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À partir d’avant-hierInformatique & geek

Pourquoi je n'ai pas racheté de Mac mini - le PC GEEKOM A5 à 500 euros

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Chez moi, c'est un Mac mini qui gère à peu près tout depuis des mois. Il héberge mes projets de vibe coding, (pour ceux qui débarquent, on parle du développement où une IA écrit le gros du code pendant que je bois des chocolats chauds devant Rick et Morty), il fait tourner mes sessions de Claude, l'IA d'Anthropic, il pilote ma domotique, il surveille même mes NAS et mon Plex. Tout ça marche bien, je n'y touche presque jamais.

Sauf que voilà, il m'a fallu une seconde session de travail avec une autre instance de Claude/Codex, pour un projet qui n'avait rien à voir. J'ai d'abord pensé racheter un Mac mini. Et puis entre les prix qui ont gonflé et macOS qu'il aurait fallu piloter à distance en permanence, j'ai un peu baissé les bras.

GEEKOM m'a alors proposé de tester son A5 , un petit PC de la taille d'un Mac mini, 11,7 centimètres de côté pour 650 grammes, qu'on trouve autour de 500 euros avec trois ans de garantie. J'ai dit oui, forcément, même si je n'ai plus acheté de PC depuis 15 ans.

Dedans, il y a un Ryzen 7 7730U d'AMD avec huit cœurs, seize threads et une fréquence qui monte à 4,5 GHz, le tout dans 15 watts, donc ça chauffe vraiment très peu. Les 16 Go de mémoire DDR4 ne sont pas soudés, on peut aller jusqu'à 64 Go en ouvrant le boîtier, et ça, Apple ne vous laissera jamais le faire sur un Mac Mini.

Le SSD de 500 Go est déjà plus généreux que les 256 Go du Mac mini de base, et si ça ne suffit pas, il y a un deuxième emplacement M.2 et une baie pour un disque 2,5 pouces. En cumulant, on peut monter à 7 To.

Pour la connectique, j'ai de quoi voir venir, avec six ports USB dont deux USB-C, deux sorties HDMI qui gèrent jusqu'à quatre écrans 4K, du WiFi 6, du Bluetooth 5.4 et surtout un port Ethernet 2,5 gigabits, le seul que j'utilise vraiment vu que la machine discute toute la journée avec mes NAS, tout le monde à cette vitesse, ce qui est quand même bien sympathique.

La machine est livrée sous Windows 11, mais je lui ai installé un Ubuntu en version serveur. J'ai branché un écran une heure à tout casser, le temps de l'installation, de configurer le Bios pour qu'il redémarre tout seul en cas de panne de courant, et depuis je n'y touche plus qu'en SSH, la prise de contrôle à distance en ligne de commande. Et encore quand je dis "Je", ce sont mes IA et mes automatisations qui administrent la machine, et ça fonctionne, sans drame (j'ai BEAUCOUP de sauvegardes derrière, je vous conseille d'en avoir aussi si vous laissez l'IA administrer vos machines).

Le plus fou, et qui m'a vraiment surpris, c'est le silence. GEEKOM annonce autour de 28 décibels au repos et à peine plus en charge, et dans les faits je ne l'entends simplement jamais, alors qu'il est posé dans mon salon et qu'il tourne 24h/24. La consommation est ridicule aussi, environ un demi kilowattheure par jour.

Ce genre de machine peut servir à plein de choses, un petit serveur maison, Home Assistant pour la domotique, une médiathèque, des agents IA qui bossent la nuit, ou tout simplement un PC de bureau classique si vous le laissez sous Windows.

Et pour tout vous dire, sur cet usage serveur, il est même meilleur que mon Mac mini. Plus de bizarreries macOS, plus de mise à jour qui réclame une session ouverte, plus de réglage système qui se met en travers du chemin. Ubuntu fait ce qu'on lui demande et c'est vraiment très reposant.

Le circuit graphique Vega 8 intégré ne vous permettra pas de lancer GTA6 en 4K (en même temps il n'est toujours pas annoncé sur PC...), et il ne faut pas compter dessus pour faire tourner un gros modèle d'IA en local, mais pour du développement, du serveur et de la vidéo, c'est vraiment la machine idéale.

Si vous avez le même genre de besoin que moi, ou que vous avez envie d'expérimenter, vous pouvez y aller. L'A5 est en vente autour de 550 euros sur Amazon, dispo en cliquant ici .

Avec en plus un petit code promo :
Prix habituel : 549 €
Prix après réduction : 494 € (10 % de réduction)
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Que faire avec un port M.2 libre ? 6 gadgets à y brancher à la place d'un SSD

Par : Korben ✨
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Un emplacement M.2 finalement, ce n'est rien d'autre qu'un bonne vieille connexion PCIe d'une à quatre lignes selon la machine (sauf quand il est câblé en SATA, mais ça, j'en reparle à la fin). Et en général, comme le montre la photo ci-dessous, ce qu'on y met, c'est un SSD pour avoir du stockage rapide et efficace

Emplacement d'un M.2 sur la carte mère d'un laptop ( source )

Mais aujourd'hui, on va s'ouvrir un petit peu l'esprit sur cet emplacement M.2, parce que OUI, rien ne vous oblige à y mettre un SSD !

Mais avant de commander quoi que ce soit, sortez le manuel de votre carte mère ou la doc de votre mini-PC et regardez le type (PCIe ou SATA) de votre connecteur M.2, le format accepté et surtout le nombre de lignes de cet emplacement.

Source

Le nombre de lignes, c'est le nombre de voies de circulation entre la carte M.2 et le processeur. Plus il y en a, plus ça va vite, donc en général, pour une carte réseau, une ligne (x1) ou deux (x2) suffisent. Mais si vous partez sur une carte graphique, il faudra 4 lignes minimum (x4).

Par exemple, le Beelink ME Mini , lui, dispose de 5 emplacements PCIe 3.0 x1 et un seul en x2. Et sur une ASRock B850 Pro-A , le 4e emplacement M2 tourne en x4... mais retombe en x2 dès qu'un disque occupe l'un des autres ports M.2 en SATA3.

Regardez aussi ce que l'emplacement partage, car sur cette même carte mère ASRock, occuper par exemple le 3ème emplacement désactive purement et simplement le slot PCIE2. Vérifiez aussi que la puce du contrôleur M.2 dispose bien d'un pilote pour votre système, et demandez-vous par où passera le câble car mis à part l'accélérateur IA que je vous présente un peu plus bas, toutes les cartes qui suivent traînent un truc derrière elles. Donc, il faudra peut-être découper votre boîtier ou laisser dépasser des trucs...

Allez, c'est parti !

Une carte réseau 5 ou 10 GbE

Pour un NAS ou un routeur maison, la carte 5 GbE de KALEA à 29,90 € embarque une Realtek RTL8126 qui se branche sur un emplacement à clé M ou B+M et déporte son port RJ45 sur une équerre classique de PC. Et bonne nouvelle, comme la RTL8126 est une puce PCIe 3.0 x1, une seule ligne suffit ! Elle est reconnue par le pilote r8169 de Linux depuis le noyau 6.9, et sous FreeBSD (donc OPNsense ou pfSense) par le pilote officiel de Realtek , realtek-re-kmod, qui s'installe à part.

La carte 5 GbE de KALEA, avec son port RJ45 déporté sur une équerre

Maintenant, si vous voulez du 10 GbE, la carte de REKONG à 98,32 € passe par une Marvell AQC113. Et si j'en crois la fiche du vendeur, elle accepte du Gen4 x1 ou du Gen3 en x4, x2 et x1. Sauf qu'une ligne Gen3, c'est 8 Gbit/s, ce qui veut dire que sur un emplacement Gen3 x1, elle plafonnera sous ses 10 Gbit/s. Donc à ce prix-là, autant prendre la 5 GbE. Par contre, en Gen3 x2 (16 Gbit/s) ou en Gen4 x1 (32 Gbit/s), elle pourra tenir les 10 Gbit/s sans problème,

Côté logiciel, Linux la gère avec son pilote atlantic, mais sous OPNsense, c'est une autre histoire. Le pilote FreeBSD d'Aquantia, lui, ne prend pas en charge l'AQC113 et il faudra passer par un pilote communautaire .

