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À partir d’avant-hierAnalyses, perspectives

Scandale d’État : festival de fake news après la désastreuse journée du 17 octobre

Le Libre Penseur. Une révélation de Mediapart sur des consignes données au renseignement territorial pour incriminer La France insoumise soulève des questions d’une extrême gravité sur le fonctionnement de l’État.

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17 octobre : Comment les médias vous manipulent

Le Canard Réfractaire dénonce comment les médias manipulent les manifs du 17 octobre : ils discréditent des revendications légitimes, créent des polémiques et poussent à renier le mouvement pour quelques débordements.

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Le FBI orchestre un faux complot terroriste à l’approche des élections de mi-mandat

par Kurt Nimmo. C’est la saison des «surprises d’octobre», le moment de dévoiler les faux complots terroristes avant les élections de mi-mandat. Le FBI est passé maître dans cet art, ayant monté de toutes pièces un certain nombre d’incidents terroristes après le 11 septembre 2001.

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Derrière les blocages lycéens, qui organise le chaos ?

par Pierre Chaillot. Des lycéens spectateurs, des inconnus cagoulés, du matériel incendiaire et des ordres donnés sur Snapchat : récit d’une journée où la spontanéité du mouvement pose question.

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Ne croyez pas aux rumeurs : l’Érythrée révolutionnaire conserve sa souveraineté sur sa côte de la mer Rouge

par Ann Garrison. Le ministre érythréen de l'Information, Yemane Gebremeskel, a salué la décision américaine et a déclaré que les sanctions imposées par l'administration Biden en 2021 «n'étaient justifiées par aucun critère» et avaient causé des dommages économiques incalculables.

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Affaire Bardella : Mediapart, Marine, Macronie — Les gros cons font les bons amis

The Black Elephant Experience. Jordan Bardella, patron d’un parti qui, depuis trois ans apporte un soutien enthousiaste à un état génocidaire, soudain dans la tourmente du fait de propos aussi antisémites qu’indigents qu’il aurait tenus à l’âge de 17 ans ?

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Le plombier mytho israélien et son histoire impossible face à Netanyahou sur le vol Flydubai

Le Libre Penseur. Selon lui, la série Air Crash Investigation lui a suffi. Rien que ça ! C’est tellement grossier qu’on a du mal à croire que ce soit possible ! Pire ! Trump va reprendre l’histoire à la Maison Blanche.

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Onze septembre deux-mille-un

par Christian Darlot. La version officielle de la destruction des tours de Manhattan et de l’attentat au Pentagone, en septembre 2001, est incompatible avec les lois de la Physique. Mais les principes fondamentaux de la Physique permettent, par une analyse simple, d’identifier le procédé de destruction.

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Thierry Meyssan, invité de Tocsin, à propos du coup d’État du 11 septembre 2001

Réseau Voltaire. Dans les années qui ont suivies, les États-Unis ont créé une police politique secrète pour surveiller leurs propres citoyens, légalisé la torture et assassiné plus d’un million de personnes au «Moyen-Orient élargi».

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L’Occident a «toujours besoin d’un ennemi» : la Russie dénonce la fabrication de l’incident de Leipzig

RT France. Les accusations fallacieuses portées contre la Russie concernant son implication dans l’incident survenu début août dernier avec un drone à l’aéroport de Leipzig/Halle ont suscité une vive réaction de la part de la Russie.

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La désinformation sioniste fait le tour du monde

par Moon of Alabama. Quelque part, une fausse affirmation est lancée par une source peu crédible. Elle est reprise par une chaîne de personnalités publiques de plus en plus crédibles jusqu’à ce qu’elle devienne un «fait d’actualité».

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Le cofondateur de Wikipédia dénonce la modification d’articles par la CIA

Al-Manar. Larry Sanger remet en cause l’impartialité de Wikipédia et affirme que des acteurs étatiques, financiers et privés sont impliqués, depuis des années, dans la manipulation de certains contenus.

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Thierry Meyssan précipite la chute du narratif sur le 11 Septembre

Géopolitique Profonde. Aujourd'hui, l'hégémonie occidentale vacille de toutes parts au Moyen-Orient. Qui tire réellement les ficelles de cette machine de guerre ? Si le narratif du 11 septembre cache une autre réalité, qui en sont les véritables bénéficiaires ?

