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CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC

Je découvre depuis avant-hier des dizaines et des dizaines de remontées suite à une simple recherche sur les mots clés CRP DISABLD. Il semble que cela soit un mal qui affecte un nombre incalculable de périphériques PC au format USB : souris, claviers, casques et même webcam, écrans ou vidéo projecteurs. Et cela depuis plus de 10 ans.

De nombreuses marques sont touchées, Asus, Razer, NZXT, LG, Corsair… Avec à chaque fois le même scénario. Un périphérique qui fonctionnait jusque-là parfaitement n’est soudainement plus reconnu par le système. C’est généralement visible après le redémarrage d’une machine ou un changement de port USB. Le système ne réagit plus lorsque vous manipulez le périphérique et il affiche alors soit directement, soit par l’entremise de votre pilote, le message « CRP DISABLD ».

CRP DISABLD

Ce message est accompagné d’un comportement surprenant. Votre souris, votre casque, votre webcam ou votre clavier USB sont vu comme… une clé USB. De fait, vous pouvez découvrir en le branchant qu’il se comporte comme un nouveau stockage dans votre gestionnaire de fichiers. Pas une très bonne affaire car il ne peut contenir que quelques mégaoctets au mieux. Ce stockage qui ne contient en général qu’un seul et unique fichier. Quasiment toujours le même, appelé firmware.bin. Ce fichier est accessible en lecture, il peut être ouvert et le fichier lu. Il est plus rarement possible d’y écrire pour modifier des données ou les remplacer.

10 mois d'attente sans réponse du SAV.

10 mois d’attente sans réponse du SAV.

Pas de réponse de nombreux SAV

J’ai pu retrouver des traces de ce CRP DISABLD sur des forums et des SAV de différents fabricants depuis… 2014. À chaque fois, le même scénario est décrit par les utilisateurs. Leur périphérique ne donne soudainement plus aucun signe de vie. Leur système leur explique même qu’il faut d’abord éjecter les périphériques de stockage avant de les déconnecter alors qu’ils viennent de débrancher leur souris pour « tenter un autre port ».

Un an, zéro réponse

Un an, zéro réponse

Et, très souvent, les questions posées par les internautes aux différents supports sont « sans réponse »2. Les sujets restent ouverts pendant des semaines sans que l’utilisateur ne trouve d’aide. D’autres fois, des internautes tentent d’aider mais « tapent à côté ».

Tout simplement parce qu’il n’y a pas vraiment de réponse possible. La plupart des souris, webcams et autres appareils touchés par le bug ne peuvent pas être réparés. Les internautes posent des questions, s’énervent et abandonnent. Souvent les modérateurs des forums jouent la montre. Au pire, ils font le mort ou ferment les demandes de support sans raison. Au mieux, ils invitent à contacter un service après-vente par téléphone ou via un chat.

Personne ne sait vraiment d’où vient le bug CRP DISABLD

Je n’ai pas encore poussé mon analyse au maximum mais j’ai fait le tour des différents bugs et j’en suis arrivé à une conclusion assez simple. Le problème naît tout bêtement d’une erreur de « firmware » du périphérique. Pour une raison ou une autre, le fichier qui explique à l’ordinateur comment il doit piloter l’appareil n’est plus fonctionnel. Il n’est plus lu comme un « guide de procédure » par la souris ou le clavier mais comme un fichier tout à fait banal par l’ordinateur, sans filtre.

Lorsqu’un périphérique est alimenté par le port USB d’un PC, il est alors piloté par une puce, un microcontrôleur, qui va instantanément lire le firmware embarqué. Celui-ci recense toutes les actions possibles et tout le catalogue des équipements embarqués. Les clics, le défilement de la molette et les déplacements pour une souris. Les touches pour un clavier, la manière de piloter la caméra et le micro pour une webcam. Si ce firmware est absent, illisible ou non pris en compte, le système d’exploitation de votre ordinateur ne peut pas exploiter ces éléments pourtant toujours fonctionnels. Il ne voit que la connexion USB qui mène à la mémoire de l’appareil. Rien d’autre.

Or, il semble assez courant que ce firmware devienne illisible, ce qui mène au bug CPR DISABLD. La raison de cette altération peut être très variable. On pense évidemment à une erreur de mise à jour du périphérique ou à un débranchement de celui-ci pendant cette mise à jour. Il semble évident que les fichiers puissent se corrompre avec le temps ou que différents bugs techniques finissent par les altérer.

Pour avoir lu plus d’une trentaine de descriptions de ce problème chez différentes marques, le scénario évoque toujours la même chose : un matin, ce qui fonctionnait très bien la veille, ne fonctionne plus. Et personne ne sait vraiment pourquoi.

Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent

Sur un écran LG, la facture matérielle est salée, alors des tutos existent

Un bug qui n’a pas toujours de solution… économique

Ce qui embête le plus les différents SAV, c’est qu’il n’existe pas de solution. Enfin, pas vraiment de solution économique au problème. Certains appareils peuvent être réparés très facilement. C’est le cas le plus souvent des produits les plus haut de gamme. D’autres ne peuvent tout simplement pas être dépannés. Enfin, façon de parler. Parce qu’en réalité, mécaniquement parlant, les appareils sont parfaitement fonctionnels. Simplement, de nombreux constructeurs ne prévoient pas d’option pour pouvoir reflasher leurs périphériques si le firmware n’est plus reconnu.

La majorité de ces appareils disposent d’une fonction de flashage de mémoire permettant de les actualiser. Mais, malheureusement, pour que la procédure fonctionne, il faut que l’appareil en difficulté signale sa présence au logiciel de mise à jour installé sur votre PC. Or une souris qui n’a plus de firmware ne communique plus correctement avec le reste du système, elle ne dit plus qui elle est. Le logiciel de la marque ne la voit pas et il est alors impossible de forcer une mise à jour.

Certains constructeurs ont une parade. C’est le cas de NZXT par exemple. Qui propose une solution toute bête : l’utilisateur peut simplement remplacer le fichier firmware.bin défectueux avec un simple copié-collé. Lorsque le bug CRP DISABLD touche un de leurs claviers et qu’il apparait comme une clé USB. Un remplacement de firmware suffit. On débranche ensuite son clavier, on attend un peu pour être certain que la maigre mémoire embarquée soit désalimentée et se vide. Puis on rebranche pour retrouver un clavier fonctionnel. Valve avait proposé la même procédure pour son Steam Controller en 2015.

Pratique mais, au dire de certains, dangereux. Un système aussi libre d’accès serait la porte ouverte à l’envoi discret d’un firmware pouvant contenir un keylogger. Un petit bout de programme permettant d’enregistrer et de transmettre toutes les frappes d’un clavier, par exemple. Ce scénario parait un peu tiré par les cheveux car il supposerait une infection du matériel et du logiciel sur votre machine. D’une part, les protocoles qui pilotent ce type de périphérique sont très limités. Mais surtout, à partir du moment où vous avez un programme sur votre PC dont la tâche serait d’infecter votre périphérique, il n’est pas utile d’aller plus loin. Ce programme peut déjà infecter le système. Tout peut déjà être intercepté. On imagine mal une solution qui rendrait la tâche plus compliquée et moins fiable pour un pirate en doublant l’infection logicielle tout en la rendant sensible à un changement de matériel.

Pour d’autres appareils et d’autres marques, il faut recourir à l’appui sur un bouton ou à une manipulation de touches spécifiques. Manipulations qui vont ouvrir les droits en écriture sur cette mémoire qui n’est que lisible par défaut. Si vous avez déjà travaillé avec un microcontrôleur, c’est l’équivalent du bouton BOOT ou ISP présent sur beaucoup de montages, bouton qui ouvre les droits en écriture pour programmer un appareil. 

Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode "flashage"

Sur un forum Asus le modérateur explique une procédure à effectuer sur une souris pour entrer en mode « flashage »

Problème, la majorité de ces périphériques ne proposent pas ce bouton. Pour des raisons économiques et peut-être pour des raisons de sécurité, les constructeurs ne les proposent plus. Il existe parfois deux points de contact sur le circuit imprimé de l’appareil qui permettent de remplacer ce bouton, mais ils ne sont pas accessibles sans désosser totalement l’appareil. 

Une folie écologique

Résultat, de nombreux services après-vente n’ont pas d’autre choix que d’assumer la reprise d’une souris, d’un clavier ou d’un casque pourtant parfaitement fonctionnels. Il faut rapatrier l’objet, l’ouvrir, faire le point de contact et forcer le firmware avec un outil spécifique. Puis renvoyer le périphérique vers le client. Un processus coûteux, trop coûteux, surtout pour des objets dont le prix en sortie d’usine ne dépasse rarement que quelques dollars.

Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés

Pour un câble sans fil, il faut couper tous les câbles livrés

La « solution » alternative trouvée est donc de forcer le client à jeter sa souris, son clavier ou sa webcam à la poubelle avant de lui renvoyer un autre produit. Et cela malgré le fait que cette erreur CRP DISABLD n’affecte en rien le fonctionnement matériel du produit. Comment forcer un client à jeter une souris à la poubelle à distance ? Rien de plus simple. Vous lui demandez de prendre en photo l’objet avec l’ensemble de ses câbles coupés. Chez Razer, il y a un guide qui décrit comment couper le cordon de sa souris, son enceinte et de bien d’autres appareils. 

