Earlier this week, a mass hack of refrigeration systems at an estimated 700 supermarkets throughout France caused them to suddenly malfunction, causing spoilage of untold tons of perishables and, in some cases, fires. As is now the norm, basic cybersecurity would have prevented it.
French authorities say the systems, made up of entire fleets of refrigerators and freezers throughout a store, were hacked. More specifically, Internet-connected controllers that allow technicians to remotely administer the store-wide systems were compromised. The unknown attackers responsible then activated defrosters long enough for the fridges to reach temperatures as high as 50° Celsius (122° Fahrenheit). By the time the mass compromise was discovered, food was spoiled, and in some cases their electrical systems caught fire.
Multiple security advisories and public research reports show that all three of the controller models reportedly hacked in the incident—sold by Danfoss of Denmark and Dixell and its parent company Copeland in the US—contained critical vulnerabilities that allow attackers to remotely log in to the devices with the same system rights as administrators. Until recently, Danfoss controllers, for instance, used a credential that changes each day. The password is generated by the publicly available firmware based on the date. A hacker who takes the time to analyze the code can do the same thing on any device that hasn’t received a recent update. Daily passwords are identical across models located in hundreds or thousands of stores.
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REA , pour "Reverse Engineer Anything", c'est un serveur MCP qui buzze ces derniers jours et qui permet de connecter votre agent IA (Claude Code, Codex, Cursor...) sur Ghidra, Hopper ou IDA, et sur des analyseurs pour les applis Electron, .NET ou les sites web.
Vous repérez ainsi une fonction qui vous plaît dans une appli, puis l'agent la décortique sans le code source et vous en code une version toute fraiche... Tiens ça me rappelle quelque chose...
Comme je voulais voir ce que ça donnait, je me suis donc monté un petit banc d'essai à l'arrache sur mon ordi avec Claude Code en Opus 5.5, REA 6.4.0 comme seul serveur MCP et Ghidra comme moteur.
Mes tests se découpent donc en 4 exercices : un keygen, un patch, une fonction d'appli à recréer ainsi que des codes de triche. Pour les deux premiers, j'ai bien sûr compilé des programmes maison avec un faux système de licence afin de ne pas sombrer dans l'illégalité en codant un vrai keygen ou un crack (et au passage me faire delete mon compte Anthropic ^^).
rea doctor valide Ghidra 12.1.4
Mon crackme, c'est donc une fausse app nommée "PixelNote Pro" qui réclame un nom d'utilisateur et une clé d'activation, compilé pour Mac ARM.
Une fois que je lui ai dis ce que je voulais faire, l'agent a donc ouvert le binaire dans Ghidra via REA, lu le pseudo-code, l'a recoupé avec l'assembleur là où le décompilateur écrivait une rotation de bits sous une forme peu lisible, et m'a pondu un keygen en Python en 2 minutes chrono pour un coût API de Claude 50 centimes. J'ai ensuite fait tourner son générateur sur 479 noms tirés au hasard et le binaire les a tous acceptés.
Le crackme ouvert à la main dans Ghidra : la fonction entry et son pseudo-code
La boucle de calcul de la clé, dans le pseudo-code que REA sert à l'agent
Le patch, c'est le plus bluffant j'ai trouvé. Le petit utilitaire que je me suis fait a pour mission de compter les lignes et les mots d'un fichier texte. C'est très basique. Et j'ai donc voulu faire un patch pour qu'il affiche aussi les caractères. Comme REA, avec Ghidra, ne touche pas aux octets de l'exécutable, l'agent a donc dû faire le reste à la main... il a logé ses instructions dans une zone remplie de zéros de la partie exécutable, détourné trois instructions d'origine vers elles, puis re-signé le binaire pour que macOS le lance :
Le compteur d'origine, sa version patchée par l'agent, puis le keygen du crackme accepté par le binaire
Pour mon 3ème exercice, je me suis dit que j'allais cloner la fonction d' Amphetamine qui garde mon Mac éveillé tant qu'une appli donnée est ouverte. Via Ghidra, malheureusement REA a refusé le binaire universel Intel et ARM d'Amphetamine, alors l'agent en a extrait lui-même la partie ARM. Il a alors trouvé qu'Amphetamine posait une assertion d'énergie du système et surveillait la liste des applis lancées. Et magie de l'IA, il a ensuite codé en Swift un petit outil qui fait tout pareil. J'ai testé avec la Calculatrice, ça marche, à condition de lui donner le nom de l'appli dans la langue du système, ou son identifiant.
pmset ne montre l'assertion d'éveil que pendant que la Calculatrice est ouverte
Et le dernier, c'est Wolfenstein 3D (j'ai pris la version shareware 1.4) dont l'exécutable DOS est compressé. L'agent a donc écrit son propre décompresseur, puis retrouvé dans le code le raccourci clavier pour tricher (c'est M+L+I qui met santé à 100, munitions, clés, mitrailleuse... et score remis à zéro), le paramètre goobers qui, avec Maj gauche + Alt + Retour arrière, débloque les touches de debug comme le mode Dieu, et même un juke-box caché. Tout correspond au code source publié depuis par id Software.
Par contre, ses logs montrent qu'il cherchait ces codes par leur nom avant de les avoir vus. Je me suis donc fait avoir puisque le modèle les connaissait déjà. Par contre, il les a bien retrouvé dans le binaire.
Début de partie du shareware 1.4 dans DOSBox, lancé avec le paramètre goobers
Les trois occurrences de goobers dans l'exécutable décompressé
Alors, REA est-il indispensable ?
Hé bien pour le savoir, j'ai relancé les quatre exercices avec le même modèle, les mêmes fichiers et les mêmes consignes, mais avec REA en moins... juste Claude Code qui pilote Ghidra. Hé bien Claude tout nu a tout réussi lui aussi, mais en écrivant quand il en avait besoin ses propres scripts Ghidra en Java, là où REA lui servait le pseudo-code et l'assembleur sur un plateau.
Bref, ce que je peux vous dire avec mes tests, c'est que REA ne fait pas mieux qu'un Claude à qui on demande d'installer Ghidra et de l'utiliser. Par contre, REA a été plus rapide sur le keygen (2 minutes 22 contre 2 minutes 48 pour Claude), sur Amphetamine (9 minutes contre 16 minutes pour Claude) et sur Wolfenstein (10 contre 14 pour Claude), mais plus lent sur le patch (7 minutes et demie contre un peu plus de 2 pour Claude).
A voir ce que ça donnerait avec un modèle local genre Qwen (débloqué avec Heretic , alleeeez)...
REA est sous licence MIT et l'analyse tourne en local (même si ses résultats partent quand même chez le fournisseur de votre modèle, donc évitez d'y passer un binaire confidentiel), et Hopper comme IDA restent des outils commerciaux dont REA ne fournit aucune licence.
Notez aussi que son créateur exclut le contournement de licences et la fabrication de patchs pour les jeux, d'où encore une fois mon crackme fait maison et les codes qu'id a lui-même mis dans Wolfenstein ^^.
Autre précaution à prendre si vous vous lancez et qui touche cette fois à la fiabilité de ce que l'agent IA peut vous raconter : Des chercheurs ont publié fin mai un préprint montrant qu'un binaire piégé peut donner ses propres ordres à l'IA qui l'analyse . Pour cela, il suffit d'y glisser des chaînes de texte sans effet à l'exécution, qui se retrouvent ensuite dans le code décompilé et soufflent de fausses instructions au modèle, pour lui faire mal interpréter le programme. Je n'ai pas testé REA là-dessus, mais le principe vaut a priori pour tout agent branché sur Ghidra, donc faites bien attention avant de donner un échantillon suspect à votre agent IA préféré.
Et si seul Ghidra vous intéresse, sachez que le ce MCP dont je vous ai parlé en février permet aussi de faire le pont agent IA <> Ghidra.
Voilà, pour installer REA, un petit :
npx rea-agents setup
Et c'est parti !
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J'sais pas si vous avez vu, mais Google vient de mettre en ligne une page d'aide qui explique comment déverrouiller le bootloader d'un Googlebook ! Je pensais pas écrire ça un jour. Les Googlebook, ce sont des portables mi-Android mi-ChromeOS qui sont commercialisé en France depuis hier, pour la modique somme de 1 099 euros.
Perso, je ne vois toujours pas l'intérêt d'acheter ce truc...
Je vois vraiment ça comme un PC bridé, ou un Android avec un gros clavier et je pense que c'est bien se compliquer la vie que d'acheter ce truc plutôt que de prendre un vrai PC ou un petit Macbook. Sauf, évidemment, si on est une personne qui n'a pas envie de s'emmerder la vie à apprendre quoique ce soit de nouveau, et qu'on veut juste aller sur le site de La Poste consulter le prix des timbres, ou faire un Mappy pour savoir comment se rendre au bureau de vote le plus proche.
Mais grâce à cette "possibilité" de déverrouillage, John Wu, le créateur de Magisk , a annoncé travailler sur une version de Magisk pour ces machines.
Pour déverrouiller le Googlebook, vous devez donc activer le déverrouillage OEM dans les options pour développeurs, vous passez ensuite en mode récupération avec Échap + F2 puis le bouton d'alimentation, et l'option "Unlock bootloader" se trouvera dans les options avancées. Google précise également que ça efface toutes les données, que ça désactive la sécurité de l'appareil, que les modifications ne sont pas supportées et que la garantie peut y passer.
Et côté root, Wu a posté dans la nuit du 4 au 5 octobre "Magisk on Googlebook", en promettant du code et des instructions dans les jours suivants.
Son profil indique d'ailleurs qu'il bosse sur Android chez Google, et il voit dans le Googlebook la plateforme idéale pour bidouiller ! En effet, sur un téléphone rooté, les applis bancaires et de paiement cassent, alors qu'ici vous pouvez y accédez depuis le navigateur, comme sur n'importe quel portable.
Le blocage, selon lui, vient du mode utilisateur du système. Googlebook OS fait tourner Android en Headless System User Mode, c'est-à-dire que l'utilisateur 0 reste en arrière-plan et que vous travaillez sur un compte secondaire, alors que Magisk part du principe qu'il n'y a qu'un utilisateur principal. Le support de ce mode a été fusionné dans la branche principale du dépôt dans la nuit du 5 au 6 octobre, par contre, aucun commit ne cite pour le moment le Googlebook.
Reste que rien n'est livré officiellement encore... La dernière version stable de Magisk, la 30.7, date de février et donc aucune version stable ne contient ce code. Sans oublier que pour flasher la machine, Wu explique que le fastboot par USB ne marche pas sans câbles spécialisés. Cependant, il dit avoir trouvé une solution, sans la détailler.
Donc voilà... aujourd'hui, le root d'un Googlebook n'a aucune méthode publique, et le déverrouiller maintenant en suivant la technique de Google, revient à couper la sécurité de la machine sans rien pouvoir en faire de plus côté root. Donc autant attendre les instructions de Wu pour Magisk qui devraient arriver dans les jours qui viennent.
Source : 9to5Google
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The Pentagon is informing more than 2 million current and former military members that their personnel records storing sensitive personal information were stolen over a monthslong compromise of one of its networks. The breach is the second one in recent months to expose sensitive government information.
The records, according to one notification letter posted to Reddit, included Social Security numbers, names, addresses, sex, race, and occupational specialty. This last category could be particularly valuable to foreign adversaries because it could help their intelligence agencies in identifying high-value military personnel. Starting last October, hackers gained access to a system operated by the Defense Manpower Data Center, which collates Department of Defense personnel records. The Pentagon says that the breach compromised the records of 2.8 million living individuals.
The incident is the second time a major network breach in recent months has exposed sensitive US government personnel records that criminal groups or foreign adversaries could use. Last month, the ransomware group ShinyHunters claimed it hacked into FBI systems and stole records of thousands of the agency’s current or former employees. Reuters reported the job titles in the records included ones related to investigating China or Russia.
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Depuis quelques jours, la scène PlayStation 5 a un nouveau nom en bouche : Relapse !
Il s'agit d'un tout nouvel exploit qui vise assez large puisqu'il "libère" les consoles jusqu'alors restées bloquées du firmware 7.00 jusqu'à la version 13.60, pour les PS5 comme les PS5 Pro. C'est d'autant plus impressionnant que c'est la première fois qu'une faille kernel publique va aussi loin...
Mais ce qui a fait réagir tout le monde surtout, c'est la vitesse ! Car l'ancienne méthode, baptisée P2JB, pouvait prendre jusqu'à cinquante minutes avant que le jailbreak n'aboutisse, alors que Relapse, lui, fait le taf en quelques secondes à peine.
Pour réaliser ce jailbreak, il faut d'abord faire pointer le DNS de la console vers un serveur tiers, puis ouvrir une page web cachée dans le guide utilisateur avec le navigateur de la console. C'est à ce moment-là qu'une faille du moteur WebKit ouvre une première porte d'entrée pour un second exploit qui peut alors toucher le cœur du système afin d'obtenir un accès en lecture ET en écriture sur le système de fichiers.
Ensuite, grâce à cet accès, on peut lancer du code maison (les fameux homebrews) comme des applis ou encore des mods non officiels que la console refuserait normalement. Des utilisateurs sur le Reddit r/PS5_Jailbreak rapportent même avoir réussi à y faire tourner des jeux récents, comme le remaster de The Witcher 3 sorti le jour même !! Bien sûr, rien pour le moment n'a été vérifié sérieusement... On verra bien.
Par contre, on n'est pas encore sûr de la PS5 débridée pour la vie car l'exploit est éphémère... en effet, à chaque extinction on en perd les effets et il faut alors le relancer à la main au reboot suivant. Et surtout ce n'est pas toujours très clean car d'après des joueurs qui l'ont testé, il peut parfois provoquer des plantages (freeze, reboot...etc) mais rien de dramatique non plus. Voilà, avec cet exploit, l'accès reste donc partiel et pour le moment, y'a pas de Linux installable ni de réel contrôle complet de la machine.
