Vous avez envie de voir à quoi ressemble Googlebook OS , mais pas du tout envie de dégainer +1000 balles pour un ordi bridé ? Ça tombe bien, un développeur a codé gbos-vm , un outil open source sous licence MIT qui lance sur un Mac Apple Silicon l'image de recovery de Google (conçu à l'origine pour le Dell Googlebook), dans une machine virtuelle boostée par le GPU.
Ce n'est donc pas un Android générique habillé en Googlebook mais un script qui télécharge l'image officielle (la build 16471258, ARM64, Android 17), en vérifiant l'empreinte, puis la fait démarrer sous QEMU avec Vulkan traduit vers Metal. Et rien de chez Google n'est redistribué dans le dépôt (pas de Playstore de base donc...).
Côté Mac, il vous faut donc un Mac avec archi Silicon, Homebrew, les outils en ligne de commande de Xcode, un JDK et le SDK Android (plateforme API 34 minimum) avec son NDK. Et comptez 16 Go de RAM en pratique car la VM en squatte 4 mais les compilations successives en auront besoin d'un peu plus. Et le script installera de lui-même tout ce qui vous manquera côté Homebrew, sans jamais vous demander un accès via sudo. Comptez environ 9 Go pour le download de tout ça et minimum 60 Go de libre pour la VM.
git clone https://github.com/skylartaylor/gbos-vm.git
cd gbos-vm
./install.sh
Ensuite, vous ouvrez l'application construite (dispo dans work/host/Googlebook VM.app), dont la mission est de lancer la VM et de l'éteindre proprement quand vous la quittez.
Le premier boot prendra environ 45 secondes sur un MacBook M5 et si un sélecteur d'utilisateur s'affiche, cliquez juste sur "User" et y'a pas de mot de passe. Notez que la souris est capturée par défaut, et que le raccourci ⌃⌥ la libèrera.
Voilà, c'est pas encore parfait car le bluetooth peut crasher, on est limité à 60 images par seconde max et que les échanges entre la VM et l'hôte (le mac) sont un peu instables mais j'imagine que tout ceci se bonifiera avec le temps...
![]()
J'sais pas si vous avez vu, mais Google vient de mettre en ligne une page d'aide qui explique comment déverrouiller le bootloader d'un Googlebook ! Je pensais pas écrire ça un jour. Les Googlebook, ce sont des portables mi-Android mi-ChromeOS qui sont commercialisé en France depuis hier, pour la modique somme de 1 099 euros.
Perso, je ne vois toujours pas l'intérêt d'acheter ce truc...
Je vois vraiment ça comme un PC bridé, ou un Android avec un gros clavier et je pense que c'est bien se compliquer la vie que d'acheter ce truc plutôt que de prendre un vrai PC ou un petit Macbook. Sauf, évidemment, si on est une personne qui n'a pas envie de s'emmerder la vie à apprendre quoique ce soit de nouveau, et qu'on veut juste aller sur le site de La Poste consulter le prix des timbres, ou faire un Mappy pour savoir comment se rendre au bureau de vote le plus proche.
Mais grâce à cette "possibilité" de déverrouillage, John Wu, le créateur de Magisk , a annoncé travailler sur une version de Magisk pour ces machines.
Pour déverrouiller le Googlebook, vous devez donc activer le déverrouillage OEM dans les options pour développeurs, vous passez ensuite en mode récupération avec Échap + F2 puis le bouton d'alimentation, et l'option "Unlock bootloader" se trouvera dans les options avancées. Google précise également que ça efface toutes les données, que ça désactive la sécurité de l'appareil, que les modifications ne sont pas supportées et que la garantie peut y passer.
Et côté root, Wu a posté dans la nuit du 4 au 5 octobre "Magisk on Googlebook", en promettant du code et des instructions dans les jours suivants.
Son profil indique d'ailleurs qu'il bosse sur Android chez Google, et il voit dans le Googlebook la plateforme idéale pour bidouiller ! En effet, sur un téléphone rooté, les applis bancaires et de paiement cassent, alors qu'ici vous pouvez y accédez depuis le navigateur, comme sur n'importe quel portable.
Le blocage, selon lui, vient du mode utilisateur du système. Googlebook OS fait tourner Android en Headless System User Mode, c'est-à-dire que l'utilisateur 0 reste en arrière-plan et que vous travaillez sur un compte secondaire, alors que Magisk part du principe qu'il n'y a qu'un utilisateur principal. Le support de ce mode a été fusionné dans la branche principale du dépôt dans la nuit du 5 au 6 octobre, par contre, aucun commit ne cite pour le moment le Googlebook.
