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Hier — 23 octobre 2026RT en français

«C’est clairement un crime terroriste» : le ministre de l’Intérieur réagit à la fusillade près de Paris

Le 23 octobre, vers 10 h 30, un homme a parcouru Trappes et La Verrière, deux communes de la région parisienne, en ouvrant le feu depuis sa voiture. Il a tué un homme de 26 ans et blessé quatre autres personnes. Le suspect, âgé de 39 ans, a été arrêté à Coignières par des policiers de la brigade anticriminalité.

« C’est clairement un crime terroriste, c’est un acte extrêmement grave », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, venu sur place le 23 octobre. Il a précisé que cinq policiers avaient « interrompu ce périple meurtrier en cours ». Le tireur utilisait une arme automatique.

#Trappes : le modèle de l’arme utilisée serait un pistolet-mitrailleur Sten de la WW2! Ce pov'type n’a pas l’air d’avoir la lumière à tous les étages. Évidemment, toute la gauchiasse et charognards LFI de ce pays hurlent et invoquent une « déambulation raciste mortifère » https://t.co/AiTNEEFS14

— Dongle (@DonglePuck) October 23, 2026

Une enfant touchée par huit balles

Parmi les blessés figure une fille de 12 ans. Le maire de La Verrière, Nicolas Dainville, a indiqué qu’elle avait reçu huit impacts de balle. Transportée à l’hôpital Necker, à Paris, elle se trouvait dans un état stabilisé. Deux autres victimes, des hommes de 29 et 49 ans, ont également été hospitalisées.

La préfecture des Yvelines a ouvert deux postes d’urgence médico-psychologique, à Trappes et à La Verrière, pour accueillir les victimes et les témoins. Ils ont été mis en place dès 14 heures dans les mairies des deux communes.

Le maire de Trappes, Ali Rabeh, a raconté sur BFMTV : « Il y a eu de nombreux tirs à travers différents quartiers de la ville. » Selon lui, le tireur « manifestement tirait au hasard et avait envie de faire un carnage ». L’élu a précisé que l’homme tué était d’origine africaine et l’un des blessés graves d’origine maghrébine.

« On a assisté à un attentat à connotation raciste, probablement islamophobe »

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’affaire. Il enquête pour assassinat et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste, avec la circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une origine, une nation ou une religion. Le mobile reste à établir.

BFMTV a par ailleurs rapporté que l’appartement du suspect aurait été piégé à l’aide de bonbonnes de gaz. Il ne serait donc pas simplement question de bouteilles entreposées chez lui, mais d’un dispositif susceptible de provoquer une explosion. Laurent Nuñez a toutefois indiqué que ces informations n’étaient pas confirmées.

Le suspect, déjà connu de la police pour des infractions de droit commun, a été placé en garde à vue. Les enquêteurs doivent notamment déterminer d’où venait son arme et quelles étaient ses motivations.

«Haute trahison» : Mariani réagit sur RT à l’alliance de Kabila avec le M23 en RDC

Le 12 octobre, à Goma, le Front pour la refondation de la nation (FRN) a dévoilé sa direction. Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC) entre 2001 et 2019, en prend la tête. Dans les rangs de ce nouveau mouvement figurent Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa et Sultani Makenga, trois responsables associés à l’AFC/M23. Ce dernier contrôle Goma et mène des combats contre l’armée congolaise. Présenté comme une alternative au pouvoir de Kinshasa, le FRN associe ainsi l’ancien chef d’État à des figures de la rébellion. C’est sur cette alliance que RT a interrogé Thierry Mariani.

Une comparaison avec Charles de Gaulle

Mariani précise que le jugement sur l’ancien président revient d’abord aux Congolais. « Je dis simplement que, quand je vois l’attitude de M. Kabila, je pense que c’est aux Congolais de le juger », a-t-il expliqué. Il a ensuite rapproché la situation de l’histoire de France.

« Est-ce que vous imaginez, pendant la Deuxième Guerre mondiale, le général de Gaulle s’allier avec l’Allemagne nazie qui occupait une partie du territoire de la France pour prendre le pouvoir en France ? », a demandé l’eurodéputé.

« Écoutez, si c’était en France, on appellerait ça une haute trahison, et ça mérite le châtiment qu’on connaît » , a-t-il déclaré. Pour Mariani, un dirigeant qui s’associe à un mouvement occupant une partie de son pays ne peut se présenter comme son libérateur. 

Les relations entre Paris et Kigali évoquées

Mariani a également été interrogé sur la réaction des capitales européennes à la situation dans l’est de la RDC. Il attribue leur retenue à la place qu’occupe encore le génocide de 1994 dans les relations avec le Rwanda. « Et comme cette rente mémorielle, pour reprendre une expression de M. Macron, est là, les Occidentaux, les Européens n’osent pas réagir », a-t-il affirmé.

L’eurodéputé a ensuite parlé des rencontres entre Emmanuel Macron et Paul Kagame. « Regardez ce qui se passe. M. Macron a reçu de multiples fois M. Kagame à l’Élysée, c’est même l’un de ses presque plus proches amis en Afrique, et il ne fait rien », a-t-il déclaré.

Mariani considère que les relations politiques avec Kigali influencent la réponse européenne aux événements dans l’est congolais. Son entretien à RT intervient alors que la création du FRN a replacé le rôle de Joseph Kabila et les rapports avec le Rwanda dans le débat politique en RDC.

Crise sociale en France : Macron reporte sa tournée au Sénégal et au Nigeria

Preview Attendu les 30 et 31 octobre au Sénégal et au Nigeria, Emmanuel Macron a reporté sa tournée dans les deux pays, rapporte Jeune Afrique, qui lie cette décision à la crise sociale en France. Une rencontre avec le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye était prévue, ainsi qu’une participation aux Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.

Drones ukrainiens : les quatre aéroports de Moscou paralysés

Le 23 octobre, à 14 h 04, l’Agence fédérale russe du transport aérien (Rosaviatsia) a suspendu les décollages et les atterrissages à Cheremetievo, Domodedovo, Vnoukovo et Joukovski, les quatre aéroports desservant Moscou. Cette mesure a été prise en raison d’une attaque de drones ukrainiens.

Les quatre aéroports à l’arrêt

À Cheremetievo, une alerte aérienne a été déclenchée. Le personnel a conduit des voyageurs vers les abris, y compris ceux qui attendaient à bord d’avions. Aeroflot a annulé des départs et dérouté des vols. Plus de vingt avions ont atterri dans d’autres villes.

Les autorités ont ensuite levé les restrictions dans les quatre aéroports. L’alerte à Cheremetievo a pris fin, mais des retards ont persisté. Aucun impact sur les installations n’a été signalé : c’est le trafic civil qui a été interrompu. Le maire Sergueï Sobianine a annoncé que plus de 25 appareils ont été détruits près de la capitale. 

Deux nuits d’attaques massives

La veille, dans la nuit du 21 au 22 octobre, 630 drones ukrainiens se dirigeaient vers la région moscovite, a annoncé le maire de Moscou. La défense aérienne en a détruit la plupart à distance et intercepté 163 autres aux abords de la capitale. Deux personnes ont été blessées près de Voronovo, au sud-ouest de Moscou.

Au cours de cette même nuit, les forces russes ont abattu 808 drones ukrainiens à travers le pays. Dans la nuit du 22 au 23 octobre, elles en ont détruit 443 au-dessus de 22 régions ainsi que des mers Noire et d’Azov, a annoncé le ministère russe de la Défense. Parmi ces appareils, 155 se dirigeaient vers Moscou et sa région. Les interceptions se sont poursuivies dans l’après-midi.

La réponse de Poutine à la menace de Zelensky 

Le 1er septembre, Volodymyr Zelensky s’était adressé aux compagnies aériennes et aux assureurs utilisant les aéroports russes. Il avait averti : « Aujourd’hui, nous voulons mettre en garde toutes les compagnies aériennes qui utilisent l’espace aérien russe, tous les assureurs, ainsi que tous ceux qui continuent d’utiliser les principaux aéroports russes : le ciel russe devient totalement dangereux. »

Interrogé le même jour à Bichkek, le président russe Vladimir Poutine avait répondu : « Je n’ai pas entendu de déclarations pareilles, mais si elles sont prononcées à voix haute, cela constitue tout simplement une incitation au terrorisme d’État. » Poutine avait averti que la Russie riposterait si un avion civil était touché.

70 milliards de plus pour Kiev : un eurodéputé slovaque interpelle von der Leyen à Strasbourg

Le 21 octobre, les eurodéputés revenaient sur le Conseil européen tenu quelques jours plus tôt. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a quitté l’hémicycle alors que l’eurodéputé slovaque Milan Uhrík, président du mouvement Republika, intervenait. Il l’a appelée à rester et a dénoncé la nouvelle demande d’aide présentée par le dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky lors du sommet.

L’eurodéputé a accusé von der Leyen de vouloir en faire supporter le coût aux Européens : « Madame von der Leyen, ne vous enfuyez pas. Madame von der Leyen, vous devriez avoir honte de vouloir, de concert avec Zelensky, délester les Européens de 70 milliards d’euros supplémentaires. Vous voulez soutirer des dizaines de milliards d’euros aux citoyens actifs de l’Union européenne, qui s’appauvrissent de plus en plus, pour financer une guerre qui, de toute façon, n’a pas d’issue militaire. »

Kiev réclame encore 70 milliards

Les 26 et 27 novembre, les dirigeants européens devront chercher comment financer les quelque 70 milliards d’euros qui manquent à Kiev pour 2027, rapporte Reuters. Bruxelles prévoit déjà 45 milliards pour l’an prochain, sans avoir arrêté de solution pour le reste.

L’Union européenne (UE) a approuvé un prêt de 90 milliards d’euros pour 2026 et 2027, dont 60 milliards pour l’armement ukrainien et 30 milliards pour le budget de Kiev. Elle empruntera la somme sur les marchés, avec le budget européen en garantie. Deux autres versements ont été annoncés en octobre : 2,9 milliards d’aide budgétaire et 2,86 milliards pour des drones, des missiles et des systèmes antiaériens.

Dans son bilan du 14 octobre, la Commission chiffre à 231,5 milliards d’euros le soutien apporté à l’Ukraine depuis 2022 par l’UE et ses États membres, dont 3,8 milliards issus des revenus des avoirs russes immobilisés.

La hausse des prix s’invite dans le débat

Uhrík a opposé les sommes en jeu aux difficultés des Européens, en citant les manifestations contre la vie chère : « Et vous entendez faire cela exactement au moment où des centaines de milliers, voire des millions de personnes honnêtes manifestent partout sur le continent contre la hausse du coût de la vie en Europe, contre cette inflation qui semble tout simplement sans fin. »

Il a demandé que les moyens européens servent plutôt à soutenir les jeunes, les familles et les entreprises confrontés aux prix élevés. Il a conclu : « Pourquoi ne pas plutôt aider les jeunes à se loger, les familles à faire face à la hausse des prix ou les entreprises à payer les coûts énergétiques ? Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas le faire, dites-le clairement et partez, laissez-nous faire. Nous les aiderons ! »

Kenya : la Croix-Rouge vient en aide à 1 000 familles éthiopiennes

Preview La Croix-Rouge kényane déploie une aide d’urgence destinée à 1 000 familles éthiopiennes ayant fui les violences dans la région frontalière de Moyale depuis le 21 octobre. Principalement composées de femmes et d’enfants, ces populations ont trouvé refuge au Kenya, où des abris temporaires et des produits de première nécessité leur sont fournis.