Il faut le faire en suivant un certain protocole : exposer le numéro de série du périphérique défaillant sur la photo, inscrire son numéro de dossier sur un papier et montrer de manière explicite le cordon de l’appareil coupé. Une fois le cliché pris, on l’envoie au SAV de la marque qui valide ensuite l’envoi d’un nouveau périphérique.

On comprend que la procédure est là pour éviter que les internautes ne demandent un nouveau produit en disant que le leur n’est pas fonctionnel, ce qui serait évidemment impossible à assumer pour les marques. En forçant la destruction du produit, le SAV est certain que la procédure ne sera pas utilisée frauduleusement. Mais il y aurait des alternatives en proposant simplement de pouvoir remonter un fichier firmware.bin aussi simplement que le fait NZXT.

Que faire donc si vous rencontrez ce problème de CRP DISABLD ?

Pas grand-chose d’autre que de contacter le fabricant si vous êtes sous garantie. Il vous guidera sur les éventuelles procédures de sauvegarde et proposera de télécharger des outils de mises à jour pour tenter de récupérer votre matériel. Cela échoue souvent mais n’hésitez pas à réclamer dans ce cas un remplacement du produit. Si vous n’êtes plus sous garantie, vous pouvez parcourir le site de votre fabricant pour tenter de trouver une solution de mise à jour de firmware. Mais il y a de fortes chances qu’elle échoue. Comme expliqué plus haut, le logiciel est pensé pour vérifier la présence de votre matériel avant de le flasher, or avec ce bug CRP DISABLD, votre matériel a perdu toute identification.

En désespoir de cause, vous pouvez tenter deux choses supplémentaires qui semblent parfois fonctionner si j’en crois différents témoignages. La première est de trouver un périphérique absolument identique au votre, de le brancher sur votre machine avec celui défaillant à portée mais non connecté. Puis, de tenter de lancer la procédure de mise à jour du firmware. Après que l’outil de mise à jour indique qu’il a bien repéré l’appareil fonctionnel et avant de lancer la procédure, d’intervertir le matériel fonctionnel et le matériel présentant l’erreur CRP DISABLD sur le même port, puis de lancer l’opération. Si j’en juge par divers témoignages, cela marche parfois. A tenter donc si vous voulez racheter le même périphérique après la fin de votre garantie.

L’autre solution consiste à fouiller forums et bas-fonds d’internet pour tenter de trouver un firmware compatible et un outil de programmation forcée échappé d’un centre de SAV. Le tout est généralement accompagné d’une manipulation particulière. Mais attention, cette pratique n’est à exécuter qu’en dernier recours. Le risque de rendre son appareil définitivement hors service est possible.

CRP DISABLD : la lèpre qui ronge les périphériques PC © MiniMachines.net. 2026

Guide : protéger son serveur personnel Linux avec Fail2ban

Avoir un serveur sur un MiniPC c’est bien, l’ouvrir vers l’extérieur c’est mieux. Si des usages locaux sont évidemment nombreux, le véritable intérêt d’un serveur est de proposer des usages en ligne, accessibles depuis n’importe quel point du globe avec une simple connexion internet. Fail2Ban permet de repousser les attaques de base.

Fail2ban

Au sommaire de cette seconde partie, nous allons reprendre le travail effectué lors de l’installation du serveur en décembre et le compléter. La première étape consistera à installer Fail2ban pour sécuriser le système. Puis nous ouvrirons l’accès au serveur sur Internet. Une fois cela fait, nous pourrons installer la plateforme Docker et enfin profiter de celui-ci pour installer facilement un premier service en déployant Adguard.

Installation de Fail2Ban, une protection indispensable avant connexion

Avant de rendre totalement accessible notre serveur sur internet, il est préférable de le protéger du mieux possible. Pour cela nous allons utiliser Fail2ban qui fait partie de la trousse à outils de base de tout serveur en ligne. L’idée de Fail2Ban est d’éviter les attaques les plus classiques des robots en ligne. Les attaques du type « bruteforce » qui vont simplement tenter de se connecter en essayant des listes et des combinaisons de mot de passe. Le principe de cette protection et simple, elle consiste à bannir l’adresse IP provenant d’un nombre déterminé de tentatives de connexion échouées. Si un robot tente, par exemple, trois mots de passe erronés, le serveur va empêcher son IP de recommencer pendant un certain temps. C’est une méthode assez classique et simple qui évitera les attaques les plus primitives.

Ne croyez pas que parce que vous êtes un particulier qui installe un serveur anonyme sur la toile vous n’allez pas subir de tentative d’intrusions. Des dizaines de milliers de robots se baladent en permanence en ligne à la recherche de la moindre faille possible pour tenter d’y pénétrer. Votre petit serveur perso subira les mêmes tentatives qu’un grand serveur d’entreprise.

Fail2ban se base sur des « logs » ou des journaux des différents outils logiciels disponibles. Ici, nous allons utiliser une règle qui concernera les connexions SSH. Cette règle est quasiment prête à l’emploi, ce qui est pratique, mais il est possible d’en faire des personnalisées ou de trouver d’autres exemples sur internet.

On va commencer par se connecter à notre serveur en SSH de la même manière que pendant la phase d’installation du serveur.

On ouvre un terminal depuis un PC sur le même réseau que son MiniPC/serveur et on pianote ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 en adaptant évidemment le login et l’IP en fonction des réglages effectués auparavant. Si vous avez suivi la première partie du guide, votre PC a déjà un login, une connexion SSH et une IP fixe.

Une fois cela fait, règle d’usage classique, on va charger la liste des mises à jour disponibles depuis la dernière connexion en pianotant sudo apt update.

Il y a logiquement un bon nombre de paquets à actualiser, on va donc le faire rapidement avec la commande :sudo apt upgrade.

Il suffit d’appuyer sur entrée pour poursuivre. Une règle existe pour ce type de question de la part du système : la lettre en majuscule proposée est celle qui sera validée par la touche entrée. Ici le « O » est en majuscule pour « Oui » et le « n » reste en minuscule pour « non ». On appuie donc sur entrée.

Le système se met rapidement à jour et nous allons pouvoir partir sur cette base « saine » pour installer Fail2ban. Ce n’est pas très complexe, on pianote :

 sudo apt install fail2ban

On confirme notre intention d’installer le service avec la touche entrée. L’installation débute et se termine très rapidement. Une fois celle-ci terminée, il va falloir mettre en place une configuration adaptée à nos besoins. Pas besoin d’être un expert pour y arriver, on va se contenter pour le moment de partir sur les bases par défaut de l’outil. Pour cela, on va copier et coller le fichier de configuration fourni par défaut. Pour cela, on va utiliser la commande cp qui sert à copier des fichiers avec cette syntaxe : cp [Original] [Destination]. La destination indique l’endroit où le fichier original sera copié et sous quelle forme. Il est tout à fait possible de prendre un fichier et de changer son extension, c’est ce que nous allons faire ici

sudo cp /etc/fail2ban/jail.conf /etc/fail2ban/jail.local

Ici, on a pris le fichier « jail » ou « prison » avec une extension « .conf » qui correspond à la configuration standard et nous l’avons transformé en jail.local pour qu’il soit lu comme la configuration spécifique (locale) de notre serveur. Nous allons maintenant adapter cette configuration locale en éditant ce fichier avec l’ordre.

sudo vim /etc/fail2ban/jail.local

Une fois le fichier ouvert, il nous faut chercher une section particulière de son contenu. Pour cela, il y a une astuce toute bête dans l’éditeur de texte vim. On appuie sur la touche « slash » : / suivi directement du texte que l’on recherche. Vim prend alors le relais et affiche la première occurrence qu’il trouve. Évidemment, il ne faut pas être en train d’éditer le texte sinon le « / » s’inscrirait dans le fichier. Pour éviter cela il faut appuyer sur la touche ESC/Exhap située en haut à gauche de son clavier. Ici nous allons rechercher « sshd » et donc pianoter « /sshd » qui doit se trouver aux alentours de la ligne 274.

Une fois la séquence trouvée il faut enclencher le mode édition de Vim avec la touche « i ». On peut alors modifier le contenu de la section de la manière suivante :

[sshd]

enabled = true
port = 21422 # Port SSH pour se connecter à notre serveur
filter = sshd
maxretry = 3 # Nombre d’essais autorisés avant de bannir l’IP
bantime = 3h # Durée du bannissement
findtime = 600 # Intervalle (en secondes) durant lequel les 3 tentatives doivent avoir lieu pour entrainer un bannissement.
logpath = %(sshd_log)s # ne pas toucher
backend = %(sshd_backend)s # ne pas toucher

 

Après modification, votre fichier édité doit ressembler à cela. Si tout est dans l’ordre, alors appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.

Pour que le système prenne en compte ces modifications, il faut redémarrer le service fail2ban. Pour cela on pianote :

sudo systemctl restart fail2ban

On vérifie ensuite que le service est bien en cours de fonctionnement avec la commande

sudo systemctl status fail2ban.service

Et on obtient normalement ceci :

Vous devez avoir un retour d’écran qui ressemble à la capture ci-dessus. Si c’est le cas c’est que Fail2ban fonctionne.

Si vous avez à l’écran un status indiquant « Failed » comme ci-dessus, il y a manifestement un problème. Pas de panique.

