PipePipe est un client Android libre qui permet de regarder YouTube, mais aussi les plateformes asiatiques comme NicoNico et BiliBili. Vous l'aurez compris, c'est un fork de NewPipe que son auteur a sorti début 2022 pour le développer de son côté avec les trucs dont il avait envie. Comme PipePipe ne reprend pas les mises à jour de NewPipe et ne lui en envoie pas non plus, cela veut dire qu'un changement fait dans NewPipe n'arrive pas forcément dans PipePipe et vice versa.
Ceci étant dit, ce qui va vous intéresser, c'est qu'il intègre avant tout le fameux SponsorBlock , une base collaborative qui recense les passages sponsorisés des vidéos pour les sauter tout seul comme un grand. Ça fonctionne aussi bien sur YouTube comme sur BiliBili.
Vous avez aussi Return YouTube Dislike qui ne sert pas à grand chose mais qui permet de retrouver l'ancien compteur de pouces baissés de Youtube, ainsi que les titres d'origine visible à la place des titres "traduits" de Youtube (beurk).
Et vous pouvez aussi y masquer les (poom poom) Shorts, les vidéos payantes ou tout ce qui contient un mot-clé de votre choix ou en provenance d'une chaîne dont vous ne voulez plus entendre parler !! Et pour ceux qui écoutent plus qu'ils ne regardent, il y a même un mode lecteur de musique en arrière-plan avec, s'il vous plait, minuteur de sommeil, histoire que ça ne tourne pas toute la nuit.
Le panneau SponsorBlock de PipePipe, avec les segments repérés dans la vidéo et l'interrupteur pour les sauter
Alors peut-être que ça ne vous touche une sans faire bouger l'autre, mais par exemple SponsorBlock, l'équipe de NewPipe n'en veut pas afin de ne pas pénaliser les créateurs de contenu.
Après, attention si vous filtrez la pub au niveau du DNS, avec un Pi-hole, un AdGuard Home ou NextDNS. Ces trucs-là bloquent parfois les domaines googleapis.com / google.com, ce qui fait planter la lecture de YouTube. Donc, il faut les mettre dans votre liste d'exceptions, plutôt que de stopper tout le filtrage si ça ne marche pas la lecture sur votre téléphone. Et si ça foire toujours le wiki du projet liste d'autres causes, comme le blocage anti-bot de YouTube.
Côté compte, PipePipe n'en demande aucun et ne synchronise absolument rien vers un cloud quelconque. Tous vos abonnements, votre historique et vos playlists restent stockées bien au chaud sur votre smartphone. Et surtout, ce que j'apprécie, c'est que la connexion à YouTube est facultative. En fait, il n'est conseillé de l'activer que lorsque vous rencontrez des blocages IP ou une limite liée à votre âge, ah et aussi pouvoir extraire de l'audio à partir des vidéos de ce que j'ai compris.
Voilà, pour ceux qui utilisent des Tubular qui, malheureusement, est à l'arrêt , c'est peut-être une bonne alternative, tout comme BravePipe qui intègre lui aussi SponsorBlock.
Voilà, pour installer BravePipe, il vous faudra Android 6 minimum et vous rendre sur la fiche F-Droid ou directement télécharger l'APK sur GitHub .
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Construit autour d’un écran à encre numérique, OpenTrailPaper permet de retrouver toutes les fonctions d’un GPS de vélo sur un dispositif qui ne craint pas la lumière directe.
OpenTrailPaper en action
OpenTrailPaper permet de retrouver d’un seul coup d’œil toutes les informations nécessaires à la navigation. On retrouve la vitesse instantanée, la distance parcourue, le temps passé a pédaler ainsi que les données de santé via différents capteurs associés en Bluetooth. La solution permet de suivre une carte préalablement téléchargée grâce au standard GPX. Les données récoltées sont exportables et peuvent donc permettre de suivre des entraînements ou de noter des parcours. En roulant, vous trouverez toutes les fonctions nécessaires à un voyage à vélo : la carte complète de votre trajet qui, couplée à votre positionnement, permettra d’avoir un suivi précis de la route à suivre avec des indications classiques pour tourner. Attention cependant, sans altimètre, le système ne pourra pas calculer ni afficher les dénivelés.
LILYGO T5 E-Paper S3 Pro
OpenTrailPaper s’appuie sur un LILYGO T5 E-Paper S3 Pro. Il s’agit d’un écran à encre numérique de 4.7 pouces en 960 x 540 qui lui offre tout l’espace nécessaire pour afficher des données. Tactile, l’écran offre un éclairage frontal. Le Lilygo embarque un SoC ESP32-S3 avec un module Wi-Fi 4 et du Bluetooth 5.0, une connexion LoRa et un module GNSS. Sa mémoire est de 8 Mo et son stockage de base de 16 Mo est épaulé par un lecteur de cartes MicroSD. Une batterie de 1500 mAh est intégrée et offre 8 heures d’autonomie à OpenTrailPaper. Il se recharge en USB Type-C ou en Magsafe pour augmenter considérablement cette autonomie avec une simple batterie externe ou un branchement sur un vélo électrique.
Le Lilygo mesure 12.9 cm de haut pour 6.9 cm de large et 1.1 cm d’épaisseur. Toute la doc technique est détaillée sur Github et il faut garder en tête un « léger » détail. Le dispositif n’est pas référencé avec la moindre norme IPX ce qui signifie qu’il n’est pas résistant à la pluie. Le laisser exposé sur votre vélo ne sera donc pas forcément idéal en cas de pluie. L’idéal serait de lui construire une housse pour le protéger des chocs et de l’humidité.
L’application OpenTrailPaper
OpenTrailPaper est épaulé par des applications pour Android et iOS et propose également des outils pour gérer sa cartothèque. Le smartphone n’est pas nécessaire pendant la durée du trajet, l’ordinateur de bord est autosuffisant. L’application proposera de créer des parcours, de rajouter des cartes supplémentaires, de sauvegarder ses parcours et de mettre à jour le firmware une fois le premier installé.
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Le projet est entièrement documenté sur Github et reste en cours de développement. Un site dédié a également été mis en place pour détailler son avancement. Si vous voulez essayer le logiciel, le plus simple est de vous procurer une solution LILYGO T5-4.7-S3. Cela vous coûtera 96€ en France sur Amazon avec l’option GPS plus 12€ de frais de port. L’engin vient probablement de Chine au vu de la date de livraison étalée jusqu’à la fin du mois. Il est également possible de le commander directement chez Lilygo pour 84$ environ plus 14$ de port et une plus que probable taxe de 3€. Cela fait 98$ soit 87€ en ajoutant la taxe petit colis. Aucune idée du délai de livraison et vérifiez bien de prendre la version avec firmware Lilygo originale.
La mise en place d’OpenTrailPaper se fait via la page d’installation qui va permettre de flasher le nouveau firmware avec un câble USB. Les cartes de navigation devront donc être installées sur la MicroSD avant de commencer a pédaler. Même si vous pouvez le faire avec un simple smartphone et sans recourir au moindre câble.
OpenTrailPaper : un GPS de vélo pensé pour l’encre numérique © MiniMachines.net. 2026
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Les changements sont plus nombreux que jamais sur Audacity 4 mais avant d’en faire le tour, il faut commencer par un bref rappel historique de ce logiciel un peu particulier.
L’interface d’Audacity que tous les utilisateurs ont en tête
Audacity 4 est né après la reprise du logiciel par Muse Group en 2021. Ce logiciel a longtemps été une des seules ressources gratuites d’édition audio sur PC Windows, depuis 26 ans il a permis à des générations d’utilisateurs de faire des choses des plus simples aux plus compliquées. Logiciel OpenSource, sa reprise par l’éditeur Muse Group a donc fait craindre le pire et, au final, c’est ce partenaire qui lui a offert les moyens d’évoluer. Ainsi en juillet 2024 sortait la version 3.6 du logiciel avec pas mal de nouveautés. Pendant que d’un autre côté des logiciels clones comme Wavacity reprenaient l’interface « historique » du programme. Et nous voilà en 2026 avec un Audacity 4 qui débarque un peu sans prévenir et annonce de très nombreux changements.
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Les utilisateurs du logiciel ont toujours été reconnaissants à celui-ci d’exister. Sans alternative gratuite sérieuse, c’était LA ressource à employer pour découper un bout d’audio par-ci ou nettoyer un enregistrement par là. Mais après chaque « dépannage » audio, chaque expérience avec le logiciel, la réaction était souvent la même. Si on respectait les possibilités proposées, l’expérience Audacity n’était pas la plus satisfaisante possible. Pour le dire assez crûment, tout le monde déplorait l’interface rébarbative et les outils préhistoriques toujours employés. Et encore, la reconnaissance du grand public pour le logiciel n’existait tout simplement pas chez les vrais bidouilleurs de son. Eux évitaient le logiciel comme la peste et préféraient 1000 fois leurs logiciels payants plutôt que de s’en approcher. Si Audacity m’a rendu 1000 services au fil des ans, j’en suis pour ma part venu à utiliser le plus souvent les outils audio intégrés à Davinci Resolve ou a lancer le très bon Reaper dont la licence ne coûte « pas si cher ».
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Et voilà que le logiciel gratuit fait peau neuve et intègre dans cette quatrième version une panoplie d’outils et de possibilités modernes qui faisaient gravement défaut aux précédentes versions.
On passe d’un logiciel qui ne servait plus que de dépannage pour triturer rapidement un bout d’audio avec des filtres solides à un nouvel éditeur de son beaucoup plus performant et moderne. La principale nouveauté est, sans conteste, la gestion d’une édition audio non destructive. Cette possibilité qu’offrent tous les éditeurs modernes permet de revenir beaucoup, beaucoup plus aisément sur ses pas. Cela permet surtout d’expérimenter.
Extrait de Technostalgism
Comment vous expliquer ? Du temps du montage audio avec des bandes magnétiques, vous pouviez couper et coller. Donc si un morceau commençait avec un batteur qui donnait le tempo mais que vous ne vouliez pas garder cette partie du son, vous repériez votre bande, vous la coupiez physiquement et vous la colliez au morceau précédent après un blanc. Hop, le « 1. 1, 2, 3, 4 » disparaissait. Mais si vous vouliez revenir en arrière, réintégrer la voix du batteur qui frappe ses baguettes pour donner un côté plus authentique à votre morceau… Alors là, il fallait retrouver le bout de bande coupé, sortir le ruban adhésif spécial et le recoller. Et bien Audacity avant cette nouvelle version fonctionnait exactement de cette manière. Pour retrouver le morceau coupé, il fallait soit le réouvrir et copier-coller le bout manquant, soit réouvrir le morceau et remplacer celui que vous aviez modifié.
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Audacity permet désormais de ne plus avoir à craindre cela. Vous avez supprimé Bob à la batterie ? Pas de souci, en tant qu’éditeur non destructif, vous pouvez prendre le début de votre piste, cliquer sur la poignée dédiée dans la fenêtre et étirer celle-ci pour retrouver le morceau coupé. C’est magique.
Autre gros changement sur Audacity 4, la possibilité de superposer les éléments audio les uns par-dessus les autres. Auparavant, il fallait calculer les espaces de temps à la milliseconde près pour faire entrer vos ajouts. Une plaie très rebutante qui est désormais totalement dépassée. La gestion des samples, des pistes est beaucoup plus fluide et souple, désormais.
La gestion des éléments, leur découpe, déplacement, arrangement et même leur équilibrage ou le niveau de leurs enveloppes… Tout cela ressemble désormais totalement à un logiciel moderne. La gestion des effets est toujours là, mais la prise en main comme la manipulation va être réellement plus simple, plus en phase avec les autres outils de production audio modernes. Le look et le ressenti d’Audacity 4 ne sont plus anachroniques mais tombent sous le sens désormais. Il reste plein de choses à dire sur le logiciel et vous pouvez regarder la vidéo en intro pour en savoir plus, mais je voudrais insister sur un élément important de l’équation : Audacity 4 reste totalement gratuit et il est disponible sous MacOS, Linux et Windows. Avec des images pour des versions x86_64 et ARM qui ont le bon gout de ne pas peser plus du quart d’un pilote de souris moderne : moins de 50 Mo.
