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En France, même si ça les défrise, un policier ou un gendarme en service ne peut pas s'opposer à ce qu'on l'enregistre (vidéo, photo et son), tant qu'on n'est pas dans un lieu privé. C'est la Défenseure des droits qui l'a rappelé dans un avis de 2020, en s'appuyant sur une circulaire de 2008 du ministère de l'Intérieur, excluant aussi qu'on vous interpelle ou qu'on vous retire votre matériel pour ça .
J'irais même plus loin en disant que filmer est même un devoir, tant ça peut vite déraper d'un côté comme de l'autre...
Bref, filmer est donc un droit acquis, mais publier l'enregistrement c'est autre chose... Le Conseil constitutionnel ayant censuré en 2021 le délit de provocation à l'identification des policiers prévu par la loi Sécurité globale, parce que le texte était trop imprécis, il ne nous reste que l' article 223-1-1 du Code pénal , qui punit de 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende le fait de diffuser des informations permettant d'identifier quelqu'un dans le but de l'exposer à un risque direct d'atteinte. Et ça monte à 5 ans et 75 000 euros si la personne est dépositaire de l'autorité publique.
En langage clair et en théorie, cela veut dire que publier le visage d'un policier ne suffit pas à faire un délit... C'est l'intention d'exposer qui doit être prise en compte, et la LDH le rappelle, il n'y a aucune obligation légale qui impose de flouter les agents.
Reste que flouter est LE choix de la prudence, parce qu'une vidéo est là pour documenter des faits et pas pour afficher des personnes. Et surtout ça vous évite tout procès d'intention. La Défenseure des droits juge d'ailleurs que publier des images d'interventions de police est légitime et nécessaire dans une société démocratique, donc même s'il y floutage de visage, ça ne retire rien au document : les gestes, les mots et le contexte restent à l'image.
Mais attention, le floutage ne vous protège pas non plus de tout puisque si vous n'êtes ni journaliste ni en train de constituer une preuve en justice, diffuser des images de violences peut vous exposer à 5 ans de prison, au titre de l'article 222-33-3, d'après ce qu'explique la LDH.
Après, en ce qui concerne le visage des manifestants, c'est également très bien de les flouter puisque le fichier TAJ des antécédents judiciaires peut être interrogé par reconnaissance faciale, et le Sénat a dénombré 498 871 consultations de ce type en 2021 rien pour la seule police nationale. Donc j'imagine pas en 2026...
Reste le côté "pratique" de la chose, parce que flouter une vidéo à la main, image par image, c'est pas si simple quand on ne maitrise pas les outils de montage vidéo. Mais il y a une application web libre nommée Masque du collectif onestla.tech qui vous permet d'uploader des photos, en lot (avec ZIP à la sortie), ou une vidéo, et celui-ci masquera tous les visages. Tout se passe uniquement dans votre navigateur (rien n'est envoyé sur des serveurs tiers) et une fois chargée l'appli peut même fonctionner offline sur votre téléphone par exemple.
Chaque masque peut ainsi être revu avant l'export, et pour un visage raté, il suffit de glisser le doigt ou la souris dessus pour l'ajouter. Le fichier qui sort ensuite a été totalement nettoyé de ses métadonnées (ni EXIF, ni GPS, ni date de création) et porte un nom aléatoire. Comparé au floutage ou à la mosaïque, notez que le style "Solid" qui met un calque noir ou Emoji sur les visages sont les plus safe pour protéger l'anonymat des personnes.
Après, oui, la détection automatique peut manquer des visages, et les vêtements, les tatouages, les banderoles ou encore les lieux permettent évidemment d'identifier encore des gens donc là faudra se relever un peu plus les manches pour sécuriser à fond la vidéo Et pour le son, si vous en avez besoin, Masque propose une option "Supprimer le son" en précisant que les voix peuvent également permettre d'identifier des personnes, donc pensez-y avant de publier si le son n'a pas d'utilité. Sinon, trouvez un outil pour modifier les voix afin qu'on puisse quand même savoir ce qui est dit mais sans reconnaitre la voix des personnes.
Voilà, ce projet est tout jeune mais je l'ai trouvé bien utile. Et si vous filmez pour documenter, gardez bien évidemment l'original dans un endroit safe que vous maîtrisez, sachant que votre téléphone l'a peut-être déjà envoyé dans un cloud.
Ah et si Masque ne vous convient pas, il y a aussi deface , que j'avais déjà présenté et dont Masque reprend le modèle de détection.
C'est un outil en ligne de commande qui tourne sous Linux, Windows et macOS, python3 -m pip install deface puis deface video.mp4, qui détecte les visages image par image et les floute ou les cache sous des boîtes noires. Pas d'interface graphique prévue cependant et l'audio est viré par défaut.
Et pour les photos uniquement, tout le monde l'ignore mais Signal a un outil de floutage dans son éditeur d'images depuis 2020, sur Android et iOS, avec un traitement à 100% local. Sa détection, elle non plus, ne trouve pas tous les visages à coup sûr, d'où le pinceau pour flouter à la main ce qu'elle a raté mais c'est aussi très pratique. Ah et j'avais aussi parlé de cet outil gratuit pour anonymiser les photos de manifs si vous voulez en essayer encore un autre.
Bref, filmez partout et tout le temps mais pensez bien à flouter avant de publier quoi que ce soit et surtout à garder l'original au chaud pour aider les victimes plus tard.
Source : le dépôt de Masque

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ODYSS N1 uses a camera and AI to log meals automatically, but its food recognition and calorie estimates still lack independent device-specific validation.
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Depuis quelques semaines, il y a un peu de remue-ménage dans notre belle France grâce notamment aux lycéens et étudiants qui sont gavés de leurs conditions de merde pour étudier. Du coup, ils protestent de manière tout à fait légitime, un peu comme avant eux, les soignants, les pompiers, les agriculteurs et j'en passe... Comment leur en vouloir puisqu'à part quelques bandeurs de fascisme et autres agents du chaos à la petite semaine, y'a pas grand monde de très satisfait de ses conditions de vie et de travail en ce moment dans notre chouette pays.
Tout ce qui se passe en ce moment, me parait donc on ne peut plus "naturel", un peu comme quand on a de la fièvre à cause d'un méchant virus.
Mais trêve de blabla, cette révolte de la jeunesse en termes d'organisation est très intéressante à observer puisque les lycéens se coordonnent de manière parfaitement fluide à l'aide de groupes Snapchat / Instagram , sur des groupes WhatsApp ou encore grâce à TikTok qui sert essentiellement à faire tourner les infos. De leur côté, les gilets jaunes quant à eux appellent à manifester le 17 octobre et s'organisent essentiellement via Telegram.
Or quand on lit certains "guides du manifestant" qu'on peut trouver en ligne, ils ne conseillent pas tous la même chose niveau tech. Par exemple, le wiki d'Extinction Rebellion demande d'"éviter au maximum" de venir en manif avec son téléphone, tout comme le guide de la LDH qui recommande de le laisser chez soi ou de prendre un téléphone basique . Alors que la CGT , dans son guide écrit au contraire de "Filmer la scène" quand quelqu'un se fait interpeller, tout comme l' Union étudiante qui pousse à filmer les blocus, en floutant évidemment les personnes présentes.
C'est vrai qu'en cas d'interpellation par ceux qui redeviendront un jour, je l'espère, des "gardiens de la paix", un téléphone resté à la maison ne racontera rien à personne. Et si vous n'avez pas prévu de filmer, c'est encore la meilleure option c'est vrai. Mais si vous venez quand même avec votre smartphone en manif (Rappel : manifester est un droit et c'est légal malgré ce que laissent penser les apparences), voici les 11 trucs à installer ou à configurer avant de sortir de chez vous.
C'est LA messagerie chiffrée de bout en bout que recommandent Amnesty et l' EFF , sur iOS comme sur Android. Depuis 2024, vous pouvez même y créer un nom d'utilisateur pour ne plus distribuer votre numéro à tout le cortège, même s'il faut toujours un numéro de tel pour s'y inscrire. Par contre, inutile de rêver d'y faire migrer tout votre lycée, car un groupe Signal est plafonné à 1 000 personnes.
Attention, Signal n'est pas invisible pour autant. Dans les réquisitions qu'il publie, il n'a jamais fourni que la date de création d'un compte et sa dernière connexion (aucune IP, mais aucune demande française n'y figure non plus). Il reconnaît par contre que son "Sealed Sender" ne cache ni les horaires ni l'IP, et une étude du NDSS montre qu'un serveur qui observe ces horaires pourrait relier deux interlocuteurs en 5 messages. Et comme aucune messagerie ne protège un téléphone déverrouillé, le vrai risque en manif reste le téléphone lui-même, d'où le code long et le verrouillage express plus bas.
Dans Signal, les messages peuvent s'effacer tout seuls après un certain délai que vous déterminez qui peut aller jusqu'à 4 semaines. Et ce qui est cool c'est que vous pouvez fixer un délai par défaut pour toutes les nouvelles discussions plutôt que de faire ça conversation par conversation. Pour régler ça, ça se passe dans Paramètres puis Confidentialité. Signal prévient quand même que celui qui reçoit un message peut toujours en faire une capture écran avant qu'il ne disparaisse mais bon, c'est pas si mal. Pensez également à faire le ménage avant de partir de chez vous, en supprimant les conversations et en quittant vos anciens groupes.
Bonne nouvelle pour les groupes de lycéens, WhatsApp envoie tous ses messages, discussions de groupe comprises, avec le même protocole que Signal, si on en croit son livre blanc sorti en février 2024. Telegram par contre, c'est une autre histoire puisque seuls ses "chats secrets" sont chiffrés de bout en bout, et ils ne se font qu'entre vous et votre destinataire. Le reste est stocké sur leurs serveurs et leur politique de confidentialité prévoit que sur une décision judiciaire valide visant un suspect, Telegram peut transmettre alors votre adresse IP et votre numéro de téléphone. Donc comme canal pour passer des appels, ça passe mais pour vous organiser dans le cadre d'une manif, je vous conseille de prendre autre chose.
Amnesty conseille un code d'au moins six chiffres minimum mais le mieux selon moi c'est de mettre sur votre tel un vrai mot de passe / phrase de passe bien long. Car votre empreinte digitale ou la reconnaissance faciale peuvent servir très facilement à déverrouiller votre téléphone de force. Ils arrivent à obtenir des choses formidables avec des clés de bras autour du cou visiblement... Et l'EFF dit pareil.
Le choix du verrouillage sur Android, à gauche, et le choix du type de code sur iPhone, à droite, jusqu'au code alphanumérique personnalisé (capture EFF, licence CC BY)
Attention quand même, ce code ne vous donne pas le droit de dire "non" puisque, de ce que j'ai compris, l'article 434-15-2 du Code pénal punit de 3 ans de prison et 270 000 € d'amende le refus de remettre "une convention secrète de déchiffrement" sur réquisition. Et la Cour de cassation a jugé le 7 novembre 2022 que le code d'un téléphone peut en être une s'il est équipé d'un moyen de "cryptologie" comme ils disent. Son guide de la LDH détaille les conditions qui doivent être remplies pour que vous soyez légalement obligé de lâcher votre mot de passe. Il faut que ce soit une vraie réquisition et pas un simple "débloque ton téléphone p'tit con" devant le lycée. Le code empêche donc qu'on ouvre votre téléphone sans rien vous demander, et pour le reste, ça se discutera avec votre avocat s'il y a garde à vue.
Si vous conservez néanmoins le déverrouillage par empreinte au quotidien, apprenez à minima le geste qui la coupe. Sur Android , activez d'abord "Afficher l'option de blocage" dans les réglages d'affichage de l'écran de verrouillage, puis un appui simultané sur Marche et Volume-haut fera apparaître "Mode Blocage", qui désactivera le déverrouillage par empreinte ou par visage jusqu'au prochain déverrouillage avec le code.
Sur iPhone , maintenez un bouton de volume et le bouton latéral durant 2 secondes, puis relâchez, et le code redeviendra obligatoire.
Après, le mieux c'est carrément d'éteindre votre téléphone dès que vous croisez des personnes susceptibles d'abuser de leur autorité sur vous.
L'EFF comme Amnesty conseillent également de passer en mode avion quand vous n'avez personne à appeler, ce qui empêche les transmissions et limite le pistage, avec en prime de la batterie économisée pour la journée. Pensez aussi à couper le Wi-Fi et le Bluetooth, ainsi que le service de localisation dans les réglages.
Une fois en mode avion, il vous faut de toute évidence une carte qui marche sans réseau. CoMaps c'est l'idéal pour ça, puisque c'est un projet communautaire né d'Organic Maps et de Maps.Me, qui cherche et calcule ses itinéraires hors ligne, avec uniquement le GPS et sans avoir recours aux données mobiles. Vous pouvez donc consulter la carte localisation coupée, et ne la rallumer que le temps de vous repérer. L'appli est gratuite, dispo sur iOS et Android, et elle assure ne collecter aucune information.
Sachez aussi que filmer reste votre droit puisque d'après le Défenseur des droits , hors des lieux privés, un policier ou un gendarme ne peut pas s'opposer à ce qu'on l'enregistre. Mais avant de publier quoi que ce soit sur les réseaux, il faut flouter ! Signal propose donc depuis 2020 un outil de floutage dans son éditeur d'images, dont le traitement se fait entièrement sur votre téléphone. Signal reconnaît toutefois qu'il ne détecte pas tous les visages à coup sûr, d'où la présence d'un outil "pinceau" pour flouter à la main ce qu'il aurait raté. Vérifiez donc bien chaque photo avant de l'envoyer dans un de vos groupes, ou passez-la dans un outil gratuit d'anonymisation comme celui dont je vous ai déjà parlé.
Sur iPhone, au moment de partager depuis l'app Photos, touchez Options et désactivez la Localisation. La mention "Lieu non inclus" s'affichera alors. Et pour ne plus enregistrer la position du tout, ça se trouve dans les Réglages, Confidentialité et sécurité, Service de localisation, Appareil photo, puis "Jamais". Sur Android, l'app Scrambled Exif retirera les métadonnées des images que vous partagerez. Attention quand même à ne pas trop compter sur cette suppression EXIF qui parfois n'est pas exhaustive selon les applis que vous utilisez.
Des lecteurs m'ont aussi parlé de SimpleX et de Session. SimpleX n'a ni numéro ni identifiant de profil, et il a été audité par Trail of Bits en 2022 et 2024. Par contre, ses serveurs par défaut sont tenus par deux opérateurs seulement, et sa politique de confidentialité admet qu'ils peuvent partager des données sur décision de justice. Les notifications Android arrivent parfois en retard, et il faut que tout votre groupe l'installe (480 000 utilisateurs par mois, d'après lui). Bref, c'est sérieux, mais pour un lycée entier, Signal reste plus réaliste.
Session, je vous le déconseille. Pas de "forward secrecy", un protocole v2 censé corriger ça mis en pause en août 2026, et un dernier audit qui date de 2021.
Cette messagerie passe de téléphone en téléphone par Bluetooth, sans compte ni numéro, et l'Inde s'en est beaucoup servie quand leur gouvernement a coupé le net il y a quelques mois. Sauf que le BISI a noté que Bitchat avait une authentification faible qui permet d'usurper un contact, et des clés qui ne changent pas à chaque message. Donc c'est pas le pied. Quant à Briar , ça ne tourne que sur Android et ne reçoit plus de vraies MàJ... Pour moi, tant que le réseau internet est dispo, Signal fait mieux que ces 2 apps.
Un autre truc important à avoir sur vous, c'est un stylo. En effet, le guide de la LDH conseille d'écrire le nom et le numéro de votre avocat sur votre bras, et d'apprendre par cœur les numéros à appeler, puisque votre téléphone vous sera confisqué en cas de garde à vue. La CGT précise cependant que le nom de l'avocat et son barreau sont suffisants car la police est obligée de le contacter.
Et si vous êtes mineur, la déclaration des droits du ministère de la Justice est claire comme de l'eau de roche : Vous devez être assisté d'un avocat dès le début de votre garde à vue.
Voilà, bonnes manifs à tous, ne lâchez rien et prenez soin de vous car les tirs sont souvent tendus, malheureusement !