Reste que rien n'est livré officiellement encore... La dernière version stable de Magisk, la 30.7, date de février et donc aucune version stable ne contient ce code. Sans oublier que pour flasher la machine, Wu explique que le fastboot par USB ne marche pas sans câbles spécialisés. Cependant, il dit avoir trouvé une solution, sans la détailler.
Donc voilà... aujourd'hui, le root d'un Googlebook n'a aucune méthode publique, et le déverrouiller maintenant en suivant la technique de Google, revient à couper la sécurité de la machine sans rien pouvoir en faire de plus côté root. Donc autant attendre les instructions de Wu pour Magisk qui devraient arriver dans les jours qui viennent.
Source : 9to5Google
![]()
PipePipe est un client Android libre qui permet de regarder YouTube, mais aussi les plateformes asiatiques comme NicoNico et BiliBili. Vous l'aurez compris, c'est un fork de NewPipe que son auteur a sorti début 2022 pour le développer de son côté avec les trucs dont il avait envie. Comme PipePipe ne reprend pas les mises à jour de NewPipe et ne lui en envoie pas non plus, cela veut dire qu'un changement fait dans NewPipe n'arrive pas forcément dans PipePipe et vice versa.
Ceci étant dit, ce qui va vous intéresser, c'est qu'il intègre avant tout le fameux SponsorBlock , une base collaborative qui recense les passages sponsorisés des vidéos pour les sauter tout seul comme un grand. Ça fonctionne aussi bien sur YouTube comme sur BiliBili.
Vous avez aussi Return YouTube Dislike qui ne sert pas à grand chose mais qui permet de retrouver l'ancien compteur de pouces baissés de Youtube, ainsi que les titres d'origine visible à la place des titres "traduits" de Youtube (beurk).
Et vous pouvez aussi y masquer les (poom poom) Shorts, les vidéos payantes ou tout ce qui contient un mot-clé de votre choix ou en provenance d'une chaîne dont vous ne voulez plus entendre parler !! Et pour ceux qui écoutent plus qu'ils ne regardent, il y a même un mode lecteur de musique en arrière-plan avec, s'il vous plait, minuteur de sommeil, histoire que ça ne tourne pas toute la nuit.
Le panneau SponsorBlock de PipePipe, avec les segments repérés dans la vidéo et l'interrupteur pour les sauter
Alors peut-être que ça ne vous touche une sans faire bouger l'autre, mais par exemple SponsorBlock, l'équipe de NewPipe n'en veut pas afin de ne pas pénaliser les créateurs de contenu.
Après, attention si vous filtrez la pub au niveau du DNS, avec un Pi-hole, un AdGuard Home ou NextDNS. Ces trucs-là bloquent parfois les domaines googleapis.com / google.com, ce qui fait planter la lecture de YouTube. Donc, il faut les mettre dans votre liste d'exceptions, plutôt que de stopper tout le filtrage si ça ne marche pas la lecture sur votre téléphone. Et si ça foire toujours le wiki du projet liste d'autres causes, comme le blocage anti-bot de YouTube.
Côté compte, PipePipe n'en demande aucun et ne synchronise absolument rien vers un cloud quelconque. Tous vos abonnements, votre historique et vos playlists restent stockées bien au chaud sur votre smartphone. Et surtout, ce que j'apprécie, c'est que la connexion à YouTube est facultative. En fait, il n'est conseillé de l'activer que lorsque vous rencontrez des blocages IP ou une limite liée à votre âge, ah et aussi pouvoir extraire de l'audio à partir des vidéos de ce que j'ai compris.
Voilà, pour ceux qui utilisent des Tubular qui, malheureusement, est à l'arrêt , c'est peut-être une bonne alternative, tout comme BravePipe qui intègre lui aussi SponsorBlock.
Voilà, pour installer BravePipe, il vous faudra Android 6 minimum et vous rendre sur la fiche F-Droid ou directement télécharger l'APK sur GitHub .
![]()
C'est l'histoire d'un smartphone Pixel de Google sur lequel il n'y a absolument rien... Vous l'allumez, pas une icône d'application, rien à faire défiler, pas de widget météo et ce genre de conneries... Non, vous avez juste l'heure, un gros bouton "micro" au milieu de l'écran et une ligne de saisie tout en bas pour ceux qui préfèrent taper.
L'écran d'accueil au complet : l'heure, le bouton à maintenir pour parler, et la ligne de saisie pour ceux qui préfèrent taper.
