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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLe rapport d’observations définitives de la chambre régionale des comptes de PACA (réf. PAR2025-0939) porte sur la commune de Marseille, exercices 2018 et suivants. Ce n’est pas une procédure pénale, mais un contrôle de gestion. Et il dit une chose simple : la loi anticorruption de 2016, applicable depuis le 1er juin 2017, n’est toujours pas appliquée dans la deuxième ville de France.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLa chambre régionale des comptes (CRC) de Provence-Alpes-Côte d’Azur a examiné la gestion municipale depuis 2018. Son constat est sévère : la commune « ne respecte toujours pas les exigences de la loi Sapin II », faute de s’être dotée d’un dispositif anticorruption complet. Les initiatives récentes sont qualifiées de « modestes », malgré un risque d’atteinte à la probité décrit comme « élevé et connu ».
Les magistrats financiers évoquent de « graves et anciennes lacunes » dans le contrôle interne et la prévention des atteintes à la probité, particulièrement dans les mairies de secteur. Ils soulignent également la nécessité d’éviter les interférences entre responsabilités politiques et fonctions administratives. Sept recommandations ont été formulées.
Ces observations ne constituent ni une condamnation pénale ni l’affirmation qu’une infraction aurait été commise, mais posent une question de gestion élémentaire : comment une grande collectivité peut-elle justifier l’absence prolongée d’un dispositif complet de prévention alors que le risque est identifié ? La loi ne date ni d’hier ni de la veille du contrôle. Elle est applicable depuis juin 2017.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreSelon les chiffres rapportés par Presse Agence , les produits de gestion de la ville ont progressé de plus de 286 millions d’euros depuis 2018. Les effectifs municipaux sont passés de 14 426 à 16 188 agents, tandis que l’absentéisme demeure supérieur de 43 % à la moyenne nationale sans avoir été pleinement diagnostiqué. Depuis 2018, l’administration a connu quatre réorganisations et cinq directeurs généraux des services. La CRC relève aussi une situation financière fragile, malgré une baisse de 22 % de la dette entre 2018 et 2024, et un autofinancement faible.
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Face à ces observations, Benoît Payan a déclaré en conseil municipal : « Je n’accepterai jamais qu’un magistrat préconise à notre place des politiques publiques. » Il a également imputé une partie des critiques à un manque de moyens de la chambre. Le maire a mis en avant le passage de 28 à 7 recommandations, chiffre qu’il avance lui-même, et s’est engagé à appliquer les sept recommandations définitives. Mais la réduction du nombre de recommandations ne suffit pas, à elle seule, à démontrer que les carences relevées ont été corrigées.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !La question n’est pas de savoir si les magistrats doivent gouverner Marseille : ce n’est pas leur rôle. Leur mission est de contrôler la gestion et de signaler les insuffisances. Les contribuables marseillais financent une administration de plus de 16 000 agents et des services dont la gestion doit pouvoir être évaluée avec rigueur. La probité ne saurait être une exigence réservée aux citoyens, aux entreprises et aux associations qui doivent respecter les règles : elle doit également guider ceux qui administrent l’argent public. À Marseille, neuf ans après l’entrée en vigueur de Sapin II, c’est précisément cette exigence qui reste à traduire en actes.
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C’est comme un accident de la route : carrefour fatal, un mort. Le macronisme meurt à l’intersection qui l’attendait de toute éternité : l’intersection de la route du capital et de la […]
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frMa réponse : la raison principale de s'assurer a disparu, mais pas toutes les raisons. Il reste trois questions à trancher avant de résilier. Si les trois réponses sont oui, la garantie décès peut être réduite ou supprimée.
Dans ma fiche, la première ligne du calcul était le revenu à remplacer, multiplié par le nombre d'années jusqu'à l'autonomie du dernier enfant. Pour Jean-David, ce nombre d'années est à zéro. C'était la ligne la plus lourde : 360 000 euros sur les 360 000 de mon cas type. Le reste du calcul tient désormais en trois questions.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frDeux indépendants qui travaillent ensemble ne forment pas deux revenus séparés. Ils forment souvent une seule entreprise qui tourne à deux. « Se substituer l'un à l'autre » veut dire, en pratique, faire seul le travail de deux, ou embaucher, ou réduire l'activité. Je préconise de chiffrer le scénario honnêtement : quel chiffre d'affaires l'entreprise réalise-t-elle avec une seule personne pendant douze mois ? Si le survivant garde un niveau de vie acceptable avec ce chiffre, la question est réglée.
Un prêt professionnel cautionné par les deux époux reste dû en entier par le
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The composition of the world’s largest companies has shifted considerably since 2020, as energy giants have given way to a growing mix of retail, technology, and healthcare firms.
This visualization ranks the world’s 10 largest companies by annual revenue between 2020 and 2026, using the latest available data from the Fortune Global 500. Revenue figures are for fiscal years ending on or before March of a given year.
In 2020, five of the world’s 10 largest companies by annual revenue were energy companies, led by Chinese oil refiner Sinopec ($407 billion).
Walmart ($524 billion) was the only company to generate more revenue than Sinopec that year. The table below ranks the world’s top-revenue companies in 2020.
| Rank | Company | 2020 Revenue (billions $) |
|---|---|---|
| 1 | 524 | |
| 2 | 407 | |
| 3 | 384 | |
| 4 | 379 | |
| 5 | 352 | |
| 6 | 330 | |
| 7 | 283 | |
| 8 | 283 | |
| 9 | 281 | |
| 10 | 275 |
Chinese state-owned companies occupied three of the top four spots, while Saudi Aramco ($330 billion) and BP ($283 billion) also made the top 10.
However, the effects of the pandemic led to a decline in energy demand. As a result, all non-Chinese energy companies fell off the world’s top 10 list in 2021.
By 2026, no privately owned energy companies remained among the world’s 10 largest firms by revenue. Retail led the ranking, with Amazon ($717 billion) narrowly surpassing Walmart ($713 billion).
Amazon’s ascent to become the world’s top-revenue firm has been dramatic. In 2020, the company ranked ninth worldwide with $281 billion in revenue.
Sales surged in 2020 and 2021 as consumers stayed home and ordered more online. Amazon climbed to third place in 2021 and ranked second in 2022, 2024, and 2025. In 2026, it edged out Walmart by just $4 billion for the top spot.
| Rank | Company | 2026 Revenue (billions $) |
|---|---|---|
| 1 | 717 | |
| 2 | 713 | |
| 3 | 555 | |
| 4 | 448 | |
| 5 | 446 | |
| 6 | 416 | |
| 7 | 403 | |
| 8 | 403 | |
| 9 | 402 | |
| 10 | 402 |
Healthcare companies also gained significant ground over the period.
Healthcare has become one of the largest economic sectors in major markets such as the U.S. and Europe, partly due to aging populations.
Neither UnitedHealth Group nor CVS Health ranked among the world’s top 10 companies by revenue in 2020. By 2026, UnitedHealth had climbed to fourth place with $448 billion in revenue, while CVS Health ranked ninth at $402 billion.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frLe régime obligatoire des artisans et commerçants verse un capital-décès de 9 612 euros aux proches d'un indépendant mort en activité. C'est un forfait : 20 % du plafond annuel de la sécurité sociale, fixé à 48 060 euros en 2026. S'y ajoutent 2 403 euros par enfant à charge.
Ma position tient en une phrase : l'indépendant qui a quelqu'un à sa charge, ou une dette garantie sur ses biens personnels, ne peut pas s'en tenir à ce forfait. Quatre raisons, puis la marche à suivre.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frLe capital est le même pour un bénéfice de 20 000 euros et pour un bénéfice de 80 000. Il ne dépend ni de l'ancienneté, ni du nombre d'années pendant lesquelles le foyer devra vivre sans ce revenu.
Prenons un artisan de quarante ans, 40 000 euros de revenu net, deux enfants de six et neuf ans. Si le foyer doit remplacer 60 % de ce revenu jusqu'à l'autonomie du cadet, soit quinze ans, le besoin est de 360 000 euros. Le régime obligatoire verse 9 612 euros, plus 2 403 euros par enfant : 14 418 euros. Quatre pour cent du besoin, soit un peu plus de sept mois sur quinze ans. Les hypothèses sont les miennes ; chacun refait le calcul avec ses chiffres.
Le capital est versé une fois. Le régime invalidité-décès des artisans et commerçants ne prévoit ni rente de conjoint ni rente d'éducation.
La pension de réversion existe, mais elle relève de la retraite. Dans le régime de base, elle suppose le mariage, cinquante-cinq ans révolus et des ressources sous plafond. Le conjoint de quarante ans attend quinze ans. Le partenaire de PACS et le concubin n'y ont pas droit.
| Situation du défunt | Capital versé par le régime obligatoire | Règle |
|---|---|---|
| Artisan ou commerçant en activité | 9 612 € | 20 % du plafond |
| Artisan ou commerçant retraité | 3 844,80 € | 8 % du plafond, 80 trimestres validés |
| Par enfant orphelin | 2 403 € | 5 % du plafond ; moins de 16 ans, 20 ans si études |
| Professionnel libéral affilié à la CIPAV | 7 209 € + part variable | 15 % du plafond, plus une part liée aux points acquis |
| Salarié du privé | 4 009 € | forfait, hors prévoyance d'entreprise |
Le salarié reçoit moins du régime de base, mais il est le plus souvent couvert par un contrat collectif, payé en partie par son employeur. L'indépendant n'a que le forfait, sauf contrat souscrit par lui-même. Les autres professions libérales relèvent chacune de leur caisse, avec des montants propres. Le président de SAS relève du régime général : il laisse 4 009 euros, et sa prévoyance passe par un contrat souscrit par la société.
Les cotisations. Le droit suppose des cotisations vieillesse et invalidité-décès à jour au jour du décès. À la CIPAV, le défaut de paiement prive les ayants droit du capital ; une régularisation reste possible dans les six mois.
Le délai. Rien n'est automatique. Les personnes qui étaient à la charge effective, totale et permanente du défunt sont prioritaires, à condition de déposer leur demande à la caisse primaire dans le mois. Passé ce mois, le capital va dans l'ordre au conjoint, aux enfants, aux autres descendants, aux ascendants. Au bout de deux ans, il n'est plus dû.
La carrière, pour le retraité. Il faut 80 trimestres validés au régime des indépendants. Depuis le 5 avril 2026, il n'est plus exigé d'avoir terminé sa carrière comme indépendant.
Trois vérifications ne coûtent rien : demander à l'Urssaf une attestation de régularité, la ranger avec les papiers que la famille ouvrira en premier, et écrire sur la même feuille le nom de la caisse et le délai d'un mois.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreJe préconise un calcul en quatre lignes, dans cet ordre :
Le résultat est le capital à assurer. Il baisse chaque année : les enfants grandissent, les dettes s'amortissent, le patrimoine monte. Un contrat se révise donc tous les trois à cinq ans, à la baisse.
Le contrat adapté est une assurance temporaire décès : une prime, un capital, une durée. La prime est perdue si le risque ne se réalise pas, et c'est ce qui la rend peu
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For more than four centuries, the Mercator projection has shaped one of the world’s most familiar views of the planet.
The icon map was designed to make navigation on the Earth’s oceans easier, but it came with a cost: the farther a place lies from the equator, the more dramatically its size is exaggerated.
On Sept. 4, 2026, the United Nations General Assembly endorsed the Equal Earth projection, an equal-area world map published in 2018, and encouraged governments, schools, media, and technology platforms to use it wherever the comparative size of continents matters.
The graphic above shows that map, using the free Equal Earth wall map published by cartographer Tom Patterson, one of the projection’s three creators, with vote details from UN resolution A/80/L.104 and the UN’s meetings coverage.
Every flat map has to give something up, and the two below make different trade-offs.
Mercator, on top, keeps compass bearings straight and pays for it in area, stretching land more as it approaches the poles. Equal Earth, beneath it, keeps area exact and lets shapes bend slightly instead. Africa, Canada, and Greenland are highlighted on both so you can see what happens to each when the projection changes.


Gerardus Mercator designed his map in 1569 for sailors. A straight line on it follows a constant compass bearing, which made it indispensable at sea and, much later, useful for seamless online maps.
The trade-off is that it stretches the world more and more as you move away from the equator. At 60° north, roughly the latitude of Oslo or Anchorage, land is drawn four times too large. At 80° north, it is drawn 33 times too large.
Equal Earth was created in 2018 by Bojan Šavrič of Esri, Tom Patterson of the U.S. National Park Service, and Bernhard Jenny of Monash University, and published in the International Journal of Geographical Information Science.
Equal Earth keeps sizes exact while borrowing the rounded outline of the popular Robinson projection, which is why it looks familiar even though the proportions are different.
The clearest way to see the difference is to lift three landmasses off the map and place them next to one another at the same scale.
The biggest surprise is not how much Africa grows, but how much Canada and Greenland shrink. Because Africa straddles the equator, Mercator already shows it close to its true scale, while northern landmasses are dramatically enlarged.


Mercator does not shrink Africa. The continent is drawn at roughly 1.1 times its true size, close to exact. Instead, Mercator inflates land farther north, making Africa look smaller by comparison.
Drawn at the same scale, Africa covers about 30.4 million square kilometers, Canada just under 10 million, and Greenland 2.17 million. On Equal Earth, all three appear at their real proportions: Africa is 14 times the size of Greenland and three times the size of Canada.
On Mercator, Canada appears about 50% larger than Africa even though it is only one-third the size, while Greenland appears nearly as large as the continent.
There is one wrinkle in the UN’s push to replace Mercator: Mercator is not the projection used on the UN’s own world map.
Its official Map of the World, shown first below, uses the Robinson projection, a rounded compromise designed to look visually balanced rather than preserve exact area. Beneath it is the Equal Earth map the General Assembly just endorsed, drawn at the same width so the two can be compared directly.


The UN’s own guidance says most of its world maps use Robinson, Winkel Tripel, or Eckert IV projections.
Robinson is far gentler than Mercator, but it is not equal-area. By our calculation, the UN’s map draws Greenland at about 1.5 times its true size and Canada and Russia at about 1.2 times, while Africa comes in at 0.85 times.
Relative to Africa, Canada and Russia look roughly 40% larger than they should, while Greenland looks more than 80% larger.
