Commodore est de retour les amis ! Et pas avec une énième réédition miniaturisé avec IA du C64. Non, la marque, rachetée l'an dernier par le YouTubeur Peri Fractic devenu maintenant son PDG, sort un téléphone à clapet !
Un vrai de vrai de boomer qui se ferme d'un coup sec quand vous en avez marre d'écouter les conneries de votre correspondant. Il s'appelle le Callback 8020 et sa promesse c'est de faire tout ce dont vous avez besoin, et rien de ce qui vous bouffe la vie.
Sous le clapet, pas d'Android classique donc mais un Sailfish OS , le système Linux développé par Jolla, l'équipe d'ex-ingénieurs Nokia dont je vous ai déjà causé. Le navigateur web et les réseaux sociaux sont bloqués au niveau du système, et il est parfaitement impossible de les réactiver (normalement...mais bon, j'imagine qu'un bidouilleur y arrivera).
Mais peu importe, c'est le but et en échange, ce bidule fait tourner 99% des apps Android sans passer par Google : WhatsApp, Signal, Maps, Spotify, Ubert...etc, tout ça répond présent. Mais par contre, pas d'email, pas de Slack ni de Teams.
Quand vous n'êtes pas au boulot, vous n'êtes pas au boulot !
Le reste ensuite, c'est du concentré de nostalgie bien pensée.
On y retrouve donc un écran interne de 3,25 pouces, un petit écran externe de 1,77 pouce qui n'affiche que l'heure, la batterie et le signal du réseau, un clavier T9 à l'ancienne, et surtout pas de tactile pour vous couper l'envie de scroller.
La caméra arrière est une 48MP de Sony, il y a également une prise jack 3,5mm et une radio FM. Le son passe par un DAC audiophile signé ESS et Cirrus Logic, et ça tombe bien puisque c'est justement ESS qui avait fait la synthèse vocale de Ghostbusters et Mission Impossible sur C64. Du coup le téléphone est bourré de sonneries basées sur la puce SID, et il peut même piloter le Commodore 64 Ultimate quand les deux sont sur le même réseau WiFi.
L'idée d'avoir un téléphone qui vous force à lâcher l'écran n'est pas neuve... Je pense par exemple au Light Phone III fait déjà ça, mais à 799 dollars et sans WhatsApp ni applis utiles, bof. Alors que ce Commodore est bien moins cher et garde tout l'aspect pratique du téléphone. Le projet s'appuie aussi sur des études sérieuses, notamment une de PNAS Nexus en 2025 qui montre que couper l'accès en ligne améliore l'attention et le bien-être, et également un sondage Pew la même année où 45% des ados disent passer trop de temps sur les réseaux.
Même Leonard Tramiel, le fils de Jack Tramiel le fondateur de Commodore, valide le truc en parlant d'un vrai break sans option pour ceux qui en ont besoin.
Et pour les bidouilleurs, tout n'est pas verrouillé puisque vous pouvez sideloader vos propres APK, sauf les applis de réseaux sociaux et les navigateurs qui resteront bloqués quoi qu'il arrive. Il y a même un app store maison, le Commostore, où vous pourrez demander qu'une appli soit whitelistée via un formulaire. Ensuite, si c'est validé, ça peut aller vite (environ 24 heures).
Je vous avoue que ça me chauffe bien... J'ai commencé ma carrière sur un Commodore 64 et chaque jour qui passe, quand je vois ce qu'est devenu Internet, j'ai envie de tout arrêter et de me débrancher... Alors ce dumb-smartphone c'est peut un signe pour moi que la boucle est bouclée. En plus je le trouve magnifique surtout la version beige très début des années 80 !
J'avoue, je me tâte... C'est en pré-commande et la livraison est promise pour fin 2026. Après ouiiii, je sais, je connais le destin chaotique des reboots de Commodore (la marque a déjà essayé de renaître plus d'une fois) donc pas sûr que ce soit un bon investissement.
Surtout que c'est vendu une coucouille à partir de 499 dollars pour l'entrée de gamme, 549 pour la version translucide Starlight et 639 pour la "Founders" avec son bouton C= plaqué or pour ceux qui se prennent pour Elon Musk. Je suis donc extrêmement halluciné de voir un dumbphone à ce prix-là .
Reste à voir si le Callback sortira vraiment et tiendra ses promesses, mais l'idée d'un téléphone Commodore qui vous aide à décrocher, en 2026, j'avoue que ça me parle foooort ! Pré-commandes le 30 juin.

