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Data-centres : on choisit la décroissance par voie d’huissier

Par : h16 — 7 octobre 2026 à 09:00

Youpi, encore une mobilisation citoyenne qui porte ses fruits&nsbp;! Grâce aux associations de riverains et autres organisations non gouvernementales de lutte contre le progrès, contre la richesse et contre l’emploi dans nos régions, quatre nouveaux recours viennent d’être déposés contre le « gigantesque » data center de Mistral, ce qui porte le total à cinq.

Rendez-vous compte : cent terrains de foot, cinquante milliards d’euros, la consommation d’un réacteur nucléaire, pas de doute, nous avons là (comme le mentionne Le Canard Enchaîné) « un impact écologique atomique » qu’il convenait à tout prix d’empêcher.

En pratique, une coentreprise réunissant Mistral, Nvidia, le fonds émirati MGX et Bpifrance tente en effet – quelle folie !- de s’installer à Fouju, en Seine-et-Marne, village de 600 âmes coincé entre une autoroute et une future prison, dans le cadre du projet baptisé « Campus IA » et vise à y implanter un data-centre autorisé par la préfecture le 29 juillet et qui consommera à terme 1,4 gigawatt d’électricité (soit à peu près un réacteur).

On s’étonne pourtant : cette électricité est actuellement déjà produite, et, faute de preneurs en France, elle part en Italie, en Grande-Bretagne, ou (pire) nulle part. En 2025, la France a exporté 92,3 TWh nets (record historique), soit plus que la consommation annuelle de la Belgique, pendant que la consommation intérieure restait scotchée à 7 % sous son niveau de 2014-2019. Au premier semestre 2026, ça s’est encore aggravé avec 51 TWh exportés en six mois et 407 heures de prix négatifs, soit un dixième du temps pendant lequel les producteurs ont payé pour qu’on veuille bien les débarrasser de leurs électrons.

Fouju, à plein régime, consommerait de l’ordre de 10 TWh par an soit environ un dixième de ce que le pays brade déjà à ses voisins.

Il fallait donc absolument que les écolos du cru s’emportent contre une abominable consommation en Seine-et-Marne d’une électricité décarbonée à 95 %, en lieu et place d’une vente à prix cassés hors de France (voire de prix négatifs reportés sur la facture des consommateurs). Plutôt que favoriser l’électrification des usages, data centers compris, on préfère apparemment faire payer les finances publiques (c’est-à-dire vous).

Là où les Irlandais sont obligés d’imposer un moratoire d’installation des data-centres car ils avalent plus d’un cinquième de l’électricité nationale, la France dispose de l’électricité, du réseau, des sites et d’une farouche volonté de ne surtout pas s’en servir.

Et ce n’est pas nouveau, c’est même une tradition d’étrangler dans leur berceau de nombreux projets pourtant prometteurs.

En 2019, c’est cet imbécile de Macron lui-même qui a enterré Europacity à Gonesse : trois milliards d’euros d’argent privé et 10 000 emplois promis dans l’une des zones les plus déshéritées d’Île-de-France ont été sacrifiés au nom d’une écologie que le maire socialiste du coin jugeait purement symbolique. Le contribuable qui paye pour les aides, les béquilles et les accompagnements de la misère sera satisfait d’apprendre que ça va donc continuer sans fin.

L’année suivante, on fermait Fessenheim malgré les avis techniques défavorables, pour honorer un accord électoral débile de 2012. C’est le contribuable (vous) qui avait payé pour l’avoir, c’est lui qui paye pour le démantèlement, c’est lui qui souffrira du manque idiot provoqué par cette perte, c’est lui qui devra payer à nouveau pour reconstruire ce qui manquera inévitablement. Heureux ?

Deux ans plus tard, Amazon renonçait à Petit-Couronne après une avalanche de recours, emportant avec lui entre 1 000 et 1 800 emplois. Le géant a tout simplement construit ailleurs. Ces stupidités coûtent aux assurés sociaux et aux contribuables (vous) en emplois et rentrées fiscales perdus. Youpi.

L’autoroute A69, annulée en première instance en février 2025, a vu son chantier stoppé trois mois avant d’être rétablie en appel puis validée définitivement par le Conseil d’État : trois ans de loterie juridique pour découvrir que tout était légal depuis le début. La facture de ces âneries a été intégralement payée par le contribuable (encore vous).

Enfin, en juillet dernier, le tribunal administratif de Grenoble a, pour la première fois en France, suspendu un data center, celui de Sesterce dans la Drôme, représentant 1,5 milliard d’euros d’investissement.

