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La taxe petits colis s’est installée en France depuis quelques mois maintenant et a bien eu les effets escomptés par les gouvernements européens. AliExpress mais également Shein ou Temu ont vu leurs ventes comme leur trafic baisser de manière importante.
Pour rappel, depuis le 1er juillet, la taxe petits colis épice chaque facture d’importation extra-européenne de moins de 150€ sur chaque type d’élément commandé. L’exemple mis en avant est toujours la lutte contre la mode « Ultra Fast Fashion » où la taxe va faire payer les colis de la manière suivante : un pantalon sera taxé 3€, deux ou cinq pantalons, toujours 3€. Une paire de chaussettes, 3€. Un T-shirt, 3€. Etc. Acheter une tenue complète avec 5 éléments distincts coûtera donc 15€ de plus. Acheter 10 T-shirts ne coûtera que 3€ supplémentaires.
Et cela fonctionne pour la taxe petits colis puisque les chiffres enregistrés par les plateformes sont massivement en baisse. Les différents acteurs chinois ne communiquent pas sur cette baisse, mais les entreprises qui gèrent les systèmes de cashbacks ont pu prendre le pouls de ce changement. Ainsi sur le site des Echos on peut lire des chiffres assez clairs. Avec 1.5 million de consommateurs connectés à ces plateformes, l’entreprise Joko a pu mesurer l’effet de la mesure et effectuer des estimations très précises.
Chez Shein, ce sont 26% de ventes en moins qui ont été enregistrées au mois de septembre. 19% de baisse pour Temu et 24% pour AliExpress. Cela poursuit une tendance qui s’est fait sentir dès le mois d’Août et qui s’enregistre à tous les niveaux. La fréquentation de ces sites a également baissé selon Médiamétrie. Entre -10% pour AliExpress et -42% pour Shein dès juillet. Ce qui prouve l’impact rapide de la mesure.
Le nombre de clients est également en chute. Même lorsque la taxe petits colis franco-française était instaurée, taxe qui avait été détournée assez facilement en faisant atterrir les avions en dehors de France, les chiffres étaient bien plus hauts. Depuis juin, la baisse des utilisateurs fidèles est très forte. On parle de 49% chez Temu, 31% chez Shein et 40% chez AliExpress.
Cela se traduit par contre par une hausse du panier moyen chez Temu (+34%) et AliExpress (+40%) : la raison la plus évidente est que ces plateformes ont décidé de prendre le taureau par les cornes et gèrent en amont le coût de la taxe qu’ils facturent donc directement à leurs clients. Chez Shein, qui ne gère pas cette taxe dans le panier client, celui-ci ne bouge pas avec une augmentation de 1% seulement.
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Pour ma part, j’ai clairement mis le hola sur mes habitudes d’achat électronique. Il m’arrivait souvent de remplir un panier de composants pour réaliser un petit montage en injectant 20 ou 30 euros dans un projet. Quelques composants, tous différents, pour concevoir ou reprendre une idée croisée en ligne. Désormais j’ai totalement arrêté ce que je considérais surtout comme un loisir.
Le problème est simple, un montage avec 6 à 8 composants différents, résistances, écran, interrupteur, batterie, LEDs, connecteurs et modules variés, tout ce dont chaque projet a besoin pour être réalisé ajoute un surcoût immédiat de 3€. Un projet qui ne coutait que 20€ à réaliser parce qu’un paquet de 50 résistances de base ne coutait que quelques centimes est désormais taxé. Ce qui rend l’achat très loin de la valeur réelle du produit acheté.
Mon dernier montage comprenait 8 composants et m’a coûté 20€ en importation avant la taxe petits colis. Un total qui s’explique surtout parce qu’un module Espressif importé coutait à lui seul près de 8€. Le reste ne valait à peu près rien, 2€ pour 100 résistances, 2€ pour 20 LEDs, quelques câbles, un module de charge, une batterie et des bricoles. Le même montage coûterait aujourd’hui 44€ avec 8 fois la taxe de 3€ prélevée à la source.
Il me serait possible d’acheter ces composants en France, ils seraient probablement en provenance de la même source puisque de nombreux revendeurs français vont se fournir eux-mêmes en Chine, mais cela me couterait encore plus cher au final. Chaque composant étant vendu deux, trois ou quatre fois plus cher. Le module Espressif de base passe ainsi de 8€ TTC sur AliExpress à près de 20€ en France.
Pour le moment j’ai donc totalement arrêté de faire de l’électronique et, si j’en juge les différents forums et lieux d’échange autour de moi, je ne suis pas le seul. Entre ceux qui expliquent avoir repris le dépouillage de composants sur des appareils électroniques abandonnés et ceux qui ont purement et simplement laissé tomber leurs projets, l’impact de la taxe est massif.
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Les composants électroniques ne coûtent pas cher à la pièce. Bien moins qu’une paire de chaussettes ou un pantalon. C’est ce qui pose un problème quand ils sont taxés de manière arbitraire de cette façon. Un assortiment de 600 résistances sur AliExpress ne coûte que 7€, les taxer 3€ de plus a donc un impact très important. En France, ces mêmes packs sont vendus 14€ en magasin comme en VPC.
Le prix de l’importation est donc toujours plus intéressant au final. Mais le prix de revient global d’un projet ne l’est plus. Multipliez cette hausse de 3€ par les 10, 15 ou 20 composants intégrés sur un seul circuit imprimé et le prix global de votre projet explose sans jamais atteindre le montant nécessaire pour dépasser la limite fatidique des 150€ pour une taxation globale du colis.
Pour un professionnel, ce n’est pas très grave, il dépassera toujours les 150€ et répercutera dans tous les cas le coût sur le client final. Pour un particulier, c’est une autre histoire. L’impact de cette hausse est tellement élevé qu’il va simplement tuer ce loisir. La seule solution possible est de dépenser directement plus de 150€ pour éviter cette taxe petit colis, mais cela n’est pas aussi facile qu’on peut le penser.
Si certains fablabs s’arrangent pour proposer des achats de lots à leurs membres, si certains clubs d’électronique ou de maquettistes regroupent leurs achats du mieux qu’ils peuvent, je vois également beaucoup d’électroniciens amateurs baisser les bras. Des anciens avec un certain bagage et du stock vivent sur leurs réserves, mais de nombreux nouveaux passionnés se détournent désormais simplement de ce loisir.
Et c’est vraiment dommage car ce loisir est extrêmement formateur pour les plus jeunes. D’autant qu’il existe désormais des solutions de conception abordables pour tous. Les cartes de développement type Arduino ou Espressif, l’impression 3D, les outils logiciels de conception. Rien n’a jamais été aussi abordable qu’aujourd’hui. Cela pourrait être un élan pour plein de domaines qui iraient du recyclage de produits en formant à leur réparation à la création de solutions nouvelles avec de nombreux débouchés.
Je ne vois malheureusement plus beaucoup d’avenir pour l’électronique en tant que loisir en France. Peut-être que la solution est la réouverture de clubs ou d’associations autour de cette pratique avec des achats et une formation en commun. Il en existait beaucoup dans les années 90, ils ont quasiment tous disparu aujourd’hui.
Taxe petits colis : AliExpress enregistre de fortes baisses © MiniMachines.net. 2026
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Le fait que le TOPC TXA2 soit issu d’une marque peu connue ne change rien à l’affaire. La présence d’un processeur haut de gamme chez AMD, une puce capable d’orienter jusqu’à 160 Go de mémoire vers son circuit graphique, rend l’engin excessivement onéreux.
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On retrouve ici un TOPC TXA2 proposé à 6399$ HT en version 192 Go de LPDDR5x-8533 avec 2 To de stockage et la facture s’alourdit à 6699$ HT en version 4 To. Des tarifs élevés qui forcent à faire confiance à un constructeur fort peu connu chez nous et qui ne garantit son MiniPC qu’une année. Ce qui est, au vu de l’investissement, un cap assez difficile à franchir. Le modèle est sans surprise celui de la plateforme AMD Ryzen AI Halo officialisée par AMD il y a quelques jours et pas mal éventée depuis quelques semaines.
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Mais l’appareil a du potentiel, je ne sais pas dans quelle mesure c’est une création originale de la marque, mais ce châssis de 2,5 litres cache de petites surprises. Ainsi il est possible de glisser jusqu’à 4 ports M.2 2280 dans le boîtier. Deux sont en PCIe 4.0 x4 et les deux suivants en PCIe 4.0 x2. Un dispositif qui va permettre de stocker énormément de données en interne pour différents usages.
La connectique est également très complète, la façade avant de 18 cm de large expose deux USB 3.2 Gen2 Type-A, un USB 3.2 Gen2 Type-A et un lecteur de cartes SDXC en plus du bouton de démarrage et d’un jack audio combo 3.5 mm. Un module interne non détaillé fournira un signal Wi-Fi7 et Bluetooth 5.4.
La partie arrière du TOPC TXA2 dévoile un port Ethernet 10 Gigabit AQC113 et un second en Ethernet 2.5 Gigabit i226, quatre ports USB 3.2 Gen1 Type-A, une sortie HDMI 2.1 et un DisplayPort 2.1 en plus d’un second port USB4. L’engin pourra donc piloter quatre affichages en simultané. Le châssis de 18 cm de profondeur et 7.8 cm d’épaisseur est pensé pour être posé debout sur la tranche ou à plat avec une évacuation d’air chaud au-dessus de sa connectique. Je n’ai pas vu de port Antivol type Kensington Lock mais l’engin est assez encombrant et pèse 2.319 Kg.
Le TOPC TXA2 est mis en avant comme un engin dédié à l’IA mais aussi pour des usages créatifs ou ludiques plus classiques.
C’est typiquement le genre de modèle qui peut servir aussi bien de MiniPC de travail classique pour différentes tâches tout en étant capable de proposer le pilotage d’un IA locale. Mieux, avec sa double connectique réseau performante et son stockage interne de grande capacité, il peut se transformer en un outil réseau pour partager un LLM sur plusieurs postes. Reste à savoir si le dispositif de refroidissement mis en place est envisageable sur un bureau ou s’il faut vraiment déporter l’engin dans une autre pièce.
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Le TOPC TXA2 propose en effet une ventilation assez conséquente qui assurera la dissipation de 140 Watts en usage de pointe et 120 Watts au long cours. Deux gros ventilateurs sont chargés d’évacuer la chaleur du processeur et deux autres sont placés également autour de la mémoire et des quatre unités de stockage pour les refroidir. On aura donc quatre ventilateurs et autant de sources de nuisance sonore à portée d’oreille.
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Impossible de savoir si le châssis est réalisé en métal ou non, pas d’infos sur le bruit généré par l’ensemble, une garantie limitée d’une année seulement… Le MiniPC TOPC TXA2 à beau être moins cher que certains concurrents, il reste difficile d’investir dans un tel appareil. Avec 69$ de port en plus, cela nous fait un minimum de 6568 $ HT au départ de Chine. Soit, au cours du jour et après le change de Paypal qui est leur seul moyen de paiement, un investissement de plus de 6000€ HT et 7200 avec 20% de TVA…
AMD met à jour sa plateforme Ryzen AI Halo sous Ryzen AI Max+ PRO 495
TOPC TXA2 : un autre MiniPC suréquipé sous Gorgon Halo Ryzen AI Max+ Pro 495 © MiniMachines.net. 2026
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« Trop beau pour être honnête », l’adage est toujours vrai. Cette fraude au MiniPC maquillé est vraiment emblématique de la situation actuelle. Une fiche technique très alléchante, un vendeur qui ne risque pas grand-chose et un produit qui va mettre toutes les chances de son côté pour passer sous le radar suffisamment de temps pour que l’affaire se fasse.
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L’aventure commence quand Oandrade du site Aplose.fr repère un MiniPC vraiment pas cher sur AliExpress. Il s’agit d’un modèle noname « 2026 » équipé au choix de plusieurs puces. Son choix se porte sur une version Core i9-10980HK « Comet Lake » sortie en 2020 mais toujours assez performante. Le processeur est ici associé à 16 Go de mémoire DDR4, la seule mémoire que cette puce puisse gérer, et 256 Go de stockage. Proposé à moins de 200€ c’est sur le papier une véritable affaire en ce moment.
Le doute d’une fraude au MiniPC est déjà présent lors de l’achat. Au vu de la conjoncture et des prix actuels, il est difficile de comprendre comment le vendeur de cet appareil censé être « neuf » arrive à proposer ce tarif. Mais, la curiosité étant le meilleur défaut, la commande est passée et l’attente commence. Le but du jeu pour le fraudeur est simple, il utilise une plateforme pour proposer ses produits à la vente. Ici c’est la place de marché AliExpress mais cela pourrait être n’importe quel autre service du même genre.
On trouve ce type d’annonces par dizaines sur AliExpress
Son objectif est donc de vous faire commander le produit et, à réception, que vous validiez celui-ci. Cela déclenche la fin de la vente et donc sa rémunération. Tant que vous ne validez pas la transaction, il ne touche pas son argent. L’utilisateur lambda reçoit son MiniPC et l’installe. Celui-ci démarre et fonctionne normalement. S’il est livré avec un système, celui-ci se mettra à jour, ce qui ne laisse pas beaucoup d’espace pour voir ce qu’il a dans le ventre. S’il n’est pas livré avec un système, il faut en installer un et là encore, il est difficile de sentir la puissance de calcul délivrée par la machine.
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Et de rares commentaires qui se rendent compte de la supercherie…
En attendant, à réception du colis, vous avez reçu un message de la plateforme qui indique que la livraison a été faite et qui enclenche au mieux un compte à rebours de quelques jours avant de valider la transaction, au pire qui la valide automatiquement. Si cette validation s’effectue, l’argent est viré et vous ne pourrez plus rien y faire.
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Parce que le problème de cette commande, ce n’est pas que l’engin ne fonctionne pas, c’est que le Core i9 de 10ᵉ génération est en fait un Core i3 de 6ᵉ génération… Que les 16 Go de DDR4 sont en réalité 8 Go… des composants beaucoup moins chers et beaucoup moins performants. Alors on pourrait croire qu’il s’agit d’une erreur du vendeur qui proposait également cette configuration dans son offre. Mais non, il y a un détail qui montre clairement la tentative de fraude. La falsification du BIOS.
Ici il s’agit d’une carte mère équipée d’un BIOS American Megatrends ou AMI, une des grandes marques de BIOS du marché. Au démarrage, l’écran d’accueil liste les composants principaux et leur état. Il indique bien la présence d’un Core i9-10980HK et 16 Go de mémoire vive. Un uitilisateur qui s’arreterait donc ici serait persuadé d’avoir recu le bon materiel.
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Mais en passant juste à la page de description avancée du processeur, on découvre un autre processeur. Le fameux Core i3-6100U Skylake de 2015. La mémoire s’avère limitée elle aussi à 8 Go. La méthode utilisée par le fort peu scrupuleux vendeur est de maquiller le BIOS avec des outils assez classiques pour modifier la page d’accueil de celui-ci. Ne plus le laisser identifier la puce embarquée tout seul mais directement inscrire l’information que l’on veut. C’est possible grâce à des utilitaires normalement reservés aux intégrateurs pour personnaliser le BIOS en suivant leurs besoins. En général cela permet d’ajouter un logo, des informations ou de supprimer l’accès aux très nombreux sous-menus des BIOS. Le vendeur/fraudeur aurait d’ailleurs pu supprimer l’accès aux caractéristiques avancées du processeur…
Encore une fois l’objectif n’est pas de faire croire longtemps que la puce est la bonne, l’utilisateur verra très vite la différence de performance proposée entre les deux machines. Non, le seul intérêt de cette fraude au MiniPC assez minable est de vous faire valider la vente. Le vendeur se fiche totalement que vous découvriez le pot aux roses un quart d’heure après. Il aura reçu son argent. Il se fiche de sa note d’une étoile sur la plateforme, sa boutique aura disparu dans une semaine et il en recréera une autre. C’est de l’arnaque de base et elle vise clairement les gens les moins au courant des fluctuations de prix.
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J’ai retrouvé des traces de cette arnaque précise qui datent de plus de 3 mois. Des témoignages qui indiquent que si on se rend compte de la supercherie assez vite, on peut se faire rembourser. Ci-dessus on découvre un internaute qui ne comprend pas comment l’alimentation toute entière du MiniPC ne puisse délivrer que 35 watts. Il décide donc d’enquêter immédiatement sur le matériel reçu et découvre un Core i3-7020U à son bord au lieu et place du fameux Core i9. Il décide donc de renvoyer le matériel et finit par se faire rembourser par la plateforme.
Une fraude au MiniPC qui rapporte… avec des centaines de ventes.
Pour être certain de la qualité des composants à réception, outre le petit tour du propriétaire dans le BIOS, l’idéal est d’utiliser des outils logiciels précis qui vont identifier les performances. Aptose revient sur certains d’entre eux en utilisant une distribution Live Linux sur clé USB afin d’outrepasser un éventuel Windows également trafiqué. Le recours à des outils logiciels qui vont directement interroger le processeur et lui demander son identité est la meilleure voie à suivre. Un petit test de performance rapide permet également de comparer les résultats obtenus avec d’autres puces du marché.
Dans tous les cas, ne validez jamais votre commande auprès de la plateforme sans avoir vérifié précisément l’état de votre machine. Évitez de croire au père Noël quand un site propose un produit à des années-lumière des prix du marché. Qu’il s’agisse de stockage, de mémoire vive, d’accessoires réseau ou autres, un écart disproportionné de prix n’est pas le synonyme d’une bonne affaire, c’est plutôt exactement l’inverse.
Merci à Nicolas pour l’info.
Un cas d’école de fraude au MiniPC avec un BIOS maquillé © MiniMachines.net. 2026
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Il est devenu très compliqué de se repérer sur le marché des MiniPC. Sous le même nom, la même référence, les machines évoluent. On remarque que, d’une semaine à l’autre, un engin peut totalement changer de composants. La raison est traditionnellement liée au marketing des constructeurs mais évolue dernièrement pour faire face à la crise.
A priori, il n’y a pas pénurie de noms de machines. N’importe qui peut sortir un nouveau modèle et lui imaginer un nom spécifique. Le MEGA PC XTZ 2026 peut devenir le MEGA PC YZF 2026. Ce n’est pas compliqué. Ces dernières années, on a pu cependant remarquer que les constructeurs ont de plus en plus tendance à rester sur leurs noms de gamme et à simplement coller une date après le nom du produit.
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L’idée historique est simple, dans la tête des fabricants de PC, il faut ressembler autant que possible à Apple. Marque qui conserve ses appellations depuis longtemps : Macbook Pro, Macbook Air, Mac Mini. Les grands constructeurs se sont donc approprié des noms de machines et s’y tiennent : Dell XPS 13, Asus Zenbook, Lenovo Thinkpad T14… Évidemment c’est un peu compliqué face à Apple qui sort 3 références par an alors que le dernier Lenovo Legion 5i en est à sa 11ᵉ génération avec 72 options supplémentaires. Cela reste néanmoins très intéressant de construire une marque de ce type en conservant le même nom de produit. C’est très rentable d’un point de vue marketing de ne pas avoir à tout chambouler année après année. Pensez aux constructeurs automobiles qui conservent le même nom de gamme depuis 30 ans.
L’autre grand argument qui a poussé les constructeurs à ne pas trop modifier leurs noms de produits, c’est le fonctionnement actuel du web. Changer de nom de produit, c’est changer de fiche produit. Pas que ce soit un drame techniquement, mais cela reste un souci quand il est si difficile d’afficher des avis. Si votre machine récolte 150 avis positifs, vous n’avez pas envie de les perdre en changeant de gamme. Les constructeurs conservent le même nom pour profiter de l’historique du précédent modèle… même s’il n’y a plus aucun rapport technique entre les versions.
Trois MiniPC différents sous le même nom
Mais ce qui a particulièrement accéléré le phénomène dernièrement, ce qui a énormément touché les fabricants de MiniPC, c’est l’impossibilité de trouver des pièces détachées en grande série. Notamment des processeurs qui sont devenus très difficiles à trouver en quantité. Résultat, des petites séries de machines avec des puces différentes sous le même nom se partagent la même affiche en ligne. On découvre un modèle sous AMD Ryzen 7 qui devient par la suite équipé d’un AMD Ryzen Embedded puis d’un… Intel Core i5. A chaque fois, les constructeurs se retrouvent face à un problème de disponibilité. Quand ils ne peuvent mettre la main que sur un lot limité de puces, ils lancent une petite production avec le matériel dont ils disposent. Et si la carte mère qui colle à cette puce rentre dans le boîtier du modèle précédent, alors on économise beaucoup à réemployer le même moule, le même emballage et le même marketing. Et cela même si les trois ports USB 3.2 deviennent deux ports USB 2.0 et deux autres USB 3.1. Même si la DDR5 se transforme en DDR4, même si le stockage change… le nom reste le même.
Évidemment, c’est un vrai casse-tête pour conseiller un matériel. Quand tout évolue dans tous les sens, la simple dénomination du produit ne vous assure plus de trouver la machine idéale. La référence produit proposée en juillet est obsolète en septembre. Les avis laissés sur un MiniPC avec un nom précis ne concernent peut-être plus du tout la même machine.
La seule solution reste donc, comme toujours, d’être très attentif et de relire la fiche technique sans s’arrêter uniquement au nom du produit.
Pourquoi les références de MiniPC ne veulent plus rien dire ? © MiniMachines.net. 2026
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Prix de départ pour la console PC Acer Predator Atlas 8 au Royaume Uni : 999.99 £ pour le modèle 16/512 Go sous Arc G3. Le modèle le plus cher grimpe à 1499.99 £. Difficile de jauger ce modèle par rapport aux prix que nous gardons en tête chez les concurrents puisque les lignes tarifaires vont énormément bouger dans quelques semaines. Ce n’est pas une surprise, les tarifs étaient connus en juin dernier.
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Acer offre la possibilité de s’inscrire pour réserver sa console Predator Atlas 8 au Royaume Uni. Une peur probable d’être dépassés par les commandes qui ne manqueront pas de s’abattre sur la nouvelle console. S’il n’est pas possible de précommander totalement les consoles, le lancement est prévu pour octobre, on peut laisser son email pour être prévenu. Je ne suis pas sûr que la foule se presse aussi ardemment que prévu sur l’engin. Les tarifs font mal et surtout le segment est très particulier.
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Le modèle de base de cette console Predator Atlas 8 est affiché à 999,99 £. Pour ce tarif, vous n’aurez droit qu’à 16 Go de mémoire vive soudée en LPDDR5X-7467, 512 Go de stockage, une batterie de 60 Wh et un Intel Arc G3 (Arc B370 soit 10 cœurs Xe3) . La version 24 Go / 512 Go du même modèle grimpe à 1099.99 £.
La version supérieure avec un Intel Arc G3 Extreme (Arc B390 12 cœurs Xe3), 24 Go de mémoire de base et 1 To de stockage pour une batterie de 80 Wh est annoncée à 1 299.99 £. Le modèle le plus haut de gamme gagne 200€ et se positionne à 1 499.99£ avec 32 Go de mémoire vive au total.
Attention, comme stipulé sur la page, ces tarifs sont donnés à titre indicatif et peuvent encore changer. Aux dernières nouvelles, la mémoire continue de flamber. Les prix des SSD atteignent des sommets et si on peut compter sur Intel pour rester sage afin de lancer sa nouvelle gamme de puces G36, les effets de bord du tassement des ventes pose des problèmes à beaucoup d’autres acteurs.
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Le problème de la marque, comme de toutes les autres marques d’ailleurs, c’est le positionnement de ces engins. Personne n’a besoin d’une console PC comme la Atlas 8. Je comprends qu’on puisse en avoir envie, mais personne n’en a réellement besoin. C’est tout le problème pour ces produits qui ont été imaginés à une époque où les composants étaient à leur plus bas historique en termes de rapport prix / puissance.
Aujourd’hui le pari est compliqué à tenir, les personnes ayant eu envie d’une console de ce type ont largement eu le temps d’en acheter une. Le Steam Deck a trusté le marché et s’il donne des signes de fatigue pour certains titres modernes, il lui reste un énorme catalogue de jeux plus anciens parfaitement adapté à ses besoins. Qui va dépenser plus de 1000€ dans une console PC en 2026 ? Je ne suis pas certain qu’il y ait foule.
