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À partir d’avant-hierKorben

plMail - Toutes vos boîtes mail rassemblées dans une interface

Par : Korben ✨

J'sais pas si vous avez suivi, mais dès janvier 2027 , ce gros nul de Gmail ne saura plus aller chercher le courrier de vos autres boîtes via POP3, et encore moins vous laisser envoyer des mails depuis leurs adresses. De mon point de vue, c'est une sacrée régression...

Alors j'ai cherché une solution pour amortir le choc et je suis tombé sur plMail , un client mail que vous hébergez vous-même sur votre propre serveur / NAS qui n'est pas un serveur de messagerie (puisqu'il ne reçoit rien et n'héberge pas votre domaine) mais un formidable outil qui se connecte à vos boîtes existantes (IMAP, Gmail, Outlook), les synchronise dans une base PostgreSQL chez vous et vous affiche vos emails dans une seule et même boîte de réception, avec une recherche unifiée et la possibilité de mettre des tags...etc.

C'est vachement plus sympa que de se config je ne sais combien de boîtes dans Apple Mail ou Thunderbird et le moteur de recherche est assez puissant avec également la possibilité de faire des filtres, des alias ainsi qu'un agenda synchronisé avec Google, Microsoft et CalDAV.

Il y a aussi un modèle de langage (inactif de base) permettant de résumer un fil ou de chercher un truc en fonction de son sens.

Ce modèle, c'est à vous de le fournir, en indiquant à plMail l'adresse d'un Ollama qui tourne sur votre réseau ou de n'importe quel service compatible OpenAI. Et en plus du résumé et de la recherche par le sens, il sait rédiger des brouillons de réponse et trier votre courrier dans des onglets, chacune de ces quatre fonctions s'activant séparément.

Côté pièces jointes, plMail sait aussi aller chercher un fichier ou en ranger un dans Nextcloud, Immich, Paperless-ngx, Google Drive, Google Photos, OneDrive ou Dropbox. Et pour sécuriser l'accès, vous avez la double authentification, et la connexion via Authentik, Keycloak ou n'importe quel fournisseur OpenID Connect. Et l'interface est traduite en français.

Maintenant, pour brancher Gmail, il faut d'abord enregistrer une application OAuth dans la console Google Cloud, ce qui n'est pas forcément super simple pour tout le monde (tout est cependant très bien expliqué dans le doc). Par contre, un compte IMAP classique, lui, s'ajoute très rapidement dans le menu Settings > Mail accounts.

Après niveau mobile, c'est pas encore ça puisque même s'il y a bien une appli iPhone / Android, faudra compiler celle pour iPhone vous-même ( l'APK Android , lui, est fourni). De plus, côté serveur, marquer un message lu dans plMail le marque lu sur le serveur sans que l'inverse ne soit possible. Donc vaut mieux ne lire vos boîtes QUE dans plMail. Hé oui c'est un projet encore un peu jeune, c'est vrai.

En attendant mieux, sachez que plMail parle JMAP, donc un client mail compatible peut s'y brancher avec un mot de passe d'application généré dans Settings > App passwords. Et c'est aussi une PWA, ce qui permet à votre navigateur de l'installer comme une appli et de vous notifier des nouveaux mails même quand l'onglet est fermé, à condition d'avoir généré les clés VAPID du serveur (la doc explique comment).

Pour l'installer, il vous faut Docker :

git clone https://github.com/karatektus/pl_mail.git
cd pl_mail
docker compose up -d

Vous ouvrez ensuite le localhost ou votre NAS en https, vous créez votre compte et vous acceptez une fois pour toutes l'avertissement du certificat auto-signé. Sur TrueNAS, sachez que l'appli est dans leur catalogue.

Après pour sauvegarder les datas de PlMail, conservez bien ces 2 choses séparément : D'un côté la base PostgreSQL et de l'autre, le fichier var/secrets/generated.env, qui contient la clé des mots de passe de vos boîtes.

Source : Noted

gbos-vm - Pour vous amuser dans Googlebook OS depuis votre Mac

Par : Korben ✨

Vous avez envie de voir à quoi ressemble Googlebook OS , mais pas du tout envie de dégainer +1000 balles pour un ordi bridé ? Ça tombe bien, un développeur a codé gbos-vm , un outil open source sous licence MIT qui lance sur un Mac Apple Silicon l'image de recovery de Google (conçu à l'origine pour le Dell Googlebook), dans une machine virtuelle boostée par le GPU.

Ce n'est donc pas un Android générique habillé en Googlebook mais un script qui télécharge l'image officielle (la build 16471258, ARM64, Android 17), en vérifiant l'empreinte, puis la fait démarrer sous QEMU avec Vulkan traduit vers Metal. Et rien de chez Google n'est redistribué dans le dépôt (pas de Playstore de base donc...).

Côté Mac, il vous faut donc un Mac avec archi Silicon, Homebrew, les outils en ligne de commande de Xcode, un JDK et le SDK Android (plateforme API 34 minimum) avec son NDK. Et comptez 16 Go de RAM en pratique car la VM en squatte 4 mais les compilations successives en auront besoin d'un peu plus. Et le script installera de lui-même tout ce qui vous manquera côté Homebrew, sans jamais vous demander un accès via sudo. Comptez environ 9 Go pour le download de tout ça et minimum 60 Go de libre pour la VM.

git clone https://github.com/skylartaylor/gbos-vm.git
cd gbos-vm
./install.sh

Ensuite, vous ouvrez l'application construite (dispo dans work/host/Googlebook VM.app), dont la mission est de lancer la VM et de l'éteindre proprement quand vous la quittez.

Le premier boot prendra environ 45 secondes sur un MacBook M5 et si un sélecteur d'utilisateur s'affiche, cliquez juste sur "User" et y'a pas de mot de passe. Notez que la souris est capturée par défaut, et que le raccourci ⌃⌥ la libèrera.

Voilà, c'est pas encore parfait car le bluetooth peut crasher, on est limité à 60 images par seconde max et que les échanges entre la VM et l'hôte (le mac) sont un peu instables mais j'imagine que tout ceci se bonifiera avec le temps...

Googlebook - Le débloquer oui, mais le rooter pas encore

Par : Korben ✨

J'sais pas si vous avez vu, mais Google vient de mettre en ligne une page d'aide qui explique comment déverrouiller le bootloader d'un Googlebook ! Je pensais pas écrire ça un jour. Les Googlebook, ce sont des portables mi-Android mi-ChromeOS qui sont commercialisé en France depuis hier, pour la modique somme de 1 099 euros.

Perso, je ne vois toujours pas l'intérêt d'acheter ce truc...

Je vois vraiment ça comme un PC bridé, ou un Android avec un gros clavier et je pense que c'est bien se compliquer la vie que d'acheter ce truc plutôt que de prendre un vrai PC ou un petit Macbook. Sauf, évidemment, si on est une personne qui n'a pas envie de s'emmerder la vie à apprendre quoique ce soit de nouveau, et qu'on veut juste aller sur le site de La Poste consulter le prix des timbres, ou faire un Mappy pour savoir comment se rendre au bureau de vote le plus proche.

Mais grâce à cette "possibilité" de déverrouillage, John Wu, le créateur de Magisk , a annoncé travailler sur une version de Magisk pour ces machines.

Pour déverrouiller le Googlebook, vous devez donc activer le déverrouillage OEM dans les options pour développeurs, vous passez ensuite en mode récupération avec Échap + F2 puis le bouton d'alimentation, et l'option "Unlock bootloader" se trouvera dans les options avancées. Google précise également que ça efface toutes les données, que ça désactive la sécurité de l'appareil, que les modifications ne sont pas supportées et que la garantie peut y passer.

Et côté root, Wu a posté dans la nuit du 4 au 5 octobre "Magisk on Googlebook", en promettant du code et des instructions dans les jours suivants.

Son profil indique d'ailleurs qu'il bosse sur Android chez Google, et il voit dans le Googlebook la plateforme idéale pour bidouiller ! En effet, sur un téléphone rooté, les applis bancaires et de paiement cassent, alors qu'ici vous pouvez y accédez depuis le navigateur, comme sur n'importe quel portable.

Le blocage, selon lui, vient du mode utilisateur du système. Googlebook OS fait tourner Android en Headless System User Mode, c'est-à-dire que l'utilisateur 0 reste en arrière-plan et que vous travaillez sur un compte secondaire, alors que Magisk part du principe qu'il n'y a qu'un utilisateur principal. Le support de ce mode a été fusionné dans la branche principale du dépôt dans la nuit du 5 au 6 octobre, par contre, aucun commit ne cite pour le moment le Googlebook.

Reste que rien n'est livré officiellement encore... La dernière version stable de Magisk, la 30.7, date de février et donc aucune version stable ne contient ce code. Sans oublier que pour flasher la machine, Wu explique que le fastboot par USB ne marche pas sans câbles spécialisés. Cependant, il dit avoir trouvé une solution, sans la détailler.

Donc voilà... aujourd'hui, le root d'un Googlebook n'a aucune méthode publique, et le déverrouiller maintenant en suivant la technique de Google, revient à couper la sécurité de la machine sans rien pouvoir en faire de plus côté root. Donc autant attendre les instructions de Wu pour Magisk qui devraient arriver dans les jours qui viennent.

Source : 9to5Google

Google Home laisse ChatGPT et Claude piloter votre maison

Google a commencé cette semaine à ouvrir sa maison connectée aux assistants IA concurrents : ChatGPT, Claude (le modèle d'Anthropic, le grand rival d'OpenAI) ou des agents moins connus comme Hermes et OpenClaw peuvent maintenant piloter vos caméras Nest, vos thermostats et vos ampoules compatibles Matter, le standard commun de la domotique.

Tout passe par un serveur MCP, pour Model Context Protocol, une sorte de prise universelle qui permet à n'importe quel agent IA de se brancher sur un service pour y lire des données et y déclencher des actions. Jusqu'ici, Gemini gardait ce privilège pour lui tout seul.

Google en profite pour mettre en avant Antigravity, son propre agent IA, et propose aussi un second serveur pensé pour les développeurs, qui branche les outils de codage sur la documentation officielle de Matter et des API de Google Home.

Une fois connecté, l'agent peut fouiller l'historique de vos appareils, résumer ce que vos caméras ont vu dans la journée, diffuser un message sur vos enceintes ou même vous fabriquer un tableau de bord sur mesure.

Une exception quand même. Google a interdit d'office le déverrouillage des serrures connectées, et la reconnaissance faciale des caméras réclame un consentement séparé, preuve que quelqu'un a pensé aux scénarios catastrophe.

Sauf que voilà, Google ne cache même pas le risque : Taylor Lehman, le responsable produit de Google Home et Nest, prévient que selon l'agent choisi, la connexion "peut entraîner un comportement inattendu, voire indésirable". Une honnêteté assez rare dans une annonce officielle, et franchement pas très rassurante.

Le problème est connu : un agent IA interprète vos demandes en langage naturel, et il peut se tromper, inventer un ordre qui n'existe pas ou se faire manipuler par un texte piégé glissé dans une page web qu'il consulte. Lui confier le chauffage, les lumières et les caméras d'une maison entière, et ben c'est casse-gueule.

Pour l'instant, seuls les abonnés américains à Google Home Premium Advanced, la formule à 20 dollars par mois, y ont droit, avec un déploiement étalé sur une à deux semaines et aucune date annoncée pour la France.

Et il faudra le mériter : la configuration impose de créer un projet Google Cloud, la plateforme normalement réservée aux développeurs, puis d'accorder une par une les autorisations à l'agent de votre choix. Du coup, on est encore très loin d'un réglage grand public.

J'avoue que confier mes caméras à un agent que son propre fabricant décrit comme imprévisible, très peu pour moi, en tout cas pas tout de suite.

Source : 9to5Google

Chrome sécurise votre session dans une puce, Firefox dit non

Par : Korben ✨

Voici une bonne nouvelle du côté de Chrome puisque ce dernier a commencé à enfermer la clé qui signe votre session dans la puce de sécurité de votre machine, c'est-à-dire le TPM sous Windows, ou la Secure Enclave sous macOS. Le serveur envoie un défi, le navigateur le signe, et la clé privée ne sort jamais du silicium. Ainsi, un cookie de session recopié ailleurs ne suffit donc plus à entrer dans votre compte.

Ça s'appelle DBSC, pour device-bound session credentials et comme le résume Scott Helme, qui vient de déployer le protocole chez Report URI : "*L'attaquant peut voler le cookie, mais il ne peut pas répondre à un défi DBSC en le signant avec la clé privée, qui reste en sécurité sur votre appareil *".

Depuis que la double authentification et les passkeys se généralisent, voler un mot de passe ne rapporte plus grand-chose et c'est pour cela que les attaquants sont passés au cookie de session, un bout de texte qui prouve au site que vous êtes déjà bien connecté.

Ils le récupèrent avec un infostealer, ou avec une page de phishing qui relaie votre vraie connexion, comme le faisait la plateforme Tycoon 2FA démantelée par Europol . Ensuite ils collent le cookie dans leur navigateur et héritent de votre session. Et votre bonne vieille 2FA n'y change rien, puisqu'elle est déjà passée.

Donc ce DBSC c'est une bénédiction, surtout que côté utilisateur, il n'y a rien à activer.

Google a basculé ses propres comptes dessus fin mai, sur Chrome pour Windows, et il n'existe ni réglage administrateur ni réglage utilisateur pour le couper. Pour le reste du web, il faut évidemment que le site ait implémenté le protocole de son côté, et Chrome ne l'ouvre encore qu'à une partie des utilisateurs (dispo à partir de la version 147 sous Windows et 150 sous macOS).

