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À partir d’avant-hierInformatique & geek

DIY VR: How to build your own headset, and why you probably won't want to

Virtual reality is in a bit of a weird place right now. After a lot of unfulfilled promise in the 1990s, it came back strong with the 2016 release of the Oculus Rift. For a while, it looked like VR, AR, XR, the metaverse, or whatever you wanted to call it, was going to be huge. Mark Zuckerberg was certainly convinced, and even Apple got in on the hype with its Vision Pro.

But by then momentum for alternate realities of every acronym was already in steady decline, and it only dwindled from there. The rate of development of new headsets has slowed, with many companies (including Apple) scaling back or shelving their efforts. While new releases like the Steam Frame and Pimax Dream Air are still happening, many of the most interesting developments in the space these days are on the enthusiast front.

That's right, DIY VR is a thing, and with a couple hundred dollars in components, plus many hours of your time, you too can enter the immersive world of virtual reality while also experiencing the highs and lows of soldering, firmware flashing, and 3D printing. I rode that rollercoaster myself and learned why this is still a decidedly niche movement.

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Tomb Raider peut tourner sur un ESP32-P4

Tomb Raider tourne désormais sur une carte de développement équipée d'un ESP32-P4, un microcontrôleur destiné à piloter des appareils électroniques. Le développeur Alejandro Villegas Alonso, connu sous le pseudo alexkid77, y a adapté OpenLara, le moteur libre qui permet de faire fonctionner le premier jeu avec ses données d'origine.

Pas d'émulateur PlayStation ici. Le programme ne cherche pas à reproduire le fonctionnement complet de la console : il exécute une version du moteur adaptée à cette puce, avec le calcul des images assuré par le processeur. Le travail porte donc sur le jeu lui-même et sur son utilisation des ressources disponibles.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La carte retenue s'appelle ESP32-P4-Function-EV-Board. La configuration documentée dispose de deux cœurs à 400 MHz, de 16 Mo de mémoire flash pour stocker le programme et de 32 Mo de mémoire de travail externe. Il faudra ce matériel ou un sérieux travail d'adaptation, pas simplement ressortir n'importe quel ESP32 oublié dans un tiroir.

L'image est calculée en 320 x 240 pixels, puis agrandie pour remplir un écran de 1 024 x 600 pixels. Cette seconde opération utilise le PPA, l'accélérateur de traitement des pixels intégré à la puce, ce qui évite de demander au moteur de dessiner toute la scène dans la définition de l'écran.

Le dépôt annonce 30 images par seconde. Le résultat est assez réjouissant pour une carte qui n'a pas été conçue comme une console de salon.

L'adaptation prend aussi en charge le son, les sauvegardes sur carte microSD et un compteur d'images par seconde que l'on peut afficher avec F12. Un clavier USB est nécessaire pour jouer : les flèches servent aux déplacements, et la barre d'espace permet de sauter.

Pour préparer la carte, le développeur indique d'utiliser ESP-IDF, l'environnement de développement d'Espressif, en version 5.4 ou plus récente. Il faut compiler le projet, puis transférer le programme sur le microcontrôleur. Du coup, ce téléchargement vise surtout ceux qui aiment déjà bricoler du matériel.

Les fichiers du jeu doivent être ajoutés séparément dans un dossier data sur la microSD. OpenLara fournit le moteur, pas les niveaux et les images du Tomb Raider commercial, et le portage ne fonctionne pas sans ces données. La documentation précise aussi que les sauvegardes et le cache sont écrits sur cette carte.

Perso j'aime bien ces projets qui donnent un nouveau terrain de jeu aux vieux moteurs.

Source : Hackaday

Il déverrouille une Xbox 360 avec un Teensy et un peu de bruteforce

Par : Korben ✨

Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.

C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.

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Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...

Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !

Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.

Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !

Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.

Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...

5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!

Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.

Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !

Source

Une puce à quelques euros fait tourner la NES à 60 images par seconde

Faire tourner une console Nintendo de 1983 sur une puce qui coûte moins cher qu'un sandwich, c'est le genre de défi qui plaît aux bricoleurs, et un développeur vient de le réussir plutôt bien.

Le projet s'appelle Anemoia-ESP32 et il émule la NES sur un ESP32, ce petit microcontrôleur programmable à quelques euros qu'on trouve dans une tonne d'objets connectés, avec le wifi et le Bluetooth intégrés.

Le tour de force, c'est la fluidité. La plupart des jeux tournent à 60 images par seconde, exactement comme sur la vraie console, avec en prime le son entièrement reproduit.

Pour y arriver, le développeur, un certain Shim06, exploite les deux cœurs de la puce. Il s'appuie sur FreeRTOS, un mini système d'exploitation qui répartit les tâches, pour émuler d'un côté le processeur de la console et de l'autre sa partie audio, sans que l'un ralentisse l'autre.

Le plus impressionnant c'est la sobriété du truc. Là où on s'attendrait à avoir besoin de mémoire supplémentaire, l'émulateur se contente d'un ESP32 à deux cœurs avec un seul mégaoctet de stockage, et aucune PSRAM n'est nécessaire.

Screenshot

Côté affichage, vous avez le choix entre un petit écran TFT et une sortie vidéo composite, cette bonne vieille prise jaune qu'on branchait à l'arrière des télés cathodiques, et l'émulateur gère en plus les sauvegardes d'état qui figent la partie en cours pour la reprendre plus tard, tout en faisant tourner environ 79 pour cent de la ludothèque NES grâce à sa prise en charge des différents formats de cartouches. Autant dire presque tout.

Le projet est open source, publié sous licence GPLv3 sur GitHub. Et pour l'installer, pas besoin d'être un expert, il suffit de flasher le firmware sur la puce, une opération qu'on peut même lancer directement depuis son navigateur.

Du coup, on peut imaginer des consoles portables minuscules, bien plus compactes que ce qu'on bricole d'habitude avec un Raspberry Pi ou une carte plus imposante.

Voir une console mythique renaître sur un composant à moins de cinq euros, sans matériel exotique, c'est exactement le genre de bidouille qui rappelle pourquoi le rétrogaming est un terrain de jeu sans fin.

Source : Hackaday

Un demi-million de domaines anti-pub stockés dans 50 Ko de RAM

Par : Korben ✨

Pi-hole sur un Raspberry Pi, c'est cool, mais ça vous coûte quand même quelques dizaines d'euros (lien affilié) et ça squatte une prise en permanence. C'est pourquoi M-Abozaid a fait tenir la même chose dans une clé ESP32-C3 à pas cher (lien affilié). Son firmware bloque ainsi 537 000 domaines de pub en utilisant à peine 50 Ko de RAM, et est capable de répondre à une requête bloquée en 10 millisecondes.

Maintenant que j'ai toute votre attention, je vais vous expliquer comment ça marche. En fait, un Pi-hole classique charge toute sa liste de blocage en RAM, sauf que l'ESP32 lui, comme il n'a que quelques centaines de Ko de mémoire vive et pas de PSRAM, il est donc techniquement impossible d'y caser un demi-million de domaines comme ça simplement. Du coup notre cher développeur a dû ruser en hashant chacun des domaines bloqués à max 5 octets chacun (40 bits max).

Tous ces hashes sont ensuite triés une fois pour toutes, puis gravés directement dans la flash de la puce (4 Mo suffisent). Puis quand une requête DNS arrive, le firmware hashe le domaine demandé et fait une recherche par dichotomie dans la flash. Environ 18 lectures suffisent pour trancher parmi les 537 000 entrées, d'où les fameux 10 ms. Et la RAM ne sert jamais à stocker la liste, mais juste à faire tourner le bazar réseau.

Et là où c'est vraiment malin, c'est que 40 bits de hash restent quasi sans collision. Il n'en a eu aucune jusqu'à 141 000 domaines, et une seule à 537 000 donc autant dire rien du tout !

Voir cette vidéo sur YouTube

Après il y a peu de chances que ça remplace Pihole, en tout cas pour le moment, parce qu'il n'y a pas de serveur DHCP. Et activer les mises à jour OTA du firmware demande d'avoir deux partitions, du coup la capacité de l'ESP 32 tombe à 250 000 domaines.

Après le dashboard est plutôt sympa, ça tourne en mDNS sur l'adresse c3adblock.local, avec des compteurs de blocage par client, le bannissement d'un appareil et la possibilité d'ajouter vos propres noms de domaines à bloquer.

Voilà moi je vois vraiment ça comme un espèce de résolveur de secours plutôt qu'un vrai remplaçant pour Pi-hole. Vous le placez derrière votre serveur DNS principal et le jour où celui-ci est en panne, la petite clé prendra le relais pour pas cher. En plus comme on le voit dans la vidéo, ça peut s'alimenter sur le port USB de n'importe quel routeur, donc c'est pratique.

C'est totalement open source sous licence MIT et c'est livré avec un script python qui permet de construire la table des hashes à partir des listes StevenBlack et Hagezi. Pour plus tard, le développeur prévoit un Bloomfilter en mémoire RAM pour zapper la lecture flash sur les 99 % des requêtes qui ne matchent aucun domaine et puis le serveur DHCP dont je vous parlais.

Si les DNS auto-hébergés vous parlent, je vous ai déjà présenté Technitium qui remplace carrément Pi-hole, Unbound et BIND . Et pour les bidouilles ESP32 à quelques euros, y'en a plein, genre celle qui remplace le Touch ID d'Apple .

Bref, un demi-million de domaines de pub bloqués par une puce plus petite qu'une clé USB c'est bien joué !! Le repo est sur GitHub si ça vous tente.

Source

Un ESP32 à quelques euros pour éviter le clavier Touch ID d'Apple

Par : Korben ✨

Posez votre doigt sur un capteur et hop, votre session s'ouvre. Sur un Mac, ce petit confort passe par exemple par le Magic Keyboard avec Touch ID (lien affilié) parce qu'Apple réserve la biométrie à son propre matériel. Mais le bidouilleur Zimeng Xiong a trouvé ça un peu chéros, alors il a bricolé la même chose avec un ESP32-S3 à quelques euros .

Le tout tient dans un boîtier imprimé en 3D contenant un capteur d'empreinte ZW101 qui lit votre doigt, et une carte ESP32-S3 (une Seeed Studio XIAO - lien affilié) qui se fait passer pour un clavier USB. Ensuite, si l'empreinte correspond, elle tape votre mot de passe suivi d'Entrée. Vu de l'ordinateur, l'engin n'est qu'un clavier qui tape à votre place, et n'est donc liée à aucun système d'exploitation en particulier.

Le truc bien pensé je trouve, c'est que le mot de passe ne vit jamais sur l'ESP. La carte ne garde qu'une clé d'appairage de 32 octets et le mot de passe, lui, reste sur l'ordinateur, conservé par un petit service que vous installez.

Quand vous posez le doigt, l'ESP réclame ce mot de passe via un échange chiffré, avec une clé d'appairage partagée et un nonce aléatoire pour bloquer les rejeux, le déchiffre en mémoire vive le temps de le taper, puis efface tout en quelques millisecondes. Il compte aussi sur le Secure Boot et le Flash Encryption de l'ESP32-S3 pour qu'un dump de la puce ne livre aucune clé.

Après, histoire d'être transparent avec vous, sachez que le seul maillon faible de ce gadget se situe entre le capteur et l'ESP car la liaison série n'est pas protégée. Toute la vérification de l'empreinte se passe dans le capteur, pas dans le microcontrôleur, donc quelqu'un qui aurait accès à votre machine et au boîtier en même temps pourrait usurper le capteur et forcer l'envoi du mot de passe. La parade de Zimeng c'est donc de noyer toute l'électronique dans de l'epoxy noir.

Sous Windows, vous branchez un lecteur d'empreinte USB et Windows Hello fait le reste, c'est plutôt simple. Apple par contre verrouille un peu plus le truc, donc il faudra installer le logiciel compagnon. Et Zimeng Xiong ne compte pas s'arrêter là, puisqu'il annonce une version qui émule une carte à puce, pour se connecter sans jamais taper de mot de passe, comme le font déjà les passkeys . Là, on serait un cran au dessus en matière de sécurité.

Le code est public sur GitHub si vous voulez tenter le montage. Rien de prêt pour la production évidemment, mais une chouette démonstration qu'avec un ESP32 et un peu de crypto, on peut faire de jolies choses.

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Valve refuse de vendre ce faceplate e-ink mais file les plans

Par : Korben ✨

Ils sont trop sympas chez Valve ! Ils viennent de balancer sur GitLab tous les fichiers nécessaires à la fabrication d'un FacePlate pour leur Steam Machine avec un écran e-ink intégré. Les plans 3D, la liste des composants, le firmware et même les vidéos de montage, tout est sous licence MIT et je pense que quand vous aurez vu ce que ça permet de faire, vous vous lancerez peut-être.

Ce truc, ça s'appelle Inkterface et c'est donc un faceplate (une façade de remplacement pour la Steam Machine) dispose d'un écran à encre électronique monochrome permettant d'afficher la température, la vitesse des ventilos et la charge CPU/GPU de la machine. Ce qui est rigolo, j'sais pas si vous vous souvenez, mais Valve avait montré ce panneau lors de l'annonce de la Steam Machine en précisant bien que ce ne serait jamais commercialisé.

Tout le monde était triste de ça, et je pense que personne n'avait imaginé qu'ils mettraient carrément les plans sous licence libre. La vie est folle !

Après, oui c'est pour ceux qui aiment mettre les mains dans le cambouis, mais si ça vous chauffe comme projet pour les vacances, voici ce que vous allez devoir mettre sur votre liste de courses : un Adafruit ESP32 Feather (2 Mo de PSRAM), un eInk Breakout Friend, le panneau e-ink 5,83 pouces d'Adafruit, 13 vis M2.5 et 4 aimants.

Vous imprimez les pièces en 3D (fichiers STEP et STL fournis), vous soudez une poignée de fils entre les deux cartes, une batterie se cale dedans, et hop, ça se clipse magnétiquement sur le cube. Parce que oui, ce bidule est autonome et dispose de sa propre batterie. En fait il se connecte à la Steam Machine en Bluetooth et basta.

Côté soft, Valve promet une vraie app sur Steam un jour, mais pour l'instant vous devrez builder un AppImage à la main. Le firmware est en C++, entièrement ouvert, et si les stats de base vous suffisent pas, vous pouvez ajouter les vôtres en écrivant votre propre fonction dans le code.

Valve avait déjà lâché les fichiers CAD de la Steam Deck pour qu'on la répare et qu'on la bidouille donc même si ici c'est pas du plug and play, c'est quand même un beau cadeau fait à la communauté. Je pense que cette Steam Machine va être un vrai petit succès ! En tout cas, c'est bien parti pour !

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Un boîtier Wi-Fi qui détecte les gens à travers les murs

Par : Korben ✨

Ce serait marrant de détecter quelqu'un dans une pièce voisine, sans utiliser de caméra ou de capteur infrarouge. En fait, c'est possible avec juste du Wifi et c'est ce que nous prouve Talking Sasquach qui vient de se bricoler un petit boitier capable de faire ça.

Je vous rassure, l'idée n'a rien de neuf. Notre corps est plein d'eau, et l'eau ça renvoie et ça absorbe les ondes radio. Du coup, dès que vous bougez un peu votre popotin, bah ça perturbe les signaux Wi-Fi qui traversent la pièce.

Et si vous êtes trop gros, PAF vous passez en zone blanche ! (et pas en sauce blanche !)

Non, ça je l'ai inventé, vous pouvez vous détendre. Mais pour le reste, j'en parlais déjà en 2009 , avec des chercheurs de l'Utah qui reconstituaient carrément une image des gens de l'autre côté du mur, ondes radio à l'appui.

Sauf que là, plus besoin d'un labo puisque tout tient dans la main. Le cœur de l'engin est un M5Stack Cardputer ADV (c'est un ESP32-S3 avec un mini-écran, un clavier et une batterie intégrés) auquel il a collé un second écran TFT dans un boîtier imprimé en 3D. Ça donne un petit look cyberdeck bi-écran à l'appareil et tout ça pour une cinquantaine de dollars!

Sur les 2 coeurs de l'ESP32, y'a un qui gère l'affichage animé du radar tandis que l'autre mouline en continu les données captées par le Wifi. En fait le boitier lit ce qui s'appelle le CSI (Channel State Information) qui est un genre de signature de la façon dont le signal wifi rebondit partout autour de vous. Il surveille alors les variations d'amplitude et de phase sur des dizaines de trames et quand ça dépasse, BOOM, un blip vient s'allumer sur l'écran du radar, comme dans "À la poursuite d'Octobre rouge" ^^.

Après, contrairement à d'autres projets fake que j'ai pu voir passer, vous ne verrez personne à poil avec ça. C'est juste une interférence qui est pointée et pas une silhouette qui est dessinée finement et encore moins une triangulation de votre position.

Le seul garde-fou que Talking Sasquach a mis en place sur son radar, c'est qu'il faut d'abord se connecter au réseau wifi pour capter des choses. Mais en réalité, il n'y était pas obligé et ça peut fonctionner sans avoir à demander un accès à une box internet.

Le code est dispo sur GitHub sous licence MIT, et c'est écrit avec le framework Arduino si vous voulez reproduire le bidule.

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SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro

Par : Korben ✨

L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce.

C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro !

Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'Apple II Plus assemblé avec des puces qu'on trouve encore aujourd'hui. Le 65C02 (la version CMOS du fameux 6502) tourne à 1,024 MHz, à un cheveu de l'original qui carburait à 1,023 MHz et au lieu de la DRAM capricieuse d'époque, il lui a collé de la SRAM statique (48 Ko sur une puce et demie de 32 Ko, le surplus part à la poubelle, tant pis).

Et pour atteindre les 64 Ko complets, il enfiche à l'intérieur une carte Saturn 128K dans le slot 0, comme ça c'est réglé.

Mais le plus gros morceau, ça a été la vidéo. Boak a viré toute la "circuiterie" composite de l'Apple II, un vrai sac de nœuds bien connu des anciens, pour la remplacer par une carte Apple II VGA (un projet open source de markadev).

Celui lui a permis d'obtenir une image VGA bien nette sur un écran moderne. Autrement, sans cette carte, y'aurait rien eu à l'écran, malheureusmeent.

