par David Han. Les conclusions d'un audit parlementaire publié la même semaine révèlent la concurrence féroce à laquelle l'entreprise est confrontée pour attirer les ingénieurs qu'elle souhaite conserver.
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Strive’s latest Bitcoin purchase lifted its holdings to 23,156 BTC, making it the fifth-largest publicly traded corporate holder as crypto markets rebound.
Strive, a publicly traded asset manager and Bitcoin treasury company, added 1,800 Bitcoin to its holdings last week, accelerating an accumulation strategy that has propelled it into the ranks of the world’s five biggest publicly traded corporate Bitcoin holders.
The company purchased the Bitcoin (BTC) for approximately $143 million between Aug. 24 and Aug. 28, paying an average price of $79,431 per BTC, including fees and expenses. CEO Matt Cole confirmed the acquisition on Monday.
The purchase brought Strive’s total holdings to 23,156 Bitcoin, up from 21,356 BTC a week earlier. As Cointelegraph reported, the company had purchased 1,110 BTC the previous week for roughly $81.5 million at an average price of $73,409 per coin.
Strive has accelerated its Bitcoin accumulation in recent weeks. Adam Livingston, an adviser to Saturn Credit, noted that the latest purchase increased the company’s Bitcoin holdings by roughly 8.4% in just five business days.


The acquisition also pushed Strive past Bullish, the crypto exchange and digital asset infrastructure company, to become the fifth-largest publicly traded corporate holder of Bitcoin, according to industry data.
Strive’s latest purchases have coincided with a broad recovery in Bitcoin and the wider digital asset market that began on Aug. 19, when the US Treasury Department announced plans to double the size of certain long-term bond buybacks. The move helped push Treasury yields lower and fueled a rebound in risk assets, with Bitcoin rallying more than 23% to a recent high above $81,000.
Strive isn’t alone in ramping up its Bitcoin purchases. Michael Saylor’s Strategy, the world’s largest corporate Bitcoin holder, announced Monday that it had resumed buying BTC for the first time since June, acquiring 4,603 Bitcoin at an average price of $80,318.
The purchase lifted Strategy’s holdings back above 845,000 BTC following four Bitcoin sales since May.
Related: Crypto Biz: Bitcoin pumps, Wall Street does the paperwork
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JE M'INSCRIS lecourrierdesstrateges.frL’été 2026 n’a donc pas seulement mis les urgences sous tension : il a révélé une nouvelle fois la difficulté du système hospitalier à absorber les crises pourtant annoncées.
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S'ABONNER lecourrierdesstrateges.frMi-septembre, Samu-Urgences de France a publié son bilan estival, établi auprès de 143 responsables dans 80 départements. Parmi les 58 services ayant recensé les patients en attente sur brancard, la moitié ont connu au moins un patient resté 48 heures ou davantage. Dans 32 structures, l’attente a dépassé trois jours.
Plus grave encore, 26 structures déclarent au moins un décès concernant un patient pris en charge ou en attente sur un brancard. Le document ne permet pas, à lui seul, d'établir une causalité directe entre la durée d'attente et chacun de ces décès. Mais il décrit une situation où l'engorgement devient une donnée durable du fonctionnement des urgences.
La chaleur a ajouté une contrainte supplémentaire. Plus de la moitié des services interrogés déclarent manquer de climatisation et 21 n'en disposent d'aucune. Quant aux Samu, 86 % indiquent que les médecins régulateurs n'ont pas pu être renforcés, ou seulement partiellement.
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La newsletter vous donne le matin. Le fil vous donne l'instant.
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REJOINDRE LE FIL t.me/resterlibreDurant cet été, les épisodes de chaleur avaient été annoncés, et leurs conséquences sanitaires sont désormais bien documentées. Pourtant, les capacités d'adaptation restent limitées : manque de personnel, régulation sous tension, locaux inadaptés et patients maintenus sur des brancards faute de lits disponibles.
Alors que le pays finance une protection sociale parmi les plus coûteuses des économies développées, elle peine à garantir, dans certains établissements, des conditions élémentaires de prise en charge lorsque la demande augmente.
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LAISSER UN POURBOIRE merci !Le problème n'est donc pas simplement celui du montant dépensé. Il est celui de l'allocation des ressources, de l'organisation administrative et de la capacité de l'État à transformer des milliards de dépenses publiques en capacités hospitalières disponibles.
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Un article de Henry Bonner
L’été amène des succès, en apparence, pour le programme du tout-électrique, entre la hausse de production d’électricité via les parcs de panneaux, et dans les ventes de voitures électriques.
Un rapport du groupe Ember met en avant la performance du solaire en été, et propose une hausse du parc et des investissements dans les batteries de stockage.
Le rapport explique ainsi :
“Les prix de l’électricité ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis des années, puisque la demande reste élevée après le coucher du soleil, et le prix du gaz est élevé. En Espagne et en Italie, les prix d’électricité pour livraison dans 24 heures ont atteint leurs niveaux les plus élevés depuis la crise du gaz naturel au cours de l’hiver 2022.”
Le rapport montre la part de production, par type d’énergie, pour une journée moyenne de juin et juillet (source).
La production du solaire (vert) survient en milieu de journée, avec la hausse de la demande en raison de la chaleur.
Ci-dessous, le gérant du réseau en France montre le mix d’électricité depuis fin juillet. Au milieu de la journée d’hier, la part du solaire atteint un sommet de 32 %. La part du nucléaire (jaune) baisse après la première semaine d’août avec l’arrêt de centrales pour cause de la chaleur.
Par contre, la hausse de la part du solaire dans la production entraîne aussi une hausse des coûts d’électricité sur la période.
En effet, la climatisation et les ventilateurs tirent la demande vers le haut. La chaleur crée aussi des réductions de production dans le nucléaire, ou même des centrales à gaz ou charbon. L’hydraulique génère aussi moins d’électricité en période de sécheresse, en raison de la baisse des réservoirs. Le solaire atteint ainsi des records dans le mix de production, au prix d’une hausse du coût du courant pour les consommateurs.
Le coût élevé du courant, et les effets de la guerre en Iran sur les carburants, entraînent un rebond depuis mars dans les prix de l’énergie en Europe.
La hausse des prix de l’électricité, en moyenne, sur les dernières années, montrent les limites des renouvelables dans la réalité.
Le nucléaire et le gaz gardent l’avantage en termes de coûts de production, et en efficacité, malgré des baisses de production en période de canicule.
La part du solaire grimpe dans les canicules en raison de la perte d’une partie des réacteurs et centrales à gaz.
Les programmes d’investissements, de centaines de milliards d’euros dans les réseaux d’électricité en Europe, montrent aussi les surcoûts dans l’usage du solaire et des éoliennes.
La canicule offre une opportunité pour des communications sur les renouvelables dans les médias. Dans la réalité, les renouvelables créent tout de même des hausses de coûts dans la production, et dans la gestion du réseau.
Comme pour le solaire, les voitures électriques ont la santé, en apparence. Les ventes de voitures électriques atteignent des records, en part de marché en juillet. En effet, le met en place des aides pour les locations, le leasing social !
L’Argus explique :
“Selon Roland Lescure, ministre de l’Économie et des Finances, 19 500 commandes ont déjà été passées en l’espace de deux semaines dans le cadre du leasing social, dont la troisième vague a démarré le 16 juillet.
Au total, 50 000 voitures doivent être subventionnées par l’État grâce à un budget de 401 millions d’euros.”
De plus, l’envolée des prix des carburants fait pression sur les ventes de voitures thermiques.
Ainsi, les voitures électriques atteignent des records de parts de marché.
L’électrique, avec les hybrides à borne de recharge, atteint 41 % des ventes de voitures en juillet, comme vous le voyez ci-dessous.
Sur l’année, les ventes de voitures dans l’ensemble font du surplace, malgré des envolées lors du lancement d’aides, dont le retour du leasing social en juillet.
Les camions et utilitaires, par contre, chutent en juillet par rapport au même mois de 2025. Le repli des ventes montre, à l’inverse, la perte de soutiens pour l’électrique, via le report de quotas d’émissions sur les entreprises.
La dépendance sur les coûts élevés de carburants, et les soutiens via les subventions, laisse encore des doutes sur les niveaux de la demande dans la réalité.
La chute des ventes en Italie après la fin de subventions donne encore une preuve de la dépendance sur les mesures.
Frandroid :
“Le cas de notre pays illustre bien à quel point la demande reste sensible aux dispositifs d’aides. La reprise du leasing social, destiné aux ménages aux revenus modestes, explique une bonne partie du bond de la part électrique observé en juillet.
À l’inverse, l’Italie montre ce qui se passe quand ces aides disparaissent : la chute a été rapide et brutale d’un mois à l’autre. Autrement dit, le prix affiché d’une voiture électrique reste largement une construction politique autant qu’industrielle, et toute évolution des subventions peut faire bouger les courbes de vente du jour au lendemain.”
Le gouvernement met en place des aides pour les voitures électriques d’occasion.
Dans les voitures de location, par exemple, la perte en raison de la décote fait partie des coûts pour les concessionnaires.
Le graphique ci-dessous montre les chiffres pour les États-Unis, selon une étude par iSeeCars (source).
Une autre étude estime que la perte de valeur sur les premières années représente environ la moitié des coûts d’opération de la voiture pour l’acheteur, ou pour le concessionnaire en cas d’une location.
Dans les voitures thermiques, la baisse de valeur compte pour environ le tiers de coûts d’opération, avec le carburant et la maintenance.
De même, une étude sur la baisse de valeur des voitures en France montre les chiffres pour les 10 modèles les plus répandus.
Leboincoin précise :
“Sur les dix modèles les plus diffusés, la décote moyenne après 5 ans atteint 59 %, soit plus de la moitié de leur valeur neuve. Elle s’échelonne de 53 % pour la Dacia Spring, jusqu’à 65 % pour la Renault Zoé. La Tesla Model 3, voiture électrique la plus vendue en 2020, décote de 56 %.”
Le tableau ci-dessous vous montre les résultats de l’étude.
Ainsi, les subventions pour les achats de neuf créent une hausse de ventes, ou dans les contrats de location.
En revanche, la décote sur les premières années entraîne une hausse des coûts pour les acheteurs, ou pour les concessionnaires. Le gouvernement crée ainsi encore des aides, pour les ventes dans l’occasion !
La dépendance sur les aides donne des preuves du manque de demande dans la réalité pour les voitures électriques, après des dizaines de milliards d’euros d’investissements, sous la pression des quotas.
Je tends à chercher des secteurs sous les radars, au lieu des placements en vogue.
Nous évitons, par exemple, les voitures électriques, l’hydrogène, ou les renouvelables.
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Un article de Henry Bonner
La stratégie d’investissements dans le dématérialisé, pour des plateformes et des logiciels par abonnement, porte finalement ses fruits pour Microsoft, le géant de l’informatique.
L’envolée du titre de 17 %, après la publication des résultats du trimestre, génère ainsi une hausse de valorisation de 450 milliards $ !
Les résultats donnent des preuves de la demande pour les plateformes et services en ligne, et ainsi les besoins d’investissements dans les salles de serveurs, pour le stockage et les services à distance, et même les outils IA.
L’Opinion détaille ainsi :
“Mercredi soir, Microsoft a annoncé un bénéfice net de 35,8 milliards de dollars lors du quatrième trimestre de son exercice décalé (d’avril à juin). Soit une hausse de plus de 30 % sur un an. De quoi rassurer les actionnaires qui s’inquiétaient des conséquences de la nouvelle stratégie de l’entreprise en matière d’IA.”
Le groupe met en place une stratégie d’investissements dans le dématérialisé, en particulier les salles de serveurs, après la modification du partenariat entre OpenAI et Microsoft en avril, vers la concurrence entre les entreprises dans le domaine de l’IA.
Le site explique :
“Depuis plusieurs mois et la fin de son partenariat avec Open AI, la firme concentre en effet ses activités autour du cloud — centres de données, stockage à distance — et investit encore davantage dans l’intelligence artificielle. Au point que le cloud représente environ les deux tiers de son chiffre d’affaires.
“Microsoft multiplie les annonces et les présentations de modèles maison. Sans oublier son principal outil Copilot, dont la version professionnelle réunit 30 millions de clients parmi lesquels des sociétés comme Boeing, AstraZeneca ou Stellantis.
“Le groupe ambitionne d’investir 175 milliards de dollars en 2026. La majorité de cette somme est dirigée vers le cloud. Au dernier trimestre, 41 milliards de dollars ont été investis par Microsoft dans ses activités d’informatique à distance. L’entreprise a aussi porté son parc de centres de données à 88 dans le monde.”
Les chiffres de la présentation de mi-2026 montrent en effet l’importance du dématérialisé, sous forme de plateformes et outils par abonnement, sur les ventes d’ordinateurs (source).
Ci-dessous, vous voyez la stagnation des revenus et bénéfices sur les ventes d’ordinateurs.
Ci-dessous, vous voyez l’envolée dans la plateforme de logiciels et stockage de données à distance, la Cloud, avec des outils IA.
De même, ci-dessous, vous voyez les revenus de services et logiciels pour les entreprises, dont les revenus de l’outil Copilot, un moteur d’IA.
Les chiffres de Microsoft, comme les résultats du début de l’année chez Apple, montrent les gains du dématérialisé, via des plateformes et abonnements, comme source de records de revenus chez les géants de la tech.
Schneider Electric, un fournisseur d’électricité, de services de logiciels et de robotique pour l’industrie, génère de même des hausses de revenus sur la vague d’investissements dans les centres de données.
ZoneBourse détaille ainsi :
“Au premier semestre, le spécialiste de la gestion de l’énergie et des automatismes a enregistré un Ebita ajusté record de 4,09 milliards d’euros, en hausse de 16,6% en données publiées et de 22,1% en organique. Sa marge d’Ebita ajusté s’est établie à 19,3%, en progression de 120 points de base sur un an en données organiques.
“Le chiffre d’affaires a lui aussi atteint un niveau inédit, à 21,23 milliards d’euros, en croissance de 9,8% en données publiées et de 14% en organique. Le groupe a bénéficié d’une demande toujours soutenue pour ses solutions destinées aux centres de données, en particulier en Amérique du Nord et en Chine.”
Le cours de Schneider Electric grimpe au fil des années avec la hausse des carnets de commandes dans l’industrie.
Sur la première moitié de l’année, la hausse des chiffres montre de nouveau l’importance des centres de données, en particulier en Amérique du Nord.
Le tableau ci-dessous vous donne un résumé des résultats pour la période (source). Le bénéfice net grimpe de 30 %. Le bénéfice avant impôts, charge des intérêts, et ajustements dans la valeur des actifs (EBITDA) grimpe lui de 16,6 % en brut, et de 22 % sans les effets de cessions ou acquisitions.
Le tableau ci-dessous permet de voir l’évolution des revenus par région du monde. L’Amérique du Nord génère environ le double des revenus de l’Europe, après une hausse de 15 % au premier trimestre, contre 8 % en Europe. Le groupe génère aussi 15 % de croissance en Chine et Asie de l’Est.
Dans la présentation pour les investisseurs, les gérants mettent en avant une offre d’outils IA, soit pour la présentation de données et la gestion des opérations (Cognite Flows), ou pour la gestion de tâches (Atlas AI) et la génération de données (Cognite Data Fusion).
En principe, l’intégration des services IA de Schneider Electric, sur la totalité de la chaîne de production, crée des efficacités pour les clients dans l’industrie, et ainsi une hausse des carnets de commande et revenus par la suite.
L’envolée des résultats en Amérique du Nord montre les gains pour le groupe, comme fournisseur de services pour les centres de données, et ainsi la course vers les capacités de calcul.
Je tends à chercher des secteurs sous les radars, au lieu des placements en vogue. Nous évitons, par exemple, les voitures à batteries, l’hydrogène, ou les renouvelables.
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For centuries, mainstream archaeologists have dismissed the idea that an advanced civilization existed long before modern times.
Now, an independent researcher claims he has uncovered ‘paradigm-shifting evidence of a lost civilization’ that hid a sophisticated code through geometry, symbolism, and monument design across the globe to preserve its knowledge ahead of catastrophic events.
Matthew LaCroix told Daily Mail the discovery, sparked by a recent find in Egypt, links symbols across continents and dates back 38,000 to 40,000 years.
According to LaCroix, this civilization tracked cosmic cycles, anticipated global disasters, and embedded teachings about human origins, the structure of the universe, and divine existence into monuments and sacred sites.
His investigation began after identifying recurring giant T-shapes, three-level indents, and step pyramids carved into ancient stones worldwide.
‘These specific symbols that are built in different size proportions, and the symbols are found in ancient stones around the world, are not supposed to exist; no cultures are supposed to have any cross-platform,’ LaCroix explained.
The symbols appear in locations ranging from Turkey’s Van region to South America and Cambodia.
According to LaCroix, the origin of this global system lies in eastern Turkey’s Lake Van region at a site known as Ionis.
He described it as the earliest source of the civilization’s symbols, architecture, and teachings, dating it to around 40,000 years old. He argues it preserves the original blueprint later carried to places such as Giza and Tiwanaku.
Recurring motifs, giant T-shapes, step pyramids, inverted pyramids, lions, and sacred geometry, appear at Ionis in their most concentrated form before repeating at distant sites worldwide, LaCroix added.
Nearby, the site of Kefkalesi provides one of the clearest examples of these symbols in stone.
The four-foot-by-four-foot basalt carving, known as the Kefkalesi relief, contains complex iconography that mirrors the symbols found at Ionis, Giza, and South American sites.
‘This relief became one of the most important artifacts for my research,’ LaCroix explained. ‘It connects Egypt back to this region and lets us back-engineer the global pattern.’
He pointed out repeating motifs: ‘Here are the T-shapes, repeating over and over. Here’s your step pyramid with three doors and the lion right here. These same elements appear repeatedly across sites worldwide.’
Regarding the lion, he added, ‘The lion is a guardian, and its placement helps explain the structure of the code.’
LaCroix said the relief solidified his interpretation of the symbols and accelerated his analysis of similar structures at the Sphinx Temple in Egypt.
Mainstream archaeologists, however, date known Lake Van sites to the Urartian period thousands of years ago and say there is no evidence supporting a pre-Ice Age global civilization, and no peer-reviewed research currently supports LaCroix’s proposed dating.
Read More: Mysterious symbols spanning the globe hint at a lost civilization 38,000 years ago
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Un article de Henry Bonner
Aux États-Unis, les banques font des records de bénéfices sur les remous provoqués par la guerre en Iran, entre les besoins en financement d’entreprises et d’autres types d’activités dans la Bourse.
Quartz explique ainsi :
“5 des plus grandes banques américaines ont délivré, ensemble, des bénéfices trimestriels de 49 milliards de dollars, ce mardi [7 juillet], tirant profit d’une hausse de l’activité de trading, dans le nombre d’introductions en Bourse, et d’une rebond dans l’activité de financements au second trimestre.”
JP Morgan, la plus grande banque d’affaires de Wall Street, génère près de la moitié de la totalité du montant pour le groupe, entre des records dans l’activité de financement, dans les bénéfices sur les opérations des investisseurs, et les gains sur des titres d’entreprises en portefeuille.
La hausse des bénéfices dans les grandes banques fait partie des conséquences de la guerre en Iran. La Bourse américaine atteint tout de même des records, avec l’envolée de la tech, et génère des hausses pour les prêts aux investisseurs, et l’activité de financement des entreprises.
Comme l’explique Matt Levine, un analyste pour Bloomberg : “Les grandes banques gagnent des bénéfices sur les activités des clients dans la Bourse, via 3 types d’approches.”
Il donne le détail des 3 méthodes pour les hausses de bénéfices chez les grandes banques :
1) Les clients des banques veulent faire des opérations dans la Bourse, et les banques offrent des services d’intermédiaire … Ceci est appelé une activité de “faiseur de marché” [market-maker], ou “intermédiation”, et cela génère le plus de bénéfices lors des remous importants dans la Bourse …
2) Les clients des banques veulent faire des emprunts, pour financer des opérations dans la Bourse, et utilisent les titres comme garanties … Cela fonctionne le mieux lors des hausses dans les prix des titres …
3) Les entreprises veulent aussi lever plus de fonds, via des émissions de titres, par exemple dans une cotation en Bourse… Cette activité tend aussi à générer plus de bénéfices lors des hausses de la Bourse, surtout en période de relative tranquillité. En effet, les entreprises cherchent des opportunités pour des émissions de titres, après des périodes de hausses de la valeur des titres, et lorsqu’elles ont le plus de confiance d’avoir une “fenêtre ouverte” sans source de mauvaises surprises.
Les conditions dans la Bourse, et les remous de la guerre en Iran, créent ainsi une manne pour les activités de financement et de services d’intermédiaire pour les investisseurs.
Rachat d’EasyJet : opportunités dans la guerre
Des fonds de private equity tirent aussi profit des incertitudes de la guerre pour la recherche d’opportunités.
Ainsi, les offres de rachat pour la ligne d’aviation EasyJet, entraînent une hausse du titre de près de 100 % depuis mai.
Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le cours de l’aviateur baisse au début de l’année, après les craintes sur les effets de la guerre en Iran, sur les marges et les ventes de billets.
Ensuite, la baisse de cours attire l’attention de fonds de private equity, dont les géants Castlelake, un spécialiste de l’aviation, et Apollo, l’un des plus gros gérants de fonds au monde, avec des actifs de près de 1.000 milliards $.
Les gérants d’EasyJet prévoient un accord avec Apollo, en raison du montant de l’offre de rachat, de 5,7 milliards de livres sterling.
De plus, Apollo donne des garanties contre une vente à la découpe.
Le Revenu détaille :
“Apollo s’est également engagé à maintenir la stratégie de développement d’EasyJet, notamment la modernisation de sa flotte, le développement d’EasyJet Holidays et le maintien des accords de licence de marque conclus avec EasyGroup, la société du fondateur Stelios Haji-Ioannou.”
En bref, les fonds de private equity prévoient un rebond des résultats après les perturbations aux déplacements en raison de la guerre en Iran, et une hausse des marges après une baisse des prix de l’énergie.
En effet, comme le montrent les chiffres d’Eurocontrol, ci-dessous, les déplacements en avion grimpent de nouveau en Europe, après un ralentissement au début de la guerre en Iran.
Le tableau de bord montre en effet le nombre de vols et la variation par rapport à 2025. Après une période de repli du trafic entre avril et mai, le nombre de vols grimpent depuis 2 mois, par rapport aux niveaux de 2025.
Les investissements en cours pour l’aéroport de Charles-de-Gaulle montrent, de même, les attentes d’une hausse des volumes de vols.
L’aéroport de Beauvais, à proximité de la capitale, reçoit aussi plus de demandes de créneaux de la part de compagnies, en particulier dans le low-cost.
Les opérateurs de l’aéroport, un consortium de la Caisse de Dépôts, Bouygues Construction, et d’autres entreprises, préparent ainsi des investissements de 180 millions d’euros pour une hausse du trafic.
Apollo, le fonds de private equity, voit ainsi des opportunités dans les lignes d’aviation, après une baisse des cours en Bourse, sur les craintes autour de la guerre en Iran.
Ils visent des gains sur l’essor du nombre de vols en Europe sur les prochaines années, et une amélioration des marges via des efficacités ou des baisses de prix de l’énergie.
Après des baisses de cours, et les craintes sur les effets de la guerre en Iran, les remous dans la Bourse font partie des causes des records de bénéfices pour les grandes banques.
De même, les incertitudes créent des opportunités pour des opérations dans le private equity, dont le rachat d’Easyjet par exemple.
Des entreprises et investisseurs génèrent ainsi des opportunités de bénéfices sur les dégâts de la guerre, et les changements d’humeur en fonction des actualités sur le conflit.
Je tends à chercher des secteurs sous les radars, au lieu des placements en vogue.
Nous évitons, par exemple, les voitures à batteries, l’hydrogène, ou les renouvelables.
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Un article de Henry Bonner
Eiffage, le groupe bâtiment et travaux, prend plus de 100 % en Bourse sur 10 ans, après une hausse des résultats sur la période.
Comme je l’écrivais en décembre, la source de la croissance vient en majorité d’activités dans la gestion de l’électricité, avec les installations de renouvelables.
Les acquisitions de Eiffage depuis 2016 visent en majorité des entreprises de gestion des énergies.
Ainsi, la part de la gestion des énergies prend plus d’importance au fil du temps, à 38 % des revenus sur la première moitié de 2025, contre 30 % en 2021.
Après les contrats pour le raccordement et la gestion de renouvelables, Eiffage gagne aussi des revenus sur les besoins pour les centres de données.
Le projet du Campus de l’IA en Seine-et-Marne, avec l’appui du fonds des Émirats-Unis, et de Nvidia et Mistral AI, signe ainsi un contrat avec Eiffage pour la gestion des besoins en électricité pour le centre de données.
L’entreprise gagne ainsi des revenus sur le développement du projet de 30 à 50 milliards d’euros d’installations.
Mes Infos relate ainsi :
“Les promoteurs du Campus IA, plus grand projet de data center en Europe prévu à Fouju, près de Melun (Seine-et-Marne), ont désigné Eiffage comme entreprise générale pour la réalisation de la sous-station électrique haute tension et des infrastructures communes. Le montant de ce marché s’élève à plus de 120 millions d’euros.”
Des acquisitions récentes chez Eiffage montrent, de plus, un tournant vers la gestion d’électricité pour les salles de serveurs.
Un communiqué de l’entreprise explique ainsi :
“Eiffage, au travers de Salvia, filiale allemande d’Eiffage Énergie Systèmes, a conclu le 28 avril 2026 un accord en vue d’acquérir 74,9 %, de Hand & Werk, entreprise spécialisée dans les projets de data centers en Allemagne, dont les activités sont portées par la marque DC Blue.”
L’acquisition fait partie d’une stratégie chez Eiffage, pour des revenus sur la vague d’installations de puissance de calcul.
Ils continuent en effet :
“Cette nouvelle acquisition permet à Eiffage Énergie Systèmes de se développer sur le marché allemand des data centers, un segment en forte croissance porté par la demande en infrastructures numériques, axe de développement stratégique de la branche. Elle renforce par ailleurs la présence de Salvia dans la région du Rhin-Main, un des pôles européens des data centers.”
Le contrat avec le Campus de l’IA, et l’acquisition récente d’une entreprise de services aux salles de serveurs, indiquent ainsi un tournant chez Eiffage vers des opportunités sur la vague d’investissements dans l’IA.
Après la manne de la gestion des renouvelables, le groupe vise de même une manne sur une explosion des besoins d’électricité pour les salles de serveurs.
Je tends à chercher des secteurs sous les radars, au lieu des placements en vogue.
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par Tareq S. Hajjaj. D’anciens détenus qui ont côtoyé cet éminent médecin de Gaza avant son transfert en isolement cellulaire décrivent des passages à tabac systématiques, des attaques de chiens et une négligence médicale délibérée.
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Un article de Henry Bonner
L’augmentation de l’apparition de prix en dessous de 0 euros pour l’électricité signale des excès de production avec une explosion de capacités, et ce malgré un manque de demande.
Les investissements dans les renouvelables génèrent plus de capacités de production malgré une baisse de demande en France.
Le graphique ci-dessous du groupe Epex montre les prix en moyenne par jour, sur un an.
Lors des pics d’ensoleillement, ou des baisses de demande, les prix plongent sous 0 euro, le plus souvent sur plusieurs heures.
Le prix de l’électricité pour la charge de pointe (gris clair) plonge même jusqu’à près de -150 euros, en moyenne sur une journée, au début de mai. Les jours fériés et la hausse de production du solaire créent les excès d’électricité et plongeons du prix (source).
Le gestionnaire du réseau, le groupe RTE, donne plus de détails.
RMC explique ainsi :
“En 2020, la France comptait 102 heures de prix négatifs, soit 1,2% du temps. Un chiffre record à l’époque, largement attribué à la chute de la demande pendant les confinements.
“En 2023, l’Hexagone a enregistré 147 heures de prix négatifs (1,7% du temps) et près de 235 heures en 2024 (5,4% du temps), selon un rapport de la Commission de régulation de l’énergie. Et le chiffre a encore grimpé en 2025 avec 436 heures, soit plus de 8% du temps.”
Au lieu d’une hausse de la consommation en réponse à la hausse de production, les producteurs font des pertes. Le gouvernement fournit ensuite des compensations pour les parcs de renouvelables contre cette perte de revenus.
Le manque de demande pour l’électricité et les coûts des variations de production créent en réalité des gâchis d’électricité et des hausses de factures pour les consommateurs.
D’autre part, l’explosion de ces capacités sur le réseau crée plus de risques de coupures de courant, de pannes d’équipements dans les réacteurs, et d’explosion des coûts en subventions pour les parcs de renouvelables.
RTE, dans la transmission, annonce 8 milliards d’euros sur la fin de la décennie, une hausse de trois fois le niveau de dépenses par an. Enedis, dans le raccordement des renouvelables et la livraison vers les logements et entreprises, annonce 33 milliards d’euros d’investissements avant 2030, sur un plan de 100 milliards d’euros. La Fiere, l’association d’entreprises du secteur de l’électricité, annonce 200 milliards au total avant 2040.
Les engagements d’entreprises du secteur comprennent par exemple des budgets pour des bornes de recharge, après les directives sur les espaces de parking.
Selon le magazine Decideurs :
“Sur la recharge, les acteurs s’engagent à déployer 400 000 bornes en copropriété d’ici à 2030 (un million à horizon 2035) et 60 000 nouveaux points de charge rapides, représentant 3,5 milliards d’euros d’investissements supplémentaires. Plusieurs entreprises ont été citées nommément : Electra (300 millions d’euros d’ici à 2030), Engie (300 millions également), E.Leclerc (plus de 200 millions pour 10 000 points de charge en 2035), ou encore Lidl France et le groupe Sorégies.”
Après la débâcle des quotas pour l’électrique dans les voitures, le gouvernement continue les mesures pour la hausse de la part de l’électricité dans la consommation.
Le graphique ci-dessous de la présentation d’Enedis montre l’objectif de la conversion vers la consommation d’électricité, en remplacement pour les carburants.
Comme vous le voyez ci-dessous, la consommation d’électricité en France baisse au fil des ans, avec la fermeture d’usines, et les économies d’énergie chez les ménages.
Le gouvernement pousse vers encore plus de raccordements de renouvelables malgré une baisse de la demande depuis 10 ans ! Ils attendent une envolée de la consommation d’électricité, sous l’effet des voitures électriques, des pompes à chaleur, et d’autres types de conversion vers le “tout électrique”.
Ainsi, les dépenses de dizaines de milliards d’euros pour l’inclusion des renouvelables dans l’idée d’une explosion de la demande de courant créent un risque de gâchis, exactement comme pour les voitures électriques, en raison du manque de demande dans la réalité.
Le secteur du pétrole et du gaz fait partie des recommandations de mon groupe depuis notre lancement, début 2021. Nous évitons, à l’inverse, les voitures électriques, l’hydrogène, ou les renouvelables.
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Un article de Henry Bonner
Des députés publient une liste de 24 propositions de règles et d’amendes contre les distributeurs, au prétexte d’un excès de pression de la concurrence sur les prix. Ainsi, les auteurs du rapport pour le Sénat, les supermarchés ont des prix trop faibles !
Ils veulent en effet des restrictions sur les négociations, au prétexte d’un manque de marge pour l’agro-industrie et les agriculteurs.
Le rapport met par exemple en avant la marge de 40 % sur les produits dans les supermarchés.
Or, la vente sur les produits permet le paiement des opérations des magasins, dont le personnel ou les coûts de l’installation des magasins, par exemple.
Ainsi, les supermarchés font en réalité autour de 1 % de bénéfice sur les ventes.
Le rapport du Sénat lance des accusations contre les supermarchés, pour cause d’un excès de pression sur les fournisseurs.
Pourtant, la pression sur les prix des fournisseurs crée ensuite des gains de pouvoir d’achat pour les consommateurs. Par exemple, le rapport met en avant la baisse du nombre de distributeurs, à 8 groupes en 2024, contre 30 en 1988 et 120 en 1968. La raison, selon les auteurs, vient d’un excès de concurrence pour les baisses de prix.
Ils écrivent ainsi :
“Depuis les années 1990, ce sont des dizaines d’enseignes qui ont disparu. Le nombre de distributeurs, qui s’élevait à près de 120 en 1968, a chuté à 30 en 1988, avant de se stabiliser à 9 dans la décennie 2000 et d’atteindre 8 en 2024, lors du rachat de Cora par Carrefour.”
L’extrait du rapport ci-dessous montre les faillites, ou disparition via des fusions, des dernières années.
Selon le rapport, la guerre des prix porte fruit pour une poignée de gagnants dans le secteur, en particulier Leclerc, Intermarché, et Système U en hausse de part de marché depuis 2008.
Le raison du succès d’une partie des enseignes fait en effet partie des conséquences de l’amélioration du pouvoir d’achat pour les consommateurs.
En effet, selon le blog de Que Choisir, les supermarchés E Leclerc, Système U et Intermarché remportent le classement sur les prix en rayon.
Les auteurs du rapport écrivent :
“La conquête de la part de marché est en effet aujourd’hui l’élément déterminant de la stratégie des enseignes survivantes, car c’est elle qui accroît le pouvoir de marché de l’enseigne et lui permet d’exiger des fournisseurs baisses, ristournes et marges arrière, ce qui lui permettra de baisser les prix pour à nouveau gagner de nouvelles parts de marché et ainsi de suite.”
Le rapport fait aussi des accusations contre les distributeurs pour l’usage de centrales d’achat, des consortiums pour des négociations avec les fournisseurs.
Les centrales d’achat mettent à disposition plus de choix de produits, via des accords avec des enseignes à l’étranger.
La hausse de la concurrence, dans les négociations avec les fournisseurs, permet aussi l’amélioration des prix en magasins.
Selon le rapport, les centrales d’achat donnent trop de pouvoir aux distributeurs dans les négociations.
Les auteurs mettent ainsi en avant une hausse de faillites chez des fournisseurs dans l’agro-industrie, en 2024 par rapport à 2018.
Or, comme vous le savez, le nombre de faillites grimpe dans la totalité des secteurs depuis la fin du quoi qu’il en coûte.
De plus, les consommateurs perdent du pouvoir d’achat depuis les confinements et ont ainsi plus de recours vers les marques de distributeurs.
Les auteurs veulent des restrictions contre les associations entre enseignes, malgré la perte de choix de produits et de pouvoir d’achat en conséquence.
Ils affirment :
“[Le] principal problème que pose les centrales européennes d’achat est de totalement bouleverser et déséquilibrer les rapports de force au profit des distributeurs.”
Les auteurs font ainsi une série de propositions, pour encore davantage de règles et de restrictions contre les distributeurs. Par exemple, ils proposent l’obligation d’un affichage en rayon sur les marges de la distribution et veulent aussi des régulations contre les baisses de commandes chez un fournisseur !
En réalité, les supermarchés gagnent des parts de marché via l’amélioration des prix en rayon, en partie via des centrales d’achat et stratégies pour les baisses de prix de la part des fournisseurs.
Les auteurs du rapport veulent plus de restrictions, et ainsi une perte de pouvoir d’achat pour le consommateur.
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Un article de Henry Bonner
Selon les résultats de TotalEnergies pour son premier trimestre, la multinationale génère des hausses de production de 2 % via une augmentation du rythme d’extraction.
Des entreprises du pétrole aux États-Unis mettent aussi en marche des puits pour des hausses de production, après l’envolée du baril.
Selon Baker Hughes, le nombre de puits augmente en net de 18, aux États-Unis au mois de mai, pour un total de 425 puits en activité.
Le graphique ci-dessous, du gouvernement américain, montre le nombre de puits de pétrole en opération dans le pays.
Les producteurs mettent en opération des puits après la flambée du baril en mars (source). Le niveau, au global, reste en baisse depuis 10 ans. L’installation de puits requiert du temps, et de l’optimisme sur le prix du baril après la fin de la guerre en Iran.
Dans les exportations de gaz naturel liquide, les volumes grimpent à l’inverse depuis 15 ans, avec l’installation de terminaux de liquéfaction.
Le graphique ci-dessous montre la tendance jusqu’en février dernier, avant la guerre en Iran. Des chiffres des bilans d’entreprises du secteur, pour le premier trimestre, indiquent des hausses de rythme dans les terminaux de liquéfaction en mars.
Les prix à la pompe font pression contre les trajets en voiture.
Selon le gouvernement, la consommation de carburant chute de 30 % sur les 10 premiers jours de mai par rapport à la même période de l’année dernière !
De même, la hausse du coût du kérosène crée des pressions sur les marges dans l’aviation, et des pertes en Bourse pour les compagnies.
Le graphique ci-dessous montre par exemple les cours d’Air France-KLM (rose) et de de Ryanair (bleu). Ils baissent d’environ 20 % depuis le début de l’année.
Comme pour les trajets en voiture, les compagnies trouvent des économies de carburant via une réduction du nombre de vols.
Tourmag l’explique ainsi :
“Selon les dernières données d’Eurocontrol, les programmes de vols actualisés des compagnies aériennes européennes montrent une baisse de 2 % des vols prévus pour mai-juin 2026 par rapport aux programmes d’avril 2026 : les opérateurs se recentrent sur les lignes à plus forte marge.”
Par contre, en raison de la complexité des annulations, et d’autres types de coûts d’opération, les compagnies gardent pour le moment la quasi-totalité des vols pour l’été.
Or, par crainte d’annulations de vols, ou soucis de pouvoir d’achat, les Européens font moins de réservation pour des voyages. Ainsi, la baisse de la demande pour les vols de courte distance entraîne même une chute de prix des billets !
Comme le rapporte Capital :
“[Selon] une comparaison faite sur des billets pour juillet, entre le 9 avril, avant les alertes sur d’éventuelles pénuries de kérosène, et le 6 mai, le constat est sans appel : plus de la moitié des liaisons principales vers la Méditerranée ont vu leur prix chuter. On note une baisse autour de 10% du prix sur Londres-Nice, Manchester-Palma et Londres-Barcelone. Cela monte même jusqu’à 44% pour les trajets entre Milan et Madrid.”
Le site prend aussi note d’une baisse de 64 % des prix de Rome à Lisbonne, ou 71 % pour les vols de Bergame à Madrid !
