents de verbalisation qui ont pu continuer leurs rondes sans problème), il en va différemment des rats qui, repoussés par les eaux hors des égouts, sont devenus nettement plus visibles ces dernières semaines au point de faire grogner un peu partout dans les journaux. Apparemment, la Seine et ses inondations ont un bras séculier et le glaive rongeur…

J’avais d’ailleurs évoqué le problème dans un précédent billet en me demandant ce qu’allait bien pouvoir faire pour résoudre ce problème récurrent une équipe en place depuis des années et qui n’a pour le moment montré ni sa capacité d’action, ni un historique particulièrement flamboyant en matière de gestion de l’hygiène en général et les rats en particulier.

Question qui n’est pas restée en suspens très longtemps puisqu’un début de réponse se profile déjà : on apprend en effet, par le truchement du journal Le Canard Enchaîné et du magazine Capital, que la Maire de Paris, Anne Hidalgo, a organisé des conférences citoyennes sur la propreté des rues.

Cependant, quelques détails rendent l’affaire particulièrement poivrée (et quand on parle de rats, il vaut mieux, ça occulte certaines odeurs) : afin de mettre en œuvre la volonté de la Maire de plus impliquer les citoyens dans son plan propreté de mars 2017 (le troisième depuis son élection), Anne Hidalgo a fait organiser des conférences citoyennes dans ce thème, soit sept commissions de 15 habitants chacune. On attend les marches exploratoires sur le thème avec gourmandise.

Avec son phrasé inimitable et si spécifique de la nouvelle logorrhée socialiste, à la fois creuse et pleine d’adjectifs agressivement niais, la Maire souhaitait alors « faire émerger de belles propositions » pour rendre à Paris une hygiène un tantinet plus en ligne avec son statut de grande capitale touristique.

Or, l’émergence a un coût : 224.580 euros selon un rapport d’une mission d’enquête du Conseil de Paris. Plus de 200.000 euros qui couvrent bien sûr l’organisation de ces intéressantes réunions de quartier depuis l’automne dernier mais aussi la réalisation d’un rapport dont les résultats méritent un détour dont nous fait profiter le Canard, avec par exemple une conclusion qui laisse rongeur songeur puisqu’on peut lire dans le document de 14 pages que, je cite, “la perception de la propreté à Paris se fonde en négatif sur des constats relatifs à la malpropreté”, probablement pour dire en plus diplomatique que Paris est devenu assez crado.

Le montant de l’addition reste particulièrement salé pour un document de 14 pages dont on se doute qu’il contient quelques belles évidences et qui ne risque pas révolutionner la gestion des parasites, la dératisation en milieu urbain et les idées en matière de poubelles, d’égouts et de détritus. Cependant, cette addition, ce document et ces comités de quartiers vitaminés animés par l’Anne de Paris s’ajoutent en pratique à une précédente mission d’information et d’évaluation (MIE) sur la propreté de la ville, qui n’a elle pas coûté un rond aux contribuables et avait déjà effectué le gros du travail que la Mairie s’est empressée de lancer en parallèle.

Comme nous l’apprend cet article du Figaro, il apparaît en effet que cette MIE, lancée par Florence Berthout, maire « Les Républicains » du 5e arrondissement de la capitale, a auditionné, sur l’année écoulée, 78 maires d’arrondissements, adjoints, bailleurs sociaux, représentants de syndicats hôteliers, et d’autres pour collecter leurs constats et idées sur la propreté de la ville, aboutissant à un rapport de 232 pages et 45 propositions.

La conclusion de la présidente de cette MIE est sans appel :

« 90% de ce qui est dit dans cette étude est (…) présent dans notre rapport. On a bâti des propositions concrètes sur le ‘moins salir’ et le ‘mieux nettoyer’ »

Oui, vous l’aurez compris : on a donc dépensé une coquette somme pour rassembler des données et des idées pardon de « belles propositions » sur un sujet qui avait déjà été traité et qui avait déjà permis l’élaboration d’un épais document dans lequel se trouvait déjà des propositions concrètes.