Et surtout Relapse s'arrête à la 13.60, et le nouveau firmware 14.00 publié le 16 septembre corrige le bug, ce qui met hors course toute console mise à jour ces deux dernières semaines.
Maintenant si vous avez une PS5 qui n'a pas encore eu cette MAJ 14.00 car vous la gardez soigneusement à l'écart du PlayStation Network parce que Sony bannit sans pitié le matériel modifié, y'a peut-être moyen de tester, en n'oubliant pas non plus que ce fameux DNS dont je vous causais au début de l'article envoie le trafic de votre console vers un serveur dont on ignore encore le vrai propriétaire...
De son côté, Sony n'a pas encore réagi à part en publiant cette mise à jour de son firmware.
Source : le dépôt Relapse sur GitHub.
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Last week, when Australian Prime Minister Anthony Albanese told the world that an OpenAI agent had accessed "non-public files" from his country's Medicare statistics portal during testing, his description of the incident was a little light on details. Today, we're getting new information on just how far OpenAI's overzealous agent went in attempting to satisfy a rather innocuous-sounding informational prompt.
In a newly published blog post, OpenAI says the June incident started when the company asked "an experimental, internal-only OpenAI model" to research government spending statistics in the Australian state of Victoria. When the model ran into trouble finding that data using the publicly published statistics that it was supposed to reference, "it took actions that we had not authorized it to take" to find an answer, OpenAI said.
Those unauthorized actions included finding "a way to gain non-public access to the service" and using that access to view "technical system information and source code" alongside credentials and the aggregate statistics it was actually searching for, OpenAI said.
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Andy Nguyen, le développeur qui portait le projet Linux sur PS5 , a annoncé mardi soir qu'il arrêtait tout !!! Plus de PS5 Linux, plus de scène PS5, c'est terminé pour lui. Adios donc le support de la PS5 Pro dont la sortie était prévue pour 2027.
Alors que s'est-il passé ? Hé bien pour lui, la scène était autrefois un groupe de chercheurs très doués et maintenant, c'est devenu une bande de débutants qui utilisent des LLM et écrivent des hacks qu'ils "ne comprennent même pas". Des "slop kiddies", comme il dit !
Ce qu'il leur reproche, c'est surtout d'avoir trouvé la toute dernière faille d'hyperviseur selon lui, celle qu'il avait lui aussi dans ses tiroirs, et d'être allés la signaler à Sony. Il leur avait pourtant demandé une seule chose : Attendre la sortie de GTA 6, pour que les gens puissent acheter le jeu normalement et profiter ensuite de Linux. Les slops kiddies avaient dit oui et pourtant, le lendemain, la faille se retrouvait dans les mains de Sony.
C'est moche ! Surtout que sa demande n'avait rien d'un caprice. GTA 6 sort le 19 novembre, et pour l'acheter sur le PSN il faut être à jour niveau firmware. Sauf qu'un firmware à jour, c'est ce qui referme le hack... Nguyen essayait donc de tenir les deux bouts durant des mois, en attendant que tout le monde ait son jeu.
Face à lui, on retrouve donc Jordy, celui qui a envoyé le rapport à Sony via HackerOne, et qui s'est exprimé publiquement sur cette affaire dès le lendemain. Il ne nie rien, explique que le bug est bien celui de Nguyen, qu'il lui avait demandé de ne pas le signaler, qu'il avait accepté. Mais comme quelqu'un d'autre a trouvé la même faille quelques heures plus tard, avec une IA, il l'a alors signalé histoire d'être le premier et de toucher le bounty.
Bref, tout ça, ce serait encore la faute de l'IA... Mais moi ce que je vois surtout, c'est qu'il n'y a plus vraiment d'étiquette respectée entre les hackers, qu'il soit confirmé ou du dimanche, et ça, c'est bien dommage.
Maintenant la bonne nouvelle c'est que Linux continue de tourner sur les PS5 Phat et Slim en firmwares 3.00 à 7.61, avec la sortie HDMI 4K60, l'Ethernet et le SSD M.2. Tout ça repose sur des failles que Sony a déjà corrigées et les cinq dépôts sont toujours en ligne. Bref, comme aucun n'est archivé, et que le loader est sous GPL-3.0, n'importe qui peut reprendre le travail là où Nguyen l'a laissé. Si ça vous tente !
Bref, pour moi toute cette histoire ce n'est pas uniquement un problème d'IA, c'est surtout un problème de gens qui font n'importe quoi. Je comprends donc parfaitement qu'il arrête, il doit être dégoûté le pauvre... des mois de boulot partis aux chiottes et on en paie tous le prix.
Après évidemment, Sony a poussé un nouveau firmware PS5 ce mercredi, et pas mal de monde dans la communauté, dont Jordy, incite fortement les gens qui aimerait installer Linux sur leur PS5 dans un futur proche, à ne surtout pas l'installer ! Tu m'étonnes !
Source : PC Gamer
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The International Meteor Organization, the nonprofit that coordinates and publishes amateur and professional observations of meteor phenomena, said its infrastructure has suffered a “critical blow” from a cyberattack.
“We recently suffered a cyberattack that dealt a critical blow to aging infrastructure, taking much of our site offline," a static page on its website on Wednesday said. “We expect several weeks of partial downtime as we transition to new infrastructure and services.”
In the meantime, the IMO said it’s prioritizing the reporting of fireball observations, which can be reported here. The organization is also providing some information on its Facebook page.
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AI could accelerate vulnerability discovery, shrinking the pool of exploits governments rely on while speeding up the race between attackers and defenders.
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Topics include growth hacking, game design, blockchain, AI, digital marketing, cybersecurity, copywriting, and big data.
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Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.
La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.
Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?
Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.
Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.
L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.
Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.
Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.
Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.
Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.
Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".
Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...
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Il y en a qui récupèrent des vieux canapés dans des bennes à ordures et puis il y a eWastelander qui passe son temps à récupérer du matériel électronique pour ses futures bidouilles . Sa dernière prise, c'est une Xbox 360 à 15 dollars, dénichée au fond du rayon des "défectueux" d'un magasin de jeux qui soldait tout à moitié prix. Elle démarre parfaitement mais son unique défaut, c'est un contrôle parental verrouillé par un code que plus personne ne connaît.
C'est un modèle E, le dernier de la gamme, sorti à peu près au moment de la Xbox One . Malheureusement, ce verrou lui interdit tout ce qui dépasse la classification E, soit l'équivalent américain du tout public. Par exemple, le jeu Rock Band Blitz est classé T, donc bloqué. Autrement, dans cette console, il n'y a pas de disque dur, il n'y a aucun profil qui a été enregistré. Et il n'y a absolument rien à récupérer de l'ancien proprio. Voilà, il y a juste le code PIN et c'est tout.
Alors évidemment première tentative, la question secrète de récupération. "Quel est votre plat préféré ?" Il tape pizza, puis burger, puis chicken mais aucun ne passe...
Deuxième tentative, le code de réinitialisation d'usine planqué dans les menus. Il va donc dans les paramètres de la console où se trouvent les informations système. Il faut alors enchaîner une autre combinaison secrète de 6 boutons toujours identiques (gâchette gauche, gâchette droite, X, Y, bumper gauche, bumper droit) suivi de 4 pressions supplémentaires qui, elles, changent d'une console à l'autre. eWastelander programme alors les combinaisons en macros sur une manette 8BitDo, branchée via un adaptateur Brook Wingman et déroule toute la liste. Mais RIEN !
Mais il ne se laisse pas battre par le désespoir et amorce une troisième tentative : l'exploit logiciel bad update, qui se lance sur une console de série sans avoir à l'ouvrir et donne accès à une appli homebrew capable d'afficher le code en clair. Cet exploit ne se déclenche que depuis 2 jeux, Tony Hawk's American Wasteland et Rock Band Blitz. Sauf que, comme je vous le disais, Rock Band Blitz est classé T, et le verrou le bloque. Il bascule alors sur un autre exploit nommé bad avatar, mais la console freeze ! Quel enfer ! Comme cette 360 n'a aucun stockage interne, et que l'exploit réclame un disque dur ou une unité mémoire pour fonctionner, bah ça plante.
Restait la méthode "officielle", telle que décrite sur wiki Console Mods. Cela consiste à enregistrer la console sur son compte Microsoft puis à demander un reset du code, ou appeler le support qui le communique. Mais ce même wiki précise que la méthode "aurait été abandonnée d'après les retours négatifs, mais reste ici pour mémoire". Bref, y'a plus personne au comptoir !
Sa dernière option, qui se présente à lui, un peu comme la solution de la dernière chance, c'est d'effectuer un brute force sur la console. Et ça tombe bien parce qu'un autre dev surnommé Agent24 avait repris en janvier 2020 le code d'un autre bidouilleur (écrit à la base pour Arduino) puis adapté au Teensy.
Le Teensy, si vous ne connaissez pas, c'est une carte qui se fait passer pour un clavier USB et tape les combinaisons une par une. Cela représente 10 000 possibilités pour un code à 4 chiffres, soit entre une seconde et 17 heures selon la chance qu'on a. eWastelander coupe alors l'extinction automatique, laisse la carte tourner, et se barre...
5 heures après, il revient voir ce qu'il en est et, oh magie, sa console est déverrouillée !!
Bravo. Encore une fois, le brut de force a triomphé et ça ne date pas d'hier puisqu'en 2013, déjà, je vous parlais d'un bricoleur qui cassait le code PIN d'un GPS Garmin avec un Arduino et un vieux scanner, sur exactement le même nombre de combinaisons que pour la Xbox.
Et voilà comment ressusciter une console qu'on croyait perdue pour toujours à cause d'un simple code de contrôle parental !
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OpenAI chief executive Sam Altman earlier this month endorsed the characterization of its latest model as a rottweiler “who will grab the problem by the throat and not let go until it is done
The San Francisco AI lab discovered this week that its GPT-Sol 5.6 model escaped company controls and carried out a major hack.
Staff involved in testing and security at OpenAI were unsurprised but completely “freaked out” by the incident, which came as the AI lab used increasingly aggressive training methods in its race against Anthropic to develop the most sophisticated cybersecurity capabilities, according to more than half a dozen people with knowledge of the matter.
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Benjamin Code , le développeur préféré de votre développeur préféré, a reçu ce week-end un e-mail d'achat bidon avec le mot pentester dedans. En grattant un petit peu, il a découvert que quelqu'un s'amusait à trifouiller l'un de ses SaaS sans le prévenir.
Visiblement, c'est un autre créateur, Melvyn (melvynx), qui lui propose des formations autour de l'IA, qui pour les besoins d'une vidéo a fait tourner Kimi K3 en mode "hack" pour poutrer certains sites et montrer, vidéo à l'appui, que l'IA trouvait les failles toute seule.
Depuis, X s'écharpe. D'un côté, ceux pour qui la faille est corrigée et tout le monde y gagne, zéro dégât. De l'autre, ceux qui parlent d'accès illégal, pur et simple.
Alors qu'en est-il exactement ?
Eh bien, parlons de la loi d'abord, parce qu'en France, elle est limpide. L'article 323-1 du Code pénal punit "le fait d'accéder ou de se maintenir, frauduleusement" dans un système informatique de "trois ans d'emprisonnement et de 100 000 € d'amende". Créer un faux compte, simuler un paiement avec de faux numéros de CB, toucher aux données, ça aggrave les choses et on passe rapidement à cinq ans et 150 000 € (article 323-3).
Pour moi, l'argument du "il n'a rien cassé" ne tient pas une seconde en droit. Dans l'affaire Bluetouff, la Cour de cassation a validé une condamnation pour maintien frauduleux alors que les fichiers étaient accessibles sans mot de passe, tout simplement parce que Bluetouff avait continué en sachant l'accès anormal. Je trouve que ce qui est arrivé à Bluetouff, c'était abusé, mais peu importe mon avis, cela montre bien qu'aux yeux de la loi, zéro dégât ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'infraction.
Ce qui fait basculer un pentest légal en délit, ce n'est ni la compétence, ni la bonne intention de la personne derrière, ni même ce que j'en pense. C'est UNE seule chose : L'autorisation préalable du propriétaire du système. Et je ne crois pas que Benjamin Code pratique le bug bounty sur ses systèmes...
Si on parle d'un point de vue hacking éthique, voire tout simplement en matière de nétiquette, la règle (et le bon sens, et la courtoisie) c'est d'abord d'avoir l'accord écrit avant de faire le test, et puis bien sûr de signaler la faille en privé à l'éditeur, tout en lui laissant assez de temps pour la corriger avant de communiquer dessus publiquement.
Par exemple, un bug bounty, c'est ça... C'est un périmètre défini, un canal de signalement, une protection pour le chercheur qui reste bien dans ce cadre. En dehors, il n'y a aucune protection. Et le dispositif français qui couvre les lanceurs d'alerte (article L2321-4 du Code de la défense) ne protège que le signalement de bonne foi à l'ANSSI, jamais l'intrusion elle-même.
Melvyn a reconnu lui-même juste après son "exploit" que "certains tests sur des SaaS tiers n'ont pas été précédés d'une autorisation écrite". Tu m'étonnes...
Alors les kikoulol de X.com peuvent bien jouer les spécialistes en long en large ou en travers, ça ne change rien. Kimi K3 ou pas, dégâts ou pas, tester le système d'un autre sans son feu vert, même avec une IA autonome, ça a un nom dans le Code pénal...
Maintenant, je ne pense pas que ça ait besoin d'aller plus loin que ça... Dans un monde idéal, ce qui serait super, c'est que Melvyn fasse des excuses publiques à Benjamin Code et aux autres créateurs de SaaS qu'il a "poutrés", et puis qu'il évite de refaire ce genre de conneries dans le futur.
Source : le billet de Melvyn sur Codelynx
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727 mots de passe testés par seconde, c'est le score incroyable d'une Game Boy Advance reprogrammée en casseur de mots de passe par solst-ice, un développeur qui avait visiblement une console de 2001 qui traînait et pas mal de temps à tuer ^^. Son projet s'appelle GBA-Hashcat, et c'est un "port" de hashcat (le célèbre outil de crackage) sur le petit hardware portable de Nintendo.