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MK Ultra existe toujours, et c’est pire que ce que vous pensez ! – Louis Fouché

Tocsin. «L'utilisation par le Renseignement de la recherche médicale, de psychologie sociale, etc., ne s'est jamais arrêtée jusqu'à devenir au fond la norme de la propagande, la norme de la manipulation des populations».

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La gamification de la violence

par Dominique Muselet. Il s’agit de la reconnaissance froide et lucide de ceci : un peuple qui oublie pourquoi il vaut la peine de mourir, oubliera bientôt pourquoi il vaut la peine de vivre». 

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Le Dieu de la foudre : archéologie d’une divinité primitive

par Nathanaël Gershom. Avant d'être le garant d'une morale universelle, le Dieu d'Israël était une puissance terrifiante, imprévisible, asociale, que l'on ne pouvait regarder sans mourir.

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Ormuz : quand Washington cède en proclamant sa victoire

par Serge Van Cutsem. Derrière la mise en scène d'une victoire, se dessine en creux le portrait d'une puissance qui n'ose plus regarder sa défaite en face — et des médias mainstream trop enchaînés à leur narratif otanesque pour le dire.

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Nord Stream : une ex-star du X, un voilier de location et 20 milliards partis en bulles

par Mounir Kilani. Nord Stream a été le terrain de jeu ultime pour les amateurs de théories farfelues. Sous-marins russes, agents américains, francs-maçons énergétiques, et même des extraterrestres.

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Ingérence : le lobby pro-israélien ELNET (enfin) dans le viseur des autorités françaises

par Meriem Laribi. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) envisage d’inscrire ELNET au registre des représentants d’intérêts agissant pour le compte d’une puissance étrangère.

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La frénésie des maladies infectieuses

par David Bell. Les biotechnologies sont aux commandes de la santé mondiale, et les professionnels de la santé publique et les médias savent qui les finance.

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Trump contre Trump

par Laala Bechetoula. L’histoire retiendra peut-être de Donald Trump une invention politique majeure : celle d’un président capable d’entrer chaque jour en contradiction avec lui-même, en public.

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Les manipulateurs comprennent que le contrôle du récit est primordial

L’ancienne officieuse du renseignement israélien Ella Kenan a été vue lors d’une récente conférence pro-israélienne déclarant qu’elle dirigeait une opération d’influence en ligne qui travaille avec des « communautés de plus de soixante mille personnes à travers le monde qui rendent notre contenu viral » pour manipuler le discours public et « servir le récit » d’Israël.

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Un massacre à Saint-Germain-des-Prés

Par : h16

Un article de Henry Bonner

Comme l’expliquent des penseurs comme Bastiat ou Adam Smith, l’amélioration du niveau de vie au fil du temps n’est que le résultat du travail et de l’effort d’individus : tout le monde gagne à la coopération et au commerce.

Pourtant, en dépit des avantages évident de cette coopération et du commerce, une partie des individus choisit malgré tout de ressortir à la violence, la spoliation, la destruction des biens et des vies des autres.

Les habitants de Gaza, par exemple ou ceux d’une partie de l’Ukraine subissent actuellement une dégradation de leur niveau de vie, pour le dire de façon euphémistique. D’un côté et de l’autre du conflit, des dirigeants ont fait le choix de la violence, de l’envoi et de l’utilisation d’armes, du soutien à ces moyens, ce qui provoque destructions et accroît le nombre de morts.

Or, en réalité, l’écrasante majorité des individus n’ont ni l’argent ni le temps (ni même l’envie) d’envahir un territoire ennemi, d’aller y commettre des massacres et des destructions. D’ailleurs, ils n’ont pas non plus la capacité de prendre de force des biens à d’autres, et n’ont que peu d’emprise sur les choix d’autrui : à l’exception du rare voleur hardi, ils ne peuvent pas par exemple retirer la chaudière à gaz du voisin, et lui imposer une pompe à chaleur à la place…

Si l’on y réfléchit bien, en l’absence de dirigeants et de gouvernements, les individus ont assez peu accès à l’usage de la force contre les autres. De façon très majoritaire, leur prospérité dans la vie dépend le plus souvent du travail, de l’effort, et d’un minimum de discipline. Heureusement : la coopération et l’échange génèrent bien plus de richesse – pour la plupart des gens – que la violence contre les autres.

