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À partir d’avant-hierInformatique & geek

Akasa Fermi CM5 : un châssis fanless pour Raspberry Pi CM5

Akasa présente le Fermi CM5, un boîtier en aluminium massif avec de grandes ailettes qui va permettre d’intégrer totalement passivement une solution construite autour d’un Raspberry Pi Compute Module 5 et de sa carte d’accueil. 

Akasa Fermi CM5

Avec une capacité de dissipation totalement passive de 10 watts, le Fermi 5 peut assurer le travail continu de la puce d’un CM5 dans un châssis pensé pour une intégration compatible avec une baie 1U 10″. Son format l’autorise également à être déployé de manière plus classique en se posant sur un bureau ou à s’accrocher directement sur un meuble ou un mur grâce aux supports livrés. Le boîtier mesure 18.55 cm de large pour 9.7 cm de profondeur et 4.44 cm d’épaisseur.

Akasa Fermi CM5

Le fonctionnement est classique, en l’absence de ventilation active, des blocs métalliques viennent coiffer les composants avec un pad thermique souple pour faire l’interface. Ces blocs d’aluminium sont directement en contact avec le boîtier et c’est ce dernier qui fera le travail d’échange avec l’air ambiant grâce à ses ailettes. Un travail de calcul thermique dont Akasa est devenu un spécialiste depuis de longues années.

Le Fermi CM5 est pensé pour des usages industriels

Pensé de A à Z pour le CM5, il permet d’accéder à toute son interface afin de piloter l’ensemble de ses capacités. On glissera sans problème un SSD M.2 NVMe dans le Fermi CM5 et il sera également dissipé par l’aluminium du châssis. Des ouvertures pour les interfaces CSI et DSI pour connecter une caméra ou un affichage sont visibles et, bien entendu, on pourra piloter les 40 broches disponibles en interne avec le passage d’une nappe. Une solution utile pour brancher un éventuel HAT à l’extérieur du boîtier.

La connectique de la carte d’accueil sera également déployée sur le Fermi CM5 et on retrouvera tous les ports déployés d’un côté du châssis : sorties vidéos, USB, Ethernet, lecteur de cartes MicroSD et même la LED témoin d’activité du stockage. Des ports pré-percés pour les antennes sont visibles de chaque côté du boîtier pour adapter le dispositif suivant ses besoins.

Le Fermi CM5 est livré avec tous les éléments nécessaires à son intégration : pad thermique pour le SSD, pâte thermique pour le SoC du Compute Module 5, visserie et supports pour l’accrocher à un support mural. Le kit pour l’intégrer dans une baie 1U est proposé en option. 

Akasa Fermi CM5

Produit à vocation industrielle, le boîtier d’Akasa est annoncé à 95€ pièce et sera proposé via les revendeurs de la marque.  

Le Raspberry Pi CM5 est maintenant disponible

Akasa Fermi CM5 : un châssis fanless pour Raspberry Pi CM5 © MiniMachines.net. 2026

Printr - Météo, sudoku et autres petits mots sur des tickets de caisse

Par : Korben ✨

Printr , c'est un petit projet que j'ai trouvé vraiment sympa et original qui permet de transformer une imprimante à tickets de caisse Epson TM-T88V en gadget utile pour toute la famille !!

Vous la branchez sur un Raspberry Pi, et depuis votre smartphone, vous composez un ticket au design de votre choix grâce à une quarantaine de blocs (météo, agenda, sudoku, énigmes, horoscope, photos...) disponibles. Ensuite, vous lancez l'impression, et ça sort sur le rouleau. Ou alors vous pouvez faire ça à demande, par exemple à 7 h 30 tous les matins de la semaine si vous le planifiez comme ça.

Le ticket du matin tel que le rend l'émulateur de la TM-T88V, de la météo jusqu'aux cases à cocher

Le ticket du matin, par exemple, vous donne la date et le saint du jour, la météo de votre ville (via Open-Meteo), la phase de la lune, une citation et votre liste de choses à faire dans la journée avec des cases à cocher.

Vous pouvez aussi y ajouter vos rendez-vous à partir d'un lien ICS (calendrier quoi), et même un bloc "poubelles" qui imprime "Ce soir, on sort le bac jaune" la veille du ramassage.

C'est vraiment sympa non comme façon de se faire des petits pense bêtes.

Et pour occuper les enfants (ou les grands au petit-déj), il y a également toute une série de jeux comme le sudoku, des mots mêlés en français, logimage, petit bac, calcul mental, mandala à colorier et 125 énigmes dont la réponse est imprimée à l'envers, histoire d'obliger à retourner le ticket pour la lire.

Côté horoscope, c'est Claude Haiku qui s'y colle, avec quatre tons au choix : Sérieux, farfelu, vachard ou insultant. Et le dernier ne fait pas semblant visiblement. Ce bloc et le mot du jour sont d'ailleurs les deux seuls à appeler l'API d'Anthropic (donc c'est payant) et leur texte restera en cache pour la journée. Après, si ça vous saoule de payer l'API d'Anthropic, le bloc Barnum vous calculera un horoscope gratuitement, un peu moins fun et hors ligne.

Tout ça se pilote depuis une appli web conçue pour le smartphone et chaque membre de votre famille peut avoir son compte et composer ses tickets avec un aperçu en direct, puis les enregistrer, les partager et les planifier à l'heure voulue.

L'éditeur sur ordinateur, avec à droite l'aperçu du ticket et la réponse de l'énigme imprimée à l'envers

Il y a aussi la possibilité de laisser un petit mot à distance sur l'imprimante de la maison, avec une photo prise avec le téléphone, un cœur dessiné, quelques mots...etc. Sympa quand on est loin de chez soi pour envoyer des petits mots d'amour à sa famille.

De son côté, la liste de courses est partagée entre tout le monde et se vide toute seule une fois imprimée. Et sur iOS, l'app Raccourcis peut même envoyer vos Rappels au Pi pour qu'il les imprime. Par contre, pour envoyer un mot depuis l'extérieur de chez vous, il faudra que le téléphone puisse joindre le Pi, donc soit un VPN type Tailscale, soit l'appli ouverte sur Internet derrière un reverse proxy HTTPS.

Maintenant, côté matériel, Printr, comme je vous le disais en début d'article, vise une seule imprimante bien précise, la TM-T88V, dont la largeur imprimable de 512 points est fixée en dur dans le code. Pour le reste, il vous faudra une machine Linux avec systemd, idéalement un Raspberry Pi sous Raspberry Pi OS Lite 64 bits, et l'imprimante en USB ou sur le réseau.

Et il faudra ensuite compiler tout ça, puisque le script de déploiement compile le programme pour l'architecture précise de la machine avant de l'envoyer en SSH et d'installer le service :

scripts/deploy.sh pi@printer.local

Si vous voulez voir ce que ça donne avant d'aller acheter une TM-T88V avec vos petits sousous, le dépôt fournit aussi un émulateur pour l'imprimante à lancer via la commande scripts/demo.sh qui imprimera le ticket complet dedans et en sortira une image PNG.

Merci à XNinety9 et bravo pour le boulot !!

Le systeme Raspberry Pi Desktop est à nouveau disponible

Disponible sur PC comme sur MAC, Raspberry Pi Desktop permet de retrouver l’univers des cartes de développement dans une interface à l’ergonomie plus classique.

Raspberry Pi Desktop

Après plusieurs versions de cet OS lancées depuis 2017, le système avait été quelque peu mis de côté par les équipes de développement. Il faut dire que, comme l’explique Simon Long sur le site de la marque, il s’agissait d’un projet un peu hors cadre de leur travail. Non seulement ce développement se faisait sur leur temps libre ou les heures creuses disponibles, mais ce développement allait peu à l’encontre de la société elle-même. Raspberry Pi gagne sa croûte en vendant des cartes, pas en proposant des solutions pour utiliser son système sur d’autres machines pour se passer d’elles.

Bref, avec des développements plus ou moins chaotiques, face au peu de temps disponible pour cette « quête annexe », les ingénieurs ont fini par délaisser le développement de Raspberry Pi Desktop. Jusqu’à maintenant. La dernière mouture du système, présentée le 6 octobre, fonctionne donc sur une distribution Debian Trixie en 64 bits – exit la version 32 bits chez Debian himself – et tournera donc sur la majorité des PC de ces 15 dernières années ainsi que sur les Mac sous processeurs Intel sortis avant le passage d’Apple à ARM en 2020.

Raspberry Pi Desktop

Raspberry Pi Desktop joue aux poupées russes

Totalement mis à jour, de la cave au bureau, Raspberry Pi Desktop propose les dernières fonctionnalités du système de base. On retrouve la nouvelle horloge, le centre de contrôle et même le client Raspberry Pi Connect. Une manière de faire le point entre le PC installé et les cartes de la marque. Vous pourrez contrôler votre PC ou MAC avec une carte de développement de la même manière que vous pouvez piloter votre Raspberry Pi à distance. 

Sur l’image ci-dessus, on retrouve un ordinateur Dell XPS sous Raspberry Pi Desktop qui pilote via Chromium un Macbook Pro grâce à Raspberry Pi Connect. Ce dernier pourrait lui-même piloter une autre machine de la même manière. Petite nuance précisée par Simon Long, le système n’étant plus capable d’identifier le matériel de la même manière qu’avec les cartes qui proposent une authentification matérielle unique, il sera demandé de choisir un nom pour reconnaitre les PC sous Connect.

Installer le système se fera de manière très classique. En préparant une clé USB après avoir téléchargé une image exploitable « live » avant installation. Vous pourrez alors démarrer votre PC sur la clé USB et choisir de lancer le système live avec ou sans rétention des données sur la clé.

Raspberry Pi Desktop

Vous pourrez évidemment également l’installer sur votre stockage de manière classique si vous le souhaitez. Le téléchargement de l’image iso s’obtient en suivant ce lien. 

Le systeme Raspberry Pi Desktop est à nouveau disponible © MiniMachines.net. 2026

Le prix des Raspberry Pi décolle à nouveau

Les Raspberry Pi 4 et 5 en version 2 Go voient leur prix grimper de 12.5 dollars. Les modules achetés par la marque ayant grimpé dernièrement, l’annonce d’une augmentation des tarifs n’est pas surprenante. Les dernières négociations tarifaires de l’entreprise datent d’avril.

Les nouveaux contrats fournisseur reflètent la hausse globale des tarifs. Les modules de plus faibles capacités commencent également à être touchés. Ainsi les puces de 2 Go de mémoire poussent la marque à augmenter de 12.5$. Bousculant le prix des Pi4 2 Go vers 67.5$ et des Pi5 2 Go à 77.5$. Des prix HT qui devraient se refléter rapidement chez tous les distributeurs. Les modèles 1 Go ne sont pour le moment pas affectés. Les stocks alloués aux versions 2 Go des Compute Module 4 et 5 ne sont pas plus concernés.

Le module mémoire des Pi 5

Le module mémoire des Pi 5

Tout cela force Eben Upton à rappeler que les précédents modèles de carte peuvent « suffire » pour des projets variés et que les cartes les plus récentes et les plus riches en mémoire ne sont pas forcément adaptées à tous les usages. Le dernier numéro du magazine officiel se penche d’ailleurs sur le problème et détaille les diverses méthodes pour tirer le meilleur parti de la mémoire embarquée.

Raspberry Pi est un bon témoin de la situation actuelle

Je ne veux pas jouer les Cassandre et prédire de mauvaises nouvelles, mais si certains tentent d’apaiser les esprits en pariant sur une baisse des tarifs des composants pour 2027, je penche plutôt pour le contraire. Je ne sais pas ce qu’il va se passer, mais les indices et contacts qui me parlent de l’évolution des prix tendent tous vers une hausse généralisée, des stocks déjà tous vendus et des trimestres très difficiles qui vont s’enchaîner.

Et cela pourrait commencer à salement amocher la chaîne qui se trouve entre les producteurs de ces composants et les consommateurs. Raspberry Pi en est un bon exemple avec une baisse plus que notable de l’intérêt du grand public pour leurs produits. Mais d’autres vont commencer a voir du rouge s’aligner mois après mois dans leurs livres de compte : fabricants de composants PC, d’écrans, d’accessoires variés. Éditeurs de logiciels, fournisseurs de services. Certains commencent déjà à tirer la langue. Les entreprises de revente de matériel d’entreprise sont de moins en moins sollicitées.

L’impact de cette crise qui semble vouloir – au moins – se prolonger encore sur toute l’année 2027 n’a pas fini d’impacter le marché. Et on revient aux annonces de ralentissement de développement de la gamme avec un report au minimum pour 2028 de tout nouveau modèle de Pi.

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028

Le prix des Raspberry Pi décolle à nouveau © MiniMachines.net. 2026

Raspberry ne veut plus de modification de mémoire sur ses cartes

La modification de mémoire est devenue un vrai sujet en ligne. Si la pratique est fort peu répandue dans le grand public, plusieurs vidéastes ont fait des contenus à ce sujet. Raspberry Pi a décidé de couper court à la pratique. Je ne suis plus un très grand fan de Raspberry Pi depuis que le concept de base a été perdu et la part de fondation a largement été étouffée par l’entrée en bourse de la société. Du projet de partage d’une machine simple et économique pour tous, il ne reste surtout que des débris. L’industrie a largement capté tout l’intérêt des dirigeants de la firme anglaise qui ne semble se préoccuper de sa fan base que par autojustification marketing.

Mais malgré mon désamour et malgré l’aspect négatif de cette annonce, je pense être en bonne partie en accord avec Raspberry Pi sur cette décision de bloquer la modification de mémoire vive de leurs cartes.

Aujourd’hui, si vous achetez une carte de développement récente de la marque et que vous dessoudez un composant de 2 Go pour le remplacer par un module de 8 Go identique, la carte refusera de fonctionner. Le firmware lie le matériel embarqué au système et, même si techniquement les deux éléments peuvent fonctionner ensemble, la partie logicielle empêchera toute exploitation du Pi. 

Cette restriction semble faire hurler certains utilisateurs qui y voient une manière de les empêcher de profiter « totalement » de leur matériel comme bon leur semble. C’est assez vrai de leur point de vue, ils perdent cette possibilité de pouvoir faire évoluer matériellement leur carte. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que le nombre de particuliers qui auraient les compétences et le matériel nécessaires pour effectuer ce changement ne représente qu’une toute petite fraction des utilisateurs de Raspberry Pi. Dessouder une puce mémoire et la remplacer par une autre ne se fait pas forcément sur un coin de table. Si certaines vidéos montrent cette opération dans des formats courts laissant croire à une tâche de routine, un néophyte a pourtant les plus grandes chances de foutre en l’air sa carte plutôt que de sortir victorieux de l’opération.

La logique de cette décision d’empêcher toute modification de mémoire est donc assez simple. Raspberry Pi veut éviter que des mafias s’emparent de cette faille. Des acheteurs de cartes Raspberry Pi de base qui utiliseraient cette possibilité d’une modification de mémoire pour en tirer profit. Ils dessouderaient les composants de base pour les remplacer par d’autres de plus grande capacité avant de revendre le tout avec une confortable marge. Ce problème est vraiment important pour Raspberry Pi.

 Raspberry Pi 5

Raspberry Pi 5

Il s’agit d’abord d’une simple précaution d’image consistant à préserver la qualité de leurs produits. La lutte contre la contrefaçon est un vrai challenge. Il existe des grades de mémoire vive et certains modules sont vendus jusqu’à 10 fois moins chers que d’autres parce que ces derniers sont d’une fiabilité beaucoup plus douteuse. Moins rapides, plus gourmands en énergie, moins durables et dégageant plus de chaleur, ces composants de grade inférieur, s’ils étaient soudés sur les cartes, ne fourniraient pas le même service. Raspberry Pi le sait et ne veut donc pas qu’un marché parallèle se mette en place. Pour une mafia quelconque, l’opération est évidemment très rentable : vous achetez des modules noname de faible qualité de 8 Go, remplacez les modules de mémoire de 2 Go des Raspberry Pi et revendez les cartes une fortune d’un côté et les modules de qualité de l’autre.

Pour un client final, qui croit acheter une carte neuve en 8 Go alors qu’il a une 2 Go à la mémoire échangée, il y a un gros souci. D’abord son montage n’aura pas la même fiabilité. S’il s’agit d’un particulier, ce n’est pas encore trop grave. Si c’est un professionnel qui a intégré sa carte dans un produit industriel certifié, c’est catastrophique. Votre montage Raspberry Pi plante en boucle ? Il chauffe trop, commence à générer des erreurs au bout de quelques heures d’utilisation ou produit un flux vidéo plein d’artefacts, vous allez passer des heures à chercher d’où vient le problème. Et cela d’autant plus que vous aurez reçu une carte dans un emballage original, avec un circuit imprimé parfait et un composant mémoire maquillé pour ressembler comme deux gouttes d’eau à l’original. Difficile de se dire que le problème vient de la carte Raspberry Pi dans ces conditions.

Une modification de mémoire n'est pas une opération aisée

Une modification de mémoire n’est pas une opération aisée.

Dernier point à prendre en compte, votre matériel n’aura absolument aucune garantie. Qu’il ait subi une modification de mémoire ou soit simplement contrefait, il ne sera pas pris en charge. Et cela même si vous l’achetez dans un circuit « officiel ». Certaines places de marché, par exemple, mutualisent le stockage de produits identiques en provenance de différents fournisseurs. Acheter une carte Raspberry Pi sur ces places ne vous offrira donc aucune garantie de provenance. Pire, les marchands pourraient se retourner contre vous en expliquant que leur matériel est officiel et que la carte que vous avez en main ne vient pas de chez eux. En l’absence d’un numéro de série sur la facture, vous n’auriez pas beaucoup de moyens de faire valoir vos droits.

Je comprends l’amertume des internautes qui espéraient pouvoir faire cette manipulation et ainsi obtenir une carte moins chère face à l’augmentation du prix de la mémoire vive. Mais, en étant réaliste, cette opération est limitée à quelle population ? Quelle fraction d’utilisateurs serait réellement apte à dessouder/ressouder un composant mémoire de ce type ? Qui a déjà le matériel pour le faire sachant que celui-ci coûte plus cher qu’une carte Raspberry Pi 8 Go ? Où trouver le composant 8 Go à souder sur la carte à un tarif viable, à la pièce, pour un particulier ? Passer par un tiers expert pour réaliser l’opération est également hors de propos, le prix de ce genre de service n’est franchement pas donné et il faut en plus toujours trouver le module de 8 Go de mémoire vive a implanter.

Si je comprends l’amertume de certains, pas mal semblent se bercer d’illusions sur le côté réaliste de l’opération. En bloquant la pratique, Raspberry Pi ne fait pas dans la dentelle, mais je pense que la marque cherche tout autant à se protéger qu’à protéger les utilisateurs finaux. Il y a mille fois plus de chances de voir le marché se faire totalement inonder de cartes Raspberry Pi 1 Go maquillées en 8 Go avec des composants bas de gamme que d’internautes réalisant réellement l’opération eux-mêmes. Ici Raspberry Pi tranche donc dans le vif.

Une alternative plus diplomatique à toute modification de mémoire est possible

On pourra néanmoins regretter que la fondation ait décidé de bloquer la possibilité de réparer un éventuel défaut de mémoire en empêchant d’échanger un module pour un autre de même capacité, tout à fait officiel, en provenance d’une autre carte de la marque. Je ne peux que supposer qu’il y a des limitations techniques à cette volonté de blocage.

Une alternative sage à ce blocage aurait pu être trouvée. Celle d’un avertissement au démarrage indiquant au client final la modification de mémoire de la carte. Précisant qu’aucune garantie ne pourra être réclamée et s’affichant à chaque démarrage avec un temps d’attente de quelques secondes avant de poursuivre. Cela empêcherait le commerce de ce type de cartes contrefaites. Si le risque de voir des malandrins faire disparaitre cet avertissement existe, il aurait pu alors être circonvenu. Il est sans doute possible de le conditionner au fonctionnement de l’ensemble. En cas de disparition de cet affichage d’alerte, Raspberry aurait alors pu entraîner le blocage complet de la carte, comme c’est le cas ici.