Et le clavier suit le même mouvement grâce à un Raspberry Pi Pico qui lui sert d'interface entre un clavier USB et la machine, en générant les mêmes signaux parallèles que le clavier ASCII d'origine. Bonus, Control + Print Screen redémarre le CPU comme aux temps jadis ! Et comme le Pico crache du 3,3V, il cause directement avec la logique 74HC en CMOS, sans le moindre convertisseur de niveau.

Côté fabrication, c'est son premier PCB en 4 couches, avec des plans internes dédiés à l'alimentation. Une entrée 12V passe par un régulateur Pololu pour sortir du 5V, et le tout rentre dans un boîtier imprimé en 3D, vaguement inspiré du vieux disque dur ProFile d'Apple. Les fichiers (schémas, nomenclature, CAO) sont sur GitHub sous licence MIT, si jamais vous voulez vous lancer.

Et ça tourne pour de vrai !! Boak a même posté une capture d'un vrai logiciel Apple II qui démarre dessus.

Je suis nul en soudure, mais si je savais souder, ça me donnerait envie de m'y coller, je pense. D'ailleurs, si le rétro vous chatouille, allez voir aussi ce malade qui fait tourner MS-DOS sur un Apple IIe , ou ce Pico qui émule un Z80 .

Bref, le SB-mini-II, c'est par ici, et c'est entièrement libre.

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ANES - Il greffe une seconde puce graphique dans sa NES

Par : Korben ✨

Decrazyo vient de sortir ANES , un mod hardware qui transforme votre vieille NES en lui collant un deuxième PPU, la puce graphique de la console.

Résultat, plus de couleurs à l'écran, plus de sprites, et même du parallax scrolling, ces décors qui défilent sur plusieurs plans comme sur les bornes d'arcade. Que des trucs que la petite Nintendo de 1985 n'a jamais su faire, la miskine.

Le hic, c'est qu'il vous faut deux NES pour ça. Une qu'on garde, et une qu'on démonte pour lui piquer son PPU (le fameux RP2C02) pour ensuite le greffer sur la première via une carte maison bardée de logique. Ensuite (et attention, ça devient technique), un démultiplexeur 74LS139 aiguille le processeur vers l'un ou l'autre PPU selon l'adresse mémoire, un latch 74LS373 verrouille les signaux, et 8 Ko de RAM statique dédiée alimentent le second PPU.

En gros, le CPU jongle entre deux cartes graphiques au lieu d'une. C'est tout ce que vous devez savoir.

Pour comprendre pourquoi c'est énorme comme news, faut bien se rappeler les limites de la bestiole. La NES affiche 25 couleurs à l'écran maximum, piochées dans une palette de 64. Et elle ne dessine que 8 sprites par ligne horizontale, d'où le clignotement légendaire des persos quand ça se bouscule (les vétérans de Mega Man voient de quoi je parle). Alors qu'avec deux PPU qui bossent en parallèle, vous doublez le budget graphique d'un coup.

Decrazyo est le premier à reconnaître que personne ne va se lancer là-dedans parce que c'est bien relou à faire. Faut déjà sacrifier deux consoles, sortir le fer à souder, dessouder des puces et se taper du wire-wrap sur une carte prototype. On est dans de la bidouille de l'extrême, celle qu'on fait pour la beauté du geste .

Sauf que, bonne nouvelle les amis, vous allez pouvoir goûter au résultat sans flinguer la moindre console puisque decrazyo a forké l'émulateur Mesen2 pour simuler le double PPU. C'est dispo en build "Dual PPU Mesen 2.1.1" sur Windows, Linux et macOS, Intel comme Apple Silicon. Vous chargez la démo, et vous voyez de vos yeux ce que donnerait une NES dopée.

Ça me rappelle vraiment pourquoi j'adore toujours la scène homebrew NES , 40 ans après. Ces gens sans amis, ni famille (je plaisante, humour, humour, pas taper !) qui continuent de tordre ce hardware dans tous les sens juste pour voir jusqu'où il peut aller, c'est fou ! Les schémas KiCad et le code sont sur le GitHub de Decrazyo , sous licence GPL, si vous voulez fouiller.

Le Casio VL-1 de 1981 modernisée pour quelques euros

En 1981, Casio sortait le VL-1, un drôle d'objet vendu autour de 70 dollars, à mi-chemin entre la calculatrice de poche et le synthétiseur monophonique, avec un séquenceur de cent notes planqué dedans et un afficheur à huit caractères. Un jouet, en apparence. Sauf qu'il s'en est vendu près d'un million entre 1979 et 1984, ce qui pour un machin pareil reste assez dingue.

Vous l'avez déjà entendu, c'est sûr. C'est lui qui balance la rythmique du tube "Da Da Da" du groupe allemand Trio, en 1982, sur le preset Rock-1 et une voix piano d'un kitsch parfaitement assumé. De quoi lui offrir un statut culte malgré sa réputation de gadget pour enfants.

Le bidouilleur Max Vega, lui, a regardé cette vieille coque beige et a eu envie de lui greffer un cerveau de 2026. Il a viré toute l'électronique d'origine et glissé à la place un ESP32-C3, un microcontrôleur, autrement dit une petite puce programmable à quelques euros qu'on retrouve aujourd'hui dans la moitié des objets connectés.

Et ça change tout. Le VL-1 devient un ROMpler, un mot un peu barbare qui désigne juste un instrument capable de rejouer des sons enregistrés au lieu de les fabriquer péniblement de toutes pièces comme avant. Là où la synthèse d'origine, monophonique et riquiqui, ne sortait qu'une note à la fois, l'ESP32 va piocher ses échantillons sur une simple carte microSD et offre du coup une réserve de stockage quasi infinie pour empiler autant de banques de sons qu'on veut.

Le plus malin, c'est qu'il n'a touché à rien côté look. Le haut-parleur d'origine est resté, les boutons du clavier aussi, sauf qu'ils pilotent maintenant une interface affichée sur un petit écran OLED pour choisir l'instrument du moment. De l'extérieur, on a toujours le même jouet de 1981.

Comme la puce a de la marge sous le capot, Max Vega en a profité pour ajouter des modes qui plaquent des accords complets d'un seul doigt. L'original, lui, ramait déjà avec une seule note.

Au bout du compte, on récupère un petit instrument qui se glisse dans un sac à dos, qu'on dégaine n'importe où, mais avec enfin une palette sonore digne de ce nom à la place des bips d'origine. Le charme lo-fi du VL-1 est resté culte pendant quarante ans, sauf que voilà, à l'usage il était quand même pas mal limité.

Bref, trop bien, un vieux truc culte qu'on ne jette pas, qu'on réveille avec trois euros d'électronique.

Source : Hackaday

IoToS - Le prof qui a codé un OS de zéro pour ses élèves

Par : Korben ✨

Jean-Marc Biechy est prof d'électronique et d'informatique à l'Institution Saint-Jean de Colmar et il vient de m'envoyer un truc qui m'a scotché. Avec ses élèves, il bidouille des projets Arduino, et plutôt que d'empiler des bouts de code à chaque nouveau montage, il a fait un choix un peu fou : écrire son propre système d'exploitation en partant de zéro pour un microcontrôleur.

Ça s'appelle IoToS, pour Internet of Things micro Operating System, et ça transforme un Arduino UNO R4 ou un ESP32/8266 en vrai petit nœud réseau avec un accès en ligne de commande qui ressemble vachement à du bon vieux terminal Linux.

Vous branchez la carte, vous ouvrez un terminal série (ou un Telnet sur le port 23), et là vous tapez des commandes comme ping, tracert, netstat, dir, ip ou dhcp on tout ça directement sur Arduino.

Ce qui est chouette avec son approche c'est qu'elle est pédagogique car un Arduino tout nu, c'est un automate avec un setup() qui s'exécute une fois, une loop() qui tourne en boucle à l'infini, et basta.

Et à l'autre bout du spectre, vous avez de vrais OS temps réel (RTOS), souvent trop gros ou trop austères pour intéresser un élève de Bac Pro. Et entre les deux, y'avait rien qui faisait vraiment le pont entre l'automate et un vrai petit OS avec sa ligne de commande.

Jean-Marc a donc créé ce chaînon manquant en découpant son code exactement comme un OS. Un Boot Firmware avant le setup, un Load Driver qui gère la connexion réseau et l'écran, un Kernel qui n'est autre que la loop(), un CLI dans un fichier shell_Cmdline.h, et des applis par-dessus.

La bestiole embarque donc un serveur web AJAX qui sert des pages HTML depuis une carte MicroSD, un serveur FTP pour balader les fichiers via FileZilla, une synchro NTP et un datalogger CSV horodaté. Le tout sur un noyau coopératif, sans RTOS, le code métier de votre projet étant compilé dans le même firmware.

Et c'est là qu'on mesure le boulot d'orfèvre puisque ce firmware complet tient dans 142 Ko, soit 54% de la flash de l'UNO R4, et il reste près de 19 Ko de RAM libre sur les 32. Caser un shell réseau, un serveur web et du FTP là-dedans sans tout faire planter, c'est pas donné à tout le monde, le mec est doué !

Et avec cette base, ses élèves montent des prises IP commandables au navigateur, une caméra de surveillance sur LilyGo déclenchée par un détecteur de mouvement, une station météo consultable en ligne, une alarme PIR qui envoie un mail, de la gestion de chauffage à distance, ou du pilotage de LED RVB et de projecteurs DMX par Ethernet.

La prise IP sert d'ailleurs de système minimal de référence, et le reste, vous pouvez l'étendre en ajoutant vos propres commandes CLI et vos pages web dans les fichiers .h prévus pour.

Jean-Marc raconte y avoir passé environ 2000 heures de code et de tests, juste pour voir si c'était possible d'en écrire un tout seul. Il est parti de bibliothèques existantes (LittleFS, ping, FTP, dir) qu'il a patiemment fait discuter ensemble... Faut dire que recoder un OS de zéro pour le plaisir d'apprendre , c'est un sport à part entière et malheureusement, trop peu de gens d'y essayent.

Son code source est commenté et distribué librement sous licence GNU LGPL v2.1, donc réutilisable y compris pour un usage commercial. Tout est à télécharger sur le site du projet , avec la doc PDF, les vidéos de démo et la liste complète des commandes.

Si vous avez un Arduino R4 qui prend la poussière, vous savez maintenant quoi en faire ! Bravo Jean-Marc !!

LightComposer, la lampe qui se règle au cadran comme un vieux téléphone

Le bidouilleur allemand John Engeln en avait assez. Il voulait une petite lampe de bureau qui change de couleur, point, sans dégainer son smartphone pour télécharger une appli et appairer le moindre objet, et plutôt que de suivre la mode du tout-connecté il est allé piocher du côté des années cinquante, dans le cadran rotatif des bons vieux téléphones à roulette.

La chose tient dans la main, à peine plus grosse qu'un palet de hockey, et mélange du rouge, du vert et du bleu pour composer la teinte que vous voulez selon une logique simple : on fait tourner le diffuseur du dessus dans un sens pour monter en luminosité, dans l'autre pour glisser d'une couleur vers la suivante. Simple, basique, comme dirait l'autre.

Sous le capot, 32 LED adressables SK6812, c'est-à-dire des diodes pilotables une par une comme les NeoPixels que connaissent bien les bricoleurs, sont commandées par un encodeur rotatif, directement couplé au capot translucide qui sert de molette géante à toute la lampe.

Le boîtier est imprimé en 3D, posé sur un anneau de TPU, un caoutchouc souple lui aussi imprimable, qui empêche l'objet de valser sur le bureau quand on triture le cadran. L'alimentation passe bêtement par un port USB-C et n'importe quel chargeur 5 volts fera l'affaire. Rien à configurer.

Et puis il y a le petit bonus caché : le logiciel embarqué planque des modes lumineux dissimulés, des effets qu'on déniche en tâtonnant avec la molette, façon easter egg. Du coup, on a presque envie de jouer avec.

Côté ouverture, John Engeln n'a rien gardé pour lui. Tout est publié sous licence CERN-OHL-W v2, une licence open source taillée pour le matériel, donc les fichiers de conception et le code sont librement téléchargeables et la puce se reprogramme avec un simple Arduino, de quoi coder vos propres ambiances si vous êtes du genre à vouloir aller plus loin.

Pour celles et ceux qui n'ont ni imprimante 3D ni l'envie de ressortir le fer à souder, un modèle déjà assemblé existe, avec des cartes produites chez JLCPCB et un assemblage, des tests et un emballage faits en Allemagne, le tout expédié depuis l'Union européenne sans frais de douane à l'arrivée.

On pourrait hausser les épaules devant une ampoule connectée vendue trois fois rien, sauf que voilà, redonner du tactile et un brin de plaisir mécanique à un objet aussi banal qu'une lampe, ça fait un bien fou par les temps qui courent.

Source : Hackaday

Reconstituer l'écran d'une radio médicale avec une électrode de soudure

Un bricoleur, MarcellF , s'est mis en tête de produire lui-même l'écran fluorescent qui rend les rayons X visibles. Le genre de composant qu'on imagine sorti d'un labo d'imagerie. Sauf qu'il y est parvenu dans son atelier, en mélangeant des sels dans des creusets.

Le principe d'une radio est en fait assez simple. On éclaire un objet avec un faisceau de rayons X, ces ondes invisibles qui traversent la matière comme à l'hôpital, et puisque les zones denses en bloquent une partie pendant que les zones creuses le laissent filer, on récupère derrière l'objet une ombre qui dessine sa structure interne. Reste à rendre cette ombre visible.

C'est le rôle du scintillateur. Le mot est barbare mais la chose est simple : un matériau qui absorbe le rayonnement invisible et le recrache aussitôt en lumière visible, un peu comme un autocollant phosphorescent qui s'illumine dans le noir après s'être gorgé de lumière. Sans cet écran, pas d'image. Et comme le matériau adéquat coûte une fortune dans le commerce et reste introuvable pour un amateur, MarcellF a choisi de le synthétiser de zéro.

Sa première piste a été de passer en revue un tas de poudres fluorescentes du commerce, du genre qui s'allume sous une lampe UV. Mauvaise surprise. La plupart des matériaux qui réagissent aux ultraviolets sont indifférents aux rayons X, deux phénomènes qu'on confond trop vite. 

Quelques candidats s'en sortent quand même, à commencer par les phosphores à base d'aluminate de strontium, très lumineux mais affligés d'une rémanence un peu gênante puisqu'ils continuent de luire longtemps après l'extinction de la source et brouillent donc l'image. Le sulfure de zinc récupéré dans de vieux panneaux électroluminescents s'est révélé presque aussi brillant que l'écran à oxysulfure de gadolinium d'un vrai scanner médical, et sans la moindre traînée.

Mais le clou du spectacle, c'est la fabrication maison de tungstate de calcium, un phosphore historique des radiographies. Là, on entre dans la vraie chimie. MarcellF fait fondre du nitrate de potassium avec du carbonate de sodium, y dissout du tungstène prélevé sur une banale électrode de soudure pour former des tungstates, fait précipiter le composé en le faisant réagir avec du chlorure de calcium, puis chauffe longuement la poudre obtenue pour réveiller sa fluorescence. Le résultat tient dans la main. Une poudre qui émet une jolie lueur bleue dès qu'on l'expose aux rayons X, et qu'une pincée de plomb ajoutée comme dopant rend encore plus brillante.

Ce genre de bidouille est quand même assez dingue. Prendre un objet qu'on croyait verrouillé dans les hôpitaux et les labos de physique, puis le reconstituer avec une électrode de soudure et trois sels achetés en droguerie, il y a là quelque chose de très réjouissant. Reste un détail qui calme. Il faut déjà posséder une source de rayons X, et manipuler ce rayonnement réclame des précautions autrement sérieuses qu'un tablier de plomb improvisé. Pas un tuto à refaire un dimanche pluvieux, donc. Mais comme preuve que le mur entre l'instrument médical et le bricolage de garage est plus mince qu'on ne le croit, c'est plutôt pas mal.

Source : Hackaday

Refroidir à -84°C avec une imprimante 3D et de l'air comprimé

Un youtubeur qui se fait appeler Hyperspace Pirate a fabriqué chez lui un cryogénérateur, c'est-à-dire une machine capable de produire du froid extrême, en imprimant lui-même la plupart des pièces en plastique.

Sur ses deux prototypes, il est descendu jusqu'à -84°C. Ce n'est pas un record, et il le sait très bien, mais réussir ça avec du matériel de garage a quand même de quoi surprendre.

La machine qu'il reproduit s'appelle un cryogénérateur Gifford-McMahon, du nom des deux ingénieurs qui ont mis au point le principe au début des années 1960. On en trouve aujourd'hui dans les appareils d'IRM des hôpitaux, où ils maintiennent des aimants surpuissants à des températures proches du zéro absolu, la limite physique en dessous de laquelle on ne peut plus descendre.

Le principe est moins compliqué qu'il n'en a l'air. Un piston coulisse dans un cylindre, et ce piston contient un régénérateur, une sorte d'éponge thermique qui emmagasine la chaleur d'un côté pour la relâcher de l'autre.

En faisant passer un gaz d'un bout à l'autre du cylindre, on obtient un côté chaud et un côté froid, et c'est évidemment ce côté froid qu'on cherche à exploiter.

Le plus astucieux dans ce montage, c'est le piston. Plutôt que de l'étancher avec des joints qui forceraient et finiraient par fuir, Hyperspace Pirate le déplace avec des aimants placés à l'extérieur du cylindre. Pas de joints, donc.

Pour voir ce qui se passe à l'intérieur, il a aussi monté un tube en acrylique transparent et utilisé de l'air comprimé tout bête comme gaz de travail. Pratique pour filmer, beaucoup moins pour la performance.

Et c'est justement là que ça coince. L'humidité contenue dans l'air de l'atelier gèle quand la température chute, et la glace finit par bloquer le piston en plein mouvement. Difficile de descendre bien bas quand votre machine se grippe toute seule.

Du coup, la suite, ce sera l'hélium. Ce gaz ne contient pas d'eau et ne gèle qu'à des températures bien plus basses, ce qui devrait régler le problème de blocage et faire tomber le thermomètre beaucoup plus loin. C'est d'ailleurs lui qu'utilisent les vrais cryogénérateurs industriels, qui descendent eux autour de -269°C.

Si vous voulez mon avis, le chiffre compte moins que la démonstration : prouver qu'un truc de labo tient dans un garage avec une imprimante 3D, c'est déjà une réussite.

