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À partir d’avant-hierAnalyses, perspectives

Expiration sans expiation de «l’antisémitisme», selon le stratège démocrate James Carville

par Alfredo Jalife-Rahme. C’est une révolution idéologique aux États-Unis. Après avoir affirmé qu’Israël était la seule démocratie du Moyen-Orient et avait le droit de faire n’importe quoi pour se défendre, l’opinion publique est révoltée par le génocide qu’elle a vu à Gaza.

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Le problème, c’est Israël, pas Netanyahou

par Kevin Barrett. Bientôt, Netanyahou, désigné comme bouc émissaire, sera destitué. Peut-être mourra-t-il subitement ou ira-t-il en prison. Son successeur sera encensé par les médias proches d’Epstein comme un homme raisonnable, modéré, capable de redonner à Israël son statut d’avant Netanyahou.

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Trump se rebiffe et fait face

par Israël Shamir. Israël croyait vraiment à son propre conte de fées de supériorité reconnue, à son hégémonie mondiale, à sa main mise sur les États-Unis, jusqu’à ce que la réalité rattrape brutalement les habitants et leurs dirigeants.

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USA : raz-de-marée anti-AIPAC aux primaires démocrates

CAPJPO-EuroPalestine. Pas moins de 29 candidats ayant refusé tout financement du lobby israélien AIPAC ont fait mordre la poussière aux amis du génocide lors d’une série de primaires du parti Démocrate.

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Ezra Klein, Israël et la bascule des élites démocrates aux États-Unis

Un homme souriant est assis à une table, entouré de livres et de matériel de dédicace.

Ezra Klein, éditorialiste au New York Times, remet en question dans ses récents écrits le consensus pro-israélien qui a longtemps prévalu parmi les élites juives américaines. La montée en puissance de voix juives progressistes, notamment depuis le 7 octobre 2023, préfigure pour lui la possibilité d'une nouvelle approche, voire d'un changement substantiel dans la politique étrangère américaine vis-à-vis d'Israël, au moment où des figures de proue du Parti démocrate commencent à s'y opposer ouvertement.

Ezra Klein, éditorialiste du New York Times et animateur d'un blog vidéo hébergé par le même journal (The Ezra Klein Show) est sans doute l'une des voix les plus influentes auprès de l'establishment démocrate états-unien. Né en 1984 en Californie, il est issu d'une famille juive intellectuelle, d'une mère artiste et d'un père professeur d'université. Depuis deux décennies, à travers ses blogs successifs, il a été l'un des acteurs centraux de la refonte du commentaire politique. C'est par exemple à ce journaliste qu'Hillary Clinton et Barack Obama avaient réservé des entretiens exclusifs en 2016-2017, elle sur sa défaite face à Donald Trump, lui sur son bilan.

Mais c'est aussi lui qui, dans un éditorial retentissant — et alors même que l'administration Biden lui avait offert un accès privilégié à des réunions stratégiques destinées à préparer la campagne de 2024 — avait exprimé son scepticisme sur la candidature du président sortant. Il avait ainsi ouvert la voie à la candidature de Kamala Harris dès le mois de février 2024.

Un nouveau maccarthisme qui passe mal

S'il est donc connu pour son ton incisif, l'éditorialiste et blogueur du New York Times ne s'est pour autant jamais beaucoup écarté de la ligne du Parti démocrate. Notamment pour tout ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, et plus spécialement encore la question israélo-palestinienne.

En juillet 2025, après la victoire de Zohran Mamdani à la primaire démocrate de New York, Ezra Klein publie un éditorial intitulé « Pourquoi les juifs américains ne se comprennent plus les uns les autres » (« Why American Jews No Longer Understand One Another »). Il rend compte du basculement d'une part de plus en plus significative des élites médiatiques démocrates qui, juives ou non, étaient autrefois alignées sur les positions pro-israéliennes.

En effet, si selon Ezra Klein une sorte de consensus ou de compromis historique s'était établi avant le 7 octobre 2023 chez les juifs américains, mêlant adhésion au libéralisme politique et attachement au sionisme, les tensions entre libéralisme et expansionnisme, idéal progressiste et réalité coloniale au Proche-Orient seraient devenues insolubles.

La répression des mouvements étudiants propalestiniens depuis fin 2023, mais aussi la véritable chasse aux sorcières instaurée par l'administration Trump à l'encontre de professeurs d'université et d'intellectuels imposent le constat d'un retour du maccarthysme. L'accusation d'antisémitisme associée et assimilée à la critique d'Israël, notamment à l'égard d'intellectuels juifs critiques comme Judith Butler, fonctionne, aux États-Unis comme une véritable arme.

