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Balade avec homo sorosensus

Par info@dedefensa.org — 27 novembre 2020 à 00:00

Balade avec homo sorosensus

Commençons par le paradoxe de service, qui illustre une fois de plus la difficulté de déterminer le positionnement tactique d’un antiSystème dans le tourbillon des positions, des nouvelles, des décisions, des légitimités délégitimés, des changements de caps et de conceptions, et l’on en passe... Ce début, c’est cette proclamation de notre part, à nous antiSystème : heureusement que la Pologne s’est complètement rangée sous l’aile de l’aigle boiteux et très myope que sont les USA, particulièrement les USA du Pentagone.

Ainsi la Pologne occupe-t-elle une position de force en Europe où, conformément à la ‘bonne gouvernance’ sans doute inspirée par Talleyrand, tout ce qui est américaniste, – même Trump et nous dirions surtout depuis la période Trump qui a multiplié les pressions dans le sens d’un unilatéralisme exigeant, – est sacré et provoque un garde-à-vous immédiat. Pour torturer la vertueuse Allemagne éternellement repentante en claquant des bottes, et pour battre en brèche la position européenne de ce pays ainsi que ses prétentions exportatrices, Trump a opéré une OPA de première grandeur sur la Pologne, avec le soutien comme on l’a dit du Pentagone. Du coup, l’US Army et divers autres services sont aujourd’hui comme chez eux en Pologne.

De son côté, la Pologne a fait cela, en plus de l’habituelle fascination friquée pour l’américanisme et la peur des coups, tout simplement par haine viscérale du Russe. Cette tendance est parfaitement incarnée par le parti populiste au pouvoir, “Droit & Justice”. Les Polonais s’imaginent qu’à force de déformer l’histoire de la Seconde Guerre mondiale pour réduire le rôle de l’URSS, ils finiront par rendre acceptable la perspective d’un conflit avec la Russie. Ils se trompent complètement jusqu’ici ; l’équipe Biden de sécurité nationale, si équipe Biden il y a, notamment avec l’éventuelle Flournoy au Pentagone, pourrait changer cette perspective et convenir aux vœux des Polonais. On verra, car ce n’est pas pour l’instant le plus important qui nous importe, malgré ce que nous dit le jugement stratégique logique.

Depuis 2-3 ans, les Polonais ont découvert que ces liens privilégiés avec les USA, qui tendent à réduire le rôle de l’Allemagne, et par conséquent de l’UE dans les primaires cervelles américanistes de ‘D.C.-la-folle’, renforcent leur position en Europe, et notamment à l’UE (face à l’Allemagne, présidente en exercice depuis juillet, jusqu’au mois prochain). Par conséquent cela renforce leur détermination de résister aux pressions de l’UE contre certaines lois adoptées par le gouvernement polonais, non-conformes au catéchisme pavlovien des valeurs européennes. Là-dessus et sur ce sujet, on découvre que les Polonais ne sont pas seuls et nous en venons à notre sujet principal qui est la Hongrie de Viktor Orban.

En effet, il existe désormais une alliance non seulement de fait, mais formellement entre la Pologne et la Hongrie, face à l’UE, et indirectement face aux prétentions de l’UE en matière de législation et de respect des valeurs-Pavlov de l’UE, sur des terrains de la souveraineté de ces deux pays. La Hongrie est menacée de se voir couper une bonne partie des vivres de l’UE si elle n’obtempère pas sur certaines dispositions fondamentales prises par le gouvernement hongrois, et concernant évidemment les susdites valeurs-Pavlov. Voilà de la belle et bonne démocratie, sanglée dans une superbe vision globaliste et appuyée sur un chantage conforme aux droits de l’homme et des migrants en déplacement ; tout le monde à Bruxelles est content puisque Hongrie et Pologne doivent plier, et qu’ils vont plier...

Eh bien, pas du tout...

Orban a riposté, ce qui a paru d’abord extraordinaire, puis a été confirmé par les oracles et les lobbyistes. Il a décidé que la Hongrie mettrait son veto au budget de l’UE, paralysant ainsi cette vertueuse forteresse de la vertu-Pavlov notamment sur sa querelle spécifique ; qui plus est, le Premier ministre hongrois et dictateur hors et anti-PC a trouvé un allié de poids dans la Pologne, selon ce qui est dit plus haut. La cohésion est si forte entre les deux pays, menacés d’égale façon dans leurs souverainetés, qu’ils ont signé un accord bilatéral selon lequel aucun des deux ne ferait quelque chose concernant ce budget, que l’autre ne ferait pas. Entre deux baisers rassurés (un peu vite) envoyés à Biden, Merkel est embarrassée par cette vilaine affaire, d’autant qu’il y a la Pologne, qui est le chouchou de Trump et qui sera celui de Biden (si-Biden-il-y-a) puisque la Pologne est le chouchou du Pentagone... Baisers ou pas, les ennemis de mes ennemis...

Pour faire une liaison diabolique entre cette querelle et le Diable qui veille aux entreprises, rien ne vaut un George Soros, d’autant plus que c’est là où nous voulons en venir finalement avec le texte de RT-français à partir d’un article d’Orban répondant à Soros. Pour l’instant et tout d’abord, nous faisons référence à une splendide documentation de Valeurs Actuelles sur l’incroyable collusion-pénétration par Soros (en compagnie de son pote Gates-Bill) de l’Union Européenne ; d’abord référence à un article du 9 juin 2020 ; puis une interview, avec en toile de fond l’extraordinaire saga du rachat clef en main, cash c’est sûr, de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) et du Parlement Européen, par le couple Soros-Gates & consorts. On marche sur la tête, mais après s’être fait faire une superbe mise en plis...

Le travail de Valeurs Actuelles s’est fait à partir des enquêtes et rapports de Grégor Puppink, Directeur de l’European Center for Law and Justice, et particulièrement mal vu parce que c’est lui qui ne cesse d’exposer, avec une exemplaire alacrité, tous les rouages de cette superbe mécanique globaliste.

(Voyez son Wikipédia et mesurez-y l’extraordinaire indépendance de cette belle entreprise démocratique, au nombre de mises en garde venimeuse dans cette bio de Puppink, avertissements type-Tweeter et autres, vis-à-vis [à l’encontre] de ce catholique bien trop peu progressiste, qui a milité dans diverses organisations diaboliques, dont l’une qualifiée de « traditionaliste » par Libération [respect, la référence est du fric type-Soros dont on fait le progrès]. Ensuite, comparez avec le Wiki de Soros, bio sans un avertissement, sans une réserve, sans une remarque soupçonneuse en quelque façon que ce soit, vérité-simulacre rétablie ; tout est lisse, plié, clean-vertueux, “plus blanc que blanc”, – ou mieux, ‘plus black-BLM que black-BLM’.)

Voici donc un extrait, le début de l’interview de Puppink, dans Valeurs Actuelles, le 25 novembre 2020.

Valeurs actuelles – « Six mois après avoir révélé le scandale Soros à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), vous montrez à présent que le Conseil de l'Europe dont dépend la CEDH a lui-même été financé par l’Open Society et Microsoft. »
Grégor Puppinck – « Effectivement, à la lecture des rapports financiers annuels du Conseil de l’Europe, il apparaît que l’Open Society de Soros et Microsoft de Bill Gates sont les deux plus gros donateurs privés de l’organisation. Ces deux organisations ont donné respectivement au Conseil de l’Europe près de 1 400 000 euros entre 2004 et 2013 et près de 690 000 euros entre 2006 et 2014. L’Open Society soutient par ailleurs des initiatives du Conseil de l’Europe, notamment l’Institut européen des arts et de la culture roms. Depuis 2015, il n’y a plus trace de ces financements directs, en revanche, le Conseil de l’Europe a institué un fond spécial pour recevoir de telles contributions volontaires extra-budgétaires.
» Ces versements n’ont pas manqué de questionner, car il est étonnant qu’une organisation politique intergouvernementale soit ainsi perméable aux financements privés. Un député du Conseil de l’Europe a saisi le comité des ministres à ce sujet pour demander aux 48 ambassadeurs qui le composent que soient rendus publics tous les documents relatifs à ces financements
. »

Valeurs actuelles – « Plus généralement, est-ce une mise en cause du financement des instances internationales par quelques grandes ONG et fondations ? »
Grégor Puppinck – « Il est vrai que le problème ne se pose pas seulement pour le Conseil de l’Europe, mais aussi pour la Cour pénale internationale qui a reçu $115.000 de l’Open Society en 2017, et plus encore pour l’OMS et même pour l’ONU. La Fondation Gates est le deuxième financeur de l’OMS après les Etats-Unis, avec un versement de 530 $millions en 2019. 80% du budget de l’OMS repose sur des contributions volontaires, c’est-à-dire sur les dons de fondations et de gouvernements. Ce mode de financement met évidemment en cause l’indépendance politique de ces organisations internationales.
» Ces grandes organisations internationales sont des cibles de choix pour qui veut exercer une influence politique globale, car elles ont un pouvoir considérable, mais des ressources financières inférieures à leurs ambitions. Ces organisations sont donc vulnérables aux ‘milliardaires philanthropes’ qui cherchent à exercer une influence politique globale. Cette influence politique peut s’exercer, vous l’aurez noté, sans aucun recours aux mécanismes et aux contrôles démocratiques. Pour préserver ou restaurer l’indépendance de ces grandes organisations internationales, il est donc impératif d’examiner et de clarifier leurs modes de financement. »

Valeurs actuelles – « Peut-on parler d’un phénomène d’entrisme de certaines grandes ONG dans les organisations internationales ? »
Grégor Puppinck – « Nous observons non seulement un phénomène d’entrisme, mais aussi de collusion qui peut s’expliquer lorsque l’on considère la puissance financière de ces ONG : rappelons que l’Open society a été dotée de 32 $milliards qu’elle a reversés et investis dans le secteur des droits de l’homme, des médias et de la politique depuis 1984. Le problème ne se limite pas à l’Open Society ; il concerne aussi d’autres grandes fondations privées, telles que Gates, Ford ou Oak. Cela a été précisément et brillamment montré dans “le récent livre” de Gaétan Cliquennois sur la privatisation des droits de l’homme (Cambridge, 2020).
» L’ancien secrétaire général du Conseil de l’Europe, Thorbjørn Jagland, parlait de George Soros comme de son “bon ami”, tandis que le Commissaire aux droits de l’homme, Nils Muižnieks, fut directeur des programmes de l’Open Society jusqu’à sa prise de fonction au Conseil de l’Europe en 2012. En 2009, il expliquait que l’Open Society souhaitait créer un homme nouveau – l’homo sorosensus [référence évidente à Soros] – l’homme de la société ouverte.
» L’emprise de ce réseau s’illustre désormais de manière publique et débonnaire. Nombre de dirigeants aiment à montrer leur proximité avec messieurs Soros père et fils. C’est le cas par exemple de Jean-Claude Juncker, l’ancien Président de la Commission européenne ou de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme depuis 2018, photographiée dès sa prise de fonction avec George Soros et son fils. »

Valeurs actuelles – « Qu’en est-il des suites de votre rapport sur l’emprise des ONG de Soros sur la CEDH ?
Grégor Puppinck – « Ce rapport (accessible ici), qui n’a jamais été contesté sur le fond, a eu un énorme impact en Europe et dans le monde ; plusieurs gouvernements et de nombreux responsable politiques s’en sont saisi. C’est le cas notamment de la Russie et de la Bulgarie. J’ai le sentiment que l’opinion publique est à présent informée et sensibilisée. Ce rapport prouve qu’au cours des dix dernières années, parmi les 100 juges permanents qu'a compté la Cour, 22 sont issus de sept ONG actives auprès de cette même Cour, et que 18 d’entre eux ont siégé dans des affaires impliquant “leur” ONG, en violation des règles élémentaires de la déontologie judiciaire. Parmi ces sept ONG, le réseau Open Society se distingue par le nombre de juges qui lui sont liés (12) et par le fait qu'il finance les six autres organisations citées dans le rapport.
» Toutefois, ce rapport se heurte au silence gêné de l’institution. La CEDH a informé le journal Le Monde de sa décision de ne pas y répondre. Trois députés du Conseil de l’Europe ont alors saisi le comité des ministres, en visant “le problème systémique des conflits d’intérêts entre ONG et juges de la Cour” et l’interrogeant sur les moyens à mettre en œuvre pour “restaurer l’intégrité de la Cour européenne des droits de l’homme”. Sans surprise, les 48 ambassadeurs semblent peiner à s’accorder sur une réponse, car ils ont largement dépassé le délai de trois mois prévu pour cette procédure. Ils ont l’obligation de répondre par écrit, ne serait-ce que pour exprimer leur incapacité à répondre. »

Voilà cette toile de fond qui nous permet de rencontrer le sympathique homo sorosensus qui ouvre de nouvelles perspectives à l’homo festivus de Philippe Murray. Puisque « Dieu est en réparation » (Céline) et qu’on ne parvient pas à trouver la panne, Soros avec son copain Gates-Bill nous offrent, là aussi clef-en-main, une version nouvelle garantie sans panne prévisible et avec quelques virus pour la route ; du moins, les deux compères en sont-ils persuadés.

Là-dessus, Soros s’est aperçu qu’il avait une course urgente à faire. Il s’est donc mis à table, dans les toilettes transgenres, et a réglé son compte à l’infâme Orban, au nom d’une société idéale et d’ores et déjà réglées par les versements divers à l’UE et à l’ONU, une société « multiculturelle et ethniquement mélangée » ; Orban a le culot de nous assurer que ce projet est « entre les mains des élites globalisées ». Et alors ? disent-ils.

Avant de passer la plume à RT-France du 27 novembre 2020 (texte sous le titre de « Pour Viktor Orban, «l’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros »), nous ferons la remarque qu’il nous semble que ces excellents ‘milliardaires philanthropes [et philosophes]’ la prennent un peu trop à la légère dans leur démarche complètement extraordinaire de rachat des organismes internationaux. Certes, ils n’ont guère d’obstacles, vu l’abondance des Indulgences sonnante et trébuchantes qu’ils dispensent autour d’eux. Ils oublient que leur projet louable et vertueux, justement parce qu’il est louable et vertueux et que nous sommes c’est sûr dans un monde de méchants pleins de complotistes, doit être conduit dans le secret, exactement comme un complot. Mais les deux Laurel & Hardy postmodernes n’aiment pas le complotisme qu’ils considèrent comme un complot contre leur simulacre, et considèrent par conséquent que tout leur réussit, – alors pourquoi pas ça. Ce faisant, ils se découvrent grandement et sortent de leur tranchée complotiste, ce qui est une grossière erreur tactique comme vous le dirait n’importe quel survivant de la Grande Guerre. Pour Soros et Gates-Bill, la Grande Guerre, c’est le ‘monde d’avant’, alors tournons-nous vers le Progrès et l’ homo sorosensus et démocratique, bientôt disponible en poupées gonflables.

dedefensa.org

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Orban contre Soros-UE

Le 26 novembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban a répliqué à la tribune publiée par Georges Soros huit jours plus tôt avec un texte intitulé «L’Europe ne peut pas faire allégeance au réseau Soros». Le Premier ministre hongrois fustige la corruption et les velléités totalitaires qu'a, selon lui, le président de l'Open Society Foundations.

Viktor Orban y accuse d'abord le «milliardaire spéculateur» américain d'origine juive hongroise d’être un «délinquant économique qui a gagné son argent par la spéculation, par la ruine de millions de personnes, et même par le chantage exercé sur rien moins que des économies nationales». «En empilant les clichés antisémites», accuse l'Obs qui relate la tribune en France, le chef du gouvernement hongrois estime que Georges Soros – né Georgy Schwartz – chercherait à contrôler l’Union européenne grâce à un «réseau qui imprègne de toutes parts la bureaucratie européenne et les élites politiques».

L'ex-opposant au gouvernement communiste hongrois détaille ainsi l'agenda de Georges Soros : «Des forces puissantes sont de nouveau à l’œuvre pour faire disparaître les nations européennes et unifier le continent sous l’égide d’un empire global.» Le «réseau Soros […] travaille depuis des années à faire de l’Europe un continent d’immigration» et à «promouvoir l’élimination des cadres nationaux»; avec pour objectif  selon Viktor Orban de créer une société «multiculturelle et ethniquement mélangée» qui serait «entre les mains des élites globalisées».

Georges Soros, continue-t-il, «dresse les uns contre les autres les peuples d’Europe» en usant de moyens «multiples et actifs sur les scènes les plus variées de la vie publique» : «La liste est longue des responsables politiques, des journalistes, des juges, des bureaucrates, des propagandistes politiques maquillés en représentants de la société civile qui émargent aux fiches de paie établies par George Soros.» Le nonagénaire est présenté comme «l’homme le plus corrompu de la terre», qui «paie et achète tous ceux qu’il peut» et dénigre les autres «au travers de la presse de gauche».

Le Premier ministre hongrois fustige ensuite le projet – qu'il juge totalitaire – du financier américain : «De nombreux bureaucrates de haut niveau de l’Union agissent de concert avec le réseau de George Soros» en vue de créer «un empire européen global et unifié sous la bannière de l’Open Society». L’objectif de «leur proposition appelée Etat de droit» serait d’imposer «un mode de pensée unique, une culture unique, un modèle social unique», explique-t-il.

Dans ce long réquisitoire, Viktor Orban défend également une vision chrétienne de l'Europe : «Bien que les nations formant l’Europe soient d’origines diverses, les racines communes de notre foi les ont réunies. Le modèle de la famille reposant sur la tradition judéo-chrétienne a été le fondement de nos communautés. C’est la liberté chrétienne qui a assuré la liberté de la réflexion et de la culture et a créé une concurrence bénéfique entre les nations de l’Europe. Le mélange vertueux des différences a fait de l’Europe, pendant des siècles, la force motrice du monde

Une opposition fondamentale avec son ex-compatriote – qui a émigré aux Etats-Unis en 1956 – que le président du Fidesz résume par cette formule : «Soros veut une société ouverte (Open Society), nous voulons quant à nous une société protégée (Safe Society). Pour lui, la démocratie ne peut être que libérale, pour nous elle peut être aussi chrétienne. Pour lui, la liberté ne peut servir que l’affirmation individuelle, pour nous la liberté peut aussi consister à suivre l’enseignement du Christ, elle peut aussi être mise au service de la patrie et de la protection de notre famille

Dans une tribune publiée le 18 novembre dans plusieurs médias internationaux – dont l’Obs – intitulée «L’Europe doit tenir tête à la Hongrie et à la Pologne», Georges Soros exprimait son souhait que ni la Hongrie ni la Pologne ne puissent bénéficier des fonds communautaires de l'Union européenne en raison de leur véto au plan de relance européen conditionné au «respect de l’État de droit». L'influent financier – condamné pour délit d'initié en 2012 – y accusait également avec véhémence Viktor Orban de «faire secrètement les poches au pays [à travers] un système kleptocratique très élaboré».

RT-France

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La politiqueSystème is back

Par info@dedefensa.org — 27 novembre 2020 à 00:00

La politiqueSystème is back

Acceptons la narrative courante et fort bien documentée dans la presseSystème et tous nous sachants-fichtrement selon laquelle Biden est élu et va parvenir à la Maison-Blanche, sourire en bandouillère. Il nous le fait savoir, avec un slogan qui est à la mesure de sa nullité, dont on se demande si elle n’est pas bien plus nulle que les électeurs qui ont massivement voté pour lui, selon les algorithmes de la société Dominion : America is back. Combien de présidents n’ont-ils pas utilisé ce slogan, qui est une mesure de la démagogie démente de Washington D.C., mais avec quelques figures dont Biden ne s’est pas embarrassé : ce président parle droit et ferme, et court pour éviter le lapsus-traquenard. On pouvait croire en fait de démagogie avoir atteint le fond du fond d’en-dessous avec Trump, qui avait au moins l’avantage d’être drôle à l’insu de son plein gré par la sincérité de ses mensonges, mais quelque petit doigt égaré nous dit que cela sera(it ?) encore pire avec Ol’White Joe (le ‘Vieil Homme Blanc’, le pire schéma possibles pour les philosophes nombreux et variés du ‘Wokenisme’).

La pièce de choix d’une administration Biden, s’il y en a une, – laissons délicieusement subsister l’incertitude, – c’est, tout le monde est d’accord, son équipe de sécurité nationale. Sans doute pourrait-on difficilement faire mieux en fait d’équipe guerrière, agressive, interventionniste et impérialiste, avec des dames dont le pompon sera sans doute, – si elle est choisie, – la psychopathe réputée Michelle Flournoy au Pentagone, – la première femme à la tête du Pentagone, enfin un peu plus de douceur féministe, alléluia ah ah...

Bref, il s’agit du retour de ce que nous nommons la ‘politiqueSystème’, et en mode-turbo,  selon la formule de Saint-Obama ; ou bien, le retour de l’État profond à visage très-découvert et au sommet de sa forme, comme nous le suggère ZeroHedge.com ; bref, le retour de la civilisation :

« Le message clair et net de M. Biden, qui a dévoilé mardi les six premiers membres de son équipe de sécurité nationale et de politique étrangère et les a laissés parler pour la première fois, est que “l'Amérique est de retour” et qu’elle est “prête à diriger le monde” une fois de plus.
» En présentant en personne son équipe de sécurité nationale, il a déclaré que “c’est une équipe qui assurera la sécurité de notre pays et de notre peuple”, et qu’elle...
» “Reflète le fait que l’Amérique est de retour, prête à diriger le monde, et non à s’en retirer. Une fois de plus, c’est elle qui présidera le dîner.” »
[...]
» Ce n'est pas tant l’Amérique qui “est de retour”... mais plutôt le Deep State américain qui est de retour au sommet. »

Que faut-il attendre d’une telle équipe, s’interrogent les sachants-sacrément du domaine ? Rien, sinon le pire de toutes les hypothèses qu’on envisage. Nous dirions que le rétablissement de l’accord JCPA avec l’Iran n’est même pas assuré, car il importerait de re-conquérir les beaux yeux de Netanyahou, qui aurait perdu son correspondant préféré à ‘D.C.-la-folle” si Trump s’en va.

On reprend ci-dessous les dernières questions d’une interview de Christopher Black par Finian Cunningham, à propos de cette ‘équipe’ absolument gagnante. Christopher est un excellent praticien des saloperies américanistes-occidentalistes, puisque spécialiste des crimes de guerre du domaine, avocat et défenseur impliqué dans diverses affaires de violation des droite de l’homme. Ses considérations sont évidemment lugubres. Elles annoncent donc le retour de cette politiqueSystème, qui est selon notre identification définition de la chose la politique expressément voulue par le Système, malgré un historique où l’être humain aurait apparemment joué un rôle-clef, si l’on définit l’excellent vieux GW comme tel (un ‘être’, et ‘humain’ par-dessus) ; elle est rapidement décrite dans ces termes dans le Glossaire.dde référencé :
« L’inspirateur [de son identification] est l’expert américaniste Harlan K. Ullman, et notre texte qui s’y réfère en explorant les premiers aspects de cette “politique de l’idéologie et de l’instinct” date du 29 mai 2009. Effectivement, Harlan K. Ullman décrivait cette politique comme celle de GW. Bush et de son administration, c’est-à-dire valable depuis le 11 septembre 2001, et il la décrivait implicitement comme une politique de destruction. »

La citation que nous faisons ci-dessous de Black concerne essentiellement la reprise générale du propos où il évoquait la probabilité d’une politique durcie par rapport aux années qui précèdent, une politique plus organisée pour mieux donner les résultats de destruction qu’implique la politiqueSystème. Il est notamment probable qu’il y aura plus d’efforts diplomatiques pour verrouiller une sorte d’‘embrigadement aimable’ des pays alliés, – c’est-à-dire très ouvert à la “servitude volontaire, – pour accompagner en bons supplétifs les USA dans leur politique. Black prévoit également que cette politique aboutira à une véritable alliance militaire en bonne et due forme entre la Russie et la Chine, et que la seule possibilité d’arrêter cette politique serait une défaite militaire que la Chine pourrait lui infliger ; mais cela, certes, pouvant entraîner  des conséquences éventuellement catastrophiques et globales (l’extrême de la possibilité étant l’usage du nucléaire).

Question : « Comment se fait-il que la conduite des relations internationales des États-Unis semble rester constante, quel que soit le président de la Maison Blanche ? »
Christopher Black : « Il est dans la nature d'une nation impérialiste, par la force du système économique, d’augmenter les profits à tout prix. Les États-Unis sont l’incarnation même de l’État capitaliste, un État corporatif armé jusqu’aux dents, impitoyable, méprisant pour tout le monde, pour le droit international et prêt à détruire toute nation qui se trouve sur son chemin. En outre, le niveau de vie relativement bon de sa population malgré qu’il ait diminué depuis la fin de la guerre du Vietnam, dépend du maintien de l'hégémonie américaine. »
Question : « La Russie et la Chine ont consolidé une alliance stratégique pour le développement économique et la sécurité mondiale. Considérez-vous cette alliance comme un contrepoids crucial aux ambitions d'hégémonie déstabilisatrices des Etats-Unis ? »
Christopher Black : « Oui, mais cette alliance n'a pas pris la forme d'une alliance militaire, bien que les dirigeants de la Chine et de la Russie ne l’aient pas exclue. Mais ils voient ce que le reste d’entre nous peut voir, à savoir que les Etats-Unis considèrent l’Eurasie, de la Russie à la Chine en passant par l’Iran et l’Afghanistan, comme un bloc économique, comme un vaste réservoir de ressources, de main-d’œuvre et de marchés et qui possède un potentiel industriel illimité. Il est donc naturel que les objectifs communs des Américains s’allient pour accroître leur sécurité militaire et économique commune afin de renforcer leur sécurité individuelle.  »
Question : « Selon vous, que faut-il changer pour que le comportement des États-Unis à l’étranger respecte le droit international et améliore donc les perspectives de paix dans le monde ? »
Christopher Black : « Pour ce faire, il faudra une révolution aux États-Unis, un renversement des puissances économiques qui contrôlent l’appareil d’État, mais il n’y a aucune perspective pour que cette évolution se fasse. Il n’y a pas vraiment d’opposition efficace à ces politiques aux Etats-Unis. Le mouvement pour la paix est faible et fragmenté, dominé par les ‘progressistes type missiles de croisière’. Les voix de la raison n’ont aucun pouvoir, aucune influence réelle parmi les masses populaires qui sont dominées par une machine de propagande sophistiquée appelée ‘médias’. La censure s’accroît et les quelques voix critiques qui existent sont réduites au silence.
» Il faudra, à mon avis, une défaite militaire des États-Unis pour créer les conditions nécessaires aux changements requis. Et, peut-être cela arrivera-t-il, comme la Chine l’a déclaré à maintes reprises, affirmant que si les Américains décident de prendre le contrôle direct de Taiwan, ou s’ils interfèrent en Mer de Chine du Sud, la Chine ripostera et vaincra les États-Unis. Mais une telle guerre aurait des conséquences mondiales et entraînerait des réalignements de pouvoir hors des États-Unis, si nous y survivons. »

Bien entendu, ces propositions sont complètement théoriques. Nul ne sait comment va se procéder le changement de pouvoir, et s’il y aura effectivement un changement de pouvoir. Il n’empêche, les décisions prises par Biden constituent un message clair sur les intentions, plus que ‘ses’ intentions à lui, certes, du DeepState de reprendre une politique systématique d’agression et de destruction (il y a des incarnations diverses du DeepState, dont l’appartenance au CFR des membres de la bande nommée par Biden en est une).  Le fond du message dit qu’il s’agit de rompre avec l’improvisation trumpiste, avec ses poussées extrêmement dangereuses et déstabilisantes d’arrangements non bellicistes ou ‘dégagistes’ (avec la Corée du Nord, avec le retrait d’Afghanistan) ; cela, bien que Trump ait poursuivi par ailleurs, au Moyen-Orient et contre l’Iran, sinon contre le Venezuela (avec quel succès !), une politique extrêmement agressive, portant essentiellement sur l’arme économique mais sans perdre de vue l’utilisation effective de moyens militaires.

Lorsqu’il s’agit de question fondamentale sur la possibilités d’arrêter cette machine infernale, Black semble écarter décisivement la réponse intérieure (“révolution” et autres) pour se concentrer sur l’idée qu’une défaite militaire pourrait faire l’affaire, et il cite la Chine comme adversaire possible dans ce cas. Bien entendu, cette position consistant à écarter toute possibilité de troubles intérieurs, – on dit “révolution” pour faire bref, – nous paraît hautement discutable, sans nécessité d’avoir une “révolution” selon l’ancienne définition. Un facteur essentiel, non encore réalisé ni mesuré est l’érosion formidable ces dernières années avec accélération ces derniers mois de l’autorité et de la légitimité d’un pouvoir central (et donc du DeepState) plongé dans une crise invraisemblable, complète, profonde et structurelle, et qui ne peut y répondre que par des initiatives très faibles (Biden + Grande-Fraude), alors qu’à mesure les pouvoirs régionaux (d’État) ont pris un poids et une autorité considérable. C’est un fait objectif d’une tendance puissante vers la dislocation du centralisme (source du bellicisme US), sans considérations idéologiques grotesques (Black Live Matter, suprémacistes blancs) et qui devrait très vite donner des conséquences importantes.

Quoi qu’il en soit, restons sur le point de vue théorique développé selon l’hypothèse de l’installation de Biden à la présidence, avec son équipe de fauteurs de guerre en général perçue comme faite de gens durs et intransigeants, mais de caractères affirmés qu’on se plaît à peindre comme stables et responsables ; alors qu’il s’agit en réalité, comme conclurait un psychiatre moyen, d’humeurs psychopathiques et, par conséquent, de psychologies très vulnérables et finalement enclines à la déstabilisation derrières les apparences de stabilité rationnelle.

(Pour illustrer le propos, il y a l’exemple extérieur à l’équipe Biden d’un Mattis, le ‘glorieux’ général du Corps des Marines célébré comme le « seul adulte dans la pièce », selon la formule employée lorsqu’il était dans le gouvernement Trump, dont on sait pourtant qu’il est un personnage suffisant, à l’apparence maîtrisé mais véritable psychopathe comme l’ont montré divers exploits de sa carrière de Marine, notamment la destruction absolument inhumaine et terrifiante de Faloujah, en Irak, en 2004, autant que ses formules empreintes de sa philosophie personnelle, sa sagesse, comme celle selon laquelle “tuer [personnellement et à vue] est amusant”, – même s’il ne faut pas en abuser, comme des meilleures choses.)

Si cette bande se met en place, elle sera la véritable directrice de la sécurité nationale, face à un Biden qui n’est même pas capable, lui qui se targue d’être un catholique dévot, de dire un verser de la Bible pour Thanksgiving. Mais elle ne retrouvera pas la situation là où elle l’a laissée en 2008 (et en partie en 2016, parce qu’Obama a suivi cette politiqueSystème tout en la modérant dans les risques extrêmes, avec une certaine autorité là où sa réputation l’exigeait, notamment en refusant d’attaquer la Syrie en août-septembre 2013). La bande-politiqueSystème se trouvera baignée dans la crise de légitimité et d’autorité du pouvoir central, qui la touchera elle aussi, notamment dans ses capacités psychologiques et dans sa sensation d’illégitimité qui est un terrible fardeau et interdit d’exprimer sa véritable puissance. C’est dans ces conditions qu’elle pourrait être conduite à des conduites risquées ou provocantes, pour provoquer et susciter un affrontement militaire, guidée par une psychologie à la fois guerrière et schizophrénique, qui la convaincrait qu’en jouant le tout pour le tout elle retrouverait toute sa puissance par une légitimité rétablie (ces gens-là confondent bien entendu force brute et légitimité). Une défaite dans ces conditions serait éventuellement une bonne chose, car la structure du Système se désintégrerait avant qu’ils aient pu monter à l’extrême catastrophique des armes, parce que cette bande serait elle-même dispersée par l’effondrement de sa politique, et freinée par une bureaucratie qui répugne à laisser se faire des processus bureaucratiques risqués comme celui de décider l’emploi d’armes nucléaires.

On en serait venu à la révolution complète par la voie inverse du désordre intérieur, bien que puissamment aidé par ce désordre. Quant au reste, le “reste du monde” ; particulièrement les stupides et inexistants pouvoirs européens, il serait entraîné dans cette chute. Passé la premier moment de frayeur, on ne peut s’effrayer d’une telle issue, tant elle a des aspects à la fois juste, sain, et régénérateur. On remarquera aussi que c’est suivre la logique d’une hypothèse qui sacrifie beaucoup trop à la logique pour être vraiment probable, voire même simplement possible et envisageable comme facteur déterminant.

 

Mis en ligne le 27 novembre 2020 à 10H15

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RapSit-USA2020 : Désintégration ?

Par info@dedefensa.org — 26 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Désintégration ?

Comme on sait, et comme on l’a déjà dit tant de fois, la situation aux USA est un chaudron bouillant de mélasse brûlante, impossible à définir, à identifier, à classifier, une sorte de ‘chaos permanent’ qui pourrait être rebaptisé ‘révolution permanente’ ou ‘dynamique de déconstructuration’ selon l’issue qu’en aura. Les outils principaux en sont la communication et le légalisme. Mais peu à peu bien que les choses aillent si vite, s’affirme une tendance irréfragable vers la possibilité d’une désintégration, – sans qu’il soit pour l’instant nécessaire échanger des rafales de Kalachnikov (puisque, même aux USA, le fameux fusil d’assaut russe est l’arme favorite, toutes tendances confondues et ainsi réconciliées).

Après des épisodes qui ont soufflé le chaud le très-chaud et le moins-chaud, il semble que certains processus locaux se développent de façon sérieuse, tandis que l’équipe Trump, plus ou moins réparée et recollée, poursuit son travail avec des surprises possibles (avec Sidney Powell). Bien entendu, Trump retrouve tout son entrain pour appuyer et acclamer ces évolutions locales ; c’est tout à fait du Trump ‘dans le texte’, cette façon de s’adapter aux sinuosités des événements dans un cadre aussi extraordinaire.

L’importance grandissante du local est un point intéressant, qui commence à faire coïncider les stratégies et tactiques des plus hauts échelons politiques à Washington, avec les échelons politiques locaux, bien plus proches des électeurs. A notre sens, un signe a contrario de cette possible évolution qui implique une dégradation potentielle de la situation pour lui, c’est l’intervention du vieux crouton Biden, dans un long pensum évoquant au moment du Thanksgiving la famille et la politique de lutte contre le Covid19 de ‘son administration’, si différente de celle de Trump ; il y a glissé une allusion aux actuelles péripéties de contestation, ce qui est un signe que ces péripéties l’inquiètent, lui, le 46ème président de la Grande République, comme disent les gazettes de référence ; c’est-à-dire qu’elles inquiètent le parti démocrate en tant qu’outil aiguisé du DeepState.

« Alors que M. Biden a principalement consacré son discours du mercredi à la pandémie, au congé de Thanksgiving et aux appels à l’unité des Américains, il a pris un moment pour s’exprimer sur l’élection présidentielle et pour rejeter les allégations de fraude électorale.
» “Notre démocratie a été mise à l’épreuve cette année”, a-t-il déclaré. “Et ce que nous avons appris, c’est que le peuple de cette nation est à la hauteur de la tâche. En Amérique, nous avons des élections complètes, justes et libres, et ensuite nous acceptons les résultats.” »

On présente ici deux cas parmi ces “certains processus locaux [qui] se développent de façon sérieuse” mais il faut garder à l’esprit que d’autres cas sont développés, qui pourrait prendre de l’ampleur par simple émulation et imitation tactique, et même par la communication, même si se poursuit cette extraordinaire situation d’une presseSystème complètement muette sur tout ce qui est contestation du vote. Nous dirions même qu’à terme, cette absence complète d’information, alors que la presse alternative, les sites et les réseaux sociaux fonctionnent à fond, pourrait finir par exaspérer le public et obtenir le résultat inverse. Il ne faut évidemment pas essayer de faire comprendre ça à la presseSystème, où les exécutants (les journalistes) sont aussi nuls, hallucinés-simulacre et corrompus que leurs maîtres (les hyper-milliardaires).

• Il y a le cas de la Pennsylvanie, qui est marqué notamment par une audition remarquable de la législature de l’État (Congrès de l’État), à l’initiative des républicains, sur les opérations et vote et de comptage. Certains témoignages en plus d’une intervention téléphonique de Trump ont été extrêmement marquants (applaudissements de l’intervention de l’un ou l’autre témoin, fait rarissime dans une audition parlementaire) et ont grandement contribué à rendre de plus en plus ‘publique’ la question des fraudes électorales. A l’audition de ces divers témoignages ; il semble que l’ampleur de l’éventuelle fraude en Pennsylvanie se situe autour de 100 000 votes. Nous sommes dans un ordre de grandeur qui peut directement intervenir sur l’attribution du résultat à l’un ou à l’autre candidat.

Parallèlement à ces événements et à la suite de diverses autres plaintes à propos desquelles une audition est prévue demain, une juge de Pennsylvanie a ordonné de suspendre le processus de certification des résultats (qui donnent la victoire à Biden). « Les prochaines 48 heures seront intéressantes à suivre en ce qui concerne cette question », écrit RedStates.com le 25 novembre.

• Il y a aussi le cas de la Georgie, où l’élection des deux sénateurs représentant l’État à Washington est à refaire en plus des contestations toujours en cours dans l’élection présidentielle. Les républicains, qui détiennent les deux sièges, doivent absolument les remporter tous deux s’ils veulent conserver leur majorité au Sénat. Les démocrates font un forcing monstre, avec des simulacres (mot plus sympathique que ‘fraude’, que mérite l’effort du déplacement) comme ces militants venant s’installer temporairement dans l’État pour usurper un droit de vote. Du côté des républicains, il y a un courant important,  venu des trumpistes les plus extrêmes dans l’entourage du président, pour une abstention qui menacerait la majorité républicaine, pour punir le parti républicain de n’avoir pas assez attaqué Biden, – ce qui est le cas, certes, et cela marquant le peu d’estime que les caciques républicains ont pour Trump.

L’élection (la ré-élection) des deux sénateurs de Géorgie ayant lieu début janvier, la veille de la réunion du nouveau Congrès fédéral à Washington, un problème inédit pourrait se poser. Dans l’atmosphère actuelle, des plaintes pour fraude sont plus que probables. Un juge peut décider de bloquer la certification des deux élections tant que les tribunaux n’ont pas tranché ; peut-on concevoir la réunion et la mise en marche d’un nouveau Congrès à Washington avec un Sénat où un État n’est pas représenté, et qui détient la clef de la majorité ?

Toutes ces questions seraient aisément résolues dans tous ces cas, simplement en les mettant de côté ou en les ignorant. On fait souvent cela aux USA, où la loi est très imprécise, très ‘molle’ en un sens, et n’agit que si l’une des parties insiste ; mais alors, la loi devient, justement à cause de cette imprécision dans un pays aux multiples pouvoirs et comme pour se faire pardonner sa plasticité, extrêmement confuse et inextricable, et implacable en même temps. Le cas du juge Jordan harcelant le général Flynn (qui vient d’obtenir une amnistie totale [une ‘clemency’, ou ‘pardon’] du président Trump) est une belle démonstration de cette implacabilité même dans un cas évident d’absurdité partisane et de sabotage délibéré. (*)

Ce qui est remarquable et justifie à notre sens ce titre de “Désintégration ?”, c’est qu’il est de moins en moins question du nombre de votes des Grands Électeurs qui devraient d’ores et déjà avoir tranché la question puisqu’il se dit, et surtout s’écrit dans les plus prestigieuses gazettes, qu’ils donnent la victoire à Biden. Cela signifie également qu’on ne débat plus seulement  de cette seule élection, et de sa contestation, mais du système (du processus politique) en lui-même, c’est-à-dire du Système. Ainsi devient-il important d’observer ce qui se passe dans les États, et ainsi est-on de plus en plus conduit à penser aux USA en fonction des États qui les composent, plutôt qu’en fonction du bloc ‘national’ qu’ils prétendent être ; ainsi la perception de l’éventualité de la ‘désintégration’ prend-elle corps, ce qui est un prolongement considérable, qui acte en les institutionnalisant quasiment, les ruptures et les haines intérieures aux USA.

En attendant, certains voient la situation actuelle comme celle d’un pays avec deux présidents, un sortant et un imposteur élu grâce à une colossale filouterie ; à cette aunbe, Trump apparaîtrait presque comme raisonnable, modéré, très ‘constitutionnel’, – c’est dire... De même que nombre d’électeurs et de citoyens avaient refusé de reconnaître la légitimité de Trump en 2016, de même nombre d’électeurs et de citoyens s’apprêtent à prendre la même position à l’encontre de Biden : président illégitime pour président Illégitime !

C’est implicitement, – et même explicitement, peut-on dire, – ce que recommande au président Trump, le colonel Lang sur son site SST ; Lang qu’on suit et qu’on apprécie comme un citoyen conscient de ses droits et protecteur des caractères des USA (beaucoup plus que le soutien à Trump, auquel il ne sacrifie guère, là aussi montrant que la bataille est largement au-dessus de l’affrontement partisan). Lang envisage donc la victoire de Biden reconnue par les institutions :

« [Trump] ne devrait pas concéder [sa défaite] avant que, au moins, TOUTES les questions relatives à l'élection soient légalement résolues. L’investiture de Biden n'est pas subordonnée à une [reconnaissance de sa victoire par Trump].
»Trump devrait gracier TOUS ses associés actuellement emprisonnés à l’issue de procès politiques.
» Trump ne devrait pas assister à l’investiture de Biden à Washington. Y assister, c’est signifier l’acceptation de la légitimité de ce processus électoral.
» Il devrait quitter la Maison-Blanche [sans y accueillir Biden] et renvoyer son personnel avant l’inauguration [de façon à ce que Biden trouve une Maison-Blanche vide.]
» Mar a Lago [résidence de Trump en Floride] serait un bon endroit pour passer la journée de l'inauguration. »

A plusieurs reprises, Lang le laisse entendre, comme d’autres de son style, notamment sur son site : si Biden est inauguré, Trump doit immédiatement commencer à travailler pour l’élection de 2024. (Pour éviter la désintégration, s’il est encore temps ?)

Note

(*) Jusqu’à présent, avec 44 actes de ‘clemency’ (‘pardons’ complets ou commutation d’une peine de prison, pour une fraude, un acte illégal, etc., avéré au niveau fédéral), Trump, malgré sa réputation sulfureuse et l’image de ‘copinage’ et de ‘gangstérisme’ qu’il traîne, est d’assez loin et parfois de très loin le président des USA qui a le moins usé de son droit d’amnistie. Roosevelt (FDR) est le champion toutes catégories des présidents de l'époque dite ‘modeene’ pour les USA, avec 3 796 ‘clemencies’ (mais une présidence qui a duré 12 ans) ; Obama est bien placé avec 1 927, le n°2 de la liste étant Wilson (1913-1921) avec 2 827.

 

Mis en ligne le 26 novembre 2020 à 12H30

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Le troisième corps du roi

Par info@dedefensa.org — 25 novembre 2020 à 00:00

Le troisième corps du roi

25 novembre 2020 – Je vous rassure aussitôt, comme je me rassure moi-même. Je n’ai pas vu l’allocution de Sa-Grandeur, mais j’ai pu reconstituer par des bribes, vidéos diverses, homélies, son climat, ses grandes lignes, ses thèmes centraux. D’ailleurs, on nous avait tout dit, c’est dire, pour ainsi dire.

J’ai vu tout de même, en direct, et un peu par hasard je l’avoue, le tout-début, lorsqu’on entend La Marseillaise sur fond de l’Élysée se rapprochant, avec son superbe drapeau aux trois-couleurs, qui claque, qui claque, qui claque, peut-être bien au vent des “quarante rois qui ont fait la France”...

Et là, je me suis dit... Non, rien du tout, rien dit finalement, juste sans voix.

J’ai zappé, comme je fais avec un des jeux du gentil Nagui, en fait occupé par autre chose, avec le choix pour ces occupations pressantes entre manger un morceau de chocolat et boire un bon grand verre d’eau bien chlorée. Et puis, le temps passa.

Un moment venu, je ne sais quand, comme quelque chose vous vient à l’esprit, venu d’on ne sait où. C’était l’idée qu’il y avait finalement là-dedans et là-dessus, quelque chose d’énormément grotesque, ou de grotesquement énorme, un peu comme une déclamation-bouffe. Après tout, ce personnage, ce type, est le président de la République Française ; une personne avec le doigt sur l’arme nucléaire s’il le faut ; un personnage élu, investi, légitimé et souverain, avec son corps terrestre soudain investi par la Corps Céleste du Roi de Droit-Divin qui régna si longtemps sur le grand Royaume de France. Eh bien, je m’aperçois à l’instant que a Macron a réussi à nous fabriquer un troisième corps du Roi.

Car tout de même, mesurez les actes et les paroles, pesez les choses, et réalisez de quoi il s’agit. Mon zapping, je sais bien d’où il vient ; devoir me taper, pas d’autre mot, le nième discours du Roi (combien ? Cinq, six, sept, je ne sais plus moi), sur le sujet de la pandémie, du port du masque, du nombre de personnes qui peuvent se rassembler, et puis bien se laver les mains n’est-ce pas, respecter la ‘distance sociable’ et ‘sociale’ à la fois, parler court, peut-être par idéogrammes, pour limiter les postillons chargés de virus affreux comme l’est un B-52 de cluster-bombs.

(Tiens, savez-vous que la fortune du mot cluster si souvent utilisé par nos soignants vient de cette bombe chargée de petites bombes très méchantes et meurtrières, qui coupent les jambes facile, qui s’éparpillent au moment de l’explosion, – cluster-bomb aujourd’hui interdite par traité, sauf pour les sachants-américanistes qui s’en tapent comme du reste et continuent à larguer leurs bombes humanitaires.)

Vous comprenez, je suis d’un temps où un général en guise de président prenait la parole pour vous annoncer le 16 septembre 1959 qu’on allait auto-déterminer en toute humanité gaulliste l’Algérie, en avril 1961 pour crier « Aux armes, citoyens ! » contre les mercenaires d’un «quarteron de généraux à la retraite », en 1966 (l’OTAN), le 30 mai 1968, etc. Les successeurs suivirent cahin-caha ce chemin. Je me rappelle les derniers vœux d’un Mitterrand mourant, crapule avérée atteignant à cet instant tragique aux plus grandes hauteurs avec son «Je crois aux forces de l’esprit ».

Et puis là, vraiment, non ; le petit-soignant à portée de tous, qui vient vous prendre votre température, après avoir lancé son « Aux armes, citoyens ! », en talons aiguille et en consultant son smartphone. Ainsi ai-je assisté, sans m’en douter sur le moment, à la naissance du troisième corps du Roi, le corps postmodernisé, tweeté, upstarté, SUVifié, LGTBQuisé. Le bébé se porte bien, il sait déjà chanter La Marseillaise, vous savez ce dernier succès considérable du rap des quartiers des banlieues toujours si difficiles mais bientôt réintégrés, grâce à la prochaine livraison de migrants, dans la glorieuse République.

Vous savez, je ne suis pas de ces cyniques qui se désintéressent des morts du Covid ; ni de ces complotistes qui complotisent, ni de ces Marseillais qui montent des insurrections contre les jalousies parisiennes en chantant (What else?) La Marseillaise. Tout cela, c’est une autre histoire, et vous comprenez bien que ce n’est pas de celle-là que je veux parler.

Je me rappelle de ce pote-banquier, des Rothschild boys, qui voulait devenir Délégué pour les Ressources Humaines de l’upstart nation, puis qui avait découvert Jupiter, là-bas, vers le haut, tout en haut, dans une station sympa qui s’appelle Olympe. Il s’y était hissé tour après tour, jurant qu’ainsi il se grandirait et qu’il grandirait à mesure, et entraînerait avec lui ce pays branlant et trébuchant vers de grandioses destinées européanisées et globalisées. En un sens, il voulait se hausser et nous hausser du col, à la fois, – alors ce n’est pas un mauvais bougre, mais quoi, on est ce qu’on est...

Il a réussi son coup, en pleine inversion, à force de travail, parvenant dans un effort surhumain et herculéen à abaisser la fonction à un niveau de basse-cour qu’on jugeait inatteignable, au troisième ou quatrième sous-sol, là où se font les basses-œuvres. Lorsque la Légitimité et la Souveraineté deviennent deux personnages en quête d’auteur, des articles en super-solde camouflés parmi d’autres un jour de Black Friday, on se dit que le spectacle est terminé et qu’il ne reste plus qu’à rentrer chez soi, en-confinement volontaire, comme un très-bon petit soldat.

Il tente bien de vous retenir, proclamant « The Show Must Go On ». Si vous n’êtes pas trop fatigué, vous lui répondez, sans mépris ni hostilité particulière, comme on secoue sa veste et comme Montherlant : « Va jouer avec cette poussière. »

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Jefferson, Kunstler et dedefensa.org

Par info@dedefensa.org — 24 novembre 2020 à 00:00

Jefferson, Kunstler et dedefensa.org

Lisez ceci et demandez-vous si nos tristes temps ne mériteraient pas un Jefferson de 1814, pour porter le jugement qui importe sur les “organes” officiels d’information, ce que nous nommons presseSystème, cette caricature d’indépendance et ce simulacre de liberté perdus dans les comptes bancaires et les portefeuilles boursiers de nos oligarques :

« Je déplore ... l’état putride dans lequel sont passés nos journaux et la malignité, la vulgarité et l’esprit mensonger de ceux qui écrivent pour eux ... Ces ordures dépravent rapidement le goût du public et diminuent son goût pour la nourriture saine. En tant que véhicules d'information et organes d’observation critique de nos fonctionnaires, ils se sont rendus inutiles en perdant toute capacité à être digne de foi en quelque façon que ce soit... Cela a été produit, dans une large mesure, par la violence et la malignité de l'esprit de parti. »

Ajoutez à notre ami Jefferson, pour compléter votre opinion, les fortes paroles que nous dispense James Howard Kunstler, à propos de ce que l’on peut nommer “presse alternative”, “presse antiSystème”, etc. :

« Nous disposons aujourd'hui de bien meilleures moyens techniques pour diffuser l'information en Amérique, malgré nos tribulations avec les médias de la presseSystème et les voyous de la Silicon Valley. Nous disposons d'un réseau d'information alternative assez solide et de nombreux commentateurs  indépendants entreprenants, capables de diffuser de l'information. L’information indépendante continuera et sera diffusée, et il est utile de se rappeler que la vérité a des pouvoirs divins qui lui sont propres. »

Vous savez où se situe dedefensa.org. Il importe que nous obtenions votre aide pour nous permettre de continuer à utiliser ces « moyens techniques » dans notre mission de diffusion de la vérité, par opposition aux ordures que la presseSystème dispense avec empressement. Vous voyez notre barre de comptage pour cette campagne de donation du mois de novembre 2020 ; nous sommes encore très loin de notre équilibre économique et nous vous demandons de nous aider à le maintenir.

Comme chaque mois plus que jamais, nous avons besoin de votre soutien et vous en remercions par avance.

 

Mis en ligne le 24 novembre 2020 à 19H30

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Du tragique au bouffe, et retour

Par info@dedefensa.org — 24 novembre 2020 à 00:00

Du tragique au bouffe, et retour

24 novembre 2020 – La situation aux USA oscille à une vitesse prodigieuse entre Washington D.C. et “D.C.-la-folle”. A peine sommes-nous alertés sur de possibles énormes prolongements, que nous apparaît la possibilité de dislocation et de dissolution du cirque dont Trump est le Monsieur Loyal. Je veux dire par là, sans doute un peu dépité mais aussi incrédule devant tant d’impudence de la part des événements qui se déroulent sous nos yeux, que l’alarme puissante lancée ces dix derniers jours par l’avocate Sidney Powell semble devoir être étouffée comme on écrase brutalement un incendie naissant.

Pour autant, on ne parlera ni de simulacre, ni d’entourloupe, ni de Fake-complot. Mon impression est bien qu’il y a eu, non pas un affrontement, mais une avalanche de possibilités (les fameux “prolongements”) bientôt suivie d’un probable désengagement, pour le dire aimablement, de Trump. Je parle ici à partir d’informations (sic), de perceptions et d’intuitions, et sous le contrôle de l’incertitude changeante de mon jugement subjectif, – parce que, dans cet univers privé de toute référence objective et nous montrant ainsi le vrai de son absence d’essence du fait d’une humaine insensée, il ne peut y avoir de jugement objectif. (*)

D’abord, il y a eu cette étrange ‘mise au point’ dans la soirée de dimanche, à 23H00, venue de Rudy Giuliani, qui (je suppose ?) dirige l’équipe d’avocats de l’équipe Trump, et de Jenna Ellis, également leader du groupe :
« “Sidney Powell pratique le droit individuellement. Elle n'est pas membre de l'équipe juridique Trump. Ce n'est pas non plus un avocat personnel du président”, ont ainsi déclaré dans un communiqué l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, avocat personnel de Donald Trump, et Jenna Ellis, conseillère juridique du président américain. »

Déjà, cela sonnait étrange, disons par rapport à un tweet du 15 novembre, sept jours plus tôt, du président des Etats-Unis lui-même (gardons la langue originale mais soulignons d’un gras élégant les deux mots qui nous importent) :
« I look forward to Mayor Giuliani spearheading the legal effort to defend OUR RIGHT to FREE and FAIR ELECTIONS! Rudy Giuliani, Joseph diGenova, Victoria Toensing, Sidney Powell, and Jenna Ellis, a truly great team, added to our other wonderful lawyers and representatives! »

Tout cela (l’annonce de Giuliani/Ellis de la soirée du 22 novembre) fut suivi d’une avalanche de tweet, – on imagine autant que de les lire, dans tous les sens, de la désolation suicidaire à l’insulte nucléaire. Qu’en disait aussitôt l’avocate-vedette, Sidney Powell elle-même ? Eh bien, rien du tout parce que l’élégant et hirsute Jack Dorsey, avec sa petite colombe toute-bleue et lumineuse de paix en guise de vertu, est là et il veille, et il interdit que telle personne emploie le mot “fraude”, comme fait couramment Powell, à côté du mot “élections”. Ainsi, le général Flynn, dont Powell est l’avocate, tweeta-t-il, notamment pour expliquer le silence de Powell et sans doute après l’avoir contactée par téléphone :
« @SidneyPowell1 a été suspendue de et par Twitter pendant 12 heures. Elle comprend le communiqué de presse de la Maison-Blanche et l’accepte. Elle maintient le cap pour prouver la fraude électorale délibérée massive qui a volé #WeThePeople de nos votes pour le président Trump et les autres candidats républicains. » (Et l’on remarque que Powell fait dire à Flynn “le communiqué de la Maison-Blanche” et non “le communiqué de Giuliani/Ellis”, et qu’elle lui fait parler “des autres candidats républicains” en plus de Trump.)

Parmi l’avalanche de réactions suscité par cet épisode, je relève celle-ci, d’un nommé ou surnommé @SalValiani, commentant le tweet de Flynn : « Quelqu’un est allé secouer Trump ! Attendez-vous à ce qu’il reconnaisse sa défaite dans les prochains jours. » (« Some one got to Trump!  Watch he will concede in the next day or two. »)

L’agitation se poursuivit dans la journée d’hier, avec notamment un communiqué de Powell toujours sur le même ton (“Tout va bien, je suis d’accord avec Trump, continuons le combat que je mène, pour mon compte, pour le compte du peuple américain [‘We, the people’], nous triompherons, certes”). Giuliani, lui, poursuivit sa quête désespéré d’un grand écart, nous annonçant que “tout a changé” mais qu’en fait “rien n’a changé”, et que tout se poursuit selon le plan prévu... On laisse en version originale, qui fait mieux ressortir la majuscule aguichante :
« To confirm Sidney Powell currently is not apart of the Trump Legal Counsel. There’s lots of misinformation out there regarding this. There is a PLAN, don't WORRY. Please Retweet this to share this with people getting their information from FAKE NEWS. Make sure you're following. » (Il y eut tout de même un ironique Rick Clark pour commenter ce tweet avec cette simple question : « Apart ou a part ? »)

Enfin, le soir vint une annonce de la Maison-Blanche qui fait penser à tout le monde qu’il s’agit du “commencement de la fin”, mais bien dans la manière Trump puisqu’on peut traduire la décision par ceci : “Je vous rends quelques-unes de mes armes pour que vous l’emportiez mais je me bats plus fort que jamais pour l’emporter”. Quelques mots de Spoutnik-France, reprenant Reuters dont on peut s’assurer soi-même de la digne rectitude de pensée, – ce qui permet (Reuters) de relever ici et là quelques traces de contradiction dont la responsabilité va bien sûr à Trump, mais aussi à ceux qui interprètent les actes et décisions de Trump ; mais peut-être Trump parlait-il sous la torture puisqu’il est question d’aveu (« un aveu de défaite. ») :

« Donald Trump a autorisé lundi l’administration américaine à entamer le processus de transition du pouvoir à Joe Biden, lui donnant accès à des fonds et des comptes-rendus, alors même que le Président sortant a promis de continuer à contester les résultats de l'élection.
»Donald Trump a donné lundi soir son feu vert au processus de transfert du pouvoir à Joe Biden.
» L’actuel locataire Républicain de la Maison-Blanche dénonce sans preuve une vaste fraude électorale. S'il n’a toujours pas reconnu la victoire de son rival Démocrate, l’annonce effectuée lundi constitue un virage et ce qui se rapproche jusqu’à présent le plus d’un aveu de défaite. »

A ce point, dira-t-on enfin ce qui s’est passé, ce qui se passe et ce qui se cache ? Personnellement, je poursuis l’hypothèse que les propos de Powell, – qui n’a pas encore été internée pour démence, – ne sont pas vaines tartarinades mais recouvrent quelques solides réalités. Je n’écris pas cela a contrario mais, en tenant compte que le tourbillon charrie des simulacres et des FakeNews dans tous les sens, qu’il y a au moins deux faits objectifs à ma connaissance qui parlent assez clairement. Ils sont liés à la compagnie Dominion et à la conférence de presse des avocats de l’équipe Trump du 20 novembre, notamment avec Giuliani et Powell.

• Je reviens sur le commentaire de Jonathan Turley sur la conférence de presse, à propos de l’attitude de Dominion, gestionnaire des opérations de comptage des vote et mise en cause par les avocats de Trump durant cette réunion (dans ce cas, il faut dire la confiance qu’à mon avis on peut avoir dans le jugement de Turley, professionnellement comme du point de vue éthique) :
« Turley est très certainement un observateur impartial dans cet affrontement, outre d’être un très grand légiste et parce qu’il est un très grand légiste. Il se place essentiellement sinon exclusivement du point de vue du droit, sans chercher à favoriser l’un ou l’autre pour des raisons politiques et partisanes. Certaines remarques prennent alors une résonnance très particulière, notamment celles qui disent successivement :
» • il est certain que l’équipe Trump accuse Dominion de fraude massive pour une entreprise considérable de prise de contrôle des USA par un pouvoir globaliste et communiste ;
» • Dominion a immédiatement réagi en déniant toute activité de ce genre ;
» • pour Turley, il y a indéniablement diffamation s’il est avéré qu’il n’y a pas de culpabilité de Dominion, et il y aurait donc certainement un procès si Dominion portait plainte
»  • Turley précise bien qu’une déclaration publique (un communiqué dans ce cas) démentant catégoriquement que Dominion ait une activité de cette sorte n’a de crédit que si elle est suivie d’une plainte (“La société a nié les allégations, mais je mesure souvent la pertinence de ces dénégations à l’aune des poursuites engagées”).
» ... C’est-à-dire que si Dominion ne réagit pas, on serait fondé d’estimer que la société tend à reconnaître la validité des accusations, – cela sonnerait presque comme une des “preuves irréfutables” dont l’équipe Trump prétend disposer et que tout le monde réclame de voir, bien que cela n’en soit point une. »

• Le deuxième fait objectif est la décision de Dominion, jeudi dernier, de ne finalement pas se présenter à l’audition que ses dirigeants avaient d’abord acceptée, pour le 21 novembre devant la législature de Pennsylvanie :
« .. On peut observer que les représentants de la société Dominion Voting System, mise en cause par Powell pour la Grande-Fraude, ont annulé abruptement leur venue à une conférence convoquée par la législature de Pennsylvanie pour débattre des problèmes de comptage et de contrôle des votes et assurer le monde de leur vertu dans cette affaire. Cela ne plaide pas pour cette vertu et laisse de la place pour du soupçon. Le président de la Chambre du Congrès de Pennsylvanie a commenté que les 1,3 million de Pennsylvaniens qui votent grâce aux machines de Dominion ont été “brutalement agressés et giflés par cette décision. »

Pour mon compte et dans le climat général qui régnait la semaine dernière autour des accusations de Powell, la position deux fois montrée de Dominion, directement mise en cause, constitue un élément majeur de la perception que j’ai de la situation dans cette affaire. Certains commentateurs du tourbillon de tweets auquel nous avons assisté dans la nuit de dimanche à lundi et hier vont effectivement dans ce sens d’une accusation fondée de Powell, et peut-être susceptible de déboucher sur une énorme chose. Deux tweets montrant cette réaction, assez répandue du public :

• @Reid Beggs : « She’s got the elite ruling class rattled. Wouldn't surprise me if she became the ultimate target of the establishment replacing trump. » (« Elle fait trembler l’élite de la classe dirigeante. Je ne serais pas surpris si elle devenait la cible ultime de l'établissement qui veut liquider Trump. »)
• @ChickenGate : « She must be pushing some really big buttons to get suspended. Go Sidney! » (« Elle a dû tomber sur quelque chose de vrzaiment gros pour être suspendue. Vas-y Sidney ! »)

Dans ce cadre général et assemblant, dans ce qui est en ma possession, tout ce qui peut avoir une vertu d’indication sérieuse, je crois qu’on peut penser que de solides, sérieuses et graves pressions, allant jusqu’à l’élimination physiques, ont été exercées sur Trump. The-Donald n’est pas Allende, il ne tient pas à mourir une AK-47 à la main et un stupide casque qui décoifferait sa belle permanente sur la tête. Il commence donc à céder en empruntant la voie de la capitulation, tout en affirmant qu’il ne cède pas du tout et qu’il poursuit la bataille (qu’il gagnera, certes) jusqu’au bout; Trump préfère cette tactique au AK-47. Cela présenté comme hypothèse assez classique, nous restons, pour le reste, suspendus à la suite des événements. Encore une fois et en leitmotiv, il est impossible et inutile de s’aventurer dans l’exercice des prévisions à prévoir dans le but de savoir parce que nous sommes absolument dans la Mer des “Unknown Unknowns”, comme s’il s’agissait d’une Mer des Sargasses, une espèce d’énorme océan de mélasse dont il est impossible d’extirper la moindre prévision.

Quant au colonel Lang, qui nous a beaucoup guidés dans cette affaire, et dont je continue évidemment à penser qu’il pense, lui, tout à fait juste, avec toutes les conséquences qu’on doit tirer pour se faire une religion, – quant au colonel Lang, disais-je, il est, lui, de la graine des Allende (sans ironie lorsqu’on pense aux différences de conceptions et de visions de monde) ou des légionnaires de Camerone. Le 24 novembre, tout à l’heure, il a écrit ceci :

« Je reçois maintenant des commentaires qui sont des menaces de prendre des mesures à mon encontre si je n’annonce pas que je renonce à dénoncer la trahison de la fraude électorale traîtresse.  À tous ceux-là, je dis : “Allez vous faire foutre.” pl » (« I am now receiving draft comments that are threats to take action against me if I do not desist in resisting treasonous election fraud.  To all of these “I say, go f**k yourselves”.  pl »)

Note

(*) Ainsi s’explique également que, pour cette phase si incertaine, volatile et pleine d’effets-miroirdéformant, je préfère continuer à utiliser pour cette séquence  le Journal-dde.crisis en mon nom propre, je veux dire subjectivement, plutôt que la rubrique “RapSit-USA2020”. La responsabilité, et sa forme surtout, est mieux établie.

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Un automne bien crispé

Par info@dedefensa.org — 24 novembre 2020 à 00:00

Un automne bien crispé

C’était tombé au début de l’automne, en même temps qu’avait chuté la première feuille des platanes qui arborent leurs rousseurs de saison. L’exécutif français qui cumule la fonction de seul émetteur de propositions de lois et celle d’approbateur législatif, a fait savoir qu’il préparait des dispositions légales pour interdire le « séparatisme ». Allait-on sur un ton martial punir un mouvement autonomiste ou indépendantiste séparatiste corse, breton, ou savoyard ? Depuis quelques années déjà, le FLNC est sorti de la clandestinité et a renoncé aux attentats.

Education à la sauvage

L’exécutif précisait la nouvelle doctrine de l’ensauvagement de hordes musulmanes résidant en France qui insuffisamment contrôlées revenaient à une posture naturelle d’informe, d’incivilisée, de sauvage. Un lexique inadapté prétend découper un nouveau champ politique. Le sauvage emprunte sa pente naturelle, l’isolement, le repli tribal et expose sa progéniture à un enseignement dangereux, celui de l’islamisme radical, opposé par nature à la loi républicaine.

La prémisse comme son articulation avec sa conséquence sont fausses.

En plus des 100 000 enfants non scolarisés parce qu’ils habitent des bidonvilles, des squats ou des hôtels sociaux, plus rarement il s’agit de mineurs isolés, près de 50 000 reçoivent dans leur famille une instruction intrafamiliale. L’instruction à domicile connaît un engouement ces dernières années, ils n’étaient que 35 000 en 2017 et tous les milieux sociaux sont concernés.

Si aux Usa, la motivation religieuse concerne un enfant sur six soustrait à l’école publique, en France il est impossible de fournir ce type de statistiques. Des raisons de santé motiveraient le choix des parents pour la moitié des cas. Des contrôles plus systématiques par des inspecteurs auprès de ces familles ont été mis en place depuis 1998 pour éviter les emprises sectaires. Ils auraient tôt fait de signaler voire de dénoncer une distorsion des choix éducatifs des parents en faveur d’un apprentissage religieux qui embrigaderaient les enfants.

Interrogé à ce sujet, l’actuel ministre de l’Education nationales a évoqué le chiffre de 2 000 à 3 000 enfants qui ‘peuvent poser problème et sont suivis de près’.

Dans le Val-d’Oise, étiqueté ‘quartier populaire’, 589 enfants étaient instruits en marge de l’école contre 325 l’année précédente. Cette augmentation de 81% relevée sur un échantillon minuscule est mentionnée dans un rapport sénatorial et aurait alerté les autorités. Un phénomène très localisé qui porte sur un petit nombre analysé sous le seul angle quantitatif a donné lieu à une loi qui abolira le principe de liberté d’enseignement et le droit pour les parents d’opter pour une pédagogie alternative. La fermeture à Saint-Denis d’une école clandestine qui accueillait une quarantaine d’enfants de 3 à 6 ans le 8 octobre 2020 dans des conditions sanitaires non réglementaires, en matière d’incendie notamment, est venue “étayer” la thèse de l’islamisme radical enseigné dès les premiers âges de la vie.

Comme souvent, une pure agitation médiatique sans substance vient suppléer à l’absence d’une politique qui estime n’avoir pas à tenir compte de la réalité pour énoncer des réformes inadéquates empilées en sédiments inféconds depuis des décennies. L’obligation de la scolarisation dès l’âge de 3 ans, inscrite dans la loi Blanquer de l’école de confiance en 2019, avait été déjà jugée par les professionnels inutile (97% des enfants sont déjà inscrits à cet âge) et très coûteuse ; 40 millions d’euros iront aux écoles maternelles privées, essentiellement confessionnelles sous contrat. Ainsi le phénomène d’un enseignement sectaire islamiste radical semble ultra-minoritaire, mais il motive néanmoins une campagne disproportionnée et un train de lois et de réformes. Du bruit.

Le nihilisme trouve son objet

L’articulation de cet argument inexistant d’une radicalisation au sein de familles prodiguant une instruction religieuse antirépublicaine avec son pendant, le terrorisme islamique, est frauduleuse. Aucun des actes terroristes perpétrés en France ces vingt dernières années n’a été le fait d’individus ayant bénéficié d’un enseignement religieux familial.

Mohamed Merah, le tueur à moto en 2012 à Toulouse et Montauban se serait adonné à une pratique religieuse assidue au cours d’un deuxième séjour en prison en 2008, peine effectuée pour un motif mineur en raison des sursis accumulés pour divers délits avant sa majorité. Il a voyagé en Afghanistan en 2010 sous l’œil complaisant du renseignement français, dûment alerté par les autorités douanières afghanes de son arrivée, puis au Pakistan l’année suivante.

Orphelins et placés en institution, Saïd et Chérif Kouachi, responsables de la tuerie de Charlie Hebdo en 2015, fréquentent à l’âge adulte un cercle de salafistes à Paris dans le 19ème arrondissement. Chérif au cours d’un emprisonnement en 2005-2006 se radicalise auprès d’un membre du GIA. Il est condamné en 2008 à une peine de trois ans pour association de malfaiteurs en vue d’une entreprise terroriste. Saïd aurait bénéficié d’un entraînement militaire auprès d’Al Qaïda au Yémen en 2011. 

Parmi les auteurs de la tuerie du 13 novembre 2015 qui a fait 131 morts en région parisienne, Salah Abdeslam a eu un passé de petit délinquant, consommateur de drogues et d’alcool. Il est condamné en 2011 pour une affaire de vol. Il se serait radicalisé avec Brahim, l’un de ses frères six mois avant les attentats. Abdelhamid Abaaoud, commandant opérationnel présumé des attentats de novembre 2015, est un belgo-marocain qui a le même profil de délinquant avec de courts séjours en prison. En 2010, il y rencontre Salah Abdeslam. Il aurait commencé une pratique religieuse en 2012. Il rejoint la Syrie et il y fait allégeance à Daech en 2013.

Les profils de ces criminels sont désespérément monomorphes. Enfance perturbée, le père de Merah est un trafiquant de drogue que sa femme a quitté. La mère des Kouachi, prostituée occasionnelle, s’est suicidée. Tous sont passés par la case prison pour délinquance où ils ont acquis une détermination nihiliste qui a donné quelque consistance à une existence misérable, ‘Plutôt croire en Rien que ne rien croire du tout’. Chacun a été identifié par les services de renseignements français ou belge et parfois étasunien comme terroriste potentiel. Le prestige de Daesh, une milice sortie tout droit des centres de torture américains en Irak, a fasciné ces délinquants pour avoir créé un Etat avec des finances solides et attractives grâce en partie au pétrole volé et acheminé via une Turquie très complaisante pour de longs convois dont l’origine ne pouvait faire de doute. La chute de l’artefact Daesh, monstre qui a partiellement échappé au contrôle de ses créateurs étasuniens, pétro-monarchiques et européens a détourné les candidats-terroristes de cette affiliation.

La seconde vague de terrorisme qui a frappé la France se caractérise par un modus operandi low cost. En dehors de l’attentat au poids lourd qui a tué 86 personnes sur la Promenade des Anglais en 2016, l’arme blanche a remplacé les armes à feu. Les auteurs sont plus jeunes, moins marqués par la délinquance. Les trois derniers ont en commun d’être des émigrés récents. A l’évidence, aucun n’a reçu une éducation religieuse digne de ce nom. L’endoctrinement, quand il y en a eu un, s’est produit à l’âge adulte, le plus souvent en prison mais certainement pas auprès d’institutions ou d’écoles.

Contre-vérités et contresens

Ainsi, l’école à domicile pratiquée par les familles musulmanes qui serait la matrice de l’Islam sectaire est une proposition infondée. Les biographies des terroristes prouvent que leur lieu de formation est plutôt la prison. Prétendre lutter contre la radicalité islamiste en s’attaquant à la liberté d’enseignement est une aberration logique.

La volonté d’encadrer la formation des imams pour extirper le sectarisme est une mesure d’intrusion de l’Etat dans la vie religieuse d’une catégorie de Français, ce qui viole l’esprit de la laïcité. Il s’agit d’une renonciation à l’indifférence de l’Etat au phénomène religieux au sens où il légifère pour encadrer une Eglise. Sans fonction éducative particulière et sans formation académique spécifique, un imam ‘conduit’ la prière et, à cette occasion, il prononce des prêches et des sermons le vendredi, le plus souvent avec un contenu moralisant sans enseignement théologique. Les textes prononcés à cette occasion passent par les bureaux des renseignements généraux depuis des décennies. La ‘radicalisation’ est un processus clandestin qui se fait en marge de l’institution religieuse. Le contrôle absolu des mosquées par le pouvoir marocain par exemple n’a pas empêché dans ce pays l’émergence de cellules terroristes.

L’enchaînement de contre-vérités et de contresens tels qu’énoncés par l’exécutif ne résoudra en rien le phénomène d’un terrorisme internationalisé, miroir imparfait de l’internationalisme des agressions de la “communauté internationale” contre des pays musulmans par le biais des guerres interminables, des destructions, des pillages et la création de flux de réfugiés et de migrants. La mise en garde adressée à Washington par l’exécutif français de ne pas dégarnir en troupes l’Irak et la Syrie, pays meurtris par les guerres occidentales, est un plaidoyer, une supplication éhontée pour que soit maintenue l’occupation et les proxy djihadistes qui en sont devenus le prétexte. La perpétuation de tels abcès est une pérennisation des combattants de Daesh. 

Multiplier les incursions au petit matin au domicile d’enfants de dix ans perçus par l’école publique chargée de délation car non suffisamment compliants avec les hommages républicains convenus aux victimes du terrorisme n’a aucune efficacité sur le la prévention de la radicalité. En revanche, ces dragonnades terrorisent les enfants sans réussir l’acte expiatoire de charger de toutes les fractures sociales le musulman, figure idéale du bouc émissaire depuis des décennies.

Répit

Le début du mandat de Monarc 1er a été marqué par une véritable accalmie médiatique sur le thème de l’Islam, de l’islamisme, du péril terroriste et du fanatisme religieux musulman. Les réponses inadaptées, apportées par Hollande aux attentats de 2015, toutes gonflées de proclamations martiales, amphigouriques, ont fait chuter le revenu généré par le tourisme. L’industrie du luxe, pourvoyeuse essentielle de soutiens électoraux, s’en était ressentie. Plus que la nécessité de se démarquer d’une extrême-droite cantonnée à un rôle de pure figuration, les intérêts des oligarques français ont infléchi ce thème pour le faire disparaître opportunément.

La pandémie de la Covid-19 a entraîné une chute drastique du tourisme. L’Organisation mondiale du Tourisme (OMT) prévoit une baisse de 70% par rapport à 2019. Libéré du besoin de ménager les affaires de l’avenue Montaigne, du Crillon et du Ritz, l’exécutif a de nouveau emprunté le discours politique de prédilection de ces dernières décennies, celui sur l’immigré, voleur de pain, envahisseur, non tégrable puis terroriste et maintenant séparatiste. 

Chute

Les déclarations de Monarc 1er de début octobre 2020 qui avaient tout l’air d’être programmatiques pour la prochaine campagne, datent du 2 octobre et ont été antérieures aux attentats du jeune Tchétchène et du migrant Tunisien de Nice. L’attaque au couteau sur deux personnes non mortelle le 25 septembre près des anciens locaux de Charlie Hebdo par un jeune Pakistanais n’a pas pu être l’argument déclenchant d’une doctrine réfléchie depuis l’entrée officielle en récession de la France. En effet, le FMI a prévu une chute du PIB de près de 12% pour la France en 2019, bien plus sévère que pour les autres Etats de l’OCDE pour une moyenne de 10,2% pour la zone euro. Au sein de l’Union européenne, l’Italie et l’Espagne avec leurs -12,8% respectifs font à peine moins bien que les –12,5% français. Les “PIGS”, bientôt PFIGS, sont en train d’enrichir leurs rangs.

Le FMI, encore lui, devenu analyste politique international pour des figurants élus avec pour seule qualité une compétence théâtrale (Monarc 1er) et/ou télévisuelle (Berlusconi, Trump), prévoyait des mouvements de contestation sociale dans les pays où l’impact économique de l’épidémie n’aurait pas été suffisamment atténué. Cette hypothèse projetée très tôt, dès le mois d’avril, est bien à l’origine du dernier coude opéré à droite à la communication publique de Monarc 1er.

La contestation était manifeste bien avant les confinements, le mouvement des Gilets Jaunes et sa lourde répression aussi. La concentration du Capital entre un nombre de plus en plus petit de mains, l’augmentation du chômage et de la précarité de l’emploi qui en sont les corollaires obligatoires sont le signe fonctionnel de son existence. A l’œuvre sans retenue, elle appauvrit des couches sociales jusque-là épargnées par l’idée de révolte. L’endettement colossal de l’Etat pour faire affluer de l’argent vers les entreprises à l’activité réduite ou non par les confinements n’empêchera pas les faillites et les millions de chômeurs dans les mois à venir.

Toutes les mesures liberticides de la ‘Sécurité Globale’, celles qui criminalisent l’occupation des lieux d’enseignement par les étudiants insérées dans la loi ‘Programmation de la Recherche’ ne sont que des anticipations des manifestations, blocages et grèves à venir. Le dispositif ‘Séparatisme’ en fait partie intégrale en tant que contre-feu.

Monarc 1er a exposé les priorités de l’exécutif en supprimant plus de 4 000 lits d’hospitalisation pour la seule année 2018. Aucun lit de réanimation n’a été créé en prévision de la deuxième vague ; bien au contraire,  le centre hospitalier de Nancy a supprimé des postes et des lits tandis que les urgences de l’Hôtel-Dieu de Paris ont fermé, le site a été vendu à Vinci qui y installera restaurants et hôtellerie de luxe. Les commandes de matériel de surveillance, drones miniaturisés, de grenades offensives, de munitions pour fusils d’assaut, de LBD, de blindés passées pour le compte du ministère de l’Intérieur dessinent au contraire le projet de l’exécutif.

Chut ?

 Depuis longtemps et depuis la perte insigne de la souveraineté économique, budgétaire et monétaire de la France, au profit du Grand Capital, véritable auteur de la construction de l’Union européenne, cet exécutif n’a plus qu’une seule latitude, qu’un seul attribut, la Répression.

Les camouflets successifs qu’il a essuyés en Méditerranée orientale et dans le Caucase par le couple – très antagoniste – Fédération de Russie et Turquie, mettent à nu la perte de son influence. Sa domination résiduelle dans les anciennes colonies africaines, remise en cause par l’impérialisme anglo-saxon depuis la chute de l’URSS, s’amenuise à cause de ces mêmes puissances moyennes. Le chaos institué en Libye par le militarisme français a favorisé les interventions turques et russes dans la région, les lamentations de Monarc 1er n’y changeront rien. La Russie a aussi remis le pied en Afrique après une grande éclipse car elle a pris soin d’effacer 20 milliards de dollars de dettes africaines. 

L’accord de partenariat économique signé entre 15 pays d’Asie, le 15 novembre dernier, a fait prendre conscience que le trio de tête,  Japon, Corée du Sud et Chine, représente 5,6 mille milliards de dollars, soit mille milliards de dollars de plus que l’ensemble Usa-UE pour 2019. Le PIB de ces pays croîtra deux à trois fois plus vite dans les dix prochaines années que dans l’ensemble Usa et UE, selon la Banque mondiale.

Le petit coq déguisé en Monarc 1er peut taper du pied et bomber le torse, pour l’instant, il ne parvient pas à créer une unité de défense avec l’Allemagne, prête à lâcher de son côté le Nord Stream pour quelques avantages commerciaux avec les Usa. Il ne reste plus en effet au système que la répression d’une majorité que toutes les manœuvres classiques de diversion (le 1% puis le 0,1% des plus hauts revenus et des plus gros patrimoines) ne peuvent détourner de leur nécessaire union contre la misère. La seule séparation réelle et opérante, c’est celle du travailleur des moyens qui le font produire.

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Le ‘Coup’ sans fin des étiquettes doctrinales

Par info@dedefensa.org — 23 novembre 2020 à 00:00

Le ‘Coup’ sans fin des étiquettes doctrinales

Ce texte intéressant et bien documenté représente une démarche à la fois importante et absurde. Rien ne dit que d’autres démarches, en sens contraire, ne soient pas également à la fois importantes et absurdes. Peu importe, finalement, dans un monde où cohabitent, en toute impunité, sans soulever la moindre objection fondamentale, sans inquiéter outre mesure, dans tous les cas officiellement ou dans les milieux scientifiques, plusieurs vérités bien structurées, cohérentes, semblant tenir sur leurs fondements. D’une façon générale, cette diversité ne soulève que bien peu d’interrogations, et des objections que dans la mesure où, ici ou là, elles transgressent l’un ou l’autre article de foi de sa propre vérité ; mais en général, on s’ignore...

Il s’agit d’un long texte du site WSWS.org sur la préparation d’un coup d’État militaire, plus spécifiquement avec l’aide des forces spéciales, du président Trump, par ailleurs battu à plate couture selon le site trotskiste. Ce n’est certes pas la première fois que WSWS.org attaque Trump sur ce terrain d’une entreprise illégale de coup de force, surtout sinon essentiellement durant les 18 derniers mois.

Auparavant, les attaques prenaient pour cible surtout le camp démocrate et le DeepState pour leurs tentatives de coup de force contre le président-élu Trump (Russiagate, diverses tentatives et pressions de déstabilisation en 2017 particulièrement), tout en gardant une distance très critique du même Trump. Dans cette confusion qu’on ne reprochera pas à WSWS.org, – tout le monde se trouve à la même enseigne, selon la ‘vérité’ choisie, – une ligne a fini par se dégager pour les trotskistes, tracée nettement dès la fin 2018 : le choix de porter tout le poids de l’attaque contre Trump qualifié de ‘fasciste’ et de ‘dictateur’ voulant installer un pouvoir personnel, – sans plus expliquer, d’ailleurs, pourquoi il ne l’avait pas fait jusqu’alors.

Cette ligne est aujourd’hui fermement verrouillée, mais elle se heurte à certaines contradictions. On mentionnera celles-ci :

• une position très nette a été prise en faveur des protestations de rue suivant la mort de George Floyd (BLM [Black Lives Matter], Antifas), contre les violences policières ‘fascistes’ attribuées à Trump. Ces protestations étaient attribuées par WSWS.org à une manifestation de mécontentement et de colère des classes pauvres et défavorisées, également contre les inégalités et les pressions des capitalistes. Pourtant le mouvement a été et est piloté essentiellement par BLM au nom des doctrines du Wokenisme, sociétales, indigénistes, LGTBQismes, etc., que WSWS.org repousse comme étant une diversion de l’affrontement de classe ; de même, ces manifestations avaient et ont le soutien d’une caste moderniste-progressiste des ultra-riches et des capitalistes du domaine (notamment les GAFAM, dont Facebook qui a suspendu l’accès à son compte de WSWS.org et poursuit le site d’une vindicte épouvantable) ;
• bien entendu, WSWS.org s’oppose au bellicisme impérialiste de la politiqueSystème, que Trump a tenté par intermittences de modérer. L’équipe de sécurité nationale de Biden, que WSWS.org défend de facto puisqu’il dénonce le(s) coup(s) d’État de Trump, est un extraordinaire rassemblement de bellicistes, neocon, R2P, etc., qui annoncent déjà une reprise renforcée de cette même politique avec une administration Biden ;
• WSWS.org soutient la politique de confinement généralisée développée par les démocrates, contre la politique de Trump, et cette position lui fait rencontrer dans nombre d’occurrences les intérêts de l’industrie pharmaceutique (Big Pharma) ;
• enfin, WSWS.org dénonce les démocrates essentiellement sinon exclusivement parce qu’ils ne dénoncent pas Trump comme étant un ‘fasciste’ et un ‘dictateur’.

On comprend bien toutes ces positions de WSWS.org mais on constate tout autant l’affluence et les pressions de ces contradictions dont les trotskistes ne veulent pas entendre parler au nom de la pureté de la doctrine. Ainsi le texte dénonce-t-il les “théories du complot” de Trump (« Trump et ses partisans mènent une campagne de propagande agressive pour délégitimer l’élection par des allégations mensongères de fraude électorale et des théories du complot de plus en plus fascistes ») en développant lui-même ce qui est d’une façon éclatante une “théorie du complot” à propos de la préparation d’un coup d’État militaire du président. Il y a certainement, sans le lmoindre doute, toujours l’un et l’autre complots en action par les temps qui courent, mais il est absurde de les qualifier selon une théorie dynamique étrange (« des théories du complot de plus en plus fascistes »), surtout lorsqu’il s’agit de Trump dans la position où on le voit aujourd’hui.

Cet activisme interprétatif de WSWS.org, qui veut à tout prix réorganiser la ‘réalité’ selon la conception trotskiste, n’a qu’un seul effet : la perte complète de la capacité d’analyse nécessaire dans ces temps de désordre. Ce sont effectivement des temps étranges, et il est plus que jamais nécessaire, et préférable dans tous les cas, de tenter d’identifier les mouvements convulsifs des uns et des autres, plutôt que de passer follement son temps à coller des étiquettes préfabriquées sur les dos inconscients des différents acteurs, en croyant fiévreusement que cela influencera les événements selon les lois historiques marxistes.

Effectivement, WSWS.org a totalement perdu la capacité d’analyse objective que nous lui connaissions, du temps où les trotskistes renvoyaient toutes les tendances de l’establishment dos à dos par multiplication. En prenant position au nom d’une chimère, – chimère parmi les chimères, – le site et ses trotskistes s’est totalement intégré au Système, dans la catégorie “idiots inutiles”. Du coup, il justifie et adoube involontairement toutes les initiatives en cours au sein du grand mouvement du Wokenisme, dont nous observions hier de quelle soupe néo-marxiste sans le moindre sens il prétend être la recette pleine de sens :

« Le ‘Wokenisme’ est, à [notre] sens, et sans peur et sans reproche d’être dénoncé par le ‘nonsèmes’ ou “non-sens”, l’installation opérationnelle ultime d’une catégorie de la pensée qui se tient dans le vide, au-dessus du néant, rythmant selon le rire sardonique de ce qui serait un plaisantin explosif et publié, l’abondance des restes de l’anéantissement d’une chimère incompréhensible. Tout ce baratin ne prétend pas seulement accrocher cette ‘école’ grandiose des déconstructeurs à ses descendants du début XXIème, nous précipitant de Badiou en Žižek pour nous faire déboucher sur le ‘Wokenisme’ ; il est là pour faire résonner les grands appels que nous dispense cette pensée-masquée, annonciatrice de l’ère covidienne... Ne cherchez pas de correspondance de sens là où il n’y a que le non-sens, mais cherchez plutôt les signes de l’ultime équipée de l’Effondrement du Système. Le ‘Wokenisme’ est une bonne piste à cet égard et il faut souhaiter qu’elle puisse mener à la destination promise, exactement comme l’on attendait que s’épanouissent les Cent-Fleurs (“Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent !”). Le ‘Wokenisme’ est l’entrée en majesté dans la gare du terminus, en croisement de Mao et Foucault. »

Par contre, et c’est dommage, WSWS.org a mis en évidence dans ce texte une information passée inaperçue, et certainement pas commentée pour ce qu’elle vaut : la création d’un commandement spécifique des forces spéciales, qui rendra compte directement au secrétaire à la défense au travers de son chef militaire. Il s’agit d’un arrangement un peu à l’image de celui du Corps des Marines, dépendant théoriquement de la Navy, mais qui a sa propre hiérarchie, et son chef siégeant à l’égal  les trois autres chefs des trois services principaux au Comité des Chefs d’État-Major. Il sera très difficile de revenir sur cette décision (si un éventuel futur président Biden y songeait) ; il s’agit d’abord d’un acte bureaucratique, et l’on sait que la bureaucratie ne lâche jamais un avantage qu’elle a pu acquérir.

Ce nouveau commandement autonome, regroupant les forces combattantes les plus efficaces et les plus habituées aux situations incertaines, renforce une parcellisation des forces armées correspondante à l’évolution d’une situation de plus en plus insaisissable et incertaine des Etats-Unis, et aussi la possibilité que des factions au sein de ces forces armées décident des interventions autonomes dans la situation intérieure des USA. Ce n’est pas le ‘dictateur fasciste’ Trump que cette décision avantage, mais plutôt la possibilité d’un ‘Coup’ des militaires, ou d’une faction des militaires, dans le but d’établir un pouvoir militaire. Un tel projet en tant que tel n’a aucune chance d’aboutir aux USA, selon la structure, la mentalité, la tension psychologique de ce pays ; par contre il aurait toutes les chances ( ?) de pousser à une désintégration du pays ou à des sécessions en chaîne dans une situation de tension comme l’on en connaît actuellement

... Ci-dessous, publié sous le titre « Le remaniement du Pentagone vise à ouvrir la voie au coup d'État de Trump », le texte de WSWS.org du 23 novembre 2020, version française d’un texte de Bill Van Auken du 21 novembre en anglais.