Ainsi, les hausses de prix de l’énergie font pression sur la consommation, et génèrent plus de production, ou d’exportations via la liquéfaction du gaz.
La demande pour le pétrole et le gaz atteint des sommets d’année en année, malgré des illusions de succès pour le solaire et l’éolien.
Les chiffres montrent la croissance dans le monde, en particulier en Asie, de la consommation d’énergies et de la demande pour le pétrole et le gaz (source).
Les parcs de renouvelables mettent plus de capacités de production sur le réseau. En revanche, la production d’énergies dans la réalité dépend d’aléas de la météo.
En pratique, des pays comme l’Espagne génèrent moins de courant via les renouvelables, après un pic en 2024. La consommation de gaz naturel grimpe en Europe en 2025, en partie avec la consommation de l’Espagne après les coupures de courant.
Avec la hausse des installations de parcs, les renouvelables perdent encore plus de performances dans la réalité, en raison des coupures de production pour la protection du réseau.
Le graphique ci-dessous montre par exemple le facteur de charge, le ratio entre les capacités et la production dans la réalité, pour le solaire en France (source). En somme, le facteur de charge baisse depuis 8 ans, avec l’augmentation des installations.
Selon l’opérateur du réseau, le groupe RTE, la baisse vient des coupures de production des parcs, avec les excès de courant, et les baisses de subventions.
Ils expliquent :
“Le niveau du facteur de charge de la filière solaire atteint en 2025 reste cependant inférieur à sa moyenne décennale (14,4 %), malgré un ensoleillement légèrement excédentaire par rapport à la normale. Cette relative faiblesse s’explique notamment par le fait que les producteurs solaires français ont d’avantage modulé à la baisse leur production sur l’année 2025 – en regard d’incitations économiques lors des épisodes de prix spot négatif ou à la demande de RTE pour garantir l’équilibre du système électrique – qu’ils ne l’avaient fait historiquement (voir la partie « modulation »).”
L’explosion de capacités crée une impression de réussite pour les renouvelables, mais les hausses de demande au fil des années pour le pétrole et le gaz, et la flambée des prix en cours, montrent les échecs des renouvelables dans la pratique.
La croissance de la demande pour les énergies dans le monde, et les inefficacités des renouvelables, annoncent encore encore des bénéfices pour la production et la liquéfaction, même après une baisse des tensions au Moyen-Orient.
Le secteur du pétrole et du gaz fait partie des recommandations de mon groupe depuis notre lancement, début 2021.
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Rami Abou Jamous écrit son journal pour Orient XXI. Dans ce texte, il dénonce la stratégie de l'armée israélienne consistant à bombarder des immeubles résidentiels pour assassiner une personne, maximisant ainsi le nombre de victimes civiles, ainsi que sa normalisation dans les esprits occidentaux ; il confie également la culpabilité qui le ronge de savoir qu'en tant que journaliste, il est une cible et que sa famille pourrait être tuée avec lui.
Mercredi 20 mai 2026.
Le 15 mai, les Israéliens ont assassiné Ezzedine Al-Haddad, commandant des Brigades Ezzedine Al-Qassam, la branche armée du Hamas. Ils ont bombardé un immeuble résidentiel de cinq étages, puis, pour être sûrs de l'avoir atteint, la voiture qu'il utilisait. Comme d'habitude, j'ai relayé cette information sur les différents canaux de discussion. Le lendemain, une amie journaliste m'appelle et me demande des précisions : « Habitait-il dans cet immeuble ? » Je lui réponds qu'apparemment, il n'y habitait plus pour des raisons de sécurité, mais qu'il était venu rendre visite à sa femme et à ses enfants. Cette journaliste — une amie chère — me répond : « Est-ce bien normal qu'il ait pris ce risque ? Il a choisi d'être un combattant, mais il sait qu'en se rendant dans un lieu où résident des civils, y compris sa famille, il peut causer la mort de dizaines de personnes. » Je lui ai répondu : « C'était un être humain comme tous les autres, qui voulait voir sa famille. »
L'attitude de mon amie journaliste m'a fait comprendre à quel point les Israéliens ont réussi à « cuire les cerveaux », comme on dit chez nous. Ils sont arrivés à faire croire que détruire un immeuble entier pour tuer un combattant, c'est normal. Et que ce qui n'est pas normal, c'est qu'un combattant du Hamas, ou même un membre de la branche politique du Hamas, ou quelqu'un de la résistance, ait envie de rendre visite à sa femme et à ses enfants qui lui manquent. Tuer 200 personnes parce qu'il y a un homme du Hamas dans le bâtiment, c'est « compréhensible » ? Que cet homme du Hamas habite dans un immeuble résidentiel, ou y vienne simplement en visite, c'est cela qui est incompréhensible ?
L'armée d'occupation dispose d'une technologie qui lui permet de « viser » une aiguille dans une botte de foin. Ils l'ont déjà utilisée, visant parfois une seule personne parmi des centaines d'autres. Nous sommes ce qu'il reste d'une population de 2,3 millions de personnes à vivre comme des lapins dans une cage qui couvre 40 % de la bande de Gaza, observés vingt-quatre heures sur vingt-quatre par la plus grande machine d'espionnage du monde, fonctionnant à l'aide de l'intelligence artificielle, avec des drones, des satellites d'espionnage, des systèmes d'écoute, de la reconnaissance vocale et faciale même de loin — une technologie en avance de dix ans sur le reste du monde. En 2011, j'avais interviewé un collaborateur arrêté par le Hamas. Il était chargé d'espionner les jeunes du Fatah dans les universités. Le service de renseignement israélien lui avait confié une montre qui filmait et qui enregistrait, bien avant que ce genre d'appareils ne soit disponible dans le commerce.
Les Israéliens peuvent viser un seul homme avec un drone ou un missile, mais ils ne le font pas toujours. De temps en temps, ils attendent qu'un lapin sorte de son terrier et rejoigne sa famille pour le tuer, et tous ses proches avec lui. Ils ont tué des centaines de personnes en bombardant un quartier entier sous le prétexte d'éliminer Abou Obeïda, le porte-parole de la branche armée du Hamas, alors qu'ils savaient très bien qu'il n'était pas là. Ils ont détruit des écoles entières en prétendant y éliminer un seul membre du Hamas qui s'y cachait peut-être. Tout le monde a vu les images des enfants déchiquetés, des civils massacrés.
Tout cela sans beaucoup de réactions dans le monde. Les Israéliens ont réussi à faire admette au monde entier que résistance = Hamas = terrorisme. Et que s'ils tuent des dizaines de personnes, c'est la faute du Hamas. Quand les Israéliens suivent un homme du Hamas sur leurs écrans, pourquoi attendent-ils qu'il entre dans son immeuble familial pour l'éliminer ? Il fallait être en colère contre l'Israélien qui a tué tout le monde. Il fallait se demander pourquoi les Israéliens tuent des dizaines de gens et non une seule personne. Ils ont réussi à implanter dans les cerveaux que le Hamas est comme une grande armée. Mais Gaza, ce n'est pas un pays. Ce n'est pas l'Ukraine ou la Russie. Il n'y a pas de casernes ni de bases militaires. Les combattants vivent parmi les civils parce qu'ils font partie de la société. Le Hamas, c'est peut-être ton frère, ton cousin, ton fils, ton ami.
Pour les Occidentaux, la notion de terrorisme est à géométrie variable. Quand les Ukrainiens envoient des drones en Russie, ils savent qu'ils vont aussi tuer des civils. Mais pour l'Ouest, c'est acceptable, parce que les Ukrainiens résistent à l'occupation russe. Nous, lorsque nous mourons dans une frappe israélienne, c'est de notre faute : il y avait peut-être un terroriste parmi nous. Le droit international a toujours une géographie et une couleur de peau. Il ne s'applique pas à notre cas. Que cette inversion des rôles s'invite aussi dans la tête d'une journaliste étrangère, cela me désole. Pis, je me suis senti touché personnellement. La conversation s'est poursuivie :
« — Tu sais très bien que moi aussi, en tant que journaliste, je suis une cible. Et malgré cela, j'habite avec ma femme et mes enfants. Alors, selon toi, je suis coupable de vivre avec eux ?
— Non, on ne peut pas comparer. Combattant et journaliste, ce n'est pas la même chose.
— Mais si, pour les Israéliens, c'est la même chose. »
Les Israéliens visent les journalises. Plus de 220 d'entre eux ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre, souvent dans l'exercice de leur métier, selon l'ONG Reporters sans frontières. Je sais que mon travail, comme celui de mes confrères à Gaza fait mal aux Israéliens et à ceux qui relaient leur propagande en France ou ailleurs. Parce que je fais apparaître la réalité et que je suis suivi par beaucoup de gens. Je sais très bien que je risque d'être visé. Je sais que je suis sans doute condamné à mort. Cette conversation m'a fait réfléchir. Je vais vous parler de mon combat intérieur pour la première fois. Jusqu'ici, je ne voulais pas l'évoquer, mais aujourd'hui, c'est l'occasion de le faire.
Quand tu sais que tu es condamné à mort, tu te demandes s'il faut mourir seul ou avec ta famille. Est-ce que je dois m'éloigner de Ramzi, de Walid et de Sabah ? Est-ce que je dois travailler loin de chez moi, et ne les voir qu'une fois par semaine ou par mois ? J'éprouve parfois un sentiment de culpabilité à cause de ce qu'il risque d'arriver à ma famille, et aussi à cause de notre situation actuelle. J'ai pris la décision de ne pas quitter Gaza, alors que j'en avais la possibilité. Je l'ai toujours, mais je reste, c'est ma façon de résister. Et c'est ça le problème : au lieu de faire porter la responsabilité à l'occupation, on la reporte sur nous-mêmes. Nous devrions faire attention, ne pas vivre avec nos familles, ne pas être avec nos enfants, parce que les Israéliens ne font pas la distinction.
Un cerveau normal sait reconnaitre le bien et le mal, il sait faire la différence entre résistance et occupation. Mais l'occupant a réussi à inverser la réalité. Même chez une journaliste qui connaît le terrain. Je l'avais déjà constaté pendant la guerre israélienne contre Gaza de 2014, quand l'armée israélienne bombardait des bâtiments d'habitation entiers. La première question que posaient les journalistes, pas toujours connaisseurs de la situation, c'était « Y avait-il un membre du Hamas dans l'immeuble ? » Comme si c'était acceptable de tuer des dizaines de personnes pour en éliminer une seule.
Les Israéliens ont réussi à se créer un statut d'intouchables auprès d'un grand nombre de gouvernements occidentaux et de médias, pour qui la réponse se résume en une phrase : « Israël a le droit de se défendre ». Mais pas nous. Si vous vous défendez, dit Israël, on tue votre famille, on tue tout le monde. Si un journaliste parle, on le tue avec sa famille. L'occupé doit être une victime gentille. Si quelqu'un résiste, on va tuer toute sa famille. Si quelqu'un parle, on va tuer toute sa famille. Si quelqu'un témoigne, on va tuer toute sa famille. Et cela devient normal.
Je sais que Sabah va lire cet article, comme elle a lu les précédents, grâce à des traducteurs en ligne. Quand je la regarde, quand je regarde Walid et Ramzi, je me dis : « Est-ce que je serai fautif s'il leur arrive quelque chose ? » Comme si c'était à cause de moi, et non à cause de l'occupation. On en est arrivés à créer un champ de bataille à l'intérieur de chacun d'entre nous, et aussi dans notre société. Parfois, des voisins me disent : « Rami, ne gare pas ta voiture ici », ou bien « Rami, tu es journaliste, ça peut être dangereux ». Ils le disent sur le ton de la plaisanterie, mais je sais qu'ils le pensent vraiment. Et je ne peux pas m'empêcher de penser : le jour où je vais être visé, est-ce qu'il y aura des dizaines de morts avec moi ? Est-ce que les gens m'en voudront ? Est-ce qu'ils vont dire : « Il était journaliste, il savait qu'il était une cible, il aurait dû partir d'ici » ?
C'est cela, ma bataille intérieure. C'est cela qui me fait mal : auparavant, un combattant, un résistant à l'occupation sous quelque forme que ce soit, était un héros. On le protégeait, on le cachait. Aujourd'hui, les Israéliens arrivent à nous écarter de tous ceux qui s'opposent, et qui sont devenus des cibles : les résistants, les infirmiers, les secouristes, les journalistes, les intellectuels, les professeurs.
Et retrouver cette inversion des valeurs chez une amie, une journaliste, fait mal. Alors il faut le répéter : la résistance militaire est légitime. Résister avec un stylo, un carnet ou une caméra, c'est légitime. Jeter des pierres, c'est légitime. L'occupation entraine la résistance. Tout le monde donne des armes et de l'argent à l'Ukraine. Mais quand il s'agit de la Palestine, le Mal devient le Bien et le Bien devient le Mal.
Je peux mourir à n'importe quel moment, je peux perdre ma famille à n'importe quel moment, parce que j'ai choisi de résister avec mon stylo, avec ma caméra, avec mon téléphone. Même si les forces médiatiques et militaires israéliennes inversent les rôles.
Fondateur de GazaPress, un bureau qui fournissait aide et traduction aux journalistes occidentaux, Rami Abou Jamous a dû quitter en octobre 2023 son appartement de Gaza-ville avec sa femme Sabah, les enfants de celle-ci, et leur fils Walid, trois ans, sous la menace de l'armée israélienne. Ils se sont réfugiés à Rafah, ensuite à Deir El-Balah et plus tard à Nusseirat. Après un nouveau déplacement suite à la rupture du cessez-le-feu par Israël le 18 mars 2025, Rami est rentré chez lui avec sa famille le 9 octobre 2025.
Le 12 octobre 2024, le Prix Bayeux pour les correspondants de guerre et le quotidien Ouest France ont récompensé, par deux fois, dans la catégorie presse écrite, Rami Abou Jamous pour son « Journal de bord de Gaza ».
Le 18 mai 2026, il a reçu le Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe — 31e édition. Un prix décerné depuis 1995 aux personnalités engagées pour les droits humains et la solidarité Nord-Sud.
Un article de Henry Bonner
Comme je l’évoquais en février au sujet des résultats de 2025 chez Stellantis, le constructeur des Peugeot, Citröen, et Fiat, les déceptions du secteur des batteries créent des milliards d’euros de pertes, pour les investisseurs et constructeurs de voitures.
Pour le moment, la conversion vers les voitures électriques, sous l’effet de quotas, crée des pertes pour l’industrie de la voiture sur le continent. Elle entraîne des licenciements et la fermeture d’usines. Cette semaine, les médias annoncent par exemple un projet de reprise par le groupe chinois BYD d’usines de Stellantis en Europe.
En effet, des constructeurs et fournisseurs de batteries chinois font des gains dans la débâcle. En particulier, le pays fournit la quasi-totalité des batteries pour le secteur. Le graphique ci-dessous montre l’envolée des exportations de batteries depuis la Chine depuis le début des quotas en Europe.
À l’inverse, malgré des aides et protections, les fabricants de batteries en Europe rencontrent des échecs, et font des pertes de milliards d’euros.
La faillite du fabricant de batteries Northvolt, en 2025, génère des pertes pour les investisseurs de 15 milliards $.
Chez Stellantis, les pertes sur des investissements dans les fournisseurs pour les voitures électriques, en particulier les usines du groupe Automotive Cells Company (ACC), atteignent 2,1 milliards d’euros sur le bilan de 2025.
Des informations dans les médias depuis le début de l’année montrent la débâcle en cours dans la principale usine d’ACC à Douvrin, près de Lille.
Les difficultés de l’usine montrent les obstacles dans la stratégie de Stellantis d’environ 100.000 voitures électriques au minimum par année, en 2030.
En effet, après 3 années d’opération, l’usine d’ACC atteint une production d’environ 1.000 batteries par mois, pour Stellantis ou d’autres clients.
Or, au moment du lancement de l’usine, les communiqués évoquent une production de l’ordre de 2,5 millions de batteries par année, en partie avec l’ouverture de méga-usines par la suite !
Les investisseurs dans ACC, les groupes Stellantis, Mercedes, et TotalEnergies, cherchent des solutions contre les déceptions dans la production, après des levées de fonds via la dette de 4,4 milliards d’euros.
Après l’abandon des projets d’usines en Allemagne et en Italie, les partenaires annoncent des changements dans la direction.
Un vétéran des méga-usines de batteries de Tesla prend ainsi les rênes.
Automobile Propre l’explique ainsi :
“Allan Swan succède à Yann Vincent, qui part à la retraite. Ce nouveau directeur général n’a pas été choisi au hasard. Ancien dirigeant de Panasonic Energy USA, il a participé à la montée en puissance de deux sites de production de batteries destinés à Tesla. Cette expérience du passage à l’échelle constitue précisément ce dont ACC a aujourd’hui besoin. La question n’est plus seulement de prouver que l’Europe sait fabriquer des cellules de batteries, mais de démontrer qu’elle peut le faire avec régularité et qualité.”
Selon les médias, les échecs d’ACC donnent aussi plus de commandes pour des batteries de groupes chinois.
Le site continue :
“Pour Stellantis, l’enjeu dépasse la simple question de la fabrication des cellules. Le groupe est à la fois client principal et actionnaire majeur d’ACC. Face à ces incertitudes, certains projets d’usines ont été suspendus et la stratégie batterie du constructeur évolue. Le groupe explore désormais d’autres partenariats autour de cellules LFP produites en Espagne avec le Chinois CATL afin de sécuriser ses approvisionnements…”
Le gouvernement français et les pays-membres de l’UE fournissent des subventions pour les usines à batteries, et donnent aussi des incitations vers l’usage de batteries de groupes européens, comme ACC.
Le gouvernement français continue les mesures de subvention et de protections pour le secteur, dont les aides pour l’usine de Verkor près de Dunkerque, par exemple.
Le changement de règles pour les subventions à la location, le leasing social, donnent aussi une préférence pour l’assemblage de voitures en Europe, et l’utilisation de batteries en provenance du continent.
Comme le montrent les échecs de ACC et Northvolt, les groupes chinois conservent l’avantage en raison de la fiabilité des produits et la maîtrise des coûts de production. Malgré des aides via des subventions, ou une préférence via le leasing social, ACC prend le chemin de Northvolt.
Mon groupe d’analyse sur les placements préfère éviter les secteurs à subventions, comme les batteries, l’hydrogène, ou les renouvelables. Les pertes dans le secteur nous donnent raison jusqu’à présent. Nos mises sur l’énergie et les métaux, en revanche, génèrent des gains élevés en 5 ans.
Dans mes envois gratuits que j’envoie 3 fois par semaine à mes lecteurs, j’offre plus d’analyses et parfois des avis sur les placements en Bourse.
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Un article de Henry Bonner
Le groupe Gibert, spécialisé dans les librairies, s’est placé dans une procédure de sauvegarde en raison de baisses de résultats et la nécessité de fermetures de magasins et ainsi des réductions d’effectifs.
Le Monde explique ainsi :
“Le groupe Gibert, qui se revendique premier libraire indépendant de France, va demander son placement en redressement judiciaire en raison du « déclin du marché des livres neufs », qu’il entend compenser en pariant sur l’occasion, a-t-il annoncé, lundi 27 avril.”
Le groupe réduit la voilure depuis les confinements, via la fermeture de magasins :
“En 2021, Gibert avait fermé quatre de ses librairies situées place Saint-Michel, en plein cœur de Paris, où il était installé depuis 135 ans, conservant essentiellement sa grande librairie située près de l’université de la Sorbonne.”
De plus, Gibert vise une hausse de la part de l’occasion, en raison de la rentabilité par rapport à la vente du neuf, et de l’essor du secteur chez les consommateurs.
Le journal continue :
“Pour assurer sa pérennité, « le groupe mise sur un virage stratégique autour du livre d’occasion, marché porteur qui connaît 10 % de croissance par an et offre une meilleure maîtrise de la chaîne de valeur et des marges ». Son objectif est de « doubler la part de ses ventes de livres d’occasion d’ici 2029 », de 30 millions d’euros en 2025 à 60 millions. Ce segment a représenté l’an passé 35 % de son chiffre d’affaires annuel de 86 millions d’euros.”
Les difficultés pour les libraires comme Gibert proviennent en partie d’un déclin des ventes de livres depuis les dernières années.
Selon les données de NielsenIQ, le secteur a fait 307 millions d’exemplaires de ventes en 2025, une baisse de 2,5 %, et un chiffre d’affaires de 3,9 milliards d’euros, soit une baisse de 1,5 %. L’essor des livres d’occasion, et les hausses de prix des livres en moyenne, fournissent une compensation pour la baisse des ventes dans le neuf. Les librairies atteignent une hausse de revenus, au total, de 0,6 %, selon l’Observatoire de la librairie.
Le graphique ci-dessous (source) montre le chiffre d’affaires des éditeurs de livres jusqu’en 2024. Après une hausse en 2021 avec la réouverture, les ventes baissent sur 3 ans, en exemplaires et en chiffre d’affaires. Les éditeurs font grosso modo du surplace depuis 2019 malgré les hausses de prix et de coûts de fonctionnement sur la période.
La pression sur le secteur porte atteinte aux librairies en raison des coûts de personnel et de loyers, par rapport aux plateformes en ligne comme Amazon ou la Fnac.
Les difficultés de Gibert font partie d’une tendance autour du monde. Par exemple, le géant des grandes surfaces de livres aux États-Unis, Barnes & Noble, chute en Bourse de 99 % en 5 ans.
Depuis des années, les librairies et éditeurs de livres obtiennent des protections de la part des gouvernements. Ainsi, fin 2023, le gouvernement crée par exemple des lois contre la gratuité des livraisons de livres. Dans le même contexte, le Syndicat de la librairie française propose des mesures contre les faillites de librairies comme Gibert. « Il faut éviter la contagion et, pour cela, il faut que les éditeurs et les pouvoirs publics s’engagent », affirme un représentant du syndicat.
Le gouvernement crée aussi des protections pour les éditeurs de livres via la loi sur le “prix unique” contre les ventes à rabais.
Le déclin des ventes de livres (et la fermeture de librairies comme Gibert) font en réalité partie des signes de l’échec de protections pour le secteur. En effet, les auteurs de livres et les consommateurs trouvent des contournements à ces protections.
En principe, les livres physiques conservent la majorité de la part de marché au profit des éditeurs et librairies. Le graphique ci-dessous montre la part des ventes par type de livre, selon les pays (source).
En revanche, la stagnation de la part du numérique dans les ventes passe sous silence la hausse des téléchargements de livres gratuits. En effet, selon une étude de 2014, plus de 70 % des téléchargements de livres sur Internet proviennent du gratuit !
Google Gemini donne des chiffres récents sur les téléchargements de livres gratuits :
“En 2025, les médiathèques publiques, et les écoles, ont fait des records dans le nombre de téléchargements de livres gratuits proposés via la plateforme OverDrive. Le nombre de téléchargements gratuits atteint 379 millions en 2025…. Mondialement, le nombre total de personnes qui ont consommé un livre numérique en 2025 a atteint plus de 1 milliard.”
De plus, la méthode de l’autoédition, via des plateformes comme Amazon, gagne davantage de popularité au fil du temps.
Le tableau ci-dessous de Automateed montre le nombre de publications de livres par des maisons d’édition, contre les auto-éditions, aux États-Unis. En nombre de parutions de livres, les éditeurs traditionnels comptent pour à peine 2 % du total !
Les maisons d’édition, en partie grâce à des réseaux de distribution et de promotion, font beaucoup plus de ventes par livre. Les auteurs autoédités font en moyenne 22 ventes par parution contre 1.458 pour les maisons d’édition selon un rapport du gouvernement.
Cependant, l’auto-édition permet une explosion du nombre de parutions en compensation pour le manque de promotion ou de communication.
L’autrice à succès Freida McFadden atteint par exemple 6,9 millions de ventes en France en 2025. Or, les succès de l’autrice depuis 10 ans proviennent de ses parutions en auto-édition aux États-Unis, après les refus de maisons d’édition.
En bref, les difficultés des éditeurs et librairies viennent de l’explosion de l’auto-édition et des téléchargements gratuits de livres sur Internet.
Les consommateurs de livres ont plus de choix, sans les coûts des livres de maisons d’édition.
Les librairies comme Gibert perdent des ventes à la fois en raison du tournant vers les téléchargements gratuits, et de la concurrence de plateformes en ligne, comme Amazon ou la Fnac.
Les protections contre l’innovation, pour des secteurs, créent pour un temps des freins contre la concurrence. Par contre, les mesures créent plus de coûts pour les consommateurs, sans effet sur la tendance à terme.
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Un article de Henry Bonner
Les médias et organisations non gouvernementales (ONG) sur le climat prennent pour cible les compagnies pétrolières comme responsables des hausses de prix à la pompe. Ils veulent des taxes contre les producteurs et distributeurs de carburants.
Sur le site Greenpeace, on explique ainsi :
“[Les] compagnies pétrolières dans l’Union européenne réalisent quotidiennement 81,4 millions d’euros de sur-profits depuis le début de la guerre en Iran, comparé à leurs profits avant-guerre. En France, elles amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour. Il est urgent que les gouvernements européens taxent les profits des compagnies pétrolières pour alléger les factures d’énergie des plus vulnérables et accélérer les investissements dans des énergies renouvelables sûres, bon marché et locales.”
La restriction de la production de pétrole et de gaz, au nom du climat, fait aussi partie des sources de pénuries, en plus de la guerre de M. Trump.
Les hausses de production, à l’inverse, mettent plus d’offre d’énergie en circulation, et permettent des baisses de prix à la pompe.
Comme je vous l’écrivais début mars, TotalEnergies continue les investissements dans le pétrole et le gaz, malgré la pression pour la conversion aux renouvelables.
La production grimpe de 5 % en 2025, sur 2024. Dans le gaz naturel liquide, ils font 10 % de plus par rapport aux objectifs.
Les dirigeants et ONGs du continent font sans cesse des promesses sur le succès des renouvelables à l’avenir.
En revanche, la flambée des prix de l’énergie montre la valeur du pétrole et du gaz pour les consommateurs, et ainsi des investissements de groupes comme TotalEnergies.
Une décision par TotalEnergies sur les éoliennes au large des États-Unis génère ainsi à la fois plus de bénéfices pour le producteur à l’avenir, et aussi des protections pour les consommateurs contre les hausses de prix de l’énergie.
Le communiqué de la multinationale explique les raisons de l’abandon du projet :
“Nos études montrent que le développement d’éoliennes au large des Etats-Unis, contrairement à l’Europe, est coûteux et pourraient bien augmenter les prix pour l’électricité des consommateurs. Puisque d’autres technologies sont disponibles pour répondre efficacement à la demande croissante d’électricité aux États-Unis, TotalEnergies considère qu’il n’est plus nécessaire de placer des capitaux sur cette technologie aux États-Unis.”
Le groupe prévoit plus de production de gaz, et l’exportation via des liquéfacteurs. Ainsi, l’abandon des éoliennes, et le report des investissements vers l’exportation de gaz crée plus d’offre pour les consommateurs européens, et une baisse des factures à l’avenir :
“Grâce au remboursement des montants que nous avons payés pour ces concessions, nous allons construire un liquéfacteur de 29 Mt, le Rio Grande, et développer notre production et nos exportations de gaz naturel depuis les États-Unis. Ces investissements vont contribuer à fournir l’Europe avec le gaz naturel liquide américain dont elle a grandement besoin, et aussi des énergies pour les centres de données américains. Nous pensons que cet usage de capitaux est plus judicieux pour nos opérations aux États-Unis.”
La décision de TotalEnergies permet l’augmentation de l’offre de pétrole et de gaz, et génère ainsi plus de pouvoir d’achat pour les consommateurs.
Les médias et ONGs, à l’inverse, veulent des restrictions sur les énergies, et des taxes sur les producteurs, et donc des hausses de factures !
Le secteur du pétrole et du gaz fait partie des recommandations de mon groupe depuis notre lancement, début 2021.
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C’est bientôt la fin du mois de mars et arrive, en même temps que le printemps, l’indispensable… changement d’horaire. Dans la nuit du 28 au 29 mars, des millions d’Européens vont goûter à la joie modérée de perdre une heure de sommeil alors que 84 % d’entre eux avaient clairement exprimé leur désir de supprimer ce rituel débile.
Oui, débile, ce mot n’est pas trop fort et un peu d’histoire et de contexte permettent de s’en rendre compte.
Pour commencer, il sera indispensable de rappeler que la France n’est déjà pas sur le bon fuseau horaire : si, avant la seconde Guerre Mondiale, la France vivait à la même heure que Londres (logique quand on sait que le méridien de Greenwich traverse l’ouest de la France), en juin 1940, les Allemands débarquent et, avec le sens pratique qu’on leur connaît, s’empressent d’avancer les horloges d’une heure pour s’aligner sur Berlin. On n’occupe pas un pays en tolérant un décalage horaire avec la mère patrie.
Le problème, c’est que la ligne de démarcation crée alors deux Frances à deux heures différentes, ce qui pose d’insolubles problèmes à la SNCF : les trains arrivent systématiquement avec une heure de retard d’un côté ou de l’autre. C’est d’ailleurs la SNCF elle-même qui demande au gouvernement de Vichy de mettre tout le monde à l’heure de Berlin. Un décret du 16 février 1941 s’en charge.
À la Libération, un décret prévoit un retour à l’heure naturelle en deux étapes : d’abord revenir à UTC+1, puis à UTC+0, le fuseau français le plus logique. La première étape est réalisée mais la seconde sera annulée par un mystérieux décret pour des raisons que personne n’a jamais retrouvées.
La France vit à l’heure allemande depuis 1940. Personne n’a pensé à libérer les horloges.
Arrive 1973 et son choc pétrolier. Et comme actuellement où on arrive à justifier un brigandage des Français avec une essence à 2 €/litre, ce choc pétrolier permet de faire passer une mesure idiote : le 28 mars 1976, Giscard instaure le passage à l’heure d’été pour « réduire les besoins d’éclairage en soirée ». La mesure est présentée comme provisoire (comme l’impôt sur le revenu, lui aussi « provisoire » en 1914)…
Après 50 ans, quel est le bilan de cette « réduction du besoin d’éclairage » ?
D’après Selectra, qui a épluché les données de l’ADEME (dont on connaît les calculs à gros pinceaux), le gain net pour un foyer français est d’environ 3 euros par an. Soit le prix d’un café en terrasse à Paris. Sachons vivre. C’est pour ce luxe royal que 67 millions de Français se voient infliger deux fois par an un décalage de leur horloge biologique.
Car le problème est là : pendant que l’économie réalisée tiendrait dans l’épaisseur d’un ticket de caisse de bistrot parisien, les dégâts sur la santé, eux, sont bien réels. L’INSERM a dressé un inventaire qui ferait pâlir une notice de médicament : troubles du sommeil, accidents de la route (pic statistique dans les 48 heures), accidents du travail, dépressions. Mieux encore : les hôpitaux observent un pic d’infarctus du myocarde et d’AVC dans les 48 à 72 heures suivant le changement, provoqué par la combinaison d’une dette de sommeil et d’un pic de cortisol matinal. Un médicament qui provoquerait ces effets secondaires pour un bénéfice de 3 euros par an ne serait maintenu sur le marché qu’à condition que le laboratoire responsable arrose copieusement les bons politiciens…
En réalité, personne n’apprécie ces âneries et les économies n’existent pas, du tout. D’ailleurs, lorsqu’on demande au peuple, celui-ci se prononce très clairement… contre.
En 2018, la Commission européenne lance une consultation publique. Record absolu de participation : 4,6 millions de réponses et 84 % des répondants veulent la fin du changement d’heure. En France, l’Assemblée nationale organise sa propre consultation début 2019 : 2 103 999 réponses (record national) et plus de 80 % sont résolument pour la suppression de ce changement horaire. Le Parlement européen vote d’ailleurs dans la foulée : 410 voix pour, 192 contre ; ce n’est pas une petite majorité pour la fin du changement d’heure, prévue pour 2021.
Mais patatras : le dossier atterrit au Conseil de l’UE, c’est-à-dire entre les mains des gouvernements des États membres. La dernière réunion sur le sujet remonte au 2 décembre 2019. Six ans et demi de silence plus tard, rien n’avance.
Les 27 n’arrivent pas à se mettre d’accord sur l’heure qu’il faudrait garder.
Difficulté apparemment insurmontable : si la France choisit l’heure d’été et l’Espagne l’heure d’hiver, on crée un nouveau décalage. Trop insupportable sans doute. Alors chacun attend que l’autre décide… et personne ne décide. L’Union européenne est ici résumée en une phrase : 4,6 millions de citoyens consultés, un vote écrasant du Parlement, et sept ans plus tard, les pendules sont à l’arrêt.
Au passage, on notera l’ironie du calendrier : le changement d’heure a été instauré en 1976 à cause du choc pétrolier de 1973, soit il y a tout juste 50 ans. En ce printemps 2026, le ministre de l’Économie Roland Lescure prononce les mots « nouveau choc pétrolier » à la tribune de l’Assemblée nationale un mardi, avant de « regretter » le terme dès le mercredi matin. Et samedi soir, nous avancerons docilement nos montres à cause d’un choc pétrolier vieux d’un demi-siècle.
La mesure provisoire a survécu au problème qui l’a créée et elle survivra probablement au suivant. En France, le débile, surtout quand il est provisoire, ne meurt jamais : il s’institutionnalise.
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Un article de Henry Bonner
Comme je l’écrivais suite aux résultats de Stellantis, les pertes de plus de 20 milliards d’euros sur la seconde moitié de 2025 montrent les dégâts de la conversion au tout-électrique malgré le manque de demande.
De même, le rapport de Volkswagen, plus gros constructeur d’Europe montre sur 2025 une chute de la rentabilité, la stagnation des ventes et des pertes sur les investissements en raison de la stratégie du tout-électrique. Le groupe prépare une accélération des licenciements, jusqu’à 50.000 réductions de postes, sur la fin de la décennie.
Le secteur fait moins de volumes depuis les confinements en raison du manque de demande pour l’électrique, les quotas contre les voitures thermiques, et les hausses de coûts de construction. Le titre Volkswagen baisse ainsi depuis 5 ans, comme le reste du secteur.
Entre le manque de demande et les gains de la concurrence, les constructeurs du continent réduisent la valeur des investissements, et les objectifs de ventes sur les prochaines années.
RMC BFM explique ainsi :
“Confronté à une chute de plus de 50% de ses bénéfices, le groupe allemand prévoit de supprimer 35.000 emplois d’ici à 2030 au sein de sa marque phare. En incluant l’ensemble de ses marques (Audi, Porsche ou encore Skoda), ce sont jusqu’à 50.000 postes qui pourraient disparaître en Europe, soit 8% des effectifs. Si l’électrification reste officiellement la priorité, elle est ralentie dans les faits pour tenter de redevenir rentable.”
En plus de baisses d’effectifs, Volkswagen réduit les investissements dans la production, et dans la recherche et développement.
Pour Le Monde :
“Pour contrer la crise, le constructeur a annoncé son intention de continuer à serrer les dépenses, prolongeant les mesures d’austérité menées ces trois dernières années, où les usines allemandes ont vu baisser leurs coûts de production de 20 %, ont précisé les dirigeants. Ces coupes drastiques sont insuffisantes, pourtant, pour affronter la concurrence chinoise, qui accélère l’exportation massive de ses véhicules ultracompétitifs vers l’Europe, a prévenu M. Blume [le PDG].”
La présentation de Volkswagen sur 2025 montre les 3 principaux indicateurs de la santé du groupe. Ainsi, les volumes de ventes en nombre de véhicules font du surplace en 2025 par rapport à l’année précédente, avec 9 millions de véhicules. De même, le chiffre d’affaires atteint 322 milliards d’euros, contre 235 milliards en 2024, un recul de 1 %.
Par contre, le bénéfice sur les opérations affiche une baisse de 53 %. Il atteint 9 milliards contre 19 milliards en 2024.
La marge sur les opérations chute de moitié, de 5,9 % à 2,8 %. La dégradation du bénéfice montre l’impact des ajustements au fonctionnement de l’entreprise, en raison du manque de demande pour les voitures électriques et la pression de la concurrence.
En effet, le groupe génère moins de marge en 2025, par vente de voiture, et porte aussi des coûts autour de l’élimination de chaînes de montage dans l’électrique, et la relance des voitures thermiques.
Les principaux effets sur le bénéfice viennent ainsi de la rentabilité par véhicule dans les volumes de ventes (le mix de modèles), pour un impact de 3,2 milliards d’euros, et les coûts des tarifs aux Etats-Unis, de 2,8 milliards.
De plus, le groupe augmente de 2 milliards d’euros les dépenses sur les opérations chez Porsche en 2025, pour la relance des modèles thermiques. Ils estiment à 2,7 milliards la perte sur les actifs de la marque (goodwill).
En effet, en septembre dernier, Porsche annonce l’abandon de la stratégie du tout-électrique.
Or, le retournement contre la stratégie du tout-électrique requiert des milliards d’euros de dépenses, et une chute de valeur des actifs en raison de l’abandon de chaînes de montage.
Volkswagen cherche des économies via des licenciements, baisses d’investissements dans l’électrique, et le retour vers les voitures thermiques.
Le groupe fait 15 milliards d’euros d’investissements dans la production en 2025 (CAPEX), une baisse de 12 % par rapport à 2024. Les investissements dans la recherche et développement atteignent 19,4 milliards, en baisse de près de 8 %.
Les difficultés de l’entreprise et les licenciements ont lieu malgré des succès en théorie pour les voitures électriques.
En effet, la part de l’électrique grimpe au cours des trimestres. En Europe, elle atteint même 19 % des livraisons en 2025, contre 12 % en 2024.
Comme chez Stellantis et Renault, la hausse des livraisons de voitures électriques provient en réalité d’une réduction de la production de modèles en demande, chute de bénéfices, et pertes sur les investissements dans l’électrique malgré un manque de demande.
Renault voit aussi baisse de près de 10 % sur une semaine, et de 40 % sur une année, après la publication des ventes et immatriculations de février.
En France, au niveau du secteur, les immatriculations baissent de 11,9 % en février par rapport au même mois de 2025 pour les voitures et fourgonnettes, et de 7,7 % pour les camions.
