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À partir d’avant-hierInformatique & geek

Le Slurptop : un cyberdeck de chantier très original

L’histoire du Slurptop est racontée par son créateur sur une page très documentée, mais il reste intéressant d’en rapporter les grandes lignes. Et la base de toute la réflexion qui amène à construire ce cyberdeck de cette manière est assez éclairante pour la souligner.

Pour commencer, le Slurtop n’est pas le premier engin construit par « SlurpBurgers », l’auteur anonyme qui se cache derrière cette création. Il a auparavant créé d’autres machines de ce genre. Des engins souvent construits de manière plus ou moins artisanale avec un équipement varié. Son précédent modèle était un « WriterDeck » réalisé autour d’un Raspberry Pi. Ce type d’engin pensé pour écrire « sans distraction » était déjà une grande réussite autant esthétique que technique. Il  semble avoir également construit un autre Cyberdeck sous Raspberry Pi, mais ce modèle n’est pas documenté.

Slurptop

Mais le Slurptop qui nous intéresse aujourd’hui va plus loin. Beaucoup plus loin. A commencer par le choix des composants. Comme l’auteur l’explique lui-même, a bien regarder le marché aujourd’hui, il est assez décourageant. D’un côté, le prix des MiniPC les plus accessibles autrefois, qui pourraient se transformer en donneurs d’organes pour un Cyberdeck, a largement évolué. Et il n’est pas très intéressant de dépenser des mois de travail pour fabriquer un portable qui sera piloté par un processeur trop entrée de gamme comme un N50 ou N100. Pas plus que par un Raspberry Pi au vu des tarifs demandés aujourd’hui. 

Le GMKtek M5 Ultra de base

Le GMKtek M5 Ultra de base

Le meilleur choix revient donc à chercher une base technique un peu plus pérenne et qui vaut le coup d’investir des mois de travail pour se fabriquer un portable solide. Ce choix a amené l’auteur à acheter un GMKtek M5 Ultra. Un MiniPC sous Ryzen 7 7730U qui mesure avec son châssis 13 cm de large pour 12.7 cm de profondeur et 5.2 cm d’épaisseur, mais dont la carte mère est évidemment plus compacte. Un MiniPC qui s’alimente en 19V / 3.42A en DC. Il est équipé de 64 Go de mémoire vive et d’un SSD au format M.2 de capacité inconnue. Un MiniPC pas trop cher en format Barebone mais qui nécessite une alimentation assez puissante.

L’auteur ne propose pas d’images de la partie inférieure de l’engin, mais on peut voir que l’extraction d’air chaud se fait sur l’arrière avec une prise d’air sur le côté. La carte mère a donc été positionnée de manière classique et, comme c’est le cas pour le MiniPC, je suppose qu’une ouverture a été pratiquée sur la partie inférieure du cyberdeck pour permettre d’aspirer facilement de l’air frais. Par ailleurs, l’auteur indique que le Slurptop embarque trois ventilateurs de 40 mm pour réguler la chaleur du système.

Et pour régler ce problème, la solution trouvée est de faire appel à une batterie d’outil électroportatif. Une batterie pas forcément très esthétique sur un portable classique avec son épaisseur importante mais qui participe ici au design « Cyberdek » du Slurptop. Il s’agit d’un modèle de la marque Kobalt en 24 volts dont le courant sera converti par une solution 300 W DC vers DC en 10 A. Le tout piloté par un peu d’électronique pour éviter de vider totalement la batterie et un système d’interrupteur digne d’une machine-outil stationnaire.

Outre le fait qu’il est possible de changer de batterie pour étendre l’autonomie de la machine, elle apporte toute l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’engin tout en offrant également à l’ensemble un design original. Ce qui semble être une des préoccupations majeures du genre et de l’auteur. L’autonomie globale de l’engin est de 4 heures avec une batterie 4 ah, autonomie qui pourrait être poussée jusqu’à 5 heures en usage léger mais au détriment de la santé des cellules. Il existe sur le marché des batteries 8 heures de ce type qui pourraient permettre d’atteindre en théorie les 9 à 10 heures d’autonomie.

Il est bien entendu possible de passer d’une batterie à l’autre et de recharger la seconde pendant qu’on utilise la première. Malheureusement, le système n’est pas « hot-swap » et il faut éteindre l’engin pendant que l’on change de batterie.