The “Correct the Map” resolution, introduced by Togo for the African Group, passed 164-1 with six abstentions. The United States cast the only “no” vote, calling it a “radical ideological project,” while Estonia, Georgia, Lithuania, Moldova, Serbia, and Ukraine abstained.
The text is non-binding. It does not ban Mercator or affect navigation charts, but it declares Equal Earth the more accurate representation of continental sizes and urges governments, schools, international organizations, and “global technology platforms” to adopt it.
Web maps are unlikely to change soon, since Google Maps, Apple Maps, and most online maps are built on Web Mercator because it tiles neatly at every zoom level. The vote will likely matter most in classrooms, textbooks, and newsrooms, which is exactly where the “Correct the Map” campaign, backed by the African Union, wants to see change.
The African Union has already adopted Equal Earth, France has said it will drop Mercator from official communications, and Togo plans to update its textbooks and convene UNESCO, the AU, and technology companies in early 2027.
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Entre le pouvoir et le RN, entre Macron et Le Pen, qui ne voit que c'est le grand amour ? Aujourd'hui l'un cogne sur les lycéens et manie la matraque, […]
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Lancé le 30 août 2026 à Khartoum, le « dialogue soudano-soudanais » entend tracer l'avenir politique du pays en plein conflit armé. Mais en s'établissant dans une zone tenue par l'armée, sans les forces politiques adverses ni cessez-le-feu, il soulève des questions sur ses objectifs et risque avant tout d'asseoir la légitimité du pouvoir militaire réinstallé à Khartoum.
Dévastée par deux ans de combats, Khartoum reprend lentement vie depuis que l'armée en a chassé les Forces de soutien rapide (FSR), en mars 2025. Le gouvernement de Kamil Idris, replié à Port-Soudan pendant les combats, est revenu dans la capitale en janvier 2026. Signe d'une sécurité retrouvée, une partie de la population regagne peu à peu l'agglomération. Elle retrouve une ville meurtrie : l'électricité est revenue, mais les coupures restent fréquentes. Les immeubles éventrés rappellent à chaque coin de rue la violence des combats. C'est ici, dans la capitale, que le comité pour le « dialogue soudano-soudanais » dit vouloir faire revenir la vie politique.
« Aujourd'hui, les partis politiques soudanais sont tous hors du pays, certains au Caire, d'autres ailleurs en Afrique. Ils ne peuvent pas se parler normalement. Une fois qu'ils seront ici, libres de rencontrer les gens et de revoir leurs proches après trois ans de guerre, tout changera », explique à Orient XXI le rédacteur en chef du quotidien Al-Tayyar, porte-parole du comité chargé de préparer le dialogue. Le groupe préparatoire réunit une vingtaine de membres, universitaires, avocats ou encore journalistes venus de l'intérieur comme de l'extérieur du pays. Il borne son mandat au volet politique du conflit et laisse le volet sécuritaire aux belligérants. De Djeddah à Addis-Abeba, en passant par Le Caire et Genève, médiations et conférences se succèdent depuis le début de la guerre en avril 2023 : toutes à l'étranger, toutes sans issue. « Quand ces dialogues se tiennent hors du pays, les voix de la majorité des Soudanais, ceux qui vivent ici et subissent la guerre, sont souvent mal représentées, sous-représentées ou complètement absentes », plaide Mohammed Munir Ahmed Saifeddine, également membre du comité, qui a quitté l'Ouganda, où il réside, pour s'installer à Khartoum le temps des travaux du dialogue.
Selon lui, celui-ci devra s'attaquer aux racines du conflit : parmi elles, le partage des richesses, l'identité de « groupes ethniques qui ne se voient pas représentés » et « la manière dont le pays aurait dû mener la transition vers un gouvernement civil démocratique ». La dernière formule est pour le moins prudente. La transition a commencé avec la chute d'Omar Al-Béchir en 2019, mais le général Abdel Fattah Al-Bourhane, commandant de l'armée régulière, et Mohammed Hamadan Dogolo, dit Hemetti, le chef des FSR, y ont mis fin conjointement par un coup d'État militaire en octobre 2021. Leur désaccord sur l'intégration des FSR dans l'armée, prévue par l'accord-cadre de décembre 2022, a ensuite débouché sur la guerre.
Également passée sous silence, la dimension régionale du conflit pèse pourtant lourd, chaque camp s'appuyant sur ses parrains. Les Forces armées soudanaises (FAS) du général Al-Bourhane peuvent compter sur l'Égypte, soucieuse de stabiliser sa frontière sud, et sur la Turquie et l'Iran, notamment en matière de fourniture de drones. Officiellement médiatrice, l'Arabie saoudite penche elle aussi du côté de l'armée, au nom de la défense des institutions et pour contrer les ambitions émiriennes. Malgré les démentis d'Abou Dhabi, plusieurs enquêtes1 ont prouvé que les FSR reçoivent leur soutien, acheminé principalement par le Tchad et le fief libyen du maréchal Khalifa Haftar, dans l'est du pays ; un appui militaire adossé à sa mainmise sur l'or soudanais. Khartoum accuse également l'Éthiopie d'abriter des camps des FSR, ce qu'Addis-Abeba dément. L'Éthiopie accuse à son tour Le Caire et Khartoum d'apporter leur soutien aux rebelles du Tigray depuis la reprise des combats.
Face à cet imbroglio national et régional, aucun règlement ne semble imaginable sans réunir les deux camps. Or, ce dialogue s'organise chez l'un des deux belligérants, sans la présence du second. Le général Abdel Fattah Al-Bourhane, commandant des FAS et président du Conseil de souveraineté, a donné son aval et promis son soutien. Il en a d'emblée écarté Tasis, l'alliance politique formée autour des FSR, ainsi que le Parti du congrès national (NCP) d'Omar Al-Béchir. Somoud, la coalition civile anti-guerre présidée par l'ancien premier ministre Abdallah Hamdok, refuse catégoriquement de s'associer à un processus qui, conduit depuis les zones tenues par l'armée et sans cessez-le-feu, reviendrait selon elle à entériner la partition de facto du pays. « Ce qu'ils cherchent à faire à Khartoum, c'est un dialogue qui consacre Bourhane comme le gouvernement légitime du Soudan », accuse son porte-parole, Bakry Eljack, joint par téléphone.
La ville est redevenue sûre, insiste Saifeddine, qui se félicite de la venue, du 8 au 10 septembre 2026, du Quintette, attelage de l'Union africaine (UA), de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), de la Ligue arabe, de l'Union européenne et de l'ONU. Le choix du lieu a valeur de symbole. Réunir les Soudanais à Khartoum, y recevoir des délégations étrangères, c'est consacrer la capitale reprise par l'armée comme centre légitime de la vie politique, et rapatrier les tractations à l'intérieur du pays. « C'est un moyen pour nous de tenter de reprendre la main sur les pourparlers et de diminuer les influences étrangères », souligne pour Orient XXI Gibril Ibrahim, ministre des finances et chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM). Le soutien du Quintette doit aussi, selon lui, conforter les garanties promises aux Soudanais de l'étranger qui hésitent encore à rentrer.
Ces assurances, Osman Mirghani et trois autres promoteurs de l'initiative, dont l'avocat Nabil Adib, sont venus du Caire les réclamer au général Al-Bourhane. « Sans un engagement du gouvernement à accueillir cette conférence, au moins financièrement, et à garantir une atmosphère libre, pour que tous les participants puissent s'exprimer et venir sans hésitation, il est très difficile de l'envisager », explique Mirghani. Il s'agit de pouvoir « convaincre les partis qu'il ne leur arrivera rien s'ils viennent au Soudan ». Le chef de l'armée a accédé à la demande, assure-t-il. Signé par Al-Bourhane et annoncé le 1er septembre par le ministre de la justice Abdallah Darf, le décret n° 363 classe les plaintes déposées par des organes de l'État contre des Soudanais de l'étranger pour leurs actes ou opinions politiques, et accorde aux participants une immunité de leur arrivée à leur départ. Le texte vise d'abord l'opposition civile en exil. Abdallah Hamdok et quinze autres opposants sont poursuivis depuis avril 2024 pour « incitation à la guerre contre l'État », atteinte à l'ordre constitutionnel et crimes contre l'humanité, des chefs passibles de la peine de mort. Chez Somoud, le décret ne convainc pas. « Pourquoi aurions-nous besoin d'une protection, pour commencer ? » s'insurge Bakry Eljack. Il poursuit :
Sommes-nous des criminels ? Avons-nous pris part à la guerre ? Avons-nous commis des crimes de guerre ? Un génocide ? Des crimes contre l'humanité ? Ces accusations n'ont, dès le départ, aucun fondement juridique. Elles relèvent de la politisation de la justice par Bourhane lui-même.
Le comité n'échappe pas non plus au soupçon de connivence. Saifeddine s'en défend : « Bourhane a dit qu'un groupe de gens était venu le voir avec une proposition pour réunir les Soudanais, lui avait demandé des garanties, et qu'il avait accepté. Certains en ont conclu qu'il nous avait nommés. » Le 29 septembre 2026, le comité annonce avoir commencé à inviter « toutes les forces politiques sans exception », et Nabil Adib assure que Somoud « doit faire partie du dialogue ». Début octobre, la coalition anti-guerre, par la voix de son porte-parole, affirme pourtant à Orient XXI n'avoir reçu aucune invitation formelle. Bakry Eljack ironise : « Si vous parlez avec des gens d'accord sur tout, ce n'est pas un dialogue, c'est une conversation entre amis. »
Mais à Khartoum, parmi les partis politiques et les formations civiles interrogés, personne ne réclame une table ouverte à tous. Le général Siddiq Mohammed Ismail, vice-président de la branche du parti Oumma, proche de l'armée, compte prendre part au dialogue, mais refuse d'y voir siéger Hemetti ou toute entité affiliée aux FSR, dont les combattants ont, à ses yeux, trop de sang sur les mains. Au sein de la confrérie soufie Qadiriyya, qui soutient l'armée comme l'initiative, on ne veut pas entendre parler de pardon pour les FSR. Même refus chez les jeunes des comités de résistance, qui ont accepté de se confier à Orient XXI sous leur seul prénom : « Pas de discussion possible avec l'ennemi. » Ahmad dirige l'un de ces réseaux locaux qui ont porté la révolution de 2019. Quand la guerre a éclaté, il a pris les armes aux côtés des FAS pour défendre son quartier. Sur la méthode, il reproche au comité son manque de transparence dans le choix de ses membres. « Comment avoir confiance si nous ne participons pas ? J'ai peur qu'ils aient un agenda caché et que, comme d'habitude, la jeunesse soit mise de côté. »
En plus de l'âge et du genre, Saifeddine promet une meilleure représentativité « selon la géographie ». Cette promesse bute contre la réalité de la guerre. Depuis la chute d'El-Fasher, le 26 octobre 2025, les FSR tiennent les cinq capitales des États du Darfour. Gibril Ibrahim, dont le mouvement est né dans cette région, met en garde : « Avec ce dialogue, nous devons faire très attention à ne pas envoyer de mauvais messages aux zones encore sous contrôle des milices. » Le danger, pour lui, serait que les habitants du Darfour et du Kordofan se croient exclus, abandonnés à Tasis par un pouvoir résigné à l'existence d'un autre État. Le comité a fait de l'unité une ligne rouge et a écarté d'avance toute proposition de partition. À Nyala, au Sud-Darfour, cet autre État prend pourtant forme. Le gouvernement de Tasis y organise ses propres examens du certificat soudanais, l'équivalent du baccalauréat. En mai 2026, il s'est doté d'une banque centrale, confiée à Hussein Yahia Jangol, gouverneur de la Banque centrale du Soudan de février 2022 à mai 2023. Dans les faits, le Soudan est divisé entre deux entités politico-militaires.
Tous disent vouloir la paix, mais sur la voie pour l'atteindre, les avis divergent. Pour le comité, elle passe d'abord par la politique. Cette guerre est, selon Osman Mirghani, « un conflit politique plus que militaire ». Somoud exige un préalable humanitaire à toute discussion. « Il faut être fou pour songer à un dialogue politique pendant que des drones tuent des gens, tranche Bakry Eljack. Il faut d'abord un environnement propice au dialogue, c'est-à-dire une trêve et l'acheminement de l'aide humanitaire ». La coalition s'en tient à la feuille de route publiée le 12 septembre 2025 par le Quad (États-Unis, Arabie saoudite, Égypte, Émirats arabes unis) : trois mois de trêve humanitaire débouchant sur un cessez-le-feu permanent, puis une transition de neuf mois vers un gouvernement civil, hors du contrôle de « toute partie belligérante ». Dans les comités de résistance, l'exercice paraît prématuré. Ahmad, qui réclamait une place à la table, la juge dressée trop tôt : « Évidemment, je ne suis pas contre un dialogue entre Soudanais, mais nous devrions d'abord consacrer nos efforts à vaincre les FSR. Ensuite, nous pourrons rebâtir l'État et créer un gouvernement civil. » Mohammed, qui dirige un autre comité de la ville, acquiesce et prolonge : « D'abord les FSR, ensuite les généraux corrompus. » Tous deux disent soutenir « l'armée en tant qu'institution » mais attendent d'elle qu'elle quitte la scène politique une fois la guerre gagnée.
Du côté de la coalition anti-guerre, la question est réglée. « Cette idée est déjà morte. Somoud n'y participera pas », assène Bakry Eljack. Le comité, lui, espère réunir la conférence avant la fin de l'année. « Nous allons continuer nos efforts, répond Saifeddine. Quelles autres options avons-nous ? Si nous ne faisons rien, que se passera-t-il ? La guerre continuera. La déception continuera. La souffrance de la société et du peuple soudanais continuera. »
Le dialogue de Khartoum peut-il trouver sa légitimité sans réunir les camps qui se font la guerre ? Pour l'armée, l'enjeu semble aussi se jouer ailleurs : il ne s'agit pas tant d'obtenir la participation de ses adversaires que de conforter, auprès des acteurs internationaux, sa position de pouvoir légitime. Du 8 au 10 septembre, l'Union africaine, l'IGAD, la Ligue arabe, l'Union européenne et l'ONU ont effectué leur première visite au Soudan depuis le début de la guerre. Ce déplacement n'allait pourtant pas de soi. Selon un responsable de la médiation cité par Sudan Tribune, plusieurs membres du Quintette craignaient qu'un déplacement organisé par l'un des belligérants n'entame leur neutralité. Il a tout de même eu lieu. Leurs envoyés y ont été reçus par le général Al-Bourhane. Ils ont rencontré le gouvernement et entendu le comité préparatoire. Dans sa déclaration finale, le Quintette affirme « rejeter les structures de gouvernement parallèles ». L'Union africaine a salué l'initiative dès sa présentation. La Ligue arabe, où l'Égypte et l'Arabie saoudite, proches de l'armée, pèsent de tout leur poids, s'est félicitée du décret d'immunité. Aucune diplomatie ne s'engage sur le résultat final. Le Quintette rappelle l'exigence d'un cadre « crédible et inclusif », et l'Union africaine refuse de lever la suspension de l'adhésion du Soudan sans accord national préalable. Certes, en venant à Khartoum, ces organisations ne valident pas l'issue du processus, mais offrent néanmoins à l'armée une reconnaissance politique qui dépasse le cadre du dialogue.