Un accélérateur IA pour Frigate

Si vous faites tourner Frigate pour vos caméras , oubliez le Google Coral, qui n'est plus recommandé par Frigate . Mais attention, avant d'acheter un autre accélérateur IA à la place, regardez d'abord si votre processeur ne sait pas déjà faire le boulot, car le détecteur OpenVINO de Frigate tourne sur le GPU intégré des processeurs Intel de 6e génération ou plus récents. Un N100, par exemple, analyse une image en 15 ms environ avec MobileNetV2, sans rien acheter de plus, donc vous n'en aurez peut-être même pas besoin.

Par contre, si ça ne suffit plus, le module Hailo-8 de LUCKFOX à 201,59 € vous amènera 26 TOPS sur une interface PCIe Gen3 à quatre lignes. Frigate le prend en charge, avec environ 7 ms par image, mais mesurées avec YOLOv6n, donc c'est loin d'être comparable aux 15 ms du N100.

Maintenant, le truc cool, c'est que vous n'avez pas besoin d'un emplacement x4. La preuve, l'AI HAT+ 26 TOPS de Raspberry Pi, construit autour du même Hailo-8, tourne sur le port PCIe du Pi 5, qui n'a qu'une seule ligne. Un emplacement M.2 en x1 fera donc l'affaire, même si Frigate note que les PC x86 à deux lignes font mieux que le Pi.

Le module M.2 Hailo-8, avec sa puce sous un capot métallique

Une carte graphique externe en OCuLink

Ici, c'est la seule carte de la liste qui exige un emplacement x4. L'adaptateur OCuLink de RIITOP à 36,95 € transformera instantanément votre port M.2 en prise OCuLink PCIe 4.0 x4 (jusqu'à 64 Gbit/s). On doit ensuite le relier au dock Minisforum DEG1 (prix 109,00 €), sur laquelle se plug la carte graphique (à acheter séparément avec son alim) et se branche sur une alimentation ATX ou SFX. Le câble OCuLink, lui, est livré avec le dock .

L'adaptateur M.2 de RIITOP et sa prise OCuLink

Notez que le DEG1 de Minisforum n'est compatible qu'avec les machines qui gèrent le PCIe 4.0 x4, donc visez un emplacement Gen4 x4. Et l'OCuLink ne se branche pas à chaud, faudra éteindre le PC avant.

Le dock DEG1 de Minisforum, avec le slot qui reçoit la carte graphique

Et si vous préférez rester à l'intérieur du boîtier, la nappe ADT-Link à 35,45 € ressortira l'emplacement M.2 en slot PCIe x16 prévu pour une carte graphique. Alors je dis x16, mais c'est seulement au niveau du format PCIe 3.0 parce que la carte, en réalité, ne recevra que les lignes réellement disponibles de l'emplacement M.2.

La nappe R43SR d'ADT-Link, du connecteur M.2 au slot PCIe x16

Le port USB-C de façade qui ne sert à rien

Et si le port USB-C en façade de votre boîtier reste inerte faute de connecteur sur la carte mère, l'adaptateur Type-E de CY à 32,99 € transformera l'emplacement M.2 en connecteur interne Type-E à 20 Gbit/s. Il repose sur une ASMedia ASM3242, conçue pour quatre lignes PCIe Gen3 (sur deux, on tombe à 16 Gbit/s), et ne fait ni vidéo, ni audio, ni recharge PD.

L'adaptateur M.2 de CY, son connecteur Type-E et son dissipateur

Maintenant, si un connecteur USB 3.0 à 19 broches est encore libre, un simple adaptateur EZDIY-FAB à 14,99 € réveillera ce port en USB 3.2 Gen 1, sans avoir à toucher à votre emplacement M.2.

L'adaptateur en L d'EZDIY-FAB, vu sous deux angles

Six ports SATA de plus

Côté stockage, le contrôleur SATA de Namvo à 29,99 € vous ajoutera 6 ports SATA 6 Gbit/s grâce à une ASMedia ASM1166 , reliée en PCIe Gen3 x2. Ça fait 16 Gbit/s à partager entre les 6 disques, et moitié moins sur un emplacement x1.

Le contrôleur SATA de Namvo

Du Wi-Fi 6E

Enfin, pour ajouter du Wi-Fi 6E à une tour qui n'en a pas, il vous faudra un module Intel AX210 à 28,37 € et un adaptateur Jectse à 9,62 € qui le fera tenir dans un emplacement à clé M. Comme Intel documente son AX210 comme étant du Wi-Fi (PCIe) et BT (USB), l'adaptateur fait passer le Wi-Fi par une ligne PCIe et le Bluetooth par un petit câble USB 2.0 fourni, à relier à un connecteur interne de la carte mère. Et les antennes ne figurent ni sur la fiche du module ni dans le colisage de l'adaptateur, donc faudra les acheter à part.

Méfiez-vous par contre de la liste de compatibilité de la fiche Jectse, qui dit supporter aussi l'AX201. Intel classe ce module en "M.2: CNVio2", et pas en PCIe et USB. Bref, attention à bien prendre un AX210 et pas un 201

Voilà et si votre emplacement libre s'avère être câblé en SATA, bah oubliez toutes ces cartes... Toutes ces cartes parlent uniquement le PCIe. Il ne vous restera alors plus qu'à y mettre un SSD SATA... Snif.

Source : XDA Developers

Geekom retire enfin un pilote que Windows Defender signalait comme vérolé depuis 2024

Par : Korben ✨

Le constructeur Geekom a retiré de ses anciennes pages de support un installeur de pilote réseau que plusieurs moteurs d'analyse classent comme malveillant. Le fichier s'appelle Install_PCIE_Win11_11.10.0720.2022_11222022.exe et il dormait dans l'archive LAN partagée par six mini-PC de la marque : A7, A8, AE7, AE8, AX7 Pro et AX8 Pro.

Le signalement part d'un utilisateur de r/MiniPCs sur Reddit, et du site VideoCardz qui a vérifié lui-même en téléchargeant l'archive directement chez Geekom le 15 août dernier. VirusTotal, FileScan.IO, MetaDefender et YARAify réagissent tous les quatre, ce dernier en remontant même des signatures ClamAV qui nomment la famille Asruex.

Alors c'est déjà un peu chaud d'apprendre ça, surtout si vous avez un PC Geekom mais la problème c'est que ce n'est pas absolument pas une nouveauté !

En effet, le 29 décembre 2024, le propriétaire d'un AE8 explique sur le forum ComputerBase qu'il vient de réinstaller Windows, qu'il a pris ses pilotes sur le site du fabricant, et que Defender lui a sorti Trojan:Win32/Asruex.A au décompactage. Il dit ensuite avoir écrit à Geekom pour les prévenir.

20 mois plus tard, Tom's Hardware décrit sur les machines Geekom, des permissions administrateur, des frappes clavier interceptées et une connexion à un serveur de commande, et PCWorld raconte que des attaquants sont venus glisser une backdoor dans le paquet.

Ce fichier est donc bien un paquet Realtek générique, que DriversCloud héberge et redistribue depuis le 25 novembre 2022 et qui s'est fait vérolé ensuite en 2024. Sur l'origine de l'exemplaire qui traînait chez elle, Geekom dit dans son communiqué du 18 août qu'il s'agit d'une ressource obsolète oubliée sur de vieilles pages, mais jamais d'une intrusion.

Donc si vous avez téléchargé et lancé cet installeur LAN depuis une page support d'un de ces six modèles, vous êtes concerné !! Le Windows livré avec la machine n'est pas en cause, du moins d'après Geekom. Supprimez donc l'installeur, lancez un scan complet avec Windows Defender ou votre antivirus préféré, et récupèrez un pilote réseau faible chez Realtek ou directement via Windows Update.

De son côté, Geekom a invoqué la déesse de l'effet Streisand en demandant à VideoCardz de retirer son article mais VideoCardz a dit non évidemment...

Source : PCWorld

5 Mac Studio Alternatives for 2026

Par : Liz Ticong

Compare five Mac Studio alternatives for professional graphics, creative work, local AI, and repairability, including pricing, strengths, and trade-offs.