Le Slurptop en détails

Équipé d’un écran de 14 pouces en 1920 x 1200, le Slurptop propose tout l’attirail nécessaire à une utilisation portable classique avec toutefois quelques nuances techniques. L’affichage est une solution portable avec une alimentation et une connexion en USB Type-C DisplayPort. Ce qui évite l’intégration d’un câble trop épais d’un côté et d’un second câble d’alimentation de l’autre.

On peut voir sur cette image la mise en place des éléments. En haut à droite, la carte mère du MiniPC débarrassée de sa coque et dont la connectique arrière est directement affleurante au dios du Slurptop. À gauche, les différents modules qui vont gérer l’énergie des composants depuis la batterie 20 v.

Le clavier est une solution sur mesure en 82 touches réalisée par l’auteur spécifiquement pour le projet. Il emploie des mécanismes Akko Penguin silent et il est éclaté en trois zones avec un jeu de touches ergonomique séparé en deux et le pavé numérique au milieu. L’ensemble est relié à un contrôleur sous SoC RP2040 pour dialoguer avec le PC.

Pour le pointeur de souris, un trackball sur mesure a été créé pour ne pas prendre trop de place. Il emploie le cœur d’un capteur de souris Corsair détourné pour ce nouvel usage. La boule est enfermée dans un châssis imprimé en 3D et retenue par des roulements à bille en céramique.

Le châssis tout entier est imprimé en 3D avec, pour l’anecdote, peu de marge disponible. L’imprimante employée pour le Slurptop propose une surface d’impression de 340 mm de côté pour un châssis qui mesure 336 mm de large. Pour renforcer la structure globale, des zones en surépaisseur sont dessinées sur la coque réalisée en PETG-CF. Un matériau enrichi en fibre de carbone réputé pour sa solidité et sa résistance. 

C’est aussi ce matériau qui a été choisi pour la poignée de transport et d’autres parties du design. Un PLA-CF noir, lui aussi enrichi à la fibre de carbone, est proposé pour certaines autres parties comme le tour de l’écran ou le tour du clavier. Toute la partie en jaune est réalisée en HT-PLA-GF et forme la structure globale du châssis et semble très intéressante à utiliser pour ce type de construction technique demandant de la robustesse.

Le résultat est assez impressionnant avec plein de petits détails techniques très intéressants. En vrac, on note par exemple un jeu de charnières qui n’est pas caché mais directement visible sur les côtés pour une construction plus facile.

Un petit espace à l’arrière qui permet de cacher un tablette graphique CP Pen et son stylet afin de pouvoir dessiner avec le Slurptop.

Trois interrupteurs employant des mécanismes à glissière sont également intégrés au châssis. Des petits détails anecdotiques mais qui donnent tout son charme au projet.

La poignée propose un petit écran OLED de contrôle qui permet de voir d’un coup d’oeil l’autonomie restante.

Le bouton d’alimentation de l’engin sous une petite protection en silicone propose également une ambiance de chantier.

Slurptop

Le Slurptop embarque une distribution CachyOS Linux pour fonctionner. Une distribution réputée pour sa réactivité qui rend la machine sous Ryzen 7 très exploitable.

Au final le résultat est assez extraordinaire, dans sa réalisation esthétique comme technique. Je comprends bien que ce n’est pas le produit que tout le monde amènera au bureau ou sur la plage pendant ses vacances. Mais si un réalisateur cherchait un ordinateur portable pour l’intégrer dans un film de science-fiction post-apocalyptique, il sera difficile de proposer quelque chose de plus réussi. Un grand bravo à l’auteur qui détaille tout cela sur son site tout en proposant de répondre à différentes questions sur Reddit.

Les fichiers STL employés pour l’impression ne sont pas partagés, probablement parce que ce type d’intégration est vraiment super spécifique. Peut-être que si suffisamment de monde les lui réclame, l’auteur en fera don à la communauté. A noter que si ce projet vous fait envie, je vous encourage à vous jeter à l’eau.

Ce type de projet très complexe n’est peut-être pas le premier défi à relever et, comme l’auteur, il peut être intéressant de démarrer en marchant dans les pas d’un autre. Il en existe des centaines a reprendre avec vos propres envies ou à copier en reprenant des modèles partagés et documentés. Par exemple le modèle de WriterDeck cité en début de billet se base sur une révision du projet Microjournal qui a été modifié. Et c’est une excellente école.