Jetez un coup d’œil au journal qui liste les informations (log), vous y découvrirez sûrement un souci de syntaxe dans votre fichier (ligne en double…). Ici par exemple, l’édition du fichier était mal exécutée, la ligne logpath était entrée deux fois… Après correction, on relance fail2ban et le problème est résolu.

Si vous avez sous la main une autre machine, vous pouvez tester de vous auto-bannir pour vérifier que le service est parfaitement fonctionnel.  Après plusieurs essais de connexion, Fail2ban refuse la connexion depuis l’IP qui a été bannie. Ca fonctionne !

Pour récupérer l’IP bannie pour cet essai, vous pouvez lancer la commande :

sudo fail2ban-client unban 192.168.1.21

Il est aussi possible d’en bannir une manuellement avec la commande : 

sudo fail2ban-client ban 192.168.1.21

Cela peut être pratique de configurer ainsi Fail2ban si vous repérez une IP aux agissements particuliers.

Maintenant que le serveur est un peu plus résistant aux attaques, on va pouvoir l’ouvrir sur Internet

Pour pouvoir accéder à l’ensemble des services qui seront mis à disposition sur le serveur, nous allons le rendre accessible sur internet. Pour cela nous allons d’abord utiliser une IP avant de simplifier la démarche en utilisant un nom de domaine.

L’ensemble de ces manipulations est beaucoup plus simple si votre fournisseur propose une adresse IP fixe. Certains fournisseurs d’accès proposent cela par défaut comme Bouygues. Free demande une petite manipulation détaillée ici. Chez SFR et Orange, c’est une option. Si votre opérateur ne propose pas cette option  il faudra utiliser un service tiers. Un autre serveur en ligne qui fera le lien vers votre machine. Plusieurs sociétés proposent cela comme Cloudflare ou no-ip.com.

Pour comprendre ce qu’il se passe il faut s’intéresser à la manière dont fonctionne cette requête HTTP particulière

Ci-dessus vous pouvez voir le principe de fonctionnement de notre recherche de serveur en ligne de manière très simplifiée. Même si des administrateurs système vont surement trouver que le schéma est trop simpliste, on comprend ici ce qu’il se produit lors d’une requête en ligne de ce type.

Depuis un navigateur, un internaute appelle la page garage.mondomaine.com. Un serveur de DNS va répondre à cet appel parce que cette adresse pointera chez lui. Il répondre au navigateur en lui disant d’aller voir une adresse IP précise, ici : 1.2.3.4 pour l’exemple. Cette adresse ne correspond pas à votre serveur directement mais plus globalement à votre point de destination, la ligne tout entière de votre fournisseur d’accès. Avec cette information en mémoire, le navigateur change donc de destination et va toquer à la porte de l’IP 1.2.3.4. Et donc de votre box internet. Il se présente comme un navigateur et interroge sur le serveur pour savoir où trouver la page correspondant à garage.mondomaine.com. Au passage, il montre patte blanche en indiquant qu’il propose une liaison sécurisée de type HTTPS sur le port 443.

La Box internet va interroger ses règles de transmission de portgénéralement indentifiées dans ses réglages comme du « port forwarding ». Si une règle s’applique à cette requête, alors elle exécutera le transfert des données. Comme nous allons indiquer à la Box de transférer toutes les requêtes du port 443 vers le serveur que nous avons monté. Les informations en HTTP non sécurisées se feront via le port 80 qui sera également piloté par la Box.

Sur le serveur maison, il va falloir installer un outil baptisé « Caddy ». Une sorte de chef d’orchestre qui triera les requêtes de l’extérieur et les redirigera vers le bon service. On appelle cela un « Reverse proxy ». Caddy pilotera les différentes enquêtes vers des services intégrés dans une sorte de portefeuille de services piloté par un autre outil logiciel appelé « Docker ». Ce dernier fournira une réponse qui remontera ensuite de Caddy vers lme routeur puis du roteur au navigateur.

Imaginez que vous appellez un standard pour avoir en ligne Marcel Machin, le responsable réparation de la société Mongarage SARL (l’équivalent de votre serveur) au téléphone. Vous décrochez votre combiné, comme vous ne connaissez pas le numéro vous demandez un opérateur (Le serveur DNS), vous lui dites que vous voulez telle société, l’opérateur regarde dans son annuaure et vous met en ligne (indication de l’IP). Là vous tombez sur une personne qui décroche au standard (votre BOX), vous lui dites a qui vous voulez parler, elle vous passe l’atelier ou une personne décroche (Caddy) avant de gueuler « MARCEL, TELEPHONE » (Le service Docker voulu). Marcel répond « Allô, non pour demain c’est pas possible » et vous etes connecté.

Il va falloir monter ces services sur le  serveur. Cela a l’air compliqué mais pas de panique. Avec un peu d’aide c’est à la portée de tout le monde. Voilà ce qu’il nous reste a faire : 

  1.  Configurer un nom de domaine et l’ensemble de ses sous-domaines pour indiquer notre ip fixe
  2.  Configurer notre routeur pour activer le transfert des ports 443 et 80 vers notre serveur
  3.  Installer Caddy pour faire office de reverse proxy
  4. Tester notre tout premier service (une page html toute simple)

Et nous verrons cela dans le prochain épisode qui ne devrait pas tarder.

A propos de Kevin :

Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Guide : protéger son serveur personnel Linux avec Fail2ban © MiniMachines.net. 2026

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Cela fait longtemps que j’ai envie de publier un guide détaillant étape par étape comment installer un serveur sur MiniPC. Kevin m’en offre l’opportunité avec une approche détaillée nourrie de son expérience.  Ce guide, rédigé à quatre mains, vous propose de profiter d’un serveur de données parfaitement fonctionnel, efficace et économique. 

Un MiniPC totalement passif, l'idéal pour ce genre de mission puisqu'il ne va générer aucun bruit.

Un MiniPC totalement passif, l’idéal pour ce genre de mission puisqu’il ne va générer aucun bruit.

 

Installer un serveur sur MiniPC c’est facile ? long ? Cher ?

Si les craintes sont toujours grandes devant les efforts à accomplir, il est en réalité devenu assez simple d’héberger son propre petit serveur chez soi. S’il reste des étapes intermédiaires impossibles à dépasser et qui exigeront des compétences techniques extérieures à ce guide : comme l’ouverture d’un port sur son routeur. Le reste ne demande que de suivre les instructions à la lettre. D’un point de vue matériel pur, la chose est devenue triviale. Dans un placard ou dans un garage, dans une gaine technique pas loin de sa box opérateur, il suffit d’un MiniPC. L’investissement est minimal, les minimachines sont abordables et ne consomment pas grand chose. En quelques heures de temps, dans le pire des cas, pour une facture électrique minimale, il est possible de remplacer de nombreux services externes avec un engin personnel. C’est donc assez simple, rapide et économique. En plus de cela, la démarche vous libère de frais récurrents qui vous lient à des services externes.

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel

Principes de base, choix et installation du système

Les usages d’un serveur personnel sont multiples et peuvent se combiner entre eux. On pense d’abord à l’hébergement de ses propres pages web. Si ce n’est plus vraiment l’usage le plus répandu, ce fut longtemps le vrai moteur de cette pratique. L’auto-hébergement étant bien moins couteux pour de petites structures associatives ou des artisans locaux que de louer un serveur externe. Aujourd’hui, il est devenu facile de proposer une page personnelle ou un petit site web sur la toile avec un simple PC classique.

Le choix d’un serveur personnel offre bien d’autres avantages à l’utilisateur. Cela permet par exemple de faire disparaitre la publicité sur tous les appareils connectés sur votre réseau avec Adguard Home. Ordinateurs, tablettes, téléphones, télévisions connectées éviteront de subir ce fléau débilitant. L’installation de multiples services de manière très simple permettra en outre de piloter de nombreux outils. Diffusion de vidéos et de musiques centralisées sur tout son réseau, automatisation de tâches avec N8N, gestion de mots de passe avec Vaultwarden, téléchargement automatisé avec Radarr, gestion des finances avec ActualBudget… Et mille autres emplois véritablement à la carte proposés par ce type de solution.

Pour de multiples raisons, l’installation se fera autour de la distribution Linux Ubuntu Server LTS 24.04. Le choix de cette distribution est pragmatique. Ubuntu est gratuit, mature et accessible. Il dispose d’énormément de documentation et de ressources en ligne. De quoi vous permettre de poursuivre au-delà de ce guide en répondant facilement à vos propres demandes et même de vous dépanner en cas de souci technique spécifique.

La version « Server » désigne une orientation spécifique d’Ubuntu. Une solution plus légère que la version classique qui ne fournit pas d’environnement graphique comme un bureau par exemple. Tout se fait en ligne de commande avec l’avantage d’une grande vélocité même sur de petites configurations. L’indication LTS est un acronyme « Long Time Support » qui indique une durée de mises à jour de sécurité qui va jusqu’à 5 ans. L’indication « 24.04 » indique simplement le numéro de cette version d’avril 2024.

Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.

Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.

Un MiniPC basique comme petit serveur 

Le choix est très large puisque n’importe quel MiniPC moderne devrait faire l’affaire. Le minimum requis est un processeur pas trop gourmand, 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Un bon compromis est une solution de type Intel N100/N150 avec 8 ou 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage de type SSD. Ce choix permet d’avoir un engin performant, économe en énergie et peu bruyant. Plus votre minimachine aura de mémoire vive, plus elle pourra assurer de tâches en parallèle. Plus le stockage sera important, plus il sera possible de stocker des données (films, musique, téléchargements). Il sera bien sûr possible d’ajouter des stockages externes au besoin.  

