Les cellules eucaryotes ne seraient pas seulement le fruit d’une symbiose entre une archée et des bactéries. Des travaux récents suggèrent que des virus, notamment géants, ont aussi largement contribué à leur patrimoine génétique.
Un nouveau fossile très bien conservé précise l’évolution des arthropodes dotés de chélicères – de puissants appendices à l’avant de la tête, comme les crochets venimeux des araignées.
Les paléontologues désespéraient de trouver une sangsue fossile. Ils viennent d’en découvrir une extraordinairement bien préservée qui remet en question l’origine de ces animaux… ainsi que celle des vers de terre.
Des fossiles trouvés au Japon et au Canada révèlent qu’il y a 100 millions d’années, des céphalopodes de près de 19 mètres de long dominaient les océans aux côtés des plésiosaures et des mosasaures.
Depuis une trentaine d’années, on pensait que la cause première du gigantisme des insectes du Carbonifère puis de leur disparition était l’évolution de la teneur en oxygène dans l’atmosphère, mais cette thèse vient de prendre du plomb dans l’aile.
L’histoire qui a mené du loup au chien reste encore bien mystérieuse. Mais deux études de paléogénétique récentes suggèrent une domestication plus ancienne qu’on ne le pensait.
Les ancêtres des animaux multicellulaires ressemblaient-ils plus aux éponges ou aux cténophores ? Cette question a connu de multiples rebondissements ces derniers mois, nous raconte Marie-Neige Cordonnier, rédactrice en chef adjointe.
La découverte d’un nouveau fossile de la fin du Jurassique en Chine montre que des oiseaux à pygostyle – ou croupion – existaient déjà il y a 150 millions d’années… ce qui invite à réécrire l’histoire évolutive du vol battu.
Contrairement à d’autres mammifères arboricoles, les primates privilégient une posture redressée pour descendre le long des troncs. Ce trait aurait contribué à spécialiser les membres chez les premiers primates.
Nous avons hérité des systèmes neurocognitifs de nos ancêtres façonnés par des millions d’années d’évolution. Sont-ils adaptés à nos vies modernes ? Pas sûr…
La très grande majorité des animaux passent une partie de leur journée à dormir… même quand ils n’ont pas de cerveau ! Le cas d’une méduse et d’une anémone de mer montre que ce sommeil servirait à réparer l’ADN des neurones.
Une vaste étude de génomique révèle que, contrairement aux plantes, les animaux ont colonisé le milieu terrestre en plusieurs phases indépendantes, réparties sur quelques centaines de millions d’années.
Chez nos ancêtres primates, la queue a disparu il y a environ 25 millions d’années. Des chercheurs viennent d’identifier le mécanisme génétique impliqué.
Bien qu’ils présentent une symétrie radiale à l’âge adulte, les échinodermes dérivent en fait d’une organisation bilatérienne. Des biologistes en ont trouvé la trace dans l’expression des gènes dans leurs bras.
Malgré des avancées spectaculaires, aucune forme de « vie artificielle » – créée en laboratoire ou simulée – ne reproduit encore l’évolution ouverte propre aux organismes vivants.
La bipédie humaine serait impossible si deux os du bassin, les ilions, n’avaient pas été modelés par l’évolution. Pour la première fois, une étude détaille, à toutes les échelles, les mécanismes impliqués.
La découverte d’un fossile exceptionnel en Chine et de nouveaux indices phylogénétiques et géochimiques renforcent l’idée que les éponges sont à la base de l’arbre des métazoaires.
La mise en évidence d’une région atypique dans le génome des oiseaux explique pourquoi la classification des flamants a longtemps été incertaine. On sait désormais qu’ils émergent à la base de l’arbre évolutif des néoaves.
Malgré leur abondance, les marmottes des Alpes présentent une diversité génétique étonnament pauvre, ce qui accroît leur vulnérabilité au changement climatique.
Qui, de la couleur ou de la vision des couleurs, est apparue en premier ? Des scientifiques ont reconstitué 500 millions d’années d’histoire de l’évolution pour tenter de répondre à cette question.
Une étude génétique des éléphants de savane du parc du Gorongosa, au Mozambique, révèle comment le braconnage intensif de ces animaux pour leur ivoire a favorisé la sélection de femelles dépourvues de défenses.
On pensait jusqu’ici que le moustique agressif qui peuple le métro londonien, Culex molestus, résultait d’une adaptation locale et rapide aux activités humaines. Mais une nouvelle étude montre qu’il aurait en fait émergé au Moyen-Orient il y a plusieurs milliers d’années.
Grâce à une astuce, des biologistes sont parvenus à reconstituer un arbre de parenté fiable de l’ensemble des eucaryotes – l’un des trois grands groupes du vivant. Ils en ont déduit la structure de leur dernier ancêtre commun, Leca.
Les caudofovéates et solénogastres, deux groupes de mollusques sans coquille, intriguent depuis longtemps les biologistes : ont-ils perdu leur coquille ou n’en ont-ils jamais eu ? Un nouvel arbre phylogénique des mollusques apporte des réponses.
Les organismes eucaryotes, dont nous faisons partie, intègrent parfois des séquences d’ADN exogènes dans leur génome. L’étude de ce processus chez la levure de boulanger révèle qu’il est prédictible.
Les données paléontologiques et la phylogénie moléculaire étaient en désaccord de plus de 115 millions d’années sur l’âge des premiers animaux pluricellulaires. De nouvelles datations de fossiles clés réconcilient ces deux approches, et resituent l’origine de ce groupe bien plus tard, vers – 600 millions d’années.
On pense toujours aux conséquences destructrices des impacts d’astéroïdes. Pourtant, ceux qui frappèrent la Terre il y a 3,26 milliards d’années semblent avoir stimulé l’évolution du vivant en créant de nouvelles dynamiques biochimiques propices au développement de la vie microbienne.
L’évolution des oiseaux paraissait bien établie. Pourtant, un fossile suggère que la structure mobile du palais, une caractéristique partagée par les oiseaux volants, est apparue bien plus tôt qu’on ne le pensait.