Le Slurptop : un cyberdeck de chantier très original © MiniMachines.net. 2026

Montez votre premier cyberdeck à l'aide de ce PDF gratuit

Par : Korben ✨

Je suis trop content, le numéro d'août du magazine officiel Raspberry Pi est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.

Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la machine que le commerce ne vend pas, pour un usage qui n'appartient qu'à soi. J'en ai déjà montré un y'a pas longtemps, même si faut encore voir ce que ça donne une fois posé sur un bureau.

Le dossier de Raspberry Pi Magazine en aligne une dizaine. Un Amstrad PPC 640 de 1987 vidé de ses entrailles pour loger un Raspberry Pi 3 et une appli de narration qui se déclenche à l'insertion d'une disquette. Une machine à écrire Smith Corona de 1989 refaite à neuf autour d'un Raspberry Pi 4. Un sac à dos qui trimballe un labo mobile, radio logicielle et outils Kali Linux...etc. Y'a de quoi faire !

On y croise aussi un Hackberry Pi monté en outil de pentest, une pochette rose façon clutch avec un Pi Model A+, et le PiDex Doomsday Companion, caisse étanche à panneau solaire qui embarque Wikipedia sur clé USB.

Vient ensuite le montage pas à pas. Brian Corteil y déroule la construction d'une machine logée dans une valise étanche de type Pelican (lien affilié), avec un Raspberry Pi 5, un écran tactile 7 pouces, un clavier Bluetooth, une carte son USB et une batterie LiPo protégée par un fusible.

Et rassurez-vous, le tuto ne se contente pas d'aligner des références à commander sur Amazon... Non, il détaille même le calcul d'alimentation à faire à la main, I = P/V, soit 28 W et environ 5,6 A pour un Pi 5 et son écran à pleine luminosité. Il conseille également de prototyper en carton votre cyberdeck avant de vous lancer dans la CAO, et préfère un power bank au LiPo pour ceux qui ne veulent pas jouer avec les batteries (BOUM !).

Pour récupérer le fichier PDF du magazine, le lien passe d'abord par une page de don. Si vous êtes un gros radin, le bouton No thanks, take me to the free PDF déclenchera quand même le téléchargement sans compte ni adresse mail. C'est en anglais bien sûr et pour ceux qui aiment le toucher du papier, l'édition physique coûte 7,99 livres.

Ah et le contenu est sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0, sauf mention contraire. Amusez-vous bien !!

Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local

Par : Korben ✨

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.

Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.

Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...

L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.

Et la boîte ressort intacte !

Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.

Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.

Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

Source

Oubliez votre PC portable, et passez au Cyberdeck fait maison

Si vous avez déjà rêvé d'une machine portable qu'on peut démonter, réparer et améliorer pièce par pièce comme un Lego, l'objet construit par Jankbu va vous parler. Le YouTubeur, spécialisé dans la bidouille électronique, vient de publier la vidéo de son cyberdeck, c'est-à-dire un ordinateur portable maison taillé dans des composants choisis un par un, qui fait franchement penser à l'esthétique cyberpunk des années 80-90.

Au cœur de la bête, un Raspberry Pi 5 qui tourne sous Linux. Mais c'est tout autour que ça devient intéressant. Plutôt qu'une charnière classique d'ordi portable, Jankbu a opté pour un écran qui coulisse verticalement sur deux tiges en acier et roulements linéaires, avec une chaîne porte-câbles miniature pour éviter que les fils se coincent.

Le truc vraiment bien pensé, c'est le rail NATO qui équipe la machine. Ce rail standardisé permet de clipser et déclipser des modules à la volée. Et ça marche. Module d'alimentation avec des batteries NPF interchangeables (les mêmes que sur les caméras photo professionnelles), trackball récupéré d'une vieille souris Logitech Trackman Marble pour la navigation, poignée en aluminium massif usinée pour la robustesse... chaque pièce est pensée pour être démontable, remplaçable, modifiable.

La philosophie est claire : Jankbu déteste les laptops modernes scellés où vous ne pouvez rien réparer. Du coup, il a tout misé sur des connecteurs USB standard, du câblage modulaire, et des composants qu'on peut sourcer en magasin de bricolage. La machine est conçue pour faire du web et de la CAO, deux usages qu'on peut largement assurer avec un Pi 5 sans avoir à se ruiner sur un MacBook Pro.

