Il faut toujours faire attention à l’environnement : on ne sait jamais d’où il va attaquer. Son ironie mordante a même poussé certains à mourir de chaud dans des appartements superbement isolés pour l’hiver…
Le 25 juin dernier, la France enregistrait une canicule historique. Dans la foulée, Santé publique France comptabilisait 5.764 décès en excès entre le 17 juin et le 2 juillet, soit +36 %, concernant très majoritairement les plus de 65 ans. Dans cette période, les décès à domicile ont grimpé d’environ 40 %.
La presse a été fort discrète sur le fait que beaucoup de ces morts à domicile l’ont été dans des logements que le DPE avait très soigneusement notés pour l’hiver : on estime pourtant qu’environ un tiers des logements classés A au DPE (et jusqu’à 37 % de ceux classés « Bon » en confort d’été) se transforment en véritable bouilloires thermiques dès que le mercure grimpe, comme le montre cette analyse de l’ADEME.
Les autorités sont prises par surprise : il apparaît que l’isolation, conçue pour garder la chaleur, la garde aussi l’été !
Malgré ce constat, la machine bureaucratique lancée à pleine vitesse depuis des années sur l’isolation à tout prix et une protection coûte que coûte de l’environnement continue donc avec un discours de plus en plus décalé avec la moite réalité : surtout, les enfants, ne versez pas dans la facilité de la climatisation ! Elle constituerait à l’évidence une « maladaptation » ! Les écologistes et une partie de la gauche insistent : surtout pas de généralisation, cette climatisation « augmenterait les dégâts » !
Moyennant quoi, les EHPAD restent largement dépourvus de chambres climatisées avec comme résultat, une moisson de vieux morts chez eux ou à l’hôpital, pendant que l’on débat savamment de sobriété énergétique.
Cette lamentable histoire de climatisation n’est d’ailleurs qu’un des fruits de la saison ; dans les champs, la même logique a déjà fait son œuvre.
Rebaptisées « mégabassines » par des opposants jamais en mal d’utilisation de préfixes comme « turbo », « méga » ou « ultra » en lieu et place d’arguments solides, les retenues d’irrigations agricoles ont été consciencieusement bloquées pendant des années par des recours et des décisions de justices de plus en plus ridicules, laissant l’agriculture française sans réserve d’eau quand la sécheresse a frappé.
Cette année, 40 à 50 % du maïs potentiellement produit est d’ores et déjà perdu selon la FNSEA ; le ministère de l’Agriculture chiffre de son côté une baisse de 35 % de la récolte, au plus bas depuis 1980. Les laitues, les jeunes pousses et certains légumes ont commencé à disparaître des étals, avec des hausses de prix parfois spectaculaires.
La raison est simplissime : là où l’Espagne dispose de près de 22 milliards de m³ de stockages déployés en 25 ans, la France n’a fait sur la même période qu’un effort microscopique (moins de 10 millions de m³) ce qui explique les atermoiements actuels. On stocke trop peu d’eau en France, et ce n’est pas faute d’avoir été prévenus.
Chaque projet de retenue se heurte à la même litanie : gnagna privatisation de la ressource, gnigni atteinte aux zones humides, « accaparement » et « vilain capitalisme » d’une (méga)agriculture industrielle forcément intensive.
Bilan : aujourd’hui, les nappes sont basses, les cultures grillées, et les prix alimentaires montent. On a tellement bien « protégé » l’eau que c’est à présent la sécheresse agricole. Charmante réussite.
Ce serait suffisant pour s’arrêter et réfléchir, mais la (turbo ?)écologie de combat ne s’arrête pas là : il y a aussi les forêts.
Des obligations légales de débroussaillement existent, mais se heurtent régulièrement à la protection des espèces. Le Conseil d’État a rappelé en février 2026 qu’aucune présomption générale ne dispensait d’une dérogation dès qu’un risque caractérisé pesait sur des espèces protégées (tortue d’Hermann, pie-grièche et consorts, comme l’a salué la LPO).
Comme pour les bassines, les travaux indispensables sont retardés, compliqués, parfois rendus impossibles dans les périodes critiques.
On se souvient encore du massif des Maures en 2021, où l’impossibilité de débroussailler mécaniquement pour ne pas déranger les tortues s’était soldée par plus d’une centaine d’entre elles carbonisées dans l’incendie, un épisode pas suffisamment rappelé dans le débat actuel.
On a protégé les nichées au point de laisser le combustible s’accumuler, et les nichées ont fini grillées, ainsi que le reste de la faune et même des habitations : 90 % des constructions détruites lors des feux de forêt se trouvaient sur des terrains non ou mal débroussaillés, selon les campagnes officielles du ministère.
Là encore, c’est une franche réussite de l’écologie appliquée.
Ce schéma se répète, avidement.
L’éolien, présenté comme la solution décarbonée par excellence, se heurte à son intermittence structurelle : quand le vent tombe, des moyens pilotables prennent le relai, ce qui revient à solliciter des centrales à gaz, exactement le type de production que l’on prétendait remplacer. Le réseau doit en permanence compenser des variations de plusieurs gigawatts en quelques heures, ce qui complique l’équilibre et renchérit le système. Pendant ce temps, la « filière hydrogène » continue de brûler des centaines de millions d’euros publics dans des projets dont la viabilité économique et technique reste, pour l’instant, purement théorique.
On pourrait multiplier les exemples, et à chaque fois retomber sur le même schéma : une mesure présentée comme protectrice, une réglementation minutieuse, des recours, des principes, et au bout du compte l’effet exactement inverse de celui affiché.
On isole pour l’hiver et l’on crée des fours. On refuse la climatisation et l’on laisse mourir les personnes âgées. On empêche de stocker l’eau et l’on assèche les cultures. On protège les nids et l’on carbonise les animaux. On installe des éoliennes intermittentes et l’on se retrouve à cramer du gaz.
Le dogmatisme écologique n’est pas seulement inefficace mais il est véritablement destructeur : confronté à la réalité, cet écologisme de combat s’est fait démonter, éparpiller façon puzzle, montrant sa complète inanité et sa véritable toxicité.
Mais pendant que les prix des légumes s’envolent, que les statistiques de mortalité s’alourdissent et que les massifs partent en fumée, on continue d’entendre parler de « transition », de « sobriété » et de « respect du vivant ». Ces mots ont désormais le même goût que les laitues de plus en plus rares des étals : amers et coûteux.
Les Français qui ont cautionné ces choix stupides en subissent maintenant les conséquences. Espérons (naïvement ?) que ces expériences lamentables leur cuisent suffisamment le cul pour les sortir de leur transe suicidaire.
Il est plus que temps.
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L’État français ressemble à ce ménage un peu spécial qui, le toit troué, la porte d’entrée qui ne ferme plus et le frigo désespérément vide, décide d’engloutir l’intégralité du revenu familial dans une télévision grand écran, une isolation parfaitement étanche des toilettes et deux kilos de caviar. Il dépense comme s’il avait les moyens de tout, tout en se révélant incapable de pourvoir aux besoins les plus élémentaires.
Et à la fin, l’addition nous est présentée, avec componction (pour faire passer la douloureuse) et un gros bâton (pour qu’elle soit, malgré tout, payée). Le 30 juin dernier, l’OCDE a d’ailleurs eu la délicatesse de rappeler l’évidence : la France dépense trop, dépense mal, et gagnerait à faire les deux dans le bon sens.
Difficile de lui donner tort.
Par exemple, le gouvernement a maintenu et généralisé le repas Crous à un euro pour tous les étudiants, ce qui garantit d’ailleurs que les Crous vont rencontrer de solides difficultés financières. Dans le même temps, la France, dont les forêts sont chaque été la proie des pyromanes – ce qui ravit au passage les climatohystériques – a commandé deux Canadair flambant neufs, livrables en 2032, dans le meilleur des cas 2033. En attendant, le pays ne disposera en tout que de 12 appareils vieillissants.
Autre exemple avec les hôpitaux, qui fondent dès que le thermomètre s’emballe : le mois passé, on a vu des soignants se cotiser pour s’offrir un climatiseur mobile, pendant que l’État annonçait fièrement une commande d’urgence de 30.000 appareils dont personne ne sait comment elle va être réellement financée, ni comment l’appel d’offre va être passé.
Dans le même temps, le même État lance un plan à 50 milliards d’euros d’ici 2035 pour de l’éolien offshore, assorti d’un régime d’aides d’État de 11 milliards approuvé par Bruxelles, et ce, alors que les parcs déjà installés produisent peu voire parfois rien et que le retour sur investissement se mesure en décennies (s’il y a un retour). 50 milliards pour un pari dont on ignore encore le rendement, mais pas un sou pour climatiser des hôpitaux, voilà un arbitrage qui se passe de commentaire.
Rassurez-vous, il en va de même pour les établissements scolaires.
Face aux canicules à répétition, EDF et la Banque postale ont sorti 130 millions d’euros pour équiper 12.500 établissements. L’intention est louable, mais rapportée aux plus de 80.000 écoles du pays, la goutte d’eau s’évapore avant de toucher le sol. Et comme on pouvait déjà le lire ici en 2019, le sujet ne date pas d’hier : cela fait des lustres qu’on redécouvre, chaque été, que l’été peut-être cuisant. Au rythme où vont les gesticulations, les annulations de brevet ou de baccalauréat vont pouvoir continuer les prochaines années.
Pendant ce temps, la France consacre des milliards à l’aide militaire et humanitaire à l’Ukraine, et le défilé du 14 juillet 2026 sera d’ailleurs placé sous le signe de la coalition, 10.000 soldats et pilotes ukrainiens compris. Soutenir l’Ukraine est un choix politique possible mais on peut aussi noter que, ce 2 juillet, la justice allemande a formellement accusé les autorités ukrainiennes d’avoir commandité le sabotage des gazoducs Nord Stream, sabotage qui a contribué à faire exploser la facture énergétique des ménages européens, français compris.
Financer généreusement celui qu’un parquet voisin soupçonne d’avoir allumé la mèche de votre propre inflation, c’est couillu ; le faire alors que les finances sont au bord de l’effondrement, cela dépasse l’étrange pour confiner au suspect.
Ces exemples s’accumulent et s’ajoutent, de surcroît, au millefeuille administratif dont l’OCDE constate l’étendue et la valeur ajoutée… « ouverte à discussion », pour le dire gentiment.
Ainsi, la France entretient plus de 430 opérateurs de l’État, des centaines de groupements d’intérêt public et plus de 2000 officines, agences et établissements dont les missions se chevauchent, s’entremêlent et se papouillent avec une créativité admirable, pour un coût estimé de 77 milliards d’euros par an (une broutille, détendez-vous !). Le gouvernement rêvait d’économiser deux à trois milliards en fusionnant tout cela ; le Sénat, plus lucide (?), estime que 500 millions serait déjà un objectif ambitieux.
L’appareil administratif est si morbidement obèse que plus personne n’ose espérer le dégraisser sérieusement.
Et on touche là au vrai sujet : les dépenses publiques françaises ont atteint 57,2 % du PIB en 2025, un record mondial, dont une dizaine de points ne sont que de l’emprunt maquillé en recette. Le déficit culmine à 5,1 % du PIB et la dette affiche un 3.536 milliards d’euros bien joufflu. Mais pour couronner le tout, cet argent produit peu et même de moins en moins.
La santé en est l’illustration parfaite : la France dépense plus que la moyenne pour des résultats en dessous, et l’on estime que plus de 20% des soins prodigués seraient inutiles, soit une vingtaine de milliards jetés par les fenêtres chaque année.
Quant aux retraites, l’OCDE relève que la France y consacre (dans une décontraction de plus en plus mesurée) presque le double de ce que versent les autres pays riches. Alors, certes, ici, le résultat n’est pas nul puisque le taux de pauvreté des retraités y figure parmi les plus bas d’Europe, mais cette performance se paie au prix d’une fiscalité vexatoire, d’une dette obèse que plus personne ne sait comment honorer, et d’un impact sur la compétitivité des emplois français qui apparaît clairement négative (pour ne pas dire catastrophique à présent).
Le message de l’OCDE n’est donc pas seulement qu’il faut dépenser moins, mais bien qu’il faut dépenser moins ET mieux dépenser ce qui reste, ce qui suppose de couper fermement là où l’argent ne sert à rien : le millefeuille et ses 77 milliards, les 20 milliards de soins inutiles, les paris énergétiques dont le rendement est grotesque, les dépenses extérieures dont on ne maîtrise ni le coût ni le retour. Et il faudrait que le tout soit en retrouvant, accessoirement, le sens élémentaire des priorités, celui qui voudrait qu’on achète de quoi éteindre les incendies et rafraîchir les hôpitaux avant d’isoler somptueusement les toilettes.
Rien n’indique hélas qu’on en prenne le chemin, tant l’ampleur des coupes nécessaires paraît sous-estimée par toute la classe politique, celle qui tient la gamelle comme celle qui tourne autour en attendant son tour. On continue donc de commander du caviar sous un toit troué, en s’étonnant benoîtement que la pluie tombe à l’intérieur.
Ce pays est foutu.
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L’écologie, ce n’est pas que ces grands programmes sur les énergies renouvelables ou l’électrification automobile, c’est aussi les gestes du quotidien. Et chez Greenpeace, dans ces gestes, il y a bien sûr le tri sélectif qui commence, bien sûr, par celui des salariés.
Après tout, chacun doit s’y mettre et Greenpeace a bien compris qu’elle devait donner l’exemple. Voilà donc l’Organisation Non Gouvernementale Ou Presque qui réduit subitement ses effectifs : le 26 mars 2026, Greenpeace France annonce devoir supprimer 33 postes sur 138, soit un quart de ses effectifs, pour un grand bond en avant vers une décroissance calculée en biodynamie dans une jolie restructuration durable.
