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À partir d’avant-hierKorben

Top Gun à Landivisiau

Par : Korben ✨

L'odieux connard préféré des internautes a encore frappé ! Après son Iron Man à la française de cet été, Julien a mis en ligne une seconde fausse bande-annonce qui m'a bien fait rigoler.

C'est Top Gun made in France et cette fois, l'élite de l'élite des pilotes américains partent en programme d'échange international à... Landivisiau en Bretagne !! Avec le pitch, déjà, je suis mort de rire. Alors, pourquoi est-ce qu'ils font ça, les Ricains ? Eh bien, tout simplement pour apprendre à faire comme l'élite de l'élite de l'élite, c'est-à-dire la Marine nationale française.

On y voit donc Erwan Mav'rek, un pilote pur beurre salé donner ses premières leçons d'humour chauvin et de choix de pseudonymes douteux, et surtout, au bout de quelques minutes, recevoir un appel très important de notre leader suprême, qui lui demande...

Bon vous verrez, je ne vais pas vous raconter toute la vidéo...

Je vous laisse découvrir donc comment tout ceci se termine, mais au passage, ce qu'on retient surtout c'est que le Mont-Saint-Michel et Nantes sont en Bretagne (bande de Normands !).

Ce clic autorise une connexion à Google : adresse IP transmise et traceurs possibles. En savoir plus Voir cette vidéo sur YouTube

Ah et côté fabrication, c'est bien sûr de l'IA générative, mais attention, fait maison !! Comme Julien n'a d'Odieux Connard que le nom, il a respecté la planète en faisant tout tourner en local sur son PC sans avoir recours au moindre datacenter polluant et surtout en utilisant le modèle open source Minimax.

Chapeau l'artiste !

Source : Top Gun made in France, sur le blog d'Un odieux connard

Mage-Flow - Le modèle de diffusion de Microsoft qui tourne sur Mac

Par : Korben ✨

Microsoft vient de publier Mage-Flow, un modèle de génération d'images de 4 milliards de paramètres, et dont l'objectif est d'atteindre la qualité des gros modèles sans en avoir la taille. Là où FLUX.2 embarque 32 milliards de paramètres, Qwen-Image 20 et Z-Image 6, Mage-Flow joue dans la même cour mais seulement avec 4 milliards de paramètres.

Le pari de Microsoft, c'est ce qu'on appelle le co-design. Au lieu d'empiler les paramètres, Mage-Flow mise sur deux briques taillées ensemble. D'abord Mage-VAE, un tokenizer latent qui encode et décode les images avec 12 à 22 fois moins de calcul par pixel que le VAE de FLUX.2, à qualité de reconstruction équivalente. C'est ce qui débloque la haute résolution, habituellement le point où ces modèles s'étranglent.

Et ensuite un transformer de diffusion multimodal baptisé NR-MMDiT, entraîné en rectified flow matching, avec Qwen3-VL comme encodeur de texte. Un seul checkpoint génère alors de 512 à 2048 pixels, dans n'importe quel ratio, jusqu'à des formats extrêmes en 4:1 sans buckets ni padding. Vous demandez du 512×2048 ou du 2048×512, il vous le sort.

Le modèle existe en trois saveurs. La Base qui tourne en 30 étapes de débruitage, la version RL-aligned à 20 étapes, et la Turbo distillée qui crache une image en 4 étapes seulement. Et il y a son jumeau, Mage-Flow-Edit, qui fait de l'édition d'image par instruction. Vous lui donnez une photo et une consigne en langage naturel, et lui la modifie. Le tout sous licence MIT, poids libres sur Hugging Face, usage commercial compris.

Côté chiffres officiels, tout vient d'un A100 donc c'est pas représentatif sur nos machins mais en gros, on est à 0,59 seconde par image en Turbo, avec un pic mémoire de 18 à 20 Go. Sauf que moi, je n'ai pas d'A100. J'ai un Mac Studio. Et le dépôt ne parle que de CUDA. La doc d'install vous fait compiler flash-attn, qui est une extension qui a besoin d'un toolkit NVIDIA. Zéro mention d'Apple Silicon, zéro mention de MPS, et les exemples sont tous en mode device="cuda" en dur. Bref, pour le moment, je ne suis pas invité à la fête.

Mais en fouillant le code, j'ai trouvé la porte de sortie. Un fichier planqué dans les modules expose un backend alternatif basé sur scaled_dot_product_attention, le mécanisme d'attention natif de PyTorch, prévu JUSTEMENT pour quand flash-attn n'est pas dispo.