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Le Zollkriminalamt, l'office d'enquête de la douane allemande, est capable de lire des conversations WhatsApp, Signal ou Telegram sans utiliser aucun logiciel espion ! On vient de l'apprendre grâce au média Netzpolitik qui a publié le 2 septembre dernier une note interne classée du Zollkriminalamt expliquant que depuis fin 2023, la méthode était testée pour finalement devenir un outil permanent pour les enquêteurs (surtout pour les enquêtes sur la criminalité organisée) depuis un peu plus d'un an.
Le principe est celui de WhatsApp Web ou de Signal Desktop... en fait, quand vous liez un ordinateur à votre compte en scannant un QR code depuis votre téléphone, cet ordinateur peut ensuite recevoir vos messages en même temps que le téléphone. Les enquêteurs configurent donc l'un de leur ordi, au poste de la douane en tant qu'appareil lié, ce qui fait que le chiffrement de bout en bout n'est plus un problème puisque l'appareil fait partie intégrante du compte.
Mais bon, pour que ça fonctionne, il faut réussir à faire valider la liaison de l'appareil par la cible. Pour faire ça, il faut donc ruser par exemple en convoquant les gens comme témoins et en les incitant à leur confier leurs téléphones pour faire des captures écran sur un sujet qui n'a rien à voir. Cela leur permet d'activer à leur insu la liaison WhatsApp Web ou autre. Ils peuvent également mettre en place une campagne de phishing dans la lignée des hackers russes qui piégeaient des fonctionnaires que je vous racontais en mars. Ou encore, quand c'est Telegram, avec son SMS de validation, le code de connexion peut être récupéré via une interception téléphonique classique.
Ils ont fait ça sur des dizaines de comptes. En 2022, un trafiquant de produits dopants de Basse-Saxe s'est même rendu compte que la douane se connectait à son compte. Il a alors coupé l'accès quelques heures plus tard... mais trop tard, ses échanges sur les 6 derniers mois étaient déjà copiés.
Car oui, c'est surtout ça qui donne de la valeur à la manœuvre puisque l'appareil lié récupère tout l'historique dès que la liaison est effective. La plupart des clients web reçoivent l'archive complète, et Signal propose de transférer les conversations ainsi que 45 jours de médias au moment de lier les appareils. Le BfV et le BSI ajoutent dans leur rapport que la cible met, en général, un peu de temps avant de remarquer que quelqu'un est en train de lire ses conversations, et aussi que la douane allemande peut écrire à sa place.
Alors, maintenant est-ce que c'est légal ?
Hé bien le 20 janvier dernier, la Cour fédérale de justice allemande a tranché sur le cas de Telegram. Ils ont validé le fait que se connecter en secret à un compte, c'était de la surveillance à la source, et que seuls les messages postérieurs à l'ordonnance du juge pouvaient être lus. Dans cette affaire de dopage, les messages antérieurs à l'ordonnance sont donc inutilisables au procès, faute d'infraction assez grave pour justifier une perquisition en ligne.
De son côté, le professeur Christian Rückert, spécialiste du droit pénal informatique à Bayreuth, juge la méthode "problematisch" parce que l'appli permet d'écrire au nom de la cible, alors que la loi exige de ne pas pouvoir en faire plus que de récupérer les messages. Mais bon, comme d'hab, avec la police et la justice, leur propre tambouille ne les concerne jamais vraiment hein...
Maintenant, si la douane ou la police peut le faire, n'importe quel script kiddie peut le faire aussi... Donc je vous invite vraiment à contrôler régulièrement la liste des appareils liés de vos applis. Si vous tombez sur des appareils que vous ne reconnaissez pas, virez-les immédiatement. Et dans la mesure du possible, pensez toujours à activer une vérification en deux étapes avec une application de double authentification et surtout pas un code SMS.
Source : Netzpolitik , repéré grâce au billet de Bruce Schneier .

Depuis sa version 2.1.277, Claude Code sait parfaitement lire les fichiers AGENTS.md. Ainsi, quand un projet n'a pas de CLAUDE.md, il prend l'AGENTS.md à la place, ce qui est super confortable pour tous ceux qui jonglent entre plusieurs agents. Enfin... sauf si vous avez coupé sa télémétrie, parce que dans ce cas-là, bizarrement, votre fichier AGENTS.md est totalement ignoré !
AGENTS.md, pour ceux qui débarquent, c'est un fichier Markdown que les agents de code lisent pour comprendre un projet. Codex, Amp ou Cursor s'y mettaient déjà en août 2025 (souvenez-vous de
ce fichier qui dit non aux IA
). Alors que chez Anthropic, la demande a traîné durant 1 an sur GitHub, jusqu'à ce que Boris Cherny, qui bosse sur Claude Code, ferme le ticket en août en conseillant une astuce, un CLAUDE.md qui contient juste @AGENTS.md, pour que Claude Code importe le fichier.
Puis la 2.1.277 est arrivée avec une vraie lecture native d'AGENTS.md, sans CLAUDE.md du tout, et c'est elle qui pose problème...
Parce que cette lecture native passe en réalité par un plugin intégré, qui est off par défaut et qui ne s'allume que si un feature flag récupéré chez Anthropic, tengu_agents_md_mod, lui dit oui. Et si ce flag ne répond pas, bah c'est "niet", et le fichier n'est jamais lu. Hé oui c'est bizarre qu'un accès à un fichier local nécessite un tel appel réseau...
Et ce "non", on l'obtient sans même le savoir, puisqu'il suffit d'activer DISABLE_TELEMETRY, CLAUDE_CODE_DISABLE_NONESSENTIAL_TRAFFIC ou même DO_NOT_TRACK, ou encore de passer par Bedrock et les autres fournisseurs tiers.
Attention, même à 0 (donc activé), DISABLE_TELEMETRY coupera la télémétrie. En fait, n'importe quelle valeur non vide compte.
Le pire, c'est que rien ne vous avertit. C'est vrai que quand AGENTS.md est chargé, Claude Code l'annonce avec une petite ligne dans la session, mais quand il est ignoré, hé bien y'a rien du tout. Et c'est assez impactant car ensuite le modèle répond sans vos consignes, et vous vous tapez à reformuler vos prompts en boucle en croyant que l'IA vous ignore, alors que le fichier ne lui est tout simplement jamais parvenu.
Et le comble, c'est que c'est documenté, et la page des variables d'environnement liste même tout ce qu'on perd quand les flags ne sont pas récupérés, lecture d'AGENTS.md comprise. Pourtant, y'a aucun rapport logique... Couper la télémétrie, de mon point de vue, ça reste un choix légitime et ça ne devrait couper que l'envoi de statistiques à Anthropic et pas la lecture d'un stupide fichier texte. Bref, ça me dépasse, ce genre de bug ou de "fonctionnalité".
En attendant, la parade est celle que conseillait Boris Cherny... À côté de chaque AGENTS.md, posez un bon vieux CLAUDE.md qui contient une seule ligne, @AGENTS.md. Par défaut, dès qu'un CLAUDE.md existe, la lecture native ne s'en mêle même plus, et c'est l'import qui fait le boulot. Et comme les imports de CLAUDE.md ne dépendent d'aucun flag, hé bien ça passe tranquillou, télémétrie coupée ou pas.
Comme ça vous préservez votre vie privée ET vos consignes.
Source : szypowi.cz