Peut-être que Raspberry Pi prendra ces remarques en compte et changera de politique, encore que je n’y crois pas trop. 

Raspberry Pi 5 : une nouvelle carte plus performante et plus chère

Raspberry ne veut plus de modification de mémoire sur ses cartes © MiniMachines.net. 2026

Un autre microserveur HP sauvé de l’obsolescence, grâce à un Raspberry Pi

Un microserveur HP, on en a déjà recroisé un au début de l’année 2025. À l’époque, il avait été sauvé de l’obsolescence en intégrant simplement un MiniPC Intel N100 dans ses entrailles. Accompagné par une solution de contrôle SATA, ce MiniPC permettait de remplacer totalement le système original du constructeur qui date de… 2012.

microserveur HP

Car si le microserveur HP N40L en question fonctionne toujours bien, du moins son alimentation, ses caddies et sa ventilation, son cerveau commence à vraiment pas mal dater. Aussi bien d’un point de vue de ses performances que de sa consommation électrique et de ses connecteurs. En cas de panne, il est improbable que l’on puisse trouver des pièces de rechange, aussi, au lieu de jeter l’appareil, il est plus intelligent de transformer son électronique de base.

Ce même constat a été fait par le vidéaste EastMakes qui propose toutefois une approche différente. Il ne glisse pas un MiniPC avec un processeur à basse consommation dans le châssis, il a simplement décidé de concevoir une carte mère pour remplacer l’ancienne. Pour simplifier ce travail et baisser la note, la solution retenue est toutefois de ne pas développer la totalité des composants mais plutôt de créer un support pour abriter un Raspberry Pi Compute Module 5.

microserveur HP

Cela permet de retrouver un SoC plus rapide et moins gourmand tout en ouvrant la voie à des connectiques plus récentes. Exit l’USB 2.0 du HP N40L par exemple, bienvenue à l’USB 3.0. Au HDMI 2.0, au PCIe x1 Gen2 pour du NVMe et à l’Ethernet Gigabit.

La nouvelle carte mère parait surdimensionnée face à un Compute Module 5, mais elle est pensée pour venir se positionner dans les mêmes emplacements que celle du microserveur HP. Ce qui permet de positionner sa connectique aux emplacements d’origine. Cette solution permet également d’alimenter la nouvelle solution avec les éléments internes du HP N40L. Ce qui permet d’éviter de connecter deux prises pour un seul appareil et propose également de démarrer l’engin simplement avec le même bouton de façade qu’auparavant. La carte mère peut également se glisser dans le caddie prévu à cet effet dans le microserveur HP pour une utilisation plus pratique.

Ce n’est pas encore une solution pour votre Microserveur HP

Si vous avez fait partie des nombreux internautes à avoir craqué pour ce type de serveur à l’époque, les N40L et N54L se sont extrêmement bien vendus car ils étaient fort peu chers et performants, vous vous demandez si ce type de carte d’extension va être proposé d’une manière ou d’une autre.

Pour le moment la carte n’est pas connectée aux baies 3.5″ du serveur d’origine, ce qui enlève un peu d’intérêt à la solution… Mais évidemment, il suffit de remplacer le SSD NVMe intégré pour les tests par une carte d’extension M.2 SATA multi connecteurs comme pour le précédent modèle afin de connecter les quatre baies à l’ensemble. Je ne sais pas si ces manipulations techniques particulières seront nécessaires sous Rasperry Pi mais Linux saura très bien piloter ce type d’intégration. Il ne manque plus qu’à compléter le projet avec la prise en charge des connecteurs de façade pour retrouver une alternative complète et parfaite à la carte mère de ces increvables microserveur HP. 

Pour le moment rien n’indique que les plans et les informations nécessaires à la création de ces cartes ne soient proposés. Aucune piste pour leur mise en vente n’est non plus évoquée. La solution la plus simple reste donc de glisser un MiniPC dans le châssis à la place de la baie supérieure de l’engin. Cela n’a pas que des avantages, mais c’est une approche beaucoup plus facile pour un néophyte qui ne voudrait pas mettre les mains dans autant de cambouis.

Merci à Luz pour l’info !

Le HP Proliant N54L zombifié au N100

Un autre microserveur HP sauvé de l’obsolescence, grâce à un Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2026

Fugleramme - Le cadre qui dessine les oiseaux qu'il entend

Par : Korben ✨

Je ne sais pas si vous avez déjà vu passer le truc, mais Fugleramme est un cadre à accrocher qui affiche les oiseaux qui passent dans votre jardin. Et en plus, c'est vachement joli parce que c'est fait comme un collage de planches naturalistes du XIXe siècle, où chaque oiseau dessiné correspond à une espèce que le micro installé dehors a réellement entendue chanter.

Apparaissent ainsi tous les oiseaux entendus dans les dernières 24 heures, jusqu'à 40 espèces sur la page, arrangés en spirale avec les plus gros au milieu. Et la taille de chaque bestiole n'est pas décorative, puisqu'elle vient de sa masse corporelle réelle, tirée de la base AVONET.

Après si vous êtes en ville et que rien ne chante dans le quartier (snif), la page dessinera juste une branche nue.

Derrière ce cadre, on retrouve deux logiciels. Le premier, vous le connaissez, c'est mon chouchou BirdNET-Go qui fait tout le boulot d'écoute et de reconnaissance, avec le modèle BirdNET que signent le Cornell Lab of Ornithology et l'université de Chemnitz. Le second logiciel s'appelle Fugleramme, et lui se contente d'interroger son API, d'associer chaque espèce à son illustration et de composer la page. Il ne redessine d'ailleurs l'image que quand la liste des oiseaux bouge, ce qui évite de faire clignoter un panneau e-ink à longueur de journée. Ah, et une version est aussi disponible en mode web si vous voulez regarder où vous en êtes depuis votre smartphone, ou si vous voulez l'afficher depuis un écran classique.

Par contre, BirdNET n'est pas infaillible et il vous collera parfois un oiseau qui n'a jamais mis une aile chez vous. Donc ne flippez pas si vous vous retrouvez avec un ptérodactyle ou une autruche. Ça se corrige sans douleur du côté de BirdNET-Go, en lui donnant vos coordonnées géographiques et en remontant les seuils de reconnaissance.

Le collage servi en direct par le cadre de l'auteur à Bergen, avec l'oie cendrée et le héron au centre

Côté matos, comptez un Raspberry Pi 5 avec son refroidisseur actif (non négociable, vu que le classificateur tourne en continu), un panneau Inky Impression 13,3 pouces, et un micro, avec sa carte son USB si vous prenez l'analogique qu'il recommande, parce que le Pi n'a pas d'entrée audio. N'importe quel micro USB marche aussi.

Et pour le cadre, l'auteur recommande le RÖDALM 21x30 d'IKEA, parce que le Inky Impression fait exactement une taille A4. Voilà... Si ça vous chauffe, prévoyez quand même un peu de budget parce que le plus cher, c'est l'écran, à un peu moins de 200 euros chez Pimoroni, et l'addition complète tourne entre 380 et 450 euros.

Pour l'installer sur le Pi, une seule commande :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/arnegiacomo/fugleramme/main/install.sh | bash

Le script vous demandera ensuite où installer BirdNET-Go, clonera le dépôt, installera ce qui manque, lancera le cadre en service systemd et demandera un reboot. Donc si une station écoute déjà ailleurs sur le réseau, vous lui donnez son adresse et le cadre peut s'accrocher à l'autre bout de la maison. Et si ça vous saoule d'acheter un écran e-ink rien que pour ça, une image Docker fera tourner, comme je vous le disais plus haut, un kiosque web qui vous affichera les piafs sur n'importe quel écran.

En tout cas, je ne sais pas pour vous, mais moi, je trouve ça super "chouette" comme élément de décoration.

Le code est sous licence MIT et c'est encore jeune, donc attendez-vous à croiser quelques bugs.

Merci à Lilian pour le partage !

Source : fugleramme sur GitHub

Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck

Un Cyberdeck est un appareil souvent parfaitement inutile mais ô combien satisfaisant. Il s’agit de réunir dans une formule mobile l’ensemble des pièces d’une machine informatique et de l’adapter à ses besoins. En ouvrant un peu les yeux sur la réalité des productions, il n’y a souvent pas grand-chose de mieux que ce que propose un ordinateur portable classique.

Les cyberdecks sont souvent peu puissants, lourdauds, encombrants et manquent d’autonomie. Il est très régulièrement plus intéressant économiquement d’acheter un ordinateur portable d’occasion que de s’enfermer pendant des heures à souder des composants en se grattant la tête tout en espérant que ça fonctionne au final. Le but avoué de ces engins n’est pas de concurrencer un ordinateur classique sur son terrain : comme souvent dans ce genre de construction électronique, l’important c’est plutôt l’apprentissage, le chemin. Et évidemment la satisfaction d’arriver à produire quelque chose de ses mains.

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le Cyberdeck Raspberry Pi

Le fait de fabriquer ce type d’appareil, de choisir ses composants, de les associer, de comprendre les différents mécanismes en jeu et bien entendu de faire tourner un système dessus n’a pas de pareil. C’est pour cela que les Cyberdecks sont populaires et qu’ils touchent de plus en plus les gens. Dernièrement la presse grand public a commencé à faire écho du phénomène. Découvrant un poil en retard des constructions qui datent depuis bien longtemps. Le Reddit Cyberdeck a vu le jour en… 2016. La première mention sur Minimachines date de 2020… Pas mal d’articles sont apparus ces derniers temps pour mettre en avant ces constructions et, aujourd’hui, c’est au tour de Raspberry Pi de sauter dans le train.

Les Raspberry Pi au cœur du mouvement Cyberdeck

Les cartes Raspberry Pi sont employées depuis des années pour fabriquer ces machines. Leur faible consommation, leur capacité à piloter des éléments externes grâce à leurs broches GPIO et la possibilité d’installer différentes solutions Linux en interne en ont fait un outil de choix pour ces solutions particulières. Il est donc assez logique de voir la société s’emparer du phénomène pour améliorer son marketing. Le guide proposé ici est un classique des projets du genre. Une malette type « Pelican » renforcée qui embarque un Pi 5, un petit clavier Bluetooth, un écran 7″ tactile, du stockage, des batteries LiPo et qui assemble tout cela du mieux possible. Vous trouverez exactement la même recette sur des dizaines de sites de « Makers » classiques.

Avec l’augmentation des prix des composants, certains redécouvrent de vieux Raspberry qui dorment dans leurs tiroirs. Ne sachant pas trop quoi en faire, la  tentation de fabriquer de nouvelles choses les titille. Un Cyberdeck pourrait sans doute être un projet intéressant à mener.

Un Cyberdeck d’un internaute en août 2025

Raspberry Pi : d’influenceur à suiveur

Une chose me parait claire dans cette publication, elle n’est plus que l’ombre de ce qu’a proposé la fondation Raspberry Pi à sa grande époque. Fondation qui s’est plus que largement éclipsée après l’entrée en bourse de la marque en 2024. La priorité a très largement été donnée aux partenaires industriels du fabricant et, depuis les pénuries Covidiennes, l’aspect grand public a été mis de côté. L’envolée des tarifs matériels a enlevé, les stocks ont disparu des étals. Ce qui a enlevé beaucoup d’intérêt aux solutions.

D’ailleurs, le Cyberdeck proposé ici est totalement hors de prix. Entre le Raspberry Pi 5 16 Go à 325€, la clé USB 128 Go à 64€, l’écran 7″ à 45€, le clavier Bluetooth a 35€ et l’ensemble des autres composants qui, tous accumulés, rajoutent une bonne centaine d’euros, le projet est bien plus cher qu’un ordinateur portable complet en seconde main chez AFBshop.

Du reste, quand, il ya quelques années Raspberry Pi proposait des guides, c’était pour défricher de nouveaux sujets. Encourager les gens à créer des choses nouvelles : stations météo, appareils photo, solutions domotiques et autres. La Fondation, à son apogée, débordait de propositions originales et encourageantes. Les cartes ne coûtaient pas grand-chose et une vraie émulation existait autour de ce type de produits. Aujourd’hui, les propositions sont rares et surtout, ce ne sont que des versions réécrites de projets déjà maintes fois rabâchés.

Un autre Cyberdeck amateur datant de Novembre 2025

Alors je ne vais pas cracher dans la soupe et je trouve que l’apparition d’un numéro du magazine officiel de Raspberry Pi d’août 2026 dédié aux Cyberdecks est très positive. Le guide est également intéressant a suivre. Mais la marque arrive bien après que le train soit en marche et ne propose absolument rien de novateur. Il s’agit juste de glisser un maximum de produits avec son logo dans un projet pour améliorer ses ventes et son image. En transposant cela à un autre secteur, on a surout l’impression de lire la recette proposée au verso d’une plaque de chocolat pâtissier. On vous encourage a cuire le gâteau le plus riche possible en chocolat. avec une grosse idée derrière la tête.

Le mouvement Cyberdeck n’a depuis longtemps plus besoin de la fondation pour avancer. Pour preuve, les projets les plus récents dans le genre montrent des réalisations autrement plus complexes et impressionnantes que celle proposée. Bref, Raspberry Pi est ici fortement à la traîne.

Companion : un magnifique Cyberdeck inspiré du TRS 80 Model 100

Un Cyberdeck de A à Z à partir d’un Compute Module 5

Typeframe PX-88 : un magnifique CyberDeck parfum framboise

Un Cyberdeck double écran autour d’un Raspberry Pi 5

Un magnifique Cyberdeck Handheld DIY sous Raspberry Pi 5

Pilet : un cyberdeck modulaire avec un écran 7″ et un RPi5

Raspberry Pi propose un guide pour créer votre Cyberdeck © MiniMachines.net. 2026

Montez votre premier cyberdeck à l'aide de ce PDF gratuit

Par : Korben ✨

Je suis trop content, le numéro d'août du magazine officiel Raspberry Pi est sorti avec un dossier spécial cyberdeck en couverture, et ses 132 pages sont téléchargeables gratuitement en PDF.

Un cyberdeck, si ça ne vous dit rien, c'est un ordinateur portable bricolé à la main. Petit écran, clavier physique, look cyberpunk assumé. On fabrique la machine que le commerce ne vend pas, pour un usage qui n'appartient qu'à soi. J'en ai déjà montré un y'a pas longtemps, même si faut encore voir ce que ça donne une fois posé sur un bureau.

Le dossier de Raspberry Pi Magazine en aligne une dizaine. Un Amstrad PPC 640 de 1987 vidé de ses entrailles pour loger un Raspberry Pi 3 et une appli de narration qui se déclenche à l'insertion d'une disquette. Une machine à écrire Smith Corona de 1989 refaite à neuf autour d'un Raspberry Pi 4. Un sac à dos qui trimballe un labo mobile, radio logicielle et outils Kali Linux...etc. Y'a de quoi faire !

On y croise aussi un Hackberry Pi monté en outil de pentest, une pochette rose façon clutch avec un Pi Model A+, et le PiDex Doomsday Companion, caisse étanche à panneau solaire qui embarque Wikipedia sur clé USB.

Vient ensuite le montage pas à pas. Brian Corteil y déroule la construction d'une machine logée dans une valise étanche de type Pelican (lien affilié), avec un Raspberry Pi 5, un écran tactile 7 pouces, un clavier Bluetooth, une carte son USB et une batterie LiPo protégée par un fusible.

Et rassurez-vous, le tuto ne se contente pas d'aligner des références à commander sur Amazon... Non, il détaille même le calcul d'alimentation à faire à la main, I = P/V, soit 28 W et environ 5,6 A pour un Pi 5 et son écran à pleine luminosité. Il conseille également de prototyper en carton votre cyberdeck avant de vous lancer dans la CAO, et préfère un power bank au LiPo pour ceux qui ne veulent pas jouer avec les batteries (BOUM !).

Pour récupérer le fichier PDF du magazine, le lien passe d'abord par une page de don. Si vous êtes un gros radin, le bouton No thanks, take me to the free PDF déclenchera quand même le téléchargement sans compte ni adresse mail. C'est en anglais bien sûr et pour ceux qui aiment le toucher du papier, l'édition physique coûte 7,99 livres.

Ah et le contenu est sous licence Creative Commons BY-NC-SA 3.0, sauf mention contraire. Amusez-vous bien !!

Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local

Par : Korben ✨

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.

Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.

Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...

L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.

Et la boîte ressort intacte !

Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.

Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.

Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

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Sa famille vidait la batterie, alors il a électrifié sa Steam Deck

Par : Korben ✨

Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou !

Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imprimée en 3D et l'a clipsée sur la bête. Plus moyen comme ça de la tenir en main confortablement.

Vous allez me dire qu'il exagère, sauf qu'une Steam Deck n'est plus vraiment l'objet qu'on prête à la légère. Le modèle OLED 1 To est passé de 649 à 949 dollars, du jour au lendemain, à cause de la flambée du prix des composants donc à ce tarif, je comprends qu'il y tienne plus qu'à ses propres gosses ^^/

Sauf que la coque à pointes ça ne lui suffisait pas. Il a donc branché un Raspberry Pi avec un petit haut-parleur, une caméra de détection d'objets et un servomoteur, puis écrit un script Python.

Quand la caméra repère quelqu'un dans le champ, ça balance un clip audio débile, ça attend quelques secondes, et le servo déclenche un taser monté sur le dessus de la console. C'est la même techno que celle qui sert normalement à repérer un colis devant votre porte , sauf qu'ici elle repère votre petit frère.

Rassurez-vous quand même pour la famille. Quand on y regarde d'un peu plus près, le taser ne peut atteindre personne depuis son perchoir. Il crépite dans le vide, façon épouvantail. Ça fait donc quand même un peu peur, mais ça n'électrocute pas, sauf si on met son doigt.

Dans les commentaires sur Reddit, les gens se sont demandé pourquoi il n'avait pas juste mis un mot de passe. Mais lui explique que ça minimise le risque que sa famille y touche. Ils sont forcés de lui demander la permission maintenant.

Voilà, d'après l'auteur lui-même, c'est "clairement le truc le plus con que j'aie jamais construit, mais ça marche, et plus personne n'y touche". Après, c'est pénible aussi pour lui parce que quand il veut jouer, il faut qu'il enlève la coque avec les piques et qu'il désactive le taser.

Mais il reconnaît que ça vaut le coup quand même ^^.

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Chrome tourne enfin sur Raspberry Pi (si vous savez où cliquer)

Par : Korben ✨

Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.

Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :

dpkg --print-architecture

Si ça répond arm64, le fichier est là , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb

Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.

J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.

Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.

Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.

Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!

Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !

Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.

Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.

Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".

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uhubctl - Couper le courant d'un port USB en une commande

Par : Korben ✨

Votre clé 4G ou Wifi que vous avez connectée en USB sur un vieux serveur situé au fond du garage, plante une fois ou deux fois par semaine et à chaque fois faut aller débrancher la clé et la rebrancher pour la réveiller / ressusciter ? Et bien c'est fini la galère les amis, puisque uhubctl règle ça en une commande. Cet outil coupe puis rallume le courant d'un port USB précis, sans que vous n'ayez à toucher au moindre câble.

C'est donc un petit utilitaire en ligne de commande, écrit en C par Vadim Mikhailov, qui pilote l'alimentation électrique de vos ports USB un par un. uhubctl -a off -p 2 éteint le port 2, -a on le rallume, et -a cycle enchaîne les deux avec une petite pause au milieu. C'est pile-poil ce qu'il faut pour rebooter par exemple un modem 4G figé ou une webcam qui ne répond plus.

Par contre, désolé mais ça ne fonctionne pas sur n'importe quel hub USB. Il vous faut un hub intelligent qui gère le per-port power switching, autrement dit capable de couper le jus d'un seul port sans toucher aux autres. Rassurez-vous, si vous ne savez pas quoi acheter, le projet maintient une liste de modèles compatibles que vous pouvez consulter ici .

