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Les tarifs de la console Acer Predator Atlas 8 sont confirmés

Prix de départ pour la console PC Acer Predator Atlas 8 au Royaume Uni : 999.99 £ pour le modèle 16/512 Go sous Arc G3. Le modèle le plus cher grimpe à 1499.99 £. Difficile de jauger ce modèle par rapport aux prix que nous gardons en tête chez les concurrents puisque les lignes tarifaires vont énormément bouger dans quelques semaines. Ce n’est pas une surprise, les tarifs étaient connus en juin dernier.

Acer Predator Atlas 8

Acer offre la possibilité de s’inscrire pour réserver sa console Predator Atlas 8 au Royaume Uni. Une peur probable d’être dépassés par les commandes qui ne manqueront pas de s’abattre sur la nouvelle console. S’il n’est pas possible de précommander totalement les consoles, le lancement est prévu pour octobre, on peut laisser son email pour être prévenu. Je ne suis pas sûr que la foule se presse aussi ardemment que prévu sur l’engin. Les tarifs font mal et surtout le segment est très particulier. 

Le modèle de base de cette console Predator Atlas 8 est affiché à 999,99 £. Pour ce tarif, vous n’aurez droit qu’à 16 Go de mémoire vive soudée en LPDDR5X-7467, 512 Go de stockage, une batterie de 60 Wh et un Intel Arc G3 (Arc B370 soit 10 cœurs Xe3) . La version 24 Go / 512 Go du même modèle grimpe à 1099.99 £. 

La version supérieure avec un Intel Arc G3 Extreme (Arc B390 12 cœurs Xe3), 24 Go de mémoire de base et 1 To de stockage pour une batterie de 80 Wh est annoncée à 1 299.99 £. Le modèle le plus haut de gamme gagne 200€ et se positionne à 1 499.99£ avec 32 Go de mémoire vive au total.

Attention, comme stipulé sur la page, ces tarifs sont donnés à titre indicatif et peuvent encore changer. Aux dernières nouvelles, la mémoire continue de flamber. Les prix des SSD atteignent des sommets et si on peut compter sur Intel pour rester sage afin de lancer sa nouvelle gamme de puces G36, les effets de bord du tassement des ventes pose des problèmes à beaucoup d’autres acteurs. 

Personne n’a besoin de la Acer Predator Atlas 8

Le problème de la marque, comme de toutes les autres marques d’ailleurs, c’est le positionnement de ces engins. Personne n’a besoin d’une console PC comme la Atlas 8. Je comprends qu’on puisse en avoir envie, mais personne n’en a réellement besoin. C’est tout le problème pour ces produits qui ont été imaginés à une époque où les composants étaient à leur plus bas historique en termes de rapport prix / puissance. 

Aujourd’hui le pari est compliqué à tenir, les personnes ayant eu envie d’une console de ce type ont largement eu le temps d’en acheter une. Le Steam Deck a trusté le marché et s’il donne des signes de fatigue pour certains titres modernes, il lui reste un énorme catalogue de jeux plus anciens parfaitement adapté à ses besoins. Qui va dépenser plus de 1000€ dans une console PC en 2026 ? Je ne suis pas certain qu’il y ait foule.

Et cela est d’autant plus vrai que ce type d’engin ne va intéresser que des propriétaires de PC ayant déjà un équipement complet. Un équipement qui pourrait poser un gros problème si une panne technique survient aujourd’hui. Comme je l’écrivais il y a peu, face à la flambée des prix, les propriétaires de PC sont désormais aussi angoissés que les propriétaires de voiture face à l’idée d’une panne informatique. Pour beaucoup d’entre eux, leur outil de travail ou de jeu principal est et restera un PC traditionnel et dépenser entre 1000 et 1500 € dans un PC console secondaire aux usages spécialisés restera un luxe qu’ils ne prendront pas.

Acer Predator Atlas 8 : une console sous Intel Arc G bientôt dispo (Concours !)

Entre 999 et 1499€, le prix de la Acer Predator Atlas 8 est tombé

Source : KitGuru

Les tarifs de la console Acer Predator Atlas 8 sont confirmés © MiniMachines.net. 2026

MSI Claw 8 EX AI+ : 1599€ en version Intel G3 Extreme 32Go/1To

La MSI Claw 8 EX AI+ a dévoilé son tarif pour la France, le modèle de console Intel G3 Extreme sera proposé à 1599€ dans une version Pack. 100€ de plus que la Acer Predator Atlas 8 mais avec plus de mémoire.

La MSI Claw 8 EX AI+ est annoncée avec un écran 8 pouces, 32 Go de mémoire vive LPDDR5, 1 To de stockage et un processeur Intel Arc G3 Extreme. Son prix atteindra donc 1599€ pour une version violette. Un pack de lancement comprenant une protection d’écran, une petite sacoche de transport et un… porte-clés sera également fourni nous apprend Les Numériques. Tant qu’à faire, j’aurais préféré un dock Thunderbolt 4 pour une exploitation secondaire un peu plus large et profiter de la présence de Windows 11 plutôt que de n’en subir que le handicap.

MSI Claw 8 EX AI+

Je ne sais pas si la technique des gadgets offerts pour détourner l’attention du prix sera réellement efficace. On parle tout de même d’une sacrée somme pour un objet dont l’usage sera grandement orienté vers le jeu. 1599€ pour une console PC portable, cela me parait totalement hors sol. Je comprends ce prix, il reflète très bien la fin d’année 2026 que nous allons connaitre, mais ce n’est clairement pas un budget que je serais prêt à investir personnellement dans un engin de ce type.

Surtout si en parallèle les coûts des composants et PC augmentent à la même température. Je préfère avoir plus de latitudes pour me rééquiper d’un engin adapté au travail en cas de panne, pouvoir faire face à un problème de stockage, de réseau ou de… PC portable.

À 1599€ la MSI Claw 8 EX AI+ peut-elle trouver son public ?

Je prédis une année difficile pour les consoles PC mais je n’ai pas besoin d’être un grand devin pour y parvenir, cela semble être une évidence. Avec très peu de recul, je me demande si la bonne solution ne serait pas justement de revoir les ambitions de jeu à la baisse et de viser des solutions largement plus abordables, moins puissantes mais permettant l’exploration du catalogue de jeu déjà présent. Ce qu’a fait Valve avec son Steam Deck. Du moins, en attendant que l’orage passe.