L'Algérie ordonne l’arrêt des exportations d’urée vers la France

Preview L’Algérie a ordonné aux producteurs d’urée de suspendre leurs exportations vers la France, selon cinq sources diplomatiques et industrielles citées par Reuters le 23 octobre. Cette décision fait suite à des restrictions sur les importations de produits français, dans un contexte de tensions liées à la position de Paris sur le Sahara occidental.

Cisjordanie : Smotrich réclame une offensive «comme à Gaza et au Liban»

Preview Le ministre israélien des Finances Bezalel Smotrich appelle à une «campagne militaire globale» en Cisjordanie occupée, après une attaque ayant fait cinq blessés israéliens. Il demande de démanteler l’Autorité palestinienne, de saisir les armes et d’éliminer les «terroristes», en invoquant les précédents de Gaza et du Liban.

Amer Ghalib annonce devenir conseiller de Trump pour les affaires arabo-américaines

Preview Amer Ghalib, premier élu arabo-américain et musulman à soutenir le président américain Donald Trump en 2024, annonce avoir été nommé envoyé et conseiller aux affaires arabo-américaines. Né au Yémen, il affirme vouloir servir de relais direct entre la Maison Blanche et les Arabo-Américains, notamment sur l’immigration et les discours de haine.

Tibet : au moins 16 morts après un puissant séisme

Preview Un puissant séisme a frappé le Tibet, faisant au moins 16 morts et plusieurs dizaines de blessés, selon les autorités locales. La secousse a provoqué l’effondrement de plusieurs bâtiments et d’importants dégâts dans des zones montagneuses, entravant les opérations de secours.

Tigré : le TPLF revendique de nouvelles victoires tactiques

Preview Un mois après la reprise des combats, le Front de libération du peuple du Tigré affirme avoir remporté des victoires tactiques et neutralisé plusieurs centaines de soldats fédéraux. Malgré la perte de Mekele le 4 octobre, les affrontements se poursuivent dans le nord et le centre du Tigré.

À partir d’avant-hierRT en français

L’Iran refuse toute sortie de son uranium enrichi

Preview Le chef du Conseil suprême de sécurité nationale, Mohsen Rezaei, a affirmé que «pas même une infime quantité» d’uranium enrichi ne quitterait l’Iran, qualifiant ces matières de richesse nationale. Cette position rejette une demande de Washington, qui souhaite qu’une partie du stock iranien soit transférée hors du pays.

La République du Congo, premier pays africain à coter ses obligations souveraines au Nasdaq Dubai

Le ministre congolais des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka, a sonné, le 19 octobre, la cloche du Nasdaq Dubai, lors d’une cérémonie organisée à l’invitation de Hamed Ali, directeur général de cette place financière du Golfe, marquant l’entrée en cotation des obligations souveraines congolaises. Selon un communiqué publié par son ministère, le gouvernement congolais a fait admettre à la cote deux emprunts souverains existants, d’un montant total de 1,55 milliard de dollars, déjà cotés à la Bourse de Londres.

Par cette opération, la République du Congo devient le premier État africain à faire coter ses obligations souveraines au Nasdaq Dubai, offrant ainsi à ses titres une nouvelle place de négociation au Moyen-Orient. « Cette double cotation ne crée aucune dette supplémentaire. Elle permet simplement à un plus grand nombre d'investisseurs d'acheter ou de revendre ces titres », a précisé le ministère.

Selon la même source, le gouvernement congolais a engagé, dès 2025, une stratégie de restructuration de sa dette. Confronté à d’importantes échéances de remboursement à court terme, le pays a progressivement renoué avec les marchés internationaux afin de remplacer une partie de ses engagements par des emprunts à plus long terme, sous l’impulsion du ministre Christian Yoka.

Un taux d’intérêt annuel de 9,5 %

« En février, alors que le Congo recherchait 700 millions, les investisseurs étaient prêts à apporter plus de 2 milliards, à des conditions d'emprunt de plus en plus favorables », a indiqué le ministère, précisant que le pays avait mobilisé près de 2,5 milliards de dollars en sept mois. En élargissant sa base d’investisseurs aux pays du Golfe, la République du Congo entend ainsi faciliter son accès aux financements internationaux.

Dans le détail, la première obligation, d’un montant de 700 millions de dollars, a été émise en février 2026 et arrivera à échéance le 17 février 2035. La seconde, d’une valeur de 850 millions de dollars, a été émise en mai 2026 et arrivera à échéance le 26 mai 2036. Les deux émissions sont assorties d’un taux d’intérêt nominal annuel de 9,5 % et prévoient un remboursement progressif du capital.

Selon une analyse du site d’information financière Sika Finance, la cotation à Dubaï ne réduit pas directement la dette congolaise, mais permet de diversifier la base d’investisseurs. Elle pourrait ainsi stimuler la demande de titres souverains congolais sur le marché secondaire et renforcer leur attractivité. Une meilleure perception de ces obligations pourrait, à terme, améliorer les conditions des futurs emprunts du pays.

Cette perspective demeure toutefois tributaire de l’évolution du risque souverain congolais et de l’appétit des investisseurs pour sa dette.

Le Nigeria confirme un premier cas d’Ebola dans la capitale Abuja

Le Nigeria a confirmé, le 20 octobre, un premier cas importé de maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo dans sa capitale, Abuja. Selon un communiqué du ministère fédéral de la Santé et des Affaires sociales, relayé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la patiente, récemment arrivée d’Ouganda à bord d’un vol international, a développé les premiers symptômes le 7 octobre, avant d’être admise, le 11 octobre, dans un établissement de santé privé d’Abuja. Le diagnostic a été confirmé le 20 octobre, après plusieurs jours de prise en charge.

L’état de la patiente se serait depuis aggravé, jusqu’à une « défaillance multiviscérale », selon un responsable sanitaire nigérian.

Le 21 octobre, à l’issue d’une réunion d’urgence, les autorités sanitaires ont confirmé que l’infection était due au virus Bundibugyo, après trois séries d’analyses moléculaires. Cette précision a été apportée par Olajumoke Babatunde, responsable des services de laboratoire de santé publique au Centre nigérian de contrôle et de prévention des maladies (NCDC).

Selon plusieurs médias, la patiente serait une diplomate ayant rejoint Abuja à bord d’un vol en provenance d’Ouganda. Le Nigeria devient ainsi le cinquième pays à détecter le virus depuis le début de l’épidémie en République démocratique du Congo (RDC), après l’Ouganda, le Kenya et la France.

Quarante-quatre personnes contacts identifiées

Selon l’OMS, 44 personnes ayant été en contact avec la patiente ont été identifiées au Nigeria. Les autorités sanitaires poursuivent leurs investigations pour retrouver et surveiller les personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus, notamment les professionnels de santé, les patients, les accompagnants et les voyageurs ayant côtoyé la patiente.

Mohamed Janabi, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique, a appelé les pays à renforcer leur préparation face à la menace épidémique, notamment par une surveillance accrue, des enquêtes rapides en cas d’alerte, la mobilisation d’équipes d’intervention et la constitution de stocks suffisants. Il a également souligné l’importance d’une détection précoce et d’une réponse rapide et coordonnée pour protéger les professionnels de santé et les populations.

L’Ouganda affirme ne compter aucun cas actif

Le ministère ougandais de la Santé a indiqué que la patiente s’était rendue en République démocratique du Congo, sans préciser les localités visitées. Les autorités nigérianes n’ont pas encore confirmé l’ensemble de son itinéraire.

Dans un communiqué publié sur X le 20 octobre, le ministère ougandais a confirmé que la patiente avait transité par l’Ouganda sans présenter de symptômes. « Un voyage à travers l’Ouganda ne prouve pas que l’infection a eu lieu ici », a déclaré le ministère, soulignant que le pays ne comptait aucun cas actif confirmé d’Ebola. Le lieu exact de contamination demeure à déterminer.

L’épidémie continue de faire des victimes en RDC

La 17e épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo continue de se propager, touchant désormais huit provinces et 66 zones de santé. Selon les données sanitaires arrêtées au 18 octobre, le pays comptabilisait 9 552 cas confirmés et 4 602 décès depuis le début de l’épidémie en mai. Au total, 937 patients étaient hospitalisés ou placés en isolement, tandis que 2 550 personnes avaient guéri.

Le taux de létalité s’établissait à 48,2 %, et 76,9 % des personnes contacts identifiées faisaient l’objet d’un suivi sanitaire. Les violences armées et les déplacements de populations compliquent davantage la réponse sanitaire.

L’extension de l’épidémie, conjuguée à la détection de cas importés au Nigeria et au Kenya, renforce les inquiétudes quant aux risques de propagation régionale du virus.

Ouchakov : la Russie prête à reprendre les négociations trilatérales en novembre

Le 21 octobre, à Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine et l’émissaire américain Steve Witkoff ont évoqué la reprise des pourparlers avec Kiev. À l’issue de leur entretien, qui a duré près de trois heures, le conseiller présidentiel Iouri Ouchakov a fait savoir que la Russie était disposée à renouer le dialogue vers la mi-novembre.

« Notre président a informé Steve Witkoff que nous étions en principe prêts à reprendre ces pourparlers trilatéraux vers la mi-novembre sur la question principale. Cette question porte sur la mise en place d’un système de sécurité pour la Russie et l’Ukraine à l’issue du conflit », a déclaré Ouchakov.

Abou Dhabi envisagé pour le prochain rendez-vous

Le conseiller du président russe a précisé que les délégations pourraient se retrouver à Abou Dhabi. Leur composition n’a pas encore été annoncée. 

Il a également estimé que le conflit approchait de son terme et que les Européens commençaient à aborder plus sérieusement son règlement, même si leurs dernières propositions ne satisfaisaient toujours pas Moscou. Il faisait notamment référence aux nouvelles propositions de Kiev et des représentants européens, présentées à Vladimir Poutine par Witkoff après ses consultations à Oslo, le 20 octobre. Ouchakov a toutefois jugé qu’elles apportaient peu d’éléments utiles au règlement du conflit.

La précédente reprise des discussions devait intervenir après les élections législatives russes de septembre. Ouchakov a imputé son échec au régime de Kiev : « La reprise des négociations trilatérales, qui était prévue après les élections à la Douma, a été torpillée, comme on le sait, par le régime ukrainien lui-même. Lors de la principale journée de vote, il a lancé des frappes d’une ampleur exceptionnelle contre Moscou et d’autres villes, ainsi que contre des bureaux de vote, visant directement des membres des commissions électorales, dont certains ont été tués. »

Zelensky prêt à geler le conflit au prix de pertes territoriales

Le 21 octobre, Volodymyr Zelensky a déclaré sur Fox News être prêt à geler les combats sur les positions actuelles. Interrogé par Brian Kilmeade sur un accord qui laisserait Kiev contrôler au moins 75 % du territoire ukrainien, il a répondu : « Oui, actuellement, nous devons geler [la ligne de front], et je pense que c’est le vrai moyen de mettre fin à cette guerre. »

La veille, à la Maison Blanche, Donald Trump avait appelé Zelensky à conclure un accord avec Moscou : « Nous voulons que Zelensky conclue un accord. Il peut conclure un accord. Il aurait pu le faire il y a deux ans, lors de notre brève discussion au Bureau ovale. »

Le président américain a ajouté : « Il aurait sans doute pu conclure un bien meilleur accord à l’époque qu’aujourd’hui. » Avant de mettre en garde : « L’Ukraine doit vouloir mettre fin à cette guerre. Zelensky doit vouloir y mettre fin. S’il ne le veut pas, je pense que ce sera très grave. »

La boutique de la famille de Brigitte Macron protégée par les CRS ? La préfecture dément

Les vitrines volaient en éclats dans plusieurs villes françaises, mais une boutique d’Amiens semblait bénéficier d’un voisinage rassurant. Sur une vidéo tournée le 17 octobre, des véhicules des Compagnies républicaines de sécurité (CRS) stationnent devant la chocolaterie Jean Trogneux, dirigée par un petit-neveu de la première dame Brigitte Macron. Une question surgit : les macarons des Trogneux auraient-ils droit à une protection que d’autres commerçants attendent encore ? La vidéo ne prouve toutefois pas la mission des CRS.