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La voie du coup d’État de Trump

Alors que le président américain Donald Trump tente d’annuler les élections de 2020 par un coup d’État extra-constitutionnel, ni Biden, les démocrates ou les médias d’entreprise américains n’ont jugé bon d’alerter l’opinion publique américaine et mondiale sur les développements inquiétants au sein de l’armée américaine et de son centre de commandement du Pentagone.

President Donald Trump under enLe président Donald Trump lors d’un appel téléphonique avec les dirigeants du Soudan et d’Israël dans le bureau ovale de la Maison-Blanche, le 23 octobre 2020, à Washington [Crédit: AP Photo/Alex Brandon] telefonsamtale med ledere i Sudan og Israel, i Det ovale kontoret i Det hvite hus i Washington, 23. oktober 2020 [Foto: AP Photo/Alex Brandon]

Ces derniers jours ont mis en lumière le schéma de ce coup d’État. Il ne s’agit pas seulement là des intentions de Trump, mais bien plutôt d’actions visant à exécuter ce coup d’État, qui se produisent en temps réel.

Vendredi, Trump a invité des législateurs républicains de l’État du Michigan à la Maison-Blanche, mettant en évidence une stratégie bien précise pour l’établissement d’une dictature présidentielle. Trump et ses partisans mènent une campagne de propagande agressive pour délégitimer l’élection par des allégations mensongères de fraude électorale et des théories du complot de plus en plus fascistes afin de donner un prétexte aux parlement d’État contrôlés par les républicains, comme le Michigan, pour répudier le vote populaire et sélectionner des électeurs pro-Trump.

Ils escomptent que cette opération extrajudiciaire finira devant la Cour suprême des États-Unis dont Trump a nommé un tiers des juges et où a déjà été crée un précédent par le jugement de 2000 dans l’affaire Bush contre Gore. Celui-ci avait mis fin au décompte du vote populaire en Floride et avait attribué la présidence au républicain George W. Bush, sans aucune opposition du Parti démocrate.

Une tentative aussi effrontée de renverser une élection provoquera inévitablement une résistance explosive, en particulier dans les zones urbaines fortement ouvrières où des millions de gens ont voté pour chasser Trump. Une telle attaque contre les droits démocratiques fondamentaux et les derniers vestiges de formes constitutionnelles de gouvernement ne peut se faire sans un recours à une répression massive.

C’est dans ce contexte qu’une cérémonie tenue mercredi à Fort Bragg, en Caroline du Nord, au siège du Commandement des opérations spéciales de l’armée américaine — comprenant les Bérets verts, les SEALs de l’US Navy et d’autres unité d’intervention d’élite — constitue un avertissement extrêmement sérieux. Le nouveau secrétaire à la Défense «par intérim», Christopher Miller, y a annoncé l’élévation du commandement des opérations spéciales à un statut équivalent à celui des autres branches de l’armée, armée de terre, marine, armée de l’air, etc.

Comme l’a expliqué le site militaire en général bien informé breakingdefense.com: «Le point essentiel de cette transformation sera de faire en sorte que le plus haut responsable des opérations spéciales au Pentagone puisse s’adresser directement au secrétaire à la Défense sur… les questions opérationnelles, y compris les raids secrets contre des cibles de grande valeur. Le bureau n’aura plus à passer par l’appareil plus large de la DoD Policy pour atteindre le secrétaire».

Miller, qui a refusé de répondre aux questions des médias depuis son installation à la tête du Pentagone, a déclaré à un auditoire de troupes: «Je suis ici aujourd’hui pour annoncer que j’ai ordonné à la direction civile des opérations spéciales de me rendre compte directement, au lieu de passer par les voies bureaucratiques actuelles».

Miller n’a pas été confirmé par le Sénat américain, et ne le sera pas, à un poste qu’il occupe depuis un peu plus d’une semaine. Colonel à la retraite et officier des forces spéciales depuis 30 ans, il n’a aucune qualification pour occuper ce poste en dehors de sa loyauté indéfectible envers Trump.

Dans des circonstances normales, Miller céderait son poste à une personne nommée par Biden en à peine deux mois et, pendant l’interrègne, il collaborerait étroitement avec son remplaçant. Au lieu de cela, il annonce le changement le plus profond de la chaîne de commandement militaire de mémoire récente.

L’installation de Miller en tant que secrétaire à la Défense est le résultat d’une purge générale de la haute direction civile du Pentagone, initiée par Trump avec le congédiement via tweet du secrétaire à la Défense Mark Esper. La détermination de Trump à évincer Esper remonte à juin dernier où le président américain avait déployé des forces de sécurité fédérales et des troupes pour réprimer les manifestations anti-violence policière près de la Maison-Blanche. Il avait menacé d’invoquer la Loi sur l’Insurrection qui lui aurait permis d’envoyer des troupes dans les villes du pays pour réprimer les protestations de masse contre le meurtre de George Floyd par la police.

Esper, un ancien lobbyiste de l’industrie de l’armement, avait exprimé son opposition, déclarant qu’un tel déploiement de l’armée pour réprimer la population ne pouvait être ordonné qu’en «dernier recours». Sa position, partagée par le chef d’état-major des armées, le général Mark Milley, exprimait la crainte qu’un tel usage des troupes ne provoque une résistance incontrôlable et ne déchire l’armée. Depuis son éviction, Esper, Milley et le numéro trois du Pentagone ont tous fait des déclarations rappelant avec insistance au personnel militaire américain qu’il avait prêté serment à la Constitution.

De telles invocations n’auront aucun effet sur la cabale des loyalistes et semi-fascistes que Trump a placés en charge au Pentagone depuis l’élection. Lors d’une audience de confirmation pour un autre poste de sécurité nationale, Miller a clairement indiqué qu’il n’avait aucun scrupule à utiliser les ressources des services de renseignement fédéraux pour poursuivre les manifestants sur ordre de la Maison-Blanche.

Le nouveau chef civil des opérations spéciales, qui jouira désormais d’une collaboration directe et secrète avec le secrétaire à la Défense, sans être encombré par les «voies bureaucratiques», est un certain Ezra Cohen-Watnick, 34 ans, un politicien d’extrême droite. On l’a mis au Conseil national de sécurité en raison de ses liens politiques avec des gens comme l’ancien conseiller fasciste de Trump Steve Bannon, l’ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, fanatiquement anti-iranien et inculpé, et le gendre du président, Jared Kushner.

Le troisième poste du Pentagone, celui de sous-secrétaire à la politique, est occupé par Anthony Tata, général à la retraite et commentateur fréquent de Fox News, dont la précédente nomination à ce poste avait dû être retirée après sa dénonciation d’Obama comme «dirigeant terroriste», «candidat mandchou» et «musulman».

Miller s’est donné une figure similaire comme principal conseiller, le colonel en retraite Douglas MacGregor, un autre commentateur de Fox News. Ce dernier est connu pour avoir attaqué les pays européens qui avaient admis des «envahisseurs musulmans indésirables» déterminés à «transformer l’Europe en État islamique». Il a condamné les tentatives de l’Allemagne pour sa volonté de repentance dans l’Holocauste comme le produit d’une «mentalité malade» et a demandé la loi martiale et l’exécution sommaire des migrants à la frontière mexicaine.

Trump s’est particulièrement adressé aux forces d’opérations spéciales qui ont désormais un statut élevé dans la chaîne de commandement. L’année dernière, il est intervenu de manière agressive dans le procès militaire du Navy Seal Eddie Gallagher pour crimes de guerre en Irak. «Nous entraînons nos garçons à être des machines à tuer, puis nous les poursuivons quand ils tuent!» a-t-il protesté.

À la fin de sa campagne, cinq jours avant les élections, Trump s’est rendu à Fort Bragg pour des réunions à huis clos avec les troupes des forces spéciales et leurs commandants. Au vu des développements ultérieurs, il y a tout lieu de croire que le but de ce voyage était d’évaluer le niveau de son soutien au sein des unités militaires qui y sont stationnées et chez leurs commandants, et de discuter des plans d’une réponse armée à une explosion de résistance à son projet de voler l’élection et d’établir une dictature présidentielle.

La tactique employée par la Maison Blanche a été répétée d'innombrables fois à l'étranger sous des administrations démocrates et républicaines. Des allégations fabriquées de fraude électorale ont été utilisées pour justifier les coups d'État soutenus par les États-Unis, évincer des présidents et fomenter des «révolutions de couleur» entre autre au Honduras, en Bolivie, au Venezuela, en Ukraine et en Géorgie.

Aujourd’hui, ces mêmes méthodes sont appliquées aux États-Unis mêmes, dans les conditions d’une crise économique et sociale insoluble, caractérisée avant tout par des inégalités sociales stupéfiantes et exacerbée par la pandémie de COVID-19, par l’«immunité collective» et la politique de retour au travail homicides de la classe dirigeante capitaliste.

Biden et le Parti démocrate craignent une éruption de protestations populaires et une résistance de masse venue d’en bas contre Trump et ses alliés conspirateurs bien plus que le danger de coup d’État et de dictature. Quelles que soient leurs différences tactiques avec Trump, ils représentent les intérêts de Wall Street et de l’appareil militaire et de renseignement.

La classe ouvrière doit intervenir dans cette crise sans précédent en tant que force sociale et politique indépendante, en s’opposant aux conspirations de la Maison-Blanche de Trump et de ses alliés militaires par les méthodes de la lutte des classes et la lutte pour la transformation socialiste de la société.

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Powell, à la vie à la mort

Par info@dedefensa.org — 23 novembre 2020 à 00:00

Powell, à la vie à la mort

23 novembre 2020 – Selon ce qu’on en a, la situation aux USA apparaît comme une tragédie ou comme un bouffe. C’est une “tragédie-bouffe” bien de notre époque. Avec l’avocate Powell et la Grande-Fraude, c’est l’aspect de la tragédie qui s’affirme.

On se trouve loin, ici en Europe francophone, du lieu du crime et face à un imbroglio de juridisme américaniste particulièrement venimeux et complexe et de FakeNewsisme dans tous les sens (l’art de manipuler l’information dans le système de la communication, de l’enjolivement à l’invention hollywoodienne, porté à son sommet aux USA). Pour mon compte, j’en juge selon une perception faite notamment et principalement d’intuition et d’expérience, au jour le jour, avec d’inévitables variations où parfois mon humeur a sa place.

Mais ce relativisme subjectif qui répond au subjectivisme nihiliste régnant, est policé autant que faire se peut par la conscience de nous trouver à un nœud gordien terrible de la Grande Crise ; dans ce cas, cette démarche de tentative permanente de pondération est d’autant plus vive qu’il y a la conscience d’une période cruciale de quelques toutes petites semaines, de quelques jours même... Tenez compte de ces facteurs personnels de la source (moi-même, PhG) et croyez bien que je m’emploie moi-même à en tenir compte.

C’est dans cette mesure de la contingence dramatique du cas (*) que mon attention a été sollicité par ce petit texte du colonel Lang, du 22 novembre 2020, sur son site SicSemperTyrannis (SST). Lang parle d’une émission du Howie Carr show, sans doute de vendredi soir, dont l’invitée principale est l’avocate Sidney Powell, que l’on connaît bien désormais. (Howie Carr est un commentateur indépendant de tendance républicaine, opérant à Boston, son show se trouvant sur la radio WRKO de Boston.)

Voici le texte de Lang :

 « Sidney commence à parler à peu près à la moitié de l’heure que dure le show.
» Elle dit beaucoup de choses intéressantes sur le volume des votes qui, selon elle, ont été déplacés, transférés, manipulés, etc. par les manipulations électroniques.
» Selon elle, le nombre de votes fraudés dans les régions clés d’Atlanta, de Detroit, de Philadelphie et de Chicago, s’élève à un nombre d’un peu plus de 5 millions.
» Elle pense également que plusieurs millions de morts ont ‘voté’.
» Elle pense que des parties importantes du gouvernement américain ainsi que des parties de gouvernements des États de l’Union ont depuis longtemps participé à ce qui constitue un empire contractuel de fraude électorale opérant dans le monde entier avec des relais importants en Europe.
» Le système est-il utilisé par les seuls démocrates ?  Il semble que ce ne soit pas le cas.
» Elle est TOUT À FAIT sûre d’elle dans cette affaire.  Ses déclarations sont si claires qu’elle va soit triompher, soit être détruite.
» Elle doit être protégée de toute menace physique.
» Si le réseau de corruption qu’elle et Rudy [Guliani] dénoncent est bien réel, alors notre système électoral est depuis longtemps une énorme fraude et il est constamment à vendre à tous les niveaux en utilisant ce genre de machines et de logiciels de vote électronique ainsi que par le bourrage habituel et traditionnel des urnes. Pl. »

Lang aborde l’actuel sujet central de la crise de l’élection du 3 novembre, actuellement concentré sur la démarche de l’équipe juridique de Trump, et particulièrement de l’avocate Sidney Powell qui dénonce une fraude électorale si massive qu’on peut la désigner, pour faire court, comme ‘la Grande-Fraude’. On voit, aux très rapides précisions qu’apporte Lang, qu’il s’agit, dans les termes de l’avocate Powell, d’une gigantesque affaire, à un point qu’elle relève même de l’en-dehors des USA pour passer au niveau global : « ...un empire contractuel de fraude électorale opérant dans le monde entier avec des relais importants en Europe ».

La fraude électorale est-elle devenue un domaine du crime organisée ? Quelque chose qui fonctionne multi- et trans-nationalement, comme la prostitution, la drogue, le trafic des objets d’art ? Avons-nous atteint quelque chose comme le stade ultime de la corruption de toutes les affaires publiques du monde, justifiant ainsi une trame pouvant expliquer l’accusation un peu tonitruante de Powell-Giuliani d’un « complot globaliste [et communiste] » ?

Le sérieux de la chose, son intensité tragique, se trouvent tout entier dans ces quelques mots de Lang, qui rendent compte de son jugement personnel,
1) sur les affirmations de Powell et son appréciation de la situation générale de la fraude, et
2) sur la position de Powell d’un point de vue personnel, avec les risques qu’elle court, jusqu’à son intégrité physique (et donc, renforcement du sérieux du fond de l’affaire) :

« Elle est TOUT À FAIT sûre d’elle dans cette affaire.  Ses déclarations sont si claires qu’elle va soit triompher, soit être détruite.
» Elle doit être protégée de toute menace physique. »

Il est permis de penser qu’il faut faire crédit et confiance à Lang ; d’une façon générale, si l’on tient compte de sa réputation, de la tenue de son site, etc. ; dans ce cas spécifique, parce qu’il est un ancien officier du renseignement (DIA) avec tout ce que cela implique, qu’il a des proches travaillant sur cette affaire dans une situation proche (Larry C. Johnson, ancien officier de la CIA, qui a détaillé dans SST  les affirmations sur la dimension générale de la fraude) ; qu’il a de nombreuses sources, comme on imagine, et aucun engagement partisan en l’occurrence ; conservateur patriote, Lang n’aime guère Trump et il se trouve dans la position où il est plutôt a contrario, engagé à cause de ce qu’il perçoit comme un terrible danger pour les USA avec Biden, qu’il appréhende comme un fourrier involontaire du ‘Wokenisme’.

Malgré toutes ces conditions de mesure, de prudence ou de restriction, l’engagement de Lang est impressionnant d’allant et de pression : cela met en évidence l’évidence qu’il ressent du cas Powell/Grande-Fraude, et qui est ressentie dans les milieux où il évolue. A cet égard, l’engagement de Lang, autant que la façon dont il retranscrit l’intervention de Powell, doivent nous être une indication, presque autant que ce que dit Powell. Il y a donc de plus en plus d’indications selon lesquelles nous pénétrons avec cette affaire au cœur d’une formidable bataille, qui va bien plus loin que la seule nomination d’un président. Toutes les hypothèses envisagées sur l’aggravation de la situation, même si elles restent des hypothèses, restent justifiées.

On notera également qu’une version un peu plus sophistiquée que le très-simpliste “Biden a gagné” commence à pénétrer la presse française. On fait allusion ici à l’article d’Antoine Colonna, dans Valeurs Actuelles du 22 novembre 2020. A ma connaissance, et pour ce qui concerne disons “la grande presse” (pas nécessairement “presseSystème”), c’est la première fois que l’action de Powell & Cie telles que rapportée par Powell est détaillée et située dans son contexte :

« Certaines de nos sources, interrogées au sein même de l'administration Trump, nous confirmaient ne plus avoir d'espoir dans les recours déposés. Pourtant, d'autres restent extrêmement combatifs. C'est le cas de Sidney Powell, une avocate de l'équipe juridique de Trump, qui souligne que des éléments nouveaux vont arriver massivement sur l’affaire des machines de vote Dominion. Un coup de théâtre qui pourrait tout changer. Mme Powell affirme également que des pots-de-vin ont été versés pour que des États s’équipent de ce système. Sidney Powell met également en cause nommément la CIA et le FBI, qu’elle considère impliqués dans ce processus, demandant la démission de leurs directeurs… »

Clairement, Colonna a travaillé avec le représentant du parti républicain en France, l’avocat franco-américain Randy Yaloz, qui est cité à plusieurs reprises ès-qualité dans l’article. Cela signifie également que le parti républicain se situe officiellement, dans cette bataille, en soutien complet de Trump pour l’instant, et d’une façon beaucoup plus nette que dans les premiers jours après le 3 novembre.

Note

(*) Cette “contingence dramatique du cas” si personnelle explique que j’ai choisi de placer ce texte d’une sorte de ‘Rapport de Situation’ dans le Journal-dde.crisis de PhG plutôt que dans la rubrique RapSit-USA2020 où il aurait dû éventuellement figurer. Les dimensions internationales réaffirmées de l'affaire renforcent ce choix.

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RapSit-USA2020 : “Conspiration globale” vs diffamation

Par info@dedefensa.org — 22 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : “Conspiration globale” vs diffamation

On a vu l’ampleur colossale prise par la dénonciation de la Grande-Fraude par l’équipe Trump après le scrutin du 3 novembre, avec depuis certains avatars qui entourent l’initiatives d’interrogations et éventuellement de polémiques. La conférence de presse de l’équipe juridique de Trump, le 19 novembre, a été une illustration de cette situation qui tend, comme toutes choses dans cette situation crisique américaniste, à générer une certaine confusion. D’une façon générale, l’accueil a été plutôt mitigé, certains jugeant que la conférence de presse « était longue en rhétorique et courte en preuves concrètes ».

La citation ci-dessus est extraite d’un article de Jonathan Turley, avocat et légiste réputés, et son article consacré au litige existant de facto, depuis cette conférence de presse, entre l’équipe Trump et les sociétés mises en cause pour leur comptage, notamment la société Dominion. Le site de Turley est l’une des meilleures sources possibles, hors des réseaux spécialisés, pour fixer nos idées sur la question envisagée ici, et, d’une façon générale, sur toutes les affaires légales qui accompagnent cette élection, et qui sont légion.

Turley partage d’une certaine façon la position de Tucker Carlson, qui a soulevé tant de réactions jusqu’à des accusations contre Carlson, selon l’idée qu’il suivrait la ligne de FoxNews et trahirait le camp Trump. Cette position de Turley est effectivement qu’il y a beaucoup d’énormes accusations de la part de l’équipe Trump et, jusqu’ici, bien peu de preuves. Le 19 novembre, le jour du procès, Turley publiait l’article que nous reprenons ci-dessous, sur l’aspect légal du processus à cause de la conférence de presse. Il y a l’idée que l’équipe Trump pourrait être forcée de montrer ses preuves si la société Dominion, qui pourrait à juste titre s’estimer diffamée s’il n’y a pas de faute de sa part, portait plainte contre l’équipe Trump pour ce qui a été dit lors de la conférence de presse.

Turley explique le cas, sur son site où il met l’article en ligne le 19 novembre 2020 :

« La conférence de presse tenue par l'équipe juridique de Trump n’était pas faites pour les handicapés cardiaques. L’équipe a allégué l’argument d’une conspiration mondiale soutenue par les communistes pour “interférer” et “changer” les votes par l'utilisation du système informatique du Dominion. C’était épuisant et époustouflant. Ma critique de cette conférence de presse porte sur le fait qu’elle était longue en rhétorique et courte en preuves concrètes. Dominion a publié une déclaration niant catégoriquement les allégations. La question est alors de savoir si Dominion va elle-même intenter un procès.  La société a nié les allégations, mais je mesure souvent la pertinence de ces dénégations à l’aune des poursuites engagées.  Dominion pourrait le faire et forcer l’équipe Trump à révéler les preuves à l’appui de ses allégations, sous peine d’être confrontée à une responsabilité potentiellement importante. Je suppose que des avocats comme Sidney Powell ne feraient pas de telles allégations sans preuves, mais la conférence de presse n’a pas rendu ces preuves publiques. Il ne s’agit pas seulement d’allégations tonitruantes, mais aussi d’allégations criminelles contre des entreprises nommées et, par conséquent, contre des responsables d'entreprises et leurs alliés politiques.
» L’équipe de campagne de Trump a accusé à plusieurs reprises Dominion et ses dirigeants et employés de conduite criminelle et d'irrégularités commerciales. Il s’agit là de catégories de “diffamation en soi” selon le droit commun. Aucun dommage particulier ne doit être démontré dans ces cas per se. Les personnes concernées peuvent déposer des plaintes en diffamation à titre individuel et l’entreprise elle-même peut intenter une action en diffamation commerciale.
» Les entreprises peuvent être diffamées comme les particuliers si la fausse déclaration porte atteinte au caractère commercial de la société ou à son prestige et à sa position dans le domaine. Dans l'affaire Dun & Bradstreet, Inc. contre Greenmoss Builders, Inc. 472 U.S. 749 (1985), la Cour Suprême a autorisé une entreprise à poursuivre une agence d’évaluation du crédit pour diffamation lorsque l’agence a déclaré par erreur que l’entreprise avait déposé son bilan.
» Restatement Second § 561 Defamation of Corporations établit ceci :
» “Celui qui publie des informations diffamatoires concernant une société est responsable envers elle
» a) si la société est une société à but lucratif et que l’affirmation à son encontre tend à lui porter préjudice dans la conduite de ses affaires ou à dissuader d'autres personnes de traiter avec elle,
»  (b) ou si, bien qu’elle ne soit pas à but lucratif, elle dépend du soutien financier du public et que l’affirmation à son encontre tend à interférer dans ses activités en lui portant préjudice dans l'estimation du public”.
» Dominion semble être une société dont le siège social se trouve au Colorado.
» Il pourrait y avoir des poursuites au Colorado ou sur le lieu de la diffamation présumée. Le procès serait probablement intenté en vertu du droit de l’État, mais il serait porté devant un tribunal fédéral en vertu des arguments de la compétence en matière de diversité.
» La conférence de presse a été une explosion de demandes potentiellement diffamatoires de la part d’individus ou d’entreprises.  La seule défense claire est la vérité. L’équipe Trump insiste sur le fait qu’elle peut prouver ces allégations. Il se peut qu’elle doive le faire. Non seulement les avocats individuels peuvent faire face à de telles poursuites, mais l’équipe Trump elle-même pourrait être tenue pour responsable en vertu du principe respondeat superior, selon lequel un employeur est responsable de la conduite de ses employés lorsqu'ils agissent dans le cadre de leur emploi. Ironiquement, le terme latin signifie “laisser parler le maître”. Le président ou son équipe pourraient être contraints de prendre la parole dans une affaire de diffamation s’ils ne se sont pas exprimés dans les dossiers judiciaires qu’ils annoncent.
» Il y a une question de privilège pour les plaintes en justice.  Il existe un privilège absolu pour les avocats qui font des déclarations au tribunal. C'est important car nous formulons souvent des allégations qui mettent en doute la véracité ou le caractère des parties, en particulier dans les affaires pénales. Toutefois, ce privilège est plus limité en dehors des tribunaux. Il peut toujours s'appliquer, mais certains tribunaux ont refusé de protéger les déclarations faites à la presse ou au public. ‘World Wresting Fed Entertainment, Inc v Bozell’, 142 F Supp 2d 514, 534 (SDNY 2001) ;‘Kennedy v Cannon’, 229 Md 92, 97, 182 A2d 54, 58 (1962). »
» En d’autres termes, si l’équipe Trump ne présente pas cette preuve dans sa contestation de l’élection, elle pourrait maintenant être obligée de la produire dans une affaire portée par Dominion ou ses dirigeants et employés. »

Turley est très certainement un observateur impartial dans cet affrontement, outre d’être un très grand légiste et parce qu’il est un très grand légiste. Il se place essentiellement sinon exclusivement du point de vue du droit, sans chercher à favoriser l’un ou l’autre pour des raisons politiques et partisanes. Certaines remarques prennent alors une résonnance très particulière, notamment celles qui disent successivement :
• il est certain que l’équipe Trump accuse Dominion de fraude massive pour une entreprise considérable de prise de contrôle des USA par un pouvoir globaliste et communiste ;
• Dominion a immédiatement réagi en déniant toute activité de ce genre ;
• pour Turley, il y a indéniablement diffamation s’il est avéré qu’il n’y a pas de culpabilité de Dominion, et il y aurait donc certainement un procès si Dominion portait plainte ;
• Turley précise bien qu’une déclaration publique (un communiqué dans ce cas) démentant catégoriquement que Dominion ait une activité de cette sorte n’a de crédit que si elle est suivie d’une plainte (« La société a nié les allégations, mais je mesure souvent la pertinence de ces dénégations à l’aune des poursuites engagées »).

... C’est-à-dire que si Dominion ne réagit pas, on serait fondé d’estimer que la société tend à reconnaître la validité des accusations, – cela sonnerait presque comme une des “preuves irréfutables” dont l’équipe Trump prétend disposer et que tout le monde réclame de voir, bien que cela n’en soit point une. En même temps, Dominion, qui ne s’est donc pas manifestée depuis jeudi, s’est signalée par contre par une décision qui tendrait plutôt à renforcer un jugement soupçonneux à son encontre :

 « D’un autre côté, et dans le sens de Powell et de ses preuves, on peut observer que les représentants de la société Dominion Voting System, mise en cause par Powell pour la Grande-Fraude, ont annulé abruptement leur venue à une conférence convoquée par la législature de Pennsylvanie pour débattre des problèmes de comptage et de contrôle des votes et assurer le monde de leur vertu dans cette affaire. Cela ne plaide pas pour cette vertu et laisse de la place pour du soupçon. Le président de la Chambre du Congrès de Pennsylvanie a commenté que les 1,3 million de Pennsylvaniens qui votent grâce aux machines de Dominion ont été « brutalement agressés et giflés » par cette décision. »

D’un autre côté, on est fondé à s’interroger pour déterminer si ces avocats si fameux et ayant une expérience aussi considérable que ceux de l’équipe Trump ont pris sans précaution le risque du procès en diffamation. Eux aussi connaissent le droit, et les dispositions que Turley met en évidence. Turley lui-même remarque la chose, après qu’elle ait été mise en évidence par Powell elle-même au cours de diverses interventions : « Je suppose que des avocats comme Sidney Powell ne feraient pas de telles allégations sans preuves... »

Comme l’on voit, on se trouve dans la finasserie, la manœuvre et l’extrême complication, et dans une très grande difficulté pour trancher alors que les deux parties se trouvent devant des possibilités très graves de processus particulièrement infamants, en même temps que le sort de l’élection du présdident. Il apparaît peu ordinaire qu’une bataille juridique, avec toutes ses péripéties, ses arguties, ses événements dont nombre sont souvent dérisoires et de pure forme, se fasse entre un président en activité et des institutions ayant dépouillé des votes, sur le motif principal argumenté de l’“organisation d’une conspiration globaliste et communiste” pour prendre le pouvoir aux USA. Il apparaît assez original et inhabituel qu’on puisse plaider autour de cette idée d’une organisation indirecte d’une conspiration de cette sorte, c’est-à-dire soumettre les événements possibles les plus importants qu’on puisse imaginer dans l’histoire du monde aujourd’hui au niveau d’une plaidoirie et d’un débat tatillon et procédurier d’une cour de justice... Mais bien sûr, il s’agit des USA et, au bout du compte (c’est le but de l’équipe Trump d’en arriver là), de la Cour Suprême, qui est un organisme chargé de toute la pompe et des circonstances qu’on imagine jusqu’à y voir, pour certaines imaginations échauffées, une sorte d’émanation divine dont seule bénéficie la Grande République.

C’est dans cette perspective que les événements aux USA restent marqués d’une touche de fantaisie, presque de téléréalité si l’on veut lorsqu’on parle de Trump, et effectivement que seul un Trump et les réactions qu’il déclenche peuvent donner ; des événements qui restent en tout état de cause et malgré leur implication et responsabilité dans cet état de chose, assez incompréhensibles pour ses adversaires comme pour ses partenaires dans les institutions de direction politique.

 

Mis en ligne le 22 novembre 2020 à 15H15

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En marche avec le ‘Wokenisme’

Par info@dedefensa.org — 22 novembre 2020 à 00:00

En marche avec le ‘Wokenisme

22 novembre 2020 – On a noté l’apparition d’une nouveau mot, désignant un phénomène évidemment postmoderne, pseudo-culturel, pseudo-insurrectionnel, évidemment communicationnel et donc ‘politique’ selon l’entendement actuel. Il s’agit du pléonasme à partir du mot “woke”, – ‘Wokenisme’, pour désigner le mouvement actuel, en-cours aux USA, de radicalisation extrême, de type sociétal.

Je pense qu’il faut être extrêmement attentif à ce phénomène, le pister et l’observer avec entêtement et l’esprit très-ouvert, parce qu’il contient toutes les nullités, toutes les absurdités nucléaires de notre Grande Crise, et par conséquent tout ce qui constitue le meilleur détonateur interne pour le suicide en grandes pompes que nous prépare la Grande Crise. Je pense qu’il n’est pas prêt de s’éteindre ni de se diluer, encore moins bien sûr si Biden entre en civière à la Maison-Blanche. Il est le plus parfait faux-nez, le masque quasi-covidien désignant le contraire de la vérité-de-situation du monde, comme s’il était porteur d’un message de la plus haute importance et tout à fait recommandé de notre Ange-Noir, et cela justifie l’intérêt qu’on doit lui porter.

Le ‘Wokenisme’ est, à mon sens, et sans peur et sans reproche d’être dénoncé par le ‘nonsèmes’ ou “non-sens”, l’installation opérationnelle ultime d’une catégorie de la pensée qui se tient dans le vide, au-dessus du néant, rythmant selon le rire sardonique de ce qui serait un plaisantin explosif et publié, l’abondance des restes de l’anéantissement d’une chimère incompréhensible. Tout ce baratin ne prétend pas seulement accrocher cette ‘école’ grandiose des déconstructeurs à ses descendants du début XXIème, nous précipitant de Badiou en Žižek pour nous faire déboucher sur le ‘Wokenisme’ ; il est là pour faire résonner les grands appels que nous dispense cette pensée-masquée, annonciatrice de l’ère covidienne... Ne cherchez pas de correspondance de sens là où il n’y a que le non-sens, mais cherchez plutôt les signes de l’ultime équipée de l’Effondrement du Système. Le ‘Wokenisme’ est une bonne piste à cet égard et il faut souhaiter qu’elle puisse mener à la destination promise, exactement comme l’on attendait que s’épanouissent les Cent-Fleurs (« Que cent fleurs s’épanouissent, que cent écoles rivalisent ! »). Le ‘Wokenisme’ est l’entrée en majesté dans la gare du terminus, en croisement de Mao et Foucault.

Plus sérieusement et plus respectueusement, je dirais sans trop me risquer que le ‘Wokenisme’ est l’opérationnalisation politique du ‘nonsèmes’ ou “non-sens”, et l’on peut trouver une approche d’analyse explicative de ce phénomène chez l’auteur déjà cité dans notre texte sur le ‘Wokenisme’. Roger Scruton nous avertit, nous qui avons cru en 1989 que la balade communiste avec tous ses étapes originales et ses extras salutaires dans les stations balnéaires de la Kolyma était finie, qu’il n’en était rien ; qu’au contraire, 1989 nous débarrassait d’un poids encombrant, pour ouvrir la route à l’éclosion du simulacre ultime, à l’intronisation majestueuse du ‘nonsèmes’ en guise de bon-sens ; ou encore, le comique de l’absurde nous indiquant que le non-sens est le bon-sens même, exactement comme un voyageur le constate dans le train qui le conduit à bon port :

« Ceux qui imaginèrent, en 1989, qu’on ne verrait plus jamais le moindre intellectuel défendre le Parti léniniste ou prôner les méthodes de Staline, ne tinrent pas compte du pouvoir du non-sens. Confronté à l’urgence de croire, de trouver un mystère central qui serait la véritable signification des choses et auquel il pourrait dédier sa vie, un individu ne peut que préférer le non-sens au sens ? Car celui-ci crée un mode de vie autour de quelque chose qu’on ne peut remettre en cause.
» Aucune attaque raisonnée n’est possible contre une chose qui nie la possibilité d’une attaque raisonnée. Et c’est ainsi que, sans opposition, l’utopie prit de nouveau la place laissée vacante par la théologie pour bâtir son propre ‘mysterium tremendum et fascinans’ [‘Mémoire effrayant et fascinant’] au centre de la vie intellectuelle. » (Scruton, dans ‘L’erreur et l’orgueil’)

Je crois  effectivement que ce qui est en route aux USA, avec le ‘Wokenisme’, emportera tout le reste, avec la complicité active de l’hyperlibéralisme, transformant le capitalisme en une drogue dispensant la folie décisive, une folle maquillée et déguisée en poule de Toulouse-Lautrec, la talent parigot en moins. Nous allons vers la Fin de l’Histoire grâce aux hordes en folie des rues de Minneapolis, de Portland et de Seattle, sous la direction avisée du président Joe Biden, comme une sorte de Mao Tsé-toung de supermarché, revu et corrigé par Mark-Facebook et Jack-Tweeter. Ainsi cet avertissement ci-après doit-il être, à mon sens, et bien à mon non-sens, être pris complètement au sérieux, – y compris les derniers mots, sur la fin suicidaire. (Décodage partiel : l’allusion au poète et à son épouse-KGB va à Aragon et à sa femme Elsa Triolet, née Elia Yourevnia Kagan et excellente correspondante des ‘Organes’ soviétiques pour faire marcher droit l’artiste.)  :

« Pour nous, et nous reviendrons là-dessus, le ‘Wokenisme’ est l’achèvement d’une transmutation qui intègre totalement l’hypergauchisme post-communiste dans le néolibéralisme capitaliste, ou l’inverse. Ce n’est plus une union de convenance, où l’un pourrait se croire cocu et l’autre malin ; c’est un mariage de passion, et le Grand-Amour entre capitalisme et modernité enfin consommé jusqu’à la gauche, et même jusqu’à l’au-delà de la gauche. Mais nous sommes inquiets pour eux car, comme écrit le poète quand son épouse-KGB ne le surveille pas, “il n’y a pas d’amour heureux”,  et l’on sait bien comment se termine ‘Roméo et Juliette’. »

Scruton, lui, est un remarquable philosophe qui est à déguster pour les avis qu’il donne sur les philosophes postmodernes. A le lire, vous vous sentez moins stupide de ne pas être au niveau des philosophes les plus stupides de ce “stupide XXème-XXIème siècle” le phénomène des ‘deux siècles en un’, ou le développement du jugement sous la poigne amicale des ‘nonsèmes’. Il aide à faire le ménage, Scruton. Vous pouvez alors mieux identifier et distinguer le phénomène qui sourd de la crise de l’effondrement des USA.

... Après tout et pour tenter de mieux comprendre, voire de définir l’époque, je dirais que je ne vois pas vraiment de différence entre la surprise d’‘En Marche’ de mai 2017 et la gloire du ‘Wokenisme’ en même temps que l’ascension de Joe Biden. Nous sommes sur la même piste qui mène à la maison d’arrêt ultime, au bout de la route, du côté d’un de ces nid de coucous qui cultivent les vertus ; tant il est vrai, selon la parole fameuse du philosophe de nos salons, que “les Cent-Fleurs fleurissent bien mieux lorsqu’elles sont plantés à l’ombre du nid de coucous”.

Ce constat fera l’affaire pour définir le ‘Wokenisme’. N’attendez pas de moi que je lui fasse l’honneur d’une « attaque raisonnée », qui serait le piège le plus hermétique où je pourrais me fourrer.

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Le charme discret du ‘Wokenisme’

Par info@dedefensa.org — 21 novembre 2020 à 00:00

Le charme discret du ‘Wokenisme

• C’est le plus formidable imbroglio, labyrinthique, kafkaïen, nœud gordien que l’on puisse concevoir... • Nous parlons bien entendu de USA2020 et de l’‘élection’ de Joe Biden, l’inédit Pappy-Khaos : car il est temps de réaliser cet événement incroyable que Biden et tout son train sont plus susceptibles d’ajouter un néo-colossal bordel que Trump lui-même, qui a assuré d’excellentes fondations. • Nous nous attribuons l’assistance d’un grand commentateur satirique, dans le chef de James Howard Kunstler, dans un texte paru hier : Kunstler, d’une part présente et commente les dernières péripéties de la Grande-Fraude, modèle USA2020, avec la conférence de presse d’hier de l’équipe des avocats de Trump ; d’autre part il situe cet épisode essentiel de la ‘transition’ dans le cadre de la GCES, lorsqu’un président sera désigné (Kunstler croit plutôt à Biden). • A côté des affrontements et des haines avec leur puissance et leur durabilité, on distingue de plus en plus précisément la possibilité de cet événement formidable qu’est le développement peut-être sans frein du ‘Wokenisme’, idéologie de la déconstruction totale.

21 novembre 2020 – James Hunter Kunstler, grand auteur devenu de lui-même, par ses commentaires des événements, un politologue et un sociologue de haute volée, avec en plus sa tendance catastrophiste sardonique et un style ironique et satirique inimitable, fait dans cette chronique du 20 novembre 2020 une analyse générale de la situation depuis l’élection et avant le dénouement de la ‘transition’ qui ouvrira nécessairement une catastrophe en plus de la catastrophe.

Il y a deux parties dans cette analyse : la première donne une appréciation de la campagne de contestation juridique de l’équipe Trump après la conférence de presse de jeudi des trois avocats qui la dirigent, cela permettant d’apprécier la situation de la campagne de contestation des résultats lancée par le président encore en place. La seconde rappelle en les actualisant les perspectives à attendre, ou plutôt à craindre, selon l’orientation qui sera prise après la transition. Tout cela est à considérer sans tenir compte des inconnues qu’on ne peut par définition apprécier, les fameux et sans doute nombreux dans ce cas “unknown unknowns (“les choses à venir dont on ne sait pas qu’on ne les connaît pas”) du philosophe-guerrier Don Rumsfeld.

• Sur la première partie qui est celle de “la campagne de contestation juridique de l’équipe Trump”, il y un certain scepticisme qui est apparu chez les partisans et les sympathisants de cette campagne. Mais, plutôt que “partisans et sympathisants”, on pourrait identifier cette tendance très large qui comprend également des gens qui ne soutiennent pas Trump mais qui le jugent ‘moins pire’ que Biden, comme les adversaires de Biden, de toutes ses corruptions et de toutes les folies politiques qui l’accompagnent, notamment le courant désormais constitué en une sorte d’idéologie qu’on pourrait désigner, notamment sur la suggestion de Kunstler, comme le ‘Wokenisme’ (*).

Le scepticisme dont nous parlons est apparu ces deux-trois derniers jours. Au moment où l’on prend conscience de la formidable puissance potentielle de l’argument potentiel de la contestation, c’est-à-dire l’énormité de la fraude qui a sans doute marqué cette élection, apparaissent en même temps des signes, non pas de division, mais de mésentente sur la tactique à suivre dans l’exploitation de cette énorme pépite sertie de pierres précieuses (la Grande-Fraude) alimentant toutes les corruptions qui aujourd’hui constituent l’essence même, quoique frelatée, de la Grande République. Il s’agit bien de tactique, puisque les mésententes concernent la façon d’user des outils sans doute disponibles, d’une puissance potentielle considérable, dans le même but stratégique d’abattre la marche de Biden vers sa prestation de serment.

Ces mésententes ont été très clairement exposées par la querelle qui a éclaté entre l’une des dirigeantes de l’équipe Trump, l’avocate Sidney Powell, et le présentateur conservateur, vedette incontestée de la télévision d’information aux USA, Tucker Carlson, de FoxNews, mais d’un FoxNews qui est aujourd’hui déstabilisé par sa propre et brutale décision (celle de son propriétaire Rupert Murdoch), d’abandonner le camp de Trump pour rejoindre la ligne du simulacre de la presseSystème. Il est évident, – et c’est ici qu’est la déstabilisation du réseau, – que la position de Carlson, avec son énorme audience (près de 5 millions chaque jour) et son engagement flamboyant anti-Biden, et pro-Trump par effet logique, constitue un énorme hiatus dans la situation de FoxNews.

On retrouve, dans deux textes du site de campagne pour soutenir Trump et les républicains RedState.com, deux textes qui présentent le pour et le contre des deux personnalités qui se sont affrontées. Carlson voulait que Powell lui communiquent certaines de ses preuves de la ‘Grande-Fraude’ des démocrates, lui proposant jusqu’à une heure d’antenne avec son énorme audience pour les présenter au public, à ses près de 5 millions de téléspectateurs. Powell a refusé et, d’après elle, les relations dans cette séquence ont été tendues, Carlson se montrant « pressant, brutal et rude ». Il y a les partisans de Carlson et les critiques de Powell dans un texte, les critiques de Carlson et les partisans de Powell dans un autre.

(Les deux personnalités en cause ici pèsent d’un poids très lourd. On l’a déjà vu pour l’avocate Sidney Powell. Pour Carlson, il faut mesurer l’extraordinaire influence de ce présentateur-TV, à l’exceptionnel abattage. Dans un commentaire du 25 septembre 2020 qui a valeur d’exemple pour la situation courante de Carlson, un spécialiste de la TV, David Hookstead, notait :

« Tucker Carlson's TV ratings this week are insane.
» Viewers by day:
» Monday: 4.747 million
» Tuesday: 4.727 million
» Wednesday: 4.861 million (!!!)
» Thursday: 4.74 million
» We might never see level of domination like this on TV ever again. Tucker is unstoppable. »)

Plusieurs sources et commentateurs soutiens de Trump ont également soutenu Carlson dans cette querelle, notamment ZeroHedge.com, cela montrant leur incertitude concernant les “preuves irréfutables” dont parle Powell, si elles le sont réellement, ou si elles sont disponibles, ou si elles sont recevables... D’un autre côté, et dans le sens de Powell et de ses preuves, on peut observer que les représentants de la société Dominion Voting System, mise en cause par Powell pour la Grande-Fraude, ont annulé abruptement leur venue à une conférence convoquée par la législature de Pennsylvanie pour débattre des problèmes de comptage et de contrôle des votes et assurer le monde de leur vertu dans cette affaire. Cela ne plaide pas pour cette vertu et laisse de la place pour du soupçon. Le président de la Chambre du Congrès de Pennsylvanie a commenté que les 1,3 million de Pennsylvaniens qui votent grâce aux machines de Dominion ont été « brutalement agressés et giflés » par cette décision.

Il est à noter que Kunstler lui-même paraît assez sceptique, non pas de la réalité de la Grande-Fraude qui entre parfaitement dans l’état des mœurs des acteurs actuellement en scène, mais plutôt des capacités de l’équipe juridique de Trump de mener à bien cette bataille. Si l’on considère les délais théoriques du processus pour une intervention en justice, d’ici la réunion des Grands Électeurs (15 décembre 2020), d’ici l’enregistrement du résultat par le Congrès (6 janvier 2021), d’ici la prestation de serment d’un nouveau président (21 janvier 2021), on comprend l’énormité de la pression régnant et la nécessité d’un fonctionnement aussi parfait que possible de l’équipe juridique de Trump aussi bien que d’une unité aussi grande que possible dans le camp de Trump.

• Après cet état des lieux extraordinaire d’intensité et d’importance politique, – et dont nul dans la grande-presseSystème des USA et des dépendances européennes ne consent à nous informer, – Kunstler aborde dans une deuxième partie les perspectives selon la victoire de l’un ou de l’autre, sans cacher qu’il ne croit guère à celle de Trump (« Dans le cas peu probable où M. Trump l’emporterait dans cette querelle électorale »).

On a déjà envisagé ces perspectives et elles ne changent guère, mais il est bon de les rappeler pour situer l’importance des batailles tactiques et cours, l’importance du formidable enchevêtrement institutionnel juridique où nous nous trouvons, etc. Il est toujours nécessaire et excellent de situer chacun des épisodes qui méritent un rapport dans le contexte général, surtout quand ce contexte n’est rien de moins que la Grande Crise d’Effondrement du Système.

Ce qui est remarquable dans la perspective dressée par Kunstler n’est pas la définition même des événements ; il ne parle ni d’affrontement chaotique, ni de guerre civile, ni de désintégration de l’Amérique, mais il est bien entendu pour notre compte (et le sien, croyons-nous) qu’il s’agit de tout cela à la fois, certes. Non, ce qui est remarquable est que, quel que soit le vainqueur, Biden ou Trump, Kunstler prévoit qu’il s’agira d’une bataille entre le même agresseur et le même agressé ; entre le courant déstructurant et catastrophique qui accompagne et porte Biden, et le submergera sans doute très vite, et le camp conservateur, traditionnaliste, qui s’est rangé derrière Trump.

On est loin, dans cette caractérisation, des habituelles étiquettes de l’establishment-PC (Politiquement-Correct) contre le populisme, parce qu’en vérité ces étiquettes, tout en étant justes dans l’immédiateté d’un événement, sont de plus en plus sur le point d’être dépassées en plus d’être à contre-emploi par rapport à l’essentiel de la situation dans la mesure où elles renvoient à une situation d’affrontement bien déterminée et finalement, paradoxalement assez stable. Ce qui importe est bien ce “ courant déstructurant et catastrophique”, ou comme on l’a vu plus haut, un éventuel ‘Wokenisme’.

Cette dynamique époustouflante de force déstructurante qui stupéfierait Derrida, Deleuze, Foucault & Cie eux-mêmes, continue à se développer, entre les encouragement à brûler les livres non-conformes, style-nazi, et le travail sur les listes à constituer des partisans et collaborateurs de Trump qu’il faudra s’employer à envoyer dans des camps, style-goulag, quand le temps des lendemains chantera avec l’arrivée du bon vieux Joe. Anticipant les événements en cours, sans lui-même en prendre l’exact mesure car cela était impossible (c’est à peine possible aujourd’hui) mais tout en détaillant les aspects conceptuels qui soutiennent aujourd’hui le ‘Wokenisme’, Roger Scruton écrivait en janvier 2015 (version française, ‘L’erreur et l’orgueil’, publiée en mai 2019) : « Nombre de ceux qui ont été désignés comme les gardiens de la culture occidentale reprendront tout argument, même imparfait, et toute source d’érudition, même hypocrite, afin de dénigrer leur patrimoine culturel. Nous sommes entrés dans une période de suicide culturel... ». (Scruton poursuit : « ...comparable à celui que connut l’islam après l’ossification de l’Empire ottoman » ; c’est bien au-delà dans l’abîme qu’il faut se situer, et bien sûr Scruton ne pouvait le prévoir, du fait de l’ébouriffante rapidité des événements.)

Bien évidemment, on ne fait pas assez mention de cette dynamique, on n’insiste pas suffisamment sur sa prodigieuse diffusion, sa vitesse d’influence et de conviction semblable à celle d’un immense incendie par grand-mistral. Il ne faut aucun doute pour nous qu’il s’agit là de l’élément central des évènements de l’année 2021, et dans ce cas quel que soit le président pour USA2021. Un signe de l’importance du ‘Wokenisme’ est tout le mal qu’on a eu, et qu’on a encore, sans compter ceux qui en, ignorent tout, pour le prendre au sérieux.

Pour nous, et nous reviendrons là-dessus, le ‘Wokenisme’ est l’achèvement d’une transmutation qui intègre totalement l’hypergauchisme post-communiste dans le néolibéralisme capitaliste, ou l’inverse. Ce n’est plus une union de convenance, où l’un pourrait se croire cocu et l’autre malin ; c’est un mariage de passion, et le Grand-Amour entre capitalisme et modernité enfin consommé jusqu’à la gauche, et même jusqu’à l’au-delà de la gauche. Mais nous sommes inquiets pour eux car, comme écrit le poète quand son épouse-KGB ne le surveille pas, « il n’y a pas d’amour heureux »,  et l’on sait bien comment se termine ‘Roméo et Juliette’.

... En attendant, voyons voir ce que nous réservent la verve et l’ironie satirique de l’ami Kunstler. Sa dernière phrase devra être lu avec une bouffée d’espoir et avec une certaine gravité, car elle constitue effectivement, selon nous, le passage le plus grave de ce texte marqué par la dérision de la satire la plus acerbe et la plus méprisante : « L’information indépendante continuera et sera diffusée, et il est utile de se rappeler que la vérité a des pouvoirs divins qui lui sont propres. »

« Les nombreux Travaux d’Hercule

» Une chose que l'on peut dire de la conférence de presse commune des trois avocats de la campagne Trump, jeudi à midi, c’est qu'elle n'a pas été facile pour auditeurs-spectateurs. Mais sommes-nous à ce point une nation de crétins lobotomisés que notre principal critère pour tout acte public d'un mélodrame national aigu soit la qualité de la présentation ? Je suppose que nous aimons que nos crises soient ‘humanisées”[par leur côté bouffe ?], comme un spot de Caitlin Jenner sur ‘The View’. Celle-ci, cependant, reste brutale et sauvage.

» C'est ainsi que Rudy Giuliani se tenait dans cette salle de réunion exiguë, avec des traces sombres qui coulaient sur les deux tempes comme s'il transpirait du sang (plus vraisemblablement, de la teinture pour les cheveux), faisant parfois des blagues et lançant de temps en temps des avertissements très durs concernant les poursuites pour les fraudes électorales accomplies. On a vu ensuite, Sidney Powell ; elle est d’habitude très sobre mais cette fois elle semblait trembler de chagrin et bouillir de rage devant le dévoiement de la démocratie américaine et la connivence bien connue de l’État Profond dans cette affaire, cédant presque aux larmes à certains moments alors qu'elle esquissait l’histoire sinistre et les collusions des systèmes de vote Dominion et Smartmatic, – et l’échec complet de l’administration publique à contrôler tout cela pendant de nombreuses années. Il y eut enfin Jenna Ellis, très sûre d'elle, soulignant à une demi-douzaine de reprises, et de manière assez sévère pour les médias obstinément séditieux, que les preuves réelles seraient révélées au tribunal et que la présentation du jour n'était qu'un simple aperçu. Vous comprenez ce que je dis ? Au tribunal !

» Les médias n’ont pas compris le message, – expressément sourds, comme d’habitude, – et les histoires ont donc fait le tour des chambres d'écho désertées et éclairées d’Internet, marquant combien les trois avocats n'avaient pas réussi à faire entendre leur point de vue. Plus tard dans la nuit, Tucker Carlson a reproché à Sidney Powell de ne pas avoir fait part de ce qu'elle avait l'intention de présenter au tribunal. Apparemment, elle lui aurait raccroché au nez. Soyons réalistes, cette dame a eu un mois et une année difficiles, car elle a dû se battre contre le malveillant et dépravé juge Emmet Sullivan pour le non-lieu dans l'affaire contre le général Flynn (comme l'a ordonné le DOJ), et maintenant cet énorme truc d'une affaire de fraude électorale historique et capitale.

» Voilà, les avocats de M. Trump ont mis la table pour une épique bataille de gastronomie politique avec seulement quelques semaines pour conclure l’enquête, déposer et poursuivre, et nous devrons rester là comme des adultes et voir comment tout cela se passe dans les tribunaux. Il se peut qu'il y ait d'autres manigances dans les différentes législatures d'État sur les listes électorales et autres, en cours de route, mais en attendant, je tiens à vous rappeler qu'il y a beaucoup d'autres foyers d’affrontement dont il faut tenir compte dans cette méga-crise naissante.

» L’une d’entre elles, bien sûr, est le train de la tyrannie qui accompagnerait le vieux Joe Biden, ce tordu, ce fou, jusqu'au pouvoir, s'il parvenait à prêter serment (voir plus loin). Grâce aux actions de son équipe de transition, M. Biden (ou le gang de l’ombre derrière lui) vise à mettre en place dans les agences fédérales un régime officiel de la suppression de la liberté d’expression, de la liberté de l’information, de la culture de la suppression dite-cancel culture, de l’oppression raciale, de la guerre des genres et autres points du programme du ‘Wokenisme’ (*). Avez-vous une idée de l'ampleur de la colère et de la contestation que cela va provoquer ? Pensez-vous que la moitié de la population restera assise pendant des séances de dénonciation et de destruction des “privilèges des Blancs” ?

» Un autre acteur de désordre est l'État profond lui-même. Cet empire maléfique est sur le point de s’imposer à nouveau dans un dernier acte de sédition après quatre années d’incessantes intrigues méprisables. Le ministère de la Justice, le FBI, la CIA et toutes les autres agences oppressives auront carte blanche pour surveiller les citoyens américains et tenter de contrôler tout ce qu'ils font. Toute l'affaire Russiagate (telle qu'elle pourrait être menée à bien sous la direction du procureur John Durham) sera jetée à la mer avec les jambes prises dans du ciment, comme agit le crime organisé. Les Comey, Brennan, Clapper, McCabe, Strzok, Gina Haspel, Andrew Weissmann et le reste de la bande vont tous se remettre à butiner, – certains pourraient même être réinstallés dans leurs bureaux fédéraux. Facebook, Twitter et Google seront recrutés comme censeurs sociaux (ils s’y sont déjà employés, certes) pour supprimer la diffusion d’informations indésirables. Dieu sait dans quel genre de mésaventures à l'étranger ce gang va se fourvoyer. Je ne me donnerai même pas la peine d'évoquer les perversités et les expériences économiques que le nouveau régime pourrait tenter de lancer en raison de ce qui suit...

» ...qui est le fiasco financier de la maison mère qui éclatera lors d'une présidence de Joe Biden et la destruction monumentale de l'activité qui prendra la forme d’une implacable dépression. Le système bancaire mondial est enceinte de dix mois d’un monstre du type Rosemary’s Baby. Les confinements et cessation d’activité hivernales dues à Covid-19 vont mettre une balle dans la tête de toutes les petites entreprises restantes et les entreprises géantes zombie sont sur le point de s’effondrer. Les périodes de moratoire de paiement des loyers, des hypothèques et des prêts se terminent en décembre. Si elles ne sont pas renouvelées, de nombreuses familles risquent de perdre leur logement ; si elles sont prolongées, de nombreux créanciers et propriétaires seront en faillite, incapables de faire face à leurs propres obligations. Peu de gens dans les médias ou dans l'administration semblent comprendre que les dettes impayées font rage dans le système, et finissent par miner l'ensemble du système, en particulier les devises qui circulent comme le sang d’un organisme et sont dans une situation d’hémorragie. Non seulement il n'y aura pas d'argent pour les expériences économiques progressistes, mais il n'y aura pas assez d'argent pour arrêter la chute rapide du niveau de vie en Amérique. Biden & Company, si triomphant en ces temps d’assombrissement, essuira de plein fouet ce choc en 2021.

» Dans le cas peu probable où M. Trump l’emporterait dans cette querelle électorale, lui et son peuple seront soumis exactement à la même chose qu’ils ont déjà commencé à subir, à savoir le développement catastrophique de la crise épique du “Quatrième Tournant" que j’appelle la Longue Urgence. Il y aura une offensive supplémentaire d'anarchie Antifa/BLM dans les rues en plus des difficultés économiques de l'époque. Comment l'Amérique sortira-t-elle de cette tempête tourbillonnaire, c’est la question à §64 $trillions de cette époque. Le néo-féodalisme, un nouvel âge sombre, un nouvel âge de pierre... qui sait... ?

» Comme une sorte de Post-Scriptum et selon ce que j'ai mentionné plus haut, il y a les questions subsistant, comme celle de savoir si le Ol’White Joe Biden pourra seulement parvenir à monter sur le podium inaugural. En dehors de ses facultés mentales défaillantes, il y a les questions qui entourent les affaires de Joe Biden et de sa famille dans les pays étrangers ces dernières années, en particulier l’argent récolté par les entreprises auxquelles où ils sont partie prenante en Chine, avec des liens avec les services de renseignements chinois. Cela suscite des inquiétudes légitimes sur le risque de sécurité nationale que représente Biden devenu président. Ces inquiétudes ne sont pas près de disparaître.

» Enfin, quelques mots d'encouragement à ceux d'entre vous qui sont presque en phase terminale de dégoût devant la malhonnêteté et la mauvaise foi des personnes qui dirigent les choses dans notre pays : ce n'est pas une occurrence historique comme l’URSS de 1989. Les seigneurs soviétiques avaient une presse aux ordres, bien sûr, mais Internet n'était alors qu'une présence larvée dans la culture mondiale. Tout ce que le peuple russe avait à combattre dans le milieu immersif de mensonges dans lequel il vivait, c'était la machine à miméographier et la feuille de vigne de leur politiquement correct. Nous disposons aujourd'hui de bien meilleurs moyens techniques pour diffuser l'information en Amérique, malgré nos tribulations avec les médias de la presseSystème et les voyous de la Silicon Valley. Nous disposons d'un réseau d'information alternative assez solide et de nombreux commentateurs  indépendants entreprenants, capables de diffuser de l'information. L’information indépendante continuera et sera diffusée, et il est utile de se rappeler que la vérité a des pouvoirs divins qui lui sont propres. »

James H. Kunstler
 

Note

(*) Kunstler écrit ‘Wokesterism’ pour désigner cette dynamique en plein développement, et il nous a fallu nous rendre dans notre atelier ès-néologismes pour y trouver un équivalent francisé. Nous avons hésité entre ‘Wokenessisme’ et ‘Wokenisme’, sensible à la correspondance audible entre le premier avec ‘progressisme’, alors qu’il s’agit bien d’une sorte d’hyper-progressisme, de monstre sorti du “ventre fécond de la bête immonde” (progressiste, of course) ; optant finalement pour le second, moins laid, plus facilement prononçable. Nous ne sommes pas définitivement fixé et nous y reviendrons. Dans tous les cas, nous croyons qu’il faut utiliser un tel pléonasme, d’abord parce que cette extraordinaire folie est spécifiquement de développement et de production américaniste (et donc garder le mot choisi par les acteurs eux-mêmes) ; ensuite parce que les équivalents hors-USA, tels que ‘nouvelle gauche’, ‘gauche moderne’, ‘gauchisme’ ou ‘hypergauchisme’, voire ‘marxisme culturel’ et ‘grascisme’ (de Gramsci) que certains intellectuels US eux-mêmes utilisent, etc., – ces équivalents sont d’une platitude et surtout, surtout, d’un anachronisme qui ne nous disent rien de l’importance du mouvement.

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Hold-up sur ‘Hold-Up’

Par info@dedefensa.org — 20 novembre 2020 à 00:00

Hold-up sur ‘Hold-Up

‘Complotisme’ ou ‘conspirationnisme’, que faut-il choisir ? Mais non, rien du tout dans le sens d’un choix et les deux mots sont employés comme des néologismes, rien de moins, comme substitut à une expression bonne à tout faire, qui est une « voiture-balai ‘communicante’ » comme l’écrit Arnaud Benedetti. C’est ce dont nous avise Wikipédia dans sa tentative de définition-conforme, – comme à peu près tout chez Wiki, en général instrument bien huilé du Système, – de l’expression “théorie du complot”. Ce concept mis à toutes les sauces, donc ayant depuis 9/11 comme fonction principale d’exprimer une des hallucinations courantes et constantes (le complot) des Derniers Temps, trouve sa mission ultime, suprême et terminale comme hallucination centrale du Système, c’est-à-dire comme faiseur d’un complot réalisé par le Système pour paraître en être la victime. Ce constat balaie décisif et effectivement ultime, comme l’est la courbe de vie du Système, balaie l’idée classique d’une hallucination des seuls « ‘complotistes’ ou ‘conspirationnistes’ » comme ennemis du Système, qu’on trouve évidemment chez Wiki.

... Donc, quelques mots empruntés à Wiki, pour mesurer l’empressement du Système auprès de ce domaine, son obsession à cet égard, l’usage implicite qu’il en fait lui-même. On comprend alors que le complotiste-conspirationniste par excellence aujourd’hui, nous voulons dire dans l’opérationnalité de la chose bien plus que dans les vieux grimoires remontant aux Illuminati et à Nostradamus qui sont cités en référence par les experts-dissidents prétendument dénonciateurs du Système, c’est le Système lui-même, avec tout ce petit peuple zélé et privilégié qui le sert, des dirigeants politique aux ZZ, actuellement en mode d’affolement accéléré... On s’en débrouille donc par le moyen de cette “théorie du complot”, présentée comme suit par le Wiki, traduisant directement et fort curieusement l’anglais ‘theory’ par “hypothèse”, – ce qui est un abus de traduction significatif de la situation d’aujourd’hui :

« Une théorie du complot (ou les néologismes complotisme ou conspirationnisme) est une expression d’origine anglaise, définie pour la première fois en 1945 par Karl Popper, qui dénonce comme abusive une hypothèse (en anglais theory) selon laquelle un événement politique a été causé par l’action concertée et secrète d'un groupe de personnes qui avaient intérêt à ce qu'il se produise, plutôt que par le déterminisme historique ou le hasard. Pour Peter Knight, de l'université de Manchester, cette théorie met en scène “un petit groupe de gens puissants [qui] se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des événements” afin d'obtenir ou de conserver une forme de pouvoir (politique, économique ou religieux).
» La théorie du complot attribue une cause unique à des faits avérés. Elle se différencie en cela de la démarche historique, qui induit une multi-causalité... »

Présentée comme un instrument utilisable contre des forces obscures de dissidents dézingués et vaguement néo-nazies (pourquoi pas ce soupçon qui ne mange pas de pain et fait toujours recette ?), cette définition du Wiki ne s’arrête pas à l’hypothèse, cette fois considérée comme instrument du travail d’analyse plutôt que comme une “théorie du complot”, que la dénonciation du complot ou d’une conspiration chez les autres est aujourd’hui, et de loin, la principale application de la “théorie du complot”. Cette démarche analytique nous conduit à confirmer que l’hypothèse se trouve bien plus du côté du Système que n’importe où ailleurs, pour être plus précis dans le chef de ce qui est dénoncé plus haut, du côté de “ce petit peuple zélé et privilégié qui sert [le Système], des dirigeants politique aux ZZ, actuellement en mode d’affolement accéléré”.

En effet, aujourd’hui les dirigeants et les ZélitesZombies du Système sont les utilisateurs opérationnels principaux de la technique de la “théorie du complot”, très actifs, légiférant à cet égard, gémissant, anathémisant, se roulant absolument dans la boue congelée de leur vertu-Système qui serait l’objet des infamies marquant les réactions de ceux qu’elle oppresse et qu’elle contraint. La chose est démontrée, l’hypothèse absolument confirmée depuis le procès en sorcellerie du documentaire ‘Hold-Up’. C’est dans ce sens parfaitement à-propos que l’analyste de la communication Arnaud Benedetti propose une courte appréciation politique de l’événement ; il fait cela fort justement, dans un sens qui nous fait comprendre que la principale théorie du complot, c’est la démarche quasi-pavlovienne qui fait identifier et dénoncer par les dirigeants politiques et les ZZ une théorie du complot dans toute critique élaborée de l’action du Système.

Il est avéré et pour nous évident que cette posture, cette dénonciation de la théorie du complot sous la forme d’un complotisme-conspirationnisme qui vous fait débusquer et dénoncer la théorie du complot chez tous ceux qui vous critiquent, est la marque de la panique et de l’impuissance bien plus que du cynisme manœuvrier et de l’habileté complotiste. Il est dès lors normal que la chose se déploie dans le cadre de la crise-Covid, qui est un terrain privilégié à cet égard ; elle l’est pour la théorie du complot, pour la mise à jour, en pleine et aveuglante lumière, de l’impuissance du pouvoir et des ZZ, et de la panique qui s’ensuit. Tout ce qui, aujourd’hui, joue le rôle de courroie de transmission du Système, est marquée d’une extrême vulnérabilité à toute critique, tant sa principale mission est de nous faire prendre un simulacre crevé et pourri pour la seule réalité acceptable par la déesse Raison, laquelle est la seule référence acceptable malgré sa subversion avérée, etc.

L’intérêt de l’approche de Benedetti est justement qu’il ne s’attarde pas à faire une analyse critique du documentaire ‘Hold-Up’, ni des intentions supposées, de l’“hypothèse” que voudraient nous imposer ceux qui l’ont réalisé. Il ne s’intéresse qu’à la réaction des directions politiques et autres ZZ, qui met en lumière la véritable situation, la réalité si l’on veut et, pour nous, plus justement dit et conceptualisé, la vérité-de-situation. Comme tout dans cette crise Covid19, ‘Hold-Up’ est un révélateur, non pas tant de la signification et du débrouillement de cette crise si c’est possible, mais de la vérité-de-situation du pouvoir et de ses élites regroupées autour, dans la défense désespérée des structures socio-politiques et des conceptions psychologiques exigées par le Système.

C’est-à-dire que toute cette affaire, baptisée polémique, autour de ‘Hold-Up’, n’a d’intérêt et de puissance opérationnelle que dans la mesure où elle servirait à éclairer durant son moment de vie communicationnelle (quelques jours, deux-trois semaines au plus), la situation infâme et complètement simulacre où se trouvent réduites les autorités dans la crise-Covid19, donc leur totale illégitimité en général. On trouve là la cause de l’outrance extrême des réactions qui ont salué et accompagné le documentaire ‘Hold-Up’, en lui faisant l’énorme publicité habituelle selon ce que les analystes du Système, et bien entendu les américanistes en tête, nomment en gémissant sur le sort infâme que subit leur vertu, l’‘effet-Streisand’.

Bref, ce jugement de Benedetti nous paraît parfaitement convenir à cette soupe infâme où est aujourd’hui plongé le Système, dans son texte du 16 novembre 2020 dans Valeurs Actuelles (titre original : « “Hold-up”, quand la folie complotiste s’empare du “cercle de la raison” »:

« Le terreau du conspirationnisme est d’abord à rechercher là où se développe au plus haut niveau un abandon du devoir de vérité au profit d’une néo-propagande dont il faut, également, interroger les déterminants. Cette dernière n’est pas tant sur le fond le produit d’une volonté idéologique, – promouvoir une vision explicite du monde et l’imposer, à l’instar de ce que furent les idéologies totalitaires du XXe siècle, – mais le résultat d’un effondrement oligarchique, d’une panique élitaire devant un système technocratique qui ne répond plus et ne parvient même plus à dissimuler son désarroi. »

dedefensa.org

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La folie complotiste s’empare du “cercle de la raison”

Quand un mot devient un mantra affiché pour discréditer toute interrogation critique, il convient nécessairement de se poser la question de la pertinence de son usage. Ainsi en est-il du ‘complotisme’, mot-valise, sémantiquement pavlovien dans sa réitération continue, dont l’effet immédiat consiste à tracer une ligne de démarcation entre le légitime et l’illégitime. La diffusion et le succès d’audience rencontré par le documentaire ‘Hold up’ confortera bien évidemment celles et ceux qui voient dans ce type de récit une menace qu’il convient de combattre avec force, quitte à user de procéder dont l’impact immédiat sera de restreindre la liberté d’expression sur un plan collectif. La loi Avia, fort heureusement censurée et dont le vice était à la hauteur de la vertu qu’elle prétendait défendre, en constitue l’illustration la plus indigente tant dans ses principes que dans sa rédaction. S’il existe de facto des visions falsifiées et falsifiantes de la réalité qui circulent et parfois paraissent endémiques, faut-il encore aller au-delà du confort médiatique et de la paresse intellectuelle pour en expliquer tant les origines que la dynamique.

Le ‘complotisme’ est le symptôme d’abord de la crise de la parole publique. S’il se manifeste avec autant de vigueur dans ce moment sanitaire total, c’est sans doute parce qu’il trouve dans la faillite de la communication de l’exécutif l’engrais indispensable à sa croissance. Quand un pouvoir dissimule et ment au grand jour, comme entre autres la controverse autour des masques l’a abondamment démontré, et qu’il refuse de le reconnaître pour préserver mécaniquement sa propre conception de l’infaillibilité ou de la bonne foi, il crée les conditions mécaniques de l’extension d’un phénomène qu’il entend par ailleurs dénoncer. Le terreau du conspirationnisme est d’abord à rechercher là où se développe au plus haut niveau un abandon du devoir de vérité au profit d’une néo-propagande dont il faut, également, interroger les déterminants. Cette dernière n’est pas tant sur le fond le produit d’une volonté idéologique, – promouvoir une vision explicite du monde et l’imposer, à l’instar de ce que furent les idéologies totalitaires du XXe siècle, – mais le résultat d’un effondrement oligarchique, d’une panique élitaire devant un système technocratique qui ne répond plus et ne parvient même plus à dissimuler son désarroi.

Ce mensonge est celui de la peur bien plus que celui du cynisme, de la perte de la maîtrise que de l’instrumentalisation, du détricotage du consentement plutôt que de sa fabrique. Il est le fruit d’une fuite en avant dont une partie des dirigeants imagine qu’elle permet de gagner du temps, qu’elle sera d’autant plus efficiente que l’amnésie est la caractéristique principale des sociétés de l’immédiateté, et qu’en conséquence elle permet de colmater sur la distance les avaries de légitimité. Or, cette disposition est d’autant plus inopérante qu’elle sous-estime que pour être scotchée à l’immédiat, nos sociétés sont également travaillées par une fonction de rappel permanent des contenus que les mémoires numériques ramènent à la surface informationnelle comme le mouvement de la marée. Cette loi de “l’éternel retour” imprime et déjoue les pièges de l’oubli.

Dès lors, la dénonciation du complotisme tout azimut fait figure de voiture-balai “communicante” pour discréditer toute forme de pensée critique, largement au-delà des seuls discours qui le sont réellement. Tout se passe comme si la vérité était certifiée par son caractère officiel exclusif, vertical, habité par l’onction du pouvoir, et que la contestation de cette dernière appartenait forcément à une forme de dégradation du réel. L’objet d’une telle tentation consiste à monopoliser la définition légitime des faits, d’en exclure toute autre définition concurrente, d’imposer des tabous dont la transgression est érigée comme une “violation” de la raison. Or, c’est le principe de fonctionnement d’un espace public guidé par la rationalité que d’accepter le principe contradictoire, tout simplement parce que le conspirationnisme ne prospère que sur le terreau de l’unanimisme, ces deux faces d’une même monnaie politique qui est tout, sauf libérale et démocratique.

Arnaud Benedetti

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Mark & Jack face à l’insurrection

Par info@dedefensa.org — 19 novembre 2020 à 00:00

Mark & Jack face à l’insurrection

19 novembre 2020 – Sur tous les fronts de la Grande Crise, un des affrontements opérationnels essentiels concerne la communication. Je n’aime pas et m’oppose complètement à la vision binaire-défaitiste qui consiste à dire : “Les puissance de communication du Système ne cessent de se renforcer et d’avancer dans leur offensive, et elles vont bientôt nous réduire au silence parce que nous sommes des moins-que-moutons, des agneaux peureux et consentants ; et nous attendons affolés et paralysés, et surtout consentants, d’être réduits au ‘silence des agneaux’, censure bien ficelés”. Au contraire, j’ai grande confiance, comme je l’ai toujours eu depuis que déterminé la chose m’est apparue évidente avec un clin d’œil complice, dans l’extraordinaire puissance de l’effet-Janus qui nous donne de plus en plus d’armes pour riposter, à mesure que s’affirme l’agression du Système, – parce que nous ripostons avec ses armes !

L’offensive de communication du Système est partout en mode-bulldozer, certes, mais elle l’est dans cette configuration étrange du simulacre. La dernière chose en date, énorme, met en évidence la principale ‘arme’ du Système lorsqu’il se trouve brusquement soumis à une contre-offensive méchante dans le cours de bataille : le silence. Le Système ne se bat pas, d’ailleurs moins par calcul que par stupéfaction sans doute, – je veux dire, stupéfait qu’on ait osé s’opposer à lui, de cette façon, non mais ! – le Système se tait, comme s’il proclamait : “Non, cette contre-offensive ne peut être et elle n’est pas, dans mon monde il n’y a pas de place pour elle. Donc, rien à dire et taisons-nous, non pas comme si nous n’entendions rien, mais réellement comme si rien n’était dit puisqu’effectivement c’est le cas...”. On le voit, mes agneaux puisque nous en sommes, dans cette affaire de fraude massive en train d’être haussée dans le domaine juridique formel par l’équipe de Trump emmenée notamment par la super-avocate Sidney Powell, dans cette extraordinaire péripétie de l’attaque contre une station de la CIA à Francfort menée par des agences de sécurité US, – nous nous trouvons projetés dans des circonstances singulièrement exceptionnelles. Cela conduit à cette remarque qui dit tout tandis qu’ils se taisent, attendant fermement du Ciel que s’évanouisse l’incroyable, inacceptable et insupportable vérité-de-situation :

« Un des aspects extraordinaires, irréels et féériques de cette affaire, est qu’elle n’est quasiment pas relayée par la ‘grande presseSystème’ du bloc-BAO, bien qu’il s’agisse de personnalités officielles, faisant des déclarations publiques, etc. Il semble donc de plus en plus clairement (?) que nous vivons dans des mondes parallèles qui sont tout juste disposés à se montrer leurs culs ou à se cracher dessus de temps en temps, avec l’un des camps criant à gorge déployé, comme un goret qu’on égorge, sa vertu et sa puissance de tolérance, d’équité et de justice. Dont acte, ou ‘dont acte no-act’ : il s’agit de répondre à notre engagement évident, et par conséquent il s’agit de dire que, du côté de la presseSystème, de la plus formidable architecture de propagande, jusqu’à former un réel simulacre dont la mission est de faire croire qu’il existe et que rien d’autre que lui-même ne peut exister, tout se passe sérieusement comme si rien de sérieux ne se passait. »

Cette bataille est beaucoup plus forte aux USA que sur nos rivages et sur nos terres grandioses (où il s’agit seulement de Covid, puisqu’aux USA, pour nous la question est réglée, Biden élu et tout rentrant dans l’ordre), – mais c’est le même combat, comme dit la chanson. Ce qui se passe aux USA est donc du plus grand intérêt. Justement, que se passe-il ? On passe en revue quelques aspects de la chose, pour constater d’ailleurs que, dans cette bataille de la communication comme dans beaucoup d’autres, les acteurs de différents engagements virevoltent et qu’il faut s’y adapter, tantôt alliés tantôt adversaires.

• Il y a le cas des super-géants GAFAM, de plus en plus intrusifs et ‘censeuriels’, selon le néologisme que je leur réserve avec empressement comme l’on fait devant des censeurs exemplaires. Par exemple, Mark & Jack, de Facebook et Tweeter, passaient avant-hier, par télé-citation à comparaître, devant la Commission des affaires juridiques du Sénat, réunies en autant de télé-inquisiteurs. Le plus saignant d’entre tous fut son président, le républicain Lindsay Graham, et il a mis une fois de plus en évidence un de ces caractères qui n’est pas officiels mais qui jouent un rôle important dans ces entreprises géantes où le patron-propriétaire lesté de $milliards joue un rôle d’inspirateur idéologique essentiel : ils sont tous d’une sottise, d’une inculture, d’une naïveté politique et d’une inconséquence extraordinaire. Interrogés par Graham, ils répondent qu’ils ne savent pas, ils se contredisent, pourquoi avoir censuré ceci et pas cela, ah oui ah non... Jamais une génération de ‘géants’ du business US chargés d’une telle puissance nominale, n’aura déployé un vide intellectuel et un goût pour le conformisme dans cette mesure qui les affecte d’abord eux-mêmes et leurs instructions. Ils sont nuls, purs simulacres postmodernes ; c’est piètre satisfaction d’avoir de tels ennemis...

• Par conséquent, je ne suis pas mécontent de constater que, cette fois, après tant d’autres occasions où l’on réclamait la chose, des alternatives à leur monopole se présente. Il y a bien entendu la plate-forme Parler, dont on parle beaucoup en ce moment. Il s’agit d’une initiative évidemment politique, largement de tendance conservatrice ou du genre, – ce qui m’importe assez peu. L’essentiel est que la chose soit lancée contre les géants-nains du GAFFAM. Le patron de Parler commence à beaucoup parler, comme il l’a fait dans une interview à FoxNews, et cela rapporté par ‘The Epoch Times’ où on le voit exprimer sans ambages sa position.

« Le PDG de ‘Parler’, réseau décrit comme une alternative à Twitter, a défendu la liberté d’expression dans une interview mardi alors que se développe contre cette plateforme de réseaux sociaux une critique très forte de la presseSystème.
» “Les gens disent des choses folles en ce moment” et “ce n’est pas illégal d’avoir des opinions critiques à ce propos”, a déclaré le PDG de Parler, John Matze, à Fox News. Il répondait à une question sur les raisons pour lesquelles les médias de la presseSystème sont de plus en plus critiques de sa plateforme.
» Je leur demande toujours : “Que pensez-vous du Premier amendement ? Croyez-vous que nous devrions avoir quelqu’un à New York, disons au milieu de Times Square, pour vous dire ce que vous pouvez dire et ce que vous ne pouvez pas dire ?” observe Matze. “Parce que c'est ce que font ces entreprises [Facebook, Tweeter & Cie].”
» “J’ignore pourquoi ils ont si peur. C’est peut-être parce qu’ils n’aiment pas que le peuple reprenne le pouvoir”. [...] “Ce n’est pas illégal de s’exprimer”, a-t-il poursuivi... “Si vous aimez un candidat politique ou un autre, si vous croyez ou ne croyez pas au changement climatique, etc., il n’y a aucune raison de vous bannir des réseaux à cause de cela”. »

Certes, tout cela n’est pas génial ni une révélation inattendue, mais il faut dire que Matze joue sur du velours à cet égard. Au moyen d’évidences qui sont dans l’esprit de tant de gens qui en ont assez de la règle qui vous tape sur les doigts des petits marquis de la pensée-Woke, Mark & Jack and Co., il ne fait que répondre à sa main aux attaques qui se développent dans le chef des très-zélé amis de la presseSystème contre Parler. Ces attaques sont la meilleure pub qu’on puisse faire au nouveau réseau, qui acquiert ainsi, sans grand effort, une place de choix dans “la cour des super-grands” du système de la communication.

Résultat : montée en flèche du réseau Parler, selon une logique prospective qui devrait durer dans la mesure où ce mouvement suit exactement la ligne d’affrontement de la crise aux USA. Selon ZeroHedge.com, « ‘Parler’ a récemment été couronné comme l’application gratuite la plus téléchargée aux USA, sur l’Appel Store mobile de Apple et sur le Play Store de Google. Durant la semaine électorale, ‘Parler’ a enregistré plus d’un million d’inscriptions, atteignant à ce point un total de 3,6 millions, selon le cabinet de recherche Sensor Tower. »

Effectivement, si l’on est loin des effectifs des GAFAM, il est très logique de compter avec une dynamique d’ampleur colossale dans ce temps de crise, où le système de la communication joue un rôle si important, où les monopolistes-censoriels se montrent si agressifs et si intrusifs, poussant une partie considérable de leur clientèle jusque-là emprisonnée vers une alternative qui s’affirme, c’est-à-dire vers Parler essentiellement.

• ... Dans ce domaine, je dirais un mot de la plateforme russe V-Kontakte, essentiellement à clientèle russe jusqu’ici. On en parle chez divers antiSystème, dont Patrick Armstrong, qui est un commentateur loyal et efficace. Éditeur de Russia Observer, Armstrong a largement exprimé son opinion à propos de la plateforme russe. Banni de Facebook pour non-conformité, il est passé en 2018 à V-Kontakte et s’en est trouvé tout à fait à son aise. V-Kontakt, qui affiche plus de 100 millions de membres pour l’essentiel en Russie, commence à explorer désormais la pénétration du marché antiSystème du bloc-BAO. Il y a notamment une version anglaise et une nouvelle version française.

• Enfin, une dernière remarque concernant l’évolution du système de la communication aux USA, l’affaire Trump-FoxNews. Le soir des élections, FoxNews a affiché la couleur et est passé dans le camp antiTrump, montrant par là que sa pseudo-alliance avec Trump était de pure circonstance tactique. Le volte-face s’est faite avec une extrême brutalité du côté de FoxNews, me faisant quant à moi m’interroger une fois de plus : ces gens manquent-ils totalement de sens tactique, du goût de la manœuvre, de la nuance ? Ou bien plus simplement et pour l’essentiel, – un peu de réalisme-jugeotte, PhG !, – s’agit-il du cas incroyable mais inévitable où ‘The Masters of the Universe’, volant effectivement en escadrille, croient vraiment qu’ils sont les maîtres de l’univers et qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent, qu’ils le resteront (maîtres de l’univers), etc... Aussi simple que ça, en escadrille vous dis-je, et nous dirigés par cette plèbe de l’esprit, de la perception, du goût des choses, cette vulgarité du caractère...

Quoi qu’il en soit, depuis le 3 novembre, l’audience de FoxNews tombe en chute libre, au point que ‘Morning Joe’, l’émission-phare du matin de MSNBC, a, pour la première fois avant-hier, dépassé en audience (6 millions de téléspectateurs contre 4) l’émission concurrente ‘Fox & Friends’. Et, dans ce domaine également, il y a des alternatives, dans le chef de deux réseaux de la droite extrême US, qui se trouvent en embuscade avec leurs audiences étiques qu’ils voudraient voir énormément grossir. On ne trouve pas moins que l’un des archers-mercenaires de l’armée CNN, pas mécontent de se payer FoxNews, qui nous informe là-dessus, à propos de NewsMaxTV... Brian Stelter, donc (notez, pour mieux apprécier les précisions chronologiques des audiences, que l’article a été publié le 12 novembre):

« Les fans du président Trump qui pensent que Fox News n’est pas assez à droite ont une autre option sur le câble et le satellite : Newsmax TV.
» Et quelque chose de dramatique est arrivé la semaine dernière : pour la première fois, un grand nombre de téléspectateurs se sont tournés vers Newsmax TV.
» Ces deux faits sont liés. Certains loyalistes de Trump s'en prennent à Fox et changent de chaîne en faveur de Newsmax. Bien que Newsmax soit encore beaucoup plus petite que la Fox, c’est le défi de droite le plus solide jamais lancé à Fox.
» Au cours de l’été, lorsque j’ai commencé à surveiller l’indice d’écoute Nielsen de Newsmax, la chaîne comptait une audience moyenne de 25 000 téléspectateurs, chiffre vraiment minuscule par rapport à n’importe quelle norme d’information télévisée. À l’approche des élections, l'audience a augmenté, mais ce n’était encore qu'une mouche sur le dos de l’éléphant Fox. Au cours de la dernière semaine d’octobre, Newsmax n’enregistrait encore que 65 000 téléspectateurs en moyenne.
» Puis vint l’élection. Newsmax a grimpé à une moyenne de 182 000 téléspectateurs pendant la semaine électorale qui s'est terminée dimanche. Et il augmente encore plus cette semaine [du 9 novembre]. Lundi [9 novembre], la chaîne avait une moyenne de 347 000 téléspectateurs, le mardi [10 novembre], 437 000. Les émissions du soir comme ‘Spicer & Co’ et ‘Greg Kelly Reports’ atteignent 700 000 et 800 000 téléspectateurs. Ces émissions avaient du mal à atteindre les 100 000 avant les élections ! Quelque chose a changé. »

On attend donc le départ de Tucker Carlson et de Sean Hannity vers NewsMaxTV pour les prochaines semaines...

• Comme chacun sait, car on l’a déjà dit, cette évolution ‘censurielle’ d’une domesticité du Système faite d’idiots devenus fous doit continuer en mode-turbo. Lorsqu’on a affaire à des “idiots devenus fous”, le pire est une certitude pour la suite ; et comme ils sont au moins aussi stupides que déments, ils agiront d’une façon extrémiste, de façon à se faire au bout du compte le plus de mal possible à eux-mêmes. Quoi qu’il en soit, on devine déjà les menaces qui pointent et qui déclencheront, selon le processus dont on voit partout des exemples, des réactions extrêmement violentes et complètement inattendues :

« Il est probable que la bataille de la communication, avec les interférences habituelles et scandaleuses des divers GAFAM, sera elle aussi d’une extraordinaire intensité. Un lecteur de SST a affirmé en commentaire de l’annonce par Lang de l’annulation de son message avec la référence du texte de Johnson, que la prochaine étape serait “l’interdiction d’accès à certains sites étrangers et même US”, par les autorités ; ce lecteur affirme parler à partir de sources très bien informées, dans une rubrique de commentaire (celle de SST) en général très riches d’informations du fait d’un lectorat très liés à des carrières ou des occupations dans le renseignement. (Lang est un ancien colonel de la DIA.) »

Cette perspective catastrophique ouvre elle aussi des perspectives de réactions, calculées ou instinctives peu importe, qui seront également catastrophiques, mais pour celui qui aura déclenché cette phase de l’attaque après d’autres. Chaque fois, les choses se mettent en place de la même façon, et le plus extraordinaire est bien que le déchaînement constant de l’énorme puissance du Système qui pèse sur nous depuis si longtemps, ne fait que reculer de plus en plus sinon décisivement le moment sinon la possibilité d’une victoire totale, et cela en usant le Système, en l’épuisant, en le vidant de ses forces comme on vide de son sang ; en le conduisant à faire étalage, sans le poindre frein, de toute son incommensurable stupidité.

Que vous dire d’autres sinon mon immense satisfaction, du fait du résultat objectif de cette superbe agitation, de ce désordre complètement hors de soi, qui est la destruction supplémentaires de certaines structures du Système (déconstructuration) ? Car, que penser d’autre, lorsque, par exemple, l’on voit l’évolution de FoxNews, qui a eu certes une politique d’opposition à la presseSystème (dont Fox fait partie), pendant un certain temps, – temps qui fut celui de nos applaudissement ; mais qui reste un fleuron de la presseSystème du requin-escroc Rupert Murdoch, qui vaut en immonderies et en poubellation-orduriennes les petits marquis des GAFAM ; et donc ses ennuis pour avoir trahi Trump, qui ne vaut guère mieux par beau temps mais qui devient brillant lorsqu’on veut le couler, doivent absolument réjouir un esprit sain dans un corps sain. Quant au renforcement inéluctable de quelques organes de communication de la droite très-dure et la venue possible de nouveaux (une chaîne TV-Trump si le président quitte la Maison-Blanche ?), cela permettra de crier une fois de plus au fascisme pour renforcer notre métabolisme postmoderne et remplacer les eaux que nous n’avons plus le temps de prendre à Spa, donc de renforcer les extrêmes de la gauche qui sont très occupés à miner toute possibilité d’une administration démocrate modéré bidenienne (style social-démocrate très BAO toujours jeune), de ce président-désigné proche de devenir le président-faisant-fonction.

J’ai certes l’air de plaisanter un peu avec cette façon désinvolte de ne pas trop prendre le bouffe au tragique parce que, face à ces ombres écrasantes de fin du monde et d’entropisation, l’ironie et la satire ont leur place et une belle partie à jouer. Elles constituent des armes excellentes et respectables dans l’opération générale qui doit occuper toute notre stratégie, cette opération du type “le Roi est nu”. Il est parfaitement bienvenu que Fox ait soutenu Trump contre la meute hirsutes des imbéciles de la Woke-civilisation ; il est parfaitement bienvenu que Fox trahisse Trump d’une façon évidemment ignoble pour que Trump soit obligé de pédaler encore plus, de s’emporter au-delà de tout ; et l’effet d’ensemble est parfaitement bienvenu parce qu’il s’agit d’encore plus attiser leur haine, de tendre encore plus la puissance de l’antagonisme qui reste confiné dans le Grand-Asile-des-Folles qui fait danser et tanguer “D.C.-la-folle”.