D’autre part, on se doit de noter que le gouvernement ne porte pas l’intégralité de la responsabilité de l’usage raisonné de la violence.

Le soutien de la presse aux interventions

En effet, au-delà des gouvernements, la presse, par exemple, soutient facilement ces mesures, tant dans le domaine de la guerre que dans l’économie.

Presque sans exception, les articles et tribunes de la presse reviennent à des communications en faveur d’une intervention, au profit d’un groupe d’acteurs – d’entreprises, d’ONGs, d’universités, de fonctionnaires.

C’est donc sans surprise que la presse soutient assez régulièrement les aides éventuellement militaires. Dans le domaine de l’économie, elle réclame plus de gâchis sur les renouvelables, et le redoublement de subventions pour des zombies.

La presse offre un outil de communication pour les initiatives des dirigeants dans la production d’hydrogène, batteries ou même – comme récemment – le lancement de satellites : l’inénarrable Commissaire en charge du marché européen, Thierry Breton, après avoir frétillé d’aise suite à la mise en place d’une politique de censure des réseaux au prétexte de la désinformation, et l’imposition du “chargeur unique” pour les smartphones et ordinateurs, passe à présent à la question de l’espace.

La Tribune nous rapporte ainsi :

« La politique des lanceurs doit être définie et pensée dans le cadre de l’Union européenne »

Ben voyons. Et toujours sans surprise, la presse offre en général peu de critiques des arguments des dirigeants en faveur d’interventions. Loin d’être un quatrième pouvoir qui s’opposerait, la presse et le gouvernement agissent le plus souvent en parallèle, avec les mêmes types d’idées et de motivations.

Ils bénéficient de fait, d’une façon ou d’une autre, d’une certaine emprise sur l’opinion des citoyens. Ils peuvent diriger la fureur de la population contre des boucs-émissaires, et font la promotion de subventions et interventions dans l’économie, et de l’implication dans des conflits à travers le monde.

Les dirigeants usent, à travers les siècles, des croyances et des biais des individus dans toute la population pour ainsi gagner en pouvoir et en soutien auprès du plus grand nombre de gens. À l’extrême, ce mélange de la recherche de pouvoir et l’embrasement de l’opinion – incité par la presse et les dirigeants – mènent à des destructions, voire des massacres…

Un massacre à Saint-Germain-des-Prés

Pour expliquer l’importance du contrôle de l’opinion, et la raison de l’alliance entre les dirigeants et la presse, je publie ce mois-ci une série de dossiers gratuits pour mes lecteurs. Je donne l’exemple d’un massacre dans l’histoire de la France, à Saint-Germain-des-Prés : sous l’effet des croyances et biais de la population, et avec l’encouragement des dirigeants, des foules en proie à des délires dans l’air du temps tueront ainsi en quelques jours des milliers de concitoyens… rien qu’à Paris et ses alentours.

Pour bénéficier gratuitement des premiers dossiers de cette série, et recevoir les prochains gratuitement sur le restant du mois, inscrivez-vous simplement sur cette page.

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Les réseaux de connivence

L'IRIS m'a demandé de participer à son quatrième dossier sur "le virus du faux" (j'avis déjà écrit dans le numéro 2 sur l'autorité scientifique disparue). Le thème du mois portait sur les réseaux sociaux (voir [ici : https://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2021/01/Dossier-4-Le-virus-du-faux-ok.pdf]). J'ai proposé le texte suivant intitutlé des réseaux de connivence. Vous pouvez le télécharger sur le site de l'IRIS ou le lire ci-dessous.

https://www.iris-france.org/wp-content/themes/iris-th/images/observatoire-desinformation-geopolitique-au-temps-du-covid-19.jpg

Olivier Kempf

Des réseaux de connivence

 

