Lateo.net - Flux RSS en pagaille (pour en ajouter : @ moi)

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
☐ ☆ ✇ Korben

Test du Dangbei N3 Max, le projecteur au rapport qualité-prix imbattable

Par : Vincent Lautier — 12 octobre 2026 à 17:15
- Contient des liens affiliés Amazon -

Dangbei nous a envoyé il y a quelques semaines son N3 Max , un vidéoprojecteur LED Full HD affiché 499 euros au catalogue mais qu'on trouve à 399 euros sur Amazon en ce moment , et qui mise sur deux arguments assez rares à ce tarif, un pied rotatif intégré et un vrai Netflix certifié. On l'a promené quelques jours entre le salon, la chambre et la terrasse.

Le boîtier de 3,6 kilos est monté d'origine sur un support qui pivote de -45 à +135 degrés, ce qui veut dire qu'on passe du mur au plafond d'un simple geste, sans trépied ni perceuse. Pour regarder un film allongé, c'est carrément agréable.

À chaque déplacement, la machine refait seule sa mise au point, corrige le trapèze, recadre l'image dans la zone libre et contourne même l'étagère qui dépasse. On pose, on attend, on regarde. Et ça fonctionne plutôt bien, même si on a eu quelques fois besoin d'ajuster un peu la mise au point avec la télécommande.

Côté image, on a du LCD Full HD en 1080p qui décode la 4K, une source LED donnée pour 1000 lumens ISO et une diagonale qui monte jusqu'à 150 pouces, même si la marque recommande elle-même de rester entre 80 et 120 pouces pour garder de la luminosité.

Dans une pièce sombre, justement, le résultat est très net, les couleurs sont agréables et on oublie vite le prix de la machine. Volets ouverts en pleine journée, l'image devient moins contrastée, les 1000 lumens ont leurs limites. Le HDR10 est bien là, mais il n'apporte pas grand-chose avec un contraste pareil. Quoi qu'il en soit, à ce niveau de prix, c'est très bon.

Le vrai truc qui fait la différence à ce prix, c'est le logiciel. Le N3 Max tourne sous VIDAA OS, le système d'exploitation des téléviseurs Hisense, avec Netflix, YouTube, Prime Video et Disney+ en versions officielles, sans la moindre clé HDMI à rajouter derrière. AirPlay est aussi de la partie pour envoyer l'écran de son iPhone. Plex fonctionne aussi parfaitement dessus, pour ceux qui ne jurent que par ça.

La télécommande embarque l'assistant vocal VIDAA Voice, qui lance une appli ou une recherche à la voix, sauf sur Netflix qui ne répond pas aux commandes vocales. Les enfants ont droit de leur côté à Kidoodle TV, avec des milliers de programmes gratuits avec contrôle du temps d'écran et heure du coucher paramétrable.

Sous le capot, une puce MediaTek MT9660 épaulée par 1 Go de mémoire et 8 Go de stockage fait tourner l'interface sans ralentissement, et la connectique aligne un port HDMI 2.0 compatible eARC pour renvoyer le son vers un ampli, deux prises USB, une sortie casque en jack 3,5 mm, du Wi-Fi 5 et du Bluetooth 5.0.

Les deux haut-parleurs de 6 watts compatibles Dolby Audio dépannent très bien pour un dessin animé ou un match de rugby (oui je regarde pas le foot, déso), avec des basses quand même un peu timides. Pour une vraie soirée cinéma, on branche une enceinte Bluetooth et tout va mieux.

Un mode jeu à faible latence permet de brancher une console en 1080p à 60 Hz, de quoi jouer tranquillement.

La télécommande n'est pas rétroéclairée, ce qui est agaçant dans une pièce plongée dans le noir, et c'est un problème récurent avec ce genre de produit hélas. Dommage.

Du coup, pour une chambre, un studio ou une toile tendue dans le jardin, le N3 Max fait très bien le job. Les cinéphiles suréquipés n'y trouveront rien, les autres peuvent y aller les yeux fermés, c'est un super rapport qualité-prix. Disponible par ici sur Amazon .

☐ ☆ ✇ Korben

Microsoft a imaginé un Windows sans applications, juste Copilot

Par : Korben ✨ — 3 juillet 2026 à 13:55

Honnêtement, avec la puissance actuelle de nos LLM, finalement, est-ce qu'on a encore besoin d'avoir des applications ?

Un outil type Claude Code ou Microsoft Copilot, à côté, un gros tas de données diverses et variées, quelques accès à des services et basta ! C'est peut-être ce vers quoi on se dirige, à notre grand détriment...

La preuve avec cette vidéo qui traîne sur le Discord de BetaWiki, tournée en 2024 et dont Microsoft ne dit mot. Des sources internes ont authentifié le clip pour le compte de Windows Central , le site qui a sorti l'affaire en premier. Dedans, un prototype d'OS baptisé Project Aion, où Copilot remplace le menu Démarrer, la barre des tâches et tout le shell classique. Il n'y a plus d'applications à lancer comme d'habitude mais une simple boîte de dialogue pour piloter votre machine, et c'est à peu près tout.