Pour en savoir plus sur le redesign technique de l’ensemble, cette vidéo est particulièrement intéressante à suivre :
Audacity 4 est disponible et il change – presque – tout © MiniMachines.net. 2026
Vous posez une VRAIE question à un collègue, et ce connard vous renvoie 800 mots sortis d'un chatbot et qu'il n'a manifestement pas relus. C'est chiant hein ? Parce qu'à ce tarif, autant rien lui demander et aller directement sur ChatGPT vous-même. Hé bien bonne nouvelle, il existe maintenant un site à lui envoyer pour l'éduquer un chouilla sans que vous ayez à lui faire la leçon vous-même.
Ce site s'appelle dontpastetheai.com , et le site propose 2 explications sur pourquoi c'est pas cool de répondre en copiant collant un machin issu d'un LLM. Il y a la version "polie" que vous pouvez trouver ici, et la version énervée lisible ici qui demande direct "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".
À vous de voir si vous voulez garder de bonnes relations avec cette personne... : une polie, qu'on peut envoyer à son manager, et une colérique sur /angry/ qui demande "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".
Maintenant, le reproche tel qu'il est formulé par ce site n'est pas esthétique. Personne ne se plaint que le texte pue le généré par un modèle IA à des kilomètres... Non, on se plaint de ce qu'il faut faire avec. Parce que celui qui colle sans lire n'a pas supprimé le travail de lecture, il l'a déplacé sur vous. Il a gagné trente secondes et vous en a coûté cinq minutes.
Ça rejoint un peu ce dont je vous parlais déjà en janvier à propos de l'impact des LLM sur l'open source . On refile la vérification du contenu IA aux mainteneurs du projet... Et ici, quand quelqu'un vous envoie un contenu IA, il vous refile sa lecture. C'est le même geste mais à deux échelles différentes.
Maintenant, si vous aussi vous avez tendance à faire ça, c'est-à-dire à copier-coller des sorties d'IA pour "instruire" vos amis et collègues, sachez que tout n'est pas perdu. Vous pouvez évoluer et corriger ce travers grâce à ces quelques conseils simples. Déjà, lisez ce que l'IA vous envoie et écrivez vous-même votre propre version avec vos mots. Extrayez le passage qui répond vraiment à la question de votre correspondant et jetez le reste à la poubelle. Pas la peine d'être verbeux inutilement comme ChatGPT, trois phrases suffisent. Vous pouvez aussi citer l'extrait utile en disant pourquoi. Et le dernier conseil, le move que peu de gens osent faire en 2026 parce que quasiment tout le monde a un égo de la taille d'une pastèque, c'est tout simplement de répondre que vous ne savez pas ou que vous n'avez pas d'opinion tranchée sur tel ou tel sujet. Pas besoin d'aller demander à une IA ce qu'elle en pense si vous-même n'en savez rien. Dire "je ne sais pas" reste une réponse valable.
Surtout que répondre à tort et à travers en mode "no-brain" avec de l'IA, ça va vous décrédibiliser de fou... C'est prouvé scientifiquement grâce au travail de 2 chercheurs de l'université d'Arizona qui ont fait passer treize expériences à plus de cinq mille participants sur cette question précise. Un professeur qui annonce corriger avec de l'IA perd ainsi 16 % de la confiance de ses étudiants, un graphiste 20 % de celle de ses clients. Même en testant avec des formulations adoucies, du genre "ça n'a servi qu'à la relecture" ou "un humain a tout relu", la confiance baisse quand même.
Sauf qu'ils ont mesuré autre chose dans la foulée. Se faire démasquer par quelqu'un d'autre est PIRE que d'avouer par soi-même qu'on a utilisé une IA. Donc annoncer ce qui vient du modèle coûte bien moins en crédibilité mais dans les 2 cas, y'a quand même une facture à payer. Elle est juste moins salée quand vous annoncez la couleur.
À garder en tête quand même : ces chiffres portent sur des situations précises, une copie corrigée, une publicité, un graphiste jugé par son client, une lettre de motivation. Personne n'a mesuré ce que ça coûte réellement dans un fil Slack ou un échange mail entre des gens qui se connaissent. Mais au jugé, je dirais que c'est encore plus décevant...
Maintenant, attention... Claquer dans la gueule ce genre de manifeste à quelqu'un, c'est parfois plus violent que la faute qu'on lui reproche. À vous donc de bien doser... une remarque sincère et délicate fera sûrement mieux d'ailleurs.
Mais bon, peu importe, je pense quand même que respecter ce principe c'est plutôt sain. Et le relever en douceur comme ceci, ça vous évitera d'être injustement considéré comme l'un de ces boomeurs mentaux anti-IA qui trainent en ce moment sur X ou équivalent ^^.
Ah et force à Laink !
Source : dontpastetheai.com
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Gadgetbridge est une application Android libre qui va vous faire zizir parce qu'elle permet de remplacer l'app merdique du fabricant de votre bracelet ou montre connectée ou encore de vos écouteurs Bluetooth. Comme ça, terminé le compte obligatoire pour utiliser vos "wearables" et fini les serveurs du constructeur localisés en Chine ou je ne sais où qui reçoivent vos heures de sommeil ou votre fréquence cardiaque minute par minute... Puis surtout, ça permet de n'avoir plus qu'une seule application Android pour tous vos appareils et ça c'est cool aussi !
Surtout que ça fonctionne en OFFLINE... Hé oui, le manifeste de cette app indique bien que jamais, Ô grand jamais, elle ne se connectera au net. Y'a même pas la permission dans l'app, c'est bloqué au niveau du code.
Maintenant, concrètement, Gadgetbridge permet de recevoir vos notifications à votre poignet, de répondre aux appels avec réponses préenregistrées, de paramétrer des alarmes, de lancer une lecture de musique, d'avoir du suivi d'activité et de sommeil, ainsi que vos tracés GPS de vos trop rares séances de sport. Et bien sûr, tout reste en local sur votre téléphone. Notez que AsteroidOS , dont je vous ai déjà parlé, fait pareil mais un cran plus bas, uniquement dans la montre.
Gadgetbridge supporte actuellement 529 modèles de 74 fabricants, d'Amazfit à Garmin, avec Pebble, Sony, Huawei et Xiaomi. Mais prenez le temps de lire la fiche technique de votre modèle car tous ne sont pas supportés en intégralité.
Reste maintenant le prix à payer, et il ne vient pas de Gadgetbridge.
En effet, sur les Amazfit et Xiaomi récents, l'appairage se négocie avec les serveurs du constructeur. Il faut donc appairer une première fois avec l'appli officielle, puis en extraire la clé. Même histoire chez Fossil, dont les montres HR sortent en plus avec un firmware de démo que seule l'appli maison sait remplacer. Chez Nothing aussi, la CMF Watch Pro veut une clé extraite d'un téléphone rooté, alors que les Pro 2 et Pro 3 s'en passent.
Une appli qui aurait la permission d'aller sur Internet irait chercher cette clé toute seule mais comme celle-ci ne peut pas, faudra le faire vous-même (c'est expliqué comment dans la doc).
De leur côté, les Garmin s'appairent directement, sauf quelques modèles qui veulent avoir vu l'appli officielle une fois. Mais la météo, et l'AGPS sur certaines montres, réclament des identifiants à renouveler tous les 90 jours, et Gadgetbridge propose d'y répondre avec de faux jetons OAuth. Après si vous voulez revenir ensuite à celle du constructeur, faudra peut-être relancer une remise à zéro d'usine.
Après pour les irréductibles qui voudraient quand même du réseau, un module séparé, Internet Helper, est arrivé début 2026. Il relaie les requêtes des applications de la montre, s'installe à part, et nécessite sa propre autorisation.
Voilà, tout cela s'installe depuis F-Droid sur tout Android 6.0 ou plus récent, sous licence AGPLv3, et le code est dispo sur Codeberg.
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Vous glissez une app dans la corbeille du Mac, elle disparaît du dossier Applications, et vous pensez que c'est réglé ? Que vous êtes naïfs ! Hé oui, ce que vous ne savez pas, c'est que ses préférences, ses caches et son container restent bien présent dans votre ~/Library, parfois pendant des années, encombrant votre espace disque pour rien.
Hé bien s'occuper de tout ce merdier, c'est le job de PureMac , une app native codée en SwiftUI qui piste ces fichiers-là pour libérer des ressources sur votre mac. Elle croise l'identifiant du bundle, celui de l'équipe de développement, les entitlements et les métadonnées Spotlight, selon trois niveaux d'agressivité en fonction de ce que vous voulez ratisser.
Elle sait aussi prendre le problème dans l'autre sens puisque son chercheur de fichiers orphelins parcourt ~/Library pour retrouver les restes d'applications que vous avez virées il y a trois ans et dont plus rien ne vous rappelle l'existence.
Et si vous développez, il y a de quoi récupérer bien plus de place avec les DerivedData, les runtimes de simulateur Xcode, les couches Docker, les caches npm, yarn, pnpm et Homebrew. Bon, ça vous savez déjà le faire avec docker system prune, deux ou trois autres commandes, ou avec
Mole en ligne de commande
dont je vous ai déjà parlé. Mais l'intérêt ici, c'est de tout voir d'un coup avant d'arbitrer.
Côté données, il n'y a rien à surveiller puisque PureMac n'embarque aucune télémétrie ni appel réseau. Et la licence, c'est du 100% licence MIT, là où d'autres outils similaires comme Pearcleaner ajoute une Commons Clause qui en interdit la revente, que AppCleaner, lui, s'arrête à la désinstallation, ou encore que CleanMyMac nécessite d'acheter une licence.
Pour le faire tourner, il vous faut macOS 13 au minimum, et ça s'installe en une ligne avec brew install --cask puremac. Sinon, il y a un .dmg signé et notarisé à récupérer directement.
Par contre, sachez que ça réclame le l'accès complet au disque, soit la permission la plus large que macOS distribue, et il ne garde aucun journal des chemins qu'il a supprimés. Surtout que quand un fichier est supprimé, il l'est pour de bon, donc vérifiez bien les choses avant de les supprimer.
Le nettoyeur de caches, est également une opération sans retour. Alors pour un cache ça n'a pas d'importance, puisqu'il se régénèrera tout seul. Mais pour un reste dans ~/Library qui contenait, j'sais pas, par exemple une licence, un wallet crypto ou vos réglages, c'est une autre affaire.
Donc soyez TRÈS prudent et lisez bien les chemins d'accès vers les fichiers avant de cliquer pour les supprimer, histoire de pas faire de conneries.
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En novembre 2025, je vous présentais la Open Book Touch, une liseuse numérique d’une diagonale de 4.26″ avec des spécifications particulières. On retrouve ici un format documenté et ouvert, totalement open source.
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L’objet n’est pas donné, 149$ HT pour le modèle de base et jusqu’à 249$. Mais ce tarif permet de financer le travail de son développeur en plus de la réalisation de l’objet. Surtout, l’Open Book Touch va être suffisamment ouvert pour que tout un chacun puisse s’en emparer et construire avec les informations partagées. Le firmware développé sera également totalement accessible. Les premiers modèles devraient être distribués au début de 2027.
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Ainsi, avec une vinaigrette composée d’un peu d’huile de coude et de jus de cerveau, on pourra construire sa propre liseuse de A à Z. Imprimer son cadre en 3D, employer un écran à encre numérique de la diagonale de son choix et proposer des fonctions de lecture de format EPUB ou TXT. Le design propose une batterie 800 mAh qui pourra être remplacée et la liseuse propose un lecteur de cartes MicroSDXC en plus du chargement de fichiers via Wi-Fi en local.
La dalle proposée par défaut n’est pas extraordinaire. En niveau de gris, elle propose une définition de 220 ppp en 800 x 480 pixels. Tactile, la dalle propose un éclairage frontal composé de deux jeux de LEDs : 5 LEDS blanches et 5 autres LEDS plus chaudes. L’ensemble mesure 12 cm de haut pour 7.8 cm de large et 1 cm d’épaisseur. La liseuse pèse 85 grammes et compte sur un ESP32-S3 pour fonctionner.
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Compatible avec de nombreuses langues, la liseuse pourra donc trouver sa place dans tout type de microcontrôleur ESP32 et se connecter avec divers types d’écrans. Plus que la liseuse elle-même, ce sont les secousses que la Open Book Touch va générer qui seront intéressantes à suivre. De nombreux dérivés libres et commerciaux devraient se pencher sur le firmware employé et on pourrait trouver des liseuses moins chères à terme sur le marché.
