Lateo.net - Flux RSS en pagaille (pour en ajouter : @ moi)

🔒
❌ À propos de FreshRSS
Il y a de nouveaux articles disponibles, cliquez pour rafraîchir la page.
À partir d’avant-hierKorben

Documents OVNI déclassifiés - 161 fichiers et zéro preuve

Par : Korben ✨

J'sais pas si vous avez vu mais le Pentagone vient de balancer 161 documents OVNI déclassifiés sur ordre de ce bon vieux Trump ! Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (ou à la Guerre, j'sais plus comment on dit) a donc mis en ligne 119 PDFs, 28 vidéos et 14 images couvrant les années de 1948 à 2026.

Et vous allez voir, c'est la déception scientifique du siècle !

J'ai été voir un peu de quoi il en retournait et c'est majoritairement flou et nul à chier. Les vidéos infrarouges montrent des points lumineux qui font des virages à 90 degrés au-dessus de la Grèce, sans qu'on sache quel appareil filme ni quand précisément et les images sont caviardées "pour protéger l'identité des témoins, l'emplacement des installations et des informations militaires sensibles".

Du coup, y'a des trucs intrigants qui font bosser les complotistes et autres Lone Gunmen en culottes courtes mais très peu de métadonnées techniques exploitables. Parce que en pratique, sans contexte radar, sans signature thermique, et sans plateforme de captation identifiée, c'est IMPOSSIBLE de trancher entre OVNI, drone furtif chinois, reflet dans les nuages ou simple missile expérimental. Alors à choisir entre une vidéo IR de neuf secondes dégueulasse et une vraie étude radar avec données brutes, perso j'aurais vraiment préféré la seconde.

Mais bon, c'est l'Amérique et on sait qu'ils adorent le folklore Roswell, donc ça alimente la machine à connerie mais absolument pas tout ce qui est recherche scientifique et je trouve ça dommage...

Le programme s'appelle PURSUE (Presidential Unsealing and Reporting System for UAP Encounters), parce qu'il fallait bien un acronyme trop super cool pour habiller la chose et la promesse de Hegseth est la suivante : "Ces documents, cachés derrière le secret-défense, ont longtemps alimenté des spéculations justifiées et il est temps que les Américains les voient de leurs propres yeux."

On se croirait dans une intro de X-Files. Bah voilà, là on a vu et c'est naze. En pratique, c'est comme si la NASA publiait des photos de Mars filmées avec une caméra Game Boy...

Et je vous ai pas encore tout dit car certains rapports frisent le grand n'importe quoi. Le plus beau c'est cet orbe décrit par des forces de l'ordre fédérales américaines comme "similaire à l'œil de Sauron du Seigneur des Anneaux, sans la pupille". Je vous jure, c'est la description officielle. Le vrai mystère de PURSUE je crois, c'est plutôt de savoir si ces rapports ont été écrits par des fédéraux US, ou des mecs bourrés en convention de Comic-Con.

Sauf que ça n'est pas le pire... Dans un rapport de 1966, on trouve un objet décrit comme un "rayon laser, ou rayon cobalt", "auto-enveloppant", "similaire à un cocon autour d'un ver à soie", capable d'enfermer le système nerveux entier d'une personne. Okéééé, vous pouvez développer ? Elle pousse où votre ganja les gars ? Et une fois encore, i want to believe hein, mais va falloir nous fournir autre chose que des rapports de militaires alcoolisés...

Les astronautes d'Apollo 11 auraient même observé un "objet de taille importante" près de la Lune avec une "source lumineuse assez brillante", décrite comme un "possible laser", Apollo 12 et 17 ont aussi vu des trucs et je ne vous parle pas des humanoïdes de quatre pieds (1m20, oh les tchô loulous) qui auraient été aperçus près d'engins non identifiés.

Sauf que RIEN n'est corroboré par des preuves matérielles.

Et là où ça devient carrément ouf, c'est que depuis 2 jours, y'a même un faux rapport qui circule sur les réseaux sociaux, comme s'il sortait de ces fichiers PURSUE officiels où il est question d'une femme-chat avec des oreilles pointues et une queue aperçue en 1994. Je vous rassure, ce rapport n'est PAS dans les docs officiels du Pentagone, mais je voulais aussi vous en parler parce qu'il y en a qui partagent ça en mode "voilà la preuve". Faut dire que le Pentagone a publié 161 docs si flous que même les pires hoax semblent plus sérieux au milieu de toutes ces conneries. C'est merveilleux !

Bref, ces "révélations" sont loin d'en être...

Dire que le cas que le Pentagone classe parmi "les plus convaincants" ce sont des "orbes qui lancent d'autres orbes". Ils ont été aperçus en 2023, dans l'ouest des États-Unis et c'est ça le TOP du TOP de ces preuves... donc imaginez le reste ! D'ailleurs, l'AARO (Anomaly Resolution Office) a déjà publié ses conclusions sur tout ce bordel : Aucun de ces phénomènes n'a d'origine extraterrestre confirmée.

Voilà, voilà... On verra ce qu'ils nous sortiront par la suite, mais ça risque d'être drôle. Rendez nous Jacques Pradel !!

Et dire qu'il y a 32 ans, deux ados qui cherchaient des fichiers OVNI dans les serveurs du Pentagone ont fait paniquer Washington au point de déclencher une alerte de sécurité nationale historique et aujourd'hui, le même type de fichiers sort officiellement et c'est de la bouillie pour les cerveaux crédules...

Bref, tout ça pour ça... J'suis déçu un peu quand même... Moi j'attendais une vraie photo ou vidéo nette, une vraie étude scientifique, un vrai document sérieux.

Mais à la place, on a des fédéraux qui décrivent des bidules en forme de boules de bowling sans rien de plus que leur parole... Breeef, passez votre chemin les amis !