Il est plutôt déconseillé d’utiliser un « vieux PC » classique ou même un PC de type serveur à recycler. Ces engins seront probablement plus puissants mais au détriment de leur consommation, de leur encombrement et de leur bruit. Pour les tâches à accomplir, une minimachine basique fera mieux l’affaire ne serait-ce que d’un point de vue facture électrique. Le Beelink S13 est typiquement un bon choix parce qu’il propose deux solutions de stockage, un port Ethernet 2.5 Gigabit, une construction robuste et qu’il affiche en plus des fonctions particulièrement appréciables comme la possibilité de redémarrer automatiquement à la reprise de son alimentation après une panne de courant.

Avec un processeur Intel N150 il coute environ 250€ en version 12/500 Go en ce moment.

 

Les éléments indispensables

Premier élément, on l’a vu, un MiniPC. Il doit être prêt à l’emploi. C’est-à-dire complet et fonctionnel, prêt à démarrer. Il doit également être connecté à votre réseau local et donc à Internet. Pour réaliser l’installation du serveur, il faudra temporairement lui ajouter un écran et un clavier.

Deuxième élément, une clé USB vierge pour accueillir le système Linux afin de l’installer sur le MiniPC. Une clé de 4 Go suffira, essayez d’en choisir une en USB 3.0 minimum pour une installation rapide. Pour ma part j’ai un faible pour les Sandisk en métal. Ce ne sont pas les plus rapides mais elles sont extrêmement robustes. N’achetez pas une clé « 4 Go » car une fois l’installation terminée, vous pourrez réemployer la clé à autre chose. Un modèle 64 Go à 11-12€ sera un meilleur investissement. Si vous avez déjà une clé « publicitaire » ou autre de 4 Go, même lente, elle fera bien l’affaire.

Il vous faudra par ailleurs vous renseigner auprès du fabricant de votre routeur ou du distributeur de votre BOX ADSL/Fibre pour rediriger un port. Cette démarche étant dépendante de chaque matériel, il est impossible de proposer un guide vraiment détaillé. Une recherche avec les mots clés adaptés « port forwarding marque du routeur référence » ou « redirection port box nom-de-l-operateur » devrait vous aiguiller pour parvenir à vos fins. Vous trouverez néanmoins plus bas toute l’aide disponible pour parvenir à vos fins.

Certains éléments seront tout à fait optionnels mais ajouteront des fonctionnalités supplémentaires, comme l’exploitation d’un nom de domaine ou d’un sous-domaine. Si vous avez acheté votre propre domaine, cela permettra de profiter d’une adresse plus simple à retenir. La possibilité d’avoir une IP fixe associée à votre machine est également importante. Là encore, une multitude de guides et d’informations sont disponibles au cas par cas et le guide vous donnera des clés.

Préparation de la clé USB

Le travail d’installation est toujours le même : il faut d’abord télécharger le système à installer, le déplacer vers une clé USB en suivant un protocole spécifique, puis glisser la clé dans la machine que l’on veut installer. Pour mener cette tâche à bien on va commencer par télécharger Ubuntu en suivant ce lien. La page https://ubuntu.com/download/server propose d’autres options de téléchargement, en torrent notamment. À la fin de ce téléchargement, vous allez récupérer une image « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso » sur votre machine.

Pour le transfert de cette image vers votre clé USB afin que l’installation se lance vous avez plusieurs méthodes. Si votre PC habituel est sous Linux vous pouvez utiliser l’utilitaire Gnome Disks que vous pourrez installer sous la plupart des distributions via le paquet gnome-disk-utility. Lancez le et suivez les instructions pas à pas. Si votre PC est sous Windows, vous pouvez utiliser l’utilitaire Rufus que nous avons déjà croisé. Téléchargez-le en version portable ou installable et lancez-le. Puis, insérez la clé USB qui servira à monter l’image d’Ubuntu dans votre machine, si possible sur un port USB 3.0.

Un écran de ce type apparait. Cliquez en 1 pour bien sélectionner la clé USB que vous venez d’insérer et sur laquelle seront poussés les fichiers d’Ubuntu. Attention à choisir la bonne cible, Rufus va choisir par défaut des périphériques USB mais vérifiez bien qu’il s’agit du bon pour ne pas effacer de données.  En 2 vous allez trouver l’image d’Ubuntu Server que vous avez téléchargée. Cliquez sur « sélection » et pointez vers le fichier « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso ». Cela affichera le même type de démarrage que sur l’image ci-dessus. En 5 vous avez d’ailleurs un rappel de l’image utilisée.

En 3 vous pouvez modifier le nom du volume, ce n’est absolument pas nécessaire mais cela peut vous aider à reconnaitre la clé. En 4 Rufus vous indique si tout est prêt pour lancer l’opération : la clé est bien identifiée par le système, l’image d’Ubuntu est chargée, il vous suffit de cliquer sur démarrer et de patienter pendant le transfert des données. Cela va prendre plus ou moins de temps suivant la vitesse de votre clé USB. Une fois l’opération terminée, enlevez la clé de votre PC et insérez-la dans votre MiniPC/futur serveur. 

Pour que votre MiniPC choisisse de lancer la clé USB et non pas son propre stockage, il va falloir entrer dans son BIOS en pianotant frénétiquement sur une touche dès le tout début du démarrage de la machine. Là encore, pas de solution miracle, la documentation technique de votre machine devrait vous indiquer quelle touche choisir. En général il s’agit de F1, de Suppr ou de Echap.

Une fois dans le BIOS, allez dans l’onglet BOOT (ou toute variation parlant de BOOT ou de démarrage) comme en 1 et repérez l’ordre des priorités de démarrage. Choisissez l’USB en Boot Option #1 comme visible ici en 2. Il est fort possible que votre machine identifie la clé par son nom et indique dans la liste « Ubuntu Server » ce qui facilitera le réglage. Appuyez ensuite sur la touche indiquée en 3 pour sauvegarder. Dans cet exemple, il s’agit de la touche F4. Allez ensuite sur l’onglet « Exit » en général tout à droite sur la barre supérieure en 4. Puis cliquez sur la touche indiquée pour sauvegarder vos réglages et sortir du BIOS. La machine va redémarrer sur la clé et passer à la suite des opérations.

On installe Ubuntu Server !

Premier problème à résoudre pour installer un serveur sur MiniPC, il faut lui trouver un nom ! Cela parait anodin mais c’est une étape importante puisque c’est ce nom qu’il va falloir retenir et partager avec famille, amis et contacts. Évitez donc les noms barbares et complexes mais peut être également les choses crues. Vous ne voulez pas épeler au quotidien Pléistocène ni avouer que votre serveur s’appelle kékédu78. Vous aurez par ailleurs besoin de ce nom pour accéder à votre serveur depuis l’extérieur. Pensez-y donc dès maintenant. 

Pour réaliser ce guide, Kevin a choisi comme nom de serveur « garage » et comme sous-domaine « garage.kgaut.net ». kgaut.net étant un nom de domaine lui appartenant. Un service installé deviendra donc un sous-domaine de ce sous-domaine. Par exemple service.garage.kgaut.net. Cela reste simple et lisible, facile à retenir.

Installer un serveur sur MiniPC

Une fois le MiniPC démarré avec la clé contenant Ubuntu, celle-ci est lue et vous propose cet écran pour passer à la suite. Pressez simplement la touche Entrée de votre clavier, le système va démarrer sur Ubuntu, cela peut prendre quelques minutes puis vous devriez arriver sur l’écran suivant.

La navigation durant toute l’installation se fera uniquement au clavier. Avec la touche tabulation ⇥ à gauche de votre clavier pour passer d’un champ à l’autre. Les flèches serviront à naviguer entre les options. La touche espace permettra d’activer et de désactiver une case à cocher et la touche Entrée validera vos choix. Choisissez donc votre langue favorite et faites Entrée, vous arriverez sur le choix de la disposition du clavier.

La disposition French / French correspond aux claviers AZERTY « classiques » disponibles en France. à l’aide de la touche tabulation naviguez ensuite jusqu’à « Terminé » et faites Entrée pour basculer sur le choix du type d’installation.

Nous allons installer une configuration par défaut, il suffira donc de faire Entrée pour arriver à la partie configuration réseau.

Si vous êtes en Ethernet, si votre MiniPC est directement branché avec un câble réseau sur votre BOX opérateur par exemple, la configuration réseau devrait être automatique. C’est la solution la plus simple. Si vous avez un module sans fil Wi-Fi, c’est également ici que vous pourrez scanner les réseaux disponibles afin d’en choisir un pour vous y connecter.

Une fois la connexion établie, faites Entrée pour configurer un éventuel proxy. Pour simplifier les choses, nous allons partir du principe que vous n’en avez pas et continuer sur une configuration standard. Laissez donc l’option Proxy vide et choisissez de passer à la suite en faisant « Terminé ».

Vient l’étape du choix du miroir. Ce nom désigne le serveur d’où seront téléchargés les éléments nécessaires pour assurer l’installation du système. Normalement, celui par défaut convient parfaitement, vous pouvez presser Entrée pour la configuration suivante.