Et cela est d’autant plus vrai que ce type d’engin ne va intéresser que des propriétaires de PC ayant déjà un équipement complet. Un équipement qui pourrait poser un gros problème si une panne technique survient aujourd’hui. Comme je l’écrivais il y a peu, face à la flambée des prix, les propriétaires de PC sont désormais aussi angoissés que les propriétaires de voiture face à l’idée d’une panne informatique. Pour beaucoup d’entre eux, leur outil de travail ou de jeu principal est et restera un PC traditionnel et dépenser entre 1000 et 1500 € dans un PC console secondaire aux usages spécialisés restera un luxe qu’ils ne prendront pas.
Acer Predator Atlas 8 : une console sous Intel Arc G bientôt dispo (Concours !)
Entre 999 et 1499€, le prix de la Acer Predator Atlas 8 est tombé
Source : KitGuru
Les tarifs de la console Acer Predator Atlas 8 sont confirmés © MiniMachines.net. 2026
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Le groupe Rakuten ferme son site de VPC en France. La confirmation de la fin de sa place de marché française née suite au rachat de PriceMinister il y a maintenant seize ans est actée. Cette décision confirme les rumeurs des grosses difficultés de la plateforme a être rentable et le manque de perspectives de développement.
Rakuten ferme malgré sa recherche de repreneurs. La marque japonaise mais n’a pas trouvé de formule viable adaptée à ses réquisitions. La marque a donc annoncé la fin de son activité en France dès cette année. 180 salariés du groupe seront affectés par cette décision et on ne sait pas dans quelle mesure la structure pourra les réemployer ni même si c’est envisagé.
Rakuten est une place de marché où se retrouvent pêle-mêle des profils de vendeurs très différents. Il faut dire qu’à l’origine, PriceMinister était un mélange de particuliers et de pros qui se retrouvaient ensemble à proposer du neuf et de l’occasion. Quand le site est repris par la marque japonaise en 2010, les choses changent mais gardent un côté fourre-tout assez étrange. On, peut ainsi retrouver des magasins mono-produits qui disparaissent dès que le stock est écoulé pour renaitre quelques mois plus tard à l’annonce d’une nouveauté. Des entités plus ou moins étranges aux prix incroyables… Je me souviens de la grande époque des centaines de microserveurs HP Proliant N54L vendus 139€ sur PriceMinister en 2014… Mais on peut également y dénicher des boutiques d’autres revendeurs, des marques très établies en France, qui proposent sur ces pages probablement moins visibles des lots de produits en déstockage.
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Le problème de ce type d’offre, c’est qu’elle n’apporte pas grand-chose de plus que ses concurrents comme Darty et Fnac qui proposent… exactement la même chose. Quand Rakuten rachète PriceMinister, l’entité a une image de discounter et une approche assez originale. Elle est aussi une place de marché quand Fnac et Darty n’en sont toujours pas. Cela permet à la marque d’être parmi les poids lourds de l’e-commerce en France en 2010. Pas au niveau d’Amazon mais pas loin derrière, au coude à coude avec la Fnac.
Aujourd’hui l’offre Rakuten est la même que celle de Darty et Fnac, Amazon a pris le large et tous les autres pataugent dans le même bourbier des places de marché qui ressemblent plus à un bazar de foire qu’à un centre d’expertise. Sauf que la Fnac et Darty ont fusionné et sont plus implantés dans l’esprit des Français comme des marques de confiance que Rakuten.
L’essor d’Amazon, mais également l’arrivée de nouveaux acteurs comme Joybuy ou la force de frappe du groupe LDLC ont rendu l’offre moins alléchante. L’explosion de sites capitalisant sur le reconditionné comme Backmarket ou la reprise de Pixmania a également brouillé les pistes d’une visite naturelle chez Rakuten. Les particuliers revendent désormais sur LebonCoin ou Vinted et ne vont plus chercher du côté de PriceMinister. Tout cela a dû faire perdre énormément en trafic et en image le groupe. Au début des années 2010 il était normal de dire « tu as regardé chez PriceMinister ? » à quelqu’un qui cherchait un produit d’occasion.
Aujourd’hui je n’entends personne aller conseiller d’acheter chez Rakuten. Hormis pendant les périodes de soldes, quand la marque aligne des prix extrêmement bas avec son système de cashback. Des prix qui ne doivent pas permettre de renflouer les caisses. Si ce système joue sur la carte de l’enfermement du client avec des points a dépenser chez Rakuten uniquement, il ne permet pas de compenser le manque d’attrait de son catalogue classique.
La Marketplace n’a donc pas trouvé de repreneur et toute son activité va donc disparaitre. Les garanties sur les produits d’occasion, les matériels reconditionnés mais également le neuf seront normalement pris en charge par les vendeurs de la place de marché et je vous invite à noter soigneusement les coordonnées de ceux-ci quelque part pendant que le site existe toujours pour faire valoir vos droits. Pour ce qui est du cashback et des autres avantages liés à la plateforme… Tout cela va disparaitre.
Les liseuses et l’écosystème Kobo sont indépendants de la place de marché et vont donc continuer à être distribués. Les autres activités du groupe restent en place, ce sont uniquement les activités de la plateforme qui sont touchées.
Rakuten ferme également parce qu’elle a laissé volontairement entrer les loups dans la bergerie.
Il est à la fois étonnant et logique qu’aucune offre de reprise n’ait trouvé grâce aux yeux de la marque. L’ancien PDG de PriceMinister, Pierre Kosciusko-Morizet, avait fait une offre de reprise qui n’a pas été approuvée. D’autres acteurs étaient sur les rangs : Casino pour CDiscount, Carrefour, Pixmania et même BackMarket étaient également intéressés. Leurs offres n’ont probablement pas dû être jugées crédibles.
Il faut dire que le site a beaucoup à éponger. S’il conserve un beau potentiel avec 9.5 millions de visiteurs uniques à la fin de l’année dernière selon la Fevad (en très nette baisse suivant son historique), le chiffre d’affaires reste autour de 50 millions d’euros et le volume des ventes est de 370 millions d’euros pour 2025. Ce qui laisse au final des pertes opérationnelles situées entre 10 et 15 millions d’euros. Si le fondateur de PriceMinister voulait relancer la machine et croyait à son potentiel retour en coenrcant le personnel, les autres voulaient surtout faire main basse sur le catalogue de produits d’occasion et surtout le fichier client de la marque. Avec, éventuellement, un peu de savoir-faire. Pour en savoir plus, l’article du Parisien éclaire sur le sujet. Pour le groupe, le fait que Rakuten ferme son activité de VPC en France semble donc être plus simple qu’une opération de reprise. Avec 11 milliards d’euros de CA sur l’ensemble de la planète, les pertes de l’expérience française ne devraient pas se faire sentir trop violemment.
Je ne serais pas surpris de voir une nouvelle consolidation après le foisonnement des places de marché ces dernières années. Les plus actifs comme BackMarket, qui a de bonnes idées marketing, et des nouveaux entrants comme JoyBuy qui s’appuie sur un grand groupe, vont probablement attaquer peu à peu la concurrence sur de nouveaux segments.
Les places sur le podium des ventes risquent d’être de plus en plus étroites, surtout sur le secteur du reconditionné. Et les années à venir risquent d’être vraiment tendues sur ce segment particulier, surtout en informatique et en téléphonie. La hausse des prix a ralenti les achats de matériel, ce qui a raréfié cette offre particulière. Il est vraisemblable d’imaginer une période de creux dans les années à venir. Tous les postes ne seront pas remplacés au rythme habituel avec des prix d’achat neuf qui ont explosé. Pire, les machines qui seront remplacées ne le seront plus en masse comme autrefois mais plus au coup par coup quand elles seront vraiment inexploitables ou hors service. Ce qui va faire durer cette crise des machines d’occasion encore un long, très long moment.
Si Rakuten ferme en 2026 ce n’est probablement qu’un moyen de gagner du temps et éviter une fermeture avec de nouvelles dettes en 2027. Il aurait sûrement fallu faire quelque chose avant, bien avant, pour tenter de se distinguer de toute la concurrence qui s’est construite autour d’eux.
Rakuten ferme son site de vente Français dès cette année © MiniMachines.net. 2026
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Sans surprise, la promesse d’une taxe petits colis « indolore » pour les acheteurs mais qui aurait forcé les plateformes à revoir leur modèle économique n’a pas fait long feu. Ce sont bien les clients finaux qui ont vu les prix augmenter de manière importante sur leurs achats. La taxe promettait d’impacter les plateformes sans impacter les consommateurs, mais évidemment cette promesse n’avait aucun sens économique.
Si vous faites vos emplettes de matériel électronique en ligne, vous connaissez probablement AliExpress. Le temple de la vente internationale, la place de marché planétaire, le lieu de pèlerinage des composants. Un site souvent cité dans le lot des trois que l’on met en avant pour justifier la taxe sur les petits colis avec Shein et Temu. Mais AliExpress propose bien davantage que des vêtements et des gadgets. Le site est la référence en électronique pour trouver des composants absolument indisponibles en France. Des références exotiques qu’aucune boutique ne propose plus.
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Ce chargeur de batterie commandé en mai 2026 à 1.52€ les deux pièces pour un projet a largement augmenté de tarif. Ce type de produit est proposé dans ces eaux tarifaires depuis de nombreuses années.
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En novembre 2019 par exemple, lors d’une promo, j’ai acheté 10 unités identiques de ce même produit pour 1.86 €. Chacun de ces modules ne coûtait que quelques centimes.
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Le même chargeur chez le même commerçant que pour ma dernière commande est passé à 5.29€ les deux pièces. La taxe petits colis « indolore » est bien passée par là.
AliExpress facture de la TVA aux acheteurs européens avant de la reverser aux différents pays concernés. La place de marché joue le jeu depuis des années en laissant apparaitre sur chaque commande le prix des taxes suivant les pays. La différence principale entre un achat en France ou en Europe dans un magasin d’électronique et un achat sur AliExpress, c’est que le site européen se fournit en amont chez un des fabricants qui vend lui directement sur AliExpress… Vous évitez donc un intermédiaire.
Une société qui revend du matériel stocké en Europe, cela a du sens, et suivant notamment la disponibilité de ce que vous achetez, il est parfois valable de commander dans une boutique spécialisée plus locale. Pour un projet urgent ou un dépannage rapide, commander en Chine va poser un souci de délai avec souvent entre 10 et 15 jours entre la commande et la réception de votre composant. Avoir un relais qui stocke les pièces et qui vous livre en 2 ou 3 jours est donc parfaitement justifié, et cela entre en ligne de compte pour comprendre le prix proposé. Ainsi, il n’est pas rare de voir des éléments vendus 1 ou 2 € les 10 unités sur AliExpress se retrouver à 5 ou 6 € en local. On paye le fait que le produit soit proche. Une boutique comme MC Hobby en Belgique est également une mine d’or de conseils et de compétences. Éléments dont il faut apprendre à se passer ailleurs. Tout cela justifie leurs tarifs.
Mais pour beaucoup d’autres produits, notamment en électronique, on fait du réassort. On va commander un paquet de résistances, de condensateurs, d’interrupteurs, de LEDs et autres. Et là, la distance n’est plus un problème.
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Depuis l’entrée en vigueur de la taxe Européenne sur les petits colis, les prix d’AliExpress ont largement augmenté. Les 3 € de taxe par type de produit que doivent payer les marchands se font sentir… Et les paniers ont explosé. Si les chantres de la Fast Fasion sont finalement peu impactés avec des vêtements qui sont passés de 12 € en moyenne à 15 €, les vendeurs de composants et leurs clients sont beaucoup plus exposés.
Un projet électronique classique avec une dizaine de composants vendus quelques euros chacun il y a un mois est désormais surtaxé de dix fois 3 € supplémentaires. Un panier de produits qui coûtait 15 € au total est passé à… 45 €. Le fait que le législateur ait choisi de taxer aveuglément les produits de 3 € par type de produit a un impact énorme sur certains achats et presque aucun sur d’autres.
L’idée vaporeuse des acteurs / payeurs qui cache bien mal le fait que le consommateur paye, parfois injustement, plusieurs fois la taxe.
Mais le pire est que cette augmentation de prix pratiquée par les vendeurs pour absorber la taxe petits colis est largement amplifiée par la TVA qui apparait par-dessus. Ainsi mon projet qui ne coutait que 15 € de composants en juin 2026 avec 20% de TVA coute désormais 45 € en juillet 2026 avec… toujours 20% de TVA. Je paye largement plus de taxes que de produits et je paye en plus une taxe sur cette taxe.
Pire que cela, les vendeurs n’ayant aucune idée de comment gérer cette taxe, le client final est impacté même si les produits ne devraient pas être taxés.
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Un exemple ? En février dernier, j’ai commandé ces LEDs WS2812 pour un projet. Elles étaient proposées à 3,09 € les 5 pièces. TVA comprise.
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Aujourd’hui, les mêmes LEDs du même vendeur sont proposées à 6.19€ TTC. La taxe petits colis a largement fait augmenter le prix.
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Mais si je rajoute un autre lot de LEDs du même type, vendues par un autre commerçant qui a lui-même appliqué une hausse de tarif pour compenser la nouvelle taxe, je me retrouve donc à devoir la payer deux fois. Je ne peux pas y échapper alors que le texte prévoit bien que ces deux produits identiques devraient être taxés une seule et unique fois. Le fait que les vendeurs aient appliqué l’augmentation sur le prix des produits en amont ne me laisse pas le choix.
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L’impact de cette taxe sur les petits colis est particulièrement visible lorsque l’on achète des lots. Si la plateforme AliExpress n’a pas – pour le moment – la possibilité de gérer les produits en provenance de plusieurs commerçants pour fusionner les taxes sur des éléments de nomenclature identiques, les vendeurs ont de leur côté bien compris le procédé. Ci-dessus, un module de chargement de batterie 18650. À la pièce, il est proposé à 4.09€. Il y a encore quelques jours, il était vendu entre 50 et 70 cents.
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Mais si j’en commande 10 unités, la taxe petit colis est diluée dans le lot. Et là, le prix à la pièce « fond » à 0,74 centimes. Et c’est logique puisque les 3 € de taxe sont divisés par 10, cela n’impacte donc plus que de 30 cents chaque produit. Pour 20 unités, le prix de chaque élément est de 55 centimes… Et on tombe à 0,44 centimes par 100.
Rien n’est prévu dans le mécanisme de cette taxe pour améliorer la surveillance des produits entrant dans l’Union européenne. Les 3 € par colis sont dérisoires par rapport à leur trafic. Les 5.8 milliards de colis de ce type réceptionnés dans l’UE en 2025 ne vont pas diminuer et la taxe ne suffira jamais à permettre aux agents de vérifier la qualité des produits importés. Le résultat de ce changement est donc uniquement une entrée d’argent pour les États membres.
La taxe sera plus ou moins visible sur les paniers, mais ne va vraiment pas impacter les secteurs de la même manière. Je reste persuadé qu’une entreprise de Fast Fashion comme Shein ou de gadgets comme TEMU ne sera pas empêchée par l’apparition de la taxe petits colis. Encore une fois, leurs prix vont augmenter de manière bien moins visible que d’autres secteurs parce qu’ils vendent essentiellement des produits finis. Et surtout ces marques ont la possibilité de cumuler les éléments identiques, taxés une unique fois, en mettant en avant l’intérêt d’en commander plusieurs via des incitations et des réductions. Autrement dit, si le prix de leurs produits vont bien augmenter de manière marginale, ils peuvent finalement faire de la taxe petits colis un argument d’achat pour augmenter leurs ventes.
Acheter un pantalon à 15 € le premier et, en ajoutant, un second pantalon à 15 €, voir apparaitre une « ristourne » de 3 € sur le second qui sera uniquement liée au fait que la taxe petits colis ne s’applique qu’une seule fois par type de produit. Ou proposer un T-shirt à 15 € pièce et en faire la promotion pour une paire à… 27 €. Tout cela ne prendra probablement que quelques jours pour être mis en place par la Fast Fashion si ce n’est pas déjà fait.
Pour les composants électroniques ou l’informatique et autres produits vendus sur AliExpress, la donne est différente. Chaque produit a augmenté de manière importante et la TVA est collectée sur la totalité de ceux-ci. Le résultat de cette taxe petits colis risque donc de ne pas donner les résultats espérés. On aura d’un côté les acteurs principalement visés parce qu’ils vendent des produits non conformes à nos règles, qui ne vont pratiquement rien sentir. Et de l’autre, des vendeurs annexes qui payent la TVA et qui fournissent déjà les boutiques Européennes de composants qui vont impacter énormément les Européens.
Non seulement cette taxe petits colis ne va probablement rien résoudre au problème de la Fast Fashion et des produits non conformes, mais il commence déjà à coûter très cher au client final qui paye plusieurs fois ces 3 € de manière injustifiée. Le seul moyen de compensation est assez triste, il consiste à diluer la taxe en achetant plus de produits que nécessaire… Soit en augmentant le nombre des éléments pour répartir la taxe, soit en dépassant les 150€ à partir desquels elle n’est plus en vigueur. Au vu de l’impact de ces 3 € multipliés à l’infini sur les paniers d’électronique, il va être rapidement beaucoup rentable de commander énormément de produits plutôt que projet par projet. Et donc faire transiter encore plus de produits… Pas vraiment, je suppose, le résultat escompté.
Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens
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Taxe petits colis : la double peine européenne © MiniMachines.net. 2026
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C’est avec une force et une intelligence impressionnantes que notre monde politique a lancé il y a quelques mois la taxe de 2€ sur les petits colis. Prenant ainsi de l’avance sur celle qui devait entrer en vigueur un peu plus tard dans l’année sur tout l’univers économique européen.
Grâce à cette taxe nationale, nous sommes parvenus à un brillant résultat pourtant anticipé avant sa promulgation. Celui d’un système de fret notional totalement désorganisé. D’une disparition de centaines d’emplois directs et indirects et de la récolte d’une somme colossale : 2.3 millions d’euros sur les 400 millions anticipés.
La brillante idée trouvée par notre gouvernement le premier mars de cette année était de faire payer un montant de 2€ par type de nomenclature de produit douanier pour tous les colis de moins de 150€ à entrer sur le territoire depuis un pays en dehors de la Communauté économique européenne. En clair, vous commandiez un paquet avec une paire de chaussettes, deux cravates, et trois pantalons, vous vous acquittiez de 6€ de taxes supplémentaires. 2€ pour chaque type de produit. Si, et seulement si, votre colis faisait par exemple Londres -> Toulouse. Ou Singapour -> Marseille.
Si votre colis faisait une escale entre-temps dans un pays d’Europe qui n’avait pas encore ajouté de taxe de ce type, comme, au hasard, la Belgique, la Pologne ou l’Espagne. Alors il n’était pas taxé. Chose incroyable, des géants du ecommerce ont investi en masse ces pays pour implanter des centres logistiques. La Belgique pour Alibaba. La Pologne pour de nombreux depuis que le pays est le terminus des trains en provenance des nouvelles routes de la soie terrestre de Chine. L’Espagne également comme une plaque tournante du commerce vers de nombreux pays d’Europe.
Évidemment, il s’est passé ce qu’il devrait se passer. Du jour au lendemain, les différents acteurs du marché qui importaient en France ont simplement demandé à atterrir ailleurs. Les zones de logistique des aéroports français se sont retrouvées vides et des sociétés de gestion de colis et de dédouanement ont vu leur gagne-pain disparaitre. La distorsion concurrentielle posée par l’acte isolé du gouvernement français ne pouvait pas se solder par un autre scénario.
Une pièce de 3€ slovène
Réjouissons-nous, il n’aura fallu que 4 mois pour que le gouvernement se rende compte de la boulette. Ce 30 juin, la taxe petits colis de 2€ franco-française est suspendue. A terme, elle va totalement disparaitre au profit de la taxe de 3€ Européenne. L’effort de réflexion est louable, d’autant qu’au départ le gouvernement voulait proposer un combo. La taxe nationale de 2€ devait accompagner la taxe commune de 3€ pour un très joli 5€ par type d’objet livré. Cela ne sera finalement pas le cas. Le ministère du commerce a finalement reconnu qu’il serait mieux de proposer une taxe unique étant donné que nous sommes dans un « marché unique ».
Il faut surtout dire que si les 2€ cocorico s’ajoutaient aux 3€ de base, la distorsion concurrentielle persisterait. Les premiers bilans de l’expérience ont établi que 90% des colis qui débarquaient sur le sol français avaient été expédiés ailleurs quelques jours après l’entrée en vigueur de la taxe 2€ le premier mars. Et les rentrées d’argent espérées étaient retombées chez nos chers voisins européens. Les compagnies internationales extra-européennes préférant encore et toujours payer 3€ de taxe en Belgique que 5€ en France. Là encore, personne n’avait cru bon de le signaler au gouvernement français en amont… Ah si, on me dit dans l’oreillette que de nombreux spécialistes avaient tiré la sonnette d’alarme. Pas assez fort probablement.
Aujourd’hui, la communication gouvernementale ne manquera pas de surprendre. La décision de la taxe européenne de 3€ a été entérinée le 12 décembre 2025 après de longs conciliabules pour mettre les 27 membres de l’Union économique d’accord. Mais le gouvernement estime que c’est son impulsion au 1ᵉʳ mars 2026 avec la taxe à 2€ qui a permis de « pousser l’Europe à prendre des mesures ». Que la France a obtenu « gain de cause » sur un projet déjà signé et entériné pour se lancer au premier juillet 2026. On est en plein développement personnel et autocongratulation devant ses actes même s’ils n’ont fait que créer des problèmes.
L’impression d’un amateurisme total n’est donc qu’une vue de l’esprit et les effets de bord sur l’emploi de cette décision de créer une zone plus taxée au sein de l’union ont forcément été mûrement réfléchis.
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Imaginez que vous commandiez du matériel électronique pour un projet personnel. Par exemple un kit pour établir la pollution de l’eau tel que celui-ci décrit sur Instructables. Il vous faudra commander 9 types d’éléments différents. Des capteurs, des résistances, des câbles, une batterie, une carte de développement ESP-32 etc. Cela fait donc 9 x 3 : 27€ de taxe sur votre colis. Si je regarde rapidement le prix des composants un à un, il y en a pour 45 à 50€ de produits et donc 50% de taxe petits colis sur ce montant. Bien entendu, si vous commandez un kit de 600 résistances, vous ne paierez que 3€ de taxe.
Évidemment, personne ne va vérifier les contenus de vos paquets, tout va passer par les documents électroniques fournis par les exportateurs à la douane et un jeu de codes-barres. Et comme les colis sont concentrés en amont dans différents centres de collecte pour limiter le prix du port, une grande partie des colis seront estampillés d’un très vague descriptif. Je reçois depuis des années des colis souples qui enferment des produits variés. Le tout est estampillé de manière très vague. Je souhaite bien du courage au douanier junior qui se fera confier la tâche de vérifier la différence de nomenclature douanière entre une carte contrôleur de moteur pas à pas et un relais 12V, une ESP32 d’une solution sous RP2040. À part pour un bizutage bon enfant de ses supérieurs devant une tâche impossible, les agents devront forcément faire confiance aux expéditeurs. Deviner au toucher si votre colis contient des chaussettes, des slips et des t-shirts et non pas uniquement des sweats me parait légèrement hasardeux et chronophage.
Pour tenter de faire face au tsunami de travail qui va s’abattre sur les agents des douanes et payer les agents privés à qui l’État confie également le rôle de surveillance de ce fret, une surtaxe supplémentaire est prévue en novembre. Celle-ci sera fixée par colis et non en fonction des différents types d’objets importés. On parle pour le moment de quelque chose comme 2€.
Au final, ce sont les entreprises qui devront payer les taxes. Ce qui voudrait dire que la société qui vous propose un jeu de 100 LEDs RGB à 8€ va prendre le risque de payer 3€ de taxe ? Bien sûr que non. Les marchands vont augmenter leurs prix de 3€ par produit dès la mise dans le panier, histoire de se couvrir. Cette « surtaxe » disparaitra si vous dépassez les 150€ fatidiques. La taxe de traitement sera ajoutée en plus.
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La réponse est assez évidente. Les différents acteurs de l’e-commerce mondial vont tout faire pour éviter de payer la taxe. Préférant payer un montant plus global à leurs antennes locales et profiter de leur infrastructure déjà en place. Aliexpress, par exemple, va profiter de ses dizaines de milliers de mètres carrés déjà implantés en Belgique pour y importer ses produits en masse. De manière à ne pas payer la taxe petit colis ensuite. Les entreprises ayant développé des entrepôts gigantesques en Pologne ou en Espagne feront de même. Ce changement de régime ne devrait pas inciter les plateformes à revenir dédouaner directement en France si elles ont déjà l’infrastructure et les emplois dans des pays limitrophes. Importer un ensemble de conteneurs complets de produits identiques sera toujours plus rentable et bien plus rapide à dédouaner. Cela condamnera donc le fret aérien en France que l’on connaissait avant mars 2026.