Après y'a certains hubs qui coupent bien la connexion data mais laissent passer le courant (le fameux VBUS). Du coup vous croyez avoir éteint le port, et le téléphone branché dessus continue tranquillement de charger. Alors pour vérifier, branchez un ventilo ou une petite lampe USB et lancez la coupure. Si ça s'arrête vraiment, votre hub est bon. Sinon il sait uniquement couper la data, et pas l'alim.

Mais en tout cas, une fois le bon matériel entre les mains, les usages deviennent vraiment sympas ! Par exemple, avoir un disque dur USB alimenté seulement quand vous en avez besoin, histoire de tuer le phantom load qui bouffe du courant pour rien (pensez juste à bien le démonter avant de couper le jus, sinon bonjour la corruption ^^).

Y'a aussi le cluster de Raspberry Pi que vous allumez et éteignez nœud par nœud. Ou encore un plugin OctoPrint qui coupe l'alim USB de l'imprimante 3D une fois l'impression finie. Y'a même des bidouilleurs qui pilotent un ventilo ou une guirlande LED avec.

Côté installation, rien de méchant : apt install uhubctl sur Debian, Ubuntu et Raspbian, brew install uhubctl sur Mac. Sous Linux il faudra passer par sudo ou poser une règle udev pour les permissions, sinon l'outil râlera. Sur Windows par contre, laissez tomber pour la coupure d'alim. Le driver USB de Microsoft ne laisse pas passer la commande, donc uhubctl compile mais n'éteint rien du tout.

Et si vous visez le Raspberry Pi, gardez un œil sur ses bizarreries car sur pas mal de modèles, tous les ports sont liés. Si vous en coupez un, vous les coupez tous. La parade classique, c'est donc de brancher un vrai hub compatible sur le Pi et de piloter ses ports à lui.

Et si vous cherchez quoi en faire côté DIY de votre Pi, j'avais listé 130 idées pour votre Raspberry Pi qui se marient bien avec ce genre de contrôle à distance.

Bref, si vous bricolez de la domotique ou un rack de Raspberry Pi, vérifiez d'abord votre hub, puis foncez. C'est gratuit, open source et ça évite pas mal d'allers-retours vers la multiprise.

I wanted a clock that never needed setting. Things escalated.

I wanted a clock that, annoyingly, didn't seem to exist.

Since childhood, my bedside clocks have been a series of red, seven-segment LED clock-radio specials from Walmart or Target. They are invariably cheap, simple, and long-lived—but they require manual intervention at the start and end of Daylight Saving Time and whenever the power flickers. After a recent power flicker, as I found myself standing by the sideboard holding down "TIME" and mashing the "HOUR" button, frustration boiled over, and I thought to myself, "We're a quarter of the way through the 21st century. There has to be a better way!"

My perfect clock would be self-setting. It would offer auto-DST adjustment (or not, depending on how this bill fares!). It would manage drift and always show the exact sub-second time. It would show that time on a red seven-segment display—not blue, not green, not yellow, and absolutely not white. And I shouldn't have to install any privacy-destroying garbage apps to make it work.

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Inky Bird Frame - Les piafs du jardin en planches naturalistes

Par : Korben ✨

Vous vous souvenez de BirdNet-Pi ? Ce montage dont je vous avais parlé, qui collait un micro sur un Raspberry Pi pour reconnaître les piafs du jardin à l'oreille ? Et bien Henry Sowell, un maker qui signe sous le pseudo de veteranbv, vient de pousser le délire un cran plus loin avec Inky Bird Frame. Il s'agit d'un cadre e-ink accroché au mur qui affiche les oiseaux repérés autour de chez vous, façon planches naturalistes de carnet de terrain du 19e siècle.

Dans le cadre, un écran Pimoroni Inky Impression de 13,3 pouces, du e-paper 6 couleurs en 1600x1200, avec un Raspberry Pi Zero 2 W planqué derrière qui se contente d'afficher l'image. Mais le vrai boulot se fait ailleurs, sur un contrôleur (un Pi 4, ou n'importe quel Mac ou Linux qui traîne chez vous) qui surveille les observations publiques d'oiseaux dans un rayon configurable autour de votre maison.

Le cadre en situation, avec sa planche Eastern Bluebird ( Source )

Pour les données, vous prenez ce qui vous arrange. iNaturalist par défaut, eBird si vous préférez (avec un plafond à 50 km et 30 jours), ou même votre propre station BirdWeather si vous en avez déjà une qui écoute le jardin. Et grâce à àa, dès que vos micros captent une fauvette, hop, elle s'affiche sur votre mur.

C'est chouette hein ? (vous l'avez ?)

Aussi, quand une espèce jamais croisée dans votre coin pointe le bout de son bec, et que sa planche n'existe pas encore, hé bien le contrôleur la fabrique alors avec Codex, le CLI d'OpenAI, que le projet fait tourner via un simple abonnement ChatGPT, en s'appuyant sur des photos de référence sous licence et une fiche documentée sur l'oiseau.

Et pour éviter l'effet slop IA, chaque planche passe ensuite devant une seconde IA qui joue les contrôleuses qualité, en la comparant avec des photos de référence (plumage, proportions, forme du bec), en la vérifiant avec 2 sources d'autorité minimum et les noms scientifiques exacts.

Le catalogue commun compte déjà 71 espèces approuvées via des pull requests validées par la CI, c'est vraiment joli en plus, regardez :

Une planche du catalogue, générée puis validée par le pipeline ( Source )

Bon, maintenant le tarif. Comptez environ 360 dollars pour le cadre seul, dont 275 dollars juste pour l'écran (l'e-paper couleur en 13 pouces, ça douille !), et si vous ajoutez le Raspberry Pi 4, la facture montera à 350$.

Autre point qui pique un peu, le catalogue actuel est bourré d'oiseaux nord-américains, Eastern Bluebird, Northern Cardinal et toute la clique. Vos mésanges charbonnières et vos rouges-gorges, il faudra donc les générer vous-même, ce qui rend l'abonnement ChatGPT quasi obligatoire pour un utilisateur français.

Après pour le reste, j'ai l'impression que c'est assez complet. Ça fait une rotation des planches en séquentiel, aléatoire ou pondérée selon le nombre d'observations. Vous recevez des notifications pushover. Ça peut se brancher sur Discord, Slack ou Home Assistant via Apprise. Et toute l'intelligence reste bien sûr du côté du contrôleur.

Voilà, si ça peut vous intéresser, c'est sous licence MIT sur GitHub Avec le guide de montage, la liste des courses et bien sûr les photos de la construction.

Et si vous aimez les piafs, mais que monter d'oras péripi, c'est pas trop votre truc., Merlin Bird ID jetez un oeil aussi à ce projet qui est beaucoup plus simple d'accès puisqu'il tourne directement sur votre smartphone.

Voilà, je parle souvent de petits bricolages dans ce style, et c'est assez rare que j'ai envie de me lancer moi-même dedans, mais là, celui-là me plaît vraiment bien. Je ne sais pas si j'aurai le temps, mais je me dis que c'est un projet cool que je ferais bien un jour.

Un Homelab entièrement intégré dans des Switchs Linksys des années 2000

Les Switchs Linksys « WRT54G » ont un design assez fort, si vous en avez déjà croisé, la vignette de ce billet vous aura immédiatement rappelé un souvenir. Avec leur coque bleu nuit et leur façade illuminée de LEDs fort lumineuses, ils ont trôné dans pas mal d’environnements dans les années 2000. À une époque, il était impossible de ne pas croiser régulièrement ces WRT54G, de véritables stars des bureaux.

Et Justin a une certaine nostalgie de ces WRT54G, je devrais même dire qu’il a envers cet objet une véritable affection. Assez forte pour le pousser à intégrer dans différents Switchs un Homelab. Il faut dire que les boîtiers sont robustes, ils peuvent être empilés les uns sur les autres puisqu’ils ont été prévus pour ça et qu’ils sont proposés fort peu cher d’occasion. Leur succès commercial s’est également accompagné d’une exploration technique. Des firmwares alternatifs sont nés autour de ces modèles – le célèbre firmware Tomato par exemple – qui ont prolongé largement leur existence. 

WRT54G

Mais l’obsolescence de ces outils a fini par les rattraper. Notamment parce que les débits proposés ne concordent plus vraiment avec les matériels d’aujourd’hui. Le  WRT54G reste coincé avec des ports Ethernet 10/100 et un Wi-Fi 3 bloqué sur un débit de 54 MBit/s dans le meilleur des cas. Petit à petit, ils ont donc pris la poussière ou la direction des petites annonces. LeBonCoin et Ebay regorgent de ces appareils increvables. On peut trouver des switchs Linksys WRT54G pour 5€ en parfait état. Ce qui est moins cher qu’une boite en plastique vide de même taille pour accueillir un montage électronique. Justin a donc décidé d’en faire la brique de construction de son serveur maison et a empilé différents modèles de cet appareil pour aménager celui-ci.

La tour WRT54G infernale

La tour WRT54G infernale

La liste des modifications réalisées est assez impressionnante. Le serveur est ainsi composé de deux Raspberry Pi 5, deux Raspberry Pi 4, un MiniPC GMKtec M6 Mini couplé à une carte graphique Asus GeForce RT 2060. Le tout est configuré autour d’un switch qui réunit ces différents éléments dans un même et unique Homelab.

L’idée est d’obtenir un serveur capable de différentes tâches, principalement faire tourner Kubernetes sous Talos Linux. C’est cet usage qui a poussé Justin a  renommer son serveur « wrtK8s » puisqu’il reprend l’esthétique des WRT54G d’un côté et le surnom « K8s » de Kubernetes. La méthode employée pour détourner les routeurs est dévoilée dans la vidéo au début du billet. L’idée est de faire rentrer le matériel choisi dans chaque switch mais également de recycler les boutons et les LEDs pour refléter l’activité des composants. Cela donne une « tour » assez originale.

En bas, un switch PoE construit autour d’une solution moderne TP-Link LS108P simplement détournée avec une nouvelle coque imprimée en 3D. Ce switch fera le travail de communication entre tous les éléments.

Suivent deux étages composés des quatre Raspberry Pi. Chaque étage propose une plaque imprimée en 3D qui va accueillir les Pi, l’arrière est découpé à la Dremel et une pièce imprimée en 3D vient reprendre un peu l’esthétique générale. Les quatre Pi sont alimentées en PoE par le switch de base au travers d’extensions type HAT classiques. Les LEDs en façade des switchs d’origine sont remplacées par de nouvelles pilotées par les Pi. Les cartes MicroSDXC sont également déplacées vers l’arrière avec des extensions pour plus de facilité d’usage.

Suit un MiniPC intégré dans un Linksys WCG200, un routeur plus épais que les autres qui va servir de fondation à l’intégration d’un GMKtec M6 Mini sous Ryzen 5 6600H. L’intégration est ici un peu moins spectaculaire avec des moyens détournés assez amusants.

Les LEDs témoins d’activité ne sont pas reprises, ce qui est évidemment dommage. Mais le plus drôle est sans conteste le choix fait pour proposer des boutons de démarrage et de reset à l’avant. Pour ne pas avoir à souder des microboutons, le choix fait a été de placer des leviers physiques en façade du switch qui vont appuyer physiquement sur les boutons… Un drôle de choix mais qui fonctionne et qui évite de souder la carte du MiniPC.

Ce GMKtec M6 Mini est également connecté à la carte graphique externe RTX2060 au travers d’un adaptateur M.2 OCuLink. Le boîtier du routeur a été ajouré sur chaque face pour permettre une meilleure circulation d’air. Une plaque a également été imprimée en 3D pour maintenir la carte mère en place sur le châssis courbe du boîtier.

L’étage supérieur est uniquement dédié à l’alimentation de la carte graphique avec une solution HDPlex 250W GaN hyper compacte. Pas assez toutefois pour ne pas déborder des dimensions d’un WRT54G… C’est évidemment dommage, mais pas vraiment d’autre choix possible..

Le dernier étage propose un support PCIe pour connecter la carte graphique à la verticale. La RTX 2060 ea été démontée et peinte en bleu pour s’accorder au reste de la tour. 

Si vous voulez plus d’informations sur le montage et l’usage du Homelab, la fin de la vidéo couvre en partie le sujet. Le projet est également détaillé sur le blog de Justin Garrison. Ce petit homelab semble tourner comme un charme et remplit tous les usages demandés. Ce n’est pas la plus belle intégration que j’ai pu croiser masi si on cherche juste un boîtier pour un projet plus classique, sans carte graphique externe, c’est une excellente idée.

Cela m’amuse toujours de voir des objets de ce type détournés. Il y a souvent de bonnes idées à reprendre dans ce genre de montage et je m’étonne toujours de voir des projets investir dans des boîtiers très laids et très chers pour ce qu’ils sont. Je préfère mille fois voir un de ces vieux switch accueillir ce genre de projet plutôt que des trucs plus ou moins adaptés et surtout hors de prix. Les petites annonces et les tiroirs regorgent de vieux produits parfaits pour devenir une base de travail pour différents projets de ce type. Si vous voulez installer un serveur sur un MiniPC, vous n’êtes pas obligé de conserver le design d’origine. Plein d’expérimentations sont ouvertes. Du hack maison à des projets comme le Mini Rack.

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Un Homelab entièrement intégré dans des Switchs Linksys des années 2000 © MiniMachines.net. 2026

oomwoo - Le robot aspirateur open source à monter soi-même

Par : Korben ✨

La société Maker's Pet vient de lancer oomwoo , un robot aspirateur open source que vous construisez vous-même ! C'est fait à base de Raspberry Pi 5, LiDAR 2D, ROS 2, châssis imprimé en 3D, et le tout fonctionne en local.

Sauf qu'il y a un détail rigolo, pour l'instant il fait à peu près tout... sauf aspirer ^^.

Je m'explique... Votre Roborock ou votre iRobot, vous ne le savez pas mais vous ne le possédez pas vraiment. Il se balade partout, cartographie votre apart ou votre maison, envoie tout sur des serveurs distants et surtout, le jour où le fabricant ferme boutique, bah votre robot il termine à la casse.

Alors c'est vrai, des bidouilleurs libèrent déjà ces engins du cloud en leur greffant un firmware ouvert. Mais oomwoo prend le problème à l'envers, puisqu'au lieu de libérer un robot fermé, vous en montez un qui soit libre dès la première vis !

Côté matos, vous allez avoir besoin, comme je vous le disais, d'un Raspberry Pi 5 (ou d'un Pi 4), d'un petit LiDAR 2D, de quelques moteurs et d'un châssis que vous sortirez de votre imprimante 3D. Son cerveau, lui, tourne sous ROS 2 avec Nav2 pour la navigation, et vous pouvez tout tester virtuellement dans une simulation Gazebo avant même de visser quoi que ce soit.

Côté maison connectée, ça se branche direct sur Home Assistant et toutes les datas restent chez vous en local. Le LiDAR c'est vraiment le cœur du projet puisque c'est ce capteur qui donne la vue en relief aux petits robots . Avant ça coûtait une petite fortune, mais aujourd'hui, ça peut se trouver pour une trentaine d'euros comme ce LDS02RR qui équipe notamment les Roborock.

Et pour orchestrer toute cette joyeuse bande hardware, le projet utilise un micro-contrôleur à quelques euros qui gère toutes les entrées et les sorties, pendant que le RPi se tape le gros des calculs.

oomwoo en est à sa toute première version, en mode RFC (request for comments), autrement dit le truc se conçoit en public au grand jour et leur objectif premier, c'est donc d'avoir un robot qui cartographie votre appart au LiDAR et se balade tout seul avant même de penser à aspirer.

Alors oui, pour le moment, c'est uniquement de la simulation et aucun proto n'a été assemblé mais ça ne saurait tarder. Quoiqu'il en soit, vous pouvez suivre toutes les étapes du projet en live sur GitHub et intervenir si vous voulez aider .

Après, un aspi robot qui n'aspire pas, ça ne vous inspire peut-être pas (jeux de moooots) mais c'est surtout un projet en train de naitre, qui si vous l'attrapez en route, vous permettra d'apprendre de nouveaux concepts en robotique comme le SLAM, la navigation autonome ou ROS 2 sans avoir à lâcher un billet dans du matos hors de prix (ils visent 200 dollars de matos au max).

Bref, c'est moins un aspirateur qu'un cours de robotique déguisé mais ça vaut le coup d'oeil. Le code vous attend sur GitHub .

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif

Le Rootboard cherche un financement sur Kickstarter, malheureusement les annonces pour ce genre de projet se suivent et commencent à se ressembler… 

Le Rootboard se présente comme un appareil assez classique avec un clavier 70 touches que l’on maniera avec les pouces, placé en dessous d’un petit écran non tactile de 3.5″. Il est complet, peut lancer un système d’exploitation très capable, émettre du son et propose une assez belle connectique. Malgré tout il a un air assez prononcé de déjà-vu.

Lancé sur Kickstarter en financement participatif pour 102€ HT, le Rootboard a pour lui son ouverture technique avec un travail mené dès sa conception pour proposer un objet sans code caché, sans firmware propriétaire et évidemment documenté pour vous aider à le modifier à votre convenance. Un autre de ses atouts vient de son clavier particulièrement complet. Les 70 touches proposent par exemple des chiffres complets et une vraie ponctuation en plus d’une disposition QWERTY classique.

Rootboard

Un clavier qui sera idéal pour piloter des lignes de commande, programmer et prendre le contrôle de serveurs distants. On se doute que le choix du nom Rootboard vient de cette proposition. 

Piloté par la famille des cartes Raspberry Pi Zero (zero, Zero W et Zero 2 W) qu’il faudra fournir, et qui assure une compatibilité avec Rasperry Pi OS, l’engin pourra également s’étoffer de solutions externes comme des microcontrôleurs pour du développement de projets. Ses GPIO sont accessibles. L’alimentation est assurée par une batterie 18650 classique en 3.7 volts même si celle-ci n’est pas accessible par défaut1. 

Le Rootboard fait la promesse d’être Opensource et Openhardware

Prévu pour novembre prochain, le Rootboard est un engin complet avec de nombreux avantages techniques et qui devrait proposer une documentation complète de son code, de ses entrailles et des éléments nécessaires à sa fabrication sur Github. J’aime beaucoup ce type de projet, mais j’ai tout de même un peu l’impression de tourner en rond en les décrivant. D’abord parce qu’on m’en envoie beaucoup, ensuite parce que l’histoire est un peu toujours la même.

La page Kickstarter ne détaille pas précisément l’objet : son clavier est encore en cours de développement, sa connectique n’est pas précisément identifiée et on n’a ni les dimensions ni le poids du Rootboard pour le moment.

Rootboard : un autre autre Cyberdeck sous Raspberry Pi en financement participatif © MiniMachines.net. 2026

SB-mini-II - Il reconstruit un Apple II Plus de zéro

Par : Korben ✨

L'Apple II, ce vieux bouzin de 1977, n'a jamais eu le moindre secret pour personne. C'est d'autant plus vrai qu'Apple livrait carrément les schémas électronique de sa machine dans le manuel d'origine et à l'époque, des bouquins entier décortiquant chaque circuit étaient vendus dans le commerce.

C'était fou et ça a bien changé depuis ! Mais surtout c'est grâce à ça que Simon Boak s'est dit qu'il pouvait en refaire un de zéro !

Son projet s'appelle le SB-mini-II , et c'est un clone maison de l'Apple II Plus assemblé avec des puces qu'on trouve encore aujourd'hui. Le 65C02 (la version CMOS du fameux 6502) tourne à 1,024 MHz, à un cheveu de l'original qui carburait à 1,023 MHz et au lieu de la DRAM capricieuse d'époque, il lui a collé de la SRAM statique (48 Ko sur une puce et demie de 32 Ko, le surplus part à la poubelle, tant pis).