Cependant, au-delà de l’évidente explication d’une courageuse décroissance, d’autres facteurs pourraient aussi expliquer cette nouvelle phase dans la vie de l’ONG.
Peut-être devrait-on évoquer la baisse des dons ?
Avec 31 millions d’euros collectés en 2025, l’association affiche une croissance de 7% sur la période 2022-2025, contre 26% sur 2018-2021. En euros constants, c’est la stagnation pure et simple, ce que la novlangue maison traduit pudiquement par « ralentissement de la croissance des ressources ». Et c’est assez logique : quand on regarde la déroute électorale des Verts aux municipales de 2026, avec la perte de Bordeaux, Strasbourg, Besançon, Annecy, Poitiers et Colombes, on comprend que le courant passe de moins en moins bien entre l’écologie politique et les Français. Quand on ne vote plus vert, on ne donne plus vert non plus.
Peut-être les frais de fonctionnement sont-ils trop élevés ? Ce ne serait guère étonnant.
En décembre 2025, Jean-François Julliard quitte la direction après 14 années de service, assurant au passage n’être « au courant de rien » sur les difficultés financières. 14 ans sans rien voir, c’est exactement le niveau de compétence prévisionnelle qu’on attend d’une organisation prédisant le climat à 50 ans. Trois co-directrices générales prennent alors le relais et, en janvier 2026, s’augmentent mutuellement de 15%, soit environ 1000 euros mensuels supplémentaires chacune pour annoncer, deux mois plus tard, un vigoureux plan de sauvegarde de la rémunération de l’emploi portant sur 33 postes. Sobriété des troupes, prospérité de l’état-major, tout va bien.
Ajoutons enfin que sur les 31 millions € de dons collectés, 8 à 10 millions repartent directement vers Greenpeace International à Amsterdam : dans une sorte de mondialisation de la charité, les donateurs français sont heureux de financer des bureaux néerlandais pendant qu’une PME associative hexagonale ferme ses postes. Tout va mieux que bien.
Peut-être l’accumulation des affaires juridiques et des condamnations finit-elle par coûter cher ?
Le 27 février 2026, un juge du Dakota du Nord a en effet confirmé une condamnation de 345 millions de dollars contre Greenpeace. Greenpeace USA fait appel, mais le montant est tel que Reporterre lui-même évoque la possible « disparition » de la branche américaine. En France aussi, quelques affaires émaillent les comptes de l’asso : par exemple, 30 000 euros d’amende au tribunal de Dunkerque en septembre 2025 pour une intrusion sur la centrale de Gravelines.
Et ce n’est que la partie émergée d’un casier bien fourni : en 2014, un employé d’Amsterdam avait fait s’évaporer 3,8 millions d’euros de dons en spéculation cambiste, tandis qu’un directeur de programmes faisait la navette en avion deux fois par semaine entre Luxembourg et Amsterdam, pendant que l’ONG militait contre le transport aérien. La même année, des activistes avaient saccagé les lignes de Nazca au Pérou, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour y déployer une banderole. En 2015, le gouvernement indien avait purement et simplement gelé les comptes de Greenpeace India pour utilisation frauduleuse des fonds.
L’humanitaire tourne régulièrement au bricolage, à la boulette ou à la magouille.
Mais l’une des explications les plus croustillantes est bien la mise en place inexorable, par Greenpeace et ses coreligionnaires, d’un cercle vicieux finalement néfaste pour leur propre petit business.
Ainsi, pendant des années, Greenpeace a milité avec acharnement pour des politiques qui ont fait exploser les prix de l’énergie. L’accise sur l’électricité a bondi de plus de 60% en février 2025, portée à 33,7 euros par MWh. Le kWh atteint désormais 0,194 euro au tarif réglementé, et la Commission de régulation de l’énergie reconnaît elle-même que ce tarif « intègre des coûts plus élevés liés aux investissements dans les renouvelables ».
Bref, les factures d’énergie explosent, les ménages sont étranglés, et ces mêmes ménages (qui constituaient le vivier de donateurs de Greenpeace) n’ont tout simplement plus les moyens de financer les frasques de l’association. Les sources internes le confirment sans détour : les donateurs « ont manifesté des difficultés financières à maintenir leur niveau de don ». Le pousseur d’éolien qui se fait mettre dans le vent, c’est un premier cas documenté de suicide économique par conviction écologique.
Au fond, ce qui se joue ici dépasse le cas Greenpeace.
En fait, la seule décroissance mesurable, c’est celle des rendements de la propagande écolo-catastrophiste qui finit par ne plus convaincre personne. Malgré un matraquage médiatique sans précédent (France Télévisions et Radio France labourent le sujet climatique jour et nuit), les dons stagnent et les donateurs raccrochent au nez des collecteurs (l’ONG elle-même reconnaît des « difficultés de joignabilité téléphonique », aveu délicat pour signifier que les gens fuient activement les appels à sauver la planète). Le réchauffement climatique fait désormais moins peur que le numéro de Greenpeace sur l’écran du téléphone.
Pire, META (Facebook) a interdit les appels aux dons dans les contenus « politiques », la Cour de cassation a mis fin aux contrats précaires de collecte de rue, et une source interne résume le malaise avec une franchise inhabituelle : « Greenpeace s’est ramollie, il y a une forme de ringardisation. »
À force de crier au loup climatique, le public a fini par changer de chaîne. La déroute des Verts aux municipales n’est que la traduction électorale d’un phénomène plus profond : la fatigue du catéchisme vert.
Il était temps.
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Un article de Henry Bonner
Le Shift Project, le think-tank du « chercheur en énergies » Jean-Marc Jancovici, met – lui aussi ! – en garde contre un manque d’électricité à l’avenir. Pourtant, comme vous le savez, la consommation de courant baisse depuis les confinements :
Comme raison pour étayer son propos, il évoque la hausse des capacités de salles de serveurs, pour les algorithmes et logiciels de la tech.
Dans une publication du groupe ce mois-ci, lui et son think-tank demandent (évidemment) la mise en place de réglementations sur les centres de données : ils veulent une baisse des autorisations de construction au nom d’un manque de courant.
Le Shift Project lance une alerte au sujet de l’impact des centres de données sur la demande en électricité.
L’extrait ci-dessous de la présentation du Shift Project montre les prévisions de ce think-tank sur l’évolution de la consommation d’électricité dans les centres de données. En raison d’une envolée des capacités de calcul dans d’autres parties du monde, en particulier aux États-Unis et en Irlande, ils en déduisent une envolée de la consommation de courant en France, sur la fin de la décennie.
Ils mettent ainsi en avant la consommation dans les centres de données en Irlande, à hauteur de plus de 20 % de l’électricité du pays.
Pourtant, la consommation de l’Irlande provient des sièges des géants de la tech, pour leurs activités sur le continent.
Elle dépasse ainsi de beaucoup la norme, par rapport à la taille du pays.
Le groupe avertit d’une hausse de la consommation des centres de données en France.
Le graphique ci-dessous montre les prévisions de 2021 du plan du gouvernement sur l’énergie sans l’essor des salles de serveurs (violet). Il montre aussi la cible comprenant le projet de lutte contre les émissions (orange). Enfin, il montre les prévisions après l’inclusion des dernières annonces lors du Sommet de l’IA en février (bleu continu), ou sans les dernières annonces (bleu en pointillés).
Le rapport demande, en somme, plus de contrôle de la part du gouvernement sur la consommation de courant, et ce au nom du climat (bien évidemment). En somme, leurs illusions d’un manque de courant à l’avenir créent un prétexte tout trouvé pour des restrictions sur la consommation, et aussi sur l’installation de salles de serveurs.
Ailleurs dans le monde, l’activité dans l’IA entraîne une explosion des investissements en capacités de calcul.
L’envolée des valorisations, pour des géants comme Nvidia et Oracle, provient d’un essor dans le secteur de la technologie.
Le fondateur d’Oracle, Larry Ellison, atteint même pour un temps le sommet du podium des patrimoines grâce à l’envolée du titre (voir ci-dessous).
Comme vous le savez, les entreprises de tech comme Amazon, Meta (Facebook et Instagram) ou Alphabet (Google) augmentent les budgets pour des salles de serveurs, ou investissent dans les talents en sciences informatiques.
L’enthousiasme des entreprises de la tech mène à une explosion dans les revenus pour des fournisseurs d’équipements et de logiciels.
En France, la startup Mistral AI atteint une valorisation de plus de 10 milliards d’euros, après levées de fonds. Le gouvernement fait partie des sources de financement via la Banque Populaire d’Investissement.
L’ampleur des dépenses dans la tech porte même atteinte aux résultats des géants : leurs chiffres indiquent des baisses de flux de trésorerie, au cours des derniers trimestres.
Ces géants ajoutent des fonctionnalités aux produits grâce à l’IA, pour le moment sans hausse de revenus à hauteur des dépenses.
Comme le remarque Developpez, un site spécialisé dans le développement informatique, “l’IA coûte extrêmement cher à produire, mais elle est consommée comme si elle était gratuite, ou incluse dans des abonnements inchangés.”
Les résultats de Meta (Facebook et Instagram), en flux libre de trésorerie, montrent l’effet des investissements sur les excédents.
En flux de trésorerie disponible, Meta atteint 16,5 milliards $ au trimestre de juillet à septembre 2024. Les résultats baissent ensuite sur chacun des trimestres, jusqu’à 9 milliards $ pour le trimestre le plus récent.
De même, les flux de trésorerie plongent chez Amazon.
L’entreprise génère 17,8 milliards $ de flux positif sur le dernier trimestre de 2024. En revanche, sur les 6 premiers mois de 2025, les flux chutent dans le négatif, à près de -8 milliards $ !
Chez Oracle, le géant américain des bases de données d’entreprise, les dépenses en investissements prennent la totalité des excédents sur les opérations. Sur les 12 derniers mois, les flux chutent à -5,9 milliards $, contre des flux positifs de 11,8 milliards $ en 2024, et 8,5 milliards $ en 2023 !
Malgré les pertes en flux de trésorerie, l’action d’Oracle grimpe de 5 fois en 5 ans.
Oracle révèle dans un communiqué la semaine dernière la signature d’un contrat avec OpenAI, la maison-mère de ChatGPT.
Le contrat promet des revenus de 300 milliards $ en 5 ans, grâce à une offre de salles de serveurs.
Le site Boursier indique ainsi :
“Le Wall Street Journal a rapporté qu’OpenAI avait signé un contrat d’achat de puissance de calcul de 300 milliards de dollars auprès d’Oracle sur environ cinq ans, l’un des plus importants contrats ‘cloud’ jamais signés, qui dope le backlog « RPO » [les revenus futurs sur les contrats] du groupe de Larry Ellison à 455 milliards de dollars au total (+359%).”
La poursuite de la croissance d’Oracle demande encore plus de capitaux, et même de la dette.
Le site Boursier continue :
“Les analystes notent qu’Oracle verra sa dette augmenter plus rapidement que son EBITDA [bénéfice avant impôts, charge d’intérêts, et charges comptables], ce qui contribuera à un endettement élevé prévu de 4 fois avant que l’EBITDA d’Oracle ne commence à surmonter sa dette.”
L’annonce fait partie d’une série d’accords d’OpenAI avec des fournisseurs de salles de serveurs.
Malgré le doublement du revenu annuel de ChatGPT, le groupe d’IA fait toujours des pertes, en flux net de trésorerie.
Comme Oracle, ou d’autres géants de la tech en ce moment, ils augmentent les budgets pour leur croissance et remettent leur rentabilité à l’avenir.
Tech Crunch constate :
“OpenAI a fait une série d’annonces d’investissements dans des infrastructures, sur la dernière année, atteignant des montants démesurés. Les engagements d’OpenAI envers Oracle atteignent environ 60 milliards $ de dépenses par an sur le traitement de données, et 10 milliards $ pour mettre au point des semiconducteurs spécialisés dans l’IA, avec Broadcom [un fabricant de semiconducteurs et d’infrastructures pour l’informatique].
En parallèle, OpenAI annonce en juin avoir fait 10 milliards $ en revenus annuels par les abonnements, contre environ 5,5 milliards $ l’année dernière.”
L’envolée du titre d’Oracle, et de la fortune de M. Ellison, ou des fondateurs de Mistral AI, montrent la confiance des investisseurs dans les promesses de l’IA.
À l’inverse, en France, le spectre d’une hausse des capacités de calcul génère l’opposition de think-tanks… au prétexte d’un manque d’électricité !
Au lieu de vous proposer encore un dossier sur l’or ou les placements, j’ai décidé de changer d’approche : j’ai préparé un dossier spécial avec 4 extraits, de la part d’auteurs du courant du Libéralisme.
Ces 4 textes expliquent, selon moi, l’importance du Libéralisme, et la source de la richesse et de la prospérité dans la réalité.
Ils mettent en lumière les dégâts pour les niveaux de vie, et le bien-être de tous, en raison de restrictions des libertés, ou d’incitations à des entreprises ou secteurs.
Cliquez ici pour ce rapport, offert.
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Cela suffit ! Kevin ne se laissera pas faire, il est temps que ce gouvernement de fascistes comprenne que le peuple français refuse cette austérité imposée par des puissances étrangères !
Kevin essuie sa sueur abondante d’un revers de main : dans sa petite chambre-étuve d’étudiant inscrit en sociologie à Rennes 2, devant ses murs décorés d’un poster de Che Gevara trans et d’une série de flyers colorés par des arc-en-ciels équitables et inclusifs, alors que la température intérieure frise les 32°, il serre ses petits poings juvéniles en repensant à cette journée d’avril où la police gouvernementale avait éparpillé avec brutalité ses camarades qui tentaient de se mobiliser contre l’austérité dans l’enseignement.