Les médias et dirigeants mettent en avant des progrès en théorie pour les voitures électriques.
En effet, la part de marché pour les voitures électriques et hybrides rechargeables grimpe au fil des années, jusqu’à 33 % en 2026.
Par contre, la hausse de la part de marché de l’électrique, sur la fin de l’année 2025, montre la dépendance des ventes aux subventions. En effet, la hausse provient du retour des subventions aux locations de voitures, le leasing social, en septembre dernier.
Ainsi, l’illusion de réussite de l’électrique, chez Volkswagen comme pour le reste du secteur, crée un effondrement des ventes de voitures, et des dizaines de milliards d’euros de pertes chez les constructeurs.
L’abandon d’objectifs, et les pertes sur les investissements, montrent le gâchis de temps et d’argent, en raison d’objectifs de production de la part de l’UE, et d’un manque de demande dans la réalité.
Pour les abonnés de mon groupe, nous évitons les secteurs à subventions, des usines à batteries, à l’hydrogène.
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Un article de Henry Bonner
Le plan du gouvernement de février sur l’énergie prévoit 200 milliards d’euros d’investissements dans le réseau d’électricité, en plus de subventions pour les parcs de renouvelables.
Malgré le manque de demande, les politiciens continuent les subventions pour l’installation d’éoliennes et de solaire.
Le graphique ci-dessous du rapport montre la consommation d’énergies par catégorie, entre l’électricité (bleu), le pétrole et le gaz (turquoise), et les renouvelables en-dehors de l’électricité, dont le chauffage au bois par exemple (vert clair).
Le graphique montre la répartition en 2023 et les objectifs pour 2030 et 2035. La part de la consommation d’énergies sous forme d’électricité grimpe, de 27 % en 2023 à 34 % en 2030, puis 38 % en 2035.
Nos dirigeants comptent donc sur une hausse d’environ 20 % de la production d’électricité via le nucléaire d’ici 2035.
Dans le solaire, ils prévoient une hausse de plus du double en 2030, et de 3 à 4 fois d’ici 2035 par rapport aux niveaux de 2023. Ils prévoient aussi le doublement des éoliennes sur terre en 2035, et le lancement de chantiers dans les éoliennes en mer. Ils visent 15 GW en 2035, proche du niveau des éoliennes sur terre de 2023.
Comme preuve de l’efficacité des renouvelables, ils citent les rentrées pour le budget en 2022 et en 2023, au moment de la crise de l’énergie.
En effet, lors de l’envolée du prix du courant, les renouvelables génèrent aussi des bénéfices en théorie !
Le rapport affirme ainsi :
“En 2022 et 2023, après plus de quinze ans de soutiens publics à l’émergence d’énergies renouvelables, celles-ci sont pour la plupart devenues compétitives sur notre sol. Elles ont généré 6,5 Mds€ de recettes nettes supplémentaires, dont 6,2 Mds€ cumulés pour l’éolien terrestre au titre de 2022 et 2023.”
Pourtant, la raison provient d’une explosion du prix du courant sur la période !
Les prévisions de baisse du coût en subventions, sur la durée, dépendent ainsi de hausses du prix de l’électricité.
Selon le rapport, en cas de prix élevés pour l’électricité, la baisse des coûts pour le gouvernement survient après 2029, grâce aux éoliennes.
En revanche, en cas de baisse des prix du courant, le coût des garanties aux renouvelables grimpe en flèche. Ils prévoient alors une hausse du coût des subventions jusqu’en 2040 environ !
Ainsi, les renouvelables requièrent encore des années voire des décennies de subventions, et des centaines de milliards de dépenses sur la gestion du réseau d’électricité.
Malgré l’optimisme de médias et de gouvernements sur les renouvelables, TotalEnergies continue les investissements dans le pétrole et le gaz.
Les résultats de la multinationale 2025 révèlent une baisse de 17 % du bénéfice net en 2025, par rapport à 2024.
En effet, comme vous le voyez ci-dessous, le prix du baril de pétrole, au Brent, atteint en moyenne 69 $ en 2025, contre 83 $ en 2024. La baisse des résultats chez TotalEnergies reflète ainsi, en somme, une baisse du prix du baril.
Malgré le repli du baril en 2025, le groupe fait des investissements dans la production de pétrole et de gaz.
Pour la totalité des types de production d’énergies, le groupe génère une hausse de 5 % par rapport à 2025. En particulier, dans le segment du gaz naturel liquide, ils génèrent une croissance de 10 %.
Les ventes de gaz naturel liquide (LNG Sales) atteignent 44 Mt en 2025, contre des objectifs de 40 Mt au minimum.
À part les hausses de production de pétrole et de gaz, TotalEnergies cherche aussi des bénéfices dans la production d’électricité via le gaz.
Une acquisition en cours depuis novembre, pour une entreprise tchèque avec des opérations partout sur le continent, apporte un portefeuille de centrales pour la production de courant via le gaz.
Selon les informations de S&P Global, TotalEnergies prévoit de “se positionner comme acteur important dans la production de courant pour les centres de données en Europe.”
En bref, le groupe fait des investissements dans la production de pétrole et de gaz, et cherche encore plus de bénéfices sur le gaz via la génération de courant.
Le major fait ainsi un pari sur la demande pour le pétrole et le gaz à l’avenir, malgré les illusions de succès des renouvelables.
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Un article de Henry Bonner
Stellantis, la maison-mère de Peugeot et Fiat, annonce 22 milliards d’euros de pertes sur la seconde moitié de 2025, essentiellement en raison de l’abandon des objectifs de ventes dans l’électrique.
En effet, le constructeur réduit la valeur des investissements en rapport aux voitures électriques.
Comme le montre le dernier rapport, l’entreprise estime à 14,7 milliards les coûts pour l’abandon de la production de modèles, en particulier dans les voitures électriques.
Le montant comprend 5,8 milliards d’euros de nouvelles dépenses de trésorerie, sur les 4 prochaines années, pour la relance des modèles thermiques.
En principe, l’entreprise met ainsi fin à l’erreur du tout-électrique. Elle prévoit des investissements dans les voitures thermiques, en raison de la demande chez les consommateurs.
La perte comprend aussi 2,1 milliards en rapport aux fournisseurs pour les voitures électriques, en particulier les projets d’usines de batteries.
Par exemple, le constructeur fait partie des partenaires dans Automotive Cells Company (ACC), un producteur de batteries pour les voitures électriques.
Or, ACC met fin à des projets de méga-usines en Italie et en Allemagne, selon une annonce de ce mois-ci.
De plus, l’entreprise prévoit 1,3 milliards d’euros pour des modifications à la production, dont les licenciements de personnel.
La perte de 2025 comprend aussi une hausse de 4,1 milliards des provisions pour les garanties des voitures aux consommateurs.
Le rapport fait allusion aux voitures électriques et les hybrides, comme source de hausse des provisions. Il cite en effet les “nouveaux motopropulseurs” comme causes de la dégradation.
De même, les données des assurances indiquent des hausses de coûts pour la réparation des voitures électriques.
En France, d’après Assurland, le coût de l’assurance atteint en moyenne 818 euros par an pour une voiture électrique, contre 735 euros pour les diesel.
Le problème vient des prix des pièces de rechange, en particulier la batterie.
La dégradation des composants explique aussi le rythme de chute de la valeur des voitures électriques sur le marché de l’occasion. Selon un courtier de voitures d’occasion au Royaume-Uni, les voitures thermiques conservent environ 50 % de leur valeur à neuf au bout de 5 ans, contre autour de 20 % pour les voitures électriques.
Les pertes de 22 milliards d’euros chez Stellantis font partie des conséquences de la conversion de force à la production de voitures électriques sans demande réelle chez les consommateurs.
La taille de la perte chez Stellantis et chez la plupart des constructeurs explique le changement de mentalités dans le secteur et le lobbying contre les quotas d’émissions.
En effet, après des illusions de gains grâce à une conversion à l’électrique, les constructeurs font des pertes dans la réalité, et veulent l’arrêt ou l’abandon du programme.
Une source de gains pour mes lecteurs, depuis la création de mon groupe, début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de 120 %.
L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
Depuis un peu plus d’un an, mes experts visent aussi un second métal (ce n’est pas l’argent).
Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
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Le rapport d'Amnesty International sur les attaques du 7 octobre 2023 permet de s'écarter des intox diffusées par les autorités israéliennes et leurs relais. Mais il convient d'aller plus loin pour écarter les récits qui ont nourri le consentement à l'écrasement de Gaza.
Le rapport d'Amnesty International, publié le 11 décembre 2025, compte plus de 170 pages au travers desquelles le lecteur se plonge dans les faits commis entre les 7 et 9 octobre 2023 en Israël1. Les données collectées comprennent notamment 70 entretiens et plus de 350 vidéos et photographies. Si le délai entre les faits et la publication du rapport peut poser des questions, à savoir plus de deux ans, le rapport en indique la raison :
Le refus des autorités israéliennes de coopérer avec notre organisation pour partager certaines informations, l'absence de preuves médico-légales suffisantes, et la réticence de beaucoup de survivant·es et de témoins à confier leur histoire à nos équipes, ont constitué des défis importants durant notre enquête.
Dans sa présentation, l'ONG met en avant la responsabilité de « la branche armée du Hamas, la brigade Al Qassam, et d'autres groupes armés palestiniens » dans des actes « de meurtres, d'extermination, d'emprisonnement, de disparitions forcées, d'enlèvements, de torture et de viols ou toute autre forme de violences sexuelles ». Des violations qui sont constitutives de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
Le rapport d'Amnesty n'est pas le premier de ce type. Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) était parvenu à des conclusions similaires. Il avait demandé l'émission de mandats d'arrêt contre trois responsables du Hamas, Mohammed Deif, Ismaïl Haniyeh et Yahya Sinwar, tous trois assassinés entre-temps par l'armée israélienne, et contre deux dirigeants israéliens, Benyamin Nétanyahou et Yoav Gallant, pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans la bande de Gaza depuis le 8 octobre 2023.
Bien qu'incomplète pour les raisons mentionnées ci-dessus, l'enquête d'Amnesty est utile pour documenter les exactions et les ramener à leur juste mesure, loin des exagérations de la propagande israélienne et de ses fake news (bébés brûlés ou décapités, famille ligotée et brûlée vive, viols massifs…). Il est aujourd'hui admis qu'environ 1 200 personnes ont été tuées lors de l'attaque, dont 64 % de civils répartis entre 72 % d'hommes, 25 % de femmes et 3 % de mineurs2.
À titre de comparaison, rappelons que, dans la bande de Gaza, les statistiques font état, à ce jour, de plus de 71 000 personnes tuées, dont 83 % de civils, répartis entre 51 % d'hommes, 19 % de femmes et 30 % de mineurs, sans compter les disparu·e·s et les morts dites « indirectes » (famine, épidémies, manque d'accès aux médicaments, etc.) qui ne font que s'accumuler3.
Dans deux documents publiés en janvier 20244 et décembre 20255, le Hamas reconnaît et dit regretter les victimes civiles, tout en faisant porter la responsabilité des principales exactions à d'autres groupes.
Les difficultés à pouvoir réaliser une enquête indépendante sur les faits survenus le 7 octobre rendent complexe l'identification de l'ensemble des auteurs. Si plusieurs photographies et vidéos permettent d'incriminer les membres de la branche armée du Hamas, d'autres paraissent moins évidentes. En effet, dans la foulée de l'offensive menée par le Hamas, de nombreux groupes armés, structurés ou non en organisation, ont pénétré en Israël — près de 6 000 personnes selon l'armée israélienne. Certains en étroite collaboration avec le Hamas, d'autres de façon tout à fait opportuniste. Un nombre non négligeable de civils palestiniens ont aussi franchi la barrière. Dans un contexte d'incarcération massive et arbitraire de Palestiniens par les forces d'occupation israéliennes — et ce bien avant le 7 octobre — la capture d'Israéliens constitue pour les Palestiniens le seul moyen de pouvoir espérer une libération négociée de leur proche. Cette réalité explique à la fois le nombre stupéfiant de captifs israéliens (251), leur hétérogénéité (civils et soldats, hommes et femmes, mineurs et personnes âgées) et la difficulté après l'attaque d'identifier et de localiser l'ensemble des captifs dans une bande de Gaza massivement bombardée dès le 8 octobre.
Il en va de même concernant les accusations de violences sexuelles. Ainsi, le rapport d'Amnesty « atteste de violences sexuelles commises sur les populations civiles par des combattants vêtus d'uniformes militaires et par des hommes armés ou non armés en tenue civile », tout en constatant que « les difficultés rencontrées pour obtenir des témoignages de victimes ou de témoins ont largement entravé notre capacité à déterminer l'échelle ou le caractère systématique de ces violences ».
Reste également à mesurer la proportion de personnes tuées le 7 octobre dans le cadre de la doctrine dite « Hannibal »6. Celle-ci vise, en cas de prise d'otage, à tirer sur les assaillants même au détriment de la survie des captifs. Plusieurs enquêtes, israéliennes ou internationales, considèrent, à partir d'images et de vidéos prises par l'armée israélienne, que des ordres en ce sens ont pu être donnés. La cellule d'investigation d'Al-Jazeera English estime, après l'analyse des données disponibles, que plusieurs dizaines d'Israéliens, civils ou non, auraient pu être tués par leur propre armée.
Dès lors, la nécessité d'une enquête internationale indépendante et impartiale continue de demeurer indispensable, comme Amnesty l'appelle de ses vœux, mais aussi le Hamas, qui espère être dédouané d'une partie des exactions commises. À ce jour, les autorités israéliennes continuent à y être réticentes et à l'empêcher, alors que les preuves disparaissent pour de futures enquêtes.
Le 3 janvier 2024, la professeure de droit international Rafaëlle Maison est au micro des « Enjeux internationaux » sur France Culture. Après un bref exposé autour de la définition juridique du crime de génocide, l'universitaire affirme disposer de suffisamment d'éléments pour considérer que les actes constitutifs de génocide peuvent être caractérisés dans les actions militaires israéliennes à Gaza : « On a quand même des conditions qui semblent vouloir entraîner la destruction au moins partielle du groupe ». En retour, le journaliste Guillaume Erner questionne la pertinence de cette qualification sur les actions du Hamas le 7 octobre. L'échange se tend à la suite de la réponse de Rafaëlle Maison, pour qui l'attaque n'avait pas pour but de « détruire les juifs », expliquant que « le premier moment de cette attaque, c'est une attaque sur les postes militaires entourant Gaza ». Il n'en faut pas moins pour que le journaliste s'emporte, accusant l'universitaire d'avoir une « vision biaisée » et affirmant que « 1 200 civils » avaient été tués.
Cet échange mérite un plus long développement tant il témoigne des biais qui entourent le principal narratif diffusé par une large partie des médias à grande audience, concernant le 7 octobre.
L'enquête d'Al-Jazeera English, October 7, publiée en mars 2024, se base sur 1 154 personnes tuées, comprenant 782 civils. Le reste des 372 victimes est réparti entre les soldats (256), les policiers (53) et la sécurité civile (63). Une dépêche AFP de mai 2024 établit, à partir d'une enquête basée sur les données livrées par les autorités israéliennes, un bilan de 1 189 victimes, comprenant 810 civils et 379 forces de sécurité. Une autre dépêche de l'AFP, publiée pour les deux ans du 7 octobre, rapporte, à partir de sources officielles, 1 219 victimes, sans mentionner la proportion de civils.
Dès lors, pourquoi la version d'une attaque ayant tuée « 1 200 civils » est-elle autant reprise ? Bien que les raisons puissent être multiples, il parait évident que l'enjeu majeur autour de ce narratif est de nourrir le consentement à la destruction de la bande de Gaza et des Palestiniens par une armée israélienne, prétendument innocente, qui ne ferait que « répondre » à une « attaque barbare » contre sa population civile.
Le 24 octobre 2023, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, déclare devant le Conseil de sécurité condamner sans équivoque les « actes de terreur horribles », « injustifiables » et « sans précédent » du Hamas en Israël. Puis, il poursuit : « Mais il est également important de reconnaître que les attaques du Hamas ne se sont pas produites en dehors de tout contexte », rappelant les « 56 ans d'occupation étouffante » et le blocus illégal imposé depuis 2007 sur la bande de Gaza. Il conclut en rappelant que « aucune partie qui combat dans un conflit armé n'est au-dessus des lois humanitaires internationales ».
Le « contexte » est celui d'une année 2023 particulièrement violente en Palestine, avec plus de 240 Palestiniens tués par l'armée ou par des colons israéliens, à Gaza et en Cisjordanie, et ce durant les neuf premiers mois de l'année. C'est alors l'année la plus meurtrière pour les Palestiniens depuis la fin de la seconde intifada. À ce chiffre s'ajoutent les expulsions de Palestiniens de leurs maisons, les incarcérations massives comprenant un nombre de mineurs sans précédent, la rétention des corps de victimes palestiniennes, les attaques de villages palestiniens et de sites religieux musulmans et chrétiens, encouragés par des ministres israéliens d'extrême droite, et un nombre record de nouvelles colonies. Ce contexte était donc celui d'une menace existentielle pour l'avenir des Palestiniens sur leur terre, et l'éloignement de toute perspective d'une coexistence pacifique.
Dans ses deux documents diffusés, le Hamas insiste également sur le « contexte », comme pour chercher à donner des éléments d'explication à l'attitude de Palestiniens ayant pu profiter de l'attaque pour commettre des exactions. Mais surtout, l'organisation palestinienne tient à soutenir le « caractère de résistance » de son opération que son dirigeant Ismaïl Haniyeh avait expliqué dès le 7 octobre 2023, alors que les tenants d'une lecture centrée sur des victimes exclusivement civiles visent à soutenir le caractère strictement « terroriste » du 7 octobre.
Pour appréhender de façon raisonnée la nature des faits survenus lors de l'attaque, plusieurs enquêtes et documents permettent d'en retracer la chronologie, à l'instar des rapports d'enquête publiés en février et mars 2025 respectivement par l'armée israélienne7 puis le Shin Beth (renseignement intérieur). Le 7 octobre 2023, parallèlement à l'envoi de roquettes sur Israël, la branche armée du Hamas entame, autour de 6h30, une attaque synchronisée en de multiples points par terre, par air et par mer, afin de démanteler tout ce qui structure le blocus : barrière, mur, tour de contrôle, char d'assaut… Ainsi, le checkpoint militaire d'Erez figure parmi les premières cibles. Dans la foulée, les unités du Hamas qui pénètrent en Israël s'attaquent aux bases militaires à travers la région : Paga, Nahal Oz ou Réim à proximité de laquelle se tient le festival Nova, ainsi que le poste de police de Sderot. Dans un deuxième temps, les communes frontalières sont attaquées tandis que, selon l'armée israélienne, plusieurs groupes se dirigeaient vers des bases de l'armée de l'air et « des sites sensibles ».
Cet exposé des faits, aussi bref soit-il, ne cherche pas à exclure la réalité des crimes commis contre des civils, mais à les inscrire dans le cadre de ce que fut le 7 octobre, à savoir, comme a essayé de l'expliquer Rafaëlle Maison à France Culture, une opération d'abord militaire visant à briser un blocus illégal et à s'emparer du plus possible de captifs militaires. Tout autant que l'affirmation, maintes fois entendue, d'une « attaque contre des juifs », reprenant de façon erronée le terme de « pogrom », ne tient pas face à l'étude des faits et à leur historicité8, celui du meurtre de « 1 200 civils » vise à masquer le caractère militaire de l'attaque du 7 octobre.
L'ensemble de ces éléments pris en compte, il devient plus aisé de distinguer ce qui relève du légitime droit des peuples colonisés et occupés à la résistance ; des crimes commis et dont les auteurs, une fois identifiés, doivent être arrêtés, jugés et punis. Cependant, force est de constater la disproportion d'énergie déployée pour élucider les crimes du 7 octobre, et l'écho dont bénéficie chaque rapport qui tente de le faire, contrairement aux innombrables actes criminels commis dans la bande de Gaza, en Cisjordanie ou dans les prisons militaires israéliennes.
Pour une partie seulement de ces derniers, des enquêtes et rapports existent, mais ils sont systématiquement accueillis avec « prudence » — notamment lorsqu'ils mentionnent des crimes d'apartheid ou de génocide, et confrontés aux explications/critiques/versions de responsables israéliens. Cet exceptionnalisme israélien relève du racisme antipalestinien, mais sert surtout d'écran de fumée pour détourner l'attention de crimes dont la plupart des coupables sont connus puisqu'ils s'en vantent eux-mêmes à travers leurs déclarations ou sur les réseaux sociaux.
1Amnesty International, « Attaques du 7 octobre 2023 : le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens responsables de crimes de guerre et crimes contre l'humanité », 11 décembre 2025.
2Lire le rapport de Action on Armed Violence (AOAV), « An analysis of the 7th of October 2023 casualties in Israel », publié le 20 décembre 2023.
3Yuval Abraham, « Israeli army database suggests at least 83% of Gaza dead were civilians », +972 Magazine, 21 août 2025.
4« Opération Déluge al-Aqsa : Notre récit », Chronique de Palestine, 24 janvier 2024.
5« “Déluge d'Al-Aqsa : Deux ans de résistance et de volonté de libération”, Hamas publie son narratif », Le Centre palestinien d'information, 25 décembre 2025.
6Adoptée en 1986, après la capture de deux soldats tués par le Hezbollah, cette procédure a été révélée le 21 mai 2003 par le quotidien Haaretz. Elle consiste à utiliser tous les moyens pour empêcher la capture d'otages israéliens par des groupes armés, même si cela met leur vie en péril.
7Emanuel Fabian, « 767 soldats vs. 5 000 terroristes : la division de Gaza a été assaillie des heures durant, à l'insu de Tsahal », Times of Israel, 27 février 2025.
8Gilbert Achcar, « Gaza : le 7 octobre en perspective historique », Yaani, 29 avril 2024.
Un article de Henry Bonner
Une statistique sur le sort de la majorité des crypto-monnaies permet de rapeller les dangers de pertes dans les cryptos.
En effet, les nouvelles cryptos créent parfois beaucoup de gains, surtout pour les créateurs des jetons, et prêtent le flanc à des arnaques.
Ainsi, BFM explique :
“2025 restera une année noire pour l’écosystème crypto. Plus de 11,6 millions de cryptomonnaies ont disparu en 2025 sur les 20,2 millions lancées cette année, soit un taux d’échecs de 50%. Il s’agit du « nombre d’échecs le plus élevé jamais enregistré en une seule année », selon le site spécialisé Coingecko, qui sort une étude sur le sujet. Au total, 86,3% des échecs de projets cryptos lancés depuis 2021 ont eu lieu en 2025.”
Par contre, la disparition de cryptos provient en fait d’une hausse des lancements de cryptos au fil du temps. En effet, malgré la disparition de cryptos, la valeur des cryptos au total affiche une croissance sur la dernière année, comme vous le voyez ci-dessous (source).
Le Bitcoin offre le plus de stabilité, parmi les cryptos, grâce à la quantité d’investisseurs et d’épargnants sur la crypto, et à la profondeur de la sécurité offerte par le réseau de minage.
Malgré des fluctuations avec le prix du Bitcoin, les mineurs mettent tout de même davantage de capacités vers le minage de la crypto au fil du temps, et apportent ainsi encore plus de sécurité contre le détournement, comme vous le voyez ci-dessous (source).
La réputation du Bitcoin pour la stabilité et la sécurité, parmi les cryptos, fait partie des raisons d’une tendance à la hausse au fil des ans, avec l’arrivée de plus d’épargnants en quête d’alternatives aux monnaies-papier.
Après l’euphorie des confinements pour la spéculation, les investisseurs en cryptos mettent de nouveau la majorité de leurs fonds sur le Bitcoin. La part du Bitcoin dans la valorisation des cryptos au total (orange) affiche ainsi une hausse depuis 4 ans, aux dépens de la part de l’Ethereum (bleu) et des autres (gris).
Pourtant, le Bitcoin attire encore les doutes pour beaucoup, dont même Michael Burry, connu pour ses paris contre les créances de l’immobilier avant 2008.
Il explique dans un podcast au mois de décembre :
“Je pense que le Bitcoin à 100.000 $ est totalement ridicule. Je suis bouche-bée de voir des personnes sensées à la télé parler du Bitcoin, en disant avec naturel qu’il atteint les 100.000 $, ou 98.000 $ après une baisse. En réalité, il ne vaut rien. Mais tout le monde regarde sans broncher. C’est la bulle des tulipes de notre ère. C’est même pire que la bulle des tulipes puisque tant d’activités criminelles peuvent ainsi avoir lieu en cachette.”
Pourtant, la valeur de l’or vient aussi en majorité de l’usage pour l’épargne et l’investissement, en raison des caractéristiques des métaux.
Le fonctionnement du Bitcoin avec la blockchain offre, comme les métaux précieux, un outil d’échange et d’épargne, avec des protections contre la spoliation et la falsification.
Dans une interview chez Radio France, un historien de l’économie ajoute à la confusion sur la source des monnaies. « Les cryptos », dit-il, « marquent un retour vers des monnaies privées, dont les titres de banques au 17ème siècle, ou encore les titres de la Compagnie des Indes. »
L’économiste, Arnaud Orain, explique :
“[Le] capitalisme du XXIe siècle prend un mouvement inverse de celui qui s’est produit au XXe siècle, ce dernier dominé par la centralisation monétaire. Depuis une dizaine d’années, la souveraineté monétaire se décentralise et se fragmente à nouveau. Dans un tel monde, les États pourraient devenir des acteurs souverains parmi d’autres, et peut-être moins puissants que certains acteurs privés.”
En fait, les cryptos et le Bitcoin prennent exemple sur les métaux précieux, au lieu des titres de banques ou de la Compagnie des Indes.
La valeur provient des qualités intrinsèques du Bitcoin, grâce à la blockchain, et de l’usage par beaucoup d’épargnants et investisseurs, ou pour des échanges.
Comme l’or et les métaux précieux, le Bitcoin donne plus de protections aux épargnants contre la spoliation via la planche à billets. La valeur provient de ces qualités du Bitcoin, et de l’usage par beaucoup d’épargnants et d’investisseurs. A l’opposé des monnaies papier, le Bitcoin donne une protection au risque de détournement par un émetteur, sous forme de banque, entreprise, ou gouvernement.
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L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
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Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
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Un article de Henry Bonner
Le fond d’investissement Apollo, un groupe américain, rachète 70 % des parts de Prosol, le principal opérateur de la chaîne de supermarchés Grand Frais.
Le succès de l’enseigne, du point de vue de la rentabilité et de la croissance, vient de la qualité des produits et de la gestion des magasins. L’optimisation des opérations provient en partie de la division des activités en filiales. Un trio de partenaires gèrent des sections des supermarchés en parallèle. La répartition de la gestion des magasins entre des partenaires permet la réduction du besoin en effectifs d’une maison-mère. Elle permet aussi plus de focalisation et de spécialisation par types de produits.
“Avec un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros – qui a doublé en cinq ans – et un résultat d’exploitation de 10 %, Grand Frais a bâti un modèle redoutablement efficace en un peu plus de 30 ans.
“Son succès repose d’abord sur une proposition simple : la qualité avant le volume. Comme l’a montré Le Figaro dans une enquête publiée en juillet 2025, l’enseigne a fait le choix inverse de la grande distribution classique, en acceptant la rupture de stock. Elle mise donc sur l’ultra-frais et la qualité des produits, tout en limitant les pertes.”
Les magasins Grand Frais génèrent plus de marge que la concurrence grâce à la spécialisation des magasins dans l’alimentaire. Ils font moins de ventes, mais ont ainsi plus de ressources pour l’optimisation de la gestion de produits, et pour l’ajustement de l’offre à la demande des consommateurs.
Challenges continue :
“L’un des autres piliers du modèle Grand Frais, c’est son refus de la course à la superficie : un magasin de l’enseigne affiche en moyenne une surface de 1 000 m², contre près de 9 000 m² pour un hypermarché Carrefour, selon les chiffres d’Olivier Dauvers.
“Ce format, volontairement resserré, se traduit par un rendement impressionnant. Dans son étude annuelle sur le rendement commercial des enseignes, l’expert de la consommation classe Grand Frais très largement en tête au niveau national, avec 11 700 euros de ventes annuelles par mètre carré. L’enseigne devance ainsi nettement Leclerc (10 800 euros), Hyper U (9 900 euros), Lidl (9 100 euros) ou encore Intermarché (7 400 euros).”
Le graphique ci-dessous montre le classement du revenu, par rapport à la surface, par enseigne. Grand Frais prend le dessus sur les concurrents, dont E. Leclerc et le Système U.
Le communiqué du fonds Apollo, au sujet de l’acquisition de ces parts, donne plus de détails sur le fonctionnement de l’entreprise. Ils écrivent ainsi :
“Prosol gère 450 magasins répartis dans toute la France, sous deux enseignes principales : Grand Frais, qui offre des fruits, légumes, produits laitiers, et poisson ; et Fresh, qui vend aussi de la viande. En faisant appel à un réseau de plus de 2.300 partenaires afin de proposer des produits de qualité prémium, et en créant la meilleure expérience-client possible dans les magasins, Prosol a réussi à établir une position dominante chez les consommateurs, en particulier grâce à des retours très positifs des clients de Grand Frais.”
Le partenaire-directeur pour les acquisitions d’Apollo en Europe explique :
“Prosol est le meneur de sa catégorie de la vente de produits alimentaires frais, grâce à une proposition de grande valeur pour les consommateurs, et un modèle exceptionnel pour la fourniture de produits. Sous la direction de Jean-Paul [Mochet], l’entreprise a généré une croissance élevée hors-acquisitions sur une longue période, et procurant aux consommateurs des produits de qualité exceptionnelle, une large gamme de choix, et des prix intéressants. Tandis que Prosol cherche à augmenter la taille de ses activités, en France et à l’étranger, Apollo pourra mettre à disposition son expertise très profonde dans la vente au détail, afin d’apporter notre soutien aux projets de croissance de l’équipe dirigeante, tout en conservant l’identité distincte qui est appréciée des clients.”
Le succès de Grand Frais au fil des années montre les résultats de la création d’une offre de produits de valeur pour les consommateurs.
La croissance et les bénéfices donnent les preuves de la valeur des magasins pour les clients et offrent ainsi plus de potentiel de croissance, selon les investisseurs chez Apollo.
Le succès de Grand Frais montre les avantages de la concurrence pour les consommateurs. En effet, elle crée une incitation à l’innovation et à l’amélioration de l’offre de produits.
Dans beaucoup de secteurs, le gouvernement crée des entraves à l’émergence de la concurrence. Ensuite, les politiciens créent plus de régulations, au prétexte du pouvoir d’achat !
À l’inverse, le groupe Aéroports de Paris profite d’un monopole sur les principaux aéroports à proximité de la capitale, Charles-de-Gaulle et Orly.
Les revenus sur les tarifs pour l’utilisation des aéroports, sur les billets d’avion, et sur les lignes d’aviation, comptent pour environ le tiers des revenus d’ADP. Le gouvernement crée ainsi des rentes pour ADP, grâce à l’interdiction de la concurrence. Au nom du pouvoir d’achat des voyageurs, en revanche, les dirigeants bloquent aussi les hausses de tarifs d’ADP.
Ainsi, l’action d’ADP chute de 13 %, au milieu de décembre, après le rejet des hausses de tarifs par le gouvernement.
Des analystes chez UBS expliquent :
« Bien que les implications sur les estimations pour 2026 soient marginales, nous considérons cette décision comme clairement négative, car elle laisse planer une incertitude sur l’évolution à moyen terme des tarifs et des bénéfices à Paris ».
Les activités d’ADP comprennent aussi des contrats de gestion sur des aéroports en Turquie, au Moyen-Orient, en Inde, ou ailleurs.
Les aéroports de Paris comptent pour 28 % des passagers dans les aéroports du groupe, comme le montrent les chiffres du dernier trimestre. Cependant, les aéroports en-dehors de Paris génèrent moins de revenus pour ADP, par passager, en raison des profils des voyageurs, et du partage de bénéfices avec des partenaires, ou les gouvernements à l’étranger.
Ainsi, environ le tiers des revenus de l’entreprise vient des tarifs sur les voyageurs et lignes d’aviation pour l’utilisation des aéroports de Paris. De plus, ils génèrent aussi l’équivalent du revenu des tarifs grâce aux ventes dans les magasins des terminaux à Paris, en particulier le duty-free. Enfin, ils génèrent autour du tiers des revenus grâce aux opérations à l’international.
Le monopole d’ADP sur les 2 principaux aéroports de Paris crée un prétexte de régulation des frais pour les autorités. En revanche, leur opposition aux hausses de tarifs crée aussi une perte de source de fonds, pour des investissements dans les aéroports.
Le problème vient ainsi du manque de concurrence dans le secteur, face à ADP. En effet, le gouvernement donne à l’entreprise un monopole sur l’exploitation des principaux aéroports de Paris, et fait obstacle à l’émergence d’alternatives autour de la capitale.
L’amélioration du fonctionnement des aéroports, et la réduction des coûts pour les passagers, requiert plus de concurrence dans le secteur.
Dans les aéroports, comme dans les supermarchés, l’amélioration des produits, et les baisses de coûts pour les consommateurs, proviennent de la concurrence, pas de la régulation sur les prix.
Une source de gains, depuis la création de mon groupe, début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de 120 %.
L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
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Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
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Un article de Henry Bonner
Le groupe de construction Eiffage entre au CAC 40, l’indice des actions de la Bourse de Paris.
Le titre grimpe depuis environ 10 ans, suite à une chute lors de la crise de 2008, avec l’effondrement de la construction de logements.
Les résultats du troisième trimestre montrent la performance pour l’année en cours, à fin septembre. Les revenus grimpent de 7,9 %. L’entreprise donne le détail de la croissance par catégorie d’activité. Elle fait une croissance de 5,3 % dans la construction, de 8,3 % dans l’infrastructure, et de 11,8 % dans la gestion d’énergies, dont la construction de parcs d’éoliennes par exemple.
Au lieu d’un rebond dans l’immobilier, le gros de la croissance vient en fait du secteur de l’énergie.
Eiffage fait partie des profiteurs de contrats pour l’installation de renouvelables, et la gestion de l’impact sur les réseaux.
Le tableau ci-dessous de la présentation de la mi-2025 montre le développement des activités dans le secteur des énergies via des acquisitions.
Depuis 2016, l’entreprise fait une majorité des acquisitions dans les énergies, devant les infrastructures ou la construction.
Le graphique ci-dessous montre l’évolution des revenus des 6 premiers mois de l’année, depuis 2021. La croissance provient en majorité de l’énergie (gris). L’énergie prend ainsi les devants sur la construction (rouge). Les activités dans les infrastructures (noir) grimpent au rythme de la croissance des revenus.
Le développement d’activités dans les énergies, la source de la majorité de la croissance et du chiffre d’affaires, provient en fait des dépenses de gouvernements dans le monde pour la conversion aux renouvelables et au tout électrique.
La présentation annuelle de l’année 2024 explique ainsi :
“La transition écologique, la transition numérique, et la recherche de souveraineté industrielle et énergétique sont nos principaux moteurs.”
Le rapport annuel donne des détails sur les principaux projets en cours dans les énergies.
L’entreprise tire ainsi profit de contrats sur la transmission d’électricité depuis les éoliennes en mer du Nord, ou encore la construction de parcs de panneaux photovoltaïques en Espagne, tout comme des réseaux pour la transmission d’électricité entre les parcs et les consommateurs.
De plus, le rapport annonce 11 nouveaux contrats pour la fourniture de matériaux et services à la construction d’éoliennes, dont la construction de 4 sous-stations électriques au large de la Belgique, des réseaux de transmission pour des parcs au large de la Pologne, et la pose de fondations pour une paire de centrales au large de la Normandie, les projets Centre Manche 1 et Centre Manche 2.
En bref, l’accès d’Eiffage au CAC 40 montre les bénéfices, pour une poignée d’entreprises, de l’explosion des dépenses sur les renouvelables, et sur les réseaux d’électricité.
Ensuite, des entreprises comme Eiffage font pression sur les autorités, en soutien aux programmes, en particulier les quotas de renouvelables, et les subventions aux parcs !
Des entreprises font partie des sources de pression pour la mise en place des programmes. En revanche, elles changent dans beaucoup de cas d’opinion lors d’un manque de rentabilité au final. Ainsi, les pertes dans le tout électrique créent un changement d’opinion chez les constructeurs de voitures.
J’évoquais dans mon dernier message les espoirs pour un abandon des quotas et amendes contre les voitures à moteurs.
Cependant, les actions de Stellantis et Renault – ci-dessous – chutent en fin du mois en raison de déceptions autour du retrait de régulations.
BFM explique par exemple :
“Le secteur a reculé mardi après que la Commission européenne a décidé de renoncer au 100% électrique en 2035, pour revenir à 90%, sous réserve de compensations via l’usage d’acier bas carbone ou de biocarburants. Le strict minimum pour Citi qui n’y voit guère d’aide à la compétitivité tandis qu’UBS évoque une déception.”
La conversion de force au tout électrique via des quotas d’émissions entraîne une débâcle pour les constructeurs du continent, en raison du manque de demande chez les consommateurs.
Le graphique ci-dessous, d’un rapport de la Commission, montre la part de marché de l’électrique dans le monde, et dans l’UE (source).
Malgré l’impact de la conversion à l’électrique sur les constructeurs, le secteur fait aussi partie des causes de la mise en place des quotas et amendes.
En effet, l’Association des constructeurs européens demande aussi plus de mesures pour la conversion de force aux camions et fourgonnettes à batteries !
L’ACEA écrit en réponse à l’annonce de l’UE :
“L’industrie apporte son soutien aux mesures pour inciter à l’adoption de l’électrique dans la totalité des segments de véhicules.”
En particulier, l’association demande des mesures pour les fourgonnettes et les camions. Ils mettent en avant les avancées de la Chine dans les ventes de camions électriques, comme vous le voyez ci-dessous (source), comme preuve d’une demande pour ces modèles.
Ils veulent des incitations et des régulations, pour le passage aux camions électriques. Ils mettent en avant le danger du retrait d’incitations et de quotas via l’exemple des États-Unis.