Et pour atteindre les 64 Ko complets, il enfiche à l'intérieur une carte Saturn 128K dans le slot 0, comme ça c'est réglé.

Mais le plus gros morceau, ça a été la vidéo. Boak a viré toute la "circuiterie" composite de l'Apple II, un vrai sac de nœuds bien connu des anciens, pour la remplacer par une carte Apple II VGA (un projet open source de markadev).

Celui lui a permis d'obtenir une image VGA bien nette sur un écran moderne. Autrement, sans cette carte, y'aurait rien eu à l'écran, malheureusmeent.

Et le clavier suit le même mouvement grâce à un Raspberry Pi Pico qui lui sert d'interface entre un clavier USB et la machine, en générant les mêmes signaux parallèles que le clavier ASCII d'origine. Bonus, Control + Print Screen redémarre le CPU comme aux temps jadis ! Et comme le Pico crache du 3,3V, il cause directement avec la logique 74HC en CMOS, sans le moindre convertisseur de niveau.

Côté fabrication, c'est son premier PCB en 4 couches, avec des plans internes dédiés à l'alimentation. Une entrée 12V passe par un régulateur Pololu pour sortir du 5V, et le tout rentre dans un boîtier imprimé en 3D, vaguement inspiré du vieux disque dur ProFile d'Apple. Les fichiers (schémas, nomenclature, CAO) sont sur GitHub sous licence MIT, si jamais vous voulez vous lancer.

Et ça tourne pour de vrai !! Boak a même posté une capture d'un vrai logiciel Apple II qui démarre dessus.

Je suis nul en soudure, mais si je savais souder, ça me donnerait envie de m'y coller, je pense. D'ailleurs, si le rétro vous chatouille, allez voir aussi ce malade qui fait tourner MS-DOS sur un Apple IIe , ou ce Pico qui émule un Z80 .

Bref, le SB-mini-II, c'est par ici, et c'est entièrement libre.

Source

Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère

La Raspberry Pi 4 light est une version dont le SoC Broadcomm BCM2711 est moins rapide que les versions d’origine. Une manière de proposer un prix plus doux pour ce modèle dont l’usage n’est clairement plus lié à la performance brute.

Raspberry Pi 4

La Raspberry Pi 4 light est apparue en ligne chez le revendeur Cytron qui la propose un poil moins cher que les versions classiques. La Raspberry Pi 4 model B normale est à 100$ en version 4 Go et 165$ en version 8 Go. Le nouveau modèle est proposé respectivement à 87.25$ et 147$. Pour rappel, elle est sortie à 55$ en version 4 Go.

À l’origine, la carte est apparue en 2019 avec son SoC BCM2711 composé de quatre cœurs ARM Cortex-A72. Elle pouvait fonctionner à 1.5 GHz. Quelque temps après sa sortie, Raspberry Pi a lancé une mise à jour technique permettant de pousser cette fréquence à 1.8 GHz. Ce qui est devenu, de fait, la fréquence officielle de la puce dans le petit monde des Pi.

Raspberry Pi 4 light

Raspberry Pi 4 light

Une Raspberry Pi 4 light pour des usages classiques

Cette nouvelle Raspberry Pi 4 light est en tout point identique aux autres cartes mais propose une fréquence maximale de… 1.25 Ghz. On descend donc largement par rapport à la version mise à jour, un peu moins si on se réfère à la fréquence d’origine. Ce n’est pas une mauvaise stratégie étant donné que les utilisateurs de ces cartes en 2026 sont surtout intéressés par les autres capacités de ce type de cartes et non pas par la vitesse proposée par les Pi 4. Évidemment, cela reste cher et loin de la promesse initiale du monde des cartes de développement, mais la crise de la mémoire a largement sabordé cet objectif.

Mais si vous cherchez une carte pour créer un robot, un montage qui exploitera plus les GPIO du système que ses muscles logiciels, cette solution sera amplement suffisante. À vrai dire, le nombre de montages Raspberry Pi qui tournent toute la journée à une fréquence très basse juste pour activer des éléments externes via leurs broches est assez impressionnant. Pour tous ces usages-là, les versions light n’auront aucun impact. Pour ceux  à la recherche de performances, l’emploi d’un système Pi 5 aura de toutes façons plus de sens. Il faut également rappeler que ce lot semble « limité » et que les autres Pi 4 « classiques » à 1.5 GHz » sont toujours commercialisées. L’utilisateur aura donc un choix supplémentaire pendant quelque temps. Difficile de savoir si d’autres marchands auront droit à la même carte ou si la société proposera cette variante « allégée » de manière régulière dans le futur.

La fabrication des puces pose toujours de nombreux problèmes aux marques qui comptent sur de nombreux processeurs non pas défectueux mais incapables d’obtenir la certification technique d’une certaine fréquence. Par exemple le BCM2711 est certifié à 1.5 GHz par Broadcomm pour les Pi 4. C’est Raspberry qui les pousse ensuite à 1.8 GHz logiciellement, probablement parce que si la société exigeait des puces capables de monter à 1.8 GHz systématiquement, il y aurait moins de SoC certifiés et donc des prix en hausse.

On peut donc imaginer la même chose pour cette Raspberry Pi 4 light. Broadcomm doit avoir une belle série de puces incapables de « tenir » les 1.5 GHz d’origine et donc rester cadencées à 1.25 GHz. Ces SoC sont sans doute vendus moins chers et la Raspberry Pi 4 light en profite. Difficile cependant pour Broadcomm de viser une production constante de puces « défectueuses », ce n’est pas son objectif. Son masque de production est pensé pour que le maximum de chaque wafer de BCM2711 sorte des milliers de solutions à 1.5 GHz. Les éléments contraints à rester à 1.25 GHz sont forcément un manque à gagner sur les estimations de base.

Source : CNX Software

 

Une Raspberry Pi 4 « light » vendue moins chère © MiniMachines.net. 2026

GBCYouTube - YouTube en direct sur une Game Boy Color

Par : Korben ✨

Un bidouilleur du nom de Throaty Mumbo a décidé de s'attaquer à la Game Boy Color (sortie en 1998, ça ne nous rajeunit pas) pour y faire tourner YouTube ! Et du vrai YouTube hein, en streaming, sur 160x144 pixels. Ça s'appelle GBCYoutube et je vous explique tout en détail...

Ce qu'il a fait en fait, c'est se bricoler une cartouche maison avec dedans, un microcontrôleur RP2350B (le cerveau du Raspberry Pi Pico 2) qui fait tourner le lecteur, et une puce ESP32-C6 qui sert juste de pont WiFi. Vous tapez le titre d'une vidéo sur un clavier affiché à l'écran, la console balance l'info à votre PC, et là yt-dlp récupère la vidéo pendant que ffmpeg l'encode à la volée. Les images repartent ensuite par WiFi vers la cartouche qui les pousse à l'écran en flux continu, sans avoir besoin de stocker quoi que ce soit. Je vous laisse mater la vidéo, c'est impressionnant :

Côté rendu, vous avez le choix entre deux modes. Le premier c'est pour avoir du full screen (160x144 à 30 fps, c'est Las Vegas babyyy) et le second monte en couleurs mais tombe à 5 fps, donc forcément, ça ressemble plus à un diaporama qu'à une vidéo. Le son ne passe même pas par le haut-parleur d'origine. Throaty a glissé, pour cela, un petit haut-parleur dédié dans la cartouche, piloté par le RP2350B "pour libérer les cycles CPU de la Game Boy".

Puis comme le son est souvent désynchronisé avec l'image, c'est pas ouf non plus. Mais pour la beauté du geste, je salue !

Et c'est pas la première tentative, vous vous en doutez. Chromalock streamait déjà de la vidéo sur la même console, sauf que ça passait par le câble link, un goulot d'étranglement à 512 kHz qui plafonne vite. Alors que là, on passe au WiFi et à une vraie appli YouTube, avec recherche embarquée et tout le tralala.

Throaty Mumbo n'est pas un inconnu sur la scène, puisque c'est aussi le mec qui a porté Windows CE sur une Nintendo 64 et qui a fait lire des DVD à une Dreamcast . Un spécialiste des trucs aussi débiles qu'impressionnants, dans la lignée du LLM le plus lent du monde qui tourne sur une Game Boy Color ou de ces vraies Game Boy qu'on fait jouer en ligne .

Et surtout pas besoin de charcuter votre console pour reproduire le truc, puisque la cartouche passe par le port standard, donc un modèle d'origine suffit.

Le code est par ici si l'envie vous prend de vous lancer.

Source : Hackaday

GB-Link USB - Faites jouer vos vraies Game Boy en ligne

Par : Korben ✨

Le bidouilleur Starlarkus vient de sortir son nouveau projet, le GB-Link USB V2 qui n'est ni plus ni moins qu'un petit adaptateur permettant de brancher une VRAIE Game Boy sur le net.

Le truc se fait passer pour un câble link tout ce qu'il y a de plus normal, et la console n'y voit que du feu. D'un côté y'a le port link de la Game Boy, de l'autre un port USB-C que vous branchez sur un ordi ou un smartphone Android. Et là, tout passe ensuite par le navigateur en WebUSB. Vous ouvrez une page web et vous pouvez retrouver un autre joueur et enfin échanger des Pokemon comme en 1999 ou vous mettre sur la gueule avec un Tetris, tout ça à distance.

C'est magique ! Sous la coque en plastique de l'appareil, on retrouve surtout un PCB maison monté sur une puce RP2040 (la même puce que dans le Raspberry Pico) et ça cause avec la Game Boy, la Game Boy Color et la Game Boy Advance, et même avec les clones FPGA modernes .

Côté jeux, ça va de Dr. Mario à Advance Wars en passant par tous les Pokémon de la première à la troisième génération.

Le firmware, le client web et le launcher sont tous open source et le GB-Link USB V2 en lui-même sera bientôt dispo dans un crowdfunding .

Si vous avez encore une Game Boy qui prend la poussière dans un tiroir, c'est peut-être donc le moment de lui offrir une seconde vie connectée !

Source

Rpilocator ferme - Adieu au traqueur de stock Raspberry Pi

Par : Korben ✨

Putain, j'sais pas si vous vous souvenez de cette galère que c'était de mettre la main sur un Raspberry Pi neuf y'a pas si longtemps. Et triste nouvelle, le site qui nous a tous sauvés pendant cette galère, rpilocator.com , fermera ses portes en juillet. Apparemment, faire tourner ce service est devenu trop galère pour André Costa son créateur.

Mais avant de vous expliquer tout ça, petit rappel pour ceux qui ont la mémoire courte. Entre 2021 et 2022, à cause d'une pénurie mondiale de composants électroniques, il était devenu quasiment impossible de trouver un Rpi à un prix "normal". Pourtant il y avait régulièrement des réassorts mais dès que des Rpi revenaient sur les sites e-commerce, les stocks fondaient comme neige sur le soleil (ouais je suis le champion de la métaphore). Alors André ça a commencé à lui courir sur le haricot. Du coup, il a codé pour lui en quelques jours un petit outil pour surveiller les stocks de Rpi, et a réussi à choper un Pi Zero 2 W en deux jours. Le concept étant validé, il a finalement rendu le site public quelques jours plus tard.

Ah et fun fact : Le site est hébergé sur un Raspberry Pi.

Le tweet d'époque qui m'avait incité à creuser et permis de tomber sur rpilocator

Sur Rpilocator, vous filtrez par modèle ou par région, vous activez une alerte sonore ou un flux RSS, et vous savez où acheter avant que tout reparte, puisque le service scanne en temps réel les stocks avec les modèles, les prix et les revendeurs PARTOUT dans le monde. C'est ouf hein ?

Et le succès est au rendez-vous puisque environ 11 000 personnes s'en servent encore chaque mois. Bref, un super outil pour tous les galériens du Rpi, comme je l'écrivais déjà ici en 2022.

Mais bon, la fête est finie comme dirait Orel car le bot de Rpilocator se fait maintenant bloquer de partout par les sites revendeurs. Il s'est donc lancé dans une espèce de lutte sans fin en bricolant des contournements pour son scraping, déjoués à leur tour et ainsi de suite...

Alors aujourd'hui, le bonhomme en a marre car c'est devenu trop pénible à maintenir et honnêtement, je le comprends.

Puis surtout, la pénurie est finie. Raspberry Pi gère très bien ses stocks, donc le problème aujourd'hui n'est plus de dénicher un Pi mais de le payer sans se ruiner. On a tous envie de faire tourner un Home Assistant ou émuler des processeurs mythiques dessus mais c'est devenu un peu trop cher pour ce que c'est... C'est dommage.

Adios Rpilocator, on t'aimait bien... Ta mission est accomplie, repose en paix !

Merci André, et bon vent.

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Le site RPiLocator fermera en juillet prochain

RPilocator est né en pleine crise. En 2021, alors que nous connaissions une autre crise de composants suite aux ruptures liées au COVID qui avaient ébranlé la production et la distribution matérielle globale, le service permettait de connaitre les disponibilités des cartes Raspberry Pi.

André Costa, qui le maintient, explique l’avoir développé en quelques jours sur son temps libre et l’avoir monté sur… une carte Raspberry Pi. Après quelques tests, il décide de l’ouvrir au public en le montant sur un hébergement plus robuste. L’adresse permet de lister les cartes de développement de la marque anglaise et leur disponibilité ainsi que leurs tarifs. Cela offre une vision rapide de toutes les informations nécessaires pour faire un achat.

RPilocator

RPilocator

Le site RPiLocator malgré son côté hyper spécialisé est alors mis en avant et recommandé par tout le monde. 

Suite aux évolutions du marché après la fin de la crise COVID, la situation s’est d’abord améliorée. La disponibilité des cartes est revenue, mais les tarifs n’ont pas  vraiment cessé d’enfler. En cause, non plus le COVID mais l’IA qui a fait exploser les prix de la mémoire des cartes avant de poser, à nouveau, des problèmes de stock. RPilocator a également perdu un peu en attrait car les projets proposés avec une solution Raspberry Pi devenaient de moins en moins pertinents pour beaucoup d’usages. En cause l’apparition de MiniPC qui se positionnaient de 2024 à 2025 à un meilleur prix pour de meilleures performances.

Aujourd’hui, alors que le site est à nouveau hébergé sur une Raspberry Pi 4 8 Go depuis janvier 2025, l’auteur a décidé de l’abandonner. La raison première est assez simple. S’il reste 11 000 visiteurs par mois sur le site, la grande majorité sont des… robots. Il ne reste plus grand monde de véritablement intéressé par ce service.

L’autre argument est la mauvaise grâce des marchands qui tentent de bloquer le site de venir récupérer les informations de prix et de disponibilité. Il faudrait passer beaucoup de temps pour lutter face à ces contre-mesures… et le jeu n’en vaut plus la chandelle. D’abord par manque de visiteurs, ensuite parce que ces contre-mesures provoqueraient des contre-contre-mesures et ainsi de suite.

RPilocator va donc s’arrêter en juillet prochain. 

Et ce n’est pas très grave. Ce que je retiens de cette aventure particulière d’André Costa est simple. Un type, tout seul, sur un coin de la planète, a décidé de monter un service gratuit et sans pub pour ses contemporains. Il l’a mis en ligne avec un petit nom de domaine et a pu l’héberger sur une solution qui ne coûte pas grand-chose à l’achat et quelques euros d’énergie. Je trouve cela plutôt rassurant.

Rassurant car cela permet encore d’imaginer la création d’un site local, porté par un engin abordable, pour un usage très spécialisé. Un serveur de stockage de données partagées. Un site d’information pour une petite commune. Le blog d’un passionné sur un sujet aussi niche qu’ésotérique. Le montant à investir est modeste, accessible et si l’idée d’un site de ce type dépasse l’audience prévue, il est possible d’imaginer lui faire vivre la vie de RPilocator. Un début sur une palteforme légère et une évolution suivant l’audience rencontrée.

Adieu donc au site et bravo à André Costa pour son dévouement pendant ces quelques années.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

Le site RPiLocator fermera en juillet prochain © MiniMachines.net. 2026

CrankGPT : l'IA à manivelle qui se mérite à la force des bras

CrankGPT vous connaissez ? Elle fait tourner un assistant vocal complet, reconnaissance de la voix comprise, sans prise murale, sans batterie et sans serveur distant, et pour l'alimenter vous tournez une manivelle dont la résistance grimpe quand le modèle réfléchit.

Derrière, deux anciens de Google. Katrin Tomanek, informaticienne, et Alex Kauffmann, passé par le laboratoire ATAP, la division des projets un peu fous. Ils ont monté Squeez Labs ensemble.

Leur conviction tient en une phrase : des modèles d'IA minuscules, privés et spécialisés suffisent pour une bonne partie de nos usages, sans datacenter ni abonnement, à condition d'accepter du matériel modeste.

Le matériel en question ne paie vraiment pas de mine. Un Raspberry Pi 5 avec 8 Go de mémoire, ce petit ordinateur à 80 euros qu'on colle un peu partout. Un chargeur USB à manivelle de 20 watts, vendu comme matériel de survie. Et une carte de condensateurs maison qui garde 20 secondes de réserve, histoire que rien ne s'éteigne quand vos bras lâchent.

Côté logiciel, tout tourne sur le processeur du Pi, sans puce d'accélération. Moonshine transcrit votre voix. Piper répond avec la sienne. Entre les deux, un modèle de langage Liquid LFM2 de 1,2 milliard de paramètres, la même famille d'outils que ChatGPT en version lilliputienne, fabrique les réponses, et un Gemma 3 de Google s'occupe au passage de la traduction.

Le Linux embarqué, un DietPi taillé au plus court, démarre en 3 secondes. Il faut 30 secondes entre le premier tour de manivelle et la conversation. Ensuite, chaque réponse demande entre 0,8 et 2,9 secondes selon le modèle chargé.

Au repos, la machine tire 4 watts. 8 pendant la reconnaissance vocale. 15 quand le texte sort. Un cycliste entraîné tient 120 watts avec les jambes, et vous n'aurez que les biceps. Bon courage.

Le plus chouette : la résistance de la manivelle varie avec la charge de calcul, et quand l'IA réfléchit c'est physiquement plus dur à tourner. Kauffmann raconte qu'on sent littéralement l'inférence, ce moment où le modèle fabrique sa réponse. Le même résume d'ailleurs sa philosophie d'une formule : demander à Claude d'additionner deux nombres, c'est écraser une mouche avec une boule de démolition.

Squeez vise des usages très concrets. La reconnaissance vocale des personnes avec un accent prononcé. Une IA de jardinage ou de mécanique qui n'a quand même pas besoin d'un centre de données entier.

Le prototype coûte environ 300 dollars de matériel, contre 150 pour la toute première version. Les plans et schémas doivent être publiés prochainement, et l'agent vocal est déjà disponible sur GitHub si vous voulez bricoler le vôtre.

Si vous voulez mon avis, une IA qui fait transpirer à chaque question est le meilleur cours d'éducation énergétique jamais inventé.

Source : The Register

Il s'est construit une station de radio FM sur mesure avec six scripts bash

Une radio FM posée dans la cuisine, qui diffuse 24 heures sur 24 un programme fabriqué sur mesure, sans application, sans écran et sans abonnement : voilà le projet d'un bricoleur connu sous le pseudo Trwmato.

Tout tient sur un Raspberry Pi Zero, ce mini ordinateur de la taille d'une carte de crédit vendu une quinzaine d'euros, piloté par six scripts bash.

L'idée de départ relève presque de l'hygiène de vie numérique. Trwmato passait trop de temps sur son téléphone et voulait retrouver l'écoute passive de la bonne vieille radio, sauf que voilà, la programmation des stations classiques ne l'intéressait pas des masses. Du coup, il s'est fabriqué la sienne.

La recette matérielle tient en trois objets. Le fameux Raspberry Pi Zero, un petit émetteur FM Bluetooth en 12 volts à une dizaine d'euros, le même genre de gadget qu'on branche dans une voiture pour écouter son téléphone sur l'autoradio, et n'importe quel poste de radio FM du commerce pour recevoir le tout.