Il s’agit de la gestion du stockage sur la machine. A priori là encore les options par défaut sont parfaites. Cela permet au système d’employer la totalité du stockage en créant un « groupe LVM » c’est à dire un système de volume logique. Cela permettra de partitionner plus facilement le stockage existant. Il vaut mieux éviter de chiffrer sa partition avec l’option « Encrypt the LVM group with LUKS ». Le souci de cette option est que cela oblige de pianoter un mot de passe au démarrage du MiniPC. Or nous n’allons probablement pas garder de clavier attaché à celui-ci. 

L’étape suivante est un simple récapitulatif des choix faits pour le stockage. En cas d’erreur, vous pouvez retourner en arrière ou simplement choisir Terminé pour lancer l’installation.

Le système vous demandera alors votre nom d’utilisateur, le nom de votre serveur et autres mots de passe. Ce dernier doit être robuste car il sera nécessaire pour tous les réglages futurs de votre serveur Ubuntu. Pas question d’employer des classiques comme 1234, password ou Louvre par exemple.

L’étape suivante vous invite à activer Ubuntu pro, une option qui offre un support plus long avec 15 ans de mises à jour. Cette option est gratuite pour une utilisation non commerciale limitée à 5 postes et payante pour un usage pro. Elle n’est pas forcément nécessaire pour un serveur de ce type, on pourra faire évoluer la machine facilement vers d’autres versions d’Ubuntu manuellement. Vous pouvez donc l’ignorer ou l’activer suivant votre profil.

Vous voilà sur une partie cruciale du dispositif, sa configuration SSH. C’est par ce biais que vous pourrez prendre le contrôle de votre machine dans le futur. Installer un serveur sur MiniPC se fait en direct avec un écran et un clavier mais à terme, le MiniPC sera seul et sans interfaces. Il faudra alors le piloter via une autre machine grâce à cette configuration SSH. Cela permettra notamment d’utiliser des clés d’authentification plus pratiques que des mots de passe à rallonge.

Choisissez donc d’activer l’installation du serveur OpenSSH en cochant la case à l’aide de la touche Espace une fois que vous l’avez en mis en focus avec la touche tabulation1. L’interface nous propose d’ajouter immédiatement une clé SSH, ce n’est pas la peine. Il sera plus confortable de le faire plus tard. 

Passez donc à l’étape suivante en choisissant Terminé.

Le système propose ensuite d’installer des outils par défaut. Vous pouvez passer cette étape et aller à la suite.

Le système se déploie ensuite progressivement sur le stockage du MiniPC. Suivant votre port et votre clé USB cela peut prendre plus ou moins de temps.

Quand l’installation est terminée, le système vous invite à redémarrer le MiniPC. Choisissez cette option. La machine va vous demander de retirer la clé USB de votre MiniPC pour ne pas redémarrer dessus puis le système va ensuite se relancer. Cette fois-ci sous Ubuntu Serveur. Bravo, vous avez terminé cette première phase.

Le premier écran est… sobre. Le système vous demande simplement de vous identifier avec les éléments indiqués en amont : nom d’utilisateur et mot de passe. Une fois que vous aurez montré patte blanche, vous pourrez passer à la suite.

Prise en main du serveur

/!\ Il est possible de copier-coller les lignes de commande dans votre terminal avec la combinaison de touches Ctrl + Shift + v /!\

La première étape consiste à installer les éventuelles mises à jour de l’ensemble des paquets du système. Pour cela deux lignes de commandes très simples :

Pour le chargement des mises à jour disponibles, pianotez : sudo apt update
Pour le lancement de ces mises à jour : sudo apt upgrade

Cette fameuse commande sudo est une indication pour le système que vous voulez éxecuter quelque chose. Elle résume l’ordre « Super User DO » qui indique que vous avez le droit de le faire en tant qu’administrateur du serveur. C’est pour cette raison qu’Ubuntu va systématiquement vous demander votre mot de passe afin d’exécuter l’action. L’air de rien, vous pouvez déjà ajouter « Admin Linux » dans votre CV.

Le système liste ensuite les opérations qu’il va effectuer, vous demande de confirmer en appuyant sur O et entrée. Une fois cela fait, on peut passer à la suite.

Pour pouvoir piloter le MiniPC à distance, il va falloir tester sa connexion SSH. C’est seulement après cette étape qu’il sera possible de débrancher clavier et écran. La première chose à faire consiste donc à connaitre l’IP de la machine, c’est-à-dire son adresse sur votre réseau local. On utilise pour cela la commande ip -c a 

Celle-ci va révéler l’IP de la machine. Ici l’IP est 192.168.1.214, chez vous ce sera très probablement différent. Cela dépend de chaque réseau local. À ce stade, personne ne peut accéder à votre machine directement depuis internet.

Depuis un autre PC, ouvrez un terminal2 depuis une autre machine reliée au même réseau que votre nouveau serveur et tapez la commande : ssh USER@IP

Dans le cas présent cela donne : ssh kevin@192.168.1.214 

Il est possible que lors de votre première connexion vous ayez un avertissement car c’est la première fois que vous vous connecterez à cette machine en SSH. Validez puis entrez votre mot de passe et vous serez alors connecté. Vous pourrez ainsi exécuter exactement les mêmes actions que dans les premières étapes de ce guide. Mais en étant à distance depuis votre machine habituelle. C’est magique !

Définition d’une ip fixe

L’IP de votre serveur est attribuée d’office par votre routeur ou votre box internet. Cela pose un problème assez classique. Cette source peut décider de changer cette adresse après un redémarrage par exemple. Or, comme on l’a vu, elle est désormais nécessaire pour se connecter en SSH et prendre le contrôle du MiniPC. Il faut donc définir une IP et la « fixer ». Il est évidemment impossible de présenter une solution pour toutes les configurations de Box proposées par les opérateurs ou des routeurs de l’ensemble des fabricants. Le plus simple est donc de donner en pâture à votre moteur de recherche favori des mots clés choisis comme « assigner IP fixe [Modèle de Box] » pour trouver comment faire. De nombreux guides sont disponibles mais tous varient en général autour des mêmes thèmes. Il faut se connecter à sa Box via son navigateur internet. S’identifier, aller dans la gestion des réseaux et chercher les options DHCP / IP Fixe.

Un exemple de configuration dans un routeur

Un exemple de configuration dans un routeur

Pour ce qui est de l’adresse IP en elle-même, vous pouvez choisir ce que vous souhaitez si cela peut vous aider à la mémoriser. Le plus simple est tout de même de garder celle qui a été affectée automatiquement par le serveur.

Certains routeurs demandent d’affecter chaque adresse IP Fixe à une adresse MAC. Cette dernière est unique et sert de signature pour votre matériel. C’est une sorte de N° de série unique pour chaque produit. Là encore, des guides sont disponibles sur Internet pour trouver l’adresse MAC de votre MiniPC Serveur facilement en pianotant une ligne de commande. Avec ipconfig /all vous allez trouver son adresse MAC à la ligne Physical Adress. Cela ressemblera à quelque chose comme 5E:FF:56:A2:AF:15. En faisant pointer l’adresse IP Fixe de votre routeur vers l’adresse MAC vous lui expliquez ce qu’il doit faire du trafic qui pointe vers cette IP. 

Une fois cette étape passée, vous pouvez être fier de vous. Vous pourrez dire que vous savez installer un serveur sur MiniPC. Vous allez pouvoir débrancher le clavier et l’écran de la machine et la positionner où bon vous semble.

Un peu de sécurité pour la connexion SSH

L’emploi d’une connexion SSH est déjà sécurisé, c’est un protocole robuste. Mais pour améliorer les choses nous allons effectuer plusieurs réglages. Il est tout à fait possible de ne pas suivre à la lettre toutes ces recommandations. Elles sont indépendantes et facultatives, il est cependant recommandé de les effectuer. Ce n’est pas très long et bien plus sécurisant.

  •  Changement du port SSH par défaut.

Le port SSH classique est le port 22. C’est une règle d’installation commune sur la majorité des systèmes. Ce qui est un indice important pour toute personne cherchant à pénétrer votre réseau. En laissant ce port sur 22 par défaut, vous leur indiquez tout simplement la voie à suivre pour tenter de percer votre mot de passe. C’est par ce port par défaut que viendront la plupart des tentatives d’attaque. Il est donc très intéressant de le changer pour un port moins classique.

Pour l’exemple, nous allons basculer ce port 22 vers le port 21422. Pour cela on va modifier la configuration de openssh

Sur votre ligne de commande pianotez sudo vim /etc/ssh/sshd_config 
vim est un éditeur de texte disponible depuis le terminal qui va permettre de modifier ce fichier sshd_config de manière à lui indiquer un nouveau port. Ainsi, une fois ouvert, le fichier vous indique sur sa ligne 23 : #Port 22
Passez vim en mode insertion en appuyant sur la touche i, enlevez le # de la ligne pour activer l’ordre d’indiquer un port précis puis changez 22 par 21422

Vous aurez donc désormais à la place de #Port 22 une ligne qui se résume en Port 21422

Appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.

Vérifiez que le nouveau port est correctement renseigné en pianotant cat /etc/ssh/sshd_config | grep "Port"

Si tout est correct, vous pouvez redémarrer le service SSH en indiquant sudo systemctl restart ssh

Ouvrez alors un second terminal sans fermer le premier, il est recommandé d’utiliser un autre terminal en plus de celui déjà connecté. Comme cela, en cas de souci de configuration, vous ne serez pas coincé en dehors de votre serveur. Après un redémarrage, votre prochaine connexion en SSH exigera la précision du nouveau port choisi puisque Ubuntu Server n’utilisera plus le port par défaut.

