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Le Microsoft Surface Laptop Ultra a été officialisé hier et on connait désormais son tarif et ses capacités. L’engin sera proposé dès ce 16 octobre à un prix de base de 2899€.
Surface Laptop Ultra
Les précommandes sont ouvertes, Microsoft a lancé la commercialisation de ces appareils qui visent clairement un segment haut de gamme. Sans filet, la marque fait totalement confiance à Nvidia et son RTX Spark pour séduire. Les machines sont en effet absolument inconnues du grand public comme des professionnels et on n’a qu’une très vague idée de leurs capacités réelles pour un usage classique. Cela n’empêche pas Microsoft de les proposer à des tarifs que l’on qualifiera de compliqués.
En ce moment, tous les tarifs sont compliqués et le positionnement de la gamme Surface Laptop Ultra n’est donc de toutes manières pas aisé. Il n’empêche que la personne voulant tester un de ces engins devra débourser au minimum presque 2900€ pour voir ce que la machine a dans le ventre.
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Pour ce prix, vous aurez en effet le modèle de base de la gamme. Une solution construite autour du Nvidia RTX Spark N1X en version 18 cœurs. Il sera accompagné par 24 Go de LPDDR5x et 512 Go de stockage PCIe Gen 4. Il faudra donc vraiment que la puce déploie des capacités impressionnantes pour se démarquer car on est loin d’un équivalent tarifaire d’une solution plus classique du marché. Microsoft y croit, fort. Cela se traduit par une gamme qui s’envole beaucoup plus haut quand on cherche un Surface Laptop Ultra équipé du SoC haut de gamme de Nvidia. Le Spark N1X 20 cœurs est annoncé à partir de 4239€.
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L’emballage autour de cette base est évidemment très travaillé. L’écran 15 pouces HDR en format 3:2 propose une définition de 3270 x 2180 pixels, soit 262 ppp. Cet écran 120 Hz proposera une excellente colorimétrie PixelSense avec 100% de la gamme DCI-P3 et un calibrage individuel en usine. Avec une capacité d’ajustement colorimétrique automatique suivant vos programmes et vos profils, mais également par rapport à l’ambiance autour de vous. Un capteur de couleur permet d’analyser votre environnement et de le réguler. On imagine qu’il s’agira de proposer une dalle au point blanc adapté suivant l’ambiance.
Un blanc très neutre en matinée ou quelque chose pour compenser l’atmosphère dans une soirée tirant sur l’orange. Pour ne pas affecter votre appréciation des couleurs. Pas certain néanmoins que cela colle avec tous les profils d’utilisateurs. L’accent a vraiment été mis sur l’aspect créatif de l’ensemble. La dalle propose un support tactile avancé avec 10 points de contrôle simultané et l’écran emploie une technologie Mini-LED qui offrira une luminosité en pic de 2000 nits en HDR. De quoi se décoller les rétines.
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Le châssis est réalisé dans un bloc d’aluminium anodisé. Cela permet de glisser les composants dans un bloc de 32.88 cm de large pour 23.87 cm de profondeur et 18 mm d’épaisseur. Le tout étant contenu dans une enveloppe de poids de 2 kilos. La connectique est complète avec à gauche une sortie HDMI 2.1b, deux USB4 Type-C, et un jack audio combo 3.5 mm.
À droite on retrouve un lecteur de cartes SDXC, un USB 3.1 Type-A et un USB4 Type-C supplémentaire qui cache une petite surprise. Microsoft propose en effet un port magnétique qui, couplé à des aimants néodymes, peut attirer automatiquement le port USB Type-C de son chargeur. Tous les ports USB4 sont compatibles DiisplayPort 2.1 et supportent une alimentation.
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Ce port sera compatible avec tout type de câble USB Type-C mais il faudra un chargeur spécifique de la marque pour que le magnétisme opère. Des aimants doivent en effet être proposés du côté du port USB mâle pour que l’opération réussisse. Petit détail important à prendre en compte, aucun chargeur n’est livré avec l’engin. Ce gadget magnétique demandera donc d’acheter un chargeur Microsoft 140W propriétaire à 134.99€. Sinon vous devrez vous rabattre sur un chargeur classique avec une plage de puissance entre 115 watts minimum et 140 watts maximum.
À noter que la machine devrait offrir une autonomie de 15 heures d’après Microsoft. En épluchant les spécifications de l’engin, on peut lire le détail de cette annonce. Les 15 heures seraient obtenues comme d’habitude en lecture d’une vidéo 1080P locale avec la luminosité à 150 nits. Une simple navigation web ferait descendre l’autonomie de trois bonnes heures. On imagine que l’usage en performances élevées, soit en montage vidéo, en calcul lourd d’IA ou en création graphique, emputerait également plus profondément cette autonomie.
Surface Laptop Ultra
Le clavier est de type chiclets, très classique, rétroéclairé et sans pavé numérique. Détail amusant, la touche Copilot est toujours là, contrairement aux annonces de Microsoft incitant à la faire disparaître. On conserve évidemment la touche Windows. Le pavé tactile est gigantesque et il proposera un retour haptique pour une meilleure interaction avec le système.
Pour le reste des accessoires, on note la présence d’une webcam frontale FullHD avec prise en charge de Windows Hello pour une reconnaissance biométrique mais sans œilleton de confidentialité. D’un double micro avec correction d’ambiance sonore, de l’ajout de quatre haut-parleurs avec une gestion spatiale Dolby Atmos. Des capteurs plus classiques comme un gyroscope et un accéléromètre sont également de la partie.
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Le modèle de base 24 Go / 512 Go est déjà listé à 2899€ chez Amazon. Le modèle 32 Go / 1 To est à 3759€ quant à la solution N1X 20 cœurs 32 Go / 1 To elle est présentée à 4239€. Microsoft a vraiment confiance dans son poulain.
Pour rappel, le détail des puces RTX Spark N1X des Surface Laptop Ultra
| NVIDIA N1X | NVIDIA N1X | |
|---|---|---|
| Cœurs CPU BIG | 10 × Cortex-X925 | 9 × Cortex-X925 |
| Cœurs CPU LITTLE | 10 × Cortex-A725 | 9 × Cortex-A725 |
| GPU Streaming Multiprocesseurs | 48 SM | 40 SM |
| Cœurs CUDA | 6 144 | 5 120 |
| Mémoire | 16 à 128 Go LPDDR5x (16 canaux) |
16 à 128 Go LPDDR5x (16 canaux) |
| PCI Express | 12 × PCIe Gen 5 5 × PCIe Gen 4 |
12 × PCIe Gen 5 5 × PCIe Gen 4 |
| TDP | 45 à 80 W | 45 à 80 W |
Le Surface Laptop Ultra propose un SoC RTX Spark à partir de 2899€ © MiniMachines.net. 2026
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Le label Copilot+ était au cœur de la stratégie de Microsoft en 2024. Son rôle était double alors. Il devait créer un ensemble de règles à suivre pour proposer des fonctions IA en local. Ça, c’était pour la partie la plus visible de la proposition. Mais, en sous-marin, cet ensemble était surtout un excellent moyen d’avantager le duo Microsoft/Qualcomm en présentant les puces Snapdragon comme les seules capables de l’obtenir. Tellement que j’avais dû à l’époque expliquer que le label Copilot+ n’était pas réservé aux puces ARM.
Deux ans après, Microsoft décide d’abandonner cette norme. C’était prévisible, l’éditeur de Windows avait déjà annoncé vouloir plus ou moins abandonner la touche Copilot en mai dernier. Sa dernière campagne autour de Copilot+ date de février et tentait d’expliquer que les PC Copilotés étaient meilleurs pour le gaming. Un calendrier d’une faible sobriété si on considère que ce message de Microsoft conseillait en même temps qu’acheter un PC avec 32 Go de mémoire vive. Alors même que la flambée des tarifs avait déjà commencé depuis le mois de septembre 2025.
Un label Copilot+ « now », des usages « coming soon »
En septembre 2026 cependant, il ne reste plus grand-chose à conserver du label. Il faut dire à la décharge de Microsoft qu’il a rempli son rôle. L’objectif était de pousser les fabricants de puces et d’ordinateurs à intégrer des NPU – des éléments dédiés aux calculs nécessaires aux IA – dans leurs productions. Qualcomm était le premier a dégainer un NPU proposant les 40 TOPS réclamés par Microsoft pour sa norme. AMD et Intel sont rapidement passés au niveau avec des puces proposant au moins aussi bien. Cela même sans que la majorité des acheteurs ne trouvent finalement le moindre emploi à ces fonctionnalités dans leur vie de tous les jours. Pire, certaines des fonctionnalités avancées par Microsoft ont fait hurler tout le monde. Parmi elles, la fonction Recall qui consistait à laisser l’IA scruter tout ce qui se passait à l’écran en permanence. Une levée de bouclier a non seulement empêché la fonction Recall de sortir mais a en plus associé le label Copilot+ à ce genre de service intrusif dont personne ne veut.
Problème pour Microsoft, ce qui devait être un label vendeur comme « Plug’n Play » ou « DirectX » à leur époque, s’est transformé en repoussoir. Et les constructeurs ont logiquement refusé de le mettre en avant dans leurs campagnes de publicité et sur leurs emballages. Microsoft lui-même s’est mis à abandonner cette norme dans sa communication. Les nouveaux PC Nvidia sous RTX Spark sont très orientés IA mais pas labellisés Copilot+ pour autant.
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Microsoft a donc raté une marche, mais ne s’est pas planté pour autant. En deux années seulement, le secteur a entièrement basculé et il faut vraiment fouiller longtemps les rayons d’un marchand pour trouver un PC de grande marque qui ne soit pas fourni avec un NPU performant. Si les touches Copilot devraient logiquement disparaitre des claviers à terme, le résultat est bien là. Le marché du neuf est désormais totalement capable d’accueillir des fonctions IA locales portées par des processeurs ayant des capacités dédiées.
Microsoft voulait implanter son système maison Copliot par défaut sur les PC Windows pour que cela devienne un réflexe d’utilisateur. Ajouter une touche avec le logo sur les claviers pour qu’il imprègne le public. La disparition du label ne signifie pas pour autant que Microsoft a totalement échoué. Même si en février nous apprenions que le taux d’abonnements payants à la formule Copilot était de 3.3% seulement. Le temps nous dira si la stratégie de l’éditeur était la bonne, ce chiffre très faible est très certainement lié au fait que des millions et des millions de machines étaient livrées avec cette mise en avant de Copilot et que beaucoup d’utilisateurs ont simplement voulu la tester.
Dans les années qui viennent, il est fort possible que les NPU intégrés servent de plus en plus à des usages IA locaux directement exploités par les logiciels exécutés : retouche d’image, correction de fautes, surveillance de sécurité, tracking d’objet en vidéo. La grande question qui demeure sera celle des assistants : qui l’emportera sur ce secteur ? Microsoft voulait prendre un coup d’avance en imposant son label Copilot mais n’a fait au final que préparer le terrain pour que tous les acteurs puissent s’implanter à bord.
Le marché PC est difficile à manier. On est toujours sur une histoire de charrue et de bœufs. Sans un matériel compatible avec un NPU à bord, impossible d’implanter des outils IA. Sans ces outils, impossible d’expliquer aux clients potentiels l’intérêt de s’offrir un NPU. À vouloir partir trop tôt, Windows a simplement échoué à dévoiler l’application ou l’usage natif qui aurait pu réellement séduire les masses. Mais est-ce que l’éditeur avait vraiment le choix face aux offensives concurrentes ? Celles qui passent par le cloud ou les IA déjà intégrées dans les smartphones…
Le label Copilot+ de Microsoft disparait des radars © MiniMachines.net. 2026
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Un concert qui se déroulera à San Francisco pour chanter sur l’air des Surface et de Windows mais également le bon moment pour mettre en avant les RTX Spark de Nvidia. Entre deux tours de chant, les stars microsoftiennes laisseront donc Jensen Huang, PDG de Nvidia, entonner un petit tour de chant.
Microsoft Surface Laptop Ultra sous RTX Spark
Microsoft sait se faire attendre entre chaque tournée et ses grands concerts ne sont pas aussi réguliers que ceux d’autres groupes. Si Microsoft remonte sur scène, c’est probablement pour lancer leur nouveau chouchou, le RTX Spark. Le PDG de Microsoft, Satya Nadella sera donc de la partie pour un duo avec Pavan Davuluri responsable de la gamme Surface. Jensen Huang afin de présenter leur nouvel album sous ARM en dévoilant tous les charmes de leur alliance. Après les années Qualcomm et les tournées Snapdragon, c’est au tour du RTX Spark de capter l’attention. Mediatek fera peut-être les chœurs, mais rien n’a été annoncé.
C’est la gamme Surface qui sera mise en avant. Microsoft ayant décidé de pousser la puce de Nvidia dans ses propres productions. Laissant en retrait les autres acteurs du secteur : AMD, Intel et Qualcomm semblent aux abonnés absents de cette tournée.