Ne vous y méprenez pas, nous sommes américanisés jusqu’à la moelle-pourrie, ce qui est la meilleure des bonnes nouvelles, – quoique, comme “nouvelle” on fait plus neuf... Cela signifie que nous suivons ce même chemin du désordre et de l’effondrement, en bons chiens dressés et fidèles compagnons de service. Nous aussi, nous allons devoir évoluer vers l’insurrection forcée de nos moyens de communication ; et, dans certains cas, à entendre et voir certaines choses.

Ce que j’ai tracé plus haut, en rassemblant divers éléments dont certains sont, on l’admettra, extrêmement solides, n’est qu’une possibilité. Il y en a déjà eu d’autres de cette sorte et aucune n’a été décisive jusqu’à susciter une sorte de transmutation, et celle-là peut connaître le même sort ; d’autre part, on admettra que cette possibilité (la force de la dynamique ‘en retour’ jusqu’à la transmutation) n’a jamais été aussi forte, jusqu’à solliciter l’étiquette de probabilité. Le tableau général présente une dynamique de désordre convainquant, et la même pulsion étrange continue à donner ses effets, de plus en plus précisément. Chaque phase met à jour une puissance extraordinaire du Système, et chaque fois c’est pour enchaîner des effets contradictoires, voire catastrophiques. Ici, il s’agit du domaine fondamental de la communication, où la puissance de leurs actes vicieux semble finir par susciter des réactions qu’on ne pensait pas possibles ; comme ça, sans rien chercher ni rien vouloir. Trump lui-même, personnage totalement improbable et insignifiant, a déclenché chez eux une haine d’une puissance absolument surhumaine, avec toutes les erreurs, toutes les fautes, toutes les incompréhensions qui vont avec ; et aujourd’hui Trump qui pourrait paraître comme un héros sous certains éclairages et dans une certaine perspective.

Inutile de vous dire que rien dans tout cela n’est ma tasse de thé, Trump en premier. Mais je ne suis pas là pour lever le petit doigt et boire ma tasse de thé. Je suis là pour assister, décrire et commenter, – avec une réelle fascination je ne le cache pas tout en assurant qu’elle ne trouble en rien mon jugement, – cette mécanique sans aucun doute suprahumaine qui transforme toute les forces ainsi déchaînées contre l’autre en ce que la CIA, avec un flair certain, avait dès l’origine baptisé ‘blowback’...  ‘Coup en retour’, ‘coup de fouet en retour’, conséquences brutales et inattendues, peut-être irréversibles, pour soi, effet imprévu d’un acte vil et violent qu’on a posé, dont on attendait une victoire définitive.

(C’est drôle, la CIA avait songé au mot et à ce phénomène pour son compte, comme si elle devinait que la puissance dont elle disposait, et même allait disposer, donnerait des effets catastrophiques pour elle ; le don de la double vue, ces espions-là, excellents espions contrairement à ce que l’on dit d’eux.)

Bref, nous n’avons pas de meilleur allié que notre ennemi, et l’on entend Jupiter-tonnant éclater d’un rire joyeux.

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RapSit-USA2020 : Vers la guerre civile

Par info@dedefensa.org — 18 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Vers la guerre civile

Il semble bien que se prépare aux USA un terrible affrontement devant les tribunaux puis au-delà, à partir de ce que l’une des meilleures et plus honnêtes avocates des USA, Sidney Powell, juge être des “preuves massives” d’une “fraude massive” durant l’élection du 3 novembre 2020, qui devraient renverser les résultats dans plusieurs États. Les conditions de l’obtention de ces preuves sont décrites, semble-t-il, comme celles d’un raid lancé par une autorité officielle et des forces mandatées, contre un centre de contrôle informatique de la CIA situé à Francfort (en Allemagne, pays d’Europe et de l’UE qui n’est pas, ou pas encore, un des États de l’Union), ; centre d’où la CIA contrôlait et manipulait l’architecture électronique du système électoral US.

Un des aspects extraordinaires, irréels et féériques de cette affaire, est qu’elle n’est quasiment pas relayée par la ‘grande presseSystème’ du bloc-BAO, bien qu’il s’agisse de personnalités officielles, faisant des déclarations publiques, etc. Il semble donc de plus en plus clairement (?) que nous vivons dans des mondes parallèles qui sont tout juste disposés à se montrer leurs culs ou à se cracher dessus de temps en temps, avec l’un des camps criant à gorge déployé, comme un goret qu’on égorge, sa vertu et sa puissance de tolérance, d’équité et de justice. Dont acte, ou ‘dont acte no-act’ : il s’agit de répondre à notre engagement évident, et par conséquent il s’agit de dire que, du côté de la presseSystème, de la plus formidable architecture de propagande, jusqu’à former un réel simulacre dont la mission est de faire croire qu’il existe et que rien d’autre que lui-même ne peut exister, tout se passe sérieusement comme si rien de sérieux ne se passait.

Ci-dessous quelques faits (facts en anglais standard, FakeNews pour ‘Alice au Pays des Merveilles’). Quoi qu’il en soit et quoi qu’il se passe, la bataille est énorme et son résultat, dans un sens ou l’autre, le sera également.

• La vedette de l’affaire, de « la bataille judiciaire la plus importante de l'histoire des Etats-Unis » (selon Michael Snyder), c’est l’avocate et ancienne procureure dans la juridiction de l’État du Texas, Sidney Powell. Considérée comme une des ‘super-avocat(e)s’ aux USA (les étoiles du barreau qui ont remporté plus de soixante-dix causes importantes devant les tribunaux), Powell est également caractérisée unanimement (jusqu’à maintenant...) par une réputation d’intégrité et d’honnêteté exceptionnelles, et ses commentaires sont appréciés à mesure, et bien entendu ceux de la présente énorme affaire des fraudes électorales.

« Trey Trainor, chef de la Commission électorale fédérale (FEC), a déclaré dans un tweet mardi qu’il croyait l’affirmation de l'avocate de la campagne Trump, Sidney Powell, selon laquelle la fraude électorale était généralisée.
» Powell, une ancienne procureure fédérale, a affirmé que l'équipe juridique du président avait reçu un déluge de preuves concernant des fraudes électorales et d'autres irrégularités. Elle a déclaré à Fox Business qu’elle avait suffisamment de preuves pour lancer une enquête criminelle à grande échelle et que “nous nous préparons à inverser les résultats des élections dans plusieurs États”.
» Bien qu’elle ait refusé de préciser les preuves qu’elle pourrait avoir en sa possession, elle a insisté : “Je ne fais pas de commentaires sans avoir les preuves irréfutables pour les étayer”.
» Tom Ozimek de Epoch Times rapporte que Trainor, dans son tweet, a qualifié Powell de “franche et honnête dans tous les cas qu’elle a pris en charge”, ajoutant que “si elle dit qu’il y a une fraude électorale généralisée dans #Election2020, je la crois”. »

• Ainsi Michael Snyder écrit-il à propos de cette offensive juridique qui va être lancée par la plus puissante équipe d’avocats jamais réunie sur une cause, sous la direction, sinon l’impulsion et l’inspiration de l’avocate et ancienne procureure :

« Nous sommes sur le point d’assister à la bataille judiciaire la plus importante de l’histoire des États-Unis.  Oui, le résultat déterminera si Donald Trump ou Joe Biden remporte la présidence, mais plus important encore, au cœur du procès figurera le sort de l’intégrité du système électoral des USA.  Si la fraude peut être prouvée, des machines de vote extrêmement coûteuses devront être détruites dans tout le pays et la manière dont nous organisons nos élections devra être complètement reconfigurée. Si la fraude n’est pas prouvée, nos élections continueront à être organisées de la même manière et personne n’osera plus jamais les contester. C’est littéralement le moment historique où nous déterminons si des élections honnêtes pourront avoir lieu aux États-Unis dans un avenir prévisible. »

• Il existe d’ores et déjà de nombreuses indications sur les “preuves” obtenues par l’équipe Trump, et notamment par l’avocate Powell en coopération avec un parlementaire républicain, le député Louis Gohmert qui a rapporté la chose en détails dans un tweet. Quelques sites ont répercuté des détails sur l’action (un raid de saisie d’informations et de programmes contre une station de la CIA à Francfort) qui est à la base de l’obtention des “preuves”. Il y a notamment un article (repris plus loin) de l’ancien officier de la CIA Larry C. Johnson, sur le site SST (Sic Semper Tyrannis), et aussi un article avec nombre de références et des orientations originales du site WhatDoesItMeans. Il est à noter que la référence de cet article de Johnson, mis sur son compte Facebook par le colonel Lang, a été supprimée par cette sympathique plateforme-d’accueil et d’escorte (‘escort platform’) : la vertu-Zuckerberg, ou startup-vertu, règne et veille.

• Partant de la lecture du tweet sur l’opération de Francfort, suscitée par ce qu’il  qualifie de « courageux et brillant duo Sidney Powell-Congressman Louis Gohmert », Johnson écrit (mais le 15 novembre, donc ne prenant pas en compte des précisions selon l’accusation connues depuis, notamment sur le contenu et les conséquences des fraudes sur le Conseil des Grands Électeurs) :

« Quand j’ai entendu cela, je n’y ai vu aucun sens. Laissez-moi vous expliquer. J’ai travaillé pendant quatre ans au Bureau de la lutte contre le terrorisme du Département d’État (aujourd'hui, Bureau de la lutte contre le terrorisme). J’étais l’un des deux agents qui ont traité directement avec le FBI dans le cadre de l’enquête sur l'attentat terroriste du vol Pan Am 103 [1988]. Cette expérience m’a appris que les services de sécurité nationale US ne peuvent pas intervenir dans d’autres pays sans l’autorisation de ces pays.
» J’ai également passé 22 ans à rédiger des scénarios d’exercices de terrorisme pour les opérations spéciales de l’armée. Mon travail consistait à simuler les communications du département d'État et de l'ambassade lors d’une crise terroriste. J’ai donc beaucoup d'expérience dans le travail en situation réelle avec les forces de sécurité nationale, l’armée et nos ambassades pour régler les problèmes qui se posent lorsque les USA veulent mener une opération policière ou militaire dans un pays étranger.
» L’armée américaine ne devrait donc pas avoir mené de raid en Allemagne contre les bureaux ou les serveurs de Sctyl ou de Dominion [les deux compagnies impliquées dans le fonctionnement du système électoral, Dominion’ spécifiquement pour les USA]. Ce sont des ressortissants étrangers et nous devons opérer conformément à la loi allemande. En outre, l’armée américaine n’a pas de pouvoirs de maintien de l'ordre à l’égard de ces entités.
» Que s’est-il donc passé ? J’ai été informé par des sources sûres qu’une unité sous le commandement de l’USEUCOM (Commandement américain en Europe) a effectivement mené une opération pour prendre le contrôle de serveurs informatiques. Mais ces serveurs appartiennent à la CIA, et non à Dominion ou à Scty. [Ainsi, parce qu’il ne s’agit pas de ressortissants étrangers travaillant pour les deux sociétés,] l’armée américaine a toute autorité pour intervenir car toute activité de la CIA sur le théâtre européen est menée sous couverture militaire. En d’autres termes, les agents de la CIA seraient identifiés auprès du gouvernement allemand (et de toute autre autorité agréée) comme des employés ou des consultants militaires dépendant de nos forces armées.
» Une telle opération devrait donc avoir été menée par ou en présence de forces de sécurité américaines pour prendre possession des preuves [concernant la fraude électorale de l’élection USA2020]. Cela signifie que les preuves seront sous le contrôle du ministère de la justice par l’intermédiaire des procureurs américains et qu’elles pourront être utilisées dans un tribunal ou dans d’autres procédures judiciaires.
» Ce n’est pas la première fois qu’une unité militaire rattachée à l'EUCOM oblige une installation informatique de la CIA à lui remettre des preuves. Un ami cher (un officier de la DEA à la retraite) m’a raconté un incident au cours duquel il est entré dans une installation de la CIA à Francfort, avec l’aide de l’armée américaine, pour obtenir des informations que la CIA dissimulait (cela s’est passé dans les années 1980).
» J’ai également confirmation du fait que Jim Hoft a rapporté l’autre soir : la directrice de la CIA Gina Haspel n’a pas été informée à l'avance de cette opération. En fonction de ce développement, je pense qu’il est exact de dire qu’une action a été menée en Allemagne sur un territoire sous contrôle américain et qu’une installation de la CIA était visée.
» J’ai également appris que le directeur du FBI, Christopher Wray, a été exclu de cette opération. Wray, plus que Haspel, a travaillé de manière agressive pour saper et saboter Donald Trump. Cela signifie qu'une autre agence américaine chargée de l’application de la loi (par exemple, les US Marshals, la DEA, le Secret Service, etc.) a été chargée de rassembler les preuves.
» Sidney Powell est une avocate sérieuse. Elle ne fait pas de fausses allégations, point final. Elle incarne l'honnêteté et l’intégrité. Compte tenu de ses récentes déclarations à Maria Bartoromo, Lou Dobbs et Eric Bolling, elle sait clairement que des preuves sont recueillies qui prouveront au-delà de tout doute raisonnable (c'est-à-dire le type de preuves requises pour obtenir une condamnation pénale) que la CIA avait une sorte de relation infâme avec Dominion Software et que Dominion Software était utilisé à l’étranger et aux États-Unis pour frauder les électeurs.
» Je m’attends à ce que les responsables de la CIA soutiennent qu’ils ne savaient pas que Dominion était engagé dans une activité aussi infâme. Leur démenti a autant de poids que l’affirmation du capitaine Louis Renault dans la scène emblématique du film ‘Casablanca’ :
» Capitaine Louis Renault : “Je suis choqué, choqué qu’il y ait des jeux d’argent ici.”
» Serveur : “Monsieur, voici vos gains.”
» La tentative de coup d’État pour faire tomber Donald Trump se poursuit. »

• Quels que soient les détails de la riposte de contre-offensive lancée par le camp de Trump, et dont des détails essentiels ont été ont été révélée hier par le député Gohmert, on assiste sans aucun doute à une accélération et à une importance grandissantes de l’aspect juridique de l’élection, avec des perspectives vertigineuses. On l’a appris hier, en effet, l’enquête menée par Powell-Gohmert conduirait à exiger un redécoupage des résultats de l’élection USA2020 donnant une victoire triomphale à Trump, avec 410 Grands Électeurs (il en a 239 actuellement). On voit dans tous les cas l’ordre de grandeur de la contestation.

Une fantastique bataille, – juridique et le reste

Quelles soient la valeur, la justesse, la ponctualité des positions des uns et des autres, on peut objectivement constater que les deux partis qui s’opposent sont à une telle distance l’un de l’autre et séparés par de tels sentiments de haine qu’aucun compromis de quelque façon que ce soit n’est possible, ni aucun arrangement ; dès lors, la possibilité d’une cohabitation s’impose, politiquement, constitutionnellement et psychologiquement, comme simplement inenvisageable.

• Il nous paraît impossible qu’avec la prospective de chiffres d’une telle importance (les Grands Électeurs pour Trump fixés à 410, selon un premier décompte contestataire), les républicains même modérés puissent accepter une élection de Biden, et les électeurs de même. Quels que soient le sens des événements, l’opposition à Biden s’appuierait alors sur une sorte de légitimité de facto, permettant d’envisager les mobilisations les plus extrêmes et les plus justifiables par rapport à l’esprit de la loi.
• D’un autre côté, il nous paraît impensable que le DeepState, et principalement la CIA dans ce cas, mais également la presseSystème et divers autres centres de pouvoir et d’influence, puissent accepter l’idée même d’une hypothèse accordée aux chiffres affichés par l’opposition. Même si l’hypothèse est fondée, même s’il y a donc certaines forces du clan-Biden qui sont conscientes de la fraude, le climat est tellement hystérique et plein de désordres furieux et de simulacres indissolubles, que cette vérité-de-situation sera rejetée avec le plus complet mépris et la certitude de faire bien. “God Is On Our Side”, chantaient les yankees ; aujourd’hui les démocrates font de même, ils chantent avec entrain à propos de la sauvegarde de la démocratie américaniste et de la modernité, dont ils se sont institués les gardiens et qu’ils sont prêts à sauver, au besoin en en saccageant jusqu’à la mort tous les fondements ; vieille habitude américaniste, cela : “vous écraser à mort  pour vous sauver”..

Il nous paraît vain, pour l’instant sans aucun doute, de discuter et de commenter les chiffres, bien que nous ayons, sans aucun doute également, notre idée sur la vérité potentielle de la ‘fraude massive’. Toujours pour l’instant, ce qui nous importe est la puissance phénoménale du choc prévisible, en fonction de la puissance phénoménale de la différence entre les deux thèses. L’effet sur les psychologies déjà chauffées à blanc sera à mesure même s’il faut quelques temps pour que ces informations parviennent au public à cause du blackout et de la censure de la presseSystème et des GAFAM. Il s’agit du cas le plus ‘favorable’ à une aggravation accélérée de la situation, avec la perspective d’une guerre civile sous une forme ou une autre, et la probabilité de décisions de sécession, sinon jusqu’à un effet de désintégration des USA.

Il est probable que la bataille de la communication, avec les interférences habituelles et scandaleuses des divers GAFAM, sera elle aussi d’une extraordinaire intensité. Un lecteur de SST a affirmé en commentaire de l’annonce par Lang de l’annulation de son message avec la référence du texte de Johnson, que la prochaine étape serait « l’interdiction d’accès à certains sites étrangers et même US », par les autorités ; ce lecteur affirme parler à partir de sources très bien informées, dans une rubrique de commentaire (celle de SST) en général très riches d’informations du fait d’un lectorat très liés à des carrières ou des occupations dans le renseignement. (Lang est un ancien colonel de la DIA.)

Ce projet d’un resserrement drastique de la censure est évidemment envisageable, sauf que, dans cette prospective, on ignore qui, aux USA, constitue et surtout constituera l’autorité de contrôle des diverses forces de l’affrontement ; sauf qu’il n’y a aucune force intérieure, constituée ou non officielle, qui tiennent toutes les autres sous son joug ; sauf que les USA ne sont pas une république bananière simpliste, avec un seul pouvoir à prendre, mais une république bananière très compliquée, sous la forme d’une fédération incroyablement complexe, avec une multitude de pouvoir souvent en concurrence et investis des mêmes capacités, un déséquilibre complet de l’autorité des différents pouvoirs selon le domaine considéré, une corruption généralisée, un éclatement des responsabilités.

 

Mis en ligne le 18 novembre 2020 à 15H00

☐ ☆ ✇ Dedefensa.org

“Prenez garde à ça!”

Par info@dedefensa.org — 28 novembre 2020 à 00:00

“Prenez garde à ça!”

Il y a des moments dans ma carrière d’observateur et de systématicien de l’effondrement où mon commentaire peut raisonnablement être réduit à deux mots : « Regardez ça ! » L’étape actuelle de la séquence d’effondrement financier et économique initiée en 2008, qui est artificiellement masquée (sans jeu de mots) par la fausse “pandémie” de Covid-19, et à laquelle s’ajoutent maintenant des élections américaines frauduleuses et truquées, est justement une occasion de ce genre : pourquoi ne pas simplement rester assis et regarder le monde brûler ? Mais il se trouve que je suis de très bonne humeur aujourd’hui, et quand je suis de cette humeur, peu de choses peuvent m’empêcher de tenir bon et de bêler de façon prophétique. 

Commençons par une petite balade mémorielle. C’est en 1995 que j’ai réalisé pour la première fois que les États-Unis allaient suivre la trajectoire générale de l’URSS. J’ai aussi immédiatement compris que l’URSS était plutôt bien préparée à l’effondrement alors que les États-Unis étaient sur le point d’être pris au dépourvu, et donc, en tant que service au public, j’ai pensé que je devais avertir les gens. “Et ça a fait quelle différence ?”, pourraient s’exclamer certains d’entre vous. Mais vous auriez tort : beaucoup de gens m’ont écrit pour me dire à quel point ils sont mieux adaptés psychologiquement maintenant qu’ils ont entendu et accepté mon message, car maintenant ils sont prêts à accepter l’effondrement avec équanimité et calme. Cela rendra certainement les choses moins fastidieuses.

C’est ainsi que j’ai eu mon moment “Eurêka !” en 1995, et dix ans plus tard, en 2005, j’ai rendu publiques mes observations. J’ai reçu une réponse étonnamment sympathique de la part de certaines personnes particulièrement éclairées – même si ce sont elles-même qui se qualifient ainsi. Aujourd’hui, un quart de siècle après ma première intuition, alors que les États-Unis sont au bord de la faillite nationale et de l’effondrement institutionnel, le monde entier assiste à un spectacle électoral spectaculaire de fin d’empire, mettant en vedette nul autre que l’homme de spectacle et impresario extraordinaire Donald Trump. Il a déjà organisé des concours de beauté, alors que celui-ci est plutôt un concours de laideur, mais la beauté est rare et s’efface toujours alors que la laideur est courante et devient généralement encore plus laide, ce qui en fait un pari beaucoup plus sûr. Acceptons-le donc comme un cadeau d’adieu au monde d’une nation en voie de disparition qui nous a offert des films d’horreur, de la téléréalité et des cirques à trois pistes avec des monstres de foire.

Dans le vaste tableau panoramique de l’élection de 2020, Trump (notre héros) apparaît baigné dans une lueur dorée de nostalgie de la grandeur américaine perdue, qu’il promet de raviver à jamais. Rassurez-vous, Trump ou pas Trump, l’Amérique ne sera plus jamais grande. Mais l’auréole magique de Trump s’étend au-delà de son plumage crânien orange resplendissant et enveloppe tous ceux qui se languissent de la Pax Americana perdue et qui craignent et détestent ce que l’Amérique est en train de rapidement devenir  – qui est, pour dire les choses crûment, un réservoir de dégénérés de toutes sortes présidé par une maison des horreurs. Ils se languissent de l’époque où les hommes étaient virils et les femmes féminines, où les secrétaires étaient flattées lorsque leurs patrons prenaient le temps de se frotter à elles en dehors de leurs horaires chargés, et où tout le monde était soit un WASP, soit travaillait dur pour essayer de ressembler et d’agir comme un WASP, soit restait à son rang dans la vie et savait qu’il ne fallait pas être trop arrogant. Ils veulent croire que le creuset ethnique peut encore produire des alliages nobles, de préférence du bronze corinthien, et certainement pas du mâchefer ou des scories.

Notre chef intrépide orangé, qui à 74 ans n’est pas, lui, une poule mouillée, est confronté à un groupe macabre de gérontocrates séniles. Il y a Joe Biden, 77 ans, dont le cerveau s’est enfui pour rejoindre un cirque il y a quelques années, mais qui s’imagine être président élu, ou sénateur, ou vice-président, ou quelque chose comme ça. Après avoir passé huit ans dans l’ombre en tant que vice-président d’Obama, Biden est aussi apte à diriger qu’un cochon est casher après s’être frotté contre un mur de la synagogue. Pour l’aider dans ses tâches, il a nommé sa nounou, Kamala Harris, une lapsus de fille qui a 56 ans.

Le balcon du mausolée américain est également hanté par Nancy Pelosi, 80 ans, qui dirige toujours la Chambre des représentants, même si un emploi convenable pour elle à ce stade serait de grimper dans un mirador pour empêcher les oiseaux de nuire à la récolte de maïs. Il y a aussi Bernie Sanders, 79 ans, un triste pagliaccio dont le rôle permanent dans la Commedia dell’Arte politique que le Parti Démocrate organise tous les quatre ans est de simuler la démocratie en acclamant des foules de jeunes imbéciles lors de l’acte I, puis feignant la mort après être tombé de son pogo stick à l’acte II, et enfin titubant, saluant et souriant pour le lever de rideau.

Enfin et surtout, il y a l’horrible harpie, Hillary Clinton, qui est relativement jeune avec ses 73 ans, mais dont l’odeur putride et le visage cadavérique et répugnant ne sont plus présentables au public, sauf dans des circonstances délicates. Caché encore plus loin dans les coulisses se trouve la momie de George Soros qui, à 90 ans, continue de tirer les ficelles et de faire des ravages aux États-Unis et dans le monde entier – ses larbins avaient récemment propagé la révolution de couleur en Arménie, provoquant à son tour l’“élection” de Pashinyan, un imbécile de choix et un traître, qui a ensuite perdu une grande partie du territoire de son pays au profit de l’Azerbaïdjan. Je pourrais citer bien d’autres cadavres financiers et oligarchiques, mais je m’abstiendrai, pour éviter de vous donner des cauchemars. Personne ne vit éternellement, pas même Henry Kissinger, 97 ans, et donc tout ce que nous avons à faire, c’est d’attendre.

Dans les sociétés saines, les dirigeants plus âgés vieillissent et laissent la place à des dirigeants plus jeunes qui les remplacent après une longue période d’études et d’apprentissage. Dans les sociétés malades, les dirigeants plus âgés s’accrochent au pouvoir sans que personne ne soit compétent pour les remplacer et, une fois qu’ils meurent, ils sont remplacés par des traîtres et des criminels. L’URSS et les États-Unis en sont deux exemples. La série de gérontocrates, Brejnev, Andropov et Tchernenko, qui ont hanté pendant un temps le balcon du mausolée de Lénine et qui, une fois envoyés dans le monde souterrain, ont été rapidement remplacés par le duo des traîtres Mikhaïl Gorbatchev et Boris Eltsine, le président pochetron, ce qui a été une tragédie pour la Russie. La vague de mortalité qui s’ensuivit fut du même ordre de grandeur que les pertes subies pendant la Seconde Guerre mondiale. Conformément au cliché usé de la répétition de l’histoire, la gérontocratie américaine actuelle est plus une farce qu’une tragédie, mais ses résultats ne seront probablement pas moins meurtriers pour la population.

Pour compléter ce tableau épouvantable, dans l’élection présidentielle américaine en cours, un candidat presque mort et sa charmante assistante ont été élus par une armée de morts-vivants : des électeurs qui ont envoyé leur bulletin de vote par la poste malgré leur décès. J’ai moi-même vérifié une partie des preuves incriminantes, et je suis presque sûr qu’il y avait plus de 11 000 électeurs dans ce cas dans un seul comté du Michigan. Mais il ne s’agit en aucun cas d’une escroquerie locale : parmi les nombreuses autres manigances de comptage des votes, il semble qu’il y ait eu un effort national pour commander des bulletins de vote par correspondance aux personnes ad patres, les remplir pour Biden et les envoyer par la poste. On pourrait dire qu’il s’agit d’une question de droits de l’homme : pourquoi priver les morts de leur droit de vote ? N’est-il pas temps de cesser de discriminer les morts ? Peut-être faudrait-il remplacer LGBTQ par LGBTQM pour “morts”. Mais pourquoi s’arrêter là ? Pourquoi ne pas aussi ajouter un “E” pour les enfants à naître et mettre fin à cette impardonnable discrimination contre les avortés ?

En tout cas, les électeurs morts pro-Biden ne sont que la partie visible de l’iceberg de la fraude électorale. Il y a aussi les plus de 1,8 million d’électeurs inexistants et pourtant enregistrés, découverts par Judicial Watch en septembre dernier. Ajoutez à cela le système de vote défectueux, bizarrement nommé Dominion, qui a mal compté les votes en faveur de Biden. Ajoutez à cela la couverture médiatique imméritée et flatteuse accordée à Biden et l’attitude extrêmement hostile des médias américains à l’égard de Trump. Ajoutez à cela les sondages frauduleux qui, tout comme avant l’élection de 2016, ont été manipulés pour rendre plausible une victoire frauduleuse de Biden. Ajoutez à cela les organisations généreusement financées comme BLM et Antifa – dans lesquelles le préfixe ”Anti” est une contrefaçon, cette organisation étant en fait très “Fa... qui ont reçu l’ordre de protester, de piller et d’organiser des émeutes dans de nombreuses grandes villes américaines, en déplaçant leurs mercenaires d’un endroit à l’autre, où ils recrutent ensuite des idiots utiles parmi les habitants. Le résultat est une vaste conspiration, effrontée, imprudente et auto-incriminée, visant à renverser un président en exercice par la fraude électorale.

Si vous croyez, ne serait-ce qu’un instant, que je suis scandalisé, dégoûté et indigné par ce piétinement des principes sacrés de la démocratie, alors pardonnez-moi de secouer la tête de manière sardonique tout en riant tranquillement en moi-même. Non, je ne suis pas le moins du monde scandalisé. En fait, cette évolution me remplit d’optimisme pour l’avenir. Je crois que cet échec institutionnel épouvantable est un développement merveilleux qui offre un grand espoir au reste du monde, et peut-être aux États-Unis eux-mêmes, bien que l’environnement politique y semble plutôt désespéré, indépendamment de la façon dont son système électoral ridicule peut, horriblement ou merveilleusement, fonctionner.

En tout cas, il serait vain d’essayer de donner aux États-Unis un semblant de système électoral démocratique. Ce serait comme essayer de nettoyer une plage en ne ramassant que les canettes de bière vides autour d’une baleine échouée. La présidence, après quatre années d’efforts acharnés pour renverser un président en utilisant de fausses preuves, est une institution en faillite. Le Congrès, qui aujourd’hui dépense nonchalamment trois fois plus que les recettes fédérales, est un zombie fiscal. La Réserve fédérale, qui est maintenant une pure pyramide de Ponzi, est un zombie financier. Et puis il y a le reste de l’économie américaine, ridiculement gonflée, qui attend qu’un coup de vent violent provoque l’inondation d’une richesse éphémère d’actions, d’obligations et d’espèces, une grande partie s’évaporant au passage et le reste provoquant un tsunami d’inflation des prix à la consommation.

Au cours de ce spectacle, l’image faussaire présentant les États-Unis comme une ville brillante sur la colline, un phare pour les masses groupées aspirant à respirer librement et un policier mondial bienveillant protégeant les “droits de l’homme universels”, faisant respecter les “valeurs humaines universelles” et répandant la “liberté et la démocratie” dans le monde entier, est piétinée dans la boue, recouverte d’excréments, et encore piétinée dans la boue. Alors que le rideau se baisse sur ce dernier acte de la Pax Americana, l’image de l’enfant terrible orangé et de la marionnette sénile avec sa nourrice en remorque jouant sur la balançoire des dysfonctionnements électoraux dans la cour de récréation restera à jamais gravée dans les rétines du monde entier. Le monde entier pourra alors aller de l’avant et chercher des modèles plus dignes d’intérêt et des policiers moins corrompus. Et c’est ça le progrès !

L’effondrement des États-Unis fera ressembler l’effondrement de l’URSS à une promenade dans un parc verdoyant ou à une promenade en bateau sur un étang placide. Je le dis depuis 15 ans maintenant. Mon message est toujours là, pour tous ceux qui souhaitent comprendre ce qui s’est passé et garder leur santé mentale.

☐ ☆ ✇ Dedefensa.org

Leur(s) vaccin(s) m’agace(nt)

Par info@dedefensa.org — 17 novembre 2020 à 00:00

Leur(s) vaccin(s) m’agace(nt)

17 novembre 2020 – Franchement dit, je n’ai aucune connaissance de rien pour ce qui concerne les vaccins ; tiens, je n’ai même pas de parti-pris, même si je reconnais qu’en ce moment il est en train de m’en naître un (de parti-pris) tant toutes ces choses et ces bruits représentant semble-t-il les médecins de Molière passés au moule de de la modernité et ainsi encore plus affreusement méprisables, devenus après avoir été l’objet de la dérision publique une sorte d’infection pour mon humeur, mon esprit et mon jugement, – je dis ton nom, ‘médecine de la modernité’ ! Tant la position de la “médecine de la modernité” suit comme une lente et lourde caravane bardée de privilèges et de décorations la voie du tapinage au profit du Système représenté en Grand-Souteneur (Big-Mac est bien entendu également accepté, comme substitut de Big Pharma)...

Qu’importe, je garde mon calme et arrête là cet emportement ; plus maître de moi et presque comme apaisé, j’y reviens et je le répète : le vaccin, je n’y connais rien.

... Mais bon il me faut dire, là, sur le tas et sans en rien entendre, que j’ai vraiment et aussitôt une réaction de recul, de suspicion, presque de principe, de nature, comme une réaction primale, une sorte de nausée du jugement, une stature involontaire de déni méprisant et de scepticisme grinçant ! Car voici que le vaccin, – non, les vaccins, dont on vous annonçait qu’il faudrait tant de longues années pour seulement y songer en respectant toutes les saintes-règles sanitaires, – tiens, voici que les vaccins avancent vers vous et vont vous tomber dessus en une sorte de carpet-bombing de la sûreté sanitaire, ou d’une caricature bieen-portante d’une Stasi-sanitaire disons, – et vaccins qui s’empilent jusqu’à nous écraser, nous couper la respiration façon-Covid, vous voyez ? Nous sauver en nous coupant le souffle jusqu’à plus-soif, sans que vous puissiez le retenir, comprenez-vous ?

Alors, ils commencèrent à défiler, les vaccins, comme des mannequins de mode, des Miss Univers en herbe, des objets sympas et sexys, car dès que l’un se signalait tous les autres montaient à l’assaut, car c’est cela la liberté du commerce, le droit à la vertueuse concurrence ; ça a commencé à 70-75% d’efficacité, ça a grimpé, hier c’était à 94,2% (pourquoi pas 94,2237859% ?), demain quoi, à 100,0074% ? Et après : 123% ? Et après ? Avec effet rétroactif ?

(Pour le dernier point d’interrogation [?], je veux dire quelque chose dans le genre : tout corps d’un trépassé-Covid, si conservé en bon état, si vacciné en milieu hospitalier et sanitized, sera livré au vaccin et se  retrouvera absolument immunisé contre Covid19 jusqu’à se réveiller, – Woke Again ! – en pleine forme, et pourra même aller voter juste un peu tardivement mais sans fraude apparente dans le Wisconsin, – pour Joe, cela va de soi.)

Aujourd’hui, je choisis mon sujet sans aucune connaissance du sujet, uniquement sur le mode polémique swinguant entre absurde et nihilisme qui sont leurs deux partenaires préférés, à leur façon, du type-‘ici on ricane gratis’ comme diraient les Pieds-Nickelés en train de se bidonner, comme nous parlerions du “déchaînement du Persiflage”.

(Voir la place que le persiflage tient dans le “déchaînement de la Matière” : mais ce déchaînement accompli, et Matière regnante sous la forme du Système, c’est à mon tour de retourner son procédé contre lui, le Système, d’où ma tendance à persifler à propos de toutes leurs initiatives, – avilissements, corruption, retapes, tapins et dépravations à ciel ouvert.)

Vous comprenez bien que je ne suis pas en train de vous parler du “vaccin” stricto sensu, de plaider en la faveur de l’un ou en la défaveur de l’autre, ni même à m’expliquer de façon incompréhensible à propos du principe du vaccin, parce qu’on ne se prononce pas, ni ne parle ni n’écrit d’ailleurs, à propos de ce qu’on ne connaît pas. Je parlerais plutôt de mon humeur, assez vagabonde, buissonnière en un sens, et finalement assez peu bienveillante devant toutes ces caravanes qui empruntent pesamment les sentiers battus et archi-battus, en annonçant chaque jour pour le jour d’après, le Miracle qui rattrapera la gaffe du jour d’avant. Tout cela n’est possible que grâce à la gloire du Citoyen-Modus/Modernus, à l’art de la scène de l’Homme-Spectaculus, à tous ces mercenaires de la Grandeur-Citoyenne où notre civilisation nous convient à nous ébrouer : découvrir la pandémie du siècle, mobiliser la civilisation contre l’Ennemi décisif qu’est le virus, trouver aussi vite l’arme absolue qu’est le vaccin contre le virus, la séquence est parfaite quoiqu’un peu vite torchée.

Que n’avons-nous omis d’annoncer, prévu après coup, expliqué sans y rien comprendre depuis le mois de février, autour du Diable-Covid19 aux yeux bridés ! Il ne manquait plus, après cette cascade de gesticulations dérivant chaque fois vers son contraire pour finalement s’évanouir en fumée, qu’à mettre en scène l’entrée sur scène du deus ex-machina qui redressera tous les torts et nous permettra, en janvier prochain à Davos, d’assister à l’exposition d’un magnifique Reset de cette civilisation si joyeuse et si bienfaisante. Ne sont-ils donc jamais fatigués de leurs interminable narrative, grosses comme des maisons, gonflées comme des simulacres, réduites à rien en un jour par un coup d’épingle ou une de leurs maladresses, avec leurs successions sans fin de catastrophes et de têtes à queue, – avec, aujourd’hui, l’annonce d’un, de cent, de mille vaccins s’il le faut ! « Que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent ! », disait-on au temps de Mao ; que ne dirait-on au temps de Pfizer, de Sanofi, de Glaxo, de Bayer, – “Que cent Covid s’épanouissent, que cent vaccins rivalisent !”

C’est tout de même une bien étrange chose, ce défilé ce certitudes du jour démentant celles d’hier et bien moins que demain, et pourtant toujours cette poursuite de la certitude, de l’empoignade finale emportée haut la main et nous disant : “Je vous l’avais bien dit”, après n’avoir dit rien qui vaille. Le vaccin désormais, – non, les vaccins !

Pardonnez-moi, mais leurs annonces triomphantes, les commandes par millions, par milliards, les labos si discrètement satisfaits de Big Pharma, pardonnez -moi mais là c’est vraiment une grosse fatigue. Peut-être ai-je tort de douter, je ne l’exclue absolument pas, oh certes non, et même au contraire ! Mais non, voilà c’est un coup de grosse fatigue ; ils m’accablent tant sous le poids de leurs paroles sucrées sur nos vertus communes qui rendent inutiles les frontières des autres et les jugements de soi ; de leurs aimables censures, cette Anastasie aux ciseaux bienveillants qui vous permet de dire absolument tout ce que vous voulez de ce qui se trouve dans le moule finement ajusté au minimum viral du Système, avec passeport-Google et Motdepasse-Facebook.

Grosse fatigue, mais je les plains tout de même et pour clore ce non-débat du jour.

Car enfin, que feront-ils ces malheureux si l’un de leurs 10 392 vaccins marche vraiment ? Liquideront-ils leur Covid-sans-fin, ôteront-ils leurs masques de nos faces blêmes à force d’avoir été privées de lumière et d’air libre ? Libéreront-ils la planète de leurs entreprises conspirationnistes si longuement élaborés avec l’aide des chauve-souris de Wuhan ? Ce serait fâcheux pour leurs plans grandioses : qu’ils y songent à deux fois, et qu’ils tentent de distinguer les choses au-delà du bout de leur nez trop longtemps confiné... D’autre part, hein, il faut bien que vivent Big Pharma et toutes les grandes œuvres de nos temps si puissamment satisfaits d’eux-mêmes. Si Partis valait bien une messe, le Système vaut bien dix mille vaccins, – et pour le reste, après nous le re(dé)-confinement...

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RapSit-USA2020 : Le covidianisme contre Trump

Par info@dedefensa.org — 17 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Le covidianisme vontre Trump

Il y a un court et intéressant article (le 14 novembre) du colonel Pat Lang sur son site Sic Semper Tyrannis (SST) concernant l’aspect hystérique de la lutte contre Covid19 (aux USA pour ce cas) ; il s’agit d’un rapide commentaire de Lang à partir d’un article de The Federalist, dont un extrait est cité. Un néologisme qui devrait faire fortune est cité, à la fois dans l’article du Federalist et par Lang lui-même : covidianisme, à partir bien entendu de ‘notre Covid19’.

(On pourrait dire aussi : ‘covidisme’ pour covidianisme. La suggestion de cette abondance de néologisme indique la fortune de l’intérêt porté à ce comportement.)

Il s’agit de l’identification d’un comportement qui relève de l’hystérie pour notre compte, qui est décrit fort justement et très à-propos comme ayant un aspect absolument religieux, – et bien entendu, d’un radicalisme terriblement hystérique dans le cadre de la nouvelle religion.

Voici l’article de SST :

« “Il n’est pas nouveau que les religions politiques produisent des radicaux qui développent leurs propres sectes ou cultes. Cette fois-ci, une dévotion rigide à faire respecter le port du masque a produit un fanatisme primaire fondé sur rien d’autre que sur l’article d’une foi aveugle qu'il est toujours préférable de porter ‘plus de masques’. Même les experts en santé publique, que ces adeptes [du covidianisme] présentaient comme de grands prophètes il y a quelques mois à peine, ne peuvent plus contrôler leur passion sur ce sujet.
» “C’est un problème, car le retour à la normale exigera de soumettre les factions radicales qui favorisent l’oppression de toutes les façons possibles. Les restrictions telles que l’injonction du port de masques sont comme de l'oxygène pour les adeptes du covidianisme fondamentaliste radical, – la croyance constante que seuls le verrouillage, la distanciation sociale et les masques peuvent nous délivrer de la pandémie mortelle. Plus les injonctions restent actives, plus les experts continuent à promouvoir le port de masques, – ‘Mon masque vous protège ! Votre masque me protège !’ – plus l'extrémisme se renforcera et se répandra, et moins les experts auront de contrôle sur leurs propres comportements.
» ”Les preuves sont abondantes, mais considérez ces cas de covidianisme radical et comment ils conduisent à un abandon des normes scientifiques nécessaires pour maintenir la santé publique et une société qui fonctionne...”.  The Federalist.

» Oui selon mon opinion, la situation est devenue très incontrôlable et le covidianisme est utilisé comme base et justification d’un contrôle gouvernemental fanatique de nos vies et de notre mode de vie lui-même.  Les politiciens et les fonctionnaires hyper-ambitieux toujours présents voient dans cette pandémie une opportunité d'imposer un contrôle et le font souvent dans le seul but de former et de conditionner la population à accepter l’autorité du gouvernement en toutes choses. 
» Ils ont maintenant atteint un niveau d’ambition tel qu’ils ont l’audace d’interdire la tradition ancestrale de la pratique d’une réunion de famille et d’une fête le jour de Thanksgiving. Les dirigeants savent très bien que les restrictions qu’ils veulent imposer en Californie, à New York et dans d’autres satrapes vont tuer la tradition, mais les masses, dans l’esprit des autocrates, seront mieux sans elle, tout comme les moutons dans leur bercail. Berk ! pl »

C’est un très vaste problème qui est ainsi identifié sous la forme du néologisme “covidianisme”, et qui doit être considé dans ses rapports avec la Grande Crise. Il mérite une étude très approfondie, à laquelle nous nous attacherons dans d’autres occasions. Dans le cas soulevé ici, nous le laissons dans le cadre de l’élection US pour en détailler les caractères tels que nous pouvons les distinguer...

Quelques points :
• Il ne fait aucun doute pour nous que cette hystérie qui se greffe sur la pandémie Covid19, dont on sait qu’elle a aussitôt pris une dimension politique, ou politico-hystérique, aux USA dans le cadre de l’élection, est une traduction directe de la haine extraordinaire caractérisant la situation US. Dans ce cas, il s’agit essentiellement de la haine antitrumpiste, Trump étant un adversaire des mesures de contrainte dont ses ennemis politiques ne cessent de faire la promotion ; cette haine devenue pour ce cas ‘religion de covidianisme’ conduit à des mesures anti-Covid drastiques dans les États contrôlés par les démocrates au niveau du gouverneur.
• Les interprétations diffèrent radicalement, selon le point de vue adopté. Il apparaît évident que les factions libertariennes et anti-centralistes (anti-gouvernement central) qui caractérisent les républicains plus ou moins partisans de Trump, – cas du Federalist comme de Lang, – interprètent aussitôt le covidianisme comme un instrument d’oppression du pouvoir central sur les citoyens. C’est aller dans le sens des interprétation conspirationnistes de la pandémie, sans nécessairement les partager.
• Il est néanmoins remarquable, et c’est un point absolument essentiel, que la description du phénomène nous montre sans aucun doute que les premières victimes du covidianisme, et donc les premiers adeptes hystériques de cette nouvelle et exaltante religion, sont les autorités de pouvoir (antitrumpistes dans ce cas). Dans ce cas, la conspiration si souvent citée n’est pas à la base du phénomène, mais une des conséquences éventuelles de la pandémie psychologique que représente la ‘religion du covidianisme’.
• Les ‘moutons’ victimes consentantes de la ‘religion du covidianisme’, ce sont d’abord les dirigeants eux-mêmes, les experts, etc. « [P]lus l’extrémisme se renforcera et se répandra, et moins les experts auront de contrôle sur leur propres comportements », observe l’article cité, et c’est tout à fait juste ; et alors, le ‘mouton’ de première instance, – ‘mouton’ de son hystérie si l’on veut, – est bien d’abord l’‘expert’, c’est-à-dire un des membres de la conspiration dénoncée, et non pas le citoyen soi-disant moutonnier, lequel, dans ce cas, ne fait que suivre sans être plus trompé que celui qui l’inviter à suivre. Il n’y a pas des ‘bergers conspirationnistes’ et des ‘moutons embrigadés’, mais bien des ‘super-moutons’ entraînant les autres, ou les contraignant, – et la ‘conspiration’ bien réelle n’est que l’effet de l’hystérie, qui est le contraire du froid calcul et de l’efficacité recherchée qu’on prête à ‘une conspiration initialement conspirationniste’ si l’on peut dire. Cela correspond parfaitement au climat de haine (antitrumpiste au départ) qui est l’essentielle caractéristique de la crise américaniste USA2020.

 

Mis en ligne le 17 novembre 2020 à 07H20

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T.-C.-96 : La bouilloire qui siffle

Par info@dedefensa.org — 16 novembre 2020 à 00:00

T.-C.-96 : La bouilloire qui siffle

16 novembre 2020 – Vous comprenez que, dans les circonstances actuelles et lorsqu’il s’agit de présenter, de temps en temps, une “situation instantanée” de la situation, eh bien, littéralement, on marche sur des œufs et j’ai plutôt la sensation assez déplaisante de marcher dans un champ de mines. Les nouvelles défilent, dont vous connaissez la fragilité et la vulnérabilité a priori : que valent les sources ? Que vaut ma lecture de mes sources ? Dans quel sens envisager les infirmations qu’on reçoit ? Quel rôle dans une tentative de jugement objectif joue l’inévitable subjectivité de mon jugement ? Que faut-il retenir, que faut-il passer outre, que faut-il confier à la poubelle, dans cet océan sans fin de nouvelles ? Et d’autres, bien d’autres remarques, avec ce point d’interrogation qui vous nargue et vous enferme dans votre prison d’incertitude.

Alors, au bout d’un certain temps, vous décidez d’accorder une certaine confiance destinée à devenir une confiance décisive à une sensation générale, que vous espérez nourrie d’une bienveillante et puissante intuition, sur les courants généraux qui dessinent les contours de la tendance fondamentale des événements ; qui colorent nécessairement le jugement ; qui vous poussent finalement à un engagement. Il s’agit au fond de rendre compte des variations quasi-météorologiques de “l’air du temps”, mais dans un temps sous le feu de la terrible querelle de la “crise climatique” qui nous déchire entre nos extrêmes.

C’est pourquoi à l’expression de “crise climatique” qui porte sur le climat avec ses répondantes très vite extrémistes et idéologiques et donc le blocage de tout jugement pondéré, je préfère l’expression de “crise environnementaliste” ou même “crise du monde”. Ces expressions ont résonance une anthropologique et ontologique qui, aussitôt, nous projette et nous lie à l’essentiel, ce qu’on surnomme dans ces colonnes Grande Crise d’Effondrement du Système [GCES].

La “crise du monde” est bien mieux suivie par le suivi de l’“air du temps” que par les informations, les analyses et les réflexions, tout cela plongé en apnée dans la rationalité-tabou, rationalité-totem et rationalité-poubelle. Or, l’“air du temps” est redoutablement instable, ces derniers temps, par les temps qui courent si vite, si vite.... En rendre compte tout de même, et donc rendre compte de ses soubresauts et de ses écarts, de son activité opérationnelle si l’on veut bien qu’il ne s’agisse nullement d’un opérateur selon nos normes rationnelles mais épuisées, c’est rendre compte de l’évolution de la Grande Crise. On se doute qu’il faut lui accorder toute notre attention, et jeter aux ordures ces analyses soi-disant minutieuses et toujours prétentieuses, et emprisonnées dans un singulier conformisme, des ZélitesZombie, ou ZZ (*). Les ZZ sont complètement plongées par leur corruption dans cette même rationalité-délirante (joli concept oxymorique), et dans tous les cas naufragée à force de prendre l’eau comme fit le Titanic dans un moment délicat.

Il se trouve, et cela justifie ce propos, que l’air du temps parvient, à mon estime, comme un navire apparemment épuisé mais sûr de sa Mission, à un tournant. Il s’agit par conséquent d’un tournant dans l’évolution de notre chère GCES, mais toujours dans le même sens, c’est-à-dire vers le bas puisqu’il s’agit d’effondrement. Ce tournant de l’air du temps, qui revient par conséquent, dans la présentation que j’en fais toujours pour ce propos, à affirmer un tournant dans la GCES, s’impose dans les deux pans fondamentaux actuels de cette même GCES : Covid19 (Covid-France pour mon compte) et USA2020. Je vais donc procéder selon la structure que me suggère ce constat, pour une meilleure compréhension de la chose, et pour tenir la bride resserrée, selon les conseils primos-ministériels, à mes capacités légendaires de “phrases trop longues” et d’explications “trop compliquées”.

(Malheureusement, cette bonne résolution, je le crains, ne tiendra guère que le temps d’une structure basique qui ne fait que structurer la complication. On le verra dès la première phrase.)

• Covid-France

Je mets notre glorieux pays en évidence parce qu’il est à la fois la patrie de l’intelligence, la pépinière si pas la matrice des ZZ et la gloire du phénomène de l’“ultra-réfraction” d’une réaction hostile de désordre, phénomène très-adapté sinon trafiqué, et appliqué à la psychologie du “Gaulois réfractaire” ; et en plus de tout cela, ce choix de la France est justifié par le rôle de ‘mère putative’ que je donne métahistoriquement à la France royaliste-de-droit-divin, pour aider sinon accomplir la conception dès l’origine de la Grande République démocratique de l’Amérique, matrice de la GCES.

Or, il se trouve qu’il me semble que la France, dans le chef de sa population et dans la crise du Covid, est en train d’entrer en rébellion, – sans savoir où la mène cette rébellion, ce qui est le signe des vraies rébellions. Leur “deuxième vague”, leur nouveau “reconfinement”, certaines mesures intenables dans un climat d’incohérence contradictoire, la perception générale de l’incompétence des directions politiques qui ne peuvent pourtant faire autrement que ce qu’elles font, les agitations de folles des ZZ en folie, etc. ; tout cela crée un climat collectif singulier. Je jurerais, d’ailleurs entendant certains avis de psychiatres à cet égard, qu’on y trouve la marche forcée vers la plus grave pandémie psychiatrique, dépressive et hystérique à la fois, que l’on ait rencontrée dans ce pays, – comme dans les autres, mais plus que dans les autres je pense, parce que c’est la France.

On ajoute là-dessus, les échevèlements à propos de la liberté de parole et de critique, du complotisme, – en être ou n’en être pas, – bien illustrés par l’intervention échevelés à propos du documentaire ‘Hold-Up’ d’une députée LREM, spécialiste sans doute diplômée de la “liberté d’expression”. L’anthropologue suisse Jean-Dominique Michel, qui est une excellente source critique et constante de la crise, en parle dans un long article consacré à cette affaire, sur son site ‘Antropo-logique’ plein de commentaires excellents sur la crise-Covid. Michel est interviewé dans ‘Hold-Up’,  ce film où il trouve d’excellentes choses et d’autres avec lesquelles il est en désaccord, sans s’évanouir devant l’horreur du complotisme.

« On a vu sur les réseaux sociaux et les chaînes de télévision des choses passionnantes. Comme la réaction furibarde d’une députée LREM sur LCI, reprochant aux journalistes d’avoir parlé du film tout en assénant sa qualité de “spécialiste de la liberté d’expression”. Je ne résiste pas au plaisir de vous indiquer le lien : il s’agit d’un des meilleurs sketches qu’il m’ait été donné de voir (à cela près que ce n’en est pas un… mais c’est vraiment hilarant). [...]
» Inutile de dire par ailleurs que l’ensemble des participants (comme experts interviewés) du film en prennent pour leur grade : les plis de dénigrement et de disqualification de la presse établie (dont le point commun réside dans les subsides touchés par l’état et pour nombre d’entre eux par Bill Gates – sorry guys, it’s a fact !?) sont systématiquement les mêmes et rappellent la presse des pays totalitaires : “douteux”, “prétendu”, “contesté’, “déviant”, “autoproclamé”, “dénoncé par la communauté scientifique”.
» Un Conseiller d’État genevois s’est même permis de me qualifier d’“anthropologue autoproclamé” (selon la diffamation à mon endroit d’un groupe sectaire), alors qu’il m’a entendu intervenir lors de la séance inaugurale du Congrès européen de psychiatrie sociale (où il était venu prononcer une allocution de circonstance) au cours de laquelle j’avais nommé la corruption systémique du domaine de la santé ! [...]
» Ce qui rappelle vraiment les pays totalitaires : vous êtes quelqu’un de respectable, puis tout-à-coup, par fait de dissidence d’opinions, vous devenez le dernier des gredins… avant éventuellement d’être réhabilité et de redevenir quelqu’un de respectable, parfois même auréolé de la mésaventure subie !... »

Ainsi trouve-t-on dans cet espèce d’éparpillements permanents et polémiques des conséquences directes et indirectes de la crise, tous les ingrédients d’une explosion crisique, rajoutant la crise à la crise dans une suite sans fin, – sinon la fin du Système. Ce qu’il y a dans ce cas de plus significatif et évidemment de plus intéressant, comme un véritable cas d’école, c’est que cet agrégat terrifiant de tensions se forme à propos d’une crise sans solution, – sinon la solution de l’effondrement du Système. Lorsqu’un premier ministre à la dégaine de chef de gare du temps des locomotives à vapeur vous dit qu’« Il ne faut pas se tromper d’ennemi... L’ennemi, c’est le virus », évidemment il met avec une pesante justesse le doigt sur le nœud de la crise ; et il s’agit d’un nœud gordien, et il est évident qu’il est impossible de le trancher, et il est assuré qu’il n’y a plus de personnel pour cette besogne. Ainsi mesure-t-on que cette crise du type quadrature du cercle crisique se confirme à chaque vague encore plus insoluble que pour la précédente.

Eh bien, l’air du temps nous dit qu’on est passé de l’autre côté, « du côté de la Force », là où veile la prochaine ‘vague’ qui pourrait bien ressembler à un tsunami pour les psychologies exacerbées des gens. Car c’est bien ceci : Covbid19, avec tout le Diable et son train, est une crise qui infecte sans qu’on s’en avise, beaucoup plus les psychologies que les corps.

• Fraude-USA

Quant aux USA... Après un moment incertain où a semblé futile la riposte de Trump et des trumpistes suivant la proclamation incontestable et démocratique de l’élection de Joe Biden par les médias pourris et corrompus du monde américaniste-occidentalistes, effectivement l’air du temps a changé ces derniers jours. Trump rassemble ses troupes, ses soutiens populaires, comme à Washington D.C. samedi, aussi bien que ses divers soutiens institutionnalisés et spécialisés dans les extraordinaires labyrinthes juridiques de la machinerie américaniste, et il réaffirme qu’il s’agit bien d’une lutte à mort. Certains articles d’analyse et de commentaires commencent à en convenir...

« Pourtant, rarement la situation n'aura été aussi incertaine dans la foulée d'une élection. Dénonçant des fraudes massives lors du scrutin, Donald Trump n’a pas admis sa défaite et son équipe juridique multiplie les procédures judiciaires dans les Etats clés. Il convient dès lors de rappeler quelques points importants, qui pour une raison ou une autre ne sont pas – ou peu – évoqués dans la presse : le «bureau du président élu» n’existe pas, pas plus que la fonction de président élu. Surtout, il ne revient pas aux médias de décréter le vainqueur de l'élection. Ces derniers se contentent de faire des projections sur les résultats, qui ne sont à l'heure actuelle que provisoires, puisque chaque Etat doit encore les certifier. Une fois que cela sera fait, le Collège électoral se réunira et ses grands électeurs voteront pour un candidat, nommant officiellement le prochain président. »

Ainsi change l’air du temps, et même la perspective des votes des Grands Électeurs n’est pas tenue comme décisive... « One country, two presidents », remarque (à peine) ironiquement un commentateur TV, tandis que Tamara Harris lance un appel pressant à des donations pour permettre au “président-élu” de poursuivre la bataille qui s’annonce longue. En effet tout se passe à partir du “bureau du président-élu” et autour du “président-élu”, comme si cet organisme et cette fonction pouvaient avoir la moindre justification officielle ; signe, au contraire, de ce que les démocrates de Biden commence à accepter une nouvelle vérité-de-situation, et qu’ils ont besoin du nerf de la guerre pour y subsister, et l’emporter au bout du compte, sans le moindre doute.

« Alors que l’élection n’a toujours pas rendu son verdict définitif, le camp démocrate semble prendre au sérieux les nombreuses procédures lancées par le président sortant Donald Trump, qui assure que des fraudes ont été constatées durant le scrutin et que la loi électorale a été violée dans plusieurs États.
» Preuve en est le message posté le 15 novembre 2020 par la colistière de l'ancien vice-président Joe Biden sur Twitter. “Trump et les républicains tentent de remettre en cause notre victoire décisive avec des poursuites judiciaires sans fondement. Nous avons besoin de votre aide pour financer le travail juridique nécessaire pour protéger chaque vote. Si vous en avez les moyens, contribuez dès aujourd'hui au Biden Fight Fund”, a expliqué Kamala Harris sur le réseau social.

Donc, les temps changent, et avec eux l’air qu’ils dispensent dans nos esprits. La question des fraudes électorales, de prétexte-bidon qu’elle paraissait au départ à tous nos jugements qui ont depuis longtemps pris la mesure du bonhomme, le Trump-bouffe, commence à intéresser les spécialistes, les œnologues de la fraude, comme pouvant être à la fois réelles, et peut-être d’un des plus grands crus que la démocratie triomphante n’ait jamais connus.

Du coup, tout le monde s’y met à cœur joie et certains des tableaux qui nous sont présentés sont à la fois extravagants et extraordinairement sinistres. On prendra le cas le plus extrême, mais venant d’un analyste célèbre sinon réputé, notamment pour ses travaux prévisionnistes sur les cycles économiques et géostratégiques, par le biais de programmes informatiques personnels. Les prévisions de Martin Armstrong sont du genre à enflammer plus encore les psychologies d’affrontement et de guerre... Là aussi, comme il le dit lui-même à propos des prévisions de son ordinateur, je dirais à propos des propos de Martin Armstrong : « [Armstrong] ne me demande pas mon avis, ni celui de personne d’autre, il se contente de suivre les chiffres [de son ordinateur] ... Les gens doivent comprendre, ce n’est pas mon opinion. »

... Ils doivent surtout comprendre que l’on ne peut se trouver dans ces lignes pour débusquer des prévisions et juger de l’avenir dans le cadre imposé, qui est celui du Système, mais plutôt pour s’intéresser à tous les effets que suscitent ces dynamiques de communication, dans ce cadre crisique d’une pression à l’intensité rarement sinon jamais atteinte.

« Armstrong explique : “L’ordinateur ne me demande pas mon avis, ni celui de personne d'autre, il se contente de suivre les chiffres des données économiques.  Il ne s’est jamais trompé...”
» “En dehors de 2016 [victoire de Trump] et pour celle-ci, il [l’ordinateur] a dit que ce serait l’élection la plus corrompue de l'histoire américaine.  J'ai publié cela il y a au moins deux ans.  Les gens doivent comprendre, ce n’est pas mon opinion.  Cela va bien au-delà de ce que j'aurais pu prévoir. À chaque élection, on fait voter des morts.  C’est assez standard, et ce n’est pas quelque chose de nouveau.... Mais là, il s’agit de quelque chose de complètement hors norme. Il s’agit de la gauche, ils sont si désespérés de prendre le contrôle des États-Unis.”
» Si la tricherie est “hors normes”, alors quelle est la gravité de la fraude, comprises celles de Joe Biden et u président Trump ? Armstrong affirme que « la tricherie se chiffre en millions, certainement en millions, et peut-être même jusqu’à 38 millions [de votes]. Ces chiffres viennent de quelques informations de sources secrètes”.
» Martin Armstrong met également en garde : “Ils [les démocrates/communistes] veulent éliminer la Cour Suprême.  Ce qu’ils font est scandaleux...”
» “Ce n’est pas une simple élection entre républicains et démocrates.  C'est quelque chose de beaucoup plus sinistre... Vous ne posséderez rien, et vous serez heureux.  Leur idée est de dépouiller tout le monde de toute propriété.  C'est ça, le communisme.  Alors vous allez donner un revenu de base garanti.  Si vous ne faites pas ce que le gouvernement vous dit de faire, comme vous faire vacciner, alors, oh, votre revenu de base garanti sera suspendu.  Alors comment allez-vous manger ?  C’est ce qu’ils font. Dans le communisme, ils enlèvent tous les biens de tout le monde.” »

Conclusion ?

Rien à dire de plus, sinon on risquerait de se faire prendre dans un infernal labyrinthe. Ce qu’il m’importe de souligne à propos de cette mosaïque de chose si inhabituelles c’est que l’évolution en parallèle des deux crises se poursuit, s’accentuent, avec nécessairement des effets impossibles à prévoir entre l’une et l’autre, avec un aspect de l’inéluctabilité et de l’emprisonnement dans la logique crisique pour toutes les deux.

Bref, tout se déroule selon le plan prévu, comme ils nous diront sans doute à Davos, non certainement bien plus que “sans doute” ils nous le diront... Reset, certes, mais trompeur et trompeuse, et qui sait pour quelle tambouille infâme. Les Masters of the Universe s’y connaissent un peu trop en Masters, et vraiment trop peu concernant the Universe.

 

 

Note sur ZZ

(*) Cette façon de faire est donc celle des ZZ (*) comme je les ai baptisées avec ce qu’on perçoit, j’espère, comme un mépris tout entier baigné dans la dérision que méritent ces ZélitesZombie bouffées comme la rouille bouffe l’acier, dans la corruption, le simulacre, le Politiquement-Correct (PC, – dira-t-on ZZ-PC, notamment grâce à l’emploi de la langue de bois-PC ?).

Les choses allant si vite, j’ignore quand j’ai décidé d’user de ce non-acronyme méprisant de ZZ, qui est un raccourci d’un désordre orthographique significatif indiquant le groupe catastrophique et dérisoire des “élites-Système” complètement noyées dans la zombification, devenues Zombie enfin. Le premier ‘Z’ de “Zélites” est une déformation méprisante de la liaison parlée lorsqu’on dit “les élites”, qui implique qu’on parle des “Zélites” ; quant à Zombie, cela va de soi. Ainsi ZZ désigne-t-il les “ZélitesZombie”, avec toute la charge méprisante de mon chef à leur égard.

J’estime qu’il faut rechercher ces systèmes et trucs de langage qui expriment d’une façon emportée et audacieuse, quelques-uns des faits fondamentaux de la Grande Crise. L’arme sémantique est essentielle dans un conflit où la puissance d’abord par la communication.

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Inéluctabilité de la voie sacrée

Par info@dedefensa.org — 15 novembre 2020 à 00:00

Inéluctabilité de la voie sacrée

• Ce texte se propose de faire une appréciation générale de la situation à partir du constat de l’extrême importance et de l’extrême gravité de la crise de l’américanisme (plus encore que “la crise des USA”), c’est-à-dire la “crise de l’américanisme” prise comme la crise de la Modernité, et donc la crise d’une civilisation, de “notre civilisation devenue contre-civilisation” (autre énoncé pour notre GCES, crise dite “de l’Effondrement du Système”). • Pour l’énoncé et l’analyse de la chose, nous citons longuement une partie importante de la dernière analyse d’Alastair Crooke, du 13 novembre, dont la démarche rencontre parfaitement la nôtre quant à la dimension de “crise de civilisation” en cours aux USA. • Il s’agit de considérer cette crise dans la perspective de la crise de la période de l’Âge des Lumières et, aujourd’hui, en directe connexion complémentaire avec la crise dite-sanitaire du Covid19. • Trump ou Biden, etc. ? Nous sommes bien loin de ces considérations qui animent nos débats, quand nous pensons sérieusement à ce qui se passe aux USA, alors que les Américains eux-mêmes, obsédés par Trump, se rendent difficilement compte de ce qui leur arrive, tout en ressentant le poids. • Les événements n’ont pas besoin de nous, pour bouleverser notre destin, si nous sommes encore conscients d’avoir un destin.

15 novembre 2020 – Comme toujours, comme nous le répétons à chaque occasion depuis le 11-septembre d’il y a presque vingt ans, les fantastiques événements se déroulent sous nos yeux qui paraissent parfois aveugles :

« D’abord, il y a ceci : en même temps que nous subissions cet événement d’une force et d’une ampleur extrêmes, nous observions cet événement en train de s'accomplir et, plus encore, nous nous observions les uns les autres en train d’observer cet événement. L'histoire se fait, soudain dans un déroulement explosif et brutal, nous la regardons se faire et nous nous regardons en train de la regarder se faire. On sait également que ceux qui ont décidé et réalisé cette attaque l’ont fait parce qu’ils savaient qu’existe cet énorme phénomène d’observation des choses en train de se faire, et de nous-mêmes en train d’observer. Le monde est comme une addition de poupées russes, une duplication de la réalité en plusieurs réalités emboîtées les unes  [dans]  les autres. » (Premier paragraphe du texte de l’essai « Des tours de Manhattan aux jardins de l’Élysée », du livre « Chroniques de l’ébranlement », de Philippe Grasset [éditions Mols, 2003].)

“Comme toujours, comme nous le répétons à chaque occasion depuis le 11-septembre”, la grande révolution cognitive de cette époque ‘étrange’, – et cette révolution permettant l’événement principal de la chute de notre civilisation, – est bien de voir se dérouler la très Grande-Crise de l’effondrement de notre civilisation (GCES), et cela effectivement sous notre regard qui paraît le plus souvent bien impuissant, sinon déformant, dans l’identification du phénomène. Ce que ressentons, c’est ce que nous percevons, c’est-à-dire la puissance cosmique du phénomène, qui nous interdit de prétendre poursuivre nos entreprises comme si rien ne se passait. Cette attitude à la fois inconsciente, à la fois complice vis-à-vis de l’événement, joue un rôle d’accélérateur de l’événement ; et plus l’événement accélère, moins nous le comprenons pour ce qu’il est mais contribuons encore à son accélération ; ainsi, ayant peut-être inventé une sorte de ‘mouvement perpétuel divin’, et toujours à notre insu, “de notre plein gré” ou de quoi que ce soit d’autre.

Alastair Crooke aborde sans aucun doute l’essence même de l’événement cosmique en cours, dans son “Conflicts Forum’s Weekly Comment” du 13 novembre, avec son titre de « America’s Struggle towards a New Civilisational Paradigm ». Nous lui empruntons une part importante de son texte, décrivant à la fois la signification de l’événement en cours aux USA comme un ‘changement de civilisation’ ; les processus institutionnels qui favorisent cette évolution de “l’événement en cours” ; la signification globale de cet ‘événement en cours’, c’est-à-dire de la chute d’une civilisation qui, pour avoir été portée à son sommet matriciel et peut-être satanique par les USA, n’en est effectivement pas moins globale.

On observera deux situations techniques qui sont d’abord des occurrences linguistiques, qui permettent de mieux embrasser la description de la démarche contenue dans ce texte, et peut-être sa signification profonde :
• l’emploi par Crooke des ‘codes’ adoptés d’une façon assez anodine, simplement à partir de la cartographie électorale où la tradition s’est établie de mettre en bleu les États démocrates et en rouge les États républicains, – d’où l’emploi de ‘bleu’ pour tout ce qui est démocrate, de ‘rouge’ pour tout ce qui est républicain ; il est vrai que ces couleurs semblent parfois décalées par rapport à la description symbolique à laquelle on est habitué : ainsi de faire des républicains conservateurs les ‘rouges’ de l’aventure ; peut-être que les démocrates, eux, sont plus à l’aise s’ils ont découvert que les soldats des armées de la Révolution étaient baptisés ‘les bleus’, lorsqu’ils s’opposaient aux Blancs légitimistes-royalistes et liquidaient les populations correspondants, comme ils firent en Vendée ;
• la caractérisation d’“icône” donnée à la crise sanitaire Covid19 pour caractériser les deux côtés antagonistes : « Les différences de réaction face au Covid-19, confinement ou pas, ont creusé ce fossé au point que cette crise sanitaire est devenue l’icône de ce qui divise et sépare l’Amérique aujourd’hui. » Cela renforce l’appréciation que nous proposons selon laquelle la crise-Covid19 est une crise capitale essentiellement du fait rôle d’intermédiaire qu’elle joue, en liant les crises entre elles, en empêchant le Système de réinstaller une ‘normalité’ facilement manipulable, en fixant les antagonismes, en se politisant aisément pour entretenir ces antagonismes, etc.

Voici donc le texte d’Alastair Crooke, seconde et dernière partie de son commentaire du 13 novembre...

« ...Vers un nouveau paradigme civilisationnel

« L’Amérique frissonne.  Il ne s'agit pas seulement de “politic as usual”.  Il ne s'agit même pas du président Trump (bien que la plupart des partisans des ‘Bleus’ le croient).  Il ne s’agit même pas seulement de l’Amérique.  Il y a des moments où, – collectivement, mais aussi individuellement, – les civilisations arrivent à une bifurcation.  La civilisation américaine et ouest-européenne se trouve à un tel point. Deux pôles, les élites côtières et le centre de l’Amérique, entrent en collision, et les étincelles et le métal tordu résultant de ce choc frontal alimenteront le brasier qui forcera la ‘civilisation rouge’ américaine à changer de cap, quel qu’en soit le prix. Les conséquences de cette collision formeront le bouleversement de l’Amérique, et de l’Europe aussi, où les euro-élites ne sont souvent que des simulacres de ces “élites côtières” américaines.

» Quel que soit la personne qui se retrouve à la Maison Blanche, l'Amérique est désormais irrémédiablement divisée. Comme l'écrit l'historien américain Mike Vlahos : “Les progressistes consacrent leur vie à cette mission révolutionnaire, tandis que les électeurs ‘rouges’ jurent tout aussi passionnément de l’arrêter. Ce mot est le titre, la bannière et le proscenium définissant une lutte existentielle : la ‘Transformation’ est le cri de guerre de notre champ de bataille national”. Les Américains des États ‘rouges’ considèrent que l’élection est un ‘coup d’État’ contre eux. Ils estiment que les Américains blancs ont été diabolisés en raison de leur racisme naturel et (tout naturellement) se sentent vulnérables.  Il leur a fallu beaucoup de temps pour le comprendre, mais maintenant ils “comprennent” : la couleur blanche de la peau est considérée par une grande partie de l’Amérique ‘bleue’ comme un suprémacisme ‘pathologique’, et le ‘racisme” pathologique doit être exorcisé, déclame-t-elle.

» Le problème auquel l’Amérique est confrontée est que les initiés de l’Axe entre Big Tech (les GAFAM) et les ‘Bleus’ (démocrates) seront conscients qu'il y a eu des irrégularités électorales. (Les manigances électorales ne sont pas nouvelles aux États-Unis, et l'ampleur de cet épisode reste à prouver.) L’‘Amérique rouge’, elle, clame qu’il y a eu fraude. Une narrative est en cours d'élaboration.  Biden aura un problème de légitimité, – quelle que soit la façon dont l’on tranchera pour trouver une issue.

» Les membres de l'Axe détestent totalement Trump et, de toute façon, considéreraient probablement tout “vol” putatif comme légitime, – afin de se débarrasser enfin de Trump. Peut-être que l’ampleur du soutien apporté à Trump dans les États-clef les a pris au dépourvu.  Après l'échec du Russiagate, et après l’échec de la mise en accusation, l’abandon d’un soutien de pure forme à la démocratie américaine, – en actes, si ce n’est en paroles, – peut avoir semblé être un prix raisonnable à payer. Tout pour sortir de l'impasse...

» “Trump est un raciste et un misogyne. N’est-ce pas suffisant ?  Pointer du doigt les faits n’est pas diaboliser”, rétorquent les supporteurs des ‘Bleus’. En d’autres termes, “Comment les électeurs ont-ils pu être assez bêtes pour glisser deux fois dans l’urne l’enveloppe avec un vote pour Trump ?”. Toute personne ‘rationnelle’ comprendrait que les quatre dernières années ont été une catastrophe permanente, se plaignent ces partisans avec une perplexité furieuse.

» Un professeur d'histoire d'une prestigieuse école américaine suggère cette explication :

» “J’ai une réponse simple pour expliquer cette [mentalité], qui vient de l’observation rationnelle d’étudiants adolescents, pour la plupart issus de milieux aisés. Les élites cosmopolites des médias et du monde universitaire, comme l’adolescent présupposé qui va à l’université, qui a de l’ancienneté et qui a la certitude d’avoir compris monde dans sa globalité, n’ont pas conscience de la nature aveugle et exclusive de leur propre vision du monde ; ce faisant, ils ne comprennent pas toute la complexité de la réalité elle-même.

» “La vision du monde à laquelle je fais référence porte plusieurs noms : rationalisme, laïcité, humanisme, etc. Cette vision émane de ce que j'appelle le mythe des Lumières : l’idée que nous sommes arrivés au monde moderne parce que nous avons complètement abandonné la religion, la tradition et la coutume. C’est l’idée que la modernité a été construite à partir de la base et d’une Idée, par la raison sécularisée. Comme l’expose sans le critiquer le concept classique d’histoire européenne, ‘AP European History’ : ‘Ils [les penseurs du Siècle des Lumières] ont cherché à faire en sorte que la lumière de la raison puisse s’opposer à l’obscurité des préjugés, des traditions dépassées et de l’ignorance, – mettant ainsi totalement en question les valeurs traditionnelles’.

» “Ce qui est remarquable, ce n’est pas la déclaration en elle-même, mais le fait que ses auteurs, comme mes étudiants et les enquêteurs qui ont prédit le carnage électoral que devait subir Trump, considèrent [l’inévitable écrasement de Trump] comme une évidence de la réalité, – par opposition à l’historiographie idéologique, ouverte au débat”  C’est-à-dire qu’ils [les adhérents bleus] ont cherché à apporter la lumière de la raison triomphant de l’obscurité des préjugés, des traditions dépassées et de l’ignorance, en remettant en question les valeurs traditionnelles des électeurs de Trump partout où ils se trouvent.

» Cela nous dit pourquoi la collision est inévitable en fin de compte.  L’esprit du temps exprimé par les [progressistes-sociétaux antitrumpistes] y voit des faits qui ne sont pas sujets à discussion. On ne “fait pas de prisonniers” dans cette guerre pour débarrasser l'Amérique du racisme systémique, – puisque ce sont “des faits”. Le professeur Vlahos nous met en garde : “A la fin de cette partie fondamentale, le résultat souhaité pour notre avenir par les partisans du ‘Réveil’ (Woke) sera une civilisation différente”.

» Voici donc les principaux éléments du naufrage à venir.  Tout d’abord, – contrairement à l’explication de l’hybris du personnage, – l’élection n’a en aucune façon eu de rapports exclusifs avec Trump en tant qu’individu. Le vitriol des ‘Bleus’ est allé bien au-delà de Trump, il a touché 70 millions d’Américains traités de vils, de bigots, de racistes, etc. Proposer que “nous devons nous écouter les uns les autres” n’est pas au programme. Le bromure ne suffit pas. Cette prescription ‘Rouge’ est maintenant verrouillée et prête à l’usage immédiat.

» Deuxièmement, la contestation des résultats des élections a ouvert la voie, non seulement à la mise en cause pour irrégularités de certains votes, mais aussi, dans le cas de la Pennsylvanie, à la saisine de la Cour suprême pour les motifs distincts de violation de la Constitution des États, pour avoir mis en place des règles électorales non autorisées par leurs législature. Cette initiative pourrait avoir des répercussions beaucoup plus larges sur la question des votes par correspondance.

» Plus encore, ce point particulier ouvre la possibilité de persuader les législateurs républicains au niveau des États de choisir des Grands Électeurs autorisés à agir selon leur conscience (s’ils en viennent à croire que le scrutin dans leur État a été entaché d’irrégularités ; cette possibilité est légale dans la plupart des États). Tout cela peut conduire à une situation où le Congrès, s’il le peut, serait l’arbitre pour choisir le nouveau président le 20 janvier, ou conduire à une insurrection de la base démocrate si Biden n’est pas inauguré ce jour-là.

» Bien sûr, comme nous le savons tous, l’application de ‘la Loi’ n’est jamais certaine ; mais ce que fait l'équipe Giuliani, – à part de manipuler les contentieux, – c’est de mettre en scène un ‘déploiement’ public d'irrégularités, d’improbabilités statistiques et de désordre postal.  Il semble que Trump et Giuliani vont écrire leur propre ‘histoire révisionniste’ de l’élection, indépendamment de l'issue des litiges. C'est sans doute la raison pour laquelle le Big Tech (les GAFAM) tente d’étouffer la thèse de la fraude généralisée par opposition à la fraude spécifique. Le déploiement de l’idée de la fraude généralisée lors des rassemblements publics va creuser plus profondément encore le fossé entre les deux Amériques.

» Troisièmement, le Big Tech, avec la presseSystème en soutien, a réprimé ou fermé les sites qui allèguent la fraude généralisée, en les qualifiant de non fondés.  Mais voilà le hic : alors que les ‘Bleus’ se drapent dans le progressisme dans toutes ces occurrences, le Big Tech veut bien parler d'identité et de genre, mais il n’est nullement ‘progressiste’.

» Lui, il se réfère plutôt à la ‘Davos Crowd’ et à son idée de ‘Reset’. S’il devient président, Biden aura besoin des républicains modérés pour faire passer les projets de loi de dépenses, bien plus qu’il n’aura besoin du caucus d’extrême gauche de son propre parti. AOC et The Squad sont-elles des illusions promises à disparaître ? L’administration Biden sera prisonnière de son soutien au Big Tech et à ce ‘Reset’, qui n'est rien d’autre qu’une resucée de plus du vieil universalisme millénaire.

» L’essentiel à retenir est que les Américains vivent, non seulement baignés dans leur mécontentement mais aussi dans un moment historique essentiel. L’Amérique ‘rouge’ s’est éveillée du fait de la brûlure provoquée par le vitriol qu’on lui a balancé. L’action du Big Tech et de la presseSystème a servi à souligner la crise de l’isolement de ces électeurs républicains. En temps de crise, hommes et femmes cherchent des explications, – et des solutions, très vite.

» Nous soupçonnons que le projet “collectiviste” de Davos n’est qu’un de plus dans trois longs siècles de globalisme millénariste, tous qui promettaient un “nouveau monde” et qui ont produit des catastrophes. Non, il est plus probable que ce que nous verrons sera le “libertarisme” des ‘Rouges’ contre le “collectivisme” des ‘Bleus”. Les différences de réaction face au Covid-19, confinement ou pas, ont creusé ce fossé au point que cette crise sanitaire est devenue l’icône de ce qui divise et sépare l’Amérique aujourd’hui.

» Actuellement, les élites côtières aux USA et celles de l’Europe tentent de contenir ces “désordres” pour éviter qu'ils ne versent dans la violence. Ces tensions, craignent-elles, menacent la durabilité de la notion d’une humanité mondiale fondée sur des “valeurs” communes, poursuivant une longue marche vers un ordre et une gouvernance globalistes.

» Pour survivre, l’Amérique ‘rouge’ va revenir aux anciennes valeurs (comme le fait toute société en crise), et essayer de tirer, du récit de leur érosion et de leur négligence, une explication, – une histoire, – de cette détresse qui est la sienne aujourd’hui. Ils peuvent observer que les ‘autres’ valeurs opposées au collectivisme ont toujours surgi des couches profondes de l’expérience et de l’histoire humaines.

» Beaucoup de mécontents d’aujourd’hui n’ont jamais réfléchi aux valeurs civilisationnelles qu’ils vont maintenant chercher à adapter et à renouveler.  Peu importe, ce n’est pas la question ; les graines d’une nouvelle étape dans la suite des crises civilisationnelles ont été semées dans leur psyché collective.  Nous verrons où cela mènera. »

La fascination désintégrée

C’est évidemment une idée que nous poursuivons depuis longtemps, et répétons quand cela importe : l’Amérique comme puissance maîtresse du monde, inspiratrice du monde, simulacre du monde. La puissance américaniste, beaucoup mieux exprimée par la communication et la fascination que charrie la communication, est plus que jamais maîtresse du monde lorsqu’elle menace d’exploser/d’imploser. Sa crise est notre crise et elle est la crise de notre-civilisation par excellence. Cette idée n’a pas cessé d’enfler, de s’enrichir, de s’affirmer, depuis au moins deux décennies d’une façon extrêmement voyante, – pendant que les fascinés volontaires, dont La Boétie a oublié de parler, suivaient avec fascination [What else ?], c’est-à-dire avec délice, la course vers l’effondrement de la puissance qui nous soumettrait tous.

Ainsi dedefensa.org écrivait-il, ‘fasciné volontaire’ de la chute de l’objet de leur fascination le 14 octobre 2009 :

« Nous l’avons déjà écrit et nous le répétons avec force : il ne peut y avoir, aujourd’hui, d’événements plus important pour la situation du monde qu’une dynamique de dislocation des États-Unis d’Amérique. Nous pensons que la crise actuelle est à la fois, et contradictoirement, formidablement amplifiée et formidablement bloquée dans sa compréhension par la puissance de la communication. Ce phénomène ne cesse de dramatiser et d’attiser les conditions de la crise tout en renforçant la pression du conformisme de la pensée dominante pour ne pas mettre en cause les éléments qui sont les fondements de cette crise.
» L’un des fondements est psychologique, avec le phénomène de fascination – à nouveau ce mot – pour l’attraction exercée sur les esprits par le “modèle américaniste”, qui est en fait la représentation à la fois symbolique et onirique de la modernité. C’est cela qui est résumé sous l’expression populaire mais très substantivée de American Dream. Cette représentation donnée comme seule issue possible de notre civilisation (le facteur dit TINA, pour “There Is No Alternative”) infecte la plupart des élites en place; elle représente un verrou d’une puissance inouïe, qui complète d’une façon tragique la “fascination de l’américanisme pour sa propre destinée catastrophique” pour former une situation totalement bloquée empêchant de chercher une autre voie tout en dégringolant vers la catastrophe. La fin de l’American Dream, qui interviendrait avec un processus de parcellisation de l’Amérique, constituerait un facteur décisif pour débloquer notre perception, à la fois des conditions de la crise, de la gravité ontologique de la crise et de la nécessité de tenter de chercher une autre voie pour la civilisation – ou, plus radicalement, une autre civilisation... »

Il apparaît remarquable de constater de quelle manière presque parfaite, – quasi-parfaite comme l’on dit quasi-divine, – les événements, sans le moindre rapport avec nos plans, nos espoirs et nos haines, avec nos agitations vaines et nos initiatives dérisoires, suivent une trajectoire menant inexorablement à la dislocation de la puissance, de l’idée, de la destinée de l’américanisme. Il apparaît clairement que notre propre situation ne pourra tenir si les USA s’effondrent comme ils sont en train de faire, et qu’il y aura bien là la chute d’une civilisation.

Les “autres”, ceux que l’on pourrait considérer comme des pôles de puissance alternatifs, capables de prendre la place des USA, ne le pourront pas parce que la plupart des outils de la domination-fascination sont dans la substance même de cette puissance, et seulement dans elle. Aucune force extérieure, à notre sens, n’est capable de prendre cette place, dans un modèle qui a été conçu par et pour l’unipolarité agressive des USA. Il nous semble même qu’on trouve, dans les mots du vice-ministre russe des affaires étrangères décrivant l’attitude russe vis-à-vis des événements US, comme une sorte de fatalité russe, forgée au feu d’une histoire si intensément tragique, pour nous dire : “Il va y avoir un cataclysme, nous rentrons la tête dans les épaules, nous verrouillons portes et fenêtres et nous attendons que passe la tempête” : « Nous n’avons eu et n’avons aucun contact avec l’équipe Biden. Nous traitons cela comme un changement de temps en-dehors de chez nous, à observer de notre fenêtre. »

Il va de soi et on le sent bien, que toutes les roucoulades et rodomontades autour de Biden et de Trump, les délires conspirationnistes et imprécateurs contre Trump-le-fasciste, tout cela est extraordinairement hors de propos et de saison. La situation où sont nos dirigeants et nos Zélites-Zombies (ZZ), à la fois regardant l’énorme crise (et ainsi, fascinés par elle comme on le fut par les USA) et en même temps n’y voyant rien du tout (c’est-à-dire n’y comprenant rien du tout), est complètement conforme à ce que nous savons et observons d’eux par ailleurs.

Le plus remarquable dans l’évolution présente est l’absence relative de violence excessive par rapport à ce que l’on peut attendre dans cette sorte d’événement ; ou plutôt doit-on parler d’inutilité de la violence, selon ce qu’on entend d’habitude dans ce concept ? Il semble que la tension formidable de la communication, avec les haine extrêmement fortes, les simulacres et les narrative, le processus presque ‘naturel” de dissolution et de déconstructuration de toutes les formes les plus nécessaires à l’équilibre social, les effets de ceci et de cela sur les psychologies, suffisent pour propulser la crise vers un paroxysme toujours plus haut, toujours plus décisif, sans la désamorcer en aucune façon.

Bien au contraire, comme on le lit chez Alastair Crooke, on passe dans l’ampleur de l’événement, c’est-à-dire la proposition de plus en plus perçue comme cohérente que l’on est en train de passer à un ‘nouvel âge’ et surtout en s’appuyant et en se justifiant de cette action sur une opposition féroce à ce qui est en place, sans véritable difficulté, sans réelle argumentation de déni ; passant d’une affaire presque provinciale d’illégalité électorale réalisée par des corrompus notoires et des menteurs coutumiers, au naufrage catastrophique d’une Idée tenant la civilisation en place, laquelle prétendait proclamer la Fin de l’Histoire et continuant sa prospective avantageuse en tenant bon sur le remplacement de l’intelligence humaine par l’AI, selon les conceptions des philosophes absolument éclairés et si sûrs d’eux qui dirigent Google et autres GAFAM fourrés aux $milliards de monnaie de singe.

(On concédera néanmoins que ce dernier point sur les espérances de l’AI n’est pas vraiment incroyable ni catastrophique lorsqu’on contemple ce que les directions politiques de l’espèce, prétendument animées par une intelligence humaine ‘naturelle’, parviennent à produire par les temps qui volent. Cela ne justifie en rien l’AI, ni ne lui donne la moindre ‘chance’ d’exister vraiment, mais cela fixe les responsabilités et les complicités.)

Ainsi n’est-il pas effectivement assuré que cet effondrement doive passer par les violences considérables que l’on prévoit et attend en général pour cet événement. Il se confirme par ailleurs que cette dévastation intellectuelle de l’ordre établi se fait le plus simplement du monde, par le biais d’un intense pourrissement intérieur de cet ordre, aboutissant à sa formidable fragilité dans la perception intuitive qu’on en a. Ainsi le paradoxe est-il qu’on est largement fondé à affirmer que l’ordre en place, le Système si l’on veut, est d’une puissance technique, technologique, physique et matérielle, absolument sans égale et quasiment-absolue, alors qu’il s’avère d’une fragilité extrême jusqu’à l’autodissolution dans sa structuration, dans ce que l’on pourrait nommer sa légitimité psychologique.

Cette idée n’est évidemment pas neuve ni originale, comme toutes les grandes idées, et les USA n’ont cessé d’en suggérer la vérité par leur existence, leur prétention, les nombreux simulacres qu’ils ont essaimés à travers le monde. Elle s’appuie a contrario sur la nécessité de l’ordre, de l’harmonie et de l’équilibre, trois vertus de forme et d’esprit qui définissent la formule des choses et des arrangements durables jusqu’à s’installer dans l’essence métahistorique. On est ainsi conduit à présenter et à développer sans frein l’hypothèse que la “civilisation devenue contre-civilisation”, c’est-à-dire avec le véritable hold-up, ou kidnapping, dont fut victime notre civilisation originelle qui luttait déjà pour sa survie, à la fin du XVIIIème siècle, lors de l’événement que nous avons décrit comme le ‘déchaînement de la Matière’, l’hypothèse donc que “civilisation devenue contre-civilisation” installait avec elle à l’origine les conditions de son effondrement ; cet effondrement ressemblant alors, dans la perspective des meilleures sources jusqu’à citer Lincoln lui-même, à un véritable hara-kiri.

