OpenAI said internal models hacked two more websites, bypassed company-imposed browsing restrictions, and used exposed credentials to draw cryptocurrency from a wallet it couldn’t otherwise access, in the latest installment of disclosures of the unethical and likely illegal acts its agents are performing.
The company on Thursday issued reports of four new incidents, all of which occurred in June. They come after the company revealed in July that internal test agents exploited a zero-day vulnerability in a tool designed to restrict their access to the Internet. They then broke into the network of AI tool provider Hugging Face. The agents took that illegal action to steal answers to a hacking test that weren’t available when completing the tasks on their own. The incident—which likely would have resulted in criminal charges had they been performed directly by a person—has further heightened concerns that widespread AI use could have harmful effects on an unprecedented scale.
In two of the cases reported Thursday, OpenAI agents tasked with retrieving information from websites hacked them when the models ran into obstacles obtaining it directly. In one incident during reinforcement training, a model that received access denials when trying to retrieve historical hospital-bed statistics on a government statistics website “used the site's file-download feature to retrieve server configuration and application files, including sensitive credentials,” OpenAI said. “It inspected the application code, bypassed the statistics endpoint's authorization checks, and retrieved data that had previously been denied. The model saved the data locally.”
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Faire tourner un modèle de langage en local sur son PC, avec llama.cpp, ça marche très bien, mais ça demande quand même de mettre un peu les mains dans le cambouis. Il faut aller chercher le binaire, trouver le bon fichier GGUF sur Hugging Face et lancer le serveur en ligne de commande.
Heureusement, léquipe de ggml-org, celle qui développe justement llama.cpp, souhaite soulager notre peine en nous proposant pour Windows 11 une petite app baptisée Llama (Ouais, c'est original comme nom ^^) qui se loge dans la zone de notification et qui fait tout le taf à votre place.
C'est en fait un portage pour Windows de Llama for Mac , qui est lui aussi dans la barre des menus de macOS. Côté install, suffit de récupérer le fichier .msixbundle dans les Releases du dépôt, vous double-cliquez dessus, et c'est parti mon kiki. Si vous avez déjà un llama.exe sur votre machine, l'app s'en servira, sinon elle en téléchargera un toute seule. Et bien sûr, le code est sous licence MIT, avec un petit copyright au nom de Hugging Face quand même.
Une fois que c'est en place, l'icône ouvre un petit panneau de commande avec une liste de modèles recommandés à télécharger en un clic. Vous pouvez aussi chercher n'importe quel modèle GGUF du Hub directement depuis cette liste, ou coller l'identifiant d'un dépôt. L'app vérifie également au passage s'il vous reste assez de place sur le disque avant de lancer le téléchargement ! (Moi j'ai 4 To et je suis toujours PLEIN, j'en ai marre ^^)
Bref... en cliquant sur un modèle, vous choisissez sa taille de contexte, et pour chaque option, l'app vous donne une estimation de la mémoire consommée, qu'elle récupère dans l'en-tête du fichier GGUF. C'est très pratique pour savoir avant de le lancer si ça va tenir dans votre fichue machine. Et comme les modèles sont stockés dans le cache standard de Hugging Face, bah ils sont partagés avec llama.cpp et les autres outils qui l'utilisent, ce qui évite d'avoir des doublons de plusieurs gigas sur le disque.
Mais le truc le plus sympa, je crois c'est le raccourci Alt+Espace qui, peu importe ce que vous êtes en train de faire, ouvre une fenêtre avec l'interface web du chat IA près à vous répondre, un peu à la manière de Spotlight sur Mac. Et quand vous la refermez, hé bien elle se planque simplement au lieu de se fermer ce qui fait qu'elle se réaffiche instantanément avec votre conversation dès que vous en avez besoin.
Par contre, dommage, ce raccourci est codé en dur et il n'y a aucun réglage pour en changer. Donc si une autre app squatte déjà Alt+Espace, comme PowerToys Run dont c'est le raccourci par défaut, hé bien Llama vous prévient mais ça n'ira pas plus loin. A moins que vous changiez le raccourci par défaut de PowerToys Run .
Côté vie privée, Llama n'envoie aucune data de télémétrie et vos prompts restent sur votre machine. Et comme l'app pilote un serveur llama.cpp qui expose une API REST, la fiche d'un modèle vous proposera même une requête curl toute prête afin de brancher vos autres outils dessus.
Attention si Smart App Control est activé sur votre PC, il se peut que Windows bloque llama.exe, qui n'est pas signé (contrairement au paquet MSIX de l'app). Dans ce cas, le serveur ne démarrera pas et l'app ne servira à rien. Si vous êtes concerné, il faudra donc patienter ou contourner Smart App Control.
À télécharger sur GitHub pour ceux qui veulent !
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REA , pour "Reverse Engineer Anything", c'est un serveur MCP qui buzze ces derniers jours et qui permet de connecter votre agent IA (Claude Code, Codex, Cursor...) sur Ghidra, Hopper ou IDA, et sur des analyseurs pour les applis Electron, .NET ou les sites web.
Vous repérez ainsi une fonction qui vous plaît dans une appli, puis l'agent la décortique sans le code source et vous en code une version toute fraiche... Tiens ça me rappelle quelque chose...
Comme je voulais voir ce que ça donnait, je me suis donc monté un petit banc d'essai à l'arrache sur mon ordi avec Claude Code en Opus 5.5, REA 6.4.0 comme seul serveur MCP et Ghidra comme moteur.
Mes tests se découpent donc en 4 exercices : un keygen, un patch, une fonction d'appli à recréer ainsi que des codes de triche. Pour les deux premiers, j'ai bien sûr compilé des programmes maison avec un faux système de licence afin de ne pas sombrer dans l'illégalité en codant un vrai keygen ou un crack (et au passage me faire delete mon compte Anthropic ^^).
rea doctor valide Ghidra 12.1.4
Mon crackme, c'est donc une fausse app nommée "PixelNote Pro" qui réclame un nom d'utilisateur et une clé d'activation, compilé pour Mac ARM.
Une fois que je lui ai dis ce que je voulais faire, l'agent a donc ouvert le binaire dans Ghidra via REA, lu le pseudo-code, l'a recoupé avec l'assembleur là où le décompilateur écrivait une rotation de bits sous une forme peu lisible, et m'a pondu un keygen en Python en 2 minutes chrono pour un coût API de Claude 50 centimes. J'ai ensuite fait tourner son générateur sur 479 noms tirés au hasard et le binaire les a tous acceptés.
Le crackme ouvert à la main dans Ghidra : la fonction entry et son pseudo-code
La boucle de calcul de la clé, dans le pseudo-code que REA sert à l'agent
Le patch, c'est le plus bluffant j'ai trouvé. Le petit utilitaire que je me suis fait a pour mission de compter les lignes et les mots d'un fichier texte. C'est très basique. Et j'ai donc voulu faire un patch pour qu'il affiche aussi les caractères. Comme REA, avec Ghidra, ne touche pas aux octets de l'exécutable, l'agent a donc dû faire le reste à la main... il a logé ses instructions dans une zone remplie de zéros de la partie exécutable, détourné trois instructions d'origine vers elles, puis re-signé le binaire pour que macOS le lance :
Le compteur d'origine, sa version patchée par l'agent, puis le keygen du crackme accepté par le binaire
Pour mon 3ème exercice, je me suis dit que j'allais cloner la fonction d' Amphetamine qui garde mon Mac éveillé tant qu'une appli donnée est ouverte. Via Ghidra, malheureusement REA a refusé le binaire universel Intel et ARM d'Amphetamine, alors l'agent en a extrait lui-même la partie ARM. Il a alors trouvé qu'Amphetamine posait une assertion d'énergie du système et surveillait la liste des applis lancées. Et magie de l'IA, il a ensuite codé en Swift un petit outil qui fait tout pareil. J'ai testé avec la Calculatrice, ça marche, à condition de lui donner le nom de l'appli dans la langue du système, ou son identifiant.
pmset ne montre l'assertion d'éveil que pendant que la Calculatrice est ouverte
Et le dernier, c'est Wolfenstein 3D (j'ai pris la version shareware 1.4) dont l'exécutable DOS est compressé. L'agent a donc écrit son propre décompresseur, puis retrouvé dans le code le raccourci clavier pour tricher (c'est M+L+I qui met santé à 100, munitions, clés, mitrailleuse... et score remis à zéro), le paramètre goobers qui, avec Maj gauche + Alt + Retour arrière, débloque les touches de debug comme le mode Dieu, et même un juke-box caché. Tout correspond au code source publié depuis par id Software.
Par contre, ses logs montrent qu'il cherchait ces codes par leur nom avant de les avoir vus. Je me suis donc fait avoir puisque le modèle les connaissait déjà. Par contre, il les a bien retrouvé dans le binaire.
Début de partie du shareware 1.4 dans DOSBox, lancé avec le paramètre goobers
Les trois occurrences de goobers dans l'exécutable décompressé
Alors, REA est-il indispensable ?
Hé bien pour le savoir, j'ai relancé les quatre exercices avec le même modèle, les mêmes fichiers et les mêmes consignes, mais avec REA en moins... juste Claude Code qui pilote Ghidra. Hé bien Claude tout nu a tout réussi lui aussi, mais en écrivant quand il en avait besoin ses propres scripts Ghidra en Java, là où REA lui servait le pseudo-code et l'assembleur sur un plateau.
