RNDS-Stream , c'est une appli homebrew incroyable pour la Nintendo DSi (sortie en 2008 quand même... ça date de fou !) qui affiche en live n'importe quel jeu depuis votre PC Linux. Le PC capture la fenêtre du jeu et l'envoie en MJPEG sur le réseau local, puis la console décode ce flux vidéo, et le clavier et la souris du PC sont pilotés à distance via ydotool .
Si ça vous intéresse, la vidéo ci-dessous montre le projet en action (vers les 4 min 48) avec côté console, le décodage du MJPEG passant par RubyNDS , qui est le framework Ruby que l'auteur s'est monté pour programmer la DSi. Et avec les bons réglages de GStreamer, ça peut grimper à 20 images par seconde avec saut d'images, ou plus modestement de 10 à 15 images par seconde en résolution max sur la DSi. Le serveur de son côté, repère tout seul votre bibliothèque Steam et vos instances Prism Launcher pour vous permettre de lancer les jeux de votre choix.
Pour l'essayer, faut déjà que vous soyez bien chaud bouillant ^^. Ensuite, il faut un flashcart qui permet de lancer l'outil en copiant son .nds sur une microSD, avec à la racine un fichier rnds-stream.txt qui contient uniquement l'adresse IP locale de votre PC. Bref, rien à copier sur la SD interne de la DSi.
Côté PC, c'est du Linux sous X11 ou Wayland, puisque les fenêtres en Wayland pur ne sont pas détectées, avec wmctrl et GStreamer installés à côté du Flatpak du serveur, qui n'est pas entièrement autonome. Sachez que l'auteur n'a testé que Fedora KDE, donc à voir comment ça se passe sur les autres distrib.
Reste le Wi-Fi car d'après le wiki DS Homebrew , une appli DS classique ne gère que le WEP ou les réseaux ouverts, le WPA et le WPA2 n'étant possibles qu'en mode DSi.
Voilà, on est dans l'hyper expérimental, y'a des bugs, aucune sécurité (donc restez bien en local) mais c'est assez insolite pour que je vous en parle.
Source : Hackaday

Ruby Central, l'association qui gère l'écosystème Ruby (RubyGems, Bundler, les conférences RubyConf et RailsConf), est en "vrai péril financier".
Le conseil d'administration l'a annoncé en se séparant de sa directrice exécutive, Shan Cureton, dans le cadre d'un plan de réduction des coûts. Les finances de l'organisation dépendaient trop "du timing optimiste de la réception des fonds par rapport aux dates fixes de nos dépenses", selon les administrateurs.
Le contexte, c'est un conflit qui dure depuis des mois. Fin 2025, Ruby Central a retiré plusieurs mainteneurs historiques de RubyGems et Bundler sans les prévenir.
Les mainteneurs concernés ont visiblement mal pris ce move, et ont lancé un fork rival appelé Gem Cooperative (gem.coop). Dans la foulée, ils ont publiquement accusé Ruby Central de prise de contrôle autoritaire. L'ancienne directrice avait en fait justifié les retraits par des demandes de sponsors et d'entreprises dépendantes de Ruby, inquiètes de problèmes de supply chain et de gestion des accès.
Le résultat, c'est un écosystème fracturé. D'un côté, Ruby Central avec le registre officiel RubyGems.org et les conférences. De l'autre, des mainteneurs expérimentés partis avec leur savoir-faire et une partie de la communauté. Et entre les deux, des sponsors qui hésitent à mettre de l'argent dans une organisation en crise de gouvernance.
Le conseil a voté en avril la transition vers un "working board" bénévole, ce qui veut dire moins de salariés et plus de travail non rémunéré. C'est le genre de restructuration qui peut effectivement sauver les finances à court terme, mais qui fatigue forcément les contributeurs au bout d'un moment.
Pour les développeurs Ruby, c'est quand même préoccupant. RubyGems est l'équivalent de npm pour JavaScript ou pip pour Python, c'est l'infra de base sur laquelle tournent des milliers de projets en production. Une association gestionnaire en péril financier et en conflit avec ses propres mainteneurs, ça fragilise clairement toute la chaîne.
Bref, Ruby Central doit trouver un modèle viable sans ses mainteneurs historiques et sans directrice. Pas simple.
Source : The Register
