Depuis 2022, les géants du numérique comme Meta, la maison mère d'Instagram, pouvaient scanner nos conversations en ligne à des fins de recherche de contenus pédopornographiques. Cette possibilité expire ce vendredi 3 avril à minuit, et le Parlement européen a choisi de ne pas la renouveler : une nouvelle dont s'est félicitée la société civile, qui déplorait un « contrôle de masse non ciblé des conversations en ligne privées » ne permettant pas de davantage protéger les mineurs.
Le Parlement européen accepte de prolonger jusqu'en août 2027 la possibilité qu'ont les plateformes en ligne de rechercher des contenus pédopornographiques dans nos messages, mais avec de nouvelles conditions. Ce texte, qui vise à renouveler le cadre actuel de détection volontaire à des fins de protection des mineurs, est maintenant négocié au sein du trilogue.
En attendant que le règlement européen contre les abus sexuels sur les mineurs en ligne (CSAM ou ChatControl pour ses opposants) soit adopté, les législateurs européens cherchent à prolonger le régime actuel qui permet aux plateformes et messageries de scanner nos conversations à des fins de détection de contenus pédopornographiques, sur la base du volontariat. Alors que la règle est sur le point d'expirer, une commission du Parlement européen a voté contre son prolongement, lundi 2 mars.