The post 5 Mac Studio Alternatives for 2026 appeared first on TechRepublic.

La solution à la crise du stockage ? Ce mini PC troque son SSD contre du stockage de smartphone

Par : Naïm Bada
Beelink EQi 304

Le premier mini PC sous puce Intel Wildcat Lake débarque en précommande avec un choix radical : exit le SSD, place à la même mémoire flash que votre téléphone. La facture, elle, ne fond pas vraiment.

Test GMKtec NucBox K13 : ce mini PC tient dans la main et fait tourner ce qu’on croyait réservé aux grosses tours

K13

On commence à bien connaître GMKtec dans le segment des mini PC. La marque a l'habitude de livrer des machines solides dans des boîtiers ridiculement compacts, et le NucBox K13 ne déroge pas à la règle. Sur cette machine, c'est l'architecture Lunar Lake d'Intel qui est à la manœuvre, avec un Core Ultra 7 256V sous le capot. Un chip pensé pour l'efficacité avant tout, avec un iGPU revu en profondeur et un NPU capable de faire tourner de l'IA en local. Est-ce que ça tient la route dans un format desktop ?

Refroidir son MiniPC : quelques astuces pour la canicule

Refroidir son MiniPC devient un véritable problème. À moins que vous soyez installé sous une climatisation, les périodes caniculaires posent un souci à de nombreuses minimachines qui deviennent brûlantes et peuvent ne plus fonctionner correctement.

Si vous travaillez dans un bureau ou une chambre, sur un PC classique ou un portable, et que vous avez trop chaud, n’oubliez pas pour commencer que le MiniPC est souvent une alternative intéressante. Il peut s’installer facilement dans une pièce plus ouverte, plus aérée ou plus fraîche. En l’associant avec un clavier externe, un écran portable et une souris, vous retrouverez un poste souvent plus confortable qu’une grosse tour qui dégage beaucoup de watts ou qu’un portable qui va monter dans les tours pour se ventiler correctement tout en proposant un clavier bouillant. 

Refroidir son MiniPC

Comme souvent, les solutions pour refroidir son MiniPC vont de l’astuce la plus simple à des actions beaucoup plus complexes à mettre en place. La raison est cependant toujours la même : si ces engins montent trop haut en température, beaucoup de problèmes commencent à se poser. Le processeur est le premier poste à surveiller. Chaque processeur a ce qu’on appelle une température de jonction. C’est une température que le processeur peut atteindre pour travailler, mais au-delà de laquelle il se met en sécurité pour éviter de s’abîmer. Le chiffre est variable, mais cela tourne souvent autour des 95/100°C.

Bien avant d’atteindre ces températures, les processeurs vont réduire leurs performances pour éviter la surchauffe. C’est le throttling. Plus la température monte dans  votre ordinateur, moins celui-ci délivrera de puissance en baissant sa fréquence. Cela évite de poser un souci technique à l’engin sans empêcher l’utilisateur de travailler avec. La sanction finale étant un arrêt complet pour éviter que l’engin ne se mette en danger. Les autres éléments de votre ordinateur peuvent également poser problème. Le stockage, la mémoire vive, peuvent souffrir d’une température trop élevée. Il est donc important de conserver une ambiance convenable à bord.

Si vous avez une imprimante 3D, vous pouvez rechercher sur le net une éventuelle solution de support pour votre minimachine. Ou créez la vôtre.

Si vous avez une imprimante 3D, vous pouvez rechercher sur le net une éventuelle solution de support pour votre minimachine. Ou créez la vôtre.

Refroidir son MiniPC en améliorant la circulation d’air

La chose la plus simple à faire est évidemment de s’assurer que votre engin n’étouffe pas. Que l’air – même chaud – rentre bien dans la machine. Beaucoup de MiniPC et de portables proposent une prise d’air sur le dessous et les côtés. Si votre MiniPC est sur un bureau, il est parfois très efficace de le surélever légèrement afin d’améliorer la prise d’air. Pour cela, les solutions sont nombreuses. Cela va de la mise en place de petits supports identiques sous les quatre pieds de l’engin pour  gagner un ou deux bons centimètres de séparation du bureau. Cela va éviter de laisser un environnement trop bouillant réchauffer l’air qui rentre dans le boitier et asphyxier ses composants.

Si votre machine a surtout des prises d’air sur les côtés, les élever peut également éviter de recycler de l’air extrait de la machine. Ce simple effort d’augmenter la hauteur de l’engin sur votre bureau peut à lui seul améliorer largement sa température.

 

Refroidir son MiniPC

Baisser la fréquence de votre système 🔧

Suivant les puces et les ordinateurs, cette opération est plus ou moins facile. Sur la plupart des PC on peut cependant d’une manière ou d’une autre adapter une fréquence d’usage suivant différents profils. Certaines machines, notamment chez AMD, proposent d’adapter la fréquence des processeurs en mode « silence », par exemple. Au contraire des deux autres modes généralement proposés qui sont « équilibré » et « performances », ce mode permet de baisser la fréquence de la puce pour éviter la surchauffe. Si votre puce est signée Intel, des fonctions de BIOS peuvent en général apaiser le processeur de la même manière. Il faut fouiller du côté des options « Power » pour limiter les « Package Power Limit » ou choisir autre chose que le processeur « High performance ».

Mais également faire un petit tour dans les options « Cooling » pour adapter le « Fan Mode » dans la configuration de votre choix. En augmentant la ventilation ici et en baissant le TDP, on peut refroidir son MiniPC en réduisant la chaleur dégagée par le processeur.

Cela va évidemment baisser les performances globales de votre engin, mais peut-être est-ce un mal pour un bien. Baisser la fréquence peut aider à passer une canicule. On reviendra sur un profil plus classique quand la température redeviendra plus raisonnable.

Refroidir son MiniPC avec Fan Control

Refroidir son MiniPC avec Fan Control

Installer Fan control 🔧

Le logiciel Fan Control est pensé pour créer des profils de ventilation pour PC. Disponible sous Windows et Linux, il permet de créer des profils de ventilation. En général, on s’en sert pour baisser la vitesse de ventilation des engins et ainsi préserver nos oreilles du bruit qu’ils peuvent générer. Mais il est également possible de l’utiliser de manière inverse pour pousser la ventilation temporairement, par courtes périodes, afin d’éviter que la température ne monte trop dans les tours. 

Le logiciel est relativement simple à prendre en main : une fois installé il va détecter les ventilateurs de votre machine et vous proposer de créer des profils de gestion de ceux-ci. Vous pourrez aussi bien créer un profil « calme » pour baisser la ventilation et ne plus rien entendre que créer un profil « canicule » qui activera les ventilateurs à fond toutes les heures pendant quelques minutes pour « vidanger » totalement l’air chaud accumulé. Fan Control est gratuit.

Ajouter un ventilateur plus ou moins temporaire

Une solution pour permettre de passer un cap de température difficile est d’ajouter une ventilation supplémentaire. Un ventilateur extérieur USB pour pouvoir  l’alimenter directement avec le MiniPC ou en le branchant avec un adaptateur USB externe. Cela augmente énormément le renouvellement d’air et baisse la température. Ce type de ventilateur peut se trouver en 80 ou 120 mm de côté et se poser, suivant les cas, en dessous ou au-dessus du boîtier de votre PC. 

Si votre boîtier propose une ouïe d’extraction, positionnez-le au-dessus. Si une aspiration est faite en dessous, placez votre minimachine directement sur le ventilateur. Les modèles proposés ont en général un sélecteur de vitesse pour augmenter la rotation et le débit. Si vous avez un réhausseur de portable avec ventilateur intégré, cela peut également être une très bonne solution.

Si votre MiniPC est fanless et pose problème par temps de canicule, le recours à une ventilation temporaire est parfois salvateur. Il est également possible de refroidir ce type d’engin passif en ajoutant un dissipateur supplémentaire sur son châssis. Et cela même si le boîtier de votre PC est en plastique.

Ajouter des dissipateurs sur la mémoire et le SSD 🔧

Il est possible d’ajouter des petits dissipateurs en cuivre sur les composants de votre MiniPC. En général cela ne pose aucun problème technique. Quelques vis à retirer pour accéder aux composants et la possibilité de positionner ce type d’éléments facilement.