Suite aux récentes annonces de Bayrou, qui entend supprimer des jours fériés et geler certaines prestations sociales, Kevin comprend que le pays a pris la mauvaise direction vers un fascisme décontracté qu’il a toujours juré de combattre. Or, ça tombe bien, ce 10 septembre aura lieu un vrai mouvement citoyen – il l’a lu sur internet ! – qui entend lutter contre ces dérives insupportables.
C’est décidé, Kevin en sera : la lutte antifasciste passe par une mobilisation intense et ses petits poings ne seront pas de trop pour crier « No Pasaran » – ce qui veut dire « Il n’y a plus de parmesan » et pour Kevin, c’est une métaphore claire : la fète est finie, le capitalisme devra céder.
De son côté, Karim n’en peut plus lui aussi : le racisme évident de sa commune lui fait trembler de rage dans son pantalon triangle.
Cette commune a en effet tenté d’organiser, alors que les températures dépassent les 30° à l’ombre, une séance de cinéma en plein air pour projeter « Barbie », film qui porte sur la persécution des Juifs sous l’Occupation et donc sur l’antisémitisme, une thématique pourtant lourdement instrumentalisée ces derniers mois et très probablement pour justifier le massacre à Gaza.
Et peu importe au final – comme l’apprendra plus tard Karim – que le film soit en réalité sur la poupée Mattel et non sur un certain Klaus : le racisme est un combat permanent dont notre fier Noiséen vapoteur ne se défilera pas. Dès lors, Karim a bien noté ce mouvement populaire et citoyen qui aura lieu le 10 septembre et il se prépare donc, tout comme Kevin et pliant soigneusement son drapeau palestinien dans son étui (prêt à ressortir ce jour là), à joindre ses forces pour un anti-racisme ferme et revendicatif. Il prendra sa vapoteuse parfum myrtille.
Quant à Bernard, lui aussi a observé, de son œil expérimenté par 40 ans de conflits salariaux et de son oreille affutée par 40 ans de rock, la direction prise par le pays ces dernières années.
Sa retraite, bien méritée après toutes ces années de lutte syndicale, semble à présent menacée par les insistantes rumeurs de restrictions budgétaires qui circulent sur son Facebook et dans les épais Paouèrepointes animés que lui partagent par email ses camarades dont certains ne sont pas encore pensionnés : selon eux, c’est sûr, le gouvernement écouterait un certain Nicolas, un petit con ultranéolibéral à la solde du patronat et de Bernard Arnault, et de plus en plus véhément lorsqu’il s’agit de payer sa quote-part pourtant légitime et obligatoire.
Cette lutte contre la dépense publique masque mal une volonté de couper sauvagement dans les services publics pourtant exemplaires qui font la force et le charme du pays. Cette lutte n’est pas du tout celle de Bernard, qui est à la lutte de classes ce que la guitare électrique est au rock’n’roll.
Et malgré la chaleur étouffante qui s’est largement installée dans sa longère dont l’isolation a pourtant été récemment refaite en bénéficiant de MaPrimRenov – et d’un peu de travail au black finement négocié avec d’anciens collègues encore en activité, Bernard s’agite. Il ne s’en laissera plus conter. Il monte le son de son 33 tours des Pink Floyd.
Lui aussi a reçu l’un de ces chain-mails roboratifs appelant à une journée de mobilisation, le 10 septembre prochain. Lui aussi estime nécessaire de « tout bloquer », comme le préconise ce « collectif citoyen » qui revendique bien sûr son indépendance vis-à-vis des partis et des syndicats – et qui appelle à un blocage national à cette date-là.
Coïncidence amusante : ce collectif à génération spontanée est d’ailleurs rejoint par la CGT, FO, Solidaires et d’autres syndicats à peine plus discrets dont l’affiliation politique peut difficilement être qualifiée de droite ou même neutre.
Bernard serre ses petits poings en relisant, une fois encore, le tract tout juste reçu de Philippe qui liste les demandes, évidentes, de cette journée de mobilisation : revalorisation des salaires minimaux, arrêt de l’insupportable austérité et des coupes budgétaires ultralibérales, fin de l’injustice sociale et des licenciements, une vraie imposition des riches et des nantis… L’odeur de merguez chatouille déjà le nez de Bernard.
Kevin, Karim et Bernard sont décidés : Nicolas va s’en prendre plein la gueule et la journée du 10 septembre va chauffer !
–oOo–
Il apparaît finalement que la journée du 10 septembre, largement suivie sur les réseaux sociaux et très anticipée par les pouvoirs publics, n’a remporté qu’un succès mitigé mais qui marque tout de même une étape importante dans la lutte contre la climatisation outrancière du parc immobilier français.
Malgré l’absence remarquée du collectif « Nicolas Qui Paie », cette mobilisation a cependant permis d’exprimer l’importance, pour les Français, de la lutte contre le réchauffement climatique et le rejet des solutions de facilité qui ne font que déplacer le problème.
De son côté, le premier ministre François Bayrou a pris la parole en fin de soirée pour exprimer sa compréhension du phénomène, et assurer ses compatriotes de la prise en compte de leurs remarques. Selon lui, il devient impératif de lancer rapidement une réflexion approfondie pour établir comment interdire la climatisation sur le territoire. L’actuel occupant de Matignon a toutefois fait savoir qu’il chercherait le compromis en mettant en place les nécessaires mécanismes d’accompagnement de la filière des fabricants et installateurs de climatisation, afin notamment de les aider à tourner leurs productions et leurs services vers l’exportation. Une subvention spécifique est à l’étude, ainsi qu’un chèque ventilateur.
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Un article de Henry Bonner
Dans le capitalisme de connivence, certaines entreprises tirent profit de leurs bonnes relations avec le gouvernement : elles obtiennent des protections contre la concurrence, des subventions, ou des sources de financements.
Les lois contre la « fast-fashion » – la vente de vêtements à rabais – montre une facette de ce capitalisme de connivence : les élus votent des taxes contre ce secteur au prétexte de la protection de la planète ; en réalité, ces taxes créent des protections pour une industrie contre sa concurrence à l’étranger. Les consommateurs perdent du pouvoir d’achat et l’accès à des produits.
Tout comme les tarifs de M. Trump, ils visent les produits d’importation aux dépens du consommateur.
L’une des rapporteurs de la loi contre Shein et Temu met en avant les justifications pour les mesures contre la concurrence des groupes français – comme Décathlon ou Kiabi. Elle affirme que “nous voulons préserver la mode accessible mais enracinée qui emploie en France…”
En guise de justification pour le ciblage de plateformes chinoises pour des taxes, les élus créent une catégorie de “mode ultra-express.” En pratique, le gouvernement choisit à l’arbitraire les cibles pour la taxe. Il explique même les intentions de la loi : la protection de l’industrie du pays contre la concurrence.
Un porte-parole explique : « L’objectif […] est de cibler spécifiquement les nouveaux entrants […] et non les acteurs traditionnels proposant des vêtements d’entrée de gamme. »
Le site Reporterre résume ainsi : “La désignation “mode ultra express”] demeure donc volontairement vague : elle s’appuiera sur des critères fixés par décret — donc par l’exécutif — tels que la largeur de la gamme de vêtements proposée aux clients et la faible incitation à réparer.”
La règlementation crée des formes de privilèges pour des acteurs dans l’économie, aux dépens de tous.
De plus, les élus votent une interdiction de la publicité des marques de “fast-fashion.” L’interdiction de cette publicité et d’autres types de mesures créent ainsi des rentes pour les entreprises établies.
Dans les cigarettes par exemple, l’interdiction de la publicité fait partie des protections contre l’émergence de nouvelles marques. Ainsi, les vendeurs de cigarettes génèrent les marges les plus élevées (32 % en 2024) du marché-actions américain !
Même sans promotions, les ventes de cigarettes grimpent au fil du temps. Le blocage de la concurrence crée des rentes pour des entreprises, sans impact sur la demande pour les produits dans la réalité.
Les garanties de rachat du courant mènent à une accélération dans l’installation de renouvelables, en particulier le solaire.
Pourtant, comme le révèlent les chiffres de l’opérateur du réseau, l’installation de plus de panneaux a peu d’impact sur la part du solaire dans la consommation.
Les médias annoncent ainsi un succès pour la lutte contre les émissions de carbone : en 2024, les renouvelables produisent le tiers de l’électricité du pays ! En réalité, la hausse de production des renouvelables vient en quasi-totalité de l’hydraulique (les barrages). En effet, la hausse des niveaux d’eau dans les fleuves et réservoirs entraîne un rebond de la production de courant.
À l’inverse, la contribution du solaire et l’éolien à la consommation fait du surplace depuis au moins 2 ans, malgré une explosion des capacités de production sur la période.
En effet, les capacités de production d’électricité – de l’éolien et du solaire – grimpent en flèche. Le rapport de l’opérateur du réseau d’électricité pour 2024 montre une accélération dans l’installation de renouvelables, en particulier le solaire. Entre 2010 et 2020, les raccordements de l’éolien et du solaire – en capacités de génération – atteignent entre 1.500 et 2.500 MW par an. En 2021, ils atteignent environ 4.000 MW. En 2024, ils dépassent 6.500 MW.
En somme, les raccordements de renouvelables au réseau grimpent en flèche. En théorie, ils devraient donc fournir plus de courant aux consommateurs.
En réalité, la contribution à la consommation de l’éolien (bleu foncé) et du solaire (orange) montrent peu de signes d’évolution depuis janvier 2022. La hausse de contribution des renouvelables tient en totalité de l’hydraulique (bleu clair ci-dessous).
La France branche de plus en plus d’éoliennes et de panneaux au réseau. Pourtant, l’éolien et le solaire ne montrent quasiment pas de hausse en termes de contribution à la consommation. En somme, le réseau achète de plus en plus de courant aux parcs de panneaux et éoliennes, malgré un manque de demande !
On observe la même chose dans la conversion du parc automobile aux voitures électriques, aved des mesures qui mènent au gâchis : les politiciens incitent les constructeurs automobiles à la production de voitures électriques malgré le manque de demande. Ils poussent aussi à l’installation de davantage de bornes de recharge.
Comme l’explique L’Energeek, le gouvernement veut 400.000 bornes de recharge à 2030 – plus du double du nombre actuel – dont 50.000 bornes rapides. Dans la poursuite de cet objectif, ils mettent en place des contraintes réglementaires. Par exemple, les propriétaires d’espaces de parkings de plus de 20 places doivent mettre à disposition des bornes de recharge.
Or, avec une recharge par jour en moyenne, le pays a déjà trop de bornes par rapport au nombre de voitures électriques !
Les installateurs de bornes de recharge – via une association de lobbying, Charge France – demandent plus d’incitations et d’obligations en faveur des voitures électriques.
Le bilan est cruel :
– l’installation de plus de bornes de recharge entraîne des pertes en raison du manque d’utilisateurs.
– les hausses de capacités dans le solaire créent du gâchis d’électricité.
– les taxes et restrictions contre la fast-fashion créent des rentes pour des acteurs dans l’économie, aux dépens du pouvoir d’achat de millions de consommateurs.
Dans tous ces cas, le climat sert de prétexte pour un énorme gâchis d’investissements, et favorise le capitalisme de connivence.
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Cela avait été fermement décidé : le village olympique ne devait pas avoir de climatisation. Après tout, la France est un pays tempéré, et la lutte contre le méchant réchauffement climatique passe bien par quelques menus sacrifices.
Cette décision fut quelque peu amendée alors que la cérémonie d’ouverture des Jeux approchait : il ne fallait pas décourager les athlètes étrangers, bizarrement tous habitués à disposer de l’air conditionné.
Nous sommes en France et tout se termine par des chansons… Ou des problèmes de climatisation puisque malgré le changement de braquet des organisateurs et l’installation plus ou moins furtive de climatiseurs dans des habitations pas trop prévues pour, des récriminations se sont fait entendre : il est rapidement apparu que ce qui avait été installé est insuffisant et que même avec les rares périodes de chaleur que la capitale supporte actuellement, l’isolation mise en place dans le village olympique ne permet pas de conserver les chambres suffisamment fraîches.
Les critiques ont fusé, permettant au passage d’apprendre qu’outre l’absence de climatisation, la restauration au sein du Village a semblé incapable – au moins les premiers jours – de fournir des repas de qualité et de quantité suffisantes ce qui, pour la France, est une contre-performance véritablement olympique.
Au-delà du côté “fait divers” de ces rebondissements climatisés dans le village olympique, le fait qu’on ait choisi, dès le départ, de ne pas installer d’air conditionné dans les appartements des athlètes n’est pas un hasard : il s’agit en réalité d’une véritable philosophie assez typiquement franco-française de climophobie avancée.
Eh oui : de la même façon qu’il a fallu attendre plusieurs décennies pour que les climatisations se démocratisent dans les voitures françaises (alors qu’elles étaient déjà de série dans les voitures étrangères depuis des années), beaucoup de Français ont été éduqués avec la croyance fermement ancrée au corps qu’on peut et qu’on doit se passer de toute climatisation chez soi, cette dernière étant jadis vue comme une source de bruit, puis aussi de consommation effrénée d’énergie, puis aussi de rhumes, puis aussi de pollution, puis aussi coupable de favoriser le réchauffement climatique.
Ce petit crincrin pénible qui insiste, depuis des lustres, sur les aspects négatifs (voire rédhibitoires) de la climatisation n’est pas nouveau et dégouline du haut vers le bas, des décideurs, des “experts” de plateau télé et des politiciens vers le peuple qui semble n’avoir toujours pas compris qu’on se paye sa fiole à pas cher : en effet, ces mêmes politiciens sont les premiers à psalmodier “pollution” et “CO2” lorsqu’on évoque la climatisation, et, dans le même temps, à débiter des âneries – agenda climato-réchauffiste oblige – sur le fait que la chaleur tue (alors que le bilan – entre les morts dus à la chaleur et ceux évités par l’augmentation des températures – est largement favorable aux hausses de températures).