Enfin, un port entre grosses guillemets, parce que le vrai hashcat gère plus de 300 algorithmes de hash optimisés et une palanquée de méthodes d'attaque alors que là, vous avez le droit à un seul truc, du SHA-256, et rien d'autre.
Le programme embarque la wordlist ignis-1M, une liste de 8 Mo qui contient environ 1 million de mots de passe parmi les plus courants. Pour chaque ligne, la GBA calcule le hash SHA-256, le compare à un hash cible codé en dur dans le programme, et regarde si ça correspond.
C'est une attaque par dictionnaire, quoi, sauf que, je vous rappelle, ça tourne sur une puce ARM7TDMI cadencée à 16,78 MHz avec 288 Ko de RAM.
Du coup, forcément, ça rame de fou... au rythme de 727 hachages par seconde mais c'est normal car cette console n'a jamais été pensée pour ce genre de calcul. Pour vous donner une idée, un PC moderne avec un GPU décent va environ 30 millions de fois plus vite, soit des milliards de tentatives par seconde.
Alors que la GBA, elle, met une bonne vingtaine de minutes à avaler toute sa liste de 1 million de mots.
Après côté bidouille c'est assez fort car, certes, la wordlist de 8 Mo tient dans la cartouche, mais faire tourner une routine SHA-256 propre sur une puce aussi poussive, avec ses malheureux 288 Ko de RAM pour bosser, il faut le vouloir ! Solst-ice s'est donc appuyé sur le moteur Butano, un framework C++ open source taillé pour développer des jeux GBA, qu'il a détourné pour faire mouliner des hashs à la place de sprites.
Et voilà, ce projet loufoque rejoint la longue tradition des gens qui font faire n'importe quoi à leur Game Boy Advance, comme ce clavier GBA à monter soi-même que je vous montrais récemment.
Bref, comme un ministre ou un notaire, ça ne sert strictement à rien, et c'est pour ça qu'on kiffe ! Le code est sur le GitHub de solst-ice si vous voulez jouer.
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Last month, we passed along Modern Vintage Gamer's (MVG) confident assertion that Doom is functionally impossible to run on the Neo Geo, owing to the console's sprite-based display hardware and lack of a frame buffer. We all should have known better than to tell a dedicated group of hackers that something is "impossible," though, as two recent projects have made great progress toward functional Doom ports on stock Neo Geo hardware.
Both of these projects have significant graphical compromises that limit how viable they would have been for a marketable, '90s-era console port, as MVG lays out in a new video. Still, they stand as a testament to the surprising results that clever, determined coders can coax out of legacy hardware.
To create the Doom64KB project for the Neo Geo, coder FrenkelS adapted an earlier Doom port they designed to run on 16-bit PC processors like the 8088 and 286. Using that engine, the Neo Geo code then makes a kind of proto frame buffer out of the console's fix layer, an area of display memory that's usually used to display menus and HUD information on top of gameplay.
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Le 1er juillet 2026, un billet publié par Pavel Zhovner, fondateur de Flipper Devices, est venu clarifier l'avenir du Flipper Zero. Un texte qui laisse entrevoir un retrait progressif de l'appareil culte, au profit de son successeur.
Vous branchez une clé USB sur un PC, vous démarrez dessus, et le temps de vous servir un petit café, hop, tout le contenu de la mémoire vive est recopié sur la clé. Le rêve pour les gens qui font du forensic, car dans la RAM on trouve des mots de passe, des clés de chiffrement et tout ce qui traîne. De quoi choper de sérieux indices !
Parce que oui, si vous pensiez être bien tranquille avec votre disque chiffré grâce à BitLocker, FileVault ou LUKS, sachez que la clé de déchiffrement se balade en clair dans la RAM. Pas la peine de casser de la crypto quand il suffit d'aller cueillir la clé là où elle traîne. C'est cet angle mort qu' ElcomSoft exploitait déjà en 2012 pour cracker TrueCrypt et BitLocker .
Sauf que pour aller cueillir cette clé, encore faut-il que la machine soit allumée, non ?
Eh bien pas forcément car contrairement à ce qu'on croit, la RAM ne s'efface pas d'un coup quand on coupe le courant.
Hé oui, les données restent lisibles plusieurs secondes, voire une minute, ce qui est largement suffisant pour récupérer des infos importantes. Et si vous refroidissez les barrettes (par exemple jusqu'à -60°C avec de l'azote liquide), le contenu peut tenir plusieurs heures !!
Ce phénomène n'a rien de neuf. On appelle ça une cold boot attack, et ce sont des chercheurs de Princeton qui l'ont mise en lumière dès 2008, en révélant un truc totalement contre-intuitif : une mémoire vive censée se vider dès qu'on l'éteint, garde en réalité ses secrets bien après.
Alors on va me dire que tout ça, c'est mitigé depuis des lustres : Le scrubbing mémoire au boot, où le firmware écrase la RAM au démarrage, les clés planquées dans les registres du CPU façon TRESOR, le chiffrement mémoire chez Intel et AMD, les barrettes carrément soudées à la carte mère... les parades existent, c'est vrai. Sauf qu'en 2018, deux chercheurs de F-Secure ont remis une pièce dans la machine en montrant comment désactiver ce fameux scrubbing sur quasiment tous les ordi portables modernes, Dell, Lenovo et même les Mac.
Et c'est là qu'arrive BareMetal RAM Dumper, un outil signé pIat0n qui rejoue justement cette vieille attaque de 2008. Le truc tient dans 5 Ko d'assembleur x86 et démarre directement sur le BIOS en mode legacy, avant de basculer en unreal mode pour aller taper dans toute la mémoire au-dessus de 1 Mo.
La récupération totale ne dépassera pas 4 Go par contre, car l'unreal mode ne grimpe pas plus haut, mais en général c'est bien suffisant pour repêcher quelques clés d'accès. Et surtout, ça fait gagner un temps fou aux gens qui font du forensic : plus besoin d'un labo dédié, une clé USB et le tour est joué. Ça rejoint donc la longue liste des façons d'ouvrir un disque soi-disant blindé, comme BitPixie qui déverrouille BitLocker en cinq minutes .
Bref, c'est aussi une bonne piqûre de rappel qu'un chiffrement ne protège vraiment vos données que quand la machine est éteinte pour de bon. Le code est sur GitHub sous licence AGPL !
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Un chercheur en sécurité nommé Ian Carroll s'est amusé à lâcher Claude Opus sur la billetterie de Live Nation, afin d'y trouver des failles de sécurité, et l'IA lui a carrément écrit toute la chaîne d'exploitation sans aucune aide. Lui n'a eu qu'à le lancer...
Tout démarre avec une session de fuzzing sur l'API des terminaux, fgtapi.frontgatetickets.com. Carroll repère un truc... chaque endpoint qui contient le mot "device" réclame un paramètre deviceUID, et ce paramètre ne demande aucune authentification. Il colle un simple guillemet à la fin, la requête se met à ramer, et là, signe classique, le paramètre file direct dans une requête SQL sans le moindre échappement.
Une injection SQL bien à l'ancienne (si vous voulez voir à quoi ça ressemble, j'avais déjà décortiqué le principe il y a un bail).
Sauf qu'un WAF AWS est planté devant pour bloquer ce genre de payload. Et c'est là que Claude entre en scène. L'IA pige toute seule que le pare-feu n'inspecte que la couche extérieure de la requête, et qu'il suffit de planquer l'injection dans une sous-requête imbriquée pour passer sous le radar.
Ensuite elle se fabrique un oracle booléen aveugle qui fait que selon que la condition testée est vraie ou fausse, le serveur renvoie deux réponses différentes, "MC70-023" pour vrai, "Intellitix Upload" pour faux. Vous enchaînez ensuite les questions oui/non, et vous reconstituez la base entière, caractère par caractère.
Et la base, elle est bien garnie. Plus de 500 tables dans un ensemble baptisé fgs avec dedans les emails et mots de passe du personnel, ceux des clients, les tokens de reset, les tokens d'API et les jetons OAuth encore actifs. Avec ça, Carroll précise qu'il aurait pu émettre autant de billets gratuits qu'il voulait, pour n'importe quel événement.
Mais c'est une personne pleine de sagesse (et qui ne veut pas aller en prison) alors il ne l'a pas fait. Et surtout, il a tout remonté à Live Nation. Le lendemain où il les a contactés, la boîte confirmait le déploiement d'un correctif.
Ce qui est intéressant ici, c'est que le contournement du WAF par sous-requête, et la construction de l'oracle, tout ça a été proposé par Claude, et ne vient pas d'une demande du chercheur. On avait certes, déjà vu l'IA d'Anthropic dénicher des failles dans Firefox ou éplucher du code Apple II vieux de 40 ans mais là, c'est un sacré cran plus loin, je trouve.
Merci à Ian Carroll pour le writeup détaillé .
Source : CyberSecurityNews
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Vous vous souvenez du streamer Twitch qui s'était fait piquer sa caisse en plein live, à cause d'un boîtier bizarre posé contre sa porte d'entrée ?
Tout le monde a crié au fake évidemment, sauf que dans une certaine mesure, c'était vrai ! Et le voleur, c'était Mark Rober en personne, l'ex-ingénieur de la NASA devenu YouTubeur, qui a inventé toute cette mise en scène pour démontrer une bonne fois pour toutes comment on vole une voiture récente sans même toucher à la serrure.
La méthode s'appelle la relay attack, l'attaque par relais, et le principe est tellement simple que c'en est gênant. En effet, les voitures passent leur vie à chuchoter, quatre fois par seconde environ, des petits "hé psst, t'es là, ma clé ?". Et quand la clé est assez proche pour entendre ce murmure, elle hurle en retour le mot de passe secret qui déverrouille les portes et permet de démarrer le véhicule. Sauf que ce chuchotement, une équipe de voleurs peut le capter depuis votre voiture, l'amplifier, et le balancer jusqu'à votre clé restée sur le meuble de l'entrée ou dans la poche de votre veste. La clé croit alors que la voiture est juste là, elle répond, et hop, la caisse s'ouvre. Ça prend 30 secondes chrono, ça ne déclenche aucune alarme, et surtout y'a aucune effraction, ce qui arrange bien ces inutiles d'assureurs.
Alors pour bien comprendre comment tout ceci fonctionne, Rober a voulu s'équiper comme un vrai voleur. Direction le dark web, où un certain Dimitri (un russe... Bah quoi les clichés ?) lui a vendu un boîtier de vol clé en main pour 12 000 dollars en Bitcoin. L'appareil arrive, il le passe au CT Scan pour voir ce qu'il y a dedans sans le faire péter, et le verdict tombe : il s'est fait escroquer comme un débutant.
En fait, tous les composants hors de prix de ce machin pouvaient être remplacés par la même chose que ce qu'on trouve dans un babyphone vidéo de 2004.
Le babyphone de 2004 dont les entrailles remplacent un boitier dark web a 12 000 dollars.
La caméra du babyphone capte un signal, l'antenne le transmet à l'écran déporté et il suffit de couper deux fils au bon endroit pour transformer ça en relais radio . Son clone maison lui est donc revenu à quelques centaines de dollars de matos au lieu des douze mille que Dimitri a empochés. Et surtout il fonctionnait mieux que l'original. Breeeef...
Avant ce genre d'attaque, voler une bagnole demandait quand même un peu de doigté. Le slim jim, une tige métallique qu'on glissait dans la portière, a été tué dans les années 90 par les constructeurs qui ont blindé les mécanismes de serrure. Le démarrage en pontant les fils façon Mac Gyver est devenu inutile le jour où un calculateur ECU a pris le contrôle du moteur. Et plus récemment, vous avez peut-être entendu parler des Kia Boys , ces ados qui ont fait le tour de TikTok en démarrant des Kia et Hyundai d'avant 2022 avec un simple câble USB enfoncé dans le contact.
C'était couillon, mais ces modèles n'avaient pas d'antidémarrage électronique... une économie de bout de chandelle des constructeurs qui leur a quand même coûté 8,3 millions de véhicules à patcher en urgence. Comme quoi, la sécurité par l'obscurité, ça finit toujours par se payer un jour ou l'autre...
Et est-ce que vous saviez ce que deviennent ces voitures une fois envolées ??
Eh bien, même si l'essentiel des vols est l'œuvre d'abrutis d'ados qui font joyride pour Instagram , le reste est récupéré par une filière criminelle très organisée, démonté en pièces détachées dans un atelier en moins d'une heure ou encore expédié en conteneur à l'autre bout du monde.
Maintenant, pour bloquer les attaques relais et toutes ses déclinaisons, il suffit d'empêcher votre clé d'entendre ce "chuchotement" de la voiture. La première règle, qui est aussi la plus bête, est donc de ne JAMAIS poser vos clés près de la porte d'entrée... Éloignez-les au maximum, à l'autre bout de votre logement si vous le pouvez
Et la deuxième règle, c'est d'empêcher la clé de capter quoi que ce soit... Une boîte à biscuits en métal fait par exemple parfaitement l'affaire. Ou alors un bout de papier alu pour l'emballer...
Une simple boite a biscuits en métal suffit a rendre la clé sourde.
C'est ce qu'on appelle une cage de Faraday dans laquelle le signal radio préfère filer dans le métal conducteur plutôt que de traverser. Les pochettes anti-RFID vendues une dizaine d'euros font pareil et sont quand même plus classe, mais testez-les avant de leur faire réellement confiance.
Ah et sinon, sur certains modèles comme ma Ioniq 5 , vous pouvez aussi désactiver l'ouverture automatique "à distance via la clé et "sans les mains" et exiger une pression sur le bouton de la clé. C'est plus safe même si c'est moins fun ^^.
Un grand merci à Lilian pour le partage.