Pour la mémoire vive de type SODIMM, vous trouverez des éléments  entre 10 et 20€ facilement. Pas la peine de prendre des trucs trop « jolis » ou « high-tech », cela ne sert en général à rien. Idem pour les SSD M.2 2280, des éléments existent en aluminium ou en cuivre. Vérifiez juste deux éléments importants. L’épaisseur dont vous disposez pour installer ces éléments entre les barrettes de mémoire et entre les composants et le reste du châssis. Il faut également vérifier que les différents éléments en cuivre soient fournis avec un pad thermique ou en acheter en conséquence. 

 

Dépoussiérer votre ordinateur régulièrement 🔧🔧

L’opération ne sera pas forcément aussi simple pour toutes les machines, mais un dépoussiérage régulier peut éviter de nombreux problèmes. L’opération doit se faire en extérieur, une fois le châssis ouvert – en règle générale quelques vis suffisent – vous pourrez envoyer un flux d’air puissant pour décrasser les pâles des ventilateurs, mais aussi les ouïes d’aspiration d’air frais et les ailettes d’échange thermique.

Si le ventilateur du processeur est inaccessible, vous aurez deux choix : soit démonter la carte mère en prenant grand soin de ce que vous faites, soit tenter un dépoussiérage un peu forcé via les ouïes d’aération. Le premier choix est le meilleur. Il permet d’être certain de se débarrasser de toute la poussière accumulée. Mais il demande évidemment un peu de doigté et de temps. Pour la seconde solution, il faut juste insister longuement et passer de l’air chaud sur tous les espaces accessibles pour espérer parvenir au meilleur résultat.

Dans tous les cas, le recours à une propulsion d’air est plus rentable que l’achat de bombes d’air « sec ». Si vous faites l’opération souvent, pour votre PC classique, votre ordinateur portable ou votre MiniPC, cela sera moins cher. Si vous ajoutez à cela votre box opérateur internet et divers autres appareils comme des amplificateurs, consoles ou autres, c’est vraiment plus intéressant d’acheter un petit souffleur d’air comprimé multi-embouts entre 30 et 50€ que de dépenser régulièrement ses sous dans une bombe. Si vous avez un compresseur dans votre atelier, celui-ci pourra également rendre le même service avec une soufflette. Attention cependant, la puissance d’un compresseur peut être redoutable et il faudra veiller à ne pas orienter directement l’embout sur vos composants. Pour ma part, j’ai acheté en 2021 le Meco 550 Watts filaire en vidéo ci-dessus qui fait toujours bien le boulot.

Petit détail, l’idéal est de tenir les ventilateurs en position fixe pendant le dépoussiérage. La très très grande majorité des machines modernes ont une protection électrique pour éviter que la rotation du ventilateur ne remonte du courant dans ses circuits. Mais sur les MiniPC noname, cela peut ne pas être le cas. Empêcher la rotation va donc éviter tout problème.

 

Pâte thermique d'origine : il y en a beaucoup trop.

Pâte thermique d’origine : il y en a beaucoup trop.

Changer la pâte thermique de votre machine 🔧🔧🔧

Opération à réserver aux plus experts puisque vous devrez non seulement démonter la carte mère mais également démonter le système de ventilation et le dissipateur de celle-ci. Cela permet néanmoins de refroidir son MiniPC du mieux possible. Certains fabricants installent une pâte thermique très entrée de gamme, d’autres en mettent beaucoup trop. Changer la pâte thermique pour un produit de marque est donc une option qui peut s’avérer payante. Je ne vais pas détailler outre mesure la procédure car il est vraiment nécessaire de savoir ce que l’on fait pour la tenter et je n’ai pas envie que quelqu’un tente l’opération à la légère. 

Une fois la carte mère démontée, vous devez donc ôter le ventilateur puis dévisser le support de contact avec le processeur. Il faut ensuite en général détacher le tube de cuivre qui transporte la chaleur vers les ailettes d’échange thermique. Les dispositifs étant en général créés sur mesure, il est impossible de vous dévoiler toutes les étapes ou le nombre de vis à retirer. Vérifiez donc bien que tout est libre et détachez délicatement l’ensemble sans le plier ni le tordre. Faites une photo de la carte mère libérée de son système de refroidissement pour être certain de l’endroit où placer les pads thermiques.

En général je prends des produits de la marque Arctic pour la pâte thermique des MiniPC. La MX-4 est parfaite pour des puces mobiles.

Même chose pour les pads, j’achète des Arctic TP-3 de 1 ou 1.5 mm d’épaisseur et je découpe au cutter les éléments dont j’ai besoin. Ne pas hésiter à prendre des pads assez longs pour les installer également sur les SSD M.2 2280 de votre machine.

Le nettoyage des traces de pâte thermique et des éventuels pads se fait avec un bout de mouchoir en papier pour le plus gros et un petit élément pour gratter les composants en plastique mou comme une vieille carte de crédit. Les traces doivent également être nettoyées, cela se fait très bien à l’alcool isopropylique. Remplacez ensuite les pads et étalez une fine couche de pâte thermique sur le processeur. Repositionnez le dissipateur et remontez le tout. Un remplacement de ce type est clairement pénible, mais outre qu’il va tenir une bonne dizaine d’années, il peut baisser la température du processeur de plusieurs degrés.

L’ensemble de ces mesures n’est pas obligatoire mais offre des solutions pour refroidir son MiniPC et l’utiliser dans de bonnes conditions par ces fortes chaleurs. Si vous avez la possibilité de ne pas lancer votre grosse tour bruyante et qui dégage des centaines de watts pour lui préférer l’usage d’un MiniPC dans la pièce la plus fraiche de votre logement, c’est une bonne idée à suivre. Pour le reste du temps, cela peut également vous permettre d’avoir un engin moins bruyant au quotidien.

Si vous avez des astuces à mettre en avant, n’hésitez pas à les partager en commentaires.

Refroidir son MiniPC : quelques astuces pour la canicule © MiniMachines.net. 2026

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Cela fait longtemps que j’ai envie de publier un guide détaillant étape par étape comment installer un serveur sur MiniPC. Kevin m’en offre l’opportunité avec une approche détaillée nourrie de son expérience.  Ce guide, rédigé à quatre mains, vous propose de profiter d’un serveur de données parfaitement fonctionnel, efficace et économique. 

Un MiniPC totalement passif, l'idéal pour ce genre de mission puisqu'il ne va générer aucun bruit.

Un MiniPC totalement passif, l’idéal pour ce genre de mission puisqu’il ne va générer aucun bruit.

 

Installer un serveur sur MiniPC c’est facile ? long ? Cher ?

Si les craintes sont toujours grandes devant les efforts à accomplir, il est en réalité devenu assez simple d’héberger son propre petit serveur chez soi. S’il reste des étapes intermédiaires impossibles à dépasser et qui exigeront des compétences techniques extérieures à ce guide : comme l’ouverture d’un port sur son routeur. Le reste ne demande que de suivre les instructions à la lettre. D’un point de vue matériel pur, la chose est devenue triviale. Dans un placard ou dans un garage, dans une gaine technique pas loin de sa box opérateur, il suffit d’un MiniPC. L’investissement est minimal, les minimachines sont abordables et ne consomment pas grand chose. En quelques heures de temps, dans le pire des cas, pour une facture électrique minimale, il est possible de remplacer de nombreux services externes avec un engin personnel. C’est donc assez simple, rapide et économique. En plus de cela, la démarche vous libère de frais récurrents qui vous lient à des services externes.

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Principes de base, choix et installation du système

Les usages d’un serveur personnel sont multiples et peuvent se combiner entre eux. On pense d’abord à l’hébergement de ses propres pages web. Si ce n’est plus vraiment l’usage le plus répandu, ce fut longtemps le vrai moteur de cette pratique. L’auto-hébergement étant bien moins couteux pour de petites structures associatives ou des artisans locaux que de louer un serveur externe. Aujourd’hui, il est devenu facile de proposer une page personnelle ou un petit site web sur la toile avec un simple PC classique.