Côté logiciel, la colonne vertébrale s'appelle podget, un outil en ligne de commande qui télécharge automatiquement les podcasts et les bulletins d'info depuis leurs flux RSS, le format qui permet de s'abonner aux publications d'un site. Les scripts bash, des petits programmes qu'on écrit pour le terminal Linux, orchestrent ensuite la lecture avec VLC avant d'envoyer le son en Bluetooth vers l'émetteur.

C'est dans la fabrication de la playlist que le projet est vraiment bien pensé. Le script make_playlist.sh assemble des blocs configurables qui mélangent podcasts, infos, musique locale, jingles et petites surprises cachées, en privilégiant le contenu frais et en espaçant les rediffusions pour éviter la lassitude.

Les émissions quotidiennes et hebdomadaires ont d'ailleurs chacune leurs règles de conservation, avec des quotas d'épisodes par flux histoire que la carte SD ne déborde jamais.

Trwmato a même prévu un script de secours qui retélécharge avec curl les épisodes que podget n'arrive pas à récupérer, un souci qu'il rencontre apparemment avec certains flux de la BBC. L'ensemble démarre tout seul à l'allumage grâce à systemd, le gestionnaire de services de Linux, et s'organise dans une arborescence de douze sous-dossiers bien rangés.

Tout n'est pas parfait. La configuration du Bluetooth sur le Pi a été la partie la plus pénible du chantier de son propre aveu, et certains podcasts publient leurs fichiers sous des noms génériques du genre media.mp3, ce qui glisse quelques doublons dans la rotation.

Pas d'inquiétude côté légalité : l'émetteur utilisé porte à quelques mètres, comme ceux des voitures, on est donc très loin de la radio pirate qui arrose tout le quartier.

Le projet complet est publié sur GitHub sous le nom pi-fm-kitchen-radio, avec les six scripts, les fichiers de configuration et un guide d'installation qui liste les dépendances : podget, VLC, bluealsa pour l'audio Bluetooth et même Samba, qui permet de déposer sa musique depuis un autre ordinateur de la maison.

Bref, troquer le smartphone contre une radio de cuisine pilotée en bash, c'est complètement à contre-courant, et c'est exactement pour ça que ça donne envie.

Source : Hackaday

Il transforme un microcontrôleur à 8 euros en routeur WiFi-Ethernet, sans la moindre puce réseau

Difficile de faire plus minimaliste comme routeur. Celui que vient de bricoler Matt Deeds tient sur un Raspberry Pi Pico 2W, ce microcontrôleur grand comme une clé USB que l'on trouve pour une poignée d'euros, et il assure pourtant le pont entre un réseau WiFi et une bonne vieille prise Ethernet.

Le WiFi, le Pico 2W le gère nativement grâce à sa puce sans fil intégrée, donc rien d'extraordinaire de ce côté-là. Toute la malice se niche dans la partie filaire.

Car pour parler Ethernet, un appareil a normalement besoin d'un composant spécialisé, du type W5500, un petit circuit qui prend en charge l'intégralité du protocole réseau sans solliciter le processeur. Matt Deeds, lui, s'en passe complètement.

À la place, il génère du 10BASE-T, la toute première norme d'Ethernet sur paire torsadée, celle qui faisait tourner les réseaux d'entreprise à 10 mégabits par seconde au milieu des années 90. Et il la produit entièrement en bit-bang.

Le bit-banging consiste à fabriquer un signal électrique à la main, en faisant commuter les broches du microcontrôleur des centaines de milliers de fois par seconde pour dessiner la forme d'onde attendue, là où un vrai contrôleur Ethernet ferait tout le travail seul dans son coin.

Résultat, il ne reste presque rien autour de la carte. Un petit transformateur de signal pour isoler la ligne, un connecteur réseau, et c'est à peu près tout.

Le code, lui, est écrit en Rust, le langage que l'industrie adore pour la sûreté de sa gestion mémoire, et il reprend en partie le code d'un projet antérieur dont il constitue un portage.

Il ne faut évidemment pas en attendre des miracles de débit. La réception plafonne autour de 100 ko par seconde, l'émission grimpe jusqu'à un mégaoctet par seconde, et cette asymétrie un brin cocasse rappelle qu'on reste sur une démonstration, pas sur un produit fini.

On est donc à des années-lumière de la box du salon. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de montrer qu'on peut arracher une fonction réseau complète à une puce qui coûte le prix d'un sandwich, avec quelques lignes de code et deux composants soudés à la va-vite. Le tout est publié sur GitHub , pour qui veut remettre le nez dans le cambouis.

Bref, ça ne détrônera jamais votre routeur, mais voir un microcontrôleur cracher de l'Ethernet à la seule force du logiciel, c'est franchement impressionnant.

Source : Hackaday

Il projette au plafond, en temps réel, tous les avions qui passent au-dessus de sa maison

Un développeur qui se fait appeler cpaczek a eu une idée un peu folle, celle de transformer le plafond de son salon en fenêtre sur le ciel. Son projet, baptisé Skylight, affiche en temps réel chaque avion qui passe réellement au-dessus de chez lui, à l'endroit exact où il se trouve dans le ciel.

Tout part de l'ADS-B (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast), la norme par laquelle les avions diffusent en continu leur position, leur altitude et leur identité depuis un transpondeur embarqué, des signaux que n'importe qui peut capter chez soi.

Et le matériel, justement, tient en trois pièces. Une clé radio USB à une trentaine d'euros, la RTL-SDR Blog V4, attrape les signaux. Un Raspberry Pi 5 (un petit ordinateur de la taille d'une carte bancaire, qu'on ne vous présente plus) les décode. Un vidéoprojecteur à ultra-courte focale, braqué vers le plafond, affiche le résultat.

Résultat au plafond, les avions glissent à soixante images par seconde, chacun coiffé d'une icône qui change selon le modèle d'appareil et flanqué de son code de vol, de sa destination et de sa trajectoire complète vers la piste visée. On dirait des rayons X braqués sur le toit. C'est hypnotique.

Mais Skylight va plus loin que les seuls avions. Derrière chaque appareil, le logiciel reconstitue le ciel réel de l'instant, avec le soleil, la lune et sa phase du jour, les étoiles brillantes et les constellations dessinées à leur position véritable pour vos coordonnées et l'heure qu'il est. Les satellites aussi. La Station spatiale internationale traverse le plafond au moment précis où elle vous survole pour de vrai.

Et tout ça reste abordable. Comptez moins de quatre cents dollars pour l'installation complète, sans forcément investir dans un projecteur laser, puisqu'un simple modèle LED 1080p suffit dès lors que la pièce est sombre.

Le projet est libre, sous licence MIT, code ouvert sur GitHub . Sous le capot s'empilent dump1090-fa de FlightAware pour décoder les ondes captées, la base adsbdb pour retrouver la destination de chaque vol et les éphémérides de Celestrak pour les satellites, le tout affiché par une interface en TypeScript et React que vous pilotez depuis un téléphone connecté au même réseau. La portée par défaut tourne autour de cinq kilomètres.

Franchement, voir défiler au-dessus de soi les avions qu'on entend sans jamais les voir, c'est le genre de projet inutile et magnifique que j'adore.

Source : Tom's Hardware , Reddit

Il a transformé sa radio CB en station pilotable depuis un navigateur web

Un bidouilleur connu sous le pseudo ThatCrazyDcGuy a réussi à rendre sa radio CB entièrement pilotable depuis une simple page web, et la prouesse tient surtout à ce qu'il y soit parvenu sans pratiquement ouvrir l'appareil ni modifier le moindre composant d'origine de la machine.

L'engin en question est une Albrecht AE-5900 Mini SSB, une petite radio européenne de la fameuse Citizens Band, cette bande publique située autour de 27 MHz que les routiers et les passionnés utilisent depuis des décennies pour discuter librement, sans licence ni abonnement, et que ce modèle exploite jusqu'à 12 watts en mode SSB tout en affichant la fréquence et le niveau de signal sur un écran couleur.

Le point de départ du projet repose sur une particularité assez sympa du boîtier, puisque l'AE-5900 a la bonne idée de pouvoir être entièrement commandé depuis son micro d'origine, le AMM-500, lequel dialogue avec la radio en lui transmettant des codes en hexadécimal sur une banale liaison série, exactement comme deux puces qui s'échangeraient des instructions.

Plutôt que de toucher au circuit, ThatCrazyDcGuy s'est donc inséré pile au milieu de cette conversation entre le micro et la radio, en concevant un montage qui se fait passer pour le AMM-500 et rejoue les bonnes commandes au bon moment, si bien que l'électronique d'origine ne se rend compte de rien et continue d'obéir comme si tout était normal.

Côté matériel, l'ensemble reste étonnamment sobre, puisqu'un adaptateur FTDI, cette petite puce chargée de traduire l'USB en liaison série, gère toute la partie contrôle pendant qu'une carte son USB équipée de transformateurs d'isolation s'occupe de l'audio, le tout étant regroupé derrière un connecteur RJ45 et soudé sur une plaque à pastilles glissée dans un boîtier minuscule.

Le rôle de cerveau revient quant à lui à un Raspberry Pi, ce mini-ordinateur grand comme une carte bancaire, sur lequel tourne un script écrit en Python et reposant sur le framework Flask, qui se charge à lui seul de générer l'intégralité de l'interface web consultée par l'utilisateur.

Cette interface n'a d'ailleurs rien d'un gadget puisqu'elle expose le bouton PTT (le push-to-talk, c'est-à-dire la pédale qu'on presse pour parler), le déclenchement à la voix, le balayage des canaux à vitesse réglable, ainsi que le squelch, le clarifier et le réglage du volume du micro, alors que la voix elle-même transite par Mumble, un logiciel de voix sur IP capable de transporter le son en temps réel, ce qu'une page web seule serait bien incapable de faire.

Le système prévoit même un garde-fou plutôt rassurant, car en cas de coupure de la connexion un coupe-circuit interrompt automatiquement l'émission au bout de trente secondes, histoire d'éviter qu'une radio reste bloquée à émettre toute seule dans le vide pendant des heures sans que personne ne s'en aperçoive.

Pour piloter le poste depuis l'autre bout du pays et plus seulement sur le réseau local de la maison, le projet s'appuie enfin sur Tailscale, un outil qui tisse un réseau privé chiffré entre les différentes machines sans qu'on ait à reconfigurer sa box (que j'utilise d'ailleurs au quotidien), l'ensemble du code est disponible publiquement sur GitHub sous le nom AE5900_Remote_V2.

Ce qui est sympa dans cette réalisation, c'est justement qu'elle ne charcute rien du tout, sans conversion de bande hasardeuse ni fer à souder plongé dans les entrailles de l'émetteur, l'auteur se contentant de parler le même langage que le micro pour, dit-il, redonner un peu d'attrait à une CB que le smartphone a depuis longtemps reléguée au placard.

Franchement, piloter une radio de l'âge des routiers depuis un onglet de navigateur, c'est quand même bien rigolo.

Source : Hackaday , GitHub

Les produits et innovations qui ont marqué 20 ans de geek culture – Partie 1 : 2005–2014

Retro Tech 2005 2014 20 Ans Journal Du Geek

Journal du Geek a vu le jour en 2004, projet personnel lancé à une époque où "blog" n'était pas encore un gros mot et où l'on croyait sincèrement que le futur se jouerait entre les mains de passionnés tapant sur des claviers mal éclairés. Plus de vingt ans ont passé.

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028

Le Raspberry Pi 6 n’est peut-être pas au cœur des intentions d’achat de chacun en ce moment. Les augmentations de tarif du modèle Raspberry Pi 5 comme la baisse des capacités des modèles ne donnent plus vraiment envie de se frotter à cet univers. Et c’est pour la même raison que nous ne devrions pas voir arriver la version 6 avant le début de l’année 2028.

Lors d’un question-réponse type Ask Me Anysting sur Reddit, trois piliers de Raspberry Pi ont répondu de concert aux questions des internautes : Eben Upton, le CEO.  James Adams le CTO de l’ingénierie matérielle, et Gordon Hollingworth CTO du développement logiciel. L’occasion de poser des questions précises et d’obtenir des réponses.

Raspberry Pi 6 en 2028

Une interrogation classique a été posée concernant l’éventuelle sortie prochaine d’une éventuelle carte Raspberry Pi 6. La réponse donnée par Eben Upton est assez simple. Pas avant le début 20282. La raison est également évidente, l’augmentation drastique du prix des composants n’incite pas la marque a proposer de nouvelles évolutions de son produit. Elle indique d’ailleurs clairement que la future carte de développement sera plus performante avec un SoC plus rapide, des interfaces plus véloces et plus de bande passante pour la mémoire. Elle devrait également embarquer plus de capacités tout en respectant le même format et les mêmes usages.

Autrement dit, pas de raison de croire que la prochaine mouture de la carte ne révolutionne le projet. Peut-être que nous découvrirons un SoC plus rapide, un port USB Type-C d’un format plus récent, avec plus de mémoire, mais rien de fondamentalement différent d’un Model 5 actuel. Ce délai qui pousse le Raspberry Pi 6 à une sortie – si tout va « bien » – dans deux ans, est très certainement lié au fait que le prix de la mémoire devient vraiment compliqué à absorber pour ce type de carte.

Raspberry Pi Zero 2 W

Le Raspberry Pi 6 est loin d’être la seule préoccupation de la marque

La suite de la réponse est d’ailleurs assez intéressante. Eben Upton indique que la carte Raspberry Pi Zero 2 W a été largement impactée par la difficulté à faire fabriquer son SoC. Une puce Broadcom BCM2710 qui bien que gravée en 40 nanomètres, rencontre des difficultés à se faire produire. Tout simplement à cause du manque de disponibilités de wafers. Ces galettes de silicium qui reçoivent la gravure de processeurs. Le marché actuel de l’intelligence artificielle absorbant énormément de la production de ces wafers, tout le marché en est affecté. Même quand les technologies de gravure ne sont pas dernier cri.

Un wafer constellé de puces gravées

Un wafer constellé de puces gravées

On comprend mieux pourquoi certaines puces d’entrée de gamme chez AMD et Intel semblent avoir été totalement abandonnées. Les Twin Lake par exemple ou les Hawk Point sont quasi impossibles à obtenir pour les fabricants. Probablement parce que les deux concepteurs de puces préfèrent réserver leurs galettes de silicium pour des processeurs proposant des marges plus fortes.

La totalité du fil est intéressante à lire, parce qu’elle dégage des informations sur le fonctionnement de l’entité et qu’elle soulève un peu le voile sur le fonctionnement de la société. Un point intéressant à noter est par exemple le fait que la marque semble être ravie de l’accueil fait par le public à ses microcontrôleurs (RP2040) et ses cartes Pico. Éléments qui semblent devenir des acteurs majeurs de leur développement. 

À noter que le dialogue a été posté dans un fil destiné aux ingénieurs et que parfois certaines questions peuvent être complexes, mais la majorité des questions et des réponses peuvent être comprises par un hobbyiste intéressé par les cartes de développement et ne nécessitent pas un bagage technique trop important. La preuve, je crois avoir tout compris.

Raspberry Pi 4 3Go et la petite mort du marché des SBC

Pas de nouvelle carte Raspberry Pi 6 avant 2028 © MiniMachines.net. 2026

Il a recréé la veste à écran de Cyberpunk 2077

Dans le jeu Cyberpunk 2077, un des vêtements qui marquent l'environnement visuel, c'est cette veste avec un petit écran intégré dans le col, qui diffuse des images en boucle.

Un objet purement décoratif du jeu, le genre de détail qui pose l'ambiance futuriste sans qu'on puisse vraiment l'avoir. Sauf qu'un bidouilleur connu sous le pseudo Zibartas a décidé qu'il en voulait une, pour de vrai. Il l'a fabriquée. Et le résultat colle de très près au modèle vu dans le jeu.

Il y a d'abord quatre écrans OLED flexibles, c'est-à-dire des dalles capables de se courber légèrement, contrairement à un écran de smartphone classique qui est rigide. Chacune a un format allongé, façon téléphone, et coûte autour de 300 dollars pièce.

Faites le calcul : rien que pour les écrans, la facture grimpe à 1200 dollars. Autant dire que ce n'est pas le genre de bricolage qu'on lance un dimanche après-midi sans réfléchir.

Pour faire tourner tout ça, Zibartas a glissé deux Raspberry Pi 4, ces mini-ordinateurs de la taille d'une carte bancaire qu'on retrouve dans une bonne partie des projets de bidouille électronique. Un Pi gère une paire d'écrans, le second s'occupe de l'autre paire.

Le problème, c'est de garder les quatre dalles synchronisées pour que la vidéo défile partout en même temps, sans décalage. La solution choisie est simple : les deux Raspberry Pi communiquent entre eux via leurs broches GPIO, ces petites pattes de connexion qui servent normalement à brancher des composants, histoire de se mettre d'accord sur le tempo. Le Pi 4, pourtant un modèle plus ancien, a été choisi volontairement car il permet une astuce technique précise pour diffuser une vidéo bien fluide sur deux écrans à la fois.

Pour la couture, la veste n'a pas été achetée puis modifiée : elle a été cousue entièrement de zéro pour ce projet. Le vrai défi, c'était de loger les écrans dans le grand col sans qu'ils se cassent au moindre mouvement. Zibartas a donc imprimé en 3D une structure rigide pour les caler et les protéger. Détail un peu rigolo : une fois installés, les écrans flexibles ne plient quasiment plus. Leur souplesse aura surtout servi pendant le montage, pour les manipuler sans les briser.

Le projet laisse quand même une question de côté : l'autonomie. Deux Raspberry Pi et quatre écrans OLED, ça consomme, et il faut donc trimballer une batterie quelque part sur soi. Tenir une soirée entière avec la veste allumée risque d'être un peu tendax. Pour une démo ou une convention cosplay, par contre, c'est carrément rigolo.

Source : Hackaday

Flipper One - Le Linux de poche qui terrifie ses propres créateurs

Par : Korben ✨

Flipper Devices, les gens derrière le fameux Flipper Zero , viennent de dévoiler leur prochain joujou, le Flipper One . Et leur annonce démarre par cette phrase de Pavel Zhovner, le co-fondateur : « on est franchement terrifiés, et on a besoin de vous ».

Apparemment, ce nouveau projet l'angoisse et faut être honnête, y'a de quoi. Car le Flipper One, ce n'est pas un Flipper Zero en plus gros. C'est carrément un mini-PC Linux ARM de poche, pensé comme un couteau suisse pour le réseau. Et là où le Zero causait uniquement aux protocoles de proximité (NFC, RFID, sub-GHz, infrarouge), le One joue dans la cour du dessus, en s'adressant également au monde IP, donc tout ce qui est Wi-Fi, Ethernet, 5G et même satellite. Ahaha, j'adore !

Et côté tripes, s'ils tiennent leurs promesses, ça va envoyer du lourd ! En effet, on va y retrouver un Rockchip RK3576 8 cœurs cadencé avec GPU Mali et un NPU pour faire tourner des modèles d'IA en local, 8 Go de RAM, deux ports Gigabit Ethernet indépendants, du Wi-Fi 6E qui gère le monitor mode, un modem 5G en module M.2, et une sortie HDMI 2.1 en 4K.

En gros, vous avez un routeur, un analyseur de signaux et un thin client réunis dans un truc qui tient dans la poche.

Puis y'a surtout ce truc de "double cerveau" avec à côté du gros CPU, un microcontrôleur RP2350 (celui du Raspberry Pi Pico 2) en plus qui pilote l'écran, les boutons et l'alimentation. Comme ça, même quand le Linux est éteint, l'appareil reste vivant et vous pouvez toujours gérer le boot et l'affichage sans réveiller le monstre.

Mais le vrai sujet de cette annonce, ce n'est pas la fiche technique. C'est l'ouverture du bestiau car le Flipper One vise un noyau Linux pur, celui de kernel.org, sans patch vendeur, ni blob binaire ou autres drivers proprio. C'est un truc de puriste qui va faire plaisir à tous les barbus !