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Microsoft devrait donc mettre en valeur le duo Windows / RTX Spark avec évidemment les classiques de son répertoire comme le jeu triple A et les usages productifs, mais aussi toutes les nouveautés autour de l’IA. Parmi les annonces les plus attendues du public, on pense évidemment au Microsoft Surface Laptop Ultra dont ni la date de début de tournée internationale ni le ticket d’entrée n’ont fuité pour le moment.
De manière plus générale, l’annonce indique également des nouveautés apportées au catalogue de Windows. Microsoft devant faire face aux sorties dans les bacs des autres maisons de disque que sont Apple et Google. On peut s’attendre à une réponse aux agents de plus en plus intégrés de ces deux mastodontes. Siri chante pour Apple, Gemini pour Google, il semble donc temps que Copilot fasse une apparition moins timide dans Windows. CoPilot sera donc certainement sous les projecteurs ce soir-là. La star RTX spark apportant son souffle très spécialisé pour qu’il puisse enfin entamer un tour de chant puissant.
Attendez-vous donc à entendre la mélodie de Copilot passer en boucle pendant tout l’automne.
RTX Spark Superchip : la vision de Nvidia au défi Windows 11
Microsoft et Nvidia en concert RTX Spark le 7 octobre prochain © MiniMachines.net. 2026
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Installer Windows 11 sans compte Microsoft est un vrai problème depuis que l’éditeur cherche à enfermer de plus en plus ses clients dans son univers. Ce matin j’ai réceptionné des ordinateurs reconditionnés sous Windows 11 prêts à être réactivés. Ils étaient installés avec les dernières mises à jour du système. Ce sont des machines que je commande pour mon association Ateliers Geeks qui propose des activités ludiques et créatives en utilisant l’électronique et l’informatique pour initier les plus jeunes mais aussi les adultes à plein de choses : programmation, montage vidéo, modélisation, animation, impression 3D et j’en passe… D’ailleurs si vous avez de vieux PC portables qui traînent, vous pouvez me contacter, on est toujours preneurs.
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La plupart des machines qu’on achète sont des engins reconditionnés de chez AFBshop, cela permet d’avoir des machines en bon état et garanties pour un excellent prix. La majorité d’entre elles sont livrées avec un Windows 11 préinstallé. Comme ce sont des engins reconditionnés, ils sont livrés avec une image de Windows 11. Le numéro de série de Microsoft est « tatoué » dans la machine, celle-ci est donc reconnue comme ayant droit à sa licence directement par Microsoft.
L’engin demande juste de finaliser l’installation en choisissant la langue, la disposition du clavier, ce genre de choses. Elle réclame également un accès à Internet et, une fois cela fait, de se connecter à un compte Microsoft en ligne. Et c’est là que ça coince pour moi, car les machines qu’on utilise à l’association n’ont pas besoin d’un compte Microsoft en ligne, au contraire, un compte local est bien plus adapté pour nous. Et c’est ici que les problèmes étaient censés commencer.
Pour une fois, l’installation de l’image de Windows 11 était la plus récente disponible. La majorité des machines que je reçois en reconditionné sont équipées d’une « vieille » image de Windows 11 et il faut donc faire plusieurs mises à jour de suite pour la mettre à niveau si on veut garder le système. Ici ce n’était pas le cas mais… cela laissait entendre que la méthode habituelle pour se passer d’un compte Microsoft en ligne était censée ne plus marcher.
Depuis plusieurs mois, je lis que la bonne vieille méthode de la ligne de commande « start » pendant l’installation n’est plus active. Que cela ne fonctionnerait plus. Je me voyais donc déjà réinstaller une vieille image de Windows 11 depuis une clé USB ou d’en préparer une nouvelle avec l’utilitaire Rufus, avant de me résoudre à relancer toutes les laborieuses mises à jour, une par une. Quand vous avez plusieurs machines à traiter, ce n’est vraiment pas une expérience agréable. Alors, par acquit de conscience, j’ai tout de même tenté la méthode « start » ce matin et, contre toute attente, elle est toujours parfaitement fonctionnelle.
J’ai pourtant lu des tartines de messages annonçant que cela ne fonctionnait plus.
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Au moment de l’installation, quand le système vous demande de vous connecter à Internet ou même après au moment où Windows vous invite a créer u compte Microsoft ou à renseigner le vôtre, il faut procéder comme suit :
start ms-cxh:localonly » puis appui sur la touche Entrée.Windows bascule alors sur la méthode d’installation d’un compte local qui va vous demander uniquement un nom et un mot de passe. Éliminant l’obstacle du compte Microsoft. Le reste de l’installation est classique avec les choix habituels de gestion des données, etc.
Je ne sais pas pourquoi la rumeur d’une fin de cette possibilité d’exploiter cette méthode « start » est apparue. Ou peut-être qu’il s’agit de licences « particulières » de Windows 11 mais sur une licence officielle Pro ou Home, cela fonctionne toujours parfaitement. C’est simple et cela se fait en 30 secondes.
Installer Windows 11 sans compte : la méthode « start » © MiniMachines.net. 2026
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De grands yeux ronds, c’est ce qu’avaient fait les propriétaires de Windows 10 quand Microsoft a annoncé que 32 Go de mémoire vive étaient un minimum technique pour jouer sous Windows 11. Quand cette annonce a été faite, quelques mois avant la fin du support étendu de Windows 10 3, nous étions déjà dans une explosion des prix de la mémoire vive. Avec des tarifs qui avaient, pour certaines références, augmenté de plus de 400% par rapport à l’année d’avant. C’est simple, certaines références de kits de mémoire en 32 Go DDR5 coutaient à elles seules le prix d’un portable milieu de gamme en 16 Go juste 8 mois auparavant.
Le génie chez Microsoft qui a décidé que c’était le bon moment d’expliquer aux gens qu’ils allaient devoir racheter un PC « 32 Go » hors de prix à cause de la mémoire vive a dû se mordre les doigts jusqu’à la prise USB de sa souris. L’éditeur a donc tenté de ramener un peu de calme en expliquant que, finalement, 16 Go ce serait bien suffisant. 16 Go de mémoire, c’était ce que Microsoft annonçait comme un strict minimum pour pouvoir prétendre être un PC « Copilot+ » par exemple.
Mais au fur et à mesure que les mois passaient, le prix de la RAM continuait de grimper. Ce qui nous amène à la situation actuelle. De son côté, Microsoft a confirmé que ces impératifs techniques étaient obsolètes en annonçant ses propres solutions Surface en version 8 Go vendues uniquement aux USA… Ces modèles perdant au passage la certification Copilot+. Les estampilles et des touches Copilot4 restant pourtant visibles sur les modèles de Surface Laptop 13…
Microsoft rétropédale donc une seconde fois en expliquant que 8 Go de mémoire, finalement, c’est pas mal sous Windows 11. Évidemment il ne s’agira pas de jouer avec 8 Go dans des conditions confortables, mais avec ce « faible » niveau de mémoire, on pourra utiliser des applications de la vie quotidienne sans soucis. Un changement de discours qui contraste avec les messages précédents. La nuance est assez intéressante car si auparavant 16 Go étaient un « minimum » pour du confort d’usage, c’est désormais juste un choix plus « sûr ». L’éditeur entend expliquer par là qu’un engin équipé de 16 Go sera plus pérenne et confortable, ce qui est évidemment la stricte vérité.
La Surface Pro 12″ sous Windows 11 existe en version 8 Go aux USA
Ces « 16 Go Minimum » faisaient partie d’une longue liste d’éléments requis pour profiter de Windows 11. Entre les puces de sécurité et les autres éléments techniques indispensables à l’installation, la mémoire vive de 16 Go permettait de pousser à l’adoption de nouvelles machines au lieu de la simple mise à jour de plus anciennes. De nombreux utilisateurs ont ainsi découvert que leur engin ne proposait pas d’options de mise à jour avec 8 Go de mémoire soudés directement sur la carte mère. Ce qui a conduit à des changements de materiels et aussi à pas mal de déceptions.
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Les 8 Go « suffisants » sous Windows 10 sont donc également « suffisants » sous Windows 11. Bien entendu, le confort d’un engin sous Windows 11 avec 8 Go de mémoire vive seulement ne sera pas du tout le même qu’avec 16 Go. Il faut bien comprendre qu’avec un circuit graphique qui va employer entre 1 et 2 Go de mémoire partagée, un PC en 8 Go de mémoire vive n’a plus que 6 Go de réellement disponible. Windows 11 en mange 3.5 Go au démarrage à lui tout seul, ce qui ne laisse donc plus que 2.5 Go de libre pour des applications. Quelques onglets ouverts sur un navigateur, une poignée de programmes résidents pour de la musique ou autre discussions en ligne, une appli de vidéoconférence par exemple, et votre disponibilité se rapproche vite de zéro. Avec 8 Go sous Windows 11 il faut souvent jongler avec les programmes, quand 16 Go vous permettent d’en garder plusieurs en mémoire confortablement.
Le Microsoft Surface Laptop 13″ en 8 Go garde « mécaniquement » sa touche Copilot même s’il n’est plus considéré comme un PC Copilot+. La vie est vraiment cruelle.
Mon avis ne change pas, pour une utilisation de Windows 11, si vous avez la possibilité d’acheter un PC en 16 Go, cela restera toujours beaucoup plus confortable que 8 Go. Même si cela impose une dépense supplémentaire. La situation d’aujourd’hui reste ce qu’elle est, si vous avez un PC sous Windows 10 avec 8 Go. Restez sous Windows 10 pendant encore un an. Ce système est stable et moins gourmand. Si votre PC a vraiment du mal à suivre le rythme, regardez s’il est possible de le faire évoluer. Sinon vous pouvez envisager une distribution Linux.
Si vous avez un ordinateur de production pour votre travail et que vous envisagez de passer à Windows 11 suite à ce message rassurant de Microsoft, réfléchissez-y à deux fois. Travailler sous 11 avec 8 Go de mémoire est effectivement possible, mais ce n’est vraiment pas confortable.
Microsoft met la mémoire vive au régime sec © MiniMachines.net. 2026
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Face à la crise actuelle des composants, c’est au tour de Microsoft de revenir en arrière sur la fin du support du vénérable Windows 10. La date butoir est repoussée d’un an. En espérant que d’ici le 12 octobre 2027, la situation du marché informatique se soit améliorée. Que les particuliers puissent basculer vers un Windows 11 en investissant dans une machine plus abordable.
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La transition vers Windows 11 pose un peu plus de friction qu’anticipé. Il faut dire qu’avec des ordinateurs qui ont largement augmenté de prix, le grand public – comme pas mal de pros – n’a pas vraiment envie de se rééquiper.
La date du 12 octobre 2026 est donc encore repoussée d’une année complète. Les propriétaires de PC sous Windows 10 parfaitement fonctionnels pourront continuer à recevoir des mises à jour de sécurité. Tous les Windows 10 déjà inscrits au programme de mises à jour prolongé Windows ESU vont en profiter une année de plus. Il n’y a rien à faire de particulier, pas de formulaire à remplir ou de site à visiter, tout est totalement transparent. La prolongation reste également gratuite.
Il existe une certaine résistance de la part des propriétaires de PC sous Windows 10 à passer à 11. Avec des machines fonctionnelles et suffisantes pour leurs besoins mais qui n’ont pas droit à la fameuse mise à jour pour différentes raisons techniques, le marché PC actuel pose un léger souci. Racheter un PC complet n’est déjà pas du goût de tout le monde. Surtout quand son matériel fonctionne, ronronne et reste d’une grande stabilité. Si, en plus, il faut passer à la caisse pour racheter un matériel en ce moment facturé entre 30 et 70% de plus qu’à l’été 2025, cela n’enchante personne.
C’est donc une très bonne nouvelle pour les utilisateurs, mais également un nouveau risque pour le marché. Les marques qui espéraient finir par convaincre les 26% d’utilisateurs toujours sous Windows 10 de basculer vers 11 avec l’achat d’un nouvel engin, ne vont pas pouvoir le faire. Ce qui ne va pas améliorer leurs affaires déjà assez compliquées.
D’un point de vue marché plus global, ce mouvement fera sans doute les affaires de la concurrence de Microsoft. Apple de son côté, Google avec ses GoogleBook de l’autre et au milieu Linux qui va pouvoir continuer de vanter les mérites de son univers qui ne manque pas de mises à jour techniques et qui propose souvent de meilleures performances sur les anciennes configurations que Windows 10… ou 11.
Windows 10 : un an de rab pour les mises à jour © MiniMachines.net. 2026
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La touche Copilot lancée et quasi imposée aux fabricants de PC sur les claviers de nombreux appareils, va changer de modèle. De solution imposée ET inutile à la majorité des utilisateurs, elle va pouvoir être reprogrammée pour servir à quelque chose.
En janvier 2024, lorsque la touche Copilot fait son apparition, je vous indiquai à quoi, selon moi, elle devait servir : faire de la publicité à l’IA de Microsoft. Le problème de cette idée, c’est qu’elle tordait le bras à tout le monde. aux constructeurs qui subissaient une pression de la marque pour se plier à ses désirs. Comme aux utilisateurs qui se retrouvaient avec une touche dont ils ne savaient pas vraiment quoi faire dans la majorité des cas.