Ils écrivent donc :
“Le retrait d’incitations fédérales américaines, et de régulations pour favoriser le secteur par l’administration de M. Trump, ont entraîné un effondrement des ventes de camions à batteries, de 80 % sur la première moitié de 2025. En révoquant les quotas d’émissions par les entreprises, qui favorisent les camions à batteries, les autorités européennes risquent de créer de l’incertitude sur l’évolution des régulations, et une réticence à l’investissement dans le secteur.”
Le graphique ci-dessous montre en effet l’évolution des ventes de camions à batteries aux États-Unis. La demande provient en effet de subventions et régulations, au lieu d’une préférence chez les consommateurs, ou d’un avantage par rapport aux moteurs. Ainsi le retrait des mesures par M. Trump entraîne une chute des ventes.
L’Association des constructeurs européens apporte ainsi son soutien à des taxes contre les camions à moteurs, et à des incitations pour les modèles électriques. Malgré la débâcle du tout électrique dans les voitures, ils veulent tout de même la création de mesures dans les fourgonnettes et les camions !
Ils écrivent :
“L’analyse du Centre Smart Freight montre comment les régulations existantes de l’UE, dont les régulations RED III et ETS2, la directive Eurovignette, et les incitations financières des pays-membres, créent une pression significative pour la conversion des flottes de camions à l’électrique. Dans les régions les plus importantes pour le transport routier, dont la Pologne, l’Allemagne, la France, et les Pays-Bas, les mesures devraient donner l’avantage, sur les coûts d’achat et de fonctionnement, à l’électrique à partir de 2028, ce qui voudra dire que les camionneurs choisiront l’électrique pour des raisons de coûts.”
Le graphique ci-dessous montre l’impact des mesures dans les pays membres de l’UE, à 2028, sur les coûts des camions électriques et thermiques.
Selon le groupe d’analyse, les régulations et subventions créent une baisse des coûts des modèles à batteries (rouge), et une hausse des coûts des modèles à moteurs (bleu).
Ainsi, comme le montre le soutien aux directives sur les camions, le secteur fait en réalité partie des soutiens pour le tout électrique, et ainsi de la débâcle de la chute des ventes !
Des entreprises comme Eiffage ou des constructeurs de voitures électriques apportent leur soutien aux programmes gouvernementaux par appât du gain. Les déceptions et pertes entraînent un changement d’opinion.
Une source de gains, depuis la création de mon groupe, début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de 120 %.
L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
Depuis un peu plus d’un an, mes experts visent aussi un second métal (ce n’est pas l’argent).
Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
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Un article de Henry Bonner
Le gouvernement cherche des prétextes pour un bannissement de Shein, la plateforme de e-commerce. Des entreprises du secteur du vêtement font pression pour la création de taxes, et une interdiction de ces plateformes.
Cependant, le succès du e-commerce vient des avantages pour les consommateurs. Ils gagnent accès à plus de produits, et tirent profit de la pression de la concurrence sur les produits.
Ainsi, les ventes de produits en France via Internet atteignent 175 milliards d’euros en 2024, selon Statista, contre 93 milliards en 2019, et 8,4 milliards en 2005.
Un sondage récent, commandé par L’Hémicycle, montre la taille de la demande pour les vêtements bon marché, via des plateformes comme Shein.
Le Journal de l’Économie en résume les résultats :
“Les revenus intermédiaires et modestes citent avant tout le prix accessible et la fréquence des promotions comme principaux leviers. La fast fashion [les vêtements bon marché] leur permet de renouveler plus souvent sa garde-robe sans contrainte budgétaire. Chez les étudiants et jeunes actifs, elle joue un rôle fonctionnel : habiller à petit prix, suivre les tendances sans risque et consommer rapidement, souvent via mobile. Sans surprise, les ménages modestes privilégient Shein, Primark ou Temu, dont les prix très bas permettent des achats malgré les contraintes budgétaires.”
L’Hémicycle révèle aussi la popularité des plateformes, malgré ce qu’en disent des médias :
“[Même] parmi ceux qui jugent l’origine et les conditions de fabrication “essentielles”, 64 % ont acheté chez Shein ces 12 derniers mois, 42 % chez Zara, 33 % chez H&M.
“Et les scandales ? Leur impact est marginal. L’intention d’achat recule d’à peine 1 point : de 27 % à 26 % en moyenne. Marque par marque, la baisse ne dépasse jamais 6 %… La remise en question existe dans le discours, pas dans le panier.”
L’ouverture de magasins Shein, au BHV à Paris, augmente la pression de la part de l’industrie du vêtement sur le gouvernement. Des vendeurs en France, comme Décathlon, Kiabi, ou les magasins U, demandent des mesures contre les importations. Ils cherchent des protections contre la concurrence, aux dépens des choix et des pouvoirs d’achat des consommateurs. Ils tirent profit du soutien des dirigeants politiques dans la protection de leurs rentes.
En 2021, par exemple, des procédures contre Wish, une plateforme de produits américaine, mènent à l’élimination des activités du groupe en France.
Suite à l’installation d’un magasin de Shein au BFV, le gouvernement annonce une fouille des paquets à destination des clients de Shein en France, lors de l’arrivée à Roissy.
Le ministre de l’Intérieur veut le blocage de Shein en raison du “caractère systématique et répété des infractions de la plateforme ». Depuis l’annonce de la fouille, le gouvernement annonce aussi des poursuites contre les plateformes AliExpress et Joom. Il cherche aussi une suspension des ventes de Shein, en principe pour 3 mois. Au nom de la protection de l’emploi, des consommateurs, ou du climat, les dirigeants bloquent la concurrence au secteur de la distribution, aux dépens du pouvoir d’achat et du choix de produits.
L’opposition à l’ouverture des magasins de Shein vient, en partie, de l’industrie du vêtement. Elle propose, dans un rapport récent pour le gouvernement, des taxes et mesures contre les plateformes de e-commerce.
FranceInfo détaille :
“Rédigé par des acteurs de terrains, dont la maire de Saint-Quentin, Frédérique Macarez, et le patron de Coopérative U, Dominique Schelcher, le rapport dresse un état des lieux inquiétant du commerce de proximité et formule une trentaine de recommandations pour réimplanter des commerces essentiels en zone urbaine.”
Le rapport évoque la protection des commerces de centre-ville, comme prétexte aux mesures contre le e-commerce. En réalité, la concurrence aux commerces de centre-ville vient des grandes surfaces en périphérie des villes !
Le graphique ci-dessous, tiré du rapport, montre les ventes par type de commerce. Les grandes surfaces conservent la majorité du chiffre, avec 67 % des ventes. Les achats par Internet atteignent 11 % des ventes, malgré une croissance depuis 20 ans.
Le rapport demande des taxes sur le e-commerce. On peut y lire :
“Une telle taxe s’inscrit dans un effort de justice fiscale et dans la volonté de garantir une concurrence plus équitable tout en préservant la sécurité et l’intégrité du marché français.”
En réalité, les distributeurs de vêtements à bas coût, comme Système U, Décathlon,ou Kiabi, veulent des protections contre la concurrence. Or, la popularité des plateformes comme Shein, et la hausse des ventes via Internet, montrent la demande chez les consommateurs.
La lutte du gouvernement contre les plateformes comme Shein, en raison du lobbying des distributeurs, fait partie des surcoûts sur les consommateurs. Les régulateurs créent des freins aux achats de produits en demande, et font partie des causes de la stagnation des niveaux de vie.
Pourtant, l’annonce de la création de taxes sur les colis reçoit le soutien de la plupart des médias.
Une journaliste explique par exemple dans La Tribune la nécessité, selon elle, de tarifs aux frontières. Elle présente les dangers de l’échange avec l’étranger :
“Certes, il nous faudrait renoncer aux usines, souvent délocalisées, supprimer des emplois, mais à ceux qui s’inquiétaient, on demandait d’être patients, on leur assurait qu’ils pourraient bientôt consommer moins cher, une consommation riante, illimitée, à bas prix ! Ça a commencé par Amazon, et ça s’est transformé en une grande marée de petits colis venue de Chine, estampillés Shein, Temu… une marée de plus en plus incontrôlable.”
La circulation de produits via les échanges, à l’intérieur d’un pays ou à l’étranger, permettent les hausses de niveaux de vie depuis des millénaires. Le blocage du commerce, au nom de l’emploi ou du climat, créent des pertes de richesse et de bien-être.
Les concurrents de Leroy Merlin, l’enseigne des produits de construction ou de jardinage, font appel aux régulations pour le blocage de l’ouverture d’un supermarché en Charente. Les régulations autour de la protection de l’environnement fournissent un prétexte pour l’élimination de la concurrence. L’interdiction de l’ouverture du supermarché, à Saintes, crée à la fois une perte d’emplois, et d’une offre de produits aux consommateurs.
En revanche, le gouvernement propose aussi des exemptions à la régulation, dont les codes d’urbanisme et les règles sur l’environnement, à une poignée de bénéficiaires.
OpCore, le projet de salles de serveurs à 4 milliards d’euros du groupe Iliad, profite à la fois de financements du gouvernement, via la participation d’EDF, et d’exemptions aux régulations sur la construction.
En effet, malgré le blocage de magasins comme le supermarché de Leroy Merlin à cause de règles, les dirigeants offrent aussi des protections contre la régulation à certains.
Un rapport de l’Elysée du Sommet de l’IA de février dernier expliquait notamment le rôle des protections sous forme d’exemptions aux régulations :
“Nous avons créé le nouveau statut de ‘projet d’intérêt national majeur’ pour les grands projets industriels (ce qui n’inclut pas pour le moment les centres de données). Ce statut permet d’accélérer les ajustements aux règles des codes de développement dans les communes (si nécessaire), d’obtenir des exemptions aux règles sur la protection d’espèces menacées (si nécessaire), et de garantir un raccordement rapide au réseau électrique.”
Le projet reçoit aussi une préférence pour l’accès au courant. Sur le site d’EDF, on trouve ainsi :
“Grâce au soutien d’EDF et au dispositif de raccordement “fast-track” mis en place par l’État français pour accompagner les projets stratégiques de calcul intensif, une première mise en service est attendue en 2027.”
À part pour une poignée de bénéficiaires de protections du gouvernement, les régulations et tarifs créent des obstacles au commerce, à l’installation de magasins, et à la hausse des niveaux de vie.
Une source de gains, depuis la création de mon groupe, début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de 120 %.
L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
Depuis un peu plus d’un an, mes experts visent aussi un second métal (ce n’est pas l’argent).
Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
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Un article de Henry Bonner
Les élus, les médias et même la plupart des entreprises veulent plus d’aides, de subventions et de programmes de la part du gouvernement. Au lieu des coupes de budgets, ils préfèrent les taxes ou les dettes.
Ainsi, après un récent vote des parlementaires, le gouvernement prépare une taxe sur les patrimoines et les investissements, dont l’or et les métaux précieux, les objets de valeur, ou les crypto-monnaies. L’élargissement de la taxe sur le patrimoine, au-delà de l’immobilier, vise aussi les assurances-vie en euros.
Ils évitent pour le moment le retour à l’impôt sur les investissements en entreprise sous forme de participations, d’outils de production, ou d’obligations.
Selon France Info :
“En plus des biens immobiliers, sont inclus [dans la taxe sur les patrimoines de plus de 1,3 million €] les objets précieux, les voitures, les yachts, les œuvres d’art, les avions, les cryptomonnaies, les liquidités, les placements financiers non investis dans les entreprises ou certains produits d’assurances-vie. Les biens professionnels sont, eux, toujours exclus du calcul de cet impôt.”
Le vote entraîne des réactions dans le secteur de l’assurance-vie. Selon le lobby du secteur, les fonds en euros comprennent aussi des obligations en entreprises, une forme de financement des activités dans l’économie.
La Tribune explique ainsi :
“Paul Esmein [le directeur de France Assurance] estime « que les fonds euros finançaient l’économie productive et qu’il était donc très étonnant de les retrouver dans un amendement sur la fortune improductive ». À fin juin 2025, 63 % des encours de l’assurance vie étaient investis dans des titres d’entreprises, contre 24 % dans des obligations souveraines.”
Les élus relayés par les médias font des promesses à la population, sous forme de redistributions en particulier via la retraite par répartition. Le gouvernement tire les financements des programmes de la population. Des hausses de dépenses requièrent des hausses de taxes ou la création de nouvelle dette. En somme, les élus promettent ainsi des taxes sur une minorité de la population, via des impôts sur les investissements dans l’or ou le Bitcoin, par exemple.
En réalité, les grandes entreprises, et les plus fortunés, font usage des complexités du fisc pour la réduction du poids des taxes.
Ainsi, les grandes entreprises paient en moyenne 15 % d’impôt sur les bénéfices, contre 23 % pour les petites et moyennes entreprises (les groupes de moins de 500 employés). De plus, les aides du gouvernement ou la réduction de charges au nom de l’emploi portent fruit pour les plus grosses entreprises.
De même, les plus grosses fortunes ont des recours face à l’élargissement de la taxe sur le patrimoine.
Le Monde note :
“Son rendement pour l’État, encore assez flou, s’annonce limité. La mesure, si elle se concrétise à l’issue du long et très incertain processus d’élaboration du budget, pourrait pénaliser avant tout les « petits millionnaires », plus que les très grandes fortunes.”
Au final, Bercy prévoit une hausse de recettes pour le gouvernement de 500 millions d’euros en raison de l’élargissement, moins de 1 % du coût des intérêts de la dette en 2025 !
Les dépenses à déficit font pression sur la valeur des obligations du gouvernement, et entraînent des hausses de taux d’intérêt sur la dette.
Le graphique ci-dessous montre le taux d’intérêt de la dette de la France, à 10 ans de maturité (violet). Elle a un coût en intérêts de 3,4 %, contre 2,6 % pour l’Allemagne (bleu).
Les envolées de déficits de gouvernements entraînent, la plupart du temps, des chutes de la valeur des devises sur la durée.
Les banques centrales mettent en place des politiques d’assouplissement des conditions d’endettement – une forme de recours à la planche à billets – via les baisses de taux d’intérêt.
Les octrois de crédits et dépenses du gouvernement créent alors une hausse de la quantité de monnaie en circulation, et une chute de la valeur des épargnes.
En somme, l’élargissement de la taxe sur le patrimoine donne l’illusion de sources de financement pour les programmes, sans besoin de coupes de budgets.
En réalité, la poursuite des déficits crée en revanche de la pression sur la devise.
Lors d’une dévaluation, la population paie alors le coût des programmes via la perte de richesse dans les comptes en euros. En revanche, les politiciens évitent en apparence les coupes de budget et les taxes !
Malgré l’illusion d’une solution aux déficits via des taxes sur les riches ou les entreprises, les dépenses créent les conditions pour une dévaluation à l’avenir. La totalité des épargnants en euros porte alors le coût de ces programmes.
Au lieu de vous proposer encore un dossier sur l’or ou les placements, j’ai décidé de changer d’approche : j’ai préparé un dossier spécial avec 4 extraits, de la part d’auteurs du courant du Libéralisme.
Ces 4 textes expliquent, selon moi, l’importance du Libéralisme, et la source de la richesse et de la prospérité dans la réalité.
Ils mettent en lumière les dégâts pour les niveaux de vie, et le bien-être de tous, en raison de restrictions des libertés, ou d’incitations à des entreprises ou secteurs.
Cliquez ici pour ce rapport, offert.
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Un article de Henry Bonner
Les envolées dans les cryptos, et l’euphorie sur l’IA, ouvrent des opportunités de fraudes en raison de l’excès de confiance.
Parmi les cryptos, le Bitcoin offre jusqu’à présent le plus de sécurité en raison de la quantité de participants, à la fois sous forme d’acheteurs et de minage de la crypto.
Le graphique ci-dessous montre les capacités de calcul du réseau de la Blockchain, la source de la sécurité des transactions contre les détournements.
En revanche, l’excès de confiance et l’appât du gain ouvrent des opportunités de fraudes. L’éclatement d’une pyramide de Ponzi contre des utilisateurs français, le groupe AccGn, rappelle les dangers pour les investisseurs lors des périodes d’euphorie.
Decripto.org explique le fonctionnement de l’arnaque dans une note de cet été :
“La plateforme AccGn reçoit plus de visibilité parmi les investisseurs en cryptos, qui sont intéressés par les promesses de gains élevés via les performances d’IA de trading dans le secteur des cryptos. Mais derrière les innovations promises par AccGn apparaît en réalité un mensonge. C’est une arnaque, et non une véritable opportunité.”
AccGn promet l’utilisation de l’IA pour la génération de retours dans les cryptos. La promesse de gains attire des utilisateurs vers la plateforme depuis au moins 2023.
Decripto mettait en garde contre les garanties de performance de la plateforme, signes d’une arnaque.
Ils expliquent ainsi :
“Au fond, l’offre de AccGn est d’un retour quotidien fixe. Les témoignages évoquent environ 1 % par jour, et des distributions tous les 18 jours. Un retour initial de 30 % par mois, pour inciter à la participation, est promis sans mention de risque. Ces retours, qui sont totalement irréalistes dans les marchés financiers, sont un signe de danger évident.”
Le montant de l’arnaque atteint 18 millions, selon les estimations.
En bref, les envolées des cours et valorisations et l’attention des médias à un secteur incitent les fraudeurs qui jouent sur l’excès de confiance des participants.
Dans l’IA, les montants des dépenses sur le secteur grimpent de jour en jour.
La hausse du nombre d’utilisateurs, et des revenus via les abonnements – chez ChatGPT ou Anthropic par exemple – créent de l’espoir d’arriver à la rentabilité au bout du compte. Par exemple, OpenAI, le créateur de ChatGPT, prévoit des bénéfices en 2030. En attendant, il continue les levées de fonds et les projets de dépenses.
Malgré le succès des plateformes chez les utilisateurs, la taille des budgets crée des risques d’effondrement en cas de déceptions futures.
La valorisation pour OpenAI atteint 500 milliards $ après un tour de table de financement de la part de Microsoft, le géant de la tech.
Microsoft touche à la fois plus de participations dans le créateur de ChatGPT, avec 27 % des parts. De plus, il conserve jusqu’en 2032 les droits de propriété sur les nouveaux logiciels et les créations provenant d’OpenAI. L’accord crée aussi une source de contrats pour les services de cloud de Microsoft, la plateforme Azure.
En échange de l’abandon du droit au sous-traitement des besoins d’OpenAI en services d’informatique, il obtient un contrat de 250 milliards $ sur les prochaines années. OpenAI augmente ainsi ses budgets de dépenses en capacités de calcul.
Entre le nouveau contrat avec Microsoft et son partenariat récent avec Oracle pour des centres de calcul à hauteur de 300 milliards $ sur 5 ans, la startup prépare des centaines de milliards de dépenses dans les prochaines années.
Les montants des dépenses et investissements pour l’alimentation de leurs algorithmes dépassent de loin les recettes pour le moment situées à hauteur de 13 milliards $ en 2025.
La source de financements de cette explosion des investissements en centres de calcul et en semi-conducteurs provient ainsi des géants de la tech. Ils augmentent les budgets pour les projets dans les algorithmes et fournissent aussi des fonds à des startups comme OpenAI, pour la rémunération de personnel et l’achat de matériel et de services pour le développement de l’intelligence artificielle.
Le blog Understanding AI publie une série de chiffres et graphiques au sujet de l’essor des algorithmes et des montants de financements pour le secteur.
Le graphique ci-dessous montre la totalité des investissements par Meta, Oracle, Google, Microsoft et Amazon en équipements ou en installations pour les opérations dans l’IA ou d’autres projets. Amazon mène la course aux dépenses. Selon les déclarations de l’équipe de gérants chez Amazon fin 2024, les développements informatiques prennent le gros des budgets d’investissements du groupe.
Le graphique ci-dessous montre les importations d’ordinateurs aux États-Unis, dont en particulier les serveurs pour le traitement de données.
La ruée vers les semi-conducteurs de groupes comme Nvidia apparaît dans l’explosion des importations en 2025.
Le graphique ci-dessous montre les budgets d’investissement aux États-Unis pour l’immobilier commercial (rouge) et pour les salles serveurs (bleu).
Les dépenses en centres de calcul prennent l’équivalent des autres formes d’immobilier commercial en termes d’investissements !
Les constructeurs de ces centres répondent à la hausse de demande pour les capacités de calcul chez les startups comme ChatGPT et chez les géants de la tech.
Le graphique ci-dessous montre le nombre de “tokens” chez Google, une mesure du nombre d’opérations en IA. Le nombre de tokens grimpe ainsi de 9,7 billions en mai 2024, à 1,3 billiards en octobre, une hausse de 130 fois en 18 mois.
Comme vous le voyez ci-dessous, les performances de ChatGPT attirent de plus en plus d’utilisateurs vers l’application. Leur nombre atteint 800 millions au cours d’octobre, contre 100 millions en novembre 2023.
En conséquence de la hausse des utilisateurs, les startups touchent aussi plus de revenus via des abonnements ou leurs ventes de services à des entreprises.
Le graphique ci-dessous montre le revenu annuel sous forme d’abonnements ou de contrats récurrents avec des entreprises. En rythme annuel, Open AI atteint 13 milliards $. Anthropic (ceux qui font Claude AI) atteint 5 milliards $.
Le graphique ci-dessous montre les prévisions d’OpenAI sur l’évolution des revenus sur la fin de la décennie.
À gauche, vous voyez la prévision effectuée lors du premier trimestre 2025. À droite, vous voyez les dernières estimations du groupe. Ils visent 200 milliards $ en 2030, contre 174 milliards $ dans les prévisions de début d’année.
Logiquement, la demande pour les algorithmes et les équipements en semi-conducteurs grimpe au plafond. La source de financements vient pour le moment des géants de la tech. Les flux de trésorerie des géants baissent au cours de l’année, ou plongent même dans le négatif en raison de l’ampleur des dépenses.
Chez Oracle, par exemple, le flux de trésorerie chute à 0 sur les 12 derniers mois. Les dépenses en investissements prennent la totalité des bénéfices du groupe.
Chez Amazon, la trésorerie baisse de près de 8 milliards $ sur la première moitié de l’année, avec l’envolée des investissements du groupe.
Pour le moment, l’explosion du nombre utilisateurs pour les applis d’IA, en particulier ChatGPT, donne de l’espoir pour la rentabilité à terme.
En revanche, l’ampleur des dépenses sur le secteur génère beaucoup d’opportunités d’erreurs et de fraudes.
Comme dans les cryptos, l’enthousiasme des investisseurs et l’attention des médias entraîne des excès de confiance.
Malgré la croissance chez ChatGPT ou d’autres startups, l’excès d’enthousiasme pour les projet dans l’IA crée aussi un risque pour la destruction de centaines de milliards, en cas de déceptions futures.
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Ces 4 textes expliquent, selon moi, l’importance du Libéralisme, et la source de la richesse et de la prospérité dans la réalité.
Ils mettent en lumière les dégâts pour les niveaux de vie, et le bien-être de tous, en raison de restrictions des libertés, ou d’incitations à des entreprises ou secteurs.
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Un article de Henry Bonner
Des économistes ou chefs d’entreprises promettent plus de croissance à l’avenir, comme solution aux déficits. Ainsi, le patron des E. Leclerc affirme par exemple :
« Il faut investir pour notre croissance : l’éducation, les nouvelles mobilités, la transition énergétique, la transition numérique, la décarbonation, les 2,5 millions de logements sociaux à construire… »
Et d’ailleurs, cette croissance sert de prétexte pour la distribution de fonds par la Banque Populaire d’Investissement. Sur le dernier semestre, elle envoie des soutiens à 2 436 entreprises et startups ! Des groupes touchent ainsi des fonds sans rapport avec la création de valeur. Les financements répondent aux goûts des dirigeants, sans besoin de rentabilité.
En réalité, la solution à la stagnation requiert la liberté, pour la production et les échanges, mais les politiciens et profiteurs de ces programmes défendent à l’inverse la distribution de fonds et les restrictions sur les consommateurs.
Le secteur du « tout électrique » veut par exemple la fin des voitures à moteurs. Les installateurs d’éoliennes veulent plus de subventions. Dans beaucoup de cas, les défenseurs des programmes ont des conflits d’intérêt. Ils font partie des bénéficiaires de distributions !
Dans l’éolien, les installations en 2025 atteignent la moitié du niveau de 2024, et le tiers des chiffres de 2021 à 2023.
Déjà en 2024, la production de courant via les éoliennes baisse par rapport à l’année précédente. En effet, le réseau et les opérateurs des parcs mettent les éoliennes à l’arrêt à cause d’excès de courant. Le graphique ci-dessous vient de l’opérateur du réseau, le groupe RTE. La consommation de courant via les éoliennes chute de 8 % pour l’année.
Le graphique ci-dessous montre les mises à l’arrêt de parcs sur ordre du réseau. Les arrêts visent en quasi-totalité les éoliennes (turquoise), par rapport au solaire (jaune).
La hausse des capacités de renouvelables entraîne une explosion des mises à l’arrêt. Eh oui : malgré les investissements dans les parcs d’éoliennes ou de panneaux, la consommation du courant des renouvelables fait du surplace.
Dans les médias, en revanche, les profiteurs de subventions au secteur demandent – bien sûr – le renforcement des mesures ; le groupe Octopus France, un courtier d’électricité, tire profit du programme : il fait partie des intermédiaires dans la vente de l’électricité des renouvelables et sans surprise, le patron d’Octopus prend la défense des renouvelables via des tribunes.
Selon lui, le pays a besoin de beaucoup plus d’électricité à l’avenir. L’opposition au secteur vient ainsi de réactionnaires. Il écrit dans Les Echos :
“[À] chaque réforme perçue comme progressiste, on retrouve invariablement le même procès, en trois chefs d’accusation : le changement conduirait au résultat inverse de celui espéré, serait inutile, ou nous mettrait en danger. Trois arguments, trois peurs dressées face aux transformations.”
Il avertit ainsi :
“Depuis quelques mois, ces trois barricades réactionnaires ont été dressées contre les énergies renouvelables (ENR).”
Les entreprises de renouvelables promettent une hausse de la demande de courant à l’avenir, comme solution aux excès de production. Elles évoquent en particulier le programme du « tout électrique ».
Le graphique ci-dessous montre les prévisions de 2021 du gouvernement pour l’évolution de la consommation d’énergies jusqu’en 2050. Il montre un déclin dans le gaz, les carburants à base de pétrole (gris), et dans le nucléaire (jaune). Les renouvelables (rayures) prennent plus d’importance au fil du temps.
Selon les projections de Terra Nova, un « think-tank » d’obédience socialiste, les coûts en subventions grimpent jusqu’en 2027, puis baissent par la suite (comme par hasard).
En revanche, la baisse des coûts des garanties et subventions dépend d’une hausse de la demande pour le courant des renouvelables. Or, les périodes de mise à l’arrêt grimpent avec les capacités de renouvelables.
La baisse en cours dans la consommation de courant montre les failles des prévisions sur les effets du « tout électrique ».
Le graphique ci-dessous de RTE montre la consommation du pays. Le déclin de l’industrie, et ainsi la chute de consommation, s’accroît depuis les confinements.
Le secteur des renouvelables dépend en réalité d’illusions de demandes et des subventions ou de garanties par les dirigeants politiques et bien sûr, les bénéficiaires du gâchis, comme le groupe Octopus, demandent encore plus d’aides pour des installations sans rapport avec la demande réelle.
Dans la mode aussi, des entreprises demandent des mesures aux dépens des consommateurs. Elles veulent des protections contre la concurrence, en particulier les importations depuis la Chine.
Un groupe français de vêtements, Pimkie, signe un partenariat avec Shein, l’appli de mode chinoise. Il cherche des opportunités de croissance, grâce à l’ampleur du réseau de l’appli.
Les concurrents dans le vêtement, en particulier Décathlon et Kiabi, font opposition au partenariat et annoncent des poursuites. L’association des entreprises du vêtement annonce même l’expulsion de Pimkie.
Les élus lancent aussi des tentatives d’interdiction de l’ouverture de magasins par Shein dans le pays. Le maire d’Angers, un ancien ministre de la Transition, affirme ceci par exemple :
“L’arrivée de Shein va à rebours de nos convictions. Je le dis avec force : nous continuerons à nous battre pour la vitalité du centre-ville et pour nos commerces.”
Les entreprises du vêtement veulent l’élimination de la concurrence des importations, source de pression sur les ventes et les marges.
Dans la finance aussi, des entreprises tirent profit de régulations pour se protéger contre la concurrence : le secteur des banques obtient ainsi une victoire, via le blocage de Apple, Meta, et d’autres groupes de technologies, pour la proposition de services et produits de finance.
L’Union Européenne annonce l’exclusion des géants de la tech du système FiDA de régulations sur la création de produits de finance.
Tout comme dans le vêtement, des entreprises cherchent des protections, aux dépens de l’offre de produits et du pouvoir d’achat.
Dans ce cadre, les politiciens créent des restrictions et distributions, au nom du climat, de la croissance, ou de la protection des consommateurs. Une poignée d’entreprises tirent alors profit des restrictions ou subventions, et demandent ainsi encore plus de mesures de la part de ces dirigeants politiques.
Au lieu de vous proposer encore un dossier sur l’or ou les placements, j’ai décidé de changer d’approche : j’ai préparé un dossier spécial avec 4 extraits de la part d’auteurs du courant du Libéralisme. Ces 4 textes expliquent, selon moi, l’importance du Libéralisme, et la source de la richesse et de la prospérité dans la réalité.
Ils mettent en lumière les dégâts pour les niveaux de vie, et le bien-être de tous, en raison de restrictions des libertés, ou d’incitations à des entreprises ou secteurs.
Cliquez ici pour ce rapport, offert.
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Du 24 au 26 octobre prochain se tiendra la Première assemblée du Collectif « Sortie De Banque ».
Ce rassemblement aura lieu au nord de Montpellier, dans un lieu qui sera annoncé aux inscrits le 23 octobre. Il sera l’occasion de parler des méthodes pour sortir des banques de façon concrète, de résilience, et aussi de nouvelle démocratie.
Pour cette première, plusieurs intervenants de qualité seront présents dont, notamment, Marc-Gabriel Draghi et Nicolas Putsch Média.
Pour ceux qui veulent en savoir plus, il existe un site dédié, détaillant cette première assemblée.
Signalons la carte recensant tous les commerces participant à l’expérience, ainsi que l’annuaire des commerces en ligne. Cette liste est appelée à évoluer d’autant que ne cesse de grimper le nombre de commerce acceptant à présent Monero, la cryptomonnaie permettant l’échange de façon anonyme et sécurisé.
Alors que les rumeurs d’un euro numérique et de monnaies électroniques de banque centrales sont font chaque jour plus insistantes, il est temps d’apprendre à se passer des banques.
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Un article de Henry Bonner
Et voilà, c’est fait : Fitch abaisse la note de la dette de la France… Et en dépit de l’envolée des taux d’intérêt, le gouvernement continue les dépenses.
Comme l’échec du Premier ministre en France, la « défaite » du parti de M. Milei en Argentine dans une élection locale ce mois-ci montre le problème des baisses des dépenses : les populations adorent les distributions !
Pour les journalistes, la hausse des déficits provient des baisses d’impôts depuis une décennie. Ils veulent le retour de taxes, au lieu de réductions de dépenses. Le tableau ci-dessous montre les effets des baisses d’impôts sur les recettes, selon le budget de 2024 (source).
Beaucoup de journalistes, d’économistes, et même des patrons d’entreprise veulent le maintien ou les hausses de budgets étatiques, même au coût de taxes et d’endettement supplémentaires. Ainsi, Jean Tirole, pourtant lauréat du prix Nobel d’économie de la Banque de Suède en 2014, défend par exemple les dépenses des gouvernements. Pour lui, l’UE ne « dépense pas assez, mais dépense aussi mal » pour le soutien aux entreprises et à la consommation.
Il veut plus de budget pour des “les techs, la biotech, l’IA”. En effet, les avancées dans la tech font partie des raisons aux gains de productivité des États-Unis par rapport au Vieux Continent.
Il évoque comme modèle le budget de 48 milliards $ par an pour le soutien à la recherche en santé aux États-Unis.
Le graphique ci-dessous montre les écarts de productivité, entre la France et les États-Unis, par secteur. Les colonnes en rouge indiquent des activités dans le secteur de la tech.
M. Tirole propose ainsi plus de financements pour la tech sur le continent et fait aussi allusion aux programmes de M. Biden. En effet, les programmes de l’ex-président américain pour le soutien à l’économie comprennent 1.100 milliards $ de subventions et plus de 500 milliards $ d’exemptions d’impôts.
Selon M. Tirole, en Europe, la stagnation de la croissance requiert des plans de relance. Il promet de la richesse et de la croissance à l’avenir en résultat de dépenses dans l’immédiat.
En plus d’économistes comme Jean Tirole, des entreprises prennent aussi la défense des programmes d’investissements étatiques. Sans surprises, dans beaucoup de cas, ces entreprises ont des conflits d’intérêt et font partie des bénéficiaires de ces aides, quotas, ou barrières aux importations !
Par exemple, malgré la débâcle pour la majorité des constructeurs de voitures, un consortium de 150 entreprises a signé une lettre pour le maintien des quotas de voitures électriques jusqu’à l’interdiction des voitures à moteurs en 2035. Or, comme le montrent les chiffres de la Plateforme automobile française, l’électrique perd des parts de marché, en France, depuis 2 ans.
Globalement, les ventes de voitures piquent du nez au cours de l’année, en particulier dans les camions et fourgonnettes. Pour les 7 premiers mois de 2025, les ventes de camions baissent de 18 %. Les entreprises mettent en pause la conversion des flottes à l’électrique, face aux coûts et l’incertitude sur les quotas ou amendes.
Le graphique ci-dessous montre l’indice WTLP des émissions, une estimation des rejets de carbone des voitures ou camions. L’indice fait du surplace malgré les objectifs. En effet, les consommateurs continuent les achats de voitures thermiques !
Face à l’évidence de la débâcle pour le secteur, l’Union européenne remet à 2027 l’application des amendes. Les constructeurs prévoient tout de même des milliards d’euros de pertes, et la fermeture d’usines, en l’absence d’une envolée de la demande dans l’électrique.
À l’inverse des constructeurs, le lobby du tout-électrique fait pression sur les autorités pour plus de mesures contre les voitures thermiques. Ils veulent encore davantage d’incitations et de contraintes sur les entreprises et les consommateurs, via le renforcement des quotas, et l’application des amendes.
Volvo et Polestar, des constructeurs spécialisés dans les voitures électriques, et Verkor, le gérant d’usines à batteries, font par exemple partie des signataires ; c’est normal puisqu’ils tirent directement profit de l’interdiction des voitures thermiques !
Le gouvernement et l’UE répondent au lobby du tout-électrique par l’annonce de subventions : de son côté, la France augmente de 1.000 euros les subventions pour les voitures électriques. Quant à l’UE, elle crée un fonds de 1,8 milliard d’euros pour les producteurs de batteries.
Les entreprises du tout-électrique, dont les usines à batteries, opérateurs de bornes de recharge, ou de constructeurs comme Volvo et Polestar, dépendent des dépenses du gouvernement et demandent donc plus de mesures et des hausses de budgets, malgré les dégâts pour les constructeurs et les consommateurs en raison de la conversion de force à l’électrique.
Les impôts et les restrictions sur les producteurs et les consommateurs créent des freins à la prospérité. En revanche, des intermédiaires dans la finance et les sociétés de conseil obtiennent des contrats ou des frais grâce aux programmes étatiques. Ils apportent des soutiens aux autorités, via des rapports ou des communiqués.
Par exemple, le groupe PwC, un géant du conseil aux entreprises, prévoit ainsi un essor des ventes de voitures électriques dans les 10 prochaines années !
Un rapport de cet été explique :
“Les prévisions de court-terme sur les voitures électriques prévoient que ces voitures formeront environ 20 % de la demande en 2025. Elles atteindront 60 % de la demande en 2035. Cette croissance va porter la demande de batteries à 5 TWh.”
Ils partagent le graphique ci-dessous de la demande de batteries jusqu’en 2035.
La hausse de la demande pour les voitures électriques provient, selon eux, d’une baisse des prix de vente grâce aux avancées dans les batteries. Ils prévoient l’égalité des prix d’achat entre l’électrique et thermiques en 2030.
Le graphique ci-dessous montre les projections par région de la part de marché de l’électrique (en rouge). En 2035, ils prévoient 93 % de part de marché en Europe, pour les voitures électriques grâce au « succès » des quotas et l’interdiction des thermiques !
Le rapport de PwC promet le succès du programme grâce à une hausse de la demande. Or, tout comme les entreprises du tout-électrique, ils ont un conflit d’intérêt évident : le groupe tire directement profit des subventions et des quotas pour le secteur !
Les avantages des États-Unis, dans la technologie ou d’autres domaines, viennent de la capacité d’innovation chez les entreprises ou les entrepreneurs. Par exemple, la mise au point de médicaments contre l’obésité par des groupes comme Novo Nordisk, une société de pharmaceutiques danoise, créent à la fois des solutions pour des consommateurs et des sources de bénéfices pour les innovateurs.
À présent, l’intensité de la concurrence dans le domaine entraîne des baisses de prix. Les analystes chez Goldman Sachs prévoient une baisse des prix de médicaments contre l’obésité de 7 % par an pour les prochaines années en raison de la concurrence. Ils prévoyaient une baisse de 2 % auparavant.
Eh oui : la concurrence accroît l’offre de médicaments au profit des consommateurs. Elle crée aussi une incitation pour l’efficacité. La baisse des marges chez Novo Nordisk, en raison de la concurrence, entraîne une réduction du personnel de 10 %, et la fin du télétravail… De même, en France, la pression de la concurrence dans le secteur des télécoms a entraîné une chute des prix. Le graphique ci-dessous montre l’évolution d’un forfait de 20 Go par mois.
La hausse de l’offre en produits et les baisses de prix viennent de l’innovation et de la concurrence.
À l’inverse, les régulations et les impôts créent des freins aux entreprises, freinent aussi la hausse du niveau de vie.
Dans l’Union européenne, les gouvernements offrent des subventions aux entreprises et des exonérations de charges ou d’impôts.