Parce que oui, chez Flipper Devices, ils en ont marre des fabricants ARM qui balancent leurs « board support packages » crades que personne ne comprend, comme le fait Raspberry Pi au passage. Alors pour y arriver, ils bossent à fond avec Collabora afin de pousser le support du RK3576 directement dans le kernel officiel.

Et c'est là qu'arrive le « we need your help » car plutôt que de bidouiller dans leur coin, ils ouvrent d'un coup tout le processus de développement dès le premier jour. Leurs trackers de tâches, leurs débats d'architecture, leurs docs à moitié finies, bref tout le bazar que les boîtes planquent d'habitude, bah eux, ils le mettent à dispo ! Et c'est pour cela qu'ils cherchent des gens pour le support du kernel, pour tester le Wi-Fi en audit et injection, pour trancher le choix du bureau (KDE Plasma ou un gestionnaire en tiling plus léger ?), et même pour entraîner un petit modèle d'IA maison.

Et au-dessus de tout ça, ils préparent leur Flipper OS, une couche sur du Debian qui introduit une notion de « profils » qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané complet du système avec ses paquets préconfigurés. Vous bootez dessus, vous le clonez, vous le cassez, et hop vous revenez à une copie propre sans tout reflasher.

Ils bossent aussi sur FlipCTL, un framework pour habiller les utilitaires Linux en menus sur petit écran, avec comme objectif de le rendre installable d'un simple apt install ailleurs que sur leur produit.

Après, j'espère que ça va bien se passer pour eux car malgré leur succès, Flipper Devices traîne un passif chargé. Le Flipper Zero s'est écoulé à plus d'un million d'exemplaires, mais il a été viré d'Amazon en 2023, étiqueté « appareil de skimming », puis carrément banni au Canada début 2024 sous prétexte qu'il servait à voler des voitures.

C'était d'ailleurs des accusations bidons vu que le bestiau dans sa forme de base est incapable de mener les attaques par relais qu'on utilise en général pour voler des voitures. Heureusement pour eux, la justice canadienne a fini par reculer, mais bon, leur réputation grand public est faite malheureusement.

L'autre point qui va vous calmer, c'est que vous ne pourrez pas encore l'acheter... Le moyen le plus rapide sera de lâcher 350 $ dans leur prochaine campagne Kickstarter prévue cette année. Et encore, le projet pourrait ne jamais sortir...

Voilà, du coup, si l'idée d'un Linux de poche sans compromis vous parle, le mieux pour aider, c'est peut-être d'aller mettre les mains dans le cambouis sur leur portail dev.

Perso, un cyberdeck ouvert jusqu'au noyau, moi ça me plait bien. Le Flipper Zero, ça m'a jamais convaincu mais ce Flipper One, déjà pour moi, il est beaucoup plus convaincant... On verra s'ils tiennent la distance maintenant. Et si vous voulez creuser le genre, jetez un œil à ce cyberdeck fait maison , au WiFi Pineapple côté audit sans fil, et à Intercept pour l'analyse radio.

À suivre de très près !

Ce PC contient 13 écrans cachés qui diffusent 15 000 GIF en boucle

Un internaute connu sous le pseudo Several-Bar-6512 a transformé son PC de jeu en quelque chose qui n'a pas d'équivalent : à l'intérieur du boîtier, treize écrans diffusent en boucle plus de 15 000 GIF animés. Pas de RGB clignotant classique. Des écrans. Partout.

Le chiffre derrière le projet donne le vertige. Le bricoleur a d'abord téléchargé plus de 17 000 GIF, puis a passé environ 200 heures à les trier, les recadrer, ajuster leur format, leur vitesse d'animation et leur boucle, pour arriver à une sélection finale de plus de 15 000.

Regarder l'intégralité des tuiles, du premier au dernier GIF, prendrait 13 heures et demie. Treize heures et demie de mèmes en boucle dans un boîtier d'ordinateur.

Côté technique, c'est étonnamment débrouillard. Trois cartes Raspberry Pi 5 sont montées dans le boîtier. Les quatre plus grands écrans sont pilotés par ces Raspberry Pi, et les neuf autres lisent leurs vidéos directement depuis des cartes microSD, sans même avoir besoin d'un ordinateur derrière. Et tout ça cohabite avec une vraie config de jeu musclée, carte graphique haut de gamme comprise.

Le bricoleur explique sa démarche simplement : il voulait une machine unique, durable, et dont il pourrait être fier. Sa propre formule résume bien l'esprit du truc, il trouvait que le RGB classique faisait trop sage. Opinion qu'on ne partagera pas forcément mais bon...

Est-ce que c'est raisonnable ? Absolument pas. Plusieurs personnes qui ont vu le build le décrivent comme magnifique et insupportable en même temps, du genre à déclencher une migraine. Mais ce n'est pas le but.

Le but, c'est de posséder un objet que personne d'autre n'a, et là-dessus, mission accomplie. Et puis il y a le facteur découverte : impossible de tout voir d'un coup, vous tomberez toujours sur un GIF oublié que vous n'aviez jamais remarqué.

Bref, pendant que tout le monde se bat pour la config la plus puissante, lui a construit la plus distrayante. Et honnêtement, respect.

Source : PC Gamer

Cuivrer une pièce imprimée 3D sans cuve géante, c'est possible en la faisant tourner

Hendrik s'est attaqué à un problème classique des makers : électroplaquer une pièce imprimée en 3D un peu grosse, ça demande une cuve énorme remplie de produits chimiques pour la submerger entièrement.

Sa solution, fabriquée maison, prend le problème dans l'autre sens : si la pièce ne rentre pas dans la cuve, autant la faire tourner doucement dans une cuve plus petite.

Le principe est simple. Vous prenez votre pièce 3D, vous la poncez, vous la recouvrez de peinture conductrice (indispensable, sinon le métal ne s'accroche à rien).

Ensuite vous la fixez sur un axe motorisé piloté par un ESP32 (un petit microcontrôleur Wi-Fi du même style qu'un Raspberry Pi en plus modeste) qui fait tourner doucement la pièce via un moteur pas-à-pas. La pièce trempe à moitié dans la cuve d'électrolyte, et la rotation se charge du reste. Au bout d'une nuit complète, le cuivre s'est déposé uniformément sur toute la surface.

La cuve elle-même est fabriquée maison en acrylique, dimensionnée juste pour la zone immergée. Une carte électronique custom gère le moteur, un boîtier imprimé en 3D protège l'ensemble.

Une fois le cuivrage terminé, Hendrik polit la couche obtenue puis enchaîne avec d'autres bains pour ajouter d'autres métaux par-dessus si besoin, comme du nickel ou de l'or. Le résultat ressemble à une pièce métallique pleine, alors qu'en dessous c'est juste du plastique imprimé.

C'est exactement le genre de bricolage qui ne paie pas de mine mais qui débloque un truc bien utile. Une cuve d'électrolyse pour un casque ou une grosse pièce cosplay, c'est plusieurs centaines d'euros de produits chimiques, sans compter la place que ça prend dans un atelier.

Là, l'investissement matériel se réduit à un moteur pas-à-pas à 15 euros, un ESP32 à 5 euros, un bout d'acrylique et la peinture conductrice. Le tout est réutilisable indéfiniment, donc l'amortissement se fait rapidement.

Petit bémol quand même : si vous ne plaquez qu'une seule pièce dans votre vie, c'est sans doute plus simple de payer un pro pour vous le faire et il faut accepter de laisser tourner un montage chimique pendant douze heures dans son garage.

Mais pour quelqu'un qui produit des accessoires en série, des prototypes de bijoux ou des pièces cosplay régulièrement, c'est une vraie alternative.

Source : Hackaday

Oubliez votre PC portable, et passez au Cyberdeck fait maison

Si vous avez déjà rêvé d'une machine portable qu'on peut démonter, réparer et améliorer pièce par pièce comme un Lego, l'objet construit par Jankbu va vous parler. Le YouTubeur, spécialisé dans la bidouille électronique, vient de publier la vidéo de son cyberdeck, c'est-à-dire un ordinateur portable maison taillé dans des composants choisis un par un, qui fait franchement penser à l'esthétique cyberpunk des années 80-90.

Au cœur de la bête, un Raspberry Pi 5 qui tourne sous Linux. Mais c'est tout autour que ça devient intéressant. Plutôt qu'une charnière classique d'ordi portable, Jankbu a opté pour un écran qui coulisse verticalement sur deux tiges en acier et roulements linéaires, avec une chaîne porte-câbles miniature pour éviter que les fils se coincent.

Le truc vraiment bien pensé, c'est le rail NATO qui équipe la machine. Ce rail standardisé permet de clipser et déclipser des modules à la volée. Et ça marche. Module d'alimentation avec des batteries NPF interchangeables (les mêmes que sur les caméras photo professionnelles), trackball récupéré d'une vieille souris Logitech Trackman Marble pour la navigation, poignée en aluminium massif usinée pour la robustesse... chaque pièce est pensée pour être démontable, remplaçable, modifiable.

La philosophie est claire : Jankbu déteste les laptops modernes scellés où vous ne pouvez rien réparer. Du coup, il a tout misé sur des connecteurs USB standard, du câblage modulaire, et des composants qu'on peut sourcer en magasin de bricolage. La machine est conçue pour faire du web et de la CAO, deux usages qu'on peut largement assurer avec un Pi 5 sans avoir à se ruiner sur un MacBook Pro.

Honnêtement, c'est franchement impressionnant ce qu'on peut sortir d'un Raspberry quand on a du temps, des compétences et l'envie de réparer plutôt que jeter.

Source : Hackster.io

Asimov - Le robot humanoïde open source jusqu'à la dernière vis

Par : Korben ✨

"Free the robot" !!!

C'est le slogan de Menlo Research, et pour une fois c'est pas du flan. En effet, leur Asimov v1 est un humanoïde de 1,20 m et 35 kg, entièrement open source ! Tout est fourni gratuitement donc, les plans de la mécanique, les schémas électriques, le modèle de simulation, ainsi que le code embarqué.

Vous avez donc la CAO complète, la nomenclature des pièces, le modèle MuJoCo pour simuler avant même de souder, et le firmware. Ensuite, y'a 2 façons de l'avoir : Soit le kit DIY (499 dollars d'acompte, puis environ 15 000 dollars au final, livré cet été), soit vous sortez la nomenclature complète et le manuel d'assemblage, et vous sourcez chaque pièce à la main. Ça peut faire un beau projet si vous avez un peu de blé mais surtout des compétences en électronique et du temps !

C'est vrai qu'en général, 1 robot "open source" sur 10, c'est un README qui se la raconte avec 3 STL et rien d'autre derrière, mais là je vous promets, c'est du solide. En janvier dernier, Asimov c'était juste une paire de jambes avec 12 degrés de liberté et basta. Et nous voilà quelques mois plus tard avec un humanoïde complet composé de 25 actionneurs (plus deux orteils passifs sur ressort pour le contact au sol), des bras qui lèvent 15 kg chacun, une tête avec caméra et micros, et un haut-parleur dans le torse pour causer.

Asimov v1, le robot humanoïde open source de Menlo Research

Et côté tripes, c'est du sérieux également avec 2 cerveaux à bord, un Raspberry Pi 5 pour le réseau et le média, et un Radxa CM5 pour le contrôle moteur en temps réel. Des bus CAN charrient ensuite les ordres dans tout le squelette. Niveau matériaux, c'est de l'alu 7075 pour les pièces qui encaissent, du nylon PA12 fritté pour le reste. Et la licence matérielle c'est du CERN-OHL-S-2.0 (je ne la connaissais pas celle-là), et de la GPL-2.0 pour le soft. Donc on est sur du vrai open hardware copyleft !

Maintenant, Menlo a baptisé son kit " Here Be Dragons ". Pour ceux qui n'auraient pas la ref, c'est la mention qu'on collait sur les vieilles cartes médiévales pour dire "ici, terrain inconnu, c'est à vos risques et périls".

Et c'est pas un hasard puisque vous devrez compter 50 à 100 heures rien que pour passer du carton de pièces à un robot qui s'allume proprement et sans danger. Attendez, pas pour le faire marcher, hein, juste pour l'allumage. Et utiliser votre imprimante 3D du dimanche pour les pièces porteuses, oubliez. Faudra passer par de l'alu usiné.

En effet, le plastique risque d'avoir du jeu et foutra en l'air les calculs du contrôleur, donc au mieux le robot marchera mal, au pire il viendra vous buter dans votre sommeil. Ensuite, le reste s'imprime, mais en nylon industriel. Et je vous passe la prise de tête avec le câblage des bus CAN et autres petites surprises... Un bidouilleur prévenu en vaut deux !

Du coup, entre lâcher 15 000 balles pour le kit clé en main et tout sourcer soi-même, perso si j'avais la thune (et l'usage d'un robot), j'opterais pour le kit. Mais si vous avez un atelier, une fraiseuse CNC et la patience d'un moine, la version DIY revient sans doute moins cher. Bref, chacun son délire.

Reste la vraie question que vous vous posez surement (ou pas) : Ça vaut quoi face à la concurrence ?

Hé bien un Unitree G1 tourne autour de 16 000 dollars, soit à peu près le même tarif. Sauf que chez Unitree, les plans du bestiau restent propriétaires et je vous parle pas du soft qui balance tout chez nos amis Chinois.

Alors qu'avec Asimov, vous êtes le propriétaire du robot jusqu'à la dernière vis. L'idée de Menlo c'est d'accélérer l'itération en ouvrant complètement leur robot afin que tout ça s'améliore dans un espèce de cercle vertueux. Et surtout les labos et les geeks de tout poil pourront avoir leur robot bien à eux. Sans ça, sur le marché ce sera uniquement Robot Apple, Robot Google, Robot Tesla ou NoName Chinois et voilà... Ce serait dommage quand même, je trouve.

Et si l'idée vous titille, jetez un œil à YOR, un autre robot open source à monter soi-même , ou à ce que coûte vraiment un humanoïde à la maison en 2026 .

Bref, si vous avez 15 000 balles, 100 heures devant vous et l'âme d'un bidouilleur, le bipède vous attend sur GitHub. Et les autres comme moi, regarderont ce dépôt en bavant... ce qui est déjà pas mal ^^.

Merci à philobois pour le lien !

Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi

Par : Korben ✨

J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler.

L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box & Brain". Le Pi Zero 2W tout seul est bien trop faiblard pour faire tourner un modèle de langage, du coup le Pi gère juste le hardware (micro, écran LCD, LED RGB, synthèse des accords) et balance l'audio brut à un Mac qui fait le gros du calcul. Le Mac transcrit ce que vous racontez avec mlx-whisper (un modèle Whisper-Tiny optimisé Apple Silicon), passe le texte à LM Studio qui fait tourner un Gemma 4 quantifié en local, et renvoie la réponse au Pi qui la joue en musique. Latence totale annoncée sur le repo, environ 2 secondes, soit, selon son propre benchmark, le même temps que via l'API Gemini dans le cloud, sauf que là, tout en local !

Le langage Eridien, lui, est fidèle au bouquin d'Andy Weir puisque chaque réponse est synthétisée en accords. Certains mots sont mappés sur des accords émotionnels précis, par exemple "amaze" sort en Mi majeur bien lumineux. Et pour les mots inconnus, ils sont hashés mathématiquement vers une signature de 3 fréquences, déterministe et permanente. Autrement dit, le même mot bizarre produira toujours exactement le même accord, comme un vrai vocabulaire qui se construit. C'est ce genre de petit détail qui fait la diff...

Côté matériel, il faut un Raspberry Pi Zero 2W et un PiSugar Whisplay HAT, un module tout-en-un qui apporte l'écran LCD, le bouton, la LED RGB et l'audio. De son côté, le repo propose 2 chemins d'install : la méthode "It Just Works" avec les drivers système précompilés (apt-get et c'est parti), ou la méthode isolée avec uv pour ceux qui veulent un environnement propre. Côté Mac, vous lancez LM Studio avec le modèle 4-bit quantifié sur le port 1234 et Y'a même un mode cloud avec une clé API Gemini si vous n'avez pas de Mac sous la main, ainsi qu'une fonctionnalité expérimentale planquée avec un générateur de sons façon R2-D2.

Pour la petite histoire, le film Projet Dernière Chance réalisé par Phil Lord et Christopher Miller est sorti en mars, avec Ryan Gosling en Ryland Grace et pour donner une voix à Rocky, les sound designers d'Hollywood ont tout simplement bossé avec un ocarina pour les aigus, une jarre pour les graves, et des chants de baleine, après avoir consulté Andy Weir sur l'anatomie du bestiau.

Je l'ai vu, et franchement, j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dedans, même si j'aurais préféré que ce soit un peu plus "hard science" et un peu plus bidouille DIY comme l'était "Seul Sur Mars"... mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Après si l'idée d'un compagnon IA DIY vous branche mais que vous voulez un truc plus généraliste et pas un Eridien qui chante, jetez un œil à Adeus , l'assistant IA personnel open source que j'avais couvert.

Quoiqu'il en soit, voici la vidéo complète où Lahiru montre tout le process, du câblage à Rocky qui prend vie :

Bref, c'est gratuit, c'est sous licence MIT, et le repo est juste ici .

Amusez-vous bien à construire votre petit pote Eridien !

Pour activer ce nouveau pilote graphique libre, il faut littéralement réclamer un pilote cassé

Je ne vous apprends rien, un GPU, c'est la puce qui calcule l'image que vous voyez à l'écran. Pour qu'elle fonctionne, il lui faut un pilote, le logiciel qui fait le lien entre le matériel et le système d'exploitation.

Sur les puces Arm Mali, qu'on retrouve dans des tas de smartphones et de cartes type Raspberry Pi, Arm ne fournit pas de pilote libre. Du coup une bande de développeurs a monté Panfrost, un pilote libre reconstruit en grande partie par reverse-engineering, c'est-à-dire en observant le comportement du matériel pour deviner comment il marche.

Panfrost et son cousin PanVK, la version dédiée à Vulkan (l'interface graphique moderne pour les jeux et les applications 3D), viennent de prendre en charge le Mali G1 Pro. C'est le GPU le plus récent d'Arm, basé sur l'architecture maison baptisée "v14". Jusqu'ici, le haut du panier supporté s'arrêtait au Mali-G725 sorti en 2024. Le support arrivera officiellement avec Mesa 26.2, la prochaine grosse version de la bibliothèque graphique libre, attendue le trimestre prochain.

Pour comprendre pourquoi c'est un gros sujet, il faut savoir qui utilise Panfrost. Tous ceux qui font tourner Linux sur du matériel Arm, des cartes de bricolage aux ordinateurs portables ou aux téléphones reconvertis, en dépendent pour avoir une accélération graphique digne de ce nom.

Sans ces pilotes libres, ce matériel reste à moitié aveugle côté affichage. Que le projet suive d'aussi près les puces les plus récentes d'Arm, c'est donc tout sauf un détail.

Attention quand même, on est très loin d'un truc fini. Les tests sont encore limités, des morceaux peuvent manquer ou être carrément cassés. Et les développeurs ne s'en cachent pas : pour activer le pilote Vulkan sur ces nouvelles puces, il faut passer par une variable d'environnement nommée, je vous jure que c'est vrai, PAN_I_WANT_A_BROKEN_VULKAN_DRIVER=1. Soit "je veux un pilote Vulkan cassé" en français. Difficile d'être plus honnête.

Côté modèles, le G1 Pro est pris en charge mais ses grands frères, les G1-Premium et G1-Ultra, ne sont pas encore de la partie. Ça viendra sûrement, c'est souvent comme ça que le projet avance : une puce après l'autre, à mesure que le reverse-engineering progresse et que les développeurs comprennent les entrailles de chaque nouvelle architecture.