Propositions concrètes qui, sans surprise, reviennent à passer le balai… dans certaines pratiques depuis celles concernant l’absentéisme chez certains agents de la municipalité et les sanctions afférentes jusqu’au processus décisionnel trop complexe nécessitant une vraie simplification. Comme tout ceci provient de l’opposition, cela n’a probablement aucune chance d’aboutir à quoi que ce soit de concret auprès d’une Maire aussi dogmatique qu’arc-boutée sur ses procédés dilatoires. De réunions en comités, de happenings festifs et citoyens en commissions consultatives colorées, les discussions vont donc âprement continuer pour savoir qui va nettoyer la capitale, quand et comment.

En attendant, les rats de Paris dansent.

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BONNE ANNÉE 2019

Par EchoRadar Blog

Après les nombreuses et meurtrières attaques terroristes qui ont entachées le quotidien de la France depuis bientôt quatre années, l’année 2018 s’est achevée sur le sentiment d’un pays profondément divisé. La crise des Gilets Jaunes n’est autre que le catalyseur du fossé toujours grandissant entre les élites dirigeantes et la classe moyenne et moyenne-basse.

UNFCCC/Skjermbilde cb

La spirale mortifère ne doit cependant pas être la seule et unique grille de lecture, bien sombre, de cette époque incertaine et dangereuse.

A l’opposé des drames et des crises, des réussites ainsi que des joies individuelles et collectives nous interpellent avec force et espoir. Sans forcément pointer un événement particulier, il est heureux d’observer que les nouvelles générations font bouger les lignes que cela soit Emma Gonzalez rescapée de la fusillade de Parkland du 14 février 2018 qui a interpellé Donald Trump sur la réglementation des armes ou encore Greta Thunberg suédoise de 15 ans qui a dénoncé l’inaction des gouvernements sur le changement climatique lors de la COP241 .

Place aux jeunes ainsi qu’aux porteurs d’innovation et à toutes celles et tous ceux qui, armés de leur seul courage, cherchent à agir positivement sur leur environnement proche et moins proche. Véritables acteurs de l’actualité et d’un monde qui se transforme, c’est avec eux que les politiques de long terme doivent être pensées. Notre société a besoin de retrouver du sens, de se projeter dans des projets enthousiasmants et d’accompagner les changements. A cette condition, il sera possible de définir des politiques cohérentes qui rendront caduque le seul horizon, étriqué,  d’un quinquennat ou de la décennie !

Le paradigme du véritable changement est là, l’enjeu essentiel est comment y faire face ensemble.

Pour sa part, EchoRadar continuera à vous accompagner en tant qu’observateur critique ainsi qu’agrégateur d’idées, de pensées et d’analyses originales. Amis lecteurs, tout le collectif vous remercie pour votre fidélité et vous souhaite une belle et heureuse année 2019.

Stratégiquement vôtre.

Cet article BONNE ANNÉE 2019 est apparu en premier sur EchoRadar.eu.

Bonne année 2019

Par h16

Voilà, c’est dit : l’année 2018 est enterrée.

Comme prévu, l’année 2018 fut effectivement remplie de croissance, de baisse du chômage, de parole présidentielle raffinée et de réformes pertinentes et profondes.

Gageons que l’année 2019 verra poindre l’aube d’une ère nouvelle, faite de bonheurs sucrés, de vallées de lait et de miel, de taxes finement étudiées, de redistribution judicieuse, de police efficace, de justice équitable, d’administrations compétentes, de prélèvements à la source opérationnels et de ministres intelligents.

Quoi qu’il advienne, je vous souhaite, à tous, une excellente nouvelle année 2019.

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[Redite] L’avenir joyeusement incertain d’Anne Hidalgo à Paris

Par h16

Article initialement paru le 20.07.2017

Cela fait maintenant un peu plus de quatre ans qu’Anne Hidalgo est la Maire de Paris et, durant ces quatre années, on a pu mesurer assez précisément ce qu’incompétence et dogmatisme peuvent accomplir en matière de destruction méticuleuse d’économie, de transports publics ou de patrimoine touristique.

Il y a un an, je m’interrogeais sur la durabilité réelle de notre Anne de Paris à son poste. Depuis, l’interrogation persiste, les doutes sur sa longévité aussi. Et les récentes innovations punitives de l’équipe municipale n’améliorent guère la situation.

