Une nouvelle fois, SciencePo, l’anciennement vénérable institution, fait parler d’elle dans l’actualité.
Ainsi, le procès qui impliquait son ancien directeur pour violences conjugales arrive à son terme et la presse relate que le procureur de la République en charge du dossier a requis six mois de prison avec sursis contre le prévenu.
L’affaire est symptomatique à plusieurs titres.
D’une part, l’établissement traîne depuis des années ces scandales à répétition qui lui donnent une image particulièrement contrastée. On se rappellera ainsi des frasques de Descoings et des polémiques qui occupèrent les médias et l’établissement sur les 10 dernières années.
D’autre part, cette histoire de violences conjugales tombe fort mal pour une école qui s’est rapidement placée comme un véritable fer de lance de tous les mouvements sociaux les plus « progressistes » nous venant d’outre-Atlantique, depuis le néo-féminisme de combat jusqu’à ses pires dérives comme le wokisme, qui s’y est installé en maître et avec lui, tout le discours gauchiste qui infecte le paysage politique français.
Dans ce cadre, on ne peut avoir d’un côté un dirigeant à la main leste sur son épouse et de l’autre son école qui prône sinon l’envoi des mâles préférablement blancs dans des camps de rééducation, mais au moins le féminisme le plus agressif à base d’écriture inclusive, de pronoms et de non-mixité militante.
C’est d’ailleurs ce gauchisme exacerbé qui explique l’occupation de l’établissement par un petit nombre d’étudiants et quelques frais imports de renforts pro-palestiniens en début d’année comme le relate ce bref article de Wikipédia, dont l’existence en anglais mais pas en français en dit long sur la capacité des Wikipedionautes francophones, largement acquis aux causes justement poussées par la fine fleur de SciencePo, à prendre du recul sur ce genre d’événements…
Un précédent billet revenait en détail à la fois sur cette occupation et sur l’infiltration toxique de l’institution par des gauchistes de la pire espèce.
Tout ceci impose bien sûr de se poser quelques questions à propos de la direction prise par l’école et sur les tendances qu’elle pourrait impulser, mais cela pourrait encore avoir un impact contrôlable sur la société en général. Malheureusement, cette infiltration ne se traduit pas seulement par quelques amphithéâtres bloqués, des violences conjugales ou des discours à tendance marxiste en écriture inclusive.
Très concrètement, ces dérives observées se traduisent à présent dans des vies brisées.
En effet, cette intersectionnalité grotesque qui mêle des militants néo-féministes, LGBT ou carrément wokes à des individus farouchement opposés à toutes les revendications féministes (même les plus sobres) à commencer par les islamistes et ce militantisme pro-marxiste finissent par s’exprimer dans le monde réel avec un aplomb voire une force que certains pourraient qualifier de fasciste sans dénaturer le mot ; le témoignage d’un étudiant de SciencePo illustre assez bien l’ampleur du problème :
[le groupe de néo-féministes du campus] met également à disposition des étudiants des formulaires de dénonciation anonyme en ligne. Au moindre signalement, ses membres mettent immédiatement en garde les amis des accusés et livrent leurs noms à la meute militante qui, sans jamais s’embarrasser de vérifier les faits, organise méthodiquement leur exclusion sociale. (…) les accusés sont impuissants, condamnés à subir chaque jour les regards accusateurs et infamants de leurs camarades et à finir leurs études seuls, isolés, dans la honte et l’opprobre. À Sciences Po comme au Far West, on pend d’abord, on juge ensuite.
L’étudiant décrit ensuite comment un terrible faux pas de sa part l’aura ostracisé de la Cour des bien-pensants et jeté en pâture aux néo-féministes de l’établissement. Son témoignage se conclut par l’observation d’ailleurs corroborée par l’actualité que la direction semble avoir elle-même pris parti pour ce militantisme toxique (« Sciences Po se range lâchement du côté des fauteurs de troubles, des harceleurs et des calomniateurs ») et, pire, « n’hésite pas à souffler sur les braises »…
Et ce qui se passe à SciencePo finit par arriver, assez rapidement, dans le reste de la société, les syndicats, les partis politiques, les médias servant de courroie de relai à ces mouvements toxiques et ces tendances extrémistes : comme les élèves qui sortent de cette école sont ceux qu’on retrouve à présent un peu partout dans les strates supérieures de la société, c’est-à-dire aux directions d’entreprises privées et publiques, et surtout dans les institutions républicaines ou les partis politiques, la dégradation générale est visible de tous.