Ce truc ça s'appelle RistOS, et c'est un firmware pour Google Pixel 10a qui a pour objectif de remplacer le lanceur d'Android par un assistant vocal. Tout ce qui reste ensuite du téléphone tient dans un menu qui apparaît sur le côté : Téléphone, messages, appareil photo, galerie, cartes hors ligne (c'est Organic Maps, embarqué dans l'image), lampe torche et réglages.
Sept accès, et c'est fini. Pas d'app store, pas de navigateur, pas de compte Google, et évidemment aucun moyen d'ajouter quoi que ce soit.
Le menu sorti sur le côté, ses sept entrées, et rien d'autre à faire glisser.
Le projet repose sur GrapheneOS, sans être affilié ni à celui-ci ni à Google, et il ne tourne que sur le Pixel 10a (lien affilié), que Google vend encore la "modique" somme de 389 €.
Bref, par défaut, si vous appuyez sur ce gros bouton micro, absolument rien n'écoutera ce que vous avez dit, parce que l'image publique ne contient aucune adresse de serveur. Pour que cela fonctionne, vous devrez aller dans les réglages et remplir le champ dédié afin de lui indiquer l'URL de votre backend Rist. C'est donc le serveur, que vous devez installer comme ceci , qui récupèrera l'audio encodé et qui ensuite vous répondra au travers du téléphone.
L'idée, c'est que comme ça, on peut changer de téléphone sans souci, puisque tout est centralisé sur le serveur. C'est donc assez tranché comme usage, surtout que l'install efface tout ce qui est sur l'appareil. Mais bon, c'est peut-être ça le futur... Une coquille vide qui discute avec un serveur IA personnel, qui se trouve chez vous.
Par contre, n'espérez plus pouvoir utiliser votre téléphone pour appeler, par exemple, un service d'urgence, ça ne fonctionnera pas. Et si vous préférez simplement virer l'emprise de Google de votre téléphone sans avoir à vous monter un serveur entier derrière, /e/OS fera le travail .
Source : RistOS sur GitHub
![]()
Il y a 2 jours, GrapheneOS que vous connaissez tous parce que c'est l'Android que la police déteste, a détaillé une fonction baptisée secure paste, qui change la façon dont Android sert le contenu du presse-papiers aux applications. Le principe c'est qu'une application peut relire ce qu'elle a copié elle-même, mais rien de ce que les autres ont copié.
Android dans sa version de base n'est pas resté les bras croisés sur ce sujet, mais il s'est arrêté en chemin et depuis Android 10, seules l'application affichée à l'écran et le clavier par défaut peuvent lire le presse-papiers, ce qui a fermé la porte à celles qui tournent en arrière-plan. Puis Android 12 a ajouté une notification à la première lecture d'un contenu venu d'ailleurs, et enfin Android 13 vide le presse-papiers au bout d'un moment.
Mais depuis, plus rien...
Le trou qui reste, Microsoft l'a documenté en mars 2023. La version 7.9.2 de l'application SHEIN (oui, le site de fringues), téléchargée plus de cent millions de fois, lisait périodiquement le presse-papiers, et si elle y trouvait en même temps un signe dollar et un "://", elle expédiait le contenu vers un serveur distant.
Et la restriction d'Android 10 n'a rien empêché, tout simplement parce que l'application tournait au premier plan. Le comportement problématique de l'app SHEIN a ensuite disparu en mai 2022, après un signalement à Google, mais le problème de fond n'a jamais été réglé. Et j'imagine que d'autres apps actuellement sur le PlayStore appliquent la même technique sans que personne ne l'ait encore remarqué.
Secure paste de GrapheneOS s'attaque donc à ça en changeant la règle plutôt qu'en ajoutant un avertissement, et cette fois être affiché à l'écran ne donne plus droit à rien. Une application privée d'accès sait toujours qu'un élément est disponible, et peut en inspecter le type, l'horodatage de copie et la présence de mise en forme. Mais le contenu lui-même, son libellé et ses données annexes ne lui sont plus offerts sur un plateau d'argent.
Et le "collage" continue de marcher lui, parce que c'est vous qui l'autorisez. Que vous colliez depuis la barre de sélection de texte, depuis le clavier, depuis un service d'accessibilité ou avec un raccourci clavier, le système délivre une autorisation courte, liée à l'application qui reçoit et à l'élément en cours. Et pour les applications qui dessinent leur propre barre de sélection, comme celles codées en Flutter, un bouton "Coller" est visible dans le clavier par défaut.
