Ah, la place de l’Étoile à Paris, quelle aventure !
Oui, cette place Charles-de-Gaulle selon son patronyme officiel qui est au centre de douze avenues convergentes, sans aucun marquage au sol, aucun feu sur l’anneau, avec un diamètre de 241 mètres et la priorité laissée non pas à ceux qui tournent mais à ceux qui s’engagent, eh bien cette place est très exactement ce que la doctrine française de la sécurité routière décrit comme un cauchemar.
Toute une génération de moniteurs d’auto-école raconte que le vrai examen de conduite ne se passe pas devant l’inspecteur, mais la première fois qu’on longe l’Arc de Triomphe.
Et malgré cela, ce que les assureurs y traitent, ce sont des constats amiables. Oh, certes, beaucoup de constats amiables au demeurant, au point que la profession a pris l’habitude devant l’impossibilité de démêler quoi que ce soit dans l’enchevêtrement des trajectoires de partager les torts par moitié : de la tôle froissée, des pare-chocs rayés, des rétroviseurs arrachés, des noms d’oiseaux (beaucoup de noms, beaucoup d’oiseaux).
Sur ce cauchemar, il n’existe en revanche aucune statistique publiée faisant état d’une hécatombe de morts ou de blessés.
Pendant ce temps, sur les carrefours équipés, gérés, cadencés et “sécurisés” du reste du pays, le Cerema compte environ 10.000 accidents, 1.500 blessés et 150 tués par an.
La place de l’Étoile n’a jamais été conçue comme une expérience mais pourtant en tient lieu : elle n’a fait qu’échapper à la réforme du début des années 1980 qui a inversé les priorités dans tous les autres carrefours circulaires de France. Ce faisant, la République dispose donc, en plein Paris, d’un laboratoire de circulation sans signalisation qui tourne depuis un siècle, et elle n’a jamais songé à le regarder.
C’est un dommage, parce que la question qu’il pose est simple, ancienne et jamais tranchée : à quoi servent, exactement, les feux tricolores ?
Et comme d’autres avant lui, cet article du Jeudi est donc ouvert à mes abonnés et lisible sur Substack ici et montre que cette question n’est pas si vite répondue…
1BuyJKZLeEG5YkpbGn4QhtNTxhUqtpEGKf
Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
The Himalayan nation of 30 million people, wedged between China and India, is slowly returning to normal, less than a week after widespread Gen Z-led protests following a government ban on social media platforms.
Authorities began easing restrictions on Saturday, with curfew and prohibitory orders lifted in the capital, Kathmandu, though sensitive areas remain off-limits to the public.
Hours after appointing former chief justice and anticorruption figure Sushila Karki as the new interim head of government, President Ramchandra Paudel announced in a statement late on Friday that the 275-seat parliament has been dissolved and elections are fixed for March 5.
Depuis jeudi 27 mars, le président de la République serbe de Bosnie, Milorad Dodik [photo], est visé par un mandat d’arrêt international émis par la cour d’État de Bosnie-Herzégovine. On lui reproche de bafouer l’ordre constitutionnel du pays issu des accords de Dayton de 1995.
L’article Le feu couve toujours en Bosnie est apparu en premier sur Strategika.