C’est notamment vrai dans les partis politiques, qui sont les plus perméables aux idées les plus sordides que ces tendances remuent.
Ainsi, les connexions entre SciencePo, les milices qui y sévissent et, par exemple, le parti EELV sont si nombreuses qu’on ne devra donc pas s’étonner de découvrir dans la presse les déboires de Julien Bayou, qui avait été accusé en mars dernier par sa compagne de « harcèlement moral et abus frauduleux de l’état de faiblesse ».
À l’époque, les journaux français s’étaient volontiers ouverts aux allégations d’Anaïs Leleux, militante féministe qui a milité au sein d’Amnesty International, du collectif #Noustoutes et fondé le cercle de réflexion Pourvoir féministe, qui reprochait alors « des violences psychologiques » à son ancien compagnon qui lui a « fait croire qu’elle était folle ».
Le parti écologiste n’avait pas traîné pour réagir en qualifiant « d’extrêmement graves » les faits rapportés par la militante, qui avait alors poussé sans ambiguïté à quitter son parti et démissionner du groupe parlementaire celui qui était alors député mais qui s’était déjà mis en retrait de la coprésidence du groupe écologiste à l’Assemblée et avait démissionné du poste de secrétaire national d’EELV en 2022, suite à des allégations de violences psychologiques relayées par nulle autre que Sandrine Rousseau.
Les enquêteurs diligentés par le parti pour faire toute la lumière sur les accusations de Leleux viennent de rendre leur conclusion, assez simple : faute de preuve, l’enquête est clause.
Apparemment, le mâle blanc cis de plus de 40 ans est un fourbe qui ne laisse aucune trace de ses méfaits… Ou, alternativement, il ne devait pas suffisamment plaire dans le cadre de ses activités professionnelles, politiques ou familiales et a été accusé, sans éléments tangibles, par des personnes ayant fort bien compris toute la puissance de ce genre d’accusations, surtout actuellement.
On l’aura compris : ce qui se passe actuellement, notamment dans les partis, les associations, les établissements les plus progressistes (voire « woke ») donne une excellente idée de ce qui nous attend tous si nous laissons faire ce genre de milices agressives et extrémistes. Le poison collectiviste s’est infiltré partout, les délires marxistes et néo féministe veulent s’imposer partout, si possible à coup de procès, staliniens évidemment et par la force autrement.
Ni la justice, ni l’équité ne semblent animer ces mouvements qui cherchent avant tout le pouvoir et, pour certains, une revanche voire une voie de vengeance sur les problèmes que leurs insuffisances et leurs lacunes leur ont causé.
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Le chaos semble donc s’être définitivement installé dans certaines université en France et dans le monde occidental.
Pour les Français, maintenant largement habitués à voir ces mouvements faussement spontanés éclore avec une régularité d’horloge normande au rythme des agendas politiques franchouilles ou internationaux, la surprise n’est que partielle : après tout, ce n’est qu’une année supplémentaire de couinements plus ou moins vifs et il semble acquis qu’un certain nombre d’établissements français s’organisent pour continuer, malgré tout, à distribuer un vague enseignement dont la qualité médiocre ne surprendra plus personne. Notons au passage que les facultés où l’on enseigne les disciplines “STEM” sont assez peu concernées par ces prurits réguliers : peut-être que la perspective de retourner des hamburgers au McDo du coin après quelques années de glandouille lutte étudiante n’attire pas ces étudiants là, allez savoir…
Cependant, même si l’habitude (et la lassitude) s’installe dans le pays, certains persistaient à croire, un peu niaisement, que les meilleurs établissements s’en sortiraient mieux. L”Institut d’Études Politiques” de Paris devait, apparemment, faire partie de ceux-là mais, de petits poings levés en manifestations colorées, l’établissement parisien continue de supporter les interruptions de cours, les blocages et les troubles étudiants sans que personne ne soit apparemment capable de mettre un peu d’ordre dans les mouvements des agitateurs sur place.
Ces manifestations seraient là pour durer, d’autant plus qu’elles sont maintenant mondiales.