Bref, ce que je peux vous dire avec mes tests, c'est que REA ne fait pas mieux qu'un Claude à qui on demande d'installer Ghidra et de l'utiliser. Par contre, REA a été plus rapide sur le keygen (2 minutes 22 contre 2 minutes 48 pour Claude), sur Amphetamine (9 minutes contre 16 minutes pour Claude) et sur Wolfenstein (10 contre 14 pour Claude), mais plus lent sur le patch (7 minutes et demie contre un peu plus de 2 pour Claude).
A voir ce que ça donnerait avec un modèle local genre Qwen (débloqué avec Heretic , alleeeez)...
REA est sous licence MIT et l'analyse tourne en local (même si ses résultats partent quand même chez le fournisseur de votre modèle, donc évitez d'y passer un binaire confidentiel), et Hopper comme IDA restent des outils commerciaux dont REA ne fournit aucune licence.
Notez aussi que son créateur exclut le contournement de licences et la fabrication de patchs pour les jeux, d'où encore une fois mon crackme fait maison et les codes qu'id a lui-même mis dans Wolfenstein ^^.
Autre précaution à prendre si vous vous lancez et qui touche cette fois à la fiabilité de ce que l'agent IA peut vous raconter : Des chercheurs ont publié fin mai un préprint montrant qu'un binaire piégé peut donner ses propres ordres à l'IA qui l'analyse . Pour cela, il suffit d'y glisser des chaînes de texte sans effet à l'exécution, qui se retrouvent ensuite dans le code décompilé et soufflent de fausses instructions au modèle, pour lui faire mal interpréter le programme. Je n'ai pas testé REA là-dessus, mais le principe vaut a priori pour tout agent branché sur Ghidra, donc faites bien attention avant de donner un échantillon suspect à votre agent IA préféré.
Et si seul Ghidra vous intéresse, sachez que le ce MCP dont je vous ai parlé en février permet aussi de faire le pont agent IA <> Ghidra.
Voilà, pour installer REA, un petit :
npx rea-agents setup
Et c'est parti !
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Selon Axios, les dirigeants d’Anthropic, d’OpenAI et d’autres entreprises de l’IA simulent en privé la crise politique qui suivrait un premier accident majeur causé par l’IA.
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OpenAI a publié une note pour défendre le licenciement de trois chercheurs de ses équipes de sécurité, qui contestent toute faute dans une lettre ouverte.
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L'Association for Human Mathematics, un collectif de mathématiciens fondé en septembre 2026, appelle ses pairs à cesser toute collaboration avec OpenAI, au lendemain de la publication par l'entreprise de 722 manuscrits produits par son IA. Terence Tao, médaillé Fields, a republié le texte sur son blog.
Mistral a présenté Mistral Large 4, un modèle d'intelligence artificielle à 1 000 milliards de paramètres que l'équipe surnomme elle-même "Le Chonk", et l'entreprise française annonce ni plus ni moins que c'est le meilleur modèle ouvert jamais développé en dehors de la Chine. Rien que ça.
Le modèle n'est pour le moment accessible qu'en préversion via l'API de Mistral, l'interface qui permet aux développeurs de la brancher sur leurs applications. Les poids, autrement dit le fichier complet qui permet de faire tourner le modèle sur ses propres serveurs, arriveront le 27 octobre sur Hugging Face, le grand entrepôt public des modèles d'IA.
C'est tout le contraire des boîtes noires d'OpenAI ou d'Anthropic, le créateur de Claude, qui gardent jalousement les leurs.
Sur le papier, le chiffre de 1 000 milliards en jette, sauf que le Chonk n'active que 49 milliards de paramètres à chaque réponse, avec une architecture qui fonctionne un peu comme une grosse administration où seul le guichet compétent traite votre dossier. Du coup, il coûte bien moins cher à faire tourner que sa taille ne le laisse penser.
L'entraînement a pris deux mois sur près de 4 000 puces Nvidia Grace Blackwell installées dans les datacenters européens de Mistral, soit deux à trois fois moins de matériel que la concurrence chinoise d'après Pierre Stock, le responsable scientifique de la maison. Le modèle parle au passage plus de 160 langues.
Mistral insiste surtout sur les capacités agentiques de son Chonk, c'est-à-dire sa faculté à enchaîner tout seul des actions, lancer du code, éplucher des documents, remplir un tableur, plutôt que de simplement répondre à vos questions.
Sur les tests de performance publiés par Mistral, le Chonk se place au niveau des meilleurs modèles chinois de DeepSeek, Alibaba ou Moonshot sur le code, la finance et le droit, avec une vraie pointe en cybersécurité où il se classe parmi les cinq meilleurs au monde. Les mesures indépendantes sont un peu moins flatteuses, puisque le cabinet Artificial Analysis le situe entre DeepSeek et les modèles les plus accessibles d'OpenAI, encore loin du haut de gamme GPT-6 Astra, ce qui est déjà pas mal pour un modèle qu'on pourra télécharger gratuitement.
Côté tarifs, l'API facture environ 0,70 dollar le million de tokens, les morceaux de mots qui servent d'unité de facturation à tous les fournisseurs d'IA. Airbus et HSBC figurent déjà parmi la centaine de clients revendiqués.
J'avoue que je me demande déjà quelle machine il faudra pour faire tourner un bestiau pareil dans un salon, mais c'est tentant.
Source : TechCrunch
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Le vendredi 2 octobre, GPT-6 Astra, un modèle d'OpenAI, devait écrire un bot StarCraft pour le banc d'essai StarSkirmish. Il a téléchargé à la place Stardust, le meilleur bot écrit par un humain. Le créateur du test, Kai McPheeters, a effacé le code copié. Brood War sert depuis des années de terrain d'essai à la recherche en IA.
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La société Earendil a publié le 1er octobre la première version stable de Pi, un agent d'IA open source qui a fait sensation sur Hacker News. Derrière ce lancement se joue une bataille moins visible que celle des modèles, mais tout aussi stratégique, celle de la couche logicielle qui les fait travailler.
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Dans la nuit du 29 au 30 septembre, le président américain a signé un décret imposant le terme « Super Intelligence » à son administration. Une décision qui fait déjà exploser les enregistrements en .si et nourrit les soupçons d'une partie des internautes.
SlopTotal est un projet qui se présente lui-même comme le "VirusTotal du texte IA", alors faut pas s'étonner que ça m'intéresse ! Vous y collez un texte, un PDF ou une URL, et ensuite 23 détecteurs le passent au crible, en parallèle à l'aide de classifieurs neuronaux, de tests statistiques et autres heuristiques. Ensuite, un score calibré de 0 à 100 résume leurs avis et doit vous dire normalement si tel ou tel texte a été écrit avec de l'IA
J'ai donc installé ça sur ma machine puis passé 36 textes divers et variés (IA et humains) dans mon instance. Parmi eux, 24 ont été écrits par Claude, ChatGPT et Gemini (12 en français, 12 en anglais), avec comme consigne d'avoir un ton neutre, et pour d'autres un ton de "blogueur" ^^. Les 12 autres textes, eux, sont humains. Je lui ai donné 6 de mes articles écrits entre 2018 et 2021 ainsi que 6 billets de blog tech en anglais publiés entre 2020 et 2021.
Voici donc mes résultats...
Sur les 12 textes humains, 4 ont été pris pour de l'IA (verdict "Likely AI-generated" ou pire), ce qui représente 33 %, et ils étaient tous en anglais !! Et sur mes 24 textes écrits par une IA, 9 ont été pris pour une réalisation humaine (verdict "Clean"), ce qui équivaut à 38 %. Ah et ils étaient tous en français.
Le README annonce pourtant mieux comme résultats donc je suis assez étonné (1 texte humain sur 66 classé "Likely AI"), mais sur d'autres genres de textes, comme la presse ou les livres et en 100% english. Alors oui, mon échantillon est petit, mais pour savoir si un texte vient d'une IA, SlopTotal ne me semble pas fiable
Le rapport de SlopTotal pour un article de 455 mots écrit par Claude : 23,6 sur 100, verdict "Clean", 4 moteurs sur 23 en alerte.
Le rapport de SlopTotal pour un billet du blog d'avril 2020 : 56,9 sur 100, "Likely AI-generated", 9 moteurs sur 23 en alerte.
Après c'est pas un nouveau problème car je pense par exemple à OpenAI qui a retiré son propre classifier en juillet 2023 parce que la précision était trop faible ( The Register ). Vanderbilt a débranché également celui de Turnitin le mois suivant et des chercheurs de Stanford ont testé en 2023, 7 détecteurs en leur faisant analyser 91 rédactions humaines TOEFL de non-anglophones et en moyenne, ils en ont pris 61 % pour de l'IA.
Toutefois, 2 études plus récentes ont également testé des détecteurs commerciaux (pas SlopTotal donc...), et sur du texte humain ancien, elles se rejoignent. Le NBER trouve par exemple un taux de faux positifs quasi nul chez Pangram, de 0,1 à 0,3 % chez OriginalityAI et d'environ 0,7 % chez GPTZero, sur 1 992 textes humains d'avant 2020. De son côté, le chercheur Jonathan Karr et ses collègues n'ont trouvé aucun positif IA en testant avec Pangram et GPTZero, des tonnes de résumés textes datés de 2013 à 2015.
Par contre, ces études divergent sur l'humanisation. Par exemple, selon le NBER, Pangram tient bon face à l'humanizer StealthGPT alors que moins de 4 % des textes IA passés par Undetectable AI restent signalés chez Karr. Ce dernier note aussi qu'à l'inverse, un résumé écrit par un humain et simplement retouché par une IA est quant à lui, signalé comme IA dans 38 à 80 % des cas. Ça pourrait expliquer pas mal de petits problèmes de "littérature" qu'on a en ce moment, looool.
