Lateo.net - Flux RSS en pagaille (pour en ajouter : @ moi)

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierMiniMachines.net

QIDI Plus5 : impression 3D grand format ultra précise (Présentation)

La QIDI Plus5 est la réponse du constructeur aux évolutions les plus récentes du monde de l’impression 3D. Plus grande en capacités et en volume, plus précise et plus fine, complète et capable d’exploiter divers matériaux sans problèmes. Simple d’emploi et ergonomiquement très travaillée, elle est dotée de fonctions avancées et propose plusieurs innovations intéressantes. Elle vise des utilisateurs expérimentés à la recherche d’un modèle fermé, fiable et sérieux.

J’ai reçu la QIDI Plus5 en test il y a quelques jours. Suffisamment pour découvrir la machine, mais pas assez longtemps pour en faire un test vraiment complet. Je vous propose donc un tour technique du propriétaire en attendant un test exhaustif d’ici la rentrée. À noter que la machine m’a été envoyée gratuitement par QIDI et que la marque a décidé de sponsoriser le blog pour quelques mois. Les deux éléments sont dissociés, je ne fais jamais de tests sponsorisés et mon avis sur l’engin sera totalement impartial. Qidi a déjà été sponsor du blog à la même période en 2025 sans me demander de tester quoi que ce soit.

QIDI Plus5

QIDI Plus5

Je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe dans la tête d’un ingénieur quand il a pour mission de réinventer encore et toujours le même objet. Entendons-nous bien, je ne parle pas ici de l’habituelle métaphore du type qui cherche à réinventer la roue. Non, plus sérieusement, du défi qui consiste à trouver la nouvelle manière de faire évoluer son sujet dans un domaine aussi précis que celui de l’automobile, du smartphone ou, c’est le cas qui nous préoccupe ici, de l’impression 3D.

Il y a toujours plusieurs acteurs sur ces terrains. Des fabricants qui innovent, d’autres qui suivent, d’autres encore qui essaient de tracer leur propre voie. C’est encore plus vrai dans le monde de l’impression 3D puisque le cœur de cette invention est né d’une idée logicielle commune et libre. Une industrie qui s’est basée sur la technologie de filament fondu après la fin du brevet qui la protégeait. Chaque industriel trouve sa place dans cet écosystème avec des arguments différents. Les « suiveurs » sont souvent en retard, c’est logique, mais ils sont moins chers. Les plus innovants proposent des nouveautés intéressantes qu’on ne trouvera chez les autres que bien plus tard. Ces derniers font souvent payer leurs idées fort cher, ce qui est tout aussi logique.

Tout cela se combine allégrement dans un énorme bouillon de culture porté par des dizaines de marques. De telle sorte que tout un panel de propositions est disponible sur le marché. Évidemment, il est plus simple et confortable pour un fabricant de suivre les autres que de défricher de nouvelles idées. Mais cela ne permet pas souvent d’être très visible ni de dégager de belles marges. Il est plus avantageux de lancer des machines avec de nouvelles fonctionnalités qui vont faire leur marketing toutes seules et dégager plus de bénéfices, mais des marques qui lancent des produits aux fonctionnalités parfois encore balbutiantes. Entre ces deux extrêmes, il y a une galaxie de marques qui se positionnent un peu en retrait. Ne cherchant pas forcément à jouer sur les tableaux classiques mais en traçant leur propre voie. Souvent un bon moyen de séduire les plus frileux, les entreprises et ceux à la recherche de fonctions précises et maitrisées. Qidi fait partie de cette troisième catégorie.

Qidi Plus5 Combo

Qidi Plus5 Combo

La QIDI Plus5 est une évolution du modèle précédent, la QIDI Plus4. Une évolution technique qui ressemble à une réponse aux retours des utilisateurs, je vous disais que je n’avais aucune idée du mode de fonctionnement d’un ingénieur face à la tâche consistant à faire évoluer sa propre création technique. Mais écouter les remontées de ses clients semble être un bon point de départ pour réfléchir au futur de ses produits. C’est sans doute la meilleure méthode de travail pour commencer.

La QIDI Plus5 offre 18% de volume en plus

La QIDI Plus5 est une imprimante CoreXY à dépôt de filament. Si vous n’avez jamais eu d’imprimante 3D en main, cela peut paraître assez intimidant, mais en réalité le processus est assez simple. Une tête d’impression chauffe et fait fondre un filament de matière plastique en suivant des mouvements précis. Au fur et à mesure que le filament fond, le plateau qui réceptionne le filament descend sur un axe. Tant et si bien que la tête d’impression propose petit à petit une forme imprimée couche par couche. De cette simple opération, on peut déduire l’essentiel des éléments indispensables à une bonne imprimante. De la stabilité, de la précision et une régularité à toute épreuve. Tout l’enjeu pour un constructeur est donc d’améliorer ces éléments tout en les rendant toujours plus simples à exploiter. Tout en apportant diverses évolutions.

Sur la QIDI Plus5 on commence par découvrir une surface d’impression plus grande. La QIDI Plus4 imprime en 305 x 305 mm de côté sur 300 mm de haut. La 5 optimise l’espace pour proposer 320 x 320 de côté toujours sur 300 mm de haut. C’est 18% de volume en plus au total. De quoi imprimer, très facilement, un ballon de basket pour adulte (un ballon de basket taille 7 mesure 250 mm de diamètre environ). Cette évolution technique qui intéressera les utilisateurs voulant profiter d’une grande capacité de production.