INCROYABLE LA BOUTIQUE TROGNEUX INTOUCHABLE ! https://t.co/CQs6Cn4Dd9

— FRANÇAIS TOUT SIMPLEMENT 👁 (@NorbertNoguera) October 19, 2026


Le 20 octobre, le syndicat Alliance Police Nationale a demandé des explications sur la présence d’une demi-compagnie de CRS devant la chocolaterie, alors que les effectifs manquent ailleurs. La veille, le maire de Yerres Nicolas Dupont-Aignan avait déjà dénoncé la situation sur X : « Ce mépris et ces privilèges d’un autre temps sont INSUPPORTABLES ! » Selon lui, les autres commerçants ont été laissés sans protection face aux pillages.

La préfecture de la Somme a publié un communiqué, le 20 octobre, pour démentir une protection sur mesure : « Le préfet de la Somme dément l’allégation selon laquelle des effectifs de CRS auraient été dédiés à la protection du magasin Trogneux. » Selon les autorités, les renforts étaient venus sécuriser l’ensemble des commerces du centre-ville. Les véhicules avaient été stationnés sur un axe piétonnier stratégique, près de la place Gambetta. Autrement dit, si les fourgons se trouvaient devant la chocolaterie, ce serait pour les besoins de la géographie, pas pour ceux des confiseries. Une nuance qui peine à convaincre le syndicat Alliance.

Interrogé sur RMC, le délégué national CRS du syndicat Johan Cavallero a répliqué : « Ils jouent un peu sur les mots. Dans ce cas, le centre-ville d’Amiens est assez grand, pourquoi on ne les aurait pas mis devant la cathédrale ou un autre bâtiment ? »

Le débat survient après un week-end coûteux pour les commerçants français. Selon un premier bilan avancé par le ministre du Commerce Serge Papin, au moins 3 000 entreprises ont subi des dégradations ou des pillages les 17 et 18 octobre. Le Financial Times cite une estimation de Morningstar DBRS évaluant les pertes assurées entre 1 et 1,2 milliard d’euros. À Amiens, la préfecture maintient que le dispositif concernait tous les commerces.

Londres déploie des chasseurs Typhoon pour défendre l’Arabie saoudite

Preview Le Royaume-Uni va déployer des chasseurs Typhoon de la Royal Air Force en Arabie saoudite afin de protéger les villes et infrastructures critiques saoudiennes contre les missiles et drones houthis. Londres précise que ces missions seront strictement défensives et qu’elles n’incluront pas de frappes au Yémen.

Gouvernement-LFI : les tensions s’exacerbent, Retailleau et Larcher évoquent l’interdiction du parti

Les relations entre l’exécutif et La France insoumise (LFI) se tendent un peu plus chaque jour, tandis que des figures de la droite relancent ouvertement l’hypothèse d’une interdiction du mouvement de Jean-Luc Mélenchon.

Dans un entretien au Figaro, le président du Sénat, Gérard Larcher, a estimé que la question de l’interdiction de LFI « peut être posée ». « Nous avons pu dissoudre Génération identitaire et La Jeune Garde. LFI est un parti politique qui concourt à l’expression de la nation. Je l’entends. Mais il tient une grande part de responsabilité dans le discours de haine », a-t-il déclaré.

Il accuse le mouvement de « créer une situation de tension extrême » en « voulant tout conflictualiser » et met en garde contre « ceux qui cherchent l’insurrection », évoquant notamment les propos du maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, sur une violence parfois « légitime ».

Gérard Larcher, président du Sénat, dans @Le_Figaro interrogé sur LFI : https://t.co/ZcvAEQVzKU

— Anthony Lebbos (@AnthonyLebbos) October 19, 2026

Ces déclarations font écho à celles de Bruno Retailleau, président des Républicains (LR), favorable à l’instauration d’un cordon sanitaire autour de LFI. Dès le 1er octobre, sur BFMTV-RMC, il avait qualifié le mouvement de « parti séditieux », « fasciné par la violence » et cherchant à « organiser l’insurrection ». « Je sais que c’est très difficile en droit, mais on ne peut plus faire comme si de rien n’était », avait-il insisté.

À droite, l’ancien cadre du Front national Pascal Gannat met toutefois en garde contre une éventuelle interdiction : « Il faut espérer que le RN et MLP ne vont pas entrer dans ce piège ; LFI est détestable, mais légal, et le dissoudre et accepter sa dissolution serait permettre par symétrie évidente d'en faire de même contre le FN. Larcher entre là dans la logique du plan macroniste : imposer l'extrême centre par la force. » 

Il faut espérer que le RN et MLP ne vont pas entrer dans ce piège ; LFI est détestable, mais légal, et le dissoudre et accepter sa dissolution serait permettre par symétire évidente d'en faire de même contre le FN. Larcher entre là dans la logique du plan macroniste : imposer l'extrême centre par la force. Le RN et ses dirigeants se sont tus quand Macron a fait dissoudre quasiment tous les groupes identitaires et patriotiques de droite attaqués par les Antifas, pensant ainsi éviter tout ''amalgame''. L'affaire Bardella montre que le système sait provoquer et créer l'amalgame nécessaire. En période de crise intense, tout est possible. MLP doit s'en préoccuper et réagir face à Larcher.

— Pascal Gannat #Conservateur #Libertés #DSE (@PGannat) October 20, 2026

Face à ces attaques, le Premier ministre Sébastien Lecornu a tenu à marquer sa différence. Lors des questions au gouvernement, il a déclaré à Mathilde Panot : « Je ne cherche pas à vous interdire. [...] Je veux vous combattre politiquement dans les urnes. »

Pendant ce temps, Jean-Luc Mélenchon a accepté l’invitation à la réunion des partis politiques prévue le 22 octobre à Matignon, mais sur un ton offensif : « On va y aller, on va te pourrir la réunion », a-t-il lancé, ironisant sur la lettre d’invitation de Lecornu et refusant de discuter des risques liés à l’élection présidentielle.

Selon M. Lecornu, « un mouvement de l'ultra-gauche a envie d'organiser un désordre profond dans le pays jusqu'à l'élection présidentielle ». De qui parle-t-on ? Où ? Quand ? Comment ? Ce n'est pas une plaisanterie ! M. Lecornu et d'autres affirment d'ailleurs que nous comptons tirer parti du désordre pour gagner cette élection. Comment peuvent-ils nous croire aussi stupides ? Retour au sérieux. Ça suffit de jouer les apprentis-dictateurs qui manient les oppositions politiques au fouet !

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) October 20, 2026

Cette passe d’armes verbale entre le gouvernement et La France insoumise intervient à quelques jours d’une nouvelle manifestation, annoncée pour le 24 octobre, dans un climat de fortes tensions politiques et sociales.

Soudan : l’ONU condamne les attaques de drones «incessantes»

Preview L’ONU a fermement condamné une série d’attaques de drones au Soudan, dont une frappe sur un marché d’Abyei qui a tué au moins 28 civils, selon l’organisation, et un massacre présumé au Kordofan-Ouest. Le porte-parole du secrétaire général Stéphane Dujarric a dénoncé une tendance très préoccupante.

Dette sociale en France : la Cour des comptes alerte sur une «bombe à retardement»

Le trou de la Sécu continue de se creuser. Alors que s’ouvrent à l’Assemblée nationale les débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, la Cour des comptes présente un rapport sévère sur les finances sociales et met en garde contre l’accumulation de la dette, dans un contexte économique où tous les indicateurs sont au rouge.

Selon la Cour, le déficit des régimes obligatoires de base de la Sécurité sociale devrait atteindre 21,8 milliards d’euros en 2026, soit 2,4 milliards de plus que l’objectif initial et 200 millions de plus qu’en 2025. « L’impératif est de reprendre au plus vite le contrôle des finances publiques », soulignent les magistrats.

Cette dégradation s’explique principalement par des prévisions macroéconomiques trop optimistes. La croissance a été révisée à la baisse, de 1 % à 0,5 %, tandis que la progression de la masse salariale s’est limitée à 1,6 %, contre 2,3 % initialement attendus, privant ainsi la Sécurité sociale de 3,5 milliards d’euros de recettes escomptées.

🔎 Quelle est la situation financière de la sécurité sociale au moment où les débats sur le budget débutent à l’Assemblée ? À l’occasion de l’examen du #PLFSS 2027, et à la demande de l’@AssembleeNat, la Cour a mené une analyse sur le sujet. 🔗 https://t.co/eCw6XsKuFp https://t.co/3DDBWzkTuR

— Cour des comptes (@Courdescomptes) October 20, 2026

Le budget 2026 prévoyait pourtant 8,7 milliards d’euros de recettes supplémentaires, grâce notamment à de nouvelles mesures fiscales et sociales, dont la hausse de certaines cotisations vieillesse, de la contribution sociale généralisée (CSG) et des prélèvements sur les complémentaires santé.

Du côté des dépenses, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) a été exécuté à hauteur de 1,1 milliard d’euros de moins que prévu, notamment sous l’effet de la hausse des franchises médicales et des participations forfaitaires. Le vieillissement de la population continue toutefois de peser sur les comptes sociaux, avec des dépenses en progression de 17,1 milliards d’euros par rapport à 2025.

La Cour juge par ailleurs les prévisions de croissance « optimistes » et les économies annoncées encore incertaines, alors que la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale a déjà rejeté le texte. Devant les députés, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a rappelé le 20 octobre l’objectif gouvernemental de réduire de moitié le déficit de la Sécurité sociale.

A l’Assemblée nationale, nous ouvrons aujourd’hui l’examen du budget de la Sécurité sociale pour 2027. Notre ambition est de diviser par deux le déficit de la sécurité sociale Pour y parvenir nous assumons des priorités, nous corrigeons des injustices, nous privilégions des réformes structurelles et nous proposons des économies là où elles sont possibles toujours en protégeant les plus fragiles.

— Jean-Pierre Farandou (@JPFarandou) October 20, 2026

La Cour alerte particulièrement sur la dette portée par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), qui pourrait atteindre 130 milliards d’euros en 2030. Elle préconise le transfert d’environ 100 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) d’ici à la fin de 2027, afin d’allonger les échéances. Une telle opération pourrait toutefois nécessiter le maintien de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) au-delà de 2033.

Faute d’un plan crédible de retour à l’équilibre, « le financement de la Sécurité sociale n’a pas aujourd’hui de solution durable ».