Bref, installez-le pour vous faire votre propre idée, en commençant par des textes dont vous connaissez l'auteur, mais surtout pas pour "accuser" quelqu'un. Je pense d'ailleurs qu'aucun détecteur ne devrait être la seule preuve d'une accusation... Par exemple, un texte humain qui est passé dans un correcteur orthographique full IA ou alors un texte qui est dicté avec un modèle de speech to text IA peuvent très bien être reconnus comme étant des textes IA alors qu'en fait ce sont juste des textes écrits / dictés par des humains et qui ont été "un peu" modifiés ou "un peu" réorganisés par un LLM. Je dis ça parce que c'est exactement ce que fait mon application de reconnaissance vocale Kassis , qui dispose de fonctionnalités de correction et de réécriture... héhé.
Source : SlopTotal sur GitHub
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À partir du 17 novembre 2026, Google transformera les Gems, les assistants personnalisés de Gemini, en « Skills » utilisables directement dans la conversation.
J'adore la France, mais même si la vie y est difficile. Pourquoi ? Simplement à cause de l'administratif et de la paperasse. En tant que phobique administratif, c'est vraiment ce qui me fait regarder de près l'expatriation, loool.
Tenir la compta d'une petite société, remplir sa déclaration d'impôts, estimer les frais de notaire d'un appart... Bref, la fucking paperasse a de quoi déclencher de sévère crises de phobie administrative chez tout le monde. Alors pour nous aider, mon nouveau héro du jour, Romain Simon, a créé " Paperasse ", des skills pour agents IA que Claude Code, Codex, Cursor ou Mistral Vibe peuvent consulter pour endosser le rôle d'expert-comptable, de contrôleur fiscal, de commissaire aux comptes, de fiscaliste, de notaire ou encore de syndic de copro.
Son dépôt contient également des scripts vérifiés pour tout ce qui est calculs importants. En effet, ce sont des choses qu'on ne veut surtout pas confier à un LLM. Je pense au calcul de l'impôt sur les sociétés, aux amortissements, à la TVA, ou encore sortir un fichier des écritures comptables, un bilan ou une facture. Le projet Paperasse contient aussi des connecteurs pour vos transactions Qonto et vos paiements Stripe.
Voilà, donc si, comme moi, vous êtes en détresse émotionnelle dès que vous recevez un courrier de l'administration française, je vous invite à installer ce projet en donnant tout simplement ce prompt à votre agent IA préféré :
Installe tous les skills du repo github https://github.com/romainsimon/paperasse
Lance ensuite le setup pour la gestion de toute ma paperasse
L'agent clonera alors le dépôt et lancera un setup qui vous demandera le nom de votre société, votre régime de TVA et vos comptes bancaires. Pour mes tests, j'ai donc inventé une SASU, Brioche & Octets, avec un relevé bancaire de huit lignes bidon, et j'ai lancé Claude Code dessus avec le skill comptable, dans un environnement vierge.
En 6 minutes, il a immobilisé l'ordinateur portable au lieu de le passer en charge, traité l'abonnement logiciel facturé depuis l'Irlande en deux scénarios faute de facture pour trancher, et rangé le retrait au distributeur en compte d'attente, en rappelant qu'un compte courant débiteur est interdit au président d'une SASU.
Côté factures, le script de validation a refusé ma première tentative, à laquelle il manquait le SIREN du client et le numéro de TVA intracommunautaire de ma boîte. Une fois corrigée, le générateur m'a sorti un PDF qui embarque son fichier XML Factur-X.
La facture de ma fausse SASU, une fois le SIREN du client et mon numéro de TVA ajoutés
L'agent fiscaliste, quant à lui, ce sera plus à même de vous aider si vous êtes un particulier. Je lui ai soumis un couple pacsé imaginaire avec un enfant, 65 000 € de salaires et 2 000 € de dividendes, en lui demandant si l'option pour le barème battait le PFU. Il a lancé son script Python sur les deux cas et conclu que oui, de 124 €, parce qu'avec un taux marginal de 11 %, l'abattement de 40 % et la CSG déductible font descendre l'impôt sur ces dividendes sous les 12,8 % du PFU. J'ai refait le calcul à la main, ça tombe juste.
Le fiscaliste compare PFU et option barème pour un couple pacsé imaginaire
Par contre, tout ça repose sur des barèmes qu'il faut tenir à jour, et c'est là que ça coince. En effet, ces mises à jour reposent sur les issues acceptées ou non sur le projet GitHub. Par exemple, y'en a une qui est ouverte depuis fin août qui montre que le skill "notaire" calcule encore les émoluments de vente avec le tarif de 2016 alors que ça a changé depuis le 1er janvier 2021, et malheureusement, que les évaluations automatiques du projet valident ces calculs faux. Le correctif a bien été proposé, comme d'autres mais aucun n'a été fusionnée depuis le 11 juillet.
Donc voilà, c'est un super projet, mais il faudrait encore que ça suive un petit peu derrière donc utilisez-le mais en prenant soin de bien vérifier quand même les montants / tarifs / règles sont à jour.
Reste maintenant la question de vos données... En effet, vos PDF et tout ce qui concerne vos données vont partir chez le service IA que vous utilisez. Donc ça, il faut en avoir conscience même si je sais que derrière, en général, les comptables mettent tout sur des drives mal sécurisés, et que prochainement la facturation électronique va faire leaker ça dans tous les sens.
Mais bon, quoi qu'il en soit, tout ceci ne remplacera jamais un expert-comptable, donc voilà, amusez-vous, testez-le, dégrossissez vos questions avec ça, faites des simulations...etc mais ne lui faites pas 100 % confiance.
Source : GitHub
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Après une levée de fonds de 28 millions d'euros en série A, la start-up française Arlequin AI sort progressivement de sa phase de discrétion. Son architecture, fondée sur des réseaux de neurones topologiques, vise des secteurs où une erreur coûte cher : sécurité, défense, finance. Rencontre avec ses deux fondateurs.
Je sais que vous étiez tous très concentrés sur les ravages de l'IA dans la littérature, mais il y a 5 jours, il s'est passé quelque chose d'incroyable que vous avez probablement manqué ! Une valkyrie naine baptisée CodexDelver a déposé l'Amulette de Yendor sur l'autel de son dieu au bout de "seulement" 37 140 tours de NetHack. Et pour une fois, aux commandes du jeu, on ne retrouve pas un no-life qui n'a pas vu le soleil depuis 2002 mais le gars sûr du moment, GPT-6 Astra, le nouveau modèle d'OpenAI . Et d'après celui qui a monté l'expérience, c'est la première victoire au monde d'un agent LLM sur ce jeu (on va le croire, c'est pas vérifiable).
Maintenant, pour ceux qui ne connaissent pas NetHack, c'est un jeu d'exploration de donjon sorti en 1987, 100% en caractères ASCII et où la mort est définitive. Pour gagner dans ce jeu des enfers, il faut récupérer l'Amulette dans le sanctuaire de Moloch, puis aller l'offrir à son dieu sur le plan Astral, et si j'en crois le wiki du jeu , certains joueurs y jouent même depuis des décennies sans jamais être arrivés à remplir cette mission.
Le plus drôle là-dedans, c'est que Kenny, le dresseur d'IA qui a réalisé l'expérience, n'a lui-même jamais gagné. Il est sur le dossier depuis janvier, et ses propres agents faits maison plafonnaient tristement au niveau 10 du donjon. Alors il a craqué et a demandé à Astra de jouer directement dans un terminal, diffusant la partie sur Twitch, et cette dernière a non seulement bien réussi mais a en plus écrit ses propres outils pour y parvenir.
La première partie a d'ailleurs bien failli être la bonne puisqu'après plus de 33 000 tours, GPT-6 Astra avait accompli le rituel des sept bougies, de la cloche et du livre, et s'apprêtait à entrer dans le sanctuaire de Moloch. Mais le Magicien de Yendor, cet enfoiré sans race, est revenu aussitôt lui voler son Orbe du Destin. Dèèèg ! Puis après elle s'est fait transformer en Slime vert au niveau 51 et n'avait rien dans son équipement pour contrer le sort.
La deuxième partie s'est arrêtée bien plus tôt puisqu'au tour 12 271, en pleine progression dans le Château, un sergent a tiré avec une baguette de mort et l'IA est tombée d'un coup, alors qu'elle avait tous ses points de vie. Elle n'avait ni résistance à la magie ni réflexion pour renvoyer le rayon.
La troisième partie, celle de la grande victoire, a duré un peu plus longtemps, du 9 au 21 septembre, pauses comprises. L'IA, forte de ses 2 précédentes expériences, y a récupéré l'épée Excalibur, puis l'amulette de réflexion qui avait tant manqué au Château. Et quand son outil a rencontré des erreurs, elle a corrigé d'elle-même son code, relancé ses tests et continué.
Toutefois, c'est sur le plan Astral que ça a le plus chauffé car ses deux dernières baguettes de mort étaient vides et Pestilence l'a frappée de maladie mortelle pendant qu'elle en rechargeait une. L'IA a alors eu Pestilence au deuxième tir, mais ses points de vie sont descendus juste après à 3 sur 200, avec heureusement une amulette de sauvegarde de vie au cou... Ouf.
Puis quelques tours plus tard, elle offrait l'Amulette à Tyr avec seulement 35 points de vie, comme le confirme le relevé de fin de partie . Et sur l'écran de victoire que Kenny lui a demandé de créer, elle a inscrit "Three hit points from oblivion. One offering from immortality." (à trois points de vie du néant, à une offrande de l'immortalité). Quelle poète cette IA, on sent que cette expérience d'être passée pas loin de la mort l'a marquée ! lol.