Open Book Touch
Le créateur de l’Open Book Touch ne promet pas la lune. La liseuse n’aura pas de fonction de lecture d’audiobook, pas de choses compliquées, pas d’applications ni de magasin en ligne. Elle ne promet qu’une seule chose, de la lecture et des outils de lecture. L’interface comme le dictionnaire seront localisés dans la langue choisie, les règles d’affichage typographiques seront respectées.
Bref, une véritable fondation pour proposer des outils de lecture dans le futur.
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Caractéristique |
Description |
|---|---|
| Processeur | Microcontrôleur ESP32-S3 double cœur avec Wi-Fi et Bluetooth Low Energy (LE) |
| Mémoire programme | 16 Mo de mémoire flash |
| Mémoire vive (RAM) | 8 Mo de PSRAM |
| Écran | Écran e-paper 4,26 pouces, 480 × 800 pixels ; niveaux de gris 1 bit et 2 bits avec tramage (dithering) |
| Éclairage frontal | 5 LED blanches chaudes + 5 LED blanches froides, réglables indépendamment |
| Écran tactile | Tactile capacitif FT6336, basse consommation avec gestion des interruptions |
| Stockage | Emplacement pour carte microSD |
| Batterie | Batterie LiPo remplaçable par l’utilisateur, capacité minimale de 800 mAh, avec système intégré de charge et de surveillance |
| Connectique | Port USB Type-C |
| Boîtier | Boîtier en plastique imprimé en 3D, assemblage par clipsage ; fichiers CAO imprimables en 3D fournis pour créer des coques personnalisées |
| Formats de lecture | EPUB et texte brut, avec césure automatique, justification du texte et images intégrées |
| Langues | Police de secours Unifont d’environ 70 000 glyphes ; interface disponible en 7 langues, y compris les langues s’écrivant de droite à gauche |
| Open source | Micrologiciel sous licence MIT ; matériel open source (avec publication prévue lors de la commercialisation) |
| Dimensions | 78 × 120 × 10 mm |
| Poids | Environ 85 g |
L’Open Book Touch débute son financement participatif © MiniMachines.net. 2026
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BambuHelper est un projet libre et gratuit qui permet de construire un écran de contrôle pour suivre en direct l’activité d’une imprimante 3D Bambu Lab. Un projet complet et bien documenté, peu cher a fabriquer et qui pourrait vite faire des petits.
BambuHelper
Keralots propose BambuHelper, un ensemble d’informations et de données complet pour fabriquer un outil de surveillance d’imprimante 3D à distance. Limité aux solutions Bambu Lab pour le moment, ce projet est terriblement intéressant pour tous ceux qui gardent leurs impressions à distance. Il permet de positionner un petit écran sur son bureau et de suivre tous les principaux éléments de l’état de votre imprimante du coin de l’œil2.
C’est un des défauts de l’impression 3D, quoi qu’en disent les fabricants, les imprimantes 3D font du bruit. Travailler à côté d’un de ces engins pendant les heures que demande une impression est fatigant. La solution est donc d’éloigner l’appareil. Comme on dit, loin des yeux, loin des oreilles. Si on est devant son PC, ce n’est pas un problème, les outils logiciels d’impression permettent de suivre l’état de la machine. Là où cela se gâte, c’est quand on s’éloigne de ses écrans calssiques.
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BambuHelper est là pour prendre le relais. Ce système permet d’interroger via le réseau l’état de votre machine et de retranscrire les informations émanant de l’imprimante sur un écran simple de manière à avoir tous les éléments sous les yeux : progrès de l’impression en pourcentage et numéro de la couche en cours par rapport au total, températures des éléments principaux, type de matériaux employés, état de la porte pour un modèle d’imprimante fermé, niveau de charge des différents matériaux disponibles…
Le dispositif peut prendre différentes formes et même piloter plusieurs modèles d’imprimantes – jusqu’à 4 – sur le même réseau en alternant simplement de l’une à l’autre. Mieux encore, le petit BambuHelper que vous construirez peut-être, pourra éventuellement fonctionner sur batterie ou s’alimentera avec un port USB Type-C. De telle sorte qu’au lieu de devoir laisser votre impression de 14H se terminer sans surveillance, vous puissiez simplement connecter l’écran et le garder dans un coin de votre pièce comme une petite station météo.
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Les fonctionnalités sont trop nombreuses pour que je les liste toutes, sachez juste que le système est compatible avec de nombreux dispositifs ESP32 et que le tout se flashe en ligne via un outil facilement disponible. L’interface s’adapte aux différents styles d’écrans et va d’une disposition ronde à des rectangles plus classiques. Le travail graphique est à la fois réussi esthétiquement et très lisible avec le luxe de petites animations pour signaler la fin d’une impression ou le chargement d’un nouveau matériau.
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Le reste des fonctionnalités est assez incroyable. BambuHelper permet de mesurer la consommation en watts en s’interfaçant avec une prise connectée, d’éteindre la machine à distance avec la même prise pour les modèles d’écrans tactiles, de piloter la lumière interne des imprimantes qui en possèdent, respecte de nombreux alphabets pour une meilleure lisibilité. De faire un petit bip en fin de tâche ou de proposer une LED pour signaler un évènement. Le logiciel peut même se mettre à jour tout seul par OTA et offre la possibilité de retrouver ses réglages après avoir été débranché. Si vous quittez votre bureau pour une autre pièce, vous pouvez débrancher l’accessoire et le rebrancher. Si le même réseau Wi-Fi où se trouve votre imprimante est actif, l’écran affichera la suite des opérations. Il est même possible de l’utiliser à distance, via Internet, si vous configurez votre imprimante sur le Cloud de Bambu…
Un tuto vidéo pour assembler un écran 1.54″ basique avec un ESP32-S3 supermini ainsi qu’un petit bouton
Toute la documentation est disponible sur Github avec plusieurs types d’écrans ESP32 déjà préprogrammés. Des guides sont disponibles pour ajouter des fonctionnalités et des modèles de boîtier à imprimer en 3D sont disponibles sur Makerworld. Le Webflasher est également sur Github.
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Le projet BambuHelper a pas mal attiré l’attention du public et d’autres développeurs et comme la licence est open source, certains sont déjà au travail pour proposer des versions adaptées à d’autres imprimantes 3D. C’est donc un projet à surveiller puisqu’il semble devoir être porté sous Klipper mais pourrait également trouver sa voie sous d’autres grandes marques d’imprimantes 3D.
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Des internautes ont déjà développé des interfaces autour du projet et, au vu du faible coût des composants, ont choisi de monter des solutions pour suivre de multiples imprimantes.
J’adore.
BambuHelper : un petit écran de contrôle opensource pour imprimantes Bambulab © MiniMachines.net. 2026
Apple vient donc de mettre la main sur SigLens, un logiciel open source de surveillance d'applications, en rachetant les actifs de la petite société américaine qui le développe, SigScalr.
L'annonce est tombée ce 13 juillet, même si le dossier avait été notifié à l'Union européenne dès le mois de mars. Le montant reste secret.
De quoi parle-t-on au juste ? SigLens fait de l'observabilité, un mot barbare pour désigner l'art de surveiller ce qui se passe à l'intérieur d'une application ou d'un serveur.
Concrètement, l'outil collecte et fouille les logs, ces journaux où chaque logiciel note en continu ce qu'il fait, pour repérer un bug ou un ralentissement bien avant que l'utilisateur ne s'aperçoive de quoi que ce soit.
Ce marché, particulièrement stratégique, est surtout tenu par deux géants, Splunk et DataDog, dont les factures d'utilisation grimpent très vite. SigScalr cherche justement à faire le même travail, mais en étant 100 fois plus rapide, et en réduisant la facture par 10. Rien que ça !
Le projet est parti de pas grand-chose. SigScalr, basée à Nashua dans le New Hampshire, ne comptait qu'une poignée d'employés, avait levé moins de deux millions de dollars, et avait ouvert le code de SigLens en open source début 2024.
Apple n'a pas racheté l'entreprise entière, mais certains de ses actifs, avec la possibilité d'embaucher une partie de l'équipe. Dans le milieu, on appelle ça un "acqui-hire", quand un géant achète avant tout les cerveaux et la technologie, et pas vraiment toute la boîte.
L'intérêt pour Cupertino est assez limpide. Apple veut muscler ses outils de développement, et cette emplette suit de près celle de Play, un outil pour le langage Swift avalé en juin. Tout ça sent l'intégration dans Xcode, l'atelier maison où les développeurs fabriquent les applications iPhone et Mac.
Reste la question qui fâche pour la communauté. Quand un géant absorbe un projet open source, celui-ci finit souvent en sourdine, voire carrément à l'abandon, une fois ses créateurs partis travailler sur autre chose.
Voir Apple grignoter les briques open source qui l'arrangent, sans un mot sur l'avenir du projet, ça a quand même de quoi laisser les développeurs sur leur faim.
Source : Apple Insider
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OpenLogi est une parade à une problématique devenue assez courante aujourd’hui dans le monde PC. Celui de pilotes qui enflent, s’étalent, occupent un maximum de mémoire et se permettent même de moucharder.
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OpenLogi veut revenir au travail fondamental d’un pilote, celui qui consiste à faire l’interface entre votre matériel et votre logiciel. Pas besoin d’un téléchargement de 600 Mo pour exploiter un clavier ou une souris, pas besoin de venir occuper quelques dizaines de mégaoctets de mémoire vive ni d’envoyer des tonnes d’infos sur l’usage de votre matériel au fabricant. Choses que le pilote Logitech Option+ se permet de faire très régulièrement. Autant j’adore les souris Logitech, autant je suis beaucoup moins fan de la suite logicielle de la marque. C’est simple, le programme d’installation qui va télécharger Options+ pèse 40 Mo à lui seul, quatre fois plus que le pilote OpenLogi dans son entier. Le programme en son entier pèse… 340 Mo
Si vous êtes sous Windows et que vous avez une souris pilotée par Option+, voici un petit jeu très amusant a tester.
-Allez dans le répertoire C:\ProgramData\LogiOptionsPlus\cache
-Regardez l’espace occupé par ce cache (cela atteint régulièrement les 1.5 Go)
-Supprimez la totalité des fichiers de ce cache (ils sont totalement inutiles)
-Allez dans Option+ et désactivez l’option d’installation automatique des mises à jour (le pilote télécharge souvent en boucle ses mises à jour de 340Mo).
Profitez des centaines de gigaoctets libérés!
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OpenLogi ne transmert rien par défaut à un tiers.
L’autre point clé d’OpenLogi, c’est son absence de toute télémétrie. Pour utiliser la totalité des fonctions d’Option+, il faut montrer patte blanche à Logitech, créer un compte avec un email valide et faire tourner le tout en permanence sur votre système qui n’a pas forcément besoin de ça. L’alternative que dessine donc OpenLogi est une exploitation totalement neutre et sans remontées d’infos. Développé par un internaute sous le pseudo d’AprilNEA, OpenLogi ne remonte pas d’informations d’usage. Il ne nécessite aucun abonnement. Et la recherche de nouvelles versions est même désactivée par défaut.
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OpenLogi propose les mêmes réglages et fonctionnalités que Options+ : le pilotage de la sensibilité de votre souris, la programmation des boutons avec divers scénarios pour chacun et le défilement caractéristique des molettes de la marque. Surtout, le pilote propose un paramétrage adapté à chaque programme qui se fait automatiquement. Vous ouvrez un logiciel de retouche d’image et la programmation des boutons comme la finesse du DPI vont changer. Vous retournez sur un navigateur, OpenLogi adapte votre profil à la volée. Vous basculez sur un autre outil, le pilote s’adapte à nouveau. Le bouton qui va faire un « undo » sous votre logiciel de retouche se transforme pour lancer vos captures d’écran sous votre navigateur par exemple. Le réglage du DPI change suivant vos habitudes, à la volée. Précis pour de la retouche, rapide pour du web ou du jeu.
OpenLogi propose des fonctionnalités très complètes.
