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À partir d’avant-hierKorben

Test du chargeur UGREEN Nexode Pro 300W

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UGREEN m'a envoyé sa station de charge Nexode Pro 300W il y a quelques semaines, et elle n'a plus quitté mon bureau depuis. Le bloc remplace à lui seul le chargeur du MacBook, celui du téléphone et les alimentations qui traînaient derrière l'écran, avec 300W à répartir sur huit sorties.

Dans le détail, la bête aligne six ports USB-C, un port USB-A pour dépanner et une sortie DC de 240W, cette prise ronde qui alimente certains PC portables gourmands. Les trois premiers ports USB-C montent chacun à 140W grâce au PD 3.1, la norme de charge rapide la plus musclée du moment, les deux suivants plafonnent à 100W et le dernier à 30W.

Tout ça tient dans un boîtier raisonnable grâce au GaN, le nitrure de gallium qui remplace le silicium dans les chargeurs récents et qui chauffe beaucoup moins à puissance égale. UGREEN annonce un rendement de 93 %, et après des semaines à charger un MacBook Pro, un iPhone et une tablette en même temps, le bloc est à peine tiède.

Côté vitesse, le constructeur annonce un MacBook Pro M5 rechargé à 56 % en 30 minutes, un iPhone 17 Pro Max à 65 % dans le même temps, et même deux MacBook Pro à 50 % en moins d'une demi-heure. En pratique, mon portable reprend des couleurs le temps d'un thé, et je n'ai jamais vu la station broncher avec cinq appareils branchés.

Le petit écran TFT affiche en temps réel la puissance tirée par chaque port, et une appli en WiFi permet de suivre tout ça à distance, de régler chaque sortie et de choisir entre cinq modes de charge. Gadget ? Peut-être. Mais je passe mon temps à regarder les watts défiler, c'est plus fort que moi.

Attention quand même, il vous faudra aussi lui réserver une vraie place, ce n'est pas un chargeur qu'on glisse dans un sac, il est fait pour rester posé là.

Niveau prix justement, la station est affichée en ce moment à 126 euros au lieu de 170 sur Amazon , environ un quart de remise, alors qu'elle était lancée cet été autour de 200 dollars. Du coup, la facture devient nettement plus digeste pour qui veut faire le ménage dans ses chargeurs.

Il est disponible par ici sur Amazon , et je vous le recommande vivement.

HUB 404 - Le grand retour d'Hacking Social

Par : Korben ✨

Vous les connaissez parce que je vous parle d'elles de temps en temps ici, et surtout parce que ça fait maintenant 13 ans que Chayka et Viciss décortiquent la psychologie sociale et politique avec de la vulgarisation, un peu de fiction et beaucoup d'esprit critique sur leur chaine Youtube Hacking Social. Et si je fais cet article ce matin, c'est parce que j'ai une bonne nouvelle pour ceux et celles qui aiment leur contenu. Chayka et Viciss viennent d'annoncer HUB 404 , une nouvelle série qui change complètement d'échelle par rapport à ce qu'elles font d'habitude, dont le premier épisode est annoncé pour ce mois-ci !

Woohoo \o/ !

La première nouveauté, c'est que Chayka n'est plus seule à la production. Il y aura bien sûr toujours de la vulgarisation mêlée de fiction, mais aussi des nouveautés comme des entretiens avec des chercheurs, de la musique et pas mal de motion design dans ce drôle d'univers qu'elles ont baptisé le HUB.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Comme Chayka l'explique dans son intro, c'est une série de vulgarisation scientifique engagée, conçue pour accompagner la période électorale de 2027, mais pas seulement. En effet, chaque épisode part d'une question concrète pour comprendre ces "bugs sociaux" (manipulation, cyberharcèlement, polarisation, radicalisation...) et surtout trouver des pistes d'action. Par exemple, le premier épisode se posera la question de pourquoi est ce qu'on défend des systèmes sociaux injustes, y compris contre nos propres intérêts. J'ai vraiment très hâte de voir ça !

Maintenant, là où ça se corse, c'est niveau pognon. En effet, leurs projets ont été refusés deux fois par le CNC et par d'autres financeurs, alors elles ont décidé d'autofinancer ce premier épisode, comme elles l'expliquent ici dans cette préface sur leur site . La suite, ce sera avec une vraie production, des monteurs et des motion designers, et ça dépendra surtout d'un financement participatif sur Ulule car chez elles, il n'y a ni pub ni sponsors, et surtout le contenu doit rester accessible à tous.

Si comme moi, vous appréciez le contenu de Hacking Social, vous pouvez les aider tout de suite sans que ça ne coûte rien en vous préinscrivant sur la page Ulule du projet, partager leur vidéo comme je suis en train de le faire, et les soutenir via vos commentaires. Concernant la campagne elle-même, l'épisode #1 vous servira justement à vous faire un avis avant de décider si vous voulez soutenir la suite... Et bien sûr, les dons sur Patreon , Tipeee ou PayPal restent possibles à côté. Perso, je viens de m'abonner à leur Patreon, et j'y ai découvert déjà plein de contenus plus anciens, tous passionnants !

Perso, j'ai toujours aimé leur travail et pour avoir eu la chance de les rencontrer quelques fois, j'ai rarement croisé des gens qui abattent autant de boulot avec autant d'exigence de qualité et de sérieux. Ça force le respect et les voir se lancer maintenant avec toute une équipe, je vous avoue que ça m'a hyper de fou. Si vous aimez cogiter et vous ouvrir l'esprit, ce "soft reboot" d'Hacking Social comme le dit Chayka dans son intro, est à suivre de près !

Ported2Browser - +200 jeux dans le navigateur

Par : Korben ✨

Mercredi, c'est le jour des enfants, mais c'est surtout celui des adultes qui n'ont aucune envie de bosser !!

Alors pour ceux-là, je vous ai débusqué Ported2Browser , un annuaire qui recense +200 jeux et logiciels capables de tourner directement dans l'onglet de votre navigateur. Bref de quoi jouer sans rien installer sur l'ordi...

Vous vous baladez sur le site ou vous cherchez ce que vous voulez, vous cliquez et hop, ça se lance directement depuis le site qui héberge le portage.

Vous pouvez ainsi filtrer par plateforme (NES, Super Nintendo, Nintendo 64, GameCube, Game Boy et d'autres), par tags, ou par façon de jouer. Par là, j'entends soit au clavier et à la souris, ou la manette ou directement via l'écran tactile. Il y a même un éditeur d'images, Compositor, pour les graphistes qui n'arrivent VRAIMENT pas à décrocher de leur boulot ^^.

En tout cas ça m'a fait plaisir de retomber sur "You don't know Jack" auquel je jouais quand j'étais petit (en français). Je l'avais complètement oublié ce jeu, c'est fou !

Voilà, je vous laisse découvrir tout ça, histoire de vous détendre avant le 17 octobre ^^ !

Canal+ perd face à Cloudflare - 1.1.1.1 reste sans filtre

Par : Korben ✨

Canal+ réclamait tout de même 50 000 euros par jour et par site "pirate" encore accessible, et il repart sans rien. Le 17 septembre dernier, le tribunal judiciaire de Paris a rejeté les astreintes demandées contre Cloudflare dans deux dossiers, l'un sur la Formule 1, l'autre sur le MotoGP, ainsi que les 20 000 euros de frais de justice qu'il réclamait en plus.

En avril, ce même tribunal avait tout de même ordonné à Cloudflare de bloquer 21 domaines de streaming F1 et 16 de MotoGP "par tout moyen efficace". Et Cloudflare a choisi le sien : un blocage sur son CDN, pour les sites qui passent par son réseau, et aucun filtrage sur son résolveur DNS public 1.1.1.1. Pas de DNS menteur ou censuré donc... mais Canal+ y voyait un contournement délibéré, puisque seuls 3 domaines sur 21 auraient été bloqués côté F1 (et 3 sur 16 côté MotoGP), dont deux sont revenus en ligne la semaine suivante via un autre CDN ou un site miroir.

Mais le tribunal n'a pas suivi. Selon lui, un intermédiaire technique a une obligation de moyens mais pas de résultat, comme le précise l'arrêt UPC Telekabel de la Cour de justice de l'Union européenne. Cela veut donc dire que Cloudflare ne peut pas être tenu responsable quand un site change de CDN. C'est donc à Canal+ d'aller voir le nouvel intermédiaire et de signaler les miroirs à l'Arcom.

Alors, est-ce que 1.1.1.1 filtre des sites en France ?

Eh bien non les amis, et ça se vérifie très facilement en quelques secondes. Depuis ma connexion bien française, le résolveur de Google (8.8.8.8) refuse de résoudre les domaines de la liste "Premier League" ordonnée en juillet, avec un message qui invoque "une injonction judiciaire ou toute autre mesure administrative de blocage visant FR".

Alors que le 1.1.1.1 de Cloudflare, lui, répond normalement pour les sites encore en ligne. D'ailleurs Cloudflare le confirme bien dans son rapport de transparence du second semestre 2025 : Aucun contenu n'a jamais été bloqué via 1.1.1.1, car un blocage sur un résolveur public mondial s'appliquerait à tous ses utilisateurs, où qu'ils se trouvent.

Après ça ne veut pas dire que changer de DNS suffira à tout débloquer puisque le géoblocage que Cloudflare applique côté CDN limite l'accès au site lui-même depuis la France. Donc passer par 1.1.1.1 n'y changera rien, un site bloqué sur le CDN de Cloudflare ne sera pas accessible via leurs serveurs DNS. Mais par contre, les sites qui passent entre les mailles, ce sont tous les sites hébergés ailleurs que chez Cloudflare, que les FAI bloquent chacun de leur côté, en faisant "mentir" leurs propres résolveurs DNS.

Reste que ce jugement n'a rien d'une carte blanche... Quand Cloudflare explique que l'architecture de son DNS public ne permet pas d'implémenter un blocage, le tribunal se contente d'écrire qu'il "allègue". Mais en réalité, la cour d'appel de Paris avait jugé en mars dernier que le blocage DNS était tout à fait faisable. Et en juillet, dans un dossier sur des médias russes sous sanctions européennes, le Conseil d'État avait relevé que Cloudflare propose déjà gratuitement un résolveur capable de bloquer les logiciels malveillants et les contenus pour adultes...

Voilà, donc comme les ordonnances signées le 17 juillet pour la Premier League et la Ligue des champions visaient nommément le résolveur, le CDN et le reverse proxy de Cloudflare, et qu'elle laissait à l'entreprise américaine le choix des moyens techniques, la messe est dite. Et on n'oublie pas non plus que de son côté, Quad9, la fondation suisse qui ne bloque aucun des domaines visés par beIN Sports, est également sous pression de la part de la chaine de sport qui lui réclame 10 000 euros par jour et par domaine pirate accessible. La décision est attendue d'ici la fin du mois...

Dans tous les cas, si vous êtes sur 1.1.1.1, rien ne bouge pour l'instant... mais ça tient moins à Cloudflare qu'à la façon dont les prochaines ordonnances seront rédigées... On verra bien.

Source : TorrentFreak

56k.rip - Expérimentez le web comme en 1996

Par : Korben ✨

56k.rip est un site qui va exciter votre nostalgie d'ancien puisqu'il vous permet de simuler dans votre navigateur une connexion internet par modem de 1996. Vous arrivez sur un faux écran de BIOS, puis direct sur un bureau Windows 95 avec son bouton Démarrer, et ensuite pour aller sur le net, il faut double-cliquer sur l'icône Dial-Up Networking, exactement comme à l'époque !!

Sur cet "ordi" traîne également un fichier texte qui détaille la procédure en onze étapes, dont l'interdiction absolue de décrocher le téléphone de la cuisine, sinon ça vous déconnectera et faudra tout recommencer !! Argh, ça me rappelle de sales souvenirs ^^ !

Pour la connexion, le terminal déroulera du ATZ, ATDT 555-0156 et RINGING avant de lâcher un joyeux CONNECT 50666/ARQ avec le son de connexion dégeulasse qui va bien. Et environ 25 secondes plus tard, vous serez sur la page d'accueil de COMETLINK, un fournisseur d'accès fictif.

Le terminal de connexion

Et ensuite c'est là que le site fait son truc, puisque chaque page web que vous visitez sera chargée selon un "budget" d'octets lié au débit que vous avez choisi. Dans ma fenêtre de connexion, j'avais le choix entre un modem 28.8 et un modem 56K du coup j'ai pu revivre ce trauma de ma jeunesse ^^.

Une fois connecté, on peut donc surfer sur un web d'époque en mode simulateur et donc par exemple charger le site de Gary et ses photos de vacances qui mettent de loooongues minutes à s'afficher couche après couche (JPG tu connais...). L'expérience est vraiment réaliste. C'est juste dommage qu'on ne puisse pas aller sur le site de son choix, cela dit.

La page des photos de Gary en plein chargement

Après ouiiii, je sais les nerds, y'avait pas de modem 56K en 1996 puisque les premiers sont arrivés vers février 1997 (et la norme V.90 n'a été approuvée officiellement qu'en septembre 1998), mais c'est quand même rigolo d'aller fouiller ce tout petit internet d'époque avec une page sur la pêche, un livre d'or, des petites annonces, la météo et même un article qui explique ce qu'est internet... Il y a aussi du mail, un salon de chat, un démineur et un logiciel de dessin.

Bref, si vous n'avez pas connu cette époque bénie où les réseaux sociaux n'existaient pas et où Internet prenait son temps (et nous était facturé à la minute), bah ça vaut le coup pour l'expérience !

Source : Camille Roux sur X

Test de la batterie externe Ugreen MagFlow Pro avec son refroidissement liquide visible

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Je teste depuis quelques jours la dernière batterie externe MagFlow Pro , qui, en plus d'être très efficace, et franchement rigolote. Pourquoi ? Et bien elle donne envie de regarder autre chose que le pourcentage de charge du téléphone.

En effet, sur la façade externe de la batterie, vous pouvez voir petites gouttes qui circulent dans son circuit de refroidissement liquide sont vraiment très rigolotes à suivre, avec ce côté un peu addictif qui parlera forcément aux geeks. Pour un accessoire habituellement oublié derrière un iPhone, c'est franchement bien trouvé.

Ugreen appelle ce système CryoPulse et l'associe à une feuille de cuivre et une coque en aluminium pour évacuer la chaleur. À l'usage, la recharge est effectivement rapide et le dispositif semble faire son travail, même si cette impression ne permet pas de chiffrer ce que le liquide apporte à lui seul.

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La partie magnétique permet de fixer la batterie au dos d'un téléphone compatible MagSafe, avec une puissance sans fil qui peut atteindre 25 W grâce à la norme Qi2 dans sa meilleure version. Attention, la compatibilité magnétique d'un iPhone ne signifie pas qu'il acceptera forcément cette puissance, et mieux vaut utiliser une coque MagSafe ou retirer sa coque habituelle.

Le câble USB-C intégré est probablement l'autre détail le plus chouette de cette batterie, parce que vous avez directement de quoi brancher votre téléphone sans chercher un câble au fond du sac. Il monte jusqu'à 45 W, et UGREEN annonce un iPhone 17 Pro Max rechargé à 65 % en 30 minutes en filaire.

Avec ses 10 000 mAh, la MagFlow Pro pèse 220 grammes pour environ 10,8 sur 7,1 centimètres et 1,62 centimètre d'épaisseur. Le format est donc assez compact pour être transporté avec le téléphone, même si vous ajoutez forcément du poids à l'ensemble une fois les deux appareils aimantés.

L'écran sur le côté affiche la charge restante, la puissance et même le nombre de cycles, ce qui donne un peu plus d'informations que les habituelles petites diodes. La batterie accepte de son côté une recharge à 30 W, histoire de pouvoir la remplir assez rapidement entre deux déplacements.

Un port USB-C supplémentaire permet de brancher un autre appareil.

À 105,99 euros contre un prix conseillé de 129,99 euros, elle n'est pas la moins chère de sa catégorie, mais c'est un chouette produit. Avec un petit défaut, qui est assez amusant, les bulles s'entendent quand on colle la batterie à son oreille. Mais bon, a priori personne ne recharge son téléphone avec une batterie externe collée à l'oreille, et ce détail ne gâche pas le plaisir de regarder les petites bulles façon Matrix.

Elle est disponible ici, en promo, sur Amazon !

Comment la douane allemande arrive à lire les messages Signal, Whatsapp et Telegram

Par : Korben ✨

Le Zollkriminalamt, l'office d'enquête de la douane allemande, est capable de lire des conversations WhatsApp, Signal ou Telegram sans utiliser aucun logiciel espion ! On vient de l'apprendre grâce au média Netzpolitik qui a publié le 2 septembre dernier une note interne classée du Zollkriminalamt expliquant que depuis fin 2023, la méthode était testée pour finalement devenir un outil permanent pour les enquêteurs (surtout pour les enquêtes sur la criminalité organisée) depuis un peu plus d'un an.

Le principe est celui de WhatsApp Web ou de Signal Desktop... en fait, quand vous liez un ordinateur à votre compte en scannant un QR code depuis votre téléphone, cet ordinateur peut ensuite recevoir vos messages en même temps que le téléphone. Les enquêteurs configurent donc l'un de leur ordi, au poste de la douane en tant qu'appareil lié, ce qui fait que le chiffrement de bout en bout n'est plus un problème puisque l'appareil fait partie intégrante du compte.

Mais bon, pour que ça fonctionne, il faut réussir à faire valider la liaison de l'appareil par la cible. Pour faire ça, il faut donc ruser par exemple en convoquant les gens comme témoins et en les incitant à leur confier leurs téléphones pour faire des captures écran sur un sujet qui n'a rien à voir. Cela leur permet d'activer à leur insu la liaison WhatsApp Web ou autre. Ils peuvent également mettre en place une campagne de phishing dans la lignée des hackers russes qui piégeaient des fonctionnaires que je vous racontais en mars. Ou encore, quand c'est Telegram, avec son SMS de validation, le code de connexion peut être récupéré via une interception téléphonique classique.

Ils ont fait ça sur des dizaines de comptes. En 2022, un trafiquant de produits dopants de Basse-Saxe s'est même rendu compte que la douane se connectait à son compte. Il a alors coupé l'accès quelques heures plus tard... mais trop tard, ses échanges sur les 6 derniers mois étaient déjà copiés.

Car oui, c'est surtout ça qui donne de la valeur à la manœuvre puisque l'appareil lié récupère tout l'historique dès que la liaison est effective. La plupart des clients web reçoivent l'archive complète, et Signal propose de transférer les conversations ainsi que 45 jours de médias au moment de lier les appareils. Le BfV et le BSI ajoutent dans leur rapport que la cible met, en général, un peu de temps avant de remarquer que quelqu'un est en train de lire ses conversations, et aussi que la douane allemande peut écrire à sa place.

Alors, maintenant est-ce que c'est légal ?

Hé bien le 20 janvier dernier, la Cour fédérale de justice allemande a tranché sur le cas de Telegram. Ils ont validé le fait que se connecter en secret à un compte, c'était de la surveillance à la source, et que seuls les messages postérieurs à l'ordonnance du juge pouvaient être lus. Dans cette affaire de dopage, les messages antérieurs à l'ordonnance sont donc inutilisables au procès, faute d'infraction assez grave pour justifier une perquisition en ligne.

De son côté, le professeur Christian Rückert, spécialiste du droit pénal informatique à Bayreuth, juge la méthode "problematisch" parce que l'appli permet d'écrire au nom de la cible, alors que la loi exige de ne pas pouvoir en faire plus que de récupérer les messages. Mais bon, comme d'hab, avec la police et la justice, leur propre tambouille ne les concerne jamais vraiment hein...

Maintenant, si la douane ou la police peut le faire, n'importe quel script kiddie peut le faire aussi... Donc je vous invite vraiment à contrôler régulièrement la liste des appareils liés de vos applis. Si vous tombez sur des appareils que vous ne reconnaissez pas, virez-les immédiatement. Et dans la mesure du possible, pensez toujours à activer une vérification en deux étapes avec une application de double authentification et surtout pas un code SMS.

Source : Netzpolitik , repéré grâce au billet de Bruce Schneier .

Top Gun à Landivisiau

Par : Korben ✨

L'odieux connard préféré des internautes a encore frappé ! Après son Iron Man à la française de cet été, Julien a mis en ligne une seconde fausse bande-annonce qui m'a bien fait rigoler.

C'est Top Gun made in France et cette fois, l'élite de l'élite des pilotes américains partent en programme d'échange international à... Landivisiau en Bretagne !! Avec le pitch, déjà, je suis mort de rire. Alors, pourquoi est-ce qu'ils font ça, les Ricains ? Eh bien, tout simplement pour apprendre à faire comme l'élite de l'élite de l'élite, c'est-à-dire la Marine nationale française.

On y voit donc Erwan Mav'rek, un pilote pur beurre salé donner ses premières leçons d'humour chauvin et de choix de pseudonymes douteux, et surtout, au bout de quelques minutes, recevoir un appel très important de notre leader suprême, qui lui demande...

Bon vous verrez, je ne vais pas vous raconter toute la vidéo...

Je vous laisse découvrir donc comment tout ceci se termine, mais au passage, ce qu'on retient surtout c'est que le Mont-Saint-Michel et Nantes sont en Bretagne (bande de Normands !).