Pour les particuliers, la meilleure idée sera rapidement de grouper ses achats pour dépasser les 150€, surtout si votre commande est composée de dizaines de types de produits différents.
En attendant un prochain changement déjà anticipé d’une réforme en profondeur de notre système Européen de taxation qui est prévu pour 2028.
Taxe sur les petits colis : les aéroports français se vident
Taxe sur les petits colis, adieu les 2€ français et bienvenue aux 3€ européens © MiniMachines.net. 2026
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Refroidir son MiniPC devient un véritable problème. À moins que vous soyez installé sous une climatisation, les périodes caniculaires posent un souci à de nombreuses minimachines qui deviennent brûlantes et peuvent ne plus fonctionner correctement.
Si vous travaillez dans un bureau ou une chambre, sur un PC classique ou un portable, et que vous avez trop chaud, n’oubliez pas pour commencer que le MiniPC est souvent une alternative intéressante. Il peut s’installer facilement dans une pièce plus ouverte, plus aérée ou plus fraîche. En l’associant avec un clavier externe, un écran portable et une souris, vous retrouverez un poste souvent plus confortable qu’une grosse tour qui dégage beaucoup de watts ou qu’un portable qui va monter dans les tours pour se ventiler correctement tout en proposant un clavier bouillant.
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Comme souvent, les solutions pour refroidir son MiniPC vont de l’astuce la plus simple à des actions beaucoup plus complexes à mettre en place. La raison est cependant toujours la même : si ces engins montent trop haut en température, beaucoup de problèmes commencent à se poser. Le processeur est le premier poste à surveiller. Chaque processeur a ce qu’on appelle une température de jonction. C’est une température que le processeur peut atteindre pour travailler, mais au-delà de laquelle il se met en sécurité pour éviter de s’abîmer. Le chiffre est variable, mais cela tourne souvent autour des 95/100°C.
Bien avant d’atteindre ces températures, les processeurs vont réduire leurs performances pour éviter la surchauffe. C’est le throttling. Plus la température monte dans votre ordinateur, moins celui-ci délivrera de puissance en baissant sa fréquence. Cela évite de poser un souci technique à l’engin sans empêcher l’utilisateur de travailler avec. La sanction finale étant un arrêt complet pour éviter que l’engin ne se mette en danger. Les autres éléments de votre ordinateur peuvent également poser problème. Le stockage, la mémoire vive, peuvent souffrir d’une température trop élevée. Il est donc important de conserver une ambiance convenable à bord.
Si vous avez une imprimante 3D, vous pouvez rechercher sur le net une éventuelle solution de support pour votre minimachine. Ou créez la vôtre.
La chose la plus simple à faire est évidemment de s’assurer que votre engin n’étouffe pas. Que l’air – même chaud – rentre bien dans la machine. Beaucoup de MiniPC et de portables proposent une prise d’air sur le dessous et les côtés. Si votre MiniPC est sur un bureau, il est parfois très efficace de le surélever légèrement afin d’améliorer la prise d’air. Pour cela, les solutions sont nombreuses. Cela va de la mise en place de petits supports identiques sous les quatre pieds de l’engin pour gagner un ou deux bons centimètres de séparation du bureau. Cela va éviter de laisser un environnement trop bouillant réchauffer l’air qui rentre dans le boitier et asphyxier ses composants.
Si votre machine a surtout des prises d’air sur les côtés, les élever peut également éviter de recycler de l’air extrait de la machine. Ce simple effort d’augmenter la hauteur de l’engin sur votre bureau peut à lui seul améliorer largement sa température.
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Suivant les puces et les ordinateurs, cette opération est plus ou moins facile. Sur la plupart des PC on peut cependant d’une manière ou d’une autre adapter une fréquence d’usage suivant différents profils. Certaines machines, notamment chez AMD, proposent d’adapter la fréquence des processeurs en mode « silence », par exemple. Au contraire des deux autres modes généralement proposés qui sont « équilibré » et « performances », ce mode permet de baisser la fréquence de la puce pour éviter la surchauffe. Si votre puce est signée Intel, des fonctions de BIOS peuvent en général apaiser le processeur de la même manière. Il faut fouiller du côté des options « Power » pour limiter les « Package Power Limit » ou choisir autre chose que le processeur « High performance ».
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Mais également faire un petit tour dans les options « Cooling » pour adapter le « Fan Mode » dans la configuration de votre choix. En augmentant la ventilation ici et en baissant le TDP, on peut refroidir son MiniPC en réduisant la chaleur dégagée par le processeur.
Cela va évidemment baisser les performances globales de votre engin, mais peut-être est-ce un mal pour un bien. Baisser la fréquence peut aider à passer une canicule. On reviendra sur un profil plus classique quand la température redeviendra plus raisonnable.
Refroidir son MiniPC avec Fan Control
Le logiciel Fan Control est pensé pour créer des profils de ventilation pour PC. Disponible sous Windows et Linux, il permet de créer des profils de ventilation. En général, on s’en sert pour baisser la vitesse de ventilation des engins et ainsi préserver nos oreilles du bruit qu’ils peuvent générer. Mais il est également possible de l’utiliser de manière inverse pour pousser la ventilation temporairement, par courtes périodes, afin d’éviter que la température ne monte trop dans les tours.
Le logiciel est relativement simple à prendre en main : une fois installé il va détecter les ventilateurs de votre machine et vous proposer de créer des profils de gestion de ceux-ci. Vous pourrez aussi bien créer un profil « calme » pour baisser la ventilation et ne plus rien entendre que créer un profil « canicule » qui activera les ventilateurs à fond toutes les heures pendant quelques minutes pour « vidanger » totalement l’air chaud accumulé. Fan Control est gratuit.
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Une solution pour permettre de passer un cap de température difficile est d’ajouter une ventilation supplémentaire. Un ventilateur extérieur USB pour pouvoir l’alimenter directement avec le MiniPC ou en le branchant avec un adaptateur USB externe. Cela augmente énormément le renouvellement d’air et baisse la température. Ce type de ventilateur peut se trouver en 80 ou 120 mm de côté et se poser, suivant les cas, en dessous ou au-dessus du boîtier de votre PC.
Si votre boîtier propose une ouïe d’extraction, positionnez-le au-dessus. Si une aspiration est faite en dessous, placez votre minimachine directement sur le ventilateur. Les modèles proposés ont en général un sélecteur de vitesse pour augmenter la rotation et le débit. Si vous avez un réhausseur de portable avec ventilateur intégré, cela peut également être une très bonne solution.
Si votre MiniPC est fanless et pose problème par temps de canicule, le recours à une ventilation temporaire est parfois salvateur. Il est également possible de refroidir ce type d’engin passif en ajoutant un dissipateur supplémentaire sur son châssis. Et cela même si le boîtier de votre PC est en plastique.
Il est possible d’ajouter des petits dissipateurs en cuivre sur les composants de votre MiniPC. En général cela ne pose aucun problème technique. Quelques vis à retirer pour accéder aux composants et la possibilité de positionner ce type d’éléments facilement.
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Pour la mémoire vive de type SODIMM, vous trouverez des éléments entre 10 et 20€ facilement. Pas la peine de prendre des trucs trop « jolis » ou « high-tech », cela ne sert en général à rien. Idem pour les SSD M.2 2280, des éléments existent en aluminium ou en cuivre. Vérifiez juste deux éléments importants. L’épaisseur dont vous disposez pour installer ces éléments entre les barrettes de mémoire et entre les composants et le reste du châssis. Il faut également vérifier que les différents éléments en cuivre soient fournis avec un pad thermique ou en acheter en conséquence.
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L’opération ne sera pas forcément aussi simple pour toutes les machines, mais un dépoussiérage régulier peut éviter de nombreux problèmes. L’opération doit se faire en extérieur, une fois le châssis ouvert – en règle générale quelques vis suffisent – vous pourrez envoyer un flux d’air puissant pour décrasser les pâles des ventilateurs, mais aussi les ouïes d’aspiration d’air frais et les ailettes d’échange thermique.
Si le ventilateur du processeur est inaccessible, vous aurez deux choix : soit démonter la carte mère en prenant grand soin de ce que vous faites, soit tenter un dépoussiérage un peu forcé via les ouïes d’aération. Le premier choix est le meilleur. Il permet d’être certain de se débarrasser de toute la poussière accumulée. Mais il demande évidemment un peu de doigté et de temps. Pour la seconde solution, il faut juste insister longuement et passer de l’air chaud sur tous les espaces accessibles pour espérer parvenir au meilleur résultat.
Dans tous les cas, le recours à une propulsion d’air est plus rentable que l’achat de bombes d’air « sec ». Si vous faites l’opération souvent, pour votre PC classique, votre ordinateur portable ou votre MiniPC, cela sera moins cher. Si vous ajoutez à cela votre box opérateur internet et divers autres appareils comme des amplificateurs, consoles ou autres, c’est vraiment plus intéressant d’acheter un petit souffleur d’air comprimé multi-embouts entre 30 et 50€ que de dépenser régulièrement ses sous dans une bombe. Si vous avez un compresseur dans votre atelier, celui-ci pourra également rendre le même service avec une soufflette. Attention cependant, la puissance d’un compresseur peut être redoutable et il faudra veiller à ne pas orienter directement l’embout sur vos composants. Pour ma part, j’ai acheté en 2021 le Meco 550 Watts filaire en vidéo ci-dessus qui fait toujours bien le boulot.
Petit détail, l’idéal est de tenir les ventilateurs en position fixe pendant le dépoussiérage. La très très grande majorité des machines modernes ont une protection électrique pour éviter que la rotation du ventilateur ne remonte du courant dans ses circuits. Mais sur les MiniPC noname, cela peut ne pas être le cas. Empêcher la rotation va donc éviter tout problème.
Pâte thermique d’origine : il y en a beaucoup trop.
Opération à réserver aux plus experts puisque vous devrez non seulement démonter la carte mère mais également démonter le système de ventilation et le dissipateur de celle-ci. Cela permet néanmoins de refroidir son MiniPC du mieux possible. Certains fabricants installent une pâte thermique très entrée de gamme, d’autres en mettent beaucoup trop. Changer la pâte thermique pour un produit de marque est donc une option qui peut s’avérer payante. Je ne vais pas détailler outre mesure la procédure car il est vraiment nécessaire de savoir ce que l’on fait pour la tenter et je n’ai pas envie que quelqu’un tente l’opération à la légère.
Une fois la carte mère démontée, vous devez donc ôter le ventilateur puis dévisser le support de contact avec le processeur. Il faut ensuite en général détacher le tube de cuivre qui transporte la chaleur vers les ailettes d’échange thermique. Les dispositifs étant en général créés sur mesure, il est impossible de vous dévoiler toutes les étapes ou le nombre de vis à retirer. Vérifiez donc bien que tout est libre et détachez délicatement l’ensemble sans le plier ni le tordre. Faites une photo de la carte mère libérée de son système de refroidissement pour être certain de l’endroit où placer les pads thermiques.
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En général je prends des produits de la marque Arctic pour la pâte thermique des MiniPC. La MX-4 est parfaite pour des puces mobiles.
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Même chose pour les pads, j’achète des Arctic TP-3 de 1 ou 1.5 mm d’épaisseur et je découpe au cutter les éléments dont j’ai besoin. Ne pas hésiter à prendre des pads assez longs pour les installer également sur les SSD M.2 2280 de votre machine.
Le nettoyage des traces de pâte thermique et des éventuels pads se fait avec un bout de mouchoir en papier pour le plus gros et un petit élément pour gratter les composants en plastique mou comme une vieille carte de crédit. Les traces doivent également être nettoyées, cela se fait très bien à l’alcool isopropylique. Remplacez ensuite les pads et étalez une fine couche de pâte thermique sur le processeur. Repositionnez le dissipateur et remontez le tout. Un remplacement de ce type est clairement pénible, mais outre qu’il va tenir une bonne dizaine d’années, il peut baisser la température du processeur de plusieurs degrés.
L’ensemble de ces mesures n’est pas obligatoire mais offre des solutions pour refroidir son MiniPC et l’utiliser dans de bonnes conditions par ces fortes chaleurs. Si vous avez la possibilité de ne pas lancer votre grosse tour bruyante et qui dégage des centaines de watts pour lui préférer l’usage d’un MiniPC dans la pièce la plus fraiche de votre logement, c’est une bonne idée à suivre. Pour le reste du temps, cela peut également vous permettre d’avoir un engin moins bruyant au quotidien.
Si vous avez des astuces à mettre en avant, n’hésitez pas à les partager en commentaires.
Refroidir son MiniPC : quelques astuces pour la canicule © MiniMachines.net. 2026
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La MSI Claw 8 EX AI+ a dévoilé son tarif pour la France, le modèle de console Intel G3 Extreme sera proposé à 1599€ dans une version Pack. 100€ de plus que la Acer Predator Atlas 8 mais avec plus de mémoire.
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La MSI Claw 8 EX AI+ est annoncée avec un écran 8 pouces, 32 Go de mémoire vive LPDDR5, 1 To de stockage et un processeur Intel Arc G3 Extreme. Son prix atteindra donc 1599€ pour une version violette. Un pack de lancement comprenant une protection d’écran, une petite sacoche de transport et un… porte-clés sera également fourni nous apprend Les Numériques. Tant qu’à faire, j’aurais préféré un dock Thunderbolt 4 pour une exploitation secondaire un peu plus large et profiter de la présence de Windows 11 plutôt que de n’en subir que le handicap.
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Je ne sais pas si la technique des gadgets offerts pour détourner l’attention du prix sera réellement efficace. On parle tout de même d’une sacrée somme pour un objet dont l’usage sera grandement orienté vers le jeu. 1599€ pour une console PC portable, cela me parait totalement hors sol. Je comprends ce prix, il reflète très bien la fin d’année 2026 que nous allons connaitre, mais ce n’est clairement pas un budget que je serais prêt à investir personnellement dans un engin de ce type.
Surtout si en parallèle les coûts des composants et PC augmentent à la même température. Je préfère avoir plus de latitudes pour me rééquiper d’un engin adapté au travail en cas de panne, pouvoir faire face à un problème de stockage, de réseau ou de… PC portable.
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Je prédis une année difficile pour les consoles PC mais je n’ai pas besoin d’être un grand devin pour y parvenir, cela semble être une évidence. Avec très peu de recul, je me demande si la bonne solution ne serait pas justement de revoir les ambitions de jeu à la baisse et de viser des solutions largement plus abordables, moins puissantes mais permettant l’exploration du catalogue de jeu déjà présent. Ce qu’a fait Valve avec son Steam Deck. Du moins, en attendant que l’orage passe.
La réponse est assez simple, Intel a mis en chantier ses puces Intel G3 et G3 Extreme avant la crise des composants. Leur commercialisation est désormais obligatoire, même si l’équation du prix à résoudre la rend fort compliquée.
Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais à moins d’avoir un salaire vraiment fort confortable et de l’argent de côté, ce type d’investissement me semble réellement compliqué. Je ne sais pas si le marché va suivre.
MSI Claw 8 EX AI+ : 1599€ en version Intel G3 Extreme 32Go/1To © MiniMachines.net. 2026
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La DDR2, DDR3, DDR4 et DDR5 contrefaite, ce n’est pas une nouveauté. Cela a toujours existé. Mais ces dernières années, l’arnaque avait disparu tant les prix de la mémoire avaient chuté. Il n’était tout simplement pas assez rentable de fabriquer de fausses barrettes par rapport aux prix des vraies. Avec l’explosion des tarifs de la RAM, les mafias s’emparent à nouveau du sujet.
Un internaute japonais s’est fait vendre une barrette de DDR5 contrefaite. Au format SODIMM, grossièrement maquillées, ces barrettes éveilleront les soupçons d’un utilisateur averti mais pourront tromper un néophyte. Dans tous les cas, ce type d’arnaque est suffisamment bien fait pour vous exposer à des déconvenues via des plateformes de seconde main. C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à l’internaute en question qui a commandé des produits d’occasion pour faire face à la crise. Je vous ai déjà fait un billet à ce sujet d’un acheteur qui s’est fait vendre des barrettes de DDR4 hors service en décembre. L’arnaque est classique et bien rodée mais nécessite d’avoir des composants en main. Ce qui ne correspond pas à une volonté d’industrialiser ce type de fraude.
Mémoire DDR5 contrefaite
Ainsi, des barrettes de DDR5 contrefaites sont désormais fabriquées. Preuve que des organismes mafieux s’intéressent désormais à ce type de grivèleries. La barrette en question est un circuit imprimé d’apparence classique, avec des composants montés dessus comme une vraie. À vue de nez, ce n’est pas très pro avec des éléments soudés pas bien droits. Mais cela reste suffisamment bien fait pour passer un examen rapide. Les puces de mémoire sont bien là, même si on peut se douter que ces composants signés SK-Hynix n’ont rien à faire sous l’étiquette de son grand concurrent qu’est Samsung…
A l’examen, les composants mémoire ne sont que du plastique qui enrobe un morceau de PCB…
Là où cela devient vraiment inquiétant, c’est que les composants en question ne sont pas de la mémoire mais uniquement des enrobages de plastique mimant la présence des vrais composants. Cela suppose une entité qui dispose de moyens pour fabriquer de faux composants mais aussi pour les assembler sur des circuits imprimés et déposer dessus des résistances et autres. Du matériel et de la main-d’œuvre qui n’ont de sens que dans une optique quasi-industrielle et donc la possibilité d’inonder fortement le marché de ce type de mémoire DDR5 contrefaite.
Le gros avantage proposé par les plateformes de commercialisation en seconde main vient des « règles » qu’elles établissent. Il est ainsi possible de glisser une mention indiquant que le vendeur n’a pas connaissance de la bonne marche du produit qu’il vend quelque part dans son descriptif pour que la plateforme le dédouane de toute responsabilité à réception. Si vous combinez cela avec la possibilité pour un organisme mafieux de s’emparer d’un compte respectable et existant depuis des années grâce à une fuite de données, de changer son email et de profiter de sa crédibilité pour mettre en vente des dizaines de barrettes de mémoire DDR5 contrefaites en quelques heures, vous imaginez les dégâts que ce genre d’arnaque peut faire.
M425R2GA3BB0-CWM originale
Encore une fois, je vous encourage à prendre toutes les précautions possibles si vous voulez acheter des produits informatiques d’occasion sur ce type de plateforme Surtout pour des éléments aussi faciles à maquiller que de la mémoire vive. Privilégiez la remise en main propres qui offre au moins la possibilité d’examiner, voire de tester, les produits.
Dans le pire des cas, n’hésitez pas à pianoter la référence de l’étiquette dans votre moteur de recherche préféré. Cela permet de remonter l’image de la barrette originale correspondant à cette référence. Ici la M425R2GA3BB0-CWM de Samsung apparaît fort différente de celle achetée d’occasion.
Source TechTimes
De la DDR5 contrefaite au format SODIMM en circulation © MiniMachines.net. 2026
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Ce n’est pas le meilleur moment pour lancer des nouveautés sur le marché et l’annonce de ces solutions Intel Arc G3 pour Consoles-PC pour le Computex est donc assez inattendue. Mais le calendrier d’un industriel ne correspond pas forcément à celui des évènements et il est donc possible que cette annonce ait lieu contre toute attente.
Il faut dire qu’Intel est coincé par la pression très forte d’AMD sur ce secteur, la marque retrousserait ses manches et celles de ses partenaires pour présenter des consoles PC sous processeurs Panther Lake. Une occasion de montrer ce que ces puces ont dans le ventre et en particulier l’intérêt des ARC G3 et G3 Extreme.
Le Computex va être maussade, le secteur est en crise et peu de bonnes nouvelles chassent les gros nuages qui s’accumulent depuis des mois au-dessus de nos têtes. On pourrait donc s’attendre à ce que des produits comme les consoles PC en pâtissent. Quand les prix de la mémoire vive et du stockage explosent, on se dit que le client particulier ne va pas investir dans ces produits. La preuve en est, la majorité des fabricants de consoles ont vu le tarif de leurs joujoux littéralement exploser ces derniers mois. Au point de vendre des objets au rapport performance-prix vraiment médiocre. Les géants du secteur ne peuvent simplement plus fournir leurs machines. Les consoles Steam Deck accusent désormais leur second mois de rupture totale. Le client particulier qui craque aujourd’hui pour un de ces engins aux prix prohibitifs fait, à mon avis, une mauvaise affaire.
En janvier, Intel avait indiqué son intention de se positionner sur le marché consoles PC
En temps normal, les consoles PC ne se vendent pas dans des proportions aussi importantes que les ordinateurs plus traditionnels. En ce moment, le ratio doit être catastrophique. Mais ce marché particulier est devenu un excellent terrain d’exercice pour montrer ses compétences et son savoir-faire. Dans un si petit objet, on va largement mettre en avant ses capacités techniques en termes de performances, de consommation et de chauffe. Et pour le moment, Intel a eu bien du mal à séduire des partenaires et le grand public. AMD a réussi à imposer ses puces Ryzen en déployant d’abord des solutions sur mesure pour le Steam Deck puis en proposant des puces plus classiques. Des processeurs grand public qui devraient d’ailleurs intégrer les futurs projets de Valve.
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Intel devrait donc retenter l’expérience console PC avec de nouveaux processeurs indique VideoCardz. Après les puces Meteor Lake et Lunar Lake intégrées aux MSI Claw, nous devrions découvrir des puces Panther Lake pensées pour l’expérience console. Début juin, le Computex ouvrira ses portes et ce sera l’occasion pour Intel de présenter ses nouvelles solutions et, en particulier, les capacités de ses circuits graphiques confinés dans un si petit espace.
Rien d’officiel à ce jour et il est tout à fait possible que les conditions dictées par le marché renvoient toute tentative de mettre en avant ces produits dans des cartons pour un moment plus propice. Mais il semble que se préparent dans l’ombre des consoles PC équipées de puces Arc G3 et Arc G3 Extreme qui pourraient être présentées pour l’occasion. Des rumeurs parlent de MSI qui continuerait son partenariat débuté en 2024 avec la première Claw, d’Acer et de fabricants OEM comme Compal, Pegatron (filiale d’Asus) et Inventex. Mais également des fabricants moins connus du grand public comme OneXplayer et GPD qui pourraient également s’emparer de ces puces.
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Construites autour des circuits graphiques Intel B370 et Intel B390, ces puces proposeraient un fonctionnement sur un TDP de base de 25 watts. Des fonctions « Turbo » permettant de les pousser bien plus haut avec un 65 W pour le Arc G3 et jusqu’à 85 W pour le Arc G3 Extreme. Des TDP assez hauts qui se positionnent face à des puces AMD Z1 Extreme qui fonctionnent dans un TDP moyen de 15 watts et sur une enveloppe globale allant de 9 à 30 watts. Elles devraient permettre d’atteindre une jouabilité FullHD confortable dans les titres les plus récents. Intel les décrit comme aui niveau d’une solution RTX 4050 mobile et, associées à des fonctions XeSS3, capables de monter assez haut en nombre d’images par seconde.
On se doute que le nerf de la guerre ici sera la performance développée. Si Valve a choisi la voie des usages, les fabricants de consoles issus du monde PC traditionnel sont toujours obnubilés par la vitesse déployée en jeu. Et cela même si certains choix imposent des solutions ridicules. Le meilleur exemple est peut-être celui de la console Ayaneo Next 2 qui a cumulé tous les défauts possibles pour un engin pensé pour être portable. À tel point que sa vente a fini par être stoppée. Trop chère, trop lourde et trop encombrante, elle montre bien la décorrélation entre les usages du public et les fantasmes des concepteurs.
Il n’est pas sûr que le Computex accouche de la moindre proposition concrète. Des consoles sous Arc G3 ne seront peut-être pas lancées dans la foulée du salon. Mais pour Intel ce sera sans doute un moyen de présenter concrètement les performances de ses Panther Lake sur ce segment particulier. Et de manière plus spectaculaire qu’en alignant 50 designs de portables gaming quasi identiques.
Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel
Arc G3 : le nouveau moteur console-PC chez Intel ? © MiniMachines.net. 2026
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Les contrefaçons de SSD s’améliorent ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, beaucoup de temps et d’énergie sont déployés dans la création et l’optimisation de fausses unités de stockage. Et avec l’évolution des tarifs à la hausse, les mafias derrière la production de ces faux SSD y mettent les moyens.
Des contrefaçons de SSD de plus en plus délicates a identifier
De nouvelles contrefaçons de SSD Samsung sont ainsi à l’œuvre. Non seulement ces SSD ressemblent comme des jumeaux aux originaux, mais ils sont en plus capables de mentir au système d’exploitation pour ne pas éveiller de soupçons.