Un acheteur de portable classique qui voulait l’utiliser sous Linux se retrouvait alors avec une touche Copilot totalement ridicule, voire qui pointait dans le vide. Mais un client de Windows 11 exécutait de son côté une solution Copilot tout aussi creuse et inutile. Avec un très joli score de 3% d’utilisateurs payants en février 2026, soit deux ans après le lancement de cette opération marketing imposée en dur sur les claviers, on ne peut pas dire qu’elle se soit soldée par une franche réussite.
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Aujourd’hui on apprend que Microsoft devrait assouplir ses règles et au lieu de pester contre un Copilot qui se lance intempestivement suite à une erreur de clavier, vous pourrez diriger la touche Copilot vers une autre action. Vous savez, ce que l’on est en droit d’attendre d’un produit que l’on a acheté pour son usage propre.
Un document concernant une mise à jour de Windows 11 pour cette année indique qu’il sera possible de procéder à ce recablage logiciel de la touche. On continuera à voir ce logo qui semble tourner en rond, mais on pourra lui faire lancer une autre application. On ne sait pas encore quelle latitude sera offerte à la solution. On aimerait, soyons fous, retrouver une touche Control à droite comme c’était le cas avant, lancer un lecteur multimédia, mettre le son en sourdine ou lancer un outil léger qu’on appelle 20 fois au quotidien. Pour le moment, cela ne semble pas être le cas. Il faudra toujours passer par des outils tiers pour reprogrammer le clavier ou subir le lancement intempestif de Copilot sur votre PC.
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En attendant cette personnalisation plus poussée, Microsoft vous offre quelques choix depuis les dernières mises à jour. Dans les paramètres de Windows 11, vous pouvez orienter la touche vers une autre IA installée sur votre machine ou déclencher le lancement d’un outil de recherche. Pas possible sans outils secondaires d’aller beaucoup plus loin. Les plus dégourdis pourront s’emparer des outils Powertoys pour personnaliser au mieux la touche.
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Prendre ses utilisateurs pour des oies que l’on peut gaver d’un outil logiciel sans leur demander leur avis n’a jamais été une bonne stratégie marketing. Cela fonctionne sans doute dans la tête des décideurs de Microsoft. Ceux qui ont le cerveau lessivé par l’enthousiasme d’un Steve Ballmer. Pas pour monsieur et madame Michu qui vont huuuuuuuuuuurler des mots pas très jolis lorsque pour la trentième fois de la journée, leur doigt aura ripé sur le lancement d’un assistant dont ils n’ont que faire.
Microsoft semble l’avoir enfin, un peu, compris. Spécialiste de l’imposition de l’outil par défaut depuis toujours avec les aventures d’Internet Explorer et les choix de gestion documentaire de fichiers de sa suite bureautique, l’éditeur se rend compte qu’il est allé un peu trop loin. Ces derniers temps, la pression faite pour qu’on adopte tous son IA, se relâche.
Tenter de laisser choisir son outil en proposant de vrais usages concrets au lieu de l’imposer à tous par des moyens détournés aurait probablement été une bonne idée. Depuis que les IA type LLM comme ChatGPT ont mis en panique tous les autres acteurs du marché, la course au nombre d’utilisateurs a été la seule priorité des concurrents comme Microsoft et Google. Loin de chercher à séduire avec de vrais usages – chose qui a très bien réussi à Anthropic par exemple – les éditeurs ont joué au chalutier en lançant de gros filets de pêche. L’idée étant de pouvoir ramener de très jolis nombres « d’utilisateurs » à mettre en avant grâce à leurs chaluts respectifs : Windows et Android. Et tant pis si les mailles des filets – la touche Copilot ou le bouton de base d’Android – emportaient avec elles des dizaines de millions de clients n’y voyant absolument aucun intérêt.
Peut-être qu’en proposant plus de services d’intégration, de vrais usages au quotidien pour l’outil, la grogne des utilisateurs serait moins sévère. Mais imposer un produit qui se déclenche involontairement donne une sale impression à l’utilisateur. J’ai toujours vu cette touche Copilot comme une mine planquée au milieu d’un champ d’autres touches. Un piège que je devais éviter pour ne pas lancer l’outil Copilot. Ce qui m’a amené à considérer cette IA comme un parasite absolument contre-productif.
Microsoft devrait lâcher du lest sur sa touche Copilot © MiniMachines.net. 2026
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Rufus 4.14 est en version bêta et dans la petite guerre entre le logiciel et Microsoft, les choses s’enveniment. Depuis que le papa de Windows a tenté de bloquer l’outil en février, c’est un conflit larvé qui continue. Dernier épisode en date, la possibilité offerte par la nouvelle version bêta de ne pas installer quelques outils de Microsoft.
Après avoir permis l’installation de Windows 11 sur des machines incompatibles ou avoir fait sauter des limitations techniques, voici que Rufus 4.14 vise spécifiquement des outils de Microsoft. L’interface du logiciel de création de clé dans cette dernière version propose d’alléger votre système au sens propre comme au sens figuré.
Le choix d’un vocabulaire précis pour Rufus 4.14. Une option « qualité de vie » en supprimant les « nuisances forcées » de Microsoft.
Il est désormais possible de ne pas installer sur son système des outils comme Outlook, Teams ou Copilot, l’outil d’IA de l’éditeur. Des options qui devraient être proposées par défaut, à mon sens, au vu du succès de ces outils auprès du grand public et de leur encombrement technique. Cette mesure va permettre une installation plus sobre en mégaoctets mais également plus rapide.
Rufus 4.14 a également la très bonne idée de s’intéresser aux déploiements automatisés. Une procédure assez commune chez les professionnels, mais rarement utilisée pour le grand public. Il faut dire qu’elle n’est pas forcément sans risques. L’idée est de créer une clé USB auto-installante qui ne va pas vous solliciter pour se lancer.
Une fois insérée sur un PC, pour peu que celui-ci soit réglé pour démarrer sur un stockage USB, la clé va prendre les commandes et opérer totalement seule. Le système va identifier le premier stockage disponible et déployer un Windows 11 dessus de manière automatique. On comprend évidemment le danger de ce type de clé. Si vous la laissez sur un ordinateur après avoir employé Rufus 4.14 pour la créer et que votre machine démarre lors de la prochaine session… le danger d’une réinstallation système est réel. Idem si vous glissez la clé sur un PC comprenant plusieurs stockages, le risque que la clé efface le mauvais est possible.
Ce type de clé a du sens pour des installations en série de systèmes avec un seul stockage, comme un MiniPC basique par exemple. Si vous avez une série de dix de ces machines à installer à la suite, le fait de ne pas avoir à cocher des cases, valider des réglages et piloter les bases de l’installation vous fera gagner beaucoup de temps. L’automatisation de la procédure, combinée avec les différentes options proposées lors de la préparation de la clé, peut être réellement interessant.
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Ces évolutions techniques du côté de Windows 11 ne sont pas les seules nouveautés. Rufus 4.14 ajoute de nouveaux supports de Linux avec notamment la prise en charge de Bazzite, le Linux pro-jeu construit sur la base du travail de Valve avec SteamOS. Des ajouts de supports de différentes solutions EFI pour des fork de Fedora sont également proposées.
D’autres éléments sont listés dans la mise à jour avec un accent assez fort sur la lisibilité technique de l’outil. De meilleures informations sont proposées avec des messages plus détaillés, des infobulles et de nombreux messages auparavant ebcons explicités de manière plus évidente pour les néophytes. Notamment dans les informations de gestion de partition.
Vous pourrez trouver Rufus 4.14 Beta sur son site.
Rufus 4.14 : il n’y a plus de Copilot dans l’avion © MiniMachines.net. 2026
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Microsoft augmente les prix de toute son offre de PC Surface. L’entrée de gamme a désormais atteint le prix du haut de gamme à son lancement pendant que le haut de gamme s’envole bien plus haut.
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1000$ HT pour un premier produit milieu de gamme. 1500$ HT pour le premier prix sur les modèles les plus haut de gamme. Les Surface ont augmenté aux US. Même topo pour les modèles de la boutique française avec des augmentations sensibles. 170€ d’inflation pour la Surface Pro 12″ qui grimpe à 1149€. Le Surface Laptop 13 est désormais proposé à 1249€ en 16/256 Go quand il a été lancé à 1099€ (Il est pour le moment toujours à 829.99€ sur Amazon) . Voilà qui ne va pas arranger les affaires de Microsoft face à un Macbook Neo à 699€. On pense à ce sujet à la petite phrase d’un des dirigeants d’Asus.
Les étudiants peuvent espérer 10% de réduction sur les Surface chez Microsoft quand Apple baisse le prix de son portable Neo de 100€. Windows Central liste ces hausses et indique évidemment qu’elles sont liées à la crise actuelle des composants.
Augmentations du prix des Windows Surface relevées par Windows Central
Là où l’histoire prend une tournure comique, c’est parce que Microsoft est un des acteurs qui a mené l’industrie de l’IA là où elle en est. Un des piliers qui a d’abord investi en masse des milliards chez OpenAI avant d’en injecter d’autres dans de colossaux datacenter en propre. Milliards qui ont servi à faire dérailler le marché du PC grand public vers l’IA. Augmenté les prix des composants et raréfié l’offre. Microsoft a poussé délibérément ses Surface sur les rails en achetant en masse de la mémoire, du stockage et des puces pour une IA délocalisée tout en mettant en avant un concept « Copilot » sur les Windows 11 des PC locaux.
Le gros datacenter de Microsoft à Mt. Pleasant dans le Wisconsin.
Plus paradoxalement encore, la marque a poussé à l’abandon d’une génération complète de machines « incompatibles » avec Windows 11. Ce qui a poussé à une surconsommation de mémoire vive juste avant le début de la crise. Aujourd’hui de nombreuses PME comme de grandes industries sont totalement dans l’impasse pour faire évoluer moyens et grands parcs toujours sous Windows 10. Les tarifs rendent impossible la mise à jour de leur matériel et elles restent « coincées » sous Windows 10 en payant leurs mises à jour de sécurité.
Mon petit doigt me dit que ces entreprises n’achèteront pas de Surface. Certaines louchent chez Apple, d’autres forment leurs équipes sur Linux. D’autres vont « tricher » pour installer Windows 11 malgré tout. Enfin, certaines vont patienter au maximum en espérant une baisse de prix ou un éclatement de la bulle IA. Pas par goût du changement de système d’exploitation ou du risque, non, mais par manque d’autres choix techniques.
Si on ajoute à cela que Microsoft est tenu en partie responsable de la banalisation de l’utilisation de l’IA générative avec Microslop, le pari de l’intelligence artificielle n’est pour le moment pas vraiment gagnant pour la marque.
En illustration, « Le jardinier » des Frères Lumière. Le premier film de fiction et le premier film comique.
Microsoft augmente – beaucoup – les tarifs de ses Surfaces © MiniMachines.net. 2026
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Avec Wine 11, le jeu sous Linux vient de connaître un bouleversement important. Imaginez un jeu qui fonctionne à un respectable 50 images par seconde sous Linux qui passe d’un coup à plus de 300. Rien n’a changé dans votre machine. Le jeu n’a pas eu de patch C’est simplement un « bout de code » qui a été mis à jour. Cela laisse rêveur ? C’est pourtant exactement ce qui arrive avec l’apparition de NTSYNC au cœur de Wine 11.
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Je ne reprendrai pas la théorie de A à Z mais, à très gros traits, Wine 11 est un outil qui va lire, comprendre et traduire sous Linux le code écrit pour Windows afin de le rendre exploitable. Le nom Wine est une espèce de mise en abîme tautologique assez fine qui veut dire « Wine Is Not an Emulator ». Pas un émulateur donc, au sens des logiciels qui émulent de vieilles consoles par exemple. Non, une réinterprétation du code à la racine pour l’executer autrement.
La nuance est assez importante car elle protège de Wine 11 de toute attaque de son écriture pour des raisons légales. Wine, en ne copiant pas le fonctionnement du code, se préserve d’un point de vue droit. Cela pose par contre d’assez lourds problèmes techniques. Essayer de faire ce que fait Microsoft et qui a été optimisé pour Windows sans les mêmes outils, c’est évidemment compliqué. Surtout pour le jeu vidéo qui a été littéralement bâti pour Windows autour d’outils comme DirectX.
Le jeu sur Linux part donc de très loin. Les premières versions de Wine que j’ai pu tester ne cherchaient pas à refaire le monde mais à lancer simplement des outils de base qui n’existaient pas encore sous Linux. Souvent pour des raisons de droit et de gestion de fichiers. Cela n’allait pas très vite, on relevait souvent des bugs, mais le tout rustinait quelques problèmes à l’époque4.