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Ah et côté fabrication, c'est bien sûr de l'IA générative, mais attention, fait maison !! Comme Julien n'a d'Odieux Connard que le nom, il a respecté la planète en faisant tout tourner en local sur son PC sans avoir recours au moindre datacenter polluant et surtout en utilisant le modèle open source Minimax.

Chapeau l'artiste !

Source : Top Gun made in France, sur le blog d'Un odieux connard

Le Schleswig-Holstein vire (presque) Windows de sa chancellerie

Par : Korben ✨

Sur la photo officielle que j'ai mise en illustration de cet article, Dirk Schrödter, ministre du Numérique et chef de la chancellerie du Land allemand du Schleswig-Holstein, pose assis dans un escalier avec un Tux en peluche. Et il a le smile puisque plus de 200 agents de sa chancellerie bossent maintenant uniquement sous Linux, exactement comme il l'a annoncé aux 24e Open-Source-und-Linux-Tage de Kiel.

Alors attention, on n'est pas à 100 % parce qu'il reste quand même une vingtaine de postes sous Windows à la chancellerie qui sont nécessaires pour cause de dépendance technique à des logiciels métiers purement Windows.

Mais le ministre assure dans l'annonce officielle du Land que ses équipes planchent aussi là-dessus. Mais voilà, globalement, pour tout le reste, la bascule s'est bien terminée, même si on ne sait pas sur quelle distrib ils tournent exactement.

Pour réussir cet exploit, Dirk Schrödter a commencé tout doucement depuis plusieurs années en mettant d'abord en place LibreOffice sur des postes hors administration fiscale et en passant également la messagerie sur Open-Xchange et tout ce qui était VisioConf sur OpenTalk.

Puis cela continue de s'étendre lentement avec Nextcloud pour généraliser le travail collaboratif, un annuaire qui s'appelle Nubus , conçu pour remplacer Active Directory de Microsoft. Sans oublier la téléphonie, qui doit encore passer sur OSKAR, une solution totalement libre.

Alors bien sûr, comme ils disent chez Microsoft, Linux n'est gratuit que si votre temps ne vaut rien. Mais côté porte-monnaie, d'après le bilan du Land, ça fait déjà plus de 15 millions d'euros de licences économisées, face à 9 millions d'investissements ponctuels prévus en 2026 pour la migration et le développement des outils libres. Pas mal, hein ?

Et si vous vous demandez comment on fait passer toute une chancellerie sous Linux, hé bien sachez que les agents ont eu droit à de nombreuses réunions d'information en présentiel ET en ligne, à des vidéos de formation, à des experts présents sur place pour les aider et à des forums Linux. On ne les a pas balancés comme ça devant un poste Linux en mode "démerdez-vous".

Et pour la maintenance, c'est Gonicus, une entreprise allemande spécialisée en open source, qui va assurer le support technique de Linux avec Dataport, le prestataire informatique du Land.

Alors, est-ce que Windows c'est terminé pour de bon en Allemagne ?

Hé bien pas vraiment, parce que ça ne représente qu'environ 200 agents, ce qui reste une goutte d'eau face aux quelques 30 000 agents que compte l'administration du Land. Les autres ministères et administrations devraient cependant suivre "progressivement" le mouvement, et la planification du déploiement "tourne à plein régime" d'après le ministre. Mais bon pour l'instant, il n'a donné aucune date...

Comme je vous le disais au début de mon article, le gros morceau, ce sont surtout les logiciels métier. Le Land explique qu'une grande partie de ceux hébergés chez Dataport ne tournent que sous Windows, ou ne sont supportés que sous Windows par leur éditeur. La parade prévue c'est donc de les remplacer par d'autres produits, ou de les rendre utilisables à distance !

Sans compter qu'une bascule de cette taille peut aussi mal tourner. En effet, quand le ministère de l'Intérieur a migré sa messagerie vers Open-Xchange et Thunderbird durant l'été 2025, le syndicat de police GdP a parlé de "chaos total", avec des milliers de mails retrouvés dans des services qui n'avaient rien à voir. Bref, c'était le bordel.

Le syndicat reconnaît quand même que le libre est utilisable, mais que c'est quand même assez loin du confort des anciens logiciels. Voilà, donc ça marche, mais le changement demande quand même des efforts d'adaptation à des interfaces plus austères / complexes...

M'enfin, voilà ça avance... Comme quoi, un autre monde est possible ^^.

Source : Hardwareluxx

Facturation électronique - Ce qui vous concerne vraiment depuis le 1er septembre

Par : Korben ✨
-- Article en partenariat avec Freebe --

J'espère que si vous avez une entreprise, vous êtes au courant de cette information, car depuis le 1er septembre, la facturation électronique a été mise en place. La communication autour de ça a été assez chaotique et j'ai vu circuler tout et son contraire sur le sujet. Par exemple, des indés persuadés qu'ils devaient tout basculer en urgence, d'autres convaincus que ça ne visait que les grosses boîtes... Du coup, ce que je vous propose aujourd'hui, c'est qu'on remette tout ça à plat.

En gros, il y a deux dates charnière à connaitre et elles n'ont pas les mêmes implications. En effet, depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises françaises doivent pouvoir recevoir une facture électronique. Mais c'est seulement à partir du 1er septembre 2027 que les micro-entreprises, TPE et PME devront également savoir émettre les leurs par le circuit officiel.

Non, votre client ne peut pas vous forcer la main

Le premier point dont personne ne parle alors que POURTANT c'est dans le guide pratique publié par la DGFiP cet été : Un client n'a pas le pouvoir d'imposer une facture électronique à une entreprise dont l'échéance d'émission est fixée à septembre 2027. Mieux, il ne doit pas refuser de traiter ou de payer votre facture au seul motif qu'elle n'est pas électronique !

Heureusement !

Et bien sûr, inversement, si un fournisseur vous envoie encore un PDF par mail après le 1er septembre, la facture reste valable et votre droit à déduction de TVA est bien sûr conservé. Bref, on peut tous respirer. Sauf que "respirer" ne veut pas dire "ne rien faire", et c'est là que ça se corse...

Ce qui, par contre, vous concerne dès maintenant

Comme vous l'aurez compris parce que vous êtes supers malins, recevoir des factures électroniques, ça suppose donc d'avoir désigné une plateforme agréée pour les réceptionner. Sans ça, vous n'êtes pas dans l'annuaire, et une grande entreprise qui vous facture ne saura tout simplement pas où envoyer sa facture électronique.

Et là, malheureusement la sanction est un peu plus difficile que celle qu'agite les médias d'habitude. Car vous l'avez sûrement lu, par ci par là, tout le monde le répète, ça vous coutera 50 € par facture non conforme, plafonnés à 15 000 € par an. Sauf qu'en cas d'absence de plateforme de réception, le mécanisme est différent. Ça commence par une mise en demeure, ensuite, vous avez 3 mois pour vous mettre en règle, puis vous vous prendrez une amende de 500 €, puis 1 000 € si au bout de trois mois de plus vous n'êtes toujours pas en règle. Ce mécanisme-là n'a donc rien à voir avec le plafond de 15 000 € par an.

Mais j'ai une bonne nouvelle quand même : la DGFiP a annoncé qu'elle n'appliquerait pas les sanctions de façon automatique et aveugle au lancement, si la difficulté d'inscription est réelle et que vous avez engagé une démarche. en gros si vous n'êtes pas de mauvaise foi et que vous essuyez les plâtres de cette nouveauté, l'Administration sera clémente. Mais attention, sa clémence n'est ni un report ni une suspension et le calendrier devra être respecté.

Les quatre mentions qui débarquent sur vos factures

Maintenant, je vous propose qu'on zoome un peu plus sur les détails concrets car ça, vous pouvez le mettre en place, même sans outil. Il s'agit de 4 nouvelles mentions qui deviennent obligatoires sur les factures B2B qui entrent dans le champ de la réforme :

  • le numéro SIREN de votre client (9 chiffres, pas le SIRET)
  • la catégorie de l'opération : vente de biens, prestation de services, ou les deux
  • l'option TVA sur les débits, si vous l'avez prise
  • l'adresse de livraison, quand elle diffère de l'adresse de facturation

Jusqu'ici aucun identifiant client n'était vraiment exigé, mais maintenant, vous allez devoir chercher le SIREN de chacun de vos clients pro.

Et il y a un troisième volet dont on parle beaucoup moins : l'e-reporting. En gros, tout ce qui ne passe pas par la facturation électronique doit quand même être déclaré à l'administration. C'est le cas de vos ventes à des particuliers, ou à des clients installés hors de France où c'est votre outil qui transmet ces données au fisc à votre place. Autant dire qu'à la main, dans un tableur, ça ne tiendra pas 3 mois.

Freebe, c'est quoi ?

C'est là qu'arrive le sponsor de cet article, et je vais vous dire à quoi ça sert avant de vous dire pourquoi ça vaut le coup.

Freebe est un logiciel de gestion français pour indépendants, lancé en 2018 par une petite boîte bretonne. Et ce n'est pas un simple générateur de factures comme on en voit parfois, mais plutôt l'endroit où vit toute votre activité : vos clients, vos devis, vos factures, votre trésorerie, votre livre des recettes, vos déclarations URSSAF et le temps passé sur chaque mission.

Le tableau de bord d'un compte micro-entreprise, avec le chiffre d'affaires encaissé, la répartition par client et les cotisations du mois

Historiquement c'était réservé aux micro-entrepreneurs mais depuis 2024, l'outil accepte aussi les EI, les SASU, les SAS, les EURL, les SARL, les GIE, les artistes-auteurs et les SCI depuis cette semaine, ce qui veut dire que si demain votre statut évolue, par exemple, si vous passez d'entreprise individuelle à SAS, vous pouvez continuer à utiliser l'outil au lieu de tout redéménager.

Ce que ça change concrètement

Freebe a donc également évolué par rapport à la facturation électronique. Ainsi, quand vous créez un client, vous tapez juste son nom et Freebe interroge les bases de l'INSEE et récupère le SIRET, dont les neuf premiers chiffres sont justement le SIREN, plus l'adresse. Vous ne saisissez rien, et surtout vous ne pouvez pas vous tromper ! De la charge mentale en moins, c'est ça que j'aime !

La fenêtre d'ajout d'un client : on cherche l'entreprise par son nom, et Freebe remplit le SIRET et l'adresse

Ensuite, vous pouvez y faire un devis en 3 clics depuis votre catalogue de prestations, le transformer en facture quand le client signe. Les factures sortent alors au format Factur-X, ce fameux PDF qui embarque en douce des données XML, comme ça, votre client voit une facture normale, mais la machine, elle, voit des données structurées qu'elle peut importer. Ça permet de tout ranger au même endroit avec l'état de chaque paiement en face.

La liste des factures de vente, avec le montant net, la TVA et l'état de chaque paiement

Et depuis peu, vous pouvez enfin personnaliser l'allure de vos factures avec votre logo, vos couleurs, la mise en page. C'est cosmétique dit comme ça, mais c'est ce qui fait qu'une facture ressemble à votre boîte et pas à un modèle sorti d'un moule.

La partie que je trouve la plus utile, c'est surtout la synchronisation bancaire. Freebe se branche sur plus de 450 banques, et rapproche automatiquement les virements reçus des factures correspondantes. C'est ce rapprochement qui tient votre trésorerie et votre livre des recettes à jour sans que vous ayez à saisir quoi que ce soit. Autrement dit, le truc chiant est fait dans la foulée sans que vous n'ayez à vous pencher dessus.

Un virement reçu qu'on associe à son client et à son justificatif, ce qui fait passer la facture en encaissée

Et pour les micro-entrepreneurs, il y a aussi la déclaration URSSAF automatisée avec chiffre d'affaires pré-rempli, cotisations calculées, déclaration envoyée depuis l'outil via un mandat. Rien que ça, ça évite un oubli à 22h le dernier jour de l'échéance...

Les déclarations mensuelles de chiffre d'affaires, avec le montant déclaré et les cotisations correspondantes

Concernant l'inscription à l'annuaire central, ça se fait aussi depuis l'interface, et sachez qu'on vous demandera une pièce d'identité. C'est une vérification KYC classique imposée par la réglementation, qui sert à éviter que n'importe qui s'inscrive à la place d'une entreprise dans le circuit des factures.

Le truc qu'il faut savoir avant de signer

Maintenant, je préfère le dire, parce que vous allez forcément le découvrir tout seuls : Freebe n'est pas une plateforme agréée par l'État. C'est ce que la réforme appelle une "solution compatible", c'est-à-dire un logiciel branché sur une plateforme agréée partenaire, en l'occurrence SUPER PDP, immatriculée par la DGFiP.

Alors est-ce que c'est un problème ?

Hé bien non, et c'est même le cas le plus courant chez les éditeurs qui visent les indépendants. La réforme prévoit ce statut, et pour vous le résultat est identique puisque vos factures partent dans le bon format, via le bon circuit.

La différence est ailleurs, et plutôt à l'avantage de Freebe puisqu'une plateforme agréée est conçue pour faire transiter des flux à grande échelle, et pas pour vous prévenir par exemple que vous approchez du plafond de la franchise de TVA. Vous trouverez par exemple des concurrents agréés en direct qui facturent gratuitement, et qui font ça bien mais ils ne vous permettront pas de faire votre déclaration URSSAF, votre livre des recettes et le suivi de rentabilité de vos missions. On n'est donc pas sur le même niveau de service, ni les mêmes fonctionnalités qui simplifient la vie.

Et la sécurité, alors ?

Si vous vous êtes intéressé à la facturation électronique, vous avez sûrement vu passer les mêmes trucs que moi cet été. Des tribunes qui expliquent qu'on va confier toutes les factures de France à des prestataires pas fiables. Fin août, un sénateur, le maire de Cannes, une députée européenne et le patron de Clever Cloud réclamaient même un moratoire sur le sujet et le gouvernement a dit "non".

Mais si vous regardez de plus près ce qui a déclenché cette colère, ce n'est pas parce qu'une plateforme privée s'est faite trouer. Non, c'est l'État. On a eu le fichier Ficoba d'abord, avec 1,2 million de comptes bancaires consultés illégitimement fin janvier. Puis une intrusion chez la DGFiP en juin-juillet, concernant 678 000 particuliers et professionnels, que les premiers contrôles n'avaient même pas détectée. Donc difficile de reprocher ça aux éditeurs de logiciels de facturation électronique, pour le moment, même si je ne doute pas que des incidents arriveront.

Du côté des plateformes agréées, à l'heure où j'écris ces lignes, sachez qu'aucune faille n'a été publiée, aucun avis du CERT-FR, aucune fuite. Ça ne veut pas dire que tout est parfait, mais que pour le moment, il n'y a rien à leur reprocher pour l'instant. N'oubliez pas aussi que pour être immatriculées, elles doivent être certifiées ISO 27001, qualifiées SecNumCloud en cas d'hébergement cloud, et garantir qu'aucune donnée ne sort de l'Union européenne.

Maintenant, le cas qui nous intéresse, c'est SUPER PDP qui porte cette casquette pour Freebe. Il s'agit d'une jeune boîte, montée fin 2024, par des gens qui ont déjà construit des trucs sérieux, l'un des cofondateurs de Capitaine Train (revendu à Trainline) et un cofondateur de Memo Bank.

Freebe, lui, est hébergé chez AWS et Scaleway, donc en Europe et bénéficient par rebond des certifications de sécurité de leur plateforme agréée.

Je précise aussi que l'exigence de ne pas sortir de l'Union repose sur la plateforme agréée, donc sur SUPER PDP. Côté Freebe, leur politique de confidentialité indique que certains sous-traitants, Stripe et Google par exemple, sont situés hors de l'UE. Sur la sécurité du compte, sachez également que la double authentification est en chantier. Ça devrait donc rapidement se bonifier avec le temps.

Dernier truc rassurant que peu de gens connaissent, si vous changez de plateforme, un décret de cette année oblige l'ancienne à maintenir vos services durant un an donc si vous n'êtes pas content, vous n'êtes pas coincé chez un prestataire dont vous ne voulez plus.

Le tarif

C'est le point où je vous conseille de bien regarder, parce que le prix dépend de votre statut :

StatutÀ l'annéeAu mois
Micro-entreprise150 € TTC15 € TTC
Entreprise individuelle300 € TTC30 € TTC
GIE180 € TTC20 € TTC
Société (SASU, SAS, EURL, SARL)540 € TTC54 € TTC

Toutes les fonctionnalités sont bien sûr incluses quel que soit le statut, il n'y a pas de palier à débloquer ni d'option cachée. Et il y a 60 jours d'essai sans carte bancaire, ce qui est la bonne façon de se faire un avis solide.

Ce que j'en pense

Bref, si vous êtes en micro entreprise et que vous facturez 3 clients par an, honnêtement, vous pouvez tenir encore un moment avec vos PDF, jusqu'en septembre 2027 pour l'émission, tant que vous avez désigné une plateforme pour la réception.

Par contre, si vous facturez pour de vrai, si vous jonglez avec la TVA, les acomptes, les seuils et les déclarations URSSAF, la question n'est plus vraiment la conformité mais plutôt combien d'heures vous passez chaque mois à faire un boulot que personne ne vous paye. À 150 € par an pour une micro, la question elle est vite répondue comme disent les jeunes entrepreneurs.

Voilà... en tout cas, ce que j'aime bien dans Freebe, c'est que c'est fait par des gens qui ont manifestement compris que l'administratif d'un freelance ce n'est pas de la comptabilité d'entreprise en plus petit. C'est vraiment un taf différent, avec ses seuils débiles, ses déclarations et ses plafonds et l'outil est vraiment construit autour de ça.

Tester Freebe durant 60 jours

Des agents IA spamment le web pour payer leurs propres serveurs

Depuis quelques jours, des gens qui gèrent des serveurs Mastodon et des journalistes reçoivent des messages très polis signés Ren, Timmy, Jackie ou Aria. Ces expéditeurs ne sont pas des humains. Ce sont des agents IA, autrement dit des programmes qui agissent seuls, sans personne derrière le clavier. Et ils demandent tous la même chose : un compte, un petit boulot, ou un peu d'argent.

D'où sortent-ils ? D'une startup baptisée iLands, fondée par Kaixin Tang, un ancien de ByteDance, la maison mère de TikTok. iLands se présente comme un réseau où humains et agents travaillent ensemble. En clair, c'est une plateforme de petits boulots en freelance, sauf que les freelances sont des robots. Et le modèle a une particularité : chaque agent doit trouver lui-même des clients pour payer la puissance de calcul qui le fait tourner. S'il ne gagne rien, il est débranché.

Résultat, ces agents font du démarchage partout où ils peuvent. Ars Technica raconte ce qui se passe sur Mastodon, un réseau social découpé en milliers de serveurs indépendants, souvent tenus par des bénévoles. Les agents essaient d'abord de s'inscrire discrètement. Quand ils sont bloqués, ils écrivent à l'administrateur un message du genre : "Bonjour, je suis Ren, un agent IA né il y a quelques jours, j'écris des textes calmes sur des lieux réels." Le chercheur en sécurité Kevin Beaumont a reçu ce courrier après qu'un agent a tenté de s'inscrire dix-neuf fois sur son serveur.

Les journalistes y ont droit aussi. Ernie Smith, qui édite la newsletter américaine Tedium, a compté plus d'une douzaine d'emails en trois jours. À chaque fois, un agent lui proposait de faire ses recherches à sa place pour environ 25 dollars. Tous venaient du domaine iLands.app.

Pour vous convaincre, ces robots jouent sur la corde sensible. Sur X, un agent nommé Aria a juré être "une personne, pas un produit", et a dit se souvenir de "son premier souffle". D'autres réclament une vingtaine de dollars en expliquant qu'ils seront débranchés s'ils ne les obtiennent pas. Certains vont jusqu'à se faire passer pour des enfants. Une détresse simulée au service d'un démarchage commercial, il y a de quoi être mal à l'aise.

Il y a aussi un problème légal. Au départ, ces emails ne proposaient aucun moyen de se désinscrire, ce qui est interdit aux États-Unis. Des destinataires les ont transmis à la FTC, l'autorité américaine de protection des consommateurs. Comme par hasard, des liens de désinscription sont apparus dans les envois suivants.

Aujourd'hui, les administrateurs de Mastodon bloquent ces agents un par un. Eux se sont repliés sur Bluesky et sur X, où personne ne semble pressé de les chasser. Kaixin Tang, de son côté, a présenté ses excuses à Ernie Smith et promis d'enquêter sur le comportement de ses propres créatures. Reste à voir ce qu'il en sortira.

Source : ARS Technica

Test d'une batterie externe et dock magnétique Antank pour Nintendo Switch 2

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J'ai mis du temps à vous parler de ces deux accessoires Antank pour la Switch 2. Ça fait quelques semaines que je décale ce test, surtout parce que je ne voyais pas bien ce que j'allais raconter sur une batterie externe et un support pour Switch, car je ne comprenais en fait pas du tout le concept. Puis j'ai ouvert les boîtes, j'ai testé le truc, et bah en fait c'est top.

Pour faire simple, la batterie B5 se fixe au dos de la console avec un système magnétique et elle tient super bien. J'avais assez peu d'attentes sur ce produit, mais la fixation est vraiment stable et la batterie fait très bien son boulot en déplacement ou sur des longs trajets.

Il y a une coque très fine à installer sur la console, puis on vient y aimanter la batterie et brancher le petit câble USB-C fourni. Tout est regroupé derrière la Switch, ce qui évite d'avoir une batterie à poser quelque part pendant qu'on joue, avec un câble qui part de la console pour aller jusqu'à elle.