STMicroelectronics, le groupe de semiconducteurs, reçoit des centaines de millions de la part des autorités : le nouveau super-calculateur chez Atos, JUPITER, provient d’un financement de 500 millions d’euros par les gouvernements.
Les économistes, journalistes, et entreprises demandent encore plus de dépenses. Ils promettent la croissance de l’économie, comme solution à la dette et la stagnation des niveaux de vie.
En réalité, les politiciens sont à la source du décrochage, à savoir le manque de rentabilité et de productivité, à cause du poids des impôts et des régulations et la rigidité des règles sur l’emploi.
Des profiteurs des programmes, comme Volvo, Verkor, ou PwC, demandent encore plus de distributions, et de régulations.
À l’inverse, les tentatives de coupes de budget entraînent des crispations ou la chute du gouvernement comme en France.
En conséquence, les dirigeants continuent les dépenses et programmes. Ils créent ainsi les conditions de la stagnation de la croissance et des niveaux de vie.
Les analystes de mon réseau évitent en général les placements dans le tout-électrique. En revanche, une source de gains, depuis la création de mon groupe en début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de plus de 80 %. L’or reçoit beaucoup d’attention à présent, en raison des gains depuis 3 ans.
L’un de mes analystes cible un autre métal précieux, avec peut-être plus de potentiel de hausse.
Voici ce que m’écrit l’un de mes experts :
“Le système des devises fiduciaires approche d’un moment de rupture. Les gérants de montants d’investissements colossaux – probablement en Asie – montrent une perte de confiance envers les devises.”
Les banques centrales accélèrent leurs achats d’or depuis 2024. L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
Il continue :
“Il est impossible de prédire exactement l’ampleur des mouvements. Mais la tendance globale reste en notre faveur. Je recommande d’avoir des pièces d’or physiques, pour des raisons psychologiques. Il est plus facile de ne pas vendre.”
Depuis un peu plus d’un an, mon expert vise aussi un second métal (et non, ce n’est pas l’argent). Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
Pour ces raisons, mon expert préfère acheter cet autre métal au lieu d’acheter de l’or.
Je peux tout de suite vous envoyer gratuitement votre guide sur comment acheter de l’or et cet autre métal.
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Un article de Henry Bonner
Les objectifs des dirigeants politiques sur le climat viennent à la fois d’écologistes bien sûr et aussi d’entreprises à la recherche de rentes.
Depuis 2 ans environ, les constructeurs de voitures rencontrent des difficultés, en partie à cause des voitures électriques. L’un des signes de difficultés vient de la chute de valeur des voitures d’occasion. Le graphique ci-dessous d’une présentation de l’Avere, un lobby automobile, montre l’évolution de la valeur des voitures, par types ; la valeur des voitures électriques (vert) chute à moins de 55 % du prix d’achat à neuf (en comprenant les primes), après 5 ans. Le thermique (rouge) conserve le plus de valeur.
L’Union Européenne accorde du répit sur les quotas d’émissions et amendes, jusqu’en 2027. Le tout-électrique crée des pertes pour les constructeurs du continent. De plus, la concurrence, en particulier de Chine, prend de l’avance.
Xiaomi, le groupe de smartphones, vend aussi des voitures électriques depuis 2021. Après 4 ans d’activité, il approche de la rentabilité. Les revenus grimpent au rythme de 30 % par an, au dernier trimestre.
XPeng, un constructeur de voitures électriques, approche aussi de la rentabilité. Vous voyez ci-dessous le résultat net par trimestre.
Un autre, le groupe Leapmotor fait même un bénéfice de 4 millions de dollars au dernier trimestre. Stellantis, la maison-mère de Fiat et Peugeot-Citroën, détient 21 % du capital du constructeur en raison d’un investissement de 1,5 milliard d’euros sous Carlos Tavares.
Bref, les groupes chinois gagnent des parts de marché grâce aux avantages sur les prix de vente.
Comme le montrent les données du groupe BBVA dans le tableau ci-dessous, les constructeurs chinois font beaucoup de marge sur le continent – à l’inverse des groupes européens.
Les prix de vente en Europe atteignent dans beaucoup de cas le double, voire quasiment le triple, par rapport aux prix de vente des modèles en Chine !
Face aux constructeurs chinois, même Tesla connaît des revers : après une envolée des ventes après les déconfinements et la mise en place de subventions pour l’électrique autour du monde, malgré tout, les bénéfices baissent au fil des trimestres. Les bénéfices annuels (au sens de l’EBITDA) atteignent 11 milliards de dollars pour les 12 derniers mois, contre 16 milliards de dollars en 2023.
Les réussites de groupes comme Xiaomi, Xping, et Leapmotor signalent un problème de concurrence pour Tesla, comme pour les constructeurs du continent.
Les promesses de bénéfices de la conversion au tout-électrique cèdent à la réalité : des pertes, et un recul des ventes.
Chez Mercedes-Benz, la baisse du titre atteint 8 % sur un an.
Depuis 2 ans en revanche, le groupe remet en cause ses objectifs. Les ventes de voitures électriques baissent en 2024 par rapport à 2023 (source).
Comme le montre le bilan de mi-2025, le groupe perd encore des ventes de voitures électriques.
Les ventes baissent de 6 % pour tous les types de voitures au cours du semestre. Dans les voitures électriques, les ventes baissent de 19 %.
Face à ces déceptions, le PDG de Mercedes, Ola Kaellenius, explique dans un média allemand :
“Nous avons besoin de faire face à la réalité [sur l’électrique]. Sinon, nous allons droit dans le mur.”
Il demande la révocation de l’interdiction de voitures à moteurs en 2035, et le retrait des objectifs arbitraires pour les 10 prochaines années.
Pourtant, Mercedes fait partie des raisons de la mise en place de ces quotas : en 2021, le constructeur signait en effet une déclaration des Nations Unies en faveur d’une élimination des voitures thermiques partout dans le monde, avant 2040 ! Sa stratégie pour 2030 comprend la conversion à 100 % de voitures électriques et l’utilisation de renouvelables pour 70 % de l’énergie dans la construction.
Les constructeurs comme Mercedes font partie des causes de la mise en place de ces objectifs. Ils cherchent des rentes et des protections.
Les pertes, et la peur des avancées de la concurrence, entraînent ainsi un changement de mentalités chez les PDG du secteur.
Vous le remarquerez : les initiatives des dirigeants politiques finissent en échecs et gâchis. La conversion au tout-électrique, tout comme la bulle de l’hydrogène ou les renouvelables, entraîne des hausses de coûts pour les consommateurs. Les entreprises font des pertes, ou dépendent de subventions et garanties.
Mon approche à l’investissement, avec l’aide d’une poignée d’experts dans mes contacts, vise les entreprises à l’origine de croissance et de bénéfices sans besoin de subventions ni de beaucoup de dette.
L’un des placements, dans mon cercle pour les abonnés, concerne une chaîne de supermarchés en Pologne.
Vous verrez ci-dessous la hausse du PIB par habitant en Pologne, une explosion depuis 1990.
La chaîne de supermarchés dans le portefeuille affiche de même une hausse de revenus au fil des ans, grâce à l’ouverture de plus de magasins et grâce aux hausses de pouvoir d’achat des consommateurs.
Je vous en donnerai quelques détails dans une présentation à propos de mon cercle d’abonnement. Je vous enverrai aussi les 2 métaux précieux que nous conseillons d’acheter, et comment vous y prendre.
Cliquez ici pour nous rejoindre gratuitement.
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Un article de Henry Bonner
Le groupe Orsted connaît davantage de difficultés en Bourse… L’action baisse encore de 30 % en août, une chute de trois-quarts en 5 ans.
Les groupes du secteur de l’éolien en mer, comme Orsted, dépendent du recours à la dette pour le financement des parcs. Ensuite, ils cèdent des participations à des groupes d’investisseurs pour la génération de trésorerie. Ils réduisent ainsi le poids de leur dette. Comme vous le voyez ci-dessous, la dette d’Orsted atteint 91 milliards de kröner danois au dernier trimestre, soit 12 milliards d’euros.
Les difficultés pour Orsted viennent d’abord d’une hausse de taux d’intérêts depuis les confinements. Ensuite, les investisseurs voient moins de potentiel pour les projets en raison du retrait de mesures d’aides et incitations, en particulier aux États-Unis.
Le titre de Orsted baisse par exemple fin 2024 avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. Il chute de nouveau en mai avec l’annulation de projets au large de la Grande-Bretagne, en raison des hausses de coûts et de la perte de subventions.
À présent, la chute du titre provient de l’annulation d’une cession de participations à des investisseurs, dans le parc de Sunrise Wind, au large de l’État de New-York. Face au risque de réduction des aides, les investisseurs mettent fin à l’offre d’achat de participations.
En compensation du manque de trésorerie, Orsted annonce ainsi une levée de fonds via la méthode de l’émission de titres, à hauteur de 8 milliards d’euros.
Le financement équivaut à environ la moitié de la valorisation en Bourse de l’action. Ainsi, chacune des parts d’Orsted perd environ la moitié des droits de participation aux résultats.
Des analystes d’UBS écrivent :
“L’entreprise avait précédemment annoncé prévoir de toucher entre 9 et 11 milliards d’euros grâce à la cession de participations, et la taille de l’émission de parts (de 46 % de valorisation [au lundi 11 août]) est très élevée. Ceci dit, dans un environnement de taux élevés, l’industrie de l’éolien en mer est nettement moins viable, et requiert plus de financement via des fonds propres [hors dette]. Nous espérons avoir des communications sur la nouvelle stratégie, après l’émission de parts.”
L’explosion des périodes de chute du prix du courant électrique à moins de 0 euros, sur le continent, montre l’inefficacité des renouvelables.
Le dernier rapport du groupe RTE, l’opérateur du réseau en France, apporte plus de détails.
Les capacités de production via les renouvelables grimpent au fil du temps.
La stabilisation du courant des renouvelables requiert plus de gaz d’appoint, et des mises à l’arrêt des renouvelables – des sources de coûts pour les consommateurs.
La consommation de courant en 2025 suit le même parcours qu’en 2023 et en 2024.
Depuis la réouverture, la consommation baisse par rapport à la moyenne pour la période de 2014 à 2019.
Avec le manque de demande, le raccordement de renouvelables entraîne de plus en plus d’excès de courant, et de mises à l’arrêt des renouvelables !
Le graphique ci-dessous montre la production, par année, selon les sources (pour la période de janvier à juin). La production plonge après les confinements, en raison de la baisse de la demande, et des soucis de corrosion dans le nucléaire. Or, malgré les hausses de capacités, la part des renouvelables dans la production (bleu clair pour l’éolien, et orange pour le solaire) fait du surplace. Le nucléaire (jaune) et l’hydraulique (bleu foncé) fournissent l’essentiel de la production.
Comme le montre le graphique ci-dessous, les coupures de production dans l’éolien (turquoise) explosent en 2025.
Les dirigeants continuent l’installation d’éoliennes et de solaire. Ils créent une hausse de capacités, sans demande chez les consommateurs.
Ils augmentent le nombre de parcs via des subventions, puis ils mettent les éoliennes à l’arrêt à cause de l’excès de production !
Ensuite, ils distribuent des compensations aux parcs d’éoliennes, et de solaire, pour les périodes d’interruption.
À part les subventions, ou les garanties de rachat, le fonctionnement d’Orsted montre le rôle de la dette dans le financement des renouvelables.
L’accès à la dette, en raison des politiques d’assouplissement des banques centrales, crée une incitation pour les dépenses, et génère des gâchis.
Les créanciers montent par exemple au capital de SFR, en raison de l’excès d’endettement du milliardaire Patrick Drahi.
La maison-mère de SFR, Altice France, paie 318 millions d’euros d’intérêts au dernier trimestre. Or, les opérations génèrent 300 millions d’euros d’excédent. La charge dépasse les revenus, même avant le remboursement du capital !
Des problèmes d’endettement touchent des entreprises comme Orsted ou Altice France à cause des excès de recours à la dette et du manque de rentabilité des investissements.
Atos, le groupe de conseil en informatique, fait partie des victimes.
Une autre, le groupe suédois Embracer Group dans le jeu vidéo, a aussi des soucis de dette. La dette provient d’une série d’acquisitions de studios de jeux, en particulier pendant les confinements.
L’action chute de 75 % depuis la réouverture. Le graphique ci-dessous montre la dette. Elle atteint environ 1,5 milliard. Ensuite, elle chute pour le dernier exercice.
Embracer réduit la dette grâce à une forme de vente à la découpe des activités. En février, il fait une scission des activités, et crée une cotation séparée pour les jeux de société, le titre Asmodee.
Avec l’accord des créanciers, ils émettent 900 millions d’euros de dette chez Asmodee pour le remboursement des dettes.
En bref, Embracer transfert le problème de la dette à une filiale. Ainsi, même en cas de faillite d’Asmodee, les gérants conservent le contrôle sur les autres activités de l’entreprise, dont les studios de jeu vidéo.
La hausse des octrois de crédits, tout comme les subventions ou garanties de rachat, mènent à plus d’erreurs et de gâchis de la part des entreprises, en raison du recours à la dette.
Ce mois-ci dans mes écrits sur la Bourse, je regarde la performance de minières d’or et d’argent. Les bénéfices grimpent au plafond, avec des marges de 50 % ou plus sur la production de métal, chez beaucoup de minières.
L’une des minières les plus importantes dans le monde génère des marges de plus de 50 % aux cours actuels de l’or.
Jusqu’à présent, le remboursement de la dette de l’entreprise absorbe environ la moitié des excédents sur les opérations… Au dernier trimestre, en raison de l’explosion des bénéfices, le groupe rembourse la totalité de la dette.
Entre la hausse des bénéfices et la fin de remboursement de la dette, le résultat final double au dernier trimestre, à plus de 1 milliard de dollars !
La trésorerie, après les derniers remboursements de dette, augmente de 900 millions de dollars.
Chez une autre minière, le flux de trésorerie libre passe de 3 % à 18 % des revenus d’une année sur l’autre, tandis que les hausses de prix de métaux mènent à un essor de la rentabilité.
Le flux libre de trésorerie du dernier trimestre atteint ainsi 120 millions de dollars, 4 fois plus que le même trimestre de l’année précédente.
Les hausses des prix des métaux génèrent déjà un torrent de bénéfices pour beaucoup de minières.
Vous pouvez me suivre gratuitement pour plus d’informations sur le secteur, sur lequel je me concentre jusqu’à la fin du mois. Vous aurez aussi mon dossier gratuit sur les 2 métaux que nous préférons, et comment les acheter.
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Based on five months recently journeying across the country’s backwoods + 16 years living there.
Speech given to Samui Real, Thailand, 13 August 2025
Table of Contents
Short biography
Presentation
1-Introduction
2-Amir&Jeff’s Excellent China Adventure
3-Evelyne&Jeff’s Excellent China Adventures
4-The Chinese people continue to evolve
Now my observations…
5-Cleanliness
6-China is greener than the West
7-Infrastructure
8-Housing for hundreds of millions of masses
9-Urbanization has come full circle and back out again
10-Electricity
11-China’s farmers are more prosperous than many, if not most Westerners, by going back to collective production
12-The Chinese people are communist-socialist, dammit, and have been for 3,000 years
13-Mao is the Main Man with the Plan
14-Xi Jinping has adopted Mao Zedong’s playbook for the 21st century
15-Conclusion
Short biography
Jeff J. Brown is American born, raised in the state of Oklahoma, with an agricultural background. He lived and worked in the Middle East and Africa, 1980-1990, in livestock genetics and grain trade, where he learned fluent Arabic and French; then to China, 1990-1997 in grain trade, where he worked with Qingdao Brewery to make beer with US malting barley, helping the People’s Liberation Army with aquaculture and then installed, opened and managed McDonald’s first bakery on the Mainland. In 1990, he became a French citizen. After entrepreneurial adventures in France and the USA, the latter where he was forced into bankruptcy in 2008 during the subprime rape of the middle class, he returned to China as a teacher in international schools, 2010-2019. In 2024, he moved back to China in Taiwan Province.
Jeff wrote The China Trilogy, which includes 44 Days Backpacking in China, China Rising and the BIG Red Book on China (https://radiosinoland.com/2018/06/30/praise-for-the-china-trilogy-the-votes-are-in-it-r-o-c-k-s-what-are-you-waiting-for/ AND https://www.amazon.com/stores/author/B00TX0TDDI/allbooks). His website is www.radiosinoland.com. He created the China Writers’ Group and founded Seek Truth From Facts Foundation (https://seektruthfromfacts.org). Jeff is a co-founder and the curator of the Bioweapon Truth Commission (https://bioweapontruth.com). He produced over 100 videos on China-Tech News Flash (http://chinatechnewsflash.com). Jeff is proud to be the China Desk Editor of The Greanville Post (https://greanvillepost.com). Jeff can be reached at je**@***********is.com.
Presentation
Folks, I’m going to be covering a lot of ground tonight, so to help you follow along, I’ve numbered each topic sequentially with a title. My whole presentation is about 40 minutes. I look forward to your questions thereafter. In the written presentation are many germane hyperlinks to excellent resources to learn more about China. They are listed inside the presentation text and for longer-term reference, they are collected together in a list by topic at the end. Interested in the real China? Read’em all!
1-Introduction
I would first like to thank Pat Kell and Doctor Eamon McKinney for inviting me on your program tonight. I am sincerely humbled and honored (https://www.samuireal.org/)
I am going to talk about China tonight. I have a unique perspective, because I lived and worked here 1990-1997, during what I call the Deng Xiaoping Wild East Buckaroo Days, then went back to France, then back to The United States, and then came back to China in 2010 and stayed here for another nine years, for a total of sixteen years. The interim stays on both sides of the Atlantic were very formative perspectives for my second round in China. Last year, I came back to China to live in Taiwan Province. At 71 years of age, I hope it’s my last move.
2-Amir&Jeff’s Excellent China Adventure
Fellow China Writer Group member Amir Khan and I just finished a three-week tour of China, where we concentrated on what are called Red Tours, which are extremely popular right now (https://radiosinoland.com/2025/07/27/amirjeffs-excellent-china-adventure-series-2025-hunan-jiangxi-fujian-and-shaanxi-provinces-red-tour-short-videos-captioned-photos-articles-and-commentary-the-real-chinese-people-you-don/). The Chinese people are gaining a growing awareness of their almost unfathomable communist revolution, civil war, and how China became liberated from the fascist Japanese, from fascist KMT and Chiang Kai-Shek, and from the Americans.
Just like after WWI, where the Allies’ still blood-soaked bayonets were turned on the Russian Revolution, the Americans’ still warm weapons were foisted on the Chinese communists, starting in 1945. A lot of people don’t know that after 1945, the United States dedicated 100,000 soldiers to China, not on the front lines, but with the full force of America’s air force, navy and army, in terms of bombings, transportation, matériel and weapons.
This is a tour that I’ve been wanting to take for many years, since 2018 to be exact (https://radiosinoland.com/2018/10/11/reflections-on-my-travels-to-proud-revolutionary-hunan-province-china-rising-radio-sinoland/) It is truly an amazing story. Amir quotes Nelson Mandela, who said it is a miracle that the Chinese Revolution succeeded, because it was so improbable. There were so many pitfalls, so many mistakes early on, and there was so much brute, genocidal force against the communists, between the Japanese, KMT, and Americans, it truly is a miracle that it became a reality. What I learned on this journey is that no matter how much firepower you use, how much violence you attack with, you cannot defeat a dream.
The dream of the Chinese people was to be liberated from foreign occupation, opium, and then starting in the 1870s, morphine and heroin that was being pumped into the population by Britain and the United States. The Chinese yearned for freedom from rape and plunder at the hands of the Judeo-West and occupying Japanese. In order to achieve that goal, thirty-six million four hundred thousand Chinese gave their lives, a staggering statistic that almost no one knows about.
Never forget that from Mao Zedong to Xi Jinping, China’s current rise – called rejuvenation by the Chinese – started in 1839, with the people’s humiliating loss against Britian in the first Opium War. Only in this context does Mao’s famous quip about China’s 200-year war make sense. It has been a long, hard climb, ongoing, and I’m looking forward to 2039 (https://radiosinoland.com/2019/05/05/may-4-1919-is-the-day-the-world-changed-forever-and-the-chinese-will-never-forget-china-rising-radio-sinoland-190504/).
Amir and I are doing a series on my website called, Amir&Jeff’s Excellent China Adventure (https://radiosinoland.com/2025/07/27/amirjeffs-excellent-china-adventure-series-2025-hunan-jiangxi-fujian-and-shaanxi-provinces-red-tour-short-videos-captioned-photos-articles-and-commentary-the-real-chinese-people-you-don/). We have done 20 posts so far, made up of short videos with transcripts, captioned photos, articles and commentary. I really encourage you to take a look at them. You will see a China that most foreigners don’t know, yet need to understand. There will probably be close to 100 posts, when the series is finished. Like the first book of The China Trilogy, 44 Days Backpacking in China, our series is a serious travelogue built on a geopolitical and socio-economic backbone, that takes a richly deserved, jaundiced view of the Judeo-West, going back 3,000 years.
3-Evelyne&Jeff’s Excellent China Adventures
The observations from Amir&Jeff’s Excellent China Adventure are supplemented by the fact that my partner, Evelyne and I have spent another four months over the last year and a half traveling around Mainland China. Taken together, my observations tonight will be based on traveling in the provinces of Guangdong, Guangxi, Hunan, Anhui, Jiangxi, one day in Fujian, and then Shaanxi province up in the North.
All our travels involve spending lots and lots of time in third, fourth, fifth, and sixth-tier cities. It costs €56 to take a taxi in Paris to Charles de Gaulle Airport. Evelyne and I get electric taxis so cheap in China, only about €70 or €80 for a full day for the driver to chauffeur us round, driving the length of Guangdong Province, or getting 80-100 kilometers outside of whatever city we happen to be in, stopping and looking at villages and small towns, etcetera. Amir and I also had a chance to visit a small town, about 120 kilometers outside of Changsha, the latter where he teaches at Hunan Normal University.
Therefore, while I love the first-tier cities of Beijing, Shanghai, Chongqing and Guangzhou, all of my observations are based on one second-tier city, Shenzhen (where I lived for three years), and then all of the others are third, fourth, fifth, and sixth-tier cities, all the way down to small towns, with just tens of thousands of people, and on down to villages with thousands of souls.
4-The Chinese people continue to evolve
In order for you to understand what I am about to report on today’s China, you need some proper perspective (https://radiosinoland.com/2025/07/27/amirjeffs-excellent-china-adventure-13-a-critically-important-look-back-at-my-familys-life-in-1990s-china-to-fully-appreciate-what-you-are-living-vicariously-with-us/).
The good, the bad and the ugly
The Chinese people who you’re seeing during Amir&Jeff’s and Evelyne&Jeff’s Excellent China Adventures are not who my family and I experienced in the 1990s. In the 1990s, China was a street-level, mean, cruel, corrupt, mendacious, lying, cheating, swindling, capitalist concrete jungle. Unfortunately, in my first book, 44 Days Backpacking in China, I blamed this behavior on the Cultural Revolution, which is wrong (https://radiosinoland.com/2022/12/05/transcript-how-eating-at-a-cultural-revolution-themed-restaurant-in-the-boondocks-of-southwest-sichuan-changed-my-life-for-the-better-china-rising-radio-sinoland-221031/). I now realize that by any psychometric measurement, what would be considered psychotic behavior in 1980s-1990s China was not due to the Cultural Revolution. It was due to Deng Xiaoping’s Wild East Buckaroo Days of unchaining the dogs of capitalism onto the streets and into the halls of government, industry and the military (https://radiosinoland.com/2017/10/25/how-can-western-capitalism-beat-this-thats-the-rub-it-cant-china-rising-radio-sinoland-171022/).
Why did Tiananmen Square 1989 happen?
This shift to bare-knuckled capitalism created tremendously criminal, get-rich-quick, no-matter-what-it-takes behavior in the population. There was no corruption nor crime during the Cultural Revolution. That’s why there was Tiananmen Square in 1989. It was not because of phony illusions of Western “democracy” and all that. That was all Mossad-CIA-MI6’s contrived and managed color revolution.
The Chinese were upset about 1) nepotism, cronyism, corruption and violent criminality at the highest levels, down to local neighborhoods and small businesses, 2) inflation was almost 30% and 3) the markets were completely turned upside down, transitioning from Mao-Era’s planned and assured economy (https://radiosinoland.com/2024/01/03/the-mao-encyclopedia-for-dummies-updated-and-its-all-here-books-articles-movies-visuals-china-rising-radio-sinoland-240103/); therefore there were a lot of shortages everywhere. That was why the Tiananmen Square protests happened (https://radiosinoland.com/2024/06/04/this-webpage-has-by-far-the-biggest-and-best-library-of-articles-videos-podcasts-and-images-about-1989s-tiananmen-square-protests-something-for-everyone-china-rising-radio-sinoland-continually/).
Mea culpa
Unfortunately, I made this who’s-to-blame mistake in 44 Days, but it drove me to write my second book, China Rising, to get to the truth, because I knew there was something wrong about my analysis. I then brought everything full circle, expanded on it all, to write China Trilogy Book #3, BIG Red Book on China (https://radiosinoland.com/2018/06/30/praise-for-the-china-trilogy-the-votes-are-in-it-r-o-c-k-s-what-are-you-waiting-for/ AND https://www.amazon.com/stores/author/B00TX0TDDI/allbooks).
Capitalism at its best
Thus, you are not seeing all the capitalist psychosis we lived with every day, when my family and I lived here 1990-1997. From top to bottom, Chinese society was doing what Judeo-capitalists do best (https://radiosinoland.com/2025/01/23/judaism/). The government was corrupt and criminal, so the people adopted the same corruption and crime. It was street-level war every day, just to get anything, to do anything, to go anywhere. However, strangely enough, it was very addictive, like a drug rush. It took a long time to deprogram from it all, when we moved to France (https://radiosinoland.com/2017/10/25/how-can-western-capitalism-beat-this-thats-the-rub-it-cant-china-rising-radio-sinoland-171022/).
Why did Deng do it?
Deng publicly stated that to reach communism, China could not wait 300 years to replicate the West’s industrialization, not to mention it took colonialism, imperialism, slavery and genocide to make the Industrial Revolution “succeed”. Thus, like Mao Zedong trusting the masses to fulfill the successful goals of the Cultural Revolution (https://radiosinoland.com/2024/01/03/the-mao-encyclopedia-for-dummies-updated-and-its-all-here-books-articles-movies-visuals-china-rising-radio-sinoland-240103/), Deng trusted the citizens to shrink 300 years of capitalism into 30.
It was harrowing, risky and as Tiananmen Square 1989 showed, came close to crashing the Chinese Revolution into a balkanized, Western resource whore (https://radiosinoland.com/2025/06/04/100s-of-1000s-of-people-including-researchers-journalists-and-authors-have-accessed-this-largest-single-source-covering-the-tiananmen-square-protests-join-the-club-new-entries-for-2025-radio-sin/). But it worked in the end. The citizens came through. A generation later and the Chinese are prosperous and harmonious again, back to their Communist-Socialist-Confucist-Daoist-Buddhist roots.
Chinese changes
So, our journeys just go to show you that people can evolve. The Chinese are continuing to evolve. They changed for the better and are not stopping. Why? It comes from leadership. Citizens emulate their governments. This is a very Confucist concept. Chinese leaders trust the people and the people truth their leaders in kind. If leaders practice the Golden Rule, then the people will emulate them. That is why Westerners are so lying, thieving, corrupt and criminal, because their Judean, plutocratic, authoritarian leaders have been kakocrats 98% of the time for the last 3,000 years.
Hu Jintao rights the collective ship
When Hu Jintao was elected president in 2002, he began to alleviate this mass capitalist psychosis. Why? The Chinese people, like we were, were exhausted, burned out, sick and tired of all the environmental filth, pollution and wanted back Mao-Era harmony, equality and justice. They were demanding changes for a better life. Tiananmen Square 1989 was just a clarion call. Hu heeded their cries, seeing that this train wreck was unsustainable. It worked. His administration brought back Mao’s universal healthcare and lots of other socialist legislation for the masses, so people were not literally dying on the streets like they do in the United States, because they can’t afford to go to the doctor, hospital or find a place to live (https://radiosinoland.com/2023/11/21/a-critique-of-the-recent-article-in-the-new-yorker-magazine-by-evan-osnos-chinas-age-of-malaise/).
Xi is using Mao’s playbook
Then, when Xi Jinping was elected president in 2012, ongoing, his administration was and is accelerating the Chinese people’s unbelievable transformation, harking back to the clean and lean glory days of the Mao Era, stomping out corruption at every level, cleaning up the environment and making the masses more and more prosperous (https://radiosinoland.com/2023/11/19/jeff-takes-james-for-a-walk-in-china-jb-west-and-jb-east-present-see-you-in-the-hague-64/ AND https://radiosinoland.com/2018/01/20/headlines-say-it-all-baba-beijings-vision-leads-its-citizens-into-the-21st-century-china-rising-radio-sinoland-180121/).
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Now my observations…
5-Cleanliness
Think of China today as a Singapore the size of the United States, but a lot more fun and fascinating (https://radiosinoland.com/2023/08/31/new-donor-annette-asked-me-questions-to-which-i-replied-and-since-the-conversation-is-so-informative-i-am-sharing-it-with-you-china-rising-radio-sinoland-230831/).
Cleanliness at all levels, from showcase Shenzhen with 17 million souls, drilling down to the smallest villages is stunning: neat, clean, green and organized. Street sweepers are everywhere you turn, even weeding around sidewalk trees. Garbage is collected nightly. If cleanliness is next to godliness, then the Chinese are already in heaven.
Public bathrooms are now every 800m in 4th-5th-6th-tier agglomerations and public parks. They are so clean, you can eat off the floors. There are photos of the working janitors on the restroom walls – some in formal dress, their personal mobile phone numbers and a complaint line if you do not get satisfaction.
It’s the same system for the local cops on the beat everywhere you go. Accountability is universal. I ask you: do you have your local policeman’s personal mobile phone number, if you have a problem?
Why so many bathrooms? Because like my family in the 1990s, the Chinese were sick and tired of literal shitholes for bathrooms, if you were lucky to find one. They demanded change and the NPC passed laws, when we were in Beijing 2010-2016. Laws were also passed for garbage collection. We were all disgusted with mountains of fetid garbage everywhere we turned.
It takes a lot of money and muscle to keep a country the size of China so spanking clean. How can they afford it, you might ask? The answer is simple. China has so much fuck-you money, because they are not spending trillion of dollars/euros on genociding billions of Brown and Black people with bombs, drones and sanctions (https://radiosinoland.com/2025/05/10/why-is-the-west-addicted-to-forever-wars-radio-sinoland-250510/).
Interesting side note: the Beijing 2008 Olympics were a massive catalyst for many daily life improvements across the country. A billion Chinese were glued to their TVs for three weeks and saw all the nice amenities Beijing had for foreign visitors. Like Rosie the Riveter and Black soldiers who reentered civil society after WWII, demanding equal pay for good jobs, the Chinese wanted the same things that the capital had. And they got them.
Interesting factoid: guess who was handed the Olympic portfolio in 2007? Why none other than some guy you may have heard of – Xi Jinping.
6-China is greener than the West
Along with all this cleanliness comes greenness and environmental consciousness. Everywhere I explored, the land, waters and air are living an unimaginable renaissance. In the 90s, I was working in agriculture and every year, traveled thousands of kilometers across the provinces to conduct field surveys. I can tell you the environment was downright ugly and frighteningly polluted. Not anymore.
I don’t know if it’s still true, but for a number of years, China was reforesting one Ireland a year. That’s right, the land area of the country of Ireland planted with trees, year after year (https://radiosinoland.com/2018/01/29/60-seconds-over-sinoland-china-to-plant-an-ireland-of-forests-in-2018-china-rising-radio-sinoland-180129/)! Not to mention, you may have read or seen on YouTube, Baba Beijing is reclaiming thousands of square kilometers of sand dunes and desert, making them green again, like they were many thousands of years ago.
The most remarkable transformation I saw was on the Loess Plateau in Shaanxi Province. When we traveled there in the 90s, it looked like Mars, a barren, eroded moonscape. At least where I journeyed, it is all now covered with trees and shrubs. Simply amazing that all this has been re-greened, after centuries of neglect.
7-Infrastructure
When we lived here in the 90s, driving outside of Beijing was like driving off a flat earth. It was fun adventure, but harrowing. When we came back in 2010, there were good main arteries and some good secondary roads, but further out, it was like back in the 90s (https://radiosinoland.com/2020/04/06/guangzhou-and-shenzhen-have-a-new-interurban-commuter-train-along-with-their-highspeed-train-civilization-can-never-have-enough-infrastructure-china-tech-news-flash-58/).
These days, we expect world-class infrastructure in China’s first-tier cities (Beijing, Shanghai, Chongqing and Guangzhou – +20M) and second-tier cities (10-20M). What is so stunning is how now, like cleanliness, infrastructure is being drilled down to the smallest locales: great asphalt roads and good bridges are everywhere. Elevated 4-lane highways and train tracks crisscross the hinterlands. The smallest towns and villages don’t have metros and public buses, they have people-owned shuttle buses that cost next to nothing to get rural people to their prefectural/county seat and back, to run errands, see a doctor, take care of paperwork, or take high-speed/slow trains from there, since all prefectural capitals/county seats are served with 5,500 train stations, including 1,100 for high-speed trains. It’s phenomenal that what was once only found in the bigger cities is now accessible all across the boondocks.
Think about this, the USA has thousands of small towns that are boarded up and in Europe they are dying a slow death. Do I dare say it is Judeo-capitalism versus communism-socialism (https://radiosinoland.com/2021/09/24/the-usa-is-falling-apart-at-the-seams-and-nobody-seems-to-care-the-rest-of-eurangloland-is-hot-on-its-collapsing-heels-this-while-the-chinese-nation-is-a-speeding-infrastructure-and-technology-bulle/ AND https://radiosinoland.com/2022/10/20/chinas-infrastructure-and-development-prove-that-baba-beijing-governs-for-the-99s-properity-and-quality-of-life-people-like-you-and-me-china-rising-radio-sinoland-221020/).
8-Housing for hundreds of millions of masses
Another remarkable phenomenon that I saw everywhere we traveled is the millions and millions of subsidized, low-income housing, now even down to the smaller towns. Kilometer after kilometer of them, stretching out to the horizons. In the middle of bumfugg nowhere in Guangdong, Hunan or Jiangxi Provinces, for example, with an offramp from a 4-lane highway, or a slow train station stop, there are smallish concentrations of factories, sometimes just one big one, and the subsidized housing needed to keep the local community thriving. I’m sure they have the same shuttle bus system as the rurals do, for daily convenience.
China’s subsidized, low-income housing is not Hong Kong style shoe boxes and cyclone fence cages bolted to walls in near shanty towns. I’m speaking from experience, because my family and I lived in one in Beijing for four years and in Shenzhen for one year. These are 20-30-story apartment towers, of course with elevators, each with 75-105m2, 2-3 bedrooms, one full bath, big living room, full kitchen, terraces, with one of the latter serving as a utility room, served by 1-2 yuan-per-ride people-owned electric buses.
These apartment communities are the so-called ghost towns that the Judeo-West loves to bloviate about so much. Again, speaking from personal experience, our Beijing apartment was in one of them at the start and it was a growing community when we moved to Shenzhen four years later.
This is why China has 80%+ home ownership, including the rurals, and since they are subsidized by Baba Beijing, why 70 percent of them are paid off free and clear. I’d like to not have to send a mortgage check to the Judeo-City of London every month. How about you?
I’m not even going to ask a rhetorical question and just come out and say it – this high quality of life and visionary planning for the masses can only happen in a communist-socialist country (https://radiosinoland.com/2022/02/19/what-is-the-chinese-peoples-secret-ingredient-to-their-never-ending-success-its-staring-you-in-the-face-but-i-bet-you-cant-see-it-china-rising-radio-sinoland-220219/).
9-Urbanization has come full circle and back out again
As my observations have noted, China’s post-liberation urbanization concentrated on bringing hundreds of millions of rural citizens to first- and second-tier cities. Now, they are reversing gears and tempting people to go back to their 3rd-6th tier cities, by offering subsidized, low-income housing, high-speed/new-generation slow trains, cheap public buses in the agglomerations and manufacturing and services nearby for employment. A prime example of this is Xiong’an, the new, 22nd century city, built from the ground up, outside Beijing, to take pressure off the capital.
Urbanization will continue to reach its goal of 80% of the population, the same level the USA has. China became a majority urban country in 2011 and it is now at about 67% (the US became majority urban in 1915). Yes, there will be the super-cities of 50-100 million residents in the Pearl River and Changjiang River Deltas, the Beijing-Tianjin-Shijiazhuang and Chongqing-Chengdu complexes, but they will be balanced with high-quality urbanization in the lower-tier, train-connected cities (https://radiosinoland.com/2025/01/09/china-is-collapsing-how-do-i-know-because-the-wall-street-journal-says-so-and-theyre-the-experts-right-china-rising-radio-sinoland-250109/).
10-Electricity
I have never seen so many high-tension electricity pylons in all my life. It was dizzying (https://radiosinoland.com/2024/04/15/electricity-shmectricity-what-are-the-differences-between-chinas-and-americas-grids-why-does-it-matter-to-both-peoples-nine-graphs-and-charts-help-tell-the-story/). They crisscross and run parallel through isolated forests, mountains and along ridges, left, right, all the way out to the horizon. Like American wages since the 1970s, US electricity production has been flat for 20 years, stuck at 4TwH. China’s is already at 9.4TwH, 2.4 times more than America, and will increase to almost 14TwH by 2030, 3.5 times more than Uncle Slaughter. That’s in only five years. My observation is that much of this power is going to rural areas and 3rd-6th tier cities (https://radiosinoland.com/2022/11/27/personal-stories-of-being-a-china-state-grid-customer-the-worlds-biggest-electric-utility-china-rising-radio-sinoland-221127/).
Electricity production is the lifeblood of economic activity and productivity potential. Please convince me that We’re-Number-One-God-Bless-America has the world’s biggest economy (https://radiosinoland.com/2018/06/11/psst-dont-tell-anyone-but-china-has-the-worlds-biggest-economy-china-rising-radio-sinoland-180612/).