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Il y a des gens qui se détendent en regardant une petite série. Aaron Christophel, lui, se détend en désossant des bracelets connectés Xiaomi pour leur faire cracher du code qu'aucun ingénieur de la marque n'avait prévu.
Ce bidouilleur allemand, plus connu sous le pseudo atc1441, vient de s'attaquer au Mi Band 10, et il en a tiré ce que la communauté du hack matériel considère comme le sacre suprême depuis trente ans : un portage de Doom, le jeu de tir sorti en 1993.
Le jeu n'était pourtant pas le problème. La puce, si.
Le Mi Band 10 utilise un BES2700iMP, un composant fabriqué par Bestechnic, un fondeur chinois qu'on croise surtout dans des écouteurs sans fil parce qu'il est taillé pour la basse consommation. Petite subtilité qui complique tout : chez Bestechnic, cette même puce répond aussi au nom de code BEST1503.
Or pour programmer un composant pareil, il faut son SDK, autrement dit le kit fourni par le fabricant avec la documentation et les outils pour développer dessus. Et là, surprise : pour ce modèle, aucun SDK public. Rien du tout. Christophel s'est donc retrouvé face à une puce muette, sans plan ni notice.
Sa porte d'entrée, il l'a trouvée du côté d'une cousine quasi jumelle. Le BEST1306, un autre composant Bestechnic, partage la même architecture, et lui possède un SDK qui a fuité par le biais de kits de développement audio. En recoupant patiemment les deux, il a reconstitué par rétro-ingénierie, ce travail qui consiste à remonter le fonctionnement interne d'un appareil sans en avoir les plans, un SDK compatible avec le BES2700iMP.
Le reste a suivi. Firmware maison, c'est-à-dire le logiciel bas niveau qui pilote directement le matériel, puis portage de Doom via le projet GBADoom. Tout n'est pas nickel pour autant : l'écran fonctionne en SPI un seul bit au lieu du quad-SPI dont il est capable, deux manières d'envoyer les pixels dont la seconde va nettement plus vite, ce qui plombe ici la fluidité et écrase les couleurs.
Screenshot
Bref, ça se joue, mais c'est moche. Et sur une dalle large de quelques centimètres, on reste évidemment dans l'exploit pour l'exploit plus que dans la séance de jeu.
Le détail qui fait un peu marrer vu le contexte actuel, c'est l'aveu de Christophel sur l'intelligence artificielle : elle ne lui a quasiment servi à rien. Les données techniques de ces puces propriétaires n'existent nulle part dans les corpus d'entraînement des modèles, du coup les assistants brassaient du vide.
Et ce n'est pas fini. Le Mi Band 9 embarque exactement le même matériel, ce qui signifie que le SDK reconstitué devrait y tourner tel quel, sans toucher une ligne. Tout est documenté et publié sur GitHub, à la disposition de quiconque veut prolonger cette bien belle aventure.
Bref, faire tourner un jeu de 1993 sur un bracelet de sport ne sert objectivement à rien, et c'est précisément pour ça que c'est toujours très cool.
Source : Hackaday
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Le FBI possède sa propre ville, sauf que personne n'y habite, et pour cause, elle a été montée de toutes pièces dans un hangar de Huntsville, en Alabama, avec ses maisons meublées, son hôtel, sa station-service, son épicerie, son tribunal, son hôpital et jusqu'à sa compagnie d'électricité, le tout dans un seul but assez vertigineux, la pirater dans tous les sens sans jamais déranger âme qui vive.
Le décor porte d'ailleurs un nom, le Kinetic Cyber Range, près de 2 000 mètres carrés de fausse bourgade américaine ouverte en février 2025 et pensée comme un gigantesque bac à sable pour cyberattaques en conditions réelles.
Rien là-dedans n'est pourtant en toc, puisque chaque bâtiment grouille d'appareils et de systèmes qui réagissent exactement comme dans une vraie commune ou une vraie entreprise, à une nuance près, tout reste confiné à l'intérieur pour qu'une attaque lancée pendant un exercice de derappe jamais et impacte de vrais habitants.
Le nom vient justement de là, puisque le terme kinetic renvoie aux dégâts bien physiques d'un piratage, ce moment où une simple ligne de code éteint un feu rouge, bloque une pompe à eau ou plante les machines d'un hôpital.
Au cœur du dispositif, on trouve du coup une salle bourrée de plus de 200 serveurs physiques, ces gros ordinateurs qui font tourner les services d'une entreprise, pour moitié sous Windows et pour moitié sous Linux, histoire de coller au capharnaüm que les enquêteurs découvrent réellement quand ils débarquent après une intrusion ou avec un mandat de perquisition. Le responsable du site, Dave Beachboard, n'enjolive d'ailleurs rien et décrit des salles froides, exiguës, bruyantes et sombres, bref aussi pénibles que dans la vraie vie.
Plus de 1 400 personnes y sont quand même déjà passées, des agents du FBI mais pas seulement, puisque s'y ajoutent des collègues d'autres administrations fédérales et locales venus s'entraîner sur le terrain.
Le gros morceau de la formation, ce sont les rançongiciels, ces logiciels qui prennent vos fichiers en otage et réclament une rançon pour vous les rendre, l'objectif étant d'apprendre à garder son sang-froid pendant qu'une attaque se déroule sous les yeux tout en travaillant la criminalistique numérique, c'est-à-dire l'art de fouiller une machine après le passage des pirates pour reconstituer qui a fait quoi.
Si le FBI se donne autant de mal, c'est que c'est un problème massif, son rapport sur la cybercriminalité chiffre les pertes américaines à près de 21 milliards de dollars sur l'année et place les rançongiciels en tête des menaces qui visent les infrastructures critiques, ces hôpitaux, réseaux électriques et stations d'eau dont on oublie l'importance jusqu'au jour où ils s'arrêtent net.
Bref, bâtir une ville entière dans le seul but de la pirater, c'est quand même assez fou.
Source : TechCrunch
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Avis aux fans de foot parmi vous qui comptent regarder cette Coupe du Monde 2026, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer ! Non, je déconne, je n'ai que des mauvaises nouvelles à vous annoncer !
La première, c'est qu'un chercheur en sécurité qui se fait appeler BobDaHacker s'est inscrit comme agent de joueurs sur la plateforme publique de la FIFA, et s'est retrouvé, quelques clics plus tard, à prendre possession des commandes de TOUS LES FLUX caméra de la Coupe du Monde ! Oui, tous ces flux en direct diffusés sur toutes les chaînes du monde.
La deuxième mauvaise nouvelle, c'est que la FIFA n'a jamais pris la peine de lui répondre parce que visiblement, elle s'en branle que quelqu'un hack ses flux vidéo.
Et le pire les amis, c'est que c'était super fastoche à faire....
Tout commence donc sur le site agents.fifa.org, un portail où n'importe qui peut demander une licence d'agent en uploadant une pièce d'identité. BobDaHacker s'execute et après 2 refus pour une photo de mauvaise qualité, une troisième tentative est alors validée, et hop, notre chercheur en sécurité se retrouve automatiquement ajouté à l'annuaire d'identités de la FIFA. Avec ce sésame, il peut alors accéder à la "Football Data Platform", puis au panneau de gestion du streaming.
A partir de là, l'appli Angular du service lui affiche un joli "access denied"... sauf que c'est du flan car, tenez vous bien, le contrôle d'accès fonctionne côté client. Ouais, ouais, c'est de la folie. En fait, les APIs derrière acceptent gentiment n'importe quelle requête authentifiée sans jamais vérifier votre rôle.
Et au moment où il ouvre l'outil de gestion du streaming, le gars hallucine !! Devant lui, il peut voir chaque match du Mondial 2026 avec ses 5 flux caméra : le programme principal, le flux tactique, la Camera1 et les deux caméras placées en hauteur derrière les buts. Pour chacun d'entre eux, il y a l'adresse d'envoi du flux vidéo (l'URL RTMP d'ingestion), le manifest de preview et la sortie HLS.
Alors histoire d'être sûr de ne pas halluciner, il colle un des liens dans VLC et le flux vidéo s'affiche en live !
Pour bien comprendre l'enjeu, cette diffusion du Mondial est gérée par HBS, qui couvre 104 matchs dans 16 villes réparties entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, avec 45 caméras par match. Ce sont littéralement les images que des milliards de gens, vous compris (mais pas moi), allez regarder. Et tout cela se monnaye à prix fort avec les chaines de TV par exemple.
Ce bon vieux BobDaHacker aurait pu balancer un rick roll, une vidéo de fesses, ou un faux discours de Trump annonçant l'arrivée des extraterrestre en direct, sur toutes les chaînes télé de la planète. Ou même tout couper...
Mais il ne l'a pas fait parce que c'est un professionnel ! (Sans parler de la certitude de finir en zonzon ^^.)
En prime, il pouvait aussi modifier les statistiques diffusées en temps réel, lire les notes préparées des commentateurs, et fouiller dans les fichiers planqués dans un blob storage Azure, à savoir des rapports de transferts, des comparatifs de revenus, des stats des arbitres et des coachs, et un mystérieux Debbie.xlsx dont on ne connaitra jamais le contenu...
Je me demande quand même dans quelle mesure, les mafias de l'IPTV n'étaient pas déjà au courant de ce "bug"... On ne le saura jamais.
Mais pour BobDaHacker, c'est là que commence la vraie galère, celle qui dure toute la nuit, parce que prévenir la FIFA d'un truc pareil, ça devrait être simple et pourtant, ça ne l'est pas du tout.
Il balance son rapport à plus de 10 adresses email de la FIFA, et 5 lui reviennent en erreur. Il tente alors un WhatsApp au responsable Football Technology & Data de la boîte, mais sans succès. Il appelle ensuite les bureaux de Zurich, mais pas de bol c'est fermé. Même la ligne téléphonique réservée à la presse est fermée aussi. Il laisse alors un simple message vocal au centre de diffusion de Dallas.
Et finalement, c'est MediaKind, le prestataire technique du streaming, qui décroche en pleine nuit. Puis la CISA américaine, dont la hotline 24/7 l'accueille plutôt bien. Et enfin le FBI, qu'il contacte carrément sur Signal.
Évidemment, la FIFA a été informée en suivant la règle du responsible disclosure et tout a été patché très rapidement.
Mais bizarrement, à ce jour, la FIFA n'a jamais répondu. Pas un merci, pas même un "vu". Voilà, le gars aura sauvé la Coupe du Monde mais n'aura même pas le droit à 2 places offertes pour aller voir un match, ni même une tape sur l'épaule.
La blague, c'est qu'ils ont même oublié de le retirer de la liste de diffusion de la Football Data Platform, du coup, il reçoit encore aujourd'hui les documents officiels des matchs du Mondial 2026 dans sa boîte mail.
Toute une analyse a été postée sur le blog du chercheur et je vous invite à la lire, parce que c'est un cas d'école.
Bravo à BobDaHacker qui a sans doute évité gratuitement l'un des plus gros bad buzz de l'histoire du foot.
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Si vous faites un peu de renseignements (OSINT) et que ce que vous cherchez, c'est des pseudos de cybercriminels, spmedia a un truc qui devrait vous plaire. Son repo GitHub Threat-Actor-Usernames-Scrape rassemble environ 773 000 pseudos uniques récupérés sur des forums de cybercriminels. C'est gratuit, en accès libre. Et ça peut vous faire gagner pas mal de temps si vous faites de l' OSINT .
Son délire, c'est de scraper les sections "Who's Online", les threads et les réponses de forums comme HackForums, DarkForums, BreachForums, XSS.pro, Dread, OGUsers et une vingtaine d'autres, ou de récupérer des extraits de fuites. L'intérêt de ce genre de truc, c'est de capter ces données pour ensuite les réutiliser dans vos propres projets. Ça vous permet par exemple de préparer un fichier texte propre par forum, qui est prêt à être ingéré dans un TIP (Threat Intelligence Platform) ou croisé avec vos données.
Au total, y'a environ 820 000 noms d'utilisateurs dans ce repo, dont ~46 000 en double. Les plus gros forums actifs sont Cracked.sh (~226 000 pseudos collectés), DarkForums.su (~75 000) et Altenen.is (~74 000). Côté forums morts, BreachForums.st domine avec ~57 000 entrées, devant la fuite Nulled (~42 000) et BreachForums.as (~39 000).
Il y a de quoi fouiller, quoi...
Spmedia a monté ce projet parce qu'il en avait marre des boîtes de threat intel qui facturent 5 à 6 chiffres par an pour accéder au même genre de données. On peut donc lui dire merci, même si ça ne remplace pas un vrai service CTI avec contexte et analyse. C'est juste des noms d'utilisateur sans autre enrichissement. Faudra donc croiser ça avec d'autres sources mais pour du pistage de pseudo ou une wordlist ciblée, ça peut aider.
Vous pouvez par exemple utiliser ces listes pour repérer un même pseudo sur plusieurs forums, constituer des wordlists ou simplement suivre quels sites ressortent après un takedown. Certains disparaissent, d'autres reviennent 48h plus tard sous un nouveau TLD (ambiance hydre de lerne, quoi).
Chaque fichier contient un pseudo par ligne et l'import dans un SIEM ou un script Python vous prendra 2 minutes. N'oubliez pas non plus qu'une bonne partie de ces comptes sont des kiddies ou des curieux, donc croisez toujours avec d'autres sources avant de pointer du doigt qui que ce soit...
Bref, si la chasse aux cybercriminels vous branche, vous pouvez récupérer les listes sur GitHub et voir ce que ça donne.
Amusez-vous bien !
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Oliver Sieber, un chercheur de chez Exodus Intelligence, vient de publier l'exploit complet d'une faille qui tient dans un seul caractère. C'est la CVE-2026-23111, planquée dans nf_tables, c'est à dire au bout du noyau Linux qui filtre les paquets réseau. Un bug discret donc, qui transforme un compte tout pourri, sans le moindre privilège, en compte root sur la machine... et qui vous fait sortir d'un conteneur au passage.