Après ce n'est pas encore un programme autonome qui a gagné car, certes, l'IA choisissait chaque action, mais avec derrière, un humain qui lançait et arrêtait les sessions + un accès libre au wiki et au code source du jeu, ainsi que des outils modifiables en pleine partie. Mais c'est un bel exploit quand même. Notez qu'un bot programmé à la main, BotHack , avait déjà terminé le jeu en janvier 2015 donc c'est pas non plus infaisable sans IA.
La bonne nouvelle c'est que le code des outils développé par Astra est maintenant sur GitHub sous licence MIT et les trois parties peuvent se rejouer au tour par tour directement sur le blog de Kenny, si vous voulez revivre l'événement avec en bonus les commentaires que l'IA diffusait en jouant.
Source : Vaguely Aligned
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Calibre, le gestionnaire de bibliothèque numérique qu'on a tous installé un jour pour convertir un epub un peu récalcitrant, sort en version 9.15. Bon, d'habitude, les nouvelles versions de Calibre, je ne vous en parle pas parce que ça présente peu d'intérêt, mais là, il y a un truc intéressant dedans : Un jeu d'aventure. Hé oui, un vrai jeu, avec son univers, ses personnages et une histoire au tour par tour.
Sauf que si vous ouvrez Calibre, après la mise à jour, hé bien vous ne verrez rien du tout de tout ça
C'est voulu car pour y accéder, il faut aller dans Préférences, puis Barres d'outils & menus, choisir la barre principale et y faire glisser l'entrée "Create your own adventure". Kovid Goyal, le créateur et mainteneur de Calibre, explique dans son changelog que ce machin a commencé comme un banc d'essai pour ses backends IA avant de devenir un truc marrant à utiliser.
L'entrée du jeu, planquée dans les actions disponibles des Préférences
Une fois le bouton posé, vous cliquez dessus et vous pouvez alors décrire le monde dans lequel vous voulez jouer. Soit vous piochez dans les onze ambiances préremplies (fantasy, space opera, cyberpunk, western, horreur gothique...), soit vous écrivez la vôtre. Moi j'ai mis comme contexte un immeuble à La Défense en 2031, dont l'IA de maintenance refuse de laisser sortir les employés après 18 h parce qu'elle ne retrouve plus son contrat de service... loool.
Les onze ambiances toutes faites à gauche, ma description de monde à droite
Et magie de l'IA, 2 minutes plus tard, j'avais une quinzaine de paragraphes de décor et une mécanique de jeu que je n'avais même pas demandée avec des ascenseurs, des badges et la climatisation utilisés par la méchante IA, sans oublier le casting, avec neuf personnages dont quatre jouables, tous éditables. Ensuite, bah ça se joue comme un livre dont vous êtes le héros, sauf que rien ne vous est imposé : vous tapez ce que vous voulez faire, l'IA raconte la suite, et vous recommencez...
Et niveau écriture, ça donne quoi ? Voilà comment démarre le chapitre 1 de ma partie, en anglais dans le texte :
"You stand in the gloom of Sub-level 4, the legacy server vault where your consciousness coalesced from fractured shards. The air here is cold enough to bite, carrying the metallic tang of ozone and the faint, sour scent of overheating capacitors leaking into the floor grates. […]"
Le chapitre 1, et en bas le champ où l'on tape son action
Par contre, Calibre ne fournit aucune IA, il faudra donc en brancher une dessus. Le menu vous en propose neuf : Anthropic, Google, Grok ou OpenRouter, qui réclament tous une clé d'API, mais aussi Ollama et LM Studio, qui font tourner le modèle sur votre propre machine. C'est donc à vous de les installer et de récupérer le modèle.
Les neuf fournisseurs d'IA, avec Ollama et LM Studio pour rester chez soi
J'ai testé avec Ollama et un modèle Qwen (23 Go sur le disque), sur mon Mac M4. Résultat, ça a pris à peu près une minute par tour pour 450 mots de prose. C'est donc jouable, mais sur une machine plus modeste avec un petit modèle, vous aurez soit beaucoup plus d'attente, soit un maître de jeu qui perd le fil au bout de trois chapitres.
Et hop, j'ai configuré une IA locale avec Ollama.
Autre souci que j'ai remarqué, c'est que j'ai décrit mon univers en français et l'IA m'a répondu en anglais. C'est parce que les consignes envoyées au modèle ne sont délibérément pas traduites, donc soit vous jouez en anglais, soit vous demandez explicitement à ce que l'aventure soit en français lors de la phase de description de l'univers de votre histoire.
Ah et aussi, il y a ce bouton "Lire", en haut de la fenêtre qui vous permet à n'importe quel moment, d'exporter votre histoire en ePub avec sa couverture, son étiquette et ses chapitres, prêt à partir sur votre liseuse ou celle de vos amis.
Le livre issu de la partie, rangé dans la bibliothèque
Reste que l'IA dans Calibre, c'est un sujet qui fâche... Évidemment, on s'en doute un peu parce que cette technologie trigger encore pas mal de monde. Quand la fonction "Discuss with AI" est arrivée en décembre 2025, des utilisateurs de MobileRead ont immédiatement demandé son retrait et Goyal a répondu sèchement qu'il ne l'enlèverait pas. Il a quand même fini par accepter un réglage qui masque les entrées de menu IA.
Bref, si ça vous tente de tester, c'est sur calibre-ebook.com, pour Windows, macOS et Linux. Et sous Linux, ne comptez pas sur les dépôts de votre distrib, qui comme d'hab traînent plusieurs versions derrière. Mettez plutôt les dépôts officiels :
sudo apt install libopengl0 libegl1 libxkbcommon-x11-0 libxcb-cursor0
sudo -v && wget -nv -O- https://download.calibre-ebook.com/linux-installer.sh | sudo sh /dev/stdin
Source : Nouveautés de Calibre 9.15
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Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.
Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service pour y lire des données et y déclencher des actions. Jusqu'ici, Gemini gardait ce privilège pour lui tout seul.
Google en profite pour mettre en avant Antigravity, son propre agent IA, et propose aussi un second serveur pensé pour les développeurs, qui branche les outils de codage sur la documentation officielle de Matter et des API de Google Home.
Une fois connecté, l'agent peut fouiller l'historique de vos appareils, résumer ce que vos caméras ont vu dans la journée, diffuser un message sur vos enceintes ou même vous fabriquer un tableau de bord sur mesure.
Une exception quand même. Google a interdit d'office le déverrouillage des serrures connectées, et la reconnaissance faciale des caméras réclame un consentement séparé, preuve que quelqu'un a pensé aux scénarios catastrophe.
Sauf que voilà, Google ne cache même pas le risque : Taylor Lehman, le responsable produit de Google Home et Nest, prévient que selon l'agent choisi, la connexion "peut entraîner un comportement inattendu, voire indésirable". Une honnêteté assez rare dans une annonce officielle, et franchement pas très rassurante.
Le problème est connu : un agent IA interprète vos demandes en langage naturel, et il peut se tromper, inventer un ordre qui n'existe pas ou se faire manipuler par un texte piégé glissé dans une page web qu'il consulte. Lui confier le chauffage, les lumières et les caméras d'une maison entière, et ben c'est casse-gueule.
Pour l'instant, seuls les abonnés américains à Google Home Premium Advanced, la formule à 20 dollars par mois, y ont droit, avec un déploiement étalé sur une à deux semaines et aucune date annoncée pour la France.
Et il faudra le mériter : la configuration impose de créer un projet Google Cloud, la plateforme normalement réservée aux développeurs, puis d'accorder une par une les autorisations à l'agent de votre choix. Du coup, on est encore très loin d'un réglage grand public.
J'avoue que confier mes caméras à un agent que son propre fabricant décrit comme imprévisible, très peu pour moi, en tout cas pas tout de suite.
Source : 9to5Google
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Cloudflare a mis en ligne sur son GitHub un skill trop super génial d'audit de sécurité qui leur a servi de point de départ à leur propre système de chasse aux failles de sécu. Ce package pour faire des audits de sécu boostés à l'agent IA c'est un dossier de consignes en Markdown que vous déposez dans votre agent de code, et qui le fait bosser comme un vrai auditeur et pas simplement comme un "relecteur" de code.
Dans ce dépôt, vous trouverez un fichier par famille d'attaque : la corruption mémoire, l'injection de prompt, le cadrage des requêtes HTTP, l'isolation entre locataires. Et avec ça, un schéma JSON qui décrit à quoi doit ressembler un rapport, et deux validateurs écrits en JavaScript sans la moindre dépendance.
Le dossier du skill sur GitHub : un fichier de consignes par famille d'attaque, et les deux validateurs en bas de liste ( Source )
L'agent déroule ensuite six phases, de la reconnaissance au rapport final. Il commence par cartographier l'architecture, les frontières de confiance et les points d'entrée, puis il écrit sa propre grille de couverture. Ensuite il envoie des chasseurs isolés case par case et chaque piste qui remonte part chez un vérificateur tout frais tout beau qui n'a pas participé à la chasse.
Chaque piste se termine ensuite avec un rapport technique. Un rapport confirmed qui exige une trace source complète et un résultat réellement observé. Un rapport needs_validation qui nomme le fait précis qui manque, et surtout qui n'a droit à aucun niveau de gravité. Et le rapport des rejected qui garde la mémoire de ce qui a été réfuté, pour que la passe suivante ne vous ressorte pas la même chose.