Totalement opensource, documenté sur Github et gratuit, OpenLogi exploite le protocole HID++ et prend en charge de nombreux modèles de souris de la marque : les MX Master les plus récentes ( MX 4, MX 3S, MX 3 et MX Anywhere 3) la Signature M650 et la Ergo M575. L’ouverture du code peut également permettre à tous les utilisateurs d’adapter leur souris pour en tirer parti.
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OpenLogi est disponible au téléchargement sous macOS, Windows et Linux directement sur le site dédié openlogi.org. Contrairement à Option+ qui n’existe pas sous Linux, OpenLogi a été pensé nativement pour une exploitation libre. Vous pourrez donc utiliser les très bonnes souris de la marque sous votre distribution préférée. Attention cependant, quel que soit votre système d’exploitation, certains éléments ne sont pas disponibles avec le nouveau pilote. C’est le cas de Flow, la fonction de gestion de votre souris sur plusieurs machines en même temps de Logitech qui demande un enregistrement et une authentification de votre part.
Si vous voulez tester l’outil, pensez à fermer Logitech Option+ (ou Solaar sous Linux) avant de lancer OpenLogi pour éviter les conflits HID++. Attention, la version Windows est encore en phase de développement. Sous Windows, je vous encourage à tester le logiciel en fermant Option+ pour une session et à vérifier qu’il fonctionne avec votre matériel avant de désinstaller l’outil officiel. Si cela ne fonctionne pas, vous pourrez jeter à nouveau un œil à OpenLogi dans quelques temps, il va sans doute gagner en maturité rapidement.
OpenLogi libère votre souris Logitech et allège votre système © MiniMachines.net. 2026
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Bambuddy vient répondre à la récente polémique autour de la licence Open Source du code des imprimantes 3D Bambu Lab. La marque avait fait grincer des dents la communauté en attaquant frontalement un développeur indépendant. Résultat des courses, une levée de boucliers assez massive d’autres acteurs du monde du libre avait suivi.
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Aujourd’hui nous découvrons Bambuddy, qui est peut-être la meilleure réponse possible à cette polémique. Ce logiciel indépendant est une vraie suite sur mesure dédiée aux imprimantes de la marque. L’idée est assez simple, sur une machine dédiée (Linux, Windows ou MacOS) ou sur un serveur avec Docker, par exemple, on monte une image de Bambuddy. Celle-ci va alors prendre en charge toutes les imprimantes Bambu Lab sur votre réseau et pouvoir les contrôler. Quand je dis « toutes » c’est évidemment toutes celles qui seront connectées à ce réseau. C’est typiquement le genre d’outil qui sera exploitable sur un MiniPC transformé en serveur.
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Et la suite logicielle ne se limite pas à une ou deux imprimantes isolées, elle permet de monter une véritable « ferme » d’impression. Jusqu’à 40 machines pourront être pilotées très simplement, les options permettent même de prendre en charge des prises connectées pour éteindre physiquement des imprimantes ou les rallumer.
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Les fonctionnalités sont très complètes. Outre le fait que toute votre activité d’impression reste en local sans passer par les serveurs de Bambu Lab ce qui protège vos créations, Bambuddy permet également de piloter votre parc à distance depuis n’importe quel poste. En utilisant Tailscale par exemple et dans un environnement sécurisé avec certificat TLS.
Mieux encore, il est possible de dialoguer avec Bambuddy depuis le logiciel Bambu Studio classique, mais également avec Orca Slicer ou en utilisant le slicer intégré à la suite. Cela permet de lancer l’impression d’un projet facilement depuis n’importe quel endroit du globe en identifiant précisément votre matériel sans même avoir besoin d’installer un logiciel spécifique. En d’autres termes, en vous connectant à votre serveur Bambuddy depuis un poste tiers, vous pourrez lancer l’impression 3D dont vous avez besoin en quelques clics…
La philosophie de la suite se résume à deux étapes. Une fois bien configurée : cliquer sur Slice et imprimer. C’est Bambuddy qui offre la possibilité de lancer OrcaSlicer ou Bambu Studio de manière automatisée directement dans Docker. Découper un fichier STL ou 3MF se fait donc en additionnant les fichiers dans le gestionnaire en ligne, les réglages par défaut seront employés… A moins que le fichier à imprimer soit livré avec des réglages spécifiques, comme c’est le cas chez certaines bibliothèques en ligne. Auquel cas, ce seront ces réglages qui seront retenus.
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Il est également possible de réveiller des dizaines d’imprimantes en même temps pour lancer d’un clic la production de séries ou de piloter un projet en plusieurs parties avec deux imprimantes qui vont se partager les tâches. La suite propose même d’estimer les coûts d’impression de chaque machine avec le détail des matériaux et de l’énergie nécessaire. Des statistiques de type de filament employé, d’usage général et de temps d’utilisation sont proposées. Ce qui permet par exemple d’assurer un suivi et la maintenance des machines.
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Les fonctionnalités, la qualité du développement et la mise en page de l’ensemble sont exemplaires. Ce type de suite, ouverte et performante, est une excellente alternative aux solutions fournies par la marque d’origine. Je pense même que c’est un excellent coup de pub… Il ne reste plus qu’à espérer une ouverture vers plus de produits. Des imprimantes 3D d’autres marques, par exemple… Ce qui pourrait arriver puisque le projet est totalement open source et largement documenté sur Github.
Pour découvrir le logiciel, rendez-vous sur son site. Une démo est accessible pour prendre en main la suite.
Bambuddy : un gestionnaire libre pour imprimantes Bambu Lab © MiniMachines.net. 2026
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Le CG Deck devrait séduire les amoureux de projets ultramobiles à la recherche d’une plateforme ouverte et un peu farfelue. Construit autour d’une base Twin Lake Intel N150 associée à 8 ou 16 Go de mémoire vive, cet engin particulier affiche sur un écran de 5 pouces tactile le système d’exploitation de votre choix. Il propose également un système de saisie modulaire.
Un prototype du CG Deck, de nombreuses différences techniques sont visibles.
La toute petite Starteupe Mogozen a développé le CG Deck. Une minimachine étrange qui se veut être, comme souvent, une sorte de couteau suisse logiciel et matériel pour toutes sortes d’usages. L’idée de base est assez classique avec un écran 5 pouces IPS capacitif qui affiche en 1024 x 600 pixels en proposant une luminosité de 1000 nits.
Cela permet de piloter un système assez complet qui devra tenir sur les 64 à 128 Go de stockage eMMC 5.1 soudés à la carte mère et secondés par un port M.2 2230 PCIe 3.0 x1 et un lecteur de cartes MicroSDXC. La connectique est assez habituelle avec une sortie HDMI, deux USB 3.0 Type-A, un USB Type-C, un Ethernet Gigabit et un jack audio 3.5 mm.
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Là où cet engin commence à se démarquer, c’est au niveau de petits détails techniques. Par exemple, le CG Deck propose un module M.2 permettant de piloter une solution 4G LTE en plus d’un module Wi-Fi. Sa batterie est pilotée par trois éléments classiques type 18650 pour un total 10500 mAh de capacité. L’ensemble se recharge en USB Type-C et offre 8 heures d’autonomie au CG Deck. Ce petit détail permet d’embarquer une réserve de batteries de secours et de retrouver de l’autonomie au milieu du Serengeti ou de la Creuse de la même manière qu’une bonne vieille console GameBoy.
Autre particularité vraiment intéressante, la modularité de l’ergonomie. Le boîtier est proposé avec un petit clavier à pouces QWERTY QMK monté sur un emplacement sous l’écran. Ce clavier permet le déplacement de ses 64 touches en caoutchouc et permet ainsi de transformer un dispositif QWERTY en AZERTY.
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Il est surtout totalement modulaire, peut être éjecté et remplacé par différentes options : un ensemble console avec boutons, croix directionnelle et joysticks. Un jeu de 10 touches mécaniques associées à un potentiomètre, également pilotés par un firmware QMK, pourrait être un excellent candidat au pilotage de solutions industrielles.
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Le CG Deck proposera également un petit trackball modulaire au-dessus du clavier.
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Mogozen annonce un engin totalement ouvert, quasi universel avec la prise en charge d’une foule de systèmes et de logiciels. Le fait que la plateforme CG Deck soit également Open Source et Open Hardware devrait permettre le développement de solutions adaptées à chacun. Entre Windows et Fedora, Mint et Ubuntu, Chromium et Debian la machine offre un énorme choix. Assurant au passage la prise en charge d’outils allant de la gestion de jeu console à du Docker en passant par des projets de domotique ou de lecture multimédia. Son port HDMI assurant au passage la lecture en UltraHD.
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Une option de caméra USB UltraHD est également disponible, elle se connectera sur la droite du châssis de l’engin et permettra la capture de film, la vidéoconférence, la photo et la reconnaissance faciale. . Un module Wi-Fi6E ou Wi-Fi7 sera disponible suivant les versions. Le CG Deck, avec 590 grammes sur la balance, est vraiment très intéressant à suivre. Pour le moment pas d’infos de prix des deux versions annoncées. On se doute que le modèle Max sous N150 16/128 Go ne sera pas donné. La version classique N150 8/64 Go devrait être plus abordable.
Impossible de ne pas reconnaitre que je suis admiratif devant ce genre de travail. Les idées sont bonnes et la conception a l’air vraiment chouette. Reste à voir le prix du joujou et l’éventuelle communauté que la marque va réussir à réunir autour de son idée.
Vous trouverez toutes les infos sur le site des deux compères de Mogozen.
CG Deck : un Cyberdeck sous Intel N150 Open Source © MiniMachines.net. 2026
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PipeASIO est un développement indépendant, porté par un internaute tchèque sous le pseudo M0N7Y5 et quelques autres. Si vous avez déjà fait de la MAO (Musique Assistée par Ordinateur) vous savez forcément ce qu’est un ASIO. Pour tous les autres, je vais résumer grossièrement.
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L’acronyme ASIO signifie Audio Stream Input/Output, ce qui se traduit simplement par « Entrée et sortie des signaux audio ». C’est le protocole qui permet à un logiciel de dialoguer avec la puce qui gère le matériel sonore de votre PC. Chaque logiciel s’appuie ainsi sur une sorte de chemin logique qui va dire à la « carte son » ce qu’elle doit faire.
Une prise en charge complète et autonome
Ce chemin direct offre un avantage énorme pour l’utilisateur, il permet un traitement instantané des ordres donnés. Ce qui n’est pas désagréable quand on fait de la musique. Personne n’a envie d’entendre un instrument « sonner » quelques instants après avoir appuyé sur la touche d’un clavier MIDI, par exemple.
FLStudio et PipeASIO
Le service proposé par PipeASIO permet de retrouver ce dialogue sous Linux depuis des outils développés sous Windows comme FL Studio ou Ableton. Le travail a été mené à partir d’un fork de WineASIO qui a été modifié pour dialoguer avec PipeWire pour retrouver une latence minimale.
Ableton et PipeASIO
Les tests ont montré que le résultat est beaucoup plus efficace qu’auparavant. La gestion audio est parfaite, le fonctionnement ne perd rien en route5, aucune information n’est égarée et la latence proposée est conforme à celle d’un synthétiseur commercial. Testé par l’auteur avec FL Studio sous CachyOS et Proton, PipeASIO est également fonctionnel sous Ableton et devrait l’être tout autant avec Reaper. Des logiciels de MAO parmi les plus standards du marché.
Toute la documentation est disponible sur Github. Vous trouverez les sources, un guide d’installation et plein d’informations sur le site dédié. Le tout est sous licence GPL 3.0… Je ne sais pas pourquoi, mais je pense que ce genre de développement est une vraie avancée pour certains utilisateurs sous Linux. J’imagine plein de petites « Steam Deck » se transformer en outils de composition du jour au lendemain.
Un grand merci à Alexis pour l’info !
PipeASIO, un pilote ASIO pour musiciens sous Linux © MiniMachines.net. 2026
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Bambu Lab c’est une success story. De jeunes ingénieurs passionnés qui rassemblent leurs compétences pour proposer des imprimantes 3D d’excellente facture. La marque lance un premier modèle en 2020 via un financement participatif. Le succès est au rendez-vous et la reconnaissance est rapide. Après quelques modèles qui montrent tout son savoir-faire, le résultat est là. En quelques années, Bambu Lab est devenu un acteur phare. Passant devant des marques présentes depuis bien plus longtemps.