La réponse est assez simple, Intel a mis en chantier ses puces Intel G3 et G3 Extreme avant la crise des composants. Leur commercialisation est désormais obligatoire, même si l’équation du prix à résoudre la rend fort compliquée. 

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais à moins d’avoir un salaire vraiment fort confortable et de l’argent de côté, ce type d’investissement me semble réellement compliqué. Je ne sais pas si le marché va suivre.

 

MSI Claw 8 EX AI+ : écran 8″, 32 Go et Arc G3 Extreme

MSI Claw 8 EX AI+ : 1599€ en version Intel G3 Extreme 32Go/1To © MiniMachines.net. 2026

Arc G3 : le nouveau moteur console-PC chez Intel ?

Ce n’est pas le meilleur moment pour lancer des nouveautés sur le marché et l’annonce de ces solutions Intel Arc G3 pour Consoles-PC pour le Computex est donc assez inattendue. Mais le calendrier d’un industriel ne correspond pas forcément à celui des évènements et il est donc possible que cette annonce ait lieu contre toute attente.

Il faut dire qu’Intel est coincé par la pression très forte d’AMD sur ce secteur, la marque retrousserait ses manches et celles de ses partenaires pour présenter des consoles PC sous processeurs Panther Lake. Une occasion de montrer ce que ces puces ont dans le ventre et en particulier l’intérêt des ARC G3 et G3 Extreme.

Le Computex va être maussade, le secteur est en crise et peu de bonnes nouvelles chassent les gros nuages qui s’accumulent depuis des mois au-dessus de nos têtes. On pourrait donc s’attendre à ce que des produits comme les consoles PC en pâtissent. Quand les prix de la mémoire vive et du stockage explosent, on se dit que le client particulier ne va pas investir dans ces produits. La preuve en est, la majorité des fabricants de consoles ont vu le tarif de leurs joujoux littéralement exploser ces derniers mois. Au point de vendre des objets au rapport performance-prix vraiment médiocre. Les géants du secteur ne peuvent simplement plus fournir leurs machines. Les consoles Steam Deck accusent désormais leur second mois de rupture totale. Le client particulier qui craque aujourd’hui pour un de ces engins aux prix prohibitifs fait, à mon avis, une mauvaise affaire.

En janvier, Intel avait indiqué son intention de se positionner sur le marché consoles PC

En janvier, Intel avait indiqué son intention de se positionner sur le marché consoles PC

En temps normal, les consoles PC ne se vendent pas dans des proportions aussi importantes que les ordinateurs plus traditionnels. En ce moment, le ratio doit être catastrophique. Mais ce marché particulier est devenu un excellent terrain d’exercice pour montrer ses compétences et son savoir-faire. Dans un si petit objet, on va largement mettre en avant ses capacités techniques en termes de performances, de consommation et de chauffe. Et pour le moment, Intel a eu bien du mal à séduire des partenaires et le grand public. AMD a réussi à imposer ses puces Ryzen en déployant d’abord des solutions sur mesure pour le Steam Deck puis en proposant des puces plus classiques. Des processeurs grand public qui devraient d’ailleurs intégrer les futurs projets de Valve.

L'Arc B390

Arc G3 et Arc G3 Extreme à la rescousse

Intel devrait donc retenter l’expérience console PC avec de nouveaux processeurs indique VideoCardz. Après les puces Meteor Lake et Lunar Lake intégrées aux MSI Claw, nous devrions découvrir des puces Panther Lake pensées pour l’expérience console. Début juin, le Computex ouvrira ses portes et ce sera l’occasion pour Intel de présenter ses nouvelles solutions et, en particulier, les capacités de ses circuits graphiques confinés dans un si petit espace.

Rien d’officiel à ce jour et il est tout à fait possible que les conditions dictées par le marché renvoient toute tentative de mettre en avant ces produits dans des cartons pour un moment plus propice. Mais il semble que se préparent dans l’ombre des consoles PC équipées de puces Arc G3 et Arc G3 Extreme qui pourraient être présentées pour l’occasion. Des rumeurs parlent de MSI qui continuerait son partenariat débuté en 2024 avec la première Claw, d’Acer et de fabricants OEM comme Compal, Pegatron (filiale d’Asus) et Inventex. Mais également des fabricants moins connus du grand public comme OneXplayer et GPD qui pourraient également s’emparer de ces puces.

Une future MSI Claw sous ARC G3

Construites autour des circuits graphiques Intel B370 et Intel B390, ces puces proposeraient un fonctionnement sur un TDP de base de 25 watts. Des fonctions « Turbo » permettant de les pousser bien plus haut avec un 65 W pour le Arc G3 et jusqu’à 85 W pour le Arc G3 Extreme. Des TDP assez hauts qui se positionnent face à des puces AMD Z1 Extreme qui fonctionnent dans un TDP moyen de 15 watts et sur une enveloppe globale allant de 9 à 30 watts. Elles devraient permettre d’atteindre une jouabilité FullHD confortable dans les titres les plus récents. Intel les décrit comme aui niveau d’une solution RTX 4050 mobile et, associées à des fonctions XeSS3, capables de monter assez haut en nombre d’images par seconde.

On se doute que le nerf de la guerre ici sera la performance développée. Si Valve a choisi la voie des usages, les fabricants de consoles issus du monde PC traditionnel sont toujours obnubilés par la vitesse déployée en jeu. Et cela même si certains choix imposent des solutions ridicules. Le meilleur exemple est peut-être celui de la console Ayaneo Next 2 qui a cumulé tous les défauts possibles pour un engin pensé pour être portable. À tel point que sa vente a fini par être stoppée. Trop chère, trop lourde et trop encombrante, elle montre bien la décorrélation entre les usages du public et les fantasmes des concepteurs.

