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Si vous prévoyez de vous rendre en Islande le 12 août prochain pour admirer l'éclipse totale, vous pouvez déjà vous projeter dans l'expérience grâce à Universe Atlas, un nouvel atlas mis en ligne par Chris Zaharia, qui permet de localiser chaque éclipse de 2026.
D'un simple clic, vous êtes transporté à Reykjavik à 17h45 UTC pour voir virtuellement le soleil, en forme de croissant, se lever à l'horizon sous un ciel aux teintes étranges, évoquant cette atmosphère de fin du monde très caractéristique des éclipses ! (Moi je suis team fin du monde 1999 à l'aéroport de Beauvais, tu connais !! loool)
Reykjavík, le 12 août 2026 vers 18h.
Cette application tourne dans le navigateur et pèse environ 85 ko compressés, ne possède ni moteur de jeu ni dépendance externe, mais repose exclusivement sur du WebGPU brut.
Vous y trouverez 8,4 millions d'étoiles réelles issues des catalogues Gaia DR3 et ATHYG, chacune avec sa distance mesurée et sa vitesse réelle. Si vous remontez le temps de 100 000 ans, vous verrez ainsi la Grande Ourse se désagréger sous vos yeux !
La carte intègre également jusqu'à 2,6 millions de galaxies issues du relevé SDSS, ainsi que les planètes sur leurs orbites képlériennes, l'ISS et 170 satellites positionnés selon leurs éléments orbitaux du jour. L'ensemble est présenté dans un zoom continu couvrant 43 ordres de grandeur, allant du cosmos au quark dans l'infiniment petit, sans aucune coupure de scène.
Impressionnant non ? Alors si je vous dis maintenant que tout a été codé avec Claude code et le modèle Fable 5 ??
Bah non, ne faites pas cette tête, c'est pas grave parce que c'est vraiment top ! Jusqu'à présent, seuls ceux qui savaient coder pouvaient matérialiser leurs idées... Mais avec l'arrivée de l'IA, n'importe qui avec une jolie idée et un peu de débrouillardise peut lui donner vie sans trop de souffrance avec la technique ! Et c'est ça que je trouve magique dans le vibe coding.
Après c'est sûr, faut vérifier et pas faire confiance aveuglément. C'est pourquoi les positions des planètes passent en intégration continue avec des tests qui comparent les datas de l'app avec celles de JPL Horizons, l'éphéméride de la NASA, et comme ça, dès qu'un corps céleste dérive de plus de 0,2 degré, hé bien le build pète. Les générateurs refusent ainsi d'écrire quoi que ce soit qui ne passe pas leurs contrôles physiques.
Ça permet d'avoir un truc sérieux qui marche bien grâce au vibe coding sans pour autant sacrifier la qualité.
Sagittarius A, la lumière courbée autour de son ombre. Le bandeau affiche ses sources : GRAVITY 2022, orbites des étoiles S d'après Gillessen et al. 2017.*
Tout est extrêmement précis et l'échelle réelle est conservée, puisque c'est vraiment le cœur du produit. Le développeur met donc un point d'honneur à ne jamais truquer une taille, une distance ou une vitesse pour faire joli.
Et vous pouvez vérifier qu'il s'y tient ! Appuyez sur X et tout se recolore selon la provenance avec couleurs naturelles pour ce qui est mesuré, ambre pour ce qui a la bonne taille mais un rendu stylisé, cyan pour ce qui est purement illustratif.
Par contre, je trouve dommage qu'on ne puisse pas régler la date et l'heure précisément, ou alors je n'ai pas trouvé comment. Et c'est assez difficile de se caler sur une date et une heure précises, sachant qu'on peut aller de 10 ans en 10 ans, et qu'ensuite le saut n'est pas de 100 ans en 100 ans, mais de 1000 ans en 1000 ans, donc c'est un peu dur de doser. J'y ai passé un petit peu de temps.
Pour que ça fonctionne, il vous faudra WebGPU c'est-à-dire Chrome / Edge ou Safari depuis la version 26. Après Firefox, c'est plus tordu car c'est activé sur Windows depuis la 141, sur les Mac Apple Silicon depuis la 145 mais y'a toujours rien côté Firefox pour les Mac Intel ni pour Linux. Sous Linux, prenez donc plutôt Chrome 144 ou plus récent.
Dans le même genre, je vous avais montré AstroClick pour le système solaire en voxels, et le vénérable Space Engine . Bref, c'est par ici , c'est gratuit, et le code est sur GitHub sous licence MIT.
Ah et pensez à appuyer sur T pour la visite guidée !
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Vous pouvez ranger la pilule rouge tout de suite les amis car une équipe de physiciens menée par Mir Faizal vient d'affirmer, calculs à l'appui, que notre univers ne peut pas être une simulation informatique.
Et il n'annonce pas ça en mode "On n'a pas encore trouvé LA preuve", non... Apparemment, ce serait ferme et définitif. Et du coup ça me rend un petit peu tristoune et je vais vous expliquer pourquoi.
Leur papier est paru dans le Journal of Holography Applications in Physics, et s'appuie fortement sur une vieille "bombe" mathématique, les théorèmes d'incomplétude de Gödel , publiés en 1931.