Source : Hackaday

ESP32 Bit Pirate - Le Bus Pirate qui tient dans un Cardputer

Par : Korben ✨

Les Bus Pirate , si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour "parler" à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C'est assez spécifique comme matos, alors c'est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l'équivalent d'un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de "card" + "computer") de hacker.

Bus Pirate

Et voilà comme son bébé, nommé Bit Pirate transforme un ESP32, c'est à dire une carte à 30 balles en multitool de hacking matériel qui cause plus de 20 protocoles.

Grâce à ça, vous pouvez vous brancher sur n'importe quelle puce et lire / modifier ce qu'elle contient, sans dessouder tout l'appareil. Côté bus numériques, vous avez le I2C (scan, glitch, dump d'une EEPROM 24Cxx), le SPI pour lire une flash 25Q ou une carte SD, l'UART avec auto-détection du baudrate, le 1-Wire et le JTAG/SWD compatible OpenOCD.

Bref, en un seul firmware, il remplace une palanquée de petits outils dédiés.

Côté radio, c'est aussi beaucoup plus musclé, mais attention, tout ne sort pas d'une ESP32 nue. Le Wi-Fi (sniff, deauth), le Bluetooth (BLE HID, spoofing) et l'infrarouge tournent direct sur l'ESP32 mais le Sub-GHz, le RFID, le bus CAN d'une bagnole ou le dump d'une carte SIM nécessiteront des puces spécifiques en plus (un CC1101, un PN532, un transceiver, un peu de câblage...etc), ou une carte qui les embarque déjà comme la LILYGO T-Embed CC1101.

Forcément, j'imagine qu'en lisant ça, vous pensez au Flipper Zero mais c'est pas vraiment le même objet. Le Flipper, c'est un produit fini, boîtier, batterie, interface léchée, et lui aussi est open source d'ailleurs. Alors que le Bit Pirate, c'est plus brut, avec des fils qui dépassent, un firmware en plein chantier...etc... C'est plus un outil de bench pour bidouilleurs, qu'un gadget clé en main et surtout la vraie différence, c'est le prix et le fait que ça tourne sur du matériel tout ce qu'il y a de plus banal.

Ça marche donc sur un ESP32-S3 nu, mais le combo qui fait rêver c'est le M5 Cardputer , ce mini-ordinateur avec clavier vendu autour de 30 euros. Vous le flashez, et hop, vous avez un Bus Pirate autonome avec écran et clavier dans la poche !

A titre de comparaison, un Flipper Zero, c'est plutôt dans les 200 balles donc y'a pas photo. Et pour l'installer, pas besoin de toolchain, puisque geo-tp a mis en ligne un flasher web qui déploie le firmware depuis le navigateur en un clic, via Web Serial (oui, la même techno qui débarque enfin dans Firefox ).

Ensuite une fois que le firmware est en place sur votre matos, vous pilotez la bête de 3 façons : soit via un terminal série classique, soit une CLI web par Wi-Fi, ou en standalone sur le clavier du Cardputer.

Les trois disposent exactement des mêmes commandes et pour les petits feignants surproductifs TDAH que vous êtes, rassurez-vous ça se scripte, soit en bytecode façon Bus Pirate historique, soit en Python par-dessus le port série pour automatiser un dump de flash. Et notez qu'il sait aussi se faire passer pour un simple dongle USB-UART, un programmateur SPI ou un analyseur logique quand vous avez juste besoin de ça.

Le firmware Bit Pirate aura besoin d'au moins 8 Mo de flash, et attention à la tension, car l'ESP32 bosse en 3,3V sur ses broches, donc pour taquiner un bus en 5V il vous faudra une carte ou un module prévus pour, sinon vous cramerez la puce. Et selon le modèle que vous choisissez, vous n'aurez pas forcement le même nombre de broches GPIO donc le brochage demandera parfois un peu d'ajustement. Et niveau radio, sniffer le Wi-Fi du voisin ou rejouer un signal Sub-GHz dans la nature, c'est interdit sachez le !! Donc les mêmes précautions qu'avec un Flipper Zero s'appliquent.

C'est surtout pour tester votre propre matériel et apprendre, et pas pour faire le malin et finir en zonzon.

Bref, si le hacking matériel vous démange, sachez que Bit Pirate c'est open source, que le matos n'est pas cher et que ça s'installe facilement grâce au flasher web... Ce serait donc dommage de vous en priver...

Merci à Nicolas pour le lien !

Des circuits électroniques cuits dans de l'argile, et ça marche vraiment

Emily Velasco , bricoleuse et artiste américaine, a fabriqué une carte électronique fonctionnelle à partir d'un simple disque d'argile tourné à la main, sans la moindre plaque de fibre de verre ni le moindre bain d'acide qu'on associe d'habitude à ce genre d'objet.

L'idée vient d'ailleurs. Elle raconte avoir été inspirée par un collectif de hackeuses européennes qui fabriquait ses propres circuits à partir d'argile creusée dans le sol et cuite dans un feu de camp, et comme elle développait déjà depuis un moment ses propres émaux au cuivre pour la poterie, elle a décidé de pousser l'expérience un cran plus loin.

Une carte de circuit imprimé classique, ce rectangle vert qu'on trouve dans à peu près tous nos appareils, c'est en général du FR4, un sandwich de fibre de verre et de résine époxy sur lequel on grave des pistes de cuivre à l'acide pour relier les composants entre eux. Velasco a tout remplacé par de la terre et de l'émail.

Son procédé tient en quelques gestes. Elle a fabriqué un tampon qu'elle presse dans l'argile encore molle pour y imprimer le dessin du circuit en creux, puis elle remplit ces sillons d'un mélange de poudre de cuivre et d'émaux de poterie tout ce qu'il y a de plus ordinaires, du transparent et du céladon vert, le genre de produits qui traînent dans n'importe quel atelier (il existe aussi des émaux au cuivre qu'on utilise dans la cuisson raku, cette technique de poterie d'origine japonaise). Passage au four de potier, et l'ensemble fusionne.

Le résultat est marrant. C'est un multivibrateur astable, autrement dit le petit circuit tout bête qui fait clignoter deux LED en alternance, et il est intégralement cuit dans la céramique.

Le plus surprenant, c'est que ça conduit pour de vrai. Les pistes en émail au cuivre affichent une résistance électrique étonnamment basse une fois sorties du four, ce qui n'avait rien d'évident sur le papier.

Tout n'a pas été simple pour autant. L'émail vitrifié refusait catégoriquement de prendre la soudure, même avec du flux de plomberie, et Velasco a dû gratter la surface à la brosse métallique montée sur une Dremel avant que l'étain veuille bien accrocher. Son verdict sur le rendu, elle l'assume : "C'est moche, mais ça marche."

Le solarpunk, du coup. Derrière ce terme un peu fourre-tout se cache un courant qui rêve d'un futur écolo et optimiste, où la débrouille et le fait-maison prennent le pas sur l'industrie lourde et polluante. Une carte façonnée avec de la terre, un four et de la poudre de métal, sans résine pétrochimique ni bain chimique, tout ceci est improbable.

Il faut quand même garder les pieds sur terre. On est à des années-lumière des céramiques techniques industrielles, ce fameux LTCC qu'on retrouve dans l'aérospatial ou les hyperfréquences, avec leurs propriétés électriques quasi parfaites et leur conduction de la chaleur exemplaire. Ici, on fait clignoter deux LED sur un bout de poterie ratée. Mais c'est justement tout l'intérêt.

Honnêtement ? Voir un circuit qui marche sortir d'un four à céramique, c'est franchement réjouissant. D'ailleurs souvenez-vous, ce genre d'expérience avait déjà faite avec de l'argile, et c'est à lire ici : Comment fabriquer des circuits imprimés en argile !

Source : Hackster , Hackaday

Charger un jeu Mega Drive depuis un vinyle ? Le pari génial d'un bidouilleur

Convertir un jeu de console en son, graver ce son sur un disque vinyle, puis le relire sur une platine pour relancer le jeu, c'est le genre de projet inutile et réjouissant dont seul le monde du retrogaming a le secret, et c'est précisément ce que le bidouilleur Throaty Mumbo a voulu tester sur une vieille Sega Mega Drive.

Sa chaîne de bricolage repose sur une Mega Everdrive Pro, cette cartouche moderne qui permet de charger n'importe quel jeu sur la console d'origine via une carte mémoire ou, plus rarement, via un port USB normalement réservé aux développeurs qui testent leur code sans réécrire une carte à chaque essai.

Pour alimenter ce port, il a branché une carte Pico 2 équipée du microcontrôleur RP2350, une puce à quelques euros chargée de récupérer le signal audio dans lequel sont encodées les données du jeu, puis de le retransformer en flux USB compréhensible par la cartouche.

Le disque, lui, a été gravé puis relu sur un PO-80 de Teenage Engineering, un graveur-lecteur de vinyles miniature vendu comme un jouet musical, dont la vocation première n'a jamais été de transporter proprement le moindre paquet de données numériques d'un bout à l'autre d'une platine.

Et c'est exactement là que le projet s'écroule, puisque le débit plafonne à quelques kilo-octets par seconde, une lenteur d'un autre âge, pendant que le PO-80 restitue un son bien trop dégradé pour que la console parvienne à reconstituer les données sans la moindre erreur.

Le jeu n'a jamais démarré.

Throaty Mumbo en convient volontiers : avec un graveur sérieux et une platine digne de ce nom, sa méthode finirait probablement par fonctionner, parce que le principe reste parfaitement valable et que seul le matériel jouet le fait dérailler pour le moment.

Et au fond, l'idée n'a rien d'inédit, puisque dans les années 80 plusieurs magazines glissaient déjà entre leurs pages de fins disques souples en plastique, sur lesquels les lecteurs récupéraient de vrais programmes informatiques en les passant tout simplement sur l'électrophone du salon.

Bref, un échec qui donne quand même envie de voir quelqu'un retenter le coup avec du vrai matériel.

Source : Hackaday

Il fabrique de l'essence à partir de gaz dans son labo

Le bricoleur qui anime la chaîne YouTube Marb's Lab a présenté dans sa dernière vidéo un montage de verrerie de laboratoire qui transforme un simple gaz en carburant liquide, reproduisant le procédé Fischer-Tropsch, du nom des deux chimistes allemands Franz Fischer et Hans Tropsch qui l'ont mis au point en 1925.

À l'échelle industrielle, cette réaction a longtemps servi aux pays riches en charbon mais privés de pétrole, l'Afrique du Sud de l'apartheid sous embargo international en étant l'exemple le plus connu, ces nations fabriquant leur essence à partir de leurs ressources fossiles locales plutôt que d'importer un brut auquel elles n'avaient pas vraiment accès.

Le principe c'est de faire circuler un gaz de synthèse, ou syngas, c'est-à-dire un mélange de monoxyde de carbone et d'hydrogène, sur un catalyseur métallique porté à haute température, autrement dit un matériau qui déclenche et accélère la réaction sans jamais être consommé lui-même, jusqu'à ce que les molécules se recombinent pour former les longues chaînes carbonées que l'on retrouve précisément dans les carburants liquides.

Le catalyseur retenu par Marb est de l'oxyde de cobalt déposé sur du gel de silice, un choix qui n'aurait rien d'exotique dans un vrai laboratoire de chimie mais qui tient ici intégralement sur une table de travail domestique, alimenté par une poignée de flacons et de tubes en verre soufflé.

Le rendement obtenu est très faible, et Marb reconnaît lui-même ne pas savoir exactement quel mélange d'hydrocarbures ressort de son installation, même s'il assure que le liquide récupéré sent l'essence et brûle remarquablement bien une fois enflammé.

Les contraintes pratiques rappellent vite que la chimie de garage ne pardonne pas grand-chose, puisque le catalyseur ne survit qu'environ vingt-quatre heures avant que l'oxydation ne le rende inutilisable, que la totalité du circuit doit impérativement être purgée à l'argon avant le moindre allumage sous peine de transformer la verrerie en projectiles, et que le matériau employé est, de l'aveu même de son concepteur, complètement cancérigène.

Screenshot

Autant dire que cette expérience relève davantage de la démonstration filmée que du tutoriel à suivre tranquillement chez soi un dimanche après-midi.

Son véritable intérêt c'est ce qu'elle montre sur la frontière entre la prouesse industrielle et la simple question d'échelle, parce que voir une réaction qui alimente des usines entières fonctionner dans quelques bouts de verre posés sur un bureau rappelle que ce qui sépare le laboratoire de la raffinerie tient souvent moins au secret chimique qu'au volume produit, à la sécurité des installations et au coût de l'ensemble.

Bref, fabriquer son carburant sur un coin de table, c'est techniquement possible, parfaitement dangereux et totalement inutile, mais rigolo à regarder.

Source : Hackaday

SixBack - Ressusciter une Bose SoundTouch avec un ESP32

Par : Korben ✨

Si comme moi, vous avez une enceinte Bose SoundTouch , vous savez que ses boutons de radio internet ont cessé de fonctionner début mai. En effet, Bose a coupé le cloud qui tournait derrière, et les six boutons de présélections sont devenus de jolis boutons inutiles. Mais un dev nommé Tostmann, lui, a refusé cette fatalité et a sorti SixBack, un firmware ESP32 qui ramène tout ça à la vie.

L'idée, c'est de faire croire à l'enceinte que rien n'a changé puisque l'ESP32 se fait passer pour les serveurs Bose disparus et répond à sa place, sans toucher au firmware d'origine de l'enceinte. Pour réussir cela, il a réimplémenté 22 des 30 points d'accès du service, de l'enregistrement du compte au streaming en passant par les vérifs de mise à jour et voilà comment pour la SoundTouch, c'est comme si le cloud n'était jamais parti !

D'habitude, ce genre de résurrection passe par une redirection DNS bricolée au niveau du routeur, un truc bien lourd et bien casse-gueule, mais Tostmann, lui, exploite un shell de diagnostic ouvert sur le port 17000, accessible en Telnet sans le moindre mot de passe et à partir de là, il réécrit directement les adresses des serveurs vers son ESP32 via ces quelques lignes de commande :

sys configuration bmxRegistryUrl http://IP_ESP32:8000/bmx/registry/v1/services
sys reboot

Côté installation, pas besoin de sortir le fer à souder rassurez-vous ! Vous branchez simplement un ESP32-S3 (comptez une dizaine d'euros) en USB, vous ouvrez sixback.io dans Chrome, Edge, ou maintenant Firefox vous cliquez sur Connect et le navigateur flashera tout seul le firmware de l'ESP32, l'interface et la config WiFi. Et voilà, votre enceinte se mettra à revivre !!

Et comme rien ne touche au firmware de l'enceinte, c'est réversible, suffit de remettre les adresses d'origine via le même shell.

Après, je le reconnais c'est un hack de niche qui ne va peut-être intéresser que 3 personnes parmi vous, mais c'est pas grave parce que moi ça m'intéresse fortement ^^. Notez quand même que ça ne marche que sur les SoundTouch 10, 20 et 30, et uniquement sous les firmwares 27.0.3 et 27.0.6, et rien d'autre.

L'interface pour régler les paramètres de votre enceinte

Côté carte, prenez donc plutôt un ESP32-S3 que les petits C6, qui décrochent parfois du réseau et exigent un reset à la main. Et comme la licence de son code est non-commerciale, sachez que personne ne vendra de boîtier clé en main pour faire ça, donc ce sera du système D ou rien ! Mais je suis certain que vous y arriverez !!

ESP32-S3

Comme je vous le disais, j'en ai une à la maison, que je ne fais tourner qu'en AirPlay, donc les fameux presets, je m'en passe très bien mais je suis content que ce SixBack existe.

C'est quand même dommage à chaque fois de voir un appareil parfaitement fonctionnel transformé en presse-papier parce qu'un fabricant a décidé d'éteindre un serveur... Heureusement que des gens comme Tostmann existent pour s'énerver un peu !

SixBack est dispo sur GitHub .

Source

Il transforme deux Xbox One hors service en une clé USB de 10 Go

En pleine flambée des prix de la mémoire et du stockage, un bricoleur du nom de Chase Fournier a imaginé une façon rigolote de recycler du vieux matériel : récupérer les puces de stockage de deux Xbox One pour les assembler en une seule clé USB de 10 Go, suffisamment compacte pour tenir dans la main.

Son astuce repose sur un composant méconnu. La carte mère d'une Xbox One S embarque une puce eMMC, autrement dit de la mémoire flash soudée qui sert de stockage interne, exactement le même type de composant que l'on trouve dans un smartphone d'entrée de gamme. Sur la console, cette puce dispose d'une capacité de 5 Go.

Fournier en a dessoudé deux, une par machine, avant de les installer sur une petite carte équipée d'un contrôleur Norelsys NS1081, capable de faire dialoguer jusqu'à quatre mémoires de ce type avec un port USB 3.0. En additionnant les deux puces, on obtient une clé de 10 Go reconnue sans difficulté par n'importe quel ordinateur.

Du côté des performances, le résultat reste modeste, avec environ 140 Mo par seconde en lecture et 64 Mo par seconde en écriture. C'est honnête pour de la récupération, même si une clé USB neuve vendue quelques euros ferait nettement mieux. La vitesse n'était de toute façon pas l'objectif recherché.

L'intérêt du projet tient surtout à son contexte. Alors que les prix du stockage grimpent un peu partout, l'idée d'aller puiser dans du matériel obsolète pour récupérer de quoi conserver ses fichiers retrouve une vraie pertinence.

Une Xbox One hors service cesse d'être une console, mais elle conserve des composants parfaitement fonctionnels qui finissent trop souvent à la déchetterie. Personne ne se lancera évidemment dans une telle manipulation pour économiser trois euros, tant l'opération exige du matériel spécifique et un réel savoir-faire en soudure.

Il n'empêche que la démarche a quelque chose de réjouissant, à l'heure où l'on jette bien plus vite qu'on ne répare.

Source : Hackaday

Autopsie d'une résistance carbone vintage

CuriousMarc, un youtubeur connu pour ses restaurations d'équipements électroniques d'époque, est tombé sur un cas intéressant lors de la réparation d'un oscilloscope Metrix vintage.

Après avoir changé tous les condensateurs (un "recap" en jargon, opération de routine sur les vieux équipements dont les condos sèchent avec le temps), l'appareil refusait toujours de fonctionner correctement. Coupable identifié : une résistance carbone de 20 kΩ qui mesurait 0,843 MΩ au multimètre. Soit 42 fois sa valeur d'origine.