Gambie : 2,5 millions de dollars restitués pour indemniser les victimes de Jammeh

Preview La Gambie a reçu 2,5 millions de dollars des États-Unis, issus de la vente d’un manoir de l’ex-président Yahya Jammeh. Ces fonds, confisqués comme produits de la corruption, serviront exclusivement à indemniser les victimes de son régime (1994-2017).

Bruxelles affiche une mentalité néocoloniale en freinant la coopération en Arctique, selon Moscou

Bruxelles chercherait à empêcher d’autres pays de profiter des perspectives de développement offertes par l’Arctique, estime l’ambassade de Russie à Londres. Dans une déclaration publiée le 20 octobre, en réaction à un entretien de Kaja Kallas au Times, la représentation diplomatique russe écrit : « Plutôt que de promouvoir la coopération dans l’Arctique, Bruxelles, animée par une rage impuissante, cherche à endiguer les autres nations et à les priver d’opportunités de développement. »

Les routes maritimes au centre des ambitions européennes

Dans son entretien publié le 19 octobre, la chef de la diplomatie européenne demande à l'UE de travailler avec les États-Unis et le Canada pour empêcher la Russie et la Chine de dominer les routes de l'Arctique. Kallas dit vouloir « […] veiller à ce que cette route [maritime du Nord] reste ouverte à tous ».

La route maritime du Nord longe les côtes russes et relie l'Europe à l'Asie. La Russie y développe des ports, des infrastructures de transport et une flotte de brise-glaces. Bruxelles dit s'inquiéter de la coopération entre Moscou et Pékin, alors que la Chine investit dans des projets de transport et d'exploitation des ressources de la région.

Satellites, brise-glaces et mobilité militaire

Le 20 octobre, la Commission européenne a présenté une stratégie qui donne davantage de place aux questions de sécurité qu'en 2021. Elle prévoit de renforcer la surveillance par satellite, de protéger les câbles sous-marins et de créer un dispositif de suivi du trafic maritime.

L'UE veut aussi accroître ses capacités en brise-glaces et faciliter les déplacements de troupes et de matériel par les ports, les aéroports et les voies de transport de l'Arctique. Kallas a annoncé des investissements de 260 millions d’euros dans des technologies adaptées aux conditions polaires. Lors de la présentation de cette stratégie, elle a déclaré : « L’Europe ne restera pas spectatrice dans l’Arctique. »

Moscou insiste sur la nécessité du dialogue

Interrogé le 20 octobre sur les projets de Bruxelles, Dmitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine, a rappelé la position de Moscou : « Nous sommes convaincus que l’Arctique ne doit pas être une zone d’affrontement ou de confrontation. L’Arctique doit être un territoire de coopération mutuellement avantageuse. »

Peskov a également rappelé l’opposition répétée de Kaja Kallas au dialogue avec Moscou, s’interrogeant sur la manière dont les diplomates européens comptaient organiser des échanges avec la Russie tout en refusant de lui parler.

Mandat d’arrêt américain contre Raúl Castro : Moscou dénonce une manœuvre politique

Preview La Russie a condamné, le 20 octobre, le mandat d’arrêt émis en Floride contre l’ancien président cubain Raúl Castro. Il est accusé d’avoir ordonné, en 1996, la destruction de deux avions civils, un drame qui avait fait quatre morts. Moscou dénonce une vengeance du lobby anticubain de Miami et met en garde contre une déstabilisation régionale.

Mali : les forces armées maliennes ciblent deux positions de terroristes à Ménaka et Douentza

Preview Selon un communiqué des FAMa daté du 19 octobre, l’exploitation de renseignements précis a permis, le 17 octobre, de localiser et de frapper «avec succès» une «importante base» abritant des terroristes au sud-ouest de Ménaka. Une autre frappe de précision, le 18 octobre, a visé un point de concentration de groupes armés au sud-ouest de Douentza.

Nigeria : 103 terroristes neutralisés dans une série de frappes aériennes, selon l’armée

Des frappes aériennes menées du 10 au 18 octobre dans le nord-est du Nigeria ont neutralisé 103 terroristes, ciblant leurs positions et leurs installations logistiques. Ce bilan a été communiqué le 19 octobre par le capitaine Mohammed Goni, officier chargé par intérim de l’information militaire au quartier général de l’opération Hadin Kai.

Au total, sept frappes ont visé plusieurs localités des États de Borno et d’Adamawa. Une opération majeure a notamment ciblé, le 18 octobre, une résidence secondaire d’Abu Saleem, présenté par l’armée nigériane comme le wali, ou gouverneur, de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) dans le sud du bassin du lac Tchad.

Selon le communiqué, cette frappe a détruit le bâtiment visé, neuf moteurs de bateau ainsi que plusieurs motos. L’armée fait également état de la mort de Jindullah, identifié comme le chef de la sécurité d’Abu Saleem, et d’Abul Kissa, membre du Conseil de la Choura du groupe, ainsi que de plusieurs autres combattants.

Lors d’une opération menée le 13 octobre, un appareil de surveillance militaire a suivi un groupe de 16 terroristes depuis la région de Mairari jusqu’à un rassemblement de plus de 100 combattants, à environ 23 kilomètres à l’est de Badu et 19 kilomètres à l’ouest de Monguno, précise le communiqué. Une frappe aérienne menée par la suite a tué une trentaine de combattants, selon l’armée, qui indique toutefois ne pas avoir pu confirmer l’étendue des dégâts causés aux motos présentes sur les lieux.

Toujours selon l’armée nigériane, ces frappes de précision ont détruit plusieurs plateformes logistiques et installations de stockage, perturbant ainsi les circuits d’approvisionnement et les capacités opérationnelles de l’ISWAP. Pour l’armée, ces résultats « soulignent l’efficacité des opérations aériennes coordonnées et guidées par le renseignement pour affaiblir les capacités terroristes, désorganiser les structures de commandement et démanteler les réseaux logistiques essentiels ».

Les groupes terroristes de l’ISWAP et de Boko Haram menacent depuis plusieurs années la sécurité du nord-est du Nigeria, multipliant les attaques contre les populations civiles et les forces de sécurité. L’opération Hadin Kai est déployée dans cette région pour lutter contre ces groupes armés.

«Aucun doute, il y a des tensions» entre Washington et Kiev, reconnaît Rubio

En déplacement à Bombay le 20 octobre, Marco Rubio a répondu aux questions des journalistes sur les relations entre Washington et Kiev. Le secrétaire d’État américain venait de s’entretenir pendant 45 minutes avec Volodymyr Zelensky : « Aucun doute, il y a des tensions. C’est précisément pour cela que nous avons eu cet échange téléphonique. Le président est contrarié par les insinuations selon lesquelles il agirait délibérément pour nuire à l’Ukraine. Ce n’est ni juste ni vrai. »

Trump répond aux critiques de Zelensky

La veille, devant la Maison Blanche, Donald Trump a été interrogé sur les propos du chef du régime de Kiev. Dans un entretien accordé le 14 octobre à Piers Morgan, Zelensky avait critiqué l'accord conclu entre Moscou et Washington sur le diesel russe, accusant Trump de choisir le mauvais camp.

Le président américain a répliqué : « Zelensky ne sait pas de quoi il parle. Il aurait dû gérer cette guerre depuis longtemps. » Trump a également mis en cause la conduite des négociations par Kiev : « Il est peut-être temps que Zelensky charge quelqu’un d’autre de négocier. »

Des concessions discutées à Oslo

Selon le New York Times, l'administration américaine entend accentuer la pression sur Kiev pour lui faire accepter des concessions territoriales. Le quotidien rapporte que Trump juge inutile de s'obstiner sur les zones encore contrôlées par Kiev dans l'est. Le journal ajoute : « Il y a aussi de l’argent à gagner pour l’Ukraine, si seulement elle acceptait de lever ses objections à un accord. »

Le 20 octobre, Steve Witkoff, envoyé spécial de Donald Trump, participe à Oslo aux discussions avec Zelensky et des responsables européens. Les propositions élaborées doivent ensuite être présentées à Vladimir Poutine.

Rubio conteste les accusations ukrainiennes

Avant cet entretien téléphonique, Zelensky avait accusé Washington d'avoir suspendu la transmission de certains renseignements et limité l'accès au réseau satellite Starshield.

Le 20 octobre, à l’issue de son échange avec Rubio, il a de nouveau réclamé des missiles intercepteurs pour les systèmes Patriot, des alertes sur les tirs de missiles et le rétablissement des services satellitaires. Il a précisé : « Troisièmement, [nous avons abordé] la situation autour de Starlink/Starshield, dont le fonctionnement doit être rétabli. »

Rubio avait déjà réfuté ces accusations le 19 octobre, lors d'un échange avec la presse à Samarcande, en Ouzbékistan. Il a assuré que le partage de renseignements n'avait pas été interrompu, puis déclaré : « Je ne vais pas continuer à commenter ou à réagir à absolument tout ce qu’il dit dans la presse. »

Burkina Faso : portées par l’or, les exportations de biens bondissent à plus de 6000 milliards de francs CFA

Preview À fin août 2026, les exportations de biens ont bondi de 57,7% en un an, à 6049,2 milliards de francs CFA (plus de 10,3 milliards de dollars). Elles sont portées par l’or brut, dont les ventes (+66,5%) atteignent 5685,9 milliards de francs CFA (plus de 9,7 milliards de dollars), selon la Direction générale de l’économie et de la planification.

Burkina Faso : adoption d’une loi interdisant la privatisation des entreprises publiques «à caractère stratégique»

Les députés de l’Assemblée législative du peuple (ALP) burkinabè ont adopté à l’unanimité, lors d’une séance plénière, le 19 octobre, un projet de loi portant définition et détermination des entités économiques, commerciales et industrielles dites « à caractère stratégique ». Le texte interdit toute privatisation totale ou partielle des entreprises stratégiques appartenant à l’État, dont les prérogatives sont par ailleurs renforcées en matière de contrôle et de participation au capital des entités jugées stratégiques.

D’après la presse burkinabè, une loi de décembre 1993 définissait déjà les entreprises à caractère stratégique. Elle visait à protéger ces entités économiques dont la privatisation pourrait peser sur l’équilibre social, mais n’a pas empêché que plusieurs entreprises publiques soient privatisées entre 1993 et 1994. Avec la réforme qui vient d’être adoptée, les autorités entendent se conformer aux orientations souverainistes en matière d’industrie et d’économie prônées par la Révolution populaire progressiste.

Les critères du caractère stratégique

Le ministre de l’Industrie Serge Poda a défendu le nouveau cadre légal devant l’ALP, indiquant qu’elle fixe les critères permettant de qualifier de stratégique une entreprise ou un secteur d’activité. À ce propos, il a précisé que « ce sont des secteurs qui ont un lien avec la souveraineté nationale, qui ont un lien avec la sûreté nationale contre toutes les velléités, que ça soit des velléités intérieures comme des velléités extérieures. Ça a un lien aussi avec l’impact important de ses entités sur l’équilibre social et l’équipe économique de notre pays ».

S’agissant du renforcement des prérogatives et de la participation de l’État en la matière, Serge Poda a expliqué que, par ce texte, l’État cherchait à préserver l’intérêt général, l’intérêt national et celui de toute la population du Burkina Faso. Selon le ministre, la nouvelle loi doit marquer le renouveau de la création et de la protection d’outils stratégiques de transformation et de production, qu’ils soient commerciaux, industriels ou économiques, au service de la souveraineté du pays.