En fait, si la chaleur peut tuer, c’est surtout lorsqu’on combat l’installation de climatisation et c’est particulièrement vrai en France où la lutte idéologique contre la climatisation aboutit à un sous-équipement chronique du pays, puisqu’on estime que seul 1 ménage sur 10 est équipé, contre 1 sur 5 dans le reste de l’Europe. Sans surprise et comme le montrent les données mondiales disponibles, la France affiche des statistiques inquiétantes de décès dus aux fortes chaleurs, qui pourraient être évités avec un peu de climatisation.
En réalité, les particuliers français auraient tout intérêt à s’équiper notamment en pompes à chaleur réversibles qui permettraient de chauffer le foyer en hiver et de le rafraîchir en été. Et dans un pays où l’électricité est très majoritairement bas carbone (92% nucléaire), cette consommation électrique liée aux climatiseurs n’influera pas sur un hypothétique rejet de CO2. Du reste, c’est le chauffage en hiver qui représente les pics de consommation les plus élevés. La surproduction observée en été pourrait être avantageusement utilisée pour climatiser les particuliers sans modifier la facture carbone française. En outre, selon le “consensus scientifique” actuel (le GIEC, ici), la climatisation serait le moyen d’adaptation irremplaçable et inévitable au changement climatique…
Malheureusement, utiliser l’énergie à notre disposition, c’est sombrer dans le luxe et l’agréable, ce qui est en contradiction avec l’absolue nécessité de faire pénitence pour sauver Gaïa. Dans ce cadre, la souffrance liée à la chaleur est indispensable pour accréditer les thèses anxiogènes des réchauffistes ; mettre des climatisations chez soi, dans les administrations, les salles de classes ou les transports en commun, c’est risquer d’améliorer la vie des individus pendant les périodes de chaleur et de leur montrer que non, un éventuel réchauffement n’est pas un problème catastrophique du tout, qu’on sait gérer et qu’on peut surmonter à peu de frais.
Or, admettre qu’un réchauffement pourrait être surmontable voire bénéfique, c’est impensable, c’est scandaleux, c’est même un blasphème contre Mère-Nature et il suffit de voir les réactions ulcérées des gaïatollahs et des politiciens pour mesurer l’ampleur de l’outrage.
Non, clairement, il vaut mieux ne rien adapter, ne rien changer, voire interdire les climatisations quitte à repousser, comme en 2019, les épreuves du Brevet des Collèges, faute de climatisation basique dans l’écrasante majorité des établissements scolaires français. Il vaut mieux fantasmer sur des solutions alternatives (qui n’existent pas ou sont très inefficaces), même dans les hôpitaux, plutôt qu’imaginer un déploiement de la climatisation blasphématoire.
Du reste, il est bien plus facile de lutter contre le froid que le chaud : une meilleure isolation permet des gains très substantiels d’efficacité des systèmes de chauffages modernes. En revanche, on ne peut pas combattre le chaud exclusivement par isolation, et tout au plus pourra-t-on retarder le réchauffement d’une pièce en période de canicule. Si l’on veut effectivement la refroidir, il faut une climatisation.
Et ça tombe bien : on sait maintenant faire des climatisations efficaces, peu gourmandes et dont l’impact sur la mortalité liée à la chaleur serait quasi-immédiat. Ce qui permettra de se concentrer sur le froid, qui tue – lui – huit fois plus que la chaleur.
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Même si cela peut être encore un peu confus dans l’esprit de certains, il n’y a plus guère de doute : les prochains mois seront, en France, l’occasion de difficultés évidentes car chacun va devoir faire preuve de retenue, de mesure, de simplicité.
Lutte contre le gaspillage avec l’introduction obligatoire du compost, sobriété imposée par des ajustements malins de taxes sur l’énergie au point de transformer habilement les déplacements automobiles en luxe du 1% privilégié (et du 0,1% qui a courageusement abandonné la voiture pour le jet privé), petits messages subtils à la radio, à la télé, dans tous les médias de révérence pour bien faire comprendre que, d’une part, on va manquer de tout (ou à peu près) et que, d’autre part, ce sera sous une chaleur écrasante sans aucun accès à la climatisation, les glaces vanille-fraise et un peu d’eau claire, bref, l’information est partout.
Car oui, maintenant, tout le monde le sait et c’est devenu parfaitement évident, surtout depuis ces derniers mois que l’eau a sa propre bourse, comme le pétrole : la sécheresse frappe, durement, des trouzaines de départements français qui en viennent à manquer d’eau. Les habitants, hagards, errent dans les rues, un verre (désespérément vide) à la main et la langue pendante, en attendant que les services de l’État viennent à la rescousse pour étancher leur soif catastrophique provoquée par le climat lui-même devenu méchant par la faute difficilement expiable de l’Humanité.
Et pire que tout, parfois, quand il pleut, il pleut beaucoup dans une sécheresse asymptomatique qui parvient à faire déborder les nappes phréatiques, comme en Vendée. Grâce aux explications de médias au taquet qui permettent de comprendre que cette pluie provoque méchamment la sécheresse partout où elle ne tombe pas, le peuple doit se résoudre à l’évidence : une violente sécheresse humide nous attend dans les prochains mois.
Heureusement, l’administration veille. Des hommes d’État, que dis-je, des Chefs voire, osons-le, de véritables Leaders se sont levés et commencent à prendre des mesures fermes pour – enfin ! – remettre un peu d’ordre dans ce pays au bord d’une soif mortelle.
C’est ainsi que, dans des Alpes-Maritimes d’une siccité inouïe ou quasiment (n’ergotons pas devant cette situation dramatique), le maire de la commune de Châteauneuf-Grasse a décidé d’alerter les pouvoirs publics devant la consommation d’eau irresponsable de certaines personnalités installées sous sa juridiction.
Pensez-donc : des riches se permettent d’arroser leur pelouse et utilisent jusqu’à 2000 mètres-cube d’eau (alors qu’une famille normale n’en utilise que 120). Pire encore : étant riches, ils peuvent payer leur facture sans problème, voire les amendes lorsqu’ils sont attrapés à arroser alors que c’est interdit. Il faut trouver une solution, même si – comme le reconnait le maire, gêné aux entournures – on peut fort bien être un gros consommateur d’eau tout en étant en même temps un protecteur de l’environnement, évoquant ceux qui veillent sur plusieurs dizaines d’hectares de nature dans leur parc privé et qui contribuent à sauver des espèces végétales.
Quelle solution peut-on trouver devant ce comportement honteux ?
Rassurez-vous : ce serait bien naïf de croire que nos édiles, nos politiciens et nos administrations n’ont pas déjà quelques épais dossiers d’idées proposées par l’un ou l’autre cabinet de conseil chevronné, payé par l’argent gratuit des autres. D’ailleurs, il suffit de voir les dernières innovations législatives pour constater que les petits rouages administratifs tournent déjà à plein régime : dans un décret paru le 25 avril 2023 dernier, on apprend ainsi qu’est suspendue l’utilisation de l’eau chaude des lavabos sur les lieux de travail.
Dans le cadre de cette pauvreté sobriété énergétique que le gouvernement nous impose pour compenser ses décisions de plus en plus lunaires sur à peu près tout en matière d’économie et d’industrie en France, il apparaît donc que les locaux professionnels vont devoir se passer d’alimenter leurs sanitaires en eau chaude. Pour le moment, les douches ne sont pas encore concernées. Pas encore. Puis, plus tard, ceux qui avaient l’idée forcément saugrenue de prendre une douche sur leur lieu de travail devront s’habituer à la prendre froide ou y renoncer complètement. Gain d’énergie, gain d’eau, tout le monde y trouvera obligatoirement son bonheur.
À quand les toilettes sèches pour tous ?
Il faut le redire : tout ceci est la conséquence évidente d’un réchauffement médiatique climatique qu’on doit sans douter attribuer aux agitations trop carbonées des pays riches, et absolument pas à l’impéritie des autorités dans leur gestion de l’eau en particulier, et de toutes les ressources disponibles (y compris énergétiques) en général.
Oubliez l’absence de maintenance régulière des canaux et de la tuyauterie. Oubliez les fuites, massives, dans les réseaux de distribution qui ne sont plus à la charge de personne, les responsables publics ayant le seul courage d’accuser les opérateurs privés dont les connivences avec les pouvoirs en place leur permettent à leur tour de renvoyer la balle aux mêmes responsables dans un ping-pong politique extrêmement productif. Ne considérez jamais les petits sabotages détendus sous couverts d’opérations de maintenance qui tombent à pic alors que les petits cris stridents sur le mode “sécheresse” se font entendre ici ou là.
Oubliez ça.
Oubliez aussi les taxations vexatoires de toutes les énergies pour financer les lubies politiques du moment, comme vous devez oublier l’impression frénétique de monnaie de singe qui aboutit maintenant à une inflation galopante se traduisant par des coûts énergétiques délirants. Oubliez les contraintes, interdictions et directions politiques débiles qui ont toutes abouties à rendre la production électrique prohibitive, alors qu’on sait faire beaucoup et pas cher.
Oubliez ça aussi.
Concentrez-vous plutôt sur le fait que cette sécheresse est la punition de la Nature contre les excès de l’Homme, et que cette pluie qui fait déborder les nappes ne sont que les larmes de Gaïa devant notre absence de syntonisation harmonieuse avec elle, de notre refus obstiné de retourner à la misère et au dénuement.
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La COP27 vient de s’achever et, bien qu’il soit difficile de ne pas se réjouir devant les mines déconfites des participants qui ont, tous, conclu que les objectifs (dangereux) fixé (arbitrairement) ne seraient pas atteints, il ne faut pas oublier que cette déconfiture sera justement utilisée par les ayatollahs de la religion verte pour réclamer encore plus de vexations écologiques pour tous.
Eh oui, la lutte contre l’Humanité sur Terre ne se passe pas toujours comme prévu, les individus qui la composent n’entendant pas tous mourir sans protester. Les analystes improvisés ou auto-déclarés sont formels : les jalons posés à ce nouveau rassemblement de la Jet Set mondialiste dans des petits paradis pour touristes aisés ne permettront pas d’écrabouiller suffisamment d’individus sous les normes, les interdictions et les obligations écologistes afin de combattre ce qui a été défini comme un problème.
Ainsi, beaucoup pleurnichent sur l’absence de volonté pour la plupart des pays raisonnables de se couper complètement de source d’énergies fiables au profit de bricolages approximatifs Gaïa-compatibles : pensez donc, malgré les injonctions résolument hystériques d’un Occident de moins en moins crédible, la plupart des pays en voie de développement ont clairement repoussé l’idée d’arrêter d’utiliser le pétrole, le charbon, le gaz et le nucléaire, toutes ces sources qui, ironie d’un sort décidément taquin, manquent maintenant cruellement à l’Europe dont les miches froides cet hiver se rappelleront au souvenir de nos politiciens un peu trop enclins à n’y voir qu’une zone de palpation fiscale monomaniaque.
Cependant, tous les experts de l’oppression religieuse écologique ne baissent pas les bras. Parmi ceux-ci, Jean-Marc Jancovici se réjouit par exemple que le discours médiatique ait eu le bonheur de s’améliorer au fil du temps. Dans un entretien accordé récemment à Franc Sphincter, la radio officielle du régime actuel, il trouve notamment que le problème est à présent mieux défini dans les médias et que ces derniers pèchent surtout par les solutions qu’ils mettent en avant.
De ce point de vue, Jancovici n’a pas tort : il est maintenant assez clair que les solutions prônées à longueur d’ondes et de petits articulets sympatoches dans les médias de grand chemin sont parfaitement stupides et mériteraient de grandes paires de claques à ceux qui les proposent tant le passage à l’échelle industrielle est économiquement impossible ou ruineux, tant les besoins sont mal compris, tant les “idées” lumineuses qui sont mises en avant par ces médias, puis – pire encore – par les politiciens nous mettent à présent dans une panade notoire.
On n’insultera jamais assez cette classe jacassante d’avoir réussi à saboter en Europe les sources énergétiques fiables (gaz naturel, pétrole) voire propres (nucléaire) au profit de chimères polluantes et ruineuses sur le plan physique, économique et écologique, comme les hideux moulins à vent ou les ridicules panneaux solaires. Les prix actuels européens de l’énergie, les faillites à venir, la misère qui va s’abattre sans merci sur des millions d’Européens sont une démonstration flagrante de ce que provoquent les âneries politiques et médiatiques répétées en boucle et appliquées avec cette componction inévitable qu’ont les imbéciles arrogants lorsqu’ils arrivent au pouvoir.
Cependant, ce serait aller un peu vite en besogne que donner un blanc-seing à Jancovici lorsqu’il rappelle fort justement que les solutions actuellement proposées oscillent entre l’inefficace, le ruineux ou le parfaitement débile, car après avoir réalisé ce constat, voilà notre vaillant évêque de la Religion Verte qui se lance dans l’exposition d’une de ses solutions.
Et comme on pouvait s’y attendre de la part d’un apôtre de la Syntonisation Obligatoire et Définitive à Gaïa, cette solution passe par une bonne grosse interdiction. En l’espèce, constatant que le pétrole est brûlé par l’aérien à hauteur de 8% sur la planète, l’ingénieur propose donc de limiter à une poignée le nombre de vols aériens par habitant, sur toute une vie. Oui, vous avez bien lu : chaque individu se verrait attribué un quota de déplacements aériens pour sa vie. Bien que n’ayant pas fait le calcul, il évoque rapidement le chiffre de 4 ou 5.
À présent, la situation est intéressante.