1« Fuelling Sudan's conflict : weapons, fighters and external support networks », Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, 1er septembre 2026.
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frRegardez votre fiche de paie, à la ligne « vieillesse ». Ce qu'on y prélève ne sera jamais placé. Ce n'est pas un défaut de gestion, c'est la définition même du système : les cotisations d'aujourd'hui paient les pensions d'aujourd'hui. Plus de 14 % de la richesse nationale (COR) traversent ainsi le pays chaque année comme l'eau traverse une turbine — sans jamais s'accumuler nulle part.
Le 8 septembre, Mistral AI a levé trois milliards d'euros. Chef de file : Samsung, épaulé par un fonds européen que gère le suédois EQT. À la table, Nvidia, a16z, General Catalyst, des véhicules de BlackRock. Côté français : Bpifrance, c'est-à-dire l'État, une banque, deux gestionnaires. Le champion national de la souveraineté numérique se finance en coréen, en californien et en suédois. En français, surtout par l'impôt. Personne ne s'en étonne. On devrait.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frUn fonds de pension, c'est un stock : des décennies de cotisations placées, qui doivent rapporter pour payer des retraites dans trente ans. Ce stock cherche du rendement de long terme, et il peut en consacrer une petite part à des paris risqués — le capital-risque. La répartition, c'est un flux : ce qui entre ressort le mois même. Un flux ne prend aucun pari. Il n'en a pas le temps.
L'écart se mesure. Selon l'OCDE, l'épargne retraite par capitalisation pèse environ 5 % du PIB en France, contre quelque 140 % en Suisse, 150 % au Canada, 180 % au Danemark. Et ses conséquences aussi : entre 2014 et 2023, l'Union européenne a investi 89 milliards d'euros en capital-risque, les États-Unis plus de 1 000. La Banque de France, qui n'est pas un repaire de libertariens, note que la contribution des investisseurs privés de long terme y est dix-sept fois plus faible qu'outre-Atlantique.
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As artificial intelligence transforms the workplace, one question is becoming increasingly important: which jobs are the hardest to automate?
Occupations that depend on human interaction, physical adaptability, and real-world judgment tend to be more resilient than those centered on routine information processing.
This visualization, created by Julie R. Peasley, ranks 20 of America’s largest in-demand occupations by their AI resilience using data from JobZone Risk alongside employment outlook information from the U.S. Bureau of Labor Statistics.
The ranking combines labor demand with AI resilience to highlight occupations that may be better positioned as AI capabilities continue to improve.
Explore the complete ranking below.
| Rank | In-Demand Jobs | AI Risk Score |
|---|---|---|
| 1 | Registered Nurse | 82.2 |
| 2 | Home Health Aide | 72.7 |
| 3 | Elementary School Teacher | 70.0 |
| 4 | Nursing Assistant/CNA | 67.4 |
| 5 | Senior Software Engineer | 55.4 |
| 6 | General Maintenance and Repair Worker | 53.9 |
| 7 | Construction Laborer | 53.2 |
| 8 | Maid/Housekeeping | 51.3 |
| 9 | Teaching Assistant | 51.2 |
| 10 | Accountant | 47.3 |
| 11 | Waiter/Waitress | 46.3 |
| 12 | Restaurant Line Cook | 45.2 |
| 13 | Janitor/Cleaner | 44.2 |
| 14 | Security Guard | 43.6 |
| 15 | General and Operations Manager | 37.5 |
| 16 | Long-Haul Truck Driver | 36.0 |
| 17 | Supervisor of Retail Sales Workers | 34.7 |
| 18 | Other Manager | 30.2 |
| 19 | Laborer and Freight, Stock, and Material Mover | 29.9 |
| 20 | Wholesale and Manufacturing Sales Representative | 26.1 |
The results show a clear divide. Healthcare occupations dominate the top of the ranking, while several management, transportation, logistics, and sales roles score much lower.
Registered nurses earn the highest AI resilience score at 82.2, followed by home health aides at 72.7 and nursing assistants/CNAs at 67.4. These occupations depend on hands-on patient care, emotional intelligence, clinical judgment, and adaptability, all of which remain difficult for AI systems to replicate consistently.
The BLS projects continued strong demand for many healthcare occupations as the U.S. population ages and healthcare needs grow. At the same time, AI is increasingly being used to support clinicians by automating administrative tasks rather than replacing patient-facing care.
Education also performs well, with elementary school teachers scoring 70.0 and teaching assistants scoring 51.2. Effective teaching extends far beyond delivering information and includes classroom management, mentoring, creativity, and responding to students’ individual needs.
Skilled trades also remain relatively resilient because physical work in unpredictable environments is difficult to automate. General maintenance and repair workers score 53.9, while construction laborers follow closely at 53.2.
Research on AI resilience increasingly emphasizes diversity of skills and adaptability as important characteristics for organizations and workers navigating rapid technological change.
Some occupations that employ millions of Americans receive much lower resilience scores. General and operations managers score 37.5, long-haul truck drivers score 36.0, laborers and freight movers score 29.9, and wholesale and manufacturing sales representatives rank last at 26.1.
Many of these jobs include information-processing tasks that generative AI can increasingly support. However, few occupations are expected to disappear entirely. AI is more likely to automate specific tasks and reshape how people work.
For workers, resilience increasingly comes from combining technical expertise with human skills that remain difficult to automate, including empathy, leadership, creativity, and problem-solving.
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Each year, the Economist Intelligence Unit (EIU) evaluates living conditions across major cities worldwide using its Global Liveability Index.
This regional comparison aggregates those city scores to show how livability varies across seven major regions in 2026.
The data for this visualization comes from the Economist Intelligence Unit’s Global Liveability Index. The index measures stability, healthcare, culture and environment, education, and infrastructure, then aggregates the results into regional averages on a scale of 0 to 100.
Western Europe ranked as the world’s most livable region in 2026 with an overall score of 92, closely followed by North America at 90.
| Region | Liveability | Stability | Healthcare | Culture & environment | Education | Infrastructure |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Asia | 74 | 76 | 76 | 67 | 82 | 74 |
| North America | 90 | 85 | 92 | 90 | 100 | 92 |
| Western Europe | 92 | 86 | 95 | 92 | 96 | 93 |
| Eastern Europe | 71 | 70 | 71 | 70 | 81 | 70 |
| Latin America | 67 | 58 | 68 | 75 | 80 | 63 |
| Middle East & N. Africa | 61 | 55 | 68 | 52 | 78 | 64 |
| Sub-Saharan Africa | 55 | 49 | 47 | 65 | 65 | 51 |
Both regions performed particularly well in healthcare, education, and infrastructure. North America received a perfect score of 100 in education, while Western Europe recorded the highest healthcare and infrastructure scores.
Stable institutions, mature public services, and extensive transportation networks continue to support high living standards across many cities in both regions.
Asia posted the largest year-over-year improvement among all regions, reaching an average livability score of 74.
According to the EIU, stronger performances by cities in China and Japan helped drive the gains.
Despite this progress, Asia continues to trail Western Europe and North America. Its lowest category score was in culture and environment, while infrastructure performance varied across its rapidly developing economies.
The Middle East and North Africa experienced the largest regional decline in 2026, with its average score falling by one point following the Iran war.
Stability remained the region’s weakest category, contributing to an overall score of 61.
Sub-Saharan Africa ranked last with a score of 55. Healthcare, infrastructure, and stability were its lowest-scoring categories.
Latin America and Eastern Europe occupied the middle of the rankings. Both posted relatively strong education scores, but weaker stability results held down their overall averages.
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Le capitalisme connaît depuis le XVIème siècle deux types différents qui se succèdent l’un à l’autre. Le premier, le plus mis en avant par le discours dominant, est qualifié de […]
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The countries with the largest government debt totals are not necessarily those carrying the heaviest debt burdens. The picture changes considerably depending on whether debt is measured in dollar terms or relative to the size of a country’s economy.
This graphic uses 2026 projections from the International Monetary Fund (IMF) to compare the world’s 30 most indebted governments using both measures.
At $40.7 trillion, the U.S. is projected to hold by far the world’s largest stock of government debt in 2026. That figure exceeds the combined debt of China, Japan, the United Kingdom, and France, highlighting the extraordinary scale of U.S. borrowing.
The table below ranks the 30 countries with the highest government debt by total value in 2026.
| Rank | Country | Value of debt (billions $) |
|---|---|---|
| 1 | 40,739 | |
| 2 | 22,290 | |
| 3 | 8,951 | |
| 4 | 4,418 | |
| 5 | 4,258 | |
| 6 | 3,790 | |
| 7 | 3,523 | |
| 8 | 3,464 | |
| 9 | 2,776 | |
| 10 | 2,544 | |
| 11 | 2,054 | |
| 12 | 1,330 | |
| 13 | 1,134 | |
| 14 | 1,075 | |
| 15 | 1,050 |
| 16 | 848 | |
| 17 | 745 | |
| 18 | 639 | |
| 19 | 639 | |
| 20 | 512 | |
| 21 | 507 | |
| 22 | 502 | |
| 23 | 485 | |
| 24 | 446 | |
| 25 | 442 | |
| 26 | 421 | |
| 27 | 418 | |
| 28 | 387 | |
| 29 | 379 | |
| 30 | 374 |
Measured against the size of its economy, however, the picture changes considerably. At roughly 126% of GDP, the U.S. national debt ranks behind countries including Japan, Singapore, Italy, and Greece.
The U.S. also benefits from issuing the world’s primary reserve currency, which helps sustain global demand for dollar-denominated assets. U.S. Treasury securities are widely regarded as among the world’s safest investments.
Japan remains a clear outlier, with government debt projected to exceed 204% of GDP in 2026. While a ratio this high would raise concerns in many countries, Japan’s large domestic investor base and broader financial system help shape how markets assess its debt sustainability.
| Rank | Country | 2026 Government debt as a share of GDP (%) |
|---|---|---|
| 1 | 204.4% | |
| 2 | 171.9% | |
| 3 | 169.1% | |
| 4 | 152.4% | |
| 5 | 138.4% | |
| 6 | 136.9% | |
| 7 | 132.3% | |
| 8 | 129.4% | |
| 9 | 125.8% | |
| 10 | 122.6% | |
| 11 | 120.3% | |
| 12 | 120.1% | |
| 13 | 118.4% | |
| 14 | 110.7% | |
| 15 | 109.2% |
| 16 | 106.9% | |
| 17 | 106.1% | |
| 18 | 103.6% | |
| 19 | 102.7% | |
| 20 | 98.3% | |
| 21 | 98.2% | |
| 22 | 96.5% | |
| 23 | 95.9% | |
| 24 | 93.1% | |
| 25 | 91.3% | |
| 26 | 89.5% | |
| 27 | 87.1% | |
| 28 | 87.0% | |
| 29 | 86.5% | |
| 30 | 86.1% |
Japan is followed by Singapore, Sudan at 169%, and Bahrain at 152%. However, debt-to-GDP ratios alone do not indicate how much trust global financial markets place in a government.
Investors also consider factors such as a government’s fiscal record, credit rating, political stability, and access to financing. Countries such as Bolivia, at 103% of GDP, or Mozambique, at 106%, may face greater borrowing challenges than more established economies such as Singapore, despite Singapore’s higher debt ratio.
Several major European economies are carrying sizable fiscal deficits and elevated government debt.
Greece and Italy both have debt exceeding 135% of their respective GDPs. However, Italy’s $3.8 trillion in government debt remains lower than the totals held by France and the UK, whose debt-to-GDP ratios stand at 118% and 104%, respectively.
Spain’s government debt is projected at $2.1 trillion in 2026, equal to roughly 98% of GDP. This places its relative debt burden below those of several other major European economies.
Germany, meanwhile, has used a constitutional “debt brake” to limit structural deficits. Europe’s largest economy is projected to hold $3.5 trillion in government debt in 2026, less than France, Italy, and the UK.
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Migration debates often focus on countries that receive large numbers of newcomers. Across much of the world, however, immigrants remain exceptionally rare.
Using 2024 data from the UN Population Division’s International Migrant Stock, this map highlights countries and territories where foreign-born residents make up less than 1% of the population.