On pourrait s’étonner de ce réveil relativement synchrone, admirablement cadencé, de ces slogans tous remarquablement similaires, de ces accoutrements uniformes qu’on voit apparaître (qui ne permettent aucune appropriation culturelle, heureusement !), tous, en même temps, de ces drapeaux, de ces panneaux produits de façon véritablement professionnelle.
On se contentera de noter qu’on retrouve toujours les mêmes individus, à ces manifestations comme aux précédentes (dont les motivations affichées étaient pourtant différentes, depuis l’opposition aux réformes des retraites ou du cursus étudiant en passant par le réchauffement climatique, l’une ou l’autre loi de contrôle des frontières, et j’en passe…) : outre les quelques étudiants dont les bobines et les noms finissent par s’ancrer confortablement dans la vie politique française – quelques uns de nos parasites ministériels ayant fait leurs classes dans des mouvements étudiants passés – ces manifestations sont l’occasion de représenter l’habituel “étudiant” dont l’Université aura du mal à retrouver l’inscription mais qui se fait bruyamment voir, accompagné de l’éternel “étudiant” de 35 ans dont on se doute qu’il sera encore “étudiant” l’année prochaine puis l’année suivante.
La caractéristique essentielle de tous ces individus, parfois jeunes, parfois étudiants, c’est qu’ils sont, d’une façon systématique, toujours violemment à gauche de la gauche sur le spectre politique et qu’ils semblent toujours beaucoup plus aptes à développer leur capacité de manifester qu’à simplement apprendre à lire ou à écrire (certains écrivant fièrement “Free PALAstine”), sans compter ceux qui, idiots utiles de mouvements qu’ils ne comprennent pas, se contentent d’accompagner le troupeau dans un grégarisme idiot.
En pratique, peu importe la cause réelle, qu’elle soit le peuple palestinien, le réchauffement climatique, le souci d’une retraite par répartition à l’aube d’une carrière encore lointaine ou l’absence de frites au resto-U, les méthodes employées sont toujours les mêmes et consistent pour cette minorité bruyante à emmerder un maximum de monde tout en poussant un agenda qui, à la fin, est toujours celui de collectivistes qui n’a aucun rapport avec les revendications initiales.
Il suffit pour s’en convaincre de noter la présence de Greta Thunberg dans ce genre de manifestations pour bien prendre la mesure du côté éminemment artificiel, piloté et parfaitement organisée de ces manifestations : il n’y a aucune spontanéité. L’écrasante majorité des gamins qui se retrouvent dans ces mouvements sont les marionnettes d’organisations internationales bien huilées, bien financées dont les buts réels n’ont absolument rien à voir avec les buts affichés qui changent d’ailleurs au gré de l’actualité.
C’est une des raisons pour laquelle on ne peut pas ignorer la concomitance de ces éruptions estudiantines occidentales alors que les élections américaines approchent.
Là où l’année 2020 fut émaillée de protestations aussi spontanées que des chorégraphies nord-coréennes, dont les participants braillaient “Black Lives Matter” avec une unanimité autoritaire calculée, il semble que ce soient les Palestiniens qui bénéficieront du coup de projecteur pour l’année 2024 avec des protestations, des émeutes, des caillassages et des dégradations “globalement pacifiques”.
Ces agitations ont cependant un effet de bord intéressant.
En effet, un nombre croissant d’individus, à commencer par les étudiants légitimes des universités concernées et leurs parents qui paient (parfois fort cher) pour les formations qui y sont dispensées, commence à trouver ces procédés quelque peu cavaliers. Non seulement, cela met en péril le bon déroulement des cours et des épreuves diplômantes, mais cela amoindrit aussi l’image de marque des universités concernées et, comme un précédent billet le montrait, finit par porter un grave préjudice aux institutions elles-mêmes.
De plus, l’actuel mouvement cache assez mal derrière l’antisionisme d’affichage un antisémitisme virulent qui provoque une douloureuse prise de conscience tant chez certains élèves et leurs parents que chez les politiciens, dans les médias et dans la population en général. Le politiquement correct, sur lequel se sont arc-boutés nombre de ces universités et de ces écoles, se retrouve fortement bousculé au point de choquer les entreprises et les personnes qui les financent ou participent à leur financement et dont les vues sont diamétralement opposées ou qui ne souhaitent simplement pas être éliminés “de la rivière à la mer”.