Si pendant longtemps Wine était un outil réservé à des usages professionnels ou du moins « basiques » pour une informatique moderne, un gros changement a eu lieu en 2018 avec l’apparition de Proton, la solution de Valve pensée pour le jeu et le Steam Deck sous Linux. Valve lâche alors un gros morceau technique qui va permettre de jouer sous Linux avec des titres Windows. C’était déjà possible avant Proton mais ce n’était pas forcément de tout repos ni très optimisé. Cette évolution technique posée, Wine va prendre ses aises et gagner en performances au fur et à mesure de ses évolutions. Ce ne sera pas miraculeux mais un énorme travail de correction de bugs et de mises à jour va être fait. Souvent dans l’ombre de Patchnotes longues comme le bras, une armée de développeurs s’attaquent a rendre le nouveau vaisseau capable de prendre en charge de plus en plus de programmes écrits pour Windows.
Des centaines de bugs, des milliers de lignes réécrites, c’est en général ce qu’indique Wine dans ses mises à jour. Ce n’est pas super spectaculaire ni facile à mettre en avant pour un outil informatique. Pour Wine 11 c’est encore le cas, le travail de développement est massif mais il s’accompagne d’une jolie surprise. Elle n’est toujours pas simple à mettre en avant avec un nom imprononçable. Mais Wine 11 met en avant NTSYNC. Un outil qui a demandé un développement sur plusieurs années et qui change drastiquement la manière dont Wine fonctionne afin d’optimiser des tâches hypergourmandes pour faire tourner les jeux modernes. Ce changement va se faire en cascade, tous les outils qui emploient Wine comme base de construction vont en profiter.
Depuis des années, Wine fonctionne avec les solutions « winesync », « esync » et « fsync ». Ces outils permettent au système Linux de faire tourner des jeux en prenant en compte des multitudes de calculs. Pour construire leur univers, les jeux modernes font appel à toute la puissance des processeurs et à tous leurs cœurs. Certains vont piloter les évènements du jeu, d’autres la partie audio. La gestion physique des interactions du monde et toute la logistique de pilotage des textures à charger, des fichiers à diriger, les dialogues du réseau… Le tout doit être orchestré dans un temps précis. Ainsi, si une tâche nécessite une texture en particulier, il faut nécessairement qu’elle soit chargée avant de lancer l’affichage. Même chose pour le son, on ne peut pas entendre un bruit de choc avant que l’évènement se déroule à l’écran. Cette logique se pousse milliseconde après milliseconde avec précision. On n’imagine pas qu’un élément puisse être manipulé dans deux états différents simultanément.
Construits pour Windows, les jeux utilisent des technologies propres au système pour gérer cette énorme partition d’évènements en temps réel. Les différents chefs d’orchestre sont des routines intégrées au système de Microsoft et les développeurs de jeux dialoguent avec elles pour optimiser au mieux le résultat. L’opération se passe donc au travers d’une symphonie qui a eu droit à des présentations en bonne et due forme et de longues années d’entrainement et de répétitions. Wine ne peut pas faire cela. À la place, le logiciel présente chaque évènement à un chef d’orchestre créé pour l’occasion qui doit se débrouiller comme il peut pour donner le tempo.
Ce qui pose rapidement un petit souci car la méthode est compliquée. Elle demande un travail incessant au système qui doit gérer des milliers et des milliers d’évènements chaque seconde. Et, parfois, lorsque le système est débordé, elle génère des ralentissements. Si le nombre d’images par seconde est correct, Wine marque des ralentissements, des manques d’images ou des « sauts » techniques qui vous téléportent en jeu.
Esync et Fsync ont tenté de mieux jouer chaque symphonie en s’appuyant sur des solutions présentes dans les systèmes Linux pour les orchestrer. Esync développé chez CodeWeavers par Elizabeth Figura a été une superbe solution malgré ses limitations. Fsync, de la même développeuse a notablement amélioré les performances globales avec d’autres méthodes. Des outils qui demandaient des fonctions qui n’ont jamais été intégrées dans le noyau Linux global. Ce qui limitait fortement son usage aux utilisateurs les plus expérimentés. Pas vraiment l’idéal pour le grand public.
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Esync et Fsync étaient donc des rustines techniques. Ecxellentes mais limitées. NTSYNC change d’approche. Sans trop rentrer dans les détails, l’outil est un nouveau chef d’orchestre, robuste et diligent, qui se positionne en remplaçant celui de Windows. Le nouveau venu sait exactement quoi faire, connait parfaitement son solfège et se positionne comme le donneur de tempo parfait pour Linux. Développé, encore, par Elisabeth Figura, il change le comportement de Wine.
NTSYNC est un développement de longue haleine par une personne de grand talent. Si bien que le web Linuxien remonte le genre de meme que vous voyez juste au-dessus. Tout le monde s’accorde à dire que le travail mené est impressionnant.
NTSYNC versus WineSync
Et le jeu en valait la chandelle. Les résultats sont vraiment spectaculaires. Un benchmark du jeu Dirt3 lui fait exploser les compteurs. Le jeu passe de 100 images par seconde sou Winesync à plus de 800 sur la même machine, sans rien changer d’autre. Le jeu Call of Juarez explose de 100 a 220 ips. Certains titres plus récents passent de médiocres à jouables Resident Evil 2 par exemple grimpe d’un faible 25 à plus de 70 images sur le même matériel. Call of Duty: Black Ops I devient exploitable sur Linux. Le gain depuis Esync est très notable, il l’est moins depuis Fsync mais au contraire de celui-ci, NTSYNC est directement intégré dans le noyau Linux 6.14. Ce qui apporte donc une excellente jouabilité sur un plateau à beaucoup plus utilisateurs.
Ces gains sont directement liés à la manière dont chaque jeu fonctionne et, comme expliqué en début de billet, au nombre de travaux à piloter en simultané. Toutes les distributions vont pouvoir en profiter. Ubuntu, Fedora et… SteamOS. Valve a déjà ajouté NTSYNC sous SteamOS 3.7.20 beta ce qui signifie qu’à terme, toutes les console Steam Deck et toutes les distributions exploitant SteamOS vont en profiter également.
Attention cependant, point trop d’optimisme. Les chiffres donnés sont très évocateurs et donnent l’impression d’une évolution quasi magique. C’est le cas mais dans certaines conditions. Passer de Fsync à NTSYNC ne fera pas évoluer autant vos résultats en jeu. Sur SteamOS par exemple, Fsync est déjà implémenté et les résultats obtenus après la mise à jour ne seront donc pas aussi spectaculaires.
Ce qu’il faut retenir ici n’est donc pas la puissance obtenue par NTSYNC mais son déploiement vers le noyau de Linux qui fait que toutes les distributions vont pouvoir en profiter. Le commun des mortels, même non technophile, aura droit à un gain de performances équivalent à ce qu’un expert pouvait obtenir en patchant son système avec Fsync. Les annonces qui expliquent que chaque jeu va doubler ses performances ou qu’un jeu sous Windows serait systématiquement plus performant sous Linux avec NTSYNC ne sont pas sérieuses.
Les studios communiquent désormais sur la compatibilité Linux et Steam Deck de leurs jeux.
L’alignement de planètes est impressionnant pour Linux en ce moment. La crise des composants fait que de plus en plus de particuliers comme de professionnels vont chercher à optimiser leur matériel au mieux et le plus longtemps possible. Des milliers de postes ont été mis au placard suite au passage forcé de Windows 10 à Windows 11 et beaucoup d’utilisateurs particuliers comme professionnels regardent avec envie ces machines anciennes souvent bien dopées en mémoire vive qui dorment dans un coin. Leur retour sur le devant de la scène sous Linux est devenu quelque chose.
Il va sans dire que pour un particulier, pouvoir installer un Linux efficace, peu gourmand, parfaitement fonctionnel, sécurisé et optimisé pour des machines dont ne veut plus Microsoft est plus que séduisant. Mais si en plus ces machines permettent de lancer des jeux Windows très correctement avec Wine 11, le basculement pourrait changer de philosophie. Passer d’un mouvement nécessaire à un choix clairement volontaire.
Le jeu est une excellente publicité pour le système. On l’a vu avec Steam OS et le succès du Steam Deck. Imaginez l’impact sur les joueurs si demain les distributions Linux communiquent en expliquant que, suite à leur prochaine mise à jour, une nouvelle galaxie de jeux deviendront exploitables sur leurs systèmes ? Pas besoin d’acheter de matériel supplémentaire, pas besoin de rajouter de la mémoire hors de prix ou de changer de carte graphique. Une simple mise à jour et un jeu qui trainait à 20-25 images par seconde frôlera désormais les 70.
Pour en savoir plus sur Wine
Pour plus de détais techniques
Wine 11 change de braquet et propulse Linux au sommet du jeu © MiniMachines.net. 2026
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Je ne suis que de très loin le monde console, mais ce que l’on appelle désormais Project Helix a retenu un peu mon attention. La rumeur voulant que cette nouvelle génération de salon chez Microsoft puisse lancer des jeux PC.
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La rumeur courait depuis un moment, elle est désormais validée. Il y a encore énormément d’inconnues autour de son annonce mais l’essentiel est là, il s’agira d’une minimachine compatible avec le catalogue de jeux PC.
Asha Sharma, à la tête de la division XBox chez Microsoft, explique que la console dont le nom de code est Project Helix sera parfaitement capable de faire tourner des jeux PC. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agira d’un PC. Pas plus qu’elle embarquera un système Windows capable de lancer autre chose que des jeux. Il s’agit plutôt de proposer une réplique à la Steam Machine de Valve qui conserverait l’accès au catalogue XBox.
Je lis partout une traduction des propos de Mme Sharma qui reprend en substance que l’engin pourrait fonctionner comme un PC. Mais ce n’est pas exactement ce qu’elle a dit. La traduction de son message est plutôt : « Le projet Helix […] vous permettra de jouer à vos jeux Xbox et PC. » Ce qui ne veut pas dire que ces jeux seront exactement les mêmes que ceux de votre PC classique. J’en doute même fortement.
La toile bruisse déjà de la rumeur inquiète de l’interface de Windows sur son écran piloté à la manette. Ou de la possibilité de profiter de son catalogue de jeux Steam sur sa console Project Helix, rien de tout cela n’est certain.
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Je n’imagine pas les équipes de XBox apporter un Windows dans les salons au sein d’une console. Je vois plutôt une approche totalement différente, liée à des partenariats avec les éditeurs. On imagine mal la lourdeur de l’écosystème Windows dans son salon. Les mises à jour, les problèmes d’installations qui se marchent dessus, les fichiers qui s’accumulent et un système qui perd en performances au fil des mois. Cela n’aurait aucun sens.
Le plus logique pour moi serait que XBox promette de lancer les jeux PC d’un catalogue que la marque aurait soigneusement choisi. Et non pas de la totalité des jeux du monde PC. Une approche de curation de jeux à mi-chemin entre l’offre de Valve avec le Steam Deck et celle de Nvidia avec le GeForce Now. Microsoft pourrait proposer aux joueurs un magasin de jeux PC compatibles Project Helix au travers d’une interface maison. Cela éviterait de devoir aller chercher ses jeux un peu n’importe où ou même de les déployer depuis un stockage externe. La console garderait le contrôle du catalogue de jeux installés et pourrait ainsi non seulement piloter une interface de lancement adaptée mais proposer les meilleurs réglages et surtout piloter les mises à jour.
Si je parle de GeForce Now, c’est pour le côté quasi universel de l’offre de Nvidia. On imagine mal Project Helix demander aux joueurs de racheter leurs licences de jeu PC pour les lancer sur la console. Ils pourraient toutefois faire ce que propose Nvidia avec son offre Cloud. Relier son compte XBox avec des services tiers comme ceux de Steam, Ubisoft, Blizzard et Epic Games3 pour certifier que les licences ont bien été acquises par le joueur avant de le laisser télécharger la licence équivalente sur les serveur XBox. Ainsi, la console aurait à sa disposition un catalogue de jeux assez vaste et garderait la main sur l’optimisation et la mise à jour des titres déployés.
On ne sait rien sur les spécifications de la console Project Helix pour le moment. Et, il semble actuellement difficile de faire un pari technique. Valve a mis en pause sa propre Steam Machine à cause de l’impact actuel de la hausse des prix. Dans ce contexte, le développement de ce produit doit pour le moment se projeter à moyen et long terme. Asha Sharma a indiqué que la suite du projet passe par des négociations avec les studios pour la GDC, la semaine prochaine.
Project Helix : Microsoft confirme sa minimachine © MiniMachines.net. 2026
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Microslop est une construction comme savent inventer les internautes en un éclair de génie. Une construction que Microsoft ne supporte pas. L’assemblage de Microsoft et de Slop qui désigne les productions imbéciles des générateurs IA, elle colle déjà à la peau de l’entreprise.
La naissance du mot Microslop date seulement de janvier, comme tous les termes qui font mouche, il est massivement repris par la toile. Sous forme de hashtag, en commentaire et autres blagues au détour d’un message publié ça ou là. Ce n’est pas la première fois que le papa de Windows hérite d’un sobriquet peu flatteur. On connaît bien les termes Micro$oft et autre Microflop qui parsèment le web depuis de nombreuses années. Le problème, c’est que le mot Slop est devenu une star en 2025. Il réussit, en quatre lettres, à décrire toute l’aigreur d’un public affolé par le pourrissement rapide du web. Pourriture liée aux générateurs de textes, de vidéos et d’images qui font que désormais on doute de tous et de tout. Le web aura connu un avant et un après le Slop.