11-China’s farmers are more prosperous than many, if not most Westerners, by going back to collective production
You have probably been brainwashed by the Judeo-Big Lie Propaganda Machine that China’s farmers just loved Deng Xiaoping’ s neoliberal Household Responsibility System. It’s simply not true. The farmers to this day much prefer Mao-Era collective farming. Since 1978, they have weathered the storm of all the Deng-Era reforms and are very prosperous. Land taxes were abolished in the 2000s. Hamlets and villages look like picturesque postcards, straight out of rural France. Farmhouses are 150-300m2, 2-3 American stories tall (1-2 European stories), and electricity is wired in everywhere.
Most importantly, why all this prosperity? My observations are that many villages, if not most, have decided to informally go back to collective farming and implements, not individual plots. The average plot of farmland per rural family is less than 0.4ha (< one acre) or 3,900m2, or only 62m x 62m. Everywhere I went, I saw huge fields of corn, rice, sorghum (for distilling maotai), tobacco, fruit orchards, lotus and aquaculture ponds. They are clearly not being managed in 0.4ha plots. I also saw what looked like collective pig sties. I suspect they are also collectively rearing egg layers and broilers, although each family will usually keep a small home garden for fruit and vegetables.
It makes sense. Most of these hamlets are clan-based, meaning they each have their same family bloodlines going back centuries, all having the same last name, like Wang or Zhao. Go to the next valley and it’s the Li Clan; next valley over it’s the Chen’s and on and on. The farmers prefer to collectively farm, keeping it in the family. It’s more efficient and profitable.
It took a couple of generations to come full circle, but it looks like Mao’s vision won the day. So much so that Xi Jinping pushed to pass legislation to prevent all government officials and entities from trying to neoliberalize any farming community that is collectivized (https://radiosinoland.com/2018/09/08/xi-jinping-supports-collectivizing-rural-land-farmers-are-demanding-that-it-happen-china-rising-radio-sinoland-180908/).
12-The Chinese people are communist-socialist, dammit, and have been for 3,000 years
I have written so much about this topic, and really lived it, but I will give you some brief comments why the Chinese have always been communist (https://radiosinoland.com/2018/04/09/chinas-capitalism-is-first-and-foremost-communist-socialist-china-rising-radio-sinoland-180410/ AND http://radiosinoland.com/2016/10/18/so-called-communist-china-an-exclusive-article-for-the-all-china-review-16-10-17/ AND https://radiosinoland.com/2022/12/04/rebuttal-to-china-is-capitalist-the-religiosity-of-the-myth-of-chinese-capitalism-by-ron-leighton-dr-t-p-wilkinson-interviews-jeff-j-brown/). If you want to dig deeper, please read The China Trilogy.
In China, the people own FIRE. By that, I mean Finance, Insurance and Real Estate. The banks, stock and commodity markets, insurance companies and all land are owned by the people. No one can buy one square centimeter of dirt in China. Not Xi Jinping, not McDonald’s, not you or me. How many other countries can say this? The only ones I know of are communist-socialist. And to be blunt, they are the only ones that have been able to rid themselves of the Judean City of London and its humanity destroying usury and forever wars (https://radiosinoland.com/2025/05/10/why-is-the-west-addicted-to-forever-wars-radio-sinoland-250510/ AND https://radiosinoland.com/2024/04/13/baba-beijing-is-on-the-war-path-to-make-banks-finance-big-tech-and-social-media-serve-the-people-and-better-their-lives-the-west-not-china-rising-radio-sinoland-2404012/ AND https://radiosinoland.com/2022/08/03/transcript-a-run-on-chinese-banks-dont-believe-the-wests-big-lie-propaganda-machine-it-cant-happen-since-the-citizens-own-them-all-china-rising-radio-sinoland-220622/ AND https://radiosinoland.com/2022/06/23/a-run-on-chinese-banks-dont-believe-the-wests-big-lie-propaganda-machine-it-cant-happen-since-the-citizens-own-them-all-china-rising-radio-sinoland-220622/).
It’s funny, Westerners kind of-sort of begrudgingly accept that Vietnam, North Korea, Cuba and other countries are communist and have similar economic systems to China, but mention China and suddenly, it’s capitalist – it has to be, just look at how successful they are. But, that’s gross denial turning obvious logic on its head. The Chinese are so wildly successful – and very spoiled, truth be told, compared to us long-suffering Judeo-Westerners – IS because they are communist-socialist and have been for 3,000 years.
In 1980, Shenzhen was a sleepy fishing and sea salt town of 20,000 residents. I lived there 2016-2019. When I got there, it had 12-14 million inhabitants. It was growing so fast no one knew for sure. Since then, it officially hit 17,000,000 a couple of years ago. That means it added 3-5 million people in just a few years and nobody even noticed.
Let that sink in for a moment. No squalor, no slums, no shanty towns, no beggars, no homeless people, no street crime; spotless, beautiful, with people-centered infrastructure everywhere you turn. Millions and millions of subsidized, low-income housing for the masses out to the horizons, financed by people-owned banks, on people-owed ground and protected by people-owned insurance companies.
Now, try closing your eyes and imagine replicating that in the West. Go on… I don’t know about you, but I see horrific scenes from the movie Soylent Green and worse (https://radiosinoland.com/2017/10/25/how-can-western-capitalism-beat-this-thats-the-rub-it-cant-china-rising-radio-sinoland-171022/).
13-Mao is the Main Man with the Plan
Here is another anecdotal experience I have lived countess times across China.
We all know that Shenzhen is the town that Deng Xiaoping built. There is his big, striding statue atop Lotus Park, overlooking City Hall and just one of the city’s amazing skylines. Deng is of course front and center at the Shenzhen Museum.
I had lunch with an 82-year-old man, Mr. Ceng, whom I met in a small noodle restaurant (we are going to see each other again and meet his wife, when Evelyne and I go back to the Mainland in November). He moved to Shenzhen in 1993, from a small town in Guangdong and said he is thankful for Deng making Shenzhen what it is today. And he is right. Shenzhen is global dream city that the Judeo-West cannot even begin to imagine.
But, go on main street, go into all the mom-and-pop restaurants, small shops and businesses and you usually don’t see Deng’s portrait hanging on the wall. No, if there is a portrait, it is of Mao Zedong. You might see a portrait of Deng hanging in the Marriot Hotel or in the offices of Apple, but the working class and small entrepreneurs know it’s Mao Zedong who butters their noodles so to speak, without whose never-in-human-history accomplishments, Deng’s reforms and opening up wouldn’t have lasted 24 hours. I just say, “Long live Mao Zedong” and the people chime right back with, “No Mao Zedong, no New China”, meaning liberated and free (https://radiosinoland.com/2019/01/12/wildly-successful-mao-era-is-airbrushed-out-of-western-media-and-history-books-china-rising-radio-sinoland-190112/).
You all have been brainwashed to believe that Mao was a depraved, genocidal madman, who woke up every day, trying to figure out how he could kill another million of his citizens, while using his bloody claws to pick moss from his vampire fangs (https://radiosinoland.com/2024/01/03/the-mao-encyclopedia-for-dummies-updated-and-its-all-here-books-articles-movies-visuals-china-rising-radio-sinoland-240103/).
There are only two possibilities. Either you are right, and the Chinese people are stupid and brainwashed, or the Chinese know the truth. Hmm… It’s not really a tough choice. Do I go with the Judeo-Big Lie Propaganda Machine’s tsunami of Sinophobic vomit, or do I listen and learn from the Chinese people, who lived it and continue to live it?
14-Xi Jinping has adopted Mao Zedong’s playbook for the 21st century
Amir and I visited the Self-Sufficiency Museum in Nanniwan, south of Yan’an in Shaanxi Province. Mind you, I have visited scores of Chinese museums over the years. But, this time, as we were looking at all the displays, I had a fortuitous epiphany. It was like a hand came out of the wall and slapped me on the face: all of Mao’s language about the communist revolution, socialism and self-sufficiency (the latter which deeply influenced Korea’s Kim-Il-Sung, Vietnam’s Ho Chi Minh, Cuba’s Fidel Castro and others), counteracted the US’s and Chiang Kai-Shek’s economic blockade against the communists – all this same language has been adopted by current president Xi Jinping. I can now see that what Xi has done is take Mao’s playbook, dust it off and adopt it to today’s realities and conditions, which helps explain Xi’s incredible successes. Now that I can see it, it’s uncanny, but true (https://radiosinoland.com/2022/12/20/timeless-transcript-buckle-up-world-you-are-entering-the-xi-era-44-days-radio-sinoland-2015-3-29/).
These days, in every museum, there are quotes by Mao and Xi. There is Mao Thought and now Xi Thought. Study Mao, study Xi. Mao is the core, Xi is the core. Rally around Mao, rally around Xi. They are like bookends to a glorious eight-decade string of successes, that have made the Chinese some of the most spoiled and prosperous people in the world. It subconsciously resonates with the Chinese people, like an atavistic umbilical cord connecting them to the Mao Era (https://radiosinoland.com/2023/11/21/a-critique-of-the-recent-article-in-the-new-yorker-magazine-by-evan-osnos-chinas-age-of-malaise/).
Their nicknames reveal as much. Mao is known as Mao Yeye (毛爷爷), which means (paternal) Grandfather Mao. Xi is known as Xi Dada (习大大), meaning Daddy Xi. Two avuncular generations spanning the breadth of post-liberation China, keeping a watchful and caring eye on their 1.4 billion citizens (http://radiosinoland.com/2015/04/04/western-demonization-xi-jinping-let-slime-begin-44-days-radio-sinoland-2015-3-20-2-2/).
15-Conclusion
If you have not visited China, go. Just go. You will see what I mean. I know Mandarin, but many Chinese are wanting to speak English. Phones are vocal translation machines now. Chinese train and hotel apps are available in English. You can get around. Just go. Most OECD citizens don’t even need visas anymore… By all means visit first and second-tier cities, but if you can, try to visit 3rd-tier cities like Hefei, Nanchang and Chaozhou. I promise you, you will be gob smacked.
Finally, never forget that the Chinese people have been unstoppable for 5,000 years, except for the unfortunate Judeo-Western, opiate-soaked Century of Humiliation, 1839-1949. Since then, they have regained their millennial communism-socialism, fused with their millennial Confucism-Daoism-Buddhism (https://radiosinoland.com/2018/03/20/china-tech-invention-innovation-technology-research-and-development-past-present-future-5000-years-of-progress-a-china-rising-radio-sinoland-living-document/). If this socio-economic and cultural civilization can be maintained, the Chinese Nation will endure for another 5,000 years, in the face of relentless Judeo-imperialism and capitalism, whose days are definitely numbered.
Thank you.
Un article de Henry Bonner
Le calme de la fin du mois de juillet m’a donné l’occasion d’une visite aux États-Unis, à New York, pour 10 jours en famille. La lourdeur de l’air, pendant l’été à la Grande Pomme, s’est ajoutée à la fatigue liée au décalage horaire.
En revanche, ce voyage a fourni l’occasion d’un changement d’idées. Au fil de mes visites, je découvre plus de facettes de la capitale de la finance. Ainsi, la vue du sud de Manhattan, depuis Brooklyn, met en valeur l’ensemble des bâtiments aux parois en verre teinté du centre de la finance. Les employés de banques d’investissements, des fonds, et des compagnies d’assurance y gagnent des salaires élevés. Les gratte-ciels du quartier, dont le One World Trade Center, donnent une illustration de la richesse en circulation.
Dans la capitale de la finance, comme à Paris, la richesse provient en partie d’activités de valeur, et en partie de rentes et la création d’argent par le gouvernement.
Partout dans le monde, le pouvoir d’achat provient à la fois de hausses de revenus, et de la hausse de l’offre de produits en circulation.
Lors de l’enrichissement de la population, les entreprises gagnent plus de débouchés pour les ventes. Elles tirent profit de la hausse de la demande. La prospérité entraîne des hausses de niveaux de vie pour tous, à la fois pour les producteurs et pour les consommateurs.
La création d’argent et les dépenses générés par les politiciens créent aussi des sources de revenus pour certaines entreprises, certains salariés et les bénéficiaires d’aides. En creux, la vague de faillites en cours dans les entreprises en France en donne une illustration : cette vague provient en effet du retrait des prêts et des subventions, depuis la réouverture post-pandémie.
Lors des confinements, le nombre de faillites avait chuté en raison de la distribution d’argent par les gouvernements. Le rythme de ces faillites grimpe à présent au fil des mois avec le retrait de ces programmes. Comme le montre le graphique ci-dessous d’une analyse par Allianz, les faillites grimpent pour chacun des 6 premiers mois de l’année, depuis 3 ans d’affilée.
La création d’argent et les dépenses de la part des gouvernements créent plus de richesse, mais en apparence : les entreprises touchent des financements et paient des salariés.
Comme l’expliquait un associé de John Lass, le banquier écossais à l’origine de la bulle du Mississippi en France en 1720, les distributions masquent en réalité un appauvrissement. Au début, cette création d’argent donne des revenus à une partie de la population, mais ensuite, la chute de la valeur de la devise entraîne une spoliation des épargnants, via les hausses des prix pour les loyers, des produits en rayons, ou de la main-d’œuvre.
Aux États-Unis, les dépenses de M. Trump continuent dans les pas de M. Biden. Malgré un repli par rapport à 2020 et 2021, les déficits du gouvernement américain atteignent environ 2.000 milliards de dollars sur 12 mois.
La création d’argent et la dévaluation de la devise créent des apparences de richesse. En euros par exemple, la valeur du S&P 500 baisse de 4 % depuis le 1er janvier. En dollar en revanche, l’indice grimpe de 8 % … à cause de la chute de la devise !
Les dépenses du gouvernement créent aussi des sources de revenus pour certaines entreprises. La guerre en Ukraine entraîne de la demande pour des drônes et missiles guidables. Le groupe Anduril, fondé par le créateur des casques Oculus dans la réalité virtuelle, atteint ainsi une valorisation de 30 milliards de dollars en juin.
Palantir, l’un des principaux acteurs dans le traitement de données, vient de doubler les revenus de ses contrats pris avec le gouvernement, pour atteindre 373 millions de dollars au premier trimestre, soit plus de la moitié du chiffre d’affaire total !
À New York pendant ma visite, tous ont à l’esprit les coûts de la vie – en particulier les loyers. Une cousine me l’affirme : le loyer de son appartement, proche de Prospect Park, grimpe de 25 % sur un an. Un soulagement, dit-elle, par rapport au rythme des augmentations partout dans la ville !
À Brooklyn, les arrivées de personnes en quête d’une part du gâteau, dans la finance, la tech, la mode, ou d’autres formes d’activités, propulsent le coût de la vie vers le plafond. L’influx fait écho aux vagues d’immigration depuis l’Europe de ces personnes à la recherche d’opportunités ou d’un échappatoire.
La ville – aux côtés de Los Angeles pour le divertissement, et de San Francisco pour la tech – attire des entrepreneurs, salariés, et entreprises à la recherche d’opportunités.
Les alentours – dont Brooklyn – attirent une population de jeunes en début de carrière.
Un de mes frères, qui habite Brooklyn, m’emmène dans un nouveau restaurant, spécialisé dans le « brunch végane », à proximité du canal de Gowanus en cours de rénovation. Le quartier connaît un essor avec de nouveaux restaurants, des espaces de « co-working », des cafés, et des boulangeries avec des beignets sans gluten… Les consommateurs paient plus cher le café, mais les menus prennent en compte les changements de goûts et de modes de vie.
Malgré la prospérité de la ville, le climat crée un obstacle à la qualité de vie. La chaleur et l’humidité requièrent beaucoup de climatisation. Les habitants en font usage à l’extrême.
Le matin comme le soir, des sportifs font du jogging le long de trottoirs. Le nombre de magasins de protéines et suppléments et de salles de sport, montrent une préoccupation pour la santé et le physique chez beaucoup de citadins.
Comme le jardin du Luxembourg ou la place des Vosges, le Central Park à Manhattan attire beaucoup de monde lors du week-end ou des jours fériés quand il fait soleil. La population remplit les terrasses de bars et de restaurants.
À présent de retour dans le pays, le rythme de la vie à Paris se ralentit au début du mois d’août.
Les commerçants et boulangers prennent des vacances. Les rues ont moins de circulation de voitures ou de piétons, avec le départ de résidents et d’employés de bureaux. Les touristes compensent en partie les départs.
La météo donne un répit pour le moment, avant un retour de la chaleur dans les prochains jours.
À New-York, comme partout dans le monde, la source de la richesse et de la prospérité vient des efforts, du travail, et des décisions de la part de producteurs ou de consommateurs. Les échanges créent une méthode pour la circulation des produits et de la richesse dans une population, en fonction de ses envies, ses goûts, et des besoins de tous. Grâce au commerce et aux échanges, les consommateurs tirent profits d’une hausse de l’offre de produits. Ils gagnent à la fois du pouvoir d’achat et des choix.
La richesse, en somme, provient d’efforts et d’initiatives de la part de producteurs. Les échanges créent la méthode pour la circulation des produits, en réponse à des goûts ou des besoins. Les échanges génèrent aussi des bénéfices, et ainsi des incitations, pour les producteurs.
Dans beaucoup de cas, la prospérité provient en partie de la création de richesse dans la réalité, et en partie d’illusions en raison de la création d’argent, et les distributions via les programmes gouvernementaux.
La dévaluation des devises via la création d’argent entraîne une hausse des liquidités en circulation, et ainsi des apparences de richesse.
Les médias, Think Tanks, et beaucoup de patrons d’entreprises entretiennent aussi une confusion : ils demandent des programmes d’investissement et des subventions au titre du soutien à l’activité et à l’emploi. Or, dans la réalité, la prospérité vient de la production en réponse aux goûts des consommateurs.
À l’inverse, les directives et régulations créent des rentes pour un poignée d’entreprises ou une partie de la population, au prix d’un appauvrissement pour tous les autres. Les dépenses forcées via les directives, ou le soutien grâce aux subventions, entraînent des baisses d’efficacité chez les producteurs. Ils créent de la richesse en apparence, et un appauvrissement dans la réalité.
De temps à autre, un produit grimpe tout à coup en popularité, à cause de changements de mentalités.
Au cours des derniers mois, vous avez peut-être entendu parler des Labubus, une peluche en provenance d’une entreprise chinoise de jouets…
Le créateur de la peluche, l’entreprise Pop Mart, en tire une explosion de revenus.
Les comportement suivent parfois des modes et des mouvements de foule.
Le même type de changement de perception, chez les investisseurs, pourrait avoir lieu dans les métaux précieux, en réponse à la dégradation des devises dans le monde. En euros, l’or fait mieux que le marché-actions américain depuis 10 ans. Et il fait 4 fois mieux que le CAC 40.
Pourtant, en France, les épargnants conservent en priorité des liquidités, via des placements en euros, sous forme de Livrets d’épargne, assurances-vie, ou dépôts en banque.
L’envolée des métaux, et la dégradation des devises, indique peut-être un changement de mentalités. Et une fuite vers des alternatives aux devises, comme le Bitcoin, ou les métaux précieux.
En ce moment, je présente à mes lecteurs un nouveau projet dans les minières de métaux.
Je partage ce mois-ci des informations sur le secteur des mines dans mes envois gratuits.
Des nouveaux projets d’exploration, pour des gisements d’or, visent même une région en France !
Je vous enverrai tout de suite un dossier gratuit avec l’autre métal précieux que nous recommandons d’acheter (ni l’or ni l’argent), et comment le faire.
Cliquez ici pour nous rejoindre gratuitement.
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Un article de Henry Bonner
En début d’année, les quatre géants de la tech – Amazon, Alphabet, Meta, et Microsoft – annonçaient 320 milliards de dollars d’investissements dans les salles de serveurs et projets d’algorithmes, et ce seulement pour l’année 2025. Les géants de la technologie mettent des centaines de milliards dans ces salles de serveurs et dans leurs projets algorithmiques… Cette dépense crée la demande pour les services et le matériel informatique, notamment celui de NVidia, le géant des semi-conducteurs – et l’entreprise la plus importante au monde en valorisation.
À présent, les géants de la tech multiplient les déclarations au sujet des investissements dans le secteur. Le fondateur de Meta annonce une explosion des budgets sur les algorithmes.
La source de financements pour les investissements vient de l’envolée des bénéfices. Le groupe génère en effet 80 milliards de dollars de bénéfice (au sens de l’EBITDA) en 2024, grâce au rebond après les difficultés de 2022. M. Zuckerberg met cette manne au service de ses investissements dans les algorithmes d’intelligence artificielle et ses salles de serveurs.
Le Monde explique ainsi :
“Le patron de Meta, Mark Zuckerberg, veut investir des « centaines de milliards de dollars » dans des infrastructures d’intelligence artificielle (IA), dernière annonce d’investissement majeure en vue de parvenir à son objectif affiché : construire une « superintelligence ».
L’augmentation des investissements prend par exemple la forme d’acquisitions de startups :
“Mi-juin, le géant des réseaux sociaux a déboursé plus de 14 milliards de dollars pour acquérir 49 % du capital de Scale AI, spécialisé dans la mise en état de données utilisées pour développer les modèles d’IA.”
Les budgets pour l’acquisition de talents – ingénieurs en informatique dans l’IA – grimpent aussi au plafond :
“Selon le patron d’OpenAI, Sam Altman, Meta a par ailleurs offert une prime individuelle à la signature de plus de 100 millions de dollars à « beaucoup » d’employés de son entreprise et environ le même montant annuel en salaire.”
Comme le montre le graphique ci-dessous, les revenus de Meta grimpent en continu grâce à la hausse des dépenses des annonceurs sur les applis.
En revanche, en excédents de trésorerie, Meta baisse un peu sur la période de 12 mois la plus récente (à fin avril), par rapport au trimestre précédent. Ces chiffres reflètent une augmentation des dépenses en investissements, dans des salles de serveurs ou en acquisitions par exemple.
Ainsi, le rythme des investissements grimpe avec les bénéfices. Ils comprennent aussi les hausses de dépenses sur le Métavers – la réalité virtuelle – qui font près de 18 milliards de dollars de pertes en 2024 chez Meta.
La rentabilité des géants de la tech, comme Meta, fournit des budgets de centaines de milliards de dollars par an, pour des investissements dans le secteur de l’intelligence artificielle.
En France, le groupe Mistral AI, une startup avec plus de 1 milliard d’euros de levées de fonds jusqu’à présent, porte les espoirs du gouvernement. Depuis cet été, Mistral AI obtient le soutien d’un partenariat avec NVidia pour la création de ses salles de serveurs – dont un site en cours de construction dans l’Essonne.
Cependant, les déclarations par les géants de la tech comme Meta signalent surtout une course à l’armement – pour les talents et les capacités de calcul. Ils indiquent une hausse de la pression de la concurrence, avec beaucoup plus de budgets.
Avec des dizaines de milliards de bénéfices par an, l’engouement pour l’IA chez les géants de la tech risque d’entraîner une explosion des coûts, au-delà des capacités du groupe français.
Les membres de mon réseau cherchent en général des paris sous le radar.
Par exemple, l’année dernière, j’ai fait appel à un expert des minières, et j’ai partagé avec les membres de mon cercle d’élite un portefeuille d’actions, dans l’or et les métaux.
La performance moyenne de la totalité de cette liste d’actions atteint 62%… entre le 23 juillet dernier 2024, et le 16 juillet 2025. Soit quasiment pile 1 an.
Vous avez la liste totale ci-dessous – même les rares pertes. J’ai flouté les noms des titres. Je l’ai uniquement partagée avec les membres de mon cercle d’élite.
Au cours du prochain mois, j’ouvre de nouveau l’accès à un portefeuille d’actions dans les minières, avec le même expert.
Je ne partage la liste avec personne, sauf les membres de mon cercle d’élite, que je nomme le Trading Desk.
Par contre, vous pourrez avoir tous les détails que je vais partager sur les minières, au cours du prochain mois, pour le lancement de ma nouvelle liste.
Vous pouvez me suivre gratuitement pour ces envois réguliers. Vous aurez aussi tout de suite mon dossier avec l’autre métal précieux (ni l’or ni l’argent) que mon groupe recommande depuis 18 mois. Pour cela, cliquez ici.
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Un article de Henry Bonner
Les patrons d’entreprises font une réunion à Aix-en-Provence et envoient des mises en garde aux dirigeants politiques sur la compétitivité et l’emploi. De son côté, le gouvernement annonce en principe 40 milliards d’euros de baisses de déficits pour 2026, via davantage de taxes ou moins de dépenses.
Un rapport au Sénat estime à 211 milliards d’euros, le montant des aides aux entreprises en France en 2023. Selon ce rapport, les trois quarts des aides prennent la forme de baisses et exonérations d’impôts. L’État distribue aussi 41 milliards d’euros en financements via la Banque populaire d’investissements (BPI) et 7 milliards d’euros en subventions. Des subventions à des entreprises de la part de l’Union européenne comptent aussi pour 10 milliards d’euros.
Par exemple, STMicroelectronics reçoit à la fois des subventions et des exonérations d’impôts : en 2023, le groupe reçoit 487 millions d’euros d’aides dont 334 millions en subventions, 119 millions en baisses d’impôts et 34 millions en allègements de charges.
TotalEnergies, touche quant à lui 78 millions d’euros pour ses éoliennes en mer.
Cependant, n’oublions pas que ces distributions aux entreprises viennent d’impôts ou d’une augmentation de la dette.
Les patrons d’entreprises proposent ainsi des baisses de dépenses. En revanche, ils demandent aussi la mise en place de programmes et protections, pour l’armement ou le climat par exemple.
Boursorama fait le rapport sur les présentations d’Aix-en-Provence :
“[Il] faut se réarmer et sortir d’une naïveté qui nous allait bien : celle des ‘’dividendes de la paix », où faire un moindre effort d’investissement militaire, de dépenses publiques, nous permettait une meilleure vie privée. Il faut accepter de voir plus loin, de planifier et de hiérarchiser … C’est cette planification qui alignera les nécessaires évolutions dans l’énergie, la production et la consommation.”
Beaucoup d’entreprises veulent la hausse ou le maintien de dépenses, en plus de protections contre la concurrence de l’étranger, tout ceci aux dépens des consommateurs.
Les autorités mettent en pause l’application d’amendes sur les constructeurs, pour le moment.
AutoPlus signale ainsi :
“Les marques disposent désormais d’une période de trois ans, de 2025 à 2027, pour atteindre la limite moyenne de 93,6 g de CO2 par kilomètre.”
Le graphique ci-dessous de l’agence environnementale de l’Union européenne montre l’évolution des émissions des nouvelles voitures. La courbe verte montre l’ancien indice, et la courbe orange montre un indice plus récent. Les pointillés bleus montrent les cibles de l’UE en émissions.
Pour 2023, les émissions pour les voitures atteignent 106 g de carbone par km.
Le manque de demande pour les voitures électriques fait obstacle à présent. Une étude préliminaire par l’Agence européenne de l’environnement montre même que les émissions moyennes ont grimpé en 2024, en raison d’un recul de 1 % des ventes de voitures électriques ! En combinant les voitures et les vans, les émissions moyennes ont ainsi augmenté de 4,5 g de carbone par km.
Avec le manque de demande pour ces voitures électriques, Stellantis prépare la réduction de la production de voitures à moteurs !
AutoPlus explique ainsi :
“Jean-Philippe Imparato [PDG de Stellantis]… évoque deux voies possibles : accélérer massivement la transition vers l’électrique ou bien réduire, voire cesser, la production de véhicules à moteur thermique. Une telle décision pourrait ainsi entraîner la fermeture de certaines usines.”
Malgré les dégâts des régulations jusqu’à présent, les dirigeants politiques continuent les programmes.
Les autorités visent à présent les algorithmes et le traitement de données.
Un consortium d’entreprises – dont le groupe Mistral AI par exemple – demande le report des mesures.
Clubic mentionne :
“Ce jeudi 3 juillet, 45 grandes entreprises européennes ont signé une lettre ouverte pour demander une suspension de l’AI Act. Parmi elles : Axa, Airbus, dont le PDG, au passage, trouvait que l’argent de la défense en Europe était mal dépensé, Total, BNP Paribas, Carrefour, Mistral AI ou encore ASML.”
Les régulateurs continuent de l’avant malgré les mises en garde :
“Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, a été catégorique vendredi, soit le lendemain de la complainte : « Il n’y a pas d’arrêt du temps. Il n’y a pas de période de grâce. Il n’y a pas de pause ». C’est on ne peut plus clair.”
Les régulations sur les constructeurs de voitures portent atteinte à l’une des industries les plus importantes du continent.
L’IA Act bloque le développement d’entreprises dans le numérique.
Les participants aux réunions à Aix mettent en garde contre les hausses d’impôts.
Pourtant, beaucoup portent soutien aux programmes, et ainsi à des dépenses ou des régulations.
Une source de gains, depuis la création de mon groupe, début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de 80 %. Mon expert dans les métaux vise aussi un second métal (ce n’est pas l’argent)… depuis un peu plus d’un an. Il préfère acheter cet autre métal au lieu d’acheter de l’or.
Au cours des prochaines semaines, je présenterai à mes lecteurs un nouveau projet dans les actions du secteur de l’or et des métaux.
Ma dernière initiative de ce type remonte à juillet de l’année dernière, quand j’ai partagé une liste d’actions de minières grâce à l’un de mes contacts – avec mes abonnés au groupe d’élite.
La liste d’actions que j’ai partagées a généré de multiples gains de plus de 100 % depuis 1 an grâce à la hausse de l’or.
Rejoignez-moi gratuitement avec le lien ci-dessous. Vous aurez plus de détails sur le secteur de l’or et des métaux au cours des prochaines semaines.
Je vais aussi tout de suite vous envoyer gratuitement votre guide sur comment acheter de l’or et cet autre métal.
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Vous aussi, foutez les banquiers centraux dehors, terrorisez l’État et les banques en utilisant les cryptomonnaies, en les promouvant et pourquoi pas, en faisant un don avec !
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Un article de Henry Bonner
Le cours de Renault baisse d’environ 6 % après l’annonce de la démission du patron du groupe, Luca de Meo. Le titre perd près de 20 % sur un mois.
Après une carrière de plus de trente ans dans les constructeurs de voitures, M. de Meo quitte l’entreprise pour un poste chez l’un des géants du luxe, le groupe Kering – sous contrôle de la famille Pinault. La nouvelle entraîne un bond de 9 % dans le titre du groupe. Le départ de M. de Meo envoie peut-être ainsi un signal sur les perspectives pour le constructeur – et l’avenir du secteur. En effet, les constructeurs du continent entrent dans une période de difficultés en raison de la stagnation des ventes et des immatriculations : les quotas et menaces d’amendes par l’UE – en plus de la perte de pouvoir d’achat des ménages – entraînent une stagnation des ventes.
Euractiv explique ainsi :
“Le problème principal des constructeurs de voitures européens provient d’une source : la demande. Ils ont construit 2 millions de voitures en moins en 2024, par rapport à avant le Covid-19, puisque les Européens ont plus de difficultés face aux coûts des voitures neuves, et aux hausses de taux d’intérêt.
“…La perte de demande est la plus importante pour les voitures électriques, puisque les prix grimpent depuis plusieurs années, plutôt que de baisser en prix tel que les dirigeants l’avaient prévu – grâce aux effets d’échelle et la baisse du coût des batteries.”
En France, les particuliers réduisent les achats de voitures électriques. Le graphique ci-dessous montre la part de marché de ces véhicules, en baisse depuis 2023.
La conversion à l’électrique, via des quotas et des menaces d’amendes, mène à des problèmes de rentabilité chez les constructeurs. L’instabilité des règles, et les changements de dernière minute ont un impact sur le comportement des constructeurs. Malgré l’abandon des amendes de l’UE – une forme de taxe contre les voitures thermiques – en début d’année, les décisions des constructeurs sur la production prennent en compte les risques d’un retour de ces directives.
Par exemple, les constructeurs font plus de ventes aux sociétés de location. Elles affichent ainsi en principe des hausses de volumes de ventes dans l’électrique.
En revanche, les ventes aux sociétés de location créent aussi plus de voitures sur le marché de l’occasion, et font partie des raisons de l’effondrement du prix des voitures électriques lors de la revente.
Numerama note par exemple :
“[Les chiffres des ventes] cachent parfois quelques manipulations des constructeurs : la principale se nomme « immatriculation tactique ». Il s’agit d’une pratique consistant à gonfler artificiellement les chiffres de ventes avec des voitures qui ne sont pas vendues à des clients finaux, mais immatriculées pour des concessionnaires ou des loueurs. Tout ceci n’est hélas pas sans conséquence.
“Quand plusieurs milliers de véhicules d’un même modèle arrivent d’un coup sur le marché de l’occasion, si la demande ne suit pas, c’est la valeur du véhicule qui prend une claque. C’est donc un pari qui peut s’avérer risqué. La Citroën ë-C3 pourrait d’ailleurs être un cas d’école. Entre ces gros volumes destinés aux loueurs et ceux qui reviendront dans 2 ans du leasing social, il est fort probable que le modèle se revendra probablement à bas prix en occasion.”
En bref, le départ de M. de Meo de chez Renault indique peut-être un manque de confiance du vétéran des constructeurs de voitures sur l’avenir du secteur.
McPhy, le groupe de production et de distribution d’hydrogène, chute à quasiment zéro dans l’attente de sa faillite. La valeur de l’entreprise plonge à 3 millions d’euros, contre 1 milliard d’euros au sommet de l’enthousiasme pour l’hydrogène en janvier 2021.
Depuis avril, l’entreprise fait une procédure de sauvegarde contre ses créanciers – en préparation à sa faillite. En raison de l’absence d’offre de reprise, ils préparent la fin des activités.
Réunis, EDF et la Banque populaire d’investissement ont environ 20 % des parts.
McPhy reçoit aussi, comme d’autres exemples de startups en faillite dont Ynsect et Northvolt, des dizaines de millions en aides depuis sa création.
Le groupe emprunte par exemple 30 millions d’euros à la Banque populaire d’investissement et à EDF en juillet dernier, en raison du manque de trésorerie.
L’année dernière et sans sourciller, la Banque populaire d’investissement présentait encore McPhy comme un exemple de l’efficacité des subventions :
“Au cœur de cette réussite [des machines de McPhy], les subventions européennes jouent un rôle crucial. Notamment, le soutien financier du Plan de Relance français sur les grands investissements et les technologies d’avenir, ainsi que la chaîne de valeur européenne qui ont permis à McPhy de prospérer.”
Les startups et les secteurs à la mode comme l’hydrogène finissent très souvent par un échec.
L’éclatement de cette bulle dans le secteur de l’hydrogène a lieu en raison du manque de demande pour les produits, et en raison d’un ralentissement des subventions de la part des gouvernements. En effet, les coûts de l’hydrogène via l’électricité produites par les renouvelables dépassent de beaucoup ceux du méthane ou du gaz naturel : l’hydrogène “vert” coûte ainsi 2 à 10 fois le prix de l’équivalent à base de gaz naturel, selon les estimations.
L’industrie de l’hydrogène a donc besoin de subventions et de quotas de la part du gouvernement – des hausses de coûts pour l’industrie et les transports – en leur faveur pour simplement exister.
RadioFrance finit par l’admettre :
“Les ennuis volent en escadrille depuis des mois pour la filière française de l’hydrogène : début juin, l’un des derniers est venu avec le placement en redressement judiciaire de la société McPhy : premier producteur français d’électrolyseurs nécessaires pour fabriquer de l’hydrogène à partir d’électricité décarbonée, McPhy qui avait inauguré l’an dernier en grandes pompes une usine à Belfort, mais ne trouve pas suffisamment de clients pour ses machines.”
Les dernières propositions du gouvernement signalent une baisse de subventions ou des quotas en faveur de la consommation d’hydrogène.
La radio continue :
“L’an dernier déjà, l’Académie des sciences considérait que « les perspectives offertes par l’hydrogène naturel restaient incertaines ». Et cela depuis n’a fait que se confirmer, poussant l’État à revoir à la baisse sa stratégie hydrogène et ses objectifs de mise en service d’électrolyseurs passés en avril de 8 à 4,5 Gigawatts à l’horizon 2030.”
Malgré tout, des distributions de subventions continuent dans le secteur, avec l’injection de 149 millions d’euros chez Lhyfe en avril. Ce groupe a un projet pour l’installation d’une usine à hydrogène près du Havre. Bien sûr, l’association France Hydrogène, un groupe de lobbying, demande plus de soutiens de la part du gouvernement.
Le graphique du communiqué de France Hydrogène en janvier montre par exemple la proposition d’objectifs. La hausse des objectifs de production signifie l’augmentation des subventions et des quotas en faveur de ce secteur.
Le gouvernement établit des subventions et des quotas pour 125 kt de consommation d’hydrogène en 2035. France Hydrogène veut un objectif de 10 fois plus de consommation à 2035, soit 1.200 kt, dont environ la moitié pour les transports.
Pas de doute, cette bulle dans l’hydrogène dépend de subventions et des quotas.
L’hydrogène et les voitures électriques montrent le résultat à termes de l’injection d’argent et des directives européennes.
Au début, elles créent de l’activité, et des lancements de projets. Elles finissent malheureusement par des échecs et la destruction de la valeur des investissements.
Les analystes de mon réseau évitent en général les placements comme l’hydrogène.
Une source de gains, depuis la création de mon groupe en début 2021, vient de la performance de l’or, en hausse de 80 %. L’or reçoit beaucoup d’attention à présent, en raison de ses gains depuis 3 ans. Mais l’un de mes analyste cible un autre métal précieux, avec peut-être plus de potentiel de hausse.
Voici ce que m’écrit l’un de mes experts :
“Le système des devises fiduciaires approche d’un moment de rupture. Les gérants de montants d’investissements colossaux – probablement en Asie – montrent une perte de confiance envers les devises.”
Les banques centrales accélèrent leurs achats d’or depuis 2024. L’or surpasse à présent l’euro, pour la deuxième place parmi les actifs de réserve des banques centrales.
Il continue :
“Il est impossible de prédire exactement l’ampleur des mouvements. Mais la tendance globale reste en notre faveur. Je recommande d’avoir des pièces d’or physiques, pour des raisons psychologiques. Il est plus facile de ne pas vendre.”