Bambu Lab X2D + AMS COMBO
Ses imprimantes sont efficaces, la marque a réussi à se bâtir une communauté loyale et ses produits sont souvent considérés comme des solutions parfaites pour les créateurs2. Au fur et à mesure que leurs imprimantes se déploient, Bambu a annoncé des fonctions de plus en plus ambitieuses, proposé des solutions innovantes et marqué des points sur un marché que certains pensaient déjà totalement bouché.
Comme beaucoup d’autres constructeurs avant eux, et en particulier Prusa, Bambu Lab souffre d’un problème assez récurrent que connaissent les sociétés à succès. La marque « inspire » beaucoup ses concurrents. J’avais pour habitude de dire que les imprimantes 3D chinoises étaient des produits Prusa avec deux ans de retard. Désormais j’ai plus tendance à dire que l’inspiration vient de Bambu Lab. Et cette inspiration n’a plus que 12 mois de retard. Idées, intégrations, fonctions et même design, la marque Bambu est fort copiée. À peine lance-t-elle un produit que son look et ses spécifications se retrouvent chez des produits concurrents.
Creality Sparkx i7
Un exemple récent avec l’imprimante SparkX i7 de Creality. La marque avait pour habitude de proposer des modèles cartésiens très sobres et bruts de décoffrage. Leur dernière née est clairement sous inspiration Bambuléenne. Cela va de la robe blanche du châssis au petit élément qui tourne en façade de la tête d’impression pour montrer l’activité de l’extrudeur.
Ces évolutions concurrentielles, Bambu Lab ne peut pas y faire grand-chose. Les produits d’autres marques restent suffisamment différents et le concept d’impression tellement globalisé qu’il apparait impossible de tenter de les attaquer.
Il y a quelque temps, un développeur indépendant publie un bout de code, une évolution du logiciel OrcaSlicer. Paweł Jarczak ne se doute probablement pas à ce moment-là que sa version maison d’OrcaSlicer va mettre le monde de l’OpenSource et de l’impression 3D en ébullition. OrcaSlicer c’est un Slicer, c’est à dire un outil qui sert à traduire en langage compréhensible par une imprimante 3D, le volume de l’objet à imprimer. Une sorte d’interprète qui définit comment imprimer les choses. Une étape indispensable pour l’impression d’un objet.
La version de ce slicer développée par Pawel a un but très précis : outrepasser les limitations imposées par le constructeur qui obligent à passer par ses serveurs pour pouvoir imprimer en local. On en avait parlé en janvier 2025 lorsque la marque avait annoncé ce mouvement de fermeture de son écosystème. Les imprimantes mises à jour avec le dernier firmware maison ne pourraient plus passer par un réseau local pour imprimer, mais uniquement via leurs serveurs. Le simple réglage de l’appareil ou l’accès à son flux vidéo, tout devra d’abord faire le tour de la terre avant de déclencher quoi que ce soit sur une imprimante pourtant installée à 3 mètres dans le même bureau. Un choix qui n’avait pas été apprécié par les internautes, ils y voyaient un recul important dans leur droit de propriété et d’usage.
L’exemple souvent donné pour comprendre ce recul est simple. Imaginez que vous ayez un travail d’impression à faire pour un tiers, ou même un projet personnel qui vous tient à cœur et que vous voulez garder secret. Il devient impossible d’utiliser votre imprimante Bambu Lab sans avoir peur que le fichier de votre impression se retrouve stocké sur un serveur qui ne vous appartient pas. Surtout que la marque propose également un service d’hébergement de fichiers 3D à imprimer. Des professionnels de l’impression 3D annoncent un peu partout qu’ils reçoivent des demandes de leurs clients exigeant un contrat qui les oblige à une impression 100% locale. Une sorte de contrat qui les protège de toute fuite de données pour éviter l’espionnage industriel. Autrement dit, pour ces professionnels, le recours à une imprimante de la marque Bambu Lab est aujourd’hui proscrit.
Avec son petit bout de logiciel, Paweł Jarczak permettait donc à des propriétaires de la machine de ne pas passer par la case « internet » et d’imprimer totalement via un réseau local. Plus besoin de passer par Bambu Studio, le Slicer maison qui force à utiliser les serveurs de Bambu. La version d’OrcaSlicer fait le boulot. Un changement mineur qui n’affecte en rien la marque, qui ne voit même plus passer le travail d’impression, et qui arrange bien les affaires de la communauté d’utilisateurs soucieuse d’employer leur matériel comme bon leur semble.
Pourtant Bambu Lab ne voit pas cette évolution logicielle d’un très bon œil. On ne sait pas pourquoi, ni sur quelle base juridique mais elle envoie alors à Pawel un courrier de mise en demeure lui intimant l’ordre de retirer son code. Son argumentaire est simple. C’est à la fois une violation des conditions d’utilisation de la marque et la preuve d’un travail de décompilation et de rétro-ingénierie de son code source. Code source fermé et propriétaire, selon eux.
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Le développeur a alors partagé sa mésaventure en ligne, mettant en avant son incompréhension devant cette menace. En effet, le code en question est issu d’une licence open source très particulière dont Bambu Lab a pu profiter et qu’elle veut aujourd’hui protéger. Il s’agit d’un code de type AGPL. Une licence spécifique qui permet à tout le monde d’utiliser le code en question, même pour des besoins commerciaux, à condition de laisser son propre développement avec la même licence. Or si on regarde l’historique de développement du logiciel qui est censé être protégé, fermé et propriétaire, on découvre que le logiciel Bambu Studio est bien lui-même issu d’un autre produit.
L’historique exact est limpide. Au commencement était Slic3r, un logiciel développé à partir de 2011 sur lequel s’appuient la majorité des slicers modernes. Lancé sous licence open source AGPLv3, il autorisait donc sa modification complète et sa recompilation sous un autre nom à condition expresse de permettre à d’autres de prendre les logiciels en découlant pour les modifier à leur gré. La société Prusa a ainsi pris Slic3r et l’a modifié pour lui faire mieux comprendre les évolutions et le développement de ses propres imprimantes. Une manière d’optimiser nativement le processus d’impression et de proposer un service aux petits oignons à ses clients. Mais si Prusa a modifié Slic3r, la marque a ensuite proposé PrusaSlicer sous la même licence AGPLv3 avec l’ensemble des sources nécessaires pour que n’importe qui puisse modifier le tout à son tour.
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Chose faite alors par… Bambu Lab ! La marque a lancé son propre logiciel Bambu Studio sur la base du travail de Prusa et lui a à son tour apporté des modifications propres à ses besoins. Elle a ensuite fait comme tout le monde, proposé le code de son logiciel en ligne pour que tout un chacun puisse le modifier. Ainsi est apparu un autre Sliver, OrcaSlicer. Une solution gratuite et libre codéveloppée de manière plus indépendante, sans être rattachée à une marque d’imprimantes en particulier. Et c’est donc ce dernier OrcaSlicer qui a été modifié par Paweł Jarczak pour outrepasser les restrictions de Bambu.
Le plus drôle étant qu’en 2022, Josef Prusa, à la tête des imprimantes du même nom, publiait sur Twitter la remarque ci-dessus. Ils avaient injecté dans le code source de leur propre Slicer une remontée d’information des logiciels utilisant leur développement du code source. Cette remontée listait alors la version 2.4.0 de Bambu Slicer qui avait simplement posé un nouveau design cosmétique sur le code pur de Prusa. Ce « ping » du serveur de Prusa n’était pas spécialement problématique, juste quelques données statistiques. Mais c’est un des points qui sert d’excuse à Bambu pour attaquer Pawel.
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En réaction donc, les avocats de Bambu ont envoyé une mise en demeure pour fermer cette brèche. En accusant Pawel d’intrusion, de se faire passer pour leur produit et de poser des risques de sécurité. Allant jusqu’à parler de risque pour toute leur infrastructure. La marque a, en outre, interdit à Pawel de publier leurs échanges, ce qui ne laissait alors qu’un combat déséquilibré entre une marque avec une énorme communauté et un simple particulier.
Manque de bol pour Bambu, la communauté du libre s’est engagée aux côtés de Pawel. D’abord pour dire que les revendications étaient infondées, ensuite pour leur dire de déposer vraiment plainte s’ils s’en sentaient réellement légitimes. Ils auraient eu du mal à défendre un argumentaire tel que le leur en se basant sur les licences employées. La SFC, l’association Software Freedom Conservancy, a mis également son nez dans l’aventure. En analysant les actions de Bambu, elle a pu relever deux infractions à la licence AGPLv3 : le recours à une bibliothèque spécifique dont le code n’a pas été publié en est une. Ce bout de code étant justement la partie opaque qui oblige à passer par les serveurs de la marque. On comprend qu’est ici tout le problème. Si Bambu a laissé cette partie du code totalement dans le noir, c’est bien parce que cette obligation est absolument non nécessaire, totalement artificielle. Le simple fait de limiter l’accès à Pawel Jarczak au droit de modifier ce code est une seconde violation de la licence AGPLv3. Forte de ces deux éléments, la SFC a récolté plus de 100 000 $ de dons pour pouvoir répondre aux poursuites annoncées au côté du développeur.
Le plus étrange dans cette affaire est que Bambu Lab n’a rien à gagner à chercher des poux à cette communauté. Je suppose que 99% de leur clientèle utilise le logiciel Bambu Studio d’origine, passe par leur serveur et ne voit pas le souci posé par toute cette histoire. La marque vise avec cette attaque des utilisateurs chevronnés et pointilleux, ceux qui vont au mieux ne pas vouloir de ce logiciel, au pire ne plus jamais acheter d’imprimante de la marque. En attaquant Pawel Jarczak, ils ont fait ce que beaucoup de sociétés de ce type font régulièrement : ouvrir la boite de Pandore d’un côté tout en lançant ce qu’on appelle un effet Streisand de l’autre. Et cela en plus de se faire détester par toute population de clients potentiels. Population généralement experte et fort écoutée dans ses recommandations produits.
Enfin, avant leur e-mail de menace juridique, le code source de Pawel n’était pas spécialement actif. Depuis, la situation a énormément changé.
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Le 23 mai, nous apprenions que Bambu Lab revenait en arrière et laissait tomber toute idée de mise en accusation du développeur. Il faut dire que la SFC n’est pas la seule à avoir mis son nez dans l’aventure. Après Louis Rossmann, Jeff Gerling et le site Gamers Nexus qui n’y sont pas allés de main morte avec leurs déclarations, l’arrivée d’une entité juridique a changé la donne. Cette entité est capable de se battre juridiquement à armes plus égales avec une société. Elle est également très écoutée car porteuse de nombreux projets. Elle a su récupérer plus de 100 000$ de dons et promet désormais de lancer un nouveau projet baptisé Baltobu.
Baltobu va se baser sur le code de Pawel pour proposer son alternative aux contournements des limitations imposées par Bambu Lab. Une idée qui a pour objet de dégager le développeur solo du problème. Au lieu d’attaquer un particulier qui devrait se défendre seul, Bambu devrait attaquer la SFC directement. L’idée de Baltobu est de proposer une plateforme de contournement ouverte et d’encourager les développeurs à y travailler. Mais aussi d’avoir une forme juridique aux commandes composée de spécialistes du code et du droit. En particulier des licences open source. Une entité clairement moins facile à intimider qu’un développeur solo.
Avec Baltobu, les propriétaires d’imprimantes Bambu Lab vont récupérer les droits d’imprimer en local via un développement d’Orca Slicer. Le tout en se basant sur le code source non divulgué, contraire à la licence AGPLv3 que la SFC encourage à décompiler.
De son côté, Bambu assure désormais que tout cela est né d’une incompréhension. Arguant que le fait de parler de ses conditions d’utilisation a été perçu comme une menace légale alors que ce n’était pas le cas. Une pirouette pour essayer de ne pas sortir de cette aventure trop perdant d’un point de vue image.