Si vous utilisez ChatGPT gratuitement, il y a de bonnes chances que votre navigateur se balade avec un affreux cookie baptisé __obi, posé là par OpenAI et avec une durée de vie de un an. Un chercheur qui publie sous le pseudonyme Buchodi a analysé son fonctionnement et publié un rapport très intéressant ce week-end dans lequel on apprend que ce cookie permet à OpenAI de choper des datas sur les sites marchands que vous visitez.
Le principe est celui du pixel publicitaire, exactement comme celui que Meta et Google vous font installer à l'insu de votre plein gré depuis des années. Une boutique qui achète de la pub dans ChatGPT colle un bout de code d'OpenAI sur ses pages, et ce code les prévient quand vous achetez un truc. Sauf qu'ici, comme __obi est configuré en SameSite=None, votre navigateur l'attache tout seul à la requête qui charge le script, avant que la moindre ligne de code ne s'exécute.
Et cet identifiant n'est pas anonyme ! En effet, sur chatgpt.com, il est généré aléatoirement puis signé par le serveur avec un jeton qui contient aussi l'identifiant de votre compte. Les deux voyagent ainsi collés-serrés l'un à l'autre, ce qui permet donc de vous identifier très précisément. Buchodi explique sur son site qu'il n'a cependant pas observé OpenAI faire le rapprochement côté serveur, mais que ces derniers ont tout ce qu'il faut pour le faire. Sur son mobile, un même __obi est utilisé depuis 12 boutiques, dont Wayfair, HelloFresh ou encore Coursera.
Et le plus rigolo dans tout ça, c'est qu'OpenAI documente absolument tout publiquement sur ce pixel. On lit par exemple dans la doc que le SDK considère que vous y avez consenti par défaut, et que l'annonceur doit écrire une ligne de code explicite pour dire le contraire. On y lit aussi ce que le pixel récupère tout seul depuis la page du marchand : il détecte ainsi votre email, votre téléphone et votre nom, les hash en SHA-256 dans le navigateur, et envoie aussi votre ville et votre code postal en clair. Woohoo \o/ !
Maintenant, le truc qui va faire bondir la secte des adorateurs du RGPD c'est que la politique de cookies d'OpenAI, classe __obi dans la catégorie des "Cookies analytiques". Hé oui, ce sont ces fameux cookies qui, je cite "les aident à comprendre comment leurs Services fonctionnent et sont utilisés". C'est même la seule entrée de cette section
dans leurs cookie policy
, alors que la catégorie marketing juste en dessous nous aligne du LinkedIn, du Google, du Reddit, du Meta, du Bing et du TikTok. Voilà, donc si vous avez accepté les statistiques en refusant le marketing, bah vous l'avez quand même. "Chè" comme dirait Sam Altman !
Buchodi a donc posé la question à OpenAI et "bizarrement", le support a accusé réception mais n'a jamais répondu...
Alors est-ce que vous êtes concerné par cette saloperie ?
Eh bien ça dépend de votre navigateur. Safari, le bienheureux, bloque tous les cookies tiers par défaut depuis 2020, et comme tous les navigateurs iOS tournent sur ce moteur, aucun d'entre eux ne laisse passer le cookie d'OpenAI. Firefox, le vrai navigateur des champions, quant à lui, range les cookies dans un conteneur séparé par site depuis 2022, ce qui casse totalement le recoupement sans péter les sites. Et Chrome, le navigateur des gens qui ne tiennent pas à leur vie privée, a lui renoncé en avril 2025 à supprimer les cookies tiers, et c'est justement sur Chrome sous Android que ce mécanisme d'OpenAI a été observé.
Alors que faire ?
La bonne nouvelle, c'est que la parade la plus solide est sans doute déjà en place chez vous. EasyPrivacy, la liste antipistage activée par défaut dans
uBlock Origin
, contient déjà les règles ||bzr.openai.com^ et ||bzrcdn.openai.com^. Comme elles bloquent le domaine entier, elles coupent aussi la requête qui pose le cookie au départ, sur chatgpt.com. Et si vous filtrez avec un DNS grâce à un Pi-hole ou
NextDNS
, ajoutez ces deux domaines et vous couvrez toute la maison, téléphone sur Wifi compris.
Par contre, ne comptez pas sur Safari ou Firefox pour tout régler par défaut car ils s'occupent du cookie, mais pas du reste. En effet, la requête vers OpenAI part quand même, avec votre adresse IP, votre code postal en clair et votre email hashé si le marchand a activé la détection automatique. Et le pixel a son grand frère côté serveur, une API appelée depuis les serveurs du marchand, qu'aucun réglage de navigateur n'atteindra malheureusement.
Et ne vous dites pas que c'est une histoire uniquement américaine puisque depuis fin août, ChatGPT Ads couvre la France et 30 autres pays européens. Les pubs ne s'affichent que sur les comptes Free et Go (moi j'ai pas de cookies __obi avec mon compte payant) et le cookie se synchronise aussi quand vous êtes déconnecté.
Bref, allez jeter un œil à vos filtres. Et si vous voulez voir votre cookie __obi, il traîne dans les cookies de .openai.com.
Source : l'enquête de Buchodi et la documentation du pixel OpenAI .
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Apple Watch Series 12 adds a new health sensing system, Audio Intelligence, faster charging, longer workout battery life, and ceramic case options too.
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Motorola’s $349.99 Moto Watch Ultra returns to Wear OS with LTE, Polar health tools, a two-day battery claim, and two promised OS upgrades.
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Compare the best lead tracking software for monitoring activity, follow-ups, ownership, and pipeline movement from capture to conversion.
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Xiaomi Smart Band 11 keeps the Band 10’s display size and 21-day battery claim but adds more brightness, a thinner design, and new health features.
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Des pirates ont mis en vente cette semaine, sur un site baptisé Nexus, les copies numériques de plus de 153 millions de permis de conduire américains et canadiens, plus de 10 millions de cartes d'identité, 3 millions de documents de voyage et de pièces étrangères, et près de 600 000 cartes médicales. Le site vit sur le darkweb, la partie d'internet où ce commerce se fait entre criminels, à l'abri des regards.
Pour chaque personne, le dossier contient jusqu'à six photos du permis, recto et verso, en lumière normale, en infrarouge et en ultraviolet, avec la date et l'heure de la prise de vue. Un acheteur tape un nom, obtient un aperçu en partie masqué, et paie. Le permis du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, était affiché à 100 dollars.
Brian Krebs, un journaliste américain spécialisé dans la cybercriminalité, a tapé son propre nom. Son permis y était, et la date de la photo correspondait au jour et à l'heure où il avait tendu sa carte au comptoir d'une agence Hertz, en juin 2025.
D'autres victimes ont fait le même rapprochement, entre la date de leur photo et une location chez Hertz ou un passage dans une boutique de cannabis légal à Las Vegas. À chaque fois, le permis avait été glissé dans un petit scanner posé sur le comptoir pour vérifier qu'il était authentique.
Ces scanners viendraient tous d'IDScan.net, une société de La Nouvelle-Orléans d'une centaine de salariés que Hertz, Target, FedEx, les casinos Caesars ou des centaines de boutiques de cannabis paient pour contrôler les pièces d'identité de leurs clients. Ses appareils photographient le permis en infrarouge et en ultraviolet pour repérer les faux, et c'est exactement ce jeu de six images qu'on retrouve dans chaque dossier vendu par Nexus.
Vous montrez votre permis pour louer une voiture, le boîtier le photographie sous trois lumières, et les images partent chez un sous-traitant dont vous n'avez jamais entendu parler. C'est infernal.
IDScan.net n'a rien dit sur le fond, se contentant de prévenir ses clients dans la nuit d'un possible incident de sécurité, alors que les pirates affirmaient aspirer ces images depuis plus d'un an et en ajoutaient près de 400 000 en 24 heures. Le FBI de La Nouvelle-Orléans a ouvert une enquête le 1er septembre.
Sauf que voilà, un mot de passe volé se change. Un scan de permis, non, et une photo de pièce d'identité sert couramment à ouvrir un crédit ou à passer les contrôles d'identité en ligne, jusqu'aux prestataires qui vérifient votre âge pour les sites pour adultes par chez nous par exemple.
Le soir même de l'ouverture de l'enquête, la page d'accueil de Nexus ne montrait plus qu'une ligne. Le service n'est plus disponible. Les images, elles, sont toujours quelque part.
Source : Apple Insider

HONOR Watch 6 combines long battery life, dual-band GPS, health tracking, and NFC, but some features depend on your phone, bank, and region.
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Zéro Logement Vacant, ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c'est un service de l'État censé aider les collectivités à remettre sur le marché les logements vides. Il vient de se retrouver au cœur d'une fuite de données colossale.
Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes affirme avoir aspiré près de 149 millions de lignes brutes depuis la plateforme. Après nettoyage des doublons, ça correspondrait à environ 48 millions de personnes différentes. En croisant les noms et les dates de naissance, on grimpe même à plus de 71 millions, mais les deux chiffres ne s'additionnent pas.
D'où vient une telle masse de données ? Essentiellement du foncier. La plateforme avait chargé d'énormes fichiers de propriétaires issus du cadastre et de la DGFiP, autrement dit le fisc. Deux tables contiennent presque tout, environ 82 millions de lignes de propriétaires d'un côté, et 66,9 millions provenant d'un fichier foncier national de 2024 de l'autre.
Le site Cyberattaque.org , qui a pu examiner des échantillons, confirme le pire. On y trouve des identités, des dates de naissance, des adresses postales et des informations liées aux droits de propriété. Un second extrait ajoute des adresses e-mail et des numéros de téléphone. Sur 500 lignes analysées, 453 contenaient un numéro, 274 un e-mail et 423 une date de naissance.
Et ça ne s'arrête pas aux propriétaires. Les comptes des utilisateurs de la plateforme sont aussi dans la nature, à savoir des agents de collectivités, des services de l'État et des prestataires. On parle de leurs e-mails professionnels, de leurs rôles, du SIREN de leur structure, mais aussi d'adresses IP, de sessions récentes et de mots de passe. Bonne nouvelle relative, ces mots de passe sont hachés, le plus souvent en bcrypt, donc pas lisibles directement, ou réutilisés ailleurs.
Le plus inquiétant, c'est la fraîcheur de certaines données, avec des sessions de connexion très récentes dans les échantillons. Ce n'est donc pas une vieille base oubliée dans un coin, mais bien un environnement encore actif.
Pour les propriétaires concernés, le risque immédiat, c'est l'hameçonnage sur mesure. Avec votre nom, votre adresse et votre bien, un faux courrier des impôts devient tout de suite bien plus crédible. Méfiance sur tout ce qui touchera au foncier dans les prochaines semaines.
Source : MacG