Source : Phoronix

Un C-3PO grandeur nature transformé en assistant vocal qui répond pour de vrai

Un maker a transformé une réplique grandeur nature de C-3PO en assistant vocal interactif, et le résultat est franchement convaincant. Sa version du droïde papote, répond à vos questions, et tient même une conversation, le tout sans dépendre du moindre cloud une fois en local.

Le truc tient sur un Raspberry Pi 5 planqué dans la coque dorée du droïde. Un micro capte ce que vous racontez, un moteur de speech-to-text le transcrit, et un LLM local s'occupe de comprendre votre question pour formuler une réponse. Jusque-là, rien de fou c'est même devenu assez classique.

Le truc rigolo, c'est la couche par-dessus. L'auteur a ajouté un prompt système qui force le LLM à répondre comme C-3PO le ferait : un peu anxieux, très formel, avec ce ton un brin pompeux qu'on connaît tous. Du coup, quand vous lui demandez bêtement la météo, vous pouvez vous prendre une réponse genre "Oh dear, je crains que les conditions atmosphériques ne soient guère favorables à un déplacement humain". Très C-3PO.

Pour la voix, le projet utilise un modèle synthétique entraîné sur les dialogues d'Anthony Daniels, l'acteur original. Le son passe ensuite par une chaîne d'effets audio qui ajoute la résonance métallique et le léger souffle qu'on entend dans les films. Le résultat n'est pas parfait, mais ça reste franchement bluffant pour un projet bricolé à la maison.

Tout le code est dispo en open source, ce qui veut dire que vous pouvez théoriquement le reproduire chez vous, à condition d'avoir une réplique C-3PO sous la main. Ce qui n'est pas le plus simple. Pour les budgets plus modestes, l'auteur précise que le pipeline tourne aussi très bien dans une simple enceinte connectée custom, le côté droïde doré n'étant pas indispensable au fonctionnement.

Le seul vrai bémol, c'est la latence. Entre le moment où vous parlez et la réponse vocale, comptez quelques secondes, ce qui casse un peu l'illusion d'avoir affaire à un assistant réactif. Mais bon, le vrai C-3PO du film mettait aussi trois plombes à comprendre les ordres, donc on peut presque considérer ça comme un détail de fidélité au personnage.

Source : Hackaday

Une appli Android scanne tous les Raspberry Pi de votre réseau

Si vous avez plusieurs Raspberry Pi qui traînent chez vous, vous connaissez la galère du DHCP. Le routeur leur balance des IP différentes au gré des redémarrages, et impossible de savoir laquelle correspond à votre Pi-hole, votre Home Assistant ou votre média center sans aller fouiller dans l'interface admin du box.

Un développeur du nom de Philipp a sorti une appli Android qui résout ça en repérant automatiquement tous les Pi présents sur le LAN.

L'outil utilise deux méthodes de détection complémentaires. D'abord le MAC OUI, c'est-à-dire les premiers octets de l'adresse MAC qui identifient le constructeur du matériel. Tous les Raspberry Pi partagent une plage d'OUI réservée à la fondation, donc on peut les filtrer même au milieu d'une trentaine d'appareils connectés sur un même réseau.

Ensuite le mDNS, le protocole de découverte multicast qui permet à un Pi de répondre à raspberrypi.local même sans configuration serveur particulière.

L'appli n'est pas qu'un scanner. Elle embarque aussi les pinouts GPIO pour tous les modèles, du Pi 1 au Pi 5 en passant par le Zero et le Pico. Et quelques calculatrices électroniques pour les résistances, la loi d'Ohm et les diviseurs de tension. Du coup ça remplace les marque-pages que vous gardiez sur pinout.xyz et autres sites de référence quand vous bidouillez sur breadboard.

Le code est open source, dispo sur GitHub. Pas de pub. Suffisamment rare pour s'en réjouir, quand on voit les dizaines de scanners réseau sur le Play Store qui vous balancent une bannière toutes les trois secondes ou exigent une autorisation d'accès à votre carnet de contacts pour scanner un sous-réseau privé.

Philipp a clairement développé ça pour son usage personnel avant de le mettre à disposition, et ça se sent dans l'absence de fioritures.

À noter qu'il faut être sur le même sous-réseau Wi-Fi que les Pi pour que le scan fonctionne. Si vous avez segmenté votre réseau IoT, ce qui reste une bonne pratique côté sécurité, il faudra autoriser le multicast entre les VLAN ou faire le scan depuis un appareil branché côté domotique. Sinon le mDNS ne traverse pas et vous ne verrez que les Pi du segment courant.

L'intérêt va au-delà du simple gain de temps. Sur un parc Pi un peu costaud, savoir d'un coup d'oeil lesquels sont actifs permet de repérer rapidement un noeud qui a redémarré sans crier gare ou un conteneur tombé. Et pour ceux qui font du déploiement en série, c'est plus rapide que de scripter un nmap sur tout le /24.

Dans tous les cas c'est cool, un petit utilitaire qui résout un vrai problème quotidien et qui mérite sa place dans la boîte à outils de tout bidouilleur Pi. C'est par ici si ça vous branche .

Source : Hackaday

Slint - Un toolkit GUI pour Rust, C++, JS et Python

Par : Korben ✨

Vous avez déjà voulu créer une appli desktop qui tourne sur Linux, Mac et Windows en même temps ? En Rust, c'était un peu compliqué jusqu'ici. Heureusement, Slint , créé par la société allemande SixtyFPS GmbH, propose une solution sympa !

L'idée, c'est de décrire votre interface dans des petits fichiers .slint (un genre de mini HTML/CSS pour appli native), et de brancher ça à du Rust, du C++, du JavaScript ou du Python. Comme ça, vous codez le visuel d'un côté, la logique de l'autre.

Et ce qui est encore plus cool c'est que leur runtime tient dans 300 KiB de RAM. A titre de comparaison, une appli Electron type Discord en bouffe plusieurs centaines de mégaoctets. Slint tourne donc aussi bien sur un Raspberry Pi, un microcontrôleur STM32, ou directement dans un navigateur via WebAssembly.

Par exemple, SK Signet, un fabricant sud-coréen leader sur le marché américain des bornes de recharge électrique, anime ses écrans tactiles 15 à 32 pouces avec. OTIV fait tourner ses trains autonomes dessus. WesAudio l'utilise également pour son plugin audio pro.

Donc c'est du sérieux et si vous voulez tester sans rien installer, direction SlintPad . Vous tapez du code, et le rendu apparaît dans le navigateur. Ensuite pour débuter un projet Slint en local, faudra faire un cargo install slint-lsp puis utiliser le template slint-rust-template dispo sur GitHub. 2 minutes de compilation plus tard et hop, vous avez votre première fenêtre.

Côté tarif, Slint est gratuit pour les projets open source et gratuit aussi pour les applis desktop, mobile ou web même propriétaires. Seul l'embarqué propriétaire est payant. Donc pour la majorité des gens, c'est gratos.

Le revers de la médaille c'est qu'il faudra apprendre un nouveau langage de description, et la bibliothèque de boutons et menus prêts à l'emploi est moins fournie qu'un Qt qui a 30 ans d'avance derrière lui. Mais ça vaut le coup d'essayer puis vu que tout le monde vibe code de toute façon, ça ne devrait pas vous poser trop de soucis.

Voilà, si vous bricolez vos propres outils sur Raspberry Pi ou que vous voulez juste une appli desktop ultra-légère sans embarquer un navigateur entier avec, c'est à regarder.

Merci Chrltc pour le lien !

Source : github.com/slint-ui/slint

L’incroyable panneau d’affichage « flip-flap » d’Adamgmakes

Ce panneau d’affichage « flip-flap » est un travail monstrueux proposé par le maker et vidéaste Adamgmakes. Il publie une vidéo complète sur le pourquoi et le comment il a réalisé ce projet. Les codes sources complets sont réservés aux abonnés de son Patreon mais cela peut vraiment valoir le coup de vous y abonner si ce type de production vous intéresse.

Je vous propose régulièrement des créations de ce genre. Pas des afficheurs « flip-flap », mais des projets à cheval entre l’œuvre numérique et l’informatique. On a vu par exemple MEMTEC de Love Hultén, la sculpture procédurale de Will Morrison ou Spectrum Slit de Rootkid qui affichait les signaux sans fil de manière assez hypnotique.

Un prototype de Flip-Flap... Il faudra en monter plus de 40 !

Un prototype de Flip-Flap… Il faudra en monter 45 !

Cet afficheur est un peu différent puisqu’il peut très bien avoir un usage tout à fait utile et servir à afficher des données lisibles sur une grande distance et quelles que soient les conditions lumineuses. Mais cela reste un projet qui pourra tout à fait servir à proposer des messages poétiques, des conseils saugrenus ou toute une palette de couleurs.

Je ne vais même pas essayer de vous détailler le processus de construction de l’ensemble tant le travail est complexe, intense et long. Entre la mise en place d’un premier afficheur, la répétition de cet assemblage, le développement d’une accroche pour format DIN, la gestion de l’alimentation via pins POGO pour la totalité des modules et le développement du code nécessaire à son emploi. C’est un boulot de titan. Rien que le réglage des affichages flip-flap afin qu’ils présentent la bonne face au bon moment, c’est un boulot énorme.

Une partie de la vidéo montre qu’il faut 14 minutes pour juste assembler un seul de ces modules d’affichage de A à Z qui comporte 64 caractères ou dessins différents. Avec trois rangées de 15 caractères, cela fait 45 modules au total.

Pour piloter et alimenter le tout, le choix s’est porté sur des rails DIN qui vont supporter les modules mais aussi les alimenter et permettre le dialogue avec une carte Raspberry Pi. Les pins POGO se collent au fond du rail et portent le courant ainsi que les données d’affichage. Sur l’image ci-dessus, on découvre à gauche le support de la carte Raspberry Pi et à droite l’alimentation. Le travail de réglages et de calibration de chaque module a été titanesque puisqu’il a fallu définir le positionnement de chaque lettre et chaque signe précisément pour les 45 unités.

Un tableau Flip-flap pour quoi faire ?

Le résultat est assez étonnant et la fin de la vidéo montre l’objet en action : affichant des textes, des couleurs ou des données externes comme l’heure ou des éléments récupérés en ligne. J’ai toujours aimé le bruit mécanique de ces appareils et la grande lisibilité qu’ils proposaient. J’imagine assez bien l’effet d’un tel objet dans son intérieur ou l’intérêt qu’il pourrait susciter pour un affichage informatif. 

Ou alors simplement pour s’amuser à monter un objet assez complexe et jouer avec des moteurs pas à pas et de la programmation ? Le principe du mécanisme est intéressant et il amène à beaucoup de réflexion sur bien des approches. La manière trouvée pour identifier le positionnement de chacun des éléments sur les rails, que vous découvrirez en regardant la vidéo, est par exemple assez ingénieuse et mérite à elle seule un coup de chapeau.

Si le cœur vous en dit, l’abonnement au Patreon de l’auteur est de 4.5€ mensuel. Pas très cher pour récupérer tous les éléments nécessaires à la création de ce projet à l’identique ou imaginer une version bien à vous.

L’incroyable panneau d’affichage « flip-flap » d’Adamgmakes © MiniMachines.net. 2026

YARH.IO M4 : le cyberdeck Raspberry est mis à jour

Je vous parlais en 2021 d’un modèle de seconde génération construit autour d’une Raspberry Pi 3 et d’un écran de 4 pouces. Le YARH.IO M4 revient en 2026 avec une version encore plus aboutie, toujours très bien documentée, et compatible désormais avec les Pi 3 et Pi4.

YARH

YARH.IO M4

Le design a un peu bougé, notamment grâce au recours à un microclavier Bluetooth. Moins de place perdue autour de l’écran et quelques évolutions techniques comme la présence d’une batterie 5000 mAh qui offrira entre 4 et 5 heures d’autonomie à l’ensemble. 

Parmi les points intéressants dans ce nouveau modèle, il n’est plus nécessaire de dessouder des composants de la carte Raspberry Pi et le montage est à la fois plus élegant et plus aisé. On retrouve également la mise en place d’un deck de support pratique pour pouvoir utiliser un clavier externe.

YARH pour [Y]ET [A]NOTHER [R]ASPBERRY [H]ANDHELD

L’ensemble est bien documenté, richement illustré et les différents éléments nécessaires à la réalisation du projet, aussi bien logiciels que techniques, sont proposés : lignes de commandes pour prendre en compte les composants, fichiers STL pour imprimer la coque, listings de composants et marche à suivre. Comme pour le premier modèle, ce projet est une ressource très intéressante pour réfléchir à comment mener ce type de projet à bien. Les éléments sont facilement adaptables à d’autres idées ou supports.

En passant, je ne résiste pas au petit clin d’œil proposé par ce clavier ortholinéaire piloté par un Arduino Pro Micro qui accompagne le projet et qui est , lui aussi, totalement documenté.

Tout se passe sur le site dédié.

YARH.IO M4 : le cyberdeck Raspberry est mis à jour © MiniMachines.net. 2026

DroneAware Node - Détecter les drones avec un Raspberry Pi

Par : Korben ✨

Il a zoné au-dessus de votre jardin durant 3 minutes la semaine dernière. Vous l'avez entendu, vous avez levé la tête, mais trop tard ! Encore un putain de drone. Mais lequel ? Et surtout, qui le pilotait ?

Alors voilà un projet qui tente de répondre à ces questions pour le prix d'un week-end entre potes ! DroneAware Node , c'est une station de détection de drones à bricoler soi-même à base de Raspberry Pi. Il vous faut un Pi, 2 dongles USB, une microSD, et vous avez un truc qui écoute les signaux Remote ID autour de chez vous. Son créateur, DroneAwareDan, annonce une portée allant jusqu'à 8 km, mais en conditions idéales, au-dessus de l'eau et avec de grosses antennes. Dans la vraie vie, tablez plutôt sur 1 à 2 km selon le bruit radio du quartier et la qualité des antennes.

Le principe est assez malin. La FAA a imposé le standard Remote ID aux opérateurs américains à partir de septembre 2023 (les constructeurs devaient être prêts un an plus tôt). Et l'EASA a suivi côté européen avec une obligation au 1er janvier 2024. Concrètement, la plupart des drones grand public (au-dessus de 250 g ou classés C1 à C3 en Europe) doivent obligatoirement émettre en continu une sorte de plaque d'immatriculation radio qui balance l'ID de l'appareil, sa position et généralement un point de décollage. Et DroneAware capte ces signaux en Bluetooth Low Energy et en WiFi 2,4 GHz sans rien émettre lui-même, donc du listening purement passif.

Je vois que vous kiffez alors je continue... ^^

Côté matos, faut donc prévoir comme je vous le disais un Raspberry Pi (1 Go de RAM suffit, 2 Go recommandés), un dongle Bluetooth USB un peu costaud (du genre le Sena UD100 avec son chipset CSR qui fait bien le taf), un dongle WiFi qui supporte le mode moniteur en dual-band 2,4 et 5 GHz (comme l'Alfa AWUS036ACM qui coche toutes les cases), une microSD de 16 Go et un chargeur 5V/3A. Les détails exacts des antennes resteront à votre bon vouloir, parce que les "massive antennas" montrées sur les photos du projet font une grosse différence sur la réception. Par exemple une antenne omnidirectionnelle 9 dBi gagne facilement un kilomètre de portée sur install normale.

Concrètement, on flashe d'abord une distrib Raspberry Pi OS Lite sur la microSD, ensuite on branche les deux dongles, et après on lance le script d'install qui configure les interfaces Bluetooth et WiFi en mode moniteur. Et hop, ça tourne. Vos détections remontent alors sur droneaware.io , une plateforme collaborative qui agrège les données des nodes pour former une carte temps réel. Plus il y a de stations, mieux le maillage couvre la zone.

Sauf que... et là c'est le bémol, certains drones plus anciens n'émettent rien du tout tant que leur constructeur n'aura pas poussé une mise à jour Remote ID. Donc votre voisin avec son vieux Mavic Pro de 2016 qui vient vous mater en slip peut très bien rester invisible (à moins qu'il ait collé dessus un module Remote ID... ça coûte dans les 100 balles, et ça rend un drone ancien détectable mais qui fait ça ???). Et si vous partez sur une clé WiFi monobande 2,4 GHz seulement, vous raterez les drones modernes qui émettent en WiFi 5 GHz, raison pour laquelle un adaptateur dual-band évite cet angle mort.

Je trouve que l'approche est assez cool car on n'émet rien, on écoute juste ce que les drones sont déjà obligés de gueuler en clair sur les ondes, et on remet un peu de visibilité du côté du citoyen. Pas mal, non ? D'ailleurs, si vous aimez ce genre de bidouille RF sur Raspberry Pi, j'avais déjà couvert un système de vidéo-surveillance DIY et une caméra de chasse sur Pi qui jouent dans le même registre.

Bref, le code est sur GitHub, et le réseau commence à se densifier. À tester si vous êtes curieux de savoir ce qui survole votre terrain !

Source : Hackster

UGV Beast - Robot chenillé tout-terrain pour Raspberry Pi 4 et 5

Par : Korben ✨

Et si vous pouviez lâcher un petit char d'assaut bardé d'IA dans votre jardin pour aller cartographier les monticules des taupes ? Hé bien bonne nouvelle puisque ça va être possible grâce à Waveshare qui vient de sortir le UGV Beast , un robot mobile à chenilles propulsé par Raspberry Pi 4 ou 5 qui promet de tenir la route là où les robots à roues s'enlisent connement.

L'engin pèse 2 kilos et des poussières (2,35 kg avec la caméra pan-tilt), soit à peu près le poids d'un gros chat. Il mesure 232 × 197 mm, soit la taille d'une boîte à chaussures, et avance à 0,35 m/s en vitesse de pointe... soit 1,26 km/h. Autant dire une marche de grand-père avec un genou en moins. C'est pas une Formule 1 donc si vous cherchez un robot qui va faire des courses de vitesse, passez votre chemin. Mais vu qu'il peut tourner sur lui même comme mon tracteur tondeuse, grâce à ses deux chenilles de 40 mm, il passe partout où un robot à roulettes viendrait se vautrer bêtement.

Sous le capot, même philosophie que le RaspRover dont je vous parlais déjà , mais en plus costaud. D'un côté y'a le Raspberry Pi qui gère l'IA haut niveau (vision, stratégie, interface web), et de l'autre un ESP32 qui s'occupe des moteurs et des capteurs en temps réel. Du coup, chaque ordre est précis parce que personne ne court après deux lièvres à la fois.

Côté perception, on retrouve une caméra grand angle 5 MP à 160° de champ de vision, un IMU 9 axes pour la stabilisation, et des connecteurs pour brancher un lidar (USB ou UART), un micro stéréo et un ampli audio. Bref, y'a de quoi bidouiller.

Si vous prenez la version pan-tilt, le servomoteur balance 30 kg par cm de couple, tourne à 360° en horizontal plus 120° en vertical, avec une LED haute luminosité pour filmer dans le noir. Moi je verrais bien ça en caméra mobile de surveillance dans mon garage, ou en robot qui suit mon chat sans le stresser (enfin, en théorie... parce qu'avec un chat, y'a jamais de garantie).

Le truc qui fait la différence, c'est surtout que le UGV Beast carbure à ROS2 Humble sur Raspberry Pi OS Bookworm, avec OpenCV et MediaPipe préinstallés. Reconnaissance de couleurs, détection de visages, contrôle par gestes, suivi de lignes, le tout en Python via JupyterLab pour apprendre sans prise de tête.

Le pilotage passe ensuite par une appli web Flask avec streaming WebRTC basse latence, donc vous pilotez depuis un navigateur (smartphone, tablette, PC) sans installer d'appli dédiée. L'alimentation se fait sur trois batteries avec module UPS intégré et même un petit capteur pour surveiller la tension.

Le châssis est en alu 2 mm, une suspension en inox, et le GPIO 40 broches reste facilement accessible pour la bidouille. Vous pouvez même lui coller un module 4G LTE ou 5G pour le piloter depuis l'autre bout du monde. Sauf que, à 1,26 km/h, il faudra être patient... Et évidemment, si y'a des marches dans votre terrain, y'aura pas de miracle... le UGV Beast les passera pas.