Il n’est pas sûr que le Computex accouche de la moindre proposition concrète. Des consoles sous Arc G3 ne seront peut-être pas lancées dans la foulée du salon. Mais pour Intel ce sera sans doute un moyen de présenter concrètement les performances de ses Panther Lake sur ce segment particulier. Et de manière plus spectaculaire qu’en alignant 50 designs de portables gaming quasi identiques.

 

Panther Lake : la toute nouvelle architecture mobile d’Intel

Arc G3 : le nouveau moteur console-PC chez Intel ? © MiniMachines.net. 2026

La ROG Xbox Ally en promo à 449€, une bonne affaire ?

Lancée à 569€, la ROG Xbox Ally est désormais vendue 449€ alors que le prix des composants mémoire et stockage grimpe sans cesse depuis plusieurs semaines. C’est un prix intéressant à suivre si ce genre d’outil vous passionne et face à une flambée des modèles concurrents.

A 569€, la ROG Xbox Ally se retrouvait en face à face avec le Steam Deck OLED 512 Go au même prix lors de sa sortie. En basculant sous les 450€, la console d’Asus se positionne à présent dans une position beaucoup plus confortable. La version IPS de Valve à 419€ alors a disparu et surtout l’entrée de gamme OLED est désormais à 779€ en 512 Go ! Asus propose donc ici une alternative intéressante.

ROG Xbox Ally

Le prix de la console avait fuité en juillet 2025 à 499€ mais au moment de sa sortie, surprise, elle était finalement remontée à 569€. Avec son processeur AMD Ryzen Z2 A aux quatre cœurs Zen 2 et son circuit graphique déployant huit Compute units en RDNA 2. Ses 16 Go de mémoire vive LPDDR5-6400 et son stockage de 512 Go en PCIe 4.0 évolutif grâce à un module de format M.2 2280. Avec un écran de 7 pouces de diagonale, évidemment tactile, en FullHD IPS qui propose un rafraichissement rapide de 120Hz et une compatibilité FreeSync Premium. En prenant en compte sa belle batterie de 60 Wh et un Wi-Fi6E qui complètent bien l’ensemble. Est-ce qu’avec tout ça, la ROG Xbox Ally à 499€ se transforme en une bonne affaire ?

La console Asus ROG Ally à 449€, vaut-elle le coup / coût ?

Deux réponses peuvent se faire en réalité. Pas en fonction de la machine elle-même, mais suivant ce que vous attendez d’elle.

Si vous êtes un adepte du monde console, si pour vous l’important dans ce format mobile c’est le jeu et rien que le jeu. La réponse est non. Préférez un Steam Deck. Parce que la console de Valve fonctionne bien, ne vous demande rien d’autre que de charger sa batterie pour jouer et s’occupe toute seule de tout le reste. Et cela restera comme cela pour toujours. Il est possible de faire énormément de choses avec cette console, mais c’est avant tout un objet pensé pour jouer. 

Si vous êtes plus du côté du monde PC, que vous aimez la bidouille logicielle, si vous vous sentez le courage d’installer un système alternatif à Steam OS comme Bazzite. Si vous vous dites que cet engin, malgré son format console, est un PC comme les autres capable de mener à bien tout type de tâche, alors la ROG Xbox Ally est parfaite pour vous. Et c’est vrai que les retours que j’ai de ce genre de minimachines sont excellents dans certains usages différents du jeu. Avec un clavier, une souris et un écran externe, leurs performances s’avèrent souvent suffisantes pour des manipulations très variées. 

Sur le papier, la machine est plutôt bien équilibrée pour son prix et se retrouve dans le haut de la liste en termes d’usages. Reste que la formule Windows 11 de base est toujours aussi indigeste pour quelqu’un qui ne veut que jouer. La ROG Xbox Ally est un PC avec un système de PC, c’est son plus grand point fort comme son plus gros défaut. 

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A vrai dire, à ce tarif et face aux modèles concurrents et à la flambée des prix, la ROG à 449€ devient une alternative intéressante pour de nombreux usages et plus uniquement pour le jeu. C’est le prix d’un MiniPC classique actuellement… En face la Asus ROG Ally X en 24 Go / 1 To et sous Ryzen AI Z2 Extreme reste à 949€… Si vous avez toujours hésité avant d’en acheter une, dépêchez-vous. Il n’y a que 10 exemplaires en stock !

Billet mis à jour.

La ROG Xbox Ally en promo à 449€, une bonne affaire ? © MiniMachines.net. 2026

Les consoles Strix Halo se prennent les pieds dans le tapis

A la mi septembre je m’étonnais du tarif « contenu » de la GPD Win 5. L’odeur méfitique d’une crise des composants commencait juste à reveiller nos sinus mais je m’inquiétais surtout alors de la concurrence classique. Les consoles Strix Halo ayant bien du mal à lutter face au MiniPC spécialisés qui embarquent des puces AMD Ryzen AI Max+ 395 et qui se vendent extremement bien quand ils trouvent du stock.

La page Indiegogo de l’époque anoncait un premier prix à 1650$ HT pour la GPD Win 5. Une version 32Go/2To bien en dessous des autres tarifs des consoles Strix Halo. Je m’attendais à bien pire. Sauf que, depuis, la page annoncant ce tarif a totalement disparu et une nouvelle a été mise en place sur Indiegogo. Exit les 1650$ HT, bonjour les 1781$ HT. La machine vient de gagner 131$ HT sur son prix. En cause ? Probablement la hausse de la mémoire vive.

Le modèle de base qui devait être être vendu sous Ryzen Ai Max 385 avec 32 Go de LPDDR5x-8000 et 1 To de stockage à 1449$ HT est passé à 1549$ HT. 100$ de plus en un mois donc. La version la plus musclée en Ryzen AI Max+ 395 avec 128 Go de LPDDR5 et 4 To de SSD a enfin dévoilé son tarif qui atteind 2653$ HT. Soit quelque chose comme 2730€. 