Concrètement, les manifestations actuelles poussent les donateurs de bourses et les professeurs à se rendre compte qu’ils financent ou participent à des institutions dont certaines organisations étudiantes en leur sein militent activement pour leur disparition pure et simple, dans des termes assez peu ambigus.
Or cela, c’est, du point de vue politique, une très mauvaise affaire.
En France par exemple, cela achève de bien dévoiler, pour ceux qui en doutaient encore, le caractère pro-islamiste de l’extrême-gauche, notamment les mélenchonistes. C’est un calcul électoral froidement choisi par Mélenchon et sa troupe mais il n’est pas dit qu’il se traduise par des victoires fracassantes, et cela peut même jouer contre eux, l’équilibrisme devenant particulièrement complexe entre leurs positions affichées dans certains domaines (anti-racisme, féminisme, lutte contre l’homophobie) et les positions clairement exprimées par les islamistes (voire les actions menées par l’actuelle autorité palestinienne).
Quant aux États-Unis, cela finit par embarrasser l’actuelle campagne présidentielle de Joe Biden, coincé entre un soutient délicat à Israël, l’allié historique, et la nécessité de ménager la base étudiante dans laquelle les Démocrates espéraient puiser au moins jusqu’à récemment pour engranger des votes aux prochaines élections.
La façon dont le mouvement se développe laisse même supposer que les réunions de campagnes démocrates devront composer avec des foules d’étudiants franchement hostiles à l’actuelle politique de Biden, ce qui s’ajoutera au bilan désastreux de l’actuel occupant de la Maison Blanche.
Au final, à mesure que les militants “étudiants” se radicalisent et tombent dans tous les travers gauchistes (violences, blocages, destructions, coercition), la publicité donnée à leurs revendications ouvre les yeux d’un nombre croissant d’individus qui observent, médusés, que les avocats les plus virulents de l’antifascisme se comportent… comme des petits fascistes.
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Tout avait pourtant bien commencé puisqu’il s’agissait tout simplement d’aller occuper le grand amphithéâtre de l’Institut d’études politiques de Paris : quel étudiant digne de ce nom en France n’a pas participé ou subi l’une de ces “occupations” universitaires semestrielles sans lesquelles l’enseignement supérieur français ne serait plus vraiment le même ? Malheureusement, les choses se sont ensuite corsées.
Prétextant que cette occupation était menée en faveur de Gaza (car tout le monde sait qu’occuper un amphithéâtre permet d’apporter des vivres et des médicaments à des zones de conflit, voyons), certains des excités militants étudiants présents sur place entreprirent rapidement de faire le tri dans l’audience, empêchant clairement certains de leurs collègues – jugés sionistes voire carrément juifs – de pénétrer ou de participer aux festivités.
Oui, vous l’aurez compris : l’inclusion, la diversité, l’ouverture au débat et la lutte contre les discrimination ou le racisme pourtant prônés par cette grande école se sont retrouvés quelque peu mis à mal lors de cet intéressant événement, ce qui a assez logiquement entraîné la surprise de la direction, rapidement relayée par les médias puis par le microcosme politique français dont une partie croissante a justement fait ses classes dans cet établissement…
Montant au créneau, on a même découvert un Gérard Larcher, président du Sénat, élevant toute sa moelleuse rotondité contre les dérives de l’école qui, selon lui, “ne peut pas devenir un bunker islamo-gauchiste”…
Si l’on peut admirer l’effort de synthèse du sénateur et agréer à la nécessaire défense contre les dérives gauchistes, islamistes et wokistes de l’enseignement supérieur français en général et de Science Po en particulier, on pourra cependant regretter que l’imposant Larcher ne sorte que maintenant de sa somnolence post-prandiale.
En effet, il n’est pas exactement nouveau que les facultés françaises ont largement dérivé vers la gauche du spectre politique, et à l’exception sans doute des facultés et des écoles consacrées aux sciences dures et techniques de l’ingénieur, elles sont régulièrement parcourues de soubresauts politiques, de mouvements sociaux, d’agitations militantes dont les thèmes sont rarement favorables au conservatisme ou au libéralisme pour le dire gentiment.
À Science Po s’ajoute de surcroît une succession de crises à la direction de l’établissement ces dernières années, les directeurs enfilant les scandales comme d’autres des adolescents chemises.