Le schéma classique avec ce type de produit est simple. On commande un stockage sur une plateforme en étant de bonne foi, on le reçoit ensuite et on l’installe dans son matériel. Avant de se rendre compte que les débits sont exécrables ou que la capacité n’est pas la bonne. On contacte alors le vendeur pour retourner le matériel. Si tout se passe bien, on a juste perdu du temps. Si le vendeur passe par une marketplace, il peut aussi disparaître dans la nature et vous vous retrouvez devant un interlocuteur qui va tout faire pour ne rien assumer.
Le problème pour les vendeurs de ce type de produits contrefaits, c’est la durée d’existence de leur boutique. Créer une fausse marque, s’établir sur un site de vente en ligne en « distribuant » quelques produits en circuit fermé à des adresses bidons pour établir une note fictive. Puis commencer les hostilités quand sont accumulées assez de fausses notes positives pour tromper le client de passage. Le vendeur mal intentionné peut alors commencer à distribuer des contrefaçons de SSD à prix légèrement cassé. Mettant en avant sa réputation générée de toutes pièces. Les clients accourent, surtout en période de crise, et les colis partent.
Tout le jeu ensuite pour le vendeur est de faire durer cette « boutique » le plus longtemps possible. Il faut donc tout faire pour éviter que des remontées arrivent jusqu’aux oreilles du gestionnaire de la marketplace. Et pour cela, la dernière trouvaille est de mentir sur les résultats obtenus en test.
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Face à cela, une boutique japonaise a acheté un SSD Samsung 990 Pro 1 To. Un des SSD les plus populaires chez les contrefacteurs et qui est vendu massivement au détail. L’idée pour la boutique est de montrer à quel point le maquillage du faux SSD est réussi Il faut déjà avoir eu en main un vrai pour voir les éventuelles différences et c’est encore plus simple si on peut comparer les deux unités côte à côte.
Emballage, étiquette, manuel, garantie, couleur du circuit imprimé, les faux SSD ressemblent désormais comme deux gouttes d’eau aux vrais. Reste quelques détails difficiles à cerner qui doivent mettre la puce à l’oreille, comme une étiquette imprimée un peu baveuse à certains endroits, par exemple. Rien de visible au premier coup d’œil.
Là où ces nouvelles contrefaçons de SSD changent la donne, c’est qu’elles parviennent désormais à mentir aux logiciels de tests. Sous un logiciel comme CrystalDiskInfo qui est massivement utilisé pour distinguer et vérifier les unités de stockage. Le faux SSD indique bien être un Samsung 990 Pro, de la bonne capacité et fonctionnant en PCIe 4.0 x4. Il affiche même un numéro de série tout ce qu’il y a de plus officiel. L’étape d’après, qui consiste en un test de performances, passe aussi l’examen sans problèmes.
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Le SSD affiche 7 255 Mo/s en lecture séquentielle et 6 090 Mo/s en écriture. Des chiffres convaincants car s’ils ne sont pas forcément au niveau de ceux indiqués par Samsung pour ce modèle, ils sont très proches. Et d’autres éléments dans le PC sur lesquels ils sont installés peuvent provoquer de légères fluctuations de performances. En réalité, ces tests effectués par le logiciel sont faussés par l’ajout d’un cache de type SLC supplémentaire. Celui-ci permet de fausser les débits et tromper ce que CrystalDiskMark évalue. En pratique, les performances de débit s’écroulent totalement quand il s’agit d’exploiter le SSD pour un transfert de données important.
Lorsque le cache est rempli et qu’il ne peut plus faire face à l’afflux de données, le débit s’écroule totalement. Transférer un fichier de grande taille débordera le cache et retombera alors sur le débit des puces bas de gamme employées sous l’étiquette. Là où un SSD original proposera presque 2000 Mo/s, ce type de faux SSD ne dépassera pas les 300 Mo/s.
Des capacités inférieures peuvent également être vendues en mentant au système. Le SSD de 1 To ne déployant en fait que 512 Go ou moins, ce que le client ne découvre souvent que très tardivement.
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J’en ai vu pas mal de faux SSD, fausses mémoires, faux disques externes… Et la majorité du temps, un œil averti les repère immédiatement. L’étiquette est souvent grossière, les impressions mal calées, le soin apporté à la réalisation n’est là que pour tromper des clients qui achètent à la sauvette ou ceux qui se font piéger par des annonces vantant des capacités folles de 8 To pour quelques dizaines d’euros. L’idée est souvent de compter sur le fait que le client va se morfondre de sa propre stupidité en tant qu’acheteur pour qu’il ne soit pas tenté de réclamer justice.
Mais pour les étiquettes ci-dessus, il faut être très attentif et avoir de l’expérience pour se défendre devant les efforts des faussaires. Si on a déjà eu rapidement un SSD de cette marque en main, c’est plutôt convaincant. Il faut en avoir eu plusieurs et une certaine habitude pour avoir remarqué des détails qui peuvent vous faire douter. Par exemple la finesse de l’écriture sur l’étiquette du bas. Le détail du circuit et la sérigraphie blanche sur le PCB. Le logo 990 PRO moins net, tout comme le QR Code tout baveux. Ces éléments que l’on ne regarde pas forcément attentivement quand on est pressé d’intégrer son achat dans son PC.
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Le mieux pour ces références très prisées des faussaires est peut-être d’aller voir sur le site du constructeur pour examiner l’image officielle du produit. Ici on distingue clairement l’absence de tout marquage sérigraphié en blanc sur le circuit imprimé. Et de gros changements sur l’intégration des différents composants. Les modules de stockage ne sont pas placés aux mêmes endroits. Des composants manquent en haut et en bas de l’étiquette. Ce sont des signes qui ne trompent pas.
Les contrefaçons de SSD n’emploient pas les bons composants
La boutique japonaise pointe également le fait que le contrôleur embarqué sous l’étiquette n’est jamais un Samsung mais une puce différente. Ici il s’agit d’un Maxio MAP1602. Une puce qui ne propose pas de cache puisque le faussaire préfère ajouter son cache externe SLC qui va tromper les systèmes de tests. Les solutions Samsung emploient évidemment des composants de la marque.
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Chez Samsung, la recette n’a pas changé. Pour lutter contre les contrefaçons de SSD, le constructeur recommande d’utiliser son logiciel maison « Samsung Magician » qui indiquera clairement qu’il ne s’agit pas d’un produit original après une vérification réclamant une connexion à leurs serveurs.
Reste que ce genre de méthode permet aux vendeurs peu scrupuleux de faire durer leurs offres. Avec ce type de produits contrefaits, elles peuvent en écouler une bonne quantité avant de devoir disparaitre dans la nature. Avant de recommencer sur une autre place de marché avec une autre société écran et un autre responsable bidon. Passer de place en place pour proposer toujours la même camelote.
Et les conséquences sont graves car elles peuvent amener certains clients à mal réagir. Certains vont comprendre qu’ils se sont fait avoir mais tenter de se « rattraper » en écoulant leur faux SSD d’occasion sans préciser le problème. Seul ou dans un portable, par exemple. Où, pire, d’autres vont commander un vrai SSD Samsung, changer le vrai par le faux et le renvoyer en rétractation au vendeur. Ce qui, en plus d’être illégal, pourra dans le pire des cas introduire un mauvais SSD dans le stock du marchand qui le redéploiera ensuite chez un autre client…
Source : Notebookcheck
IA et DropShipping : le nouvel eldorado de l’arnaque en ligne
Nouveau : les contrefaçons de SSD mentent sur leurs performances © MiniMachines.net. 2026
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Vous l’avez sûrement remarqué, énormément de marques de MiniPC indiquent une limitation à 2 To de stockage pour leurs minimachines. Un détail qui ne cesse d’étonner puisque de nombreux SSD au format M.2 NVMe et SATA comme en format 2.5″ sont proposés dans de plus grandes capacités.
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C’est en général un petit message sibyllin du type « Max 2 To » ou « Maximum 2 To » qui apparait sur les présentations des machines. Un message assez angoissant si l’on souhaite pouvoir faire évoluer sa machine. En réalité, il n’y a pas de quoi s’alarmer, il suffit de comprendre pourquoi certaines marques préfèrent indiquer cette « limitation » toute théorique.
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La réponse, ou plutôt les réponses sont assez simples. Cette limitation ne vient pas en général d’un souci technique de prise en charge informatique de composants de ce type mais de deux autres éléments qui n’ont que peu à voir avec les compétences des cartes mères ou des puces embarquées.
Les MiniPC font forcément des compromis entre fonctionnalités et compacité. Cela implique de limiter en partie les possibilités d’évolutions techniques des composants en interne. Les SSD au format M.2 sont parfois très proches des autres composants ou du châssis. Ils couvrent également très souvent d’autres périphérique comme les ports M.2 2230 ou 2242 des modules sans fil Wi-Fi. Cette promiscuité implique assez régulièrement d’employer des SSD M.2 où les composants seront installés sur une seule face.
Or, ce type de SSD est fort rarement employé sur des SSD de haute capacité. Le SSD en image ci-dessus est un Samsung 990 EVO Plus 1 To. Une unique puce de stockage de 1 To est soudée sur une seule face et on peut remarquer qu’un emplacement pour un composant supplémentaire est disponible.
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Ici, la version du même SSD Samsung 990 EVO Plus mais en 4 To. Elle comporte cette fois-ci deux puces de 2 To (mémoire flash NAND TLC 3D à 236 couches SEC 410 K9DYGB8 J1BCCK0). Ce SSD est donc déployé sur une seule face et il pourra donc entrer dans un MiniPC portant la mention d’une limitation à 2 To sans aucun problème. Samsung utilisant des puces de stockage Samsung, il peut embarquer les composants qui l’arrange et, au moment de la conception de cette gamme, un arbitrage économique et technique a été fait pour embarquer des composants de 1 To ou 2 To chacun.
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Mais ce n’est pas le cas de tous les SSD. Ci dessus un SSD BiWin NV7400 de 4 To avec quatre puces NAND de signées Micron de 1 To chacune. Ce design est toujours sur une seule face. Il sera également compatible avec un emplacement simple face.
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Mais d’autres SSD n’ont pas ce design. Par exemple, le Corsair MP510 ci dessus qui existe en 480 Go, 960 Go, 1920 Go et 4 To. Ici la version 960 Go qui embarque deux puces Toshiba 3D BiCS3 de NAND TLC de 480 Go en plus d’une puce de mémoire DDR4 de 512 Mo signée SK Hynix. Ce modèle est incompatible avec un emplacement estampillé « 2 To » de MiniPC.
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Car si vous le retournez, vous pouvez voir une seconde puce de mémoire vive DDR4 de 512 Mo SK Hynix. Cette épaisseur supplémentaire empêchera le SSD de s’installer dans un emplacement de ce type. Évidemment, les versions 1920 Go et 4 To, qui proposent deux puces NAND de stockage à gauche, seront également incompatibles.
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Le Corsair MP510 a posé de désagréables surprises à de nombreux propriétaires de portables qui voulaient mettre à jour leur machine. Le côté « double face » du SSD leur posait le même problème avec une installation impossible même avec une faible capacité du fait de la puce mémoire embarquée.
Deux slots et donc deux limitation à 2 To…
On comprend ici que cet avertissement de capacité de stockage est en réalité une manière d’indiquer que les MiniPC ne peuvent pas accepter des M.2 double face. Pourquoi ne pas indiquer tout simplement cette limitation physique ? Pour deux raisons. D’abord parce que c’est compliqué. Beaucoup plus que d’indiquer « 2 To » comme limitation « technique ».
Ensuite, parce que certains fabricants de MiniPC noname ont pendant longtemps préféré embarquer des SSD entrée de gamme qui cumulaient beaucoup de puces NAND sur deux faces même pour proposer des SSD de petite densité. C’est beaucoup moins vrai depuis 2024 mais cela a été une forte tendance à une époque où des fabricants se « débarrassaient » de leurs puces NAND de petites capacités.
A noter par ailleurs que, simple ou double face, quelle que soit la taille en Go de votre SSD M.2, s’il est muni d’un dissipateur, il ne rentrera pas dans un emplacement de MiniPC.
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L’autre raison est que le format M.2 n’est pas le seul à être contraint. Les stockages au format 2.5″ sont également concernés. La grande majorité des marques qui fournissent toujours ce type d’emplacement ne proposent que des épaisseurs maximales de 7 mm. Certains indiquent aller jusqu’à 9 mm et d’autres comme Intel avec ses NUC proposaient jusqu’à 11 mm d’épaisseur. Or, les stockages 2.5″ ont eu longtemps besoin de cette hauteur pour proposer de fortes densités de stockage. Soit parce que l’espace manquait pour embarquer les puces NAND nécessaires. Soit parce qu’il fallait absolument dissiper la chaleur dégagée par les composants et notamment le contrôleur. La limitation des 7 mm n’existe plus vraiment aujourd’hui et on trouve des SSD SATA entrée de gamme en 4 To et 7 mm.
Le SSD WD Red NAS SA500 de 4To mesure 7 mm d’épaisseur
Indiquer une limitation à 2 To du stockage fait donc d’une pierre deux coups : elle permet de prévenir le client de l’impossibilité d’actualiser son stockage aussi facilement qu’il ne le pense sur les SSD aux formats M.2 et 2.5″.
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Vous l’aurez sans doute remarqué, les marques et fabricants de MiniPC ne sont pas forcément des plus révolutionnaires en termes de technique. Certaines marques sortent du lot, d’autres ne sont que des noms collés sur des boîtiers fabriqués par un tiers. Et une des recettes préférées de ces marques est de copier-coller des descriptifs « qui ont fait leurs preuves ». Je ne plaisante pas. À chaque fois que j’ai remonté des incohérences techniques sur des fiches de ce type, on m’a rétorqué que la description était « suffisante » et qu’ils l’utilisaient pour différentes machines sur différentes plateformes et dans plusieurs langues. Sous entendu : « changer serait compliqué ».
Cela se remarque d’ailleurs assez souvent quand on creuse un peu les fichetechs. Certains MiniPC ont des spécifications qui ne correspondent à rien. Comme la présence d’un écran ou d’une batterie, le détail d’un nombre de ports USB qui ne correspond à rien et autres éléments de ce type.
La seconde réponse à cette indication qui revient en boucle est donc que le « modèle » qui sert à générer les fiches techniques en est toujours à indiquer cette limitation à 2 To de stockage. Même si cela n’est plus vraiment d’actualité. Et, tant que ce modèle perdurera, il date des Celeron et Pentium et donc d’avant 2022, vous aurez droit à cette mise en garde de limitation à 2 To.
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Regardez l’intégration de chaque MiniPC et la manière qu’il a de faire évoluer son stockage. Si vous comptez le basculer vers un autre SSD, achetez simplement un modèle simple face si vous optez pour le format M.2 et de 7 mm d’épaisseur pour un format 2.5″. Vous ne rencontrerez aucun souci de compatibilité avec des stockages de 4 ou 8 To, les puces embarquées sont, de leur côté, parfaitement capables de les prendre techniquement en charge.
Source des images de certains SSD : www.thessdreview.com
D’où vient la limitation à 2 To de stockage sur les MiniPC ? © MiniMachines.net. 2026
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Avoir un serveur sur un MiniPC c’est bien, l’ouvrir vers l’extérieur c’est mieux. Si des usages locaux sont évidemment nombreux, le véritable intérêt d’un serveur est de proposer des usages en ligne, accessibles depuis n’importe quel point du globe avec une simple connexion internet. Fail2Ban permet de repousser les attaques de base.
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Au sommaire de cette seconde partie, nous allons reprendre le travail effectué lors de l’installation du serveur en décembre et le compléter. La première étape consistera à installer Fail2ban pour sécuriser le système. Puis nous ouvrirons l’accès au serveur sur Internet. Une fois cela fait, nous pourrons installer la plateforme Docker et enfin profiter de celui-ci pour installer facilement un premier service en déployant Adguard.
Avant de rendre totalement accessible notre serveur sur internet, il est préférable de le protéger du mieux possible. Pour cela nous allons utiliser Fail2ban qui fait partie de la trousse à outils de base de tout serveur en ligne. L’idée de Fail2Ban est d’éviter les attaques les plus classiques des robots en ligne. Les attaques du type « bruteforce » qui vont simplement tenter de se connecter en essayant des listes et des combinaisons de mot de passe. Le principe de cette protection et simple, elle consiste à bannir l’adresse IP provenant d’un nombre déterminé de tentatives de connexion échouées. Si un robot tente, par exemple, trois mots de passe erronés, le serveur va empêcher son IP de recommencer pendant un certain temps. C’est une méthode assez classique et simple qui évitera les attaques les plus primitives.
Ne croyez pas que parce que vous êtes un particulier qui installe un serveur anonyme sur la toile vous n’allez pas subir de tentative d’intrusions. Des dizaines de milliers de robots se baladent en permanence en ligne à la recherche de la moindre faille possible pour tenter d’y pénétrer. Votre petit serveur perso subira les mêmes tentatives qu’un grand serveur d’entreprise.
Fail2ban se base sur des « logs » ou des journaux des différents outils logiciels disponibles. Ici, nous allons utiliser une règle qui concernera les connexions SSH. Cette règle est quasiment prête à l’emploi, ce qui est pratique, mais il est possible d’en faire des personnalisées ou de trouver d’autres exemples sur internet.
On va commencer par se connecter à notre serveur en SSH de la même manière que pendant la phase d’installation du serveur.
On ouvre un terminal depuis un PC sur le même réseau que son MiniPC/serveur et on pianote ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 en adaptant évidemment le login et l’IP en fonction des réglages effectués auparavant. Si vous avez suivi la première partie du guide, votre PC a déjà un login, une connexion SSH et une IP fixe.
Une fois cela fait, règle d’usage classique, on va charger la liste des mises à jour disponibles depuis la dernière connexion en pianotant sudo apt update.
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Il y a logiquement un bon nombre de paquets à actualiser, on va donc le faire rapidement avec la commande :sudo apt upgrade.
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Il suffit d’appuyer sur entrée pour poursuivre. Une règle existe pour ce type de question de la part du système : la lettre en majuscule proposée est celle qui sera validée par la touche entrée. Ici le « O » est en majuscule pour « Oui » et le « n » reste en minuscule pour « non ». On appuie donc sur entrée.
Le système se met rapidement à jour et nous allons pouvoir partir sur cette base « saine » pour installer Fail2ban. Ce n’est pas très complexe, on pianote :
sudo apt install fail2ban
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On confirme notre intention d’installer le service avec la touche entrée. L’installation débute et se termine très rapidement. Une fois celle-ci terminée, il va falloir mettre en place une configuration adaptée à nos besoins. Pas besoin d’être un expert pour y arriver, on va se contenter pour le moment de partir sur les bases par défaut de l’outil. Pour cela, on va copier et coller le fichier de configuration fourni par défaut. Pour cela, on va utiliser la commande cp qui sert à copier des fichiers avec cette syntaxe : cp [Original] [Destination]. La destination indique l’endroit où le fichier original sera copié et sous quelle forme. Il est tout à fait possible de prendre un fichier et de changer son extension, c’est ce que nous allons faire ici
sudo cp /etc/fail2ban/jail.conf /etc/fail2ban/jail.local
Ici, on a pris le fichier « jail » ou « prison » avec une extension « .conf » qui correspond à la configuration standard et nous l’avons transformé en jail.local pour qu’il soit lu comme la configuration spécifique (locale) de notre serveur. Nous allons maintenant adapter cette configuration locale en éditant ce fichier avec l’ordre.
sudo vim /etc/fail2ban/jail.local
Une fois le fichier ouvert, il nous faut chercher une section particulière de son contenu. Pour cela, il y a une astuce toute bête dans l’éditeur de texte vim. On appuie sur la touche « slash » : / suivi directement du texte que l’on recherche. Vim prend alors le relais et affiche la première occurrence qu’il trouve. Évidemment, il ne faut pas être en train d’éditer le texte sinon le « / » s’inscrirait dans le fichier. Pour éviter cela il faut appuyer sur la touche ESC/Exhap située en haut à gauche de son clavier. Ici nous allons rechercher « sshd » et donc pianoter « /sshd » qui doit se trouver aux alentours de la ligne 274.
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Une fois la séquence trouvée il faut enclencher le mode édition de Vim avec la touche « i ». On peut alors modifier le contenu de la section de la manière suivante :
[sshd]
enabled = true port = 21422 # Port SSH pour se connecter à notre serveur filter = sshd maxretry = 3 # Nombre d’essais autorisés avant de bannir l’IP bantime = 3h # Durée du bannissement findtime = 600 # Intervalle (en secondes) durant lequel les 3 tentatives doivent avoir lieu pour entrainer un bannissement. logpath = %(sshd_log)s # ne pas toucher backend = %(sshd_backend)s # ne pas toucher
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Après modification, votre fichier édité doit ressembler à cela. Si tout est dans l’ordre, alors appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.
Pour que le système prenne en compte ces modifications, il faut redémarrer le service fail2ban. Pour cela on pianote :
sudo systemctl restart fail2ban
On vérifie ensuite que le service est bien en cours de fonctionnement avec la commande
sudo systemctl status fail2ban.service
Et on obtient normalement ceci :
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Vous devez avoir un retour d’écran qui ressemble à la capture ci-dessus. Si c’est le cas c’est que Fail2ban fonctionne.
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Si vous avez à l’écran un status indiquant « Failed » comme ci-dessus, il y a manifestement un problème. Pas de panique.
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Jetez un coup d’œil au journal qui liste les informations (log), vous y découvrirez sûrement un souci de syntaxe dans votre fichier (ligne en double…). Ici par exemple, l’édition du fichier était mal exécutée, la ligne logpath était entrée deux fois… Après correction, on relance fail2ban et le problème est résolu.
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Si vous avez sous la main une autre machine, vous pouvez tester de vous auto-bannir pour vérifier que le service est parfaitement fonctionnel. Après plusieurs essais de connexion, Fail2ban refuse la connexion depuis l’IP qui a été bannie. Ca fonctionne !
Pour récupérer l’IP bannie pour cet essai, vous pouvez lancer la commande :
sudo fail2ban-client unban 192.168.1.21
Il est aussi possible d’en bannir une manuellement avec la commande :
sudo fail2ban-client ban 192.168.1.21
Cela peut être pratique de configurer ainsi Fail2ban si vous repérez une IP aux agissements particuliers.
Pour pouvoir accéder à l’ensemble des services qui seront mis à disposition sur le serveur, nous allons le rendre accessible sur internet. Pour cela nous allons d’abord utiliser une IP avant de simplifier la démarche en utilisant un nom de domaine.
L’ensemble de ces manipulations est beaucoup plus simple si votre fournisseur propose une adresse IP fixe. Certains fournisseurs d’accès proposent cela par défaut comme Bouygues. Free demande une petite manipulation détaillée ici. Chez SFR et Orange, c’est une option. Si votre opérateur ne propose pas cette option il faudra utiliser un service tiers. Un autre serveur en ligne qui fera le lien vers votre machine. Plusieurs sociétés proposent cela comme Cloudflare ou no-ip.com.
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Ci-dessus vous pouvez voir le principe de fonctionnement de notre recherche de serveur en ligne de manière très simplifiée. Même si des administrateurs système vont surement trouver que le schéma est trop simpliste, on comprend ici ce qu’il se produit lors d’une requête en ligne de ce type.
Depuis un navigateur, un internaute appelle la page garage.mondomaine.com. Un serveur de DNS va répondre à cet appel parce que cette adresse pointera chez lui. Il répondre au navigateur en lui disant d’aller voir une adresse IP précise, ici : 1.2.3.4 pour l’exemple. Cette adresse ne correspond pas à votre serveur directement mais plus globalement à votre point de destination, la ligne tout entière de votre fournisseur d’accès. Avec cette information en mémoire, le navigateur change donc de destination et va toquer à la porte de l’IP 1.2.3.4. Et donc de votre box internet. Il se présente comme un navigateur et interroge sur le serveur pour savoir où trouver la page correspondant à garage.mondomaine.com. Au passage, il montre patte blanche en indiquant qu’il propose une liaison sécurisée de type HTTPS sur le port 443.
La Box internet va interroger ses règles de transmission de portgénéralement indentifiées dans ses réglages comme du « port forwarding ». Si une règle s’applique à cette requête, alors elle exécutera le transfert des données. Comme nous allons indiquer à la Box de transférer toutes les requêtes du port 443 vers le serveur que nous avons monté. Les informations en HTTP non sécurisées se feront via le port 80 qui sera également piloté par la Box.