Here is the full dataset showing international migrants as a share of each country or territory’s population:Search:
| Country/Territory | Migrant population share (%, 2024) |
|---|---|
| 0.02 | |
| 0.08 | |
| 0.12 | |
| 0.12 | |
| 0.15 | |
| 0.16 | |
| 0.17 | |
| 0.18 | |
| 0.19 | |
| 0.23 | |
| 0.29 | |
| 0.29 | |
| 0.30 | |
| 0.32 | |
| 0.33 | |
| 0.35 | |
| 0.37 | |
| 0.41 | |
| 0.48 | |
| 0.50 |
| 0.51 | |
| 0.55 | |
| 0.58 | |
| 0.59 | |
| 0.60 | |
| 0.63 | |
| 0.64 | |
| 0.65 | |
| 0.66 | |
| 0.66 | |
| 0.67 | |
| 0.68 | |
| 0.68 | |
| 0.80 | |
| 0.81 | |
| 0.83 | |
| 0.85 | |
| 0.86 | |
| 0.88 | |
| 0.95 |
| 0.97 | |
| 0.98 | |
| 0.99 | |
| 1.01 | |
| 1.02 | |
| 1.08 | |
| 1.17 | |
| 1.29 | |
| 1.32 | |
| 1.44 | |
| 1.48 | |
| 1.52 | |
| 1.55 | |
| 1.55 | |
| 1.59 | |
| 1.66 | |
| 1.66 | |
| 1.66 | |
| 1.67 | |
| 1.76 |
| 1.76 | |
| 1.77 | |
| 1.79 | |
| 2.11 | |
| 2.14 | |
| 2.21 | |
| 2.23 | |
| 2.29 | |
| 2.45 | |
| 2.55 | |
| 2.56 | |
| 2.58 | |
| 2.59 | |
| 2.61 | |
| 2.61 | |
| 2.68 | |
| 2.71 | |
| 2.76 | |
| 2.76 | |
| 2.89 |
| 2.96 | |
| 3.14 | |
| 3.15 | |
| 3.18 | |
| 3.44 | |
| 3.45 | |
| 3.50 | |
| 3.60 | |
| 3.63 | |
| 3.79 | |
| 3.83 | |
| 4.11 | |
| 4.11 | |
| 4.12 | |
| 4.19 | |
| 4.28 | |
| 4.43 | |
| 4.44 | |
| 4.45 | |
| 4.49 |
| 4.51 | |
| 4.62 | |
| 4.73 | |
| 4.75 | |
| 4.79 | |
| 4.90 | |
| 4.96 | |
| 5.25 | |
| 5.37 | |
| 5.79 | |
| 5.88 | |
| 6.09 | |
| 6.13 | |
| 6.20 | |
| 6.25 | |
| 6.26 | |
| 6.46 | |
| 6.52 | |
| 6.89 | |
| 7.04 |
| 7.13 | |
| 7.53 | |
| 7.65 | |
| 7.78 | |
| 8.10 | |
| 8.18 | |
| 8.28 | |
| 8.56 | |
| 8.81 | |
| 9.02 | |
| 9.16 | |
| 9.24 | |
| 9.39 | |
| 9.55 | |
| 10.15 | |
| 10.17 | |
| 10.41 | |
| 10.58 | |
| 10.58 | |
| 10.68 |
| 10.71 | |
| 10.78 | |
| 10.81 | |
| 11.04 | |
| 11.64 | |
| 11.78 | |
| 12.16 | |
| 12.25 | |
| 12.46 | |
| 12.75 | |
| 13.15 | |
| 13.38 | |
| 13.62 | |
| 13.80 | |
| 14.17 | |
| 14.18 | |
| 14.23 | |
| 14.45 | |
| 14.62 | |
| 14.87 |
| 14.88 | |
| 14.92 | |
| 15.16 | |
| 15.43 | |
| 16.22 | |
| 16.47 | |
| 16.77 | |
| 16.99 | |
| 17.13 | |
| 17.38 | |
| 17.71 | |
| 17.91 | |
| 18.02 | |
| 18.15 | |
| 18.51 | |
| 19.81 | |
| 19.87 | |
| 20.01 | |
| 21.33 | |
| 21.42 |
| 22.16 | |
| 22.28 | |
| 23.14 | |
| 23.89 | |
| 24.50 | |
| 25.12 | |
| 25.51 | |
| 25.92 | |
| 26.22 | |
| 28.16 | |
| 28.71 | |
| 29.45 | |
| 30.36 | |
| 31.09 | |
| 31.21 | |
| 31.94 | |
| 32.33 | |
| 32.50 | |
| 35.96 | |
| 36.97 |
| 40.29 | |
| 40.54 | |
| 41.31 | |
| 42.44 | |
| 42.89 | |
| 43.14 | |
| 43.23 | |
| 43.96 | |
| 45.70 | |
| 48.72 | |
| 49.69 | |
| 50.16 | |
| 50.64 | |
| 51.16 | |
| 51.16 | |
| 51.92 | |
| 52.28 | |
| 59.08 | |
| 59.26 | |
| 61.15 |
| 62.12 | |
| 66.87 | |
| 67.23 | |
| 67.35 | |
| 68.01 | |
| 69.40 | |
| 69.55 | |
| 70.17 | |
| 73.97 | |
| 76.66 | |
| 100.00 |
Cuba has the lowest migrant share in the dataset at just 0.02%, followed by the Philippines at 0.08%. China and Madagascar each stand at 0.12%.
In practical terms, a migrant share below 1% means that a randomly selected group of 100 residents would typically include fewer than one person born in another country.
Several of these countries have some of the world’s largest populations, including China, India, Indonesia, and Nigeria. Their size helps explain why nearly three-fifths of humanity lives in places where international migrants have a minimal demographic presence.
Japan is frequently viewed as the archetype of a low-immigration society. Yet migrants account for roughly 3% of its population, well above the cutoff for this map. Every country highlighted here has an even smaller foreign-born share.
The map captures only the lowest end of the spectrum. Another 38 countries and territories have migrant shares between 1% and 3%, bringing the total with shares below 3% to 81.
That picture contrasts sharply with countries such as Canada, Australia, and Switzerland, where migrants account for a substantial share of residents and where foreign-born populations have grown significantly.
International migrants also tend to remain relatively close to home. According to Our World in Data, roughly 47% move less than 500 kilometers (about 300 miles), while most stay on the same continent.
Together, these patterns show that international migration is concentrated in a comparatively small number of destinations, including the countries that host the largest migrant populations today.
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par Dominique Muselet. Les gouvernements des États soi-disant démocratiques sont entièrement soumis aux intérêts du Grand Capital mondialisé, dont les liens avec le crime organisé sont bien documentés. On ne peut s’en rendre compte, cependant, que si on accepte de sortir le nez du guidon
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A small group of countries controls the world’s largest reserves of many of the minerals that power modern economies.
This map shows the top reserve-holding country for 18 key minerals, from iron ore and copper to rare earths and cobalt. In several cases, a single nation accounts for an outsized share of global reserves, creating potential supply chain bottlenecks and geopolitical leverage.
The data for this visualization comes from the U.S. Geological Survey’s Mineral Commodity Summaries 2026 and the World Nuclear Association.
While some countries dominate a single resource, Australia stands out for the breadth of its mineral wealth. It ranks first globally in reserves of five major commodities, giving it one of the most diversified resource bases in the world.
The country ranks first in reserves of gold, uranium, iron ore, zinc, and manganese.
| Mineral | Largest reserves | Share |
|---|---|---|
| Gold | 20% | |
| Silver | 18% | |
| Copper | 21% | |
| Uranium | 28% | |
| Diamond | 44% | |
| Coal | 23% | |
| Lithium | 25% | |
| Iron ore | 31% | |
| Bauxite (Aluminum) | 26% | |
| Rare Earth | 52% | |
| Nickel | 44% | |
| Cobalt | 50% | |
| Phosphate | 69% | |
| Graphite | 32% | |
| Zinc | 27% | |
| Potash | 45% | |
| Manganese | 32% | |
| Platinum-Group Metals | 83% |
Its dominance in iron ore is particularly significant, with 31% of global reserves.
Australia is also home to 28% of the world’s uranium reserves, making it an important player in the future of nuclear energy.
China leads global reserves of both rare earth elements and graphite, two minerals that sit at the center of modern industrial supply chains.
Together, they support technologies ranging from EV batteries and wind turbines to semiconductors and advanced defense systems.
Rare earths are especially important because they are difficult to substitute in many advanced technologies.
Some of the world’s most important mineral reserves are concentrated in just one country. South Africa holds 83% of global platinum-group metal reserves, Morocco controls 69% of phosphate reserves, and the Democratic Republic of Congo accounts for half of global cobalt reserves. This concentration can make global supply chains highly dependent on a small number of producers.
Meanwhile, Indonesia holds 44% of nickel reserves, another key ingredient in electric vehicle batteries.
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par Philippe Bergerac. Nous vivons dans un état de schizophrénie généralisée : on sent confusément que quelque chose d’essentiel est brisé, que le monde est devenu violent, absurde et destructeur, mais on continue malgré tout sa petite vie «dans le bocal» : travail, consommation, divertissement, couple, enfants.
The post Vivre dans un monde de fous ! first appeared on Réseau International.
Davis, écrit Wallace-Wells, avait « des raisons impérieuses de revenir sur cette page secrète de l’histoire ». Il cherchait tout particulièrement à remettre en cause les récits historiques traditionnels qui, soit ignoraient ces famines dévastatrices, soit en déformaient profondément les causes politiques et économiques.
Source : Jacobin, Jag Bhalla
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
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How a country is viewed abroad can influence everything from tourism and investment to diplomacy and soft power. While countries such as Switzerland, Canada, and Japan enjoy strongly positive global reputations, others face much more negative perceptions.
This graphic ranks 65 countries by their average net perception score, calculated by subtracting negative views from positive views.
The data comes from the Democracy Perception Index 2026, which surveyed more than 46,000 respondents across 85 countries.
Switzerland and Canada top the global rankings with net perception scores of +36, followed closely by Japan (+34) and Sweden (+33).
Of the top 15 best-perceived countries, over two-thirds are located in Europe. Member countries of the European Union, meanwhile, average out to around +26. This average is brought down substantially by France’s relatively low +11 score, which it shares with the United Kingdom.
This data table lists countries based on their net perception globally.
The positive global perception of Canada and European countries like Switzerland and Italy (+32) may reflect a mix of factors, including domestic stability, quality of life, diplomatic positioning, and relatively open societies.
Positive perceptions also extend to other developed countries beyond the North Atlantic, including Australia and New Zealand (both +30), as well as major Asian economies such as Singapore and South Korea (both +21).
The United States stands out as a major outlier in the rankings. Despite being the world’s largest economy and one of its most influential countries, it receives a net perception score of -16, placing it among the five lowest-ranked nations in the survey.
While the global view of the U.S. has always been complex, shaped by immigration, culture, and foreign policy, it has deteriorated notably over the last decade. Under the Donald Trump administrations (2017-2021, 2025-present), surveys have consistently reflected a worsening of global public opinion of, and trust in, the United States.
As of 2026, the U.S. does not find itself in the company of peers like Germany, Japan, or even the United Kingdom. Instead, it ranks near countries such as Iran (-17) and Iraq (-13), both of which have long-standing geopolitical tensions with the U.S.
The U.S. is not alone in netting a negative perception score. India (-2) and Pakistan (-9) both received more negative responses than positive, as did Nigeria (-3), Russia (-11), and Saudi Arabia (-1).
No country fares worse than Israel, which has a -24 net perception score. Controversy around the country has grown in recent years owing to its conflicts in Gaza as well as Lebanon, Syria, and most notably Iran.
As a result, Israel records the lowest net perception score in the survey. It ranks below every other country evaluated, including Afghanistan and North Korea (both -19), underscoring how sharply global opinion has shifted in recent years.
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The countries carrying the world’s largest refugee burden are often not the ones most people expect.
Using data from the UNHCR via Our World in Data, this graphic ranks countries by the number of refugees hosted per 1,000 residents in 2024.
The results reveal how proximity to conflict frequently matters more than economic size. Many of the countries at the top of the ranking border active war zones and have absorbed large refugee populations relative to their own populations.
Roughly two-thirds of the world’s refugees remain in neighboring countries, helping explain why several relatively small nations rank ahead of much larger economies.
Rather than being distributed across the world’s wealthiest countries, refugee populations are often concentrated in states that share borders with major conflicts. The ranking below shows which countries carry the largest refugee burden relative to their population.
Lebanon tops the ranking by a wide margin, hosting 130.7 refugees per 1,000 residents. Put differently, about one out of every eight people living in the country is a refugee, the highest ratio in the world.
Its position reflects the country’s proximity to Syria, which has produced one of the world’s largest refugee crises since civil war broke out in 2011. Over the past decade, millions of Syrians have sought refuge in neighboring countries, with Lebanon absorbing one of the largest shares relative to its population.
The country has also faced mounting economic and political challenges of its own. More recently, fighting between Israel and Hezbollah displaced more than one million people within Lebanon, adding further strain to public services and infrastructure.
Taken together, these pressures help explain why Lebanon remains one of the countries most affected by displacement anywhere in the world.
Many of the countries hosting the largest refugee populations are located near active conflicts or regions experiencing prolonged instability.
Jordan and Lebanon border Syria. Moldova shares a border with Ukraine. Chad hosts refugees from neighboring Sudan, while Uganda has long received people fleeing violence in South Sudan and the Democratic Republic of Congo.
The pattern helps explain why many smaller countries appear near the top of the ranking despite having far fewer economic resources than larger developed nations.
For refugees, crossing a nearby border is often the fastest and safest option. As a result, neighboring countries frequently absorb the largest influxes long before refugees are resettled elsewhere.
At first glance, America’s ranking may seem surprisingly low.
The United States hosts hundreds of thousands of refugees and remains the world’s 18th-largest refugee destination in absolute terms. However, its population of more than 340 million significantly changes the picture.
When refugee numbers are adjusted for population size, the U.S. hosts roughly 1.3 refugees per 1,000 residents, placing it 82nd globally.
The gap highlights why per-capita measures can reveal a different reality than headline totals. While large countries often host more refugees overall, smaller nations can experience a much greater impact relative to their population size.
The number of forcibly displaced people worldwide has surpassed 120 million, nearly double the level seen a decade ago. Conflicts in Ukraine, Sudan, Syria, and other regions continue to drive displacement across borders.
For host countries, the impact extends beyond humanitarian assistance. Large refugee populations can increase demand for housing, healthcare, education, infrastructure, and public services, particularly in smaller countries with limited resources.
The ranking highlights a reality often overlooked in global migration debates: the countries carrying the largest refugee burden are frequently those located closest to conflict, not necessarily those with the largest economies.
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Vendredi 12 juin, Elon Musk est devenu le premier billionnaire au monde. Un consortium de banques d'investissement a introduit SpaceX au Nasdaq à 135 dollars l'action jeudi soir. À l'ouverture […]
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For English speakers, learning Spanish or Italian can take less than a year. Reaching the same level of proficiency in Japanese, Korean, Mandarin, or Arabic may require nearly four times as much study.
This wide gap reflects how closely a language resembles English in its vocabulary, grammar, sounds, and writing system.
This visualization, created by Julie R. Peasley, ranks languages by difficulty using categories and study-time estimates from Effective Language Learning and Rosetta Stone, which reference Foreign Service Institute-style benchmarks.
Languages are generally easier to learn when they share familiar grammar, vocabulary, sounds, or writing systems. That’s why many Category I languages, including Spanish, French, Italian, Dutch, and Swedish, are considered relatively approachable.