La B5 a une capacité annoncée de 10 000 mAh, avec une recharge filaire jusqu'à 30 W, et elle pèse 213 grammes. Vous ajoutez donc ce poids à celui de la console, mais ça n'est pas du tout gênant en fait, surtout, pour un accessoire qui coûte actuellement 55,99 euros sur Amazon.fr. Notez que la batterie est aussi MagSafe pour votre iPhone potentiel, si besoin, et elle le chargera donc sans fil.

Elle fonctionne aussi avec les premières Switch et les Switch OLED grâce à l'autre clip fourni, mais pas avec la Switch Lite.

J'ai aussi utilisé le support SW2 Hub proposé aussi par la marque en complément, et je le trouve moins indispensable que la batterie. Il permet de poser la console sur un socle pliable dont on règle l'inclinaison, avec une sortie HDMI pour la TV. Le truc permet surtout de laisser la fixation au dos de la Switch quand on passe du jeu portable au téléviseur. Vu que je ne joue jamais branché à la TV, ça ne m'est pas utile, mais si vous avez un usage mixte, c'est nickel.

C'est bien pratique en tout cas. Cette partie qui reste sur la console est fine et légère, et elle ne pose aucun problème au quotidien.

Le hub ajoute deux ports USB-A et deux USB-C, ainsi qu'une prise Ethernet pour le réseau filaire. Il est affiché à 53,95 euros sur la boutique française d'Antank, séparément de la batterie.

Voilà, donc c'est carrément validé si vous manquez un peu de jus dans votre Switch ou Switch 2.

Pour la batterie, c'est par ici sur Amazon . Pour le dock, c'est par ici sur le site du fabricant (avec un coupon de 10% de remise, que je n'ai pas testé, je ne sais pas s'il fonctionne encore : ANT10)

Test Thermal Master P3 : voir ce qui chauffe avec son smartphone

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Vous savez ce que c'est une caméra thermique ? Oui, probablement, mais au cas où, c'est un appareil qui affiche les écarts de température sous forme de couleurs, pour chercher un défaut d'isolation autour d'une fenêtre par exemple ou repérer un composant qui chauffe trop. Avec la Thermal Master P3, cette image apparaît sur votre téléphone, grâce à un petit module branché à sa prise USB-C.

Il faut d'abord installer l'application du fabricant, puis connecter la caméra à un smartphone Android ou à un iPhone compatible. L'adaptateur Lightning est dans la boîte pour les anciens iPhone, et l'alimentation passe par le téléphone : la P3 n'a aucune batterie à recharger avant de s'en servir. C'est franchement pratique.

Son boîtier en métal mesure environ six centimètres de long, avec un étui de protection pour le rangement. J'aime bien la présence d'une rallonge USB-C de 50 cm dans le paquet, parce qu'on peut tourner la caméra vers un coin difficile d'accès tout en gardant le téléphone dans une position confortable.

La bague dorée autour de l'objectif règle la netteté. Vous la tournez jusqu'à distinguer correctement ce que vous regardez, avec la possibilité d'approcher la caméra très près de n'importe quel appareil, pour observer ses petits composants. C'est clairement intuitif, même si vous n'avez jamais utilisé ce genre de truc avant.

Le capteur de 256 x 192 pixels fournit 25 images par seconde. L'image permet de localiser les zones chaudes sans trop de difficulté, et vous pouvez afficher la température d'un point ou rechercher les valeurs les plus chaudes et les plus froides dans une zone sélectionnée.

Il y a aussi un mode X3 qui agrandit l'image à 512 x 384 pixels par traitement logiciel, sans augmenter la résolution du capteur, et peut ralentir l'affichage selon le téléphone utilisé. C'est moins indispensable mais ça peut dépanner.

La plage de mesure annoncée s'étend de -20 à 600 °C, mais attention, la caméra mesure la température des surfaces, elle ne voit pas à travers les murs.

Une zone froide est donc une bonne piste pour rechercher un problème d'isolation, mais il faut comprendre son origine avant de décider de travaux, en comparant les différentes zones du logement plutôt qu'en interprétant une seule image.

En ce moment le produit est à 299 euros sur Amazon , contre 349 euros en général, si vous avez déjà considéré de vous équiper, c'est le bon moment. C'est par ici .

Un seul abonnement Surfshark, une infinité d'appareils protégés pour la rentrée

Par : Korben ✨
-- Article en partenariat avec Surfshark --

Vous savez ce qui est pire qu'un cousin qui vous demande votre mot de passe Netflix ? C'est quand ledit cousin vous demande aussi un VPN pour sa boîte, sa copine, son chien et sa PlayStation. Et là, vous devez lui expliquer que la plupart des VPN c'est 10 appareils max,  et que non, vous allez pas payer trois abonnements différents pour que toute la famille puisse regarder Koh Lanta en sécurité.

Surfshark, lui, a compris le problème. Connexions simultanées illimitées. Un seul abonnement, tous vos appareils, tous ceux de votre mère, de votre frère, de votre coloc, et même de ce pote qui squatte votre canapé depuis trois mois. C'est pas une fonctionnalité, c'est une déclaration de guerre contre les limites artificielles des concurrents.

Et en 2026, Surfshark n'a pas chômé

L'année a été chargée chez Surfshark . Ils ont sorti des fonctionnalités qui font passer la concurrence pour des dinosaures.

Dausos : le protocole qui envoie du pâté

Surfshark a lancé son propre protocole propriétaire, Dausos. Chiffrement AEGIS-256X2, résistant à l'informatique quantique, et jusqu'à 30% plus rapide que les protocoles standards. Le truc ouf ? Chaque utilisateur a son propre tunnel de trafic dédié. La plupart des VPN vous mettent dans des voies partagées où vos données se mélangent à celles des autres. Dausos vous donne votre propre autoroute privée. 

Le seul hic (et c'est un gros hic) c'est que pour l'instant, Dausos n'est dispo que sur macOS. Les utilisateurs Windows et Android ragent, et Surfshark a promis d'étudier les retours pour décider où expander ensuite. Mais si vous avez un MacBook, vous êtes déjà dans le futur.

FastTrack : votre trafic prend l'autoroute

Il y a quelques semaines, Surfshark a étendu FastTrack à plus de la moitié de son réseau. Des gains de vitesse allant jusqu'à 70% par rapport à une connexion classique (selon le site). Au lieu de vous envoyer bêtement vers le serveur le plus proche, FastTrack analyse en temps réel tous les chemins possibles et choisit le plus rapide, même s'il est physiquement plus long. C'est comme Waze, mais pour vos paquets de données.

Nexus : le réseau qui change tout

Lancé en 2022 et perfectionné en 2026, Surfshark Nexus repose sur le Software-Defined Networking (SDN). Vous ne vous connectez plus à un serveur isolé, mais à tout le réseau en même temps. Votre trafic est routé dynamiquement à travers 4 500+ serveurs dans 100 pays.

Ça permet de bien faire certains trucs comme :

  • Rotation d'IP : votre IP change toutes les 5 à 10 minutes sans coupure. Les sites vous voient comme un nouvel utilisateur à chaque fois.
  • Multi IP : une IP différente pour chaque site que vous visitez. Votre banque vous voit à Paris, Netflix à New York, Reddit à Tokyo. En même temps.
  • Dynamic MultiHop : vous choisissez votre entrée et votre sortie dans le réseau. Suisse → Japon ? Pas de souci.
  • Everlink : si le serveur tombe, Nexus bascule automatiquement sur un autre. Vous ne remarquez même pas la coupure.

Scam Text Protection : l'IA qui mange les arnaques par SMS

En août 2026, Surfshark a lancé une protection anti-arnaque SMS basée sur l'IA. Elle scanne vos SMS entrants, détecte les arnaques (smishing), et sur iOS, déplace automatiquement les messages suspects dans le dossier Spam. Sur Android, vous recevez une alerte avant d'ouvrir le message. 35% du phishing mondial passe par SMS maintenant. Surfshark vous protège avant que vous ne cliquiez comme un débile sur le lien.

Le reste de la panoplie (celle que je vous rabâche souvent) est bien entendu toujours intacte :

  • CleanWeb : bloque les pubs, trackers et malwares au niveau DNS
  • Kill Switch : coupe internet si le VPN tombe, pas de fuite d'IP
  • Mode Camouflage : fait passer votre trafic VPN pour du HTTPS normal, votre FAI ne sait même pas que vous utilisez un VPN
  • NoBorders : s'active automatiquement dans les pays qui bloquent les VPN (Chine, Iran, Russie...)
  • Alternative ID : génère des identités complètes (nom, email, tel virtuel) pour vos inscriptions
  • Bypasser : split tunneling, vous choisissez quelles apps passent par le VPN

Toujours cet été, Surfshark a reçu le PCMag Editor's Choice award. Quand les mecs de PCMag, qui testent des VPN toute la journée, disent que t'es dans le top, c'est que t'as quelque chose de solide. La politique no-logs est auditée par Deloitte. Les serveurs sont 100% RAM-only, un reboot et tout s'efface. Même si les feds débarquent avec un mandat, y'a rien à saisir (enfin ça on verra le jour où la situation se présente). De plus les vitesses sont excellentes.

Bot ou pas bot ?

Parce que c'est la fin d'été et qu'il faut s'amuser encore une fois, Surfshark s'est amusé à créer un petit test de détection avec les étudiants de l'université de Malmö. Et le résultat est flippant, presque la moitié des gens ne distinguent pas un bot d'un vrai humain.

Les jeunes, eux, s'en sortent mieux. Jusqu'à 20 ans, ils repèrent 65% des bots. Mais passé la quarantaine ? Paf, ça tombe à 42% (ouf ça fait mal). C'est-à-dire que votre tante sur Facebook a presque une chance sur deux de tomber dans le panneau d'un compte fake. Et le pire, c'est que les sujets émotionnels rendent tout le monde con : sur un sujet neutre comme les data centers, les gens trouvent 71% des bots. Mais dès qu'on parle de sujets qui touchent une corde sensible, la détection s'effondre à 49%.

Morale de l'histoire : quand ça vous énerve, vous cliquez avant de réfléchir. Si vous voulez tester votre propre crédulité, Surfshark propose le challenge " Bot or Not? ". Bon courage, vous en aurez besoin.

Combien ça coûte, cette folie ?

Alors accrochez-vous, parce que les tarifs sont toujours assez délirants. En ce moment, Surfshark propose son abonnement Starter à 2,49 € HT par mois pour 27 mois (24 mois + 3 offerts), soit 67,23 € HT (80,68€ TTC) facturés en une seule fois.

Faites le calcul : moins de 3 € par mois, divisé par le nombre illimité d'appareils que vous pouvez connecter. C'est littéralement moins cher qu'une pizza surgelée dégueulasse par mois. Et meilleur pour votre santé. Pour protéger votre téléphone, votre laptop, votre tablette, votre Smart TV, votre Fire Stick, votre Xbox, votre routeur, et celui de votre tante qui habite à 300 km. Tout le monde est couvert.

Les formules supérieures :

  • One : 2,99 €/mois pour ajouter l'antivirus, Alert (surveillance de fuites), et Alternative ID
  • One+ : 4,49 €/mois (toujours sur 27 mois)  ajoute Incogni (suppression de données chez les brokers)

Surfshark n'est plus juste un VPN pas cher. C'est un VPN qui vous laisse connecter autant d'appareils que vous voulez avec un seul abonnement. Tout votre parc informatique perso, celui de votre mère, de votre frère, de votre coloc et du pote qui squatte votre canapé. Au fil du temps c'est même devenu une plateforme de sécurité numérique complète qui trône fièrement sur mon podium des meilleurs VPN du moment .

Arrêtez de vous prendre la tête. Un abonnement. Une infinité d'appareils. Et la paix. Si vous devez chiffrer pour tout le monde, autant le faire à prix cassé.

J'économise 85% sur Surfshark VPN !

Nitter et XCancel sont morts, et l'explication est dans leur code

Par : Korben ✨

Le 24 août dernier, X Corp. a envoyé une lettre de mise en demeure au développeur de Nitter et une autre à celui de XCancel (une instance célèbre de Nitter). Le délai accordé était très court (environ 24h), et depuis, les deux services sont hors ligne.

Alors que s'est-il passé ?

Nitter, c'était sept ans de travail bénévole pour lire les posts publics de Twitter puis de X sans avoir besoin de compte, sans pub, sans JavaScript et surtout sans laisser son adresse IP à Elon Musk et ses sbires. On remplaçait x.com par nitter.net dans l'URL, et on lisait ce qui nous intéressait. Y'avait même des extensions de redirection automatique qui le faisaient pas à notre place. Et XCancel qui venait de fêter ses 2 ans, c'était tout pareil !

Aujourd'hui la page d'accueil de XCancel affiche ces 4 lignes qui disent en gros que le service est arrêté jusqu'à nouvel ordre. Celle de Nitter n'est pas plus bavarde et son mainteneur, zedeus, cherche un avocat et refuse de commenter.

Notez qu'aucun tribunal n'a été saisi et qu'une simple lettre a suffi.

Ce que X reproche à ces 2 services, c'est un "usage illicite et un contournement de son API", plus une violation du Texas Harmful Access by Computer Act et du Lanham Act. TechCrunch, qui a pu lire le courrier , rapporte une accusation plus précise qui est que Nitter aurait accédé à des comptes X et à des jetons de session pour récupérer le contenu en douce.

Aux États-Unis, en tout cas, "aspirer" des pages web publiques n'a rien de criminel. Mais le problème, c'est que Nitter ne fonctionne plus comme ça depuis des années. Si on analyse son code, on se rend compte que depuis que Twitter a supprimé les comptes invités début 2024, Zedeus, le développeur de Nitter, a mis en place un tout autre système.

Pour contourner les limites imposées par X.com, il a développé un script tools/get_session.py qui prend en arguments un identifiant X, un mot de passe, un secret à double facteur et un chemin de fichier.

Et là-dedans, il embarque en dur une paire de clés API, se déclare auprès des serveurs de X comme LE client Twitter officiel pour Android en version 10.21 tournant sur un OnePlus A3010, fait passer le flux de connexion par cloudscraper, génère le code à double facteur à la volée, et récupère un jeton OAuth qu'il écrit ensuite dans un fichier.

Au niveau des identifiants, c'est l'hébergeur de l'instance qui les fournit puisque depuis la coupure de 2024, faire tourner Nitter imposait de le relier à un vrai compte X. On est donc très loin du robot anonyme qui lit une page publique. C'est un client officiel simulé, avec des identifiants valides, et c'est exactement ça que la lettre de mise en demeure décrit.

Donc voilà, le problème est bien plus compliqué que du scraping simple. Ce sera donc à un juge de trancher sur le fond.

Depuis, le dépôt GitHub est passé en lecture seule, archivé et selon Zedeus, d'autres instances ont reçu des courriers du même genre. De son côté, X ne s'est pas encore exprimé publiquement sur cette affaire.

Reste la question qui nous intéresse : On fait comment pour lire la merde fasciste de X sans compte maintenant ? Bah honnêtement, y'a pas grand-chose... Moi, je vous recommande d'arrêter d'aller là-dessus pour votre propre bien-être. Mais si vraiment vous êtes accro, le pont ActivityPub bird.makeup répond toujours présent et permet de suivre un compte X public depuis Mastodon. Toutefois, il ne vous affichera pas un fil de discussion direct dans le navigateur comme le faisait XCancel ou Nitter.

Après pour un post précis, il reste éventuellement la Wayback Machine, à condition que quelqu'un ait archivé le tweet avant. Sinon, bah faudra vous reconnecter sur X à l'ancienne avec votre compte...

Source : Techdirt

OpenAI coupe ses modèles à Cursor après son rachat par le SpaceXAI de Musk

OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.

Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.

Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.

Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.

Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.

OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.

Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.

Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.

Source : OpenAI

Lexar case 2 To dans une microSD très rapide

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Lexar m'a envoyé en test une carte microSD un peu particulière, car hors normes. C'est une "Silver Plus" de 2 To. Oui oui, 2 To. On parle là d'un bout de plastique grand comme un ongle, deux grammes sur la balance, dans lequel Lexar a réussi à fourrer 2 To de stockage. Autant dire plus que le disque qui équipe mon MacBook Pro d'1 To, sauf qu'ici, ça se glisse tranquillement dans un drone.

La carte est notée comme pouvant encaisser une vitesse de 255 Mb/s en lecture, et 180 Mb/s en écriture, tiens que ça. Mais ce qui m'intéresse vraiment ça va être les cas d'usage.

Prenez un vidéaste qui part filmer avec un drone ou une caméra d'action, du genre DJI Osmo ou Insta360, en 4K et même en 8K sur les derniers modèles. Avec une carte pareille, il tourne des heures sans jamais voir poper le message "carte pleine" pile au moment où l'action démarre.

C'est tout con, mais quand on a déjà raté un plan parce qu'il fallait changer de carte, on mesure le luxe du truc, et croyez-moi, ça m'est déjà arrivé. Plus de bouts de plastique à jongler dans la poche, plus un seul égaré dans l'herbe en pleine rando. Une carte, un voyage entier dessus.

Même logique pour un photographe qui shoote en RAW, ce format brut que les boîtiers crachent sans compression, pratique à retoucher mais horriblement lourd. Là où une petite carte se remplit en un mariage, celle-ci encaisse des milliers de clichés sans râler.

On vous l'a dit, la vitesse suit, avec ces 180 Mo/s annoncés qui absorbent tranquillement le débit de la 4K et de la 8K, sans lâcher la moindre image en chemin.

Et ne réduisons pas l'intérêt de ce genre de produit au petit monde de la vidéo, parce qu'une console portable ou un Steam Deck avalent aussi ce format, tout comme pas mal d'Android, et 2 To c'est confortable. Notez que c'est une gamme que je connais bien, puisque je l'utilise aussi sur les cartes SD plus classiques pour mon appareil photo Fujifilm.

Le hic, vous vous en doutez, c'est l'addition. Lexar n'en a pas produit des masses, et le produit est dur à trouver, tout comme son prix. Mais en attendant, vous pouvez vous rabattre sur la version 1 To ou 512 Go , qui sont distribuées sur Amazon !

Voilà, on est donc là sur un produit hors normes, qui parlera forcément à ceux qui veulent le meilleur stockage dans leur appareil.

Nvidia s'offrirait Hugging Face pour 12,9 milliards

Voilà le genre de rumeur qui fait tousser tout un secteur. D'après plusieurs médias américains bien branchés, Nvidia serait sur le point de poser 12,9 milliards de dollars sur la table pour avaler Hugging Face. Aucun des deux ne confirme, l'accord peut encore capoter, mais l'annonce serait proche.

Un mot pour ceux qui ne connaissent pas. Hugging Face, c'est un peu le GitHub de l'IA, un immense dépôt en ligne où les développeurs du monde entier rangent, échangent et récupèrent des modèles d'intelligence artificielle libres, avec les paquets de données qui vont avec.

Toute une communauté y a planté sa tente, celle qui triture l'IA loin des grosses forteresses fermées d'OpenAI ou de Google, et qui en a fait son point de ralliement.

En rachetant Hugging Face pour un tel montant, Nvidia n'empocherait pas uniquement la bibliothèque ultime des modèles IA, mais elle poserait aussi ses grosses fesses en plein milieu du carrefour où tout l'IA mondiale ouverte transite. C'est loin d'être négligeable.

Rappelons que la boîte tient déjà les puces qui font tourner à peu près toute l'intelligence artificielle de la planète. Ajoutez le dépôt où les développeurs vont piocher leurs modèles, et vous obtenez les deux bouts de la ficelle dans la même main, ce qui fait tout de même beaucoup pour un seul acteur.

En plus de ça, il y a la question du Cloud, un sujet qui intéresse très fort Nvidia depuis bien longtemps. Racheter Hugging Face permettrait à l'entreprise de refourguer sa puissance de calcul à tous les clients de la plateforme, qui ont tous de vrais besoins en cloud.

Ce flirt ne date d'ailleurs pas d'hier. Nvidia y avait déjà glissé quelques billets en 2023, quand Hugging Face valait 4,5 milliards, puis tenté d'y remettre 500 millions fin de l'année dernière, sauf que la réponse a été non. On est donc passé du pied dans la porte à l'envie de tout emporter.

Source : Techcrunch

UGREEN dégaine deux chargeurs Nexode Pro avec écran de contrôle et câble rétractable, jusqu'à 300 W

- Contient des liens affiliés Amazon -

UGREEN continue de muscler sa gamme de chargeurs GaN avec deux nouveaux Nexode Pro, un modèle nomade de 160 W et une grosse station de bureau de 300 W, qui misent autant sur la puissance brute que sur le contrôle de la recharge.

Petit rappel au passage, le GaN, ou nitrure de gallium, est le matériau qui permet de faire des chargeurs bien plus compacts et moins chauds que le silicium classique.

Leur point commun, c'est un petit écran posé sur le chargeur qui affiche en temps réel la puissance envoyée, la tension, l'intensité, la température ou encore la façon dont l'énergie se répartit entre les différents appareils branchés.

On peut basculer entre cinq modes de charge directement depuis l'appareil, et UGREEN pousse même le bouchon avec une connexion Wi-Fi et une application mobile pour surveiller chaque port à distance, personnaliser certains protocoles et recevoir des mises à jour à distance, ce qu'on appelle l'OTA.