Nous avons donc d’un côté les “solutions” des médias et des gouvernements gravement lobbyisés par les ONG écologiques, complètement hors sol vis-à-vis des réalités économiques et simplement physiques, qui aboutissent très concrètement au mieux à réduire des millions (si ce n’est pas des milliards) d’individus à la misère, et au pire à réduire brutalement la population terrestre. Sans surprise, ce collectivisme préfère décidément aux champs cultivés les champs d’ossements humains.
De l’autre, nous avons la “solution” d’un “expert” qui consiste à créer une pénurie parfaitement artificielle et en un retour d’une espèce de passeport intérieur qui ne fait pas du tout penser aux plus belles pages de l’Union Soviétique.
Imposée pour résoudre un non-problème (le réchauffement, si tant est qu’il perdure, si tant est qu’il soit anthropique, n’a pas à être vu comme une calamité comme en témoignent les 50 dernières années d’amélioration stupéfiante du niveau de vie de milliards d’humains), cette pénurie artificielle tape de surcroît parfaitement à côté de la plaque : d’une part, la réduction observée des vols “touristiques” serait parfaitement marginale tant il est certain que jamais ces quotas ne s’appliqueront partout, pour tout le monde ; au-delà de quelques pays occidentaux, il est même à parier que ces quotas ne seront jamais mis en place. Imaginer imposer cela sur un territoire comme la Russie, la Chine, les États-Unis, le Brésil ou le Canada est parfaitement crétin. Du reste, pour compenser la disparition des vols, on imagine sans mal les infrastructures dantesques à mettre en place sur des distances immenses ; on peine à y voir un mieux disant écologique.
D’autre part, l’effet économique direct et indirect sera si fort (en poussant à la fuite de tous ceux qui en ont les moyens) que l’impact à très court terme sera dévastateur pour les économies qui se risqueraient à mettre cette “solution” stupide en place. Or, et Jancovici le sait (mais ne semble pas s’en rappeler), moins une économie est riche, et plus elle pollue. Autrement dit, cela se traduirait très vite par une augmentation de toutes sortes de pollutions, soit l’exact contraire du but recherché.
Enfin, on imagine sans mal les résultantes immédiates de ces quotas : la mise en place de passe-droits monnayés et l’apparition d’un marché noir de quotas, toute une administration les vérifiant, des dérives bureaucratiques, de la corruption et des petits pouvoirs et autres privilèges distribués par la caste dirigeante.
Mais c’est justement là que ce situe le génie de ce genre de propositions ineptes : rappelez-vous qu’une solution idiote à un problème inexistant permet trop souvent de garantir un accroissement massif du pouvoir de ceux qui la proposent sur ceux qui la réclament.
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Les clowneries de nos ministres s’étaient largement déployées pendant la crise sanitaire, et n’avaient commencé à se calmer qu’avec l’agacement visible des foules devant la multiplication artificielle du nombre de vagues, de cas et maintenant de picouses magiques. Avec la crise énergétique, c’est le retour de la clownerie industrielle et planifiée, dont le côté grotesque n’échappe qu’aux plus benêts des Français.
Certes, ils sont nombreux mais une part grandissante commence à voir la fumisterie. Il faut dire qu’au comique de dialogues que nos ministres nous ont servi pendant la pandémie succède à présent le comique d’accoutrement qui a plus de mal à camoufler l’indigence de leurs raisonnements.
C’est ainsi que l’inénarrable Pruneau Le Maire de Bercy, celui qui facilite de moins en moins le transit fiscal alors que les finances s’assèchent, a décidé de laisser tomber la cravate pour se vêtir d’un col roulé, accessoire indispensable de tout gland qui se respecte. À son habitude, il s’est empressé d’en informer la Terre entière tant il lui semblait indispensable de montrer que lui aussi devait absolument participer à la dernière entourloupe à la mode.
Il en va du reste exactement pareil pour Babeth de Matignon qui a joint le grotesque à la parole en débarquant accoutrée d’une doudoune douteuse même dans ses bureaux où on aura bien du mal à croire que température et isolation sont finement réglés pour tenir compte de la conjoncture. Si les températures extérieures dégringolent encore, on attend avec gourmandise le moment où elle débarquera sur les plateaux télé engoncée dans un gros anorak rouge vif.
A contrario, on peut déjà redouter les redoux que nous promet (en vain ?) le réchauffement climatique qui imposeront en toute logique à cette brochette d’imbéciles de venir en slip afin d’éviter toute climatisation de leurs locaux…
Le ridicule ne tue malheureusement pas ce qui ne nous débarrassera donc pas de Gille Legendre qui s’est récemment ouvert publiquement sur les aventures de son sèche-linge dont il ne se sert plus : il a décidé d’étendre lui-même son linge. Au passage, saluons les journalistes du Huffington-Post qui ajoutent leurs propres idioties au grotesque de la situation en insistant sur le fait que le député étend ses vêtements à la main, alors qu’on pouvait évidemment s’attendre à ce qu’il le fasse avec une canne à pêche comme il se doit.
La multiplication de ces clowneries n’a évidemment rien de fortuit puisqu’il s’agit de montrer l’exemple (même si l’exemple est ridicule et totalement inapproprié).
Et alors même que les besoins énergétiques du pays pourraient être couverts si ces politiciens n’avaient pas tout fait contre, les voilà qui enfilent leurs tenues d’hiver les plus flashy et déroulent leurs niaiseries les plus arrogantes pour faire passer la pilule, comme si nous étions dans une sorte de “Bronzés Font Du Ski” à l’échelle nationale.
Soyons clairs : ces pénibles impétrants nous prennent au mieux pour des gamins et nous expliquent comment faire des économies d’énergie au sein de notre foyer, nous donnant ou non l’autorisation de déclencher la chaudière, d’allumer la lumière ou d’utiliser le sèche-linge, et au pire pour des abrutis qu’on entend diriger à coup d’injonctions plus ou moins martiales mais toujours paradoxales avant les inévitables sanctions qu’on sent déjà prêtes à sortir des tiroirs républicains où cette bande de pervers manipulateurs les a rangées pour le moment.
Ce n’est pas du tout une exagération tant il est maintenant évident qu’ils ont préparé tout un petit agenda de vexations et de frustrations, bâti sur l’entretien artificiel d’une situation qu’ils ont délibérément provoquée.
C’est donc sans surprise qu’on apprend par exemple que France Téloche, l’organe officiel de propagande gluante de Gouvernemaman, veut proposer une sorte de “météo des coupures”, c’est-à-dire une carte de prévision, à l’instar des cartes météo, sur laquelle seront présentées les prochaines coupures sectorielles destinées à punir les bourgeois soulager le réseau.
Ceux qui ont un peu conservé le sens de l’observation pendant la crise sanitaire comprennent que le schéma à l’oeuvre est le même : ici, il est question d’entretenir l’alarmisme climatique et la crise énergétique en la gonflant hors de toute proportion afin de maintenir le peuple dans la peur. Créer un problème et arriver avec ses propres solutions (consternantes) est maintenant l’essence même de la politique pratiquée par la brochette de clowns à roulettes actuellement au pouvoir et cette “météo des coupures” est un nouvel instrument dans leur panoplie de petits psychopathes.
À chaque fois, le but officiel est limpide, évident : obtenir par une série de manœuvres psychologiques douloureuses le consentement de la population à de nouvelles restrictions de liberté pour garantir non pas un retour à la normale mais une atténuation des problèmes ainsi grossis, et, de fil en aiguille, maintenir une pression constante sur les gueux qui pourraient finir par trouver le temps long. Quant à l’urgence climatique proclamée, elle n’est ici que l’excuse, le tuyau dans lequel sera poussée la boue autoritaire et dictatoriale dont on va asperger le peuple avec un plaisir que ces clowns ont du mal à cacher.
Au bout du tuyau, il n’y a qu’une chose : la mise en place d’un pass énergétique, qui sera présenté comme l’unique solution pour contrecarrer les vilains profiteurs qui se chauffent, les méchants égoïstes qui prennent des douches tièdes, les abominables individualistes qui osent encore se déplacer en voiture. Le travail psychologique a déjà commencé et cela fait des mois que la petite musique de préparation des esprits à cette ignominie est en cours.
Macron et son gouvernement, pilotés par les habituels cabinets de conseil dont l’objectif a toujours été “l’accompagnement au changement”, n’ont ici qu’un unique but : faire perdre toute souveraineté au peuple, dépouiller tous les citoyens de leurs libertés. La crise pandémique a donné une excellente idée de ce qu’ils sont capables de faire et de ce que les Français sont capables d’encaisser sans broncher.
La crise énergétique puis, inévitablement, la crise financière qui s’annonce seront les coups de boutoirs finaux pour parvenir à leurs fins.
Vous ne posséderez plus rien et vous serez broyés.
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Petit-à-petit, l’étau hygiéniste semble se desserrer dans le monde : aux États-Unis, les obligations vaccinales tentées par l’administration Biden se sont fait salement retoquer, un nombre croissant de pays laisse tomber les restrictions sanitaires dont l’aspect inopérant voire néfaste commence à apparaître à la vue de tous…
Eh oui : en témoigne le changement notable d’attitude de la plupart des laquais de l’information sur les plateau télé ainsi que le retour de certaines personnalités raisonnables sur les ondes, le monde commence à comprendre que la pandémie tire à sa fin et qu’il va falloir revenir à d’autres sujets de préoccupation. La terrible pandémie qui aurait dû produire des centaines de millions de morts n’a pas eu lieu, il est progressivement temps de revenir aux affaires courantes.
Bien évidemment, ceux qui ont le toupet de voir le bout du tunnel de l’hystérie covidiste seront bien vite calmés par les récentes déclarations du gouvernement français, à la tête duquel Jean Castex, fier clown à seringue décidément perdu dans les contraintes idiotes qu’il impose au peuple français, a ainsi rappelé en toute décontraction que « ce variant omicron est certes beaucoup plus dangereux mais clairement moins sévère » que ses prédécesseurs.
#Castex19h
J'ai arrêté d'écouter ce clown quand il a dit :
« C'est enfin la confirmation que ce variant #omicron est certes "beaucoup plus dangereux mais clairement moins sévère" que ses prédécesseurs » #Coronacircus pic.twitter.com/2ghId4zk1G— Marc Herstalle (@herstalle) January 20, 2022
Nous sommes en France et il n’est donc absolument pas question ni de changer son fusil (à seringues) d’épaule, ni d’admettre qu’on a peut-être un peu surréagi ces derniers temps, ni, surtout pas, que dans ce nouveau contexte d’un variant bénin complètement transparent aux injections actuelles, le pass vaccinal poussé à toutes forces par une classe politique en dessous de tout n’a plus aucune raison d’être si ce n’est asseoir un flicage purement politique de chaque français.
L’heureux peuple de France va donc devoir continuer à subir le bricolage improvisé de nos énarques pendant qu’une part croissante du reste du monde va progressivement passer à autre chose.
Cependant, soyons honnêtes : si le gouvernement français a fait le choix (imbécile et inique) de continuer à se focaliser sur cette pandémie et d’en tirer absolument tous les bénéfices les plus malsains pour accroître le pouvoir de l’État sur les citoyens, les autres gouvernements ne sont pas en reste.
Avec une prévisibilité qui serait comique si les implications n’étaient pas si graves, ces derniers sont déjà en train de repositionner leurs discours afin de conserver aussi haut que possible le niveau de cortisol de leurs assujettis : la pandémie fut évitée ? Ne vous réjouissez pas, une autre catastrophe est toujours possible et croyez-moi, les politiciens seront là pour bien vous le rappeler. Il y a toujours une urgence impérieuse au coin de la rue qui attend. C’est en tout cas les conclusions auxquelles parviennent toutes les officines non gouvernementales qui ont, c’est commode, précisément été subventionnées et stipendiées pour ça.
Ainsi, à mesure que s’étiole la charge paniquarde du discours officiel vis-à-vis de la pandémie apparaissent de nouveaux articulets dans la presse pour annoncer le prochain motif de stress apocalyptique : il y a quelques jours, les scientifiques de l’ONG Bulletin of the Atomic Scientists ont par exemple une nouvelle fois dévoilé « l’horloge de l’Apocalypse », sensée symboliser l’imminence d’un cataclysme planétaire. Étonnement : comme en 2020, elle est encore bloquée à minuit moins 100 secondes !
Sapristi ! La surprise est totale : comme on ne l’avait pas du tout vu venir dans un précédent billet, en plus de l’actualité ukrainienne du moment, voilà les crises séculaires climatiques qui reviennent doucement sur le devant de la scène. On va dépoussiérer l’une ou l’autre Suédoise un peu perdue de vue dernièrement, et moyennant quelques apparitions en larmes dans les médias, avec – pourquoi pas – un ours polaire tout maigre en illustration, rappeler à tout le monde que, pendant que nous souffrions les affres d’une peste bubonique moderne, le climat, la faune, la flore et les pangolins ont continué à salement dérouiller (au contraire des politiciens qui, eux, sont toujours aussi roses et dodus, notez-le).
Bref : la catastrophe sanitaire semble s’amenuiser ? Ne respirez pas trop fort, la catastrophe climatique reprend la main !
Notez au passage l’absence très symptomatique de grandes enquêtes de fond, de chroniques détaillées et de papiers enflammés sur le retour tonitruant de l’inflation, sur l’explosion cataclysmique des dettes de certains États (notamment ceux gérés par des brochettes d’idiots), ou sur les actuelles disruptions de chaînes logistiques ainsi que les pénuries qu’elles engendrent et vont engendrer dans un avenir proche.
La discrétion de ces sujets, le battage fait autour des « catastrophes choisies » n’a rien d’anormal.