The data table below shows the difficulty rankings and estimated learning time for 70 different languages:
One of the most striking findings is the size of the gap between the easiest and hardest languages. While Spanish or French can often be learned in 24–30 weeks, mastering Japanese, Korean, Mandarin, or Arabic may require roughly 88 weeks of study.
Many Category I languages use the Latin alphabet and share vocabulary roots with English through Germanic or Romance-language connections.
This may also help explain why European languages often rank highly in language-learning apps and why Duolingo’s most popular languages globally include several widely taught European options.
Category III languages tend to have greater linguistic distance from English. This can include unfamiliar grammar structures, new alphabets, or pronunciation patterns that require more time to master.
For example, languages like Russian, Greek, Hindi, Turkish, and Vietnamese all fall into this category. Some use different scripts, while others introduce grammatical systems that are less intuitive for native English speakers.
Category IV languages are considered exceptionally difficult for English speakers. This group includes Arabic, Cantonese, Mandarin, Japanese, and Korean.
Many of these languages present multiple learning hurdles simultaneously. Mandarin and Cantonese require mastery of tones, Japanese combines several writing systems, Korean introduces a unique alphabet and grammar structure, and Arabic uses an entirely different script. Together, these differences significantly increase the time needed to reach professional proficiency.
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Corruption perceptions are worsening globally, according to the latest Corruption Perceptions Index (CPI) from Transparency International.
The index scores countries from 0 to 100, with higher scores indicating cleaner perceived public sectors. In 2025, the global average fell to 42, while 122 of 182 countries scored below 50.
This map shows how corruption perceptions compare worldwide, from Denmark’s score of 89 to Somalia’s score of 9.
One of the most striking findings is how rapidly the number of top-performing countries has shrunk. In 2015, 12 countries scored above 80 on the CPI. By 2025, that number had fallen to just five.
This shift suggests that even nations traditionally associated with strong democratic institutions are facing mounting governance pressures. Transparency International points to rising political polarization, weaker institutional trust, and pressure on checks and balances as factors weighing on scores in several advanced economies.
The U.S. is one of the clearest examples of this shift. With a score of 64, it ranks 29th globally and has fallen to its lowest score in the index. The decline reflects growing concerns around transparency and institutional confidence.
Corruption carries steep economic costs beyond political instability. Research published by the International Monetary Fund has linked corruption to lower investment, weaker economic growth, and reduced government effectiveness.
In many countries, corruption also distorts public spending priorities. Funds intended for infrastructure, health care, education, or climate adaptation can instead be siphoned away through bribery schemes or opaque procurement systems.
The effects are often most severe in lower-income countries, where weaker institutions leave governments more vulnerable to organized crime and state capture.
Beyond economics, corruption also creates significant human risks. Anti-corruption reporting remains especially dangerous in countries with weak governance protections. Since 2012, 150 journalists covering corruption stories outside of war zones have been murdered, with nearly all cases occurring in countries with high corruption levels.
International organizations including the United Nations Office on Drugs and Crime continue to emphasize that fighting corruption requires stronger legal institutions, independent media protections, and cross-border cooperation.
While some countries continue to improve transparency and accountability, the broader global picture suggests corruption remains deeply entrenched and increasingly difficult to reverse.
Explore more global governance and public opinion data on Voronoi, including this visualization of Which Countries Are The Most Corrupt?.
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Dans ce grand entretien accordé à Omerta, notre collaborateur, l’urbaniste et essayiste Pierre Le Vigan, revient sur son ouvrage « Éparpillé façon puzzle, Macron contre le peuple et les libertés » en analysant le stade ultime du libéralisme dans lequel la France est aujourd’hui plongée, ainsi que les mécanismes de contrôle social qui en découlent.
L’article La restriction des libertés de la population est l’une des conditions de la survie du système est apparu en premier sur Strategika.
Pardonnez l'enfant des terrils, qui célèbre à sa manière les baracchi, les macaroni, et autres immigrés qui, il y a 80 ans sont descendus dans nos mines. Que reste-t-il de leur sacrifice ?
L’article Ils descendaient pour que nous montions est apparu en premier sur Strategika.
Ils ont bâti tout ce système sur notre dos. Il suffit simplement que nous nous rebellions. L’espèce humaine a essentiellement été transformée en une machine géante destinée à générer des […]
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Pourquoi demande-t-on toujours aux citoyens de réduire leurs besoins plutôt que de s’interroger sur les causes des pénuries qu’ils subissent ? De l’énergie au logement en passant par la santé, […]
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On ne comprend rien aux infamies qui se passent dans le monde depuis quinze ans si on ne cherche pas à qui profite le crime. En matière de vilenies et d’agressions, Trump n’a rien inventé : il a simplement accéléré et rendu visible un programme de restauration de la grandeur de l’Amérique qui avait déjà été initié à l’époque d’Obama (pivot vers l’Est dirigé contre la Chine), appliqué par Biden (coup d’Etat puis guerre en Ukraine) et surjoué par Netanyahu depuis 2023 (purification ethnique de Gaza, destruction du Liban et chaos dans le golfe persique).
L’article Comment les Etats-Unis tentent de faire main basse sur le magot énergétique mondial est apparu en premier sur Strategika.
Happiness is the quiet truth that remains when illusion dissolves
L’article Happiness in the Age of Illusion est apparu en premier sur Strategika.
The emergence of the Western-centric worldview and science is also tied to a particular understanding of time. Time concerns the calendar system, techniques of synchronization, perceptions of the past, present, and future, and approaches to history. It is a universally obvious fact that the temporal system and calendar time which now dominate are those which arose alongside European imperialism and have been disseminated through colonialism and global trade
L’article Time, Temporality, and History est apparu en premier sur Strategika.
Les capitalistes ont réussi à faire de l’avenir une source exploitable de richesses colossales, enrichissant quelques privilégiés aujourd’hui en imposant des dettes au plus grand nombre, tout en détériorant les milieux naturels indispensables à un avenir meilleur.
Source : Jacobin, Timothy Mitchell
Traduit par les lecteurs du site Les-Crises
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Source : reseauinternational.net – 7mai 2026 – Yanis Varoufakis https://reseauinternational.net/dire-la-verite-sur-le-succes-de-la-chine/ Abonnez-vous au canal Telegram Strategika pour ne rien rater de notre actualité
L’article Dire la vérité sur le succès de la Chine est apparu en premier sur Strategika.
Un article de Henry Bonner
Le groupe Gibert, spécialisé dans les librairies, s’est placé dans une procédure de sauvegarde en raison de baisses de résultats et la nécessité de fermetures de magasins et ainsi des réductions d’effectifs.
Le Monde explique ainsi :
“Le groupe Gibert, qui se revendique premier libraire indépendant de France, va demander son placement en redressement judiciaire en raison du « déclin du marché des livres neufs », qu’il entend compenser en pariant sur l’occasion, a-t-il annoncé, lundi 27 avril.”
Le groupe réduit la voilure depuis les confinements, via la fermeture de magasins :
“En 2021, Gibert avait fermé quatre de ses librairies situées place Saint-Michel, en plein cœur de Paris, où il était installé depuis 135 ans, conservant essentiellement sa grande librairie située près de l’université de la Sorbonne.”
De plus, Gibert vise une hausse de la part de l’occasion, en raison de la rentabilité par rapport à la vente du neuf, et de l’essor du secteur chez les consommateurs.
Le journal continue :
“Pour assurer sa pérennité, « le groupe mise sur un virage stratégique autour du livre d’occasion, marché porteur qui connaît 10 % de croissance par an et offre une meilleure maîtrise de la chaîne de valeur et des marges ». Son objectif est de « doubler la part de ses ventes de livres d’occasion d’ici 2029 », de 30 millions d’euros en 2025 à 60 millions. Ce segment a représenté l’an passé 35 % de son chiffre d’affaires annuel de 86 millions d’euros.”
Les difficultés pour les libraires comme Gibert proviennent en partie d’un déclin des ventes de livres depuis les dernières années.
Selon les données de NielsenIQ, le secteur a fait 307 millions d’exemplaires de ventes en 2025, une baisse de 2,5 %, et un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros, soit une baisse de 1,5 %. L’essor des livres d’occasion, et les hausses de prix des livres en moyenne, fournissent une compensation pour la baisse des ventes dans le neuf. Les librairies atteignent une hausse de revenus, au total, de 0,6 %, selon l’Observatoire de la librairie.
Le graphique ci-dessous (source) montre le chiffre d’affaires des éditeurs de livres jusqu’en 2024. Après une hausse en 2021 avec la réouverture, les ventes baissent sur 3 ans, en exemplaires et en chiffre d’affaires. Les éditeurs font grosso modo du surplace depuis 2019 malgré les hausses de prix et de coûts de fonctionnement sur la période.
La pression sur le secteur porte atteinte aux librairies en raison des coûts de personnel et de loyers, par rapport aux plateformes en ligne comme Amazon ou la Fnac.
Les difficultés de Gibert font partie d’une tendance autour du monde. Par exemple, le géant des grandes surfaces de livres aux États-Unis, Barnes & Noble, chute en Bourse de 99 % en 5 ans.
Depuis des années, les librairies et éditeurs de livres obtiennent des protections de la part des gouvernements. Ainsi, fin 2023, le gouvernement crée par exemple des lois contre la gratuité des livraisons de livres. Dans le même contexte, le Syndicat de la librairie française propose des mesures contre les faillites de librairies comme Gibert. « Il faut éviter la contagion et, pour cela, il faut que les éditeurs et les pouvoirs publics s’engagent », affirme un représentant du syndicat.
Le gouvernement crée aussi des protections pour les éditeurs de livres via la loi sur le “prix unique” contre les ventes à rabais.
Le déclin des ventes de livres (et la fermeture de librairies comme Gibert) font en réalité partie des signes de l’échec de protections pour le secteur. En effet, les auteurs de livres et les consommateurs trouvent des contournements à ces protections.
En principe, les livres physiques conservent la majorité de la part de marché au profit des éditeurs et librairies. Le graphique ci-dessous montre la part des ventes par type de livre, selon les pays (source).
En revanche, la stagnation de la part du numérique dans les ventes passe sous silence la hausse des téléchargements de livres gratuits. En effet, selon une étude de 2014, plus de 70 % des téléchargements de livres sur Internet proviennent du gratuit !
Google Gemini donne des chiffres récents sur les téléchargements de livres gratuits :
“En 2025, les médiathèques publiques, et les écoles, ont fait des records dans le nombre de téléchargements de livres gratuits proposés via la plateforme OverDrive. Le nombre de téléchargements gratuits atteint 379 millions en 2025…. Mondialement, le nombre total de personnes qui ont consommé un livre numérique en 2025 a atteint plus de 1 milliard.”
De plus, la méthode de l’autoédition, via des plateformes comme Amazon, gagne davantage de popularité au fil du temps.
Le tableau ci-dessous de Automateed montre le nombre de publications de livres par des maisons d’édition, contre les auto-éditions, aux États-Unis. En nombre de parutions de livres, les éditeurs traditionnels comptent pour à peine 2 % du total !
Les maisons d’édition, en partie grâce à des réseaux de distribution et de promotion, font beaucoup plus de ventes par livre. Les auteurs autoédités font en moyenne 22 ventes par parution contre 1.458 pour les maisons d’édition selon un rapport du gouvernement.
Cependant, l’auto-édition permet une explosion du nombre de parutions en compensation pour le manque de promotion ou de communication.
L’autrice à succès Freida McFadden atteint par exemple 6,9 millions de ventes en France en 2025. Or, les succès de l’autrice depuis 10 ans proviennent de ses parutions en auto-édition aux États-Unis, après les refus de maisons d’édition.
En bref, les difficultés des éditeurs et librairies viennent de l’explosion de l’auto-édition et des téléchargements gratuits de livres sur Internet.
Les consommateurs de livres ont plus de choix, sans les coûts des livres de maisons d’édition.
Les librairies comme Gibert perdent des ventes à la fois en raison du tournant vers les téléchargements gratuits, et de la concurrence de plateformes en ligne, comme Amazon ou la Fnac.
Les protections contre l’innovation, pour des secteurs, créent pour un temps des freins contre la concurrence. Par contre, les mesures créent plus de coûts pour les consommateurs, sans effet sur la tendance à terme.
Dans mes envois gratuits que j’envoie 3 fois par semaine à mes lecteurs, j’offre plus d’analyses et parfois des avis sur les placements en Bourse.
Vous pouvez me suivre gratuitement pour recevoir mes écrits réguliers. Je vous enverrai aussi un dossier gratuit, au sujet des 2 métaux précieux que nous recommandons, et comment les acheter.
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Global trade is dominated by a handful of export powerhouses—but the scale gap between them is striking.
China exported nearly $3.8 trillion in goods in 2025, maintaining a wide lead over the United States and every other economy. Meanwhile, Europe collectively accounts for a massive share of global exports, and smaller trade hubs like the Netherlands and UAE continue to punch far above their weight.
This graphic ranks the world’s 30 largest exporters using the latest data from the World Trade Organization.
China’s $3.8 trillion in exports is nearly double that of the United States, underscoring the scale of its dominance in global manufacturing and trade.
Beginning with the country’s gradual liberalization in the late 1970s and 1980s, China pursued an export-driven growth model that sought to position the country as “the world’s factory floor.” Today, no country ships more merchandise abroad.
This data table lists the world’s top exporters and their 2025 goods export value.
China’s expansive exports have been boosted by its various free-trade agreements, including with Australia, Pakistan, South Korea, and the ASEAN bloc of Southeast Asian markets.
The effect is undeniable: China is today the largest trade partner of over half the world’s countries, playing an increasingly central commercial role for developed and emerging markets across all continents.
The United States may be best known today as the world’s largest import market, but it’s also responsible for over $2.2 trillion worth of diversified exports including cars, oil, soy, and medical products.
The top U.S. trade partners include its North American neighbors, Canada and Mexico, as well as China, Germany, and Japan.
Integrated North American supply chains mean that many U.S. exports actually obtain their inputs from imports across the border. Car parts, for example, may cross a U.S. border with either Canada or Mexico some six to eight times during the vehicle assembly process.
Gulf states like Saudi Arabia ($311 billion) and the United Arab Emirates ($707 billion) also punch quite above their weight as exporters, aided by their sprawling hydrocarbon reserves.