Le soutien à Zohran Mamdani des jeunes juifs

D'autre part, pour le journaliste, l'aporie serait, en réalité, déjà tranchée parmi les juifs américains, du moins parmi les plus jeunes dont un bon nombre se sont engagés en faveur de Zohran Mamdani : « Beaucoup de jeunes juifs que je connais ont voté pour Mamdani. Ils n'ont pas peur de lui. Ce qu'ils redoutent, c'est un avenir où Israël serait un État d'apartheid régnant sur les ruines de Gaza et les bantoustans de Cisjordanie. Ils craignent les conséquences que cela pourrait avoir sur la violence antijuive à travers le monde. Ils craignent l'impact que cela aura — et a déjà eu — sur le sens même de l'identité juive. Leur attachement aux idéaux fondamentaux du libéralisme est plus fort que leur attachement à ce qu'est devenu Israël ».

Si un sondage sorti des urnes de CNN avait pu révéler que seul un tiers des électeurs juifs (32 %) avait alors apporté son soutien au nouveau maire de New York, une étude conjointe de Zenith Research et de Public Progress réalisée en juillet 2025 montrait que la proportion s'inversait avec l'âge, puisque plus des deux tiers (67 %) des juifs new-yorkais de moins de 40 ans projetaient de voter pour Mamdani.

Enfin, une étude de Samuel J. Abrams pour l'American Enterprise Institute, bien que très critique — voire hostile — à l'égard de ces électeurs juifs américains de gauche a montré que s'ils se sont tournés vers sa candidature, ils ne reniaient pas pour autant la tradition et l'histoire juives. Ces valeurs juives seraient reformulées dans le sens d'une éthique universaliste : « [elles] trouvent un écho auprès des jeunes juifs qui interprètent désormais le tikkoun olam — l'obligation juive de "réparer le monde" — sous l'angle de la justice sociale. Dans cette perspective, s'opposer à l'injustice systémique n'est pas seulement permis par le judaïsme, c'est une exigence ».

« De la rivière à la mer », un seul État pour tous

Le basculement dépasse l'élection new-yorkaise. Depuis le 7 octobre 2023, on a pu voir des figures emblématiques de la vie intellectuelle, artistique et politique juive emboîter le pas aux revendications de la jeunesse. On pourrait citer l'exemple de Tony Kushner. Le célébrissime dramaturge juif, gay et new-yorkais né en 1956, auteur notamment de Angels in America, avait ainsi entrainé dans son sillage 350 rabbins libéraux, et obtenu les signatures de l'acteur Joaquin Phoenix, du réalisateur Jonathan Glazer ou de l'intellectuelle juive altermondialiste Naomi Klein, dans la publication d'une tribune dénonçant en pleine page un « nettoyage ethnique » à Gaza dans le New York Times du 13 février 2025. Compagnon de longue date de l'association Jewish for Peace, ce même Tony Kushner se déclare désormais « plus proche » de positions comme celles du mouvement Boycott désinvestissement sanction (BDS). Ainsi Rashid Khalidi, historien et titulaire de la chaire Edward Saïd à Columbia a-t-il pu parler d'une « bataille perdue » pour l'establishment pro-Israël chez les intellectuels et plus encore la jeunesse américaine de gauche.

Moins d'un an après son éditorial, toujours dans le New York Times, une nouvelle publication d'Ezra Klein enfonce le clou. Dans une émission d'avril 2026 intitulée « Faire face à la “réalité d'un seul État” en Israël » (« Reckoning With Israel's ‘One-State Reality' »), le journaliste reçoit deux chercheurs spécialistes du Moyen-Orient, Marc Lynch et Shibley Telhami. Ezra Klein pose certes des limites à son propos, reconnaît un droit à la sécurité d'Israël après le 7 octobre, au point de justifier l'offensive contre le Hezbollah. Toutefois, il rompt avec la doxa en reconnaissant la valeur politique du slogan derrière lequel se sont rangés, en 2023-2024, de jeunes étudiants américains protestataires, et parmi eux des étudiants juifs : « From the river to the sea ».