Le plus vif d'esprit qui me lisent sont déjà debouts sur leur chaise et hurlent à travers leur écran : Et comment ça se passe pour "couper" ? Qui décide ?? Hé bien le réglage existe en version globale et par application, et il est autorisé par défaut, pour ne rien casser des applications déjà installées. Autrement dit, personne ne sera protégé sans l'avoir décidé et c'est à vous d'aller basculer en collage seulement celles à qui vous ne faites pas confiance.
Maintenant, calmez-vous les groupies de GrapheneOS parce que rien de tout ça n'est encore livré. Le code est visible dans une pull request ouverte depuis le 22 août dernier mais toujours pas fusionnée. GrapheneOS dit vouloir l'intégrer bientôt, sans donner de date et le mécanisme ne porte que sur la lecture, donc il ne dira rien des applications qui écrivent dans le presse-papiers pour y remplacer ce que vous venez de copier (coucou les détourneurs de transactions crypto)...
La même annonce parle aussi de l'application Messaging, dont l'interface vient d'être refaite en Compose, et le projet lâche au passage un chantier autrement plus lourd : faire du RCS directement dedans, chiffrement de bout en bout compris, pour ne plus avoir besoin de Google Messages. Héhé... Aujourd'hui, RCS marche très bien sur GrapheneOS, mais uniquement avec l'application de Google et sa couche Google Play isolée et c'est de ça dont ils veulent se passer.
Comme le RCS n'est pas une plateforme ouverte en pratique (pas autant que le SMS et le MMS quoi) et que tout cela repose sur l'infrastructure de Google et des opérateurs, le plan, c'est donc de refaire d'abord la partie que Google Messages assure, en gardant Google Play isolé pour l'activation, puis de s'en passer chez les opérateurs qui le permettent... à condition qu'ils acceptent le client de GrapheneOS, ce qui n'est pas gagné...
Quand je pense que Google, ces grands hypocrites qui ont passé des années à réclamer qu'Apple adopte RCS au nom de l'ouverture, coupe lui-même le service depuis 2024 sur les téléphones rootés et une partie des ROM alternatives. GrapheneOS y échappe mais ça donne quand même l'idée de l'accueil qu'un client maison pourrait espérer... On verra bien.
Mais bon, si vous êtes sur GrapheneOS, je serais vous, je surveillerais cette histoire de presse-papiers sécurisé parce que quand ça arrivera, vous serez encore plus béton face aux apps problématiques.
Source : le fil d'annonce de GrapheneOS et Android Authority
![]()
Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !
Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.
Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.
Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.
Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.
En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.
Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).
De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.
Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.
Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.
![]()
J'sais pas si vous l'avez vu passer lui, mais OpenNutriTracker est une app qui note ce que vous mangez et compte les calories, sans rien vous demander en échange. Hé oui, l'application est gratuite sur Android et sur iOS, sous licence GPL-3.0 en plus ! Que demande le peuple ?
Avec cette app, vous enregistrez vos repas, et elle additionne toutes les calories que vous ingérez. Pour remplir le journal de que vous mangez (journal qui au passage est chiffré en AES sur votre appareil, on n'est jamais trop prudent...), vous scannez le code-barres d'un produit avec l'appareil photo (ou vous tapez le code), ou vous tapez son nom et hop, la fiche nutritionnelle déboule sur l'écran directement depuis Open Food Facts, complétée par une sélection de l'USDA FoodData Central.
L'écran de scan visant le code-barres d'une brique de jus
Ce qui est cool avec cette application, c'est que pour un utilisateur français par exemple, la recherche remonte d'abord les aliments qui sont vendus son pays.
Et Open Food Facts , dont je vous ai déjà parlé, référence plus d'un million de produits vendus en France, c'est plutôt bien garni avec vos yaourts préféré et vos plats ultra transformés de supermarché ^^.
La journée de tracking se découpe alors en petit-déjeuner, déjeuner, dîner et collation, chacun avec son objectif de calories. Un dépassement se voit donc sur le repas fautif, pas seulement dans le total de la journée. Et quand vous savez déjà ce que vous avez avalé, un ajout rapide se contente d'un titre et d'un nombre.
La fiche du produit scanné, avec ses calories et ses macros avant l'ajout au repas
Et l'app ne s'arrête pas au compteur qu'on retrouve finalement dans pas mal d'autres app. Non, elle vous aide à suivre dix nutriments, des fibres au magnésium en passant par le fer et le sodium, avec les repères d'apport de référence des tables de l'Institute of Medicine pour situer où vous en êtes. À côté de ça, vous avez votre poids et sa courbe, un compteur d'eau et un catalogue d'activités pour remettre en face les calories dépensées.