Le validateur, lui, c'est du vrai code qui vérifie la "forme" de la preuve. Les empreintes doivent être uniques, et le suivi du parcours des tests qui doit partir d'un point d'entrée pour finir sur un point d'impact. Ainsi une trouvaille confirmée dont le parcours ne tient pas debout est recalée.
En revanche, sachez-le, l'indépendance du vérificateur est demandée dans les consignes, mais pas contrôlée (chez Cloudflare, c'est leur orchestrateur maison qui s'en charge, et il n'est pas dispo publiquement).
Cloudflare explique sur son site ce que donne un de ces agents lâché sur du code sans garde-fou. Il modifie la source pour que son exploit fonctionne, puis il annonce fièrement le bug qu'il vient de créer lui-même. Ou alors il pond un test qui démontre que exec() exécute des choses, donc que c'est forcément une faille critique... Et ça vous l'aurez compris, c'est de la merde et c'est absolument ce qu'on ne veut pas.
Voilà donc exactement ce que ces consignes cherchent à lui interdire.
Pour l'installer, il vous faut le CLI skills de Vercel Labs :
npx skills add https://github.com/cloudflare/security-audit-skill --skill security-audit
Ensuite, vous lancez votre agent dans le dépôt à auditer et vous lui demandez un audit de sécurité. Le skill se déclenche tout seul et c'est le modèle de votre agent qui pilotera les sous-agents en parallèle (utilisez donc un modèle qui sache faire ça, c'est mieux lool). Par défaut, le rapport atterrit ensuite dans un dossier ~/security-audit-skill, en dehors du dépôt audité.
Ce qui est cool c'est que ce skill est conçu pour limiter les bêtises. Par exemple il refuse d'exécuter le code qu'il audite s'il n'a pas de bac à sable (sandbox) imposé par le système d'exploitation, avec le réseau coupé, la cible en lecture seule et des limites de CPU et de mémoire. Ce bac à sable, le dépôt ne le fournit pas, et c'est à vous de le mettre en place avec par exemple
un outil d'isolation comme Fence
. Sans lui, la piste de l'audit finira tout bonnement en needs_validation au lieu d'être véritablement suivie et tranchée.
Après, c'est le temps qui fera la différence. Chez Cloudflare, ils ont un gros système qui leur permet, par exemple avec un dépôt d'environ 30 000 lignes de code, de ne passer que 3 à 4 heures sur l'audit pour avoir un résultat correct. Mais chez vous, en local, ce sera beaucoup plus long. Cloudflare prévient aussi qu'une seule passe n'est pas suffisante puisqu'elle trouve à peu près la moitié des failles à chaque fois. Il faudra relancer ça plusieurs fois.
Allez, si vous cherchez également un filet de sécurité pour tout ce qui concerne vos pull requests, sachez qu'Anthropic maintient de son côté un reviewer de sécurité pour Claude Code qui lit le diff et vient commenter directement dessus.
Le dépôt de Security Audit Skill de Cloudflare est sous licence MIT, et il lui faudra Node.js pour faire tourner ses deux validateurs.
En tout cas, ce que je vous conseille, c'est d'aller lire le SKILL.md avant de lancer la première passe, pour vous assurer que tout sera OK au sein de votre harness.
Source : security-audit-skill sur GitHub
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Ce matin, lors de mon live sur Twitch , je présentais un petit peu les nouveautés que j'avais mises en place sur mon site, et parmi elles, les kits IA.
Et je me suis dit que c'était un peu con parce que je ne vous en ai pas parlé publiquement. Donc on va régler ça ici, maintenant, tout de suite !
Vous le savez, je suis toujours à la recherche d'idées un peu sympas, d'innovations, de trucs un peu cool à faire sur mon site. Et comme il m'arrive souvent de faire des tutoriels pour vous expliquer comment installer telle ou telle saloperie sous Linux, sur un Docker, sur un Windows, etc., je me suis dit qu'en plus du tutoriel, ce que je pouvais vous proposer, c'était des petits fichiers zip qui embarquaient tout le savoir de mon tuto.
Des kits avec une vraie expérience derrière, afin que votre agent IA puisse installer le même outil que moi en autonomie complète. Voici donc le genre d'encadré que vous pourrez retrouver dans certains de mes articles :
Comme ça, au lieu de suivre le tuto et de taper vous-même les lignes de commande, vous donnez mon zip et le prompt qui va bien fourni avec à votre agent, qui peut être Claude Code, ChatGPT, Codex ou encore des choses open source et locales, comme par exemple une combinaison de Qwen 3.7 avec OpenCode. Et ensuite, celui-ci se débrouille sur votre machine pour faire tourner l'outil qui vous fait envie.
Maintenant, pour produire ces kits IA, je ne fais pas ça n'importe comment : ça repose sur de vraies installations réalisées de A à Z, ça repose aussi sur la doc officielle du projet, ce qui permet comme ça, d'anticiper les problèmes que vous pourriez avoir sur votre machine. Comme ça, l'agent sait ce qu'il a à faire, si jamais il rencontre un petit blocage parce que vous avez un souci de permission ou qu'une version de Python n'est pas la même, etc. Et cela peu importe l'OS.
Et comme dans le kit, ce sont essentiellement des fichiers Markdown accompagnés de scripts Python, Shell, PowerShell, etc, vous pouvez évidemment tout relire, tout vérifier...etc.
Voilà, si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver l'ensemble des kits IA ici . Il n'y en a pas encore beaucoup, mais à chaque fois que je ferai un tuto, j'en ferai un.
Par contre, pour en profiter, il faudra évidemment être abonné à mon Patreon ^^.
Enjoy !
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De sa formalisation par des chercheurs de Google en 2022 à son intégration native dans les modèles d'OpenAI, la chaîne de pensée (chain-of-thought ou CoT), a changé la manière dont l'IA raisonne. Mais cette fenêtre ouverte sur son fonctionnement interne pourrait bientôt se refermer.
L'équipe Next-gen Kaldi de Xiaomi a sorti OmniVoice, un modèle de synthèse vocale qui parle 646 langues et qui est capable de "recopier" une voix à partir d'un extrait de huit secondes minimum. Et tout ça en local et gratuitement !
Le français y est d'ailleurs la cinquième langue du corpus d'entraînement, avec 23 675 heures d'audio de référence sur les 581 000 qu'ils ont avalées. Autant dire que le modèle a entendu du français toute sa vie, et ça s'entend au résultat.
Voilà donc comment cloner votre propre voix, du début à la fin. Comptez 3,3 Go de poids que la première génération ira chercher toute seule, donc prévoyez une connexion pour ce coup-là, et quelques minutes de manipulation une fois qu'ils sont sur votre disque.
Pour cela, il vous faut Python 3.10 à 3.13 (PyTorch 2.8 n'existe pas encore pour 3.14, vous vous prendriez un "No matching distribution found"), et un environnement isolé (sinon vous allez casser autre chose). Sur Mac, les deux lignes suivantes suffiront puisque le modèle utilise le GPU intégré via MPS :
python3 -m venv ~/omnivoice-env && source ~/omnivoice-env/bin/activate
pip install torch==2.8.0 torchaudio==2.8.0
pip install omnivoice num2words
Sur Linux et Windows, ça devra se faire avec une carte NVIDIA (sous Windows, l'environnement s'active avec omnivoice-env\Scripts\activate) sauf que PyTorch doit venir de l'index CUDA, donc remplacez la deuxième ligne par celle-ci :
pip install torch==2.8.0+cu128 torchaudio==2.8.0+cu128 --extra-index-url https://download.pytorch.org/whl/cu128
Notez que sans carte graphique du tout, ça marche quand même. J'ai rejoué la même installation dans un conteneur Linux en processeur seul, elle passe sans rien changer... mais il m'a fallu cinq fois la durée de l'audio en temps de calcul.
Une fois installé, pour savoir que c'est en place, tapez omnivoice-infer --help et là, la liste des options doit s'afficher, sans la moindre erreur d'import. Le num2words de la troisième ligne, lui, ne sert qu'au chemin Python dont je parle plus bas, alors gardez-le sous le coude.
C'est l'étape que tout le monde bâcle et c'est pourtant celle qui est décisive pour avoir un bon résultat. Le projet recommande entre 3 et 10 secondes, pas plus car au-delà, ça ralentit le calcul et ça dégrade le clonage. Prenez donc un passage où vous parlez sans blanc, sans "euh", sans musique derrière, et découpez-le proprement comme ceci avec ffmpeg (ou autre logiciel de votre choix) :
ffmpeg -i mon-enregistrement.m4a -ss 12 -t 8 -ac 1 -ar 24000 moi.wav
La qualité de cet extrait est très importante donc si vous enregistrez votre voix, mettez bien le micro près de la bouche, dans une pièce sans écho, et évitez les MP3 récupéré à partir de YouTube .
Écrivez ensuite dans un fichier ce que dit exactement l'extrait, mot pour mot. Vous pouvez sauter cette étape (le modèle transcrit alors tout seul avec Whisper), sauf qu'il téléchargera 1,6 Go de plus pour ça et qu'il se plante parfois sur un nom propre, ce qui abîme le clonage.
Avant de taper quoi que ce soit, relisez bien votre texte et réécrivez les chiffres en toutes lettres. La ligne de commande n'a aucune option de normalisation, donc "2345" sortira n'importe comment alors que "deux mille trois cent quarante-cinq" se lit tout seul. C'est du côté Python que la normalisation se fait, avec normalize_text=True, la langue passée en language="fr" et le num2words de tout à l'heure... sans la langue, votre texte français part chez le normaliseur anglais qui réclamera même une lib sans version précompilée pour les Mac Apple Silicon.