Sur le serveur maison, il va falloir installer un outil baptisé « Caddy ». Une sorte de chef d’orchestre qui triera les requêtes de l’extérieur et les redirigera vers le bon service. On appelle cela un « Reverse proxy ». Caddy pilotera les différentes enquêtes vers des services intégrés dans une sorte de portefeuille de services piloté par un autre outil logiciel appelé « Docker ». Ce dernier fournira une réponse qui remontera ensuite de Caddy vers lme routeur puis du roteur au navigateur.
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Imaginez que vous appellez un standard pour avoir en ligne Marcel Machin, le responsable réparation de la société Mongarage SARL (l’équivalent de votre serveur) au téléphone. Vous décrochez votre combiné, comme vous ne connaissez pas le numéro vous demandez un opérateur (Le serveur DNS), vous lui dites que vous voulez telle société, l’opérateur regarde dans son annuaure et vous met en ligne (indication de l’IP). Là vous tombez sur une personne qui décroche au standard (votre BOX), vous lui dites a qui vous voulez parler, elle vous passe l’atelier ou une personne décroche (Caddy) avant de gueuler « MARCEL, TELEPHONE » (Le service Docker voulu). Marcel répond « Allô, non pour demain c’est pas possible » et vous etes connecté.
Il va falloir monter ces services sur le serveur. Cela a l’air compliqué mais pas de panique. Avec un peu d’aide c’est à la portée de tout le monde. Voilà ce qu’il nous reste a faire :
Et nous verrons cela dans le prochain épisode qui ne devrait pas tarder.
A propos de Kevin :
Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut
Guide : protéger son serveur personnel Linux avec Fail2ban © MiniMachines.net. 2026
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Lancée à 569€, la ROG Xbox Ally est désormais vendue 449€ alors que le prix des composants mémoire et stockage grimpe sans cesse depuis plusieurs semaines. C’est un prix intéressant à suivre si ce genre d’outil vous passionne et face à une flambée des modèles concurrents.
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A 569€, la ROG Xbox Ally se retrouvait en face à face avec le Steam Deck OLED 512 Go au même prix lors de sa sortie. En basculant sous les 450€, la console d’Asus se positionne à présent dans une position beaucoup plus confortable. La version IPS de Valve à 419€ alors a disparu et surtout l’entrée de gamme OLED est désormais à 779€ en 512 Go ! Asus propose donc ici une alternative intéressante.
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Le prix de la console avait fuité en juillet 2025 à 499€ mais au moment de sa sortie, surprise, elle était finalement remontée à 569€. Avec son processeur AMD Ryzen Z2 A aux quatre cœurs Zen 2 et son circuit graphique déployant huit Compute units en RDNA 2. Ses 16 Go de mémoire vive LPDDR5-6400 et son stockage de 512 Go en PCIe 4.0 évolutif grâce à un module de format M.2 2280. Avec un écran de 7 pouces de diagonale, évidemment tactile, en FullHD IPS qui propose un rafraichissement rapide de 120Hz et une compatibilité FreeSync Premium. En prenant en compte sa belle batterie de 60 Wh et un Wi-Fi6E qui complètent bien l’ensemble. Est-ce qu’avec tout ça, la ROG Xbox Ally à 499€ se transforme en une bonne affaire ?
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Deux réponses peuvent se faire en réalité. Pas en fonction de la machine elle-même, mais suivant ce que vous attendez d’elle.
Si vous êtes un adepte du monde console, si pour vous l’important dans ce format mobile c’est le jeu et rien que le jeu. La réponse est non. Préférez un Steam Deck. Parce que la console de Valve fonctionne bien, ne vous demande rien d’autre que de charger sa batterie pour jouer et s’occupe toute seule de tout le reste. Et cela restera comme cela pour toujours. Il est possible de faire énormément de choses avec cette console, mais c’est avant tout un objet pensé pour jouer.
Si vous êtes plus du côté du monde PC, que vous aimez la bidouille logicielle, si vous vous sentez le courage d’installer un système alternatif à Steam OS comme Bazzite. Si vous vous dites que cet engin, malgré son format console, est un PC comme les autres capable de mener à bien tout type de tâche, alors la ROG Xbox Ally est parfaite pour vous. Et c’est vrai que les retours que j’ai de ce genre de minimachines sont excellents dans certains usages différents du jeu. Avec un clavier, une souris et un écran externe, leurs performances s’avèrent souvent suffisantes pour des manipulations très variées.
Sur le papier, la machine est plutôt bien équilibrée pour son prix et se retrouve dans le haut de la liste en termes d’usages. Reste que la formule Windows 11 de base est toujours aussi indigeste pour quelqu’un qui ne veut que jouer. La ROG Xbox Ally est un PC avec un système de PC, c’est son plus grand point fort comme son plus gros défaut.
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A vrai dire, à ce tarif et face aux modèles concurrents et à la flambée des prix, la ROG à 449€ devient une alternative intéressante pour de nombreux usages et plus uniquement pour le jeu. C’est le prix d’un MiniPC classique actuellement… En face la Asus ROG Ally X en 24 Go / 1 To et sous Ryzen AI Z2 Extreme reste à 949€… Si vous avez toujours hésité avant d’en acheter une, dépêchez-vous. Il n’y a que 10 exemplaires en stock !
Billet mis à jour.
La ROG Xbox Ally en promo à 449€, une bonne affaire ? © MiniMachines.net. 2026
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Cela fait longtemps que j’ai envie de publier un guide détaillant étape par étape comment installer un serveur sur MiniPC. Kevin m’en offre l’opportunité avec une approche détaillée nourrie de son expérience. Ce guide, rédigé à quatre mains, vous propose de profiter d’un serveur de données parfaitement fonctionnel, efficace et économique.
Un MiniPC totalement passif, l’idéal pour ce genre de mission puisqu’il ne va générer aucun bruit.
Si les craintes sont toujours grandes devant les efforts à accomplir, il est en réalité devenu assez simple d’héberger son propre petit serveur chez soi. S’il reste des étapes intermédiaires impossibles à dépasser et qui exigeront des compétences techniques extérieures à ce guide : comme l’ouverture d’un port sur son routeur. Le reste ne demande que de suivre les instructions à la lettre. D’un point de vue matériel pur, la chose est devenue triviale. Dans un placard ou dans un garage, dans une gaine technique pas loin de sa box opérateur, il suffit d’un MiniPC. L’investissement est minimal, les minimachines sont abordables et ne consomment pas grand chose. En quelques heures de temps, dans le pire des cas, pour une facture électrique minimale, il est possible de remplacer de nombreux services externes avec un engin personnel. C’est donc assez simple, rapide et économique. En plus de cela, la démarche vous libère de frais récurrents qui vous lient à des services externes.
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Les usages d’un serveur personnel sont multiples et peuvent se combiner entre eux. On pense d’abord à l’hébergement de ses propres pages web. Si ce n’est plus vraiment l’usage le plus répandu, ce fut longtemps le vrai moteur de cette pratique. L’auto-hébergement étant bien moins couteux pour de petites structures associatives ou des artisans locaux que de louer un serveur externe. Aujourd’hui, il est devenu facile de proposer une page personnelle ou un petit site web sur la toile avec un simple PC classique.
Le choix d’un serveur personnel offre bien d’autres avantages à l’utilisateur. Cela permet par exemple de faire disparaitre la publicité sur tous les appareils connectés sur votre réseau avec Adguard Home. Ordinateurs, tablettes, téléphones, télévisions connectées éviteront de subir ce fléau débilitant. L’installation de multiples services de manière très simple permettra en outre de piloter de nombreux outils. Diffusion de vidéos et de musiques centralisées sur tout son réseau, automatisation de tâches avec N8N, gestion de mots de passe avec Vaultwarden, téléchargement automatisé avec Radarr, gestion des finances avec ActualBudget… Et mille autres emplois véritablement à la carte proposés par ce type de solution.
Pour de multiples raisons, l’installation se fera autour de la distribution Linux Ubuntu Server LTS 24.04. Le choix de cette distribution est pragmatique. Ubuntu est gratuit, mature et accessible. Il dispose d’énormément de documentation et de ressources en ligne. De quoi vous permettre de poursuivre au-delà de ce guide en répondant facilement à vos propres demandes et même de vous dépanner en cas de souci technique spécifique.
La version « Server » désigne une orientation spécifique d’Ubuntu. Une solution plus légère que la version classique qui ne fournit pas d’environnement graphique comme un bureau par exemple. Tout se fait en ligne de commande avec l’avantage d’une grande vélocité même sur de petites configurations. L’indication LTS est un acronyme « Long Time Support » qui indique une durée de mises à jour de sécurité qui va jusqu’à 5 ans. L’indication « 24.04 » indique simplement le numéro de cette version d’avril 2024.
Le Beelink MINI-S13 est un bon compromis pour un Mini serveur.
Le choix est très large puisque n’importe quel MiniPC moderne devrait faire l’affaire. Le minimum requis est un processeur pas trop gourmand, 4 Go de mémoire vive et 128 Go de stockage. Un bon compromis est une solution de type Intel N100/N150 avec 8 ou 16 Go de mémoire vive et 256 Go de stockage de type SSD. Ce choix permet d’avoir un engin performant, économe en énergie et peu bruyant. Plus votre minimachine aura de mémoire vive, plus elle pourra assurer de tâches en parallèle. Plus le stockage sera important, plus il sera possible de stocker des données (films, musique, téléchargements). Il sera bien sûr possible d’ajouter des stockages externes au besoin.
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Il est plutôt déconseillé d’utiliser un « vieux PC » classique ou même un PC de type serveur à recycler. Ces engins seront probablement plus puissants mais au détriment de leur consommation, de leur encombrement et de leur bruit. Pour les tâches à accomplir, une minimachine basique fera mieux l’affaire ne serait-ce que d’un point de vue facture électrique. Le Beelink S13 est typiquement un bon choix parce qu’il propose deux solutions de stockage, un port Ethernet 2.5 Gigabit, une construction robuste et qu’il affiche en plus des fonctions particulièrement appréciables comme la possibilité de redémarrer automatiquement à la reprise de son alimentation après une panne de courant.
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Avec un processeur Intel N150 il coute environ 250€ en version 12/500 Go en ce moment.
Premier élément, on l’a vu, un MiniPC. Il doit être prêt à l’emploi. C’est-à-dire complet et fonctionnel, prêt à démarrer. Il doit également être connecté à votre réseau local et donc à Internet. Pour réaliser l’installation du serveur, il faudra temporairement lui ajouter un écran et un clavier.
Deuxième élément, une clé USB vierge pour accueillir le système Linux afin de l’installer sur le MiniPC. Une clé de 4 Go suffira, essayez d’en choisir une en USB 3.0 minimum pour une installation rapide. Pour ma part j’ai un faible pour les Sandisk en métal. Ce ne sont pas les plus rapides mais elles sont extrêmement robustes. N’achetez pas une clé « 4 Go » car une fois l’installation terminée, vous pourrez réemployer la clé à autre chose. Un modèle 64 Go à 11-12€ sera un meilleur investissement. Si vous avez déjà une clé « publicitaire » ou autre de 4 Go, même lente, elle fera bien l’affaire.
Il vous faudra par ailleurs vous renseigner auprès du fabricant de votre routeur ou du distributeur de votre BOX ADSL/Fibre pour rediriger un port. Cette démarche étant dépendante de chaque matériel, il est impossible de proposer un guide vraiment détaillé. Une recherche avec les mots clés adaptés « port forwarding marque du routeur référence » ou « redirection port box nom-de-l-operateur » devrait vous aiguiller pour parvenir à vos fins. Vous trouverez néanmoins plus bas toute l’aide disponible pour parvenir à vos fins.
Certains éléments seront tout à fait optionnels mais ajouteront des fonctionnalités supplémentaires, comme l’exploitation d’un nom de domaine ou d’un sous-domaine. Si vous avez acheté votre propre domaine, cela permettra de profiter d’une adresse plus simple à retenir. La possibilité d’avoir une IP fixe associée à votre machine est également importante. Là encore, une multitude de guides et d’informations sont disponibles au cas par cas et le guide vous donnera des clés.
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Le travail d’installation est toujours le même : il faut d’abord télécharger le système à installer, le déplacer vers une clé USB en suivant un protocole spécifique, puis glisser la clé dans la machine que l’on veut installer. Pour mener cette tâche à bien on va commencer par télécharger Ubuntu en suivant ce lien. La page https://ubuntu.com/download/server propose d’autres options de téléchargement, en torrent notamment. À la fin de ce téléchargement, vous allez récupérer une image « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso » sur votre machine.
Pour le transfert de cette image vers votre clé USB afin que l’installation se lance vous avez plusieurs méthodes. Si votre PC habituel est sous Linux vous pouvez utiliser l’utilitaire Gnome Disks que vous pourrez installer sous la plupart des distributions via le paquet gnome-disk-utility. Lancez le et suivez les instructions pas à pas. Si votre PC est sous Windows, vous pouvez utiliser l’utilitaire Rufus que nous avons déjà croisé. Téléchargez-le en version portable ou installable et lancez-le. Puis, insérez la clé USB qui servira à monter l’image d’Ubuntu dans votre machine, si possible sur un port USB 3.0.
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Un écran de ce type apparait. Cliquez en 1 pour bien sélectionner la clé USB que vous venez d’insérer et sur laquelle seront poussés les fichiers d’Ubuntu. Attention à choisir la bonne cible, Rufus va choisir par défaut des périphériques USB mais vérifiez bien qu’il s’agit du bon pour ne pas effacer de données. En 2 vous allez trouver l’image d’Ubuntu Server que vous avez téléchargée. Cliquez sur « sélection » et pointez vers le fichier « ubuntu-xx.xx.x-live-server-amd64.iso ». Cela affichera le même type de démarrage que sur l’image ci-dessus. En 5 vous avez d’ailleurs un rappel de l’image utilisée.
En 3 vous pouvez modifier le nom du volume, ce n’est absolument pas nécessaire mais cela peut vous aider à reconnaitre la clé. En 4 Rufus vous indique si tout est prêt pour lancer l’opération : la clé est bien identifiée par le système, l’image d’Ubuntu est chargée, il vous suffit de cliquer sur démarrer et de patienter pendant le transfert des données. Cela va prendre plus ou moins de temps suivant la vitesse de votre clé USB. Une fois l’opération terminée, enlevez la clé de votre PC et insérez-la dans votre MiniPC/futur serveur.
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Pour que votre MiniPC choisisse de lancer la clé USB et non pas son propre stockage, il va falloir entrer dans son BIOS en pianotant frénétiquement sur une touche dès le tout début du démarrage de la machine. Là encore, pas de solution miracle, la documentation technique de votre machine devrait vous indiquer quelle touche choisir. En général il s’agit de F1, de Suppr ou de Echap.
Une fois dans le BIOS, allez dans l’onglet BOOT (ou toute variation parlant de BOOT ou de démarrage) comme en 1 et repérez l’ordre des priorités de démarrage. Choisissez l’USB en Boot Option #1 comme visible ici en 2. Il est fort possible que votre machine identifie la clé par son nom et indique dans la liste « Ubuntu Server » ce qui facilitera le réglage. Appuyez ensuite sur la touche indiquée en 3 pour sauvegarder. Dans cet exemple, il s’agit de la touche F4. Allez ensuite sur l’onglet « Exit » en général tout à droite sur la barre supérieure en 4. Puis cliquez sur la touche indiquée pour sauvegarder vos réglages et sortir du BIOS. La machine va redémarrer sur la clé et passer à la suite des opérations.
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Premier problème à résoudre pour installer un serveur sur MiniPC, il faut lui trouver un nom ! Cela parait anodin mais c’est une étape importante puisque c’est ce nom qu’il va falloir retenir et partager avec famille, amis et contacts. Évitez donc les noms barbares et complexes mais peut être également les choses crues. Vous ne voulez pas épeler au quotidien Pléistocène ni avouer que votre serveur s’appelle kékédu78. Vous aurez par ailleurs besoin de ce nom pour accéder à votre serveur depuis l’extérieur. Pensez-y donc dès maintenant.
Pour réaliser ce guide, Kevin a choisi comme nom de serveur « garage » et comme sous-domaine « garage.kgaut.net ». kgaut.net étant un nom de domaine lui appartenant. Un service installé deviendra donc un sous-domaine de ce sous-domaine. Par exemple service.garage.kgaut.net. Cela reste simple et lisible, facile à retenir.
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Une fois le MiniPC démarré avec la clé contenant Ubuntu, celle-ci est lue et vous propose cet écran pour passer à la suite. Pressez simplement la touche Entrée de votre clavier, le système va démarrer sur Ubuntu, cela peut prendre quelques minutes puis vous devriez arriver sur l’écran suivant.
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La navigation durant toute l’installation se fera uniquement au clavier. Avec la touche tabulation ⇥ à gauche de votre clavier pour passer d’un champ à l’autre. Les flèches serviront à naviguer entre les options. La touche espace permettra d’activer et de désactiver une case à cocher et la touche Entrée validera vos choix. Choisissez donc votre langue favorite et faites Entrée, vous arriverez sur le choix de la disposition du clavier.
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La disposition French / French correspond aux claviers AZERTY « classiques » disponibles en France. à l’aide de la touche tabulation naviguez ensuite jusqu’à « Terminé » et faites Entrée pour basculer sur le choix du type d’installation.
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Nous allons installer une configuration par défaut, il suffira donc de faire Entrée pour arriver à la partie configuration réseau.
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Si vous êtes en Ethernet, si votre MiniPC est directement branché avec un câble réseau sur votre BOX opérateur par exemple, la configuration réseau devrait être automatique. C’est la solution la plus simple. Si vous avez un module sans fil Wi-Fi, c’est également ici que vous pourrez scanner les réseaux disponibles afin d’en choisir un pour vous y connecter.
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Une fois la connexion établie, faites Entrée pour configurer un éventuel proxy. Pour simplifier les choses, nous allons partir du principe que vous n’en avez pas et continuer sur une configuration standard. Laissez donc l’option Proxy vide et choisissez de passer à la suite en faisant « Terminé ».
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Vient l’étape du choix du miroir. Ce nom désigne le serveur d’où seront téléchargés les éléments nécessaires pour assurer l’installation du système. Normalement, celui par défaut convient parfaitement, vous pouvez presser Entrée pour la configuration suivante.
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Il s’agit de la gestion du stockage sur la machine. A priori là encore les options par défaut sont parfaites. Cela permet au système d’employer la totalité du stockage en créant un « groupe LVM » c’est à dire un système de volume logique. Cela permettra de partitionner plus facilement le stockage existant. Il vaut mieux éviter de chiffrer sa partition avec l’option « Encrypt the LVM group with LUKS ». Le souci de cette option est que cela oblige de pianoter un mot de passe au démarrage du MiniPC. Or nous n’allons probablement pas garder de clavier attaché à celui-ci.
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L’étape suivante est un simple récapitulatif des choix faits pour le stockage. En cas d’erreur, vous pouvez retourner en arrière ou simplement choisir Terminé pour lancer l’installation.
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Le système vous demandera alors votre nom d’utilisateur, le nom de votre serveur et autres mots de passe. Ce dernier doit être robuste car il sera nécessaire pour tous les réglages futurs de votre serveur Ubuntu. Pas question d’employer des classiques comme 1234, password ou Louvre par exemple.
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L’étape suivante vous invite à activer Ubuntu pro, une option qui offre un support plus long avec 15 ans de mises à jour. Cette option est gratuite pour une utilisation non commerciale limitée à 5 postes et payante pour un usage pro. Elle n’est pas forcément nécessaire pour un serveur de ce type, on pourra faire évoluer la machine facilement vers d’autres versions d’Ubuntu manuellement. Vous pouvez donc l’ignorer ou l’activer suivant votre profil.
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Vous voilà sur une partie cruciale du dispositif, sa configuration SSH. C’est par ce biais que vous pourrez prendre le contrôle de votre machine dans le futur. Installer un serveur sur MiniPC se fait en direct avec un écran et un clavier mais à terme, le MiniPC sera seul et sans interfaces. Il faudra alors le piloter via une autre machine grâce à cette configuration SSH. Cela permettra notamment d’utiliser des clés d’authentification plus pratiques que des mots de passe à rallonge.
Choisissez donc d’activer l’installation du serveur OpenSSH en cochant la case à l’aide de la touche Espace une fois que vous l’avez en mis en focus avec la touche tabulation1. L’interface nous propose d’ajouter immédiatement une clé SSH, ce n’est pas la peine. Il sera plus confortable de le faire plus tard.
Passez donc à l’étape suivante en choisissant Terminé.
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Le système propose ensuite d’installer des outils par défaut. Vous pouvez passer cette étape et aller à la suite.
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Le système se déploie ensuite progressivement sur le stockage du MiniPC. Suivant votre port et votre clé USB cela peut prendre plus ou moins de temps.
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Quand l’installation est terminée, le système vous invite à redémarrer le MiniPC. Choisissez cette option. La machine va vous demander de retirer la clé USB de votre MiniPC pour ne pas redémarrer dessus puis le système va ensuite se relancer. Cette fois-ci sous Ubuntu Serveur. Bravo, vous avez terminé cette première phase.
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Le premier écran est… sobre. Le système vous demande simplement de vous identifier avec les éléments indiqués en amont : nom d’utilisateur et mot de passe. Une fois que vous aurez montré patte blanche, vous pourrez passer à la suite.
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/!\ Il est possible de copier-coller les lignes de commande dans votre terminal avec la combinaison de touches Ctrl + Shift + v /!\
La première étape consiste à installer les éventuelles mises à jour de l’ensemble des paquets du système. Pour cela deux lignes de commandes très simples :
Pour le chargement des mises à jour disponibles, pianotez : sudo apt update
Pour le lancement de ces mises à jour : sudo apt upgrade
Cette fameuse commande sudo est une indication pour le système que vous voulez éxecuter quelque chose. Elle résume l’ordre « Super User DO » qui indique que vous avez le droit de le faire en tant qu’administrateur du serveur. C’est pour cette raison qu’Ubuntu va systématiquement vous demander votre mot de passe afin d’exécuter l’action. L’air de rien, vous pouvez déjà ajouter « Admin Linux » dans votre CV.
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Le système liste ensuite les opérations qu’il va effectuer, vous demande de confirmer en appuyant sur O et entrée. Une fois cela fait, on peut passer à la suite.
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Pour pouvoir piloter le MiniPC à distance, il va falloir tester sa connexion SSH. C’est seulement après cette étape qu’il sera possible de débrancher clavier et écran. La première chose à faire consiste donc à connaitre l’IP de la machine, c’est-à-dire son adresse sur votre réseau local. On utilise pour cela la commande ip -c a
Celle-ci va révéler l’IP de la machine. Ici l’IP est 192.168.1.214, chez vous ce sera très probablement différent. Cela dépend de chaque réseau local. À ce stade, personne ne peut accéder à votre machine directement depuis internet.
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Depuis un autre PC, ouvrez un terminal2 depuis une autre machine reliée au même réseau que votre nouveau serveur et tapez la commande : ssh USER@IP
Dans le cas présent cela donne : ssh kevin@192.168.1.214
Il est possible que lors de votre première connexion vous ayez un avertissement car c’est la première fois que vous vous connecterez à cette machine en SSH. Validez puis entrez votre mot de passe et vous serez alors connecté. Vous pourrez ainsi exécuter exactement les mêmes actions que dans les premières étapes de ce guide. Mais en étant à distance depuis votre machine habituelle. C’est magique !
L’IP de votre serveur est attribuée d’office par votre routeur ou votre box internet. Cela pose un problème assez classique. Cette source peut décider de changer cette adresse après un redémarrage par exemple. Or, comme on l’a vu, elle est désormais nécessaire pour se connecter en SSH et prendre le contrôle du MiniPC. Il faut donc définir une IP et la « fixer ». Il est évidemment impossible de présenter une solution pour toutes les configurations de Box proposées par les opérateurs ou des routeurs de l’ensemble des fabricants. Le plus simple est donc de donner en pâture à votre moteur de recherche favori des mots clés choisis comme « assigner IP fixe [Modèle de Box] » pour trouver comment faire. De nombreux guides sont disponibles mais tous varient en général autour des mêmes thèmes. Il faut se connecter à sa Box via son navigateur internet. S’identifier, aller dans la gestion des réseaux et chercher les options DHCP / IP Fixe.
Un exemple de configuration dans un routeur
Pour ce qui est de l’adresse IP en elle-même, vous pouvez choisir ce que vous souhaitez si cela peut vous aider à la mémoriser. Le plus simple est tout de même de garder celle qui a été affectée automatiquement par le serveur.