Vos données sortent aussi quand vous le décidez avec export du journal complet en JSON ou en CSV, ou partage d'un repas par QR code vers un autre téléphone. De quoi bricoler d'autres app autour de ça donc.
Côté installation, c'est dispo sur Google Play ou l' App Store , avec iOS 15.5 minimum, et snif snif pas encore de version F-Droid. Par contre, l'app n'est pas encore traduite en français, donc n'hésitez pas à contribuer si ça vous dit.
![]()
Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.
En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.
Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.
Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.
Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.
L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.
Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !
![]()
Ça vous dirait de streamer l'ensemble de YouTube Music sur votre smartphone Android avec une appli entièrement libre ???
Hé bien c'est faisable grâce à l'excellent travail de Iliano Kokoro qui a développé Umihi Music. Derrière ce nom à coucher dehors se cache un player de moins de 5 Mo qui vous permettra d'écouter vos artistes préférés sans être otage de Google. Et ça c'est beau !
Une fois l'app installée, vous cherchez un morceau, vous le lancez, et voilà. Pas de compte à créer, pas de connexion obligatoire et si vous voulez écouter hors-ligne dans le métro, vous téléchargez vos playlists et hop, c'est réglé ! L'application n'est pas disponible sur le Play Store (Ohhh comme c'est étrange) mais vous pouvez facilement la récupérer via F-Droid (sur le repo de IzzyOnDroid ), OpenAPK , Unclouded , Obtainium ou également en APK directement via la page Github .
L'interface d'Umihi Music
Ce que souhaitait faire Iliano avec cet app c'est surtout viser une légéreté absolu. D'autres application open source un peu plus complètes telles que InnerTune ou SimpMusic existent, certes, mais prennent pas mal de place... Alors que Umihi reste quand à lui sous la barre des 5 Mo et peut tourner même sur des appareils plus anciens à base d'Android 7 par exemple.
Du coup, votre smartphone de 2017 qui rame sur l'appli officielle de Google retrouve une seconde jeunesse ! Le tout avec un design Material Expressive tout frais et des animations fluides.
En terme de fonctionnalité, en plus d'écouter de la zik, vous disposerez d'un mode hors ligne, du support Android Auto (même avec les sons téléchargés), une minuterie pour couper le son une fois que vous vous serez endormi, et bien sûr le contrôle de la vitesse de lecture (mais qui utilise ça sur une musique ???), un EQ (égalisateur) ainsi qu'un système de partage pour aller sur la page Youtube du morceau.
Avec Umihi, vous pouvez donc farfouiller dans vos énormes playlists et surtout gérer la file d'attente de ce que vous écoutez.
Ah et c'est traduit dans plus de 30 langues grâce à Crowdin, en prime.
La file d'attente et les paramètres
Mais le vrai kiff, c'est ce qu'il n'y a PAS dedans. Pas de pub, pas de tracking et au niveau des permission, Umihi n'exige rien d'autre que les trucs de base qui lui sont nécessaires (lecture en arrière plan, accès au réseau, ce genre de trucs...).
Dans le même esprit que FreeTube côté vie privée , c'est exactement le genre d'outil que j'aime !
Après ça reste un client non officiel donc le jour où Youtube se chauffe un peu trop ou casse son API, l'app risque de ne plus fonctionner (on a tous vu ce qui est arrivé à Vanced...). Bref, c'est toujours la guerre sans fin entre YouTube et les apps tierces .
M'enfin, voilà, si vous voulez écouter votre musique sans engraisser Google ou vous ramollir le cerveau avec de la pub, c'est à tester !
![]()
Android 17 va donc lancer une fonction baptisée "Continue On", et l'idée est simple : reprendre une appli exactement là où vous l'avez laissée, mais sur un autre appareil.
Vous lisez un document sur votre téléphone, vous attrapez votre tablette, et hop, vous repartez au même endroit sans rien chercher. Les utilisateurs d'iPhone connaissent déjà ça sous le nom de Handoff (Continuité en français). Android s'y met enfin.
En pratique, c'est plutôt bien pensé. Quand vous vous approchez d'un autre appareil Android compatible, une petite suggestion apparaît dans la barre des tâches pour ouvrir la même appli, et un simple appui fait reprendre l'activité pile où vous en étiez. Le système marche dans les deux sens, sans appareil principal : n'importe quel appareil compatible peut aussi bien envoyer que recevoir. Pas de hiérarchie particulière, pas de réglage à bidouiller.