Point assez important de l’équation proposée ici, l’imprimante propose cette évolution en taille comme une énorme optimisation de l’espace d’impression interne. Il est bien entendu très simple de proposer un plus grand volume en augmentant simplement les dimensions de l’imprimante. Pour comprendre le travail mené par les équipes de la marque, il faut mettre en perspective les chiffres de l’encombrement des deux machines.

Imprimante Volume d’impression Encombrement global
QIDI Plus5 320 x 320 x 300 mm 500 x 488 x 558 mm
QIDI Plus4 305 x 305 x 300 mm 505 × 487 × 550 mm

L’utilisateur gagne donc 15 cm de côté pour 8 mm de plus en hauteur, 5 mm de moins en largeur et 1 mm de moins en profondeur. Si la Qidi Plus5 est plus lourde avec 29 Kg au lieu de 27 Kg, la place occupée dans un atelier ou un bureau est quasi identique tout en imprimant des volumes plus conséquents. 

Une gestion impressionnante des températures

Deuxième élément important, les températures proposées par l’imprimante. La QIDI Plus5 propose une tête d’impression capable de monter à 370°C. Un chiffre très élevé pour un modèle de ce type qui va permettre d’exploiter de nombreux types de filaments et parmi les plus difficiles à imprimer1 tout en offrant des débits d’impression rapides. Sur des PLA+, généralement les plus simples à imprimer rapidement, on arrive à des débits de 4 cm³ par seconde. C’est l’équivalent de quatre petits dés de 1 cm3 expulsés de la buse d’impression chaque seconde pour être déposés sur le plateau.

Pour les plus hautes températures et les matériaux les plus contraignants, le constructeur propose en option une « climatisation » intégrée. Un circuit externe dédié qui va aspirer de l’air ambiant depuis l’extérieur et le diriger vers la tête d’impression afin qu’elle puisse offrir une température interne élevée sans surchauffe. Des détails qui assurent des impressions longues possibles même avec les matériaux les plus difficiles à imprimer. Cela servira sûrement beaucoup plus aux utilisateurs professionnels sortant en boucle de grandes pièces dans les matériaux les plus complexes. Il n’était pas justifié de le proposer par défaut pour tout le monde, d’autant qu’il augmente la note de 150€ en option.

Ces fonctions se conjuguent avec un ensemble d’autres éléments techniquement indispensables pour assurer une impression correcte. Le plateau propose une très forte densité de résistances pour couvrir une surface très homogène tout en chauffant rapidement. Cela permet non seulement de lancer très vite chaque impression s mais également d’éviter tout décollement des formes les plus imposantes.

Les objets les plus imposants ou avec une base très large ont naturellement tendance à se rétracter et à se relever si les bords du plateau ne sont pas homogènes en température sur la périphérie. Avec un maximum de 120°C, ce plateau peut servir de lit aux éléments les plus difficiles à imprimer. Il assurera une bonne liaison sur l’ensemble de la surface disponible.

Enfin, l’enceinte fermée de la QIDI Plus5 est également chauffée de manière à pouvoir conserver un bon débit et la viscosité nécessaire à la bonne impression de certains matériaux. Cette fonction débrayable sera gourmande en énergie mais indispensable au maintien de la chambre à sa température maximale. L’intérieur de la machine pourra ainsi être maintenu jusqu’à 65°C tout en consommant 500 watts. Évidemment, l’impression classique sera moins gourmande. La marque indique qu’une impression en PLA qui ne nécessite pas de chauffage de la chambre ne dépensera que 190 watts, un objet en ABS demandera jusqu’à 500 watts. 

Cette fonctionnalité ne sera donc pas utile pour des impressions 3D en PLA par exemple. Mais pour les composants les plus exigeants, la montée en température assurera une gestion fluide du travail.

L’ensemble de ces postes assurera non seulement une capacité de traitement des matériaux complète, mais également la possibilité d’une grande répétabilité technique de vos impressions. Une fois un filament testé et identifié, la machine pourra le gérer sans problèmes dans cet environnement fermé. Ce qui assure une excellente productivité. Il est souvent plus rentable de découvrir le filament qui correspond à ses besoins et de lui faire confiance plutôt que d’investir dans différentes marques suivant les baisses de tarifs du moment. Si vous identifiez un matériau fiable, restez-y fidèle pour éviter de jeter quelques mètres de matière pour régler votre imprimante.

Ces températures nécessitent également plus de précautions ! Si vous achetez une imprimante de ce type pour un usage personnel, il faudra obligatoirement veiller à ce qu’un enfant ne puisse pas s’approcher de l’engin, ouvrir la porte et toucher les éléments. Cela semble une évidence, mais entre le plateau et la tête d’impression, il y a de quoi se faire de jolis bobos.

QIDI a construit l’engin dans une enveloppe de matériaux ignifugés : métal et verre trempé. Si par malheur un feu se déclarait dans la Plus5 – un oubli de post-it sur le plateau ou de la poussière accumulée sur le filtre, par exemple, un départ de feu ne quitterait pas l’enceinte. Dernier point, avec toutes ces fonctions de chauffe, l’imprimante propose de sécher vos filaments trop humides. Un programme pour lancer ce type d’opération est directement disponible dans ses menus.