Le codebase porte le joli nom de Win3, Edge sert de shell, Chromium fait tourner le moteur de rendu et pour ouvrir un programme Win32 comme Word, Aion ne lance rien en local. Il vous renvoie en réalité vers une instance Windows Cloud PC semblable à Windows 365 (C'est le Windows dans le cloud). Puis à côté, une boîte de saisie multimodale, des "Spaces" qui regroupent vos applis et vos sites web via l'IA, et des plugins capables de rédiger puis d'expédier vos mails Outlook tout seuls depuis un Space.

Le truc, c'est que Microsoft a déjà commencé à faire marche arrière sur Copilot ces derniers mois. Ils ont discrètement enterré l'intégration prévue dans les notifications et les paramètres de Windows 11 , et Edge a même supprimé sa recherche d'historique par IA après la grogne des utilisateurs.

Du coup, Aion sent un peu le prototype qui a pris une bonne douche froide mais la direction officielle reste nette : IA PARTOUT ! Windows a même été officiellement présenté comme un OS pensé pour les agents IA et il y a actuellement plus de 80 produits Copilot dans le portefeuille de Microsoft, donc c'est loin d'être une lubie pour eux.

Par contre, côté public, l'accueil est glacial. Les gens ont vite compris qu'avec un OS comme celui-ci, plus aucune de nos applis locales ne tourneraient sans le cloud, que l'IA pourrait lire à travers tous nos Spaces d'un coup, sans parler du contrôle utilisateur qui fondrait comme neige au soleil... Vous allumez votre PC, et la moindre action ou fonction système transite par Copilot. Quelle déprime !

Mais bon, pas de panique non plus pour votre Windows 10 ou 11 puisque Aion ne sortira pas demain ni après-demain. De toute façon, Microsoft n'a rien annoncé. Par contre, cette petite fuite montre jusqu'où Redmond est prêt à aller pour tuer l'applicatif au profit d'une "conversation" globale avec l'IA. Putain, quel cauchemar quand on y pense...

Source : gHacks

☐ ☆ ✇ Korben

Il projette au plafond, en temps réel, tous les avions qui passent au-dessus de sa maison

Par : Vincent Lautier — 5 juin 2026 à 16:35

Un développeur qui se fait appeler cpaczek a eu une idée un peu folle, celle de transformer le plafond de son salon en fenêtre sur le ciel. Son projet, baptisé Skylight, affiche en temps réel chaque avion qui passe réellement au-dessus de chez lui, à l'endroit exact où il se trouve dans le ciel.

Tout part de l'ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast), la norme par laquelle les avions diffusent en continu leur position, leur altitude et leur identité depuis un transpondeur embarqué, des signaux que n'importe qui peut capter chez soi.

Et le matériel, justement, tient en trois pièces. Une clé radio USB à une trentaine d'euros, la RTL-SDR Blog V4, attrape les signaux. Un Raspberry Pi 5 (un petit ordinateur de la taille d'une carte bancaire, qu'on ne vous présente plus) les décode. Un vidéoprojecteur à ultra-courte focale, braqué vers le plafond, affiche le résultat.

Résultat au plafond, les avions glissent à soixante images par seconde, chacun coiffé d'une icône qui change selon le modèle d'appareil et flanqué de son code de vol, de sa destination et de sa trajectoire complète vers la piste visée. On dirait des rayons X braqués sur le toit. C'est hypnotique.

Mais Skylight va plus loin que les seuls avions. Derrière chaque appareil, le logiciel reconstitue le ciel réel de l'instant, avec le soleil, la lune et sa phase du jour, les étoiles brillantes et les constellations dessinées à leur position véritable pour vos coordonnées et l'heure qu'il est. Les satellites aussi. La Station spatiale internationale traverse le plafond au moment précis où elle vous survole pour de vrai.

Et tout ça reste abordable. Comptez moins de quatre cents dollars pour l'installation complète, sans forcément investir dans un projecteur laser, puisqu'un simple modèle LED 1080p suffit dès lors que la pièce est sombre.

Le projet est libre, sous licence MIT, code ouvert sur GitHub . Sous le capot s'empilent dump1090-fa de FlightAware pour décoder les ondes captées, la base adsbdb pour retrouver la destination de chaque vol et les éphémérides de Celestrak pour les satellites, le tout affiché par une interface en TypeScript et React que vous pilotez depuis un téléphone connecté au même réseau. La portée par défaut tourne autour de cinq kilomètres.

Franchement, voir défiler au-dessus de soi les avions qu'on entend sans jamais les voir, c'est le genre de projet inutile et magnifique que j'adore.

Source : Tom's Hardware , Reddit

❌