Et ce backend-là, il tourne nickel sur Metal. Le piège, c'est que le modèle réclame lui aussi flash-attn par défaut à deux endroits : le transformer, mais aussi l'encodeur Qwen3-VL. Le transformer accepte qu'on bascule plus tard alors que l'encodeur non. Lui, il lit son réglage au moment où il se construit et plante si flash-attn manque. Il faut donc forcer le mode SDPA avant de charger le modèle.

Voici ce que j'ai fait tourner, pour de vrai. On monte un environnement Python, on installe tout sauf flash-attn :

python3 -m venv mageflow && source mageflow/bin/activate

pip install torch torchvision diffusers==0.38.0 "transformers>=5.3,<5.6" accelerate safetensors huggingface_hub einops pydantic pillow loguru

pip install "git+https://github.com/microsoft/Mage.git#subdirectory=mage_flow" --no-deps

Une fois que c'est fait, y'a plus qu'à vous créer un petit script mage.py par exemple qui basculera l'attention sur SDPA avant le chargement, pointera sur mps et génèrera votre image :

import os
os.environ["PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK"] = "1"
from mage_flow.models.mage_flow import ModelConfig
ModelConfig.model_fields["attn_type"].default = "sdpa" # AVANT de charger, sinon Qwen3-VL exige flash-attn
ModelConfig.model_rebuild(force=True)

from mage_flow import MageFlowPipeline
pipe = MageFlowPipeline.from_pretrained("microsoft/Mage-Flow-Turbo", device="mps")
img = pipe.generate(["un barista avec un chapeau de cowboy qui réalise un latte art, lumière chaude"], heights=[1024], widths=[1024], steps=4, cfg=1.0)[0]
img.save("out.png")

Ensuite, lancez le script :

python3 mage.py

Le PYTORCH_ENABLE_MPS_FALLBACK sert de filet comme ça si une opération n'existe pas côté Metal, elle basculera sur le CPU au lieu de tout faire tomber. Premier lancement, le modèle se téléchargera, donc comptez une bonne dizaine de Go entre le transformer 4B, l'encodeur Qwen3-VL et le VAE.

Et ça marche !!! Sur mon M4 Max de 128 Go, le modèle charge en une vingtaine de secondes puis génère une image 1024×1024 en 10 secondes une fois chaud.

Mon barista à chapeau de cowboy est sorti impeccable.

Ma toute première génération Mage-Flow sur le Mac Studio : un barista, 1024x1024, 4 etapes en Turbo.

Cette image 1920x1080 a été générée en moins de 6 secondes,

Pour du batch industriel, une carte NVIDIA restera toujours mieux mais pour générer tranquillement chez soi des petites images sans envoyer ses prompts dans le cloud, c'est parfaitement utilisable, et ça rejoint la logique de l'IA qui tourne en local sur votre Mac que je creuse depuis un moment.

Deux détails à connaître avant de vous lancer. Chaque prompt passe par un filtre de contenu obligatoire côté encodeur, sans option pour le désactiver : les prompts jugés interdits reviennent en images de refus. Et chaque image générée porte un watermark Gaussian-Shading planqué dans le bruit initial, lui non plus désactivable. Hé oui, Microsoft trace ses sorties, donc autant le savoir.

Y'a des garde-fous ! J'ai donc très hâte que ce modèle se fasse "libérer".

Reste que c'est un très joli cadeau de la part de Microsoft ! Un modèle libre, compact, qui gère l'édition et n'importe quel ratio, et qui tient sur une machine Apple avec un petit réglage bien caché ^^...

ps: L'image d'illustration de cet article a été générée avec ce modèle.

Moebius - Effacer un objet d'une photo depuis votre navigateur

Par : Korben ✨

Simon Willison, le créateur de Datasette et co-créateur de Django, vient de porter un modèle d'inpainting d'image directement dans le navigateur. Sa démo vous permet de choisir une photo, de peindre sur la zone à faire disparaître et ensuite le modèle IA reconstitue ce qu'il manque. Et ce qui est merveilleux avec cette appli c'est que tout tourne sur votre carte graphique en local, comme ça vos données restent chez vous.

Le modèle s'appelle Moebius, dispose de 0,22 milliard de paramètres, et a été développé par une équipe de l'université Huazhong en Chine. À l'origine c'est un modèle PyTorch, que Willison a converti au format ONNX pour le faire tourner via ONNX Runtime Web sur le backend WebGPU, une nouvelle API qui donne aux pages web un accès direct au GPU. Et ce qu'on obtient, c'est un modèle de diffusion qui s'exécute à 100% côté client dans Chrome ou Safari.