Enfin, détail non négligeable avec une machine de ce type, l’impression de certains filaments à haute température provoquant des fumées. L’air éjecté de la QIDI Plus5 est filtré par un dispositif complet sur trois niveaux qui va retenir 99.5% des poussières et des particules. Je ne conseille pas d’embarquer ce type d’imprimante dans un bureau ou une chambre, mais plutôt de l’intégrer à un atelier, un garage ou une pièce largement ventilée. Ce modèle a au moins le mérite de ne pas relâcher de particules autour d’elle. Il sera ainsi possible de diriger le flux d’air de l’imprimante vers l’extérieur avec une simple gaine. Quitte à aider ce flux à circuler avec un petit ventilateur en extraction. Si vous comptez imprimer beaucoup en ABS par exemple, ce type de filtre est indispensable. Ici QIDI a d’ailleurs pensé à une manipulation simple pour le changer facilement.

Une plus grande fiabilité technique

Autre point indispensable de l’offre actuelle, la fiabilité et la simplicité des impressions. Je sais que beaucoup d’utilisateurs sont encore frileux à l’idée de se frotter à l’univers de l’impression 3D. Autour de moi, énormément de monde a simplement peur de se jeter dans le grand bain. La raison est assez simple, depuis des années et des années les utilisateurs qui ont franchi le pas ressemblent souvent à des expérimentateurs un peu fous. Le nombre de personnes ayant enchaîné les galères avec leurs imprimantes 3D au fil du temps, la  quantité d’utilisateurs ayant simplement transformé des tonnes de filament en espèces de blobs fondus… Tout cela a taillé à cette technologie une réputation sulfureuse, et méritée. Un loisir étrangement chronophage et peu gratifiant. C’est fort compréhensible.

Une première couche parfaite, c'est le nouveau credo des constructeurs d'imprimantes 3D

Une première couche parfaite, c’est le nouveau credo des constructeurs d’imprimantes 3D

Mais depuis quelques années, la donne a changé. Les machines se sont améliorées, devenant toujours plus efficaces, plus simples et moins gourmandes en entretien. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on imprime aussi facilement en 3D que sur papier, mais l’écart s’est largement amoindri. Les machines arrivent désormais prêtes à l’emploi, prémontées en usine et testées avant d’être commercialisées. Les capteurs de défaillance sont désormais plus nombreux et les réglages de la majorité des imprimantes se font de manière totalement automatique. Les matériaux les plus classiques sont pris en charge sans aucune difficulté et les logiciels sont beaucoup plus précis et souples dans leur approche. De loisir de savant fou, l’impression 3D est devenu un vrai outil de production au quotidien.

Sur la QIDI Plus5 par exemple, c’est la tête d’impression elle-même qui va aller sonder la hauteur de l’ensemble du plateau avec de multiples points de contrôle. La tête vient toucher la surface où elle déposera la première couche de filament. Sans aucun intermédiaire ni opération au doigt mouillé pour deviner le bon espacement. Tout est automatisé par la machine. Cela permet de proposer une première couche parfaite, base de toute la structure qui reposera dessus et accroche indispensable de vos projets.

Le recours à des rails linéaires pour gérer les mouvements les plus réguliers possibles ainsi qu’un jeu de courroies 1.5GT permet également d’assurer un travail très rapide et régulier. Les rails linéaires empêchent toute dérive de la tête par rapport au plateau. Les courroies de 9 mm de haut avec des crans de 1.5 mm, plus précises que les modèles 2 mm classiques, offrent mécaniquement plus de finesse dans les mouvements. L’ensemble est plus fluide, plus réactif et plus apte à gérer une grande vitesse d’impression et les vibrations qui en découlent.

En pratique, ces éléments se traduisent par une plus grande fiabilité technique. Ce n’est pas anodin car cela suggère plus de temps de production que de réglages. Soit l’exact inverse des imprimantes d’il y a quelques années. Une fois votre base stabilisée et calibrée, l’impression ne sera pas plus compliquée que l’appui sur le bouton du logiciel d’impression. Il restera toujours des étapes techniques indispensables comme le changement de filament, mais là aussi des constructeurs comme QIDI ont largement amélioré les processus pour les rendre plus simples.

QIDI Plus5 Combo

QIDI Plus5 Combo

La QIDI Plus5 Combo propose une gestion multifilaments

Si le modèle de base de l’imprimante est monofilament, il est possible de lui adjoindre des modules complémentaires pour pouvoir piloter jusqu’à 16 filaments. Par défaut le modèle « combo » est livré avec un caisson qui alimentera la machine avec 4 bobines de matériaux. Si cela n’est pas indispensable, cette option aura plein d’avantages. Le premier étant bien sûr d’imprimer des objets en mélangeant les filaments pour profiter de couleurs variées ou de composants aux propriétés différentes. Mixer un filament souple avec un filament solide, intégrer un filament soluble au cœur d’un objet technique pour s’en débarrasser une fois imprimé en le plongeant dans l’eau. Créer des supports avec un PLA peu cher et imprimer l’objet avec un autre matériau plus onéreux.