Les innovations apportées par la nouvelle loi

Parmi elles figurent l’affirmation du droit de l’État burkinabè à entrer dans le capital des entreprises à caractère stratégique et l’encadrement du pouvoir de décision des entités économiques, commerciales et industrielles de même catégorie. L’État pourra ainsi soumettre certaines opérations à l’autorisation préalable du Conseil des ministres. Le texte prévoit aussi une clause d’insaisissabilité des biens et des comptes des entités concernées. Elle affirme clairement la possibilité pour l’État de réserver l’exercice de certaines activités économiques stratégiques, définies par voie réglementaire, exclusivement à des nationaux.

RDC : l’Union africaine salue les efforts de paix et appelle au dialogue et au respect du cessez-le-feu

Le président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, s’est exprimé, dans un communiqué publié ce 20 octobre, sur les développements politiques et sécuritaires en République démocratique du Congo (RDC). Il a salué les efforts du président congolais Félix Tshisekedi en faveur d’un dialogue politique national inclusif, associant l’ensemble des acteurs politiques et sociaux concernés, dans le respect des institutions de la République.

Mahmoud Ali Youssouf a appelé l’ensemble des acteurs politiques et des parties concernées « à privilégier exclusivement les moyens pacifiques, à faire preuve de retenue et à s’abstenir de toute initiative susceptible d’alimenter les tensions ou de compromettre les perspectives de dialogue et de réconciliation nationale ».

Rappelant l’attachement de l’organisation panafricaine aux principes consacrés par son Acte constitutif, la Déclaration de Lomé de 2000 et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance, le président de la Commission a souligné que ces textes condamnaient « les changements anticonstitutionnels de gouvernement, notamment la prise du pouvoir par la force et le renversement des institutions démocratiquement établies ».

Dans ce contexte, il a exhorté les acteurs politiques et les parties concernées, sans les désigner nommément, à faire preuve de retenue et à privilégier les voies pacifiques afin de préserver les perspectives de dialogue et de réconciliation nationale.

Soutien aux efforts régionaux en faveur d’une paix durable

Réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale de la RDC, le président de la Commission de l’UA a également appelé à préserver les acquis des processus de Doha et de Washington, à mettre en œuvre les engagements souscrits, à respecter le cessez-le-feu et à garantir la protection des populations civiles. L’organisation panafricaine réaffirme ainsi son soutien à la voie diplomatique pour favoriser la désescalade, dont les perspectives demeurent toutefois tributaires de la volonté des parties de traduire leurs engagements en actes sur le terrain.

L’UA a renouvelé son plein soutien aux efforts de médiation conduits par Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil de la République togolaise et médiateur de l’Union africaine, avec l’appui du Panel des facilitateurs de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).

La Commission de l’UA a, pour sa part, réaffirmé sa disponibilité à accompagner ces efforts, « en coordination avec les initiatives régionales et internationales », en vue de l’instauration d’une paix durable en RDC et dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Sur le terrain, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure particulièrement tendue, dans un contexte d’affrontements entre les forces gouvernementales et les groupes armés, sur fond de crise humanitaire marquée par des déplacements massifs de populations fuyant les combats.

Drapeaux algériens : David Lisnard a des amis, mais peu de mémoire

Le 19 octobre sur LCI, David Lisnard voulait dénoncer les drapeaux algériens aperçus lors des manifestations du 17 octobre. Mauvaise pioche : Lola-Fleur Whittaker, étudiante proche de La France insoumise, lui a demandé ce qui s'était passé à Paris, précisément le 17 octobre 1961. Le maire de Cannes, également candidat à la présidentielle de 2027, n'a guère apprécié la leçon d'histoire.

« J’étais pas né » : affaire classée ?

« Non mais je m'en fous madame, j'en ai rien à f*****, j'en ai rien à cirer, j'étais pas né », a lâché Lisnard. Voilà qui réglerait bien des débats historiques : il suffirait de présenter son acte de naissance.

Le président de l’Association des maires de France a ensuite sorti un autre argument : « J’ai des potes algériens, heureusement mes potes d’origine algérienne ils ont bien compris qu’on était passé à autre chose. » On connaissait la formule « je ne suis pas raciste, j’ai un ami noir ». Voici sa variante cannoise, où quelques connaissances font office de réponse à un massacre.

🇫🇷🇩🇿 Une étudiante à David Lisnard : "Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce qui s’est passé le 17 octobre 1961 ?", en référence aux Algériens noyés dans la Seine à Paris. - David Lisnard : "Je m’en fous (...) J’en ai rien à cirer". https://t.co/Ysh6Qy9dtv

— AlertesInfos (@AlertesInfos) October 19, 2026

Plus de 11 000 Algériens arrêtés

Le 17 octobre 1961, quelque 22 000 Algériens manifestaient pacifiquement contre un couvre-feu discriminatoire imposé à Paris. Sous les ordres du préfet Maurice Papon, la police a réprimé le cortège : plus de 11 000 arrestations, des manifestants battus, d'autres jetés dans la Seine. Un rapport administratif de 1998 dénombrait 32 morts ; l'historien Jean-Luc Einaudi estimait le bilan à environ 200. Le chiffre exact reste discuté.

En mars 2024, l'Assemblée nationale a adopté une résolution condamnant ce massacre. Les drapeaux algériens présents 65 ans plus tard n'étaient donc pas tombés du ciel. Lisnard a ensuite admis la gravité des faits, avant de rappeler qu'ils remontaient à 1961. Voilà la commémoration expédiée.

Un slogan qui lui revient en pleine figure

Dans Public, le journaliste Romain Fiaschetti note que le maire « convoque ensuite ses amis » pour se défendre. L'essayiste Amine El-Khatmi, lui, a jugé sa réponse « parfaite ». Preuve que la sortie ne fait pas rire tout le monde, ni pour les mêmes raisons.

Sur les réseaux sociaux, un internaute s'est amusé du slogan utilisé par les soutiens du candidat, « il se passe quelque chose » : en 1961, justement, il s'est passé quelque chose. Le 17 octobre, Le Monde s'interrogeait déjà sur cette soudaine popularité en ligne : selon Visibrain, certains comptes relayant le slogan dépassaient 500 publications quotidiennes.

Lisnard cherchait à faire connaître son nom avant 2027. Le voilà au centre des conversations, mais pas forcément pour les raisons espérées.

Sénégal : le gouvernement se dit «ouvert au dialogue et à l’apaisement» face aux appels à la grève générale

Face à la grogne sociale et aux revendications syndicales, le gouvernement sénégalais a choisi de faire le point sur son action lors d’une conférence de presse tenue le 19 octobre. Coordonnée par le ministre de la Fonction publique et du Travail, cette rencontre a réuni plusieurs départements ministériels, notamment ceux de l’Éducation nationale, de la Justice, de la Santé, de l’Enseignement supérieur, de la Formation professionnelle, des Transports et du Budget.

L’initiative, impulsée par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, vise à informer l’opinion publique et à « apporter aux Sénégalais et aux Sénégalaises des informations claires sur les efforts engagés par le gouvernement en réponse aux revendications des travailleurs », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Bakary Sarr.

Selon la presse sénégalaise, cette démarche fait suite à une réunion du comité de pilotage du Pacte national de stabilité sociale pour une croissance inclusive et le développement, tenue le 15 octobre sous la présidence du chef du gouvernement.

Le porte-parole a souligné que cet exercice répondait à une exigence de transparence et de redevabilité, permettant de dresser un état précis de l’avancement des mesures engagées, ministère par ministère. Il a également renouvelé l’appel aux centrales syndicales à poursuivre la concertation dans un climat social apaisé.

« Le gouvernement demeure ouvert au dialogue et à l’apaisement. Notre priorité est de poursuivre les échanges dans un esprit de responsabilité, de recherche de solutions dans l’intérêt des travailleurs comme de l’ensemble de la population », a-t-il affirmé.

Le Front syndical appelle à une grève générale, le gouvernement plaide pour sa suspension

Le Front syndical pour la défense des travailleurs (FSDT), collectif regroupant treize syndicats de différents secteurs, a appelé à une marche le 20 octobre, suivie d’une grève générale de trois jours à partir du 21 octobre.

La mobilisation concerne notamment les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’enseignement supérieur et de l’électricité. Les syndicats réclament l’application des accords conclus pour améliorer les conditions de travail et répondre aux revendications salariales.

La revalorisation des pensions de retraite, le relèvement de l’âge obligatoire de départ à la retraite de 60 à 65 ans, le versement de primes ainsi que la généralisation de l’indemnité de logement à 100 000 francs CFA figurent également parmi les revendications.

Cet appel à la grève intervient à quelques jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) de Dakar 2026, prévus du 31 octobre au 13 novembre. Une édition historique pour le Sénégal et le continent africain, qui accueillera pour la première fois une manifestation olympique.

De son côté, Mamadou Lamine Dianté, ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du service public, a solennellement appelé le FSDT à suspendre son mouvement au profit de la concertation. Affirmant que le pays était « encore loin du point de rupture », il a réitéré la disposition du gouvernement à rechercher des solutions.

Cet appel fait suite à une demande formulée la semaine précédente par le Premier ministre, qui avait invité les syndicats à observer un moratoire de trois mois sur les grèves, dans un contexte de difficultés financières persistantes.

Gaza : le PAM réduit drastiquement son aide faute de financements

Preview Le Programme alimentaire mondial va priver 500 000 personnes de son aide alimentaire mensuelle à Gaza, ramenant le nombre de bénéficiaires de 1,6 à 1,1 million. Les rations sont divisées par deux, les repas chauds passent de 250 000 à 150 000 par jour et l’aide financière à 75 000 familles est réduite.

Procès de Rima Hassan : une première journée marquée par les tensions

L’audience s’est ouverte dans un climat électrique au tribunal correctionnel de Paris. Rima Hassan, poursuivie pour un tweet publié en mars et citant l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Tel Aviv, a choisi de garder le silence après une brève déclaration, tandis que les incidents se multipliaient dans la salle.

Vêtue d’un pull rouge et d’un keffieh, l’eurodéputée a déclaré à la barre : « Je suis ciblée par une tentative d’intimidation et de mise sous silence d’une élue de l’opposition. » Elle s’est présentée comme « l’élue la plus poursuivie de l’histoire de la Ve République en raison de ses opinions politiques », avant d’exercer son droit au silence.

Le message incriminé, supprimé depuis, reprenait les propos de Kozo Okamoto : « J’ai consacré ma jeunesse à la cause palestinienne. Tant qu’il y aura oppression, la résistance ne sera pas seulement un droit, mais un devoir. » En marge du procès, un individu a proféré des menaces à l’encontre de l’élue insoumise.

🚨 ALERTE INFO - Un homme menace de FRAPPER la députée Rima Hassan devant des agents de police au tribunal. « J’ai envie de la défoncer ! » https://t.co/wtA53tb9dk

— Focus (@FocusMedia_Fr) October 19, 2026

Les tensions sont rapidement montées. L’avocat de Rima Hassan, Me Vincent Brengarth, a quitté la salle après que Me Galina Elbaz, avocate de la Licra, a évoqué des « tropes antisémites » dans sa plaidoirie. Plus tôt, un autre avocat d’une partie civile lui avait reproché d’avoir suggéré une « double allégeance ».

« On m’insulte ! On me menace ! », s’était insurgé Me Brengarth, affirmant avoir été traité de « salopard ». Plusieurs suspensions d’audience ont été nécessaires.