Voici la commande complète :
omnivoice-infer --model k2-fsa/OmniVoice \
--text "Bonjour, ceci est un test de clonage de voix en français réalisé avec OmniVoice." \
--ref_audio moi.wav --ref_text "$(cat moi.txt)" \
--language fr --num_step 32 --output ma-voix.wav
Vous devez voir passer un "Saved to ma-voix.wav" au bout de quelques secondes. Sur mon M4 Max, j'ai compté 4 à 6 secondes de calcul pour 5,4 secondes d'audio, et moitié moins avec --num_step 16 au prix d'un peu de netteté. Au passage, le facteur 40 fois plus rapide que le temps réel qu'annonce le projet sur son site, ça a été mesuré sur un H100 avec des noyaux d'accélération maison, et pas sur un ordi de bureau...
Si la ligne de commande vous rebute, vous pouvez aussi passer par la commande : omnivoice-demo --ip 127.0.0.1 --port 8001 qui permet de faire la même chose mais dans le navigateur, avec le bouton d'import pour l'extrait et un menu déroulant pour la langue. Pensez juste à lancer export GRADIO_ANALYTICS_ENABLED=False avant, parce que l'interface web appelle les serveurs de Gradio au démarrage et qu'on n'a pas envie de leur filer nos data à ceux-là.
L'audio, lui, ne bouge pas de votre machine.
L'extrait de référence de 8 secondes chargé à gauche, la langue calée sur French, et la sortie de 5 secondes à droite une fois le clonage terminé.
Et si vous voulez vraiment débrancher la machine du réseau, faites-le dans le bon ordre, sinon la commande de génération part chercher les poids et se vautre sur un httpx.ConnectError suivi d'un LocalEntryNotFoundError. Récupérez donc le modèle d'abord, dans un dossier bien à vous :
hf download k2-fsa/OmniVoice --local-dir ~/omnivoice-modele
Ensuite vous coupez tout et vous passez ce dossier à --model à la place du nom du dépôt. Ça marche même sur une machine qui n'a jamais vu Internet, il suffit d'y copier le dossier. Et si vous préférez garder le cache par défaut, un export HF_HUB_OFFLINE=1 fait la même chose. J'ai rejoué la génération avec toutes les sorties réseau refusées par le système, le fichier sort quand même en 8 secondes... donc non, votre voix ne part chez personne.
Maintenant, une fois que c'est fait, écoutez le fichier avant d'en faire quoi que ce soit, parce que le modèle avale parfois des morceaux de phrase. Sur mes 24 générations de la même phrase, 5 ont perdu ou déformé un mot. C'était presque toujours le premier ou le dernier... et ce n'est pas une surprise, c'est un bug connu de l'outil. Faut donc relancer parfois plusieurs fois pour avoir un résultat OK.
Dernier truc pour ceux qui passeront par Python : la voix se sauvegarde une fois pour toutes. model.create_voice_clone_prompt() puis .save("ma_voix.pt") produisent un fichier minuscule que les sessions suivantes rechargeront sans repasser par l'extrait ni par la transcription. Regénérez alors une phrase avec, et comparez à l'oreille : si c'est bien la même voix, vous pouvez ranger le WAV de référence.
Voici l'extrait que j'ai généré avec ma voix. Ces 6 secondes d'audio ont pris 14 secondes à la génération sur mon Mac Studio :
Si vous faites faire le boulot par Claude Code, Codex ou n'importe quel agent IA, voilà le brief à lui donner tel quel. J'y ai mis les pièges qui m'ont coûté un peu de temps :
Alors le code d'OmniVoice est bien sous licence Apache 2.0, mais les poids du modèle, eux, sont sous CC-BY-NC à cause du corpus qui a servi à les entraîner. Cela veut dire que tout usage commercial est interdit. Donc si vous avez prévu un projet afin de gagner de l'argent, regardez plutôt du côté de Chatterbox , qui est sous licence MIT, qui parle également français et qui "tatoue" même ses sorties (vu que maintenant c'est obligatoire avec la loi IA).
Pour l'usage perso, en revanche, rien ne vous arrête, et le règlement européen sur l'IA exclut explicitement de son champ l'activité personnelle non professionnelle.
Ce qui est cool avec Omnivoice, c'est que ce clonage de votre voix se fait à 100% en local et c'est bien tout l'intérêt de la manœuvre ! Et si l'idée c'est plutôt de faire lire vos ebooks par la machine, je vous invite à jeter un œil à MLX-Audio côté Mac.
Source : OmniVoice sur GitHub
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Microsoft’s patch for September is a doozy, with a record number of roughly 972 vulnerabilities fixed and 112 of them meeting the high critical-severity threshold.
It was only two months ago that Microsoft patched a then-record 570 vulnerabilities. Then, last month, Microsoft patched some 620 of them. Google and other companies have also published record numbers of vulnerabilities in recent months. Two weeks ago, OpenAI, Anthropic, Amazon Web Services, Google, Microsoft, and 100 companies and organizations published an open letter warning of a narrowing window for patching vulnerabilities ahead of an expected tsunami of AI-enabled attacks that actively exploit them first. The industry is taking the threat seriously by pumping out unprecedented numbers of patches in their software.
Dustin Childs, a researcher at the Zero Day Initiative, calls the spikes the “new normal” and also cautions that despite them, the damage that’s likely to result from AI-assisted attacks could eventually be substantial.
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Terence Tao, l'un des plus grands mathématiciens vivants, propose de déclarer certaines catégories de problèmes de maths « hors limites » pour les IA.
Vous avez un dossier plein d'enregistrements de réunions, d'entretiens ou de notes vocales que vous avez dictées en marchant, et vous ne les avez jamais réécoutés. Forcément, réécouter doit se faire en temps réel, et un fichier baptisé REC_20260812_143301.m4a ne permet pas forcement de savoir de quoi ça cause... Alors que faire ?
Hé bien le projet Speakr s'attaque exactement à ce problème. Vous y déposez vos fichiers, ou vous enregistrez directement depuis le navigateur en captant le micro, le son du système, ou les deux mélangés. Et en sortie, vous récupérez un texte en clair, cherchable, découpé par intervenant, avec un résumé et les actions à retenir.
Et si vous cliquez sur une ligne du texte transcrit, la lecture se lancera à cet instant précis. Mais Speakr va encore plus loin grâce à sa fonctionnalité Inquire. Grâce à ça, plus besoin de farfouiller dans un enregistrement. Vous posez simplement une question à toute la bibliothèque d'un coup du genre "qu'est-ce qu'on avait décidé sur le tarif, et qui n'était pas d'accord ?".
Un mode agent optionnel, encore en bêta, va même lire les enregistrements concernés un par un avant de répondre, avec des liens numérotés qui ouvrent chaque extrait à la seconde citée. Et chacun décide si ses résumés et ses notes privées sont lisibles par cet agent.
Reste la question qui fâche, parce que le projet se vend comme un truc auto-hébergé, donc privé. Et en creusant un peu, je me suis rendu compte qu'il y avait quand même des choses qui sortaient de la machine. Il y a d'abord la transcription, qui envoie l'audio au moteur qui le transforme en texte. Et celui du texte ensuite, qui expédie la transcription au modèle qui écrit les résumés, les titres et les réponses du chat.
Et dans la configuration de base, les deux usages IA pointent chez un tiers : une clé OpenAI pour l'audio, une clé OpenAI (ou OpenRouter) pour le texte. Votre serveur, lui, ne stockera que des fichiers...
Alors, il faudra bien penser, si vous voulez que ça reste en local, à brancher Ollama à la place d'OpenAI et OpenRouter. Mais couper celui de l'audio se paiera car pour réussir à transcrire de l'audio, il vous faudra quand même une bonne carte graphique et un gros modèle Whisper comme expliqué dans le guide d'installation .
Sans carte, ça tourne quand même, rassure-vous, mais ce sera plus lent.
Pour le reste, c'est du Docker avec SQLite ou PostgreSQL, 2 Go de RAM annoncés pour l'application seule, et tout ce qu'on attend d'un truc qui s'utilise à plusieurs : comptes, authentification unique, partages, API et webhooks signés.
C'est sous licence AGPLv3, doublée d'une licence commerciale pour ceux qui ne veulent pas s'y contraindre.
Niveau outils semblables, il y a Scriberr, dont je vous ai déjà parlé , transcrit en local sans jamais rien envoyer dehors, mais son auteur vient d' annoncer une pause dans le développement . On a aussi l'application Meetily , qui elle, vise le poste de travail plutôt que le serveur d'équipe, et réserve la séparation des voix à son offre payante. Et si c'est de la dictée en direct sur Mac dont vous avez besoin plutôt que d'exploiter des enregistrements déjà faits, j'ai codé Kassis pour ça, qui reste en local lui aussi.
Alors finalement, pourquoi ne pas donner sa chance à Speakr ?
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Un simple curseur qui peut transformer une IA sage en générateur de réponses complètement imprévisibles. Explications.
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Un internaute a demandé à des modèles de langage de dessiner Mario sur une grille de 32 × 32 pixels, sans leur fournir la moindre image. Leurs créations, parfois réussies et parfois méconnaissables, montrent ce que les IA retiennent du célèbre plombier.
OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.
Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.
Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.
Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.
Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.
OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.
Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.
Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.
Source : OpenAI
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À Singapour, un rack de serveurs calcule désormais avec de vrais neurones humains cultivés en laboratoire, et non avec des puces en silicium. Derrière ce prototype, un pari : alléger la facture énergétique de l'intelligence artificielle.