Depuis un peu plus d’un an, mon expert vise aussi un second métal (ce n’est pas l’argent). Ce métal est 30 fois plus rare que l’or sur Terre. Au début des années 70, ce métal coûtait 5 fois le prix de l’or. En 2009, il coûtait deux fois le prix de l’or. À présent, ce métal vaut seulement le tiers du prix de l’or.
Pour ces raisons, mon expert préfère acheter cet autre métal au lieu d’acheter de l’or.
Je peux tout de suite vous envoyer gratuitement votre guide sur comment acheter de l’or et cet autre métal.
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Un article de Henry Bonner
Dans le capitalisme de connivence, certaines entreprises tirent profit de leurs bonnes relations avec le gouvernement : elles obtiennent des protections contre la concurrence, des subventions, ou des sources de financements.
Les lois contre la « fast-fashion » – la vente de vêtements à rabais – montre une facette de ce capitalisme de connivence : les élus votent des taxes contre ce secteur au prétexte de la protection de la planète ; en réalité, ces taxes créent des protections pour une industrie contre sa concurrence à l’étranger. Les consommateurs perdent du pouvoir d’achat et l’accès à des produits.
Tout comme les tarifs de M. Trump, ils visent les produits d’importation aux dépens du consommateur.
L’une des rapporteurs de la loi contre Shein et Temu met en avant les justifications pour les mesures contre la concurrence des groupes français – comme Décathlon ou Kiabi. Elle affirme que “nous voulons préserver la mode accessible mais enracinée qui emploie en France…”
En guise de justification pour le ciblage de plateformes chinoises pour des taxes, les élus créent une catégorie de “mode ultra-express.” En pratique, le gouvernement choisit à l’arbitraire les cibles pour la taxe. Il explique même les intentions de la loi : la protection de l’industrie du pays contre la concurrence.
Un porte-parole explique : « L’objectif […] est de cibler spécifiquement les nouveaux entrants […] et non les acteurs traditionnels proposant des vêtements d’entrée de gamme. »
Le site Reporterre résume ainsi : “La désignation “mode ultra express”] demeure donc volontairement vague : elle s’appuiera sur des critères fixés par décret — donc par l’exécutif — tels que la largeur de la gamme de vêtements proposée aux clients et la faible incitation à réparer.”
La règlementation crée des formes de privilèges pour des acteurs dans l’économie, aux dépens de tous.
De plus, les élus votent une interdiction de la publicité des marques de “fast-fashion.” L’interdiction de cette publicité et d’autres types de mesures créent ainsi des rentes pour les entreprises établies.
Dans les cigarettes par exemple, l’interdiction de la publicité fait partie des protections contre l’émergence de nouvelles marques. Ainsi, les vendeurs de cigarettes génèrent les marges les plus élevées (32 % en 2024) du marché-actions américain !
Même sans promotions, les ventes de cigarettes grimpent au fil du temps. Le blocage de la concurrence crée des rentes pour des entreprises, sans impact sur la demande pour les produits dans la réalité.
Les garanties de rachat du courant mènent à une accélération dans l’installation de renouvelables, en particulier le solaire.
Pourtant, comme le révèlent les chiffres de l’opérateur du réseau, l’installation de plus de panneaux a peu d’impact sur la part du solaire dans la consommation.
Les médias annoncent ainsi un succès pour la lutte contre les émissions de carbone : en 2024, les renouvelables produisent le tiers de l’électricité du pays ! En réalité, la hausse de production des renouvelables vient en quasi-totalité de l’hydraulique (les barrages). En effet, la hausse des niveaux d’eau dans les fleuves et réservoirs entraîne un rebond de la production de courant.
À l’inverse, la contribution du solaire et l’éolien à la consommation fait du surplace depuis au moins 2 ans, malgré une explosion des capacités de production sur la période.
En effet, les capacités de production d’électricité – de l’éolien et du solaire – grimpent en flèche. Le rapport de l’opérateur du réseau d’électricité pour 2024 montre une accélération dans l’installation de renouvelables, en particulier le solaire. Entre 2010 et 2020, les raccordements de l’éolien et du solaire – en capacités de génération – atteignent entre 1.500 et 2.500 MW par an. En 2021, ils atteignent environ 4.000 MW. En 2024, ils dépassent 6.500 MW.
En somme, les raccordements de renouvelables au réseau grimpent en flèche. En théorie, ils devraient donc fournir plus de courant aux consommateurs.
En réalité, la contribution à la consommation de l’éolien (bleu foncé) et du solaire (orange) montrent peu de signes d’évolution depuis janvier 2022. La hausse de contribution des renouvelables tient en totalité de l’hydraulique (bleu clair ci-dessous).
La France branche de plus en plus d’éoliennes et de panneaux au réseau. Pourtant, l’éolien et le solaire ne montrent quasiment pas de hausse en termes de contribution à la consommation. En somme, le réseau achète de plus en plus de courant aux parcs de panneaux et éoliennes, malgré un manque de demande !
On observe la même chose dans la conversion du parc automobile aux voitures électriques, aved des mesures qui mènent au gâchis : les politiciens incitent les constructeurs automobiles à la production de voitures électriques malgré le manque de demande. Ils poussent aussi à l’installation de davantage de bornes de recharge.
Comme l’explique L’Energeek, le gouvernement veut 400.000 bornes de recharge à 2030 – plus du double du nombre actuel – dont 50.000 bornes rapides. Dans la poursuite de cet objectif, ils mettent en place des contraintes réglementaires. Par exemple, les propriétaires d’espaces de parkings de plus de 20 places doivent mettre à disposition des bornes de recharge.
Or, avec une recharge par jour en moyenne, le pays a déjà trop de bornes par rapport au nombre de voitures électriques !
Les installateurs de bornes de recharge – via une association de lobbying, Charge France – demandent plus d’incitations et d’obligations en faveur des voitures électriques.
Le bilan est cruel :
– l’installation de plus de bornes de recharge entraîne des pertes en raison du manque d’utilisateurs.
– les hausses de capacités dans le solaire créent du gâchis d’électricité.
– les taxes et restrictions contre la fast-fashion créent des rentes pour des acteurs dans l’économie, aux dépens du pouvoir d’achat de millions de consommateurs.
Dans tous ces cas, le climat sert de prétexte pour un énorme gâchis d’investissements, et favorise le capitalisme de connivence.
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Un article de Henry Bonner
Un récent déplacement en campagne m’a fourni l’occasion d’un rappel sur l’impact des subventions et des directives dans le monde : des éoliennes et des parcs de panneaux photovoltaïques à travers les champs et sur les toits de granges ou de maisons montrent l’impact de ces généreuses distributions d’argent.
Ces programmes écologiques et leurs subventions créent de l’activité et une circulation d’argent. Ils ont logiquement le soutien d’entreprises ou d’investisseurs à la recherche de subventions, de garanties ou de dérogations aux normes.
Le sommet Choose France de ce mois-ci offre l’occasion d’annonces d’investissements en particulier dans des salles de serveurs.
Le Monde explique ainsi :
“Quelque 37 milliards d’euros d’investissements étrangers en France, dont 20 milliards « entièrement nouveaux » selon l’Elysée, doivent être annoncés, lundi 19 mai, au 8e sommet Choose France organisé à Versailles. Les 17 milliards d’euros restants sont la concrétisation d’annonces antérieures concernant l’intelligence artificielle (IA).”
Les investissements comprennent 6,4 milliards d’euros de Prologis, dans le traitement de données et salles de serveurs.
Brookfield, un fonds canadien, annonce lui aussi des projets à hauteur de jusqu’à 10 milliards d’euros dans le Nord. Le groupe américain Digital Realty annonce, lui, des projets de 2,3 milliards à Marseille et en Seine Saint-Denis. Un consortium d’entreprises – dont Nvidia et Mistral AI – annonce aussi un projet de campus et de salles de serveurs.
Selon un courant de pensée chez les dirigeants, la stagnation du continent par rapport aux États-Unis provient d’un manque d’accès à des financements. Ils distribuent donc ainsi des subventions pour l’installation d’usines ou salles de serveurs et mettent en avant le projet d’une “Union des marchés des capitaux” pour l’utilisation de l’épargne des particuliers dans le but du financement de ces projets.
Cependant, l’écart en termes d’accès au financement vient en réalité d’une poignée de causes. Par exemple, les entreprises américaines reçoivent beaucoup plus de financements via des cotations en Bourse – qui servent de moyen pour lever des fonds. Le graphique ci-dessous montre les montants des levées de fonds via les cotations en Bourse par région du monde. Il donne une illustration claire de l’écart entre les États-Unis et le reste du monde dans l’activité de financement d’entreprises.
Les cotations en Bourse ont beaucoup d’importance aux États-Unis en raison de la pratique de la rémunération avec des titres des salariés ou des gérants. Ces entrées en cotation créent ainsi une opportunité d’enrichissement pour les salariés ou les fondateurs. De plus, une réduction de la fiscalité sur les rémunérations en titres par rapport aux salaires normaux donne encore plus d’incitation à distribuer des actions aux salariés.
En outre, les entreprises américaines génèrent plus de retours pour les investisseurs en comparaison aux entreprises du continent. Le graphique ci-dessous, de The Economist, montre l’écart par industrie de la performance d’entreprises entre les États-Unis et l’Union Européenne. La colonne de gauche montre l’écart dans la rentabilité des investissements réalisés par les entreprises (comme l’acquisition d’un concurrent ou l’ouverture d’un supermarché) ; la colonne de droite montre les chiffres d’affaires moyens par secteur.
On note sans mal la meilleure rentabilité aux États-Unis, en particulier dans le secteur des dernières technologies. Les entreprises américaines de la « tech » génèrent plus du double des retours sur investissement (dans du matériel, salles de serveurs, ou acquisitions de concurrents) que les entreprises européennes et génèrent aussi beaucoup plus de revenus en moyenne.
Parmi la liste, les entreprises du commerce de détail (retail) génèrent aussi plus de chiffres d’affaires et de retours sur investissement (l’ouverture de magasins, par exemple). Des exemples d’entreprises comme Tractor Supply, dont j’ai parlé dans mon dernier article, en fournissent une bonne illustration. Les investissements par les entreprises américaines génèrent beaucoup plus de retours, en particulier dans la technologie. En conséquence, elles reçoivent plus de capitaux de la part d’investisseurs !
Par rapport aux États-Unis, les entreprises du continent européen font moins d’investissements dans la recherche et le développement. Les États-Unis ont des entreprises plus grosses en moyenne, en particulier dans la technologie, qui effectuent aussi beaucoup plus d’investissements dans le cadre des opérations.
McKinsey rapporte par exemple :
“Les 10 entreprises les plus importantes aux États-Unis – dont les 6 premières sont dans la technologie – ont représenté 28 % des investissements en recherche et développement en 2022, tandis que les 10 plus grosses entreprises européennes ont représenté 18 % des investissements. Les 10 plus grosses entreprises américaines investissent trois fois plus que les équivalents européens.”
Le graphique ci-dessous donne le détail des chiffres par région. Ensemble, Amazon et Alphabet (Google) effectuent plus d’investissements que les 10 plus grosses entreprises européennes.
Au lieu d’éliminer les normes et les taxes à l’origine du manque de rentabilité, les autorités sur le continent européen cherchent des méthodes de prise de contrôle de l’épargne.
L’idée d’une “Union des marchés des capitaux”, dans le but d’accaparer l’épargne des particuliers, reçoit sans surprise le soutien d’un consortium de 150 entreprises de la tech – dont Orange, Mistral AI, et Station F (du milliardaire Xavier Niel, fondateur de Free).
À part la « mobilisation » de cet épargne, des experts de Grande école proposent aussi le recours à la dette – i.e. des dépenses par les gouvernements de la zone.
Le graphique ci-dessous du rapport de 2024 du Fipeco montre l’évolution des investissements et incitations des gouvernements, selon les pays.
Les investissements du gouvernement italien grimpent en flèche après l’arrivée au pouvoir de Mario Draghi, l’ex-directeur de la banque centrale. Avec le soutien de l’Union européenne, il lance des projets à hauteur de 192 milliards d’euros. Dans l’Union, la France distribue à présent le plus de subventions et de dépenses pour la stimulation de l’investissement en ratio de son PIB.
Dans un récent article de The Conversation, un professeur d’économie de l’Inseec, une Grande école de commerce, défend l’endettement du gouvernement au nom de la croissance de l’économie. Il évoque des périodes de baisse de l’endettement après des records, comme les Trente Glorieuses, ou la Belle Époque, entre la guerre de 1870 et la guerre de 1914. Sans broncher, l’auteur voit ainsi dans la dette une cause de l’essor des Trente Glorieuses et propose donc encore plus de dette comme solution pour la croissance !
Le graphique ci-dessous montre les ratios d’endettement en moyenne, par rapport à la taille des économies, dans les pays du G20 depuis 1800. La dette atteint de nouveau les niveaux de l’après-Seconde guerre mondiale !
Pour l’auteur, la période des Trente Glorieuses offre un modèle de stimulation de l’économie. Pour lui, les dépenses à déficits dans l’après-Seconde guerre mondiale ont “facilité le financement de la reconstruction, de la modernisation économique et de l’expansion de l’État-providence et a accompagné un fort recul des inégalités.”
En réalité, la réduction de la dette provient à la fois de la croissance des économies, et des dévaluations de devises. En effet, sur la décennie de 1970 à 1980, les prix grimpent de 157 % ! En conséquence, les recettes du gouvernement – libellées en francs – grimpent même sans besoin de croissance.
Le problème du manque d’investissements sur le continent provient surtout d’un manque de rentabilité des placements. Les politiciens – avec le soutien de beaucoup d’entreprises, de startups et d’experts – accroissent tout le temps les règlements, les contraintes, les taxes et les quotas pourtant à l’origine de ce manque de rentabilité. Pour faire bonne mesure, ils font appel à la dette, la planche à billets et à des mesures de contrôle de l’épargne – comme cette “Union des marchés des capitaux.”
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Grand succès pour le premier séminaire international de géopolitique « Geosophia », qui s’est déroulé en Espagne du 17 au 19 mai
L’article Grand succès pour le premier séminaire international de géopolitique « Geosophia » est apparu en premier sur Strategika.
Un article de Henry Bonner
L’action d’Orsted, le groupe d’éoliennes sous contrôle du gouvernement danois, baisse depuis 5 ans à la Bourse. Dernièrement, l’annonce de l’abandon d’un projet d’éoliennes à proximité de Grande-Bretagne montre l’ampleur des déceptions dans le secteur. En pratique, les projets dépendent d’aides et directives de la part des gouvernements, en raison du manque de rentabilité en l’absence de soutiens.
Comme le montrent les coupures de courant en Espagne et au Portugal, les renouvelables introduisent des incertitudes et accroissent les coûts pour les ménages et les entreprises – et ce même malgré une hausse de production d’électricité dans l’ensemble !
Selon le groupe d’étude du MIWI, à cause de leur intermittence, les coûts des renouvelables créent en réalité une hausse du coût du prix de l’électricité pour les ménages lors de la conversion du réseau d’un pays aux renouvelables. Par exemple, le Danemark produit de l’électricité en majorité grâce aux éoliennes, et le coût de l’électricité dépasse de loin la moyenne dans le monde.
Le graphique ci-dessous du Fraser Institute montre plusieurs dizaines de pays selon les prix d’électricité (axe vertical) et la part de renouvelables dans la production (axe horizontal). On y voit une nette corrélation entre la conversion d’un pays aux renouvelables et les hausses de coût de l’électricité. Le Danemark génère dans le monde le plus d’électricité via les renouvelables – avec 60 % via l’éolien, mais les ménages et les entreprises paient aussi le plus cher pour l’accès à cette électricité !
Les pays avec les coûts les plus faibles de l’électricité, comme la Chine ou l’Inde, ont aussi le moins de renouvelables en part de la production.
Une étude de la part du groupe Beyond Fossil Fuels, un think-tank pour la lutte contre les émissions de carbone, met aussi en avant le problème de l’adaptation du réseau : les parcs d’éoliennes et de solaire renouvelables produisent à perte une partie du temps, en raison de l’excès de courant sur le réseau. Selon le rapport de ce mois-ci de ce think-tank, sept pays européens – dont la France, le Royaume-Uni, et l’Allemagne – ont dépensé 7,2 milliards d’euros en 2024 pour la compensation des producteurs d’électricité éolienne et solaire pour les périodes de mise à l’arrêt des parcs !
Les gouvernements et distributeurs d’électricité paient donc les producteurs en raison du manque de demande pour le courant !
Le graphique ci-dessous, issu du même rapport, montre le maximum de pénétration de l’éolien et du solaire sur les réseaux d’électricité, par pays. Comme on peut le voir, la plupart des pays atteignent par moments des niveaux de pénétration de plus de 70 %. Le Portugal atteint même, sur au moins une période dans l’étude, 100 % de génération d’électricité via les renouvelables. Or, la part de renouvelables sur la péninsule fait partie des raisons – malgré le manque d’explications pour le moment – des coupures de courant depuis fin avril.
Les groupes comme Beyond Fossil Fuels, favorables à la conversion aux renouvelables, présentent leur solution : davantage de dépenses pour l’adaptation du réseau, pardi !
Une poignée de pays mettent déjà en place des projets d’investissement de grande ampleur en raison des besoins pour le raccordement de renouvelables.
Le graphique ci-dessous montre les investissements de réseaux du continent en proportion des revenus des opérateurs, en 2023.
Pour des pays comme le Portugal (REN), la Grèce (AMIE), la Lituanie (Litgrid), et l’Estonie (Elering), les investissements dans le réseau – à cause des renouvelables – dépassent de loin les revenus des opérateurs du réseau.
Les gouvernements distribuent des milliards d’euros aux producteurs en compensation pour la mise à l’arrêt des parcs – en période de surproduction.
De plus, le raccordement de davantage de renouvelables demande des dizaines de milliards d’euros d’investissements par les réseaux, l’une des raisons des hausses de coûts pour les ménages et les entreprises.
A contrario d’installateurs d’éoliennes comme Orsted, d’autres types d’entreprises génèrent, elles, de la richesse sans recourir aux subventions.
Par exemple, la chaîne américaine de produits à l’agriculture et à la construction, Tractor Supply – fondée en 1938 – fait un gain de plus de 19.000 % – soit 190 fois votre mise – depuis son introduction en Bourse, en 1994.
Un de mes cousins travaille comme vendeur dans un supermarché de Tractor Supply dans la campagne en Virginie. “Ils sont très forts pour choisir les endroits pour le placement des magasins”, affirme-t-il.
Selon les analyses au sujet de l’entreprise, les performances du groupe viennent du savoir-faire des gérants dans l’emplacement des magasins, et les types de produits en vente.
L’un des outils des gérants pour la prise de décisions provient du programme de fidélité, qui permet la constitution de profils de clients, et ainsi la mise au point de bases de données sur les comportements des consommateurs au fil du temps. À fin 2024, le système compte plus de 37 millions de membres. Le suivi de comportements de clients donne aux gérants plus de perspective sur les causes et tendances à l’origine de changements dans la fréquentation des magasins, ou la taille des paniers d’achat.
Dans sa feuille de route pour les 5 prochaines années, Tractor Supply annonce davantage d’initiatives pour l’adaptation de l’offre de produits – dans les rayons de chacun des magasins – en fonction des types de clients dans une zone en particulier. Grâce à la force du modèle, le groupe continue les ouvertures de magasins à un rythme élevé.
Le bilan 2024 rapporte ainsi :
“En 2025, l’entreprise anticipe d’ouvrir 90 nouveaux magasins Tractor Supply, et environ 10 magasins Petsense by Tractor Supply [des produits pour les animaux domestiques]. L’entreprise augmente la gamme de ses produits, et vise à présent des créneaux de marché [total addressable market] d’une taille de 225 milliards $, contre 180 $ milliards précédemment, et son objectif d’empreinte globale à 3.200 magasins, soit une hausse de 200.”
L’entreprise compte un total de 2.270 magasins à septembre 2024, et vise ainsi près de 2.400 magasins à fin 2025.
Le bilan donne plus de détails sur l’évolution des activités depuis 5 ans :
“Depuis que nous avons lancé notre stratégie nommée Life Out Here en octobre 2020, l’entreprise a fait des modifications à l’organisation des rayons d’environ 50 % de ses magasins, et créé 550 centres pour les produits de jardinage, ajouté environ 22 millions de membres à son club de fidélité Neighbor’s Club, augmenté les ventes par Internet de 340 %, et ouvert 13 nouveaux centres de distribution.”
En somme, l’efficacité et le savoir-faire dans la vente de produits aux agriculteurs ou aux ménages permet l’expansion des activités au fil du temps.
D’un côté, des acteurs comme Orsted au Danemark dépendent de subventions et l’installation d’éoliennes dans un pays crée en réalité une hausse des prix de l’électricité. De l’autre, à l’inverse, des groupes comme Tractor Supply offrent un service de valeur aux consommateurs et génèrent en conséquence beaucoup de retours pour les actionnaires.
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Un billet de Henry Bonner
Les récentes coupures de courant sur le continent contiennent une mise en garde sur les conséquences de l’instabilité des réseaux électriques.
D’après les données à disposition sur les coupures en Espagne et au Portugal, l’impact des renouvelables sur la gestion de courant fait partie des causes.
Reuters rapporte ainsi que “le problème semble survenir en raison de la gestion de l’électricité des renouvelables dans le réseau.”
En particulier, le problème viendrait de l’instabilité de la production via le solaire, et la réaction du réseau à des variations rapide de production de courant.
Le journal continue d’ailleurs :
“La cause de la chute initiale de courant qui a mené à une cascade d’arrêts reste incertaine, mais un effondrement dans les capacités de production via le solaire en Espagne est certainement impliquée … Une cause potentielle serait le manque ‘d’inertie du réseau’ qui provient de la part peu élevée de nucléaire, ou d’hydrocarbures dans le mix d’électricité en Espagne.”
En France, malgré l’absence de besoin, des hausses de production de l’éolien et le solaire, créent aussi plus de coûts pour les particuliers.
Depuis début mars, l’opérateur du réseau met à l’arrêt des éoliennes, à 13 reprises, en raison de surproduction. Les régulateurs estiment à 80 millions d’euros le coût de la surproduction pour les producteurs l’année dernière.
Un institut allemand, Miwi, étudie le coût des renouvelables sur le réseau. Pour eux, le point critique arrive autour d’environ 25 % de renouvelables dans le mix d’électricité. À partir de là, le problème de la surproduction produit une hausse en flèche des coûts.
Or, la part de l’éolien et du solaire en Espagne grimpe en vitesse, de 20 % en 2008 à 56 % en 2024 !
La totalité des taxes font partie des coûts, nuisances, et sources de barrières à l’innovation, la production, et la hausse des niveaux de vie.
Les atteintes aux droits et libertés – via des taxes ou directives – font des dégâts chez les humains.
Les médias et économistes donnent beaucoup d’attention aux tarifs, en partie à cause de la dégringolade – et les rebonds – des marchés-actions en conséquence.
Pourtant, sans besoin des surtaxes du président américain, le taux de fiscalité des Français atteint 43 %, en proportion du PIB !
Les médias montrent de l’hostilité aux droits de douane de Donald Trump. En revanche, ils critiquent aussi les efforts pour la réduction de la taille des gouvernements – la source des taxes.
Radio France rapporte par exemple, au sujet de l’initiative de réduction du gouvernement aux États-Unis :
“Musk, prônant des idéologies libertariennes, souhaite réduire l’État à un rôle minimal, en supprimant les dépenses sociales et en mettant en œuvre une gouvernance plus souple et agile, en écho aux méthodes qu’il a appliquées chez Tesla et SpaceX…”
Pour aux, la réduction de la taille des gouvernements crée en fait une forme de dictature !
Ils continuent sans vergogne :
“Ce projet radical est perçu par certains observateurs comme une tentative de mettre en place une gouvernance plus autoritaire, inspirée des régimes illibéraux en Europe, et s’ajoute aux initiatives du « Projet 2025 » de Trump, visant à centraliser encore davantage le pouvoir présidentiel.”
Les médias poussent aussi le renforcement des normes au nom du climat. Ils forment des critiques sur les droits de douane tout en apportant tout de même des soutiens à la mise en place de restrictions, quotas, et taxes au nom du climat – avec comme conséquence plus d’instabilité du réseau d’électricité, des fermetures d’usines, et des coupures de courant…
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Un article de Henry Bonner
De nouveau en déplacement en Amérique, de l’État de New York au Nord-Est, à l’État de Virginie dans le partie du sud, le pays me laisse l’opportunité de la réflexion sur le rôle des mœurs et des coutumes dans la création de richesse et dans la prospérité.
Mon lieu de chute à l’arrivée, à Brooklyn, de l’autre côté de la rivière par rapport à Manhattan, gagne en prospérité avec la demande de logements à proximité de la Grande Pomme. Les prochaines étapes de mon voyage m’amènent un peu plus au nord, dans la campagne de la vallée de l’Hudson, puis vers le sud, en direction de la Virginie.
Depuis ma première visite à Brooklyn, en 2011, le lieu montre beaucoup plus de signes de richesse, avec des restaurants, cafés, rénovations d’immeubles et nettoyage de graffitis.
La source de l’opulence et la prospérité viennent du centre d’activité de l’autre côté de la rivière, à Manhattan. Brooklyn a la réputation d’abriter la présence d’artistes et de marginaux.
L’attrait de villes comme la Grande Pomme, tout comme la capitale française, provient de l’activité et du mouvement, et la présence de plus d’opportunités dans le travail et les affaires – dans la finance, le divertissement, ou la mode.
Le lieu a aussi des inconvénients. Les États-Unis ont un déficit en termes de qualité de nourriture, surtout en rapport aux prix. De plus, le climat a peut-être moins de douceur – le froid de l’hiver cède à la chaleur d’été avec peu de transition.
Les habitants d’outre-Atlantique ont aussi moins d’espérance de vie au global, malgré plus de dépenses sur les soins de santé. La culture met l’accent sur la productivité et le résultat, aux dépens du reste.
Dans la recherche de placements pour votre argent, l’attention aux désirs, besoins, et envies des consommateurs porte fruit. Elle crée la base pour des performances en Bourse d’année en année.
Un modèle d’affaires attire mon attention en particulier : l’innovation, par des entreprises de petite taille, dans le secteur de la technologie.
Un exemple des deux dernières décennies : le groupe Mesa Labs.
Malgré un repli depuis des sommets, l’action fait tout de même une performance d’environ 30 fois votre mise depuis l’an 2000, comme vous le voyez ci-dessous.
Le groupe propose des équipements et systèmes de gestion aux hôpitaux ou laboratoires de recherche biomédicale – comme la gestion des flux de gaz, la détection de la présence de bactéries, ou la régulation de la température.
Sur les 20 premières années d’existence du groupe, de 1984 à 2004, le titre génère peu de plus-values en Bourse. En fait, l’action fait du surplace sur les 15 premières années après la cotation, malgré des marges sur les opérations.
Au début des années 2000, en revanche, la société met en place un changement de stratégie, avec l’arrivée de John Sullivan comme PDG en 2004 : le groupe met en place des initiatives, comme l’amélioration de la présence de la société sur le web, le renforcement de l’équipe d’ingénieurs, et une stratégie de promotion des produits pour l’accroissement de la base de clients.
Les revenus annuels grimpent grâce à la stratégie, de 20 millions USD en 2009, à 238 millions USD en 2024.
Malgré une baisse depuis les confinements, la performance de Mesa Labs vous donne une illustration du potentiel de l’innovation dans la technologie pour les investisseurs.
Le placement sur des innovateurs – à l’instar de Mesa Labs – nous offrent des opportunités pour des gains en Bourse sur la durée.
Le groupe Interdigital donne un autre exemple.
Les revenus passent de 359 millions USD en 2020… à 425 millions USD en 2021… puis 458 millions USD en 2022… 550 millions USD en 2023… et enfin 869 millions USD en 2024. De même, le bénéfice au sens de l’EBITDA ajusté grimpe de 3,5 fois sur la période.
Vous aurez peu d’étonnement face à l’évolution de l’action, en conséquence des performances en termes de rentabilité.
La performance du groupe a lieu grâce à une stratégie : la recherche d’innovations dans le digital, grâce au travail d’ingénieurs et de scientifiques.
Les ingénieurs à l’origine des recherches sur des innovations représentent plus de la moitié des salariés du groupe. Et parmi l’équipe d’ingénieurs, plus de 90 % ont au moins un brevet d’invention dans le digital à leur nom.
Le directeur de l’équipe de gestion a même plus de 3.700 brevets !
L’équipe cherche des solutions à des difficultés pour des technologies dans l’électronique, dont les systèmes de radios, l’architecture de logiciels de compression, les algorithmes, ou les connexions sans fil.
Après le dépôt d’un brevet, le groupe gagne ensuite des revenus via des contrats d’exploitation avec des sociétés de technologie – des groupes comme Apple, Samsung, ou encore des constructeurs de smartphones chinois comme Xiaomi.
Le graphique ci-dessous montre par exemple le nombre de brevets du groupe par génération de smartphone. Il grimpe au fil du temps, et crée plus de sources de revenus.
Chris Mayer, un gérant de portefeuille, m’apporte un soutien en stratégie d’investissement.
Il met l’accent sur les performances d’entreprises dans la réalité, et non les changements d’humeur des marchés – en réaction aux droits de douane, par exemple.
Il écrit ainsi :
“Regardons l’exemple de Constellation Software, qui est l’une des actions les plus performantes dans la Bourse au cours de ce siècle. Sur 10 ans, les bénéfices – au sens des excédents sur les opérations, ou free-cash flow -, grimpent au rythme de 21 % par an, et le prix grimpe de 26 % par an. Vous pouvez voir les deux sur le graphique ci-dessous.
“Si vous vous rappelez de tout ce qui a eu lieu depuis 10 ans, vous pouvez vous étonner que tout cela a eu peu d’effet au final. Lorsque vous avez une entreprise de qualité dans votre portefeuille, alors le temps joue en votre faveur.
“Tout ce que vous voyez dans les infos paraît important sur le moment. Mais il perd aussi rapidement de son intérêt. Je suis certain que tous les remous sur les droits de douane vont apparaître comme un événement de passage, comme les confinements, lorsque nous regarderons en arrière. Un autre drame va attirer l’attention des médias après ces droits de douane. Il en arrive toujours un de nouveau. Par contre, les entreprises qui ont le plus de qualité continuent de l’avant malgré les remous. Vous devez faire attention à la performance de l’entreprise, et conserver votre position tant qu’elle arrive à hauteur de nos attentes.”
Sur le reste du mois, je continue de partager des analyses au sujet de la création de richesse via les actions en Bourse.
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Three wise monkeys are perfectly aware of what a pigeon posing as eagle is really up to.
By Pepe Escobar at the Strategic Culture Foundation.
The Toddler Temper Tantrum-style Trump Tariff Tizzy (TTT), now accelerated to 145% – and counting – is yet another thunderous trademark pigeon smashing the chessboard gambit.
It won’t work. Trump claimed that China would call him to “make a deal”. That’s reality show territory. Reality is more like the statement by the Customs Tariff Commission of the State Council: “Given that U.S. exports to China already have no market acceptability under the current tariff rates, if the U.S. further imposes additional tariffs on Chinese goods, China will simply ignore them.”
Translation: keep vociferating/tariffing. We don’t care. And we will stop buying from you. Anything.
The Chinese Foreign Ministry: A “tariff-wielding barbarian can never expect a call from China.”
Basic numbers. China’s GDP for 2025 is projected at 5%. U.S. imports account for at best 4% of Chinese GDP. China’s share of total exports to the U.S. dropped to 13.4 per cent in 2024.
Goldman Sachs – not exactly a CCP “mouthpiece” – has just projected that TTT will cost China only 0.5% of GDP in 2025, while costing no less than 2% of U.S. GDP. Talk about blowback.
Still, from now on, what matters most for Beijing is to keep diversifying the supply chain.
Asia-wide, the extra wheels are in motion. President Xi Jinping will soon start an ASEAN mini-tour (Vietnam, Cambodia, Malaysia). The Shanghai Cooperation Organization – increasingly focused on geoeconomics – is about to meet. The EU, for all the mendacity of its “elites”, is absolutely itching to strike trade deals with China.
Zhao Minghao, deputy director at the Centre for American Studies at Fudan University, in Shanghai, refers to the current incandescence as “a game of strategic resolve.”
Previously, the eminent Wang Yiwei, international relations star professor at Renmin University in Beijing and an expert on the New Silk Roads, noted that the current tariff rate already made China’s exports to the U.S. “almost impossible”.
This analysis noted how China started to deal with TTT with a “courtesy before force” approach, then turned to “we don’t care”, while cultivating “the art of timing” in its asymmetric attack on U.S. stocks.
A fascinating window on the real wheels of Chinese trade is offered by a timely visit to the vast Yiwu International Trade City, the largest concentration of small traders on the planet.
Less than 10% of Yiwu’s phenomenal amount of business involves the U.S. Among the 75,000 business operators in Yiwu Small Commodity City, only a little over 3,000 do business with the U.S.
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Two Sinophobes meet one mirage
TTT is largely the product of two crude Team Trump arrogant/ignorant Sinophobes, economic advisor Peter Navarro and Secretary of the Treasury Scott Bessent, who know less than zero about all things China.
In fact it was Bessent who right at the start gave the game away:
“This was driven by the president’s strategy… You might even say that he goaded China into a bad position. They responded. They have shown themselves to the world to be the bad actors, and we are willing to cooperate with our allies and with our trading partners who did not retaliate.”
A crude trap. With the sole focus on China. That had nothing to do with the initial tawdry plot line: tariffs, Mafia-style, on most of the planet, penguins included. If you don’t retaliate, fine. If you do, we hit harder.
of the so-called “Miran mirage” – after Trump’s alleged economic brain Stephen Miran. What is actually happening, fast, bypassing the stupid notion that tariffs will be paid for by current depreciation elsewhere (see Miran’s white paper here), is the uncontrolled demolition of the U.S. as a world trade center.
Asked why he paused the tariffs, Trump answered: “I thought people were jumping a bit out of line. They were getting a little bit yipee. They were getting afraid.”
Nonsense. Trump cannot possibly admit on the record that the U.S. oligarchy, Jamie Dimon and co., freaked out big time; and that, plus the debacle in the bond market, forced him to backtrack.
Nobody in neoliberal heaven and earth can mess with the Goddess of the Market.
As for the long-term strategy of several nations of the Global Majority caught in TTT’s crossfire hurricane, not to mention big players like China and the EU, they will all avidly reduce their dependence on U.S. markets.
Once again, the elaborate “deal” offered by Trump and his illiterate advisors boiled down to a Mafioso “offer you can’t refuse”: blow up, or significantly diminish, your trade with China – the largest trading partner of nearly all of these nations – and trade with Exceptionalistan, plus 10% tariffs. To hell with your economic sovereignty and strategic flexibility. Once again: it’s our way or the – tariff – highway.
Reality instead will dictate that the U.S. will increasingly import Chinese products from third countries – while China will continue to get paid for it. China will export even more to ASEAN and other Global Majority actors.
As it stands, Trump’s “plan” – if there is any – remains to “stabilize” his allies while concentrating all the firepower on China, in theory to drive China’s complex supply chains to chaos and force companies to move production lines to, for example, Vietnam or India.
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Shakedown leading to breakdown
China containment will be on overdrive. Expect a tsunami of technological restrictions, investment red lines and, of course, extra sanctions. Sinophobe Bessent does not rule out delisting Chinese stocks from U.S. exchanges: “I think everything’s on the table (…) That will be President Trump’s decision.”
Beijing, for its part, can easily go nuclear, deciding for a sell-off of its U.S. Treasuries en masse, with catastrophic cascading consequences. As of January, Beijing held $760 billion in U.S. debt. With a delightful diplomatic touch, Yang Panpan and Xu Qiuyan, researchers at the Chinese Academy of Social Sciences, note that what happens next with U.S. Treasury bonds remains “highly uncertain”.
Bridgewater billionaire investor Ray Dalio, for his part, while incisive, was also heavy on diplomacy: “We are seeing a classic breakdown of the major monetary, political and geopolitical orders.”
There’s no more “cooperative world order” led by the U.S. (in fact that was anything but cooperative”); Dalio at least recognizes the unilateralism manifest in “the U.S.-led trade-war, geopolitical war, technology war, and, in some cases, military wars.”
Chinese Foreign Ministry Spokesperson Lin Jian de facto synthesized Beijing’s position. No more Mr. Nice Guy, which was the default Chinese position until recently: if the U.S. insists on fighting a tariff war and a trade war, China will fight to the end.
So here we are. And once again, it’s the Empire of Chaos against BRICS.
The Empire of Chaos embarks on a hot geoeconomics war against its peer competitor China; contemplates a hot military war against sovereign Iran; and at the same time tries to appease nuclear/hypersonic power Russia into a sort of hazy deal to somewhat freeze the Forever War by proxy in Ukraine.
The new Primakov triangle, RIC (Russia-Iran-China) is perfectly aware of these moves. Putin had metaphorically characterized the Russian position in the U.S.-China trade war when he mentioned that the Chinese have a good proverb: when tigers fight in the valley, the smart monkey sits and watches how it ends.
Now is more the case of three wise monkeys perfectly aware of what a pigeon posing as eagle is really up to.
Un article de Henry Bonner
Vous l’avez vu : les autorités autour du monde, en particulier Donald Trump aux États-Unis, mettent en place des droits de douane. Une porte-parole du gouvernement français évoque la taxation des géants de la tech comme mesure de rétorsion.
Les journaux et politiciens présentent la croissance des économies comme une lutte entre adversaires. En réalité, les luttes entre groupes au pouvoir font partie des sources de nuisances pour la totalité des particuliers dans le monde.
De retour dans la capitale, après mon passage en Amérique, je reprends l’habitude de l’activité dans les rues, des commerces de proximité, à distance de marche, et des avantages à la vie de la ville, même en comparaison avec les modes de vie d’outre-Atlantique.
L’émergence de communautés de personnes, comme la capitale par exemple, dépend du choix de millions de particuliers au fil des siècles, dans l’utilisation du temps et des capitaux à disposition.