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La ferme d’imprimantes 3D Bambu Lab de ZBdesigns
Ce qu’il faut retenir de toute cette aventure va un peu plus loin qu’une bataille étouffée dans l’œuf entre juristes. La tentative de Bambu Lab est finalement assez anecdotique sur le fond. Ils ont des avocats pointilleux et ont mal évalué leur action. Ils vont passer pour des procéduriers pénibles, ce qui ne fera probablement que peu bouger les lignes. Ceux déjà convaincus que la politique commerciale limitante de la marque verront leur avis renforcé. Quant aux fans séduits par la capacité de celle-ci à proposer des impressions de qualité, ils ne verront probablement pas le problème.
Ce que nous révèle cette histoire est un peu plus large que cela. De plus en plus d’entreprises veulent contrôler l’usage de leurs produits sous la contrainte de fonctionner obligatoirement par leurs serveurs. C’est vrai pour des logiciels évidemment, mais au travers de ces outils, de plus en plus de matériel est également concerné Bambu Lab en est un très bon exemple pour deux raisons.
D’abord parce que cela n’a aucun sens de forcer à passer par leur serveur. Le matériel peut tout à fait fonctionner en local sans avoir à envoyer ses fichiers à l’autre bout de la terre dans un Data Center inconnu. Certains modèles proposés par la marque sont d’abord sortis avec cette option d’impression en local, via un réseau classique, avant d’être contraints à une évolution vers l’usage d’un serveur distant suite à une mise à jour. Ce changement unilatéral de droits d’utilisation est alarmant.
Ensuite, comme on en a fait l’expérience avec pas mal de produits domotiques par exemple, le risque de perdre l’usage de son matériel est important. Le jour où le serveur distant a un problème, le jour où la société qui propose les produits met la clé sous la porte, votre matériel devient inopérant. J’ai une multiprise programmable, par exemple, achetée il y a bientôt 8 ans, qui est « coincée » dans un scénario spécifique. Je ne peux plus la reprogrammer. En cause, la disparition du serveur loué pour la piloter par une société qui existe toujours mais qui a arrêté ce produit pour se tourner vers une autre plateforme domotique. Résultat, le produit marche, la société existe mais impossible de profiter pleinement du matériel acheté.
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Le fait qu’une organisation à but non lucratif comme la SFC puisse réveiller une communauté entière, dégager rapidement des sommes rondelettes pour faire face à d’éventuels frais d’avocat et surtout mettre une certaine pression médiatique sur une marque qui vit de son image est également révélateur. La SFC et certains influenceurs importants de cette communauté maker sont allés jusqu’à défier Bambu Lab de porter l’affaire en justice. Montant ainsi qu’il n’était pas question qu’une société sans aucun appui légal puisse montrer les dents. Forte face à un développeur solo, Bambu Lab s’est comportée comme tous les harceleurs le font quand une communauté soudée se dresse devant eux. Elle est repartie en s’excusant, invoquant une incompréhension des deux parties.
Le retour de bâton peut faire mal, pour Bambu. Les sommes déjà récoltées par la SFC pour la défense de Pawel seront finalement réinjectées pour permettre le développement de Baltobu en embauchant des développeurs. Cela, plus les travaux d’une communauté experte, va probablement aboutir à la création d’un nouveau projet sous licence AGPLv3 qui rendra caduques toutes les tentatives d’enfermement des imprimantes de la marque.
C’est évidemment un signal fort pour toutes les entreprises tentées par ce genre de pratique. Ne pas respecter les licences open-source dont elles profitent est déjà grave mais personne n’a les moyens financiers de rendre justice. Mais tenter de casser la philosophie implicite de ces développements et attaquer ses développeurs ne sera pas laissé impuni.
Je n’ai aucun souci avec le fait que certaines imprimantes professionnelles imposent de passer par des serveurs spécifiques, en utilisant un matériel spécifique et avec des consommables spécifiques. Cela existe et c’est probablement pour une bonne raison que ces marques imposent des limitations. Je n’ai pas de problème avec cela car leurs développements sont internes et non basés sur un code qu’il faut par nature partager, leur matériel est souvent exemplaire et surtout c’est clairement stipulé dans le contrat lors de sa signature.
Pour d’autres, si l’acheteur n’a pas été mis au courant de ces limitations en amont et découvre qu’une simple mise à jour va lui enlever une certaine liberté d’usage, c’est une autre histoire. Laisser passer la mésaventure de Paweł Jarczak ouvrirait une brèche importante. Brèche qui pourrait se conclure rapidement par d’autres limitations d’usages.
Pourquoi ne pas faire payer le passage par le serveur de Bambu ? Un abonnement mensuel ou un abonnement au nombre d’impressions ? Pourquoi ne pas limiter les filaments exploitables à une liste décidée par le constructeur avec l’usage de puces RFID par exemple ? Faire perdre la liberté d’usage des produits aux utilisateurs est souvent une excellente source de revenus. Les constructeurs le savent et il ne se passe probablement pas une journée sans qu’une idée de ce type ne jaillisse dans la tête de certains de leurs dirigeants.
Bambu Lab se prend les pieds dans le tapis des licences © MiniMachines.net. 2026
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Batocera 43 propose une liste de mises à jour et d’évolutions trop longue pour être ignorée, je vous la propose en vrac en fin de billet. Les outils intégrés sont quasiment tous déployés dans une nouvelle version. Enormément d’ajouts de fonctionnalités et de corrections de bugs sont également listés. De quoi redonner envie à certains de tester cette super distribution.
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Cela fait un bail que je ne vous ai pas parlé de cette suite puisque mon dernier billet remonte à la version 29 en… 2020. L’idée globale de Batocera 43 est de vous permettre de transformer un PC, une carte de développement type Raspberry Pi ou Odroid, un Steam Deck, une console ou même une TV-Box Android en solution de jeux d’émulation facile d’accès et complète. Il existe même des versions dédiées aux anciens PC 32 Bits et aux solutions Atom si vous avez un vieux netbook qui traine.
Le système Batocera 43 est plug ‘n Play et ne nécessite pas de manipulations ou de réglages complexes. Il permet de nombreuses options de jeu, optimise les sauvegardes et offre une compatibilité exceptionnelle avec énormément de plateformes. Il reste évidemment totalement gratuit et Open source.
Batocera 43 est facilement disponible. Si vous utilisez une version plus ancienne, il suffit de lancer la mise à jour depuis le menu système. Si vous voulez tester la distribution, il suffit de suivre les instructions proposées. La page de téléchargement vous guidera pour trouver la version correspondant le mieux à votre matériel.
Special Notes
Hardware
Added
Fixed
Changed / Improved
Updated
System
Batocera 43 est disponible au téléchargement © MiniMachines.net. 2026
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Création de Christophe Lemoine, le site tiquettes.fr propose simplement de construire et d’imprimer en PDF les étiquettes nécessaires pour habiller correctement votre tableau électrique. Un outil fort pratique si vous voulez un affichage des différents disjoncteurs parfaitement lisible.
Tiquettes.fr
Respectant la norme électrique NFC 15-100 (ainsi qu’un œil sur la norme RGIE Belge), le site propose une aide précise et efficace pour développer des étiquettes normalisées faciles à comprendre et à identifier. La mise en page des éléments est automatisée et l’ajout des différents modules crée en parallèle un schéma unifilaire correspondant pour plus de lisibilité. La nomenclature est également proposée et tout est fait pour vous aider à imprimer l’étiquette la plus « efficace » possible pour identifier rapidement le circuit à manipuler.
Le site rappelle que la norme exige que chaque disjoncteur soit correctement étiqueté, avec la mention du type de circuit – souvent via un symbole – et la pièce desservie. Cela permet à un tiers (électricien, assureur, pompier) d’intervenir aisément sur l’installation comme à des membres du foyer de pouvoir réinitialiser un circuit après un court-circuit. Le site est très bien fichu, totalement gratuit, permet de commencer un tableau neuf et de le sauvegarder sur votre PC.
La documentation permet une prise en mains rapide d’un projet et le côté Opensource permet d’accéder à ses entrailles techniques sur Github.
Tiquettes ne fait pas de publicité et ne conserve pas de données. Si vous le souhaitez, vous pouvez faire un don à son créateur via sa page Ko-fi
Merci à Renaud pour l’info.
Tiquettes.fr : faites vos tableaux électriques en OpenSource © MiniMachines.net. 2026
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Kdenlive 26.04, c’est l’aboutissement d’un gros chantier visant à stabiliser le logiciel, lui apporter des évolutions techniques, une interface plus lisible et améliorer son utilisation. C’est l’occasion de découvrir cet outil disponible aussi bien sur Windows, Linux ou MacOS, totalement gratuit et probablement suffisant pour la majorité des utilisateurs.
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Kdenlive est un produit très complet, capable de prendre en charge de nombreux codecs sur du multipiste audio et vidéo. Il propose de nombreux effets et transitions, permet de configurer celles-ci et donc de sauvegarder les vôtres. Il propose la génération de titres, l’insertion d’images et même l’automatisation de montage à partir de répertoires. Toute l’interface peut s’adapter à vos besoins, des raccourcis clavier pour correspondre à d’autres habitudes jusqu’à la gestion de l’habillage et des barres d’outils. Le logiciel sait même travailler pendant que vous effectuez un rendu ou utiliser une machine différente pour calculer des éléments très lourds en UltraHD par exemple. De la documentation, des guides et des forums sont disponibles pour appréhender l’outil en profondeur.
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Kdenlive permet dans cette version 26.04 d’utiliser un second moniteur pour passer l’image sur laquelle vous travaillez en plein écran. Il offre de nouveaux effets et de nouvelles transitions avec la prise en charge du glisser-déposer.
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Les transitions proposent désormais de petites animations qui permettent de voir exactement à quoi elles correspondent. Un détail qui fait gagner du temps à l’utilisateur qui n’aura plus forcément à se souvenir précisément de la différence entre des fonctions aux noms très proches. Le logiciel sait également ajuster automatiquement la longueur des transitions en fonction de chaque clip dans la timeline ou agrandir la durée de clips sélectionnés ensemble.
Une meilleure gestion de la partie montage avec la prise en charge de fonctions de navigation avancées est désormais proposée. La sélection à la souris, le zoom ou le déplacement en utilisant la molette peuvent désormais être effectués à la volée. Des éléments assez standards que l’on retrouve dans les outils majeurs du secteur mais qui n’étaient pas forcément la priorité de Kdenlive jusqu’alors. Un autre gros chantier a été une meilleure prise en charge de système de capture audio externe avec une adaptation des options proposées aux possibilités réelles offertes par le matériel. Enfin, une meilleure gestion des sous-titres et de leur ajustement est proposée.
Enfin, une série de détails ont été mis à jour : la gestion de la fonction undo est plus claire, les montages en 1366 × 768 pixels sont disponibles dans les profils de projets, une meilleure gestion de la file d’attente des projets à rendre est proposée, des fonctionnalités supplémentaires de gestion de marqueurs d’aide au montage sont proposées et beaucoup d’autres détails comme la disparition du curseur sur le rendu d’une vidéo plein écran après 2 secondes d’inactivité.
Bref, si vous êtes à la recherche d’un logiciel de montage vidéo gratuit, complet, ouvert et peu gourmand, Kdenlive vaut le coup d’être essayé. Le logiciel peut être téléchargé de manière classique avec une installation sur le système, mais également de manière « portable » ce qui autorise une exploitation directe, sans installation. Il est également fort peu gourmand avec la possibilité de monter des vidéos en 480P dès 4 Go de mémoire vive, une carte graphique OpenGL 2.0 ou DirectX 9 ou 11 et un processeur un cœur à 2 GHz. Pour des vidéos de plus grande définition, ces éléments changent évidemment mais restent légers : 16 Go de mémoire et une puce 8 cœurs suffisent pour monter en UltraHD. C’est le cas de nombreux MiniPC.
Le téléchargement se passe ici vous pouvez faire un don pour le développement du logiciel par là.
Kdenlive 26.04 est dispo, montez vos vidéos en Open source © MiniMachines.net. 2026
Une coalition d'entreprises européennes vient de lancer Euro-Office, une suite bureautique open source qui ambitionne de concurrencer Microsoft 365. Le problème, c'est que le projet est un fork d'OnlyOffice, et ce dernier accuse Nextcloud et IONOS de violer sa licence.
Euro-Office a été dévoilé le 27 mars à Berlin, directement au Bundestag. Derrière le projet, on retrouve huit organisations européennes : IONOS, Nextcloud, Eurostack, XWiki, OpenProject, Soverin, Abilian et BTactic.
