Open source Windows alternative ReactOS has reached a major milestone: The operating system can now be installed directly onto an NTFS drive partition. As reported by Phoronix, the move to NTFS clears a long-standing hurdle for the project and brings it one step closer to finally reaching beta.
Prior to this latest announcement, ReactOS required users to keep a FAT32 partition for installations. A proprietary Microsoft-developed filesystem, NTFS can trace its roots back through the Windows NT family lineage starting in 1993 with Windows NT 3.1. The variant introduced with Windows XP in 2001 remains the standard used by most Windows systems today. With ReactOS's stated goal of reaching binary compatibility with Windows Server 2003, being confined to FAT32 partitions was a practical barrier to clear on the way to reproducing the Windows environment.
However, users looking to hop off the Windows train shouldn't be grabbing their bags just yet. ReactOS wrote that the new driver still "lacks caching (which causes inferior performance), journaling and security support." So while the new driver is here, even the most intrepid of OS tinkerers should tread carefully. The ReactOS team warned in its announcement on X that there are still "potentially undiscovered bugs."


Une vidéo postée sur X montre Super Mario 64 qui tourne sur une machine ARM, sous un système qui n'est ni Windows ni Linux. Oui, c'est bien ReactOS, le clone libre de Windows, et le jeu est un exécutable x64 tout ce qu'il y a de plus banal !
Et n'allez pas croire que c'est un émulateur qu'on aurait posé sur un OS libre. Que nenni ! Pour exécuter du x64 sur de l'ARM, il faut deux trucs qui n'ont rien à voir l'un avec l'autre : un moteur qui traduit les instructions du processeur, et un système capable de faire cohabiter du code natif et du code traduit dans un même programme.
La première moitié, c'est FEX, l'émulateur financé par Valve dont je vous parlais en décembre. Sauf que côté Windows, FEX se limite au processeur : sa propre documentation précise que la traduction des appels système revient soit à Wine, soit à l'ABI du système. Tout le reste est alors à la charge de l'hôte.
Cette seconde moitié porte un nom, ARM64EC, et c'est une invention de Microsoft pour Windows 11 sur ARM (oui, la boîte que ReactOS passe justement son temps à recopier). Le principe consiste à compiler les bibliothèques du système en ARM64 avec une interface appelable depuis du code x64 recompilé. Du coup, un même programme mélange des morceaux natifs et des morceaux émulés, et seul ce qui doit vraiment l'être passe par l'émulateur. L'intérêt de faire comme ça, c'est surtout la vitesse !
Jusqu'ici, deux entités avaient bâti cet "étage" : Microsoft dans Windows, et Wine depuis sa version 10 . ReactOS est donc la troisième. Son développeur Ahmed Arif a ainsi écrit son propre runtime hybride dans le ntdll du système, avec le chargeur d'images, les ponts qui rendent les fonctions natives appelables en x64, et le déroulement de pile.
Ensuite, pour vérifier que tout se tient, il fait tourner le même binaire des deux côtés, sur son ReactOS et sur un vrai Windows 11 ARM64, puis il compare.
Screenshot
Alors, est-ce que vous pouvez l'installer ?
Et bien malheureusement, non !
Tout ce boulot n'existe que dans une branche d'un fork personnel, et le dépôt officiel de ReactOS n'en contient pas la moindre ligne. Et c'est mieux pour l'instant car, comme Ahmed le dit lui-même, son fork est encore plus expérimental que ReactOS lui-même ! C'est donc à réserver aux machines virtuelles, aux cartes de développement ou aux bécanes sans données sensibles. Bref, venant d'un projet qui se présente déjà lui-même comme un système de qualité alpha, ça vous situe l'ambiance...
Bref, rien à télécharger mais pour un projet qui se battait encore il y a trois mois pour lancer Half-Life , voir un jeu x64 démarrer sur de l'ARM, ça envoie quand même du pâté.
Source : Phoronix