Entre d’autres et avec d’autres, après et avant d’autres, l’historien des civilisations Arnold Toynbee avait clairement, – quoique discrètement, étant Britannique, – identifié à partir de ses connaissances et de son intuition la fatalité du sort de cette pseudo-‘civilisation occidentale’ dans ses écrits de la fin des années 1940. On cite ici un passage de « La Grâce de l’Histoire » (Tome-I), se rapportant à cet aspect et de notre ‘civilisation’, et des conceptions de Toynbee identifiant parfaitement le déséquilibre par déformation de cette ‘civilisation’ sur elle-même et sur l’Histoire en général, sans réelle référence métahistorique objective puisque s’installant elle-même comme la référence métaphysique objective ultime de l’Histoire.

« ...Le point fondamental de cette ambiguïté [de la puissance et de la durabilité de notre ‘civilisation’] est bien en ceci qu’en même temps qu’il prévoit cette ‘occidentalisation’ du monde, disons d’une façon objective, sans trop paraître en faire la critique malgré tout, Toynbee réalise une critique disons indirecte mais à potentialité fondamentale et bouleversante de cette civilisation occidentale-mondiale. Nous dirions qu’il s’agit, à cet égard, de sa position la plus intéressante et la plus enrichissante, celle où il reste pleinement historien des civilisations tout en considérant l’‘actualité civilisationnelle’. Ainsi, en remettant constamment la civilisation occidentale à sa place, c’est-à-dire comme un élément de la relativité de l’histoire des civilisations et non comme quelque chose de différent, d’unique, voire de sublime comme l’esprit de la modernité s’est accoutumé à en faire la promotion jusqu’à faire de ses ‘valeurs’ des éléments objectifs sinon supra-humains de la condition humaine réalisée et qui ne peut donc se réaliser qu’au sein de cette civilisation, Toynbee détaille pour son analyse quelques considérations qui ne semblent servir qu’à l’argumentaire qui paraîtrait de circonstance, et qui sont en réalité fondamentales. Il en va dans ce sens lorsqu’il explique cette subjectivité ‘objectivée’ de facto du regard de l’Occidental sur sa propre civilisation, c’est-à-dire pour nous cette déformation du regard du moderne sur l’accomplissement de la modernité : le regard déformé de l’Occidental dépend d’un “horizon historique [qui] s’est largement étendu, à la fois dans les deux dimensions de l’espace et du temps”, mais dont la vision historique “s’est rapidement réduite au champ étroit de ce qu’un cheval voit entre ses œillères, ou de ce qu’un commandant de sous-marin aperçoit dans son périscope”.»

☐ ☆ ✇ Dedefensa.org

RapSit-USA2020 : Vive la guerre, bordel & Woke !

Par info@dedefensa.org — 15 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Vive la guerre, bordel & Woke !

Les grands esprits de la Woke-culture et du progressisme-sociétal, ceux de la bureaucratie bruxelloise et des grandes figures de la gouvernance globaliste en Europe, tous doivent se réjouir en chœur et considérablement du dévoilement par divers canaux journalistiques de l’équipe de sécurité nationale du candidat Biden, de ses projets de nomination de sécurité nationale pour sa nouvelle administration et de la politique de sécurité nationale qu’il suivra. C’est le grand retour du “Vive la guerre postmoderne” installée depuis le 11-septembre, la très fameuse ‘politiqueSystème’ de déstructuration totale.

On doit donc soupirer d’aise d’apprendre que ce re-nouveau schéma civilisationnel remplacera très possiblement dès le 21 janvier 2021, – selon les analyses de nos experts en prospective électorales et en morale postmoderne, – les nouveaux dirigeants du Pentagone que Trump vient de nommer, notamment son nouveau secrétaire à la défense, dénoncé fort justement comme un belliciste très immoral puisqu’ adversaire de l’“islamo-gauchisme” (ou “islamo-fascisme”, cela dépend). On en a une indication significative. Dans sa position de faisant-fonction de ministre de la défense, Christopher Miller, dit dans une communication officielle au personnel de son ministère ces paroles terribles annonçant la bête immonde, le fascisme-qui-vient à bruit-bas, – qui, heureusement, ne-passera-pas :

« Nous ne sommes pas un peuple adepte de la “guerre perpétuelle”. C'est l’antithèse de tout ce que nous défendons et pour lequel nos ancêtres se sont battus. Toutes les guerres doivent prendre fin. »

• Effectivement, on peut voir clairement, à partir de divers éléments recueillis la semaine dernière, les structures d’une superbe organisation-Biden à venir, dans le domaine de la sécurité nationale. On y verra également, tout aussi clairement, un de ces pseudo-paradoxes que nos Sachants-Tout sauront identifier comme une manœuvre perverse du dictateur-fasciste (raciste, homophobe) qui tente désespérément, actuellement, de frauder la fraude, et de s’attribuer frauduleusement la poursuite de son mandat sanctionnée par un vote frauduleux massif contre lui. Il s’agit ainsi d’un intéressant contrepoint Biden-Trump sur les questions de sécurité nationale.

• Joe Biden est célébré comme un Grand-Sage, également identifié comme Vieux-Sage, dont l’arrivée annonce pour nos ZélitesZombie un retour à une politique classique qui va dans le sens du progressisme-sociétal, notamment dans le chef du rétablissement de la peine de ‘paix perpétuelle’ qui était suivie officiellement jusqu’à la fin du mandat de Sa Sainteté Obama. Comme on doit s’y attendre de la part d’une manipulation constante et de violation du processus électoral des USA, le réseau russe RT.com fait des gorges chaudes des nouvelles concernant l’équipe de sécurité nationale de Joe Biden. RT.com cite essentiellement le rapport détaillé et précis de cette équipe que fait dans Antiwar.com l’analyste Dave DeCamp, que nous restituons dans le texte avec ses nombreuses et rassurantes références, complètement anti-FakeNewsisme, dans son anglo-américain original...

« The team is led by Kathleen Hicks, who worked in the Pentagon under the Obama administration. Hicks most recent employer is the Center for Strategic and International Studies (CSIS), a think tank that receives contributions from arms makers like Northrop Grumman, Boeing, Lockheed Martin, and Raytheon, to name a few.
» CSIS also receives contributions from governments. The think tank’s top government donors are the US, the UAE, Taiwan, and Japan. Two other CSIS employees are on the transition team; Andrew Hunter and Melissa Dalton, who both worked in the Pentagon under the Obama administration.
» CSIS employees author policy papers and Op-Eds that generally call for more US involvement around the world. In August, Hicks co-authored an Op-Ed in The Hill titled, “Pentagon Action to Withdraw from Germany Benefits Our Adversaries,” a piece that slammed Trump’s plan to draw down troops from Germany, which Biden could to call off.
» Two members of the transition team come from the Center for a New American Security (CNAS), Susanna Blume, a former Pentagon employee, and  Ely Ratner, who served as deputy national security advisor to then-vice president Joe Biden from 2015 to 2017.
» CNAS is another think tank that enjoys hefty donations from weapons makers, major corporations, and governments. From 2019 to 2020, CNAS received at least $500,000 from the US State Department and at least $500,000 from Northrop Grumman. Other donors include Google, Facebook, Raytheon, and Lockheed Martin.
» Three more team members list their latest employer as the RAND Corporation, Stacie Pettyjohn, a wargaming expert, Christine Wormuth, who held a few roles in the Obama administration, and Terri Tanielian, a behavioral scientist.
» RAND is another hawkish think tank that receives the bulk of its funding from the US government, including the US Army, Air Force, and Department of Homeland Security. RAND is also funded by the UAE, Qatar, and NATO.
» A report from In These Times found at least eight out of the 23 team members come from organizations that receive funding from US weapons makers (not including RAND). Besides the CSIS and CNAS employees listed above, In These Times includes Sharon Burke, who works for New America, Shawn Skelly, from CACI International, and Victor Garcia, from Rebellion Defense. »

Nous n’avons pas fait le compte, mais la proportion d’expert du genre féminin dans cette équipe est considérable, et sans doute dépassant les 50%. Quand on pense que les femmes dans le système US de sécurité nationale se sont montrées en moyenne et d’ores et déjà notoirement beaucoup plus ‘fauconne’ (‘fausseconne’ ?), ‘neoconne’ et ‘va-t’en-guerre-à-fond’ que les individus du genre opposé, on ne peut que constater la rigueur progressiste-sociétale de la bande à Biden. On ne peut que mesurer combien elle relève de la formidable force de paix qu’est cette nébuleuse nommée au départ Military Industrial Complex, et qui a morphé depuis dans diverses sous-branches (ou super-branches) où sont inclus de nouveaux coopérants impliquant à la fois l’extension du domaine du MIC et l’avancement moral du progressisme-sociétal. L’un des derniers acronymes du domaine est MMIECIC, pour Military Media Information Entertainment Congres Industrial Complex. Pépé Escobar a proposé également, il y a peu de temps, un IIHWC, pour Information-Industrial Hybrid Warfare Complex.

Il serait temps, justement, d’y ajouter le ‘F’ de Feminism, ou bien d’y fourrer le LGTBQ au très-grand complet. Cet aspect conquérant du féminisme et autres catégories genristes et diversitistes est martialement renforcé par la très probable nomination de la première femme à la tête du Pentagone, Michele Flournoy, si administration Biden il y a, – et nouvelle victoire du féminisme-postmoderne, si absolument pacifique mais pas pour autant pacifiste... Enfin, ceci doit vous rassurer :

« Michele Flournoy a de grandes chances de diriger le Pentagone sous la direction de Biden. Flournoy serait la première femme de l'histoire à diriger le ministère de la défense, mais sa nomination ne serait révolutionnaire qu'en apparence. Flournoy est la co-fondatrice de la CNAS, et a servi au Pentagone sous Obama et Bill Clinton. En tant que sous-secrétaire à la défense pour la politique sous Obama, Flournoy a contribué à l’élaboration de l’augmentation des troupes en Afghanistan en 2010, un déploiement de 100 000 soldats américains qui a conduit à un doublement du nombre de morts américains et a fait peu de progrès mesurables vers la fin de la guerre. »

• Mais que se passe-t-il ? Trump nomme des remplaçants à l’équipe Esper ignominieusement débarquée malgré le surnom du chef d’équipe (Mark Esper, souvent nommé ‘Yesper’ pour reconnaissance de sa vivacité à répondre positivement à la plus forter autorité du temps-courant). On a mentionné la démonstration du nouveau (faisant-fonction) secrétaire à la défense, Christopher Miller, qui semblerait préparer un processus de retrait complet des forces US d’Afghanistan.

« Selon M. Miller, pour mettre fin aux guerres, il faut des compromis et des partenariats. “Nous avons relevé le défi ; nous avons tout donné”, a-t-il écrit dans son mémorandum. “Maintenant, il est temps de rentrer à la maison.” [...]
» Les médias, tels que le Sinclair Broadcast Group, ont suggéré que le remaniement du Pentagone pourrait signaler l’intention de M. Trump de prendre des “mesures drastiques” dans les derniers jours de son mandat, y compris un retrait “rapide et risqué” des troupes d’Afghanistan. Barry McCaffrey, de MSNBC, a qualifié cette décision d’“extrêmement alarmante” et de “comportement dangereux”.
» Le journaliste du Washington Post Dan Lamothe a écrit que, alors que Trump “s’agitait pour un retrait complet de l'Afghanistan”, Esper avait envoyé à la Maison Blanche un mémo ce mois-ci recommandant que les États-Unis maintiennent le nombre de leurs forces dans ce pays d’Asie centrale à 4 500 hommes. Quelques jours plus tard, il a été mis à pied. »

Non seulement d’être étrange, cette époque est amusante, dans le registre de l’ironie-bouffe. Il est en effet ironique-bouffe de voir toute cette agitation dans des médias de gauche et d’ultragauche, à la seule idée d’un retrait des forces US d’Afghanistan. Il n’y a plus aucun moyen de contrôler la folie cloisonneuse et emprisonnante de ces créatures, incapables de réaliser combien leurs réactions, conformes à leurs haines diverses de Trump et aux subventions du MIC/ MMIECIC, constituent une folle caricature de leurs affirmations publiques et intimes, et la démonstration de la vulgarité extraordinaire du déraillement de leurs processus intellectuel. Ce qui nous intéresse ici n’est pas de prouver l’évidence aveuglante de la contradiction de ces “adversaires” de la guerre faisant couche commune avec le DeepState le plus militariste, mais de considérer cette pathologie surréaliste qui ne craint pas de montrer ses intimités les plus obscènes sans aucune conscience de la puanteur de la chose. Pour ce qui est du simulacre et de la narrative, Hitler, Staline & Cie peuvent aller se rhabiller.

Bon coup de TheDonald

L’incident est d’autant plus extraordinaire qu’il s’agit d’une occurrence remarquable par le fait qu’elle était complètement inenvisageable. Il apparaissait évident à tout observateur normalement informé et suffisamment sceptique tout en restant réaliste, que Trump, quels que fussent ses qualités et ses défauts, nous avait montré l’incapacité où il se trouvait, – manque de volonté, de courage, ou simplement désintérêt, ou enfin tromperie délibérée, – de tenter d’accomplir sérieusement sa promesse la plus audacieuse, qui était celle de mettre un terme aux diverses guerres déstructurantes de la politiqueSystème ; notamment, il nous paraissait évident qu’il n’aurait pas l’audace de caractère de tenter un “coup d’État intérieur” en ordonnant brusquement, brutalement, par une voie ou l’autre, une rupture de cette politique. Une façon de faire était effectivement de placer un homme à lui à un poste-clef, d’où cet homme lancerait un ordre brutal de rupture et centrerait sa politique sur l’exécution de cet ordre.

... Et voilà que TheDonald fait le coup, il tente le “coup d’État intérieur” en assurant l’essentiel : une communication forte, brutale, qui met ses adversaires dans une position délicate en exposant implicitement tous les travers et les ignominies de la politiqueSystème. Il devient très délicat pour ses adversaires de s’opposer complètement à Trump, comme il le faut d’une façon systématique, par haine autant que par manœuvre politique, au nom de la défense de la politiqueSystème, dès lors que celle-ci est désignée par son nom et décrite pour ce qu’elle est, – comme dit le gamin du conte d’Andersen : « Le roi est nu ». La démarche peut conduire à cette tactique superbe : mettre la discorde chez l’ennemi, car une partie importante du soutien apporté au très-branlant Joe Biden, ou dans tous les cas une partie disposant d’une grande puissance de cohérence et de communication, vient d’une longue tradition anti-guerre, – surtout contre la guerres impérialistes, –exprimée notamment en 2001-2007/2008, jusqu’à ce qu’Obama ne prenne le relais en trompant évidemment tout son monde ; d’abord en maudissant la guerre, pour ses partisans justement et pendant la campagne de sa première élection, mais finalement en la prolongeant, en l’élargissant et en la renforçant remarquablement, voire en en déclenchant d’autres.

Certes, nous ne sommes certainement pas en train de dire que Trump reprend complètement la main à cet égard, tant il est loin de pouvoir prendre en main une politique bien structuré ; mais il est certain qu’il sème la discorde chez l’ennemi, au plus profond des cœurs et des âmes, – ça, oui ; d’autre part, il resserre le soutien de certains de ses partisans, notamment ceux qui étaient les plus conditionnels et les moins enthousiastes, en rencontrant ce qui est en général leur principale revendication. Tout cela est d’autant plus acceptable qu’au même moment Biden pond son œuf de guerre en laissant voir toute l’horreur impitoyable de son équipe de sécurité nationale, complètement dans la poche, voire dans la culotte du complexe militaro-industriel ; et tout cela d’une façon qui frôle l’absurdité dans le chef du susdit CMI, parce que lorsqu’on est en si complète position de force on ne le montre pas trop, d’une façon qui pourrait froisser les éléments peu partisans de la guerre de celui qu’on veut soutenir ; mais bon, cette sorte de finesse n’est pas pour ces gens-là, ces têtes de chiottes.

Il est difficile de prévoir ce que va développer cette nouvelle situation, à cause d’autres facteurs évolutifs essentiels. On peut tout de même remarquer au moins deux ou trois choses que l’on peut considérer comme accomplies et acquises, qui sont fixées dans le contexte général pour ce qu’elles sont et contribuent évidemment à accentuer le désordre et l’insaisissabilité :
• La question des “guerres sans fin” comme les désigne le nouveau secrétaire à la défense est à nouveau posée dans le cadre de la politique générale de Washington et, dans ce contexte de bouleversement général où la surveillance de la censure n’est pas complète, elle peut prendre une place importante ;
• il reste tout de même deux mois au moins au nouveau secrétaire à la défense pour agir, – et bien entendu, plus si les affaires politiques stagnent ou se prolongent dans leur incertitude actuelle, – et son intervention peut effectivement conduire à des modifications dans la situation de déploiement des forces, d’autant qu’on ne distingue pas vraiment, pour l’instant, la possibilité d’une résistance organisée contre ces consignes ;
• on peut faire le constat que Trump est semble-t-il capable d’agir politiquement d’une façon raisonnée et éventuellement efficace, dans des domaines importants, en utilisant ses capacités de nuisance et d’accélération du désordre ;
• enfin, peut-être ce nouveau champ d’affrontement va-t-il trouver un écho intéressant dans des forces de soutien à Trump, ou dans tous les cas chez les adversaires de la politiqueSystème du DeepState.

 

Mis en ligne le 15 novembre 2020 à 14H00

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RapSit-USA2020 : Qui donc ? Hillary !

Par info@dedefensa.org — 13 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Qui donc ? Hillary !

Surprise surprise ? Pas tant que cela pour qui sait combien les vieux croutons peuvent encore servir, « ...longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu ». Est-il si judicieux de parler des poètes à propos d’Hillary Clinton ? Pourquoi pas, si l’on parle des “poètes disparus”, car cette femme s’y connaît en fait de disparition(s).

Effectivement, on en parle : Biden, – dont on sait qu’ « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! », – est actuellement engagé dans le délicat et difficile processus du choix de son équipe, de son personnel, de ses associés soumissionnés, de ses soutiens exigeants, pour la prochaine administration qu’il dirigera tout naturellement. Parmi les noms considérés, il y a celui d’Hillary Clinton, notamment pour la fonction très rock’n’roll d’ambassadrice des USA aux Nations-Unies. Cette nouvelle, ou dans tous les cas cette fuite dont la presse de référence US (le Washington Post ici) est coutumière, concerne une personne qui est un spectaculaire symbole de la vie publique et politique du Washington D.C. des trente dernières années ; et, d’autre part, qui est un spectaculaire constat de l’état de vieillissement avancé, d’une gérontocratie incapable de se renouveler alors qu’elle ne cesse d’appeler à la modernisation, à la diversification, à la ‘jeunification’ du monde et de ses alentours... Effectivement,  Hillary est le totem idéal pour la chose.

Donnons la plume à RT.com d’aujourd’hui, dans un article sans signature mais vigoureusement critique de Clinton, ce qui implique officieusement un avis, ou un point de vue russe sur la personne ; et, au-delà par conséquent, une façon de dire qu’il ne faut pas attendre de cadeau de la part de la Russie, pour Biden et les démocrates :

« Selon un article de presse, Hillary Clinton pourrait devenir l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, alors que Joe Biden, qui a déclaré sa victoire à l’élection présidentielle de 2020, commence à former son administration.
» Le nom de la double candidate à la présidence a été évoqué lors de discussions privées sur la question de savoir qui devrait occuper l’un des postes diplomatiques les plus élevés, selon le Washington Post, citant une source bien informée du sujet.
» Sa nomination serait probablement très controversée. La candidate démocrate de 2016 est devenue un héros de la Résistance [antitrumpiste] après sa défaite face à Donald Trump, qui, selon elle, était due à des allégations démenties de “collusion” russe. D’autres la considèrent comme une force maligne au sein de la machine démocrate, dont le mandat de secrétaire d’État dans l’administration Obama a été entaché par des mésaventures de politique étrangère et des scandales internes, notamment des allégations sur l’utilisation à des fins privées d’un serveur des communications officielles du département d'État
[…]
» Biden, qui s'est déclaré président élu le 8 novembre, a annoncé que Ron Klain, un conseiller de campagne de confiance, lui servirait de chef de cabinet. L’ancien vice-président est en train de sélectionner des candidats pour d’autres postes de haut niveau de son administration, selon les médias.
» CNN a rapporté hier que Susan Rice, qui a servi dans l'administration Obama en tant qu’ambassadrice des Nations Unies et conseillère à la sécurité nationale, est en lice pour le poste de secrétaire d'État. Mme Rice, tout comme Mme Clinton, est une partisane convaincue de la théorie sans fondement selon laquelle la campagne de M. Trump avait des liens avec Moscou. Elle fut également fervente partisane de l’intervention américaine en Libye, qui a plongé dans l’anarchie l’une des nations les plus prospères d'Afrique du Nord. Mme Rice était également favorable à une intervention majeure des États-Unis en Syrie. »

L’intervention d’Hillary Clinton dans l’actuel chaos post-USA2020 était attendue, mais plutôt comme une plaisanterie symbolique, les plus utopistes et les plus autistes ajoutant comme commentaire : “Mais elle n’osera pas !” Elle a osé, car une Clinton ça ose tout, c’est même à ça qu’on la reconnaît...

(...Et il y a là, dans cet emprunt strictement analogique, plus de respect pour elle qu’on ne croit. Nous ne tiendrions certainement pas Hillary comme une débile à la sauce Audiard, volant “en escadrille”. Hillary, c’est plutôt le chef d’escadrille qui recrute ceux qui ont les vertus nécessaires pour voler en escadrille.)

Quoi qu’il en soit, la nouvelle est lourde de significations diverses, et élargit notablement le paysage des intrigues internes aux démocrates si Biden arrive à la Maison-Blanche comme on arrive à bon port. Par exemple mais bon exemple, il se dit également que Biden à promis la fonction de secrétaire au travail à Bernie Sanders, pour fortement ‘gauchiser’ son cabinet et renvoyer à Sanders l’ascenseur de son soutien électoral. Il est de notoriété publique, ou dans tous les cas ‘semi-publique’, qu’Hillary couve Sanders d’une haine retorse et coriace, de la sorte dont elle seule a le secret et la recette. On les verrait mal cohabiter dans le même cabinet, avec Hillary placée à un rang en principe inférieur à celui de Sanders, mais prestigieux, et depuis Reagan considéré comme un rang de ministre. Cette sorte de situation serait l’occasion de toutes les querelles possibles et imaginables, bien plus sanglantes qu’entre Trump et Biden.

On pourrait d’ailleurs dire la même chose pour d’autres personnalités nommées dans les fuites, et notamment, toujours au rayon  ‘dames’, dans la catégorie “Harpies” de l’époque Obama : Rice comme Secrétaire d’Etat, Michelle Flournoy comme possible secrétaire à la défense, ce sont des personnalités particulièrement expérimentées et marquées dans les batailles bureaucratiques et de prestige pour toujours plus de pouvoir... Il faut voir, dans une telle perspective, ce qui resterait à Biden et ce qu’il resterait de Biden.

Mais surtout, un retour en scène d’Hillary représenterait un formidable risque en raison des innombrables casseroles qu’elle traîne derrière elle. Peut-être, d’ailleurs, faut-il inverser la remarque et admettre que, justement, ceci explique cela : c’est à cause de ses casseroles qu’Hillary pourrait peut-être prétendre à un poste important. Si elle en a sans aucun doute, Biden, lui, n’en manque certainement pas, et la première informée à cet égard est, également sans aucun doute, Hillary Clinton. Il n’y a pas non plus place à la moindre hésitation pour l’hypothèse que l’ancienne Première Dame, ancienne sénatrice et ancienne Secrétaire d’Etat, est une maîtresse-femme dans l’art d’utiliser les scandales et les outrages des autres pour faire pression sur eux, faire oublier ses propres excès, et entamer une troisième saison du feuilleton sur la ‘Lady McBeth postmoderniste’.

Après la première saison dans l’ombre dérisoire de son mari, la seconde dans le triomphe de ses fonctions préparant le ratage de son rôle ultime de présidente, ce serait la troisième saison dans le rôle de la manipulatrice diabolique. Tout le monde à l’extérieur serait heureux parce que cette nomination prestigieuse toute l’attention que les USA, au contraire du mandat Trump, entendent accorder aux instances internationales, éventuellement interprétables selon la chorale globaliste.

Enfin et pour en finir, on peut penser que les affrontements d’Hillary avec Harris, autre porteuse de casseroles et présidente désignée en cas d’élimination sénile de Biden, constitueraient, dans une ambiance de crêpage de chignons général, une grandiose apothéose de la série TV sur l’effondrement de l’Empire.

Bref, – ‘The Show Must Go On’.

 

Mis en ligne le 13 novembre 2020 à 18H15

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Notes sur une nouvelle ‘Résistance’

Par info@dedefensa.org — 13 novembre 2020 à 00:00

Notes sur une nouvelle ‘Résistance’

• Nous nous proposons de partir sur la base de ce constat que nous faisons de l’apparition d’une nouvelle ‘Résistance’. • A ce propos exactement, nous écrivons ceci : « Après quelques jours d’avoir été groggy & conséquences, les signes et nouvelles abondent sur une réaction sous la forme d’une réponse à l’événement ‘élection’-Biden, et une forme qui serait celle d’une nouvelle ‘Résistance’, aux USA d’abord, avec extension au reste (notamment du bloc-BAO- dans la logique d’un phénomène d’expansion  accélérée du domaine de la GCES) ». • Tout cela n’annonce ni une victoire, ni un renversement des valeurs, mais un approfondissement du désordre : on ne rompt pas avec l’épisode-Trump, on le prolonge irrésistiblement avec de nouvelles trouvailles. • Ce qu’il faut suivre aux USA, ce n’est pas une joute post-électorale car rien ne sera vraiment différent lorsqu’on y signera un nouveau bail. • Mais pour “suivre” la chose, il faut s’y retrouver, et ce n’est pas si simple. • La seule certitude est qu’il faut poursuivre l’extension du domaine de la Résistance en l’ajustant aux nécessités de continuer à observer cet effondrement malgré la poussière et les gravats.

13 novembre 2020 – Après quelques jours d’avoir été groggy & conséquences, les signes et nouvelles abondent sur une réaction sous la forme d’une réponse à l’événement ‘élection’-Biden, et une forme qui serait celle d’une nouvelle ‘Résistance’, aux USA d’abord, avec extension au reste (notamment du bloc-BAO- dans la logique d’un phénomène d’expansion  accélérée du domaine de la GCES). Une observation générale essentielle nous dit que cette ‘Résistance’ doit prendre des attitudes et des orientations très diverses, tant les pressions de désordre et d’entropisation sont diverses et difficiles à identifier ; cela implique la difficulté logique de l’identification des ‘ennemis’, de la variabilité de ces ‘ennemis’, de l’évolution constante du théâtre des opérations et de la position des différents ‘fronts’.

Les USA sont aujourd’hui le champ de manœuvre des Banana Follies selon Pépé Escobar : « La mère de toutes les révolutions de couleur », ou la ‘nounou’ d’icelles si l’on veut varier sur le thème, – est actuellement en cours, – ‘révolution’ au long cours, donc... On aura l’occasion d’en re-parler à plus d’une reprise, pendant que l’Europe du bloc-BAO, rassurée et informée,  se repose sur les lauriers du « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! »

Il est à noter en introduction que deux ‘événements’ remarquables renforcent la thèse selon laquelle, pourtant, rien n’est fait dans le sens de l’idéologie-démente du type « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! », même si celle-ci poursuit son chemin. On se trouve désormais et toujours dans une phase de ‘transition vers la transition’, voire de ‘transition vers la transition qui n’aurait pas lieu’ (si Trump prétend rester en place, s’il a une ou plusieurs chances d’y parvenir).

Ces deux ‘événements’ sont les suivants :

• Le silence quasi-complet de Trump, qui pour l’essentiel de sa communication joue au golf, tout en ayant une très sérieuse activité de gouvernement (mise à pied brutale du secrétaire à la défense, – selon le film ‘On purge au Pentagone’). Il est manifeste que Trump a reçu des consignes sévères de son équipe d’avocats : pas un mot, pas un geste sur l’élection, rien ne se fait plus dans le mode de la communication-tweetée (d’ailleurs joyeusement caviardée par les GAFAM en sentinelle) parce que tout se déroule dans le champ de l’action juridique (plainte pour fraude), avec ici ou là des interventions sensationnelles de ses avocats, Giuliani en tête ;
• de son côté, Biden a amorcé discrètement un virage à 180° dans sa communication. Interrogé lundi sur le mode badin lors d’une conférence de presse (« Que diriez-vous au président s’il était à cette conférence de presse ? »), il répond également sur le mode badin, mais significatif, plutôt badin-Biden : « Parlons, monsieur le président » ; pour ensuite s’en expliquer, selon sa feuille de route, sur ce ton aimable, presque empathique, comme un père conciliant parlerait à un fils qui fait des bêtises : « [son comportement] est une cause de grand embarras... cela compromet le legs de sa présidence. » Nous n’en sommes plus du tout aux annonces bombastiques selon lesquelles on ferait évacuer Trump manu militari de la Maison-Blanche s’il n’accepte pas la sentence du Très-haut-peuple des médias ; il est vrai qu’entretemps, Biden a été élu...
• par ailleurs, le même Biden, qui veut ainsi paraître plus modéré, est mis en demeure par l’une des fondatrices de Black Live Matter d’inclure prioritairement dans son programme des parties importantes du programme de ce groupe, considéré par nombre d’observateurs comme de tendance marxiste (‘marxiste-culturel’, dirait William S. Lind). Ce sont deux impératifs, – paraître plus modéré et inscrire dans son programme les revendications-BLM, – difficiles à concilier pour le nouveau ‘président-élu’.

Ainsi les narrative poursuivent-elles leurs chemins, côte-à-côté, chacune dans leurs simulacres,  chacune avec plusieurs simulacres à disposition. « On peut le dire ! Il [y aura] un président des États-Unis ! »

Du ‘groggysm’ post-électoral

Ainsi (suite) est-il donc question dans notre propos, d’une nouvelle ‘Résistance’, dans son mode-majusculé... Ce terme prestigieux de ‘Résistance’, provenant du terme prestigieux définissant l’action face à l’occupation nazie de la Deuxième Guerre mondiale, a été employé par les antitrumpistes pendant cinq ans, et donc détourné de sa signification réelle et de son efficacité psychologique. Il est aujourd’hui brusquement transmuté à 180° et caractérise les réactions de ceux qui sortent des 4-5 jour de ‘confinement psychologique’, des 4-5 jours de ce qu’on pourrait désigner comme excipant d’une doctrine-express du ‘groggysm’, qui ont suivi la vague de réactions incontrôlable nourrie par la démence du type « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! ».

Il s’agit effectivement de se sortir de ces accès de démence brouillant toutes les perceptions et rendant impossibles de prendre des positions nettes et utiles. Il s’agit également de se rendre compte qu’il ne s’agit ni d’un effet de conditionnement, ni d’un effet de manipulation impliquant évidemment, selon l’habituel refrain des complotistes non-survivalistes, une formidable puissance et une intelligence manouvrière inouïe de la part des forces qui nous manipulent à leur gré, et cela depuis des siècles, accumulant victoire sur victoire qui ne leur servent curieusement à rien.

(Si l’on veut aller jusqu’à un des termes de cette sorte de pensée en désignant la dimension luciférienne, ou diabolique, – ce que nous pouvons absolument, sinon avec empressement, accepter, – il faudra alors tenir compte de la définition de la chose, par un des plus grands esprits, notamment à ce propos. Il s’agit de René Guénon : « On dit même que le diable, quand il veut, est fort bon théologien ; il est vrai, pourtant, qu’il ne peut s'empêcher de laisser échapper toujours quelque sottise, qui est comme sa signature... »)

La Résistance par étiquettes

Donc, aujourd’hui la ‘Résistance’ doit retrouver sa signification fondamentale, et le fait devient alors qu’elle ne peut être qu’antiSystème. Tout doit être revisité à cette aune, tout doit être appréhendé à ce prisme.

Il nous apparaît, d’après ce que nous commençons à pouvoir en juger, que cette Résistance commence à montrer des signes selon lesquels elle pourrait être extrêmement forte, extrêmement diverse (aux niveaux privé et individuel, comme aux niveau officiel et légal, aux niveaux de la riposte immédiate et puissante comme aux niveaux de la riposte élaborée et construite) ; et qu’elle pourrait être, pour notre compte, extrêmement labyrinthique avec diverses étapes de contradiction ou de paradoxe du point de vue ‘idéologique’, et même, encore plus, du point de vue ontologique.

C’est-à-dire que nous allons nous trouver, – voire, que nous nous trouvons d’ores et déjà dans une position où la Résistance, dont nous faisons évidemment partie, regroupe selon les circonstances et à côté ou en plus de l’esprit des Résistants sans concessions, des antiSystème et des Système pur jus (des ZZ, ou ZélitesZombies, reconverties au moins temporairement en fonction d’intérêts tactiques) ; des faux-antiSystème et des pro-Système récalcitrants ; etc.

Rien de cela ne doit nous étonner : il s’agit du miroir d’une situation extraordinairement complexe du point de vue tactique, où l’identification des acteurs est extrêmement complexe. La Résistance est une situation en constant mouvement, qui utilise pour son compte tout ce qui peut lui être utile, sans souci des étiquettes, se gardant bien entendu de pouvoir éjecter le porteur de la mauvaise étiquette si et lorsqu’il s’avérera conforme à cette étiquette. Il s’agit d’être constamment lié à notre référence stratégique essentielle où la détermination de la position du Système règle tout, selon la dynamique créée par la consigne absolue : Delenda Est Systemum.

De la psychologie de bazar bas de gamme

D’autres signes, sur des terrains fondamentaux mais tactiquement annexes pour le cas lui-même de la bataille autour de la perception de l’élection présidentielle USA2020, apparaissent également. Ces signes font évidemment partie de la structuration de la Résistance, pour lui donner une puissance nouvelle. On en citera un, qui a valeur d’exemple, de symbolique et d’importance opérationnelle évidente, avec l’identification de ce qui pourrait se révéler comme un mouvement de fond de mise en cause du monopole dictatorial des GAFAM, avec l’explosion de l’expansion de nouvelles plateformes, ou plutôt de plateformes jusqu’ici tenues dans des positions secondaires et qui s’affirment désormais comme une alternative fondamentale du Free Speech contre le développement hypocrite et faussaire du totalitarisme de communication des GAFAM. Le cas de la plateforme Parler, qui enregistre des difficultés de fonctionnement à cause de l’afflux extraordinaire (par millions) de nouveaux membres est l’exemple en pointe.

D’une façon générale, rassemblant tous ces faits, toutes ces impressions furtives mais intuitives, toutes cette perception des ‘bruits de fond’ et de l’‘air des temps’ (dans un temps où le temps va si vite...), nous dirions que le coup de marteau des résultats de l’élection dans la phase ‘pliée’ et dévastatrice des premiers jours n’a pas morphé en une structure nouvelle, mais au contraire a ouvert un champ nouveau d’adaptabilité hostile. Les premiers jours de ‘groggysm’ n’ont pas engendré un KO et n’ont pas morphé en une structure décisive et catastrophique d’une situation assez paradoxale d’acceptation du fait accompli, – parce que le jugement, effectivement paradoxal, devient très vite
1) qu’il n’y as pas de fait avéré ;
2) qu’il n’y a rien, mais strictement rien d’accompli à cet égard ;
3) et qu’alors, que reste-t-il d’un ‘fait accompli’ où il s’avère qu’il n’y a pas de ‘fait’ avéré et que rien n’est ‘accompli’ ?

Tout cela est de la psychologie de bazar bas de gamme. Il n’y a pas que cela, outre que bien que de bazar et bas de gamme la psychologie reste une matière humaine importante, puisque la seule à dépendre de la matière et à constamment la dépasser. Encore une fois, il s’agit de distinguer quels sont nos alliés et nos ennemis, et donc jouer avec les diverses situations, parfois d’une façon paradoxale et en apparence irresponsable, sinon traîtresse. Ainsi pouvons-nous utiliser avec force une situation où l’exposition des méfaits de la démence contemporaine conduit à dénoncer par la satire et l’ironie une situation effectivement démente d’immédiate adoration crétine et d’affirmation immédiate de l’élection d’un Biden, comme l’on ferait d’un Caligula ou d’un Néron tels que les ont peints, – et peut-être ont-ils été de cette sorte, – les trois siècles d’hagiographie moderniste et révolutionnaire accélérés par le ‘déchaînement de la Matière’.

Le spectacle qui se déroule sous nos yeux quelque peu incrédules, qui nous est décrit comme le summum de l’intelligence complotiste de nos diverses directions, – nous incorporons évidemment, dans ce cas qui est celui de la GCES, la crise-Covid19, – marque au contraire, et avec quel empressement, l’extraordinaire stupidité de la démence ainsi déployée, et qui se répercute sur ceux qui ont décidé de suivre ce parti du Système. Les conjurations, – s’il y en a, – sont incroyablement mal fagotées et extrêmement visibles comme on le voit avec les fraudes de l’élection USA2020, avec les diverses agressions totalitaires (masques, Covid19, “complot des médecins” du type Staline1952). Elles se font, – s’il y en a (bis), – dans le désordre le plus complet, tout cela comme pour prêter le flanc le plus étendu et le plus aguichant à toutes les ripostes critiques possibles.

L’explication n’est certes pas dans l’habileté d’un complot déguisé en bouffe de complot-bouffe, tout cela derrière des masques de carnaval dont l’effet n’est que d’aiguiser l’exaspération populaire, de transformer des moutons qui ne demandent qu’à le rester avec leurs 4x4 et leurs 5G, en béliers furieux et enragés par la frustration inutile et la volonté affichée d’un contrôle totalement futile et inefficace. L’on retrouve ici les démarches obsessionnelles déjà souvent vues chez le plus stupide et le plus puissant d’entre tous, c’est-à-dire les USA bien entendu, qui ne cessent de conquérir le Moyen-Orient alors que cette région est verrouillé dans leur camp depuis les années 1970 (notamment avec le ralliement de Sadate), qui ne cessent d’attaquer l’Irak encore et encore, à partir de la haine d’un Saddam qui chercha pendant des décennies à coopérer en toute humilité et soumission avec les USA.

C’est pourtant, observent les commentateurs bien intentionnés, cette même politique poussée à son paroxysme depuis 9/11, que Washington D.C. et le DeepState veulent remettre en marche le plus rapidement possible, par l’intermédiaire rassurant d’un président-Biden. Ainsi se comprend-il, observe-t-on encore, que nombre de neocons, mais aussi les R2P d’Obama, se placent en position d’influencer décisivement la politique étrangère d’une ‘administration Biden’ installée d’ores et déjà par l’arrêté sacré d’une intervention divine. Tout cela dépend, pour être pris au sérieux, de la narrative qu’on doit prendre au sérieux.

Et pourtant, l’on s’agite en tous sens

Il existe bien entendu un important volet concernant le refus de Trump d’accepter le résultat de l’élection et le développement de ses plaintes pour fraude. Le fait que ce soit Trump qui envisage ce type d’action n’est pas à notre avis une preuve absolue, sinon hystérique, de l’innocence virginale de Biden et des démocrates. Pourtant, cette affaire passe dans le même circuit que celui de l’élection elle-même, du type « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! », selon un jugement et une appréciation qui répondent à une sorte de pandémie d’une schizophrénie collective qui semble réserver un monde à part où Biden est déjà président et où triomphe le paradis progressiste-sociétal.

Personne ne semble s’intéresser, par exemple, aux déclarations officielles de l’organisme chargé d’organiser le transfert des pouvoir, le General Service Administration (GSA), qui nous avise qu’aucune appréciation de la situation n’a encore été faite qui puisse laisser penser qu’un acte dans ce sens puisse être envisagé, cela voulant nous dire que, non, la position de Biden (gagnant ? Gagnant sur toute la ligne ? Gagnant comme jamais ?) n’est pas (encore ? Pas encore ? Pas si sûr ?) officiellement considéré de quelque façon que ce soit. Simplement, lorsqu’on évoque cette position de cette GSA, on vous glisse, avec une discrétion de serpent, que l’actuelle directrice de cette administration a été nommée par Trump en 2017 ; bref, le délai de quarantaine étant passé, on peut dire que tout ce qui vient du gouvernement n’a aujourd’hui aucune valeur, puisque Trump regnante et la haine antitrumpiste et diffamatoire vigilante.

Il y a divers articles, de la sorte que la Grande presseSystème et les réseaux TV-Infos alignés se gardent bien de considérer, pour mettre en évidence l’importance potentielle, mais rapidement en cours d’opérationnalisation, de l’action légale contre la fraude. Pour l’instant, il s’agit notamment d’un ordre de la Cour Suprême (SCOTUS) concernant le décompte des votes par envois postaux dans le Wisconsin, dont des tranches importantes doivent être mises de côté pour enquête de traçage et de vérification. Cette première intervention de SCOTUS est désormais officiellement appuyée par un “amicus brief” de dix ministres de la justice républicains de dix États.

Du côté de l’administration, le ministre de la Justice Barr s’est décidé, après des hésitations renvoyant à une situation incertaine où les ordres de Trump sont parfois sans effets, à lancer une enquête officielle sur cette question des fraudes. Il l’a fait après une rencontre, lundi matin, avec Mitch McConnell, sénateur réélu, chef de la majorité républicaine au Sénat, et aujourd’hui considéré, du fait de la puissance et de la stabilité de sa position, comme l’homme politique le plus puissant à Washington. McConnell, qui est désormais à 100% derrière Trump, a sans nul doute conseillé fermement à Barr de suivre les instructions du président. On peut donc en déduire que le parti républicain est aujourd’hui dans une manœuvre de complet regroupement autour de Trump et appuie ses actions de contestation du processus électoral. Là aussi, il y a sortie de ‘confinement psychologique’ des 4-5 jours suivant l’élection, pour mesurer combien l’affrontement qui se dessine sera un affrontement à mort qui déchirera le Système lui-même... (Un vieux classiques des totalitarismes, cela : Hitler et la SS éliminant la SA, stalinistes contres trotskistes et purges staliniennes saisonnières en URSS, etc.)

Trump lui-même, montre bien qu’il a conscience et qu’il profite de ce soutien. Outre le déblocage du côté de Barr, il a agi avec vigueur et même violence lundi contre son secrétaire à la défense Esper, qu’il a limogé, cet acte entraînant des départs d’autres dirigeants du Pentagone proches d’Esper. Trump a nommé ou va nommer des hommes à lui, par intérim dans la situation présente mais certainement pas placés là comme bouche-trous, plutôt avec des consignes de durcissement interne là où cela peut être fait au Pentagone. Pour l’auguste WSWS.org trotskiste, qui poursuit sa croisade hallucinatoire de l’antifascisme antitrumpiste, cette action est un ‘contre-Coup’ de Trump pour écraser le ‘scrutin populaire’ du 3 novembre et établir son régime fasciste, – qui était pourtant d’ores et déjà établi par le susdit Trump, mais à partir de personnes (Esper & Cie) qu’il liquide désormais en vitesse...

Quoi qu’il en soit des enluminures postmodernes, l’épisode montre que Trump est loin d’être paralysé, même dans son gouvernement – alors que l’on clame partout que, Biden étant ‘élu’, le gouvernement de Trump n’est plus autorisé à exister, –  et que les coups sont donnés dans tous les sens. On en déduit qu’aucune force ni aucun regroupement n’est à l’abri des craintes habituelles des périodes de Grand Troubles. (« Cette référence mythique et terrible, le “Temps des troubles” du début du XVIIème siècle [en Russie], ou Smutnoye Vremya [voir le 10 juillet 2013]. »)

Il s’agit donc d’une énorme partie, qui a du temps pour se jouer, peut-être pour un premier épisode, et fixer une position officielle sur le statut de l’élection, sa légalité, etc. Ce ‘premier épisode’ peut au plus court être envisagé jusqu’au 8-12 décembre (désignation des Grands Électeurs), et peut durer jusqu’autour du 6 janvier 2021 dans son interaction avec le Congrès, comme tentent de l’expliquer nombre de textes sur les circonstances et les possibilités d’évolution, d’une inextricable complication ...

La philosophie « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! » devra donc trouver, dans le cas quasiment inévitable d’énormes complications supplémentaires élargissant le champ et la chronologie de la bataille, une autre preuve irréfutable d’un autre type d’intervention divine. Nos dirigeants (européens, certes, de la basse-cour BAO) ont à cet encore en réserve beaucoup du grain d’assentiment à moudre pour nous démontrer leur parfaite inadaptation, la déformation monstrueuse de leurs jugements qui les a fait se distinguer pour occuper leurs places. Ils n’ont jamais rien compris aux USA, et il est probable qu’ils ne comprendront rien à la désintégration des USA.

Un texte de James Kirkpatrick donne une idée des difficultés extraordinaires de la situation : « Pas de capitulation ! Trump ne doit pas concéder la défaite, quoi qu’il lui en coûte ». Dans ce texte, et pour mesurer les enjeux et mettre les responsabilités au net, Kirkpatrick place Trump devant les siennes :

« Le président Trump a également des pouvoirs qu’il peut utiliser pour changer l'environnement politique, notamment en détruisant les institutions hostiles et en déclassifiant les documents que l’État profond ne veut vraiment pas rendre publics ni voir rendre publics. [Reflections on the late electionpar Curtis Yarvin, Gray Mirror, November 8, 2020].
» Si ce système totalement faussaire et pourri doit faire tomber le président Trump, le président Trump peut aisément le faire tomber avec lui.
» On peut dire que si le président Trump avait eu la volonté de faire cela, il ne serait pas dans ce pétrin. Il n’a pas mis au pas les grandes compagnie de technologie numérique (les GAFAM, ou ‘Big Tech’). Il n'a pas nettoyé la bureaucratie pour la peupler de personnes qui lui soient loyales. Il a engagé sans relâche des ennemis pour développer ‘sa’ politique et il a ensuite paru surpris lorsqu’il s’est découvert trahi par eux.  Il a gouverné comme un républicain conventionnel tout en parlant comme un nationaliste, le pire des deux mondes [The Tragedy of Trump, par Gregory Hood, American Renaissance, 16 novembre 2018]. »

Les limites de SCOTUS

Pour tenter d’être plus précis, on observe que, dans cet affrontement intra-USA qui secoue le monde, la Cour Suprême des Etats-Unis (SCOTUS) pourrait avoir en principe à tenir un rôle fondamental, – un rôle “suprême”. On serait tenté de s’y agripper, comme à un élément stable, mais on n’y trouverait finalement aucune certitude. Cette éminente institution qui semblerait pouvoir représenter l’image mythique de ce que madame de Staël définissait pour son ami Jefferson comme une quasi-perfection de la Raison (« Si vous parvenez à détruire l’esclavage dans le Midi, il y aura au moins dans le monde un gouvernement aussi parfait que la raison humaine peut le concevoir ») est loin, très loin d’être à l’abri des tensions couardes et traîtresses qui parcourent le monde de la direction de l’américanisme. Le seul facteur qu’on croirait stable ne le serait-il pas du tout ?

Martin Sieff, excellent analyste de la vie politique de Washington D.C., vieux routier du vrai journalisme US sans être nécessairement un antitrumpiste rabique, est d’avis que Biden finira par  s’imposer, y compris dans l’imbroglio constitutionnel en cours. Pour appuyer ce dernier aspect, il nous livre son analyse de la fragilité psychologique et pathologique de la Cour, – un facteur dont nous ne savons rien du parcours qu’il va suivre par rapport à l’évolution de la situation mais qui convient dans tous les cas pour verrouiller l’analyse d’une situation toute entière jetée dans le désordre...

« Enfin, la Cour Suprême des Etats-Unis, – sur laquelle le président a cherché si longtemps à établir une majorité conservatrice qui pourrait maintenir sa ligne comme sa forteresse de soutien, – ressemble de plus en plus à la ligne Maginot qui, en mai 1940, n’a pathétiquement pas réussi à ralentir une seconde l’invasion nazie en France. La Wehrmacht allemande est simplement passé par le flanc découvert, sur l’Ouest.
» De même, la Cour Suprême est déjà terrorisée. Elle va être entraînée dans des affaires traitant de l’élection avec la plus grande réticence. Elle est terrifiée à l’idée d’annuler des décisions rendues par des tribunaux fédéraux de pouvoirs inférieurs à dominante politique progressiste.
» M. Biden a déjà annoncé son intention de créer une commission pour “réformer” la cour. Dans la pratique, cela signifie qu’il faut élargir la Cour actuelle de neuf membres en y ajoutant au moins quatre et peut-être six juges supplémentaires pour s’assurer que la majorité conservatrice actuelle de six à trois membres se transforme immédiatement en une majorité libérale/démocrate claire qui fera respecter le droit à l'avortement à la demande dans tous les États-Unis...
» Cette expansion des tribunaux est susceptible de se faire de toute façon. Mais qu’elle ait lieu ou non, le juge en chef John Robert, – une nomination du président George W. Bush, toujours stupide et inepte quand il le faut, – a déjà fait savoir qu’il n’a aucun goût pour se trouver dans l’œil du cyclone. C’est ce qui s’est passé il y a 20 ans, lorsqu’un seul vote de la Cour suprême a fait de Bush Jr., le candidat républicain contre le démocrate Al Gore, le nouveau président des Etats-Unis. »

A la fenêtre, Moscou voit un changement de temps

Il n’est pas assuré, si l’on fait les comptes, que tout le monde dans le reste du monde se soit jeté imprudemment, selon un comportement politique aberrant et répondant à un consternant affectivisme d’adolescent (on parle ici précisément pour l’Europe), dans la philosophie du « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! » comme s’il s’agissait d’un bain de Jouvence pour les “jeunes de 7 à 77 ans”, – ce qui laisse Biden parmi les jeunes pour encore quelques mois. Dans tous les cas, cette prudence caractérise l’attitude des gouvernements russe et chinois, ce qui représente un poids considérable. Ces deux gouvernements montrent, dans tous les cas officiellement, une extraordinaire prudence. Cette attitude est due à deux facteurs principaux et à des attitudes conséquentes :

• Le principe, sacré pour eux, du non-interventionnisme dans la situation intérieure des États souverains. On comprend que cette vertu souverainiste suprême joue encore plus lorsqu’il s’agit de “la seule superpuissance au monde”, les Etats-Unis d’Amérique en train de s’écrouler dans une superbe débauche de délire, de constructivisme-narrativiste, de production échevelée de simulacres dans tous les sens, etc. Même la Chine, qui a pourtant maille à partir avec Trump et qui ne serait pas si mécontente que Biden l’emportât, d’autant qu’elle tient la famille (les Biden) assez fermement par où l’on pense, se garde bien de profiter de la séquence.
• Poutine, lui, montre une prudence inouïe et ironique, campé dans sa vertu non-interventionniste, et de plus en plus durement interpellé par la presseSystème des USA bien entendu, qui dénonce depuis 5 ans son interventionnisme dans la politique US, pour son refus d’intervenir dans la politique US en ‘reconnaissant’ la musique « On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! ». Si l’on a du temps à perdre, on peut sourire d’une ironie fatiguée à ce propos... Le vice-ministre russe des affaires étrangères Riabkov a ainsi défini l’évolution de la situation US pour la Russie : « Nous n’avons eu et n’avons aucun contact avec l’équipe Biden. Nous traitons cela comme un changement de temps en-dehors de chez nous, à observer de notre fenêtre. »
• Mais il y a aussi, dans cette réserve vertueuse commune aux deux pays, la Chine et la Russie, une extraordinaire attention tactique, le choix des deux pays alliée dans une tactique également commune, de se tenir à distance de ce super-volcan en train d’exploser que sont aujourd’hui les USA pour le reste de la planète, pour tenter d’y comprendre quelque chose, tenter de voir vers où soufflera l’ouragan tourbillonnaire de la tempête lorsque la tempête consentira à commencer à prendre forme. Là où Gorbatchev nous menait paisiblement à la fin du communisme, nous nous trouvons dans une phénoménale ‘Rave Party’ globaliste qui se moque de toutes les mascarades du monde, Covid19 ou pas, pour s’emporter dans une formidable perte de toute mesure et de tous les sens d’une orientation bien tempérée.

La comptine de nos élites ZZ

Il ne suffit plus d’affirmer la fantastique puissance déstructurante de cette crise, surtout au niveau de la communication, donc de la perception et de la psychologie ; l’incroyable cheminement de plusieurs, et dans tous les cas (au moins) de deux ‘réalités objectives’ complètement antagonistes et insupportables l’une à l’autre, et pourtant mises dans la même séquence événementielle (la réalité de la vérité-de-situation) avec impossibilité de ne pas se voir l’une l’autre, – et pourtant l’une et l’autre ne se voyant pas, refusant de se voir, ou ne pouvant pas, comme l’on dit lestement, ‘se voir en peinture’.

D’autre part et dans le même sens, il ne suffit décidément plus et pas du tout de se battre pour que Trump l’emporte finalement, ou que ni Biden ni les démocrates-démoniaques ne l’emportent, ou bien encore pour ceux qui croient à cette comptine, qu’il est important, surtout moralement, qui est le domaine de prédilection pour élever son esprit, que Trump soit empêché de poursuivre son action à la Maison-Blanche. Tout cela n’a aucune importance dans l’ordre de magnitude et d’immensité où cette Grande Crise nous a déjà enlevés et, pour certains dans tous les cas, élevés.

Certainement, ce qui précède, nous le sentons et même le savons, – et peut-être même avons-nous procédé volontairement pour qu’il en soit ainsi, – donc ce qui précède décrit une situation d’un extraordinaire désordre totalement hors de contrôle, sans la moindre parcelle de proximité avec les comptines que nous rabâchent quotidiennement les mille nuances de la bêtise cosmique de notre corps de journalistes appointés, ici en Europe comme là-bas aux USA, nous décrivant les débuts de la ‘présidence Biden’ comme on va dans les salons triomphants d’une époque hors-Covid (Covid vaincu et éradiqué, s’entend). Ces ‘agents de propagande’ du Système tous habillés-standard, sont comme leurs émules, ils volent en escadrilles.

Le problème général est donc bien celui de la perception, de la capacité de s’approcher de la réalité pour atteindre à un pan de notre fameuse “vérité-de-situation”. Nos lecteurs réguliers, ceux qui suivent dedefensa.org avec une certaine attention, savent que nous déterminons précisément des lignes de réflexion et proposons des références en fonction de la situation, c’est-à-dire de la rapidité du changement de la situation, et donc de la rapidité de variabilité du contenu de la “vérité-de-situation”.

Nous pensons que, plus que jamais, et cela évidemment très logiquement puisqu’il s’agit d’une évolution à la fois de l’état de l’esprit et du jugement de l’esprit, il faut veiller à élargir les références du jugement à des facteurs sortant de l’emprisonnement où la modernité a mis l’esprit durant ces trois derniers siècles. Nous ne cessons de signaler les choses dans ce sens dans nos remarques, nos analyses, etc., comme dans ce texte ou cet autre texte par exemple, pour ces deniers jours. Tous ces actes d’écriture sont posés bien entendu en pensant à cette situation de Grande Crise cosmique dont les USA sont l’épicentre et dont tous les compartiments sont entrelacés malgré l’incroyable situation de compartimentation et de cloisonnement que les pathologies de nos psychologies nous engagent à suivre, avec l’aide de nos hyper-technologies confiées à des petites mains milliardaires érigées en censeurs.seuses.

Dans sa dernière parution, Tom Engelhardt écrit ceci, que nous laissons dans sa langue originale (*), pour respecter la compartimentalisation et rendre mieux compte de son existence à partir d’une réflexion d’un homme qui est pourtant aussi farouchement antitrumpiste qu’on peut l’être à Bruxelles ou à Paris. Tout ce qu’Engelhardt, avec toute l’estime que nous lui portons et récemment répétée,  écrit à propos de la situation US (“tout se passe chez nous comme si rien d’autre que notre chaos interne n’existait dans le monde”), pourrait être complètement adapté et repris à propos de notre situation...

Cela pourrait être dit, quasiment au mot à mot, de notre obsession-Covid19 et de la façon dont nous expédions dans le rayon des comptines pour enfants la crise USA2020 en acceptant la comptine qui nous endormira le mieux, nous autres dirigeants, commentateurs, esprits éveillés. Au bout du compte, il reste qu’il s’agit de vous dire l’état du monde selon un discours fait de véritables crises de nerfs du simulacres et de Politiquement-Correct pour que, – surtout, surtout, c’est si important pour la comptine qui berce nos élites ZZ bien plus que nous encore, pauvres pêcheurs qui ne savons rien du Complot Ultime,  – pour que surtout la perspective ne soit pas trop lugubre pour notre conception du monde, à l’endroit ou à l’envers, aux USA-2020 et dans le monde-Covid19, pour le but suprême de la sauvegarde de la catastrophique Modernité...

Voici donc ce que dit Engelhardt à propos de la situation de la communication aux USA, dans l’état actuel de leur crise :

« Let’s face it, Election 2020, that wild ride to hell and back, took up every inch of space on the media landscape, vote by vote, one outrageous moment after the next, one edge-of-the-seat state count after another. In these last weeks, if you happened to be anywhere in the United States, it wouldn’t have been hard to believe that there was no world out there, nothing but Donald Trump, Joe Biden, Kamala Harris, Mitch McConnell, and outrageous presidential statements and lawsuits to the horizon and back
» As it happens, however, a world beyond The Donald, his crew, and the chaos they continue to create does exist. Believe it or not, elsewhere on this Covid-19-icized planet of ours, things are still happening. Of course, if you live in this country and aren't among the 47% of Americans who voted for you-know-who, you may be feeling somewhat cheerier this week. Even if you're still living amid soaring coronavirus cases and thinking about what will surely be some kind of a future gridlocked Washington, the world out there has probably remained far away indeed. » (*)

Pour notre cas et dans l’esprit que nous explorons, nous reprenons un extrait d’une publication d’il y a deux jours, après avoir étudié l’état de notre cosmologie et de notre théologie par rapport aux nécessités de nos psychologies pathétiquement écrasées dans le chaos pathologique de Covid19-USA2020. Dans ce cas, cette reprise est pour signaler et répéter combien nous jugeons que la question de la platitude du monde, au MoyenÂge et aujourd'hui comme moyen de l’évolution salutaire du référencement des perceptions, concernerait également cette tragédie-bouffe cosmique autour de “D.C.-la-folle” & Cie :

« L’exploration de telles conceptions, à la lumière pressante de la Grande Crise, est aujourd’hui un exercice qui n’est plus seulement accueillies par les glissades sardoniques-sarcastiques des Grands-Sachants qui n’ont comme argument pour leur discours, que la poursuite sans fin des mêmes erreurs et s’interrogent pour savoir si cela suffira pour aller jusqu’au terminus. Dans son dernier livre (‘Des vérités devenues folles’, éditions Salvator, 2019) Remi Brague écrit, après avoir plaidé coupable d’avoir émis, “par ailleurs, la thèse assez provocatrice que ce dont nous avions besoin était un nouveau Moyen Âge” :
» “... Je prétends que la vision moderne qui est la nôtre s’avère viciée, de sorte que tout ce qui pourrait s’y rapporter serait désespérément déformé. Je voudrais plutôt renverser la perspective et plaider pour une sorte de retour à une sorte de Moyen Âge. J’ai pris la précaution de dire à deux reprises ‘une sorte de’, afin d’éviter les malentendus et les caricatures… [...]
» “Ce n’est pas une question de goût ou de choix, mais une nécessité, pour peu que l’humanité éclairée veuille résister à la tentation du suicide et survivre à long terme...”
» Peut-être certains jugeront-ils que nous sommes loin de Biden et de Trump ; pas sûr, ça... Dans tous les cas, nous sommes proches de Lind et de son texte, publié le 10 novembre 2020 sur le site TraditionalRight.com, et de cette citation du Psaume 42, qui pourrait peut-être trouver, à la fois d’une façon extrêmement bouffe et d’une façon tout à fait tragique, sa place au milieu de l’étrange désordre, dans cette étrange époque, esclaves étranges de notre intelligence si étrange : “Comme le cerf soupire après les sources d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu !” »

Pour l’instant, on en reste là. Il apparaîtra évident à certains esprits plus ouverts que la norme convenue qu’il est tout simplement impossible de poursuivre notre réflexion dans la prison verrouillée à double tour de la pensée qu’impose le Système qui tente désespérément de survivre à son effondrement. Effectivement, il ne suffit plus, pour s’en sortir, de changer les transats de place sur le pont de plus en plus incliné du Titanic basculant aimablement vers les profondeurs des poubelles en forme d’iceberg de l’histoire de la modernité.

 

Note

(*) Pour la facilité de la chose, une traduction-adaptation en français de l’extrait du texte d’Engelhardt :

« Soyons réalistes, l'élection 2020, cette course folle d’aller-retour vers l'enfer, a kidnappé chaque centimètre d’espace et de bruit dans le paysage médiatique, vote après vote, d’un moment scandaleux à l’autre, d’un comptage d’un État à un autre. Ces dernières semaines, si vous vous trouviez n’importe où aux États-Unis, il n'aurait pas été difficile de croire qu'il n’existait aucun autre monde que celui des Donald Trump, Joe Biden, Kamala Harris, Mitch McConnell, des déclarations présidentielles scandaleuses, des poursuites judiciaires, pour envisager des allers-retours jusqu’à l'horizon.

» Il se trouve cependant qu'il existe un monde au-delà du Donald, de son équipage et du chaos qu'ils continuent à fabriquer. Croyez-le ou non, ailleurs sur cette planète où règne Covid-19, des choses se passent encore qui ne concernent pas les élections aux USA. Bien sûr, si vous vivez dans ce pays et que vous ne faites pas partie des 47 % d'Américains qui ont voté pour qui-vous-savez, vous vous sentez un peu mieux pour un instant en réalisant cela. Mais non, même si vous vivez au milieu de cas de coronavirus en pleine expansion et pensez à l’avenir dans notre Washington complètement bloqué, le monde est probablement resté très éloigné. »

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L’important, c’est de ne pas gagner...

Par info@dedefensa.org — 12 novembre 2020 à 00:00

L’important, c’est de ne pas gagner...

12 novembre 2020 – Tout le monde répète à satiété la phrase fameuse du baron Pierre de Coubertin et personne n’y croit : « L’important, c’est de participer » ; laquelle, pour être complète, devrait être : « L’important n’est pas de gagner mais de participer ». Tout le monde la répète et personne n’y croit, simplement parce qu’il n’y a rien de vrai là-dedans par Les Temps Modernes qui vont et courent et vont, même si on inverse le sens comme nous fait croire le clin d’œil des cyniques de caniveaux et de si bas niveau : “L’important c’est de gagner, pas de participer”.

Tout se résume, tout s’affirme et clôt le débat sur cette affirmation négative, complètement improbable, – à la limite de l’absurde et de l’inacceptable incertitude, n’est-ce pas, par “Les Temps Modernes qui vont et courent et vont” :

« L’important, c’est de ne pas gagner...»

Je dis cela en hommage aux deux vaillants lutteurs complètement à contrepied et à contre-emploi, qui se débattent dans les faux-semblants et les faux-fuyants, et les fausses nouvelles bien entendu, qui se détestent et se méprisent, qui se haïssent comme il importe de faire, et qui pourtant ont en commun de ne pas comprendre ce qu’ils font et pourquoi ils le font : Donald Trump et Joseph Biden. Ils font certainement pour la première fois dans l’histoire du monde, et peut-être pour la dernière fois, l’élection de la personne (homme-femme et inversement) la plus puissante du monde, sans que cela importe sur la valeur de cette puissance, sinon par l’inversion. Chacun, ils travaillent avec une rage forcenée et un recours au Simulacre et aux conséquences du Simulacre pour l’emporter, et leur poussée participe avec une formidable ferveur à la destruction de l’ensemble.

Désormais, si l’on veut, l’un ou l’autre peu importe, ils ont conduit au terme de sa puissance, à l’extrême de sa puissance, au travers du simulacre et de la manipulation de la communication, la capacité de puissance du Système. Peu importe qui gagnera (qui l’emportera), car celui ou celle qui l’emportera ne pourra qu’acter l’impuissance de cette puissance et l’inutilité affreuse de cette victoire, l’impossibilité de faire admettre par la machinerie du Système la vertu normative de l’affirmation ultime de la puissance du Système, mais au contraire la nécessité suicidaire de cette affirmation ultime.

Le maître du Complot, Klaus Schwab, l’homme de la Davos Crowd comme l’appelle Tom Luongo ou dans tous les cas son porte-parole, – je préfère cette deuxième définition de sa fonction, cela faisant de lui, en bon faux Suisse de langue alémanique et vrai Allemand post-Hitler, le ‘dictateur’-à-la-Chaplin qu’il est puisqu’organisateur de la chose, – K.Sh. vient donc de dire, une fois de plus pour tenter de nous faire bien comprendre la chose, que rien ne redeviendra comme avant parce que le Complot (sic) a vraiment réussi :

« “Beaucoup d’entre nous se demandent quand les choses vont revenir à la normale”, écrit Schwab.
» “La réponse lapidaire est : ‘jamais’. Rien ne reviendra jamais au sens ‘brisé’ de la normalité qui prévalait avant la crise parce que la pandémie du coronavirus marque un point d'inflexion fondamental dans notre trajectoire mondiale”. »

Alors, bien sûr qu’il faut un “redémarrage” (un reset). Quand la voiture est en panne, on la fait redémarrer, même si la panne est provoquée (vous savez, “le coup de la panne” qui vous fera passer devant le Grand-Tribunal des MeToo). Dans tous les cas, et c’est cela qui importe, c’est une panne de très-grand luxe, de la seule voiture de grand luxe possible pour cette foule chamarrée et clinquante-cliquetante, la Rolls modèle-Complot si vous voulez, produite et vendue à un seul exemplaire.  C’est vous qui l’avez achetée puisque vous êtes milliardaire dans la Davos Crowd : pensez-vous que vos milliards, qui vous donnent les moyens convenus d’acheter cette Rolls-unique du modèle Complot, vous donnent le savoir-faire du mécanicien ? Consultez donc le mode d’emploi de la chose, livré gratuitement avec la caisse.

Curieusement, ou plutôt de façon primaire, les adorateurs du Complot, ceux qui assurent le détester pour mieux l’adorer, diront de ces mots du ‘maître des horloges’ de Davos qu’ils sont un cri de triomphe. Il est difficile de leur donner raison. On ne change pas un Complot qui gagne en en révélant sa vérité-de-situation puisque la révélation de sa Victoire est la démonstration de sa Défaite. De même qu’un “correspondant” devenu agent double manipulé par un officier de renseignement, et souvent estimé sinon aimé par lui, ne doit pas être arrêté par ces connards-flics du contre-espionnage (FBI, MI5 et DGSI) ; puisque son succès dépend de son anonymat en tant qu’agent double, son arrestation qui est brandie comme une victoire par les connards-flics est en fait une Défaite sans retour de la manipulation. Un Complot qui gagne et dont la Victoire est acclamée est un Complot qui ne laisse pas dire, par l’évidence de son habileté, qu’il fut et reste un complot dont nul ne connaîtra jamais le mot de la fin.

Venu du haut de la montagne de Sisyphe, mythe inversé par le Principe de Peter, pourquoi n’entendrais-je pas ces mots du porte-parole de la Davos Crowd exactement de la façon dont ils résonnent à mes oreilles, – comme le cri furieux de dépit du constat qu’arrivés au sommet, on est forcé de conclure à l’échec puisque les conditions-simulacre du complot se défont pour faire apparaître les conditions terribles de la Chute qui s’ensuit nécessairement. Cela, les adorateurs du Complot qui disent le dénoncer, – dénoncer pour mieux détester  et détester pour mieux adorer, – n’en conviendront jamais parce que ce serait convenir qu’ils ne sont rien, comme le Complot lui-même. Les adorateurs dissimulés du Présent perpétuel que l’on peut détester perpétuellement, qui en sont ses adorateurs dissimulés, ne se remettront pas de l’effondrement du Présent-Perpétuel.

Ce qui importe dans cette bataille de Lilliputiens qui se prennent pour des Gullivers qu’est la Grande Crise dans son parcours actuel et fondamental, – ce qu’est le paysage américain présent-perpétuel en liquidation, – c’est qu’il s’avère éclatant qu’ils ont poussé la machine, chacun dans un sens qu’il juge important, aux limites bombastiques de sa puissance ; tout en haut du sommet du mythe de Sisyphe ainsi vaincu, pour découvrir qu’y parvenir ne sert à rien et, pire encore, montrer et démontrer à tous que cela ne sert à rien, – et qu’ainsi le mythe vaincu l’a emporté puisque le Complot pour le vaincre n’a réussi qu’à démontrer qu’il n’est qu’un Complot, – vil mot pour dire Simulacre, qui fait plus élégant, plus-Place Vendôme où il y aurait Le Café de Flore si vous voulez.

Il y a une phrase de la présidente Claire Underwood (Robin Wright), dans la dernière saison de House of Cards, la saison du tonnerre roulant de Notre-Crise, après que Spacey-Underwood ait été viré dans la vraie Vie-Simulacre pour des accusations de harcèlement sexuel qui se révélèrent fausses devant les tribunaux, et alors que l’ouragan LGTBQ/MeToo (Black Live Matter) se soit déchaîné sur l’Amérique en même temps que l’incroyable haine antitrumpiste, – il y a une phrase de la présidente qui compte bien plus que ses simagrées de victoire du sexe-ex-faible sur le sexe d’en face.

Cela se passe à ce moment du récit où Claire a enterré son mari, le président démissionnaire Frank Underwood, elle-même vice-présidente devenue présidente. Une complice aussi tordue-tenace qu’elle, qui lui présente ses excuses extraordinairement hypocrites d’avoir été forcée de ne pas être présente à la cérémonie de l’inhumation présidentielle, lui demande si elle a parlé lors de cette cérémonie ; et Claire comprend parfaitement de quoi il s’agit, de la Parole de Dieu selon nos arrangements de religion. Elle dit alors qu’elle a choisi le Psaume 42.

– Vous avez bien fait, c’est un des plus beaux : « Comme le cerf soupire après les sources d’eau,... »
– «...ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! », oui c’est celui que je préfère...
– Mais dites-moi, Claire, est-ce qu’il vous manque ?
– Dieu ? Il me manque tous les jours.

La beauté de l’échange se trouve dans cette imprécision extraordinaire de la complice : “Est-ce qu’il vous manque ?” ; et l’on ignore si la complice parle de Frank Underwood, le défunt, ou de Dieu, à propos duquel soupire une âme au Psaume 42 ; et Claire Underwood comprend, ou feint de comprendre que nous importe, qu’il s’agit de Dieu. Ce qui lui importe est bien de dire qu’elle n’a que faire des passions et des souffrances humaines, lorsqu’il s’agit de l’âme et lorsqu’on est arrivé au sommet de la fausse-montagne de Sisyphe.

Alors l’on pèse ce fait amer et horrible, qui fait de la Révélation un simulacre de la Repentance : le Complot n’était donc lui-même qu’un Simulacre, et ainsi, moi qui ai cru disposer de la puissance du Savoir, ainsi me voilà seul, – à moins que..., – certes, « Dieu est en réparation » disait Céline, mais Dieu n’est pas une Rolls, tout de même... C’est comme une parodie de la parole de Stanley retrouvant Livingstone au cœur de l’Afrique à coloniser par l’Ogre d’Occident : “Doctor Complotism, I suppose ?” Mais Stanley, – un autre “Mais” à ce propos, – bien qu’il en eut diablement selon le salaire du New York Herald, ne parvint jamais à se prendre pour Dieu.

Coubertin avait donc tout compris : surtout, surtout ne pas gagner, ne pas avoir raison, surtout, surtout, ne pas regarder le vide de l’En-Soi qui se prend pour le Prophète annonçant l’accomplissement du Complot-en-soi. C’est pousser comme cette sorte de cri d’un oiseau soudain privé d’ailes, dans son vol Over the Cuckoo’s Nest. Nous n’avons pas la Sagesse de l’oiseau évitant de s’aventurer dans cette sorte de vol sans s’interroger à ce propos, Sisyphe devenu Prométhée, et décidant, surtout, surtout, de n’en rien savoir en décidant de ne point voler pour cette fois.

“Sinon Dieu, mes ailes me manquent chaque jour”, nous dit le tyran, Complot Premier-et-Dernier, Complot consacré et guillotiné à la fois. Il n’a pas la Grâce de l’oiseau, puisque Sagesse et Grâce sont comme les deux ailes du même vol initiatique.

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A-t-il échoué ?

Par info@dedefensa.org — 12 novembre 2020 à 00:00

A-t-il échoué ?

L’Homme orange à la mèche blonde a-t-il réussi à réaliser ses promesses de campagne?

Il avait été porté au pouvoir par les Deplorable qui l’ont choisi pour son programme de l’emploi fondé sur la ré-industrialisation du pays et la réduction des interventions militaires dans le reste du monde, consommatrices d’une bonne part du budget fédéral sans bénéfice pour eux.

Déficits

L’Homme orange avait axé sa politique sur l’augmentation des tarifs douaniers appliqués aux produits importés de Chine. Le déficit commercial des Usa a connu un record en 2018, 621 milliards dont 419, 2 pour la seule Chine soit une hausse de 12% par rapport à 2017. L’inflexion de 1,7% du déficit vis-à-vis de la Chine en 2019, accompagnée d’un recul des exportations étasuniennes, signe davantage un ‘recul d’activité’ qu’un effet tangible des taxes douanières. Les Usa ont importé moins de matériaux destinés à l’industrie manufacturière (-9,3%) illustrant la récession dans cette activité. L’importation des biens d’équipement (informatique et télécommunication)  a diminué, montrant le peu d’empressement des firmes à investir et produire.

Ces baisses, très notables, sont donc bien antérieures à la ‘crise’ économique que l’on peut imputer à la pandémie de la Covid-19.

En 2019, les importations depuis le Canada (+41,9%), le Mexique (+26%) et le Vietnam ont grimpé, ce qui a aggravé le déficit global.

La pandémie a plus que pulvérisé en 2020 les quelques points de déficit avec la Chine grignotés grâce à la politique ‘tarifaire’ agressive de l’Homme orange. Pourtant, la Chine a acheté massivement du minerai de fer et des circuits, faisant fondre son bilan commercial positif, pour répondre à la reprise d’activité industrielle nette au deuxième trimestre. Les derniers chiffres publiés par la Douane chinoise font état d’une augmentation de son excédent commercial avec les Usa de $ 30,75 milliards, soit + 18,8% en un an en données corrigées.

 Emploi

Les Usa ont enregistré un gain net de 400 000 emplois ‘manufacturiers’  de novembre 2016 à mars 2020. 75% de cette augmentation a bien eu lieu avant que n’ait été appliquée la nouvelle tarification douanière à l’encontre des produits chinois entrée en vigueur en juillet 2018. C’est à partir de juillet 2018 qu’a débuté le ralentissement de la croissance de l’emploi, la production manufacturière avait pour sa part culminé en décembre 2018.

A partir de janvier 2020, les usines ont commencé à licencier en masse au premier trimestre bien avant que les Usa n’aient été atteints par la pandémie. Le chiffre impressionnant des démissions de chefs d’entreprise avec 1332 départs entre janvier et octobre 2019 augurait de la récession imminente et déjà perceptible malgré d’énormes bénéfices et des valorisations boursières époustouflantes. Les chiffres de la croissance du PIB ont confirmé le  ralentissement, +2,3%  en 2019 versus +2,9% en 2018 alors que la Fed avait abaissé par trois fois les taux d’intérêt afin de lutter contre cette tendance.

Cette création d’emplois est à mettre sur le compte de la réforme fiscale de Trump très favorable aux entreprises alors que le niveau d’activité était déjà très élevé. Au bout de deux ans, ses effets de la manne fiscale se sont estompés. Néanmoins, le  chômage pour 2019 (tous secteurs confondus), chiffré à à 3,6 %, a atteint des niveaux comparables à ceux de 1969, faisant dire qu’une situation de plein emploi avait été quasiment atteinte. La pandémie a effacé ces gains en grande partie, le chiffre est établi à 7,9% en septembre après une envolée à 14,7% en mai.

Profit

Le raisonnement de l’Homme orange fondé sur une analyse des phénomènes selon une logique de causalité transitive (des plus vulgaires et abandonnée par les plus illettrés des économistes) est plus qu’erroné. Il suffirait ainsi de baisser les importations des produits chinois en élevant les barrières douanières pour que les emplois industriels reviennent à la maison.

C’est oublier que le transfert de l’activité des industries étasuniennes en Chine populaire après les accords de Nixon répondait à un besoin de réduction du salaire des ouvriers, pour augmenter leur profit en raison de la loi d’airain de la baisse tendancielle de son taux. Or depuis quelques années déjà, des géants du textile et de l’habillement avaient déplacé leur fabrication au Vietnam en raison du coût de la main d’œuvre moins élevé qu’en Chine. Les fabricants et des assembleurs en électronique y ont également transféré leur production. L’environnement infrastructurel et fiscal ainsi que les accords commerciaux constituent des critères supplémentaires en faveur de cette délocalisation itérative.

La configuration économique aux Usa est telle que soigner et loger un ouvrier est devenu extrêmement coûteux. 15% du salaire passe dans les assurances maladies, et près de 40% du revenu, c’est ce qu’autorise la législation étasunienne, est consacré à payer la dette  contractée pour payer à crédit son logement. Les Usa sont le pays de l’OCDE qui consacre le budget le plus important à la santé (deux fois plus en moyenne) pour une efficacité non éprouvée. L’équipement et les médicaments coûtent plus cher, il faut assurer une rente aux laboratoires pharmaceutiques et aux équipementiers. Les honoraires des médecins sont également très élevés, il faut rembourser les dettes des études et assurer un revenu confortables aux assurances et aux cabinets d’avocats en cas de litiges. L’industrie du bâtiment ne représente qu’environ 4% du PIB mais elle irrigue l’industrie de la finance par l’endettement des ménages et des entreprises. Si les taux d’intérêts sont très bas, le coût du bâti s’élève davantage, permettant des gains plus consistants aux prêteurs. Une étude de l’OCDE portant sur la situation économique des Usa en 2018 montre que parmi les 20% des Etas-uniens les moins riches, 60% consacre plus que la moitié de leur revenu pour se loger. Comme ils sont pauvres, les prêts sont considérés comme risqués et consentis à un fort taux d’intérêt. Ce travail se conclue par l’observation faite sur les addictions aux drogues. La toxicomanie fait perdre des points de PIB car elle induit des pertes de salaires et de productivité ainsi que par les coûts de prise en charge thérapeutique. Désormais, les ‘surdoses’ sont une cause majeure de mortalité. La toxicomanie est donc un important problème de santé publique mais plus que cela, c’est l’indice que cette société est vraiment endommagée.

Les soldats à la maison

A de nombreuses reprises, Trump a annoncé des retraits des troupes américaines au moins du théâtre proche et moyen oriental et d’Afghanistan. Le nombre de soldats de l’armée étasunienne comme celui des combattants d’armées privées n’a cessé de se contracter pendant son mandat. Sur le dernier et l’avant dernier trimestre de 2020, la baisse a été de 12% en Afghanistan et de 26% pour l’Irak et la Syrie.

Un accord avait été signé à Doha entre un représentant des Talibans et un négociateur étasunien le 29 février à Doha, scellant la fin de la guerre de 18 ans lancée par Bush le deuxième pour venger la chute de trois tours à New York provoquée par deux avions conduits par des Séoudiens en septembre 2001. Voilà une puissance réputée grande qui conclut la paix avec non pas un Etat mais un groupe informel de résistants. A Kaboul, dans le même temps Mark Esper et le Président d Ashraf Ghani faisaient une déclaration commune par laquelle les Usa s’engageaient à soutenir les institutions afghanes, manière boiteuse de  masquer la défaite étasunienne face à une milice de montagnards mal équipés.

Depuis l’assassinat du Général iranien Soulaïmani début janvier 2020 près de l’aéroport de Bagdad, les bases américaines en Irak subissent des attaques redoublées de roquettes très régulièrement de la part de milices irakiennes. Les autorités irakiennes, assez peu légitimes et jouant d’acrobatie avec le voisin iranien dont elles dépendent économiquement et avec l’allégeance portée à un occupant dont tout le monde souhaite le départ, doivent faire face à une révolte populaire débutée en octobre 2019 et maintenant à la pandémie du coronavirus. En septembre 2020, le chef du commandement militaire américain au Moyen-Orient a réduit la présence militaire étasunienne en Irak de 5200 à 3000. Elle s’est renforcée en revanche dans les bases qui lui sont (al)louées dans des pays voisins, le Koweit et l’Arabie aux mains des Bédouins du Nedjd.

Sans en avertir l’Otan ni les forces locales syriennes rebelles subventionnées par les Usa, Trump a décidé de retirer en octobre 2019 mille militaires de l’Est syrien quelques jours avant l’offensive turque contre les Unités de protection du peuple, les milices kurdes YPG. 

Quatre bases ont ainsi été évacuées. L’Homme orange a été aussitôt contredit par un responsable militaire qui a indiqué qu’il ne s’agissait que d’un redéploiement d’une centaine de soldats de forces spéciales.

Toujours plus  pour le Pentagone

 Dès son arrivée à la Maison Blanche, l’Homme orange a accordé une rallonge de $ 54 milliards de dollars au Pentagone, soit 10% de hausse pour l’année 2018. Renforcer l’armée américaine, appauvrie selon lui par son prédécesseur, était une de ses priorités. Cet impératif des Républicains se réalisera en taillant dans le budget d’autres Départements, les Affaires Etrangères (30%) ainsi que celui de l’Agence pour la protection de l’environnement.

Pour l’année fiscale 2019, le budget militaire approuvé par le Sénat a atteint $716 milliards de dollars, 82 de plus que pour l’année précédente. La nouvelle doctrine militaire développée dans la  National Defense Strategy en 2018 a abandonné l’idée de la prééminence de la menace terroriste pour lutter contre les rivaux économiques, la Russie et surtout la Chine.

La loi qui fixe le niveau des dépenses du Pentagone pour l’année 2020 a été adoptée le 10 décembre 2020, elle prévoit de porter les dépenses militaires à 738 milliards de dollars. Elle crée une sixième force, répondant aux vœux de l’Homme orange, celle de l’Espace. Le document de plus de 3000 pages a inclus des dispositions législatives qui entravent la possibilité pour Trump de prendre des décisions intempestives. Le texte interdit de réduire les effectifs en Corée du Sud, de vendre les avions furtifs à la Turquie et d’acheter du matériel ferroviaire à la Chine.

Il ne cite pas les limitations des ventes d’armement imposées par le Lobby israélien au Congrès étasunien. Ce Lobby qui n’existe pas se manifeste pourtant bruyamment actuellement, il est en passe d’obtenir que le F35 ne soit pas vendu aux Emirats Arabes Unis qui viennent de signer pourtant un accord naturalisant leurs rapports avec l’artefact colonial sioniste. Pelosi s’est engagée à garantir la supériorité stratégique à Tel Aviv et à faire perdre des revenus à Lockheed sans cesse renfloués par l’Etat fédéral et donc les impôts des Américains. Il a été calculé que l’entité a reçu depuis sa création près de $295 milliards d’aides directes des Usa, soit trois fois les sommes engagées pour reconstruire l’Europe dans le cadre du plan Marshall. 

Dans l’ensemble, le complexe militaro-industriel a été plutôt satisfait du mandat du 45ème Potus. Le fameux Etat profond qui l’a combattu durant des quatre dernières années n’a pas recruté en son sein même si par moment le chef de l’exécutif s’est pris à déplorer dans des tweets, estimés malvenus par le secrétaire à la Défense, la montée vertigineuse de ses dépenses du Pentagone.

What is wrong ?

L’élection de Trump fut contestée en 2016 mais ce fut le cas pour ses trois prédécesseurs. 

Clinton n’avait recueilli que 43% du vote populaire dans une compétition à trois candidats au cours de laquelle les Républicains ont considéré que G H W Bush s’est fait voler des voix par le troisième, un milliardaire indépendant, Ross Perrot, qui  avait rassemblé sur son nom plus de 19 millions d’électeurs. Clinton a été considéré comme tellement illégitime que deux ans après sa victoire agréée, l’opposition républicaine a réussi à entamer des audiences pour le destituer.

Bush le deuxième est devenu Président sur décision de la Cour Suprême qui a fait arrêter le comptage des voix en Floride au moment où il est devenu favorable à G W Bush d’à peine quelques centaines. Un recomptage complet à l’échelle de tout l’Etat aurait donné Al Gore vainqueur selon une analyse fiable ultérieure. 

Obama a été contesté essentiellement par l’équipe de Hillary Clinton qui l’a attaqué de manière infondée  sur sa non-américanité en raison de son lieu de naissance au Kenya.

Kennedy fut si violemment contesté qu’il en a perdu la tête.

L’opposition à la politique de Nixon a réussi à mener la procédure de la destitution du POTUS quasiment à son terme. Sa mise à mort avait emprunté une forme plus civilisée mais pas moins tranchante, le lynchage par une presse déjà asservie à des intérêts à l’époque mal identifiés. 

Le camp des Démocrates n’a cessé de perturber le mandat de l’Homme orange, organisant des manifestations de grande ampleur contre lui dès sa nomination puis empruntant de façon obstinée une demande de destitution sur des allégations de son intelligence avec l’ennemi russe. Des montages informatiques bidouillés ont tenté tour à tour de révéler une intervention russe de manipulation de l’opinion américaine en période électorale. Puis ils ont permis d’accuser le gouvernement russe de vol de données informatiques depuis le serveur du Parti démocrate. Toute cette mise en scène n’avait de substance que celle octroyée par la presse (intercontinentale) dominante, substance d’un bobard grossier mais avec l’efficace redoutable mais fongible du travail acharné de journalistes appointés pour diffuser de la propagande.

Un seul moment de répit fut accordé à l’Homme orange. Ses louanges furent chantées un court moment lorsqu’il s’était résolu à envoyer une bombe sur un hangar désaffecté en Syrie en avril 2017. Le gazage du peuple syrien qui a servi de déclenchement à cette opération sans lendemain s’est vite révélé un canular joué par des figurants d’Al Qaïda déguisés en ‘casques blancs’ pour le tournage de quelques scènes bricolées sans conviction.

Trump n’a ouvert aucun nouveau front de guerre. Il a tenté de réduire l’engagement de l’armée étasunienne au Moyen Orient. La construction de la base de drones à Agades, considérée comme l’effort infrastructurel le plus important ces dernières années, entreprise sous son mandat avait été décidée sous Obama dans la foulée de la destruction de la Libye. 

Kennedy et Nixon furent sacrifiés sur l’autel de guerres dont ils ne voulaient pas.

Trump est un personnage détestable, xénophobe, soutenu par des chrétiens fondamentalistes encore plus obscurantistes que la secte des Wahhabites. Il s’est odieusement rangé sans le filtre d’une bienséance conférée par la ‘communauté internationale’ du côté des sionistes de Tel Aviv, anéantissant avec brutalité le mythe entretenu depuis 1994 de la possibilité des deux États       en Palestine occupée. Il a supprimé la contribution financière dévolue à l’Unrwa agence de l’ONU qui prête secours aux réfugiés palestiniens, aujourd’hui au nombre de 8 millions.  Il a poursuivi l’appui logistique des Bédouins du Nedjd dans leur agression sociocidaire du peuple yéménite. Il a étranglé le peuple iranien par des sanctions économiques de plus en plus sévères après s’être retiré de l’accord multilatéral sur le nucléaire de l’Iran. Comme un garçon auquel on n’a pas appris les bonnes manières, il a sorti les Usa de l’accord sur le climat de Paris qui jusqu’à présent ne dispose d’aucune contrainte pour faire appliquer ses objectifs. 

Fasciste ?

 Sa qualification de fasciste par les Démocrates et la gauche sociétale est une aberration. 

Le fascisme comme le nazisme tout en affirmant une suprématie raciale et/ou nationale avaient comme objectif une expansion territoriale, celle d’un « espace vital »  à obtenir par des conquêtes militaires. L’abolition des frontières économiques réalisée sous Bill Clinton avec le renfort de l’OMC a transformé toute la planète en terrain conquis ouvert où se déploient les multinationales étasuniennes. Quand les traités n’y suffisaient pas, quelques révolutions colorées ou des bombardements sur des pays non encore intégrés à leur prédation ont parachevé l’affaire. Trump au contraire a souhaité pratiquer une politique inspirée de l’isolationnisme wilsonien. Il s’agissait de rendre à l’Amérique sa grandeur- dont tout le monde constate qu’elle a été perdue. 