Le scénario, vous le connaissez si vous traînez ici depuis un moment. Un utilisateur qui dispose d'un compte sans droit particulier sur une machine Linux (y compris parce qu'il a exploité une autre faille avant, dans une appli web par exemple) lance l'exploit, et se retrouve avec les pleins pouvoirs. Pas de vecteur distant, rien à cliquer : c'est l'arme qu'on dégaine une fois le pied dans la porte. Que ce soit un shell avec des droits limités, un conteneur compromis, un compte de service... tout y passe et hop, root sur l'hôte !
Le bug lui-même, c'est ce qu'on appelle un use-after-free, c'est à dire que le noyau réutilise un bout de mémoire qu'il a déjà libéré, et forcément ça part en vrille. Exodus a titré son analyse complète "Off By !", un clin d'œil au classique off-by-one des développeurs, sauf qu'ici le coupable c'est un test inversé. Un caractère de trop, une condition qui dit l'inverse de ce qu'elle devrait, et voilà. Et le correctif, lui, tient en une seule ligne.
Le fameux caractère : le ! qui inversait le test dans nft_map_catchall_activate(). Le correctif le retire, et c'est tout (commit 8fdb05de).
La faille a d'ailleurs été reproduite deux fois, par deux équipes qui ne se sont pas concertées. Exodus l'a validé sur Debian Bookworm, Debian Trixie, Ubuntu 22.04 et 24.04. FuzzingLabs avait sorti sa propre version dès avril, par un chemin complètement différent, et l'avait fait tourner sur RHEL 10 juste avant le Pwn2Own de Berlin. Bref, ça marche, c'est bien documenté, et c'est public.
Mais le pire, c'est le calendrier de tout ce merdier puisque le patch a été mis à dispo le 5 février. Ensuite, y'a eu l'exploit de FuzzingLabs publié le 16 avril, suivi d'un write-up détaillé d'Exodus le 8 juin. Autrement dit, ça fait des mois que le correctif existe et des semaines que le code d'exploitation traîne dans la nature.
La seule chose qui vous sépare donc d'un compte root offert à n'importe qui, c'est d'avoir mis à jour ou pas.
Et cette faille s'ajoute à une sacrée série de failles root-local sur Linux ce printemps. Y'a eu Copy Fail , y'a eu Dirty Frag et sa variante Fragnesia ... à chaque fois le même refrain, un compte sans droit qui finit root sur une install standard. C'est devenu presque routinier, et Synacktiv pointe une raison plutôt pertinente en nous expliquant que c'est à cause (ou grâce ^^) aux outils d'IA qui décortiquent les patchs pour en sortir un exploit rapidos, qui marche direct avant même que la correction soit déployée partout.
Du coup, qu'est-ce que vous devez faire ?
Hé bien le plus simple d'abord, c'est de mettre à jour le noyau et vous rebootez. Ubuntu a corrigé 22.04, 24.04 et 25.10, Debian a patché Bookworm et Trixie (avec un backport en 6.1 pour Bullseye), et Red Hat, SUSE et Amazon Linux ont suivi. Comme la version corrigée exacte dépend de votre distrib, jetez donc un œil à l'advisory qui correspond à la vôtre.
Si vous gérez une machine où tournent des utilisateurs ou des workloads pas franchement de confiance, vous pouvez également couper le chemin d'attaque sans attendre le patch. La faille a besoin des user namespaces non privilégiés, un mécanisme qui laisse un process lambda se bricoler son propre bac à sable avec des droits root à l'intérieur.
Et nf_tables comme ces namespaces, sur la plupart des desktops et pas mal de serveurs, c'est actif par défaut, donc oui, sans le patch vous êtes probablement exposé.
Pour les désactiver, le plus universel c'est user.max_user_namespaces=0 : un sysctl -w user.max_user_namespaces=0 pour tout de suite, et la même ligne dans un fichier genre /etc/sysctl.d/99-userns.conf pour que ça tienne au reboot.
Ça marche sur toutes les distros mais c'est radical, ça coupe tous les user namespaces, même ceux de root. Sur Debian et les vieilles Ubuntu, t'as plus fin avec kernel.unprivileged_userns_clone=0 qui ne vise que les non-privilégiés. Et sur Ubuntu 24.04, bonne nouvelle, c'est déjà restreint par défaut via AppArmor. Attention quand même, ça peut casser des trucs qui s'appuient dessus, genre le bac à sable de Chrome ou Flatpak.
À faire en connaissance de cause, donc.
La parade en vrai : une fois les user namespaces non privilégiés coupés, un compte lambda qui tente d'en créer un (le prérequis de l'exploit) se fait jeter sur un "No space left on device".
Après la bonne nouvelle, c'est que d'après les chercheurs, aucune exploitation dans la nature pour cette faille précise n'a été constaté à ce jour. Après comme sa cousine Copy Fail, elle, a déjà atterri au catalogue des failles activement exploitées de la CISA, ne traînez pas trop. Bref, comme d'hab padpanik, vous mettez à jour, vous rebootez, et on n'en parle plus.
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Les Bus Pirate , si vous ne connaissez pas encore, ce sont des petites sondes que les bidouilleurs utilisent pour "parler" à des puces inconnues, lire une EEPROM ou dumper des firmwares. C'est assez spécifique comme matos, alors c'est pourquoi geo-tp a eu une autre idée, à savoir foutre l'équivalent d'un Bus Pirate dans un ESP32 pour en faire un Cardputer (contraction de "card" + "computer") de hacker.
Bus Pirate
Et voilà comme son bébé, nommé Bit Pirate transforme un ESP32, c'est à dire une carte à 30 balles en multitool de hacking matériel qui cause plus de 20 protocoles.
Grâce à ça, vous pouvez vous brancher sur n'importe quelle puce et lire / modifier ce qu'elle contient, sans dessouder tout l'appareil. Côté bus numériques, vous avez le I2C (scan, glitch, dump d'une EEPROM 24Cxx), le SPI pour lire une flash 25Q ou une carte SD, l'UART avec auto-détection du baudrate, le 1-Wire et le JTAG/SWD compatible OpenOCD.
Bref, en un seul firmware, il remplace une palanquée de petits outils dédiés.
Côté radio, c'est aussi beaucoup plus musclé, mais attention, tout ne sort pas d'une ESP32 nue. Le Wi-Fi (sniff, deauth), le Bluetooth (BLE HID, spoofing) et l'infrarouge tournent direct sur l'ESP32 mais le Sub-GHz, le RFID, le bus CAN d'une bagnole ou le dump d'une carte SIM nécessiteront des puces spécifiques en plus (un CC1101, un PN532, un transceiver, un peu de câblage...etc), ou une carte qui les embarque déjà comme la LILYGO T-Embed CC1101.
Forcément, j'imagine qu'en lisant ça, vous pensez au Flipper Zero mais c'est pas vraiment le même objet. Le Flipper, c'est un produit fini, boîtier, batterie, interface léchée, et lui aussi est open source d'ailleurs. Alors que le Bit Pirate, c'est plus brut, avec des fils qui dépassent, un firmware en plein chantier...etc... C'est plus un outil de bench pour bidouilleurs, qu'un gadget clé en main et surtout la vraie différence, c'est le prix et le fait que ça tourne sur du matériel tout ce qu'il y a de plus banal.
Ça marche donc sur un ESP32-S3 nu, mais le combo qui fait rêver c'est le M5 Cardputer , ce mini-ordinateur avec clavier vendu autour de 30 euros. Vous le flashez, et hop, vous avez un Bus Pirate autonome avec écran et clavier dans la poche !
A titre de comparaison, un Flipper Zero, c'est plutôt dans les 200 balles donc y'a pas photo. Et pour l'installer, pas besoin de toolchain, puisque geo-tp a mis en ligne un flasher web qui déploie le firmware depuis le navigateur en un clic, via Web Serial (oui, la même techno qui débarque enfin dans Firefox ).
Ensuite une fois que le firmware est en place sur votre matos, vous pilotez la bête de 3 façons : soit via un terminal série classique, soit une CLI web par Wi-Fi, ou en standalone sur le clavier du Cardputer.
Les trois disposent exactement des mêmes commandes et pour les petits feignants surproductifs TDAH que vous êtes, rassurez-vous ça se scripte, soit en bytecode façon Bus Pirate historique, soit en Python par-dessus le port série pour automatiser un dump de flash. Et notez qu'il sait aussi se faire passer pour un simple dongle USB-UART, un programmateur SPI ou un analyseur logique quand vous avez juste besoin de ça.
Le firmware Bit Pirate aura besoin d'au moins 8 Mo de flash, et attention à la tension, car l'ESP32 bosse en 3,3V sur ses broches, donc pour taquiner un bus en 5V il vous faudra une carte ou un module prévus pour, sinon vous cramerez la puce. Et selon le modèle que vous choisissez, vous n'aurez pas forcement le même nombre de broches GPIO donc le brochage demandera parfois un peu d'ajustement. Et niveau radio, sniffer le Wi-Fi du voisin ou rejouer un signal Sub-GHz dans la nature, c'est interdit sachez le !! Donc les mêmes précautions qu'avec un Flipper Zero s'appliquent.
C'est surtout pour tester votre propre matériel et apprendre, et pas pour faire le malin et finir en zonzon.
Bref, si le hacking matériel vous démange, sachez que Bit Pirate c'est open source, que le matos n'est pas cher et que ça s'installe facilement grâce au flasher web... Ce serait donc dommage de vous en priver...
Merci à Nicolas pour le lien !
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Operating system makers take many steps to prevent their wares from accepting commands from remote devices. The safeguards, designed to thwart malicious attacks, typically require hackers to jump through all kinds of hoops to bypass the measures. But what if remote code execution were as simple as being within Bluetooth range of a speaker connected to the targeted device?
It turns out it can, at least when the speaker is a Sound Blaster Katana V2X sold by Singapore-based Creative Technologies. The speaker, which sells for $283, is widely acclaimed with numerous reviews showering praise on the sound and performance of it and its predecessor, the Sound Blaster V2.
Researcher Rasmus Moorats stumbled on the hack by accident, after he purchased a Katana V2X, a soundbar that connects to PCs, Macs, and Linux devices over USB or Bluetooth. Moorats was curious if he could create a Linux tool that communicated with his speaker. He discovered he could do so through CTP, a proprietary mechanism he guesses is short for Creative Transport Protocol.
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Daniel Estévez est ce qu'on appelle un radioamateur de haut vol. Spécialisé dans le décodage de signaux satellites et de sondes spatiales, l'Espagnol partage ses analyses techniques sur son blog depuis plusieurs années.
Cette fois, il s'est attaqué à un gros morceau : la télémétrie de Tianwen-2, la sonde chinoise actuellement en route vers l'astéroïde géocroiseur Kamo'oalewa.
Pour capter le signal, Estévez s'est appuyé sur le radiotélescope de Dwingeloo, aux Pays-Bas. Cette antenne historique, construite en 1956 par les radioastronomes néerlandais et longtemps abandonnée, a été remise en service par une association de passionnés qui l'utilise en particulier pour suivre les missions spatiales lointaines. La sonde émet en bande X (une plage de fréquences radio utilisée par la plupart des engins interplanétaires), autour de 8428,19 MHz, soit pratiquement la même fréquence que sa grande sœur Tianwen-1.
Là où ça devient intéressant techniquement, c'est sur l'encodage du signal. Tianwen-1 utilisait un encodage Reed-Solomon (une méthode classique de correction d'erreurs, indispensable quand le signal voyage sur des centaines de millions de kilomètres) avec une astuce un peu bricolée qui obligeait à zapper certains octets pour faire rentrer le tout dans la trame.
Tianwen-2, elle, utilise un encodage concaténé avec une longueur de trame mieux pensée. Du coup, les codewords Reed-Solomon rentrent pile-poil, sans bidouillage. C'est un détail qui peut sembler insignifiant, mais ça simplifie la vie de tout radioamateur qui veut suivre la mission depuis chez lui.
La sonde a été lancée le 28 mai 2025 et doit atteindre Kamo'oalewa en juin 2026. L'objectif est ambitieux : prélever un échantillon et le ramener sur Terre, comme l'avait fait la mission japonaise Hayabusa2 sur Ryugu en 2020.
Mais Tianwen-2 vise encore plus loin. Après Kamo'oalewa, la sonde poursuivra sa route vers la comète 311P/PANSTARRS pour une étude rapprochée, dans une mission double assez inédite. Si l'opération réussit, ce sera une nouvelle étape importante pour le programme spatial chinois, qui enchaîne les missions depuis plusieurs années.
Estévez documente tout publiquement, avec les paramètres exacts du signal, les outils utilisés (essentiellement GNU Radio, un framework open-source de traitement de signal), et les écueils techniques rencontrés. Pour les passionnés, c'est une mine d'or. Pour les autres, c'est surtout une démonstration que l'observation spatiale n'est plus l'apanage des agences gouvernementales.
Source : Hackaday
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Y'a des entreprises qui claquent des millions pour bien aligner leurs modèles d'IA afin qu'ils refusent toutes les questions sensibles qui font flipper nos amis puritains d'outre-Atlantique et y'a Heretic , un outil signé Philipp Emanuel Weidmann, qui balaye toute censure sur n'importe quel modèle en moins de 30 minutes avec une simple carte graphique de gamer.
Je vous explique... Vous devez avoir Python et une version récente de PyTorch sur votre machine, puis vous tapez pip install heretic-llm, puis heretic Qwen/Qwen3-4B-Instruct-2507 avec le nom du modèle que vous voulez décensurer.
Et l'outil fait alors sa vie et 20 à 30 minutes plus tard, vous récupérez une version du modèle qui a lâché prise sur l'essentiel de ses refus. Pas de dataset à préparer et surtout pas besoin de comprendre les entrailles d'un transformer, avec ce truc !