The next gadget to bear the storied Commodore branding will be a flip phone.
The name behind the bestselling desktop PC in history came back about a year ago. Christian “Peri Fractic” Simpson, best known for running the Retro Recipes (now known as Retro Recipes x Commodore) YouTube channel, acquired the Commodore Corporation and "100 percent of the original and official trademarks that defined the Commodore name since 1983,” per a July 2025 press release. Simpson said the price was “in the low seven figures.” Since the acquisition, the brand released the Commodore 64 Ultimate and the Commodore 64X PC, a mini PC housed in a chassis that resembles the Commodore 64.
Today, the new Commodore announced a new device in a dated design: a flip phone.


Cabel Sasser, le boss de Panic Inc. (les gars derrière Coda, Nova et la fameuse Playdate ), vient de tomber sur un easter egg complètement génial dans LEGO Batman: Legacy of the Dark Knight, le jeu sorti fin mai 2026.
Et ce qu'il a découvert, c'est un petit programme Commodore 64 en BASIC affiché à l'écran sur l'ordi de Batman. Du vrai BASIC qui s'exécute vraiment si vous le retapez sur la vieille bécane de 1982, celle qui a été vendue, je le rappelle, à 17 millions d'unités, avec son CPU MOS 6510 cadencé à 1 MHz et ses 64 ko de RAM. Le programme, une fois lancé, dessine un sprite Batman qui rebondit aux quatre coins de l'écran, façon économiseur d'écran DVD des années 2000 (vous voyez le délire, le petit logo qui galère à taper pile dans le coin ?).
Et voici le code retranscrit ligne par ligne par Andy Baio de Waxy :
10 V=53248:POKE V+21,0:X=120:Y=120:POKE V+4,X:POKE V+5,Y:POKE V+21,4
11 POKE 2042,13:POKE 53277,15:POKE 53289,7
20 FOR N=0 TO 62:READ Q:POKE 832+N,Q:NEXT:DX=7:DY=3
30 X=X+DX:IF X>255 THEN X=255:DX=-DX
31 IF X<65 THEN X=65:DX=-DX
35 Y=Y+DY:IF Y>200 THEN Y=200:DY=-DY
36 IF Y<65 THEN Y=65:DY=-DY
40 POKE V+4,X:POKE V+5,Y:GOTO 30
200 DATA 0,0,0, 0,0,0, 12,68,96, 56,108,56, 120,124,60, 120,124,60
207 DATA 252,124,126, 255,255,254, 255,255,254, 255,255,254
211 DATA 143,255,226, 7,255,192, 3,255,128, 2,124,128
215 DATA 0,56,0, 0,56,0, 0,16,0, 0,16,0, 0,0,0, 0,0,0, 0,0,0
RUN
Pour ceux qui n'ont pas touché à un C64 depuis +40 ans, V=53248, c'est l'adresse du registre VIC-II (le chip graphique du Commodore, voisin direct du fameux chip son SID 6581 qui faisait pleurer les fans de Rob Hubbard), POKE 2042,13 ça pointe vers les données sprite, et les lignes 200-215 contiennent les 63 octets qui dessinent la silhouette du chevalier noir.
Ensuite, le reste, c'est juste de la physique d'arcade hyper basique : tu déplaces, tu rebondis aux bords, GOTO 30, et ça boucle. Douze lignes, et ça fait le job. Bon, à comparer avec les dizaines de mégaoctets que pèse le moindre runtime Unity d'aujourd'hui, ça dénote un peu. Puis c'est pas du vibe codé ça ma bonne dame... (quoique ?)
Après si vous voulez essayer, faudra taper le code à la main parce que le copier-coller n'existait pas en BASIC d'époque, donc n'oubliez pas qu'une seule virgule de travers dans les lignes DATA aura pour effet de transformer Batman en bouillie de pixels.
Et si vous voulez tester sans aller déterrer votre vieux C64 au grenier (ou sans le réveiller à coup d'alim USB-C moderne ), Krisztián Tóth a sorti un émulateur Commodore 64 qui tourne directement dans le navigateur , ça s'appelle ty64. J'ai préféré le tester là dessus plutôt que de réinstaller VICE, parce que c'est plus rapide et que ça évite de polluer la machine. Vous recopiez le code, vous tapez RUN, et Batman se met à rebondir sur votre écran comme si vous étiez en 1982.
Les animateurs Lego qui glissent du vrai BASIC dans un blockbuster en 2026 plutôt qu'une simple texture qui imite l'écran, j'adoooore ce niveau de détail. C'est totalement dans la même veine que Valve qui a planqué un Wilhelm Scream dans le Steam Controller .