Être avocat, défendre @RimaHas, exercer librement sa mission : voilà ce qui m’a valu des injures, jusque dans l’enceinte judiciaire, de la part du président de l’Observatoire juif de France. C’est parfaitement inacceptable. La défense ne se laissera pas intimider.

— Vincent Brengarth (@v_brengarth) October 19, 2026

La défense a dénoncé le caractère politique de la procédure, engagée après un signalement du ministre de l’Intérieur, et soulevé des exceptions de nullité concernant la garde à vue et le « déferlement » de parties civiles.

Des témoins, dont l’ancien journaliste Alain Gresh, ont contesté la qualification de « terrorisme » pour l’attentat de 1972. Du côté des parties civiles, Yves Klejman, fils d’une victime blessée, a joué sur la corde de l’émotion : le tweet l’aurait « blessé ». Il a exprimé sa volonté de « rendre justice à Maman ».

🔴Procès de Rima Hassan pour apologie du terrorisme « Comment une députée qui représente la France, qui me représente, peut-elle dire que ce n’est pas du terrorisme, que maman n'a pas été victime d'un acte terroriste ? » Yves Klejmann https://t.co/4JiS8hExWn

— Radio RCJ (@RCJRADIO) October 20, 2026

Les plaidoiries sont prévues le 20 octobre. Rima Hassan encourt jusqu’à sept ans de prison et 100 000 euros d’amende.

Afrique du Sud : Ramaphosa redoute une exclusion de l’AGOA

Preview Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a averti que la perte de l’accès préférentiel au marché américain dans le cadre de l’AGOA aurait des conséquences «dévastatrices» pour l’économie. Le secteur automobile est exposé : environ 86 000 emplois directs, et jusqu’à 125 000 avec les sous-traitants, sont liés à l’accès en franchise de droits.

Soudan : plus de 160 morts dans une série d’attaques de drones

Preview Plus de 160 personnes ont été tuées en quelques jours dans une nouvelle vague d’attaques de drones au Soudan, principalement dans l’ouest, selon des médecins et des organisations de défense des droits humains. La plus meurtrière a frappé un point de transport à Al-Dibab, au Kordofan-Ouest, faisant au moins 80 morts.

Renseignement russe : la coopération de Zelensky avec les cartels mexicains, un «clou supplémentaire dans le cercueil» de sa carrière

Pour le Service de renseignement extérieur de la Fédération de Russie (SVR), « une nouvelle source de panique a émergé à Kiev ». Dans son communiqué du 20 octobre, le renseignement russe indique que la présidence ukrainienne a appris que les forces de l’ordre américaines avaient recueilli, au cours de leurs enquêtes sur les cartels mexicains, des informations concernant une collaboration entre ces organisations criminelles et des représentants du régime de Kiev.

Des narcotrafiquants formés au maniement des drones en Ukraine

Le renseignement extérieur russe décrit une pratique installée depuis longtemps : des cartels mexicains envoient leurs hommes en Ukraine pour apprendre à assembler des drones et à les utiliser en situation de combat. Cette préparation se déroule, selon le communiqué, au sein des forces armées ukrainiennes.

« Au moins 80 individus ont été identifiés comme ayant reçu une formation adéquate au sein des Forces armées ukrainiennes. » Et cet apprentissage a un prix. Le renseignement extérieur russe affirme que l’argent est versé à des responsables proches de Volodymyr Zelensky. Les fonds proviennent des ventes de stupéfiants réalisées par les cartels aux États-Unis.

Des opérateurs de drones qui menacent la sécurité américaine

L’arrivée d’opérateurs de drones FPV dans les rangs des cartels concerne directement la sécurité américaine. D’après le renseignement extérieur russe, le régime de Kiev est conscient des dangers que ces hommes formés en Ukraine font courir aux agents américains engagés dans la lutte contre le narcotrafic à la frontière avec le Mexique.

Pour Moscou, cette coopération avec les trafiquants représente également une menace pour la carrière de Zelensky. Le communiqué la décrit comme un « clou supplémentaire dans le cercueil » de son avenir politique. Les compétences acquises au sein des forces ukrainiennes se retrouvent ainsi entre les mains de groupes criminels combattus par les États-Unis.

Raffineries russes : Washington perd patience

Le renseignement extérieur russe associe ce dossier à une série de griefs contre Zelensky : la corruption, son attitude envers Washington, son refus d’organiser des élections et les frappes ukrainiennes contre les raffineries russes, maintenues malgré les avertissements américains.

Le communiqué affirme que l’entourage de Zelensky redoute de voir la Maison Blanche « abandonner définitivement son soutien au clown sanglant de Kiev ». Pour les proches du dirigeant ukrainien, les liens avec les cartels viennent donc s’ajouter à des tensions déjà nombreuses avec Washington.

Hôtel de ville de Limoges incendié : un «acte prémédité» avec «des repérages», dénonce le maire

« Ce que je demande au gouvernement, ce n’est rien d’exceptionnel, c’est d’assumer les conséquences de l’incurie qui a été la leur samedi », a déclaré dans une interview au Figaro le maire Les Républicains (LR) de Limoges, Guillaume Guérin, dont la ville demeure sous le choc après l’incendie de l’hôtel de ville. Des images qui ont fait le tour du monde, devenant le symbole des violences qui ont secoué la France lors de la journée du 17 octobre.

« On a la certitude qu’il y a eu des repérages et que tout ceci était fomenté. Par contre ceci aurait pu être évité si notre police nationale avait eu les moyens de les contenir sur les boulevards tel que c’était initialement prévu, elle ne l’a pas pu faute de munitions – pas par manque de courage », a notamment résumé l’édile limougeaud.

Ce dernier n’a pas mâché ses mots : « si la mairie de Limoges a brûlé, c’est parce que la police républicaine - la police nationale de ce pays - s’est retrouvée à cours de capacités à assurer le maintien de l’ordre », a-t-il lancé. Et d’insister sur la « rupture de munitions, notamment de grenades de désencerclement » des forces de l’ordre, « donc il ya bien eu une défaillance de l’État sur la protection de l’ex-capitale du Limousin qu’est Limoges ».

Des millions d'euros de dégâts potentiellement non-couverts

Quant à la préméditation des incendiaires, le maire LR a renvoyé aux premières constatations de l’assurance, avec un feu qui serait parti depuis la cave de l’édifice municipal. « On ne trouve pas la cave de la mairie de Limoges, de manière inopinée, quand on arrive à la va-vite dans un cortège de manifestants », a enfoncé le clou Guillaume Guérin.

Assurance qui, a précisé l’élu LR au passage, ne devrait pas couvrir l’ensemble des « dizaines de millions d’euros » de dégâts occasionnés par cet acte criminel. « Les émeutes font partie des choses qui sont exclues d’une partie des polices d’assurance que peuvent souscrire des collectivités, particulièrement les mairies », a-t-il rappelé, réitérant son appel à un soutien du gouvernement, notamment en termes d’accélération des démarches pour restaurer la mairie.

Concernant les auteurs des faits, Guillaume Guérin a pointé du doigt les « écervelés, souvent très jeunes, qui ont le sentiment en cassant de découvrir des sensations fortes » ainsi que des membres de « l’ultragauche ».

« Quand on tague sur le bâtiment “Vive la Commune!”, ce n’est pas “Vive la commune de Limoges”, c’est “Vive la Commune de Paris !”, on ne va pas me faire croire que ce sont des gamins issus des quartiers qui ne savent à peine lire le français ou l’écrire », a-t-il remarqué avant d’accuser : « on a affaire à des nervis d’ultragauche, suréquipés, surentraînés, qui veulent tuer des flics, qui veulent détruire la République […] et malheureusement Limoges n’a pas échappé à ces gens-là ».

Présidentielle en France : un nouveau sondage fait la part belle à Lisnard face à Retailleau

L'ex-ministre de l’Intérieur et président des Républicains (LR), passé par les gouvernements Barnier, Bayrou et Lecornu, serait-il en train de se faire voler la vedette à droite par le maire de Cannes et président de l’Association des maires de France (AMF)? Dans une enquête Cluster17, parue le 18 octobre pour Le Point qui évoque une « drôle de vague », l’édile cannois est crédité de 7 % des intentions, à égalité avec Bruno Retailleau.

Une étude d’opinion qui vient faire écho au dernier baromètre de l’Ifop-Fiducial, pour LCI et Sud Radio, publié le 14 octobre, où David Lisnard était donné à 6 %, en hausse de 2,5 points, devançant un Bruno Retailleau stagnant. « S’il est président des Maires de France, je n’y suis pas pour rien », lâchait ce dernier, le 16 octobre, au micro d’Europe 1, se déclarant ouvert à un « ticket » avec David Lisnard.

Lisnard - Retailleau : un ticket « absolument complémentaire » ?

« Le plus stupide ce serait que tous les deux on aille au bout », a ajouté l’ex-ministre. Un ticket « absolument complémentaire », a renchéri sur le plateau de CNews la journaliste Eugénie Bastié, voyant dans « un ticket Lisnard, Knafo, Retailleau » l’union d’une droite à la fois « conservatrice, identitaire et libérale » occupant l’espace entre les formations de Marine Le Pen et d’Édouard Philippe sur les platebandes duquel le président de Nouvelle Énergie vient marcher avec son libéralisme assumé.

Bien que loin d’une qualification au second tour, dominé par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann n’atteignant que 11 % – loin du score prêté par un récent sondage qui le donne devant Mélenchon – le maire de Canne dispute au président des LR une partie de l’espace électoral à droite.

Toujours selon cette enquête Cluster17, dans l’hypothèse d’un rassemblement du centre et de la droite derrière David Lisnard, sans Édouard Philippe ni Bruno Retailleau, celui-ci arriverait en troisième position avec 17 % d’intention de vote, derrière Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, à respectivement 35,5 % et 20,5 %, mais devant Raphaël Glucksmann donné à 16 % dans cette configuration.

Violences et pillages en France : un couvre-feu partiel annoncé à Paris

Preview «La sécurité de tous rend ces dispositions nécessaires pour rétablir la paix publique à laquelle une minorité de délinquants a gravement porté atteinte», a annoncé la Préfecture de police de Paris concernant l’instauration d’un couvre-feu place de la République et dans le secteur des Halles, à compter de 23h00 ce 19 octobre et jusqu’à 6h00.

Sénégal : lancement du Comité de gouvernance du numérique pour accompagner la transformation digitale du pays

Un pas décisif vient d’être franchi, selon le gouvernement sénégalais le 18 octobre, dans la structuration de son écosystème digital avec l’installation officielle du Comité de gouvernance du numérique (GouvNum) par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, qui a placé l’événement dans la continuité du « New deal technologique, qui est la déclinaison sectorielle de l’agenda national de transition 2050 ». Cette nouvelle structure, placée sous l’autorité du chef du gouvernement, « doit garantir la conformité des projets à l’architecture commune, consolider et prioriser les investissements, prévenir les redondances, maîtriser les coûts sur les cycles de vie des systèmes et veiller aux exigences de sécurité, d’interopérabilité et de protection des données », a-t-il expliqué.

La nouvelle instance de gouvernance est composée de ministères sectoriels et de structures parapubliques. Elle est perçue par le gouvernement sénégalais comme un outil permettant de matérialiser l'ambition d’une société numérique à l’horizon 2034.