Pour vérifier si c'est en place chez vous, ouvrez les outils de développement (F12) sur un site où vous êtes connecté, votre compte Google par exemple, onglet Application, et cherchez "device bound sessions". Si la ligne apparaît, c'est que c'est actif. Sinon, c'est que le site, votre version de Chrome ou votre machine ne suivent pas encore, et Chrome retombe alors sur la session classique sans rien casser.

Sur Firefox, en revanche, il ne faudra pas l'attendre car Mozilla a acté début août une position officielle négative sur le sujet. Les deux reproches que fait Mozilla c'est que DBSC laisse une fenêtre ouverte pendant laquelle un cookie volé reste utilisable, et que son flux de réauthentification est un protocole ad hoc qui ne colle pas à la gestion normale des cookies.

Mozilla craint aussi qu'on finisse par exiger des sites une attestation matérielle, ce qui limiterait le choix du matos... Google répond que rien de tel n'est prévu, et que faire signer chaque requête s'est révélé infaisable à grande échelle. Mais bon, cette position négative n'interdit pas une implémentation future... On verra bien. Apple, elle, n'a jamais tranché, mais a prévenu que DBSC risquait de compliquer la restauration d'un appareil depuis une sauvegarde.

Bref, aujourd'hui, ça se joue donc sur Chrome, et seulement là où le site a implémenté DBSC, mais je pense que ça s'étendra de plus en plus à l'avenir.

Source

Qui possède vos médias préférés ?

Par : Korben ✨

Aujourd'hui, je tiens à vous présenter cette extension navigateur qui colle le nom du propriétaire à côté des résultats Google dont le média est référencé, aussi bien dans la recherche Web que dans l'onglet Actualités. Ça s'appelle "Qui possède ?" et sa base de référence contient 584 médias français.

Une fois le propriétaire identifié, le badge reste affiché quand vous arrivez sur le site du média.

Au survol du badge, la chaîne de détention se déroule alors en entier, du média jusqu'au propriétaire final, avec la source de l'info. Les données viennent de l'open data d'Acrimed et du Monde diplomatique + les propres recherches de l'auteur de l'extension. Ensuite, les propriétaires sont répartis dans 7 catégories : milliardaire, famille ou propriétaire privé, groupe de presse, banque ou fonds, public, religieux, et indépendant.

Bien sûr, Korben.info est dedans, chez les indépendants, avec moi comme seul propriétaire ^^.

La base est embarquée dans l'extension, disponible sur Chrome, Firefox et Firefox Android et les permissions de celle-ci se limitent au stockage local, à 6 domaines Google et aux sites des médias référencés. Aucun serveur tiers n'est donc appelé et en plus c'est gratuit.

Et s'il manque un média, un bouton apparaîtra même dans les résultats pour le proposer. Bref, installez-la sur Chrome ou Firefox , et signalez les médias qui manquent.

Merci REDMAMBA l'auteur de l'extension pour le partage !

Chrome tourne enfin sur Raspberry Pi (si vous savez où cliquer)

Par : Korben ✨

Si vous avez un Raspberry Pi et que Chromium commence à vous fatiguer, le VRAI Chrome, celui des chads que vous êtes, est enfin dispo en ARM64 !! Enfin, dispo... Si vous savez où chercher, parce que la page de téléchargement de Google vous propose toujours l'installeur amd64, qui ne tournera jamais sur votre machine. C'est Joey Sneddon, d'OMG! Ubuntu, qui a trouvé la combine en bidouillant l'URL depuis son Pi 5.

Avant toute chose, vérifiez que vous êtes bien en 64 bits, parce qu'un système 32 bits refusera le paquet :

dpkg --print-architecture

Si ça répond arm64, le fichier est là , 126 Mo. Il s'installe comme n'importe quel .deb local, en laissant apt gérer les dépendances :

wget https://dl.google.com/linux/direct/google-chrome-stable_current_arm64.deb
sudo apt install ./google-chrome-stable_current_arm64.deb

Le RPM existe aussi pour les distributions qui préfèrent, en remplaçant la fin du nom par aarch64.rpm.

J'ai ouvert le paquet pour regarder ce qu'il y avait dedans. Son fichier de contrôle annonce google-chrome-stable en version 150.0.7871.186, architecture arm64, un peu plus de 400 Mo une fois installé. Soit exactement la même version que le paquet x86 poussé le même soir. Le même Chrome, à la même révision.

Et le canal stable n'est pas seul. Le dépôt de Google sert aussi la beta (151.0.7922.47), la dev (152.0.7967.2) et la canary (152.0.7974.0) pour les puces ARM, et son fichier Release déclare noir sur blanc les deux architectures. Les quatre canaux ont été publiés dans la même minute que leurs équivalents x86.

Est-ce qu'on se retrouve coincé sur cette version, à re-télécharger le .deb à la main tous les mois ? Non. Le script de post-installation contenu dans le paquet ajoute le dépôt Google en précisant l'architecture, et les cinq paquets y sont indexés en arm64 exactement comme en x86. Les mises à jour ont donc de quoi arriver par apt, comme d'habitude.

Alors pourquoi s'embêter, puisque Chromium tourne sur ARM depuis des années ? Pour deux trucs. D'abord ma synchro du compte Google, qui ramène favoris, mots de passe et extensions. Et ensuite, Widevine, le module DRM, qui est ici un vrai binaire aarch64 et pas une couche de compatibilité comme l'émulateur FEX financé par Valve . Netflix et les autres plateformes à DRM s'ouvriront enfin sur un SBC !!!

Mais avec une nuance à connaître avant de vous réjouir qui est que sous Linux, Widevine reste au niveau "Software Secure". Cela veut dire que sur Netflix, la qualité plafonnera entre 720p et 1080p. De la HD donc et pas de la 4K. Désoléééé !

Google avait promis tout ça en mars, pour le deuxième trimestre et son billet annonçait même une installation via chrome.com/download pour les autres distributions, ce qui est malheureusement le morceau qui manque aujourd'hui.

Cela veut dire aussi que rien ne garantit que ce paquet soit considéré comme étant prêt par ses auteurs donc si votre machine doit rester stable, laissez passer quelques semaines avant de vous y essayer.

Manque plus que quelqu'un chez Google ait le courage d'appuyer sur "publier".

Source

Numéro DUNS gratuit - Comment l'obtenir sans payer

Par : Korben ✨

Je viens de perdre de précieuses minutes sur un truc qui aurait dû me prendre trente secondes : Récupérer le numéro DUNS de mon entreprise.

Si vous ne savez pas ce que c'est, bienvenue au club ! En gros, c'est un identifiant que Dun & Bradstreet, une société américaine, a déjà collé à mon entreprise sans jamais me demander mon avis. C'est l'équivalent B2B de ce qu'Experian ou Equifax font sur les particuliers et leur job, depuis 1841 (oui, ils sont plus vieux que l'ampoule électrique), c'est de ficher les boîtes du monde entier et de revendre l'info.

C'est un peu le societe.com des américains quoi. Ils font le même taf que les mormons mais en maintenant une base de plus de 600 millions d'entreprises avec pour chacune, qui la dirige, son chiffre d'affaires, sa taille, si elle paie ses fournisseurs à temps, si elle a frôlé la faillite...etc. Bref, grâce à eux, sans le savoir, on a une note de solvabilité et une espèce de carte d'identité de notre entreprise.

Comme ça, avant qu'une banque ne vous prête de l'argent, ou qu'un gros client ne signe avec nous, ça permet de savoir si votre entreprise est solvable et réelle.

Sauf qu'à aucun moment, on ne nous demande notre avis. En France par exemple, leur partenaire exclusif c'est Altares qui crée automatiquement nos fiches à partir des registres publics (INSEE, RCS) dès que votre entreprise a un SIRET. On est donc enregistré par défaut et ensuite pour consulter SA PROPRE fiche ou la corriger, bah faut passer à la caisse.

Voilà, c'est juste un data broker de plus qui agrège des données en bonne partie publiques, pour y ajouter du comportement de paiement, et facturer l'accès aux pigeons qui passent.

Mais alors leur VRAI coup de génie, c'est ce code DUNS lui-même !!

Ce n'est qu'une numérotation privée, mais Apple, Google, l'administration américaine (les marchés publics US ont longtemps tourné au DUNS) l'ont adoptée comme standard. Cela veut dire que cet identifiant fait maison attribué par une société américaine est devenu un passage quasi obligé pour publier une app sur l'AppStore ou décrocher un contrat. Bref, c'est plus un numéro, c'est un péage mondial.

Et moi, tout ce que je voulais faire, c'était publier des applications sur l'App Store et sur Google Play. Sauf que voilà, pour le faire en tant qu'entreprise, eh bien, il faut ce numéro DUNS.

Le truc rigolo, c'est que ce numéro est censé être communicable gratuitement, mais j'ai eu beau chercher, que ce soit sur les sites officiels ou sur les sites alternatifs (qui sont parfois de grosses arnaques), tous exigent une "petite" contribution pour connaître le numéro.

Sympa la pression quand justement vous ne savez pas où les trouver.

Cette exigence n'est pas nouvelle et date de la vague de vérification d'identité que Google impose à tous les développeurs Android , et c'est là que la chasse au trésor commence, sauf que le trésor est derrière un racket bien organisé.

Vous tapez le nom de votre entreprise sur verif.com, un service d'Altares-D&B. La fiche s'affiche, pas mal d'infos s'affichent SAUF la seule ligne que vous cherchez. À la place du DUNS, une zone de flou et un bouton pour acheter le rapport à 39 euros hors taxe.

Et d'autres sites vous vendent également une "recherche instantanée" à 3,90 euros... C'est un peu le même délire qu'avec notre KBIS nationale, car comme écrit dans la FAQ de Verif.com, ce numéro est gratuit !

Sauf que c'est tellement galère ou looong de l'obtenir que tout le monde finit par payer. Il y a bien, soi-disant, la possibilité de faire une demande directe chez Dun & Bradstreet ou chez verif.com / altares, mais j'ai retourné leur page contact, il y a tout sauf ça... Pire, le petit formulaire "Obtenir un DUNS", renvoie vers Verif.com qui veut nous facturer les 39 € HT dont je vous parlais ci-dessus.

Enfin ça, c'est ce que je croyais. Parce qu'il existe bien un service officiel, gratuit et instantané pour lire votre numéro, sauf que Dun & Bradstreet le planque bien : ça s'appelle UPIK (pour Unique Partner Identification Key). Vous allez sur le portail UPIK , vous tapez le nom de votre boîte, vous choisissez "France" dans la liste des pays, et là, magie, les neuf chiffres s'affichent en clair, sans compte à créer, sans un centime à sortir. J'ai testé, le numéro arrive en 3 secondes... celui-là même que verif.com me masquait derrière ses 46,80 €. Même base de données, même numéro, prix qui n'a plus rien à voir.

Le seul hic, c'est qu'UPIK sait juste lire, pas créer. Si votre entreprise est déjà fichée chez D&B (et une boîte française immatriculée l'est quasi toujours), vous avez vos chiffres direct. Mais si elle n'y figure pas encore, UPIK vous renvoie gentiment vers le partenaire du coin... Altares. Et rebelote, le péage. C'est là que la deuxième combine entre en jeu, celle qui fabrique le numéro gratos quand tout le monde veut vous le vendre, et elle vient d'où on ne l'attend pas du tout : Apple.

Étape 1 : ouvrez l'outil de recherche DUNS d'Apple

Direction developer.apple.com/enroll/duns-lookup . Oui, faut aller chez Apple, même si votre appli part sur le Play Store de Google parce que ces derniers proposent un service qui interroge la même base Dun & Bradstreet que tout le monde, et recrache le même numéro.

Il vous faut juste un identifiant Apple, gratuit, que vous avez sûrement déjà dans un tiroir et renseigner quelques infos.

Étape 2 : renseignez votre société

Apple vous réclame alors quelques infos telles que le nom légal exact de l'entreprise, l'adresse du siège, l'adresse postale et vos coordonnées professionnelles. Recopiez le nom légal au caractère près, tel qu'il figure sur votre extrait d'immatriculation KBIS et validez !

Étape 3 : récupérez vos neuf chiffres

Si votre boîte est déjà dans la base D&B, et une société française immatriculée y est quasi toujours, Apple renverra alors sur votre boite mail le précieux numéro DUNS gratuitement. Et si votre société n'apparaît pas, vous soumettez vos infos pour une création gratuite, et ça devrait prendre quelques jours max (ouais les mecs prennent leur temps). Après dans les deux cas, la facture sera identique à savoir que ça vous coutera zéro euro !!! Ouf !

Étape 4 : reportez le numéro dans Google Play

Une fois les neuf chiffres en poche, retour dans Play Console ou sur Apple Connect et voilà, vous allez pouvoir enregistrer votre entreprise chez eux. Attention à l'adresse car elle doit correspondre exactement à celle qu'a enregistrée D&B, pas à celle que vous croyez avoir.

Et voilà...

J'espère que vous aurez la chance de tomber sur mon article et que ça vous aura éviter bien des galères ! Le DUNS est gratuit mais ne pas connaître cette astuce peut vous coûter cher !

J'ai créé mon propre outil de stats sans tracking

Par : Korben ✨

Un site sans cookie de mesure d'audience et sans bandeau de consentement, c'est reposant je trouve... Sauf qu'à cause de ça, bah je ne savais plus trop combien de gens venaient me lire tous les jours. Relou hein ?

C'était ma situation depuis un moment déjà, vu que tout ce qui servait à mesurer l'audience a dégagé de korben.info il y a un bon bout de temps. Alors faute de mieux, je me suis rabattu sur AWStats, qui lit bêtement les logs Apache du serveur mais bon, c'est pas terrible, parce qu'avec le cache de Cloudflare, il y a une grosse partie de mon trafic qui n'est pas pris en compte.

En effet, quand Cloudflare possède une copie valide de la page dans son cache, il peut la renvoyer directement sans contacter le serveur d'origine. Vous êtes donc bien un visiteur réel, mais Apache ne voit aucune requête et AWStats ne vous comptabilise pas. Du coup, tous les outils fondés exclusivement sur les logs d'origine sous-estiment la part du trafic absorbée par le cache.