« De la rivière à la mer », du Jourdain à la Méditerranée, donc. La formule peut surprendre, paraître provocante dans la bouche d'un éditorialiste juif qui n'a jamais vraiment pris ses distances avec les positions des dirigeants du Parti démocrate. Bien entendu, Ezra Klein n'entend pas appeler à fonder un État palestinien à l'exclusion des populations juives. Mais, bien plutôt, à reconnaître, comme le font les professeurs de science politique avec lesquels il dialogue ici, une réalité désormais à peu près indéniable : du Jourdain à la Méditerranée, des populations (juives et arabes) sont, de facto, assujetties au régime d'un seul État. Or celui-ci est fondé sur une base ethnoreligieuse qui ne reconnaît pas la possibilité d'un État palestinien, et colonise l'espace qui aurait pu servir de base territoriale à la Palestine.

Klein entend par là rouvrir le débat sur la solution « à un État ». Il cite les travaux de Michael Barnett, Nathan Brown, Marc Lynch et Shibley Telhami, publiés par les éditions de l'université de Cornell sous le titre The One State Reality : « La Palestine n'est pas un État en devenir, et Israël n'est pas un État démocratique occupant fortuitement un territoire palestinien. Tout le territoire situé à l'ouest du Jourdain constitue depuis longtemps un seul État sous domination israélienne, où la terre et les gens sont soumis à des régimes juridiques radicalement différents, et où les Palestiniens sont systématiquement traités comme une caste inférieure ».

Ce constat dressé, la question est de savoir s'il est encore possible de transformer un État national fondé sur une base ethnoreligieuse et la domination d'une population sur une autre, en un État binational sur des bases fédératives et de justice sociale reconnaissant un droit égal à tous. Et si cette formulation du problème avait pu apparaître controversée avant le 7 octobre 2023, les événements survenus depuis, en premier lieu l'occupation et le génocide commis à Gaza, en ont fait une réalité indéniable.

Pas d'armes pour Tel-Aviv

Il est évidemment trop tôt pour savoir si la position d'Ezra Klein, aussi centrale soit-elle à l'interface du monde intellectuel, médiatique et politique, constitue un point de rupture. Mais le débat a des conséquences radicales pour la politique étrangère américaine et les rapports des États-Unis à l'État israélien, son armement et le financement de ce dernier. Elle infuse dans le Parti démocrate, et pas seulement au sein de son aile socialiste. Outre la question du financement d'Israël, ce sont les positions du parti sur les violences exercées à l'encontre des Palestiniens qui ont été officiellement mises en débat par le Comité national démocrate réuni à La Nouvelle-Orléans en avril 2026. La proposition d'Allison Minnerly d'embargo sur les armes à destination d'Israël a certes été rejetée, mais les changements dans l'opinion publique, comme dans le monde intellectuel et médiatique, pèsent.

Au Sénat, lorsque Bernie Sanders, figure de l'aile gauche démocrate, et d'origine juive, s'est prononcé contre une nouvelle vente d'armes israéliennes, 39 autres membres du groupe démocrate du Sénat se sont joints à son vote, contre 14 au mois d'avril 2025. Le sénateur du Vermont a réuni autour de lui largement plus de voix (40 contre 7) que le chef de la minorité Chuck Schumer qui plaidait en faveur des ventes d'armes. Certes, sur ce sujet de politique étrangère, il est plus aisé pour les démocrates de tenir une telle position en étant dans l'opposition, mais l'évolution est patente. Aussi, Rham Emmanuel, ancien maire de Chicago et premier chef de cabinet de Barack Obama, à l'initiative du financement du Dôme de Fer, se déclare désormais hostile à tout financement des systèmes de défense israéliens.

Le 7 avril, lors d'un forum réunissant les membres de New York City Democratic Socialists of America (NYC-DSA), la représentante à la Chambre pour l'État de New York Alexandria Ocasio-Cortez (AOC) s'était pour sa part prononcée en faveur d'un embargo sur tout type d'armes à destination d'Israël, incluant donc les armes défensives nécessaires au Dôme de fer. Si la position de l'élue démocrate sur Israël fait aujourd'hui l'objet de tant d'attention, c'est qu'elle est une candidate potentielle à la présidence et pourrait fédérer la gauche en 2028.

Le lobbying de l'Aipac mis en cause

Alexandria Ocasio-Cortez s'est aussi prononcée contre tout financement de la campagne des primaires démocrates par des comités d'action politique d'entreprises (PACs), et plus précisément par l'American Israel Public Affairs Committee (Aipac). L'Aipac est un puissant lobby visant à promouvoir les intérêts israéliens auprès des candidats ; il revendique plus de 5 millions de membres, et le soutien de plus de 70 organisations sionistes, est prisé par le Likoud et l'extrême droite israélienne. Son pouvoir de nuisance était jusqu'à il y a peu redouté, tant de l'establishment républicain que démocrate.