Honnêtement, c'est franchement impressionnant ce qu'on peut sortir d'un Raspberry quand on a du temps, des compétences et l'envie de réparer plutôt que jeter.

Source : Hackster.io

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100

J’avoue avoir totalement flashé sur le design de ce projet Companion. Si l’idée n’a rien de révolutionnaire puisqu’on a croisé de nombreux Cyberdeck de ce type par le passé, la réalisation et le design proposés sont tout à fait réussis.

Le Companion propose un design qu'on n'oublie pas.

Le Companion propose un design qu’on n’oublie pas.

L’idée de base du Companion est de créer une sorte de portable totalement exploitable, proposant une vingtaine d’heures d’autonomie à son utilisateur et faisant tourner une distribution Linux totalement exploitable. Le résultat est un objet au design retro-futuriste sobre et assez accueillant qui donne envie de pianoter de longues heures sur un clavier mécanique.

Un clavier AZERTY

Un clavier AZERTY 60% MJ64 avec touches « Typewriter »

Un Companion assez ambitieux et qui fourmille de détails.

L’élément de design qui saute aux yeux et la simplicité recherchée des lignes.  Un écran large en 2880 x 864 pixels qui s’étale sur un bel espace jusqu’à déborder légèrement du clavier. Celui-ci est un MJ64 mécanique 60% avec rétroéclairage RGB et des touches blanches et grises qui reprennent le design des machines à écrire. Détail qui participe à l’aspect rétro de l’ensemble.

Le tout est entouré d’un océan de plastique imprimé en 3D qui donne également un aspect particulier au projet. Beaucoup d’engins des années 60 et 70 proposaient un emballage énorme parce que la miniaturisation des composants ne permettait pas alors de faire beaucoup mieux. Des designers étaient alors en charge d’habiller du mieux possible l’ensemble pour faire passer ces dimensions parfois vraiment grotesques. En cela, le Compânion me fait beaucoup penser au Kitchen Computer Honeywell H316 présenté en 1969 et dont vous avez une illustration ci-dessus. 

Si cet espace vide cache en réalité la présence d’une série de batteries intégrées en série et de toute l’électronique nécessaire pour alimenter l’écran et le Raspberry Pi en continu. C’est également lui qui donne tout son charme à l’engin. L’énorme repose-poignet est en effet très accueillant et donne envie de s’attabler pour écrire sans relâche.

Évidemment, dans le Companion, on retrouve une électronique bien plus « compacte ». En plus de la carte de développement Raspberry Pi 5 Model B en 16 Go, une carte MicroSDXC de 256 Go et de l’électronique. Outre les batteries, on remarque un module de conversion de courant, un circuit de charge, des connecteurs et… beaucoup de ruban adhésif solide ! La majorité des éléments sont en réalité vissés dans la coque imprimée et maintenus ainsi.

Une petite « étiquette » fait le détail du Companion et indique le menu des composants. L’auteur, Alexis Bellmonte, emploie une distribution dérivée d’ArchLinux ARM pour faire tourner l’ensemble. Il propose sur Gitlab l’ensemble des ressources nécessaires à la reproduction du Companion : fichiers 3D, électronique embarquée, code source et firmware et thème. Cela va même jusqu’à proposer une identité d’ensemble, un logo, la police d’écriture utilisée et l’ensemble des éléments d’un produit fini. Il ne manque que le BOM, la liste des composants qu’il a utilisé pour être complet (mais je suis sûr que cela va être corrigé !)

Alexis est absolument charmant et n’a pas hésité à m’envoyer des images de son projet suite à ma demande. Pour info, il est étudiant à EPITECH Montpellier et il cherche un stage entre les mois de mai et d’août pouvant même s’étendre un peu plus. Si vous avez envie de recruter un jeune homme talentueux et touche-à-tout pour une mission cet été, n’hésitez pas à visiter son Linkedin.

Ses derniers stages étaient chez Ubisoft Montpellier, qui a fait deux fois appel à lui, c’est qu’il doit être compétent dans son domaine en plus d’être doué de ses mains.

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100 © MiniMachines.net. 2026

Une calculatrice Sharp PC-G801 sous Rasberry Pi Zero 2W

La calculatrice Sharp PC-G801 était en réalité un peu plus qu’une calculatrice. Equipée d’un processeur 8 bits compatible Z80, cette minimachine lancée en 1988 employait ses maigres entrailles à se comporter comme une calculatrice scientifique. Avec 8 Ko de mémoire vive et son écran de 4 lignes de 24 caractères, elle permettait énormément de choses pour l’époque.