Rien de tel qu’une idée dogmatique et mise en place n’importe comment pour résoudre un non-problème analysé de travers ! C’est probablement la conclusion qui s’impose lorsqu’on regarde les efforts dispendieux qu’a déployés la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Cette dernière, partant du constat erroné que les voitures provoquent presque à elles seules une pollution démentielle sur la ville quasi-Lumière a décidé, depuis le début de son mandat, de multiplier les vexations automobiles, entre deux happenings festifs, citoyens, métrosexuels et faussement provocateurs, la réfection de la Tour Eiffel ou l’un ou l’autre musée LGBT rigolo. Dans ce cadre, on retiendra notamment sa décision récente de reconvertir les voies sur berges en pistes cyclables, citoyennes et aussi festives que ses autres lubies.

Le raisonnement derrière cette invention était, comme d’habitude, aussi simple que stupide : puisque, c’est prouvé, la voiture provoque des pollutions (et des morts par milliers, si si), il faut donc tout faire pour rendre infernal un parcours automobile dans Paris afin de dissuader les conducteurs. Tout le monde sait qu’ils choisissent la voiture par égoïsme, anti-écologisme primaire et une aversion pour des transports en commun pourtant propres, ponctuels, bon marchés et bien gérés. Dès lors, en fermant rapidement les voies les plus empruntées à Paris, il était garanti que la circulation diminuerait, que la pollution s’évaporerait, que l’atmosphère deviendrait plus respirable et que tout le monde en profiterait avec un sourire béat.

Las.

La réalité a, encore une fois, refusé de se plier aux diktats socialo-écoloïdes du mammifère dogmatique en charge de la Mairie : la circulation n’a pas disparu, elle s’est reportée ailleurs, créant des bouchons plus ou moins massifs et déportant la pollution d’un endroit à un autre. À tel point que la plupart des observateurs, y compris gouvernementaux, ont été obligés de constater l’impossible : le résultat des agitations frénétiques de l’Hidalgo n’ont rien changé en terme de pollution et leur bilan est nul.

En somme, l’imposition à marche forcée d’idées loufoques pour résoudre de travers un problème mal posé a provoqué un résultat médiocre voire mauvais et une dégradation sensible du trafic routier parisien. Heureusement qu’à côté, le budget de la Ville est hum disons solide et que Paris a su obtenir, de haute lutte, les Jeux Olympiques pour 2024 dont on se doute déjà qu’ils seront bénéficiaires et dans une ambiance apaisée, dans un trafic routier régulé et habilement contenu par ces mesures bien pensées.

Tous ces éléments concourent en tout cas à donner de solides perspectives d’avenir pour l’actuelle maire… Mais pas en tant que maire. En fait, si l’on en croit un nombre croissant d’éléments politiques de tous bords, les jours de l’Anne de Paris sont, apparemment, comptés.

Il faut dire que le paysage politique a été quelque peu bousculé par l’arrivée de Macron. Le Parti Socialiste, ou ce qu’il en reste, ne semble pour le moment guère en mesure d’apporter un soutien solide à l’actuelle tenante du titre. À droite, on fourbit déjà ses armes pour des élections projetées courant mars 2020. Deux années et demi pour reconquérir une capitale ne seront pas de trop vue la débâcle des partis traditionnels et la médiocrité dans laquelle barbote avec un délice à peine caché l’actuel parti Républicain.

Du reste, certains se pressent déjà sur les rangs et envisagent leur candidature. Comme le relate un récent article du Parisien, Rachida Dati serait fort intéressée par la Mairie. D’autres vont jusqu’à soupçonner Nathalie Kosciusko-Morizet de vouloir en croquer aussi, même si sa dernière satellisation à coup de pied dans l’urne hors de la politique française nous met pour le moment hors de danger.

À gauch pardon du côté des Marcheurs, le constat est le même : certes, les prochaines élections municipales sont encore loin, mais la perspective de décrocher Paris est particulièrement alléchante : Macron répète à qui veut l’entendre dans son cercle d' »amis » qu’il voit déjà la capitale tomber dans son escarcelle, et ce d’autant plus facilement qu’à l’élection présidentielle, il y avait fait un score très respectable.