Le choix d’un serveur personnel offre bien d’autres avantages à l’utilisateur. Cela permet par exemple de faire disparaitre la publicité sur tous les appareils connectés sur votre réseau avec Adguard Home. Ordinateurs, tablettes, téléphones, télévisions connectées éviteront de subir ce fléau débilitant. L’installation de multiples services de manière très simple permettra en outre de piloter de nombreux outils. Diffusion de vidéos et de musiques centralisées sur tout son réseau, automatisation de tâches avec N8N, gestion de mots de passe avec Vaultwarden, téléchargement automatisé avec Radarr, gestion des finances avec ActualBudget… Et mille autres emplois véritablement à la carte proposés par ce type de solution.

Pour de multiples raisons, l’installation se fera autour de la distribution Linux Ubuntu Server LTS 24.04. Le choix de cette distribution est pragmatique. Ubuntu est gratuit, mature et accessible. Il dispose d’énormément de documentation et de ressources en ligne. De quoi vous permettre de poursuivre au-delà de ce guide en répondant facilement à vos propres demandes et même de vous dépanner en cas de souci technique spécifique.

La version « Server » désigne une orientation spécifique d’Ubuntu. Une solution plus légère que la version classique qui ne fournit pas d’environnement graphique comme un bureau par exemple. Tout se fait en ligne de commande avec l’avantage d’une grande vélocité même sur de petites configurations. L’indication LTS est un acronyme « Long Time Support » qui indique une durée de mises à jour de sécurité qui va jusqu’à 5 ans. L’indication « 24.04 » indique simplement le numéro de cette version d’avril 2024.

Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.

Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.

Un MiniPC basique comme petit serveur 

Le choix est très large puisque n’importe quel MiniPC moderne devrait faire l’affaire. Le minimum requis est un processeur pas trop gourmand, 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Un bon compromis est une solution de type Intel N100/N150 avec 8 ou 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage de type SSD. Ce choix permet d’avoir un engin performant, économe en énergie et peu bruyant. Plus votre minimachine aura de mémoire vive, plus elle pourra assurer de tâches en parallèle. Plus le stockage sera important, plus il sera possible de stocker des données (films, musique, téléchargements). Il sera bien sûr possible d’ajouter des stockages externes au besoin.  

Il est plutôt déconseillé d’utiliser un « vieux PC » classique ou même un PC de type serveur à recycler. Ces engins seront probablement plus puissants mais au détriment de leur consommation, de leur encombrement et de leur bruit. Pour les tâches à accomplir, une minimachine basique fera mieux l’affaire ne serait-ce que d’un point de vue facture électrique. Le Beelink S13 est typiquement un bon choix parce qu’il propose deux solutions de stockage, un port Ethernet 2.5 Gigabit, une construction robuste et qu’il affiche en plus des fonctions particulièrement appréciables comme la possibilité de redémarrer automatiquement à la reprise de son alimentation après une panne de courant.

Avec un processeur Intel N150 il coute environ 250€ en version 12/500 Go en ce moment.

 

Les éléments indispensables

Premier élément, on l’a vu, un MiniPC. Il doit être prêt à l’emploi. C’est-à-dire complet et fonctionnel, prêt à démarrer. Il doit également être connecté à votre réseau local et donc à Internet. Pour réaliser l’installation du serveur, il faudra temporairement lui ajouter un écran et un clavier.

Deuxième élément, une clé USB vierge pour accueillir le système Linux afin de l’installer sur le MiniPC. Une clé de 4 Go suffira, essayez d’en choisir une en USB 3.0 minimum pour une installation rapide. Pour ma part j’ai un faible pour les Sandisk en métal. Ce ne sont pas les plus rapides mais elles sont extrêmement robustes. N’achetez pas une clé « 4 Go » car une fois l’installation terminée, vous pourrez réemployer la clé à autre chose. Un modèle 64 Go à 11-12€ sera un meilleur investissement. Si vous avez déjà une clé « publicitaire » ou autre de 4 Go, même lente, elle fera bien l’affaire.

Il vous faudra par ailleurs vous renseigner auprès du fabricant de votre routeur ou du distributeur de votre BOX ADSL/Fibre pour rediriger un port. Cette démarche étant dépendante de chaque matériel, il est impossible de proposer un guide vraiment détaillé. Une recherche avec les mots clés adaptés « port forwarding marque du routeur référence » ou « redirection port box nom-de-l-operateur » devrait vous aiguiller pour parvenir à vos fins. Vous trouverez néanmoins plus bas toute l’aide disponible pour parvenir à vos fins.

Certains éléments seront tout à fait optionnels mais ajouteront des fonctionnalités supplémentaires, comme l’exploitation d’un nom de domaine ou d’un sous-domaine. Si vous avez acheté votre propre domaine, cela permettra de profiter d’une adresse plus simple à retenir. La possibilité d’avoir une IP fixe associée à votre machine est également importante. Là encore, une multitude de guides et d’informations sont disponibles au cas par cas et le guide vous donnera des clés.

Préparation de la clé USB

Le travail d’installation est toujours le même : il faut d’abord télécharger le système à installer, le déplacer vers une clé USB en suivant un protocole spécifique, puis glisser la clé dans la machine que l’on veut installer. Pour mener cette tâche à bien on va commencer par télécharger Ubuntu en suivant ce lien. La page https://ubuntu.com/download/server propose d’autres options de téléchargement, en torrent notamment. À la fin de ce téléchargement, vous allez récupérer une image « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso » sur votre machine.

Pour le transfert de cette image vers votre clé USB afin que l’installation se lance vous avez plusieurs méthodes. Si votre PC habituel est sous Linux vous pouvez utiliser l’utilitaire Gnome Disks que vous pourrez installer sous la plupart des distributions via le paquet gnome-disk-utility. Lancez le et suivez les instructions pas à pas. Si votre PC est sous Windows, vous pouvez utiliser l’utilitaire Rufus que nous avons déjà croisé. Téléchargez-le en version portable ou installable et lancez-le. Puis, insérez la clé USB qui servira à monter l’image d’Ubuntu dans votre machine, si possible sur un port USB 3.0.

Un écran de ce type apparait. Cliquez en 1 pour bien sélectionner la clé USB que vous venez d’insérer et sur laquelle seront poussés les fichiers d’Ubuntu. Attention à choisir la bonne cible, Rufus va choisir par défaut des périphériques USB mais vérifiez bien qu’il s’agit du bon pour ne pas effacer de données.  En 2 vous allez trouver l’image d’Ubuntu Server que vous avez téléchargée. Cliquez sur « sélection » et pointez vers le fichier « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso ». Cela affichera le même type de démarrage que sur l’image ci-dessus. En 5 vous avez d’ailleurs un rappel de l’image utilisée.

En 3 vous pouvez modifier le nom du volume, ce n’est absolument pas nécessaire mais cela peut vous aider à reconnaitre la clé. En 4 Rufus vous indique si tout est prêt pour lancer l’opération : la clé est bien identifiée par le système, l’image d’Ubuntu est chargée, il vous suffit de cliquer sur démarrer et de patienter pendant le transfert des données. Cela va prendre plus ou moins de temps suivant la vitesse de votre clé USB. Une fois l’opération terminée, enlevez la clé de votre PC et insérez-la dans votre MiniPC/futur serveur. 

Pour que votre MiniPC choisisse de lancer la clé USB et non pas son propre stockage, il va falloir entrer dans son BIOS en pianotant frénétiquement sur une touche dès le tout début du démarrage de la machine. Là encore, pas de solution miracle, la documentation technique de votre machine devrait vous indiquer quelle touche choisir. En général il s’agit de F1, de Suppr ou de Echap.

Une fois dans le BIOS, allez dans l’onglet BOOT (ou toute variation parlant de BOOT ou de démarrage) comme en 1 et repérez l’ordre des priorités de démarrage. Choisissez l’USB en Boot Option #1 comme visible ici en 2. Il est fort possible que votre machine identifie la clé par son nom et indique dans la liste « Ubuntu Server » ce qui facilitera le réglage. Appuyez ensuite sur la touche indiquée en 3 pour sauvegarder. Dans cet exemple, il s’agit de la touche F4. Allez ensuite sur l’onglet « Exit » en général tout à droite sur la barre supérieure en 4. Puis cliquez sur la touche indiquée pour sauvegarder vos réglages et sortir du BIOS. La machine va redémarrer sur la clé et passer à la suite des opérations.