Comme les autres consoles Strix Halo, le ratio performances / prix est finalement assez mauvais. Les machines ont certes l’avantage de leur format, malgré d’évidents défauts de portabilité et d’autonomie, mais elles seront bien moins rapides que des solutions portables équipées de puces graphiques traditionelles chea AMD ou Nvidia pour une mission ludique. Certes, les machines classiques vont elles aussi augmenter de prix. L’impact du DDRGate sera ressenti par l’ensemble du marché. Mais la GPD Win 5 comme la AyaNeo Next II ou la OneXplayer OneXfly vont être touchées bien plus durement. Le nombre de ces machines sera probablement moins élevé sur les lignes de production que ce que pourront produire HP, Asus, Acer, Lenovo ou MSI sur le marché gaming plus global. Leur force d’achat sera donc bien plus faible. 

Outre les questions déjà soulevées d’encombrement, d’autonomie et de confort pour ces machines, celui du prix rajoute un assez joli clou dans leur cerceuil. Est-ce vraiment le moment que choisiront les internautes pour s’équiper d’un format aussi gadget et peu pratique ? Ou est-ce que les ressources disponibles ne partiront pas alimenter des reserves en cas de pépin avec un engin déjà existant. 

OneXplayer a déjà annoncé que sa console allait revoir ses prix de financement participatif à la hausse et Ayaneo garde pour le moment l’information secrète. Bref, les machines étaient par nature déjà compliquées à vendre mais le calendrier est désormais clairement catastrophique.

Le projet est pourtant totalement financé avec des chiffres à donner le tournis. La campagne aurait été bouclée en « 4 minutes et 7 secondes » et financée aujourd’hui à hauteur de plus de 41000%… Est-ce qu’il y a vraiment 563 contributeurs assez passionnés -et riches- pour investir dans ce type de consoles Strix Halo ? Il y a mille façons de faire en sorte que ce genre de campagne participative soit toujours un succès. Il faudra que je fasse un billet à ce sujet un jour.

Ayaneo Next II : la console Strix Halo en détail

Les consoles Strix Halo se prennent les pieds dans le tapis © MiniMachines.net. 2025

Ayaneo Next II : la console PC de tous les superlatifs

La Ayaneo Next II se dévoile petit à petit dans un teasing dont la marque a le secret mais qui commence totalement à me perdre. De plus en plus puissantes, de plus en plus imposantes mais également de plus en plus élitistes, les Consoles PC prennent un drôle de chemin. 

Ayaneo Next II

La « nouvelle » Ayaneo Next II a eu droit à de nouvelles annonces et des développements depuis juillet. Le but non avoué de cette diffusion d’informations est toujours le même. Tenir un public en haleine et surtout empêcher de se jeter dans les précommandes d’une autre marque qui joue le même jeu. GPD a en effet annoncé lui aussi une console PC Strix Halo avec la GPD Win 5. Points communs entre ces deux modèles ? Outre le matériel embarqué, des engins de moins en moins portables et des prix qui devraient s’envoler encore plus haut.

La Ayaneo Next II a eu droit à un énième redesign technique. Il faut dire que c’est un serpent de mer dans le monde de la console. Elle a été annoncée il y a plus de trois ans sous AMD Ryzen 6000 avant d’être basculée sous processeur Intel Alder Lake. La marque l’a ensuite reconduite dans l’écurie d’AMD avec une proposition sous Ryzen 7000 associée à un circuit graphique secondaire. Puis, à l’annonce des puces Strix Halo, la marque a fait savoir que sa console haut de gamme embarquera ces solutions.  Vous comprenez rapidement le problème de cette Console PC. Étant positionnée comme le porte-étendard de la marque, elle se doit d’être la plus puissante possible. Si une nouvelle puce plus puissante sort avant qu’elle ne soit finalisée, elle ne peut pas passer outre.

Les conséquences de cette recherche de la meilleure solution technique d’un point de vue performance sont énormes. La première est que toutes les considérations ergonomiques et d’usages autour de cette puissance brute passent au second plan. Ce qui est assez grave pour une console portable. Ainsi l’encombrement, le poids, l’autonomie, la chauffe, le bruit généré et le prix ne rentrent plus en ligne de compte. Les ornières de la performance guident les constructeurs sur un seul sillon, celui du nombre d’images par seconde sur tel ou tel jeu à la mode.

C’est à mon avis la pire façon de construire une machine puisque cela pose de nombreux problèmes pour l’utilisateur. Mais c’est surtout la meilleure manière de ringardiser ultra rapidement sa propre production. Que se passe-t-il lorsque la machine que l’on a assemblée pour être la plus rapide possible n’est plus la meilleure sur son segment ? Parce qu’une nouvelle puce est disponible six mois plus tard par exemple ? Tous ses défauts annexes sautent immédiatement aux yeux et l’engin n’a plus aucune valeur technique.

La Ayaneo Next II est un monstre

La Ayaneo Next II est un monstre

Avec son nouveau design, la Ayaneo Next II propose donc une nouvelle voie pour sa console. Les contrôles ont migré, les joysticks sont désormais de types TMR plus précis et réactifs. Les gâchettes sont analogiques et la croix directionnelle analyse 8 positions. On retrouve deux petits pavés tactiles de part et d’autre d’un affichage massif. L’écran devrait atteindre les 8.4 pouces de diagonale et la console mesurer plus de 32 cm de large et 14 cm de haut. Le tout pour un poids qui devrait friser le kilo. 

Ayaneo Next II

Ayaneo Next II

A l’intérieur de l’engin, on devrait retrouver deux types de puces Strix Halo. D’abord un Ryzen AI Max 385 pour le modèle « entrée de gamme » et ensuite un Ryzen AI Max+ 395. Des puces qui seraient accompagnées de 32 à 128 Go de LPDDR5 et d’un montant indéfini de stockage mais probablement jusqu’à 4 To de SSD NVMe PCIE Gen4 x4. Des composants qui vont chauffer et demander une ventilation active importante. 

Si j’oublie les performances brutes de ma Ayaneo Next II, j’ai ici un engin lourd, vraiment lourd à bout de bras. Encombrant puisque 32 cm, c’est plus grand qu’une feuille de papier A4, il sera difficile de la balader et de la sortir facilement. Mais également une solution à la fois chaude et bruyante. Assez pour être désagréable pour les autres si on joue dans la même pièce qu’eux…

Aucune idée du prix de cette console, pas plus que d’une date de disponibilité réelle. Aux dernières nouvelles – et depuis 2023 – elle est censée sortir très prochainement. Aucun doute que cet ensemble de composants conduira à des tarifs hors normes. La version  « 395 » devrait largement dépasser les 2000$ HT en prix d’appel et grimper bien plus haut pour les modèles les plus haut de gamme.

