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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frReprenons. Mardi 6 octobre, 13 Heures de France 2. Derrière Julian Bugier défilent les images de la manifestation lycéenne. Une pancarte vise Brigitte Macron et joue, grossièrement, sur le fait qu'elle fut la professeure de son mari. Je ne la recopie pas. Vous n'y perdez rien, et ce n'est pas le sujet.
Le sujet, c'est la suite. Mercredi, pas d'excuses à l'antenne. Et selon Le Parisien, le président n'a pas aimé, et il l'a fait savoir à la direction de France Télévisions.
Qui parle ? Un proche. L'Élysée n'a rien déclaré. Emmanuel Macron n'a rien déclaré. Le proche, lui, résume : « Évidemment que ça ne lui a pas fait plaisir. » Évidemment.
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Le médiateur de France Télévisions trouve l'image fugace, mais juge qu'elle n'aurait pas dû se retrouver à l'écran. Le directeur de la rédaction nationale, Julien Duperray, plaide sa bonne foi : « Nous ne sommes pas responsables de ce qui est écrit sur des pancartes de manifestants. » C'est exact. Puis il concède que l'usage de l'image aurait dû être maîtrisé. Et la direction rappelle à toutes les équipes de veiller aux mots potentiellement insultants.
Amis libertariens, comptons. Un agacement rapporté par un anonyme. Un médiateur contrit. Une note de vigilance pour toute une rédaction. Aucun ordre, nulle part. Amai : la consigne existe, et elle n'a pas d'auteur.
C'est la forme la plus élégante du pouvoir. Il n'interdit rien. Il laisse savoir qu'il n'a pas aimé, et le reste s'organise dans les couloirs.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreLe plus savoureux est ailleurs. Le journal qui raconte l'affaire est celui qui reçoit le plus d'argent public en France.
En 2024, 527 titres se sont partagé 175,2 millions d'euros d'aides directes. Premier du classement par titre : Aujourd'hui en France, l'édition nationale du Parisien, avec 12,24 millions. Premier par groupe : Les Échos-Le Parisien, avec 17,97 millions.
Ce journal-là ne dénonce rien, notez bien. Il raconte. Il rapporte qu'un chef d'État s'est plaint d'une chaîne publique à cause d'une pancarte. Pour le titre le mieux nourri du pays, c'est déjà mordre la main qui donne la gamelle.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreCompagnons d'Absurdistan, faites le tableau. D'un côté, une chaîne financée par l'État qui s'excuse d'une pancarte qu'elle n'a pas écrite. De l'autre, le journal le plus subventionné de France, qui publie ce que l'entourage présidentiel aurait préféré garder dans les couloirs.
Mardi, une pancarte. Mercredi, pas d'excuses. Jeudi, une note à toutes les équipes. Ordres donnés : zéro.
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Vendredi 15 mai dernier, sur RMC, le journaliste de Paris-Match Florian Tardif, avait révélé que Brigitte Macron aurait convaincu le Président Emmanuel Macron de renoncer à l’organisation d’un référendum « par peur des conséquences que ça pouvait avoir ». Loin du simple rôle protocolaire, l'épouse du président apparaîtrait désormais comme un acteur politique officieux, consulté, écouté, souvent suivi.

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Auteur du livre sur Emmanuel et Brigitte Macron intitulé « Un couple (presque) parfait » publié le mercredi 13 mai 2026, le journaliste de Paris-Match Florian Tardif était présent sur le plateau de RMC le vendredi 15 mai. Il s’est défendu après les critiques générées par ses révélations, comme la gifle au Vietnam ou encore la vérité derrière la crise des gilets jaunes.
RMCT. R.C.
Face aux GG, le journaliste a déclaré que Brigitte Macron était derrière l’annulation du référendum annoncé lors de l’émission « Emmanuel Macron – Les défis de la France » sur TF1 le 12 mai 2025. Selon Florian Tardif, elle « a fait reculer son mari parce qu’elle avait peur des conséquences que ça pouvait avoir ». Selon Florian Tardif, l’opération médiatique aurait initialement été conçue pour annoncer “un ou deux référendums”. Pourtant, aucune consultation populaire ne sera finalement proposée. Les peurs de Brigitte Macron ont peut-être évité un risque électoral immédiat. Elles ont surtout privé les Français d’un outil démocratique essentiel.
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Son constat n’est pas nouveau. Depuis le premier quinquennat, plusieurs anciens collaborateurs évoquent en privé le poids de l'épouse de Macron, dans les arbitrages humains et politiques de l’Élysée. Conseils sur les nominations, gestion de crise, image présidentielle : Brigitte Macron serait devenue un rouage informel du dispositif présidentiel.
Selon le journaliste, “parler à Brigitte Macron, c’est parler à Emmanuel Macron”. Tardif rapporte une scène observée lors d'un déplacement officiel en Allemagne : une file de ministres patientant pour s'entretenir avec Brigitte Macron, sachant que lui parler, c'est en réalité approcher le président. Elle est un canal d'accès au pouvoir, peut-être le plus direct.