Oil products make up nearly 75% of Saudi exports and over half of Emirati exports, in contrast to the less than 20% share seen in the U.S., the world’s largest oil producer.
The Gulf countries’ high dependence on their petroleum production thus makes them vulnerable to geopolitical tensions and supply chain disruptions in the Middle East, with the ongoing conflict involving Iran emerging as a clear example.
The post Ranked: The World’s Largest Exporters in 2025 appeared first on Activist Post.
Au début des années 90 dans son ouvrage légendaire John Coleman évoque le dépeuplement des peuples blancs occidentaux, la famine, la pénurie, la fin de l’eau, l’invasion migratoire, la disparition de l’électricité, les guerres d’attrition en Europe, la confiscation du logement, l’interdiction de déplacement ; mais aussi le contrôle de l’argent par la technologie et la liquidation en conséquent. Instrument génocidaire de la volonté satanique des oligarques européens et américains, l’UE va tout mettre en œuvre pour arriver à ses fins. Les complicités politiques et parlementaires, les politiciens achetés et une masse de crétins manipulables feraient le reste
L’article John Coleman : les 300 et leur extermination des mangeurs inutiles est apparu en premier sur Strategika.
Avec l'intensification de l'utilisation des drones, la guerre civile gagne des régions jusque-là épargnées par leur isolement. Dans le Kordofan du Sud, civils, paramilitaires et membres d'un mouvement d'indépendance se croisent à la ville comme à l'hôpital. Ce reportage a été réalisé entre le 14 et le 18 mars (photos de Marco Simoncelli).
L'atmosphère est pesante dans les salles aux toits de tôle du Mother of Mercy Hospital. Dans la pénombre, des dizaines de patients malades et blessés s'entassent sur des lits métalliques, parfois à même le sol faute de place. À Gidel, au cœur des monts Nouba, dans l'État du Kordofan du Sud, cet hôpital catholique, fondé en 2008, est devenu un lieu de survie dans une région marginalisée, enclavée et marquée par des décennies de conflit. Ici, il n'existe ni routes asphaltées ni réseau électrique public.
À l'aube, le docteur Tom Catena, médecin états-unien installé dans la région depuis plus de quinze ans, entame sa tournée quotidienne. Lampe frontale fixée sur le crâne, il passe d'un patient à l'autre, suivi d'une poignée d'infirmiers et de médecins. Il examine les plaies, ajuste un pansement, donne une instruction, puis enchaîne sans s'arrêter. Après cette première visite, il rejoint le bloc opératoire, où il reste jusque tard dans la soirée. Dans cet hôpital isolé, il réalise en moyenne une trentaine d'interventions chirurgicales par jour, de toutes sortes, mais, depuis la reprise de la guerre civile le 15 avril 2023, il traite toujours plus de blessures causées par des tirs et par des frappes de drones.


« La triste réalité, c'est que nous voyons surtout des blessures aux bras et aux jambes. Quand les gens sont touchés au torse ou à l'abdomen, ils n'arrivent généralement pas jusqu'ici », explique Tom Catena, d'une voix calme et concentrée, sans interrompre son geste.
Il n'existe pas vraiment de réseau d'ambulances, précise-t-il. Quelques véhicules stationnés dans des cliniques permettent des transferts, mais il n'y a aucun service d'urgence à appeler. Dans cette région sans réseau téléphonique, « on ne peut tout simplement pas prendre un téléphone et appeler quelqu'un ». Les rares connexions avec Starlink, le réseau satellitaire d'Elon Musk, ont été coupées avec l'intensification des combats, « les autorités craignent que des informations ne soient transmises à l'ennemi », explique le docteur.
La plupart des blessés arrivent après des heures, parfois des jours de trajet, à pied ou entassés à l'arrière de véhicules sur des pistes impraticables. Beaucoup meurent en chemin. Dans cet hôpital où l'on ne vient qu'en dernier recours, la guerre s'imprime désormais dans les corps.

Depuis trois ans, le Soudan est plongé dans une guerre opposant les Forces armées soudanaises (FAS), dirigées par le général Abdel Fattah Al-Burhan, aux Forces de soutien rapides (FSR), du général Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemetti ». Le conflit a rapidement dégénéré en l'une des crises humanitaires les plus graves au monde : plus de 12 millions de personnes ont été déplacées – environ 9,5 millions à l'intérieur du pays et plus de 3 millions qui ont fui vers les pays voisins –, faisant de cette guerre la plus grande crise de migration. Le nombre de morts est estimé à plus de 150 000.
Le Kordofan du Sud est devenu l'un des principaux foyers de cette guerre. Les villes de Kadugli et Dilling, tenues par les FAS, restent sous pression constante, isolées par les combats et les restrictions d'accès. Depuis fin 2025, la région s'est imposée comme une nouvelle ligne de front, marquée par des affrontements répétés, des bombardements et l'usage croissant de drones. Autour de ces centres urbains, les FSR contrôlent une grande partie des zones rurales et des axes stratégiques.
Dans cette région, elles se sont alliées au Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), un groupe politico-militaire fondé en 2011 après l'exclusion des monts Nouba des accords ayant conduit à l'indépendance du Soudan du Sud et qui, depuis, revendique une forme d'autonomie pour les populations locales. Le mouvement s'est scindé en 2017 en deux factions rivales. Celle dirigée par Abdelaziz Al-Hilu, qui contrôle les monts Nouba, administre un quasi-État et combat les FAS, tandis que la faction menée par Malik Agar s'est progressivement rapprochée du pouvoir central à Khartoum.
Dans cette guerre où l'usage des drones s'est imposé comme une arme majeure, les blessés portent souvent les traces de frappes aériennes ciblées. Ces dernières semaines, les infrastructures médicales ont particulièrement été visées dans une spirale de représailles entre les deux camps. Le 20 mars, une frappe de drone attribuée aux FAS a touché le Ed Daein Teaching Hospital, dans le Darfour oriental, faisant des dizaines de morts et mettant l'établissement hors service. Moins de deux semaines plus tard, le 2 avril, une attaque de drone attribuée aux FSR a frappé l'hôpital d'Al-Jabelen, dans l'État du Nil-Blanc, tuant au moins dix personnes et en blessant plus d'une vingtaine, dans ce qui apparaît comme une riposte directe.

« Le drone a frappé une première fois, puis il est revenu, visant ceux qui étaient déjà blessés », témoigne Hassan Koko. Assis avec ses béquilles posées à ses côtés, cet agent de santé communautaire observe les collines qui entourent son village dans les montagnes, non loin de Gidel. Derrière lui, un ensemble de tukul (huttes) traditionnelles nouba est adossé aux rochers, en hauteur sur les collines, une configuration pensée pour se dissimuler et se protéger des bombardements. En novembre 2025, Hassan Koko a été blessé lors d'une attaque de drone près d'un marché à Kauda. Aujourd'hui encore, des éclats de métal restent logés dans sa jambe. « Ma famille était heureuse que je survive. Ils pensaient que j'allais mourir. Mais la vie n'est plus la même : je ne peux plus me déplacer seul sur ces montagnes escarpées », confie-t-il.
Jusqu'à présent, les frappes dans les monts Nouba sont restées sporadiques. Mais à mesure que le front se rapproche, la crainte d'une intensification grandit. Selon Jalale Getachew Birru, analyste senior pour l'Afrique de l'Est au sein d'Armed Conflict Location & Event Data (Acled), ces attaques s'inscrivent dans une stratégie plus large visant des lieux civils essentiels : « Les bombardements contre les hôpitaux et les infrastructures publiques visent à créer un climat d'insécurité, et parfois à infliger un second niveau de dommages lorsque les blessés arrivent pour être soignés. »
D'après une analyse des données d'Acled, plus de 1 000 frappes de drones ont été recensées au Soudan depuis avril 2023, dont au moins 65 dans le seul Kordofan du Sud – signe d'une extension progressive de cette guerre aérienne vers des régions jusque-là relativement épargnées de par leur isolement.

Dans les monts Nouba, la guerre ne se lit pas seulement dans les corps des blessés, mais aussi dans les mouvements de population qu'elle provoque. Partout, des familles entières venues d'autres régions du pays s'installent dans ces montagnes, espérant y trouver un semblant de sécurité. À Kauda, siège du SPLM-N, qui gouverne le Nouba, le représentant, Jalal Abdulkarim, responsable de l'aile humanitaire du mouvement, évoque une pression sans précédent. Sans véritable budget, la plupart des équipes (y compris lui-même) travaillent bénévolement. Il montre un chiffre griffonné sur un morceau de papier : « 2 885 393 », soit le nombre de personnes arrivées dans les zones contrôlées par le mouvement depuis le début de la guerre.
Depuis toujours, l'aide dans les monts Nouba dépend largement des organisations non gouvernementales (ONG) et des agences internationales, elles-mêmes confrontées à une baisse drastique des financements. « Si une organisation donnait auparavant 1 million ou 2 millions de dollars, elle donne aujourd'hui seulement 500 000 ou 200 000 dollars. Le budget est l'un des plus grands défis auxquels nous faisons face », explique-t-il.
Selon l'Organisation internationale pour les migrations, plus de 1 million de déplacés se trouvent dans le Kordofan. Mais l'accès limité, l'absence de présence onusienne dans certaines zones, comme Kadugli, et la réduction des activités de nombreuses ONG rendent ces estimations incertaines, tandis qu'une grande partie des besoins humanitaires n'est pas couverte.
Plus loin, au cœur des reliefs accidentés des monts Nouba, s'étend le camp de réception d'Umm Dulo. Sur cette étendue de terre sèche, des milliers de déplacés ont installé des abris de fortune faits de branches et de bâches en plastique, souvent à l'ombre d'acacias. Avec l'arrivée de la saison des pluies, le camp risque de se transformer en une étendue de boue où les eaux de ruissellement se mêlent aux déchets et aux excréments.

Dans la zone 12, à l'extrémité du camp qui accueille plus de 34 000 personnes, les nouveaux arrivants s'entassent. Fatma Eisa Kuku, 76 ans, a fui Kadugli, la capitale du Kordofan du Sud. Assise à l'intérieur de son abri de fortune, fait de branches et de bâches en plastique, elle se tient légèrement courbée, le regard fatigué. Elle dit manquer d'énergie pour se déplacer et préfère rester à l'ombre, à l'écart de l'agitation du camp. « Je ne pouvais pas dormir. Chaque nuit, c'était rat-tat-tat-tat », dit-elle en imitant le bruit des tirs.
Désormais, elle dit avoir retrouvé un sommeil plus calme. Mais elle n'oublie pas les violences subies. Certains membres de sa famille ont été arrêtés lors de rafles menées par les forces de sécurité, accusées de collaborer avec l'ennemi, en l'occurrence les FSR. « Ils sont venus entre l'aube et le crépuscule, et je n'ai jamais revu mes “frères”. Je ne sais pas qui ils étaient. Si vous posez des questions, on vous répond avec hostilité. »
Non loin du camp, le long d'une des principales pistes qui traversent les monts Nouba, un marché s'anime chaque jour au cœur d'un petit centre habité – une scène que l'on retrouve dans la plupart des localités de la région. Les combattants des FSR y circulent librement, à bord de pick-up armés ou à pied. Ils s'arrêtent dans les échoppes, mangent dans les gargotes et vendent des biens pillés dans d'autres régions du Soudan : voitures, lits, carburant, engrais ou appareils électroniques. À première vue, leur présence semble intégrée au quotidien local. Mais derrière cette apparente normalité, la méfiance est palpable. « On vit avec eux, mais on ne leur fait pas confiance », confie un prêtre de la région qui préfère garder l'anonymat. Ici comme ailleurs dans les monts Nouba, chacun sait que la présence des combattants peut transformer des lieux civils en cibles potentielles.


Cette présence désormais visible et assumée des FSR dans les centres habités est récente et découle d'une alliance aussi stratégique que controversée avec le SPLM-N. Scellée en février 2025 dans le cadre de la « Tasis Alliance », cette entente marque un tournant majeur dans la région. Elle réunit deux forces longtemps ennemies : d'un côté, les FSR, accusées de graves crimes de guerre dans le cadre du conflit actuel – notamment à El-Fasher, au Darfour – et considérées comme une émanation directe des milices Janjawids, responsables par le passé de violences massives, y compris dans les monts Nouba ; de l'autre, le SPLM-N, qui exerce ici un rôle de gouvernement de facto. Selon Jalale Getachew Birru, peu d'éléments filtrent sur les termes militaires précis de cet accord. Mais plusieurs rapports crédibles indiquent que les FSR ont établi des camps d'entraînement dans des zones contrôlées par le SPLM-N.
Pour les FSR, l'enjeu est multiple : étendre leur influence dans des territoires où elles ne disposent pas d'ancrage local en s'appuyant sur les réseaux et la connaissance du terrain du SPLM-N, mais aussi sécuriser des ressources stratégiques. La région est en effet riche en or, un élément clé dans l'économie de guerre soudanaise, dont l'exploitation et l'exportation – notamment vers des alliés comme les Émirats arabes unis – constituent une source majeure de financement pour les FSR.
Du côté du SPLM-N, le choix apparaît plus ambivalent. Resté longtemps en retrait après le déclenchement du conflit en 2023, le mouvement dirigé par Abdelaziz Al-Hilu a fini par s'engager dans une logique pragmatique : éviter un affrontement direct avec les FSR et s'allier avec « l'ennemi de son ennemi » pour contenir les FAS. Sur le plan politique, cette convergence s'inscrit aussi dans une vision partagée d'un Soudan profondément décentralisé et fédéré.

Mais cette alliance reste fragile. « Ce n'est pas une relation stable », souligne Jalale Getachew Birru, qui évoque des affrontements déjà documentés entre les deux forces ainsi que des tensions internes au sein même des FSR. Lors de la reprise de certaines positions par les FAS, les deux alliés se sont mutuellement accusés de la défaite, laissant entrevoir la possibilité d'une rupture. « Il y a eu des affrontements que nous avons suivis de près pour comprendre s'ils annonçaient ou non une rupture de l'alliance », précise-t-elle.
À la question de savoir quel est l'objectif de ce conflit et de cette alliance, Jalal Abdulkarim, représentant du SPLM-N, répond sans détour : « Nous voulons notre propre système, notre propre autonomie et, si possible, notre propre pays », évoquant un projet politique qui dépasse largement les enjeux actuels du conflit.