L'idée est de proposer une suite bureautique capable d'éditer documents, tableurs et présentations, avec une compatibilité Microsoft complète, le tout sous contrôle européen.
Plutôt que de repartir de zéro, la coalition a choisi de forker le code open source d'OnlyOffice, jugé plus moderne et performant dans un navigateur que les alternatives dérivées de LibreOffice. Une préversion est d'ailleurs déjà proposée sur GitHub, et la première version stable est annoncée pour cet été.
Et voilà que ça se complique. Deux jours après l'annonce, OnlyOffice a publié un billet de blog accusant Nextcloud et IONOS de violer les conditions de sa licence AGPL v3.
Le reproche est précis : Euro-Office aurait supprimé toutes les références à la marque OnlyOffice, alors que la licence impose de conserver le logo et les attributions dans les travaux dérivés. Ces conditions supplémentaires ont été ajoutées en mai 2021 via la section 7 du fichier LICENSE.txt.
Côté Nextcloud, on se défend en affirmant que les forks font partie de l'ADN de l'open source. L'entreprise dit avoir consulté Bradley M. Kuhn, le créateur de la licence AGPL, qui soutiendrait leur position "à 100 %".
La Free Software Foundation serait aussi de leur côté. Nextcloud avance par ailleurs que la collaboration directe avec OnlyOffice était compliquée, pointant les origines russes de l'équipe fondatrice. OnlyOffice rétorque que sa propriété intellectuelle est détenue en Lettonie (Ascensio System SIA) depuis 2009, que sa holding est à Singapour, et que l'activité russe a été cédée à des investisseurs locaux en 2019.
Le timing n'est pas anodin. Partout en Europe, des administrations et des entreprises cherchent à réduire leur dépendance aux outils américains.
Euro-Office arrive avec un argument fort : une suite bureautique développée et hébergée en Europe, sans dépendance vis-à-vis d'acteurs non européens. C'est exactement ce que réclament plusieurs gouvernements depuis des années.
C'est quand même un drôle de démarrage pour un projet censé incarner la souveraineté numérique européenne. On lance une alternative à Microsoft en forkant le code d'une société enregistrée en Lettonie mais aux racines russes, et trois jours plus tard on se retrouve avec une accusation de violation de licence sur les bras.
Le fond du débat juridique est intéressant : est-ce qu'on peut forker un logiciel AGPL et retirer les mentions de la marque originale ?
Source : OnlyOffice.com
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Quand Qualcomm se paye Arduino le 7 octobre dernier, cela se passe plutôt bien. La marque promet d’injecter des ressources, lance une carte de développement Arduino Q et promet de ne pas toucher aux éléments fondateurs qui font le succès de ces produits auprès des utilisateurs.
La mort d’Arduino par Adafruit
Il n’aura donc pas fallu deux mois pour que Qualcomm ne modifie largement les conditions d’utilisation d’Arduino ainsi que sa politique de confidentialité. Des changements importants qui vont à l’encontre de toute la philosophie Open Source et Open Hardware de la marque historique. Lors de l’annonce du rachat, je soulignais la différence de politique entre les deux entreprises. Un Qualcomm très fermé sur lui-même et jaloux de ses secrets industriels et un Arduino plus ouvert. Cette dualité technologique a semble-t-il été résolue, à la hache.
Les nouvelles conditions d’utilisation mettent en évidence l’instauration d’une nouvelle licence beaucoup plus restrictive. Celle-ci introduit une licence perpétuelle et irrévocable sur tous les éléments proposés par les utilisateurs sur la plateforme. Chaque bout de code uploadé chez Arduino devient non pas Open Source mais propriété de Qualcomm. Une surveillance complète de toutes les fonctions employées avec l’IA, ce qui signifie que tout élément intéressant pour Qualcomm pourra être récupéré par leurs soins.
« If you cancel your account or we terminate it, we delete your account but retain information relating to your account as explained in this Privacy Policy. »
Qualcomm instaure également un changement empêchant les utilisateurs de vérifier toute violation de brevet et les nouvelles dispositions permettent également à Arduino de conserver des données personnelles pendant plusieurs années. Même si l’on supprime son compte chez eux. Au passage, Qualcomm siphonne la totalité des noms et des informations laissées chez Arduino dans leur propre base de données. Récupérant au passage les informations concernant des milliers de programmes éducatifs et donc des éléments concernant des mineurs.
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Qualcomm interdit par ailleurs des pratiques classiques dans les mondes Open Source et Open hardware comme le reverse engineering. Toute tentative d’analyse de la manière dont fonctionnent les solutions Arduino ne doivent se faire qu’après le consentement de la marque. Une position difficilement défendable face à une politique Open source.
Source : Adafruit
Qualcomm tire le frein à main sur l’Open Source d’Arduino © MiniMachines.net. 2025
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C’est via un financement participatif que la Open Book Touch devrait voir le jour. Bientôt lancée sur Crowd Supply, elle pourrait définir une sorte de norme « Open Source » du format lieuse.
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Pensée pour être à la fois accessible et facile à construire, la Open Book Touch proposera un écran de 4.26 pouces en 800 x 480 pixels d’encre numérique pilotée par une puce ESP32-S3. La dalle, dans cette diagonale, proposera 219 points par pouce de densité. Pas aussi bon qu’une Kindle Paperwhite qui propose 300 points de densité mais suffisant pour une lecture classique.
Open Book Touch
La dalle sera tactile et le châssis imprimé en 3D, elle devrait proposer une lecture très classique avec un éclairage frontal très complet. Un système de LEDs permettra de régler l’éclairage avec plusieurs nuances de couleurs. Deux jeux de LEDs chaudes et froides permettant d’ajuster le rétro éclairage aisément. Le genre de luxe fort peu cher mais qui aide à apprécier la lecture numérique.
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Le design prévoit une exploitation de l’interface par l’écran tactile, aucun bouton n’étant prévu pour piloter l’engin. Un regret pour ma part qui pourra être corrigé au vu du côté ouvert du projet. Le microcontrôleur choisi permettra de profiter d’une connexion Wi-Fi et Bluetooth pour différents usages, la puce ESP32-S3 pourra compter sur 8 Mo de mémoire SRAM et 16 Mo de mémoire flash pour le système. Une solution qui ira donc à l’essentiel et que l’on pourra accompagner de nombreux documents grâce à un lecteur de cartes MiscroSD.
L’autonomie n’est pas détaillée mais devrait être excellente avec une batterie 1800 mAh et une recharge facile par USB Type-C. Le tout pèsera 85 grammes pour 11.8 cm de haut, 7.7 cm de large et 9.6 mm d’épaisseur. Pour le moment, aucune idée de tarif pour cet objet mais la campagne est encore en pré-lancement.
La Sensor Watch
Ce qu’il y a d’intéressant avec la liseuse Open Book Touch c’est sa philosophie. Vous pourrez participer à sa campagne de financement pour recevoir l’engin. Vous pourrez également aider au financement global du projet sans contrepartie. Une fois que le projet aura été financé, Joey Castillo publiera les éléments nécessaires pour construire votre propre liseuse vous-même. Joey Castillo est un designer qui n’en est pas à sa première expérience. Il a développé notamment la Sensor Watch qui est une électronique de remplacement destinée à occuper le châssis d’une montre CASIO classique. Cette solution commercialisée 35$ permettant d’afficher l’heure locale et internationale, la température et de stocker des mots de passe. Cela permet par ailleurs d’avoir un terrain de jeu pour développer ses propres applications.
Tout l’enjeu est ici. La Open Book Touch ne sera peut-être pas la liseuse de vos rêves, mais elle servira de fondation pour construire quelque chose qui vous satisfera totalement. Envie d’une diagonale plus importante ? Il suffira de l’adapter. Envie d’un bouton pour tourner les pages ? Possible de l’ajouter. Envie de construire une solution en aluminium, en bois ou résistante à l’eau ? Aucun problème. Besoin de la placer derrière une vitre pour des raisons sanitaires ? Ce sera possible.
Par le passé, j’ai eu des demandes de liseuses pour des personnes en situation de handicap ne pouvant pas utiliser de solution tactile. Ajouter un bouton adapté à une morphologie particulière et le connecter en Bluetooth pour une manipulation plus facile sera possible. Idem pour ce violoniste me demandant s’il existait un moyen de tourner les pages de ses partitions avec une pédale ? La Open Book Touch est pensée pour abriter tous les usages et recevoir tout type d’améliorations, c’est ce qui fait tout son charme.
Sensor Watch : transformer sa montre Casio avec un Microcontroleur
Open Book Touch : la liseuse Open Source du futur ? © MiniMachines.net. 2025
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Mise à jour du 21/09/2026 : L’équipe d’Open Printer vient de publier une petite vidéo qui présente rapidement l’imprimante. D’une durée d’une grosse minute, elle montre notamment la machine en action en niveaux de gris et en couleurs. On y découvre une imprimante beaucoup plus rapide que ce que j’anticipais et la réalisation d’une page en rouleau qui ouvre des possibilités très intéressantes pour imprimer sur des formats A3 ou encore plus large.
La vidéo est accompagnée d’une mise à jour de sa page de financement participatif. Sur celle-ci, un sondage est réalisé pour prendre en compte l’avis des éventuels intéressés. La campagne devrait débuter cet automne.
Billet original du 30/09/2025 : Vous avez été très nombreux à m’envoyer le lien vers le financement participatif de l’Open Printer. Cette imprimante papier étant assez surprenante dans son approche comme dans son esthétique, elle a, semble-t-il, interrogé beaucoup d’entre vous.
Il faut dire que les deux mots sont historiquement assez antinomiques. « Open Printer » c’est un peu comme « gentil dictateur » ou « fantôme incarné », cela ne colle pas bien ensemble. Quand on parle d’imprimante classique sur Minimachines, c’est souvent pour parler des dérives des marques qui les fabriquent et qui les enferment toujours plus dans un système absolument étanche. L’exact inverse de tout ce qui est « Open » donc. On parle de DRM, d’incompatibilité, de composants et de consommables protégés et d’obsolescence programmée. Associer « Open » et « Printer » revêt presque un caractère sacrilège et pourtant, c’est bien ce qui est proposé ici en financement participatif.
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Le projet est simple, proposer au public une imprimante ouverte et libre, constructible, réparable et dont les consommables ne soient pas liés à une marque tierce. Cela parait évident mais c’est un vrai défi à relever. Sur le papier, cela ne semble avoir que des avantages. On retrouve une imprimante couleur capable de manger aussi bien des formats A4 que A3. Il sera également possible de lui donner à imprimer en longueur avec du papier en rouleau. La définition est plus que correcte avec du 600 PPP en noir et blanc et jusqu’à 1200 PPP en couleur. Pour parvenir à ce résultat, l’imprimante se base sur une tête d’impression HP 302 massivement disponible sur le marché. L’encre peut être de n’importe quel type adapté, il suffira de remplir une cartouche pensée pour être rechargée. Une solution qui permettra de changer facilement la tête d’impression en cas de pépin et qui évitera d’acheter de l’encre coûtant au millilitre autant qu’un parfum de luxe.
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La connexion à l’imprimante pourra se faire de manière classique via un port USB type-C qui se branchera à la carte Raspberry Pi Zero 2W qui servira de cerveau à l’Open Printer. L’appareil profitera de la connexion Wi-Fi de la carte pour recevoir des documents distants sans fil. Un port USB Type-A permettra également de lancer une impression en direct en connectant une clé USB et en contrôlant le tout avec un petit écran de 1.47 pouces en 320 x 172 pixels grâce à une molette de navigation. Un détail qui me fait d’ailleurs penser aux premières imprimantes 3D avant l’arrivée des petits écrans tactiles. Le tout mesurera 50 cm de large pour 10 cm de profondeur et 11 cm de hauteur. Un format qui permet d’accrocher l’Open Printer au mur pour gagner de l’espace.