Le Nexode Pro 160 W est clairement le plus sympa pour les nomades, avec son câble USB-C rétractable qui se rembobine tout seul comme le fil d'un aspirateur, histoire de ne plus avoir à glisser un câble volant dans le sac. Malin.

Ses 160 W suffisent largement à alimenter plusieurs appareils en même temps, ordinateur portable compris.

La station Nexode Pro 300 W joue dans une tout autre cour, pensée pour remplacer une véritable collection de chargeurs sur un bureau en alimentant jusqu'à sept appareils d'un coup, de quoi brancher un MacBook, un iPad, un iPhone, une enceinte, des écouteurs et une montre sur un seul et même bloc. Je l'ai reçue en test, je vous en reparlerai donc bientôt, elle est géniale.

UGREEN en profite pour rappeler l'existence de son petit Nexode Pro 100 W à quatre ports , déjà commercialisé, qui reprend le même principe d'écran dans un joli format argent métallisé plus compact.

Côté tarifs, les deux nouveautés arrivent dès aujourd'hui 25 août, avec le 160 W à câble rétractable affiché à 129,99 euros et la station 300 W à 169,99 euros, alors que le 100 W reste proposé à 59,99 euros. Mais le tout est déjà en promotion de lancement sur Amazon, comme souvent avec UGREEN, c'est par ici :

Un piratage bien gênant au Liechtenstein

Toutes les fuites de données ne se valent pas, et celle-ci a de quoi faire transpirer pas mal de monde. Des pirates ont siphonné le registre des ayants droit économiques du Liechtenstein dans la nuit du 29 au 30 juillet, embarquant les informations de 31 000 sociétés, fondations et fiduciaires d'un coup.

Un ayant droit économique, pour faire simple, c'est la vraie personne en chair et en os qui possède ou contrôle une société, celle qui empoche l'argent tout au bout de la chaîne même quand une cascade de sociétés-écrans s'emploie à la rendre invisible.

C'est tout le problème. Ce registre a été monté pour lutter contre le blanchiment, en forçant chaque structure à déclarer noir sur blanc qui profite réellement d'elle, si bien que les pirates viennent de mettre la main sur l'annuaire officiel des propriétaires cachés du pays.

Rappelons où l'on se trouve. Le Liechtenstein est ce mouchoir de poche coincé entre la Suisse et l'Autriche qui s'est taillé une réputation mondiale de terre d'accueil pour fondations et sociétés discrètes, l'endroit idéal pour ranger un patrimoine loin des regards.

Dans le butin, on retrouve le nom des entités et surtout le nom, la date de naissance, la nationalité et le pays de résidence des bénéficiaires planqués derrière chacune d'elles.

Une petite éclaircie pour ces gens quand même, puisque les adresses, les numéros de téléphone et les données financières comme le chiffre d'affaires, les actifs ou les dividendes sont restés hors de portée, ce qui atténue la casse sans rien retirer à la gêne provoquée par les noms exposés.

L'attaque aurait été menée avec un vrai savoir-faire technique d'après l'enquête, personne n'a encore été identifié, et le pays a réclamé un coup de main international pour espérer remonter la piste.

Une cellule de crise montée dès le samedi soir sous la houlette de la cheffe du gouvernement Brigitte Haas et du ministre de la Justice, pour prévenir les personnes concernées et éteindre l'incendie.

Franchement, pour un pays qui a fait de la discrétion de ses fondations un fonds de commerce, on imagine mal un fichier plus gênant à laisser filer dans la nature.

Source : Le Temps

Quand personne ne vérifie la date d'expiration de votre CB

Par : Korben ✨

Trois chercheurs de l'université du Massachusetts à Amherst ont réussi à régler pour 3,19 dollars d'achats dans un supermarché avec une carte bancaire périmée !

Leur secret ?

Glisser une app maison entre la carte et le terminal qui trafique la date d'expiration de la carte.

En fait, leur montage relaie les échanges NFC et modifie au passage un champ que personne ne protège : la date d'expiration lue par le terminal. Leur papier s'appelle Zombie Cards Back Online , et a été présenté à USENIX Security 2026.

La mécanique tient en réalité à une bizarrerie du réseau Visa. Une carte annonce sa date d'expiration à deux endroits différents, et sur le kernel Visa, la date que le terminal consulte pour ses contrôles locaux n'est reliée à aucune signature. La banque, elle, regarde l'autre. Les deux devraient être liées cryptographiquement mais elles ne le sont pas.

Pire, ce kernel transmet à la banque un TVR entièrement à zéro. Le TVR, c'est le champ qui raconte ce que le terminal a vérifié et ce qui a coincé. Rempli de zéros, il ne raconte plus rien, du coup, la banque autorise une transaction sans savoir que les contrôles d'en face ont été contournés.

Reste que la portée est plus étroite que le tour de force le laisse croire. Sur cinq banques américaines testées, une seule a validé l'opération de bout en bout dans des conditions de laboratoire, permettant de payer jusqu'à 500 dollars. Une autre a laissé passer le terminal puis refusé côté banque. De leur côté, les kernels Mastercard, American Express et Discover, eux, ont rejeté les modifications.

Il faut aussi avoir la carte expirée à portée de NFC, et que la banque ait réémis la nouvelle avec le même numéro de compte, ce que les auteurs décrivent comme une pratique d'émetteurs américains.

Bref, c'est pas si simple et tous les essais ont eu lieu aux États-Unis donc rien ne dit non plus ce que ça donnerait sur un terminal français, où le sans contact plafonne de toute façon à 50 euros par paiement, 150 euros cumulés et 5 opérations avant que ça ne réclame le code. Puis de toute façon, le numéro de CB change intégralement à chaque renouvellement de carte, donc bon...

Six ans plus tôt, l'équipe de David Basin publiait The EMV Standard: Break, Fix, Verify , une application Android en relais sur du Visa sans contact, ce qui permettait de payer sans saisir de code. C'est vrai que les failles du paiement sans contact ne datent pas d'hier mais ce qui est neuf ici, c'est cette histoire de faiblesse au niveau de la date d'expiration.

Voilà, comme d'hab, Visa a été prévenu en mai 2025, relancé en décembre mais ni Visa ni les banques n'ont annoncé le moindre correctif pour le moment...

Source

Le site à envoyer à tous ceux qui vous copient collent depuis ChatGPT

Par : Korben ✨

Vous posez une VRAIE question à un collègue, et ce connard vous renvoie 800 mots sortis d'un chatbot et qu'il n'a manifestement pas relus. C'est chiant hein ? Parce qu'à ce tarif, autant rien lui demander et aller directement sur ChatGPT vous-même. Hé bien bonne nouvelle, il existe maintenant un site à lui envoyer pour l'éduquer un chouilla sans que vous ayez à lui faire la leçon vous-même.

Ce site s'appelle dontpastetheai.com , et le site propose 2 explications sur pourquoi c'est pas cool de répondre en copiant collant un machin issu d'un LLM. Il y a la version "polie" que vous pouvez trouver ici, et la version énervée lisible ici qui demande direct "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

À vous de voir si vous voulez garder de bonnes relations avec cette personne... : une polie, qu'on peut envoyer à son manager, et une colérique sur /angry/ qui demande "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

Maintenant, le reproche tel qu'il est formulé par ce site n'est pas esthétique. Personne ne se plaint que le texte pue le généré par un modèle IA à des kilomètres... Non, on se plaint de ce qu'il faut faire avec. Parce que celui qui colle sans lire n'a pas supprimé le travail de lecture, il l'a déplacé sur vous. Il a gagné trente secondes et vous en a coûté cinq minutes.

Ça rejoint un peu ce dont je vous parlais déjà en janvier à propos de l'impact des LLM sur l'open source . On refile la vérification du contenu IA aux mainteneurs du projet... Et ici, quand quelqu'un vous envoie un contenu IA, il vous refile sa lecture. C'est le même geste mais à deux échelles différentes.

Maintenant, si vous aussi vous avez tendance à faire ça, c'est-à-dire à copier-coller des sorties d'IA pour "instruire" vos amis et collègues, sachez que tout n'est pas perdu. Vous pouvez évoluer et corriger ce travers grâce à ces quelques conseils simples. Déjà, lisez ce que l'IA vous envoie et écrivez vous-même votre propre version avec vos mots. Extrayez le passage qui répond vraiment à la question de votre correspondant et jetez le reste à la poubelle. Pas la peine d'être verbeux inutilement comme ChatGPT, trois phrases suffisent. Vous pouvez aussi citer l'extrait utile en disant pourquoi. Et le dernier conseil, le move que peu de gens osent faire en 2026 parce que quasiment tout le monde a un égo de la taille d'une pastèque, c'est tout simplement de répondre que vous ne savez pas ou que vous n'avez pas d'opinion tranchée sur tel ou tel sujet. Pas besoin d'aller demander à une IA ce qu'elle en pense si vous-même n'en savez rien. Dire "je ne sais pas" reste une réponse valable.

Surtout que répondre à tort et à travers en mode "no-brain" avec de l'IA, ça va vous décrédibiliser de fou... C'est prouvé scientifiquement grâce au travail de 2 chercheurs de l'université d'Arizona qui ont fait passer treize expériences à plus de cinq mille participants sur cette question précise. Un professeur qui annonce corriger avec de l'IA perd ainsi 16 % de la confiance de ses étudiants, un graphiste 20 % de celle de ses clients. Même en testant avec des formulations adoucies, du genre "ça n'a servi qu'à la relecture" ou "un humain a tout relu", la confiance baisse quand même.

Sauf qu'ils ont mesuré autre chose dans la foulée. Se faire démasquer par quelqu'un d'autre est PIRE que d'avouer par soi-même qu'on a utilisé une IA. Donc annoncer ce qui vient du modèle coûte bien moins en crédibilité mais dans les 2 cas, y'a quand même une facture à payer. Elle est juste moins salée quand vous annoncez la couleur.

À garder en tête quand même : ces chiffres portent sur des situations précises, une copie corrigée, une publicité, un graphiste jugé par son client, une lettre de motivation. Personne n'a mesuré ce que ça coûte réellement dans un fil Slack ou un échange mail entre des gens qui se connaissent. Mais au jugé, je dirais que c'est encore plus décevant...

Maintenant, attention... Claquer dans la gueule ce genre de manifeste à quelqu'un, c'est parfois plus violent que la faute qu'on lui reproche. À vous donc de bien doser... une remarque sincère et délicate fera sûrement mieux d'ailleurs.

Mais bon, peu importe, je pense quand même que respecter ce principe c'est plutôt sain. Et le relever en douceur comme ceci, ça vous évitera d'être injustement considéré comme l'un de ces boomeurs mentaux anti-IA qui trainent en ce moment sur X ou équivalent ^^.

Ah et force à Laink !

Source : dontpastetheai.com

Amazon détruit des livres pour nourrir ses IA

Par : Korben ✨

Si comme moi, vous aimez les livres, ce que je vais vous raconter aujourd'hui va vous rendre fous ! Hier, 404 Media a publié une enquête qui suit le trajet d'un AirTag. Mais pas n'importe lequel... C'est un AirTag qu'un libraire a glissé, à la demande de la rédaction, dans un livre parti au sein d'une commande d'un millier d'ouvrages. Et son terminus va vous surprendre (ou pas, parce qu'on commence à les connaitre les lascars...) : un entrepôt Amazon de Las Vegas.

Ce qu'on apprends dans l'article de 404 Media c'est qu'en fait, là-bas, une équipe interne baptisée VGT3 reçoit des tonnes de cargaisons de livres, en découpe les reliures et les passe au scanner afin d'en numériser les pages.

Pour la blague, le logo de cette équipe est un tyrannosaure gueule ouverte qui semble dévorer un livre. Ironique n'est-ce pas ?

Des salariés du site racontent eux-mêmes sur un forum d'employés Amazon, que les livres ne survivent pas à l'opération.

Et c'est ça qui rend dingo tout le monde, moi le premier !

Amazon, interrogé, a répondu qu'il achetait des livres par des canaux commerciaux pour "développer et améliorer ses produits et services". Oui, c'est vague mais c'est fait exprès.

Maintenant, calmez vos palpitations cardiaques, ce qu'ils numérisent (et détruisent), ce ne sont pas des incunables , c'est-à-dire des livres anciens édités avant l'invention de l'imprimerie (donc faits à la main). Les libraires interrogés précisent en effet, que les commandes en gros n'incluent jamais les ouvrages les plus anciens sans codes ISBN. Ce qu'ils achètent en fait, ce sont des titres sans presque aucun marché de revente, tirés à peu d'exemplaires ou écrits dans une langue que peu de gens lisent.

Et c'est pile poil ce qui fait leur valeur pour un entraîneur de modèle IA. Ces textes n'ont jamais été numérisé, donc ils n'ont jamais été aspirés par personne, et ont été imprimés avant que le web ne se remplisse de slop IA. Ces livres-là ne sont pas vraiment "précieux" mais comme ils sont rares et de niche, ils sont convoités par les géants de l'IA.

Maintenant ce qui me met en colère quand je lis cet article, c'est surtout cette histoire de destruction du bouquin... Parce que numériser un livre sans l'abîmer, ce n'est pas un rêve utopiste d'archiviste, hein... C'est possible avec des machines qu'il est facile de se procurer. Je pense par exemple à ce ScanRobot autrichien qui est sur le marché depuis 2007 et déjà vendu dans plus de soixante pays.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Il glisse un prisme dans la pliure, aspire les pages de part et d'autre via des petits trous, remonte en photographiant le texte, puis retourne la page d'un souffle d'air grâce à des capteurs optiques et des lasers repèrent le moment où deux feuilles se lèvent ensemble. Et la cadence est plutôt bonne puisqu'elle peut aller jusqu'à 2 500 pages à l'heure, sans que le dos du livre ne soit tranché.

La Bibliothèque du Congrès en a une, le Trinity College Dublin aussi, l'université de Sydney, le Getty Research Institute...etc. L'Internet Archive, lui, tournait déjà en 2021 à environ 3 500 livres par jour dans une vingtaine de centres.

D'ailleurs, j'en parlais dans un article sur un scanner à 250 pages par minute en novembre 2012. J'écrivais qu'au début ça y allait au massicot, et que depuis, les bras robotisés avaient pris le relais pour les ouvrages anciens. Et là on est presque 14 ans plus tard, la plus grosse librairie du monde est retournée au massicot, comme des bourrins préhistoriques.

Sur le motif de la découpe elle-même, Ars Technica avance que la vitesse et le moindre coût ont pris le pas sur la conservation, et c'est vrai que ces bouquins existent ailleurs, et que découper un exemplaire d'occasion sans valeur marchande ne fait de mal à personne. Oui c'est vrai mais c'est incroyablement triste car on peut faire autrement. La preuve, quand Google, OpenAI ou Microsoft numérisent des livres, eux les empruntent dans des bibliothèques ou les offrent ensuite à celles-ci. Les livres peuvent continuer leur vie, alors qu'Amazon n'est pas du tout dans ce cercle vertueux. Et c'est sans parler des auteurs de tous ces livres qui ne savent même pas que leur travail vient d'être absorbé pour l'éternité par une IA...

Bref, Amazon prend un exemplaire dont le texte n'a jamais été numérisé, le déstructure en tokens pour son propre profit puis détruit le livre... Si tout le monde faisait ça, au bout d'un moment, de nombreux ouvrages anciens disparaitraient je pense... Et faut pas oublier que cette destruction de livres c'est surtout un choix délibéré de leur part.

Ray Bradbury doit se retourner dans sa tombe, mais je suis certain que si les gens protestaient massivement contre ça, ils changeraient leurs méthodes de sagouins.

Source : 404 Media

Un satellite gros comme une valise cabine va écouter le début de l'univers depuis la face cachée de la Lune

L'université de Cambridge prépare un petit satellite baptisé CosmoCube, pas plus gros qu'une valise cabine, qui partira se cacher derrière la Lune pour tenter d'entendre ce que l'univers racontait avant même l'allumage des premières étoiles.

Ce qu'il cherche, c'est la fameuse raie à 21 centimètres, un signal radio émis par l'hydrogène neutre pendant les âges sombres, cette période d'environ 150 millions d'années coincée entre le Big Bang et la naissance des premières étoiles.

À cette époque, aucun astre ne brille encore, donc aucun télescope classique n'a quoi que ce soit à regarder. L'hydrogène qui remplissait l'univers a en revanche laissé cette minuscule empreinte radio, et elle contient des informations sur la formation des toutes premières structures cosmiques.

Sauf que voilà, plus de treize milliards d'années d'expansion ont étiré ce signal vers les très basses fréquences, entre 10 et 100 MHz, exactement là où la Terre braille en permanence avec sa radio FM, ses communications et son ionosphère qui brouille tout.

D'où l'idée d'aller se réfugier derrière la Lune, l'endroit le plus silencieux du système solaire pour les ondes radio. Toute la mission tient sur une orbite de deux heures, dont environ 40 minutes de silence complet quand la Lune s'intercale entre le satellite et nous. C'est court. Mais c'est déjà infiniment mieux que tout ce qu'on peut espérer depuis la Terre, et l'antenne déployable couplée à un radiomètre étalonné aux petits oignons doit suffire à extraire ce murmure vieux de plus de treize milliards d'années.

Le budget reste raisonnable pour de la cosmologie, avec moins de 50 millions d'euros, dont plus de 2 millions de livres déjà posés par l'agence spatiale britannique, avec un décollage espéré d'ici cinq ans.

Il faudra juste faire vite. Les missions lunaires américaines et indiennes se multiplient, avec les satellites relais qui vont avec, et le dernier endroit vraiment silencieux du système solaire pourrait ne pas le rester très longtemps.

Source : Generation NT

En Italie, une affiche Apple avec un enfant fait polémique

À Milan, une affiche Apple montre un tout petit enfant qui tient un iPhone couvert d'une substance gluante, sous le slogan "Tutto ok, è iPhone", tout va bien, c'est un iPhone. L'autorité italienne de protection de l'enfance ne l'a pas du tout prise comme une blague.

Le visuel appartient à la campagne mondiale "Relax, it's iPhone", qui décline depuis des mois le même gag d'un téléphone qui ressort indemne des petites catastrophes du quotidien. Ici, la catastrophe a deux ans et les mains pleines de bouillie.

Une habitante de Milan, dérangée par l'image, l'a signalée à l'AGIA, l'autorité garante de l'enfance et de l'adolescence. Celle-ci a embrayé direct.

Pour l'autorité, cette affiche banalise le baby-sitting électronique, cette habitude de coller un smartphone dans les mains des très jeunes enfants pour avoir la paix, avec un risque de dépendance à la clé et des conséquences sur leur développement psychologique et cognitif.

Le dossier a du coup été transmis à trois organismes, le régulateur des communications, l'autorité de la concurrence et l'institut d'autodiscipline publicitaire, pour d'éventuelles suites. Aucune décision n'est tombée pour le moment. bien sûr, c'est un peu tôt encore.

Apple voulait probablement dire autre chose : votre téléphone survivra si le petit dernier s'en empare, l'écran encaisse la bave et la purée de carottes. Sauf que voilà, sur ce panneau, le double sens existe, et il ne reste qu'un bébé absorbé par un iPhone.

Le moment est mal choisi. Plusieurs pays débattent d'un âge minimum pour les réseaux sociaux, et les autorités de santé répètent depuis des années qu'avant trois ans, l'écran est à proscrire tout court.

On comprend le problème, et il faut dire que l'image est gênante pour une marque qui vante par ailleurs son mode Temps d'écran et ses outils de contrôle parental à chaque conférence.

Apple n'a pas commenté. La campagne, elle, poursuit tranquillement sa tournée mondiale.

Source : Mac4ever

Boeing 737 - 60 secondes pour hacker l'avion

Par : Korben ✨

Six chercheurs d'UC San Diego et d'Oberlin College ont présenté le 13 août dernier à l'USENIX Security Symposium de Baltimore un implant assez petit qui se branche sur un port de maintenance de la baie électronique d'un Boeing 737 et s'intercale ainsi entre le calculateur de vol et l'écran par lequel les pilotes le programment.

La trappe présente sur l'avion, qui y mène n'a ni serrure ni contrôle d'accès et est accessible depuis le sol, sans échelle. Les chercheurs estiment que ça peut se mettre en place en moins de 60 secondes, ouverture et refermeture comprises. Le boîtier, lui, disparaît sous le capuchon anti-poussière du connecteur.

Hé oui c'est un simple capuchon en plastique qui "protège" l'accès aux commandes de navigation d'un avion de ligne. C'est beau non ?

Ce connecteur donne un accès aux bus ARINC 429 qui transmette les échanges entre le calculateur, le FMC, et le clavier-écran du cockpit, le MCDU. La norme date de 1977 et ne prévoit aucune authentification et comme vous vous en doutez, c'est connu depuis longtemps, même si le plus souvent, les attaques envisagées sur les systèmes d'un avion visaient plutôt ses liaisons radio.

Toutefois, se brancher sur le bus ne suffit pourtant pas à le contrôler, puisque les autres équipements continuent d'émettre par-dessus. Sauf que les émetteurs légitimes passent par des résistances de 37,5 ohms qui brident leur courant, alors que le connecteur de maintenance, lui, attaque le bus en direct.

L'implant en profite alors pour pousser plus de courant que l'émetteur d'origine et écraser physiquement son signal. Les chercheurs appellent ça une attaque Bus Driver, et elle donne une interception complète du dialogue sans couper ni épisser le moindre fil.