L'électronique de la calculatrice Sharp PC-G801

L’électronique de la calculatrice Sharp PC-G801

Sortie au Japon, la Sharp PC-G801 proposait notamment une foule d’accessoires sympathiques allant de l’imprimante thermique à l’enregistreur sur cassettes audio. Avec cette interface très complète et face à un modèle Hors-Service, un vidéaste surnommé Shiura a eu l’idée de remplacer son équipement interne par une solution Raspberry Pi Zero 2W.

Pour ce faire, il emploie un PCB de sa conception qui va venir se positionner sous les touches de la calculatrice et communiquer avec son nouveau cerveau. L’écran LCD 4 lignes d’origine est également remplacé par un écran OLED de 3.12 pouces en 256 x 64 pixels.

calculatrice Sharp PC-G801

Le contrôle de l’écran se fait via un ESP32-S3 qui prend également en charge le dialogue avec le clavier pour la carte Raspberry Pi via une connexion UART. Le tout est alimenté par les quatre piles AA d’origine dans le boitier qui n’a pas été modifié.

Une calculatrice Sharp interdite au BAC

Le résultat est assez satisfaisant avec d’un côté une calculatrice Sharp capable de piloter de nombreux nouveaux usages tout en proposant un clavier complet. Utile pour programmer, administrer des serveurs et tout ce que l’on peut imaginer faire avec un RPi. Mais aussi la possibilité d’activer un mode ESP32 que l’on peut enclencher grâce à un petit interrupteur et qui permet de retrouver du calcul scientifique. La possibilité de monter un stockage énorme sur la RPi propose de transformer l’objet en la plus grosse antisèche possible.

Le détail du projet est disponible sur un site en japonais que les navigateurs modernes traduisent sans trop de mal, d’autant que les images sont d’office en anglais. Le circuit imprimé est, par ailleurs, documenté sur Github. Tout le monde n’aura pas une calculatrice Sharp PC-G801 sous le coude pour l’expérience mais ce projet peut beaucoup vous aiguiller pour d’autres variations.

Source : Hackaday

Une calculatrice Sharp PC-G801 sous Rasberry Pi Zero 2W © MiniMachines.net. 2025

Typeframe PX-88 : un magnifique CyberDeck parfum framboise

Le Typeframe PX-88 rappellera sans doute aux plus anciens des ordinateurs de la moitié des années 80. Son inspiration principale est une minimachine Espon, le PX-4. Un engin très condensé dans un clavier avec un tout petit écran et une assez généreuse connectique pour l’époque. Pour avoir rencontré un ingénieur ayant travaillé avec ce type d’engin dans les années 80, il m’a confié combien celui-ci avait pu lui faciliter la vie.

Espon PX-4.

Le Espon PX-4, écran rabattu.

Typeframe PX-88

Le Typeframe PX-88 écran rabattu

Le Typeframe PX-88 reprend donc une partie de cette esthétique particulière avec, évidemment, des postes remis au goût du jour. Alors que la machine d’Epson est aujourd’hui mise à l’amende par une calculatrice de Lycéen, le CyberDeck est piloté par un Raspberry Pi 4 qui lui offre plus de possibilités.

Mais au delà de sa matière grise, ce qui fait tout l’attrait de cette minimachine, c’est son esthétique. Son petit écran tout en longueur est tactile, profite d’une dalle IPS et se déploie en 1280 x 400 pixels sur 7.9 pouces. Son clavier est de type mécanique avec une taille correspondant à 65% de celle d’un clavier standard. L’auteur a exploité un circuit imprimé commercial MK Point65 monté avec des mécanismes Cherry MX. Une batterie interne de 10 000 mAh en 3.7 v alimente le tout.

L’ensemble de la documentation pour fabriquer son propre Typeframe PX-88 est disponible. L’auteur, un certain Jeff Merrick, propose un site complet et extrêmement bien documenté, pour aider les internautes à construire leur propre minimachine ou s’en inspirer. Au vu de l’esapce libre, il semble possible d’en faire un PC classique avec des cartes mères de MiniPC type Intel N100/N150 qui ont de tailles réduites.