Après il y a bien le classique Google Analytics, mais bon même configuré en mode full RGPD, ça reste Google et ça appelle quand même un service tiers aux US... Vous connaissez aussi déjà des alternatives propres, puisque je vous ai parlé de Matomo, Plausible et de Vince Analytics , mais elles ajoutent toutes une mesure côté navigateur, avec un script, un pixel ou un stockage local (le localstorage) et moi, je ne voulais aucun outil d'audience de plus dans vos pages !

De son côté, Cloudflare lui, voit chaque requête HTTP qui atteint son réseau, y compris celles auxquelles son cache répond. Ses chiffres couvrent donc beaucoup mieux le trafic HTTP que mes logs d'origine. Le souci, c'est que son dashboard, je ne l'aime pas. Je le trouve incomplet, mal foutu, chiant à utiliser, et il ne montre pas ce que j'ai envie de voir.

Donc, histoire d'avoir ce que je voulais, j'ai fini par coder le mien. Enfin, entièrement vibe codé et ça tourne aussi bien sur un serveur qu'en local sur une machine de bureau.

Petite parenthèse pendant que j'y suis, vous ne le savez peut-être pas mais depuis que ChatGPT a débarqué dans nos vies fin 2022, tout ce que je développe moi-même sur ce site et l'ensemble de mes outils internes sont vibes codés avec des LLMs comme ceux d'OpenAI et d'Anthropic. C'était une purge au tout début et maintenant ça s'est tellement amélioré et je me suis tellement spécialisé là-dedans, que le code n'est devenu qu'une formalité. Ne hurlez pas, mon site est statique et j'envoie pas de fusée dans l'espace !

Mon collecteur s'exécute en local, cause à une API, et il n'envoie pas une seule ligne de mesure dans votre navigateur. Bref, que mon backend soit écrit avec un LLM, à la main ou en Brainfuck, vous chargez exactement la même chose de mon outil de stats, c'est-à-dire rien du tout. La garantie est donc architecturale et pas une question de talent.

Et surtout, mon outil de stats n'ajoute aucune mesure dans votre navigateur. Aucun JavaScript ni cookie supplémentaire n'est posé par mon outil. À la place, il lit l'API GraphQL Analytics de Cloudflare, en lecture seule et récupère des compteurs déjà agrégés par jour et par dimension. Cela veut dire par exemple, que quand je récupère le nombre "nombre d'IP distinctes par jour", je ne récupère pas les IPs en tant que telles mais juste un total que Cloudflare me communique et qu'il a déjà traité en amont.

Et vous n'êtes pas obligés de me croire sur parole, parce que c'est vérifiable en 10 secondes... Ouvrez l'inspecteur de votre navigateur, onglet Réseau, et rechargez cette page. Vous ne verrez aucun script de mesure d'audience, aucun appel vers un domaine tiers et aucune iframe. Même les vidéos YouTube ne se chargent qu'au moment où vous cliquez sur la vignette. Le seul truc qui bouge, c'est le compteur du footer qui télécharge un nombre, sans rien renvoyer derrière.

Attention, ce n'est pas à confondre avec Cloudflare Web Analytics et ses mesures RUM (Real User Monitoring) puisque cette fonctionnalité injecte un bout de JavaScript pour mesurer les performances ressenties dans le navigateur. Chez moi, c'est désactivé tout ça.

Maintenant soyons clairs sur un point, parce que c'est l'objection évidente et qu'elle est parfaitement légitime... Cloudflare, lui, voit bien votre adresse IP. Pas à cause de mon outil de stats, mais parce que c'est un reverse proxy et que c'est mécaniquement ce qui se passe dès qu'un site est derrière un CDN. Votre requête arrive chez eux avant d'arriver chez moi, sinon ils ne pourraient ni router, ni mettre en cache, ni bloquer une attaque. Mon outil ne change rien à ça, il se contente de lire des totaux déjà calculés et je ne récupère jamais la moindre IP. Tout est détaillé dans mes CGU, avec les bases légales, les durées et la liste des cookies de sécurité, si vous voulez le détail complet.

Mon outil et le compteur que vous pouvez retrouver dans le footer de mon site reposent sur les requêtes collectées côté serveur chez Cloudflare et sans l'analyse web, je ne peux juste pas suivre par exemple un parcours utilisateur, connaitre un taux de rebond ou évaluer les temps de chargement mesurés chez les lecteurs. Rien de grave donc...

Maintenant, il y a un souci chez Cloudflare, c'est que selon le jeu de données et le forfait que vous payez ou non, le détail ne reste interrogeable que durant une fenêtre limitée de temps. Mon outil doit donc passer chaque jour récupérer les agrégats encore disponibles et les stocker dans une base SQLite sur mon serveur ou en local, selon la façon dont on l'a déployé.

Ça me permet de garder mon propre historique agrégé. J'ai aussi activé le Super Bot Fight Mode de Cloudflare, qui réduit une large partie du trafic automatisé, mais attention, ça ne me donne pas pour autant des stats sans aucun bot. Les crawlers autorisés comme Googlebot et ceux qui passent entre les mailles du filet restent comptabilisés dans mes chiffres, exactement comme avec tous les autres outils de mesure web. Et je préfère le dire clairement plutôt que de vous vendre des chiffres "propres" qui ne le sont jamais totalement, vu qu'un filtre anti-bot ne peut retirer que les bots qu'il a détectés.

À côté de ça, j'ai aussi branché ma Google Search Console, et là non plus sans installer la moindre bibliothèque tierce... Je signe moi-même un JWT en RS256 avec le module crypto natif de Node, je l'échange contre un jeton d'accès chez Google, et le compte de service que j'utilise est restreint au scope lecture seule. Ça m'apporte des statistiques agrégées sur les impressions, les positions, les requêtes de recherche et surtout Discover !!

Si je devais résumer ça, je dirais que Cloudflare estime le volume de trafic et que Search Console montre quelles recherches produisent des impressions et des clics, même si sans aucun tracking en place, ça n'explique évidemment pas la motivation de chaque lecteur. Mais osef ! Et comme Cloudflare embarque aussi son pare-feu, j'en profite pour rapatrier des statistiques sur les événements de sécurité et les routes attaquées, comme ça, je peux tout voir au même endroit.

Maintenant, le vrai plaisir, c'est de pouvoir afficher ce que je veux dans mon propre dashboard. Par exemple, la répartition par langue, les navigateurs, d'où provient le trafic avec un joli petit camembert, les pays, l'état de mon cache, la bande passante, etc. Et quand j'ai un nouveau besoin qui me pête dans le cerveau, je peux ajouter une vue rapidement et je ne m'encombre pas de ce qui ne me sert pas.

Sans traceur placé chez vous, je ne connais donc pas les sessions, le taux de rebond, le parcours de lecture, les entonnoirs de conversion, donc impossible de savoir si vous êtes revenu hier, ni dans quel ordre vous avez lu 3 articles. Mais je m'en tape complètement puisque ces métriques ne m'ont jamais servi à rien.

Ce que je veux connaitre, c'est surtout l'ordre de grandeur de l'audience et le nombre de pages demandées. Le parcours individuel et les entonnoirs de conversion, c'est surtout un besoin de régie publicitaire ou de site e-commerce, et pas d'un site comme le mien. Quand on sait que les bandeaux de cookies nous coûtent 575 millions d'heures perdues collectivement, et que l'Europe réfléchit enfin à les alléger , s'en passer n'est pas vraiment une punition.

Bref, mes stats sont maintenant plus digestes que celles d'AWStats, sans avoir à vous tracker ou vous faire charger quoi que ce soit. Ça me va donc très bien. Et si vous voulez un avant-goût de la technique derrière l'outil, j'ai montré récemment comment vous faire un compteur de fréquentation gratuit , donc n'hésitez pas à y jeter un œil...

Le blocage DNS casse tout sauf le piratage (dixit Google)

Par : Korben ✨

Google est allé raconter à la Commission européenne ce que les gens qui s'y connaissent un peu en réseau répètent depuis 15 ans : Bloquer les résolveurs DNS, les VPN et les adresses IP pour lutter contre le piratage, ça ne marche pas.

Dans un document envoyé pour la consultation sur la révision de la directive copyright, Mountain View écrit que "bloquer les résolveurs DNS, les IP ou les VPN est inefficace, car cela ne supprime pas du tout le contenu et se contourne facilement en utilisant des résolveurs DNS alternatifs".

Le plus marrant ??? Bah c'est que Google sait très exactement de quoi il parle, vu que la justice française l'oblige déjà à filtrer son propre résolveur 8.8.8.8 pour protéger les matchs de foot de Canal+ (Fun fact : J'ai pas vu une seule image, ni score, ni entendu une seule histoire à propos de la Coupe du Monde cette année, tellement les algos savent que ça ne m'intéresse pas.... loool)

Pour ceux qui débarquent (oué oué), le blocage DNS, c'est demander aux annuaires du net (souvent ceux de votre FAI) de faire semblant de ne pas connaître l'adresse d'un site. Le site reste en ligne, ses serveurs tournent, et vous le retrouvez facilement en moins de 2 min, en changeant de résolveur ou en allumant un VPN.

Le blocage d'adresses IP, c'est encore pire, parce qu'une même adresse est souvent partagée par des milliers de sites sans aucun rapport entre eux... En bloquer une, ça revient donc souvent à couper l'électricité de tout l'immeuble pour punir un seul locataire.

Et des immeubles plongés dans le noir, la soumission de Google en aligne toute une collection. Je pense par exemple à ce document étiquetté "Privileged and Confidential" que la Commission a quand même publié (lol, des champions, je vous dis !) et qui cite le nom de clients de Google Cloud parfaitement en règle, qui pourtant ont été entièrement coupés à Internet fin 2019 au Portugal. Tout ça parce que des fournisseurs d'accès Internet locaux avaient bloqué des ASIP partagés pour viser certains sites pirates...

Ou encore un sous-domain de Google Drive ainsi que des IP Cloudflare sur lequel reposaient plus de 42 millions de domaines victimes du Piracy Shield italien. Ah et j'ai oublié l'Espagne qui vient compléter ce joli bingo parce que là-bas les blocages réclamés par LaLiga (la ligue de foot locale) durant les matchs, on fait carrément tomber +550 000 dont les sites d'Amnesty International, de l'UNICEF, du Sénat australien, de la Stanford Law Review et même des serveurs Amazon S3.

Et en France, je ne sais pas si vous vous souvenez, mais Cisco a carrément préféré débrancher son service OpenDNS plutôt que de se plier aux ordonnances de la justice. Quelle bonne ambiance dans ce terreau fertile à la dictature qui nous fonce dessus comme un train de la Deutsche Reichsbahn. (Point Godwin atteint, j'm'en fous, je fais ce que je veux, c'est mon site ^^).

Du coup, les ayants droit réclament maintenant de bloquer aussi les résolveurs alternatifs et les VPN eux-mêmes... et c'est exactement cette fuite en avant que Google demande d'arrêter. En tout cas dans son message, Google rappelle vivement ce que l'industrie du divertissement refuse d'entendre depuis l'époque de Napste : Quand vous avez un catalogue de merde émietté entre des dizaines de plateformes pour des prix exorbitants, avec de la pub, une qualité assez basse et des tas d'œuvres manquantes, eh bien, il ne faut pas s'étonner que le téléchargement illégal reparte de plus belle.

Maintenant, c'est vrai que Google ne joue pas les chevaliers blancs par pure bonté d'âme. En fait, ce qu'ils défendent, c'est leur résolveur maison, leur cloud et leurs clients. Elle reste par exemple très silencieuses sur tous les projets de loi de blocage qui avancent en ce moment même au Congrès américain.

Mais sur le fond, on ne peut pas leur donner le tort surtout quand je vois que le DNS4EU, le résolveur souverain européen, se fait déjà mettre la pression pour filtrer les sites pirates.

Voilà, la consultation est close depuis le 25 juin dernier et la commission est actuellement en train d'éplucher toutes les contributions pour décider des futures conneries qu'elle va faire. On croise les doigts quand même.

Source

Google veut scanner votre main pour prouver que vous êtes humain

Par : Korben ✨

Google en a marre que les IA passent ses CAPTCHA les doigts dans le nez, alors sa nouvelle idée de génie à la con pour vérifier que vous êtes bien humain, ça va bientôt être de vous faire agiter la main devant votre webcam.

"Hé COUCOU le CAPTCHA !"

Vous autorisez la caméra, vous faites un petit geste la paume grande ouverte, et Google extrait de la vidéo ce qui s'appelle des hand landmark data, soit 21 points de repère sur les articulations de vos doigts. En gros c'est la carte de votre paluche, branchée sur Google Cloud Fraud Defense, leur brique anti-fraude maison.

Mais alors pourquoi vos grosses mains pleines de poils ?? Seraient-ils fétichistes ?

Hé bien parce que tout d'abord, les CAPTCHA visuels type "cliquez sur les feux de circulation" sont devenus une vraie formalité pour les agents IA qui les résolvent à tous les coups .

Sauf que vous vous en doutez, les humains sont malins comme des singes et ont déjà réussi à bernet le machin avec une simple photo de banque d'images brandie devant la webcam. Ça la fout mal hein ?

En plus, comme les anciens captchas restent dispo pour tous les gens qui n'ont pas de bras ou qui ne peuvent pas bouger, hé bien c'est toujours contournable comme avant. Je me demande vraiment à quoi tout ça rime, soit quelque chose m'échappe, soit c'est stupide... Breeeef.

Côté vie privée, Google jure sur la tête de ses morts que toutes les vidéos et les photos prises par le CAPTCHA sont supprimées une fois le défi relevé, qu'aucun son n'est enregistré et que rien n'est associé à votre identité mais peu importe ce qu'ils nous baragouinent, on n'a aucun moyen de le vérifier de toute façon.

