Davis, écrit Wallace-Wells, avait « des raisons impérieuses de revenir sur cette page secrète de l’histoire ». Il cherchait tout particulièrement à remettre en cause les récits historiques traditionnels qui, soit ignoraient ces famines dévastatrices, soit en déformaient profondément les causes politiques et économiques.
Source : Jacobin, Jag Bhalla
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Les capitalistes ont réussi à faire de l’avenir une source exploitable de richesses colossales, enrichissant quelques privilégiés aujourd’hui en imposant des dettes au plus grand nombre, tout en détériorant les milieux naturels indispensables à un avenir meilleur.
Source : Jacobin, Timothy Mitchell
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Le chercheur marxiste, analyste politique, historien et auteur Michael Parenti est décédé à l’âge de 92 ans. Critique virulent du capitalisme, de l’impérialisme et des inégalités de classe, ses travaux intellectuels sont reconnus dans le monde entier. Il est l’auteur de plus de 20 livres, dont « Democracy for the Few » (La démocratie réservée à quelques-uns) et « Superpatriotism » (Superpatriotisme). Voici ce que nous disait Michael Parenti dans l’émission Democracy Now! en 2009. Michael Parenti :
« Eh bien, je soutiens que l’une des fonctions d’un État capitaliste est de défendre le capitalisme contre lui-même, de défendre le capitalisme contre les capitalistes. C’est Marx, oserons-nous le mentionner ? J’ai entendu dire qu’il revenait à la mode. C’est Marx qui a dit qu’un capitaliste en tuerait beaucoup d’autres, que le système commençait à se consumer lui-même. Nous avons observé cela avec Bernard Madoff et ses semblables. […] Le marché libre ne fonctionne pas. Il n’est pas libre. Ce n’est pas vraiment un marché, c’est un pillage. Et il faut y mettre fin. »
Retrouvez toutes les archives de Michael Parenti sur le site https://www.michael-parenti.org/
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Le krach de 2008 était censé annoncer la fin du capitalisme financier ultraspéculatif. Mais depuis, les acteurs financiers n’ont cessé de se renforcer et les capitaux fictifs constituent plus que jamais une menace pour la stabilité économique mondiale.
Source : Jacobin, Schmelzer
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Selon l’économiste progressiste Gerald Epstein, les capitalistes du monde entier pourraient ne plus considérer les États-Unis comme un « refuge sûr » avec l’arrivée de Trump.
Source: C. J. Polychroniou, Truthout
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D’abord, nous avons eu une économie mafieuse. Et puis, nous avons un État mafieux. Nous devons nous débarrasser de la classe criminelle au pouvoir ou devenir ses victimes.
Source : Chris Hedges
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Le capitalisme est fini. Ce qui l’a remplacé est encore pire.
Source : Persuasion, Yanis Varoufakis
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Le mouvement mondial visant à taxer les milliardaires, au grand dam des 1 %, prend de l’ampleur. Certes, l’impôt sur la fortune n’est pas la panacée aux problèmes ruineux causés par le capitalisme, mais le fait que les riches le détestent est une bonne raison de le poursuivre.
Source : Jacobin, David Moscrop
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Elon Musk s’exprime lors de la convention politique de l’Atreju, le 15 décembre 2023 à Rome, en Italie. (Antonio Masiello / Getty Images)
En 2023, les milliardaires du monde entier valaient collectivement 12 700 milliards de dollars. Pour avoir une idée de l’échelle, cela représente environ la moitié du PIB des États-Unis en 2023, qui s’élevait à 23 400 milliards de dollars. Comme l’indique Oxfam, entre 2020 et 2022, les 1 % les plus riches de la planète ont accumulé près de deux fois plus de richesses que le reste du monde réuni. L’organisation a également constaté que le milliardaire moyen parvient à payer un taux d’imposition inférieur à celui des travailleurs dont il tire sa richesse.
La richesse des ultrariches contraste fortement avec les personnes qui, dans le monde entier, luttent pour joindre les deux bouts. Les gens sont confrontés à la baisse de leur pouvoir d’achat et à un appauvrissement général, ce qui les pousse au bord du gouffre. Cette situation est évidente aux États-Unis et au Canada, où les crises immobilières et les prix élevés des denrées de base ont fait de la survie au quotidien un combat difficile. Les taux d’intérêt restent élevés et la menace d’une récession plane sur la tête des travailleurs.
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Selon Marjorie Kelly, théoricienne sociale et autrice, notre économie doit être fondée sur le bien-être humain plutôt que sur l’augmentation du cours des actions.
Source : Truthout, C.J Polychroniou
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La captation de la richesse est une pathologie inhérente au capitalisme contemporain et se définit par les processus culturels et politiques par lesquels les riches s’établissent comme classe dominante. La théoricienne sociale Marjorie Kelly qualifie ce phénomène de Wealth supremacy (supématie de la richesse) qui est aussi le titre de son dernier livre. Mais comme elle le souligne dans cette interview exclusive pour Truthout, cette suprématie, qui a institutionnalisé la cupidité, définit un système qui est non seulement biaisé mais ausi truqué au détriment de la grande majorité de la population et qui est donc préjudiciable à l’économie, aux citoyens et à la planète. Elle soutient qu’un mouvement visant à bâtir une économie démocratique est notre seule issue. Marjorie Kelly est membre émérite du Democracy Collaborative. En plus de Wealth Supremacy: How the Extractive Howard Economy and the Biased Rules of Capitalism Drive Today’s Crises (2023) (La suprématie de la richesse: comment une économie de capatation des richesses et les règles biaisées du capitalisme conduisent aux crises actuelles), elle est l’autrice de The Making of a Democratic Economy: Building Prosperity for the Many, Not Just the Few (La création d’une économie démocratique : construire la prospérité pour le plus grand nombre et non pour quelques-uns) (co-écrit avec Ted ; 2019). L’interview qui suit a été légèrement modifiée pour plus de clarté.
C. J. Polychroniou: Au cours des 40 dernières années, l’une des évolutions les plus marquantes de l’économie mondiale, en particulier dans les pays développés, est la financiarisation – cela veut dire que la finance en est venue à dominer notre économie, notre culture, le monde naturel, voire nos choix politiques en apparence démocratiques. Certains affirment que la financiarisation représente une nouvelle phase du capitalisme, tandis que d’autres y voient une conséquence du néolibéralisme. Votre récent ouvrage, Wealth supremacy, analyse la structure actuelle du capitalisme et met en lumière ce que vous considérez comme son principal problème, tout en ouvrant la voie à un système alternatif, une économie démocratique, ainsi que des pistes pour y parvenir. Commençons par ce que vous entendez par suprématie de la richesse, et comment, selon vous, la financiarisation en est venue à dominer toutes les autres formes d’activité économique.
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