Le terme Microslop bloqué : image de Windows Latest
Le truc avec Microslop, c’est que ce simple mot mène une bataille idéologique à lui tout seul. Le mot englobe toute la dérive des investissements colossaux dans l’IA de Microsoft. Avec Copilot+, avec les tentatives de faire avaler de l’IA dans son système d’exploitation, avec le passage de Windows 11 au forceps et ses comportements erratiques, la proposition bien flippante de Recall, la baisse constante de qualité du système et la mise en avant des possibilités très théoriques des NPU sous Windows. Avec le changement physique des claviers de certaines machines. Microsoft s’est fait une jolie réputation de forceur. Ces courtisans qui ont le compliment un peu trop facile et les intentions trop claires pour qu’on leur fasse confiance.
Sur l’IA, Microsoft est passé de système d’exploitation à acteur et semble ne pas comprendre pourquoi le grand public le boude. Le principe d’un système d’exploitation est de proposer une formule de fonctionnement. Un endroit où installer les programmes de son choix et les piloter tranquillement. Depuis longtemps chez Microsoft cette politique n’est plus assez rentable, alors depuis des années la firme déploie différentes stratégies pour aller plus loin.
Cela a commencé avec Microsoft Office qui a été une réussite autant technique que marketing. Presque tout le monde dit Word pour traitement de texte, PowerPoint à la place de présentation ou Excel au lieu de tableur. Cela a donné envie à l’éditeur de proposer d’autres services. Avec Edge par exemple, pour tenter d’en faire le navigateur web par excellence. Cela n’a pas trop bien marché. Edge a été une bataille coûteuse, très coûteuse. Perdue face à Google Chrome. Depuis, d’autres tentatives de devenir leader sur un secteur en dehors du marché du système d’exploitation sont apparues et la plus importante en date est celle de l’IA.
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L’IA parce qu’un de ses principaux enjeux est de rebattre les cartes actuelles de la recherche en ligne. L’objectif pour les géants mondiaux de l’IA comme OpenAI, Anthropic, Google ou Microsoft, c’est de fournir un service en amont. De garder les utilisateurs sur ses pages au lieu de le voir partir ailleurs. Vous l’avez sûrement vu, désormais les moteurs de recherche et les navigateurs proposent des fonctions IA dont le but est de répondre à vos questions avant de proposer des résultats de recherche. L’objectif de Microsoft est de faire cela au sein même de Windows. Que chaque question ne sorte pas du système mais reste bien enfermée à l’intérieur. L’idéal serait que cela devienne un réflexe utilisateur. De la même manière qu’on appuie sur la touche Windows et qu’on commence à pianoter le début d’un programme à lancer, on appuierait sur la touche Copilot pour interroger l’IA maison.
On comprend mieux pourquoi Microsoft n’aime pas Microslop. Si le grand public venait à déconsidérer les recherches sous Windows et Copilot en général, cela serait catastrophique pour la marque. C’est un peu le risque pourtant quand on cherche à faire rentrer au chausse-pied l’usage de l’IA partout et pour n’importe quoi.
Il y a peu, des internautes se sont rendus compte que le mot « Microslop » était banni de certains serveurs Discord. La technique est simple, les modérateurs ont des listes de mots qu’ils ne veulent pas voir. En général des insultes, des termes spécifiques qui n’ont pas lieu d’être sur un site public. Une « liste noire » de mots est ainsi tenue par la modération et tout message qui en utiliserait un empêcherait sa publication. L’utilisateur qui emploie le mot recevant un message qui indique qu’il a enfreint les règles du canal comprend donc assez vite où est l’interdit.
Évidemment, comme l’internaute moyen adore tout ce qui est interdit et qu’il suffit de changer une lettre pour que le mot survive à cette modération. La contrainte se transforme rapidement en jeu. Ainsi Microslop se transforme en Microsl0p ou Micro$lop qui, eux, fonctionnent. Devant le nombre de possibilités et l’inventivité des utilisateurs, les modérateurs finissent par limiter l’accès à certains serveurs. Ce qui met précisément le feu aux poudres et renforce l’image sulfureuse du terme et de Copilot.
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La stratégie choisie par Microsoft est la pire possible. Elle montre plusieurs choses dans un condensé qui illustre parfaitement le problème lié aux LLM et autres IA génératives.
D’abord, la stratégie consistant à faire disparaitre quelque chose et qui a l’effet absolument inverse est documentée depuis longtemps en ligne sous le nom d’Effet Streisand. Si les équipes de modération avaient laissé couler, le terme aurait sans doute constitué un bruit de fond constant mais n’aurait jamais fait l’actualité. L’irritabilité connue de Satya Nadella quant à ce mot Microslop a certainement poussé certains a faire du zèle et interdire un mot qui aurait dû rester libre d’emploi. La censure joue ici son rôle de combustible.
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Ensuite, que Copilot n’aurait jamais pu inventer le terme MicroSlop. Ce qui apparait pourtant comme une évidence dès la première lecture dans son contexte à toute personne connaissant le mot Slop. Il fallait un terme pour ces images générées par une IA qui ne saisit pas ce qu’elle affiche. Les humains avec trois bras, les chiens avec une tête de chaque côté du corps, ces scènes « historiques » où un roi franc est habillé comme Louis XIV ou ces villes romaines où l’on distingue des palettes et des caddies… La contraction Microslop est une invention humaine parce qu’un LLM n’est qu’un faiseur de puzzle qui reprend les mots des autres. Rien de plus. Les IA sont incapables d’inventer des choses poétiques ou des slogans ayant un fort impact. Elles seront aussi bien perdues devant la description du monde par les yeux d’un nouveau courant de peinture que par l’efficacité d’une comptine d’enfant.
Enfin et surtout, en jouant sur la censure du mot, Microsoft nous montre le danger de ces IA. Faire une recherche au travers de Copilot, c’est faire une recherche au travers de la vision du monde de Microsoft. Et, si ce regard sur le monde a pour but de faire disparaitre un mot du paysage, quels autres termes, quels autres angles, quels autres produits sont ou seront également amenés à disparaitre ? Microsoft illustre ici en un seul choix tout le problème de laisser son univers se réduire à la volonté d’un censeur.
Vous avez déjà tenté de faire une recherche sur des logiciels alternatifs à celui que vous utilisez au quotidien ? Une mise à jour a rendu votre logiciel préféré de gestion d’images inexploitable ou moins pratique, et vous entrez dans un moteur de recherche quelque chose comme le nom du logiciel et le mot-clé « alternatives ». Le moteur de recherche propose alors une liste de liens vers des solutions. En général, les premiers résultats sont des listes établies par des logiciels concurrents qui vont mettre en avant leur solution tout en présentant les autres de manière moins flatteuse. Que se passera-t-il si vous faites une recherche d’une alternative aux outils bureautique de Microsoft au travers de Copilot ? Est-ce que celui-ci vous présentera Libre Office ? Vous dira-t-il qu’il est gratuit et suffisant pour la très grande majorité des usages ?
En censurant Microslop, même sur un service comme Discord, Microsoft nous rappelle qu’une entreprise de ce type est toujours sur la corde raide entre la protection de ses intérêts et l’information libre et non faussée. Cette IA Copilot qui est intégrée au chausse-pied dans Windows reste une boite noire sur laquelle nous n’avons aucun contrôle ni aucune information de fonctionnement. Si demain Microsoft voulait que certaines informations d’actualité ne remontent plus de ses calculs, cela serait tout à fait possible.
Au-delà du Slop et de ce qu’il a déjà fait au web à cause des géants de l’IA et des outils mis à la disposition du public, l’enjeu de la censure possiblement exercée par un géant de la tech comme Microsoft est un enjeu beaucoup plus vaste et inquiétant.
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L’éditeur a depuis fait savoir que la censure du mot Microslop était temporaire et que le serveur Discord Copilot a été fermé pour lutter contre les spams. On ne saura jamais si c’est vrai ou si la réalité d’un effet Streisand est irrévocablement destinée à être rappelée après toute tentative de censure. Toujours est-il que la modération promet une réouverture du canal de discussion et de l’emploi du mot préalablement banni. Je n’épiloguerai pas sur les raisons réelles ou supposées de ce retour à la normale. Le fait que Microsoft, comme toutes les autres IA, puisse remodeler le monde au travers du regard qui leur convient le mieux est évident. C’est notamment pour cela que vous devez pousser vos recherches en ligne au-delà de ce que vous propose une IA par défaut. Qu’un petit tour sur une encyclopédie vous sera toujours plus utile qu’un résumé piloté par un LLM.
Au moins, vous serez certain d’une certaine complexité de l’analyse, de lire des avis pouvant être contradictoires et en mesure de voir des images fiables. Vous aurez même parfois des explications qui iront contre vos convictions. Choses qu’ont bien du mal à faire les IA aujourd’hui.
Source : Windows Latest
Microslop : le mot que Microsoft ne supporte plus © MiniMachines.net. 2026
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Dans sa grande stratégie de service et d’excellence, Microsoft a décidé d’améliorer son partage audio sans fil avec Windows 11. Mais pour en profiter, il faudra non seulement posséder les casques Bluetooth présents dans une liste assez étroite, mais surtout faire avec la présence de Copilot+ sur votre machine.
Partage audio sous Windows 11 via Neowin
Pour le résumer rapidement, les machines sous Windows 11 proposent désormais une fonction de partage du son sans fil vers plusieurs casques Bluetooth. L’idée est d’avoir un seul poste qui diffuse de la musique ou le son d’un film vers différentes personnes. Aujourd’hui, l’ensemble des liaisons Bluetooth se base sur un seul volume. Ce qui fait que si vous voulez augmenter le son, l’ensemble du volume augmentera chez tout le monde. C’est un problème parce que tout le monde n’a pas la même audition et les casques eux-mêmes ne proposent pas le même volume sonore à partir de la même source. Et cela malgré une liste assez limitée de produits compatibles.
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Vous avez peut-être déjà été démarché au téléphone par des vendeurs de canapés ou de tapis. Des magasins éphémères qui vous promettent un mirifique cadeau. Vous avez gagné un service à thé ou un peu de vaisselle et si vous venez le chercher au magasin, vous repartirez avec sans obligation d’achat. Une fois sur place, deux ou trois vendeurs vous font la réclame et vous tiennent pendant tout le temps nécessaire pour vous faire craquer et acheter un truc dont vous n’avez pas besoin. Jouant une pression énorme sur les plus fragiles afin de prendre l’avantage. En général, le « cadeau » est médiocre pour ceux qui partent les mains vides et juste correct pour ceux qui achètent. Bref, une méthode classique de carotte pour vous faire accepter un truc.
Chez Microsoft, on en est réduit exactement à cela. Vous voulez profiter du partage audio pour le système d’exploitation que vous avez acheté ? Il faudra accepter un truc qui n’a absolument rien à voir. Si votre PC n’est pas équipé d’un NPU et d’une estampille Copilot+, alors vous ne pourrez pas installer la mise à jour.
Ce qui est bien pratique pour deux choses. D’abord Microsoft peut très bien recenser toutes les machines ayant installé cette option et donc savoir si votre ordinateur sous Windows 11 est capable de piloter Copilot+ avec son NPU. Ce qui permet de profiler un matraquage publicitaire en bonne et due forme. Mais cela permet aussi de créer de l’intérêt pour la présence d’un NPU et donc pour l’IA et cela même si le rapport entre celle-ci et la gestion de l’audio est difficile à défendre.
Je ne donne pas longtemps avant qu’un logiciel existe pour faire croire au système Windows 11 qu’un NPU est bien présent à bord, juste pour le leurrer. Parce que si Microsoft continue sur sa lancée, après le partage audio, ce sera autour de certaines définitions d’être réservées au PC Copilot+…
Si vous voulez essayer l’option, vous pouvez suivre les versions de développement ou Beta de Windows 11. Il vous faudra évidemment une machine compatible, la liste est ici et elle est essentiellement composée d’engins sous SoC Qualcomm Snapdragon X :
Surface Laptop, 13.8″ et 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13.8″ and 15″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 13″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Laptop for Business, 13″| Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro, 12″ | Qualcomm Snapdragon X
Surface Pro for Business, 12″| Qualcomm Snapdragon X
Samsung Galaxy Book4 Edge | Qualcomm Snapdragon X
et
Samsung Galaxy Book5 360 | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro | Intel Core Ultra Series 200
Samsung Galaxy Book5 Pro 360 | Intel Core Ultra Series 200
Partage audio sous Windows 11 ? Il faudra bouffer de l’IA © MiniMachines.net. 2026
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Windows 365 est un système dans les nuages, une sorte de tuyau qui permet de piloter un système à distance et qui est largement proposé aux entreprises pour déployer des flottes de machines variées sur le terrain.