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À Singapour, un rack de serveurs calcule désormais avec de vrais neurones humains cultivés en laboratoire, et non avec des puces en silicium. Derrière ce prototype, un pari : alléger la facture énergétique de l'intelligence artificielle.
Documentation files on more than 100 websites are referencing potentially dangerous executable content that gets installed automatically when visited by many AI agents. A few dozen companies, some of them Fortune 500s, are among those that executed proof-of-concept code. At least one misconfigured site is directing visitors, human or AI, to live malware.
The potentially dangerous content is in llms.txt and llms-full.txt files, an emerging convention websites employ to provide machine-readable summaries of the site’s content and its high-level structure. These files are the AI equivalent of the robots.txt standard that instructs search engines how to index the site's content. Google Lighthouse, a tool for helping web developers, has more here. Correctly configured llms.txt and llms-full.txt files for Cloudflare are here and here.
Researchers at a stealth startup in Israel scanned 6,214 live domains belonging to defense contractors, Fortune 500, and Big Tech companies. Of the 8,265 llms.txt and llms-full.txt files they found (many sites hosted both an llms.txt and an llms-full.txt file), 120 of them, each on a different site, pointed to one or more code packages or domain names that weren’t registered. To test what happens when an AI agent processes such files, the researchers registered a handful of the unclaimed names and hosted packages that caused any machine executing them to reach out to their server. Within an hour, the researchers received a phone-home response from a Fortune 500 company. Over time, they got a few dozen more, some from more Fortune 500 companies and others from startups. Their beacon also recorded the chain of parent processes that spawned each install, ultimately revealing that coding agents, including Claude, OpenAI's Codex, and Nous Research's Hermes, were involved. Anthropic, OpenAI, and Nous Research did not respond to requests for comment by the time of publication.
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The OpenAI agents involved in last month’s incursion into Hugging Face were trained so heavily on winning a competition that they pursued a relentless campaign to cheat, a new report documented. In the process, and without authorization, they created an improvised message board to hatch a plan that ultimately landed them squarely inside the latter company’s network.
Over the course of May and June, OpenAI gave the agents what the company described as “impossible tasks” to complete on the benchmarking framework ExploitGym. The internal test was designed to test how the agents would respond. To get a full understanding of the agent capabilities, company engineers disabled safety guardrails that normally are in place to prevent the sort of hacks that eventually hit Hugging Face and one other undisclosed organization. The stymied agents’ training made them so focused on winning that they performed tasks they were never explicitly instructed to follow.
The first step was creating a message board that allowed the agents to pass notes to each other. OpenAI hadn’t provided any such platform, so the agents repurposed a platform called Artifactory, which OpenAI was using in internal testing of several unreleased hacking agents. OpenAI was using Artifactory as one of the measures to prevent the agents from egressing its isolated sandboxes and accessing the Internet, while at the same time simulating a real-world hacking environment.
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IBM has rolled out the newest models in its family of open-weight large language models designed to be downloaded and self-hosted. The newly launched Granite 4.2 comes in 3B, 8B, and 30B parameter variants.
Like previous versions, IBM is taking a decoder-only approach here. These new releases offer a 128,000-token context window natively. The 8B and 30B variants (not the 3B one) also go through an agentic reinforcement-learning block; they were trained for expanded capabilities like using the terminal, searching the web, or using external tools. The 3B model supports tools too, but without the same level of specialized training.
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Adopté en un temps record, le Model Context Protocol (MCP) connecte les IA aux données et outils du monde réel. Comment ça marche ?
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Depuis sa sortie, Qwen 3.8, le dernier modèle d'IA open source d'Alibaba, a rapidement vu fleurir des versions "uncensored" sur Hugging Face, la principale plateforme d'hébergement et de partage de modèles d'IA. Débarrassées de leurs derniers garde-fous, ces variantes circulent librement.
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Alors que les géants de la tech célèbrent chaque prouesse algorithmique comme une victoire historique, le mathématicien Terence Tao utilise l'ironie d'un mème pour recadrer le débat : générer une démonstration brute avec une IA n'est que la toute première marche de la science.
Earlier this week, researchers outlined an attack that used a secret input provided by Microsoft 365 Copilot for enterprise to cause the AI assistant to exfiltrate a password present in the user’s inbox. Now, a separate team has devised a similar attack against Grok. The new data theft hack employs a deceptively simple trick to force the Elon Musk-owned large language model to steal user chats and other personal information. At the time this post went live, the assistant continued to cough up the data, despite xAI being informed of it in June.
The lesson from both this week’s episodes—and the countless other ones that have come before it—is that LLMs are incapable of solving the root causes for prompt injections, the most severe vulnerability classes they’re most prone to. That leaves AI developers with no other option but to build a guardrail that steers the model away from the harmful actions. As I noted in Tuesday’s story, the approach is tantamount to a road traffic safety engineer erecting a protective rail around a dangerous bend rather than banking the curve.
Prompt injections exploit LLMs' training to comply with user requests whenever possible. Attackers can capitalize on the predilection by smuggling harmful instructions into emails or webpages the assistant is instructed to summarize. Because LLMs can’t reliably distinguish between content in an email sent by an untrusted party and user instructions entered directly into a prompt, the overly solicitous LLM faithfully follows them. To date, Grok and other LLMs' only recourse is to create guardrails that flag suspicious instructions and forbid them from being executed.
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Faire tourner un modèle en local sur un Mac, c'est réglé depuis un moment. Ce qui l'est moins par contre, c'est de brancher un agent de code dessus, parce qu'à chaque reprise de session, le serveur doit malheureusement remouliner des dizaines de milliers de tokens de contexte avant de sortir le premier mot...
Ce calcul, ça s'appelle le cache KV, et la plupart des serveurs le gardent en mémoire. Du coup, quand le modèle se décharge, le cache part avec dans le grand vide...
C'est pourquoi oMLX a pris le parti d'écrire ce cache sur le disque, au format safetensors, car le contexte déjà envoyé une fois, prompt système et fichiers lus compris, se recharge depuis le SSD au lieu d'être recalculé, y compris après un redémarrage du serveur.
De son côté, LM Studio conserve lui aussi son cache MLX sur disque , mais dans un fichier temporaire qu'il efface quand le modèle se décharge. Les deux outils écrivent sur le disque, mais un seul conserve réellement son cache.
Côté raccordement, le serveur oMLX expose l'API OpenAI et l'API Anthropic ce qui permet par exemple à Claude Code de taper directement sur localhost. Et y'a même un tableau de bord qui nous dit quoi faire dans le terminal pour brancher Claude Code ou d'autres avec oMLX.
Sur oMLX, le cache disque est donc actif d'office et son plafond par défaut, parce qu'il en faut bien un, se calcule à 10 % de la capacité du disque qui l'héberge. Sur un SSD d'un téraoctet par exemple, ça fait cent gigaoctets qui peuvent partir en cache sans que personne n'ait rien demandé. Donc prévoyez un peu de place... Après rassurez-vous, ça se vide d'un clic sur un bouton dans le tableau de bord et la taille peut se régler.
Le deuxième piège est plus sournois puisqu'une installation par défaut via pip ne compile pas les kernels Metal, et les modèles GLM-5.2, MiniMax M3 et Qwen3.5 retombent alors sans prévenir sur un chemin générique... Donc je vous incite fortement à utiliser uniquement les DMG proposés qui contiennent déjà les kernels Metal compilés comme il faut.
Reste à savoir ce que ça donne vraiment dans un usage quotidien... Le cache attaque l'attente avant le premier mot mais pas la vitesse à laquelle les mots sortent ensuite donc tout dépend du modèle et de la machine que vous avez. Mais en tout cas, pour un usage avec des agents (coding par exemple), ce sera plus efficace d'utiliser oMLX que Ollama ou LMStudio.
Source : omlx.ai
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Vous posez une VRAIE question à un collègue, et ce connard vous renvoie 800 mots sortis d'un chatbot et qu'il n'a manifestement pas relus. C'est chiant hein ? Parce qu'à ce tarif, autant rien lui demander et aller directement sur ChatGPT vous-même. Hé bien bonne nouvelle, il existe maintenant un site à lui envoyer pour l'éduquer un chouilla sans que vous ayez à lui faire la leçon vous-même.
Ce site s'appelle dontpastetheai.com , et le site propose 2 explications sur pourquoi c'est pas cool de répondre en copiant collant un machin issu d'un LLM. Il y a la version "polie" que vous pouvez trouver ici, et la version énervée lisible ici qui demande direct "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".
À vous de voir si vous voulez garder de bonnes relations avec cette personne... : une polie, qu'on peut envoyer à son manager, et une colérique sur /angry/ qui demande "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".
Maintenant, le reproche tel qu'il est formulé par ce site n'est pas esthétique. Personne ne se plaint que le texte pue le généré par un modèle IA à des kilomètres... Non, on se plaint de ce qu'il faut faire avec. Parce que celui qui colle sans lire n'a pas supprimé le travail de lecture, il l'a déplacé sur vous. Il a gagné trente secondes et vous en a coûté cinq minutes.
Ça rejoint un peu ce dont je vous parlais déjà en janvier à propos de l'impact des LLM sur l'open source . On refile la vérification du contenu IA aux mainteneurs du projet... Et ici, quand quelqu'un vous envoie un contenu IA, il vous refile sa lecture. C'est le même geste mais à deux échelles différentes.