Il faut comprendre que les « catastrophes choisies », qui sont en réalité créées de toutes pièces, ont l’avantage de dédouaner les politiciens de toute responsabilité : ils n’en sont pas responsables. Le « peuple », les « consommateurs », les « riches », les « puissances ennemies » le sont, c’est évident. Les masses de touristes qui prennent l’avion une fois par an pour aller au soleil sont responsables ; les politiciens qui prennent un jet privé à la moindre occasion et pour aller bavasser à Davos, non. Simple.
Et comme ils sont aux commandes, c’est bien ces derniers qui vont – évidemment – résoudre le problème. Bonus additionnel non négligeable : les solutions proposées accroissent leur pouvoir (chic alors).
Au contraire et de l’autre côté du spectre, il ne fait ainsi aucun doute de l’écrasante responsabilité des actuels dirigeants dans le choix de boucler des pays entiers, dans la mise en place d’aides à coup d’Étapaiera débridé et de Kwakilenkouth par containers de 40 pieds. Les problèmes économiques et sociaux comme l’inflation, les dettes colossales et l’immense bordel des chaînes logistiques ainsi que les pénuries qui vont les accompagner sont directement issus des choix calamiteux de ces mêmes abrutis élus, pilotés par des électeurs de plus en plus sujets à une propagande débridée.
Dans ce schéma, ces politiciens s’en sortent toujours très bien : ou bien ils accroissent indûment leur pouvoir pour régler les problèmes bidons qu’ils ont eux-mêmes créés ou décrétés importants, ou bien ils manipulent les foules pour leur faire oublier les problèmes très réels qu’ils ont créés par douzaines après leur avoir menti et tordu le sens des mots.
S’il y a catastrophe, c’est dans le fait qu’on les laisse encore agir malgré l’historique absolument calamiteux qu’ils trimballent comme autant de casseroles. S’il y a catastrophe, c’est dans le pouvoir toujours plus grand qu’ils s’accordent devant la passivité du peuple.
La terrible réalité est que dans les apocalypses qu’on nous promet, il n’y a pas plus de catastrophe inéluctable que de beurre en broche. Et dans celles dont personne ne veut parler, il n’y en a aucune que les décisions calamiteuses des dirigeants actuels n’ont pas créée ou aggravée.
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Voilà, c’est l’été et les beaux jours reviennent (un peu) : quelques (timides et intermittents) rayons de soleil viennent réchauffer (modestement) l’Hexagone. Saisonnalité oblige, les admissions en réanimation baissent, le nombre de morts de maladies respiratoires s’effondre à nouveau comme tous les ans à pareille époque. La hausse du taux de vitamine D dans le sang et les vaccinations font fléchir les courbes scrutées fébrilement par les autorités. Quelques sourires apparaissent…
Avec le courage qu’une prochaine élection procure indubitablement, les confinements sont arrêtés, les couvre-feux retirés et les activités auparavant formellement proscrites (se balader dehors sans raison, aller au restaurant, voir des amis) redeviennent possibles. Youpi, la fête peut reprendre.
Et là, c’est le drame !
Parvenant à se procurer (on ne sait comment) un rapport climatique du GIEC, l’Agence Fausse Presse française découvre les prédictions véritablement apocalyptiques que nous ont concoctées les gourous du climat : pénuries d’eau pour des centaines de millions de malheureux, 80 millions de victimes de famines, 420 millions de martyrs de canicules, une hausse du niveau des océans de 13 mètres (oui, mètres, pas centimètres), réduction des rendements agricoles de 10%, bref l’humanité va au devant d’une hécatombe si la température du globe devait gagner 1° et quelques ppm de CO2 (et tant pis pour le mésozoïque luxuriant avec ses 15° et 1000 ppm de plus en moyenne, oubliez, ça n’existe plus).
Ces chiffres font peur et sont même qualifiés de fous par différents organes médiatiques qui en viennent même à se demander si le GIEC ne pousserait pas le bouchon un peu loin au point de devenir lui-même collapsologue.
Il faut dire que, depuis le Club de Rome et autres Jour de la Terre des années 70, les prévisionnistes de malheur se sont copieusement plantés ; même pour les feuilles de chou jamais en retard d’une annonce catastrophique tonitruante, une prudence minimale s’impose donc…
De façon intéressante, et alors que ces historiettes climatiques burlesques commencent à peine à occuper les folliculaires, de nouveaux rebondissements apparaissent dans l’histoire des virus mutants venus d’ailleurs : on croyait la belle saison arrivée et en être enfin débarrassé de ce vilain virus ? Que nenni, Libération et d’autres brûlots journaleux entreprennent de nous rappeler la terrible (forcément terrible) réalité ! Le variant guette, tapi au coin d’une réunion de famille, d’un concert ou d’un resto et rapidement, de nouveaux morts refont la Une.
Vous l’avez compris : on observe comme un mouvement de va et vient entre ces deux types de phénomènes médiatiques.
Pour ainsi dire, dès que les tensions sur le système de santé diminuent et que les médias ne peuvent plus consacrer l’intégralité ou presque de leur temps d’antenne aux sujets sanitaires, l’attention du public est immédiatement reportée sur d’autres sujets aptes à créer de l’anxiété. Tout se déroule comme s’il fallait absolument conserver un taux élevé de cortisol dans le sang des individus : pour les téléspectateurs, on les abreuvera alternativement de catastrophes mondiales, de documentaires lacrymogènes sur les océans de plastiques, les pollutions industrielles, ou de reportages sur les mourants en réanimation. Pour les citoyens, on les matraquera de perspectives politiques, économiques et sociales affolantes, depuis le chômage jusqu’à la pauvreté en passant par l’immigration, des retraites de misère ou tout sujet qui pourra déclencher un stress confortablement élevé pour générer à la fois de l’attention et des réflexes électoraux favorables aux candidats du moment.
Bref, selon la cible, les politiciens et les médias s’emploient à toujours entretenir la peur.
Ce qui est nouveau ici est que crise sanitaire et crise climatique se situent sur le même temps de cerveau, utilisent les mêmes canaux et les mêmes mécanismes (on projette à quelques semaines ou quelques années un nombre de morts putatif que virus ou réchauffement vont entraîner, et plus le chiffre est gros, mieux il passe), tout en se basant dans les deux cas sur des panels d’experts qui ont depuis amplement démontré leur politisation extrême, et des modèles mathématiques si finement affûtés que, formellement, nous sommes tous déjà morts et la réalité qui indique que certains d’entre nous ont, malgré tout, survécu, est une erreur qui ne manquera pas d’être corrigée prochainement.
Et dans ces deux cas, le message salvateur et la lueur d’espoir reposent exclusivement sur la collectivité et l’action de l’État : sans ce dernier, pas d’issue possible, lui qui organise si bien d’un côté la distribution de vaccins, de l’autre tabasse de taxes et d’interdictions les cibles désignées de la vindicte anti-dioxyde, avec les résultats flamboyants qu’on observe.
Eh oui : sans le groupe, sans les courageuses administrations à la pointe du Cerfa efficace, point de salut ! Dans les deux cas, les actions collectives et collectivistes entraînent à la fois une diminution claire des libertés de tous et de chacun, et une augmentation dantesque des ponctions, taxes, impôts et même des dettes. Mais comme c’est pour nous sauver de l’apocalypse, ça ira, n’est-ce pas.
Dans les deux cas, il faut faire vite car, malheureusement, la crédibilité des tenants de cet alarmisme et des solutions proposées s’érode chaque jour qui passe, à chaque prédiction foirée : l’hécatombe prophétisée par le chef de l’État lui-même n’a pas eu lieu (même pas de loin), ceux qui prédisaient l’apocalypse en Suède en sont pour leur frais, les températures de 2020 sont un demi-degré en dessous des prévisions réalisées en 2000, les réfugiés climatiques ne se comptent ni par millions, ni par milliers (et les contorsions des réchauffistes n’y changent rien).
Pire encore pour nos vendeurs de fin du monde : les confinements drastiques de 2020 et leur réédition de 2021 n’ont absolument rien changé aux zabominables courbes de températures observées en différents points du globe, exactement comme si ce que disent les climato-réalistes se trouvait prouvé, à savoir que l’activité humaine n’influe quasiment pas ni sur les températures, ni sur le taux de CO2.
En somme, il faut se rendre à l’évidence : alors que la confiance dans les deux excitations médiatiques et leurs experts de plateaux s’étiole petit-à-petit, virus et climat se retrouvent sur le même terrain médiatico-politique.
Il y a donc conflit de plus en plus évident pour influer sur le stress des individus et obtenir le temps d’antenne et l’attention des spectateurs contribuables citoyens…
Or, si le climat semble partir gagnant puisqu’on nous bassine à ce sujet depuis plusieurs décennies, force est de constater que les explosions de dette, les gesticulations musclées des États n’ont jamais été aussi fortes que pour la crise sanitaire.
Les catastrophistes du climat semblent avoir compris quelque chose que les catastrophistes du virus ont mis en application avec succès en 2020 : pour ouvrir à fond les sprinklers d’argent public, pour que les cataractes de pognon gratuit se déversent dans les associations lucratives sans but, vers les institutions et organismes non gouvernables, vers les popoches des popoliticiens, il faut plus qu’une peur millénariste : il faut créer une véritable panique !
Dès lors, il n’est pas étonnant de voir la débauche caricaturale du GIEC en matière de climat, surenchère telle que, fuitée (pour tester la réponse du public ?), elle en devient manifestement embarrassante pour ce groupe de politiciens du climat qui aurait voulu polir et affiner son message d’ici au prochain grand raout climato-alarmiste de la COP26 en novembre prochain. Il faut dire que le report de cette dernière (qui devait avoir lieu en 2020) était en effet resté au travers de la gorge d’un maximum d’activistes qui avaient alors compris que ce vilain virus pourrait nettement amoindrir les effets de leurs contorsions médiatiques.
Pas de doute : le miel attire les mouches et le « quoi qu’il en coûte » n’est pas tombé dans l’oreille sourde de climato-excités. Attendez-vous en conséquence à une surenchère invraisemblable de délires environnementaux…
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Et voilà mes amis, terminé l’âge de l’innocence où les Français pensaient être libres de polluer sottement ! Oui, le temps du rêve est fini, surtout si c’est celui d’un enfant (et plus encore s’il concerne l’aviation !) maintenant que les discussions sont en cours sur la prochaine loi Amour, Gloire & Volupté Climat, Dérèglement & Résilience, que notre fière panoplie d’enregistreurs élus va s’empresser de voter dans les prochaines semaines sans sourciller.
Et il fallait bien ça : la France croule sous la pollution de ses centaines de centrales électriques au charbon et n’a pas la chance de disposer de champs d’éoliennes (comme en Allemagne) et de centrales nucléaires (comme aux Pays-Bas) qui permettent à ces pays une totale indépendance électrique.
L’Hexagone doit donc faire amende honorable en s’autoflagellant avec d’autant plus de vigueur que les richesses s’accumulent dans le pays de façon insolente et que les inégalités s’accroissent sans frein : il est temps que les riches français toujours plus nombreux crachent au bassinet, nom d’un petit bonhomme en gilet jaune !
Et quoi de mieux pour s’auto-punir, je vous le demande, qu’une dose massive d’écologie pudibonde ?
C’est sans doute pour cela que l’Assemblée nationale, assez peu occupée actuellement, s’est attelée à cette tâche. Après tout, les déficits ont été totalement jugulés, le chômage a fondu, la dette est à peu près évaporée, la pandémie – gérée de main de maître par une équipe véritablement affûtée – n’a guère fait l’objet de lois et ne nécessite donc plus d’attention. Chômage, pauvreté, insécurité, immigration, tout ceci peut attendre devant l’urgence d’un climat qui se réchaufferait de 4 degrés par siècle et ferait potentiellement monter les océans d’un centimètre par an.
L’heure est à l’action parlementaire décisive et avec quelques mesures simples, on va nettement améliorer le sort des Français.
Jugez plutôt : fin des avions publicitaires, interdiction de la distribution de publicité postale par défaut, score carbone pour les vêtements (après le succès retentissant du score carbone pour les aliments, et indépendamment du fait que vous vouliez ou non manger vos chaussettes en salade), endoctrinement enseignement des enfants à l’écologie à chaque moment possible de l’école, la liste est longue des idées lumineuses que nos députés ont introduites pour donner un second souffle à la transition de la France vers une écologie totale et définitive.
Et au-delà de ces quelques amuse-gueules législatifs, signalons aussi la suppression de certaines lignes aériennes intérieures, ce qui permettra notamment à Air France, dont les performances économiques sont véritablement insolentes actuellement, de s’envoler encore vers de nouveaux records stratosphériques. Gageons que ces suppressions, savamment dosées, sauront créer de l’emploi et propulser le pays vers de nouvelles vallées de lait et de miel.
Du reste, il ne faut pas perdre de vue que ces efforts parlementaires si puissamment pensés s’inscrivent dans l’envie de nos élites de pousser de façon plus en plus compulsive les « mobilités douces ». Et s’il est vrai qu’il n’y a rien de plus doux – pour l’environnement de nos élites – que l’absence totale de mouvement du peuple, réduire les options des pollueurs contribuables constitue une étape importante avant leur indispensable immobilisation complète.
C’est ainsi qu’on leur « offre » – enfin, « offrir », n’exagérons rien, hein, ça reste avec leur propre argent ! – de reprendre leurs vieux engins de locomotion pourris qui blessent Gaïa en l’échange d’une aide à l’achat d’un magnifique vélo électrique pas polluant, lui (les batteries électriques sortant droit du cul d’une licorne éco-consciente et carbone-compensée, c’est bien connu).