Google donne deux exemples. Un document Google Docs ouvert sur le téléphone se rouvre dans le même onglet sur la tablette. Un fil de discussion Gmail passe du téléphone vers la version web de Gmail sur la tablette.
Et il y a une bonne idée derrière : le repli vers le web. Si l'appareil qui reçoit n'a pas l'appli installée, c'est la version web qui s'ouvre à la place. Les développeurs doivent activer cette option, mais ça évite le mur du "appli non installée" qui casserait tout l'intérêt du truc.
Il y a quand même une grosse limite pour l'instant. "Continue On" ne marche qu'entre un mobile et une tablette. Pas de transfert vers un ordinateur, pas de passage vers une autre marque, pas même entre deux téléphones.
Google promet d'élargir les combinaisons d'appareils plus tard, sans donner de date. Et le tout arrive avec Android 17, encore en bêta, pour le moment réservé aux possesseurs de Pixel via la version de test QPR1 Beta 1.
La vraie inconnue, c'est l'adoption. La fonction sera là, la documentation pour les développeurs aussi, mais il faudra que les applis du quotidien jouent le jeu.
Une fonction de continuité, ça ne vaut rien si seulement trois applis la gèrent. Apple a mis des années à bien installer Handoff dans les habitudes, et Google part de plus loin avec un écosystème Android beaucoup plus éclaté.
Source : Ghacks
![]()
Fauxx part d'une idée toute simple et un peu vicieuse qui est que plutôt que de cacher ce que vous faites en ligne avec votre smartphone Android, pourquoi ne pas générer en permanence des tas de fausses recherches, des faux trajets GPS et des fausses identités ? Cela permet ainsi de noyer vos vraies données dans un tas d'autres...
En tout cas, c'est l'objectif du dev qui veut, je cite, rendre votre signal réel « statistiquement indiscernable du bruit ». Comme ça pendant que votre téléphone vit sa meilleure vie dans votre poche, l'app Fauxx tape des requêtes bidon sur Google, Bing, DuckDuckGo et Yahoo, visite des sites au hasard dans des dizaines de catégories, clique sur quelques pubs, balade un faux GPS et change d'empreinte de navigateur. Oui, je vous raconte pas la gueule de la batterie après... En tout cas, c'est gratuit, open source, et sous licence AGPL
Le moteur qu'utilise Fauxx s'appelle le Demographic Distancing Engine, et il empile 4 couches de faux : du bruit pur, un profil démographique que vous pouvez bricoler vous-même, du scraping de profils publicitaires que Google et Facebook se font déjà de vous, et une nouvelle persona synthétique générée chaque semaine.
Et le timing de tout ça suit une loi de Poisson pour imiter une navigation humaine plausible plutôt qu'un bot qui montre sa tête pile toutes les dix minutes. L'outil jongle quand même avec plus de 250 empreintes de navigateur et arrose des milliers de sites classés par catégorie.
Ces techniques d'offuscation, ça me rappelle un peu TrackMeNot , une extension qui balançait de fausses requêtes dans votre moteur de recherche et dont je vous avais parlé. Et 8 ans plus tard, AdNauseam évidemment qui poussait le délire en cliquant automatiquement sur toutes les pubs pour pourrir les profils publicitaires.
Hé bien Fauxx, c'est la version 2026 de cette petite guérilla, en mode appli mobile Android.
Après faut pas être débile non plus, noyer les trackers sous du faux ne les tue pas. Google l'a d'ailleurs dit noir sur blanc, ils détectent et filtrent la grande majorité de cette fausse activité. AdNauseam et ses quelques dizaines de milliers d'utilisateurs, face à un marché de la donnée qui pèse plus de 300 milliards de dollars, c'est une goutte d'eau en fait...
Et puis Fauxx coupe lui-même sa protection avant d'atteindre le plafond imposé par Android 15, qui limite les services en arrière-plan à six heures cumulées par tranche de 24h. Vous avez alors une notif qui vous demande de relancer l'appli à la main. C'est moche, mais c'est une contrainte du système, et pas un bug de l'appli !
Après comme je vous le disais plus haut, du faux trafic en continu, ça bouffe de la batterie et de la donnée mobile. Faut voir Fauxx un peu comme du sable jeté dans les rouages de la machine à pomper vos données... C'est une forme de geste politique... C'est pas incroyable mais c'est mieux que de rester les bras croisés.