Ce choix du SPLM-N s'inscrit dans une histoire longue de marginalisation et de conflits. Écartés des centres de pouvoir depuis l'époque coloniale, les monts Nouba ont été durablement isolés sur les plans politique, économique et militaire. Depuis l'indépendance du Soudan, en 1956, la région a enchaîné les guerres – notamment après 2011, lorsque les monts Nouba sont restés du côté nord malgré leur proximité avec le Soudan du Sud –, subissant bombardements, déplacements forcés et destruction des infrastructures. Dans ce contexte, l'alliance conclue en 2025 avec les FSR apparaît aussi comme un compromis. Après des décennies de lutte et face à l'intensification du conflit actuel, une partie des acteurs locaux semble prête à composer y compris avec d'anciens ennemis, dans l'espoir d'obtenir des avancées politiques, de sécuriser le territoire et de préserver une forme d'autonomie.
À l'intérieur du Mother of Mercy Hospital, où les soins sont dispensés à tous, civils et combattants occupent les mêmes lits et « aucun incident n'a été signalé entre eux et la population civile », selon le docteur Tom Catena. Parmi eux, de jeunes soldats des FSR, qui sont soignés comme les autres.

Autour de Hassan Hamid, originaire du Darfour et blessé lors des combats près de Dilling, d'autres combattants se reposent, allongés, encore marqués par les opérations, fumant des cigarettes et échangeant quelques plaisanteries pour masquer la douleur. Malgré les accusations de crimes de guerre visant les FSR, le jeune homme défend son engagement : « Nous nous battons parce que le gouvernement [de Khartoum] ne fait pas assez. Il n'y a pas assez d'hôpitaux, d'infrastructures et d'écoles. Nous voulons un changement. » Pour l'instant, dans les monts Nouba, il dit avoir trouvé un refuge inattendu : « Je veux rester ici. Je veux vivre dans les monts Nouba pour toujours. »
Avec l’envolée des prix du pétrole, les bénéfices des sociétés extractives explosent et finissent recyclés dans les paradis fiscaux. Mais il n’est pas trop tard pour taxer efficacement les profiteurs […]
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Le chercheur marxiste, analyste politique, historien et auteur Michael Parenti est décédé à l’âge de 92 ans. Critique virulent du capitalisme, de l’impérialisme et des inégalités de classe, ses travaux intellectuels sont reconnus dans le monde entier. Il est l’auteur de plus de 20 livres, dont « Democracy for the Few » (La démocratie réservée à quelques-uns) et « Superpatriotism » (Superpatriotisme). Voici ce que nous disait Michael Parenti dans l’émission Democracy Now! en 2009. Michael Parenti :
« Eh bien, je soutiens que l’une des fonctions d’un État capitaliste est de défendre le capitalisme contre lui-même, de défendre le capitalisme contre les capitalistes. C’est Marx, oserons-nous le mentionner ? J’ai entendu dire qu’il revenait à la mode. C’est Marx qui a dit qu’un capitaliste en tuerait beaucoup d’autres, que le système commençait à se consumer lui-même. Nous avons observé cela avec Bernard Madoff et ses semblables. […] Le marché libre ne fonctionne pas. Il n’est pas libre. Ce n’est pas vraiment un marché, c’est un pillage. Et il faut y mettre fin. »
Retrouvez toutes les archives de Michael Parenti sur le site https://www.michael-parenti.org/
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“Nous sommes la génération qui a échangé ses rêves contre des KPI, sa révolte contre des RTT, et son âme contre un package salarial.”
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"Il n’existe aucun sujet de politique économique et sociale où l’on puisse observer un écart aussi béant entre le soutien populaire et la représentation nationale", explique Gabriel Zucman. Pour comprendre […]
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Porté initialement pour des raisons climatiques, le kadamoul a depuis quelques décennies bien d'autres usages. Ce foulard, commun aux peuples du désert, concentre une charge symbolique, politique et culturelle forte que les belligérants de la guerre qui déchire le pays depuis bientôt trois ans ne manquent pas d'exploiter.
Avant le début de la guerre au Soudan, le 15 avril 2023, Badr travaillait dans un magasin de matériel électronique. Il s'est reconverti peu de temps après les premiers affrontements en ouvrant une boutique spécialisée dans les vêtements et accessoires militaires, dans le Nord-Darfour. Le kadamoul compte parmi ses produits phares. Ce long turban que l'on enroule autour de la tête, de la bouche ou du cou, existe en différents modèles, dont le blanc en coton dit « civil » pour les grandes occasions (mariages, réunions familiales, etc.), et le beige et kaki pour les camouflages militaires. Ce dernier, le plus recherché par sa clientèle, est fabriqué en Chine et importé du Tchad voisin. En deux ans, les ventes n'ont pas cessé d'augmenter. Badr reçoit même des commandes depuis l'étranger. « Au départ, c'était plutôt des soldats de l'armée soudanaise ou ceux des forces conjointes [alliées de l'armée, NDLR] qui l'achetaient, mais maintenant c'est devenu un accessoire de mode pour les civils qui les soutiennent », constate le commerçant joint par téléphone. Une métamorphose qui ne passe pas inaperçue dans le paysage. Avant que le conflit éclate, peu d'habitants osaient s'afficher avec un kadamoul, militaire ou civil, surtout en ville, car les autorités l'associaient à la criminalité. Il l'est d'ailleurs toujours aux yeux de certains Soudanais.
Le kadamoul est un attribut commun aux peuples du désert du Sahara, et son nom varie selon les régions. Le fameux chèche des peuples touaregs s'appelle par exemple « tagelmust ». Le climat du Soudan est majoritairement sec et aride, la fonction du kadamoul est d'abord de protéger du soleil, de la poussière et des tempêtes de sable dans des régions désertiques telles que le Darfour et le Kordofan. Mais il est aussi porté ailleurs sur le territoire – principalement par des hommes. Bien que ce foulard soit perçu comme un héritage ancestral par ceux qui le revêtent, une partie de la population au Soudan le jugeait comme un élément culturel « étranger ». « Au lycée, au moment de la semaine culturelle [célébration annuelle qui vise à promouvoir les traditions de chaque groupe ethnique du pays, NDLR], si tu venais avec un kadamoul on te disait “toi tu es tchadien, tu n'es pas soudanais, ça c'est le truc des Zaghawas” », se souvient Saddam, élève dans un lycée du Sud-Darfour dans les années 2010. Ces propos témoignent des discriminations envers certaines ethnies sous la dictature d'Omar Al Bachir, au pouvoir de 1989 à 2019.
L'ancien chef de l'État se présentait souvent avec une coiffe blanche en tissu, qu'un œil ignorant pourrait confondre avec un kadamoul. Ce couvre-chef, appelé imama, contient, lui, une dimension religieuse. Le port de ce turban s'inscrit dans une tradition prophétique, que califes ou souverains ottomans ont notamment embrassée. Arrivé au sommet de l'État par un putsch militaire en 1989, Omar Al-Bachir installe un pouvoir islamiste raciste, au profit des élites arabes de la capitale et du Nord-Soudan, renforçant un sentiment d'appartenance à la culture arabe et musulmane, dans un pays riche d'une grande diversité culturelle. Un recensement de la population de 19561, date de l'indépendance du pays, dénombrait cinquante-six groupes ethniques principaux, tandis qu'il existe encore plus d'une centaine de langues en usage. En 2009, la Cour pénale internationale a émis un mandat d'arrêt à l'encontre d'Omar Al-Bachir, l'accusant entre autres de nettoyage ethnique à l'encontre des populations noires telles que les Fours, les Masalits et les Zaghawas, dans le cadre de la guerre du Darfour, déclenchée en 2003 et qui n'a jamais véritablement cessé.
Le régime de l'ancien président imposait un code vestimentaire strict, encadré par une loi dès 1991. Le Code pénal soudanais prévoyait une peine maximale de quarante coups de fouet pour quiconque « commet[tait] un acte indécent, un acte qui viol[ait] la moralité publique, ou port[ait] des vêtements indécents ». À ce titre, des dizaines de milliers de femmes ont été arrêtées2 pour un pantalon jugé trop moulant. À Khartoum, l'espace urbain était divisé pour être mieux surveillé3. Les membres des comités de quartier, partisans du régime placés à la tête de circonscriptions, étaient choisis en fonction de leur degré « d'arabité » et d'islamisation. Des polices les secondaient pour veiller aux bonnes mœurs, qui comprenaient la tenue vestimentaire.
Le manuel scolaire « Nos vêtements », un support d'étude pour les élèves de l'école primaire toujours utilisé, reflète cette idéologie islamiste suprémaciste. Parmi les illustrations se trouve une carte qui prétend exposer les différentes coutumes vestimentaires régionales. En réalité, elle donne une représentation homogène et exclusive, et, comme d'autres particularités vestimentaires locales, le kadamoul est absent de l'iconographie. La tenue de référence se compose d'une galabiya pour les hommes et d'un thob pour les femmes.

Au cours de la guerre au Darfour, des décrets sont publiés dans plusieurs États de cette vaste région (Nord-Darfour4, Ouest-Darfour) et d'autres localités, comme la capitale, pour interdire le port du kadamoul, sous peine de sanctions allant de peines d'amendes à l'emprisonnement. Cette mesure est justifiée par les autorités pour des raisons de sécurité. Elle cible directement les rebelles qui arborent le kadamoul comme une protection et un moyen de dissimuler leur visage, dans un contexte de lutte armée, mais aussi comme un emblème de leur révolte. Les opposants au régime fustigent notamment sa politique de marginalisation. Depuis l'indépendance, aucun président originaire des États du Darfour, de l'Est ou du Sud, n'a gouverné le pays. Tous viennent du Nord.
En mai 2008, la guerre qui oppose le gouvernement et les groupes rebelles marque un tournant car, pour la première fois, l'un d'entre eux, le Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE), parvient à mener une attaque dans la banlieue de la capitale, Khartoum. Selon Mohammed Torchin, chercheur soudanais au Dimensions for Strategic Studies et spécialiste de la géopolitique africaine, cet événement a contribué à « donner une visibilité et une force au kadamoul ».
Le kadamoul, associé aux sociétés africaines du Sahel, a ainsi été perçu comme un symbole d'africanité marginalisée au sein d'un État qui cherchait à se définir comme arabe. L'histoire du kadamoul nous montre comment les dynamiques de pouvoir, d'identité et de culture s'entrecroisent dans la construction du nationalisme soudanais et dans les politiques d'exclusion symbolique menées par le régime central.
Une décennie plus tard, en 2018, une révolution éclate. Omar Al-Bachir est renversé le 11 avril 2019. Parmi les cibles des manifestants : la politique identitaire du régime soudanais5. Une critique qu'atteste le slogan « Nous sommes tous Darfouris ». Les manifestants défendent un Soudan afro-arabe inclusif et multiculturel. Les sit-ins, principalement à Khartoum, ont permis à des Soudanais de divers horizons de se rencontrer et de s'unir autour d'un objectif commun : la chute du régime et un transfert du pouvoir aux civils. Plusieurs initiatives artistiques et culturelles ont été organisées pour renforcer la cohésion sociale et l'interculturalité6.
Un événement politique quelques années après, en octobre 2020, donne l'espoir d'une paix à venir : la signature d'un accord de paix à Juba, au Soudan du Sud, entre le gouvernement de transition né de la révolution et une partie des groupes rebelles. Tout au long du processus de négociations d'une paix au Darfour, les dirigeants des groupes rebelles portent le kadamoul, comme à Doha en 2013 ou à Juba. « Après la chute de Béchir, les autorités politiques estimaient que le kadamoul n'était plus une source d'anxiété ou de menace, mais plutôt le symbole d'une diversité culturelle, analyse Mohammed Torchin. Nous sommes dans une phase de transition où cette diversité peut s'exprimer et reste ouverte. »
Le conflit armé qui a éclaté en avril 2023 opposant les Forces armées soudanaises (FAS) du pays, dirigées par Abdel Fattah Al-Burhan, et les Forces de soutien rapide (FSR), menées par Mohammed Hamdan Dogolo, dit Hemetti, et leurs soutiens locaux et internationaux respectifs a balayé les aspirations populaires à voir naître un gouvernement civil. Depuis, le pays est plongé dans une nouvelle guerre meurtrière. Les deux camps ont commis des violations des droits humains et sont responsables de la mort de dizaines de milliers de civils.
Dans ce contexte, le kadamoul est instrumentalisé par chacune des parties prenantes alors même qu'elles l'interdisaient auparavant dans leurs rangs. Les FSR en ont fait un signe de ralliement et d'unité, et les FAS, soutenues par plusieurs mouvements rebelles (les forces conjointes), s'affichent également avec le kadamoul, refusant sa récupération par les FSR. La différence majeure entre les deux est une nuance de couleur : les premiers préfèrent le beige, et les seconds le kaki. Ce turban traditionnel est ainsi devenu « un champ de bataille culturel, où se jouent la légitimité morale des combattants et l'avenir identitaire des peuples du Darfour », observe Mada Al-Fatih dans un article du média numérique The New Arab7. Le journaliste et chercheur au Centre d'études diplomatiques & stratégiques de Paris argue qu'« il ne s'agit pas uniquement d'un habit, mais d'un vecteur d'accusation ou de réhabilitation dans un conflit profondément enraciné dans les fractures ethniques, politiques et symboliques du Soudan ».
Sur les réseaux sociaux, les politiciens et activistes soupçonnés d'être du côté des FSR sont coiffés par les internautes d'un kadamoul, grâce à l'art du photomontage. Les dessinateurs qui chroniquent la guerre réduisent aussi souvent les paramilitaires à leur turban beige. « Si un ami part à Khartoum, je lui déconseillerai de porter un kadamoul », affirme Mada Al-Fatih, assurant que l'habit continue d'inspirer auprès de la population crainte et terreur. Les FSR ciblent des groupes ethniques en particulier (dont les Zaghawas, les Fours, les Masalits) et continuent de perpétrer des crimes contre l'humanité, selon la Cour pénale internationale8, comme à El Fasher, en octobre 2025. Ces attaques sont comparables à celles perpétrées quelques années plus tôt par les Janjawid, milices arabes auxquelles Omar Al-Bachir a fait appel pour mater la rébellion au Darfour et asseoir sa politique d'arabisation. Hemetti, qui dirige les FSR, était l'un des chefs des Janjawid. Le même homme qui était au service de l'ancien dictateur, contre les groupes rebelles, prétend aujourd'hui être le défenseur des marginalisés s'opposant aux élites politiques et militaires de Khartoum.