Visuellement, la résistance n'avait absolument rien de suspect. Pas de fissure, pas de brûlure, pas de décoloration. Du coup, plutôt que la jeter et passer à autre chose, Marc a décidé de l'ouvrir pour comprendre ce qui s'était passé à l'intérieur.

L'opération a demandé pas mal de patience. Avec du papier de verre, il a poncé l'enveloppe extérieure couche par couche jusqu'à atteindre le cœur du composant.

Et là, surprise : ces vieilles résistances "composition carbone" sont en réalité de petits tubes en verre remplis d'une pâte conductrice à base de carbone, avec deux contacts métalliques aux extrémités. Une construction très différente des résistances modernes, qui consistent en une simple couche de carbone ou de métal déposée sur un substrat.

La cause de la défaillance était finalement assez prosaïque : le contact entre les terminaux métalliques et la pâte carbonée s'est dégradé avec le temps. Pas de cause improbable donc, juste un vieillissement classique d'un composant qui a plus de cinquante ans. Les pâtes carbonées de l'époque vieillissaient mal, surtout quand elles avaient passé leur vie dans un appareil exposé à la chaleur et à l'humidité.

Pour les amateurs de restauration vintage, c'est un rappel utile : si vous tombez sur un comportement bizarre après un recap, ne cherchez pas la panne uniquement dans les composants visiblement endommagés. Une résistance qui a l'air parfaitement saine peut avoir dérivé de plusieurs ordres de grandeur, sans aucun signe extérieur. Le seul vrai test, c'est le multimètre.

C'est aussi l'occasion de découvrir que les composants d'époque étaient construits très différemment de leurs équivalents modernes. C'est plus fragile, moins précis, et clairement moins photogénique. Mais ça fait partie du charme de la restauration : à chaque appareil ouvert, on tombe sur un vestige d'ingénierie qu'on ne reverra plus jamais en production.

Source : Hackaday

Une alimentation USB-C miniature pour redonner vie au Commodore 64

L'alimentation d'origine du Commodore 64 a une fâcheuse réputation : elle a tendance à mourir en cuisant lentement ses propres composants.

Le régulateur, noyé dans la résine, ne dissipe pas la chaleur, surchauffe, et finit par cramer en emportant parfois la machine au passage. Pour un ordinateur de 1982 qui tient encore debout aujourd'hui, c'est un vrai problème.

Du coup, le collectif Side Projects Lab a sorti le PD-64, une alimentation pensée pour ressusciter les C64 sans la peur du toaster. Le truc tient dans la taille du port d'alimentation de la machine, donc franchement minuscule, et fonctionne avec n'importe quel chargeur USB Power Delivery du commerce (la norme qui équipe presque tous les chargeurs USB-C modernes). Vous lui demandez du 12 V via la négociation USB-PD, et le module en tire ce qu'il faut pour alimenter la machine.

À l'intérieur, c'est plus malin qu'il n'y paraît. Le PD-64 sort du 5 V via un convertisseur abaisseur classique (un buck converter, c'est juste un montage qui transforme une tension élevée en une plus basse sans gaspiller en chaleur), ce qui règle le problème historique du régulateur grillé. Mais le C64 a aussi besoin de 9 V en alternatif, ce qui est moins courant sur les alimentations modernes. Pour ça, le module utilise un amplificateur en classe D pour générer un signal alternatif propre.

Le projet est ouvert. Les fichiers source (FreeCAD pour la conception et STL pour l'impression 3D) sont publiés sous licence Creative Commons sur le GitHub de Side Projects Lab. Vous pouvez fabriquer votre propre carte si vous avez l'équipement, ou commander directement une version finie chez eux pour ceux qui n'ont pas envie de se lancer dans la gravure de circuit imprimé.

Le truc qui fait plaisir, au-delà du gadget, c'est de voir des gens se mobiliser pour préserver le matériel vintage. Le C64 reste l'ordinateur le plus vendu de tous les temps avec ses 17 millions d'unités écoulées, et il en traîne encore beaucoup dans les greniers ou en collection. Sauf que voilà, sans alim qui tient, ces machines partent à la benne ou prennent la poussière. Avec ce genre de projet, on prolonge leur durée de vie de plusieurs décennies sans sacrifier l'expérience d'origine.

Au passage, ça pose une vraie question pour le matériel rétro en général : combien de machines des années 80 et 90 sont sauvables avec une simple alim moderne ? Beaucoup, probablement. La communauté rétro fabrique aujourd'hui des remplacements pour les Amiga, les Atari, les vieux Macs.

Source : Hackaday

Muxcard - Un ordinateur fin comme une carte bancaire

Par : Korben ✨

L'expert en électronique connu sous le pseudo de Krauseler s'est mis en tête un truc que la plupart des ingénieurs auraient lâché au bout d'une semaine, à savoir fabriquer un vrai ordinateur qui tient dans le format exact d'une carte bancaire.

Et pas "à peu près la taille d'une carte" comme on dit tous pour un Raspberry Pi, non, non, la vraie norme ISO 7810, 85 mm sur 54, et surtout l'épaisseur, soit moins d'un millimètre. Sa Muxcard, il l'a sortie tout seul, chez lui, après des mois de bidouille, et le résultat est très impressionnant !

Alors déjà, "ordinateur", c'est lui-même qui le met entre guillemets. En réalité sous la fine couche de Kapton se cache un ESP32-C3, le microcontrôleur que tous les makers connaissent bien, avec du WiFi, du Bluetooth et une intégration Arduino aux petits oignons.

Donc pas de Windows ni de Linux là-dessus, ne rêvez pas, mais ça tourne sur du firmware maison flashé directement sur la puce, façon Arduino. C'est donc surtout ça qui fait râler les experts en expertise de Reddit, mais j'suis désolé, un machin qui calcule et exécute du code, ça reste un ordinateur. Et sinon, oui, avant que vous posiez la question, ça fait tourner DOOM... À 0,7 image par seconde, certes, mais ça tourne !

Mais le plus dingue, ce n'est pas d'avoir réussi à caser tous les composants car malgré ce qu'on pourrait croire, trouver des pièces assez fines, c'était la partie facile. Le vrai cauchemar, c'est la mécanique car à cette épaisseur, tout devient fragile. Le moindre pli, la moindre pression localisée, et paf, les soudures lâchent.

Krauseler a donc conçu des "îlots" rigides autour des puces et des zones de souplesse calculées ailleurs, pour que la carte plie sans jamais forcer sur les points sensibles.

Et la partie qui va parler aux bidouilleurs, c'est le circuit imprimé. Plutôt que d'attendre 3 semaines une commande de flexPCB chez un fabricant à l'autre bout du monde et de prier pour que ça marche, il a tout simplement gravé le sien à la maison.

Du ruban Kapton avec une feuille de cuivre laminée, une couche de photorésine, et une imprimante 3D détournée en machine de photolithographie pour insoler les pistes.... Ajoutez à cela le pochoir pour la pâte à souder, qu'il a fabriqué en empilant du film photorésine à usage unique, et voilà.

Si vous avez déjà tenté de fabriquer un circuit au marqueur , c'est le même principe, mais poussé à un niveau de dingue.

Le moment le plus douloureux, de ce que j'ai compris, ça a été le branchement de l'écran. Les connecteurs étaient trop épais, alors il a soudé chaque fil à la main en retenant sa respiration tellement c'est petit.

Maintenant, le point faible c'est la batterie. Un accu LiPo aussi fin, ça n'aime ni la chaleur, ni les chocs, ni qu'on s'assoie dessus avec le portefeuille dans la poche arrière. Une mini perforation et hop ça part en fumée, au sens propre.

Krauseler le reconnaît sans détour, et c'est sa plus grosse contrainte. Mais rassurez-vous, il bosse déjà sur des feuilles d'acier inox pour blinder l'accu contre la pression. Pas simple quand on sait que chaque solution crée un nouveau problème...

Bon, et qu'est-ce qu'on en fait au juste de cette Muxcard ?

Hé bien pour l'instant le proto affiche surtout des trucs sur son écran e-paper et joue les cartes de visite qui claquent. Mais pour moi, son potentiel qui fait rêver, ce serait d'imaginer qu'avec le NFC en lecture-écriture et l'ESP32, vous avez là de quoi bricoler un générateur de codes 2FA, un gestionnaire de mots de passe hors ligne, un portefeuille de QR codes pour vos billets de transport et autres, un portefeuille crypto, voire un petit outil de pentesting dans l'esprit du Flipper Zero .

Le tout dans un objet qui se glisse dans votre portefeuille sans que personne ne remarque la différence. En fait, le seul vrai frein, c'est qu'il faut savoir coder son propre firmware Arduino pour en tirer quoi que ce soit.

Maintenant, est-ce qu'on peut le refaire chez soi ?

Bien sûr, Krauseler a mis les schémas, le layout et un firmware d'exemple sur son GitHub mais attention quand même, c'est sous licence CC-BY-NC-SA, donc vous avez le droit de vous amuser à le reproduire mais pas de le vendre.

Maintenant, je pense que vous l'avez compris, reproduire ce truc relève de l'exploit. Il faut l'équipement de photolithographie, une soudure de précision de chirurgien, et surtout une batterie de moins d'un millimètre d'épaisseur que lui-même galère à sourcer. Et sur le coût total de tout ça, on n'a pas l'info ! Dommage, j'aurais bien aimé savoir combien ça coûte.

Bref, c'est moins un produit qu'une démonstration de force. Et c'est surtout une preuve de plus qu'un passionné seul peut encore repousser des limites que l'industrie jugerait pas assez rentable pour s'y coller...

Source

Fabriquer un circuit imprimé sans aucun logiciel, juste avec un marqueur

Un bricoleur connu sous le pseudo ALTco a fabriqué un circuit imprimé sans toucher au moindre logiciel. Pas de conception sur ordinateur, pas de commande envoyée à une usine. Juste un marqueur, une plaque de cuivre et un bain chimique. Rien d'autre.

La méthode date d'avant l'informatique, et elle fonctionne toujours aussi bien.

Le circuit imprimé, c'est cette plaque qu'on trouve dans absolument tous les appareils électroniques : sur sa surface courent de fines pistes de cuivre qui relient les composants entre eux.

Aujourd'hui, on les dessine sur un logiciel spécialisé, le logiciel EDA (conception électronique assistée par ordinateur), avant de transmettre le fichier à un fabricant qui se charge du reste. ALTco a tout simplement zappé cette étape.

Sa méthode tient en quelques gestes. Il part d'une plaque de cuivre brut, qu'il nettoie soigneusement pour que l'encre accroche bien. Puis il dessine directement les pistes du circuit à la main, au marqueur permanent.

La plaque part ensuite tremper plusieurs minutes dans un bain de perchlorure de fer, un produit chimique qui ronge le cuivre. Le marqueur, lui, protège le cuivre qu'il recouvre, et tout le reste finit dissous. Il ne reste plus qu'à rincer à l'eau puis à l'alcool pour effacer le marqueur, et le circuit apparaît.

Avant d'arriver à ce résultat propre, ALTco a pas mal tâtonné. Il a testé différents marqueurs et peintures censés résister à la gravure, et même des produits gravants faits maison, avant de revenir au perchlorure de fer, le grand classique du genre.

Le circuit qui sort de tout ça n'est pas un gadget de démonstration : c'est un petit contrôleur de ventilateur, qui pilotera un absorbeur de fumée pour ses séances de soudure.

On peut se demander pourquoi s'embêter avec ça, alors qu'une plaque propre coûte quelques euros chez un fabricant.

Pour une petite carte unique, faite chez soi en une après-midi, ça évite d'attendre une livraison et de passer par une commande minimum par exemple. Et puis il y a le plaisir de fabriquer soi-même, du début à la fin.

Le plus étonnant arrive à la fin. Un tracé fait main peut être électriquement meilleur qu'un tracé parfait. Les pistes dessinées au marqueur forment des courbes douces, là où un logiciel génère souvent des angles bien nets. Or ces angles renvoient une partie du signal électrique vers l'arrière, un peu comme un écho qui rebondit.

Les courbes, elles, laissent le signal filer sans accroc. Sur des circuits rapides, ça change vraiment quelque chose.

Bref, une méthode lente, salissante et imprécise. Mais voir un circuit naître d'un marqueur et d'un bac de liquide, c'est quand même autre chose qu'un produit expédié en usine.

Source : Hackster.io

Ce petit gadget DIY vous prédit l'avenir quand vous le secouez

Le maker connu sous le pseudo gokux a fabriqué un objet aussi inutile que mignon : un fortune cookie électronique. Vous le secouez, et il affiche une prédiction sur son petit écran. Voilà, c'est tout. Et c'est très bien comme ça.

Sous le capot, c'est un condensé de composants accessibles. Le cerveau, c'est un Seeed Xiao ESP32-S3 Plus, un microcontrôleur minuscule, autrement dit une puce programmable qui fait tourner le tout.

L'affichage passe par un écran e-paper, le même type d'écran que sur une liseuse, qui ne consomme du courant que pour changer d'image. Pour détecter quand vous secouez l'objet, gokux a ajouté un accéléromètre MPU-6050, le capteur de mouvement qu'on trouve dans les manettes et les téléphones.

Et une petite batterie Li-Po alimente l'ensemble. Rien d'introuvable, tout se commande en ligne pour une poignée d'euros.

Le bon point, c'est que tout est embarqué. Le gadget stocke plus de 3 000 prédictions et fonctionne entièrement hors ligne, donc pas besoin de connexion, pas de serveur, pas d'appli.

Votre oracle de poche marche même au fond d'une cave. L'écran e-paper apporte un vrai plus ici : une fois la prédiction affichée, elle reste lisible même batterie vide, comme une vraie page de papier. Et gokux n'a pas oublié de glisser deux modes bonus, accessibles via les boutons sur le côté : un lanceur de dés et un tirage à pile ou face. De quoi régler vos petits dilemmes du quotidien sans même sortir le téléphone.

Le projet est entièrement documenté sur Instructables , vous y trouvez la liste des pièces, le câblage, les fichiers à imprimer en 3D, le code et même les instructions pour ajouter vos propres prédictions. Comptez quelques dizaines d'euros de composants et une soirée de montage, pas plus. C'est le projet idéal à offrir, ou à bricoler avec un ado curieux d'électronique.

Et comme le code est ouvert, rien ne vous empêche de remplacer les 3 000 messages d'origine par vos propres blagues, citations ou vannes pour vos collègues. C'est exactement le genre de projet parfait pour débuter, assez simple pour ne pas décourager, assez complet pour apprendre à manipuler un ESP32 et un écran e-paper en même temps.

Bref, ça ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça qu'on a envie d'en monter un.

Source : Hackaday

Web Serial débarque enfin dans Firefox !

Par : Korben ✨

On est vendredi, j'ai un mal de tête carabiné mais je me pose quand même devant l'ordi pour vous annoncer une bonne nouvelle ! Firefox 151 sur desktop vient enfin d'implémenter une fonctionnalité que Mozilla refusait catégoriquement de supporter depuis 6 ans : le support de l'API Web Serial.

Alors non, c'est pas un gros mot, hein, ça veut surtout dire qu'un site web ouvert avec Firefox peut maintenant lire et écrire directement sur du matériel que vous branchez en USB, genre un Arduino, un ESP32, une imprimante 3D, une clé crypto ou que sais-je encore, sans que vous ayez à installer le moindre logiciel ou pilote.

Le cas d'usage le plus parlant, c'est le flashage de microcontrôleurs. Avant, pour mettre un firmware sur un ESP32, il fallait installer esptool en Python, ou l'IDE Arduino, galérer avec les drivers série, choisir le bon port à la main. Maintenant des outils comme ESPHome ou Home Assistant font tout ça depuis un onglet, en quelques clics. Vous branchez la carte, le site demande l'autorisation d'accéder au port, et c'est réglé. Adafruit fait pareil pour installer CircuitPython sur ses cartes ESP32-S2.

Et pour comprendre pourquoi c'est une vraie bonne nouvelle, il faut se rappeler d'où on vient. Chrome propose quand même Web Serial depuis 2021 mais Mozilla a toujours considéré qu'un accès série accordait trop de contrôle sur un appareil, sans la moindre authentification. Et ils n'ont pas tord... D'ailleurs Apple, de son côté, campe toujours sur cette position et qualifie carrément la spec de dangereuse, notamment à cause des risques de fingerprinting .

Mais ce qui a fait bouger Mozilla, c'est un revirement progressif en interne. En 2022, Bobby Holley, le CTO de Firefox, a rouvert le dossier, puis en 2024, il a posé ses conditions, à savoir un mécanisme de contrôle par add-on et un consentement clairement formulé. Et le résultat, on peut le voir dans l'implémentation finale, puisque l'autorisation marche par site et par port. C'est bien puisqu'un site ne voit absolument rien tant que vous ne lui donnez pas la main, et ne récupère aucune liste des appareils branchés, ni aucune info de fingerprinting exploitable au-delà du port que vous sélectionnez vous-même.

J'étais le premier à pester contre Mozilla pour cette absence de support. Parfois je les trouve trop prudent, au delà du raisonnable, ce qui les mets en décalage avec ce que proposent les autres et ce qui fait leur fait perdre bêtement des parts de marché.

Mais c'est vrai aussi que la prudence sur ce genre d'API qui touche directement au hardware, c'est ce qu'on attend tous d'un navigateur qui mise tout sur le respect de la vie privée de ses utilisateurs. D'ailleurs, pour les parano ou les admins système (oui c'est pareil ^^), sachez qu'en environnement Firefox Enterprise, Web Serial est désactivé par défaut.

Au-delà du flashage de cartes, les usages réels sont déjà très nombreux. Un ingénieur de Mozilla, Florian Quèze, s'en sert par exemple pour lire la consommation d'un compteur USB d'énergie standard (du genre AVHzY C3 ou Joy-IT TC66C) et balancer les données directement dans le Firefox Profiler. Les imprimantes 3D, les briques LEGO programmables, les Raspberry Pi Pico, tout ce petit monde cause série et devient ainsi pilotable depuis une page web.

D'ailleurs je vous parlais récemment de CANviz, qui analyse le bus CAN de votre bagnole directement dans le navigateur, hé bien c'est typiquement le genre de truc que Web Serial rend possible sans app native.

Après la spec Web Serial traîne toujours au Web Incubator Community Group, donc rien n'est gravé dans le marbre mais cela dit, Mozilla pousse pour une vraie standardisation via le WHATWG, ce qui n'était pas gagné vu d'où on est parti.