Dans notre exemple, au lieu de pianoter ssh kevin@192.168.1.214 il faudra ajouter le port dans votre demande de connexion avec ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422. Le -p associé au numéro du port choisi fera ce travail.

  • Désactiver la connexion SSH du compte root

Le compte root est défini comme le « Super Administrateur » de votre serveur sous Linux. Ce compte a absolument tous les droits, même celui de faire des bêtises. Par mesure de sécurité, il est très fortement recommandé de désactiver la connexion SSH en mode root par défaut, surtout si votre serveur est un jour ouvert vers l’extérieur. S’il est vraiment nécessaire d’effectuer des actions d’administration qui demandent ce mode, il sera toujours possible d’utiliser l’instruction sudo, comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Concrètement, avec ce type de serveur, l’utilisation du compte root est très rarement nécessaire.

Pour désactiver cette connexion root par défaut, il va falloir de nouveau modifier la configuration ssh via le fichier /etc/ssh/sshd_config. 

Vous pouvez donc pianoter à nouveau sudo vim /etc/ssh/sshd_config puis rechercher la ligne 42 :

#PermitRootLogin prohibit-password 

Vous devez modifier la ligne comme suit en appuyant sur i :

PermitRootLogin no

En pensant bien à enlever le # en début de ligne pour éviter que le système ignore votre commande. Appuyez sur Echap, w, q comme plus haut. Puis redémarrez le service SSH :

sudo systemctl restart ssh

  • Activer la connexion uniquement par clé SSH

Toujours dans le but d’accroitre la sécurité d’un serveur Linux directement exposé sur internet, il est possible de se connecter à celui-ci sans mot de passe. En utilisant uniquement une paire de « clés » beaucoup plus sécurisées. 

Dabord une clé privée qui doit absolument rester confidentielle et disponible uniquement sur la machine depuis laquelle vous vous connecterez au serveur.
Ensuite une clé publique qui sera une réponse à la première, présente sur les machines sur lesquelles vous souhaitez vous connecter et donc notre serveur.

Il est fortement recommandé que chaque clé privée ne soit attachée qu’à une seule et unique machine. Si vous voulez vous connecter avec un terminal de smartphone, un second PC ou autre, il faudra en générer de nouvelles. Votre clé publique peut quant à elle être présente sur plusieurs serveurs. Il est également tout à fait possible qu’un serveur dispose de plusieurs clés publiques afin d’autoriser la connexion depuis plusieurs machines différentes.

Pour générer cette paire de clés, la méthode est assez simple. Depuis le PC de connexion que vous voulez authentifier à votre serveur Ubuntu il va falloir pianoter quelques lignes de commande. Sous Linux c’est simple, un terminal suffira. Sous Windows vous devrez utiliser PowerShell3 que vous appellerez avec la commande touche Windows + Powershell.

ssh-keygen -t ed25519 -C "kevin@monpcfixe"

Le premier ordre demande la génération d’une clé SSH, le code ed25519 indique au système d’employer un chiffrement très résistant aux attaques. La partie entre guillemets est un commentaire supplémentaire. Il permet d’identifier plus facilement la clé. Cette syntaxe pseudo@nom_machine permet de faire un tri plus rapide sur ses serveurs et ainsi d’éventuellement révoquer des clés caduques.

Si le chemin par défaut vous convient, vous pouvez appuyer directement sur Entrée pour lancer l’opération. Sinon précisez simplement le chemin d’enregistrement de votre choix comme dans l’exemple ci-dessus. Le système va également vous demander d’écrire une passphrase. Un mot de passe qui vous sera demandé à chaque utilisation de la clé SSH. Cette dernière étape est optionnelle. Si vous ne souhaitez pas ajouter de passphrase, faites simplement Entrée.

Vous avez désormais les deux clés sur votre machine habituelle, rien sur le serveur distant sous Ubuntu pour le moment. Il va falloir y remédier.

Dans l’exemple ci dessus le fichier minimachine est la clé privée, à ne surtout pas diffuser et à garder sur la machine qui se connecte. Le fichier minimachine.pub est la clé publique que l’on pourra transmettre au serveur sur le MiniPC. Pour envoyer cette clé sur le serveur installé sur son MiniPC, il faut utiliser la commande suivante:

ssh-copy-id kevin@192.168.1.214 -p 21422

Évidemment il faudra modifier cette commande pour refléter vos propres réglages. Changer le nom kevin par votre nom choisi plus haut. Indiquer la bonne adresse IP ainsi que le nouveau port retenu. Après avoir appuyé sur entrée, il faut s’authentifier encore une fois avec son mot de passe. 

Le système indique ensuite de tester sa connexion.

On pianote donc à nouveau un ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 depuis un terminal en l’adaptant évidemment à vos propres réglages, et on peut observer que l’authentification se fait sans mot de passe.

Voilà, vous avez fait les premières étapes d’installation et de sécurisation de votre minimachine comme serveur. Pour la suite, Kevin prépare plusieurs choses importantes. La première sera d’ouvrir le serveur vers l’extérieur puisqu’à ce stade il n’est accessible qu’en réseau local. Cette étape nécessite le passage en IP fixe décrit dans ce guide. Sinon les entrées extérieures ignoreraient comment s’orienter vers le MiniPC. A terme, on pourra utiliser un nom de domaine simple a retenir plutôt qu’une adresse IP.  

Pour assurer une couche supplémentaire de sécurité, il sera utile d’installer un outil qui surveillera les tentatives de connexion. Fail2ban permet par exemple de repousser toutes les tentatives de connexion pour la durée de votre choix après trois échecs d’une adresse IP. Cela évite d’avoir un serveur robot qui va tenter de pénétrer votre système des centaines de fois chaque minute en testant tous les mots de passe possibles. 

Une fois que tout cela sera fait, nous pourrons découvrir les joies de l’hébergement de fichiers, du téléchargement, du partage de vidéo et autres gestions de mots de passe.

A propos de Kevin :

Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut

Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel © MiniMachines.net. 2025

Tuto : Réinstaller Windows à la réception de votre PC

Est-ce que je dois réinstaller Windows sur le PC que je viens de recevoir ? C’est une question qui revient sans cesse en commentaire et pour cause. Certains doutent encore de la qualité des systèmes préinstallés par les constructeurs. Surtout sur le marché MiniPC « noname ».

J’ai déjà répondu par le passé à cette question à de multiples reprises et j’ai même déjà fait un tuto. Un guide que je vais reprendre ici en grande partie, car il a été publié une première fois lors d’un épisode très circonstanciel, celui d’une affaire de MiniPC livré avec des virus. Avec un nouveau titre plus explicite, ce guide pourra sans doute être retrouvé plus facilement en ligne.

Doit-on réinstaller Windows à réception de son PC ?

On peut se poser la question, le constructeur qui livre votre système sait, à priori, ce qu’il fait et on ne voit pas forcément pourquoi une réinstallation serait utile. Répondre à cette question est donc lié au type de machine que vous recevez et, dans la majorité des cas, je dirais qu’une réinstallation est une opération facile et positive.

  • Vous avez un ordinateur neuf issu d’un fabricant de renom ? C’est peut-être une bonne idée de réinstaller Windows au propre pour le débarrasser des bloatwares qui sont embarqués avec lui. Chez HP ou Lenovo, chez Acer ou Asus, des tonnes de logiciels sont parfois livrés en plus de ceux nécessaires au fonctionnement de votre ordinateur. Des « aides » contextuelles qui viennent popper sur votre écran sans arrêt. Des services d’identification, de télémétrie, des outils pensés pour vous simplifier la tâche lors de la mise à jour de… ces mêmes outils censés vous simplifier la tâche. Et cela sans parler de toute la galaxie de trucs glissés en douce comme un AntiVirus, une pub pour un service en ligne, un réseau social ou tout cela à la fois. Sur une machine de marque, une réinstallation brute suivie d’un tour sur la page technique du fabricant pour récupérer des outils qui vous intéressent et vous serez bons.
  • Vous avez un ordinateur noname avec une licence de Windows ? La raison est différente, mais l’objectif est le même. La source étant moins fiable, de nombreux utilisateurs ont peur que le système soit livré avec un virus ou une application malveillante. Pour résoudre ce problème, le mieux est donc de récupérer un système Windows directement auprès de Microsoft.
  • Attention, si votre système est lié à une organisation, une école ou un employeur, il est fortement déconseillé de réinstaller votre système. Ce n’est pas forcément à vous de le faire d’une part mais surtout des éléments techniques peuvent avoir été intégrés à votre machine pour l’authentifier ou lui permettre de fonctionner correctement. Contactez donc la personne en charge de votre service technique.

Première étape, vérifier votre licence Windows

Sur les machines de grande marque, cela va de soi. Mais sur certains modèles il arrive encore que l’on reçoive non pas un Windows actif, mais plutôt une version préinstallée sans activation. Autrement dit, une licence de « démo » de Windows à activer. Pour vérifier que votre Windows est bien actif, c’est assez simple. Appuyez sur la touche Windows de votre clavier et pianotez « activation ».

Un menu identique sous Windows 10 ou 11 vous précisera que votre machine est bien activée. Il vous faut maintenant récupérer la clé du système.