Quel marché vise cette Ayaneo Next II ?

Je me demande bien qui va investir là-dedans. J’imagine que les influenceurs seront ravis de recevoir ce joujou sans concession mais je ne comprends pas vraiment le marché de ce type de console. Chères, très chères, avec une garantie limitée et compliquée à l’autre bout de la planète, une possibilité de casse importante du simple fait de leur côté mobile. Cela ne me parait pas être un investissement très réfléchi. Mais si on considère juste l’objet en tant que tel avec souvent une autonomie ridicule, parfois une batterie externe que l’on garde dans la poche au bout d’un câble… Et un poids fort désagréable, cela ne me parait pas être une excellente idée.

Enfin, pour un medium si spécifique que le jeu vidéo, que les studios imaginent dans une ambiance précise, le format me parait totalement bancal. Avoir une console comme la Ayaneo Next II, qui peut lancer des jeux Triple A dans de bonnes conditions, mais sur une diagonale ultracompacte avec de maigres enceintes stéréo n’est pas l’idéal. Outre le fait que le jeu en ligne sera compliqué face à des joueurs disposant d’un clavier et d’une souris, la qualité globale du jeu sera limitée par cette interface amoindrie. Je préfère vraiment découvrir un jeu de ce type sur un écran de portable ou de PC de bureau que sur un écran de console.

Steam Deck

J’ai parfois l’impression que les créateurs de ces consoles sont partis sur un chemin complètement à l’opposé des besoins du marché. Avec 2500€ de budget, je préfère réellement investir 2000€ dans un excellent portable garanti localement qui me permettra de jouer dans de meilleures conditions que ce que proposera ce type de console. Et si je considère le prix des versions les plus haut de gamme, il me restera probablement de quoi acheter un Steam Deck bien moins puissant, mais capable de piloter des jeux vraiment adaptés au format console. Des jeux pas trop gourmands, jouables et fun. Que l’on peut lancer vite et abandonner ou mettre en pause tout aussi vite. 

Je comprends la problématique de ces marques, elles ne peuvent pas produire des tonnes de consoles comme le fait Valve avec ses Steam Deck. Là où Valve vise très large et se rattrape en plus avec son magasin de jeux, Ayaneo et GPD se doivent de dégager le maximum de rentabilité sur les ventes directes. Autant vendre peu de consoles au prix le plus élevé possible. Mais est-ce que ces machines correspondent réellement aux attentes du public ? Le steam Deck n’a pas promis la lune et n’a pas pris une ride. Les acheteurs de la première génération continuent de jouer avec confortablement. Je ne suis pas certain qu’une console super haut de gamme comme la Ayaneo Next II en 2026 sera capable d’être toujours aussi haut de gamme un an plus tard. Des jeux toujours plus gourmands ayant la fâcheuse habitude de sortir chaque année.

Steam Deck : l’avenir rafraichissant proposé par Valve

Ayaneo Next II : la console PC de tous les superlatifs © MiniMachines.net. 2025

Faut t-il s’intéresser à la Vectrex Mini et son financement ?

Lancée il y a quelques jours dans un financement participatif dans les règles de l’art, la Vectrex Mini affole les compteurs. Des centaines de milliers d’euros récoltés en quelques heures et plus de 650 000€ au total aujourd’hui, deux jours après son lancement.

Si vous lisez Minimachines depuis un moment, vous savez déjà que je ne suis pas un grand fan de la guimauve nostalgique que certaines marques proposent. Il s’agit  le plus souvent de mauvais produits emballés dans un décor ressemblant vaguement à d’anciens modèles au passé glorieux. Les fabricants de consoles ont largement abusé de ce stratagème avec des resucées de leur vieux matériel. Des emballages plastiques qui cachaient assez mal un matériel peu ambitieux et surtout un moyen de vendre encore une toute dernière fois des jeux amortis depuis des dizaines d’années.

La recette est ici quasiment la même. Mais elle est menée par un passionné avec, au cœur, l’envie de faire revivre une console qu’il aime réellement et non pas de faire un peu de fric facilement. Si on retrouve ici les mécaniques du financement participatif classiques, c’est pour un buzz indispensable à la réussite du projet. Un prix d’appel à 99€ limité à 50 unités. Une version « Early Bird » à 129€ limitée à 300 exemplaires. Et ensuite ? Des versions à 149€ et 249€ encore disponibles. Et des livraisons prévues pour fin 2026.

Vectrex Originals

La solution lancée aux USA en 1982 et un an plus tard en Europe propose un écran cathodique de 9 pouces monochrome. Là où les consoles concurrentes proposent de se brancher à un téléviseur pour fonctionner, la Vectrex est considérée comme totalement autonome. Un enfant qui se voit offrir une console comme une Atari 2600 doit jouer dans son salon et sous la supervision familiale. Cela a le défaut d’agacer pas mal de parents qui doivent cohabiter avec des enfants surexcités qui monopolisent le poste de télé. L’idée de Vectrex est donc de proposer un engin complètement autonome et de permettre aux parents de continuer à regarder leur programme tranquillement.

La Vectrex de 1982 sur Wikipedia

La Vectrex de 1982 sur Wikipedia

A l’intérieur de la console on retrouve un matériel assez pointu pour l’époque. Un SoC Motorola à 1.5 MHz, 1 Kb de mémoire vive et une ROM de 8 Kb. Les jeux sont embarqués dans des cartouches de 32 Kb… Une enceinte mono est disponible et deux contrôleurs pouvaient être branchés dessus. Le gros point fort de la console était sa capacité à gérer des graphismes vectoriels. Cela lui a permis de faire tourner pas mal de grands jeux du début des années 80 comme Asteroids, Pac Man ou Pole Position. Les deux autres grandes trouvailles de cette console était un jeu de filtres pour écran en acétate qui permettait de « colorer » l’affichage. Ces filtres correspondaient spécifiquement aux jeux. Et, en zonant des parties précises de l’écran, permettaient de colorer l’action au sens propre comme au figuré.