Voilà, allez, je vous laisse, j'ai un dafalgan qui m'attend ^^

Source

Ces badges LED de festival se synchronisent tout seuls

Tony Goacher a résolu un petit casse-tête avec élégance. Son projet CrowdClock, ce sont des badges lumineux pour festival qui clignotent tous en rythme, parfaitement synchronisés. Sauf qu'il n'y a aucun badge maître, aucune appli, aucun appairage. Les badges se mettent d'accord tout seuls.

Le truc tient en une technique toute bête. Chaque badge fait tourner sa propre horloge interne et diffuse en continu sa valeur tout autour de lui, via ESP-NOW (un protocole sans fil léger, qui permet à de petits modules de discuter directement entre eux sans passer par le Wi-Fi). Quand un badge capte une valeur d'horloge plus élevée que la sienne, il adopte cette valeur, tout simplement.

Avec cette seule règle, ça fonctionne. Mettez deux groupes de badges désynchronisés dans la même pièce, et en quelques instants tout le monde s'aligne sur l'horloge la plus avancée, puisetdéroule les mêmes animations lumineuses en même temps. D'habitude, synchroniser une flotte d'appareils, ça demande un serveur, une désignation de maître et une négociation en bonne et due forme entre tout ce petit monde. Là, rien de tout ça. Cette absence de mémoire partagée est même ce qui rend le système très solide : un badge qui arrive, qui repart, qui tombe en panne de batterie, rien de tout ça ne flingue la synchro.

Niveau matériel, c'est très accessible : un microcontrôleur ESP32, un anneau de 16 LED RGB adressables (le genre de LED qu'on pilote une par une), une batterie et un support imprimé en 3D. Rien d'exotique, rien de cher. Le code est publié en open source sur GitHub, donc n'importe qui peut reproduire le projet et s'en inspirer. Le tout revient à quelques euros de composants pour chaque badge, de quoi en fabriquer toute une fournée pour un atelier ou un festival.

CrowdClock a été monté avec des jeunes au sein d'une association qui s'appelle Inclusive Bytes, pour un festival. L'idée derrière tout dépasse donc le simple gadget : la foule ne regarde plus le spectacle lumineux, elle le compose. Pour beaucoup de ces jeunes, c'était probablement le premier contact avec les systèmes distribués, et c'est difficile de trouver meilleure démo.

Source : Hackaday

Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner

Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).

Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.

La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.

Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.

C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.

Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.

Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.

Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.

Source : Hackaday

Voir à 650 mètres dans le noir avec un laser infrarouge et une webcam : c’est faisable

Project 326, une chaîne YouTube spécialisée dans les bricolages optiques, a montré un système de vision nocturne longue portée monté de A à Z dans un garage. Le résultat tient en quelques composants : un télescope réflecteur imprimé en 3D, une webcam modifiée et un laser infrarouge de deux watts. À l'arrivée, on voit jusqu'à 650 mètres dans l'obscurité totale.

Le principe est simple (si on peut dire). Un laser dans une longueur d'onde de 940 nanomètres, totalement invisible à l'œil nu mais détectable par n'importe quel capteur photo sans filtre infrarouge, éclaire la scène à distance. La webcam, dont on a retiré le filtre infrarouge d'origine, capte la lumière réfléchie. Le télescope réflecteur, un montage avec un miroir concave qui collecte la lumière comme dans les télescopes amateurs, concentre le tout sur le capteur. Du coup vous obtenez une image quasi-diurne en plein milieu de la nuit.

Le laser utilisé est un VCSEL, un type de diode laser qui émet la lumière par la surface plutôt que par le bord. Avec ses deux watts à 940 nm, il peut littéralement brûler un morceau de carton si vous mettez la main dessus à courte distance. Sauf qu'à 500 mètres, le faisceau s'est tellement élargi qu'il passe largement sous les seuils de sécurité oculaire. C'est ce qui rend le système utilisable en pratique : il faut viser loin, sinon ça devient dangereux.

Côté limites, l'atténuation atmosphérique mange jusqu'à 70 % de la puissance du faisceau à 940 nm quand l'air est humide. Project 326 a donc dû faire ses tests en altitude par temps sec pour atteindre les 650 mètres annoncés. À noter aussi que toute personne équipée elle-même de vision nocturne verra immédiatement le faisceau, donc oubliez le côté discret du truc.

Screenshot

Ce qui est franchement chouette dans ce projet, c'est l'écart entre le matériel utilisé et le résultat obtenu. Une vision nocturne militaire active coûte plusieurs milliers d'euros. Là, on est sur du télescope imprimé, un VCSEL acheté en ligne pour quelques dizaines d'euros, une webcam à dix euros. La précision de l'alignement optique reste l'étape compliquée, mais tout le reste tient dans un projet de week-end.

Bref, c'est une démonstration de plus que la limite entre matériel pro et bricolage amateur dépend surtout du temps qu'on veut y passer.

Source : Hackaday

Elecrow lance un nouveau kit d’initiation Arduino Nano R4

Mise à jour technique voir en fin de billet.

Si vous avez un enfant curieux d’apprendre la programmation, une nièce qui veut s’y mettre ou un ado qui s’intéresse à l’électronique, des valises comme ce kit Arduino Nano R4 sont des outils parfaits pour être certain de proposer quelque chose d’intelligent.

Arduino Nano R4

Arduino Nano R4

À 41,40 € pièce, ce n’est pas la solution la moins chère du marché pour s’initier, mais elle est très complète et répond à un besoin précis. Celui de proposer un vrai produit didactique bordé par un ensemble de guides et de programmes directement exploitables. On me demande souvent qu’est-ce qu’il faut choisir pour un ado ou un primaire passionné d’électronique et je réponds souvent par ce type de petite valisette.

Le contre-argument classique est de me dire que c’est… cher. Et c’est vrai que si on part du principe qu’on peut trouver une carte Arduino entre 5 et 10€ et quelques bricoles électroniques pour 10€ supplémentaires, on peut fabriquer son propre petit kit pour beaucoup moins cher. Le souci est toujours le même, acheter des pièces éparses, des capteurs, des relais, des câbles et une breadboard pour permettre de connecter tout cela ensemble. S’assurer que tout soit vraiment compatible et facile d’emploi. On n’a fait que la moitié du travail.

Car la plus grosse problématique n’est pas dans l’assemblage des composants, même si cela peut déjà être un challenge si on n’a pas les compétences nécessaires. Le point principal est de présenter le tout avec la documentation nécessaire3 pour expliquer comment tout cela fonctionne. Comment les éléments interagissent entre eux et surtout proposer une interface facile à appréhender pour se jeter dans le bain sans être trop intimidé. Un Wiki est disponible ainsi qu’une page Github que vous pouvez d’ailleurs reprendre avec vos propres composants.

Le kit Arduino Nano R4 d’Elecrow propose exactement cela avec une multitude de programmes déjà établis qu’on pourra copier et coller pour les voir fonctionner avant de les adapter et de les modifier selon ses envies. Pas besoin de sortir un fer à souder ou de connecter 50 câbles Dupont immédiatement, pas besoin d’aller se creuser la tête pour comprendre quoi faire avec la montagne de composants non identifiés que l’on a devant soi. Tout est compatible, simple et fonctionnel.

Bien entendu, c’est également limité. Le fait que les éléments soient montés sur une carte au lieu d’être « libres » n’autorise pas tout. Mais c’est beaucoup moins difficile à appréhender qu’une solution plus « sauvage » livrée sans documentation. Et cela n’empêche absolument pas de passer ensuite à l’ajout de composants externes, de modules supplémentaires, de câbles et autres montages plus alambiqués si nécessaire.

Un kit Arduino Nano R4 de base pour se lancer dans le monde de l’électronique.

Comme avec le Crowpie dont je vous parlais en 2025 pour les cartes Raspberry Pi, ce kit permet d’imaginer facilement plein de choses. Un système de détection d’humidité qui va allumer une LED si la terre d’un pot est trop sèche. Un détecteur de passage qui signalera par un petit bruit ou additionnera le nombre de fois où quelqu’un a traversé un lieu. Un système pour allumer une lampe avec une télécommande ou en claquant des mains, un système permettant de construire un petit ascenseur pour robot ou Playmobil en utilisant un moteur pas à pas et les boutons du kit. Un capteur de luminosité qui engagera une interaction avec d’autres éléments du kit. Bref, des dizaines d’interactions possibles qui peuvent être combinées pour proposer des solutions originales.

Associé à une imprimante 3D ou d’un peu de bricolage, l’ensemble des expérimentations réalisées ici peuvent amener à des projets complexes. Par exemple, une fois les éléments de base maîtrisés et prototypés avec la valise Arduino Nano R4, on pourra construire un « robot » pour aquarium. Un capteur de luminosité peut déclencher un relais qui va allumer la pompe et le filtre quand le soleil se lève.

Puis, dans un second temps, un moteur pas à pas pourra faire avancer un tapis roulant (ou une vis sans fin ?) qui transportera de la nourriture au-dessus de l’eau pour nourrir tout le monde. Le capteur de température pouvant de son côté vérifier s’il est nécessaire de lancer un second relais pour allumer le chauffage de l’eau. Le tout en affichant des informations sur un petit écran LCD comme la température de l’eau par exemple.  On peut même imaginer qu’un capteur de luminosité signale clairement qu’il est temps de changer l’eau (même si cela se voit à l’œil nu !).

Tout cet ensemble d’interactions peut être expérimenté sur la valise avant d’être assemblé dans un second temps avec une solution dédiée.

Voir l’offre sur Elecrow

Mise à jour : beaucoup de commentaires pointaient du doigt que les frais de port de Elecrow étaient élevés. Aussi j’ai posé directement la question au marchand qui m’a expliqué plus en détail sa politique de frais de port. À ma grande surprise, je n’ai pas vraiment détaillé à fond leur page.

J’étais resté sur l’offre de transport par défaut « CPT » qui correspond à une prise en charge FeDex, UPS ou DHL. C’est à dire une prise en charge avec une gestion du dédouanement par le transporteur et des tarifs oscillant entre 25 et 43€. Il existe en réalité une offre bien plus économique avec le « DDP » où Elecrow paie en amont les tarifs douaniers et assure la livraison entre 6 et 11 jours. Ce qui est beaucoup moins cher : 9.99€ pour arriver chez vous. Le souci étant que l’offre « DDP » est par défaut affichée tout en bas de la page à moins d’être sélectionnée, ce qui fait qu’elle n’est pas forcément visible. 

Autre info, Elecrow est vraiment super réactif et semble disposé à me laisser tester plein de choses dans leur catalogue et notamment les offres CNC / réalisation de PCB et autres outils d’impression 3D. J’en ai profité pour les intégrer à ma liste de partenaires affiliés.

 

Elecrow CrowPi 3 : une « valise » d’accessoires pour Raspberry Pi 5

Elecrow lance un nouveau kit d’initiation Arduino Nano R4 © MiniMachines.net. 2026

Une manette Sega Master System de 1985 modifiée pour fonctionner en USB-C

Hackaday a relayé un projet de modification matérielle qui transforme une manette Sega Master System de 1985 en périphérique USB-C compatible avec un PC moderne ou une console de retrogaming actuelle.

Le mod ne touche pas au boîtier d'origine et garde la sensation au pouce du gamepad d'époque, tout en remplaçant l'électronique interne par une petite carte qui parle HID standard.

Le câble noir vissé d'origine est remplacé par un câble USB-C, et une carte microcontrôleur traduit les signaux des contacts mécaniques de la manette en codes HID que n'importe quel système moderne reconnaît comme un pad de jeu.

Pas de driver. Pas de pile à changer. Côté soudure, c'est plutôt accessible si vous savez tenir un fer : quelques fils à dessouder du PCB d'origine, la nouvelle carte à mettre à la place du connecteur, et c'est plié.

Beaucoup d'émulateurs modernes reconnaissent les manettes USB génériques sans pinaillage, et avoir un pad Master System d'origine sur Steam ou sur RetroPie change vraiment le ressenti des jeux 8 bits. Le D-pad rond avec les deux boutons rectangulaires garde sa logique de design qui colle aux jeux d'arcade Sega de l'époque, là où une manette PS5 ou Xbox actuelle reste surdimensionnée pour un jeu de plateforme en 256x192 pixels.

La carte est documentée et peut être reproduite. Quelques composants, un microcontrôleur courant, un bout de PCB et vous avez la base. La communauté retrogaming, qui démonte ses Master System depuis 30 ans, a maintenant une interface propre pour les ressortir sur le matériel d'aujourd'hui sans passer par un adaptateur USB générique .

Quelques bémols. Le projet ne touche que la manette, pas la console : si vous voulez jouer à Wonder Boy sur votre Master System d'origine, vous restez sur du matériel non modifié. Et la moindre erreur de soudure peut tuer un PCB qui devient difficile à racheter, vu que les manettes de qualité commencent à se faire rares sur les sites d'occasion.

À noter aussi que le mode HID basique ne propose pas de mappings pour les pads à 4 ou 6 boutons des consoles ultérieures, donc le projet reste bien centré sur l'usage Master System.

Source : Hackaday

Un air hockey miniature en lévitation ultrasonique ? Pourquoi pas !

Sur Hackaday, un maker a publié une variante rigolote de lévitation acoustique : un mini terrain d'air hockey où les palets flottent au-dessus du sol grâce à des ondes ultrasonores.

Le truc fun ça n'est pas la lévitation en elle-même, technique connue depuis longtemps et déjà couverte sur le site, mais la manière dont elle est mise en œuvre pour éviter les zones mortes habituelles qui rendent ce genre de dispositif statique.

Le principe classique de la lévitation ultrasonique utilise un ou plusieurs transducteurs qui créent une onde stationnaire, et les petits objets restent piégés dans les nœuds de cette onde. Le souci, quand on veut faire bouger l'objet horizontalement, c'est que les nœuds sont fixes : les palets se collent aux lignes nodales et restent bloqués là.

La solution adoptée par le maker est rigolote : deux transducteurs placés à chaque extrémité du terrain, pilotés en opposition de phase. La superposition des deux ondes crée un champ stationnaire, mais avec des nœuds mobiles qui se redistribuent quand on module la phase relative. Du coup, les palets glissent à peu près librement sur la surface au lieu de rester scotchés à une ligne.

En vrai, le terrain est minuscule. Tellement minuscule que les joueurs doivent utiliser des cure-dents pour pousser les palets. Mais ça marche. Les palets flottent à quelques millimètres au-dessus de la surface, sans contact, et ne s'accrochent plus aux nœuds. Pour un projet maker faisable en weekend avec quelques transducteurs ultrason commandés sur AliExpress, c'est un beau résultat.

L'intérêt du projet n'est pas dans le jeu en lui-même, qui reste anecdotique. C'est dans la démonstration d'une technique de manipulation acoustique sans rail ni guide mécanique, qui pourrait s'appliquer à d'autres usages : déplacement de petites pièces dans un assemblage sans pinces qui les abîment, manipulation de gouttes de liquide en chimie analytique, ou positionnement précis dans des environnements stériles. L'air hockey est juste le prototype rigolo.

Source : Hackaday

L'IA qui conçoit votre prochain produit DIY

Par : Korben ✨

Ce matin, j'ai demandé à une IA de me concevoir un baladeur qui lit du FLAC. L'outil m'a alors posé quelques questions puis il m'a sorti le design électronique complet en quelques secondes. Blueprint.am , c'est le service de 3E8 Robotics qui transforme une simple phrase en bidule hardware DIY : schéma de cablage, liste de pièces avec liens Amazon, vues 3D, instructions de montage étape par étape...etc.

Vous tapez votre idée bien délirante dans un champ texte, l'outil balance un plan pour décrire l'archi générale ainsi qu'un "wiring diagram" (je pense qu'on peut traduire ça par plan de câblage) avec les connexions GPIO/SPI/I2S qui vont bien + la liste des pièces / composants et une suite d'instructions de fabrication regroupées par étapes.

Pour mon baladeur FLAC, ça m'a sorti un ESP32-WROOM-32E couplé à un DAC PCM5102A, un ampli casque TPA6120A2, un écran 2.4 pouces SPI TFT, une batterie Li-Po 1000mAh avec chargeur TP4056 et boost converter XL6009. 30 pièces au total soit 13 composants électroniques et 17 pièces à imprimer en 3D pour le boîtier pour un coup total d'environ 282 $.

Le truc qui me plait bien, c'est pas que ça génère de la conception hardware (Ce bon vieux Claude Code fait déjà ça depuis un moment), mais c'est surtout la cohérence des choix. L'outil semble avoir piqué les bonnes pratiques de la communauté maker et me sort pas juste des composants au pif.

Avant ce genre d'outil, fallait sortir KiCad pour le schéma, Octopart pour vérifier les composants disponibles, Fusion 360 ou OnShape pour modéliser le boîtier, et un gros tableur des familles pour calculer le coût total de votre délire.

Là c'est un seul prompt et 30 secondes à patienter. La liste des composants a même des liens Amazon donc vous cliquez et vous commandez.

Comme vous pouvez le voir sur mes captures, la 3D générée, c'est un wireframe d'enclosure et pas un design final, donc faudra repasser dans un soft de modélisation pour arrondir les angles et caler les vis. Y'a pas non plus de firmware auto-généré, donc une fois le hardware monté, faudra flasher l'ESP32 vous-même via Arduino IDE ou PlatformIO avec votre propre code. Et faudra savoir souder, disposer d'une imprimante 3D, d'un multimètre...etc. Bref, l'outil réfléchit, mais c'est quand même encore à vous de bosser.

Si ça vous branche, vous avez un quota gratuit pour tester sans compte mais après faudra vous en créer un pour débloquer plus de générations et éventuellement acheter des crédits. L'outil a aussi un onglet documentation auto-générée, donc même si vous foirez le montage, vous pouvez relire la procédure pas-à-pas pour comprendre où ça n'a pas fonctionné.

Dans son test, le reviewer FabScene (alias Ryuta Kobayashi, qui bosse sur des robots dans l'automobile japonaise, donc pas vraiment un newbie) a conçu un accessoire LED avec boutons et a sorti un prototype fonctionnel en 2 heures de bout en bout (conception, impression, assemblage). Comptez un peu plus si vous débutez à la soudure, mais ça reste utilisable pour de vrai.

Ça remplacera pas un ingénieur senior, mais pour du proto de week-end, franchement, c'est une vraie bouffée d'air pour les makers.