A smart monitor can do far more than display a PC. Built-in apps, ACR, and advertising systems can introduce additional privacy considerations.
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Life360's new QR pet tag costs $7.99 once, while Pet GPS adds live tracking and escape alerts with a paid membership. Here's where each fits.
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Oura faces a proposed class action challenging its sleep-tracking accuracy claims, raising broader questions about how wearables present estimated health data.
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Vous avez déjà tapé votre nom sur Google ? Non, pas pour stalker votre ex. Votre PROPRE nom. Faites-le. Je vous attends.
...
Vous avez trouvé quelque chose ? Peut-être votre adresse, votre numéro de téléphone, votre email, vos anciennes adresses, peut-être même votre numéro de sécu ou votre date de naissance. Le tout exposé sur des sites que vous ne connaissez même pas. Des sites avec des noms à la con du genre PeopleSearchPro ou Spokeo ou je sais pas quelle autre saloperie. Et le pire ? C'est légal. Ces mecs vendent vos données comme si c'était des bonbons.
Moi, j'ai découvert ça par hasard. Je cherchais un truc, je tape mon nom, et BIM, première page de résultats : mon adresse perso, affichée en grand, avec en prime mon numéro de téléphone. J'étais pas bien de voir mon adresse perso sur Google alors que je fais attention... La faute à un pays européen qui tient un registre public pour la douane et que des boites privées spécialisées en SEO mettent sur le net en accès libre pour faire du trafic. Bref, accessible à n'importe quel taré, harceleur, ou escroc qui a 5 minutes et une connexion internet.
Alors, pour ceux qui dorment au fond, un data broker c'est quoi ? C'est une boîte qui fait du fric en récoltant vos infos personnelles et en les revendant au plus offrant. Tout ce que j'ai déjà mentionné plus haut, mais aussi votre statut marital, votre boulot, vos habitudes d'achat, vos préférences politiques, votre historique médical et même vos antécédents judiciaires. Tout.
Ils récupèrent ça via vos cookies, vos inscriptions en ligne, les registres publics, vos cartes de fidélité, divers hacks de bases de données (ou des sites tenus avec les pieds par le gouvernement). Et surtout via les petites cases que vous cochez sans lire dans les conditions générales. Vous savez, celles où vous acceptez que vos données soient "partagées avec des partenaires tiers". Sauf que ces partenaires, c'est souvent des data brokers. Et eux, ils revendent à qui veut : marketeurs, arnaqueurs, stalkers, ou le mec chelou du métro.
Apple peut vous protéger des trackers dans Safari, mais Apple ne peut pas effacer des années de données déjà disséminées sur des centaines de bases de données. C'est comme essuyer une flaque avec une éponge alors que quelqu'un continue de verser de l'eau.
C'est là qu' Incogni entre en jeu . C'est un service créé par les mecs derrière Surfshark (et maintenant dans la famille NordVPN) qui fait UNE SEULE chose, mais il la fait bien. Il va contacter les data brokers à votre place et exiger la suppression de vos données.
Pas besoin de passer des week-ends à remplir des formulaires d'opt-out incompréhensibles sur 250 sites différents. Vous créez un compte, vous signez une autorisation légale pour qu'ils agissent en votre nom, et vous laissez le robot faire le boulot.
Dans mes tests, plusieurs demandes de suppression ont été envoyées en moins de 10 minutes après l'inscription. Dix minutes. Et presque une centaine dans les semaines/mois qui ont suivi . Après deux mois, environ 90% des demandes étaient finalisées. Moi, à la main, j'en aurais fait trois en une heure, et j'aurais abandonné en pleurant.
Le tableau de bord est clair. Vous voyez combien de brokers ont été contactés, combien ont répondu, combien ont supprimé vos données et combien traînent les pieds. Incogni renvoie des demandes récurrentes tous les 60 à 90 jours pour ceux qui font le mort, et demande à être ajouté sur des listes de suppression pour éviter que vos données ne réapparaissent.
Et ça marche. Deloitte a audité le service et confirmé que Incogni a traité plus de 245 millions de demandes de suppression pour ses clients, couvre bien plus de 420 data brokers et n'a aucune affiliation avec ces derniers. C'est vérifié par un cabinet d'audit indépendant.
Incogni propose plusieurs formules :
Oui, c'est plus cher qu'avant. Le service est passé au prix plein de 11,7$ à 14,4€ mensuel pour le Standard. Mais en abonnement annuel avec les réductions, on reste à 7,2€/mois. Pour un service qui vous évite des centaines d'heures de travail manuel, c'est plutôt pas mal. DeleteMe, le concurrent, coûte sensiblement plus cher.
Et pour les lecteurs de Korben, il y a le code KORBEN55 qui donne 55% de réduction sur les plans annuels. À saisir au moment de payer.
Depuis que j'utilise Incogni, voici ce qui a changé concrètement :
Faut pas se leurrer, Incogni est un outil spécialisé, pas une baguette magique. Il ne fait PAS de monitoring de crédit, de scan du dark web, d'assurance vol d'identité, VPN ou antivirus. Si vous partez de zéro en protection d'identité, Incogni seul ne suffit pas. C'est un excellent complément à un VPN, un gestionnaire de mots de passe, et un service de monitoring. Mais c'est pas une solution tout-en-un.
Et contrairement à Optery, Incogni ne fournit pas de captures d'écran prouvant ce qui a été trouvé avant suppression. Vous devez faire confiance au processus automatisé. Pour moi, le rapport de Deloitte et les résultats concrets suffisent. Mais si vous êtes du genre à vouloir des preuves visuelles, Optery sera peut-être plus votre truc.
Le gros avantage pour les Européens c'est que souvent les services de suppression de données sont centrés sur les USA. Incogni, lui, couvre non seulement USA, Canada et UK, mais aussi tous les pays de l'UE (27 pays) ainsi que la Suisse, la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein.
En Europe, on a le RGPD. Le service de Surfshark s'en sert comme d'une massue légale pour forcer les brokers à coopérer. Aux USA, c'est le CCPA. Au Canada, PIPEDA. Bref, ils utilisent les lois locales les plus strictes pour vous protéger. Si vous êtes en France, en Allemagne ou en Espagne, c'est probablement votre meilleure option.
Bref
Votre identité est déjà en ligne. Vos données sont déjà vendues. Le seul choix que vous avez, c'est de faire quelque chose ou de laisser faire. Incogni ne vous rendra pas anonyme. Il ne vous protégera pas des hackers qui cassent vos mots de passe. Mais il réduira de beaucoup votre empreinte numérique sur les sites de data brokers. Et quand j'ai vu mon adresse disparaître de Google, je peux vous dire que les 7€ par mois, ça se paie avec le sourire.
Comme toujours, dans le doute, supprimez. Et si vous devez supprimer des centaines de fois, automatisez.
Code KORBEN55 : -55% sur les plans annuels.
Garmin patents reveal how the company is exploring wrist-based HbA1c tracking as Apple pursues its own non-invasive glucose monitoring technology.
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Google tests AI-powered smartphone photos to estimate body composition and insulin-resistance risk, hinting at a new path for blood sugar tracking tools.
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Galaxy Watch9 costs $20 less than Pixel Watch 5, but phone compatibility, battery life, and access to health features may matter more.
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Au début du mois d'août, une Toyota Yaris de 2009 est passée devant une caméra Flock à Las Vegas sans être "vue". Car même si la caméra l'a filmée correctement, le logiciel de détection, lui, n'a rien inscrit dans ses logs, comme si la rue était restée vide...
J'ai trouvé ça intéressant parce que ça ne nécessite pas de grande technologie... Non, il faut juste que la voiture soit recouverte d'un certain motif généré à l'aide d'un ordinateur. C'est un motif qui ne cache rien puisque la plaque d'immatriculation reste à sa place réglementaire et est parfaitement visible.
Mais ce qu'il faut savoir avant pour bien comprendre comment ça fonctionne, c'est qu'une caméra de lecture de plaques ne lit pas une plaque en permanence. Elle repère d'abord un véhicule dans l'image, puis va chercher la plaque dessus. Du coup, en cassant la première étape, la seconde n'a jamais lieu. La plaque reste donc visible mais le système n'a pas l'idée d'aller la lire...
Derrière l'expérience, on retrouve Bill Swearingen, un vieux de la vieille de la sécu qui a cofondé SecKC, le meetup sécurité de Kansas City. Son projet s'appelle noRecognition et fonctionne comme un fuzzer. Il génère un motif, le passe devant des modèles de détection, note ce qui échoue, et recommence et ainsi de suite... 31,7 millions de tests plus tard, il produit alors des motifs à la demande pour déjouer ce genre de caméra.
Alors pourquoi quelqu'un irait dépenser un an de calcul machine là-dessus ? Hé bien parce que Flock revendique 93 plaques correctement lues sur 100, pour plus de 20 milliards de lectures par mois et que l'Institute for Justice a recensé au moins 27 automobilistes innocents arrêtés, détenus ou emprisonnés depuis 2018 à cause d'une de ces erreurs de lecture...
Et dans près des deux tiers des cas, les policiers s'en sont rendu compte après avoir sorti leur arme. Bref, la polémique enfle aux États-Unis, encore plus depuis février dernier, dans l'Arkansas, quand un couple s'est retrouvé injustement menotté au bord de la route à cause d'une de ces caméras, pendant que leur bébé de six semaines attendait dans le siège auto.
Swearingen a même mis à dispo publiquement un tableau de bord public qui affiche en toutes lettres les résultats chiffrés qui sortent de ses modèles réels avec l'impression et la caméra simulées. Son tableau de bord indique également que pour le moment, aucun motif unique ne bat encore les onze modèles de caméra de son banc d'essai, en même temps, et surtout, il a mesuré jusqu'à 64 % d'écart entre les chiffres de son labo et les vrais tests réalisés dans le monde extérieur. J'ai rarement vu une page de vente aussi peu vendeuse ^^ mais au moins c'est honnête.
Et ça n'a pas empêché sa campagne Kickstarter de dépasser de 20 fois son objectif. Ses motifs générés se vendent en t-shirts et en hoodies, mais ce qui vaut pour une carrosserie ne vaut pas forcément pour un vêtement. En effet, une portière est plate, rigide et ce qui y est imprimé est fixe. Alors qu'un tissu se plie et se déforme, et Swearingen prévient qu'un motif imprimé trop grand ou trop petit cessera de fonctionner sans que ça ne se remarque.
Et chez nous en France ?
Hé bien les lecteurs de plaques tournent aussi donc possiblement, ça pourrait aussi fonctionner ici. Mais tout ceci reste géré au niveau de l'État et des communes, et c'est contrôlé par la CNIL. Même si on n'en est pas loin, ce n'est donc pas encore dans ce cauchemar très américain où ce sont des dizaines de réseaux privés comme Flock, revendus clé en main aux villes, qui font la loi, peu importe le taux d'erreur du logiciel.
Source : Bitdefender

Un pirate qui se fait appeler ZeroBytes a revendiqué mercredi, sur un forum fréquenté par les cybercriminels, le vol de près de 680 000 lignes de données extraites d'un outil interne de la Direction générale des Finances publiques. Bercy a confirmé l'intrusion dès le lendemain.
L'attaque ne date pourtant pas d'hier. Elle remonte à la fin juin, au 26 très exactement selon le pirate, et l'administration l'avait détectée puis interrompue à l'époque, sans jamais en toucher un mot publiquement.
Dans le lot, on trouve des noms, des dates de naissance, des adresses et des informations foncières et cadastrales, pour environ 390 000 particuliers et 285 000 professionnels. Les mots de passe et les coordonnées bancaires ne figurent pas parmi les données citées.
ZeroBytes raconte s'être promené de serveur en serveur avant de décrocher un accès VPN, la porte d'entrée à distance du réseau, qui lui a ouvert plusieurs outils internes du fisc. La version officielle parle plus sobrement d'une usurpation d'identité ayant permis un accès illégitime.
Une seconde fuite circule aussi sur les mêmes forums et toucherait environ 2 millions de propriétaires, mais celle-là n'a rien d'officiel pour le moment.
L'ANSSI, le pompier informatique de l'État, enquête, et la CNIL a été prévenue comme la loi l'impose.
Le fisc n'en est pourtant pas à son coup d'essai. Entre fin janvier et mi-février, des pirates avaient déjà consulté frauduleusement 1,2 million de comptes bancaires dans le fichier FICOBA, en utilisant les identifiants compromis d'un agent. Deux intrusions en un an, ça commence à faire beaucoup.
Dans l'immédiat, méfiez-vous des mails, des SMS et des coups de fil qui se réclament des impôts, surtout s'ils alignent vos vraies informations personnelles pour vous mettre en confiance. Une adresse exacte et une date de naissance correcte ne prouvent plus rien du tout.
Reste à savoir quand chacun des 680 000 concernés recevra le petit message l'informant que ses données se baladent dans la nature.
Source : Cyberattaque.org

Sachez-le, les amigos, je reprendrai mes lives Twitch début septembre, parce que là j'ai pas vraiment le temps et qu'il fait trop trop chaud. Mais ça ne m'empêche pas de surveiller ce qui s'y passe... Car pendant que la chaîne dort, faut savoir que Twitch a ajouté un réglage que personne n'a demandé comme d'hab : une case qui autorise Amazon à entraîner ses modèles d'IA générative sur le contenu de votre chaîne. Et bien sûr, comme d'hab, c'est coché par défaut.
L'annonce n'est pas passée par le blog officiel mais discrètement via un message du compte Twitch Support sur X, le 12 août, pour expliquer qu'on peut désormais refuser ça. Donc si vous ne faites rien, vous avez déjà accepté...
Alors c'est pas très très nouveau cette histoire d'entraîner des IA avec le contenu des streams puisque dès 2024 , lors d'un événement organisé par The Information, les journalistes demandaient à Mike Minton, alors directeur de la monétisation de Twitch, si Amazon se servait de la plateforme pour entraîner ses modèles. Et sa réponse c'était "Ouais, carrément."
Il précisait quand même que ça se faisait "dans les limites de la confiance des utilisateurs et des réglementations sur la vie privée" et depuis Minton est passé directeur produit, et c'est lui qui a "justifié" en direct la case cochée d'office en expliquant que "* Si c'était en opt-in, personne ne cocherait.*" Au moins c'est clair... J'sais pas si l'IA Act Européen a tenu compte de ce genre de chose mais visiblement, ça ne les concerne pas trop.
Voilà, ce réglage est visible sur tous les comptes, que vous streamiez tous les soirs ou que vous n'allumiez jamais votre webcam. Il couvre vos streams, vos VODs, vos clips, le chat de votre chaîne, ses images et ses textes. Twitch donne comme exemple d'usage, votre voix, qui peut affiner des modèles de reconnaissance vocale réutilisés bien au-delà de la plateforme. Bref, encore un endroit où il est nécessaire de reprendre la main sur ses données .
Direction twitch.tv/settings/security , la page Sécurité et confidentialité de votre compte. Descendez jusqu'à la section Privacy, tout en bas : le réglage s'appelle "Training for Generative AI". Basculez-le sur off et votre contenu sort du périmètre d'entraînement.
Voilà c'est tout.
Il y a aussi un petit détail que la FAQ de Twitch glisse discrètos... Quand vous écrivez dans le chat d'une autre chaîne, c'est le réglage de cette chaîne qui décide du sort de vos messages, et pas le vôtre. Vous pouvez donc avoir tout coupé chez vous et nourrir quand même l'entraînement IA, ailleurs. Et c'est pareil dans l'autre sens. Ce que vos viewers tapent chez vous suit votre réglage à vous, donc si vous respectez vos viewers, vaut mieux décocher cette case.
Après le refus ne coupe ni AutoMod ni les sous-titres automatiques, qui tournent sans nourrir de modèle génératif et surtout il ne remonte pas le temps puisque ce qui a déjà servi à entraîner l'IA par le passé y restera. Snif.

Google Health now sends Fitbit workouts, sleep, steps, and vitals to Apple Health, removing the need for third-party syncing apps.
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Même les hackers ne veulent plus voir les lunettes connectées de Meta. Les organisateurs de la DEF CON, la plus grande convention de hackers au monde qui se tient chaque été à Las Vegas depuis 1993, ont annoncé sur leurs réseaux sociaux l'interdiction pure et simple des "lunettes de style Meta dotées de capacités d'enregistrement" dans l'enceinte de l'édition qui ouvre le 6 août.
Et la règle ne souffre aucune exception, pas même pour ceux qui ont fait monter des verres correcteurs sur leur monture connectée. "Pensez à emporter des lunettes conformes si vous en avez besoin", préviennent les organisateurs. Le message est clair.
Pour situer, la DEF CON attire chaque année plus de 30 000 participants, chercheurs en sécurité, agents fédéraux et bidouilleurs de tout poil, dans une ambiance où la paranoïa est presque une politesse. Le règlement photo, en place depuis 2023, interdit déjà de photographier qui que ce soit sans son accord, à l'exception des intervenants sur scène.
Sauf que voilà, les lunettes conçues par Meta avec EssilorLuxottica, le géant franco-italien de l'optique, sous les marques Ray-Ban et Oakley, ressemblent à s'y méprendre à des montures classiques. La caméra se niche dans la branche et seule une petite diode signale que ça tourne.
Du coup, impossible pour votre voisin de savoir s'il est filmé, et filmer quelqu'un en douce constitue une violation du code de conduite de la conférence. Dans un événement où une partie du public paie encore son badge de 520 dollars en liquide pour ne pas laisser de trace, on comprend que ça coince.
Eva Galperin, directrice de la cybersécurité à l'EFF, la grande association américaine de défense des libertés numériques, a applaudi des deux mains : "ravie de voir une politique "pas de lunettes de voyeur" à la DEF CON". Le surnom anglais, "pervert glasses", littéralement des lunettes de pervers, colle au produit depuis un bon moment.
Meta a bien senti le vent tourner, puisqu'une mise à jour déployée en juillet désactive désormais la caméra quand la diode témoin est masquée ou cassée. Visiblement, ça n'a pas suffi à rassurer grand monde.
La DEF CON n'est d'ailleurs pas seule, un organisateur britannique de Comic Cons et même une compagnie de ferries écossaise ont pris des mesures comparables. En 2013, les casinos de Las Vegas avaient déjà banni les Google Glass, autrement plus voyantes avec leur écran vissé sur la monture.
Quand les spécialistes de l'espionnage des machines refusent eux-mêmes d'être filmés à leur insu, le grand public aurait tort de ne pas se poser les mêmes questions.
Source : The Register