Il est vrai qu’il aurait tort de ne pas miser sur la population spécifique de Paris, dont le tri est soigneusement fait actuellement par Hidalgo au travers de ses campagnes idéologiques ; l’âpre guerre contre les automobilistes en fait partie et pourrait donc, presque paradoxalement, se retourner contre celle qui la mène actuellement en offrant la ville à son adversaire le plus sérieux.

Difficile de ne pas penser « Bien fait ! » quand on voit le résultat sur l’économie et la physionomie de la ville qui se rapproche tous les jours un peu plus d’un Harvey Dent de comics, cette « double-face » où, d’un côté, on se retrouve avec une espèce de musée caricatural, bio, écoconscient, cycliste et aseptisé aux endroits qu’il faut et de l’autre, un dépotoir géant, un bidonville insalubre classé dans le bio-hasard où pullulent rats et autres nuisibles, dans une ambiance post-apocalyptique de bouchon automobile permanent, de défilés de grèves saucisso-olfactifs et les maraudes policières ou militaires parfaitement rassurantes.

En attendant, des noms de petits Marcheurs se chuchotent mais rien n’est encore décidé et tout dépendra surtout de l’attitude de la droit des Républicains, réputés pour s’entre-déchirer stérilement à chaque fois qu’une gamelle se présente.

Pour l’électeur/contribuable/automobiliste parisien, cependant, tout ceci ne sent pas forcément bon.

Oh, certes, la perspective de bouter l’Anne hors de Paris en réjouira plus d’un, excédé de supporter ses lubies dangereuses et ses saillies consternantes. Mais l’offre en face laisse plus que songeur : pour ce qui tient lieu de droite, on se dirige vers ces indéboulonnables chevaux de retour qui ont tous largement prouvé leur incapacité à tenir leurs promesses, à baratiner les électeurs et dévoyer les axes politiques qui fondent normalement la droite française pour se vautrer dans une sociale-démocratie gluante. Dans ce contexte, espérer que ces têtes de liste fassent mieux qu’Hidalgo est un objectif si faible qu’il ne représente à peu près rien. Quant à la gauche, qu’elle soit estampillée officiellement socialiste ou plus judicieusement En Marche, elle ne permet pas d’apporter la moindre garantie d’offrir mieux qu’une absence de tiraillements internes.

En somme, si l’avenir d’Hidalgo semble réellement compromis après son empilement de catastrophes et d’idioties, rien n’indique pourtant que celui ou celle qui va la remplacer saura relever le défi de ne pas faire pire.

Cela fait tout de même un peu peur.

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Les municipales approchent. Anne et Martine se réveillent.

Par h16

Pas de doute : les municipales approchent. Bien sûr, pour de petites bourgades, mars 2020 semble encore fort loin. Pour de grandes métropoles en revanche, la bataille qui s’annonce pour leur mairie s’annonce âpre et semée d’embûches. Tous les coups sont déjà permis et il n’y a vraiment pas de temps à perdre pour (re)conquérir l’opinion publique : tout maire sortant doit donc se rappeler à la mémoire brumeuse de ses électeurs.

Dans ce cadre, il ne faut guère s’étonner de la tentative récente de démission de Gérard Collomb qui n’a pas caché son désir de quitter son poste de ministre de l’Intérieur (oui, en effet, c’est bien lui à ce poste – je mettrai des balises « spoiler » la prochaine fois), ce qui lui aurait permis de briguer la mairie de Lyon plus aisément sans s’encombrer du bagage de ministre — pourtant fort léger, au vu des résultats — qui aurait pu lui valoir quelques difficultés devant les électeurs. Las, le Collomb de l’Intérieur aura aussi échoué à cette tâche puisque le Président Manu a décidé qu’il devait malgré tout rester à son poste encore un peu.

Et pendant que Gérard se retrouve temporairement enfermé à l’Intérieur, l’Anne de Paris s’est, elle, lancée dans un nouveau combat pour reconquérir le cœur de ses concitoyens.

On peut la remercier, parce qu’il y a vraiment de quoi faire dans la capitale.