Puis que ce soit votre main, votre visage ou vos fesses, prendre 21 points de mesure sur votre anatomie, ça reste de la biométrie quand même. Rien qu'avec ça, vous pouvez identifier une personne avec 99% de précision... Donc n'allez pas me dire qu'ils n'ont pas autre chose en tête avec cette connerie.

Et je vous parle pas du fait que la caméra chope tout ce qu'il y a autour de vous, votre tête bien sûr, mais aussi vos papiers qui trainent sur le bureau, ce qu'il y a sur un écran, vos bouquins dans l'armoire, la tête de vos gosses dans un cadre et que sais-je encore. C'est beaucoup trop d'infos perso récupérées juste pour pouvoir être identifié comme un humain, je trouve.

Quoiqu'il en soit, si montrer patte blanche à Google vous refroidit, y'a des alternatives comme ALTCHA ne balancent pas vos données à Mountain View, que les sites peuvent mettre en place.

Mais ça va être à vous de faire votre propre lobbying pour que les sites les adoptent.

Source : Tom's Hardware

Google agents-cli - Quand votre agent IA en crée d'autres

Par : Korben ✨

Les devs de chez Google viennent de sortir un outil conçu pour les agents IA qui codent afin qu'ils deviennent des experts en développement d'agents IA sur Google Cloud. J'sais pas si je suis très clair, alors je vais essayer de vous expliquer tout ça.

Que vous soyez sur Claude Code, Codex d'OpenAI ou Gemini CLI (ça s'appelle agy cli maintenant d'ailleurs pour Antigravity CLI...), écrire un agent qui tient la route et le faire tourner dans le cloud de Mountain View, ça exige déjà de connaître par cœur l'ADK (Agent Development Kit) maison de Google, de savoir évaluer et coder le projet et surtout de tout déployer sans tout péter.

Ce sont clairement plusieurs métiers différents, et ça demande pas mal de connaissances, alors plutôt que de vous faire lire une doc bien chiante, les dev de Google ont eu l'idée de packager toute cette expertise dans des skills que votre agent de coding va lire à votre place.

Après, vous votre rôle, c'est de décrire tout ce que vous voulez en anglais ou en français et de siroter votre mojito. Et une fois que vous aurez fini, votre super agent générera le squelette du projet, le testera en local et poussera tout ça dans un runtime sur Google Cloud.

Pour l'installer, suffit de faire un petit :

uvx google-agents-cli setup

ou si vous voulez juste injecter les skills dans votre agent sans la CLI complète :

npx skills add google/agents-cli

Une fois la machinerie en place, vous aurez à votre service 7 modules de skills et 25 commandes qui couvrent tout le cycle de vie des agents Google Cloud, du scaffolding (croyez le ou non, en français, ça se dit échafaudage ...lol) à la publication sur Gemini Enterprise (ex-Vertex AI). Et puis Agents-CLI sait surtout générer tout ce qui est jeux de tests, noter les réponses avec un LLM qui fait office de juge, comparer 2 versions d'un même agent ou encore optimiser les prompts à partir des résultats collectés.

C'est du taf pénible qui rebute tout le monde, alors qu'un agent IA se le tape, je pense que ça ne manquera à personne. On est dans la même veine que les outils qui font collaborer plusieurs IA sur votre code, sauf qu'ici l'objectif final c'est de déployer des agents dans le cloud en prod.

Le code et les instructions sont sur le GitHub de Google .

Le vieux Pixel de votre tiroir vaut peut-être mieux qu'un serveur

Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego, épaulés par Google, viennent de prouver un truc contre-intuitif : un Pixel mis au rebut il y a trois ans tient encore tête à un serveur professionnel sur certains calculs, au point qu'on peut en assembler un vrai data center au lieu de le foutre à la poubelle.

L'idée a été posée sur le blog de recherche de Google . Une fois l'appareil ouvert, les chercheurs retirent tout ce qui ne sert plus, l'écran, la batterie au lithium, les caméras et la coque, jusqu'à ne garder que la carte mère et sa puce, ce qu'on appelle un SoC, le processeur qui faisait tourner Android avant qu'on le bascule sur une distribution Linux des plus classiques.

Ce système, le même qui anime déjà l'immense majorité des serveurs de la planète, libère la puce des limites pensées pour un mobile, à commencer par ce bridage qui met les applications en pause dès qu'elles passent à l'arrière-plan. Ensuite, il suffit de relier ces cartes mères entre elles via Kubernetes, l'outil que les géants du web emploient déjà pour piloter les milliers de machines de leurs centres de données comme un seul gros ordinateur.

Le plus déroutant arrive là. Sur la plupart des tests ne mobilisant qu'un seul cœur, un Pixel Fold de 2023 dépasse un serveur ASUS RS720A-E11 pourtant équipé de deux gros processeurs AMD, le genre de bête qu'on retrouve dans les baies des entreprises.

Le serveur empile bien plus de cœurs en parallèle, si bien qu'il faut réunir entre 25 et 50 téléphones pour rivaliser avec son débit total. Mais bon. Dès lors que vous ramassez ces appareils gratuitement au lieu d'acheter du silicium neuf, l'équation se renverse.

Le vrai argument est écologique, puisque près de la moitié des émissions de carbone d'un smartphone sur toute sa vie part dans sa seule fabrication, surtout dans l'assemblage de la carte mère et du processeur, ce fameux carbone gris déjà cramé avant même que l'appareil ne s'allume.

On change pourtant de mobile tous les trois ou quatre ans, en balançant une puissance de calcul encore largement bonne à servir, pendant que les entreprises font fabriquer des serveurs flambant neufs pour les mêmes tâches. Le gâchis est énorme.

L'équipe a pour l'instant fait tourner une grappe de 20 téléphones, qui a encaissé sans broncher le pic de rendu des devoirs d'une classe de plus de 75 étudiants avec une latence plus basse que les services cloud du commerce. Elle prépare déjà un cluster d'environ 2 000 Pixel pour la rentrée, capable d'absorber une centaine de cours d'informatique en même temps pour une fraction du prix du cloud habituel.

Reste à rester lucide. Ces puces ont peu de mémoire, donc on les cantonne aux tâches légères, la correction automatisée ou les carnets de code, loin de l'entraînement d'un gros modèle d'IA.

Mais voir une montagne d'e-déchets se muer en salle de classe numérique, ça donne sacrément envie d'y croire. Surtout vu le nombre de Pixel qui dorment au fond de nos tiroirs, même moi j'en ai deux qui traînent pour tout vous dire.

Source : Techspot

Google Earth - Un simulateur de vol planqué dans un menu

Par : Korben ✨

Google a planqué un vrai petit simulateur de vol dans Google Earth. Alors soyons honnêtes, ce n'est pas tout neuf : l'easter egg traîne dans la version desktop depuis 2007 (Google Earth 4.2, on le débloquait avec le raccourci Ctrl+Alt+A), c'est devenu une fonctionnalité officielle en 2008, et j'en parlais déjà à l'époque . Bref, ça fait presque vingt ans que ça existe. Ce qui change aujourd'hui, c'est que ça débarque enfin dans la version web, directement dans le navigateur. C'est tout en bas du menu Tools, une option "Flight simulator" estampillée "Experimental". Vous cliquez dessus, et hop, vous voilà aux commandes d'un avion au-dessus de n'importe quel coin de la planète.

Forcément, j'ai voulu survoler Paris. Grosse erreur !! C'est super sensible à piloter, alors le moindre coup de flèche un peu bourrin et l'avion part en vrille. Et une fois que c'est parti en cacahuètes, bon courage pour vous rattraper. Du coup, en une vingtaine de secondes, j'avais déjà planté mon zinc entre deux immeubles haussmanniens.

Voilà, voilà. Pilote de ligne, c'était pas pour moi j'crois...

Pour tester vous-même, ça se passe uniquement sur Google Earth dans le navigateur ( earth.google.com , pas l'appli mobile). Vous ouvrez le menu Tools, vous choisissez Flight simulator, et pensez bien à basculer le fond de carte de "Map" à "Satellite", sinon vous volerez au-dessus d'une carte abstraite toute moche au lieu d'avoir des vrais bâtiments 3D photoréalistes.

Côté pilotage, par contre c'est rustique : Page Up et Page Down pour les gaz, les flèches du clavier pour le tangage et le roulis, et un clic dans la fenêtre pour passer en commandes à la souris. De plus, les bâtiments et l'imagerie haute résolution se chargent au fur et à mesure que vous avancez, donc si vous foncez comme un dingue ou que votre connexion rame, vous traverserez parfois du vide le temps que ça charge.

Voilà, on est donc très loin d'un vrai simulateur de vol et Google le dit lui-même... c'est conçu pour de la balade tranquille, pas pour de l'aérodynamique réaliste. Si vous voulez réellement piloter dans votre navigateur, le Web Flight Simulator et son F-15 joue dans une autre cour.

Mais maintenant, imaginez deux secondes que Google pousse le truc un peu plus loin, avec un poil de gameplay, des objectifs, des avions différents, du trafic aérien...etc. Le potentiel serait énorme !

En attendant, allez vous crasher sur la tour Eiffel dans la joie et la bonne humeur ! C'est gratuit et légal (enfin, je crois...lol).

Source : Google Earth Flight Simulator

DiffusionGemma : le nouveau modèle de Google écrit son texte d'un bloc, et 4 fois plus vite

Plus de 1 000 tokens par seconde sur une seule carte H100, l'accélérateur que Nvidia vend aux centres de données, et environ 700 sur une RTX 5090, sa carte gaming haut de gamme. C'est le débit que Google DeepMind annonce pour DiffusionGemma, son nouveau modèle d'IA ouvert, à peu près quatre fois ce que produisent les modèles Gemma classiques de taille comparable.

Toute la différence se joue dans la façon de générer le texte. Les modèles de langage habituels sont autorégressifs : ils écrivent de gauche à droite, un token à la fois, le token étant le petit morceau de mot que manipule une IA. DiffusionGemma fait tout autrement.

Il travaille comme les générateurs d'images, qui partent d'un nuage de bruit et le débruitent petit à petit jusqu'à la photo demandée. Le modèle pose un canevas de 256 tokens fictifs, repasse dessus plusieurs fois pour affiner ses estimations, puis finalise le bloc entier d'un coup.

Sous le capot, on a un Mixture of Experts de 26 milliards de paramètres, une architecture où seule une petite partie du modèle se réveille à chaque calcul, 3,8 milliards ici. Du coup le tout tient dans 18 Go de mémoire vidéo en version compressée, soit une grosse carte graphique grand public.

L'intérêt en local, c'est que cette approche déplace le goulot d'étranglement de la bande passante mémoire, la vitesse à laquelle la carte lit ses propres données, vers le calcul pur. Dans le cloud, les serveurs mutualisent les requêtes de milliers d'utilisateurs et leurs puces tournent en permanence, alors que votre GPU à la maison passe le plus clair de son temps à attendre les données. La diffusion occupe ces cycles perdus.

Et puis il y a les tâches non linéaires, où l'ordre d'écriture ne suit pas l'ordre de lecture. Google a même affiné une version sur le Sudoku, un casse-tête réputé impossible pour les modèles classiques puisque chaque case dépend de cases pas encore écrites. DiffusionGemma, qui corrige son canevas en continu, atteint 80% de réussite en faisant tomber les étapes de calcul de 48 à 12.

Tout n'est pas rose pour autant. Dans une image, un pixel raté passe inaperçu. Un token mal prédit, lui, peut rendre un paragraphe entier incohérent et forcer à tout recommencer. Et pour une réponse de cinq mots, dégrossir un canevas complet gaspille du calcul. C'est d'ailleurs pour ça que les gros Gemini du cloud n'y passent pas.

Le modèle est expérimental, mais il sort sous licence Apache 2.0, la même que le reste de la famille Gemma 4, donc utilisable commercialement sans restriction. Les poids se téléchargent dès maintenant sur Hugging Face, la plateforme de référence des modèles ouverts, avec une optimisation menée main dans la main avec Nvidia. MLX, l'outil d'Apple pour faire tourner l'IA en local, est aussi de la partie, les Mac sont donc servis.

Si vous voulez mon avis, c'est sur ces modèles locaux que Google est le plus intéressant en ce moment, bien plus que sur Gemini.

Source : ARS Technica

Sources préférées Google - Reprenez la main sur votre actu

Par : Korben ✨

Après le suivi de profil Google qui vous permet de renforcer la qualité des actualités que vous voyez dans Discover, Google met maintenant à dispo un nouveau truc qui s'appelle les Sources préférées.

Et l'idée (à la con) c'est de dire à Google quels sites vous voulez voir remonter en priorité dans vos recherches / A la une . La fonctionnalité se déploie en ce moment en France et en français, donc oui, ça commence à tous nous concerner.

Tout se passe sur la page dédiée google.com/preferences/source où vous gérez tout d'un coup. La seule condition pour que votre site préféré soit dedans c'est qu'il publie de l'actu assez régulièrement, sinon il ne ressortira même pas dans la liste. Et pensez bien sûr à vous connecter à votre compte Google, sinon ça ne marchera pas d'un appareil à l'autre.

Alors pourquoi se faire chier avec ça ?

Hé bien pour une fois, c'est vous qui tenez le volant de ce que vous voyez dans les résultats de recherche, parce qu'entre les pages slop / spammy, ceux qui usurpent des noms de domaines ou la fameuse foire aux articles bidons de Google Actu (je pense au fameux "Attention l'argent liquide va être interdit le mois prochain"), la moindre recherche est vite devenue un piège à cons !