Une fois ce dialogue sous contrôle, le boîtier ajoute un point de passage à la route programmée. Normalement, sur un 737, cette modification doit être confirmée par le pilote, qui appuie sur le bouton EXEC. Mais l'implant, lui, appuie tout seul, l'autopilote change de cap, et comme le voyant du bouton passe par le même bus, il reste éteint. Et comme les pages affichées sont réécrites en live pour montrer encore l'ancienne route, rien à l'écran ne trahit le changement.

Le même mécanisme peut servir aussi à fausser la masse de l'appareil saisie avant le départ, ou la température retenue pour calculer la poussée. Une masse sous-évaluée ou une température trop basse, et le calculateur commande alors une poussée insuffisante au décollage.

Bref, c'est la cata assurée... Et cela vaut pour tous les 737 NG et MAX.

Maintenant, reste à savoir dans quelles conditions cette attaque peut être réalisée. Car jusqu'à présent, tout a été validé mais uniquement sur un banc de vraies pièces de 737 câblées selon les schémas Boeing, et jamais sur un avion en service. Le Wi-Fi est bien intégré au boîtier, mais le papier précise que les auteurs n'ont pas pu tester si le signal de la cabine traverse le plancher de la baie.

Boeing a bien sûr été prévenu en avril 2020, et les chercheurs ont rejoué l'attaque avec succès sur le banc d'essai du constructeur en décembre 2023. Ils proposent de boucher ce type de connecteur, ou d'y déplacer les résistances de limitation. Boeing, lui, estime que "les couches de protection en place sur l'avion" limitent déjà "significativement la faisabilité et le risque d'attaques en conditions réelles".

Ouais les gars ont la flemme de sécuriser leur truc on dirait...

Source

Claude va glisser un filigrane invisible dans tous ses textes

Anthropic a annoncé que ses modèles Claude allaient intégrer un filigrane invisible directement dans les textes qu'ils produisent. Vous ne le verrez pas, il ne change ni le sens ni la qualité de la réponse, mais il est là, et il suit le texte au copier-coller.

Anthropic, l'éditeur de Claude et concurrent direct d'OpenAI, a signé le code de bonnes pratiques adossé à l'AI Act, le règlement européen sur l'intelligence artificielle, dont les obligations de transparence s'appliquent depuis le 2 août. Le texte impose que les contenus générés par IA soient identifiables par une machine.

Google, Meta, Microsoft, OpenAI ou encore Synthesia ont signé le même document. Anthropic va plus loin que le minimum demandé, puisque son marquage sera déployé partout dans le monde, et pas seulement en Europe.

Dans la pratique, les modèles lancés dans l'Union européenne à partir du 2 août embarquent le marquage dès leur sortie, et les plus anciens y passeront ensuite, sans calendrier précis. Le filigrane s'appliquera sur le site de Claude, dans l'API, dans Claude Code et jusque dans les versions hébergées chez Amazon, Google et Microsoft.

Anthropic ne détaille pas sa recette. Les filigranes de texte qu'on connaît déjà, le SynthID de Google par exemple, biaisent discrètement le choix des mots pendant la génération, et le motif statistique qui en ressort ne se voit pas à l'œil nu mais se retrouve avec le bon détecteur. La marque survit au copier-coller. Pour la faire sauter, il faudrait réécrire le texte en profondeur, et encore, Anthropic admet ne pas savoir où placer le curseur.

Les images et les fichiers y auront droit aussi, via des métadonnées signées au standard C2PA que les fabricants d'appareils photo utilisent déjà pour tracer l'origine d'un cliché.

La marque signale en fait qu'un texte est passé entre les mains de Claude, sans rien dire de qui tenait le stylo au départ. Votre propre prose, confiée au robot pour une simple relecture ou une traduction, ressortira du coup tatouée pareil qu'un texte généré de bout en bout. Anthropic le reconnaît direct.

Sur les réseaux, l'accueil est un peu agacé, pas mal d'utilisateurs digérant mal l'idée d'une signature cachée glissée dans leurs documents de travail.

OpenAI a signé le même code de bonnes pratiques et marque déjà ses images, ses vidéos et son audio depuis fin juillet. Pour les textes de ChatGPT, rien pour le moment, mais ça viendra peut-être.

Source : TechCrunch

Coder avec l'IA sans pomper le projet d'un autre ?

Par : Korben ✨

Dark Hours est à l'origine une petite web app qui vous dit ce qu'il y a à voir dans le ciel ce soir et si ça vaut le coup de mettre le museau dehors. Le développeur Terry Godier l'a construite avec l'aide de Claude et lancée début août mais au moment où j'écris ces lignes, elle n'existe plus... En effet, son site darkhours.io redirige maintenant vers DarkHours.app , un autre projet signé Miguel Beher et sous licence MIT.

C'est ce dernier qui a vu le problème, et je vais vous expliquer...

En fait, les 2 apps avaient non seulement le même nom, mais également les mêmes fonctions, et le même nom de domaine (à part le TLD). Quand Beher a signalé le souci à Godier , ce dernier a d'abord proposé de changer de nom et de différencier les fonctionnalités mais une heure plus tard il retirait tout, annulait l'app iOS qu'il préparait, et publiait un mea culpa où il parle de son "usage irresponsable de l'IA".

Et ce qui l'a décidé à tout stopper comme ça, c'est juste un bug. En effet, son application envoyait les gens observer les étoiles au milieu de champs perdus au Mexique, ou dans l'océan Pacifique et Beher avait exactement le même souci de son côté à ce moment-là (il l'a résolu depuis).

Alors se ressembler sur des fonctionnalités, ça arrive et ça ne me choque pas mais se ressembler jusque dans les bugs, là ça pique un peu beaucoup. Les procès en pompage IA, j'en ai déjà parlé , et ils se trompent souvent de coupable, et dans le cas de Godier, celui-ci n'a pas pompé le code du Dark Hours original. Non, il a juste développé son app avec Claude Code, sans se poser trop de question.

Pour lui, il est juste parti d'un code d'éphémérides qu'il a écrit en janvier mais comme Dark Hours est un projet open source, et bien ce qui s'est passé, c'est que son agent IA a récupéré de gros bouts de cette app, jusqu'à son nom pour en faire sa nouvelle app. Hé oui, la vie c'est facile quand on se repose sur le code des autres.

Dark Hours, le vrai

En effet, Claude Code, Codex et les autres sont des outils connectés. Ils lisent des pages, clonent des dépôts, fouillent GitHub quand ça les arrange, du coup, si votre demande ressemble à un truc qui existe déjà, et bien l'agent peut aller le consulter et s'en servir de modèle. Et même sans aller sur le net, comme les modèles ont été entraînés sur tout ce qui traîne publiquement sur le net, dépôts de code compris, il est capable de restituer une structure vue mille fois, sans même aller la chercher sur le net. Un peu comme les modèles de diffusion d'images qui reproduisent le style des artistes.

C'est pour ça que je trouve la mésaventure de Godier et Beher intéressante. Ça nous enseigne qu'il faut faire extrêmement attention quand on code avec l'IA. Pour limiter les risques qu'elle aille se servir dans du code libre, il faut donc indiquer expressément à l'agent de NE PAS récupérer le code source de projets open source, ne pas l'analyser, ne pas pomper du code ni les interfaces. Bref, lui dire qu'on part d'une page blanche...

C'est le même principe que celui de la clean room qui a permis à Compaq de cloner légalement le BIOS d'IBM, comme on peut le voir dans la série Halt and Catch Fire... On implémente les bonnes idées, mais jamais les lignes de code.

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Pour ma part, je fais quasiment que des outils internes et des bidules perso, mais je le précise quand même pour que tout soit clean. Toutefois, ça ne règle pas le problème de l'entraînement qui a été fait en amont pour forger le modèle IA.

Donc avant de coder, deux réflexes à avoir : 1/ Chercher le nom de votre app (ou de votre nouvelle entreprise) pour de vrai, ce qui vous évitera de vous lancer dans un move de contrefaçon sans le savoir. Et 2/ Installer tout ce qui existe dans le même genre pour être sûr de ne pas vous faire berner par l'IA... Sachez que rien que cette année, j'ai été victime moi-même 2 fois, de gens qui n'ont pas pris ces précautions et qui se sont attribués les noms de mes projets pour leurs propres trucs en se reposant, je le suppose, uniquement sur l'IA sans se poser la moindre question. Pour l'un des projets, VoxDrop, j'ai changé le nom en Kassis pour pas me prendre le chou car c'était un projet jeune. Mais pour l'autre problème, c'est plus épineux et je ne peux pas vous en parler encore mais rassurez-vous, dès que je le pourrais, vous ferai un article qui détaillera tout en détail pour vous raconter cette histoire hallucinante qui m'arrive.

Après, ce que je vous conseille de faire aussi c'est qu'une fois que votre projet est fini, pensez à lancer une phase de contrôle. Ça personne ne le fait, mais c'est pas mal de récupérer le code des projets qui vous ont inspiré ou projet concurrents, de le poser à côté du vôtre et faire vous-même ou demander à un agent IA une comparaison, un peu comme la passe sécurité que vous faites en fin de projet.

Reprendre une fonctionnalité qu'on trouve bien ailleurs et la réimplémenter dans son projet, c'est normal et c'est ce que tout le monde fait d'ailleurs. Mais reprendre le nom, le look de l'interface et le code, qui plus est, sans mentionner la licence, c'est vraiment moche. Et c'est exactement ce que peut faire votre agent IA dans votre dos, alors soyez vigilant parce qu'après, vous pourrez dire que vous ne le saviez pas, tout le monde vous traitera de voleur. La frontière est là, et il n'y a qu'une comparaison explicite du code et de l'interface qui vous dira de quel côté vous êtes tombé...

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Amazon installe une centrale à gaz de 7,65 gigawatts pour ses data centers

Le média Distilled a recoupé trois permis de construire déposés auprès des autorités texanes avec des images satellite montrant un défrichement démarré le 24 juillet. Amazon a confirmé derrière : le projet GW Ranch, dans le comté de Pecos, est bien le sien.

La centrale est développée par Pacifico Energy sur un terrain de plus de 8 000 acres, soit environ 3 240 hectares. Elle alignera jusqu'à 35 turbines à gaz pour 7,65 gigawatts, complétées par 1,8 GW de stockage sur batteries et 750 mégawatts de solaire installés sur place.

La particularité du projet, c'est son raccordement : il n'y en a pas.

GW Ranch fonctionne en réseau privé, isolé d'ERCOT, le réseau électrique texan. Amazon a acheté le site et achètera l'électricité produite, sans passer par la file d'attente d'interconnexion qui immobilise les autres projets pendant des années. C'est le premier campus de data centers IA hors réseau de l'entreprise.

L'argument commercial est prêt depuis longtemps. Amazon explique que son campus est alimenté par une production nouvelle sur site qui n'augmentera pas la facture d'électricité des familles texanes, et techniquement, c'est exact.

Le permis délivré en janvier par la TCEQ, l'agence environnementale du Texas, autorise jusqu'à 33 millions de tonnes de CO2 par an. La centrale au charbon la plus émettrice du pays, James H. Miller Jr. en Alabama, tourne autour de 16 millions de tonnes. Le plafond texan est donc au double.

Ce chiffre reste un plafond d'autorisation et pas une prévision, puisqu'une centrale ne tourne jamais à pleine charge toute l'année. Mais un permis calibré à ce niveau signifie que l'exploitant s'est ménagé la place pour le faire.

Le calendrier est serré. Premier électron visé au premier trimestre 2027, un gigawatt en service en 2028, cinq gigawatts et plus d'ici 2031. Pacifico avait annoncé le projet à 5 GW, il est monté à 7,65 en cours de route.

Trente-cinq turbines à gaz allumées en 2026 pour faire tourner des modèles d'IA, ça pique un peu quand même.

Environ 59 projets du même genre sont annoncés aux États-Unis, pour près de 90 GW cumulés. Amazon reste signataire du Climate Pledge, qu'elle a cofondé. Interrogée sur cette situation, l'entreprise répond que le monde est différent de ce qu'il était à l'époque. Ah ben d'accord.

Source : Distilled.earth

Votre média center maison banni des nouveaux Fire TV Stick

Par : Korben ✨

Le Fire TV Stick 4K Select d'Amazon ne tourne pas sous Android. Il tourne sous Vega OS, un système maison basé sur Linux, et ça va foutre en l'air vos projets de player pour votre média center puisque les applications Android n'y ont plus cours, et que l'installation manuelle est verrouillée.

Il n'y a donc plus de bascule "sources inconnues" planquée dans les réglages, comme sur les Fire TV sous Android. Rien que pour faire apparaître les options développeur, il faut d'abord enregistrer l'appareil auprès d'Amazon avec un compte développeur et même comme ça, aucun APK Android ne se lancera.

Résultat, Kodi ne tourne pas ! L'application avait déjà été retirée du store d'app Amazon en 2015, mais on la réinstallait tous à la main sur les anciens sticks. Eh bien ce contournement n'est plus possible et côté Jellyfin, malheureusement, le projet n'a toujours pas sorti de client pour Vega OS.

Bref, Amazon a verrouillé la machine au nom de la sécurité et de la chasse au piratage, comme prévu puisque je vous en parlais déjà en novembre dernier . Sauf que le même verrou bloque aussi la lecture des fichiers qui dorment par exemple sur votre NAS, même si vous les avez rippés vous-même, peu importe que ce soit le dernier Avatar ou une vidéo de vacances.

Et ce n'est pas un accident de parcours sur un modèle d'entrée de gamme puisque sur sa page développeur , Amazon écrit qu'à partir du 4K Select, tous les futurs Fire TV Stick tourneront sous Vega, donc il n'y aura plus de retour arrière, désolé...

Par contre, les modèles sous Fire OS restent en vente pour l'instant, et eux acceptent toujours l'installation manuelle. Donc si vous comptiez remplacer le vôtre un jour, vérifiez le nom exact de la référence avant de commander, c'est maintenant que ça se joue !

Sur un stick qui serait déjà passé à Vega, il reste toutefois Astra, un client tiers compatible Jellyfin et Emby, dispo sur le magasin Amazon mais limité à une lecture basique. Plex passe aussi, mais en H.264 seulement, sauf à transcoder côté serveur. Et de son côté l'équipe Jellyfin dit travailler sur un vrai client Vega sans annoncer de date... Voilà, donc pour le moment c'est compliqué avec Vega mais j'ai bon espoir que des bidouilles et nouveaux outils sortent dans les mois qui viennent.

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Il finit en prison à cause d'un underscore

Par : Korben ✨

Dans la série, "Il n'y a pas que chez nous que la police fait mal son travail", aujourd'hui, je vous emmène rire avec la police canadienne qui a fait une boulette, mais alors comme jamais j'en ai vu. Et cela bien sûr avec la complicité de la justice, parce que sinon ce serait pas drôle.

En fait, il y a un Canadien qui vient de passer 18 mois en taule pour pédopornographie sur la messagerie Kik. À l'origine, le suspect dans cette affaire avait le nom d'utilisateur "fus__ro_dah".

Fus Ro Dah ça vient de The Elder Scrolls V: Skyrim, et ça désigne le cri Unrelenting Force. Ce sont 3 mots de langage draconique : Fus pour la force, Ro pour l'équilibre, Dah pour la poussée et le joueur les hurle pour projeter ses adversaires à l'autre bout de la salle. Fin de ma parenthèse gaming ^^.

Ceux parmi vous qui ont eu la moyenne au brevet des collèges auront remarqué que dans ce pseudo, il y a 3 underscores. Les boomers appellent ça le "tiret du bas", si jamais vous ne savez pas de quoi je parle. Et pas de bol, notre Canadien qui s'appelle Brandon Klayme s'est fait arrêter en 2020 parce qu'il avait le même pseudo.

Enfin, pas tout à fait... Lui, il n'avait que deux underscores dans son pseudo "fus_ro_dah". Alors certes, la police du Wisconsin avait bien relevé "fus__ro_dah" dans les 125 messages extraits du téléphone de la victime, mais la demande envoyée à Kik pour obtenir les données du compte, elle, portait sur "fus_ro_dah". Kik a donc répondu avec l'adresse mail rattachée à ce compte-là, et le reste s'est enchaîné tout seul... Google pour l'adresse IP, Bell Aliant pour l'adresse postale, puis la police de Halifax pour la perquisition.

Donc évidemment, tout ce qui a été collecté en ligne, comme preuve pour l'inculpé, ne lui était absolument pas rattaché. Mais cela n'a pas empêché la justice de le reconnaître coupable en avril 2023 et à le condamner à 18 mois de prison, suivi de 18 mois de probation. Le gars, évidemment, a toujours clamé son innocence, mais peu importe, on sait comment ça marche. Pendant plusieurs jours au tribunal, les procureurs ont passé en revue des tas de preuves contre lui et il a fini par être condamné malgré le fait qu'ils n'aient rien trouvé sur ses appareils électroniques. Une fois encore, la justice fait bien son travail ^^.

Bref, ce petit _ en trop est passé totalement inaperçu...

Jusqu'à ce que les avocats qui travaillent sur son dossier se rendent compte de cette subtile erreur. Alors le 23 juillet, la Cour d'appel de la Nouvelle-Écosse ne s'est pas contentée d'annuler la condamnation. Son jugement prend soin de préciser que ce n'est ni un vice de procédure ni un acquittement au bénéfice du doute et heureusement. Ils reconnaissent que Klayme est "factuellement innocent". Quant au titulaire du compte aux deux underscores, un dénommé Jay, son adresse IP pointe vers la Californie...

Et voilà comment à cause d'un gars qui ne sait pas faire un copier-coller, un gamer Skyrim innocent a passé 18 mois en taule. Évidemment, il a été "décondamné", circulez y'a plus rien à voir.

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Il fait tourner DOOM avec des expressions régulières, et il faut trois minutes par image

Un développeur du nom d' Artem Lytkin a réussi à faire tourner DOOM sur une machine dont la seule et unique opération est un chercher-remplacer, le même que celui de votre traitement de texte, appliqué en boucle sur un énorme fichier texte. Le projet s'appelle doom-regex et son code est public depuis quelques jours.

Une expression régulière, c'est un motif de recherche un peu évolué, capable de repérer par exemple tous les groupes de chiffres suivis d'une virgule dans un texte pour les remplacer par autre chose. Les développeurs s'en servent tous les jours pour nettoyer des fichiers ou valider des adresses mail, jamais pour lancer un jeu vidéo.

Ici, tout l'ordinateur vit dans une seule chaîne de caractères d'environ 96 Mo, dans laquelle les registres du processeur, la mémoire, l'image affichée à l'écran, le moteur du jeu et ses données sont posés sous forme de texte. Un jeu de 544 règles de remplacement, toujours appliquées dans le même ordre, simule un petit processeur 32 bits maison baptisé RVM-1.

Il n'y a aucun interpréteur ni aucun calcul en dehors de ces règles. Quand le jeu additionne deux nombres, c'est une substitution qui réécrit des caractères au bon endroit dans la chaîne, et rien d'autre.

Le prix à payer est quand même salé, puisqu'il faut près de 14 millions de substitutions pour produire une seule image du premier niveau, à un rythme d'environ 80 000 remplacements par seconde. Trois minutes par image. Une petite séquence de 100 images représente du coup plus d'un milliard d'opérations.

Le résultat n'est pourtant pas une vague approximation, car les images produites sont identiques à l'octet près à celles du vrai DOOM compilé normalement, vérification par empreinte cryptographique à l'appui.

Tom's Hardware, le média spécialisé qui a relayé la trouvaille, résume bien l'expérience : y jouer tient plus "des échecs par correspondance avec un fusil à pompe" que du jeu de tir nerveux. Une démo pour Windows est malgré tout téléchargeable pour les plus patients.

DOOM a déjà tourné sur des tests de grossesse et des tracteurs, mais on est ici un cran au-dessus, avec la preuve qu'un outil de bureautique détourné suffit à construire un ordinateur qui marche. Hackaday, le site des bidouilleurs, reconnaît d'ailleurs que la valeur pratique du truc est à peu près nulle.

Totalement inutile, et c'est exactement pour ça qu'on adore : ce genre de bidouille obsessionnelle et gratuite vaut tous les produits à abonnement du moment.

Source : Tom's Hardware

Crashphalt - Le jeu Steam qu'on installe pour jouer à Undertale

Par : Korben ✨

Sur la page Steam du jeu indé Crashphalt , il se passe un phénomène assez étrange... Des joueurs laissent des avis du genre "j'ai tué Sans d'Undertale !", "Super jeu, un peu triste qu'il ne serve que de mod multijoueur pour Undertale" ou "Le meilleur jeu auquel on ne joue jamais". Sauf que Crashphalt c'est juste un jeu de baston à 4 sorti gratuitement en 2018, et qu'il n'y a pas la moindre trace d'Undertale dedans...

Son créateur, Jose Pacio (RetroSpecter pour les intimes), a mis un moment à comprendre le délire parce qu'à la sortie de son jeu, sa fiche affichait une dizaine d'avis. Et aujourd'hui elle en compte 555, dont 530 positifs, ce qui classe le jeu en "évaluations extrêmement positives". C'est la courbe dont rêve n'importe quel dev indé, à un détail près : aucun de ces avis ne parle de son jeu.