Les réseaux sociaux font l’objet de toutes les accusations : ils seraient antidémocratiques, propagateurs d’infox, prêcheraient la haine en ligne, au point que l’observateur se demande comment on peut encore les tolérer. Dès qu’un gouvernement fait face à un mouvement d’opinion, un mouvement d’humeur ou un mouvement de masse, aussitôt un responsable accuse les réseaux sociaux de toutes les turpitudes et appelle bien sûr à l’édiction d’une loi. Le même observateur se demande d’ailleurs pourquoi les textes régissant la liberté d’expression et donc la censure ne suffisent pas et pourquoi on délègue autant ces fonctions (en bon franglais on parle non de censure mais de modération) aux sociétés qui gèrent ces réseaux sociaux. L’ultime argument consiste à dénoncer l’anonymat qu’ils permettraient, sachant que ledit anonymat est interdit par la loi et qu’on ne parle en fait que de pseudonymat. Or, nous apprenons que le préfet de Police de Paris, M. Lallement, peu suspect d’être léger avec le respect de l’ordre public, aurait un compte « sous pseudo » sur Twitter qui lui permettrait de « suivre ce qui se dit ». Ainsi donc, les réseaux sociaux permettraient aussi de s’informer ? Les pseudonymes seraient utiles, même à des gens qui n’ont rien à se reprocher ? Voici donc bien des contradictions et des paradoxes.

Ils tiennent probablement à une confusion ou une compréhension imparfaite de ce que sont les réseaux sociaux. Cette confusion vient du fait que les réseaux sociaux sont certes des médias de masse, mais non des organes de presse dont le but principal serait d’informer leurs publics.

Les réseaux sont des médias de masse différents

Incontestablement, les réseaux sociaux sont des médias de masse. Ils sont médiateurs en ce qu’ils transmettent des « informations » de tout ordre ; et ils sont massifs, plus encore que tous les autres prédécesseurs, qu’il s’agisse des journaux imprimés, de la TSF devenue radio puis de la télévision. Toutefois, il faut se méfier de cette chronologie qui ressemble à une généalogie, comme si chaque média successif reprenait une partie des attributs du média précédent pour les élargir, mais sans vraiment en changer la logique. Or, tel n’est pas vraiment le cas avec les réseaux sociaux.

Selon Marshall Mac Luhan, éminence de la théorie de la communication, les médias de masse ont quatre caractéristiques : la communication de un vers plusieurs ; l’unilatéralité du message : le public n'interagit pas avec le véhicule du message ; l'information est indifférenciée : tout le monde reçoit la même information au même moment ; l'information est mosaïque et présentée selon des séquences prédéfinies.

Avec les réseaux sociaux, plusieurs de ces caractéristiques s’estompent et disparaissent : la communication se dirige de plusieurs vers plusieurs tandis que le public interagit avec le message, parfois de façon très simple (le bouton « j’aime » de vos RS favoris). L’information est évidemment différenciée et si elle reste mosaïque, elle ne suit aucune séquence prédéfinie. Si le web d’origine pouvait être assimilé à un média de masse, l’avènement des réseaux sociaux et l’expansion de leur audience a probablement changé la donne. Ils diffèrent des premiers médias de masse qui voulaient contrôler ce qu’ils diffusaient, qu’il s’agisse d’information ou de divertissement.

Une logique d’affinité

La logique des réseaux sociaux est différente. Avec un média traditionnel, le récepteur avait le choix entre deux attitudes : regarder ou ne pas regarder ledit média, selon ses goûts et ses affinités. Avec les réseaux sociaux, sa capacité de choix augmente de deux façons : il y a beaucoup plus de plateformes disponibles et il peut lui-même produire du contenu. Au début, cela provoque un éparpillement de l’offre, chacun s’efforçant, plus ou moins, d’imiter les standards (et donc la qualité générale) des médias traditionnels. Mais plus le processus avance, plus cette tendance s’amenuise au point que les consommateurs vont se regrouper par affinité et tolérer de moins en moins les « informations » contradictoires avec leurs opinions d’origine.

Peu à peu, les réseaux sociaux entretiennent les gens dans leurs convictions qui sont peu à peu renforcer, au mépris parfois de la réalité. Tel est le processus psychologique qui aboutit aux dérives que l’on observe aujourd’hui. Cela peut consister à réfuter des vérités scientifiques[1], ce qui explique le succès des antivax ou des platistes. Cela peut aussi conduire à refuser les faits, selon la théorie de l’alt-right ou « autre-vérité ».