L’évolution du monde autour de nous provient en majorité de décisions de personnes, dans l’usage du temps, des moyens, et des talents dans l’économie.
La source de la prospérité et de l’amélioration des niveaux de vie vient des efforts, du travail, et de l’attention de personnes. L’activité de salariés d’entreprises, de serveurs de restaurants, ou d’entrepreneurs à l’origine de projets crée plus de richesse à terme.
La réussite de startups ou d’entreprises provient de la valeur des produits pour les consommateurs, et de l’efficacité dans la gestion des coûts et ressources.
Dans la Bourse des États-Unis, le top du classement des performances, entre 2000 et 2022, vient en majorité d’entreprises dans la création ou la distribution de produits aux consommateurs – des supermarchés, des boissons à énergie, ou un réseau de transports routiers. Ils font encore mieux que les smartphones ou les plateformes de streaming, en termes de gains.
Le tableau ci-dessous montre le meilleur du S&P 500 sur la période.
1. Monster Beverage, une société de boissons d’énergie, mène le groupe avec un retour de 113.722 % sur la période,
2. Deckers Outdoor, un fabricant de chaussures (dont les UGGs), grimpe de 45.518 %,
3. Old Dominion Freight Line, une société de camionnage, entre en 3ème place, avec un gain de 30.655 %,
4. Axon Entreprise, en 4ème place, représente l’exception : l’entreprise vend des équipements aux forces de l’ordre,
5. Tractor Supply, en 5ème position, avec 25.896 % de gains, gère une chaîne de supermarchés pour des meubles, produits de jardinage, entretien d’animaux de compagnie, et vêtements, entre autres.
En bref, la génération de produits de valeur pour les consommateurs, comme les boissons Monster, ou encore la mise à disposition de produits via des réseaux de supermarchés, comme Deckers, ou Tractor Supply, mène la liste en termes de gains dans la Bourse.
La France compte aussi des exemples, avec le succès d’Adial, à l’origine des distributeurs de pizzas automatiques, avec un réseau de 2.800 machines à pizza dans le monde. Le groupe n’a pas de cotation en Bourse pour le moment.
Elle a aussi VusionGroup, à l’origine des étiquettes électroniques en supermarchés. Après 20 ans de croissance, ils passent à une phase d’accélération avec la signature d’un contrat avec Walmart, plus gros groupe de supermarchés au monde.
En alternative à des opérations de courte durée sur des modes, ou sur des secteurs à subventions – comme les voitures électriques, ou l’hydrogène – vous pouvez vous placer sur des entreprises à l’origine de produits réellement demandés par les consommateurs.
Comme le montrent les résultats des meilleures performances du S&P 500 sur deux décennies, vous n’avez pas besoin de vous placer sur des investissements complexes pour obtenir les gains les plus importants. Dans beaucoup de cas, vous pouvez faire mieux que la moyenne avec la sélection d’entreprises à l’origine de beaucoup de valeur pour les consommateurs.
Cette approche permet aussi de faire moins attention aux changements d’humeur de jour en jour dans les marchés… et génère, pour une partie des investisseurs en tout cas, beaucoup plus de gains dans le temps.
J’examine ce sujet en détail en ce moment sur mon blog. Suivez-moi donc gratuitement pour des idées d’investissement à contre-courant. Je vous enverrai gratuitement une poignée de nos idées de placements pour vous protéger – voire – profiter des déboires de la devise, et la dégradation de l’économie par les dirigeants.
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Un article de Henry Bonner
J’ai fait un déplacement aux États-Unis, dans les États de Maryland, puis de Virginie, au début du mois… pour des réunions de famille proche, et avec des cousins américains.
L’expérience crée l’opportunité de rencontres et la découverte de modes de vie, de mœurs, et de types d’habitudes différents. Les cousins font partie de la branche des Baptistes. Ils participent – environ une fois par an – à des voyages de prosélytisme, à la fois à l’intérieur du pays, ou dans des pays d’Amérique Latine. Les voyages vers les États-Unis pour des réunions avec la famille m’offrent donc des perspectives sur la différence de mentalités… et me donnent peut-être les raisons de la hausse de productivité et de richesse, chez l’Oncle Sam, par rapport au reste du monde.
Le changement du paysage dans la région de Virginie, proche de Lynchburg, fournit peut-être une illustration de l’évolution en cours…
Par exemple, dans la région de Maryland et de Virginie, des constructions de commerces, bureaux, et logements ont lieu de partout. De plus en plus de maisons sortent de terre. Les routes ont de plus en plus de voies et de voitures. Les zones de commerce en bordures d’agglomérations – les « strip-malls » – gagnent en superficie de façon continuelle.
L’accroissement de la présence d’humains et de l’ampleur de l’activité en cours fait partie des signes de la prospérité et de l’augmentation de niveaux de vie – et de population – dans l’ensemble. Même sans disposer des chiffres sur la performance ou la productivité de l’économie, l’évolution du paysage et l’accroissement de la prospérité donnent un signal sur la réalité lisible à vue d’œil. L’amélioration des niveaux de confort et de prospérité font partie des bienfaits du respect des droits et libertés des particuliers… Le pays a moins de taxes, de régulations, et de contraintes sur les producteurs et consommateurs, par rapport au Vieux Continent.
En France, des usines ferment et provoquent des licenciements à cause de règles sur les émissions de carbone. Dans les startups, les levées de fonds dépendent, pour beaucoup, de subventions de la part des politiciens, ou la pression de directives sur l’industrie, ou sur les acteurs de la finance.
Depuis des années, des usines à batteries comme Verkor ou Northvolt lèvent des fonds, en raison de la menace d’amendes en cas de manquement aux quotas de voitures à batteries.
Pourtant, les levées de fonds et la création d’entreprises – en l’absence d’une demande pour les produits chez les consommateurs – entraînent en réalité une destruction de richesse.
Les médias créent en général la confusion. Ils mettent en avant des lancements de projets, comme des usines, et les chiffres sur la taille des financiers, et le nombre d’embauches. Or, les projets demandent en général des injections d’argent par les dirigeants… des sources de déficits ou d’impôts au fil des ans.
L’amélioration des vies des particuliers demande la création de produits en demande… pas des apparences d’activité, en raison d’incitations ou de menaces d’amendes.
Les voyages vers les États-Unis, en particulier dans l’État de Virginie, me rappellent l’importance de l’environnement pour le bien-être des personnes et aussi pour la création de richesse et la productivité.
En effet, les comportements des personnes de l’entourage ont un impact sur les sentiments, sur les habitudes de vie, et sur les espoirs pour l’avenir. L’entourage donne des perspectives sur le monde autour de nous, et sur les opportunités à disposition. Il offre de l’encouragement, ou des conseils. Il donne aussi parfois des sources de soutien contre l’adversité et les difficultés, en particulier les complications et imprévus dans le lancement d’une entreprise, ou le démarrage d’une activité.
En somme, le succès d’une initiative ou la réalisation d’un objectif dépendent en général de beaucoup de facteurs, comme à la fois la créativité et le travail de l’entrepreneur mais aussi des sources de soutien, dans l’entourage ou chez des collaborateurs et associés.
Le poids des gouvernements, sur le Vieux Continent, fait partie des nuisances à la recherche de bien-être, et un frein aux hausses des niveaux de vie. En effet, les entrepreneurs et créateurs de richesses doivent prêter de l’attention aux directives et aux sources de subventions, comme la Banque Populaire d’Investissements, ou les fonds de l’UE, au lieu des conseils de l’entourage, de financiers, ou de consommateurs. Les activités des startups répondent à une vision des politiciens, au lieu de la demande du marché.
L’amélioration des niveaux de vie provient des efforts de millions de personnes… et les interactions entre producteurs et consommateurs. À vue d’œil, la prospérité gagne de plus en plus de terrain outre-Altantique. La cause vient d’une réduction des contraintes, et régulations, ou surcoûts sur l’emploi… et ainsi plus de liberté pour les entrepreneurs, et plus de choix à portée de tous.
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Séminaire international de géopolitique Geosophia Avec Pierre-Antoine Plaquevent, Philippe Bobola et Juan Antonio de Castro MAI 2025 : Samedi 17, dimanche
L’article Séminaire international de géopolitique d’Ibiza – samedi 17, dimanche 18 et lundi 19 mai est apparu en premier sur Strategika.
Un article de Henry Bonner
La question des réglementations de l’Union Européenne met en conflit les profiteurs et les victimes des réglements et des directives.
Globalement, les représentants des patrons d’entreprises font opposition aux normes de l’UE sur les déclarations d’entreprises – le CSRD et le C3SD. Les normes créent des complications, de la paperasse, augmente le risque d’amendes supplémentaires et de taxes à l’avenir via l’exploitation des déclarations par des écologistes.
En revanche, une armée de profiteurs apparaît à présent dans les tribunes et sur les plateaux, en défense de ces réglements.
Le soutien pour les réglementations vient de chercheurs et de professeurs d’université, bien à l’abri de l’impact des normes, ou encore d’entreprises et d’investisseurs en conflits d’intérêt évidents. Le camp de la réglementation publie des lettres à l’intention des autorités – les membres de la Commission de l’UE – pour le maintien de ces réglementations, de ces normes, de ces directives.
En début de mois, un groupe de 240 professeurs et chercheurs d’universités – partout sur le continent – écrivent ainsi une lettre à l’intention de la Commission de l’UE.
Sans surprise, ils font opposition à toute idée d’une simplification des normes. Les auteurs mettent en avant des avantages très théoriques de la réglementation. Et selon eux, elle crée même de l’innovation, pardi !
Mieux encore, ils expliquent la stagnation du continent par un déficit de règles sur les entreprises ! Et gaillardement, ils demandent donc le maintien des réglementations – au nom du climat et de l’innovation.
“La dérégulation n’aidera pas l’Europe à bâtir son autonomie stratégique”, avance sans rire la lettre.
Ils répondent à la pression de la part des entreprises et d’une partie des ministres ou représentants dans le gouvernement contre ces directives et réglements. Pourtant, le rapport de Mario Draghi, l’ex-directeur de la banque centrale, proposait par exemple des simplifications des règles sur les entreprises. Mais les auteurs, à l’inverse, font opposition vigoureuse à l’idée d’un assouplissement dans les normes et réglementations.
La stagnation du continent vient d’un manque de réglementations, écrivent-ils avec aplomb. Ils proposent donc davantage de directives dans la lutte contre le réchauffement.
Et puis tant qu’à faire, ils veulent aussi plus de subventions !
Le tableau ci-dessous, par des économistes de Sciences Po, donne le résumé des estimations des besoins de financements pour l’atteinte des objectifs sur le climat à 2050 :
Les auteurs de la lettre proposent aussi davantage de « stiulation » par des quotas. Et enfin, comme « solution » aux dégâts des renouvelables pour l’industrie, ils proposent… des contrôles des prix de l’énergie !
Ils écrivent sans se démonter :
“Or si l’Europe a pris tant de retard par exemple dans la décarbonation du secteur automobile, c’est au contraire parce que le cadre réglementaire était trop faible pour orienter l’industrie vers une trajectoire de transformation. Laissées à elles-mêmes, les entreprises n’ont pas su ou voulu anticiper les défis. De la même façon, ce n’est pas le fardeau réglementaire mais l’insuffisant investissement dans les énergies renouvelables et dans l’adaptation des réseaux qui explique notre vulnérabilité actuelle face à la volatilité des marchés de l’énergie. C’est aussi le manque (et non l’excès) de régulation sur les marchés à terme gaziers et pétroliers qui rend cette volatilité excessive.”
Les auteurs voient – sans rire – la source de l’innovation dans la réglementation.
Pourtant, la plupart des entreprises font opposition aux normes ou directives… précisément en raison de la perte de temps et de capitaux – un poids pour l’efficacité et le progrès.
Parallèlement à ces chercheurs et autres professeurs à l’abri dans leurs universités, on troue aussi des entreprises ou des investisseurs qui mettent en place des projets et des budgets autour de la lutte contre le réchauffement pour ensuite tirer profit des réglementations ou contraintes sur les consommateurs à l’avenir.
Un peu paradoxalement, le gain pour ces entreprises vient alors d’une perte de pouvoir d’achat au global, mais d’une augmentation des barrières pour leurs concurrents.
Le gérant des eaux Veolia prévoit par exemple 4 milliards d’euros d’investissements dans « l’énergie locale décarbonante » – c’est-à-dire brûler des déchets – et dans des services aux entreprises en rapport aux quotas d’émissions. L’entreprise apporte ainsi, avec d’autres, un soutien aux réglementations correspondantes.
De même, les sociétés de conseil touchent un pactole sur la complexité des déclarations réglementaires autour des directives concernant le climat.
Ces acteurs tirent profit direct des réglementations. Ils apportent ensuite un soutien logiques à ces mesures étouffantes. Ces profiteurs comprennent des fonds d’investissement avec un conflit d’intérêt : grâce à ces réglementations, ils gagnent plus de fonds sous gestion.
Comme les professeurs, un consortium d’entreprises et de financiers signent aussi une lettre destinée à la Commission. Les signataires comprennent des fonds d’investissement comme NEI Investments, un groupe canadien avec 7.000 milliards de dollars sous gestion. D’autres acteurs, dans les produits de consommation – alimentaire, soins, mobilier – défendent de même ces réglementations. En effet, les règles créent des barrières contre l’émergence de concurrents !
Unilever, Mars, Nestlé, Ferrero, L’Occitane, et Ikea signent aussi la lettre.
“Ces régulations ont le potentiel de mener à la résilience de long-terme, et à la mise en valeur des entreprises européennes, en protégeant leur avantage compétitif … Nous vous écrivons pour vous appeler d’urgence à mettre en pratique ces règles. L’investissement, et la capacité de faire concurrence, dépendent de la stabilité et de la visibilité législative. La proposition selon laquelle l’UE pourrait voter un ‘omnibus’ pour revenir sur les règles établies y porterait atteinte.”
Les entreprises signataires veulent le maintien des avantages contre l’émergence de la concurrence. Elles expliquent sans broncher :
“Des composants des législations sont déjà en application, et les entreprises ont investi des ressources importantes pour se préparer à suivre ces nouvelles obligations.”
En effet, les règles créent des poids sur les entreprises, et une forme de protection pour des gros acteurs comme Nestlé ou Ikea, avec une présence dans beaucoup de pays, et des avantages d’échelle.
En réalité, les réglementations au nom du climat entraînent des surcoûts souvent énormes pour les producteurs, et une baisse de l’offre de produits à disposition des consommateurs. Elles créent des protections pour des géants dans les biens de consommation, ou les groupes d’investissement avec des placements sur les renouvelables ou projets de recyclage.
Malgré des avantages pour une petite poignée d’acteurs, ces réglementations créent plus de coûts pour la totalité des entreprises, et une forme de pression sur les marges et la capacité d’innovation des créateurs.
Des acteurs avec des conflits d’intérêt, et des chercheurs d’universités – à l’abri du poids de ces directives – écrivent aux autorités, en soutien aux directives.
Au final, les consommateurs paient pour les réglements, via des hausses de prix et une perte de choix…
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Malgré ses divers courants, le Hamas a réussi à traverser près de quatre décennies sans connaître de divisions dans ses rangs. Mais la destruction de Gaza après le 7 octobre et les pertes importantes qu'il a subies rebattent les cartes, que ce soit entre le courant religieux et militaire, ou bien entre l'aile basée dans Gaza et celles des dirigeants de l'extérieur.
L'évolution de la situation sur la scène palestinienne rend l'analyse de l'actualité et des perspectives particulièrement difficile. Ce constat est partagé par le Hamas, qui se trouve aujourd'hui tiraillé entre deux aspirations : celle du retour des Frères musulmans et du projet turc dans la région, au vu de l'évolution de la situation en Syrie ; ou la poursuite — non sans difficulté — du projet de « l'axe de résistance » — que le mouvement a rejoint à nouveau après une période de froid avec l'Iran1 Si cet axe s'effondre complètement, le Hamas perdra alors sa capacité à poursuivre la lutte armée… s'il n'envisage pas déjà d'abandonner cette option.
Ce conflit interne rappelle le débat entre la branche palestinienne des Frères musulmans et Fethi Chikaki, fondateur de l'Organisation du Jihad islamique palestinien au début et au milieu des années 1980. Craignant la concurrence de ce dernier, le Hamas voit le jour avec le choix de la lutte armée dès sa création en 1987, pour devenir ainsi la dernière faction palestinienne à prendre les armes face à Israël. En moins d'un quart de siècle, il est devenu l'organisation la plus puissante à affronter Israël, jusqu'à mener une opération sans précédent dans l'histoire du conflit israélo-palestinien, voire israélo-arabe.
Plusieurs obstacles se dressent devant le choix d'abandonner la lutte armée, dont l'expérience du Fatah n'est pas la moindre, celui-ci s'étant beaucoup affaibli en optant pour cette voie. L' Autorité palestinienne (AP) — dont il est la composante principale — s'est alors transformée en une sorte d'agent de sécurité d'Israël et des États-Unis, voire en agent militaire aujourd'hui, comme le montre la double opération menée depuis le 5 décembre 2024 contre les différents groupes de résistance, dans le nord de la Cisjordanie occupée.
Le courant de Yahya Sinouar, cerveau de l'opération du 7 octobre, au sein du Hamas, essentiellement présent dans la bande de Gaza, représente également un obstacle à l'idée d'abandonner les armes. Ses idéologues et ses partisans se trouvent dans les nombreux rouages contrôlant les activités du Hamas dans les territoires palestiniens, à l'étranger, ainsi que dans les prisons. Ils sont toutefois moins présents en Cisjordanie, où les membres de l'organisation sont plus enclins à suivre le courant de Khaled Mechaal, chef du bureau politique entre 1996 et 2017.
Or, pour comprendre le Hamas, il faut sortir du narratif classique qui oppose le courant turco-qatari au courant Iran-Hezbollah, car la réalité interne est bien plus complexe. Et le 7 octobre ainsi que la guerre destructrice menée par Israël sur Gaza n'ont fait qu'ajouter à la complexité de la situation, après les changements majeurs, survenus au sein du mouvement après 2017.
Un des changements essentiels a vu le jour à la suite du conflit entre le courant de prédication (da'wa), dont les partisans sont aujourd'hui désignés au sein du mouvement comme des « pragmatiques », et le courant militaire, que ses adhérents appellent le « courant radical ». Les anciennes figures de la da'wa ont durement concurrencé Yahya Sinouar lors des élections internes de 2021. Ce dernier ne l'a emporté qu'avec grande difficulté.
Les partisans de la da'wa se trouvent principalement dans le travail institutionnel. Suivant l'exemple des Frères musulmans, ils mettent l'accent sur l'étude théologique et l'éducation religieuse. Quant au courant militaire, il peut être décrit comme une version palestinienne et actualisée des Frères musulmans. Imprégné par la littérature de la gauche palestinienne et de celle de l'« Axe de résistance », il place la Palestine et sa libération au centre de ses luttes.
Si l'aile militaire a fini par l'emporter ces dernières années, la destruction de Gaza après le 7 octobre et les pertes importantes au sein de la structure du Hamas ont tout remis en question. Dès lors, le courant de la da'wa a demandé qu'un bilan soit fait de l'expérience du mouvement jusque-là, et que des voies de survie soient envisagées pour le futur proche. Or, les idées émises par le président étatsunien Donald Trump ne leur laissent aucune marge de manœuvre. Une plaisanterie circulant chez certains cadres du Hamas dit que même si Khaled Mechaal, Moussa Abou Marzouk (numéro 2 du Hamas et son chef du bureau des relations internationales) et Izzat Al-Richek (chef du bureau des relations arabes et islamiques du Hamas) faisaient leur pèlerinage à la Maison Blanche en en faisant 700 fois le tour2, Washington ne leur ferait aucune place dans les solutions politiques, encore moins depuis que le Hamas est taxé de « daéchien » et de « nazi ». Une boutade, certes, mais qui dit quelque chose de la réalité.
L'autre changement essentiel qu'a connu le Hamas après 2017 est celui relatif aux origines géographiques et régionales de son commandement. Celles-ci restent, pour les Palestiniens, déterminantes dans le choix des partenaires de vie ou d'affaires, et jusqu'à la direction politique. L'importance des origines n'est d'ailleurs pas spécifique au Hamas, mais touche toutes les factions palestiniennes. Ces dernières années, le conflit interne s'est intensifié autour du transfert du pouvoir des mains des dirigeants originaires de Cisjordanie ou de la diaspora vers celles des Gazaouis, après qu'Ismaïl Haniyeh est devenu le chef du bureau politique du Hamas et Yahya Sinouar, chef du mouvement à Gaza.
Or, selon des sources internes au Hamas basées à Gaza, Yahya Sinouar a œuvré, durant les trois dernières années précédant le 7 octobre, à faire sortir de la bande un grand nombre de cadres du mouvement, afin de briser le monopole décisionnel détenu par les anciens cadres. Ces Gazaouis représentent encore à ce jour un bloc parallèle qui empêche le Hamas de céder aux volontés d'un certain nombre de partenaires arabes. À la tête de ce groupe figure le dirigeant Khalil Al-Hayya, désigné dans le dernier communiqué du mouvement comme « le chef du Hamas à Gaza », après avoir été chargé d'affaires et adjoint du dirigeant de Gaza. Ces cadres gazaouis sont également présents dans des secteurs stratégiques, comme la sécurité, l'informatique et les finances.
Ces dernières années, la discussion a porté dans l'entourage de Sinouar sur la prise de décision centrale, qui devrait émaner depuis le bureau de Gaza au vu de son poids numérique. Il est aussi celui qui paie le plus lourd tribut en termes de combats et de siège. L'on pourrait souligner alors que Moussa Abou Marzouk, bien que gazaoui, est un partisan de Khaled Mechaal et ne fait pas partie du courant Sinouar. C'est vrai, à ceci près qu'Abou Marzouk a quitté Gaza depuis des décennies. Mais, en regardant de près les nominations et les changements de porte-paroles et de représentants du Hamas à l'étranger depuis 2017, l'enjeu des origines géographiques et régionales des uns et des autres apparaît comme évident. L'on constate alors le nombre de dirigeants gazaouis qui ont remplacé, au sein des comités de travail extérieurs, ceux issus de Cisjordanie et de la diaspora.
Lorsqu'en 2004, Israël assassine le cheikh Ahmed Yassin, et ensuite Abdelaziz al-Rantissi, la décision est prise de déplacer le bureau politique à l'étranger afin d'en protéger les dirigeants. Depuis, et jusqu'à l'élection de Haniyeh et Sinouar à la tête du bureau politique (2021), la prise de décision et le financement sont restés aux mains de Mechaal, jusqu'à l'avènement de la révolution syrienne, soutenue par le Hamas. Ce positionnement a mis de l'eau dans le gaz dans les relations du Hamas avec l'« axe de résistance », et a forcé Mechaal à quitter Damas.
Selon des sources au sein du Hamas et basées à l'étranger, le mouvement est dirigé aujourd'hui par un comité de cinq membres qui sont le président du Conseil consultatif du Hamas, Mohamed Darwich Ismaël, également président du comité ; Khalil al-Hayya du bureau de Gaza, qui est l'ancien adjoint de Yahya Sinouar ; Zaher Jabarine du bureau de Cisjordanie, et ancien adjoint de Saleh al-Arouri3 ; de Khaled Mechaal du bureau extérieur et vice-président du Hamas ; et enfin Moussa Abou Marzouk, responsable des relations internationales.
Cette nouvelle composition reste toutefois très fragile à cause des divergences de ses membres : le président du Conseil, Mohamed Darwich Ismaël, reste pour sa part à équidistance de l'Iran et de la Turquie ; Abou Marzouk s'aligne quant à lui sur le courant turco-qatari représenté par Mechaal, dont il devient le bras droit en Turquie. Quant à Al-Hayya et Jabarine, ils représentent l'ancien courant Sinouar-Arouri.
Pour l'heure, le Hamas se concentre davantage sur la question des otages et sur l'idée d'une sortie de guerre. Il repousse à plus tard les questions liées à son commandement, que ce soit au niveau interne palestinien (sous l'égide de Houssam Badrane), au niveau arabe (sous la direction d'Oussama Hamdane) ou au niveau des relations internationales, avec Moussa Abou Marzouk.
La période d'après-guerre devrait connaître une polarisation entre deux lignes. La première est celle de l'« axe de résistance », que Sinouar représentait, en adéquation avec les attentes du conseil militaire et la vision du bureau politique. Cette ligne s'étend à tous les pays de l'« Axe de résistance » ainsi qu'à tous ceux qui peuvent fournir le Hamas en armes.
La deuxième ligne est celle du courant turco-qatari, représenté par Mechaal et par Abou Marzouk, et qui s'aligne avec celle du Quartet pour le Moyen-Orient4. Suivant les trois principes-cadres posés par le Quartet — le rejet de l'usage de la violence, la reconnaissance de l'État d'Israël et l'acceptation des précédents accords — pour aboutir à la création d'un État palestinien sur la base des frontières de 1967, le Hamas parachèvera son intégration au sein du système posé à la fois par la Ligue arabe et les États-Unis. Mais Mechaal et son courant concèdent ignorer encore les conséquences des changements régionaux ou internationaux avec la présidence de Trump et la prise du pouvoir d'Ahmed Al-Charaa en Syrie.
Les Turcs travaillent également de leur côté à l'institutionnalisation du mouvement et à la naturalisation ou l'octroi de permis de résidence permanente à ses cadres non militaires. Ankara tente également de convaincre le Hamas de la nécessité de cette étape pour ériger un État palestinien, ou du moins, pour que le mouvement ne disparaisse pas. Pour ce faire, ils l'intégreront de manière à ce qu'il soit sous leur contrôle, pour ensuite l'exploiter comme moyen de pression dans divers dossiers régionaux. Certains dirigeants du Hamas s'attendent même à ce que l'Iran accepte cette démarche, car Téhéran souhaite réduire la pression considérable qui pèse sur elle tout en assurant la survie du mouvement. Cependant, une partie importante du mouvement reste sceptique quant au programme turc et pourrait se tourner vers Téhéran, particulièrement ceux qui croient que la question palestinienne ne peut être résolue politiquement et que la solution réside dans le maintien de la résistance.
Mais que se passerait-il si le régime venait à changer en Turquie ? Et d'ailleurs, que pourrait obtenir Ankara pour les Palestiniens ? Un État ? Et sous quelle forme ? La guerre sur Gaza a été un exemple parfait des limites de la marge de manœuvre réelle des Turcs : ils n'ont réussi ni à mettre fin à la guerre ni à obtenir un accord de trêve. Pire, Ankara n'a même pas complètement suspendu les canaux commerciaux et les lignes d'approvisionnement maritime avec Israël, en raison de la présence sur son territoire de plusieurs entreprises privées israéliennes spécialisées dans la production et l'extraction de l'eau et dans le transport de nourriture et de gaz. De même qu'il existe une coopération turque avec des entreprises internationales d'exploitation minière et de gaz, dont les propriétaires ont des partenaires israéliens.
En réalité, une grande partie du Hamas de l'intérieur de Gaza, particulièrement ceux qui se méfient des Turcs, refuse l'adoption d'un nouveau programme politique et l'abandon des armes. Pour eux, cela va à l'encontre de la raison d'être de l'organisation en tant que mouvement de résistance. Les partisans de ce courant considèrent que la survie du Hamas repose sur le choix des armes, et qu'il ne faut pas trop compter sur ce qu'offrent les pays du Golfe ou même les États-Unis. Certes, il y a un certain ressentiment à l'encontre de l'« axe de résistance », mais ces partisans ne voient aucun avenir pour la résistance palestinienne sans les États qui la soutiennent militairement.
Cependant, avec la mort de Sinouar, ces voix commencent à s'estomper, laissant place à une volonté de préserver ce qu'il reste du mouvement et de sa base populaire. L'autre partie de ce courant envisage de se tourner plutôt vers l'Iran et le Yémen pour renforcer leurs positions, tout en maintenant une présence du Hamas en Turquie ainsi qu'au Qatar, sous couvert politique. Cette stratégie vise également à poursuivre les activités dans des « terrains prometteurs » comme l'Indonésie et la Malaisie.
Globalement, le Hamas se considère comme étant dans une phase extrêmement difficile qui pourrait le pousser à d'énormes concessions, qu'il ne souhaite pas accorder au Fatah, à l'heure où la question de l'intégration de l'arsenal du Hamas au sein de l'appareil sécuritaire de l'AP se pose dans certains cercles. Cependant, il pourrait être contraint d'en faire quelques-unes en fonction de l'évolution des événements, et de ce que Trump pourrait faire ou imposer aux pays arabes, y compris ceux qui ont normalisé leurs relations avec Israël, ou qui sont sur le point de le faire.
Entre-temps, on ne se bouscule pas pour la présidence du bureau politique. Après l'assassinat de Haniyeh, les rumeurs plaçaient Mechaal en favori, mais le poste est finalement allé à Sinouar. Depuis l'assassinat de celui-ci, plus personne dans le Hamas ne parle de la présidence. Selon une source de l'intérieur de l'organisation :
Chacun sait que ce n'est pas tant un siège de présidence qu'un siège d'exécution. L'assassinat peut survenir à tout moment. Les tensions internes empêchent également la nomination d'un président, car l'ouverture d'un tel dossier risquerait de diviser le mouvement en deux parties ou plus.
Ce qui nous amène à un réel questionnement : comment le Hamas a-t-il pu être le seul organisme palestinien à ne pas avoir connu de scissions de toute son histoire, à l'inverse de toutes les autres organisations, qu'elles soient laïques, de gauche ou même islamistes ? Certaines figures ont quitté le mouvement pour se réfugier chez d'autres organisations, d'autres sont restées inactives ; aucune n'a formé un autre mouvement.
Réponse : à cause des élections, qui tombent d'ailleurs cette année, et qui ne pourront probablement pas se tenir au vu de la situation à Gaza comme en Cisjordanie. Ce scrutin à deux tours qui a lieu tous les quatre ans a toujours été le meilleur moyen d'apaiser les tensions internes au sein de l'organisation, tout en prévenant la dissidence. Il permet également à chaque courant de mettre en avant sa force et la justesse de sa lecture politique. Raison pour laquelle tout le monde cherche à éviter tout conflit autour de la présidence du bureau avant la date prévue des élections, afin que les voix et, ensuite, les parrainages soient les éléments décisifs.
Un dirigeant du Hamas commente :
L'« axe de résistance » traverse sa période la plus difficile, et il y a un fort mécontentement quant à la gestion de la guerre contre Israël. Mais cette option reste moins risquée que celle de s'orienter complètement vers l'autre voie, celle du compromis. La Turquie agira selon ses intérêts sous protection américano-israélienne… Ce que nous craignons le plus, c'est la guerre interne au sein du Hamas et le conflit entre ses deux courants.
Il conclut :
Il faut donner la liberté à l'action politique et aux espaces dans lesquels Mechaal, les Turcs et d'autres évolueront, mais sans toucher à une seule balle de notre arsenal, car cela signifierait notre mort à tous.
1NDLR. Ce froid était dû au choix fait par le Hamas de s'opposer au régime de Bachar Al-Assad au moment de la révolution syrienne.
2NDLR. Référence au pèlerinage de la Mecque durant lequel les fidèles font sept fois le tour de la Kaaba.
3NDLR. Un des fondateurs des Brigades Al-Qassam et ancien vice-président du bureau politique de Hamas. Assassiné à Beyrouth le 2 janvier 2024.
4NDLR. Comité international fondé à Madrid en 2002, dans le sillage de la seconde intifada, et formé par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, censé œuvrer comme médiateurs dans le « processus de paix » israélo-palestinien.
Un texte de Nafy-Nathalie
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La vocation du cadastre, institué par la loi du 15 septembre 1807, est de mettre en place un état précis de la propriété foncière en France. Au fil des siècles, il est devenu un outil précieux de gestion qui contient des renseignements essentiels. En effet, il permet d’identifier les limites exactes d’un terrain, d’évaluer la surface des propriétés privées et publiques ou encore de fournir une base pour la fiscalité locale et les impôts fonciers.
Traditionnellement chacun pouvait consulter gratuitement le plan cadastral en ligne sur le site officiel cadastre.gouv.fr ou dans les services administratifs dédiés (mairies, services fonciers). C’est toujours le cas.
En revanche, il n’est plus possible d’accéder à toutes les informations auparavant libres comme nous le pouvions avant. Par exemple, la superficie des terrains était accessible gratuitement avec un simple clic sur la parcelle choisie. Ce n’est plus le cas depuis quelques semaines même si le site du gouvernement précise encore que ces données sont accessibles gratuitement.
Il semble que la modification soit survenue en même temps que le déploiement de l’opération de modernisation du cadastre en 2024.
La tarification partielle des services cadastraux en France est encadrée par plusieurs textes législatifs et réglementaires.
Ainsi le décret n° 2009-151 du 10 février 2009 autorise la rémunération de certains services rendus par l’État. Ce décret permet une valorisation de son patrimoine immatériel et établit le cadre général permettant à l’État de facturer certaines prestations.
Un arrêté du 16 mai 2011 complète ce décret en précisant les conditions de rémunération des prestations cadastrales fournies par la Direction générale des finances publiques notamment la délivrance d’informations cadastrales sur des supports spécifiques ou de grande taille.
L’administration peut donc maintenant facturer certaines de ses prestations cadastrales, tout en maintenant la gratuité pour les consultations courantes sur des formats standards avec une logique assez curieuse comme on le découvre sur le site du gouvernement.
De manière tout à fait incongrue, la reproduction sur une feuille entière au format A0 sur support papier coûte 9,50 €, et sur support plastique, 18 €. Par contre, elle est gratuite au format A4 ou A3 mais payante quand elle est sous format numérique.
Vous avez donc bien compris : une information délivrée sous format papier se retrouve moins chère à obtenir qu’une information délivrée sous forme numérique.
Difficile de comprendre cette monétisation sauf si l’État avance le coût de la numérisation et de la gestion des données qui pourrait nécessiter des ressources techniques et humaines. Le passage au numérique a donc un coût que l’État, a priori, trouverait légitime de répercuter.
Mais finalement, cet argument, s’il était avancé, semblerait être dans l’air du temps. De nombreux services publics, auparavant gratuits, sont devenus partiellement payants sous prétexte de modernisation (cartes grises, timbres fiscaux, accès aux archives, etc.) sans que personne ne s’y oppose vraiment.
Avec la monétisation, l’État s’est donc mis à réglementer l’accès du citoyen aux informations qui le concernent directement.
On imagine mal ce genre de régulation pour empêcher un citoyen de se mettre à abuser du cadastre en consultant trop souvent les dimensions gratuitement accessibles des terrains qu’il possède.
On imagine en revanche bien l’impact de cette mesure sur les professionnels gravitant dans ou autour du secteur de l’immobilier (agents immobiliers, architectes, géomètres, notaires et ainsi de suite) qui, eux, ont besoin de ces informations pour pouvoir travailler. On pourrait même parier sans trop se tromper que la mesure les vise eux de manière indirecte même si, au bout du compte, ce sera toujours le citoyen qui paiera l’addition.
Effectivement, les professionnels répercuteront ces nouveaux frais sur leurs clients. Un agent immobilier va inclure ces coûts supplémentaires dans ses honoraires. Un notaire va les ajouter aux frais d’acte. Un géomètre va les intégrer dans ses prestations.
Si l’accès à des données devient payant ou restreint, cela en limite également la transparence et l’usage public. Actuellement, le coût reste modique mais rien n’interdit de penser qu’il progressera au profit des différentes politiques, finissant par favoriser les grandes entreprises qui auront le moyen d’y avoir accès par rapport aux autres et au citoyen avec une rupture du principe d’égalité.
Selon les données disponibles sur le site du cadastre, il y aurait entre 9 et 10 millions de consultations annuelles en fonction des années sur le site www.cadastre.gouv.fr. Ces nouveaux frais pour obtenir des documents cadastraux peuvent varier de quelques euros à plusieurs dizaines, selon la nature et la profondeur des informations demandées.
En partant sur le coût minimum de 5,5 euros facturable, nous serions donc au minimum de 49,5 millions d’euros récoltés et on imagine bien que ce chiffre est très sous-évalué par rapport à la réalité.
Il n’est pas illégitime de se demander à quoi les fonds récoltés serviront. Financeront-ils la mise à jour des bases de données cadastrales ? La charge est déjà budgétée dans le fonctionnement de l’administration publique. Couvriront-ils les coûts de gestion numérique du service ? Mais l’impôt sert déjà à ça, non ?
On peut donc parier que ces fonds généreront une rente supplémentaire, qui finira, comme souvent, dans le grand pot des recettes publiques.
En d’autres termes, cette monétisation ressemble, à s’y méprendre, à une taxe déguisée, récoltée de manière détournée par les professionnels, voire une « surtaxation » parce que le citoyen finance déjà ces services par ses impôts locaux et fonciers. Il va se retrouver à payer une seconde fois pour accéder à des informations qu’il contribue déjà à entretenir.
De plus, cette modernisation du cadastre pourrait masquer quelque chose de plus inquiétant.
Il n’est pas illégitime de se demander ou s’arrêtera l’État s’il commence à monétiser ainsi ce type de données. Quelle sera la prochaine étape ? Faudra-t-il payer pour consulter ses propres relevés d’impôts ? Son livret de famille ? Quelle autre information de base nous concernant ne sera plus gratuite ?
Et que se passera-t-il lorsque la gestion, commercialisation ou mise à jour des données sera externalisée à des entreprises privées ? Que deviendront-elles ? Ne va-t-il pas y avoir rapidement à des risques importants sur la rigueur et de l’exactitude ou un service de consultation à géométrie variable en fonction des coûts que l’on peut y mettre ne va-t-il pas s’installer ? Que deviendront les principes de transparence et d’accessibilité ?
Et comme toujours, ce sont les citoyens qui paient deux fois : une fois par l’impôt, et une seconde fois à travers ces nouvelles taxes cachées.
Alors bien sûr, ce n’est pas la plus grande des injustices de l’histoire, mais c’est quand même une de ces petites mesquineries administratives qui rappellent que rien n’est jamais vraiment gratuit et qui grignote doucement nos libertés.
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