Tout ceci s’inscrit évidemment dans le cadre de la guerre sans merci que livre une petite frange de nos politiciens et de nos bobos citadins contre la voiture, qui veut exterminer le moteur thermique d’ici 2035 en proposant des solutions aussi pertinentes que pratiques ; on imagine déjà avec gourmandise les familles de la prochaine génération de Français, pédalant tous en chœur comme jadis les Chinois de l’ère maoïste, pour aller faire des courses, déposer les enfants au collège (20 km aller/retour, ça fait les mollets les enfants, surtout avec vos cartables de 10 kilos remplis de livres sur l’écologie, d’histoire en vrac et de cours de sexualité alternative !).
Quant aux artisans, déplaçant leur lourd matériel d’un chantier à l’autre, ils s’adapteront : fini les Doblos optimisés frôlant le 82 km/h sur une départementale de campagne permettant de desservir leurs clients sur 100 km à la ronde et à eux les joies des triporteurs électriques à 30 km d’autonomie, jarrets frétillants inclus ! Et quelle joie pour les familles de vacanciers de descendre dans le sud, tractant avec leurs fiers vélocipèdes à assistance électrique leur mobile-home de 5 tonnes ! Gaïa, les petits oiseaux, les grenouilles et les moustiques leur en seront reconnaissants, c’est certain !
Jusqu’à présent, les écolos et toute la clique de leurs suiveurs politiques opportunistes voulaient nous faire croire que l’écologie ne serait pas une punition. Ces lois et ce qui se passe depuis qu’ils ont accédé à quelques parcelles de pouvoir dans certaines mairies montre l’ampleur de la supercherie. Oui, il ne s’agit bien que d’écologie punitive : les humains (en tout cas ceux qui ne votent pas pour une écologie de plus en plus intrusive, restrictive, limitative et euthanasiante) n’étant considérés que comme d’insupportables nuisances, il faut les punir de leur existence, de leurs ambitions et même de leurs rêves.
De ce point de vue on se demande si l’accession au pouvoir des khmaires verts n’est pas un calcul politique de la part de Macron et de son équipe, visant à démontrer par de multiples exemples d’actualité toute l’inanité de leurs propositions et le danger de plus en plus évident que représentent leurs politiques soi-disant environnementales et plus qu’handicapantes voire débilitantes au sens premier.
À l’approche des régionales (si elles ne sont pas repoussées) et à l’approche de la présidentielle (si elle a finalement lieu), on ne peut pas écarter cette idée de l’exécutif actuel tentant de se débarrasser complètement de ces encombrants écologistes dont le soutien réel dans la population est véritablement minimal et qui s’amenuise à mesure qu’augmente la douleur provoquée par les âneries qu’ils prônent.
En attendant, les lois s’accumulent, en décalage maintenant consternant avec les besoins impérieux du pays. Bah, peu importe : pédaler occupera l’esprit.
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Si l’on s’en tient à la presse, la course à la présidentielle américaine est particulièrement serrée, avec un président Trump distancé par un candidat Biden adulé de tous (imaginez ici une foule en délire, avec masques et distanciation sociale tout de même, ne rigolons pas avec ces choses-là, n’est-ce pas).
Cependant, la réalité est probablement plus nuancée.
Il est clair que certains Américains n’en peuvent plus d’un président qu’ils jugent grossier, arrogant, populiste et qu’ils ont généreusement affublé d’épithètes colorés (littéralement – « orange man » – ou plus métaphoriquement comme raciste, sexiste, etc.) pendant les quatre années passées. Beaucoup ont par exemple détesté sa gestion de la crise sanitaire, et la crise économique qui s’installe à sa suite, avec les difficultés qu’elle représente pour la classe moyenne américaine, ne lui sera probablement pas favorable au moment du vote.
Néanmoins et dans le même temps, le bilan économique de Donald Trump reste bien meilleur que celui d’une administration Obama qui avait laissé le pays pantelant. Beaucoup de citoyens américains en conviennent et ont pu directement ou indirectement profiter de la bonne santé américaine ces dernières années : avant la pandémie, le taux de chômage américain était ainsi affiché au plus bas.
En outre, beaucoup redoutent les programmes économiques mis en avant par les Démocrates, que ce soit la remise en cause des réductions d’impôts consenties par Trump, ou le Green New Deal dont on peut raisonnablement penser qu’il est un gouffre financier en plus d’être un positionnement stratégiquement douteux. Au passage, l’Europe, qui a ouvertement choisi un tel positionnement, devra faire les frais de ces politiques agressivement écologistes dont tout indique qu’elles se termineront par une casse sociale assez phénoménale, comme on la devine déjà du côté des avioneurs, des voyagistes et des constructeurs automobiles…
Enfin la montée des mouvements raciaux qui ont trop souvent dégénéré en violences et pillages donne un boulevard à un Trump qui se place résolument du côté de la loi et l’ordre : au contraire d’un Français qui semble toujours aussi peu regardant de ce qu’on peut bien faire avec ses impôts, l’Américain attend, lui, de son gouvernement une application ferme des principes régaliens et entend en avoir pour son argent. Les scènes invraisemblables qui ont eu lieu ces derniers mois n’ont fait que renforcer l’envie de retour à la normale pour une part croissante des citoyens américains qui le feront savoir dans les urnes en novembre prochain.
Autrement dit, la course à la Maison-Blanche est bien moins pliée que ce que certains sondages en disent… Et encore moins ce qu’en écrit la presse francophone, française en particulier, qui présente essentiellement Trump comme bon perdant dans cette épreuve.
Il ne se passe d’ailleurs pas une journée sans qu’elle fasse preuve d’une inventivité renouvelée pour tourner absolument tout ce qui peut se passer aux États-Unis de façon défavorable pour l’actuel président, souvent au mépris de toute déontologie journalistique même minimaliste, tant son dégoût pour le personnage est visible depuis ses titrailles souvent contraires au contenu de l’article, jusqu’à certaines tournures de phrases qui laissent songeur.
Ceci étant, reconnaissons que ce n’est pas nouveau : la presse française, massivement à gauche pour ne pas dire gauchiste, n’a jamais fait mine de soutenir systématiquement les Démocrates, ce qui donne un aspect comique à leurs reportages et autres chroniques américaines lorsqu’il leur faut couvrir l’actuelle campagne électorale. L’Amérique vue par les journalistes français est dès lors d’autant plus pittoresque qu’elle en devient souvent pour eux largement indéchiffrable : le filtre idéologique est si fort qu’il pousse le journaliste français à une hémiplégie lourdement handicapante.
Ces derniers jours cependant, on a dépassé de loin le stade du biais de confirmation habituel des médias français : alors que deux affaires majeures secouent et secoueront encore la politique américaine, force est de constater que les médias (français notamment) ont choisi de les oublier pudiquement. Et pour cause : elles desservent assez violemment l’agenda démocrate.
Ici, on se devra en effet d’évoquer le retour de l’affaire ukrainienne dans laquelle est mouillé le fils de Joe Biden, Hunter Biden, qui a bénéficié de la position influente de son père, vice-président durant l’administration Obama, pour se retrouver fort lucrativement dans le comité de direction de Burisma, une holding pour un groupe de sociétés d’exploration et de production d’énergie qui opère sur le marché ukrainien du gaz naturel depuis 2002.
En outre, l’enquête sénatoriale américaine montre de façon claire que Hunter Biden a reçu plusieurs millions de dollars de la veuve du maire de Moscou dans le cadre d’activités de consulting.
Ces différents éléments, qui auraient largement suffi à faire les gros titres s’il s’était agi d’un des fils de Donald Trump, n’ont guère défrayé la chronique française qui, en 2019, se contentait de trouver tout ceci très moyennement intéressant.
En outre, on découvre à présent, alors que plusieurs documents, portant sur l’ingérance russe dans la campagne électorale américaine de 2016 jusqu’à présents secrets et maintenant déclassifiés, qu’en réalité, Hillary Clinton a concocté le « Russiagate » pour salir Trump et détourner l’attention de ses propres turpitudes, notamment les emails stockés sur un serveur personnel. Apparemment, la candidate de l’époque a accepté un plan visant à salir Donald Trump, à l’époque son rival, en l’accusant de collusion avec les Russes dans leur tentative de piratage des élections. Pire : cette information a été portée à l’attention d’Obama par le directeur de la CIA de l’époque, John Brennan, ce qui montre que tant la CIA qu’Obama étaient au courant de ce qui se passait réellement.
L’affaire fait d’autant plus de bruit que le calendrier des événements décrits dans ces documents déclassifiés correspond plutôt bien au calendrier dans lequel le Russiagate fut à l’époque dévoilé au public…
De façon intéressante, ces deux affaires montrent d’assez copieuses casseroles trimballées par un parti Démocrate bien plus prompt à distribuer des barils de moraline qu’à en ingérer une seule cuillérée. Et dans ces deux affaires, le travail de reportage de la presse française est en dessous de tout puisqu’il faudra qu’elle soit acculée dans ses derniers retranchements pour en parler et admettre que le camp démocrate n’a absolument rien à envier au camp républicain en matière de petites et grandes crasses politiques.
Sur un plan plus français, cela indique une fois encore la profondeur abyssale à laquelle sont descendus les journalistes français des principaux médias qui ne font plus que des articles d’opinion. Il ne s’agit plus pour eux, auto-investis d’une mission, d’informer le public mais bien de l’éduquer à ce qu’il faut penser, en désignant les bons, les méchants et ce qu’il faut en penser.
De l’autre côté de l’Atlantique, les médias souffrent d’un lourd biais équivalent à la différence cependant qu’ils ne sont majoritairement pas payés par les deniers publics. Français comme Américains sont informés par une presse lourdement partisane, mais incroyablement, les Français paient pour ça (et fort cher, en plus !).
Pire : beaucoup en redemandent…
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Comme si l’épidémie de covid ne suffisait pas, voilà à présent l’Amérique touchée à la fois par de solides intempéries sur la côte est, et des incendies ravageurs sur la côte ouest. Bien sûr, ce n’est pas encore officiellement la faute du président Trump (bien qu’on soupçonne qu’il ait évidemment un fort rôle dans ces horribles événements), mais c’est déjà, forcément, l’une des conséquences du réchauffement climatique. Forcément.
Pour tous ceux qui savent bien que l’Homme est le responsable de tout ce qui va mal dans ce monde, il ne fait bien sûr aucun doute que le réchauffement climatique est à la base de cet abominable phénomène de feux massifs dans la Californie démocrate américaine. Le Monde, journal d’excellence jamais en retard d’une information précise, pointue et solidement fact-checkée, nous l’explique d’ailleurs doctement en quelques lignes :
Les feux qui se multiplient à travers la planète sont associés à divers phénomènes anticipés par les scientifiques en raison du changement climatique : augmentation de la température et baisse des précipitations notamment.
C’est d’une logique implacable : comme l’Homme pollue, forcément, il fait plus chaud. Forcément. Et comme il fait plus chaud, forcément, il pleut moins. Comme il pleut moins, forcément, c’est plus sec. Comme c’est plus sec, forcément, ça s’enflamme mieux. C’est à la fois indépassable et à la portée d’un enfant de 5 ans, ce qui correspond d’ailleurs pile-poil à ce que les journalistes de la presse grand public visent directement avec leur production.
Dès lors, imaginer que ces feux de forêt de la côte ouest américaine ne sont pas reliés, d’une façon ou d’une autre, au dérèglement climatique, c’est sombrer dans un conspirationnisme qui, d’ailleurs, ne rebute pas Donald Trump qui ose ainsi prétendre qu’ils seraient davantage dûs à une « mauvaise gestion forestière ».
Cette explication est honteuse. Car oui, il est vraiment honteux de rappeler que cette région a un climat de type méditerranéen doublé de périodes de foehn (ici, des vents secs et chauds de Santa Ana) et qu’il faut en conséquence avoir une politique de prévention des incendies adaptée au climat de la région. Rappeler ceci, c’est faire le jeu du Rassemblement National capitalisme destructeur d’environnement !
De la même façon, il serait contre-productif de voir dans ces récents épisodes pyrogéniques un quelconque lien, même ténu, avec des événements particulièrement secs, comme « La Niña », qui affectent un peu trop commodément cette partie du Pacifique comme en atteste assez stérilement le Climate Prediction Center dont on se doute qu’il roule un petit peu trop pour Trump, à l’évidence. Et puis à la limite, tenir compte de ces phénomènes cycliques serait assez probablement faire le jeu des fachistes du turbolibéralisme carbopollueur !
De même, est-il vraiment pertinent de rappeler que, dans le budget fédéral de prévention des incendies, le travail de débroussaillage des forêt fédérales a été supprimé il y a de nombreuses années ? Est-il utile, pertinent même, de lourdement rappeler que certains États de la région ne font pas leur travail préventif ? Bien sûr que non puisque ces causes sont directement imputables aux administrations et aux décisions politiques. Et chacun sait (ou doit savoir) que les décisions politiques, toujours prises en concertation avec les citoyens et en accord avec les promesses électorales, aboutissent forcément à des actions positives et efficaces.
Ainsi, au contraire des autres activités humaines qui, polluantes, font grimper les températures, diminuent les précipitations et provoquent des catastrophes depuis ces incendies jusqu’à l’élection de gens pas comme il faut à des postes importants, l’évaporation des budgets de débroussaillage et le jmenfoutisme fédéral ne doivent pas être évoqués tant il est clair que ceci reviendrait à faire de la propagande néolibérale anti-gouvernement. Ce qui serait pro-Trump, voire fasciste, rappelons-le.
Enfin, compte-tenu du contexte californien où les énergies renouvelables ont enfin une part importante de la production électrique, il semble assez inopportun d’évoquer l’état de délabrement des infrastructures électriques de la région. Le sujet ne sera donc pas abordé et sera même cancelled écarté pour ne pas trigger déclencher d’émotions trop vives chez certaines personnes sensibles.