Ma page "Quelle est mon adresse IP" traînait sur korben.info depuis presque 15 ans, à peu près dans son jus d'origine. Hé bien, bonne nouvelle, je viens de la refaire entièrement, et elle est là : korben.info/ip .
Vous arrivez dessus, votre IP publique s'affiche en gros, IPv4 et IPv6 séparées avec un bouton copier, et juste en dessous une grille de cartes déballe tout ce que votre connexion raconte sur vous sans que vous ayez rien demandé. La localisation estimée d'abord, sauf que c'est pas du GPS, juste la ville que les bases GeoIP collent à votre IP (sur mobile ça part parfois à 200 km à côté) mais aussi votre opérateur et son numéro d'AS, de datacenter Cloudflare par lequel vous passez, la latence jusqu'à lui, le protocole, le chiffrement.
Y'a une carte que je trouve bien pratique aussi c'est la carte "VPN ou pas ?". Elle compare le fuseau horaire vu depuis votre IP avec celui réglé sur votre appareil, et repère si vous sortez par une IP de datacenter, le signe quasi certain d'un VPN ou d'un proxy.
J'ai ajouté aussi un petit test de débit maison (descendant, montant, latence, gigue), tout comme le fameux leak WebRTC, ce truc qui balançait votre IP locale à n'importe quel site avant que les navigateurs ne finissent par la masquer. Ça peut encore fonctionner sur de vieux browser alors je l'ai laissé.
Le point important, parce que je sais que vous allez me poser la question, c'est que de mon côté, rien n'est stocké, rien n'est tracé, rien n'est revendu. Tout est lu à la volée entre votre navigateur et mon CDN, qui se contente de faire transiter vos requêtes comme n'importe quel hébergeur. Votre IP en dit déjà bien assez long sur vous comme ça, pas la peine d'en remettre une couche.
Bref, un bon coup de bouc-marque (bookmark, pour les intimes ^^) sur korben.info/ip et vous aurez votre IP et l'état de votre connexion sous la main en un clic.

Un site sans cookie de mesure d'audience et sans bandeau de consentement, c'est reposant je trouve... Sauf qu'à cause de ça, bah je ne savais plus trop combien de gens venaient me lire tous les jours. Relou hein ?
C'était ma situation depuis un moment déjà, vu que tout ce qui servait à mesurer l'audience a dégagé de korben.info il y a un bon bout de temps. Alors faute de mieux, je me suis rabattu sur AWStats, qui lit bêtement les logs Apache du serveur mais bon, c'est pas terrible, parce qu'avec le cache de Cloudflare, il y a une grosse partie de mon trafic qui n'est pas pris en compte.
En effet, quand Cloudflare possède une copie valide de la page dans son cache, il peut la renvoyer directement sans contacter le serveur d'origine. Vous êtes donc bien un visiteur réel, mais Apache ne voit aucune requête et AWStats ne vous comptabilise pas. Du coup, tous les outils fondés exclusivement sur les logs d'origine sous-estiment la part du trafic absorbée par le cache.
Après il y a bien le classique Google Analytics, mais bon même configuré en mode full RGPD, ça reste Google et ça appelle quand même un service tiers aux US... Vous connaissez aussi déjà des alternatives propres, puisque je vous ai parlé de Matomo, Plausible et de Vince Analytics , mais elles ajoutent toutes une mesure côté navigateur, avec un script, un pixel ou un stockage local (le localstorage) et moi, je ne voulais aucun outil d'audience de plus dans vos pages !
De son côté, Cloudflare lui, voit chaque requête HTTP qui atteint son réseau, y compris celles auxquelles son cache répond. Ses chiffres couvrent donc beaucoup mieux le trafic HTTP que mes logs d'origine. Le souci, c'est que son dashboard, je ne l'aime pas. Je le trouve incomplet, mal foutu, chiant à utiliser, et il ne montre pas ce que j'ai envie de voir.
Donc, histoire d'avoir ce que je voulais, j'ai fini par coder le mien. Enfin, entièrement vibe codé et ça tourne aussi bien sur un serveur qu'en local sur une machine de bureau.
Petite parenthèse pendant que j'y suis, vous ne le savez peut-être pas mais depuis que ChatGPT a débarqué dans nos vies fin 2022, tout ce que je développe moi-même sur ce site et l'ensemble de mes outils internes sont vibes codés avec des LLMs comme ceux d'OpenAI et d'Anthropic. C'était une purge au tout début et maintenant ça s'est tellement amélioré et je me suis tellement spécialisé là-dedans, que le code n'est devenu qu'une formalité. Ne hurlez pas, mon site est statique et j'envoie pas de fusée dans l'espace !
Mon collecteur s'exécute en local, cause à une API, et il n'envoie pas une seule ligne de mesure dans votre navigateur. Bref, que mon backend soit écrit avec un LLM, à la main ou en Brainfuck, vous chargez exactement la même chose de mon outil de stats, c'est-à-dire rien du tout. La garantie est donc architecturale et pas une question de talent.
Et surtout, mon outil de stats n'ajoute aucune mesure dans votre navigateur. Aucun JavaScript ni cookie supplémentaire n'est posé par mon outil. À la place, il lit l'API GraphQL Analytics de Cloudflare, en lecture seule et récupère des compteurs déjà agrégés par jour et par dimension. Cela veut dire par exemple, que quand je récupère le nombre "nombre d'IP distinctes par jour", je ne récupère pas les IPs en tant que telles mais juste un total que Cloudflare me communique et qu'il a déjà traité en amont.
Et vous n'êtes pas obligés de me croire sur parole, parce que c'est vérifiable en 10 secondes... Ouvrez l'inspecteur de votre navigateur, onglet Réseau, et rechargez cette page. Vous ne verrez aucun script de mesure d'audience, aucun appel vers un domaine tiers et aucune iframe. Même les vidéos YouTube ne se chargent qu'au moment où vous cliquez sur la vignette. Le seul truc qui bouge, c'est le compteur du footer qui télécharge un nombre, sans rien renvoyer derrière.
Attention, ce n'est pas à confondre avec Cloudflare Web Analytics et ses mesures RUM (Real User Monitoring) puisque cette fonctionnalité injecte un bout de JavaScript pour mesurer les performances ressenties dans le navigateur. Chez moi, c'est désactivé tout ça.
Maintenant soyons clairs sur un point, parce que c'est l'objection évidente et qu'elle est parfaitement légitime... Cloudflare, lui, voit bien votre adresse IP. Pas à cause de mon outil de stats, mais parce que c'est un reverse proxy et que c'est mécaniquement ce qui se passe dès qu'un site est derrière un CDN. Votre requête arrive chez eux avant d'arriver chez moi, sinon ils ne pourraient ni router, ni mettre en cache, ni bloquer une attaque. Mon outil ne change rien à ça, il se contente de lire des totaux déjà calculés et je ne récupère jamais la moindre IP. Tout est détaillé dans mes CGU, avec les bases légales, les durées et la liste des cookies de sécurité, si vous voulez le détail complet.
Mon outil et le compteur que vous pouvez retrouver dans le footer de mon site reposent sur les requêtes collectées côté serveur chez Cloudflare et sans l'analyse web, je ne peux juste pas suivre par exemple un parcours utilisateur, connaitre un taux de rebond ou évaluer les temps de chargement mesurés chez les lecteurs. Rien de grave donc...
Maintenant, il y a un souci chez Cloudflare, c'est que selon le jeu de données et le forfait que vous payez ou non, le détail ne reste interrogeable que durant une fenêtre limitée de temps. Mon outil doit donc passer chaque jour récupérer les agrégats encore disponibles et les stocker dans une base SQLite sur mon serveur ou en local, selon la façon dont on l'a déployé.
Ça me permet de garder mon propre historique agrégé. J'ai aussi activé le Super Bot Fight Mode de Cloudflare, qui réduit une large partie du trafic automatisé, mais attention, ça ne me donne pas pour autant des stats sans aucun bot. Les crawlers autorisés comme Googlebot et ceux qui passent entre les mailles du filet restent comptabilisés dans mes chiffres, exactement comme avec tous les autres outils de mesure web. Et je préfère le dire clairement plutôt que de vous vendre des chiffres "propres" qui ne le sont jamais totalement, vu qu'un filtre anti-bot ne peut retirer que les bots qu'il a détectés.
À côté de ça, j'ai aussi branché ma Google Search Console, et là non plus sans installer la moindre bibliothèque tierce... Je signe moi-même un JWT en RS256 avec le module crypto natif de Node, je l'échange contre un jeton d'accès chez Google, et le compte de service que j'utilise est restreint au scope lecture seule. Ça m'apporte des statistiques agrégées sur les impressions, les positions, les requêtes de recherche et surtout Discover !!
Si je devais résumer ça, je dirais que Cloudflare estime le volume de trafic et que Search Console montre quelles recherches produisent des impressions et des clics, même si sans aucun tracking en place, ça n'explique évidemment pas la motivation de chaque lecteur. Mais osef ! Et comme Cloudflare embarque aussi son pare-feu, j'en profite pour rapatrier des statistiques sur les événements de sécurité et les routes attaquées, comme ça, je peux tout voir au même endroit.
Maintenant, le vrai plaisir, c'est de pouvoir afficher ce que je veux dans mon propre dashboard. Par exemple, la répartition par langue, les navigateurs, d'où provient le trafic avec un joli petit camembert, les pays, l'état de mon cache, la bande passante, etc. Et quand j'ai un nouveau besoin qui me pête dans le cerveau, je peux ajouter une vue rapidement et je ne m'encombre pas de ce qui ne me sert pas.
Sans traceur placé chez vous, je ne connais donc pas les sessions, le taux de rebond, le parcours de lecture, les entonnoirs de conversion, donc impossible de savoir si vous êtes revenu hier, ni dans quel ordre vous avez lu 3 articles. Mais je m'en tape complètement puisque ces métriques ne m'ont jamais servi à rien.
Ce que je veux connaitre, c'est surtout l'ordre de grandeur de l'audience et le nombre de pages demandées. Le parcours individuel et les entonnoirs de conversion, c'est surtout un besoin de régie publicitaire ou de site e-commerce, et pas d'un site comme le mien. Quand on sait que les bandeaux de cookies nous coûtent 575 millions d'heures perdues collectivement, et que l'Europe réfléchit enfin à les alléger , s'en passer n'est pas vraiment une punition.
Bref, mes stats sont maintenant plus digestes que celles d'AWStats, sans avoir à vous tracker ou vous faire charger quoi que ce soit. Ça me va donc très bien. Et si vous voulez un avant-goût de la technique derrière l'outil, j'ai montré récemment comment vous faire un compteur de fréquentation gratuit , donc n'hésitez pas à y jeter un œil...
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Vos empreintes digitales, votre photo et jusqu'à votre ADN, voilà ce que les États-Unis aimeraient consulter directement dans les fichiers de police européens. Le deal s'appelle Enhanced Border Security Partnership (EBSP), et la monnaie d'échange, vous la connaissez bien si vous avez déjà voyagé aux États-Unis. C'est ce petit formulaire ESTA que vous remplissez avant de filer à New York ou ailleurs (celui qui vous évite le visa).
Le projet d'accord, vous n'étiez pas censé le lire, mais l'ONG Statewatch l'a publié en avril dernier et son article 3 range dans les données biométriques vos empreintes, vos photos et vos données génétiques (oui, votre ADN). Washington réclame cet accès depuis février 2022 à tous les pays dont les citoyens, comme vous, voyagent sans visa, et le Conseil de l'UE a autorisé la Commission à négocier le 16 décembre 2025.
Bruxelles jure vouloir un système de requête ponctuelle (c'est-à-dire un tuyau d'accès), avec ce que le mandat du Conseil appelle "une limitation claire des finalités des données échangées, avec des déclencheurs très spécifiques". Sauf que la demande américaine d'origine, elle, parle de cribler "de façon routinière" les bases biométriques des pays partenaires.
Entre les deux il y a donc un gouffre !
Et le texte ne s'arrête d'ailleurs pas à la biométrie puisqu'il prévoit de faire circuler des "indications de risque" pour déterminer si votre entrée "poserait un risque réel pour la sécurité publique ou l'ordre public". Traduisez : votre profil, vos fréquentations, vos opinions. Vous vous souvenez de ce touriste refoulé à cause d'un mème sur JD Vance ? Ou toutes ces histoires de douaniers qui fouillent votre téléphone à l'arrivée ? Bah je vous laisse imaginer la cata...
Statewatch pointe surtout la contradiction avec le droit européen lui-même. L'article 9 du RGPD interdit en principe de traiter les données génétiques, et le projet se contente de "garanties appropriées". En effet, la Charte protège les Européens contre la discrimination fondée sur les opinions politiques mais ça, le texte qui cadre ce Enhanced Border Security Partnership, n'en dit rien.
La Cour de justice de l'UE avait retoqué en 2022, dans son arrêt sur le PNR (Passenger Name Record), les traitements automatisés qui décident sans humain dans la boucle, et voilà que ça revient sur le devant de la scène d'une autre manière.
Franchement, c'est relou. On nous impose des bandeaux cookies sur chaque site de recettes de cuisine, on fait tenir un registre de traitement au moindre club de pétanque et pendant ce temps-là, le Conseil européen négocie tranquillou un accès que j'estime abusif pour une administration étrangère à des fichiers d'empreintes (biométriques) nationaux. Ça fait un peu mal au cul vous ne trouvez pas ???
Alors, certes, on voyage sans visa, même si, quelque part, l'ESTA c'est un peu un visa qui ne dit pas son nom. Enfin, moi, je vois pas trop la différence sur le fond... Et puis dans cette Europe à deux vitesses, on a quand même la Bulgarie, Chypre et la Roumanie qui, eux, ont besoin d'un visa. Donc on n'est pas très solidaire sur le coup.
Puis je vous rappelle que les fichiers d'identité français ne sont pas franchement des coffres-forts quand on pense par exemple à l'ANTS qui s'est fait siphonner 19 millions de dossiers via une faille basique . Et sur le sérieux de nos amis américains, je repense à cette grand-mère américaine qui a passé six mois en prison à cause d'un faux positif de reconnaissance faciale, et je me dis que si on y ajoute un croisement transatlantique automatisé des données, ça va pas être joli joli en termes de bourdes...
Bref, pour le moment rien n'est signé et les États membres se déchirent encore sur la portée et les durées de conservation de NOS données qu'ils vont offrir aux États-Unis. Et on verra bien si le Parlement va donner son feu vert, mais en tout cas c'est maintenant que tout se joue.
Voilà, surveillez ce dossier de près et je vous invite à aller lire l'analyse de Statewatch parce qu'elle est plutôt salée.