Vous n’en aurez probablement pas besoin au final, mais il vaut mieux ne pas prendre de risques. Dans 99% des cas aujourd’hui, les ordinateurs vendus avec un Windows actif ont une licence « tatouée » dans leur système. C’est-à-dire parfaitement intégrée à leur matériel. Lors de l’installation, celle-ci sera reconnue d’office et votre système validera donc votre licence. Cette facilité s’explique par la volonté de Microsoft de ne pas permettre aux licences de ce type d’être exploitées sur d’autres matériels. Elles ne fonctionneront que pour une machine particulière et ne pourront pas être transférées à d’autres.

Seconde étape : récupérer sa clé Windows

Pour récupérer votre clé Windows avant la réinstallation, nous allons utiliser un logiciel spécialisé : ShowKeyPlus.

Lancez votre ordinateur et une fois la machine démarrée, téléchargez ShowKeyPlus. Vous pourrez le trouver sur Github directement chez son développeur ainsi que sur le Microsoft Store. Je vous décourage absolument de le télécharger ailleurs. Il existe plein de sites miroirs qui permettent de récupérer le logiciel mais je ne leur fais pas confiance. Comme ShowKeyPlus est OpenSource, n’importe qui peut le rerpendre et modifier son code pour qu’il récupère des données et les transmette ou qu’il infecte votre machine. Les sources officielles sont garanties et ne devraient donc pas poser de souci.

Une fois téléchargé, décompressez le logiciel dans un répertoire et lancez la version qui vous convient. La version « x86 » si votre processeur est un x86, la version « x64 » si votre processeur est un x64… Si vous ne savez pas, lancez la version x86, elle marchera dans les deux cas. Il n’y a rien à installer, juste à valider le lancement de l’application.

Vous aurez alors cette fenêtre qui s’affichera à l’écran. Avec le nom de votre système d’exploitation, sa version, son « identifiant produit » et la clé utilisée. Cette clé est présentée sous la forme d’un ensemble de cinq groupes de cinq chiffres et lettres. C’est cette clé qui servira lors d’une éventuelle réinstallation.Vous pouvez noter ces information, photographier votre écran ou les sauvegarder avec le bouton « Save » dans un fichier texte. N’oubliez pas que pour la réinstallation, si vous n’avez pas d’autre ordinateur sous la main, alors vous ne pourrez pas forcément acceder à ce fichier texte. Une photo de l’écran cela à l’air idiot mais c’est parfois plus pratique. Attention à bien penser de ne pas partager cette photo ou à l’effacer ensuite.

Notez bien que la clé Windows peut être OEM, c’est la dernière ligne de l’écran mis en évidence en jaune. Si votre clé est OEM alors le système ne la demandera pas pour réinstaller Windows puisqu’elle sera directement intégrée dans le BIOS de votre machine. Vous pouvez tout de même sauvegarder cette information « au cas où ».

 

Troisième étape, préparer ses pilotes

Encore une fois, la situation peut être différente suivant les marques. Les modèles signés par des grandes marques disposent en général de listes de pilotes établies que l’on pourra récupérer sans problème en quelques clics. Il peut être utile de les récupérer avant de réinstaller Windows et de les charger sur une clé USB ou un disque externe. Histoire d’avoir tout sous la main. Windows devrait normalement se dépatouiller sans trop de problèmes pour identifier le matériel de votre PC à partir du moment où vous lui laissez un accès à internet. Mais il peut arriver que l’on tombe sur un pilote exotique, auquel cas le recours à une sauvegarde des pilotes avant de lancer les opérations peut être une bonne chose.

Commencez par lancer le gestionnaire de fichier (Touche Windows + E) et examinez votre stockage pour repérer la future destination de vos pilotes. Cela ne doit pas être le stockage de base de votre machine, mais plutôt une clé USB ou un disque externe. Créez un répertoire sur ce stockage avec un nom explicite comme « pilotes ». Notez mentalement la lettre de votre unité de stockage. Ici, j’ai créé un répertoire « pilotes » dans « F: » qui est un disque externe en USB. Attention, vous aurez peut-être besoin de pas mal d’espace suivant votre matériel. Prévoyez au moins 4 Go de libre.


Encore une fois, on va lancer une ligne de commande, mais il faudra cette fois-ci bénéficier des privilèges d’administrateur pour effectuer l’opération. Appuyez encore une fois sur la touche Windows de votre clavier. Pianotez ensuite « commande » et repérez l’option « Exécuter en tant qu’administrateur ». Cliquez dessus et validez la fenêtre de confirmation suivante.

Une fois à l’invite, pianotez ou copiez-collez la phrase suivante : Dism /online /export-driver /destination:F:\pilotes

« F:\pilotes » sera contextuel par rapport à votre situation. C’est par exemple le chemin vers votre clé USB ou un stockage secondaire. Dans mon exemple, mon stockage externe « F: » contiendra le répertoire « pilotes » que je viens de créer.

Appuyez sur Entrée et patientez pendant que le système extrait l’ensemble des pilotes de votre machine. Cela peut prendre un peu de temps suivant la vitesse de votre solution de sauvegarde et votre système. À la fin, un message indiquant que « l’opération a réussi » devrait s’afficher.

Quatrième étape : Création du support d’installation de Windows

 

Il ne vous reste plus qu’à préparer une seconde clé USB avec l’image de Windows installée dessus. Attention, cela ne doit pas être le même stockage que celui des pilotes, toute la clé va être effacée pour la préparer à l’installation. Il en faut donc une seconde.
On va coimmencer par installer un outil Microsoft pour préparer la clé : pour Windows 10, il faut aller sur cette page et pour Windows 11 sur celle-ci. Vous choisirez « Création d’un support d’installation de Windows » et cliquerez sur « télécharger ».  Un programme est alors téléchargé, il pèse moins de 10 Mo.

Insérez ensuite votre clé USB vierge1 de 8 Go ou plus pour pouvoir commencer l’opération. Attention, il sera nécessaire d’avoir un PC connecté pour cette opération. Insérez la clé USB dans votre port USB et lancez l’utilitaire tout juste téléchargé. Il vous demandera au préalable d’accepter le contrat de licence.

Il vous demandera ensuite de choisir votre langue et votre édition. Pensez à décocher la case « utilisez les options recommandées pour ce PC » si vous n’effectuez pas la préparation de la clé depuis le MiniPC d’origine. Sinon, au contraire, laissez la cochée. Cliquez ensuite sur le bouton « suivant ».

Sélectionnez « Disque mémoire flash USB » pour utiliser votre clé USB. Cliquez sur « Suivant ».

Choisissez la clé USB sur votre machine (vérifiez bien d’avoir sélectionné le bon lecteur pour éviter tout accident, vous pouvez utiliser l’explorateur de fichier pour cela.). Cliquez sur « Suivant ».

L’opération débute et l’outil télécharge l’image du système pour votre clé tout en préparant celle-ci pour permettre à votre machine de démarrer dessus. Pendant ce temps là, vous pouvez chercher comment ouvrir le BIOS de la machine que vous voulez réinstaller. En général une recherche avec la référence de votre machine et les mots « bios key » donnent de bons résultats. Une fois cette touche identifiée (F1, F2, F10, F11, F12 ou Echap sont communément employés mais également encore parfois la touche « Suppr ») vous devriez pouvoir passer à la suite.

Cinquième étape : on lance la réinstallation Windows

Quand l’utilitaire Microsoft aura terminé de préparer la clé, vous pouvez commencez par regarder son nom dans le gestionnaire de fichiers. Vous pourrez ensuite l’insérer dans la machine à réinstaller, éteindre celle-ci et la rallumer. Vous allez essayer la touche identifiée pour acceder au BIOS en la pressant frénétiquement pendant toute la séquence de démarrage.

Une fois dans le BIOS – un univers qui est parfois très touffu – rendez vous dans l’onglet « Boot » à la recherche de la ligne « Device order » ou « Boot priorities » pour sélectionner comme premier élément de démarrage votre Clé USB. Si celle-ci a été insérée dans la machine depuis son démarrage, son nom devrait apparaitre dans la liste. Sauvegardez ensuite vos réglages en appuyant en général sur F10 et redémarrez la machine avec la clé USB en place. Le système démarre sur la clé et il ne reste plus qu’a suivre les instructions à l’écran pour réinstaller Windows. Si cette installation réclame votre numéro de série, vous pourrez indiquer celui récupéré. Il y a cependant de grandes chances que celui-ci ne soit pas nécessaire.

A la fin de l’opération, vous aurez un système parfaitement identique à ce que Microsoft aurait livré par défaut. Il faudra probablement compter sur quelques mises à jour automatiques et, si il manque un pilote, vous pourrez guider Windows vers le repertoire de votre sauvegarde où il trouvera tous les éléments nécessaires.

Cela peut paraitre long et fastidieux mais cela reste la solution la plus sure pour profiter d’un Windows « propre ».

Ce billet a été publié le 2 mai 2025 et a été édité pour des raisons techniques liées au changement de méthode de récupération de clé le 18 octobre 2025.

Tuto : Réinstaller Windows à la réception de votre PC © MiniMachines.net. 2025

Minimachines lance le mini-score !

L’offre en termes de MiniPC est énorme : des dizaines de marques vendues par des dizaines de vendeurs, des centaines de références et un marché qui évolue sans cesse. L’idée du mini-score est de vous aider à mieux cerner l’offre qui vous est faite.