À chaque fois, la même soupe-alphabet d’associations toxiques et d’organisations lucratives sans but autre que saboter l’avenir français : par exemple, les Soulèvements de la Terre étaient à Sainte-Soline, sur l’A69, à Alixan et ils sont aussi à Fouju. La mouvance ne combat pas une énergie au profit d’une autre : elle a ferraillé contre les éoliennes en mer avec la même ardeur que contre les centrales, elle attaque la production, puis la consommation, puis les infrastructures qui relient les deux. Ces combats rabiques contre tout n’ont rien à voir avec l’écologie mais tout avec la décroissance par voie d’huissier.

Du reste, ces militants-saboteurs ne sont que la moitié du problème. L’autre moitié, c’est l’État lui-même.

Car la machine à recours, c’est lui qui l’a construite, couche après couche : études d’impact, dérogations « espèces protégées », « raison impérative d’intérêt public majeur », concertations, débats publics, « zéro artificialisation nette ». Il a fabriqué un droit où absolument tout projet est attaquable (et attaqué), puis il a passé une décennie à fermer lui-même des réacteurs et à enterrer le programme Astrid pour complaire à ceux-là mêmes qui le poursuivent aujourd’hui en justice.

Et à présent, pourtant complètement coincé comme un renard dans une jante de camion, ce même État refuse de simplifier cet énorme bordel administratif autodestructeur et, plutôt que simplifier la règle pour tout le monde, s’invente une procédure d’exception, le « projet d’intérêt national majeur », arrachée après deux ans de navette parlementaire. Il obtient de RTE un raccordement en « fast track », fait signer l’autorisation préfectorale fin juillet et envoie les pelleteuses fin août, avant que le moindre juge n’ait statué.

Le bilan est magnifique et produit un droit à deux vitesses : Fouju, avec Bpifrance au capital et l’Élysée dans le dos, a son passe-droit (comme jadis Notre-Dame pour d’autres raisons) pendant que Sesterce, start-up marseillaise sans parrain, attend le Conseil d’État. Et Mistral, prudent, investit aussi en Suède.

De connivences en mauvaises politiques, l’État se retrouve à bricoler contre l’État. Les recours contre Fouju ont de bonnes chances d’échouer, comme ceux contre l’A69, après avoir coûté du temps et de l’argent pour le contribuable (vous !), et le message envoyé est limpide : en France, construire quelque chose suppose soit d’être l’ami du prince, soit d’avoir beaucoup de patience et d’excellents avocats.

Mais dans les deux cas, l’investisseur étranger comprend vite qu’il ira plus vite ailleurs, et prend rapidement le même chemin que notre électricité surnuméraire. Finalement, un pays qui paie pour ne pas utiliser sa propre électricité n’a vraiment pas besoin d’ennemis.

Ce pays est foutu.

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L’ampleur de l’État-maman et la santé de vos communes en quelques visualisations

Par : h16 — 13 mars 2026 à 09:00

Aujourd’hui, un billet un peu différent puisqu’il s’agit d’une visualisation de données, composée de deux parties.

La première consiste à faire un état des lieux de l’État-maman, composée de plusieurs graphiques pour comprendre comment la France vit sous perfusion et pourquoi ça ne marche pas. Cette série de graphiques est visible ici.

Et la seconde, alors que les élections municipales se rapprochent chaque jour, est une visualisation de différentes communes de votre choix, ce qui permet de comparer des communes, leurs politiques et les résultats obtenus. Pour ces informations, on se rendra ici.

Qu’y trouve-t-on ?

Dans la première visualisation concernant l’État-maman, on trouve plusieurs grandes rubriques, avec par exemple la carte de la dépendance.

Cette carte permet de répondre à la question « Où la France vit-elle le plus aux crochets de l’État » ? C’est une carte choroplèthe des 101 départements chacun coloré selon son ratio de dépendance, c’est-à-dire de la part des dotations et transferts étatiques dans les recettes totales des collectivités locales. En vert, les départements qui financent l’essentiel de leurs services par leurs propres recettes fiscales. En rouge, ceux dont les budgets ne tiennent debout que grâce au robinet étatiques nationaux.

Sans grande surprise, l’Île-de-France et les métropoles « dynamiques » tirent leur épingle du jeu. Les DOM et la diagonale du vide, eux, accumulent des ratios de dépendance. La méthodologie est détaillée sous la carte et est entièrement basée sur les données publiques.

Un autre onglet présente le mille-feuille administratif quantifié. Tout le monde parle du « mille-feuille territorial ». Personne ne le montre. C’est chose faite : un diagramme de Sankey trace les flux financiers de l’État vers les régions, les départements, les intercommunalités et les communes. On y voit les 11,9 milliards de la DGF couler vers les 35 000 communes de France et un menu déroulant permet de zoomer sur n’importe quel département pour découvrir quelles communes captent le plus de dotations par habitant.

Le résultat est visuellement saisissant et on comprend d’un coup d’œil pourquoi personne n’ose toucher à cet échafaudage : trop de bénéficiaires, trop de tuyaux, trop d’élus locaux accrochés au robinet.