Niveau tarifs, comptez environ 265 dollars pour le châssis seul sur la boutique Waveshare, 500 euros pour le kit complet avec caméra et Raspberry Pi 4, et jusqu'à 1200 € pour la version Jetson Orin Nano 4GB si vous voulez taper dans le haut du panier. Sur AliExpress ou Amazon, les prix grimpent un peu (370 à 900 dollars selon la config) mais la livraison est plus rapide. Perso, à ce prix-là je préfère carrément la version avec caméra, parce que le châssis nu sans vision, ça sert pas à grand-chose je trouve.

Le Wiki officiel explique pas à pas comment monter l'engin, flasher l'OS et coder vos propres comportements. Bref, c'est un bon gros projet sur lequel vous mettre si vous aimez bidouiller et que vous avez un peu de temps libre.

Reste à voir si votre chat appréciera le nouveau colocataire.

Source : CNX Software

PocketTerm35 : un terminal de saisie 3.5″ sous Raspberry Pi

Waveshare annonce le PocketTerm35, une sorte de terminal de saisie qu’on pilotera du bout des pouces. L’objet propose un écran IPS de 3.5 pouces en 640 x 480 pixels. Une dalle à la fois tactile et IPS qui va permettre une manipulation pratique de l’interface, mais qui surplombe surtout un délicieux petit clavier.

Le PocketTerm35

Le PocketTerm35

Comme sur les terminaux professionnels que vous avez sûrement croisés dans des entrepôts ou dans les mains d’un transporteur comme FedEx ou UPS. Ce clavier propose 67 petites touches caoutchouteuses en QWERTY. Il est accompagné par des touches fléchées et des boutons ABXY ainsi que des boutons de clic gauche et droit.

L’idée ici est de proposer un produit qui pourra répondre à beaucoup de scénarios d’usages portatifs. Pas forcément de remplacer un portable classique, mais plutôt de s’adapter à des besoins très spécifiques. De la gestion d’inventaire, par exemple en ajoutant un lecteur de code-barres au dispositif. Des centaines d’usages peuvent être imaginés qui vont du pilotage d’interfaces à la gestion d’outils industriels en passant par des aspects plus ludiques. L’objectif de base de Waveshare est d’en faire un outil de débug. Le genre de matériel qui permettra de piloter des serveurs à grands coups de lignes de commande directement face à une baie.

 On retrouve au dos de l’appareil une paire d’enceintes stéréo et des boutons supplémentaires pour le démarrage et le reset de l’engin1. Suivant la solution employée, la connectique va s’adapter mais on retrouve les ports classiques des cartes Raspberry Pi 4 et 5 modèle B que le PocketTerm35 va pouvoir embarquer. Quatre ports USB Type-A, un Ethernet Gigabit, le classique lecteur de carte microSDXC et le jack audio 3.5 mm.

Proposé suivant les versions à des tarifs allant de 87.99$ HT à 179.99$ HT, l’objet change de tarifs suivant deux grandes options. La présence ou non d’un Raspberry Pi 4 ou 5 et l’ajout d’une batterie en interne.

Kit  
PocketTerm35-Pi4 Raspberry Pi 4B 2 Go intégrée avec une carte MicroSDXC 64Go et une batterie  5000 mAh
PocketTerm35-Pi5 Raspberry Pi 5B 1 Go intégrée avec une carte MicroSDXC 64Go et une batterie  5000 mAh
PocketTerm35-RPI-ACCE Kit B (sans Raspberry Pi ni carte mais avec batterie 5000 mAh)
PocketTerm35-RPI-ACCE-EN Kit A (sans Raspberry Pi board, carte ni Batterie)

Un des points clés de cette offre est dans la possibilité de choisir sa carte et donc d’en changer. On peut acheter un PocketTerm35 « nu » et choisir entre un Pi 4 ou 5 ou passer de l’un à l’autre. On pourra éventuellement également choisir une autre carte compatible avec le format des solutions « B » de Raspberry Pi.

On retrouve donc un châssis en ABS couvert par une façade en aluminium de 16.85 cm de haut pour 9.35 cm e large et 3.7 cm d’épaisseur à son point le plus imposant au niveau de l’écran. Le PocketTerm35 emploie un microprocesseur Raspberry Pi RP2040 qui prend en charge plusieurs postes comme la gestion du volume et les touches du clavier.

La connectique de l’affichage emploie la sortie HDMI de la carte de base. La charge se fait en USB Type-C et des LEDs témoins indiquent le niveau de charge de sa batterie 5000 mAh.

Un wiki est disponible autour de l’objet.

Les caractéristiques du PocketTerm35 

Compatible board Supports Raspberry Pi 4B / 5
MCU Built-in RP2040 MCU for controlling functions such as the keyboard, brightness, and volume
Display 3.5inch 640 × 480 IPS display, supports HDMI interface
Touchscreen 5-point capacitive touch, optical bonding, G + G toughened glass panel, 6H hardness, I2C header
Audio Built-in 8Ω 2W speaker, 4PIN PH1.25 header, supports 3.5mm audio output
Keyboard 67 keys QWERTY silicone keyboard
Power Supports external USB-C charging port
Built-in 2PIN PH2.0 Batt header, Lithium Batt is optional
UPS power management supports charging and using simultaneously
Power Control Short press: turn on power
Double click: turn off power
Case material CNC-machined aluminum front cover
PC + ABS plastic back cover

PocketTerm35 : un terminal de saisie 3.5″ sous Raspberry Pi © MiniMachines.net. 2026

Geekworm X1208 : une extension RaspberryPi 5 qui propose stockage et batterie

L’extension HAT Geekworm X1208 débarque après de multiples dérivés de cartes proposant soit l’un, soit l’autre. On a croisé à la sortie des cartes Raspberry Pi 5 une floppée de solutions proposant un, deux, trois et même quatre ports M.2 pour ajouter du stockage. Des systèmes d’alimentation sans interruption ont également été proposés depuis fort longtemps pour ce type de cartes de développement. Mais je ne crois pas avoir déjà croisé ce type de 2-en-1.

Geekworm X1208 :

Geekworm X1208

La Geekworm X1208 est donc à la fois un onduleur et un moyen d’ajouter un port M.2 pour Raspberry Pi 5. Conçu pour offrir deux services dans un design ramassé capable d’être embarqué dans un boîtier sur mesure. L’idée est simple, permettre de stocker des données en quantité, mais également assurer leur survie et la poursuite des analyses en cas de coupure de courant.

Geekworm X1208 :

La carte d’extension s’alimente en USB Type-C avec du 5V/5A et alimente une batterie 1.5A 21700 Lithium Ion. Dans le même temps, les 40 broches GPIO du HAT vont se charger d’alimenter directement la carte Raspberry Pi. L’ensemble n’aura donc besoin que d’un seul câble, directement branché sur l’extension, pour fonctionner. Il ne faut donc pas alimenter la carte Raspberry Pi avec son propre port USB Type-C dans le même temps.

En plus de cette fonction d’onduleur, la carte Geekworm X1208 propose un port M.2 NVMe compatible avec les SSD aux formats 2230, 2242 et 2280 et capable de piloter des solutions de 4 To. La compatibilité est toujours la même, le RPi5 est officiellement compatible avec du PCIe 2.0 et peut débrider un PCI 3.0 officieusement.

La partie électronique de l’ensemble apporte son lot de fonctionnalités avec un changement de source d’alimentation à la volée pour passer sur batterie en cas de coupure. Elle propose également de dialoguer avec la carte RPi5. Si la panne dure trop longtemps, la X1208 enverra un ordre au système pour éteindre proprement l’ensemble à l’approche de la fin de réserve de batterie. Puis, à la reprise d’alimentation, elle pourra redémarrer l’ensemble et remettre une station en marche de manière autonome. Un ensemble de quatre LEDs permet de lire l’état de la batterie intégrée de manière très simple pour savoir dans quel état est votre système en temps réel.

La Geekworm X1208 utilise pour cela un système simple et brillant, des pins POGO viennent faire directement contact sur les broches du bouton de démarrage externe J2 de la carte, situées juste en dessous du connecteur de batterie.

Cela permet de simuler l’équivalent d’une pression sur un bouton externe très simplement. Le tout est largement documenté. Et un Github est également disponible avec les scripts Python nécessaires pour employer la carte et piloter les LEDs.

La carte Geekworm X1208 se combine avec un boîtier protecteur

La carte est apparue sur Amazon France le 9 avril à 52.25€, elle est compatible avec le boitier Geekworm X1207-C1 qui permettra d’enfermer l’ensemble dans une solution protégée des chocs et qui sera plus facile a intégrer dans un dispositif en situation. Le châssis mesure 9.28 cm de large pour 9.08 cm de profondeur et 4.28 cm d’épaisseur. Il propose des points d’accroche et même une compatibilité VESA pour se monter au dos d’un écran. Pour le moment, ce boitier n’est pas encore disponible sur Amazon mais le stock est en approche.

C’est une solution parfaite pour de nombreux montages. Pour des NAS, de la domotique, des systèmes d’enregistrement de données industriels et autres « stations » lâchées dans la nature. L’ensemble peut se coupler avec une alimentation sur batterie externe elle-même mise en charge par des panneaux solaires pour un maximum d’autonomie. Un lecteur avait bricolé un système du genre avec un Raspberry Pi 4 il y a des années pour piloter une solution utilisée à côté d’un refuge de montagne. Cela lui avait coûté pas mal de sueur, de soudure et de scripts. Je pense qu’il serait ravi de trouver une solution prête à l’emploi aujourd’hui.

Voir l’offre sur Amazon

Geekworm X1004 : un HAT double M.2 2280 pour Raspberry Pi 5

Geekworm X1208 : une extension RaspberryPi 5 qui propose stockage et batterie © MiniMachines.net. 2026

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison »

Le Bee Write Back fait partie de cette petite galaxie de solutions de « writer » destinées à la saisie de texte et pas grand-chose d’autre. C’est un choix délibéré et assumé par des utilisateurs qui veulent surtout pouvoir écrire en paix. Sans être tenté par un saut dans l’actualité ou dérangé par une notification qui les sortirait de leurs pensées.

Le Bee Write Back, jeu de mot assez bien trouvé, propose un clavier mécanique ortholinéaire associé à un petit écran AMOLED de 5.5″. Le boitier embarque une batterie et alimente un Raspberry Pi Zero 2 W pour piloter son système. C’est simple, sobre et ce n’est pas trop cher grâce en partie à un châssis en 3D. La facture s’élève à 200$ environ en tout et pour tout pour ce projet. 

Bee Write Back

Totalement Opensource, le projet est documenté de A à Z avec force détails. On retrouve la vidéo présentée ci-dessus qui montre l’assemblage et la réalisation de l’ensemble. Les différents éléments nécessaires à la construction de l’ensemble sont listés sur Github avec la liste des éléments nécessaires à l’assemblage de l’ensemble.

Le Bee Write Back prêt a être monté

Le Bee Write Back prêt a être monté

La présence d’un Raspberry Pi Zero 2 W dans le Bee Write Back ouvre d’autres usages que la simple saisie de texte et en réalité le projet Bee Write Back est exploitable pour une foule d’autres usages. On peut même l’imaginer dans d’autres formats avec des écrans plus grands, par exemple. La dalle AMOLED de 5.5″ affiche en 1280 x 720 pixels et annonce une luminosité de 300 nits. Ce qui autorise déjà l’emploi d’un vrai traitement de texte mais aussi le lancement confortable d’un terminal ou autres interfaces. La seule limite est dans les capacités du Pi embarqué, mais rien n’empêche de changer de carte de développement ou de connecter l’ensemble à un cœur de MiniPC, par exemple, comme une carte LattePanda ou autre.

Le document d'aide au montage fait preuve d'un rare didactisme.

Le document d’aide au montage fait preuve d’un rare didactisme.

Le Bee Write Back est une excellente base de travail pour mille  autres projets

Le clavier est compact, très compact, c’est en partie dû à l’agencement des touches. Il s’agit ici d’un format occupant 40% de la taille d’un clavier standard avec un touché mécanique grâce à l’utilisation de switches Gateron. Vous pouvez facilement adapter l’ensemble à vos propres besoins.  Changer le boîtier, le clavier, la carte de développement ou l’écran et construire le dispositif qui vous convient. C’est à mon avis une excellente base pour différents projets de ce type. Qu’il s’agisse d’une intégration dans un outil industriel, à même le plateau d’un bureau ou dans un véhicule. Je ne compte plus les emails au fil des ans me demandant des solutions d’intégration de ce type. Que ce soit pour des remplacements de solutions professionnelles ou des intégrations de loisir avec l’idée de piloter de la domotique, ce type d’outil peut facilement être détourné pour ces usages.

Le Dell Latitude 5490

Le Dell Latitude 5490

Pour un usage de vraie machine à écrire, je ne saurais que trop vous pencher sur une solution plus simple et plus évidente. Celle d’un ordinateur portable classique, par exemple d’occasion. On peut trouver un Dell Latitude 5490 de 14″ Core i5-8350U 8/250 Go sous Windows 11 pour 200€ avec 1 an de garantie. Une fois débarrassé de Windows et en ajoutant une distribution Linux basique avec un démarrage sur une suite bureautique, cela en fait un excellent outil de production de texte. Si vous évitez la tentation d’installer d’autres outils à côté, vous pouvez même rendre son stockage synchronisé en ligne très facilement. Il existe également la possibilité de recycler une vieille machine – un netbook par exemple – ou d’installer une seconde partition pour cet type d’utilisation. 

Source : Reddit et Liliputing

Ultimate Writer ou comment fabriquer une machine a écrire moderne

Bee Write Back : une autre minimachine à écrire « maison » © MiniMachines.net. 2026

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ?

Le Pironman 5 Pro Max ressemble à première vue à une voiture customisée maison telle qu’on en trouve parfois sur des parkings de zones industrielles Avec des ailerons en fibre de verre à l’aérodynamisme douteux, des LEDs en bas de caisse, un intérieur en velours épais, un klaxon sur le toit, des pots d’échappement en surnombre et, évidemment, un coffre rempli d’enceintes pour délivrer un maximum de watts.

Bref, le Pironman 5 Pro Max, c’est un boîtier pour Raspberry Pi 5, ordinateur intégré sur une petite carte pour des projets de hobbyiste, mais qui aurait dérivé vers des sommets de customisation. Proposé à 158.98 $ (136€) sur le site de Sunfounder, il embarque un ensemble de fonctions assez spectaculaires.

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le précédent modèle, lancé en 2024, était un boitier plus classique, assez sympathique avec une caisse en métal ouverte grâce à la présence d’une coque en acrylique. On pouvait donc admirer ses entrailles, sa carte Raspberry Pi, ses ventilateurs à LEDs RGB, son gros système de refroidissement et profiter d’un petit écran de contrôle ainsi que de son bouton de démarrage.

Proposé alors à 79.99$, je le jugeais déjà assez cher puisqu’il doublait le prix de la Raspberry Pi 5 de l’époque. Aujourd’hui, avec les dernières augmentations des cartes de développement, acheter un Pironman 5 Pro Max à 136€ et une RPi5 4Go à 130€ cela nous fait un joli total de 266€ qui ne semble pas vraiment très cohérent au vu des usages proposés. Parce que l’autre souci de ces boîtiers vient du côté décoratif qu’ils imposent. 

Pironman 5 Pro Max

Pironman 5 Pro Max

Le Pironman 5 Pro Max ajoute un écran tactile et une caméra à son châssis

On retrouve donc le même concept de châssis en métal avec une coque en acrylique. Le même bouton, la connectique avec le lecteur de cartes, des ports USB et Ethernet accessibles évidemment. Le bouton externe et le petit écran de contrôle de température, mémoire et occupation du SoC. La carte qui se connecte à la solution Pi5 propose toujours la gestion de deux stockages NVMe en PCIe. Bref, un clone du précédent modèle sur lequel le fabricant ajoute encore des éléments.

Une petite caméra 5 mégapixels sur le haut du châssis montée sur une charnière pour pouvoir ajuster son angle de vue, un écran de 4.3″ tactile en façade pour piloter la machine et un microphone. But de ces ajouts ? En faire une machine IA de type assistant. Les deux ports NVMe pouvant accueillir, par exemple, un stockage NVMe et une carte proposant un NPU comme la Hailo-8L. Une paire de haut-parleurs internes amplifiés par une carte dédiée permettra de restituer du son. Un capteur infrarouge est également présent pour le piloter à la télécommande.

Pour le constructeur, l’idée est de faire de votre RPi5 un outil IA interactif. Que le boîtier posé devant vous sur votre bureau se transforme encore et toujours en un pseudo-assistant IA comme un « Jarvis »  dans l’univers Marvel ou un HAL dans 2001 : l’odyssée de l’espace.

La période s’annonce compliquée pour ce boitier.

Outre son aspect de plus en plus « foire du trône », le boitier est devenu fort cher dans un contexte où investir dans un Raspberry Pi 5 n’est déjà plus vraiment une formule rentable. Il présuppose également des usages que l’utilisateur va avoir avec le système. Ce qui est, à mon sens, complètement contraire à l’esprit de ces cartes de développement. Où se cache le plaisir de monter ses propres projets avec un tel boîtier ? Il ne s’agit plus ici d’un ingrédient mais d’un plat déjà préparé. Cela peut convenir à des utilisateurs si la facture n’est pas trop salée, mais dans le contexte actuel cela parait compliqué.

Le Pironman 5 Pro Max propose toujours une reprise de ses broches GPIO et elles seront accessibles comme sur le précédent modèle. Mais qui va acheter un châssis de ce type pour le « défigurer » avec une nappe qui pendouille en façade ? Le boitier semble très bien construit et si je ne suis pas certain de la pertinence du projet, de faire d’un RPi5 un assistant IA sous OpenClaw associé à DeepSeek, Ollama et autres… je ne peux pas nier la qualité globale de l’engin.

Certains exemples d’usages mis en avant sont un peu étranges. Comme si on cherchait à manger un yaourt avec une pelle. Piloter une imprimante 3D avec Octoprint depuis une carte Raspberry Pi 5 dans un boîtier de ce type alors qu’un Raspberry Pi 3 ou une carte Pi Zero 2 suffisent largement une fois logées dans un boitier… imprimé en 3D.

Le côté « console de jeu » ou « lecteur vidéo » sur un écran de 4.3″ à l’angle fixe et peu ergonomique est tout aussi étrange. On doute réellement de la pertinence de tous ces usages. Surtout quand un RPi5 peut être facilement accroché à un écran mobile de 15.6″ FullHD vendu une soixantaine d’euros.

J’ai juste cette drôle d’impression de voir un projet qu’un passionné n’arrive pas à laisser tomber pour passer à autre chose. Ces maquettes superbes qui finissent par être tellement surchargées qu’elles perdent leur ligne. Ces designs qui démarrent bien mais qui se voient gâchés par des détails ajoutés au dernier moment parce que leur auteur n’a pas su ranger ses outils quand tout était déjà abouti. 

Bref, c’est un boîtier complet, bien construit, intéressant dans ses fonctions, mais qui ne va plaire qu’aux gens d’un tout petit cercle. Ceux qui ont les compétences logicielles pour en tirer partie d’un côté, ceux qui auront les moyens d’investir la somme demandée et surtout ceux qui n’auront pas envie de définir eux-mêmes le matériel dont ils ont exactement besoin pour leur projet. Et cela ne fait finalement qu’une poignée d’utilisateurs.

Je suis plus convaincu par une solution comme le Pironman 5 Mini, qui est un petit boitier simple, efficace et moins cher pour les RPi. À mon avis, un bien meilleur investissement pour protéger sa carte de développement et lui ouvrir des fonctionnalités externes.

Pironman 5 Pro Max : le boitier pour RPI5 qui en fait trop ? © MiniMachines.net. 2026

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