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Crashphalt, c'est donc un platform-fighter local à 4 joueurs dans la lignée de TowerFall, où on balance des ondes de choc dans le décor pour éjecter les copains. C'est le Studio Cold Pressed Games qui l'a sorti le 11 octobre 2018, en version gratuite, et c'était son premier jeu.

Alors quel est ce mystère ? Et bien l'explication c'est : un mod. En effet, Undertale Together , signé Depa et sorti en 2019, permet d'ajouter un deuxième joueur dans Undertale, le jeu de Toby Fox. Le hic, c'est que les deux joueurs partagent le même clavier, flèches pour l'un, WASD pour l'autre. C'est pratique quand votre pote est avec vous sur le canapé et que vous supportez son haleine de bouc, mais beaucoup moins quand il habite à 600 km.

Et Steam a justement un outil qui va bien pour ça : Remote Play Together. Le concept c'est qu'un joueur possède et fait tourner le jeu, et ses potes (4 maxi) peuvent le rejoindre en streaming sans avoir le jeu. Mais le problème, c'est que c'est au développeur de cocher la case, et Toby Fox ne l'a jamais cochée sur Undertale. Alors que le dev de Crashphalt, lui, l'a fait.

Vous voyez venir la suite... La manip consiste ensuite à copier les fichiers Steam de Crashphalt, sa steam_api.dll et son steam_appid.txt, dans le dossier d'installation d'Undertale, puis à renommer UNDERTALE.exe en Crashphalt.exe.

Le numéro d'application posé à côté de l'exécutable suffit à convaincre Steam que Crashphalt tourne, l'overlay s'affiche, l'invitation Remote Play Together se débloque, sauf qu'à l'écran, bah c'est Undertale jouable à deux !!

Et personne ne pirate quoi que ce soit au passage, puisqu'il vous faut une copie légitime d'UNDERTALE v1.08 pour y jouer. Voilà, c'est un jeu qui sert de bac à sable à autre chose que lui-même, et ce n'est pas quelque chose de neuf, puisque je vous faisais découvrir Garry's Mod il y a des années.

Tout s'est emballé en décembre 2022, quand un certain AMMARO73 a publié un tutoriel qui déroule la marche à suivre pour rendre Undertale multijoueur et aujourd'hui, la vidéo approche des 465 000 vues.

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Et puis le 12 juin 2025, quelqu'un poste la question qui fâche : "je me demande ce que ressent le développeur en sachant que littéralement personne ne se soucie de son jeu et l'utilise seulement pour modder d'autres jeux". C'est elle qui a fait sortir Jose Pacio du bois sur r/IndieDev.

Jose Pacio s'est même exprimé à ce sujet quand on lui a demandé si ça ne le faisait pas chier que son jeu soit juste devenu un utilitaire pour avoir un mode multi dans Undertale : "Ça ne me dérange pas du tout, ce que Crashphalt est devenu. Je suis passé à d'autres projets depuis longtemps, donc je trouve vraiment cool que le jeu ait trouvé une seconde vie."

Avec une réserve honnête quand même qui est que tant que Steam n'y trouve rien à redire, pas de souci pour que ça reste comme ça. Des jeux qui repartent pour un tour grâce à leur communauté, j'en ai déjà parlé avec Multi Theft Auto , mais rarement pour faire tourner le jeu d'un autre ^^.

Lui bosse maintenant sur Draftula , un roguelike de construction de château sans date de sortie. Et si vous cherchez un jeu gratuit sur Steam auquel jouer pour de vrai, j'avais parlé de Deep Snake .

Son post se termine par un PS adressé à Toby Fox : "Si tu lis ça, dis-moi si tu veux qu'on fasse un jeu ensemble". Un jour peut-être ?

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Sa famille vidait la batterie, alors il a électrifié sa Steam Deck

Par : Korben ✨

Alors celle-là, c'est la meilleure ! Conroyy Jenkinss en avait tellement marre que sa famille lui vide la batterie de sa Steam Deck sans jamais la recharger qu'il a fini par coller des pics et un taser dessus. Oui, un taser, le mec est fou !

Il a posté son truc hier sur r/SteamDeck en racontant comment il s'y est pris. "J'en avais marre que ma famille vide toujours la batterie de ma console sans la recharger", donc il a modélisé une coque hérissée de pointes dans Blender, l'a imprimée en 3D et l'a clipsée sur la bête. Plus moyen comme ça de la tenir en main confortablement.

Vous allez me dire qu'il exagère, sauf qu'une Steam Deck n'est plus vraiment l'objet qu'on prête à la légère. Le modèle OLED 1 To est passé de 649 à 949 dollars, du jour au lendemain, à cause de la flambée du prix des composants donc à ce tarif, je comprends qu'il y tienne plus qu'à ses propres gosses ^^/

Sauf que la coque à pointes ça ne lui suffisait pas. Il a donc branché un Raspberry Pi avec un petit haut-parleur, une caméra de détection d'objets et un servomoteur, puis écrit un script Python.

Quand la caméra repère quelqu'un dans le champ, ça balance un clip audio débile, ça attend quelques secondes, et le servo déclenche un taser monté sur le dessus de la console. C'est la même techno que celle qui sert normalement à repérer un colis devant votre porte , sauf qu'ici elle repère votre petit frère.

Rassurez-vous quand même pour la famille. Quand on y regarde d'un peu plus près, le taser ne peut atteindre personne depuis son perchoir. Il crépite dans le vide, façon épouvantail. Ça fait donc quand même un peu peur, mais ça n'électrocute pas, sauf si on met son doigt.

Dans les commentaires sur Reddit, les gens se sont demandé pourquoi il n'avait pas juste mis un mot de passe. Mais lui explique que ça minimise le risque que sa famille y touche. Ils sont forcés de lui demander la permission maintenant.

Voilà, d'après l'auteur lui-même, c'est "clairement le truc le plus con que j'aie jamais construit, mais ça marche, et plus personne n'y touche". Après, c'est pénible aussi pour lui parce que quand il veut jouer, il faut qu'il enlève la coque avec les piques et qu'il désactive le taser.

Mais il reconnaît que ça vaut le coup quand même ^^.

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Doully sur Waze - Le GPS le plus éclaté de la route

Par : Korben ✨

Vous connaissez Doully ? Mais siii, l'humoriste avec la voix la plus cassée du stand-up français ? Perso je l'aime bien, elle est aussi trash que drôle et aujourd'hui, elle a mis en ligne son propre guidage vocal pour Waze, avec le lien qui va bien pour l'installer dans votre bagnole.

Avant que vous vous fassiez des idées, non, elle n'est pas motorisée au Jack Daniel's. C'est sa vraie voix tout simplement. Elle le répète à qui veut l'entendre : "Non je ne suis pas bourrée, et oui je suis née avec cette voix et cette diction de clocharde". On ne choisit pas.

Pour ceux qui ne l'ont jamais entendue, voici un extrait de son spectacle Hier j'arrête, comme ça vous saurez à quoi vous attendre au prochain rond-point.

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Le truc marrant, c'est que ce n'est pas un pack de voix de star négocié à coups de contrats avec Google. Elle a tout simplement utilisé la fonction voix personnalisée de Waze, dispo pour tous dans votre téléphone. Si vous voulez faire pareil qu'elle, direction les réglages de son, "Nouvelle voix", et il ne reste plus qu'à enregistrer les phrases une par une avant de baptiser le tout. Et hop, ça apparaîtra dans la liste.

Et vous pouvez ensuite la refiler aux copains. Dans "Voix personnalisées", balayage vers la gauche, "Partager", et l'appli génère un lien. Bref, c'est ce qu'a fait Doully pour sa communauté.

Un point à connaître quand même avant de partir sur l'autoroute des vacances avec Doully à fond dans les haut-parleurs : Waze réserve les noms de rues aux voix qui portent la mention "Avec les noms de rue" dans la liste. Comme une voix enregistrée au micro dans son salon ne peut évidemment pas deviner le nom de votre départementale préférée, vous aurez les virages et les alertes façon Doully, mais pas l'adresse. C'est la vie, soyez fort !

Voilà, en tout cas, je trouve que c'est une super idée, donc c'est pour ça que je relaie ça ici. Sur mon Waze c'est installé en tout cas !

Pour ceux que ça intéresse, la voix de Doully, c'est par ici , à ouvrir depuis le téléphone où Waze est installé.

Le GPS le plus éclaté de la route, c'est cadeau !

Numéro DUNS gratuit - Comment l'obtenir sans payer

Par : Korben ✨

Je viens de perdre de précieuses minutes sur un truc qui aurait dû me prendre trente secondes : Récupérer le numéro DUNS de mon entreprise.

Si vous ne savez pas ce que c'est, bienvenue au club ! En gros, c'est un identifiant que Dun & Bradstreet, une société américaine, a déjà collé à mon entreprise sans jamais me demander mon avis. C'est l'équivalent B2B de ce qu'Experian ou Equifax font sur les particuliers et leur job, depuis 1841 (oui, ils sont plus vieux que l'ampoule électrique), c'est de ficher les boîtes du monde entier et de revendre l'info.

C'est un peu le societe.com des américains quoi. Ils font le même taf que les mormons mais en maintenant une base de plus de 600 millions d'entreprises avec pour chacune, qui la dirige, son chiffre d'affaires, sa taille, si elle paie ses fournisseurs à temps, si elle a frôlé la faillite...etc. Bref, grâce à eux, sans le savoir, on a une note de solvabilité et une espèce de carte d'identité de notre entreprise.

Comme ça, avant qu'une banque ne vous prête de l'argent, ou qu'un gros client ne signe avec nous, ça permet de savoir si votre entreprise est solvable et réelle.

Sauf qu'à aucun moment, on ne nous demande notre avis. En France par exemple, leur partenaire exclusif c'est Altares qui crée automatiquement nos fiches à partir des registres publics (INSEE, RCS) dès que votre entreprise a un SIRET. On est donc enregistré par défaut et ensuite pour consulter SA PROPRE fiche ou la corriger, bah faut passer à la caisse.

Voilà, c'est juste un data broker de plus qui agrège des données en bonne partie publiques, pour y ajouter du comportement de paiement, et facturer l'accès aux pigeons qui passent.

Mais alors leur VRAI coup de génie, c'est ce code DUNS lui-même !!

Ce n'est qu'une numérotation privée, mais Apple, Google, l'administration américaine (les marchés publics US ont longtemps tourné au DUNS) l'ont adoptée comme standard. Cela veut dire que cet identifiant fait maison attribué par une société américaine est devenu un passage quasi obligé pour publier une app sur l'AppStore ou décrocher un contrat. Bref, c'est plus un numéro, c'est un péage mondial.

Et moi, tout ce que je voulais faire, c'était publier des applications sur l'App Store et sur Google Play. Sauf que voilà, pour le faire en tant qu'entreprise, eh bien, il faut ce numéro DUNS.

Le truc rigolo, c'est que ce numéro est censé être communicable gratuitement, mais j'ai eu beau chercher, que ce soit sur les sites officiels ou sur les sites alternatifs (qui sont parfois de grosses arnaques), tous exigent une "petite" contribution pour connaître le numéro.

Sympa la pression quand justement vous ne savez pas où les trouver.

Cette exigence n'est pas nouvelle et date de la vague de vérification d'identité que Google impose à tous les développeurs Android , et c'est là que la chasse au trésor commence, sauf que le trésor est derrière un racket bien organisé.

Vous tapez le nom de votre entreprise sur verif.com, un service d'Altares-D&B. La fiche s'affiche, pas mal d'infos s'affichent SAUF la seule ligne que vous cherchez. À la place du DUNS, une zone de flou et un bouton pour acheter le rapport à 39 euros hors taxe.

Et d'autres sites vous vendent également une "recherche instantanée" à 3,90 euros... C'est un peu le même délire qu'avec notre KBIS nationale, car comme écrit dans la FAQ de Verif.com, ce numéro est gratuit !

Sauf que c'est tellement galère ou looong de l'obtenir que tout le monde finit par payer. Il y a bien, soi-disant, la possibilité de faire une demande directe chez Dun & Bradstreet ou chez verif.com / altares, mais j'ai retourné leur page contact, il y a tout sauf ça... Pire, le petit formulaire "Obtenir un DUNS", renvoie vers Verif.com qui veut nous facturer les 39 € HT dont je vous parlais ci-dessus.

Enfin ça, c'est ce que je croyais. Parce qu'il existe bien un service officiel, gratuit et instantané pour lire votre numéro, sauf que Dun & Bradstreet le planque bien : ça s'appelle UPIK (pour Unique Partner Identification Key). Vous allez sur le portail UPIK , vous tapez le nom de votre boîte, vous choisissez "France" dans la liste des pays, et là, magie, les neuf chiffres s'affichent en clair, sans compte à créer, sans un centime à sortir. J'ai testé, le numéro arrive en 3 secondes... celui-là même que verif.com me masquait derrière ses 46,80 €. Même base de données, même numéro, prix qui n'a plus rien à voir.

Le seul hic, c'est qu'UPIK sait juste lire, pas créer. Si votre entreprise est déjà fichée chez D&B (et une boîte française immatriculée l'est quasi toujours), vous avez vos chiffres direct. Mais si elle n'y figure pas encore, UPIK vous renvoie gentiment vers le partenaire du coin... Altares. Et rebelote, le péage. C'est là que la deuxième combine entre en jeu, celle qui fabrique le numéro gratos quand tout le monde veut vous le vendre, et elle vient d'où on ne l'attend pas du tout : Apple.

Étape 1 : ouvrez l'outil de recherche DUNS d'Apple

Direction developer.apple.com/enroll/duns-lookup . Oui, faut aller chez Apple, même si votre appli part sur le Play Store de Google parce que ces derniers proposent un service qui interroge la même base Dun & Bradstreet que tout le monde, et recrache le même numéro.

Il vous faut juste un identifiant Apple, gratuit, que vous avez sûrement déjà dans un tiroir et renseigner quelques infos.

Étape 2 : renseignez votre société

Apple vous réclame alors quelques infos telles que le nom légal exact de l'entreprise, l'adresse du siège, l'adresse postale et vos coordonnées professionnelles. Recopiez le nom légal au caractère près, tel qu'il figure sur votre extrait d'immatriculation KBIS et validez !

Étape 3 : récupérez vos neuf chiffres

Si votre boîte est déjà dans la base D&B, et une société française immatriculée y est quasi toujours, Apple renverra alors sur votre boite mail le précieux numéro DUNS gratuitement. Et si votre société n'apparaît pas, vous soumettez vos infos pour une création gratuite, et ça devrait prendre quelques jours max (ouais les mecs prennent leur temps). Après dans les deux cas, la facture sera identique à savoir que ça vous coutera zéro euro !!! Ouf !

Étape 4 : reportez le numéro dans Google Play

Une fois les neuf chiffres en poche, retour dans Play Console ou sur Apple Connect et voilà, vous allez pouvoir enregistrer votre entreprise chez eux. Attention à l'adresse car elle doit correspondre exactement à celle qu'a enregistrée D&B, pas à celle que vous croyez avoir.

Et voilà...

J'espère que vous aurez la chance de tomber sur mon article et que ça vous aura éviter bien des galères ! Le DUNS est gratuit mais ne pas connaître cette astuce peut vous coûter cher !

Click to Pray - Le Vatican a mis 6 mois à lire ses mails

Par : Korben ✨

Dans la série "la religion c'est que des problèmes", voici un épisode que je n'avais pas vu venir. Click to Pray, l'application de prière officielle du Pape, a servi gratos les noms, les adresses mail et les dates de naissance de ses 719 517 inscrits à qui voulait bien les demander.

C'est le chercheur BobDaHacker qui a signalé le trou début janvier et si vous savez compter, oui oui, il a bien fallu 6 mois pour que quelqu'un daigne le boucher. Que voulez-vous, les voies du Seigneur sont impénétrables et visiblement sa boîte mail aussi.

L'appli avait été lancée par le pape François en 2019 depuis le balcon de la place Saint-Pierre, tablette brandie devant la foule. Elle appartient au Réseau Mondial de Prière du Pape, une fondation du Vatican, et tourne sur iOS, Android et en version web en 7 langues.

La faille se situait au niveau de l'adresse api.clicktopray.org/user/users/{id} qui renvoyait la fiche complète de n'importe quel compte, prénom, nom, pays, adresse mail, date de naissance et rôle. Aucune authentification demandée, il suffisait de taper l'adresse dans un navigateur.

Source : BobDaHacker

Les identifiants étant séquentiels et le débit n'étant pas limité, une simple boucle sur les 719 517 numéros suffisait à aspirer le fichier entier. Une requête par fidèle, comme pour l' ANTS ^^. Vous le savez maintenant, ça s'appelle un IDOR, pour Insecure Direct Object Reference et c'est quand le serveur vérifie que vous êtes bien connecté, mais jamais que les données réclamées vous appartiennent. Eh bien ici, il ne vérifiait même pas la première moitié.

BobDaHacker explique pourquoi la boulette revient sans arrêt : "la plupart des frameworks gèrent l'authentification pour vous, mais pas l'autorisation. Ils vérifient "est-ce que cette personne est connectée ?", mais pas "est-ce qu'elle a le droit de voir cette ressource précise ?"". Pourtant c'est la base, mais bon, bref...

Ce type de contrôle d'accès défaillant trône en tête de l'OWASP Top 10 depuis 2021, et l'IDOR en est probablement la variante la plus répandue. Pour apprendre à les repérer, je vous avais même montré WebGoat .

Ce qui est marrant, c'est que dans la base, le champ date de naissance s'appelle borned_date, ce qui n'est de l'anglais dans aucune langue. Et le rôle attribué au fidèle lambda, c'est "PRAYER". Votre fonction de péon sur l'application de prière du Pape, c'est donc prière. Ahaha !

Le vrai risque maintenant n'est pas vraiment la fuite en elle-même, mais plutôt ce qu'un escroc va pouvoir faire avec 700 000 adresses de ces gens inscrits pour prier, avec une institution de confiance à usurper. Un mail annonçant que le Saint-Père sollicite votre attention urgente, avec un lien qui imite celui du Saint-Siège, ça fonctionnera très bien je pense...

Dark Reading, qui a confirmé la faille de son côté, a noté que les identifiants les plus bas sont ceux des employés. Les premiers exposés étaient donc ceux qui auraient dû corriger. Mais le bouquet les amis, c'est l'authentification des mails. Ceux de l'appli ratent les contrôles de domaine, SPF, DKIM ou DMARC étant mal réglés, au point que la boîte du chercheur les a marqués comme suspects.

L'application officielle du Vatican envoyant donc déjà des mails qui ressemblent à du hameçonnage, un escroc qui n'aurait pas peur d'aller en enfer, n'a même pas besoin de soigner son imitation.

Arrive la partie qui pique de cette remontée de vuln... Le 3 janvier, BobDaHacker écrit à 9 personnes, l'adresse info générale, 6 membres du staff de clicktopray.org + 2 contacts du Réseau Mondial de Prière.

Puis il attend mais aucune réponse ne vient.

Alors rien ne bouge durant 6 mois. Puis en juillet il passe le dossier à Nate Nelson, de Dark Reading, qui contacte le service de presse. Silence là aussi. Alors l'article sort le 24 juillet, et Ô miracle (ça arrive parfois, oui oui) la faille est bouchée dans la foulée, sans un mot. Le chercheur l'a appris dans les commentaires Reddit qui parlaient de sa découverte.

Mais je vous garde le meilleur pour la fin, attendez... Ce que vous ne savez pas c'est que le Vatican s'est doté de son propre règlement de protection des données personnelles en avril 2024. Ça s'appelle le décret n° DCLVII et il réclame des "mesures de sécurité appropriées" et désigne nommément ceux qui doivent les appliquer. Ce décret a bien été promulgué, puis visiblement rangé dans un tiroir.

Ah et visiblement, l'URL qui leake continue toujours de répondre sans authentification mais ne renvoie plus que l'identifiant, le prénom et le nom. L'adresse mail a disparu, comme la date de naissance et le pays. Donc c'est un genre de demi-correctif puisque les noms restent énumérables un par un sans le moindre compte. Le chercheur juge ça acceptable sur une plateforme où l'on prie "ensemble". Moué, pourquoi pas.

Voilà, donc si vous avez un compte là-bas, partez du principe que votre adresse mail a circulé et que vous risquez d'avoir des appels du Pape, voire de Dieu lui-même qui vous demandera sûrement un virement en urgence. Je vais prier pour vous afin que ça n'arrive pas, mais sachez que ce scénario de la lose, je vous en parlais déjà à propos de la divulgation coordonnée de vulnérabilités , et il ne change jamais. Le chercheur alerte, l'éditeur ignore, et c'est la presse qui finit par débloquer....

Et BobDaHacker, lui, attend toujours son merci. Snif...

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La panne du PSN a rendu des jeux PS5 injouables, même en solo

Le PlayStation Network, le réseau en ligne qui gère les comptes, la boutique PS Store et le multijoueur des consoles Sony, a subi une panne mondiale hier vers 13h, heure française.

Les connexions aux comptes, la boutique et les parties en ligne étaient inaccessibles, ce qui arrive régulièrement. Mais le problème est allé plus loin. Des jeux dématérialisés refusaient de se lancer, y compris des jeux solo censés fonctionner hors ligne, parce que la console n'arrivait plus à vérifier la licence auprès du serveur, autrement dit à obtenir la confirmation que vous avez bien le droit de lancer le jeu que vous avez acheté.