Typeframe PX-88

Le Typeframe PX-88 a son petit bouton « Panic »

Tout y passe : les détails techniques pour installer la carte et déporter le bouton de démarrage sur le boitier. L’ajout des LEDs témoins sur le dispositif pour savoir quand le PI 4 est en marche. La manière d’ajouter la batterie et évidemment les fichiers pour réaliser l’impression. Celle-ci est d’ailleurs assez exceptionnelle pour cette réalisation. La finition est superbe et on pourrait croire l’engin sorti d’un moule qui aurait injecté de l’ABS. Le listing des composants est également proposé ainsi que la partie logicielle qui est assez spéciale même si rien ne vous empêche d’en choisir une autre.

Le Typeframe PX-88 a en effet été pensé comme un autre clavier à destination des écrivains facilement distraits par diverses sollicitations. Le système d’exploitation proposé est donc construit pour une interface sobre et coupée de tous réseaux sociaux. Elle sera à même de gérer un traitement de texte dans les nuages comme Google Docs mais sans vous avertir de la décrépitude de vos contemporains.

Que vous soyez séduit par le design de cette minimachine ou simplement curieux, le parcours du site de Jeff est un vrai plaisir. Tout est documenté, bien rangé, photographié et classé. C’est une mine d’or si vous avez envie d’intégrer un circuit de ce type dans un boitier custom. Qu’il s’agisse d’un Rasberry Pi ou d’autre chose, il y a énormément de choses à y apprendre. Si vous avez un projet avec un Pi, les parties logicielles et gestion de l’électronique sont parmi les plus condensées et les mieux documentées que j’ai pu voir depuis un moment. Le tout sur un site sans pub, sans superflu ni autre volonté que le partage. Je tire mon chapeau à l’auteur.

Source : Hackaday

Typeframe PX-88 : un magnifique CyberDeck parfum framboise © MiniMachines.net. 2025

Un cyberdeck sur une base de Lenovo Legion Go

Les Lenovo Legion Go de première et de seconde génération sont des PC au format console. Ils se distinguent par leurs manettes amovibles qui se détachent de l’écran pour un usage sans fil.

Un internaute a publié sur Reddit une réalisation originale qui consiste à intégrer la partie écran, qui comporte toues les éléments de calcul de la machine, dans un petit châssis avec clavier et charnière. Ainsi, le dispositif se transforme en pseudo portable. Le clavier est également signé Lenovo et permet donc de piloter la  petite console comme un PC très classique. En ajoutant une souris, ou en exploitant la manette des Legion Go en ce sens, on se retrouve avec un PC portable assez classique dans son approche. Moins dans son format au vu de sa taille évidemment.

Pour ne pas faire surchauffer l’ensemble, des ouvertures ont été pratiquées dans le châssis qui accueille la console. Je crains malheureusement que le rôle de dissipation de la coque elle-même n’ait pas forcément été suffisamment optimisé.

Sous le clavier, on retrouve un gestionnaire de charge, un peu de connectique et un ensemble de 15 cellules pour un total embarqué de 190 Wh pour augmenter l’autonomie globale de la machine. Cela permet d’augmenter le poids de la partie imprimée en 3D pour éviter que le dispositif ne bascule vers l’arrière en ajoutant son écran.

Sur le côté gauche, on retrouve par ailleurs deux ports USB Type-C pour charger la batterie et communiquer avec la Legion Go ainsi qu’un double port USB Type-A pour connecter souris ou autre accessoire. L’assemblage du clavier n’est pas destructif et il pourra être enlevé de la coque à loisir pour retrouver une solution plus portable. Le détail du poids de la solution n’a pas été donné, mais il semble évidemment assez important.

Une seconde version, plus proche d’un support que d’un Cyberdeck, a été proposée avec uniquement la partie clavier. Sans aucune batterie. Elle est assurément plus légère et conviendra finalement très bien à un usage sédentaire, d’un poste à l’autre, pour travailler avec la console branché su secteur.

Le résultat est intéressant, même si je doute de la portabilité de la première version avec son épaisseur importante et son poids qui risque de devenir un problème. La seconde version est plus légère, mais elle n’apporte finalement pas grand-chose de plus qu’une pochette et un clavier Bluetooth. Reste que le format est très séduisant avec son aspect de portable et les compétences particulières des Legion Go en termes de calcul.