On installe Ubuntu Server !

Premier problème à résoudre pour installer un serveur sur MiniPC, il faut lui trouver un nom ! Cela parait anodin mais c’est une étape importante puisque c’est ce nom qu’il va falloir retenir et partager avec famille, amis et contacts. Évitez donc les noms barbares et complexes mais peut être également les choses crues. Vous ne voulez pas épeler au quotidien Pléistocène ni avouer que votre serveur s’appelle kékédu78. Vous aurez par ailleurs besoin de ce nom pour accéder à votre serveur depuis l’extérieur. Pensez-y donc dès maintenant. 

Pour réaliser ce guide, Kevin a choisi comme nom de serveur « garage » et comme sous-domaine « garage.kgaut.net ». kgaut.net étant un nom de domaine lui appartenant. Un service installé deviendra donc un sous-domaine de ce sous-domaine. Par exemple service.garage.kgaut.net. Cela reste simple et lisible, facile à retenir.

Installer un serveur sur MiniPC

Une fois le MiniPC démarré avec la clé contenant Ubuntu, celle-ci est lue et vous propose cet écran pour passer à la suite. Pressez simplement la touche Entrée de votre clavier, le système va démarrer sur Ubuntu, cela peut prendre quelques minutes puis vous devriez arriver sur l’écran suivant.

La navigation durant toute l’installation se fera uniquement au clavier. Avec la touche tabulation ⇥ à gauche de votre clavier pour passer d’un champ à l’autre. Les flèches serviront à naviguer entre les options. La touche espace permettra d’activer et de désactiver une case à cocher et la touche Entrée validera vos choix. Choisissez donc votre langue favorite et faites Entrée, vous arriverez sur le choix de la disposition du clavier.

La disposition French / French correspond aux claviers AZERTY « classiques » disponibles en France. à l’aide de la touche tabulation naviguez ensuite jusqu’à « Terminé » et faites Entrée pour basculer sur le choix du type d’installation.

Nous allons installer une configuration par défaut, il suffira donc de faire Entrée pour arriver à la partie configuration réseau.

Si vous êtes en Ethernet, si votre MiniPC est directement branché avec un câble réseau sur votre BOX opérateur par exemple, la configuration réseau devrait être automatique. C’est la solution la plus simple. Si vous avez un module sans fil Wi-Fi, c’est également ici que vous pourrez scanner les réseaux disponibles afin d’en choisir un pour vous y connecter.

Une fois la connexion établie, faites Entrée pour configurer un éventuel proxy. Pour simplifier les choses, nous allons partir du principe que vous n’en avez pas et continuer sur une configuration standard. Laissez donc l’option Proxy vide et choisissez de passer à la suite en faisant « Terminé ».

Vient l’étape du choix du miroir. Ce nom désigne le serveur d’où seront téléchargés les éléments nécessaires pour assurer l’installation du système. Normalement, celui par défaut convient parfaitement, vous pouvez presser Entrée pour la configuration suivante.

Il s’agit de la gestion du stockage sur la machine. A priori là encore les options par défaut sont parfaites. Cela permet au système d’employer la totalité du stockage en créant un « groupe LVM » c’est à dire un système de volume logique. Cela permettra de partitionner plus facilement le stockage existant. Il vaut mieux éviter de chiffrer sa partition avec l’option « Encrypt the LVM group with LUKS ». Le souci de cette option est que cela oblige de pianoter un mot de passe au démarrage du MiniPC. Or nous n’allons probablement pas garder de clavier attaché à celui-ci. 

L’étape suivante est un simple récapitulatif des choix faits pour le stockage. En cas d’erreur, vous pouvez retourner en arrière ou simplement choisir Terminé pour lancer l’installation.

Le système vous demandera alors votre nom d’utilisateur, le nom de votre serveur et autres mots de passe. Ce dernier doit être robuste car il sera nécessaire pour tous les réglages futurs de votre serveur Ubuntu. Pas question d’employer des classiques comme 1234, password ou Louvre par exemple.

L’étape suivante vous invite à activer Ubuntu pro, une option qui offre un support plus long avec 15 ans de mises à jour. Cette option est gratuite pour une utilisation non commerciale limitée à 5 postes et payante pour un usage pro. Elle n’est pas forcément nécessaire pour un serveur de ce type, on pourra faire évoluer la machine facilement vers d’autres versions d’Ubuntu manuellement. Vous pouvez donc l’ignorer ou l’activer suivant votre profil.

Vous voilà sur une partie cruciale du dispositif, sa configuration SSH. C’est par ce biais que vous pourrez prendre le contrôle de votre machine dans le futur. Installer un serveur sur MiniPC se fait en direct avec un écran et un clavier mais à terme, le MiniPC sera seul et sans interfaces. Il faudra alors le piloter via une autre machine grâce à cette configuration SSH. Cela permettra notamment d’utiliser des clés d’authentification plus pratiques que des mots de passe à rallonge.

Choisissez donc d’activer l’installation du serveur OpenSSH en cochant la case à l’aide de la touche Espace une fois que vous l’avez en mis en focus avec la touche tabulation1. L’interface nous propose d’ajouter immédiatement une clé SSH, ce n’est pas la peine. Il sera plus confortable de le faire plus tard. 

Passez donc à l’étape suivante en choisissant Terminé.

Le système propose ensuite d’installer des outils par défaut. Vous pouvez passer cette étape et aller à la suite.

Le système se déploie ensuite progressivement sur le stockage du MiniPC. Suivant votre port et votre clé USB cela peut prendre plus ou moins de temps.

Quand l’installation est terminée, le système vous invite à redémarrer le MiniPC. Choisissez cette option. La machine va vous demander de retirer la clé USB de votre MiniPC pour ne pas redémarrer dessus puis le système va ensuite se relancer. Cette fois-ci sous Ubuntu Serveur. Bravo, vous avez terminé cette première phase.

Le premier écran est… sobre. Le système vous demande simplement de vous identifier avec les éléments indiqués en amont : nom d’utilisateur et mot de passe. Une fois que vous aurez montré patte blanche, vous pourrez passer à la suite.

Prise en main du serveur

/!\ Il est possible de copier-coller les lignes de commande dans votre terminal avec la combinaison de touches Ctrl + Shift + v /!\

La première étape consiste à installer les éventuelles mises à jour de l’ensemble des paquets du système. Pour cela deux lignes de commandes très simples :

Pour le chargement des mises à jour disponibles, pianotez : sudo apt update
Pour le lancement de ces mises à jour : sudo apt upgrade

Cette fameuse commande sudo est une indication pour le système que vous voulez éxecuter quelque chose. Elle résume l’ordre « Super User DO » qui indique que vous avez le droit de le faire en tant qu’administrateur du serveur. C’est pour cette raison qu’Ubuntu va systématiquement vous demander votre mot de passe afin d’exécuter l’action. L’air de rien, vous pouvez déjà ajouter « Admin Linux » dans votre CV.

Le système liste ensuite les opérations qu’il va effectuer, vous demande de confirmer en appuyant sur O et entrée. Une fois cela fait, on peut passer à la suite.

Pour pouvoir piloter le MiniPC à distance, il va falloir tester sa connexion SSH. C’est seulement après cette étape qu’il sera possible de débrancher clavier et écran. La première chose à faire consiste donc à connaitre l’IP de la machine, c’est-à-dire son adresse sur votre réseau local. On utilise pour cela la commande ip -c a 

Celle-ci va révéler l’IP de la machine. Ici l’IP est 192.168.1.214, chez vous ce sera très probablement différent. Cela dépend de chaque réseau local. À ce stade, personne ne peut accéder à votre machine directement depuis internet.

Depuis un autre PC, ouvrez un terminal2 depuis une autre machine reliée au même réseau que votre nouveau serveur et tapez la commande : ssh USER@IP

Dans le cas présent cela donne : ssh kevin@192.168.1.214 

Il est possible que lors de votre première connexion vous ayez un avertissement car c’est la première fois que vous vous connecterez à cette machine en SSH. Validez puis entrez votre mot de passe et vous serez alors connecté. Vous pourrez ainsi exécuter exactement les mêmes actions que dans les premières étapes de ce guide. Mais en étant à distance depuis votre machine habituelle. C’est magique !