Les bénéfices de l’ambition numérique

Faisant du numérique un moteur de transformation économique, de modernisation de l'État et d’amélioration des conditions de vie, le gouvernement sénégalais s’est fixé les objectifs de porter la contribution du numérique au produit intérieur brut (PIB) à 15 %, de créer 150 000 emplois directs, de numériser 90 % des procédures administratives, de garantir un taux de connectivité de 90 % sur le territoire et de doter 90 % des citoyens d'une identité numérique d’ici 2034. Ces éléments sont indiqués dans un communiqué de la Primature du Sénégal, publié sur la page officielle du ministère sénégalais des Télécommunications et du Numérique.

La même source a aussi salué les contributions des partenaires de l’opérationalisation du Comité de gouvernance du numérique à travers le projet « Goin’Digital » financé par l'Union européenne au Sénégal, la Coopération allemande et la France.

États-Unis : un mandat d’arrêt émis contre l’ancien président cubain Raúl Castro, 95 ans

Une juge de Floride a délivré un mandat d’arrêt contre l’ancien président cubain Raúl Castro dans une affaire remontant à 1996. La décision, prise au niveau de l’État, a été signée par Ariana Fajardo Orshan, du 11e circuit judiciaire de Floride, à Miami, le 19 octobre.

Les faits datent du 24 février 1996, lorsque l’aviation cubaine avait abattu deux avions Cessna 337 appartenant à l’organisation d’exilés cubains Brothers to the Rescue, basée à Miami. Quatre personnes avaient été tuées, dont trois ressortissants américains.

L’organisation repérait des migrants cubains tentant de rejoindre les États-Unis par la mer. Elle menait aussi des actions contre le gouvernement cubain, notamment en larguant des tracts au-dessus de l’île.

Les circonstances de l’incident restent contestées. Washington affirme que les appareils ont été abattus au-dessus des eaux internationales. Cuba soutient, de son côté, qu’ils avaient violé son espace aérien et que les activités de l’organisation représentaient une menace pour sa sécurité nationale.

Des accusations rejetées par La Havane

À l’époque des faits, Raúl Castro était ministre cubain de la Défense. Frère cadet de Fidel Castro, il a ensuite dirigé le pays de 2008 à 2018, avant de céder la place à l’actuel président Miguel Díaz-Canel.

Le mandat survient près de cinq mois après les accusations portées le 20 mai 2026 contre l’ancien dirigeant et cinq autres personnes. Les poursuites fédérales comprennent quatre chefs de meurtre, deux de destruction d’aéronefs et un de complot visant à tuer des ressortissants américains. Les cinq autres accusés sont d’anciens membres de l’appareil militaire cubain, dont trois pilotes.

Le nouveau mandat délivré en Floride porte, quant à lui, sur une accusation de complot en vue de commettre un meurtre au premier degré.

Les autorités cubaines avaient rejeté les accusations américaines de mai, dénonçant une « méprisable provocation politique ».

Une décision sur fond de pressions américaines contre Cuba

Ce nouvel épisode judiciaire survient dans un contexte de fortes tensions entre Washington et La Havane. Un haut responsable de l’administration Trump avait déclaré que les poursuites engagées en mai s’inscrivaient dans une campagne de pression contre l’île.

Les relations se sont notamment dégradées après l’intervention américaine au Venezuela en janvier 2026, qui a conduit à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, l’un des principaux alliés du gouvernement cubain. Washington a aussi annoncé des mesures visant les pays qui approvisionnent Cuba en pétrole.

Pour sa part, la Russie maintient son opposition aux sanctions américaines visant l’île. En février, le président russe Vladimir Poutine a jugé ces restrictions inacceptables, tout en soulignant les liens historiques particuliers unissant les deux pays.

France : le Premier ministre annonce des couvre-feux «localisés» et «partiels» dans plusieurs villes du Nord

Preview Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a indiqué lundi, après une réunion de crise interministérielle, que les couvre-feux visent à protéger les commerces dans les nuits du 19 et du 20 octobre à Lille, Douai, Wattignies et Denain. Écartant, pour l’heure, l’état d’urgence, il s’est toutefois dit prêt à y recourir «si c’est nécessaire».

Golfe : Macron en quête d’approvisionnements énergétiques, sous le feu des critiques

Alors que la France tente de surmonter les violences du 17 octobre, le président français Emmanuel Macron a choisi de maintenir son programme international après son allocution très critiquée du 18 octobre. Arrivé le lendemain matin au Koweït, il doit poursuivre sa tournée aux Émirats arabes unis, à Bahreïn et au Qatar.

صاحب السمو أمير البلاد الشيخ مشعل الأحمد الجابر الصباح يقلّد الرئيس إيمانويل ماكرون رئيس الجمهورية الفرنسية قلادة مبارك الكبير • تقديرا وامتنانا من الشعب الكويتي ولتعزيز وتقوية العلاقات الطيبة بين البلدين https://t.co/ZcrV64rS9x

— كويت نيوز (@KuwaitNews) October 19, 2026

Objectif affiché : sécuriser les approvisionnements pétroliers, réduire la pression sur les prix des carburants et renforcer les partenariats militaires.

Une tournée au mauvais moment, avec quels moyens ?

L’opportunité du déplacement interroge. Pour le constitutionnaliste Benjamin Morel, interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), ce voyage peut donner une impression de normalité, mais aussi faire apparaître le président comme « déconnecté » et suggérer une forme de « vide du pouvoir ».

Dans un éditorial publié lundi par Opinion Internationale, Michel Taube reproche au président son manque de réponses aux violences. Il déplore notamment que Macron n’ait pas annoncé de rencontre avec les commerçants et entrepreneurs sinistrés à son retour.

Bla bla bla : vous n'allez pas vous contenter d'un tweet, monsieur le Président ? Mesurez donc ce qui se passe : Ce n'est pas le #chaos, c'est une #guerrecivile en France et entre Français ! Mon 1er édito (la suite demain) : https://t.co/tZv2NUXXF8

— Michel Taube (@MichelTaube) October 18, 2026

L’utilité économique du déplacement soulève d’autres interrogations. « D’abord, il est totalement décrédibilisé par rapport aux monarchies du Golfe », estime Thierry Bros, professeur à Sciences Po. Dans des propos rapportés par l’AFP, il ironise sur l’état des finances françaises : « Et pour acheter, il faut un carnet de chèques et le carnet de chèques français, il n’a plus beaucoup de feuillets ».

« Il est totalement décrédibilisé par rapport aux monarchies du Golfe. Depuis 10 ans, il explique qu’on a besoin de moins 🛢️. Et pour acheter, il faut un carnet de chèques & 🇫🇷, il n’a plus beaucoup de feuillets » ma conclusion @le_Parisien https://t.co/3VlnOsWPmN

— Thierry Bros (@thierry_bros) October 19, 2026

L’expert en énergie Francis Perrin souligne, auprès de TV5Monde, la difficulté d’obtenir des engagements fermes tant que la région reste déstabilisée par la guerre contre l’Iran et les perturbations du détroit d’Ormuz.

À l’étranger, les analyses sont moins sévères. Interrogé par Les Échos le 18 octobre, Robert Mogielnicki, de l’Arab Gulf States Institute in Washington, estime que « Paris a une carte à jouer » auprès de monarchies désireuses de diversifier leurs alliances.

Mais Adel Bakawan, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri), rappelle les limites de l’ambition française : « La région sait parfaitement que la France est une puissance moyenne qui ne peut pas remplacer totalement les États-Unis ».

Une puissance moyenne qui n’est toutefois pas dépourvue de moyens : au Koweït, une déclaration d’intention en matière de défense a déjà été signée, et Airbus a engagé des discussions sur le renouvellement de la flotte de Kuwait Airways.

Pentathlon moderne : la Lituanie perd l’organisation d’une étape de Coupe du monde en 2027 après le refus d’accueillir des athlètes russes et biélorusses

Preview La Lituanie perd l’organisation d’une étape de la Coupe du monde 2027 de pentathlon moderne à Kaunas après son refus d’accueillir les sportifs russes et biélorusses. L’Union internationale de pentathlon moderne défend leur droit à participer aux compétitions et aux qualifications olympiques de 2028. Vilnius maintient toutefois leur exclusion.

«Ce n’est pas la Russie, mais les États-Unis et l’UE qui ont déstabilisé les marchés énergétiques», affirme Sergueï Lavrov à Téhéran

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s’est entretenu ce 19 octobre à Téhéran avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. Les discussions ont principalement porté sur la crise dans le golfe Persique et le renforcement de la coopération russo-iranienne.

Lors de la conférence de presse commune, Sergueï Lavrov a réaffirmé la disponibilité de Moscou à contribuer à un règlement négocié entre les parties au conflit. Dénonçant les opérations américaines et israéliennes contre l’Iran, il a appelé au rétablissement de la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et à des garanties contre toute nouvelle agression.

Araghchi a également désigné les opérations militaires américaines comme la principale cause de l’instabilité régionale. Il a souligné que Moscou et Téhéran partageaient une même position : les crises du Moyen-Orient doivent être réglées par la diplomatie, et non par la force.

Le chef de la diplomatie russe, par ailleurs, a rappelé les actions entreprises par Moscou en faveur de l’Iran. Selon lui, la Russie a fait obstacle, au sein de l’ONU, aux tentatives de légitimation des frappes américaines et israéliennes. Il a également évoqué les livraisons russes de médicaments et de produits alimentaires destinés à la population iranienne.

Moscou et Téhéran confirment la solidité de leur partenariat

Malgré le contexte régional, la Russie entend poursuivre ses engagements envers l’Iran. Araghchi a salué des négociations « très productives », soulignant que le traité de partenariat stratégique global avait renforcé les relations entre les deux pays.

Cette proximité se traduit aussi par des positions communes sur la scène internationale. Sergueï Lavrov a rappelé leur attachement à un ordre mondial multipolaire fondé sur la souveraineté des États et leur opposition aux mesures coercitives unilatérales contraires au droit international.

Sur le plan économique, Moscou a confirmé la poursuite des projets engagés avec Téhéran. Sergueï Lavrov a annoncé le retour progressif des spécialistes russes à la centrale nucléaire de Bouchehr et évoqué les perspectives de coopération dans les hydrocarbures. Les études techniques du projet ferroviaire Recht-Astara se poursuivent également, en attendant la finalisation des documents nécessaires par la partie iranienne.

Concernant les marchés énergétiques, Sergueï Lavrov a rejeté les affirmations selon lesquelles la Russie tirerait profit de la hausse des prix. Il a souligné l’importance de leur stabilité pour le développement économique à long terme, imputant aux Européens et à l’administration américaine précédente la déstabilisation des marchés après leur décision de renoncer aux approvisionnements russes.

Ukraine et autres dossiers internationaux

La question ukrainienne a également été abordée. Sergueï Lavrov a exposé à son homologue les derniers développements du conflit, affirmant que Kiev et ses soutiens européens n’étaient pas prêts à engager des négociations. Il a aussi dénoncé les restrictions visant, selon lui, la langue russe et les traditions orthodoxes en Ukraine.

Sur le dossier palestinien, le ministre russe a dénoncé les tentatives pour reléguer au second plan la création d’un État palestinien. Moscou et Téhéran ont insisté sur l’application des résolutions internationales concernant la Palestine et le Liban. Les deux ministres ont également évoqué la nécessité de relancer le dialogue au Yémen et de réduire les tensions entre l’Afghanistan et le Pakistan.