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Si on considère l’ensemble de ces éléments et le fait que l’objet soit documenté en format Open Source via un format Creative Commons 4.0, on a là un projet à l’étendue absolument considérable. Il faut se souvenir que les toutes premières imprimantes 3D accessibles du marché ont été fabriquées par des passionnés qui ont développé des logiciels open source et assemblé du matériel disponible à la vente pour tout un chacun. Soit exactement le schéma repris ici par ce projet Open Printer. Petit à petit, le foisonnement d’idées des internautes et la mise en commun des compétences de milliers d’ingénieurs et de programmeurs a fini par produire des imprimantes 3D, des protocoles et des développements de haut niveau. Un microprogramme comme Klipper est un développement libre, Open-Source qui anime le cœur de nombreux modèles d’imprimantes 3D aujourd’hui.
Ma toute première imprimante 3D, une Anet A8, nécessitait un temps de montage et de calibration démentiel.
Aujourd’hui les imprimantes 3D sont Plug’n’Play dès la sortie du carton
La suite, on la connait. L’émulation du libre a conduit des entreprises à développer leurs propres modèles d’impression 3D en s’appuyant plus ou moins sur les développements libres. Créant un foisonnement d’idées et de solutions tel que des progrès incroyables ont été portés en quelques années. L’impression 3D qui était un loisir pour passionnés fortunés ayant beaucoup de temps libre il y a 10 ans est désormais une pratique accessible et facile aujourd’hui.
A la lecture de la fiche technique de l’Open Printer, un détail a retenu mon attention. Le fait que le projet ne présente aucune vidéo de fonctionnement ni aucun détail sur la vitesse d’impression proposée par l’imprimante. Je suppose que l’impression d’une page ne doit pas être des plus rapides. Le détail du tarif de l’engin n’est pas non plus spécifié. Cela me chiffonnait au départ et puis je me suis posé dans la perspective de l’impression 3D. Les prix du début ont fondu très rapidement. La vitesse d’impression a également explosé. Ce qui prenait 4 heures à imprimer à ma toute première imprimante ne prend plus que 15 minutes à la toute dernière arrivée au labo.
Si Open Printer crée le même genre de mouvement de fond. Si cette imprimante Open Source est le premier domino d’un long jeu de développement et d’améliorations techniques. Il y a fort à parier que dans quelques années des kits de construction d’imprimantes similaires soient disponibles sur le marché. Un constructeur tiers pourra très bien développer une tête d’impression sur mesure. Un autre des kits d’alimentation en encre ou un jeu de moteurs plus rapides. Des internautes pourront proposer des formats encore plus grands pour imprimer sur du A2, par exemple, ou pour imprimer des plans ou des affiches. On peut même imaginer que d’autres constructeurs se mettent à développer des modèles basés sur le même principe, comme cela a été fait dans le monde de l’impression 3D. Et tout cela serait une excellente nouvelle pour les consommateurs. Un peu moins pour les marques qui proposent depuis toujours des imprimantes à 50€ pour se rattraper ensuite sur la durée avec des kits d’encre à 35€…
Open Printer sur Crowd Supply
Open Printer : des nouvelles de l’imprimante Open Source © MiniMachines.net. 2026
Vous connaissez tous l’histoire du beau prince qui vient réveiller une princesse endormie en l’embrassant4, la version moderne de ce conte est un tout petit peu moins glamour. Un petit peu plus technique et tout aussi haletante.
C’est une vidéo que j’ai découverte samedi un peu par hasard et qui m’a littéralement hypnotisé. Ici point de château endormi, de sorcière, ni de dragon, pas de princesse dans un couffin de cristal, pas plus sortilèges ni d’animaux gazouillants. Non, la belle est une machine. Un robot. Un de ces bras articulés que l’on voit travailler en général dans le secteur industriel. Cueillant de lourds morceaux de carrosserie, manipulant comme une brindille des objets très impressionnants. Soudant, déplaçant et répétant sans relâche des tâches ingrates. Un de ces objets qui fascine autant qu’il fait peur. Par son absence de volonté et parce qu’il pourrait vous écraser sans la moindre émotion si vous passez dans son champ d’action. Un implacable morceau de ténacité, entièrement gorgé d’entêtement programmé.
Ce robot, tout robuste qu’il soit, n’est pourtant qu’un Achille en puissance. Il n’a beau n’être qu’un bras. Il possède un talon. Une maladie qui gangrène toutes les machines ces dernières années. Un mal insidieux que nous connaissons tous : l’obsolescence.
Ce bras robot a eu une première vie, dans un monde où on prenait soin de lui parce qu’il avait une grande valeur. Un vrai petit prince. Chouchouté par des ingénieurs aux petits soins. Si les tâches à effectuer étaient rudes, il avait droit à un bon graissage régulier, des mises à jour, une surveillance attentive. Il faut dire qu’il coûtait des dizaines de milliers de dollars. Il travaillait sans relâche, effectuant des tâches sans jamais rechigner. Avec une modestie impressionnante. Jamais un mot plus haut que l’autre, jamais un regard de travers. Pas de plaintes, pas de larme, une machine.
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Jusqu’au jour où… Ah on aurait bien aimé qu’elle dure encore un peu la machine. Mais voilà qu’une simple petite batterie rend l’âme et la mémoire de l’engin s’envole. Un de ses composants saute, un petit court circuit ou une chauffe insignifiante. L’engin qui coutait une fortune ne donne d’un coup plus aucun signe de vie. Incapable de se mouvoir, de répondre, d’obéir. Il se transforme alors instantanément en un tas de feraille encombrant. On appelle la société de maintenance qui dit qu’elle ne peut plus faire grand chose. Trop vieux. Plus de pièces détachées, pas vraiment de documentation, l’engin là, ils n’en veulent pas un nouveau ? Alors un petit tour aux archives, un email à la comptabilité. On se renseigne sur l’amortissement. Quoi ? Vingt ans déjà, il va falloir le remplacer. Un Fenwick entre dans l’usine, on déboulonne la bête comme la statue d’un ancien roi et on stocke le tout sur le parking, dans un coin, posé sur une palette qui plie sous son poids. Son remplacant qui est arrivé est plus léger, plus souple, plus pratique, plus fort. On patiente un peu, on lui jette un regard en passant par là. Du moins au début. Et après, c’est l’habitude. C’est un meuble, on ne le voit plus. On l’oublie vite.
Jusqu’au jour où il faut faire de la place, alors on prend quelques photos, on colle une petite annonce et si cela n’interesse vraiment personne, on le proposera à la feraille. C’est idiot parce qu’il marche encore très bien cet engin. Les moteurs tournent toujours, les roulements sont impeccables. S’il n’y avait pas cette histoire de composant brûlé ou de mémoire perdue, on pourrait très bien le reprogrammer. Enfin, si on avait les outils, la documentation et les pièces nécessaires pour le faire.
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Et c’est exactement comme cela que notre vidéaste s’est transformé en prince charmant. Il a trouvé son bras robot qui trainait au fond d’un entrepôt d’entreprise. L’a payé 200$ à condition qu’il vienne le chercher. La machine avait beau couter 40 000$ neuf, il ne faisait plus qu’encombrer…
Le reste est dans la vidéo en intro de ce billet. Un marathon de compétences techniques entièrement déployées pour faire revivre l’engin. Remplacer les pièces abîmées, comprendre comment lui parler, créer les interfaces, programmer, monter, démonter et arriver à proposer un pilotage ultra fin et réactif. Assez pour qu’un passant puisse se saisir de son interface et s’en servir imémdiatement naturellement.
Toute la vidéo est impressionnante, on n’en sort haletant devant un tel déploiement de compétences et de tenacité. L’auteur n’arrête pas une seconde. Il explique toutes les étapes, les pièges à éviter, les chemins tortueux à prendre pour parvenir au but. Une véritable quête et un résultat absolument incoyable. Et que va t-il faire de son apprentissage ? De ses compétences et de toutes les informations accumulées ? L’ensemble va être publié en Open Source sur Github de manière à ce que d’autres puissent s’encorder derrière lui et partir à l’assaut du même Everest.
Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai toujours vu les contes pour enfants comme une manière de comprendre le monde quand on est petit. Saisir les notions de courage, de respect, d’humilité. Un peu comme des fables avec un peu plus de sucre et de guimauve. Cette histoire là n’est pas sucrée, elle sent le composant cramé et la sueur, mais si on devait illustrer quelque part la ténacité, on pourrait sans doute poser ce bras robot sur une stèle.
Bravo à l’auteur.
Retrouvez sa chaine Youtube ici : Excessive Overkill, il a également une page Patreon et un Discord.
Les contes de fées modernes sentent le cambouis © MiniMachines.net. 2025
Un kit Modos Paper Monitor mis en financement participatif sur Crowd Supply promet un rafraichissement allant jusqu’à 75 Hz sur de l’encre numérique. Mieux encore, le kit permettrait de monter des solutions Open-Hardware et donc de libérer cette technologie.
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Modos promet beaucoup. Imaginez un écran à encre numérique, insensible aux reflets provoqués par le soleil, compatible HDMI et USB, disponible de 6 à 13 pouces et réglable suivant plusieurs scénarios. Un écran au rafraichissement suffisamment rapide pour naviguer en ligne sans nuisance, pour jouer et même afficher des vidéos. Un écran compatible avec les principaux systèmes : Linux, Windows et MacOS.
Le mojo de Modos est assez simple, libérer la technologie très fermée et secrète de l’encre numérique. La grande majorité des systèmes de ce type sont opaques et utilisent des solutions propriétaires. Ce qui pose des soucis de standardisations, puisque chacun à sa sauce secrète, mais aussi augmente les tarifs. En opacifiant le matériel, les compagnies peuvent forcer la main aux acheteurs à ne piocher que dans leur catalogue et au prix qui leur convient. Tout en impactant l’amélioration de cette technologie elle-même, car ces pratiques limitent forcément l’expérimentation. Et comme ne le sait pas Luc Ferry, l’Open Source est le meilleur moyen d’améliorer les technologies en les partageant.
Modos cherche donc, en libérant cette technologie, à permettre à des programmeurs et autres ingénieurs en électronique de retrouver une certaine émulation autour d’un standard d’encre numérique plus ouvert.
Caster, le kit de développement de Modos, ouvre la voie à ce changement. Il propose une nouvelle approche en offrant au passage une nouvelle méthode de gestion pour ce type d’écrans. Basé sur un composant FPGA Open-Source, Caster permet de piloter des affichages à 60 Hz. Le système divise l’écran en de multiples zones et offre un affichage instantané du texte et des images. Chaque pixel étant piloté indépendamment, les données sont affichées quand elles arrivent. Pas besoin d’attendre un rafraichissement global et une transmission de l’entièreté d’une page pour s’activer. Un processus qui fluidifie grandement l’affichage.
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La carte de connexion multi interface Glider
Mieux encore, l’électronique est indépendante de l’encre. Si vous avez déjà un panneau à encre numérique au fond d’un tiroir, le produit de Modos devrait pouvoir le prendre en charge et le transformer. Qu’il ne fasse que 4.3 pouces en nuances de gris ou 13.3 pouces en couleur, l’écran sera piloté. Chaque kit Caster est en effet livré avec une carte baptisée « Glider Mega Adapter » qui permet de connecter les principaux formats d’écrans grâce à différents connecteurs. Ce qui permet de piocher dans les modèles disponibles et même de recycler de vieilles liseuses Hors Service.
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La carte de référence
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Le kit en lui-même offre une liberté totale d’expérimentation. Loin des « couloirs » de programmation imposés par les marques classiques pour piloter chaque type de donnée. Ce qui offrira plus de latitude d’expérimentation. La carte qui sert de design de référence est construite autour d’un SoC FPGA Xolinx Spartan-6 LX16 qui exécute Caster. Elle est compatible avec de nombreux types de panneaux à encre numérique.
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Le kit est disponible en deux versions, la première coute 199$ frais de port compris. Il s’agit d’un module complet avec la carte de référence pré-assemblée et livrée avec la carte nécessaire pour adapter différents panneaux ePaper. Un écran 6 pouces est également livré. Le second kit est identique, mais il est livré avec un écran de 13″ et coûte en conséquence beaucoup plus cher : 599$ port compris. Les kits sont en cours de financement, mais les produits ne seront pas expédiés avant janvier 2026.
Crowd Supply reste un système de financement participatif. Même si le projet semble très sérieux et la plateforme scrupuleuse, ce type de projet est toujours risqué. Il faut en avoir conscience.
Modos promet une encre numérique à rafraichissement 75 Hz © MiniMachines.net. 2025