L'alimentation d'origine du Commodore 64 a une fâcheuse réputation : elle a tendance à mourir en cuisant lentement ses propres composants.
Le régulateur, noyé dans la résine, ne dissipe pas la chaleur, surchauffe, et finit par cramer en emportant parfois la machine au passage. Pour un ordinateur de 1982 qui tient encore debout aujourd'hui, c'est un vrai problème.
Du coup, le collectif Side Projects Lab a sorti le PD-64, une alimentation pensée pour ressusciter les C64 sans la peur du toaster. Le truc tient dans la taille du port d'alimentation de la machine, donc franchement minuscule, et fonctionne avec n'importe quel chargeur USB Power Delivery du commerce (la norme qui équipe presque tous les chargeurs USB-C modernes). Vous lui demandez du 12 V via la négociation USB-PD, et le module en tire ce qu'il faut pour alimenter la machine.
À l'intérieur, c'est plus malin qu'il n'y paraît. Le PD-64 sort du 5 V via un convertisseur abaisseur classique (un buck converter, c'est juste un montage qui transforme une tension élevée en une plus basse sans gaspiller en chaleur), ce qui règle le problème historique du régulateur grillé. Mais le C64 a aussi besoin de 9 V en alternatif, ce qui est moins courant sur les alimentations modernes. Pour ça, le module utilise un amplificateur en classe D pour générer un signal alternatif propre.
Le projet est ouvert. Les fichiers source (FreeCAD pour la conception et STL pour l'impression 3D) sont publiés sous licence Creative Commons sur le GitHub de Side Projects Lab. Vous pouvez fabriquer votre propre carte si vous avez l'équipement, ou commander directement une version finie chez eux pour ceux qui n'ont pas envie de se lancer dans la gravure de circuit imprimé.
Le truc qui fait plaisir, au-delà du gadget, c'est de voir des gens se mobiliser pour préserver le matériel vintage. Le C64 reste l'ordinateur le plus vendu de tous les temps avec ses 17 millions d'unités écoulées, et il en traîne encore beaucoup dans les greniers ou en collection. Sauf que voilà, sans alim qui tient, ces machines partent à la benne ou prennent la poussière. Avec ce genre de projet, on prolonge leur durée de vie de plusieurs décennies sans sacrifier l'expérience d'origine.
Au passage, ça pose une vraie question pour le matériel rétro en général : combien de machines des années 80 et 90 sont sauvables avec une simple alim moderne ? Beaucoup, probablement. La communauté rétro fabrique aujourd'hui des remplacements pour les Amiga, les Atari, les vieux Macs.
Source : Hackaday

Je viens de tomber sur un projet qui va vous renvoyer direct dans les années 80 !! Ça vous dirait que votre vieux Commodore 64 puisse balancer un prompt façon Unix, avec login, éditeur de texte et 30 commandes ? Hé bien c'est exactement ce que propose C64UX , codé en assembleur pur, sans patch ROM ni rien.
L'auteur, Anthony Scarola a sorti sa dernière version en février 2026, avec une bannière de démarrage qui balance fièrement des [ OK ] à chaque étape de la séquence de boot, exactement comme un vrai système Linux un peu trop fier de lui !
En gros sur votre
Commodore 64
, vous bootez normalement sous BASIC puis vous lancez le programme c64ux.prg (un simple LOAD et RUN), vous tapez votre username et votre mot de passe, et hop, vous atterrissez dans un shell qui propose 30 commandes :
LS, CAT, NANO, RM, CP, MV, SAVE, LOAD, THEME, UPTIME, DRIVE, STAT, WRITE, ECHO, SAVEREU, LOADREU, WIPEREU, PASSWD, MEM, DATE, TIME, PWD, RESET, UNAME, VERSION, WHOAMI, CLEAR, DOS, EXIT et HELP.
Et la commande EXIT vous ramène à BASIC.
La config initiale de C64UX : création du compte, date et heure, avant de tomber sur le prompt
Sous le capot de C64UX, c'est de l'assembleur 6502 brut de décoffrage. Et surtout, le projet n'utilise que les routines standard du C64, sans aucune ROM modifiée, ni aucune cartouche spéciale. Du coup ça tourne aussi bien sur un vrai C64 d'époque que sur un Ultimate 64 moderne ou dans l' émulateur VICE .
Mais le vrai morceau de bravoure dans ce projet c'est la persistence REU. Car votre shell avec ses fichiers, vous pouvez le dumper dans l'extension mémoire de l'époque via SAVEREU puis tout restaurer après coup avec LOADREU. Très pratique pour ne pas perdre vos précieux textes à chaque reset ! Par contre, sans extension REU branchée, tout s'efface au redémarrage, faudra donc penser à taper la commande SAVE à la main pour écrire sur disquette.
La sortie de la commande HELP, avec la liste des commandes disponibles
L'éditeur baptisé NANO (inspiré du vrai mais en mode super minimaliste) fait bien le taf aussi. Et les themes changent la couleur de bordure, le fond et le texte d'un coup, entre NORMAL (le bleu royal classique), DARK, ou GREEN pour se la jouer Matrix.
Création d'un fichier avec WRITE, lecture avec CAT, puis STAT et LS pour voir les métadonnées
Sur le forum Lemon64, Scarola balance une nouvelle version à peu près toutes les semaines et reconnaît lui-même être un petit nouveau en assembleur. Mais gros respect pour avoir déjà sorti 10 releases en un peu plus d'un mois quand même ! Notez que comme tout bon développeur qui sait vivre avec son temps (#troll), il s'aide d'un peu d'IA (Claude Code en l'occurrence) pour l'écriture du code.
Voilà, si vous avez un Commodore 64 qui traîne ou juste un émulateur VICE sous la main, foncez tester, c'est sympa !