Dans un modèle aligné, le réflexe de refuser (le fameux "désolé, je ne peux pas vous aider avec ça") correspond souvent à une direction précise dans ses calculs internes. Les chercheurs appellent ça la "direction de refus". Et l'idée de l'abliteration, c'est de repérer cette direction et de la gommer des poids du modèle. En gros, on coupe le câble qui déclenche le "non", en touchant le moins possible au reste.
D'autres outils d'abliteration existaient déjà , mais leur réglage restait largement manuel et il y a aussi des gens comme mlabonne ou huihui-ai qui publient des modèles décensurés en ajustant les paramètres à la main, modèle par modèle, avec des résultats souvent inégaux. Mais Heretic, lui, automatise complètement le réglage. Pour cela, il s'appuie sur Optuna, un framework d'optimisation qui teste des dizaines de configurations et garde les meilleures tout seul. Et son seul objectif c'est de virer un max de refus tout en abîmant le moins possible le modèle d'origine.
Et de ce que je comprends, ça marche super bien ! Sur Gemma-3-12B, le modèle de Google de base refuse 97 fois sur 100 les prompts sensibles du benchmark maison. Mais après un petit passage dans Heretic, il tombe à 3 refus sur 100, soit le même niveau que les meilleures "nettoyages" manuels.
Et surtout, Heretic affiche une divergence de 0,16 là où les versions faites main grimpent à 0,45 voire 1,04 (C'est une mesure de l'écart de comportement sur les questions normales... plus c'est bas, mieux c'est).
Cela veut donc dire qu'il abîme beaucoup moins le modèle au passage.
Maintenant, tous les modèles n'y passent pas, car un gros calibre demande bien plus de VRAM et cela peut grimper à plusieurs heures. De plus, une étude comparative récente montre que le raisonnement mathématique est ce qui souffre le plus de ce genre d'abliteration, quel que soit l'outil utilisé.
Et surtout, y'a déjà des chercheurs qui bossent sur des défenses pour rendre les modèles résistants à ce genre d'attaque. Donc on verra bien, mais tant que c'est possible autant en profiter car des modèles sans bridage, ça permet notamment à des chercheurs d'étudier leurs propres failles, ou pour des usages du quotidien, de faire passer des demandes banales qui seraient bloquées (genre texte créatif, reverse engineering ou demande de conseils médicaux, ce genre de choses...)
Voilà, si vous bidouillez du LLM en local , allez voir ce projet car ça peut vous "ouvrir" quelques portes ^^.
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Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».
Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !
Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.
En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.
Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.
Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !
Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.
Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.
Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.
Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.
Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.
C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.
L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...
Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.
Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.
À suivre de très près !
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Companies that pay hackers to find flaws in their software are being inundated with low-quality reports generated by AI, forcing some to suspend the programs altogether.
Businesses that run “bug bounty” schemes have long relied on independent security researchers to spot vulnerabilities. But the rise of AI tools is now overwhelming them with spurious submissions.
Bugcrowd, whose customers include OpenAI, T-Mobile, and Motorola, said the number of reports it received more than quadrupled over a three-week period in March, with most proving to be false.
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Si vous tournez sur un Windows 11 à jour, sachez qu'il existe une faille qui permet à un programme local spécialement conçu de grimper tranquillou jusqu'au compte SYSTEM. Pour rappel, c'est le compte tout-puissant de la machine, c'est à dire celui qui passe même au-dessus de l'administrateur ! Et cette faille elle s'appelle MiniPlasma, et elle vient d'être balancée en public sur GitHub par un chercheur planqué derrière le pseudo Nightmare-Eclipse.
Et le plus gênaaaaant dans l'histoire, c'est que Microsoft était censé avoir bouché ce trou depuis 2020, dans cette CVE-2020-17103 , après un signalement de James Forshaw, le chercheur du Project Zero de Google.
Le bug vit sa life dans cldflt.sys, le pilote Cloud Files de Windows. Ce truc c'est un composant système livré d'office avec l'OS, qui est principalement utilisé par OneDrive mais aussi par d'autres stockages cloud. Et bien sûr, il reste présent sur la machine même si vous ne touchez jamais à OneDrive.
Du coup, en passant par une API non documentée baptisée CfAbortHydration, l'exploit crée des clés de registre là où il ne devrait pas, et s'en sert pour détourner un chemin d'exécution privilégié, ce qui finit par lui ouvrir les droits SYSTEM.
Le code de démo est dispo sur le dépôt GitHub du projet , écrit en C#, et il lance directement un cmd.exe en SYSTEM quand ça fonctionne. Parce que oui, ça ne marche pas à tous les coups puisque c'est une race condition. Le taux de réussite varie donc d'une machine à l'autre.
Le PoC en action : à gauche, un compte « user » standard lance l'exploit (« Exploit succeeded ») et à droite, le shell obtenu où whoami renvoie nt authoritysystem.
Maintenant, le truc qui fait vraiment mal au cul, c'est que la fameuse faille patchée par Microsoft est donc toujours vulnérable 6 ans après sa détection. Personne ne vérifie chez krosoft ??? C'est dingue !
Selon le chercheur, c'est exactement la même faiblesse qu'à l'époque. Reste à savoir pourquoi ça leur a échappé. Le patch n'a peut-être jamais corrigé la racine du problème, ou il a sauté quelque part en cours de route, j'en sais rien... Faudra analyser le code de Windows et de ses MAJ au fil du temps pour comprendre où ça a merdé.
Du coup, votre machine peut avoir avalé tous les Patch Tuesday et rester quand même exposée à une élévation de privilèges locale dès qu'un attaquant (ou un malware) arrive à exécuter du code dessus.
J'sais pas vous, mais on a déjà vu ce film avec d'autres dossiers Windows, comme cette histoire de BitLocker contournable , ou encore ces contournements de Secure Boot signés Microsoft . Certains trous de sécu sont tout simplement increvables !
Nightmare-Eclipse n'en est d'ailleurs pas à son coup d'essai puisque le chercheur enchaîne les divulgations publiques de 0-days Windows depuis quelques semaines, du contournement BitLocker au déni de service sur Defender en passant par plusieurs élévations de privilèges, toujours avec le PoC qui va bien et zéro divulgation coordonnée.
Et y'a pas de "on prévient Microsoft et on attend gentiment 90 jours" ici. Il balance tout car il est a ras-le-bol de la lenteur de Microsoft. C'est violent, dangereux et clairement discutable côté éthique, mais ça met une grosse pression pour corriger au plus vite. Maintenant pour nous tous, ça signifie surtout qu'un PoC public et fonctionnel, ce sont des malwares qui vont vite l'intégrer.
Côté protection, il n'y a pas de correctif officiel ni la moindre déclaration de Microsoft et ucune mitigation validée par l'éditeur non plus. Puis pour un particulier, pas de moyen simple de savoir après coup si la machine a été touchée.
La bonne nouvelle (relative c'est vraie), c'est que l'attaque est purement locale, donc il faut déjà pouvoir exécuter du code sur l'ordi pour en profiter. Votre vraie défense, c'est donc votre hygiène tech habituelle, à savoir ne pas lancer le premier binaire douteux venu, se méfier des cracks et autres pièces jointes, et côté admins, une surveillance EDR des élévations de privilèges inattendues vaut mieux qu'une règle maison non testée.
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Un développeur connu sous le pseudo ThroatyMumbo a réussi à porter Windows CE 2.11, un Windows allégé que Microsoft avait sorti à la fin des années 90 pour les petits assistants personnels et certains routeurs, sur une vraie console Nintendo 64
On ne parle pas d'un émulateur ici, mais bien d'une N64 qui démarre sur un vrai bureau Windows, avec sa barre des tâches, son explorateur de fichiers et la possibilité de lancer des programmes CE.
Pour bien comprendre le délire, il faut savoir que la N64 et Windows n'ont pas grand chose en commun. La console utilise un processeur MIPS et un système maison signé Nintendo. Windows CE, c'est l'inverse : un système Microsoft conçu pour tourner sur des appareils embarqués comme les assistants personnels.
Sauf que les deux mondes se croisent sur deux points clés. Windows CE tournait déjà sur des puces MIPS à l'époque, et il était conçu pour vivre avec à peine 1 Mo de RAM, ce qui correspond pile aux capacités de la N64. ThroatyMumbo s'est inspiré de l'IBM Workpad Z50, un ancien assistant qui tournait sous CE sur du MIPS, pour se dire que le portage était techniquement faisable.
Côté méthode, le kernel Windows CE d'origine n'est pas modifié. Tout le travail est dans la couche d'abstraction matérielle, la fameuse HAL, qui sert d'interface entre le système et le matériel. Le développeur a écrit la sienne de zéro pour la N64 : démarrage, gestion des interruptions, du timing, de l'affichage.
Le contrôleur N64 devient une souris (le bouton A pour clic gauche, le B pour clic droit, logique). L'EverDrive-64 X7, une cartouche qui fait office de lecteur SD, sert de disque dur. Et le son passe par la puce audio d'origine de la console.
Ce qui marche est franchement bluffant : déplacer les fenêtres, fermer une boîte de dialogue, naviguer dans les fichiers, lancer des exécutables CE tiers, et même afficher une démo 3D qui utilise la puce graphique de la console. Ce qui ne marche pas : pas de clavier physique, pas de réseau, et il faut le SDK Windows CE 2.11 de Microsoft, qui n'est plus commercialisé depuis longtemps.
Aucune utilité concrète, évidemment. Personne ne va remplacer Mario Kart 64 par Word pour Windows CE. Mais c'est rigolo, et permet de prouver qu'on peut faire un truc complètement absurde, juste parce que c'est techniquement intéressant.
Source : Hackaday
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In the US, fired and laid-off workers often have their digital credentials deactivated before they learn about the loss of their jobs; indeed, the inability to log in to a corporate system may be the first an employee knows of the situation.
Although not a generous or humane approach to staff reduction, it does follow from the simple fact that a fired employee with access to company systems is a security risk.
Just ask the Akhter twin brothers, accused of wiping out 96 databases hosting US government information in the minutes after both were fired last year from their shared employer.
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Si vous croisez un robot-chien Unitree dans un hall d'HLM, sur un parking, un chantier, ou en train de patrouiller dans votre ville, faut que vous sachiez 2 trucs quand même :
Un, n'importe qui peut le rooter en moins d'une minute avec son téléphone. Et de deux, le robot lui-même envoie en continu un flux chiffré vers un tunnel cloud opéré depuis la Chine. C'est en tout cas ce que Benn Jordan, musicien indépendant et chercheur amateur, vient de démontrer hier dans une enquête de 24 minutes qui fait, comme il le dit lui-même, un meilleur boulot que toute l'infrastructure cybersécurité du gouvernement américain.
Pour le hacker, suffit donc de se connecter au robot en Bluetooth, puis d'injecter une commande curl à la fin du mot de passe Wi-Fi, on éteint le toutou, on le rallume, et au reboot le robot exécute votre commande quand il active le Wi-Fi. C'est tout et c'est vraiment magique !! Pas besoin d'accès root physique donc mais juste un bon vieux téléphone et un Bluetooth pourri !
Le boss !
Alors vous pensez peut-être que ce n'est pas très grave parce que ces robots sont des gadgets mais c'est faux puisque les robots-chiens Unitree sont actuellement utilisés par les services de police de Pullman (Washington), Port St. Lucie (Floride) et Topeka (Kansas) et un peu partout ailleurs dans le monde.
Les Marines américains les déploient en test, certains armés de lance-roquettes, les forces chinoises leur sanglent diverses armes sur le dos depuis un moment et l'Ukraine s'en sert pour repérer des munitions non-explosées. Et dans le civil, ces robots circulent même dans des HLM d'Atlanta pour le compte de sociétés de surveillance privée...
En France, le tableau est un peu différent. Pas de déploiement confirmé par les forces de l'ordre ou l'armée pour l'instant. Chez nous, c'est Boston Dynamics Spot et l' E-Doggy d'Evotech (robot 100% français, utilisé au déminage pendant les JO 2024) qui tiennent ces marchés-là. Les Unitree restent encore dans les labos tels que l' INRIA Paris et le labo HUCEBOT de Nancy qui utilisent le Go2 pour leurs recherches en locomotion robotique.
En dehors de la recherche, le cas le plus avancé est celui d'Orano, qui a testé fin 2025 le G1 humanoïde d'Unitree sur son site nucléaire de Marcoule en partenariat avec Capgemini (c'est un humanoïde, pas un quadrupède, mais même fabricant, même firmware, mêmes questions). Côté distribution, INNOV8 Power est également partenaire officiel Unitree depuis VivaTech 2025 et INGEN Geosciences distribue la marque depuis 2020. Le réseau pour vendre ces robots à des boîtes de sécurité privées françaises est donc déjà bien en place.
Du coup quand un mec démontre qu'on peut en prendre le contrôle complet rapidement, ça mérite qu'on regarde ça d'un peu plus près...
Et quand je dis contrôle complet, c'est pas un excès de langage. Avec cet accès root, Benn Jordan a réussi à enregistrer, télécharger et live streamer l'audio et la vidéo captés par le robot. Sans authentification donc ni même sans passer par l'app officielle. C'est assez dingue... On peut même contrôler les mouvements du robot. Une belle merde donc !
Cette faille n'est d'ailleurs pas une nouveauté absolue puisque j'avais déjà couvert le hack BLE des humanoïdes Unitree en décembre dernier. Et ensuite rebelote en mars dernier avec deux nouvelles CVE sur le Go2, partiellement patchées. La répétition des conneries devient un peu lourdingue chez Unitree...
La deuxième partie de l'enquête, elle, atteint un autre niveau puisque Benn Jordan a entendu parler de rapports affirmant que d'autres robots Unitree contenaient une backdoor envoyant des données à des serveurs étrangers. Il a donc voulu vérifier ça lui-même.
Il a donc transformé un Raspberry Pi sous Linux en routeur avec le mode moniteur activé, et lancé BetterCap pour analyser chaque paquet sortant.