On pourra également prototyper des objets avec un PLA entrée de gamme, vérifier leurs dimensions et leur fonctionnement puis les réimprimer avec des filaments très haut de gamme plus coûteux et longs a imprimer. Autre avantage, la possibilité de positionner plusieurs bobines du même filament pour pouvoir lancer un objet de grande taille sans risquer de voir le travail s’arrêter au milieu, dans l’attente qu’on recharge la machine.

Le second gros point fort de ces modèles « Combo » étant évidemment de mélanger les matériaux pour créer des objets colorés dans la masse. Cela améliore évidemment leurs qualités esthétiques et permet de sortir des objets durablement colorés. Des objets très proches du rendu d’un produit commercial.

Cela n’est pas sans contrepartie et sur ce type d’imprimante, cela suppose un changement de filament par couche de chaque couleur. Cela produit des déchets de purge et fait littéralement exploser les temps d’impression, mais le résultat est souvent surprenant de qualité. Cela ouvre dans tous les cas de grandes possibilités d’explorations techniques.

Une surveillance complète de vos impressions.

La QIDI Plus5 propose un panneau avant en verre qui va permettre de voir l’impression se dérouler facilement. Deux petites fenêtres sont également disponibles sur le haut de l’imprimante pour pouvoir y jeter un coup d’œil rapide. Sur un modèle CoreXY, le plateau est en haut de l’imprimante au début de l’impression et descend ensuite couche par couche. Tant et si bien que la toute première phase d’impression, qui peut être délicate, sera visible par ces petites ouvertures.

La partie haute sera également transparente mais, si vous choisissez un modèle « combo », elle sera bouchée par la partie prenant en charge les bobines de filament.

Tout le reste de l’impression sera visible par les mêmes ouvertures et la QIDI propose en plus une surveillance par webcam FullHD. Celle-ci se trouve enfermée dans la chambre d’impression et propose non seulement un flux vidéo en direct pour suivre vos travaux mais également des outils de contrôle. Le flux sera pratique si vous changez de pièce ou que votre impression dure longtemps. Il permettra également de réaliser les fameux Timelapses de construction en accéléré des objets.

La caméra propose également des fonctions de contrôles automatisés. D’abord une surveillance du plateau qui va détecter la présence d’objets qui n’ont pas à y être et vous prévenir le cas échéant. Une autre fonction intéressante consistera à ignorer un objet ayant un défaut. Imaginez un plateau de plusieurs éléments dont un serait problématique. Pour une raison ou une autre, un d’entre eux s’imprime mal. Au lieu de laisser l’impression de cet objet se poursuivre, la caméra va détecter le problème et décider de ne plus l’imprimer.

La prochaine fois que l’imprimante sera censée déposer du filament dans sa zone, elle passera directement à la zone d’après. Cela évite d’extruder des matériaux qui pourraient altérer le reste de l’impression. Outre le temps gagné, cela va éviter de transformer un plateau avec une grande majorité d’objets parfaitement imprimés en un gros gâchis. Les fonctions classiques de détection d’objets mal imprimés sont toujours là. Les fameux filaments qui se transforment en « spaghettis » ou les bases qui se décollent du plateau généreront quant à eux des alertes.

La QIDI Plus5 intègre également une nouveauté intéressante avec la présence d’un grand bandeau LED RGB sous le plateau d’impression. Celui-ci permet de voir d’un seul coup d’œil, à distance, l’état de l’imprimante. Si elle est en mode veille, si elle est en préchauffage ou si une impression est en cours. Cela n’a l’air de rien mais c’est une excellente idée puisque si vous enfermez votre appareil dans un atelier ou un garage et que vous voulez voir où cela en est sans passer par une application, il suffira de lever les yeux vers la machine pour être renseigné sur son activité en corus.

Une architecture solide

Le reste de la machine propose une approche assez classique avec un ensemble de fonctionnalités sans grandes surprises. La QIDI Plus5 propose un écran de 4 pouces de diagonale en 800 x 480 pixels tactile. Un petit affichage orientable et lisible qui permettra de piloter en direct la machine comme de suivre l’avancement des travaux. On pourra appeler depuis celui-ci un fichier stocké sur une clé USB ou vérifier combien de temps il reste avant la fin d’une impression. À noter que le port USB est situé sur la partie haute, à gauche de la face avant. Cela parait être un détail, mais le nombre d’imprimantes qui proposent un port USB sur l’arrière ou les côtés dans des endroits tarabiscotés est incroyable. Comme si les personnes qui les conçoivent ne les utilisaient jamais réellement.

La vérité est plus simple, ce n’est pas économique de faire ce genre d’ajustement. Il faut transporter le signal USB jusqu’à un endroit éloigné de la carte mère, qui est souvent positionnée à l’arrière de l’engin. C’est un coût matériel et du temps de montage supplémentaire pour un élément rarement mis en avant. Cela explique pourquoi les ports USB se retrouvent souvent coincés à l’arrière des machines… Ici la clé USB sur la même face que l’écran qui permettra de la contrôler et cela évitera pas mal de contorsions.

Un positionnement pas idéal...