Le mini-score n’évalue pas la machine en termes de performances ou de capacité de calcul, cela est plutôt le résultat d’un test. Non, l’idée derrière cet indicateur est de déterminer la pérennité du produit. Sa qualité de construction, la solidité de la marque, sa garantie et sa distribution. Ce qui peut aider à éclairer un achat. Expliquer pourquoi il existe une différence de prix entre un MiniPC d’une marque et celui d’une autre alors qu’ils ont sur le papier les mêmes composants. Cela permet également d’éviter les pièges d’un prix super attractif qui s’expliquent facilement par des raccourcis pris par le vendeur ou le fabricant. Bref, un score pour aider à faire le bon choix.

Pourquoi lancer un indicateur comme le mini-score ?

Prenons un MiniPC d’une marque A et un autre d’une marque B. Le premier est équipé du même processeur, de la même quantité de mémoire vive et de la même  quantité de stockage que le second. Les deux sont livrés avec le même système. Pourtant l’un sera classé en mini-score B et le second en D. Pourquoi ?

L’idée derrière ce système de classement est de mesurer d’autres paramètres que les composants. Comme la qualité de la marque et de son SAV, le service de distribution de l’engin, la qualité des composants, l’évolution possible du produit dans le temps, les matériaux employés, etc. L’ensemble de ces critères déterminera un score assez précis qui aboutira à une note allant de A à E. Certaines solutions pouvant embrasser deux notes suivant leur méthode de distribution.

Ainsi un MiniPC d’une marque A ayant pignon sur rue, garanti deux ans, avec des éléments secondaires reconnus par Linux et une grosse possibilité d’évolution dans un châssis en aluminium, pourra avoir un mini-score « A ». Tandis qu’une marque B ayant le même équipement de base, mais sans possibilité d’évolution facile, des composants secondaires exotiques, un châssis en plastique et une distribution via une place de marché sans grosse garantie aura un mini-score « D ». Les performances globales seront sans doute très proches mais la pérennité de l’investissement ne sera pas du tout la même.

Si le prix d’un MiniPC « A » est de 399 € et que le MiniPC « D » est de 349 €, vous comprendrez rapidement pourquoi. Et vous pourrez alors choisir en conséquence. Viser le prix si c’est le critère le plus déterminant ou choisir la sécurité de votre achat si cela vous importe plus. 

Le mini-score : l’évaluation de multiples critères

J’ai bien conscience qu’au contraire du nutri-score lié aux composants chimiques des produits alimentaires, la méthode employée est beaucoup moins scientifique. On ne peut pas entrer les éléments d’un MiniPC dans un outil de mesure et en ressortir des pourcentages de lipides et de glucides. Voici néanmoins les éléments qui seront pris en compte :

Marque : La marque ne fait pas tout, mais il y a une grosse différence entre un MiniPC noname et un produit de grande marque. Cela assure non seulement la qualité de conception du produit, mais également l’assurance d’une batterie de tests et de normes. Un produit de marque n’est pas obligatoirement une assurance d’excellence, il y a des ratés partout, mais c’est une bonne base à prendre en compte.

Canal de distribution : Si votre produit est acheté dans une boutique de confiance, établie depuis des années, qui sera encore là quand vous devrez changer de machine. Cela n’est pas tout à fait la même chose que si vous l’achetez à un vendeur qui vient de s’inscrire sur une place de marché à l’autre bout du monde. Ce point fait que certains mini-scores pourront indiquer deux notes. Par exemple « B » et « C », élément qui reflètera les différentes possibilités de se le procurer.

Garantie : Un MiniPC, suivant la volonté de son fabricant et son canal de distribution, peut varier de « pas de garantie » à « 5 ans de garantie ». Avec entre les deux la garantie commerciale légale de deux années en France et en Europe. Ce point est donc un élément à prendre en compte dans ce calcul.

Conception et matériaux : Au-delà de la performance brute, emballer un processeur avec un boitier en plastique ou un boitier en métal n’aura pas le même effet. Outre les capacités mécaniques, des éléments techniques peuvent entrer en jeu en termes de refroidissement et de durée dans le temps. Toujours dans un angle de conception globale, le positionnement des divers éléments est important. Connecteurs, ouïes d’aération ou antennes Wi-Fi, chaque élément à un impact sur l’usage du produit. La qualité de la ventilation, son bruit et son efficacité seront analysés.

Évolution technique et pérennité : Un mini-score élevé sera signe d’un MiniPC qui peut évoluer et qui est correctement équipé pour le futur. Ce critère est particulièrement important pour un achat de ce type et doit être pris en compte avec attention. Beaucoup d’éléments entrent en jeu. La possibilité d’ajouter du stockage et de la mémoire et dans quelles conditions (format, standard, facilité.) est analysé. Les autres postes comme la possibilité de changer le module Wi-Fi, avoir une connectique avec des connecteurs de dernière génération, la possibilité d’accéder au matériel pour le réparer, tout cela a de l’importance. Un MiniPC équipé de ports USB3 et 4 a plus de chances d’être exploitable à long terme qu’un engin avec majoritairement de l’USB2 et un seul USB 3.0. Une minimachine qui impose un démontage complet pour accéder à son stockage qui ne sera qu’un SSD au format SATA 3 plus ancien et en M.2 2230 sera moins bien noté. Un accès facile à un SSD NVMe récent en M.2 2280 plus largement répandu sera au contraire mieux noté.

ou

Un score qui doit être contextualisé. 

Le mini-score sera utilisé dans les billets du blog afin d’en faciliter la lecture. Associé à un ensemble d’autres indicateurs dont un très important qui sera la date de publication. Au contraire, encore une fois, du nutri-score qui se base sur des éléments chimiques qui ont, par nature, un effet toujours identique sur nos organismes. Le mini-Score sera évidemment sujet à une fluctuation dans le temps. Il faudra donc le lire contextuellement puisqu’un score évalué de « A » donné en 2025 pourra devenir un score « C » 5 ou 10 ans plus tard suite à l’évolution logique du marché. 

De la même façon, un acheteur doit bien prendre conscience qu’un mini-score avec deux notes correspond à des systèmes de distribution différents. Un MiniPC acheté sur un site en Europe avec une garantie de deux ans n’aura pas la même note qu’un MiniPC pourtant identique acheté en importation à une boutique créée un mois plus tôt. Sortir le score de son contexte n’aura donc pas de sens.

Quid des performances ? Du design ? Du prix ?

Ces éléments sont externes au mini-score. Et c’est exactement pour cela que j’ai repris l’idée d’un nutri-score et non pas d’une note globale. Déterminer ce qui serait le « meilleur » MiniPC du marché avec ce genre de note n’a absolument aucun sens. Le meilleur ordinateur pour un joueur n’a absolument aucun rapport avec la solution la plus adéquate à un besoin bureautique. Si vous croisez un conseil qui vous promet de trouver le « meilleur ordinateur » du marché quel que soit le profil, fuyez, cela n’a aucun sens.

Le mini-score est donc un complément indépendant du reste de l’analyse, un score basé sur des éléments génériques et assez stables. Le fait qu’une machine soit bien garantie, qu’elle soit silencieuse ou que l’on puisse la mettre à jour ne changera pas avec le temps. Son design n’évoluera pas au bout de 5 ans, pas plus que les matériaux qui servent à concevoir son châssis. Le design est également différent de ces éléments, le nutri-score ne vous indique pas le goût du produit. Plutôt son impact sur la santé. Ce que l’on jugeait beau il y a quelques années peut passer pour ringard aujourd’hui. Il n’y a qu’à ouvrir un livre de recettes de cuisine des années 60 pour comprendre comment les goûts changent.

Le prix est sujet à d’énormes fluctuations. Au gré du temps et par la magie des bons plans, il peut souvent baisser. Cela n’enlève ni ne rajoute rien au score par défaut. Si un bon plan casse le prix d’un MiniPC mais qu’en échange il faut l’acheter dans des conditions douteuses, cela peut même en altérer la note.

En conclusion

Il faut donc prendre ce mini-score pour ce qu’il est, un indicateur de base pour une lecture rapide du sujet. Il doit aider à déterminer si l’objet est fait pour vous. S’il correspond à première vue à ce que vous recherchez. Un acheteur à la recherche d’un MiniPC basique et pas cher pour un usage particulier pourra sans doute se satisfaire d’un mini-score assez faible de « D » ou « E ». Par contre, investir dans un engin classé « A » ou « B » sera recommandé pour équiper un parent éloigné ou une PME.

Il faudra également lire les éléments liés à ce score pour comprendre d’où vient cette note. Si une machine est excellente en performance, mais propose une accessibilité horrible tout en faisant énormément de bruit, elle héritera sans doute d’une appréciation médiocre. Cela pourra pourtant satisfaire certains utilisateurs pour qui ces défauts ne sont pas un problème. D’autres, rodés par les achats en importation, ne verront pas forcément d’un mauvais œil l’éloignement de leur fournisseur.

Bref, le mini-score est un outil, un guide visuel qui sert à évaluer rapidement un MiniPC sur les billets de Minimachines et à prendre en compte ces éléments de base  par rapport à vos propres besoins. 

Le nutri-score est évidemment la source de cette idée. Sa fiche Wikipedia indique sa création, les rôles des participations de chacun et ses méthodes de calcul.

Minimachines lance le mini-score ! © MiniMachines.net. 2025

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