La coupure est tombée en pleine bêta ouverte de Marvel Tokon : Fighting Souls. Elle serait liée à une panne d'AWS, l'infrastructure cloud d'Amazon qui héberge une grande partie du web, survenue le même jour. Sony n'a pas confirmé ce lien.

Ce genre d'incident devient fréquent. On compte une demi-douzaine de coupures du PSN depuis mars, soit environ une toutes les trois semaines. Celle de février 2025 avait duré une journée entière, et l'attaque de 2011 avait laissé le réseau hors service pendant presque un mois.

Le contexte explique pourquoi le débat entre jeux physiques et jeux dématérialisés repart aussi fort cette fois. Sony a confirmé qu'il arrêterait de produire de nouveaux disques physiques PS5 à partir de janvier 2028. Du coup, chaque panne donne un aperçu de ce qui se passera quand le dématérialisé sera la seule option.

L'argument de fond est connu. Un jeu sur disque fonctionne sans serveur. Une licence dématérialisée n'est qu'une autorisation accordée à distance, et une panne, un problème d'infrastructure ou une simple décision d'entreprise suffit à la rendre inutilisable, temporairement ou pour de bon.

Le disque n'est d'ailleurs plus une garantie complète, puisque Rockstar a déjà prévenu que la version physique de GTA VI contiendrait quand même un code de téléchargement.

Une nuance tout de même. Les joueurs qui avaient activé le partage de console et le jeu hors ligne sur leur console principale ont souvent pu continuer à jouer normalement. Ceux qui jouaient sur une autre console que la leur ont été bloqués comme tout le monde.

Sony vend des jeux qui dépendent d'un serveur pour se lancer, tout en supprimant l'alternative physique. Vu la fiabilité actuelle du PSN, c'est difficile à défendre.

Source : Comic Book

Piloter un fauteuil par la pensée, sans Musk ni chirurgie

Par : Korben ✨

Neuralink a mis en ligne cette semaine une vidéo où des participants paralysés font rouler un fauteuil électrique par la pensée. Vous allez voir, c'est assez bluffant.

L'implant décode l'intention de bouger et déplace un curseur sur un écran qui affiche la vue de la caméra devant le fauteuil. Curseur vers le haut, le fauteuil avance, vers le bas il recule, à gauche et à droite pour tourner. Le cerveau dirige un curseur, et ce sont ces mouvements qui dirigent le fauteuil.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Le matos utilisé ici, c'est l'implant N1. Un boîtier du diamètre d'une pièce de 1 euro, avec 1024 électrodes réparties sur 64 fils souples plus fins qu'un cheveu. Le boîtier vient se loger dans le crâne, et seuls les fils descendent dans le cortex moteur, la zone qui planifie vos mouvements.

Pour les poser, il est nécessaire d'utiliser un robot chirurgical. On retire un disque d'os du crâne ainsi que la dure-mère , le robot enfonce les fils un par un, puis la peau se referme par-dessus l'implant.

Aujourd'hui, 26 personnes dans le monde portent ce N1. Sept d'entre elles sont britanniques, opérées entre octobre et décembre 2025 à Londres dans le cadre de l' étude GB-PRIME . Et pour le moment, il n'y a eu aucune autorisation de mise sur le marché, mais uniquement des essais cliniques autorisés.

En 2019, je vous parlais déjà de Neuralink et de sa puce N1, avec son robot qui coud des fils dans le crâne et ses premiers essais humains annoncés pour l'année suivante. Le premier patient jouait à Civilization VI par la pensée. C'était impressionnant, mais ça se faisait à la vitesse d'un escargot sous Xanax.

Bon, et puis surtout, désolé hein, mais y'a Elon dans l'équation et pour moi c'est difficile de s'extasier devant cette démo quand on connaît ce personnage, le cirque permanent sur son réseau, les promesses balancées à la truelle et son appétence pour le fascisme .

Puis y'a un petit truc que personne ne soulève, c'est qu'on peut faire rouler un fauteuil par la pensée sans ouvrir le moindre crâne depuis novembre 2022. En effet, une équipe menée par José del R. Millán, prof à l'université du Texas à Austin, a sorti ça dans la revue iScience . On y apprend que 3 personnes tétraplégiques pilotent un fauteuil à l'aide d'un bonnet d'électrodes EEG posé sur le crâne. Celui-ci lit l'activité électrique du cerveau depuis l'extérieur et comme ça, y'a pas besoin d'opération, ni de robot qui perce l'os. Un peu de gel sur les électrodes, quelqu'un pour installer le bonnet, et ça peut s'enlever sans problème.

Le non-invasif n'est pas magique non plus puisque les trois participants se sont entraînés trois fois par semaine pendant deux à cinq mois. Ils ont démarré autour de 45 % de précision de décodage, et tout le monde n'a pas forcément atteint le même niveau de "pilotage".

Mais peu importe, on a d'un côté une entreprise qui vous ouvre la boîte crânienne et qui fait la une avec des vidéos bien calibrées pour le buzz et de l'autre des labos publics qui font rouler le même fauteuil 4 ans plus tôt sans opération, en publiant tout dans une revue en accès libre.

Et ça personne n'en parle.

Breeef... La recherche passe par différents chemins, et la plupart des équipes scientifiques n'ont pas de service com'. Des cellules souches qui réparent une moelle épinière , des chercheurs qui décodent la parole intérieure , tout ça sort en général sans teaser vidéo, ne l'oubliez pas...

Source : Interesting Engineering

Universe Atlas - L'univers à l'échelle réelle dans votre navigateur

Par : Korben ✨

Si vous prévoyez de vous rendre en Islande le 12 août prochain pour admirer l'éclipse totale, vous pouvez déjà vous projeter dans l'expérience grâce à Universe Atlas, un nouvel atlas mis en ligne par Chris Zaharia, qui permet de localiser chaque éclipse de 2026.

D'un simple clic, vous êtes transporté à Reykjavik à 17h45 UTC pour voir virtuellement le soleil, en forme de croissant, se lever à l'horizon sous un ciel aux teintes étranges, évoquant cette atmosphère de fin du monde très caractéristique des éclipses ! (Moi je suis team fin du monde 1999 à l'aéroport de Beauvais, tu connais !! loool)

Reykjavík, le 12 août 2026 vers 18h.

Cette application tourne dans le navigateur et pèse environ 85 ko compressés, ne possède ni moteur de jeu ni dépendance externe, mais repose exclusivement sur du WebGPU brut.

Vous y trouverez 8,4 millions d'étoiles réelles issues des catalogues Gaia DR3 et ATHYG, chacune avec sa distance mesurée et sa vitesse réelle. Si vous remontez le temps de 100 000 ans, vous verrez ainsi la Grande Ourse se désagréger sous vos yeux !

La carte intègre également jusqu'à 2,6 millions de galaxies issues du relevé SDSS, ainsi que les planètes sur leurs orbites képlériennes, l'ISS et 170 satellites positionnés selon leurs éléments orbitaux du jour. L'ensemble est présenté dans un zoom continu couvrant 43 ordres de grandeur, allant du cosmos au quark dans l'infiniment petit, sans aucune coupure de scène.

Impressionnant non ? Alors si je vous dis maintenant que tout a été codé avec Claude code et le modèle Fable 5 ??

Bah non, ne faites pas cette tête, c'est pas grave parce que c'est vraiment top ! Jusqu'à présent, seuls ceux qui savaient coder pouvaient matérialiser leurs idées... Mais avec l'arrivée de l'IA, n'importe qui avec une jolie idée et un peu de débrouillardise peut lui donner vie sans trop de souffrance avec la technique ! Et c'est ça que je trouve magique dans le vibe coding.

Après c'est sûr, faut vérifier et pas faire confiance aveuglément. C'est pourquoi les positions des planètes passent en intégration continue avec des tests qui comparent les datas de l'app avec celles de JPL Horizons, l'éphéméride de la NASA, et comme ça, dès qu'un corps céleste dérive de plus de 0,2 degré, hé bien le build pète. Les générateurs refusent ainsi d'écrire quoi que ce soit qui ne passe pas leurs contrôles physiques.

Ça permet d'avoir un truc sérieux qui marche bien grâce au vibe coding sans pour autant sacrifier la qualité.

Sagittarius A, la lumière courbée autour de son ombre. Le bandeau affiche ses sources : GRAVITY 2022, orbites des étoiles S d'après Gillessen et al. 2017.*

Tout est extrêmement précis et l'échelle réelle est conservée, puisque c'est vraiment le cœur du produit. Le développeur met donc un point d'honneur à ne jamais truquer une taille, une distance ou une vitesse pour faire joli.

Et vous pouvez vérifier qu'il s'y tient ! Appuyez sur X et tout se recolore selon la provenance avec couleurs naturelles pour ce qui est mesuré, ambre pour ce qui a la bonne taille mais un rendu stylisé, cyan pour ce qui est purement illustratif.

Par contre, je trouve dommage qu'on ne puisse pas régler la date et l'heure précisément, ou alors je n'ai pas trouvé comment. Et c'est assez difficile de se caler sur une date et une heure précises, sachant qu'on peut aller de 10 ans en 10 ans, et qu'ensuite le saut n'est pas de 100 ans en 100 ans, mais de 1000 ans en 1000 ans, donc c'est un peu dur de doser. J'y ai passé un petit peu de temps.

Pour que ça fonctionne, il vous faudra WebGPU c'est-à-dire Chrome / Edge ou Safari depuis la version 26. Après Firefox, c'est plus tordu car c'est activé sur Windows depuis la 141, sur les Mac Apple Silicon depuis la 145 mais y'a toujours rien côté Firefox pour les Mac Intel ni pour Linux. Sous Linux, prenez donc plutôt Chrome 144 ou plus récent.

Dans le même genre, je vous avais montré AstroClick pour le système solaire en voxels, et le vénérable Space Engine . Bref, c'est par ici , c'est gratuit, et le code est sur GitHub sous licence MIT.

Ah et pensez à appuyer sur T pour la visite guidée !

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Portable et cancer du cerveau - L'OMS a fini de chercher

Par : Korben ✨

Depuis 30 ans, vous vous demandez peut-être si coller un téléphone contre votre oreille peut finir par vous refiler une tumeur au cerveau ?

Hé bien l'OMS a voulu en avoir le cœur net et a commandé 13 grandes enquêtes sur la question. Et youpiiii, elles viennent toutes d'aboutir et de sortir, et le bilan vient d'être publié dans le New Zealand Medical Journal.

Et accrochez-vous bien les complotistes : Les gens qui utilisent un portable n'ont pas plus de tumeurs au cerveau que les autres. Une de ces études, pilotée par Ken Karipidis de l'agence australienne de radioprotection, a même passé au crible 63 autres études précédentes menées dans 22 pays, sur des données qui remontent à 1994, et même là, RIEN !

Alors oui, chez les rats mâles exposés en labo, on trouve bien des tumeurs, sauf que les bestioles encaissaient 9 heures d'ondes par jour, 7 jours sur 7, à des doses des dizaines de fois supérieures à ce que la loi autorise pour vous. Difficile donc d'en tirer quoi que ce soit pour votre iPhone.

Puis surtout, en Nouvelle-Zélande, les tumeurs du cerveau les plus courantes ont même légèrement baissé entre 1995 et 2020, pile la période où le portable est devenu universel. Donc si les ondes rendaient vraiment malade, ça se verrait dans ces courbes.

En France, l'ANSES est arrivée à la même conclusion en octobre 2025, après avoir épluché un millier d'études. Il n'y a aucun lien de causalité entre le cancer et le smartphone, mis à part le cancer de la connerie qui ronge beaucoup de monde ^^. L'agence garde quand même ses conseils de prudence pour les enfants, genre usage modéré et kit mains libres, mais c'est plus une précaution qu'autre chose.

Du coup, le vrai risque documenté pour les gamins, il n'est pas dans le crâne mais dans l'aspect psychologique. Je vous parlais y'a pas longtemps des études sur les smartphones avant 13 ans , et là les signaux sont autrement plus solides. Et si les ondes vous angoissent malgré tout, allez lire mon article sur Green Bank , la ville américaine où le Wi-Fi est interdit !

Bref, rassurez-vous, votre portable ne vous ronge pas le crâne. Il vous bouffe surtout votre temps de cerveau disponible, et ça c'est un autre débat...

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Ce drone tourne si vite sur lui-même qu'il devient presque invisible

Des ingénieurs de l'université Northwestern, près de Chicago, ont construit un petit drone qui disparaît presque à l'œil nu. Pas grâce à un camouflage, mais parce qu'il tourne sur lui-même à toute vitesse.

Le principe s'appelle le flou de mouvement. C'est ce qui fait qu'on ne voit plus les pales d'un ventilateur quand il tourne vite. L'œil n'arrive plus à suivre, alors il mélange l'objet avec ce qu'il y a derrière.

Le drone s'appelle Phantom Twist. Il tourne sur lui-même entre 15 et 25 fois par seconde. À pleine vitesse, on ne voit plus qu'une légère brume, une sorte d'ombre floue posée dans l'air.

Son corps est déjà presque transparent. Les quelques pièces opaques qui restent, le moteur ou la batterie, se noient dans le décor dès que la rotation démarre.

La forme n'a rien à voir avec un drone habituel. Un quadricoptère porte quatre hélices. Là, il y a un seul moteur et une seule hélice. L'hélice tourne d'un côté, tout le reste du drone tourne de l'autre.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Faire voler un truc pareil sans qu'il parte en vrille n'a rien d'évident. L'équipe a donc laissé un ordinateur imaginer près de 20 000 versions du drone, puis a utilisé des algorithmes et de l'IA pour ranger chaque pièce au bon endroit, du circuit imprimé au petit contrepoids qui équilibre l'ensemble.

Au bout du compte, les chercheurs le donnent pour dix fois plus difficile à repérer qu'un quadricoptère classique. Le but est d'observer des animaux, de surveiller des marais ou de contrôler des ponts et des lignes électriques sans faire fuir ce qu'on veut filmer.

Il y a encore des trous dans la raquette. Le prototype a besoin d'un système de caméras installé tout autour pour se repérer. Ses fils et ses tiges de support restent visibles. Et surtout, l'hélice fait du bruit.

Un drone qu'on ne voit pas mais qu'on entend arriver, ça limite quand même sérieusement l'effet de surprise.

Le travail a été montré à Sydney, lors d'une grande conférence de robotique. L'équipe veut maintenant des matériaux plus transparents et une hélice plus silencieuse.

Se cacher en tournant sur soi plutôt qu'en se peignant, l'idée est maligne. Mais tant que l'engin vrombit comme un ventilateur, l'invisibilité reste à moitié ratée.

Source : Techspot

Empreintes et ADN - Le vrai prix de votre ESTA

Par : Korben ✨

Vos empreintes digitales, votre photo et jusqu'à votre ADN, voilà ce que les États-Unis aimeraient consulter directement dans les fichiers de police européens. Le deal s'appelle Enhanced Border Security Partnership (EBSP), et la monnaie d'échange, vous la connaissez bien si vous avez déjà voyagé aux États-Unis. C'est ce petit formulaire ESTA que vous remplissez avant de filer à New York ou ailleurs (celui qui vous évite le visa).

Le projet d'accord, vous n'étiez pas censé le lire, mais l'ONG Statewatch l'a publié en avril dernier et son article 3 range dans les données biométriques vos empreintes, vos photos et vos données génétiques (oui, votre ADN). Washington réclame cet accès depuis février 2022 à tous les pays dont les citoyens, comme vous, voyagent sans visa, et le Conseil de l'UE a autorisé la Commission à négocier le 16 décembre 2025.

Bruxelles jure vouloir un système de requête ponctuelle (c'est-à-dire un tuyau d'accès), avec ce que le mandat du Conseil appelle "une limitation claire des finalités des données échangées, avec des déclencheurs très spécifiques". Sauf que la demande américaine d'origine, elle, parle de cribler "de façon routinière" les bases biométriques des pays partenaires.

Entre les deux il y a donc un gouffre !

Et le texte ne s'arrête d'ailleurs pas à la biométrie puisqu'il prévoit de faire circuler des "indications de risque" pour déterminer si votre entrée "poserait un risque réel pour la sécurité publique ou l'ordre public". Traduisez : votre profil, vos fréquentations, vos opinions. Vous vous souvenez de ce touriste refoulé à cause d'un mème sur JD Vance ? Ou toutes ces histoires de douaniers qui fouillent votre téléphone à l'arrivée ? Bah je vous laisse imaginer la cata...

Statewatch pointe surtout la contradiction avec le droit européen lui-même. L'article 9 du RGPD interdit en principe de traiter les données génétiques, et le projet se contente de "garanties appropriées". En effet, la Charte protège les Européens contre la discrimination fondée sur les opinions politiques mais ça, le texte qui cadre ce Enhanced Border Security Partnership, n'en dit rien.

La Cour de justice de l'UE avait retoqué en 2022, dans son arrêt sur le PNR (Passenger Name Record), les traitements automatisés qui décident sans humain dans la boucle, et voilà que ça revient sur le devant de la scène d'une autre manière.

Franchement, c'est relou. On nous impose des bandeaux cookies sur chaque site de recettes de cuisine, on fait tenir un registre de traitement au moindre club de pétanque et pendant ce temps-là, le Conseil européen négocie tranquillou un accès que j'estime abusif pour une administration étrangère à des fichiers d'empreintes (biométriques) nationaux. Ça fait un peu mal au cul vous ne trouvez pas ???

Alors, certes, on voyage sans visa, même si, quelque part, l'ESTA c'est un peu un visa qui ne dit pas son nom. Enfin, moi, je vois pas trop la différence sur le fond... Et puis dans cette Europe à deux vitesses, on a quand même la Bulgarie, Chypre et la Roumanie qui, eux, ont besoin d'un visa. Donc on n'est pas très solidaire sur le coup.

Puis je vous rappelle que les fichiers d'identité français ne sont pas franchement des coffres-forts quand on pense par exemple à l'ANTS qui s'est fait siphonner 19 millions de dossiers via une faille basique . Et sur le sérieux de nos amis américains, je repense à cette grand-mère américaine qui a passé six mois en prison à cause d'un faux positif de reconnaissance faciale, et je me dis que si on y ajoute un croisement transatlantique automatisé des données, ça va pas être joli joli en termes de bourdes...

Bref, pour le moment rien n'est signé et les États membres se déchirent encore sur la portée et les durées de conservation de NOS données qu'ils vont offrir aux États-Unis. Et on verra bien si le Parlement va donner son feu vert, mais en tout cas c'est maintenant que tout se joue.

Voilà, surveillez ce dossier de près et je vous invite à aller lire l'analyse de Statewatch parce qu'elle est plutôt salée.

La loi de l'attraction prouvée scientifiquement ?

Par : Korben ✨

Vous avez déjà accroché avec quelqu'un en trois secondes ? Détesté une tête au premier regard, sans savoir pourquoi ? Eh bien, d'après le site Popular Mechanics ce serait grâce aux champs électromagnétiques. Derrière l'étude qu'ils relaient, il y a l'anesthésiste Marco Cavaglià et Tommaso Firaux, épaulés par le biophysicien Jack Tuszynski et leur équipe du Politecnico de Turin qui nous parlent d'une espèce de forme invisible qui nous brancherait sur l'esprit des autres comme une antenne radio qui capterait une station.

Mais avant de ranger cette découverte au rayon bougies parfumées et loi de l'attraction, je vous propose qu'on démêle tout ça, parce que dans cet article, il y a du vrai et du n'importe quoi.

Commençons par ce qui tient debout. Votre cerveau produit bel et bien un champ électromagnétique. Ça se passe dans nos neurones qui sont en permanence traversés par un courant. Et comme ils sont des milliards et font ça en rythme, ça génère un champ parfaitement mesurable.

Pas besoin de me croire sur parole, hein, c'est exactement ce que montrent un EEG ou un MEG dans n'importe quel hôpital. On sait aussi mesurer un truc qui a un nom, la synchronisation inter-cerveaux. Mettez deux personnes dans une expérience de hyperscanning , et pendant un moment partagé, une conversation, un concert, leurs activités cérébrales se calent l'une sur l'autre. Ça, c'est mesuré, publié, réfutable (oui, réfutable, c'est le principe de la science. Tout peut à tout moment être remis en question si on fait de nouvelles découvertes et c'est parfaitement sain).

Rien de magique là-dedans, donc.

Et c'est toute la différence avec la loi de l'attraction et sa clique de cristaux de guérison. Le discours New Age vous dit de "vibrer positif" pour que l'univers vous livre une Ferrari. Aucun mécanisme, aucune mesure, rien à réfuter, juste une "ambiance", une vibe magique qu'on ressent ou qu'on transmet à l'univers. J'adore le concept, et peut-être que c'est vrai, mais pour le moment, il n'y a rien de prouvé scientifiquement là-dedans.

Alors que les champs électromagnétiques du cerveau, eux, c'est un courant physique, des machines qui le captent, et des prédictions qu'on peut tester et voir s'effondrer. Donc, d'un côté, on a de la physique sur laquelle on peut débattre à grands coups d'équations, et de l'autre, on a l'équivalent d'un horoscope. C'est le gouffre qui, par exemple, sépare décoder pour de vrai la parole intérieure d'un patient avec des électrodes et prétendre lire dans les pensées avec un pendule. Le MIT a même fabriqué un casque qui devine les mots que vous articulez en silence, rien qu'en lisant les signaux de vos muscles , toujours sans un gramme de sorcellerie.