Ainsi, le directeur du moment, Mathias Vicherat, déjà empêtré dans une histoire de violences conjugales, se retrouve à devoir gérer une nouvelle crise au sein de l’établissement : prenant son courage à deux mains et confronté à un renvoi devant le tribunal correctionnel, il démissionne bien vite. Il remplaçait depuis 2021 un certain Frédéric Mion qui avait lui-même été contraint de démissionner en février de cette année-là pour avoir dissimulé les soupçons d’inceste visant le politologue Olivier Duhamel, alors président de la Fondation nationale des sciences politiques. Mion succédait lui-même à Richard Descoings, décédé de façon suspecte dans une chambre d’hôtel à New-York…
Autrement dit, l’établissement vogue de crise en crise, et le petit pistonné de Macron n’a pas trouvé en lui l’énergie nécessaire pour redresser la barre, au contraire.
Et cette enfilade de crises, qui dure au moins depuis 10 ans, ne concerne pas seulement la direction et inclut aussi les élèves et les enseignements qui n’hésitent pas à copier les travers et les dérives de facultés américaines.
Cependant, quand SciencePo se fait remarquer dans l’actualité, cela ne fait qu’un peu camoufler un mal plus profond : celui d’un effondrement assez rapide du niveau global de tous les aspects de l’enseignement supérieur français. De la même façon qu’il a fallu à peu près deux générations pour que les fruits pourris des méthodes d’enseignement catastrophiques des années 70 et 80 se voient dans les résultats scolaires du primaire et du secondaire, les dégâts touchent à présent l’enseignement supérieur sans qu’il ne soit plus possible de les nier (on en est à réapprendre l’orthographe aux premières années d’université, même dans les grandes écoles).
À force d’indulgences et par un véritable égalitarisme de combat, l’éducation a progressivement abandonné par laxisme et facilité chacun de ses objectifs de former et d’instruire les élèves pour se contenter de les formater vaguement avec lâcheté et atermoiements. Et si l’infiltration gauchiste n’est pas neuve, elle atteint maintenant un seuil critique puisque même les établissements vu jadis comme les plus sélectifs et les plus prestigieux sont à leur tour touchés.
Et le problème, c’est que les dirigeants du pays sortent majoritairement de ce genre d’établissement en plein naufrage culturel et éducatif : les “élites” n’en sont plus et le niveau de leurs connaissances, de leur compréhension du monde actuel devient franchement préoccupant.
Car oui, le petit entre-soi parisien a favorisé, pendant de longues années, les programmes et les contenus de plus en plus abêtissants pour amoindrir le niveau du peuple qu’il entend cornaquer ensuite. C’est pratique (pour ceux qui dirigent) mais cela finit par déclencher un problème à long terme : l’endoctrinement et la propagande niaiseuse, par capillarité, finissent par toucher progressivement tout le monde, tous les établissements. Ceux qui étaient jadis des bastions conservés à l’abri doivent, eux aussi, renouveler leurs enseignants et, inévitablement, années après années, même là, le niveau finit par sombrer à son tour.
Ceux qui, jadis, pouvaient prétendre à faire partie d’une élite, ne parviennent plus se détacher de la masse. L’entre-soi est devenu une bulle hermétiquement close au reste du monde qui finit par s’auto-intoxiquer de ses propres messages débiles tout en étant persuadé d’être dans le juste, le bon, le nécessaire.
Cela donne les dirigeants actuels, dont le niveau culturel et intellectuel n’a cessé de dégringoler notamment ces dernières années, à tel point qu’il ne vient plus à l’idée de personne d’oser comparer, par exemple, un Villepin avec un Séjourné : même si le premier n’a probablement pas écrit les meilleures pages de l’Histoire française, le second est à peine capable d’y laisser quelques pâtés baveux.
L’incompétence de l’équipe gouvernementale actuelle est un mélange à parts égales de l’inexpérience flagrante d’une jeunesse inadaptée à l’ampleur des tâches à mener et surtout d’une inculture crasse assez visible dans sa façon d’opérer. Couplée à une arrogance sans borne issue d’une désinhibition presque totale provenant tant d’un pouvoir trop vite acquis qu’à des ingestions massives d’excitants, cette incompétence ne peut mener qu’au désastre et celui-ci est un peu plus visible chaque jour qui passe.