De tels propos ont probablement toujours existé. La seule différence tient à ce qu’ils étaient cantonnés dans des cercles très restreints et n’atteignaient pas une audience générale et massive qui était réservé aux médias de masse. Avec les réseaux sociaux, cette massification s’est démocratisée et n’est plus l’apanage des médias traditionnels. Dès lors, les qualités d’une « information » ne suivent plus les standards d’autrefois. On recherchait une certaine vérité ou du moins la certification par des experts du domaine, qui servaient de garde-fous rationnels à l’information diffusée. Ce n’est plus le cas (ou plus exactement, les médias traditionnels ont perdu le monopole relatif dont ils disposaient).

Connivence et socialité

Les réseaux sociaux sont construits sur la connivence. Le lecteur pourra objecter que les médias avaient autrefois une certaine couleur et qu’on ne lisait pas l’Aurore comme on lisait l’Humanité. Cela est vrai mais globalement, chacun tombait d’accord sur les faits racontés simultanément par la presse : les divergences n’apparaissaient qu’au moment de leur interprétation ce qui permettait le débat.

Désormais, même le fait est mis en cause par lui-même. Il ne s’agit plus vraiment de chercher un certain confort idéologique mais de rejoindre un club restreint qui renforce, plus que jamais, le sentiment d’appartenance. En cela, les réseaux sociaux sont la démocratisation de ce qui avait été inventé avec les clubs sociaux de tout type (Jockey club, Automobile Club, dîners du Cercle, …) et qui étaient l’apanage de l’élite, désireuse de se trouver entre-soi. On ne cherche donc plus à obéir aux règles de la société en général mais à celles du club. Le club favorise la connivence, au mépris du réel.

Dès lors, la connivence surpasse la vérité. Il importe moins que ce que nous disions ou lisions soit exact mais que nous le partagions. Il convient ici de s’interroger sur la raison de ce succès. Peut-être est-il dû aux nouvelles conditions de notre vie sociale, où nous rencontrons de moins en moins de personnes et où nous nous trouvons plus seuls. Faisant moins société, étant moins inclus, chacun irait trouver dans les réseaux sociaux la socialité qui lui manque. Quitte pour cela à abandonner au passage la version « officielle » pour adopter celle du club, qui fournit un plus grand sentiment d’appartenance. Cette hypothèse reste à confirmer.

 

Olivier Kempf dirige le cabinet de synthèse stratégique La Vigie. Il est chercheur associé à la FRS.


[1] Voir O. Kempf, « Crise de l’autorité scientifique » in https://www.iris-france.org/wp-content/uploads/2020/11/Dossier-2-Le-virus-du-faux.pdf, IRIS, novembre 2020.

Resist the Crazy

Where's evil? It's that large part of every man that wants to hate without limit, that wants to hate with God on its side. It's that part of every man that finds all kinds of ugliness so attractive - it's that part of an imbecile that punishes and vilifies and makes war gladly.

- Kurt Vonnegut, Mother Night

As things felt like they were spiraling out of control last week, as Americans and people around the world were inundated with endless videos of street violence in addition to reactionary calls to deploy the U.S. military to cities across the country, the temptation to lose control of one's mental faculties and basic humanity was heightened.

I saw evidence of this all around me. There was a dark and vicious energy in the air, and it felt contagious.

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Take a Deep Breath

Today's post revolves around a subject I've been thinking about since early 2017, when I noticed much of the population separating into pro-Trump or anti-Trump factions that were becoming increasingly tribal, vitriolic and hostile. I wrote about it in the piece, Lost in the Political Wilderness, and things haven't improved much since. Fortunately, around the same time I came across the theory of Spiral Dynamics which provided me with a useful framework through which to understand consciousness and the importance of guarding your mind and emotional state in a world that encourages fear, tribalism and anger.

Though we live in a time where more diverse information is available at our fingertips than at any other period in human history, we're still presented with news and narratives via specific channels; whether that be an alternative media figure, a mass media outlet or a tech giant algorithm. The news and commentary that somehow gets in front of us on a daily basis shapes our view of the world just as it always has, and this in turn triggers certain emotions - joy, sadness, anger, fear, inspiration, etc. There's space for all that in a human life, but the ones I'm most interested in for the purposes of this piece are fear and anger.

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