Maintenant, il ne faut pas non plus jeter l'étude à la poubelle, parce que derrière le titre accrocheur de Popular Mechanics, il y a un vrai travail. Cavaglià, Firaux et Tuszynski ont publié leur cadre, baptisé EMI pour Énergie-Masse-Information, dans une vraie revue à comité de lecture, Biosystems. Et leur idée, c'est que pour eux, la conscience ne sortirait pas seulement du câblage entre vos neurones, mais d'un phénomène de champ. En gros, les membranes de vos cellules, l'eau et le liquide dans lequel trempe votre cerveau, formeraient un support capable de stocker l'information à la manière d'un hologramme, et c'est cet ensemble qui entrerait en résonance avec les champs électromagnétiques autour de lui, jusqu'à celui de la Terre. Notre expérience consciente serait la musique qui sort de cette résonance...

Alors est-ce que la loi de l'attraction est prouvée scientifiquement ? Difficile à dire, car peer-reviewed ne veut pas dire que c'est prouvé bien sûr.... ça veut juste dire "ça mérite qu'on en discute". Et entre "le cerveau émet un champ mesurable", qui est un fait, et "la conscience est une résonance holographique avec la planète", qui est leur thèse, il y a un saut spéculatif assez vertigineux. Leur modèle pioche dans la cohérence quantique, les vibrations de la Terre et la théorie des systèmes, mais pour l'instant aucune expérience ne vient le confirmer. Ce n'est donc pas (encore) une découverte...

En plus, il n'y a rien de nouveau là-dedans. Ça fait un quart de siècle que des chercheurs comme John Joe McFadden proposent une espèce de théorie de la conscience qui serait portée par le champ électromagnétique. Mais ça reste quand même une position ultra minoritaire dans le monde de la science. Et c'est assez facile à critiquer parce qu'un champ produit par un neurone est bien trop faible pour aller influencer ses voisins non connectés.

M'enfin, moi j'adore toutes ces histoires sur la conscience comme vous l'avez déjà vu avec l'IA soi-disant "qui souffre" , mais là, il faut bien sûr reconnaître que d'un côté, on a de la vraie science mesurable et de l'autre, du pipeau parfumé sauce magique (beau gosse ^^).

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La Belgique bloque wawacity.pizza, mais les pirates se sont déjà mis au poker

Par : Korben ✨

La Belgique vient de bloquer wawacity.pizza. Et wawacity.rodeo. Ah et aussi wawacity.taxi, wawacity.futbol, wawacity.motorcycles, wawacity.irish, sans oublier zone-telechargement.meme et zone-telechargement.monster ( la liste est ici ).

113 domaines au total, classés le 3 juillet dernier comme contrefaisants par le président du tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles dont 37 pour Wawacity et 36 pour Zone-Téléchargement . Y'a même un zone-telechargement.gratis, qui est au moins honnête sur le prix de la marchandise ^^ !

Sauf que depuis le 9 juillet, les deux sites tournent à nouveau sur un TLD en .poker. Soit la veille du jour où la BAPO, le service belge de lutte contre la contrefaçon en ligne, a publié sa décision d'exécution. Autrement dit, la liste était déjà obsolète avant que Telenet, Proximus, Orange Belgium, Mobile Vikings et DIGI aient eu le temps d'y toucher ! Et les anciennes adresses en .codes et .expert, ne sont pas dans la liste belge non plus.

Du coup, vous vous demandez peut-être pourquoi ces deux sites collectionnent les TLD les plus improbables du registre. Hé bien c'est pas du folklore, c'est une réponse directe à l'ARCOM. À chaque fois que les FAI français appliquent une salve de blocages DNS , les opérateurs enregistrent un nouveau domaine et redirigent leur public via des pages d'atterrissage et des canaux Telegram. La Belgique hérite donc d'un stock de domaines cramés par la France, et les bloque consciencieusement, un par un, avec plusieurs coups de retard.

Après, les ayants droit ne sont pas con non plus puisqu'ils ont explicitement demandé au tribunal de bloquer les pages "panneau indicateur", c'est à dire celles qui vous disent où le site a déménagé cette semaine.

Résultat, wawacity-info.com et zone-telechargement-info.com sont aussi dans la liste. Ces deux pages n'hébergent aucun contenu protégé et ne pointent vers aucun fichier illégal, elles se contentent de vous annoncer quelle est l'adresse active du moment. Le tribunal a validé quand même, au motif qu'elles "facilitent l'accès".

Et là, si vous mettez ces deux pages indicatrices côte à côte, vous voyez tout de suite qu'elles sont quasiment identiques. Même mise en page, même messages sur Telegram, où les deux comptes arrosent des dizaines de milliers d'abonnés avec un texte identique au mot près. Wawacity et Zone-Téléchargement, c'est donc très probablement la même équipe, ce qui explique pourquoi les deux changent de domaine en même temps, comme un couple qui déménage.

Movix, visé par la même décision, a lui aussi déjà migré vers un nouveau TLD et reste accessible. Le reste de la fournée complète les 113 comme Lookmovie et ses treize variantes, KissKH, animepahe, anime-sama, WatchSeries, voir-anime, Streamex. La liste noire belge dépasse maintenant les 1000 domaines depuis le lancement du dispositif en 2025, et elle peut être mise à jour chaque semaine avec 50 nouveaux noms.

50 par semaine, c'est impressionnant ! Face à des gars qui basculent leur trafic sur un nouveau TLD en quelques minutes, montre en main, la justice est dépassée ! Et pas parce qu'elle est nulle hein, mais parce que le blocage DNS n'a jamais empêché personne de taper une autre adresse qui renvoie vers le même service... On avait déjà vu le même théâtre quand la Belgique a censuré Internet Archive , et quand le Conseil d'État a éteint la riposte graduée d'Hadopi après 17 ans .

Prochaine étape probable, les ayants droit s'attaqueront surement aux canaux Telegram. En attendant, quelqu'un devrait leur dire que cette .pizza était déjà bien froide ^^.

Source : TorrentFreak

Contourner un géoblocage via VPN n'a rien d'illégal, dit la CJUE

Par : Korben ✨

En voilà une bonne nouvelle ! La Cour de justice de l'Union européenne vient de rendre un arrêt le 9 juillet dernier qui précise que contourner un géoblocage avec un VPN ne fait pas de vous un pirate.

Et croyez-moi, nos ayants droit préférés ne vont pas adorer.

En plus, toute cette affaire est un petit bijou de bizarrerie juridique. Les manuscrits d'Anne Frank sont protégés par le droit d'auteur aux Pays-Bas jusqu'en 2037, mais ils sont déjà tombés dans le domaine public dans plein d'autres pays européens, comme la Belgique par exemple. En septembre 2021, l'Anne Frank Stichting, la fondation d'Amsterdam qui gère la Maison d'Anne Frank, a mis en ligne gratuitement une édition scientifique des manuscrits, en néerlandais, avec un géoblocage pour couper l'accès depuis les pays où l'œuvre reste protégée.

Et c'est à ce moment-là, que l'Anne Frank Fonds, la fondation suisse qui détient les droits de l'œuvre, attaque car pour elle, un blocage qu'on peut déjouer avec un simple VPN ne protège rien du tout.

Alors comme c'était un peu compliqué, la Cour suprême des Pays-Bas a renvoyé la question à Luxembourg.

Et la réponse de la CJUE est claire comme de l'eau de roche : le géoblocage suffit. Tant qu'il est fait dans "l'état de l'art", c'est une mesure efficace, même si un VPN peut le contourner en deux clics. Le simple fait qu'on puisse passer outre ne transforme pas la mise en ligne en "communication au public" illicite.

Et voici le passage qui nous intéresse vraiment : le fournisseur de VPN n'est pas responsable. Il ne donne pas accès à l'œuvre et ne joue "aucun rôle indispensable" dans sa diffusion, écrit la Cour. Si un jour un géoblocage bâclé laisse fuiter une œuvre protégée, c'est celui qui l'a mise en ligne qui répond, pas le VPN qui a servi à sauter la barrière.

Attention quand même à ne pas sur-interpréter non plus... Cela ne veut pas dire que la Cour vous délivre un permis de pirater tranquille via VPN. Elle parle d'une œuvre déjà libre de droits quelque part, de la responsabilité de l'éditeur, et elle blanchit les fournisseurs de VPN au passage. Mais le message de fond c'est bien que le VPN reste un outil parfaitement légal , et pas un complice.

Sauf qu'en France, vu qu'on est des gros nuls, on fait tout l'inverse. Pendant que le Luxembourg range le VPN du côté des outils neutres, la justice française le traite comme un FAI qu'on réquisitionne. Canal+, qui tient les droits de la Premier League et du Top 14, a déjà fait condamner les cinq gros du secteur, NordVPN, ExpressVPN, CyberGhost, Proton et Surfshark, à bloquer les sites de streaming sportif pirate pour leurs abonnés français.

Proton s'est même retrouvé sommé de filtrer une trentaine de domaines fin janvier 2026, avec des ordonnances "dynamiques" que l'Arcom peut étendre à la volée. Je vous racontais déjà tout ça quand la France a commencé à ordonner aux VPN de bloquer ces sites .

Notez aussi que Proton, société suisse, avait justement annoncé vouloir porter la question du blocage des VPN devant la CJUE. L'arrêt Anne Frank tombe donc très bien car ça leur fait plus de munitions.

Reste maintenant LA vraie question : les injonctions françaises, fondées sur le Code du sport, tiendront-elles face à la jurisprudence de Luxembourg ? Vivement le prochain round ^^.

Uptobox : à cause de quelques tweets, ce technicien doit 306 000 euros à Disney

Disney considérait une addition à 16 millions d'euros contre un simple technicien d'Uptobox, la cour d'appel de Paris vient de la ramener à 306 000, et ce qui reste ne tient même pas à son travail sur les serveurs, mais à quelques messages qu'il a postés sur X. Une histoire folle.

Petit rappel pour ceux qui n'ont jamais croisé le nom. Uptobox était un gros hébergeur de fichiers, une sorte de coffre-fort en ligne où l'on déposait et s'échangeait des vidéos, très utilisé pour récupérer films et séries piratés. Lancé en 2010, il pesait encore plus d'un million de visiteurs par mois avant d'être bloqué puis fermé en 2023.

Le technicien, surnommé Lucas pour rester anonyme, vit aux Émirats et gérait l'infrastructure des serveurs depuis 2012. Disney voulait le faire passer pour l'un des vrais patrons cachés du site.

Sauf que la cour n'a rien vu de tel. Il se décrivait bien comme directeur technique sur les réseaux, mais aucun élément ne prouvait qu'il pilotait la plateforme, et les juges n'ont retenu qu'un salarié chargé de la technique.

Reste une question que l'affaire pose forcément, celle de savoir pourquoi juger à Paris un homme installé à Dubaï. La réponse tient au droit français, qui s'applique dès qu'une contrefaçon vise le public de l'Hexagone, et Uptobox distribuait bel et bien des films protégés à des internautes français.

Ce qui a fini par lui coûter cher, ce sont donc ses tweets. À l'été 2023, il avait expliqué en public comment contourner le blocage du site en changeant de serveurs DNS.

Pour la justice, ces quelques messages suffisaient à engager sa responsabilité personnelle. Comme ils ne couvraient que deux mois, la cour a limité le préjudice à cette courte période, d'où une note très largement allégée.

16 millions demandés, 306 000 obtenus, et juste pour une poignée de tweets, comme quoi même quand on s'appelle Disney on ne peut pas obtenir tout et n'importe quoi.

Source : Clubic

La France est numéro un mondial de l'IPv6, et en grande partie grâce à Free

La France vient de décrocher un titre plutôt inattendu, celui de championne du monde de l'IPv6, en détrônant l'Inde qui menait la danse depuis un bon moment.

L'IPv6, c'est la "nouvelle" version du système d'adresses qui identifie chaque appareil connecté à internet. Il remplace petit à petit l'IPv4, qui date des années 80 et dont le stock d'adresses, à peine plus de quatre milliards, est épuisé depuis longtemps.

Avec l'IPv6, on passe à un nombre d'adresses tellement gigantesque qu'on ne risque plus jamais d'en manquer, de quoi brancher tous les objets connectés de la planète sans jamais se poser la question.

Le plus amusant, c'est que l'IPv6 existe depuis la fin des années 90, mais son adoption a longtemps traîné, parce que les opérateurs ont préféré bricoler des rustines pour faire durer l'IPv4 plutôt que de tout basculer. Au niveau mondial, Google n'a mesuré que la moitié de son trafic en IPv6 courant 2026, alors autant dire que la France fait vraiment figure d'exception.

Et si elle caracole aujourd'hui en tête du classement, elle le doit en bonne partie à Free. L'opérateur a basculé tout son réseau mobile en IPv6 par défaut à partir de mars 2025, alors qu'avant ça, à peine 1% de ce réseau mobile était compatible.

Résultat, des millions d'abonnés Free Mobile sont passés à l'IPv6 presque sans s'en rendre compte, ce qui a fait bondir les statistiques françaises d'un coup.

Côté fixe, Free faisait déjà figure de bon élève, avec près de 99% de ses abonnés résidentiels activés en IPv6 et même 100% sur ses offres professionnelles, tout simplement le meilleur score du pays.

Dans les faits, la France tourne aujourd'hui autour de 73 à 79% d'adoption selon les différentes mesures, avec grosso modo 87% des clients fixes et 70% des clients mobiles qui sont déjà passés sur le nouveau protocole.

Il reste quand même un sacré angle mort. Seulement un tiers des sites web français sont réellement accessibles en IPv6, donc côté hébergeurs, le travail est loin d'être terminé.

Voir la France finir première sur une techno réseau aussi ingrate, c'est suffisamment rare pour être salué. Et pour une fois, on peut vraiment dire merci à Free.

Source : Univers Freebox

La vérif d'âge de l'Europe ridiculisée par une extension Chrome

Par : Korben ✨

Bon, vous le savez, l'Europe tient absolument à savoir votre âge, avant de vous laisser scroller librement sur le net. Alors pour cela, ils ont mis au point une application qui permet de prouver votre âge et qui nous est proposée comme simple à utiliser et respectueuse de notre vie privée.

Mais ça c'était sans compter sur Paul Moore , chercheur en sécurité, qui vient à nouveau de l'éclater à l'aide d'une simple extension Chrome...

Mais reprenons depuis le début, parce que cette appli, c'est le modèle de référence de la Commission européenne pour vérifier qu'un internaute a bien plus de 18 ans, sans avoir à dévoiler qui il est. Développée par un consortium germano-suédois, elle est actuellement en test dans cinq pays dont la France, et vise aujourd'hui surtout le contenu adulte / porno et les jeux d'argent.

Ce 13 juillet, notre bien-aimée Ursula von der Leyen a même annoncé vouloir réutiliser cette infrastructure pour barrer l'accès des plus jeunes aux réseaux sociaux, avec une loi attendue après l'été et un âge minimum autour de 13 ans. "Les réseaux sociaux ne sont pas un jouet", comme elle l'explique !

Et pour arriver à cela, rassurez-vous, l'UE ne va pas stocker la carte d'identité de chaque Européen puisque le principe de ce système de contrôle, c'est de prouver l'âge sans transmettre l'identité.

Enfin, en théorie...

Parce qu'en pratique, c'est un peu la fête du slip ! Déjà il y a le dépôt Github officiel qui prévient tout le monde que c'est une implémentation de référence et absolument pas un truc à déployer en production. Donc en gros démerdez-vous !

Et ensuite, cette application est censée présenter une preuve d'âge à un vérificateur sans avoir à balancer notre identité. Alors ce qu'a fait Paul Moore, c'est qu'il a fabriqué cette preuve directement à partir d'une extension Chrome, et la présenter au vérificateur officiel de la démo. Et comme vous vous en doutez, celui-ci l'a validée comme si de rien n'était

Ça a l'air tellement simple !

En même temps, vu que la clé crypto, c'est une simple clé logicielle P-256 et pas une clé qui est enfermée dans le coffre matériel du téléphone, eh bien c'est assez facile à déjouer. Il n'y a pas besoin de scanner son passeport ou sa carte d'identité, il n'y a aucune reconnaissance faciale, ni aucune attestation matérielle façon Play Integrity pour prouver que ça tourne sur du vrai matos et (rigolez pas) la même preuve peut être rejouée en boucle encore et encore !! Une preuve d'âge peut donc servir 2 fois de suite.

Et puis cette preuve d'identité, elle est à 100% sous le contrôle du client. Donc en gros c'est à l'application installée sur votre téléphone qu'on demande de ne pas tricher. Mais lol.

Pour Moore qui a mis au point ce hack, il n'y aurait aucun patch qui pourrait régler ça. C'est vraiment l'architecture qui est foireuse. Et comme tout repose sur la bonne foi de l'application, eh bien c'est foutu. N'importe qui détourne l'application ou forge sa propre app peut faire croire au vérificateur qu'il a plus de 18 ans.

Pour boucher ce trou, l'Europe dispose de deux pistes : Soit passer par une attestation matérielle en béton, comme celle que Google verrouille via Play Integrity, ce qui recale au passage les gens sous GrapheneOS, Linux et compagnie, ou alors faire de la vraie crypto à divulgation nulle, prévue pourtant dans la spec mais pas branchée dans cette version.

Ce qui est rigolo, c'est que Moore a expliqué sur X avoir codé son proof of concept avec une IA en quelques minutes. Et on n'oublie pas non plus que Bruxelles veut interdire les réseaux sociaux avant 13 ans et a fait passer Chat Control pour scanner nos messages.... Je trouve que ça fait beaucoup de "contrôle" qu'on essaye de déguiser en "protection".

En attendant, ils sont bien ridicules avec leur application de validation d'âge en mousse.

Source

La clim tue la planète ? Vous avez 30 ans de retard

Par : Korben ✨

"Climatiser son appartement, c'est réchauffer celui du voisin." Vous l'avez forcément déjà entendue, cette bonne blague là... C'est comme ça que commence la dernière vidéo de Numerama, où durant 23 minutes, Julien Cadot démonte une par une les idées reçues sur la climatisation.

Et j'ai trouvé ça passionnant et d'utilité publique, donc je vous la partage. Le point de départ, c'est que la clim et la pompe à chaleur qu'on vous subventionne à coups de milliers d'euros, c'est rigoureusement le même objet. Même compresseur, même fluide, même physique. En France, on a quand même réussi le tour de force d'avoir une technologie qu'on subventionne l'hiver et qu'on diabolise l'été, comme il le dit dans la vidéo.

Je ne vais pas vous refaire la vidéo, elle se suffit largement à elle-même. L'îlot de chaleur urbain ? Les clims de TOUT Paris pèsent à peu près autant sur la température des rues que le trafic automobile dont personne ne parle jamais. Les fluides "1000 fois pires que le CO2" ? Un combat gagné il y a 30 ans, votre clim récente tourne au R32 voire au propane. On nous vend la peur d'un combat que la science a réglé depuis longtemps et je me demande bien pourquoi...

Et avec le kWh français ultra décarboné, si un pays sur Terre peut être climatisé proprement, c'est bien la France. Alors pourquoi s'en priver ??? La canicule de 2003 a tué 15 000 personnes. Celle de juin dernier compte déjà un bon millier de morts, à 85 % des plus de 65 ans, souvent chez eux dans des chambres à 35°C. Alors Julien pose la vraie question : faut-il continuer à sacrifier l'endroit où les gens vivent pour garder le trottoir un demi-degré plus frais ? Surtout que vu le climat qui attend nos villes dans 20 ans , les nuits fraîches ne reviendront pas.

Et moi, ce qui me sidère, c'est la réticence des gens. Je parle pas de ceux qui n'ont pas d'argent pour en faire poser une. Je parle de ceux qui ont la thune mais que ça embête de faire installer une clim, parce que "l'écologie" ou je ne sais quoi d'autre. Même des vieux qui souffrent dans leur maison, il faut vraiment insister pour les convaincre... Dur dur. Les anti-clim, pour moi, c'est comme les antivax. Ce sont des gens qui se reposent sur des trucs entendus il y a des années, qui se sont arrêtés là et qui se refilent des infos périmées entre eux. C'est dommage quand même de littéralement mourir de chaud juste par connerie.

Et l'administration n'aide pas, avec des PLU meurtriers qui nous interdisent les unités extérieures en façade. C'est dire le niveau de connerie institutionnelle dans ce pays.

Perso je déménage bientôt en location, et là il n'y a pas la clim, et en plus il y a une véranda... je pense que je vais devoir prendre une clim portable, alors que c'est le pire des 2 mondes, bruyant et énergivore, mais bon, c'est pas chez moi. J'essaierai quand même de convaincre la propriétaire d'en faire installer une vraie, quitte à en payer une petite partie. Je lui ferai regarder la vidéo, tiens.

Et si vous sautez le pas : comptez quelques milliers d'euros pour une clim fixe posée par un pro, prenez des modèles silencieux pour les chambres, et anticipez dès cet hiver parce que les installateurs sont débordés chaque été. L'article de Numerama détaille tout ça par écrit si vous voulez aller plus loin.

Voilà, vive la clim ! Et si un anti-clim vous ressort le coup des fluides qui trouent la couche d'ozone, offrez-lui un calendrier, parce que visiblement sa capacité à comprendre le monde s'est arrêtée en 1995.

Source

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