Un revirement qu'illustre l'apparition du kadamoul sur la tête de ses hommes. Autrefois, le béret rouge composait l'uniforme des FSR, non le turban du désert. « Hemetti n'avait pas hésité à refuser le kadamoul aux combattants, puis il l'a ensuite autorisé, relève Mohammed Torchin. Je pense qu'il souhaitait que cet élément identitaire serve de porte d'entrée pour attirer tous les groupes présents dans la région du Darfour et à travers le Sahel. À travers le kadamoul, l'objectif est de transmettre un message politique visant à créer une nouvelle alliance ou de parvenir à une compréhension commune malgré les divergences politiques. » Des observateurs soudanais vont jusqu'à qualifier9 la politique d'Hemetti de « République du kadamoul ». La réputation du chef de guerre a largement dépassé les frontières du Soudan, des mercenaires de différents pays de la région du Sahel comme le Niger ou le Tchad sont venus grossir les effectifs des FSR.
Du côté de l'armée, des figures de premier plan se sont montrées avec un kadamoul : Yasser Al-Atta, commandant en chef adjoint des forces armées soudanaises, et le général Shams Al-Din Kabbashi, chef d'état-major adjoint des FAS. Selon Hamid Hagar, général au sein des forces conjointes joint par Afrique XXI, il s'agit d'un message de « reconnaissance » envers les mouvements armés du Darfour qui se battent aux côtés des FAS depuis avril 2024 (principalement le Mouvement pour la justice et l'égalité et l'une des factions de l'Armée de libération du Soudan dirigée par Minni Minnawi).
L'armée soudanaise a accepté à contrecœur le kadamoul dans le cadre de son accord avec les forces conjointes. Elle s'était auparavant opposée aux mouvements de lutte armée qui le portaient et n'avait pas reconnu les besoins environnementaux et culturels des populations du désert.
Il justifie ce mea culpa, « compte tenu de la nécessité des services des forces conjointes et de l'urgence de l'évolution de la pensée des chefs militaires concernant la région et leur respect des habitants des zones frontalières du désert du Darfour ».
Sur les réseaux sociaux, des civils au Soudan et dans la diaspora se drapent également avec le kadamoul kaki militaire pour encourager les forces conjointes. À des milliers de kilomètres de son pays natal, Saddam, exilé en France, est un peu surpris par cette nouvelle mode, qu'il doute être une véritable ouverture culturelle. Il juge l'attitude de l'armée opportuniste :
Pendant vingt-quatre ans, l'État a détruit économiquement et socialement le Darfour. Et maintenant, les gens nous aiment parce que les leaders des forces conjointes sont des Zaghawas et qu'ils se sont battus contre les FSR. Ce que je comprends, c'est que si tu as de la force on te respecte, sinon, non.
Depuis sa boutique sur le terrain, Badr affirme que les mentalités autour de lui évoluent : « La population réalise que le kadamoul n'a pas de lien avec la criminalité, comme certains l'ont prétendu auparavant, mais qu'il s'agit bien d'un symbole culturel. Dieu merci, le peuple a fini par comprendre. » Aujourd'hui, il enroule fièrement le kadamoul autour de la tête de son fils.
1Abdu Mukhtar Musa, « Marginalization and ethnicization in the Sudan : how the elite failed to stabilize a diverse country », Contemporary Arab Affairs, 2010.
2« Port du pantalon par les femmes au Soudan : une répression aléatoire », AFP, 8 septembre 2009.
3Armelle Choplin, « Khartoum au défi de la paix, la capitale soudanaise entre violence urbaine et symbole de réconciliation », Grafigéo, 25 septembre 2009.
4Dabanga, « North Darfur sit-in achieves ban on motorcycles », 10 juillet 2020
5Clément Deshayes, « Contester la politique identitaire du régime soudanais », Cahiers d'études africaines, 2020.
6Comme le Festival de la diversité, qui s'est tenu au musée national du Soudan en 2021.
7Mada Al-Fatih, « « Kadmul »... À propos des habits et de la guerre au Soudan », 21 octobre 2024
8Merve Aydogan, « International Criminal Court reports war crimes, crimes against humanity committed in Sudan », Anadolu Agency, 20 janvier 2026.
9Joshua Craze et Raga Makawi, « The Republic of Kadamol, A Portrait of the Rapid Support Forces at War », Small Arms Survey, 2025.
Nos pauvres sont en quelque sorte des sous-bourgeois, des bourgeois de second ordre, ils mangent les restes du festin du capital financiarisé devenu impérialiste. Ils n’ont plus une conscience de classe claire. Ni chez eux, ni avec les populations des pays dominés.
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Ce qu’on avait pris l’habitude de nommer le «wokisme» depuis une dizaine d’années résultait de la convergence de trois ou quatre familles idéologiques au sein des sociétés occidentales, avec une ambition de les développer dans le monde entier.
L’article Le «wokisme» n’est plus l’avenir du capitalisme est apparu en premier sur Strategika.
Ces propriétaires, dont les fortunes cumulées dépassent les 300 milliards d’euros, ne se contentent pas de posséder : ils dirigent. Des enquêtes montrent comment les lignes éditoriales s’alignent sur leurs intérêts – promotion du libre-échange, critique des mouvements sociaux, minimisation des scandales environnementaux.
L’article Le club des 300 milliards : Dans les coulisses de l’information dite « libre » est apparu en premier sur Strategika.
Hier, ou plutôt avant-hier, les fonctionnaires issus des grands corps de l’État — s’ils pantouflaient déja — s’estimaient investis d’une mission : ils servaient la nation. À partir des années 1990, les mentalités changent. La mondialisation a transformé les missionnaires en mercenaires. Le capitalisme débridé a remplacé le capitalisme d’État.
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Un monde où les entreprises dirigent les politiciens, promeuvent une guerre sans fin et manipulent secrètement l'opinion publique par le biais des médias. Heureusement, ces sombres visions n'ont jamais vu […]
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Un article de Henry Bonner
Le gouvernement cherche des prétextes pour un bannissement de Shein, la plateforme de e-commerce. Des entreprises du secteur du vêtement font pression pour la création de taxes, et une interdiction de ces plateformes.
Cependant, le succès du e-commerce vient des avantages pour les consommateurs. Ils gagnent accès à plus de produits, et tirent profit de la pression de la concurrence sur les produits.
Ainsi, les ventes de produits en France via Internet atteignent 175 milliards d’euros en 2024, selon Statista, contre 93 milliards en 2019, et 8,4 milliards en 2005.
Un sondage récent, commandé par L’Hémicycle, montre la taille de la demande pour les vêtements bon marché, via des plateformes comme Shein.
Le Journal de l’Économie en résume les résultats :
“Les revenus intermédiaires et modestes citent avant tout le prix accessible et la fréquence des promotions comme principaux leviers. La fast fashion [les vêtements bon marché] leur permet de renouveler plus souvent sa garde-robe sans contrainte budgétaire. Chez les étudiants et jeunes actifs, elle joue un rôle fonctionnel : habiller à petit prix, suivre les tendances sans risque et consommer rapidement, souvent via mobile. Sans surprise, les ménages modestes privilégient Shein, Primark ou Temu, dont les prix très bas permettent des achats malgré les contraintes budgétaires.”
L’Hémicycle révèle aussi la popularité des plateformes, malgré ce qu’en disent des médias :
“[Même] parmi ceux qui jugent l’origine et les conditions de fabrication “essentielles”, 64 % ont acheté chez Shein ces 12 derniers mois, 42 % chez Zara, 33 % chez H&M.
“Et les scandales ? Leur impact est marginal. L’intention d’achat recule d’à peine 1 point : de 27 % à 26 % en moyenne. Marque par marque, la baisse ne dépasse jamais 6 %… La remise en question existe dans le discours, pas dans le panier.”
L’ouverture de magasins Shein, au BHV à Paris, augmente la pression de la part de l’industrie du vêtement sur le gouvernement. Des vendeurs en France, comme Décathlon, Kiabi, ou les magasins U, demandent des mesures contre les importations. Ils cherchent des protections contre la concurrence, aux dépens des choix et des pouvoirs d’achat des consommateurs. Ils tirent profit du soutien des dirigeants politiques dans la protection de leurs rentes.
En 2021, par exemple, des procédures contre Wish, une plateforme de produits américaine, mènent à l’élimination des activités du groupe en France.
Suite à l’installation d’un magasin de Shein au BFV, le gouvernement annonce une fouille des paquets à destination des clients de Shein en France, lors de l’arrivée à Roissy.
Le ministre de l’Intérieur veut le blocage de Shein en raison du “caractère systématique et répété des infractions de la plateforme ». Depuis l’annonce de la fouille, le gouvernement annonce aussi des poursuites contre les plateformes AliExpress et Joom. Il cherche aussi une suspension des ventes de Shein, en principe pour 3 mois. Au nom de la protection de l’emploi, des consommateurs, ou du climat, les dirigeants bloquent la concurrence au secteur de la distribution, aux dépens du pouvoir d’achat et du choix de produits.
L’opposition à l’ouverture des magasins de Shein vient, en partie, de l’industrie du vêtement. Elle propose, dans un rapport récent pour le gouvernement, des taxes et mesures contre les plateformes de e-commerce.
FranceInfo détaille :
“Rédigé par des acteurs de terrains, dont la maire de Saint-Quentin, Frédérique Macarez, et le patron de Coopérative U, Dominique Schelcher, le rapport dresse un état des lieux inquiétant du commerce de proximité et formule une trentaine de recommandations pour réimplanter des commerces essentiels en zone urbaine.”
Le rapport évoque la protection des commerces de centre-ville, comme prétexte aux mesures contre le e-commerce. En réalité, la concurrence aux commerces de centre-ville vient des grandes surfaces en périphérie des villes !
Le graphique ci-dessous, tiré du rapport, montre les ventes par type de commerce. Les grandes surfaces conservent la majorité du chiffre, avec 67 % des ventes. Les achats par Internet atteignent 11 % des ventes, malgré une croissance depuis 20 ans.
Le rapport demande des taxes sur le e-commerce. On peut y lire :
“Une telle taxe s’inscrit dans un effort de justice fiscale et dans la volonté de garantir une concurrence plus équitable tout en préservant la sécurité et l’intégrité du marché français.”
En réalité, les distributeurs de vêtements à bas coût, comme Système U, Décathlon,ou Kiabi, veulent des protections contre la concurrence. Or, la popularité des plateformes comme Shein, et la hausse des ventes via Internet, montrent la demande chez les consommateurs.
La lutte du gouvernement contre les plateformes comme Shein, en raison du lobbying des distributeurs, fait partie des surcoûts sur les consommateurs. Les régulateurs créent des freins aux achats de produits en demande, et font partie des causes de la stagnation des niveaux de vie.
Pourtant, l’annonce de la création de taxes sur les colis reçoit le soutien de la plupart des médias.
Une journaliste explique par exemple dans La Tribune la nécessité, selon elle, de tarifs aux frontières. Elle présente les dangers de l’échange avec l’étranger :
“Certes, il nous faudrait renoncer aux usines, souvent délocalisées, supprimer des emplois, mais à ceux qui s’inquiétaient, on demandait d’être patients, on leur assurait qu’ils pourraient bientôt consommer moins cher, une consommation riante, illimitée, à bas prix ! Ça a commencé par Amazon, et ça s’est transformé en une grande marée de petits colis venue de Chine, estampillés Shein, Temu… une marée de plus en plus incontrôlable.”
La circulation de produits via les échanges, à l’intérieur d’un pays ou à l’étranger, permettent les hausses de niveaux de vie depuis des millénaires. Le blocage du commerce, au nom de l’emploi ou du climat, créent des pertes de richesse et de bien-être.
Les concurrents de Leroy Merlin, l’enseigne des produits de construction ou de jardinage, font appel aux régulations pour le blocage de l’ouverture d’un supermarché en Charente. Les régulations autour de la protection de l’environnement fournissent un prétexte pour l’élimination de la concurrence. L’interdiction de l’ouverture du supermarché, à Saintes, crée à la fois une perte d’emplois, et d’une offre de produits aux consommateurs.
En revanche, le gouvernement propose aussi des exemptions à la régulation, dont les codes d’urbanisme et les règles sur l’environnement, à une poignée de bénéficiaires.
OpCore, le projet de salles de serveurs à 4 milliards d’euros du groupe Iliad, profite à la fois de financements du gouvernement, via la participation d’EDF, et d’exemptions aux régulations sur la construction.
En effet, malgré le blocage de magasins comme le supermarché de Leroy Merlin à cause de règles, les dirigeants offrent aussi des protections contre la régulation à certains.
Un rapport de l’Elysée du Sommet de l’IA de février dernier expliquait notamment le rôle des protections sous forme d’exemptions aux régulations :
“Nous avons créé le nouveau statut de ‘projet d’intérêt national majeur’ pour les grands projets industriels (ce qui n’inclut pas pour le moment les centres de données). Ce statut permet d’accélérer les ajustements aux règles des codes de développement dans les communes (si nécessaire), d’obtenir des exemptions aux règles sur la protection d’espèces menacées (si nécessaire), et de garantir un raccordement rapide au réseau électrique.”
Le projet reçoit aussi une préférence pour l’accès au courant. Sur le site d’EDF, on trouve ainsi :
“Grâce au soutien d’EDF et au dispositif de raccordement “fast-track” mis en place par l’État français pour accompagner les projets stratégiques de calcul intensif, une première mise en service est attendue en 2027.”
À part pour une poignée de bénéficiaires de protections du gouvernement, les régulations et tarifs créent des obstacles au commerce, à l’installation de magasins, et à la hausse des niveaux de vie.
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Par Jean-Maxime CORNEILLE Juriste, lobbyiste et analyste français, politique et enjeux stratégiques. Juriste de formation (Droit public économique et Droit
L’article Révélations sur les dessous de la puissance du groupe Bouygues. Zones grises entre économie légale et influence abusive. est apparu en premier sur Strategika.