Il y a quelques années encore, l'Aipac et ses accusations d'antisémitisme pouvaient barrer la route à des candidats. Ce sont au contraire des représentants de l'establishment démocrate qui se trouvent menacés par les candidatures d'Abdul El-Sayed (dans le Michigan) et de Saikat Chakrabarti (en Californie, et plus précisément dans la circonscription autrefois détenue par Nancy Pelosi, ancienne présidente de la Chambre des représentants) pour les élections de mi-mandat de novembre 2026. Or, le premier, ancien conseiller de Bernie Sanders, comme le second, ancien stratège d'Alexandria Ocasio-Cortez, se refusent à se prononcer en faveur de la livraison d'armes, aussi bien offensives que défensives, au régime israélien.

Ces nouveaux candidats — ainsi que l'influenceur et podcaster de gauche Hasan Piker — prennent des positions de combat très classiques sur les droits à la santé publique, au logement, aux transports. Mais ils les articulent à des formes émergentes de radicalité, comme la lutte contre les exactions de l'Immigration and Customs Enforcement (ICE), les droits des transgenres attaqués par l'administration Trump, et à des positions anti-ethnicistes à l'encontre du régime israélien. De nouvelles figures émergent ainsi. Candidat au Sénat dans le Maine, Graham Platner, figure de la working class d'un État rural, vétéran de la guerre d'Irak en 2003, se prononce contre tout financement par l'Aipac. Il, parle ouvertement de génocide à Gaza et appelle à la cessation des offensives aussi bien au Liban que, bien sûr, en Iran. De marginale, la question israélo-palestinienne est devenue centrale.

Si le médecin d'origine égyptienne Abdul El-Sayed devait, par exemple, remporter le Michigan, le basculement serait significatif. C'est en effet dans cet État ouvrier que Donald Trump avait remporté lors des élections présidentielles de 2016 et de 2024 qu'en 2024, Kamala Harris avait été battue faute, notamment, de s'être prononcée contre le génocide à Gaza (selon un rapport interne au Parti démocrate). Le basculement signifierait que les nouvelles coalitions emportées par ces candidats démocrates anti-establishment ne sont pas le propre d'une sociologie électorale uniquement new-yorkaise. Il marquerait les prémices d'un possible changement de la politique étrangère américaine au Proche-Orient.

Controlled Opposition: How “Progressive” Zionism Protects Jewish Influence

There is no legitimate political solution as long as we refuse to address the fact that our national interests are being systematically sacrificed to serve Jewish communal objectives.

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Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Élu démocrate de Californie depuis 2013, Eric Swalwell, chouchou de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), le lobby pro-israélien le plus puissant de Washington, a démissionné du Congrès le 13 avril 2026. Encensé par les médias après avoir évincé un vétéran anti-guerre, Eric Swalwell, il quitte aujourd’hui la scène sous le poids d’accusations de viol. Derrière la chute d'un homme, c'est tout un système de cooptation et d'impunité du Deep State qui se révèle.

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Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Eric Swalwell, grand favori pour devenir gouverneur de Californie et protégé historique de l’AIPAC,Depuis des décennies, l'Aipac domine le jeu politique grâce à ses financements et son influence au Congrès. Le démocrate a été contraint à la démission lundi après des accusations de viol sur une ancienne collaboratrice en état d’ébriété avancé. CNN et le San Francisco Chronicle ont révélé vendredi que la jeune femme avait été laissée couverte de bleues et de sang.

Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

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Un parcours taillé sur mesure par les lobbies

Tout commence en 2012 : Swalwell, procureur californien de 31 ans, se lance dans une course au Congrès contre Pete Stark, élu depuis 40 ans, vétéran démocrate résolument anti-guerre, honni par le lobby israélien est connu pour son opposition aux interventions en Irak et au Liban.

AIPAC ‘slimeball’ Eric Swalwell leaves the stage
Antiwar reformer Rep. Pete Stark warned the public about Swalwell, and was destroyed for it
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâceThe GrayzoneThe Grayzone
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Soutenu massivement par l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee), Big Pharma et des promoteurs immobiliers douteux, Swalwell, alors jeune procureur de 31 ans, a bénéficié d'une complaisance médiatique totale.