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Certains routeurs demandent d’affecter chaque adresse IP Fixe à une adresse MAC. Cette dernière est unique et sert de signature pour votre matériel. C’est une sorte de N° de série unique pour chaque produit. Là encore, des guides sont disponibles sur Internet pour trouver l’adresse MAC de votre MiniPC Serveur facilement en pianotant une ligne de commande. Avec ipconfig /all vous allez trouver son adresse MAC à la ligne Physical Adress. Cela ressemblera à quelque chose comme 5E:FF:56:A2:AF:15. En faisant pointer l’adresse IP Fixe de votre routeur vers l’adresse MAC vous lui expliquez ce qu’il doit faire du trafic qui pointe vers cette IP.
Une fois cette étape passée, vous pouvez être fier de vous. Vous pourrez dire que vous savez installer un serveur sur MiniPC. Vous allez pouvoir débrancher le clavier et l’écran de la machine et la positionner où bon vous semble.
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L’emploi d’une connexion SSH est déjà sécurisé, c’est un protocole robuste. Mais pour améliorer les choses nous allons effectuer plusieurs réglages. Il est tout à fait possible de ne pas suivre à la lettre toutes ces recommandations. Elles sont indépendantes et facultatives, il est cependant recommandé de les effectuer. Ce n’est pas très long et bien plus sécurisant.
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Le port SSH classique est le port 22. C’est une règle d’installation commune sur la majorité des systèmes. Ce qui est un indice important pour toute personne cherchant à pénétrer votre réseau. En laissant ce port sur 22 par défaut, vous leur indiquez tout simplement la voie à suivre pour tenter de percer votre mot de passe. C’est par ce port par défaut que viendront la plupart des tentatives d’attaque. Il est donc très intéressant de le changer pour un port moins classique.
Pour l’exemple, nous allons basculer ce port 22 vers le port 21422. Pour cela on va modifier la configuration de openssh
Sur votre ligne de commande pianotez sudo vim /etc/ssh/sshd_config
vim est un éditeur de texte disponible depuis le terminal qui va permettre de modifier ce fichier sshd_config de manière à lui indiquer un nouveau port. Ainsi, une fois ouvert, le fichier vous indique sur sa ligne 23 : #Port 22
Passez vim en mode insertion en appuyant sur la touche i, enlevez le # de la ligne pour activer l’ordre d’indiquer un port précis puis changez 22 par 21422
Vous aurez donc désormais à la place de #Port 22 une ligne qui se résume en Port 21422
Appuyez sur Echap pour arrêter l’édition du document, appuyez ensuite sur w pour écrire (write) le fichier et donc le sauvegarder. Puis sur q pour quitter vim.
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Vérifiez que le nouveau port est correctement renseigné en pianotant cat /etc/ssh/sshd_config | grep "Port"
Si tout est correct, vous pouvez redémarrer le service SSH en indiquant sudo systemctl restart ssh
Ouvrez alors un second terminal sans fermer le premier, il est recommandé d’utiliser un autre terminal en plus de celui déjà connecté. Comme cela, en cas de souci de configuration, vous ne serez pas coincé en dehors de votre serveur. Après un redémarrage, votre prochaine connexion en SSH exigera la précision du nouveau port choisi puisque Ubuntu Server n’utilisera plus le port par défaut.
Dans notre exemple, au lieu de pianoter ssh kevin@192.168.1.214 il faudra ajouter le port dans votre demande de connexion avec ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422. Le -p associé au numéro du port choisi fera ce travail.
Le compte root est défini comme le « Super Administrateur » de votre serveur sous Linux. Ce compte a absolument tous les droits, même celui de faire des bêtises. Par mesure de sécurité, il est très fortement recommandé de désactiver la connexion SSH en mode root par défaut, surtout si votre serveur est un jour ouvert vers l’extérieur. S’il est vraiment nécessaire d’effectuer des actions d’administration qui demandent ce mode, il sera toujours possible d’utiliser l’instruction sudo, comme nous l’avons fait jusqu’à présent. Concrètement, avec ce type de serveur, l’utilisation du compte root est très rarement nécessaire.
Pour désactiver cette connexion root par défaut, il va falloir de nouveau modifier la configuration ssh via le fichier /etc/ssh/sshd_config.
Vous pouvez donc pianoter à nouveau sudo vim /etc/ssh/sshd_config puis rechercher la ligne 42 :
#PermitRootLogin prohibit-password
Vous devez modifier la ligne comme suit en appuyant sur i :
PermitRootLogin no
En pensant bien à enlever le # en début de ligne pour éviter que le système ignore votre commande. Appuyez sur Echap, w, q comme plus haut. Puis redémarrez le service SSH :
sudo systemctl restart ssh
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Toujours dans le but d’accroitre la sécurité d’un serveur Linux directement exposé sur internet, il est possible de se connecter à celui-ci sans mot de passe. En utilisant uniquement une paire de « clés » beaucoup plus sécurisées.
Dabord une clé privée qui doit absolument rester confidentielle et disponible uniquement sur la machine depuis laquelle vous vous connecterez au serveur.
Ensuite une clé publique qui sera une réponse à la première, présente sur les machines sur lesquelles vous souhaitez vous connecter et donc notre serveur.
Il est fortement recommandé que chaque clé privée ne soit attachée qu’à une seule et unique machine. Si vous voulez vous connecter avec un terminal de smartphone, un second PC ou autre, il faudra en générer de nouvelles. Votre clé publique peut quant à elle être présente sur plusieurs serveurs. Il est également tout à fait possible qu’un serveur dispose de plusieurs clés publiques afin d’autoriser la connexion depuis plusieurs machines différentes.
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Pour générer cette paire de clés, la méthode est assez simple. Depuis le PC de connexion que vous voulez authentifier à votre serveur Ubuntu il va falloir pianoter quelques lignes de commande. Sous Linux c’est simple, un terminal suffira. Sous Windows vous devrez utiliser PowerShell3 que vous appellerez avec la commande touche Windows + Powershell.
ssh-keygen -t ed25519 -C "kevin@monpcfixe"
Le premier ordre demande la génération d’une clé SSH, le code ed25519 indique au système d’employer un chiffrement très résistant aux attaques. La partie entre guillemets est un commentaire supplémentaire. Il permet d’identifier plus facilement la clé. Cette syntaxe pseudo@nom_machine permet de faire un tri plus rapide sur ses serveurs et ainsi d’éventuellement révoquer des clés caduques.
Si le chemin par défaut vous convient, vous pouvez appuyer directement sur Entrée pour lancer l’opération. Sinon précisez simplement le chemin d’enregistrement de votre choix comme dans l’exemple ci-dessus. Le système va également vous demander d’écrire une passphrase. Un mot de passe qui vous sera demandé à chaque utilisation de la clé SSH. Cette dernière étape est optionnelle. Si vous ne souhaitez pas ajouter de passphrase, faites simplement Entrée.
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Vous avez désormais les deux clés sur votre machine habituelle, rien sur le serveur distant sous Ubuntu pour le moment. Il va falloir y remédier.
Dans l’exemple ci dessus le fichier minimachine est la clé privée, à ne surtout pas diffuser et à garder sur la machine qui se connecte. Le fichier minimachine.pub est la clé publique que l’on pourra transmettre au serveur sur le MiniPC. Pour envoyer cette clé sur le serveur installé sur son MiniPC, il faut utiliser la commande suivante:
ssh-copy-id kevin@192.168.1.214 -p 21422
Évidemment il faudra modifier cette commande pour refléter vos propres réglages. Changer le nom kevin par votre nom choisi plus haut. Indiquer la bonne adresse IP ainsi que le nouveau port retenu. Après avoir appuyé sur entrée, il faut s’authentifier encore une fois avec son mot de passe.
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Le système indique ensuite de tester sa connexion.
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On pianote donc à nouveau un ssh kevin@192.168.1.214 -p 21422 depuis un terminal en l’adaptant évidemment à vos propres réglages, et on peut observer que l’authentification se fait sans mot de passe.
Voilà, vous avez fait les premières étapes d’installation et de sécurisation de votre minimachine comme serveur. Pour la suite, Kevin prépare plusieurs choses importantes. La première sera d’ouvrir le serveur vers l’extérieur puisqu’à ce stade il n’est accessible qu’en réseau local. Cette étape nécessite le passage en IP fixe décrit dans ce guide. Sinon les entrées extérieures ignoreraient comment s’orienter vers le MiniPC. A terme, on pourra utiliser un nom de domaine simple a retenir plutôt qu’une adresse IP.
Pour assurer une couche supplémentaire de sécurité, il sera utile d’installer un outil qui surveillera les tentatives de connexion. Fail2ban permet par exemple de repousser toutes les tentatives de connexion pour la durée de votre choix après trois échecs d’une adresse IP. Cela évite d’avoir un serveur robot qui va tenter de pénétrer votre système des centaines de fois chaque minute en testant tous les mots de passe possibles.
Une fois que tout cela sera fait, nous pourrons découvrir les joies de l’hébergement de fichiers, du téléchargement, du partage de vidéo et autres gestions de mots de passe.
A propos de Kevin :
Kevin est développeur et formateur indépendant php et spécialisé sur le CMS Drupal. Il aime bidouiller des infrastructures cloud mais aussi plus traditionnelles comme un bon vieux petit serveur dans son garage… Vous pouvez en savoir plus sur son travail sur le site kgaut.net. Il est par ailleurs présent sur Mastodon à l’adresse @Kgaut
Guide : Installer un serveur sur MiniPC personnel © MiniMachines.net. 2025
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C’est un témoignage indirect sur un achat de RAM d’occasion qui arrive dans ma boite aux lettres. Celui de Marc qui a cru bon de faire confiance, peut-être de manière un peu trop candide, comme il le dit lui-même, à un acheteur sur LeBonCoin.
À la recherche de composants pour retaper un PC, Marc se penche sur le secteur de l’occasion. La machine sur laquelle il a mis la main vient de son travail et a été dépouillée de sa mémoire et de son stockage. Il lui faut donc trouver de la DDR4 en format DIMM classique et un SSD. Pour le stockage, pas de problème, il a ce qu’il faut. Un bon vieux SSD BX500 de Corsair en 500 Go acheté dans les bons flans de Minimachines. Pour la mémoire, c’est un autre challenge. Avec les prix qui enflent, la disponibilité qui baisse, l’éloignement des magasins spécialisés. Marc se décide de chercher du côté de la RAM d’occasion. Finalement, comme sa machine est déjà d’occasion, ce n’est pas un problème.
RAM d’occasion sur LeBonCoin (exemple)
Il fouille donc les annonces de LeBonCoin et trouve mardi dernier une offre intéressante qui vient d’être posée. Deux barrettes de 8 Go de DDR4-3600 Kingston, tout ce qu’il y a de plus classique. Le prix n’est pas donné mais il n’est pas délirant non plus : 80€. Les mêmes modules sont proposés à 140€ aujourd’hui, ils étaient régulièrement à moins de 60€ avant octobre… 20€ de plus donc mais pas réellement d’autre choix, sans mémoire vive, pas de PC.
Marc contacte le vendeur qui se montre fort efficace : réponses rapides, connaissances techniques, conseils. Il va même jusqu’à vérifier la compatibilité de la carte mère avec ses modules de RAM d’occasion. En quelques heures c’est plié, Marc veut acheter. Sauf qu’au dernier moment, le vendeur lui dit qu’un autre acheteur s’est manifesté et peut lui prendre sa mémoire en direct, de la main à la main. Qu’il veut éviter de s’embêter avec les frais et l’envoi, qu’il est désolé mais que c’est beaucoup plus simple pour lui. Marc insiste, tente le tout pour le tout pour faire jouer la « corde sensible » du vendeur. Et, contre toute attente, ça marche. Le vendeur accepte de lui envoyer, parce qu’il le trouve « sympa ».
Sauf que, pour ne pas perdre d’argent, il préfèrerait un paiement différent. Ne pas utiliser la plateforme LeBonCoin « qui coute cher » mais plutôt par PayPal « entre amis ». Comme me l’écrit Marc, normalement ses alertes intérieures « auraient dû retentir ». Mais le vendeur a réussi petit à petit à éteindre toute sa paranoïa. L’acheteur avait l’impression que le vendeur lui « faisait une fleur ». Et, quelques minutes plus tard, Marc paye le vendeur.
Il se passe une grosse semaine avant que Marc ne reçoive les barrettes. Il va les chercher au relais colis à côté de son travail et attend avec impatience de pouvoir l’installer. Chose qu’il a faite samedi matin. Enfin, qu’il a essayé de faire, parce que les barrettes ne fonctionnent pas. Rien, pas de signal, juste le code d’erreur d’une absence de mémoire bippé par la carte mère. Il essaye avec les barrettes de son PC habituel en DDR4-3200 et tout fonctionne, la machine démarre sur sa clé USB. Il installe ensuite la RAM d’occasion sur son PC. A nouveau, pas de signal.
Marc se connecte alors sur LeBonCoin pour avoir des informations, pas de réponse. Le vendeur si rapide à répondre et si prévenant, est désormais aux abonnés absents alors que son profil est toujours visible et qu’il est en ligne. Marc comprend enfin qu’il n’a pas de recours et qu’il vient de se faire soulager de 80€ « plus le port » et qu’il ne peut rien faire pour récupérer son argent. Il décide alors de jeter un coup d’œil à la mémoire Kingston qui ne répond pas et qu’il a dans la main. Il enlève les dissipateurs en aluminium. Et sous les profilés de métal, rien de visiblement abîmé.
Ce n’est pas la première fois que j’entends ce type d’histoire. Le conseil d’éviter de sortir du « tunnel de protection » des sites de petites annonces est indispensable même si cela ne vous garantira pas un achat sans pépin.
L’arnaque de l’auto-SAV classique
Ces derniers temps, l’arnaque la plus communément remontée sur ce type de site de petites annonces est celle d’un produit hors service qui va pousser l’acheteur à en avoir le cœur net. Dans le cas de notre RAM d’occasion, cela se traduirait exactement par le scénario de Marc. Un achat via le site et protégé par son système de paiement. Une réception au bout de quelques jours. La découverte d’un produit qui ne marche pas et la volonté d’en avoir le cœur net face à un vendeur qui vous jure que tout fonctionnait bien chez lui. L’acheteur démonte le produit pour comprendre et… n’a plus alors droit aux services de protection du site qui sert d’intermédiaire. J’ai eu des retours de ce genre d’histoire pour énormément de matériel : portables, synthétiseur, ampli, MiniPC et même un robot de cuisine. A chaque fois, la sentence est la même.
Si l’acheteur ouvre le matériel d’occasion pour vérifier ou valider qu’il y a un problème, alors le site de petites annonces déclarera que c’est lui le responsable de la panne et donnera raison au vendeur. Puis déclenchera le paiement. Si Marc avait acheté sa RAM d’occasion en la payant via LeBonCoin, si il avait ensuite enlevé les dissipateurs en aluminium, alors il aurait perdu tout recours contre le vendeur.
Même s’il est certain que la panne n’était pas en rapport avec cette ouverture. Un lecteur a ainsi acheté un portable qui ne fonctionnait pas au démarrage. Et pour cause, il était livré sans mémoire ni stockage même si la petite annonce indiquait bien la présence de ces composants. Le SAV de LeBonCoin n’a pas voulu donner suite après qu’il ait envoyé des images des slots vides. A chaque fois qu’un acheteur a voulu bien faire et a publié des images de son ordinateur sans RAM, son ampli sans tube ou même son synthétiseur sans les composants internes nécessaires à son bon fonctionnement. A chaque fois qu’il y a eu ouverture pour prouver sa bonne foi, la plateforme a rejeté la demande. Cela peut se comprendre, c’est parole contre parole. Le vendeur dit que le produit marchait, l’acheteur montre un espace vide et prouve par la même qu’il aurait eu les moyens de le vider…
RAM d’occasion sur LeBonCoin (image d’illustration)
Pas forcément, mais il faut rester conscient des dangers que cela peut avoir. La flambée des tarifs va probablement inciter certains à vendre des barrettes à prix d’or et d’autres à tenter de vous arnaquer. Je ne serais pas non plus surpris d’entendre parler de vols de composants en entreprise d’ici quelque temps. Un larcin relativement facile qui peut rapporter gros en revendant ensuite le matériel via des petites annonces. Pour éviter tout souci, il faut respecter quelques règles de base.
Si vous êtes vendeur, la bonne pratique est d’abord de proposer une photo « personnalisée » de votre produit sur votre annonce. Avec votre pseudo griffonné à coté de l’objet à vendre. Cela montre aux acheteurs que vous n’avez pas repris une vieille photo d’un autre site. Ensuite, c’est d’utiliser les services mis à votre disposition par le site de mise en relation. Et, évidemment de proposer de tester le produit.
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Si vous êtes une entreprise ou que vous avez des ordinateurs en contact avec du public, attendez-vous à de possibles tentatives de vol de mémoire et de stockage. C’est autrement plus simple que d’autres composants et cela se revend très facilement. Je me souviens des années 2000, quand des voleurs profitaient de la pause déjeuner pour écumer les bureaux de PME et vider les PC de leurs composants. N’oubliez pas que sur la majorité des machines de type PC ou MiniPC il existe des protections antivol type Kensington Lock. Des antivols qui permettent non seulement d’arrimer PC et portables à du mobilier pour éviter qu’on parte avec mais qui empêchent également l’ouverture du capot. C’est très fréquent sur les PC d’entreprise. Cela évite que quelqu’un n’ouvre les boitiers et ne s’envole ensuite avec les composants.
PS : Ce n’est pas la peine de commenter au sujet de Marc, ni de juger sa mésaventure. Il s’en veut déjà suffisamment. Comme il le dit lui même, il suffit d’un « i » en moins pour passer de LeBonCoin à autre chose.
RAM d’occasion sur LeBonCoin : attention danger ! © MiniMachines.net. 2025
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A la mi septembre je m’étonnais du tarif « contenu » de la GPD Win 5. L’odeur méfitique d’une crise des composants commencait juste à reveiller nos sinus mais je m’inquiétais surtout alors de la concurrence classique. Les consoles Strix Halo ayant bien du mal à lutter face au MiniPC spécialisés qui embarquent des puces AMD Ryzen AI Max+ 395 et qui se vendent extremement bien quand ils trouvent du stock.
La page Indiegogo de l’époque anoncait un premier prix à 1650$ HT pour la GPD Win 5. Une version 32Go/2To bien en dessous des autres tarifs des consoles Strix Halo. Je m’attendais à bien pire. Sauf que, depuis, la page annoncant ce tarif a totalement disparu et une nouvelle a été mise en place sur Indiegogo. Exit les 1650$ HT, bonjour les 1781$ HT. La machine vient de gagner 131$ HT sur son prix. En cause ? Probablement la hausse de la mémoire vive.
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Le modèle de base qui devait être être vendu sous Ryzen Ai Max 385 avec 32 Go de LPDDR5x-8000 et 1 To de stockage à 1449$ HT est passé à 1549$ HT. 100$ de plus en un mois donc. La version la plus musclée en Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de LPDDR5 et 4 To de SSD a enfin dévoilé son tarif qui atteind 2653$ HT. Soit quelque chose comme 2730€.
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Comme les autres consoles Strix Halo, le ratio performances / prix est finalement assez mauvais. Les machines ont certes l’avantage de leur format, malgré d’évidents défauts de portabilité et d’autonomie, mais elles seront bien moins rapides que des solutions portables équipées de puces graphiques traditionelles chea AMD ou Nvidia pour une mission ludique. Certes, les machines classiques vont elles aussi augmenter de prix. L’impact du DDRGate sera ressenti par l’ensemble du marché. Mais la GPD Win 5 comme la AyaNeo Next II ou la OneXplayer OneXfly vont être touchées bien plus durement. Le nombre de ces machines sera probablement moins élevé sur les lignes de production que ce que pourront produire HP, Asus, Acer, Lenovo ou MSI sur le marché gaming plus global. Leur force d’achat sera donc bien plus faible.
Outre les questions déjà soulevées d’encombrement, d’autonomie et de confort pour ces machines, celui du prix rajoute un assez joli clou dans leur cerceuil. Est-ce vraiment le moment que choisiront les internautes pour s’équiper d’un format aussi gadget et peu pratique ? Ou est-ce que les ressources disponibles ne partiront pas alimenter des reserves en cas de pépin avec un engin déjà existant.
OneXplayer a déjà annoncé que sa console allait revoir ses prix de financement participatif à la hausse et Ayaneo garde pour le moment l’information secrète. Bref, les machines étaient par nature déjà compliquées à vendre mais le calendrier est désormais clairement catastrophique.
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Le projet est pourtant totalement financé avec des chiffres à donner le tournis. La campagne aurait été bouclée en « 4 minutes et 7 secondes » et financée aujourd’hui à hauteur de plus de 41000%… Est-ce qu’il y a vraiment 563 contributeurs assez passionnés -et riches- pour investir dans ce type de consoles Strix Halo ? Il y a mille façons de faire en sorte que ce genre de campagne participative soit toujours un succès. Il faudra que je fasse un billet à ce sujet un jour.
Les consoles Strix Halo se prennent les pieds dans le tapis © MiniMachines.net. 2025
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Pourquoi chercher un onduleur ? Vous êtes très nombreux à avoir acheté une minimachine basique pour en faire un MiniPC serveur. Que ce soit pour de la domotique avec HomeAssistant, un serveur de stockage vidéo avec Jellyfin ou Plex ou un serveur plus complet sous Linux avec des usages variés. Vous êtes également assez nombreux à avoir acheté un MiniPC NAS ces dernières années.
C’est ce qu’a fait Kevin pour se monter un MiniPC Serveur maison afin d’héberger plein de services différents. Il m’a d’ailleurs préparé un super guide de base pour publier sa méthode et ses choix. Dès que j’aurais un peu de temps – après le Black machin – je me ferais une joie de publier tout cela.
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Mais ce matin Kevin me demande si je n’ai pas repéré un onduleur qui serait adapté à son usage. Son logement a subi une coupure de courant cette nuit et son MiniPC serveur ne s’est pas éteint proprement. Un « onduleur » c’est le nom générique (et non adapté) que l’on donne à ces appareils qui vont réguler le courant et qui peuvent, dans certains cas, faire office d’alimentation de secours. L’idée est de pouvoir protéger le MiniPC mais aussi un éventuel routeur et évidemment sa Box opérateur fibre ou ADSL. Cela évite de couper l’accès à son serveur et permet de faire des sauvegardes avant de l’éteindre proprement.
Certains MiniPC proposent une fonction de redémarrage automatique à la reprise de leur alimentation, c’est pratique, mais cela n’est pas aussi propre qu’une extinction complète du système d’exploitation. En général, ces MiniPC proposent également une fonction réseau Wake On Lan qui permet de les réveiller à distance via un réseau.
Bref j’ai pas mal fouillé dans les bons plans du moment et je suis sorti avec trois références d’onduleurs qui peuvent convenir à un MiniPC.
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En entrée de gamme, le Eaton Ellipse ECO 650 FR. qui propose quatre prises électriques et une puissance de 650VA. Il fait office de Protection réseau et offrira quelques minutes de répit à votre station avant de tout couper. Trois prises ont une alimentation batterie, ce qui va permettre de connecter un MiniPC, un éventuel routeur ou un NAS et une Box opérateur. La quatrième prise est juste protégée et pourra par exemple alimenter une imprimante partagée, une base de téléphone ou un éventuel écran.
Suivant la consommation de votre matériel, la gourmandise du MiniPC serveur en particulier, cette solution proposera plus ou moins d’autonomie. De quelques minutes pour un gros processeur à un bon quart d’heure pour un engin avec une puce AMD ou Intel peu gourmande en veille. Attention néanmoins, ce modèle ne communique pas avec le système. Pas de prise USB pour signaler le défaut d’alimentation. Impossible donc d’avoir l’information de la panne de courant pour agir à distance et éteindre proprement le serveur. Le gros point fort de ce modèle c’est surtout sa taille. Il mesure 23.5 cm de profondeur pour 26.3 cm de haut et 8.1 cm de large.
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Seconde proposition un peu plus chère, cet APC de SCHNEIDER ELECTRIC BX950MI-FR avec 950VA. Plus imposant, il mesure 35.5 cm de profondeur pour 16 cm de haut et 12 cm de large. Lui dispose d’une batterie plus importante qui offrira beaucoup plus de temps pour réagir avant de couper. Sur un MiniPC type Intel N100/N150 en usage serveur on aura au moins trois bons quart d’heures pour réagir. Et surtout cet APC propose une prise USB qui va pouvoir communiquer de l’état de sa prise en charge avec le système. Avec le logiciel PowerChute sous Windows ou une solution comme apcupsd sous Linux. Dès lors, suivant vos réglages, votre MiniPC serveur pourra vous envoyer une alerte par email ou autre. Si votre Box Opérateur est branchée sur une des quatre prises évidemment. Le système d’exploitation pourra suivre l’état de la décharge de la batterie de l’onduleur et, suivant la reprise ou non du courant, éteindre la machine avant la coupure totale du courant. Cet engin propose quatre prises alimentées.