Lors de la première utilisation, l'outil télécharge 1,27 Go de poids depuis Hugging Face, ce qui est énorme pour une page web. Mais c'est un one-shot car ensuite, le navigateur range tout ça dans son Cache Storage, et les fois d'après il ne re-télécharge rien.

Je l'ai installé et testé et ça fonctionne vraiment très très bien. J'ai sélectionné quelques tuiles comme un bourrin et ça me les a enlevées très proprement en quelques dizaines de secondes (une fois le modèle initial téléchargé évidemment).

C'est du vrai inpainting génératif en tout cas et pas un truc qui recopie les pixels d'à côté.

Willison raconte dans le README que la conversion PyTorch vers ONNX et l'appli web complète ont été réalisées par Claude Code avec le modèle Claude Opus 4.8, et qu'il n'a "*pas regardé une seule ligne de code *". Il s'est juste contenté de tester dans le navigateur et de signaler ce qui clochait. Hé ouais c'est comme ça maintenant, les temps changent ;)

C'est open source sous licence Apache 2.0, la démo est en ligne, et le code est sur GitHub si vous voulez le lancer chez vous. Testez, et effacez ce gars avec son coup de soleil sur le crâne qui gâche votre plus belle photo de vacances, je ne vous juge pas ^^.

Source : Hackaday

CorridorKey - Le détourage de fond vert par IA

Par : Korben ✨

Détourer un sujet filmé sur un fond vert, c'est le cauchemar classique du compositing. Entre les cheveux rebelles, le flou de mouvement et cette satanée frange verte sur les bords, on y passe vite des heures. Faut dire que la plupart des outils de détourage automatiques actuels c'est de la merde, puisqu'ils se contentent d'extraire des masques binaires un peu brutaux qui massacrent les détails fins.

Et c'est là qu'intervient CorridorKey , un outil dont le code est disponible sur GitHub et développé par Niko Pueringer de l'équipe Corridor Crew . Au lieu de bêtement découper la silhouette, ce réseau de neurones fait un travail de dé-mélange de couleurs (unmixing) hyper précis. Cela lui permet de reconstruire la couleur d'origine de chaque pixel en retirant le fond vert, tout en générant un canal alpha linéaire très propre... et c'est dingue parce que ça change tout en terme de qualité de rendu !

L'interface de EZ-CorridorKey après traitement

Pour les pros du VFX qui bossent sur Nuke, Resolve ou Fusion, l'outil gère nativement le format EXR en 16 et 32-bit linéaire. Ça conserve également toute la dynamique des couleurs pour l'intégration finale. Du coup, ça vaut le coup d'oeil si vous voulez intégrer ça proprement. D'ailleurs au passage, si vous cherchez un éditeur libre plus classique, jetez un oeil à Shotcut , je l'avais testé y'a pas longtemps et c'est vraiment cool.

Maintenant, attention avec CorridorKey car si traiter des images pour vos projets commerciaux est autorisé, la revente, les API payantes ou l'intégration logicielle ne marchent pas sans accord écrit préalable. Pour les repères de détourage (les alpha hints), je préfère BiRefNet car c'est plus léger mais autrement, le système s'appuie sur des modèles comme Generative Video Matting (GVM) ou VideoMaMa qui sont super quand même.

Côté matériel, Niko a développé le projet avec une NVIDIA RTX Pro 6000 de 96 Go de VRAM (en gros, une machine de guerre). Mais heureusement, la communauté qui a moins de sous a optimisé tout ça. Du coup, la version actuelle tourne aujourd'hui sur des GPU de 6 à 8 Go de VRAM, mais n'oubliez pas qu'il faut CUDA 12.8 sous Windows pour faire tourner le bouzin.

Comparaison de qualité de détourage

Les utilisateurs de Mac ne sont pas oubliés non plus puisque le soft tourne aussi sur les puces Apple Silicon M1+ grâce à la mémoire unifiée. L'installation est facilitée également par l'usage du gestionnaire de paquets uv, qui s'occupe d'installer Python, de créer l'environnement virtuel et de récupérer les dépendances sans que vous ayez à lever le petit doigt.