Dans l’onglet suivant, on pourra aussi s’attarder sur l’indice Bastiat (avec deux graphiques).

Frédéric Bastiat écrivait que « l’État est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Deux nuages de points tentent de mesurer le prix de cette fiction.

Premier graphique : dans ce graphique, chaque bulle est un département (dont la taille est proportionnelle à la population). L’axe horizontal mesure le coût public par création d’entreprise (i.e. combien les communes du département dépensent-elles en euros pour chaque entreprise qui voit le jour), ce que Bastiat appellerait « ce qu’on voit », et l’axe vertical montre l’encours de dette par habitant, ce que Bastiat appellerait « ce qu’on ne voit pas ».

Second graphique : il s’agit du prix de la dépendance. En abscisse, le ratio de dépendance aux dotations étatiques. En ordonnée, le nombre de créations d’entreprises pour 1 000 habitants. La corrélation est nette (r = −0,66) : plus un département dépend de l’État, moins il crée d’entreprises. Les quintiles sont implacables puisqu’on passe de 17,9 créations pour 1 000 habitants dans les départements les plus autonomes à 10,5 dans les plus assistés. La ligne de tendance, rouge et pointillée, trace la pente d’un pays qui a confondu redistribution et sédation.

Les trois autres onglets évoquent le rapport entre la taxe foncière que vous payez et les investissements consentis par département par rapport aux charges salaires de ces entités, la dette des communes, et le nombre de fonctionnaires pour 1000 habitants ; pour cette dernière carte, on peut même voir l’évolution en comparant l’année 2016 à l’année 2022 pour constater que, quoi qu’en disent les affidés du gouvernement, le nombre de fonctionnaires par habitant ne fait globalement qu’augmenter.

Dans la seconde visualisation, il s’agit de comparer deux communes de votre choix, sur différents critères.

Après avoir choisi deux communes, vous pourrez ainsi voir l’état des lieux de l’une comparé à l’autre, depuis l’encours de dette jusqu’au taux de foncier bâti ou la capacité de désendettement en passant par les impôts locaux par habitant ou leurs charges financières. En outre, les différents indicateurs sont aussi comparés à la moyenne nationale ce qui permet de situer voracité fiscale la commune dans l’ensemble français.

Enfin, quelques éléments sociaux sont aussi visibles : taux de pauvreté, chômage, insécurité sont passés en revue, là encore pour comparer à une ville de votre choix et à la moyenne nationale.

Alors que les élections approchent, ce sont des éléments pertinents pour savoir, notamment, si on peut continuer à donner son blanc-seing à l’équipe actuellement en place ou, lorsque ses résultats ne sont pas bons, s’il n’est pas temps d’en changer vigoureusement…

Toutes les données sont publiques (DGFiP, INSEE, DGAFP). Les pages sont consultables ici et là. Survolez, cliquez, explorez et tirez vos propres conclusions.

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De la Start-Up à la Fed-Up Nation : la France perd encore une licorne aux USA

Par : h16 — 11 mars 2026 à 09:00

Youpi, la France est de retour : une nouvelle licorne arrive ! Pasqal, une société spécialisée dans l’informatique quantique, se lance dans un nouveau défi audacieux, celui de l’introduction en bourse. Et pour ce pari, elle choisit… le Nasdaq américain.

Oui, vous avez bien lu : suite aux travaux d’Alain Aspect, prix Nobel de physique en 2022, l’Hexagone aura permis l’émergence d’une belle entreprise qui aura choisi la finance et la bourse américaines pour les prochaines étapes de son développement.

Les faits sont simples et méritent qu’on s’y arrête un instant.

Pasqal, née à Palaiseau dans le giron de l’excellence académique française, vient de lever 340 millions d’euros et prépare une entrée au Nasdaq, pour une valorisation de deux milliards de dollars. Une cotation parisienne sur Euronext est vaguement envisagée, « plus tard, peut-être en 2027 ».

Bref, Paris passera après et pour une raison qui ne surprendra que les plus naïfs ou les plus bornés : « l’accès aux capitaux internationaux » ce qui veut dire concrètement que les investisseurs américains ont des carnets de chèques plus épais et une appétence pour la tech que la place de Paris ne parvient décidément pas à susciter.

Loin d’être une exception qui confirmerait une règle tacite selon laquelle la Start-Up Nation permet l’émergence de nombreuses licornes sur son sol, Pasqal n’est en réalité que le dernier avatar d’une longue liste de fuites de pépites, discrètes mais répétées loin du sol national.