Un positionnement pas idéal… Entre la table légère peu stable et la pièce à vivre, ce n’est franchement pas un palcement conseillé…

L’ensemble de la machine est construit avec une structure de métal pour proposer une fondation solide. Avec des vitesses d’impression élevées, les vibrations causées par l’engin nécessitent un cadre de ce type. La tête d’impression peut se déplacer à 600 mm/s et propose des accélérations à 20 000 mm/s. Cela reste évidemment de la théorie puisque tout dépend du matériau employé et de sa fluidité lors de la phase de chauffe. Les impressions plus rapides provoquent des vibrations qui sont compensées directement par l’engin. Le plateau magnétique souple livré propose deux faces aux textures différentes. Cela permet de décoller facilement les objets sans avoir à recourir à une spatule. Les fonctions classiques de reprise en cas de coupure de courant ou de détection de fin de filament sont évidemment disponibles. 

Enfin, la buse d’impression pourra être changée. Livrée en 0.4 mm elle pourra être remplacée par des solutions 0.2, 0.6 et 0.8 mm. Cette opération nécessitera un tournevis classique. De nombreux fabricants proposent aujourd’hui des changements sans outil, la marque n’a pas jugé utile de travailler ce poste. Probablement qu’il ne s’agissait pas d’une demande spécifique des utilisateurs.

La QIDI Plus5 propose une double connexion réseau pour un pilotage distant et la récupération des signaux vidéo. On découvre un Wi-Fi que l’on pourra piloter directement depuis l’écran de contrôle ainsi qu’un port Ethernet. L’imprimante est évidemment compatible avec la suite logicielle QIDI Studio mais elle supportera aussi des logiciels tiers comme Cura ou Orca.

Des tests complets sont en cours

L’imprimante est imposante et a demandé des ajustements pour pouvoir être véritablement testée. Il a fallu procéder à quelques déménagements pour la glisser dans mon atelier. C’est d’ailleurs un élément à prévoir si la machine vous intéresse. La marque prévient qu’il faut de l’espace autour de l’objet pour le manipuler, changer de filaments et laisser la chaleur se dissiper. La machine propose un volume de 620 x 630 x 700 mm et il vaut mieux prévoir un peu d’espace en plus pour être à l’aise dans sa manipulation.

Je vous ferai un retour plus complet d’ici la fin du mois. Le temps de tester différents matériaux à différentes vitesses et de voir ce que l’ensemble a vraiment dans le ventre ainsi que sa facilité de prise en main. L’installation et la mise en place n’ont demandé aucune compétence particulière à part de pouvoir déplacer 29 kilos à bout de bras. Après un branchement sur le port Ethernet situé à l’arrière, la détection réseau et le préréglage de l’imprimante se sont faits sans aucun souci. J’ai également pu approcher les pages de QIDI Maker, le nouveau site proposant des objets à imprimer de la marque. Une première mise à jour de firmware a été installée très facilement. Elle proposait des informations précises sur ses améliorations et son déploiement. Pour le moment la gestion par le site du constructeur comme le déploiement de la machine sont exemplaires. L’emballage est parfait et le kit livré avec outils, accessoires, documentation et pièces est parfait. Avec tout ce qu’il faut pour piloter la machine directement fourni par la marque.

Dernier point, le tarif. La QIDI Plus5 n’est pas une imprimante entrée de gamme, vous l’aurez compris, il s’agit d’un engin à mi-chemin entre l’imprimante grand public et le matériel pro. D’abord parce qu’elle demande de l’espace et reste pensée pour imprimer beaucoup de matériaux sérieux. À 749€ par défaut, c’est un bel investissement à consentir et demande donc d’y réfléchie à deux fois. Pour le lancement de la machine QIDI propose une remise de 50€ si vous leur laissez votre email. Cela fait tomber l’imprimante à 699€ et QIDI la livrera avec 1 Kg de filament.

La version « Combo » avec le caisson embarquant 4 filaments est proposée à 899€ et bénéficie toujours de ces 50€ de réduction et donc d’un prix final de 849€. À noter que si vous avez été client de la marque par le passé, vous pouvez bénéficier d’une remise de 80€ en vous rendant sur cette page.

Voir l’offre sur QIDI EU

Si vous avez des questions techniques, des demandes particulières ou autre sur l’imprimante que je pourrais adresser dans mon test, n’hésitez pas à les indiquer en commentaires.

Si vous voulez voir l’imprimante en action, certains vidéastes spécialisés ont proposé des tests complets de la machine. Parmi les plus intéressants, je vous conseille celui-ci de la chaineAnglophone 3DPrinterMike :

La chaîne francophone TechNapa a également pris en main la machine :

J’essaierai de faire aussi bien qu’eux !

QIDI Plus5 : impression 3D grand format ultra précise (Présentation) © MiniMachines.net. 2026

La révolution IA de Jony Ive est une enceinte connectée…

L’image d’illustration est une radio de Dieter Rams, voir plus loin

Le vieux fantasme d’un assistant à la Jarvis dans Iron Man a la peau dure. Le projet révolutionnaire annoncé par IO, la société de Jony Ive créée après son exfiltration d’Apple, sera une bête enceinte connectée à une IA d’OpenAI. Une révolution de pacotille donc.

Jony Ive avait présenté son projet avec de grands superlatifs. Évoquant un objet plus révolutionnaire que le premier smartphone d’Apple. Au final, il s’agira d’une énième interface entre une IA LLM et un humain. Interface qui pourra enregistrer vos questions et proposer des réponses. En, proposant en prime une petite solution de reconnaissance faciale au travers d’une caméra.