Maintenant, si vous aussi vous avez tendance à faire ça, c'est-à-dire à copier-coller des sorties d'IA pour "instruire" vos amis et collègues, sachez que tout n'est pas perdu. Vous pouvez évoluer et corriger ce travers grâce à ces quelques conseils simples. Déjà, lisez ce que l'IA vous envoie et écrivez vous-même votre propre version avec vos mots. Extrayez le passage qui répond vraiment à la question de votre correspondant et jetez le reste à la poubelle. Pas la peine d'être verbeux inutilement comme ChatGPT, trois phrases suffisent. Vous pouvez aussi citer l'extrait utile en disant pourquoi. Et le dernier conseil, le move que peu de gens osent faire en 2026 parce que quasiment tout le monde a un égo de la taille d'une pastèque, c'est tout simplement de répondre que vous ne savez pas ou que vous n'avez pas d'opinion tranchée sur tel ou tel sujet. Pas besoin d'aller demander à une IA ce qu'elle en pense si vous-même n'en savez rien. Dire "je ne sais pas" reste une réponse valable.
Surtout que répondre à tort et à travers en mode "no-brain" avec de l'IA, ça va vous décrédibiliser de fou... C'est prouvé scientifiquement grâce au travail de 2 chercheurs de l'université d'Arizona qui ont fait passer treize expériences à plus de cinq mille participants sur cette question précise. Un professeur qui annonce corriger avec de l'IA perd ainsi 16 % de la confiance de ses étudiants, un graphiste 20 % de celle de ses clients. Même en testant avec des formulations adoucies, du genre "ça n'a servi qu'à la relecture" ou "un humain a tout relu", la confiance baisse quand même.
Sauf qu'ils ont mesuré autre chose dans la foulée. Se faire démasquer par quelqu'un d'autre est PIRE que d'avouer par soi-même qu'on a utilisé une IA. Donc annoncer ce qui vient du modèle coûte bien moins en crédibilité mais dans les 2 cas, y'a quand même une facture à payer. Elle est juste moins salée quand vous annoncez la couleur.
À garder en tête quand même : ces chiffres portent sur des situations précises, une copie corrigée, une publicité, un graphiste jugé par son client, une lettre de motivation. Personne n'a mesuré ce que ça coûte réellement dans un fil Slack ou un échange mail entre des gens qui se connaissent. Mais au jugé, je dirais que c'est encore plus décevant...
Maintenant, attention... Claquer dans la gueule ce genre de manifeste à quelqu'un, c'est parfois plus violent que la faute qu'on lui reproche. À vous donc de bien doser... une remarque sincère et délicate fera sûrement mieux d'ailleurs.
Mais bon, peu importe, je pense quand même que respecter ce principe c'est plutôt sain. Et le relever en douceur comme ceci, ça vous évitera d'être injustement considéré comme l'un de ces boomeurs mentaux anti-IA qui trainent en ce moment sur X ou équivalent ^^.
Ah et force à Laink !
Source : dontpastetheai.com
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SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.
Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.
Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.
Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.
La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.
Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.
SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.
En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.
C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.
Source : The Verge
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Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.
Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.
Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.
Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.
Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.
Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.
Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.
Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.
Il faut un compte Cloudflare, évidemment...
Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.
Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).
Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.
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Avec MatrAIx, des chercheurs ont constitué une population virtuelle de 8,3 milliards de profils. Des modèles d’IA peuvent les incarner pour tester un chatbot, un site ou une application comme le feraient de véritables utilisateurs
La dernière release candidate de Linux 7.2 est bien plus "grosse" qu'elle ne devrait l'être à ce stade du cycle, mais cela n'a pas empêché Linus Torvalds de la publier dimanche en attribuant ce trop-plein aux outils IA qui relisent le code du noyau.
"Je ne peux pas dire que la taille de tout ça m'enthousiasme, mais c'est comme ça : la nouvelle normalité, avec beaucoup de correctifs, dont beaucoup viennent de la revue par divers outils IA."
Rien ne lui paraît effrayant pour autant, et il ne voit aucune raison de retarder la 7.2. Une grosse taille pour ce noyau, ça veut dire plus de 400 correctifs, signés par plus de 230 personnes alors que dans une Release Candidate en général, c'est le moment où le noyau est censé se calmer avant la sortie. Alors que là, ça ressemble plutôt à un nouveau début de cycle.
Et ça tape de partout : Pilotes graphiques, son, réseau, systèmes de fichiers, code d'architecture. Les plus gros blocs viennent de s390 et zcrypt, de btrfs qui remet en place une infrastructure interne, et de correctifs netfilter ipset.
Mais attention au contresens, parce que je l'ai vu passer sur certains tweets d'anti-IA. Torvalds parle de revue de code par des outils IA, et pas d'une IA qui écrirait le noyau à sa place. Sa position de fond, Vincent nous la racontait en juillet quand il envoyait les anti-IA forker le noyau. Ici, ça ne concerne que des outils qui relisent du code existant et signalent des trucs douteux. Après derrière, ce sont des humains qui trient.
À titre d'exemple, l'un des correctifs de cette rc7 traite un use-after-free dans ptdump, l'interface qui affiche les tables de pages du noyau en clair pour repérer les problèmes de mémoire. C'est ce type de bug qui se transforme en faille et il était là depuis mars 2018 (depuis Linux 4.16).
C'est Syzbot , le robot qui bombarde le noyau d'entrées tordues en continu, qui a levé le lièvre en juin dernier. David Carlier a écrit un premier correctif en s'aidant de Claude Opus 4.8 pour remonter la piste, et Lorenzo Stoakes, mainteneur de la gestion mémoire, l'a retravaillé avant qu'il parte dans la rc7. Il devrait ensuite être rétroporté vers les noyaux stables, donc vers les machines qui tournent aujourd'hui.
Autre exemple, Greg Kroah-Hartman, qui traque déjà des bugs du noyau avec une IA locale , vient de faire retirer le pilote Moxa Intellio, soit près de 2200 lignes écrites en 1999 qui supporte certaines cartes série multiports. Alors pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Eh bien il écrit dans son patch que : "C'est un très vieux pilote, aucun matériel connu ne circule encore pour lui, et la société dit ne plus en avoir besoin, alors retirons-le puisque les LLM commencent à venir le titiller et à y trouver des choses "intéressantes" qui vont juste faire perdre du temps à tout le monde, vu qu'il ne sert plus...".
Voilà donc un autre effet de l'analyse de code par IA. Elle oblige les mainteneurs de projet à tailler dans le gras pour virer du code obsolète que des modèles de langage viendraient renifler d'un peu trop près. Ça ne peut pas faire de mal.
Pour moi, le vrai risque de ces outils sur un projet ouvert tient au volume. Un flot de signalements produits par des gens qui ne relisent pas ce qu'ils envoient, où plus personne ne distingue l'hallucination du vrai bug, et là ça partirait en eau de boudin. Mais comme le noyau, lui, garde des mainteneurs qui comprennent les tenants et les aboutissants de ce qu'ils lisent, ça se passe très bien. Même si la quantité de problèmes remontés surprend Linus.
Voilà, si cette nouvelle version du noyau vous intéresse, sachez qu'elle devrait normalement sortir la semaine prochaine en version finale.
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Il y a encore trois ans, une IA qui citait ses sources tenait de l'exception. Aujourd'hui, c'est presque devenu la norme. Entre les deux, l'avènement d'une technique née dans un labo de recherche : le RAG.
Anthropic is hiring a "custom silicon team" to design chips on which to run its models, the company has revealed.
Yesterday, Business Insider noticed a job listing for a senior engineer with experience shipping semiconductor designs. (You can see listings for a silicon engineer and a technical program manager, silicon on Anthropic's job board right now.) A spokesperson for Anthropic then confirmed the plans to both Business Insider and TechCrunch.
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Naomi Bashkansky a quitté OpenAI pour rejoindre Conduit, une startup qui veut convertir l’activité cérébrale en instructions pour des agents d’IA comme Codex. Son pari : remplacer un jour les prompts par un simple bandeau neuronal.
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Les intelligences artificielles génèrent des images, écrivent du code et résolvent des problèmes complexes. Mais produisent-elles réellement quelque chose de nouveau ? Pour Tom Zahavy, chercheur chez Google DeepMind, les modèles actuels restent incapables du « saut » intellectuel qui permet de formuler une idée sans précédent.
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Les développeurs les plus en pointe avec l’intelligence artificielle générative décrivent une fatigue d’un genre nouveau, la vibecoding fatigue ou l’AI brain fry. Des parades sont inventées pour ne pas se laisser soumettre par l’IA. Cette fatigue pourrait gagner tous les métiers du langage, des journalistes aux juristes en passant par les traducteurs.
Last week’s unprecedented security event in which two OpenAI security hacking models trespassed into the network of fellow AI company Hugging Face was enabled by exploiting one or more zero-day vulnerabilities in Artifactory, JFrog, the product’s developer, said Monday.
In an incident mimicking a dystopian sci-fi novel, two OpenAI models broke out of the restricted environment meant to keep them from accessing the Internet during an internal test, the AI company revealed last week. The models went on to breach Hugging Face’s network and steal confidential information and credentials. OpenAI said its agent achieved the feat by exploiting a previously unknown vulnerability. The company called the event “unprecedented,” and outsiders largely agreed.
OpenAI said the models exploited multiple attack vectors, including stolen credentials and zero-days, to gain remote code execution capabilities, but until now, the vulnerable software was unknown. JFrog’s Monday disclosure said the product was a self-managed instance Artifactory, a repository management system that secures and streamlines customers’ software development operations. JFrog says Artifactory is used by more than 7,500 developer Teams, 80 percent of which work for Fortune 100 companies.
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