Définition d’une ip fixe

L’IP de votre serveur est attribuée d’office par votre routeur ou votre box internet. Cela pose un problème assez classique. Cette source peut décider de changer cette adresse après un redémarrage par exemple. Or, comme on l’a vu, elle est désormais nécessaire pour se connecter en SSH et prendre le contrôle du MiniPC. Il faut donc définir une IP et la « fixer ». Il est évidemment impossible de présenter une solution pour toutes les configurations de Box proposées par les opérateurs ou des routeurs de l’ensemble des fabricants. Le plus simple est donc de donner en pâture à votre moteur de recherche favori des mots clés choisis comme « assigner IP fixe [Modèle de Box] » pour trouver comment faire. De nombreux guides sont disponibles mais tous varient en général autour des mêmes thèmes. Il faut se connecter à sa Box via son navigateur internet. S’identifier, aller dans la gestion des réseaux et chercher les options DHCP / IP Fixe.

Un exemple de configuration dans un routeur

Un exemple de configuration dans un routeur

Pour ce qui est de l’adresse IP en elle-même, vous pouvez choisir ce que vous souhaitez si cela peut vous aider à la mémoriser. Le plus simple est tout de même de garder celle qui a été affectée automatiquement par le serveur.

Certains routeurs demandent d’affecter chaque adresse IP Fixe à une adresse MAC. Cette dernière est unique et sert de signature pour votre matériel. C’est une sorte de N° de série unique pour chaque produit. Là encore, des guides sont disponibles sur Internet pour trouver l’adresse MAC de votre MiniPC Serveur facilement en pianotant une ligne de commande. Avec ipconfig /all vous allez trouver son adresse MAC à la ligne Physical Adress. Cela ressemblera à quelque chose comme 5E:FF:56:A2:AF:15. En faisant pointer l’adresse IP Fixe de votre routeur vers l’adresse MAC vous lui expliquez ce qu’il doit faire du trafic qui pointe vers cette IP. 

Une fois cette étape passée, vous pouvez être fier de vous. Vous pourrez dire que vous savez installer un serveur sur MiniPC. Vous allez pouvoir débrancher le clavier et l’écran de la machine et la positionner où bon vous semble.

Un peu de sécurité pour la connexion SSH

L’emploi d’une connexion SSH est déjà sécurisé, c’est un protocole robuste. Mais pour améliorer les choses nous allons effectuer plusieurs réglages. Il est tout à fait possible de ne pas suivre à la lettre toutes ces recommandations. Elles sont indépendantes et facultatives, il est cependant recommandé de les effectuer. Ce n’est pas très long et bien plus sécurisant.

  •  Changement du port SSH par défaut.

Le port SSH classique est le port 22. C’est une règle d’installation commune sur la majorité des systèmes. Ce qui est un indice important pour toute personne cherchant à pénétrer votre réseau. En laissant ce port sur 22 par défaut, vous leur indiquez tout simplement la voie à suivre pour tenter de percer votre mot de passe. C’est par ce port par défaut que viendront la plupart des tentatives d’attaque. Il est donc très intéressant de le changer pour un port moins classique.

Pour l’exemple, nous allons basculer ce port 22 vers le port 21422. Pour cela on va modifier la configuration de openssh

Sur votre ligne de commande pianotez sudo vim /etc/ssh/sshd_config 
vim est un éditeur de texte disponible depuis le terminal qui va permettre de modifier ce fichier sshd_config de manière à lui indiquer un nouveau port. Ainsi, une fois ouvert, le fichier vous indique sur sa ligne 23 : #Port 22
Passez vim en mode insertion en appuyant sur la touche i, enlevez le # de la ligne pour activer l’ordre d’indiquer un port précis puis changez 22 par 21422

Vous aurez donc désormais à la place de #Port 22 une ligne qui se résume en Port 21422

Appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.

Vérifiez que le nouveau port est correctement renseigné en pianotant cat /etc/ssh/sshd_config | grep "Port"

Si tout est correct, vous pouvez redémarrer le service SSH en indiquant sudo systemctl restart ssh

Ouvrez alors un second terminal sans fermer le premier, il est recommandé d’utiliser un autre terminal en plus de celui déjà connecté. Comme cela, en cas de souci de configuration, vous ne serez pas coincé en dehors de votre serveur. Après un redémarrage, votre prochaine connexion en SSH exigera la précision du nouveau port choisi puisque Ubuntu Server n’utilisera plus le port par défaut.

Dans notre exemple, au lieu de pianoter ssh kevin@192.168.1.214 il faudra ajouter le port dans votre demande de connexion avec ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422. Le -p associé au numéro du port choisi fera ce travail.

  • Désactiver la connexion SSH du compte root

Le compte root est défini comme le « Super Administrateur » de votre serveur sous Linux. Ce compte a absolument tous les droits, même celui de faire des bêtises. Par mesure de sécurité, il est très fortement recommandé de désactiver la connexion SSH en mode root par défaut, surtout si votre serveur est un jour ouvert vers l’extérieur. S’il est vraiment nécessaire d’effectuer des actions d’administration qui demandent ce mode, il sera toujours possible d’utiliser l’instruction sudo, comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Concrètement, avec ce type de serveur, l’utilisation du compte root est très rarement nécessaire.

Pour désactiver cette connexion root par défaut, il va falloir de nouveau modifier la configuration ssh via le fichier /etc/ssh/sshd_config. 

Vous pouvez donc pianoter à nouveau sudo vim /etc/ssh/sshd_config puis rechercher la ligne 42 :

#PermitRootLogin prohibit-password 

Vous devez modifier la ligne comme suit en appuyant sur i :

PermitRootLogin no

En pensant bien à enlever le # en début de ligne pour éviter que le système ignore votre commande. Appuyez sur Echap, w, q comme plus haut. Puis redémarrez le service SSH :

sudo systemctl restart ssh

  • Activer la connexion uniquement par clé SSH

Toujours dans le but d’accroitre la sécurité d’un serveur Linux directement exposé sur internet, il est possible de se connecter à celui-ci sans mot de passe. En utilisant uniquement une paire de « clés » beaucoup plus sécurisées. 

Dabord une clé privée qui doit absolument rester confidentielle et disponible uniquement sur la machine depuis laquelle vous vous connecterez au serveur.
Ensuite une clé publique qui sera une réponse à la première, présente sur les machines sur lesquelles vous souhaitez vous connecter et donc notre serveur.

Il est fortement recommandé que chaque clé privée ne soit attachée qu’à une seule et unique machine. Si vous voulez vous connecter avec un terminal de smartphone, un second PC ou autre, il faudra en générer de nouvelles. Votre clé publique peut quant à elle être présente sur plusieurs serveurs. Il est également tout à fait possible qu’un serveur dispose de plusieurs clés publiques afin d’autoriser la connexion depuis plusieurs machines différentes.

Pour générer cette paire de clés, la méthode est assez simple. Depuis le PC de connexion que vous voulez authentifier à votre serveur Ubuntu il va falloir pianoter quelques lignes de commande. Sous Linux c’est simple, un terminal suffira. Sous Windows vous devrez utiliser PowerShell3 que vous appellerez avec la commande touche Windows + Powershell.

ssh-keygen -t ed25519 -C "kevin@monpcfixe"

Le premier ordre demande la génération d’une clé SSH, le code ed25519 indique au système d’employer un chiffrement très résistant aux attaques. La partie entre guillemets est un commentaire supplémentaire. Il permet d’identifier plus facilement la clé. Cette syntaxe pseudo@nom_machine permet de faire un tri plus rapide sur ses serveurs et ainsi d’éventuellement révoquer des clés caduques.

Si le chemin par défaut vous convient, vous pouvez appuyer directement sur Entrée pour lancer l’opération. Sinon précisez simplement le chemin d’enregistrement de votre choix comme dans l’exemple ci-dessus. Le système va également vous demander d’écrire une passphrase. Un mot de passe qui vous sera demandé à chaque utilisation de la clé SSH. Cette dernière étape est optionnelle. Si vous ne souhaitez pas ajouter de passphrase, faites simplement Entrée.