La différence entre ce produit et ceux déjà présentés par d’autres startups du genre comme Rabbit ou Humane. C’est qu’OpenAI dispose de sa propre IA, de ses algorithmes et de ses serveurs. Il ne compte donc pas sur un tiers pour effectuer ce travail à leur place. Pour le reste, c’est sur le papier assez identique. 

Jony Ive et Sam Altman

OpenAI a dépensé 6,5 milliards de dollars pour acquérir IO. Un studio de design qui va proposer peu ou prou la même chose que tout le monde. Une nouvelle interface qui accédera à son service. Au menu des atouts de l’objet, la présence d’une caméra qui pourra analyser son environnement. Une approche semblable aux gadgets des startups précédentes et déjà présente dans…. tous les smartphones. Un micro permettra de comprendre une conversation ou un ordre. Là encore, une fonction déjà intégrée dans l’appareil présent dans votre poche. Petit bonus ? La promesse d’une solution de reconnaissance faciale permettant de valider des achats… Là encore, une fonction biométrique très semblable à ce que les smartphones modernes proposent.

Difficile de trouver de l’intérêt pour le produit annoncé pour 2027. Mis à part qu’il se positionnera chez vous et sera donc encore plus intrusif qu’une enceinte connectée d’Amazon ou Google. OpenAI voit ce produit comme un moyen de proposer des interactions continues avec son LLM. On pourra avoir une conversation avec ChatGPT de manière naturelle, sans recourir à un PC ou un smartphone. De quoi s’enfoncer encore un peu plus dans l’illusion d’une amitié ou d’une véritable écoute.

OpenAI ne s’en cache pas et voit dans ce gagdet une présence permanente dans la maison, un objet qui deviendra vite le recours parfait à toutes les questions du quotidien. Une présence qui posera vite question car elle supprimera ce qui sauve encore un peu les utilisateurs des IA de ce type. La possibilité de contrôler ce qui est proposé. Sans écran ni clavier pour vérifier la réponse proposée par l’interface, l’objet impose de faire confiance à l’IA. Et cela même si elle vous raconte n’importe quoi, comme c’est très souvent le cas.

Comme je n'ai pas de photos de l'enceinte de Jony Ive, je vous propose celle de Dieter Rams et de sa petite radio. Une *large* source d'inspiration des appareils modernes...

Comme je n’ai pas de photos de l’enceinte de Jony Ive, je vous propose celle de Dieter Rams et de sa petite radio. Une *large* source d’inspiration des appareils modernes…

Reste qu’il va être difficile de séduire le public, même avec Jony Ive

L’enceinte de Jony Ive devrait être proposée entre 200 et 300 dollars… en plus d’un abonnement au service. Il est impossible pour OpenAI de ne pas proposer un abonnement à OpenAI avec l’objet. Sinon on se retrouvera dans la même impasse que le Rabbit R1. Imaginez que chaque requête effectuée sur l’appareil coûte quelques dollars en calcul aux centres de données d’OpenAI, même vendue à 300 $ pièce, l’enceinte dépasserait la marge réalisée en quelques heures de test. Même avec un abonnement payant, il est difficile d’imaginer une rentabilité à ce type d’appareils. Si le prix de chaque requête effectuée sur un LLM comme OpenAI est secret et qu’il est délicat de l’estimer, il existe. Et un appareil de ce type ne peut donc pas durer sans un abonnement.

Sans même parler du débat écologique lié au coût de l’analyse des questions et du calcul des réponses. Le coût en énergie et en eau d’un déploiement massif de ce type d’appareils semble déjà monstrueux. Il pourrait empirer à terme car OpenAI travaillerait également sur d’autres outils dérivés du même principe. En particulier des lunettes connectées. Et cela en plus d’autres acteurs du monde de l’IA qui seraient en train de réfléchir aux mêmes types d’appareils. Comme Apple, l’ex-employeur de Jony Ive.

Source : 9to5mac

La révolution IA de Jony Ive est une enceinte connectée… © MiniMachines.net. 2026

Corsair change de packaging pour sa mémoire vive

Afin de lutter contre les voleurs et contre les arnaques, Corsair a décidé de changer l’emballage de sa mémoire vive. Si vous recevez ce nouveau format de mémoire vive inhabituel, pas de panique, c’est tout à fait normal.

La hausse continue des prix de la mémoire pousse certains constructeurs à prendre des mesures contre le vol et la fraude. C’est le cas de Corsair qui annonce un nouveau packaging pour sa mémoire vive. Celui-ci promet de rendre toute ouverture visible et de laisser parfaitement voir les références de mémoire à l’intérieur.

Depuis le début du mois de janvier, les stocks des mémoire vive Corsair double barrette ont été progressivement remplacés. Les références de modèles Vengeance DDR5 sont ainsi affectées. Qu’il s’agisse de séries RS d’entrée de gamme, de variantes classiques ou des modèles à LEDs RGB, toutes ont droit à ce nouvel emballage. L’ancien paquet opaque en carton disparaît. Corsair l’a transformé en une enveloppe de plastique recyclé transparente.

Corsair

Corsair : nouvel emballage au premier plan, ancien emballage au second plan.