La guerre des consoles, since 1982

La console a été vendue quelques années avant d’être rapidement bradée puis d’être arrêtée. Les raisons sont multiples et liées à l’état du marché du jeu vidéo ces années-là. La fin de la console l’a pourtant rendue assez mythique et plein de gamins de l’époque bavaient sur des catalogues de jouets qui présentaient l’engin, en couleur, et avec son stylet optique.

Le logiciel de dessin de la console

Cette disparition rapide, la console a commencé à être vendue en 1983 en Europe ,a arrêté sa production en 1984 et a rendu de fait plein de gamins nostalgiques. En 1985 sortaient des machines comme l’Atari ST et l’Amiga 1000 qui ont rendu toute tentative de lancer ce type de machine impossible. Le modèle de Vectrex complet le plus haut de gamme était proposé à 2990 francs soit le prix d’un Atari 520 ST autrement plus  puissant un an plus tard.

Vectrex Mini

Qu’y a t-il dans cette Vectrex Mini pour 149€ ? 

Exit l’écran cathodique, évidemment. Ils ne sont quasiment plus fabriqués et ce serait trop complexe et couteux de les proposer aujourd’hui. La Vectrex Mini emploie donc un écran de 5 pouces AMOLED qui proviendra certainement d’une ligne de production classique de smartphone. La diagonale est réduite par rapport à la Vectrex d’origine en 9 pouces, mais le projet initial des créateurs de la console était bien une diagonale de 5 pouces. Ce changement permet de réduire de moitié la taille de la machine par rapport à la version commerciale.

A l’intérieur du châssis, on retrouve des composants assez flous. On sait qu’il s’agit d’une base ESP32 avec un lecteur de cartes MicroSD pour embarquer les jeux de son choix. Par défaut, la Vectrex Mini proposera MineStorm II, Bedlam, Hyperchase, Cosmic Chasm, Spinball, Rip Off et Spike. Si vous ne connaissez pas ces jeux, recherchez des vidéos dessus. Vous ne devriez pas tomber de votre chaise. Il s’agit évidemment de jeux très limités graphiquement parlant et que tous les émulateurs du monde savent prendre en charge. Vous pouvez, en trois clics, retrouver ces jeux sur un PC ou un smartphone sans aucun problème.

La console proposera une sortie HDMI pour piloter ces jeux sur un écran externe, une connexion Wi-Fi et du Bluetooth. Deux manettes pourront être connectées et ces paddles pourront également se brancher sur la console originale de 1982 via un adaptateur. La solution aura par ailleurs droit à ses écrans Overlay colorés pour retrouver l’esprit de l’original. Chaque jeu livré aura droit à son écran coloré.

Vectrex Mini

Un développement supplémentaire est proposé avec en plus de l’émulateur embarqué, une fonction « horloge » basique qui va donner la météo et l’heure sur le petit écran. Une bonne idée d’ailleurs. Car une fois la satisfaction de posséder l’objet assouvie, je doute que beaucoup de monde passe des heures à jouer à HyperChase sur son écran 5 pouces.

La livraison est prévue pour septembre 2026. Je pense que certains seront ravis de se jeter sur l’engin et de posséder enfin quelque chose qui ressemble à leur fantasme de gamin. Je salue aussi les efforts menés par David Oghia aka PapyGeek pour porter le projet et se lancer dans cette aventure avec son bébé qui est Vectrex.com que je sais déjà ô combien complexe et chronophage. Mais je voudrais être très clair sur ce que cette Vectrex Mini est réellement. Il s’agit d’un bon gros shoot nostalgique et rien de plus. La console ne révolutionne rien et ne prétend d’ailleurs pas à le faire.

A vrai dire, ce qui m’intéresse le plus dans ce projet n’est pas la console elle-même, mais Electric Lines, le livre que veut éditer David sur la console et qui est proposé à 35€. Des T-Shirt originaux sont ainsi proposés, mais je ne suis pas un grand fan de Tee. Par contre, un peu de littérature sur le sujet par un spécialiste ferait, je pense , un super cadeau de Noël pour 2026.

Faut t-il s’intéresser à la Vectrex Mini et son financement ? © MiniMachines.net. 2025

GPD Win 5 : la console Strix Halo sera vendue à partir de 1448$

Je m’attendais à pire mais je ne suis tout de même pas déçu. Les différents tarifs de la console GPD Win 5 ont été publiés avant sa mise en ligne en financement participatif sous IndieGogo. 

Trois modèles seront commercialisés par GPD à partir du 25 septembre sur la plateforme de financement participatif. Tous seront équipés d’une puce AMD Strix Halo. L’entrée de gamme (si l’on peut dire) sous Ryzen AI Max 385 avec 32 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 et 1 To de stockage NVMe PCIe 4.0 au format M.2 2280 sera proposé à 1449$ HT. Un prix qu’il faudra saupoudrer de taxes et de frais de port et qui ne propose aucune garantie légale obligatoire. Après son financement participatif, le prix passera à 1599$ HT. Ce qui nous donne quelque chose comme 1630€ avec 20% de TVA.

La première version sous Ryzen AI Max+ 395 avec  32 Go de mémoire vive et 2 To  de stockage sera mis  en vente sur Indiegogo à 1650 $ HT et proposée ensuite ) 1850 $ HT. La plus puissante de toutes, toujours sous Ryzen AI Max+ 395 mais avec 64 Go de mémoire vive LPDDR5x-8000 et un M.2 2280 de 4 To sera lancée à 2120 $ HT puis atteindra les 2268 $ HT en vente directe.

Ces tarifs sont, comment dire, élevés. Très élevés. Les performances seront évidemment au rendez-vous mais la pertinence de l’investissement reste assez floue. D’abord parce que, au mieux, GPD garantira sa Win 5 pendant une année. Ce qui n’est pas l’idéal pour un engin mobile et fragile comme une console. Ensuite, si le côté mobile de ce type d’appareil est assurément un gros avantage, injecter une somme équivalente à ce que proposent des ordinateurs de jeux plus puissants dans un objet qui ne proposera pas une interface complète reste délicat. La possibilité qu’offrent les interfaces de portables classiques, c’est de pouvoir également s’en servir de plateforme de travail ou de création. Le format console est parfait pour jouer au fond de son canapé. L’employer à autre chose reste délicat. Pour un budget pareil, l’achat qui semble le plus raisonnable est donc du côté des portables classiques, avec 1600€ dans la poche, on commence à trouver des engins très sympathiques et qui disposent d’une garantie de 24 mois.