L’auteur ne sait pas encore s’il diffusera les fichiers 3D ou s’il les proposera à la vente. Sur le fil Reddit du projet, la question est toujours en suspens.

Source : Liliputing

 

Un cyberdeck sur une base de Lenovo Legion Go © MiniMachines.net. 2025

Un Cyberdeck double écran autour d’un Raspberry Pi 5

Cela faisait longtemps que je n’avais pas croisé un Cyberdeck qui ne soit pas une énième copie de propositions précédentes. Ce modèle signée du vidéaste Sector 07 propose un double affichage original.


Non seulement ce Cyberdeck propose deux écrans, mais chacun d’entre eux peut être positionné en mode portrait ou en mode paysage. S’adaptant ainsi aux tâches demandées. Un système imprimé en 3D retient le cadre de l’écran et permet de le positionner dans la position souhaitée.

Les différentes parties imprimées en 3D comportent une rainure circulaire qui accueille des billes d’acier qui vont jouer le rôle de roulement pour permettre une rotation aisée et agréable. Les bras de maintient jouent également le rôle de passe-câble et permettent de replier l’engin comme un portable classique sur sa charnière.

Le bas de la machine est un clavier réalisé sur mesures et là encore inséré dans un châssis imprimé en 3D. La gestion des câbles et des divers éléments électroniques est juste parfaite.

La carte réalisée sur mesure pour le projet es située à gauche du clavier tandis que le Raspberry Pi 5 est positionné à droite.

Le résultat est vraiment étonnant et l’objet, qui n’est pas forcément mini je vous l’accorde, est tout de même diablement séduisant. Le fait qu’une page Github recense l’ensemble des fichiers à imprimer, détaille l’électronique et l’ensemble des éléments utilisés avec même un guide de montage est évidemment un gros plus.

À noter que le prix final de cet engin est calculé à 728$ en termes de composants variés. Toutes options incluses, le total grimpe à 938$ HT d’après la liste des éléments nécessaires. Pas donné donc, mais la vidéo et les éléments disponibles regorgent de bonnes idées dont vous pourrez vous inspirer.

Un Cyberdeck double écran autour d’un Raspberry Pi 5 © MiniMachines.net. 2025

Flipper One : le cyberdeck de poche qui veut révolutionner le pentesting

Flipper One, le grand frère du Flipper Zero, sort peu à peu de l’ombre. Son créateur, Pavel Zhovner, vient de révéler de nouveaux détails techniques qui laissent entrevoir un outil de cybersécurité inédit, entre ordinateur de poche et plateforme de hacking modulaire....

Mega six-screen cyberdeck

Holy cyberdecks! Redditor Holistech (aka Sören Gebbert) really leaned in to the “more is more” idiom when building this big orange cyberdeck using three Raspberry Pis. Why use just one screen to manipulate enemy cyberware and take down your cyberpunk foes, when you can have six?

six screen cyber deck rear view
Rear view (keep reading for the big reveal)

From four to six

We first came across Sören’s work on hackster.io and we were impressed with what we found, which was this four‑screen creation running Linux Mint on a dual Raspberry Pi setup:

four screen cyberdeck
The first, four-screen, iteration of this project is still impressive

So imagine our surprise when we clicked through to check out Holistech on reddit, only to be confronted with this six‑screen monstrosity of brilliance:

six screen cyberdeck
Level up

He’s only gone and levelled up his original creation already. And before we even had the chance to properly swoon over the original.

Under the hood

Originally, Sören wanted to use Raspberry Pi Zero because they’re tiny and easily hidden away inside projects. He needed more power though, so he went with Raspberry Pi 4 instead.

cyberdecks on a desk
The whole family

Sören 3D-printed the distinctive orange frame. On the back of the rig are openings for a fan for active cooling and a mini control display that shows the CPU temperature and the fan speed.

Six 5.5″ HD resolution screens are the eyes of the project. And everything is powered by hefty 26,000 mAh battery power banks.

Carry on

And it gets even better: this whole multi-screen thing is portable. Yes, portable. You can fold it up, pack it away in its suitably steampunk metal box, and carry it with you.

  • cyberdeck box
  • cyberdeck in box

There are plenty more photos. Head to Instagram to take a closer look at how Sören’s genius design folds in on itself to enable portability.

The post Mega six-screen cyberdeck appeared first on Raspberry Pi.

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