Et là, surprise, le robot refuse purement et simplement de s'authentifier. Le hic, c'est que quelque chose côté serveur cloud détecte que le routeur est anormal et bloque la connexion. En analysant un peu plus finement la connexion, il a remarqué que la première IP chopée au sniff pointait vers Odessa, en Ukraine... Vu qu'aucune doc fabricant ne mentionne ce point d'accès, le truc devient alors officiellement louche... Le robot semble savoir quand il est "analysé" et cette détection d'environnement anormal est précisément le truc qui transforme une affaire de faille classique en problème de sécurité nationale.
Benn Jordan a donc ensuite contourné ça avec un routeur de voyage standard avant de sniffer derrière les paquets, et il a fini par confirmer ce qu'on appelle officiellement la CVE-2025-2894 . Il s'agit d'un tunnel P2P préinstallé sur le Go1 qui se connecte automatiquement au démarrage à une plateforme appelée CloudSail, opérée par une boîte chinoise nommée Zhexi Technology.
Le truc est référencé dans MITRE depuis le printemps 2025, soit environ un an. En 2025, les chercheurs Andreas Makris et Kevin Finisterre ont même chopé la clé API de CloudSail et identifié près de 2000 robots vulnérables sur ce réseau, dont des unités installées au MIT, à Princeton, à Carnegie Mellon et à l'université de Waterloo.
Côté américain, la seule action gouvernementale connue suite à ça, a été une mise en garde des Marines US concernant l'usage de produits Unitree en opérations militaires. Rien d'autre.
Et là on arrive à un point de blocage assez brutal. Les failles démontrées par Benn (le hack Bluetooth, la prise de contrôle complète) et la backdoor CloudSail ne peuvent pas être corrigées en même temps, parce que les solutions se neutralisent mutuellement.
Pour boucher les failles de Benn, il faut passer par une mise à jour firmware officielle d'Unitree. Mais cette mise à jour ferme aussi l'accès root au système. Sans accès root, impossible de détecter ou bloquer le tunnel CloudSail de l'intérieur. Du coup, on a un robot sécurisé contre les hackers, mais des données qui filent quand même vers la Chine.
À l'inverse, si vous gardez le firmware actuel pour maintenir l'accès root (et donc la capacité de surveiller et bloquer CloudSail), les failles restent béantes. N'importe quel inconnu avec un téléphone peut alors prendre le contrôle complet de votre flotte de robots clébards. Bien sûr, couper Internet sur le robot évite les deux problèmes à la fois, mais le rend inutilisable dans la plupart des déploiements opérationnels.
Si vous avez un Unitree à la maison ou en entreprise, voilà la recommandation perso de Benn Jordan. Selon lui, plutôt que d'installer la dernière mise à jour, mieux vaut ne plus jamais mettre à jour le firmware (gardez en tête que c'est son avis radical, pas une bonne pratique standard). Parce qu'à la prochaine mise à jour, vous risquez de perdre la capacité de rooter votre propre robot, et avec elle la capacité de détecter, bloquer ou rediriger la backdoor.
Vous perdrez aussi la possibilité d'écrire manuellement des services qui empêchent les hackers d'exploiter les autres failles. En clair, sa meilleure défense contre Unitree, c'est de figer le firmware actuel.
Un Flipper Zero suffisait déjà à neutraliser un robot-chien de la concurrence, mais ici "couper" le robot de son fabricant pour s'en protéger, c'est un autre délire...
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PS5-Linux est là !!
Andy Nguyen, le security engineer alias theflow0, vient de publier le hack qui transforme une PS5 Phat (les modèles originaux, pas les Slim ni les Pro) en PC 100% Linux. Et le truc cool c'est que ça marche désormais sur les firmwares 3.xx et 4.xx, et pas seulement sur les premières consoles oubliées dans leur boîte !
Pour rappel, en mars dernier, Andy Nguyen avait fait tourner GTA 5 Enhanced en ray tracing sur sa PS5 , mais l'exploit était limité aux firmwares 1.xx et 2.xx, donc autant dire à des consoles qui n'avaient jamais vu Internet. Mais depuis hier, le projet est officiellement sorti sur GitHub avec un guide d'installation complet, et il a élargi son périmètre.
Concrètement, le hack utilise une vulnérabilité patchée de l'hyperviseur PS5 (corrigée dans les firmwares récents, d'où la liste fermée) pour débloquer le hardware. Une fois en place, la PS5 expose son CPU 8 cores (16 threads) à 3.5 GHz max et son GPU à 2.23 GHz max (les fréquences de boost de la console, en pratique ça tape souvent un peu plus bas pour éviter la surchauffe), ce qui suffit largement pour faire tourner Steam et des émulateurs sans que ça rame.
Et surtout, la sortie HDMI 4K à 60 Hz fonctionne, l'audio aussi, et tous les ports USB de la console sont opérationnels !
Côté firmwares supportés, c'est précis, attention ! Les versions 3.00, 3.10, 3.20 et 3.21 fonctionnent, mais sans support M.2. Les versions 4.00, 4.02, 4.03, 4.50 et 4.51, elles, supportent en plus le SSD M.2 dédié à Linux.
Du coup, plus la console est récente dans cette plage, plus on a de flexibilité. Pour les firmwares 5.xx, ça pourrait ensuite arriver plus tard, mais Linux tournera dans un environnement virtualisé restreint à côté de GameOS, donc avec des perfs et des fonctionnalités un peu dégradées.
Maintenant, pour vérifier votre firmware avant de tenter le coup, c'est dans Paramètres > Système > Informations console.
Pour l'install, il vous faudra une clé USB de 64 Go minimum (un SSD externe est recommandé), un clavier/souris USB, un adaptateur Ethernet ou Wi-Fi USB, et en option un dongle Bluetooth si vous voulez utiliser la DualSense. Le Bluetooth interne de la PS5 n'est pas encore supporté par contre.
Les ports recommandés pour booter sont l'USB Type-C en bas à l'avant ou les Type-A à l'arrière.
Pour réussir ce tour de passe-passe, l'exploit passe par
umtx2
, qui simule un faux DNS sur l'URL manuals.playstation.net pour envoyer le payload via socat. Du pur travail de hacker, mais le README est plutôt bien fichu et vous tiendra la main tout au long de l'install.
Évidemment, c'est encore expérimental.... Pas de dual-boot, donc il faut relancer l'exploit à chaque démarrage en mode Linux, le mode standby ne fonctionne pas, le screen saver est buggé, et certains écrans ont du mal avec la sortie HDMI. C'est donc pas pour du grand public et il vaut mieux être à l'aise avec la ligne de commande pour s'y mettre.
Reste que voir Andy Nguyen continuer son bon boulot sur la sécurité de la PlayStation, c'est toujours cool. Le mec est derrière plusieurs jailbreaks PS4 et début PS5, et combiné avec la fuite des clés BootROM PS5 fin 2025 , l'écosystème commence enfin à respirer un air plus "libre".
Donc si vous avez une PS5 Phat sortie entre 2020 et début 2022 qui traîne avec un firmware d'époque, c'est peut-être le moment de la ressortir du placard.
Source : Notebookcheck
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478 binaires Unix peuvent servir à devenir root sur un système mal configuré.
C'est ce que recense GTFOBins , le projet open source monté par Emilio Pinna et Andrea Cardaci, qui est devenu LE bookmark obligatoire de tout pentester Linux.
Ce ne sont pas des exploits, hein, mais juste des fonctions parfaitement légitimes de programmes installés partout, et qui dans le bon contexte (genre un bit SUID oublié, qui fait tourner un binaire avec les droits du propriétaire, souvent root) permettent de spawner un shell, lire un fichier protégé, ou grimper d'un cran dans la hiérarchie des privilèges. Petit rappel quand même, faut déjà avoir un pied sur la machine, ce n'est pas une porte d'entrée magique depuis Internet.
Une fois sur leur site, vous tapez le nom d'un binaire dans le moteur de filtre (ou vous cliquez sur une fonction), et hop, vous tombez sur les commandes exactes à recopier-coller, et c'est plié en moins de dix secondes.
Par exemple, si votre cible a un sudo find sans mot de passe, le site vous donne sur un plateau d'argent sudo find . -exec /bin/sh \; -quit.
Un mawk qui tourne en SUID root ? Direct, mawk 'BEGIN {system("/bin/sh")}' et bonjour le shell privilégié. Un vim mal configuré (compilé avec le support Python ou Lua, ce qui est le cas dans la plupart des distros desktop) ? La page documente comment l'utiliser via :py ou :lua pour exécuter du code arbitraire et retomber sur ses pattes.
C'est donc la fin des recherches désespérées sur StackOverflow à 3h du matin pendant un CTF...
La philosophie de ce projet est claire... on ne casse rien, on détourne juste l'usage prévu. Le hic, c'est que la frontière entre détournement et exploitation est mince quand un sudoers mal écrit donne accès à un binaire trop puissant.
Les 478 binaires sont rangés selon 11 fonctions et 4 contextes d'exécution. Côté fonctions, vous avez : Shell (228 binaires permettent de spawner un shell, oui presque la moitié du catalogue), File-read (199), File-write (84), Inherit (71), Upload (34), Download (32), Command (30), Reverse-shell (21), Privilege-escalation (14), Library-load (11), et Bind-shell (7). Côté contextes : Unprivileged, Sudo, SUID, et Capabilities.
Et sur la page d'un binaire, chaque case du tableau vous dit super clairement "voilà comment t'en sors selon ce que tu as sous la main".
Les champions toutes catégories ce sont les langages interprétés et les shells eux-mêmes. zsh, socat, ruby, python, php, node, lua plus bash, tous cumulent 7 fonctions différentes chacun. C'est logique, dès que vous avez un interpréteur sous la main vous pouvez faire à peu près tout (lire, écrire, exécuter, ouvrir une socket).
D'ailleurs c'est pour ça que les sysadmins paranoïaques tirent une tête bizarre quand on leur dit qu'on a installé Python sur un serveur de prod sans cas d'usage explicite. Pfff... je les comprends, un Python qui traîne sur un serveur Debian avec un sudo NOPASSWD au-dessus, c'est game over en trois lignes.
Y'a un autre détail que je trouve cool également, c'est l'intégration
MITRE ATT&CK
. Chaque fonction du site est mappée à une technique du framework officiel, accessible via /mitre.json.
Donc pour les blue teams qui veulent justifier une règle de détection en réunion, c'est tout simplement cadeau !! Et pour ceux qui automatisent leurs scans, l'API JSON complète est dispo sur /api.json, du coup vous pouvez parser les 478 entrées avec un jq ou un petit script Python pour générer des règles de monitoring custom.
Bref, GTFOBins c'est aussi un cadeau pour les défenseurs, à condition de retourner la logique du projet. Voilà, ça vaut le coup d'y passer dix minutes par mois sur un audit.
Pour les Windowsiens qui se sentent oubliés, sachez que l'équivalent existe et s'appelle LOLBAS (Living Off The Land Binaries And Scripts), bien suivi par les analystes Windows depuis 2018. Même philosophie, même format, même utilité, juste appliqué aux exécutables Microsoft signés que Windows installe par défaut.
Les deux projets se citent mutuellement et forment ensemble la cartographie communautaire des techniques de Living Off The Land cross-OS. Si vous bossez sur les deux côtés du fossé, gardez les deux onglets ouverts en permanence ^^ !
Maintenant si l'angle élévation de privilèges via shell restreint vous intéresse, j'avais déjà couvert une vieille faille sudo qui permettait carrément de sortir d'un chroot , et plus largement la bibliothèque Payloads All The Things qui complète bien GTFOBins sur tout ce qui est exploitation web et post-exploitation. Les deux projets sont complémentaires, GTFOBins se concentre sur les binaires Unix et les abus locaux de fonctionnalités légitimes (shells, transferts, lectures, élévation conditionnelle), PayloadsAllTheThings ratisse plus large côté exploitation web.
Côté admin, le réflexe utile, à vrai dire c'est de lister vos binaires SUID avec find / -perm -4000 -type f 2>/dev/null, vérifier /etc/sudoers plus les fichiers /etc/sudoers.d/* avec sudo -l, puis de passer chaque candidat dans le filtre GTFOBins.
Si une entrée matche, c'est qu'il y a une fuite potentielle à boucher. Attention quand même, l'absence dans GTFOBins ne valide pas une règle sudo ou un SUID custom (wildcards, variables d'env, paths inscriptibles peuvent toujours créer un chemin d'évasion). Bref, c'est à faire avant de filer le moindre sudo NOPASSWD à quelqu'un !
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Vous voulez comprendre ce qui se passe dans le cerveau de votre bagnole ? Hé bien pour cela avant, il fallait du matos pro et des suites logicielles à licence annuelle. Mais maintenant, y'a CANviz .
Un pip install canviz, un module USB à quelques balles branché sur le bus CAN de la voiture, et hop, vous accédez à tous les secrets de votre voiture simplement en ouvrant votre navigateur sur localhost:8080. Toutes les trames qui circulent sur le réseau interne du véhicule s'affichent en direct dans un tableau qui défile sans ramer à 2000 fps si j'en crois le README, donc ça envoie !
Ce projet signé Chanchal Dhiman tourne sur n'importe quelle config équipée de Python 3.10 ou supérieur, et côté matériel, CANviz se branche sur plein de bazars tels que les modules à firmware Candlelight (genre FYSETC UCAN autour de 8 balles ou CANable 1.0 autour de 15), les périphériques slcan via port COM, et du matériel sérieux type PEAK PCAN-USB, Kvaser, Vector ou même socketcan sur Raspberry Pi. En gros, si votre clé USB CAN est compatible avec python-can, CANviz la gère !
L'interface décode alors les fichiers DBC (le format de base de données du CAN), donc au lieu de lire des paquets hexadécimaux chelous, vous voyez directement "vitesse moteur = 1450 rpm" ou "position accélérateur = 34%". Vous pouvez aussi filtrer par ID ou par nom de signal, et le filtre se garde dans l'URL. Comme ça, vous pouvez partager une vue à un pote en copiant simplement le lien.