Mais là, grâce à ça, vous reprenez la main et vous dites à Google "Hey vieux schnock, ces sources-là, j'ai confiance, alors fais-les remonter plus souvent". Plus de 200 000 sites ont déjà été sélectionnés par les internautes depuis le lancement et pour les webmasters comme moi et peut-être vous (?), l'intérêt saute aux yeux !

Google détaille même la marche à suivre (avec un petit bouton à télécharger si vous voulez le mettre sur votre site) et annonce noir sur blanc que les lecteurs sont "deux fois plus susceptibles de cliquer" vers un site une fois qu'ils l'ont défini comme source préférée.

Attention hein, ce "2 fois" c'est 2 fois plus de chances de cliquer, pas 2 fois plus de trafic d'un coup. Mais bon, que les gens cliquent deux fois plus sur votre site, ça ne se refuse pas.

Après ce qui est dommage, c'est que Google ne nous file aucun tableau de bord pour savoir qui vous a ajouté ni mesurer l'effet réel sur votre trafic. Ça viendra peut-être, qui sait ? Et ce n'est pas non plus un coup de pouce au référencement global de votre site... En vrai ça ne profite qu'aux lecteurs qui vous ont déjà ajouté.

Bref, c'est un peu radin niveau transparence mais ça reste du trafic gratuit.

Si vous voulez ajouter ce lien dans vos pages, suffit de coller votre domaine derrière google.com/preferences/source?q= comme ceci :

https://www.google.com/preferences/source?q=https://korben.info

Vous pouvez aussi balancer ça sur vos réseaux ou dans votre newsletter et c'est tout ! Vos lecteurs n'auront plus qu'à cocher la case en face de votre URL.

Donc si vous lisez Korben régulièrement, faites-moi plaisir et ajoutez korben.info à vos sources préférées. Le lien est juste ici , le site est déjà pré-rempli, vous cochez et c'est réglé ! Comme ça vous me retrouverez plus souvent dans vos recherches et news à la une sur la home de Google, sans trop dépendre de l'humeur du jour de l'algorithme. Et si c'est dans Google Discover que vous voulez me voir plus souvent, faut cliquer ici puis sur le bouton "Suivre sur Google". Votre soif de tech vous dira merci !

Ça vous prend 2 secondes et ça remet un peu de pouvoir entre vos mains. Et pendant que vous y êtes, ajoutez aussi les autres sites que vous adorez lire, comme ça y'aura pas de jaloux !

Source

Les clés API Google encore en vie même après leur suppression

Par : Korben ✨

Vous supprimez une clé API Google qui a fuité , et l'interface vous confirme que c'est bien réglé, que la clé ne fonctionne plus. Alors vous commencez à vous détendre en vous disant que vous avez bien fait votre boulot.

BAH NAN !

Car vous ne le savez pas, mais cette clé va continuer de fonctionner encore durant 23 minutes. C'est en tout cas ce qu'ont mesuré les chercheurs d'Aikido Security en testant ce truc tout bête de révoquer une clé, puis de taper sur l'API en boucle pour voir quand ça s'arrêtait vraiment.

Et résultat des courses, une clé API classique survit en moyenne 16 minutes après sa suppression, et jusqu'à 23 minutes dans le pire des cas. Cela veut dire que pendant tout ce temps, un attaquant qui a récupéré votre clé peut continuer de l'utiliser peinard. Et vous n'avez aucun moyen de couper plus vite, ni même de savoir quand ça s'arrête pour de bon.

Ce sont les clés API de Schrödinger le bordel... Techniquement comme vous vous en doutez, c'est surtout une histoire de propagation car Google ne tue pas la clé d'un coup sur tous ses serveurs, mais l'info se diffuse petit à petit, et chaque serveur arrête de l'accepter à son rythme. Le souci, c'est que ce délai et largement suffisant par exemple pour vider un bucket pendant que vous pensez que le danger est écarté.

Le plus beau, c'est que Google sait parfaitement faire vite quand il veut puisque les clés de compte de service, elles, sont coupées en 5 secondes. et les clés Gemini récentes en 1 minute. Du coup, ces 16 minutes de moyenne sur les vieilles clés API n'ont rien d'une fatalité technique... c'est juste un choix ! Aikido a bien sûr remonté le problème, et Google a bizarrement classé le ticket en « won't fix », en expliquant que ce délai de propagation était une propriété connue du système, et pas une faille de sécurité.

Donc si vous gérez des clés Google en prod, partez du principe qu'une clé compromise reste exploitable une bonne demi-heure après sa révocation. Et surtout, mettez en place des plafonds de dépenses bien serrés sur votre projet parce que le vrai cauchemar, c'est moins l'accès que la facture qui débarque ensuite. On a déjà vu des devs se prendre des notes à cinq chiffres à cause d'une clé qui traîne, et des utilisateurs Google Cloud facturés par erreur .

Source : Aikido Security

Chromium - Google publie l'exploit d'une faille vieille de 2 ans et demi

Par : Korben ✨

Bon, alors là, Google a fait encore trèèèès fort.

Mercredi matin, la firme de Mountain View a carrément publié sur son propre bug tracker Chromium le code d'exploitation d'une faille... qui n'est toujours pas corrigée ! Et pas une petite vulnérabilité oubliée dans un coin, hein, mais une vraie faille de la mort qui tue que la chercheuse indépendante Lyra Rebane leur avait remontée gentiment et en privé . Ça fait 29 mois (2 ans et demi, les matheux ^^) et elle attend toujours un patch !

Le truc vise la Browser Fetch API, un mécanisme qui permet à un site de télécharger de gros fichiers en arrière-plan, genre une longue vidéo. Sauf qu'en la détournant, le code ouvre un service worker qui reste actif en permanence. Du coup, un site malveillant que vous visitez peut glisser un bout de JavaScript qui transforme votre navigateur en relais, tout cela à votre insu.

Parfait donc pour devenir un proxy anonyme pour des inconnus, un nœud de botnet pour des attaques DDoS, ou se faire surveiller quand on surfe sur le net... Et le plus vicelard, c'est que la connexion se rouvre ou reste ouverte même après avoir redémarré le navigateur, voire la machine entière.

Côté victimes, on parle de Chrome, de Microsoft Edge et de quasiment tous les navigateurs basés sur Chromium. Et que vous soyez sur Windows, macOS ou Linux, le bug s'en moque royalement. Rebane a confirmé que Brave, Opera, Vivaldi et Arc sont vulnérables eux aussi.

Bien sûr, Firefox et Safari, eux, passent clairement au travers, parce qu'ils ne supportent pas ce fameux téléchargement en arrière-plan. Bref, encore une fois, ne pas suivre le troupeau de mouton team-Chromium, ça paye !! Si vous cherchiez une raison de plus de larguer Google , la voilà servie sur un plateau.

Perso, ce qui me sidère, c'est que la faille a été classée S1, le deuxième niveau de gravité le plus élevé chez Google et il ne s'est toujours rien passé 29 mois après. C'est ouf quand même... Le post sur le tracker Chromium a bien été supprimé mais on le trouve toujours sur quelques archives / miroirs...

Après l'impact de cette faille, reste quand même limité car elle ne franchit aucune frontière... par exemple, elle ne donne pas accès à vos mails ni au reste de votre ordinateur, mais juste à ce qu'un navigateur sait déjà faire (ce qui est déjà énorme !!). Mais elle pourrait permettre à des cybercriminels de se constituer une flotte de milliers, voire de millions de navigateurs détournés, et le jour où une autre faille tombe, vous avez déjà l'armée prête à dégainer !! La bombe est là, il manque juste la mèche en fait !

Et pour se protéger ?

Bah franchement, pas grand-chose à faire côté utilisateur tant qu'il n'y a pas de patch. Si vous voulez mon avis bancal, le seul signal visible que vous pouvez guetter, c'est un menu de téléchargement qui s'ouvre tout seul sans raison, donc méfiez-vous donc si ça arrive. Maintenant si le sujet vous angoisse vraiment, basculer sur un navigateur pour les adultes ^^, genre Firefox ou Safari règlera la question d'un coup !

Faut pas oublier que Google passe son temps à pointer du doigt les éditeurs trop lents à patcher, alors j'comprends vraiment pas comment ils ont pu merder à ce point.

Source

Google Cloud débranche Railway sans prévenir

Hier soir, le compte Google Cloud de Railway est passé en statut restreint. Du jour au lendemain, sans préavis et sans la moindre explication.

Railway, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un service américain qui permet aux développeurs et aux startups de mettre un site ou une application en ligne en quelques clics, sans avoir à louer ni configurer eux-mêmes des serveurs.

Dans le jargon, on appelle ça un PaaS, une plateforme d'hébergement clé en main. Des milliers d'entreprises s'en servent pour faire tourner leurs services au quotidien. Sauf que Railway, lui, fait tourner son propre tableau de bord, son API et son control plane (la partie qui orchestre toute la plateforme) sur Google Cloud. Donc quand Google a coupé, tout est tombé.

Résultat : environ six heures de panne. Les utilisateurs se sont retrouvés avec des erreurs "no healthy upstream" en cascade, impossible de se connecter, impossible de déployer quoi que ce soit. Le pire dans l'histoire, c'est que Railway n'est pas un petit client de passage. La boîte dépense plus de 10 millions de dollars par an chez Google Cloud. Même ça n'a pas suffi à éviter le débranchement automatique.

Le ton des équipes Railway est agacé. Angelo Saraceno, ingénieur chez eux, a lâché que leurs contacts chez Google étaient eux-mêmes confus et que les clients étaient furieux. Et cette phrase, qui résume tout : "nos clients se fichent que ce soit Google, c'est à nous d'assumer notre disponibilité". Difficile de leur donner tort.

Ce n'est pas la première fois. Railway avait déjà déménagé une partie de son infrastructure en colocation (des serveurs loués dans un datacenter, qu'on gère soi-même) en 2024, justement parce que les problèmes avec Google Cloud posaient un risque existentiel à leur activité.

Sauf qu'ils avaient gardé le control plane chez Google. Mauvaise idée, visiblement. Et en 2024, Google avait déjà fait exactement le même coup au fonds de pension australien UniSuper, suspendu une semaine entière sans raison claire.

Là où ça pique, c'est l'angle métier. Railway est un PaaS. Google Cloud propose aussi un PaaS. Autrement dit, Railway hébergeait son business chez un concurrent direct, qui peut le débrancher quand il veut, par un automatisme mal réglé ou autre chose. Vous voyez le piège. Confier sa plateforme d'hébergement à quelqu'un qui vend exactement le même service, c'est lui donner les clés et la corde.

Source : The Register

Ibou Explorer - L'anti-Google Discover français

Par : Korben ✨

Y'a un nouveau projet français qui débarque face à Google, et celui-là va vous plaire, j'en suis sûr !

Ça s'appelle Ibou Explorer, et c'est porté par Sylvain Peyronnet (oui, un des deux frères du SEO français bien connus dans le milieu) et Guillaume Pitel. Leur site vient d'ouvrir en beta publique et pour vous résumer ça rapidement, disons que c'est un équivalent direct de Google Discover, mais en mieux évidemment !! Et c'est surtout la première brique d'un ensemble plus large qui inclura à terme un vrai moteur de recherche conversationnel d'ici fin 2026.

Au capital, on retrouve Xavier Niel et Bpifrance et derrière le rideau, l'infrastructure indexe déjà 500 milliards de pages, donc y'a de quoi faire...

Sylvain Peyronnet et Guillaume Pitel, les deux cofondateurs derrière Babbar et Ibou ( crédit BDM )

Pour vous situer un peu ce qu'ils proposent, Ibou Explorer c'est un flux d'articles personnalisé, dans l'idée de Google Discover, mais bâti sur une philosophie inverse où la sélection se fait sur la valeur éditoriale plutôt que sur l'engagement. Les sources sont également très diversifiées, et le projet se veut "anti-bulle filtrante".

Une fois inscrit, vous récupérez un feed propre avec que des choses sérieuses et sans fake news, qui vous plairont. Ça nous change de Discover qui pousse du clickbait à longueur de journée... vous verrez, ça saute aux yeux direct !

Petit flashback quand même pour donner un peu de contexte... Sylvain Peyronnet, je l'ai croisé y'a plus de 10 ans maintenant je dirais, lors de l'une de leurs formations. Ex-Chief Science Officer de Qwant, ancien prof de fac, vingt ans d'algos de moteur de recherche dans les pattes et avec son frère Guillaume Peyronnet, ils forment le duo SEO qui tient le blog technique de référence en France et qui édite Yourtext.guru .

Mais attention à ne pas confondre côté Ibou puisque c'est Sylvain qui prend la casquette CEO, avec Guillaume Pitel (homonyme du frangin niveau prénom, mais aucun lien familial ^^) à la technique. Guillaume Pitel est un ingénieur EPITA, docteur en info, et fondateur d'eXenSa, qui a créé le crawler Barkrowler de Babbar il y a quelques années.

Et du coup ça a du sens car Babbar tourne depuis six ans, a crawlé 3 300 milliards de pages, leur graphe pèse 7 000 milliards de liens, et leurs deux crawlers actifs (Barkrowler et IbouBot) avalent 2 à 3 milliards de pages par jour. C'est à l'échelle de ce que font les géants du web.

Et c'est cette infra qui alimente déjà Explorer, et c'est aussi elle qui servira de socle au futur moteur de recherche conversationnel. Leur algo de ranking propriétaire s'appelle Mimesis et il est plutôt fin puisqu'il est capable de faire de la recherche hybride dense-sparse qui agrège une centaine de signaux par document, le tout entraîné et calibré via du LLM-as-a-Judge.

L'interface d'Ibou Explorer, la beta publique disponible

Côté philosophie, le manifeste Ibou tient en 4 engagements : respecter les éditeurs (crawl conforme aux directives, vitesses adaptées pour ne pas charger les serveurs), valoriser les créateurs (journalistes, blogueurs, photographes, devs), servir la curiosité plutôt que l'engagement, et défendre un web ouvert.