En gros, Gödel a démontré que dans tout système de règles un peu costaud, il existe des vérités bien réelles mais qu'on ne pourra jamais démontrer depuis l'intérieur du système.
Faizal et son équipe ont donc repris cette idée en l'appliquant à la réalité et selon eux, le niveau le plus profond de l'univers réclame une "compréhension non-algorithmique". Cela veut dire que c'est un truc qui échappe à toute suite d'étapes programmables.
Et là, le raisonnement se referme tout seul puisque toute simulation est par nature algorithmique. Elle doit donc suivre des règles programmées. Et comme le socle de la réalité, lui n'est pas algorithmique, eh bien aucune simulation ni aucun ordinateur ne pourra jamais le recopier en entier. Bref, d'après eux, on peut tous oublier nos délires de "On est dans la matrice, Néo"...
Cette idée qu'on vive dans une simulation à l'origine, c'est Nick Bostrom qui l'a formulée en 2003, donc bien avant qu'Elon Musk en fasse son petit dada pour impressionner les filles en soirée. J'en avais déjà causé quand des chercheurs suggéraient que la gravité ressemblait à un bug dans la matrice , ou quand une IA se mettait à simuler l'univers sur un simple laptop . Bref, le sujet revient tout le temps ces dernières années !
Maintenant je vous l'accorde, ça reste un papier de maths et de logique et c'est pas une vraie expérience qu'on a réalisé dans le monde réel pour voir si ça se confirme. Donc ça se chamaille déjà sur arXiv pour dire que si ça peut pas se prouver, ça peut encore se discuter.
Donc le débat est loin d'être plié
Mais bon, si ces physiciens ont raison, ça m'embête parce que même si j'y croyais pas vraiment à cette histoire de simulation, c'était quand même bien pratique pour expliquer tout ce qui nous arrivait en ce moment à savoir toute cette connerie ambiante, cette ambiance Idiocratie ou Don't Look Up...etc.
Voilà, je me disais que la partie de Sim était en train de partir en couille. Mais il faut que je me rende à l'évidence, c'est juste comme ça... C'est l'univers, c'est la nature, on avance vers l'inconnu toujours plus loin dans la connerie, et ça ça me fait flipper. Beaucoup plus que des agents Smith et une réalité qui ne serait pas la "vraie" réalité. Désolé ^^
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Google a planqué un vrai petit simulateur de vol dans Google Earth. Alors soyons honnêtes, ce n'est pas tout neuf : l'easter egg traîne dans la version desktop depuis 2007 (Google Earth 4.2, on le débloquait avec le raccourci Ctrl+Alt+A), c'est devenu une fonctionnalité officielle en 2008, et j'en parlais déjà à l'époque . Bref, ça fait presque vingt ans que ça existe. Ce qui change aujourd'hui, c'est que ça débarque enfin dans la version web, directement dans le navigateur. C'est tout en bas du menu Tools, une option "Flight simulator" estampillée "Experimental". Vous cliquez dessus, et hop, vous voilà aux commandes d'un avion au-dessus de n'importe quel coin de la planète.
Forcément, j'ai voulu survoler Paris. Grosse erreur !! C'est super sensible à piloter, alors le moindre coup de flèche un peu bourrin et l'avion part en vrille. Et une fois que c'est parti en cacahuètes, bon courage pour vous rattraper. Du coup, en une vingtaine de secondes, j'avais déjà planté mon zinc entre deux immeubles haussmanniens.
Voilà, voilà. Pilote de ligne, c'était pas pour moi j'crois...
Pour tester vous-même, ça se passe uniquement sur Google Earth dans le navigateur ( earth.google.com , pas l'appli mobile). Vous ouvrez le menu Tools, vous choisissez Flight simulator, et pensez bien à basculer le fond de carte de "Map" à "Satellite", sinon vous volerez au-dessus d'une carte abstraite toute moche au lieu d'avoir des vrais bâtiments 3D photoréalistes.
Côté pilotage, par contre c'est rustique : Page Up et Page Down pour les gaz, les flèches du clavier pour le tangage et le roulis, et un clic dans la fenêtre pour passer en commandes à la souris. De plus, les bâtiments et l'imagerie haute résolution se chargent au fur et à mesure que vous avancez, donc si vous foncez comme un dingue ou que votre connexion rame, vous traverserez parfois du vide le temps que ça charge.
Voilà, on est donc très loin d'un vrai simulateur de vol et Google le dit lui-même... c'est conçu pour de la balade tranquille, pas pour de l'aérodynamique réaliste. Si vous voulez réellement piloter dans votre navigateur, le Web Flight Simulator et son F-15 joue dans une autre cour.
Mais maintenant, imaginez deux secondes que Google pousse le truc un peu plus loin, avec un poil de gameplay, des objectifs, des avions différents, du trafic aérien...etc. Le potentiel serait énorme !
En attendant, allez vous crasher sur la tour Eiffel dans la joie et la bonne humeur ! C'est gratuit et légal (enfin, je crois...lol).
Source : Google Earth Flight Simulator
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