Source

On a laissé 180 tonnes de bazar sur la Lune

Environ 180 tonnes d'objets fabriqués par l'homme sont déjà posés sur la Lune, dont une grosse partie datant des missions Apollo. 

e site Hackaday vient de publier un recensement assez complet, qui rappelle que l'exploration lunaire n'a pas laissé que des traces de pas dans le régolithe.

Côté matériel technique, il y a les étages de descente des modules lunaires, quelques rovers, des instruments scientifiques et surtout sept réflecteurs optiques encore utilisés aujourd'hui par les astronomes pour mesurer précisément la distance Terre-Lune au laser, avec une résolution de quelques millimètres.

C'est la partie noble de l'inventaire. À côté, il y a tout le reste : des gants, des surchaussures, des caméras abandonnées, des chariots à outils, des morceaux de mission laissés sur place après usage.

Et puis il y a les déchets organiques. Les missions Apollo ont laissé 96 sacs de déchets humains sur la surface, urine incluse, pour économiser du poids au retour.

Oui, une grosse partie de nos premiers voyages lunaires a consisté à déposer nos excréments sur un autre corps céleste, en même temps que le drapeau. Bienvenue dans l'histoire.

Plus touchant, on trouve aussi des objets personnels déposés par les astronautes. Un patch de la mission Apollo 1, en mémoire des trois astronautes morts dans l'incendie de la capsule pendant l'entraînement, a été laissé sur place.

Charles Duke, sur Apollo 16, a posé une photo encadrée de sa famille au sol lunaire. Et quelque part, les cendres du géologue Gene Shoemaker reposent dans un cratère, ce qui en fait le seul humain enterré sur la Lune à ce jour.

Il y a aussi des curiosités plus bizarres. Une plume de faucon apportée par David Scott sur Apollo 15 pour tester en direct la loi de la chute libre de Galilée devant les caméras. Un disque de silicium gravé avec des messages de bonne volonté venus de 73 pays, largué par Apollo 11.

Une tuile en céramique sur laquelle des artistes dont Andy Warhol auraient gravé leurs œuvres, glissée en douce sur un train d'atterrissage d'Apollo 12.

Avec Artemis et toutes les missions chinoises, indiennes, émiraties ou luxembourgeoises qui s'annoncent, le rythme de dépôt va grimper. Il y a de plus en plus de gens qui pensent qu'il faudrait un jour classer certains de ces sites comme patrimoine, avant qu'une autre mission ne roule dessus par inadvertance.

Bref, on raconte toujours l'exploration lunaire en images héroïques, et c'est quand même plus parlant de se rappeler que le premier héritage humain là-haut, c'est 96 sacs d'excréments.

Source : Hackaday

Le code qui a posé Apollo 11 sur la Lune est libre d'accès sur GitHub

Par : Korben

Le logiciel qui a piloté la descente du module lunaire Eagle le 20 juillet 1969 dort tranquillement dans un dépôt GitHub que n'importe qui peut cloner, lire, voire compiler chez soi. Deux gros paquets d'assembleur AGC : Comanche055 pour le module de commande, Luminary099 pour le module lunaire. Tout est dans le domaine public, puisque développé par la NASA.

Le dépôt chrislgarry/Apollo-11 existe depuis 2016, mais il faut imaginer ce qu'il y a dedans : des dizaines de milliers de lignes d'assembleur écrites à la main entre 1965 et 1969, assemblées sur les mainframes d'époque, puis gravées physiquement dans de la mémoire tissée, la fameuse rope memory, par des ouvrières chez Raytheon qui cousaient le code à l'aiguille. Oui, cousaient, vous voyez le genre en illustration de cet article, ou la photo ci-dessous signée Martin Hertig .

Le travail de numérisation vient de Paul Fjeld, du MIT Museum et de Ron Burkey, qui dirige le projet Virtual AGC depuis des années. Ils ont scanné et corrigé à la main les listings papier conservés au musée, avant que Chris Garry, stagiaire NASA à l'époque, ne les pousse sur GitHub. Le résultat est 100% assembleur AGC, assemblable via l'outil yaYUL qui tourne sous Linux, macOS, Windows et même FreeBSD.

Les commentaires, surtout, font tout le sel de l'archive. Les équipes de Margaret Hamilton, qui dirigeait la Software Engineering Division au MIT Instrumentation Lab, laissaient des remarques moqueuses au milieu des routines critiques. La plus connue : "BURN BABY BURN -- MASTER IGNITION ROUTINE", juste au-dessus du bloc qui déclenchait la mise à feu. Il y a aussi "TEMPORARY, I HOPE HOPE HOPE", collé sur un patch resté en place pendant toute la mission.

Le passage le plus parlant reste la séquence d'alarmes 1201 et 1202 pendant la descente finale. Un radar de rendez-vous mal positionné saturait le calculateur en pleine approche. Le logiciel écrit par l'équipe Hamilton a fait exactement ce qu'il devait faire : abandonner les tâches non critiques, garder le pilotage actif, et laisser Armstrong se poser. Environ 64 Ko de mémoire et deux kilos de ferrite, gérés en priorité tournante, ont sauvé la mission.

Côté usage concret, cloner le dépôt prend deux secondes. Compiler avec Virtual AGC demande un peu plus de patience, mais ça tourne. Vous pouvez ensuite lancer un simulateur et rejouer la descente touche par touche. Pour les curieux, c'est une archive historique géniale. Pour les étudiants en informatique, c'est un cours d'architecture système qu'aucun manuel ne remplace.

Bref, du code vieux de 57 ans, libre, commenté avec humour, et qui a posé deux humains sur la Lune. Pas mal !

Source : Techspot

❌