RSVP Nano - Une mini-liseuse DIY qui fait défiler les mots

Par : Korben ✨

John Decebal vient de sortir le RSVP Nano , une mini-liseuse open-source qui tient sur un ESP32-S3 et qui affiche votre bibliothèque... un mot à la fois. 92 mm sur 34, et sous licence MIT, je me suis dis que j'allais y jeter un oeil.

En fait, le concept tient en 4 mots : Rapid Serial Visual Presentation. Au lieu d'afficher une page entière, l'appareil fait défiler les mots un par un, à la cadence que vous voulez. Imaginez un téléprompteur de poche, sauf que c'est vous qui gérez le défilement. J'en parlais déjà avec Uniread en 2018 , sauf que là, la chose est matérialisée dans un boîtier qui tient dans la paume de la main, au lieu de tourner en CLI dans un terminal.

Côté hardware, c'est une carte Waveshare ESP32-S3-Touch-LCD-3.49 avec 16 Mo de flash incluant l'OPI PSRAM, plus un panel AXS15231B de 640 x 172 pixels en mode paysage. Par contre, comme c'est pas un écran e-ink, mais un LCD IPS classique tactile capacitif, exit l'autonomie d'une Kindle. On tape plutôt dans le rythme d'un téléphone.

Le firmware embarqué convertit alors les EPUB en format .rsvp directement sur la carte SD à la première ouverture, puis met le résultat en cache. Pour les autres formats type .txt ou .md ou .html, il existe un convertisseur desktop séparé à lancer sur PC avant copie. Voilà, c'est moins fluide mais ça reste carrément faisable.

Quelques bémols quand même. La lecture mot par mot, ça demande un peu d'entraînement (les premières minutes, le cerveau panique un peu !!), et si vous voulez relire un passage précédent, faudra piloter manuellement l'engin via avec l'écran tactile.

Le concept même de RSVP, ça reste quand même une affaire de goût personnel. Certains tiennent un roman entier comme ça, d'autres décrochent au bout de 30 minutes parce que le cerveau zappe la pause naturelle qu'on prend en bout de ligne. Après ça peut convenir aux lecteurs de métro qui dévorent par micro-sessions (entre 2 arrêts quoi...). Dans ce cas le format colle carrément à votre rythme.

Pour la petite histoire, j'avais déjà parlé en 2020 d'un cousin plus sérieux, The Open Book Feather , dans un genre plus orthodoxe avec un véritable écran e-ink complet et un microcontrôleur Adafruit Feather sous Linux embarqué.

Mais si ça vous chauffe, sachez que le hardware coûte une trentaine de dollars, le firmware est libre, et la communauté commence déjà à demander l'intégration Calibre.

Source : Hackster.io

Firefox Nightly accueille enfin l'API Web Serial, six ans après l'avoir refusée

Par : Korben

Six ans. C'est le temps qu'il aura fallu à Mozilla pour changer d'avis sur l'API Web Serial. Firefox Nightly 151 l'intègre désormais, avec activation via un flag à aller chercher dans le menu. Le premier commit côté code date de mi-janvier, et le déploiement pour les utilisateurs Nightly est effectif depuis le 13 avril.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Web Serial est l'API standardisée qui permet à une page web de communiquer directement avec un périphérique série connecté en USB, en Bluetooth ou via un vrai port série.

Imprimante 3D, Arduino, carte ESP32, débogueur JTAG, microcontrôleur industriel, hub domotique, tout ce qui expose une liaison série peut être piloté depuis du JavaScript. C'est par exemple ce qui fait tourner l'IDE Arduino en ligne, Espruino, les flasheurs ESP dans le navigateur, et une bonne partie de la scène maker moderne.

Chrome, Edge, Opera et Vivaldi supportent Web Serial depuis 2020. Firefox, lui, tenait une position claire, trop risqué, le consentement utilisateur ne protège pas assez, la surface d'attaque sur le matériel connecté est bien trop large.

Un ingénieur de Mozilla l'avait écrit noir sur blanc à l'époque. Les utilisateurs Firefox qui bidouillaient avec des cartes électroniques étaient de fait poussés sur Chrome ou sur une extension tierce bancale. En 2026, Mozilla rend les armes et aligne Firefox sur le reste de l'écosystème, Apple mis à part.

Apple, justement, reste fermement opposé à Web Serial, WebUSB et WebHID côté WebKit. Les arguments avancés sont les mêmes qu'à l'époque Mozilla, fingerprinting, sécurité, risques sur l'OS.

Safari n'intégrera pas l'API dans un avenir prévisible. Donc en pratique, si vous avez une webapp qui dialogue avec du matos, iOS et iPadOS restent hors-jeu pour cet usage.

Côté permissions, Web Serial exige une validation utilisateur explicite pour chaque périphérique, avec une fenêtre de sélection gérée par le navigateur. Le site ne peut pas lister les ports disponibles sans action.

C'est un garde-fou correct, mais qui ne supprime pas le risque de phishing physique (un site malveillant qui vous demande de sélectionner un périphérique sous un prétexte bidon).

Pour les makers, l'arrivée dans Firefox est une vraie bonne chose. Ça fait un navigateur supplémentaire pour flasher un ESP depuis le web, une option pour ceux qui refusent Chrome par principe, et un moins gros verrou à faire sauter pour les tutoriels d'électronique amateur. La version stable devrait arriver dans quelques mois si les retours Nightly sont propres.

Bref, Firefox s'aligne, Apple s'isole, et la bidouille matérielle reprend ses droits dans le navigateur, tout va bien.

Source : The Register

AIDGE - Du deep learning sur vos microcontrôleurs

Par : Korben

L'IA embarquée, c'est pas juste un buzzword de salon type CES. C'est vraiment ce qui fait que votre voiture freine toute seule, que votre drone évite les arbres et que votre prothèse auditive filtre le bruit en temps réel. Sauf que pour déployer un réseau de neurones sur un microcontrôleur de 256 Ko de RAM... bah on dépend quasi exclusivement de frameworks américains ou chinois.

Un peu gênant, non ?

Du coup, le CEA (oui, le Commissariat à l'énergie atomique, celui de Palaiseau) a décidé de s'y coller avec AIDGE , un framework open source dédié à l'IA embarquée qui est hébergé par la fondation Eclipse. En gros, vous prenez votre modèle de deep learning entraîné sous PyTorch ou importé en ONNX, et AIDGE se charge de l'optimiser puis de générer du code C/C++ standalone prêt à tourner sur votre cible matérielle. Pas du pseudo-code donc mais du vrai C++ compilable.

Et quand je vous dis "cible matérielle", y'a bien sûr pour les GPU et les CPU mais également pour des microcontrôleurs, des DSP, des FPGA (ces puces reprogrammables), des NPU (processeurs spécialisés IA) et même d'ASIC custom. Le framework du CEA supporte les architectures CNN, RNN, GAN et Transformers, avec tout l'arsenal d'optimisation qui va bien tels que quantification post-entraînement, pruning, compression, et même du Quantization Aware Training basé sur les méthodes SAT et LSQ. Bon ok, ça fait beaucoup d'acronymes, on ne comprend pas tout ^^, mais en résumé c'est ce qui permet de réduire la taille d'un modèle de plusieurs gigas à quelques centaines de Mo sans trop perdre en précision.

en fait, au lieu de réécrire tout pour chaque puce, AIDGE utilise un système de graphes pour manipuler et transformer vos modèles indépendamment du hardware cible. Comme ça si vous changez de puce, vous regénérez le code, et c'est reparti. Pas besoin de réécrire votre pipeline de déploiement à chaque fois (et ça, si vous avez déjà bossé dans l'embarqué, vous savez que c'est pas rien). Bon par contre, faut pas s'attendre à un pip install aidge qui marchera du premier coup... ce serait trop simple ;-). Faudra quand même compiler quelques dépendances C++ avant d'en profiter.

AIDGE est porté par deux gros programmes : DeepGreen côté français avec 18 partenaires (Airbus, Thales, Dassault Aviation, EDF, MBDA, Inria dans la boucle) et Neurokit2E financé par Horizon Europe qui réunit 25 partenaires dans 5 pays (STMicroelectronics, Infineon, Fraunhofer entre autres). Et le projet embarque même un design de chip dédié qui s'appelle NeuroCorgi (oui, comme le chien de la reine d'Angleterre ^^).

D'ailleurs, les cas d'usage vont du classique à des choses plus inattendues : détection d'objets pour l'ADAS automobile (genre, freiner avant le piéton), maintenance prédictive en usine, ou encore amélioration audio temps réel pour les prothèses auditives. Le tout sous licence Eclipse Public License 2.0, donc libre et gratuit.

Bon après, la doc a encore du mal à suivre (comme souvent avec les projets de recherche) et j'aurais aimé des benchmarks comparatifs clairs face à TensorFlow Lite ou ONNX Runtime, histoire de voir concrètement combien de millisecondes on gagne sur un STM32 par rapport aux alternatives. Mais le fait d'avoir une chaîne complète design-optimisation-déploiement qui soit européenne, open source et hardware-agnostique... ça mérite quand même qu'on s'y intéresse. Surtout quand on voit la dépendance actuelle à PyTorch qui est, faut bien le dire, piloté par Meta.

Bref, si vous bossez dans l'embarqué ou que vous kiffez bidouiller du deep learning sur des petites puces, allez jeter un oeil .

Merci à Fabrice pour le lien !

Dualite onde-particule : un YouTuber la teste avec un detecteur de fumee et un capteur a 350 euros

Par : Korben

Un vidéaste scientifique vient de reproduire des expériences de physique quantique depuis chez lui, avec un simple détecteur gamma portable et une capsule radioactive récupérée dans un vieux détecteur de fumée. Et les résultats sont plutôt convaincants.

De la physique quantique dans un garage

Huygens Optics, une chaîne YouTube spécialisée dans l'optique et la physique, s'est attaqué à une question qui occupe les physiciens depuis plus d'un siècle : la lumière est-elle une onde ou une particule ? Pour tenter d'y répondre, pas besoin d'un accélérateur de particules ou d'un labo à plusieurs millions d'euros.

Le vidéaste a utilisé un Radiacode 110, un petit détecteur de rayons gamma qui tient dans la main (67 grammes, connecté en Bluetooth à un smartphone), une capsule d'américium-241 extraite d'un détecteur de fumée hors service, un boîtier en plomb coulé maison et un Arduino pour mesurer les impulsions. Le tout pour quelques centaines d'euros.

Trois experiences, zero accelerateur

Première expérience : vérifier que les rayons gamma obéissent bien à la loi de l'inverse du carré. En mesurant le rayonnement à différentes distances de la source, c'est confirmé. Rien de surprenant, mais ça valide le protocole.

Deuxième test, plus costaud : analyser la corrélation temporelle entre deux détecteurs Radiacode placés côté à côté. Résultat, aucune corrélation dans les émissions de l'américium. Par contre, surprise, les deux capteurs ont détecté des corrélations dans le rayonnement cosmique de fond, ces gerbes de particules venues de l'espace qui traversent l'atmosphère en permanence. Un bonus inattendu.

La troisième expérience est la plus parlante. En envoyant des rayons gamma sur un bloc de graphite et en mesurant l'énergie du rayonnement diffusé à différents angles, Huygens Optics a reproduit l'effet Compton. Plus l'angle augmente, plus l'énergie du rayon diminue, exactement comme la théorie le prédit quand un photon percute un électron et lui cède une partie de son énergie.

Ce décalage en énergie est une preuve forte que la quantification n'est pas juste un artefact de la mesure : elle est bien intrinsèque au champ électromagnétique. La lumière se comporte comme des particules, même quand on la teste avec du matériel de bureau.

La science portable

Le Radiacode 110 n'est pas un jouet. Avec son cristal à scintillation de 14 mm de côté, il mesure l'énergie de chaque rayon gamma qui le traverse et peut construire un spectre énergétique en temps réel, le tout affiché sur une application smartphone via Bluetooth. Il coûte autour de 350 euros. C'est le genre d'outil qui, il y a vingt ans, aurait occupé une armoire entière dans un labo universitaire.

On est quand même face à un truc assez dingue : un type, chez lui, avec du matériel grand public, arrive à mettre en évidence un phénomène qui a valu un prix Nobel à Arthur Compton en 1927.

Bon, on ne va pas comparer ça à une publication dans Nature, les conditions restent artisanales et les marges d'erreur ne sont pas discutées en détail. Mais le fait qu'un détecteur portable à 350 euros permette de toucher du doigt la physique fondamentale, ça dit quelque chose sur la démocratisation des instruments scientifiques. 

Source : Hackaday

Qualcomm tire le frein à main sur l’Open Source d’Arduino

Quand Qualcomm se paye Arduino le 7 octobre dernier, cela se passe plutôt bien. La marque promet d’injecter des ressources, lance une carte de développement Arduino Q et promet de ne pas toucher aux éléments fondateurs qui font le succès de ces produits auprès des utilisateurs.

La mort d'Arduino par Adafruit

La mort d’Arduino par Adafruit

Il n’aura donc pas fallu deux mois pour que Qualcomm ne modifie largement les conditions d’utilisation d’Arduino ainsi que sa politique de confidentialité. Des changements importants qui vont à l’encontre de toute la philosophie Open Source et Open Hardware de la marque historique. Lors de l’annonce du rachat, je soulignais la différence de politique entre les deux entreprises. Un Qualcomm très fermé sur lui-même et jaloux de ses secrets industriels et un Arduino plus ouvert. Cette dualité technologique a semble-t-il été résolue, à la hache.

Les nouvelles conditions d’utilisation mettent en évidence l’instauration d’une nouvelle licence beaucoup plus restrictive. Celle-ci introduit une licence perpétuelle et irrévocable sur tous les éléments proposés par les utilisateurs sur la plateforme. Chaque bout de code uploadé chez Arduino devient non pas Open Source mais propriété de Qualcomm. Une surveillance complète de toutes les fonctions employées avec l’IA, ce qui signifie que tout élément intéressant pour Qualcomm pourra être récupéré par leurs soins.

« If you cancel your account or we terminate it, we delete your account but retain information relating to your account as explained in this Privacy Policy. »

Qualcomm instaure également un changement empêchant les utilisateurs de vérifier toute violation de brevet et les nouvelles dispositions permettent également à Arduino de conserver des données personnelles pendant plusieurs années. Même si l’on supprime son compte chez eux. Au passage, Qualcomm siphonne la totalité des noms et des informations laissées chez Arduino dans leur propre base de données. Récupérant au passage les informations concernant des milliers de programmes éducatifs et donc des éléments concernant des mineurs.

Qualcomm interdit par ailleurs des pratiques classiques dans les mondes Open Source et Open hardware comme le reverse engineering. Toute tentative d’analyse de la manière dont fonctionnent les solutions Arduino ne doivent se faire qu’après le consentement de la marque. Une position difficilement défendable face à une politique Open source.

Qualcomm s’offre Arduino

Source : Adafruit

Qualcomm tire le frein à main sur l’Open Source d’Arduino © MiniMachines.net. 2025

Arduino Uno Q : une concurrente pour Raspberry Pi

Avec le rachat d’Arduino par Qualcomm, les lignes vont certainement bouger. La carte Arduino Uno Q débarque et se positionne frontalement face aux solutions Raspberry Pi. Avec des arguments de poids : prix, capacités et environnements.

Au recto, le SoC Qualcomm QRB2210, à gauche le module sans fil et son antenne

Pendant que les avocats des deux parties négociaient ce rachat et les modalités qui en découlent d’un point de vue gouvernance. Les ingénieurs d’Arduino et de Qualcomm se réunissaient pour définir la génétique de la nouvelle carte Arduino Uno Q. Un ADN qui emploie une double hélice composée d’un Soc Qualcomm Dragonwing QRB2210 et un microcontrôleur externe, un STM32U585. Il peut sembler étrange de faire appel à deux composants principaux pour une seule carte étant donné la simplicité de création d’un microcontrôleur face aux puces que Qualcomm est capable de proposer. Mais c’est en réalité très logique puisque les deux entités ont des fonctions très différentes. 

Au verso, le STM32U585 et la seconde paire de broches

Le QQRB2210 est un SoC ARM classique sur une base de quatre cœurs Cortex-A53 capables de grimper à 2 GHz. Son circuit graphique est sans surprise un Adreno 702 qui peut atteindre 845 MHz. Qualcomm met l’accent sur les capacités de vision de sa solution avec un ISP sur 18-bits qui pourra prendre en charge un capteur d’images 25 Mégapixels ou  deux solutions 13 Mégapixels. De quoi mieux comprendre son environnement en robotique.

Le petit STM32U585 est une solution ARM monocœur en Cortex-M33 à 160 Mhz. Il serait probablement possible de créer une puce unique avec des chiplets combinant les deux univers sur un seul DIE, mais ce serait d’abord affreusement cher à produire et ensuite très « figé » dans le temps. Rien n’empêche un jour Arduino/Qualcomm de changer de composants et cette implantation en deux éléments facilitera cette tâche.

Arduino Uno Q : « From blink to think »

Sur la page de Qualcomm concernant la carte Arduino Uno Q, on peut lire cette devise, qu’on peut traduire par quelque chose comme « De clignoter à penser ». C’est un message très clair pour tous ceux qui ont déjà posé une carte Arduino devant eux et ouvert un manuel pour apprendre à s’en servir. Le tout premier exercice que l’on réalise est toujours le même. Pour comprendre comment fonctionne la structure de la programmation de cet outil, on suit un exemple simple, qui consiste à faire clignoter une LED avec la commande « blink« . Avec cette phrase, la carte propose déjà son programme. Passer des montages simples et classiques à des possibilités plus impressionnantes. On peut en effet lire le « blink » renvoyant comme un « réflexe instantané » à l’inverse d’un « think » qui renvoie à des réflexions plus profondes. Cela n’a l’air de rien, mais c’est un message très clair qui ouvre Arduino vers une nouvelle dimension d’usages.

Les cartes classiques de la marque ont été pensées pour proposer une base de travail abordable et simple d’approche pour initier les gens à toutes sortes de créations. Cette idée a fait le succès de la marque qui a trouvé un écho favorable autant chez les utilisateurs les plus chevronnés que chez les débutants. Avec une carte Arduino et un tout petit peu de matériel électronique, il est possible de concevoir des centaines de montages simples en robotique, en domotique, en IoT. Un enfant en primaire peut facilement construire une vraie batterie de détecteurs variés et comprendre très facilement comment les programmer avec une de ces cartes.