Que demande le peuple ?

Et côté concurrence, le contraste avec Google est très brutal je trouve. Avec son AI Overviews, Mountain View fait fondre les clics vers les sources, capture la valeur, garde l'audience, et laisse les créateurs avec les miettes. J'en parlais déjà l'an dernier en disant que le web tel qu'on le connaît allait disparaître et heureusement, Ibou vient prendre exactement le contre-pied de tout ça avec une attribution systématique des sources, un renvoi réel de trafic vers les éditeurs, et une totale transparence sur l'algorithme via leur Substack où ils détaillent les choix techniques.

Côté IA, leur position est nuancée et plutôt saine, je trouve. Les contenus travaillés avec l'aide de l'IA restent acceptables, mais ce qui est pénalisé c'est le « slop », c'est à dire ce contenu massivement généré sans valeur ajoutée qui inonde le web depuis deux ans. Ça rejoint d'ailleurs ce que je racontais sur le SEO à l'ère de l'IA y'a pas longtemps.

Bref, avec Ibou, ils veulent récompenser l'humain qui produit, et pas les fermes à contenu des référenceurs de caniveau.

Donc si ça vous dit de tester Explorer, allez sur explorer.ibou.io , validez votre mail, et choisissez quelques thématiques. Vous obtiendrez un flux personnalisé qui apprendra ensuite de vos clics. Le hic, c'est qu'un système qui apprend de vos clics peut quand même tendre vers un effet de bulle, donc on verra à l'usage si Ibou arrive vraiment à éviter ce phénomène.

Le vrai moteur de recherche conversationnel, lui, est annoncé comme je vous le disais pour fin 2026, avec une verticale images encore en cours de développement.

Et côté investisseurs, c'est du solide : Xavier Niel a rejoint le capital aux côtés de Go Capital, Bpifrance, Normandie Participations et AD Normandie (la boîte est basée en Normandie). Les outils SEO existants (Babbar, Yourtext.guru) financent encore la R&D, et la roadmap de monétisation parle de freemium, API, B2B selon ce qui prendra. On verra bien...

Maintenant le vrai défi reconnu par Sylvain lui-même, c'est la notoriété de son service face au "réflexe Google". Donc comme pour toutes les alternatives à Google , le combat se joue autant côté usage que côté tech.

Mais moi, je suis content de voir des gens s'attaquer enfin à ce mur-là avec une vraie infra derrière et pas juste un wrapper d'API à la con.

La beta Explorer est dispo dès maintenant en cliquant ici ! Ah et y'a aussi des applications pour Android et iOS !

Le guide SEO IA de Google - Les hacks GEO, c'est du flan

Par : Korben ✨

Si vous avez payé une agence pour "optimiser votre site pour l'IA" ces derniers mois, asseyez-vous bien confortablement car Google a publié son guide officiel sur le sujet, et le résumé tient en une phrase, le SEO pour l'IA c'est du SEO. Voilà... Tout ce qui est hacks GEO, c'est direction la poubelle en tout cas pour Google !

Le doc est sorti le 15 mai sur Search Central, et il met les pieds dans le plat direct. Google y explique que ses fonctionnalités IA, les AI Overviews (les fameux résumés générés en haut des résultats) et le mode IA, ne tournent pas sur un moteur à part. Elles piochent tout simplement dans l'index normal, avec le classement habituel. En gros, y'a pas de porte dérobée réservée aux plus malins malgré ce que les auto-proclamés experts GEO peuvent dire.

Le guide officiel Google, mis en ligne le 15 mai 2026

Ce qui est marrant, c'est que Google a surtout placé dans ce doc une section "mythbusting" qui va faire mal à pas mal de monde. Car oui les amis, pas besoin de fichier llms.txt, pas besoin de balisage spécial, pas besoin de découper votre contenu en petits morceaux pour aider les robots de Mister Google.

Et voilà comment toute une industrie de consultants qui vendait du llms.txt à prix d'or vient de se prendre un mur. Snif...

D'ailleurs, le truc rigolo avec le llms.txt, c'est son histoire. Ce fichier a été proposé en septembre 2024 par le co-fondateur de Fast.ai, et presque deux ans plus tard, ni Google, ni OpenAI, ni Anthropic ne vont vraiment le récupérer sur votre serveur. L'adoption reste donc hyper marginale, genre 6% des gros sites et ça n'est jamais devenu un vrai standard. Vous pouvez donc carrément supprimer le vôtre, ça ne changera strictement rien !

Alors c'est quoi la vraie recette ?

Hé bien du contenu "non-commodity", dit Google. En clair, des trucs que personne d'autre n'a écrits... Ils veulent du vécu et pas du réchauffé. Leur exemple est d'ailleurs très parlant... Un article du style "7 conseils pour acheter sa première maison", c'est de la soupe que tout le monde recopie. Alors que "Pourquoi on a zappé l'inspection et économisé, retour sur la canalisation d'égout", ça c'est du vécu qui sent bon le terroir et la sueur, et c'est ça que l'IA va citer !! C'est exactement ce que je raconte depuis des années .

En vrai, le boulot c'est surtout de revenir aux bases du SEO, et pas besoin d'outils payants dans cette équation mais juste du temps et du contenu honnête et humain. D'abord, faut vérifier que vos pages sont indexables et crawlables, et ça la Search Console vous le dit en deux clics.

Ensuite, arrêtez de générer 40 pages quasi identiques pour chaque variation de mot-clé, car Google appelle ça de l'abus de contenu à grande échelle et ça vous flinguera votre référencement ! Et n'oubliez pas que vous écrivez pour des humains, avec des titres et des paragraphes, et pas pour un parseur à la con.

Le seul vrai piège après, c'est l'éternel site full JavaScript des startupeurs d'école de commerce (ou des vibe-coders maintenant...). Là encore Google prévient que ça ne passera pas.

Après le hic c'est que les AI Overviews répondent direct dans la page de résultats, du coup le taux de clics vers votre site s'effondre . Et voilà comment le client repart sans jamais entrer... Plusieurs études indépendantes parlent même d'un taux de clic qui peut chuter de moitié quand un résumé IA s'affiche en haut. Ahrefs par exemple a mesuré près de 60% de clics en moins sur la position numéro un, Pew tourne autour de 47% et comme d'hab, avec son guide, Google vous dit "faites du bon contenu", mais ne vous promet jamais le trafic qui va avec. Faut donc bien en avoir conscience avant de se lancer !

Le guide glisse aussi un mot sur les agents IA qui visitent votre site tout seuls, lisent vos captures d'écran, votre DOM et votre arbre d'accessibilité pour comparer des produits ou réserver une table. D'ailleurs si ce sujet vous parle, y'a un scanner pour tester si votre site est prêt pour les agents IA .

Après moi ce que je retiens de tout ce bordel, c'est que Google vient surtout de couper l'herbe sous le pied à tous les vendeurs de poudre de perlimpinpin "AEO" et "GEO". Ces acronymes, comme l'écrit Google noir sur blanc dans son rapport, ce sont juste des mots et du marketing pour les pigeons. Le vrai métier derrière reste le SEO et basta !!

Après si vraiment vous voulez bosser votre visibilité pour les moteurs IA comme Perplexity, j'avais détaillé les vraies techniques , et spoiler, ça ressemble quand même beaucoup à du bon vieux contenu honnête qu'on fait à l'ancienne depuis que le web est web...

Bref, avant de lâcher du fric pour du GEO, allez lire le guide . C'est gratuit, et au moins ça dit la vérité.

Magic Pointer, le pointeur de souris pensé par Google DeepMind

Du côté de Google DeepMind, on s'amuse à réinventer le pointeur de souris. Le projet s'appelle Magic Pointer, c'est un pointeur piloté par Gemini (le modèle d'IA maison de Google) qui comprend ce que vous désignez à l'écran.

L'idée est simple. Vous survolez un élément (un tableau, une image, un PDF, une recette), vous tapez ou dites ce que vous voulez en faire, et Gemini exécute en tenant compte du contexte visuel précis.

Les démos publiées font effectivement leur petit effet. Vous survolez un tableau de chiffres et vous demandez un camembert ? Le graphique apparaît directement dans la zone visée. Vous pointez une recette en ligne et vous dites "double les ingrédients" ? La liste se réécrit avec les nouvelles quantités.

Vous pointez un PDF de 30 pages et vous demandez un résumé en bullet points ? Gemini sort un résumé qui colle aux pages effectivement visées, pas au document entier. C'est exactement le genre d'interaction qu'on attendait d'une IA depuis des années, et qui jusqu'ici se faisait toujours en mode "copier la zone puis coller dans une fenêtre de chat".

Côté disponibilité, Magic Pointer est dispo en démo dans Google AI Studio (l'interface dev de Google pour jouer avec Gemini), avec un déploiement progressif annoncé dans Gemini pour Chrome et dans les Googlebook, ces ordinateurs récemment annoncés par Google. Pas de date pour une arrivée sur d'autres navigateurs, ni en français au passage, mais on peut imaginer que Chrome reste prioritaire pour Google.

Côté technique, DeepMind reste un peu flou sur le pipeline exact. Gemini reçoit visiblement une capture autour du pointeur (un rectangle de quelques centaines de pixels), plus le texte demandé, et renvoie l'action à exécuter. C'est bluffant.

Maintenant on verra bien comment ça tient en conditions réelles avec des documents complexes, des sites mal formatés ou des PDF mal scannés où la reconnaissance de texte galère déjà. La vraie question, c'est aussi la latence. Aussi malin que soit le système, si ça met cinq secondes à comprendre, on ira plus vite en copier-collant.

Source : Google

Des utilisateurs Google Cloud facturés des milliers de dollars par erreur

Un truc franchement rageant remonte du côté de chez Google Cloud, et c'est The Register qui a mené l'enquête. Plusieurs développeurs ont vu leur facture Google Cloud exploser entre 3000 et 10000 dollars en quelques minutes, pour des services qu'ils n'ont jamais utilisés : génération vidéo Veo 3, tokens du modèle Gemini, le tout via leurs clés API Maps. Et le pire, c'est qu'ils avaient suivi à la lettre les recommandations officielles de Google.

La doc Google vous dit en effet de mettre votre clé Maps en clair côté client (dans le JavaScript de votre site, par exemple), parce qu'elle sert à afficher une carte dans un navigateur. Sauf que voilà, si vous activez sur votre projet Google Cloud d'autres APIs (comme Gemini ou Veo, l'outil de génération vidéo de Google), la même clé peut être utilisée pour appeler ces services.

Un bot malveillant trouve la clé sur n'importe quel site (le code source d'une page web est lisible par tout le monde), s'en sert pour générer des milliers de vidéos IA, et c'est le proprio du projet qui paie l'addition.

Le plus pénible, ce sont les spending caps, ces plafonds de dépenses que Google met en avant comme garde-fou. En pratique, ils ne déclenchent qu'une alerte par mail, pas une coupure réelle des services.

Vous recevez l'alerte alors que la facture grimpe déjà depuis dix minutes, et le temps de réagir, c'est déjà fini. Plusieurs devs disent avoir vu leur compte passer de quelques euros à plusieurs milliers en moins d'une heure. Ça pique.

Et Google ? La firme refuse les remboursements en parlant d'un problème "industrie-wide", autrement dit "tout le monde a ce souci, c'est pas notre faute". Pratique pour eux, moins pour les développeurs qui se retrouvent avec une note salée pour des services qu'ils n'ont jamais demandés.

Le vrai sujet, c'est le mélange clé Maps publique par design + accès Gemini activé par défaut sur le même projet. Ce n'est pas une faille au sens technique du terme, c'est une configuration que Google a choisie et qui transforme chaque clé Maps en bombe potentielle pour le portefeuille de celui qui l'utilise.

Si vous bossez sur Google Cloud, allez donc vérifier que Gemini et Veo ne sont pas activés sur les projets qui n'en ont pas besoin, et restreignez vos clés Maps à des domaines précis dans la console. C'est moche, mais visiblement c'est à vous de le faire.

Source : The Register

Google neutralise la première cyber-attaque massive générée par une IA

Google a balancé l'info via son équipe cyberdéfense, le GTIG (Google Threat Intelligence Group). Des cybercriminels ont utilisé une IA générative pour dénicher et écrire un code d'attaque exploitant une faille inconnue (ce qu'on appelle un zero-day, une vulnérabilité que l'éditeur du logiciel n'a pas encore corrigée).

Et ils s'apprêtaient à lancer une vague d'attaques massives. C'est, d'après Google, la première fois qu'on observe ça dans la vraie vie, pas en labo.

La faille concernait un outil d'administration de serveur open-source très utilisé, dont Google ne donne pas le nom (le temps que tout le monde installe le correctif).

Le bug permettait de contourner la double authentification, le fameux code à 6 chiffres ou la notification sur le téléphone qui sécurise vos comptes. En pratique, il fallait quand même un identifiant et un mot de passe valides au départ, donc ce n'est pas une attaque magique en un clic. Mais une fois ce sas franchi, la 2FA tombait toute seule.

Ce qui a mis la puce à l'oreille des chercheurs, c'est l'allure du script Python utilisé pour exploiter la faille. Trop bien écrit, trop documenté, trop scolaire en fait.

Il était bourré de commentaires pédagogiques (le genre qu'on retrouve dans un tuto pour débutant), il affichait un menu d'aide impeccable, et surtout un score de dangerosité CVSS complètement inventé. Cette dernière trouvaille, c'est l'indice qui ne trompe pas, seul un modèle de langage peut halluciner un chiffre officiel avec autant d'aplomb.

John Hultquist, le chef analyste du GTIG, explique que les IA génératives sont vraiment douées pour repérer ce genre de faille logique de haut niveau, là où les outils d'audit classiques (les "fuzzers" qui bombardent un logiciel de données aléatoires pour le faire planter) passent à côté.