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Dernier modèle, toujours chez APC SCHNEIDER ELECTRIC, le Back-UPS « Essential » BE850G2-FR. On passe à 850VA et huit prises et des ports de charge USB. Six prises sont alimentées par la batterie, deux sont juste protégées des surtensions. Ce modèle mesure 36.5 cm de profondeur, 12 cm de hauteur et 13 cm de largeur. Il propose une protection complète contre les pics de tension et permet d’avoir pas mal de temps pour réagir. Ce modèle propose en plus des prises de charge USB aux formats USB Type-A et Type-C. Idéal pour charger un smartphone en dernier recours en cas de grosse coupure de courant.
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Attention, ce modèle ne propose pas de dialogue avec un éventuel MiniPC serveur, les prises USB sont uniquement là pour recharger des appareils. L’autonomie est importante avec 170 minutes pour une consommation de 20 watts : soit ce que consomme un MiniPC serveur au repos (3 watts) associé à une box opérateur classique censée consommer 8 watts ou moins en veille. Si votre région n’est pas sujette à des pannes d’électricité trop longues, cela pourrait être largement suffisant.
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Un prix quasi identique mais vous troquez ici la fonction de communication contre plus de puissance.
Si vous avez d’autres références à proposer, n’hésitez pas. C’est un sujet important et trop peu abordé alors qu’il est capital pour ce type d’utilisation. Je ne suis pas un expert sur le sujet, alors si vous avez des retours d’expériences perso et pro, partagez les !
Acheter un onduleur pour son MiniPC serveur ? © MiniMachines.net. 2025
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La Ayaneo Next II se dévoile petit à petit dans un teasing dont la marque a le secret mais qui commence totalement à me perdre. De plus en plus puissantes, de plus en plus imposantes mais également de plus en plus élitistes, les Consoles PC prennent un drôle de chemin.
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La « nouvelle » Ayaneo Next II a eu droit à de nouvelles annonces et des développements depuis juillet. Le but non avoué de cette diffusion d’informations est toujours le même. Tenir un public en haleine et surtout empêcher de se jeter dans les précommandes d’une autre marque qui joue le même jeu. GPD a en effet annoncé lui aussi une console PC Strix Halo avec la GPD Win 5. Points communs entre ces deux modèles ? Outre le matériel embarqué, des engins de moins en moins portables et des prix qui devraient s’envoler encore plus haut.
La Ayaneo Next II a eu droit à un énième redesign technique. Il faut dire que c’est un serpent de mer dans le monde de la console. Elle a été annoncée il y a plus de trois ans sous AMD Ryzen 6000 avant d’être basculée sous processeur Intel Alder Lake. La marque l’a ensuite reconduite dans l’écurie d’AMD avec une proposition sous Ryzen 7000 associée à un circuit graphique secondaire. Puis, à l’annonce des puces Strix Halo, la marque a fait savoir que sa console haut de gamme embarquera ces solutions. Vous comprenez rapidement le problème de cette Console PC. Étant positionnée comme le porte-étendard de la marque, elle se doit d’être la plus puissante possible. Si une nouvelle puce plus puissante sort avant qu’elle ne soit finalisée, elle ne peut pas passer outre.
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Les conséquences de cette recherche de la meilleure solution technique d’un point de vue performance sont énormes. La première est que toutes les considérations ergonomiques et d’usages autour de cette puissance brute passent au second plan. Ce qui est assez grave pour une console portable. Ainsi l’encombrement, le poids, l’autonomie, la chauffe, le bruit généré et le prix ne rentrent plus en ligne de compte. Les ornières de la performance guident les constructeurs sur un seul sillon, celui du nombre d’images par seconde sur tel ou tel jeu à la mode.
C’est à mon avis la pire façon de construire une machine puisque cela pose de nombreux problèmes pour l’utilisateur. Mais c’est surtout la meilleure manière de ringardiser ultra rapidement sa propre production. Que se passe-t-il lorsque la machine que l’on a assemblée pour être la plus rapide possible n’est plus la meilleure sur son segment ? Parce qu’une nouvelle puce est disponible six mois plus tard par exemple ? Tous ses défauts annexes sautent immédiatement aux yeux et l’engin n’a plus aucune valeur technique.
La Ayaneo Next II est un monstre
Avec son nouveau design, la Ayaneo Next II propose donc une nouvelle voie pour sa console. Les contrôles ont migré, les joysticks sont désormais de types TMR plus précis et réactifs. Les gâchettes sont analogiques et la croix directionnelle analyse 8 positions. On retrouve deux petits pavés tactiles de part et d’autre d’un affichage massif. L’écran devrait atteindre les 8.4 pouces de diagonale et la console mesurer plus de 32 cm de large et 14 cm de haut. Le tout pour un poids qui devrait friser le kilo.
Ayaneo Next II
A l’intérieur de l’engin, on devrait retrouver deux types de puces Strix Halo. D’abord un Ryzen AI Max 385 pour le modèle « entrée de gamme » et ensuite un Ryzen AI Max+ 395. Des puces qui seraient accompagnées de 32 à 128 Go de LPDDR5 et d’un montant indéfini de stockage mais probablement jusqu’à 4 To de SSD NVMe PCIE Gen4 x4. Des composants qui vont chauffer et demander une ventilation active importante.
Si j’oublie les performances brutes de ma Ayaneo Next II, j’ai ici un engin lourd, vraiment lourd à bout de bras. Encombrant puisque 32 cm, c’est plus grand qu’une feuille de papier A4, il sera difficile de la balader et de la sortir facilement. Mais également une solution à la fois chaude et bruyante. Assez pour être désagréable pour les autres si on joue dans la même pièce qu’eux…
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Aucune idée du prix de cette console, pas plus que d’une date de disponibilité réelle. Aux dernières nouvelles – et depuis 2023 – elle est censée sortir très prochainement. Aucun doute que cet ensemble de composants conduira à des tarifs hors normes. La version « 395 » devrait largement dépasser les 2000$ HT en prix d’appel et grimper bien plus haut pour les modèles les plus haut de gamme.
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Je me demande bien qui va investir là-dedans. J’imagine que les influenceurs seront ravis de recevoir ce joujou sans concession mais je ne comprends pas vraiment le marché de ce type de console. Chères, très chères, avec une garantie limitée et compliquée à l’autre bout de la planète, une possibilité de casse importante du simple fait de leur côté mobile. Cela ne me parait pas être un investissement très réfléchi. Mais si on considère juste l’objet en tant que tel avec souvent une autonomie ridicule, parfois une batterie externe que l’on garde dans la poche au bout d’un câble… Et un poids fort désagréable, cela ne me parait pas être une excellente idée.
Enfin, pour un medium si spécifique que le jeu vidéo, que les studios imaginent dans une ambiance précise, le format me parait totalement bancal. Avoir une console comme la Ayaneo Next II, qui peut lancer des jeux Triple A dans de bonnes conditions, mais sur une diagonale ultracompacte avec de maigres enceintes stéréo n’est pas l’idéal. Outre le fait que le jeu en ligne sera compliqué face à des joueurs disposant d’un clavier et d’une souris, la qualité globale du jeu sera limitée par cette interface amoindrie. Je préfère vraiment découvrir un jeu de ce type sur un écran de portable ou de PC de bureau que sur un écran de console.
J’ai parfois l’impression que les créateurs de ces consoles sont partis sur un chemin complètement à l’opposé des besoins du marché. Avec 2500€ de budget, je préfère réellement investir 2000€ dans un excellent portable garanti localement qui me permettra de jouer dans de meilleures conditions que ce que proposera ce type de console. Et si je considère le prix des versions les plus haut de gamme, il me restera probablement de quoi acheter un Steam Deck bien moins puissant, mais capable de piloter des jeux vraiment adaptés au format console. Des jeux pas trop gourmands, jouables et fun. Que l’on peut lancer vite et abandonner ou mettre en pause tout aussi vite.
Je comprends la problématique de ces marques, elles ne peuvent pas produire des tonnes de consoles comme le fait Valve avec ses Steam Deck. Là où Valve vise très large et se rattrape en plus avec son magasin de jeux, Ayaneo et GPD se doivent de dégager le maximum de rentabilité sur les ventes directes. Autant vendre peu de consoles au prix le plus élevé possible. Mais est-ce que ces machines correspondent réellement aux attentes du public ? Le steam Deck n’a pas promis la lune et n’a pas pris une ride. Les acheteurs de la première génération continuent de jouer avec confortablement. Je ne suis pas certain qu’une console super haut de gamme comme la Ayaneo Next II en 2026 sera capable d’être toujours aussi haut de gamme un an plus tard. Des jeux toujours plus gourmands ayant la fâcheuse habitude de sortir chaque année.
Ayaneo Next II : la console PC de tous les superlatifs © MiniMachines.net. 2025
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Pas besoin d’être un fin limier pour se douter de l’arnaque et pourtant des gens tombent toujours dans le panneau. La raison est toujours la même, le manque de compétences techniques ou de vigilance.
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Loin de moi l’idée de juger les personnes victimes de ce genre d’arnaque. Tout le monde ne passe pas sa vie à se préoccuper des évolutions du marché informatique ni des tarifs des produits. Si pour beaucoup de mes lecteurs, acheter un SSD mobile à un prix extrêmement bas, est évidemment problématique, cela ressemble simplement à la meilleure affaire possible en termes de stockage pour beaucoup d’autres.
L’histoire que nous découvrons aujourd’hui aurait finalement pu arriver à beaucoup de monde dans d’autres domaines. Un internaute témoigne des déboires liés à son acquisition d’un SSD externe Seagate. Achat qui s’est avéré être un mauvais investissement puisque ce qu’il a reçu ne correspond pas tout à fait à ce qu’il avait commandé.
Dans un emballage plus vrai que nature, le SSD reçu, un Backup Plus Slim de 1 To, ressemble à tous les autres. À la prise en main, je suppose qu’il est apparu un peu léger ou sonnant un peu trop creux. Les résultats de son utilisation n’ont pas dû être bien fameux non plus. Suffisamment, en tout cas, pour que l’acheteur se dise qu’il fallait jeter un coup d’œil à ses entrailles.
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Et le résultat est un grand classique. On découvre d’abord un boitier quasi vide. Avec juste un petit morceau de métal pour correspondre à peu près au poids d’un SSD externe Normal. Et, évidemment, une électronique un peu différente de ce à quoi on pourrait s’attendre.
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La prise USB Type-C est simplement connectée à un lecteur de cartes MicroSDXC qui va boucler les données afin de simuler l’existence de To de stockage. Cette arnaque est très classique et j’ai l’impression d’écrire un marronnier en la publiant. Mais je me dis que si des gens se font encore avoir en 2025 avec cette méthode, il est peut-être nécessaire d’en parler encore une fois.
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Renseignez-vous toujours avant d’acheter un produit en ligne. Regardez les prix de la concurrence, regardez qui vous vend le produit également, surtout si vous êtes sur une place de marché. Essayez de voir depuis quand le vendeur existe, quels sont les autres produits proposés. L’autre jour, je suis tombé sur un casque Bluetooth Sony WH-1000XM5 à 41€ sur AliExpress. C’est évidemment une grossière copie et il suffit de regarder le vrai prix du casque pour le comprendre.
Restez vigilant
C’est dans les vieux SSD qu’on fait les meilleures arnaques © MiniMachines.net. 2025
Les MiniPC ont toujours existé. Enfin, disons qu’ils existent depuis que les PC existent puisque le côté Personal de PC sous entend une miniaturisation des composants assez forte pourqu’ils puissent entrer dans un bureau. Les constructeurs comme les utilisateurs ont activement cherché a réduire la taille de leurs machines depuis les débuts. C’était la seule façon d’en faire un produit commercialisable pour un marché de masse. On imagine mal un IBM System/360 comme celui qui illustre ce billet, atterir dans les foyers.
Les tous premiers MiniPC ont été les PC eux même. Descendants des machines professionnelles qui étaient de véritables monstres de câbles et d’électronique. Les ordinateurs personnels ont à leurs début été des explorateurs de formats. Plusieurs modèles ont été tentés, avec plus ou moins de bonheur pour des machines essayaient tant bien que mal de « miniaturiser » l’usage de l’informatique. Et elles partaient de vraiment très loin.
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Pour toute personne ayant croisé un ordinateur IBM tel qu’on les concevait dans les années 70, pouvoir ramener chez soit un « Micro » ordinateur de 10 Kg sans l’écran, intégré dans un énorme boitier avec un lecteur de disquettes 5.25″, c’était déjà totalement inespéré. Un ordinateur était alors un outil extremement cher, souvent absolument inaccessible pour un particulier. Et pendant longtemps la machine de bureau est restée composée d’une sorte de clavier de grosse machine à écrire lié à un énorme boitier et à un écran à la fois lourd et encombrant. Les premiers ordinateurs « portables » ressemblaient quant à eux à une grosse et lourde valise peu pratique et horriblement difficile a acquérir.
Cette vidéo est assez célèbre, elle met en scène l’écrivain de science fiction Arthur C. Clarcke et un journaliste Australien accompagné de son fils dans une salle informatique en 1974. Filmée en noir et blanc, cette vidéo est assez intéressante puisque Clarcke explique à cet enfant que, quand il sera grand, il aura chez lui un ordinateur personnel. Une affirmation assez dure à croire à l’époque étant donné la taille que prend une de ces machines. Le trio ainsi que l »équipe technique se tiennent littéralement à l’intérieur d’un ordinateur.
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Clarcke a beau être un écrivain de Science Fiction reconnu alors, il n’est pas un devin. Tous les scientifiques qui s’interessent à l’informatique à l’époque savent déjà que ce grand mouvement de miniaturisation est en train d’arriver. Et qu’il est inéluctable. Là où l’écrivain se distingue peut être c’est dans une vision de ce que seront un jour les systèmes d’information que nous connaissons aujourd’hui. Chose amusante, Clarcke a lui même connu cette évolution de l’informatique. Mort en 2008, il a eu le temps de découvrir les joies de la micro informatique. Cette photo disponible sur sa page Wikipedia le montre à son bureau face à un micro ordinateur Apple. Chose encore plus amusante, Clarcke a écrit une nouvelle La Sentinelle qui deviendra grâce à un travail collaboratif avec Stanley Kubrick le film 2001 : l’odyssée de l’espace. Film qui met entre autres en scène des humains qui font face au contrôle imposé par une Intelligence Artificielle dans leur vie.
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Du milieu des années 70 où l’on considérait l’Altair 8800 comme le premier « Mini ordinateur » au monde à la fin des seventies où Apple sort son premier micro, il y a déjà une belle évolution. Quand Radio Shack présente le TRS-80, l’informatique se démocratise et sort du format « Armoire » pour devenir « Desktop ». Ce sont des machines certes assez lourdes et encombrantes mais ô combien plus accessibles que les engins utilisés quelques années seulement en arrière. Il faut tout de même attendre 1981 pour découvrir l’IBM Acorn sous MS-DOS. Un gros machin sur lequel on pose un vilain écran cathodique complété par un merveilleux clavier plus large et plus lourd à lui seul qu’un ordinateur portable moderne. Tout cela représente déjà un grand pas en avant en terme de miniaturisation.
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Dans les années 80 l’histoire s’emballe. Le monde découvre le Macintosh 128K en 1984, une des toute première minimachine au monde et un engin qui transformera radicalement l’informatique personnelle. La petite tour avec écran intégré était financièrement inaccessible pour beaucoup de particuliers mais présentait enfin l’objet informatique comme un outil acceptable chez soi dans l’inconscient collectif. Il ne fallait plus forcément un bureau de ministre ou une partie de pièce dédiée pour avoir un ordinateur personnel. Un coin de table suffisait. En 1985, l’informatique personnelle explose avec des engins plus grand public : Les Amiga 1000 et Atari ST débarquent comme des outils multimédia, en directe concurrence d’Apple.
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Très très beige…
Et puis la suite on la connait. Les PC « x86 » ont tout envahi et avec eux une foule de solutions intéressantes parce que compatibles entre elles. Ce maitre mot de la compatibilité à créé ce nouveau marché de toutes pièces. Au sens propre comme au figuré. L’avènement de ces solutions construites avec des matériels qu’on pouvait assembler sur mesure à mis en place un univers de tous les possibles.
Alors que les grandes marques informatiques ne s’intéressaient pas trop aux particuliers mais préféraient viser les professionnels avec des PC clé-en-main. De plus petits fabricants de composants se sont engouffrés dans cette nouvelle brèche pour devenir de véritables acteurs du monde informatique. Ceux qui manufacturaient les cartes mère, cartes graphique, mémoire, alimentation, disque durs et autres composants pour les géants de l’époque sont passés d’un coup d’un statut de fournisseurs industriels à celui de stars auprès du public. Dans les années 2000, un amateur d’informatique pouvait sans sourciller vous citer trois fabricants de lecteurs de CD-ROM et autant de noms de fabricants de circuits audio. On lisait alors des articles de presse papier qui comparaient jusqu’à 40 modèles d’imprimantes à jet d’encre, au picolitre près.
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Une jolie carte mère ATX
Pendant longtemps ce marché a ronronné autour de solutions identiques en format. Un choix en général limité entre une grande tour moche et beige ou une moyenne tour moche et beige. Les plus aventureux choisissaient un format Desktop moche et beige. Mais il était difficile de trouver beaucoup mieux et tout le monde bidouillait comme il pouvait dans ces boitiers encombrants construits en tôle coupante et recouvert de plastique épais (et beige).
Cet écosystème général est donc devenu la norme tant professionnelle que personnelle. Avant que naissent quelques pionniers cherchant activement a transformer les châssis en quelque chose de plus original, de plus complet et souvent de plus spécialisé. La forme s’est petit à petit adaptée au fond. Les machines devenant de plus en plus puissantes, de plus en plus orientées vers des usages précis, les boitiers se sont transformés. Proposant plus de possibilités de stockage, une meilleure ventilation ou plus de capacités variées. On a pu ainsi découvrir l’arrivée de baies destinées à des lecteurs optique, une augmentation de la connectique ou du nombre d’empalcements de ventilateurs. Autre mouvement très visible, l’indispensable lecteur de disquette qu’on aurait bien du mal a faire tenir sur la majorité des boitiers aujourd’hui alors qu’il était impensable de s’en passer en 2000.
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Un Shuttle XPC sous Windows XP
Diminuer la taille des PC a été plus progressif mais cela a suivi la même logique. Il a évidemment d’abord fallut que le materiel existe, s’adapte, pour qu’on voie des engins plus compacts débarquer. On se souvient de Shuttle et de ses cartes mères 17 x 17 cm à la fin des années 90 puis au lancement du premier XPC en 2001. Un engin en forme de cube allongé qui correspondait probablement alors au mieux à ce que l’on pouvait faire à l’époque. Avec des processeurs de bureau ayant la fâcheuse habitude de beaucoup trop chauffer, des dissipateurs en conséquence et des alimentations rentrées au chausse pieds, il était forcément plus compliqué de proposer une solution vraiment plus compacte.
Si beaucoup ne voyaient pas l’intérêt de ces propositions « moins évolutives » et « moins compatibles » qu’un PC classique. Il ne faudra cependant que trois années à Shuttle pour écouler un million de ces engins à travers le monde. Se faisant au passage un nom dans un marché déjà saturé de concurrents. Preuve qu’il y a plus de 20 ans déjà, la recherche d’une minimachine était un vrai sujet.
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Une VIA Epia-M900
On pense également à VIA et à ses EPIA. Ce constructeur a commencé a défricher de manière très originale dès 2004 des formats variés dans le monde des MiniPC : Mini-ITX, Nano-ITX, Pico-ITX. Autant de supports qui permettaient de proposer des cartes mères avec des processeurs intégrés sur un segment alors quasiment sans concurrence. Ce n’étaient pas des solutions merveilleuses. Elles étaient chères, assez mal suivies en terme de pilotes, souvent peu distribuées en magasins et dépendantes d’une myriade de grossistes et intermédiaires peu enclins a les vendre aux particuliers. Il fallait batailler et faire preuve de persévérance pour en acheter une. Tout le reste de l’écosystème était tout aussi balbutiant. A quoi bon avoir une carte de 17 x 17 cm si cela nécessitait de l’intégrer dans un boitier de format classique. Et beige de surcroit. Trouver un châssis adapté était la croix et la bannière et les prix de ces solutions s’envolaient beaucoup trop rapidement. Il existait néanmoins un public qui s’accrochait à ces solutions.
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Le Shuttle XPC X100
En 2006 Shuttle lance un premier PC multimédia au format 3 litres sous Intel Core Duo T2050. Un processeur gravé en 65 nanomètres avec un très joli TDP de 31 watts. Fort peu pour l’époque où on gravait encore à la truelle. Ce nouvel XPC X100 est peut être le premier vrai MiniPC du marché, tout du moins dans l’esprit. Si la réalisation n’est pas parfaite, c’est en grande partie la faute d’un écosystème pas encore prêt. L’objet mesurait 21 cm de large pour 30 cm de profondeur et 5.5 cm d’épaisseur. Il contenait tout ce qui était jugé nécessaire à un ordinateur à l’époque et c’est d’ailleurs bien là son principal problème. Entre la ventilation interne, le lecteur optique, le chipset graphique MXM (et oui, déjà) et le processeur sur Socket 479, ce PC particulier proposait tout ce qu’il fallait pour prétendre a s’appeller PC sans être disqualifié d’office. L’équivalent des ordinateurs portables de l’époque enfermé dans un engin relativement compact. Une ribambelle de nappes souples en interne, une ventilation ayant tendance a s’empoussiérer et un prix d’ensemble élevé n’ont pas vraiment séduit. Si l’engin a été salué pour son format, les utilisateurs n’ont pas trouvé ici une solution miracle.
D’autres machines du genre, assez conventionnelles au final, sont apparues au fil des années mais elles étaient surtout réservées à un marché professionnel. Avec tout ce qu’il fallait pour ne pas intéresser les particuliers. Il s’agissait alors surtout de vendre des PC moins chers. L’objectif premier était bien une réduction des coûts globaux pour baisser la facture d’entreprises devant basculer vers l’informatique et non pas une vraie recherche de compacité.
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Un Asus EeeBOX
Le premier format d’engin vraiment « populaire » dans un format Mini a avoir tenté l’aventure du grand public l’a d’ailleurs été par pur opportunisme. Il s’agit de la gamme des « nettops », l’équivalent sédentaire des netbooks. On a découvert assez rapidement les EeeBox d’Asus surfant sur le succès populaire des EeePC et embarquant d’ailleurs un materiel quasi similaire. L’idée était pour Asus de réitérer le succès des netbook dans un format de bureau compact et abordable.
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Ce furent également les Acer Aspire Revo premiers du nom, des engins un peu plus originaux parce qu’ils embarquaient des puces graphiques Nvidia en plus de leurs processeurs Intel Atom. Ces formats on popularisé l’idée d’un MiniPC dès 2008 en Asie et 2009 en Europe mais n’ont pas réussi a les rendre indispensables. La faute à un équipement interne jugé trop léger pour remplacer une tour classique. Ce que l’on supportait sans mal sur un netbook parce que l’engin était ultraportable avait moins de raison d’être sur un format de bureau sans les mêmes contraintes techniques.
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Le Zotac MAG ND01
Une marque qui a clairement changé de voie et commencé a creuser véritablement le sujet du MiniPC a été Zotac. En 2009 le fabricant lance le MAG ND01. Un engin sous Atom N330 et circuit graphique Nvidia 9300 avec 2 Go de mémoire vive et un stockage de 160 Go. Des caractéristiques très proches de l’engin d’Acer mais qui se conjuguent avec une ambition plus importante. Le succès de la formule est au rendez-vous et la marque se lance totalement dans l’aventure MiniPC. Les fabricants sont alors peu nombreux a s’intéresser au phénomène, surtout parce que les nettops font pas mal d’ombre aux formats PC low-cost distribués en grande surface pour équiper des primo accédant sans trop de compétences techniques. Des gens qui cherchent alors surtout un PC pour se connecter à Internet.