We have a special blog today from one of our own design engineers, Simon Martin. He’s the designer of Raspberry Pi 400 and our High Quality Camera and spends his free time tinkering with electronic music.
Simon has wanted to make his own electronic musical instrument with Raspberry Pi for some time. He designed a circuit board for the project a year ago, but it lay around in a drawer in his desk while he finished Raspberry Pi 400. Finally, the winter months gave him the incentive to get it working.
Simon: The Synth6581 device doesn’t look much like an electronic musical instrument, but just like circuit boards stacked on top of a Raspberry Pi 4. You have to plug a musical keyboard into a USB port and a pair of speakers into the audio jack on the bottom board to make it work.
The code is written almost entirely in Python, with a little bit of C to speed up the communications to the chips. I designed and laid out the circuit boards, which were ordered online. The first six boards cost only £20, but the components were another £100. I spent more than a day soldering the components on the boards by hand. It took much more time to check every chip and connection worked, a common problem with hand-soldering new boards.
And Synth6581 is no ordinary sounding musical instrument. It’s based on the music chip inside a vintage computer: the Commodore 64. The microchips are almost forty years old and they have a quirky sound that kids in the 1980s loved and parents hated. By the way, did you know that the Commodore 64 was the inspiration for Raspberry Pi 400?
I was one of many hobby programmers in the 1980s that used to attempt to program Commodore 64s. Much like people today dabble with programming on Raspberry Pi 400s, kids and adults were dabbling with the BASIC programming language on their Commodore 64s back then. Nowadays, Raspberry Pis have video, graphics, and audio readily available, but back in the 1980s, the hardware registers had to be ‘poked’ one by one into the console window. You had to get quite technical just to get the computer to make a musical sound. Those sounds came from the MOS6581 or ‘SID’ chip. It had such a famous sound character that it formed the basis of the chiptune music genre, and people are still writing music on Commodore 64s today.
By borrowing a few chips from broken Commodore 64s, including one or two lying around Raspberry Pi Towers, I made those 1980s ping noises into a polyphonic synthesiser controlled in Python on Raspberry Pi. The registers in the SID chips are simply being ‘poked’ by Raspberry Pi instead of Commodore 64. I also reverse-engineered the music from old games and made the sound effects and instruments work across the keyboard.

This device is unique: only one of these will ever be built, so please don’t wait for a launch date. There were over 10 million chips manufactured for Commodore 64, but production of the chips ended nearly 30 years ago. The Commodore 64s and spare parts for them are still in high demand, which is pushing up second hand prices. Nonetheless, the code and schematics are available online on GitHub, and I invite other Raspberry Pi users to use them to make musical instruments out of other games consoles. I reckon Sega Megadrive has a lot of potential for a Raspberry Pi port…

For more video demos of this instrument, head to my YouTube channel.
The post Commodore 64 + Raspberry Pi 4 = Synth6581 appeared first on Raspberry Pi.