Corsair s’adapte au marché

Le plastique rigide est protégé par une large étiquette qui précise les caractéristiques de la mémoire et scelle l’ensemble. Cette étiquette agit comme un sceau de sécurité, une fois ouverte, elle laisse une trace visible sur le paquet. L’idée est d’éviter les arnaques de remplacements. Ces derniers temps, de plus en plus de particuliers comme de revendeurs ont la mauvaise surprise de découvrir des boîtes de mémoire où les barrettes ont été remplacées par d’autres modèles. Un achat de DDR5 qui se solde par de la DDR3 à l’ouverture du paquet. Un margoulin ayant eu la mauvaise idée de remplacer les barrettes dans le paquet.

Problème d’autant plus délicat que la personne victime de ce type d’arnaque peinera à se faire entendre du vendeur, ce dernier ignorant si le client est de bonne foi ou non. Avec ce système de boîte plastique, non seulement on peut vérifier si les composants achetés sont les bons au travers de l’emballage, mais également s’apercevoir immédiatement si celui-ci a été déscellé.

Corsair

Corsair : nouvel emballage

Ce changement va aussi permettre de lutter contre les retours frauduleux. Quand de petits malins commandent de la mémoire vive et demandent un retour quelques jours après en renvoyant d’autres références de mémoire vive. Face au nombre important de retours, certaines enseignes se contentaient de ne vérifier que le poids des emballages pour voir s’ils correspondaient à ce qu’ils avaient envoyé. En substituant de la DDR5 par de la DDR3 on pouvait assez facilement tromper ce type de contrôle. Désormais les vérifications se sont améliorées et le personnel peut comparer directement le design des modules avec une image de référence sans même ouvrir le paquet. Une étape importante pour éviter qu’un autre client se fasse livrer la mauvaise référence à son tour.

RAM d’occasion sur LeBonCoin : attention danger !

Corsair change de packaging pour sa mémoire vive © MiniMachines.net. 2026

Micron abandonne mémoire et SSD grand public

Depuis plusieurs semaines les nuages s’amoncèlent autour du secteur de la mémoire et du stockage. Dernier rebondissement en date, l’abandon pur et simple de Micron du secteur grand public. Ses SSD et ses mémoires DDR Crucial ne seront désormais plus dirigés que vers les professionnels.

Énième épisode d’un jeu de domino qui n’en est qu’à ses débuts, Micron lâche la barre grand public pour sa production de mémoire et de stockage. Quand je parle d’un phare sur ce marché, c’est parce que le fabricant est présent sur ce segment depuis presque 30 ans et qu’il sert souvent de repère pour placer les autres acteurs. Avec la marque Crucial, Micron propose des références fiables et efficaces qui, sans briller particulièrement, sont toujours un bon moyen de positionner le marché.

« En cas de doute, il faut prendre du Crucial ». Cette phrase je l’ai prononcée plus d’une fois pour conseiller des gens. Parce que si ce n’est pas forcément le meilleur prix ni la plus performante, c’est toujours un produit stable et efficace avec une vraie garantie. 

Micron

Le choix d’arrêter le secteur grand public va faire disparaitre les barrettes mémoire et les SSD Crucial des rayons. Difficile de savoir pour le moment si les contrats proposés à ses partenaires industriels vont toujours être honorés dans le futur. Micron propose en effet des composants à différents grands intégrateurs de portables et de MiniPC. Il est possible que ces contrats perdurent et que seuls les pièces détachées qui sont vendues en direct sous la marque Crucial disparaissent.

Comme je vous l’explique depuis plusieurs jours, la situation se tend de plus en plus chez les fabricants de mémoire vive. Si un constructeur à un arbitrage à faire entre avancer la production, fabriquer, livrer des dizaines de références à des milliers de revendeurs, gérer leur SAV et assurer le marketing des produits en forte concurrence. Ou n’avoir à livrer en direct qu’une poignée de clients quelques références qui seront payées rubis sur l’ongle à des tarifs laissant des mages plus conséquentes… La réflexion à mener ne prendra pas beaucoup de temps.

Crucial, la branche grand public de Micron

Crucial, la branche grand public de Micron

Évidemment, cette annonce conduira à des licenciements. Les antennes locales verront leur personnel reclassé en interne… Un vœu pieux pour une entreprise qui va forcément réduire sa voilure et concentrer sa masse salariale sur un territoire forcément beaucoup plus petit. Autres dégâts collatéraux de ce changement de cible, les éventuels contrats de sponsor de la part de Micron / Crucial, en particulier sur le terrain du eSport, vont probablement tous s’arrêter. La marque n’ayant plus besoin de communiquer auprès du grand public.

Micron annonce un calendrier rapide

Les livraisons actuelles suivront leur cour jusqu’en février prochain. À partir de cette date, plus aucune barrette de mémoire ni aucun SSD Crucial ne sera disponible en rayon. En pratique, les stocks devraient s’assécher assez rapidement. Et le prix partir à la hausse. Beaucoup de professionnels et d’intégrateurs chercheront sans doute à mettre la main sur des références Crucial qu’ils emploient depuis longtemps pour maintenir la cohésion des parcs dont ils ont la gestion.

Les produits Micron conserveront leurs garanties après cette date. Les clients finaux qui rencontreront un problème avec les produits pourront compter sur une prise en charge dans les termes classiques de leur garantie à partir de leur date d’achat.