Avec Windows 365, on peut se connecter depuis n’importe quel poste et, une fois identifié en ligne, se retrouver sur son bureau qui est streamé depuis un serveur. C’est pratique pour certaines sociétés qui jouent sur le flex-office, la mobilité des équipes ou autres techniques de « management ». C’est également parfait pour garder en un lieu sécurisé des fichiers importants et éviter qu’ils ne se baladent trop dans la nature. Mais, surtout, cela permet de ne pas dépenser des fortunes en matériel puisque n’importe quel engin va pouvoir se connecter au serveur. Même un MiniPC très entrée de gamme.
Et, au regard de la crise actuelle des composants, la logique de Windows 365 semble être une pièce parfaite pour résoudre le casse-tête actuel des entreprises. Au lieu d’acheter 50 postes avec 50 kits de mémoire et de stockage hors de prix, il suffit d’acheter 50 machines basiques et de leur payer un accès à Windows 365.
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Asus annonce donc un « NUC 16 for Windows 365 » qui est un MiniPC très classique de la marque avec une bonne connexion réseau. On parle d’un Ethernet 2.5 Gigabit et d’un Wi-Fi6E et Bluetooth 5.3. On retrouve en fait la carcasse d’un Asus N16 Pro allégé et probablement rempli de composants assez basiques. On n’a pas le détail de la configuration mais comme il s’agit uniquement de gérer les périphériques locaux et de faire le pont vers un serveur, je ne serais pas surpris qu’une configuration basique soit intégrée. Un processeur Intel Alder Lake-N ou Twin Lake accompagné de mémoire et de stockage minimum.
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Dell suit la même route avec son Dell Pro Dekstop for Windows 365. Avec un tout petit peu plus de détails techniques puisque la marque fait état d’un processeur Intel de série N. Ces machines sont prévues pour le troisième trimestre de cette année.
Ce genre de déploiement est également idéal pour des équipes techniques. Le matériel déployé n’a pas grand risque de panne ni d’infection, les postes virtuels sont constamment actualisés et surveillés. En cas de problème, les fichiers sont doublonnés pour éviter toute perte et il est possible de retrouver un système tout neuf en quelques minutes. Avec une bonne équipe technique et un bon matériel serveur, déployer de nouveaux postes ou en supprimer ne prend que quelques clics. Une migration de système se fera facilement et l’installation d’un nouvel outil ou sa mise à jour ne souffriront d’aucun retard. Évidemment, la contrepartie est qu’en général personne ne peut employer ses logiciels de productivité préférés. Tout le monde a accès aux outils choisis par la société.
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Évidemment, aucun particulier n’a le moindre intérêt à toucher à ces machines. Inutile d’imaginer faire des mises à jour techniques, le plus probable est que l’ensemble des composants soit au plus bas coût possible. En seconde main, si vous croisez l’étiquette « Windows 365 » ne vous penchez pas trop sur le produit. Non seulement il est plus que certain qu’il s’agira d’un MiniPC avec de la mémoire vive LPDDRx soudée, mais le recours à un stockage également intégré à la carte mère sous la forme d’un eMMC est plus que probable. Il est par ailleurs possible que cette approche très Microsoftienne des minimachines les bloque, via leur BIOS, à toute exploitation d’un autre système.
Le seul intérêt éventuel, par exemple sur le modèle de Dell qui est annoncé comme Fanless, serait d’en faire un MiniPC pour des usages multimédia avec une éventuelle distribution Linux spécialisée. Par exemple un Daphile ou autre, mais évidemment il n’est pas certain du tout que ce soit possible. Si c’était le cas, avec un prix vraiment très très bas, ce genre de configuration pourrait avoir un intérêt. J’ai croisé à une époque des clients légers d’entreprises à 20€ chez un brocker… Des machines sous Atom fanless parfaites pour ce genre de rôle. Mais, j’avais l’assurance d’une compatibilité assez large d’un point de vue logiciel avant de craquer.
Windows 365, la solution à tous vos problèmes de mémoire © MiniMachines.net. 2026
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Fido et Rufus sont des outils de préparation de clé USB bootables pensés pour installer des systèmes d’exploitation. Ils offrent également des possibilités supplémentaires et notamment le contournement de certains impératifs de Microsoft. On en a parlé au fil des mois, mais pour un bref rappel, le logiciel Rufus prépare, par exemple, votre clé USB pour faire sauter des restrictions d’installation ou permet d’installer des versions spécifiques de Windows.
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Et cela ne semble pas plaire à Microsoft qui a décidé de bannir le logiciel. La moindre approche de celui-ci sur les serveurs de téléchargement de Windows est détectée et bloquée. Rufus utilise un script appelé Fido, également développé par Pete Batard. Ce script ne sert qu’à aller chercher les images de Windows sur les serveurs de Microsoft. Totalement open source, il est facilement identifiable par un gestionnaire de serveur et peut donc être bloqué aisément.
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Ce qui empêche donc le logiciel Rufus de télécharger facilement et directement les données nécessaires à la préparation de la clé USB. Pour Pete Batard, cela signale une stratégie délibérée des gestionnaires des serveurs de Microsoft. Ce genre d’action n’est simplement pas menée au hasard. Microsoft, en bloquant Fido, veut bloquer Rufus et ses options qui nuisent à sa stratégie.
Rufus permet de sélectionner l’ISO de son choix sur le stockage
Le contournement de cette restriction de Microsoft est évidemment d’une simplicité enfantine : une fois Rufus téléchargé et installé, il suffit de récupérer l’image ISO du système Windows 11 puis de l’appeler avec Rufus dans un second temps. Le bouton « Sélection » qui va chercher une image ISO déjà présente sur votre stockage sert exactement à cela. Plus besoin de Fido et donc plus de blocage.
On prépare ses réglages spéciaux pour Windows 11
Une fois l’image .ISO importée, un appui sur la touche Démarrer pour lancer l’installation ouvre toujours la bonne vieille fenêtre de « préparation » de Windows 11 qui permet de contourner certains prérequis matériels comme le TPM 2.0, l’identification par un compte Microsoft en ligne et autres joyeusetés comme le refus de la collecte de données.
Rufus fonctionne alors parfaitement
On aura juste perdu quelques clics en remplaçant humainement Fido et il faudra éventuellement penser à effacer l’ISO téléchargé une fois la clé préparée.
L’espace disque coûte cher ces temps-ci.
Rufus contourne certaines « incompatibilités » de Windows 24H2
Microsoft bloque Fido pour empêcher l’usage de Rufus © MiniMachines.net. 2026
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Mise à jour du 7/10/2026 : Je vois renaitre la rumeur d’une obsolescence des vieilles imprimantes sous Windows 11 et je remonte ce billet du début d’année.
Billet original du 11/02/2026 : Votre vieille imprimante ne sera bientôt plus supportée par Windows 11 !!! Cette annonce indiquant que Microsoft puisse décider du jour au lendemain d’arrêter le support de millions d’appareils est simplement fausse. Je ne suis pas toujours tendre avec l’éditeur, mais il faut appeler un chat un chat et cette rumeur est parfaitement infondée. Elle est établie à partir d’une totale incompréhension de l’évolution programmée de Windows 11.
Microsoft a indiqué qu’il allait arrêter de proposer de nouveaux pilotes de générations V3 et V4 à travers son programme Windows Update dès ce mois de janvier. Pour comprendre ce choix, il faut d’abord comprendre ce que sont ces pilotes V3 et V4.
Un des arguments phares de Microsoft pour mettre en valeur Windows c’est sa simplicité d’usage. Le fait qu’il soit en grande partie « plug’n play ». Pour le cas des imprimantes, c’est assez vrai. Si on possède une imprimante USB1 il y a de très fortes chances qu’elle soit compatible avec Windows nativement. Sans même que vous ayez besoin de télécharger un pilote chez le constructeur de celle-ci. Le pilote officiel sera peut-être plus complet et prendra en charge probablement plus d’options… Mais Windows saura piloter votre vieille imprimante et pourra sortir une page quoi qu’il arrive.
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Pour parvenir à ce résultat, Microsoft a développé une méthode assez simple qui est d’ailleurs reprise pour une foule d’autres périphériques. L’éditeur a condensé une sorte d’annuaire de références d’imprimantes et de méthodes de dialogue avec elles. Cet annuaire constitue ce que l’on appelle les Pilotes V3 ou V4. Dans la Version 3 il y a des centaines et des centaines de ces méthodes de dialogue et de reconnaissance des machines. Des modèles parfois très anciens mais utilisés par de nombreux professionnels ou des administrations que les constructeurs ont indiqués comme cruciaux. Cet annuaire reprend également des points clés génériques de l’impression pour proposer une éventuelle compatibilité avec des imprimantes non listées mais employant une approche similaire.
Dans la Version 4, on retrouve une vision plus récente de Microsoft dans la gestion de l’impression avec des nouveautés liées à la programmation UWP. Une approche qui a été longtemps exploitée, même si désormais Microsoft privilégie d’autres méthodes plus sécurisées et souples avec notamment l’IPP (Internet Print Protocol).
Ces pilotes V3 et V4 sont disponibles dans Windows 11 et continueront à l’être. Aucun risque donc qu’après une mise à jour ou une réinstallation de Windows avec une image récente du système votre vieille imprimante ne soit plus reconnue. Tout se passera exactement comme avant, comme l’indique Windows Lastest.
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C’est une mauvaise interprétation de la communication de Microsoft qui a été reprise et amplifiée de news en news qui est à l’origine de la propagation de cette rumeur. Microsoft n’a aucun intérêt à jeter aux oubliettes ces pilotes V3 et V4 et à les sortir de son offre. Pour son image comme système d’exploitation, mais également pour ne pas froisser inutilement ses clients. D’autant que ce n’est pas ce qui prend le plus de place dans votre stockage, ces éléments sont fortement compressés.
Ce que Microsoft a expliqué, c’est qu’ils n’actualiseraient plus ces listings V3 et V4 avec de nouveaux modèles ou de nouveaux protocoles. L’annuaire sera toujours lisible et il pourra éventuellement être mis à jour avec une correction si le pilote d’une vieille imprimante présente un défaut de sécurité. Mais un constructeur ne pourra plus demander d’ajouter un pilote pour de nouveaux modèles dans ces listes. Cette décision a été prise en 2023 et, comme toujours quand on mélange une problématique englobant matériel et logiciel, elle prend racine à partir d’un évènement plus ancien. Ici, il date de 2014 avec le lancement de MOPRIA.
Il est fort possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible avec Mopria
En 2014, la très grande majorité des constructeurs d’imprimantes ont lancé ce projet du nom de MOPRIA. Il s’agit d’une alliance regroupant tous les géants du secteur : HP, Canon, Epson, Brother, Konica, Kyocera, Samsung, Ricoh, Werox, Oki, Riso et… Microsoft. C’est simple, MOPRIA réunit 24 sociétés et déjà plus de 9500 modèles d’imprimantes pour un parc de plus de 120 millions d’engins installés dans le monde. Comme on se doute qu’il n’est pas sorti 9500 modèles d’imprimantes depuis 2023, on s’aperçoit que l’idée ne date pas d’hier.
Ce regroupement de marques concurrentes au sein d’une alliance a un but simple. Faciliter la prise en charge des imprimantes mais également des scanners en « éliminant le besoin d’installer des logiciels ou pilotes supplémentaires ». L’idée est de travailler à des protocoles universels faisant des pilotes de l’histoire ancienne. Du moins les pilotes de base, ceux intégrés justement dans les séries V3 et V4 que Microsoft va arrêter d’actualiser.
Depuis 2014, des milliers de références sont intégrées dans ce protocole MOPRIA avec, parfois, une publication en parallèle dans les pilotes V3 et V4. Pour d’anciens modèles comme de plus récents, un travail de fond a été mené pour tout intégrer dans cette méthode de dialogue. Il est fortement possible que votre vieille imprimante soit déjà compatible MOPRIA sans que vous le sachiez. Avec l’arrêt de la mise à jour de ces éléments V3 et V4, Microsoft va simplement obliger les constructeurs à utiliser systématiquement ce protocole. Et si je parle de Microsoft, ce sera aussi le moyen trouvé par un smartphone Android ou un Chromebook d’imprimer ou de scanner facilement. Ceux-ci sont pareillement compatibles avec MOPRIA. Google étant également membre de l’alliance.
Ma bonne vieille imprimante Samsung payée 60€ en 2014 fonctionne toujours…
Si votre vieille imprimante utilise les annuaires de pilotes V3 et V4, elle pourra continuer à le faire. Ils seront toujours distribués et pilotés par Windows 11. Si votre imprimante est passée à la norme MOPRIA, il est probable qu’aussi vieille qu’elle soit, elle puisse déjà utiliser cette norme sous Windows 10 ou Windows 11.
Dans tous les cas, le fabricant de votre imprimante proposera toujours son pilote d’origine. Celui qui affiche les fonctions spécifiques d’impression ou des options de reconnaissance de caractère au scan, par exemple. S’il ne le fait plus, parce qu’il juge le matériel obsolète, Windows prendra donc le relais.