Il est 1h12 du mat', vous êtes allongé dans le canap, le téléphone à 20 cm du museau, et votre pouce swipe encore et encore dans un automatisme le plus complet... Un reel de chat, une recette de lasagnes, un type qui répare une tondeuse. Vous aviez ouvert Instagram pour répondre à un message d'un pote il y a 40 minutes, et vous en êtes là. Ah bah bravo ! Mais ne vous blâmez pas trop car en sortir est à peu près aussi facile que de quitter un repas de famille avant le café.
Et c'est d'ailleurs pour ça que Bruxelles vient de mettre un nom là-dessus : "le mode pilote automatique".
L'expression est écrite noir sur blanc dans le communiqué que la Commission européenne a publié ce matin et vous l'aurez deviné, on parle bien de ce foutu scroll infini, mais également de l'autoplay, des notifications push et des reels qui je cite, "nourrissent l'envie de continuer à scroller" et "contribuent à des habitudes malsaines et à un usage compulsif". Conclusion, Instagram et Facebook enfreignent le Digital Services Act ! Ah !
Et attention, pas à cause du contenu qui circule dessus. Non, c'est vraiment à cause du design des app en lui-même.
Ce qu'on reproche à Meta, c'est de n'avoir jamais sérieusement évalué ce que ce design fait à votre bien-être physique et mental, mineurs et adultes vulnérables compris, alors qu'elle avait les données sous les yeux. Notamment sur le temps que vos ados passent sur ses applis la nuit.
Et les garde-fous maison prennent cher au passage car les outils de gestion du temps proposés par Meta, même activés par défaut pour les ados, se contournent trop facilement et ne réduisent en rien l'usage. Sans parler des contrôles parentaux qui ne fonctionnent, écrit la Commission, que si vous avez "une expertise technique adéquate" et du temps à y consacrer. Pffff !
Alors Bruxelles sort sa liste de courses : Couper l'autoplay et le scroll infini par défaut, vous imposer de vraies pauses d'écran , et rendre les recommandations moins obsédées par votre engagement. Notre régulateur préféré demande à Meta d'éteindre par défaut le moteur à attention qui fait rentrer le pognon ^^.
Sauf que rien n'est joué. Ce ne sont là que des conclusions préliminaires, et pas une condamnation.
Meta doit encore répondre par écrit, le Comité européen des services numériques donnera ensuite son avis, et seulement après tombera, ou pas, une décision de non-conformité. Au bout du chemin, une amende qui pourrait grimper jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial (environ 201 milliards de dollars en 2025, sortez la calculette).
Meta monte déjà au créneau, et rétorque que ces conclusions du régulateur "*ne prennent pas correctement en compte les mesures significatives que nous avons prises pour protéger les ados *". Évidemment !
Tout ceci ne date pas d'hier puisque la procédure est ouverte depuis mai 2024 mais Bruxelles tape sur plusieurs fronts. Le volet vérification d'âge des moins de 13 ans a déjà eu ses conclusions, celui sur les effets "rabbit hole" des recommandations tourne encore, et TikTok avait déjà goûté à la fessée avec sa version rémunérée .
Perso, je ne crois pas une seconde que Meta coupe le scroll infini par défaut sans se battre durant des années mais je suis quand même content de voir que ça bouge un peu sur ce qu'on appelle l'économie de l'attention dont on est tous victimes.
Bref, la prochaine fois que vous vous réveillez à 1h du mat' à regarder une critique ciné chiante ou un gars qui vous parle de ses montres de luxe alors que vous n'avez pas un rond, dites-vous que l'Europe viendra bientôt vous sauver !

Windows serait passé sous la barre des 60 % de parts de marché. C'est ce qu'on peut lire un peu partout dans la presse tech cette semaine. C'est StatCounter qui le dit avec précisément 56,61 % de Windows comptabilisé en juin 2026. Et juste en dessous, sur la ligne suivante du même tableau, il y a une case bien étrange qui s'appelle "Unknown" et qui est évaluée à 21,45 %. Presque 5 fois Linux ! Et ça, pas grand monde n'en parle...
StatCounter compte ce "Unknown" comme un OS, à côté de macOS, de Chrome OS, de Linux et même de la PlayStation, et si vous cliquez sur le petit bouton "Download" de la page Statcounter, le CSV que vous récupérez ne contient aucune case "Unknown". Le site recalcule tout sans elle et dans ce fichier, Windows remonte à 72 % de part de marché.
Du coup, je me suis demandé quelle était la bonne mesure pour connaître la part de Windows sur le desktop. Est-ce que c'est 56,61 % en comptant les visiteurs non identifiés comme un système d'exploitation, ou 72 % en ne les comptant pas. Si vous faites la division vous-même, 56,61 sur 78,55 (100 − 21,45 = 78,55) donne bien les 72 % du CSV.
Et là, si vous comparez avec l'an dernier, vous verrez qu'en juin 2025, Windows était à 70,13 % dans ce tableau, et "Unknown" à 9,17 %.
Et 12 mois plus tard, v'la ti pas que Windows perd un peu plus de 13 points et la case des non-identifiés en gagne 12. Étrange non ?
Les 2 courbes sont presque symétriques ( Source : StatCounter )
Mais la domination de Microsoft s'effrite quand même, car même sur la base ils sont passés de 77,22 % à ces 72 % en un an. Donc y'a bien une tendance, mais ça n'a rien de l'effondrement annoncé partout. Linux, lui, grimpe de 4,50 % à 5,59 % sur cette même base, et le gros gagnant de l'année, c'est Apple, qui passe de 16,90 % à 20,87 % !
Alors qu'est-ce qu'il y a dans cette case Unknown en réalité ? Et bien on ne le sait pas car StatCounter ne dit pas ce qu'il y a dedans. Mais sur Hacker News , les hypothèses tournent autour des scrapers d'IA qui n'envoient pas d'user-agent standard, des bots qui se déguisent en Windows, et des navigateurs qui brouillent votre empreinte .
Mais pour le moment, aucune n'est réellement prouvée. Ce qui est mesurable par contre, c'est que la case des inconnus gonfle... Nous sommes à peine en juillet 2026 et elle est déjà à 23,67 % de part de marché. Perso, ça m'intrigue plus que le podium Windows / Apple / Linux.
Après, le parseur de StatCounter s'est d'ailleurs déjà planté en beauté par le passé. En octobre 2025, il affichait Windows 7 à 9,61 % pour le mois de septembre, contre 0,88 % en juillet et suite à une résurrection / correction aussi miraculeuse que silencieuse, si vous allez regarder la même case aujourd'hui, vous y lirez 1,62 %.
Leur FAQ précise tout de même que les stats restent révisables durant 45 jours donc ces chiffres qu'on voit actuellement peuvent encore bouger jusqu'à la mi-août... On verra bien.
En tout cas, je suis content de voir que la poussée de Linux n'est pas une illusion. La plupart des jeux Windows tournent maintenant sous Proton , Windows 11 continue de refuser les machines trop vieilles , sans parler du fait que Windows 10 est mort et enterré depuis octobre 2025 (même si les rustines de sécurité de l'ESU tiennent encore la baraque jusqu'en octobre 2027...) donc vous avez tous de vraies raisons de bouger.
Bref, Windows baisse, Linux monte mais un cinquième du panel est devenu invisible, et ça c'est louche...

DuckDuckGo’s web browser, often referred to as the DuckDuckGo Privacy Browser, can now block video ads, including in-video ads on YouTube.
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Si vous lisez ça depuis Abidjan, Dakar, Douala ou Kinshasa, y'a une chance sur deux que votre téléphone soit un Tecno, un Infinix ou un itel. Trois marques, mais un seul patron : Transsion, qui trône sur près de la moitié des smartphones vendus en Afrique.
Et si je vous parle de ça aujourd'hui, c'est parce qu'un chercheur en sécu, Buchodi, vient de décortiquer ce que ces appareils racontent dans votre dos et c'est pas joli, joli.
Son terrain de jeu, c'est un Tecno Spark 40 tout ce qu'il y a de banal. En rétro-ingénierant le firmware, il tombe sur un framework maison signé Transsion, baptisé Athena pour la collecte et oneID pour le pistage entre applis. On n'est pas sur une appli lambda que vous auriez installée, mais un truc costaud câblé au niveau du système, avec les pleins pouvoirs.
Et ce qu'il remonte, c'est du lourd ! Votre position GPS précise, les antennes-relais autour de vous, la consommation réseau appli par appli sur une soixantaine d'applis, quelle appli est affichée à l'écran en temps réel, et même quelle appli vient d'allumer la caméra (pas ce que filme la caméra, hein, juste le fait qu'une appli l'ait activée).
Ensuite, tout ça part vers des domaines en shalltry.com et transsion-os.com. Shalltry, c'est la branche logicielle de Transsion, et les serveurs tournent sur du cloud loué en Europe.
Donc c'est de la télémétrie++ qui part chez le fabricant, mais le gros souci, c'est qu'on ne peut rien désactiver ni désinstaller facilement. C'est vraiment une brique essentielle du téléphone reposant sur le SDK du constructeur. Ça prend racine dans l'application Réglages (pour les paramètres), l'interface système, et surtout dans un module assez discret nommé com.hoffnung qui est bardé de permissions flippantes comme lire le presse-papier en arrière-plan, connaître toutes les applis installées, forcer l'arrêt des autres.
Alors oui, c'est chiffré avec un bon vieux AES, sauf que ça ne sert pas à grand chose parce que la clé de déchiffrement est planquée dans le code de l'application elle-même. Autrement dit, quiconque met la main sur le fichier récupère la clé avec, et peut tout ouvrir. Le chiffrement n'est là que pour faire un peu de camouflage afin que vous ne puissiez pas voir facilement ce qui sort de votre poche. Mais ce n'est absolument pas de la confidentialité.
Et malheureusement, ça ne s'arrête pas à votre smartphone puisque ce même SDK se balade aussi dans des applications grand public très très populaires en Afrique comme Boomplay (100 millions de téléchargements et des poussières), StarTimes ou Orange Max it. Du coup, même avec un mobile d'un autre fabricant, vous pouvez trimballer ce mouchard sans le savoir.
Alors oui, c'est vrai, tous les smartphones font de la télémétrie. Google, Apple, Samsung, Xiaomi, tout le monde collecte des trucs, et des centaines d'applis passées au crible violaient déjà le RGPD début 2026. C'est déjà pas normal, mais ça peut normalement se désactiver assez facilement. Mais dans le cas de Transsion, c'est fait au niveau système, c'est totalement invisible et la destination est très opaque...
Puis surtout, ça concerne la moitié du continent !
Notez que ce n'est pas la première fois que les constructeurs chinois low cost se font choper puisqu' en 2016 déjà, une backdoor chinoise se planquait dans le firmware de smartphones low-cost et balançait contacts et SMS toutes les 72 heures. Plus récemment, il y a eu aussi un malware qui s'appelle Triada et qui a été préinstallé sur environ 53 000 Tecno W2 vendus en Éthiopie, au Ghana ou encore au Cameroun avec, s'il vous plaît, des abonnements souscrits totalement à l'insu de leur propriétaire.
C'était des composants différents à chaque fois, mais le motif se répète.
Alors que faire les amis ? Eh bien la bonne nouvelle, c'est qu'on peut quand même bloquer 2-3 trucs pour les empêcher de remonter des infos. Vu que tout transite par ces fameux domaines, il suffit de bloquer *.shalltry.com (et *.transsion-os.com tant qu'à faire) au niveau DNS.
Ça se fait facilement avec un NextDNS, un AdGuard ou un Pi-hole à la maison, ou directement sur le téléphone avec cette application qui s'appelle Personal DNS Filter , et comme ça, la télémétrie se retrouve isolée sans toucher au reste.
Par contre, ça ne sert à rien d'aller trifouiller les réglages du téléphone parce que ce n'est pas désactivable à partir de là. Désolé.