Le phénomène ne date pas d’hier. Dès 2013, Criteo ouvrait le bal en s’introduisant directement au Nasdaq, récoltant au passage 33 % de hausse le premier jour pour une valorisation de deux milliards de dollars. En 2016, c’est Talend qui lui emboîtait le pas, avec 40 % de hausse à l’ouverture et 94 millions de dollars levés sur la même place new-yorkaise. Le message était limpide : pour réussir en bourse, il faut aller là où se trouvent les investisseurs qui comprennent la tech… C’est-à-dire manifestement pas à Paris.

La suite a confirmé la tendance avec une régularité de métronome.

Dataiku a carrément délocalisé son siège social à New York en 2019, invoquant sans rire la nécessité de « conquérir le monde » ce qui semblait apparemment impossible depuis le XIe arrondissement. Valorisée aujourd’hui à 4,6 milliards de dollars, elle prépare sa fusion avec sa filiale du Delaware, achevant ainsi une américanisation méthodique.

Algolia, surnommée le « Google français », n’a même pas attendu de devenir licorne pour filer : dès 2015, après un premier financement de 18,3 millions de dollars, le siège social migrait à San Francisco, permettant à la start-up d’accrocher les grands comptes américains que le carnet d’adresses parisien ne pouvait apparemment pas lui fournir.

Quant à Aircall, licorne de la téléphonie cloud, elle a suivi le même chemin en installant son quartier général outre-Atlantique dès 2016.

Et tant qu’à parler d’exception, comment ne pas évoquer le cas de Deezer, qui a justement choisi une introduction à Euronext en juillet 2022 pour aboutir à une contreperformance phénoménale de -22 % le premier jour, dont le titre ne s’est jamais remis. Voilà qui a dû convaincre les derniers hésitants : choisir Paris, c’est risquer le naufrage.

En réalité, c’est une véritable hémorragie de licornes qui atteint la France, dans une relative décontraction des médias qui continuent de louanger la French Tech et autres balivernes du même tonneau, et des politiciens qui n’y voient qu’une vague occasion de faire perdurer un capitalisme de connivence qui n’a jamais profité qu’à un petit cercle restreint d’initiés.

Les raisons de cette hémorragie sont évidentes et d’ailleurs évoquées par chacune de ces entreprises, soit à mots couverts, soit clairement en fonction du contexte économique.

La fiscalité tout d’abord. Proprement punitive avec un taux d’impôt sur les sociétés à 25 %, quand l’Irlande pratique 12,5 % et les États-Unis 21 %, la France part avec un handicap structurel. Mais c’est sur la fiscalité des fondateurs et des salariés que le bât blesse le plus cruellement : la taxation des plus-values à 30 % assortie de contributions exceptionnelles, un régime de stock-options d’une complexité byzantine et des BSPCE au cadre juridique aussi flou qu’instable transforment chaque succès entrepreneurial en cauchemar fiscal.

L’accès aux capitaux ensuite. Cela reste le talon d’Achille de l’écosystème français : les valorisations américaines dépassent de 30 à 50 % celles obtenues en Europe à profil équivalent. La liquidité du Nasdaq et du NYSE écrase celle d’Euronext, et les investisseurs institutionnels américains disposent d’une appétence pour la tech que leurs homologues européens, souvent plus frileux et plus conservateurs, peinent à reproduire. Quand Pasqal invoque « l’accès aux capitaux internationaux », c’est une façon polie de dire que l’argent intelligent se trouve ailleurs.

La complexité administrative française, enfin. Elle agit comme un repoussoir permanent : dans un écosystème où l’agilité est une condition de survie, la rigidité réglementaire hexagonale, légendaire, épique même (du droit du travail aux normes sectorielles en passant par les obligations déclaratives) constitue un frein que les entrepreneurs les plus déterminés finissent par contourner de la manière la plus radicale qui soit : en partant. Et comme chaque succès outre-Atlantique en inspire d’autres, un cercle vicieux s’installe où les « success stories » américaines attirent mécaniquement les suivantes, appauvrissant un peu plus l’écosystème national à chaque départ.

Compte tenu de ces éléments, on comprend une réalité douloureuse mais indépassable : le cas Pasqal n’est que l’arbre qui cache la forêt. Derrière cette licorne quantique qui trottine vers le Nasdaq se dessine la tendance lourde d’une Europe qui forme des champions pour les voir partir aux États-Unis, faute de terreau fertile sur le Vieux Continent. La France, véritable fer de lance de la bureaucratie métastasée et de la surréglementation hystérique, semble incapable d’inverser la tendance dans laquelle chaque Dataiku, chaque Algolia qui part affaiblit un peu plus l’écosystème et renforce l’hégémonie américaine sur les technologies d’avenir.

Emmanuel Macron, en fait de « Start-up Nation », a réussi à créer une « Fed Up Nation » dont les pépites, écrasées par les impôts, les normes et les boulets administratifs, finissent par devenir licornes outre-Atlantique.

C’est un bel échec.

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