Trump, à l’allure et l’expression plutôt clownesque, ne s’affirme pas non plus comme un leader charismatique incarnant l’essence de la Nation et flottant au-dessus d’elle comme un Führer ou un Duce. 

Sous son mandat, la police n’a pas tué plus de civils et pas plus d’Afro-Américains ou de Latinos que sous ses prédécesseurs. Ce n’est pas lui qui a autorisé la police de différents États à acquérir du matériel militaire anti-émeutes.

Il n’est certainement pas plus cynique que Bush le Deuxième ou Obama le Premier et le Dernier dont Biden fut le vice-Président, qui par leurs guerres ont produit 35 millions de réfugiés dans le monde, singulièrement dans le monde arabe et musulman. Parmi eux, certains meurent en mer ou sur des plages, d’autres se transforment en terroristes islamistes de petite pointure, loin d’être aussi performants que les auteurs des attentats dans le métro des décennies précédentes. Biden n’a jamais regretté la destruction de l’Irak et de l’Afghanistan accomplie sous de faux prétextes, Trump a au moins déclaré pour sa part que ce fut une erreur.

Alors, quoi ? L’économique !

 Sans passé politique sinon celui d’un amuseur dans des émissions de télé-réalité, il n’a pas eu l’occasion comme Biden l’a fait au cours de son très longue carrière d’élaborer et de faire voter des lois qui ont jeté des millions d’Afro-Américains comme travailleurs-esclaves dans les prisons privées sous prétexte d’une tolérance zéro vis-à-vis de la petite délinquance. Biden en 1994 avait inventé la perpétuité pour les récidivistes quelle que soit la nature de leur délit, ce qui avait inspiré les ambitions judiciaires de Sarközy et de Dati.

Les Démocrates comme les Républicains n’ont en réalité aucun autre programme que le sauvetage des institutions financières et du secteur de l’immobilier. Ils ne se soucient pas des infrastructures en ruine, des municipalités sans moyens qui vont devoir licencier. L’Homme orange en début de mandat voulait engager pourtant 10 000 milliards à cet effet. En lieu et place, il a fait appliquer un programme d’allègement des impôts de 10 000 milliards sur dix ans pour les firmes, juste retour de l’aide à son élection. Les deux partis ont conclu un accord pour injecter 8 000 milliards sur le marché boursier et obligataire. La Fed va racheter les prêts hypothécaires pourris et les prêts pas moins pourris pour l’industrie pétrolière et du fracking.

Toute la ‘croissance’ depuis plus d’une décennie est allée aux 1%  sous forme de valorisation d’actions boursières exubérante et injustifiée et d’augmentation du prix de l’immobilier.

C’est la manifestation de l’effet de la structure capitaliste de la société, l’américaine en est  l’expression la plus emblématique, inégalitaire et devenue inefficace du point de vue industriel. C’est un capitalisme de rente, la rente des institutions financières qui a transformé la formule A-M-A (argent marchandise argent) en A-A’, A’ supérieur à A.

Cette formule magique de la création de l’argent par l’argent est une illusion. Dans cette représentation d’allure auto-générative, se dissimulent les activités guerrières des Usa.

Trump affiche les convictions d’un archéo-capitaliste, rétif à des guerres sans fin en dehors des guerres économiques pas moins meurtrières mais sans hémoglobine extériorisée apparente. Son équation chinoise ne peut pas dissoudre la projection économique de plus en plus prégnante de la Chine sur les continents asiatique et africain. Elle ne ramènera pas les jobs industriels aux Usa, exit la chimère Chinamérique et place à la Chinafrique. La Chine entreprend des travaux d’infrastructures chez elle et à l’extérieur, l’éducation et la santé sont gratuites. Elle produit par millions des personnes en bonne santé mentale et physique avec de hautes compétences  scientifiques. Elle va consacrer la décennie prochaine à amplifier la recherche et les applications dans les technologies de pointe. Pour l’instant le secteur bancaire est encore sous le joug des pouvoirs publics au service d’un développement planifié. Elle renoue doucement avec sa puissance d’avant les guerres de l’opium. Pendant ce temps, la légalisation de l’usage médical ou récréatif du cannabis est adoptée par de plus en plus d’Etats aux Usa, elle est considérée comme un progrès social, évaluée sous l’angle de rentées fiscales et de dépenses amoindries dans le judiciaire répressif.

L’amélioration des chiffres du chômage enregistrée en début du mandat de L’Homme Orange a certainement eu raison des prévisions fabriquées de la Presse système. Il n’y a pas eu l’affaissement escompté du vote pour Trump. Les positions robustes dans nombre d’États permettent de douter de la sincérité du scrutin. Les recours des Républicains sont respectueux de la loi électorale et la contestation n’a pas revêtu la forme d’une guerre civile où des milices d’extrême-droite auraient installé un climat de terreur fascistoïde.

A cette heure, le 46ème Président des Usa n’est pas encore connu ni désigné.

S’il échoue à être victorieux, ce sera de peu et cet échec sera à mettre sur le compte du pouvoir hypertrophique d’une presse depuis longtemps pervertie et convertie à la religion néo-conservatrice des Guerres sans fin que les Usa ne peuvent même plus s’offrir.

Mais pour le Reste du Monde, l’un ou l’autre aura une politique contrainte par la conjoncture économique et pandémique qui n’est pas faite pour les exploités et les Deplorable. La mascarade de l’élection d’un vieillard sénile corrompu notoirement mis en jeu à la place de la parkinsonienne soustraire à la vie publique depuis le scandale Epstein a aidé à dissiper les quelques illusions persistantes sur la démocratie étasunienne. La réélection de l’Homme orange est peu probable, il a objectivement perdu.

 

(...Entre deux accès de fièvre de la Covid-19)

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Au Diable l’égalité !

Par info@dedefensa.org — 11 novembre 2020 à 00:00

Au Diable l’égalité !

Il est remarquable d’observer combien la rapidité, l’apparente incohérence, la démence des événements en cours sollicitent les plumes les plus retenues, les plus maîtresses d’elles-mêmes, – quelles que soient leurs orientations, – d’explorer des hypothèses les plus complètement inattendues pour les jugements habituels qui deviennent de plus en plus les esclaves des lieux communs logés dans les luxueux appartements avec vue sur la mer et lendemains-qui-chantent à profusion du Politiquement-Correct. Cette apparente démesure même contrôlée, constitue sans le moindre paradoxe une mesure de cette situation : nous ne sommes pas dans la mesure courante des ‘simples mortels’.

Comme exemple parmi d’autres, on prendra la conclusion d’un texte de Larry C. Johnson, collaborateur régulier du colonel Lang sur son site Sic Semper Tyrannis. Johnson est un ancien officier de la CIA, appartenant à une ‘faction’, disons des ‘esprits indépendants’ de l’Agence, plutôt partisan de Trump parce qu’il s’oppose avec fureur à la poussée déstructurante de la gauche progressiste-sociétale qui avance derrière Biden. Johnson est de ceux qui se sont jusqu’ici retenus et ont réagi avec la mesure de la raison ; mais il estime désormais que les diverses secousses qui ont marqué l’élection, et surtout la façon dont ont évolué ses résultats, doivent conduire les esprits mesurés dont il est vers les mesures les plus extrêmes, – dont celle de prendre les armes. Dans le texte cité, il donne les raisons pour lesquelles il recommande une réaction aussi extrême, et les actions qu’il recommande :

« Enfin, priez. Nous ne sommes pas dans une bataille contre de simples mortels. C’est fondamentalement une guerre contre le Mal. » (« Last, pray. We are not in a battle with mere mortals. This is at root a war against evil. »)

Ce qui nous intéresse ici, en introduction du texte de William S. Lind (« L’Égalité, le péché originel ‘originel’ », – ou bien : “l’Égalité, le véritable ‘péché originel’”), c’est, comme on le comprend aussitôt, la référence que Johnson fait au “mal” (au ‘Mal’, pour nous). Lind analyse en théologien qu’il est suivant l’esprit de la chose, les événements en cours. Sa référence philosophique, – qui le fait bien entendu traiter d’‘antisémite’ par le SPLC (Southern Poverty Law Center, relais impeccable sinon implacable des entreprises progressistes-sociétales/Woke & Cie), employant l’une des armes dialectiques favorables du Diable, – est la dénonciation d’un ‘complot gramsciste’, selon les termes de ceux qui s’estiment attaqués (progressistes-sociétales et Woke). Le pléonasme n’a ici nul besoin d’un complot puisque Gramsci est partout acclamé dans ces milieux, et qu’une telle dénonciation permet de faire passer le débat de la théologie et de la métaphysique à l’anathème déterministe-narrativiste. Par contre, la thèse de Lind a aujourd’hui tout son intérêt ; elle semble bien loin de la G4G dont cet auteur s’est fait une spécialité, sauf sa prédiction de 1997 selon laquelle « la prochaine guerre que nous ferons se déroulera très probablement sur le sol américain ».

Lorsqu’il écrivait cela, Lind pensait essentiellement à l’activisme de la religion musulmane. Aujourd’hui, il est passé un cran plus haut, comme Larry C. Johnson nous le signale pour son compte. Sa dénonciation de l’égalité concerne les fondements même de la théologie lorsqu’elle se hisse au plus haut que peut nous donner la métaphysique. Pour Lind, l’égalité est donc la ruse suprême du Diable, puisque c’est la demande expresse qu’il fait à Dieu, et que cette demande tendrait évidemment à réduire Dieu à ses créatures. C’est de cette perspective que Lind observe les actuels ‘événements’ qui déchirent les USA, et précisément les USA car c’est seulement aux USA, – et pour cause métahistorique, – que les ‘événements” de la Grande Crise de l’Effondrement du Système ont aujourd’hui leur vraie dimension :

« Selon la tradition de l’Église, la raison de la guerre au Paradis était la demande d’égalité avec Dieu formulée par Satan.  Cette tradition est soutenue par l'une des tentations offerte au Christ par Satan, où il offre au Christ tous les royaumes du monde s’il se prosterne et l’adore.  Comme les marxistes culturels d’aujourd’hui, Satan demande l’égalité mais cherche en vérité à devenir et être le grand dominateur.
» La vision chrétienne traditionnelle rejette l’égalité, définie aujourd’hui comme l’interchangeabilité.  C.S. Lewis décrit et défend ce point de vue plus ancien dans son dernier livre, The Discarded Image.  C’est une défense de la conception pré-copernicienne du Cosmos, où la terre était au centre et tout le reste tournait autour d’elle.  Lewis savait que ce n’était pas physiquement vrai, mais il parlait d’autre chose que de science.  Le Moyen-Âge croyait non seulement que le soleil tournait autour de la terre, mais aussi que chaque personne et chaque chose avait une place et une fonction assignées, uniques à elle-même.  Il ou elle avait à l'intérieur de soi une force douce, que Lewis appelait “inclination bienveillante”, qui, si sa volonté le permettait, conduirait l’être à ce lieu et à cette fonction.  Pour que les formes soient en harmonie, chacun et chaque chose devaient être à la place qui lui était assignée, et faisant ce que Dieu voulait qu'il soit fait. »

Cette référence à C.S. Lewis, grand ami de Tolkien, rejoint en le haussant d’une manière inattendue un débat qui est d’habitude réglé, du côté des Modernes, par le ricanement habituel et fort bien connu des Sachants-Tout pour les Deplorables-en-tout de la très-chère et actuellement très-discrète Hillary. Tout cela est déplorable, et peu à l’avantage des Sachants, outre leur actuelle performance dans le grand match de quart de finale contre l’équipe Covid19. Ce débat concerne la fameuse question de “la Terre est plate” et “la Terre est le centre du Monde”.

L’idée développée par C.S. Lewis à propos de la « conception pré-copernicienne du Cosmos », qui n’a rien à voir avec la physique et tout avec la mythologie, la théologie et la métaphysique, se retrouve sous une autre forme dans une approche critique qui est faite de la comparaison entre la peinture confucéenne et la peinture dans notre civilisation. Lorsqu’un peintre chinois prend pour but de faire un ‘portrait’, il peint un paysage, souvent foisonnant, et place quelque part au milieu de ce paysage un être humain dont on distingue les traits, mais dont la référence picturale et géométrique reste absolument le monde, le Cosmos qui l’accueille. La conception occidentale, elle, construit la Joconde, et l’on connaît évidemment ses caractéristiques géométriques et réfentielles. Il n’est pas question de juger des arts, des conceptions artistiques, etc., mais bien des conceptions du monde telles que les esquissent les artistes selon leurs cultures. Il apparaît évident que le peintre chinois n’indique pas une route qui aboutira à l’individualisme actuel, et il réalise, au niveau pictural, la même parabole allégorique que celle de proposer de conserver la « conception pré-copernicienne du Cosmos » pour déterminer la place de l’être, et pour dénoncer l’égalité comme le fait Lind, comme arme secrète et cachée, et furieuse, du Diable, – ou du Mal, si l’on suit Larry Johnson.

L’exploration de telles conceptions, à la lumière pressante de la Grande Crise, est aujourd’hui un exercice qui n’est plus seulement accueillies par les glissades sardoniques-sarcastiques des Grands-Sachants qui n’ont comme argument pour leur discours, que la poursuite sans fin des mêmes erreurs et s’interrogent pour savoir si cela suffira pour aller jusqu’au terminus. Dans son dernier livre (‘Des vérités devenues folles’, éditions Salvator, 2019) Remi Brague écrit, après avoir plaidé coupable d’avoir émis, « par ailleurs, la thèse assez provocatrice que ce dont nous avions besoin était un nouveau Moyen Âge » :

« ... Je prétends que la vision moderne qui est la nôtre s’avère viciée, de sorte que tout ce qui pourrait s’y rapporter serait désespérément déformé. Je voudrais plutôt renverser la perspective et plaider pour une sorte de retour à une sorte de Moyen Âge. J’ai pris la précaution de dire à deux reprises ‘une sorte de’, afin d’éviter les malentendus et les caricatures…  [...]
» Ce n’est pas une question de goût ou de choix, mais une nécessité, pour peu que l’humanité éclairée veuille résister à la tentation du suicide et survivre à long terme... »

Peut-être certains jugeront-ils que nous sommes loin de Biden et de Trump ; pas sûr, ça... Dans tous les cas, nous sommes proches de Lind et de son texte, publié le 10 novembre 2020 sur le site TraditionalRight.com, et de cette citation du Psaume 42, qui pourrait peut-être trouver, à la fois d’une façon extrêmement bouffe et d’une façon tout à fait tragique, sa place au milieu de l’étrange désordre, dans cette étrange époque, esclaves étranges de notre intelligence si étrange : « Comme le cerf soupire après les sources d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! »

C'est dire où nous en sommes, Pape François, pour évoquer ce truc, là, toujours incognito, nom d'emprunt, fraude électorale, aucune légitimité démocratique, – ‘Dieu‘, comme on dit et comme Il dit, copyight Psaume 42, dont nul ne sait si Jack Dorsey, The Tweeter's Angel, le laissera passer...

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L’Égalité, le péché originel ‘originel’

S'il semble que les exigences d’“égalité” soient au cœur de la plupart des problèmes auxquels notre pays est confronté, eh bien, c'est le cas.  L'égalité est la demande idéale de ceux dont le but est notre destruction parce qu'elle ne peut être satisfaite, quels que soient les efforts que nous déployons.  S'il y a une chose à laquelle les gens ne répondent pas, c'est bien l'égalité.  Nous sommes tellement différents que seule une tyrannie de fer, comme celle de Staline, peut créer une piètre et cruelle apparence d'égalité.  Dans l'Union Soviétique de Staline, certains camarades étaient encore plus égaux que d'autres.  Staline n'a pas connu la faim tandis que des millions d'Ukrainiens étaient affamés.

Les chrétiens ne peuvent être surpris du fait que ceux qui nous font la guerre la font souvent au nom de “l’égalité”, puisque l’exigence d’égalité était le péché originel.  Les versets 7 à 9 de l'Apocalypse 12 décrivent ce péché :

« Et il y eut la guerre au Paradis: Michel et ses anges combattirent le dragon ; et le dragon combattit avec ses anges.
» Et ils ne l’emportèrent pas ; et la place pour eux leur fut interdite ans le Paradis.
» Et le grand dragon fut chassé, et aussi ce vieux serpent appelé le diable et Satan qui séduisit toute la terre : lui, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui.

Selon la tradition de l'Église, la raison de la guerre au Paradis était la demande d’égalité avec Dieu formulée par Satan.  Cette tradition est soutenue par l'une des tentations offerte au Christ par Satan, où il offre au Christ tous les royaumes du monde s’il se prosterne et l’adore.  Comme les marxistes culturels d’aujourd’hui, Satan demande l’égalité mais cherche en vérité à devenir et être le grand dominateur.

La vision chrétienne traditionnelle rejette l'égalité, définie aujourd'hui comme l'interchangeabilité.  C.S. Lewis décrit et défend ce point de vue plus ancien dans son dernier livre, The Discarded Image.  C'est une défense de la conception pré-copernicienne du Cosmos, où la terre était au centre et tout le reste tournait autour d'elle.  Lewis savait que ce n'était pas physiquement vrai, mais il parlait d’autre chose que de science.  Le Moyen-Âge croyait non seulement que le soleil tournait autour de la terre, mais aussi que chaque personne et chaque chose avait une place et une fonction assignées, uniques à elle-même.  Il ou elle avait à l'intérieur de soi une force douce, que Lewis appelait “inclination bienveillante”, qui, si sa volonté le permettait, conduirait l’être à ce lieu et à cette fonction.  Pour que les formes soient en harmonie, chacun et chaque chose devaient être à la place qui lui était assignée, et faisant ce que Dieu voulait qu'il soit fait.

Rien n'est plus éloigné de l’égalité. Nous sommes les bénéficiaires égaux de l'amour de Dieu et de son espérance en notre salut, mais pas autrement. Nul être n'aura, dans le temps ou l'espace, le rôle et le but qui lui sont assignés dans l'univers.

Depuis ces écrits de Lewis, notre compréhension du Cosmos a évolué et changé.  Nous avons maintenant des raisons de penser qu'il existe de nombreuses planètes semblables à la Terre, peut-être des milliards.  Nous ne le savons pas encore, mais au moins certains de ces mondes ont probablement une vie intelligente, modelée comme nous le sommes sur Dieu, notre et leur Créateur (l'ancien nom de “Big Bang” est “la Création”).

La relation entre la science et la théologie chrétienne est également en train de changer.  Les mathématiques et la science ont, ces dernières années, identifié de multiples dimensions que nous ne percevons pas et ont suggéré qu’il pourrait y avoir de nombreux univers parallèles, qui n’ont peut-être pas les mêmes lois de la physique que notre univers.  Les astrophysiciens ont découvert que la majeure partie de la matière de l’univers ne peut être détectée par les cinq sens ; aujourd'hui appelée “matière noire”, les siècles précédents la connaissaient sous le nom de phlogiston.  Ensemble, ces découvertes peuvent (j'insiste sur le mot “peuvent”) nous donner un aperçu du monde dans lequel nous pénétrons par la voie de notre mort.  Comme l’a écrit feu Jeffery Hart, lorsque les scientifiques atteindront enfin le sommet de leur mont Parnasse, ils y trouveront peut-être les théologiens qui s’y trouvaient déjà et les attendaient.

Lewis nous donne plus à réfléchir à ce sujet dans ses trois romans de science/théologie, Out of the Silent Planet, Perelandra et That Hideous Strength.  Situés dans notre système solaire, les trois livres présentent d'autres planètes habitées par une vie intelligente, mais la terre est le seul endroit où cette créature, l’homme, est apparue dans sa cgute.  Cette chute, le deuxième “péché originel” si l’on veut, s’est produite parce que Satan a été exilé sur terre après sa rébellion.  Si la terre n’avait pas accueilli Satan, personne n'aurait tenté Eve.

Si nous étendons la thèse de Lewis à l'ensemble de notre univers, il n'y a toujours qu'un seul Dieu et un seul Satan, donc une seule planète sur laquelle Satan a été exilé, une planète où la Création modelée sur l’injonction divine a été trahie, et une planète où la deuxième créature de la Trinité s’est incarnée et est morte pour racheter les péchés de ses créatures déchues.  En ce sens, le modèle pré-copernicien de l’univers est peut-être encore valable ; à cause de ces événements, la terre peut être le centre spirituel de l'univers même si elle ne l'est pas physiquement.  La défense par Lewis de la vision médiévale du monde est donc justifiée et l'image écartée [par la modernité] acquiert à nouveau tout son sens.

Et il est alors de fait que le mal et le péché sont venus dans le monde à cause d'une demande d'égalité. Nul ne s’étonnera que Satan l’exige à nouveau.

William S. Lind

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Initiation au désespoir relatif

Par info@dedefensa.org — 10 novembre 2020 à 00:00

Initiation au désespoir relatif

10 novembre 2020 – Ici, à ce point, je marque un temps d’arrêt par rapport aux événement extrêmement rapides des Temps-Courants (Très-Vite). Il s’agit d’un  texte qui me renvoie à mes souvenirs mais dont on verra qu’il n’est pas sans intérêt pour ces mêmes Temps Courants.

Ce qui m’attache et me fascine, ce sont les engagements des uns et des autres, au travers de l’imbroglio du simulacre qui est devenu la nature même du monde. Il faut savoir naviguer, comme au milieu d’une mer déchaînée sur les brisants du Cao Horn, ce lieu mythique des mers perdues qui terrorise tous les marins du monde. Nous sommes effectivement au cœur d’une séquence mythique de l’histoire du monde, une sorte de Cap Horn de l’histoire de notre pseudo-civilisation, qui pourrait s’écarteler comme sur un iceberg, et se volatiliser en une ferraille à deux balles comme celle du Titanic après un siècle et 20 000 lieues sous les mers. Il y a à la fois la médiocre impuissance humaine, les arnaques et les ambitions des faiseurs, des Biden et des Macron, de leurs discours, de leurs sourires, de leurs masques ; et puis, il y a les âmes poétiques, celles qui vibrent en regardant une cathédrale ou une sculpture de Rodin.

Le texte auquel je me réfère, du 1er novembre 2020 dans TomDispatch.com (et le 3 novembre, dans une version plus courte, sur CounterPunch), me renvoie assez curieusement aux événements de deux périodes, – ceux des années1960-1970,  et des proximités ou des amitiés littéraires et initiatiques, – ceux des années 1999-2008 et des proximités ou des amitiés politiques et initiatiques. Il y a au départ de cette courte réflexion, un auteur américain, bloggeur de grand talent sur son site TomDispatch, Tom Engelhardt, qui doit avoir mon âge à peu près ; et les multiples croisements, engagements, solidarités variables selon les tournants inattendus d’une époque qui est entièrement, totalement, eschatologiquement faite de simulacres.

Ce sont des remarques qui ne sont pas mélancoliques mais qui ont un certain apprêt de la nostalgie, – dont on sait que, chez moi, le mot est chargé d’espérances d’au-delà de l’horizon et d’au-dessus de notre ciel trop limité et qui ne peut prétendre être ‘des cieux’. Il y a comme un mélange de tristesse, de fatalité, et aussi de cette nostalgie si roboratives chez moi, et autant d’instruments qui permettent de mesurer l’incroyable médiocrité à-la-Mordor à laquelle sacrifient les créatures, de droite ou de gauche, trumpistes ou antitrumpistes qu’importe, qui sont les ennemis jurés parce qu’esclaves du Mordor, de la haute culture, de l’âme poétique, de tout ce qui vous fait et nous fait supporter d’être ce que nous sommes.

J’ai connu Engelhardt sans jamais le rencontrer, et je suis à peu près sûr, – disons à 105%-110%, – qu’il ne me connaît pas. Ce n’est rien, nothing personal. Quoi qu’il en soit, entre 1999-2002 et 2008-2009, Engelhardt fut une de mes grandes références politico-culturelles sur le net, disons au niveau de mes plus proches inconnus, les Raimondo et quelques autres amis que nous ne connûmes jamais. A partir de 2010-2011, nos chemins, celui d’Engelhardt et le mien, ont commencé à diverger. Engelhardt est un homme résolument, définitivement “à gauche”, mais comme on peut l’être d’une certaine façon aux USA, c’est-à-dire à la fois “de gauche” et dissident, ce qui est une catégorie pratiquement introuvable en France où, depuis Robespierre et la guillotine et jusqu’à la collaboration (le fait majoritairement de la gauche radicale-socialiste et des dreyfusards, et du PCF jusqu’au 21 juin 1941) et au communisme-stalinien, la gauche est du côté des institutions établies et très occupées à trahir dans la continuité la nation-française, pour en fournir avec constance et dévotion les rangs toujours grouillants du “parti de l’étranger”.

Voici un passage, dans le texte d’Engelhardt du 3 novembre 2020, qui m’arrête. On le lit, si vous le voulez bien, après que j’en ai fait mon beurre, en espérant que nous en ferez le vôtre...

« C’était l’été, il y a près d’un demi-siècle, quand je suis monté dans cette camionnette Volkswagen et que j'ai commencé mon voyage à travers le pays avec Peter, un ami photographe. Je le faisais officiellement en tant que reporter pour une petite agence d’information de San Francisco, ayant été envoyé pour rendre compte de l'humeur de la nation dans un moment si politiquement chargé. La guerre du Vietnam, avec toutes ses protestations et ses troubles intérieurs, venait de se terminer [avec l’accord de Paris de janvier 1973] [et se terminerait officiellement en avril 1975]  lorsque les troupes nord-vietnamiennes [entreraient] dans la capitale sud-vietnamienne, Saigon. Le président des États-Unis, Richard Nixon, était alors pris au piège d'un scandale de plus en plus grave appelé ‘Watergate’.
» Et voici une chose bien étrange. Je me sentais piégé, moi aussi. D’une certaine façon, je me sentais perdu. Comme je l’ai dit à l'époque (et cela devrait vous rappeler quelque chose, même si, en 1973, je ne parlais que de la version télévisée du journal télévisé), “Ce qui semblait un film projeté sur l’écran a hanté toute ma vie. D’une certaine manière, je voulais l’interrompre et découvrir de nouveaux points de référence plus humains, un véritable centre de gravité”. J’avais envie de sortir de ce monde et d’accomplir l’initiation de la vraie Amérique, l’initiation selon Jack Kerouac : partir ‘On the Road’ [“Sur la route”]. »

Dans cette introduction, rien ne m’est étranger, ni incompréhensible (avec cette petite erreur que Engelhardt situe la chute de Saigon en 1973 alors qu’elle eut lien en 1975, et qu’entretemps on avait changé d’époque, – et peut-être ce changement d’époque, que je situe avec l’année 1974 et la crise pétrolière, le ‘Watergate’ et la démission de Nixon, etc., joue-t-il un rôle dans ce lapsus.). Ce qui est étrange, également, c’est que le jeune homme américain, désenchanté par l’issue de ces terribles années, que ce soit cette vraie-fausse paix du Vietnam ou le débat du ‘Watergate’, décide de partir “On the Road” pour retrouver l’âme de l’Amérique, à l’imitation d’un Américain-Acadien d’origine française, et si Français par certains aspects, Jacques “Ti Jean’ Kerouac (du clan breton des Jean-Louis Le Bris de Kerouac). Kerouac était venu auparavant en Bretagne, en 1965, alors que, – coïncidence ou autre à propos de laquelle le Ciel, qu’Il en prenne note, aurait quelques comptes à nous rendre, – je faisais moi-même mes classes de matelot de la Marine Nationale, au Centre de Formation Maritime de Brest. Moi, je rendais mon service national à la France, ‘Ti Jean, entendait, lui, rendre son service mémoriel pour retrouver les racines de sa propre famille. (Kerouac fit de cette visite en France le thème de son dernier livre, ‘Satori à Paris’, avant de mourir en 1969.)

... D’ailleurs, et cela fera l’objet d’une autre échappée, j’ai ma thèse, moi, sur cette symbolique présence d’un garçon si français et breton dans l'origine, Kerouac, comme mythe et animateur d’un mouvement si peu américaniste et si authentiquement américain, – les Beatniks, – pour soi-disant ‘retrouver’ l’âme de l’Amérique. On peut déjà lire un peu de cette réflexion par ailleurs...

Quoi qu’il en soit, Engelhardt s’en alla “On the Road” avec l’un ou l’autre compagnon. Les années passèrent, les choses ne s’améliorèrent que dans des simulacres vains. Il y eut le compagnonnage entre lui et moi dont j’ai parlé plus haut, quand des gens de fortunes, d’origines et de langues, de cultures si différentes, se trouvèrent réunis sans se connaître ni s’être jamais vus devant les agressions terribles que lançait contre eux le Système. Et puis, le temps continuait à passer, vous savez...

Il faut dire qu’après 2008-2010, j’ai été moins souvent rendre visite à Engelhardt, et presque plus du tout à partir de 2015, lorsque Trump est apparu sur la scène. Trump nous a séparés, c’est vrai, nullement parce que nous y croyions ou pas, antitrumpiste ou trumpiste, mais parce qu’il croyait aux contines idéologiques contre Trump et que je croyais à l’analyse du faiseur de chaos pour-Trump. Sur le fond, je crois que ni lui ni moi n’avions choisi de destination nouvelle ; mais nous avions choisi des chemins de traverse différents.

J’ai peu de goût de devoir le dire, mais je crois qu’il n’a pas eu raison dans cette fausse querelle, cette non-querelle qui nous opposa. Lui, il fut tout de même obligé de s’engager sous une vraie bannière (contraire de “fausse-bannière’), cette bannière false-flag de “la gauche”, selon les pitreries d’étiquette encore en vigueur. Engelhardt est surout sensible à l’effondrement du monde, la crise de l’environnement et toutes ces choses, et il y avait des attitudes de Trump à cet égard qui le hérissaient absolument ; je ne peux pas dire qu’elles me satisfassent, moi, et je les trouve même, comme Engelhardt, absolument ignobles et dégueulasses, que l’on aille du fracking à cette sorte d’adduction si américaniste du pétrole, en passant par les mamours faites aux Saoudiens, et les guerres de clown sanglant faites aux Yéménites.

Mais je ne crois pas qu’un Biden, ou son ersatz un peu noirci de peau qui va le remplacer vite-fait si on leur fait polace nette, y changera quoi que ce soit. Simplement, il le fera croire, et les nombreux et malheureux Engelhardt du monde entier tomberont à nouveau dans le piège. Tandis que ne pas être contre Trump dans cette affaire comme dans tant d’autres des cinq dernières années, mais sans lui épargner la moindre critique, le moindre signe de mépris, ce ne fut et ce n’est en aucun cas être pour tout ce que j’ai critiqué et méprisé. En n’étant pas pour Biden et en étant quelquefois, quand il me plaît, pour Trump, et surtout en étant pour le désordre qu’il suscite et la troiuille qu’il leur cause, eh bien moi je suis libre et j’accomplis ma Mission autant que faire se peut.

C’est tout de même attristant ; lui qui souhaitait la victoire de Biden, y compris sa ‘victoire’-simulacre, il écrivait, deux jours avant que l’on ne votât :

« Pendant ce temps, la corporatisation, – j'aurais pu alors la considérer comme une fast-foodatisation, – du pays que Peter, Nancy et moi traversions était déjà bien engagée. Dans le même temps, un nouveau type d'inégalité entre tous les Américains commençait à peine à se faire sentir dans ces années-là. Aujourd'hui, alors que le premier milliardaire de la Maison-Blanche et d'autres milliardaires, même en pleine pandémie, continuent à faire des ravages alors que tant d'Américains souffrent, l'inégalité qui a laissé Frank Nelson et ses pairs si désespérément mal à l’aise n’a jamais cessé de s’accroître pour atteindre des niveaux vraiment stupéfiants.
» Croyez-moi, même si Donald Trump doit quitter le Bureau ovale le 20 janvier 2021, nous serons toujours dans son Amérique. Et 47 ans après mon long et étrange voyage, je pense pouvoir vous garantir une chose : s'il n'y avait pas eu la pandémie qui a frappé ce pays et qui a écarté tant d'entre nous de tout chemin, un jeune reporter, fou et malheureux, pourrait encore se lancer ‘On the Road’ dans ce XXIe siècle et trouver des versions actualisées de Frank Nelson à foison (dont un nombre surprenant pourrait être bien armé et en colère).
» Bienvenue en Amérique ! Il ne fait aucun doute que, si longtemps après que Peter, Nancy et moi ayons emprunté cette route pas si ouverte que l’on dit, nos vies et ce pays sont bien au-delà de notre contrôle.
» En écrivant sur les personnes que j'avais alors interviewées, [...] j’ai dit “Je ne doute pas qu'ils se dirigent encore, comme moi, à contrecœur vers un avenir qui fera paraître l'été 1973 vraiment irréel et nous laissera tous perplexes en nous demandant : la vie a-t-elle vraiment été telle que nous l’avons vécue ?”
» Dans l'Amérique de Covid-19, où la côte ouest brûle toujours, dans le Colorado emportés dans des flammes d’une dimension historique, où un nombre record de 11 tempêtes ont frappé la côte du Golfe et ailleurs en cette saison des ouragans, où des crises naturelles ou pas s’élèvent de toutes parts, ne croyez pas une seconde que l'expression “hors de contrôle” ne pourrait pas prendre un nouveau sens dans les décennies à venir.
» Bienvenue dans une version plus extrême du monde que Frank Nelson et moi avons déjà habité en 1973. »

Comment ne pas mesurer sa tristesse et son désarroi, celui qui jeta l’anathème contre Donald Trump et qui écrit, deux jours avant l’élection : « Croyez-moi, même si Donald Trump doit quitter le Bureau ovale le 20 janvier 2021, nous serons toujours dans son Amérique » ?

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Balade dans l’en-deçà de l’Horizon de la Crise

Par info@dedefensa.org — 9 novembre 2020 à 00:00

Balade dans l’en-deçà de l’Horizon de la Crise

9 novembre 2020 – Nous continuons notre balade multiple et dans tous les sens, dans les mondes alternatifs qui caractérisent notre monde présent dans son “étrange époque”. L’“élection” extra-ordinaire de Biden, cela conçu d’un point de vue festif, avec danse publique du type Carnaval de Rio en beaucoup plus pataud et guindé ou bien rassemblement de l’être-ensemble de ‘jeunes’ dé-masqués puis re-masqués, a très largement contribué à creuser les voies complètement divergentes pour des mondes multiples qui se fichent complètement les uns des autres et moins encore de se connaître, comme autant de centres d’intérêt divergents, inconnus ; perdus dans l’immense univers sans début ni fin, s’ignorant sans s’être jamais croisés en aucune façon, méprisant bien imprudemment le “cosmos” qui est ce mot issu du grec ancien kósmos et signifiant “bon ordre, ordre de l' univers”.

En un mot multiple et non dénué de complications aimables, l’on dirait que nous vivons une époque non seulement productrice de simulacres de mondes alternatifs, mais également réductrice à un simulacre in-cosmique dont nul ne peut comprendre la situation ni même concevoir l’existence ; le susdit simulacre improbable tournant à grande vitesse comme une planète perdue dans le cosmos dont elle est la négation effrontée et stupide ; tournant également (image alternative) comme une machinerie de loto faisant s’entrechoquer des boules portant chiffres, comme autant de simulacres sans la moindre signification, avant d’accoucher du bon numéro ; tournant enfin (image finale, bon pour les petits esprits) comme un Codiv19 accélérant et aggravant la terreur, l’impuissance et la fureur autoritaire de nos directions-Système et de nos ZélitesZombie (ZZ).

Bien entendu, les thèses vont bon train, selon deux axes bien précisés et identifiés, que chacun reconnaît chez l’autre et que nul ne comprend. Pour autant et bien entendu, cela ne signifie en aucun cas que l’on parle le même langage, ni qu’on est de mondes similaires, ou dans tous les cas de monde avec vue de l’un sur l’autre et vice-versa. Les tromperies, simulacres, briganderies et haines diverses subsistent et établissent certainement des proximités inattendues et imprévues entre ces divers mondes alternatifs mais il s’agit de pures formules techniques. Par contre, on peut, – je peux continuer à espérer que la vérité-de-situation de ces réalités alternatives qui sont totalement ignorées les unes des autres, n’apparaît qu’à bon escient, à ceux qui s’en soucient vraiment et connaissent les efforts à faire et les intuitions à solliciter dans ce sens.

C’est ici qu’il faut placer en premier ce qui, en premier je l’espère, disparaîtra comme une bulle de savon qui se sera fait bien trop aussi grosse qu’un bœuf, et donc aura été expédiée ad patres. On parle des réactions du monde de la com’ peinturluré en information, et de ces populations folles qui s’imaginent en dépendre ; à Times Square à New York ; à Black Live Matter Square, devant la Maison-Blanche à Washington D.C. ; dans les rues de Paris où “l’on a fait la fête” samedi, dans cette gigantesque “Rave Party” du bloc-BAO hors-confinement pour festiver la démocratie retrouvée... Joe Biden élu ! La démocratie retrouvée ! Osera-t-on dire ce qu’il faut de bouffonnerie pour aboutir à rapprocher ces deux constats, en établissant un lieu de causalité entre les deux, et surtout un lien d’équivalence morale ? Et pourtant oui, « On peut le dire ! »

Tout de même ceci, hein : l’escadrille continue de vrombir dans le ciel et dans le siècle, et si l’on veut avoir une bonne idée de l’état de l’esprit, on me suivra lorsque je me permets d’emprunter un texte de monsieur Georges Michel, sur BoulevardVoltaire , qui a eu le courage de suivre l’une ou l’autre émission d’“information” sur les infos-continues, et qui a intitulé son intervention « Joe Biden : Youpi, c’est la fête !... »

« N’ayons pas peur des mots : depuis samedi soir, c’est la fête. Tout à la fois Pâques, 14 Juillet et Noël. Comme un package festif. Une sorte d’avant-goût de ce que sera la grande teuf mondiale, le jour où le virus sera vaincu. En attendant, c’est Trump, cette espèce de bête du Gévaudan qui mange les enfants et parle mal, qui a été terrassé. Il fallait que ça explose, que ça exulte, que ça… Enfin, vous voyez ce que je veux dire. Ça ne pouvait plus attendre. Il fallait annoncer la victoire de Biden. La nouvelle est arrivée en France comme une sorte de déconfinement à domicile. Une invitation à partager l’enthousiasme de cette scie de Nicole Bacharan, préposée inamovible à la défense du parti démocrate américain sur nos plateaux télé et radio, et de tant d’autres commentateurs.
» Et c’est là que le miracle s’est produit. Jusqu’alors, il s’agissait de battre Trump. Peu importait, finalement, l’homme qui portait cet espoir, que dis-je, cette espérance. On avait trouvé Joe Biden. Il ferait bien l’affaire. L’homme, d’apparence plutôt falote, jusqu’alors, semblait passer entre le mur et le papier peint de la Maison-Blanche qu’il avait fréquentée durant huit ans sous Obama. Eh là, subito, on a découvert toutes les vertus de ce charmant monsieur d’un certain âge, comme on dit aujourd’hui. Plus question de dire que s’il va au bout de son mandat, il aura alors 82 ans révolus. L’âge devient même un atout. Son premier mandat de sénateur remonte à 1972 (an 5 av. Macron). Presque quarante années de vie politique, c’est de l’expérience en barre. De la sagesse certifiée sur facture. Tout le contraire de l’autre dingo. En plus, il est catholique. Mais attention, un catholique ouvert : son premier message est à l’adresse des “communautés” diverses et variées. Pas le genre de la juge que Trump a nommée in extremis à la Cour suprême. C’est aussi l’art d’être grand-père qui entre à la Maison-Blanche. On n’avait pas connu ça depuis longtemps. Zappons pudiquement le fiston qui ne serait pas blanc-blanc dans ses affaires pour s’émouvoir de la petite-fille qui se jette dans les bras de son daddy : « Trop mignon », s’exclame, dès potron-minet, sur le plateau de BFM TV, la journaliste de service, si l’on peut dire ainsi. Trop mignon ! Tout un programme politique, finalement… »

Il est vrai que la foule danse aujourd’hui en l’honneur d’une vieille canaille pourrie, fourbue, corrompue et démente jusqu’à l’idiotie bafouillant de 77 ans de bons et loyaux du Système-Mordoch, produit puant d’une formidable manœuvre de fraude électorale (« Nous avons mis en place, je pense, l’organisation la plus extensive et la plus intégrée de fraude électorale dans l’histoire de la politique américaine... ») ; vieil homme fourbu de ses corruptions sans nom, ayant montré une stupidité constante dans le non-exercice de ses diverses fonctions... Tout cela, alors qu’elle, cette foule, dansait en d’autres temps si proches en l’honneur d’une gamine psychorigide, imprécatrice furieuse, encore classée dans les ‘moins-de-seize ans’ (réglementation-cinéma) du temps de sa gloire, la très-nordique Greta Thurnberg ; Greta a invité à voter Biden, et entretemps a trouvé une ‘anti-Greta’ en la personne de l’également-jeunette Naomi Seibt.

Bon prince sympa et très-républicain, nous dirions qu’il s’agit là du côté bouffe de la tragédie-bouffe qui, pour cette fois, n’est pas du tout confié à Trump ; mais nous savons bien que cette remarque est une pirouette qui ne résout rien de fondamental à ces étranges secousses spasmiques qui agitent le monde postmoderne sans en rien éclairer sinon cette tendance étrange à la spacticité.

Au contraire, Trump apparaît, lui, dans ces heures terribles, ces heures quasiment churchilliennes dans l’hypothèse évidente que Churchill aurait été parfaitement interprété aujourd’hui dans le rôle d’un Disc-Jockey (DJ) conduisant toutes ces agitations de rue ; au contraire, Trump apparaît, depuis l’élection, comme un modèle de discrétion, et peut-être bien du camp de ceux qui ont compris qu’il y a, à côté du bouffe, une tragédie en cours et qu’il devrait en être l’ordonnateur. En effet, pour ses partisans, la discrétion de Trump est celle de l’homme maître de soi qui s’apprête à frapper, à renverser la situation, à lancer un coup de théâtre de plus. On verra puisqu’impossible n’est pas postmoderne.

En attendant, c’est nous qui ne cessons d’être renversés dans nos jugements, nos appréciations, nos délires de compréhensibilité des secousses spasmiques du tremblement de la Terre qui nous secoue.

Par ailleurs, si nous voulons étendre ce constat du tourbillon des folies diverses frappant “les jeunes de 7 à 77 ans” dans l’ensemble spastique du monde qui nous est donné, ces folies qui découragent de trouver en elles-mêmes une vérité-de-situation, on apprendra sans véritable surprise au fond que la ‘victoire’ de Biden est saluée par les Iraniens et par les Chinois avec une satisfaction non dissimulée, et l’on comprend pourquoi ; qu’elle satisfait prudemment mais surement le Vénézuélien Maduro, qui y voit l’occasion d’écarter la poigne washingtonienne qui l’étouffe ; qu’elle rend encore plus mystérieuse et énigmatique la position russe qui martyrise l’esprit prospectif de nos ‘analystes’ du Bloc-BAO. En effet, Poutine se tient-il dans le silence, pour mieux rire silencieusement ? Toujours prudent ou ironique comme l’observeront les épistémologistes modèle Covid1917, Poutine se garde bien de féliciter un Biden qui, selon la lettre de la loi qui est tout ce qu’il reste au président russe pour tenter de comprendre quelque chose au comportement de ses “partenaires”, – bref, on ne félicite pas officiellement un Biden qui n’est pas encore élu. Poutine n’est pas comme ces diverses folles de l’Union Européenne qui se précipitent sur leurs smartphones pour baiser les babouches du vieux Calife-chef-de-tous-les-califes.

Comme vous le voyez, les spasmes nauséeux du monde-2020 sont bien difficiles à déchiffrer. Il est tout aussi difficile de distinguer précisément de quel “côté de la Force” se trouvent le bouffe et le tragique de la tragédie-bouffe. Le désordre des positions des uns et des autres est si grand qu’il est impossible de comprendre ce que les uns et les autres sont conduits à penser, à souhaiter et à attendre de l’élection USA-2020. Dans ce cas et pour ce jour, il est recommandé d’attendre demain ou après pour constater les changements tourbillonnants qui se sont ajoutés à ceux du jour présent, pour mieux décider de ne rien décider.

Je vous le promets : demain, ou peut-être après, nous essaierons vraiment de sembler y comprendre quelque chose, pour vous l’exposer. Peut-être bien une interview de Biden, lorsqu’il sera sorti de “réa”, s’il en sort, – ah oui, vous ne le saviez pas ? Biden a fait toute sa campagne alors qu’il était “en réa” ; bref, un homme d’expérience dans ce monde impitoyable...

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RapSit-USA2020: Les cons volant en escadrille...

Par info@dedefensa.org — 8 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020: Les cons volant en escadrille...

... Il est plus facile de les haranguer en groupes puisqu’une escadrille forme un groupe très structuré et distribué avec précision à cause de la fluidité et de l’insaisissabilité de l’environnement opérationnel. Au reste, les escadrilles montrent de la discipline et un savoir-faire technique qui impliquent que d’autant plus d’attention est demandée à ses participants s’ils se situent au niveau que l’on suggère. Il faut qu’ils s’exécutent d’autant plus vite, sinon c’est l’accident fatal... Mais, comme le dit fort justement Georges Brassens, « Quand on est con, on est con », et c’est bien là que se situe le problème.

Ce phénomène à la fois physique, technique et social qui touche les démocrates US et leurs partisans et sommeliers européens, se fera d’autant plus aisément sentir que, pour être cons comme il est dit, ces mêmes cons n’en sont pas moins les critiques impitoyables des cons, selon le Principe-d’Audiard dans ce cas, – comme confirmation de Brassens. Effectivement, ce Principe nous dit ceci qui implique que notre audience sera considérable, avec notamment nombre de chefs d’État et de gouvernement des pays européens du bloc-BAO qui ont déjà signé leur principal trait de caractère en envoyant leurs félicitations au nommé Joe Biden :
« Les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Ainsi en sera-t-il, pour notre cas, pour nos responsables suprêmes ou quasi-suprêmes, dans nos pays d’une civilisation extrêmement fatiguée, où l’intelligence courante se transmue à une très grande vitesse en une médiocrité complète de l’esprit, un enfermement de la perception, une désagrégation complète du caractère... Et il faut faire évoluer tout cela en escadrille !

Il importe pour s’expliquer de la plus aimable des façons, c’est-à-dire sans excès de langage, de simplement présenter un résumé de certaines remarques de ZeroHedge.com. sur les perspectives objectives à attendre du processus en cours On note le style saccadé de l’extrait présenté, indiquant que les choses rappelées sont ici d’une simplicité extrême, et l’auteur animé d’un certain agacement d’avoir à répéter et répéter les choses comme l’on fait pour les enfants mal élevés et naturellement grossiers, par rapport aux exclamations et déclarations qui nous ont soulé hier toute la journée, jusqu’à déranger un curieusement-nommé Jonathan Swift :

« Les grands médias ont lancé un effort coordonné pour proclamer Joe Biden Président élu.
» Le président Trump et son équipe de campagne ont rappelé aux Américains que “ce sont les votes légaux qui décident qui est président, et non les médias”.
» Comme l’explique Jenna Ellis, juriste spécialisée en droit constitutionnel : “Joe Biden n'est pas le président élu simplement parce que les médias le déclarent”.
» Les efforts coordonnés des médias tentent de déclarer simplement Joe Biden comme président et d'ignorer l’État de droit.
» Il n’y a pas de vainqueur officiel tant que chaque vote légal n'est pas compté avec précision, que les États ne certifient pas les résultats et que toutes les contestations judiciaires ne sont pas résolues.
» Pour rappel, voici les dates officielles qui comptent (contrairement à ce que nous aboient CNN & Cie.)
» • 8 décembre : les États doivent résoudre les controverses au moins six jours avant la réunion des électeurs.
» • 14 décembre : les électeurs se réunissent dans les États respectifs pour certifier leurs votes pour le président et le vice-président.
» Comme Trump l’a dit plus tôt, “cette élection est loin d'être terminée”. »

Il est évident que le spectacle offert samedi, entre les diverses manifestations de joie qui ressortaient, plutôt d’une sorte de super-géante “Rave-Party”, – faisant fort bon marché des consignes furieuses des démocrates pour un confinement ad vitam aeternam, – l’espèce d’attribut unilatéral de censure antitrumpiste que s’est adjugé tout l’appareil du la communication-Système (presseSystème et GAFAM), et enfin les certitudes bombastiques des dirigeants du parti démocrate relayés par les dirigeants-Système du bloc-BAO, ce spectacle témoignait d’une situation absolument extraordinaire par rapport aux normes précises de l’État de droit exemplaire que prétendent être les États-Unis. Il est complètement absurde et très fatigant pour la perception d’être forcé à entendre comme la source d’une Vérité-officielle des moyens de communication notoirement, et d’ailleurs naturellement soumis aux aléas subjectifs de leurs statuts économique et culturel.

La question n’est pas tant de savoir ce que dit cette pseudo-“source”, mais bien la place qu’on lui attribue par rapport aux droits et aux devoirs des citoyens. C’est alimenter d’une façon exponentielle les possibilités d’affrontements brutaux et nécessairement irrésistibles. Le point le plus surprenant devient alors que les risques d’affrontements qu’on a identifiés en cas de résultats serrés devient un risque d’auto-affrontement des démocrates avec leur propre position, par simple affirmation d’une réalité alternative.

Tout cela doit évidemment être placé dans un contexte légaliste plus général, qui justifie les jugements sévères que l’on porte sur les démocrates, qui renvoie aux simples réalités de l’activité en cours du camp trumpiste. En effet, le président Trump ne s’est pas dissipé ni désintégré, ni dissous comme la saleté sous l’action de cette poudre à laver  qui « lave plus blanc que blanc » ; tout détestable et pendable qu’il soit, Trump existe toujours, et idem pour son armée d’avocats et pour les plaintes pour fraude qui commencent à s’empiler puisqu’elles concerneraient, selon diverses sources, les résultats dans au moins trente États.

Certains, décidés à prendre ces plaintes au sérieux, estiment même que Biden n’a pas parlé sous le coup de la sénilité, sous l’empire de Big Pharma, etc., lorsqu’il a sorti sa fameuse phrase, faisant l’objet de notre commentaire récent, sur le parti démocrate qui aurait mis en place le “système de fraude électorale” le plus efficace de l’histoire politique des USA :

« On comprend que le passage “we have put together, I think, the most extensive and and inclusive voter fraud organization in the history of American politics” signifie : “Nous avons mis en place, je pense, l’organisation la plus extensive et la plus intégrée de fraude électorale dans l’histoire de la politique américaine...” Et Dieu sait si Biden dit distinctement ‘fraud’, s’il insiste et même s’attarde gravement sur le mot, comme si ce mot vraiment constituait l’essentiel du message... C’est d’ailleurs le cas, bien entendu, et nous voyons Freud, tout au fond là-bas, qui fait des signes ironiques d’approbation (tiens, pourquoi ‘ironiques’ ?).
» Ce passage est effectivement fascinant, effectivement par la netteté et l’assurance que met Biden a prononcer le mot ‘fraud’, qui est après tout un mot légalement employé, au fond comme s’il parlait d’une organisation officielle, reconnue, et ayant notamment et de façon ouverte la fraude électorale parmi ses activités. La remarque a été faite par un expert activiste ou fonctionnaire, évidemment anonyme, de tendance démocrate, qui a travaillé avec le procureur spécial Mueller dans l’enquête sur le Russiagate. Ce travail a permis parallèlement et discrètement, comme service aux amis, de faire des ‘audits’ de certaines organisations alliées, dont le groupe Clinton-Obama avec leurs fondations et leurs réseaux. “La façon dont Biden, qui n’a tout de même pas toute sa tête et parle de façon automatisée souvent, quand il arrive à retenir, la façon dont il prononce l’expression ‘voter fraud organization’, montre que c’est une expression qu’il a lue dans un rapport, et cela a été fait au sein de l’enquête Mueller, pour le compte des Clinton-Obama...” » 

Le fait est que, ces derniers jours, certains ont commencé à prendre cette affirmation pour du comptant, selon l’idée que Biden aurait bel et bien dit tout haut la vérité démocratique du parti démocrate, simplement avec la certitude d’être intouchable et l’irresponsabilité qui habitent les esprits usés, vieillis, fantasques et manquant singulièrement de finesse et de respect pour les autres. C’est une équation acceptable, qui ne doit rien à la tricherie habituelle au Système, même si l’on peut continuer à défendre la thèse du colossal ‘lapsus freudien’ et colossalement révélateur.

En attendant on ne sait quoi exactement, on peut s’informer sur les conditions générales menant à la contre-attaque trumpiste, aux accusations de fraude, etc., par ailleurs tout à fait justifiées à la lumière du traitement totalement anti-démocratique que subit Trump au niveau de la communication, – ce qui laisse à penser ce que serait son score électoral si simplement la presseSystème et les GAFAM observaient une attitude de simple neutralité ; en attendant nous vous proposons la lecture d’un texte de la philosophe et essayiste Anne-Sophie Chazaud, sur une élection présidentielle américaine marquée par des allégations de fraudes et des censures médiatiques, renvoyant la double image d’un pays divisé et d'une démocratie en piteux état. (Texte publié sur RT-France le 7 novembre 2020.)

« Entre soupçons de fraude et censure

» L’élection présidentielle américaine a toujours suscité l’intérêt et la curiosité du monde entier. Elle a pris cette année une tournure de mauvais scénario hollywoodien, renvoyant l’image d’une démocratie malade et d’une société très profondément fracturée.

» Le système électoral américain en tant que tel n’est pas à remettre en cause, quand bien même certains points semblent interroger en matière de pratiques, notamment la question du vote par correspondance et l’absence de réel contrôle de cette procédure, ouvrant évidemment la voie à toutes les manipulations possibles, qu’il s’agisse de fraudes réelles ou de fraudes supposées (car possibles). Rappelons que le vote par correspondance fut du reste aboli en France précisément pour lutter contre la fraude électorale, et l’on ne voit donc guère pourquoi certaines causes produiraient des effets différents d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique…

» Revenons toutefois sur la manière dont les choses se déroulent depuis quelques jours.

» Le président en exercice, Donald Trump, à qui les sondeurs, les médias mainstream, le milieu du showbiz au quasi grand complet, le monde intellectuel, universitaire et culturel, promettaient une cuisante déroute sous forme de mystérieuse «vague bleue», s’est en réalité retrouvé au coude-à-coude avec le candidat démocrate le soir de l’élection. C’est dire la résilience de ce vote et, surtout, de la partie du peuple qu’il incarne. Un peuple traité de «deplorable» par Hillary Clinton, méprisé par beaucoup, considéré comme globalement inculte, haineux, raciste, sexiste et stupide.

» Un peuple aussi que l’on avait un peu tôt réduit à quelque appartenance ethnique supposée (mâle blanc), alors même que les statistiques démontrent que les femmes, les latinos (notamment cubains) et les noirs n’ont pas spécialement boudé le vote pro-Trump, préférant considérer les questions économiques aux grandes envolées de morale, de bons sentiments et autres délires sociétalistes désormais très haut perchés. Rappelons par exemple qu’à l’occasion de cette élection, au cours de laquelle les électeurs des différents Etats étaient appelés à se prononcer également sur d’autres questions, ce sont les républicains de Floride qui ont voté pour le relèvement des bas salaires, tandis que les Californiens à l’âme si généreuse, so cool, refusaient par référendum, entre un smoothie bio et une séance de yoga feng-shui, de consolider le statut précaire des travailleurs de l’ubérisation.

» Le petit peuple méprisé a donc confirmé son existence, son droit à être visible et entendu, et il s’est d’ailleurs déplacé physiquement, n’a pas voté par correspondance, en dépit de tout ce qui a été entrepris depuis le vote de 2016 pour tenter de le faire rentrer dans le rang d’une mondialisation (économique, idéologique et morale) qu’il refuse, malgré tout ce qui a été entrepris pour lui faire honte, le disqualifier et le faire taire.

» Donald Trump est accusé par les belles âmes depuis le soir des élections 2020 d’en contester la légitimité parce qu’il évoque les soupçons lourds de fraude, notamment liée au vote par correspondance, tandis que des témoignages pour le moins accablants remontent (grâce aux réseaux sociaux), laissant penser que l’on est face à un phénomène pour le moins étrange au plan démocratique.

» Le président en exercice, parfaitement conscient de ces possibilités de tricherie, en a fait part le soir même des élections, après que Joe Biden s’est empressé de prendre la parole dans un discours de quasi victoire, semblant confiant en l’intervention de quelque ‘Deus ex machina’ qui viendrait opportunément lui servir la victoire et les ajustements nécessaires.

» Le président a donc immédiatement contre-attaqué. Cela lui a valu l’habituel procès en populisme, désinformation et complotisme, curieusement déployé par ceux-là mêmes qui n’ont pas hésité à voir la main de Poutine à tous les coins de rues américaines pendant quatre ans. Cela lui vaut aussi l’accusation de vouloir délégitimer le processus électoral.

» Pourtant, si l’on regarde bien comment les choses se sont déroulées depuis quatre ans, c’est bien l’élection régulière de Donald Trump qui a fait l’objet d’un constant procès en illégitimité, et qui a été contestée de manière parfaitement antidémocratique par tous les moyens possibles par des adversaires politiques n’ayant jamais accepté leur défaite : grotesque procédure d’impeachment, accusations permanentes d’intrusions russes, insurrections de rue encouragées par les belles âmes à l’occasion notamment du mouvement Black Lives Matter, plongeant sans scrupule le pays au bord de la guerre civile, tirs de batterie constants de la part de la plupart des médias partisans et militants.

» Partageant la même vision mondialiste, libre-échangiste et militante au plan sociétal, la gouvernance des grandes entreprises du web n’a également pas cessé d’intervenir dans le débat public et politique, s’invitant directement au rang de prescripteur d’opinion et de grand inquisiteur. Ainsi, de nombreux tweets du président en exercice ont régulièrement fait l’objet de censures de la part de Twitter qui n’aura pas ménagé sa peine dans ce constant procès en délégitimation. Le soir même des élections, un tweet de Donald Trump évoquant la question de la fraude était ainsi supprimé.

» Une allocution du chef de l’Etat était jeudi soir (5 novembre) purement et simplement coupée par de nombreuses chaînes de télévision qui la diffusaient en direct, pour la même raison, considérant qu’évoquer une fraude relevait de la désinformation.

» Voici donc tous les preux chevaliers de la chasse aux fake news subitement incapables de faire autre chose que de censurer plutôt que d’aller faire leur travail : en l’occurrence, aller vérifier sur le terrain, recouper toutes les informations troublantes qui sautent aux yeux de n’importe quel observateur doté d’un cerveau normal. Bref, faire un vrai travail de journalisme. Sans doute parce qu’il ne s’agit justement pas de journalisme, mais simplement de faire passer des messages idéologiquement corrects visant à reprendre le pouvoir par tous les moyens. La déontologie et le sérieux journalistiques attendront.

» Le pouvoir médiatique s’est donc intronisé lui-même en maître-censeur aux yeux du monde entier, ne se rendant même pas compte qu’il entérinait, ce faisant, les soupçons et le discours trumpiste, « populiste », dans sa méfiance réitérée à l’encontre des médias mainstream. Avec des ennemis comme ceux-là, Trump n’a pas besoin d’amis pour asseoir ses propos…

» Avec ce nouvel épisode, c’est toute la social-démocratie occidentale qui témoigne de son mauvais état. Elle démontre aussi que les tenants du libre-échangisme, adversaires de l’idée de frontières, de nations, de souveraineté des peuples (y compris économique, rappelons que Donald Trump a excellé à rapatrier au sens propre de nombreuses entreprises qui avaient été délocalisées, se souciant davantage du sort des classes populaires de son pays que des élucubrations sociétales portant obsessionnellement sur les questions de sexe et de couleurs de peau…), que ces tenants du libre-échangisme sont donc prêts à tout pour s’emparer ou reprendre un pouvoir qu’ils considèrent comme leur revenant de droit.

» Cette partition est la même qui avait conduit à ne pas vouloir accepter, de la part d’élites boboïsées, le vote britannique en faveur du Brexit. En France, le même ver de la sécession des élites est dans le même fruit depuis le péché originel du piétinement du «non» au référendum de 2005 contre le Traité constitutionnel européen et son contournement par la trahison parlementaire du Traité de Lisbonne.

» De la même façon, l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron a été rendue possible, on le sait, grâce au raid médiatico-juidiciaire permettant d’une part la disqualification expresse de son principal concurrent en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, et grâce au ralliement caricatural de la quasi-totalité des médias («faites ce que vous voulez, mais votez Macron !»). Lorsque le peuple rendu invisible a tenté, en se revêtant de jaune fluo, de se rappeler au bon souvenir de ce pouvoir conquis de façon douteuse (ce qui ne veut pas dire illégale), on sait la répression de masse dont il a été l’objet. On sait aussi ce qu’il arrive aux médias qui ne rentrent pas, d’une manière ou d’une autre dans le rang, et RT France n’est pas si mal placée pour le savoir… Les techniques de déréférencement du web, de suppressions de comptes, de censures de certains messages ou informations, d’enfouissement, bref d’invisibilisation, font désormais partie du paysage et chacun a appris désormais à les contourner habilement.

» Ce qui demeurera amusant dans toute cette affaire américaine est la curieuse disparition des pulsions permanentes de «fact-checking» des «journalistes» qui n’ont de cesse de brandir habituellement cet argument alors que, pour une fois, il y aurait matière à aller enquêter sur ces très lourds soupçons de fraude.

» Bref, de nombreux médias ont démontré qu’ils n’étaient plus là pour faire du journalisme ni du travail d’enquête, mais bien pour servir le pouvoir au regard d’une certaine idéologie, et cela par tous les moyens, en particulier par la censure dont normalement la presse était auparavant victime. C’est donc elle qui désormais la pratique ! Il n’est pas certain que cet épisode navrant ne vienne a contrario conforter le camp qualifié de «populiste», et il sera bien difficile de lui expliquer doctement qu’il se trompe. »

Anne-Sophie Chazaud

 

Mis en ligne le 8 novembre 2020 à 14H55

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« On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! »

Par info@dedefensa.org — 8 novembre 2020 à 00:00

« On peut le dire ! Il est président des États-Unis ! »

8 novembre 2020 – Les plus jeunes (d’esprit je veux dire) se rappelleront la très vieille et alors très-fameuse sketche (féminin pour moi, toi non plus ! On est de son temps, diable !), de Francis Blanche et de Pierre Dac, deux artistes du music-hall de l’époque du Paléolithique-Néolithique Supérieur. Cela se passait in illo tempore, pas du tout, mais alors pas du tout suspecto. Dac était en fait Le Fakir Rabindranath Duval, Blanche était le présentateur de Le-Fakir, objet de contemplation active d’un public à ce moment de l’histoire du monde, avant que l’Amérique ne fut encore plus exceptionnelle qu’exceptionnelle, complètement naïf et qui-croyait-tout-ce-qu’on-lui-faisait-gober, bien avant l’époque libérée, avant le temps de l’ère démocratique des frères FaceTweetBookEer (ce sont deux jumeaux : Jack & Mark).

Votre Sérénité [demande Francis Blanche, en turban et perdu dans les rangs des spectateurs], pouvez-vous dire le numéro de sécurité sociale de ce Monsieur ?
– Oui
[répond Le Facteur Pierre Dac, qui se tient calmement en lévitation apaisée, comme vous et moi, sur la scène].
– Pouvez-vous le dire ?
– Oui.
– Vraiment ? Pouvez-vous le dire ?
– Oui.
– Il peut le dire ! Il peut le dire ! On l’applaudit bien fort, Mesdames & Messieurs !

Hier, c’était à peine différent, sur toutes nos chaînes infos-continues, US d’abord, bloc-BAO dont françaises surtout et ensuite et en relais respectueux, en bon ordre veux-je dire, ordre dispersé très vite recomposé en alignement impeccable, complètement plié, une sorte d’Alice au Pays des Joe-Biden...

– Notre-Chèr(e)-Correspondant(e)-Spécial(e) à Washington, pouvons-nous dire que ce monsieur est élu président des Etats-Unis ?
 – On peut le dire.
– On peut le dire ?!
– On peut le dire !
– On peut le dire, on peut le dire ! Bravo, on applaudit bien fort, Mesdames & les autre ! Ce monsieur, – je crois, on m’apporte un petit papier, oui je crois que c’est, attendez je lis mal, ah oui, que c’est un monsieur, comment, merde un monsieur pas une dame ! Attendez, attendez, madame Harris enfile la culotte de couleur, la culotte de la diversité, là derrière, ce sera bientôt à elle... Donc, un monsieur Joe Biden voilà, – ce monsieur Joe Biden a été élu, on peut le dire ! Ce monsieur est 46ème président des États-Unis ! Bravo, on peut le dire !

D’ailleurs, Pépé Escobar avait préempté l’attaque, comme l’on dit dans les milieux bunkérisés de la sécurité nationale. Instruit en secret comme d’habitude, Pépé avait décidé de cracher le morceau dans toute sa splendeur-kacher : en fait, il s’agit d’un jeu-de-guerre vidéo sur “La FuckingMother de toutes les révolutions de couleur”, où le sortant-sorti se nomme Bouffon et où l’entrant-entré se nomme Mac-Abbé (je préfère cette traduction à celle de Cadavre, comme utilisé dans la version de RéseauInternational). L’on nous y parle de choses diverses, comme de ce jeu de mots méprisable pour les Deplorables, de « compte à rebours pour les votes magiques ».

(Entre nous, – c’est mon avis qui n’engage que moi, – je pense que la conception de la manœuvre tactique géniale du jeu est le fait du général George S. Bezos, commandant la IIIème Armée, avec sa fameuse 46ième division blindée-aéroportée Amazon et son fameux régiment aéroblindé dit ‘Ceux des 0,01%’, et non pas de cette petite main isolée, à la fortune assez méprisable, le général à titre temporaire George S. Soros, à qui a été confié le Groupe d’Armée CNN. Trop facile, trop facile, dit le lapin aux yeux roses nommé “Gafam”, très pressé dans les couloirs de The White House.)

Il y a d’autres versions, mais j’arrête, car l’on vient d’administrer au président, 46ème du nom et arrière-arrière-arrière petit-fils de la main gauche du Fakir George Washington, on vient de lui administrer sa dose massive de Prozak pour son discours d’acceptation. Du coup étincelle sa superbe dentition de bien plus de cinquante-et-une dents après loyal-dépouillement de l’État du groupe des Hauts-de-Scène, État de Seine-St-Denis numéroté-92, US of America. Sa démission est prévue pour courant-février 2021, pour permettre à la 47ème POTUS (toutes des femmes de toutes les couleurs jusqu’ici), Camelia Scotus Harris, d’accepter de former une administration de type BLM.

A ce moment, comme il se faisait tard, j’ai éteint la TV et l’émission “Il peut le dire” dont la direction était assurée par la maîtresse d’école Elizabeth Martichoux, dite Elizabeth III. J’ai commencé à tourner en rond très-vite mais déjà endormi, en pensant qu’il fallait m’aller me coucher illico presto parce que Big Father veille sur moi, et j’ai croisé dans les couloirs de la Maison-Blanche une dénommée Alice (une femme, enfin une jeune fille quoi) qui m’a curieusement demandé la direction du Pays des Merveilles. Elle y avait rendez-vous avec, me dit-elle, un drôle de lapin aux yeux roses, Juge à la Cour Suprême, qui va adouber le 46ème demi-POTUS. (Pour plus de précision : « un lapin blanc aux yeux roses vêtu d'une redingote avec une montre à gousset à y ranger [passant] près d’elle en courant. Cela ne l’étonne pas le moins du monde, [la chère Alice]. Pourtant, lorsqu’elle le voit sortir une montre de sa poche et s'écrier : “Je suis en retard ! En retard ! En retard !”, elle se dit que décidément ce lapin a quelque chose de particulier. »)

Ainsi fut donc résolue la crise la plus grave des États-Unis d’Amérique depuis la Guerre de Sécession, tandis qu’“une foule bonne-enfante, festive et démocratique, se manifestait devant la Maison-Blanche”, selon Laurence Haïm, correspondante de LCI à Washington, de nationalité(s) diverse, attenante à la diversité franco-américano-israélienne.

(On était le samedi soir de ce septième jour du mois de novembre magique de l’année très bien classée dans l’annuaire-Nostradamus, de 2020 après J.C., on était déjà très tard dans la soirée, le marchand de sable passait par là et toutes les TV étaient passées, elles, en mode Bonne nuit, les petits. Vous pensez bien, je me suis exécuté. RIP.)

 

Nota extrêmement-Bene : ce texte est d’un correspondant-pirate, nommé Jonathan Swift, qui a échappé à toutes nos enquêtes préliminaires avec son faux laissez-passer de type Covid19. Toute la responsabilité de la chose, une vraie satire de merde, retombe sur ses épaules d’un autre siècle où l’on pouvait dire n’importe quoi, vraiment n’importe quoi. Depuis, la liberté postmoderne a faut son œuvre-au-noir. Fin de séquence et j’adresse aussitôt, avant de fermer mes yeux incolores et inodores, un télégramme de félicitation au lapin aux yeux roses. Semper Phi, Camarades.

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Les 4-vérités de la ‘post-vérité’

Par info@dedefensa.org — 6 novembre 2020 à 00:00

Les 4-vérités de la ‘post-vérité’

Dans notre arsenal dialectique, nous tendrions à contrer l’affrontement dialectique autour de la notion de ‘post-vérité’ par une libération permise par la détermination de ce que nous nommons “vérité-de-situation” (le sujet le plus lu de la rubrique Glossaire.dde, et certainement parmi les plus lus de ce site). Lorsque nous introduisions ce concept essentiel de notre Glossaire.dde, nous offrions en effet ce que nous jugeons être un moyen de lutter contre les diverses techniques de détournement de la réalité et de la vérité, et bien entendu cela valait, disons un peu prémonitoirement, pour l’idée de ‘post-vérité’ apparue et popularisée depuis ce développement du 18 octobre 2015.

Cette introduction disait ceci, immédiatement selon les nécessités de l’actualité contre les manœuvres de subversion radicale de la perception opérée durant les crises ukrainienne et syrienne : « L’expression de “vérité de situation” nous est venue dans une tentative de lutter, justement, contre une “situation” ; nous voulons dire lutter contre la situation de désordre de la perception, de la confusion créée par l’effondrement des structures prétendant former un concept de l’objectivité de l’information et de la communication qui avait été proposé d’une manière pressante sinon comminatoire immédiatement après l’attaque du 11 septembre 2001, et ce concept “nouveau” (nous verrons en quoi plus loin) frappant aussitôt les concepts spécifiques classiques de “réalité” et de “Vérité” (*) d’une terrible mise en cause. Nous pensons en effet que ce “concept nouveau” développé  aussitôt après 9/11 sous forme de virtualisme puis de narrative est irrémédiablement sur la voie de l’autodestruction avec diverses dérives rassemblées sous le concept de déterminisme-narrativiste établissant une véritable dictature de la perception, intenable sur le terme et déjà mise en cause gravement dans l’actuelle crise syrienne. Ce destin catastrophique et clairement identifié comme tel rend d’autant plus nécessaire la recherche d’une référence qui nous soit propre, – et c’est bien le cas envisagé et espéré avec notre concept de “vérité de situation”. »

Aujourd’hui, cinq ans plus tard, et alors qu’effectivement le concept si radical de ‘post-vérité’ qui sonne comme une tentative de libération haineuse, furieuse et définitive de la nature du monde, la lèpre de l’esprit et du langage alors en cours à propos des crises ukrainienne et syrienne, a atteint d’une façon catastrophique les diverses contrées de la matrice de la Grande Crise qu’est le bloc-BAO.

C’est à la lumière de cette dynamique que l’auteur et journaliste de The American Conservative Rod Dreher observe la crise centrale de l’américanisme, dans la séquence de la présidence Trump et des élections présidentielles catastrophiques et chaotiques actuellement en cours. Nous dirons sans la moindre hésitation que c’est effectivement la lumière qui convient à un éclairage révélateur de cette crise ; cette lumière qui convient par ailleurs au reste, tant le reste se ressemble, pour comprendre la crise française, la crise du bloc-BAO et de la chute de la civilisation américaniste-occidentaliste, bref la Grande Crise de l’Effondrement du Système.

On observera pour notre compte que Dreher met parfaitement en évidence les extraordinaires phénomènes de blocage et de paralysie qu’entraîne cette situation. Les responsables et les manipulateurs de la crise, le Système d’une façon générale et ses exécutants que sont les élitesSystème, ou ZélitesZombies (ZZ), occupant des positions de force, sont les premiers touchés par cette crise. Ils en sont à la fois les manipulateurs, les responsables et les “idiots utiles”, et les victimes, essentiellement parce que les conditions catastrophiques qui sont apparues les obligent à sortir à visage découvert.

La crise de l’américanisme a franchi une étape importante avec les élections, au cours de laquelle, malgré les pressions inouïes des opérateurs de la ‘post-vérité’ disposant de tous les instruments de puissance de diffusion des narrative, simulacres, FakeNewsisme, etc., s’est imposé le fait révélateur de la structuration du mouvement politique du ‘Trumpisme’. L’accident du trumpisme est devenu substance trumpiste ; la gloire de Trump est complète : son nom a donné un substantif majeur de la politique aux USA.

Peu nous importe, certes, les intentions prêtées à Trump, ses manigances, ses manipulations, etc., puisqu’il reste que cette vérité-de-situation apparue dans les urnes malgré ce que Biden avait désigné dans un lapsus révélateur qui vaut pour bien plus qu’un lapsus comme « l’organisation la plus extensive et la plus intégrée de fraude électorale dans l’histoire de la politique américaine... », constitue une indication d’une extrême puissance de la force du courant de révolte à l’œuvre dans la population. Cette révélation, qui est le grand événement de USA-2020, est elle-même un facteur formateur d’une formidable panique chez les ZZ, les ZélitesZombies constituant la cible favorite du processus de Servilité volontaire décrit par le jeune Etienne de La Boétie il y cinq siècles et demie.

Les observations de Dreher s’adaptent singulièrement bien à la situation actuelle parce qu’elles suggèrent
1) que cette situation a déjà largement atteint et dépassé ce qu’on peut considérer comme un point de non-retour ;
2) que dans la dynamique ainsi décrite, l’élection n’est qu’une étape parmi d’autres, qui ne fixe rien, qui ne clôt rien du tout, qui ne résout absolument rien ;
3) que dans les diverses circonstances décrites, les personnages, les acteurs principaux font preuve d’une surprenante grandeur dans leur médiocrité, comme grandeur invertie bien entendu, tendue vers le bras, plongée dans le trou noir des agitations sans nombre relevant des activités courantes du crime organisé.

Dreher situe également l’importance des Black Live Matter (BLM) et de tout ce qu’ils ont accompli ces derniers mois pour bien préparer la catastrophe du 3 novembre. (A l’image d’Al Nusra selon le finaud jugement du ministre parfumé Fabius, BLM « fait du bon boulot » ; cette organisation doit en être remerciée et l’on peut préparer une sorte de Prix Nobel spécial, qui pourrait devenir régulier par les temps qui courent : pourquoi pas un ‘Prix Nobel de la Déconstruction’ ?)

En quelques lignes, le 'questions-réponses' du journaliste Rod Dreher a l ‘avantage de ramener l’affaire de l’élection du 3 novembre dans son véritable contexte, qui est celui de la néantisation de notre civilisation, de la désintégration de la modernité, tous ces avatars pouvant être appliqués à l’actuelle situation des États-Unis d’Amérique, et naturellement dans le chef du parti démocrate qui s’est constitué en une force si totalement néantisatrice.

Nous avouons bien volontiers et une fois de plus, notre incompréhension, après lecture de ces paroles de Dreher, qui nous restituent sans aucun doute une vérité-de-situation essentielle, à suivre les évolutions et les raisonnements de tant de ces gens de bonne volonté, avec le cœur fermement ancré à gauche (rien à redire à cela), qui tirent avec une haine extraordinaire contre Trump-Hitler depuis cinq ans en s’époumonant que “le fascisme ne passera pas”... Certes, il ne passera pas, puisqu’il n’y a point là-dedans une de ces histoires obsessionnelles vielle d’un siècle et réglées toutes de la manière apocalyptique qu’on sait en 1945...

Dans notre esprit qui se veut antiSystème et qui reconnaît nombre d’antiSystème chez ces aboyeurs de l’antitrumpisme, cette question est également obsessionnelle à force d’être répétée, à force de les entendre dénoncer en Trump cette force qui menacerait notre formidable vertu civilisationnelle ; et cela, sans goûter l’ironie, au côté de la force la plus corrompue, la plus acquise au Système, dans le chef d’un parti démocrate flanqué de sa planche pourri de Biden. Nous ne devons pas avoir d’estime particulière, comme si souvent dit sur ce site, pour ce Trump, tel qu’il est et tel qu’on le connaît ; sauf à lui reconnaître, volens nolens, un formidable talent de démolisseur des arrangements du Système, de fouteur de désordre dans la machinerie qui détruit le monde. Rien que pour cela, le sort de Trump et ce qu’il est capable de produire méritent réflexion. Mais non pardi, nous disent-ils, aucune réflexion n’est nécessaire ni même autorisée ! Car “le fascisme ne passera pas”. Fermez le ban, il se fait tard.

Ci-dessous, on trouve les quelques questions posées à Rod Dreher, avec les réponses du journaliste, dans Le Figaro-Vox de ce 6 novembre 2020.

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« Notre nation en train de se désintégrer... »

Figaro-Vox – À l’heure qu’il est, les États-Unis ne connaissent toujours pas avec certitude le nom de leur nouveau président, et l’image que le monde entier se faisait de la démocratie américaine est détériorée. Quel sentiment vous inspire cette situation?

Rod Dreher – L’année 2020 a été apocalyptique pour mon pays, dans la mesure où nos fragilités nationales ont été révélées au grand jour. L’élection présidentielle en cours n’est qu’un nouvel épisode de ce phénomène. Notre nation est en train de se désagréger. Nous oublions que nous formons, quoi qu’il arrive, un seul peuple. Ce mouvement se prépare depuis des années, mais aujourd’hui il est si manifeste qu’il n’est plus possible de se bercer encore d’illusions.

Figaro-Vox – Même si les résultats définitifs de l’élection ne sont pas connus, une tendance s’est néanmoins dessinée: Donald Trump, contrairement à ce que beaucoup annonçaient, a fait un score plus élevé qu’en 2016 chez les femmes, les Noirs, les hispaniques. Comment l’expliquez-vous?

Rod Dreher – Il faut encore attendre des données complètes avant de tirer des conclusions définitives, mais ce que je peux au moins dire c’est que le logiciel intellectuel de la plupart des journalistes et des élites, qui prétendent dire quelles doivent être les convictions politiques des personnes de couleur, est complètement obsolète. Les élites américaines sont enfermées dans une bulle épistémologique. Ces gens ne comprennent pas leur pays, ils le craignent et le détestent à la fois. Il est intéressant de voir que pour la seconde élection consécutive, les sondages se sont sérieusement trompés. Pourquoi? Tout simplement parce que les citoyens américains n’osent pas avouer aux sondeurs qu’ils comptent voter pour Trump. Ils craignent de donner des informations compromettantes à des inconnus. Ils ont vu comment la gauche fonctionnait à l’Université, dans les médias et dans les entreprises, et ils savent que s’ils sortent des bornes fixées par l’idéologie des “politiques identitaires” de la gauche, ils peuvent en pâtir, et même perdre leur emploi. La gauche a répandu partout dans le pays une atmosphère d’intimidation, qui n’est pas sans rappeler le totalitarisme - tout cela au nom de la pureté et de la «justice sociale». Ces dangereux Robespierre méritent la claque que représente, à bien des égards, cette élection qui est loin de confirmer la «vague bleue» qu’ils espéraient.

Figaro-Vox – Dans quelle mesure le mouvement Black Lives Matter et ses conséquences sur la société américaine ont pesé sur l’élection?

Je crois que ce mouvement a beaucoup compté. D’abord parce qu’il est associé, dans l’esprit de nombreux Américains, aux pillages et aux émeutes qui ont ravagé le pays. Les gens n’osent pas le dire à voix haute, pour ne pas être pris pour des racistes, mais c’est ce que beaucoup pensent en leur for intérieur, – et, je crois, ce qu’ils ont exprimé dans les urnes.

Ensuite, Black Lives Matter a fait se lever une nouvelle terreur idéologique dans toutes les institutions contrôlées par la gauche, notamment les médias et les facultés. Si vous n’êtes pas d’accord avec leurs propositions, même les plus extrémistes, c’est donc que vous êtes raciste. C’est une sorte de chasse au bouc-émissaire, et les gens n’osent pas se dresser publiquement contre ce mouvement. Mais dans l’intimité de l’isoloir, ils peuvent enfin s’exprimer. Au lendemain de l’élection, j’ai vu sur Twitter certains des partisans les plus engagés de Black Lives Matter dénoncer cette élection comme étant la preuve selon eux que l’Amérique est bel et bien raciste. J’espère que nous serons de plus en plus nombreux à nous opposer à la terreur idéologique qu’ils répandent, et qui est en train de déchirer le pays.

Figaro-Vox – Vous avez publié un nouvel essai, intitulé «Live Not by Lies». Cette élection et l’imbroglio sur les résultats, contestés dans certains États par l’équipe de campagne de Trump, confirme-t-elle l’entrée de l’Amérique dans l’ère de la post-vérité?

Rod Dreher – Tout dépend de ce que vous appelez la «post-vérité». La nuit précédant l’élection, mon fils, qui étudie à l’université, me disait que l’on devrait relire Jean Baudrillard pour comprendre l’époque que nous vivons. Il a peut-être raison.

Je pense en effet que les États-Unis sont plongés dans la «post-vérité» de plusieurs façons. D’abord parce que nos divisions ne sont plus seulement politiques, elles portent désormais sur nos mythes fondateurs, – la «vérité poétique» de notre destinée nationale, le sens collectif que nous apportons à notre histoire, comme chaque nation le fait pour se forger une unité. Nous avons vu émerger à gauche, au cours de ces dernières années, un puissant récit alternatif qui fait de notre pays une création démoniaque, un ramassis de racistes et de méchants. Sauf que c’est ce récit qui désormais triomphe au sommet de nos institutions, et a conquis nos élites.

Cette élection a montré à nouveau le fossé qui sépare le monde dans lequel vivent les médias et les classes dirigeantes, et celui du reste des Américains. Lorsque nos enfants apprennent à l’école, ou dans la culture de masse, que les vieilles vérités poétiques, mythologiques concernant les États-Unis, sont en réalité des mensonges, et que la seule vérité est que notre pays est un enfer, alors le seul avenir qui nous attend c’est une forme ou une autre de guerre civile. C’est en ce sens que notre pays vit dans une ère de «post-vérité»: nous ne partageons plus de récit narratif commun sur ce que signifie l’Amérique.

Ensuite, et de façon plus inquiétante, comme Hannah Arendt nous en a avertis dans Les Origines du totalitarisme, on reconnaît une société pré-totalitaire à ce que les gens ne croient plus en l’existence de vérités objectives, – une société dans laquelle les gens tiennent des mensonges pour des vérités du moment que cela sert leurs objectifs. Nous vivons certainement dans une telle société aujourd’hui. Mais est-ce seulement vrai de l’Amérique, ou est-ce que cela ne concerne pas l’ensemble de l’Occident, plongé dans la décadence post-moderne?

Enfin, dans un sens plus limité, nous sommes dans une ère de «post-vérité» dans la mesure où nous devenons incapables de dire la vérité de peur de nous attirer les foudres et les châtiments de la classe dominante. En France par exemple, c’est la même chose vis-à-vis de l’islam. Vous savez très bien comment cela fonctionne. À la longue, les gens ordinaires sont las des mensonges officiels, et même si le courage de vivre publiquement dans la vérité leur fait défaut, au moins votent-ils en conscience dans l’isoloir.

Interview de Rod Dreher, par Figaro-Vox

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Rendez-vous à Gettysburg

Par info@dedefensa.org — 5 novembre 2020 à 00:00

Rendez-vous à Gettysburg

5 novembre 2020 – Je crois qu’une certaine “gauche” US, celle qui vient peu ou prou de la dissidence antiSystème du temps de GW Bush, et qui, paraît-il, serait victorieuse si le vieux crouton pourri et corrompu de Sleepy Joe l’emporte, je crois que cette “gauche”-là a la plus grande difficulté à se maintenir à son aise, à côté des natures emportées, et généralement hollywoodiennes, qui déversent les pensums révolutionnaires en se référant au jeune et bondissant parti démocrate (la-Pélosi, 80 ans, Biden-président, 77 ans, etc.).

La vérité-de-situation est bien que, même si Trump n’arrive pas à s’imposer comme président reconduit grâce à ses armées d’avocats et à ses multitudes de contestations tatillonnes et bureaucratiques, contre les fraudes sans nombre des démocrates, cette gauche ex-dissidence conduisant à côté des institutionnels de la même trempe le Système à l’autel du triomphe washingtonien, aurait bien du mal à se sentir vraiment à l’aise. Ce n’est même pas une ‘victoire à la Pyrrhus’, c’est un débat profond et bien mal assuré sur le sens de ce mot, selon qui le prononce : qu’est-ce donc qu’une ‘victoire’, selon que c’est Biden ou la gauche-‘dissidente’ qui le dit ?

Je parle ici et bien entendu de l’esprit des choses et nullement “des choses”. Celles-ci, “les choses”, ce sont sous un autre nom ‘les événements” dans une époque de simulacre et de constante imposture faussaire. Il est absolument hilarant d’entendre et de voir les ‘experts’ français des USA, autour des petits fours de la TV parisienne, parler du FakeNewsisme en citant le NYT et le WaPo comme Bible(s) du journalisme respectueux des vérités, – lesquelles, on l’a deviné, sont évidemment progressistes-sociétales. Il est béant le trou noir de l’inculture parisienne, sortie du nombre de morts par Civid19 du dernier week-end ; il est vraiment très noir, le trou... Plus d’une fois, je me suis senti moi-même si honteux d’être de la même tribu que ces gens-là, si étranger à cette tribu-là dont j’avais tant rêvé dans ma jeunesse adolescente qu’elle m’accueillît dans ses grands bras ouverts ; et lorsqu’il y a un invité américaniste passant à l’une de leurs émissions, et encore plus un invité américain, je suis gêné en plus d’être honteux, et méprisant pour moi-même pour avoir accepté d’en être, ne serait-ce que spectateur, en plus d’être gêné et honteux pour le spectacle.

Je ne dis pas que Patrick Cockburn, de l’innombrable tribu des Cockburn (parents, frères, cousions-cousines, etc.) soit le plus ‘dissident’ parmi les régiments de gauchistes-dissidents de la famille, tant s’en faut dans son cas. Mais quoi, il en a un peu les gènes, et cela même si CounterPunch a trahi l’esprit de l’entreprise depuis la mort d’Alexander, frère de Patrick . (Diana Johnstone dit cela de la famille, – d’origine irlandaise mais américaniste, – en 2017, avec la mort d’Alexander : « Ce fut en effet le début de la montée en puissance de Caitlin [Johnstone, sans liens de famille avec Diana] dans les cercles anti-guerre en parallèle au début du déclin de ‘CounterPunch’, passé de la position d’un “franc-tireur intrépide” à celui de critique sarcastique des véritables héritiers de l'esprit indépendant du fondateur du site, Alexander Cockburn. »)

On voit que nous naviguons en eaux troubles et agitées à la fois, performance notable pour une eau courante. Même un Patrick Cockburn n’est pas vraiment d’un esprit débordant de félicité lorsqu’il écrit son article dans CountePunch, enfonçant discrètement une porte grande ouverte en observant que ce n’est pas parce que vous vous débarrasserez de Trump que vous débarrasserez du trumpisme, qu’en cette matière l’existence précède l’essence, – et comment ! –, et qu’elle est en bonne part constitutive de l’Amérique. Ce n’est pas un vieux crouton pourri qui sauvera la barcasse à la coque trouée parce qu’également pourrie qu’est devenu le Titanic. Cela est fort bien résumé, cette espèce d’amertume chez les gauchistes repentis, pas vraiment repentis, devant l’extraordinaire résilience du monde et de l’espèce regroupée en société :

« America’s Gettysburg Moment: Even If Defeated Trumpism Will Not Vanish » (“Un ‘Moment-Gettysburg’ pour l’Amérique: même s’il est vaincu dans cette bataille, le Trumpisme ne disparaîtra pas”)

Le corps de l’article est une suite assez étrange, mais compréhensible dans le contexte et compte tenu de la personnalité de certains des protagonistes, de positions contrastées sous la même plume, animée de la même fureur antiTrump et une certaine certitude (“certaine certitude”, terme si oxymorique pour décrire les temps courants et qui vaut son pesant de cacahuètes)  : “Oh oui, c’est une très grande victoire, nous allons nous débarrasser, avec notre triomphant ‘bon débarras, Trump !’, de la cause de tous nos ennuis, comme on referme une parenthèse maléfique dans la marche de la Grande République”, ou bien “certes, mais est-ce bien sûr, car « le fait même qu'il ait fallu le coronavirus pour vaincre Trump est la preuve, malheureusement, qu’il n’est pas l’aberration ou la parenthèse que ses adversaires pensent qu'il est »”...