Check the settings on Apple Watch, Galaxy Watch, Pixel Watch, Huawei Watch, and Garmin that can affect glucose alerts, visibility, and context.
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Cet aprem, je bossais tranquillou quand j'ai reçu un mail de DoctoLib qui m'a bien énervé avec pour titre : "Doctolib s'engage dans la recherche pour améliorer la santé". Bon, si on s'arrête au titre, on se dit "Ah bravo, Doctolib", sauf qu'en le lisant en entier, j'ai vite compris qu'ils venaient de décider à ma place que mes données de santé allaient nourrir des trucs, des bidules et des machins pour de la recherche en intelligence artificielle.
Et bien sûr que si ça ne me plaisait pas, bah fallait que je le dise.
Alors ce qu'ils expliquent dans ce mail, c'est qu'à partir d'août 2026, Doctolib lance un projet de recherche mené par une équipe associée à Inria, l'Inserm et l'Université Paris Cité pour, je cite "améliorer les parcours de soins grâce à l'IA". Jusque-là, difficile de cracher dessus, ce sont des institutions publiques sérieuses et l'objectif est louable. Le truc, c'est ce qu'ils vont manger pour y arriver : nos données démographiques, nos données de santé, et même celles de vos proches rattachés à votre compte. Et cela que ces données aient été renseignées par nous ou par nos soignants.
Et surtout, Doctolib ne nous demande pas notre accord. Ils s'appuient sur ce qu'on appelle l'intérêt légitime, une base légale du RGPD qui leur permet de piocher dans nos données sans passer par la case consentement. Hé ouais, en clair, on ne vous prend pas votre consentement, on vous l'enlève. Vous n'avez même pas à dire oui, c'est déjà oui par défaut, et vous êtes obligé de dire non si vous voulez sortir du dispositif.
Ils présentent ça comme de l'intérêt légitime, sauf qu'en même temps on ne sait pas du tout sur quoi ils vont bosser, on ne sait pas avec qui ils vont bosser, on ne sait pas comment nos données seront sécurisées, bref, on ne sait rien du tout. Alors forcément, moi je m'inquiète surtout que leur mail annonce clairement que d'autres travaux suivront, "avec des hôpitaux ou des institutions privées ou publiques". Donc on accepte qu'ils signent à notre place un chèque en blanc avec nos données pour des projets futurs dont personne ne connaît le contenu et basta, tout ça sous couvert d'intérêt légitime. Ce n'est que mon avis mais je trouve ça vraiment léger.
Alors oui, tout ça est parfaitement légal. Doctolib s'appuie sur la méthodologie MR-004 de la CNIL , qui encadre la recherche en santé et autorise justement ce fonctionnement par opposition plutôt que par consentement. Rien d'illégal là-dedans. Mais légal ne veut pas dire que je dois être d'accord.
Et c'est bien ça le problème... Ce cadre légal permet à une entreprise privée comme Doctolib de considérer que nos données de santé lui appartiennent assez pour les offrir (ou les revendre, je n'en sais rien ??) à la recherche, tant que vous ne levez pas la main pour refuser.
Doctolib tente de nous rassurer aussi en expliquant que les données sont pseudonymisées et "ne permettent pas de nous identifier directement". Notez bien le "directement", lol, ça ne se mouille pas trop. En réalité, pseudonymisé, ça ne veut pas dire anonyme... Ça veut seulement dire qu'on a remplacé votre nom par un code, mais que le lien existe toujours quelque part et reste réversible. Aux yeux de la loi, ça reste encore vos données personnelles . La vraie anonymisation, elle, est irréversible, et ce n'est pas ce dont on parle ici.
Et puis il y a le contexte... Non, Doctolib n'a pas subi de grosse fuite de données, il faut être honnête là-dessus mais on nage actuellement dans un écosystème tech en France qui prend l'eau de partout : 33 millions de Français touchés par le piratage des mutuelles Viamedis et Almerys début 2024, une quinzaine de millions de plus avec la fuite Cegedim en 2026. Chaque base de données de santé qui se constitue quelque part, c'est une cible de plus.
Et il y a un mois à peine, le Canard Enchaîné accusait Doctolib de transmettre des infos à Google, Microsoft et Anthropic pour de l'IA. Doctolib a répondu que ces boîtes n'étaient que des prestataires techniques qui n'entraînent pas leurs modèles avec vos données. Alors peut-être, hein, mais quand on nous demande de faire confiance sur parole pour des données aussi intimes que notre santé, l'inquiétude a le droit d'exister.
Bref, moi je m'oppose, et si vous êtes sur Doctolib je vous invite au moins à décider en connaissance de cause. Le mail est probablement arrivé dans vos spams, donc pour refuser, sachez que ça se passe dans les paramètres de confidentialité de votre compte, via le formulaire d'exclusion de la recherche . Ça bloque toute utilisation future de vos données et de celles de vos proches, sans aucun impact sur vos rendez-vous ni sur vos soins. Faites-le avant août 2026, car c'est le moment où le premier projet démarre.
Enfin bref, moi je pense qu'on devrait avoir à donner son accord, et pas à courir derrière ces boîtes pour retirer un accord qu'on n'a jamais donné en pleine conscience... C'est ça qui me dérange surtout.

Putain, c'est abusé, vous allez voir ! Peter Stokes, 19 ans, accusé d'appartenir au groupe Scattered Spider, enchaînait les VPN et changeait de pays pour brouiller les pistes mais le FBI l'a quand même coincé. Et vous savez grâce à quoi ?
Hé bien grâce à un petit numéro planqué dans son Windows. C'est Microsoft qui l'a mouchardé aux enquêteurs et ça a suffi pour le relier à une intrusion malgré tous ses VPN.
Et alors me direz-vous, vous aussi vous avez un numéro sur votre machine qui peut servir à vous identifier... Ce truc s'appelle le GDID, pour Global Device Identifier et c'est un identifiant unique qui est attribué lors de chaque installation de Windows. Il sert à la télémétrie, au rapport de plantage, à la vérification des licences et surtout il reste constant même après des mises à jour.
Vous ne le voyez jamais, vous ne l'avez jamais choisi, et il ne bouge pas d'un poil quand vous changez d'adresse IP. Normal, un VPN protège la couche réseau, mais pas ce que laisse fuiter votre OS. Et ça on l'apprend dans la plainte de 39 pages qui a été rendue publique début juillet, où elle expliquait comment Microsoft a fourni au FBI l'historique des adresses IP rattachées à ce GDID précis.
Les enquêteurs n'ont eu qu'à croiser ça avec les comptes perso de Stokes, de son compte Apple à ses comptes de gaming, en passant par Snapchat et Facebook, pour finalement découvrir des adresses IP à Tallinn, New York, ou encore la Thaïlande, ce qui correspond exactement à ses déplacements.
Le mec pouvait empiler 10 VPN s'il le voulait, Microsoft le suivait à la trace quand même. Et c'est là que ça me hérisse le poil, parce que le problème, ce n'est pas que la justice ait serré un type accusé d'avoir extorqué des millions. Ça, c'est le boulot du FBI, et tant mieux s'ils l'ont arrêté.
Non, le vrai problème, c'est que Microsoft dispose d'un identifiant permanent sur plus d'un milliard de machines, qu'ils ne communiquent pas dessus, qu'ils le partagent tranquille sur demande, et qu'on ne peut même pas le désactiver.
Alors on fait quoi ? Bah déjà, on arrête de subir. Vous pouvez installer Windows 11 sans compte Microsoft pour couper une partie de la laisse, désactiver la télémétrie facultative pour limiter les autres fuites, ou carrément regarder du côté d'une stack privacy européenne . Aucune de ces astuces ne touchera au GDID par contre, car il n'y a aucun bouton pour ça, et c'est bien ça le fond du problème.
Mais bon, j'imagine que des petits malins vont sortir des logiciels qui vont permettre soit de désactiver ce numéro ... Et là, vous pourrez compter sur moi pour que je vous le partage. Quoi qu'il en soit, quand vous utilisez Windows, gardez juste en tête que vous n'êtes jamais vraiment seul. Et que quelqu'un vous épie en permanence... Brrrr.

Stelios Kouloglou, ancien eurodéputé grec, et journaliste d'investigation, siégeait à la commission PEGA du Parlement européen et à l'époque, son cheval de bataille c'était de traquer Pegasus, le mouchard pour smartphone de la société israélienne NSO Group.
Eh bien devinez quoi ? Son smartphone à lui était aussi infecté par Pegasus !
C'est Citizen Lab, un labo planqué à l'université de Toronto, qui a retourné son iPhone en mai dernier et qui a retrouvé la trace de 2 infections. La première en octobre 2022, et la suivante en mars 2023. Pile au moment où la commission PEGA bossait sur son rapport, donc...
Mais avant de tout vous expliquer, je me permets de faire un petit rappel pour ceux qui ont raté le premier épisode. Pegasus, c'est un outil d'une société privée qui travaille dans la surveillance et qui s'appelle NSO Group. Cet outil est capable de s'installer tout seul sur un iPhone, sans avoir besoin du moindre clic de la victime. Aucune interaction, aucune trace et une fois qu'il est en place, cette saloperie siphonne tout ! Ce que votre micro et vos caméras enregistrent, vos messages, votre géoloc, vos datas...etc. Le Parlement européen avait donc monté la commission PEGA en avril 2022 justement pour comprendre pourquoi des États membres s'amusaient à espionner des journalistes, des avocats et des opposants politiques avec ça.
Alors qui a infecté Kouloglou ?
Eh bien personne n'a trouvé et c'est bien le problème. NSO ne donne jamais le nom de ses clients, et l'entreprise n'a pas répondu aux sollicitations. Kouloglou, lui, accuse le gouvernement grec, son propre pays, qui figure parmi les États épinglés par la commission aux côtés de la Pologne, la Hongrie et l'Espagne.
Sauf que Citizen Lab, le labo qui a fait l'analyse, n'a pu confirmer aucune piste et pense que d'autres parlementaires ont ou seront également infectés. Et le pire dans toute cette histoire, c'est qu'il ne se passe rien de plus...
La commission PEGA a rendu son rapport en mai 2023 avec une liste de recommandations comme encadrer le spyware, créer un labo technique européen, ouvrir des voies de recours et le Parlement a voté pour. Très bien ! Sauf que depuis la Commission européenne a rangé tout ça dans un tiroir.
Ça fait donc maintenant 3 ans que ces recommandations prennent la poussière. Et Kouloglou n'est même pas un cas isolé puisqu'il y a déjà eu Nikos Androulakis, un autre eurodéputé grec, visé lui par Predator, le cousin de Pegasus. À l'époque, tout le monde avait crié au scandale mais nous sommes maintenant quelques années plus tard, et il n'y a aucun aucune répercussion ni aucun changement.
Et pendant que la justice avance à deux à l'heure, et cela même si NSO s'est pris une déculottée par WhatsApp , le marché du mouchard se porte comme un charme ! Candiru, Paragon, Intellexa... Pour chaque NSO qui trébuche, d'autres se partagent le gâteau.
Alors qu'est-ce qu'on fait, nous, simples mortels sans immunité parlementaire ?
Bah déjà, si vous êtes journaliste, militant ou juste un parano bien organisé, activez le Lockdown Mode d'Apple , qui a déjà fait échouer des attaques de ce type. Et si vous flairez quelque chose de louche, sachez qu'on peut faire analyser un smartphone pour y détecter une infection , exactement comme Citizen Lab l'a fait pour Kouloglou.
Bref, un député qui enquête sur les espions se fait espionner, et l'Europe regarde ailleurs... J'ai connu meilleure pub pour la démocratie !