Sous la Ve République, le conjoint du chef de l’État ne dispose d’aucune existence constitutionnelle. Pourtant, au fil des présidences, le rôle politique des épouses du président s’est progressivement installé sans réel contrôle démocratique. Avec Emmanuel Macron, cette zone grise semble atteindre un niveau inédit.

À l’heure où l’exécutif invoque sans cesse la “pédagogie” face à la crise démocratique, cette anecdote alimente surtout l’idée d’un pouvoir de plus en plus resserré, personnel et déconnecté des mécanismes classiques de responsabilité publique.



On nous murmure que Brigitte aurait administré une correction manuelle à notre Jupiter national (vous savez ? la fameuse, à la sortie de l'avion). La cause ? L'ombrageuse et sublime Golshifteh Farahani.
Pendant que la France sombre dans une léthargie fiscale qui ferait passer un paresseux sous Valium pour un trader de Wall Street, le bon peuple se réveille enfin. Non pas pour réclamer la fin de l’étatisme galopant ou le droit de disposer librement de son corps et de son portefeuille, mais pour compter les points dans une scène de ménage élyséenne.

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Regardez-les, ces journalistes subventionnés, confortablement enfoncés dans leur canapé payé par un milliardaire avec l'appoint du contribuable, les yeux rivés sur les rumeurs de gifles. Ils ont lâché prise. Ils ne sont plus des citoyens, encore moins des individus souverains ; ils sont devenus les spectateurs d’une téléréalité financée par nos impôts.
L’actrice iranienne Golshifteh Farahani, icône de la liberté qui a fui un régime théocratique étouffant, se retrouve catapultée malgré elle dans ce psychodrame de cour. Quelle ironie ! Une femme qui incarne le courage individuel face à l'oppression d'un État totalitaire devient le déclencheur d'une crise de nerfs dans un pays qui, lui, s'installe volontairement dans la servitude.
Si l'information se confirme, Brigitte Macron serait donc la seule personne dans ce pays capable de demander des comptes au Président. Puisque les contre-pouvoirs institutionnels ont la colonne vertébrale d'une méduse échouée sur une plage de Deauville, il ne reste plus que la main de la Première Dame pour rétablir une forme de "justice" — certes domestique, mais bienvenue.
Mais ne nous y trompons pas. Ce spectacle n'est que la cerise sur le gâteau d'un naufrage collectif. Un peuple, en particulier de journalistes, qui s'excite sur une gifle conjugale au sommet pendant que sa liberté de circuler, de commercer et de penser s'étiole chaque jour davantage, est un peuple qui a définitivement renoncé.
Les Français sont devenus des spectateurs mous. Golshifteh Farahani, avec son talent et sa beauté, n'est qu'un prétexte à une nouvelle dose de dopamine médiatique pour compenser le vide sidéral d'une existence régulée par 400 000 normes administratives.
"On ne se bat plus pour ses droits, on se bat pour savoir qui a couché avec qui dans l’aile Ouest."
Le constat est amer : nous avons le gouvernement que nous méritons. Un gouvernement qui se donne en spectacle parce qu’il sait que le public est trop "avachi" pour quitter la salle ou demander le remboursement du billet. La gifle de Brigitte ? Un épiphénomène. La vraie gifle, c'est celle que les Français s'autoadministrent chaque matin en acceptant ce cirque permanent sans broncher.
Allez, rendormez-vous. La suite au prochain numéro, entre une taxe carbone et un nouveau variant de l'ennui généralisé.