Impossible par contre d’aller plus loin. On reste sur une solution de microcontrôleur qu’on programme en amont avec des ordres simples. Si le détecteur détecte alors réagit comme cela. Par exemple, si un capteur de lumière capte la tombée de la nuit on demandera à Arduino de réagir en actionnant un circuit qui allumera la lumière. Au-delà de ce type d’usages, il existe également une foule d’exploitations plus complexes avec diverses variables plus complexes néanmoins la structure est toujours assez basique. 

La carte Arduino Uno Q change de dimension en proposant la prise en charge d’un système d’exploitation Linux. Au même titre qu’un Raspberry Pi par exemple. En combinant le contrôleur d’un côté et une puce capable de faire tourner un système de l’autre on peut varier les usages de ce contrôleur à l’infini. Non seulement réagir à ce que détectent des capteurs mais conditionner cette réaction à d’autres éléments, internes ou externes. Ce n’est pas le premier intégrateur à proposer des solutions de ce type, d’autres existent déjà sur le marché avec des puces ARM, RISC-V ou x86 : les cartes BeagleBoard proposent ce genre de carte sous SoC ARM ou RISC-V.  Des solutions signées LattePanda ou Radxa proposent la même chose avec une puce Intel et un RP2040.

Arduino Pro Portenta X8

Arduino lui même a proposé des cartes de ce type avec la Arduino Pro Portenta X8 équipée d’une puce ARM capable de piloter une solution Linux et d’un microcontrôleur en soutien. Avec toutefois un bémol pour cette dernière, son tarif élevé, puisque la marque l’orientait pour un marché industriel uniquement : la carte Arduino Pro Portenta X8 est proposée à 223€.

On comprend donc ici tout l’enjeu de cette nouvelle voie tracée par la société bicéphale : Arduino UNO Q veut réunir les deux mondes pour un prix plus abordable. Lui offrir un support Linux complet avec le support de Debian 13 et Yocto sans perdre le riche héritage Arduino classique avec une prise sur le réel au travers de son contrôleur : des muscles et un cerveau.

Un équipement plus communicant

Cette ouverture sur le monde se fera aussi au travers d’un support vers l’extérieur. La carte embarque un module Qualcomm WCN3980 en Wi-Fi5 et Bluetooth 5.1 avec une antenne intégrée. S’alimentera avec un port USB 3.1 Type-C pour une exploitation facile sur batterie mais également pour une connexion plus aisée à d’autres périphériques. Avec un dock adapté, on pourra retrouver des ports USB, des sorties vidéo, de la connectivité réseau Ethernet et autres prises jack, webcams et lecteurs de cartes. Il sera par ailleurs possible d’alimenter la carte en 5V via ses brochages.

Le SoC Dragonwing QRB2210 sera épaulé par de la mémoire vive en LPDDR4 de 2 à 4 Go et d’un module de stockage soudé allant de 16 à 32 Go en eMMC non détaillé. Arduino met en avant le fait que sa solution n’aura pas besoin d’une carte MicroSD pour fonctionner mais semble oublier que cela oblige à se cantonner à 32 Go de stockage maximum7. 

Le format Qwiic

On retrouve autour de la carte les brochages UNO habituels avec les entrées et sorties classiques. Un connecteur au format Qwiic, développé par Sparkfun, très pratique pour du prototypage aisé ou avec des plus petits.  Deux connecteurs MIPI-CSI permettront à la carte de voir le monde avec des capteurs d’image. Un MIPI-DSI sera également présent pour de l’affichage externe.

Un point très intéressant proposé par la carte est dans la présence d’une matrice de LEDs assez complète pour diffuser des messages lisibles. Avec 8 rangées de 13 LEDs, il est possible de faire défiler du texte, d’afficher des icônes compréhensibles, ce qui va permettre un dialogue visuel entre la carte Arduino UNO Q et un utilisateur. Cela peut sembler assez gadget, mais cela fonctionne extrêmement bien en termes d’apprentissage. On a connu le même système de LEDs embarquées sur les cartes micro:bit par exemple et beaucoup d’usages ont été faits des petites LEDs que la carte proposait dans son dos.

Le tout entre sur une carte de 6.88 cm de large pour 5.33 cm de profondeur. L’ensemble est proposé en Open-Hardware du moins pour la partie technique de la carte. Les puces sont évidemment protégées par leurs créateurs. On retrouve ainsi le détail de l’ensemble dans une documentation très complète. La carte Arduino UNO Q est proposée à 39€ en version 2/16 Go et sera vendue à 53€ en Novembre en version 4/32 Go. Une carte Raspberry Pi 5 en version 2 Go sans stockage est proposée à 55€, une version 4 Go est à 67€.

 

Quel avenir pour cette carte ?

Avec un parc installé comprenant des dizaines de millions d’utilisateurs, une présence remarquable dans les secteurs de l’industrie et de l’éducation, l’avenir est rose sur le papier. On imagine facilement qu’au vu des tarifs demandés, quantité de développeurs et hobbyistes de tous poils vont avoir envie de tester la UNO Q pour voir ce qu’il est possible de faire avec. Des aficionados des solutions Raspberry Pi vont également chercher a se frotter à l’appareil pour se faire un avis.

Le prochain cap à passer pour la solution sera précisément dans l’accueil de tous ces curieux. Comment ce produit et son nouveau système de développement vont séduire les utilisateurs. Arduino App Lab, l’environnement de programmation dédié, a évolué pour prendre en charge plus de choses et notamment l’arrivée de Linux et de l’IA en plus du très classique développement sous Python.

Je ne sais pas ce qu’en penseront mes lecteurs mais, pour ma part, j’ai senti un net désintérêt ces derniers mois pour les solutions Raspberry Pi. Certains utilisateurs qui y voyaient simplement un « ordinateur pas cher » en sont « revenus ». Trouvant plus de puissance pour un prix équivalent du côté des MiniPC Intel Nxxx. Ceux qui cherchaient un Raspberry Pi pour des montages dédiés sont évidemment toujours là, mais les créations originales ont baissé en quantité. Il fût une époque ou pas une semaine ne passait sans qu’un projet m’enthousiasme assez pour passer deux heures à rédiger un compte rendu sur le blog. Je ne suis pas le seul à avoir ressenti cette baisse d’intérêt. Plusieurs sites anglophones ont eu la même réaction. Certains ayant même fait disparaitre la rubrique Raspberry Pi autrefois visible sur leur page d’accueil. Les plateformes dédiées comme Reddit croulent depuis toujours plus sous les bugs que les développements originaux mais la proportion de messages interessants est désormais vraiment réduite. Le mouvement de la fondation Raspberry Pi en boite côté en bourse avec un nez rouge pour dire qu’elle aime les enfants a également eu des effets sur son public.

Est-ce que la solution Arduino Uno Q va reprendre ce flambeau ? Ou va-t-elle subir le même marasme ? Difficile à dire aujourd’hui. Qualcomm semble compter sur l’IA pour tirer son épingle du jeu. Le nouvel environnement de programmation (sous licence GPL 3.0) va proposer d’intégrer très facilement des modèles d’IA dans son code. Avec ces éléments déjà entrainés à des tâches, il sera bien plus facile de piloter ce genre d’outils. De la reconnaissance d’objets par exemple ou des mots clés pour réaliser des tâches. On imagine qu’on pourra passer d’une chatière connectée qui réagit à la présence d’une puce RFID sur le collier de Minouche à l’ouverture de la même chatière grâce à la détection de Minouche. D’une lampe qui s’illuminait au bruit d’un claquement de main à la même lampe qui va reconnaitre une phrase dédiée.

Ces usages locaux, par exemple détecter un « trou » dans un stock pour alerter le gestionnaire et lancer le réapprovisionnement, sont utiles. Le fait de les rendre accessibles à de petits budgets sans se casser la tête à les programmer ni passer par un service dans les nuages est un gros point positif. Si la partie logicielle et la partie matérielle se rejoignent autour d’usages demandés et faciles d’accès, la solution aura un futur.

Il faut absolument que Arduino propose un environnement et un accueil au niveau pour que la mayonnaise prenne. Le premier réflexe des utilisateurs chevronnés à l’arrivée de Qualcomm dans l’équation n’est pas forcément très positif. Si le papa des Snapdragons propose sa force de communication et ses équipes pour épauler Arduino dans le développement logiciel autour de sa carte, la garde des développeurs pourra baisser et leur intérêt dépasser leurs appréhensions.

Arduino Uno Q : une concurrente pour Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2025

Qualcomm s’offre Arduino

Arduino est bien connu des makers, la société Italienne développe depuis 2005 des microcontrôleurs qu’elle propose autant aux particuliers qu’aux professionnels. Avec, comme toujours, cette idée d’une porosité entre les deux mondes. On fait ses armes en développant des produits en tant qu’hobbyiste et, une fois dans un milieu professionnel, on peut se pencher vers les mêmes éléments pour des produits commerciaux.

Dans cette optique d’une approche plus professionnelle, la société avait été lever 32 millions de dollars en 2022 auprès de différents investisseurs dont ARM et Renesas. Qualcomm s’offre aujourd’hui Arduino dans un virage à 180° puisqu’elle annonce vouloir se rapprocher de ces « makers », toucher un public que la marque ne touche pas trop d’habitude. Les puces comme les Snapdragon sont doublement protégées. Par les licences ARM d’abord, par Qualcomm ensuite. Les cœurs modifiés par les ingénieurs maison ne sont pas du tout libres et difficiles à maitriser sans accès à une documentation ouverte. Ils ne sont également accessibles qu’en très grandes quantités, impossibles donc de monter un petit projet perso avec du Qualcomm.

Du côté d’Arduino, c’est l’inverse. Les puces sont Open-Source, documentées et facile d’accès. Si le nom Arduino est protégé, le reste, et en particulier l’univers de programmation, sont documentés et particulièrement appréciés des développeurs de tous poils. Il est également possible d’acheter une solution Arduino en quelques clics et à l’unité quasi n’importe où.

Pour Qualcomm, l’idée serait donc d’avoir un dialogue avec les sociétés qui développent des produits robotiques comme avec les amateurs. J’imagine très bien un monde où Arduino proposera ses micro contrôleurs de manière habituelle et où Qualcomm pourrait fournir les versions « pros », sécurisées, garanties pour fonctionner dans un milieu industriel où la robustesse  et une licence adaptée sont obligatoires. C’est un peu ce qu’il s’est passé lorsque Raspberry Pi a sauté le pas de son statut de Fondation à celui d’une société classique côtée en bourse.

Nakul Duggal, le directeur général de l’automobile, de l’industrie et de l’IoT chez Qualcomm, confirme, « Vous pourrez démarrer avec des prototypes, des concepts fonctionnels et quand vous serez au point, vous pourrez ensuite passer à la commercialisation. » Ajoutant « Ce qui est quelque chose avec laquelle nous (Qualcomm donc) sommes très habitués. » La marque ne cache pas son ambition de faire d’Arduino un tremplin vers des ventes de microcontrôleurs musclés et signés « Qualcomm Dragonwing » dans un second temps. Aujourd’hui, ce marché industriel et beaucoup plus discret représente déjà 30% des ventes de Qualcomm.

Arduino a donc annoncé dès aujourd’hui une carte avec une puce Qualcomm chip. Baptisée Uno Q, elle est listée de 45 à 55$ et propose un circuit Qualcomm Dragonwing QRB2210. Une puce capable de faire tourner Linux et Arduino et proposant des fonctions de reconnaissance visuelle programmables.

« On touchera à rien »

Nakul Duggal annonce « Mon critère de réussite tient dans le fait que l’écosystème Arduino ne ressente aucun changement dans cette nouvelle acquisition. » Comme souvent dans ce genre d’annonce, ce type de bonnes intentions peut être lu comme un aveu. Une ambition de justement bouleverser pas mal les choses.

Aujourd’hui, Arduino achète à beaucoup de professionnels et promet de ne pas changer ses habitudes. On imagine pourtant assez mal à long terme Arduino continuer à vendre des puces signées STM, Renesas, Microchip ou NXP si des solutions Qualcomm Dragonwing existent en parallèle. Penser que Qualcom va financer Arduino qui va faire de la pub et des ventes pour des sociétés concurrentes parait un peu compliqué. Il est donc possible que petit à petit les Dragonwing prennent le pas sur la concurrence et viennent truster les places de microcontrôleurs. On peut également se poser la question de l’avenir de la politique Open Source d’Arduino. 

Qualcomm espère prendre ainsi un peu plus de place dans le paysage des startups et autres développeurs et y gagner en légitimité. Faire que le choix de la marque soit une évidence si on commence depuis une plateforme Arduino. C’est par ailleurs un bon moyen pour se diversifier avec la possibilité de vendre des microcontrôleurs variés massivement employés dans l’industrie aujourd’hui. 

Qualcomm annonce ici clairement la couleur. La marque cherche à proposer un matériel accessible, programmable et très utilisé en expérimentation et en prototypage tout en espérant y trouver des profits. Aucun montant de transaction n’a filtré, la société se bornant à dire que les deux entités devraient fonctionner de manière indépendante. 

Le Communiqué de presse :

Qualcomm va acquérir Arduino, accélérant ainsi l’accès des développeurs à ses technologies de pointe en matière d’informatique et d’intelligence artificielle

Le nouvel Arduino UNO Q et l’Arduino App Lab permettent à des millions de développeurs de bénéficier de la puissance des processeurs Qualcomm Dragonwing

· Cette acquisition permettra de combiner les produits et technologies de pointe de Qualcomm avec le vaste écosystème et la communauté Arduino afin de donner aux entreprises, aux étudiants, aux entrepreneurs, aux professionnels de l’informatique, aux enseignants et aux passionnés les moyens de concrétiser rapidement et facilement leurs idées.

· La nouvelle Arduino UNO Q, première carte à double processeur d’Arduino équipée de la plateforme Qualcomm Dragonwing™, associe calcul haute performance et contrôle en temps réel pour mettre l’IA à portée de main.

· Arduino App Lab est un nouvel environnement de développement intégré qui unifie le parcours Arduino à travers les flux Real-time OS, Linux, Python et IA, simplifiant ainsi la construction, les tests et le déploiement.

SAN DIEGO et TURIN – 7 octobre 2025 – Qualcomm Technologies, Inc. annonce aujourd’hui avoir conclu un accord en vue d’acquérir Arduino, une société de premier plan spécialisée dans le matériel et les logiciels open source. Cette transaction accélère la stratégie de Qualcomm Technologies visant à donner plus de moyens aux développeurs en leur facilitant l’accès à son portefeuille de technologies et de produits de pointe unique en son genre. Cette acquisition s’inscrit dans la continuité des récentes intégrations d’Edge Impulse et de Foundries.io par l’entreprise, renforçant ainsi son engagement à fournir une plateforme de pointe complète couvrant le matériel, les logiciels et les services cloud. La conclusion de cette transaction est soumise à l’approbation des autorités réglementaires et à d’autres conditions de clôture habituelles.

En combinant les technologies de pointe de Qualcomm Technologies en matière de traitement, de graphisme, de vision par ordinateur et d’intelligence artificielle avec la simplicité, l’accessibilité et la communauté d’Arduino, l’entreprise est prête à booster la productivité des développeurs dans tous les secteurs. Arduino conservera son approche ouverte et son esprit communautaire tout en déployant une plateforme complète pour le développement moderne, avec Arduino UNO Q comme première étape.

Arduino conservera sa marque, ses produits et sa mission en toute indépendance, tout en continuant à prendre en charge une large gamme de microcontrôleurs et de microprocesseurs provenant de plusieurs fournisseurs de semi-conducteurs, alors qu’elle entame ce nouveau chapitre au sein de la famille Qualcomm. À la suite de cette acquisition, les plus de 33 millions d’utilisateurs actifs de la communauté Arduino auront accès à la puissante technologie et à la portée mondiale de Qualcomm Technologies. Les entrepreneurs, les entreprises, les professionnels de la technologie, les étudiants, les enseignants et les amateurs pourront rapidement réaliser des prototypes et tester de nouvelles solutions, avec une perspective de commercialisation facilitée par les technologies avancées et le vaste écosystème de partenaires de Qualcomm Technologies.

Le nouvel Arduino UNO Q est un ordinateur monocarte de nouvelle génération doté d’une architecture « double cerveau » (un microprocesseur compatible Linux Debian et un microcontrôleur en temps réel) qui permet de combiner calcul haute performance et contrôle en temps réel. Alimenté par le processeur Qualcomm Dragonwing™ QRB2210 fonctionnant sous un environnement Linux complet, l’UNO Q est conçu pour permettre la mise en œuvre de solutions visuelles et sonores basées sur l’IA qui réagissent à leur environnement, allant des solutions sophistiquées pour la maison intelligente aux systèmes d’automatisation industrielle. L’UNO Q est conçu pour devenir l’outil incontournable de tous les développeurs : accessible, polyvalent et prêt pour favoriser l’apprentissage et l’innovation tout au long de la vie.

En plus d’être compatible avec l’IDE Arduino et l’écosystème UNO emblématique, UNO Q est la première carte Arduino à fonctionner avec Arduino App Lab, un nouvel environnement de développement intégré conçu pour unifier le parcours de développement Arduino sur les flux Real-time OS, Linux, Python et IA afin de rendre le développement plus rapide et plus facile. App Lab offre aux développeurs une plateforme open source permettant de concevoir, prototyper et mettre en production rapidement des solutions basées sur l’IA. L’intégration transparente d’App Lab à la plateforme Edge Impulse contribue également à rationaliser et accélérer le processus de création, de réglage et d’optimisation des modèles d’IA à l’aide de données réelles pour un large éventail de fonctionnalités telles que la détection d’objets/d’êtres humains, la détection d’anomalies, la classification d’images, la reconnaissance des sons ambiants et la détection de mots-clés.