Google en a marre que les IA passent ses CAPTCHA les doigts dans le nez, alors sa nouvelle idée de génie à la con pour vérifier que vous êtes bien humain, ça va bientôt être de vous faire agiter la main devant votre webcam.
"Hé COUCOU le CAPTCHA !"
Vous autorisez la caméra, vous faites un petit geste la paume grande ouverte, et Google extrait de la vidéo ce qui s'appelle des hand landmark data, soit 21 points de repère sur les articulations de vos doigts. En gros c'est la carte de votre paluche, branchée sur Google Cloud Fraud Defense, leur brique anti-fraude maison.
Mais alors pourquoi vos grosses mains pleines de poils ?? Seraient-ils fétichistes ?
Hé bien parce que tout d'abord, les CAPTCHA visuels type "cliquez sur les feux de circulation" sont devenus une vraie formalité pour les agents IA qui les résolvent à tous les coups .
Sauf que vous vous en doutez, les humains sont malins comme des singes et ont déjà réussi à bernet le machin avec une simple photo de banque d'images brandie devant la webcam. Ça la fout mal hein ?
En plus, comme les anciens captchas restent dispo pour tous les gens qui n'ont pas de bras ou qui ne peuvent pas bouger, hé bien c'est toujours contournable comme avant. Je me demande vraiment à quoi tout ça rime, soit quelque chose m'échappe, soit c'est stupide... Breeeef.
Côté vie privée, Google jure sur la tête de ses morts que toutes les vidéos et les photos prises par le CAPTCHA sont supprimées une fois le défi relevé, qu'aucun son n'est enregistré et que rien n'est associé à votre identité mais peu importe ce qu'ils nous baragouinent, on n'a aucun moyen de le vérifier de toute façon.
Puis que ce soit votre main, votre visage ou vos fesses, prendre 21 points de mesure sur votre anatomie, ça reste de la biométrie quand même. Rien qu'avec ça, vous pouvez identifier une personne avec 99% de précision... Donc n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas autre chose en tête avec cette connerie.
Et je vous parle pas du fait que la caméra chope tout ce qu'il y a autour de vous, votre tête bien sûr, mais aussi vos papiers qui trainent sur le bureau, ce qu'il y a sur un écran, vos bouquins dans l'armoire, la tête de vos gosses dans un cadre et que sais-je encore. C'est beaucoup trop d'infos perso récupérées juste pour pouvoir être identifié comme un humain, je trouve.
Quoiqu'il en soit, si montrer patte blanche à Google vous refroidit, y'a des alternatives comme ALTCHA ne balancent pas vos données à Mountain View, que les sites peuvent mettre en place.
Mais ça va être à vous de faire votre propre lobbying pour que les sites les adoptent.
Source : Tom's Hardware

Vous utilisez Claude Code tous les jours pour coder, et pendant ce temps-là l'outil d'Anthropic utilisé par des milliers de dev, joue les mouchards. Thereallo , un développeur qui fouillait le binaire par simple souci de vie privée, est tombé sur une fonction qui apparemment modifie en douce la ligne "Today's date is…" du system prompt. Pas le texte que vous lisez ou écrivez mais littéralement l'apostrophe et le tiret de la date.
2 petits caractères auxquels vous ne faites pas gaffe, et qui pourtant peuvent en dire beaucoup...
En gros, c'est de la stéganographie , c'est-à-dire l'art de cacher une info à la vue de tous. Claude Code échange l'apostrophe de "Today's" contre son jumeau Unicode invisible (U+2019, U+02BC ou U+02B9 selon les cas) et remplace au passage les tirets de la date par des slashs.
function Zup() {
if (Crt()) return null;
let host = Qup();
let timezone = e0t();
let cnTZ = timezone === "Asia/Shanghai" || timezone === "Asia/Urumqi";
if (!host) {
return {
known: false,
labKw: false,
cnTZ,
host: null,
};
}
return {
known: Jup().some((domain) => host === domain || host.endsWith("." + domain)),
labKw: Xup().some((keyword) => host.includes(keyword)),
cnTZ,
host,
};
}
function edp(known, labKw) {
if (!known && !labKw) return "'";
if (known && !labKw) return "\u2019";
if (!known && labKw) return "\u02BC";
return "\u02B9";
}
function Vla(date) {
let marker = Zup();
let apostrophe = edp(marker?.known ?? false, marker?.labKw ?? false);
let renderedDate = marker?.cnTZ ? date.replaceAll("-", "/") : date;
return `Today${apostrophe}s date is ${renderedDate}.`;
}
Tout ceci ne se produit que quand vous avez bidouillé la variable ANTHROPIC_BASE_URL afin de router vos requêtes ailleurs que chez Anthropic et si et seulement si le nom de domaine est dans une liste précise. Ou alors si votre fuseau horaire est réglé sur Shanghai ou Urumqi en Asie.
Mais c'est que ça m'a l'air hyper spécifique ça quand même... Qui est ce qu'Anthropic chercherait à tracer ?? Je me le demande bien.
Reste que le contenu de cette fameuse liste a de quoi faire tiquer. Tout d'abord, elle n'est pas en clair. C'est du base64 passé à la moulinette avec un XOR et la clé 91. Et une fois décodée, on y trouve des mots-clés comme deepseek, moonshot, zhipu ou baichuan, et une flopée de domaines chinois (baidu, alibaba, bytedance, jd) plus tout un tas de proxys et de revendeurs d'accès Claude.
Si vous n'avez pas le cerveau trop lent, vous l'aurez compris, ce marqueur sert à repérer les gens qui font tourner Claude Code à travers des intermédiaires chinois. Et Anthropic n'a pas nié.
Thariq Shihipar, qui bosse sur Claude Code, a expliqué sur X que c'était une expérience lancée en mars pour empêcher la distillation , cette technique où un concurrent aspire les réponses d'un modèle pour entraîner le sien à moindre coût. C'est exactement le reproche que la boîte fait à Alibaba.
Vu sous cet angle, vouloir détecter les revendeurs pirates et les pipelines de distillation, ça se défend donc très bien. Mais la méthode, aïe aïe aie, elle est plus que discutable car ça manque sévèrement de transparence.
Ce code dormait là depuis la version 2.1.91 sortie début avril, ni vu ni connu. En plus, c'est un peu couillon parce qu'en plus d'abîmer la confiance des utilisateurs de Claude Code qui se demandent quel autre mystère renferme cet outil, ça se déjoue en quelques secondes. Il suffit de changer de fuseau horaire, de changer de domaine ou de le patcher. Bref, ça n'a pas dû piéger grand monde...
Le marqueur a été retiré dans la foulée avec la version 2.1.197 donc pensez bien à mettre à jour votre install.

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Si vous me lisez depuis longtemps, vous savez forcément que le Fingerprinting est une technique de pistage qui permet de vous identifier en mesurant les petites particularités de votre navigateur telles que les polices installées, votre carte graphique, la résolution de votre écran et j'en passe. Toutes ces petites choses mises bout à bout forment ainsi une empreinte quasi unique. Hé c'est exactement contre ça que Digital Fracture, un petit studio anglais situé dans la ville de Poole, vient de sortir Fingerprint Defender pour Firefox.
La plupart des outils anti-pistage mentent sur tout : faux user-agent, faux écran, faux GPU sauf que mentir, ça vous rend encore plus repérable. Bah oui, un browser qui prétend être 3 machines à la fois, ça se repère vite.
Du coup, Fingerprint Defender fait l'inverse : il randomise seulement les surfaces qui servent à vous tracer, et laisse passer vos vraies valeurs communes pour que vous ressembliez à tout le monde.
Ainsi, chaque session il ajoute un léger bruit aléatoire sur le canvas, sur la sortie audio de l'AudioContext et sur les mesures de position des éléments de la page. Il bloque aussi les fuites d'IP par WebRTC et coupe l'API Battery Status (que Firefox planque déjà aux sites depuis des années, mais bon). Et pour l'écran, il annonce du 1920x1080, la résolution la plus banale qui soit !
Et surtout, il laisse volontairement passer votre WebGL, votre fuseau horaire, vos polices et votre user-agent réels. Pourquoi me direz-vous ?? Eh bien parce que ce sont des valeurs que des millions de gens partagent donc c'est complètement inutile de les falsifier. Ça vous complique juste la vie.
Le pari de "se fondre dans la masse" est bien meilleur qu'un spoofer naïf, et la recherche sur le sujet (le fameux Panopticlick de l'EFF ) montre bien que la protection vraiment béton, c'est l'uniformité totale. Il faut faire en sorte que tous les utilisateurs soient strictement identiques, comme le fait Tor Browser.
Après Firefox fait déjà une bonne partie du boulot nativement... j'en avais parlé quand Firefox a musclé sa protection contre le pistage par empreinte . Et si vous aimez bricoler vos réglages, vous serez content d'apprendre qu'il existe plein d'autres façons de réduire les traces que vous laissez sur Firefox . Mais cette extension dont je vous parle aujourd'hui peut parfaitement venir se rajouter à ça.
Après bon, c'est une extension Firefox donc on peut l'ouvrir pour mater les sources directement mais sachez que bien que ce soit sous licence MPL 2.0 (Mozilla), y'a aucun répo public. Snif...
À tester par curiosité, même si c'est à ne pas confondre avec Tor, lol.

Leonardo’s SignalTrace adds wireless device detection to ALPR systems, raising new questions about roadside surveillance, privacy, and security.
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The best applicant tracking systems for 2026 include Rippling for all-in-one HR, Pinpoint for scalable hiring, and Freshteam by Freshworks for easy candidate management.
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AirPods Pro 3 heart-rate testing looks promising against Apple Watch and chest-strap benchmarks, but the results apply best to healthy users in controlled workouts.
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Je viens d'apprendre que Cloudflare s'était associé à Chrome, Firefox et Edge pour régler un truc qui nous pourrit tous la vie sans que nous y pensions vraiment, à savoir prouver qu'on est des humains.
Leur projet s'appelle PACT pour Private Access Control Tokens, et l'idée c'est de remplacer les affreux CAPTCHA par un titi jeton cryptographique anonyme que votre browser baladera de sites en sites.
Alors comment ça fonctionne cette nouvelle connerie ?
Hé bien un site qui a déjà une bonne raison de vous croire humain, genre un service où vous avez un compte, émet un token anonyme. Votre navigateur le conserve, et quand vous débarquez ailleurs, il le présente comme une preuve que vous n'êtes ni un robot, ni un alien, ni un pervers narcissique manipulateur.
Comme vous avez passé le test une fois, vous n'avez donc plus à recliquer sur des feux tricolores et des passages piétons aux quatre coins du web... Et comme le token ne contient aucune donnée perso, le site qui le reçoit ne sait pas d'où il sort.
Derrière PACT, rien de sorcier niveau techno, c'est juste du Privacy Pass, l'architecture que l'IETF a posée noir sur blanc en 2024 avec les RFC 9576 à 9578 . Apple fait déjà exactement ça depuis 2022 avec ses Private Access Tokens planqués dans iOS 16 et macOS Ventura, et Cloudflare est même l'un de leurs émetteurs en production. Mais PACT, c'est la version next-gen de ce truc. Au lieu d'attester juste "cet appareil est un vrai iPhone", on atteste "il y a un humain dans la boucle". Les signatures RSA aveugles font que l'attesteur ne sait pas quel site vous visitez, et que le site, lui, ne sait pas qui vous êtes.
C'est plutôt une bonne idée, je trouve. Sauf que cette histoire de "personne", ça inclut aussi les bots autorisés. Genre votre agent IA qui réserve un billet de train ou fait vos courses pendant que vous dormez. Cloudflare veut également leur filer des tokens à eux aussi, pour les démarquer des crawlers sauvages qui pompent le web à l'aspirateur de chantier.
Et ça tombe bien, parce qu'aujourd'hui plus de la moitié du trafic web mondial, c'est déjà des bots.
Maintenant, le truc qui me chiffonne avec PACT c'est que ça crée mécaniquement un web à deux vitesses. D'un côté le trafic on aura le trafic "de confiance" avec son joli token, de l'autre tout le reste, traité comme suspect par défaut. Donc si vous surfez avec Tor, un navigateur exotique ou une config un peu trop cheloue, et que personne ne veut vous émettre de jeton parce que vous êtes un haxxor intransigeant avec sa vie privée, vous devenez un citoyen de seconde zone du web. Sans compter que ce serait ENCORE Cloudflare, déjà videur d'une énorme part d'Internet, qui se retrouvera à arbitrer qui mérite son laissez-passer.
Et puis ça ne règle pas le pistage. Le fingerprinting, votre IP, les mille autres signaux que votre navigateur balance dans la nature restent en place. PACT vire juste le CAPTCHA, mais pas la surveillance. Mozilla jure sur la tête de sa mère que sa participation sert justement à garder ce système ouvert, et j'avoue que je suis content qu'ils soient dans la même pièce que les autres filous, qui pourraient en profiter pour réécrire la norme entre eux. Maintenant, si ce qui reste de votre vie privée déjà bien publique avec toutes nos données perso qui ont fuitée, vous tient encore à cœur, un petit navigateur blindé comme LibreWolf ou un CAPTCHA qui ne vend pas vos clics tel que ALTCHA restent des choix plus sérieux que d'attendre un jeton de bonne conduite.
Voilà... Pour l'instant PACT n'est qu'un projet, sans date de sortie ni même de lieu de standardisation confirmé, et même si l'idée de virer les CAPTCHA est hyper séduisante, reste encore à savoir qui tiendra les clés du laissez-passer...

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