Après, le mieux, c'est encore de le combiner avec les vraies mesures comme faire virer vos infos des data brokers et bien sûr, garder en tête que vos données sont déjà en vente quelque part.
Voilà, Fauxx ne vous rendra pas invisible mais entre subir le pistage en silence et foutre un peu le bordel dans la machine... le choix est vite vu. C'est gratuit, l'appli est sur F-Droid et le code est sur GitHub .
![]()
Votre vieux Galaxy S5 qui prend fort la poussière dans un tiroir, mérite mieux je crois !
Un dev, Capcom6 a mis en ligne SMS Gateway for Android , une app Kotlin sous licence Apache 2.0 qui transforme n'importe quel smartphone (Android 5.0+) en passerelle SMS programmable. Cela vous permet de récupérer une API REST pour ensuite envoyer et recevoir vos SMS avec votre propre téléphone et votre propre SIM et ainsi vous passer de services payants équivalents.
Il y a 3 modes au choix. Le mode local quand l'app lance un serveur HTTP sur le port 8080, accessible depuis votre réseau. Le mode cloud où l'app se connecte au service tiers api.sms-gate.app, ce qui est pratique pour ceux qui ont une IP dynamique ou plusieurs appareils. Et le mode "private server" qui permet d'héberger le backend chez vous, en totale autonomie.
Mais dans tous les cas, les requêtes restent les mêmes à savoir du bon vieux POST JSON avec basic auth.
Et côté fonctionnalités, y'a tout ce qu'il faut. Multi-SIM si votre téléphone est compatible, messages multipart automatiquement découpés pour les SMS longs, suivi de statut en temps réel (sent, delivered, failed), webhooks pour 8 événements différents (sms:received, sms:sent, sms:delivered, sms:data-received, mms:downloaded, system:ping...). Et puis du chiffrement bout-en-bout activé sur le mode cloud, comme ça personne ne peut lire vos messages en clair.
Maintenant vous vous demandez peut-être à quoi ça peut servir ??
Bah je pense à de l'envoi SMS 2FA pour vos applications, tout ce qui est messages transactionnels (confirmations de commande, rappels de RDV), des notifications push via SMS, et même du data SMS binaire pour piloter des périphériques IoT à distance. Pourquoi pas ? Y'a plus de limites après... Ah et y'a aussi une intégration n8n officielle (ici sur le repo example-webhooks-n8n ) pour brancher l'API à vos workflows, plus une bibliothèque PHP sur Packagist. Bref, y'a un petit écosystème qui commence à se développer autour.
Pour l'installer, oubliez le Play Store. capcom6 distribue uniquement des APK sur les GitHub Releases. Faut donc activer les sources inconnues, télécharger le .apk, et installer manuellement.
Après quand on fait le calcul côté pognon c'est vite vu. Twilio par exemple facture $0.0083 par SMS aux US, plus 1,15 $ / mois par numéro, plus les frais. Donc pour 1000 SMS par mois c'est vite entre 50 à 80 $. Avec SMS Gateway for Android et votre forfait perso, vous ne payez rien d'autre que votre forfait...
Après y'a quelques limites à connaître... Par exemple, si vous pensiez faire de l'envoi massif pour du marketing (comprenez du spam), votre opérateur va évidemment bloquer rapidement votre SIM. Et puis évidemment, faut que le téléphone soit allumé h24 avec sa connexion data activée. Donc pour du transactionnel léger c'est nickel mais pour du mass-mailing, oubliez ! De toute façon, n'oubliez pas, y'a une place pour vous en enfer, les spammeurs.
Voilà, donc si vous avez un vieux smartphone Android qui fait dodo dans un tiroir et que vous avez besoin d' une API SMS pour vos automations perso ou votre stack interne, c'est une alternative à Twilio très sympa !
![]()
HydroTracker, c'est une app Android open source pour suivre votre consommation d'eau au quotidien. C'est sans pub, ça fonctionne hors-ligne et ça a été mis au point par Ali Cem Çakmak, physicien et développeur passionné !
L'écran d'accueil d'HydroTracker, sobre et lisible
Côté fonctionnalités, vous avez donc le suivi quotidien classique avec objectif personnalisé, des graphiques hebdo, des cartes thermiques mensuelles, le suivi des séries de jours réussis et 3 widgets à mettre sur écran d'accueil.