« Grâce à nos acquisitions de Foundries.io, Edge Impulse et désormais Arduino, nous accélérons notre vision visant à démocratiser l’accès à nos solutions informatiques et d’IA de pointe pour la communauté mondiale des développeurs », a déclaré Nakul Duggal, directeur général du groupe Automobile, Industrie et IoT embarqué chez Qualcomm Technologies, Inc. « Arduino a bâti une communauté mondiale dynamique de développeurs et de créateurs. En combinant leur philosophie open source avec le portefeuille de produits et de technologies de pointe de Qualcomm Technologies, nous aidons des millions de développeurs à créer des solutions intelligentes plus rapidement et plus efficacement, notamment en leur ouvrant la voie vers une commercialisation mondiale grâce à notre vaste écosystème. »

« Notre collaboration avec Qualcomm Technologies nous permet de renforcer notre engagement en faveur de l’accessibilité et de l’innovation », a déclaré Fabio Violante, PDG d’Arduino. « Le lancement de l’UNO Q n’est qu’un début. Nous sommes ravis de pouvoir offrir à notre communauté mondiale des outils puissants qui rendent le développement de l’IA intuitif, évolutif et accessible à tous. »

« Notre engagement en faveur de la simplicité, de l’accessibilité financière et de la communauté a donné naissance à un mouvement qui a transformé la technologie », a déclaré Massimo Banzi, cofondateur d’Arduino. « En rejoignant Qualcomm Technologies, nous allons mettre à la disposition de notre communauté des outils d’IA de pointe tout en restant fidèles à ce qui a toujours été le plus important pour nous. »

À propos de Qualcomm

Qualcomm innove sans cesse pour offrir des solutions informatiques intelligentes partout dans le monde, permettant ainsi à la communauté internationale de relever certains de ses défis les plus importants. Forts de 40 ans d’expertise technologique dans la création d’innovations révolutionnaires, nous proposons une large gamme de solutions basées sur notre intelligence artificielle de pointe, nos capacités informatiques haute performance et basse consommation, ainsi que notre connectivité inégalée. Nos plateformes Snapdragon® offrent des expériences extraordinaires aux consommateurs, et nos produits Qualcomm Dragonwing™ permettent aux entreprises et aux industries d’atteindre de nouveaux sommets. En collaboration avec nos partenaires de l’écosystème, nous rendons possible la transformation numérique de nouvelle génération afin d’enrichir les vies, d’améliorer les entreprises et de faire progresser les sociétés. Chez Qualcomm, nous sommes au service du progrès humain.

Qualcomm Incorporated inclut notre activité de concession de licences, QTL, et la grande majorité de notre portefeuille de brevets. Qualcomm Technologies, Inc., une filiale de Qualcomm Incorporated, exploite, avec ses filiales, la quasi-totalité de nos fonctions d’ingénierie et de recherche et développement, ainsi que la quasi-totalité de nos activités liées aux produits et services, y compris notre activité de semi-conducteurs QCT. Les produits de marque Snapdragon et Qualcomm sont des produits de Qualcomm Technologies, Inc. et/ou de ses filiales. Les technologies brevetées de Qualcomm sont concédées sous licence par Qualcomm Incorporated.

À propos d’Arduino

Arduino, une entreprise leader dans le domaine du matériel et des logiciels open source, fournit une plateforme accessible pour la création de projets interactifs. Avec environ 33 millions d’utilisateurs actifs, la communauté Arduino s’est développée pour répondre à de nouvelles demandes et relever de nouveaux défis, en proposant des produits pour l’IoT, les appareils portables, l’impression 3D et les environnements embarqués.

PS : Le message suivant était caché dans le communiqué de presse : « AI-generated content may be incorrect. »

 

Qualcomm s’offre Arduino © MiniMachines.net. 2025

Inspiring learners about computing through health and well-being projects | Hello World #17

Your brand-new issue of the free Hello World magazine for computing educators focuses on all things health and well-being, featuring useful tools for educators, great ideas for schools, and inspiring projects, ideas, and resources from teachers around the world!

Cover of issue 17 of Hello World.

One such project was created by the students of James Abela, Head of Computing at Garden International School in Kuala Lumpur, Raspberry Pi Certified Educator, founder of the South East Asian Computer Science Teachers Association, and author of The Gamified Classroom:

Protecting children from breathing hazardous air

In 2018, Indonesia burned approximately 529,000 hectares of land. That’s an area more than three times the size of Greater London, or almost the size of Brunei. With so much forest being burned, the whole region felt the effects of the pollution. Schools frequently had to ban outdoor play and PE lessons, and on some days schools were closed completely. Many schools in the region had an on-site CO2 detector to know when pollution was bad, but by the time the message could get out, children had already been breathing in the polluted air for several minutes.

A forest fire.
The air pollution from a forest fire gets dispersed by winds and can spread way beyond the area of the fire.

My Year 12 students (aged 16–17) followed the news and weather forecasts intently, and we all started to see how the winds from Singapore and Sumatra were sending pollution to us in Kuala Lumpur. We also realised that if we had measurements from around the city, we might have some visibility as to when pollution was likely to affect our school.

Making room for student-led projects

I’ve always encouraged my students to do their own projects, because it gives programming tasks meaning and creates something that they can be genuinely proud of. The other benefit is that it is something to talk about in university essays and interviews, especially as they often need to do extensive research to solve the problems central to their projects.

This project was […] a genuine passion project in every sense of the word.

James Abela

This project was much more than this: it was a genuine passion project in every sense of the word. Three of my students approached me with the idea of tracking CO2 to give schools a better idea of when there was pollution and which way it was going. They had had some experience of using Raspberry Pi computers, and knew that it was possible to use them to make weather stations, and that the latest versions had wireless LAN capability that they could use. I agreed to support them during allocated programming time, and to help them reach out to other schools.


Circuit design of the CO2 sensor using just Raspberry Pi, designed on circuito.io

I was able to offer students support with this project because I flip quite a lot of the theory in my class. Flipped learning is a teaching approach in which some direct instruction, for example reading articles or watching specific videos, is done at home. This enables more class time to be used to answer questions, work through higher-order tasks, or do group work, and it creates more supervised coding time.

I was able to offer students support with this project because I flip quite a lot of the theory in my class.

James Abela

I initially started doing this because when I set coding challenges for homework, I often had students who confessed they spent all night trying to solve it, only for me to glance at the code and notice a missing colon or indentation issue. I began flipping the less difficult theory for students to do as homework, to create more programming time in class where we could resolve issues more quickly. This then evolved into a system where students could work much more at their own pace and eventually led to a point at which older students could, in effect, learn through their own projects, such as the pollution monitor.

Building the pollution monitor

The students started by looking at existing weather station projects — for example, there is an excellent tutorial on the Raspberry Pi Foundation’s projects site. Students discovered that wind data is relatively easy to get over a larger area, but the key component would be something to measure CO2. […]

Check out issue 17 of Hello World to read the rest of James’s article and find out all the details about the hardware and software his students used for this passion project. He says:

This project really helped these students to decide whether they enjoyed the hardware side of computing, and solving real-world issues really encouraged them to see computing as a practical subject. This is a message that has really resonated with other students, and we’ve since doubled the number of students taking A level computer science.

James Abela

Download the new Hello World for free!

Issue 17 of Hello World is bursting with inspiring ideas for teaching your learners about computing in the context of health and well-being. And you’ll find lots more great content in its 100 pages!

James’s article is also a wonderful example of an educator empowering their students to build a tech project they care about. You’ll discover more insights and practical tips on making computing relevant to all your learners in the following articles of the new Hello World issue:

  • Inspiring Young People With Contexts They Care About
  • Computing for all: Designing a Culturally Relevant Curriculum
  • Going Back to Basics: Part 2 — a follow-on from issue 16 about how to take beginner digital makers through their first physical computing projects

Download the new issue of Hello World for free today:

If you’re an educator based in the UK, you can subscribe to receive each new issue in print completely free!

We’ve also just released the first-ever special edition of Hello World — The Big Book of Pedagogy — which focuses on approaches to teaching computing in the classroom. Download it for free today.

And wherever you are in the world, don’t forget to listen to the Hello World podcast, where each episode we dive into a new topic from the magazine with some of the computing educators who’ve written for us.

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Global sunrise/sunset Raspberry Pi art installation

24h Sunrise/Sunset is a digital art installation that displays a live sunset and sunrise happening somewhere in the world with the use of CCTV.

Image by fotoswiss.com

Artist Dries Depoorter wanted to prove that “CCTV cameras can show something beautiful”, and turned to Raspberry Pi to power this global project.

Image by fotoswiss.com

Harnessing CCTV

The arresting visuals are beamed to viewers using two Raspberry Pi 3B+ computers and an Arduino Nano Every that stream internet protocol (IP) cameras with the use of command line media player OMXPlayer.

Dual Raspberry Pi power

The two Raspberry Pis communicate with each other using the MQTT protocol — a standard messaging protocol for the Internet of Things (IoT) that’s ideal for connecting remote devices with a small code footprint and minimal network bandwidth.

One of the Raspberry Pis checks at which location in the world a sunrise or sunset is happening and streams the closest CCTV camera.

The insides of the sleek display screen…

Beam me out, Scotty

The big screens are connected with the I2C protocol to the Arduino, and the Arduino is connected serial with the second Raspberry Pi. Dries also made a custom printed circuit board (PCB) so the build looks cleaner.

All that hardware is powered by an industrial power supply, just because Dries liked the style of it.

…and the outside

Software

Everything is written in Python 3, and Dries harnessed the Python 3 libraries BeautifulSoup, Sun, Geopy, and Pytz to calculate sunrise and sunset times at specific locations. Google Firebase databases in the cloud help with admin by way of saving timestamps and the IP addresses of the cameras.

Hardware

The artist stood infront of the two large display screens
Image of the artist with his work by fotoswiss.com

And, lastly, Dries requested a shoutout for his favourite local Raspberry Pi shop Gotron in Ghent.

If you’d like to check out more of Dries’ work, you can find him online here or on Instagram.

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Steampunk ‘Help is coming’ Raspberry Pi alert system

Tom Lee decided to combine his household with his sister-in-law during lockdown so that she could help him make childcare more manageable. The problem was, Tom’s household was a smidge frantic in the mornings, as the family struggled to be up and ready in time for his sister-in-law’s arrival.

Enter this Raspberry Pi–powered tracking device, which tells Tom when the family car is on its way with childcare support. The DIY appliance helps his household manage childcare routines like clockwork.

The magic is in the wooden box, but the light cage and electrical meter are all part of the show

When the family car is moving, a light turns on, and an antique electrical meter points to 30…20…10 to show the estimated minutes until the driver arrives. The movements of the car come in from a cellular Sinotrack OBD2 dongle pointed at a traccar server running on Raspberry Pi 3.

We see you in there, Raspberry Pi…

Tom explains: “I have not found traccar to be the greatest to work with, but you can make it forward everything it decodes to your own script pretty easily.”

Materials:

  • Arduino microcontrollers (ATMega328P & ESP8266 based)
  • Raspberry Pi (Model 1 and 3)
  • Dongle device in car (with SIM card and cellular service)
  • Light device with bulb and solid state relay
  • Antique electrical meter (for the steampunks among you – any similar device will do the job!) 
The light safety cage was rescued from an old workshop

The case (below) is a lasercut design Tom had made by online laser cutting business Ponoko.

Inside there’s a solid state relay and a first-generation Raspberry Pi (hidden under the black cable in the photo below). This Raspberry Pi model doesn’t have wireless connectivity, and Tom found that getting wireless working was a bit tricky for this project.

Tom produced a nice long webinar to show you exactly how this all works. So if you’d like to give this project a try, watch it for yourself.

You’ll learn how to…

Code resources

Oh, and he’s only gone and uploaded every single bit of code you’ll need on GitHub (what an angel):

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Raspberry Pi High Quality Camera powers up homemade microscope

Wow, DIY-Maxwell, wow. This reddit user got their hands on one of our new Raspberry Pi High Quality Cameras and decided to upgrade their homemade microscope with it. The brains of the thing are also provided by a Raspberry Pi.

Key features

  • Raspberry Pi OS
  • 8 MegaPixel CMOS camera (Full HD 30 fps video)
  • Imaging features from several centimetres to several micrometers without changing the lens
  • 6 stepper motors (X, Y, tilt, rotation, magnification, focus)
  • Variable speed control using a joystick controller or keyboard
  • Uniform illumination for imaging reflective surface
  • Modular design: stages and modules can be arranged in any configuration depending on the application

Here’s what a penny looks like under this powerful microscope:

Check out this video from the original reddit post to see the microscope in action.

Bill of materials

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The user has put together very detailed, image-led build instructions walking you through how to create the linear actuators, camera setup, rotary stage, illumination, title mechanism, and electronics.

The project uses a program written in Python 3 (MicroscoPy.py) to control the microscope, modify camera settings, and take photos and videos controlled by keyboard input.

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Here is a quick visual to show you the exact ports you need for this project on whatever Raspberry Pi you have:

Click image to enlarge

In the comments of the original reddit post, DIY_Maxwell explains that $10 objective lens used in the project limited the Raspberry Pi High Quality Camera’s performance. They predict you can expect even better images with a heavier investment in the lens.

The project is the result of a team at IBM Research–Europe, in Zurich, who develop microfluidic technologies for medical applications, needing to provide high-quality photos and videos of their microfluidic chips.

In a blog for IEEE Spectrum, IBM team member Yuksel Temiz explains: “Taking a photo of a microfluidic chip is not easy. The chips are typically too big to fit into the field of view of a standard microscope, but they have fine features that cannot be resolved using a regular camera. Uniform illumination is also critical because the chips are often made of highly reflective or transparent materials. Looking at publications from other research groups, it’s obvious that this is a common challenge. With this motivation, I devoted some of my free time to designing a multipurpose and compact lab instrument that can take macro photos from almost any angle.”

Here’s the full story about how the Raspberry Pi-powered creation came to be.

And for some extra-credit homework, you can check out this document comparing the performance of the microscope using our Raspberry Pi Camera Module v2 and the High Quality Camera. The key takeaway for those wishing to upgrade their old projects with the newer camera is to remember that it’s heavier and 50% bigger, so you’ll need to tweak your housing to fit it in.

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Get started with… Arduino?

Par : Alex Bate

Yes, you read that title right, and no, you haven’t accidentally stumbled upon the Arduino Foundation’s website. Today, we’re pleased to announce a new addition to the Raspberry Pi Press family: Get Started with Arduino, a complete how-to guide to help you get hands on with the other pocket-sized board.

But why?

Why not? Our mission is to put the power of computing and digital making into the hands of people all over the world. Whether you’re using a Raspberry Pi, an Arduino, or any other piece of digital making kit, if you’re creating with tech, we’re happy. And Raspberry Pi and Arduino make wonderful project partners for all kinds of build.

What’s in the book?

Get Started with Arduino is packed full of how-tos and project tutorials to help you get better acquainted with the little blue microcontroller. Whether you’re brand new to digital making, a die-hard Raspberry Pi fan looking to expand your maker skillset, or simply a bit of a bookworm, Get Started with Arduino is a super addition to your bookshelves.

Aren’t Raspberry Pi and Arduino the same kind of thing?

Arduino is a microcontroller, while Raspberry Pi is a full computer. Microcontrollers don’t usually run a mainstream operating system, but they’re extremely power-efficient, so they can be great for projects that can’t stay plugged into the mains. You need to use a separate computer to set up your Arduino, but you can do everything on a Raspberry Pi itself… including setting up an Arduino. As we said, the two work really well together in some projects: for example, you might build a robot where the Raspberry Pi handles intensive processing tasks and provides you with a friendly environment for developing your code, while the Arduino handles precise real-time control of the motors.

Buy Get Started with Arduino today

Get Started with Arduino is out now! It’s available from the Raspberry Pi Press website with free international shipping, from the Raspberry Pi Store in Cambridge, and from WHSmith in the UK; it’ll reach Barnes & Noble stores in the US in a week or so.

Also out today…

HackSpace magazine issue #25 is also out today, available from the Raspberry Pi Press website, the Raspberry Pi Store in Cambridge, and every newsagent that’s worth its salt.

And, if that’s not enough, Wireframe magazine issue 27 is also out today, and it too is available from Raspberry Pi Press, the Raspberry Pi Store, and newsagents across the UK.

But wait, there’s more!

In case you missed it, on Monday we released Retro Gaming with Raspberry Pi, your one-stop guide to creating and playing classic retro games on your Raspberry Pi.

Did someone say free?

For getting this far in today’s blog, here’s your reward: Get Started with Arduino, HackSpace magazine, Wireframe magazine and Retro Gaming with Raspberry Pi are all available as free PDF downloads. However, when you buy our publications, you’re supporting the work of the Raspberry Pi Foundation to bring computing to everyone, as well as the continued production of even more great magazines and special edition books. So, you know what to do.

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The grilled cheese-making robot of your dreams

Par : Alex Bate

Ummm…YES PLEASE!

Cheeseborg: The Grilled Cheese Robot!

More cool stuff at http://www.tabb.me and http://www.evankhill.com Cheeseborg has one purpose: to create the best grilled cheese it possibly can! Cheeseborg is fully automated, voice activated, and easy to move. With Google Assistant SDK integration, Cheeseborg can even be used as a part of your smart home.

Does it use a Raspberry Pi, please?

Sometimes we’ll see a project online and find ourselves hoping and praying that it uses a Raspberry Pi, just so we have a reason to share it with you all.

That’s how it was when I saw Cheeseborg, the grilled cheese robot, earlier this week. “Please, please, please…” I prayed to the robot gods, as I chowed down on a grilled cheese at my desk (true story), and, by the grace of all that is good in this world, my plea was answered.

Cheeseborg: the grilled cheese robot

Cheeseborg uses both an Arduino Mega and a Raspberry Pi 3 in its quest to be the best ever automated chef in the world. The Arduino handles the mechanics, while our deliciously green wonder board runs the Google Assistant SDK, allowing you to make grilled cheese via voice command.

Saying “Google, make me a grilled cheese” will set in motion a series of events leading to the production of a perfectly pressed sammie, ideal for soup dunking or solo snacking.

The robot uses a vacuum lifter to pick up a slice of bread, dropping it onto an acrylic tray before repeating the process with a slice of cheese and then a second slice of bread. Then the whole thing is pushed into a panini press that has been liberally coated in butter spray (not shown for video aesthetics), and the sandwich is toasted, producing delicious ooey-gooey numminess out the other side.

Pareidolia much?

Here at Raspberry Pi, we give the Cheeseborg five slices out of five, and look forward to one day meeting Cheeseborg for real, so we can try out its scrummy wares.

ooooey-gooey numminess

You can find out more about Cheeseborg here.

Toastie or grilled cheese

Yes, there’s a difference: but which do you prefer? What makes them different? And what’s your favourite filling for this crispy, cheesy delight?

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