Enfin, Sergueï Lavrov a exprimé le souhait de voir le président iranien Massoud Pezechkian participer au sommet des pays exportateurs de gaz, prévu le 27 octobre à Moscou, ainsi qu’une délégation iranienne à la conférence sur la sécurité eurasiatique, organisée les 3 et 4 novembre à Minsk.

RDC : Kinshasa accuse Kabila de préparer une offensive, les négociations de paix sous pression

Le bras de fer entre l’ancien président Joseph Kabila et le président Félix Tshisekedi franchit une nouvelle étape en République démocratique du Congo. Vendredi 16 octobre, le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a accusé l’ex chef de l’État de préparer une offensive contre le pouvoir en place.

« Kabila a décidé de formaliser son offensive de grande envergure contre la République », a-t-il déclaré. Ces accusations surviennet quelques jours après la création, le 12 octobre à Goma, du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire dirigée par Kabila et constituée autour de l’Alliance du fleuve Congo (AFC) et du Mouvement du 23 mars (M23).

Pour Patrick Muyaya, cette nouvelle structure ne change rien aux objectifs de la rébellion. « Les acteurs restent les mêmes, la nature du mouvement reste la même », a-t-il affirmé. De son côté, Joseph Kabila accuse le gouvernement de chercher à se maintenir en place, le jugeant « motivé uniquement par sa propre pérennité au pouvoir ».

Kinshasa maintient ses exigences

Au sein du camp présidentiel, l’Union pour la démocratie et le progrès social insiste sur le retrait des forces rwandaises du territoire congolais. Le secrétaire général Déo Bizibu, désigné par la convention du parti, le juge indispensable au rétablissement de la paix, conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.

La création du FRN soulève des questions sur l’avenir des négociations de Doha. Dans un communiqué du 14 octobre, le mouvement a affirmé reprendre les engagements de l’ancienne coalition, notamment ceux liés au processus de paix sous médiation qatarie.

Le politologue Hubert Kabasubabo estime toutefois que la réorganisation pourrait remettre en cause les accords précédemment négociés. Selon lui, Kabila chercherait à utiliser les capacités militaires du mouvement pour renforcer sa position lors d’éventuelles discussions avec Félix Tshisekedi.

Quel avenir pour les négociations de paix ?

Sur le plan diplomatique, les efforts se poursuivent. L’envoyé spécial de l’ONU pour les Grands Lacs Huang Xia a évoqué une « fenêtre d’opportunité » pour la paix. Il a salué les progrès des médiations menées par les États-Unis et le Qatar, tout en appelant les parties à respecter leurs engagements.

Sur le terrain, les combats continuent dans l’est de la RDC, notamment au Sud-Kivu. Les inquiétudes persistent quant à une possible extension du conflit à d’autres régions, alors que les populations civiles subissent déjà les conséquences de plusieurs années de violences.

Malgré la volonté affichée par le FRN de maintenir les engagements pris à Doha, les désaccords avec Kinshasa demeurent importants. Les discussions de paix se déroulent ainsi dans un climat de défiance, sur fond d’accusations réciproques et de tensions militaires.

Maroc : une ministre évincée deux jours après sa prise de fonction sur fond d’une ancienne affaire judiciaire

Dans un rebondissement rarement vu au royaume chérifien, le Cabinet royal a annoncé le 18 octobre que le roi Mohammed VI avait accepté une demande de la cheffe du gouvernement Fatima Zahra El Mansouri visant à mettre un terme aux fonctions de la nouvelle ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification Madiha Khayr, deux jours seulement après sa nomination.

Un communiqué du Cabinet royal a fait savoir que le roi « a bien voulu accepter » la demande de la cheffe du gouvernement « en vue de mettre fin aux fonctions de Madame Madiha Khayr » dans une décision conforme « aux dispositions de l’article 47 de la Constitution » régissant la nomination des membres du gouvernement et la fin de leurs fonctions. Le communiqué ne donne cependant pas plus de détails sur cette décision.

Une polémique née sur les réseaux sociaux

À peine la ministre nommée, un document présenté comme un certificat médical datant de 2004 a circulé sur les réseaux sociaux. Une source au sein du Parti de l’Istiqlal a appelé à la prudence, mettant en doute l’authenticité du document et affirmant que « même s’il était authentique, il remonterait à 2004, soit il y a 22 ans », selon ce qu’a rapporté le média local Anfas Press.

Un article de presse publié en août 2004 a également été relayé en ligne. Il relatait une affaire judiciaire pour faux, usage de faux, escroquerie et usurpation de fonction visant une femme prénommée Madiha, soupçonnée à l’époque d’avoir utilisé l’identité d’une médecin pour émettre 19 chèques sans provision qui auraient servi à l’achat de bijoux. Aucune source officielle n’établit qu’il s’agit de la ministre et l’issue de l’affaire est inconnue.

Pour rappel, Madiha Khayr a été réélue députée de Béni Mellal lors des législatives du 23 septembre, puis a été désignée le 8 octobre à la présidence du groupe parlementaire du Parti de l’Istiqlal, quelques jours seulement avant sa nomination au gouvernement.

CAN 2025 : le Maroc et le Sénégal devront attendre fin novembre pour être départagés

Le feuilleton judiciaire de la CAN 2025 n'est pas terminé. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par la Fédération sénégalaise de football (FSF), a précisé son calendrier ce lundi 19 octobre.

🚨 CAN 2025 : le verdict du TAS attendu fin novembre Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a annoncé ce lundi que ses arbitres poursuivent leurs délibérations concernant l’appel de la FSF contre la CAF et la FRMF, après l’audience à huis clos du 8 octobre à Lausanne. La décision motivée est attendue fin novembre 2026. 🇸🇳 #Dsports |

— Khadim Diakhaté (@Ahmadoubamba36) October 19, 2026

Les deux fédérations devront encore patienter pour connaître l’issue de leur différend alors que l’institution avait déjà annoncé qu’elle statuerait à huis clos au début de l’été 2026.

Une finale, deux résultats et une polémique sans fin

Dans son communiqué, la juridiction installée à Lausanne indique que « la Formation arbitrale a entamé ses délibérations et les poursuit actuellement ».

Après une audience à huis clos le 8 octobre, les trois arbitres ont choisi de rendre une décision entièrement motivée. « Ce processus prendra plusieurs semaines et la sentence du TAS est attendue fin novembre 2026 », précise le tribunal. Aucune date plus précise n’est annoncée. 

Le 18 janvier, à Rabat, le Sénégal avait battu le Maroc (1-0 après prolongation), grâce à Pape Gueye. Mais la rencontre avait basculé dans la confusion lorsque plusieurs joueurs sénégalais avaient temporairement quitté la pelouse pour protester contre un penalty accordé au Maroc. Brahim Diaz avait manqué sa tentative, avant la reprise du match puis le but décisif sénégalais.

Saisie par la fédération marocaine, la Confédération africaine de football (CAF) avait d'abord rejeté la réclamation. Le 17 mars, son jury d'appel a finalement appliqué les articles 82 et 84 du règlement, déclaré le Sénégal forfait et homologué un succès marocain 3-0. Une décision dénoncée à Dakar comme « le braquage administratif le plus grossier de l’histoire de notre sport ».

Devant le TAS, la fédération sénégalaise défend notamment le résultat entériné par l’arbitre de la rencontre après la reprise du jeu.

La fédération marocaine invoque, de son côté, les règles sanctionnant une sortie du terrain sans autorisation. Il appartiendra au TAS de déterminer si le forfait prononcé par la CAF doit être maintenu ou annulé. Le tribunal précise que seule une annonce diffusée par ses propres canaux fera foi.

Vie chère : le président algérien instaure sept mesures pour juguler la hausse des prix

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a fixé lors d’un Conseil des ministres, tenu le 18 octobre, un plan en sept mesures qui seront mises en place immédiatement pour contrer la hausse des prix et réguler les prix des produits de consommation et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Le pays a subi les mois derniers, une hausse, qualifiée d’injustifiée par la presse locale, des prix des viandes, de certains légumes et de fruits. Par cette décision, le gouvernement amorce une nouvelle phase dans la lutte contre les dérèglements du marché local, et ce, en instaurant des mécanismes de surveillance permanente à divers stades de la commercialisation depuis la production ou l’importation à la consommation. Le gouvernement pointe les pratiques des intermédiaires, des spéculateurs et l’augmentation artificielle des marges à l’origine de la flambée des prix des denrées.

Les réseaux intermédiaires dans le collimateur de l’État

Le président algérien a ordonné d’élaborer un projet de loi visant la réglementation stricte de l’activité des intermédiaires de vente entre producteurs et consommateurs, une décision qui met en cause les circuits de commercialisation jugés longs et opaques.

Pour la seconde mesure, il a ordonné au Premier ministre, Sifi Ghrieb, d’« ouvrir immédiatement une enquête sur le rôle négatif de certains importateurs dans la monopolisation et l’augmentation des prix des viandes importées ». Dans cette même perspective, il a recommandé de contrôler les boucheries qui commercialisent les viandes importées au prix des viandes locales. Les écarts des prix des viandes à l’échelle des wilayas, et même dans les quartiers, seront aussi surveillés par le gouvernement. Cette mesure vise à déterminer, chiffres à l’appui, les causes des écarts des prix et ceux qui en profitent.

Une troisième mesure préconisée par le chef de l'État prévoit la mise en place d’un « mécanisme permettant d’acheter localement les excédents de production, de les stocker, puis de les mettre sur le marché, dès l’apparition des premiers indicateurs de changement des prix », accordant ainsi à l'État un rôle de régulateur de l’offre et de la demande.

Plafonner les prix, assurer les contrôles et intervenir en permanence pour contrer les anomalies

La quatrième mesure du président algérien concerne le ministère du Commerce intérieur qui aura la charge « d’élaborer un dispositif de plafonnement des prix et de fixation des marges bénéficiaires des légumes, des légumineuses, des pâtes et des viandes, en tenant compte des chaînes de production et de commercialisation ». La cinquième mesure prévoit de mettre en place un système décentralisé permettant aux directeurs du commerce, sous la responsabilité des walis, d’assurer le suivi quotidien, au niveau local, des prix des produits de large consommation. Quant à la sixième mesure, elle engage le renforcement des brigades de contrôle des prix relevant du ministère du Commerce intérieur et assure des descentes quotidiennes sur le terrain tout au long de l’année. Cette mesure vient se substituer aux interventions occasionnelles en installant une permanence au rôle à la fois préventif et répressif.

Création d’une base de données numériques

Pour la dernière mesure, la numérisation sera mise à profit pour coordonner les actions des ministères de l’Intérieur et du Commerce intérieur, ainsi que du Haut-Commissariat à la numérisation, afin de créer une base de données numériques destinée à assurer un contrôle rapide et efficace des prix. Ce dispositif agira comme un « mécanisme d’alerte » permettant une intervention plus réactive des services concernés en cas de hausse anormale des prix.

La vie chère fait couler beaucoup d'encre en ce moment, notamment en Europe où le coût de la vie élevé, la hausse des loyers, les bas salaires et les dégradations des services publics attisent une colère de plus en plus ardente dans plusieurs pays européens, notamment en France, en Belgique, au Portugal ou encore en Italie. Des manifestations et des protestations éclatent un peu partout dans ces pays à une cadence de plus en plus soutenue, qui dégénèrent bien souvent en heurts avec les forces de l’ordre.

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