Cette histoire d’obsolescence supposée me fait grandement penser au fameux « bug de l’an 2000« . Histoire qui avait été montée en épingle comme une possible fin du monde alors que, dans l’ombre, en attendant la date fatidique, s’activaient des professionnels. Mettant patiemment à jour depuis des années des outils, programmes et ordinateurs pour éviter ce problème. Cette « obsolescence soudaine » des imprimantes est donc anticipée depuis 2014 comme une méthode permettant d’éviter de nombreux écueils dans le futur. Le protocole MOPRIA est plus simple, plus transparent et moins dangereux pour les utilisateurs. Les vieux pilotes d’imprimantes d’il y a 10 ans ne sont que très rarement actualisés et si un internaute malveillant y trouvait une faille, il pourrait sans doute l’employer à son avantage sans que le fabricant ne fasse le moindre effort de correction. Et, quand bien même il le ferait, il n’est pas certain que l’utilisateur fasse le nécessaire pour installer de mise à jour de son côté. Le protocole MOPRIA permettra de proposer ce type de corrections au fil de l’eau de manière beaucoup plus efficace.
Non, votre vieille imprimante ne va pas être abandonnée par Windows 11 © MiniMachines.net. 2026
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Microsoft a dressé le portrait de trois PC portables Copilot+ adaptés au jeu. Trois configurations types que la marque conseille de choisir avec au moins 32 Go de mémoire vive. Une communication qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe.
Avant les PC Copilot+ c’était ça
Après avoir vanté les mérites des PC Copilot+ pour l’intelligence artificielle, Microsoft tente de lier la sauce avec le gaming. Il faut dire que si l’IA et les fonctions Copilot n’attirent pas réellement les foules, le marché du jeu reste en croissance. Tenter de lier l’un et l’autre est donc un moyen de mieux vendre les machines que Microsoft cherche absolument à pousser en avant.
Le test est assez simple, je l’ai pratiqué à de nombreuses reprises. Prenez quelqu’un qui cherche à s’équiper ou à remplacer un ordinateur. Présentez lui simplement les choses en lui demandant s’il préfère pouvoir exécuter une IA en local ou le payer moins cher. La réponse est systématiquement la même : pourquoi payer un truc plus cher en local alors que les services sont gratuits en ligne ? Si on explique qu’en local ce sera beaucoup plus cher et gourmand ou alors beaucoup plus lent qu’en ligne, alors l’option IA locale est totalement abandonnée.
Si on ajoute à cela le flou particulièrement vaporeux de ce qu’est censé apporter Copilot+, le couperet tombe sèchement sur la décision. Le choix se reporte immédiatement sur d’autres critères que la présence du logo Microsoftien sur la machine. Et c’est un problème pour l’éditeur qui a pesé de tout son poids pour faire apparaitre cette marque Copilot+ comme un symbole d’excellence et de pérennité.
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Pour vendre son pâté plus cher, il existe une méthode très connue des charcutiers. Le pâté d’alouette. Vous prenez 20 kilos de pâté classique et quelques dizaines de grammes d’alouette. Le petit oiseau des champs que l’on connait tous grâce à la comptine. Vous pouvez alors affirmer qu’il s’agit d’un « pâté d’alouette » même s’il n’existe qu’une chance homéopathique que le sandwich du client contienne des traces de la viande du petit oiseau3.
L’idée est d’associer un produit ayant une forte notoriété avec un autre moins reconnu. Ici le PC Copilot+ est mélangé avec le PC gaming pour faire passer la pilule IA dont tout le monde se fout. L’argument IA ne fonctionnant pas, on va chercher à dire que l’engin est également capable de jouer. C’est une méthode au final assez classique.
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Microsoft propose donc trois profils de portables Copilot+ à destination des joueurs. La première se concentre sur le jeu « léger » avec un profil FullHD. Pour s’amuser en 1080P l’éditeur conseille un processeur AMD Ryzen 5 5600 ou un Core i5-12400 associés au choix avec une GeForce GTX 1660 Super ou une AMD Radeon RX 6600.
Pour un peu plus de puissance et du jeu en 1440P, il faut suivre un profil établi à partir de processeurs AMD Ryzen 5 7600 ou Intel Core i5-13600K. La partie graphique saute au passage quelques générations avec des GeForce RTX 3060 Ti ou 4060 Ti chez Nvidia ou une puce AMD Radeon RX 6700 XT.
Enfin, pour les joueurs les plus exigeants qui veulent de l’UltraHD, les conseils sont de choisir au moins un Ryzen 7 7800X3D ou Intel Core i7-13700K. Et de les associer à des puces graphiques GeForce RTX 4080 ou Radeon RX 7900 XTX.
Pour accompagner ces recommandations processeur et circuit graphique, Microsoft conseille de choisir un PC avec 32 Go de mémoire vive. Un conseil que tout le monde aimerait pouvoir suivre mais que personne ne peut plus trop se permettre au vu des tarifs actuels. La hausse ayant été provoquée en grande partie par l’appétit d’ogre des centres de données des IA, dont celle de Microsoft, on a ici un très beau profil de conseil toxique.
Les PC Copilot+ de 2024
Vous vous souvenez de 2024 ? Au moment où Microsoft lançait la marque Copilot+, elle n’avait de louanges que pour les puces ARM de son compère Qualcomm. Les slides de l’époque sont drôles. On ne parlait absolument pas de Ryzen ou de Core, pas plus que de Radeon ou de GeForce. Uniquement de puces Qualcomm Snapdragon. Leur super NPU devait se suffire à lui même et Microsoft insistait alors son rôle de passerelle technique. J’avais dû faire un billet pour expliquer que la marque Copilot+ ne serait pas réservée aux solutions ARM tellement la communication de Microsoft avait passé sous silence les solutions AMD et Intel.
Dans l’idée de Microsoft, c’est Copilot+ qui doit traduire la force de calcul des NPU au quotidien, pour que les programmes puissent s’en saisir et proposer… euh, des services ? Des trucs utiles ? Des trucs neufs ? Sur le papier, l’idée est toujours intéressante, mais il faut avouer tout de même que l’on tarde à voir de réelles propositions concrètes d’usages de ces IA en local.
À chaque fois que j’en parle, on me répond la même liste d’arguments : reconnaissance de caractères, reconnaissance biométrique, atténuation de bruit ambiant et floutage d’arrière-plan. C’est vrai, c’est bien, mais c’est en place depuis une dizaine d’années sur certains postes sans NPU. Le fait d’avoir basculé le changement de fond de ma webcam d’un calcul effectué par un circuit graphique vers un NPU est sans doute meilleur pour l’autonomie des machines. Mais est-ce que je rachèterai un PC pour en profiter ? Non. Est-ce que je vais absolument choisir un PC Copilot+ pour avoir accès à ces fonctions si un PC plus classique sait le faire aussi bien ? Non plus.
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On en est là donc pour ce début 2026. Microsoft veut que vous voyiez les PC Copilot+ comme des PC de jeu comme les autres. Cela sème le trouble par rapport aux communications précédentes qui affirmaient surtout que cette gamme concernait les machines sous Snapdragon. Ce changement de cible associé à un encouragement pour basculer vers 32 Go de mémoire vive alors que celle-ci flambe ne va pas faciliter l’adoption de ces machines. Il faudrait certainement que Microsoft développe des outils réellement utiles employant les fonctions des NPU qu’il a vendus. Le « coming soon » des promesses de 2024 commence vraiment a tarder.
Le truc que vous avez peut-être vu pendant les dernières soldes, c’est le nombre de PC Snapdragon qui ont été proposés. Des configurations de tous types qui débordaient des rayons en promo des marchands. Parce que voilà le petit problème rencontré. Microsoft propose des PC Copilot+ Snapdragon au prix des PC Gamer AMD/Intel associés à des cartes graphiques secondaires. Ils visent différents profils et ils n’ont pas les mêmes autonomies… Mais, il faut bien avouer que le joueur classique a jusque-là peiné à considérer l’intérêt de cette norme Copilot+ pour son usage.
Désormais les PC Copilot+ vont également ressembler à ça
Et toute la volonté de Microsoft est de changer cette vision chez les joueurs. Qu’ils n’aient plus « peur » de la norme Copilot+ qu’ils associent fort logiquement aux Snapdragon. Surtout que désormais les puces concurrentes chez AMD et Intel ont des NPU équivalents aux Snapdragons et atteignent nativement un excellent niveau de performances en jeu, proposent de très bons NPU et affichent des autonomies record.
Les PC Copilot+ sont des engins de jeu comme les autres… © MiniMachines.net. 2026
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La vie est très belle sous les lunettes roses de Satya Nadella à la tête de Microsoft. L’aventure Copilot serait formidable et l’IA un vecteur de croissance absolument miraculeux pour l’avenir. Mais pour toute personne qui n’aurait pas chaussé les mêmes binocles colorées, la réalité serait peut-être un poil différente.
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Depuis quelque temps, les fuites s’accumulent autour du projet Copilot. Et toutes ne sont pas porteuses de chiffres aussi remarquables qu’escomptés. Pour rappel, Microsoft a commencé par intégrer Copilot au chausse-pied dans Windows. Il y en a désormais absolument partout. Puis la firme a décidé de pousser les fabricants à coller des touches Copilot sur les claviers. Avant de les orienter à intégrer des boutons sur leurs PC. De manière étonnante, presque tout le monde s’en moque. Quand je dis « tout le monde », je parle des utilisateurs.
C’est un peu à l’image des animaux que l’on gave, on les force à avaler des trucs jour après jour. Mais avec une petite différence, on ne leur demande ni leur avis, ni de payer pour ce qu’on leur envoie dans le gosier. Or ce forcing de Microsoft pour Copilot est censé nous inciter à payer pour l’utiliser. C’est du moins le plan initialement prévu par Microsoft pour combler le fossé creusé dans leurs comptes pour l’investissement nécessaire aux centres de données de l’IA.
En décembre, l’éditeur avait haussé le ton en démentant tout changement de plan autour de l’IA et Copilot. Des sources concordantes indiquaient que les objectifs devaient être revus à la baisse. Pour la direction, l’adoption du système serait sur de bons rails avec des chiffres qui auraient triplé entre 2024 et 2025.
L’Asus ExpertCenter PN55 et son bouton Copilot
Cela veut dire que parmi tous les utilisateurs de Microsoft 365 et Office 365, seuls 3.3% passeraient à la caisse pour Copilot. C’est à la fois beaucoup et bien peu. Beaucoup car il existe un nombre considérable d’abonnés aux offres « 365 ». Peu parce que ce n’est pas avec ces 3.3% que Microsoft pourra ne serait-ce qu’éponger le coût de leur infrastructure. Encore moins la transformer en opération rentable. Je n’utilise plus de suite bureautique Microsoft depuis de longues années mais il me semble qu’au cœur de celle-ci, on puisse avoir accès à un LLM permettant de remplir diverses tâches. Des fonctions sont gratuites, mais certaines plus élaborées réclament un abonnement payant.
Le site Windows Central détaille que 3.3% des utilisateurs au global seraient abonnés à ces fonctions payantes. On estime qu’il y a environ 450 millions d’abonnés payants aux offres « 365 ». 15 millions d’entre eux auraient pris un abonnement à Copilot. Il est très difficile d’imaginer les sommes en jeu car les abonnements sont nombreux et diffèrent largement entre les offres personnelles et professionnelles. Cela va de 10€ par mois TTC pour un particulier à 26€ HT mensuel avant toute négociation pour un pro.
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Même en imaginant un prix moyen d’abonnement et en le multipliant par 15 millions, on est loin, très loin des 37 milliards de dollars investis au seul dernier trimestre 2025. Chiffre effarant qu’il faut mettre en perspective des simples sommes en jeu pour la maintenance de l’ensemble. Et cela sans compter que les 10€ par mois de l’offre de base ne sont probablement pas rentables si l’utilisateur exploite énormément le LLM.
Le plus amusant dans cette équation vient sans doute du fait que la technologie est encore jeune. Si un nouvel acteur sort de nouvelles puces plus puissantes et moins gourmandes ou moins chères, il sera certainement nécessaire de réinjecter des sommes absolument colossales pour continuer à exister sur ce secteur. Si on ajoute à tout cela le paradoxe d’un rejet de plus en plus marqué des utilisateurs des IA génératives imposées dans leurs divers outils du quotidien, la tension semble devenir palpable sur le secteur.
Microsoft n’aurait que 3% d’utilisateurs payants de Copilot © MiniMachines.net. 2025
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On l’a vu, Microsoft ne propose plus de solution pour installer un compte local sous Windows 11 lors de son initialisation. Le système d’exploitation vous force la main pour créer un compte Microsoft. Avec à la clé toute la télémétrie qui suit pour vous faire avaler de la pub.
Avant, il y avait la technique OOBE mais elle a été enlevée par Microsoft, ce qui rend les choses assez compliquées si on ne connait pas le truc. Parce qu’en fait, il est très très simple d’installer un compte local. J’ai essayé sur deux installations de MiniPC neufs et un copain vient de le faire sur un portable Lenovo qu’il vient de recevoir. Et cela fonctionne parfaitement.