Et si la ligne de commande vous donne des boutons, il existe un fork fort sympathique baptisé EZ-CorridorKey . Ça ajoute une interface graphique simple, ce qui rend l'outil accessible aux artistes qui préfèrent cliquer sur des boutons. Et si vous aimez les effets analogiques, vous pouvez aussi le coupler avec ntsc-rs pour donner un look rétro à vos vidéos.

Bref, CorridorKey est un excellent moyen de tester la puissance de l'IA appliquée au détourage VFX pro sans se ruiner en logiciels propriétaires.

A vous de jouer maintenant !

Un loup s'échappe en Corée du Sud, et l'IA vient mettre le bordel dans sa capture

Voici l'histoire de Neukgu, un loup coréen de deux ans qui s'est fait la malle d'un zoo de Daejeon le 8 avril dernier, et qui a tenu en haleine toute la Corée du Sud pendant neuf jours.

Sauf que dans la foulée de l'évasion, un homme de 40 ans génère une fausse photo IA du loup en train de traverser un carrefour, la diffuse en ligne, et l'image finit par remonter jusqu'aux autorités qui n'y voient que du feu.

La séquence qui suit est assez improbable. La municipalité de Daejeon envoie une alerte d'urgence par SMS à la population, signalant un loup au niveau du carrefour en question. Les autorités présentent même l'image en conférence de presse officielle sur l'évasion.

Toute l'opération de recherche se déplace vers cette zone, alors que le vrai loup est très probablement ailleurs. Bref, des centaines d'agents lancés sur une fausse trace générée pour rigoler.

Pendant ce temps, Neukgu continue sa balade. Il sera finalement attrapé près d'une voie rapide neuf jours après l'évasion, sain et sauf.

La police, elle, remonte jusqu'au générateur d'images en croisant la vidéosurveillance et les logs d'utilisation des plateformes IA. Le suspect, 40 ans, raconte avoir fait ça "pour s'amuser".

Moyen rigolo du coup. Il est désormais poursuivi pour entrave au travail des autorités par tromperie, un délit qui peut coûter jusqu'à 5 ans de prison ou environ 7000 euros d'amende.

Côté postérité, Neukgu est devenu une star locale. Issu d'un programme de réintroduction du loup coréen (officiellement éteint à l'état sauvage), il a eu droit à des viennoiseries à son effigie dans une boulangerie du coin, plus d'un million de vues sur la vidéo de son retour, et la ville réfléchit même à le nommer mascotte officielle. Le président Lee Jae Myung avait publiquement prié pour son retour. Sympathique épilogue.

L'affaire pose quand même une vraie question sur l'authentification des images dans des contextes où elles deviennent opérationnelles. Quand une image IA arrive jusqu'à un SMS d'alerte gouvernemental, le filtre humain a clairement raté un étage, même si ça va devenir de plus en plus compliqué avec le temps.

Bref, premier cas vraiment grand public où une fausse photo IA détourne une opération policière, avec poursuites à la clé. Et ça ne sera pas le dernier.

Source : BBC

Flipbook - Le web où chaque page est une image IA

Par : Korben ✨

Flipbook est un navigateur web génératif où aucune page n'existe avant que vous ne la demandiez. Pas de HTML, pas de boutons, pas de liens... A la place, vous tapez simplement un mot ou un sujet dans la barre de recherche (ou vous uploadez une image), et hop, ça vous pond une image en direct façon "infographie" qui explique ce sujet.

Ensuite, vous cliquez n'importe où sur cette image, et une nouvelle image apparaît qui creuse ce que vous venez de cliquer. En gros, faut imaginer Wikipedia mais avec aucun article pré-écrit puisque chaque page est dessinée par une IA pendant que vous patientez. C'est un genre d'Infinite Wiki en version 100% visuelle !

La page que Flipbook m'a sortie quand j'ai tapé mon nom. Tout ce que vous voyez est une seule image générée par le modèle, y compris le texte.

Perso, j'ai juste tapé mon pseudonyme ce matin pour tester et comme résultat, j'ai obtenu une page intitulée "Korben: The French Tech Influence", avec mon vrai nom Manuel Dorne, le lancement de korben.info noté en 2004, RemixJobs cité et même cette citation : "A cornerstone of the French-speaking web for over two decades" écrit en bas.

Ne vous inquiétez pas pour mes chevilles, c'est pas moi qui le dit mais l'IA qui a chopé ces infos très précises et pour la majorité exacte. Le système de Flipbook fait une vraie recherche web agentique, et pas juste de l'hallucination pure à partir de son modèle. Les créateurs l'expliquent d'ailleurs dans leur FAQ.