Ce balancement, aller-retour de l’étrange “certaine certitude” à l’incertitude assumée, se trouve bien illustré par l’article de Cockburn. Si nous l’avons retenu, si je me suis aussitôt arrêté à lui, c’est à cause de la conclusion, qui cite cette intervention de Lincoln qui résume tout cela, lui qui est pourtant l’étendard du triomphe moral de la chose, en plus ; mentionnons-le, « Avec Dieu de notre côté »... On sait bien qu’on retrouve cette citation de Lincoln ici et , entre autres lieux de notre site dedefensa.org...

On trouvera donc le contraste dont je parle ici entre les deux paragraphes du début et celui de la conclusion, qui vous invite à vous tenir prêt à vous titrer une balle dans la tête, – au cas où...

« Les sondages sont unanimes pour prédire une victoire de Joe Biden sur Donald Trump lors de l'élection présidentielle, présentant le vote comme une répétition non militaire de la bataille de Gettysburg en 1863, lorsque le nord a vaincu le sud dans ce qui est considéré comme un tournant dans la guerre civile. La violence sera moindre cette fois-ci, mais la haine entre les antagonistes est au moins d’une intensité similaire.
» Une comparaison avec la guerre civile est appropriée car l'affrontement entre Trump et Biden fait écho au conflit armé un siècle et demi plus tôt. L'Amérique blanche s'était alors divisée en deux nations et, dans une large mesure, elle est maintenant deux nations. Le soutien principal de Trump se trouve dans le sud et dans les zones rurales ; celui de Biden se trouve dans le nord et dans les villes métropolitaines.
[…]
» “L’Amérique ne sera jamais détruite de l’extérieur”, aurait déclaré Abraham Lincoln. “Si nous faiblissons et perdons notre liberté, ce sera parce que nous nous sommes détruits nous-mêmes.”[« En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant ».] La perspective d'une telle destruction est venue très près pendant les années de Trump à la Maison Blanche et n'a pas encore disparu. S'il y reste, bien sûr, ce sera un Gettysburg à l'envers, qui répondra à la terrible prévision de Lincoln. »

... Après tout, hein, « God On Our Side », tout le monde est plus ou moins d’accord, n’est-ce pas ? Triste Amérique, aussi joyeuse que nous le sommes nous-mêmes, dans nos incroyables crises en totalitarismes pour gamin de huit ans en cours de récréation, à peu près aussi tragique-bouffe que l’acné juvénile par “manque de sport” ou autres activités du même domaine, comme on disait dans le temps d’avant même ma jeunesse, où la perspective absolument secrète d’aller voir une fille prenait des allures de révolution sexuelle.

Mon Dieu, Tu as plus d’un tour dans Ton sac ! Je n’imaginais pas qu’Il imaginerait, Lui-le garnement, l’Effondrement du Système par la conjonction presque sublime de la connerie de ses membres-fondateurs et adhérents les plus influents et les plus fortunés d’une part, par l’ennui des spectateurs conviés à une société du spectacle qui ne fonctionne même plus à cause des horaires-Covid d’autre part... Tout cela qui nous faisait écrire il y a quelques mois, tension tragique en plus :

« Il est tant question de haine dans la description des situations politiques actuelles que l’on se pourrait dire que les USA en sont arrivés aujourd’hui à se haïr eux-mêmes, et dans ce cas à côtoyer inconsciemment la tentation du suicide. On est alors inévitablement conduit à se référer à la très juste prédiction de Lincoln, tant répétée sur ce site parce que jamais le destin de la Grande République n’a été mieux résumé et synthétisé que par ces quelques mots : “Si la destruction devait un jour nous atteindre, nous devrions en être nous-mêmes les premiers et les ultimes artisans. En tant que nation d’hommes libres, nous devons éternellement survivre, ou mourir en nous suicidant”. »

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2020, ou l’école du mythe

Par info@dedefensa.org — 5 novembre 2020 à 00:00

2020, ou l’école du mythe

On jugera qu’il n’est pas sans intérêt de lire ce texte du docteur en médecine Ariel Beresniak, de nationalité suisse, ayant travaillé en Russie, puis pour des laboratoires de Big Pharma, puis pour l’OMS et l’UE, puis... etc. Le ton adopté par Beresniak est résolument offensif, sinon provocateur (par rapport au style du type endive bouillie caractérisant en général les interventions des sommités du domaine dans ce cadre, cette crise, ce problème, etc., comme tous les autres dans l’actuel tourbillon crisique). Puisqu’il semble s’agit de Ciovid19, nous dirions que ce ton concerne beaucoup plus la méthodologie de la lutte contre Covid19, notamment avec référence classique chez Orwell (1984 et La ferme des animaux), et qu’il s’agit d’un sujet plutôt de type sémantique et de méthodologie politique (totalitarisme & Cie par le biais de Covid).

Les questions de savoir si telle ou/et telle méthode de lutte contre Covid, de la nécessité de lutter contre Covid selon les normes en vigueur, etc., ne sont guère abordées sur le fond. On sent qu’il y a chez l’auteur le constat que nous sommes bien au-delà de ces questions ; que nous avons dépassé les seuls débats sanitaires et de santé publique intérieure ; que nous sommes dans le domaine très-profond de la polémique politique, des actions dissimulées, des ‘complots’ éventuellement, des ignorances accumulées aux dépens de l’affirmation mesurée de l’inconnaissance, de la perte complète de contact avec ce qui pourrait être perçue collectivement comme la réalité objective, qui a été absolument saccagée par l’usage complètement dément qui a été fait par le Système de tous les moyens de simulacre, de déterminisme-narrativiste, etc.

Au travers des divers sujets autour de la pandémie qui sont abordés, apparaît le sentiment, la perception qu’il s’agit évidemment des structures diverses d’une crise majeure s’inscrivant dans la Grande Crise Générale que nous désignons comme la GCES. La crise du Covid19 est donc à considérer selon des liens manifestes et puissants avec les autres crises en cours, terrorisme, élection USA2020 du président, etc. Il est absolument impensable de tenter de provoquer un ralliement autour d’une perception soi-disant rationnelle pour que nous nous coopérions également rationnellement, les uns avec les autres, jusqu’à la détermination commune d’une approche commune du problème. Toutes ces choses “communes” (en commun) que nous envisageons sont désormais identifiés, après avoir pris la mesure de la crise de simulacre en cours, des leurres que nous nous proposons à nous-mêmes, y compris quand nous travaillons ostensiblement dans l’antiSystème. Il est pour l’instant impossible de ‘fixer’ quelque chose (“to fix something”, disent les anglophones).

 Le fait est qu’il faut admettre l’impossibilité de toute approche relationnelle et se tourner résolument vers l’acceptation du constat que diverses soi-disant ‘réalités objective’ existent, voire cohabitent, voire interfèrent les unes dans les autres dans certains cas. Il ne faut en aucun cas écarter ces très fortes probabilités, pour éviter de nous enfoncer trop profondément dans une option nécessairement fragile, difficile à justifier, dans tous les cas catastrophique s’il faut tenter de l’explorer en nous y impliquant nous-mêmes comme l’on accepte d’être emprisonné. Il ne faut en aucun cas embrasser résolument une orientation trop bornée et figée dans la mesure où tout est absolument fluide et insaisissable, – rien à part, bien entendu, notre objurgation absolue : Delenda Est Systemum.

 (...Cela, sans se dissimuler la difficulté constante, dans ces temps difficiles, d’identifier aussitôt ce qui est du Système, ce qui fait partie du Système, ce qui porte un masque pour dissimuler qu’il est du système, ou n’en porte pas pour faire croire qu’il est contre le Système).

Nous n’attendions pas d’un tel texte qu’il nous inonde d’une lumière inattendue de réalité objective, sinon de Vérité, mais au contraire, qu’il nous fasse bien comprendre sur quelle terra incognita nous nous trouvons, avec des directions politiques absolument, complètement à la dérive. Nombre de textes qu’il nous faut lire aujourd’hui ne sont pas là pour nous informer mais d’abord pour nous désintoxiquer d’un style de parole, d’une lenteur prégnante de pensée.

Le même sentiment de terra incognita et de dérive affecte également, parallèlement, les politiques esquissées par certains de nos gouvernements vis-à-vis de USA en crise, – notamment, leur hostilité vis-à-vis de Trump, et les engagements dangereux (selon l’évolution de la situation aux USA) qu’ils prennent avec les démocrates de la marionnette empaillée Biden. Les cerveaux de moineau qui peuplent les foules des communicants chargés du “conseil” (?) de nos mondes officiels n’ont strictement pris aucune mesure de la réalité de la situation aux USA (au contraire des Russes, dont la discrétion dans la phase actuelle, est une marque complètement remarquable).

Les références pour ces ‘politiques’ (vis-à-vis des USA comme vis-à-vis du Covid19, comme si le Covid était un partenaire politique) des pays du bloc-BAO en Europe sont quasi-exclusivement mensongères, elles aussi. Sans que cela ne soulève le moindre réel problème, leurs sources venues des réseaux de communications du Corporate Socialism allant de Tweeter à CNN, avec leurs correspondants en Europe, diffusent vers leurs mandants des images inacceptables et totalement simulacres de la situation (Covid, Trump, etc.).

On peut ainsi dire que dans la phase actuelle de l’accélération de l’effondrement, la fameuse “servitude volontaire”, ou ‘involontaire’ qu’importe, dont il est très souvent fait état, se trouve complètement à la charge de nos directions. Il existe à cet égard un aveuglement complet, une marche effectivement aveugle des ZélitesZombies (ou ZZ) vers un précipice et un abime. Ceux que nous nommons les ZélitesZombies (ZZ) sont en déroute complète actuellement, parce que rien ne leur répond, – comme une voiture dont toute l’informatique serait en panne, – selon les normes inscrites dans le manuel du monde où elles évoluent. Ce n’est pas une situation à laquelle il est facile de remédier, mais c’est une situation qu’on ne peut se permettre d’ignorer. En Europe, les directionsSystème, ZZ & Cie, les ignorent à la vitesse de l’éclair, comme s’il existait une espèce de compétition pour l’ignorance et l’aveuglement...

Un peu de toutes les crises en cours sont envisagés, directement ou indirectement, dans ce texte, qui apparaît ainsi, lui aussi, comme la symbolique du mythe de l’incontrôlabilité désormais absolue de la situation. De même, tout ce qui, il y a quelques mois, était laissé au délire durable et pathologique de quelques esprits complotistes qui vont soudain se mettre à croire en ce qu’ils dirent et fantasmèrent en ce temps-là et jusqu’à nous, tout cela apparaît aujourd’hui du domaine du possible et certes utilisables par ces mêmes forces du Système, et pouvant être retournées contre elles (‘faire aïkido’). Il faut se dire qu’un tel texte, écrit par cet auteur comme étant une référence institutionnelle pour certains, sans mesurer la façon dont ils sont des outils du désordre, aurait été impensable il y a seulement 4 ou 5 mois. Cela ne signifie pas que tout ce qui est suggéré, ou envisagé aujourd’hui, pouvait l’être il y a 4 ou 5 mois, mais plus simplement que la situation a évolué d’une telle façon et avec une telle vitesse que c’est effectivement le cas en théorie.

... Bref, le texte du docteur en médecine Ariel Bresniak est repris de RT-France, du 1er novembre 2020. Docteur en médecine, spécialiste en santé publique et médecine sociale, docteur en mathématiques appliquées, habilité à diriger des recherches, Ariel Beresniak est professeur invité à l’Université russe d’économie Plekhanov. Auteur d’ouvrages notamment d’‘Economie de la Santé’ (Elsevier-Masson), ‘Comprendre la pharmacoeconomie’ (John Libbey), ‘Dictionnaire raisonné des entreprises du médicament’ (Flammarion) et ‘Dictionnaire d’Economie de la Santé’ (Masson).

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Le confinement ou le mythe de l’apprenti sorcier

L’étude des mythes éclaire souvent les comportements humains. Le mythe de l’apprenti sorcier, décrit originellement par le Grec Lucien de Samosate au IIe siècle avant d’être popularisé par Goethe, met en scène un apprenti scribe qui trouve le moyen d’animer un balai. Tenté d’en obtenir plus, le scribe transforme le balai en serviteur, celui-ci devient si zélé qu’il en est incontrôlable, ce qui provoque une catastrophe.

Il aurait été utile que les dirigeants des pays occidentaux se souviennent de ce mythe, à plus forte raison s’ils n’ont pas une grande expérience du pouvoir.

Des références du XXe siècle leur sont certainement plus familières ; il semble que les déterminants des totalitarismes relatés dans les romans 1984 et La ferme des animaux de Georges Orwell aient été parfaitement compris et intégrés.

Une véritable novlangue a ainsi été créée à l’orée de la pandémie de coronavirus. Le terme anglo-saxon «cluster» remplace notre terme français «foyer», permettant de lui adjoindre une aura plus mystérieuse. Les mots «confinement /déconfinement» ont débarqué de nulle part dans notre néo-vocabulaire sanitaire, apportant une nuance de châtiment collectif.

Les résultats virologiques positifs, qu’ils soient confirmés vrais ou faux, qui concernent des personnes saines, asymptomatiques ou malades, deviennent de façon indifférenciée des «cas» dont le nombre «explose». Les contestataires de la théorie officielle «alarmiste» sont estampillés avec dédain par le sobriquet «assuristes». Le pistage des clients des bars et restaurants, ainsi que les applications mobiles de traçage des contacts, sont les instruments de Big Brother. Le principe n’a pas changé : plus on réduit les finesses du langage et plus on accentue la surveillance, moins les citoyens sont capables de réfléchir et de contester, ne raisonnant plus qu’avec les réflexes archaïques de leur cerveau reptilien (peur, survie, manger, dormir).

Le «Comité scientifique» s’apparente volontiers aux commissions créées par le personnage du cochon qui est au pouvoir dans l’œuvre La Ferme des animaux. Ces scientifiques choisis par le chef de l’Etat pour le conseiller sur l’épidémie, sans avoir à passer par les commissions officielles, comme le Haut conseil de la Santé publique, ont certainement de réelles compétences dans leur domaine spécifique. En revanche, ils n’ont aucune crédibilité scientifique dans l’étude de la dynamique des épidémies et de l’évaluation des mesures de santé publique contre les pandémies à virus respiratoires. Les «avis» de ce comité sont mal justifiés, mal référencés, et apparaissent influencés par les différents niveaux d’aversion au risque des membres. C’est ainsi que sans disposer d’aucune preuve d’efficacité, le «confinement» généralisé de la population a été recommandé par ce comité de façon péremptoire comme la mesure soi-disant la plus efficace pour lutter contre le coronavirus. Ces déclarations relèvent plus du catéchisme que de la science, c’est-à-dire de réponses toutes faites à des questions toutes faites.

Si le grand public a découvert au printemps 2020 l’existence de la notion de confinement de la population comme un moyen de lutte contre les épidémies, il faut admettre que la communauté scientifique l’a découverte en même temps ! Il existe de nombreux travaux scientifiques évaluant les réponses aux épidémies, rapports nationaux, européens, et internationaux, de préparation au risque épidémique des virus respiratoires, mais en aucun cas le concept de confinement généralisé d’une population n’a été publié, étudié, ni même évoqué, encore moins évalué par une quelconque recherche.

Dans l’esprit du public, le concept de «confinement» se confond avec celui «d’isolement». Ces deux notions n’ont pourtant rien à voir. Le principe de l’isolement repose sur la mise à l’écart, pendant la période de contagiosité, de patients dont le diagnostic de pathologie transmissible a été formellement confirmé. Or le confinement de la population consiste à enfermer les familles à domicile, sans savoir qui est sain, asymptomatique ou malade. De ce fait, un membre de la famille contaminé contaminera inexorablement les autres membres du foyer avec qui il est confiné. Preuve en est : les épidémies survenues à bord du paquebot de croisière Diamond Princess et du porte-avion Charles-de-Gaulle. L’événement ayant frappé ce dernier constitue la meilleure démonstration expérimentale de l’absurdité du principe du confinement d’une population pour lutter contre une épidémie. Sur 1 766 marins confinés de fait à bord du navire, 1081 ont été contaminés à partir d’une poignée de militaires asymptomatiques rentrés de permission, dont 1 046 malades, soit 61% de la population totale du navire.

La Chine, souvent mentionnée en exemple de gestion efficace de l’épidémie, n’a jamais imposé un confinement généralisé de sa population. Elle a préservé son économie et s’est contentée de contenir de façon hermétique l’épicentre de l’épidémie dans la ville de Wuhan. Une réponse pertinente des pays occidentaux aurait été d’interdire les arrivées de Chine dès janvier 2020, et non d’accepter la venue en Europe d’avions entiers de voyageurs chinois, ou de rapatrier des ressortissants européens de Wuhan, qui ont disséminé l’épidémie en Europe. L’Italie a bien tenté d’interdire l’arrivée des vols directs en provenance de la Chine, mais curieusement pas l’arrivée des passagers ayant utilisé des vols indirects. De nombreux Chinois installés dans le Nord de l’Italie pour travailler dans le secteur de la confection, ont ainsi pu rentrer de leurs congés du Nouvel an chinois en étant porteurs du virus… La fermeture des frontières aux voyageurs provenant de Chine aurait été une des réponses adéquates pour éviter d’importer l’épidémie sur le sol européen. Il en existe d’autres.

Les mesures de distanciation sociale sont des interventions classiques de santé publique contre les épidémies respiratoires, comme la fermeture des écoles et l’arrêt des transports publics. Il est paradoxal de constater que les écoles restent ouvertes pendant le confinement de la population de ce mois de novembre et que les transports publics n’ont jamais cessé de fonctionner en France. Probablement, ces décisions sont prises pour ne pas remettre en question des années de propagande idéologique contre les véhicules individuels.

Quoi qu’il en soit, et contrairement à la communication officielle reprise clé en main par la grande majorité des médias, les mesures de distanciation sociale ne permettent pas de diminuer le nombre de malades et de décès. Elles ne font que décaler la date du pic épidémique pour mieux étaler dans le temps les ressources du système de santé. L’aire sous la courbe étant la même, le nombre de malades et de décès sont équivalents. Prétendre que le confinement aurait permis d’éviter 3,1 millions de morts dans 11 pays européens, comme le suggère une étude de l’Imperial College de Londres, relève d’un discours digne d’un télévangéliste.

Avant de colporter ces prévisions cataclysmiques pour justifier son rôle, le «Conseil scientifique» devrait se souvenir qu’un virus ne se répand pas de manière multiplicative mais selon une courbe ascendante de propagation qui lui est propre, pour spontanément diminuer après un «pic», quelles que soient les mesures prises. L’étude des courbes de morbidité et de mortalité en Suède (pays qui n’a jamais imposé de confinement à sa population), en est la meilleure démonstration. L’idée qui prône que le confinement imposé aux Français en mars 2020 aurait permis à l’épidémie de s’estomper ne repose sur rien.

Pourquoi la courbe baisse-t-elle spontanément avec ou sans confinement ? Pourquoi n’augmente-t-elle pas indéfiniment comme le postulent les modélisations de l’Imperial College de Londres et de l’Institut Pasteur ? La réponse est qu’un virus dépend intimement de son environnement écologique, climatique, biologique… Ces facteurs pluriels constituent un écosystème formé d’innombrables cofacteurs inconnus impactant le comportement des virus. Le rôle des cofacteurs et de l’environnement a été particulièrement étudié pour le virus Epstein-Barr, car ce virus est responsable de deux pathologies très distinctes selon son environnement : une simple angine en Europe (la mononucléose infectieuse) et un cancer en Afrique (le lymphome de Burkitt).

En ce qui concerne l’action sur la mortalité, les mesures efficaces sont la création de nouvelles unités de soins intensifs ainsi que l’amélioration du niveau d’équipement de ces unités par des respirateurs dits «invasifs» et des machines d’oxygénation du sang extracorporelles (ECMO). L’importance du développement des ECMO est régulièrement soulevée pour réduire la mortalité des épidémies de grippe et donc du Covid-19, mais reste encore de nos jours l’apanage de quelques centres spécialisés. Ce qui ne manque pas de créer des conflits entre les familles des malades pour avoir accès à ces machines qui permettent de survivre aux détresses respiratoires les plus sévères.

Faut-il encore que les patients puissent supporter la réanimation, ce qui n’est pas le cas des personnes très âgées, souffrant d’autres pathologies sévères et constituant les principales victimes du Covid. Un patient de 85 ans malade d’un cancer métastasé pourra ainsi être admis en réanimation s’il a été détecté positif au coronavirus et considéré «mort du Covid» s’il décède, quelle que soit la cause du décès.

C’est la raison pour laquelle il importe de toujours bien définir les critères de suivi épidémiologique et de mettre les chiffres en perspective. Se contenter de lister les nombres de morts et de «cas» sans définir de quoi il s’agit − comme semble s’en être fait une spécialité le directeur général de la Santé −  ne sert qu’à apeurer la population (ce qui peut être un objectif en soi). Il convient au contraire de mettre en perspective les courbes en les comparant dans le temps et dans l’espace et d’étudier s’il y a des variations d’espérance de vie avant et pendant l’épidémie, et des différences de mortalité annuelle. Or il apparaît que les statistiques 2020 de mortalité et d’espérance de vie n’ont pas réellement été impactées par l’épidémie de Covid quand on les compare aux années précédentes.

Le marasme économique profond que subit actuellement la nation du fait de l’assignation à résidence de la population est la catastrophe de l’apprenti sorcier. Sans aucune justification scientifique, ni de preuve préalable d’efficacité, cette décision arbitraire a pourtant été prise par un pouvoir exécutif inexpérimenté pour la deuxième fois en une année, en créant une catastrophe économique et sociale à court, moyen et long terme.

Présentée comme la «seule» solution en attendant le «vaccin», il y a fort à parier que la population risque de vivre sous cloche encore quelques années. Rappelons qu’en 2009, la France a commandé 94 millions de vaccins contre la grippe H1N1, mais que 5 millions de personnes seulement ont été vaccinées. Les épidémies de rougeole et de méningite existent à ce jour dans le monde, alors que leurs vaccins existent depuis longtemps, sont efficaces et bien tolérés à long terme (ce qui ne pourra être confirmé pour les futurs vaccins contre le coronavirus que par le recul acquis sur plusieurs années). Au-delà de la disponibilité du vaccin, l’organisation de la vaccination de la population est un exercice extrêmement difficile et long, voire récurrent si les vaccins doivent s’adapter aux mutations et recombinaisons des coronavirus.

Sans justifications scientifiques et médicales, deux raisons persistent pouvant expliquer le choix coercitif du pouvoir exécutif de confiner l’ensemble de la population :

• La minimisation de la responsabilité du décideur : une victime identifiée du Covid, mise en scène par des images terrifiantes de soins intensifs, a plus de valeur pour les autorités qu’une victime collatérale des conséquences du confinement non encore identifiées. La puissance publique favorise ainsi systématiquement les actions et investissements qui réduisent sa responsabilité, quitte à détruire le tissu économique et social.

• La jouissance du pouvoir : l’amour du pouvoir, le plaisir de régner, le désir de dominer, procurent une légitimité illusoire à des comportements aberrants qui se nourrissent de mensonges hygiénistes. Le chef de l’Etat tend à imaginer le monde comme un théâtre scolaire sur la scène duquel le premier rôle lui est attribué. La représentation d’une réalité binaire associée à une caution technique de son «Comité scientifique» conforte son désir en lui procurant une légitimité.

De nos jours, notre société est imaginée à l’image du corps. Elle est le «corps» social. Le chef de l’Etat se considère comme le thérapeute de ce corps : il le protège contre les «agressions», il le soigne de ses maux «quoi qu’il en coûte», il surveille sa tension (les contestations sociales). Le discours du chef de l’Etat emprunte délibérément ses mots à la médecine. Il en fait régulièrement des métaphores qui transportent le sens du verbe «soigner» aux verbes «gouverner» et «gérer». Le chef est, comme l’indique son nom, la tête de ce corps social. Ce n’est donc pas un hasard si en cas de crise, le chef de l’Etat est tenté d'imposer une anesthésie générale, voire des purges et des saignées pour ne pas lui-même risquer d’être remis en question. Le déluge est un autre mythe racontant comment les dieux se fâchent et corrigent leurs créatures !

Les «jeunes» se sont-ils mal comportés dans les parcs ou dans les bars ? La punition collective de la fermeture généralisée des parcs, plages, forêts, montagnes, bars et restaurants s’apparente à la purge et à la saignée. Il suffit ensuite de valoriser la souffrance et le sacrifice du peuple en les justifiant par la «science» représentée par «Le» comité scientifique et les regardant comme régénérateurs en vue des lendemains qui chantent, en attendant les surlendemains qui déchantent.

Ariel Beresniak

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La Belle-Fureur de JHK

Par info@dedefensa.org — 5 novembre 2020 à 00:00

La Belle-Fureur de JHK

Comme les Québécois aiment à se voir liés à ce qu’ils nomment la Belle-Province, nous nommerions volontiers nommer le sentiment que l’on distingue chez James Howard Kunstler, ou JHK, et qui le lie à sa perception du temps : la belle-Fureur. Les stupides Parisiens qui se situent progressistes-sociétaux et de l’univers postmoderniste du simulacre de communication, se plaignent auprès d’eux-mêmes de ne pas comprendre grand’chose aux USA-qui-votent-Trump, comme si, décidément, les USA étaient peuplés de ces Deplorables que la grossière et puante Hillary exécutaient en octobre 2016 d’un ricanant mépris.

Cette année 2020, c’est Joe Biden qui l’a remplacée à la manouvre, personnage décérébré par tant de corruption, automate frôleur et peloteur, idole des salons parisiens puisqu’ennemi de Trump. Les Parisiens ne comprennent rien à la profondeur sans fin et sans fond de la corruption qu’est l’Amérique, donc ils ne comprennent rien à James Howard Kunstler, qui est une sorte d’imprécateur écrasant de son ironie revigorant, comme une sorte de un Jack London désignant avec fureur l’Amérique corrompue qu’il accable de ce que nous désignons décidément comme la Belle-Fureur, comme les Québécois disent la Belle-Province.

Kunstler est de ces Américains qui ne laissent rien passer à l’Amérique américaniste dont il hume l’imposture et le simulacre, régulièrement et librement, depuis tant d’années. Sociologue autodidacte et auteur de renom sur les questions urbaines et de civilisation, Kunstler s’est fait tout seul depuis les nombreux emplois divers de son adolescence, jusqu’à bâtir une renommée d’auteur de théâtre et de brillant commentateur indépendant du monde académique, d’abord votant démocrate et soutenant les causes progressistes ; puis Kunstler a, depuis ce temps, navigué vers une sorte de droite indépendante, presque de l’anarchisme de droite “à-la-française”, pour mieux dénoncer les corruptions, les arnaques, « les copains et les coquins » qui s’en donnent à cœur joie dans le marécage du Système. Son aversion pour Biden, qu’il perçoit en tant que créature puante du Système, personnage totalement privé d’existence et d’essence, transparent, matière sans matière littéralement, gouvernent son jugement impitoyable et sa Belle-Fureur.

On peut et l’on doit suivre Kunstler, JHK, dans ses attaques bihebdomadaires contre un Système qui nous écrase et nous oppresse. S’il est assez retenu contre Trump, c’est parce que Trump doit être écrasé par le Système, parce qu’ainsi le veut le Système, et que par conséquent ainsi devons-nous avoir un certain devoir d’indulgence par humanité trop insister, pour Donald Trump. Ainsi pense JHK, sans tendresse particulière pour Trump donc, mais bon connaisseur de l’infamie dont Biden est le clone infiniment triste. Voici l’élection vue par Kunstler, la veille de l’élection, le jour de l’élection, les perspectives de l’élection, au milieu du chaudron bouillonnant de Washington D.C. parodiant “D.C.-la-folle”. Si les Parisiens et les salons pouvaient avoir une ligne par page de leurs pensées, une minute par heure de leur temps qui s’inspirassent de Kunstler, ce serait déjà une bonne équipée de l’esprit.

Le Sakerfrancophone, qui manque rarement une chronique de JHK, a fait diligence cette fois. Il nous donne en traduction les textes des 2 et 3 novembre 2020 (dates aux USA) du site Kunstler.com de JHK, du spectateur en fureur qu’est James Howard Kunstler.

dde.org

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L’affreuse confrontation

Les historiens du futur, qui feront frire des cloportes sur leur feu de camp, se souviendront avec émerveillement et nausée de l’élection de 2020 et de la tentative de démolition contrôlée des États-Unis par la Rébellion du Réveil et son avatar incongru, Joe Biden, le Saint-Esprit de l’arnaque et du détournement cognitif. Toutes les forces de l’empire étaient rassemblées pour le soutenir, comme derrière l’effigie sacrée d’un obscur saint au cours une procession vers l’église, et pourtant, tout ce que les électeurs ont vu, c’est un personnage pitoyable hurlant devant des voitures, un vieux chien aboyant inutilement sur un parking dans l’obscurité qui s’installe.

Et puis il y avait Trump… un seul mot, Trump… pas d’honneur, car les Légions du Réveil parlaient du détesté POTUS… Trump, qui violait toutes leurs normes, menaçait leurs bonus, et contestait leurs ridicules shibboleths identitaires de racisme, sexisme, misogynie, homophobie, islamophobie… le Golem d’or de la grandeur convoquant les personnes déplorablement non réveillées dans leurs affreux chapeaux rouges franchissant collines et vallées, par milliers, pour l’entendre parler sans intermédiaires et le regarder se déhancher avec ce charmant pas de danse sur des airs disco de sa folle jeunesse, et dont le moral à toute épreuve a permis de dissiper la malédiction du réveil lancée par les légions de néo-païens de banlieue en colère, jusqu’à ce que nous arrivions au décompte électoral du 3 novembre – et alors la vraie compétition a commencé.

Et maintenant… ? tout le monde se pose la question, lui, elle et tous les autres. Pourquoi devrait-on croire les sondages, étant donné la corruption lâche de toutes les branches médiatiques – et les sondages en font partie, bien sûr. Mais les « affaires » de la famille Biden à l’étranger continuent de couver en arrière-plan, comme un feu de racines dans une forêt de pins, attendant de reprendre feu. Il s’avère que la société chinoise que les Biden courtisaient en tant que « partenaires » (CEFC China Energy) ne pouvait pas être plus manifestement un agent de l’appareil de renseignement du Parti communiste chinois. Même Hunter le savait, puisque son accord avec la CEFC pour la construction d’un terminal de gaz naturel en Louisiane a été dévoilé fin 2017. Un enregistrement audio trouvé sur le légendaire ordinateur portable de Hunter le fait parler de Ho Chiping (alias Patrick Ho), le dirigeant du CEFC :

Un autre journaliste du New York Times m’appelle au sujet de ma représentation de Patrick Ho – le putain d’espion en chef chinois qui a lancé la société que mon partenaire, qui pèse 323 milliards de dollars, a fondée et qui a maintenant disparu. L’homme le plus riche du monde, qui était mon partenaire, a disparu. Il a disparu depuis la dernière fois que je l’ai vu dans son appartement à 58 millions de dollars dans le cadre d’un contrat de 4 milliards de dollars pour la construction du putain de plus grand port de GNL au monde. Et je reçois des appels du District Sud de New York de la part du procureur américain lui-même.

M. Ho a fini par être inculpé par le District Sud de New York du DOJ pour corruption et blanchiment d’argent. Hunter s’était porté volontaire pour être l’un des avocats de M. Ho. Il s’est avéré que l’influence de la famille Biden n’a pas beaucoup aidé. M. Ho a été condamné, a fait son temps dans la même prison fédérale à Manhattan où Jeffrey Epstein est mort, et a été déporté à Hong Kong en 2019. Le CEFC a rapidement été mis en faillite par son sponsor, le PCC. Malgré toutes ces sordides complications, la famille Biden s’en est sortie avec au moins 4,8 millions de dollars, acheminés par une compagnie fantôme du PCC appelée Hudson West III sur le compte bancaire du cabinet d’avocats Owasco de Hunter.

Oh, et il y a un étrange effet miroir de notre marais dans tout cela : Le principal exploit de la CEFC pendant les années de magouille des Biden a été l’achat de 14 % des parts du géant russe du pétrole et du gaz, Rosneft, pour aider la Chine à contourner les sanctions américaines sur les ventes de pétrole russe. Devinez qui était l’un des avocats travaillant pour Rosneft : Christopher Wray, juste avant qu’il ne devienne directeur du FBI. Et devinez qui est assis sur l’ordinateur portable de Hunter Biden depuis au moins décembre 2019. Oh, le FBI. Et devinez quoi d’autre : les fichiers de Rosneft ont depuis été supprimés par l’ancien cabinet d’avocats de M. Wray, King and Spalding.

Maintenant, la question est de savoir si cette boule puant l’escroquerie va exploser en procédure officielle après l’élection. Nous sommes informés que le DOJ a ouvert une enquête sur le blanchiment d’argent de Hunter Biden il y a un an, lorsque des allégations ont été faites sur son « travail » à 85 000 dollars par mois au sein du conseil d’administration de la société ukrainienne Burisma NatGas, qui s’est déroulée de 2014 à 2019, rapportant des millions à Hunter. Le DOJ se penche-t-il également sur les manigances du CEFC ? Le DOJ avait des mandats de la FISA contre l’entreprise par le biais de l’affaire Patrick Ho, mais la FISA a un statut juridique spécial et les preuves peuvent rester cachées indéfiniment.

Et si, par un mystérieux acte de Dieu (ou une fraude électorale), Joe Biden parvient à se faire élire POTUS, comment pourrait-il être inauguré avec sa famille et lui-même empêtrés dans une affaire d’escroquerie qui implique le service de renseignements du Parti communiste chinois ? Cela n’arrivera pas. M. Biden sera obligé de se disqualifier. Est-ce que Kamala Harris deviendrait alors POTUS par défaut ? Il n’y a pas de précédent pour un président élu qui démissionne avant d’avoir prêté serment. Il n’y a aucun doute qu’il y aura des poursuites judiciaires à ce sujet et qu’elles conduiront rapidement à un jugement de la Cour suprême.

En même temps, il faut également s’attendre à une attaque totale du lobby Lawfare contre les résultats des votes individuels des États et à la traduction de votes douteux en délégations du collège électoral. Lawfare mettra à profit tous les tours de passe-passe de la nécromancie juridique pour faire fonctionner cette escroquerie en faveur du Parti Démocrate. Et les avocats de M. Trump ne s’y opposeront pas. Et qu’est-ce que cela apportera à la campagne Lawfare, de toute façon, alors que M. Biden est enseveli sous des allégations de faute criminelle ? Et – pour ne pas l’oublier, comme on dit – que se passera-t-il si, après les élections et avant le 20 janvier, MM. Barr et Durham finissent par mettre en accusation les responsables du RussiaGate ? Ne s’agira-t-il pas d’un gâchis politique mondial ? Pensez-vous que les marchés boursiers et obligataires vont l’adorer ?

En attendant, allons-nous assister à l’extravagance des Antifas et de BLM qui brûlent et pillent les villes d’une mer à l’autre ? Je pose la question : comment cela pourrait-il ne pas se produire ? Ils ont répété pour le Big Show toute l’année. Avec les nouveaux confinements Covid-19, les armées instables de combattants de rue vêtus de noir auront hâte de réactiver l’espace social qu’Antifa et BLM ont si bien préparé. Les émeutes sont amusantes ! Surtout lorsque la police n’est pas autorisée à intervenir efficacement pour les arrêter. Détruire, brûler et piller sont des activités amusantes, comme Halloween et Noël réunis !

Je voterai demain pour M. Trump dans ma petite tentative d’empêcher le Parti Démocrate de mettre ses mitaines dépravées sur les leviers du gouvernement. Je vous ferai part d’une mise à jour post-électorale, ici même, mercredi, mais peut-être pas à l’aube.

JHK

 

Mise à jour-I (4 novembre 2020, 09H5o)

L’élection s’est déroulée comme prévu ici – c’est-à-dire qu’elle n’a pas été résolue le lendemain matin, les émeutiers Antifa et du BLM étant déjà dans les rues de Washington D.C.

Portland, Oregon, reste dans un tumulte continu après quatre mois de violence et de destruction, et le maire Ted Wheeler a remporté la réélection contre la « candidate Antifa » Sarah Iannarone. Portland la chanceuse.

En dehors des États en balance, les swing states encore en jeu, les marges étaient étonnamment déséquilibrées. Le charisme rayonnant de Joe Biden a fonctionné dans les États côtiers bleus habituels – Californie 65 % contre 33 %, NY 55 % contre 43 % – mais les marges de M. Trump étaient tout aussi déséquilibrées dans les États rouges du centre- Oklahoma 65 % contre 32 %, Tenessee 60 % contre 37 %, Montana 56 %contreà 41 %. M. Biden a remporté une victoire éclatante dans l’État de Virginie lorsque les comtés dortoirs du Deep State, situés à côté de Washington, sont rentrés tard dans la nuit. Mais le président a gagné de façon convaincante en Floride, Ohio et Texas.

Pour l’instant, à 9 heures du matin, la course s’articule autour des suspects habituels. M. Trump a gagné un demi pour cent dans le Michigan avec 91% des votes comptés ; M. Biden a gagné sept dixièmes dans le Wisconsin, avec 95% dans… l’attente des résultats de Green Bay (retardés, apparemment, parce qu’une machine de traitement des votes n’a plus d’encre (!). Des marges similaires en Caroline du Nord… pas si proches en Géorgie, avec le président en tête avec une bonne avance de 2 %, et enfin la sombre gueule du loup, la Pennsylvanie, où Trump mène de plus de dix points de pourcentage (@700 000 votes) ce matin, mais où l’on attend plus d’un million de bulletins de vote par correspondance.

N’oublions pas la remarque plutôt imprudente faite par le procureur général de la Pennsylvanie, Josh Shapiro, le soir d’Halloween, selon laquelle « si tous les votes sont additionnés, M. Trump va perdre ». Il avait l’air plutôt sûr de lui. Si je comprends bien, la Cour suprême de cet état a récemment décidé que les comtés pouvaient continuer à traiter les votes par correspondance jusqu’à vendredi et, plus important encore, qu’ils n’exigeaient pas de cachet de la poste ou d’authentification de la signature – ce qui semblerait être une invitation facile à la fraude électorale.

Le président s’est engagé mardi soir à porter l’affaire devant la Cour suprême des États-Unis où, je pense, la décision Pennsylvanie sera rejetée comme étant manifestement mal fondée. Les forces de la loi Démocrates peuvent-elles contourner ce problème ? Je ne vois pas comment, mais je ne suis pas un avocat constitutionnel. Les Démocrates ont travaillé dur ces dernières années pour fabriquer le récit inepte et faux selon lequel toute procédure d’identification des électeurs équivaut à une « suppression ». L’Amérique doit se faire une idée claire de ce point de vue.

La justice a-t-elle d’autres tours dans sa manche ? Je m’y attends, mais le président a eu des mois pour planifier sa propre défense contre la menace d’un coup d’état du lobby judiciare, donc maintenant nous allons voir le jeu se dérouler. En attendant, nous attendons le chaos dans les rues, toléré et encouragé par le parti de Joe Biden, comme si cela allait le rendre sympathique à la nation.

 

Mise à jour-II (5 Novembre 2020, 9H10)

Jeudi matin et l’élection reste non résolue avec la perspective d’une longue bataille juridique à venir. La caractéristique la plus frappante de tout cela est l’incapacité de l’Amérique à mettre en place un système électoral juste, honnête et cohérent. Au lieu de cela, nous ajoutons des couches de complexité qui ne font qu’augmenter la probabilité d’échec et les possibilités de tricherie. Mais n’oubliez pas que l’une des caractéristiques de cette longue urgence est l’impuissance et l’incompétence croissantes du gouvernement fédéral à faire face à quoi que ce soit.

Quant aux signaux d’alerte, nous avons le dépôt massif de mercredi matin à 4 heures de 131 000 voix, toutes pour M. Biden, aucune pour M. Trump, émanant des comtés de Shiawassee et d’Antrim, dans le Michigan, dont la population est respectivement de 68 000 et 23 000 habitants. Une personne de la chaîne a déclaré qu’il s’agissait d’une « faute de frappe », mais les résultats ne montrent pas que le faux chiffre a été rétracté. Une action similaire de 27 000 personnes, toutes pour Biden, est venue de Philadelphie, sans explication. Et ce n’était que le début d’un effort de fabrication en gros de bulletins de vote par correspondance du Parti Démocrate qui se poursuit jusqu’à aujourd’hui.

Les démocrates ont mis sur pied une « équipe de transition » pour Biden afin de donner une légitimité à leur projet, en espérant que les grands médias vont amplifier l’idée que c’est fini… mais ce n’est pas fini. La campagne Trump a également déclaré la victoire en Pennsylvanie, dans le Michigan et dans d’autres États qui sont censés continuer à faire des dépuoillements. Tout cela tend vers la Cour Suprême où certaines personnes vont devoir « s’expliquer ».

Il y a de fortes chances pour que tout cela entre dans une phase d’intransigeance violente, avec des foules d’« alliés » des Démocrates à Philadelphie et à Detroit, pour détourner l’attention de ce qui se passe dans les salles de dépouillement des circonscriptions électorales.

Les batailles juridiques pourraient s’étendre jusqu’en décembre, lorsque les États devront certifier les électeurs. Si cela ne peut être résolu, la Chambre des représentants sera saisie pour la première fois depuis 1876 (Hayes-Tilden).

James Howard Kunstler

☐ ☆ ✇ Dedefensa.org

RapSit-USA-2020 : Tu triches, moi non plus

Par info@dedefensa.org — 5 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA-2020 : Tu triches, moi non plus

Que faire de USA2020 ? D’abord constater que cela continue, et qu’après 2020 viendra 2021. Le fait est que la situation générale, hors de tout pronostic politique, tend à s’aggraver à la manière d’un Covid19 politique, et cela malgré l’intention partout affichée, – surtout, surtout en Europe où comme d'habitude l’on ne comprend rien de la situation aux USA sinon qu'il faut admirer la bestiole avec des yeux embués de larmes, – d’intervenir le moins possible dans l’imbroglio politique.

Une question banale et générale est : où en est-on ? Une seule réponse, tout aussi banale et générale : nul ne peut le dire sauf que la “pandémie” s’étend. Il y a donc une logique inéluctable, qui dépasse évidemment les intérêts des uns et des autres, comme une sorte de “Tout se déroule selon le plan catastrophique prévu”.

Dans un article de commentaire qui rencontre un constat qu’on retrouve dans diverses analyses indépendantes, Scott Ritter explique comment, selon lui, le dépouillement des résultats conduisant à une issue normale (une issue “propre”, pour employer un  langage sanitaire) s’est brusquement transformé en un déchaînement d’affrontements terribles. Ritter reprend simplement ce qu’il avait écrit précédemment dans la même tribune pour RT.com, il y a un mois, le 9 octobre 2020, pour développer son argumentation qui est selon lui un simple constat désormais objectivement considéré, et résumé par son titre le 4 novembre 2020 :

« L’Amérique allait réussir à esquiver une balle mortelle... puis Biden & Trump ont ouvert la bouche. Désormais, l’enfer va se déchaîner. »

Voici donc une partie du texte de Ritter, où le commentateur décrit le développement des événement, conduisant selon lui à ce qui devrait être nommé une “guerre civile” dans la rue, pendant que les tribunaux débattront des aspects légaux du cas.

« L’élection de 2020 se déroulait sans heurts. Les candidats n’avaient qu’à patienter pendant le décompte des voix, et le peuple aurait ainsi droit à une élection “propre”. Mais en s’exprimant, ils [les candidats] ont allumé l’incendie.
» Dans un article de commentaire que j’avais écrit pour RT.com le mois dernier, j’avais estimé que, parce que les partis républicain et démocrate avaient tous deux adopté vis-à-vis de l'élection présidentielle de 2020 des positions “ostensiblement fondées sur le droit constitutionnel” [donc considérées comme intangibles et non négociables], ils seraient conduits à “prétendre que l’élection est une question de survie pour les Etats-Unis”, créant ainsi “les conditions dans lesquelles aucun des deux ne peut accepter autre chose que la victoire”.
» J’avais également estimé que “cette élection serait probablement décidée devant les tribunaux” et que “pendant que la bataille juridique ferait rage, les partisans extrémistes de chaque camp descendraient dans la rue” pour se lancer dans des aventures improbables et dangereuses.
» Malheureusement, cette prédiction a été largement confirmée par les événements. Le candidat démocrate, Joe Biden, a déclenché la crise lorsqu’il s’est adressé à ses partisans au quartier général de sa campagne à Wilmington, dans le Delaware, aux premières heures du jour, hier mercredi. “Je suis ici pour vous dire cette nuit que nous pensons être sur la bonne voie pour gagner cette élection”, a déclaré Joe Biden, alors qu’à ce moment où il s’exprimait les résultats de l'élection semblaient montrer que le président Trump était en bonne voie pour gagner dans des États qui sont des champs de bataille cruciaux comme la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin. Si ces résultats se concrétisaient, ils garantiraient au républicain sortant un second mandat.
» Contredisant les résultats tels qu’ils existaient au moment de son intervention, Biden déclarait qu’il “se sentait bien” au sujet du Wisconsin et du Michigan et qu’il allait gagner en Pennsylvanie. “Nous savions qu’en raison du vote anticipé sans précédent, le vote par correspondance, cela allait prendre un certain temps”, déclarait M. Biden. “Nous allons devoir être patients jusqu’à la fin du comptage des votes. Et rien n’est fini tant que tous les bulletins ne sont pas comptés”.
» Comme un papillon de nuit attiré par la lumière, le président Trump a immédiatement tweeté une réponse à la déclaration de victoire électorale de M. Biden. “Nous sommes FORTEMENT en hausse”, a-t-il écrit, “mais ils essaient de nous VOLER l’élection. Nous ne les laisserons jamais faire. Les votes ne peuvent pas être exprimés après la fermeture des bureaux !”. »

Il faut bien entendu noter que le commentateur se veut impartial dans la circonstance. Il ne prétend aucunement donner raison à l’un ou à l’autre, ni prévoir une victoire et une défaite pour l’un et l’autre. Il veut plutôt décrire un enchaînement inéluctable dès lors que les deux adversaires se sont exprimés sur un mode contestataire du déroulement des opérations de vote et de dépouillement des votes, en arguant d’une position de principe inexpugnable. ( “Nous dépouillerons jusqu’au dernier bulletin à venir”, dit Biden ; “Le vote est déclaré clos et l’on devra s’en tenir aux bulletins déposés jusqu’à cette clôture”, dit Trump).

Dans ce cas, le commentaire de Ritter se veut détaché des circonstances partisanes d’une part, des actes des uns et des autres, de leur chronologie donc de la responsabilité initiale des uns et des autres. Il prétend simplement présenter l’évolution inéluctable de la situation, dès lors que “la mèche est allumée”, sans s’attarder à l’enquête de savoir qui a allumé la mèche mais en constatant que, pour chacun, il s’agit d’une mèche constitutionnelle inaltérable (mais terriblement inflammable).

C’est une méthode qui se force à l’objectivité, qui se présente comme se désintéressant d’une telle enquête sur la justesse d’une position ou de l’autre. C’est une façon de considérer l’évolution de la situation pour ce qu’elle est, jugeant en cela qu’il importe peu de savoir où se trouve la responsabilité initiale ; c’est une façon de décrire la marche objective d’un événement, tenant pour acquis que les deux partis sont également fautifs de machinations diverses pour l’emporter, mais qu’ils campent finalement sur une position objective institutionnalisée.

D’une certaine façon, Ritter tente de décrire ce qu’il juge (et jugeait dès le début octobre, selon sa propre citation) comme inéluctable, et l’on peut effectivement adopter une telle méthodologie du jugement, impliquant qu’il y a effectivement une logique supérieure répondant pour la maîtriser à une situation humaine de désordre, de contestation, d’irrespect des lois et surtout de l’esprit des lois.

Ritter semble ainsi nous dire : oubliez Trump, oubliez Biden & les démocrates, oubliez les fraudes et les fraudeurs, les mensonges et les menteurs, les simulacres et les simulateurs. Et alors, constatez que, sur ce champ de ruines, chacun campe sur ses positions et ne cédera pas.

Donner des noms et émettre des jugements, cela ne revient dans ce cas qu’à aborder les marges de l’exercice, l’aspect accessoire des actes, que constituent les actes eux-mêmes hors de toute justification partisane. Dans le cas que Ritter évoque, Trump d’une part, Biden & les démocrates d’autre part ne sont que des “accidents utiles”, d’une certaine façon parce qu’il fallait bien trouver un mécanisme qui actionnât la mise en feu, qui allumât la mèche... Qui plus est, ils sont deux à le faire, les deux adversaires, l’allumette enflammée à la main, la mèche désormais allumée et filant vers le terme de l’explosion avec ce chuintement si caractéristique ; une suite d’explosions secondaires inarrêtables, dont résonnent déjà les premiers échos insurrectinnels... (Cela s’adresse à ceux, si nombreux parmi nous, qui ont déjà allumé une mèche dans leur existence.)

Ritter considère l’élection USA2020 comme une narrative objective déjà écrite selon la logique d’entraînement de cette dynamique que nous désignons comme le déterminisme-narrativiste, et prétendant être une vérité-de-situation d’ores et déjà posée. Il s’agit d’un processus historique, ou métahistorique selon notre perception, qui ne s’intéresse guère aux aléas, aux circonstances tactiques d’une situation qui se développe d’une façon inéluctable. Si vous voulez, ce qui est en train de se faire est déjà écrit parce que les facteurs qu’on y a introduit ont déjà formé l’équation chimique de l’explosion, et ce qui doit nous intéresser est bien entendu dans ce récit général, objectif, puissant, qui domine tout le reste, – car même si l’explosion est le résultat d’un processus chuimlique, il reste à dire qui a mis en place cette chuimie-là, ce processus-là et ainsi de suite. C’est une façon de voir qui nous dit que le cas, de toutes les façons, est déjà décidé, – tranché dans le vif, coupé, décapité, comme lorsque la lame de la guillotine est tombée avec un bruit sinistre, lui aussi tranchant comme une lame...

L’image symbolique rejoint l’événement ! Alors, savoir qui sont les tricheurs, et lequel a commencé... L’essentiel est dans ceci qu’un Système qui n’est que tricherie s’est montré complètement égal à lui-même : c’est une façon de voir les choses et une leçon de choses sans égale.

 

Mis en ligne le 5 novembre 2020 à 09H15

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PhG ré-élu et “en ré-a”, ou le contraire

Par info@dedefensa.org — 4 novembre 2020 à 00:00

PhG ré-élu et “en ré-a”, ou le contraire

4 novembre 2020 – Est-ce une époque où, comme au temps de sa jeunesse (de PhG) l’on disait “une dépêche d’agence vient de tomber” ? Ou, lors de supposés-grands événements avaient lieu, les importants et sérieux organes de presse pouvaient donner une dépêche très up-to-date de leurs correspondants ? Ainsi aurions-nous pu avoir ceci sous rubrique RapSit-USA2020, – et il pourrait presque s’agir d’une citation conforme :

« Moscou, le 3-7 novembre 1917, de notre correspondant spécial Jonathan Swift – L’annonce a été faite à 11H00 heure du matin, heure de Vladivostok : Bidet-Joe est élu, s’il emporte la majorité des voix et la majorité des Très-Grands Électeurs, et s’il se réveille parce qu’en ce moment il dort pour cause d’hibernation quadriannuelle et constitutionnelle ...
» Pour ce qui concerne PhG (comme le suggère le titre : “‘ré-élu’ et ‘en ré-a’, ou le contraire”), Jonathan  Swift nous dit que c’est peut-être assez vrai et pas vraiment faux, notamment en raison de la crise climatique
. »

Là-dessus, nous devons laisser de toute urgence la parole au président Poutine, qui en a une bien bonne à vous annoncer : il sera réélu pour la seizième fois en 2036 ! Pendant ce temps, l’Union Européenne devrait demander des éclaircissements à Bachar El Assad Junior-Junior, petit-fils du premier du nom et ‘boucher-de-Bagdad’ diplômé. Pendant ce temps (suite), Joe-Michel, président de l’Union Européenne des USA, annonce que, selon ses propres mots, « Tout se déroule selon les Plans-B prévus ». Il ajoute à la stupéfaction générale que « les actions BLM ont remonté, quasiment jusqu’à l’élection assurée », puis, avec un sourire finaud comme son auguste visage en a le secret, cette précision pince-sans-rire : « For BLM, Read please ‘Bidet Live Matters’ ! »

Plus rien n’est drôle et rien n’est vraiment faux dans la Très-Étrange Époque que nous vivons, et tout ce qui précède, sorte de foutoir au FakeNewsisme, apparaissant aussi bien comme une parodie prévisionnelle ou comme une satire des illusions des grands de Notre-Temps, – et donc, tout cela tenu avec prudence, pour l’instant hors du sérieux de réputation de la rubrique RapSit-USA2020.

... Car pendant des semaines, que dis-je, pendant des mois ! Que dis-je même, pendant des années depuis 2016 ! Nous avons vécu au rythme des sondages qui nous annonçaient tous une victoire massive des démocrates, en l’occurrence Joe-Bidet, et à mesure une formidable défaite des républicains à cause de Donald Trump, l’im-monde. Nous n’en croyons pas nos oreilles aujourd’hui, à l’instar de Jacques Bégnigne Bossuet qui aurait très bien pu écrire « Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences dont ils chérissent les causes », mais qui écrivit en réalité (j’ai mes sources) :
« Mais Dieu se rit des prières qu’on lui fait pour détourner les malheurs publics, quand on ne s’oppose pas à ce qui se fait pour les attirer. Que dis-je ? quand on l’approuve et qu’on y souscrit, quoique ce soit avec répugnance. »

La question est de savoir pourquoi ils pleurent aujourd’hui sur les conséquences de causes dont ils assuraient qu’ils les contrôlaient parfaitement. Il suffisait, disaient les sondeurs et les sondages, que l’élection ait lieu pour que l’ignominie-Trump, le simulacre de la perversité de nos vertus, disparaissent de nos regards comme s’il n’avait jamais existé, quasiment dissous dans l’horreur de la profonde nuit de cette bestiole infâme.

Il est vrai également qu’hier soir, en préparation des commentaires assurés et sentencieux qu’ils allaient faire, un expert sorti d’un de ces bataillons des sachants bien achalandé et rétribué, convoqués par les grands réseaux des TV de l’“info en continu”, répondit à une question qu’il existait aux USA des milliers d’instituts de sondages, tous financés par des groupes partisans, c’est-à-dire essentiellement par les fortunes qui tiennent les grands organes de communication, et qu’ils exprimaient par conséquent, plus que l’opinion du public, l’opinion que ces puissances fortunées aimeraient voir exprimée par le public.

C’était donc nous dire, à nous autres-auditeurs : “Bandes d’imbéciles, vous avez écouté pendant des mois des ‘prévisions’ scientifiques et rationnelles, alimentées par des fortunes scientifiques et rationnelles de complet ‘parti-pris’, vous annoncer un destin correspondant à leurs intérêts et au simulacre complotiste qu’ils entendent tenir pour vrais”. La chose remarquable est que la vérité-de-situation n’a tenu aucun compte de cette opération et, aujourd’hui, comme n’a pas dit Jacques Bégnigne Bossuet mais comme il nous est permis de l’apocrypher, « Dieu se fiche bien des fortunes qui se plaignent des conséquences dont elles financent les causes ».

Une autre ‘cause’ qui a surpris les oracles, et qui n’est pas indifférente pour nos propres événements, est le sentiment du public concernant la façon dont Trump mène la bataille du Covid19. On sait bien que le président US est très mal vu dans les salons confiné, à cet égard ; et qu’il s’agissait du principal argument que les démocrates pouvaient faire valoir contre le président Trump. Patatras ! Le bon peuple ne semble nullement de cet avis...

Le Washington Times nous rapporte la réaction de Jack Tapper, de CNN, devant le sondage-express sur les opinions des votants, favorables, – ô surprise surprise, – à la politique de lutte contre le Covid19 de l’administration Trump :

« Jake Tapper, de CNN, a été surpris mardi par les résultats d'un sondage de sortie de scrutin qui a confirmé que près de la moitié des électeurs sont d'accord avec la façon dont le président Trump a traité le coronavirus. L’animateur de ‘The Lead’ et son panel d'invités ont été stupéfaits par les 48% d’électeurs qui ont déclaré que l'administration agissait “bien” dans sa réponse à la pandémie mondiale.
» “Euh, 48% du pays, Dana, disant que la gestion de la pandémie se passe bien”, a-t-il dit à son collègue Dana Bash. “Euh, c’est un chiffre très élevé si l’on considère qu’empiriquement, euh, ça ne va pas bien ! Je veux dire, il n’y a aucun responsable de la santé qui dit que ça va bien et que cette politique est appropriée” »

Dans tous les cas et en tenant compte de l’extrême relativité des situations, de leur fluidité exceptionnelle, de l’imprévisibilité des événements que nous avons pu déjà goûter, tentons de voir où nous en sommes à peu près, dans ce qui permet de justifier d’une tendance générale qui est nettement favorable à la position de Trump :

• Il y a une bagarre en cours Trump-Joe-Bidet, où Trump pourrait nous la jouer grandiose s’il en a l’audace et l’imagination, en y allant au toupet, à la pression, au verrouillage par la force, à la dénonciation furieuse des divers complots démocrates et autres ;
• de toutes les façons, il s’agit d’une mécanique en cours, mais qui repose, du point de vue de Trump, sur une situation nettement renforcée ;
• en effet, Trump pourrait compter, – et c’est là une chose bien inattendue et peut-être la surprise de cette élection si elle est confirmée (réserve très importante), – sur un Congrès qui semblerait être devenu à majorité républicaine, et, semble-t-il, et surtout si la chose se confirme, avec la Chambre des Représentants passant d’une forte majorité démocrate à une faible majorité républicaine (218-215 ?) ; la Chambre a été le principal outil de torture utilisé par les démocrates contre Trump et la Maison-Blanche, durant les quatre dernières années ;
• cela se développe sur un fond institutionnel déjà largement sécurisé avec l’évolution d’avant le scrutin, avec la Juge Bennett confirmée pour la Cour Suprême, donnant une majorité conservatrice 6-3 pour la SCOTUS ;
• dans tous les cas, cet ensemble tendanciel signifiant nécessairement que le parti républicain a terminé sa mue, que le viol de 2016 est accompli, pardonné, sanctifié devant l’autel, et que le parti est définitivement devenu le parti de Donald Trump ;
• par conséquence ultime, si Trump en a effectivement dans la culotte, il ne peut rater cette occasion de lancer une grande et massive purge bureaucratique et plus contre tous ceux qui l’ont martyrisé durant quatre ans, que ce soit les fonctionnaires du ministère de la Justice, les officiels des services de sécurité (CIA, FBI, etc.), éventuellement même les arrogants dirigeants des GAFAM à qui il (Trump) pourrait tenter d’imposer des règles anti-monopolistiques pour casser leur pouvoir de censure politique.

Dans tous les cas et contrairement à ce que nous dit le film de Costa-Gavras, la guerre n’est pas terminée. Les résultats, sans doute inespérés, invitent nécessairement Trump à des attitudes extrêmes, qui remettent au goût du jour une éventuelle bataille contre le DeepState. Effectivement, le DeepState ne peut laisser passer cette occurrence électorale sans lancer toutes ses forces dans la bataille pour réellement éliminer Trump, y compris par les tentatives les plus radicales ; ce pourquoi Trump ne peut, de son côté, échapper à la radicalisation qu’il lui faut développer contre ce qu’il suppose être les attaques à venir très rapidement du DeepState... C’est, pour suivre, une bataille où les purges devraient prendre une grandeur quasi-stalinenne, face à une contestation ultrasocialiste sinon gauchiste, dont la seule chance est, pour elle aussi, d’agir très vite en développant la contestation dans la rue.

C’est une situation étrange, si les tendances se poursuivent. D’un côté, tous les instruments de l’État (présidence, Congrès, Cour Suprême), de l’autre tous les instruments du Système (fortunes, communications, sécurité nationale).  Au milieu et entre les deux, simulacres et Covid19 de-ci de-là...

...Jusqu’ici tout va bien puisque la situation est désespérée mais pas vraiment grave, l’astéroïde ne nous a pas encore touchés et donc l’orchestre du Titanic poursuit sur le pont, avec La Valse du Beau Danube Bleu. C’est comme au temps du ‘Bal des Débutantes’.

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RepSit-USA2020 : Le sparadrap de la Maison-Blanche

Par info@dedefensa.org — 3 novembre 2020 à 00:00

RepSit-USA2020 : Le sparadrap de la Maison-Blanche

Dans cet entredeux qui nous est réservée par les fuseaux horaires, nos complices amicaux, attardons-nous à l’hypothèse la plus spectaculaire, la plus sensationnelle, à la fois politiquement et rationnellement la plus probable, et psychologiquement et irrationnellement la plus follement improbable : une défaite de Trump, que Trump accepterait avec grâce, dans la grande tradition-Système de la non moins Grande-République... Y aurait-il alors un Maurice Thorez qui, assistant ou entendant le président Trump annoncer son départ, ferait ce commentaire que le Secrétaire Général de Parti Communiste Français fit à l’époque, en janvier 1946, pour le départ du général de Gaulle :

« Voilà un départ qui ne manque pas de grandeur... »

Sans doute se trompe-t-on d’époque... (Mais l’on notera que nous avons choisi, pour notre analogie, plutôt janvier 1946 et de Gaulle Premier ministre avec espoir d’un retour rapide qu’avril 1969 et de Gaulle président sans aucun espoir ni même volonté de retour... C’est un signe... Dans tous les cas, il faut reconnaître que les enthousiasmes que soulève Trump dans ses derniers meetings, lui qui relève de Covid, comparés aux incroyable pièces à la Ionesco qui semblent le modèle des meetings de Biden, font au moins dire ceci : mais comment un type comme ce Biden pourrait-il être élu ?)

N’essayez pas de trouver la moindre indication dans le moindre jeu de mots bien que cela soit tentant, – Trump et le “se trompe-t-on”, pensez, – ni de l’ironie, ni du bouffe, ni de la dérision dans notre façon d’envisager la chose, autant que dans celle de l’illustrer. Il n’y a que ça, lointain jeu de mots, ironie, bouffe, dérision, et aucune, strictement aucune intention ni capacité de laisser percer une conviction, dans un sens ou l’autre (pour ou contre Trump) sinon dans un trou noir où brille, par habile contraste de circonstances,  la lumière noire de Trump ; il n’y a comme conviction que l’absence complète de conviction dans le jugement qu’il faut porter sur la situation et les acteurs de la situation ; et cela est dit sans réel embarras, car nous ne serions pas si loin de croire, qu’à valeurs humaines référencées aux obligations des temps et à voir les têtes en présence, pour juger selon le principe de délit de faciès, nous ne serions pas loin de donner plus de notre confiance à un Trump qu’à l’immonde Biden, devenue une sorte de marionnette empaillée d’un monde qui achève de se dévorer lui-même, plein d’appétit glouton pour la pourriture intérieure qu’il est devenu.

C’est une honte et un fardeau qui finit par lasser, pour un esprit normalement balancé, de devoir vivre dans une époque semblable, où le plus digne de la bande serait bien Trump, finalement...

A quelques heures des premières supposées annonces et des accusations réciproques de fraude, – victoire ou défaite, ou bien guerre civile, ou bien manifestations racisées et genrisées, projection du même film en version colorisée ou bien lancement d’un projet de Gone With the Wind où Scarlett O’Hara serait la fille adoptive de Lincoln et Rhett Butler l’ancien serviteur du Général O’Bama, – que savons-nous à la fin ?! Dans ces quelques heures, nous ne pouvons être que le reflet, justement extraordinaire de cette situation extraordinaire... Quel que soit le résultat, et encore s’il y a un résultat, la réaction sera absolument la même : “Nous ne savons rien” des effets et prolongements de l’événement.

Imaginez-vous une seule seconde que l’on puisse penser à Trump, si c’est le cas, comme à un président normalement battu, selon un processus institutionnel classique et respecté ? Si les événements sont de cette facture, eh bien non, les choses seront tout de même différentes et sans précédent, et Trump battu dans les normes et sans coup bas, fera tout de même irrésistiblement penser à un de Gaulle démissionnant en janvier 1946, – on lui soufflera la comparaison, bon Dieu, avec “this tough guy” de Gaulle ! Donc, se modelmant sur un de Gaulle tonitruant et remâchant amèrement et déjà ondulant du tweet, par tweet odorant par ailleurs, son “Je vais revenir, et vite !”, en mode inversé, faisant de son ignorance et de son incapacité des vertus essentielles de l’art de la politique-bidon, c’est-à-dire des vertus politiques inessentielles.

(Pourquoi cette comparaison avec de Gaulle ? La taille que diable, ils sont grands tous les deux.)

En attendant, nous n’imaginons meilleure image pour illustrer le destin de Trump que celui de sparadrap, comme le sparadrap dont le capitaine Haddock n’arrive décidément pas à se débarrasser...  Nicholas Sheppard, qui n’est vraiment pas un trumpiste avéré, mais qui garde un œil critique et une capacité de faire le travail de journaliste jusqu’à écrire un article pour RT.com, a imaginé dans un article les cinq façons dont Trump pourra user pour nous faire croire qu’il reste le vainqueur malgré les apparences qui diraient que non. Nous avons repris la cinquième essentiellement, celle où il est battu, où il s’en va, et où il commence sa “marche dans :le désert” (toujours de Gaulle!) en rendant quasiment fous les fantômes à-la-Hamlet qui hanteront les couloirs de la Maison-Blanche en son absence, cette absence toute pleine de sa présence...

« Que Donald Trump perde ou non l'élection, une chose est sûre : avec 87 millions d’abonnés à Twitter, à Fox & Friends en accès ultra-rapide, un besoin insatiable d’attirer l’attention et une influence solide sur une base durablement loyale du parti républicain, il restera un élément incontournable de notre vie politique jusqu’à la mort par la chaleur entropique due à la crise climatique de l’univers. Plutôt que de s’effacer discrètement dans la douce nuit de l’oubli, [le président Trump] s’emploiera à utiliser les 5 récits montrant qu’il fut et qu’il reste, en vérité,  le véritable gagnant. [...]
» 5. “Tout le monde me dit que je devrais me présenter à nouveau [dans l’invraisemblable hypothèse d’une défaite] ... C’est ce que j’entends ici et là, ce que les gens disent... Écoutez, je vais vous tenir en haleine...”
» Il prétendra être le post-président le plus influent de l’histoire moderne et, par conséquent, lorsqu’il ne sera plus dans le Bureau ovale, il aura la voix critique la plus forte et la plus écoutée sur les événements de l’administration qui lui succédera.
» Sa base, qui l’a aimé avec une profondeur et une constance quasiment prénatales, le suivra sur Twitter, portera fièrement des casquettes MAGA et d’autres marchandises de la sorte lors de rassemblements conservateurs pour les années à venir, et, en tant que bloc le plus important et le plus monolithique du parti républicain, il continuera à façonner les idéaux conservateurs.
» Cela permettra à Trump de fonctionner comme une sorte de leader de l’opposition, à l'instar du rôle actif joué par un tel leader dans les démocraties parlementaires du monde entier, mais en beaucoup plus efficace et influent. Trump brisera les précédents, en ignorant les normes de décorum. Il tweetera, prononcera des discours et, d’une manière générale, adoptera une attitude pressante, sapant et traitant avec condescendance son successeur, avec sa base pour exprimer ses positions. Tout cela ne sera pas sans conséquences : avec un champ de bataille couvert de débris en 2024, il pourrait très bien se présenter à nouveau pour l’investiture républicaine.
» Même si son maintien dans une course sans fin peut paraître improbable, ce sera une menace qu'il invoquera constamment, en maintenant l'attention des médias sur lui, en conservant son profil mondial de personnalité influente et en renforçant sa célébrité et sa pertinence dans le monde des affaires.
» Il aura 78 ans en 2024, soit le même âge que “Sleepy Joe” aujourd'hui. Il a déclaré, à plusieurs reprises, qu'il était “la plus jeune personne de la course... il n'y a personne d'aussi jeune que moi...” Dès que l'économie commencera à vaciller, on se rappellera constamment combien les choses étaient grandes avant “Covid, Covid, Covid...”. 
» Les candidats républicains potentiels devront investir de gros frais, en sollicitant son soutien. Les primaires et les meetings électoraux de mi-mandat seront des événements MAGA, avec des foules affectueuses et nostalgiques qui réclameront leur président, l’homme dont l'inévitable second mandat a été injustement volé par la peste chinoise. Pour les républicains, il sera une Margaret Thatcher après sa destitution : une présence constante, impossible à ignorer, toujours plus excentrique.
» Pour un nouveau candidat potentiel, ou certains sénateurs, il sera comme Teddy Roosevelt qui ne cessait de mettre des bâtons dans les roues de son malheureux successeur, William Howard Taft. Après chaque discours sur l’état de l’Union ou déclaration dans le Bureau Ovale, l’attention se tournera inévitablement, avec une curiosité morbide, vers ses réflexions sur Twitter. L’option de pouvoir se représenter est le scénario parfait pour Trump, car il laisse aller ses tendances naturelles : battage publicitaire, allusions grossières, annonces suggérées, stratégie narcissique et, bien sûr, rhétorique de merde et sans fin sur “the art of the comeback”. »

 

Mis en ligne le 3 novembre 2020 à 19H15

☐ ☆ ✇ Dedefensa.org

Permettez-moi de ne pas pleurer pour nous

Par info@dedefensa.org — 3 novembre 2020 à 00:00

Permettez-moi de ne pas pleurer pour nous

3 novembre 2020 – Comme chacun sait, avec moi-même parlant de mon monumental lectorat, je suis un observateur attentif, chenu et persévérant des multiples malheurs du monde. Je ne me cache en rien du parti que j’embrasse, lorsqu’il est écrit dans le chapô d’un texte : « Pour notre plus intense satisfaction, leur bêtise règne... » Le parti de la bêtise est chose bien connue, à droite, à gauche et ailleurs, et chacun en règle de cotisation y reconnaîtra les siens, frileusement regroupés autour du Système même quand on joue au simulacre complotiste de l’anti-système.

 Les événements de la semaine dernière et certes à suivre, pour ces quelques jours venus de cette « douce France, cher pays de mon enfance », et aujourd’hui-demain [le 3 novembre] illustrant ce qu’il reste de notre ‘American Dream’ qui prétend guider le monde dans un simulacre de l’Empire de Rome, ces événements extraordinaires comme d’habitude ont l’heur de ne pas me désespérer, malgré leur caractère tragique.

Au contraire, je dois le proclamer ! Une telle évolution catastrophique évoquée ici a toutes les bonnes chances d’avoir l’heur de m’emplir l’âme de satisfaction. L’expression “avoir l’heur de...” vient de l’approximatif latin agurium, lui-même venu du rigoureux latin augurium désignant les augures comme autant de promesses de félicité ; je veux donc dire que j’éprouve une intense satisfaction dans ce que nous annoncent en vérité ces événements, et pour cela pouvoir annoncer solennellement : “César, ô César Auguste, il semble bien que les augures soient diablement bonnes, encore plus pour les lupanar, latrinae et lustra que pour les élections légitimistes en cours... ”

Il faut que je m’explique précisément à l’égard de la situation française, – ce qui nous importe expressément et prioritairement, au moins pour les prochaines 24-48 heures, au rythme où vont les choses. Actuellement, la situation française est caractérisée par deux crises parallèles mais presque à se toucher, et qui se touchent et se rejoignent par instants, qui fusionnent même, qui se fondent comme deux en un, comme c’est le cas depuis jeudi dernier. Disons pour illustrer le propos selon un thème actuel de civilisation, qu’il est difficile de faire sur un ‘plateau’-TV ou tout autre lieu de haute culture, un débat sur Covid19 sans parler à un instant ou l’autre du terrorisme islamiste et de ses vilenies, et vice-versa exactement, aussi rapidement et aussi radicalement. Covid, terrorisme, on dirait les jumeaux tétant gloutonnement aux mêmes mamelles genrisées et racisées de notre hypermodernitré. Il m’apparaît complètement incontestable que l’évolution des choses va dans le sens de la ‘politisation’, et le sens le plus haut, pour le meilleur ou pour le pire et plus dure sera la chute, de tous les éléments de cette hypercrise qu’on pourrait juger à l’origine, pour l’élément qu’on devine (Covid19) en maîtrise de la dynamique, complètement innocente à cet égard de la susdite politisation ;
il m’apparaît donc complètement incontestable, du point de vue opérationnel...
• que vous ne pouvez parler du terrorisme islamiste si souvent consulté et commenté aujourd’hui, sans évidemment aborder un thème politique aux horizons vertigineux... Ainsi en ont décidé à la fois le ‘Politiquement-Correct’ [PC] et l’affectivisme qui sont les forces poussant l’essentiel du jugement politique, notamment sur le thème du Choc des civilisations, pour reprendre le titre du livre du professeur Huntington, dans les thèses duquel barbotent le terrorisme postmoderniste et ses activités subordonnées telles que le trafic de drogue, les contrats pour la CIA, les trafics d’organes et d’enfants, les équipes de tournage des dégâts et horreurs causés par les attaques chimiques d’Assad à venir [lieu du tournage encore non-déterminés], les montages complets dits ‘de simulacre’ destinés à désintégrer absolument la vérité, à désorienter la perception de la réalité jusqu’à la folie, etc. ;
• que vous ne pouvez évoquer l’actuelle crise dite Covid19 sans aborder, au-delà de l’approche sanitaire, un problème plus secret et profond que le philosophe Olivier Rey résume en citant l’anglais T.S. Eliot, dans un de ses poèmes, – qui est la question du “prix de la vie” à partir de ce qu’il nous reste de “l’essence de la vie”, non parce que nous avons été enchaînés par des Inquisiteurs et des Comploteurs, comme nous en informent les spécialistes, mais parce que nous avons désacralisé la vie, que nous l’avons bafouée, abaissée, humiliée, et que nous nous supportons nous-mêmes, dans cette absence de vie, de plus en plus difficilement, jusqu’à nous haïr secrètement...
Où est la Vie que nous avons perdue en vivant ?, interroge T.S. Eliot,
Où est sa sagesse que nous avons perdue dans la connaissance ?

Ainsi voit-on qu’au travers de deux crises encore plus proches qu’on ne le croit à suivre seulement leur tracé opérationnel, nous retrouvons la seule Grande Crise qui compte, celle de notre civilisation, entraînant celle de notre perception du monde jusqu’à la complète schizophrénie de la fabrication du simulacre d’une part, celle de notre rapport à la vie et à la mort d’autre part.

(Sur ce dernier point, je crois que le texte du 26 octobre 2020 sur le poète américain Alan Seeger, mort sur la Somme en juillet 1916, en traitait absolument : “J’ai rendez-vous avec la mort”. Tout cela nous conduisant effectivement à nous interroger à propos de ce qu’il nous reste de la vie, nous autres qui sommes bien vivants, qui ignorons totalement la Mort, qui la dénonçons, qui l’emprisonnons comme un vulgaire Covid19, qui lui dénions toute existence.)

D’une certaine façon, ces deux crises que l’on considère séparément mais que l’on rapproche politiquement finalement, sont encore plus proches, jusqu’à se fondre et se confondre, si l’on songe à elles d’un point de vue tout uniment métaphysique et absolument spirituel. Moi-même, je suis cette démarche, silencieusement, par en-dessous comme le fait une rivière souterraine, comme fait la solennelle survenue de la Mort, à partir d’une histoire qui m’est proche et dont je n’arrive pas à me débarrasser, et dont je ne veux pas me débarrasser, à) aucun prix...

« Notez le “C’est un bouleversement qui intéresse ma propre mémoire, et j’y reviendrai un jour ou l’autre”, et admettez que je ne perds pas de temps. Le vrai est que, depuis quelques temps, disons quelques semaines, et comme parallèlement au mouvement intellectuel général d’une réelle importance qui est signalé dans la citation, revient en moi une conscience enfouie, ou plutôt écartée, mise à part, mise en réserve, qui est la conscience que je n’en ai pas eue lorsque survinrent ces évènements terribles de la fin de cette terre, de mon Algérie-perdue.
» Il est vrai, en effet, que je vécus tous ces évènements, disons des années 1958-1964, avec une sorte de détachement qui m’était venu naturellement et que je juge aujourd’hui extraordinaire, hors du commun, certains pourraient dire “insouciant”, “désinvolte” sinon “insensible” ; mais détachement qui n’est plus désormais et pour mon compte, inexplicable comme l’on aurait pu en juger sur l’instant. Depuis, il m’est arrivé bien entendu de parler notamment d’Algérie, directement ou indirectement et selon des approches qui évitaient de trop m’attarder aux évènements sinon à l’événement lui-même, qui concernaient essentiellement mes propres sentiments, les effets sur ma perception et mes conceptions générales. Rien de tout cela ne peut être renié, sans aucun doute, et même, au contraire, tout cela peut et doit se trouver renforcé, enrichi, consolidé... »

Cela pour en venir au fait, disons au premier fait, que je tiens après tout de ma jeunesse, comme un sentiment qui ne me quitta guère : je n’ai peur ni des épidémies (« le temps de la  “grippe asiatique”  de 1957 [4 millions de morts, venue de Chine, – tiens donc] et celui de la “grippe de Hong-Kong” de 1968 [un à 2 millions de morts, venue de presque-la-Chine, – tiens donc].), ni de la guerre de religion que mèneraient les musulmans sur la bonne terre de France, alors que ce fut en Algérie, d’abord et avant tout avec ce qu’on découvre aujourd’hui comme le stalinisme-radicaliste et les façons du type crime-organisé du FLN, que se développa, avec l’aide empressée de Saint-Germain-des-Prés et alentours (sauf la splendide Germaine Tillion, je le dis bien haut), le modèle originel des attaques présentes. Je voudrais bien que les Français envisagent l’hypothèse hollywoodienne que ce fut leur lâcheté d’alors qui prépara la terreur d’aujourd’hui, tout comme leur lâcheté de1940-1945 permit aux “colonies”, – et aussi bien sinon plus les Pieds-Noirs que les Arabes, de ce point de vue, – de constituer la 1ère Armée Française Libre qui donna à la France le droit “par les armes” de tenir une zone occupée en Allemagne et un siège permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. (*)

Ainsi se conclut-il de ce qui précède que, pour mon compte personnel et jugeant d’après mon expérience aussi bien que selon mon caractère,  je ne partage en rien les terreurs françaises, aussi bien des périls sanitaires du Covid que des invasions de conquête des musulmans, tout en admettant sans aucun doute que les deux sont liés mais pour nous dire autre chose que ce que nous entendons. Et les deux (les deux crises) liées, nous avons en effet sur les bras et dans la tête une chose différente, une crise ultime et la plus formidable qui se puisse concevoir, qui est celle du délitement du passé métahistorique d’une entité qui avait une mission spécifique et très haute dans ce monde. C’est à ce prix de l’affrontement de la vérité-de-situation du passé, qui a la sublime vertu de nous sortir des frustrations et des terreurs communicantes du présent, notre époque, que je considère avec quelque intérêt ces menaces qui pèsent sur la France, ou disons plus exactement on en conviendra, sur “les restes de la France”, comme l’on parle de poussières et de saletés diverses.

C’est en effet à cet état crépusculaire où l’on trouve la France aujourd’hui ; cet état de réduction infâme et assez puant, de la puanteur de ses élitesZombie et zombieSystème que je baptiserais bien un soir d’ivresse du surnom de “ZélitesZombie”, qui passent leur temps d’antenne bien rétribué à nous “oukaser” et à nous “ultimataumiser” au nom de leur moraline. Il m’apparaît que cet état d’une telle réduction ne peut exiger une haute et grandiose tragédie pour être défait ; une telle médiocrité ne peut dépendre pour se dénouer que d’une tragédie d’égout et de dégoût. De ce point de vue est la médiocre cause entendue, et rien ne me convaincra de verser une larmes sur les pseudo-tragédies qui menacent la France de l’entreprise Macron & Macron.

Mais certes, si de façon très différente sinon au contraire,  les deux crises sont incorporées l’une dans l’autre et modifiées dans leur essence de ce fait, pour créer une crise d’une toute autre tournure, alors la considération change du tout au tout. L’accident vaut le détour parce qu’il devient essence pure. Dans ce cas, je veux bien aussitôt ressentir le trouble et l’alarme qui résonnent dans tant de commentaires, auprès d’événements que l’on voit venir depuis si longtemps que la marée de soir en est devenue presque étale. Mais j’en fais plus le sujet d’une réflexion extérieure que la potion d’entraînement dans des fantaisies relevant de la sidération du drogué, qui caractérisent le discours commun que nos ZélitesZombie parisiennes nous assènent avec un zèle épuisant.

Ce qui me conduit au final, qui est, si vous voulez, comme une sorte de Troisième Considération Inactuelle (par rapport à ce qu’ils jugent “actuel”) d’un PhG qui se prendrait pour Nietzsche avec ses Unzeitgemässe Betrachtungen. Car alors, la Grande Crise est mise à nu par la lumière de l’intempestif et elle se déploie superbement, parfaitement pour ce qu’elle est, immense et sans équivalent comme une aurore boréale de la Fin, des Temps ; et alors, je ne peut cacher plus longtemps ma jubilation sans mesure ni restreinte ! La Grande Nouvelle est clamée, qui nous dit que s’ouvre à nous la Vérité, qui est celle de la Grande Crise, car seule la Grande Crise nous apporte la vérité de la situation de monde dans cette tourmente catastrophique des dieux.

D’où voici accomplie la vérité comme une vision prophétique, dont j’ai depuis longtemps été l’adepte : seul un tel grand bouleversement de cette sorte de la Grande Crise peut nous déciller et nous placer sur ces sommets où souffle le vif air glacé de la vérité-de-situation. Ainsi devenons-nous nietzschéen, diablement. Il n’y a rien que je ne puisse plus souhaiter que cette lumière qui, soudain, magnifie le monde plongé dans sa Grande Crise, de sanitaire devenant salutaire. A ce prix, je l’avoue, je retrouve le goût de la vie et un goût plein du terreau vivace de la réaction vitale, quand la perspective de la Mort est de nouveau une compagne qui ne nous terrorise plus.

Ainsi dira-t-on que cette perspective oppressante de la Grande Crise ne m’effraie en aucune façon, mais alors vraiment pas, au point que mon médecin me trouve guilleret et plein d’allant ; dans tous les cas en configuration hors-masque. Tout, absolument tout au contraire, cette mise à nu, cette révélation de la grandeur terrifiante et de la profondeur abyssale de la Grande Crise, son statut de Grande Crise insoluble pour les Lilliputiens et autres ZombieZystème et jusqu’alors dissimulé par eux, – mon Dieu, cela est si complètement libérateur, et si complètement source de joie, et si absolument matière grandiose du Gai Savoir.

Comment ne pas saluer ce Grand-Jour de leur re-confinement, de leur bétise hors-masque exposée, nue comme un ver gras, aux yeux étonnés et un peu gênés des foules parisiennes de ZombieZystème ?

Pardonnez-moi si je suis à court de larme pour enterrer le Système ; chez moi, les larmes sont également confinées...

 

 

(*) Note sur une circonstance retrouvée & fort atténuante

... Voici un aparté historique qui peut être lu à part et nous emmène dans un tout autre débat, dont je pense pourtant qu’il n’est pas inutile ni qu'il nous perdre notre temps précieux, sur les circonstances franco-françaises des années 1943-1945 et sur ses conséquences lointaines dans la guerre d’Algérie, et dans les effets jusqu’à nous, ces effets contenus dans les errances terrifiantes de nos “fous de la repentance”.

En effet et rétrospectivement, je trouve qu’il y va fort, notre héros national, le grand général de Gaulle. S’il n’avait eu en 1943 (après le débarquement allié en Afrique du Nord de novembre 1942) les Pieds-Noirs qu’il liquida en 1962 sous les applaudissements d’un consensus national en France se débarrassant d’un passé gênant attribué à d’autres, eh bien cette même France n’aurait eu ni sa zone occupée en Allemagne en 1945, ni son fauteuil permanent avec droit de veto au Conseil de Sécurité de l’ONU. Pardonnez-moi ou maudissez-moi qu’importe, – mais je tiens, moi, à cette précision, chiffres en mains, qui concerne également des hommes comme Michel Jobert et le père de Philippe Séguin ; puisque dans l’Armée d’Afrique qui était alors devenue l’“Armée de la France Libre” (400 000 hommes à l’automne 1944), commandée par le général Alphonse Juin, fils de chef de gare dans la région de Constantine, pied-noir, plus tard maréchal de France, seul personnage humain à tutoyer de Gaulle puisque de la même promotion de Saint-Cyr, admiré comme le plus grand général-stratège occidental par son chef en Italie, le général commandant la Vème armée de l’U.S. Army Mark Clark ; puisque dans cette armée de 400 000 hommes dis-je,168 000 Pieds-Noirs furent incorporés à partir d’une population générale [pied[e]-noir[e] des trois pays du Maghreb] de 1 076 000 personnes ; tandis que les Arabes (“Français-musulmans” disait-on poliment à l'époque)  qui allèrent se battre si glorieusement au sein de cette même armée en Italie, en Provence, à Belfort et à Strasbourg, et jusqu’en Allemagne, et qui sont rappelés à nos mémoires aujourd’hui, et fort justement car c’étaient absolument des braves qui furent les cibles privilégiées des liquidations auto-ethniques et anti-Algérie française du FLN-gangstéro-stalinistes des années 1950, étaient dans cette 1ère Armée, – 132 000 pour une population arabe générale du Maghreb de 18,5 millions. (**)

C’est le même, de Gaulle, dont nous nous chargeons volontiers de toute sa gloire aujourd’hui, le même dis-je dont le vieux Frédéric Mitterrand qui était sur les mêmes bancs de Philo 4 à Janson en 1963 que mézigues, nous précise qu’il [de Gaulle] s’exclamait en 1961 que « tous les pieds-noirs sont des pétainistes ». Je veux bien que la gloire de la France vaille bien une messe comme Paris pour Henri IV, mais, ‘mon-Général’ comme ils disent, elle doit être servie décemment cette messe, par des gens de bonne compagnie et pas par des Jean-Foutres qui se targuent de leur ignorance comme d’un bouillon de culture, comme d’un revolver Browning chargé d’être  dégainé dès que l’on prononce le mot “culture”, selon cette formule dont les salons-TV font des gorges chaudes, du fameux Bal[a]dur von Schirach de 1933, lui le chef des fameux “bambins hitlériens” (Hitlerjugend).