Ces machines portent alors bien leur nom, les Nettops sont surtout axés vers un usage réseau. On ne s’intéresse pas spécialement à leurs compétences pures du moment qu’ils permettent de surfer en ligne. A l’instar des solutions Edge en Entreprise, le nettop deviendra une alternative connectée pour les particuliers. Un mouvement qui sera interrompu d’ailleurs peu après avec la montée en puissance des smartphones et l’adaptation progressive du web à leur format.
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La suite de l’aventure MiniPC reprendra doucement, dés 2012 avec l’élan lancé par l’aventure NUC d’Intel. C’est là que les choses se précisent avec des engins qui existent pour leur format autant que pour leurs compétences. Dans la lignée des premiers succès du fondeur sur ce format suivent une foule d’autres aventuriers puis, petit à petit des marques plus connues. Une certaine résistance a logiquement ralentit le processus. La majorité des fabricants de pièces détachées de PC ne voyant pas forcément d’un très bon oeil l’arrivée de machines juste « suffisantes », très abordables et surtout non évolutives. D’autres acteurs se réjouissent de ce format qui devient populaire et en 2016 je vous parlais de l’arrivée de multiples clones des NUC lancés par Intel.
Les fabricants de materiel informatique ont toujours cherché a miniaturiser leurs ordinateurs afin de les faire rentrer plus facilement dans les foyers. Plusieurs marques en ont fait un argument de vente puis leur cheval de bataille pour se démarquer des autres. Ce chemin a été rendu difficile pour des raisons principalement techniques et marketing. L’arrivée d’Intel et de sa division NUC va changer les choses comme nous le verront dans la prochaine partie.
Pourquoi les MiniPC ont-ils tant de succès ? Episode 1 : La génèse © MiniMachines.net. 2025
Je m’attendais à pire mais je ne suis tout de même pas déçu. Les différents tarifs de la console GPD Win 5 ont été publiés avant sa mise en ligne en financement participatif sous IndieGogo.
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Trois modèles seront commercialisés par GPD à partir du 25 septembre sur la plateforme de financement participatif. Tous seront équipés d’une puce AMD Strix Halo. L’entrée de gamme (si l’on peut dire) sous Ryzen AI Max 385 avec 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 et 1 To de stockage NVMe PCIe 4.0 au format M.2 2280 sera proposé à 1449$ HT. Un prix qu’il faudra saupoudrer de taxes et de frais de port et qui ne propose aucune garantie légale obligatoire. Après son financement participatif, le prix passera à 1599$ HT. Ce qui nous donne quelque chose comme 1630€ avec 20% de TVA.
La première version sous Ryzen AI Max+ 395 avec 32 Go de mémoire vive et 2 To de stockage sera mis en vente sur Indiegogo à 1650 $ HT et proposée ensuite ) 1850 $ HT. La plus puissante de toutes, toujours sous Ryzen AI Max+ 395 mais avec 64 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 et un M.2 2280 de 4 To sera lancée à 2120 $ HT puis atteindra les 2268 $ HT en vente directe.
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Ces tarifs sont, comment dire, élevés. Très élevés. Les performances seront évidemment au rendez-vous mais la pertinence de l’investissement reste assez floue. D’abord parce que, au mieux, GPD garantira sa Win 5 pendant une année. Ce qui n’est pas l’idéal pour un engin mobile et fragile comme une console. Ensuite, si le côté mobile de ce type d’appareil est assurément un gros avantage, injecter une somme équivalente à ce que proposent des ordinateurs de jeux plus puissants dans un objet qui ne proposera pas une interface complète reste délicat. La possibilité qu’offrent les interfaces de portables classiques, c’est de pouvoir également s’en servir de plateforme de travail ou de création. Le format console est parfait pour jouer au fond de son canapé. L’employer à autre chose reste délicat. Pour un budget pareil, l’achat qui semble le plus raisonnable est donc du côté des portables classiques, avec 1600€ dans la poche, on commence à trouver des engins très sympathiques et qui disposent d’une garantie de 24 mois.
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| Paramètres | GPD WIN 5 | Steam Deck |
| Taille d’écran | 7″ LTPS à 120 Hz | 7–7,4″ LCD / OLED |
| Processeur (CPU) | AMD Ryzen Al Max+ 395 | AMD Custom 0405 |
| Fréquence de base | 3.0 GHz | 2.8 GHz |
| Fréquence turbo max | 5.1 GHz | 3.5 GHz |
| TDP | 45–75 W | 15 W |
| GPU | AMD Radeon 8060S (RDNA 3.5) | GPU personnalisé (RDNA 2) |
| Fréquence GPU | 2.9 GHz | 1.6 GHz |
| Unités d’exécution (CUs) | 40 | 8 |
| Shaders | 2560 | 512 |
| Type mémoire | 32 / 64 / 128 Go LPDDR5x 8000 MT/s (quad-canal) |
16 Go LPDDR5 5500 MT/s (quad-canal 32 bits) |
| Type stockage | M.2 2280 | M.2 2230 |
| Capacité stockage | 1 / 2 / 4 To | 64 / 256 / 512 Go / 1 To |
| Norme bus | PCIe 4.0 × 4 | PCIe 3.0 × 2 |
| Protocole transfert | NVMe 1.4 | NVMe 1.3 |
| Ports (données/vidéo/charge) | 1× USB4 (40 Gbps, plein débit) 1× USB 3.2 Gen2 Type-C (DP 2.1, 10 Gbps) 4× USB 3.2 Gen2 Type-A (10 Gbps, 1 sur appareil, 3 sur dock) 1× USB 3.2 Gen2 Type-C (charge uniquement, via dock) 1× HDMI 2.1 (via dock) 1× RJ45 (via dock) 1× Emplacement Mini SSD 1× Boîtier microSD 1× Port de charge de la batterie |
1× USB 3.2 Gen2 Type-C 1× USB 3.1 + 2.0 Type-A (via dock) 1× HDMI 2.0 (via dock) 1× DisplayPort 1.4 (via dock) 1× RJ45 (via dock) 1× Boîtier microSD |
| Périphériques d’entrée | Joysticks capacitifs Déclencheurs à effet Hall (4096 niveaux) Joystick droit compatible émulation souris |
Joysticks potentiométriques en film de carbone Déclencheurs linéaires (1024 niveaux) Joystick droit compatible émulation souris |
| Capacité batterie | 80 Wh (amovible) | 50 Wh (intégré) |
| Charge rapide | 180 W CC | Charge rapide PD 45 W |
| Dimensions | 267 × 111,6 × 24,21 mm | 298 × 117 × 49 mm |
| Poids | 590 g (câble détachable), 940 g (mode docké) | 669 g |
GPD met en avant des avantages face au Steam Deck de Valve. Et certes, elle sera plus compacte et plus puissante. Mais un Steam Deck de Valve débute à 419€. C’est presque trois fois moins cher que l’entrée de gamme de la GPD Win 5. On ne pourra pas faire tourner les mêmes jeux dessus mais on pourra jouer en mobilité et il restera plus de 1000€ dans son portefeuille pour acheter un ordinateur portable pour travailler à côté.
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La partie immergée de l’iceberg
L’autre problème vient de l’autonomie annoncée. Pour ne pas avoir un engin trop lourd et avec une autonomie correcte, GPD a décidé de sortir la batterie en dehors de sa console. Ainsi, on retrouve une solution qui ne pèse que 590 g sans la batterie et qui grimpe à 940 g avec. Presque 1 kg à trimballer à bout de bras ou un câble qui va vers le secteur.
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Sachant que la console est alimentée via une prise jack de type ordinateur portable classique et un bloc secteur de 180 watts. La batterie pourra également être détachée pour alimenter la console depuis une poche via un câble livré. Cela ressemble un peu à un bricolage pour un engin de ce tarif.
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En mode hautes performances, la GPD Win 5 annonce 2 heures d’autonomie, en mode équilibré elle proposera entre 3 et 4 heures sur batterie. En usage léger, elle pourra grimper à 6.5 heures d’après le fabricant. La puce fonctionnera en mode équilibré dans un TDP de 55 à 75 watts. Ce qui laisse quelques doutes sur l’autonomie annoncée par la marque. Et même si elle est mise en avant avantageusement, c’est une durée assez faible finalement. Tout l’intérêt de cette console est dans sa puissance brute de traitement en mobilité. Mais cette puissance reste hyper limitée en temps et même si on pourra acheter des batteries supplémentaires (93 $ HT sur IGG, 103$ HT ensuite) on ne profitera pas de sessions de plus de deux heures de jeu dans le meilleur – probablement le plus optimiste – des cas.
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Si je résume cette console, on a une proposition très haut de gamme qui n’a pas beaucoup de bons côtés. Son gros point fort est la puissance qu’elle embarque dans un si petit volume. Les points faibles sont assez nombreux. Son prix pour commencer, mais aussi sa garantie. Il faudra renvoyer un objet qui coute une fortune à l’autre bout du monde en cas de panne. Et pour le moment, nous n’avons aucun retour sur l’intégration de cette puce dans un format si compact. En cas de défaut majeur en série, c’est le début d’une aventure passionnante d’échange et de SAV avec la marque. Les ventes sur la plateforme de financement participatif ne proposent absolument aucune garantie légale et il ne s’agira donc que d’une garantie commerciale de la part du fabricant.
Autre souci, l’autonomie : la GPD Win 5 obligera à acheter une batterie secondaire pour jouer en tirant parti réellement des capacités de l’engin, sinon il faudra brider la puce ou lancer des jeux moins gourmands qui sont accessibles à des consoles moins chères. L’autre option est de jouer sur secteur, mais là, il faudra composer avec un bloc d’alimentation de portable de jeu de 180 watts…
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J’adore jouer avec mon ordinateur à 1600€ en faisant du vélo
Enfin, et c’est un point plus personnel, je comprends parfaitement l’idée de jouer en mobilité mais j’ai plus de mal avec cette approche de la recherche de l’ultraperformance. Qui a envie de découvrir un jeu pensé et réalisé par des centaines de développeurs et créateurs de tous poils sur un écran de 7 pouces FullHD assis sur la banquette d’un Bus quand il part au boulot ? C’est comme regarder un film en cinémascope sur son smartphone dans le métro. Je suis ravi de pouvoir jouer sur un écran de ce type à des jeux que je connais déjà et dans lesquels je peux avancer parce qu’il y a un côté mécanique assez répétitif sur certaines phases. Mais je n’aurais absolument pas envie de découvrir un futur jeu sur ce type d’affichage. Et, entre nous, qui va oser sortir une console à 1600€ dans le bus ? Qui va la laisser sans crainte au boulot pendant son déjeuner ? Qui va oser simplement l’éloigner de son canapé ?
Bref, cette GPD Win 5 existe, elle est chère et à mon avis, elle se trompe de cible.
Source : GPD qui a fait un très bon travail de traduction en français de sa présentation
GPD Win 5 : la console Strix Halo sera vendue à partir de 1448$ © MiniMachines.net. 2025
Avec une date de sortie encore floue mais qui devrait se situer autour du mois d’octobre prochain, la GPD Win 5 promet un niveau de performances encore inimaginables il y a quelques années en arrière pour une solution mobile.
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La GPD Win 5 face au Steam Deck de Valve
Construite autour d’un écran de 7 pouces de diagonale, la GPD Win 5 mesure 26.7 cm de large pour 11.1 cm de haut dans une épaisseur encore inconnue. Elle réussit à prendre en sandwich dans ce faible espace une puce assez extraordinaire puisqu’il s’agit d’un AMD Ryzen AI Max+ 395. Un processeur 16 cœurs Zen 5 secondé par un circuit graphique Radeon 8060S en RDNA 3.5 avec 40 CU à 2.9 GHz et un NPU XDNA 2. Sur cette base déjà exceptionnelle, on retrouvera jusqu’à 128 Go de mémoire vive soudée LPDDR5x-8000 et un stockage M.2 2280 NVMe PCIe Gen4 de 1 à 4 To.
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Autrement dit, en théorie, cette console PC sera capable de lancer tout type de jeu 3D récent sans aucun problème sur le FullHD IPS 120 Hz proposé par l’écran tactile 100% sRGB embarqué. Le constructeur annonce une luminosité de 500 nits, une densité de pixels de 315 ppp et une surcouche tactile et une protection Gorilla Glass 6 de Corning.
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Le tout sera refroidi par un duo de ventilateurs prenant en charge une large Vapor Chamber au-dessus du processeur. Un ensemble pensé pour encaisser 100 à 120 watts de TDP. La puce d’AMD étant calibrée pour fonctionner dans un TDP de 55 watts, cela devrait fonctionner. Le châssis en alliage magnésium et aluminium offrira une prise en main solide et les ventilateurs en alliage titane-aluminium devraient fournir un flux continu que le constructeur indique comme fonctionnant à moins de 30 dB.
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La partie stockage se distingue également par l’extension possible de la GPD Win 5 : un lecteur de carte MicroSDXC UHS-I assez classique est en effet disponible. La marque s’est également jetée sur l’offre de Biwin d’un nouveau format de SSD microscopique qui sera embarqué à bord. Bien que la disponibilité de ce stockage soit encore sujette à beaucoup de questions, cela représente un moyen simple de faire évoluer sa console sans efforts.
Pour le reste, c’est plus classique. On retrouve les éléments de jeux du segment avec joysticks , boutons, gâchettes et croix directionnelle. La partie réseau est un Wi-Fi 6E Intel AX210 qui fournit également un signal Bluetooth 5.3. La connectique liste un USB4, un USB 3.2 Type-C, un port de charge 180 watts au format Jack, un USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.
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En haut à gauche, la batterie externe de la console
Reste deux petits soucis. Le premier vient de la batterie embarquée et de son autonomie. Sur l’image de la ventilation plus haut, on peut voir deux ouïes d’extraction de chaleur. Entre elles, un petit connecteur rond, il s’agit du port d’alimentation de la machine. La console GPD Win 5 n’utilise pas de port USB Type-C pour s’alimenter. Il faut dire que son chargeur est du type de ceux qu’utilisent les portables de jeu. Il s’agit d’un modèle 180 watts, probablement assez lourd et de grand format. Il sera donc impossible d’adjoindre une batterie de type USB C à sa console en mobilité.
La batterie est une 80 Wh extractible. Il sera donc possible d’en changer au cours de la journée. Évidemment cela demandera d’investir dans une batterie supplémentaire pour en profiter. La batterie livrée permettra de jouer pendant deux heures maximum à des jeux gourmands. Autrement dit, pour tirer toute la performance possible du Ryzen embarqué, il faudra probablement rester connecté au secteur si on veut vraiment jouer plus qu’une poignée d’heures. En usage modéré, la console atteindra 3 à 4 heures d’utilisation. En usage léger, la batterie atteindra 6 heures. Autrement dit, le recours à une seconde batterie pour jouer en mobilité à des jeux exigeants sera quasi obligatoire. En mode sédentaire, un dock proposant des sorties HDMI 2.1, DisplayPort 1.4a et Ethernet 2.5 Gigabit pour jouer sur un écran plus grand.
Le second problème rencontré sera lié à la tarification de l’engin. Rien d’officiel n’a été annoncé pour le moment mais la rumeur parle d’un ticket d’entrée autour des 2000$ HT. Ce qui en fera la minimachine de ce type la plus chère du marché. Difficile de prévoir le succès d’un tel produit pour le moment. Je suppose que le nombre de personnes capable de craquer est assez faible et le crible passé des personnes pouvant se permettre une telle dépense pour un engin exotique et fragile de ce type l’est encore plus.
GPD Win 5 : une console PC sous Ryzen AI Max+ 395 © MiniMachines.net. 2025
L’offre en termes de MiniPC est énorme : des dizaines de marques vendues par des dizaines de vendeurs, des centaines de références et un marché qui évolue sans cesse. L’idée du mini-score est de vous aider à mieux cerner l’offre qui vous est faite.
Le mini-score n’évalue pas la machine en termes de performances ou de capacité de calcul, cela est plutôt le résultat d’un test. Non, l’idée derrière cet indicateur est de déterminer la pérennité du produit. Sa qualité de construction, la solidité de la marque, sa garantie et sa distribution. Ce qui peut aider à éclairer un achat. Expliquer pourquoi il existe une différence de prix entre un MiniPC d’une marque et celui d’une autre alors qu’ils ont sur le papier les mêmes composants. Cela permet également d’éviter les pièges d’un prix super attractif qui s’expliquent facilement par des raccourcis pris par le vendeur ou le fabricant. Bref, un score pour aider à faire le bon choix.
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Prenons un MiniPC d’une marque A et un autre d’une marque B. Le premier est équipé du même processeur, de la même quantité de mémoire vive et de la même quantité de stockage que le second. Les deux sont livrés avec le même système. Pourtant l’un sera classé en mini-score B et le second en D. Pourquoi ?
L’idée derrière ce système de classement est de mesurer d’autres paramètres que les composants. Comme la qualité de la marque et de son SAV, le service de distribution de l’engin, la qualité des composants, l’évolution possible du produit dans le temps, les matériaux employés, etc. L’ensemble de ces critères déterminera un score assez précis qui aboutira à une note allant de A à E. Certaines solutions pouvant embrasser deux notes suivant leur méthode de distribution.
Ainsi un MiniPC d’une marque A ayant pignon sur rue, garanti deux ans, avec des éléments secondaires reconnus par Linux et une grosse possibilité d’évolution dans un châssis en aluminium, pourra avoir un mini-score « A ». Tandis qu’une marque B ayant le même équipement de base, mais sans possibilité d’évolution facile, des composants secondaires exotiques, un châssis en plastique et une distribution via une place de marché sans grosse garantie aura un mini-score « D ». Les performances globales seront sans doute très proches mais la pérennité de l’investissement ne sera pas du tout la même.
Si le prix d’un MiniPC « A » est de 399 € et que le MiniPC « D » est de 349 €, vous comprendrez rapidement pourquoi. Et vous pourrez alors choisir en conséquence. Viser le prix si c’est le critère le plus déterminant ou choisir la sécurité de votre achat si cela vous importe plus.
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J’ai bien conscience qu’au contraire du nutri-score lié aux composants chimiques des produits alimentaires, la méthode employée est beaucoup moins scientifique. On ne peut pas entrer les éléments d’un MiniPC dans un outil de mesure et en ressortir des pourcentages de lipides et de glucides. Voici néanmoins les éléments qui seront pris en compte :
Marque : La marque ne fait pas tout, mais il y a une grosse différence entre un MiniPC noname et un produit de grande marque. Cela assure non seulement la qualité de conception du produit, mais également l’assurance d’une batterie de tests et de normes. Un produit de marque n’est pas obligatoirement une assurance d’excellence, il y a des ratés partout, mais c’est une bonne base à prendre en compte.
Canal de distribution : Si votre produit est acheté dans une boutique de confiance, établie depuis des années, qui sera encore là quand vous devrez changer de machine. Cela n’est pas tout à fait la même chose que si vous l’achetez à un vendeur qui vient de s’inscrire sur une place de marché à l’autre bout du monde. Ce point fait que certains mini-scores pourront indiquer deux notes. Par exemple « B » et « C », élément qui reflètera les différentes possibilités de se le procurer.
Garantie : Un MiniPC, suivant la volonté de son fabricant et son canal de distribution, peut varier de « pas de garantie » à « 5 ans de garantie ». Avec entre les deux la garantie commerciale légale de deux années en France et en Europe. Ce point est donc un élément à prendre en compte dans ce calcul.
Conception et matériaux : Au-delà de la performance brute, emballer un processeur avec un boitier en plastique ou un boitier en métal n’aura pas le même effet. Outre les capacités mécaniques, des éléments techniques peuvent entrer en jeu en termes de refroidissement et de durée dans le temps. Toujours dans un angle de conception globale, le positionnement des divers éléments est important. Connecteurs, ouïes d’aération ou antennes Wi-Fi, chaque élément à un impact sur l’usage du produit. La qualité de la ventilation, son bruit et son efficacité seront analysés.
Évolution technique et pérennité : Un mini-score élevé sera signe d’un MiniPC qui peut évoluer et qui est correctement équipé pour le futur. Ce critère est particulièrement important pour un achat de ce type et doit être pris en compte avec attention. Beaucoup d’éléments entrent en jeu. La possibilité d’ajouter du stockage et de la mémoire et dans quelles conditions (format, standard, facilité.) est analysé. Les autres postes comme la possibilité de changer le module Wi-Fi, avoir une connectique avec des connecteurs de dernière génération, la possibilité d’accéder au matériel pour le réparer, tout cela a de l’importance. Un MiniPC équipé de ports USB3 et 4 a plus de chances d’être exploitable à long terme qu’un engin avec majoritairement de l’USB2 et un seul USB 3.0. Une minimachine qui impose un démontage complet pour accéder à son stockage qui ne sera qu’un SSD au format SATA 3 plus ancien et en M.2 2230 sera moins bien noté. Un accès facile à un SSD NVMe récent en M.2 2280 plus largement répandu sera au contraire mieux noté.
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Le mini-score sera utilisé dans les billets du blog afin d’en faciliter la lecture. Associé à un ensemble d’autres indicateurs dont un très important qui sera la date de publication. Au contraire, encore une fois, du nutri-score qui se base sur des éléments chimiques qui ont, par nature, un effet toujours identique sur nos organismes. Le mini-Score sera évidemment sujet à une fluctuation dans le temps. Il faudra donc le lire contextuellement puisqu’un score évalué de « A » donné en 2025 pourra devenir un score « C » 5 ou 10 ans plus tard suite à l’évolution logique du marché.
De la même façon, un acheteur doit bien prendre conscience qu’un mini-score avec deux notes correspond à des systèmes de distribution différents. Un MiniPC acheté sur un site en Europe avec une garantie de deux ans n’aura pas la même note qu’un MiniPC pourtant identique acheté en importation à une boutique créée un mois plus tôt. Sortir le score de son contexte n’aura donc pas de sens.
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Ces éléments sont externes au mini-score. Et c’est exactement pour cela que j’ai repris l’idée d’un nutri-score et non pas d’une note globale. Déterminer ce qui serait le « meilleur » MiniPC du marché avec ce genre de note n’a absolument aucun sens. Le meilleur ordinateur pour un joueur n’a absolument aucun rapport avec la solution la plus adéquate à un besoin bureautique. Si vous croisez un conseil qui vous promet de trouver le « meilleur ordinateur » du marché quel que soit le profil, fuyez, cela n’a aucun sens.
Le mini-score est donc un complément indépendant du reste de l’analyse, un score basé sur des éléments génériques et assez stables. Le fait qu’une machine soit bien garantie, qu’elle soit silencieuse ou que l’on puisse la mettre à jour ne changera pas avec le temps. Son design n’évoluera pas au bout de 5 ans, pas plus que les matériaux qui servent à concevoir son châssis. Le design est également différent de ces éléments, le nutri-score ne vous indique pas le goût du produit. Plutôt son impact sur la santé. Ce que l’on jugeait beau il y a quelques années peut passer pour ringard aujourd’hui. Il n’y a qu’à ouvrir un livre de recettes de cuisine des années 60 pour comprendre comment les goûts changent.
Le prix est sujet à d’énormes fluctuations. Au gré du temps et par la magie des bons plans, il peut souvent baisser. Cela n’enlève ni ne rajoute rien au score par défaut. Si un bon plan casse le prix d’un MiniPC mais qu’en échange il faut l’acheter dans des conditions douteuses, cela peut même en altérer la note.
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Il faut donc prendre ce mini-score pour ce qu’il est, un indicateur de base pour une lecture rapide du sujet. Il doit aider à déterminer si l’objet est fait pour vous. S’il correspond à première vue à ce que vous recherchez. Un acheteur à la recherche d’un MiniPC basique et pas cher pour un usage particulier pourra sans doute se satisfaire d’un mini-score assez faible de « D » ou « E ». Par contre, investir dans un engin classé « A » ou « B » sera recommandé pour équiper un parent éloigné ou une PME.
Il faudra également lire les éléments liés à ce score pour comprendre d’où vient cette note. Si une machine est excellente en performance, mais propose une accessibilité horrible tout en faisant énormément de bruit, elle héritera sans doute d’une appréciation médiocre. Cela pourra pourtant satisfaire certains utilisateurs pour qui ces défauts ne sont pas un problème. D’autres, rodés par les achats en importation, ne verront pas forcément d’un mauvais œil l’éloignement de leur fournisseur.
Bref, le mini-score est un outil, un guide visuel qui sert à évaluer rapidement un MiniPC sur les billets de Minimachines et à prendre en compte ces éléments de base par rapport à vos propres besoins.
Le nutri-score est évidemment la source de cette idée. Sa fiche Wikipedia indique sa création, les rôles des participations de chacun et ses méthodes de calcul.