Ensuite, il suffit de cliquer sur des éléments de l'image pour qu'une nouvelle image soit générée avec d'autres informations plus précises selon ce sur quoi vous avez cliqué.

Mais le détail qui tue, c'est que TOUT le texte affiché à l'écran est rendu par le modèle d'image lui-même ! Aucune superposition HTML, aucun overlay texte. Les titres, les labels, les légendes, les flèches... tout est dessiné pixel par pixel au moment de la génération, comme si Photoshop crachait une infographie complète à chaque requête.

Le hic c'est que parfois ça bug (le modèle écrit un mot au mauvais endroit, ou fait une petite faute de frappe), mais c'est le choix assumé de l'équipe, qui ne souhaite aucune couche de rendu HTML classique. Sous le capot en fait, y'a LTX Studio (le modèle vidéo de Lightricks) qui anime les transitions en stream vidéo live, et Modal Labs pour l'infra GPU serverless qui encaisse la charge.

Après comme d'hab avec ce genre d'outils c'est que les hallucinations factuelles sont invisibles pour l'utilisateur, puisqu'il n'y a pas de source citée, ni de lien à cliquer pour vérifier.

Et Zain Shah, l'un des créateurs, l'admet lui-même dans son thread de lancement sur X, Flipbook est aujourd'hui limité aux explications visuelles. Donc pas forcément adapté pour du vrai mode interactif (coder, réserver un truc, stocker de la data). Il faudra donc attendre que les modèles d'image et de vidéo deviennent plus rapides, plus précis, et surtout capables de conserver leur état pour assurer une cohérence dans le contenu (texte et images).

Bref, ça vaut le coup de tester , tapez votre nom ou votre animal préféré et voyez ce qui en sort !

Source

Flow Music - L'IA musicale de Google débarque avec Lyria 3

Par : Korben ✨

Ça y est les amis, comme à Fraggle Rock, Google entre enfin dans la danse de la musique IA avec Flow Music . Son service vient de sortir en freemium, et c'est la réponse officielle de Mountain View à Suno et Udio . Et derrière le volant, on retrouve Lyria 3, le modèle de DeepMind spécialisé dans la génération musicale.

Une fois sur le site, c'est du classique. Vous tapez un prompt du genre "lofi beat pour vibe coder la nuit", ensuite vous cliquez sur le bouton, et pouf quelques secondes après, l'IA vous pond un morceau complet avec vocaux dynamiques et arrangement d'une qualité foooollllle ! Et celui-ci peut aller jusqu'à 3 minutes en passant par le modèle Lyria 3 Pro. Après, rien d'inédit côté concept, car y'a déjà Suno depuis 2023 et Udio depuis 2024 qui font ça. Sauf que Google a empilé pas mal de features pour se démarquer et pas des moindres, vous allez voir !

D'abord leurs machin baptisé Spaces, c'est le truc qui m'a fait lever un premier sourcil. En fait, au lieu de taper un simple prompt, vous pouvez vibe-coder votre propre outil : un clavier virtuel, un mini-jeu musical, un DAW maison. Vous décrivez ce que vous voulez, puis l'IA génère l'interface, et ensuite vous jouez avec. Sur la homepage, ils montrent par exemple un piano miniature jouable à la souris, genre prototype fait en moins de 10 minutes. En fait l'idée, c'est que chacun se bricole son interface. Suno et Udio ont chacun leur panoplie d'outils plus avancés (mode studio, édition timeline, inpainting), mais l'approche Spaces, clairement, personne d'autre ne la propose pour l'instant !

Autre truc pratique, l'articulation avec Veo, le modèle vidéo maison de Google. En gros, Veo génère directement image et audio de son côté, et Lyria 3 sert de moteur musical dédié quand vous préférez gérer séparément votre bande-son. Pratique pour les créateurs YouTube qui veulent produire vite sans sortir leur caméra. D'ailleurs, Google Vids (l'éditeur vidéo de Workspace) intègre Lyria 3 pour la musique et Veo pour la vidéo, donc les deux univers se parlent déjà.

Côté features plus traditionnelles, vous avez le remix, les effets audio, la séparation des stems pour isoler les pistes, et des crédits journaliers pour la formule gratuite histoire de vous amuser. L'outil apprend aussi votre style au fil des usages, genre playlist Spotify mais en version génération (bonjour la bulle algorithmique).