Reste à savoir l’impact de cette annonce sur les concurrents du groupe. Est-ce que cela va donner des idées à d’autres fabricants de mémoire ? Est-ce que Micron a simplement saisi l’opportunité de signer un contrat qu’il n’était possible de piloter qu’en élaguant totalement sa branche grand public ? Difficile de savoir ce qui est entré en jeu, mais les sommes doivent être colossales. Parce que Micron et Crucial viennent de tirer un trait de plume sur 29 années d’investissement marketing.

On imagine que les sommes en jeu sont énormes. Maintenant que ce premier acteur est tombé, les gestionnaires des datas center vont pouvoir diriger encore plus d’argent vers ses concurrents pour tenter de sécuriser des capacités d’installation encore plus importantes et ne pas se laisser distancer.

La hausse de la mémoire vive va impacter tout le secteur

HP réagit face à la hausse de la mémoire vive

Micron abandonne mémoire et SSD grand public © MiniMachines.net. 2025

Corsair AI Workstation 300 : un autre clone sous AMD Strix Halo

Manque d’imagination ? Déficit d’ingénieurs ? Peur de ne pas parvenir à en vendre suffisamment pour rentabiliser de la R&D ? Je n’en ai aucune idée mais le Corsair AI Workstation 300 est le énième clone de la même solution.

À bien regarder la connectique et le format du Corsair AI Workstation 300, on retrouve exactement la même disposition de port et de ventilation que les autres MiniPC sous Strix Halo présentés depuis le début de l’année. Le dernier en date était le Colorful SMART 900 en juin dernier, mais avant lui, il y avait eu le FEVM FA-EX9, le AOKZOE et le PELADN Y01. 

Je n’ai aucune idée du pourquoi ou du comment, peut-être que cette carte mère, ce dispositif tout entier est simplement le reflet d’une solution proposée en amont par AMD lui-même. Une sorte de carte de travail pensée pour le Ryzen AI Max+ 395 et qui s’avère très performante. Les constructeurs n’ayant alors plus qu’à recopier ce design en usine pour obtenir une solution prête à l’emploi et efficace.

Toujours est-il que ce nouveau venu n’est qu’un emballage de la même solution et que Corsair n’apporte ici rien de vraiment neuf à cette gamme de puces Strix Halo. On retrouve un châssis en métal sur ce boitier de 9.65 cm de large pour 18.84 cm de profondeur et 24.75 cm On retrouve ici exactement la connectique des machines précédentes présentée dans un décor différent.

On retrouve donc, ici, de gauche à droite un bouton de démarrage, un second bouton programmable, apparemment pour les ventilateurs internes, un lecteur de cartes SDXC, un port USB4, deux USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm. Pas difficile, je n’ai eu qu’à copier-coller la connectique des modèles précédents.

A l’arrière, même topo. Si on compare cette image à l’arrière du Colorful, on se rend bien compte qu’il s’agit de la même machine. Cela me donne envie de jouer à un jeu des « une » différence avec le modèle Colorful ci-dessous :

Avez-vous trouvé ce qui différencie les deux engins mis à part le boitier ? C’est simple, Corsair a « bouché » l’entrée d’alimentation au format JACK encore présente sur le prototype du Colorful SMART 900… C’est la seule chose qui change d’une machine à l’autre. Pour le reste, c’est encore un calque parfait. Mêmes connecteurs, mêmes ailettes, même forme d’ouïes de ventilations…  Alimentation intégrée et petit ventilateur associé. Même la forme et le placement des vis est identique…

On retrouve donc un Jack audio, un Ethernet, un USB 3.x Type-A, un USB 3.2 Type-C, un DisplayPort, un port vidéo qui semble être un HDMI et deux USB 2.0 Type-A.

Trois modèles de cette Corsair AI Workstation 300 seront proposés. Le haut de gamme est prévu en version Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de LPDDR5X et 4 To de stockage NVMe. Une version qui vise précisément les amateurs d’IA. La puce Strix Halo d’AMD est parfaite pour embarquer ce type de calcul avec la possibilité de satisfaire leur gourmandise en RAM en exploitant les 40 Compute Units RDNA 3.5 de son circuit Radeon 8060S. Prix de cette bébête, 2399€. Un prix élevé pour un particulier, une blague pour un pro qui veut embarquer un LLM en interne.

Le modèle suivant est un peu moins musclé avec une version sous Ryzen AI Max 385, toujours 64 Go de mémoire et 1 To de stockage de base. Joujou tout de même à  1999.99€.

Mon intuition me dit que l’objectif de Corsair est de vendre une assurance. Ses modèles sont plus chers que ceux des concurrents mais la marque jouit d’une bien meilleure réputation que Colorful, PELADN ou AOKZOE aux USA. Un acheteur d’entreprise ne passera pas commande d’un PC en import à 2300$ mais n’aura pas de souci à acheter exactement la même machine emballée dans un boitier de la marque Corsair. Il y a donc là un coup à jouer intéressant pour le constructeur qui pourrait en profiter à plein, même si son travail se borne à emballer à nouveau une carte mère qui n’est pas de son cru. Si on compare l’offre de Corsair à celle d’HP par exemple, il n’y a pas photo. Les engins d’HP sont séduisants mais leur modèle Ryzen AI Max+ Pro 395 en 128 Go / 4 To est listé à 6700$…

Corsair AI Workstation 300 : un autre clone sous AMD Strix Halo © MiniMachines.net. 2025

❌