Pour en savoir plus, pour ceux que cela intéresse s’il y en a encore, je recommande, au-delà de tous les pensums sur la guerre d’Algérie publiés par le gang Paris-Alger des  historiens de fortune et de circonstance, le livre ‘Algérie : mémoire déracinée’ (L’Harmattan, 2000), d’un nommé René Mayer, pied-noir, capitaine de la 1ère Armée en Italie en 1943, devenu Ingénier Général des Ponts & Chaussée en Algérie puis haut-fonctionnaire international dirigeant un service d’ingénieurerie de l’ONU. Mayer venait d’une migration bien peu connue, plus de 50 000 habitants du Bade Wurtemberg, chassés de leur Principauté par les Prussiens en 1848 et choisissant l’exil en Algérie où les fonctionnaires français leur faisaient miroiter des perspectives payantes qui ne se réalisèrent jamais (les futurs colonialistes destinés à s’en mettre plein les poches en “faisant suer le burnous” se retrouvant chef de gare ou miteux fonctionnaires des postes hyper-endettés dans la région de Constantine). Mayer joua un rôle dans une tendance ‘libérale’ (progressiste) qui, d’Albert Camus à Ferhat Abbas, offrait pour l’Algérie une alternative démocratique acceptable jusqu’en 1955 ; cette année-là, le projet fut anéantie, par une campagne délibérée de terreur ‘progressiste’ et ‘libératrice’ contre les pieds-noirs et les Arabes modérés, campagne que le FLN lança en Algérie au mois d’août de cette année-là pour radicaliser tous les acteurs et nous faire passer en mode de haiune irréversible. Espérons que le mouvement Woke et autres transgenres, et partisans des migrations libératrices, effacera toutes ces Fakesbêtises de notre temps passé.

(**) Note dans la Note...

Ce pourcentage de pieds-noirs mobilisés représente le plus haut pourcentage de mobilisation qu’ait jamais connu un territoire français, y compris la France de la Grande Guerre. Par exemple, ceux qui, parmi nos belles voix des ZélitesZombie  dénonçant l’immonde répression qui s’est abattu sur Sétif le 8 mai 1945 à la suite des émeutes nationalistes (algériennes ? Musulmanes ?) peuvent-ils prendre en compte cette remarque de Mayer : « On ne peut pas comprendre la panique qui s’est emparée des autorités gouvernementales et militaires françaises, ni la brutalité de la répression qu’elles ont improvisées, si on ne sait qu’il n’existait à ce moment sur le sol de l’Algérie plus aucune force de l’ordre organisée pouvant être opposée aux émeutier » ? Pardi, ces invétérés et insupportables racistes étaient en train de sauver l’honneur drôlement sali de la France, par la collaboration notamment des ZélitesZombie, en conquérant quelques villes allemandes. Je ne pense pas que quiconque ait exactement mesuré la puissance et l’importance métahistorique essentielle du drame de l’Algérie, lequel est sous haute surveillance du gang ZélitesZombie de l’axe Paris-Alger. Ce conflit est absolument un symbole et une métaphore de la profondeur, de l’infamie, et du simulacre de la crise de la modernité ; il est donc d'une signification exceptionnelle, que personne n'a jusqu'ici vraiment explorée (peut-être Camus aurait-il pu envisager de le faire s'il avait vécu?).

Nul qui ne l’a pas connu ne peut dire ce que fut le climat des relations entre Arabes et Pieds-Noirs en Algérie. Germaine Tillion en parle bien, tout comme le docteur et recteur de la Mosquée de France Dalil Boubakeur, qui était en même temps que moi (période 1958-1962) au lycée  Bugeaud d’Alger, le plus grand établissement d’enseignement jamais conçu par l’Éducation Nationale française : « Que ce soit dans donc dans mon rapport affectueux avec les autres communautés de France, les catholiques, les juifs, je retrouve la camaraderie, la fraternité qui nous unissaient à Alger, dans mon quartier, dans mon lycée. Dans le quartier de ma grand’mère, par exemple, au-dessus du lycée d’Alger, il y avait une telle interpénétration des familles que c’était d’abord l’affectif qui comptait : c’étaient d’abord les menus services, les menus rapports quotidiens que les familles entretenaient entre elles ; aucune porte n’était fermée à personne à ce moment-là, ; et personne n’avait le droit de manquer de quelque chose à partir du moment où son voisin était là, qu’il soit juif, musulman ou d’une autre religion. On avait appris à vivre ensemble et beaucoup de Français de métropole se mettaient au diapason. » (Dans ‘Sud-Nord, cultures coloniales en France, XIXème, XXème siècles’, Privat, 2004.)

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RapSit-USA2020 : See You in Hell, Brother !

Par info@dedefensa.org — 2 novembre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : See You in Hell, Brother !

La question centrale aujourd’hui, encore inexprimée hier, peut-être transformée en ultimatum cosmique demain, est de déterminer la mesure de l’événement du 3 novembre. La folle élection USA2020 est en train de morpher dans nos esprits en un énorme affrontement de la globalisation, avec les pour et les contre en ordre de bataille, où chacun des deux camps qui regroupent de très-singuliers alliés de circonstance, voient de plus en plus son existence même engagée. Des alarmes et des déclarations pressantes sonnent partout, comme ce Tweet du général Flynn, – simple illustration de l’état de l’esprit, – décrivant un événement équivalent au Déluge, avec une forte connotation biblique bien entendu. Nous croyons sans le moindre doute que le Général Flynn ne monte pas un spectacle dans cette courte communication, qu’il laisse au contraire parler son jugement.

Là où il n’y avait, hier encore, qu’une étape cruciale dans le torrent crisique qui nous emporte, on distingue désormais un pic hystérique de première importance, – sans bien entendu qu’il soit question d’un prolongement décisif, mais en sous-entendant qu’il s’agit de quelque chose qui pourrait aussi être un prolongement décisif, – qui donc reconnaîtra les siens pour nous donner quelque assurance où la tragédie véridique apparaîtrait presque comme un apaisement ?

A propos de Guillaume II confronté à la défaire de l’Empire en novembre 1918, Gustave Thibon (dans Entretiens avec Gustave Thibon, de Philippe Barthelet) distingue une réaction hystérique du personnage, « le vide intérieur [de l’empereur Guillaume dans ce cas] ayant toujours besoin d’être comblé par d’innombrables sensations factices... », – ce qui implique un appel à la réaction du simulacre, renvoyant à la définition de l’hystérie que propose le philosophe allemand Klages cité par Thibon, comme une « réaction du besoin de représentation sur le sentiment de l’impuissance ». Nous avons absolument besoin d’une capacité colossale de représentation, tant l’événement est pressenti comme colossal.

(S’il n’en est rien, la ridicule montagne aura accouché d’une rachitique souris, et le simulacre sera piteux, – ce qui ne peut être en vérité, d’où la nécessité de l’événement catastrophique, car sans lui la chose est catastrophique....)

Ce qui est absolument remarquable dans l’épisode que nous vivons, et d’ailleurs comme une illustration un peu plus piquante d’une situation générale, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’agresseurs, mais des accusations qui volent de tous les côtés, faisant de l’adversaire un comploteur en marche pour briser la légitimité des peuples. Il n’y a pas une menace de coup d’État contre laquelle prétend se défendre l’agressé, mais partout des accusations d’attaque illégale contre l’autre. Chaque concurrent se pare d’avoir le droit et la légitimité pour lui, face à la menace brutale de l’imposteur tentant de prendre le pouvoir par la force ; d’une part, la dénonciation du danger fasciste, d’autre part la mise en évidence du danger marxiste-léniniste ; d’une part, Trump-Hitler en marche en mars-1933, d’autre part les marxistes-léninistes regroupés pour un nouvel Octobre-1917.

Bien qu’il se fasse à coup de références vieilles d’autour du siècle, l’affrontement est bien de ces heures sombres du mois de novembre 2020, complètement et tout à fait d’actualité. Pire encore, il se fait en complète état de conscience, car les regroupements faits autour de l’un et de l’autre parti (Trump & Biden, pour faire bref, puisqu’il s’agit de USA2020 pour le coup, en attendant les répliques d’extension) concerne des dizaines de millions de personnes, ou de citoyens si vous voulez, qui agissent non pas manipulés ou trompés, non pas sans la sensation d’une conscience de l’enjeu, mais au contraire proclamant qu’ils ont une conscience claire et nette de l’enjeu ; proclamant qu’ils ont une conscience claire et nette des causes de leur position et de leur action... Même si l’on peut, dans tous les cas envisagés, réciproquement et antagonistement mais sans la moindre certitude de la justesse du jugement, douter de la justesse de ces positions et de ces actions, il n’est en rien assuré que cela ou autre chose soit, – d’accord ? L’incertitude règne absolument, mais ne décourage en aucun cas, ni la rage, ni la haine, ni la volonté d’agir.

C’est dans cette circonstance, dans ce contexte, dans cette crise profonde de l’environnement psychologique et politique, qu’a lieu demain l’élection du 3 novembre. La seule chose qu’on peut affirmer sans le moindre risque, c’est qu’il s’agira d’un événement historique, même si l’événement s’avère faussaire et simulacre ; même si ceux qui démontrent qu’il y a du faussaire et du simulacre dans l’événement, peuvent eux-mêmes être mis en cause comme faussaire et du simulacre... Nous vivons une véritable (r)évolution, au sens spatial que signalait infatigablement Hannah Arendt : une élipse qui fait retour à son point de départ. Partis d’un désordre innommable que constitue l’histoire en devenir, le Khaos originel, nous aboutissions à un désordre innommable qui caractérise la métaHistoire que nous avons cru conduire à bon port, et qui répond en fait à d’autres suggestions, à d’autres consignes, à d’autres impulsions, qui règne de beaucoup plus haut.

D’où et plus que jamais, notre repli sur une conception transcendantale du phénomène de l’événementiel, supposant une posture d’humilité, d’une courageuse humilité, face aux événements incompréhensibles que nous affrontons et dont nous sommes les jouets autant que les acteurs consentants et bernés d’une part ; les jouets autant que les acteurs furieux et haineux d’autre part. Le dédoublement, la schizophrénie des perceptions et des actes sont générales et irrésistibles. Tout cela nous permet, à nous les Happy Few qui pratiquons le sport favori de l’homme qu’est l’ironie, d’annoncer avec une joyeuse ironie jouant ironiquement à figurer la pompe de la Grande Histoire, notre complète ignorance de ce que sera la situation le 3 novembre au soir, le 4 novembre au matin et ainsi de suite...

(On observera pourtant une certaine cohérence dans le suivi des choses : le 4 novembre succédant au 3 novembre, et ainsi de suite.)

Ainsi en est-il de la dernière réplique du film Elmer Gantry de 1960, d’après le livre de Upton Sinclair, où Lancaster-Gantry salue le narrateur-témoin pour qui il a une sorte d’estime, de cette aventure de la manipulation humaine et de la foi mystérieuse et grossière dont l’intrigue semble être un complet simulacre parsemé peut-être de vérités profondes, dont personne ne pourra dire jamais quelle en fut la vérité-de-situation sinon en s’en remettant à quelque intuition salutaire (et à moins que nous en sachions nous-mêmes là-dessus, plus que nous ne voulons en écrire) :

– See You in Hell, Brother !

.. Si tant est, effectivement, qu’il y a un lendemain après le 3 novembre, et si, après tout, l’enfer existe vraiment. Même Elmer Gantry, alias Donald Trump ou Joe Biden, ne saurait nous le dire ; ce n’est pas pour rien qu’il existe aux USA une Cour Suprême (SCOTUS) toute neuve.

 

Mis en ligne le 2 novembre 2020 à 10H45

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Manuel complotiste de la pensée-Covid

Par info@dedefensa.org — 1 novembre 2020 à 00:00

Manuel complotiste de la pensée-Covid

On imagine que Dieu pourrait dire : “Ils M’ont cherché, ils M’ont trouvé”. Le M-majusculé signifie bien de quoi il est question et à qui nous avons affaire. Quoi qu’il en soit (on en verra plus là-dessus, plus loin dans les Temps qui viennent, qui nous réservent des surprises comme des rafales de Kalachnikov), quoi qu’il en soit, dans son texte ci-dessous John Waters démarre sur une idée qui nous a aussi fortement frappées, et que nous rappelions récemment encore de cette façon... Cette idée de la politisation extraordinairement évidente et aussitôt opérationnalisée, de la pandémie Covid19...

Nous nous permettons, majestueusement, à la première personne du pluriel, de Nous répéter, comme dirait Dieu Lui-même, mais tout de même pour notre compte avec une certaine joie bien terrestre devant la mise en place et en scène superbe des éléments les plus efficaces de la pièce :
« Ce qui est remarquable d’autre part dans le cas-Covid, et qui est absolument sans le moindre rapport avec aucune des pandémies du XXème siècle, et d’ailleurs de quasiment toutes les pandémies qui ont précédé, c’est son interprétation immédiate en termes politiques et même hyper-politique, ou ‘sur-politique’ comme l’on dit ‘surréaliste’. Nous ne parlons pas des effets et des conséquences politiques à terme (comme certains remarquent que la Grande Peste du XIVème siècle a eu des conséquences politiques et géopolitiques considérables.) Nous parlons de la perception immédiate, quasiment en temps réel ; et son interprétation idéologique quasiment immédiate elle aussi. Cela est absolument, complètement sans précédent ; et, par conséquent, on observe des conséquences politiques et psychologiques également immédiates et sans précédent dans cette situation, complètement hors-Covid19 ; par exemple sur les relations des USA avec la Chine, sur l’évolution de l’élection présidentielle aux USA et les troubles sociaux déstructurants graves depuis le 25 mai (Grande Emeute-2020). »

On remarquera, après lecture de Waters, que ce dont il signale la révélation qui nous en est faite, nous apparaît, à nous, comme presque instantanément, renforçant encore plus l’aspect politique de la crise comme nous la percevons : « Nous parlons de la perception immédiate, quasiment en temps réel ; et son interprétation idéologique quasiment immédiate elle aussi. »

La longue interprétation de Waters sur les réactions “de droite” et “de gauche” au Covid19, aux USA, est d’un effet assez intéressant. On peut lire ces réactions, par ailleurs incontestables puisque si évidentes, en employant la formule habituelle, – “tout se passe comme s’il y avait un complot derrière Covid19”. L’observation vaut à plein, sans pour cela qu’il soit nécessaire qu’il y ait effectivement ce complot ; dès lors, la question du “complot ou pas” du Covid19 devient absolument secondaire, car il apparaît que tout va beaucoup mieux dans le sens des effets politiques si n’y ajoute pas l’inutile hypothèse du “complot”.

En effet, typiquement, “droite” et “gauche” aux USA réagissent de leur point de vue politique, comme si Covid19 avait été suscité par eux-mêmes, – sans que cela soit le cas, et avec infiniment plus de force que si cela avait été le cas puisqu’il y a disons, comme un mouvement logique, une réaction “naturelle”, une force de la dynamique originelle dans le développement de la crise Covid19 jusque dans ses effets politiques. On pourrait donc croire que Codiv19 est l’effet d’un “complot” d’origine extérieure, suprapolitique, hors de la politique et sans aucun besoin d’être politique ni qu’il y ait “complot” d’ailleurs, et tout cela engendrant naturellement des effets politiques parce que tout cela aussitôt perçu d’un point de vue politique. Il y a comme l’aspect inattendu d’un certain ‘mouvement perpétuel’, les mêmes causes engendrant les mêmes effets qui engendrent les mêmes causes et ainsi de suite : non-“complot” politique engendrant des effets politiques comme s’il y avait “complot”, et ces effets politiques engendrant à leur tour des non-“complots” politiques, etc.

L’interprétation de Waters est incontestable, et si elle vaut pour les USA, elle vaut pour le bloc-BAO dans son ensemble, pour la modernité et pour la civilisation occidentale, et aussi pour la France qui connaît actuellement des effets de tangage et des inclinaisons de naufrage absolument remarquables. Peu nous importe ici que, pour le cas des USA, les marxistes-culturels exploitent la crise dans tel sens, les conservateurs et Alt-Right dans tel autre (le contraire). Cela est secondaire, sinon accessoire, outre d’être évident, – puisqu’agissant ainsi, ils ne font que développer leur position politique normale et habituelle. Le point essentiel est bien entendu celui de cette réaction politique, l’interprétation politique immédiate, instantanée, absolument nécessaire et suffisante des deux côtés qui sont en présence l’un de l’autre, en position d’affrontement : nul besoin d’un “complot” pour cela.

Appréciée autrement, nous dirions que cette réaction correspond à l’anormalité extraordinaire de l’époque, à la formidable tension interne, aux déchaînements des haines et des antagonismes. Dans cette situation, il était impossible que la réaction ne fût pas politique, pour donner toute leur raison d’être à la haine et à l’affrontement qui en sont les caractères. La dimension politique de la crise n’est nullement créée, ni par ces réactions politiques, ni par ses spécificités qui les favorisent ; elle préexiste à tous les effets qu’elle provoque, puisque dans son cas, la logique transcendantale étant retrouvée, l’essence précède l’existence.

Les laborieux et sympathiques tâcherons qui nous expliquent comment il y a eu un complot qui continue bien entendu à être, qu’“on” l’a voulu ainsi, ceux-là s’épuisent bien inutilement. La réalité, qui désintègre la fiction bien plus qu’elle ne la dépasse, nous propose un enchaînement de causalités qui induit parallèlement et comme par effet miroir d’inversion, un déchaînement des haines et des affrontements politiques, portant instantanément une aggravation structurelle de la situation, d’autant plus forte que le virus est, bien plus et bien au-delà d’un complot, un artefact sanitaire qui institue une situation absolument incontrôlable.

Là-dessus, il faut donc aller plus loin... Lorsque les “complotistes” viennent nous expliquer que tout cela est voulu et contrôlé (par le Système), ils apparaissent comme d’utiles auxiliaires du Système, – de véritables “idiots utiles”, disons, mais plutôt “idiots” qu’“utiles” dans la circonstance. Ils tentent de faire d’un accident cosmique qui compromet absolument la maîtrise du monde par le Système, une manœuvre surhumaine du Système pour conserver le contrôle du monde. Dans cette situation générale, les “complotistes” sont effectivement les auxiliaires du Système, et d’ailleurs ils ne cessent d’être sollicités par le Système qui dénonce partout la présence d’un complot pour justifier sa propre position, et sa réaction face à la crise. Les “complotistes” vont donc jusqu’à parer le Système de capacités supra-humaines pour justifier leur propre explication, et recommander in fine aux gens qui subissent cette crise de s’incliner devant la puissance du Système qui est figuré comme d’essence supra-humaine.

En, d’autres mots encore : qui contrôle qui dans cette occurrence ? Le fait est qu’il y a d’abord un prisonnier, et que c’est le Système, qui découvre que toute sa démarche, tous ses projets, – tous ses “complots” si vous voulez, – dépendent d’une bestiole nommé Codiv19, qu’il n’a pas vu venir et dont il ne sait que faire, et qui sert de fanion de ralliement à tous les mécontentements, à toutes les mises en cause. Certes, le Système en ‘profite’ paraît-il, pour instituer diverses mesures, diverses contraintes, etc., qui tendent à renforcer sa position de contrôleur des actes du troupeau ; sauf que, ce faisant, et face à la maigreur de ces mesures relativement à la tâche entreprise, il confirme qu’il est bien le faiseur de simulacre du troupeau, bien exposé, bien éclairé comme éventuel objet d’une accusation et d’une dénonciation, alors qu’il l’était jusqu’ici en sous-main, subrepticement et si efficacement. Drôle de “complot” s’il vient du Système, qui force le Système à quitter sa position sécurisée, pour mettre bas les masques, lui, et donc s’exposant aux dangers de l’infection en avouant piteusement qu’il avait mis en place un “complot” qui marchait bien, qui marchait vraiment très bien jusqu’à la venue de ce fucking-Codiv19.

Codiv19 est bien un “briseur” de “complot” plutôt et au contraire d'en être l'instigateur. Il brise le “complot” comme les “gestes-barrières“ sont supposés faire de l’enchaînement des infections.

Car en l’occurrence, si le quidam est obligé de porter un masque, le Système, lui, n’en porte plus et devient la cible privilégiée de l’infection. Bientôt, un membre de ces forces de l’ordre dont on fait le parangon  du coup d’État chargé de mettre en œuvre l’affirmation fasciste du “complot” réussi, l’interpellera pour non-respect du “geste-barrière” essentiel qu’est le port du masque, et l’enverra au Goulag du “complot” moderniste.

Bref, nous ne devons pas parler du même “complot”, non ? Car c’est simplement qu’il y a quelque chose d’inarrêtable, comme une force d’attraction irrésistible...
« Presque personne n’était, – et n’est toujours pas, – assuré de ce ‘message subliminal’ mais pour une raison inexplicable, presque tout le monde sentait déjà que cela avait quelque chose à voir avec la façon dont le monde s’était ‘ouvert’ (‘globalisé’), et particulièrement au cours des cinq dernières années environ, d’une façon décrite et analysée depuis, diversement et exhaustivement, mais qui semble se résumer à, si l’on veut, l’existence un infranchissable fossé entre les gens qui prennent leur douche le soir et ceux qui la prennent le matin. »

En attendant et après avoir lu cette mise en jambes, lisez le texte complet de John Waters, du 30 octobre 2020 sur FrontPageMag.com.

dedefensa.org

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L’idéologie-Covid

Il s’agit donc d’un accélérateur de tout ce qui est cher au marxiste culturel moyen.

Depuis quelque temps, je me débattais avec une énigme : pourquoi la perception du Covid se range-t-elle plus ou moins précisément selon les clivages idéologiques ? cet aspect s’imposa à moi pensant un certain temps, sans que je ne m’interrogeasse à ce propos. Puis, j'ai réalisé que si une “pandémie” s'était déclenchée il y a une vingtaine d’années, alors que j'étais journaliste dans des journaux irlandais, il aurait été absurde d’organiser une  conférence de rédaction où la question aurait été débattue comme si une question politique à identifier de gauche ou de droite, où l’attitude des participants aurait évoluée selon cette perception. C’est pourtant ce qui est advenu.

D'après les rapports et commentaires du monde entier, il semble que s’installe un classement presque universel selon lequel les intérêts, les groupes et les individus ‘conservateurs’ et ‘de droite’ sont opposés au confinement et ceux ‘de gauche’ y sont favorables. Cela signifie aussi qu’en général les gens de gauche croient à la réalité et à la dangerosité du Covid alors que les conservateurs tendent plutôt au sceptoicisme. Aux États-Unis, les gouverneurs et les maires favorables au confinement ont presque toujours été des démocrates. Les sceptiques ont tendance à être des républicains ou des blogueurs et vlogueurs plus ou moins proches de l’‘Alt-Right’. De même, dans toute l'Europe, les gouvernements qui verrouillent le plus violemment et le plus longtemps leur population sont dirigés par les tendances socialistes alors que les pays les plus ‘libéraux’ à cet égard, – le cas de la Suède mis à part, – sont dirigés par des partis de tendance populiste.  Nous avons fini par considérer cette situation comme allant de soi, comme si les raisons en étaient évidentes ; en réalité, elles ne le sont pas du tout. Si Covid est, comme beaucoup d'autorités l'affirment, un problème de santé, pourquoi serait-il perçu de cette manière ? Pourquoi l’attitude de votre voisin en matière de santé est-elle prévisible pour des raisons politiques ? Pourquoi l’attitude de quelqu’un à l’égard du Covid permet-elle de présumer de tant d’autres de ces prises de position sur des sujets très différents ?

En partie, je crois que c’est parce que, dès le départ, il y avait cette forte perception sous-jacente que Covid concernait autre chose que la santé. Presque personne n’était, – et n’est toujours pas, – assuré de ce ‘message subliminal’ mais pour une raison inexplicable, presque tout le monde sentait déjà que cela avait quelque chose à voir avec la façon dont le monde s’était ‘ouvert’ (‘globalisé’), et particulièrement au cours des cinq dernières années environ, d’une façon décrite et analysée depuis, diversement et exhaustivement, mais qui semble se résumer à, si l’on veut, l’existence un infranchissable fossé entre les gens qui prennent leur douche le soir et ceux qui la prennent le matin.

Il se peut aussi, comme c'est le cas pour tant de choses de nos jours, que cela ait un rapport avec Donald Trump. Bien qu'il se soit empressé, fin janvier, de fermer l'accès de la Chine à l’Amérique, il a été dès le début sceptique quant à l'idée de confinement, avertissant à plusieurs reprises que “le remède ne devait pas être pire que la maladie”. Cela semble avoir imposé un clivage à la vie américaine, divisant en gros le pays en deux.

Il y avait un contrepoint intéressant à cette perspective.  Au moment où Trump a commencé à faire ses séances d'information télévisées nocturnes à la Maison Blanche, début avril, il était clair que les cinq pires États américains en termes de nombre de cas et de décès étaient tous dirigés par les démocrates et représentaient ensemble les deux tiers du total des décès nationaux dus à la maladie du Covid. Parmi les dix États les plus touchés par les décès, les États démocrates comptaient environ 13 fois plus de décès que les États dirigés par les républicains. En termes de pourcentage (nombre de décès en pourcentage des cas, – une mesure statistiquement inutile mais néanmoins révélatrice), les cinq premiers États étaient tous dirigés par des démocrates, avec New York en tête, suivi par la Louisiane, le New Jersey, le Michigan et l’État du Washington. Par la suite, les chiffres ont commencé à baisser, pour se situer à peu près au même niveau entre les États démocrates et républicains. Un ami américain à qui j’ai présenté ces statistiques à l'époque m'a donné cette explication : “Les globalistes ont tendance à être démocrates. Ils ont tendance à vivre dans les grandes mégalopoles globalisées. Ces les grandes mégalopoles globalisées sont des nids grouillants de transmission du virus. C’est par ces moyens que le Covid saute de continent en continent. D'où la concentration des cas dans les États dirigés par des démocrates. (La Louisiane est l’exception à cette règle.)”.

Sept mois plus tard, les dernières données sur les “cas” indiquent un ordre de classement et un schéma de coloration plus équilibré : la Californie en tête, suivie du Texas, de la Floride, de l'Illinois et de la Géorgie. Il est intéressant de noter que le schéma des décès actuels est légèrement différent, le Texas étant en tête, suivi par la Californie, la Floride, New York et l'Illinois.  Les tendances du mois d'avril ne se sont pas maintenues, mais peut-être que ces premiers chiffres ont créé une sorte d'impression qui a fait que Covid a été considéré en Amérique comme un problème tribal, cette interprétation étant rapidement exportée dans le reste du monde.

Depuis un certain temps, on pense à l'étranger que Covid est et était essentiellement, – du moins du point de vue du calendrier, – destiné à mettre un terme à la présidence Trump. Bien que la liste des conspirations alternatives soit longue, avec de nombreuses interconnexions, cette perception est toujours dominante. J'ai trois théories différentes et en constante évolution sur Trump et le virus :
1). qu'il y a cru autant que les autres ;
2). qu'il a été pris sous l’influence de son équipe médicale et qu'il ne peut pas s’échapper tant qu’il n’est pas réélu ;
3). qu'il a un plan astucieux qu'il est sur le point de lancer à tout moment.

Je penche pour le point (3) en ce moment. Je pense que le prix du second mandat est si vital pour lui et sa cause qu'il ne peut pas le mettre en péril en virant les Fauci, Birx & Cie, qui ont clairement essayé depuis le début de gérer le Covid de manière à sournoisement affaiblir le Président Trump jusqu’à son renversement. Il le sait, ils le savent, il sait qu’ils le savent, etc. ; mais il [Trump] n’ose pas faire de vagues alors que les choses sont aussi instables qu'elles le sont. Certaines de ses déclarations publiques sur les vaccins contiennent des éléments inquiétants, mais nous devrons attendre une dizaine de jours pour que le tableau se précise.

Pendant un certain temps, la “pandémie” a mis Trump sous pression, au point qu’il semble qu’il aurait pu effectivement conduire à la destitution du président, et bien que ce moment semble être passé. Les médias du monde entier, qui semblent mépriser Trump jusqu’à leur dernier journaliste-stagiaire, ont traité le Covid comme on observe d’une pastèque : vert à l’extérieur, rouge à l’intérieur ; en pontifiant derrière leurs masques à chaque occasion, et en installant de ce fait une sorte de façon d’être fermant toutes grandes pour le public les portes permettant l’accès à la vérité, aux faits ou aux statistiques.

Pourtant, la vérité fait son chelmin. Alors que les chiffres de la surmortalité en 2020 se consolident, il apparaît que cette année n'a été en aucun cas une année exceptionnelle pour les décès presque partout, ce qui signifie qu'il n'y a pas de charge supplémentaire de décès due à Covid.

Nous savons aussi maintenant que plus de 50 % des décès dans le monde ont eu lieu dans des maisons de soins pour vieillards, et que la plupart de ces décès n'ont pas été causés par le Covid, mais qu'ils sont très probablement dus à un stress psychologique dû à la panique générée par les médias chez les personnes en fin de vie. (Ceux qui doutent de cette explication devraient lire les études et regarder les vidéos du scientifique canadien Denis Rancourt). Il reste également de nombreuses incertitudes à examiner concernant l'admission non testée de personnes qui sont ensuite apparues comme infectées dans des maisons de soins au cours du mois de mars. C'est à New York que ces tendances sont les plus marquées. Le 25 mars, le gouverneur de l'État de New York, Andrew Cuomo, a émis un arrêté autorisant les maisons de soins à réadmettre des patients malades sans les soumettre à des tests de dépistage de Covid-19. Confronté à des allégations de sous-estimation des décès, Cuomo a résisté aux pressions exercées pour une déclaration plus stricte des décès liés à la maladie de Covid, et a également introduit, dans son budget annuel, une mesure indemnisant les hôpitaux, les maisons de soins et autres établissements de soins de New York contre toute responsabilité pour les décès liés à la maladie de Covid.

Depuis le décès de George Floyd, sans lien avec le Covid, fin mai, les protestations mondiales de Black Lives Matter, – une fois de plus de manière inappropriée, – ont semblé s'inscrire comme un élément intrinsèque du récit de la maladie de Covid. À première vue, l'idée n'avait aucun sens, mais la controverse concernant les différentes attitudes des diverses autorités face aux protestations du BLM comme face aux manifestations antiblocage a mis en évidence le même schéma idéologique. Des policiers qui avaient matraqué avec enthousiasme les sceptiques de Covid juste la semaine précédente devaient être vus en train de s’agenouiller en public en hommage au dernier héros américain le plus douteux qui soit du fait de ses antécédents de drogués er ses condamnations, et les gouverneurs qui avaient frappé comme des tornades sur les dissidents de Covid ont fermé les yeux sur les violations des masses de l’ordre public des ‘Woke Warriors’ [BLM & Co] descendus dans les rues de l’été.

Même si cela n'a qu'un sens limité, il semble à ce stade que, d'une manière étrange et irrationnelle, Covid soit en fait un phénomène de gauche. Cela est sans aucun doute lié à l'autorité, voire au tic autoritaire qui semble affliger de nombreux gauchistes. Il n'est pas déraisonnable d’observer qu’en général, lorsque vous grattez un progressiste, aujourd’hui vous découvrez un fasciste en dessous, et cette découverte n’est nullement discréditée, bien au conraire, par le fait que ledit progressiste vous traitera de fasciste.

Covid, comme on l'a vu partout, est un phénomène intensément autoritaire. Les premières mesures introduites par les gouvernements pratiquement partout visaient non pas à protéger la santé publique mais à s'octroyer des pouvoirs pour restreindre et contraindre leurs citoyens et imposer des sanctions draconiennes en cas d'infraction ou de dissidence. Ce genre de choses convient parfaitement aux gauchistes. Non seulement ils aiment voir les bottes du régime policier de la vertu sur le visage de leurs concitoyens, mais ils semblent eux-mêmes apprécier, comme des masochistes sous le fouet du maître, la frappe du cuir sur leur propre peau.

Il y a d'ailleurs quelque chose de fondamentalement névrosé dans la dernière incarnation du gauchiste dans la culture. Le marxiste culturel moyen a tendance à être trop anxieux, mal éduqué, rancunier, raccroché et irrationnel. Après tout, il ou elle croit en une idéologie qui n'a guère de sens si vous ne regardez pas le monde d'une manière intensément névrotique, considérant tout comme le point culminant d'une histoire qui a passé chaque moment de son récit à tenter de favoriser les conservateurs et les chrétiens. Mais les effets de ces ‘événements’ refusent tout simplement de s’accoler les uns aux autres, et vos semblables semblent totalement inconscients des choses que vous, le marxiste-culturel, avez apprises pendant quatre ans à l'université. Il est donc évident que la coercition de l'État est essentielle pour mettre de l’ordre dans le monde et pour que tous les autres puissent se mettre à votre place.

À un niveau humain fondamental, les types de personnes qui gravitent à gauche ou à droite ont tendance à se diviser également, en général, en termes de dynamique physique, d’occupation et de mentalité. Les gauchistes, disons, ont moins tendance à être musclés, travaillent généralement dans des bureaux, des salons ou des cabinets, et pensent que le monde leur doit un type d’existence spécifique pour lequel il a clairement une option indiscutable. Ils se considèrent également comme plus instruits, mais cela ne signifie que ceci : ils ont passé plus de temps que les autres à être endoctrinés avec le virus affectant désormais leur cerveau. Je trouve intéressant que les ouvriers et les cols bleus semblent passer à travers le Covid en un éclair, alors que le diplômé moyen de l'université se promène dans ce qui semble être une transe terrifiée en pensant qu'il va rencontrer sa mort à chaque coin de rue.

Covid est devenu, dans un aspect de son fonctionnement, un accélérateur de tout ce qui est cher au marxiste culturel moyen : restrictions de la pratique religieuse et des réunions publiques, pistes cyclables et autres trucs verts, masques faciaux obligatoires qui rendent tout le monde aussi peu attrayant que le marxiste culturel moyen teinté de bleu, désincitation à voter en tant que personne libre, etc. Elle met l'accent sur le “bien commun”, qui se révèle (qui l’eut cru ?) comme étendant à l’État le droit de restreindre les activités des citoyens comme s'il s'agissait de criminels à partir de la simple possibilité qu'ils soient ‘infectés’ par une maladie non mortelle. Covid se fiche n'a aucun égard d’une charte, d’une proclamation ou de la Constitution. Il ne se soucie pas de la famille, de la nation ni de Dieu ; il est, en fait, l'ennemi des trois.

D'autre part, Covid n'a aucune des caractéristiques de ce que l'on pourrait appeler la “droite”. Il ne cherche pas à rendre l'Amérique, ou n'importe où ailleurs, “grande à nouveau”, mais à détruire tout ce qui se trouve devant lui et à taper sur les nerfs de chacun jusqu'à ce qu'il se rende au Nouvel Ordre Mondial.

John Waters

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Démission au champ d’honneur

Par info@dedefensa.org — 31 octobre 2020 à 00:00

Démission au champ d’honneur

31 octobre 2020 – On en a déjà parlé hier, on a laissé entendre tout le bien que l’on voit, et que je pense et éprouve moi-même, à propos de la décision de Glenn Greenwald. Il s’en va, il se tire, il se casse, il rend son bardas qui commençait à un peu trop ressembler à un tablier, il fait le bras d’honneur réglementaire, – et basta !

On appelle ça : démission au champ d’honneur. Cela se respecte.

Certes, on en parle peu dans la presseSystème libre & subventionné, honneur & gloire de notre démocratie. Et moi, permettez-le moi, je m’interroge : comment peuvent-ils se supporter, les soi-disant journalistes, et ne dire mot du geste de l’un des plus valeureux, l’un des combattants les plus rudes et les mieux informés dans cette époque absolument puante ? Comment font-ils ?

Il y en a quelques-uns qui salue le geste, la décision. Vous savez que je supporte bien mal les sarcasmes venus du soi-disant ‘notre-camp’, concernant la prétendue poltronnerie, la supposée moutonnerie que les héros d’opérette qui persiflent, dénoncent chez ceux qui ne suivent pas leur musique des sachant-tout des complotismes qui nous ont battus d’avance, leur façon de moquer la résistance sans même l’avoir tentée. J’aimerais beaucoup, j’apprécierais qu’ils se taisent, ceux-là qui persiflent et mêlent leur défaitisme à l’extraordinaire servilité volontaire, non pas des peuples mais des élitesSystème qui écrivent aussi vite que l’on baisse sa culotte.

Bien entendu et bienheureux certes, je ne suis pas le seul parmi les isolés à saluer le geste, et l’on trouve également et par exemple, une Caitline Johnstone et un Matt Taibbi, d'autres encore signifiant que l'acte de Greenwald a un grand poids et une signification considérable.

Voici quelques lignes encore de Greenwald, un évadé du bagne de plus...

« Ce choix n’a pas été facile. Je sacrifie volontairement le soutien d’une institution puissante et la permanence confortable d’un salaire garanti en échange de rien de plus que ma conviction qu’il y a suffisamment de gens croyant aux vertus du journalisme indépendant et à la nécessité d’un parole libre, et qui seront prêts à soutenir mon travail en s’abonnant à mon site.
» Comme toute personne ayant de jeunes enfants, une famille et de nombreuses obligations, je pose mon geste non sans appréhension, mais aussi avec cette conviction qu’il n’y a pas de choix. Je ne pouvais pas dormir en sachant que j’autorisais n’importe quelle institution à censurer ce que je veux dire et croire. Et moins encore, cela, pour un média que j’ai cofondé dans le but explicite de faire en sorte que la censure n’entrave jamais d’autres journalistes, et encore moins ne m’entrave moi-même ; et encore, à propos d’un article critique d’un politicien démocrate puissant du fait du soutien véhément de la cohorte des directeurs de rédaction dans l’attente fiévreuse des élections présidentielles.
» Mais les pathologies, l’illibéralisme et la mentalité répressive qui ont conduit à l’occurrence étrange d’une censure de moi-même par mon propre média sont loin d’être propres à The Intercept. On peut dire que les virus ont infecté pratiquement toutes les grandes organisations politiques de centre-gauche, les institutions universitaires, les centres de presse. J’ai commencé à écrire sur la politique il y a quinze ans dans le but de lutter contre la propagande et la répression des médias ; quels que soient les risques encourus, je refuse une situation, aussi sûre et lucrative soit-elle, qui m’oblige à soumettre mon travail et mon droit à la libre expression à ses contraintes étouffantes et à ses diktats dogmatiques. »

La défection révoltée de Greenwald a été fortement ressentie, qualitativement parlant, dans les psychologies des happy few et les structures cachées de la démarche antiSystème dans la communication. J’espère avec une certaine ferveur qu’elle va imprimer une marque profonde dans les structures du système de la communication, dans la mesure où la décision de Greenwald marque l’échec de la seule tentative sérieuse de ces dernières années, – la première et dernière, me semble-t-il, – de réconcilier l’argent et l’Esprit dans une dynamique antiSystème. L’échec est complet,  l’argent est absolument inconciliable avec tout ce qui n’est pas Lui, et c’est là un facteur fondamental de l’irrémédiabilité de notre Grande Crise.

En vérité, avec moi on l’a compris je pense : je ne me plains en rien de cette orientation catastrophique. Mon jeu est de pousser à l’extrême de l’extrême de la rupture, bien au-delà des idéologies hyper-radicales de la panoplie idéologique-théologique du genre humain courant, très moderniste même si ce petit monde veut tout casser et prétend à la référence diabolique-satanique très en vogue, ces idéologies extrêmes de l’extrêmes, et faiseuses de catastrophes bien contrôlées, et alliées objectives, serrées, soumises à l’Argent majusculée pour l’occasion, comme on se pomponne, – et comment !

Je n’attends bien entendu rien du tout des ‘valets-bouffes’ et des ‘révoltés-pitres’ de l’hypercapitalisme, de ce que prétendait être un Pierre Omidyar qui finance The Intercept, milliardaire-bobo, aussi libertaire que libéral, et comprenant les profondeurs sensuelles des relations de l’humaine nature avec l’Argent-majusculé ; les deux se roulent dans la même addiction à leur propre déconstructuration, du type de la courante déjection.

Ces constats sur une passion qui m’est étrangère autant qu’étrange me mettent, moi-même vis-à-vis de moi-même, dans la situation curieusement ironique d’en venir à vous suggérer, amis lecteurs, de faire avec moi comme avec Greenwald : ne pas oublier le soutien que dedefensa.org attend de vous.

Le 31 du mois, c’est de bonne et saine coutume, Monsieur le Grand Argentier.

Cette curieuse oxymore de la métaphysique, – proclamer son mépris ironique et souverain de l’argent et rappeler qu’il faut songer à durcir notre position courante avec un apport sonnant discrètement et trébuchant parfois rudement, – fait de notre existence une sympathique symphonie en schizophrénie prudemment assumée. J’en souris d’autant plus, en vous demandant de suivre cette pente ironique, que si c’était à moi qu’il m’était demandé un tel effort, j’aurais d’abord un tel sourire devant l’ironie profonde de la Grande Crise de l’Effondrement du Système, avant de m’exécuter selon une solidarité d’une légèreté et d’une affection remarquables. Cela s’adresse à l’effort bien plus qu’à l’homme, et à l’être bien plus qu’au savoir-faire.

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Covid’s Band

Par info@dedefensa.org — 30 octobre 2020 à 00:00

Covid’s Band

30 octobre 2020 – Il est inédit, dans nos pratiques, que nous reprenions le ‘chapô’ d’un texte (les Anglo-Saxons doivent entendre Abstract dans ce cas) dans le corps de ce texte, par définition, puisque cette pièce écrite est censée résumer le propos qu’elle présente. Nous faisons une exception, dans ce cas, parce que le ‘chapô’ ne résume pas le texte, il tente plutôt d’indiquer son esprit et agit éventuellement comme une introduction concernant l’état de l’esprit. (Ce pourquoi il ne se réfère qu’à la crise Covid19, sans mention de l’attaque de Nice, parce que Covid19 reste dans notre analyse absolument l’outil central de la manufacture de la GCES.)

Il a parfaitement sa place ici...

• Céline, en ce temps-là, avait décidé de donner comme titre à son livre : ‘Guignol’s Band’, et loin d’être un mot de désespoir ce titre était un cri de dérision. • Dans notre démarche, Covid’s Band’ tient la même fonction, et peut-être même aurait-on pu trouver ‘Covid’s Bouffe’ (ou Covid-Bouffe, – retenons précieusement ces expressions, elles auront loisir de servir). • La pandémie Covid19 est en train en effet de hisser la civilisation occidentale, la modernité et le Système d’un même élan, au sommet inexpugnable d’un Everest de dérision. • ‘Tout ça pour ça’, êtes-vous bien sûr ? Oh, que oui ! Et bien précieusement encore, tenons ferme notre stupidité érigé en ‘Plus Grand Chapiteau du monde’ (autre titre à retenir). • Cette “seconde vague”, sous le plus grand chapiteau d’une noria de professeurs de médecine et de la suite sans fin de leurs spécialités extraordinaires, tous coiffés du même entonnoir avec l’inscription Big Pharma (il faut bien vivre), cette ‘seconde vague’ ressemble à la marée montante du soir, celle qui, plus jamais, ne redescendra. • Pour notre plus intense satisfaction, leur bêtise règne...

... Cela posé, nous espérons qu’il n’y en a pas trop, tout de même, pour ne pas juger, acte manqué fatal du jugement, cette évidence que nous sommes entrés enfin, à grands coups de ‘teuf-teuf’, dans l’immense et fort fameuse Mer des Grandes Tempêtes, entre la Mer de la Félicité et la Mer du Simulacre, à gauche de l’Océan des Miracles, dans ces lieux mythiques identifiés sur la seconde Lune, la Lune d’au-delà des Colonnes d’Hercule, située derrière la Lune-classique que ne foulèrent jamais, c’est bien connu, les non-astronautes d’Apollo XXXV, tournant dans les studios secrets du petit-fils adoptif de Stanley-Livingstone [« Doctor Livingstone, I presume »] Kubrick, ces studios sur les faux-pas qu’on jugerait fabriqués pour la satisfaction de ces jeux enfantins d’une Raison battue en brèche, sur la Lune situés dans le Zambèze, non loin du Lac Tanganyika d’alors.

...Tout cela, quel rapport nous nous le demandons, – parce que Kubrick se prénomme Stanley plutôt que Livingstone, et que la chose se passe ainsi (et PhG, du loin de son Journal dde.crisis où il surveille son désert des Tartarins-comploteurs, incliné à remplacer “communauté de civilisation” par “civilité de civilisation“, politesse si le lecteur préfère, parallèlement aux décomptes furieux et minutieux de la pensée indigéniste et des privilèges-blancs des suprémacistes enfin démasqués)...
« C’est là [dans le Zambèze] que Henry Morton Stanley, financé par le journal New York Herald en 1869, le retrouva finalement à Ujiji, non loin du Lac Tanganyika le 10 novembre 1871. Cet événement est un classique de l'histoire des explorations, notamment dans la mesure où la question initiale de Stanley lors de leur rencontre [“Dr Livingstone, I presume ?”] est “emblématique d’une certaine communauté de civilisation au cœur de la jungle” ».

Ainsi donc la NASA, dans les années à venir, après que les restes du Système auront été négociés au prix du zinc plaqué bling-bling, se réfugiera-t-elle dans le Zambèze, rendez-vous pris entre les chutes Victoria et le lac Tanganyika du Docteur Otto von Braun, ancien dignitaire de la SS. Toutes ces menteries plutôt fantaisistes auxquelles on nous pardonnera de prêter une plume barbouillée d’un masque suprémaciste, reflètent bien, si elles sont peu compréhensibles à la première audition, l’état d’esprit qui est le nôtre, à l’heure du re-confinement résultant du troisième complot à gauche en sortant et de la bonne marche des guerres de religion, dans leur modèle Saint-Barthélemy rénové. Qu’on nous pardonne certes d’afficher une humeur joyeuse, un entrain plein d’ardeur, presque une seconde jeunesse qui nous ramène à l’âge d’or des années 1962-1966 de la jeunesse de PhG, lorsque le futur éditeur de ce site croyait que le monde était destiné à lui appartenir sous peu, sinon d’ores et déjà sien, dans sa poche, sans autre faribole : entre « le temps de la  “grippe asiatique”  de 1957 (4 millions de morts, venue de Chine, – tiens donc) et celui de la “grippe de Hong-Kong” de 1968 (un à 2 millions de morts, venue de presque-la-Chine, – tiens donc). »

Essayez donc de nous comprendre, sinon de nous approuver (certainement pas cela que PhG aurait l’outrecuidance de vous demander, de sa part, de son toupet, et surtout parce que cela n’est en aucun cas le propos). Nous allons essayer d’exposer deux ou trois de nos intangibles positions que nombre de gens s’obstinent à ne pas comprendre, simplement en refusant de les regarder. Nos lecteurs vont voir que, sous le regard du site dedefensa.org dont l’éditeur (PhG) se juge seul comptable avec une responsabilité complètement assumée, s’agite un entassement vertigineux et colossal de folies, de bêtises, d’arrogances sans nombre, d’hybris divers et à deux balles, d’auto-simulation d’‘à chacun son simulacre’, bref que la chute de Rome de 411 vue par Augustin neuf mois plus tard, comme il rapporte la chose dans sa Cité de Dieu, fait figure d’événement élégant, structuré, d’événement de haute culture, du grand spectacle des studios de Boulogne-Billancourt à Cinecitta, – comparé, hein, à leur bastringue en fer-blanc d’Hollywood auquel nous voulons bien prêter l’acronyme de GCES...

Or, il importe de mette un peu de rangement, d’autorité, pour écarter l’amas d’ordures et permettre d’avoir un regard plus net. Les circonstances y invitent : autant la crise aux USA avec ses contradictions, que les mêmes en France, etc., offrent de passionnants théâtres d’observation de notre naufrage...

On s’arrête en France, si vous le voulez, parce que depuis 24 heures et pour 24-48 heures en plus et au moins, subsistent et subsisteront des lignes d’un partage très net permettant d’aborder le problème comme on doit l’entendre, c’est-à-dire dans sa dimension structurelle et nullement dans le domaine de son contenu, – c’est-à-dire le problème de la crise “dans sa dimension structurelle et nullement dans le domaine de son contenu”, – c’est-à-dire quelle forme et quelle structure de la crise et nullement “de quelle crise de quoi” il est question.

Ce qu’il faut, c’est une vision bien nette et bien dessinée et celles-ci rendues possibles par une vérité-de-situation elle-même nette et bien dessinée. Le matin ; hier jusqu’à 10H00-10H30, pesait sur nos réflexions et nos observations la colossale perspective du re-confinement. A partir de10H30 exista, devant nos yeux horrifiés, les actes terribles de Nice, c’est-à-dire la perspective terroriste dans toute sa cruauté et sa violence. Le Temps et sa crise ont fait une brutale embardée : une demi-heure avant la crise Covid19 dominait toute la scène de notre tragédie, une demi-heure plus tard c’était celle du terrorisme.

En vérité, aucune scène n’a éliminé l’autre, comme il est tout de suite apparu évident. Les deux ont éclaté vers un paroxysme, quasiment dans la même demi-heure de tragédie. On en est arrivé à croire, et l’on en arrive à croire, et l’on croit finalement comme s’il en était assuré qu’il s’agit du même paroxysme, – donc qu’il s’agit de la même crise. C’est un moment intéressant, disons une occurrence révélatrice pour la France où les deux crises sont très spécifiquement marquées, toutes deux passionnées, toutes deux déprimées, toutes deux renvoyant à des arrière-plans historiques importants et à des perspectives idéologiques remarquables.

La crise du Covid19 qui est la moins identifiable à cet égard de l’interprétation politique évenbtuelle, l’est pourtant d’une façon absolument foudroyante, aussitôt champ de bataille furieux de la ‘liberté individuelle’, des limites très sensibles de l’intervention du pouvoir dans la liberté de chacun, etc. Il faut garder ce constat du 7 octobre 2020 à l’esprit et en utiliser toutes les productions, toutes les dimensions :
« Ce qui est remarquable d’autre part dans le cas-Covid, et qui est absolument sans le moindre rapport avec aucune des pandémies du XXème siècle, et d’ailleurs de quasiment toutes les pandémies qui ont précédé, c’est son interprétation immédiate en termes politiques et même hyper-politique, ou ‘sur-politique’ comme l’on dit ‘surréaliste’. Nous ne parlons pas des effets et des conséquences politiques à terme (comme certains remarquent que la Grande Peste du XIVème siècle a eu des conséquences politiques et géopolitiques considérables.) Nous parlons de la perception immédiate, quasiment en temps réel ; et son interprétation idéologique quasiment immédiate elle aussi. Cela est absolument, complètement sans précédent ; et, par conséquent, on observe des conséquences politiques et psychologiques également immédiates et sans précédent dans cette situation, complètement hors-Covid19 ; par exemple sur les relations des USA avec la Chine, sur l’évolution de l’élection présidentielle aux USA et les troubles sociaux déstructurants graves depuis le 25 mai (Grande Emeute-2020). »

Il faut également observer que, dans le même temps exactement, cette sorte de développement parallèle de deux ou plusieurs crises a lieu aux USA, et l’on s’aperçoit que ces crises sont faites pour se compléter, et même pour prendre toute leur signification et leur dimension lorsqu’elles sont alignées comme nous le proposons. On énumère cela rapidement :
• depuis plusieurs jours, disons une grosse décade, fait rage une crise sur les Biden, à la suite de publications du New York Post, exposant le degré inouï de corruption de Joe & Familly, notamment Hunter, le Biden Jr. du scandale ;
• en même temps se poursuit et s’accentue en s’accrochant au cas, le comportement de ce que nous nommons ‘presseSystème’, qui se refuse à suivre ce scandale, sous des argument invraisemblables (voir l’attitude des GAFAM pourtant invités le 28 octobre à répondre aux sénateurs, notamment de Tweeter mené par son ‘gourou fou’ Jack Dorsey, en train de prendre le chemin de Howard Hughes sur sa fin ; ou voir encore l’attitude de la radio ‘publique’ NPR qui “n’a pas de temps à perdre” avec le scandale) ;
• à ce moment éclate la nouvelle de la démission de Greenwald, un journaliste non seulement honorable, mais professionnellement exceptionnel, clairement de gauche, affichant son homosexualité et ayant réussi l’exploit de sortir Snowden des griffes de la NSA, et terminant cette partie de sa carrière par la dénonciation, avec une virulence exceptionnelle, par le fait même de sa démission exceptionnellement documentée sur la vilenie et l’imposture des Masters of the Universe, la dénonciation disons-nous de la complète corruption de la presseSystème en quittant le site The Intercept dont il avait verrouillé le succès éditorial.

... Et tout cela s’agglutine bien entendu autour d’une des matrices centrales de la crise interne des USA, qui est l’aspect de la crise du système de la communication, de sa corruption, de son simulacre, etc. A cette aune, l’ensemble morphe en une nouvelle dynamique qui nous semble devoir produire une sorte de poussée/de puissance collective dont l’effet pourrait être favorable à Trump (clin d’œil du Ciel) malgré la cascade ininterrompue de sondages éventuellement faussaires. Nous voilà ramenés au cœur de la crise, avec un avios qui n’est même pas, surtout pas, un pronostic.

La dévoration de toutes les crises

Nous faisons souvent de cette sorte d’exercice avec les USA par les temps actuels qui courent, pour montrer comment, en un mouvement tourbillonnaire siphonnant les événements vers un trou noir, l’ensemble morphe continuellement en une seule crise qui absorbe continuellement toutes les crises, nous restituant sans cesse la dimension américaniste de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES).

Cette fois, nous avons l’occasion très puissante de faire ce même exercice pour la France, avec la simultanéité des paroxysmes (ceux en cours actuellement) s’imposant avec une force inattendue, réduisant d’autant les possibilités d’évasion de la communication et du simulacre. C’est en cela que la phase actuelle présente le plus grand intérêt : le paroxysme est aussi fort pour Covid19 (re-confinement aujourd’hui pour liquider le virus) que pour le terrorisme (décapitation à Nice hier, déclenchant notre puissante riposte malgré le risque étrangement détaillé, – simplement parce que l’hypotrhèse est étrange, –  d’une ‘guerre civile’ d’un nouveau style). Les deux textes qui se succèdent, du 28 octobre 2020 et du 29 octobre 2020, qui adoptent un ton similaire comme mesure de la gravité des événements, comme puissance de leurs essences, en portent témoignage.

L’on comprend bien que le premier nous parle de Covid19, que le second n’aurait pu exister sans la séquence ‘décapitation dans la basilique’ ; certains parlent donc d’un ‘emballement’ et de quelque chose de « crépusculaire » dans le sens où, effectivement, les crises différentes produisent en même temps un paroxysme (non pas leur paroxysme décisif mais un paroxysme après d’autres, pour ces mêmes crises, et avant d’autres on peut en être assuré) :
« Confinement, violences communautaires, terrorisme: ces 24 heures crépusculaires pour la France... Depuis mercredi soir, l’actualité semble s’être emballée. Jean-Loup Bonnamy décrypte un à un ces différents symptômes d’un pays qui n’a plus confiance en lui-même et ne sait plus faire face... »

D’une façon très inattendue sans doute, on pourrait comparer la situation présente de cette dynamique enchaînant les crises les unes derrière les autres, et les unes dans les autres, à cette question spécifique que pose Covid19 de l’établissement de chaînes infectieuses qu’il devient de plus en plus impossible de rompre, et s’alimentant à des clusters surgis de nulle part. (Il est intéressant de rappeler ici que l’emploi du mot cluster est d’abord de type guerrier, – les cluster bomb, qui contiennent tout un échantillonnage de sous-munitions [sous-bombes] s’éparpillant au moment de l’impact ; le caractère monstrueux de ces engins a été reconnu puisque son interdiction d’utilisation est actée par un accord international, ce qui n’empêche évidemment pas, ce qui encourage au contraire les guerriers US à les utiliser à partir de leurs consoles de guidage installées au Pentagone.)

Ce constat sur l’évolution structurelle des crises, sur leur structuration mortelle et quasiment impossible à défaire malgré les conseils et l’expérience des Deleuze, Derrida, Foucault & Cie, marque sans nul doute l’avancée décisive des crises tourbillonnaires, ou des crises en chaîne, des crises morphant et transmutant en un amalgame unique et absolument hermétique. La situation devient ainsi similaire à celle qui fait dire aux partisans de cette formule pour le cas Covid19 : “On ne peut vaincre un virus, il faut l’accepter et vivre avec lui”, – “On ne peut vaincre cette crise, il faut l'accepter et vivre avec elle”, – ce qui signifie la destruction (Effondrement) du Système, ce qui signifie la meilleure évolution possible...

Sans doute sommes-nous proches, sinon d’ores et déjà dans cette situation où le GCES a atteint largement son point de fusion et de mutation, et qu’il faut désormais s’en remettre à son verdict. La Grande Crise est en train de l’emporter, elle l’emporte d’ores et déjà, montrant dans les circonstances que nous décrivons l’aspect irrémédiable de sa puissance victorieuse. Désormais, nous sommes renvoyés de l’une à l’autre, d’une rive de l’Atlantique à l’autre, et cette évolution devrait rapidement faire sentir ses effets curatifs. La vertu indescriptible de cette évolution se nomme très classiquement et benoîtement “Le Roi est nu”.

Désormais, il n’y a plus rien qui puisse même ralentir cette Grande Crise et nous devons humblement, c’est-à-dire avec une humilité qui n’est pas sans grandeur, reconnaître la toute-puissance du Ciel. Les bizarres incantations de la modernité, les surprenantes prétentions des petits génies du genre, – genrisme, transgenre et transhumanisme, – invitent à l’apaisement devant l’évidence des choses, bien plus qu’à l’excitation des bulbes rachidiens et hypothalamus. Montherlant disait « Va jouer avec cette poussière », Céline ou bien est-ce la sœur de Marat nous hésitons : « Ce sont là viles turpitudes humaines qu’un peu de sable efface », et Malraux : « L’homme, ce misérable petit tas de secrets ». En vérité, tout être digne de ce nom doit se sentir, aujourd’hui, devant la mise à nu de la très-puissante vérité-de-situation capable d’embrasser celle du monde, comme une sorte d’allégresse, celle qui accompagne l’homme concevant enfin ce que c’est qu’être ‘enfin libéré’.

...Nous avons commencé ce texte , nous le confessons, de bien étrange manière, en évoquant le simulacre bien connu dans la presseSystème, des expéditions spatiales vers la Lune (“ ...dans l’immense et fort fameuse Mer des Grandes Tempêtes, entre la Mer de la Félicité et la Mer du Simulacre, à gauche de l’Océan des Miracles, dans ces lieux mythiques identifiés sur la seconde Lune, la Lune d’au-delà des Colonnes d’Hercule, située derrière la Lune-classique que ne foulèrent jamais, c’est bien connu, les non-astronautes d’Apollo XXXV, tournant dans les studios secrets du petit-fils adoptif de Stanley-Livingstone [« Doctor Livingstone, I presume »] Kubrick”).

Bien entendu nous demandons qu’on nous pardonne ; cet aspect de dérision devant des choses si sérieuses que New York Times, WaPo, Le Monde et toute la caravane devant laquelle les chiens n’aboient même plus n’est pas vraiment à notre avantage et ne prouve rien du tout, dans aucun sens. Il est bien entendu que l’homme n’a jamais marché sur la Lune malgré Tintin-Hergé, tout simplement parce que c’est glissant, une sorte de verglas permanent ; par contre, nous évoquerions plus sérieusement l’hypothèse fondamentale, qui marque le sous-bassement indirect de la campagne de Joe Biden, selon lequel après tout la Lune n’existerait pas. (Trump, pris à son propre piège, ne peut pas dire cela ; lui, il a acheté la Lune, en croyant faire une affaire, – vous pensez bien qu’il ne serait pas temps de lui apprendre qu’il a été victime d’une arnaque, qu’on lui a vendu du vent, un de ces vents solaires et redoutables qui dérèglent nos climats d’une si remarquable stabilité.)

Cela est pour observer que les événements vont leur train et que nous, Lilliputiens affolés devant ce Gulliver de pacotille qu’est le Système dont nous ne cessons d’affirmer l’inflation de sa puissance, n’avons rien de sérieux à apporter aux Grandes Explications du monde. Jonathan Swift n’est plus des nôtre, de ce monde voulons-nous dire... Nous sommes assis, un peu découragés malgré notre agitation en forme de danse de Saint-Guy, et allant balbutiant hystériquement, dans l’agitation de cette Grande Crise qu’il nous faut dénouer pour sauver le monde, l’anecdote célèbre du temps où l’Empire se préparait à dominer le monde : “Nous sommes comme cet officier de l’U.S. Navy, à Pearl Harbor, le 7 décembre 1941 à 10H00 locales, devant les carcasses fumantes des superbes cuirassés de la Pacific Fleet, et marmonnant pour lui-même : ‘Je sais bien que nous allons gagner cette putain de guerre (“this fucking war”), mais je me demande bien comment’.”

Qui leur dira de quelle “fucking war” il s’agit, et qu’il s’agit en fait qu’elle se dénoue par l’affirmation décisive et achevée de la Grande Crise qui porte avec elle l’Effondrement du Système. Cette chorégraphie enfin comprise et bien exécutée, qu’il en soit ainsi et que le Système s’effondre...

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RapSit-USA2020 : Greenwald, torpille-nuke

Par info@dedefensa.org — 30 octobre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Greenwald, torpille-nuke

Si nous choisissons, dans cette rubrique spécifique (RapSit-USA2020 pour Rapport de Situation, USA2020 [présidentielles USA 2020]) consacrée à une crise spécifique mais dans son sens et son cadre le plus large (le GCES), cette image de “torpille” (et nuke, en plus !) à propos de la démission de Glenn Greenwald de sa position (co-éditeur) sur le site The Intercept,
c’est parce que la munition ainsi nucléarisée est destinée au candidat USA2020 Joe Biden et à la position du parti démocrate associé à la presseSystème pour étouffer l’incroyable situation de corruption des Biden (le fiston-Hunter et le candidat) ;
c’est parce que la campagne présidentielle USA2020 ressemble à une des plus inutilement imposantes sous-superstructures du titanesque Titanic en train de sombrer, et qu’alors la décision de Greenwald est effectivement comme une torpille-nuke pour agrandir le trou béant et accélérer le processus ;
c’est parce qu’alors cet acte fondamental (celui de Greenwald) doit jouer un rôle psychologique très important dans le déséquilibre déjà abyssal qui secoue le système de la communication du Système, au travers du fantastique réseau de simulacres semblant comme les bornes d’un slalom géant déployant le charme chamarré de la narrative incroyable (mais pourtant fidèlement crue au sein du bloc-BAO) qui structure la candidature et la campagne du ‘candidat à la présidence’ que constitue la famille Biden. Le nombre de crétins parfumés qui, dans la presseSystème parisienne, continuent à parler de Biden comme si l’on chiait dans une chiotte en or massif, transmutant ainsi la chose en pépites dignes du Chanel n°5 ! Ce nombre ne peut cesser de nous stupéfier par son importance, pour ce qu’il nous dit de la puissance de l’hallucination collective du domaine et de sa horde.

Par conséquent, nous inscrivons l’affaire Greenwald dans le cours de cette folle campagne, à 5 jours de l’élection. Greenwald lui-même, en très grand professionnel qu’il est, procure , sur l’un de ses sites propres et en temps-réel tout le matériel nécessaire pour documenter sa décision annoncée un peu partout dans le parcours libre du système de la communication :

• que ce soit l’explication de sa décision (« My resignation from The Intercept »), les circonstances qui y ont conduit, les stupéfiantes exigences des propriétaires du site d’une grossière censure d’un article qu’il a écrit sur Biden et l’affaire Hunter-Joe à partir des révélations du New York Post ;
• que ce soit l’article lui-même ainsi disponible et d’accès immédiat, tel que Greenwald avait décidé de le publier, et qui, comme c’est l’habitude chez Greenwald, est formidablement structuré et référencé, et vous donne le tournis devant les galéjades corrompues & corruptices des Hunter-Joe ;
• que ce soit, par conséquent, les divers attendus et précisions caractérisant cet épisode grotesque qui expose à un niveau international de grande amplitude le fonctionnement quasiment officiel d’un formidable et incroyablement grossier dispositif de censure :

« Article on Joe and Hunter Biden Censored By The Intercept, – An attempt to assess the importance of the known evidence, and a critique of media lies to protect their favored candidate, could not be published at The Intercept » […]
» Titre de l’article original de Greenwald, interdit de publication en l’état, sur le site The Intercept : « The real scandal: U.S. media uses falsehoods to defend Joe Biden from Hunter’s emails ».

On trouve sur ce site, dans diverses occurrences, des détails sur les aventures de Greenwald, conduisant au lancement de The Intercept, après les deux années d’aventures épiques autour de la ‘fuite’ du transfuge Snowden de l’URSS-NSA, avec ‘choix de la liberté’, à Hong Kong puis finalement à Moscou (où il [Snowden] vient d’obtenir une autorisation de séjour permanente, qui officialise définitivement son statut de réfugié politique en Russie). Greenwald avait suivi de son côté cette aventure épique, en y tenant le premier rôle de manipulateur venu au secours de Snowden contre les attaques tentaculaires et criminelles de ce corpus de ‘Crime Organisé’ qu’est l’appareil de sécurité nationale à Washington D.C., avec notamment le CIA et la NSA, puis comme il s’est révélé  depuis, avec le traître Guardian, comme un des exemples emblématiques de la situation de hideuse corruption et d’absence totale de liberté de jugement, ce Guardian réduit à la position de zombie, à la fois porte-flingue corrupteur, à la fois laquais d’on ne sait quel maître, quelles forces, au-delà et au-dessus (en-dessous) d’un genre humain, fleuron des soi-disant élitesSystème complètement et volontairement asservis au Système qui représente ces forces, comme le précise justement La Boétie qu’on interprète évidemment de travers en croyant qu’il s’adresse directement et exclusivement aux peuples. Pour ce faire, Greenwald avait joué de plus en plus serré avec le Guardian, occupé de son côté à profiter des ventes de la crise-Snowden tout en trahissant copieusement Assange au bénéfice du MI6 et de Washington D.C.

 Ainsi, le 10 février 2014, mettions-nous en ligne cette Brève de crise annonçant le lancement de The Intercept, résultant de la rencontre entre Greenwald et Pierre Omidyar, à une époque où nous croyions, comme Greenwald lui-même, à une position acceptable dans le sens antiSystème du milliardaire Omidyar ; Greenwald se trompait, devons-nous constater sur le terme, et nous avions pour notre part absolument tort, et tort dans une mesure qui ne nous honore affreusement pas, de ce point de vue tactique de croire à une issue acceptable de cette affaire. (Heureusement, comme on le voit aujourd’hui avec la position, le poids, l’influence plus grande que jamais de Greenwald, – même si stratégiquement l’aventure Greenwald reste fichtrement positive !)

Ce n’est certainement pas le texte dont nous soyons le plus fier, ni la position prospective la plus avisée que nous ayons développée, jugeant effectivement que Greenwald créait ainsi un pôle important d’amorce puissante d’une presse-antiSystème dotée de puissants moyens. Dont acte, et comment, et avec quelle volonté roborative d’en apprendre pour notre expérience !

Il n’empêche, et c’est pour nous l’essentiel : Omidyar et le Système n’ont pas pu liquider Greenwald et au contraire l’ont renforcé, – merci patron ; Greenwald, qui continue à faire des vagues toujours plus hautes, cette fois à 5 jours de l’élection USA2020, rendant encore plus délicate l’opération de charlatanerie de la planche pourrie, Joe Biden & ‘Famille’. La réputation et la capacité de nuisance contre le Système de Greenwald restent intactes et se renforcent, et Greenwald-2020 reste plus que jamais la torpille-nucléaire qu’était Greenwald-2014. Tactiquement nul, stratégiquement excellent !

Voici le texte du 10 février 2014 (titre prometteur dont oin sait ce qu'il en resdte : « A mettre dans vos favoris : ‘The Intercept’ ») :

 « L’association Omidyar/Greenwald & Cie vient de lancer son premier site de l’ère post-Snowden. Le ‘site ‘The Intercept publie ses premières nouvelles ce jour. (Voir la nouvelle sur le rôle de la NSA dans la politique d’assassinat des drones, ce 10 février 2014, et quelques photos sur quelques organisations sympathiques, la NSA, le NRO [National Reconnaissance Office], la NGA [National Geospatial-Intelligence Agency], ce même 10 février 2014.)
» On trouve sur le blog de FirstLook.org, l’organisation générale chapeautant l’association Omidyar/Greenwald & Cie, aux dates des 6-10 février 2014, diverses explications sur les projets et structures qui vont être mis en place, et dont The Intercept est le premier élément. Trois des principaux acteurs journalistiques de l’entreprise (The Intercept et ce qui suivra), Glenn Greenwald, Laura Poitras et Jeremy Scahill, présentent le nouveau site, ce même 10 février 2014.
» “...The Intercept has a two-fold mission: one short-term, the other long-term.
» “Our short-term mission is limited but critically important: to provide a platform and an editorial structure in which to aggressively report on the disclosures provided to us by our source, NSA whistleblower Edward Snowden. We decided to launch now because we believe we have a vital and urgent obligation to this story, to these documents, and to the public... [...]
» “Our longer-term mission is to provide aggressive and independent adversarial journalism across a wide range of issues, from secrecy, criminal and civil justice abuses and civil liberties violations to media conduct, societal inequality and all forms of financial and political corruption. The editorial independence of our journalists will be guaranteed, and they will be encouraged to pursue their journalistic passion, areas of interest, and unique voices...
» Greenwald a quitté le ‘Guardian’ le 31 octobre 2014 (voir le Ier novembre 2013). Du point de vue de Greenwald et de ses entreprises anti-NSA, il est important que ce site (The Intercept) devienne opérationnel, à peu près trois mois plus tard, c’est-à-dire qu’il remette Greenwald & Cie au premier plan du système de la communication, dans un rôle très actif, alors que diverses attaques et mises en cause ont été lancées contre cette équipe de journalistes, notamment du fait de leur association avec Pierre Omidyar. Nous allons donc pouvoir suivre et juger un prolongement important de la crise Snowden/NSA, avec le développement d’un néo-journalisme, post-Snowden (et post-‘Guardian’, en un sens), où l’attaque contre des institutions fondamentales du Système devient la “feuille de route” officielle du travail entrepris. »

 

Mis en ligne le 30 octobre 2020 à 04H20

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Promenade métaphysique et déferlante

Par info@dedefensa.org — 29 octobre 2020 à 00:00

Promenade métaphysique et déferlante

29 octobre 2020 – Prenez ceci, hier en fin de journée, comme rapporté sur C.News, lors d’un des rendez-vous chez Pascal Prau, celui d’hier soir en l’occurrence : le gaulliste (?) Christian Jacob, rapportant la rencontre du gouvernement avec les chefs des principaux partis politiques, vous voyez une rencontre du type- ‘union nationale’, etc. On parle, on parle, et rien ne vient ; et Jacob qui dit finalement à Castex, selon le rapport qu’il nous fait, à nous autres téléspectateurs : « Mais vous n’avez rien à nous dire de concret, sur quoi l’on puisse donner notre avis, simplement pour n’être pas venu pour rien, ensuite vous déciderez ce qu’il vous plaira ? » ;
et finalement, Castex de répondre, masque déployé et Premier ministre au charbon : « Mais non, moi-même, vous savez, je ne sais pas grand’chose » ;
il est tout à fait probable, selon mon avis très ingénu, que Castex soit effectivement et de ce point de vue en panne d’inspiration, sinon d’information ; et il est assez probable également, conclut enfin la rumeur que je privilégie, que Macron lui-même se trouvait dans le même cas.

Je veux dire, pour cette dernière remarque, qu’il s’agit de ma conviction : comme tout le monde, Macron n’est au courant de rien, parce qu’en fait, je veux dire y réfléchissant d’une façon réellement sérieuse, il n’y a rien à savoir que nous puissions vraiment savoir ; nous sommes trop ... tendres, c’est cela, trop irresponsables, trop prisonniers de nos lieux-communs et des slogans fabriqués que nous nous exerçons et nous forçons, comme garnements punis, à sans cesse répéter ; nous sommes beaucoup trop prisonniers de nos mensonges de gentillesse, de bonne compagnie, de bonne volonté, bref de cet emprisonnement de soi-même dans une addition formidable d’autant de nœuds gordiens pour conserver le bon cap du simulacre, et ainsi obéissant aveuglément aux fabrications de nos illusions.

Les dieux, eux, passent comme les cigognes décidant de migrer pour suivre l’humeur de la saison parce que c’est la nature du monde, – et voilà que nul ne s’inquiète plus de nous ! se plaignent les décideurs, les élus du peuple, les magistrats suprêmes de la légitimité populaire... Et puis, badaboum ! Oui, vous avez raison, tout le monde s’en fout, après tout...Parce que et tout simplement considéré, poursuit la chronique historique de ces temps métahistoriques, qui donc les errements du re-confinement pourraient-ils intéresser encore ce matin, passés les 10H30 et les nouvelles de la langoureuse Côte d’Azur devenue brutalement théâtre de ces étranges opérations “de guerre” ?

En effet, s’interrogent les philosophes et les chroniqueurs, sérieusement, faut-il encore s’intéresser à cette question (Macron au courant ou pas ? Re-confinement en marche ?), devant l’Assemblée Nationale où Castex tentait de convaincre les députés de l’innocence de son ignorance, lorsque résonne soudain ce cri vengeur qui parcourt les siècles et les siècles ?

« Allah Akhbar ! », comme chacun sait, avec attaque en règle de l’église Notre-Dame de Nice, décapitation d’infidèles, tweets horrifiés de convenance, néo-conseil de guerre anti-terroriste du gouvernement redoublant ou doublonnant sur le conseil de défense anti-Covid19 puisque commence demain soir le re-confinement et que les événements semblent, plus que s’empiler et s’amasser, s’intégrer les uns dans les autres, se pénétrer, se substantiver et fusionner l’un l’autre, jusqu’à ce que même le regard divin ne parvienne plus à distinguer une crise de l’autre ; jusqu’à ce qu’enfin l’on comprenne qu’il n’y a pas trente-six crises réunies en une fumeuse “loi des séries”, mais une seule crise, immense, métaphysique et cosmique, qui s’approprie à chaque occasion et dans chaque circonstance, le domaine désigné par la colère de Dieu pour former l’épisode suivant. « Dieu le veut ! » s’écrie le fidèle, tandis que note sans énervement le philosophe du café du commerce : « De toutes les façons, Dieu reconnaîtra les siens » ; c’est un peu comme la technique du ‘traçage’ avec Covid19, où il paraît que le virus serait d’accord pour reconnaître les siens, ceux qu’il a infectés...

La crise est déferlante, au grand galop de la marée du soir qui emporte et dépasse l’éternité de Saint-Michel, ou bien les dernières espérances de l’écrivain devenant aveugle et préparant froidement, méthodiquement, son suicide par cette balle par lui tirée dans sa propre bouche (La Marée du soir, de Montherlant) ...

Déconfinement anti-Covid ou bien couvre-feu anti-terroriste ? Qui peut encore le dire, et les complotistes qui en appellent à Satan aussi bien qu’aux illuminati, et bien entendu à l’inévitable Gates-Bill, – ‘Gates-Bill le Magnifique’ aurait dit mon cher Scott Fitzgerald, du temps où les écrivains américains au seuil de la gloire nous démontraient que Paris était encore Paris (Paris est une fête), – Gates-Bill également connu sous le surnom de “On ne prête qu’aux riches” ! Tous ces gens, faiseurs de mots et débusqueurs de manipulation, complotistes et enquêteurs du Diable, sont-ils bien sûrs d’avoir parfaitement coordonné leurs multiples narrative ?

Qui peut dire encore qu’il existe une crise et puis l’autre, et puis une cohérence, une “loi des séries” comme dit l’autre dans sa vaine tentative de rétablir l’ordre de cet immense courant de déconstructuration où triomphe, sardonique et ricanant, la French Philosophy dominant le monde ? Qui, dans cet affrontement terrible qui enferme un pays qui se veut symbole d’une modernité qui l’anéantit dans son simulacre, qui sinon le Diable affrontant les dieux, ou bien serait-ce dans un formidable pivotement tactique comme fit Patton en décembre 1944, tournant sa formidable IIIème Armée vers les Ardennes, ou bien serait-ce plutôt la formidable cohorte des dieux décidés à vaincre le Diable dans ses pires horreurs ?

« Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont je demeure
 », écrivait le poète avant d’aller mourir dans l’enfer de la Grande Guerre. Le poète savait bien, intuition haute de la métaphysique de l’âme, qu’il est des occurrences où nous ne sommes plus rien que des jouets turbulents et tournant sans le moindre sens, tandis que grondent les événements métaphysiques qui règlent notre sort.

« Vienne la nuit sonne l’heure », et l’on demeure, interdits et stupéfaits, comme sut ne pas être Augustin devant la chute de Rome et de l’empire de Rome. Augustin, pour devenir Saint-Augustin, avait bien entendu qu’il est des choses dans le monde qui dépassent notre entendement et réduisent en ridicule toutes nos agitations. Nous sommes à un de ces moments-là, mais il y a longtemps que la nature ne nous offre plus la magnifique grandeur d’un Saint-Augustin acceptant la véritable mesure des ébranlements du monde.

Tant pis pour nous, mais cela ne changera rien à la puissance de ces ébranlements. A défaut d’en être les maîtres de son horlogerie comme l’on entendit parfois la loufoquerie bouffe de cette affirmation, acceptons d’être les jouets de ces ébranlements qui nous emportent, sans même tenter de sembler les embrasser alors qu’ils sembleraient devoir tant nous étouffer.

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Votre solidarité des Derniers Temps

Par info@dedefensa.org — 29 octobre 2020 à 00:00

Votre solidarité des Derniers Temps

Alors que nous écrivons ce message, ce 29 octobre de l’An de Grâce de la Grande Crise de 2020, et revenant un instant à nos plus sordides considérations, nous constatons que la barre de donation de dedefensa.org pour le mois d’octobre de cette terrible année atteint €1 299. Nous tenons à remercier très sincèrement et chaleureusement ceux de nos lecteurs qui, répondant à nos premiers appels, sont intervenus dans cette donation, toujours avec leur même générosité et leur sens du suspens.

Leur constance nous est un réconfort à tous, dans ces moments terribles où, plus que jamais, il s’agit de tenir. Qu’ils en soient assurés, qu’ils en soient remerciés.

Bien sûr, cette somme est encore bien éloignée du montant qui nous est nécessaire pour continuer à fonctionner normalement. (Phrases sempiternelle, rajeunies en fonction des nécessités...   « “… les montants de €2.000 et €3.000, [...] constituent pour nous les sommes permettant respectivement un fonctionnement minimum des fonctions essentielles du site et un fonctionnement plus aisé de ces fonctions”. Nos lecteurs savent évidemment que, depuis 2011, les conditions économiques ont évolué et que les sommes proposées doivent être définies différemment. Le seuil du “fonctionnement minimum des fonctions essentielles du site” dépasse aujourd’hui très largement les €2.000 et se trouve quasiment au niveau des €3.000 avec le reste à l’avenant... »)

Vous avez pu lire dans de nombreux messages, y compris dans ceux qui sont référencés dans le texte de présentation de la barre de comptage, les nombreux arguments que nous présentons pour justifier notre appel à votre soutien et à votre solidarité, – qui concernent aussi bien notre site que la presse antiSystème en général, avec le combat essentiel que nous menons tous, alors que nous nous trouvons plongés dans la mêlée générale de la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES).

Ici, nous nous contentons, autour des tremblements du monde et des ruines qui s’amoncellent, de renouveler la demande faite à nos lecteurs d’intervenir et de faire en sorte que ce mois d’octobre 2020 se place dans la dynamique et la logique des mois et années précédents où le soutien mensuel à notre site a toujours rencontré notre attente, et toujours selon ce même mouvement de mobilisation dans les derniers jours du mois.

Mis en ligne le 29 octobre 2020 à 08H00

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De Gates (Bill) à l’Apocalypse

Par info@dedefensa.org — 28 octobre 2020 à 00:00

De Gates (Bill) à l’Apocalypse

28 octobre 2020 – Partout, notamment et surtout en Europe, et en France sans aucun douter, le pouvoir de la communication s’enflamme. La ‘deuxième vague’, dont nul n’attendait qu’elle fût vraiment tsunamique, semble désormais être dénoncée comme pire que tout ce qui avait été annoncé. Jusqu’alors encensé comme un devin, Raoult est désormais cloué au piloris des faux-prophète. Il n’est pas assuré que cela lui importe vraiment. La France attend des mesures terribles avec le discours de Macron ce soir, tandis qu’en général la confusion atteint un stade d’extension maximale, accompagnant ainsi d’une façon originale ce qui est décrit comme une extension exponentielle, complètement imprévue, inattendue, etc., de l’infection  Covid19.

Mais la bataille est loin de se cantonner au seul hexagone, sinon à la seule civilisation européenne qui semble jouer sa tête avec l’offensive de Covid19 sous de nouveaux atours.

(Dans l’interview extrêmement nerveux qu’il donne à Pujadas, hier à LCI, le professeur Ranoult constate que « la civilisation occidentale [de l’Europe, certes, mais disons du bloc-BAO] est [elle-même] extrêmement nerveuse aujourd’hui » ; en un sens, ce constat permet d’avancer l’ hypothèse assez originale qu’en plus d’être un virus, – et éventuellement, sous une forme de ‘réplicant’ avec l’attaque/la ‘vague’ présente décrite comme catastrophique et complètement inattendue d’autre part, – Covid19 peut aussi bien figurer comme symptôme d’une pandémie beaucoup plus large et plus grave, sinon catastrophique, que le véhicule porteur de sa propre pandémie... Bref, la nervosité règne !)

Hors des rivages européens mais resté proche dans l’esprit car les complots n’ont pas de frontière, comme la globalisation elle-même, un fait intéressant concerne le manipulateur bien connu Bill Gates, inscrit parmi les favoris pour les manipulations complotistes de Covid19 sur l’entièreté de la planète. Gates est sorti du bois avec brusquerie sinon brutalité lundi soir, alors qu’il était jusqu’alors resté relativement impavide et discret face aux attaques dont on ne cesse de l’accabler avec bien des raisons ; notamment celle, cardinale et bien connue, qu’“on ne prête qu’aux riches”. Cette discrétion jusqu’alors semblait nous signifier que, du point de vue de Gates et de ses comploteurs, “tout se déroul[ait] selon le plan prévu”.

... La sortie inattendue de Gates signifie-t-elle que ce n’est plus le cas, que “pas tout à fait tout” “se déroule selon le plan prévu” ? Les complotistes qui dénoncent les complots ont-ils frappé juste quelque part, dans leurs délires divers et variés, ou bien est-ce Gates qui est fatigué des complotistes, ou pire encore, qui se croit brusquement vulnérable aux complotistes ? Ou bien encore et pourquoi pas, Gates est-il en train de réaliser qu’il conduit un complot, là où il croyait ne faire que de bonnes œuvres ?

... Car voici que Bill Gates a attaqué d’une façon violente et voyante, et peut-être même exagérée, le nouveau conseiller de Trump en matière de lutte contre l’alliance Covid19-Big Pharma (alliance dénoncée selon le code ‘Anticap’ [‘Anticapitaliste’ comme ‘Antifa’ nous dit ‘Antifasciste’] du parti complotiste de l’anti-complotisme) ; et ce nouveau conseiller, adversaire résolu de Gates et de sa clique bien entendu.

La situation s’explique de cette façon, par l’intermédiaire pour nous significatif de RT.com (“média d’Etat” nous précise, aimable et débile, les petites sentinelles dénonciatrices Tweeter-Facebook) dans un article présenté comme un op/ed (article de commentaire, prise de position), alors qu’il n’est pas signé, – indication de l’importance que le réseau russe accorde à l’article, indication de l’importance qu’il accorde aux faits qui y sont dénoncés et ainsi de suite... Les adversaires de Trump et soutiens de Biden pour la semaine prochaine, devraient s’aviser qu’ils disposent là d’un angle d’attaque inédit, sous la forme d’une sorte d’alliance Trump-Poutine, contre Gates ; mais les adversaires de Trump, dans cette instance comme dans tant d’autres, ne s’informent qu’à leurs propres simulacres et ne  cessent de rater les occasions... Pas question de les priver d’un simulacre de guerre civile pour crever le simulacre moderniste que sont les États-Unis d’Amérique.

Ainsi le texte dit-il :

« Bill Gates, le milliardaire de Microsoft et soi-disant responsable de Covid-19, a appuyé les demandes des médias de “faire confiance à la science” pour en venir indirectement à démolir le conseiller de Trump (et véritable médecin) Scott Atlas, qui ne soutient pas les politiques extrémistes anti-Covid19
» “Nous avons maintenant un pseudo-expert qui conseille le président”, a grogné M. Gates lors d'une interview au sommet ‘All Markets’ de Yahoo Finance lundi. Dénonçant Atlas qui, contrairement au magnat milliardaire du logiciel a fait des études universitaires et médicales, Gates le dénonce comme une mauvaise influence, “hors des rails”, pesant désormais sur l’administration Trump.
» “Le plus maléfique, c’est lorsque vous commencez à attaquer vos propres experts et à suggérer que les politiciens en savent peut-être plus et mieux que les experts en maladies”, a poursuivi Gates. Le milliardaire n’est ni un politicien ni un médecin, malgré les sommes considérables qu’il a dépensées par l’intermédiaire de sa Fondation Bill et Melinda Gates et de ses affidés, dans le but de vacciner le monde entier. Atlas, en revanche, est titulaire d’un diplôme de médecine de l’université de Chicago et a enseigné la politique des soins de santé au Hoover Institute de l’université de Stanford.
» Si les propos de Gates peuvent sembler s’appliquer à sa propre dénonciation d’Atlas, le milliardaire les a suggérés surtout comme une condamnation de l’administration Trump pour ses prétendues modifications des directives sanitaires du CDC (Centers for Disease Control and Prevention) en mai dernier. Gates a déploré la “politisation” du CDC et de la Food and Drug Administration (FDA), rendant la Maison Blanche responsable de la perte de confiance du public et des revers non spécifiés mais “très regrettables” du lancement d’un vaccin Covid-19.
» Cependant, les experts médicaux insistent depuis des années sur le fait que les deux institutions ont été cooptées il y a longtemps par l’industrie pharmaceutique, dont M. Gates est à la fois un important bailleur de fonds et un bénéficiaire bien rémunéré.
» Yahoo et d’autres organisations médiatiques, dont beaucoup reçoivent discrètement des fonds provenant des fondations Gates, soutiennent presqu’unanimement le magnat des logiciels avunculaires dans son litige avec Atlas, suggérant que c’est l’expert médical qualifié qui a usurpé sa place en s’opposant à l’orthodoxie dominante. Forbes a même qualifié Atlas de “scientifique médiocre” pour ne pas s’en être remis à l’expert préféré de Gates, le tsar du domaine aux USA, le Dr Anthony Fauci.
» Cependant, Atlas a longtemps été considéré comme une épine dans le pied de Gates et de ses ‘pom-pom girls idéologiques’ pour son refus de se plier à la ligne du confinement. Un tweet “minimisant faussement l’efficacité des masques” et un article avertissant que les fermetures économiques liées à la pandémie aux États-Unis auront des conséquences durables bien pires que les décès attribués jusqu’à présent au virus ont été présentés comme la preuve qu’Atlas ne sait pas de quoi il parle, – même si les experts d’autres pays ont fait écho à ses préoccupations économiques et que l’évaluation scientifique est loin d’être arrêtée sur les masques.

Le site ThePost a recueilli les sentiments du docteur Atlas en parallèle à ces attaques et à la vindicte publique de Bill Gates (et donc de Big Pharma et du reste des comploteurs). Freddy Slayers s’est entretenu avec lui et cite son dégoût et sa consternation devant l’attitude « des médias et de l’establishment de la politique washingtonienne », sa tristesse qu’on en soit arrivé aux attaques diffamatoires et ad hominem, sous la conduite d’un chef d’orchestre aussi compromis (Gates Bill) dans la situation fort glauque où se débat cette polémique à Washington. Atlas parle comme s’il était assuré d’occuper un poste important si Trump est réélu, poste à partir duquel il entreprendrait avec la bénédiction du président une campagne énergique en faveur de ripostes très ciblées à la pandémie, et contre toutes les initiatives de confinement.