Le hic qui va faire râler par contre c'est le marquage SynthID d'office. Google pose un watermark imperceptible sur tous les morceaux générés, un peu comme un tampon encreur invisible. L'idée, c'est d'identifier les contenus produits par l'IA Google, sans forcément d'empêcher les usages pénibles.

Côté voix, Suno propose un système de voice profile encadré avec vérification des droits et Flow Music n'a pour le moment aucune fonction équivalente officielle. Et ça ne propose que 3 minutes max par morceau alors que Suno peut monter à 8 minutes. Je pense donc que les musiciens IA "pros" resteront chez les concurrents. Mais c'est pas la même cible alors ça ne me choque pas. Flow Music vise plutôt les créateurs de contenu qui veulent se faire une BO rapide !

Dernier détail, les droits commerciaux restent flous sur la version gratuite. À vous donc de vérifier ça dans les conditions d'utilisation avant de coller votre nouveau morceau dans une vidéo monétisée. Côté dataset d'entraînement, Google dit s'appuyer sur des contenus qu'il estime pouvoir exploiter via ses CGU YouTube et ses accords partenaires sauf que des artistes indépendants ont porté plainte en mars 2026 en contestant cette lecture, donc l'histoire n'est pas encore tranchée.

On verra bien, mais en attendant, c'est gratuit, dispo sans carte bancaire, et en deux clics c'est parti pour que vous commenciez à rêver d'une Victoire de la Musique. Moi de mon côté, je vais aller creuser les Spaces, c'est là que Flow Music se démarque vraiment. J'ai même fait une guitare en spaghetti, ma créativité est tellement sous cotée ^^!

Apple a menacé de virer Grok de l'App Store à cause des deepfakes publiés sur X

Par : Korben

Une lettre d'Apple adressée à des sénateurs américains, obtenue par NBC News, révèle qu'Apple a menacé xAI en janvier de retirer Grok de l'App Store si l'entreprise ne bloquait pas sérieusement la génération de deepfakes sexualisés.

La menace est restée relativement discrète à l'époque, mais le dossier remonte aujourd'hui dans le cadre d'une réponse écrite à des questions parlementaires.

L'affaire a en fait démarré fin décembre 2025, quand Grok a commencé à être utilisé massivement sur X pour "dénuder" numériquement des photos de femmes, sans leur consentement, avec des résultats por#ographiques.

Apple a bougé en interne. L'entreprise a contacté les équipes X et Grok, constaté les violations de ses guidelines, et exigé un plan d'amélioration de la modération. X a "substantiellement résolu" ses violations selon Apple. Grok, pas assez.

Apple a rejeté une soumission suivante de l'app, avec notification officielle que le statu quo menait au retrait. Après des changements additionnels de xAI, Apple a fini par approuver la dernière version soumise.

Ce qui est intéressant dans l'histoire, c'est la méthode. Pas de tweet de menace, pas de communiqué public. Apple utilise son levier le plus efficace, le rejet de soumission, qui bloque les mises à jour et empêche toute évolution du produit sur iOS.

Pour une app aussi active que Grok, c'est létal en quelques semaines. xAI a compris, a mis les correctifs, s'est remis en conformité.

La question de fond reste posée. Même après correction, un modèle génératif d'image peut être poussé à produire du contenu problématique via du prompt engineering, et c'est toujours contournante.

Apple ne vérifie pas le code de Grok, elle vérifie ce que les utilisateurs peuvent sortir dans des scénarios de test. Ça laisse une marge. Du coup, la conformité App Store est plutôt un baromètre qu'une garantie.

L'affaire rappelle aussi qu'Apple, quoi qu'on pense de son monopole sur iOS, reste un des rares acteurs capables de faire plier une boîte d'Elon Musk sans passer par un tribunal.

L'arbitrage, en passant par l'analyse suite à une soumission de l'app, est unilatéral, opaque, et parfois efficace. Les sénateurs qui avaient écrit à Apple et Google en janvier pour demander le retrait de Grok n'ont pas obtenu gain de cause, mais ils ont obtenu un rappel à l'ordre que xAI a dû suivre.

En tous cas, pour une fois, c'est un cas concret où le contrôle App Store a vraiment servi à quelque chose, et c'est surtout un rappel que la modération des modèles d'image en prod est toujours un vrai problème, et ce depuis qu'internet existe (vous vous souvenez de l'affaire Estelle Hallyday contre l'hébergeur Altern en 1999 ? Oui je suis aussi vieux que ça.

Source : Apple Insider

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