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Au moment de créer votre compte Microsoft ou de vous identifier à un compte Microsoft, la démarche est facile. Aucun bouton ou lien n’apparait pour installer un compte local. Qu’à cela ne tienne. Appuyez sur les touches SHIFT et F10 simultanément. Attention, sur certains ordinateurs portables la touche F10 peut avoir deux fonctions et il est possible qu’il faille appuyer sur une touche « Fonction » ou « Fonct. » pour que ce soit le « F10 » qui soit pris en compte et pas un raccourci pour modifier la luminosité ou le son.
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Une fenêtre « invite de commande » s’ouvre. Vous allez pianoter la commande suivante :
start ms-cxh:localonly
Et le système va alors ouvrir une fenêtre de création de compte local.
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À partir de là, vous pouvez installer un compte local sur Windows 11 comme avant. Puis poursuivre l’installation de manière classique.
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Les deux tests que j’ai pu mener comme celui de mon copain ont tous mené au même résultat, l’installation sans compte Microsoft a parfaitement fonctionné.
En illustration, un voyageur de Mœbius qui semble s’éloigner des nuages.
Comment installer un compte local sur Windows 11 simplement © MiniMachines.net. 2025
Il y a plein d’excellentes raisons qui font qu’on préfère utiliser Windows avec un compte local plutôt que de montrer patte blanche à Microsoft en se connectant à ses services. L’éditeur voit des machines sans compte Microsoft comme des engins mal configurés. On y voit plutôt des engins moins susceptibles de leur rapporter plus de bénéfices.
La première raison de ne pas vouloir de compte Microsoft, et la plus évidente, c’est que l’utilisateur n’a pas forcément d’accès à Internet. Tout le monde n’a pas besoin d’un accès à Internet et surtout toutes les machines n’ont pas la vocation d’être connectées. Empêcher l’utilisateur qui s’offre un ordinateur avec Windows de pouvoir l’utiliser parce qu’il n’a pas accès à Internet est assez compliqué à justifier. Je peux tout à fait utiliser un MiniPC pour piloter une machine, faire du traitement de texte ou installer mon jeu préféré.
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La seconde raison qui touche plus de monde, c’est qu’une fois dûment identifié par Microsoft, on s’en prend plein la gueule. De la pub, des news people, des applications, de la météo qui vous géolocalise, des indices boursiers, des contenus dont on ne veut pas. Des jeux qu’on ne toucherait pas avec un bâton et des liens vers des services débiles qui s’immiscent sur votre bureau, ralentissant votre système. Des contenus soi-disant pensés pour nous intéresser mais qui, par un renversement logique très classique de notre monde moderne, semblent surtout intéresser les annonceurs. Personnellement, je n’ai pas besoin de contenus qui viennent me déconcentrer quand je travaille. Par contre, une fois identifié, Microsoft peut tout à fait me catégoriser finement et vendre mon profil à des marques qui vont estimer que me parler de leurs produits est censé m’intéresser.
Pas plus que l’incitation à m’abonner au Pass XBox Games ou à télécharger une version de Microsoft Office ou encore à stocker chez Microsoft OneDrive ne vont m’intéresser d’ailleurs. Je n’achète pas un panneau publicitaire, mais bien un système d’exploitation.
Enfin, et c’est mon cas, utiliser des machines sans compte Microsoft me permet une gestion plus aisée. Je co-gère un parc de multiples machines sous Windows au sein de l’association dont je suis membre7. Machines que l’on confie à des enfants pour leur apprendre la programmation, la 3D, le montage vidéo entre autres. Et toutes les machines sous Windows sont installées avec un compte local. C’est plus pratique, plus simple et cela évite d’exposer des enfants à des applications de rencontre ou autres starlettes en bikini. Cela évite également de se farcir des mises à jour indésirables.
Et surtout, Windows fonctionne très bien avec un compte local. Microsoft a beau dire que cela joue sur la sécurité, il n’en est rien. On peut très bien se connecter après l’installation et procéder aux mises à jour de sécurité sans se taper la pub qui emballe le service.
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Ceux qui pensaient passer encore une fois par la fameuse ligne de commande oobe\bypassnro ne peuvent déjà plus compter dessus. Pire encore, les éléments présents dans le registre pour outrepasser l’obligation d’un compte local ont été supprimés. Tout est fait pour suivre le chemin optimisé tracé par Microsoft. Mais il faut comprendre que cette optimisation n’a pas pour objet de vous rendre service mais plutôt d’être le plus rentable possible. Quitte à pourrir votre expérience avec la machine et le système d’exploitation que vous avez payé.
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Dernière solution, Rufus ! Le logiciel de préparation de clés USB pour installer, entre autres, Windows 11, permet de faire sauter cette obligation depuis sa version 3.19. Je m’en vais refaire ce que j’ai fait du temps de Windows XP (pour d’autres raisons). Je m’en vais acheter une clé USB à 10€ et installer dessus une image générée par Rufus d’une solution Windows 11 installable sans compte Microsoft. Et la garder précieusement dans un coin pour installer toutes les machines que j’ai besoin d’installer sous Windows sans me casser la tête. Quitte à faire de longues mises à jour a posteriori. Je préfère cela plutôt que de me fader le contenu MSNesque que Microsoft tente de me faire avaler dans une barre de tâche avant que je réussisse a le désactiver.
Windows 11 sous compte local : mission quasi impossible © MiniMachines.net. 2025
Déjà en précommande, la ConsolePC ROG XBox Ally X est proposée au prix de 899.99€ chez Boulanger, CDiscount et à la FNAC, la console ne sera expédiée que vers la mi octobre.
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Les différences de tarifs entre les deux modèles s’explique assez facilement même si les engins se ressemblent énormément par ailleurs. Les performances de la version XBox Ally X seront bien meilleures et d’autres éléments viennent en support de cette volonté de puissance. Le processeur AMD Ryzen AI Z2 Extreme de la version haut de gamme propose d’abord des cœurs Zen 5 sur 8 cœurs et 16 Threads. Son circuit graphique RDNA 3.5 embarque 16 cœurs qui lui ouvriront les portes de jeux plus gourmands en ressources. La présence de 24 Go de mémoire vive épaulant le tout pour plus de souffle en jeu. L’augmentation du stockage est plus anecdotique même si cela apportera évidemment plus de confort à l’usage. En bref, la ROG Xbox Ally X est ce que l’on peut faire de mieux dans le genre en 2025.
A l’inverse, la version ROG Xbox Ally (sans le X) ressemble plutôt à ce qu’aurait pu être l’état de l’art en… 2020. Le processeur déploie 4 cœurs en Zen 2 sorti en 2019 et 8 cœurs graphiques RDNA 2, une technologie sortie un an plus tard. Cela n’en fait pas un mauvais modèle, mais il reste bien éloigné de la version plus haut de gamme. On retrouve également d’autres nuances comme la présence d’un NPU même si on ne sait pas encore vraiment à quoi il devrait servir.
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La version X liste une meilleure connectique avec un USB4 compatible Thunderbolt 4, ce qui n’est pas forcément un point à prendre à la légère. En effet, cette option permettra une exploitation « dockée » plus rapide et complète qu’avec l’autre console. Un détail important suivant vos usages. La batterie plus élevée – et le poids qui s’ensuit – ne sont que les reflets de la consommation plus énergivore du reste de l’équipement.
Je reste vraiment partagé sur ces consoles, au vu de leurs tarifs. Mais je n’ai pas un profil de joueur ayant envie de découvrir un jeu 3D exceptionnel sur un appareil de ce type. Mon « setup » gamer fourni par TopAchat étant bien plus brillant que ce que pourrait proposer n’importe quelle console PC aujourd’hui, avec en prime un très bel écran 27″ signé KTC qui me conviennent bien mieux pour jouer. Par contre, je suis ravi de jouer en streaming ou en local à des jeux différents comme Celeste, Hotline Miami ou Hades sur console. Mais pour ces jeux des modèles bien moins musclés que ces ROG me conviennent parfaitement.
Ce que je retiens par contre, c’est l’augmentation très nette en commentaires et par emails de gens qui me disent employer ce type de produit comme portable d’appoint. À défaut d’une machine ultramobile puissante et en combinaison avec un clavier et une souris sans fil, un dock USB et parfois un écran secondaire. Pour eux, l’achat d’un modèle puissant et performant comme la ROG XBox Ally X a beaucoup de sens, elle fait double emploi en étant un objet de loisir et un engin de travail. Je n’ai pas eu le droit de publier les photos mais un lecteur m’a envoyé sa console suspendue à un rack de salle blanche6 qui permettait de piloter des serveurs sur le pouce. Détail amusant, ce « vieux » lecteur avait commencé sa carrière professionnelle avec un EeePC 901 pour le même type d’usages.
Un jour, peut-être, un grand constructeur sera assez intelligent pour comprendre le carton que ferait un netbook-like avec les entrailles d’une ConsolePC…
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| Caractéristiques | ROG Xbox Ally | ROG Xbox Ally X |
| Écran | 7 pouces IPS 1920×1080 – 120 Hz FreeSync Premium Gorilla Glass Victus – 500 nits |
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| Processeur | AMD Ryzen Z2 A 4 cœurs Zen 2 8 threads |
AMD Ryzen AI Z2 Extreme 3 cœurs Zen 5 + 5 cœurs Zen 5c 16 threads +NPU 50 TOPS |
| Chipset graphique | 8 unités RDNA 2 | 16 unités RDNA 3.5 |
| Mémoire vive | 16 Go LPDDR5X-6400 | 24 Go LPDDR5X-8000 |
| Stockage | 512 Go M.2 2280 NVMe | 1 To M.2 2280 NVMe |
| Ports | 2 x USB 3.2 Gen 2 Type-C DisplayPort 1.4 + PD 3.0 1 x jack audio combo 3.5 mm 1 x lecteur microSDXC UHS-II |
1 x USB4 DisplayPort 1.4 + PD 3.0 + ThunderBolt4 1 x USB 3.2 Gen 2 Type-C 1 x jack audio combo 3.5 mm 1 x lecteur microSDXC UHS-II |
| Connectivité sans fil | WiFi 6E + Bluetooth 5.4 | |
| Batterie | 60 Wh | 80 Wh |
| Dimensions | 291 × 122 × 51 mm | |
| Poids | 670 g | 715 g |
| Système d’exploitation | Windows 11 Expérience Xbox plein écran ROG Armoury Crate |
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| Prix | 599€ | 899€ |
La console ROG XBox Ally X à 899€ en France, la Ally à 599€ © MiniMachines.net. 2025
La fin du support de Windows 10 est toujours prévu pour ce mois d’octobre, rien n’a changé. Mais, face à une pression Européenne, Microsoft va continuer à proposer des mises à jour de sécurité totalement gratuites pendant encore au moins une année.
Totalement gratuite parce qu’il existe une méthode pour profiter de ces mises à jour. Celle qui consistait à utiliser Windows Backup qui octroyait ce droit. Cela impliquait deux choses très importantes pour Microsoft. D’abord l’enregistrement de la machine avec un compte Microsoft. Et donc la récupération d’une foule de données de chaque client. Ensuite, de passer forcément par le stockage dans les nuages maison, OneDrive. Avec un compte de 5 Go qui sera bien rapidement rempli et poussera forcément un jour ou l’autre l’utilisateur à passer à la caisse pour l’étendre.
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Le Euroconsumers Group a publié une lettre détaillant le changement de procédure de Microsoft pour l’Union Européenne. L’entité a semble-t-il réussi à convaincre l’éditeur de ne pas lier les mises à jour supplémentaires à cet engagement de compte ni à l’utilisation de Windows Backup. Rendant de fait la sécurité de Windows 10 maintenue pour au moins encore une année. Cette extension des mises à jour de sécurité concerne tous les pays de l’Union Européenne et, telle que la lettre le mentionne, « cette option n’obligera pas a employer des systèmes de sauvegardes, des applications ou des enregistrements » auprès de Microsoft.
Le reste du monde devra toujours passe par un enregistrement auprès des services de Microsoft, la mise en marche du stockage dans les nuages maison ou l’achat de « Points Cadeau » de l’éditeur. La fin du support n’est cependant que repoussée à la même date en 2026… Du moins pour le moment.
L’intégration des licences de Windows 10 est toujours massive dans le monde et beaucoup d’utilisateurs n’ont ni l’envie, ni le besoin ou les moyens de basculer vers Windows 11. Il est donc fort possible que ce statu quo entre mise à jour et risque reste inchangé jusqu’en octobre de l’année prochaine. Ce qui pousserait peut-être Microsoft à revoir une énième fois sa politique et à accorder, comme pour les entreprises, une période de mises à jour de sécurité prolongée de trois années au lieu d’une seule.
Source : Windows Central et The Verge
Merci au joli Biou pour l’info
Microsoft va continuer les mises à jour gratuites de Windows 10 en Europe © MiniMachines.net. 2025