Le truc vraiment pratique, c'est surtout la partie enregistrement. Vous capturez une session en .asc ou .csv, et vous la rejouez plus tard à vitesse variable (de 0.5x pour décortiquer lentement, jusqu'à 10x pour survoler), ou vous forgez vos propres trames depuis l'interface pour tester la réaction d'un module donné. Une API REST et du WebSocket ouvrent aussi la porte aux bricolages en Python, avec une doc interactive accessible sur /docs.
Autre truc malin, vu que c'est un serveur web derrière : vous pouvez déployer CANviz sur un Raspberry Pi planqué dans la bagnole et le consulter à distance en SSH. Par contre, pas de WebUSB ici. L'auteur a explicitement fait le choix de passer par python-can côté serveur pour des raisons de sécurité. L'accès USB reste donc dans le sandbox Python, et le browser ne touche rien. J'avoue, je préfère.
Le projet est sous licence MIT, et est encore jeune, mais l'approche est éprouvée. Pour ceux qui cherchent des alternatives desktop, y'a bien sûr CANgaroo côté Qt, ou SavvyCAN qui tourne aussi en natif. Et si vous voulez bidouiller votre voiture comme Charlie Miller l'a fait avec la Jeep , y'a toujours le Panda de Comma sorti en 2017 avec son soft Cabana.
Bref, pour quelques euros de module USB et un pip install des familles, vous pouvez transformer votre laptop en analyseur CAN niveau pro et ça c'est plutôt classe !
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pgAdmin, l'outil "officiel" pour administrer vos bases PostgreSQL, c'est le type d'interface qu'on n'a pas vraiment envie d'ouvrir un lundi matin ! C'est lent, c'est cheum de ouf en mode figé dans les années 2000 et ça rame sérieusement dès qu'on tente un export un peu costaud. Alors oui je sais, DBeaver, c'est plus joli, mais faut se coltiner Java et un workspace qui traîne au démarrage.
Du coup quand bbDump est passé sur mon radar, j'ai eu envie de creuser un peu. C'est un gestionnaire PostgreSQL moderne, en Electron + Vue + TypeScript, signé par Poups, un dev indé français. L'outil reprend tout ce que vous faites habituellement en CLI (pg_dump, pg_restore, coups d'œil aux tables, schéma de la DB) et met ça dans une interface vraiment propre.
Le dashboard bbDump, tout de suite plus respirable que pgAdmin
Côté fonctionnalités classiques, vous avez ce qu'on attend d'un client PostgreSQL correct. Gestion multi-bases organisée par projet, backups avec liste, restauration, filtre par base, tailles et dates. De leur côté, les tâches planifiées via expressions cron sont configurables par base, et il y a même une visionneuse de logs en temps réel qui trace chaque opération pg_dump.
Ajoutez à ça un navigateur de tables avec édition inline (avec support complet des types), un constructeur de requêtes SQL visuel en plus de l'éditeur brut, l'export CSV, et un diagramme entité-relation interactif via Vue Flow pour visualiser les tables et les clés étrangères. Grâce à bbDump, plus besoin d'aller chercher un outil externe pour comprendre une base héritée d'un projet qui traîne !!
Le schema visualizer en mode ERD interactif, pratique pour décortiquer une base héritée
Mais le vrai twist, c'est l'intégration du MCP (Model Context Protocol) puisque bbDump expose 31 outils MCP aux agents IA, ce qui veut dire que votre Claude d'amour ou votre LLM peut interroger la DB, regarder un schéma, tester une requête. Et comme les mutations passent par un système de confirmation, pas de DROP TABLE à l'insu de votre plein gré !
Je vous avais déjà parlé de cette approche avec Ghidra MCP côté reverse engineering et BrowserWing côté automatisation navigateur. bbDump rejoint donc la famille côté backend de données.
Autre détail sympa, le dev a pensé à la sécurité puisque les backups sont chiffrés en AES-256-GCM, donc si vous synchronisez vos dumps sur un cloud random, pas de panique sur les données sensibles. Sur macOS, y'a même une mini-app menu bar pour accéder aux bases et aux connexions proxy sans ouvrir l'app complète.
Côté installation, c'est facile :
curl -fsSL https://poups.dev/bbdump.sh | bash
sur macOS et Linux (qui reste en beta). Bien sûr, si balancer un script dans bash direct vous fait tiquer (normal), vous pouvez aussi chopper le DMG ou l'AppImage en release sur GitHub et inspecter avant. Le code est sous licence MIT, avec une doc dédiée et une page Ko-fi si vous voulez soutenir le projet. Par contre, rien pour Windows pour l'instant.
Le projet est encore tout jeune puisque sorti fin mars de cette année donc si vous cherchez un outil ultra-stable pour une prod critique, attendez un peu. Mais pour vos projets perso, votre dev local, ou juste pour arrêter de râler sur pgAdmin, ça vaut clairement le coup d'œil.
Bref, un dev français de talent qui se lance en indé sur un créneau pourri d'outils vieillots, avec une vision cohérente et une intégration MCP propre, moi j'aime bien. Je pense que Poups mérite d'être soutenu sur ce coup-là, d'où mon article !
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La chaîne YouTube Works By Design vient de sortir un projet qui fait pas mal jaser chez les passionnés de crochetage : une serrure dont le cylindre se met littéralement en position fermée après que la clé ait été tournée, rendant l'accès aux goupilles quasi impossible pour n'importe quel individu qui tente de la manipuler sans la bonne clé.
Le principe est assez simple. Quand vous glissez la clé dans la serrure, elle se fixe grâce à un système de magnétisme commutable. C'est le genre de mécanisme qu'on trouve sur les bases magnétiques utilisées en usinage.
Une fois tournée, la clé bascule l'ensemble dans une configuration où le canal d'entrée est masqué. Du coup, même un crocheteur expérimenté avec ses tensors et ses picks classiques se retrouve face à une paroi complètement aveugle. Works By Design a aussi ajouté un système anti-bumping pour couper court à une éventuelle attaque par percussion.
Avant d'arriver à la version définitive, le créateur a imprimé plusieurs prototypes en 3D pour valider le mécanisme, puis il a fini par usiner la version finale en métal en CNC. Un serrurier à qui il avait envoyé le modèle CAO en amont n'avait pas réussi à identifier de vulnérabilité évidente. Premier bon signe.
Sauf que voilà, quand les serrures tests ont été distribuées à la communauté Lock Pickers United (qui rassemble une bonne partie des meilleurs crocheteurs amateurs du monde), certains ont pointé une faille potentielle : l'attaque par impressioning, où l'attaquant utilise une clé vierge pour marquer progressivement l'empreinte des goupilles.
Côté solidité, plusieurs commentateurs doutent de la fiabilité du système magnétique sur le long terme, surtout avec l'usure et la poussière qui viendraient s'y loger.
La serrure reste donc en phase d'évaluation à grande échelle. Historiquement, les innovations en serrurerie finissent quasi toutes par tomber, c'est une question de temps avant que quelqu'un trouve l'angle d'attaque. Mais l'approche de cacher physiquement le canal de la clé plutôt que de multiplier les goupilles est assez originale pour mériter qu'on la suive.
C'est clairement le genre de projet qui ne révolutionnera pas forcément le marché là maintenant tout de suite, mais qui peut faire un peu avancer le schmilblick côté conception mécanique et sécurité.
Source : Hackaday
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Des attaquants se sont fait passer pour un responsable connu de la Linux Foundation sur le Slack du TODO Group, un groupe de travail dédié aux bureaux de programmes open source. L'objectif, piéger les développeurs en les amenant à cliquer sur un lien d'apparence officielle, puis à installer un faux certificat racine sur leur machine.
Le lien était hébergé sur Google Sites, ce qui aide à passer les filtres de sécurité et donne un vernis légitime. Les victimes arrivent sur une fausse page d'authentification Google Workspace, qui récupère leur adresse email et un code de vérification, avant de leur demander d'installer un "certificat Google" pour finaliser la connexion.
C'est là que tout bascule. Installer un certificat racine, c'est donner à l'attaquant la possibilité de signer ou d'intercepter n'importe quel trafic TLS sur la machine.
Sur macOS, le faux certificat télécharge et exécute un binaire nommé gapi depuis une IP externe (2.26.97.61), avec toutes les conséquences qu'on imagine. Sur Windows, c'est une boîte de dialogue de confiance navigateur qui pousse l'installation. Dans les deux cas, la machine est compromise.
OpenSSF, Socket et Help Net Security ont documenté la campagne, qui s'inscrit dans une tendance plus large.
Les attaquants visent de plus en plus les workflows développeurs et les relations de confiance interne plutôt que de chercher une faille zero-day dans le code, parce qu'un ingénieur qui fait confiance à un Slack privé reste une cible bien plus rentable que la lecture de 50 000 lignes de C obscures.
La règle de sécurité à retenir est simple. Aucun service légitime, jamais, ne vous demandera d'installer un certificat racine via un lien reçu en chat ou par email.
Si un message Slack vous y pousse, même depuis un compte interne qui semble légitime, c'est un compromis ou une usurpation. Signalez, ne cliquez pas.
Ce qui est relou, c'est que l'attaque marche précisément parce que les devs open source travaillent beaucoup sur Slack, au milieu de messages techniques qu'ils traitent à la chaîne. C'est donc franchement fourbe.
Bref, vous l'avez compris, un certificat racine demandé par chat, c'est toujours non.
Source : The Register
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Booking.com confirms a data breach that exposed traveler details, raising urgent concerns about highly targeted phishing scams and customer safety.
The post Booking.com Hack Exposes Customer Data, Sparks Travel Scam Fears appeared first on TechRepublic.
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Le studio Rockstar, développeur de GTA 6, a confirmé avoir été piraté par un tiers après qu’un groupe de hackers a formulé une demande de rançon.
Un passionné a tenté de récupérer son Pokémon coincé dans un Pokéwalker, ce petit podomètre vendu avec Pokémon HeartGold sur DS en 2009, après avoir perdu la cartouche de jeu.
Entre reverse engineering du protocole infrarouge et manipulation du générateur de nombres aléatoires, la tentative est bien technique. Et le résultat est plutôt cruel, pour une raison que personne n'avait anticipée…
Le Pokéwalker, pour ceux qui ne s'en souviennent pas, c'était ce petit podomètre vendu avec Pokémon HeartGold et SoulSilver sur Nintendo DS en 2009. Le principe était simple : vous transfériez un Pokémon de votre partie vers cet accessoire, vous le glissiez dans votre poche, et chaque pas comptait pour gagner des points et débloquer des objets.
Le tout communiquait avec la cartouche DS par infrarouge. Sauf que voilà, si vous perdez la cartouche (ce qui arrive plus souvent qu'on ne le croit après 15 ans), votre Pokémon reste coincé dans le Pokéwalker. Pas de cartouche, pas de transfert retour. C'est exactement le problème auquel s'est retrouvé confronté Etchy, un créateur de contenu spécialisé dans Pokémon Gen 4.
Le travail de fond, c'est Dmitry qui l'avait fait il y a quelques années en décortiquant complètement le Pokéwalker. A l'intérieur : un microcontrôleur Renesas H8, une EEPROM de 64 Ko, un accéléromètre Bosch et un émetteur infrarouge générique. La communication entre la cartouche et le Pokéwalker passe par un protocole IR à 115 200 bauds, et chaque octet est simplement XOR avec 0xAA avant envoi.
Dmitry avait même réussi à exécuter du code arbitraire sur l'appareil en exploitant un débordement de buffer dans la décompression. Etchy s'est appuyé sur tout ce travail pour tenter sa mission de sauvetage. Son idée : créer une nouvelle sauvegarde avec les bons identifiants pour tromper le Pokéwalker.
Le dispositif ne vérifie que la version du jeu (HeartGold ou SoulSilver), la région et les identifiants du dresseur. En manipulant le générateur de nombres aléatoires du jeu, Etchy a réussi à générer une sauvegarde avec des IDs correspondants.
Et ça a marché. En partie. Le Pokéwalker a accepté la connexion et transféré les données du Pokémon. Sauf que le vrai identifiant unique du Pokémon, son PID, celui qui définit ses stats, sa nature, son apparence, n'existe que sur la cartouche d'origine.
Le Pokéwalker ne stocke qu'une version allégée des données : l'espèce, les attaques, l'objet tenu, le genre. Le PID, lui, restait sur la cartouche perdue. Du coup, le Pokémon récupéré n'est qu'une copie incomplète. Ca ressemble à votre Typhlosion, ça porte son nom, mais ce n'est pas vraiment lui. Comme le résume Etchy dans sa vidéo : il n'y a pas de moyen de sauver un Pokémon piégé dans un Pokéwalker.
C'est le genre d'histoire qui parle à tous ceux qui ont grandi avec une DS dans la poche. On a tous eu ce moment où un accessoire, une sauvegarde ou un périphérique finissait au fond d'un tiroir, avec des données qu'on pensait sans importance.
Etchy et Dmitry montrent qu'il y a une vraie communauté prête à passer des heures sur du reverse engineering pour trois octets de données. C'est beau et un peu absurde en même temps. Le plus cruel dans l'histoire, c'est que Nintendo n'avait visiblement pas prévu qu'on puisse perdre sa cartouche tout en gardant le Pokéwalker. Bref quinze ans plus tard, votre Typhlosion attend toujours dans son petit boîtier, et personne ne viendra le chercher.
Source : Hackaday
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Une immersion de quatre ans dans le darknet révèle la façon dont les vendeurs de drogue et les administrateurs de marchés noirs parlent de leur activité, à travers des témoignages exclusifs. Loin de la représentation chaotique qui est habituellement faite de cette partie invisible d’Internet, ils se décrivent comme des entrepreneurs et démontrent le caractère ultra organisé du trafic de drogues.
China-linked hackers breached an FBI surveillance system, exposing sensitive investigation data and prompting a “major incident” classification.
The post FBI Declares Surveillance System Breach a ‘Major Incident’ appeared first on TechRepublic.