Lors de leur unique débat, Stark l'avait traité de "crapule"et d'escroc, prédisant qu’il finirait en prison : « vous irez en prison. » A l'époque, les médias mainstream avaient présenté le vieux législateur comme un sénile aigri. Contrairement à Swalwell, lui, devenait le nouveau protégé.

Le Deep State fait feu de tout bois pour maintenir sa vision dépassée, par Jean Goychman
Dans le bouleversement global que le monde s’apprête à vivre, les néoconservateurs américains qui sont au pouvoir aux Etats-Unis n’hésitent
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâceLe Courrier des StratègesRédaction
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Une fois installé à Washington, Swalwell a parfaitement rempli son cahier des charges: soutien à l'aide militaire à Israël. Il s'est imposé comme l'un des promoteurs du « Russiagate », cette vaste opération de désinformation visant à paralyser toute détente diplomatique avec Moscou.

Swalwell Received Support From Groups Tied To Conservative Republicans; Pro-Israel Lobby
ELECTION ’12//CONGRESS 15 | If you access the Federal Election Commission’s campaign finance reports from a political action committee named, “Because I Care PAC,” (BICPAC) you will find the pro-Is…
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En 2019, sa campagne présidentielle fantôme (créditée de 0 % d'intentions de vote) résumait son identité politique. Son programme consistait à désarmer les citoyens américains, pour plus tard signé des chèques en blanc de plusieurs milliards de dollars pour l'armement de l'Ukraine.

Pendant plus d'une décennie, il a contribué pour l’aide militaire inconditionnelle à Israël et l'Ukraine, garantissant le statu quo géopolitique voulu par ses donateurs, loin des préoccupations de la classe ouvrière américaine.

Du scandale personnel à l'effondrement politique

Vendredi dernier, le San Francisco Chronicle puis CNN ont publié des témoignages de plusieurs femmes au moins quatre , détaillant des comportements allant d'avances sexuelles non sollicitées à des accusations de viol.

Exclusive: Four women describe sexual misconduct by Rep. Eric Swalwell, including a former staffer who says he raped her | CNN
A former staffer of Rep. Eric Swalwell, a leading Democratic candidate for California governor, says that the congressman raped her when she was heavily intoxicated, an allegation Swalwell strongly denies.
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâceCNNAllison Gordon and Isabelle Chapman and Casey Tolan and Pamela Brown
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Une ancienne collaboratrice affirme avoir été agressée à deux reprises alors qu'elle était en état d'ivresse avancée. Le comité d'éthique de la Chambre a ouvert une enquête formelle lundi matin. Swalwell, qui était alors considéré comme favori dans la course au poste de gouverneur de Californie pour succéder à Gavin Newsom a d'abord suspendu sa campagne dimanche, avant d'annoncer sa démission du Congrès le lendemain. Nancy Pelosi elle-même a qualifié la décision de « bonne » et de « la chose à faire ».

Y a-t-il un rapport entre la russophobie et une adhésion, passée ou présente, au communisme?
La russophobie ambiante est irrationnelle. Cependant, si l’on creuse un peu on s’aperçoit que l’assimilation entre la Russie d’aujourd’hui et
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâceLe Courrier des StratègesCDS
Eric Swalwell, l'homme du puissant lobby israélien AIPAC, démissionne en disgrâce

Dans son communiqué, le démocrate Swalwell reconnaît des « erreurs de jugement » tout en niant les accusations les plus graves. Plus de cinquante anciens collaborateurs avaient signé un appel à sa démission. Pete Stark avait vu juste dès 2012. Mais dans un système où les lobbies financent les carrières et où la presse choisit ses héros, combien de Swalwell prospèrent encore dans l'ombre ? La vraie question n'est pas de savoir pourquoi il tombe, mais plutôt de comprendre pourquoi il a tenu si longtemps.

L’info utile se partage #2

Guerre d’extermination = guerre de l’information. Cacher les crimes de l’occupation, cacher les Palestiniens ou les diaboliser.Investig’Action vous apporte ces infos et témoignages pour soutenir la résistance. Partagez ! Merci. […]

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le projet de loi US contre l’antisémitisme sonne le glas de la liberté d’expression

« La liberté d’expression est le principal pilier Mike Whitneyd’un gouvernement libre ; lorsqu’on supprime ce soutien, la constitution d’une société libre se trouve dissoute et la tyrannie s’érige sur ses ruines… » Benjamin Franklin

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