ReactOS, le système d'exploitation libre qui recopie Windows brique par brique, fait désormais tourner Half-Life ( et oui, décidément c'est la journée ! ), le jeu de tir que Valve a sorti en 1998 et qui a propulsé toute une génération de joueurs dans les couloirs du complexe de Black Mesa. Et là, fini l'écran-titre figé qui narguait les développeurs depuis des années. La partie démarre. On y joue.
Pour mesurer l'exploit, il faut savoir ce qu'est ReactOS, parce que ce n'est ni Linux, ni un émulateur, ni une surcouche posée par-dessus un vrai Windows. C'est une réécriture intégrale de Windows, repartie de la page blanche, sans une seule ligne du code source de Microsoft, dans le seul but de faire avaler les programmes .exe et les pilotes pensés pour Windows comme s'ils tournaient sur l'original.
Le terme exact, c'est la compatibilité binaire. Vous prenez un logiciel conçu pour Windows, vous le lancez, il s'exécute, point final. Le premier commit remonte à 1996, à l'époque sous le nom de FreeWin95, et le projet vient tout juste de souffler ses trente bougies.
Half-Life qui s'initialise sur ReactOS, ce n'est pas tout à fait neuf. Dès 2018, une vidéo montrait déjà la séquence d'entraînement, le fameux Hazard Course, jouable sur la version 0.4.8, en rendu logiciel, c'est-à-dire avec chaque image calculée par le processeur faute de carte graphique reconnue pour s'en occuper à sa place.
Sauf que voilà. Jusqu'ici ça toussait, ça plantait, ça s'affichait trois secondes avant de rendre l'âme. Cette fois, les développeurs montrent une vraie partie qui tient la distance, sur la dernière mouture 0.4.15 publiée il y a peu.
Et c'est là que le bât blesse. Trente ans. Le projet en est toujours à une version 0.4, un numéro qui hurle "ce n'est pas fini", pour faire enfin tourner un jeu qui affiche lui-même vingt-huit ans au compteur.
Réécrire Windows à l'identique sans en avoir la recette, c'est un travail de dingue où la moindre application un peu gourmande réclame des centaines de fonctions système reproduites au détail près, et Half-Life, avec son moteur GoldSrc qui va fouiller jusque dans les entrailles de la machine, fait précisément partie de ces logiciels qui ne pardonnent pas la moindre approximation.
L'année a quand même été dense pour l'équipe. ReactOS gère maintenant les puces ARM64, a musclé l'accélération 2D et 3D sur les cartes NVIDIA GTX, et lorgne le support de l'UEFI et de machines plus récentes. Reste un détail qui calme l'enthousiasme : tout ça respire surtout à l'aise dans une machine virtuelle, beaucoup moins sur un vrai PC posé sur le bureau.
Bref, personne ne va troquer son Windows contre ReactOS pour bosser demain matin. La cible est ailleurs : ressusciter de vieux logiciels et de vieux jeux sur un socle libre, gratuit, débarrassé de la laisse tenue par Microsoft.
En tout cas, trente ans pour lancer Half-Life, c'est pas rapide. Mais un Windows entièrement libre qui exécute un vrai jeu culte, ça force le respect.
Source : Phoronix

Trois décennies que ReactOS essaie de devenir un clone open source de Windows, et le projet vient de mettre en place deux changements assez gros pour mériter un coup d'œil.
La 0.4.16 est entrée en phase finale cette semaine, avec des release candidates qui devraient suivre dans la foulée, et elle apporte une image d'installation unifiée plus un nouveau storage stack ATA. Deux gros morceaux qui devraient simplifier la vie de ceux qui veulent tester le truc sur de vraies machines.
Premier changement, fini les deux ISOs séparées. Avant, il fallait choisir entre l'image live (pour tester sans installer) et l'image d'installation. Maintenant tout est dans une seule image. Voilà.
Du coup, vous pouvez booter en live, voir si ça marche sur votre machine, et lancer l'installation directement depuis là si ça vous convient. Au passage, le vieil installeur en mode texte façon Windows 2000 risque d'être bientôt mis à la retraite au profit d'un parcours plus moderne.
Le deuxième changement est plus technique mais peut-être plus important. Le projet a remplacé son driver de stockage UniATA, qui datait de pas mal d'années, par un nouveau storage stack PnP-aware compatible NT6+.
Concrètement, ça veut dire un meilleur support des contrôleurs ATA et AHCI modernes, et donc une meilleure compatibilité avec le matos réel qu'on trouve dans les PC de 2026. C'était l'un des plus gros problèmes pour faire tourner ReactOS sur du hardware physique plutôt qu'en machine virtuelle.
ReactOS reste avant tout un projet pour les passionnés. La compatibilité avec les applications Windows modernes est encore très partielle, et quasi tout ce qui dépend de DirectX récent ou des frameworks .NET de dernière génération va planter.
Mais pour faire tourner un vieux logiciel pro orphelin, un jeu Win98 ou XP, ou simplement explorer comment fonctionne un OS de type Windows en open source, c'est tout indiqué.
Pour rappel, ReactOS n'est pas une distribution Linux qui imite Windows, c'est une réimplémentation complète et indépendante qui vise la compatibilité binaire avec les drivers et applications Windows NT.
L'objectif est de pouvoir lancer un .exe Windows directement, sans Wine ni couche d'émulation. Le projet est sur les rails depuis 1996, et même si ça avance lentement, chaque release apporte son lot d'améliorations concrètes.
Bref, si vous aviez ReactOS dans un coin de votre tête comme curiosité, la 0.4.16 sera sans doute le bon moment pour le retester sur une vieille machine.
Source : Hackaday