L’effondrement du niveau de Science Politiques n’est finalement que la partie émergée d’un terrible iceberg d’inaptitudes, d’arrogance et d’inculture crasse le long duquel le navire France se ramasse violemment depuis quelques années. Et vu le calibre de l’équipe en place, ça va forcément bien se passer.
Forcément.
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par Vladimir Vodarevski
Nous vivons une époque dangereuse, où la science est remise en question. Alors que les gouvernements de la planète appliquent des politiques guidées strictement par la science, celle-ci est de plus en plus remise en cause, portée par les courants complotistes et anti-vax.
C’est ainsi que, guidés par les principes scientifiques, les gouvernements ont, de fait, dans le monde occidental, interdit tout traitement contre le virus chinois, au grand dam des complotistes. Non pas que les traitements proposés soient dangereux. Non pas qu’ils soient proposés par des gourous sans solides connaissances médicales. En fait, une querelle a opposé partisans et opposants aux traitements. Des deux côtés, d’éminents spécialistes donnaient leur opinion. Il faut reconnaître que par la suite beaucoup de non scientifiques sur les plateaux de télévision avaient leur opinion sur les études scientifiques, et étaient capables de juger, scientifiquement, si elles étaient correctement réalisées, et savaient les analyser, scientifiquement. Il y avait débat, les scientifiques étaient partagés. On décida, scientifiquement, de ne pas soigner.
On décida, scientifiquement, de privilégier une opinion sur une autre. A compter de ce moment, ceux qui faisaient preuve d’un doute scientifique, qui questionnaient cette opinion, étaient vilipendés comme complotistes, anti-science. Il fut donc décidé que le questionnement, le doute, l’argumentation, n’étaient pas des critères scientifiques. Le décret gouvernemental, administratif, ou supra-national, décidait de ce qui était scientifique. Le plus scientifiquement du monde, bien sûr.
On décida donc de tout miser sur la vaccination, en l’absence décrétée de tout traitement, et de toute possibilité de traitement. Bien sûr, le fait qu’un coronavirus mute, que tout coronavirus mute, ce qui rend aléatoire l’efficacité d’un vaccin, ne fut pas évoqué. Bien sûr, on sait faire des vaccins contre la grippe, dont le virus mute aussi. Mais l’efficacité de ces vaccins est aléatoire, bien qu’on connaisse beaucoup mieux le virus. Face à un virus aux mutations plus aléatoires et totalement inconnues, il était logique, scientifique donc, de tout miser sur la vaccination.
Ensuite, on évalua scientifiquement l’efficacité des vaccins proposés. Le vaccin chinois fut éliminé. Les Chinois ne peuvent pas faire de bons vaccins, c’est logique, même si tous nos médicaments sont fabriqués là-bas, et qu’une des hypothèses sur l’apparition du virus est sa création dans un laboratoire chinois. C’est logique, c’est scientifique. Le vaccin russe fut éliminé car Poutine est le grand méchant, c’est scientifique. Restèrent donc les vaccins occidentaux. Le vaccin Astra Zeneca fut plébiscité par l’Union-Européenne et le Royaume-Uni, tandis qu’il ne reçut pas d’autorisation aux USA, qui le considéraient comme peu efficace. Nous avons donc un vaccin considéré comme très efficace d’un côté de l’Atlantique, mais pas de l’autre. Vérité au-delà de l’Atlantique, erreur en deçà. Les US ont tout même consenti à considérer comme vaccinés les Européens qui avaient reçu des injections d’Astra Zeneca et qui voulaient entrer sur le territoire US. Tout cela est scientifique, c’est prouvé. La géopolitique et le lobbying comme critère d’efficacité d’un vaccin, c’est scientifique.
Certaines mauvaises langues ont questionné sur la dangerosité des produits en question, et sur la pertinence d’une vaccination de masse avec des produits utilisant des technologies nouvelles. Après tout, on n’a jamais lancé une vaccination de masse contre la rage quand le vaccin a été inventé. Ces esprits chagrins furent bien évidemment conspués comme antivax. C’est scientifique. Même si, par la suite, sur les quatre vaccins autorisés en Europe, trois sont désormais interdits aux jeunes, dont deux réservés aux plus de 55 ans. Avec des disparités, scientifiques bien sûr, selon les pays. Mais il n’y a aucun danger, raisonnement scientifique, bien sûr.