Google précise au passage que ce n'est pas Gemini, son propre modèle d'IA, qui a été utilisé. Lequel alors ? Mystère, l'équipe de Mountain View ne le dit pas. On imagine que les criminels n'ont pas demandé poliment l'autorisation à un éditeur d'IA. Affaire à suivre.

Le rapport donne d'autres pépites. Le groupe nord-coréen APT45 utiliserait l'IA pour tester des milliers d'exploits en masse. Des opérateurs chinois liés à l'État expérimenteraient l'IA pour chasser les vulnérabilités.

Des backdoors (des portes dérobées cachées) sur Android interrogent directement Gemini pour piloter les téléphones infectés. Et côté désinformation, des opérations russes intègrent du faux audio généré par IA dans de vraies images d'actualités. Bref, ça bouge de partout.

Bonne nouvelle quand même, la campagne d'attaque massive a été désamorcée. Google a coordonné un correctif discret avec l'éditeur avant que les criminels puissent appuyer sur le bouton. Cette fois.

Bref, l'IA fabrique maintenant des armes prêtes à l'emploi pour les criminels, et personne ne sait quel modèle a fait le boulot. Rien de rassurant donc.

Source : The Hacker News

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google

Des faux installateurs Claude Code se baladent dans Google

Les chercheurs d'Ontinue, une boîte de cybersécurité, ont publié une analyse d'une campagne de vol de données qui vise directement les développeurs.

La méthode est en fait assez simple. Vous tapez "install claude code" dans Google, vous cliquez, plein d'innocence, sur le premier résultat sponsorisé, et là vous tombez sur une page qui ressemble trait pour trait à la doc officielle d'Anthropic. Sauf que le serveur derrière n'a rien à voir, et la commande d'installation à copier-coller a été modifiée.

L'astuce technique est intéressante. La commande PowerShell affichée n'est pas visible dans le code source qu'un scanner automatique pourrait analyser, elle est générée à la volée dans le HTML de la page. Du coup, les scans de sécurité voient du contenu légitime, l'utilisateur copie une commande malveillante, et paf, un loader PowerShell d'environ 600 Ko se lance discrètement.

Ce loader essaie ensuite quelque chose de carrément vicieux. Il abuse de IElevator2, une interface interne de Chromium (le moteur derrière Chrome, Edge, Brave, Vivaldi, Opera) lancée en janvier 2026 par Google pour mieux protéger les cookies et mots de passe avec un chiffrement renforcé. Le malware injecte un petit module dans le navigateur pour appeler cette interface depuis l'intérieur, ce qui lui permet de récupérer les clés et de déchiffrer toute la base. Cookies de session, mots de passe enregistrés, infos de paiement. Tout y passe.

Trois domaines pirates ont été enregistrés sur six jours en avril, tous derrière Cloudflare pour compliquer le takedown. Le bout de code utilisé ne correspond à aucune famille de malware connue (Lumma, StealC, Vidar). Le plus proche serait Glove Stealer, repéré en novembre 2024, mais avec une orchestration différente. Bref, ce serait un nouveau venu fabriqué exprès pour cette campagne.

Et la cible, c'est précisément les développeurs. Ce sont eux qui installent Claude Code (l'outil en ligne de commande d'Anthropic pour coder avec l'IA, concurrent direct de Cursor).

Et un développeur, dans son navigateur, c'est l'accès à GitHub, à AWS, à des dashboards de production, à des comptes Cloud, à des secrets qui se revendent potentiellement très cher. Les défenses classiques qui surveillent les exécutables natifs ne voient rien, tout se joue au niveau de l'appel COM (la mécanique Windows qui permet à des programmes de se parler entre eux) et de PowerShell.

Petit conseil : passez par anthropic.com directement, jamais par un résultat sponsorisé. Si vous avez collé une commande douteuse récemment, c'est le moment de regarder ce qui tourne sur votre machine.

Source : Infosecurity Magazine

Google Workspace CLI - Pour piloter tous les services Google avec votre IA

Par : Korben ✨

Justin Poehnelt, Senior Developer Relations Engineer chez Google, vient de balancer sur Github un outil en ligne de commande (CLI), codé en Rust qui permet de faire un truc trop pratique, à savoir piloter entièrement Workspace depuis le terminal. Ce logiciel nommé GWS est donc capable de gérer Gmail, Drive, Calendar, Sheets et sept autres services Google d'un coup. Et en plus, comme il a été conçu pour les agents IA, donc c'est pas juste pour vous et votre terminal !

Une fois installé via npm, cargo, brew ou un binaire pré-compilé, vous tapez gws auth login pour vous authentifier via OAuth et vous pouvez ensuite attaquer onze services depuis votre shell : Drive, Gmail, Calendar, Sheets, Docs, Chat, Admin, Apps Script, Tasks, Workspace Events et Model Armor.

Niveau archi, au lieu de hard-coder chaque commande dans le binaire, gws interroge tout simplement le Discovery Service de Google au démarrage et reconstruit son arbre de commandes à la volée. Du coup quand Google ajoute un endpoint à l'API Sheets, le CLI le voit apparaître tout seul. C'est trop bien parce que ça évite de devoir attendre une release pour utiliser un éventuel nouveau service de Google. Et pour un agent IA qui re-fetch le schéma à chaque run, c'est plutôt une bonne idée.

Donc en plus de démarrer en moins d'une seconde, GWS crache des sorties en JSON structurées, y'a un mode --dry-run qui montre la requête sans l'envoyer, et de l'auto-pagination via --page-all. Et côté commandes utilitaires, vous avez aussi les + qui sont des helpers cousus main tels que gws gmail +send, gws drive +upload, gws calendar +agenda, gws sheets +append, gws gmail +triage et un gws gmail +standup-report qui résume vos mails de la semaine en quelques lignes.

Le repo embarque aussi 40+ skills d'agent prêts à l'emploi du type "résume mes mails non lus" ou "génère mon rapport", une extension Gemini CLI qui s'installe avec gemini extensions install https://github.com/googleworkspace/cli, et le helper +sanitize-response qui fait passer la sortie par Model Armor (le filtre anti-prompt-injection de Google Cloud) pour éviter les réponses bizarres.

En gros, c'est un outil pensé pour faire piloter votre Workspace par Claude, Gemini ou n'importe quel agent. Comme ça vous allez pouvoir écrire un workflow qui lit vos mails non lus, en fait un résumé, le poste dans un Chat et classe tout ça proprement dans Drive... sans avoir à toucher à la souris ni avoir à utiliser votre cerveau léthargique. Elle est pas belle la vie ?

Sauf que. Le projet porte le disclaimer "This is not an officially supported Google product", et un employé Google a confirmé sur le thread Hacker News (presque 1000 points, quand même) que c'est un projet DevRel. Comprendre : pas de SLA, pas de roadmap garantie, pas d'équipe SRE qui veille au grain. Vous savez comment ça finit chez Google avec ce genre de statut !

Bref si vous êtes chaud pour tester, le binaire est dispo ici . Maintenant reste à voir si Google lui donnera un statut officiel ou si GWS s'éteindra discrètement comme tant d'autres projets internes oubliés...

Google Discover - L'algorithme qui choisit vos actus à votre place

Par : Korben ✨

Vous le savez, il y a un algorithme dans votre téléphone qui décide ce que vous allez lire aujourd'hui et il s'appelle Google Discover.

Google Discover, c'est le flux d'articles qui apparaît quand vous ouvrez l'appli Google sur Android ou iOS, ou que vous swippez à gauche depuis la home de votre smartphone Android et Chrome mobile aussi. Et pas besoin d'avoir cherché quoi que ce soit puisque Google analyse votre historique, connaît vos centres d'intérêt, et vous sert ainsi des articles « adaptés » en continu.

Sauf que l'algo confond souvent « ce que vous voulez lire » avec « ce qui génère le plus de clics ». Et là, ça part en couille sévère...

Du coup vous vous retrouvez avec des articles qui expliquent que le cash va être interdit dans deux mois, que les conducteurs avec une moustache vont devoir repasser le permis, ou que l'Union Européenne s'apprête à requalifier la pizza comme « sandwich plat » pour l'assujettir à une nouvelle taxe.

Et pendant ce temps, les vraies actus tech que vous aimez tant, elles, se noient quelque part entre deux horoscopes et une pub déguisée en article. Et c'est d'ailleurs ça le gros défaut de tous les flux algorithmiques : ils optimisent l'engagement mais pas l'exactitude. On est tous humain, alors forcément un titre alarmiste battra toujours un article de qualité sobre et bien sourcé. L'algo se contrefout royalement de respecter les 3 neurones qui vous restent... ^^

Mais Discover a quand même un truc pas con ! En fait depuis fin de l'année dernière, Google permet de suivre directement des éditeurs sur le réseau, un peu comme un flux RSS mais sans lecteur à installer ni boîte mail à gérer. Suffit de cliquer sur un bouton et hop, les articles de vos sources préférées remontent en priorité dans votre feed Google Discover !

Par exemple, si vous voulez voir les articles de Korben.info apparaître dans votre flux (de la vraie tech, sourcée, sans moustaches ni taxes pizza), c'est par là, il suffit d'aller sur mon profil Google Discover et de cliquer sur le bouton "Suivre sur Google".

Et comme ça, une fois abonné, mes publications remonteront directement dans votre Discover. Perso, je trouve ça pas mal du tout comme système.

Bref, si vous ne voulez pas que votre téléphone vous apprenne demain que les chats seront bientôt recensés comme « animaux de surveillance passive » par un nouveau décret gouvernemental, pensez à bien choisir vos sources !

Et pour trouver les liens de vos médias préférés, vous pouvez passer par cet outil de Julien .

Chrome installe en douce un modèle IA de 4 Go sur votre disque sans rien demander

Alexander Hanff, consultant, a remonté un truc pas net sur Chrome. La dernière version du navigateur télécharge en arrière-plan un modèle de langage local appelé Gemini Nano, qui pèse environ 4 Go, sans jamais demander la moindre permission à l'utilisateur.

Le fichier s'appelle weights.bin, il atterrit dans un dossier OptGuideOnDeviceModel quelque part dans votre profil Chrome, et il sert ensuite à des fonctions du genre "Help me write" ou détection de fraude.

Hanff a documenté l'opération via les logs système de son macOS. Le 24 avril 2026 vers 16h38, Chrome crée le dossier. Quelques minutes plus tard, il télécharge et décompresse les 4 Go (l'opération prend une quinzaine de minutes), puis il les déplace à l'emplacement final. Tout ça pendant que vous ne touchez rien à votre machine. Si vous supprimez le fichier à la main, il sera réinstallé silencieusement au prochain lancement du navigateur.

Hanff estime entre 100 millions et 1 milliard de machines concernées dans le monde. Multipliez 4 Go par 1 milliard et vous obtenez de quoi remplir une bonne partie d'un datacenter.

L'auteur calcule également l'impact carbone du déploiement, entre 6 000 et 60 000 tonnes de CO2e rien que pour le réseau, sans compter l'empreinte SSD. Pour un fichier que personne ne vous a demandé d'installer.

Sur le plan légal, Hanff parle d'une "violation directe" de l'article 5(3) de la directive ePrivacy européenne, qui interdit de stocker quoi que ce soit sur l'appareil d'un utilisateur sans consentement explicite. Il évoque aussi un manquement RGPD. Si la qualification tient, ça serait une amende salée pour Google, sachant que les Cnil européennes ont déjà sanctionné Meta et Microsoft pour des choses bien moins foireuses.

Pour s'en débarrasser, trois options : aller dans chrome://flags pour désactiver les fonctions IA, passer par les politiques d'entreprise si vous gérez un parc de machines, ou virer Chrome, tout simplement.

Bref, Google qui pousse 4 Go d'IA en silence sur des centaines de millions de machines, c'est un sale moche.

Source : That Privacy Guy

Flow Music - L'IA musicale de Google débarque avec Lyria 3

Par : Korben ✨

Ça y est les amis, comme à Fraggle Rock, Google entre enfin dans la danse de la musique IA avec Flow Music . Son service vient de sortir en freemium, et c'est la réponse officielle de Mountain View à Suno et Udio . Et derrière le volant, on retrouve Lyria 3, le modèle de DeepMind spécialisé dans la génération musicale.

Une fois sur le site, c'est du classique. Vous tapez un prompt du genre "lofi beat pour vibe coder la nuit", ensuite vous cliquez sur le bouton, et pouf quelques secondes après, l'IA vous pond un morceau complet avec vocaux dynamiques et arrangement d'une qualité foooollllle ! Et celui-ci peut aller jusqu'à 3 minutes en passant par le modèle Lyria 3 Pro. Après, rien d'inédit côté concept, car y'a déjà Suno depuis 2023 et Udio depuis 2024 qui font ça. Sauf que Google a empilé pas mal de features pour se démarquer et pas des moindres, vous allez voir !

D'abord leurs machin baptisé Spaces, c'est le truc qui m'a fait lever un premier sourcil. En fait, au lieu de taper un simple prompt, vous pouvez vibe-coder votre propre outil : un clavier virtuel, un mini-jeu musical, un DAW maison. Vous décrivez ce que vous voulez, puis l'IA génère l'interface, et ensuite vous jouez avec. Sur la homepage, ils montrent par exemple un piano miniature jouable à la souris, genre prototype fait en moins de 10 minutes. En fait l'idée, c'est que chacun se bricole son interface. Suno et Udio ont chacun leur panoplie d'outils plus avancés (mode studio, édition timeline, inpainting), mais l'approche Spaces, clairement, personne d'autre ne la propose pour l'instant !