Il faut se rendre à l’évidence : l’homme est mauvais par nature, il rote, il pète, il se gratte le nez en remettant ensuite son masque avec ses doigts pleins de germes, et c’est lui qui, en polluant, en rejetant tout ce CO2, est responsable des feux de forêt californiens.
Oui, c’est indubitablement le réchauffement climatique et son porte-parole quasi-officiel, Donald Trump, qui sont responsables de ces incendies massifs de la côte ouest américaine. Ces feux n’ont rien à voir avec l’arrivée massive de citadins incultes des choses de la campagne, fuyant les villes invivables à force d’écologisme de combat, s’installant dans ces régions très sèches et qui tentent parfois d’intéressantes expériences.
Non, il faut se faire une raison : si tout ceci arrive, maintenant, alors que des élections américaines approchent, que la planète traverse une phase difficile sur le plan sanitaire et sur le plan économique, c’est évidemment parce que Gaïa a décidé de nous envoyer un message.
Et de la même façon que Greta, exhortant une salle vide, nous a fait prendre conscience de Notre Grande Culpabilité Dans La Mort De La Nature Et Des Ours Et Des Oiseaux Et Des Pandas, la pandémie, les feux de forêts, les inondations et les articles à ouverture facile qui refusent de s’ouvrir facilement sont, tous, autant de messages que la Nature nous adresse pour dire « Bon, ça va, là, ça suffit, il faut décroître un bon coup ».
C’est pourtant évident, saperlipopette !
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Pendant que la France tente de se remettre très doucement de son confinement sanitaire puis économique, le gouvernement, lui, continue sur sa lancée maniaco-écologique : la convention citoyenne pour la taxe et les interdictions à prétextes climatiques va bientôt s’achever et après elle viendra le temps des décisions musclées auquel le président Macron réfléchit déjà avec gourmandise.
Pensez donc : c’est qu’il va y avoir du méga-pain sur la giga-planche avec toutes ces propositions écoloïdes dont le but affiché (rétrécir l’énergie disponible par Français) va durablement grignoter le pouvoir d’achat des citoyens, leur capacité à se mouvoir, se chauffer, se vêtir et se nourrir.
Et il ne semble effleurer l’esprit d’aucun folliculaire germanopratin, d’aucune rédaction journaliste parisienne ou assimilée, que ces palpitants projets de repli intérieur ne correspondent finalement qu’assez peu aux aspirations réelles d’une majeure partie du peuple.
Il faut en effet être bien aveugle pour ne pas voir, ou bien borné pour ne pas vouloir regarder, ce qui se joue devant nous : alors que la France traverse un nouvel épisode de déconfiture économique, politique et social majeur, le pouvoir semble coincé dans un rail de coke l’emmenant résolument sur des sujets parfaitement perpendiculaires aux préoccupations du moment.
Avec un sens du timing qui laisse un peu ébahi, tout indique en effet qu’Emmanuel Macron et sa clique continuent de dérouler leur tactique politicienne pour achever de détourner et récupérer le mouvement des Gilets jaunes alors que l’actualité imposerait non seulement d’en tenir compte d’une façon diamétralement opposée, mais de prendre aussi en considération la nouvelle donne actuelle, brûlante.
Ainsi, l’émergence des Gilets jaunes doit tout au ras-le-bol et à la frustration que la France périphérique doit supporter devant l’arrogance des élites parisiennes qui ne comprennent rien des contraintes de la province. Sur les dix dernières années, ce sont en effet les villes petites et moyennes qui ont vu leur population augmenter, les villes comme Paris voyant les citadins les quitter. Les politiques nationales, pilotées par des citadins de métropoles pour des citadins de métropoles commencent à coûter fort cher aux citadins des villes périphériques et font sortir de leurs gonds les campagnards, les banlieusards et les navetteurs.
Ainsi, les problèmes de sécurité dans certains quartiers voire certaines villes, la criminalité et la délinquance en hausse constante depuis dix ans, les incivilités de plus en plus violentes sont autant de problèmes qui semblent bien plus préoccupants pour toute cette population dont une petite partie s’est retrouvée sur des ronds-points à l’hiver 2018-2019.
Ainsi, les hausses délirantes de taxes et d’impôts, les charges sociales étouffantes, la bureaucratie aussi tatillonne qu’encombrante (et mortifère depuis la crise sanitaire) sont autant de soucis que tous les salariés, les chefs d’entreprise, les indépendants, les professions libérales, les artisans et les commerçants doivent supporter depuis des années, et qui sont des motifs récurrents de grognes, en plus d’être des raisons solides d’un chômage persistant et d’une pauvreté indéboulonnable de pans entiers du pays.
Tout ceci est aggravé par la crise récente : les inscriptions à Pôle Emploi explosent et ne vont pas se résorber de si vite ; le sentiment d’insécurité est si concret dans certaines villes que cela en devient un tantinet caricatural ; la misère s’étend dans le pays au point que des associations caritatives spécialisées dans l’aide aux pays du tiers-monde jugent nécessaire d’agir en France…
Et alors que ce marasme est quelque peu couvert par les braillements d’enfants gâtés de la République et autres repris de justice en manque de virginité judiciaire dont le but semble être une réécriture grotesque d’une Histoire qu’ils ne connaissent même pas, le président décide donc de continuer à nous faire avaler la soupe écolo, coûte que coûte, vaille que vaille. Apparemment, pour Macron et sa fine équipe de clowns, il semble bien plus important de taxer les voitures, interdire les herbicides et imposer le bio hors de prix plutôt que faire revenir l’ordre dans nos cités, baisser les dépenses de l’État et avoir des administrations un minimum efficaces pour les 1000 milliards d’euros de prélèvements annuels.
Manifestement, on va devoir se brosser longtemps pour avoir une Convention Citoyenne sur la Pression Fiscale, un grand Grenelle de la Sécurité intérieure ou un retour à l’ordre du jour du régalien, le cœur de métier de l’État (sur le papier constitutionnel en tout cas)…
Devant ce constat, devant ce quasi-autisme ou cette obstination ahurissante à enfin prendre en compte les vrais problèmes du pays, on en vient à se demander si ces manœuvres d’écologisme outrancier du président Macron ne visent pas précisément à décrédibiliser le mouvement écologiste ou à le récupérer habilement.
Force est de constater qu’en laissant libre cours à l’hystérie climatique, Macron met potentiellement en place une stratégique politique qui lui serait directement profitable : n’oublions pas qu’il n’a plus vraiment de compétiteur ni sur sa droite (dans les vapes depuis Fillon), ni sur la gauche (éparpillée façon puzzle) ; les extrêmes font, encore et toujours, d’excellents repoussoirs (qui expliquent l’apparition régulière de sondages anxiogènes, pratique pour réveiller les castors).
Reste l’idolâtrie verte, réelle inconnue des prochaines élections, qu’il va pouvoir exploiter facilement : dans le cas où l’écologisme n’est pas un vrai désir populaire, le grotesque achevé de la plupart des propositions de la Convention Citoyenne Machin Bidule, habilement accouplé avec des référendums que le président évoque déjà, permettrait au peuple de rejeter plus ou moins bruyamment ces âneries. Si, en revanche, l’écologisme a gagné le cœur des Français (et que ceux-ci désirent effectivement tabasser de taxes les voitures, le nucléaire et l’individu bêtement heureux de vivre), alors la tenue de ces référendums sera la démonstration éclatante du démocratisme raffiné du Grand Timonier Français, ainsi que son souci réel pour une planète plus verte et plus moelleuse.
Dans les deux cas, il se retrouve en bien meilleure position pour son prochain mandat. Bien évidemment, tout ceci sera au frais du citoyen et, surtout, de l’avenir français : le pays se meurt de ce genre de bidouilles politiciennes, se fragmente complètement sous les coups de boutoirs des totalitarismes verts, indigénistes ou revendicatifs de tous ordres.
Mais est-ce important si cela permet d’être réélu, hein, sérieusement ?
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Poussé par le Président Macron et parrainé par le CESE, le Conseil Econotruc, Sociamachin et Enviromentable pendant plus de neuf mois, la « Convention Citoyenne pour le climat », assemblage hétéroclite de citoyens prétendument tirés au hasard, est en train d’accoucher de ses premières propositions.
Comme tout accouchement après neuf mois de gestations intestines et picrocholines, la douleur est déjà sensible dans les rapports qu’en font les folliculaires : le choix des propositions qu’il a fallu écarter montre déjà quelques fractures dans nos citoyens conventionnés, et on sent que celles qui ont pour le moment été retenues promettent d’apporter du grain à moudre aux rédactions journalistiques, aux frémissants plateaux-télé et aux trépidantes émissions de radio dont on va inévitablement nous abreuver les prochains jours.
Le mandat, définit en fin d’année dernière, était aussi clair qu’on peut l’être lorsqu’on parle environnement, climat, pollution, énergies « renouvelables » et autres gimmicks acidulés du moment : proposer des mesures visant à « réduire d’au moins 40% les émissions des gaz à effet de serre d’ici à 2030 dans une logique de justice sociale ». Difficile de faire à la fois plus large, plus inclusif, plus conscientisé et plus pertinent au moment où le pays peine à se relever d’une crise sanitaire puis économique mémorable et dont on imagine sans mal qu’elle va laisser de profondes blessures.
Et pour s’en convaincre, il suffit de parcourir la liste des fameuses propositions citoyennes (150, sapristi, faisons péter la volumétrie) qui devraient réduire les gaz à effet de serre de 40% d’ici 2030 : contraindre la durée légale du travail à 28 heures par semaine (proposition étonnamment rejetée en ces temps de déroute économique complète), interdire dès 2025 la vente de véhicules neufs « très émetteurs » de CO2, taxer pour lever des fonds afin d’améliorer le forfait mobilité durable, les bonus-malus écologiques, les aides à la location longue durée pour véhicules propres, interdire les centres-villes aux véhicules « polluants », limiter la vitesse à 110km/h sur l’autoroute, contraindre fortement la publicité et interdire leurs panneaux dans l’espace public extérieur, bannir la publicité pour des produits à fort bilan carbone, taxer lourdement l’alimentation ultra-transformée, interdire les semences OGM, taxer fortement les engrais azotés, contraindre une forte diminution de leur utilisation ainsi que celle des pesticides et interdire les plus dangereux d’ici 2035, interdire les terrasses chauffées ou l’éclairage des magasins la nuit, taxer les dividendes des sociétés pour financer la transformation de l’outil productif, taxer, interdire, contraindre, etc…
On le comprend : le citoyen ne s’est pas laissé berner par les discours ultra-libéraux de tous les journaux, toutes les radios, toutes les télévisions, de tous les politiciens qui n’en peuvent plus de vouloir toujours plus de liberté et de laisser-aller ou de laisser-faire. Au moins les propositions de ces citoyens conventionnés pour le climat sont, elles, enracinées dans le bon sens paysan de l’interdiction tous azimuts, de la taxe en pluie drue et des contraintes multiples qui ne laissent enfin plus libre cours aux idées libérales folles dans lesquelles (à l’évidence) se meurt le pays !
150 propositions dont le potentiel à se transformer en autant de belles lois bien solides, avec sanctions, interdictions, obligations et taxations à la clé, c’est du pain béni pour un Emmanuel Macron qui, autrement, était acculé à devoir réformer un pays dont tout indique qu’il ne le veut surtout pas.
Cerise constitutionnelle sur le gâteau citoyen : la Convention penche lourdement pour l’inscription dans la Constitution de la préservation de la biodiversité, de l’environnement et de la lutte contre le dérèglement climatique, d’une part parce que cette préservation est à la fois simple à définir et encore plus simple à mettre en oeuvre, et surtout parce que le principe de précaution, précédente modification constitutionnelle d’importance, n’a en effet pas suffit pour paralyser totalement le pays pendant la crise sanitaire où toutes les administrations, tétanisée par la peur de n’avoir justement pas pris assez de précautions, ont noyé tout le monde dans les règlements et interdictions.
Un monde à l’arrêt total est possible, ne nous laissons pas stopper en si bon chemin !
Parions que cette idée géniale de constitutionnaliser un concept flou remportera un vif succès, tout comme il était évident – comme je l’avais prédit il y a quelques temps déjà – que nous n’échapperons pas à la sanctuarisation du concept dangereusement idiot d’écocide avec inscription dans le code pénal et sanctions afférentes.
Ah, décidément, cette Convention citoyenne machin-bidule va probablement débouler au mieux sur des douzaines d’articles de lois mal torchés écrit par quelques Tâcherons En Marche, au pire sur un référendum bancal et ajouter plusieurs paires de lourds boulets législatifs à un pays qui n’en peut plus de sombrer dans des contraintes, des taxes et des interdictions délétères.
Le pompon est que, sachant qu’un arrêt presque complet de l’économie pendant 3 mois n’a pas réussi à faire baisser les gaz à effet de serre (ils ont benoîtement continué d’augmenter, lançant un joli pied de nez aux écolos hystériques), on se doute que l’empilement de ces bondieuseries (bien plus communistes qu’écolos au passage) n’aura aucun impact de ce côté-là.
Dans un monde où chaque gain de richesse se traduit directement par une baisse de la pollution, la France et son peuple contrariant a paradoxalement choisi l’appauvrissement, la décroissance, le repli sur soi et la misère (énergétique, industrielle et surtout intellectuelle) en feignant de croire que ça lui permettrait d’être plus « verte », plus « propre », plus « conscientisée ».
Pour cette France totalement déconnectée du réel, le « Monde d’Après » sera résolument serein, tendre et cotonneux, rempli de cette délicieuse insouciance que les enfants partagent lorsque les soucis n’existent plus. En attendant, il semble que la seule solution pour y arriver soit de taxer, d’interdire, d’obliger et (bientôt, ne vous inquiétez pas) de passer par les armes ceux qui s’y opposeront.
En toute gentillesse solidaire, bien sûr.
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