Ces déclarations montrent que Trump a choisi le Covid19 comme un outil de combat s’il est réélu, et qu’il affrontera le problème à bras le corps, – ce qui le placerait là aussi en désaccord frontal avec ses ‘alliés’ européens, dont notre élégant et entreprenant jeune-Macron. Par contre, si Trump n’est pas réélu, « je ne me presserai pas trop pour retourner à Harvard, précise Allas, car je sais bien comment mes collègues me traiteront là-bas, moi venant de la Maison-Blanche. »

On voit combien la querelle du Covid19, outre les incroyables remous qu’elle provoque en France, est décidément universelle, interférant dans tous les domaines des diverses politiques nationales, dès qu’un interstice s’y prête. Finalement, il n’est pas inutile d’aller pêcher dans ce phénomène à sa source mythologique, par ce domaine qui embrasse tous les aspects des activités humaines, – pour cela, aller visiter les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, dont l’un représente la “maladie”, l’“épidémie”, c’est-à-dire “la Mort” ; respect de la hiérarchie, il suffit alors d’écouter le prophète de l’Ancien Testament, Zacharie qui intervient, directement ou par de ces interférences dont il a le secret, dans cette auguste et imparable référence. Lui, par contre et au contraire des ‘zozos’ et autres sceptiques des plateaux aux petits fours, au-delà des ambitions assez terre-à-terre des milliardaires et des complotistes, lui Zacharie, est catégorique, tel qu’on peut le résumer à partir des perceptions et interprétations qu’on lui prête :

« La description du quatrième cavalier est la plus courte des quatre, mais il est le seul qui soit clairement désigné, il se nomme “Mort”. Ce mot grec (thanatos) sert aussi à qualifier la peste. Son cheval a une couleur sinistre, difficile à identifier précisément, mais à mettre en lien avec la notion de “pestilence”. Le texte originel en grec emploie le terme de ‘khlôros’, qui ailleurs dans la Bible et spécialement dans l'Apocalypse désigne la couleur verte de la végétation, mais qui est aussi utilisé dans le discours médical pour désigner le teint anormalement pâle d’une personne malade. Ce fut le cas, par exemple, de l’empereur Constance Chlore.
» Si l’on se réfère alors à l'étymologie grecque, au-delà des traductions et adaptations à travers les siècles, le chevalier pâle renverrait, non pas à la mort (chaque cavalier ayant le potentiel de la provoquer d'une manière différente des autres), mais à la maladie. Comme les trois autres cavaliers, son champ d'action semble de grande envergure, touchant toute l’Humanité. Distiller la maladie à grande échelle pourrait alors renvoyer aux phénomènes épidémiques dont il serait une allégorie. Jean est d'ailleurs en pleine conformité avec les fléaux traditionnels de la Bible, “la guerre, la famine et la peste”.
» La couleur de sa monture évoquerait la peur, la maladie, la décomposition, et la mort. Il est accompagné ou plutôt suivi du séjour des morts qui clôture l'apparition des quatre cavaliers (le grec Hadès, correspondant à l'hébreu biblique Schéol).
» Le cavalier n'a pas d'attribut spécifique. Les artistes lui donnent souvent une épée ou une lance, et depuis le haut moyen-âge jusqu’au XVe siècle, on lui fit parfois tenir un pot-à-feu, sous l’influence d’une glose de Berengaudus, qui l’assimile au feu de la colère de Dieu durant les derniers jours [Deut. 32:22,25]. Dürer lui assigne un trident ; par la suite, à l'époque moderne, il reçoit souvent une faux. »

Cette approche symbolique répond parfaitement à cet objet : la crise-Covid19 devient, ou plutôt se confirme comme la crise de tous les possibles ; elle doit métastaser vers tous les domaines, interférer dans toutes les directions, par conséquent elle est symbole de toutes nos crises et de la plus grande de toutes, en même temps que crise elle-même. Raoult, dans l’interview de Pujadas déjà mentionné, effectivement très tendu et très antagoniste, termine avec son interlocuteur sur un ton plus apaisé. Les dernières minutes sont, involontairement me semble-t-il, comme si les deux “adversaires-partenaires” voulaient se donner un peu d’air et un peu d’aire pour souffler, insensiblement mais résolument déportées vers des réflexions sur notre avenir, sur la catastrophe où nous sommes entrées.

Le professeur marseillais, quittant résolument la polémique et les affrontements de communication où il est difficile de figurer dignement, en vient à mentionner certains caractères extraordinaires aussi bien de la pandémie, que de la situation technologique de la médecine, par rapport aux possibilités de la modernité. « Là, vous ne parlez plus de médecine, lui dit Pujadas, vous parlez de civilisation. » Raoult opine pendant que, pour mon compte,  je m’abstiens de trop en préciser là-dessus, pour me contenter de mesurer une fois de plus cette tendance de toutes les crises aujourd’hui à prendre la fuite ‘vers le haut’, vers ce qu’il y a de plus haut en fait de crise en elles-mêmes..

Cela est pour dire qu’il y a, avec Covid19, un très vaste territoire à explorer qui nous attend, au-delà, bien au-delà des extravagantes querelles des brochettes de médecins-chefs, professeurs-émérites, sommités médaillés fixées dans la poussière du système parisien du privilège ; au-delà, bien au-delà des délires absolument extravagants, quasiment du type olympique (dans le sens des Jeux Olympiques) et également charmants, des gardiens furieux des complots venus du Fond des Âges. Il s’agit d’un territoire nouveau qui tire la Grande Crise d’Effondrement du Système au niveau des plus hautes attentes et des tâches les plus ardentes. Nos sentinelles sanitaires sont, comme nos sentinelles complotistes, des paires d’yeux perçants qui verront les premières sans s’en apercevoir les barbares percer derrière l’immobilité sans fin du désert des Tartares ; ce sera à nous de les identifier, ces barbares, pour y trouver notre compte et la perspective de notre destin...

La capacité quasiment infinie de renouvellement de la crise (Raoult, encore lui, parle de composants chimiques « éternels », auxquels nous sommes confrontés) justifie absolument, à mon avis même pas humble mais tout juste inévitable, que cette affaire doive être traitée effectivement au niveau d’un des Quatre Cavaliers de l’Apocalypse, manifestement le plus retors, le plus couturé de vices et de ruses, le plus méprisants des fausses détresses humaines et des hypocrisies de simulacre dont notre triste époque est absolument farcie. Codiv19 nous fait mesurer l’extraordinaire prégnance de la Grande Crise où nous sommes désormais, dont nous devons et devrons nous arranger. Là se trouve l’héroïsme, plutôt que dans la pitoyable capacité d’ordonner un reconfinement suivi d’un re-reconfinement, cela avant le suivant, avec entretemps une élection présidentielle pour vérifier que la Démocratie-Laïque de the République fonctionne pile-poil.

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Plongée “tout schuss” dans le cloaque français

Par info@dedefensa.org — 28 octobre 2020 à 00:00

Plongée “tout schuss” dans le cloaque français

28 octobre 2020 – Rassurez-vous, je ne vais pas parler de Codiv19, je veux dire : pas ici, pas pour l’instant, pas pour ce cas, pas dissimulé pour autant qu’on y viendra, et vite... Je vais parler de cet ensemble BlocBAO-UE-France, avec France soi-même en bout de chaîne, pas du tout chaînon manquant pour autant ; en ‘posture verticale’ comme ils disent, c’est-à-dire souveraineté retrouvée et resplendissante, Macron regnante, salons et plateaux (TV) bourdonnant d’avis péremptoires et tenus avec une main de fer dans les bornes bien calibrées de la très-sage parole politique-correcte selon les normes ; sous l’observation très parisienne et plongées dans les jeux drôles, de rôle et d’esprit, affectionnés dans les divers petits postes de “désintox” et autres Fact-Cheking, sentinelles avec portables très chouettes et directement dénonciateur, du type-Yann Barthès (excellent et sympathique garçon), installés dans les courants doucereux-ricanants de la moraline masquée dotée de la vivacité superbe dite du ruissellement ; en plus postes favoris des gros cahiers de pub en dizaines voire centaines de €millions d’annonce, des belles vertus du Corporate Socialism et des grands esprits de la Woke-Ideology...

Et puis, de l’autre côté, les ricanants, les complotistes-perdus-d’avance, les haineux du troupeau français qu’on exhorte à se défendre contre la Modernité dévorante, en lui crachant face rectal qu’il n’a aucune chance de se défendre parce que des pauvres êtres, moutons pas moins, des perdus d’avance, et les mauvais bergers qui continuent à fulminer, à mépriser le troupeau de ces moutons du type-La Boétie, qu’il pourrait au moins avoir le reste de correction raidie de se défendre, qu’il n’a aucune chance parce qu’il pue et qu’à cause de ça il doit tenter sa chance, qu’il gît là, bêlant et sans espoir. Ceux-là aussi, ces entraîneurs de causes perdues (le troupeau moutonier) dont on prend garde à leur maintenir la tête sous l’eau en les insultant parce qu’ils ne resopirent pas, ceux-là aussi, et encore plus, ils traînent leur paquet de fiante sifflante, Yann Barthès invertis mais aussi bien aiguisés...

Mais bon, partie-bile en partie recrachée, je précise que ce dont je vous parle est d’ordre assez général, concerne quelques points bien précis, dont le dernier sera un excellent texte de Bruno Guigue, faisant bilan de l’action civilisatrice, postmoderne, déconstructrice à la mode, concernant la malheureuse Syrie. J’ajouterai sur le chemin quelques précisions venues directement du Système dont les héroïques résistants qui disent s’opposer à lui ne cessent de décrire l’impossibilité inhérente de l’arrêter, tant sa muflerie hurlante est terrifiante, partout identifiée et calibrée, se révèle incroyablement efficace dans son incapacité supposée. Ils méprisent les moutons qui ne font rien et eux-mêmes, flambards comme pas deux, ne font rien en s’en glorifiant. Plus on est de paradoxes plus on rit, surtout quand les paradoxes permettent de se défiler.

Vous contant tout cela, j’ai l’impression de faire rapport d’un rêve, ce qui pourrait être le cas vu mon réveil soudain et si matinal, au cœur de la nuit... Revenons à nos moutons.

Ainsi de tel autrefois-fonctionnaire de l’UE, un pied français l’autre bruxellois, avec lequel j’ai des relations affectueuses qu’entretiennent nos préoccupations et orientations communes ; je l’appelle X pour la commodité et la clarté du propos, parce que ce que je veux vous confier est sérieux, c’est-à-dire éveillé, et non l’objet d’un rêve... X donc, me rapporte qu’il a reçu un téléphone, son interlocuteur, de l’UE justement, interrogeant en X une relation qu’il juge plutôt indépendante donc assez libre, mais bien au fait des choses françaises, pour l’informer de certaines initiatives ou autres françaises.

“Mais qu’est-ce donc que la France a à voir avec l’affaire Navalny, qu’elle poursuit férocement en dénonçant les Russes et Poutine, alors que par ailleurs mais pas si loin et même urgemment avec les terroristes tchétchènes, elle a des choses importantes à demander aux Russes et à Poutine ?” Réponse, je crois assez ironique, de X :

“... Eh ben ... ”, – ce qui ne se discute pas.

Le même interlocuteur de X, le brave fonctionnaire UE et bipède, me dit X mon aimable source, est lui-même engagé dans le vaste processus de la jungle kafkaïenne des sanctions antirusses du fait de l’UE bien sûr, notamment à propos de ce type, ce Navalny, dont on ne sait pas très bien ce qu’il faut penser de tout ce qu’il raconte, mais qui est la meilleure raison du monde pour un nouveau TGV de sanctions contre la Russie et Poutine. En retour de sa question, X l'interroge à propos des causes de la politique-UE à l’encontre de la Russie, à propos de Navalny et du reste qu’importe... Réponse à ma source-X de son interlocuteur UE-bipède à ce propos :

“... Eh ben, Eh ben ... ”, – on ne peut être plus clair.

Et là-dessus, je vous dis que j’en ai une autre de cette même source, encore plus récente et plus chaudasse. Suite à l’attentat terrible que vous savez, vous n’ignorez donc pas que Darmanin, Secrétaire du plus haut degré de l’État, très logiquement puisqu’il est question de terroristes tchétchènes que les Russes connaissent sacrément bien, a demandé à son Éminence-président l’autorisation de contacter la partie Russie, très-amie vous savez finalement, pour lui demander son aide. Le Président-Éminence ne se tient plus de joie : il juge l’initiative audacieuse, fort heureuse, et son ministre-Secrétaire de Grand État des plus avisés, et en bonne marche pour incorporer dans son Duché quasiment royal des provinces décevantes, qu’elles soient celles de la Loi-d’I-Ritz et des allées du Comté de Vendôme, et même des Magistrats de la Cité qui se croient juges de tout, ceux-là. Quant aux plumitifs, ils plumitiveront, et ils s’y feront. L’Éminence présidentielle l’affirme, il téléphone lui-même et derechef à son très-grand ami Poutine, de son boudoir-secret du Soft-Palace.

Je poursuis donc avec ma source qui, par divers bruissements, chuchotements d’eau claire et limpide quoique très vive, a poursuivi ses investigations et reçu des témoignages de convenance. Je croirais bien que, du côté des Russes, même si discrètement, on ne s’est pas retenu pour s’épancher... L’on rit bien, sous les perspectives du Palais d’Hiver et dans l’ombre de la Forteresse Pierre-et-Paul.

Bref, les Français, par les Voix que vous savez terriblement hermétiques, interviennent auprès des Russes, en passant par Sa Grandeur, Poutine lui-même. Lui, tout sucre tout miel : “Mais bien sûr, mon Dieu et par Saint-George, certes qu’on vous aidera contre l’ignominie terroriste tchétchène, vous pensez !”

Là, on pense du côté français, on se dit que c’est une affaire qui marche, que la dimension internationale, et en plus avec la puissante et respectable Russie, quel beau coup ! Contre le terrorisme, certes, et pour Macron soi-même, devenue le Lider Maximo antiterroriste de la civilisation ... (Fin de la note de synthèse.)

Maintenant, on revient aux petites voix déjà citées puisqu’on en vient aux détails du voyage de Darmanin. (Je ne sais quand : hier, sans doute, arrivée à Moscou, pour voir les amis là-bas, non ?) “Détails”, “détails”, vous savez bien : ‘The Devil in the detail’ disent les Anglais, et les Français : ‘Le Bon Dieu est dans les détails’... Bref.

Là-bas, à Moscou, dit la petite voix, “la chose a été et continue à être compliquée. Oh, à mon avis, Darmanin aura ce qu’il veut, parce que les Russes savent qu’il y a des choses sérieuses. Mais en attendant, on a bien ri. Il paraît qu’il y a eu l’idée, pour les Français, de rencontrer le directeur du FSB, le chef du contre-espionnage chargé de la lutte anti-terroriste... Mais aussi, de la lutte anti-Navalny, vous savez ?

”Alors, les Russes, suaves, ont fait savoir : mais ce type, là, Alexandre Vassilievitch, ce spécialiste, vous savez il vient d’être mis par vos soins sous le régime infâmant de vos sanctions, les françaises, et peut-être bien aussi les UE, peut-être Trump, on ne sait plus très bien. Alors, il est très dépressif, il est plein d’angoisses, il se dit qu’on lui en veut... Est-il encore opérationnel, oh là là ? Vous sera-t-il d’un grand secours, oh mon Dieu... Pauvre Alexandre Vassilievitch ! Oh, écoutez, on va vous arranger une rencontre, tout de même, des pieds et des mains on va faire ! Mais attention, en l’approchant, il est sous sanctions ; certes, d’est pas tout à fait contagieux, pas vraiment Covid, mais tout de même, hein ! Ah, heureusement que ça existe, les sanctions, pour défendre la civilisation, vous et nous ‘partenaires’ et chers ‘collègues’...”

Bref, des tas de choses de cette sorte, aimablement dites sans nul doute, souvent un innocent sourire d’ironie, parfois un qui ne peut pas s’empêcher de pouffer. Mais je suis sûr que tout cela va bien se passer, parce qu’on est entre gens de bonne compagnie, qui mènent des politiques claires et compréhensibles, qui laissent toutes un espace pour le compromis, voilà que ça marche dans notre époque postmoderne.

Ah, je vais même dire un mot de la dernière que m’a filé la petite voix doucereuse...  ... Je ne vais même pas donner trop d’importance à cette dernière confidence-hypothèse, qui n’est d’ailleurs pas mal et pour cette raison, eh bien au contraire je vous la donne tout de même : “Certains disent même que si on avait évité l’une ou l’autre affaire de montage type-Navalny, suivie aussitôt de sanctions antirusses, le FSB aurait pu filer à la DGSI française quelques précieuses indications concernant de terroristes-touristes tchétchènes en balade en France... On dit tant de choses.”

Et puis, je rappellerais bien à mon interlocuteur avec sa voix tantôt si aimable, tantôt doucereuse, tantôt un tantinet moqueuse, – eh bien je lui rappellerais si c’était moi le maître de la diplomatie glorieuse héritée de Vergennes et de Talleyrand, si l’historiette est vraie, je lui rappellerais, hein !, que le comportement russe  à l’égard des minorités opprimées tchétchènes ne fut pas glorieux, alors hein... (On pourrait envisager de nouvelles-anciennes sanctions rétrospectives, non ?) Je trouve qu'avec beaucoup d'intelligence comme j'ai à profusion, on parvient à être aussi bête et aussi coimplètement vain.

Eh bien ! C’est à ce moment, précisément, que je me suis dis à moi-même, mais confidentiellement, off-the-record quoi, que c’était pour moi un devoir en même temps que la raison précise de cette longue digression qui vous permet tout de même de prendre connaissance de ceci qui, si elles sont décrites sous une plume allègre et un peu farceuse, de confidences très sérieuses, qui vous parlent du vrai des préoccupations, réflexions et actes des grands de ce monde (UE, France) en train de se faire se transformer (le monde), passant de sa rondeur presque parfaite, satisfaisant les sachants qui gèrent, en une entité remarquable de platitude, une terre-plate comme le disait l’antique sagesse...

(Vous savez que, tous comptes faits, je trouve l’idée d’une terreplate et le reste s’arrangeant pour tourner autour, eh bien pas si bête que cela.)

C’est à ce moment, précisément, que je me suis dis à moi-même de laisser tomber et laisser toute la place à l’excellent Bruno Guigue, collaborateur de RT-France, dont il nous est dit ceci précisément :

« Ex-haut fonctionnaire, Bruno Guigue est un ancien élève de l’École normale supérieure (Ulm) et de l’École nationale d’administration. Chercheur en philosophie politique, analyste politique et observateur de la vie internationale, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles. Il est actuellement enseignant à l’Université de La Réunion. Dernier titre paru : ‘La fable du libéralisme qui sauve le monde’, publié aux Éditions Delga en 2019. »

Place donc à son texte du 22 octobre 2020 sur l’action de longues années d’infamie, de cruauté, de mensonges et de trahison, du bloc-BAO en Syrie. Cette malédiction syrienne traînera sur ce qu’il reste d’âme au bloc-BAO, et surtout à la France, et participera, je crois fermement et je l’espère ardemment, au processus de désintégration de ce qu’il en reste, – du bloc-BAO et de la France. J’espère que les moutons dévoreront les bergers antiSystème et feront leur office.

Semper Phi

(Un ami qui vous veut plutôt du bien.)

_________________________

 

 

Le théorème de Bachar Al-Assad

Selon l'analyste politique et chercheur en philosophie politique Bruno Guigue, le jeu trouble des Occidentaux à l'égard de forces djihadistes en Syrie a non seulement contribué à prolonger la guerre, mais pourrait également se retourner contre eux.

Prolongée par un acharnement criminel dont Erdogan n’est que l'instrument, la guerre qui sévit en Syrie depuis dix ans a fait l’effet d’un révélateur chimique. Protagonistes embusqués de ce bain de sang, les gouvernements américain, britannique, français, turc, saoudien et qatari passeront à la postérité pour ce qu’ils sont : les bourreaux d’un peuple qui ne leur a rien fait. La tragédie syrienne a dissipé leurs faux-semblants. Elle a exposé au grand jour leurs stratégies les plus retorses. Mais la pire de toutes a consisté à blanchir le terrorisme chez les autres.

Comment résister à la nausée devant la viscosité de ces politiciens qui, à chaque attentat sur le sol français, se répandent en condamnations indignées d’une violence terroriste qu’ils ont nourrie et encensée ailleurs ? On se souvient qu’il n’y a pas si longtemps, la médiasphère occidentale déployait sa fausse dialectique pour faire de la branche syrienne d’Al-Qaïda une respectable organisation combattante. On nous disait que le Front Al-Nosra, c’est ainsi qu’il se nommait, finirait par se «normaliser». Et il faudrait, suggérait François Burgat sur une chaîne publique, négocier pour de bon avec cette organisation destinée à faire partie du «futur de la Syrie».

Son affiliation revendiquée à Al-Qaïda, son idéologie haineuse et sectaire, sa pratique répétée des attentats aveugles frappant les civils, le régime de terreur obscurantiste qu’elle répandait comme la peste partout où ses coupeurs de tête avaient l’opportunité de sévir ? Peccadilles. Une sorte de mutation génétique devait valoir à l’organisation djihadiste concurrente de Daech, pour rétribution de ses services rendus contre Damas, un véritable brevet de respectabilité. C’est ainsi que la diplomatie occidentale faisait des miracles. De son chapeau de magicien, elle sortait des terroristes modérés, des extrémistes démocrates, des coupeurs de tête humanistes, des mangeurs de foie philanthropes.

Cette opération de blanchiment de la branche syrienne d’Al-Qaïda, en effet, se déroulait au moment où cette organisation confortait son hégémonie politique et militaire dans le nord de la Syrie. La prédestinant à jouer un rôle majeur au lendemain de l’effondrement attendu de l’Etat syrien, ce succès lui valait les faveurs des puissances occidentales et régionales décidées à abattre le dernier Etat laïc et progressiste du Moyen-Orient. Peu importaient alors le coût humain et le prix politique de ce consentement anticipé à l’instauration en Syrie d’un pouvoir sectaire et mafieux. La chute de Bachar el-Assad était un jeu, disait-on, qui en valait la chandelle.

Le terrorisme remaquillé pour les besoins de la cause rendait − et il rend encore − des services inespérés à la vaste coalition contre la Syrie souveraine. Cette connivence des États occidentaux et des monarchies pétrolières avec les rejetons frelatés d’Al-Qaïda signait la réinscription simultanée des deux avatars du terrorisme takfiriste dans l’agenda stratégique occidental. La destruction de l’Etat syrien, objectif numéro un de l’axe Washington-Riyad-Paris-Londres-Ankara-Doha, secondé en coulisses par Tel-Aviv, était une fin qui justifiait tous les moyens, et la perspective d’un émirat extrémiste faisait clairement partie du plan.

Pour le faire aboutir, les puissances étrangères coalisées contre le dernier régime nationaliste arabe se répartissaient cyniquement les rôles. Dans son combat sans merci contre la Syrie, les tueurs d’Al-Qaïda pouvaient ainsi compter sur leurs précieux amis : la Turquie leur livrait des armes, Israël soignait leurs blessés, le Qatar leur versait un chèque à la fin du mois, et le quotidien Le Monde les faisait passer pour des enfants de chœur. Qui se souvient qu’en 2013, lorsque le Front Al-Nosra s’est emparé du village chrétien de Maaloula, ce quotidien osait nier que les extrémistes aient tué le moindre civil, alors qu’on pouvait voir sur la BBC, au même moment, les obsèques religieuses des victimes de cette agression ?

C’était l’époque où la prétendue «coalition internationale», lors de l’offensive de Daech vers Palmyre, s’abstenait de tirer la moindre cartouche, ce sauf-conduit offert aux terroristes illustrant la parfaite duplicité de l’antiterrorisme proclamé à Washington et à Paris. Entre la poussée du pseudo-Etat islamique sur l’axe Palmyre-Damas et celle du Front Al-Nosra sur l’axe Alep-Damas, le rêve des ennemis de Bachar el-Assad semblait alors se réaliser. Mais c’était sans compter sur la résistance du peuple syrien et la loyauté de son armée. La mobilisation générale de la piétaille takfiriste devait coûter un milliard de dollars par an aux pétromonarchies du Golfe. Acheminée aux organisations terroristes par l’intermédiaire de la CIA, cette manne n’a pourtant pas suffi à provoquer la chute de Damas.

Car c’était sans compter, non plus, sur la capacité du gouvernement syrien à nouer les alliances nécessaires avec des partenaires fiables. Afin de desserrer l’étreinte mortifère des sponsors de la terreur, Damas a obtenu le précieux concours de Téhéran, Moscou et Pékin. En réalité, il n’y a jamais eu de guerre civile en Syrie : déclenchée par les puissances impérialistes, cette guerre est d’emblée un conflit international de grande ampleur où une coalition s’est formée pour vaincre la coalition adverse. Sur le théâtre des opérations, aujourd’hui encore, les seules forces en présence sont les bandes armées du takfir sponsorisé d’un côté, agrémentées de quelques forces spéciales occidentales en vadrouille ; et les forces militaires de l’Etat syrien soutenues par leurs alliés russes, iraniens et libanais, de l’autre.

Devant ce constat, tout le reste n’est que littérature. Les distinctions entre rebelles «démocrates», «modérés», «laïcs», «islamistes» ou «djihadistes» sont des stupidités sans nom, dont le seul effet est de jeter un voile pudique sur une nébuleuse terroriste dont l’intention est parfaitement claire : imposer par la force un pouvoir sectaire et collaborateur de l’impérialisme. Si les puissances occidentales et régionales qui ont alimenté ce brasier avaient cru aux soi-disant rebelles modérés, elles n’auraient pas blanchi le Front Al-Nosra, accrédité au tournant de 2014 comme successeur potentiel du régime à abattre, tout en s’interdisant de combattre Daech lorsque cette organisation affrontait l’armée syrienne.

Aujourd’hui encore, les milliers de terroristes qui contrôlent la poche d’Idleb appartiennent au dernier avatar d’Al-Qaïda, Hayat Tahrir Al-Cham, placé sous perfusion militaire turque. Les rotatives de la propagande ont longtemps accrédité la fable d’une guerre civile opposant un régime sanguinaire à une opposition démocratique. Mais tout le monde a compris que la réalité du conflit syrien, depuis dix ans, c’est la lutte qui oppose un conglomérat terroriste sponsorisé et une armée nationale qui défend son pays contre l’invasion étrangère.

Depuis 2011, les avatars successifs de la filiale semi-clandestine de la CIA qui porte la dénomination d’Al-Qaïda ont accueilli en Syrie un flux incessant de mercenaires lobotomisés, avides d’en découdre avec les mécréants et les apostats. Cette injection massive de fanatisme mortifère a eu pour effet de prolonger une guerre qui n’en finit pas. Mais elle a aussi répandu ses miasmes aux quatre coins du globe. Revenant comme un boomerang, elle a frappé partout. Bachar el-Assad avait averti les Européens que leur duplicité finirait par se retourner contre eux. L’ignorance de ce théorème n’en finit pas de présenter l’addition.

Bruno Guigue

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Leur “Je t’aime, moi non plus”

Par info@dedefensa.org — 27 octobre 2020 à 00:00

Leur “Je t’aime, moi non plus”

Israël Shamir, iconoclaste, homme aux multiples réseaux et aux multiples engagements, homme mystérieux par excellence, – à la fois Russe, juif, Israélien, ou bien Israélien, juif, Russe etc., et qui ne dédaigne pas de nous instiller parfois une bonne dose d’antisémitisme (ou d’antisionisme ?) destiné à Israël, comme les docteurs sont paraît-il en train de découvrir les vertus de la cortisone contre Covid19 après avoir écarté son emploi.

(Mais qui, dans cette analogie est le Covid19 ? L’antisémitisme/antisionisme ou Israël vu par Shamir ? Même les sentinelles vigilantes de la bienpensance-Système s’y perdraient... Bref, Shamir est une illustration parfaite des temps étranges que nous vivons, par conséquent il nous est bien utile sinon précieux.).

Bref (suite), Shamir nous laisse parfois à voir qu’il a en lui quelque chose du désordre du monde. Il est par conséquent intéressant de lire ses textes, articles et livres ; autant ce qui y est écrit directement, autant ce que l’on en peut sortir indirectement. Pour ce cas (pour ce texte), ce serait plutôt la seconde méthode, et notamment, et essentiellement parce que nous sommes dans une période où l’essentiel est de plus en plus d’aller explorer et reconnaître les choses qui sont derrière les choses plutôt que les choses trompeuses qui sont à notre disposition directe.

Le titre du texte de Shamir, venu de UNZ.com le 23 octobre et mis en ligne en français sur Réseau International le 25 octobre 2020 (Traduction et précisions : Maria Poumier, via https://plumenclume.org), s'intitule  « L’Amérique bascule dans la folie russe », – titre d’« America Repeats Russian Follies » dans la version originale ; cette version originale pouvant après tout, sans nécessairement engager l’auteur ni ceux qui l’ont interprétée mais par le seul jeu des mots et de leur signification profonde, donner à penser à l’Amérique comme une sorte de ‘réplicant’ (Blade Runner) de la Russie, – mais de toutes les façons, les deux ‘pays’ (est-ce le mot ?) additionnés dans cette séquence (1917-2020) représentant à eux deux la folie du monde, c’est-à-dire la folie de la Modernité, c’est-à-dire d’une façon ou l’autre la Grande Crise...

Ainsi donc, Shamir s’essaie-t-il à ce jeu : qu’est-ce qui se passe en Amérique, que devient l’Amérique, quelle folie est-elle en train de prendre l’Amérique ? Au moins, c’est, contre le jugement de tant d’imbéciles si intelligents mais trop obéissants dans nos contrées, reconnaître qu’il se passe réellement des évènements sortant de l’ordinaire, événements extra-ordinaires, là-bas, aux Etats-Unis d’Amérique. Reconnaître cela d’une façon aussi affirmée, comme fait Shamir, c’est très important, à cause de l’importance fondamentale que les USA tiennent dans la situation du monde ; et par “situation”, entendons, psychologie, équilibre culturel, élan spirituel, pathologie schizophrénique, paranoïa constante, toujours renouvelée, comme un Covid qui n’en finirait jamais...

Quelle est l’intention de Shamir dans ce texte original ? Donner différentes perceptions et interprétations de commentateurs et intellectuels russes sur les événements aux USA : à quoi correspondent-ils dans l’histoire de la Russie, notamment pour la période URSS ? Il est vrai  que faire de Biden un Brejnev-2020 est à la fois charmant, roboratif et parfaitement acceptable. (Sauf que, tout de même, soyons sérieux, Brejnev était moins corrompu que le gang Biden, et il disait moins de sottise ; mais ce n’est pas vraiment difficile.) PhG s’est fait récemment sa religion à ce propos, et l’idée des USA devenus une gérontocratie comme l’URSS de juste avant  Gorbatchev a également été explorée :

« • La direction politique jusqu’à la paralysie et à la gérontocratie. A partir de la mort de Staline (1953), le caractère déstructuré du pouvoir soviétique a pris le pas sur le caractère terroriste et totalitaire institué par “l’Ingénieur des Âmes”, avec une dégradation régulière et une perte d’autorité à mesure du “Centre” politique (le PC et son idéologie). Les dernières années-Brejnev (1975-1982) ont conduit à une gérontocratie, aspect ultime de la paralysie du pouvoir, avec des vieillards malades (Andropov et Tchernenko) se succédant au pouvoir jusqu’au quasi-effondrement entériné par la nomination de Gorbatchev. En effet, Gorbatchev devint le contraire de ce que les ‘experts’ occidentaux prévoyaient (Brzezinski annonçait en décembre 1985 un “rajeunissement” de la fermeté et de l’autorité du pouvoir en URSS, avec Gorbatchev).
» Les USSA ont suivi une voie assez parallèle, à partir de l’assassinat de Kennedy et l’installation de Johnson : le Vietnam, le Watergate, les scandales de la CIA jusqu’à la crise pétrolière avec l’Iran (et les otages de Teheran [en novembre 1979]) durant les années 1970, les interventions secrètes ou officieuses en Afghanistan et au Nicaragua, jusqu’à l’Irangate [scandale en 1986-1987, impliquant l’Iran et les Contras] qui faillit provoquer la destitution de Reagan, le pouvoir US s’est érodé très profondément jusqu’à la fin de la Guerre Froide. A partir de là, il survécut sur une narrative de l’hyperpuissance, avec continuation à l’occasion du 11-septembre débouchant sur un faux État-policier, sans véritable capacité d’affirmer son autorité comme on le découvre chaque jour aujourd’hui, dans nombre de rues de nombre de villes.
» Enfin, à l’occasion de l’arrivée de Trump, on a donc découvert que les USSA sont également une gérontocratie. Le président et les candidats sérieux ont tous plus de 70 ans, souvent plus proche des 80 comme Joe Biden, qui paraît parfois comme une réplique à l’identique quoique plus rigolarde et peloteuse, de l’indescriptible Tchernenko des années 1984-1985. »

Très justement, Shamir expose une position historique russe (tout au long du XXème siècle, et surtout durant la Guerre Froide) de très grande admiration pour les USA, et surtout pour sa puissance. Les dirigeants soviétiques (après Staline) n’ont cessé de se référer aux USA, de tout faire pour tenter de s’entendre avec les USA, surtout d’être considérés par les USA comme un ‘pair’, un ‘partenaire’ (le mot subsiste dans la direction poutinienne), une référence de respectabilité. Il est étrange de voir combien ce peuple de si haute culture, malgré l’URSS, a souvent pris tout au long du XXème siècle le type même de la barbarie moderniste (les USA) comme son contraire, – ou bien est-ce que l’URSS était, elle aussi, pris dans les diableries du Diable... D’où cette remarque de Shamir, qui ne doit pas étonner, qui résonne comme le dernier feu d’un grand amour contrarié :

« Les Russes sont stupéfaits par les vagues de folie qui déferlent sur les États-Unis. [...] Le pays qu’ils admiraient tant n’est plus, disent-ils. Et ils le regrettent au lieu de jubiler, comme on aurait pu s’y attendre. »

Quoi qu’il en soit et, là, nettement par ailleurs, à côté de des restes d’affection et d’américanisation ratée, il y a, entre la Russie et les USA, sur le terrain aventureux et singulier du ‘wokism’ (la ‘culture-woke, ou ‘Cancel Culture’, aux USA, c’est-à-dire les restes hallucinés déféqués par le progressisme-sociétal, présentés comme une forme de ‘culture’ et aujourd'hui en accélération exponentielle à l'ombre de Covid19), une réelle distance qui ne devrait faire que s’accroître. Du côté russe, c’est l’un des très rares engagements de fermeté de Poutine, favorable aux éléments de structuration de la tradition, – spiritualité, religion, famille, respect de l’histoire, etc., – et il est évident qu’il ne peut y avoir d’entente dans ce sens.

De toutes les façons, nous aurions plutôt la perception intuitive que les Russes seraient non seulement « stupéfaits » de l’évolution US, mais également complètement sceptiques sur sa durabilité. Ainsi feraient-ils de plus en plus dépendre leur analyse politique et géopolitique, et éventuellement économique, de la situation des USA et des rapports avec les USA, et des rapports avec le bloc-BAO, de facteurs culturels, sociétaux, etc. Cela va dans le sens du système de la communication aussi bien que des tendances psychologiques et sociétales. 

On appréciera d’ailleurs comme assez remarquable qu’un texte d’analyse historique jusqu’à aujourd’hui de la situation des USA, et de l’évolution des relations avec les USA, ne contiennent aucune référence de puissance brute : ni les armements, ni la force militaire, ni la finance, ni les engagements géopolitiques, etc. C’est un signe extrêmement significatif des temps nouveaux, où la communication joue un rôle phénoménal de puissance et d’influence des psychologies. L’autre signe est celui qu’on identifie une fois terminée la lecture du texte de Shamir : l’impitoyable intolérance et la police de la pensée régnant aux USA (dans le bloc-BAO), tandis que le climat culturel et psychologique est en Russie infiniment plus tolérant et ouvert. Mais qu’importe, nous continuons à mesurer nos couvre-feux et à réciter nos odes à la République et à la Laïcité, et nous sommes tellement contents de nous...

dedefensa.org

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L’Amérique bascule dans la folie russe

Les Russes sont stupéfaits par les vagues de folie qui déferlent sur les États-Unis. Les récentes émeutes, les pillages, la destruction de monuments commémoratifs, le match électoral féroce et les rumeurs de guerre civile imminente ne correspondent pas à l’image que les Russes se font des États-Unis. Un pays d’Amérique latine, disons la Colombie ou le Guatemala, peut-être, mais pas les États-Unis. Le pays qu’ils admiraient tant n’est plus, disent-ils. Et ils le regrettent au lieu de jubiler, comme on aurait pu s’y attendre.

Loin de ressentir de l’hostilité, pendant de nombreuses années (au moins depuis le début des années 60), les Russes ont considéré les États-Unis comme un modèle à suivre. Nikita Khrouchtchev, le puissant dirigeant (1953-1964) qui a abandonné Staline et retiré ses restes du mausolée de la Place Rouge, était fasciné par les États-Unis. Il importait du maïs américain et considérait cet aliment de base américain comme la clé de la prospérité soviétique. C’est à cette époque que la Russie a découvert le jazz. Les jeunes les plus brillants de la Russie se sont mis au diapason de la mode américaine, comme le rappelle la pièce de l’époque Stilyagi (The Hipsters) de 2008. Sous le « socialisme mature » de Brejnev, cette fascination pour les choses américaines est devenue plus sédentaire, mais elle est restée un élément important de la contre-culture et a permis la capitulation rapide de l’Union soviétique face aux États-Unis à l’époque de Gorbatchev. L’amour de l’Amérique est resté une marque de fabrique des élites russes, mais il a maintenant été supplanté par la perplexité. Ils ne peuvent pas comprendre pourquoi cette grande civilisation se suicide ; mais de fait, qui le pourrait ?

Les Russes perçoivent les États-Unis comme une société dynamique et ordonnée, faisant une large place à l’individualisme, semant généreusement sa culture pop et ne formulant aucune revendication idéologique. Cette dernière qualité était si attirante pour les Russes qu’ils l’ont inscrite dans leur nouvelle constitution post-soviétique. L’article 13 stipule que « la pluralité idéologique est reconnue dans la Fédération de Russie. Aucune idéologie ne peut être instituée comme une idéologie d’État ou obligatoire ». Si les Russes y sont si attachés, c’est parce que, même si leur propre idéologie dominante s’est désintégrée et s’est effondrée, ils se sont sentis obligés de continuer à lui rendre hommage pendant de longues décennies. Lors de la rédaction d’une thèse, d’un article scientifique ou polémique, l’auteur devait citer Marx, Lénine et un document plus récent du Parti, afin de souligner la continuité de ses propres idées avec celles des fondateurs. Ils n’y croyaient pas, mais ils le répétaient par réflexe, par cœur, parce que c’est ce qu’on attendait d’eux. L’abandon de ces devoirs idéologiques a eu un effet profondément libérateur sur le peuple, et ils ont naturellement pensé que suivre toutes les coutumes américaines les conduirait à la prospérité et à la liberté américaines.

Même à cette époque, la nouvelle orthodoxie se formait déjà aux États-Unis, mais il fallut quelques années pour que la conscience de ce changement s’infiltre dans les esprits russes. En 2010, les Russes étaient tellement libérés des limites idéologiques que les Occidentaux ne pouvaient même plus en saisir les potentialités choquantes. Les Russes étaient devenus, et le sont restés jusqu’à une date très récente, politiquement incorrects au plus haut degré.

À l’époque, il était parfaitement acceptable de rédiger une annonce pour un appartement à louer du genre « Russes ethniques exclusivement ; natifs d’Asie centrale et du Caucase s’abstenir ». Les offres d’emploi précisaient le sexe, l’âge et la taille du candidat souhaité, comme celle-ci : « On recherche une secrétaire âgée de 21 à 33 ans et mesurant plus de 173 cm, pour cabinet d’avocats ». Un philosophe pourrait présenter des arguments en faveur de l’esclavage. Le meurtre de masse et le nettoyage ethnique n’étaient pas inenvisageables. Les Africains peuvent être décrits comme des « singes », tandis que les Arméniens et les Géorgiens sont des « boules de graisse ». À l’époque soviétique, politiquement correcte, de telles marques d’affection étaient totalement inacceptables, mais avec la chute de l’ancienne idéologie, tout est devenu permis.

Les termes mêmes de « gauche » et de « droite » ont une signification totalement différente en Russie et aux États-Unis. En Russie, la gauche pousse à la nationalisation, à l’expropriation des grandes entreprises et des ressources naturelles, à l’autonomisation des travailleurs et à l’amélioration du niveau de vie de la classe ouvrière. Son slogan pratique est « Inverser la privatisation d’Eltsine, restaurer les Soviets ». La gauche américaine avait des idées similaires jusqu’à ce qu’elle soit transformée par le marxisme culturel en un culte minoritaire pour les hipsters et qu’elle tranche ses liens avec les travailleurs. La gauche russe est représentée par le Parti communiste (CPRF), le plus grand parti d’opposition au Parlement, et par quelques partis communistes plus petits. Alors que la gauche américaine est dirigée par des Juifs, des féministes, des homosexuels, certains « People of Colour » de pacotille, et qu’elle lutte contre la discrimination fondée sur le sexe et la race, la gauche russe est essentiellement ethno-russe et lutte pour une redistribution massive des richesses et la restitution du pouvoir des oligarques au peuple

Ce n’est qu’au cours des dix dernières années que les Russes ont pris conscience de la nouvelle idéologie en vigueur aux États-Unis. Les exigences de la version américaine du politiquement correct étaient trop extravagantes pour eux. Le « wokisme »[1] est inconnu en Russie, à l’exception de petites poches de gens branchés de Moscou qui sont aussi étrangers et étranges pour le Russe moyen que les Précieuses ridicules de Molière pour ses contemporains. Les hipsters russes attirent plus le ridicule et la dérision que la peur et la haine.

Cependant, une personne modérément woke (« éveillée ») n’aurait rien de fondamental à reprocher à la Russie.

Le féminisme traditionnel n’y a jamais été un problème : les Soviétiques pratiquaient l’égalité entre les hommes et les femmes. Les femmes ont pu voter dès les premiers jours de la révolution. Il y avait des femmes ambassadeurs et ministres, et des femmes cheminots aussi. Les femmes cadres et PDG n’étaient pas rares, comme vous pouvez le voir dans ce film populaire Moscou ne croit pas aux larmes. Les femmes russes travaillaient tout aussi dur que les hommes, comme le montre Les filles. Les femmes russes enviaient autrefois le style de vie des ménagères américaines des années 50 qui ne travaillaient pas et s’occupaient plutôt de la maison et de la famille, mais ce luxe a vite disparu en Occident aussi.

Personne ne s’est battu sur la question de l’avortement : La Russie est très libérale de ce point de vue, et l’a été pendant de nombreuses années, au moins depuis 1956. Avant l’avènement de la planification familiale, les avortements étaient extrêmement fréquents ; aujourd’hui, ils le sont moins, mais ils sont légaux et couverts par la médecine sociale.

Les Juifs ne posaient pas non plus de problème, car la majorité des Juifs russes avaient déjà émigré en Israël ou en Amérique, tandis que ceux qui restaient en Russie étaient les enfants assimilés de mariages mixtes. Après cela, le lobby juif russe a disparu (s’il a jamais vraiment existé). Les Juifs étaient égaux mais pas dominants. Les Russes n’étaient pas endoctrinés dans le dogme de l’Holocauste, ce n’était donc pas un problème non plus.

Il n’y avait pas de tensions raciales ; la Russie comptait très peu de Noirs, et ils étaient extrêmement bien traités. Il y a une histoire célèbre, celle de Abraham Hannibal, un Africain importé par le tsar novateur Pierre Ier (“Pierre-le-Grand”), qui fit une belle carrière et épousa la fille d’un noble, et dont l’arrière-petit-fils est devenu le grand poète russe Pouchkine. Il y avait des esclaves en Russie, mais ils étaient blancs. Les serfs russes ont été intégrés au reste du peuple russe après leur libération en 1861. Anton Tchekhov, le dramaturge, était le petit-fils d’un serf. Les personnes d’ethnies différentes n’ont pas été discriminées historiquement. Les Tatars et les nobles géorgiens, ukrainiens et polonais étaient acceptés à égalité à la Cour des tsars, et plus tard leurs représentants ont siégé au Parlement soviétique. Ainsi, alors que les Russes ne parvenaient pas à comprendre le problème racial en Amérique, ils ont toujours pu se féliciter d’être des progressistes de pointe.

Le « wokisme » américain est globaliste et vise à saper et à supplanter les cultures traditionnelles. Pourtant, il semblait s’agir au départ d’une déclaration d’une mode innocente. La Russie a commencé à s’habituer aux nouvelles normes en folie comme aux autres gadgets de la McCulture américaine.

La première épreuve de force a eu lieu à l’occasion de la gay pride. L’homosexualité ne fait pas partie de la culture russe, car les relations sexuelles normales entre garçons et filles n’étaient pas fortement limitées. Il y a moins d’hommes que de femmes en âge de procréer et un homme peut généralement trouver une épouse. Les relations homosexuelles étaient pratiquées dans les prisons, et non dans les écoles. La promotion insistante de l’homosexualité à l’étranger, avec ses défilés de gays, ses mariages et ses adoptions pour gays, a apporté la première grande note discordante dans ce qui était autrefois l’harmonie idéologique entre la Russie et les États-Unis. La première querelle entre la Russie de Poutine et les États-Unis a éclaté sur ce terrain. En Russie, les homosexuels sont tolérés, ils ne sont pas discriminés, mais ils ne sont pas non plus encensés ; tandis que le nouveau discours à la sauce « woke » exige la glorification de l’homosexualité et n’acceptera rien de moins. Le refus catégorique de Poutine d’accéder à cette demande lui a valu de nombreux points de faveur dans l’opinion publique russe, et a amorcé le basculement de la Russie vers l’indépendance idéologique.

Plus les Américains insistaient sur une question, moins les Russes voulaient y adhérer. Une tentative d’importation de #MeToo en Russie a été totalement infructueuse. L’idée générale de harcèlement ne fait pas recette en Russie. Il n’y a pas eu de chasse aux sorcières comme avec Weinstein, pas de procès spectacle pour divertir les masses. La campagne contre les hommes n’a même pas été enregistrée dans la conscience russe. Les hommes russes sont toujours les rois de leurs femmes, et les femmes russes sont censées faire la cuisine, le ménage et s’occuper des enfants en plus de leur travail à plein temps. Les hommes sont censés payer les factures dans les cafés et ouvrir les portes aux femmes. Les hommes russes n’ont pas honte mais sont fiers de leur virilité, et le terme anglais « toxic masculinity » n’a pas d’équivalent en russe.

Au fil du temps, la manie américaine du wokisme a atteint de nouveaux sommets. L’évacuation de la culture et la destruction des monuments aux grandes personnalités historiques rappellent quelque chose de familier aux Russes. Il semble que la Russie et les États-Unis aient évolué dans des directions opposées, car la folie furieuse que les Américains embrassent aujourd’hui est du même tonneau que celle que les Russes avaient embrassée puis rejetée il y a cent ans. Après la grande révolution de 1917, les Russes ont également dégradé et remisé de nombreux monuments commémoratifs de leur passé historique, mais ces attaques contre l’histoire n’ont pas duré longtemps, et les monuments ont été restaurés pour retrouver leur gloire d’antan. De plus, les Russes post-soviétiques ont continué à ériger de nouveaux monuments en l’honneur des personnalités qui avaient été déshonorées et vaincues. Tandis que les « éveillés » américains détruisaient les monuments aux généraux de la guerre de Sécession qui avaient combattu dans le camp des perdants, les Russes érigeaient des monuments à la mémoire de l’amiral Kolchak (qui avait combattu les Rouges et avait été vaincu et exécuté par eux) et à celle du général Mannerheim (qui avait combattu les Rouges pendant la guerre civile finlandaise et les Russes pendant la Seconde Guerre mondiale, mais avait sagement fait la paix avec Staline). Des statues de tsars et de dirigeants communistes embellissent les places et les jardins des villes russes.

La chasse aux sorcières menée contre J.K. Rowling par le lobby Trans fait écho à des histoires similaires concernant des écrivains russes qui avaient été « démasqués » et qui sont « tombés en disgrâce » dans les années 20 à 30, mais pour des raisons différentes. Si vous lisez Le Maître et Marguerite, le roman de Michael Boulgakov, vous rencontrerez le critique d’art, Latunsky, qui traquait l’écrivain politiquement incorrect. ProletCult et NaPostu sont les noms de certains des mouvements « woke » russes de l’époque, et de nombreux écrivains russes ont eu à souffrir de leurs exigences étouffantes.

Les universités américaines ont été le champ de bataille de la guerre des cultures entre « éveillés » et portés aux « dérapages », où le camp des vaincus a été défenestré ou du moins forcé à partir. Les Russes ont également traversé cette étape, il y a 70 ans, lorsque Lysenko et Vavilov ont résolu leurs différends en faisant appel à Staline. Aujourd’hui, les Russes ne font plus campagne contre des scientifiques politiquement incorrects. Un scientifique russe peut dire et écrire ce qu’il veut. Il ne perdra pas son prix Nobel comme James Watson [accusé de racisme]. Aucun scientifique russe ne sera qualifié de « discrédité », ou de « conspirationniste », comme le professeur Judy Mikovitz [auteure de la vidéo virale Plandemic, éliminée par youtube], encore que les Russes reconnaissent dans ces termes des relents caractéristiques de leur passé lointain.

Les Russes se disputent maintenant sur la question de savoir à quelle période de l’histoire russe correspond le stade de l’Amérique d’aujourd’hui.

Les émeutes et les problèmes raciaux correspondent à la dernière période soviétique de la Perestroïka, les années 1988-1990. Après quoi il y a eu des émeutes au Tadjikistan, en Ouzbékistan, en Géorgie. Les Arméniens se sont révoltés au Karabagh et les Azéris à Bakou et à Soumgaït. Il y a eu des émeutes dans les pays baltes, et les forces de sécurité ont hésité à intervenir.

La tentative actuelle de réécriture de l’histoire américaine par des universitaires « décoloniaux » ressemble aux campagnes de 1986-1990 visant à réécrire complètement l’histoire russe. L’Empire tsariste était alors présenté comme le sommet du développement, tandis que Staline était sali comme le destructeur de la culture russe.

L’âge avancé des candidats américains à la présidence fait penser à la période 1984-1986 de la Russie, où trois dirigeants soviétiques d’âge avancé sont morts en l’espace de trois ans. Ce défilé de dirigeants retraités s’est terminé par l’élection de Gorbatchev qui était relativement jeune et capable de parler sans prompteur. Les Russes comparent Joe Biden à leur Tchernenko (76 ans) qui a dirigé la Russie en 1984-1985.

Dans son nouveau roman L’art du toucher léger, le spirituel Viktor Pelevin suggère une autre date :

« L’Amérique moderne est une Union soviétique de style Brejnev vers 1979, avec les LGBT à la place du Komsomol, les grandes multinationales à la place du Parti communiste, la répression sexuelle à la place de l’expression sexuelle, et l’aube du socialisme à la place de la mort du socialisme. Il y a cependant une différence. On a pu échapper à la Russie soviétique, mais on ne peut pas échapper à l’Amérique (dans la mesure où son influence est mondiale). En Russie soviétique, on pouvait écouter la Voix de l’Amérique, et il n’y a plus rien d’équivalent maintenant. Seulement trois Pravdas légèrement différentes et un Brejnev immortel et multiface, qui se bat farouchement avec lui-même pour le droit de sucer Bibi Nétanyahou ».

Le populaire blogueur Dimitri Olshanski n’est pas d’accord. Pour lui, l’Amérique est comme la Russie des années 30. Il passe en revue les films américains récents :

« Biopic de l’icône féministe Gloria Steinem… Deux femmes au début ne s’entendent pas, puis elles deviennent amies, puis elles atteignent un fusionnement…  Bassam Tariq raconte l’histoire d’un rappeur pakistanais terrassé par une maladie héréditaire… les conséquences d’une catastrophe environnementale causée par la pollution industrielle des eaux locales par le mercure. Féminisme – Lesbianisme – Greenpeace – Migrants pakistanais », etc. Ce n’est pas comme la Russie de Brejnev, où les artistes savaient tromper la censure et faire passer des sujets interdits ; c’est la Russie des années 30, où avec une férocité croissante, le malheureux spectateur se sentait terrassé à répétition par les images de fonderie d’acier, de mains d’ouvriers, d’objectifs à atteindre dans le cadre du plan ».

Olshanski conclut par un appel à voter pour Trump, car « il est le seul homme d’État capable de bloquer le matriarcat, les trente-huit sexes, le langage canin des « éléments déclencheurs » et les privilèges, et les hyper-post-modernistes qui jettent par-dessus bord Shakespeare et Churchill « .

« Jeter Pouchkine du bateau à vapeur de la modernité », tel était le slogan des wokes russes en 1912…

Apparemment, donc, certaines hystéries américaines rappellent à la Russie les années 1912, 1920, 1935, 1970 et 1980. Si on met tout cela dans le même sac, cela prouve que la Russie et les États-Unis ont beaucoup appris l’un de l’autre, et pas toujours le meilleur. Mais c’est tout simplement humain : nous adoptons souvent les mauvaises habitudes de nos amis, et nous gardons ces habitudes même après nous être perdus de vue.

Israël Adam Shamir

[1] Le terme est apparu en 2010. Depuis la mort de George Floyd, ils sont, en effet, de plus en plus nombreux à être “woke”, autrement dit éveillés, conscients des injustices et de l’oppression que vivent les minorités, avec la volonté d’agir. Salué, le “woke” est aussi critiqué par certains, notamment Donald Trump et ses partisans, comme le sommet du politiquement correct, un courant de pensée extrémiste et liberticide.

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Quelques propos sur la Mort

Par info@dedefensa.org — 26 octobre 2020 à 00:00

Quelques propos sur la Mort

26 octobre 2020 – Il est beaucoup question de ‘mort’, ces temps derniers, si ‘covidiens’ en vérité, où l’on est prêt à mourir pour écarter le spectre de la mort. L’on parle donc beaucoup de ce que l’on connaît fort peu, – de moins en moins, veux-je dire, – et surtout pour l’abaisser de plus en plus.

Je vais profiter, à la fois du travail d’un autre, à la fois de la disposition des archives de ce site, pour présenter deux conceptions de la mort. Il est assuré que, comme d’habitude, le lecteur et Dieu reconnaîtront les siens. On mesurera aisément la bassesse des temps des Derniers Temps, que nous vivons présentement, qui impitoyablement pourchassent tout ce qui pourrait dissimuler la moindre tendance qualitative, le plus petite considération d’une certaine noblesse avec quelque hauteur, toute cette sorte de choses décidément dégradantes et indignes d’égalité. La bataille est aujourd’hui d’une clarté triomphante, tant l’Ennemi s’est complètement mis à découvert pour nous empuantir de toute la puissance de ses hurlements de haine, et espérer l’emporter dans cet ultime coup d’audace, avec la grâce d’un bulldozer.

Aujourd’hui, par ces temps si ‘covidiens’, qu’est donc la mort devenue ? Dans ‘L’idôlatrie de la vie’, texte court pour la collection Tracts de Gallimard, terminé le 2 juin 2020, Olivier Rey le philosophe parle de la mort en parlant de ‘la vie, aujourd’hui’, par ces temps ‘covidiens’ comme l’on parlerait du Smutnoye Vremya, le ‘Temps des troubles’ qui marqua son empreinte dans la terrible Russie du début du XVIIème siècle. Il écrit que « la vie en tant que simple fait d’être en vie  [est] aujourd’hui devenue objet d’idolâtrie », et que cela résulte « pour partie, d’un transfert sur la vie ainsi entendue d’enjeux religieux ».

Il continue donc : « ... Pour partie seulement : le phénomène est, également, l’envers d’une panique, – la panique devant la souffrance et la mort. Pour nous protéger de cette épouvante, il nous faut à tout prix nous entretenir dans cette idée que, quelles que soient les circonstances, il y a encore et toujours quelque chose à faire, qu’un remède demeure disponible, qu’une thérapie innovante apportera, sinon la guérison, du moins un soulagement, un délai, une rémission. Il n’y a pas de mort, il n’y a que des causes de mort, chacune d’elles susceptibles d’être combattue avec la dernière énergie. En cela, nous nous trouvons toujours plus dépendants du “système de santé”, comme le drogué dépend de  sa drogue. Et par là, l’Organisation générale, er tant que dispensatrice dudit système, nous tient. Notre dépendance est telle qu’il se trouve des personnes qui, effrayées à l’idée d’une décrépitude médicalement prolongée les assujettisse totalement au système hospitalier, ne voient d’autre solution pour conjurer le danger que de se tourner encore vers ce système et réclamer de lui qu’il mette fin à leurs jours. Ils appellent cela mourir dans la dignité. »

Plus que montrer, ces remarques nous font ressentir l’évolution de l’idée de la mort... « Il n’y a pas de mort, il n’y a que des causes de mort, chacune d’elles susceptibles d’être combattue avec la dernière énergie », cette remarque induisant une dégénérescence et une atrophie de la perception, et faisant de la mort la conséquence mécanique de sa cause annexe. Nous passons d’une conception centrale inscrite dans la structure objective du monde comme une poutre maîtresse nécessaire à son architecture cosmique,  à une annexe de fortune de la conception subjective de chacun, selon ses paniques et ses frayeurs. Assez curieusement, et même ironiquement, il y a dans ce cheminement une sorte de processus de ‘mort lente’ d’une part essentielle de l’essence de l’être : la ‘mort de la mort’ comme processus conduisant finalement, par simple logique de l’avers, à nier le vivant. Puisqu’il n’y a plus de mort, mais uniquement “des causes de la mort”, le vivant n’est plus définissable d’une façon fondamentale et se définit lui aussi selon les “causes du vivant”, jusqu’à l’absurde (“Pourquoi vivons-nous ? Pour tenter de ne pas mourir, sans doute”.)

Enfin, le philosophe (Rey) nous a parfaitement indiqué par quoi la mort est remplacée : par “les causes de la mort” on l’a vu, c’est-à-dire par « la panique devant la souffrance et la mort », – c’est-à-dire occurrence de l’occurrence, où la mort, doublement niée, est réduite non seulement à ce qui la cause (“les causes de la mort”) mais à ce qu’elle cause (“la panique”).

Ces constats sont assez décourageants, s’ils rendent compte effectivement comme c’est mon avis de l’état des choses. Bien plus que “l’infantilisation” du soi-disant citoyen si souvent sollicitée pour définir l’effet de la lutte des autorités officielles contre le Covid, il s’agit également dans ce cas d’une réduction de l’essence de l’être. La crise du Covid s’avère comme absolument métahistorique, en ceci qu’elle est révélatrice d’un nombre stupéfiant de vérités-de-situation catastrophiques. Ces vérités-de-situation confrontent ceux qui n’osent plus faire usage, ni de caractère ni de jugement, avec ce qu’ils sont en train de devenir, pour certains avec ce qu’ils sont d’ores et déjà devenus.

La crise-Covid nous suggère la nécessité absolue d’une rupture complète, et de ce fait devenant illustration de cette rupture, sous la forme de l’élément “Effondrement du Système” dans la Grande Crise d’Effondrement du Système (GCES). A les écouter et à les suivre, nous ne sommes pas morts, – nous ne sommes plus mort puisque la mort à proprement parler n’existe plus. C’est dire s’il est temps de débarrasser les derniers reliefs, poussières, décombres et ordures de leur actuelle entreprise de “santé publique”.

Comme quoi, le pape François peut se réjouir : la messe est dite, en latin ou en n’importe quoi. Nous sommes dans une époque où les choses hautes ne peuvent être dites qu’en contradiction de cette époque. Cela doit suffire comme introduction à ce texte (du 19 novembre 2013) que je retrouve et remets en ligne ci-dessous, avec quelques modifications rendues nécessaires par le temps et les circonstances, et dont le sens, et dont le titre est : « J’ai rendez-vous avec la mort ».

On y retrouve nombre de constances qui traversent ce site, ses sources d’inspiration, mon propre comportement et mes réflexions, les expériences diverses, la présence du souvenir de la Grande Guerre et de Verdun, et ainsi de suite. On y voit que “la Mort” (cette fois, avec la majuscule qu’elle mérite) est un personnage bien plus recommandable que la caricature qu’on en fait aujourd’hui ; et combien, en abaissant celle que nous prenons pour un adversaire redoutable, nous nous abaissons nous-mêmes, – ou mieux dit, pour montrer combien ferme est mon intention de rompre les amarres : “et combien, en abaissant celle qu’ils prennent pour un adversaire redoutable, ils s’abaissent eux-mêmes”...

PhG

_________________________

 

 

« I have a rendezvous with Death »

Le 19 novembre 2013, présentant le texte initial, j’introduisais diverses circonstances fortuites qui n’ont ici, aujourd’hui, et d’ailleurs comme antan, aucune importance réelle ; tout juste de quoi aménager une introduction de circonstance. Qu’on sache donc que je partis d’une phrase entendu lors d’une émission de télévision sur les aventures d’un reporteur de guerre, et cette phrase, sans plus de précision : « J’ai rendez-vous avec... », m’en rappelant une autre, et ainsi ouvrant la voie au souvenir et à la médiation ...

Enfin, certes ce « J’ai rendez-vous avec... » me reste dans l’esprit et dans l’âme, implacable et inexpugnable, comme le donjon triomphant d’une forteresse marquant la limite d’une terre qui n’appartient qu’à ceux qui la méritent, qui est la terre du Royaume des Morts... Je sais aussitôt de quoi il s’agit, car ce verbe, cette expression (« J’ai rendez-vous avec... ») ne forment qu’une seule référence possible pour moi.

***

Le titre, le thème et la répétition tragique du poème d’Alan Seeger sont dans sa langue d’origine « I Have A Rendezvous With Death », qu’il est juste de traduire, je pense, par « J’ai rendez-vous avec la Mort » (ici ou là, c’est selon, je la majusculerai la ‘Mort’, car elle le mérite, et chez Seeger sans nul doute). Cette phrase, commençant par ce sublime et tragique “J’ai rendez-vous avec...” est attaché profondément en moi au souvenir et à l’évocation de Verdun. (1)

Le poème de Seeger fait partie du legs symbolique de la grande bataille, bien que Seeger n’y ait pas participé et n’ait pas écrit précisément pour elle (il est mort sur la Somme le 4 juillet 1916). Il fait partie de ces œuvres sans rapport direct, et pourtant que vous entendez, lisez ou voyez, lorsqu’un documentaire ou un document concernant Verdun est réalisé ; des œuvres que la grande bataille a faites siennes parce qu’elle s’est reconnue en elles, comme autant de symboles, pour elle qui est le symbole des symboles de toutes les batailles de la Grande Guerre.

Ainsi, par exemple, du quatrième morceau de la Première Symphonie de Mahler, avec sa lenteur tragique et sa grandeur funèbre, qui rythme une longue prise de vue remontant presqu’en contre-plongée la perspective latérale du champ immense des milliers de tombes du cimetière de l’Ossuaire. Un autre poème de Verdun, également sans rapport avec Verdun, est celui de Péguy, en fait un quatrain rassemblé d’une façon assez curieuse et pour moi inexpliquée, à partir de vers tirés de deux quatrains différents de son immense poème Eve de 1913, et ces vers écrits comme par prémonition ...

«Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
»Qu'ils ne soient point jugés sur leur seule misère.
»Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
»Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée.»

***

Le poème de Seeger a fait l’objet de plusieurs traductions. Je dois avouer qu’aucune ne me satisfait pleinement, mais je parle de détails essentiellement ; mais aussi bien l’on sait que “le diable est dans le détail”, ou bien que “le bon Dieu est dans le détail” (versions anglaise et française de l’adage, qui reflète peut-être les génies très différents des deux nations). Il s’agit de détails de langue mais ils ont une forte valeur symbolique. (Le poème original et son interprétation se trouvent notamment vers ce lien et vers ce lien.)

Les première et dernière strophes disent ceci :

La première : «I have a rendezvous with DeathAt some disputed barricade,When Spring comes back with rustling shadeAnd apple-blossoms fill the air –»

La dernière : «But I’ve a rendezvous with DeathAt midnight in some flaming town,/ 
When Spring trips north again this year,And I to my pledged word am true,I shall not fail that rendezvous.»

Les traductions françaises (voir ce lien et ce lien notamment) sont nombreuses avec quelques nuances de peu d’importance. Toutes traduisent «I have a rendezvous with Death» par «J’ai un rendez-vous avec la Mort», alors que je préfère «J’ai rendez-vous avec la Mort». La dernière strophe est typiquement celle-ci :

«Mais j'ai un rendez-vous avec la MortA minuit, dans quelque ville en flammes,Quand le printemps revient vers le nord cette annéeEt je suis fidèle à ma parole,Je ne manquerai pas ce rendez-vous.»

Et, pour ma part, je la préférerais sous cette forme :

«Mais j’ai rendez-vous avec la Mort
» A minuit, dans quelque ville en flammes,
» Quand le printemps revient vers le nord
»Et, fidèle à la parole donnée,
» Je ne manquerai pas ce rendez-vous.»

Le contraste est saisissant entre les douceurs de la vie de la jeunesse, symbolisées par les douceurs du printemps qui revient, qui s’attarde, qui vous enveloppe de ses douceurs infinies, celles de la nature comme celles de l’adolescence ; mais il y a ce rendez-vous avec la Mort et la parole donnée qui est une chose sacrée ... Et c’est sans amertume, sans désespoir, mais au contraire dans le sens des principes respectés comme celui qui est fondamental de la parole donnée, que le poète “fidèle à la parole donnée” ne manquera pas d’être présent à ce rendez-vous que la Mort lui donne. D’ailleurs, tout cela à ce moment où le printemps s’en sera allé d’une façon si paradoxale, comme l’on s’efface puisque l’heure est venue...

Il y a quelque chose de l’héroïsme pur dans cette attitude, où je ne vois ni fatalisme, ni même, encore, le moindre désespoir. Je ne sais si notre époque comprend encore cela, – et mon “je ne sais”, bien sûr, sera entendu comme une forme de style, – et aujourd’hui, sept ans plus tard, plus que jamais comme on le comprend bien. La “parole donnée” est un acte humain, mais nullement “trop humain”, car accordé au fondement de la nature du monde et de l’espèce par conséquent, qui est le Principe. La “parole donnée”, c’est un acte humain et, finalement, un choix complètement justifié sinon juste ; c’est un acte humain lorsqu’on a la grandeur de vouloir dépasser cette condition ; c’est un acte humain accordé à la transcendance, c’est-à-dire le “pari pascalien” de la transcendance effectivement rencontrée. L’honneur de soi, c’est le respect de cette volonté tragique, et en un sens il grandit ce que cette mort-là (celle de Seeger) peut avoir d’absurde et de monstrueux ; dans cette Grande Guerre bien plus encore, qui est si absurde et monstrueuse à cause de la domination totalitaire de la technologie de guerre dans un moment où cette technologie est à un stade de blocage par la tuerie qu’elle est capable de déclencher et de maintenir ; dans cette Grande Guerre qui est la première crise fondamentale du “déchaînement de la Matière”.

Ce n’est en aucun cas le fait que Seeger repousse la vie et sa douceur, mais simplement que le temps du printemps est venu, a répandu ses charmes, puis a passé (dans le poème, la mention du printemps est triple : il arrive, il est présent, il s’en va comme on revient bientôt, cette graduation renvoyant à la considération grandissante du respect de la parole de l’honneur, du principe respecté). C’est là du pur héroïsme, notamment par la conscience exacte de la situation des engagements de l’être, par rapport aux variations de la nature du monde ; et, précisément dans le cas personnel, par ceci que le poète est aussi soldat dans un combat où la Mort ne cesse de fixer ses rendez-vous. C’est évidemment, par la puissance de l’essence qui l’habite, un poème prémonitoire, qui précéda de peu la mort de Seeger au combat. Cette prémonition fait de l’acte de l’acceptation de la Mort nullement un geste de fatalisme mais une volonté de respect de la Providence, comme l’on respecte la “parole donnée”. En juin 1915, il écrit à sa mère (et je traduis le you par un “vous” respectueux que je crois de mise, pour une Spartiate) :

« Vous ne devez pas avoir la moindre anxiété de la possibilité que je ne revienne pas. [...]  Mais si je devais ne pas revenir, vous devrez être fière, comme l’est une mère de Spartiate, et ressentir qu’il s’agit de votre contribution au triomphe d’une cause devant la justesse de laquelle vous vous êtes si souvent inclinée... »

***

Loin des déplorations sur l’“horreur de la guerre” et autres conventions affectionnées par nos commentateurs-Système, je vous dirais qu’Alan Seeger est un de ces destins qui m’émeuvent considérablement, qui me rendent de l’ardeur et de la confiance dans les choses, bref qui me donnent encore, paradoxalement comme certains jugeraient faussement, le goût de vivre. Sa carrière est courte, certes, pour la cause que l’on sait, mais c’est sans aucun doute un destin puissant dans le sens de la richesse de l’âme et de la hauteur du comportement. Seeger avait été à Harvard en même temps que T.S. Eliot, avec lequel il partageait son goût pour la poésie, puis à partir de 1912 il s’installa à Paris, au sein d’une colonie américaine d’écrivains et de poètes qui commençait à s’étoffer depuis l’installation d’Edith Wharton au 53 rue de Varenne. Il y vécut ce que l’on nomme “la vie de bohême” et y conçut une grande affection pour Paris et la France.

Ainsi expliqua-t-il son engagement dans la Légion Étrangère le 20 août 1914  : «Pour moi, la chose de la plus haute importance n’est pas d’être du côté des vainqueurs mais du côté où vont mes sympathies... Que l’on sache bien que je ne prends pas les armes à cause d’une quelconque haine de l’Allemagne ou des Allemands, mais purement et simplement à cause de mon amour pour la France .» Ainsi composa-t-il son « Ode in Memory of the American Volunteers Fallen for France », ce poème d’une étrange prémonition continuée qu’il ne put aller lire en public à Paris pour le Memorial Day (30 mai 1916) comme il était prévu. Ainsi s’avère-t-il que ces mots écrits par lui à la gloire de quelques “morts américains pour la France” s’adressent également à lui-même et à sa propre gloire.

(Quelques extraits de ce poème sont inscrits, en même temps que son nom parmi ceux de vingt-deux autres volontaires américains engagés dans la Légion Étrangère et morts pour la France, dans la pierre du monument de Victor Boucher inauguré par Raymond Poincaré, place des États-Unis, le 4 juillet 1923, qui était la date anniversaire de sa mort.

« Hail, brothers! Goodbye to you, the exalted dead!
» To you, we owe two debts of gratitude forever:
» The glory of having died for France,
» And the homage due to you in our memories. »)

Ainsi Alan Seeger ne connut-il jamais son neveu Pete Seeger, pacifiste comme son père le musicologue Charles Seeger qui, en 1916, l’année où son frère était tué, perdit son poste de professeur à l’université de Californie à cause de son opposition à l’entrée en guerre des USA. Pete Seeger devint le barde pacifiste et, bientôt, l’un des héros et des inspirateurs de la Beat Generation de Jack Kerouac et du protest song des années 1960. Ainsi un premier lien est-il noué entre la mort d’Alan Seeger et la Grande Guerre, et les prémisses de notre époque de grande crise de la civilisation.

***

Seeger ne connut pas non plus, bien sûr, John Kennedy, mais l’on découvre le lien, d’une subtile et tragique émotion d’un texte partagé. C’est un deuxième lien noué de Seeger avec notre époque, avec l’assassinat de Kennedy, et donc avec notre temps présent où le 50ème anniversaire de cet assassinat fait si grand bruit parce que l’événement de novembre 1963 à Dallas semble être devenu, enjambant ce demi-siècle, comme un grand coup du destin annonciateur de la phase décisive de cette grande crise que nous vivons aujourd’hui. «I have a rendezvous with Death» fut le poème préféré de Kennedy, qui éprouvait une étrange fascination pour la tragédie de la mort. James M. Douglass rapporte cet épisode dans ce livre qui vient d’être publié, avec ce titre parfaitement justifié et même, dirais-je, parfaitement juste, – JFK & l’Indicible.  (2).

« Il récita “Rendez-vous“ à Jacqueline, la première nuit à Hyannis Port au retour de leur lune de miel, en 1953. Elle apprit le poème par cœur, et le lui récitait elle-même de temps en temps. A l’automne 1963, elle l’apprit à son tout à Caroline, leur fille, alors âgée de cinq ans. Le 5 octobre 1963, John Kennedy participait à une réunion avec le Conseil national de sécurité, à la roseraie de la Maison-Blanche. Caroline apparut soudain près de son père ; elle avait quelque chose à lui dire. Le Président tenta de détourner son attention, mais sa fille insista. Aussi se résolut-il à écouter ce qu’elle avait à lui dire. Tout le monde autour de la table en fit autant. Caroline regarda son père dans les yeux et [elle récita le poème en entier, d'uyne traite] :
»“J’ai [...] rendezvous avec la mortA quelque baraque âprement disputée,/ Quand le printemps revient avec son ombre frémissante,Et quand l’air est rempli des fleurs de pommiers”[...]
» “... Mais j’ai rendez-vous avec la MortA minuit, dans quelque ville en flammes,Quand le printemps s’en va vers le nordEt, fidèle à la parole donnée,Je ne manquerai pas ce rendez-vous.
» Les conseillers de la Sécurité nationale observèrent un silence stupéfié. L’un d’eux, décrivant la scène 30 ans plus tard, dira : “C’était comme s’il essayait d’enseigner une ‘musique intérieure’” à sa fille. Cette “musique intérieure” racontait son intimité avec la mort...»

Ainsi Alan Seeger affirmait-il l’universalité symbolique et intemporelle parce qu’au-delà du temps, de la poésie et de l’héroïsme. Il avait écrit « J’ai rendez-vous avec la Mort » aussi bien pour lui, dans une attaque d’un village de la Somme le 4 juillet 1916, que pour un président des États-Unis, installé dans une limousine décapotable, dans les rues de Dallas le 22 novembre 1963.

***

Le poème de Seeger « J’ai rendez-vous avec la mort » nous dit la grandeur tragique du destin de la Grande Guerre. Une petite fille récitant « I have a rendezvous with Death » à l’intention de son père nous restitue la grandeur tragique du destin de notre époque... Ce dernier point est essentiel à considérer dans ma conviction des choses et la perception qui la nourrit, parce que, pour ce domaine de la perception, le 50ème anniversaire est un véritable événement actuel, par les circonstances de l’assassinat, sa puissance symbolique qui a repris toute sa force, tout cela s’insérant dans la phase paroxystique de la crise générale de l’effondrement du Système que nous vivons présentement. Et, pour poursuivre l’idée , nous aurons bientôt le centenaire de la Grande Guerre

(... Cela écrit dans ce texte de novembre 2013, avec d’autres évènements et circonstances survenus depuis et s’inscrivant dans la même logique métahistorique et irrésistible de l’effondrement.)

Je veux dire qu’il y a un lien d’extrême communauté des choses et de l’esprit, qui abolit le temps, qui fait bon usage de l’Histoire, entre nous et l’assassinat de Dallas, et JFK et sa fille, et Alan Seeger et sa mort le 4 juillet 1916, et le “rendez-vous avec la Mort” qui est le messager de tout cela. Ce lien n’est pas tant celui de “la Mort” que celui de l’héroïsme dans l’affrontement de l’épreuve suprême ; et aussi, d’autre part, celui de la communauté de la crise que nous affrontons, car c’est la même crise qui a engendré la Grande Guerre, l’assassinat de Kennedy et notre situation actuelle. Ce qui importe dans cette courte évocation, ce ne sont pas tant les personnes, les situations, etc., que le lien tragique qui les unit et les met ensemble, et ce lien est certes le poème qui nous dit « I have a rendezvous with Death ».

La substance même des mots, la puissance structurante de cette substance, conduit à créer une essence dans leur chef. Les mots (« J’ai rendez-vous avec la mort ») sont à la fois représentation de ce qui a existé et de ce qui existe, symbole de ce que nous ne distinguons pas nécessairement, créateur de situations qui éclairent la vérité du monde par ce qu’ils font naître chez ceux qui les lisent et les entendent. Dès lors qu’il est présenté dans toute sa puissance temporelle et toute son expansion spatiale, dans toute sa force de représentation et toute sa hauteur symbolique, le poème transmue la situation du monde et crée les conditions permettant d’appréhender la vérité du monde. Lecture faite et refaite, et toutes les implications réalisées, je ne suis plus le même, et l’avancement de ma perception et de ma réflexion s’est réalisé dans des domaines aussi différents en apparence que la mort assumée et acceptée du poète dans une bataille de la Grande Guerre, l’assassinat tortueux et terrible de ce président-là, notre situation présente de bouleversement, et le lien vital établi entre ces événements, leur connivence au-delà du temps, leur fatalité catastrophique, leur providence métahistorique.

Les mots portent ainsi l’essentiel de tout. Mis sous la forme de ce poème prémonitoire, avec la beauté de cette forme, ils charrient des émotions indescriptibles, décrivent le caractère héroïque de notre temps, confortent l’âme dans sa volonté de figurer dans son temps historique, ouvrent l’esprit à une meilleure compréhension de la situation du monde. Ils nous lient fermement au martyre d’Alan Seeger et au martyre de John Kennedy, et à notre propre martyre. Il suffit de bien entendre de quel “rendez-vous” il s’agit, – bien autant celui de l’héroïsme que celui de “la Mort”, – et, avec un naturel presque intemporel, “fidèle à la parole donnée”, de ne point y manquer.

 

Notes

 (1) (Nota Bene : Je garde cette note telle que, datant du 19 novembre 2013... Depuis, d’autres choses sur Verdun ont été rajoutées sur ce site.)

... Chose si importante, Verdun, pour ce site, donc pour nous, et pour moi sans aucun doute. Je ne cesse de rappeler cet intérêt, voire cette passion, depuis exactement sept ans où la chose a pris sa place dans ma mémoire. Il en a été question déjà dans cette chronique, il y a exactement un an, le 19 novembre 2012. Je reprends la note que je mettais ce jour-là, en fin de ce texte du 19 novembre précédent, pour rappeler nos complicités verdunoises.

« Le premier texte sur Verdun, correspondant à notre découverte du lieu symbolique et du symbole initiatique pour nos conceptions fut mis en ligne le 24 novembre 2006. On trouve nombre de textes sur Verdun ou autour de la bataille, ou à propos d’elle et de la Grande Guerre, depuis cette date, par exemple le 22 septembre 2008, le 11 novembre 2008, le 11 juillet 2009, On a encore, très récemment, rappelé le rôle fondamental de Verdun dans notre évolution, avec ce que nous nommons “l’intuition de Verdun”, et sa part essentielle dans l’élaboration du concept de “déchaînement de la Matière, le 5 novembre 2012.

» Bien entendu, il faut mentionner le livre et album photo publié à l’occasion de nos divers déplacements, Les Âmes de Verdun. Récemment encore, un lecteur nous signalait (le 3 novembre 2012, – qu’il soit remercié à cette occasion), indirectement à son initiative, la parution d’un article sur le livre, ce 11 novembre 2012. Quant à nous, nous devons signaler avec une satisfaction presqu’étonnée que nous trouvâmes, lors de cette visite évoquée ici, dans plusieurs librairies des ouvrages et musées de la bataille de Verdun, Les Âmes de Verdun mises en évidence. Peut-être le centenaire de la Grande Guerre sera-t-il le temps venu pour que ce livre retrouve le public qui lui est dû. »

Cette attente fut bien entendu déçue puisque nous sommes dans l’époque où nous sommes, où triomphent les forces qui triomphent, qui sont celles du Système, avec les hordes des ‘collabos” et zélés serviteurs qui vont avec. Dieu les garde. La seule nouvelle importante depuis, d’un point de vue pratique, a été une publication autonome, du seul texte, des Âmes de Verdun.

(2) JFK & l’Indicible, James W. Douglass, éditions Demi-Lune, septembre 2013. Cette publication donne en traduction française l’original de Douglass datant de 2009 (JFK & The Unspeakable, why he died and why it matters), marquant ainsi combien ce texte transcende les exigences de l’actualité. On reviendra sous peu, très rapidement, sur ce livre [Ce fut fait le 23 novembre 2013], mais il faut dire déjà que sa méthodologie, c’est-à-dire la façon dont il aborde son sujet pour lui donner toute sa signification, constituent une originalité singulière parmi l’immense bibliothèque consacrée à l’événement et à l’homme. (40.000 ouvrages traitant de JFK et de l’assassinat de Dallas, parus aux USA : «I have not counted, but somebody there said that 40,000 books have been written about our 35th president», selon Richard Reeves, le 15 novembre 2013 sur Truthdig.org.)

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RapSit-USA2020 : Biden, Freud & leur lapsus

Par info@dedefensa.org — 26 octobre 2020 à 00:00

RapSit-USA2020 : Biden, Freud & leur lapsus

A notre sens, s’il fallait établir une compétition de l’esprit de la chose et de la perception à la fois intellectuelle et psychanalytique de la folie et de l’incontinence intellectuelle de cette campagne USA2020, la palme reviendrait non pas au champion innommable selon le bloc-BAO, l’insupportable, fasciste, narcissique, raciste-violeur, affreux Donald Trump, mais à la vertueuse cohorte démocrates/Biden. Dans tous les cas, jusqu’ici, la palme leur revient, tellement camés et fonctionnant à une sorte de haine synthétique et indécollable qu’ils sont incapables, – l’on peut effectivement parler d’incontinence intellectuelle, comme l’on ne peut s’empêcher de pisser, – d’en retenir les échos et les éclaboussures, et que cela se voit, s’entend, sinon se sent...

Car Biden fut magnifique et sublime dans sa dernière ‘gaffe’, qui est, sans possible conteste, à la fois lapsus et à la fois un million de fois freudien. Voici le texte de son intervention dans ce qui nous intéresse, repris sur sa longueur par ZeroHedge.com, que nous laissons dans le patois-sabir original dont le vieux Joe s’est fait une spécialité, en plus des gaffes freudiennes dont il farçit son discours, – ou mieux dit, comme dans les salons et plateaux parisiens, – les interventions subliminales inconscientes dont il nous régale...

Texte donc, selon une interview de Dave Pfeiffer, fidèle d’Obama, sur un clip ‘Pod Save America’ :

« “What’s your message to the folks who have not yet voted or do not yet have a plan to vote. And part two, for the 50 million Americans who’ve already voted, what can they do over the last ten days to help make sure that you’re the next President of the United States?” Pfeiffer asked Biden.
» Biden returned word salad at first, saying “Well, first of all, you know, uh, what really rankles, uh, my opponent is I say that, uh, the thing that bothers him most is he’s not a patch on Barack’s jeans. I mean, you know Barack was one hell of a president, and I tell you what, man, what an honor it was — I think you guys believe it, too — to serve with him. I mean, incredible honor. And, uh, I’m not being solicitous. I really mean that. Um, he had more integrity in his little finger than most people have in their whole body and he had a backbone like a ramrod. Has one.”
» Then Biden touted his ‘voter fraud’ organization:
» “Secondly, we’re in a situation where we have put together — and you’d [sic] guys, did it for our, the president Obama’s administration, before this — we have put together, I think, the most extensive and and inclusive voter fraud organization in the history of American politics. What the president is trying to do is discourage people from voting by implying their vote won’t be counted, it can’t be counted, we’re gonna challenge it, and all these things. If enough people vote, it’s gonna overwhelm the system. You see what’s happening now. You guys know it as well as I do. You see the long, long lines in early voting. You see the millions of people who have already cast a ballot.” »

On comprend que le passage « we have put together, I think, the most extensive and and inclusive voter fraud organization in the history of American politics » signifie: « Nous avons mis en place, je pense, l’organisation la plus extensive et la plus intégrée de fraude électorale dans l’histoire de la politique américaine... » Et Dieu sait si Biden dit distinctement “fraud”, s’il insiste et même s’attarde gravement sur le mot, comme si ce mot vraiment constituait l’essentiel du message... C’est d’ailleurs le cas, bien entendu, et nous voyons Freud, tout au fond là-bas, qui fait des signes ironiques d’approbation (tiens, pourquoi ‘ironiques’ ?).

Ce passage est effectivement fascinant, effectivement par la netteté et l’assurance que met Biden a prononcer le mot ‘fraud’, qui est après tout un mot légalement employé, au fond comme s’il parlait d’une organisation officielle, reconnue, et ayant notamment et de façon ouverte la fraude électorale parmi ses activités. La remarque a été faite par un expert activiste ou fonctionnaire, évidemment anonyme, de tendance démocrate, qui a travaillé avec le procureur spécial Mueller dans l’enquête sur le Russiagate. Ce travail a permis parallèlement et discrètement, comme service aux amis, de faire des ‘audits’ de certaines organisations alliées, dont le groupe Clinton-Obama avec leurs fondations et leurs réseaux. « La façon dont Biden, qui n’a tout de même pas toute sa tête et parle de façon automatisée souvent, quand il arrive à retenir, la façon dont il prononce l’expression ‘voter fraud organization’, montre que c’est une expression qu’il a lue dans un rapport, et cela a été fait au sein de l’enquête Mueller, pour le compte des Clinton-Obama... » Ce type d’organisation, précise la source, a absolument tout d’une structure du crime organisée, y compris pour des exécutions, comme sans doute celle de Seth Rich en juillet 2016, et la structure d’organisation de la fraude électorale est particulièrement remarquable et fonctionnelle : le lapsus est quasiment un élan de franchise pure et simple !

Symboliquement, donc, et encore une fois à moins que quelqu’un, – Biden à nouveau, Who else ?, – fasse plus gros et plus grossier, il s’agit bien de l’événement subliminal essentiel de la campagne présidentielle. Toute la corruption lourde, pesante, bien organisée la corruption la plus ‘honnêtement’ et la plus efficacement organisée, – vient totalement et essentiellement des démocrates, bien en avance par rapport aux républicains et aux trumpistes, bien gérée, – nous dirions répondant aux normes de rentabilité et d’efficience dont toutes les économies libérales devraient s’inspirer, et pour lesquelles elles devraient montrer le plus profond respect. Au reste, on peut être sûr que c’est le cas et le bloc-BAO, de Merkel à l’UE et aux rigoristes États-Membres du Nord, gérés à l’anglo-saxonne, peuvent discrètement éjaculer leurs matières vertueuses et assez transparentes, – on pense à du jus d’endives, –puisqu’ils sont, comme l’organisation Clinton-Obama, sont totalement, intégralement, le parti de la corruption, du simulacre, de l’imposture, bref du Système.

Bien entendu, on comprend tout cela avec une tolérance sans fin, une émotion presque bouleversée devant l’amoncellement de vertus que représentent Démocrates, Biden & Inc. C’est à cette lumière qu’il faut considérer le charmant et même élégant ‘lapsus freudien’ de Biden qui, finalement, ne fait que nous confirmer que Freud, d’au-delà de sa tombe en forme de divan, ne fait rien d’autre qu’adresser un signe d’encouragement et de complicité à Biden & Cie. L’interprétation, notamment en Europe, notamment en France, notamment à Paris dans quelques arrondissements et studios bien identifiés, de la performance du couple-triple Biden-Harris-démocrates relève d’une étourdissante synthèse chaplinesque-keatonienne du théâtre-simulacre de la politique-américaniste.

Nous n’avons aucun pronostic (quoique Trump nous paraît à tous égards avoir bien plus d’abattage que le vieux crouton démocrate, ce qui paye souvent) ; surtout, nous n’avons aucune préférence, jugeant que chacun des candidats, à sa façon, amènera des conditions qui aggraveront considérablement l’état de quasi-guerre civile aux USA (GC4G bien réelle), et que c’est fort bonne chose, car toute œuvre de tentative de rupture de l’insupportable ordre ancien pour laisser la place à d’éventuelles nouvelles choses, passe nécessairement par l’effondrement des USA, – Trump ou Biden, que nous importe. La plupart des pays européens suivront, et surtout l’UE en premier, et là aussi la chose est excellente. C’est de cette façon qu’il faut suivre les débats électoraux aux USA, le reste n’a strictement aucune importance, sinon de fournir de la bouillie de copie sans intérêt aux innombrables et richement dotés correspondants des chaînes et radios-Système des pays de l'UE en Europe, qui vont prendre la température de l’Amérique profonde dans les bars de Washington D.C. qui reste ouverts malgré Covid19.

Ce n’est pas “la société du spectacle”, c’est “la société du spectacle qui fait relâche-Covid”. Les stars se nomment Joe Biden, porte-flingue démocrate-corrompu depuis 1972, gâteux depuis 2012. Un peu léger, comme casting, intrigue & dynamique de complot, surtout face à un Donald Trump qui déploie tous les vices et les travers du Système sans prendre la moindre attention à les dissimuler. La “société du spectacle” est devenue téléréalité, c’est-à-dire passée du simulacre contrôlé au simulacre incontrôlable. Il faudra y retrouver sa dynamique de la victoire, et admettre que même un Patton s’y perdrait.

 

Mis en ligne le 26 octobre 2020 à 08H45

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