Autre truc pratique, l'articulation avec Veo, le modèle vidéo maison de Google. En gros, Veo génère directement image et audio de son côté, et Lyria 3 sert de moteur musical dédié quand vous préférez gérer séparément votre bande-son. Pratique pour les créateurs YouTube qui veulent produire vite sans sortir leur caméra. D'ailleurs, Google Vids (l'éditeur vidéo de Workspace) intègre Lyria 3 pour la musique et Veo pour la vidéo, donc les deux univers se parlent déjà.

Côté features plus traditionnelles, vous avez le remix, les effets audio, la séparation des stems pour isoler les pistes, et des crédits journaliers pour la formule gratuite histoire de vous amuser. L'outil apprend aussi votre style au fil des usages, genre playlist Spotify mais en version génération (bonjour la bulle algorithmique).

Le hic qui va faire râler par contre c'est le marquage SynthID d'office. Google pose un watermark imperceptible sur tous les morceaux générés, un peu comme un tampon encreur invisible. L'idée, c'est d'identifier les contenus produits par l'IA Google, sans forcément d'empêcher les usages pénibles.

Côté voix, Suno propose un système de voice profile encadré avec vérification des droits et Flow Music n'a pour le moment aucune fonction équivalente officielle. Et ça ne propose que 3 minutes max par morceau alors que Suno peut monter à 8 minutes. Je pense donc que les musiciens IA "pros" resteront chez les concurrents. Mais c'est pas la même cible alors ça ne me choque pas. Flow Music vise plutôt les créateurs de contenu qui veulent se faire une BO rapide !

Dernier détail, les droits commerciaux restent flous sur la version gratuite. À vous donc de vérifier ça dans les conditions d'utilisation avant de coller votre nouveau morceau dans une vidéo monétisée. Côté dataset d'entraînement, Google dit s'appuyer sur des contenus qu'il estime pouvoir exploiter via ses CGU YouTube et ses accords partenaires sauf que des artistes indépendants ont porté plainte en mars 2026 en contestant cette lecture, donc l'histoire n'est pas encore tranchée.

On verra bien, mais en attendant, c'est gratuit, dispo sans carte bancaire, et en deux clics c'est parti pour que vous commenciez à rêver d'une Victoire de la Musique. Moi de mon côté, je vais aller creuser les Spaces, c'est là que Flow Music se démarque vraiment. J'ai même fait une guitare en spaghetti, ma créativité est tellement sous cotée ^^!

Vercel piraté via un outil IA tiers qui avait les clés du royaume

Par : Korben

Vercel, c'est la plateforme d'hébergement web utilisée par des milliers de développeurs et d'entreprises pour déployer leurs sites et applications (c'est eux qui font Next.js, entre autres).

Un de leurs employés s'est inscrit sur Context.ai, un assistant IA pour la bureautique, en utilisant son compte professionnel Google. Au moment de l'installation, l'app a demandé l'accès à ses emails, ses fichiers, son agenda, bref tout le Google Workspace de la boîte. Il a cliqué "autoriser tout". Erreur classique.

Sauf que Context.ai s'est fait pirater en février. Un de leurs propres employés a chopé un malware (Lumma, un voleur de mots de passe) en téléchargeant des scripts de triche pour Roblox. Le genre de bêtise qui ouvre la porte à tout le reste.

L'attaquant a récupéré l'accès que Context.ai avait sur le Google Workspace de Vercel, avec des permissions très larges : emails, fichiers internes, infrastructure de déploiement.

ShinyHunters, un groupe de pirates connu, a revendiqué le coup sur un forum et mis en vente des clés d'accès, du code source, des données de bases et des clés API de Vercel.

Le PDG de Vercel estime que le nombre de clients touchés est "assez limité", sans donner de chiffres. Mais côté crypto, plusieurs projets hébergés sur la plateforme ont quand même lancé en urgence un changement de tous leurs mots de passe et clés d'accès, ce qui donne une idée de l'ambiance.

Ce qui rend cette affaire intéressante, c'est le mécanisme. Personne chez Vercel n'a été directement attaqué. C'est un outil tiers, un outil IA installé par un employé, qui a servi de pont. L'employé donne un accès large à un service externe, le service se fait pirater trois mois plus tard, et tout le contenu professionnel de l'entreprise se retrouve exposé.

C'est exactement le scénario que les experts en sécurité décrivent depuis un an quand ils parlent des outils IA qui demandent des permissions tentaculaires sur vos comptes pro.

Bref, le vrai problème n'est pas Vercel. C'est le "autoriser tout" sur un outil IA qu'un employé a installé sans se poser de questions.

Source : SecurityWeek

Google sort une app Windows pour faire du Spotlight sur son PC

Par : Korben

L'app desktop Google est officiellement disponible sur Windows 10 et supérieur, dans le monde entier (en anglais pour l'instant), avec un raccourci Alt+Espace qui fait popper une barre de recherche unifiée.

Web, Google Drive, fichiers locaux, apps installées, tout est cherchable depuis la même fenêtre. Les utilisateurs macOS reconnaîtront immédiatement l'inspiration. C'est un vrai petit Spotlight.

L'outil traînait en bêta Search Labs depuis septembre 2025, d'abord réservé aux comptes perso anglophones aux États-Unis. Google a pris le temps d'améliorer le produit, d'ajouter des fonctions, et surtout d'intégrer Gemini côté IA.

Concrètement, la barre de recherche sert de point d'entrée à plusieurs choses. Vous tapez un mot, vous récupérez des résultats web classiques, des fichiers Drive, des fichiers locaux et des apps Windows installées dans le même flux.

À côté, un bouton Google Lens permet de faire du "Circle to Search" sur votre écran Windows, pour identifier un objet, traduire un texte dans une image ou lancer une recherche visuelle. Upload de fichier, partage d'écran pour poser des questions à l'IA sur ce qui s'affiche, accès rapide aux AI Overviews ou à AI Mode, tout est là.

Là où Google marche sur les plates-bandes de Microsoft, c'est précisément sur le terrain que Copilot revendique sous Windows. Sauf que Copilot est imposé par Microsoft, alors que l'app Google vient en alternative, plus discrète, activable au raccourci clavier, et qui pompe ses résultats dans l'index Google plutôt que dans Bing.

Pour un utilisateur Windows très lié à l'écosystème Google (Gmail, Drive, Docs, Calendar), ça fera plus de sens que Copilot, même si l'intégration OS est évidemment moins profonde.

Pour ceux qui ne veulent pas de Gemini, l'app est quand même potentiellement utile pour la recherche unifiée locale + Drive + web, même sans toucher à l'IA.

Ce petit Alt+Espace peut donc remplacer avantageusement la recherche Windows par défaut, qui mélange souvent les résultats avec des suggestions Bing pas toujours intéressantes.

D'un point de vue de la sécurité, Google explique indexer les fichiers locaux en respectant les permissions du compte, mais l'outil envoie forcément une partie des requêtes et du contexte vers les serveurs Google, ne serait-ce que pour les réponses IA.

Pour une machine pro sur laquelle transitent des docs sensibles, c'est à considérer avant de l'installer, et probablement à discuter avec la DSI.

Bref, Google tente son Spotlight sur Windows. Si vous vivez dans l'écosystème Google et que Copilot vous irrite, ça vaut le test.

Source : 9to5Google

Un faux leader Linux Foundation sur Slack, mais une vraie arnaque derrière

Par : Korben

Des attaquants se sont fait passer pour un responsable connu de la Linux Foundation sur le Slack du TODO Group, un groupe de travail dédié aux bureaux de programmes open source. L'objectif, piéger les développeurs en les amenant à cliquer sur un lien d'apparence officielle, puis à installer un faux certificat racine sur leur machine.

Le lien était hébergé sur Google Sites, ce qui aide à passer les filtres de sécurité et donne un vernis légitime. Les victimes arrivent sur une fausse page d'authentification Google Workspace, qui récupère leur adresse email et un code de vérification, avant de leur demander d'installer un "certificat Google" pour finaliser la connexion.

C'est là que tout bascule. Installer un certificat racine, c'est donner à l'attaquant la possibilité de signer ou d'intercepter n'importe quel trafic TLS sur la machine.

Sur macOS, le faux certificat télécharge et exécute un binaire nommé gapi depuis une IP externe (2.26.97.61), avec toutes les conséquences qu'on imagine. Sur Windows, c'est une boîte de dialogue de confiance navigateur qui pousse l'installation. Dans les deux cas, la machine est compromise.

OpenSSF, Socket et Help Net Security ont documenté la campagne, qui s'inscrit dans une tendance plus large.

Les attaquants visent de plus en plus les workflows développeurs et les relations de confiance interne plutôt que de chercher une faille zero-day dans le code, parce qu'un ingénieur qui fait confiance à un Slack privé reste une cible bien plus rentable que la lecture de 50 000 lignes de C obscures.

La règle de sécurité à retenir est simple. Aucun service légitime, jamais, ne vous demandera d'installer un certificat racine via un lien reçu en chat ou par email.

Si un message Slack vous y pousse, même depuis un compte interne qui semble légitime, c'est un compromis ou une usurpation. Signalez, ne cliquez pas.

Ce qui est relou, c'est que l'attaque marche précisément parce que les devs open source travaillent beaucoup sur Slack, au milieu de messages techniques qu'ils traitent à la chaîne. C'est donc franchement fourbe.

Bref, vous l'avez compris, un certificat racine demandé par chat, c'est toujours non.

Source : The Register

Google Chrome adopte enfin les onglets verticaux

Par : Korben

Google vient d'annoncer l'arrivée des onglets verticaux dans Chrome sur ordinateur. Une fonction que des navigateurs comme Edge ou Arc proposaient depuis des années, et qui arrive avec un mode lecture plein écran revu.

Comment ça marche

L'option est désactivée par défaut. Pour l'activer, il suffit de faire un clic droit sur la barre d'onglets et de choisir "Afficher les onglets verticalement". Les onglets passent alors dans une barre latérale sur le côté de la fenêtre, avec le nom complet de chaque page affiché en clair. La gestion des groupes d'onglets est aussi plus lisible dans ce mode, ce qui est quand même pratique quand on commence à dépasser la dizaine d'onglets ouverts.

Et une fois activée, l'option reste en place tant que vous ne revenez pas manuellement à l'affichage classique.

Google a aussi profité de cette mise à jour pour revoir le mode lecture. Jusqu'à présent, il s'affichait dans un panneau latéral, ce qui n'était pas toujours très confortable. La nouvelle version propose un affichage plein écran qui supprime les distractions. Un clic droit sur une page, puis "Ouvrir en mode lecture", et c'est parti.

Mieux vaut tard que jamais

Les deux fonctions sont en cours de déploiement sur la version bureau de Chrome. Google ne précise pas de numéro de version, mais indique que tous les utilisateurs devraient y avoir accès dans les prochaines semaines.

Pour le contexte, Microsoft Edge propose les onglets verticaux depuis 2021, Firefox les a ajoutés l'an dernier, et des navigateurs comme Arc ou Vivaldi en avaient fait un argument de vente depuis le début. Chrome arrive donc bon dernier sur ce coup-là.

C'est une bonne nouvelle pour les utilisateurs de Chrome qui jonglent avec des dizaines d'onglets au quotidien. Les onglets verticaux, c'est un vrai gain de lisibilité sur les écrans larges, et on se demandait depuis un moment pourquoi Google trainait autant pour le proposer. 

Source : 9to5Google

Piratage : Google, Cloudflare et Cisco contraints de bloquer des sites pirates en France

Par : Korben

La cour d'appel de Paris vient de confirmer que les fournisseurs de DNS alternatifs doivent bloquer l'accès aux sites de streaming et d'IPTV pirates. Google, Cloudflare et Cisco ont perdu leur appel face à Canal+.

Cinq appels rejetés d'un coup

La cour d'appel de Paris a tranché cinq affaires distinctes dans lesquelles Canal+ demandait à Google (Google Public DNS), Cloudflare (1.1.1.1) et Cisco (OpenDNS) de bloquer des centaines de noms de domaine liés à du streaming illégal. Les trois entreprises avaient fait appel des ordonnances rendues en première instance par le tribunal judiciaire de Paris.

C'est la première fois qu'une cour d'appel française valide ce type de blocage DNS en s'appuyant sur l'article L.333-10 du Code du sport, qui permet aux détenteurs de droits d'exiger le blocage de domaines en cas de piratage grave et répété.

Les arguments qui n'ont pas fonctionné

Cloudflare et Cisco avaient plaidé que leurs services avaient une fonction "neutre et passive", comparable à un annuaire qui traduit des noms de domaine en adresses IP. La cour a estimé que cette neutralité était tout simplement hors sujet : ce qui compte, c'est la capacité technique à bloquer un accès, pas la nature du service.

Google a tenté un autre angle en expliquant que le blocage DNS était inefficace puisqu'il suffit d'un VPN pour le contourner. La cour a balayé l'argument en rappelant que tout système de filtrage peut être contourné, et que ça ne le rend pas inutile pour autant.

Cisco avait aussi chiffré le coût de mise en place à 64 semaines-personne de travail. Pas suffisant non plus pour convaincre les juges.

Canal+ continue de pousser

Cette décision s'ajoute à celle obtenue contre les fournisseurs de VPN fin 2025, quand NordVPN, ExpressVPN et d'autres avaient eux aussi été contraints de bloquer des sites pirates en France.

Canal+ verrouille progressivement tous les moyens de contournement. Et la chaîne ne compte visiblement pas s'arrêter là : le blocage d'adresses IP serait déjà en test, avec un premier essai lors de Roland-Garros.

Les frais de mise en place sont à la charge de Google, Cloudflare et Cisco.

Canal+ est en train de poser des briques une par une. D'abord les FAI, puis les VPN, maintenant les DNS. On imagine bien que le blocage IP est la prochaine étape.

Côté efficacité, ça reste un jeu du chat et de la souris, mais la justice française envoie un signal clair : si un service technique peut aider à bloquer du piratage, il devra le faire. Et à ses frais, en plus.

Source : Torrent Freak

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