Quelle est l’efficacité des vaccins ? On s’est aperçu très vite qu’ils ne protégeaient pas de la contamination, ni de l’infection. Des pays pionniers de la vaccination comme Israël et le Royaume-Uni connaissant des poussées de malades. C’est à ce moment que le président de la République française décréta le pass sanitaire, pour forcer le bas-peuple à se faire vacciner. En toute logique, scientifiquement. Le journaliste Yves Bourdillon s’est amusé récemment à chercher les études prouvant l’effet protecteur sur la contamination des vaccins, avant leur mise sur le marché. Il n’en a quasiment pas trouvé. C’est donc scientifiquement, sur une base inexistante, qu’on nous a dit que la vaccination protégeait de la contamination.
Aujourd’hui, le plus officiellement du monde, si on regarde les études et publications adoubées, officielles, administrativement et politiquement correctes, il est considéré que les vaccins ne protègent pas de la contamination, ni de l’infection, qu’ils protègent des formes graves, mais seulement pendant trois mois, qu’il faut un coup de booster, à l’effet cependant incertain en raison des variants, et à l’effet encore plus temporaire. Arguments qui justifient, scientifiquement, d’obliger à la vaccination, à toujours soigneusement éviter de soigner. Sachant par ailleurs, toujours officiellement, selon la science officielle, selon ls études politiquement adoubées, que le virus chinois est peu létal, et cible des populations précises, on décide néanmoins, sur une base scientifique donc, de vacciner tout le monde, même si la vaccination n’empêche pas la propagation, même ceux qui ne courent aucun risque, et qui transmettront le virus chinois qu’ils soient vaccinés ou pas. C’est logique, c’est scientifique. On ne s’interroge pas sur le fait que certains pays, comme la Corée du Sud, connaissent leur pire épisode en terme de mortalité du virus chinois, alors que la population est largement vaccinée. Comme il est logique de créer un pass vaccinal, quand tous les scientifiques nous disent que le variant Omicron est presque sans danger, et qu’il va vacciner les population. C’est logique, c’est scientifique.
Evidement, il est hors de question de discuter de la balance bénéfice-risque de la vaccination. C’est anti-scientifique. Comme s’interroger sur la pertinence d’une vaccination en pleine épidémie, alors que, paraît-il, l’adage dit qu’on ne vaccine pas pendant une épidémie. En effet, la vaccination commencerait par affaiblir l’organisme et par le rendre plus vulnérable. Le fait qu’on constaterait une poussée des infections après chaque dose n’a pas d’importance, ce ne serait pas dans les statistiques, car on est considéré comme non vacciné jusque 14 jours après une injection.
Ne parlons pas des statistiques officielles qui montrent une augmentation de la mortalité chez les plus jeunes en 2021 dans les pays occidentaux, c’est une coïncidence. Ou cette statistique qui montre un taux de mortalité standardisé par âge deux fois plus élevé chez les vaccinés que chez les non vaccinés, en Angleterre, dans la tranche d’âge 10-59 ans. On vous répond que les vaccinés sont plus âgés, ceci expliquant cela. Sauf que c’est du taux de mortalité standardisé par âge dont il s’agit, qui atténue l’effet âge justement. Et qu’en début d’année 2021, quand ce sont les plus âgés qui sont vaccinés, la mortalité des vaccinés est plus faible, et que cette mortalité des vaccinés augmentent quand la vaccination s’étend au sein de la population, notamment auprès des moins âgés.
Se questionner, pratiquer ce qu’on appelait autrefois le doute scientifique, s’interroger sur les données, simplement se baser sur les données, chercher l’argumentation, tout cela est aujourd’hui une caractéristique des complotistes, des antivax, des anti-sciences. La science est ce qui est décidé au niveau du gouvernement, des administrations, étatistes ou supra-étatistes, et quiconque émet le moindre doute est un adepte des théories du complot. C’est le progrès, l’esprit des Lumières porté notamment par le président de la République si progressiste française.
C’est la science officielle, qui rappelle ces républiques si progressistes et si populaires, qui ont écrit ces heures les plus sombres glorieuses de notre histoire !
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