Vous avez désormais les deux clés sur votre machine habituelle, rien sur le serveur distant sous Ubuntu pour le moment. Il va falloir y remédier.

Dans l’exemple ci dessus le fichier minimachine est la clé privée, à ne surtout pas diffuser et à garder sur la machine qui se connecte. Le fichier minimachine.pub est la clé publique que l’on pourra transmettre au serveur sur le MiniPC. Pour envoyer cette clé sur le serveur installé sur son MiniPC, il faut utiliser la commande suivante:

ssh-copy-id kevin@192.168.1.214 -p 21422

Évidemment il faudra modifier cette commande pour refléter vos propres réglages. Changer le nom kevin par votre nom choisi plus haut. Indiquer la bonne adresse IP ainsi que le nouveau port retenu. Après avoir appuyé sur entrée, il faut s’authentifier encore une fois avec son mot de passe. 

Le système indique ensuite de tester sa connexion.

On pianote donc à nouveau un ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 depuis un terminal en l’adaptant évidemment à vos propres réglages, et on peut observer que l’authentification se fait sans mot de passe.

Voilà, vous avez fait les premières étapes d’installation et de sécurisation de votre minimachine comme serveur. Pour la suite, Kevin prépare plusieurs choses importantes. La première sera d’ouvrir le serveur vers l’extérieur puisqu’à ce stade il n’est accessible qu’en réseau local. Cette étape nécessite le passage en IP fixe décrit dans ce guide. Sinon les entrées extérieures ignoreraient comment s’orienter vers le MiniPC. A terme, on pourra utiliser un nom de domaine simple a retenir plutôt qu’une adresse IP.  

Pour assurer une couche supplémentaire de sécurité, il sera utile d’installer un outil qui surveillera les tentatives de connexion. Fail2ban permet par exemple de repousser toutes les tentatives de connexion pour la durée de votre choix après trois échecs d’une adresse IP. Cela évite d’avoir un serveur robot qui va tenter de pénétrer votre système des centaines de fois chaque minute en testant tous les mots de passe possibles. 

Une fois que tout cela sera fait, nous pourrons découvrir les joies de l’hébergement de fichiers, du téléchargement, du partage de vidéo et autres gestions de mots de passe.

A propos de Kevin :

Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel © MiniMachines.net. 2025

Acheter un onduleur pour son MiniPC serveur ?

Pourquoi chercher un onduleur ? Vous êtes très nombreux à avoir acheté une minimachine basique pour en faire un MiniPC serveur. Que ce soit pour de la domotique avec HomeAssistant, un serveur de stockage vidéo avec Jellyfin ou Plex ou un serveur plus complet sous Linux avec des usages variés. Vous êtes également assez nombreux à avoir acheté un MiniPC NAS ces dernières années.

C’est ce qu’a fait Kevin pour se monter un MiniPC Serveur maison afin d’héberger plein de services différents. Il m’a d’ailleurs préparé un super guide de base pour publier sa méthode et ses choix. Dès que j’aurais un peu de temps – après le Black machin – je me ferais une joie de publier tout cela. 

Mais ce matin Kevin me demande si je n’ai pas repéré un onduleur qui serait adapté à son usage. Son logement a subi une coupure de courant cette nuit et son MiniPC serveur ne s’est pas éteint proprement. Un « onduleur » c’est le nom générique (et non adapté) que l’on donne à ces appareils qui vont réguler le courant et qui peuvent, dans certains cas, faire office d’alimentation de secours.  L’idée est de pouvoir protéger le MiniPC mais aussi un éventuel routeur et évidemment sa Box opérateur fibre ou ADSL. Cela évite de couper l’accès à son serveur et permet de faire des sauvegardes avant de l’éteindre proprement.

Certains MiniPC proposent une fonction de redémarrage automatique à la reprise de leur alimentation, c’est pratique, mais cela n’est pas aussi propre qu’une extinction complète du système d’exploitation. En général, ces MiniPC proposent également une fonction réseau Wake On Lan qui permet de les réveiller à distance via un réseau.

Trois onduleurs en promo pour le Black bidule

Bref j’ai pas mal fouillé dans les bons plans du moment et je suis sorti avec trois références d’onduleurs qui peuvent convenir à un MiniPC.

onduleur

En entrée de gamme, le Eaton Ellipse ECO 650 FR. qui propose quatre prises électriques et une puissance de 650VA. Il fait office de Protection réseau et offrira quelques minutes de répit à votre station avant de tout couper. Trois prises ont une alimentation batterie, ce qui va permettre de connecter un MiniPC, un éventuel routeur ou un NAS et une Box opérateur. La quatrième prise est juste protégée et pourra par exemple alimenter une imprimante partagée, une base de téléphone ou un éventuel écran.

Suivant la consommation de votre matériel, la gourmandise du MiniPC serveur en particulier, cette solution proposera plus ou moins d’autonomie. De quelques minutes pour un gros processeur à un bon quart d’heure pour un engin avec une puce AMD ou Intel peu gourmande en veille. Attention néanmoins, ce modèle ne communique pas avec le système. Pas de prise USB pour signaler le défaut d’alimentation. Impossible donc d’avoir l’information de la panne de courant pour agir à distance et éteindre proprement le serveur. Le gros point fort de ce modèle c’est surtout sa taille. Il mesure 23.5 cm de profondeur pour 26.3 cm de haut et 8.1 cm de large.

Ce modèle est vendu 85.99€ en ce moment sur Amazon.

 

onduleur

Seconde proposition un peu plus chère, cet APC de SCHNEIDER ELECTRIC BX950MI-FR avec 950VA. Plus imposant, il mesure 35.5 cm de profondeur pour 16 cm de haut et 12 cm de large. Lui dispose d’une batterie plus importante qui offrira beaucoup plus de temps pour réagir avant de couper. Sur un MiniPC type Intel N100/N150 en usage serveur on aura au moins trois bons quart d’heures pour réagir. Et surtout cet APC propose une prise USB qui va pouvoir communiquer de l’état de sa prise en charge avec le système. Avec le logiciel PowerChute sous Windows ou une solution comme apcupsd sous Linux. Dès lors, suivant vos réglages, votre MiniPC serveur pourra vous envoyer une alerte par email ou autre. Si votre Box Opérateur est branchée sur une des quatre prises évidemment. Le système d’exploitation pourra suivre l’état de la décharge de la batterie de l’onduleur et, suivant la reprise ou non du courant, éteindre la machine avant la coupure totale du courant. Cet engin propose quatre prises alimentées.

Ce modèle est proposé à 119.26€ sur Amazon

 

onduleur

Dernier modèle, toujours chez APC SCHNEIDER ELECTRIC, le Back-UPS « Essential » BE850G2-FR. On passe à 850VA et huit prises et des ports de charge USB. Six prises sont alimentées par la batterie, deux sont juste protégées des surtensions. Ce modèle mesure 36.5 cm de profondeur, 12 cm de hauteur et 13 cm de largeur. Il propose une protection complète contre les pics de tension et permet d’avoir pas mal de temps pour réagir. Ce modèle propose en plus des prises de charge USB aux formats USB Type-A et Type-C. Idéal pour charger un smartphone en dernier recours en cas de grosse coupure de courant.

Attention, ce modèle ne propose pas de dialogue avec un éventuel MiniPC serveur, les prises USB sont uniquement là pour recharger des appareils. L’autonomie est importante avec 170 minutes pour une consommation de 20 watts : soit ce que consomme un MiniPC serveur au repos (3 watts) associé à une box opérateur classique censée consommer 8 watts ou moins en veille. Si votre région n’est pas sujette à des pannes d’électricité trop longues, cela pourrait être largement suffisant.

Ce modèle est également proposé à 119.07€ sur Amazon.

Un prix quasi identique mais vous troquez ici la fonction de communication contre plus de puissance.

Si vous avez d’autres références à proposer, n’hésitez pas. C’est un sujet important et trop peu abordé alors qu’il est capital pour ce type d’utilisation. Je ne suis pas un expert sur le sujet, alors si vous avez des retours d’expériences perso et pro, partagez les !

Acheter un onduleur pour son MiniPC serveur ? © MiniMachines.net. 2025

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