Paramètres GPD WIN 5 Steam Deck
Taille d’écran 7″ LTPS à 120 Hz 7–7,4″ LCD / OLED
Processeur (CPU) AMD Ryzen Al Max+ 395 AMD Custom 0405
Fréquence de base 3.0 GHz 2.8 GHz
Fréquence turbo max 5.1 GHz 3.5 GHz
TDP 45–75 W 15 W
GPU AMD Radeon 8060S (RDNA 3.5) GPU personnalisé (RDNA 2)
Fréquence GPU 2.9 GHz 1.6 GHz
Unités d’exécution (CUs) 40 8
Shaders 2560 512
Type mémoire 32 / 64 / 128 Go LPDDR5x 8000 MT/s
(quad-canal)
16 Go LPDDR5 5500 MT/s
(quad-canal 32 bits)
Type stockage M.2 2280 M.2 2230
Capacité stockage 1 / 2 / 4 To 64 / 256 / 512 Go / 1 To
Norme bus PCIe 4.0 × 4 PCIe 3.0 × 2
Protocole transfert NVMe 1.4 NVMe 1.3
Ports (données/vidéo/charge) 1× USB4 (40 Gbps, plein débit)
1× USB 3.2 Gen2 Type-C (DP 2.1, 10 Gbps)
4× USB 3.2 Gen2 Type-A (10 Gbps, 1 sur appareil, 3 sur dock)
1× USB 3.2 Gen2 Type-C (charge uniquement, via dock)
1× HDMI 2.1 (via dock)
1× RJ45 (via dock)
1× Emplacement Mini SSD
1× Boîtier microSD
1× Port de charge de la batterie
1× USB 3.2 Gen2 Type-C
1× USB 3.1 + 2.0 Type-A (via dock)
1× HDMI 2.0 (via dock)
1× DisplayPort 1.4 (via dock)
1× RJ45 (via dock)
1× Boîtier microSD
Périphériques d’entrée Joysticks capacitifs
Déclencheurs à effet Hall (4096 niveaux)
Joystick droit compatible émulation souris
Joysticks potentiométriques en film de carbone
Déclencheurs linéaires (1024 niveaux)
Joystick droit compatible émulation souris
Capacité batterie 80 Wh (amovible) 50 Wh (intégré)
Charge rapide 180 W CC Charge rapide PD 45 W
Dimensions 267 × 111,6 × 24,21 mm 298 × 117 × 49 mm
Poids 590 g (câble détachable), 940 g (mode docké) 669 g

GPD met en avant des avantages face au Steam Deck de Valve. Et certes, elle sera plus compacte et plus puissante. Mais un Steam Deck de Valve débute à 419€. C’est presque trois fois moins cher que l’entrée de gamme de la GPD Win 5. On ne pourra pas faire tourner les mêmes jeux dessus mais on pourra jouer en mobilité et il restera plus de 1000€ dans son portefeuille pour acheter un ordinateur portable pour travailler à côté.

La partie immergée de l’iceberg

L’autre problème vient de l’autonomie annoncée. Pour ne pas avoir un engin trop lourd et avec une autonomie correcte, GPD a décidé de sortir la batterie en dehors de sa console. Ainsi, on retrouve une solution qui ne pèse que 590 g sans la batterie et qui grimpe à 940 g avec. Presque 1 kg à trimballer à bout de bras ou un câble qui va vers le secteur.

Sachant que la console est alimentée via une prise jack de type ordinateur portable classique et un bloc secteur de 180 watts. La batterie pourra également être détachée pour alimenter la console depuis une poche via un câble livré. Cela ressemble un peu à un bricolage pour un engin de ce tarif.

En mode hautes performances, la GPD Win 5 annonce 2 heures d’autonomie, en mode équilibré elle proposera entre 3 et 4 heures sur batterie. En usage léger, elle pourra grimper à 6.5 heures d’après le fabricant. La puce fonctionnera en mode équilibré dans un TDP de 55 à 75 watts. Ce qui laisse quelques doutes sur l’autonomie annoncée par la marque. Et même si elle est mise en avant avantageusement, c’est une durée assez faible finalement. Tout l’intérêt de cette console est dans sa puissance brute de traitement en mobilité. Mais cette puissance reste hyper limitée en temps et même si on pourra acheter des batteries supplémentaires (93 $ HT sur IGG, 103$ HT ensuite) on ne profitera pas de sessions de plus de deux heures de jeu dans le meilleur – probablement le plus optimiste – des cas.

Si je résume cette console, on a une proposition très haut de gamme qui n’a pas beaucoup de bons côtés. Son gros point fort est la puissance qu’elle embarque dans un si petit volume. Les points faibles sont assez nombreux. Son prix pour commencer, mais aussi sa garantie. Il faudra renvoyer un objet qui coute une fortune à l’autre bout du monde en cas de panne. Et pour le moment, nous n’avons aucun retour sur l’intégration de cette puce dans un format si compact. En cas de défaut majeur en série, c’est le début d’une aventure passionnante d’échange et de SAV avec la marque. Les ventes sur la plateforme de financement participatif ne proposent absolument aucune garantie légale et il ne s’agira donc que d’une garantie commerciale de la part du fabricant.