Par contre, ça marche pas pour suivre votre conso de bière, désolé mes amis Chouffinistes ^^
Et puis surtout, y'a l'intégration Health Connect ce qui permet à HydroTracker de lire et écrire dans la base santé Android partagée par Samsung Health, Google Fit, Fitbit, Garmin ou Strava. Comme ça, toutes vos données sont centralisées !
Alors j'sais pas si vous avez déjà tracké votre consommation d'eau mais la plupart des apps d'hydratation se contentent de compter les verres d'eau. Cem, lui, s'appuie sur le Beverage Hydration Index (y'a une étude à ce sujet publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition ) et applique des coefficients différents selon les boissons, avec les seuils EFSA pour l'Europe et IOM pour les US. Un verre de lait équivaut par exemple à 1,5 fois sa quantité d'eau, et un soluté de réhydratation orale aussi. C'est logique vu la composition réelle, et pourtant aucune app grand public ne pousse le bouchon aussi loin niveau finesse !
Les analytics d'HydroTracker, façon dashboard scientifique
Et le gros morceau, vous l'aviez deviné, c'est surtout la confidentialité. Prenez par exemple Water Reminder, une app concurrente bien installée sur Android. Hé bien avec elle, vos heures de prise d'eau, votre régularité, votre comportement, tout part chez Google.
Alors que HydroTracker, lui, garde tout en local et la synchro Health Connect reste bien sûr à 100% optionnelle. Bref, si vous tenez à votre indépendance numérique vis-à-vis des géants américains , et que vous aimez rester hydraté, c'est l'app idéale !
L'app est sous licence GPL v3, dispo sur le Play Store (et bientôt sur F-Droid), ou en APK direct depuis les releases GitHub . Par contre, pas de version iOS pour l'instant. Ah et j'oubliais, les notifications de l'app s'adaptent à votre cycle de sommeil, donc elle ne vous harcelera pas la nuit. C'est con dit comme ça, mais peu d'apps le font.
Voilà, si vous voulez creuser le code, c'est sur GitHub et Cem a même sa page perso sur cmckmk.com .
Merci à Alex pour le tip !
![]()
Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.
Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.
L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.
Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.
L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.
Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.
Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.
À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.
L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.
Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .
Source : Hackaday
![]()
Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est un téléphone Android capable de faire tourner des jeux PC Windows en local, sans connexion internet et sans cloud gaming. Red Dead Redemption 2 tourne à plus de 40 images par seconde, GTA V dépasse les 60, et Cyberpunk 2077 est jouable. Le tout dans la poche.
Red Magic utilise un outil appelé GameHub, qui fait tourner des jeux Windows directement sur Android grâce à une couche d'émulation basée sur Wine et Proton (les mêmes technologies que Valve utilise sur le Steam Deck pour faire tourner des jeux Windows sous Linux).
Pas besoin de streaming, pas besoin de serveur distant. Le jeu s'exécute en local sur le téléphone, avec les fichiers installés sur le stockage interne.
Le Red Magic 11 Golden Saga Edition embarque un Snapdragon 8 Elite Gen 5 avec 24 Go de RAM LPDDR5T et 1 To de stockage UFS 4.1 Pro.
Il y a aussi un système de refroidissement actif avec ventilateur, des chambres à vapeur dorées et de l'argent dans le circuit de dissipation thermique. L'écran fait 6,85 pouces, 144 Hz, en AMOLED, et la batterie est de 7 500 mAh.
Red Dead Redemption 2 tourne autour de 40 à 50 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 60 dans les intérieurs. GTA V monte jusqu'à 100 images par seconde en intérieur et reste autour de 65 en ville.
Cyberpunk 2077, le plus gourmand, tient au-dessus de 30 images par seconde en 720p avec les paramètres au minimum et le FSR activé. C'est jouable, mais on est loin du confort d'un PC.
Par contre, le téléphone chauffe beaucoup. Des tests ont montré que le processeur pouvait atteindre 100 degrés en charge prolongée sur Cyberpunk 2077. Le ventilateur tourne à fond, et l'autonomie en prend un coup.
Le Red Magic 11 Golden Saga Edition est affiché à 1 500 euros. A ce tarif, on peut acheter un PC gaming portable correct ou un Steam Deck OLED avec encore pas mal de marge. Le public visé est très spécifique : les passionnés de gaming mobile qui veulent jouer à des jeux PC sans avoir de PC.
Bon maintenant on ne va pas de mentir, pour bien moins cher, un Steam Deck OLED fait largement mieux, avec un écran plus grand et une bien meilleure ergonomie pour jouer.
Source : Techspot
![]()