Il y a, bien sûr, les petits soucis d’hygiène. On en a déjà parlé dans ces colonnes, mais il est actuellement difficile d’évoquer Paris sans évoquer son petit souci de vermines qui pullulent un peu trop. Ici, je ne parle pas des socialistes ou des hipsters mais des rats dont les rues sont maintenant pleines : apparemment, il semble délicat à l’équipe municipale d’endiguer la croissance de ces rongeurs qui deviennent de plus en plus envahissants. Anne devra déployer pas mal d’efforts pour gommer ses nombreuses années d’actions au mieux trop molles, au pire contre-productives.

Et si l’on oublie quelques instants ces encombrants mammifères (je parle toujours des rats, pas des élus), Paris fait tout de même face à d’autres défis encore plus gênants : les vagues migratoires mal maîtrisées ont entraîné une recrudescence de la violence dans les rues de certains arrondissements. Les faits divers s’empilent, et qu’ils soient classifiés comme « simple » attaque au couteau, terrorisme, acte d’un déséquilibré ou rixe banale entre individus plus ou moins maîtres de leurs facultés, le résultat reste sensiblement le même pour les habitants (et électeurs) parisiens.

Certains quartiers, subissant une saleté que la Mairie semble incapable de juguler, doivent aussi faire face à de nouveaux commerces alternatifs. En attendant que ces nouveaux entrepreneurs soient abondamment subventionnés par l’État (ce qui sabotera leurs activités plus sûrement que toute police), les riverains (et électeurs) doivent supporter les petits débordements qu’ils entraînent.

L’accumulation de ces problèmes n’est d’ailleurs pas limitée à Paris. On retrouve ce genre de problématiques dans d’autres villes, gérées par la même fine fleur socialiste et pilotée par les mêmes dogmes efficaces, causes des mêmes conséquences plus ou moins bigarrées. C’est le cas à Lille où son maire, sortant miraculeusement d’un coma de 30 ans, découvre que la vie réelle n’est pas aussi rose que ce qu’on lui avait raconté.

Martine Aubry, comprenant le problème peut-être confusément mais de façon suffisamment aiguë pour tenter quelques spasmes, refuse donc de voir Lille ressembler à la France et entend se dresser comme rempart contre la horde de Marcheurs macronistes qui pourraient, éventuellement, lui ravir un quatrième mandat qu’elle avait pourtant promis de ne pas tenter. Et pas de méprise ! On comprend bien que si ces trotteurs représentent une petite menace pour Martine, ce n’est pas celle qui empêche ses électeurs de dormir, au point que la maire de Lille l’a clairement expliqué : pour elle, « il faut plus de policiers nationaux et de CRS », car « dans certains cas, (…) ce n’est plus possible, on n’est plus dans une République ».

Eh oui : le choc de la réalité semble rude pour certains qui ont, comme Martine, mis tant de temps pour parvenir à la même conclusion que ce que les individus normalement dotés ont compris depuis plusieurs décennies.

Entendant l’appel de Martine, et profitant sans doute de son répit entre deux dépôts de démission (la deuxième fois fut la bonne), notre Collomb de l’Intérieur a donc promis à la maire de Lille une police toute taillée sur mesures (qu’on imagine amples, le socialisme et les années de coma n’aidant aucune municipalité à garder la ligne).

On le comprend : à situation grave, à quartiers sensibles émotifs et zones de non-droit d’auto-gestion improvisée, à trafics louches et problèmes urbanistiques lourds, il faut parfois faire preuve d’une réponse ferme et sans faille.

C’est probablement pourquoi, devant les rats, les rixes, la saleté repoussante de certains quartiers et l’insécurité de moins en moins sentimentale de Paris, Anne suit l’exemple donné par Martine et s’empresse donc de demander des renforts policiers à Gérard Collomb une multiplication de caméras pour garantir la sécurité des pistes cyclables, le vélo constituant semble-t-il dans l’esprit de la maire parisienne l’alpha et l’oméga de la politique municipale de reconquête des électeurs.

Si l’on y ajoute les récentes avancées architecturales majeures en matière de pissotières ainsi qu’un petit clip vidéo d’un goût exquis incitant les Parisiens et les touristes à ne plus uriner un peu partout dans la ville, on comprend que l’équipe en place tient de sérieux atouts dans ses mains pour une réélection en fanfare.

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