Autre souci, l’autonomie : la GPD Win 5 obligera à acheter une batterie secondaire pour jouer en tirant parti réellement des capacités de l’engin, sinon il faudra brider la puce ou lancer des jeux moins gourmands qui sont accessibles à des consoles moins chères. L’autre option est de jouer sur secteur, mais là, il faudra composer avec un bloc d’alimentation de portable de jeu de 180 watts…

J’adore jouer avec mon ordinateur à 1600€ en faisant du vélo

Enfin, et c’est un point plus personnel, je comprends parfaitement l’idée de jouer en mobilité mais j’ai plus de mal avec cette approche de la recherche de l’ultraperformance. Qui a envie de découvrir un jeu pensé et réalisé par des centaines de développeurs et créateurs de tous poils sur un écran de 7 pouces FullHD assis sur la banquette d’un Bus quand il part au boulot ? C’est comme regarder un film en cinémascope sur son smartphone dans le métro. Je suis ravi de pouvoir jouer sur un écran de ce type à des jeux que je connais déjà et dans lesquels je peux avancer parce qu’il y a un côté mécanique assez répétitif sur certaines phases. Mais je n’aurais absolument pas envie de découvrir un futur jeu sur ce type d’affichage. Et, entre nous, qui va oser sortir une console à 1600€ dans le bus ? Qui va la laisser sans crainte au boulot pendant son déjeuner ? Qui va oser simplement l’éloigner de son canapé ?

Bref, cette GPD Win 5 existe, elle est chère et à mon avis, elle se trompe de cible.

Source : GPD qui a fait un très bon travail de traduction en français de sa présentation

GPD Win 5 : une console PC sous Ryzen AI Max+ 395

GPD Win 5 : la console Strix Halo sera vendue à partir de 1448$ © MiniMachines.net. 2025

GPD Win 5 : une console PC sous Ryzen AI Max+ 395

Avec une date de sortie encore floue mais qui devrait se situer autour du mois d’octobre prochain, la GPD Win 5 promet un niveau de performances encore inimaginables il y a quelques années en arrière pour une solution mobile.

La GPD Win 5 face au Steam Deck de Valve

Construite autour d’un écran de 7 pouces de diagonale, la GPD Win 5 mesure 26.7 cm de large pour 11.1 cm de haut dans une épaisseur encore inconnue. Elle réussit à prendre en sandwich dans ce faible espace une puce assez extraordinaire puisqu’il s’agit d’un AMD Ryzen AI Max+ 395. Un processeur 16 cœurs Zen 5 secondé par un circuit graphique Radeon 8060S en RDNA 3.5 avec 40 CU à 2.9 GHz et un NPU XDNA 2. Sur cette base déjà exceptionnelle, on retrouvera jusqu’à 128 Go de mémoire vive soudée LPDDR5x-8000 et un stockage M.2 2280 NVMe PCIe Gen4 de 1 à 4 To. 

Autrement dit, en théorie, cette console PC sera capable de lancer tout type de jeu 3D récent sans aucun problème sur le FullHD IPS 120 Hz proposé par l’écran tactile 100% sRGB embarqué. Le constructeur annonce une luminosité de 500 nits, une densité de pixels de 315 ppp et une surcouche tactile et une protection Gorilla Glass 6 de Corning.

Le tout sera refroidi par un duo de ventilateurs prenant en charge une large Vapor Chamber au-dessus du processeur. Un ensemble pensé pour encaisser 100 à 120 watts de TDP. La puce d’AMD étant calibrée pour fonctionner dans un TDP de 55 watts, cela devrait fonctionner. Le châssis en alliage magnésium et aluminium offrira une prise en main solide et les ventilateurs en alliage titane-aluminium devraient fournir un flux continu que le constructeur indique comme fonctionnant à moins de 30 dB. 

La partie stockage se distingue également par l’extension possible de la GPD Win 5 : un lecteur de carte MicroSDXC UHS-I assez classique est en effet disponible. La marque s’est également jetée sur l’offre de Biwin d’un nouveau format de SSD microscopique qui sera embarqué à bord. Bien que la disponibilité de ce stockage soit encore sujette à beaucoup de questions, cela représente un moyen simple de faire évoluer sa console sans efforts.

Pour le reste, c’est plus classique. On retrouve les éléments de jeux du segment avec joysticks , boutons, gâchettes et croix directionnelle. La partie réseau est un Wi-Fi 6E Intel AX210 qui fournit également un signal Bluetooth 5.3. La connectique liste un USB4, un USB 3.2 Type-C, un port de charge 180 watts au format Jack, un USB 3.2 Type-A et un jack audio combo 3.5 mm.

En haut à gauche, la batterie externe de la console

Reste deux petits soucis. Le premier vient de la batterie embarquée et de son autonomie. Sur l’image de la ventilation plus haut, on peut voir deux ouïes d’extraction de chaleur. Entre elles, un petit connecteur rond, il s’agit du port d’alimentation de la machine. La console GPD Win 5 n’utilise pas de port USB Type-C pour s’alimenter. Il faut dire que son chargeur est du type de ceux qu’utilisent les portables de jeu. Il s’agit d’un modèle 180 watts, probablement assez lourd et de grand format. Il sera donc impossible d’adjoindre une batterie de type USB C à sa console en mobilité. 

La batterie est une 80 Wh extractible. Il sera donc possible d’en changer au cours de la journée. Évidemment cela demandera d’investir dans une batterie supplémentaire pour en profiter. La batterie livrée permettra de jouer pendant deux heures maximum à des jeux gourmands. Autrement dit, pour tirer toute la performance possible du Ryzen embarqué, il faudra probablement rester connecté au secteur si on veut vraiment jouer plus qu’une poignée d’heures. En usage modéré, la console atteindra 3 à 4 heures d’utilisation. En usage léger, la batterie atteindra 6 heures. Autrement dit, le recours à une seconde batterie pour jouer en mobilité à des jeux exigeants sera quasi obligatoire. En mode sédentaire, un dock proposant des sorties HDMI 2.1, DisplayPort 1.4a et Ethernet 2.5 Gigabit pour jouer sur un écran plus grand.

Le second problème rencontré sera lié à la tarification de l’engin. Rien d’officiel n’a été annoncé pour le moment mais la rumeur parle d’un ticket d’entrée autour des 2000$ HT. Ce qui en fera la minimachine de ce type la plus chère du marché. Difficile de prévoir le succès d’un tel produit pour le moment. Je suppose que le nombre de personnes capable de craquer est assez faible et le crible passé des personnes pouvant se permettre une telle dépense pour un engin exotique et fragile de ce type l’est encore plus.

GPD Win 5 : une console PC sous Ryzen AI Max+ 395 © MiniMachines.net. 2025

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